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Nom série  Le Grand Méchant Renard  posté le 01/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais adoré le précédent album de Renner, l’excellent Un bébé à livrer. D’ailleurs publié sous le nom d’auteur de Reineke – je ne sais pas lequel est son vrai nom ? En tout cas on reconnaît le côté graphique : avec des cases absentes et un dessin en aquarelle, un peu en esquisse, ressemblant à certains dessins de presse ou à du Reiser, les couleurs en plus.

Et avec ce dessin relativement simple, l’auteur réussit quand même, une nouvelle fois, à rendre très expressives ces trognes d’animaux franchement pas très futés (J'aime vraiment le côté graphique !).

Et le plus crétin – de justesse, car un cochon et un lapin peuvent lui disputer le titre de plus gros imbécile, est donc un renard, qui n’arrive pas à être aussi méchant que souhaité – et nécessaire pour faire carrière et ripaille.

Si j’ai une nouvelle fois aimé le traitement graphique et ai trouvé l’ »histoire » très lisible, j’ai trouvé l’ensemble moins rigolo et délirant que Un bébé à livrer, et ai donc été un peu déçu par cet album.
Mais ça reste quand même une lecture plus que sympathique.
Et d'ailleurs une énième relecture me fait monter aux quatre étoiles (note réelle 3,5/5).

Nom série  La Casa  posté le 28/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album plutôt original, qui semble être passé inaperçu à sa sortie. Injustement je trouve.

Comme le titre l’indique, Victor Hussenot joue dans cet album avec les cases, ce décor quasi immuable de la Bande Dessinée.

On a donc une suite de petites histoires, le plus souvent muettes (et quand il y a du texte, il est généralement court), dans lesquelles les personnages entrent ou sortent des cases, passent de l’une à l’autre, tentent de les percer, de les enrouler, de les retourner… Bref, Hussenot joue avec le médium BD et cet attribut qu’est la case, comme d’autres l’ont aussi fait auparavant (Marc-Antoine Mathieu ou Jean-Paul Eid pour ne prendre que parmi les exemples les plus réussis). Comme chez ces derniers, Hussenot fait se balader des cases d’une page à l’autre, les personnages commentant ce déplacement, ce qui donne aussi un côté cartoon à certains passages (un côté averyen).

Le dessin est assez simple, sans être simpliste, et l’album se lit très vite, malgré l’importante pagination. Il faut dire que les pages sont assez aérées, quelques cases, plus ou moins déformées les occupant au milieu d’un blanc qui les met en valeur.

Un album concept, proche de certains questionnements de l’Oubapo, mais qui reste lisible et m’a franchement plu. (Note réelle 3,5/5). Le prix est un peu élevé. Essayez de l'obtenir d'occasion comme moi !

Nom série  Une Plume pour Clovis  posté le 27/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je possède et n’ai lu que la première édition de cette album (je le précise, car la réédition chez L’Association ne reprend visiblement que la première histoire (et dans une version colorisée) – la plus longue et qui donne son nom à l’ensemble).

J’ai justement bien aimé cette première histoire, sorte d’enquête loufoque à l’humour très personnel, à la fois simple et suranné. Clovis suit les pistes comme il remonte dans son passé, vieil homme bourru, obstiné, inaccessible au doute et au renoncement. Gébé nous livre ici une histoire naïve, mais rafraichissante, que j’ai appréciée.

Cette histoire est la plus longue (elle occupe presque la moitié de l’album) et est suivie par sept autres assez inégales, et qui jouent sur différents registres. Je n’ai pas accroché à « 200 balançoires », et ai plus ou moins aimé les autres. A noter le délire de « menteur », et la petite histoire quasi surréaliste du « conte de luxe ». Les enquêtes de William Splatch sont totalement farfelues, loufoques…

Un album inclassable, mais aussi incomparable. Qui n’intéressera pas tout le monde (je vous conseille de le feuilleter avant de l’acheter !), mais que j’ai trouvé franchement original et très créatif : une sorte de poésie hors du temps.

Nom série  Perdus sur l'île déserte  posté le 26/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’avais lu jusque-là de Martin Vidberg que ses albums traitant de son expérience dans l’enseignement.

Vidberg sort ici de toute référence autobiographique (du moins je l’espère pour lui !), et nous livre une histoire lorgnant sur la série « Lost », mais dans une version nettement plus absurde – si ce n’est plus improbable.

L’humour est aussi différent de ce que je connaissais de lui. Il est ici plus absurde, souvent con, voire débile, et presque toujours réussi. A noter que Vidberg tente – ce qu’il réussit d’ailleurs souvent – de clore chaque page par une chute/gag, sans que cela ne freine le cheminement plus ou moins déjanté de l’intrigue. Intrigue qui a parfois quelques parentés avec une partie du Saint-Etienne Lyon de B-gnet…

Pour ce qui est du visuel, c’est du Vidberg classique, avec ses personnages patatoïdes qui sont sa marque de fabrique.

Au final, un album sympa et à découvrir.

Nom série  Talijanska  posté le 24/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parmi les albums de Fabcaro publiés aux éditions de La Cafetière, c’est probablement le moins autobiographique (enfin je l’espère pour lui !).

Il est composé d’une suite de gags occupant chacun une page (de trois à six dessins à chaque fois, sans cadre pour les séparer).

Outre cette différence formelle, cet album se distingue des autres productions de l’auteur chez La Cafetière par un humour plus cynique, parfois plus noir, et en tout cas plus con (en cela plus proche de ses productions récentes chez d’autres éditeurs).

Je n’ai pas toujours ri ou souri, mais la lecture a été suffisamment plaisante pour que je vous en recommande lecture et achat.

Nom série  Droit dans le mûr  posté le 23/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fabacro poursuit ici son travail autobiographique chez La Cafetière. On est ici très proche de l’album précédent, Le Steak Haché de Damoclès, auquel il est ici fait référence, dans une sorte de mise en abime. Fabcaro nous montre les réactions – pas toujours anticipées, qu’a entraînées la parution du « Steack haché ».

Pour le reste, on est en terrain connu. Graphiquement d’abord, un dessin simple, réaliste et efficace, avec un bon Noir et Blanc. Pour ce qui est du texte, c’est de la douce ironie, un peu de second degré, Fabcaro n’hésitant pas à se moquer de lui-même. Humour doux amer parfois.

Rien de bouleversant, et cela reste une autobiographie « tranquille », dont l’achat doit peut-être être réservé aux fans de l’auteur – dont je ne suis pas loin de faire partie.

Nom série  Le Journal d'un remplaçant  posté le 21/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve dans cet album le style graphique classique de Martin Vidberg, avec ses personnages patatoïdes.

Alors que je n’avais pas été très emballé par Les Instits n'aiment pas l'école, postérieur, mais sur le même thème, j’ai trouvé ce « Journal d’un remplaçant » plutôt convainquant.

Vidberg retrace ici le quotidien d’un Professeur des écoles remplaçant – c’est-à-dire lui-même. On suit donc au jour le jour sa découverte du métier, ses attentes, les questions qu’il se pose, et ses désillusions.

Dans cet album, Vidberg laisse volontairement de côté les revendications, les multiples sources de mal-être qui pourtant s’expriment souvent dans les salles des maîtres ou des professeurs. C’est un choix, qui peut frustrer certains lecteurs – dont je fais partie, mais qui a aussi l’avantage de rendre peut-être plus accessible – car « dépolitisé » son témoignage.

Une bonne partie de l’année – et donc de l’album, Vidberg enseigne dans une classe spécialisée. Pas préparé du tout (dans tous les sens du terme d’ailleurs) à ce qui s’avère être très rapidement très éloigné de ce qui a pu lui être enseigné dans les IUFM, il s’adapte, improvise, crée un modus operandi qui, même si ce n’est pas flagrant à ses yeux, va lui permettre de faire faire de réels progrès à ses élèves, très difficiles.

On découvre donc le travail d’un enseignant, pas forcément représentatif, dans un cadre qui ne l’est pas du tout. J’ai souvent rigolé des mésaventures vécues (bagarre en classe, agressions verbales, expériences sportives maladroites), des difficultés surgissant par vagues successives. On aimerait que certains inspecteurs se posent les mêmes questions que Vidberg, pour mieux aider les élèves rassemblés dans ces classes spécialisés, et aussi les enseignants qui y sont envoyés !

Si on ne découvre pas forcément un « métier » dans sa globalité, on en sait un peu plus sur certaines de ses facettes. Et sur le travail, le questionnement de ceux qui travaillent avec nos enfants, et que tous jugent avec un certain nombre d’à priori (comme Vidberg le rappelle lui-même). Un témoignage rigolo, qui se lit très agréablement, et qui me fait passer à quatre étoiles (note réelle 3,5/5).

Nom série  Sans queue ni tête  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les deux auteurs livrent en avant-propos les multiples influences qu’ils se reconnaissent, c’est-à-dire l’essentiel des auteurs ayant produit ce genre de recueil de gags (auxquels s’ajoutent les Monty Python). On pourrait juste ajouter à cette liste d’une douzaine de noms Le cri de l'autruche de Poupon, qui est très proche dans l’humour utilisé.

On a donc dans cet album une longue suite de gags en un dessin (plusieurs sont rassemblés dans chaque page). Peu de dialogues. Souvent, une simple légende accompagne un dessin muet.

C’est inégal, comme souvent dans ce genre d’album, mais c’est globalement réussi et mérite le détour.

Nom série  Le Phare  posté le 17/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur fond de guerre d’Espagne, Paco Roca nous livre une petite histoire donnant la part belle à la rêverie, à l’évasion.

Un jeune Républicain fuyant les Franquistes se réfugie chez un vieil homme, gardien d’un phare (qui ne fonctionne plus, mais qu’il maintient en état de marche pour le jour où l’on viendra le réparer).

Dans leur temps libre, les deux hommes construisent une embarcation sensée les emporter vers une île paradisiaque que le vieux gardien fait vivre dans le cœur du jeune homme, à coup de références homériques.

Le dessin, dans une sorte de Noir et Blanc bleuté, est bon, et en parfaite harmonie avec cette histoire onirique, un peu littéraire, et réussie.

La fin de l’album – qui se lit vite et bien (mais qui appelle des relectures) est à l’unisson de l’intrigue, ouverte aux échappées de l’imaginaire.
C’est clairement un album à découvrir !

Nom série  Hell West  posté le 16/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album, premier d’une série si les édinautes de Sandawe poursuivent leur action, qui ne manque pas d’originalité !

On trouve dans cet album de nombreuses références aux classiques du western. Comme ce monstre tueur d’Indiens nommé Chivington, c’est-à-dire le nom du responsable de l’odieux massacre des Cheyennes de Black Keetle à Sand Creek – massacre au cœur du film « Soldat bleu ». Comme les Ghost Dancers, qui seront massacrés à Wounded Knee en 1890. Custer, Lee jouent ici un rôle différent de la réalité.

Mais l’album a un peu le cul entre deux, voire trois ou quatre chaises. A trop vouloir mélanger les références, on court un peu le risque d’entrer dans le n’importe quoi, voire l’illisible parfois (si le dessin est plutôt bon, il n’est lui non plus pas toujours très clair). Un dessin parfois difficile à suivre donc. Et un Noir et Blanc parfois surprenant. Une alternance de Noir sur Blanc et de Blanc sur Noir…

L’histoire en elle-même est elle aussi parfois dure à suivre. J’ai quelques fois eu du mal à relier les Indiens, les habitants du Hell West et les Blancs de l’autre côté du mur.
Et le relatif abus de références et les clins d’œil (chansons célèbres [« Born in the USA »], personnages littéraires [Tom Sawyer], publicité [« La voix de son maître » de Pathe Marconi]) – et encore j’ai dû en rater !, ne rend pas l’ensemble plus limpide.

Un album inclassable, qui transcende les genres (western, fantastique, voire épouvante), et qui est un peu foutraque… et donc qui risque de dérouter plus d'un lecteur !

Nom série  Wayne Redlake  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Trio Grande avait habilement réutilisé certains codes du western pour lui insuffler une nouvelle vie. Une partie de la même équipe (Lamy, Vatine, Rabarot) permet quelques années après à Delcourt de publier une nouvelle grande réussite du genre. Mon seul regret est que ce tome était annoncé comme le premier d’une série, et n’est hélas resté qu’un one shot.

C’est que c’est vraiment encore une belle réussite. A la frontière mexicaine, durant la guerre civile entre Maximilien et les Juaristes, quelques coups tordus opposent un officier français (peintre et citant Victor Hugo à tire larigot !) à la tête d’un régiment, un chef juariste tentant de faire cavalier seul, un cowboy revanchard (Wayne Redlake donc), et une improbable beauté à la fragilité finalement pas si évidente que ça…

Comme pour Trio Grande, on est dans une ambiance spaghetti, violente (ça tire, ça saute et ça saigne de partout), avec des répliques où bons mots et humour font bon ménage. Le dessin de Lamy a évolué depuis l’album précédemment cité, il est ici plus réaliste. Mais tout aussi bon, voire même meilleur ! Les cadrages – très cinématographiques, sont parfaits.

C’est vraiment réussi et original (à comparer pour la même période et dans un genre de western différent avec le cycle mexicain de Blueberry, ou certains Mac Coy).

Vatine ratera la passe de trois avec le nettement plus faible Angela chez le même éditeur, mais il n’était qu’aux dessins. Delcourt a produit plus récemment une nouvelle série western très réussie avec L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu.

En tout cas, ce « 500 fusils » est un album qui ravira tous les amateurs du genre, même ceux qui croyaient être blasés !

Nom série  Trio Grande  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le western est un de mes genres BD préférés. Et entre certains grands classiques réalistes (comme Blueberry) ou comiques (comme Lucky Luke) beaucoup d’auteurs ont eu du mal à trouver leur place et à renouveler un peu le genre.

Et bien dans les années 1990, Delcourt a accueilli quelques pépites du genre, dont ce plus que jouissif « Trio Grande ».

Dans cet album tout est exagéré, du dessin (Lamy allonge corps et trognes à l’envie) à l’intrigue de Vatine et Clément, qui part dans tous les sens (comme les coups de feu et les répliques d’ailleurs !).

On est dans un univers spaghetti. S’il y a eu des bons, ils ne le sont plus. Ne restent plus que des brutes et des truands. La gente féminine (une belle brune et une belle blonde, il y en a pour tous les goûts : mais elles sont toutes les deux réussies !) n’est pas en reste. Un peu de jalousie pimente les histoires de vengeance ou les hold-up. C’est donc assez violent (le très classique duel dans la grande rue voit s’opposer deux femmes – dont une armée d’une mitrailleuse !?).

C’est donc très vivant – les flash-backs relient entre eux les divers protagonistes (peu de temps avant qu’ils ne meurent, parfois par fratrie entière…), et parfois drôle.
La fin, en forme de happy-end, détourne quelque peu les codes machistes du western !

Une grande réussite que tout amoureux du western se doit de lire – et d’avoir dans sa BDthèque. A noter qu’une partie de l’équipe de « Trio Grande » va très brillamment récidiver quelques années plus tard avec Wayne Redlake, et un peu moins bien avec Angela chez le même éditeur.

Nom série  Le Gardien de la tour  posté le 13/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album un peu répétitif – car comme le titre et la couverture le montrent, tous les gags tournent autour de ce gardien solitaire d’une tour oubliée, quelque part…

C’est inégal. Mais l’ensemble est plutôt bon. Il y a suffisamment de gags réussis pour que la lecture voire l’achat soient recommandés.

C’est de l’humour absurde ou con, parfois les deux, souvent réussi. Les décors sont minimalistes et peu de personnages apparaissent en dehors du gardien et de son compagnon d’ennui, une souris. Les gags où intervient le fakir sur son tapis sont parmi les plus faibles.

Amusant et à découvrir.

Nom série  Les Sous-sols du Révolu  posté le 12/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis un grand amateur et admirateur du travail de Marc-Antoine Mathieu, et j’ai retrouvé ici une partie de ce qui me séduit dans un grand nombre de ses albums.

C’est une œuvre de commande, et je craignais que cela ne bride l’imagination de MAM. En fait pas trop, et il a su trouver un angle d’attaque intéressant et original.

On a droit à une balade onirique, une descente dans des sous-sols à la fois quasi infinis et improbables sans en atteindre les limites (en cela l’album rappelle qu’un musée comme celui du Louvre est une sorte d’iceberg qui cache dans ses réserves la majorité de ce qu’il possède).

MAM joue sur les mots, les images, pour faire allusion à des œuvres originales présente au Louvre – qui n’est jamais cité, mais qui transparaît dans les multiples anagrammes (dont celui du titre) qui parsèment les dialogues.
Ce n’est pas une visite d’un musée avec arrêt devant les œuvres, c’est un éclairage de l’intérieur du musée, lui-même œuvre d’art.

Les clins d’œil aux divers métiers liés à la conservation, la restauration des œuvres, ainsi qu’à la Bande Dessinée, ajoutent une touche ludique, permettent de distendre les limites que le travail sur commande pouvait assigner au créateur.

Pour ce qui est du visuel, on a là la signature graphique de MAM, avec un très beau dessin usant intelligemment du Noir et Blanc (en passant par quelques nuances de gris). Et un travail sur la perspective, puisque le décor très géométrique et labyrinthique est un classique pour lui. Classique, géométrique, symétrie, l’art du Grand siècle qui a remodelé les façades du Louvre était fait pour être complété par le travail de MAM, architecte d’un imaginaire « à nul autre pareil »…

Nom série  Moi je  posté le 11/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un gros gros bof, voilà tout ce que m'a inspiré la lecture de ces deux petits albums !

En effet, si le dessin minimaliste (quand même meilleur dans le deuxième tome je trouve) et l'absence de décor ne posent pas de problème en soi pour ce genre de BD, encore faut-il que l'histoire ou les textes apportent un quelconque intérêt. Or ce n'est pas du tout le cas ici.

On suit les états d'âme de l'auteure, ses petits tracas du quotidien, ses déboires amoureux, sans être un tant soit peu accroché. A part un ou deux sourires et deux ou trois anecdotes, je n'ai pas retenu grand chose de cette lecture.

Une lecture très rapide, et qui sera probablement tout aussi vite oubliée je pense !

Nom série  Bergson et le Kid  posté le 10/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petit album sympathique de deux auteurs qui, depuis, ont produit, chacun de leur côté, des œuvres originales et très intéressantes.

Les deux histoires qui composent cet album – et qui sont tête bêche en en occupant chacune la moitié, nous narrent les mésaventures d’un cochon et d’un rat, pas très futés (c’est un euphémisme !), et parfois franchement illuminés.

L’humour à l’œuvre ici est inégal. J’ai vraiment apprécié « Le Kid et Bergson contre Supermarchéman », où le rythme haletant et le côté totalement déjanté des personnages font souvent mouche, c’est assez poilant et très cartoonesque !

L’autre histoire, « Bergson et le Kid tombent dans le panneau » m’a un peu moins convaincu. On y trouve un humour plus puéril, moins efficace et plus répétitif. Mais là aussi le rythme va crescendo. Et la chute est plutôt bien trouvée.

Le dessin par contre est vraiment très bon, et contribue grandement à accentuer le dynamisme des histoires.

Un petit album peu connu, mais vraiment à découvrir !

Nom série  Les Miettes  posté le 09/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Alors là, c’est un gros gros coup de cœur !!!

Voilà un album que j’avais très envie de lire depuis bien longtemps, eu égard aux très nombreux et très bons échos qu’il avait suscités. Mais sa rencontre (petit tirage oblige) était plus qu’aléatoire, et alors le prix (petit tirage mais aussi spéculation ?) était franchement prohibitif et dissuasif.

La réédition par les éditions Atrabile – très belle d’ailleurs avec couverture épaisse et dos en toile, m’a permis d’acquérir et donc de lire ce qui est une sorte d’ovni ! Dans une préface, Ibn Al Rabin rappelle l’histoire hasardeuse et quelque peu mouvementée de l’écriture et de la première publication.

Dans la même préface, il conclut en disant qu’il avait cherché à l’époque à faire du Audiard genevois. Et c’est vrai qu’à la lecture on retrouve une parenté dans ces dialogues désopilants – et cette comparaison est clairement un compliment, avec aussi peut-être une influence du capitaine Haddock pour la préciosité des jurons (quelque mots peu courants se glissant alors dans les conversations).

En tout cas cette sorte de western alpin (l’accoutrement de certains personnages, l’attaque du train donnent cette touche « Far West ») est jubilatoire, avec une intrigue loufoque, improbable, et des personnages qui le sont tout autant !

C’est vraiment une imagination débordante qui innerve l’intrigue, énerve les protagonistes. L’ambition délirante à la base du détournement du train (faire du Liechtenstein une grande puissance !) s’accompagne de personnages hauts en couleur (les faux siamois, le comte avec son alchimiste entre autres). Les répliques fusent et ajoutent au délire de l’ensemble. De nombreux gags absurdes, parfois récurrents (comme ce voyageur demandant imperturbablement quand le train arrivera à Zurich, ou comme ces pillards de San Marin ????, dézingués à tour de bras et qui (re)surgissent de partout, toujours plus nombreux) élargissent la palette de l’humour employé.
La chute finale est elle aussi bien vue.

Bref, c’est vraiment un album qui ne peut laisser indifférent ! Pas forcément grand public – si vous êtes réfractaire au loufoque et à l’absurde, vous raterez une bonne partie de ce qui fait de cet album une grosse pépite.
A lire, à acheter, et merci encore à Atrabile ! Et encore bravo aux auteurs (dont c’était une sorte de sortie d’anonymat fracassante) pour avoir laissé quartier libre à leur imagination !
Allez, hop ! Voilà cinq étoiles bien méritées pour cet album qui nous y envoie très souvent.

Nom série  Mémé Femme Pratique  posté le 08/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La mémé en question est en effet une femme pratique, et qui ne s’embarrasse pas trop de scrupules ! Elle est cynique, déjantée, et les animaux, les vieux ou en fait tous ceux qui ont le malheur de croiser son chemin sont souvent les victimes innocentes de ses délires plus ou moins absurdes et sadiques.

C’est le premier album de Riss que je lis, mais j’avoue que j’ai vraiment bien apprécié son univers loufoque. Il manie l’humour noir à la perfection. Le dessin est expressif, et l’ensemble est assez jouissif. Mémé, en perverse mémère survitaminée, est un personnage haut en couleurs qui gagne à être connue. En tout cas en BD…

Amateurs d’humour noir, voilà un album peu connu mais vraiment réussi qui vous tend les bras : alors n’hésitez pas à venir faire sa connaissance !

A l'heure où je publie cet avis, je ne sais pas encore si Riss survivra à l'attentat contre Charlie Hebdo. J'espère bien sûr que oui, pour que meure la connerie !

Nom série  Songes  posté le 06/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La récente réédition par Les Humanoïdes Associés de la série lui a permis une nouvelle exposition. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que visuellement elle attire plutôt les regards !

Sur des tons clairs proches des peintures de Carl Larsson, et dans un univers steampunk original, on découvre avec Coraline une belle propriété, un lieu « habité » plus qu’habité. C’est-à-dire qu’on évolue dans un monde onirique.

On découvre des machines improbables, à la fois futuristes et dépassées, comme si on nous proposait une lecture au futur antérieur ! On n’est pas loin de l’univers de Jules Verne, ou alors des « Machines de l’île » de Nantes, pour prendre une référence « vernienne » plus actuelle.

Le dessin est vraiment très beau, et magnifie les décors, mais aussi le corps de Coraline, qui se dévoile par petites touches et confère à l’histoire un côté franchement érotique.
C’est ce côté portfolio, ce visuel alliant érotisme et inventions qui est le point fort de l’ensemble – et qui me fait mettre trois étoiles.

Par contre, je n’ai pas du tout été emballé par l’histoire proprement dite. Au point qu’au bout d’un moment j’ai un peu zappé la lecture, et me suis ensuite contenté de lire un « livre d’images ».

A feuilleter donc, à regarder plus qu’à lire d’ailleurs, mais pour l’achat, cela me semble quand même dispensable. A vous de juger.

Nom série  La Nostalgie de Dieu  posté le 05/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les éditions Lapin ont eu la bonne idée de rééditer l’intégrale de cette série (les trois albums dont un inédit, plus quelques bonus, comme des flyers ou affiches liés à l’adaptation au théâtre de « La Nostalgie »).

Le premier album, « La nostalgie de Dieu » raconte la rencontre, et les dialogues, entre un homme au bout du rouleau, désespéré et suicidaire, et Dieu donc. Dans le deuxième album, « Le complexe de Dieu », Dieu s’allonge sur un divan pour une psychanalyse haute en couleur. Le dernier tome – inédit en album, « Le retour de Dieu », voit Dieu recruter un nouveau prophète, et tenter avec lui de réécrire les textes fondateurs et redéfinir les fondamentaux d’une religion, en préparant ce qui ressemble à une campagne de communication foireuse.

Le dessin est minimaliste. Dieu – comme il se doit, est toujours invisible : seul apparaît donc un bonhomme dans un style très « enfantin » (successivement donc suicidaire, psy ou prophète), dans différentes postures répétitives. Marc Dubuisson réussit tout de même l’exploit de rendre très expressive cette esquisse de bonhomme, ses postures et réactions face aux saillies divines étant souvent franchement drôles.

Quasiment pas de décor autour (il est minimaliste et immuable dans les cases de chacun des trois albums), tout se joue donc dans les dialogues, le plus souvent réussis.
En effet, Marc Dubuisson introduit ici un dieu iconoclaste, désabusé, cynique, finalement très peu divin !

C’est inégal, certes, mais beaucoup de répliques – accompagnées des réactions du bonhomme, font mouche. J'ai très souvent souri, et plusieurs fois franchement rigolé. Je trouve les deux derniers opus mieux réussis que le premier (même s’il y a de bonnes idées dans celui-ci).

Ma note réelle serait 3,5/5, mais mon athéisme forcené me fait l’arrondir à quatre étoiles. A noter que Marc Dubuisson a commis chez les mêmes éditions Lapin « Les Grands moments de solitude de Michaël Guérin », dans un style graphique très proche, jouant sur les mimiques minimalistes et les silences gênés du personnage principal pour agiter nos zygomatiques.

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