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... a posté 5282 avis et 2030 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Black Butler  posté le 29/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série est un étonnant cocktail entre enquêtes dans l'ère victorienne, fantastique et humour.

Les protagonistes sont assez particuliers.
Il y a d'abord Ciel Phantomhive, jeune héritier d'une famille noble anglaise, à la tête d'une entreprise de jouets et de bonbons, mais aussi en charge de missions particulières et secrètes pour le compte de la Reine. Taciturne malgré son jeune âge, il cache un secret douloureux concernant la mort de ses parents.
Il y a ensuite et surtout son majordome Sebastian, strict et élégant, incroyablement doué dans tous les domaines... et pour cause puisqu'il apparait à partir de la fin du premier tome qu'il s'agit probablement d'un démon ayant passé un pacte avec Ciel. Dans quel but ? Quelle est leur relation exacte ? C'est l'un des mystères qui se révèlent doucement de tome en tome.
Et puis il y a les autres serviteurs de Ciel, tous aussi incompétents les uns que les autres. Ce sont eux qui apportent la première touche d'humour dans le récit.

Mais cet humour côtoie en permanence des passages nettement plus noirs. Ambiance victorienne légèrement anachronique, tueurs en série, combats de démons, vengeance et haine forment les composants des aventures de Ciel et Sebastian.
Cela permet donc de mettre en scène des intrigues véritablement prenantes tout en gardant une légèreté permanente et des touches d'humour appréciables.

C'est donc un manga assez original, entre shonen et seinen, obscurité et humour, doté d'un graphisme de très bonne qualité.
Le premier tome est plutôt introductif, présentant les personnages tout en étant plutôt orienté vers les gags. Puis, jusqu'au tome 5 en tout cas pour ce que j'en sais, nos héros vont mener des enquêtes différentes qui s'étaleront chacune sur deux tomes, celle des tomes 2 et 3 étant plus marquante que celle des tomes 4 et 5 pour lesquels le rythme retombe un peu.

Nom série  La Fille de Mendel  posté le 29/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet ouvrage est un drôle de mélange entre livre illustré et bande dessinée. Même si le texte n'est pas omniprésent, il n'y a quasiment pas de narration séquentielle.

Avec un tel sujet, la comparaison avec Maus est inévitable. S'agissant dans les deux cas du récit authentique de la survie de la famille de l'auteur durant la seconde guerre mondiale, on ne peut évidemment pas reprocher d'éventuelles ressemblances entre les deux.

Le premier chapitre permet de découvrir la vie avant-guerre de cette famille juive plutôt pauvre dans la campagne alors polonaise qui deviendra ensuite ukrainienne. Ce n'était pas gai. Et les rigueurs et le sexisme de l'éducation juive ne sont vraiment pas pour me séduire. Néanmoins, c'est instructif et cela permet de s'attacher un peu aux personnages avant d'entrer dans le vif du sujet.
Le second et dernier chapitre raconte la guerre elle-même, du moins comment l'ont vécu cette famille et ceux qui ont survécu. Cela commence par les brimades, l'expropriation et le ghetto. Puis, quand les juifs commencent à se faire exterminer et envoyés en camps de concentration, c'est le récit de la survie des 4 derniers frères et soeurs de la famille, terrés au fin fond d'une forêt pendant 3 ans.
Quand vient enfin l'épilogue, on a fini par s'imprégner de ces personnages et à ressentir d'autant plus fort la perte de leurs proches que leurs photos accompagnent la lecture.
C'est sur cette fin que j'ai trouvé le récit le plus touchant.

Par contre, pour le reste, je dois dire que je n'ai pas été vraiment charmé. J'ai trouvé le dessin un peu moche, notamment les visages souvent déformés et laids. La narration n'est pas des plus passionnantes. Et même si elle fait authentique, la façon de parler yiddish de la mère est un peu lassante. Quant au récit en lui-même, il est certes instructif mais nettement moins marquant que celui de Maus.
C'est donc un ouvrage valable mais pas le meilleur réalisé sur le sujet.

Nom série  Number  posté le 28/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le premier tome de ce manga ne m'a clairement pas convaincu.
On y trouve une assemblée de jeunes poseurs, rivalisant de maniérisme en matière de look et de comportement, et qui rivalisent en matière de... meurtre. Ah non, le terme est mauvais car ils se vantent d'être des tueurs, pas des assassins... Pour ce que ça change...
De jeunes éphèbes aux physiques d'androgynes (pour mieux permettre certaines scènes légèrement yaoi), vêtus comme de vraies gothic lolitas, dotés de pouvoirs physiques et d'armes surnaturelles sorties d'on ne sait où, et qui comptabilisent donc soigneusement les centaines voire les milliers de personnes qu'ils ont tués pour savoir qui sera le mieux noté d'entre eux. Malgré ce "métier", il s'avère que ce sont finalement les gentils dans l'affaire puisque ce sont des méchants maffieux, corrompus, pédophiles et autres qu'on les envoie tuer. Ouf, l'honneur est sauf...
Cela ne m'empêche pas de trouver cette thématique et ces protagonistes franchement détestables sur le principe et sur la forme. Tout est dans le graphisme, l'esthétique néo-gothique, les looks cools et les poses grandiloquentes, avec bien sûr la classique histoire de vengeance du héros comme trame de fond...

Alors oui, le dessin est plutôt bon, même si la narration est embrouillée et certaines scènes peu compréhensibles. Et oui, il y a une petite pointe de curiosité dans ma lecture car je m'interroge sur le fonctionnement de cette organisation Tanatos et son étrange Yggdrasil, ainsi que sur les motivations des mystérieux Numbers. Je ne me suis donc pas trop ennuyé au long de ma lecture, d'autant que le rythme est rapide, signe d'un certain manque de densité soit dit en passant. Alors bon, je vérifierai peut-être si la suite gagne en originalité et en profondeur, mais pour le moment, je ne suis pas intéressé.

Nom série  Brendan et le Secret de Kells  posté le 28/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si j'en ai eu assez envie lors de sa sortie, je n'ai pas vu le dessin animé "Brendan et le secret de Kells". J'étais donc content de pouvoir en découvrir ce récit par le biais de son adaptation en bande dessiné.

A vrai dire, je ne sais pas clairement si cette BD est un "anime comics" ou non, c'est-à-dire s'il s'agit d'une banale réutilisation des images du dessin animé avec des bulles de dialogues collées dessus ou s'il y a eu un véritable travail créatif spécifiquement dédié à la bande dessinée.
Je ne me pose pas la question pour la partie inédite qui relate les origines du personnage principal. Mais pour le reste, au vu des images, il semble bien que ce soit celles directement issues du film qui sont utilisées. Seul le travail de mise en page et d'ajouts des dialogues permet d'en faire une BD.

Ceci étant dit, le graphisme de ce récit vaut vraiment le coup d'oeil. C'est un mélange du style de l'animation américaine moderne, avec des personnages assez anguleux et épurés, et de l'esthétisme celtique ancien pour les décors et les décorations. C'est joli. Le travail sur les enluminures est parfois impressionnant : très beau.
Par contre, en terme de narration graphique, ce qui fait la spécificité d'une bande dessinée, ce n'est pas terrible. Les pages sont certes belles mais elles sont assez encombrées et souvent confuses. Les scènes d'action sont difficiles à comprendre. Il s'agit visiblement d'un récit qui doit être aisé à suivre une fois animé et avec du son, mais son adaptation en bande dessinée a un peu de mal à passer.

Néanmoins, le scénario est original et beau. Ce n'est pas le récit banal d'un enfant élu qui va sauver son peuple en combattant les méchants avec tout son courage et ses nouveaux amis. Là, il y a certes un grand danger représenté par une invasion viking, un grand méchant, seigneur des ténèbres de son état, une nouvelle amie fée dotée de pouvoirs magiques, etc... Mais l'objectif du héros est de sauver une oeuvre artistique, à savoir apprendre l'enluminure, achever un chef-d'oeuvre du genre et pouvoir sauver ces connaissances et cet enseignement pour les générations futures. Plutôt original et cette originalité se retrouve dans la façon dont l'intrigue prend fin de manière inattendue pour ma part.

J'ai été assez charmé par ce récit particulier et la beauté celtique et médiévale de l'ensemble. Et même si l'adaptation en bande dessinée aurait pu être meilleure en terme de narration, il y a dans ces planches des images de toute beauté qui valent vraiment le coup d'oeil.

Nom série  Les Dessins de la Vie  posté le 28/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est qu'à la fin de cet album que j'ai découvert, avec surprise, sa spécificité : c'est un manga inachevé ! L'histoire s'arrête net et c'est assez frustrant.
Son auteur est mort jeune et était un virtuose du dessin. Cette oeuvre était bien entamée, du moins ce qui devait former son premier tome. Et vue la qualité de son graphisme, les éditeurs ont estimé que ce serait une perte de ne pas publier le matériel disponible. C'est un choix... Mais personnellement, je ne peux pas me satisfaire d'une histoire aussi inachevée.

Hirosuke Kizaki se distingue par des personnages animaliers, pas très différents du style Disney, ce qui est assez original dans le domaine du manga. Ils sont bien foutus, expressifs et également assez mignons quand on y pense. Il offre également des décors très soignés. C'est donc un dessin de belle qualité qui vaut effectivement le coup d'oeil, d'autant qu'il se lit très bien.

Le récit aurait également pu être sympathique s'il ne s'arrêtait pas avant de se développer pour de bon. Le sujet est intéressant puisqu'il s'agit, à l'instar du récent Bakuman, de parler de l'univers des mangakas et d'une jeune fille bien décidée à devenir auteure professionnelle de manga, tout en vivant en parallèle une histoire d'amour avec un mangaka plus âgé à la carrière en demi-teinte.
La narration est un peu lente, notamment à cause d'une héroïne très peu bavarde, un peu trop rêveuse au point d'en devenir légèrement ennuyeuse. Néanmoins, arrivé aux dernières pages de cet album, on a envie de savoir ce qu'elle va devenir et de connaître la suite du récit... suite qui n'existera donc hélas jamais.
Dommage...

Alors la lecture vaut le coup pour le bon dessin et un début d'histoire de bon niveau, mais le côté inachevé est trop frustrant.

Nom série  Le Coffre aux esprits  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'arrive pas à cerner cette série. Je n'arrive pas à savoir si elle va prendre la direction du fantastique et de l'horreur, avec les codes desquels elle joue, ou si elle va s'en tenir à une sombre trame policière. De même, ce n'est qu'à la lecture de son résumé que j'ai appris qu'elle se déroulait dans l'immédiat après-guerre, tant son époque parait indéterminée.

Pour le moment, le seul premier tome paru à ce jour laisse perplexe. On y découvre une jeune fille détestant sa mère dont on ne sait si elle est folle ou si elle a raison de croire sa fille possédée par des démons. Cette jeune fille est fascinée par sa belle amie qui la persuade qu'ils sont la réincarnation l'une de l'autre (?). Mais cette dernière se retrouve projetée sous les rails d'un train (suicide ou tentative de meurtre par un mystérieux homme en noir ?). Entrent alors en scène un solide inspecteur de police cachant visiblement un trouble psychologique, une ancienne comédienne de talent toujours aussi belle, un jeune écrivain et son ami journaliste spécialisé dans les histoires de meurtres, un drôle de centre de recherches hospitalières et beaucoup d'autres éléments complexes et troublants. Et bien sûr, cet énigmatique homme en noir et son fameux "coffre aux esprits" dont on ne sait s'ils existent véritablement ou non.
Avec tout ça, au bout des 230 pages du premier tome, il y a de quoi être assez perdu, d'autant plus qu'on n'a même pas encore pris connaissance de ce jeune homme brun qui figure pourtant sur la couverture de l'album...

Bizarre récit en tout cas. J'aurais clairement besoin de lire la suite pour m'en faire un avis concret.
En attendant, le dessin est de très bonne qualité, très soigné tant pour les personnages que pour les décors, et la narration est bonne malgré la complexité de l'ensemble et quelques flash-backs à même d'égarer un peu le lecteur. Cela se laisse donc lire même s'il y a de quoi être frustré de ne pas tout comprendre tant qu'on n'a pas toutes les billes en main.

Nom série  Etoile  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une petite série jeunesse pas très originale dans le thème mais plutôt jolie et poétique sur la forme.

L'histoire ne surprendra pas : c'est celle d'un bébé abandonné qui est recueilli par un cirque de gentils freaks, tous plus attachants les uns que les autres. L'enfant va grandir, s'intégrer de mieux en mieux au groupe et révéler quelques mystères notamment autour de son médaillon qui lui confère d'étranges pouvoirs.

Le dessin est assez simple au niveau du trait, un petit peu brouillon. Je l'ai néanmoins trouvé plaisant car il y a quelque chose dans l'encrage, dans les couleurs ou dans les thématiques abordés qui me fait penser au graphisme de Fred (Philémon).

L'histoire m'a séduit par son côté poétique et son léger humour. J'ai néanmoins trouvé la fin du premier tome très abrupte, au point de me demander s'il manquait une ou deux pages à mon album. Cela va un peu mieux dans le second tome mais à nouveau, je suis resté sur ma faim.
Et la série étant abandonnée, je pense rester insatisfait.
Du coup, je conseille éventuellement cette lecture pour un enfant car le récit est assez joli, mais je n'en conseille pas vraiment l'achat.

Nom série  Mauro Caldi  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série qui m'a agréablement surpris.
Elle m'a surpris car je n'en avais presque pas entendu parler. Pour tout dire, j'imaginais même que Mauro Caldi était le nom d'un auteur de BD italien et non pas d'une oeuvre et de son personnage éponyme.
Le graphisme est dans le style de l'école Marcinelle, une ligne presque claire et très agréable. Même si ce type de dessin est généralement utilisé pour des séries tous publics, celle-ci est assez réaliste et n'hésite pas à présenter quelques morts violentes. Le ton reste néanmoins relativement léger.
Nous sommes placés dans un agréable décor d'Italie des années 50, avec un héros un peu naïf mais passionné de voiture et prêt à tout pour devenir pilote de course officiel. Il sera néanmoins confronté à de dangereuses magouilles mafieuses dont il se tirera plus ou moins bien.
Il s'agit là d'un bon divertissement, pas véritablement marquant mais dépaysant, doté d'un bon dessin, faisant passer un moment plaisant et suffisamment réaliste pour plaire aux adultes comme aux adolescents.

Nom série  Feuille de chou  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Joann Sfar a fait participer ses copains autant qu'il le pouvait à son film : peintures, dessins, petits rôles de figurants, etc... Classique pour un réalisateur qui a les mains libres. Et c'est donc à Mathieu Sapin, qui partage ou partageait avec lui son atelier BD à ce que j'ai compris, qu'il a confié le making-of de son film version carnet dessiné. Ne restaient plus ensuite qu'à son autre ami, Lewis Trondheim à la tête de la collection Shampoing, de publier cet ouvrage et le vendre. Copinage, certes, mais si le rendu est valable, pourquoi pas ?

C'est en effet intéressant de suivre de cette manière les derniers préparatifs d'un film et son tournage, pour le premier tome, puis sa post-production et sa campagne promotionnelle pour le second tome. Il y a en effet beaucoup à raconter, surtout sur un film aussi particulier que le biopic de Serge Gainsbourg et avec un réalisateur à la fois débutant et excentrique comme Sfar.
Mathieu Sapin nous raconte tout ce qu'il voit, tout ce qu'il entend, tout ce qu'il comprend même s'il est loin d'être expert en cinéma. On découvre donc des rouages multiples, de très nombreux personnages et métiers, des anecdotes parfois étonnantes ou amusantes.
C'est instructif...

Malheureusement, ce n'est pas passionnant. Je pense que cela tient à la manière dont c'est raconté. Le ton est morne, assez ennuyeux. Mathieu Sapin cherche à recueillir les anecdotes les plus marquantes, les faits les plus drôles, mais rien de vraiment parlant ne ressort. On sent qu'il galère un peu et, quand les anecdotes viennent, elles paraissent un peu artificielles ou racontées après coup. On est loin de l'humour et de la clarté narrative d'un Guy Delisle ou encore loin de la poésie et de la dérision d'un Trondheim par exemple. Bref, je me suis un peu ennuyé.
D'autant qu'après un début un peu laborieux où il ne se passe pas grand chose mais où l'auteur explique les choses assez clairement, le rythme s'accélère tandis qu'il prend ses aises avec l'équipe du tournage. La narration devient assez confuse, comme un carnet où se retrouvent pêle-mêle des bouts d'images et de dialogues qui ont nettement plus de sens pour l'auteur et les personnes concernées que pour les lecteurs de la BD.
Et puis il y a aussi le dessin de Mathieu Sapin que je n'aime tout simplement pas. Surtout que la majorité des planches sont dans un style volontairement Carnet de Croquis, avec ratures et essais au menu, et bien sûr très peu de soin dans l'encrage. D'autant plus qu'il utilise une colorisation "à la Sfar" (celles que ce dernier utilise depuis Klezmer) que je trouve assez moche.

Je ne rejette pas cette BD car je l'ai trouvée instructive et assez intéressante, mais je n'ai guère pris de plaisir à sa lecture et je n'en conseille donc pas l'achat à moins d'avoir adoré le film, d'avoir participé à ce tournage ou de vouloir à tout prix vous renseigner sur l'aspect d'ensemble de l'élaboration d'un film quasiment de bout en bout.

Nom série  Spider-Man et les héros Marvel  posté le 24/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série, éditée par Panini tout au long de 2009, reprend un ensemble de récits Marvel publiés depuis la fin des années 60 à nos jours. Ils sont issus aussi bien des périodiques véritablement dédiés à Spider-Man que de ceux d'autres héros. Le thème commun est celui du cross-over entre l'Araignée et d'autres grands héros de Marvel. Comme les titres des albums l'indiquent, on y retrouvera successivement Wolverine, Daredevil, Hulk, les Fantastic Four, Captain America ou encore les X-Men...

Les épisodes présentés dans chaque tome ont été choisis pour leur côté aussi représentatif que possible. Le choix est obligatoirement subjectif. Certaines histoires sont effectivement bien vues et instructives sur les relations entre Spider-Man et tel ou tel héros. Mais il y a également quelques épisodes qui semblent n'avoir été choisis que pour leurs tailles permettant de boucher un trou entre deux histoires ou remplir le nombre de pages jusqu'à la fin de l'album.

Le graphisme est très différent d'une histoire à la suivante. En effet, on y trouve aussi bien le trait académique des comics du début des années 70 que le dessin anguleux de John Romita Jr ou encore le dessin moderne des années 2000. Globalement, le tout est de bon niveau et agréable.

J'aime ce genre d'histoires cross-over où les univers des uns rencontrent ceux des autres, même si les rencontres entre héros Marvel ne sont pas rares puisqu'ils ont presque tous tendance à vivre du côté de New York et que l'éditeur aime à les faire agir ensemble pour faire plaisir aux lecteurs. Celles-ci sont d'autant plus plaisantes que le personnage de Spider-man est charismatique, notamment avec l'humour quasi permanent de ses dialogues.
Néanmoins, ces histoires là ne sont pas vraiment marquantes. Même si leur niveau est sensiblement différent d'un tome à l'autre, d'un cross-over à l'autre, il ne s'agit pas du meilleur de ce que Marvel peut offrir. Il y a parfois trop de facilités ou des rebondissements artificiels. Certaines histoires s'oublient même aussi vite qu'elles sont lues.

J'ai quand même pris plaisir à lire ces albums, à découvrir ou redécouvrir de vieilles histoires Marvel des années 70 et 80, à voir interagir le jeune Peter Parker avec de grands noms de l'univers Marvel. C'est amusant, intéressant et divertissant, sans être pour autant indispensable.

Nom série  Cap'tain Kucek  posté le 24/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous des airs de série de pirates, cette BD sort un peu du lot. D'abord parce que les pirates en question évoluent dans l'océan indien, entre Madagascar et Zanzibar. Ensuite parce qu'en trame de fond, il y a la recherche de l'héritier perdu d'une région germanique en passe de tomber sous la coupe d'un tyran. Nous suivons donc en parallèle un capitaine pirate un peu looser et son brave et intelligent second noir d'un côté, et d'un autre côté deux clercs de notaire dont on devine que leur quête les mènera évidemment à rencontrer les premiers.

Le dessin est le même que celui dont Olivier Pont a fait preuve sur cette série de BD humoristiques, avec Jim au scénario, qui a eu beaucoup de succès en supermarché, à savoir La Honte. C'est un dessin très dynamique, humoristique, assez virtuose tant le trait parait à la fois lâché et maîtrisé. Je le trouve très bien foutu mais il ne me satisfait hélas pas. En effet, je trouve qu'il manque de soin dans les détails et que les décors sont trop souvent réduits au strict minimum. J'ai l'impression de ne pas en avoir suffisamment pour me satisfaire. Dommage même si ça n'a rien de rédibitoire.

L'histoire quant à elle est relativement légère mais plaisante. Les deux premiers tomes sont dans une veine de récit d'aventure et de piraterie dans les mers du sud, avec pour ennemi un dangereux sultan et un fourbe flibustier, tandis que le dernier tome a pour décor cette région germanique enneigé dont Kucek pourrait être l'héritier. Le ton est à un mélange d'aventure et d'humour même si ce dernier m'a simplement amusé sans vraiment me faire rire. C'est agréable quoique parfois un peu facile surtout concernant le dernier tome.
C'est une BD qui dépassera sans doute difficilement le domaine du simple divertissement pour ses lecteurs mais elle fait passer un plutôt bon moment.

Nom série  Rébétiko  posté le 24/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas tellement enthousiaste avec cette BD car ce n'est pas le genre de récit qui me séduit vraiment.

C'est un pur roman graphique qui rend, de belle manière d'ailleurs, hommage à un type d'hommes assez rebelles, des musiciens grecs ayant amené leur culture de leur exil de Turquie dans les années 20, en but contre le gouvernement fasciste grec de 1936 qui voit en eux une atteinte à son état d'esprit strict et nationaliste.
Nous sommes donc placés dans un décor géographique et historique original et c'est ce qui m'a intéressé dans cette lecture. J'ai en effet découvert une musique, le Rébétiko, mais surtout une population, ces turcs chrétiens orthodoxes exilés à Athènes suite à une défaite grecque à Smyrne en 1922. C'est tout un état d'esprit qu'ont ces Rébètes, en but contre le gouvernement grec, n'hésitant pas à transgresser des lois qu'ils estiment contraignantes et à ne pas trahir leur volonté de liberté. C'est cette partie du récit qui est bien rendue ici, avec des protagonistes aux fortes personnalités.

Mais à côté de ça, je dois dire que je ne suis pas fan de ce genre de roman graphique où l'auteur semble fasciné par des personnages à l'esprit rebelle auxquels je n'accroche pas. J'ai eu un peu de mal à les trouver attachants, ces musiciens, de même que j'ai eu du mal à comprendre leur comportement un peu nihiliste et l'arrogance que leur apporte la confiance absolue en leur musique.
Le dessin non plus ne m'a pas vraiment séduit même s'il est de bon niveau. Je ne le trouve pas beau ni très agréable.

Hormis le côté instructif, je n'ai donc que moyennement apprécié cette lecture qui m'a appris des choses, m'a permis de découvrir les Rébètes et le Rébétiko, mais ne m'a pas apporté beaucoup de plaisir de lecture.

Nom série  L'Ecole emportée  posté le 02/02/2005 (dernière MAJ le 22/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un avis mitigé sur ce manga.

Quand je l'ai découvert, c'est son format qui avait attiré mon attention : c'était la première fois que je voyais un manga aussi petit tout en ayant autant de pages. C'est vrai que la couverture est carrément moche. Mais le dessin à l'intérieur ne me plait pas beaucoup plus. Il est très désuet, viellot avec ses personnages raides aux expressions figées.
D'ailleurs, le côté démodé de ce manga s'affirme dans l'un des dialogues où les enfants déclarent haut et fort qu'une fille ne peut pas être élue chef car une femme est faite pour donner la vie et veiller sur les enfants donc elle a par nature un point de vue limité... Et tous les jeunes japonais d'acquiéscer comme si c'était une évidence...

Quant au scénario, c'est le genre de récit qui va complètement dans le fantastique et qui attise par nature ma curiosité, un scénario à la "Au-delà du réel" à la crédibilité très relative mais qui n'hésite pas à aller à fond dans son déroulement et de ses rebondissements. Ca me fait beaucoup penser à du Stephen King : un groupe de personnes se retrouvent confrontés à une situation surnaturelle et doivent s'organiser face à ça, entrainant des confrontations, des situations psychologiques diverses, des engueulades, des peurs, des accidents, des meurtres, etc... C'est d'ailleurs assez violent... suffisamment souvent pour parler de gore gratuit par moments...
Ccomme dans beaucoup de ces intrigues SF-Fantastique en partie apocalyptique, on retrouve à toute vitesse des comportements complètement aberrants chez les protagonistes : coups de folie, changements complets de personnalités, personnages qui révèlent soudainement des psychopathies effarantes... A cela s'ajoutent de grosses invraisemblances et des ficelles scénaristiques énormes. Malgré quelques explications qui tiennent plus ou moins la route, l'ensemble de l'intrigue se révèle quand même sans aucune crédibilité. On sent trop les péripéties artificielles qui s'alignent les unes après les autres et se font oublier une fois résolues.

Malgré ces défauts et cette invraisemblance, à partir du tome 2, je n'ai plus décroché du récit jusqu'à la fin de la série. Cela se lit bien, les rebondissements tiennent en haleine, il y a quelques messages pas idiots sur l'écologie et la société... Certes, le manque de crédibilité et la facilité de certains passages m'ont fait grincer des dents, quelques scènes sont même particulièrement ridicules, mais j'ai quand même passé un long moment de divertissement pas désagréable.
Alors pourquoi pas en conseiller la lecture ? Pour l'achat par contre, il faut vraiment être fan du genre...

Nom série  Bakuman  posté le 21/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai commencé par tiquer au début de ce manga. Et ce pour plusieurs raisons...
D'abord, j'avoue que les derniers tomes de Death Note m'avaient un peu gavé du style du couple Obata/Ohba. Du coup, quand Bakuman s'entame avec des personnages au look de jeunes adolescents cools qui en remontrent aux adultes, avec un intello beau et assez surdoué (le scénariste Takagi) et un autre surdoué excentrique et monomaniaque (le rival Eiji Niizuma), j'ai cru à un remake de la confrontation Light Vs L. Heureusement, les personnages se révèlent nettement plus crédibles et appréciables par la suite.
Autre souci, les valeurs japonaises rétrogrades qui sont affichées clairement durant le premier tome. Passe encore les deux héros qui s'adonnent à fond à fond à fond à leur passion car "le japonais doit sacrifier toute sa vie à sa passion, son oeuvre, son honneur" au détriment de tout ce qui les entoure, famille, études et même l'amour qui est remisé en toile de fond, en carotte pour le vainqueur quand il aura atteint son but dans de nombreuses années. Belle abnégation... Les jeunes japonais de nos jours sont vraiment comme ça ?
Mais alors par contre, le coup du discours sur la femme parfaite à la japonaise, l'héroïne qui est belle par nature parce qu'elle est naturellement discrète et soumise, naturellement parfaite car son objectif de vie est de devenir un jour une épouse attentionnée... Cela aurait pu passer si ce n'était que suggéré, mais là c'est clairement écrit et cela sert de support à une grande base de l'intrigue. Hum...

Malgré ces réticences initiales, j'ai néanmoins fini par fortement accrocher au récit.
D'abord parce que le dessin est assez excellent, techniquement parlant.
Ensuite parce que le scénario est assez spécial car il ressemble en grande partie à une découverte du monde de l'édition manga, sa création, ses astuces, ses habitudes, son fonctionnement. C'est instructif. Même pour quelqu'un qui, comme moi, connait un peu les bases de ce milieu, il y a beaucoup à apprendre, des anecdotes, des petites spécificités, des raisonnements logiques.
Parallèlement à cet aspect éducatif plutôt bienvenu, on découvre au fil des pages une trame de véritable shonen, avec des jeunes attachants, pleins de compétences à développer qui vont partir de rien, évoluer, passer des épreuves (prix, publications, etc...) et se confronter à un rival tout aussi ambitieux qu'eux au caractère fantasque et arrogant qu'on se plait à détester.

Du coup, arrivé à la fin du second tome, j'étais franchement désireux de savoir la suite non seulement pour suivre les aventures de ces deux futurs mangakas mais aussi pour découvrir plus en profondeur l'univers de l'édition manga.

Nom série  Petit Pierrot  posté le 20/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée se compose de petites planches à l'italienne comprenant 2 à 4 cases ou une grande image en une page. Etant relativement peu bavarde, elle se lit donc vite.
Mais elle vaut surtout par la beauté de son dessin. Le trait est vraiment agréable, dynamique et mignon. Les couleurs sont également très belles.
Quant au contenu, ce sont des petites séquences d'humour et de poésie. Un enfant rêveur, amateur d'imaginaire et de la lune comme son prénom l'indique. A ses côtés, son meilleur ami, un escargot intello qui parle et tempère son côté lunatique. Le ton est un peu naïf, un peu... gentil. Je n'ai trouvé ça ni vraiment drôle ni très touchant, mais c'est mignon et cela m'a régulièrement fait sourire.
Et comme le graphisme est vraiment sympa, cela peut en valoir l'achat.

Nom série  Panique organique  posté le 19/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Panique organique est un divertissement humoristique sur deux bactéries de l'estomac qui partent faire un voyage dans le corps humain à bord d'un sous-marin de poche. C'est assez délirant tout en étant à moitié instructif, à condition de s'y retrouver un peu quand même. Nos deux compères, Pistou et Chimou, visitent les reins, manquent de provoquer un calcul rénal, remontent jusqu'aux aisselles juste au moment où la puberté engendre des testostérones qui provoquent la pousse des poils, se font repérer par le cerveau qui, justement, appréhende comme il peut cette fameuse arrivée de la puberté, et redescendent poursuivis par des milliers d'anticorps.
Le dessin est simpliste, pas très engageant mais pas désagréable. Le ton oscille entre l'aventure naïve, un peu enfantine, et une part d'humour que les adultes sont plus à même d'apprécier. Le public cible est donc assez mal déterminé et la notoriété de cette BD a probablement dû en souffrir.
J'ai trouvé cette lecture plaisante mais manquant un peu de rythme. Je n'y ai pas trop accroché même si certains passages sont amusants.
Pour un mélange d'humour et de propos éducatifs, je préfère nettement le blog de l'auteur : Tu mourras moins bête.

Nom série  La Nouvelle frontière  posté le 25/12/2006 (dernière MAJ le 18/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après un premier tome introductif qui m'a laissé un peu sur ma faim, les 2 tomes suivants donnent vraiment toute sa substance à ce récit qui se révèle vraiment excellent, l'un des meilleurs dans le domaine des Super-Héros DC à mes yeux.

La Nouvelle Frontière est une revisite des héros les plus connus de l'univers DC, une revisite de plus, peut-être, mais parfaitement construite et formidable à lire pour quelqu'un comme moi. Il s'agit de faire le lien entre l'époque du Golden Age des Comics (les premiers super-héros, ceux publiés lors de la seconde guerre mondiale) et le Silver Age (quand une grande partie des anciens super-héros avait disparu et que seuls quelques grands noms étaient restés et accueillaient de nouveaux héros un peu plus modernes). Les connaisseurs de l'univers DC Comics et de son histoire seront heureux de la façon logique et à la fois novatrice et respectueuse avec laquelle la transition est faite, expliquant l'abandon ou la mort des anciens héros, l'apparition des nouveaux et comment ceux-ci vont se rencontrer et devenir ce qui allait s'appeler la Ligue de Justice Américaine (JLA).

Le récit se place dans le contexte d'après la Seconde Guerre Mondiale, sur une Terre où les Super-héros sont connus mais plus ou moins rendus illégaux par la loi fédérale des USA à l'exception de ceux qui se soumettent au gouvernement (oui, cela rappelle Watchmen mais ce n'est qu'un gage de qualité de plus à mes yeux). L'ambiance de l'époque est rendue de belle manière, rappelant un peu les meilleurs moments de Pin-up ou d'autres récits un peu rétro.

Le dessin est très sympa, quelque part entre les vieux classiques style Milton Caniff et le trait de certains comics modernes, celui un peu carré et épuré. Il est en outre rehaussé par de très bonnes couleurs, assez originales, qui rappellent elles aussi l'aspect rétro de l'histoire.

Mais c'est surtout le scénario qui est bon.
Comme dit plus haut, le premier tome laisse un peu le lecteur dans l'expectative. A la manière de différentes scénettes ou histoires courtes, il nous met en présence de nombreux personnages et lieux, dont certains super-héros ou héros DC en devenir que nous reconnaissons et d'autres personnages, simples humains courageux et héros réalistes donc, qui semblent soit inventés soit issus des récits d'aventure de l'époque. Cet ajout de personnages, agents secrets, aviateurs d'élite et autres inventeurs, sans aucun pouvoir mais côtoyant les super-humains dans leur combat pour la justice, m'a paru à la fois réaliste et intéressant. Seul soucis, cette introduction de tous ces personnages inconnus sur lesquels on ne sait pas poser de références pré-existantes, rend un peu obscur le premier tome.

Puis, au milieu du 2e tome, tous les éléments mystérieux s'imbriquent d'un coup et forment alors ce qui est amené à devenir une intrigue vraiment bien construite et sympathique. Je me suis retrouvé captivé, comme devant un très bon livre à suspens dont les ingrédients s'enchaînent parfaitement pour attirer inexorablement le lecteur vers leur résolution.
Le tout pour mener à un final à la manière d'un film comme Independance Day, les gros défauts en moins (pas de drapeau américain où que ce soit par exemple, même si le discours assez "Rêve Américain" est présent un peu partout mais nettement plus digeste). Ce final, un peu grand spectacle mais digne d'une conclusion grandiose au récit, permet de nouveau de joindre tous les éléments du récit dans un tableau où chacun a sa place et où tout permettra de mener à la création de l'univers DC tel qu'on le connaît actuellement.

L'épilogue, s'accompagnant d'un discours inspiré de J.F. Kennedy, rappelle à la fois le côté Rêve Américain du récit mais aussi la façon dont les super-héros, chantre de l'espoir et du manichéisme, s'insèrent désormais dans un monde où rien n'est plus aussi blanc et noir qu'à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale.

Une lecture excellente, un très bon scénario, une ambiance rétro tout à fait réussie : une lecture qui séduira tous les amateurs de l'univers DC et de comics de talent.

Nom série  Spawn/WildC.A.T.S  posté le 17/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce n'est qu'après avoir refermé cet album que j'ai découvert qu'Alan Moore était sensé être le scénariste de ce... truc ? Ce n'est pas possible. Ce doit être un homonyme. Ou alors il a seulement vendu le droit d'utiliser son nom et le dessinateur s'est débrouillé seul... Car c'est vraiment de la bouillie commerciale indigne de l'auteur de Watchmen, un gros prétexte bidon pour mélanger deux licences aux succès relatifs.

Spawn déboule comme un chien dans un jeu de quilles dans l'univers des WildC.A.T.S de Wildstorm. Rien ne l'explique en tant que tel, on apprend juste que lui avait vaguement entendu parler d'eux, tandis qu'eux le prenait plus ou moins pour un mythe. Crédible... Et cette médiocre crédibilité sera encore plus entamée quand se mettra en place à vitesse grand V un scénario bien incohérent de héros venus du futur chercher du renfort pour combattre un méchant dictateur qui serait la version du futur de Spawn lui-même.

Tout au long de cette histoire, une seule chose a retenu un peu ma curiosité : voir s'il y avait une raison expliquant pourquoi le personnage de Spawn pouvait devenir aussi démoniaque que le tyran qu'on nous décrit dans ce futur apocalyptique. Et au final, de raison, il y en a une mais elle est aussi farfelue, artificielle et superficielle que le reste de l'intrigue.
A part ça, on a un scénario complètement bourrin. Des combats à répétition, des dialogues souvent idiots et une trame aussi épaisse qu'une feuille de papier. Le dessin lui-même est de trés faible qualité, tant sur les décors que sur les personnages qui sont ultra-formatés et sans substance. Qui plus est, hormis sur la toute fin où l'on retrouve un petit peu le personnage de super-héros martyr qu'est Spawn, ce dernier jouera les faire-valoir à moitié idiot pendant tout le reste du récit.
Un exemple de cross-over raté auquel j'aurais aimé ne pas voir accolé le nom d'Alan Moore.

Nom série  Sarah  posté le 07/05/2008 (dernière MAJ le 16/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà la nouvelle série scénarisée par Christophe Bec, scénariste prolixe s'il en est depuis quelques ans. On y retrouve aussitôt l'ambiance qui est propre à la majorité de ses oeuvres, une ambiance relativement proche des films américains à suspens, aux intrigues sombres où le fantastique peut surgir à chaque instant.

Même au niveau du dessin, Christophe sait s'associer à des auteurs dont le style rappelle un peu le sien. Ici, Stephano Raffaele, déjà auteur de Fragile, a un trait réaliste qui s'apparente à certains comics polar ou dark fantastic. Pas toujours très clairs en ce qui concerne les visages des personnages, il se révèle cependant très vite efficace et agréable.

Quant au récit, il rappellera par bien des aspects les trames de films d'horreurs à l'américaine : une famille qui s'installe dans une maison reculée dans la forêt, aux abords d'une petite ville aux habitants étranges qui semblent tous cacher un secret inavouable. Et voilà qu'une créature dangereuse rôde dans l'obscurité de la cave de ces nouveaux venus.
Un tel scénario me laisserait assez indifférent, je l'avoue, car n'apportant rien de neuf et n'étant pas en mesure, tel que raconté ici du moins, de faire monter l'angoisse en moi.
Mais si je n'ai pas été effrayé par ma lecture, j'ai néanmoins été troublé, ma curiosité attisée. Car l'intrigue horrifique n'est pas tout. Il y a quelque chose d'étrange concernant l'héroïne elle-même. On apprend rapidement qu'elle a subi d'atroces humiliations dans sa jeunesse et qu'elle en est restée plus ou moins schizophrène, parlant dans sa tête à une certaine Kelly dont on apprendra plus tard qui elle est. L'atmosphère l'entourant est glauque, tout aussi glauque que l'abominable description de ce qu'elle et d'autres enfants ont dû endurer lorsqu'elle avait six ans.
Mais tout cela entraîne le doute sur tous les évènements qui l'entourent : est-ce une trame banale d'horreur ou est-ce que tout cela ne serait pas lié à elle, à son esprit troublé ? Quel lien y a-t-il entre elle et la créature de la cave ?

Le ton de cette BD est clairement noir, voire rebutant dans certaines scènes. Mais l'ambiance est assez troublante et a su m'intéresser, suffisamment en tout cas pour que je veuille vraiment en savoir plus et lire la suite.

Ajout après lecture du tome 2 :
Je baisse ma note car le second tome de cette série m'a déçu.

Ce qui avait plus ou moins attisé ma curiosité au départ se révèle ici au grand jour et fait preuve d'une banalité assez affligeante. On se retrouve dans le cadre de ce que je rapprocherais d'un film d'horreur de série B, avec tous les poncifs du genre : un décor perdu, un village peuplé de rednecks vivant en communauté fermée qui cache un secret inavouable de génération en génération, une bonne poignée de déséquilibrés parmi eux, des monstres tueurs d'hommes qui sortent du bois et bien évidemment des victimes les unes après les autres dont les immanquables campeuses de passage.

Ce ne serait pas un souci si c'était bien raconté mais c'est là que j'ai le plus tiqué. Entre le goût du morbide facile, le passé traumatisé de l'héroïne enlevée par un pédophile, cet hopital glauque abandonné, l'horrible amas de graisse qu'est la femme du voisin, l'enfant difforme, etc... auquel s'ajoute la narration embrouillée de Chistophe Bec qui adore toujours autant accumuler les scènes et les péripéties surnaturelles décorrélées les unes des autres et qu'on croirait à chaque fois extirpées de tels ou tels films ou séries télé américaines.
Et il y a surtout une suite de deus ex machina, de grosses ficelles du scénariste qui m'exaspèrent et accentuent encore davantage le côté artificiel et bâti de toutes pièces du récit. Le moment le plus typique du genre étant l'accident du mari de Sarah dont la voiture tombe pile sur un arbre sorti dont ne sait où au milieu d'une falaise titanesque sortie de je ne sais quelle géologie.
Franchement, ce n'est pas ma came et arrivé au milieu de ce second tome, je me suis mis à m'ennuyer pour de bon.

Nom série  Nodame Cantabile  posté le 13/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de finir de lire les 9 premiers tomes de cette série. Je les ai trouvés originaux, intéressants, parfois amusants, mais j'avoue que j'attendais un peu mieux de ce manga.

Nous nous plaçons dans l'univers des étudiants en musique. La trame de l'intrigue joue sur les relations entre les deux personnages principaux, au début une simple relation de voisinage ambigüe dont on devine aisément qu'elle va se transformer tout doucement en amour sincère.
Shin’ichi Chiaki est un beau jeune homme, surdoué dans tous les domaines musicaux, très travailleur et très consciencieux, séducteur involontaire de toutes les femmes qui l'entourent mais assez taciturne et traumatisé au fond de lui-même.
Face à sa rigueur presque austère, Megumi Noda est plus que fantasque. Instable et bordélique, elle oscille entre crises de déprime et d'infantilisme aigu. Mais comme Chiaki, elle est folle de musique et, même si elle a toutes les peines du monde à déchiffrer une partition, elle est capable d'interpréter presque toutes les musiques qu'elle a entendues un jour et elle affectionne tout particulièrement l'improvisation et la création personnelle. Et surtout Nodame la fofolle est complètement éprise à sa manière de Chiaki.
Nous allons donc suivre ces deux-là mais également tous les étudiants et les musiciens qui vont les approcher et travailler avec eux, durant quelques-unes de leurs années d'étude puis le début de leur carrière. Et nous observerons ainsi leur évolution musicale aussi bien que sentimentale.

Les personnages sont originaux et plutôt attachants.
Malgré tout, moi qui pensais adorer le caractère excentrique de Nodame, je ne m'y suis pas vraiment retrouvé avec elle. J'ai trouvé un peu artificiel son caractère parfois enfantin parfois dépressif. N'arrivant pas à la cerner et ne la trouvant pas naturelle, je ne suis pas tombé sous son charme comme je l'aurais souhaité.
Du coup, je me suis surtout intéressé à Chiaki, l'intrigue tournant d'ailleurs essentiellement autour de lui au final. Et avec lui, le scénario devient un peu la success story d'une étoile montante de la musique. C'est intéressant, bien mené, parfois assez prenant, mais pas totalement captivant.
Je m'attendais aussi à davantage d'humour. Certes Nodame est amusante avec son comportement et ses expressions bizarres ("Mukkiiiii !", "Gabooo !", ...), certes les déboires d'un Chiaki qui ne demande pas de tant plaire aux filles amènent parfois le sourire, mais je me suis un peu ennuyé sur la partie humoristique de ce manga.

Ce fut donc une lecture plaisante pour moi et qui m'a donné envie de réécouter de la musique classique pour en apprécier plus distinctement les finesses. Je me suis suffisamment attaché aux personnages pour souhaiter suivre un peu encore leurs aventures, d'autant plus qu'à partir du tome 10, j'ai bien envie de les voir évoluer dans Paris. Mais je n'ai pas été totalement accroché et je n'ai pas plus hâte que ça de lire les tomes suivants.

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