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Nom série  La Tour sombre  posté le 27/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu la série de romans "La Tour Sombre". Il faut dire qu'à quelques exceptions près, je n'aime guère l'oeuvre de Stephen King. Du coup, je débarquais en terre inconnue dans cet univers étrange à mi-chemin entre monde post-apocalyptique et multivers fantasy. J'étais perdu parmi tous ces personnages, ces noms et même cette façon de parler spécifique. Je n'ai pas trop aimé la violence, le sentiment d'indicible horreur et la sourde virilité qui s'en dégageaient. En outre, ce n'est qu'au bout de deux tomes que j'ai appris qu'il s'agissait d'un prequel à la série de romans et non pas une adaptation directe.
Mais finalement, la curiosité et l'attrait de l'originalité ont fini par prendre le dessus. Et même si je n'aime pas trop cette ambiance américano-américaine, avec décor far-west, six-coups et puits de pétrole, j'ai été suffisamment intrigué pour être relativement bien plongé dans le récit.

De même, j'ai eu du mal avec le dessin. Je ne l'apprécie pas du tout. Je n'aime pas son aspect plastifié, l'affreuse froideur de ses couleurs 100% informatiques, une version plus moderne de l'aérographe. Je n'aime pas ses décors vides qui donnent un aspect théâtral ou onirique, c'est au choix, au récit. Même si cela accentue l'aspect tragédie mélodramatique du tout, j'étouffe avec un tel graphisme.

Et pour finir, je trouve que c'est un peu l'arnaque de fournir autant de pages de textes accompagnatifs en fin d'albums, au détriment du nombre de planches de la BD en elle-même. Certes, les textes en question sont intéressants et en rapport direct avec le récit, mais je me sens frustré quand je crois lire une bande dessinée et qu'elle contient en fait autant de pages qui n'en sont pas.

Bien des reproches donc pour une BD qui a eu du mal à me séduire. Malgré tout, comme dit plus haut, l'originalité du décor et le bon déroulement de l'histoire ont su attirer mon attention et me divertir. Je n'en conseille pas l'achat, mais sa lecture n'est pas inintéressante.

Nom série  Chances  posté le 26/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oupf... Ce n'est pas gai.
Il s'agit là d'une vision d'anticipation tout ce qu'il y a de plus pessimiste. Société pourrie, ghetto pour une population sans aucun espoir, violence, sexe, drogue, science et police au service des puissants, et perte totale d'humanité pour tout le monde.
Un jeune fugitif, échappé d'un centre de clonage où il devait servir de banque d'organes, découvre cet horrible univers. Sa gentillesse, sa vigueur et son assurance vont implacablement être usés par ce monde impitoyable. Chaque chapitre de ce récit le rend témoin d'horreurs de pire en pire.
C'est assez réaliste (pour les plus pessimistes des futurologues) mais c'est vraiment dur, parfois un peu abusé même.

Le dessin est de belle qualité. Même sa colorisation, qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, est pleine de personnalité et je l'apprécie.
Seul soucis pour moi, la mise en page et la position des bulles de textes. Ces dernières sont toutes petites, avec des phrases qui sont régulièrement coupées d'une bulle sur la suivante. Mais surtout, elles sont placées de telle manière, le plus souvent à côté des cases en elles-mêmes, que ça a donné à ma lecture une impression de BD à l'ancienne, avec l'image au-dessus et la narration en dessous. C'est une mise en page qui m'a empêché de profiter autant du dessin que du récit : je devais souvent choisir, soit l'un, soit l'autre.

Ajouter à cela le fait que je ne suis pas particulièrement fan de récits noirs qui se finissent mal, il en résulte que j'ai trouvé ma lecture intéressante et plaisante mais je n'achèterais pas cet album.

Nom série  Le Pavillon des hommes  posté le 25/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Pavillon des hommes part sur un postulat uchronique intéressant et original. Imaginez qu'au 17e siècle, aux débuts de l'ère Edo et du Bakufu, le gouvernement militaire des Shogun, une épidémie mystérieuse réduise drastiquement la population masculine japonaise. Plus assez d'hommes pour travailler aux champs, pour protéger le pays par les armes, et le shogun lui-même meurt. Pour éviter que le pays s'effondre ou se fasse envahir par une nation étrangère, les femmes prennent la relève et, bien que cela doive rester un secret pour toute la population extérieure, les shoguns seront désormais des femmes.

L'uchronie est intelligemment menée. La justesse historique est maintenue de bout en bout, tout parait crédible aussi bien au niveau géopolitique et sociétal qu'en terme de moeurs. On comprend comment les choses ont évolué d'une société d'hommes à une société matriarcale où les hommes deviennent aussi sensibles et soumis que les femmes japonaises avaient pu l'être avant eux.
Dans ce contexte, le Pavillon des Hommes représente un harem de beaux et jeunes hommes dédiés au Shogun, à servir ses désirs et, pour les plus chanceux d'entre eux, à servir d'étalon reproducteur. Et comme dans tout harem évolué, les intrigues de cour et la compétition font rage, avec force manipulations et coups bas.

Le dessin de Fumi Yoshinaga est élégant et très fin. Les personnages, les costumes et les décors sont soignés. C'est beau. A l'inverse, il est regrettable que de nombreux visages soient difficiles à différencier ce qui rend parfois la lecture un peu confuse quand on confond ou ne reconnait pas tel ou tel personnage.

Contrairement à ce que le résumé et le début du premier tome laissait penser, on ne suit pas dans ce manga les aventures d'un ou plusieurs héros dans le cadre de ce harem. Non, on suit en fait le pavillon dans son ensemble, son histoire, certains épisodes de son existence, voguant d'une époque à une autre. Le premier tome se passe 80 ans après l'apparition de l'épidémie, quand le nouvel ordre japonais est bien établi. On revient par la suite aux débuts des évènements pour expliquer l'origine du nouveau shogunat, les débuts du Pavillon des Hommes, et ainsi de suite. On ne s'attache donc pas à des personnages en particulier mais à un contexte, un décor et une uchronie joliment menée.
L'ambiance, dans ce cadre d'hommes serviles et dédiés à une femme unique, est paradoxalement très féminine. L'auteure rend ses personnages masculins sensibles, très efféminés, et elle n'hésite pas à prêter à la grande majorité d'entre eux des tendances homosexuelles même s'il ne s'agit pas du thème principal du récit.

C'est intéressant, bien raconté, fluide à la lecture. La lecture est agréable mais, en l'absence de héros bien figés, il est difficile d'être totalement captivé et d'avoir envie de lire la suite davantage que par curiosité et simple plaisir.
A lire pour ceux qui voudraient découvrir l'ère Edo sous un point de vue neuf, imaginaire mais totalement cohérent.

Nom série  L'Irlandais  posté le 24/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais... Cette BD n'est pas déplaisante mais ce n'est pas mon genre et j'ai trouvé son intrigue trop diluée, trop étirée en longueur. 3 tomes pour le peu qu'il s'y passe, quel intérêt ?
Alors certes on peut dire que ça permet d'instaurer une ambiance dont on sent qu'elle fait plaisir à l'auteur, de laisser couler doucement les évènements en évitant le rythme effréné de certains récits modernes... Mais comme je n'y ai pas vraiment accroché, ça ne m'a pas motivé plus que ça.
Je n'aime pas trop cette ambiance de petites mafias, les italiens, les chinois, les irlandais... S'il ne s'y ajoutait pas les gitans, je me demanderais vraiment pourquoi l'auteur choisit Paris comme décor plutôt que New York.
Le dessin m'a paru un peu léger. Son trait anguleux, ses décors un peu trop aérés et sa narration trop bavarde ne m'ont pas séduit.
Le récit est assez bien construit mais il ne m'a pas captivé. Seule la touche de fantastique assez incongrue a un peu attisé ma curiosité.
Mais à part ça, je ne crois pas garder longtemps souvenir de cette lecture.

Nom série  Brassens  posté le 23/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime beaucoup les chansons de Brassens, j'apprécie l'idée de lui rendre hommage en BD et il y a parmi les auteurs qui s'y sont attelés de grands noms et des auteurs que j'aime beaucoup pour leurs oeuvres et leurs talents graphiques. Mais je n'ai jamais tellement compris le concept et l'intérêt de l'adaptation en BD de chansons.

Qu'avons-nous au final ?
Une majorité de récits qui se contentent de mettre en image ce que raconte la chanson. Peu d'intérêt sauf dans de rares cas où l'émotion passe aussi bien en image qu'en chanson et si le dessin est très beau. J'ai par exemple bien aimé l'adaptation de l'Auvergnat par Lax dans ce domaine.
Quelques planches se contentent aussi d'illustrer sans parole la chanson, n'apportant pas grand chose à mes yeux.
Il y a également quelques récits simplement inspirés de la chanson ou évoquant l'homme Brassens en lui-même, mais ils sont rarement emballants. On y sent souvent un peu le travail de commande, l'auteur sincère mais qui finalement n'avait pas grand chose à dire ou qui n'arrive pas à l'exprimer de manière touchante.

Et puis, même s'il y a de grands artistes dans le lot, il y a aussi certains dessinateurs que j'ai trouvés très moyens, avec des planches tout juste potables à mon goût.

Au final, je me suis un peu ennuyé à la lecture de cette BD hommage. Cela m'a nettement plus donné envie de réécouter du Brassens que de continuer à parcourir les pages de l'album.
Je retiendrais quelques planches quand même comme celles de Dany pour la Brave Margot, celles de Lax dont je parle plus haut ou encore la fin amusante que Solé ajoute à la chanson Marinette, mais je ne suis vraiment pas fan de ce type d'ouvrage dans son ensemble.

Nom série  Pierrot le Fou  posté le 22/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Au rayon des qualités, j'ai apprécié deux choses dans cette BD. Premièrement sa tentative de faire revivre la France de l'occupation puis de l'après-guerre. Et deuxièmement la qualité du dessin des décors, dans un noir et blanc qui rappelle celui de Tardi. Les arrière-plans, bâtiments et décors urbains sont bien jolis.

Mais c'est tout.
Car à part cela, cette BD est illisible.
Déjà graphiquement, les personnages sont laids, sans aucune expression ni vie, et ils ne sont absolument pas reconnaissables d'une planche sur la suivante. D'un bout à l'autre de l'album, je n'ai presque jamais su reconnaitre le personnage principal ni même savoir si l'on parlait de lui à un moment donné ou non. Quant aux scènes d'action, elles sont complètement ratées.
Mais c'est surtout la narration qui est mauvaise. Comme je le dis plus haut, je n'ai presque rien compris à ce que je lisais. J'ai pu cueillir par-ci par-là des bribes d'informations, saisissant à peine l'ensemble mais n'ayant jamais la possibilité d'entrer dans l'histoire et ses détails. Hormis par le titre, il m'a fallu de nombreuses pages avant de réaliser que la BD racontait vraiment la vie de Pierrot le fou. D'ailleurs, quelle vie nous raconte-t-elle ? Puisque ce que j'ai cru comprendre durant cette lecture m'apparait différent de la biographie de Pierre Loutrel tel que je la lis sur Wikipedia. Je n'avais pas du tout compris par exemple qu'il avait fait partie de la Gestapo Française, pas plus que de la Résistance par la suite, et sa fin me parait s'être passée différemment de celle racontée dans les encyclopédies.

Bref, à part pour admirer le dessin des décors, je n'ai pas du tout apprécié cette lecture qui ne m'a presque rien appris tant j'ai eu du mal à comprendre sa narration.

Nom série  L'Etreinte de l'ours  posté le 21/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette bande dessinée est un bel objet. Grand format, couverture cartonnée, dos toilé, l'accent est mis sur la qualité physique.
C'est regrettable que le contenu ne soit pas à la hauteur.

Il s'agit de courtes fables à la manière des Mille et une Nuits, entrecoupées d'interludes en une image ou une page. L'ambiance est à la magie, voire parfois à l'onirisme ou à l'hallucination. Le décor est oriental, sans précision de date ou de lieu, rappelant parfois la Turquie, parfois l'Arabie ou les pays voisins.

Le dessin est dans un style proche de la ligne claire sans en faire véritablement partie. Assez élégant dans son noir et blanc, je lui trouve cependant beaucoup de faiblesses techniques et un encrage un peu anguleux pas très plaisant. Certaines cases ne sont pas très claires tant l'auteur semble avoir du mal à représenter certains décors ou situations. L'escalade de la montagne dans la première histoire par exemple est assez laide.

Mais le véritable ennui, c'est que les histoires sont médiocres à mon goût. Sans grande saveur, elles se concluent rapidement en me laissant dans l'indifférence. Elles ne sont ni originales ni envoutantes à mes yeux et elles partent parfois dans des délires semi-poétiques ou hallucinatoires qui n'ont vraiment pas su me toucher.
J'ai trouvé l'ensemble particulièrement vain.

Nom série  Juliette Jones (Juliette de mon coeur)  posté le 20/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quel dommage qu'un dessin d'une telle qualité soit mis au service d'histoires aussi plan-plan.
Le terme de soap opera s'applique parfaitement à cette série dont l'héroïne est une midinette dont les péripéties les plus graves sont des histoires de coeur la concernant elle ou son entourage.

Elle, c'est la parfaite petite ménagère, la bobonne en tailleur strict et chignon serré qui pardonne toutes les offenses comme une parfaite chrétienne et sait que le seul vrai de devoir d'une femme est de s'occuper de son foyer, de sa petite famille et de ne jamais faire de vagues. A ses côtés, un papa probablement veut, gentil mais un peu mou, une petite soeur belle et énergique pour qui le terme chipie serait presque un euphémisme, et une suite de beaux hommes et de soupirants qui s'égrènent au fil des histoires courtes.

Si le personnage de Juliette Jones pouvait paraître charismatique dans les années 50 puritaines, elle est d'une platitude et d'un ennui assez caricatural de nos jours. Tout l'intérêt vient donc plutôt de ses proches et notamment de la jolie petite soeur, même si celle-ci se fait on ne peut plus détestable dans la première histoire de l'édition Futuropolis. Mais malgré cela, le scénario des récits n'a guère d'intérêt ni d'originalité. C'est souvent très niais ou cucul-la-praline, et il n'y a pas d'humour où alors au second degré pour un lecteur actuel qui se gausserait de la façon de pensée de l'époque.

C'est bien dommage car le dessin, lui, est superbe. D'un très grand classicisme dans le style comics de l'âge d'or, il est d'une technique irréprochable et je le trouve vraiment très beau. Ah, que j'aurais aimé voir le même dessinateur travailler sur un excellent scénario !

Nom série  La Fabrique  posté le 19/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Fabrique, ce sont des gags en une page s'amusant avec beaucoup de causticité de la vie en entreprise ou en usine. C'est de l'humour acide qui se gausse ouvertement des patrons sans scrupule, des cadres collabo et des ouvriers qui se laissent faire.

C'est une lecture assez défoulante, avec des idées pas très fines mais plutôt justes en terme de critique sociale. C'est un peu bourrin, un peu convenu, mais ça détend et on peut y retrouver, en très amplifié, le plus souvent, des évènements de sa propre vie professionnelle qui ont de quoi faire rire... jaune ? J'ai bien aimé le coup de l'éminence grise, monsieur Wha-Wha, par exemple.

Le dessin un peu trop simple, quelques gags un peu lourds, un manque global d'originalité et le fait que ça tourne de manière assez répétitive autour du patron très caricatural m'empêchent d'en conseiller vraiment l'achat, mais la lecture est assez divertissante. C'est le genre de planches qu'on pourrait aisément se transmettre entre collègues pour se gausser de telle ou telle situation dans sa propre société.

Nom série  Les Luchadoritos  posté le 19/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Luchadoritos, ce sont 4 gamins mexicains dont le plus jeune, Melindez, est complètement fou de Catch et s'imagine en "El Perro Salvage", catcheur justicier que tout le monde craint. Sauf que Melindez a six ans et demi, un physique de crevette, et, malgré son caractère très assuré, il n'en mène pas large quand l'ennemi a la fâcheuse idée de se défendre.

L'album est constitué de gags en une planche, parfois légèrement suivis d'un page sur la suivante. Tout tourne autour de Melindez, de sa passion et de son comportement de faux dur-à-cuire.
Le dessin est simple mais d'une grande efficacité narrative. Tant par le graphisme que par les dialogues, les auteurs réussissent de jolie manière à instaurer une atmosphère ensoleillée et latine. Avec peu de choses, on se croirait dans un Mexique un peu fantasmé.
Les gags ne sont pas toujours très surprenants mais ils sont bien construits et amènent très facilement le sourire. C'est l'ambiance qui est sympathique avant tout, soutenue en cela par un personnage de Melindez doté d'une très forte personnalité et ses camarades plus simples mais tout aussi charismatiques.

J'ai lu cette BD avec plaisir, riant par-ci par-là. Sans que ce soit hilarant, c'est un agréable moment et une lecture assez dépaysante.

Nom série  Bookhunter  posté le 18/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée part d'un postulat assez amusant au départ, celui d'un monde où les livres ont autant voire plus d'importance que les êtres humains et où une brigade de police enquête à la façon des Experts avec tous les moyens, les forces d'assaut et les laboratoires qu'il faut pour pourchasser les emprunteurs en retard des bibliothèques ou pire les voleurs de livres rares.
C'est ainsi qu'après un prologue de quelques pages où l'agent Bay arrête avec perte et fracas un censeur, tout le reste du livre raconte une grosse enquête sur le vol d'une Bible du 15e siècle comme on raconterait la poursuite d'un dangereux serial-killer ou l'enquête sur le vol mystérieux de milliards de dollars de la Réserve Fédérale.

Le décalage entre la valeur relative d'un simple livre (surtout quand c'est une banale réédition) et l'abondance de moyens et le sérieux démesuré des enquêteurs est l'élément comique et délirant principal de ce comics. Cela fait sourire au départ mais sur plus de 100 pages, la surprise passe vite et cela devient un peu lassant à la longue. On a compris le principe, on aimerait bien voir un peu plus d'idées nouvelles.
Le dessin est en outre très faible techniquement parlant. Ce sont des bouilles rondes de petits bonhommes, avec des yeux ronds dont l'expressivité est ratée à mon goût.

Au final, l'idée originale et amusante du départ est amoindrie par une utilisation trop longue et trop diluée. Les éléments de l'enquête apparaissent en outre parfois complexes et pas faciles à suivre. Mais la lecture n'est pas désagréable et j'ai trouvé la course-poursuite finale dans la bibliothèque assez drôle.

Nom série  La Marque du péché  posté le 18/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Beau dessin et décor historico-géographique intéressant, j'aurais volontiers pu aimer cette série. Mais je trouve son déroulement assez plat et sans grande surprise. Je n'y accroche pas plus que ça.

Je ne savais rien de la guerre plus ou moins civile qui a déchiré l'Argentine et l'Uruguay en 1840, pas plus que je n'avais entendu parler de l'implication indirecte de la France de Louis-Philippe. Ce contexte géopolitique aurait pu être passionnant.
L'ennui, c'est qu'en début de lecture, j'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver. Je crois que ma confusion a été accentuée par une contradiction entre le texte en préface et le récit, les ennemis de Rosas étant successivement nommés Opposants puis Partisans de l'Unité. De même, je n'arrivais pas à savoir si l'un des acteurs de la BD que l'on voit dès les premières pages est bien le général Rosas ou un autre personnage. J'ai donc eu un peu de mal à y voir de façon claire et à m'instruire de ce décor historique.
De plus, l'intrigue se révèle très vite être plus une histoire mélodramatique de conflits de personnes, d'amour impossible, de révolutionnaires romantiques s'opposant à des dictateurs sadiques et pervers. Pas mal de violence, de femmes sexy et de scènes "choc" dans une ambiance très latine.

Si bien que malgré un dessin assez remarquable même si pas parfait, je n'ai pas été transporté par ma lecture et elle ne retiendra pas longtemps mon attention.

Nom série  Le Suédois  posté le 17/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas bien compris l'intérêt d'un tel récit, ou alors ce n'est tout simplement pas mon genre.

Il s'agit d'un huis-clos imposé dans un hôtel miteux sous une tempête de neige, dans le Nebraska de la fin du 19e siècle. 5 personnages : le patron de l'hôtel, son fils, et trois voyageurs de passage pour la nuit dont le fameux Suédois. Il ne se passe rien d'autre qu'une soirée, un repas, une partie de cartes et des discussions peu amènes. Tout se joue sur le caractère étrange des personnages dont le Suédois est le plus fou et le plus agressif.

J'ai vraiment eu du mal à apprécier.
Le dessin, tout en crayonnés et ombres, ne me charme pas. Je n'aime pas les visages des personnages, surtout leurs dents trop visibles.
Je n'ai pas compris grand chose à leurs comportements bizarres, à leur agressivité, et le personnage du Suédois est le pire d'entre eux. Si bien que je me fichais bien de savoir ce qui allait leur arriver et de la façon dont ça allait immanquablement tourner au drame.
Seule une légère curiosité de savoir où l'auteur voulait en venir a maintenu mon intérêt de lecture, mais ce fut pour être déçu par la conclusion.

Nom série  Urielle  posté le 15/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un huis-clos historique et très sérieux mettant en scène des religieuses dans l'Allemagne médiévale, voilà bien un domaine où je ne m'attendais pas à trouver le dessin de Clarke, que j'aime beaucoup au demeurant.

Son graphisme y est différent d'à l'accoutumée, plus strict, moins exubérant, plus réaliste. Les personnages en ressortent assez peu expressifs mais c'est plus ou moins voulu. L'association d'une bonne colorisation, signée Ngam, met en valeur la classe du trait qui se révèle très élégant. Certaines cases et compositions m'ont parfois fait penser à du Andreas (coïncidence, l'un des personnages s'appelle d'ailleurs ainsi) quand son dessin est associé aux couleurs d'Isabelle Cochet. Mais on sent la touche personnelle de Clarke et il nous offre ici un style assez à part, reconnaissable aux visages de ses personnages et à ses décors qui prennent parfois des allures théâtrales accentuant l'aspect huis-clos.

Le cadre historique mis en scène ici est original et instructif. Le récit nous présente une petite communauté de béguines au 13e siècle en Allemagne, des femmes veuves ou célibataires ayant dédié leur vie à la religion catholique sans pour autant être rattachées à un couvent et donc à l'autorité de l'Eglise. Leur légitimité est contestée par cette dernière et les femmes de ces béguinages doivent composer pour faire valoir le simple droit d’existence de leur communauté.

Le scénario de cette bande dessinée, bien qu’intéressant, est austère et assez simplement résumé. Il confronte la responsable d’un béguinage, dont les membres sont ses propres filles, à un inquisiteur (le même Conrad de Marbourg dont on parle aussi dans Le Troisième Testament mais dans une version plus proche du personnage historique) venu enquêter suite à l'apparition d'une étrange jeune femme qu'on pourrait croire tombée du ciel. Elue du Christ ou machination pour tenter de justifier la légitimité des religieuses ?

Bien menée et servie par un graphisme de très belle qualité, cette bande dessinée est plaisante et instructive même si elle se lit un peu vite.

Nom série  Sept prisonniers  posté le 15/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Globalement, c'est un type de scénario qui aurait dû me plaire, un scénario qui va loin dans la SF, imaginant une colonie pénitentiaire très spéciale et une mystérieuse grotte préhistorique... sur la Lune. Malheureusement, cela manque beaucoup trop de crédibilité pour être appréciable. Les facilités scénaristiques et les clichés s'accumulent et, arrivé vers la fin, on n'y croit plus du tout.

Le dessin est correct mais n'a pas su me séduire. Sans arriver à définir ma gêne, je trouve qu'il manque d'élégance, que ses compositions sont trop resserrées et que la narration graphique n'est pas efficace.

L'histoire, au départ intrigante, plonge dans de l'action sans grand intérêt, avec de la violence gratuite et des personnages sans saveur. Cet univers carcéral de SF aurait pu être intéressant mais il est traité, sans soucis de réalisme, comme une jungle où combattent des sauvages armés de sagaies. Quant à la révélation du mystère de la grotte préhistorique, c'est complètement farfelu et très décevant quand on constate que toute l'intrigue est sensée s'appuyer là-dessus.

Une déception pour un album qui n'est même pas divertissant.

Nom série  Combien de marins ?...  posté le 12/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'humour de Thiriet, qui ne me touche pas toujours, est ici très joliment mis en valeur par le dessin de Batron Brumaire. Le graphisme de ce dernier me rappelle beaucoup Jijé dans cet album, notamment par le récit de course automobile qu'on sent très inspiré de Valhardi. C'est beau, et le décalage entre le sérieux relatif de ce dessin et le délire des histoires fonctionnent aussi bien que les associations d'Alexis avec d'autres humoristes (Al Crane, Dans la joie jusqu'au cou...).

Les histoires courtes jouent presque toutes la carte de l'absurde ou du délire léger. Le résultat est un peu inconstant. J'ai beaucoup aimé le premier récit, ce qui m'a fait voir la suite de ma lecture avec un bon à-priori, mais certaines histoires m'ont un peu moins amusé et quelques chutes m'ont laissé froid. L'avantage, heureusement, c'est que l'humour n'est pas uniquement dans les chutes mais aussi disséminé au fil des cases d'une même histoire. C'est une bonne et agréable chose.

Le côté inégal de l'ensemble m'empêche cependant d'en conseiller incontestablement l'achat.

Nom série  Le Manuscrit Interdit  posté le 11/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome de cette série m'a enthousiasmé mais le second a un peu calmé mes ardeurs.

J'ai beaucoup aimé au départ cette ambiance qui m'a rappelé Indiana Jones.
Le département d'anthropologie d'une université américaine a envoyé un chercheur au Tibet pour des études qui pourraient bouleverser les dires de l'Evangile, ce dernier se retrouve aux prises avec l'invasion Chinoise, sa fille, aidée par un détective privé d'Hollywood au look de notre bon Harrison Ford va partir à son aide, tandis que s'affrontent à distance autorités communistes et dangereux MacCarthistes américains. Le scénario, les décors et l'époque fonctionnent bien et sont soutenus par un dessin de très bonne qualité. Je me suis cru dans un bon film dans la lignée des Indiana Jones, l'humour en moins ceci dit.

Mon intérêt a hélas un peu décru avec le second tome. J'ai en effet trouvé que l'intrigue se complexifiait inutilement, avec trop de personnages certes réalistes mais dont je ne vois parfois guère l'intérêt. En outre, le rythme est dense et j'ai eu l'impression que les clés de l'intrigue se modifiaient trop rapidement, l'objectif des personnages changeant page après page. C'est une bonne chose car les choses avancent vite et le tout est ambitieux, mais à force, j'ai eu du mal à être captiver et à vraiment prendre du plaisir à la lecture.
Le scénario part en outre un peu trop vite sur l'histoire de Jésus Christ, lui inventant un tombeau, des pouvoirs magiques et toute une histoire au Cashemire indien qui parait trop peu crédible sorti comme ça du chapeau.

Je lirais tout de même la suite avec intérêt car malgré ces petits reproches, c'est quand même une bonne BD.

Nom série  Oh les filles !  posté le 10/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire de 3 filles qui seront amies dès leur prime enfance, des filles que l'on va suivre de la naissance jusqu'au début de leurs vies de jeunes femmes, le tout ponctué de petites péripéties, de bonheurs, de malheurs et d'envies. Chacune est issue d'un milieu familial très différent mais leur amitié sera solide en toute circonstance.
C'est plaisant à lire, on s'attache assez aux héroïnes et on a envie qu'il leur arrive de bonnes choses.

Le dessin est joli mais j'ai eu un peu de mal avec les visages. L'auteur a fait le choix de donner de grosses bouches à ses personnages. Cela va quand il s'agit d'adultes mais cela donne aux enfants une bouche assez énorme, plutôt moche.

C'est une lecture qui coule toute seule, un moment agréable comme un feuilleton où l'on suivrait les mêmes personnages années après années. Ce n'est cependant pas très original et ne marquera pas les esprits.

Nom série  Highgate  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant toute chose, cette BD m'a appris l'existence du Cimetière de Highgate, cimetière londonien visiblement de toute beauté et parfait pour les amateurs de gothique. De même, j'ai pu vérifier que son affaire du ''vampire'', telle qu'elle est décrite dans la bande dessinée, avait véritablement eu lieu en 1970. Intéressant.

La BD en elle-même m'a bien plu durant ses deux premiers tiers. Je trouvais le récit dense et prenant, les personnages intéressants, et la trame de polar fantastique bien menée et sortant un peu des sentiers battus, ou du moins en reprenant de bons éléments. Le passage où le révérend raconte toute l'histoire de Highgate et de son vampire brise un peu le rythme mais je l'ai trouvée instructive.

Hélas, je n'ai pas été convaincu par la conclusion qui gâche l'ensemble.
J'ai bien du mal à m'y retrouver au final dans toutes ces apparitions de vampires. On ne sait plus qui est le vampire, où il est vraiment, qui est réel et qui ne l'est pas, qui est mort ou immortel. De même, je n'ai guère compris le passage où le héros et l'autre type vivent une expérience extra-corporelle en fin d'album. Ce moment a-t-il une utilité autre que symbolique ? Quelle est son utilité au final ?
En outre, après lecture, j'ai le sentiment que l'auteur a tenté d'attirer artificiellement le chaland par une introduction très jet-set et spectaculaire tandis que la suite est plus classique. Le mélange de genre, qui m'a séduit au départ, me parait au final trop factice.

Mon sentiment est donc mitigé. Il y a de bonnes choses dans cet album, tant au niveau du dessin que de l'efficacité de la trame fantastique, de l'enquête policière ou encore des personnages. Mais le tout n'a pas réussi à être sublimé en un bon album dont je conseillerais l'achat car la conclusion est bancale ou trop confuse.

Nom série  Hosni  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée prend la forme d'un documentaire, une retranscription factuelle d'une portion de la vie d'un homme rapportée en témoignage. Cet homme, c'est un ancien SDF choisi au hasard, et le récit de sa période dans la rue permet de savoir comment les choses se sont passées pour lui et d'imaginer que cela doit se passer de manière sensiblement égale pour la majorité de ceux qui se retrouvent à la rue.

C'est instructif et plutôt bien raconté malgré une ou deux petites longueurs. Je n'aime pas trop le dessin par goût personnel mais il n'y a aucun reproche à lui faire au niveau technique (hormis l'image des joueurs l'équipe de France de foot qui est assez ratée). Le personnage d'Hosni est rendu proche du lecteur, on comprend son raisonnement, ce qui l'a poussé à agir de telle ou telle manière. Comme il a su rester propre sur lui, on sent par ce récit qu'il a également su garder sa dignité morale malgré une période de déchéance alcoolique.
J'ai été agréablement surpris, dans ce récit en bande dessinée comme dans les témoignages écrits qui concluent l'album, que les SDF interrogés citent beaucoup de moments plus chanceux, de gens généreux qui les ont aidés ici et là. On ne sent pas la rancoeur envers les autres gens que je craignais d'y trouver, pas de témoignages vraiment hargneux ou d'éventuelles dénonciations politiques manichéennes. Cette gratitude envers certaines personnes, et même envers certains flics dans un des témoignages, offre des rayons de soleil et un peu d'espoir en l'humanité là où j'avais peur de trouver un récit sombre, désespéré et accusateur.

Je regrette cependant de ne pas avoir bien compris les évènements qui ont amené Hosni à devenir SDF. Si une partie de la foule méprise ou a peur des SDF, outre à cause d'une angoisse inconsciente que ça leur arrive un jour, c'est bien souvent parce qu'elle n'a aucune idée de comment ils en sont arrivés là. Du coup, elle imagine tout et bien sûr le pire. D'où ces réflexions qui surgissent estimant que "les SDF, ils l'ont voulue, la rue" ou "ils n'ont qu'à bosser s'ils veulent s'en sortir". D'où l'intérêt de comprendre exactement comment les choses peuvent se passer pour qu'un homme comme vous et moi puisse se retrouver à la rue. Sur ce sujet, j'avais davantage appris en lisant Amères saisons, autre album qui abordait aussi le thème des SDF en plus de celui de l'alcoolisme.

Je vois dans cet album une bande dessinée reportage au sujet intéressant.
En fait, ce qui me soucie, c'est que je n'ai pas su m'attacher au personnage et à son récit. J'en suis resté à la surface, comme on lit un article de presse sans ressentir particulièrement d'émotions. Le sujet est instructif mais pas marquant dans la façon dont il est présenté. Du coup, je ne pense pas relire l'album et donc en conseille davantage la simple lecture si vous en avez l'occasion que l'achat.

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