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Nom série  Supergod  posté le 30/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me suis laissé tenter par Warren Ellis au scénario. Cet auteur a produit de vrais chefs-d'oeuvre mais aussi quelques ouvrages nettement plus commerciaux. Malheureusement, il se repose cette fois-ci grandement sur ses lauriers.

L'idée n'est pas mauvaise quoique pas mal exploitée ces dernières années. Il s'agit d'imaginer des super-héros qui tournent mal, voire terriblement mal pour le sort de l'humanité.
Là où le scénario d'Ellis diffère des classiques "Superman subitement devenu méchant", c'est que les super-héros qu'il met en scène ici n'ont strictement rien d'humain, ou alors quelque chose au-delà de l'humain. Quelque soit leur origine, extra-terrestre, technologique ou métaphysique, ils ont certes été créés par l'action des hommes mais disposent d'un domaine de pensée supérieur. Ils ne voient pour la plupart les humains que comme d'insignifiantes fourmis pouvant ou ne devant pas faire partie de leurs plans d'ordre quasi-divin, quand ils ne se content pas de les ignorer totalement.

Warren Ellis imagine donc la suite très rapide d'évènements amenant les dernières créations des humains à ravager la Terre et à causer la fin de l'humanité.
Autre petite originalité, ces super-héros ne sont pas américains comme d'ordinaire. Dans ce récit, il y a certes un super-héros américain - loin d'être le plus puissant ni le plus charismatique d'entre eux d'ailleurs - mais les autres ont été créés par les Anglais, les Indiens, les Iraniens, les Chinois ou encore les Somaliens alliés aux Nord-Coréens... Un aspect géopolitique un peu plus international que les comics de super-héros traditionnels, ce qui ne fait pas de mal.

Malheureusement, à part ça, ce n'est pas très passionnant. Dès l'introduction, on sait que l'apocalypse est venue, on est juste curieux de savoir ce qui a amené à cette situation. Les faits nous sont donc présentés par un narrateur scientifique qui a été témoin de près ou à distance de presque tous les évènements et peut donc nous les faire partager dans leur quasi totalité.
Au-delà des idées de bases, il se présente hélas beaucoup de facilités scénaristiques, de pirouettes et de raccourcis. Quand on arrive en fin d'album, on a l'impression qu'il ne s'est pas passé grand chose, ou que les évènements ont été racontés de manière superficielle.
Et pourtant la narration est particulièrement dense, avec un phrasé souvent complexe dont il ne faut pas manquer un mot sous peine de s'y perdre. Hélas, outre une légère pénibilité de lecture, j'ai senti une gratuité dans ce texte alambiqué, une manière de masquer la légère vacuité de la trame globale de l'intrigue.

Au final, c'est un comics doté d'un graphisme de qualité et au scénario intéressant par certains côtés, notamment par l'inhumanité parfaite de ce qu'il est convenu d'y appeler des super-héros, mais il se lit vite, présente trop de facilités et il n'en ressort pas grand chose de très marquant, surtout si on le compare aux meilleures oeuvres de Warren Ellis.

Nom série  Comment je me suis fait plaquer...  posté le 30/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La thématique de cette ouvrage collectif, ce sont les histoires d'amour qui tournent mal, où les amants ont rompu ou bien quand arrive l'élément déclencheur, la tentation, qui pourrait amener à cette rupture.

Aux manettes de cette quinzaine d'histoires courtes, des auteurs de la nouvelle génération BD et de la blogosphère. Beaucoup d'esprits jeunes, donc, puisque la moyenne d'âge y est de 30 ans environ.

Histoires réalistes, tristes, ironiques ou encore évocatrices...
L'ennui, c'est qu'aucune d'entre elles ne m'a touché. Est-ce parce que je me sens vraiment étranger au thème abordé ? Parce que ça ne m'intéresse pas du tout ?
En tout cas, je suis au regret de dire que je me suis ennuyé au cours de cette lecture. Aucun récit n'est sorti du lot à mes yeux. Je les ai trouvés mornes et fâdes. L'émotion ne s'est dégagée d'aucun d'entre eux. Et même l'histoire de Marion Montaigne, que j'aime beaucoup par ailleurs, ne m'a pas tellement fait rire alors qu'elle est si douée pour la chose d'ordinaire.

J'imagine que cela provient du sujet abordé dont je me désintéresse totalement et à propos duquel les auteurs n'ont pas réussi à me faire changer d'avis.

Nom série  Fairy tail  posté le 27/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fairy Tail est l'un des shonen ayant le plus de succès actuellement en France, certes bien derrière Naruto et One Piece mais pas si loin finalement. Il faut dire qu'il reprend avec succès tous les éléments de base des meilleurs nekketsu modernes, avec une mélange d'humour, d'aventure, de combats, de fantastique et de bonne ambiance d'équipe.

Un premier coup d'oeil aux couvertures et au graphisme fera instantanément penser au style d'Eiichiro Oda. Il y a un vrai air de famille, probablement voulu par l'auteur. Personnages, costumes, éléments de décors, créatures, pouvoirs magiques, tout donne l'impression de faire partie du même monde que Luffy et ses amis. Il serait facile de crier au pompage. D'autant plus que comparé à One Piece, Fairy Tail joue les rôles de Monsieur Moins : moins délirant, moins original, un dessin moins déformé, des personnages moins extravagants, une ambiance moins cartoon... Et pourtant, moi qui n'ai pas été particulièrement séduit par One Piece à cause d'un humour auquel je n'ai vraiment pas accroché, j'ai préféré Fairy Tail, plus posé et prenant à mon goût.

Le scénario est d'une grande simplicité. Dans ce monde où la magie existe, des guildes de magiciens regroupent de jeunes sorciers aux pouvoirs très divers qui accomplissent des missions variées proposées par des petites annonces ouvertes à tous et parfois s'affrontent entre elles ou combattent des méchants. Toute l'intrigue du manga se joue sur la guilde de Fairy Tail elle-même, l'une des plus renommées de ce monde, dont les membres forment une joyeuse bande de bons amis dont la plupart sont des magiciens particulièrement doués. L’atmosphère y est à la déconne et à la franche camaraderie, un pour tous, tous pour un.
C'est ainsi que nous suivrons Lucy la nouvelle recrue constellationiste (invocatrice, quoi) , Natsu le fougueux élémentaliste du feu, Happy le chaton parlant et ailé, Grey le lunatique élémentaliste de la glace, Ezra la puissante guerrière-mage et le reste des membres de Fairy Tail. Au cours de cycles s'étalant sur plusieurs tomes et de petites aventures intermédiaires plus légères, ils vivront des aventures au cours desquels on apprendra à mieux les connaître et à s'y attacher.

Je n'ai aucun reproche à faire à cette série. Le dessin est bon, la narration particulièrement fluide, les intrigues simples et efficaces, les personnages charismatiques, l'humour est souvent drôle. Et comme dans ton bon shonen, chaque tome se termine sur un cliffhanger obligeant le lecteur à lire immanquablement la suite. Prenant et bien agréable, il est juste dommage que l'ensemble manque un peu d'originalité et de profondeur, même si cela n'a rien de rédhibitoire pour le simple divertissement amusant qu'il se propose d'être.

Nom série  Légendes de la Garde  posté le 03/02/2008 (dernière MAJ le 27/05/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est sous la forme de forts jolis albums cartonnés que Gallimard a publié en France ce comics indépendant basé sur une transposition originale d'un récit heroic-fantasy dans un univers où les héros sont des souris.

Couverture et graphismes sont attirants. Le premier volume offre de belles couleurs automnales, le second de froides couleurs hivernales et de lugubres souterrains obscurs. Le dessin est charmant, mettant en scène avec réussite et esthétisme des décors de nature et de fantasy, et des souris plus vraies que nature. Ces dernières sont pleines de vie, portant capes et épées avec un naturel surprenant.
Il y a vraiment de quoi être conquis par ce graphisme. La narration graphique manquait un peu de clarté par moment dans le premier tome mais cela s'arrange dans le second. De même, le premier tome me donnait parfois l'impression que les décors étaient inexistants au profit des seuls personnages alors qu'ils sont bien présents et soignés dans le second.

Bref, c'est joli.
Et qui plus est, le récit est original dans sa forme. L'idée de transposer des histoires d'heroic-fantasy dans un univers de petites souris est non seulement sympathique mais en plus réalisée ici avec succès. Cette civilisation parait à la fois simple et convaincante. Les gardes souris sont confrontés à des dangers à leur échelle, serpents, furets, abeilles et autres hiboux. Leurs villes sont construites dans des troncs d'arbres ou des rochers, leurs bateaux sont faits de feuilles et les terriers des animaux forment de grands réseaux de tunnels à explorer.

La forme est bonne mais le fond maintenant est un peu plus léger. Les intrigues racontées dans ces récits sont assez simples et facilement résumées. Les gros albums Gallimard se lisent assez vite et les scénarios sont sans grande surprise. Ce sont des récits d'aventure héroïque avec des combats, des trahisons, un vieux combattant mystérieux, mais peu d'originalité et relativement peu de profondeur. On sent notamment une nette inspiration du Seigneur des Anneaux, notamment dans le second tome avec la visite de souterrains rappelant fortement la Moria. C'est dommage quand, comme moi, on attend plus d'originalité et de complexité d'un scénario qui utilise de tels décors et tels personnages.

Malgré tout, j'ai été assez conquis par le graphisme, les personnages et l'ambiance du récit. Je ne regrette pas mes achats car ce sont de beaux objets et un univers original et charmant. Dommage que les intrigues ne soient pas plus complexes et plus denses.

Nom série  Les Carnets Secrets du Vatican  posté le 26/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai lu que trois tomes de cette série, les tomes 2, 4 et 5. Je n'avais qu'eux à ma disposition mais j'ai vraiment dû me forcer pour les lire tant le premier m'a rebuté. Et les suivants n'ont pas relevé le niveau de mon intérêt.

Il s'agit d'histoires indépendantes pour les tomes 1 à 3 puis d'une histoire à suivre pour les tomes 4 et 5. Les premières se déroulent dans des cadres divers, avec des protagonistes différents, tandis qu'on retrouve dans les 2 derniers l'héroïne du tome 2 et que les rouages d'une "section spéciale de recherche" du Vatican se dévoile un peu plus.
A chaque histoire sa nouvelle enquête, à la poursuite de secrets millénaires et de reliques sacrées, le tout pour contrer des organisations aux buts obscurs et avec pour résultat final, semble-t-il, de toujours faire disparaître à la fin tous les fameux éléments sans qu'on en voit bien l'intérêt. "Cela pourrait ébranler l'Eglise et la Foi Catholique, et bla bla bla", j'imagine...
Quand le Da Vinci Code rencontre N.C.I.S: Enquêtes Spéciales...

A chaque tome, un dessinateur différent. Aucun graphisme ne m'a particulièrement charmé, certains étant très moyens tandis que les autres me laissaient indifférent. Au final, seul le dessin du 5e tome m'a plu mais il est gâché par une colorisation informatique laide et impersonnelle.

Le principal souci de cette série, c'est sa narration. C'est proprement incompréhensible la plupart du temps.
Chaque tome abonde d'ellipses à tel point que j'ai régulièrement eu l'impression qu'il me manquait des pages d'une scène à l'autre, voire d'une case à la suivante.
Les intrigues n'ont aucune clarté. Les dialogues noient le lecteur sous un flot continu de références historiques et religieuses. Moi qui croyais m'y connaitre un petit peu en matière d'Histoire et de Religions, j'ai régulièrement été complètement perdu, non pas parce que c'est compliqué mais parce qu'on dirait qu'une avalanche d'informations de type encyclopédiques vous tombe sur la tête.
Tout cela pour masquer des enquêtes sans crédibilité et répétitive. On dirait qu'il est enfantin de suivre le chemin de personnages ou d'objets ayant évolué il y a 1000 ou 2000 ans alors qu'ils avaient été oubliés de tous entre-temps. Les protagonistes passent leur temps à passer d'un indicateur sorti d'on ne sait où à un autre, ou à se voir révélées des informations cruciales après quelques instants de recherche par des experts appropriés dans des livres ou dans les si pratiques Archives du Vatican. Tout parait sorti du chapeau mais dissimulé derrière la somme extravagante d'érudition dont semblent faire preuve tous les personnages.
On s'y perd d'autant plus qu'en lisant plusieurs albums à la suite comme je l'ai fait, il est facile de s'embrouiller entre les intrigues.
Sans parler de la Garde Suisse qui donne l'impression avoir le droit d'agir en commando dans n'importe quel pays et de tuer les ennemis du Vatican en toute impunité.

Bref, cette série m'aura davantage déçu et donné mal à la tête que procuré du plaisir.
Dommage car, au-delà de ses défauts narratifs, elle fournit une dose d'informations historiques et religieuses intéressantes.

Nom série  La Compagnie des Lames  posté le 26/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je réserve encore mon avis et ma note reste modérée pour le moment car ce premier tome n'est qu'une introduction mais en tout cas elle est prometteuse.

Nous sommes dans le cadre d'une heroic-fantasy adulte, sombre et de style réaliste. Elle se déroule dans un monde dur, xénophobe et dominé par les humains qui asservissent volontiers les races anciennes, elfes et autres orks, pour l'esclavage et pour l'argent.

Le scénario part sur une base un peu stéréotypée. Il s'agit de la reformation d'un vieux groupe de combattants une cinquantaine d'années après leurs exploits légendaires. Les choses ont bien changé entre-temps, à commencer par les guerriers eux-mêmes qui ont vieilli, ont souffert ou se sont reconvertis. Mais un nouveau danger plane à l'horizon et, même s'il reste mystérieux pour le moment, ils semblent les seuls à pouvoir y remédier.

Cela parait peu enthousiasmant car trop déjà vu. Et pourtant, l'accroche est vraiment bonne. Le monde imaginé est original et intéressant. Les personnages sont dotés de vraies personnalités, crédibles et troubles à souhait. Il y a une ambiance digne des meilleurs récits de fantasy et des meilleurs jeux de rôles. J'ai juste été un peu déstabilisé par ce choix étrange de donner des noms espagnols aux villes et provinces.

Et puis il y a le dessin qui est marquant et qui joue grandement dans cette réussite. On parlera d'ailleurs davantage ici de peinture que de dessin. Hormis quelques légers soucis anatomiques et des mains parfois trop petites, les personnages, créatures et autres armures sont excellemment bien rendus. Les décors sont moins bons du fait de récurrents problèmes de perspective et de profondeur, mais cela n'affecte pas le plaisir de lecture et le style dantesque de certains paysages.

J'ai hâte de savoir la suite de l'histoire, notamment d'en apprendre plus sur ce crâne télépathe... car quand un connaisseur du monde de AD&D croise la route d'un crâne parlant, érudit en nécromancie et orné de pierres précieuses, il a tendance à se méfier un peu...

Nom série  Superman - Aliens  posté le 26/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Encore un cross-over entre l'univers des super-héros DC Comics et celui des Aliens. Toutes mes lectures similaires précédentes ont été de belles déceptions et celle-ci n'est vraiment pas meilleure.

L'idée, c'est la réception par Superman d'un message de détresse envoyé par ce qu'il pense être des survivants kryptoniens. Il empruntera aussitôt un vaisseau à la Lexcorp pour arriver sur une station spatiale dont la population a été décimée par des aliens. S'ensuivront plus d'une centaine de pages de courses-poursuites, de bagarres et de tentatives de fuite.

Vous allez me dire : que peuvent bien faire les aliens aussi implacables soient-ils contre l'Homme d'Acier, invulnérable, hyper-rapide et sans faille ? Eh bien, comme ce dernier se trouve loin du système solaire, il n'a plus le soleil pour lui donner sa super-force et se retrouve donc à armes plus ou moins égales avec les créatures. Mouairf...

Le graphisme est d'un niveau acceptable. Les personnages sont correctement dessinés mais les décors sont trop basiques. Et puis il faut bien le dire, Superman a une sale gueule dans cet album, doté de l'affreuse coiffure mulet qu'il arborait au milieu des années 90 et se retrouvant ridicule en slip et chaussettes au fur et à mesure que ses habits sont arrachés par les aliens.

A côté de cela, le scénario est médiocre. Le concept de la confrontation entre l'Homme d'Acier et les Aliens reste assez crédible et il y a quelques idées intéressantes comme la rencontre avec cette civilisation en lien avec les kryptoniens et cette Kara qu'on imagine bien devenir plus tard la fameuse Super-Girl... mais le récit est tellement bourré d'incohérences et de facilités scénaristiques qu'il en devient vraiment nul.

Je citerai en vrac cet hélicoptère qui se retrouve en vol quelques secondes à peine après avoir atterri en catastrophe à cause d'une panne, Superman qui arrive juste au moment fatidique sur la station spatiale alors qu'il répond à un appel au secours envoyé une génération plus tôt, Kara qui se balade seule et sans raison à des kilomètres du bunker des autres survivants, des voyages interstellaires qui semblent ne pas durer plus de quelques minutes, un alien qui grandit beaucoup trop vite puisqu'il atteint sa taille adulte une heure ou deux après sa naissance, un autre qui semble vouloir faire une prise de judo à Kara alors qu'il peut la tuer en une seconde, Lois qui échappe encore à un autre alien en se contentant de courir alors qu'elle était complètement à sa merci, le Dr Kimble qui sait que ce sont des créatures de combat presque invulnérables et dotées d'un sang exceptionnel alors qu'elle n'en a jamais vu davantage que pendant quelques secondes et qu'elles n'ont jamais saigné, etc etc etc etc...
Beaucoup beaucoup trop de facilités scénaristiques !

Et une fois de plus dans une adaptation en BD des Aliens, ces derniers se retrouvent réduits au rang de chair à canon, attaquant en masse et stupidement comme une horde de zombies, et donc absolument sans le charme et l'effroi qu'ils pouvaient impliquer dans le premier film, Alien le 8e passager.

A ne lire qui si vous avez du temps à perdre.

Nom série  Vigilantes  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénario de cette bande dessinée aux allures de comics est assez intrigant. Au vu du titre, de la couverture et de la scène d'introduction, on devine bien qu'il y a un lien avec les super-héros. Mais jusqu'à la fin du premier tome, aucun n'est visible. Nous ne sommes pas non plus témoin de la moindre scène fantastique, mais on sent également qu'il est bien présent et qu'il se manifestera sous peu.

En effet, les quatre héros adultes de cette histoire partagent visiblement un passé où, suite à une étrange histoire chamanique, ils auraient bénéficié de pouvoirs de super-héros. Est-ce vrai ? Des indices surnaturels comme les saignements dont ils souffrent soudainement semblent l'indiquer. Et qui est ce William Peter Stahl qu'ils veulent affronter ? J'imagine que les tomes suivants donneront la réponse à ces mystères.

En attendant, la lecture est assez prenante. Le dessin, réaliste de style comics, est de très bonne qualité. La narration est impeccable malgré de nombreux flash-back. J'ai juste eu un peu de mal à m'y retrouver dans les nombreux personnages et les deux époques, notamment en ce qui concerne les deux adultes bruns à cheveux longs que j'ai plusieurs fois confondus.

Pour le moment, la mise en place de ce récit est un petit peu lente. Tout comme la part de fantastique et de super-héroïsme reste en suspens, cela manque encore d'action et on se demande aussi où les auteurs vont en venir.
Quoiqu'il en soit, je lirai la suite avec curiosité.

Nom série  Le Club du Suicide  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet ouvrage est l'adaptation en bande dessinée d'une trilogie de courtes nouvelles policières de R.L. Stevenson. Elles mettent en scène le Prince Florizel de Bohème, riche noble en quête d'aventures qui joue les enquêteurs et les justiciers, confronté ici au dangereux président d'un club bien particulier.

Le ton de ce récit est celui d'un roman-feuilleton, avec une bonne part de mystère et un peu de sensationnalisme, du moins pour l'époque. Empli d'ellipses et laissant le lecteur démêler seul l'écheveau d'intrigues assez alambiquées, il manque de clarté à mon goût. En outre, chacune de ses trois parties est l'occasion pour l'auteur de planter un nouveau décor, avec des personnages et des situations au départ inconnues qui peuvent laisser le lecteur perplexe le temps qu'il réussisse à "raccrocher les wagons".
La narration de cette adaptation n'aide en outre pas toujours car j'ai dû revenir deux ou trois fois en arrière pour être bien sûr d'avoir compris ce que je venais de lire. Ce fut par exemple le cas lors de la mort annoncée de ce fameux Barthélémy Malthus en fin de première partie, sachant que ce nom n'avait jamais été écrit avant et donc pouvait laisser supposer plusieurs possibilités. Les comportements et intentions des personnages également sont parfois difficiles à cerner.

En contrepartie, l'album est doté d'un très joli dessin à base d'aquarelles dans les tons ocres et bleutés. Les décors sont particulièrement réussis, qu'il s'agisse des rues de Londres comme de Paris. Les personnages sont simples mais dessinés de manière relativement efficace même s'il faut parfois réfléchir un peu pour bien les reconnaître, d'autant plus que les héros ont tendance à se grimer au cours de l'intrigue.

Au final, le scénario de cette histoire que je ne connaissais pas est original et plaisant mais hélas trop souvent confus ou inutilement compliqué. Heureusement, il est soutenu par un bien agréable graphisme, mais cela ne suffit pas à combler ma frustration d'être un peu passé à côté du récit et d'avoir souffert de son manque de clarté.

Nom série  Haven  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Je ne sais trop que dire sur cette nouvelle bande dessinée d'heroic-fantasy chez Soleil. Sur le plan formel, elle n'est pas foncièrement mauvaise. Mais elle emprunte tellement d'éléments déjà-vus que c'est difficile de se sentir vraiment concerné par son récit.

Premier élément cliché, cette cité vivant en autarcie depuis des générations, avec sa société très hiérarchisée qui interdit aux habitants de sortir de ses murs en prétextant un environnement extérieur empoisonné et qu'ils sont les seuls humains encore en vie. Du coup, son économie sensée être basée sur le commerce semble plutôt incohérente, soit dit en passant... S'ensuivra très vite le deuxième cliché puisque le héros, jeune débrouillard un peu rebelle, se fera évidemment exiler de la ville pour découvrir à peine sorti que tout ceci est un mensonge et qu'il y a toute une population vivant en dehors de ses murs. Grosse incohérence du coup : qu'est-ce qui explique qu'aucun citadin n'ait jamais été témoin de l'approche d'humains ou d'autres êtres civilisés visiblement si nombreux juste autour de la ville alors qu'ils ont accès à une vue lointaine depuis le haut des remparts ?
Ce n'est qu'un début puisque la suite du récit aura droit à son lot de facilités scénaristiques, de très grosses coïncidences et encore d'autres clichés.

C'est dommage car le dessin est de bon niveau. Les décors et les personnages sont soignés et rendent très bien. La colorisation est plutôt bonne aussi. Les visages des personnages m'ont par contre lassé par leur fadeur, leur manque de naturel et leurs angles de vues trop limités ; quelques vues de face, un peu de profil et pour le reste que des vues de trois-quarts basiques et trop récurrentes. Par contre, les personnages des hommes-loups sont vraiment bien dessinés, même s'ils sont totalement inspirés des Wolfen du jeu de figurines Confrontation.

Pour le moment, rien de très enthousiasmant dans ce récit heroic-fantasy sans surprise. Mais comme le dessin est appréciable, j'espère que la suite prendra une tournure plus originale et plus prenante.

Nom série  Chronographie  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chronographie est le témoignage graphique de 10 ans de relation artistique entre une mère et sa fille.
De 1998 à 2008, Dominique Goblet et sa fille Nikita Fossoul organiseront toutes les deux semaines des séances de pose durant lesquelles elles feront à chaque fois un portrait l'une de l'autre.

Il serait facile d'estimer en parlant de cet album qu'il ne s'agit pas d'une bande dessinée mais d'un recueil de portraits. Et pourtant il y a une indéniable narration séquentielle entre chaque page.
D'une part, chaque page répond à son opposée puisque à l'image de la fille vue par la mère répondra celle de la mère vue par la fille, dessin régulièrement réalisé en utilisant une technique similaire et donc comparable.
D'autre part, le lecteur est invité à être spectateur du développement de cette relation. Au début de l'expérience, la fillette avait 7 ans. Elle en aura donc 17 à la fin et son dessin aura évidemment grandement évolué. Inversement, le dessin de sa mère n'évoluera que peu mais il représentera par contre la croissance de sa fille passant du statut d'enfant à celle de jeune femme.

Alors que les tous premiers portraits de la mère et de la fille sont de simples dessins à la plume ou au crayon, donnant parfois l'impression d'avoir été dessinés sur le premier bout de papier trouvé sous la main et griffonné, chaque nouvelle planche devient bien vite une nouvelle expérience graphique.
Dominique Goblet s'amuse à user de techniques différentes à chaque page, donnant un petit nombre de résultats un peu ratés à mon goût, mais aussi beaucoup de très belles oeuvres. Outre son trait clairement maîtrisé, j'ai été particulièrement charmé par son usage de la couleur et des textures. Elle use régulièrement de motifs rigoureusement non naturels pour un portrait, vert, jaune, rouge, gris, et le rendu de la majorité des pages est particulièrement original et fort à mon goût. Cela donne envie de les encadrer pour les contempler plus longuement.
Quant à sa fille, Nikita, j'ai trouvé que son dessin d'enfant certes mignon mais peu enthousiasmant au départ faisait d'étonnants progrès à partir des planches de 2003. Déjà auparavant, elle s'amusait à imiter les différents procédés graphiques de sa mère et la comparaison était intéressante. Mais à partir de ses 12 ans, on peut assister à un véritable bond en avant au niveau technique et dans les années suivantes certaines planches deviennent presque aussi admirables que celles de sa mère.
Je regrette juste le manque d'expressivité des personnages. Autant en épilogue, les auteures expliquent qu'elles ont appris à connaître parfaitement le visage l'une de l'autre et de déceler la joie, la tristesse ou la colère dans les ombres portées, autant j'ai trouvé que cela ressortait peu dans le dessin à mes yeux et la fille telle que dessinée par la mère donnait l'impression de toujours faire un peu la tête. C'est lassant et dommage quand on a l'espoir d'être témoin de la relation qu'on espérerait un peu plus souriante entre une mère et sa fille.

Chronographie est donc une intéressante lecture tant sur le plan artistique que sur le suivi d'une triple évolution, celle du graphisme de la fille, de sa croissance vue par les yeux de sa mère et enfin de la relation artistique et familiale entre les deux. Par contre, je doute avoir envie de la relire, excepté peut-être pour admirer encore un peu les plus belles peintures de la mère. Cette grande somme de pages et de portraits souvent répétitifs m'a quand même lassé à la longue. Pour cette raison, et parce que le prix de l'album est très élevé, je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Légendes de Troy - L'Heure de la Gargouille  posté le 23/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouveau récit se déroulant sur le monde de Lanfeust De Troy.
Il met en scène cette fois-ci la ville de Triban, située sur le même continent mais plus ou moins à l'opposée d'Eckmül. Elle est présentée à la manière d'une Venise marchande et prospère mais subissant un fléau bien particulier : des gargouilles dévorent chaque nuit les pierres des riches palais et leur magie empêchent les notables de s'en débarrasser. Jusqu'au jour où un barbare débarque dans la ville et qu'on découvre par hasard qu'il a les moyens de se débarrasser des gargouilles.

L'histoire de cet album, quoique simple, est sympathique. C'est un divertissement avec une petite part de suspens et une bonne part d'humour. J'ai notamment souri sur le petit retournement de situation en toute fin de récit.

Le dessin est appréciable mais m'a nettement moins convaincu que celui des autres oeuvres de Cassegrain (Tao Bang par exemple). Le trait est assuré et les personnages dynamiques mais je n'ai pas aimé la façon dont il donne l'impression de n'encrer que quelques contours puis de remplir tout le reste par le biais d'une colorisation informatique que j'ai trouvée manquant singulièrement de contraste et de vie. Et je n'ai pas aimé non plus le look des greluch... des filles qui composent ce récit, même si leur côté lourdement bimbo est bien évidemment voulu.

Au final, je ressors de cette lecture avec l'impression d'un plaisant divertissement, un peu trop léger pour rester en mémoire mais sympathique quand même.

Nom série  L'Enfant d'éléphant, d'aprés Rudyard Kipling  posté le 23/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens d'en faire la vérification, cette bande dessinée adapte véritablement tel quel le texte de Rudyard Kipling, au mot près quoique la traduction diffère un peu de celle que j'aurais faite à certains moments. Sur ce point-là, c'est donc instructif.
D'autant plus que j'ai découvert par ce biais que Rudyard Kipling ne manquait pas d'humour dans ce conte et dans les dialogues des personnages. A cela s'ajoute également l'humour que Yann Dégruel a distillé dans ses planches, par les nombreuses actions et mises en scènes qu'il brode autour et entre les dialogues originaux. Le sourire est bien présent au cours de cette lecture.
Quant au dessin, sans être colorisé d'une manière qui me charme vraiment, je le trouve plaisant et parfaitement efficace pour mettre en valeur ce récit.
C'est donc là un joli album jeunesse convenant tout à fait à des enfants à partir de 4 ans et jusqu'à 10 ans environ.

Nom série  Le Plus mauvais groupe du monde  posté le 22/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD joliment inclassable. Sucessions de saynettes, de présentations de personnages, de lieux ou d'anecdotes, elle fait régner une étrange atmosphère sur la ville qu'elle prend pour décor et ses habitants dont elle décortique les habitudes et les manies.
Loufoque, absurde, la folie inutile du quotidien et les idées les plus farfelues semblent être le point commun de tous ces citadins.

En cela, cet ouvrage se révèle un très bel inventaire d'idées burlesques sous des apparences de sérieux. Il y a beaucoup de jolies trouvailles, de bons mots, de thèses ou de fantaisies qu'on aurait aimé avoir. C'est très imaginatif et on se demande régulièrement où l'auteur est allé chercher de telles idées.

Ceci étant dit, je n'ai pas pu m'empêcher tout au long de cette lecture finalement assez longue de me demander où il voulait en venir. J'espérais en permanence qu'une intrigue se forme, réunissant peu à peu ou soudainement tous les intervenants, situations et lieux de cet assemblage. Alors certes, au fil des pages, on sent des liens entre tout cela, mais jusqu'à la fin du premier tome, dont j'ignore s'il aura une suite, les collusions restent superficielles et n'aboutissent finalement qu'à presque rien.

Il reste donc au final un formidable recueil d'imagination sociale régulièrement parsemé d'humour et d'idées fortes, mais ce ne sera pas suffisant je le crains pour cristalliser en moi un souvenir impérissable.

Nom série  Le maître de Benson Gate  posté le 02/06/2008 (dernière MAJ le 22/05/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture des trois premiers tomes, je trouve la lecture de cette série divertissante et plutôt originale.

Le décor est intéressant. Nous sommes placés ici au début des années 1920, à Boston, dans une famille riche et influente pour qui les affaires, dans tous les sens du terme, n'ont pas de secret. Par son biais, nous allons découvrir une facette des liens entre affaires, politique, justice et magouilles mafieuses, mais aussi une vision de la situation des USA et du Mexique à l'époque.

Les évènements amènent deux frères à plus ou moins se confronter. L'aîné trempant dans des magouilles peu reluisantes, il devra être exilé tandis que le cadet prendra la tête de la compagnie familiale. Cette trame du conflit entre un grand frère sûr de lui, arrogant et dangereux, et un plus jeune, plus calme et moins sombre, m'a d'ailleurs rappelé à plusieurs moments Le Maître de Ballantraë.
A cela s'ajoute un troisième personnage, plus en retrait bien qu'il soit le narrateur, que j'ai trouvé assez intéressant. C'est un noir, secrétaire particulier et homme de main de la famille, amené à effacer les traces des frasques et ennemis des Benson. Je suis assez curieux de savoir ce qui va l'amener à trahir son maître dans la jungle du Mexique tel qu'il l'annonce dès les premières pages de la BD.

Le dessin un peu figé ne m'a pas enthousiasmé. Je n'aime pas notamment ses ombrages qui lui donnent un aspect sale. Je n'ai rien d'autre en particulier à lui reprocher pour autant, ce n'est juste pas ma tasse de thé.

J'ai trouvé assez original quoiqu'un peu déroutant la façon dont chaque tome jusqu'à présent semble aborder un sujet et un style différent. Le premier présente la situation et met en scène les évènements amenant à l'exil de l'aîné. Le second part sur une pure intrigue policière avec une enquête à la poursuite d'un serial killer. Le troisième raconte les manipulations et les magouilles illégales entre Mexique et USA du cadet devenu un chef d'entreprise impitoyable. Et à première vue, le quatrième tome devrait probablement raconter les aventures de trafiquant et peut-être de chasseur de trésor de l'aîné au Mexique.
C'est un renouvellement entre chaque nouvel album, ce qui peut être agréable mais donne aussi une impression de ne pas trop savoir sur quel pied danser et où les auteurs veulent nous emmener.

Quoiqu'il en soit, ce fut une lecture assez plaisante même je n'ai pas complètement accroché. C'est réaliste, ambitieux et assez intriguant mais les personnages manquent de charisme à mon goût. Et ce genre de scénario n'est de toute façon pas celui que je préfère.

Nom série  J'aurais adoré être ethnologue  posté le 22/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu La Théorie de la contorsion avant de lire cet album, faisant le chemin inverse de la logique compte tenu de la date de parution de ces deux ouvrages de Margaux Motin et du fait qu'ils sont tous les deux issus de son blog. Est-ce que ma réaction vient de là ou pas ? Quoiqu'il en soit, j'ai un peu moins aimé cet album-ci.

Je l'ai trouvé un peu moins bien dessiné. Le trait semble moins assuré. Dans les deux ans qui semblent séparer le moment où les planches qui les composent ont été dessinés, l'auteure a visiblement acquis un coup de crayon plus personnel, plus libéré tout en étant maîtrisé. Les pages de "J'aurais adoré être ethnologue" restent néanmoins sans défaut et appréciables, mais je suis moins tombé sous le charme.

Mais surtout, j'ai moins ri. Certes quelques planches sont vraiment drôles mais beaucoup d'autres m'ont laissé un peu indifférent. Il y a moins de poésie aussi.
En définitive, cette lecture m'a paru un peu plate quoiqu'agréable. Je n'irais cependant pas la déconseiller car c'est plaisant, amusant et bien dessiné.

Nom série  Vikings (Hugdebert)  posté le 18/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD joue sur deux tableaux.
D'une part, elle ne masque pas son caractère purement pornographique. Il y a du sexe parfaitement explicite à presque chaque page.
Mais d'autre part, elle présente un cadre historique plutôt bien documenté. La communauté viking, leur société et leurs moeurs, même si celles-ci sont ici particulièrement orientées sur la chose sexuelle, sont rendus avec soin et réalisme.
C'est intéressant et bien foutu.

Le dessin n'est pas en reste car Hugdebert a un bon coup de crayon que ce soit pour les anatomies, féminines comme masculines, ou pour les décors, fjords, maisons et bateaux. Pour une BD de cul, il y a un vrai soin du détail et du graphisme.

Au niveau érotisme maintenant, c'est moyennement émoustillant. La grande majorité des scènes pornographiques sont des situations de soumissions, voire de viols, mais elles ne me rebutent pas comme cela peut être le cas pour d'autres séries du genre car elles sont ici soutenues par un cadre historique qui les rend crédibles. En outre, la narration suit l'héroïne et apporte son point de vue souvent féminin, avec elle aussi parfois ses envies, ce qui ajoute un peu de réalisme et rend les scènes plus attirantes.

Il est regrettable par contre que le seul tome 1 ait été publié en album, la suite et fin n'ayant été visiblement diffusée qu'en kiosque. Du coup, difficile d'en conseiller l'achat.

Nom série  Caligula  posté le 17/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 1,5/5

Concrètement, cette BD est très mauvaise, sur la forme et sur le fond.

Il ne s'agit pas d'une BD érotique ou pornographique à part entière, à moins d'avoir l'esprit vraiment tordu. Certes les scènes de cul sont présentes quasiment à toutes les pages, bien plus qu'explicites, mais elles sont presque toutes accompagnées de séances de viols, de tortures, de mutilations ou de meurtres. Pour dire les choses simplement, dans cette bande dessinée, les orgies et les relations multi-sexuelles forment la base, presque ennuyeuse, alors les personnages recherchent des perversions plus "sophistiquées" : inceste (frères, soeurs, mère...), urologie, zoophilie, torture, meurtre d'amants, baise avec une mourante avant de l'achever... Les personnages prennent bien plus de plaisir à imaginer des perversions mêlant sexes, douleurs et mort qu'à simplement baiser. Difficile dans ces conditions d'être émoustillé par cette lecture.

Le dessin est plus que médiocre. Pourtant, vu de loin, il ne parait pas si mal. Il est à noter en effet que l'auteur a visiblement été très influencé par Manara dont on dirait qu'il a décalqué certains personnages féminins des albums érotiques de ce dernier. Mais dès qu'on regarde de plus près, les poses sont figées et sans naturel, les anatomies sont complètement ratées, les visages hideux ou approximatifs, et le tout est encore enlaidi par des couleurs atroces.

Pour finir, la narration est abominable. Cela donne l'impression que les planches ont été parfois mélangées, qu'il manque des cases ou des pages entières. Beaucoup de scènes sont incompréhensibles. Et l'album se termine par un "à suivre" alors qu'on a bien du mal à comprendre s'il s'est vraiment passé quelque chose de constructif ou si l'on n'a fait que suivre un assemblage grossier de scènes perverses.

Malgré tout, une certaine curiosité m'a poussé à aller jusqu'au bout de ma lecture. D'abord parce que malgré l'outrance de la majorité des scènes et la superficialité des psychologies, le décor d'une Rome aussi décadente n'est pas inintéressant et pourrait presque passer pour crédible. Après tout l'Histoire aura retenu de la fin du règne de Tibère puis de celui de Caligula une véritable atmosphère de débauche et de crimes qui pourrait finalement se rapprocher de celle du récit ici conté.
Et puis j'étais aussi curieux de voir où l'imagination de l'auteur l'emmènerait pour mettre en scène les différentes perversions, tortures et scènes sanglantes et sexuelles qu'il met en scène. Curiosité certes mal placée mais humaine. Et aussi gratuites et violentes que soient ces scènes, il faut admettre que la perversion y a une certaine imagination même si elle est très mal racontée.
Mais au final, non, vraiment rien d'émoustillant et je doute essayer un jour la torture et l'étripage lors de mes prochains ébats sexuels...

Nom série  Kraa  posté le 16/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Kraa est une bande dessinée que j'ai trouvée très jolie mais dotée d'un scénario un peu trop déjà vu.

Mettre en scène de méchants blancs qui veulent s'emparer du territoire de gentils amérindiens, des pourritures de "cow-boys" qui massacrent ces derniers et le jeune survivant qui va vouloir se venger, c'est trop convenu à mon goût. Ça ne me permet pas de me passionner pour une intrigue aussi bien menée soit-elle. D'autant que les personnages sont franchement stéréotypés, notamment les méchants qui ont décidément tous les défauts, vulgaires, assassins, violeurs, etc...
Quant au thème de base de l'histoire, ce récit autour de la relation entre le jeune indien et cet aigle géant et sanguinaire, elle est certes intéressante mais ne m'a pas plus enthousiasmé que ça non plus. On y retrouve le goût de Sokal pour l'animalier et la violence sanglante teintée de nature implacable et de fatalité. L'esprit du rapace purement prédateur et au coeur de pierre n'est pas mal rendu ceci dit.

Par contre, tout ce récit est placé dans un superbe cadre par le biais de très beaux dessins. On sent que Sokal s'en est donné à coeur joie et autant les décors naturels que ceux de la ville-champignon sont excellents. Couleurs, personnages, paysages, météo, il y a une vraie ambiance visuelle qui soutient avec force l'intrigue.

Ça vaut le coup d'oeil et la lecture. J'ai néanmoins été un peu surpris de voir que l'histoire attendait encore une suite : j'espère que l'auteur va pouvoir y étoffer son scénario et offrir davantage d'originalité car s'il se borne toujours à cette banale histoire de vengeance, cela risque de me paraître trop léger.

Nom série  Les Longues Traversées  posté le 15/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Contrairement à ce que laisse penser son titre, les Longues Traversées n'est pas un récit de marine et de voyages. C'est un récit sur les hommes revenus à terre, errant sur les quais, imaginant sans cesse un hypothétique retour sur les flots et rêvant de la femme idéale immanquablement inatteignable. Les voyages sont donc imaginaires mais la poésie n'en est pas moins présente.

Théo est né à La Rochelle. Engagé dans la Royale à 16 ans, il quitte la marine quelques années plus tard et vivote de quelques écrits journalistiques. Jusqu'au jour où il décide de s'installer à Lisbonne pour écrire un livre sur une femme pirate portugaise ayant combattu par vengeance les autorités brésiliennes au XIXe siècle.
Il y fait la rencontre de Diego, marin angolais désormais échoué sur les quais du port, et dans l'attente d'un lointain appareillage en tant qu'officier mécano.
Une belle amitié se forgera entre les deux hommes, faite d’histoires de femmes et de marins, certaines réelles d’autres purement fictives, la limite entre les deux n’étant jamais bien nette.

Un peu difficile à appréhender au premier abord, ce récit révèle son lot de force poétique et de beauté mélancolique.
Le texte lyrique de Bernard Giraudeau accompagne chaque planche. Il le fait parfois par le biais de dialogues concis mais ayant du sens au-delà des simples mots utilisés. Et il le fait d’autres fois par de longues envolées lyriques joliment écrites quoiqu’un peu fastidieuses dans le contexte d’une bande dessinée.
A ses côtés, le dessin de Christian Cailleaux sait se faire discret et en même temps charmer par l’esthétique de certaines cases et la force de grandes images de mers, de bateaux et de ports dans la nuit.

Sur un rythme un peu inégal, parfois désenchanté, les auteurs nous livrent un blues de la mer et des hommes à terre. Malgré quelques légers décrochages, j’ai été touché par certains moments emplis de poésie. J’ai aimé la relation entre ces deux hommes et les femmes qui les entourent, cette ambiance de torpeur mélancolique, leurs récits d’aventure à la frontière du réel et de l’imaginaire. J’ai aussi aimé cette idée de la femme rêvée par les marins qui feront d’eux des hommes en permanence en instance de départ pour l’ailleurs.

« Les hommes de mer aiment les filles de passage en rêvant à l’inconnue, la seule, l’unique, celle qui attend. Elle est la femme des nuits de quart, des longues traversées. C’est une compagne pour la mer. Sur terre, elle n’existe pas. On la devine. On ne voit que son ombre. Elle s’évanouit sans cesse. Elle n’est concrète que dans l’imaginaire. »

Concrètement, cette bande dessinée ne plaira probablement pas à tout le monde car son rythme est lent et donne l’impression à la fois qu’il ne se passe rien et qu’il se raconte pourtant trop de choses différentes, comme si l’on ne savait pas où les auteurs voulaient en venir. Et effectivement, la fin laisse légèrement sur sa faim. Mais entre-temps les auteurs nous emmènent pour un voyage touchant dans l’imaginaire des hommes à quai et pour peu que vous y soyez sensibles, vous aurez peut-être la chance d’être emmené vers cet ailleurs idéal des marins.

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