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Nom série  L'Etreinte de l'ours  posté le 21/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette bande dessinée est un bel objet. Grand format, couverture cartonnée, dos toilé, l'accent est mis sur la qualité physique.
C'est regrettable que le contenu ne soit pas à la hauteur.

Il s'agit de courtes fables à la manière des Mille et une Nuits, entrecoupées d'interludes en une image ou une page. L'ambiance est à la magie, voire parfois à l'onirisme ou à l'hallucination. Le décor est oriental, sans précision de date ou de lieu, rappelant parfois la Turquie, parfois l'Arabie ou les pays voisins.

Le dessin est dans un style proche de la ligne claire sans en faire véritablement partie. Assez élégant dans son noir et blanc, je lui trouve cependant beaucoup de faiblesses techniques et un encrage un peu anguleux pas très plaisant. Certaines cases ne sont pas très claires tant l'auteur semble avoir du mal à représenter certains décors ou situations. L'escalade de la montagne dans la première histoire par exemple est assez laide.

Mais le véritable ennui, c'est que les histoires sont médiocres à mon goût. Sans grande saveur, elles se concluent rapidement en me laissant dans l'indifférence. Elles ne sont ni originales ni envoutantes à mes yeux et elles partent parfois dans des délires semi-poétiques ou hallucinatoires qui n'ont vraiment pas su me toucher.
J'ai trouvé l'ensemble particulièrement vain.

Nom série  Juliette Jones (Juliette de mon coeur)  posté le 20/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quel dommage qu'un dessin d'une telle qualité soit mis au service d'histoires aussi plan-plan.
Le terme de soap opera s'applique parfaitement à cette série dont l'héroïne est une midinette dont les péripéties les plus graves sont des histoires de coeur la concernant elle ou son entourage.

Elle, c'est la parfaite petite ménagère, la bobonne en tailleur strict et chignon serré qui pardonne toutes les offenses comme une parfaite chrétienne et sait que le seul vrai de devoir d'une femme est de s'occuper de son foyer, de sa petite famille et de ne jamais faire de vagues. A ses côtés, un papa probablement veut, gentil mais un peu mou, une petite soeur belle et énergique pour qui le terme chipie serait presque un euphémisme, et une suite de beaux hommes et de soupirants qui s'égrènent au fil des histoires courtes.

Si le personnage de Juliette Jones pouvait paraître charismatique dans les années 50 puritaines, elle est d'une platitude et d'un ennui assez caricatural de nos jours. Tout l'intérêt vient donc plutôt de ses proches et notamment de la jolie petite soeur, même si celle-ci se fait on ne peut plus détestable dans la première histoire de l'édition Futuropolis. Mais malgré cela, le scénario des récits n'a guère d'intérêt ni d'originalité. C'est souvent très niais ou cucul-la-praline, et il n'y a pas d'humour où alors au second degré pour un lecteur actuel qui se gausserait de la façon de pensée de l'époque.

C'est bien dommage car le dessin, lui, est superbe. D'un très grand classicisme dans le style comics de l'âge d'or, il est d'une technique irréprochable et je le trouve vraiment très beau. Ah, que j'aurais aimé voir le même dessinateur travailler sur un excellent scénario !

Nom série  La Fabrique  posté le 19/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Fabrique, ce sont des gags en une page s'amusant avec beaucoup de causticité de la vie en entreprise ou en usine. C'est de l'humour acide qui se gausse ouvertement des patrons sans scrupule, des cadres collabo et des ouvriers qui se laissent faire.

C'est une lecture assez défoulante, avec des idées pas très fines mais plutôt justes en terme de critique sociale. C'est un peu bourrin, un peu convenu, mais ça détend et on peut y retrouver, en très amplifié, le plus souvent, des évènements de sa propre vie professionnelle qui ont de quoi faire rire... jaune ? J'ai bien aimé le coup de l'éminence grise, monsieur Wha-Wha, par exemple.

Le dessin un peu trop simple, quelques gags un peu lourds, un manque global d'originalité et le fait que ça tourne de manière assez répétitive autour du patron très caricatural m'empêchent d'en conseiller vraiment l'achat, mais la lecture est assez divertissante. C'est le genre de planches qu'on pourrait aisément se transmettre entre collègues pour se gausser de telle ou telle situation dans sa propre société.

Nom série  Les Luchadoritos  posté le 19/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Luchadoritos, ce sont 4 gamins mexicains dont le plus jeune, Melindez, est complètement fou de Catch et s'imagine en "El Perro Salvage", catcheur justicier que tout le monde craint. Sauf que Melindez a six ans et demi, un physique de crevette, et, malgré son caractère très assuré, il n'en mène pas large quand l'ennemi a la fâcheuse idée de se défendre.

L'album est constitué de gags en une planche, parfois légèrement suivis d'un page sur la suivante. Tout tourne autour de Melindez, de sa passion et de son comportement de faux dur-à-cuire.
Le dessin est simple mais d'une grande efficacité narrative. Tant par le graphisme que par les dialogues, les auteurs réussissent de jolie manière à instaurer une atmosphère ensoleillée et latine. Avec peu de choses, on se croirait dans un Mexique un peu fantasmé.
Les gags ne sont pas toujours très surprenants mais ils sont bien construits et amènent très facilement le sourire. C'est l'ambiance qui est sympathique avant tout, soutenue en cela par un personnage de Melindez doté d'une très forte personnalité et ses camarades plus simples mais tout aussi charismatiques.

J'ai lu cette BD avec plaisir, riant par-ci par-là. Sans que ce soit hilarant, c'est un agréable moment et une lecture assez dépaysante.

Nom série  Bookhunter  posté le 18/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée part d'un postulat assez amusant au départ, celui d'un monde où les livres ont autant voire plus d'importance que les êtres humains et où une brigade de police enquête à la façon des Experts avec tous les moyens, les forces d'assaut et les laboratoires qu'il faut pour pourchasser les emprunteurs en retard des bibliothèques ou pire les voleurs de livres rares.
C'est ainsi qu'après un prologue de quelques pages où l'agent Bay arrête avec perte et fracas un censeur, tout le reste du livre raconte une grosse enquête sur le vol d'une Bible du 15e siècle comme on raconterait la poursuite d'un dangereux serial-killer ou l'enquête sur le vol mystérieux de milliards de dollars de la Réserve Fédérale.

Le décalage entre la valeur relative d'un simple livre (surtout quand c'est une banale réédition) et l'abondance de moyens et le sérieux démesuré des enquêteurs est l'élément comique et délirant principal de ce comics. Cela fait sourire au départ mais sur plus de 100 pages, la surprise passe vite et cela devient un peu lassant à la longue. On a compris le principe, on aimerait bien voir un peu plus d'idées nouvelles.
Le dessin est en outre très faible techniquement parlant. Ce sont des bouilles rondes de petits bonhommes, avec des yeux ronds dont l'expressivité est ratée à mon goût.

Au final, l'idée originale et amusante du départ est amoindrie par une utilisation trop longue et trop diluée. Les éléments de l'enquête apparaissent en outre parfois complexes et pas faciles à suivre. Mais la lecture n'est pas désagréable et j'ai trouvé la course-poursuite finale dans la bibliothèque assez drôle.

Nom série  La Marque du péché  posté le 18/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Beau dessin et décor historico-géographique intéressant, j'aurais volontiers pu aimer cette série. Mais je trouve son déroulement assez plat et sans grande surprise. Je n'y accroche pas plus que ça.

Je ne savais rien de la guerre plus ou moins civile qui a déchiré l'Argentine et l'Uruguay en 1840, pas plus que je n'avais entendu parler de l'implication indirecte de la France de Louis-Philippe. Ce contexte géopolitique aurait pu être passionnant.
L'ennui, c'est qu'en début de lecture, j'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver. Je crois que ma confusion a été accentuée par une contradiction entre le texte en préface et le récit, les ennemis de Rosas étant successivement nommés Opposants puis Partisans de l'Unité. De même, je n'arrivais pas à savoir si l'un des acteurs de la BD que l'on voit dès les premières pages est bien le général Rosas ou un autre personnage. J'ai donc eu un peu de mal à y voir de façon claire et à m'instruire de ce décor historique.
De plus, l'intrigue se révèle très vite être plus une histoire mélodramatique de conflits de personnes, d'amour impossible, de révolutionnaires romantiques s'opposant à des dictateurs sadiques et pervers. Pas mal de violence, de femmes sexy et de scènes "choc" dans une ambiance très latine.

Si bien que malgré un dessin assez remarquable même si pas parfait, je n'ai pas été transporté par ma lecture et elle ne retiendra pas longtemps mon attention.

Nom série  Le Suédois  posté le 17/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas bien compris l'intérêt d'un tel récit, ou alors ce n'est tout simplement pas mon genre.

Il s'agit d'un huis-clos imposé dans un hôtel miteux sous une tempête de neige, dans le Nebraska de la fin du 19e siècle. 5 personnages : le patron de l'hôtel, son fils, et trois voyageurs de passage pour la nuit dont le fameux Suédois. Il ne se passe rien d'autre qu'une soirée, un repas, une partie de cartes et des discussions peu amènes. Tout se joue sur le caractère étrange des personnages dont le Suédois est le plus fou et le plus agressif.

J'ai vraiment eu du mal à apprécier.
Le dessin, tout en crayonnés et ombres, ne me charme pas. Je n'aime pas les visages des personnages, surtout leurs dents trop visibles.
Je n'ai pas compris grand chose à leurs comportements bizarres, à leur agressivité, et le personnage du Suédois est le pire d'entre eux. Si bien que je me fichais bien de savoir ce qui allait leur arriver et de la façon dont ça allait immanquablement tourner au drame.
Seule une légère curiosité de savoir où l'auteur voulait en venir a maintenu mon intérêt de lecture, mais ce fut pour être déçu par la conclusion.

Nom série  Urielle  posté le 15/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un huis-clos historique et très sérieux mettant en scène des religieuses dans l'Allemagne médiévale, voilà bien un domaine où je ne m'attendais pas à trouver le dessin de Clarke, que j'aime beaucoup au demeurant.

Son graphisme y est différent d'à l'accoutumée, plus strict, moins exubérant, plus réaliste. Les personnages en ressortent assez peu expressifs mais c'est plus ou moins voulu. L'association d'une bonne colorisation, signée Ngam, met en valeur la classe du trait qui se révèle très élégant. Certaines cases et compositions m'ont parfois fait penser à du Andreas (coïncidence, l'un des personnages s'appelle d'ailleurs ainsi) quand son dessin est associé aux couleurs d'Isabelle Cochet. Mais on sent la touche personnelle de Clarke et il nous offre ici un style assez à part, reconnaissable aux visages de ses personnages et à ses décors qui prennent parfois des allures théâtrales accentuant l'aspect huis-clos.

Le cadre historique mis en scène ici est original et instructif. Le récit nous présente une petite communauté de béguines au 13e siècle en Allemagne, des femmes veuves ou célibataires ayant dédié leur vie à la religion catholique sans pour autant être rattachées à un couvent et donc à l'autorité de l'Eglise. Leur légitimité est contestée par cette dernière et les femmes de ces béguinages doivent composer pour faire valoir le simple droit d’existence de leur communauté.

Le scénario de cette bande dessinée, bien qu’intéressant, est austère et assez simplement résumé. Il confronte la responsable d’un béguinage, dont les membres sont ses propres filles, à un inquisiteur (le même Conrad de Marbourg dont on parle aussi dans Le Troisième Testament mais dans une version plus proche du personnage historique) venu enquêter suite à l'apparition d'une étrange jeune femme qu'on pourrait croire tombée du ciel. Elue du Christ ou machination pour tenter de justifier la légitimité des religieuses ?

Bien menée et servie par un graphisme de très belle qualité, cette bande dessinée est plaisante et instructive même si elle se lit un peu vite.

Nom série  Sept prisonniers  posté le 15/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Globalement, c'est un type de scénario qui aurait dû me plaire, un scénario qui va loin dans la SF, imaginant une colonie pénitentiaire très spéciale et une mystérieuse grotte préhistorique... sur la Lune. Malheureusement, cela manque beaucoup trop de crédibilité pour être appréciable. Les facilités scénaristiques et les clichés s'accumulent et, arrivé vers la fin, on n'y croit plus du tout.

Le dessin est correct mais n'a pas su me séduire. Sans arriver à définir ma gêne, je trouve qu'il manque d'élégance, que ses compositions sont trop resserrées et que la narration graphique n'est pas efficace.

L'histoire, au départ intrigante, plonge dans de l'action sans grand intérêt, avec de la violence gratuite et des personnages sans saveur. Cet univers carcéral de SF aurait pu être intéressant mais il est traité, sans soucis de réalisme, comme une jungle où combattent des sauvages armés de sagaies. Quant à la révélation du mystère de la grotte préhistorique, c'est complètement farfelu et très décevant quand on constate que toute l'intrigue est sensée s'appuyer là-dessus.

Une déception pour un album qui n'est même pas divertissant.

Nom série  Combien de marins ?...  posté le 12/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'humour de Thiriet, qui ne me touche pas toujours, est ici très joliment mis en valeur par le dessin de Batron Brumaire. Le graphisme de ce dernier me rappelle beaucoup Jijé dans cet album, notamment par le récit de course automobile qu'on sent très inspiré de Valhardi. C'est beau, et le décalage entre le sérieux relatif de ce dessin et le délire des histoires fonctionnent aussi bien que les associations d'Alexis avec d'autres humoristes (Al Crane, Dans la joie jusqu'au cou...).

Les histoires courtes jouent presque toutes la carte de l'absurde ou du délire léger. Le résultat est un peu inconstant. J'ai beaucoup aimé le premier récit, ce qui m'a fait voir la suite de ma lecture avec un bon à-priori, mais certaines histoires m'ont un peu moins amusé et quelques chutes m'ont laissé froid. L'avantage, heureusement, c'est que l'humour n'est pas uniquement dans les chutes mais aussi disséminé au fil des cases d'une même histoire. C'est une bonne et agréable chose.

Le côté inégal de l'ensemble m'empêche cependant d'en conseiller incontestablement l'achat.

Nom série  Le Manuscrit Interdit  posté le 11/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome de cette série m'a enthousiasmé mais le second a un peu calmé mes ardeurs.

J'ai beaucoup aimé au départ cette ambiance qui m'a rappelé Indiana Jones.
Le département d'anthropologie d'une université américaine a envoyé un chercheur au Tibet pour des études qui pourraient bouleverser les dires de l'Evangile, ce dernier se retrouve aux prises avec l'invasion Chinoise, sa fille, aidée par un détective privé d'Hollywood au look de notre bon Harrison Ford va partir à son aide, tandis que s'affrontent à distance autorités communistes et dangereux MacCarthistes américains. Le scénario, les décors et l'époque fonctionnent bien et sont soutenus par un dessin de très bonne qualité. Je me suis cru dans un bon film dans la lignée des Indiana Jones, l'humour en moins ceci dit.

Mon intérêt a hélas un peu décru avec le second tome. J'ai en effet trouvé que l'intrigue se complexifiait inutilement, avec trop de personnages certes réalistes mais dont je ne vois parfois guère l'intérêt. En outre, le rythme est dense et j'ai eu l'impression que les clés de l'intrigue se modifiaient trop rapidement, l'objectif des personnages changeant page après page. C'est une bonne chose car les choses avancent vite et le tout est ambitieux, mais à force, j'ai eu du mal à être captiver et à vraiment prendre du plaisir à la lecture.
Le scénario part en outre un peu trop vite sur l'histoire de Jésus Christ, lui inventant un tombeau, des pouvoirs magiques et toute une histoire au Cashemire indien qui parait trop peu crédible sorti comme ça du chapeau.

Je lirais tout de même la suite avec intérêt car malgré ces petits reproches, c'est quand même une bonne BD.

Nom série  Oh les filles !  posté le 10/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire de 3 filles qui seront amies dès leur prime enfance, des filles que l'on va suivre de la naissance jusqu'au début de leurs vies de jeunes femmes, le tout ponctué de petites péripéties, de bonheurs, de malheurs et d'envies. Chacune est issue d'un milieu familial très différent mais leur amitié sera solide en toute circonstance.
C'est plaisant à lire, on s'attache assez aux héroïnes et on a envie qu'il leur arrive de bonnes choses.

Le dessin est joli mais j'ai eu un peu de mal avec les visages. L'auteur a fait le choix de donner de grosses bouches à ses personnages. Cela va quand il s'agit d'adultes mais cela donne aux enfants une bouche assez énorme, plutôt moche.

C'est une lecture qui coule toute seule, un moment agréable comme un feuilleton où l'on suivrait les mêmes personnages années après années. Ce n'est cependant pas très original et ne marquera pas les esprits.

Nom série  Highgate  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant toute chose, cette BD m'a appris l'existence du Cimetière de Highgate, cimetière londonien visiblement de toute beauté et parfait pour les amateurs de gothique. De même, j'ai pu vérifier que son affaire du ''vampire'', telle qu'elle est décrite dans la bande dessinée, avait véritablement eu lieu en 1970. Intéressant.

La BD en elle-même m'a bien plu durant ses deux premiers tiers. Je trouvais le récit dense et prenant, les personnages intéressants, et la trame de polar fantastique bien menée et sortant un peu des sentiers battus, ou du moins en reprenant de bons éléments. Le passage où le révérend raconte toute l'histoire de Highgate et de son vampire brise un peu le rythme mais je l'ai trouvée instructive.

Hélas, je n'ai pas été convaincu par la conclusion qui gâche l'ensemble.
J'ai bien du mal à m'y retrouver au final dans toutes ces apparitions de vampires. On ne sait plus qui est le vampire, où il est vraiment, qui est réel et qui ne l'est pas, qui est mort ou immortel. De même, je n'ai guère compris le passage où le héros et l'autre type vivent une expérience extra-corporelle en fin d'album. Ce moment a-t-il une utilité autre que symbolique ? Quelle est son utilité au final ?
En outre, après lecture, j'ai le sentiment que l'auteur a tenté d'attirer artificiellement le chaland par une introduction très jet-set et spectaculaire tandis que la suite est plus classique. Le mélange de genre, qui m'a séduit au départ, me parait au final trop factice.

Mon sentiment est donc mitigé. Il y a de bonnes choses dans cet album, tant au niveau du dessin que de l'efficacité de la trame fantastique, de l'enquête policière ou encore des personnages. Mais le tout n'a pas réussi à être sublimé en un bon album dont je conseillerais l'achat car la conclusion est bancale ou trop confuse.

Nom série  Hosni  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée prend la forme d'un documentaire, une retranscription factuelle d'une portion de la vie d'un homme rapportée en témoignage. Cet homme, c'est un ancien SDF choisi au hasard, et le récit de sa période dans la rue permet de savoir comment les choses se sont passées pour lui et d'imaginer que cela doit se passer de manière sensiblement égale pour la majorité de ceux qui se retrouvent à la rue.

C'est instructif et plutôt bien raconté malgré une ou deux petites longueurs. Je n'aime pas trop le dessin par goût personnel mais il n'y a aucun reproche à lui faire au niveau technique (hormis l'image des joueurs l'équipe de France de foot qui est assez ratée). Le personnage d'Hosni est rendu proche du lecteur, on comprend son raisonnement, ce qui l'a poussé à agir de telle ou telle manière. Comme il a su rester propre sur lui, on sent par ce récit qu'il a également su garder sa dignité morale malgré une période de déchéance alcoolique.
J'ai été agréablement surpris, dans ce récit en bande dessinée comme dans les témoignages écrits qui concluent l'album, que les SDF interrogés citent beaucoup de moments plus chanceux, de gens généreux qui les ont aidés ici et là. On ne sent pas la rancoeur envers les autres gens que je craignais d'y trouver, pas de témoignages vraiment hargneux ou d'éventuelles dénonciations politiques manichéennes. Cette gratitude envers certaines personnes, et même envers certains flics dans un des témoignages, offre des rayons de soleil et un peu d'espoir en l'humanité là où j'avais peur de trouver un récit sombre, désespéré et accusateur.

Je regrette cependant de ne pas avoir bien compris les évènements qui ont amené Hosni à devenir SDF. Si une partie de la foule méprise ou a peur des SDF, outre à cause d'une angoisse inconsciente que ça leur arrive un jour, c'est bien souvent parce qu'elle n'a aucune idée de comment ils en sont arrivés là. Du coup, elle imagine tout et bien sûr le pire. D'où ces réflexions qui surgissent estimant que "les SDF, ils l'ont voulue, la rue" ou "ils n'ont qu'à bosser s'ils veulent s'en sortir". D'où l'intérêt de comprendre exactement comment les choses peuvent se passer pour qu'un homme comme vous et moi puisse se retrouver à la rue. Sur ce sujet, j'avais davantage appris en lisant Amères saisons, autre album qui abordait aussi le thème des SDF en plus de celui de l'alcoolisme.

Je vois dans cet album une bande dessinée reportage au sujet intéressant.
En fait, ce qui me soucie, c'est que je n'ai pas su m'attacher au personnage et à son récit. J'en suis resté à la surface, comme on lit un article de presse sans ressentir particulièrement d'émotions. Le sujet est instructif mais pas marquant dans la façon dont il est présenté. Du coup, je ne pense pas relire l'album et donc en conseille davantage la simple lecture si vous en avez l'occasion que l'achat.

Nom série  Street Girls  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Il y a une large part de subjectif dans mon avis aussi négatif car je ne suis vraiment pas le public idéal pour cette BD et je n'arrive fondamentalement pas à me mettre dans la peau d'un possible amateur du genre.
En effet, toute l'ambiance qui se dégage de cette série me rebute. Elle a choisi pour thème la passion du graff', ces tags dits artistiques sur tous les murs disponibles, et tout un visuel street fashion pour nénettes de banlieue ou pour midinettes désireuses de suivre la mode streetware. C'est un univers qui n'est strictement pas le mien. Et surtout, j'ai bien du mal à voir d'un bon oeil ces amateurs de graff', surtout quand je vois l'auteure les confronter à des "méchants" flics "trop cons" et ne pas comprendre qu'on puisse ne pas aimer voir les murs de sa maison ou de sa rue taggés de toutes les couleurs.

Passé l'aspect subjectif, je trouve également la série médiocre au niveau objectif.
Le dessin est certes dynamique mais je ne l'apprécie pas. Les personnages sont vivants, oui, mais je les trouve antipathiques. Je n'aime pas du tout la façon de l'auteure de dessiner leurs nez comme des truffes animales à la manière des BD Disney. La mise en page éclatée manque d'efficacité et laisse trop d'impression de vide. Les décors, quand il y en a ou quand ils ne semblent pas issus d'une brochure publicitaire, sont froids et sans vie. Et les couleurs, très informatiques, sont assez glaciales.
Les personnages sont superficiels et caricaturaux. Leurs réactions sont trop immatures pour convenir à un lectorat adulte.
Et pour finir le récit me fait penser au scénario d'un mauvais dessin animé télé aux épisodes produits à la chaine, avec des méchants idiots et clichés, une intrigue à laquelle on n'accorde aucun intérêt et une histoire qu'on peut lâcher à tout moment sans se soucier d'y revenir un jour.

Peut-être que ça pourra plaire à un public restreint, adolescent ou pré-adolescent. Mais ce n'est en tout cas pas pour moi.

Nom série  Sign of Love  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sign of Love est un shojo romantique pour adolescentes, une histoire d'amour un peu gnan-gnan et sans surprise.

Elle met en scène une collégienne qui rencontre un beau garçon mystérieux en vacances. Ils vivent quelques moments mémorables puis il disparait. Et ils finissent par se retrouver dans la même classe six mois plus tard. Ils vont alors se tourner autour, et le lecteur serait aveugle s'il ne devinait pas que très vite ils vont tomber amoureux et finir ensemble.
L'intrigue essaie de se former autour de cette romance et du mystère que cachent le beau Koki et son cousin sur-protecteur Taiga. On s'interroge sur leur rapport avec la mer et la ville de vacances de l'héroïne, et on comprend rapidement qu'il s'agit d'un drame familial assez cliché dans ces histoires à l'eau de rose.

Le dessin est classique dans le style shojo. Peu de décors ou des effets de lumière cucul-la-praline en guise d'arrière-plan. Des personnages correctement dessinés mais une propension trop marquée à déformer l'héroïne en la transformant en petit boudin à chignon dont on a du mal à croire qu'elle soit sortie de l'enfance et qu'elle puisse séduire le beau héros.

Rien de bien passionnant et à réserver aux adolescentes romantiques.

Nom série  Fleurs d'ébène  posté le 08/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai aimé ce décor de Congo Belge à la veille de l'indépendance. Les auteurs ont su le faire revivre de belle manière, présentant la situation intéressante quand la population locale commençait à s'émanciper tandis que certains vieux colons restaient dans un état d'esprit qui allait bientôt être balayé par les évènements. Les personnages sont bons, crédibles et intéressants.

Le dessin aussi m'a plu même si je le trouve plus réussi sur d'autres oeuvres de Warnauts et Raives. Il me parait ici un peu moins soigné et les couleurs moins envoutantes. Mais il est très bon malgré tout.

Le scénario n'est pas très marquant ni tellement original. Il est bien construit mais vaut surtout par son décor géographique et historique. Je ne regrette qu'une chose, c'est une vision un peu trop masculine des faits : les personnages féminins se bornent le plus souvent soit à des bobonnes ennuyeuses, soit à des amantes torrides. Les femmes d'esprit ou entreprenantes pour d'autres aspects que le sexe ou l'amour y sont rares ou mal représentées. Autres temps, autres moeurs peut-être ?
Quoiqu'il en soit, j'ai bien aimé ma lecture mais je n'ai pas tellement été marqué par son contenu.

Nom série  La Vie exagérée de l'Homme Nylon  posté le 08/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qu'il est étonnant de voir Hermann s'impliquer dans une BD si résolument opposée au style qu'on lui connait d'ordinaire. La Vie exagérée de l'Homme Nylon est en effet un gros délire humoristique, complètement déjanté.

Dès la première planche, on comprend que la scène est placée dans un monde totalement fou. Tous les personnages sont délirants, les décors grotesques, les comportements abracadabrants. C'est voulu, c'est de l'humour, mais ça surprend d'y voir associé le dessin généralement si sérieux d'Hermann.

Son graphisme est ici à peu près le même qu'à son habitude, dans l'esprit du moins. Par contre, son trait me parait nettement moins soigné. Les décors sont en outre souvent absents. On est très loin des beaux paysages en couleurs directes qu'Hermann nous a offert dans ses oeuvres récentes. Ce n'est pas très joli mais ça permet de donner plus de dynamisme à ses planches, ce qui convient à ce récit délirant.

Le scénario de Kirstein est axé sur la folie et sur l'humour. C'est de l'absurde complètement déjanté, avec des grosses ficelles scénaristiques et humoristiques. J'ai trouvé ça parfois drôle mais je dois dire qu'à la longue, le délire total et permanent fatigue le lecteur. La surprise initiale passée, c'est certes amusant mais aussi un peu lassant, et au final assez vain.
Je n'en garderai que peu de souvenirs si ce n'est d'une oeuvre à part dans la biographie d'Hermann.

Nom série  Caste magnétique  posté le 06/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une BD très typique de l'ère Métal Hurlant des années 80, reconnaissable à son ambiance un peu punk, à son décor futuriste et à ses couleurs... indéfinissables. Violet, rouge, orange, vert, ces mélanges improbables semblaient plaire à l'époque. Et puis ça devait peut-être faire moderne et underground. Quoiqu'il en soit, même si je ne trouve pas ça totalement moche, j'ai bien du mal à apprécier et je trouve les planches trop confuses et ardues à déchiffrer pour être agréable à la lecture.

Quant au récit, il transpose dans un décor de science-fiction un polar à base de truands, de politicien véreux, de gangs de loubards et de trafic de drogue. Pas trop mal monté, il se laisse lire. Les dialogues ne sont pas mauvais non plus si on sait passer outre des tentatives très désuètes de faire "science-fictionnelle" (j'ai bien ri sur la réplique "ce ne sont pas tes disquettes !" pour que l'autre s'occupe de ses affaires).

Bref, c'est potable si vous n'avez pas grand chose d'autre à lire sous la main. Et c'est assez représentatif d'une époque. Mais je ne suis pas fan et il y a trop de défauts au niveau graphisme et trop de clichés scénaristiques pour que je le conseille vraiment.

Nom série  Vampyres  posté le 05/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce collectif s'articule sur plusieurs supports. Tout commence par une phrase unique inventée pour l'occasion : "tous les ans, le 3 Novembre, dans le village de Sable Noir, l'horreur survient". 6 auteurs ont écrit chacun une nouvelle librement imaginée à partir de ce thème. Puis 6 équipes de cinéastes et 6 équipes d'auteurs de bande dessinées ont chacun de leur côté adapté ces nouvelles. 6 6 6...
Derrière de très belles couvertures de Dave McKean, les deux albums grand format parus chez Dupuis contiennent ainsi chacun 3 histoires de 24 pages. Beaux objets éditoriaux.

Comme tout collectif, l'ensemble est inégal mais je l'ai trouvé de bonne qualité. Certains récits sont très classiques, apportant peu de nouveautés au style de la fiction d'épouvante. D'autres sont plus originales et la dernière va même jusqu'à jouer la carte de l'humour.

La première histoire, de Denis-Pierre Filippi et Patrick Laumond, m'a vraiment séduit par son graphisme et l'ambiance qui se dégage du petit village portuaire qui en sert de cadre. J'étais charmé jusqu'à sa conclusion qui m'a hélas déçu car je la trouve trop facile, en décalage avec la qualité et le sérieux de l'atmosphère du reste du récit.
La seconde histoire, de Sylvain Ricard et Tommy Redolfi, est la seule du lot à ne pas porter sur les vampires mais plutôt sur les fantômes. Le récit est classique mais bien mené. Je regrette cependant que le dessin, pas vraiment dans un style que j'apprécie, m'ait fait confondre certains visages de personnages.
La troisième histoire, de Denis-Pierre Filippi et Steve Lieber, commence comme un de ces polars mettant en scène des petits truands dont un costaud issu du milieu de la boxe. On a du mal à voir au départ le rapport avec le fantastique jusqu'à l'approche de la fin où cela devient plus classique dans le genre. La toute dernière page m'a cependant paru un peu inutile de dureté.

Entamant le second tome, la quatrième histoire, d'Alcante et Matteo, m'a bien plu. Son dessin est beau et son scénario assez atypique. Il met en scène un peuple de vampires originaux et finalement attachants. La structure du récit n'est pas totalement neuve dans le domaine de l'épouvante, mais j'ai été séduit par sa réalisation.
La cinquième histoire, de Philippe Thirault et Guillem March, ne m'a pas trop séduit par contre. Je n'aime pas vraiment son dessin que je trouve très froid, ses personnages figés et artificiellement sexy, ses décors tracés à la règle ou trop épurés. Belles bagnoles, jolies pépées et ambiance jet-set, l'histoire est intrigante mais sa fin trop prévisible. Ceci dit, l'idée des enfants du 4 Novembre n'est pas mauvaise.
La dernière histoire, de Jean-Paul krassinsky, Marc Védrines et Michel Durand, est la seule à faire dans la dérision. Elle met en scène un auteur littéraire assez minable qui va maladroitement tenter de se fondre dans ce qu'il croit être un rassemblement de vampires pour écrire à leur sujet. Assez amusante sans être hilarante, j'ai bien aimé la conclusion de ce récit.

En résumé, il s'agit là d'un collectif de bonne qualité, portant tant sur le thème de l'épouvante en général que sur celui des vampires. Ce sont de beaux objets, un peu chers, mais au contenu appréciable.

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