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Nom série  Monsieur Jabot et autres histoires  posté le 31/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai eu la chance de pouvoir lire "L'Histoire de Monsieur Jabot", tel que parue en exemplaire relié et autographié en 1860 (l'édition originale datant de 1833). Il s'agit d'une unique histoire alors que je vois que le Seuil en a réédité 6 regroupées en 3 albums. Mais cette histoire m'a étonné, séduit et vraiment fait rire.

J'ai été très surpris de voir à quel point il s'agit vraiment d'une BD et absolument pas d'un livre illustré ou d'une suite d'images accompagnées d'un texte narratif trop décousu. A l'exception près d'une répétition un peu malheureuse des mots "Monsieur Jabot" en entame de presque chaque phrase en début d'album, la narration est fluide et ne parait pas avoir vieilli malgré ses presque 200 ans d'âge.
Le dessin est caricatural et s'épargne le plus souvent les décors mais il est agréable et le héros, Mr Jabot, est amusant par sa seule représentation. Il s'agit d'un homme riche et un peu vantard qui souhaite ardemment plaire en société et fait tout pour cela, quitte à prendre des poses ridicules et à agir de manière totalement artificielle.
Après un début un peu laborieux le temps de se faire à l'écriture manuscrite à l'ancienne, le récit se révèle drôle, vraiment drôle. On dirait un vaudeville très réussi, avec des gags burlesques mais qui tombent juste et trouvent dans la narration un rythme excellent. Cela aurait été publié dans les années 2000, à la manière de ces BD indépendantes volontairement rétro d'aspect, cela aurait été tout aussi amusant à mes yeux.

A cela s'ajoute en outre le grand intérêt instructif de découvrir par le biais de ce récit la société de l'époque, ses moeurs et son humour vraiment proche du nôtre.
Cela ne fait pour moi plus aucun doute : dans la première moitié du 19e siècle, par le biais de Rodolphe Töpffer, existait déjà de la vraie et bonne bande dessinée.

Nom série  Koolau Le lépreux  posté le 30/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un peu surpris de voir ce récit parler de kanaks se plaignant d'hommes blancs ayant amené de la main-d'oeuvre chinoise, de leur voir opposés des soldats visiblement américains et venant d'Honolulu, je me suis un peu renseigné pour apprendre que la nouvelle de Jack London, "Koolau the Leper", a pour décor Hawaï et non pas la Nouvelle-Calédonie. Pour autant que je sache, c'est donc une erreur de traduction d'appeler kanaks le peuple de Koolau, même si les évènements racontés là font probablement écho à ceux qui ont pu avoir lieu en Nouvelle-Calédonie et à l'assaut de la grotte d'Ouvéa qui aura pourtant lieu près de 10 ans après la première publication de cette bande dessinée.

Bref, Koolau est un rebelle hawaïen qui, avec les rejetés lépreux de son peuple, s'est dressé contre la puissance colonisatrice déjà bien installée de l'armée américaine. Cet album raconte son chant du cygne, sa dernière longue bataille, la défense d'une vallée inexpugnable puis sa fuite en avant quand tout a semblé perdu. Un ultime combat sacrificiel et déterminé pour la liberté.

La narration et le dessin sont très bons, comme Carlos Giménez sait nous l'offrir à son habitude. L'ambiance et l'impact symbolique de ce combat perdu d'avance sont bien rendus.
Je me suis cependant un peu ennuyé à la lecture de cet album. Le scénario se résume en une ou deux lignes. La fin est courue d'avance. Et comme j'ai été induit en confusion par cette erreur de traduction, m'imaginant mal au milieu de kanaks, je n'ai pas apprécié à sa juste valeur non plus l'aspect instructif et parlant de la comparaison entre l'ancien mode de vie heureux des polynésiens comparé à la déchéance de l'assujettissement aux occidentaux.

Bref, je ressors un peu déçu de ma lecture.

Nom série  Rock Strips  posté le 29/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant offert cet album à un fan de rock, j'en ai profité pour le lire également.

C'est un bel album composé d'une trentaine de chapitres de 3 à 6 pages chacun consacrés à des groupes ou chanteurs de rock des années 60 à nos jours. Cela va de Little Richard à LCD Sound System en passant par des incontournables tels Elvis Presley, les Beatles, les Stones jusqu'aux plus récents tels Nirvana, Radiohead et les White Stripes. Il y manque juste Bob Dylan, comme Charles Berberyan le fait remarquer en épilogue.

Chaque chapitre est précédé de deux pages de biographie des groupes et d'une discographie idéale de leurs albums et de leurs singles. Instructif et mon fan de rock de beau-frère me confirme que sur ses groupes préférés, il aurait choisi les mêmes playlists.

On sent ensuite que les auteurs qui se sont dédiés à cet ouvrage sont de vrais amateurs des groupes ou chanteurs auxquels ils rendent hommage. Plus que la retranscription d'une chanson ou d'une anecdote, c'est bien souvent davantage l'âme de ces musiciens qu'ils cherchent à mettre en image, ou du moins leur véritable ressenti émotionnelle quand ils écoutent leur musique.
Du coup, quand on est un fan confirmé de tel ou tel groupe, on peut vraiment apprécier d'y retrouver l'ambiance musicale restranscrite en BD.

L'ennui, cependant, c'est que le rendu est parfois trop hermétique.
Je prends l'exemple du chapitre réalisé par Obion sur les Beatles. J'aime ce dessinateur et je sais, par son blog, que c'est un vrai grand fan de Lennon et sa bande. Mais il m'a donné l'impression d'être allé un peu trop loin dans l'érudition, mettant en image des personnages issus de couplets particuliers de certaines chansons particulières. Moi qui estimais ne pas connaitre si mal l'oeuvre des Beatles, je me suis retrouvé un peu largué.
Et c'est le cas pour nombre de groupes dont je connais nettement moins les chansons, dont les hommages me sont restés souvent abscons et ne m'ont fait ni chaud ni froid car je ne voyais pas trop à quoi ils faisaient allusion.
J'avais vraiment l'impression de manquer d'érudition. N'est pas Philippe Manoeuvre qui veut.

Du coup, ce sont surtout les hommages rendus aux groupes de ma génération : Metallica, Nirvana et autres Radiohead qui m'ont plu. Les autres m'ont souvent intéressé ou un peu parlé, mais trop souvent je me suis senti à côté de la plaque. Dommage pour moi...
Mais les vrais grands fans, érudits en matière de rock des années 50 aux années 2000, trouveront là de vrais hommages sincères et loin de banales adaptations de tubes célèbres.

Nom série  L'oud  posté le 29/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est vraiment dans la continuité de Petit Polio, du même auteur. Cette dernière abordait la vie d'un jeune garçon dans une famille d'immigrés vivant à Toulon dans les années 50. Ambiance méridionale, sujets de société, intégration et racisme en trame de fond, mais surtout joie de vivre d'un enfant, de sa famille et de ses amis.

L'Oud aborde des thèmes très similaires mais portés quelques années plus tard, dans les années 70 ou 80, dans un décor cette fois parisien, avec des enfants qui sont devenus de jeunes adultes en devenir, avec toujours la même trame de fond mais des sujets plus proches de la découverte de la vie d'adulte, de la difficulté des jeunes couples, etc. A vrai dire, on dirait qu'il s'agit soit de la même famille soit de cousins proches. L'un des jeunes étant lui aussi affecté de polio et une partie de leur famille étant de Toulon, je me demande cette fois encore à quel point l'auteur s'est transposé en lui.

Le dessin est toujours assez moyen mais la narration graphique est très bonne, très fluide. Il ne se passe finalement rien de très marquant dans ce récit du quotidien mais la lecture coule toute seule, avec plaisir. Ce côté agréable tient beaucoup à l'ambiance chaleureuse et fraternelle qui règne entre les membres de cette famille, même quand viennent les difficultés ou quand le père se révèle brutal. La même ambiance familiale régnait dans Petit Polio et elle était tout aussi plaisante.

Une longue tranche de vie assez dépaysante malgré son décor parisien et dans laquelle on plonge avec douceur et intérêt.

Nom série  Paroles de sourds  posté le 27/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est la mise en scène d'une série de témoignages de trois à cinq pages chacun d'anonymes, de sourds, de psychologues ou d'interprètes, sur le sujet de la surdité, tous traités et scénarisés par Corbeyran et dessinés par des auteurs différents du monde de la BD.

Le graphisme est évidemment très différent d'un dessinateur à l'autre mais il est globalement bon.
Si l'ensemble est globalement instructif et plaisant à lire, beaucoup de ces récits paraissent assez anecdotiques, ou simplement rendus sans guère d'émotions à même d'être ressenties par le lecteur.
C'est donc un recueil collectif comme il en existe beaucoup, pas vraiment à même de toucher durablement son lecteur. Il m'a cependant permis d'apprendre différentes choses que j'ignorais, de trouver assez touchants certains personnages et certaines situations mises en scènes. J'y ai aussi découvert le métier d'interprète pour sourds et malentendants ainsi que ses spécificités auxquelles je n'aurais effectivement pas pensé au premier abord. Cette lecture m'a également amené à m'interroger sur le caractère génétique de la surdité, chose que je n'avais même pas envisagé avant cela, je l'avoue.

Assez instructif donc, mais vraiment pas un album marquant à mon sens.

Nom série  Droit du sol  posté le 26/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca a commencé par des dizaines de pages où je me suis ennuyé car je n'avais d'affinité avec aucun des différents personnages principaux. A tel point que je mélangeais au moins deux d'entre eux. Le dessin, trop peu maîtrisé et similaire pour les visages de certains personnages, ne m'aidait pas et me donnait peu de plaisir à parcourir les planches.
Dans ces pages, je n'ai surtout pas aimé la vision de la vie et surtout des relations entre hommes et femmes, se résumant à des échanges intéressés d'argent, de sexe ou alors d'emmerdes quand un couple commence à avoir quelques années. Cette vision trop blasée, matérialiste et insatisfaite de la vie, je l'avais déjà ressentie et elle m'avait déjà déplue dans Bonne santé mais je l'avais alors acceptée car Charles Masson la présentait comme issue de l'horreur au quotidien vécue par les médecins. Ici, j'ai l'impression que tous les personnages sont des médecins et qu'ils sont tous à contretemps du bonheur de vivre.

Puis est arrivé le message politique avec ses gros sabots, le message assené avec tellement de manichéisme et de certitude que j'ai franchement été agacé. Sous couvert de conversations philosophiques, sociologiques ou simplement politiques, mal amenées car souvent trop artificielles, entre les personnages, l'auteur affirme sans détour ce qu'il pense et cherche à l'imposer au lecteur.
Dans le coin droit du ring, les sarkozystes, les pétainistes collabos, les profiteurs colonialistes et les racistes.
Dans le coin gauche du ring, les généreux humanistes qui viennent en "Afrique" pour "donner et pas recevoir", des hommes et des femmes qui ne sont certes pas exempts de défauts (qui est un alcoolique, qui est infidèle, qui est amoureux mais lâche par crainte de perdre sa sécurité) mais ça les rend tellement humains et à même de donner des leçons aux lecteurs.

Car, oui, c'est de l'accusation que j'ai ressentie dans le message de l'auteur : soit vous êtes avec lui et vous dites qu'il faut donner, que la France est une terre d'Asile, que l'Etat doit aider tous ceux qui viennent y chercher refuge et que personne ne doit être rejeté, soit vous êtes contre lui et donc à ranger dans l'une ou l'autre des cases du coin droit du ring.

Pour assener son message, l'auteur abuse de personnages caricaturaux.
Les expatriés y sont de purs porcs immondes sur lesquels on aurait envie de cracher dès la première rencontre. Les policiers et gendarmes sont des feignasses aux faciès et aux comportements de gros singes stupides. Et le seul personnage principal qui ne soit pas de gauche est un romantique idiot qui se révèle colonialiste et rétrograde.
A ces personnages détestables, l'auteur oppose des situations chocs de pauvres misérables qui ne demandent rien d'autre que de survivre, d'être soignés par la médecine française, de recevoir le chômage et peut-être même le RMI mais n'exagérons rien, ou tout simplement de partager une portion du "paradis français". Vous autres qui vivez dans l'opulence par le simple fait d'être né en France, vous n'aurez pas le toupet de dire que vous ne devez pas donner une part de votre bonheur au reste du monde, n'est-ce pas ?
La seule fois où l'auteur fait preuve d'un peu moins de manichéisme c'est quand il donne brièvement la parole à deux femmes de Mayotte qui affirment qu'elles ne veulent pas de tous ces clandestins et que la population locale souhaiterait qu'ils repartent chez eux, au détriment des bons sentiments des "gentils" français. Mais l'auteur s'empresse de montrer le côté égoïste et égocentrique de ces femmes et on n'entendra plus leur avis par la suite.

Subjectivement, j'ai détesté le message politique de l'auteur que j'ai trouvé grossièrement amené et sans aucun contrepoids pour le nuancer. Mes 15 ans de vie d'expatrié en Afrique expliquent probablement cela (après tout, ne m'accuse-t-il pas directement ?) et le fait que je n'estime vraiment pas que la solution de générosité qu'il prône permette de résoudre la situation.
Objectivement, j'ai trouvé sa démonstration trop manichéenne, trop grossièrement amenée et imposée avec trop peu de demi-mesure pour être appréciée. Certes la scène finale fait vraiment mal (n'importe quelle scène impliquant des enfants ferait aussi mal), mais si elle ne sert qu'un message d'accusation faussé (si c'est arrivé, c'est de votre faute, alors levez-vous et battez-vous à mes côtés car ma solution est l'unique possible !), elle manque pour moi son but.
Maintenant, politiquement parlant, il y aurait et il y a encore infiniment de réflexion avant de savoir comment résoudre l'intolérable situation des populations défavorisées, mais je doute que ce soit en culpabilisant les lecteurs que cela fonctionne. Je n'ai pas et je ne voterai jamais pour Sarkozy ni plus à droite que lui mais je résumerai ma pensée en disant que je ne suis pas pour autant du même avis politique que l'auteur sur le sujet d'une France Terre d'Asile. Cela ne résoudrait rien à moyen ni à long terme.

Je n'ai donc pas pris de plaisir à lire cette BD qui, au contraire, m'a souvent agacé. Mais elle évite la note minimale car elle m'est malgré tout apparue instructive sur une certaine vision de la situation à Mayotte, territoire différent de l'Afrique telle que je la connais car le "paradis français" y est bien plus proche et horriblement plus tentant pour les populations voisines défavorisées, au point de créer une situation vraiment perverse et détestable où l'égoïsme des peuples est quasiment obligé de se révéler.

Nom série  Les Naufragés d'Arroyoka  posté le 24/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une curiosité avec Greg au scénario, je ne pouvais pas passer à côté quand l'occasion de l'acheter à bas prix m'est passée sous le nez. Hélas, ce n'est vraiment pas sa meilleure oeuvre.

Il s'agit d'un récit d'aventure façon années 70, avec ce qui ressemble au départ à du fantastique qui se révèle rapidement être réaliste même si moyennement crédible.
L'album est structuré en chapitres de quelques pages chacun, avec un titre pour chacun. Cette formule provient de la publication dans le journal de Tintin avec les défauts que cela implique : une narration assez rapide pour faire tenir l'équivalent d'une petite histoire courte toutes les 6 pages + une page perdue pour chaque chapitre pour rappeler les évènements précédents.

Auclair se charge du dessin. J'étais confiant avant d'entamer la BD car ce dernier est l'auteur de BD esthétiquement superbes telles que Bran Ruz ou Celui-là. Mais il n'est vraiment pas au top de son art pour cet album. Ses décors sont très valables mais les visages de ses personnages, surtout celui du héros, sont assez médiocres.

Le récit manque trop de crédibilité pour être passionnant. En outre, il parait expédié, avec un enchainement trop rapide d'évènements et une fin abrupte. Cela donne l'impression que la série n'avait pas trop de succès alors plutôt que de la faire s'éterniser et pour la faire tenir en un seul album de 48 pages, l'éditeur a demandé à Greg d'y mettre fin aussi vite que possible, ce qui implique l'apparition en un chapitre à peine des vrais méchants et leur perte d'un coup sorti du chapeau (la flèche enflammée qui se plante sur la mer et reste à brûler comme un phare...).
Il y avait de l'idée dans la base de l'intrigue mais le déroulement de l'ensemble est décevant, empli de clichés, d'incohérences et de facilités. Dommage...

Nom série  Fear Agent  posté le 22/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fear Agent, c'est du bon gros divertissement space-opera à base d'aliens et de gros flingues. Mais dans son genre, c'est bien efficace et agréable à lire.

C'est une version remise au goût du jour des vieux Buck Rogers et Flash Gordon avec en guise de héros body-buildés et parfait un baroudeur texan, alcoolique et parfois maladroit. Mais là où elle se démarque d'une simple resucée parodique de vieux comics d'action-SF, c'est que les intrigues, à priori superficielles et clichés, sont malgré tout très bien construites, prenantes et donnent envie de savoir la suite.
C'est une série que j'aurais bien imaginée publiée chez ABC Comics aux côtés de Tom Strong et autres Jonni Future.

Le dessin est bon. La narration graphique est efficace. Le récit est plaisant, accrocheur et doté d'une agréable part d'humour.
Sans être un indispensable, c'est un comics idéal pour passer un moment divertissant et dépaysant.

Nom série  Requiem Tenebrae  posté le 21/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pfff, que c'est mauvais et amateur.
Visiblement, les auteurs étaient fans des oeuvres du type de celles de Froideval et Ledroit, les Chroniques de la lune noire, des amateurs de dark fantasy, de personnages bourrins et de combats qui en jettent. Alors, ils ont mis en place une histoire complètement prétexte à mettre en scène ce qui leur faisait plaisir, sans se soucier de l'intérêt de cette histoire, de sa cohérence et de la qualité de la narration.

Le dessin est moyen, quoique parfois assez efficace dans la représentation de combats et de combattants. Mais la mise en page et la narration graphique sont mauvaises, le récit difficile à suivre.
Le lettrage est nullissime. On le croirait fait sous Word en police "Times New Roman" et cela accentue gravement l'aspect amateur de l'ensemble.

L'histoire est en grande partie incompréhensible. Il y a une grande méchante, un ou plusieurs gentils mais qui sont des moines-guerriers bourrins, des personnages annexes dont on ne comprend pas ce qu'ils foutent là et une intrigue globale pénible et cliché. C'est mal raconté, complètement vide d'intérêt, et juste une suite de combats grandiloquents et mal mis en scène.

Nom série  Papa told me  posté le 20/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai à peu près le même avis que Spooky. Et comme lui, il oscille entre le bof et le pas mal. J'arrondis à la note inférieure pour faire la moyenne avec lui.

Le contenu de cette série parait vraiment anecdotique. Il s'agit de raconter les aventures du quotidien d'une petite fille dont la mère est morte il y a longtemps et qui vit seule avec son père. C'est une petite fille assez modèle, douce, gentille, compréhensive, assez bonne ménagère, et surtout toujours à l'écoute des autres, qu'il s'agisse de proches ou de sympathiques inconnus rencontrés dans la rue.
Son quotidien est émaillée de pensées, de discussions, de rencontres et les évènements les plus exceptionnels sont une visite au musée, la vision du décollage d'une navette spatiale à la télé ou encore les festivités de Noël.
Le tout est raconté sur un ton doux, lent, accompagné de quelques phrases légèrement poétiques. C'est parfois assez attendrissant mais jamais vraiment touchant. L'émotion circule peu et n'est quasiment soutenu par aucun humour permettant d'alléger la lecture.
Le dessin est agréable mais un peu uniforme. Les personnages sont difficiles à différencier, et même la jeune héroïne devient à mes yeux méconnaissable dès qu'elle change de coiffure.

Cela se laisse lire car c'est plaisamment raconté mais, à moins de tomber totalement sous le charme, l'ennui peut venir assez rapidement.

Nom série  Onna  posté le 19/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Décor classique du Japon médiéval, avec samouraïs, vengeance, fille de riche marchand, prince et vieux fantômes comme dans les bons contes asiatiques.
Le tout étant présenté avec le dessin réaliste de J-Y Delitte, j'avoue avoir été séduit au premier abord.

Les décors sont très bien dessinés, offrant quelques superbes paysages nippons tout en ambiance. Les couleurs, quoiqu'un peu spéciales quand elles virent à l'orange et au bleu, s'accordent très bien avec ces passages. Malheureusement, le dessin des personnages est beaucoup plus inégal. Certains visages sont tout simplement laids ou ratés.
Et surtout, la narration graphique, associée à la mise en scène du scénariste, est très mauvaise. J'ai dû relire intégralement la première histoire avant d'y comprendre quoi que ce soit. Les suivantes sont plus claires mais la narration n'est pas fluide, peu agréable et elle empêche complètement l'atmosphère du récit de se poser, ce qui ne convient vraiment pas quand on parle de légendes asiatiques.

Quant au scénario de ces dernières, ils sont sans surprise et convenus.
C'est donc une BD que j'ai lu avec un désintérêt qui s'est malheureusement imposé dès la première histoire pour ne plus me lâcher par la suite.

Nom série  Michaël Logan  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est le nom de Jean Van Hamme en tant que scénariste sur certains des albums de cette série qui a attiré mon attention. Mais je trouve l'ensemble vraiment pas terrible.

Nous sommes dans le cadre de récits d'aventures modernes bien classiques, avec un pilote d'avion comme héros et des situations qui vont de l'implication dans des aventures un peu policières pleines d'actions à des rencontres étranges le tout dans des décors exotiques entre l'Australie et les îles du Pacifique. Rien de novateur ni de palpitant.

Le dessin semble singer un peu les grands noms du genre réaliste/aventure, tels Hermann ou Vance. Au premier coup d'oeil, ce n'est pas laid, mais le manque de maîtrise technique apparait bien vite dès que l'on y regarde de plus près ou lorsqu'il s'agit de présenter des scènes mouvementées.

Rien de passionnant à en dire si ce n'est que je n'ai pas accroché, trouvant le tout trop convenu et peu divertissant.
Je ferais juste une remarque sur l'histoire d'Elfaniel qui m'a amusé par sa similitude avec Alinoë de la série Thorgal du même scénariste et par l'abondance de noms empruntés au seigneur des Anneaux : est-ce que Van Hamme croyait dans les années 70 qu'il était le seul à avoir lu Tolkien ?

Nom série  Walter Polo (Les Aventures de)  posté le 16/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sang de Vampire, le premier et unique tome de la série des aventures de Walter Polo, est le premier album publié par Fabrice Parme qu'on connait surtout pour avoir travaillé depuis avec Lewis Trondheim, le seul dont il sera à la fois dessinateur et scénariste.

On reconnait bien son dessin que je trouve très agréable. J'aime son encrage que je trouve frais et élégant. Etant issu du monde de l'animation, cela se retrouve dans le dynamisme de son style dynamique et le design de ses personnages. Et puis la belle vampirette Olga est très sexy.

Malheureusement, cette BD est pénible à lire. L'ayant découverte sans savoir s'il s'agissait d'un premier tome ou non, je me suis cru plongé au milieu d'un récit déjà entamé au préalable. Je n'y comprenais pas grand chose.
La faute aux dialogues et à la narration.
Les dialogues sont travaillés, avec des jeux sur les mots, des allitérations et autres rimes. C'est joli à lire indépendamment, mais c'est vraiment difficile de suivre une conversation et plus encore une histoire écrite ainsi.
En outre, la narration est très décousue et l'enchainement des évènements parfois abscons. Ce n'est qu'après coup qu'on comprend un peu les évènements passés, qui sont les invités de Walter Polo, qui sont ces biographes qui les accompagnent tous, qui veut quoi, etc... Et après lecture, je n'ai toujours rien compris sur ces histoires de biographies et d'avenir du monde.
J'ai ressenti l'impression d'un auteur plein de fougue, désireux d'offrir un récit original et dynamique, agrémenté de textes finement ciselés. Mais ça ne passe pas, c'est assez incompréhensible ou du moins frustrant à lire car trop embrouillé.

Nom série  Le Journal de Soïchi  posté le 15/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est le deuxième manga de Junji Ito que je lis et je n'accroche toujours pas à cet auteur. Je constate qu'il a une imagination assez étonnante pour mettre en scène des récits d'horreur sur des sujets variés et dont l'idée de base pourrait être intéressante. Mais le courant ne passe pas. D'horreur, on passe souvent au ridicule ou à la frustration.

La frustration vient de la structure en histoires courtes de ses récits. Les personnages sont mis dans des situations bizarres, quelque chose ne va pas, parfois apparait un élément purement fantastique, souvent dangereux, mais une fois l'histoire terminée, tout recommence comme avant, comme si de rien était, ou comme si c'était un mauvais rêve et que, bon, il faut bien faire avec. Agaçant. Comme il est agaçant dans ce manga que sa famille laisse autant le champ libre à cet insupportable Soïchi qu'on a envie d'étriper dès la première rencontre. "Ah la la, ce Soïchi, il est bien embêtant avec ses mauvaises blagues ! Mais heureusement, il n'y a pas eu de morts et pas trop de souffrances, donc c'est bon, il ne sera pas privé de dessert ce soir..."
De même il est ridicule de voir certaines situations et les réactions des personnages, surtout quand le fantastique apparait pour de bon. Je passe sur les "oh, j'ai dû rêver...". Mais le coup des professeurs remplacés par des poupées géantes, ce dont personne ne semble s'étonner jusqu'à ce qu'un élève, découvrant le pot aux roses après avoir failli se faire trancher la gorge, s'écrie "oh, c'est un faux professeur en tissu !" Certes...
Sans parler des trop nombreuses facilités scénaristiques, de la façon dont l'auteur fait tout pour arranger sans explication les manigances de Soïchi, pour lui donner tel ou tel pouvoir quand ça l'arrange ou pour faire douter artificiellement de la réalité ou du fantastique de certaines scènes. Je n'arrive vraiment pas à y croire donc à rentrer dans l'histoire.

J'ai également le sentiment qu'il y a une culture du conte d'horreur à l'asiatique ou à la japonaise que je ne partage pas du tout. Du coup, les récits de Junji Ito me semblent bizarres, souvent idiots, régulièrement frustrants, parfois ridicules, mais jamais effrayants ni vraiment plaisants. Ou alors est-ce simplement parce que c'est mal raconté ?

Nom série  Je me souviens, Beyrouth  posté le 14/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On pense immédiatement à Persepolis quand on découvre cette bande dessinée. Comme Marjane Satrapi l'avait fait pour l'Iran, c'est le récit de la jeunesse d'une jeune fille dans un Liban bouleversé par les évènements qui s'y sont déroulés dans les années 80, le tout dans un style de noir et blanc volontairement naïf et contrasté, quelque part entre l'art pictural persan et le dessin enfantin. L'analogie avec l'oeuvre de Satrapi se poursuit également dans le ton narratif, celui d'un récit vu par les yeux d'un enfant avec tous les souvenirs et la nostalgie que cela implique.

Malgré cette très grande ressemblance qui aurait pu me faire ressentir la lassitude d'un déjà-vu déjà-lu, j'ai apprécié cette bande dessinée.
Elle met en scène la guerre civile libanaise telle que vue par une simple famille qui vivait tout juste à côté de la ligne de démarcation entre Beyrouth-Ouest et Beyrouth-Est. Aux souvenirs d'enfance d'un jeune des années 80, mâtinés de bandes dessinées, de chansons écoutées sur cassette et de dessins animés japonais à la télé, s'ajoutent des péripéties du quotidien quand il faut s'organiser pour pouvoir aller à l'école ou quand il faut évacuer à la campagne ou à l'étranger à chaque aggravation du conflit. J'y ai retrouvé une petite part de ma propre nostalgie et de ma propre enfance.
La narration est d'une grande simplicité, structurée en souvenirs de détails précis ou d'anecdotes, énumérés les uns à la suite des autres pour former une ambiance globale très parlante. On est plongé dans cette guerre civile sans en ressentir trop de noirceur, le tout étant allégé par la vision enfantine quoique bien consciente de la situation, de l'enfant narrateur.
Instructif et touchant à la fois, j'ai pris plaisir à lire cet album.

Nom série  Tokyo est mon jardin  posté le 13/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis assez allergique au style de Boilet, à son dessin qui me fait trop penser à des photos décalquées, des photos franchement pas terribles qui plus est. Du roman photo assez laid, quoi.
Mais pour une fois, j'ai bien accroché à cet album, peut-être du fait de l'implication de Benoît Peeters au scénario.

On retrouve le décor urbain japonais cher à Boilet, ainsi que l'histoire d'un français exilé qui vit une histoire d'amour et de sexe avec une japonaise. Cependant, à l'inverse des autres histoires du même genre de Boilet, il y a ici moins d'érotisme exhibitionniste et gratuit et moins de monologues d'un personnage principal auquel on ne s'attacherait pas du tout.
Il y a surtout une visite en règle de Tokyo et de la culture japonaise moderne très éloignée de tous les clichés de la vieille génération française mais aussi même des clichés que les jeunes lecteurs de manga peuvent se faire. Instructif et très dépaysant, j'ai apprécié cette découverte de l'intérieur d'un pays que je croyais commencer à connaître un peu.
Et puis, pour une fois dans un récit auquel Boilet participe, l'histoire ne se termine pas en queue de poisson. Au contraire, elle se termine bien, sur une note d'espoir et de gaieté. Ce qui fait qu'on ferme l'album sur une impression agréable et un bon souvenir.

Il ne manque en fait qu'un dessin différent pour que j'apprécie vraiment cette BD.

Nom série  Mes partouzes  posté le 12/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Catherine Beaunez est une auteure que je découvre par le biais de cette série de 4 tomes qui partagent une héroïne, une thématique et un traitement identique.

Son style graphique est celui du dessin de presse, dans la lignée des Reiser et autres Wolinski. Quelques traits, quelques courbes, et les personnages apparaissent. Malheureusement, les scènes ne sont pas toujours très nettes, il faut parfois déchiffrer le trait, notamment en ce qui concerne certains personnages, et le dessin y perd en efficacité.

Ces récits sont dans une veine purement féminine, celle d'une femme qui se raconte, raconte sa vie amoureuse, ses fantasmes, ses amours, ses amants, ses envies d'enfant et ses inquiétudes. C'est, à mes yeux, le chaînon manquant entre les oeuvres de Brétécher des années 70 et la vogue de BD de femmes d'aujourd'hui des années 2000. On sent en effet dans les aventures amoureuses de cette femme une ambiance héritée de la libération sexuelle des années 70 et déjà passée à l'étape suivante, plus terre à terre. Mais en même temps, l'atmosphère qui se dégage de tout cela et l'état d'esprit de cette héroïne parait un peu désuet de nos jours, un peu démodé. Cela se ressent surtout dans son déchirement entre ses ambitions féministes et ses tendances à voir l'avenir en tant que docile ménagère, bobonne mariée et mère d'une portée de bambins.
C'est probablement pourquoi, malgré mon empathie envers cette femme auteure qui se livre visiblement avec franchise, je n'ai pas trop accroché à ses histoires. Un peu ennuyeuses pour quelqu'un comme moi qui suis de la génération suivante, je n'ai pas été sensible à son humour. Le sourire m'est venu quelques fois mais je n'ai pas su m'attacher à ce petit bout de femme mis pourtant en scène avec tendresse.

Nom série  Happy Sex  posté le 12/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah ouais, c'est marrant !
Pourtant, c'est très cru, avec des scènes de sexe très très explicites, mais cet aspect se laisse complètement oublier devant le naturel et la qualité de l'humour.
On sent que Zep s'est fait plaisir à dessiner cet album, mettant en scène des personnages très différents à chaque nouvelle scène.
Et c'est drôle. Certes, je n'ai pas toujours ri. Quelques gags ne m'ont pas trop séduit, probablement parce qu'ils présentaient des scènes qui ne se rapportaient pas trop à ma vie privée ou à mes goûts. Mais la grand majorité des autres m'ont vraiment fait rire, à haute voix même. Et c'est clair que, sans arrêt, j'avais envie de montrer tel ou tel gag à ma moitié car je savais que ça la ferait rire également.
Excellent cocktail de sexe et d'humour, c'est quelque chose de vraiment rare.

Nom série  Vinland Saga  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai mis un petit peu de temps mais finalement j'accroche bien à ce manga.
Le sujet est intéressant et inédit à ma connaissance dans la production japonaise. Le scénariste a cependant bien potassé son sujet.

J'avais quelques doutes au départ. J'étais surpris de voir des combats entre "clans" francs au XIe siècle tels que présentés dans le premier tome alors que je voyais la France comme un royaume assez bien établi à l'époque. De même, j'étais surpris de voir à la même époque des vikings marauder à leur manière le long de la Loire alors que le roi de France avait déjà offert la Normandie à Rollon pour cesser les hostilités. Mais finalement, après prise de renseignement, c'est tout à fait plausible et cohérent avec la réalité historique.
En outre, les évènements des tomes suivants, entre Islande et Angleterre s'insèrent parfaitement dans les évènements historiques de l'époque et l'invasion de la Grande Bretagne par les "Danois" qui a brièvement donné lieu à un empire viking s'étendant de l'Irlande à la Scandinavie et de la Normandie au Groenland.

De même, j'ai eu du mal à me faire à la grosse influence manga dans ce récit très européen. Je passe outre les jeunes filles vikings qui crient des "kyaaa" énamourés, il y en a au début puis je n'en ai plus vu après. Mais c'est surtout la représentation des protagonistes phares du récit à la manière de super-guerriers invincibles et dotés de puissances carrément exagérées qui est dure à avaler. Entre le jeune héros qui saute et vole comme un cabri ultra-rapide, son père qui abat à mains nues et sans s'essouffler 20 combattants en arme qui lui sautent dessus et qui tient debout sans sourciller le temps de dicter toutes ses dernières volontés alors qu'il est criblé de flèches, celui qui manipule à loisir des pierres ou des troncs d'arbre d'une tonne ou qui continue à bavarder avec le sourire quand on lui coupe les doigts d'une main, etc etc... il ne faut pas être allergique au manque de réalisme.

Mais c'est un style, un style narratif mais aussi un moyen d'introduire un peu d'humour et de dynamisme, et j'ai fini par m'y faire et à trouver là une certaine originalité pour un récit de vikings. Par cette représentation volontairement outrée, les évènements et les personnages deviennent plus marquants et à fortiori plus attachants.
Le dessin, réalisé par toute une équipe autour de l'auteur principal, est de très bonne qualité et agréable à lire.
L'histoire met un peu de temps à se mettre en place mais elle est plaisante et intéressante tant sur le plan historique que sur l'intrigue concernant le jeune héros et sa famille.
Je ne suis pas complètement sous le charme et je n'ai pas d'irrépressible envie de lire la suite, mais si on me la prête je la lirai avec plaisir.

PS : Ah, par contre, au niveau des défauts, cette traduction (?) de "normands" en "normanni" m'a un peu exaspéré.

Nom série  Gil et Georges (Les aventures de)  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si j'avais découvert cette série étant enfant, je me demande si elle m'aurait plu. Mais je ne l'ai découverte que tout récemment, par un pur hasard, et mes yeux d'adultes ne peuvent plus passer à côté des incohérences, des clichés et des ficelles scénaristiques trop énormes qui la composent.

J'étais très intrigué en la feuilletant car le premier tome présente des scènes qu'on croirait directement issues de l'album "la Planète des chats" de la série Docteur Poche du même auteur. J'ai cru être face à un pêché de jeunesse, sa première tentative de mettre en scène ce monde où guerroient chiens et chats anthropomorphes.
Mais il s'agit en réalité de l'inverse. Quand Wasterlain est arrivé chez Okapi, les premiers tomes de ''Docteur Poche'' étaient déjà parus. L'éditeur Bayard aurait bien aimé reprendre cette série mais ses héros étaient bloqués par contrat chez Dupuis. Il a alors demandé à Wasterlain s'il était possible que l'univers de Gil et Georges leur ressemble autant que possible. C'est pourquoi Wasterlain a fait le choix de faire venir ses nouveaux personnages eux aussi sur la planète des chats.

J'avais bien aimé, étant jeune, ces fameux épisodes de Docteur Poche. Mais je n'ai pas apprécié ma lecture de Gil et Georges.
Le dessin est pourtant similaire. Trop similaire peut-être puisque j'en étais à me demander avant lecture si oui ou non je n'avais pas déjà lu ces histoires là, les confondant avec les autres oeuvres de l'auteur.

Le souci est dans la narration. Tout est bien trop rapide, trop naïf, trop facile.
Les personnages sont caricaturaux : le débrouillard chef de bande, le gros un peu intello mais ronchon, la belle inutile à part pour la touche féminine et pour se faire sauver par les garçons, le serviteur robot souriant et serviable, le chien robot qui... fait le chien, et le savant génial mais un peu fou dont les inventions emmènent les héros aux hasards de l'aventure.
Le rythme est très rapide, les évènements se succédant à toute vitesse sans que le lecteur ait le temps de se poser ni de les apprécier.
Les incohérences sont nombreuses : l'héroïne qui peut converser avec le jeune chien pendant 2 pages alors qu'avant et après ce passage les chiens ne s'expriment que par grognements incompréhensibles, la même fille qui est étrangement la seule à ne pas être ligotée quand tous se font emprisonner (et par chance, elle a un énorme couteau de cuisine en poche pour libérer ses copains), les dangereux monstres qui réussissent à suivre les héros dans leur monde sans que rien ne puisse l'expliquer, etc etc...

Globalement, tout cela ressemble à une suite de péripéties déjà-vues qui déboulent à toutes vitesses et n'ont ni le charme ni l'intérêt d'une bonne BD de divertissement.

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