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Nom série  Panique au village  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album m'aura permis de découvrir le film "Panique au village" qui sortira en France en octobre. Il s'agit d'un film d'animation image par image à la manière d'un "Wallace et Gromit". Il met en scène des figurines façon jouets pour enfants (cow-boy, indien, la ferme des animaux, etc...) et leur fait vivre des aventures complètements déjantées et absurdes. L'aspect visuel du film a l'air très sympathique et l'humour assez marrant, accentué par l'animation saccadée étonnante de ces figurines un peu ridicules.

Malheureusement, la BD qui en a été tirée, pour sa part, ne m'a guère réjoui.
Elle met en scène les mêmes personnages et les mêmes décors dans des histoires courtes humoristiques de quelques pages.

Le dessin est très simple, trop simple à mon goût. Il se rapproche vaguement du style d'un autre couple d'auteurs à l'humour délirant, Letzer et Cromheecke à qui l'on doit le Plunk, mais il se révèle moins efficace, moins attachant. Proche du rapide croquis, volontairement assez enfantin et parfois gribouillé, il conviendrait éventuellement pour le storyboard d'un film. Son manque de soin et tout simplement de beauté le rend peu agréable à la lecture. Ce n'est pas un objet qu'on a envie de posséder pour son graphisme.

L'ennui, c'est que l'humour ne relève que peu le niveau. Certes les personnages et l'univers déjanté sont assez sympathiques et on aimerait rire de ce délire auquel les auteurs nous convient. Mais rares sont les gags qui m'ont vraiment amusé. Régulièrement, j'ai eu le sentiment que le manque d'impact des gags provenait d'un souci de rythme, certaines séquences de mouvement étant trop étirées comme celles, deux fois répétées, où cow-boy et indien volent et rebondissent en se cognant sur les murs. Et de manière générale, les histoires courtes comptent un peu trop sur leur chute pour être drôles, et quand celle-ci n'attire que le sourire on a l'impression de ne pas avoir contenté.
Visiblement, l'humour des auteurs a plus de mal à passer en BD qu'en animation.

Nom série  Ma Petite Maîtresse  posté le 15/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce manga est un josei, destiné en théorie aux jeunes femmes. Il s'agit d'une love story. La thématique de base porte sur une relation de hiérarchie qui s'inverse et donc un jeu sur la domination entre un homme et une femme. Ces trois composantes auraient dû me rebuter. Et pourtant, j'ai franchement apprécié cette série !
Pourquoi ? Parce qu'elle est drôle. Parce qu'elle est fine et intelligente, mais surtout parce qu'elle est drôle.

L'humour se fait de plus en plus présent au fil des tomes. Tout se joue sur la relation entre les personnages et sur le caractère de ces derniers. L'héroïne est mignonne, relativement mature et attachante. Le héros, quant à lui, est excellent. La façon dont, caché derrière un visage aussi impassible que possible, il jongle entre son rôle de patron strict et autoritaire, d'éternel domestique et plus tard (je ne dévoile pas un grand mystère) d'amoureux fou et dévoué, est hilarante. Et c'est sans compter sur d'autres personnages secondaires très drôles eux aussi comme le copain travesti du héros ou le frère intégriste et surprotecteur de l'héroïne.

L'intrigue varie tome après tome, abordant des sujets différents tandis que la relation entre les deux personnages principaux évolue, d'abord doucement puis assez rapidement. Outre le dilemme entre attirance et soumission à la base du récit, il apparait divers autres péripéties, une rivale pour l'héroïne, un rival et qui plus est supérieur hiérarchique pour le héros, des quiproquos avec un travesti, un incendie, un emménagement en couple et bien sûr une vraie histoire d'amour aussi spéciale soit-elle... Et comme il s'agit d'un manga pour jeunes femmes, le sujet du sexe est également abordé sans fard, avec quelques scènes très directes. Et à ce propos, les petits soucis sexuels font aussi partie du lot des intrigues.

Le dessin est fin et sans fioriture. Il est soigné et agréable à lire. Il fonctionne en outre très bien pour les séquences humoristiques, entre l'impassibilité du héros et quelques séquences super-déformées pas trop envahissantes.

Ce manga mélange donc une belle dose d'humour avec un love story originale et traitée avec maturité. Drôle et attendrissant.

Nom série  Chantage à la fac  posté le 15/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de hentai et celui-ci en est un dans la pure veine du genre. Cependant, j'ai été agréablement surpris d'y trouver des scénarios assez cohérents, ce qui donne d'autant plus d'intérêt aux scènes de sexe et justifie à mes yeux un récit érotique correct.

La série est composée de deux tomes. Hormis le décor de faculté japonaise, les histoires sont indépendantes.
La première met en scène une prof délurée par un de ses élèves et qui va se lancer dans des relations sexuelles débridées avec tout son entourage. Un peu cliché pour un scénario de hentai mais le récit est bien raconté, les situations intéressantes et la fin réserve une petite surprise.
Le second tome met en scène un jeune étudiant solitaire et quatre filles très délurées qui se décident à jeter leur dévolu sur lui. Toute une suite de fantasmes pour garçons, quatre filles très différentes qui en redemandent, qui sont pleines de motivation mais sont en même temps soumises: le fantasme du harem parfait. J'ai apprécié le fait que ces filles aient de vraies personnalités et soient partie prenante dans le récit et pas de simples objets de plaisir du garçon : ce sont elles qui mettent en scène la plupart des situations érotiques (et elles vont même jusqu'à violer le héros dans le premier chapitre). Cela rend les scènes d'autant plus excitantes.
Certes tout cela n'a rien de crédible, on est dans le domaine du fantasme, mais pour un garçon je trouve ça assez émoustillant.

Les défauts majeurs sont ceux inhérents à la majorité des hentai.
Tout d'abord, la censure : du blanc à la place des parties génitales. Sans cette censure, ce manga serait à classer dans le "strictement pour adultes" pur et dur car les scènes de sexe sont très crues, par devant, par derrière, etc etc. Un adulte n'a guère besoin de davantage pour bien imaginer ce qui est caché, mais la censure m'apparait comme hypocrite, laide, et elle rend certaines scènes un peu confuses (Dans quel sens elle est, là ? Elle fait quoi en fait ?).
Deuxième défaut qui me déplait dans beaucoup de hentai et ici aussi : le côté "liquide", "spongieux" du sexe. Ce sont des giclures, des mouillures, des splortch, des splash, des pluitch pluitch partout. Les japonais font l'amour en maillot de bain avec masque et tuba ou quoi ?
Sans parler des seins énormes de la plupart des filles, mamelles pendouillantes et assez laides, bien éloignées de la morphologie nippone classique.

En définitive, nous sommes ici en présence d'un hentai, d'un manga érotique, voire pornographique à la censure près. Il ne faut pas y chercher autre chose et ce sont essentiellement les garçons qui l'apprécieront, les fantasmes féminins n'y étant pas mis en avant. Mais la qualité relative des scénarios et le côté assez émoustillant de certaines scènes lui confère un bon niveau dans le genre.

Nom série  Ginger (Gligorov)  posté le 15/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album érotique fait preuve de quelques originalités.
Tout d'abord par son graphisme. Il est proche de la ligne claire, avec un encrage bien contrasté et des couleurs plus ou moins unies. La colorisation, justement, est spéciale, avec des tons assez froids et une peau très blanche pour les personnages, presque bleutée. Ce style est parfois assez esthétique mais la laideur de certains visages vient en gâcher l'intérêt.
Pour un album érotique, il se démarque aussi par le fait d'avoir un scénario plus ou moins cohérent, mettant en scène une histoire de chantage et d'enquête dans le milieu du cinéma hollywoodien de l'après-guerre. C'est assez amusant de voir défiler de nombreux personnages très connus allant de Marylin à Humphrey Bogart en passant par Errol Flynn et d'autres célébrités de l'époque.

L'ennui, c'est que non seulement le scénario est basique et sans grande surprise, mais surtout les scènes érotiques y tombent presque comme des cheveux sur la soupe. On peine à croire à ces séquences de sexe assez gratuites, cette désinhibition soudaine de l'héroïne qui se dévoile comme si personne n'allait la reconnaitre. De fait, ce n'est pas excitant, c'est trop froid, trop calculé, trop artificiel. Et en définitive, c'est aussi un peu idiot et invraisemblable.

Pas un bon polar et pas un bon album érotique non plus, juste une expérience graphique pas inintéressante mais inconstante et souvent moche.

Nom série  Vic Voyage  posté le 14/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Très échaudé par la lecture de Voyage Intemporel, je suis allé à reculons vers la lecture de cette autre série mise en image par Macedo. Je n'ai lu que le diptyque Eldorado.

Je trouve le dessin de cet auteur toujours aussi kitsch. Figé, maquillé comme une voiture volée, désuet, il est souvent plus risible qu'admirable. Il faut vraiment aimer le style.
A cela s'ajoutent des volontés manifestes de livrer de l'érotisme racoleur souvent hors de propos. Les héros se baignent, ils sont aussitôt nus et la femme dévoile sa poitrine superbe. Cette dernière attend le héros dans sa chambre pour discuter, elle est nue, jambes écartées et toison offerte. Etc. Jolies courbes, certes, mais tout cela est bien trop gratuit à mon goût.

Quant à l'histoire, elle est par bien des aspects ridicule. Il s'agit d'un récit d'aventures exotiques, avec traversée de la jungle et ''trésor'' à la clé. Mais le tout est tellement teinté de philosophies de sectes soucoupistes que c'en est franchement gratiné.
Vic Voyage a reçu l'illumination et, guidé par le soutien mental des êtres suprêmes, il doit partir en quête de l'Agharta où il pourra s'entretenir avec leur porte-parole, découvrir leur message à l'humanité et, ce n'est pas clairement dit mais on le suppose, pouvoir le diffuser ensuite aux hommes non encore initiés. On retrouve toute la panoplie des sectes soucoupistes dont Macedo a fait partie, le message sur la conscience universelle, sur les êtres bienveillants venus de l'espace qui veillent sur l'humanité et choisissent des élus pour accéder à leur sphère de bonheur éternel, etc. Oh, le message de base n'est pas idiot puisqu'il s'agit de prôner l'harmonie avec la nature, la fin des guerres et la recherche de la sagesse. Mais l'enrober de toutes ces foutaises d'illuminés, c'est... hum... une religion à laquelle je n'adhère pas.

L'intrigue est très basique, accompagnée de son lot de facilités scénaristiques, de rêves prémonitoires, de hasards manipulés ou de marches à suivre gravées dans l'esprit des personnages par la puissance télépathique des êtres supérieurs, etc. Sans parler bien sûr du héros qui sait évidemment se sortir sans soucis de tous les mauvais coups si besoin est, mais là on est dans la BD plus classique.
Le plus pénible pour moi fut la narration. Les planches sont trop bavardes. Les personnages n'arrêtent pas de déblatérer des tonnes de texte, bourrés au passage de fautes d'orthographe. C'est lourd à lire et j'ai eu du mal à ne pas me mettre à zapper des passages que je trouvais trop verbeux.

Il y a quand même un petit quelque chose à sauver dans cette série, c'est une vision assez intéressante du Brésil profond, ses fermiers, ses exploitants du bois, toute la faune qui peuple les abords de la jungle. Certes, ces décors ne sont souvent prétextes qu'à de nouvelles péripéties pour les héros, mais visiblement l'auteur connaissait les lieux ou alors s'était bien renseigné. Assez instructif.

Mais cela ne change en rien mon avis global : j'ai trouvé cette lecture pénible, kitsch, ridicule, et je n'ai nullement été charmé par son originalité ou son message.

Nom série  Centurion  posté le 14/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai un peu de mal à comprendre : cette série était-elle prévue au départ en de très nombreux tomes et l'éditeur a-t-il obligé les auteurs à s'en tenir à quelques-uns seulement ? Comment expliquer autrement un rythme de narration aussi échevelé ? Comment expliquer la nette impression de survoler à toute vitesse une succession d'intrigues différentes, sans jamais les laisser se mettre en place ni réussir à permettre au lecteur de se sentir le moins du monde concerné ?

Pourtant, je croyais que ce récit allait m'intéresser. Il présente en effet Rome peu avant sa chute, alors que la menace des Huns se fait fortement sentir et que le pouvoir impérial vacille, exilé volontaire à Ravenne, tandis que le peuple romain a délaissé ses anciens dieux pour la chrétienté et la papauté. Contexte très intéressant mais hélas mal mis en valeur, tout juste effleuré.

Ce qu'il reste, c'est un dessin moyen, un héros sans charisme, des intrigues trop vite expédiées et une narration qui rebute tant les sauts chronologiques sont nombreux. On croirait lire le résumé d'une saga sans grand intérêt mais pas la saga elle-même.

Nom série  Ultimate Agency  posté le 13/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A la lecture du premier tome, je trouvais que cette série s'entamait plutôt bien. L'ambiance était sympathique, pas trop prise de tête, fortement influencée par les polars noirs façon Humphrey Boggart avec le détective privé cliché, un peu looser et la bouteille de whisky jamais loin.
J'ai eu un peu de mal à situer l'époque au départ car malgré des références à des personnalités récentes, les décors et véhicules donnaient l'impression de dater des années 70 ou 80. Le scénario se chargera cependant bien de rappeler par la suite que l'action se passe en 2004. Ceci dit, j'ai quand même plusieurs fois eu l'impression d'être emmené en visite touristique de New York tant les auteurs nous fournissent de noms de lieux, de références et d'anecdotes du cru.
Quoiqu'il en soit, cela ne me déplaisait pas. J'ai bien aimé au départ suivre les petites aventures de ce détective, de sa pulpeuse secrétaire et des loustics qui les entouraient. Certes, j'avais souvent l'impression qu'ils surjouaient leurs rôles, leurs dialogues et leurs personnalités manquaient de naturel, mais je ne trouvais pas ça désagréable et même plutôt amusant.

Le dessin non plus n'était pas déplaisant. Je lui ai trouvé quand même pas un bon nombre de petits ratés, un trait un peu figé, des visages bizarres, comme déformés par moment, un manque d'aisance générale. Néanmoins, ça passait sans soucis.

Mais le second tome m'a gâché mon plaisir de lecture. Les invraisemblances s'y font de plus en plus présentes jusqu'à un final où j'ai complètement décroché. Le héros s'en sort trop facilement. Après tous les petits coups de chance parfois un peu gros du tome 1, le premier exemple qui m'est resté en travers de la gorge dès le début du tome 2 c'est quand les gentils se retrouvent seuls contre trois tueurs armés de M16. Ces derniers tirent partout sauf sur eux et puis s'arrêtent complètement alors que les gentils sont pris au piège. Les grosses ficelles scénaristiques continuent à s'aligner par la suite, jusqu'à la pirouette finale du détective qui s'en sort sur un coup de bluff qui n'explique en rien que les méchants le laissent s'échapper aussi rapidement.
Et je ne parle pas de la séquence "explication" de l'intrigue que j'ai trouvée poussive et presque hors de propos comparée à l'ambiance du reste de l'histoire : mélanger un récit de "bon vieux détective des familles" avec un "thriller politico-complotesque" moderne à la "24h Chrono", ça ne colle pas.

Nom série  Empire USA  posté le 13/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ne sachant pas en quoi consistait le scénario de cette BD, je m'imaginais un thriller à l'américaine assez typique de ce qui parait ces dernières années. J'ai été surpris par l'introduction assez forte qui touche à l'anticipation, à l'uchronie et au scénario catastrophe. Que se passerait-il en effet si un second "11 Septembre", nettement plus meurtrier que le premier, avait lieu, permettant aux extrémistes de prendre le pouvoir aux USA et de transformer le pays en empire fasciste réglé sous la coupe de la religion protestante et n'hésitant pas à déclarer la guerre partout où apparaitrait l'éventualité de l'existence de terroristes, qu'il s'agisse de pays alliés ou non ? Ce n'est qu'ensuite qu'on comprend que la mission du héros de l'histoire, le Jack Bauer local, est précisément d'empêcher un tel scénario.

Le scénario est accrocheur, la narration bien menée. On baigne dans les histoires d'espionnage moderne sur fond de sections terroristes très organisées couplées à des complots politico-religieux dans les hautes sphères du gouvernement américain. C'est à qui sera le plus dangereux, les uns manipulant les autres.
Les personnages sont assez intéressants, variés et dotés de personnalités et de passifs qui permettent des développements originaux de l'intrigue. Les méchants de cette série sont, soit dit en passant, de vrais enfoirés qu'on aime à détester et dont la possible existence aurait de quoi faire peur. J'ose espérer que Desberg a imaginé là le pire du caricatural et que la société millionnaire ou hypocritement croyante des USA ne soit pas pourrie à ce point.

Le dessin a été confié à un dessinateur différent pour chaque tome ou presque pour un rythme de parution très élevé. Quoiqu'un peu froid, leur style est bon. Le graphisme des 4 premiers tomes est quasi identique tant les auteurs ont pris soin de s'imiter les uns les autres. Seuls les 2 derniers tomes brisent un peu l'unité par des styles légèrement différents.

Très prenant, le lecteur a du mal à lâcher un tome sans vouloir très vite lire la suite. Le scénario est cependant très influencé par les séries américaines récentes et a les mêmes qualités et défauts (à savoir des ficelles scénaristiques parfois un peu grosses, des personnages parfois un peu abusés et un sens de la théorie du complot et des gros méchants capables de décimer des populations que j'aime à croire peu crédibles).
Bon divertissement, mais je n'en conseille l'achat qu'aux amateurs du genre car je doute relire la série.

Nom série  Ils ne pensent qu'à ça  posté le 13/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu la toute première édition de cet album, datant de 1967, mais sa version livre de poche parue chez Folio en 1973. Il s'agit de gags et d'histoires courtes parues dans le journal Hara-Kiri. L'ambiance y est soixante-huitarde avant l'heure, abordant sans trop de tabous les relations entre hommes et femmes, le sexe mais aussi les complexités de l'amour et de la pensée humaine.
Le dessin est minimaliste, dans un style dessin de presse. Très aéré, sans décor, je ne lui trouve guère de charme et peu d'efficacité.
Les histoires peuvent amener le sourire mais la plupart sont très moyennes, pas drôles voire ennuyeuses.
En outre, la mise en page dans ce format livre de poche n'est pas terrible. Plusieurs histoires sont en effet souvent présentées en parallèle sur plusieurs pages et il faut faire un choix entre n'en lire qu'une à la fois ou essayer de lire les deux ou trois en même temps et s'y embrouiller.
Tout cela était peut-être subversif et osé pour l'époque, mais sa lecture parait bien plate de nos jours.

Nom série  Léo Passion Rugby  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Léo Passion Rugby avait au départ pour ambition de devenir une série de dessins animés mais elle n'a pas trouvé de producteur intéressé : "le rugby est un sport pour un public trop segmenté, pas assez vendeur". Du coup, la série n'existe que sous format bande dessinée, ce qui me convient très bien.
A l'origine, elle se destinait principalement à la jeunesse. L'objectif était de transmettre l'amour et les valeurs du rugby à un jeune public avec des histoires simples et prenantes qui sauraient les toucher. C'est ainsi qu'on suit les aventures, les entrainements et les matchs successifs d'une petite équipe villageoise qui va peu à peu gagner du grade.

Le dessin du premier tome est tout en rondeur, vraiment destiné aux enfants. Mignon mais colorisé de manière un peu froide, il présente quelques petits défauts de maîtrise. Les déplacements du ballon de mains en mains lors des parties ne sont pas très réussis notamment. On sent que l'animation manque à l'auteur pour bien montrer certains mouvements.
Au fil des tomes, le graphisme devient plus anguleux, se rapprochant du style assez formaté d'autres oeuvres des éditions Soleil. C'est efficace et pas moche du tout mais ça manque quand même de personnalité. Au passage, les personnages ont acquis des faciès nettement plus adolescents qu'auparavant : ont-ils grandi en même temps que le public visé par les auteurs ?

Même si la trame des péripéties est assez enfantine et simple, j'ai aimé l'ambiance sympathique qui se dégage de ces albums. L'aspect didactique sur le rugby est assez discrètement distillé et ses valeurs sont plutôt bien mises en scène par des exemples concrets. Il y a également une part d'humour qui n'est pas désagréable et souvent amusante. Le fait que l'équipe soit mixte, avec deux filles sur les sept joueurs, est également une bonne idée. Je suis juste un peu circonspect de voir que l'intello de la bande est relégué au rang de tacticien sur le banc et ne joue pas lui aussi sur le terrain : ça donne l'impression que tout le monde ne peut pas jouer au rugby.

Pour un adulte, cette BD est un peu naïve et simple, mais c'est à mon avis une assez bonne idée d'achat pour un enfant qui aime le sport.

Nom série  Chroniques de l'éphémère  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est clairement pas le genre de BD que j'achèterais mais sa lecture ne fut pas inintéressante.
Il s'agit d'un recueil d'oeuvres assez variées de Baudoin. Il propose des histoires courtes séparées à chaque fois d'un dessin en une page peint dans le style qui a fait la renommée du dessinateur.

Ce n'est pas le graphisme qui me fera apprécier cet album. Je n'aime pas l'encrage charbonneux de Baudoin et son trait, aussi virtuose et charnel soit-il, me laisse froid voire me rebute régulièrement. Mais les planches de cet album étant relativement aérées et le dessin pas trop sombre, je ne l'ai pas trouvé désagréable.
Par contre, certes le lettrage est fait à la peinture et ce n'est pas facile de corriger, mais les fautes d'orthographe très voyantes disséminées au long des textes sont assez agaçantes.

Les quatre premiers récits mettent en scène l'auteur lui-même, ses pensées et observations dans des circonstances très différentes : en pleine désolation à Beyrouth, dans la rue, à Paris ou encore chez des amis. Abordant des thèmes très différents mais pertinents, j'ai bien aimé ces quatre chapitres.
Les sept récits suivants sont des fictions mettant en scène des personnages variés. Leur thématiques communes, les relations entre les gens : dialogues dans la rue, drague, discussions amoureuses, durant l'amour ou après l'amour. Pas passionnant mais pas mauvais non plus.
Quant au dernier récit, le plus long, il met à nouveau en scène l'auteur qui montre à sa copine l'ébauche d'une histoire en manga qui a été refusée, on lit cette histoire et on fait ensuite la comparaison avec une histoire très similaire, et partiellement autobiographique, extraite de Passe le temps, dans un style graphique très différent. Intéressant mais pas captivant non plus.

Nom série  Kamui - End of Ark  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Graphiquement, ce manga est assez enthousiasmant. Le dessin, dans une veine shonen classique, est soigné et plutôt beau. Les personnages sont bien rendus, les costumes très travaillés, les décors soignés et les scènes d'action pas trop mal rendues (même si le sang a tendance à gicler un peu trop abondamment).

L'univers imaginé là a une touche d'originalité. Les lieux sont des provinces connues du Japon médiéval, à l'époque d'un conflit qui a réellement eu lieu entre les clans Imagawa et Oda. Mais dans ce Japon là règnent aussi des magies particulières. Tout d'abord la source d'énergie de la fameuse pierre Kamui qui permet aux habitants d'utiliser une technologie anachronique, pour une ambiance un peu steampunk. Puis des personnages marqués de tâches de naissance divines qui leur confèrent des pouvoirs surnaturels très puissants.

Malheureusement, l'intrigue en elle-même est trop banale et trop cliché pour vraiment passionner le lecteur. Un conflit, des complots, un jeune héros aux pouvoirs latents dont on sent bien qu'il sera un jour le plus fort, de mystérieux personnages à la recherche de ce pouvoir, une vengeance... Le tout tiendra en 4 tomes mais le premier n'apporte rien de neuf au monde des shonen et aux récits médiévaux-fantastiques. Il y a une certaine immaturité dans les réactions des personnages et dans la tournure du récit. On sent en outre pas mal d'influences de mangas plus célèbres. J'ai noté quelques emprunts à Naruto notamment, par le pouvoir des iris du héros qui lui permettent de deviner les actions de l'adversaire d'une part, mais aussi par cette caste de personnages dotés de super-pouvoirs, leur look, leur façon de se comporter, leurs noirs complots secrets. Et on pourra sûrement trouver des ressemblances avec d'autres shonen.

La narration est tout à fait correcte, le scénario se tient et n'est pas mauvais, mais tout cela me donne une telle impression de déjà-vu que je n'ai vraiment pas été captivé. Le récit se lit, divertit un peu, et puis s'oublie aussitôt. Il manque l'accroche qui fait les bons shonen.

Nom série  Hakoniwa Angel  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela partait mal pour que j'apprécie ce manga. C'est en effet un shojo pur et dur et la futilité immature des premières pages avait tout pour me rebuter. En effet, toute l'intrigue du récit est basée sur une idée de départ : la jeune héroïne est tombée amoureuse d'un jeune mannequin qu'elle ne connait qu'en photo et elle a intégré exprès son lycée pour vivre à ses côtés et peut-être un jour sortir avec lui. Le règne du paraitre, "kyaaa il est trop beau, je suis trop amoureuse, lol" empaqueté dans du ruban rose avec des étoiles plein le ciel.

Mais le caractère des personnages m'a finalement réconcilié avec l'objet. Malgré les apparences, ils sont en effet éloignés des clichés du genre. Le personnage du beau Maria Momo (quel nom !) qui se révèle excentrique, gourmand et gentiment idiot est assez drôle. Et la force de caractère de l'héroïne, différente de la banale collégienne trop gentille et trop pleurnicharde, est plutôt agréable.
Du coup, même si l'ensemble reste un peu niais et futile, il y a quelques passages amusants et le scénario n'est finalement pas si bête et pas aussi prévisible qu'il le laisse craindre au premier abord.

Comme le dessin est de bonne qualité, que la narration n'est pas trop fouillis malgré certains passages qui manquent de clarté, la lecture ne me fut pas désagréable et j'imagine que ce shojo plaira aux jeunes filles.

Nom série  Les Pionniers de l'aventure humaine  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bien qu'il apparaisse en couverture et qu'une histoire lui soit dédiée, cet album ne fait pas partie de la série Jérôme Moucherot. Il s'agit, comme la plupart des premiers albums de Boucq, d'un recueil d'histoires courtes délirantes et absurdes.

Je me souviens il y a quelques années avoir un peu de mal avec le dessin de Boucq dont la laideur volontaire et les déformations des visages des personnages étaient un peu difficiles à appréhender. Mais aujourd'hui j'adore ce dessin tellement maîtrisé, tellement original et efficace. Du grand art !

Sur la dizaine de récits contenus ici, j'ai trouvé la moitié simplement pas mal, pas hilarante, mais j'ai trouvé l'autre moitié franchement excellente. Les idées sont très variées mais toutes dotées d'une atmosphère similaire de folie et de dérision. L'humour absurde de beaucoup d'entre elles m'ont souvent fait penser aux oeuvres de Goossens qui me font également beaucoup rire. Les gags sont souvent fins, disséminés au long des planches et pas seulement dans la chute, trouvailles visuelles, clins d'oeil, piques caustiques ou dérisoires, détournements de clichés. C'est souvent très drôle.
J'aurais aimé que la qualité et l'humour de chacune de ces histoires soient constants. Ce n'est pas le cas, ce qui me fait craindre que la légère platitude de certaines d'entre elles rebutent les lecteurs qui découvriront là l'oeuvre de Boucq.

Nom série  Princess Ai - The Prism of Midnight Dawn  posté le 10/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
The prism of midnight dawn, traduisez "le prisme de l'aube de minuit", est la suite directe de Princess Ai, série qui a semble-t-il eu son petit succès auprès d'un jeune public féminin. Courtney Love et DJ Milky, à l'origine de la première série, ont cette fois laissé la main à Christine Boylan. Et Ay Yazawa a laissé Misaho Kujiradou seule aux commandes du dessin.

Le graphisme parait plus soigné encore que celui de Princess Ai. Quoique les décors soient médiocres, la mise en page façon illustration gothic-lolita est belle et travaillée. Et les personnages sont assez excellents. Leurs tenues vestimentaires sont surtout le gros point fort, dignes de stylistes de mode, pour le plus grand ravissement des amatrices de cosplay et de néo-gothique. C'est une ambiance visuelle très féminine, très shojo, mais techniquement il n'y a rien à redire. Et la narration graphique reste assez fluide.

L'histoire, par contre, parait encore plus bidon que celle de Princess Ai. Un an après ses aventures précédentes, cette dernière se retrouve de nouveau sur Terre à la poursuite de méchants, mais découvrent au passage qu'elle doit sauver le monde d'une mauvaise musique qui ne sonne pas bien et qui, associée à des accessoires modes contaminés, corrompt les âmes. Ciel, quelle horreur ! Pire ! Le grand amour de la princesse est lui aussi sous le joug du mal.
J'ai bien l'impression que l'intrigue est encore plus niaise que celle de la série originelle. Certains dialogues m'ont vraiment fait rire tant ils étaient ridicules. Quant à l'ensemble, il est bien fade et paraît comme une suite artificielle à Princess Ai. Cette autre série avait pour qualités son originalité et la fougue inspirée de ses auteurs, tandis que the prism of midnight dawn ressort comme une banale série shojo avec juste des personnages un peu originaux et un rapport à la musique qu'on ne trouve pas tellement ailleurs. On s'amusera d'ailleurs de nouveau de voir l'héroïne, exilée sans moyen sur Terre, changer complètement de tenue extravagante à chaque chapitre.

Malgré ces reproches, la beauté du dessin, le design vestimentaire, la mise en page illustrée et la narration assez fluide font que la série n'est pas nullissime. Mais, comme Princess Ai et bien que certaines fans de cette série puissent peut-être être déçu par cette suite, elle est à réserver aux jeunes lectrices et aux amatrices de jolis dessins, de stylisme et d'illustrations façon gothic-lolita.

Nom série  Princess Ai  posté le 10/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Princess Ai a la particularité d'être l'oeuvre conjointe de personnalités assez notables de la musique et du manga. Courtney Love a en effet été à l'origine du scénario, associée à un musicien que je ne connais pas, DJ Milky. Et au dessin, on trouve Ai Yazawa, idole des amatrices de Shojo puisque créatrice de la série Nana, associée à Misaho Kujiradou, jeune auteure dont le talent graphique est très intéressant. Tous partagent le même goût pour le rock et l'anti-conformisme.
Il résulte de ce cocktail une série plutôt à part qui n'hésite pas à aller à fond dans l'ambiance gothic-lolita et l'exaltation de la musique pop-rock qui soulève les foules et "guérit les âmes".

Graphiquement, c'est joli. Très imprégné du style shojo, l'accent est surtout mis sur les personnages au détriment de décors vides ou médiocres, à l'exception de quelques mises en page façon illustrations. Mais le travail sur ces personnages est assez intense, l'accent étant fortement mis sur leur look. Leur design aura de quoi ravir les apprentis stylistes et les amatrices de cosplay et de néo-gothique. C'en est parfois assez ridicule (il faut accepter le postulat que les personnages ont en réserve tous les vêtements les plus cools possibles pour se changer complètement entre chaque chapitre) mais c'est joliment dessiné et plaisant à regarder.

Le scénario, cependant, est assez gratiné.
Il se démarque en osant mettre en avant comme il le fait, avec beaucoup de sérieux, l'aspect "magique" de la musique, du rock qui va sauver le monde, les âmes, donner le bonheur à tous etc etc. Les auteurs se sont bien laissés aller dans leur trip, s'en donnant à coeur joie autant sur le côté mode que sur les réflexions sur la musique, sur l'amour romantique, etc. Très shojo et en même temps assez rock. Tant pis pour la crédibilité, ce n'est pas le but recherché.
En même temps, le plus souvent, qu'est-ce que c'est niais ! L'intrigue est bourrée de clichés, de retournements de situations improbables, de méchants caricaturaux, de beaux gentils. Les dialogues sont parfois involontairement hilarants. Le scénario se complexifie au fil des chapitres mais gagne aussi en ridicule à bien des moments.

Ca ressemble à un opéra rock sur fond de fantastique qui prône la révolution par la musique, l'anti-conformisme romantique et par les tenues à la mode, et qui n'a pas peur de plonger dans la niaiserie, ce qui tombe bien car on est en plein dedans. A réserver aux jeunes lectrices et aux amatrices de jolis dessins, de stylisme et d'illustrations façon gothic-lolita.

Nom série  Vaelber Saga  posté le 10/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Soyons clair, ce manga est franchement nul. Pourtant, je n'arrive pas à le détester car il fait partie de cette toute première vague de manga traduits en France, de ceux destinés aux adolescents mâles qui ont fait dire à beaucoup que les mangas n'étaient que des histoires pour bourrins, remplies de violence, de femmes dénudées et d'onomatopées ridicules. A ce titre, sachant que la série est parue en France en 1995, j'ai lu ses deux seuls tomes parus comme des objets de curiosité, y retrouvant une ambiance d'époque, beaucoup d'influences et aussi énormément de défauts manifestes.

Le récit est un gros gloubi-boulga mélangeant SF post-apocalyptique, heroïc-fantasy, monstres démoniaques, magie, ésotérisme, princesse à sauver, robot porteur de la technologie et des espoirs d'une civilisation disparue et complots religieux sur fond de secrets du Vatican. Résumer l'ensemble serait trop compliqué et de toute manière tout est mélangé en vrac sans qu'on détermine bien quel est le thème dominant.

Le dessin est aussi typique de l'époque. Bastard !!, AD. Police, Striker, tous ces mangas à base de SF ou de Fantasy qui se prenaient très au sérieux et alignaient à foison des scènes de combats, de violences et des héroïnes en petite tenue. De nos jours, le manga français Holy Wars a d'ailleurs un graphisme très similaire. Vaelber Saga semble aussi pomper du côté d'Otomo tant certains décors (en particulier un certain ascenseur géant) rappellent Akira.
Le graphisme est ici très inconstant. Parfois percutant et dynamique, il est d'autres fois moches ou assez simplistes. L'abondance de traits de mouvements et autres onomatopées envahissantes est en outre agaçante et synonyme pour moi d'un réel manque de maîtrise.

Le scénario, avec ses si nombreuses influences et composantes, pourrait être assez intéressant pour ceux qui aiment les mélanges de genre. Mais la narration est nullissime. Les dialogues partent dans tous les sens, semblent parfois n'avoir aucun rapport avec l'action, les transitions ne sont même plus abruptes elles sont délirantes, les scènes sont si embrouillées que j'ai cru que certains bandes de cases étaient inversées, les combats sont confus, il arrive qu'en plein milieu d'une scène d'action on saute à une discussion compliquée entre d'autres personnages n'ayant rien à voir puis hop on revient au combat, la chronologie ne semble pas toujours respectée certaines scènes donnant l'impression de durer bien plus longtemps que d'autres sensées avoir lieu en parallèle, et j'en passe encore et encore. Sur deux gros albums, il doit y avoir une trentaine de pages dont la narration est suffisamment fluide pour être bien compréhensible : le reste est pénible à lire, voire tout simplement illisible. Sans parler des aspects clichés et parfois ridicules du scénario et des personnages (l'héroïne en armure, en porte-jarretelles et petite culotte pour commencer...).
Oh, et j'oubliais les quelques scènes simili-lesbiennes histoire d'aguicher le lecteur mâle !

C'est nul. Mais lu avec du second degré ou par curiosité intellectuelle sur la teneur des mangas de l'époque, ça peut être intéressant.

Nom série  Martin Matin  posté le 09/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par le biais de ma fille que j'ai lu ces bandes dessinées. Je connaissais vaguement le dessin animé dont je me souviens surtout du générique.
Il s'agit donc d'un petit garçon qui, tous les matins, se retrouve dans la peau d'un personnage différent : tantôt il est pompier, tantôt il est dompteur, il se réveille même parfois transformé en fille ou en canard. Et il va vivre alors des aventures sous cette forme pendant toute une journée, accompagné de ses deux amis, Gromo et Roxane, à l'école ou dans des décors nettement plus exotiques. Son univers s'adapte à sa nouvelle forme, avec des ennemis, des lieux ou des dangers qui apparaissent pour lui faire vivre des aventures qui lui conviennent. Il n'y a pas de limitation à l'imagination, il peut se retrouver aussi bien dans l'espace que dans la jungle, et ses aventures le mettent bien des fois en vrai danger de mort. Heureusement, il s'en sort toujours !

C'est une série destinée à la jeunesse, de 5 à 9 ans je dirais. Les histoires courtes tiennent sur une dizaine de pages à chaque fois et leur rythme est très rapide. Il s'agit d'adaptations de scénarios de dessins animés, l'intrigue ne doit donc pas être complexe et permettre l'action et l'aventure faciles.
Les intrigues sont variées et pas déplaisantes à lire. Le dessin est simple et assez formaté mais de bonne facture et bien colorisé.
Le seul regret c'est que, le public visé étant enfantin, les facilités scénaristiques sont souvent très grandes, le héros s'en sortant toujours d'un coup de baguette magique ou par des pirouettes trop téléphonées pour un lecteur adulte.
C'est donc de l'aventure gentille et pleine d'action mais ce sont des divertissements qui s'oublient un peu trop vite car les intrigues et leurs péripéties n'ont rien de très marquants ni d'originales.

Nom série  Petit Polio  posté le 08/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette oeuvre raconte avec beaucoup de tendresse l'enfance d'un petit garçon de Toulon d'origine algérienne à la fin des années 50.
Le récit mêle plusieurs thèmes intéressants et pas forcément liés : la guerre d'Algérie et l'intégration des algériens immigrés en France, la mort d'un parent (par le biais du voisin du héros), le handicap (le héros a eu la polio mais il a largement surpassé son handicap), le génocide arménien (par le biais de la mémé du héros), le choix de la religion, mais aussi tout simplement la vie d'un petit garçon encadrée par ses parents, sa famille, ses amis et sa passion pour les magazines de BD. C'est aussi en grande partie un hommage à la ville de Toulon et à la façon dont on y vivait et on parlait à l'époque.
Beaucoup de sujets sont donc abordés mais toujours avec justesse, nostalgie et intelligence, quoique sans jamais trop rentrer en profondeur dans chacun. C'est très agréable à lire et bien raconté.

Seul regret, le dessin qui manque quand même pas mal de technique. Les planches des premiers chapitres ont des côtés un peu amateur, avec des personnages changeants, des décors simplifiés, et peu d'assurance dans le trait. C'est d'autant plus visible dans les grandes doubles pages que nous offre l'auteur. Seule la couleur est jolie, avec une agréable peinture qui ressort très bien pour les vues de nuit de la ville de Toulon.

Une tranche d'époque instructive et agréable, une bonne narration et des thèmes abordés avec intelligence et sensibilité. C'est une bonne BD. J'aurais simplement aimé que son graphisme soit plus maîtrisé.

Nom série  Ultra Cute (Urukyu)  posté le 07/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Dès le début de la lecture, je savais que ce manga n'était pas pour moi. Outre qu'il s'agit d'un shojo, genre qui ne me convient vraiment pas, celui-ci est en plus clairement destiné aux jeunes filles, tranche d'âge 9-12 ans. Les gamines qui crient "Kyaaaa ! Trop beaaaau !" devant un éphèbe androgyne et pour qui le karaoké déguisée en cosplay est le summum de la fête dépravée.

Alors, j'ai tenté de le lire avec autant d'objectivité que possible, cherchant ça et là ce qui aurait lieu de plaire à une jeune lectrice.
Dans ce domaine là, il y aurait éventuellement des points acceptables. Le dessin est relativement maîtrisé, concernant les personnages en tout cas car les décors sont le plus souvent vides. Les visages sont vivants et même si j'ai régulièrement confondu des personnages qui se ressemblaient, ce n'est pas laid et pas trop mal construit en terme de mise en page. Le public visé sera en outre probablement touché au départ car le sujet est affiché sans fioriture, il s'agit de parler de la drague pour deux collégiennes faussement rivales mais surtout très désireuses de vivre leur premier vrai amour avec un vrai baiser à la clé. Très midinette mais après tout, à cet âge là, ça doit quand même pas mal occuper l'esprit des collégien(ne)s, non ?

L'ennui, c'est qu'il n'y a pas de scénario. L'auteure a-t-elle réfléchi avant de lancer son histoire ou a-t-elle simplement décidé de mettre en scène des personnages, de voir ce que ça donnait, puis d'ajouter de nouveaux personnages au fur et à mesure histoire d'allonger la sauce ?
L'histoire résumée en quelques mots : deux filles, soi-disant rivales, cherchent à sortir avec le garçon de leurs rêves, elles tombent sur deux garçons parfaits (beaux, mignons, surfeurs, cools, visiblement riches) et le courant passent aussitôt entre eux, mais la situation est plus compliquée car les garçons jouent un peu un jeu de dupes mais en fait pas vraiment, mais ça se complique encore parce que déboule une ex jalouse, puis le cousin de celle-ci, puis... Bref, ça tergiverse pendant des pages et des pages mais il ne se passe rien, rien que des discussions, des pensées, des avancées, des reculades, des petites péripéties aussitôt oubliées, et... on s'en fout. Ce n'est vraiment pas prenant, les personnages n'ont aucun charisme. Zéro intérêt pour un adulte, et je doute même qu'une pré-adolescente soit vraiment captivée au-delà de quelques chapitres. Et ce serait d'autant plus dur que la narration graphique devient franchement fouillis au bout de quelques chapitres.
A cela s'ajoutent des éléments qui m'ont rebuté. Des dialogues "djeunz" directement importés du Japon à base d'expressions anglaises ridicules : "so cute, so cool, hyper nice !", "yes ! get !", etc etc... Et surtout une superficialité et une addiction à la société de consommation qui me révulse : ces gamines de 15 ans prônent en permanence le maquillage, les fringues, les accessoires et même les crèmes rafermissantes pour la peau... Quelles c**neries !

Bref, même en essayant de rester aussi neutre que possible, je n'ai rien trouvé à ce manga. Il n'est pas détestable car la lecture d'un chapitre ou deux se fait sans difficulté, mais au-delà de ce stade, cela devient assez éprouvant et surtout ennuyeux. Il n'y a rien à tirer de ce récit.

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