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Nom série  Combustion spontanée  posté le 25/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un humour absurde servi par un dessin assez sombre d'aspect et une narration pince-sans-rire. Il y a un peu de Goossens dans le ton mais l'atmosphère est moins délirante et le décalage plus discret.
La narration un peu bavarde m'a fait moyennement accrocher aux récits, aussi courts soient-ils. Et même si j'ai souvent souri, j'ai rarement ri. Ce n'est pas suffisamment percutant et original à mon goût.
Cela reste toutefois de bon niveau et le dessin a une certaine classe et une certaine personnalité, j'en conseille donc la lecture aux curieux.

Nom série  Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier  posté le 23/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je remercie cette série et ses auteurs de m'avoir fait découvrir l'histoire du Capitaine Fracasse. J'avoue à ma grande honte que je ne connaissais le roman que de nom et m'imaginais, à son titre, qu'il s'agissait d'un récit de pirates. Il n'en est rien du tout. Il s'agit d'un étonnant cocktail mélangeant l'aventure de cape et d'épées, la commedia dell'arte, une romance mouvementée et les ambitions théâtrales d'un gentilhomme sans le sou.

Le récit est dense, je l'ai trouvé original et surtout prenant. N'ayant aucune idée du contenu du roman, je ne saurais dire si l'adaptation est bonne mais je l'ai trouvée en tout cas très plaisante, me donnant en permanence l'envie de savoir la suite. Il y a bien le langage soutenu et fleuri qui m'a légèrement gêné au départ car je trouvais que les dialogues manquaient de naturel, mais je m'y suis rapidement fait et il faut dire que les textes sont parfois bien jolis.

Seul le dessin m'a laissé une impression mi-figue mi-raisin. Bien qu'ils soient un peu changeants de visages, les personnages sont de plus en plus réussis au fil des tomes tandis que le trait du dessinateur semble s'affirmer. Par contre, les décors m'ont déçu. Trop lisses, trop plats, parfois simplement laids, leur côté raté m'a un peu empêché de me plonger dans l'histoire, de m'y croire. J'aurais accepté avec plaisir un dessin à quatre mains, avec un dessinateur pour les personnages et un autre assurant les décors.

Quoiqu'il en soit, le troisième et dernier tome qui vient de sortir se termine par une fin où tout est bien qui finit bien. Cela parait visiblement un peu édulcoré mais ça me convient de voir ces attachants personnages trouver une agréable conclusion à leurs péripéties artistiques, aventureuses et romantiques.

Nom série  Bois Willys (Ziblyne et Bettie)  posté le 22/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est un gros bazar délirant dont il ressort avant tout le désir de l'auteur de se faire plaisir graphiquement en présentant des pin-ups sexy et de belles voitures américaines lancées à toutes vitesses sur les routes. Le tout est dans une ambiance polar noir des années 40 avec un peu d'espionnage, de SF et surtout beaucoup d'érotisme gratuit.

Il existe deux éditions de cette histoire, la première publiée en couleurs sous le titre Bois Willys tandis que la seconde fut ensuite en noir et blanc et partiellement redessinée sous le titre Zybline et Bettie. C'est la première version que j'ai lue.

Le seul point relativement fort de cette BD est son dessin. Et encore, il est très inégal. Quoique les perspectives soient parfois étranges, les décors et les véhicules sont plutôt soignés et réussis. Les filles sont jolies mais on les dirait complètement recopiées à partir de dessins de pin-ups déjà existants. Mais les personnages manquent complètement de naturel et sont anatomiquement ratées dès qu'il s'agit de les montrer en action. Et je ne parle pas de certains hommes qui, eux, sont représentés de manière complètement ratée. Ils sont parfois tellement laids qu'on dirait un besogneux travail d'amateur.
Au final, l'auteur semble essentiellement doué pour le travail d'illustration. Les cases où ses pin-ups prennent la pose ou encore les page crayonnées les présentant en position suggestive entre chaque chapitre sont assez jolies à regarder. Le reste, bof bof...

Mais alors l'histoire, elle, est complètement imbuvable. Ca part dans tous les sens dans un délire qu'on devine humoristique tant il est abracadabrant. La narration est nulle et encore plus embrouillée du fait d'une mise en page qui oblige à lire certaines cases de gauche à droite et d'autres de droite à gauche. Le scénario n'a aucune cohérence, aucun suivi, et on devine rapidement que seule la possibilité de montrer ses pin-ups nues ou en sous-vêtements sexy intéressait l'auteur.

Un gros gloubi-boulga dont le côté érotique est gâché par un dessin par trop inégal.

Nom série  Azumanga Daioh  posté le 20/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est peut-être bien le premier yonkoma que je lis, j'étais curieux de découvrir ce genre de manga inspiré des comic strips américains. Et je dois dire que celui-là est sympa.
Il met en scène un lycée pour filles et a pour héroïne aussi bien les étudiantes que les professeurs. Bien vite sont présentées des personnages aux caractères bien marqués et assez attachants. Tout se joue bien sûr sur la confrontation entre eux, sur les réactions des uns et des autres et sur la façon dont ils s'entendent. C'est frais et souvent amusant.

J'aurais pu davantage accrocher. Pour commencer, je dois dire qu'un simple tome entier composé de tant de pages de strips, c'est un peu indigeste : j'estime qu'il vaut mieux lire ce manga par petites doses plutôt. Ensuite, le dessin ne m'a pas aidé à différencier les personnages, d'autant plus que les enseignantes sont dessinées de manière presque aussi jeunes que les élèves. J'en suis venu à vérifier si oui ou non elles portaient un uniforme pour vérifier si le personnage mis en scène était un professeur ou non. Ca réduit l'efficacité de certains gags. Et puis surtout, il y a une petite portion de gags à côté desquels je suis complètement passé parce qu'ils font référence à une culture typiquement japonaise que je ne connaissais pas malgré le grand nombre de manga que j'avais déjà lus.

Bref, l'humour fut pour moi un peu inégal dans cette série mais globalement c'est plaisant et souvent assez drôle.

Nom série  Chiffon  posté le 20/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si je m'étais fié seulement aux couvertures de ces albums, je n'aurais pas franchement eu envie de lire cette série. Les couleurs me rappelaient celles d'albums de Garfield ou de Snoopy que j'aime très moyennement et le titre et le brave toutou me donnaient l'impression d'une série jeunesse.
Mais en fait, c'est vraiment sympa et le public est résolument adulte même si ça peut aussi amuser les plus jeunes.

Il s'agit de mettre en scène Chiffon, un chien au caractère très canin mais qui n'hésite pas aussi à se prendre pour un humain parfois. Son comportement est très sympa. L'auteur arrive à raconter des histoires très différentes sur le seul thème du chien et de ses maîtres. Il y a un peu de l'imagination d'un Calvin et Hobbes dans cette variété de gags et dans l'efficacité de l'humour.
Qui plus est, le dessin est assez excellent et très maîtrisé.
Bref, c'est du strip comics de très bonne qualité.

Nom série  Supernain  posté le 20/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Autant cette BD se laisse lire, autant je lui trouve des défauts qui m'empêchent d'en conseiller l'achat.

J'apprécie son ambiance un peu déjantée, sa recherche d'humour, ses couleurs pêtantes et son graphisme assez proche du dessin vectoriel. Le personnage de Supernain est sympathique et j'aime bien le côté parodique de ce récit de super-héros combattant les super-vilains.

Mais d'une part, si le côté un peu naïf du récit confirme qu'il s'adresse à la jeunesse, il y a pas mal de gags et de clins d'oeil un peu plus adultes qui leur échapperont probablement mais qui, inversement, ne sont pas tellement plus drôles pour un adulte.
Et surtout, il y a beaucoup de passages qui manquent de clarté. Je ne parle pas des quelques gags qui ont visuellement du mal à passer, manquant d'efficacité. Je parle plutôt de certains évènements qui paraissent incohérents ou peu compréhensibles. Pourquoi Roger Super devient-il soudainement méchant ? Qu'est-ce que c'est que ce point faible avec les sonneries de réveil ? Pourquoi ci pourquoi ça ?... J'imagine qu'il ne faut pas trop se poser de questions, ça fait partie d'un délire ambiant où les facilités scénaristiques et les retournements de situation sont légion, mais du coup l'incompréhension récurrente m'a un peu gâché la lecture, m'empêchant d'être plongé dans le récit et de simplement en rire.

Néanmoins, cela permet de passer un petit moment de divertissement pas désagréable et accessible aux jeunes lecteurs

Nom série  Je veux un chat !  posté le 20/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal. C'est une histoire mignonne pour les jeunes enfants de 4 à 9 ans, je dirais.
Ca raconte l'histoire d'une petite fille qui voudrait absolument un animal à la maison, n'importe lequel. Mais sa maman lui explique tous les défauts que ça impliquerait. Heureusement, grâce à une baguette magique, va pouvoir rêver ce que ça donnerait pour de bon, avec avantages et inconvénients.
Le dessin est simple mais agréable et assez amusant parfois aussi.
Le récit se lit vite et n'est pas très original mais il amène le sourire.
Sympathique même si cela ne reste pas longtemps en mémoire.

Nom série  La Source d'éternité  posté le 20/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cela commence comme une médiocre aventure de série B. On est directement plongé au coeur de la jungle équatorienne au sein d'une expédition dont on ne sait pas trop d'où elle sort et dont on apprend par bribes qu'elle est à la recherche d'une source d'immortalité dont on a aucune idée non plus de la provenance.
Les héros sont des jeunes adultes cool à la mode des années 80, la plus représentative étant la gonzesse de service, évidemment copine du héros, brune à la coiffure en feu d'artifice typique de l'époque et qui exhibe autant que possible sa superbe poitrine opulente et déplacée au cœur d'une expédition amazonienne.

Le premier tome n'est vraiment pas terrible. Bourré de clichés et d'incohérence, il est mal raconté mais reste encore suffisamment linéaire et clair pour se laisser lire sans sourire. Le dessin est très moyen mais n'est pas trop mauvais. A noter une drôle d'habitude des personnages de faire régulièrement des doigts d'honneur à leurs collègues ou au public. Méthode de communication entre jeunes adultes rebelles des années 80 ?
Mais alors avec le deuxième tome, cela devient carrément n'importe quoi. Déjà, la nouvelle colorisation choque tant elle est moche et rend le dessin complètement embrouillé. Mais surtout le scénario part dans un délire mystique complètement incompréhensible. On saute d'une scène à la suivante sans rien y comprendre, des personnages apparaissent sans qu'on sache qui ni pourquoi. Et le voyage en quête de la mythique Agharta se retrouve encombré de son inévitable discours illuminé et presque sectaire.
Ça devient tellement pénible à lire que j'ai complètement décroché et n'ai pu faire autrement que feuilleter les dernières pages.

La série n'aura de toute manière jamais de fin, abandonnée probablement faute de public et, ça, je peux bien le comprendre.

Nom série  Faux contact  posté le 20/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album n'est pas très enthousiasmant mais il se laisse lire. Il est composé de 5 histoires courtes qui ont pour seul lien de reprendre à chaque fois l'un des personnages apparus dans le récit précédent.
L'ambiance est au polar avec parfois un soupçon d'humour ou du moins de situations un peu incongrues. L'action n'est guère présente et laisse la place à des dialogues ou de la narration parfois un peu rébarbative.
Le dessin n'est pas mauvais concernant les décors mais les personnages ont tendance à tous se ressembler et à avoir le même visage inexpressif et sans vie. Ce n'est pas réjouissant.
Néanmoins, j'ai trouvé qu'il y avait quelques idées intéressantes voire amusantes dans les scénarios, notamment le premier qui m'a d'autant plus plu qu'il se termine vite et bien alors que je craignais de le voir gâché en s'éternisant sur tout l'album.

Note : 2.5/5

Nom série  Grand reporter  posté le 18/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas pris un grand plaisir à lire cet album mais je ne l'ai pas trouvé mauvais.
Il se compose de 4 histoires. Le héros est un journaliste un peu minable quoique chanceux avec les filles mais les scénarios ne sont pas tellement liés au journalisme. Les interviews ou les rencontres du héros sont plutôt des prétextes à faire un peu d'humour, à décrire la situation d'une ancienne vedette de théâtre à la dérive, les états d'âme d'un ancien juge qui veut changer de vie ou encore la difficile relation amoureuse d'un collègue de travail.
Rien d'innovant et rien concernant une éventuelle dénonciation de la situation en Argentine à l'époque, sujet qui a l'air d'avoir été traité dans d'autres récits uniquement publiés en périodiques et non contenus dans cet album.

Le véritable avantage de cette bande dessinée, c'est le dessin d'Altuna qui est très appréciable. De belle qualité tout du long, il présente en outre des filles très sexy.
Mais ce beau graphisme n'empêche pas une mise en page un peu embrouillée, rendue d'autant plus confuse par des dialogues pas toujours très clairs. Je ne sais pas si cela vient de la traduction mais j'ai régulièrement eu du mal à comprendre l'enchainement de certaines discussions.
Quant au scénario, ils ne sont pas désagréables. Ils attirent le sourire par-ci par-là. Ils amènent aussi quelques réflexions sur la société moderne et les relations entre les gens. Mais ce n'est jamais très palpitant et c'est même parfois un peu lourd dans le style. Le genre de lecture pas déplaisante mais dispensable.

Nom série  Toute la Poussière du Chemin  posté le 17/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais déjà agréablement remarqué le dessin de Martin Jaime pour Ce que le vent apporte. J'aime ses couleurs et son encrage qui me rappellent ceux de Ruben Pellejero.
J'avais également déjà remarqué l'aisance de Wander Antunes à raconter des histoires ayant pour décor le sud des USA, avec Big Bill est mort par exemple.
Et le mélange de leurs deux talents donne un très bon résultat.

Toute la Poussière du Chemin est une belle plongée dans l'Amérique de la crise de 1929, l'époque des vagabonds à la recherche de travail à la manière des Raisins de la Colère si ce n'est que celui que nous allons suivre ici est en plein Dixie où le racisme et l'injustice sont d'autant plus exacerbés par la situation économique désastreuse. Nous allons donc suivre Tom qui a reçu pour mission de retrouver le jeune fils d'un homme sur le point de mourir et qui va croiser la route de nombre de personnages et de péripéties.

C'est un récit sans concession. Le monde présenté là est dur et réaliste.
Je regrette un peu l'accentuation, qui parait presque artificielle parfois, de la méchanceté de certains personnages, policiers ou notables, qui sont de vrais salauds presque caricaturaux. Mais il est fort possible d'imaginer qu'en ces lieux et en ces temps troublés, les choses ont très bien pu se dérouler précisément ainsi.
En tout cas, c'est un récit fort, dense, à la fois instructif et évocateur. Sa dureté pourra parfois rebuter le lecteur mais cela reste réaliste. Et même la fin dramatique laisse échapper une dose d'espoir et de beauté de l'âme humaine.
En outre, comme dit plus haut, la mise en page est très claire et le graphisme régulièrement vraiment beau.
Ce fut donc une belle lecture, cruelle mais aussi touchante qu'intéressante.

Nom série  Monsieur Cauchemar  posté le 16/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré quelques défauts, cette bande dessinée est plaisante et assez originale. Alors qu'elle donne l'impression tout du long d'être teintée de fantastique, il s'avère, et c'est appréciable, que le tout a une explication assez réaliste au final.
Son traitement est un peu surprenant. Le ton est à la fois léger, comme un récit pour adolescent, et en même temps dur : il s'agit de meurtres et d'assassins sans scrupules.

Cela se retrouve au niveau graphique. Le trait éthéré et les couleurs délavées me font penser à ceux d'Hislaire à l'époque de Bidouille et Violette. Le dessin mélange des décors et quelques personnages semi-réalistes avec d'autres personnages un peu plus caricaturaux, comme ce fameux libraire, dans un style presque gros-nez, ou encore le jeune héros dont la tignasse me faisait penser aux héros de Walthéry.

Comme expliqué plus haut, on ne sait pas trop sur quel pied danser en première lecture. Le scénario fait tout pour faire croire à une part de fantastique. L'auteur va même jusqu'à tricher à mes yeux en dévoilant les pensées du libraire que j'estime en fait trompeuses quand on les relit après avoir découvert la clé de l'énigme.
De même, de voir ce jeune garçon, passionné par les crimes, suivre ainsi avec enthousiasme celui qui lui affirme être l'étrangleur pour l'accompagner dans ses basses oeuvres, c'est assez déstabilisant.

L'auteur pousse l'originalité jusqu'à proposer 3 fins alternatives même si, en fin de compte, elles n'en forment que deux vraiment différentes. L'une, comme son titre l'indique, laisse vraiment le lecteur sur sa faim. Mais les deux autres apportent des explications tout à fait réalistes à ce qu'on imaginait être du fantastique gratuit. Cela manque un tout petit peu de crédibilité et il y a quelques facilités scénaristiques manifestes dans les évènements et dans la façon dont ils sont racontés, mais c'est assez heureux de voir une fin qui tienne debout comme ça. Le lecteur peut alors se réjouir de s'être assez joliment fait berner.

Nom série  Bandonéon  posté le 15/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bandonéon se présente sous un format intéressant, album cartonné de 200 pages au format légèrement réduit dont l'allure n'est pas sans rappeler certaines parutions Futuropolis. C'est en tout cas une jolie édition qui convient bien à ce roman graphique.

Les planches sont dotées d'une esthétique particulière. Le trait au crayonné très présent de Jorge González s'accorde joliment avec les encres marron qui teintent les pages. Si certaines cases présentent un aspect un peu trop lâché, trop proche du croquis pour satisfaire tout le monde, d'autres compositions ne manquent vraiment pas de beauté et de pouvoir évocateur.
A noter également quelques originalités de mise en page aussi surprenantes qu'efficaces, comme par exemple cette page représentant avec force la monotonie d'une vie quotidienne répétitive.

Le récit est empli de sincérité et d'un réel désir de transmettre une âme et des émotions. Il s'agit de rendre hommage à la culture d'un pays, l'Argentine, en abordant le sujet de ses immigrés, du tango issu des bas-fonds miséreux et de tout l'état d'esprit artistique et populaire qu'il symbolise.
La lecture n'est cependant pas toujours aisée. Outre quelques passages qui manquent de clarté, on se perd un peu dans les lieux et les époques. Cela commence dès les premières pages où la narration trompe le lecteur inattentif en l'obligeant à se demander si le récit se déroule en Argentine ou en Italie.
Le traitement est également assez spécial. Le premier chapitre prend pour sujet principal un personnage original et attachant, le "Gordo", mais c'est pour mieux le lâcher purement et simplement par la suite. Il y a de quoi être frustré.
On comprend évidemment qu'il passe le relais au jeune Horacio mais celui-là se révèle nettement moins charismatique. Entre son comportement distant et la narration elliptique, il n'est pas évident de s'attacher aux sentiments qu'il est sensé nous faire partager.

Il se dégage pourtant de cette lecture de beaux passages, certaines fulgurances qui permettent de ressentir une part de l'âme Argentine. Et la lecture de la dernière phrase du père d'Horacio, dans la conclusion en guise de flash-back récurrent, est assez forte et révélatrice de la façon dont son fils s'est finalement éloigné de l'âme du Tango et de ses origines.

A noter deux particularités importantes concernant cet album.
D'une part, il est possible voire recommandé de le lire tout en écoutant la bande son évidemment tango créée spécialement par Marcel Mercadante et téléchargeable via ce lien. C'est une musique assez triste et lancinante qui colle parfaitement à l'ambiance du scénario et y rajoute une part de profondeur d'âme.
D'autre part, le récit de Bandonéon se termine aux trois-quarts de l'album. Le reste des pages est un récit autobiographique de l'auteur Jorge González prenant du recul pour expliquer les raisons de la création de cette oeuvre, son rapport vis-à-vis de son pays d'origine, l'Argentine, et d'une population à laquelle il sent à la fois intégré et différent. Intéressant mais parfois un peu pénible à lire sur la forme.

Je ressors de cette lecture avec une impression mitigée.
J'y salue l'hommage et l'authenticité de son esprit. J'ai été touché par certains moments forts, la beauté de beaucoup de ses planches et les implications émotionnelles de certains dialogues.
Je regrette cependant le manque de clarté de la narration, les ellipses un peu trop appuyées et le sentiment de n'avoir pas pu profiter correctement des personnages, le plus attachant étant abandonné avant d'en savoir plus sur lui tandis que le personnage principal reste trop distant par rapport au lecteur.

Nom série  Zouk  posté le 12/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, Zouk, la petite sorcière qui a du caractère !
Je ne saurais dire combien de récits de cette petite héroïne j'ai lu à ma fille dans le magazine "les Belles Histoires". Et c'est maintenant au tour de mon fils.

Il s'agit d'histoires courtes de 4 à 5 pages au petit format carré, à raison de 2 à 4 images par pages. Le schéma est assez répétitif mais sympathique. Zouk retrouve ses amis à l'école ou ailleurs et a envie de tester un peu ses pouvoirs magiques. Mais comme elle connait mal les formules, cela finit le plus souvent en catastrophe. Heureusement sa jolie maman arrive vite et en deux coups d'abracadabra elle efface tous les problèmes.

C'est assez frais et plaisant à lire. Le dessin est également agréable. Sans chercher la complexité, il est plutôt soigné.
Il s'agit clairement d'une lecture jeunesse qui ne satisfera pas un lecteur adolescent ou adulte, mais pour un enfant entre 3 et 10 ans globalement, c'est une bonne lecture.

Nom série  Dorian Dombre  posté le 12/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui m'aura laissé un ressenti assez étrange. Le trouble est venu de son ambiance mais aussi de son décor indéfinissable.

L'histoire se déroule en effet dans ce qui semble visiblement être une colonie française, visiblement dans les années d'après seconde guerre mondiale, mais aucune indication réelle n'est donnée et les auteurs font visiblement le choix de laisser le flou pour se permettre davantage de libertés dans ce monde fictif qu'ils mettent en place. Le bagne rappelle évidemment celui de Cayenne, certains éléments, notamment les uniformes militaires, font penser à l'Indochine, quelques bâtiments sont d'architecture nord-africaine, la population locale est simplement bronzée sans signe distinctif, leur langage écrit est à mi-chemin entre l'arabe et l'indien, bref c'est l'archétype de la colonie pénitentiaire sans ancrage dans la réalité.

Et la vie dans ce bagne est particulièrement malsaine, avec un commandant évidemment corrompu, des gardes sadiques, certains prisonniers qui font la loi et la mort pour les récalcitrants ou les esprits faibles. Cette même ambiance de dureté et de faible valeur de la vie humaine perdure tout au long de la série tandis que l'histoire tourne à la révolution et c'est elle qui m'a un peu troublé. Car le ton oscille entre l'horreur et une certaine dérision dont on ne sait jamais si c'est de l'humour discret ou du cynisme détaché. De même, le fait que le héros éponyme de la série soit plutôt un anti-héros un peu minable, surtout comparé à son invincible frère à qui tout réussit, est assez déstabilisant.

Le ton est donc assez original mais le récit n'est pas mauvais. Le sens de l'aventure et du dépaysement est bien là. Le dessin est de très bonne qualité même si certains visages se ressemblent trop et se confondent. Seul le côté parfois un peu gratuit de la violence des évènements pourrait rebuter les lecteurs. J'ai en tout cas trouvé le tout intéressant, bien mené et assez captivant car l'atmosphère étrange du tout piquait ma curiosité.

Nom série  Max  posté le 11/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré une couverture qui ne m'attirait vraiment pas, j'ai été très agréablement surpris par le premier tome de cette série. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'ai découvert une très belle immersion dans le Bush Australien. Comme toujours dans ce décor, le récit a un petit côté Western mais il aborde avec intelligence et un peu de magie le sujet des aborigènes, leurs croyances (le mythe du rêve) et aussi la persécution raciste qu'ils ont pu subir de la part de certains blancs. C'est beau, dépaysant et assez bien foutu.
Au rayon des regrets, il y a quelques passages qui manquent hélas de clarté, ce n'est pas toujours bien compréhensible. Puis, même si j'ai apprécié le graphisme d'ensemble, j'avoue avoir un peu de mal avec le visage du jeune héros que je trouve visuellement antipathique, notamment sur la couverture d'ailleurs, et j'ai également été un peu incrédule vis-à-vis choix de ne pas encrer certains décors.
Quoiqu'il en soit, j'ai aimé ce voyage dépaysant dans l'Australie profonde.
Et cet album aurait très bien pu former un unique one-shot.

Car la suite n'est pas aussi réjouissante. Sa simple raison d'être fait perdre de la crédibilité au récit car on retrouve le même jeune héros découvrant de nouvelles destinations et de nouvelles aventures, la série se transformant en une suite de voyages mêlant exotisme et psychologie alors que le premier tome pouvant passer pour très réaliste malgré sa touche de fantastique.
Ce sera d'abord le thème de l'esclavage en Mer Rouge qui sera traité dans le second tome puis celui de la situation en Grèce en 1936 sous la dictature dans le troisième et dernier. Et même si le récit reste de bonne tenue et si le dessin gagne en maîtrise, les scénarios se révèlent un peu plus plats, plus convenus et moins enthousiasmants à mon goût. Et j'ai toujours cette même difficulté insaisissable à apprécier vraiment le personnage de Max.

Bref, je retiendrai de cette série le premier tome dont je conseille la lecture mais les suivants sont plus dispensables.

Nom série  Les Maraudeurs de la lune rousse  posté le 10/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis toujours intéressé par les séries de la collection Vécu parce qu'elles me permettent de découvrir de l'intérieur des épisodes historiques souvent originaux. Là encore, c'est un passage bien particulier de l'Histoire qui nous est présenté dans Les Maraudeurs de la lune rousse puisqu'il s'agit, en marge complète des évènements révolutionnaires parisiens, de mettre en scène les gueux de la Beauce qui, en 1795, sous la pression de la misère et de la faim, vont se regrouper en bandes de brigands connus sous le nom de "Chauffeurs d'Orgères" dont la férocité marquera les mémoires à cette époque.
Dans la théorie, c'est donc une BD qui aurait pu me plaire par son côté instructif. Malheureusement, la narration et le dessin sont médiocres.

Le graphisme fait presque amateur par moment. Les visages sont laids et changeants, les perspectives ratées, les cadrages trop serrés et un peu pénibles. A cela s'ajoute des scènes érotiques assez gratuites qui sentent fort le racolage.
Mais ce qui m'a surtout gâché la lecture, ce sont les dialogues. J'apprécie le soucis de réalisme et, dans une série comme Les Compagnons du Crépuscule, j'avais plutôt bien assimilé l'utilisation du langage d'époque et de ces mots et expressions disparues de nos jours. Mais là, j'ai eu l'impression de devoir déchiffrer les textes. Un mot sur deux est de l'ancien argot régional et ça devient très vite incompréhensible. C'est vraiment exagéré, presque comme si aucun des mots de notre langue moderne n'existait à l'époque. C'est lourd à lire et la plupart du temps je n'avais d'autre choix que d'essayer de deviner ce que les personnages pouvaient bien raconter.
Quand en outre le scénario se révèle d'une grande platitude et sans rythme, cela explique que je n'ai pas apprécié ma lecture.

Nom série  Le Baron Rouge - Par-delà les lignes (Frères ennemis)  posté le 09/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Frères Ennemis reprend le personnage du Baron Rouge créé par Robert Kanigher et Joe Kubert. A la base, comme son nom l'indique, il s'agit d'un as de l'aviation allemande de la première guerre mondiale. Mais cet album se déroule cinquante ans plus tard, alors que le fameux Baron Rouge est à la fin de sa vie, cloué dans un lit d'hopital, et qu'un jeune homme vient l'interviewer sur son rapport avec la guerre avant de le comparer à sa propre expérience du Vietnam.

Dès les premières pages, on ne peut que constater la très forte identité graphique de cet ouvrage. Geaorge Pratt offre des planches exceptionnelles, comme de grandes peintures à l'aquarelle ou à l'encre diluée. C'est assez impressionnant. Je ne suis cependant pas très fan personnellement. C'est le genre de graphisme que je suis obligé de regarder de loin pour l'apprécier vraiment, celui-ci devenant trop flou vu de près et très peu compréhensible dans les scènes d'action. C'est donc graphiquement original et fort, mais ce n'est pas ma tasse de thé.

Quant au récit, il aborde le sujet des hommes pris dans la tourmente de la guerre, et de la difficulté à supporter les remords et le fait d'être un survivant quand vos proches ont été tués et que vous êtes vous-mêmes responsables de bien des morts. Il y a quelques passages assez forts en émotions, d'autant plus que le graphisme permet de bien les ressortir, comme le passage dans les tunnels vietnamiens ou la trêve de Noël de la Grande Guerre.

Globalement, je me suis quand même un peu ennuyé à la lecture de cet ouvrage. ni le graphisme ni le contenu du récit n'ont su vraiment me séduire. La guerre, les remords et la difficulté de survivre ne sont pas des sujets qui arrivent à me toucher, je ne suis probablement pas assez concerné pour cela. Et hormis les témoignagnes et les discussions un peu philosophiques sur le sujet, il y a peu de passages qui ont vraiment su me captiver dans cet album.

Nom série  L'Idée fixe du savant Cosinus  posté le 08/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la première BD de Christophe que je lis, et ma seconde BD datant du 19e siècle après la très bonne surprise que fut pour moi l'album de Töpffer, Monsieur Jabot et autres histoires.

Malgré ma curiosité, j'étais un peu réticent à entamer L'Idée fixe du savant Cosinus car je craignais d'y trouver davantage du texte illustré qu'une vraie BD. Ce genre de récit à la Bécassine m'est assez indigeste. Mais j'ai été agréablement satisfait. C'est une vraie BD au sens où évidemment le récit est séquentiel mais surtout le texte est indissociable de l'image. L'un répond à l'autre et ils apportent chacun leur part d'informations au récit.

L'humour se trouve à plusieurs niveaux. D'une part, il y a le texte qui est très bien écrit, empli de petits clins d'oeil et de jeux de mots. D'autre part, il y a l'image qui tourne bien souvent les personnages en ridicule et ajoutent quelques touches humoristiques purement visuelles. Et enfin il y le rapport de l'un à l'autre, le décalage voulu et ironique entre texte et image ou encore les quelques images qui montrent clairement la catastrophe à venir quand le texte semble l'ignorer.
Cela n'a pas tellement vieilli et j'avoue avoir ri à plusieurs occasions. D'autant plus que le dessin n'est pas moche du tout.

Tout cela manque un peu de rythme et d'originalité pour un lecteur moderne et s'avèrera un peu répétitif au long de l'album entier, mais c'est une bonne lecture qui montre les qualités de la bande dessinée française des tous débuts.

Nom série  L'Empire de Trigan  posté le 07/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome de cette saga m'a vraiment séduit. J'y sentais un souffle épique comme savaient en donner les vieux récits de science-fiction rétro façon Flash Gordon. A cela s'ajoutait la construction d'une civilisation futuriste depuis son commencement, par la volonté d'un homme bien décidé à protéger son peuple et à ériger une cité qui deviendrait le phare glorieux de sa planète. Il y avait dans cela l'évidente transposition de l'antiquité grecque et romaine, mais aussi un certain esprit rappelant Blake et Mortimer par cette invasion de l'armée des jaunes (qui sont ici verts), leur supériorité technologique, leurs ailes volantes et le traitre Olrik (ici nommé Klud).
Malgré de nombreuses facilités et quelques incohérences, j'ai parcouru avec grand plaisir ce premier album, comme on lit un vieux récit un peu démodé, voire kitsch, mais suintant de qualité.

Malheureusement, mon enthousiasme s'est réduit à la lecture des suivants.
La fresque épique a laissé la place à une suite de péripéties, pour la planète, pour la cité ou simplement pour les proches du héros. Les ficelles scénaristiques se sont mises à devenir trop grossières à mon goût. J'ai commencé à être agacé de voir la capitale glorieuse un instant, puis réduite à néant par une trahison l'instant d'après, puis de nouveau en pleine forme une ou deux pages plus tard. Les incohérences que j'avais occultées précédemment ont fini par me sauter aux yeux, comme cet empire de Trigan qui ne savait même pas ériger un mur de pierre faute de ne pas connaitre le terme de fondations et qui acquiert en quelques semaines à peine la connaissance de technologies futuristes au contact de quelques sages et d'une armée ennemie. Sans parler de la facilité qu'ont les héros à gagner par des pirouettes bien pratiques par moment.
Le manque complet de réalisme évidemment mais surtout de continuité dans l'évolution de Trigan et sa planète ont douché mon intérêt pour la mise en place de son empire. J'aurais préféré voir cette évolution sur des générations, sans obligation de garder le même héros du début à la fin.

Il n'en restait pas moins une suite d'histoires plus ou moins courtes au charme désuet, un peu inégales mais pas désagréables à lire, et puis un dessin lui aussi un peu âgé mais de belle tenue. A lire pour le premier tome et le reste par curiosité.

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