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Nom série  Je suis ton père !  posté le 15/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 3.5/5

Même si j'étais très concerné par le sujet de cette bande dessinée, étant père de 2 enfants de 4 et 8 ans et étant franchement geek, j'ai mis un peu de temps à l'apprécier pour de bon. Le dessin, malgré son style qui n'est pas trop ma tasse de thé, est plutôt bien foutu mais les visages des deux protagonistes ne me parlaient pas vraiment. Pas plus que les comportements du héros car il m'apparait indéniable que l'éducation avec deux parents, d'autant plus quand le plus grand des deux enfants est une fille, est différent par bien des points de celle du père célibataire d'un petit mâle. Alors j'y retrouvais d'indéniables échos de la réalité de ma vie avec mes enfants mais aussi quelques passages dont je me sentais un peu éloigné, voire que je trouvais rendus un peu artificiels.

Mais au fil des pages, j'ai de plus en plus accroché et de plus en plus rigolé. Cela a surtout été le cas dès que l'aspect geek du père prenait le devant puisque cela me parlait cette fois doublement. Du coup, autant certaines pages me laissaient un peu froid, autant j'ai vraiment éclaté de rire sur d'autres. Il y a là du vécu mais aussi, j'ai l'impression, une bonne part d'imagination pour offrir des gags vraiment percutants tant sur la paternité que sur le fait qu'un adulte restera toujours un grand enfant.
En tout cas, moi j'ai bien ri.

Nom série  Le Baiser de l'Orchidée  posté le 15/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Baiser de l'Orchidée mêle la trame d'un polar noir à l'américaine avec quelques éléments de récits plus modernes et plus dynamiques.

L'intrigue se déroule dans les Florida Keys dans les années 50 même si nous ne verrons de ce décor que des villes côtières fictives aux allures californiennes et des habitations insulaires paradisiaques. Les héros de ce récit sont un jeune lieutenant de police, un détective privé et une cambrioleuse masquée amoureuse d'un troisième homme lié aux deux premiers. C'est à la suite d'un cambriolage combiné aux assassinats particulièrement mis en scène de deux belles femmes, le tout en lien avec un riche magnat de la presse, que ces trois là se retrouveront réunis.

Dès le début, j'ai apprécié les belles couleurs et le beau dessin. Ce dernier a un petit côté du style de Berthet dans la rigueur du trait et des personnages, tandis que la colorisation lui donne une vraie personnalité. Il est juste dommage que certains visages soient trop similaires, notamment ceux de deux des protagonistes principaux que j'ai eu du mal à différencier au départ. Cela amène à des confusions et à quelques difficultés à suivre le détail de la narration en première lecture.

Le scénario lui aussi pêche par quelques coïncidences trop faciles et un peu de confusion. Il donne l'impression d'accumuler de nombreuses sous-intrigues, entraînant le lecteur à être un peu perdu en attendant que tout se mette enfin en place. Le premier tome se termine en laissant une quantité abondante de mystères qu'il reste encore à élucider.

Hormis ces légers défauts, le récit est intéressant et assez prenant. Et malgré quelques clichés - l'un de ceux-ci et non des moindres étant cette fuite en bateau qui fracasse de manière improbable son embarcadère au démarrage -, j'ai trouvé cette lecture agréable et intrigante, suffisamment pour me donner envie de lire le second et dernier tome en espérant que la complexité du premier y trouve une explication convaincante.

Nom série  Angie, infirmière de nuit  posté le 14/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oh la vilaine BD de gare !
Angie infirmière de nuit, c'est une BD un peu plus qu'érotique mais pas tout à fait porno. C'est du cul facile, un soupçon de violence, le tout enrobé dans un scénario qui n'a cela que de nom.

Elle met en scène une infirmière devenue nymphomane (mais ne l'était-elle pas déjà avant de toute manière ?) suite à l'achat et l'ingestion d'un philtre mexicain qui lui "donne des chaleurs" de manière régulière (tout le temps, quoi).
L'intrigue se compose d'une succession rapide de scènes de sexe sans crédibilité. Les situations sont de purs clichés vus et revus. Les dialogues sont le plus souvent ridicules, mais hélas pas assez pour en devenir vraiment drôles, et surtout emplis d'énormes fautes d'orthographe.

S'il fallait résumer le début du premier tome, par exemple, disons que dans chaque nouvelle salle d'hôpital où l'héroïne rentre, elle rencontre un nouveau personnage, homme ou femme, enfant ou vieux, seul ou accompagné, avec qui elle va échanger deux phrases puis baiser ou se toucher. Par la suite, elle quitte l’hôpital pour devenir infirmière privée ou préceptrice, puis infirmière de prison, mais le scénario ne gagne strictement pas en crédibilité, ni pour la partie porno ni pour le reste.
Pour donner un exemple, suite à un petit passage d'action, toujours dans le premier tome, un malfrat qui poursuivait l'héroïne se tue en tombant d'une fenêtre. Deux cases plus loin, l'héroïne croise un autre docteur et se remet à baiser. Et personne ne fera jamais la moindre réflexion sur ce gars mort sur le trottoir d'en bas...
Comme le scénario devient de plus en plus ridicule au fil des tomes, on peut espérer finir par en rire au second degré, mais ce n'est pas évident tant les scènes sont répétitives.

Ce qui sauve l'ensemble, c'est un dessin classique réaliste à l'ancienne qui n'est pas désagréable du tout pour les scènes non pornographiques, les visages et les personnages. Par contre, quand il s'agit de passer à l'action, le dessin des fesses et des sexes est souvent raté. Les sexes masculins notamment sont minuscules, très laids et quasiment toujours masqués, soit pour des raisons d'auto-censure, soit parce que l'auteur ne sait vraiment pas les dessiner.

Quant à l'aspect érotique de la lecture, entre ces défauts graphiques et le fait que les scènes de sexe se bornent quasi uniquement à des cunnilingus, des levrettes expéditives et de rapides fellations, cela n'a rien d'émoustillant.

Nom série  Les Huit jours du diable  posté le 14/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu "Le neuvième jour du diable" mais les histoires courtes de l'album "Les Huit jours du diable" ne m'ont vraiment pas assez convaincu pour me donner envie de le rechercher.

Ce sont des récits basiques, adaptations parfois à peine modifiés de légendes issues de la culture humaine : Atlantis, Sodome et Gomorrhe ou encore légendes bretonnes. L'auteur y fait intervenir des éléments de science-fiction souvent inutiles et des diables tentateurs trop vite dévoilés. Trop prévisibles, déjà vues la plupart du temps, sans aucun second degré, ces histoires ne sont pas palpitantes même si elles sont correctement racontées. Le dessin lui aussi est de bon niveau mais rien de très enthousiasmant.

J'ai lu cette bande dessinée avec une certaine indifférence, ayant le sentiment d'avoir déjà vu et lu nombre d'histoires similaires.

Nom série  Le Voyage du Bâteleur  posté le 12/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le Voyage du Bateleur a des allures de série avec le numéro 1 de son album et son sous-titre, mais au vu du récit et surtout de sa fin, il s'agit pourtant bien d'un one-shot.

L'histoire se déroule dans une ville imaginaire de Basse-Saxe, au nord de l'Allemagne. Une princesse y fait régner une dictature sans pitié depuis plus de 10 ans, attisant la colère du peuple et l'envie d'un autre seigneur local. Alors qu'elle vit recluse dans son donjon, sans jamais de visite, elle va, comme tous les ans pour la nouvelle année, saluer le peuple du haut de son balcon inatteignable. Sauf que cette anné, Theul le bâteleur arrive en ville, porteur du titre de champion d'arbalète obtenu au dernier grand tournoi.

Le scénario est un peu difficile à saisir en première lecture. Il faut défricher une narration confuse et des dialogues un peu sybillins pour comprendre le contexte et les personnages en présence.
Le graphisme aussi est particulier. Jean-Paul Dethorey, peintre par ailleurs, offre des planches inégales, alternant des décors joliment peints mais aux perspectives étranges, d'autres arrières-plans réduits à de banals dégradés aux couleurs peu attrayantes, et des personnages souvent laids.
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit du fait de ces défauts de narration et de dessin.
Et comme le cadre n'est visiblement pas rigoureusement historique et que ni le déroulement ni la conclusion de l'histoire ne m'ont séduit, je n'en conseille pas franchement la lecture.

Nom série  Le Parfum des Choses  posté le 12/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Histoire désuette typique de la BD "adulte" des années 80. Un homme banal, la quarantaine ennuyée, part à l'aventure à Vienne loin de sa femme et ses enfants et vit des aventures romanesques encombrées d'errances imaginaires, d'improvisations jazzy et de citations d'artistes du passé. Comme dans toute fiction d'auteur de l'époque, il va croiser des belles femmes et coucher avec elle sans scrupule. Son enquête sera confuse au possible, les coïncidences et facilités souvent effarantes et les digressions si nombreuses qu'on s'y perdra entre imaginaire et ce que l'auteur voudrait faire passer pour de la réalité. Tout parait artificiel, surjoué, faux.
La narration pénible, les couleurs aléatoires et le dessin peu attrayant du tout achèveront de lasser le lecteur.
Seules la curiosité de voir où l'auteur veut en venir ajoutée à l'ambiance un peu bizarre de cette escapade viennoise m'ont fait aller jusqu'au bout de cet album, mais son souvenir s'empressera probablement de sortir de ma mémoire.

Nom série  Mandy Riley  posté le 12/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé peu d'informations sur cette série mais de ce que j'ai compris, il s'agit d'une production argentine initialement publiée en noir et blanc dans des périodiques en langue espagnole. Le Lombard ne publiera qu'un seul tome des aventures du jeune Mandy Riley, tome se suffisant heureusement à lui-même, et le héros n'y est encore qu'un adolescent à peine sorti de l'enfance, mais il semble que dans sa publication originale, il grandisse d'histoires en histoires pour devenir un vrai jeune homme.

Le ton y est très classique, et un tout petit peu naïf malgré un certain réalisme. On se croirait parfois dans des épisodes de la Petite Maison dans la Prairie, quoique l'ambiance soit plus masculine et que le père du héros est aussi doué pour le métier de shérif et le combat aux poings. Le jeune Mandy Riley y vit des aventures au gré des visites d'étrangers dans la région qu'ils habitent et de ses rencontres avec eux dont parfois quelques jolies jeunes filles. On y sent parfois poindre le danger, avec quelques desperados de passage, mais les histoires se concluent toujours par une fin heureuse presque sans que le moindre sang ait été versé.
Le dessin est de l'école classique lui aussi, à mi-chemin entre les styles d'un Franz (Lester Cockney) ou d'un Cheret (Rahan).
Ce type de publication aurait par exemple très bien eu sa place dans le journal de Pif Gadget des années 70 ou 80.

Plaisant et assez bien foutu, même si cela ne marquera pas vraiment la mémoire du fait de son manque d'originalité.

Nom série  Les Zaliens  posté le 11/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Zaliens, c'est une série de gags courts mettant en scène des monstres extra-terrestres dans leur environnement naturel, une planète désertique très lointaine. Leur vie se résume à manger et à être mangés, de manières parfois particulièrement originales.
Mélange d'humour tarte-à-la-crême et d'humour noir, cette série s'adresse, selon l'éditeur, à la jeunesse, mais l'abondance de scènes un peu gore, même si tournées à la dérision, me ferait hésiter à la faire lire à mes enfants avant leur puberté.

De toute façon, concrètement, j'ai vraiment très peu apprécié cette lecture.
J'ai même failli lâcher l'affaire dès les premières pages tant les chutes des gags me laissaient complètement indifférents, au point de me demander s'il s'agissait vraiment de gags où s'il s'agissait d'introductions à une histoire que j'attendais de voir se mettre en place.
Au final, j'ai compris qu'il fallait voir un peu cette série comme les monstres marrants de Franquin, inventaires monstrueux où l'auteur imaginait des caractéristiques physiques et sociales originales et amusantes à chacune de ces créatures. Sauf que là, nous sommes à mille lieues de distance au niveau du graphisme et l'humour est beaucoup plus proche du pipi-caca-prout que de la poésie de Franquin.

Ce n'est parfois franchement pas drôle, trop souvent d'ailleurs, mais à la longue, finalement, certains gags m'ont quand même fait un peu sourire. Et puis ma curiosité était attisée par l'envie de voir les idées qu'allaient avoir les auteurs sur les différentes façons dont leurs créatures allaient s'entre-dévorer. C'est parfois très basique et facile, mais certaines idées sont assez amusantes quand même.
Mais franchement pas assez pour m'amener vous en conseiller la lecture...

Nom série  Les Yeux de Cendres  posté le 11/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est le second de l'éphémère collection Silver Screen de Zenda, dédiée à l'univers d'Hollywood à la fin des années 20 et au début des années 30. Le cadre est intéressant.
L'intrigue de cet album porte sur la période charnière où le cinéma parlant commençait à avoir du succès et où les anciennes stars du muet perdaient peu à peu leur statut de célébrités. Par le biais d'une enquête sur la disparition d'une de ces stars, on découvrira ainsi une part du contexte de l'époque et le type de personnes évoluant dans le milieu. Cette enquête se soldera en outre par une révélation jetant un regard particulier sur la condition des femmes et de ce qu'elles devaient parfois faire pour réussir.

Par contre, au-delà de l'idée de base du scénario, le reste de cet album n'est vraiment pas terrible. Graphiquement, le dessin est très moyen et les couleurs sont assez laides. Mais c'est surtout au niveau de la narration que cela pèche. A force de flash-back, de dialogues décousus, de mauvaises transitions, le lecteur est très rapidement perdu dans un récit pénible à lire, presque incompréhensible par moment.
Ce fut là une lecture désagréable au sein de laquelle il m'a fallu lutté pour extraire les portions intéressantes du scénario et du cadre historique.

Nom série  Hellenik blues  posté le 11/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un carnet de voyage en bande dessinée, pour être réussi, peut proposer plusieurs options : soit présenter des lieux vraiment particuliers, soit être empli d'humour, soit réussir à transmettre des émotions palpables pour le lecteur.
Là... Pas grand chose...

Hellenik blues, c'est le simple récit d'un voyage un peu improvisé en Grèce de l'auteure, Mandragore, et de son compagnon, Goum. Commençant par la Crète avant de rejoindre le Péloponnèse, ils vont se balader sac au dos, jouant un peu la carte de la débrouille pour trouver où dormir chaque nuit. Passionnée par la Grèce Antique depuis sa jeunesse, l'auteure comptait aussi y trouver une certaine âme grecque moderne par le biais de la musique Rebetiko dont elle croisera finalement un club en fin de séjour à Athènes.

Le dessin de Mandragore est bon. Je l'avais déjà beaucoup apprécié dans La Rue sans Nom. Cependant, je trouve vraiment dommage le peu qu'elle réussit à rendre de la Grèce par ses dessins. Hormis quelques décors de rues et de montagnes, ses représentations donnent vraiment très peu d'impressions des autres lieux visités. Moi qui ai parcouru le Péloponnèse, je trouve qu'un dessinateur aurait pu tirer nettement plus partie de Monemvassia, Mystra, Mycènes ou même Athènes. Ici, quelqu'un qui ne connait pas les lieux n'en verra quasiment rien par le biais des dessins de cette bande dessinée. Mandragore se focalisera nettement plus sur les dessins d'elle et de son compagnon.

Et c'est bien le même souci au niveau du scénario. Ce carnet de voyage se résumera finalement à décrire de la marche à pied, des recherches d'endroits où dormir à la belle étoile, quelques brèves discussions très superficielles avec des personnes rencontrées et pour le reste une chronologie des lieux visités avec presque rien permettant aux lecteurs d'en ressentir de l'intérêt.
Ce n'est pas drôle, c'est plutôt ennuyeux et surtout ce n'est pas dépaysant du tout, ce qui est un comble pour un carnet de voyage.
Bref : bof.

Nom série  Rupestres !  posté le 10/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette oeuvre ne parlera clairement pas de la même manière à chacun.
Il est fort probable qu'elle passionnera les graphistes mais aussi ceux qui aiment à suivre l'errance des pensées artistiques et humaines.
Mais elle barbera franchement les lecteurs comme moi qui ne s'intéressent guère au dessin pour son procédé créatif mais plus pour son résultat, ou encore qui ne trouvent pas d'intérêt à suivre les divagations et introspections d'artistes qui essaient de faire ressentir avec plus ou moins de succès aux lecteurs leurs impressions.

L'idée de départ est intéressante. 6 artistes dessinateurs, non sans talent, vont parcourir des grottes préhistoriques pour y admirer et étudier des peintures rupestres. La comparaison entre leurs arts, déjà différents entre chacun d'entre eux, et ceux des hommes d'il y a plus de 10.000 ans était alléchante. D'autant plus qu'en même temps, il y avait toute l'émotion autour du fait d'explorer de grands réseaux souterrains parfois presque charnels dans leur structure et la réflexion sur leur propre rapport au dessin vis-à-vis de celui des hommes préhistoriques.

Malheureusement, je suis resté complètement en dehors du résultat.
Ce dernier est très diversifié puisque chaque auteur va présenter ce qu'il ressent à sa manière, voire à ses manières. Ce sera parfois de simples planches de bandes dessinées, parfois de grandes pages peintes, d'autres fois des croquis ou du texte illustré. Le sujet abordé sera parfois le dessin rupestre, l'expédition en elle-même, la grotte ou alors les errances imaginaires et introspectives engendrées par l'expérience et la vision de ces dessins si particuliers.
C'est parfois très beau. J'ai apprécié le graphisme soigné et si reconnaissable de Marc-Antoine Mathieu et surtout les toujours impressionnantes expériences graphiques d'Emmanuel Guibert. Mais c'est aussi parfois nettement moins attrayant pour un non-graphiste, avec quelques pages franchement absconses où les artistes laissent dériver leur art au gré de leurs ressentis.
Le vrai souci, c'est le contenu de ces témoignages émotionnelles et visuels. Ce sont la majorité du temps des monologues sibyllins sur comment chaque auteur ressent ce qu'il voit, ce qu'il expérimente, comment son imaginaire est inspiré par ces peintures rupestres et ces décors naturels... Et franchement, cela m'a plutôt gonflé.

Ça ne me parle pas du tout.
Mais je comprendrais aisément que cela parle à des lecteurs à la sensibilité artistique et à l'intérêt graphique différents des miens.

Nom série  La Traversée  posté le 10/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hmm... Je suis très circonspect sur l'utilité de publier un tel ouvrage tant son contenu me semble déjà vu et vain.

Nous sommes en terrain parfaitement connu. Décor post-apocalyptique, héros errant sur les routes désertées de l'ouest américain, une jeune fille recueillie qui l'accompagne, des villes fantômes, des survivants en loques, des communautés étranges et parfois dangereuses... On jurerait bien souvent voir des images du film La Route (je n'ai pas lu le livre)... un peu de décors de Mad Max... une violence crue et humaine façon Walking dead... Des scènes vues et revues dans d'innombrables récits post-apocalyptiques qui offrent déjà des oeuvres nettement plus intéressantes et novatrices.

Ici, rien de neuf, rien de captivant. Avec en plus des fautes d'orthographes inacceptables et quelques grosses facilités scénaristiques... A quoi servait par exemple cette discussion sur l'origine de la catastrophe si c'est pour que l'un dise ne plus s'en souvenir et que l'autre semble dire n'être pas née quand elle a eu lieu alors que le héros lui n'a pas eu le temps de remonter au nord du pays depuis...?

Cela se laisse lire car la narration est bonne, le dessin pas désagréable et que ce genre de récit apporte toujours sa part d'intérêt et de curiosité, mais il s'y passe bien trop peu de choses et il n'apporte vraiment pas assez pour être autre chose que dispensable à mes yeux.

Nom série  Tchernobyl - La Zone  posté le 09/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis que j'ai parcouru en long en large et en travers le jeu vidéo Stalker, toutes ses suites et extensions, et même une partie de Call of Duty, j'ai l'impression de connaître et d'avoir déjà visité la Zone et Pripiat.
Je me suis renseigné, j'ai vu des photos, j'ai lu un livre sur la catastrophe de Tchernobyl. Bref, je connais les lieux, je connais les raisons techniques de l'explosion et je connais le déroulement des évènements.
Mais je ne connaissais pas les principaux concernés.
Certes je savais ce qui était arrivé à la population locale, comment les choses s'étaient passées, mais je ne m'étais jamais identifié à eux, je n'avais jamais trop réfléchi à comment ils avaient pu ressentir les évènements.
Et c'est cela que permet de découvrir cet ouvrage.

Il nous présente une famille, certes imaginaire mais qui aurait très bien pu être l'une de celles vivant dans la région. Il s'agit d'un couple logé dans l'un des grands immeubles de Pripiat. Un père travaillant au coeur de la centrale, une mère enceinte et un jeune fils attendant impatiemment l'ouverture du parc d'attraction symbolique de la ville devenue fantôme. Et non loin de la ville vivent aussi les grands-parents, fermiers dans la campagne environnante.

S'affranchissant avec réussite d'une narration chronologique fade et peu parlante, les auteurs nous présentent les évènements ayant eu lieu avant, pendant et jusqu'à longtemps après la catastrophe. Le tout est vu par les yeux des personnages, tel qu'ils l'ont ressenti et compris à l'époque. Et alors que j'entamais ma lecture avec curiosité mais avec l'esprit froid d'un observateur qui croyait déjà savoir de quoi il était question, j'ai fini par être vraiment touché par ces personnes et par ce qui leur arrive.
Pas de sensationnalisme, pas de morbide, pas de pathos, juste des humains dans la tourmente et surtout dans la gigantesque incompréhension engendrée par la décision du gouvernement soviétique de laisser la population dans l'ignorance aussi longtemps que possible.
Le tout est soutenu par un dessin simple mais de qualité, à quelques petits défauts près.

Voilà un bel ouvrage, instructif et réussissant avec brio à faire ressortir l'émotion et l'atroce absurdité de ce qui est arrivé à la population vivant aux environs de Tchernobyl et aux fameux liquidateurs.

Nom série  Daylight  posté le 08/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ça m'énerve de perdre mon temps à lire de mangas aussi mauvais. Faut-il que Soleil n'ait vraiment rien d'autre sous la main pour publier une bouse pareille ? J'imagine qu'ils ont en tête qu'avec un bon dessin (car le dessin de ce manga est bon) et un titre et une couverture rappelant forcément Twilight, les adolescentes vont se faire avoir et acheter l'album sans réfléchir. Ça m'énerve d'autant plus de me dire que c'est sûrement ainsi qu'ils envisagent la chose...

Alors, oui, le graphisme de ce shojo est de qualité. La mise en page et le dessin des personnages sont impeccables.
Mais à côté de cela, il n'y a tout simplement pas de scénariste, juste un ramassis de clichés romantico-gothiques pour adolescentes et surtout une narration et des dialogues exécrables.
Dès les premières pages, on a compris qu'il se tramait quelque chose d'obscur dans cette école, que les élèves et professeurs que côtoyait le jeune héros était sûrement tous des vampires ou presque et que lui-même cachait un secret enfoui dans sa mémoire en lien avec un ancien pacte liant les humains aux créatures de la nuit. Comme point de départ d'une intrigue, c'est déjà vu mais ça peut entraîner un récit intéressant.
Sauf que voilà, ce point de départ, c'est en fait l'intrigue dans sa totalité. Pendant presque 200 pages, les personnages vont se tourner autour, parler par allusions permanentes, tourner autour du pot encore et encore et attiser complètement artificiellement un mystère de plus en plus lourdingue d'autant plus qu'il n'en est plus un depuis longtemps. C'est la plupart du temps incompréhensible, on n'arrive pas à savoir qui veut quoi, de quoi ils parlent, si le héros a compris qui étaient autour de lui et pourquoi il réagit aussi peu, etc... Et le tout sera noyé dans une mascarade de vie collégienne sans aucun fondement : comment expliquer que ces seigneurs vampires et cet élu-sacrifice jouent stupidement leurs rôles de profs et d'élèves à part pour faire croire aux lectrices pré-adolescentes que ça pourrait peut-être se passer dans leur propre collège...?
Et quand est venue la fin de l'album, j'ai dû aller vérifier pour savoir si c'était un premier tome ou vraiment la fin du one-shot qu'il est en réalité tellement c'est plat et toujours aussi peu compréhensible.

Ne lisez pas ce manga, vous gagnerez une vingtaine de minutes de vie supplémentaire.

Nom série  L'idole dans la bombe  posté le 09/06/2006 (dernière MAJ le 08/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De l'éphémère Collection 32 de Futuropolis, c'était cette série que je préfèrais, essentiellement du fait de son dessin.
Et pourtant, il parait tout simple ce dessin en premier aperçu. Fait de crayonnés, il est même plutôt simpliste concernant les visages de la plupart des personnages, aux nez dessinés en 2 traits et aux yeux en simples points. Mais les cadrages, les décors, la colorisation s'imbriquent pour donner un excellent rendu, fluide et beau à la fois. Certaines planches, je pense par exemple au décollage du dirigeable, sont superbes.

A côté de cela, le scénario est plaisant même si encore très confus dans le premier tome. Le décor de ce qui ressemble à une URSS dictatoriale fantasmée est assez originale car on ne sait jamais s'il faut le prendre au sérieux ou à la rigolade. Le ton est mi-figue mi-raisin, ce qui ajoute d'ailleurs un peu à la confusion narrative mais n'est pas désagréable.

Hélas, même si j'ai été charmé par sa douce originalité et la beauté simple de ses planches, il était dur de se faire une vraie opinion sur le seul début de cette série... et comme je viens d'apprendre qu'elle avait été abandonnée par Futuropolis, je ne peux plus en conseiller l'achat... Dommage...

Nom série  L'Epopée de Gilgamesh  posté le 02/02/2010 (dernière MAJ le 08/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais que très vaguement la saga de Gilgamesh et je m'estime plutôt heureux de la découvrir pour de bon par le biais de cette bande dessinée qui est de bon niveau.

Le graphisme est assez impressionnant de travail. Il s'agit de peinture assistée par ordinateur et chaque planche est une belle fresque. D'ordinaire je trouve ce style de graphisme un peu indigeste voire même kitsch, mais je reconnais ici sa qualité et sa lisibilité. J'ai surtout apprécié la recherche de crédibilité historique avec des paysages, des constructions et des vêtements qui paraissent bien correspondre à ce à quoi devait ressembler la civilisation sumérienne, l'une des toutes premières civilisations au sortir de la préhistoire. Même si ce n'est pas tout à fait à mon genre de dessin, il n'en demeure pas moins que c'est beau et probablement réaliste.

L'adaptation du mythe de Gilgamesh est claire et agréable à lire.
L'entrée en matière est un tout petit peu abrupte. Entre autres, je me suis demandé pourquoi tout le monde disait le personnage principal fils d'un dieu et doté d'une force divine. J'ai dû accepter ce fait sans me poser trop de questions. Néanmoins, les choses s'expliquent au fur et à mesure et j'ai apprécié le petit lexique des personnages en fin d'album.
L'intrigue est bien menée et m'a permis de découvrir ce qui n'est pour le moment que le début de l'épopée de Gilgamesh. C'est intéressant... disons instructif.
Le récit n'est cependant pas des plus originaux et palpitants pour un lecteur moderne gavé de fantasy et de récits d'aventures et de magie. J'ai pris plaisir à le lire mais je ne suis pas plus motivé que ça à l'idée de lire la suite, si ce n'est pas curiosité ou pour le divertissement.

Or je viens d'apprendre que de suite, il n'y en aura pas puisque Soleil, comme à son habitude, a décidé d'arrêter cette série pour des raisons commerciales et au mépris de ses lecteurs. Donc tant pis pour mon conseil d'achat...

Nom série  Delta  posté le 09/03/2008 (dernière MAJ le 08/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une série qui s'entame de manière assez surprenante. Ce premier et unique tome démarre en effet directement au coeur de l'action. Pas d'introduction, pas de mise en place, le lecteur est directement plongé dans les aventures mouvementées du jeune Boissy d'Aigremont et de la jolie Lina. Et c'est parti pour tout un tome de course-poursuite, de marche en avant au travers d'une jungle et sur un fleuve qui n'est pas sans rappeler l'Orénoque, au coeur de l'Amazone.
A cette trame historique et aventuresque s'ajoute une bonne dose de fantastique. Clan du Rêve, Esprit Jaguar, citadelle mystérieuse perdue au coeur de la jungle, tout un background empli de magie shamanique et d'esprits fantômes.

L'ennui, c'est que le premier tome ne se suffit pas à lui-même. L'action est assez échevelée et s'enchaîne sans qu'on réussisse vraiment à s'imprégner du récit. Le lecteur est laissé trop longtemps en dehors du récit par ce manque de pause explicative, ce petit quelque chose qui lui aurait permis de mieux cerner les lieux, les personnages et le contexte global de l'intrigue. Les péripéties se suivent, ne se ressemblent pas mais captivent moyennement tant on ne sait pas les motivations de la jeune shaman Lina, des nègres-marrons et autres indigènes qui la côtoient, ni des serviteurs de ce mystérieux Prince d'Or.

Au niveau du dessin, le trait n'est pas mauvais et assez plaisant à lire. Malgré une jolie couverture, il manque cependant un peu de maturité et cela se ressent au niveau des décors trop souvent vides ou manquant de détails. Et la colorisation informatique tend encore davantage à les aplatir et à les assombrir. De même, les anatomies des personnages manquent d'assurance et de continuité. On sent cependant qu'il y a là un vrai potentiel graphique qui aurait pu s'affirmer au fil des tomes.

En résumé, cette BD aurait pu devenir une bonne série de divertissement à base d'aventure historique et de fantastique, mais son entame est un peu trop brusque pour en juger. Et comme l'éditeur a décidé l'abandon de la série, nous ne verrons jamais la suite...

Nom série  Le Ruistre  posté le 05/08/2004 (dernière MAJ le 08/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin est assez plaisant, souvent joli mais surtout agréable à lire. Il n'est pas parfait, les couleurs sont sympas sans plus, mais globalement ça se laisse lire.
Quant au scénario, il a l'avantage d'être juste et proche d'un réalisme historique. Ayant adoré Les Compagnons du Crépuscule de Bourgeon, je me suis assez rapidement habitué aux textes écrits en ancien français et au fait que le moyen-âge qui est dépeint là est tout sauf chatoyant et romantique. Aucun manichéisme dans cette histoire; il y a bien un méchant mais il n'y a aucun gentil, et surtout pas le Ruistre lui-même. Tous les personnages ont été élevés à la dure comme on pouvait l'être au moyen-âge, leur caractère s'en trouve oscillant entre dureté et vulgarité et Ruistre rime ici fortement avec Rustre, notamment dans la violence et l'injustice dont peut faire usage le héros dans ce tome 1. Et pourtant, tout semble tellement véridique, tellement proche de la réalité telle qu'elle aurait pu l'être à l'époque.
Le récit est assez prenant, les personnages forts, la BD plaisante.
Sympa et intéressant au niveau du réalisme historique.

La série a été malheureusement abandonnée faute de ventes suffisantes. Je ne déconseille pour autant pas forcément l'achat des 2 tomes parus si vous voulez profiter d'une adaptation réussie en BD d'un moyen-âge historiquement très réaliste.

Nom série  Chinguetti  posté le 12/04/2008 (dernière MAJ le 08/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne suis vraiment pas convaincu par ce premier tome.

Choisir comme titre et comme décor la ville de Chinguetti me paraissait une idée intéressante. Ville sainte de l'Islam dans l'actuelle Mauritanie, l'imaginer s'étant développée en grande métropole futuriste au IVe millénaire était assez original. Mais le récit de ce premier tome ne semble guère apporter quoi que ce soit de plus à ce décor qui devient celui d'une simple cité futuriste en guerre.

La trame principale du scénario qui veut que la Terre ne dispose quasiment plus d'eau me semble également peu crédible. Déjà cela voudrait dire que les océans aient tous disparu et c'est là pour moi de la SF à laquelle je ne puisse croire, scientifiquement parlant. Et ensuite comment imaginer qu'une société aussi moderne que celle de Chinguetti, capable de produire des fluides de substitution et suffisamment riche et technologiquement avancée pour faire des allers-retours réguliers vers Mars et entretenir une guerre permanente, ne soit pas capable de transformer hydrogène et oxygène en eau pour sa propre consommation ? Le postulat de départ de ce récit est donc difficile à accepter pour moi.

Mais même en passant outre, le reste du scénario ne m'a pas intéressé. La narration à base de flash-backs est assez pénible. Les personnages ne sont pas vraiment attachants et difficiles à différencier. Et le complot qui semble se dresser à leur encontre n'est pas des plus passionnants.

Quant au dessin, il ne me plait pas non plus. Le trait est moyen mais correct. Par contre l'encrage est complètement écrasé par une colorisation que je trouve médiocre. Les planches sont complètement aplaties, assombries, les personnages rendus uniformes et sans personnalité. Sans parler des onomatopées qui sont incrustées dans le dessin mais en ressortent de manière trop artificielle. Je ne trouve cela ni beau ni plaisant à lire.

Et comme de toute façon, cette série restera inachevée, je déconseille évidemment l'achat du seul tome paru.

Nom série  Quartier M  posté le 02/05/2007 (dernière MAJ le 08/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quartier M s'annonce comme une trilogie SF dont le décor particulièrement original intéressera grandement les amateurs du genre.

Imaginez-vous une métropole qui s'oublie... Dans cette ville, les adultes perdent tous peu à peu la mémoire, sous les yeux peinés ou rebelles des jeunes qui savent que leur tour viendra un jour. Mais dans cette ville, outre les mémoires, ce sont également les immeubles entiers qui disparaissent, s'évanouissant en quelques secondes à intervalles réguliers. Des quartiers entiers deviennent alors frontières impassables et dangereuses où les êtres humains risquent de disparaître aussi s'ils se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment.
Un univers mystérieux et prenant dans lequel évoluent deux jeunes garçons qui vont bientôt se retrouver seuls face à l'adversité.

Le traitement graphique de Quartier M rapellera le style manga, la parenté avec Akira étant assez évidente. La force visuelle d'Otomo n'est pas atteinte mais la technique est bonne quoique le trait soit assez lisse.

La colorisation est également intéressante. Bien maîtrisée, elle est harmonieusement choisie. Jolie quoique assez sombre, elle a cependant une forte tendance à aplatir les contrastes. Certaines planches en ressortent si peu contrastées qu'un simple reflet lumineux sur la page les rend presque illisibles. C'est dommage.

L'histoire de ce premier tome est bonne mais il aurait fallu encore transformer l'essai avec les tomes suivants. Hélas, probablement à cause d'un échec commercial, la série ne connaîtra pas de suite. J'en déconseille donc l'achat.

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