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Nom série  Hosni  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée prend la forme d'un documentaire, une retranscription factuelle d'une portion de la vie d'un homme rapportée en témoignage. Cet homme, c'est un ancien SDF choisi au hasard, et le récit de sa période dans la rue permet de savoir comment les choses se sont passées pour lui et d'imaginer que cela doit se passer de manière sensiblement égale pour la majorité de ceux qui se retrouvent à la rue.

C'est instructif et plutôt bien raconté malgré une ou deux petites longueurs. Je n'aime pas trop le dessin par goût personnel mais il n'y a aucun reproche à lui faire au niveau technique (hormis l'image des joueurs l'équipe de France de foot qui est assez ratée). Le personnage d'Hosni est rendu proche du lecteur, on comprend son raisonnement, ce qui l'a poussé à agir de telle ou telle manière. Comme il a su rester propre sur lui, on sent par ce récit qu'il a également su garder sa dignité morale malgré une période de déchéance alcoolique.
J'ai été agréablement surpris, dans ce récit en bande dessinée comme dans les témoignages écrits qui concluent l'album, que les SDF interrogés citent beaucoup de moments plus chanceux, de gens généreux qui les ont aidés ici et là. On ne sent pas la rancoeur envers les autres gens que je craignais d'y trouver, pas de témoignages vraiment hargneux ou d'éventuelles dénonciations politiques manichéennes. Cette gratitude envers certaines personnes, et même envers certains flics dans un des témoignages, offre des rayons de soleil et un peu d'espoir en l'humanité là où j'avais peur de trouver un récit sombre, désespéré et accusateur.

Je regrette cependant de ne pas avoir bien compris les évènements qui ont amené Hosni à devenir SDF. Si une partie de la foule méprise ou a peur des SDF, outre à cause d'une angoisse inconsciente que ça leur arrive un jour, c'est bien souvent parce qu'elle n'a aucune idée de comment ils en sont arrivés là. Du coup, elle imagine tout et bien sûr le pire. D'où ces réflexions qui surgissent estimant que "les SDF, ils l'ont voulue, la rue" ou "ils n'ont qu'à bosser s'ils veulent s'en sortir". D'où l'intérêt de comprendre exactement comment les choses peuvent se passer pour qu'un homme comme vous et moi puisse se retrouver à la rue. Sur ce sujet, j'avais davantage appris en lisant Amères saisons, autre album qui abordait aussi le thème des SDF en plus de celui de l'alcoolisme.

Je vois dans cet album une bande dessinée reportage au sujet intéressant.
En fait, ce qui me soucie, c'est que je n'ai pas su m'attacher au personnage et à son récit. J'en suis resté à la surface, comme on lit un article de presse sans ressentir particulièrement d'émotions. Le sujet est instructif mais pas marquant dans la façon dont il est présenté. Du coup, je ne pense pas relire l'album et donc en conseille davantage la simple lecture si vous en avez l'occasion que l'achat.

Nom série  Street Girls  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Il y a une large part de subjectif dans mon avis aussi négatif car je ne suis vraiment pas le public idéal pour cette BD et je n'arrive fondamentalement pas à me mettre dans la peau d'un possible amateur du genre.
En effet, toute l'ambiance qui se dégage de cette série me rebute. Elle a choisi pour thème la passion du graff', ces tags dits artistiques sur tous les murs disponibles, et tout un visuel street fashion pour nénettes de banlieue ou pour midinettes désireuses de suivre la mode streetware. C'est un univers qui n'est strictement pas le mien. Et surtout, j'ai bien du mal à voir d'un bon oeil ces amateurs de graff', surtout quand je vois l'auteure les confronter à des "méchants" flics "trop cons" et ne pas comprendre qu'on puisse ne pas aimer voir les murs de sa maison ou de sa rue taggés de toutes les couleurs.

Passé l'aspect subjectif, je trouve également la série médiocre au niveau objectif.
Le dessin est certes dynamique mais je ne l'apprécie pas. Les personnages sont vivants, oui, mais je les trouve antipathiques. Je n'aime pas du tout la façon de l'auteure de dessiner leurs nez comme des truffes animales à la manière des BD Disney. La mise en page éclatée manque d'efficacité et laisse trop d'impression de vide. Les décors, quand il y en a ou quand ils ne semblent pas issus d'une brochure publicitaire, sont froids et sans vie. Et les couleurs, très informatiques, sont assez glaciales.
Les personnages sont superficiels et caricaturaux. Leurs réactions sont trop immatures pour convenir à un lectorat adulte.
Et pour finir le récit me fait penser au scénario d'un mauvais dessin animé télé aux épisodes produits à la chaine, avec des méchants idiots et clichés, une intrigue à laquelle on n'accorde aucun intérêt et une histoire qu'on peut lâcher à tout moment sans se soucier d'y revenir un jour.

Peut-être que ça pourra plaire à un public restreint, adolescent ou pré-adolescent. Mais ce n'est en tout cas pas pour moi.

Nom série  Sign of Love  posté le 09/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sign of Love est un shojo romantique pour adolescentes, une histoire d'amour un peu gnan-gnan et sans surprise.

Elle met en scène une collégienne qui rencontre un beau garçon mystérieux en vacances. Ils vivent quelques moments mémorables puis il disparait. Et ils finissent par se retrouver dans la même classe six mois plus tard. Ils vont alors se tourner autour, et le lecteur serait aveugle s'il ne devinait pas que très vite ils vont tomber amoureux et finir ensemble.
L'intrigue essaie de se former autour de cette romance et du mystère que cachent le beau Koki et son cousin sur-protecteur Taiga. On s'interroge sur leur rapport avec la mer et la ville de vacances de l'héroïne, et on comprend rapidement qu'il s'agit d'un drame familial assez cliché dans ces histoires à l'eau de rose.

Le dessin est classique dans le style shojo. Peu de décors ou des effets de lumière cucul-la-praline en guise d'arrière-plan. Des personnages correctement dessinés mais une propension trop marquée à déformer l'héroïne en la transformant en petit boudin à chignon dont on a du mal à croire qu'elle soit sortie de l'enfance et qu'elle puisse séduire le beau héros.

Rien de bien passionnant et à réserver aux adolescentes romantiques.

Nom série  Fleurs d'ébène  posté le 08/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai aimé ce décor de Congo Belge à la veille de l'indépendance. Les auteurs ont su le faire revivre de belle manière, présentant la situation intéressante quand la population locale commençait à s'émanciper tandis que certains vieux colons restaient dans un état d'esprit qui allait bientôt être balayé par les évènements. Les personnages sont bons, crédibles et intéressants.

Le dessin aussi m'a plu même si je le trouve plus réussi sur d'autres oeuvres de Warnauts et Raives. Il me parait ici un peu moins soigné et les couleurs moins envoutantes. Mais il est très bon malgré tout.

Le scénario n'est pas très marquant ni tellement original. Il est bien construit mais vaut surtout par son décor géographique et historique. Je ne regrette qu'une chose, c'est une vision un peu trop masculine des faits : les personnages féminins se bornent le plus souvent soit à des bobonnes ennuyeuses, soit à des amantes torrides. Les femmes d'esprit ou entreprenantes pour d'autres aspects que le sexe ou l'amour y sont rares ou mal représentées. Autres temps, autres moeurs peut-être ?
Quoiqu'il en soit, j'ai bien aimé ma lecture mais je n'ai pas tellement été marqué par son contenu.

Nom série  La Vie exagérée de l'Homme Nylon  posté le 08/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qu'il est étonnant de voir Hermann s'impliquer dans une BD si résolument opposée au style qu'on lui connait d'ordinaire. La Vie exagérée de l'Homme Nylon est en effet un gros délire humoristique, complètement déjanté.

Dès la première planche, on comprend que la scène est placée dans un monde totalement fou. Tous les personnages sont délirants, les décors grotesques, les comportements abracadabrants. C'est voulu, c'est de l'humour, mais ça surprend d'y voir associé le dessin généralement si sérieux d'Hermann.

Son graphisme est ici à peu près le même qu'à son habitude, dans l'esprit du moins. Par contre, son trait me parait nettement moins soigné. Les décors sont en outre souvent absents. On est très loin des beaux paysages en couleurs directes qu'Hermann nous a offert dans ses oeuvres récentes. Ce n'est pas très joli mais ça permet de donner plus de dynamisme à ses planches, ce qui convient à ce récit délirant.

Le scénario de Kirstein est axé sur la folie et sur l'humour. C'est de l'absurde complètement déjanté, avec des grosses ficelles scénaristiques et humoristiques. J'ai trouvé ça parfois drôle mais je dois dire qu'à la longue, le délire total et permanent fatigue le lecteur. La surprise initiale passée, c'est certes amusant mais aussi un peu lassant, et au final assez vain.
Je n'en garderai que peu de souvenirs si ce n'est d'une oeuvre à part dans la biographie d'Hermann.

Nom série  Caste magnétique  posté le 06/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une BD très typique de l'ère Métal Hurlant des années 80, reconnaissable à son ambiance un peu punk, à son décor futuriste et à ses couleurs... indéfinissables. Violet, rouge, orange, vert, ces mélanges improbables semblaient plaire à l'époque. Et puis ça devait peut-être faire moderne et underground. Quoiqu'il en soit, même si je ne trouve pas ça totalement moche, j'ai bien du mal à apprécier et je trouve les planches trop confuses et ardues à déchiffrer pour être agréable à la lecture.

Quant au récit, il transpose dans un décor de science-fiction un polar à base de truands, de politicien véreux, de gangs de loubards et de trafic de drogue. Pas trop mal monté, il se laisse lire. Les dialogues ne sont pas mauvais non plus si on sait passer outre des tentatives très désuètes de faire "science-fictionnelle" (j'ai bien ri sur la réplique "ce ne sont pas tes disquettes !" pour que l'autre s'occupe de ses affaires).

Bref, c'est potable si vous n'avez pas grand chose d'autre à lire sous la main. Et c'est assez représentatif d'une époque. Mais je ne suis pas fan et il y a trop de défauts au niveau graphisme et trop de clichés scénaristiques pour que je le conseille vraiment.

Nom série  Vampyres  posté le 05/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce collectif s'articule sur plusieurs supports. Tout commence par une phrase unique inventée pour l'occasion : "tous les ans, le 3 Novembre, dans le village de Sable Noir, l'horreur survient". 6 auteurs ont écrit chacun une nouvelle librement imaginée à partir de ce thème. Puis 6 équipes de cinéastes et 6 équipes d'auteurs de bande dessinées ont chacun de leur côté adapté ces nouvelles. 6 6 6...
Derrière de très belles couvertures de Dave McKean, les deux albums grand format parus chez Dupuis contiennent ainsi chacun 3 histoires de 24 pages. Beaux objets éditoriaux.

Comme tout collectif, l'ensemble est inégal mais je l'ai trouvé de bonne qualité. Certains récits sont très classiques, apportant peu de nouveautés au style de la fiction d'épouvante. D'autres sont plus originales et la dernière va même jusqu'à jouer la carte de l'humour.

La première histoire, de Denis-Pierre Filippi et Patrick Laumond, m'a vraiment séduit par son graphisme et l'ambiance qui se dégage du petit village portuaire qui en sert de cadre. J'étais charmé jusqu'à sa conclusion qui m'a hélas déçu car je la trouve trop facile, en décalage avec la qualité et le sérieux de l'atmosphère du reste du récit.
La seconde histoire, de Sylvain Ricard et Tommy Redolfi, est la seule du lot à ne pas porter sur les vampires mais plutôt sur les fantômes. Le récit est classique mais bien mené. Je regrette cependant que le dessin, pas vraiment dans un style que j'apprécie, m'ait fait confondre certains visages de personnages.
La troisième histoire, de Denis-Pierre Filippi et Steve Lieber, commence comme un de ces polars mettant en scène des petits truands dont un costaud issu du milieu de la boxe. On a du mal à voir au départ le rapport avec le fantastique jusqu'à l'approche de la fin où cela devient plus classique dans le genre. La toute dernière page m'a cependant paru un peu inutile de dureté.

Entamant le second tome, la quatrième histoire, d'Alcante et Matteo, m'a bien plu. Son dessin est beau et son scénario assez atypique. Il met en scène un peuple de vampires originaux et finalement attachants. La structure du récit n'est pas totalement neuve dans le domaine de l'épouvante, mais j'ai été séduit par sa réalisation.
La cinquième histoire, de Philippe Thirault et Guillem March, ne m'a pas trop séduit par contre. Je n'aime pas vraiment son dessin que je trouve très froid, ses personnages figés et artificiellement sexy, ses décors tracés à la règle ou trop épurés. Belles bagnoles, jolies pépées et ambiance jet-set, l'histoire est intrigante mais sa fin trop prévisible. Ceci dit, l'idée des enfants du 4 Novembre n'est pas mauvaise.
La dernière histoire, de Jean-Paul krassinsky, Marc Védrines et Michel Durand, est la seule à faire dans la dérision. Elle met en scène un auteur littéraire assez minable qui va maladroitement tenter de se fondre dans ce qu'il croit être un rassemblement de vampires pour écrire à leur sujet. Assez amusante sans être hilarante, j'ai bien aimé la conclusion de ce récit.

En résumé, il s'agit là d'un collectif de bonne qualité, portant tant sur le thème de l'épouvante en général que sur celui des vampires. Ce sont de beaux objets, un peu chers, mais au contenu appréciable.

Nom série  La Princesse du Sang  posté le 04/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un vrai cocktail de genres, mélangeant polar, aventure, géo-politique historique et histoires d'espionnage. L'ensemble est dense, très dense, et ne se laisse pas facilement apprivoiser. Mais quand viennent les révélations, il met en lumière l'excellence de son scénario.

Le graphisme est du grand Cabanes. Le style y est nettement plus terre-à-terre que son onirique série Dans les villages mais il fait preuve de toute sa maîtrise technique. C'est beau, détaillé et vivant. Je ne regrette que l'aspect un peu morose des couleurs mais elles s'accordent à l'ambiance sérieuse du polar.

L'intrigue est assez complexe. On s'y perd un peu durant les premières pages parmi les nombreux personnages, les flash back et les scènes mystérieuses. Mais tout s'assemble peu à peu et d'ici la fin du premier tome tout s'éclaire de belle manière. C'est vraiment bien foutu et l'on a fortement envie de savoir la suite. Le contexte géo-politique des années 50 est très bien mis en valeur et apporte beaucoup d'intérêt au récit. Reste encore un mystère, celui du comportement d'Aaron Black envers sa fille, mais comme tous les autres, je suppose qu'il va se révéler de lui-même.
Du grand art qui ravira les amateurs du genre.

Nom série  300 millions d'amis  posté le 04/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
300 millions d'amis est une ode à Facebook, ou plutôt contre Facebook, ses aspects ridicules et ses habitués au comportement parfois socialement effarant quand on les observe avec détachement.

L'album se compose d'un cocktail de faux profils d'utilisateurs présentés exactement à la manière de Facebook, liens et publicités inclus, et de planches de bandes dessinées mettant en scène les utilisateurs et les textes qu'ils écrivent à l'attention de leurs pages d'accueil ou vers un autre utilisateur avec qui ils chattent.
Les auteurs mettent l'accent sur la futilité effarante de tous ces commentaires, combien leurs auteurs sont coupés de la réalité ou encore combien d'autres mendient ne serait-ce qu'un petit semblant d'attention de la part du reste du monde. Dans l'ensemble, ils nous montrent à quel point Facebook est un outil qui révèle l'aliénation de leurs utilisateurs qui ne vivent plus que par procuration ou tout simplement dans le mensonge.

Les idées sont justes, la dénonciation souvent forte à propos. Malheureusement, ce n'est pas vraiment drôle. Les pages d'accueil de personnages célèbres avec leurs statuts et commentaires délirants font sourire à première vue mais leurs tartines de texte un peu répétitif lassent avant qu'on termine d'en lire la page entière. Quant aux mises en scène d'utilisateurs de Facebook, elles sont appropriées malgré leur côté caricatural mais elles trainent en longueur et l'humour y est trop dilué, trop répété pour amener véritablement le rire. Une fois qu'on a compris le propos du gag, on a envie de passer au suivant alors que celui-ci s'éternise sur plusieurs pages parfois avec des textes très peu hilarants.

Cet album fonctionne correctement pour ce qu'il contient de dénonciation de Facebook et d'une bonne part d'internet et de ses utilisateurs, mais les auteurs n'arrivent pas vraiment à en faire rire et c'est bien dommage.

Nom série  Le Grand Scandale  posté le 03/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'apprécie ce couple d'auteurs, Godard et Ribera, essentiellement pour leur grande oeuvre, Le Vagabond des Limbes. Mais j'avoue que le style de dessin si spécial de Ribera m'a également attiré vers d'autres de ses oeuvres qui, sans me plaire autant, ont su me charmer par leur originalité. J'étais donc curieux de découvrir "le Grand Scandale" autre série de ces deux auteurs.

Il s'agit d'un polar dans la pure veine. Sa véritable particularité est de prendre pour héros un auteur de comics et de faire tourner toute l'intrigue autour de son art et de planches compromettantes qu'il a produites et qui lui valent bien des soucis.
C'est ainsi que durant le premier tome on découvre la jeunesse de cet auteur, comment il a développé son art, comment quelqu'un de très puissant et mystérieux s'est intéressé à lui, lui a offert un pont d'or pour s'installer à New York, l'a fait former par les plus grands auteurs, lui a fourni de quoi publier dans le journal le plus lu et l'a finalement piégé en se servant de lui pour dénoncer les plus puissants représentants du gouvernement.
Le héros se retrouve traqué du jour au lendemain et la suite de sa vie et de la série n'est donc plus qu'une longue fuite aux quatre coins des USA, avec de nouveaux lieux, de nouvelles rencontres et de nouveaux dangers à chaque étape.

J'ai aimé le style particulier de ce polar, cet anti-héros moche et dégingandé qui a eu le toupet de mettre le doigt où il ne fallait pas. Les histoires sont bien menées et agréables à lire à mon goût, même si cela manque de rythme et rebutera probablement certains lecteurs. J'ai juste du mal avec le fond de l'intrigue en elle-même. Qu'un mystérieux bonhomme mette autant d'argent pour héberger, former et piéger un petit auteur de comics pour faire tomber un gouvernement avec des planches de BD, alors qu'il lui aurait suffi de transmettre aux journaux les documents qu'il avait en main ou d'utiliser un auteur de BD déjà confirmé... Ce n'est pas crédible. C'est dommage car c'est tellement plaisant de voir pour une fois un auteur de BD avoir le rôle du héros d'un polar. Et puis finalement, passé le premier tome, les tomes de fuite qui suivent ne m'ont pas trop captivé.
Du coup, j'ai du mal à en conseiller l'achat, mais la lecture, pour peu que, comme moi, vous aimiez le style de Godard et Ribera, pourquoi pas ?

Nom série  L'ombre de Jaïpur  posté le 03/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etonnant, cette BD a été rééditée plusieurs fois et même récupérée par les Humanos après être parue chez Dargaud et dans le magazine Pilote. Pourtant, elle n'est vraiment pas terrible.

Au départ, j'ai été séduit par son ambiance victorienne et son dessin entre ligne claire et style Tardi.
Mais d'une part Ceppi était quand même assez faible à l'époque en terme de technique, ses personnages n'étant pas terribles, figés, et ses décors assez inégaux.
Et d'autre part, j'ai découvert avec surprise que l'album était scindé en histoires courtes dont je n'ai pas vraiment compris si elles étaient liés puisqu'on y voit apparaitre parfois les mêmes personnages mais que certaines histoires se passent au 19e siècle et d'autres au 20e.

Mais il y a surtout deux vrais soucis à cette BD.
Le premier, le plus éprouvant, est la narration. On croirait un livre illustré tant les tartines de texte narratifs et de dialogues sont épaisses. Ca en devient très vite pénible à lire. On ne regarde plus les images parce qu'on doit lire et lire du texte. Ce dernier n'étant pas particulièrement captivant, j'ai fini par feuilleter les pages et me contenter des images, pris sous le coup de la fatigue.
En outre, les histoires courtes sont assez bizarres. Entre la première qui se termine très abruptement, alors même que je croyais qu'elle allait enfin entrer dans le vif du sujet, et quelques autres qui sont complètement absconses, voire délirantes, j'ai vraiment eu du mal à cerner où voulaient en venir les auteurs.

J'aime bien cette ambiance d'Angleterre Victorienne et d'Indes des Colonies qui colle bien au style de dessin, mais cette BD est assez illisible, hélas...

Nom série  L'Ours Barnabé  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Par l'aspect épuré du dessin et la bonhommie des personnages animaliers, cette BD me fait un peu penser au Chat de Geluck, dont je ne suis pas particulièrement fan. Mais autant j'ai vaguement souri parfois, autant la plupart des gags de l'Ours Barnabé m'ont franchement laissé de marbre.

Le ton est un peu absurde, les sujets parfois délirants car l'auteur aborde un peu tout avec son ours débonnaire, mais l'humour n'arrive pas à m'atteindre. Je trouve ça plat.

Nom série  Le Rouge vous va si bien  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est composé d'histoires courtes indépendantes qui partagent une thématique commune, l'amour aigre-doux.

Lucie Durbiano met en scène des amourettes entre personnages variés et originaux. Qu'il s'agisse d'amants homosexuels durant la Renaissance, d'une jeune fille charmée par son futur beau-frère au Texas, du Chaperon rouge amoureuse de son loup, d'Alice courant après son lapin blanc ou encore d'un escargot amoureux d'une statue, le thème de l'amour impossible et tellement romantique est abordé sous des abords inattendus.

Malheureusement, passé cette originalité, les histoires tombent à plat. Les acteurs manquent de charisme. Leurs comportements de midinettes romantiques et immatures sont parfois pénibles. Leurs histoires attisent un peu la curiosité au départ puis s'achèvent dans une grande indifférence. L'ensemble parait vain, inutile. Et ce n'est pas le dessin très basique qui réussira à rehausser le niveau d'ensemble.
Sans que ce soit mauvais, je dirais de cet album qu'il est sitôt lu sitôt oublié.

Nom série  Dumarest, l'aventurier des étoiles  posté le 01/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas la saga de "l'Aventurier des étoiles" de l'anglais E.C. Tubb. Ce sont pourtant pas moins de 32 volumes qui ont été publiés en français de 1975 à 1992. Ils mettent en scène Earl Dumarest, un voyageur galactique errant de planète en planète à bord de vaisseaux dans les soutes desquels il peut payer sa place. C'est un vrai dur, le héros type très fort au combat et très rapide, dont le côté sombre et mystérieux séduit les jeunes femmes. Originaire de la Terre et peut-être le seul à se souvenir de cette planète abandonnée, il a pour but de la retrouver un jour.
Mais à lire ce premier volume adapté en BD, chaque tome forme une histoire complète où le fil rouge de la quête de la Terre ne passe qu'au second plan pour le moment.

J'ai été séduit par le dessin. Pourtant, il rappelle fortement beaucoup d'influences du genre SF en BD. J'ai aussitôt pensé à Moebius et à ses proches au niveau graphisme, Janjetov, Arno ou encore Alfonso Font (la série Clarke et Kubrick fait d'ailleurs penser à une version plus humoristique de cet aventurier des étoiles). Je retrouve aussi un peu de Ralph Meyer (IAN) dans l'encrage et le lettrage. Mais ce sont tout autant de styles que j'aime, j'apprécie donc de les retrouver sous la plume d'un nouvel auteur qui maîtrise plutôt bien son art.

Le récit est de la SF comme je l'apprécie, un space opera à l'ancienne avec planètes exotiques, situations politiques juste complexes comme il faut, personnages variés et assez charismatiques, et de l'aventure qui ne se prend pas trop la tête. C'est du divertissement mais il est bien mené et l'intrigue ne fait pas preuve de déjà-vu ce qui est d'autant plus agréable.

Tout serait parfait si l'adaptation en BD d'un roman ne se faisait pas sentir ici et là. On sent que le récit a dû être condensé pour tenir en 48 pages.
Le prologue, pour présenter les origines du héros, est très rapide et on saute d'un coup des dizaines d'années pour le retrouver adulte, en vieux baroudeur blasé. L'origine assez "barbare" du personnage détonne en outre avec son nom très bourgeois et j'ai été surpris de le voir parler la même langue que l'équipage du vaisseau qui le recueille, mais passons.
Cette densité du rythme se retrouve aussi au cours de l'intrigue principale. Les scènes se succèdent un peu vite et j'ai noté de drôles d'incohérences, comme par exemple quand le héros semble avoir participé aux conversations personnelles de la Matriarche, de Dyne et de Seena alors qu'ils ne les avaient vus que de loin auparavant.

Le rythme rapide empêche d'être vraiment absorbé par l'ambiance du récit mais son scénario assez original et sa fluidité en font une lecture agréable et divertissante.

PS : par contre, je trouve assez ridicule le Clint Eastwood en couverture alors que le héros ne lui ressemble pas dans les planches en elles-mêmes.

Nom série  The Legend of Zelda - Ocarina of time  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est l'adaptation directe du jeu vidéo sorti sur Nintendo 64 il y a 11 ans déjà. Il s'adresse en particulier à ceux qui ont joué au jeu à l'époque et qui, poussés par la nostalgie, seront heureux de revivre cette aventure et de revoir des moments qu'ils ont ressentis, manette en main, et peut-être un peu oubliés depuis.
Ce n'est pas tout à fait mon cas car je n'y ai pas joué mais j'ai par contre été spectateur d'une bonne portion du jeu et cela m'a plu de retrouver des passages, des décors et des personnages que j'avais vus à l'époque.

Ceux qui n'ont pas connu le jeu trouveront en ce manga un shonen doté de quelques défauts un peu rebutants.
Le dessin est travaillé, pas laid du tout hormis la simplicité des décors, mais il m'a paru plutôt désuet. Ce manga date en effet de peu de temps après la sortie du jeu et accuse ses dix ans d'âge. On retrouve dans ce graphisme le style assez cliché des shonen des années 90 du style Dragon Quest. Les scènes d'action ne sont en outre pas toujours très bien rendues, un peu confuses ou parfois trop vite expédiées. Et la mise en page est souvent embrouillée, avec quelques situations où j'ai eu du mal à deviner l'ordre de lecture des cases.
Il faut dire que le scénario du jeu est très dense et le faire tenir en 300 pages environ n'est pas chose toujours aisée. Il se passe beaucoup de choses dans ce manga et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Au contraire, quelqu'un qui ne connait pas vraiment l'histoire à l'avance pourrait même s'y perdre.
J'ai trouvé également quelques différences de traitement suivant les périodes. Les passages où Link est enfant sont parfois un peu... enfantins justement mais ils me sont apparus comme assez frais et sympathiques, tandis que les passages où il est adulte sont plus sombres, plus orientés vers l'action et un peu plus rhébarbatifs à mon goût.

Malgré ces reproches, l'histoire se lit bien, il est plaisant de retrouver un scénario aussi dense et finalement original pour son époque.
Au récit principal, s'ajoute en outre deux histoires courtes en fin de second tome qui ajoutent quelques aventures à Link enfant et adulte. Rien de bien passionnant mais plaisant et permettant de faire revivre un peu plus des personnages et lieux du jeu.

La lecture de ce manga n'a rien d'indispensable mais satisfera ceux qui ont la nostalgie du jeu vidéo. Pour ceux qui n'y ont pas joué, par contre, à moins de vouloir abreuver votre curiosité ne découvrant à quoi ressemblait ce monument ludique désormais ancien, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Nom série  L'été de Luca  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A première vue, je croyais retrouver dans cet album un récit proche de celui de Quelques Jours d'été de Chabouté qui mettait aussi en scène un garçon que ses parents en instance de divorce laissait passer l'été chez ses grands-parents. L'été de Luca se révèle cependant plus original, avec une ambiance onirique et pas toujours facile à cerner qui se met en place.

Tout commence par un dessin très personnel. Même si je pense qu'il ne plaira pas à tout le monde, j'aime son originalité et sa beauté. Certaines planches sont très belles, les compositions souvent très réussies. L'esthétisme m'a parfois rappelé celui d'estampes japonaises. Idéal pour les quelques scènes oniriques.

Et puis outre cette ambiance de campagne insouciante, entre un grand-père sage et passionné et un groupe de jeunes un peu baba-cools fêtards, il y a toute cette histoire tournant autour des méduses. D'imaginer des méduses dans un étang d'eau douce m'a surpris au départ mais l'idée est jolie et permet quelques digressions imaginatives pleines de beauté.
J'avoue ne pas avoir tout le temps saisi certains passages et réactions des personnages, notamment celles du jeune héros tourmenté par ses soucis familiaux. Cela m'a empêché de rentrer complètement dans l'histoire et de tomber vraiment sous son charme. En outre, la fin abrupte m'a paru bien frustrante.
Mais j'ai néanmoins trouvé ma lecture plaisante et assez dépaysante, surtout grâce à ce graphisme beau et très particulier.

Nom série  Fol  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le prologue du premier tome m'avait assez agréablement mis en bouche avec une description sympathique du monde féérique et de ses habitants et par la présentation de croquis plutôt jolis. Malheureusement, j'ai été déçu par la suite et ça ne s'est pas arrangé jusqu'à la fin du second tome.

Le graphisme est très fortement inspiré de Loisel. D'ailleurs toute la série regorge de références à Loisel et à La Quête de l'Oiseau du Temps, jusqu'à un personnage dans le tome 2 qui agit exactement comme le poseur d'énigmes Fol de Dol, la magie en moins, mais aussi un autre qui s'appelle Döl et qui est un Fol... Hommage voulu ? Si oui, il n'est pas terrible à mes yeux. Car le graphisme n'est pas à la hauteur de son influence. Les personnages sont assez basiques quoique relativement plaisants. La moue permanente du jeune garçon du tome 1 m'a par contre très vite agacé. Les décors quant à eux sont souvent réduits à un ou deux éléments essentiels et le reste plus ou moins vides. De fait, les planches manquent vraiment de substance à mon goût.
La colorisation du premier tome est en outre médiocre, le choix des couleurs brisant toute ambiance éventuelle. Cela va mieux dans le second tome mais je ne suis pas tellement convaincu pour autant.

Quant à l'histoire, elle parait trop survolée.
Chaque tome forme une histoire à peu près complète. Une suite semblait prévue puisque le second tome se termine par un "fin de l'épisode" mais on peut se contenter de ce qui est paru.
Le premier album semble se dérouler à toute vitesse. On n'a pas le temps de s'accrocher aux personnages, les intrigues n'ont aucune profondeur, les évènements se suivent sans qu'on se sente impliqué et tout est bouleversé en quelques pages. La fin est abrupte alors qu'on pouvait espérer suivre plus longtemps les personnages pour en apprendre un peu plus sur eux et leurs relations.
Le second tome se passe 20 ans après et met en scène d'autres personnages qui ont pour but de sauver les premiers. Mais l'intrigue manque tout autant d'impact, les acteurs défilent sans qu'on s'y intéresse, les péripéties se suivent et se déroulent très rapidement avec des conclusions brutales pour certaines.
Tout se passe trop vite, sans ambiance, sans accrocher le lecteur. On n'y croit pas et on n'est pas transporté. Drôle de lecture.

Nom série  Princesse Sara  posté le 29/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les libertés prises avec le roman de F.H. Burnett, la Petite Princesse, m'ont fait croire au départ à une histoire simplement inspirée mais très différente de celle que les jeunes des années 80 ont connu en regardant la série Princesse Sarah à la télé. En effet, le Londres Victorien mis en scène ici a des côtés légèrement steampunk avec notamment des automates aussi évolués que de très intelligents robots. De même, quoique cela soit aussi le cas dans le roman, la jeune Sara Crew fait preuve ici, grâce à son père, d'une richesse tellement immense qu'elle contraste fortement avec la malheureuse fillette dont je me souvenais dans le dessin animé.
Mais il ne s'agit que d'une rénovation (assez réussie) du scénario et le récit rejoint bien (hélas pour la pauvre Sara) la trame du roman et du dessin animé.

Le graphisme est de toute beauté. D'inspiration manga, il est très soigné, très détaillé tout en restant dynamique, et embelli de jolies couleurs. On y sent l'influence de l'école Italienne, celle ayant produit le couple Barbucci/Canepa (Sky-Doll) dans un style un peu différent. Les planches sont vraiment belles, et les superbes robes, les poupées et les décors de rêves auront de quoi charmer les jeunes lectrices.

Oui, car je crois que le public logiquement visé par cette oeuvre est tout de même essentiellement les jeunes filles ou les femmes ayant gardé un coeur d'enfant. Les lecteurs mâles trouveront l'histoire bien menée et intéressante mais risqueront de tiquer devant les rêves de princesses et de poupées des petites héroïnes.
En ce qui me concerne, j'ai trouvé la lecture très plaisante, le récit et les dialogues loin d'être niais, les personnages charismatiques et assez intéressants malgré le côté caricatural de certains d'entre eux (les méchants surtout), et le tout est tellement bien mis en valeur par le superbe dessin que je serais sot de repousser cette BD sous prétexte que c'est une histoire "pour les filles".

Nom série  Les Naufragés  posté le 29/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette BD m'a coûté un maigre euro mais j'en suis presque à le regretter. Je n'ai vraiment pas apprécié.
J'ai trouvé l'humour tellement basique que je n'ai pas esquissé l'ombre d'un sourire. C'est le niveau tout juste au-dessus de la tarte à la crème. Tout est tellement prévisible, tellement convenu, qu'il me suffisait la plupart du temps de survoler une planche pour en détecter la "grosse chute qui tâche". L'exercice était d'autant plus facile que les gags sont répétitifs sur un seul petit album.
A cela s'ajoute un dessin que je ne trouve ni beau ni efficace, qui réussit en plus l'exploit de briser le faible impact de certains gags par une représentation bancale.
Franchement médiocre.

Nom série  Marie  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu le roman de Marek Halter dont est tirée cette adaptation mais l'idée d'aborder la jeunesse de la future Vierge Marie est intéressante. Je suis un peu circonspect sur l'aspect ironique (voire hérétique ?) de l'avoir fait côtoyer de très près Barabbas, le brigand qui sera indirectement responsable, par le choix de la foule, de la mort de Jésus. Mais si l'on excepte cette réticence, le récit se tient plutôt bien et m'a permis d'en apprendre un peu plus sur la situation de la Galilée avant la naissance du Christ, sous la double domination de Rome et du dictateur Hérode.

Le dessin convient bien à un récit historique. Les personnages sont réalistes, bien représentés. Les couleurs sont sérieuses et de bonne qualité.
Je suis par contre un peu déçu par les décors, la Galilée y ressemble trop à un désert. Comment les habitants font-ils pour y vivre et se nourrir ? Où sont les arbres qui ont fourni les si nombreuses buches qu'on voit entreposées à Nazareth ? Est-ce parce qu'un désert de rocaille est plus facile à dessiner ?
J'ai également eu du mal avec le positionnement des bulles de dialogues. On sent qu'elles ont été ajoutées après que le dessin des planches ait été achevé et elles s'insèrent mal dans la narration graphique. Il m'est arrivé plusieurs fois de ne pas savoir qui parlait ou de les lire dans le mauvais ordre tant elles sont placées de manière non instinctive.

Le récit est assez dense et m'a intéressé, sans me captiver, durant les deux premiers tiers du Livre 1. Cependant, le dernier tiers est bavard et devient presque ennuyeux. Le rythme s'y trouve brisé et ne me motive pas tellement pour lire la suite. Je suis simplement curieux de découvrir comment ce récit finira par rejoindre celui du Nouveau Testament tel qu'on le connait, mais je ne serais pas frustré si je ne l'apprends jamais.

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