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Nom série  La Vie en slip  posté le 22/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série a d'abord été publiée dans le journal Pif Gadget sous le nom "Jean-Paul Farte & ses Amis". Reprise par Spirou, elle fut renommée La Vie en slip. Elle met en scène trois gamins losers, pas encore geeks mais on les imagine bien devenir ça quand ils seront grands, qui s'amusent bien ensemble et rigolent quand l'un d'entre eux fait un prout, mais ont bizarrement du mal à séduire les filles ou à éviter de servir de têtes-à-claques à la brute de service de leur école.

Cette bande dessinée s'adresse plutôt à un jeune public mais sa lecture est aussi agréable et amusante pour un adulte.
Le graphisme est très sympathique. Le trait a des allures se rapprochant des comic-strips américains modernes. Les compositions sont bonnes, l'ensemble dynamique et efficace. Le tout est surtout très bien mis en valeur par une excellente colorisation. C'est une belle BD d'humour jeunesse.

Les gags tournent parfois sur le thème du scato-dégueu. C'est sensé plaire aux enfants mais ça rebute souvent les adultes dont je fais partie. Malgré cela, j'ai rigolé pour de bon assez régulièrement, même sur des gags sur la morve ou le vomi.
En outre, l'humour et les situations sont variés, amenant une bonne diversité dans la lecture. C'est agréable et bien mis en scène. Très plaisant à lire même si pas toujours aussi hilarant qu'on le souhaiterait.
A lire pour le plaisir.

Nom série  Jack of Fables  posté le 21/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand amateur de la série Fables, je suis légèrement déçu par ce spin-off.

A vrai dire, cela partait un peu mal car je n'aime guère le personnage de Jack. La caricature du roublard sûr de lui à qui tout réussit malgré les innombrables gaffes qu'il cause autour de lui. Les auteurs insistent très fortement sur son caractère arrogant, notamment au niveau de la narration qui est de la bouche du personnage lui-même, cherchant manifestement à jouer la carte de l'humour par ce biais. Mais je trouve ça moyennement drôle et ça n'en rend pas Jack plus attachant à mon goût.

Mais après tout, si les auteurs de l'excellent Fables estiment qu'il en vaut la peine et qu'ils peuvent créer une vraie série supplémentaire intéressante sur son compte, je suis prêt à leur faire confiance.
Mais pour le moment, je demande encore à être convaincu.
En effet, la première aventure que vit Jack en solo, après son histoire à Hollywood, est sympathique mais pas très captivante. On retrouve bien l'imagination et l'originalité de Bill Willingham dans les personnages des Rameaux d'Or et dans la menace engendrée par le personnage de Revise. Mais l'intrigue en elle-même se résume finalement un peu trop simplement : prison puis évasion, sans que le scénario réussisse à prendre suffisamment de profondeur ni d'intérêt.

J'espère que les choses vont prendre un peu plus d'envergure au fur et à mesure du développement de la série. En attendant, les fans de Fables seront satisfaits mais pas vraiment épatés.

Nom série  Cavales  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Plutôt charmé par Commandant Achab, je suis passé après à Cavales des mêmes auteurs. Ces deux-là sont décidément doués pour produire des polars modernes et réalistes aux intrigues denses et aux personnages intéressants.

Le scénario de cet album est complexe car il mêle deux situations qui auraient dû rester totalement indépendantes. D'une part, le fait qu'un braqueur s'est fait doubler par ses collègues suite à un casse et qu'il n'a pas reçu sa part du fric tout en ayant les flics sur le dos. D'autre part, le fait que la fille de ce braqueur a été kidnappée par des branleurs de banlieue en quête d'un pactole en guise de rançon. A cela s'ajoute le fait que cette prise d'otage se fasse dans une région sauvage et enneigée du Morvan.
Les personnages sont bons. Le père braqueur avant tout. Mais aussi les kidnappeurs, aussi blaireaux et détestables soient-ils.
Les situations sont intéressantes. Et surtout, en un seul tome de 56 pages, les auteurs réussissent à intégrer un récit très dense, où il se passe beaucoup de choses.
Quand, à cela, s'ajoute un dessin plutôt classe et réaliste, je suis assez comblé.

Je n'ai qu'un regret, le fait que la lecture ne me laissera probablement pas davantage qu'un bon souvenir, le souvenir d'une lecture divertissante et satisfaisante, mais pas d'une histoire mémorable et exceptionnelle.

Nom série  Clopinettes  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mince ! Pour moi, la Rubrique-à-Brac est une oeuvre culte, et j'adore tout ou presque des créations de Gotlib. En outre, même si je n'en suis pas fan, j'aime bien l'univers déjanté du Concombre Masqué de Mandryka. Le mélange des deux n'aurait logiquement pas dû me décevoir.
Et pourtant si, ce fut le cas.
Je me suis franchement ennuyé à la lecture de cet album.

Le contenu de ces planches se rapproche de la Rubrique.
La majorité des histoires courtes sont des fables avec une morale en jeu de mots humoristique comme Gotlib en est expert. J'ai ri à la lecture de pas mal de ces morales, les jeux de mots sont souvent bons ou idiots à souhait. Par contre les pages les précédant, toute la mise en place de la fable jusqu'à sa conclusion, m'ont le plus souvent laissé de marbre. Il me paraissait même parfois qu'elles amenaient assez lourdement et artificiellement le jeu de mots attendu.
De même, la plupart des autres histoires m'ont parues assez lourdes et rarement drôles, m'amenant guère plus qu'un sourire, ou alors un ennui sur la quasi-totalité du récit et un rire au seul moment de la chute.

J'ai peur que ce soit la part de Mandryka qui m'ait déplu dans cet ouvrage.
Le dessin avant tout. Il m'est impossible de ne pas le comparer à celui de Gotlib pour de tels types de gags et je regrette très fortement ce dernier, nettement plus fin et beau, mais aussi nettement plus efficace en matière d'humour. Le dessin de Mandryka me parait grossier en comparaison, baclé, et en fait... pas drôle du tout.
On retrouve aussi un peu de l'univers de Mandryka dans les récits et dans l'humour, et cela ne fonctionne pas pour moi. L'humour de Gotlib fonctionne, entre beaucoup d'autres, par le contraste entre son dessin semi-sérieux et des gags parfois délirants. Là, dessins et gags sont du même niveau de délire, il n'y a plus de contraste, plus de finesse.

J'étais tout content d'avoir trouvé Clopinettes d'occasion, depuis le temps que je le cherchais. J'en suis finalement déçu.

Nom série  Miyamoto Musashi  posté le 20/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est une véritable biographie, celle d'un très célèbre bretteur japonais du début du 17e siècle. On suit ce dernier de sa jeunesse jusqu'à sa mort, découvrant au passage ce qui l'a amené à choisir de manière solitaire la voie du sabre, certains de ses duels célèbres, mais aussi des extraits de sa philosophie et de son "art". Bon, je dois avouer que ces extraits empreints de métaphores et de questions spirituelles ne m'ont guère permis de comprendre d'où venaient ses incroyables compétences, mais j'ai en tout cas trouvé cette lecture instructive et elle m'a permis de découvrir le personnage du fameux livre "La Pierre et le Sabre", une vraie célébrité japonaise que je ne connaissais en fait pas du tout.

Le style est un peu désuet mais de bonne qualité quoiqu'il en soit. Le manga en question est en effet assez ancien. J'y ai trouvé un style graphique à mi-chemin entre les gekiga, très sérieux et réalistes, et des personnages bénéficiant de l'influence de Tezuka pour leurs côtés parfois (très légèrement) humoristiques ou déformés.
La narration est fluide et agréable. Je regrette juste le fait que les scènes de combat ne soient pas toujours très claires. Les combats sont finalement trop rapides : ils se règlent en un coup à chaque fois, et même si on en voit le résultat, on ne sait jamais trop comment le héros a réussi telle ou telle prouesse.
Mais ce n'est pas bien grave. J'ai bien aimé ma lecture et j'y ai appris à connaitre Miyamoto Musashi, même s'il n'est pas rendu particulièrement charismatique par ce récit.

Nom série  Commandant Achab  posté le 19/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série pour les grands amateurs de polars modernes, d'histoires de policiers français aussi réalistes que possible.

Commandant Achab met en scène une paire de personnages originaux et intéressants. La jeune recrue, Karim, discrètement homosexuel et policier sérieux, fraichement arrivé à la Policie Criminelle où travaillait son père avant un drame encore assez mystérieux. Et le vieux de la vieille, surnommé Achab, relégué aux archives suite à la perte de sa jambe et peut-être à son implication dans la mort du père de Karim, fort en gueule, fumeur de shit et adepte d'une méthode d'enquête bien à lui. Ah, et j'oubliais aussi le chat d'Achab, une bête amusante complètement shootée.
Ces deux-là mènent l'enquête de manière assez détournée, poursuivant leurs efforts alors qu'un coupable trop évident a déjà été trouvé.

L'intrigue est réaliste et menée avec grand sérieux, si l'on excepte le comportement parfois excentrique d'Achab. L'amateur de polar sera heureux d'apprendre que les clés de l'enquête ne lui sont jamais offertes avec trop de simplicité. Le lecteur doit être attentif pour bien suivre les réflexions des enquêteurs et leurs difficiles avancées.

Le dessin est réaliste lui aussi. Son côté clair, contrasté et épuré lui assure une certaine classe. La colorisation est un peu terne mais c'est un choix volontaire pour coller à l'ambiance.

Voilà un polar qu'on suit avec plaisir, satisfait de voir le sérieux de son réalisme et de son enquête, et autant intéressé qu'amusé par la relation entre les deux personnages principaux. On demande à en savoir plus et à lire les tomes suivants.

Nom série  Ténèbres  posté le 19/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle série d'heroic-fantasy publiée aux éditions Soleil. Celle-ci se différencie des autres par son scénariste dont on entend beaucoup parler dans le milieu de la BD depuis quelques ans, à savoir Christophe Bec. Fort de cette renommée, elle attirera immanquablement les lecteurs curieux.

Ils y trouveront une trame classique mais bien menée.
Le dessin d'Iko est de très bonne qualité. Détaillé et réaliste, son style se rapproche sensiblement de celui de Swolfs. Très sérieux, il convient parfaitement à une épopée grandiose et tragique comme semble s'annoncer Ténèbres.

L'intrigue nous place dans un monde médiéval sur lequel des créatures terrifiantes ont surgi il y a un siècle. Ces dernières, de dangereux dragons, ont transformé un pays entier en terres de feu et de ténèbres. Les habitants survivants se battent farouchement pour les chasser de ce pays qui a vu naître leurs ancêtres. Et ils attendent la venue d'un élu, un guerrier légendaire sensé apparaitre une fois par siècle et capable de terrasser les dragons.

Dragons à combattre, royaume à sauver, prophétie et guerrier élu : de grands classiques, presque clichés. Le déroulement est cependant très bien construit et le lecteur est rapidement happé, désireux de savoir la suite. Il s'ajoute en outre à la trame Heroic-Fantasy un soupçon de Science-Fiction concernant l'origine des dragons et probablement de l'élu lui-même.
Certes, les pointilleux trouveront là de nombreux déjà-vus. La chute des dragons des premières pages m'a rappelé celle des Fils du monde de Pern, d'Anne Mc Caffrey. Les décors et architectures font souvent très fortement penser à ceux du film Le Seigneur des Anneaux. La tanière des dragons tient un peu de celles des Aliens de H.R. Giger. Et d'autres trouveront probablement ça et là des références à d'autres oeuvres de fantasy. Tout cela rebutera probablement ceux qui cherchent une trame parfaitement originale.
Néanmoins, je n'en tiens pas rigueur et je suis plutôt convaincu par le récit pour le moment, à l'exception peut-être du jeune élu que je trouve très froid et sans charisme, mais c'est probablement voulu.

J'attends désormais la suite.

Nom série  Inner City Blues  posté le 18/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai découvert cette série par le biais de l'intégrale à petit prix qui vient de sortir et j'ai été véritablement séduit.

Je connaissais déjà bien l'oeuvre de Brüno et j'apprécie son dessin qui m'avait charmé lors de ma lecture de Nemo. A la fois simple et naïf, et pourtant très personnel, stylé et esthétique.

Ensemble, avec Fatima Ammari-B, ils arrivent à redonner vie de très chouette manière à la société urbaine des années 70, teintée d'ambiance afro-américaine, de musiques planantes, de pantalons "pattes d'eph" et de décors design pop aux couleurs volontiers orange et marron. Wouhou, cool man, get funky ! Le récit et les décors sont bourrés de petites références, parfois humoristiques, parfois un peu anachroniques, et le tout est vraiment plein de vie.
L'intrigue pour sa part fait la part belle au polar de gangsters, avec magouilles et corporations maffieuses. Chaque tome fait le choix, toujours agréable quand il est bien mené comme c'est le cas ici, de présenter le même récit sous trois points de vue différents permettant à chaque fois de comprendre un peu mieux tous les détails de l'histoire. Il n'y a aucune redite et on suit des personnages différents dans des contextes bien différents. Tout s'imbrique parfaitement et permet une très bonne conclusion.

Du beau boulot tant graphiquement parlant qu'au niveau de l'histoire, avec en plus l'avantage de mettre en scène une atmosphère d'époque particulièrement réussie et assez amusante en même temps.
Je n'ai qu'un regret, c'est de ne pas avoir pu suivre davantage les aventures des frères Brown du tome 1.

Nom série  Amères saisons  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD n'est pas drôle. Elle raconte avec sincérité la déchéance alcoolique de son auteur au début des années 80. Le sujet est sérieux et raconté sans concession.

Cette lecture est intéressante. Elle ne m'a pas permis de comprendre vraiment la psychologie du héros, de comprendre son alcoolisme ni son choix de tout quitter et de vivre dans la rue. Mais par le biais de son histoire, j'ai été témoin de ce qu'il a vécu, témoin de ses tentatives de s'en sortir et de comment il replongeait aussitôt après, témoin de la force quasi inéluctable de l'alcoolisme qui ne lâche pas sa proie et fait agir les hommes à l'inverse de leurs propres intérêts. J'ai pu aussi découvrir une portion de la vie dans la rue, SDF ou clochard, voir un peu à quoi ça ressemblait de cotoyer ces gens qui sont parfois là par choix de vie, des marginaux, le héros étant lui-même un marginal parmi ces marginaux.

Cette lecture n'est pas passionnante mais elle est intéressante et instrutive. Ces évènements se sont passés il y a plus de 20 ans et il est étonnant d'imaginer l'auteur de la BD les avoir réellement vécus. On imagine le chemin fait depuis l'époque, le fait qu'il ait appris entretemps à dessiner des BDs chose qu'il réalise avec un certain succès car le dessin est de bonne qualité et la narration tout à fait fluide. Je ne me suis pas ennuyé alors que le sujet est quand même assez noir et les évènements parfois un peu répétitifs.
Cet album m'a permis d'apprendre pas mal de choses et de découvrir ce à quoi peut mener l'alcoolisme chez un homme qui a toutes les allures du citoyen respectable et même plutôt intelligent à première vue.

Nom série  Caravane (Zentner)  posté le 17/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du début à la fin de ma lecture, je me suis dit que c'était bien le genre d'album dont je ne conseillerai pas l'achat.
A cause du dessin, tout d'abord. Epuré, assez géométrique et presque naïf, il est très personnel. Mais l'originalité ne fait pas la beauté et je ne l'ai guère apprécié. Je trouve les planches trop vides.
Cet album est une oeuvre de poésie. Il ne s'y passe que peu de choses hormis le fait de suivre l'image de caravaniers qui traversent le désert et d'un jeune ingénu qui les accompagne et qui est le narrateur du récit. Les 160 pages de l'album ne sont composés que de moments contemplatifs associés à des textes narratifs parfois abscons, au caractère lyrique et poétique affirmé.
Mon caractère est tel que j'apprécie grandement les balades solitaires, le désert est beauté pour moi et j'aime à laisser mon esprit vagabonder. Dans ce sens, j'aurais facilement pu être touché et me laisser emporter par l'ambiance de cette caravane, de ses campements sous les étoiles et du cheminement silencieux entre les dunes et les rocailles. Mais je n'ai pas su capter ni être transporté par l'atmosphère de cette BD. Sa narration est un peu trop lourde, trop présente. Les phrases poétiques y sont souvent trop alambiquées, un peu pénibles à lire car il faut parfois les déchiffrer pour en comprendre le sens. Et le dessin n'arrive pas à se suffire à lui-même.

Malgré ces reproches, il y a de bonnes choses dans cet album. La première est son originalité. C'est un hommage rendu au désert, aux hommes qui le traversent, et à tous les symboles et métaphores que cela entraine forcément. Il fallait oser produire une BD aussi longue où il ne se passe presque rien. Et puis dans l'ensemble, il y a quand même plusieurs moments de beauté dans les instants, les récits et les phrases poétiques. Je retiens par exemple cette image de la caravane qui forme une chaine de vie serpentant dans le désert et, après le dernier homme du convoi, il n'y a plus que le néant et l'absence qui se referme derrière lui. Métaphore à mes yeux de la vie, de la brève traversée de l'homme dans le temps et du néant qui fait suite à sa mort.
C'est souvent joli, mais comment échapper à la beauté quand le thème est celui du désert et du vagabondage de l'esprit dans cet espace ouvert et noble.

Malgré ces jolis passages, cette BD ne me satisfait pas. Il y avait matière à faire bien mieux à mon sens, avec un dessin plus abouti, moins simple, et une narration un peu moins ennuyeuse et répétitive.

Nom série  Zèbre  posté le 14/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
David B. a décidément un univers bien à lui, un univers empreint de fantasy urbaine, de folklore du 19e siècle ou du début 20e. Il s'en sert pour créer des récits à la frontière du fantastique, se passant le plus souvent dans une décor de faubourgs parisiens fantasmés.
J'aime l'originalité de cet univers et des récits qui en découlent.

C'est encore le cas ici avec Zèbre. Ce dernier est un personnage mi-magicien mi-charlatan. L'album se divise en histoires courtes où il est amené à chaque fois dans de nouvelles situations, de nouvelles magouilles pleines d'imagination.
Le tout est servi par le dessin lui aussi bien personnel de David B., un dessin au style légèrement naïf. J'aime ce dessin et son contraste noir et blanc. Je le trouve cependant souvent assez confus.

C'est un peu aussi ce que je reproche à ces histoires courtes. Elles sont un peu confuses. Mais surtout, je trouve qu'elles manquent de rythme et d'accroche. Aussi originales soient-elles, je ne les ai pas trouvées passionnantes et j'ai décroché à plusieurs passages. Je n'ai pas été complètement séduit.

Nom série  Zhong Guo  posté le 13/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pas très convaincant. Je n'aime pas trop ces histoires d'espionnages avec trahisons à répétitions où on ne sait jamais qui joue quel jeu et pour le compte de qui. Quand à cela s'ajoute des clones, des souvenirs trafiqués et des programmes mentaux, l'embrouille devient telle que le scénariste a les mains libres pour toutes les facilités qui l'arrangent. Et moi ça me dérange. Ou en tout cas, ça n'arrive pas à m'enthousiasmer.

Alors certes, comme toujours avec Hermann, le dessin est très maîtrisé. Il n'y a que les voitures qui ne me plaisent pas ! Quel intérêt d'imaginer des voitures anti-gravité ? Ce n'est pas crédible. Et leur design tout lisse est moche.
J'ai par contre bien apprécié la Chine futuriste imaginée là, très moderne mais toujours manipulée par un omniprésent Parti communiste.

Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé l'ensemble trop confus, trop facile et pas assez crédible à bien des moments.

Nom série  Coyote Bill  posté le 12/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je découvre seulement aujourd'hui cette BD. Je me demande qui était le public visé par les auteurs de Nabuchodinosaure avec cette série assez délirante. En effet, l'humour est parfois assez enfantin, et en même temps les gags sexuels et plus adultes sont nombreux.

J'ai cru avoir une bonne surprise en entamant la lecture des deux ou trois premières pages. En effet, j'ai trouvé le dessin de qualité. Souple et rond comme un dessin jeunesse, mais en même temps soigné et détaillé. Les couleurs aussi sont bonnes.
En outre, les quelques premiers gags m'ont un peu surpris et plutôt fait rire.

Mais très vite, le délire et les gags deviennent lourdingues, vraiment lourdingues. Le sourire a rapidement quitté mon visage et je me suis mis à m'ennuyer. Les enquêtes ne sont évidemment que des prétextes mais l'humour à qui elles laissent la part belle ne m'a plus fait rire. Ca manque vraiment de finesse.

Nom série  La Veuve blanche  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le graphisme et le style des récits de Paul Gillon me font toujours penser à certains médiocres téléfilms français ou italiens de seconde partie de soirée : des personnages superficiels, un peu d'action et une grosse dose d'érotisme aguicheur. Parfois c'est accrocheur, mais dans le cas présent, c'est plutôt mauvais.

L'intrigue est bizarre. Elle manque complètement de crédibilité et comme, à la fin, elle ne trouve pas d'explication, elle m'apparait vraiment gratuite. Le comportement mystérieux de cette Valérie se révèle incompréhensible. Un destin capricieux ? Bof.
J'ai détesté la facilité scénaristique avec laquelle les gens tombent tous sous son charme. En parlant des personnages, ils sont plus caricaturaux les uns que les autres, c'en est parfois ridicule comme en ce qui concerne ces maffieux italiens. Et puis, c'est quoi cette construction de scénario avec un type qui mène sa grosse enquête (sans qu'on sache trop pourquoi) pendant les 4/5e de l'album puis on l'oublie complètement sur le dernier 5e pour mettre en scène un autre gars qui n'a rien à voir. Et pouf, ça se termine comme ça, sans explication. Juste la touche dramatique finale, toujours aussi gratuite et facile.

Bref, il y a des choses qui se tiennent dans cette BD. Ca se laisse lire si on n'est pas allergique aux passages racoleurs. Mais l'intrigue est médiocre, construite avec trop de facilités, et pourra très facilement décevoir son lecteur.

Nom série  L'île des téméraires  posté le 11/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Île des téméraires raconte un épisode historique méconnu de la seconde guerre mondiale. Tout le monde a entendu parler des kamikazes, ces pilotes d'avions suicide. Mais bien peu savaient que le Japon avait tenté la même chose avec des torpilles pilotées par des volontaires prêts à donner leur vie pour faire exploser les navires ennemis.

Ce manga très adulte nous présente certains de ces volontaires, engagés alors même qu'ils ignoraient tout des kaiten, ces engins suicide. Le héros est confronté à cette dure décision qu'il a pris sans savoir. Il s'interroge sur sa motivation, sur la situation, mais aussi sur ce qui a amené certains hommes, deux ingénieurs dont l'un qu'il va être amené à côtoyer, à créer ces torpilles suicide en sachant leur but réel et en se sachant eux-mêmes volontaires pour en être les futurs pilotes.
Tout un album sur le thème du don de soi, de l'abandon de sa propre vie au profit d'une question supérieure, dans le cas présent la nation japonaise. Une ambiance psychologique bien spécifique au Japon de cette époque.

Ce manga est bien raconté et servi par un dessin typiquement Seinen de qualité. Le récit est intéressant et instructif.
Je suis cependant frustré pour plusieurs raisons. La première est le fait que les émotions peinent à passer en ce qui me concerne, le côté tragique et fort de la situation de ces volontaires n'arrivant hélas pas tellement à me toucher tel qu'il est présenté ici. La seconde est l'aspect assez court de ce one-shot et la fin un peu abrupte qui me laisse encore assez interrogatif. Et pour finir, je suis déçu qu'aucun texte accompagnatif ou aucun épilogue n'explique la suite des évènements concernant ces kaiten dont on ne sait finalement pas du tout avec ce manga s'ils ont jamais vraiment servi et pour quel résultat. Dommage.

Nom série  Daredevil - L'intégrale  posté le 09/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre encore davantage Daredevil, cette fois par le biais de l'intégrale des récits scénarisés par Frank Miller (et en majorité dessinés par lui aussi). Je n'accroche toujours pas véritablement au personnage mais ces aventures sont assez prenantes et divertissantes.

Frank Miller apporte à l'univers Marvel son style personnel assez sombre, adulte, qui s'accommode bien de son dessin sec et assez anguleux. Ces récits ont cependant été publiés dans des magazines plutôt destinés aux adolescents au début des années 80, et ils ne sont donc pas exempts de quelques légèretés et quelques facilités dont faisaient preuve beaucoup d'histoires de super-héros à l'époque. Certains scénarios semblent racontés en quatrième vitesse pour tenir dans le faible nombre de pages qui leur est imparti.

Mais d'autres récits sont nettement plus intéressants, leur intrigue s'étirant sur plusieurs épisodes. Cela concerne bien évidemment Elektra le plus souvent. A ce titre, j'ai été heureux de pouvoir découvrir sa relation avec Daredevil puis sa première mort (j'ai toujours trouvé ça minable chez Marvel de s'amuser à tuer des personnages pour évidemment toujours les ressusciter quelques mois ou années plus tard). A ce propos, j'ai été surpris de la rapidité du meurtre d'Elektra. La scène puis sa mort dans les bras de Matt Murdock se déroule en quelques pages à peine, indiquant semble-t-il que l'évènement avait nettement moins d'importance aux yeux de Frank Miller que celle qu'il prendra par la suite face aux réactions des fans. Intéressant.

Dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié ma lecture sans être jamais totalement captivé ni sous le charme. Quand je lisais un tome de l'intégrale, je n'avais pas tellement envie de lâcher ma lecture, mais quand il s'agissait de s'y remettre je n'étais pas plus motivé que ça. Un bon divertissement, quoi. Mais je reste finalement assez peu amateur de Daredevil et de son univers.

Nom série  L'Appel de l'Espace  posté le 07/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée ne manque clairement ni d'originalité ni d'ambition, surtout pour l'époque de sa parution.

Will Eisner part du postulat d'un signal manifestement extra-terrestre capté par un radiotélescope américain pour développer une complexe histoire sur les conséquences mondiales et très humaines de cet évènement. Le contexte est celui de la fin des années 70, en pleine guerre froide et à la sortie du mandat de Nixon donc à une époque où les USA tiennent fortement et sans détour à garder leur hégémonie mondiale. Ce décor géopolitique empli d'espions de tout poil parait un peu vieillot de nos jours mais il ne manque pas d'intérêt, d'autant qu'il est abordé avec objectivité, désillusion et une pointe de causticité par Eisner.

Le dessin est impressionnant, comme toujours avec Eisner. Son trait est souple, dynamique et clair. La liberté et la maîtrise de sa mise en page sont épatantes. Ce style parait indémodable.

Un tel scénario aurait dû me captiver. Malheureusement, j'ai en partie succombé à sa complexité. J'ai en effet eu l'impression d'observer un arbre dont le branchage se ramifiait de plus en plus au fil des pages, chaque branche amenant de nouveaux personnages, de nouvelles sous-intrigues et de nouvelles possibilités. Ces ramifications se croisent, s'entrecroisent, me faisant perdre un peu le fil à certains moments. Il devient en effet compliqué de comprendre et se souvenir des motivations de chacun.
Du coup, certains passages essentiels me paraissent un peu incohérents. Pourquoi chercher à atteindre au plus vite une planète déjà habitée comme si l'atteindre permettait de la conquérir ? Quel est le véritable but de la Multinationale ? Qu'a-t-elle à gagner à ses énormes et coûteuses machinations ? Quel est le but du héros finalement et pourquoi empêche-t-il tout départ de fusée en pensant qu'ils impliqueraient une guerre mondiale ? Quel est le véritable avantage d'envoyer ces mutants végétaux dans l'espace ?

Ce sont ces petites complexités pourtant essentielles dans le récit qui m'ont empêché d'être complètement pris dans l'histoire (sans parler des quelques incohérences scientifiques comme le fait qu'en 1977, un scientifique puisse affirmer en quelques secondes qu'un signal provienne d'une planète de la taille de la Lune dans un système situé à 6 années lumière de la Terre, ou encore qu'une fusée puisse atteindre cette dernière en seulement 10 années). Trop de ramifications et de personnages, cela m'a un peu fatigué. J'aurais aimé que l'auteur se focalise sur une trame principale pour son récit. Et évidemment, ma curiosité est frustrée de ne pas avoir pu découvrir à quoi ressemblait cette probable civilisation extra-terrestre.
Du coup, même si cet album est gros et dense, je trouve son prix (neuf) un peu élevé par rapport au plaisir que j'ai éprouvé à sa lecture.

Nom série  Histoires à la con !  posté le 05/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'arrive pas à mettre la note minimale à cette BD car je reste toujours curieux de voir jusqu'où l'imagination débridée de Carali va l'emmener. Malgré le côté récurrent des gags sexuels très trash, Carali réussit malgré tout à être relativement varié.

Mais malgré cela, j'ai trouvé cet album très médiocre. Carali utilise vraiment ses BDs comme des sortes de défouloirs psychanalytiques, étalant des fantasmes bizarres, trash et violents. L'ennui, c'est qu'ici ils ne sont vraiment pas drôles, contrairement à l'album Quand est-ce qu'on baise ? où j'avais rigolé quelques fois.
En outre, la majorité des gags utilisent le personnage d'Aimé que je trouve très désagréable : violent, agressif, égocentrique, pénible.
Quand à cela s'ajoute un dessin plutôt moche, ce n'est clairement pas un album que je conseillerais pour découvrir Carali.

Nom série  Zeppelin  posté le 05/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà des histoires courtes de SF comme celles qui ont fait la gloire de Métal Hurlant dans les années 80. Mais celles-ci sont vraiment médiocres.

Le dessin est correct mais les scénarios sont clichés, déjà vus. Un peu noirs, pessimistes et mystérieux comme c'était la mode à l'époque, les chutes tombent vraiment à plat et sont sans aucune originalité pour peu qu'on ait lu un peu de récits SF auparavant.

Vraiment bof...

Nom série  Rebel  posté le 05/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai rigolé à bien des moments à la lecture de cette BD tant elle a des aspects amateurs par moment, des aspects qui se rapprochent d'une BD d'adolescent trop influencé qui se prend un peu au sérieux. Les influences ici sont très évidemment cinématographiques : Mad Max et New York 1997. Mais le résultat est globalement risible.

Les dessins sont souvent mauvais. Je me souviens d'une planche où je me suis demandé si les personnages que je voyais étaient des êtres humains ou des mannequins de supermarché.
Le design est très kitsch, complètement pompé de Mad Max et assimilé, avec des couleurs pétantes en bonus.

Le background n'est pas très crédible. La société humaine a subi une guerre civile et a des allures post-apocalyptiques. Mais ça n'empêche pas les gangs de voyous d'avoir des véhicules designés à la perfection en usine pour leurs combats.
Et ce sont surtout les dialogues qui m'ont fait rire. Narration grandiloquente et ridicule. Traduction française inappropriée : parler d'explosions dignes d'un 14 juillet ou du service public et d'EDF dans un New-York post-apocalyptique, ça fait aussi bizarre que de voir Wolverine éructer des "Crénom' d'boudiou de peuchère !".

Malgré ces reproches, j'ai trouvé quand même une certaine âme, une certaine sincérité dans ce récit. On sent que l'auteur y a mis un peu son coeur et, malgré le côté ridiculement cliché du héros, on finit par s'y attacher un peu. C'est kitsch, assez nul, mais pas si désagréable au final.

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