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Nom série  D'Algérie  posté le 23/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La base de cet album est un drame survenu au tout début de ce qui allait devenir une vague d'attentats, d'assassinats et de crimes proches de la guerre civile en Algérie à partir de la moitié des années 90. Il s'agit de l'assassinat en Kabylie de pères blancs, des missionaires chrétiens, en représailles à l'élimination par le GIGN des preneurs d'otages d'un avion Air France posé à Marseille. L'auteur de cet album se révèle être le neveu de l'un de ces pères blancs. L'évènement va l'amener à s'interroger sur son passé et sur celui de sa famille, depuis ses arrières-grands parents venus s'installer en Algérie il y a plus d'un siècle jusqu'à son enfance alors que ses parents pieds-noirs ont dû quitter une Algérie en passe de devenir indépendante.

Ce type de récit aurait pu être bigrement intéressant. Découvrir les origines et la vie intime des pieds-noirs durant une grande partie du 20e siècle et assister aux évènements en Algérie depuis l'intérieur.
Malheureusement, j'ai trouvé cette bande dessinée affreusement mal racontée, pénible et embrouillée. Cela vient peut-être de moi mais je n'y ai presque rien compris à part capter des bribes d'informations que j'avais déjà apprises en cours d'Histoire au lycée.

Le dessin est très médiocre. Ca ne serait pas grave s'il était bien mis en page et servait une bonne narration graphique mais ce n'est pas le cas du tout. La majorité du temps, le texte est totalement narratif, cantonné à un rectangle en bas de case et l'image ne sert que d'illustration. Cette illustration étant laide et peu représentative, j'ai bien souvent été tenté de la zapper tout simplement pour me concentrer sur le texte seul, déjà pas bien facile à lire car pas très bien écrit.
J'ai souvent eu l'impression que l'auteur nous réécrivait le contenu d'un livre d'Histoire, la chronologie des évènements de 1930 à 1960 survolée sans s'y attarder ni apporter de contenu neuf. Par-ci par-là, l'auteur fait mention à ce que faisait tel ou tel membre de sa famille à telle époque mais ça s'intègre mal et bien souvent je n'y entendais rien, ayant la flemme de revenir sans arrêt à l'arbre généalogique du début d'album pour voir de qui il parlait.

Pourtant, le sujet m'aurait vraiment intéressé s'il avait été bien raconté. Ce qu'il s'est passé en Algérie Française durant la seconde guerre mondiale. Ce qui a amené la situation à se tendre jusqu'à devenir invivable tandis que FLN et OAS grandissaient en importance. Comment les pieds-noirs ont vécu le fait de devoir quitter le pays où ils étaient nés.
Mais j'ai le sentiment de ne presque rien avoir appris avec cette BD et d'avoir péniblement parcouru des pages de texte embrouillé auquel les images n'apportait que peu d'intérêt supplémentaire.

Nom série  Le Songe de Siwel  posté le 22/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'ambiance de cet album.
Je n'accrochais tout d'abord pas trop au dessin. J'aime bien les décors souvent très soignés des pages d'introduction et j'aime bien le dynamisme du trait. Mais je n'aime pas trop la forme des personnages, l'encrage trop fin presque comme crayonné et j'avais la drôle impression qu'il manquait quelque chose aux planches pour qu'elles paraissent vraiment abouties. Je ne crois pas que cela tienne à l'absence de cadre autour des cases, c'est plus une impression, pas facile à définir après coup, de manque de profondeur du graphisme.
Et puis les récits oniriques où l'on ne sait pas trop où l'on va, où l'on suit un personnage sans but réel de chapitres en chapitres, de lieux en lieux étranges et de rencontres en rencontres bizarres, j'en ai lu un peu trop et je n'apprécie pas plus que ça. Je n'arrive pas à trouver une accroche à ce type d'intrigue que je trouve trop facile, en général.

Néanmoins, mon attention a su être conservée par différentes qualités. Avant tout une narration fluide même si elle manque un peu de rythme. Puis quelques originalités intéressantes, quelques clins d'œil évidents que je m'amusais à retrouver. Et surtout un jeu presque permanent sur les mots que j'ai trouvé souvent drôle. Ça sonne parfois un peu artificiel, parfois lourd à la lecture et m'amenant à décrocher un peu, mais c'est généralement bien trouvé.
Tant et si bien que même si je n'ai pas été captivé par un récit que j'ai trouvé un peu longuet et aussi linéaire qu'alambiqué, j'ai fini par bien apprécier ma lecture et à sourire régulièrement. Et surtout la fin m'a surpris, me faisant revoir l'ensemble sous un œil neuf. Et je me suis rendu compte que finalement je m'étais attaché à cette petite Siwel.

J'ai également aimé le petit lexique en fin d'album recensant et détaillant les œuvres auxquelles la BD rend hommage. J'y ai d'ailleurs constaté qu'il y avait deux références que je n'avais pas lues et que je n'ai donc pas su reconnaître ni apprécier au cours de ma lecture.

Nom série  Rocketeer  posté le 22/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souviens quand le film Rocketeer est paru au cinéma, j'avais été intrigué mais je ne l'avais finalement pas vu. J'ai donc découvert l'histoire par le biais du premier tome des éditions Glénat.

Finalement, Rocketeer n'a pas grand chose du super-héros que j'imaginais. C'est même plutôt un idiot impulsif qui cause plus de catastrophes qu'il n'en résout. Sa fusée dorsale, il l'a presque volée, il l'utilise à des fins égoïstes et assez immatures et il met en fait pas mal de bâtons dans les roues des vrais gentils de l'histoire. Certes c'est réaliste en définitive... mais je ne trouve pas le personnage attachant ni drôle. Et ses aventures me paraissent assez plates, pas très bien menées et bourrées de facilités et de raccourcis scénaristiques.
Je suis finalement assez surpris que ce comics ait pu avoir assez de succès pour être adapté en film.

Par contre, le dessin est de belle qualité. Le style est la plupart du temps semi-réaliste. Mais il y a certains moments où il tend vers le caricatural et m'a un peu rappelé certaines planches de MAD. Le mélange est assez étonnant.
Et puis il y a la copine du héros ! Son métier : pin-up posant dénudée devant les photographes. L'auteur lui donne un rôle de gentille femme fatale un peu cruche, à moitié amoureuse du héros, et il n'hésite pas à offrir aux spectateurs la vision récurrente de son corps sculptural comme des cadeaux racoleurs mais... pas moches du tout. Il faut dire que les illustrations de pin-up sont la spécialité de Dave Stevens, et ça se voit.
Bon, mais ce n'est quand même pas l'essentiel de ce comics.

En définitive, Rocketeer se laisse lire, ce n'est pas désagréable et parfois plutôt amusant, mais le récit m'a quand même paru assez plat et doté d'un peu trop de clichés et de facilités. Pas passionnant...

Nom série  La Maison Close  posté le 21/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au moment du festival d'Angoulême 2009, j'avais suivi la parution de ce blog BD en ligne et j'avais adoré. L'idée de base était osée : inviter une trentaine d'auteurs de BD, des très connus à des beaucoup plus discrets, à se mettre en scène, eux-mêmes ou leurs personnages, dans une maison close et de les laisser improviser tous ensemble.
A la base, les filles devaient jouer les "femmes de joie" proposées par la maison close, tandis que les hommes devaient être les clients, les organisateurs en ce qui concerne Ruppert et Mulot ou encore le service de sécurité dans le cas précis de Trondheim. Au final, chacun a tourné les faits à sa sauce, les femmes acceptant bien rarement de prendre le rôle de femmes soumises ou "à louer".
Le résultat est vraiment frais et novateur. Les styles de chaque auteur forment un étonnant cocktail où chacun apporte sa patte et son ambiance bien reconnaissable et en même temps en mesure de se fondre dans les univers des autres.

Les décors sont de Ruppert et Mulot, dessinés dans leur style semi-réaliste : la rue, la porte d'entrée, la façade, le hall, la salle d'attente, le bar, l'escalier, le couloir, la chambre, etc...
Chaque invité met ensuite en scène, avec son propre style graphique, son personnage sur la base de ces décors. Il est ainsi amusant de voir se côtoyer la caricature animale de Trondheim, le personnage ultra-soigné de Killofer, le trait plus manga de Boulet ou encore les ours à l'encrage épais de Nadja. Certains auteurs jouent d'ailleurs précisément sur ces différences de styles comme Killofer qui a bien du mal à... faire l'amour au personnage de nounours enfantin d'Anouk Ricard.

Le récit se structure en sections où se regroupent un nombre limité d'auteurs qui vont initier ensemble de petites aventures individuelles, en couple, en trio ou avec l'intervention d'autres auteurs/personnages qui évoluent d'une "section" à une "autre". Les relations entre ces sections sont nombreuses et il faudra les avoir toutes lues pour bien comprendre l'ensemble des évènements transverses qui ont lieu dans chacune d'entre elles.

J'ai trouvé l'exercice excellent et surtout très drôle.
On sent l'imagination à l'oeuvre chez chacun de ces auteurs.
Imagination pour se représenter spirituellement dans ce décor de maison close, avec les implications morales que ça implique, entre ceux qui assument totalement, ceux qui n'osent pas y aller, ceux qui veulent en profiter, ceux qui viennent là par curiosité ou font semblant, etc...
Mais aussi imagination pour mettre en scène des histoires souvent improvisées où les idées des uns répondent aux idées des autres et où les univers des uns se mélangent à ceux des autres. Certains en profitent d'ailleurs pour tâtonner la voie des fantasmes sexuels que le thème de la maison close et du mélange de personnages masculins et féminins ne manque pas d'entraîner.
La structure en matrice avec sections linéaires et interactions transverses donne une grande profondeur à la narration et permet de mettre en place des récits multiples et interactifs.
Et surtout, il y a beaucoup d'humour. J'ai régulièrement ri de bon coeur, la drôlerie des uns répondant à la finesse des autres tandis qu'on sent une grande complicité entre les auteurs.

Cette expérience de BD en ligne venant d'être éditée en albums, j'avais quelque appréhension. Les récits sont en effet parus sur la page web avec une mise en page toute en hauteur, les images se lisant de haut en bas avec parfois près de 200 cases d'affilée pour une unique section narrative. Comment mettre cela en page dans un album papier ?
L'éditeur a fait le choix de présenter de 5 à 9 "cases" par planche, dans un grand format carré. La taille des cases varie parfois, certaines plus importantes étant présentées à une taille supérieure aux autres pour plus d'impact. Ce type de mise en page n'est pas toujours idéal pour la fluidité de la lecture mais cela se révèle un très bon compromis et permet de retrouver sur papier ce qu'on avait pu découvrir en ligne. Le plaisir de lecture est vraiment retrouvé avec en plus la joie d'avoir ce récit multiple "immortalisé" dans un bel album.

Nom série  L'Île du professeur Mémé  posté le 20/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec un point de vue d'adulte, j'ai trouvé cette BD moyenne et peu passionnante. En me plaçant dans l'état d'esprit d'un jeune lecteur de 6 à 12 ans, cependant, je trouve que c'est une lecture légère et assez amusante qui fait passer un bon moment.

Le scénario est de Lisa Mandel mais on croirait retrouver aussi son style de dessin. Tout rond, enfantin, simple sans être laid, il convient bien à un récit jeunesse humoristique. Le trait de Julien Hippolyte est cependant plus basique et moins plaisant que celui de Lisa Mandel. Ce n'est donc pas le graphisme qui pourrait m'attirer vers cette lecture.

L'album est scindé en histoires courtes plus ou moins suivies. Elles mettent en scène une vieille savante isolée sur son île pour faire tranquillement ses expériences. Un jour débarque en vacances et sans prévenir sa petite fille, d'un fils qu'elle n'a pas vu depuis près de 15 ans. Non seulement, ça ne l'arrange pas du tout mais en plus la petite accumule les bêtises et les catastrophes. Mais ça n'empêche pas les deux de finalement plutôt bien s'entendre.

Les gags sont assez délirants, limités seulement pas l'imagination des expériences farfelues du professeur mémé et des catastrophes de sa petite fille. On retrouve bien le style de Lisa Mandel mais je la trouve ici nettement moins drôle que dans Nini Patalo qui est également nettement plus personnel et original à mon goût.

Plaisant mais sans plus, et davantage destiné aux enfants qu'aux adultes.

Nom série  Léonid Beaudragon  posté le 19/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais pas cette série. Après lecture, je la trouve divertissante et amusante.
Je note qu'elle a gagné en 1987 l'Alfred de la série destinée aux moins de 12 ans. Je trouve qu'il y a erreur sur le public car j'estime qu'elle s'adresse nettement plus à un public adolescent ou adulte que jeunesse.

Il y a une ambiance un peu anglaise dans cette série aux héros pourtant bien français.
Leonid Beaudragon est un enquêteur un peu fantasque, dont le comportement ambigu, parfois très sûr de lui parfois immature, est traité de façon pince-sans-rire. J'aime beaucoup sa relation avec sa secrétaire, très sexy au demeurant. Ils forment un drôle de duo où dominateur et dominé échangent leurs rôles régulièrement. C'est cela qui fait à mon sens l'humour principal de la série et le sel qui me donne envie de suivre ce couple atypique dans leurs aventures bigarrées à la poursuite de drôles de faux fantômes ou de phénomènes surprenants mais bien explicables.

Le dessin est agréable et assez classique dans son genre franco-belge. Il s'améliore au fil des tomes, le troisième restant le meilleur à mon goût, graphiquement parlant.

Les récits sont étonnamment denses. Le scénario de chaque tome est scindé en deux intrigues ou plus à la suite même s'il s'agit à chaque fois d'une seule histoire au sens strict. Cette structure est assez surprenante et cet apparent manque de linéarité ou de clarté fait perdre un peu de leur accroche aux scénarios. Tout cela donne une impression de fouillis mais l'humour permet de ne pas le rendre désagréable et de ne pas lasser le lecteur.

Ce sont des enquêtes et des aventures au ton assez léger, second degré et parfois même un peu non-sensique. Très british, je trouve, et j'aime assez.

Nom série  Solitaire  posté le 18/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Techniquement, il n'y a que peu de reproches à faire à cette BD. Le souci, c'est que son récit est complètement déjà-vu et sans surprise, au point de s'ennuyer à sa lecture.

Structuré en chapitres d'une dizaine de pages chacun, Solitaire est un récit post-apocalyptique dans la veine la plus classique du genre. Un pays ravagé par un conflit nucléaire, des paysages désertiques, quelques restes de technologie notamment évidemment les armes à feu, des mutants, des héros qui vagabondent sans véritable but, une petite communauté de méchants dirigée par un chef tyrannique et violent, et la belle héroïne qui va devenir l'ennemie attitrée du méchant dans une course-poursuite vengeresse. Autre détail, l'héroïne, belle et sachant user de son charme, a pris sous son aile un adolescent handicapé qui l'accompagne dans son petit véhicule motorisé, ce qui n'est pas pratique pour évoluer dans un territoire dévasté.

Le dessin de Marvano est réaliste et un peu old-school, façon récits d'aventure du journal de Tintin des années 70-80. Il ne sort pas du lot mais il n'est pas moche.

Le récit non plus n'est pas foncièrement mauvais. La narration est assez fluide, les intrigues suffisamment réalistes pour tenir la route malgré quelques facilités comme le classique coup du mutant doué de pouvoirs surnaturels.
Mais c'est tellement déjà-vu... Jeremiah, Neige, Simon du fleuve, Hombre, etc, etc... Ils sont tellement nombreux les récits qui racontent exactement la même chose en y apportant des idées nettement plus originales et captivantes. Solitaire évolue dans le fond du peloton de ces oeuvres, loin des coureurs de tête auquel il emprunte trop d'éléments. Si encore les personnages étaient charismatiques, mais ce n'est pas le cas.
Tant et si bien que je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album...

Nom série  Victor Billetdoux  posté le 17/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis déçu car j'aurais cru pouvoir aimer cette série. Elle me faisait en effet espérer des récits dans une ambiance digne de Poe ou de Lovecraft, avec force mystères ésotériques et sombre fantastique.

Je croyais aussi y retrouver beaucoup d'Adèle Blanc-Sec. Et c'est vrai que ça y ressemble beaucoup à première vue. Les couvertures déjà sont similaires dans leur composition (j'ai d'ailleurs noté avec le sourire que F'murr était auteur des couleurs de celle du tome 1). Puis le dessin m'y faisait penser au premier abord mais je me trompais un peu en fait. En effet, les décors parisiens d'avant la Grande Guerre, le noir et blanc du premier tome, le choix des couleurs des tomes suivants, le héros au physique s'approchant de celui de Brindavoine et enfin le type de récit mélangeant enquêtes policières, sectes bizarres et savants un peu fous, tout a contribué à faire le rapprochement dans ma tête entre Victor Billetdoux et Adèle Blanc-Sec.
Mais à vrai dire, le trait du dessin est quand même bien différent. Le noir et blanc du premier tome n'a rien à voir dans sa technique. Et le trait colorisé des 2 tomes suivants n'est pas mauvais du tout mais il est plus classique que celui de Tardi.
Quoiqu'il en soit, si quelque chose devait sauver cette série, hormis quelques personnages trop ressemblants, ce serait bien son graphisme qui est de qualité tout à fait honorable et agréable à la lecture.

Les histoires, par contre, ne sont vraiment pas convaincantes.
Le premier tome est longuet et sans crédibilité. Après une première partie en Egypte, le reste de l'intrigue se joue sans transition à Paris. Les péripéties s'accumulent, l'auteur tire le scénario en longueur et joue inutilement la carte de l'esbroufe à de nombreux passages, et tout sent le côté artificiel, les grosses ficelles et une narration trop décousue pour être appréciable.
Les deux tomes suivants forment une histoire complète. Un peu plus moderne et fluide dans sa narration, elle se révèle néanmoins également décevante. Les intrigues multiples s'emmêlent, le fantastique et la science-fiction y sont mal utilisés, comme des gadgets sans crédibilité destinés à jeter un peu plus de poudre aux yeux des lecteurs. Ca manque vraiment trop de crédibilité et tout est trop embrouillé pour contenter le lecteur.
En définitive, je crois bien que c'est le fait que ce soit mal raconté qui gâche l'intérêt de cette série.

Nom série  Alceister Crowley  posté le 17/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je retrouve dans cette série des histoires courtes comme aimaient à en produire Cossu, Andreas et leur petite bande dans les années 80. Des récits très inspirés des nouvelles de Poe et autres Lovecraft, mélangeant ambiance post-victorienne, fantastique et magie.
Le héros, Alceister Crowley, est antiquaire spécialisé dans les objets étranges, l'emploi idéal pour l'amener à découvrir de nouveaux mystères qui resteront inexpliqués. Ses aventures sont variées, l'emmenant à côtoyer des prestidigitateurs, des créatures venus d'autres temps et dimensions ou encore des plantes divinisées.

Le premier tome est composé de quatre histoires courtes. Cossu est au scénario de chacune d'entre elles à l'exception de la dernière où Savary commence déjà à l'assister. Ce dernier sera scénariste du second tome composé cette fois d'une unique histoire dont l'ambiance et le charme sont très différentes de celles du premier album.

Le dessin de Cossu me plait mais sa mise en page apparait parfois assez encombrée. Cet aspect embrouillé se rapproche de la narration des histoires d'Alceister Crowley qui est très dense, souvent trop rapide. Elle permet difficilement à l'ambiance de s'instaurer même si elle a l'avantage de proposer des intrigues complexes en peu de pages. Les scénarios sont originaux et diversifiés quoiqu'ils ont tous un petit air de déjà-vu pour qui a lu du Poe, Lovecraft ou divers récits fantastiques dans une ambiance fin 19e et début 20e siècle. L'abus de facilités scénaristiques ou de raccourcis rabaisse en outre sensiblement leur intérêt objectif.

Ces albums sont loin d'être indispensables mais j'ai relativement bien apprécié ma lecture du premier tome dont le charme un peu suranné a su séduire mon âme de vieux fan d'Andreas, Foerster et consorts. Par contre, vous ne perdez pas grand chose à ne pas lire le second tome.

Nom série  Le Samouraï bambou  posté le 17/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le graphisme de Matsumoto a toujours de quoi surprendre. Quand on ne le connait pas, la première vue donne une impression de laideur, de personnages déformés et d'un encrage bizarre et anguleux. En cela, il m'a toujours été difficile d'entamer un manga de cet auteur, même si une fois lancé dedans, je suis rapidement plongé dans l'ambiance et la narration qu'il réussit à instaurer, le meilleur restant à mes yeux Amer Béton.

De même, le côté onirique de ce dessin associé à quelques représentations démoniaques ou étranges m'ont fait croire que le Samouraï Bambou était plutôt proche du conte ou du récit fantastique. En réalité, le sujet est très conforme à la réalité historique du japon du 18e siècle et les auteurs ont assez bien su redonner vie à cette époque.

Il s'agit de raconter les aventures d'un ronin mystérieux qui vient s'installer à Edo dans le but de quitter une vie précédente qu'on imagine très guerrière. Son premier geste arrivé à la capitale consistera à vendre son sabre pour le remplacer par un inoffensif sabre en bambou, puis il s'engagera en tant que maître d'école pour les enfants de son quartier. Son comportement étrange, lunatique, presque enfantin et proche des animaux attirent sur lui la suspicion des citadins mais aussi l'amitié des jeunes et des sages. Mais le mystère demeure autour de lui car il est incroyablement doué pour le combat au point de le croire possédé par quelque démon-renard dont il essaie de se défaire de l'influence agressive.
C'est ainsi que cette série est constitué d'épisodes courts en un ou deux chapitres mettant le héros en face de nouveaux défis, comme un duel imposé ou encore une enquête pour trouver un tueur en série, ou racontant quelque anecdote permettant de dévoiler l'une ou l'autre nouvelle facette de ce personnage étrange.

Le dessin donne toute une ambiance particulière à ce manga. Contrairement à l'impression initiale de laideur, le trait est vraiment maîtrisé et c'est là toute la personnalité du graphisme de Matsumoto. Et même si certaines scènes ne sont pas toujours très claires, on finit par oublier le dessin pour se laisser bercer par l'histoire.

Le scénario n'est pas palpitant ni complètement original mais il y a quelque chose dans l'atmosphère et dans la force du dessin qui font sortir ce manga du lot et donnent envie d'en savoir davantage sur ce mystérieux Samouraï Bambou.

Nom série  Le Trou bleu  posté le 16/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un manga qui pousse sans scrupule les portes du possible en matière de science-fiction et de portes temporelles.

Dès les premiers chapitres, on apprend qu'un passage naturel existe au fond de la mer près des côtes des Comores entre notre présent et la fin du Crétacé, il y a 65 millions d'années. Par ce chemin circulent quelques créatures marines venues du fonds des âges. Et évidemment, les hommes qui vont découvrir ce passage vont également pouvoir se rendre à l'époque des dinosaures. S'ouvrent alors pour certains d'entre eux des possibilités assez gigantesques quand ils imaginent que par ce biais l'humanité dispose de l'équivalent d'une seconde planète, une planète dont ils pourraient exploiter l'eau et l'air pour se débarrasser de la pollution moderne puisque de toute manière, les dinosaures et leur écosphère seront amenés à disparaitre des millions d'années avant même l'apparition de l'Homme. Mais en attendant, les protagonistes se retrouvent plutôt naufragés sur une terre hostile, avec parmi eux de quelques hommes pas plus rassurants. Et ils vont découvrir qu'il existe au moins une autre porte temporelle menant cette fois encore plus loin, vers le Paléozoïque, bien avant l'apparition des dinosaures.

L'auteur l'admet en postface, il a voulu se faire plaisir avec ce manga. Il a voulu mettre en scène la rencontre entre des humains, des dinosaures et des créatures encore plus anciennes, de l'époque des trilobites. Du coup, pour se faire ce plaisir, il a éludé certaines vraisemblances, éludé le fait que l'atmosphère de l'époque des dinosaures étaient peut-être plus polluée encore que celle du monde moderne du fait des émanations des volcans, éludé l'impact titanesque qu'aurait pu avoir un tel passage entre deux époques s'il avait vraiment été ouvert depuis des dizaines d'années et peut-être davantage encore, éludé le fait que la balade des humains dans le Crétacé telle qu'il la raconte ressemble souvent à un inventaire répétitif de telle ou telle race de dinosaures avec son nom scientifique soigneusement énoncé par les intellos du groupe. Il a aussi éludé le fait qu'il nous offrirait des scènes devenues franchement clichés dans le genre, comme le classique tyrannosaure qui poursuit les gentils ou encore le combat de gigantesques monstres marins.
Et puis côté relations humaines, il y a aussi de bons gros déjà-vus pas très crédibles. Les seconds rôles inutiles qui ne servent qu'à être dévorés par tel ou tel dinosaure pour poser l'ambiance. La jeune héroïne très volontaire mais ayant malgré elle un rôle de belle sauvage capable même à un moment donné de parler par la pensée avec une créature marine. Le militaire psychotique qui, une fois naufragé, cherche à imposer son pouvoir par la force et perd complètement les pédales. Le personnage de Hawk, salaud tellement sûr de lui et de son influence et que l'auteur fait tout pour aider, notamment par le biais d'un oncle conseiller gouvernemental présenté comme tellement omnipotent que ça en devient invraisemblable. C'est bien simple, les scientifiques et armées du monde entier semblent avoir tellement peur de cette famille qu'ils en viennent à dissimuler leurs actions à leurs yeux comme des enfants coupables alors qu'il s'agit de sauver l'humanité entière.

Ces clichés réduisent l'intérêt de ce manga à mes yeux. De même, la narration fait régulièrement preuve de défauts manifestes. Beaucoup de scènes d'action manquent de clarté et il y a plusieurs passages dans le récit, notamment dans le second tome, où je n'ai franchement pas bien compris ce qu'il se passait. J'avais parfois l'impression d'avoir loupé des pages, de ne pas savoir pourquoi untel était là, pourquoi tels autres se retrouvaient ailleurs, ou encore qu'étaient devenus tels ou tels autres. Le dessin est plutôt bon pour sa part mais certains personnages clés sont difficiles à différencier, ce qui n'aide pas non plus.

Néanmoins, il y a quelques bonnes idées dans cette histoire qui la rendent intéressante et agréable à lire. Après le passage un peu trop classique et pas passionnant des protagonistes naufragés au milieu des dinosaures, l'auteur va plus loin en faisant intervenir pour de bon les humains modernes au Crétacé, avec force sous-marins nucléaires et technologies de pointe. Le tout n'est pas gratuit, comme on va le découvrir, et toute une réflexion autour des grandes extinctions animales de la fin du Paléozoïque et de la fin du Crétacé est lancée et mise en scène de façon originale et presque crédible.
Quelques bons passages donc, des idées SF assez ambitieuses et pas si mal menées, mais qui sont amoindries par des personnages et des péripéties clichés et une conclusion du manga en pirouette que je ne suis pas sûr d'avoir très bien comprise.

A noter également que l'édition de Casterman est franchement médiocre. Comme souvent dans les mangas qu'ils ont publié à l'époque, des cases sont inversées et pas d'autres, des bulles de dialogues sont échangées et l'ensemble ressemble à une adaptation assez cheap du manga japonais original.

Nom série  Yan et Mirka  posté le 15/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En empruntant cette BD, j'ai cru qu'il s'agissait d'une série prépubliée dans Okapi dans les années 80. La thématique SF avec des héros adolescents et la couverture et les couleurs kitsch me faisaient vraiment penser à ces séries jeunesse pas toujours très abouties. Mais en fait non, apparemment cette BD est parue directement en album chez La Litote avant d'être reprise chez Alpen Publishers.

Le trait du dessin n'est techniquement pas mauvais du tout. Même si je ne suis pas fan, les personnages et les décors sont soignés. L'ambiance graphique me fait penser à l'école espagnole des années 80 dans la lignée des Juan Gimenez et Alfonso Font. Les couleurs, par contre, ne sont franchement pas terribles et gâchent toute la qualité des planches.

Le scénario est trop naïf et trop empli de clichés. Le héros adolescent orphelin prêt à partir à l'aventure, la belle adolescente extra-terrestre parfaitement humaine si ce n'est sa peau bleue, le petit robot de compagnie ange-gardien et serviteur dévoué, le vaisseau endommagé, le repaire futuriste sous une pyramide précolombienne, les sauvages indigènes qui vénèrent les extra-terrestres comme des dieux, l'autre repaire extra-terrestre sur l'île de Pâques le message pacifiste et écologiste... tout est tellement déjà vu que cela donne l'impression de lire une compilation du genre.
A ces nombreuses facilités scénaristiques s'ajoutent des incohérences temporelles : les géoglyphes Nazca qui auraient été dessinés il y a 500 ans seulement alors qu'ils ont au moins mille ans de plus, idem pour les statues de l'île de Pâques que les extraterrestres auraient aidé à ériger au XVIe siècle et après alors que les premières statues dataient du IXe siècle. Cela ajoute encore à cette impression de compilation de clichés.

L'album se laisse lire car la narration est assez fluide mais l'abus de naïvetés et de déjà-vus rend l'ensemble très dispensable.

Nom série  Ethel & Ernest  posté le 14/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un véritable hommage rendu par un fils à ses parents. Il les fait revivre en racontant toute leur vie commune, de leur rencontre à la fin des années 20 à leur mort en 1971.

Le décor est typiquement anglais. Ethel et Ernest vivent dans la proche banlieue de Londres, dans une de ces maisons accolées à bow-window comme on en voyait partout en Angleterre.
Quand ils se sont rencontrés, Ethel avait 35 ans et travaillait comme femme de chambre. Ernest, lui, est livreur de lait. C'est sur sa seule paie qu'ils vont vivre ensemble pendant plus de 50 ans, une condition pas vraiment ouvrière mais en dessous de ce qui à l'époque était considéré comme le seuil de pauvreté. Ils n'en vivent cependant pas plus mal, ils sont heureux, disposent modestement de tout le confort qu'ils désirent et ont pu élever très correctement leur fils unique.
Avec eux, on va découvrir de l'intérieur tous les évènements qui ont ponctué la plus grosse partie du 20e siècle, la crise économique, la seconde guerre mondiale, l'après-guerre, l'époque beatnik, etc. On suit également l'évolution technologique telle qu'elle était vécue dans les domiciles des gens. Ernest est de gauche, plutôt pro-communiste, tandis qu'Ethel est de droite, gentiment guindée et dotée de naïves oeillères l'empêchant de voir certains aspects de la vie qu'elle considère comme trop vulgaires ou inconvenantes. Leurs chamailleries politiques et leurs discussions sont souvent amusantes et représentatives de leur époque.

Bref, c'est un voyage dans le temps assez instructif quoiqu'un peu frustrant pour un lecteur français car la vie intime des anglais à l'époque était quand même bien différente par beaucoup d'aspects de celles de français.
Le dessin est plaisant même si je ne le considère pas comme excellent. Les personnages sont parfois difficilement reconnaissables. Heureusement qu'au final il n'y a pratiquement qu'Ethel et Ernest comme protagonistes, on ne peut pas donc logiquement pas trop se tromper.

Même si le récit n'est pas palpitant et même si le rythme narratif est un peu trop rapide et que les époques et les évènements se suivent à toute vitesse sans qu'on s'y attarde, on finit par s'attacher à ce petit couple dont la fin est assez poignante.

Nom série  Superman (Archives)  posté le 13/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par curiosité historique et intérêt pour les origines de la BD et du comics que j'ai lu ces premières aventures du Superman originel, celui créé en 1938 par Jerry Siegel Jerry et Joe Shuster.
J'ai lu ses aventures telles que compilées par les éditions Futuropolis dans la collection Copyright. Ces albums ne remontent pas avant 1940, je suis donc un peu frustré de ne pas avoir pu lire les véritables tous premiers pas de l'homme d'acier. J'aurais aimé savoir si les auteurs parlaient déjà de Krypton, de son passé à Smallville et comment il était arrivé à Metropolis, au Daily Planet et avait rencontré Loïs Lane. Il faudra donc, si j'en ai l'occasion, que je lise l'album de Semic qui relate les épisodes de 1938 à 1939.

Autre différence entre ces deux éditions, l'album Semic est en format classique et en couleurs, tandis que les albums Futuropolis sont en format à l'italienne et en noir et blanc. Je préfère ce dernier format car il est plus conforme aux strips tels que publiés au départ.
Le dessin, dans un style purement comics américains de l'âge d'or, est assez classe. Tout l'accent est mis sur l'anatomie des personnages, même s'ils se ressemblent quand même souvent, mais les décors ne sont pas vraiment en reste quoique parfois éludés. On est cependant loin de l'esthétique parfaite d'un Milton Caniff (Male Call) ou d'un Alex Raymond (Jim la Jungle).

Il est amusant de découvrir le personnage de Superman tel qu'il était raconté à l'époque. Ses pouvoirs sont nettement moins impressionnants que sa version moderne. Il ne vole pas, il fait des sauts gigantesques (et il est d'ailleurs souvent assez ridicule dans sa pose poing levé jambes arquées tandis qu'il fait "comme s'il volait"). Il n'est pas hyper-rapide, ne lance pas de lasers par les yeux, ne se ressource pas directement dans les flammes du soleil, et il a bien souvent des problèmes comme pourrait en avoir n'importe quel homme normal, quoique très costaud. Ses seuls véritables pouvoirs sont donc sa force, sa super-ouïe, son regard perçant, sa vitesse (même si cette dernière est souvent mal exploitée) et surtout le fait qu'il est indestructible, arrêtant les balles de son propre visage s'il le faut. C'est donc "l'homme d'acier" ou "l'homme du futur", comme il est appelé dans ces planches, mais pas le demi-dieu quasi-omnipotent qu'il est devenu dans les comics modernes.

Ses aventures tiennent d'ailleurs souvent plus de l'enquête policière que du récit grandiose de super-héros. Il s'y mêle parfois un peu de fantastique avec des personnages comme Mr. MXYZTPLK, Lex Luthor (dont le rôle de savant fou n'a rien à voir avec sa version moderne) ou encore... le Père Noël... Les récits tournent aussi parfois un peu au vaudeville avec des intrigues proches du soap opera, comme l'épisode pas si mauvais où Superman se consacre à aider un homme à vaincre sa timidité, celui où Loïs devient chômeuse ou alors celui où Clark Kent est ennuyé car sa nièce fait tout pour prouver qu'il est en fait Superman.

Les scénarios sont divertissants et pas si mal racontés mais ils sont très naïfs. Le côté désuet ajoute à leur charme mais on les lit comme des objets de musée, pas comme de palpitantes aventures. Certaines scènes frisent aussi souvent le ridicule, avec de l'humour au second degré dont je ne suis pas persuadé qu'il soit de la volonté des auteurs à l'époque.
La structure originale en strips donne aussi quelques résultats décalés d'un strip à l'autre une fois recueillis en albums. On peut par exemple avoir un strip se finissant en cliffhanger ("ciel, Superman se retrouve entouré de fumée tandis qu'il se fait électrocuter par 10000 Volts !") et le strip suivant débutera comme si de rien était avec Superman qui court, hors de toute fumée, et déclare : "si les oiseaux ne craignent pas l'électricité, pourquoi pas moi ?".

Intéressant et instructif sur les origines du plus célèbres des super-héros, ces histoires ne sont néanmoins pas terribles et ne plairont qu'aux amateurs d'histoire de la bande dessinée.

Nom série  Les angoisses d'Angus  posté le 12/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album recueille 3 récits qui n'ont pas grand chose à voir si ce n'est le style graphique et une ambiance digne du magazine Métal Hurlant. Les intrigues sont de délirants mélanges de science-fiction, de fantasy et d'humour.

Le dessin est assez démodé, très teinté années 80, dans un style de caricature réaliste avec des couleurs qu'on imaginerait bien réalisées à l'aérographe. Les expressions des visages sont souvent outrés, les décors grandiloquents, gothiques ou purement SF, et sans naturel. Ce n'est pas ma tasse de thé.

Le premier récit aborde avec humour et ironie le métier de "bédéaste", présentant un auteur de BD psychotique enrôlé de force dans un appareil de propagande gouvernemental. Ca tourne très vite au délire avec une fin à la Hulk. Il y a des idées et des passages marrants dans cette histoire mais la narration est un peu lourde, avec beaucoup de blabla philosophique qui m'a rendu la lecture un peu pénible.
Le deuxième récit m'a fait penser à du Druillet ou du Caza, avec un homme qui se retrouve sur une planète prison, dans une cité futuriste où règne le vice et la folie. Trop décousu, on dirait que le scénario est improvisé au fur et à mesure, avec là encore beaucoup de blabla, et je me suis égaré dans ce récit sans grande surprise.
Le dernier récit est une enquête robotique un peu à la manière d'Asimov avec de l'humour et un peu de dérision en prime. Pas trop mal menée, elle n'est cependant pas très originale ni très marquante.

Nom série  Wolfram  posté le 11/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Fan des années 80, fan jusqu'au bout des seins...
Oui, cette BD suinte vraiment les années 80. Elle serait colorisée à l'aérographe qu'on n'en serait pas davantage dépaysé.

Il s'agit d'une sorte de délire SF/fantasy qui mélange toutes les influences en un amalgame pas très digeste. L'album est structuré en histoires courtes, façon récits publiés dans Métal Hurlan, qui n'ont à priori pas grand chose à voir les unes avec les autres si ce n'est que l'auteur va finalement désigner Wolfram comme héros de la majorité d'entre elles.
On y trouve pêle-mêle de l'heroic-fantasy avec un chevalier combattant des monstres surnaturels, de la science-fiction humoristique avec une drôle d'invasion extra-terrestre, des combats de jeu vidéo, du fantastique à grand spectacle ou encore des combats contre un démon pour sauver une belle innocente. Le tout est bourré de clins d'oeil à l'univers geek des années 80, films de SF, séries télé, accessoires de console de jeux, jouets...

Le dessin est de la peinture réaliste très soignée mais je n'aime pas ce style. Aussi travaillé soit-il, je trouve ça assez kitsch, parfois laid ou ridicule et peu plaisant à lire. Mais la technique est là, donc il est probable que d'autres que moi apprécient grandement ces planches.

Quant aux histoires, elles sont assez bidons. Elles oscillent entre récits d'aventure/SF/Fantasy grandiloquents et humour au second degré mais elles ne touchent aucune des deux cibles à mes yeux. L'ambiance parait en outre bien désuette de nos jours, même si cela ajoute justement à l'ironie de l'ensemble.

Nom série  Dans mes yeux  posté le 11/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a deux qualités manifestes à cette BD, deux qualités qui ont failli me suffire à la trouver bien.

La première, c'est surtout son originalité narrative, la forme choisie par l'auteur pour raconter son histoire. Vous l'aurez compris, il s'agit ici de voir par les yeux du héros, de ne jamais l'entendre parler lui mais d'entendre les réponses des autres et leurs réactions à son regard parfois insistant. Une sorte de voyeurisme de l'intérieur, courant dans le domaine du jeu vidéo mais presque jamais usité en bande dessinée.

La seconde qualité, c'est le graphisme original et très expressif. Les couleurs paraissent brouillonnes mais sont assez belles et pleines de personnalité. Les anatomies sont très bien respectées pour donner des personnages pleins de vie et une héroïne très sensuelle, très belle.

L'ennui, c'est qu'au delà de ces qualités, le scénario est complètement vide.
La vision depuis les yeux du héros n'apporte finalement pas grand chose. On y découvre des moments très banals, rien de particulièrement touchant ou intéressant. Et même le voyeurisme est frustré car les éléments clés sont manquants. Je ne parle pas d'une éventuelle scène de sexe mais j'aurais aimé découvrir de l'intérieur le parcours de séduction de ce personnage. Au lieu de ça, dès les toutes premières pages, l'héroïne tombe toute crue sous le charme du héros : tout de suite souriante, riant à la moindre de ses blagues, demandant à le revoir, complètement fascinée dirait-on. Soit le gars est un top-model hyper-charmeur et fin d'esprit, soit les belles étudiantes sont vraiment moins farouches que je le croyais.
Pas d'éléments clés, donc, et finalement rien non plus au niveau intrigue. Ca aurait pu me convenir si le récit était touchant, si l'émotion passait. Mais ce ne fut pas le cas pour moi et surtout j'ai été très déçu par la fin que je trouve tout simplement bidon. Il n'y a ni développement ni fin à ce récit qui semble n'avoir jamais décollé et s'écrase avant d'avoir pu accélérer.

Il ne suffit pas d'une idée narrative originale, encore faut-il avoir quelque chose à raconter.

Nom série  Le Grand Gentil Loup  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album part sur la base d'une idée pas très originale mais qui pouvait être amusante : inverser les gentils et les méchants dans les contes traditionnels. Cette fois, le Loup est gentil et végétarien et a bien du fil à retordre face à l'ignoble Chaperon Rouge, Pierro le Fou, la Chèvre de Monsieur Seguin imbue d'elle-même ou encore l'entreprise immobilière sans scrupule des 3 petits cochons.

L'album est scindé en histoires courtes qui sont autant de contes revisités et inversés à l'exception de la dernière qui sert d'épilogue à l'ensemble.
Le dessin est dans un style volontairement enfantin. Ce n'est pas beau mais c'est voulu... En tout cas, ce graphisme ne m'a pas donné tellement envie à priori et ne m'a pas davantage séduit après lecture.
Les histoires jouent la carte de l'humour mais... hormis la première qui m'a mis dans l'ambiance et que j'ai trouvée simplement amusante, sans plus, les autres ne m'ont pas franchement fait rire. Trop prévisibles ou sans véritable impact humoristique, elles n'ont pas davantage accroché ma fille de 7 ans quand elle les a lues.
Ca se laisse lire pour divertir quelques minutes mais je pense rapidement oublier cette lecture.

Nom série  Rock, zombie !  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Depuis le temps que je suis son blog, j'attendais davantage de la première BD de Tanxxx que je lis.

Autant j'aime son graphisme très inspiré de Charles Burns en tant qu'illustratrice, autant j'aime moins son style BD. Il a certes une personnalité reconnaissable, notamment dans la tronche de ses personnages, mais il ne me séduit pas vraiment. Il fait en outre preuve dans cet album de quelques défauts manifestes, notamment en termes de perspective.

Mais c'est surtout l'histoire qui m'a un peu déçu. Elle ne se base finalement que sur une grosse idée, toute la population d'un concert rock qui se transforme en zombie, agrémentée d'une petite sous-idée, celle d'un type un peu collant qui agace l'héroïne et la suit même dans son combat contre les morts-vivants. A part ça, pas grand chose. Résumons : concert rock, binouze, de plus en plus de zombies, l'héroïne qui s'en sort avec juste quelques vêtements arrachés, marave la gueule de tout le monde et pouf se retrouve de nouveau avec son type collant sur les bras. C'est tout. Pas très drôle, trop court, pas très original et bien sûr pas crédible du tout mais ça, c'était voulu.
Trop vite lu, trop vite oublié.

Nom série  Mon cousin dans la mort  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD que j'ai trouvée plaisante, un peu originale mais sans plus. Elle ne marquera pas ma mémoire.
Elle met un scène des enfants dans un village français à l'époque de la Guerre d'Algérie. Il y a Lucien, le jeune héros, un binoclard blondinet gentil mais un peu suiveur avec ses camarades d'école qui le méprisent un peu parce qu'il est plus jeune. Lili, la fille du fossoyeur, traitée de sorcière et rejetée, elle trouve refuge dans le cimetière où elle fait sembler de discuter avec les morts. Et enfin Maurice qui vient d'arriver au village parce que ses parents, pieds noirs vivant en Algérie, l'ont envoyé se mettre à l'abri loin du conflit qui y prend de plus en plus d'ampleur. L'ennui, c'est que ce dernier, mal dans sa peau et traumatisé par le conflit, va se révéler dominateur et méchant, notamment avec la pauvre Lili. Du coup, le petit Lucien se retrouve en porte à faux entre des camarades qu'il aimerait suivre mais qu'il voit bien devenir mauvais envers Lili qui est entretemps devenue son amie.

C'est réaliste et assez bien construit. On croit bien aux personnages et aux sous-intrigues de clocher et de moeurs que l'auteur met en scène dans ce village. Tout est crédible et raconté avec une sensibilité et fraicheur malgré quelques passages un peu durs.
Le dessin est du même ordre, plaisant et léger, même si je préfère l'encrage plus assuré dont fait preuve François Duprat dans ses oeuvres plus récentes.
Tout est donc bien... mais ne m'a pas complètement charmé. Le récit peine un peu à s'instaurer. Le fil narratif s'égare parfois un peu. Le jeune héros est certes réaliste mais ça le rend un peu frustrant car, comme il est trop jeune, un peu peureux et ne comprend pas toujours tout, il n'ose que très tard intervenir et ce sans résultat probant, maladroit comme il est. Du coup, je ne le trouve pas attachant et le récit n'a pas su me convaincre plus que ça.

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