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Nom série  300 millions d'amis  posté le 04/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
300 millions d'amis est une ode à Facebook, ou plutôt contre Facebook, ses aspects ridicules et ses habitués au comportement parfois socialement effarant quand on les observe avec détachement.

L'album se compose d'un cocktail de faux profils d'utilisateurs présentés exactement à la manière de Facebook, liens et publicités inclus, et de planches de bandes dessinées mettant en scène les utilisateurs et les textes qu'ils écrivent à l'attention de leurs pages d'accueil ou vers un autre utilisateur avec qui ils chattent.
Les auteurs mettent l'accent sur la futilité effarante de tous ces commentaires, combien leurs auteurs sont coupés de la réalité ou encore combien d'autres mendient ne serait-ce qu'un petit semblant d'attention de la part du reste du monde. Dans l'ensemble, ils nous montrent à quel point Facebook est un outil qui révèle l'aliénation de leurs utilisateurs qui ne vivent plus que par procuration ou tout simplement dans le mensonge.

Les idées sont justes, la dénonciation souvent forte à propos. Malheureusement, ce n'est pas vraiment drôle. Les pages d'accueil de personnages célèbres avec leurs statuts et commentaires délirants font sourire à première vue mais leurs tartines de texte un peu répétitif lassent avant qu'on termine d'en lire la page entière. Quant aux mises en scène d'utilisateurs de Facebook, elles sont appropriées malgré leur côté caricatural mais elles trainent en longueur et l'humour y est trop dilué, trop répété pour amener véritablement le rire. Une fois qu'on a compris le propos du gag, on a envie de passer au suivant alors que celui-ci s'éternise sur plusieurs pages parfois avec des textes très peu hilarants.

Cet album fonctionne correctement pour ce qu'il contient de dénonciation de Facebook et d'une bonne part d'internet et de ses utilisateurs, mais les auteurs n'arrivent pas vraiment à en faire rire et c'est bien dommage.

Nom série  Le Grand Scandale  posté le 03/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'apprécie ce couple d'auteurs, Godard et Ribera, essentiellement pour leur grande oeuvre, Le Vagabond des Limbes. Mais j'avoue que le style de dessin si spécial de Ribera m'a également attiré vers d'autres de ses oeuvres qui, sans me plaire autant, ont su me charmer par leur originalité. J'étais donc curieux de découvrir "le Grand Scandale" autre série de ces deux auteurs.

Il s'agit d'un polar dans la pure veine. Sa véritable particularité est de prendre pour héros un auteur de comics et de faire tourner toute l'intrigue autour de son art et de planches compromettantes qu'il a produites et qui lui valent bien des soucis.
C'est ainsi que durant le premier tome on découvre la jeunesse de cet auteur, comment il a développé son art, comment quelqu'un de très puissant et mystérieux s'est intéressé à lui, lui a offert un pont d'or pour s'installer à New York, l'a fait former par les plus grands auteurs, lui a fourni de quoi publier dans le journal le plus lu et l'a finalement piégé en se servant de lui pour dénoncer les plus puissants représentants du gouvernement.
Le héros se retrouve traqué du jour au lendemain et la suite de sa vie et de la série n'est donc plus qu'une longue fuite aux quatre coins des USA, avec de nouveaux lieux, de nouvelles rencontres et de nouveaux dangers à chaque étape.

J'ai aimé le style particulier de ce polar, cet anti-héros moche et dégingandé qui a eu le toupet de mettre le doigt où il ne fallait pas. Les histoires sont bien menées et agréables à lire à mon goût, même si cela manque de rythme et rebutera probablement certains lecteurs. J'ai juste du mal avec le fond de l'intrigue en elle-même. Qu'un mystérieux bonhomme mette autant d'argent pour héberger, former et piéger un petit auteur de comics pour faire tomber un gouvernement avec des planches de BD, alors qu'il lui aurait suffi de transmettre aux journaux les documents qu'il avait en main ou d'utiliser un auteur de BD déjà confirmé... Ce n'est pas crédible. C'est dommage car c'est tellement plaisant de voir pour une fois un auteur de BD avoir le rôle du héros d'un polar. Et puis finalement, passé le premier tome, les tomes de fuite qui suivent ne m'ont pas trop captivé.
Du coup, j'ai du mal à en conseiller l'achat, mais la lecture, pour peu que, comme moi, vous aimiez le style de Godard et Ribera, pourquoi pas ?

Nom série  L'ombre de Jaïpur  posté le 03/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etonnant, cette BD a été rééditée plusieurs fois et même récupérée par les Humanos après être parue chez Dargaud et dans le magazine Pilote. Pourtant, elle n'est vraiment pas terrible.

Au départ, j'ai été séduit par son ambiance victorienne et son dessin entre ligne claire et style Tardi.
Mais d'une part Ceppi était quand même assez faible à l'époque en terme de technique, ses personnages n'étant pas terribles, figés, et ses décors assez inégaux.
Et d'autre part, j'ai découvert avec surprise que l'album était scindé en histoires courtes dont je n'ai pas vraiment compris si elles étaient liés puisqu'on y voit apparaitre parfois les mêmes personnages mais que certaines histoires se passent au 19e siècle et d'autres au 20e.

Mais il y a surtout deux vrais soucis à cette BD.
Le premier, le plus éprouvant, est la narration. On croirait un livre illustré tant les tartines de texte narratifs et de dialogues sont épaisses. Ca en devient très vite pénible à lire. On ne regarde plus les images parce qu'on doit lire et lire du texte. Ce dernier n'étant pas particulièrement captivant, j'ai fini par feuilleter les pages et me contenter des images, pris sous le coup de la fatigue.
En outre, les histoires courtes sont assez bizarres. Entre la première qui se termine très abruptement, alors même que je croyais qu'elle allait enfin entrer dans le vif du sujet, et quelques autres qui sont complètement absconses, voire délirantes, j'ai vraiment eu du mal à cerner où voulaient en venir les auteurs.

J'aime bien cette ambiance d'Angleterre Victorienne et d'Indes des Colonies qui colle bien au style de dessin, mais cette BD est assez illisible, hélas...

Nom série  L'Ours Barnabé  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Par l'aspect épuré du dessin et la bonhommie des personnages animaliers, cette BD me fait un peu penser au Chat de Geluck, dont je ne suis pas particulièrement fan. Mais autant j'ai vaguement souri parfois, autant la plupart des gags de l'Ours Barnabé m'ont franchement laissé de marbre.

Le ton est un peu absurde, les sujets parfois délirants car l'auteur aborde un peu tout avec son ours débonnaire, mais l'humour n'arrive pas à m'atteindre. Je trouve ça plat.

Nom série  Le Rouge vous va si bien  posté le 02/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est composé d'histoires courtes indépendantes qui partagent une thématique commune, l'amour aigre-doux.

Lucie Durbiano met en scène des amourettes entre personnages variés et originaux. Qu'il s'agisse d'amants homosexuels durant la Renaissance, d'une jeune fille charmée par son futur beau-frère au Texas, du Chaperon rouge amoureuse de son loup, d'Alice courant après son lapin blanc ou encore d'un escargot amoureux d'une statue, le thème de l'amour impossible et tellement romantique est abordé sous des abords inattendus.

Malheureusement, passé cette originalité, les histoires tombent à plat. Les acteurs manquent de charisme. Leurs comportements de midinettes romantiques et immatures sont parfois pénibles. Leurs histoires attisent un peu la curiosité au départ puis s'achèvent dans une grande indifférence. L'ensemble parait vain, inutile. Et ce n'est pas le dessin très basique qui réussira à rehausser le niveau d'ensemble.
Sans que ce soit mauvais, je dirais de cet album qu'il est sitôt lu sitôt oublié.

Nom série  Dumarest, l'aventurier des étoiles  posté le 01/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas la saga de "l'Aventurier des étoiles" de l'anglais E.C. Tubb. Ce sont pourtant pas moins de 32 volumes qui ont été publiés en français de 1975 à 1992. Ils mettent en scène Earl Dumarest, un voyageur galactique errant de planète en planète à bord de vaisseaux dans les soutes desquels il peut payer sa place. C'est un vrai dur, le héros type très fort au combat et très rapide, dont le côté sombre et mystérieux séduit les jeunes femmes. Originaire de la Terre et peut-être le seul à se souvenir de cette planète abandonnée, il a pour but de la retrouver un jour.
Mais à lire ce premier volume adapté en BD, chaque tome forme une histoire complète où le fil rouge de la quête de la Terre ne passe qu'au second plan pour le moment.

J'ai été séduit par le dessin. Pourtant, il rappelle fortement beaucoup d'influences du genre SF en BD. J'ai aussitôt pensé à Moebius et à ses proches au niveau graphisme, Janjetov, Arno ou encore Alfonso Font (la série Clarke et Kubrick fait d'ailleurs penser à une version plus humoristique de cet aventurier des étoiles). Je retrouve aussi un peu de Ralph Meyer (IAN) dans l'encrage et le lettrage. Mais ce sont tout autant de styles que j'aime, j'apprécie donc de les retrouver sous la plume d'un nouvel auteur qui maîtrise plutôt bien son art.

Le récit est de la SF comme je l'apprécie, un space opera à l'ancienne avec planètes exotiques, situations politiques juste complexes comme il faut, personnages variés et assez charismatiques, et de l'aventure qui ne se prend pas trop la tête. C'est du divertissement mais il est bien mené et l'intrigue ne fait pas preuve de déjà-vu ce qui est d'autant plus agréable.

Tout serait parfait si l'adaptation en BD d'un roman ne se faisait pas sentir ici et là. On sent que le récit a dû être condensé pour tenir en 48 pages.
Le prologue, pour présenter les origines du héros, est très rapide et on saute d'un coup des dizaines d'années pour le retrouver adulte, en vieux baroudeur blasé. L'origine assez "barbare" du personnage détonne en outre avec son nom très bourgeois et j'ai été surpris de le voir parler la même langue que l'équipage du vaisseau qui le recueille, mais passons.
Cette densité du rythme se retrouve aussi au cours de l'intrigue principale. Les scènes se succèdent un peu vite et j'ai noté de drôles d'incohérences, comme par exemple quand le héros semble avoir participé aux conversations personnelles de la Matriarche, de Dyne et de Seena alors qu'ils ne les avaient vus que de loin auparavant.

Le rythme rapide empêche d'être vraiment absorbé par l'ambiance du récit mais son scénario assez original et sa fluidité en font une lecture agréable et divertissante.

PS : par contre, je trouve assez ridicule le Clint Eastwood en couverture alors que le héros ne lui ressemble pas dans les planches en elles-mêmes.

Nom série  The Legend of Zelda - Ocarina of time  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est l'adaptation directe du jeu vidéo sorti sur Nintendo 64 il y a 11 ans déjà. Il s'adresse en particulier à ceux qui ont joué au jeu à l'époque et qui, poussés par la nostalgie, seront heureux de revivre cette aventure et de revoir des moments qu'ils ont ressentis, manette en main, et peut-être un peu oubliés depuis.
Ce n'est pas tout à fait mon cas car je n'y ai pas joué mais j'ai par contre été spectateur d'une bonne portion du jeu et cela m'a plu de retrouver des passages, des décors et des personnages que j'avais vus à l'époque.

Ceux qui n'ont pas connu le jeu trouveront en ce manga un shonen doté de quelques défauts un peu rebutants.
Le dessin est travaillé, pas laid du tout hormis la simplicité des décors, mais il m'a paru plutôt désuet. Ce manga date en effet de peu de temps après la sortie du jeu et accuse ses dix ans d'âge. On retrouve dans ce graphisme le style assez cliché des shonen des années 90 du style Dragon Quest. Les scènes d'action ne sont en outre pas toujours très bien rendues, un peu confuses ou parfois trop vite expédiées. Et la mise en page est souvent embrouillée, avec quelques situations où j'ai eu du mal à deviner l'ordre de lecture des cases.
Il faut dire que le scénario du jeu est très dense et le faire tenir en 300 pages environ n'est pas chose toujours aisée. Il se passe beaucoup de choses dans ce manga et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Au contraire, quelqu'un qui ne connait pas vraiment l'histoire à l'avance pourrait même s'y perdre.
J'ai trouvé également quelques différences de traitement suivant les périodes. Les passages où Link est enfant sont parfois un peu... enfantins justement mais ils me sont apparus comme assez frais et sympathiques, tandis que les passages où il est adulte sont plus sombres, plus orientés vers l'action et un peu plus rhébarbatifs à mon goût.

Malgré ces reproches, l'histoire se lit bien, il est plaisant de retrouver un scénario aussi dense et finalement original pour son époque.
Au récit principal, s'ajoute en outre deux histoires courtes en fin de second tome qui ajoutent quelques aventures à Link enfant et adulte. Rien de bien passionnant mais plaisant et permettant de faire revivre un peu plus des personnages et lieux du jeu.

La lecture de ce manga n'a rien d'indispensable mais satisfera ceux qui ont la nostalgie du jeu vidéo. Pour ceux qui n'y ont pas joué, par contre, à moins de vouloir abreuver votre curiosité ne découvrant à quoi ressemblait ce monument ludique désormais ancien, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Nom série  L'été de Luca  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A première vue, je croyais retrouver dans cet album un récit proche de celui de Quelques Jours d'été de Chabouté qui mettait aussi en scène un garçon que ses parents en instance de divorce laissait passer l'été chez ses grands-parents. L'été de Luca se révèle cependant plus original, avec une ambiance onirique et pas toujours facile à cerner qui se met en place.

Tout commence par un dessin très personnel. Même si je pense qu'il ne plaira pas à tout le monde, j'aime son originalité et sa beauté. Certaines planches sont très belles, les compositions souvent très réussies. L'esthétisme m'a parfois rappelé celui d'estampes japonaises. Idéal pour les quelques scènes oniriques.

Et puis outre cette ambiance de campagne insouciante, entre un grand-père sage et passionné et un groupe de jeunes un peu baba-cools fêtards, il y a toute cette histoire tournant autour des méduses. D'imaginer des méduses dans un étang d'eau douce m'a surpris au départ mais l'idée est jolie et permet quelques digressions imaginatives pleines de beauté.
J'avoue ne pas avoir tout le temps saisi certains passages et réactions des personnages, notamment celles du jeune héros tourmenté par ses soucis familiaux. Cela m'a empêché de rentrer complètement dans l'histoire et de tomber vraiment sous son charme. En outre, la fin abrupte m'a paru bien frustrante.
Mais j'ai néanmoins trouvé ma lecture plaisante et assez dépaysante, surtout grâce à ce graphisme beau et très particulier.

Nom série  Fol  posté le 30/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le prologue du premier tome m'avait assez agréablement mis en bouche avec une description sympathique du monde féérique et de ses habitants et par la présentation de croquis plutôt jolis. Malheureusement, j'ai été déçu par la suite et ça ne s'est pas arrangé jusqu'à la fin du second tome.

Le graphisme est très fortement inspiré de Loisel. D'ailleurs toute la série regorge de références à Loisel et à La Quête de l'Oiseau du Temps, jusqu'à un personnage dans le tome 2 qui agit exactement comme le poseur d'énigmes Fol de Dol, la magie en moins, mais aussi un autre qui s'appelle Döl et qui est un Fol... Hommage voulu ? Si oui, il n'est pas terrible à mes yeux. Car le graphisme n'est pas à la hauteur de son influence. Les personnages sont assez basiques quoique relativement plaisants. La moue permanente du jeune garçon du tome 1 m'a par contre très vite agacé. Les décors quant à eux sont souvent réduits à un ou deux éléments essentiels et le reste plus ou moins vides. De fait, les planches manquent vraiment de substance à mon goût.
La colorisation du premier tome est en outre médiocre, le choix des couleurs brisant toute ambiance éventuelle. Cela va mieux dans le second tome mais je ne suis pas tellement convaincu pour autant.

Quant à l'histoire, elle parait trop survolée.
Chaque tome forme une histoire à peu près complète. Une suite semblait prévue puisque le second tome se termine par un "fin de l'épisode" mais on peut se contenter de ce qui est paru.
Le premier album semble se dérouler à toute vitesse. On n'a pas le temps de s'accrocher aux personnages, les intrigues n'ont aucune profondeur, les évènements se suivent sans qu'on se sente impliqué et tout est bouleversé en quelques pages. La fin est abrupte alors qu'on pouvait espérer suivre plus longtemps les personnages pour en apprendre un peu plus sur eux et leurs relations.
Le second tome se passe 20 ans après et met en scène d'autres personnages qui ont pour but de sauver les premiers. Mais l'intrigue manque tout autant d'impact, les acteurs défilent sans qu'on s'y intéresse, les péripéties se suivent et se déroulent très rapidement avec des conclusions brutales pour certaines.
Tout se passe trop vite, sans ambiance, sans accrocher le lecteur. On n'y croit pas et on n'est pas transporté. Drôle de lecture.

Nom série  Princesse Sara  posté le 29/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les libertés prises avec le roman de F.H. Burnett, la Petite Princesse, m'ont fait croire au départ à une histoire simplement inspirée mais très différente de celle que les jeunes des années 80 ont connu en regardant la série Princesse Sarah à la télé. En effet, le Londres Victorien mis en scène ici a des côtés légèrement steampunk avec notamment des automates aussi évolués que de très intelligents robots. De même, quoique cela soit aussi le cas dans le roman, la jeune Sara Crew fait preuve ici, grâce à son père, d'une richesse tellement immense qu'elle contraste fortement avec la malheureuse fillette dont je me souvenais dans le dessin animé.
Mais il ne s'agit que d'une rénovation (assez réussie) du scénario et le récit rejoint bien (hélas pour la pauvre Sara) la trame du roman et du dessin animé.

Le graphisme est de toute beauté. D'inspiration manga, il est très soigné, très détaillé tout en restant dynamique, et embelli de jolies couleurs. On y sent l'influence de l'école Italienne, celle ayant produit le couple Barbucci/Canepa (Sky-Doll) dans un style un peu différent. Les planches sont vraiment belles, et les superbes robes, les poupées et les décors de rêves auront de quoi charmer les jeunes lectrices.

Oui, car je crois que le public logiquement visé par cette oeuvre est tout de même essentiellement les jeunes filles ou les femmes ayant gardé un coeur d'enfant. Les lecteurs mâles trouveront l'histoire bien menée et intéressante mais risqueront de tiquer devant les rêves de princesses et de poupées des petites héroïnes.
En ce qui me concerne, j'ai trouvé la lecture très plaisante, le récit et les dialogues loin d'être niais, les personnages charismatiques et assez intéressants malgré le côté caricatural de certains d'entre eux (les méchants surtout), et le tout est tellement bien mis en valeur par le superbe dessin que je serais sot de repousser cette BD sous prétexte que c'est une histoire "pour les filles".

Nom série  Les Naufragés  posté le 29/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette BD m'a coûté un maigre euro mais j'en suis presque à le regretter. Je n'ai vraiment pas apprécié.
J'ai trouvé l'humour tellement basique que je n'ai pas esquissé l'ombre d'un sourire. C'est le niveau tout juste au-dessus de la tarte à la crème. Tout est tellement prévisible, tellement convenu, qu'il me suffisait la plupart du temps de survoler une planche pour en détecter la "grosse chute qui tâche". L'exercice était d'autant plus facile que les gags sont répétitifs sur un seul petit album.
A cela s'ajoute un dessin que je ne trouve ni beau ni efficace, qui réussit en plus l'exploit de briser le faible impact de certains gags par une représentation bancale.
Franchement médiocre.

Nom série  Marie  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu le roman de Marek Halter dont est tirée cette adaptation mais l'idée d'aborder la jeunesse de la future Vierge Marie est intéressante. Je suis un peu circonspect sur l'aspect ironique (voire hérétique ?) de l'avoir fait côtoyer de très près Barabbas, le brigand qui sera indirectement responsable, par le choix de la foule, de la mort de Jésus. Mais si l'on excepte cette réticence, le récit se tient plutôt bien et m'a permis d'en apprendre un peu plus sur la situation de la Galilée avant la naissance du Christ, sous la double domination de Rome et du dictateur Hérode.

Le dessin convient bien à un récit historique. Les personnages sont réalistes, bien représentés. Les couleurs sont sérieuses et de bonne qualité.
Je suis par contre un peu déçu par les décors, la Galilée y ressemble trop à un désert. Comment les habitants font-ils pour y vivre et se nourrir ? Où sont les arbres qui ont fourni les si nombreuses buches qu'on voit entreposées à Nazareth ? Est-ce parce qu'un désert de rocaille est plus facile à dessiner ?
J'ai également eu du mal avec le positionnement des bulles de dialogues. On sent qu'elles ont été ajoutées après que le dessin des planches ait été achevé et elles s'insèrent mal dans la narration graphique. Il m'est arrivé plusieurs fois de ne pas savoir qui parlait ou de les lire dans le mauvais ordre tant elles sont placées de manière non instinctive.

Le récit est assez dense et m'a intéressé, sans me captiver, durant les deux premiers tiers du Livre 1. Cependant, le dernier tiers est bavard et devient presque ennuyeux. Le rythme s'y trouve brisé et ne me motive pas tellement pour lire la suite. Je suis simplement curieux de découvrir comment ce récit finira par rejoindre celui du Nouveau Testament tel qu'on le connait, mais je ne serais pas frustré si je ne l'apprends jamais.

Nom série  Explorers  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Humpf... Trop gamin pour moi, cette série.

L'idée aurait pu être bonne : il s'agit de mettre en scène un groupe de jeunes dotés de super-pouvoirs qui vont pénétrer à l'intérieur de récits littéraires célèbres à la recherche d'adversaires à capturer.

De même, le dessin aurait pu mettre tout cela en valeur. Il est en effet très soigné et maîtrisé pour les décors, les costumes et les objets. Les personnages sont dynamiques, les cadrages sympathiques. Je n'aime cependant pas du tout les visages qui sont trop clichés, trop simples et me rappellent des visages de fanzines abreuvés de mangas et de comics.
De la même manière, même si les couleurs sont bien travaillées et d'un aspect très pro, je suis réticent à leur froideur informatique.
Tout cela fait trop lisse, trop formaté, trop déjà vu.

Mais le vrai souci, à mes yeux, c'est la teneur du récit et la façon dont les choses sont racontées. On est vraiment au niveau d'un Winx Club, voire d'un Scooby-Doo. Un groupe de jeunes héros à peine sortis de l'adolescence aux réactions souvent incohérentes et dotés soudainement de super-pouvoirs trop cools, de l'action, une narration sur-vitaminée mais sans substance, des péripéties bateaux, des personnages sans aucune profondeur et quelques combats bourrins. C'est mal raconté, on n'y croit pas une seconde, pas moyen de rentrer dans le récit. Tout parait tellement cliché, tellement artificiel, j'ai eu peine à croire qu'il ne s'agissait pas d'une parodie par moment, au souci près que ce n'est pas drôle.
Le public visé est peut-être strictement pré-adolescent ? Mais même pour eux, hormis pour la qualité graphique de l'objet, j'aurais du mal à leur conseiller la lecture tant c'est insipide et convenu.

Nom série  Professeur Eiji  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet de Professeur Eiji porte sur une petite équipe d'enseignants dont la principale préoccupation est de régler les problèmes d'états d'âme de leurs étudiants et de gérer leurs vies privées souvent complexes. Problèmes de violence, de suicides, d'alcoolisme, pertes de proches, déceptions amoureuses, besoins d'affection, de reconnaissance, etc, les points abordés sont nombreux et concernent aussi bien les élèves que leurs professeurs.
Présenté ainsi, cela a l'air sombre et pas très gai. C'est vrai qu'il n'y a pas ou presque pas d'humour dans ce manga, mais il réussit malgré tout à garder une certaine légèreté, ne sombrant jamais dans le pathos et faisant ressortir le bon côté des choses pour des issues le plus souvent heureuses.

Le dessin est de bonne qualité, avec des décors et des personnages soignés. En bon shojo, l'auteure nous offre en outre un panel de beaux jeunes enseignants et autres personnages mâles, tous charismatiques dans leurs genres bien différents. Un petit harem au masculin où les lectrices ne manqueront pas de piocher leur personnage préféré et de suivre leurs romances respectives.

Scindés en chapitres formant plus ou moins des intrigues complètes, le récit ne décolle jamais véritablement mais sait se faire agréable et intéressant. On s'attache assez facilement à l'ensemble. Ce n'est pas vraiment un manga qui me convient car la thématique pleine de sensibilité est trop féminine pour moi, mais si c'est votre genre je n'en déconseille pas l'achat.

Nom série  L'Evangile selon Satan  posté le 28/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai eu une très grosse impression de déjà-vu en lisant le premier tome de cette nouvelle série de la collection Secrets du Vatican. En fait, le scénario mélange deux thématiques archi-usées : d'une part le coup classique du secret millénaire caché par le Vatican qui ne doit surtout pas être dévoilé à la face du monde, et d'autre part une profileuse du FBI qui utilise ses pouvoirs mediumniques pour pourchasser les serial-killers. Quand le Da Vinci Code rencontre les séries télé Profiler ou Medium, en définitive, avec comme touche additionnelle pour rehausser la sauce une secte satanique qui étend son influence et ses démons de par le monde, menaçant de faire s'écrouler si ce n'est la civilisation au moins l'église chrétienne.

Le récit est sans surprise. La narration est décousue et peu agréable à la lecture. Le dessin est techniquement bon mais alourdi par un encrage que je trouve trop noir et trop imprécis et par une abondance de traits notamment sur les visages.

Tout cela m'apparait tellement cliché que je n'ai guère envie d'en savoir plus. La suite se fera probablement sans moi.

Nom série  Barcelonight  posté le 27/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai eu bien du mal à comprendre l'objectif de cette bande dessinée. Elle survole plein de thèmes différents, comme autant d'histoires entamées et oubliées aussi vite, si bien qu'en tant que lecteur j'ai rapidement été perdu, ne comprenant pas à quel fil narratif m'accrocher.

On dirait que l'auteure a cherché à rendre un hommage à la ville de Barcelone, à l'Espagne, et en même temps à nous placer les aventures sentimentales complexes d'une femme, mais aussi le récit d'un ancien ami devenu transsexuelle, et encore plein d'autres choses parmi lesquels je me suis égaré et dont j'ai oublié la moitié. Les références à l'histoire et à la culture espagnole et catalane sont si nombreuses qu'on croirait un guide touristique par moment. Ca pourrait être intéressant si elles n'étaient pas mal amenées et brisant un rythme déjà bien difficile à cerner.

Le dessin, pour sa part, n'est pas laid, si l'on excepte des décors assez géométriques et trop lisses, mais ses couleurs très froides ne collent pas du tout avec le décor ensoleillé de Barcelone.

Je n'ai vraiment pas su entrer dans ce récit et son histoire m'a complètement échappé, jusqu'à n'en garder qu'un souvenir très vague alors que je l'ai lue il y a moins d'une demi-journée.

Nom série  Okhéania  posté le 25/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai arrêté ma lecture au tome 2, je dois dire que ça m'a gonflé.

J'aimais bien l'idée de départ de cette planète où la végétation est telle que la canopée forme un océan impénétrable sur lequel voguent d'étranges navires. Le côté surfeur-cool des jeunes héros m'a un peu gavé au départ, mais j'aimais bien cette ambiance de Waterworld végétal.
Par contre, j'ai très vite été submergé par beaucoup trop de défauts.

Pour commencer, je n'apprécie pas le dessin. J'assimile le style des personnages à celui de certains fanzines abreuvés de manga, ces dessins où représenter un nez semble tellement compliqué qu'on lui préfère la plupart du temps deux petits points pour les narines et des visages androgynes et lisses pour tout le monde. Mon rejet, purement affaire de goût j'imagine, s'est heureusement estompé grâce à la clarté de la narration, le soin apporté aux véhicules (aussi improbables soient-ils) et le bon niveau des couleurs.

Mais c'est surtout le manque de crédibilité et de cohérence du récit qui m'a exaspéré.
Cette belle planète végétale perd toute vraisemblance à bien des moments.
Comment expliquer cette canopée à l'aspect aussi "liquide" et "plate" alors que c'est sensé être le feuillage d’arbres réels qu'on observe par la suite ? Et comment le niveau peut-il rester aussi égal même sur les bords des "îles" où la surface du sol où poussent les arbres monte aussi haut ? Les arbres sont-ils de plus en plus petits quand le sol grimpe jusqu'à ne plus faire qu'un centimètre de haut au bord de la "plage" ?
Comment expliquer que la canopée soit suffisamment dense et épaisse pour que des navires y voguent durant des générations sans jamais imaginer qu'il puisse y avoir un monde sous cette impénétrable surface et que pourtant ce monde d'en-dessous paraisse baigné de lumière comme si le soleil pénétrait par toutes les frondaisons ?
Comment expliquer que les "marins" ordinaires n'aient jamais découvert ne serait-ce que par hasard ce monde d'en-dessous alors que les héros et leurs nouveaux camarades passent d'un "monde" à l'autre comme si de rien était à partir du tome 2 ?
Ce monde d'Okheania est-il en outre si petit que les personnages se retrouvent sans arrêt dans les mêmes lieux, se rencontrent toujours par de belles coïncidences et soient toujours au bon endroit au bon moment ?
Ce sont plein d'incohérences comme ça qui ont complètement gâché mon plaisir de lecture.

A cela s'ajoute des personnages caricaturaux aux réactions aussi prévisibles que lourdes.
Le pire pour moi est le personnage de Darianna dont l'aveuglement stupide et la haine subit envers le héros m'ont paru aussi ridicules que complètement artificiels. Et comme son comportement est le moteur principal du premier tome et du lancement de l'intrigue, j'ai trouvé ça d'autant plus médiocre et mal amené.

Il y avait de l'idée et une certaine originalité au départ, mais elle est complètement gâchée à mes yeux par des incohérences multiples, des personnages pénibles et un récit plat et invraisemblable.

Nom série  Mr. Natural  posté le 25/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai lu peu de BD de Crumb mais jusqu'à présent et une fois de plus avec "Mr. Natural", je n'accroche pas.

Il n'y a qu'une chose que j'ai plus ou moins apprécié dans cette série, c'est son côté précurseur, son ambiance collant fortement à l'actualité de l'époque, dans une San-Francisco hippie en plein "summer of love" associée à un style underground caustique et sans tabou. Cela permet de faire revivre un peu l'atmosphère de cette période qui parait assez lointaine désormais, une époque où les auteurs de BD underground étaient un peu des pionniers d'un art populaire nouveau et libre de toute contrainte.

Mais à part ça, je n'ai pas aimé ces gags et histoires courtes du gourou Mr Natural et du quidam Flakey Foont. Le dessin évolue, d'un style proche de l'amateurisme pour les toutes premières planches, il se rapproche ensuite du style qui fera la renommée de Crumb par la suite mais sans en atteindre la maîtrise technique. Les histoires sont sans intérêt, la narration trop décousue, les textes abondants et un peu pénibles à lire, et surtout... ben surtout ce n'est pas drôle. Je me suis franchement ennuyé à la lecture de cette BD.

Nom série  Geek & Girly  posté le 23/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Geek, voilà un mot qui attire automatiquement mon attention puisque j'en suis un (quoique visiblement, il faille de plus en plus être accroc au MMORPG pour être considéré comme un "vrai" geek... Je me fais vieux...). Les premières pages de cette nouvelle série ont suffi à attiser le feu de ma curiosité puisque le design graphique et la thématique y sont celles d'un jeu vidéo imaginaire.

Ceci étant dit, au bout d'un chapitre, j'avais quand même pas mal déchanté. L'ambiance y était trop collégienne pour moi. Le graphisme rappelle ceux de certains blogs de dessinateurs très influencés par les mangas et adeptes de colorisation informatique. J'avoue ne pas avoir été charmé, les décors vides et les personnages clichés m'ont un peu déçu.
C'est surtout le personnage de Quentin, trop caricatural et limite pénible, qui m'a rebuté. Difficile de s'y attacher, et même de le trouver drôle. Baptiste, le second rôle, m'a également agacé par ses clichés trop souvent vus et revus dans les mangas : le bel intello glacé à lunettes carrées qu'il repousse en permanence du doigt.

Mais l'héroïne, Mathilde, a un style visuel suffisamment original qui me plait bien. Et c'est par son biais et à partir du moment où le récit s'attache à elle et à ses proches que j'ai commencé à apprécier un peu ma lecture. Son univers de geekette est plaisant et parlera sans aucun doute aux jeunes lecteurs. On s'attache à elle et on a envie de la voir heureuse. Le mystère entourant le passé amoureux de Baptiste et l'intriguante Estelle donnent en outre envie de savoir la suite.

C'est donc une BD un peu trop adolescente pour moi, trop convenue par bien des aspects et dont le graphisme manque encore d'aisance et de soin, mais j'ai trouvé sa lecture relativement agréable à partir d'un certain point et je lirais probablement la suite par curiosité.

Nom série  Malgré nous  posté le 23/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Des "Malgré nous", ces alsaciens enrôlés de force dans l'armée allemande lors de la seconde guerre mondiale, j'en avais déjà entendu parler par le biais de l'auteur Dimitri (Kursk - tourmente d'acier) , directement concerné car lui-même engagé sur le front de l'Est à l'époque. Mais jamais BD n'avait, à ce jour, décrit la situation de ces hommes à cheval depuis des générations entre France et Allemagne et comment les évènements se sont précisément passés pour qu'en 1942 toute une population soit enrôlée d'office. Voilà ce que propose de nous raconter avec succès cette nouvelle série bigrement instructive.

Au dessin, Marie Terray que je ne connaissais pas. Elle nous offre de très jolies planches toutes en couleurs directes. Soignées et pleines d'ambiance, elles sont idéales pour un récit historique empreint d'émotion. Je suis légèrement frustré par l'absence d'encrage, pas indispensable en soi mais qui donne un aspect un peu flou à certaines planches.

Le récit met en scène un jeune alsacien au sortir de l'adolescence. Français dans l'âme, il enrage de voir les allemands s'emparer de sa région jusqu'à en modifier la loi, les noms et même la langue. Et pourtant, bien malgré lui, les évènements vont l'amener à se retrouver enrôlé de force dans les Waffen SS.
Le contexte historique est très bien mis en place. J'ai appris beaucoup de choses sur le déroulement des faits à l'époque, sur l'ambiance qui régnait et comment les alsaciens vivaient différemment l'occupation allemande. Très instructif.
Le récit est bien mené. On le lit comme on lirait un roman graphique ou une histoire d'aventure. Il pêche parfois par un côté un peu classique. On sent venir de loin la déception amoureuse qui va amener le bouleversement dans la vie du jeune héros, péripétie déjà vue dans nombre de récits historiques assez similaires.
Mais la qualité de la narration, la teneur de son contenu et la beauté du graphisme font de cette bande dessinée un bel ouvrage historique très intéressant à lire.

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