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Nom série  Walter Polo (Les Aventures de)  posté le 16/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sang de Vampire, le premier et unique tome de la série des aventures de Walter Polo, est le premier album publié par Fabrice Parme qu'on connait surtout pour avoir travaillé depuis avec Lewis Trondheim, le seul dont il sera à la fois dessinateur et scénariste.

On reconnait bien son dessin que je trouve très agréable. J'aime son encrage que je trouve frais et élégant. Etant issu du monde de l'animation, cela se retrouve dans le dynamisme de son style dynamique et le design de ses personnages. Et puis la belle vampirette Olga est très sexy.

Malheureusement, cette BD est pénible à lire. L'ayant découverte sans savoir s'il s'agissait d'un premier tome ou non, je me suis cru plongé au milieu d'un récit déjà entamé au préalable. Je n'y comprenais pas grand chose.
La faute aux dialogues et à la narration.
Les dialogues sont travaillés, avec des jeux sur les mots, des allitérations et autres rimes. C'est joli à lire indépendamment, mais c'est vraiment difficile de suivre une conversation et plus encore une histoire écrite ainsi.
En outre, la narration est très décousue et l'enchainement des évènements parfois abscons. Ce n'est qu'après coup qu'on comprend un peu les évènements passés, qui sont les invités de Walter Polo, qui sont ces biographes qui les accompagnent tous, qui veut quoi, etc... Et après lecture, je n'ai toujours rien compris sur ces histoires de biographies et d'avenir du monde.
J'ai ressenti l'impression d'un auteur plein de fougue, désireux d'offrir un récit original et dynamique, agrémenté de textes finement ciselés. Mais ça ne passe pas, c'est assez incompréhensible ou du moins frustrant à lire car trop embrouillé.

Nom série  Le Journal de Soïchi  posté le 15/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est le deuxième manga de Junji Ito que je lis et je n'accroche toujours pas à cet auteur. Je constate qu'il a une imagination assez étonnante pour mettre en scène des récits d'horreur sur des sujets variés et dont l'idée de base pourrait être intéressante. Mais le courant ne passe pas. D'horreur, on passe souvent au ridicule ou à la frustration.

La frustration vient de la structure en histoires courtes de ses récits. Les personnages sont mis dans des situations bizarres, quelque chose ne va pas, parfois apparait un élément purement fantastique, souvent dangereux, mais une fois l'histoire terminée, tout recommence comme avant, comme si de rien était, ou comme si c'était un mauvais rêve et que, bon, il faut bien faire avec. Agaçant. Comme il est agaçant dans ce manga que sa famille laisse autant le champ libre à cet insupportable Soïchi qu'on a envie d'étriper dès la première rencontre. "Ah la la, ce Soïchi, il est bien embêtant avec ses mauvaises blagues ! Mais heureusement, il n'y a pas eu de morts et pas trop de souffrances, donc c'est bon, il ne sera pas privé de dessert ce soir..."
De même il est ridicule de voir certaines situations et les réactions des personnages, surtout quand le fantastique apparait pour de bon. Je passe sur les "oh, j'ai dû rêver...". Mais le coup des professeurs remplacés par des poupées géantes, ce dont personne ne semble s'étonner jusqu'à ce qu'un élève, découvrant le pot aux roses après avoir failli se faire trancher la gorge, s'écrie "oh, c'est un faux professeur en tissu !" Certes...
Sans parler des trop nombreuses facilités scénaristiques, de la façon dont l'auteur fait tout pour arranger sans explication les manigances de Soïchi, pour lui donner tel ou tel pouvoir quand ça l'arrange ou pour faire douter artificiellement de la réalité ou du fantastique de certaines scènes. Je n'arrive vraiment pas à y croire donc à rentrer dans l'histoire.

J'ai également le sentiment qu'il y a une culture du conte d'horreur à l'asiatique ou à la japonaise que je ne partage pas du tout. Du coup, les récits de Junji Ito me semblent bizarres, souvent idiots, régulièrement frustrants, parfois ridicules, mais jamais effrayants ni vraiment plaisants. Ou alors est-ce simplement parce que c'est mal raconté ?

Nom série  Je me souviens, Beyrouth  posté le 14/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On pense immédiatement à Persepolis quand on découvre cette bande dessinée. Comme Marjane Satrapi l'avait fait pour l'Iran, c'est le récit de la jeunesse d'une jeune fille dans un Liban bouleversé par les évènements qui s'y sont déroulés dans les années 80, le tout dans un style de noir et blanc volontairement naïf et contrasté, quelque part entre l'art pictural persan et le dessin enfantin. L'analogie avec l'oeuvre de Satrapi se poursuit également dans le ton narratif, celui d'un récit vu par les yeux d'un enfant avec tous les souvenirs et la nostalgie que cela implique.

Malgré cette très grande ressemblance qui aurait pu me faire ressentir la lassitude d'un déjà-vu déjà-lu, j'ai apprécié cette bande dessinée.
Elle met en scène la guerre civile libanaise telle que vue par une simple famille qui vivait tout juste à côté de la ligne de démarcation entre Beyrouth-Ouest et Beyrouth-Est. Aux souvenirs d'enfance d'un jeune des années 80, mâtinés de bandes dessinées, de chansons écoutées sur cassette et de dessins animés japonais à la télé, s'ajoutent des péripéties du quotidien quand il faut s'organiser pour pouvoir aller à l'école ou quand il faut évacuer à la campagne ou à l'étranger à chaque aggravation du conflit. J'y ai retrouvé une petite part de ma propre nostalgie et de ma propre enfance.
La narration est d'une grande simplicité, structurée en souvenirs de détails précis ou d'anecdotes, énumérés les uns à la suite des autres pour former une ambiance globale très parlante. On est plongé dans cette guerre civile sans en ressentir trop de noirceur, le tout étant allégé par la vision enfantine quoique bien consciente de la situation, de l'enfant narrateur.
Instructif et touchant à la fois, j'ai pris plaisir à lire cet album.

Nom série  Tokyo est mon jardin  posté le 13/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis assez allergique au style de Boilet, à son dessin qui me fait trop penser à des photos décalquées, des photos franchement pas terribles qui plus est. Du roman photo assez laid, quoi.
Mais pour une fois, j'ai bien accroché à cet album, peut-être du fait de l'implication de Benoît Peeters au scénario.

On retrouve le décor urbain japonais cher à Boilet, ainsi que l'histoire d'un français exilé qui vit une histoire d'amour et de sexe avec une japonaise. Cependant, à l'inverse des autres histoires du même genre de Boilet, il y a ici moins d'érotisme exhibitionniste et gratuit et moins de monologues d'un personnage principal auquel on ne s'attacherait pas du tout.
Il y a surtout une visite en règle de Tokyo et de la culture japonaise moderne très éloignée de tous les clichés de la vieille génération française mais aussi même des clichés que les jeunes lecteurs de manga peuvent se faire. Instructif et très dépaysant, j'ai apprécié cette découverte de l'intérieur d'un pays que je croyais commencer à connaître un peu.
Et puis, pour une fois dans un récit auquel Boilet participe, l'histoire ne se termine pas en queue de poisson. Au contraire, elle se termine bien, sur une note d'espoir et de gaieté. Ce qui fait qu'on ferme l'album sur une impression agréable et un bon souvenir.

Il ne manque en fait qu'un dessin différent pour que j'apprécie vraiment cette BD.

Nom série  Mes partouzes  posté le 12/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Catherine Beaunez est une auteure que je découvre par le biais de cette série de 4 tomes qui partagent une héroïne, une thématique et un traitement identique.

Son style graphique est celui du dessin de presse, dans la lignée des Reiser et autres Wolinski. Quelques traits, quelques courbes, et les personnages apparaissent. Malheureusement, les scènes ne sont pas toujours très nettes, il faut parfois déchiffrer le trait, notamment en ce qui concerne certains personnages, et le dessin y perd en efficacité.

Ces récits sont dans une veine purement féminine, celle d'une femme qui se raconte, raconte sa vie amoureuse, ses fantasmes, ses amours, ses amants, ses envies d'enfant et ses inquiétudes. C'est, à mes yeux, le chaînon manquant entre les oeuvres de Brétécher des années 70 et la vogue de BD de femmes d'aujourd'hui des années 2000. On sent en effet dans les aventures amoureuses de cette femme une ambiance héritée de la libération sexuelle des années 70 et déjà passée à l'étape suivante, plus terre à terre. Mais en même temps, l'atmosphère qui se dégage de tout cela et l'état d'esprit de cette héroïne parait un peu désuet de nos jours, un peu démodé. Cela se ressent surtout dans son déchirement entre ses ambitions féministes et ses tendances à voir l'avenir en tant que docile ménagère, bobonne mariée et mère d'une portée de bambins.
C'est probablement pourquoi, malgré mon empathie envers cette femme auteure qui se livre visiblement avec franchise, je n'ai pas trop accroché à ses histoires. Un peu ennuyeuses pour quelqu'un comme moi qui suis de la génération suivante, je n'ai pas été sensible à son humour. Le sourire m'est venu quelques fois mais je n'ai pas su m'attacher à ce petit bout de femme mis pourtant en scène avec tendresse.

Nom série  Happy Sex  posté le 12/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah ouais, c'est marrant !
Pourtant, c'est très cru, avec des scènes de sexe très très explicites, mais cet aspect se laisse complètement oublier devant le naturel et la qualité de l'humour.
On sent que Zep s'est fait plaisir à dessiner cet album, mettant en scène des personnages très différents à chaque nouvelle scène.
Et c'est drôle. Certes, je n'ai pas toujours ri. Quelques gags ne m'ont pas trop séduit, probablement parce qu'ils présentaient des scènes qui ne se rapportaient pas trop à ma vie privée ou à mes goûts. Mais la grand majorité des autres m'ont vraiment fait rire, à haute voix même. Et c'est clair que, sans arrêt, j'avais envie de montrer tel ou tel gag à ma moitié car je savais que ça la ferait rire également.
Excellent cocktail de sexe et d'humour, c'est quelque chose de vraiment rare.

Nom série  Vinland Saga  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai mis un petit peu de temps mais finalement j'accroche bien à ce manga.
Le sujet est intéressant et inédit à ma connaissance dans la production japonaise. Le scénariste a cependant bien potassé son sujet.

J'avais quelques doutes au départ. J'étais surpris de voir des combats entre "clans" francs au XIe siècle tels que présentés dans le premier tome alors que je voyais la France comme un royaume assez bien établi à l'époque. De même, j'étais surpris de voir à la même époque des vikings marauder à leur manière le long de la Loire alors que le roi de France avait déjà offert la Normandie à Rollon pour cesser les hostilités. Mais finalement, après prise de renseignement, c'est tout à fait plausible et cohérent avec la réalité historique.
En outre, les évènements des tomes suivants, entre Islande et Angleterre s'insèrent parfaitement dans les évènements historiques de l'époque et l'invasion de la Grande Bretagne par les "Danois" qui a brièvement donné lieu à un empire viking s'étendant de l'Irlande à la Scandinavie et de la Normandie au Groenland.

De même, j'ai eu du mal à me faire à la grosse influence manga dans ce récit très européen. Je passe outre les jeunes filles vikings qui crient des "kyaaa" énamourés, il y en a au début puis je n'en ai plus vu après. Mais c'est surtout la représentation des protagonistes phares du récit à la manière de super-guerriers invincibles et dotés de puissances carrément exagérées qui est dure à avaler. Entre le jeune héros qui saute et vole comme un cabri ultra-rapide, son père qui abat à mains nues et sans s'essouffler 20 combattants en arme qui lui sautent dessus et qui tient debout sans sourciller le temps de dicter toutes ses dernières volontés alors qu'il est criblé de flèches, celui qui manipule à loisir des pierres ou des troncs d'arbre d'une tonne ou qui continue à bavarder avec le sourire quand on lui coupe les doigts d'une main, etc etc... il ne faut pas être allergique au manque de réalisme.

Mais c'est un style, un style narratif mais aussi un moyen d'introduire un peu d'humour et de dynamisme, et j'ai fini par m'y faire et à trouver là une certaine originalité pour un récit de vikings. Par cette représentation volontairement outrée, les évènements et les personnages deviennent plus marquants et à fortiori plus attachants.
Le dessin, réalisé par toute une équipe autour de l'auteur principal, est de très bonne qualité et agréable à lire.
L'histoire met un peu de temps à se mettre en place mais elle est plaisante et intéressante tant sur le plan historique que sur l'intrigue concernant le jeune héros et sa famille.
Je ne suis pas complètement sous le charme et je n'ai pas d'irrépressible envie de lire la suite, mais si on me la prête je la lirai avec plaisir.

PS : Ah, par contre, au niveau des défauts, cette traduction (?) de "normands" en "normanni" m'a un peu exaspéré.

Nom série  Gil et Georges (Les aventures de)  posté le 09/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si j'avais découvert cette série étant enfant, je me demande si elle m'aurait plu. Mais je ne l'ai découverte que tout récemment, par un pur hasard, et mes yeux d'adultes ne peuvent plus passer à côté des incohérences, des clichés et des ficelles scénaristiques trop énormes qui la composent.

J'étais très intrigué en la feuilletant car le premier tome présente des scènes qu'on croirait directement issues de l'album "la Planète des chats" de la série Docteur Poche du même auteur. J'ai cru être face à un pêché de jeunesse, sa première tentative de mettre en scène ce monde où guerroient chiens et chats anthropomorphes.
Mais il s'agit en réalité de l'inverse. Quand Wasterlain est arrivé chez Okapi, les premiers tomes de ''Docteur Poche'' étaient déjà parus. L'éditeur Bayard aurait bien aimé reprendre cette série mais ses héros étaient bloqués par contrat chez Dupuis. Il a alors demandé à Wasterlain s'il était possible que l'univers de Gil et Georges leur ressemble autant que possible. C'est pourquoi Wasterlain a fait le choix de faire venir ses nouveaux personnages eux aussi sur la planète des chats.

J'avais bien aimé, étant jeune, ces fameux épisodes de Docteur Poche. Mais je n'ai pas apprécié ma lecture de Gil et Georges.
Le dessin est pourtant similaire. Trop similaire peut-être puisque j'en étais à me demander avant lecture si oui ou non je n'avais pas déjà lu ces histoires là, les confondant avec les autres oeuvres de l'auteur.

Le souci est dans la narration. Tout est bien trop rapide, trop naïf, trop facile.
Les personnages sont caricaturaux : le débrouillard chef de bande, le gros un peu intello mais ronchon, la belle inutile à part pour la touche féminine et pour se faire sauver par les garçons, le serviteur robot souriant et serviable, le chien robot qui... fait le chien, et le savant génial mais un peu fou dont les inventions emmènent les héros aux hasards de l'aventure.
Le rythme est très rapide, les évènements se succédant à toute vitesse sans que le lecteur ait le temps de se poser ni de les apprécier.
Les incohérences sont nombreuses : l'héroïne qui peut converser avec le jeune chien pendant 2 pages alors qu'avant et après ce passage les chiens ne s'expriment que par grognements incompréhensibles, la même fille qui est étrangement la seule à ne pas être ligotée quand tous se font emprisonner (et par chance, elle a un énorme couteau de cuisine en poche pour libérer ses copains), les dangereux monstres qui réussissent à suivre les héros dans leur monde sans que rien ne puisse l'expliquer, etc etc...

Globalement, tout cela ressemble à une suite de péripéties déjà-vues qui déboulent à toutes vitesses et n'ont ni le charme ni l'intérêt d'une bonne BD de divertissement.

Nom série  Ikigami - Préavis de mort  posté le 08/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Puisqu'on me l'a gentiment prêté, j'ai pu découvrir le début de ce manga. Je l'ai bien apprécié mais j'avoue ne pas être particulièrement pressé de lire la suite.

Il s'agit d'un seinen d'anticipation basé sur une réflexion intéressante. Le postulat veut que le gouvernement d'un pays tel que le Japon ait instauré une loi pour le progrès social, une loi sensée donner le goût de vivre aux citoyens en plaçant 0,1% des jeunes sous la menace d'une mort inéluctable avant d'atteindre 24 ans par le biais d'une nanocapsule injectée comme un vaccin à l'âge de 6 ans. Le héros fait partie du service de l'état chargé de prévenir les concernés de leur mort 24h à l'avance, leur délivrant l'ikigami, le "préavis de décès", pour qu'ils prennent les dispositions qui s'imposent à leurs yeux. Celles-ci peuvent être touchantes mais également parfois violentes, au risque de pénaliser leur famille survivante.

J'avoue avoir eu un peu de mal avec ce concept de société.
D'une part, je ne vois pas trop l'intérêt de "donner le goût de vivre" et ne voit pas en quoi cela réduirait la délinquance. En effet, si j'avais la crainte de mourir avant d'atteindre 24 ans de manière aussi arbitraire, je crois qu'au contraire il me serait impossible de faire de plans sur l'avenir et du coup ma vie tendrait sûrement plus vers le nihilisme que vers une joie de vivre en bonne société.
D'autre part, les premières pages du manga, où l'on voit les enfants se faire "vacciner", poussés par les adultes (leurs parents ?) souriants m'ont choqué. Jamais ! Jamais je n'accepterai de voir mes enfants se faire injecter un produit qui aurait ne serait-ce qu'une chance sur mille de le tuer plus tard ! J'imagine mal comment cette société dystopique peut accepter cela (et avec le sourire ?) pour leurs enfants.

Mais soit, acceptons cela comme l'hypothèse de base de ce récit d'anticipation.
Alors la réflexion mise en place au fil des pages de ce manga est intéressante. Elle met en scène des cas variés de personnes à qui est annoncée leur mort imminente et qui réagissent de manières très différentes selon leurs contextes. La narration est juste et intelligemment menée.
Elle est soutenue par un dessin très soigné et de belle qualité.
Bref, c'est bien foutu, perspicace et cela amène à beaucoup de réflexions sur la vie, la mort et la société.

Cependant, la structure en histoires courtes, à raison de deux par tome, m'a moyennement séduit. J'ai déjà lu un certain nombre de seinen composés de la même manière, partant d'une idée ingénieuse de base pour présenter différents cas tournant autour du sujet, aussi intéressant soit-il (Transparent, Ushijima, etc...). Ils sont souvent fascinants et ingénieux, mais il manque une vraie intrigue, un fil rouge narratif avec suspens à la clé pour vraiment m'accrocher. Et dans le cas d'Ikigami, au bout de 4 tomes parus à ce jour, il n'y a pas encore d'intrigue véritable si ce n'est le rejet de plus en plus visible du système par le héros. D'où mon peu d'empressement à lire la suite pour le moment.

Nom série  Professeur Stratus  posté le 07/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais assez attiré par cette série. J'aimais bien son graphisme me rappelant un mélange de Tardi et de Cossu. Et j'aime ce genre de récit inspiré de romans d'aventure à l'ancienne, dans une ambiance Victorienne, à la manière de Jules Verne ou Arthur Conan Doyle.

Les albums se composent d'histoires courtes. Cela permet d'aborder des sujets parfois très différents au sein d'un même album. Mais le défaut c'est que les intrigues sont parfois un peu légères et leur traitement survolé. Un nouveau lieu, une découverte, un danger, un combat ou une fuite, et hop en route vers de nouvelles aventures. Les récits se révèlent du coup trop superficiels pour me séduire.

Mais la lecture est plaisante, le dessin agréable, les personnages sympathiques. Une lecture de divertissement mais j'en conseille finalement davantage la lecture à l'occasion qu'un véritable achat.

Nom série  La Croisière Fantastique  posté le 06/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mince alors, je suis assez stupéfait qu'une telle BD ait sombré dans l'oubli.
Non seulement, ses auteurs sont célèbres. Son dessinateur est le célèbre Rosinski, dessinateur de Thorgal. Le scénariste, Smit-Le-Bénédicte, est lui aussi connu puisqu'il n'est autre que Mythic, scénariste d'oeuvres telles qu'Alpha ou Halloween Blues.
Mais en plus, j'ai trouvé cette petite série assez excellente.

Elle se compose d'histoires courtes d'une quinzaine de pages chacune. Elle met en scène un navire britannique aux alentours du 18e siècle à qui il arrive des aventures légères parfois teintées de fantastique.

C'est la première fois que je vois Rosinski dessiner dans un style humoristique franco-belge. Je n'ai pas du tout reconnu son trait au départ. Mais finalement, son style apparait bien dans les décors et dans l'encrage. C'est assez étonnant pour qui ne connait l'auteur que par son dessin réaliste dans les séries comme Thorgal et autres Complainte des landes perdues. Et en fait, ce n'est pas mauvais du tout. Beau et amusant à la fois, j'ai aimé ce graphisme.

Les histoires ne sont pas en reste. Les intrigues sont assez légères, jouant la carte de l'aventure, du fantastique et de l'humour. Les personnages sont assez attachants, notamment la vigie écossaise, Mac. Les scénarios sont variés et sont aussi agréables à lire pour un adulte que pour un enfant. Ils sont en outre souvent vraiment amusants.
Une très agréable lecture que je suis ébahi de ne découvrir que maintenant. Une BD injustement oubliée.

Nom série  La Route Jessica  posté le 06/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Route Jessica se veut comme un épilogue à la série Jessica Blandy. Il clôt la série, revient sur certains de ses évènements et agit comme un exorcisme, un passage en revue et un nettoyage en règle de personnages et évènements passés.

En ce sens, cette série dérivée implique deux choses.
D'une part, elle ne peut être appréciée sans avoir connaissance de la série mère, Jessica Blandy. Les personnages et informations implicites sont en effet nombreux et la lecture de la série permet de ne pas devoir se contenter de deviner leur éventuel passif.
D'autre part, tout tourne autour du personnage de Jessica Blandy sans que celle-ci soit vraiment l'actrice principale de la série. Elle agit dans l'ombre. Et du coup, on a l'impression que tous les personnages du récit sont dingues d'elle. Il y a 3 types de protagonistes : ceux qui voient Jessica comme une icône merveilleuse et intouchable, ceux qui tuent tout le monde autour d'elle soit pour l'atteindre soit pour la protéger, et ceux, et ils sont nombreux, qui font partie de ces deux classes précédentes à la fois. Dans tous les cas, la plupart d'entre eux apparaissent comme vraiment tarés et dotés de pulsions perverses.

Cette idôlatrie autour du personnage de Jessica Blandy est un peu pénible. Elle entraîne toute une dramatique théâtrale où les auteurs usent de ficelles scénaristiques un peu grossières pour rendre les choses plus tragiques, plus épatantes.
En outre, je n'ai pas aimé l'ambiance malsaine qui se dégage de cette série. On dirait un vrai concours du plus sanglant tueur. Les psychopathes, chefs de gang et autres tueurs à gages s'accumulent, leurs victimes s'étalent tout au long des pages, et comme de bien entendu les auteurs font tout pour leur faciliter la tâche, dans un monde sans pitié ou les meurtriers vedettes réussissent leurs coups comme par magie car... ce sont des professionnels, voyez-vous.
Sans parler de l'aspect racoleur de cet alignement des femmes toutes plus sexy les unes que les autres...

Trop sanglant, trop gratuit, trop facile, et trop d'idôlatrie autour d'un personnage central distant, je n'ai pas pris plaisir à lire les tomes parus de cette série dérivée.

Nom série  Guy L'éclair (Flash Gordon)  posté le 05/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai découvert que tout récemment que le fameux Guy L'éclair, alias Flash Gordon, dont je lisais les aventures dans le Journal de Mickey n'était pas véritablement le personnage original. Ce dernier est en effet une création d'Alex Raymond, apparue dans les années 30, tandis que celui du journal de Mickey était la reprise de la série par Dan Barry à partir des années 50.

Mon sentiment sur l'ensemble de cette série est très partagé.
En effet, je trouve le dessin d'Alex Raymond formidable d'esthétisme et toutes les idées du personnage de Flash Gordon et de son univers proviennent de cet auteur. Néanmoins, la narration et le style scénaristique de la série d'Alex Raymond a trop mal vieilli et je trouve sa lecture trop décousue et pénible.

A l'inverse, Dan Barry a su, à partir de 1951, donner un vrai coup de jeune à la série. L'univers de l'ancien Flash Gordon a été alors complètement revisité. Oubliées les guerres de races sur la chimérique planète Mongo. Le dictateur Ming a été vaincu et Guy L'éclair est désormais un astronaute du futur évoluant dans de formidables vaisseaux spatiaux entre Mongo, la Terre et toutes les mystérieuses planètes où l'aventure le poussera.

Le dessin de Dan Barry n'a pas la classe de celui d'Alex Raymond. Il n'en reste pas moins d'excellente qualité dans le style classique des comics du Silver Age.
Et surtout sa narration graphique n'a pas vieilli et reste agréablement lisible pour un lecteur moderne.

Les scénarios en eux-mêmes par contre paraissent bien désuets de nos jours. C'est de l'aventure SF à l'ancienne qui ne cherche pas à se rendre crédible et parait souvent assez naïve. La série est divertissante, notamment pour un jeune lectorat, mais n'a pas l'imagination débordante des débuts de Flash Gordon. En outre, la série est assez dénaturée par rapport aux récits d'Alex Raymond et, de nouveau, la "classe" n'y est plus.
Cela se laisse lire comme un comics de SF et d'aventure au charme rétro mais ce n'est pas de la grande BD.

Nom série  La Fin du monde  posté le 05/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais curieux de lire ce livre car je trouvais sa couverture et ses pages jolies et je n'avais aucune idée de son sujet.

Effectivement, le graphisme me plait bien. Je trouve une certaine naïveté au style de Tirabosco et à sa représentation des personnages. Mais cette naïveté fait aussi la place à une vraie beauté, un esthétisme qui ressort d'autant mieux dans les scènes pluvieuses de cet album. Très joli.

L'histoire se lit bien, la narration est douce et fluide. J'ai cependant été circonspect pendant un bon moment. L'intrigue est mystérieuse et je n'ai pas trop accroché au personnage principal de cette fille qui se sent vide, se laisse aller et suit parfois des instincts que je ne comprenais pas. Dans une mise en scène de fin du monde, l'irruption du fantastique va lui faire vivre un petit voyage mystique qui lui expliquera la source de son vide.

J'ai trouvé ça joli, plutôt bien mené, mais je n'ai été que peu touché. Les personnages ne m'ont pas paru assez attachants, leurs émotions me sont passées un peu à côté.

Nom série  Starcraft Frontline  posté le 04/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne suis pas un grand fan du jeu Starcraft (ras-le-bol de l'IA des ennemis qui vous foncent direct dessus alors qu'ils n'ont aucune raison de savoir où se trouve votre base) et j'y ai toujours vu un gros pompage de l'univers de Warhammer 40K avec Terran, Protoss et Zerg en guise d'Empire, Eldars et Tyrannnides. C'est sans grande motivation que j'ai lu ce manga (du moins pour ce qui concerne le format car les auteurs m'ont l'air d'être plutôt américains même si leur style graphique est d'inspiration manga).

Il s'agit d'un recueil d'histoires courtes d'une quarantaine de pages chacune. A vrai dire, cela ressemble beaucoup à une compilation de fan-fictions dessinées par de bons amateurs.
Leur graphisme est correct dans la moyenne. A quelques exceptions près, ils sont assez bons en termes d'illustration : les cases prises indépendamment sont plutôt jolies. Par contre, ils sont presque tous aussi mauvais en matière de narration graphique. Leurs histoires sont confuses, il faut s'accrocher au texte davantage qu'à la succession d'images pour les suivre. Un peu pénible... En outre, la majorité des planches sont dessinées en noir et blanc avec un tramage assez laid qui masque l'encrage trop peu marqué et rend les détails des dessins difficiles à déchiffrer.

Quant aux histoires, elles se laissent lire et divertissent un peu mais aucune d'entre elles ne sort du lot. Elles satisferont peut-être les fans de l'univers de Starcraft heureux de retrouver diverses aventures donnant vie à un décor qu'ils apprécient, mais je suis resté indifférent à ces récits trop amateurs.

Nom série  Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le père Noël  posté le 04/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ben... c'est bien nul, en effet.
De la production commerciale sans aucune âme ni intérêt.
Le dessin est très moyen mais pourrait passer si l'humour était valable.
Mais c'est affligeant tant ce n'est pas drôle. On sent les auteurs qui se forcent, ne trouvent pas de bonnes idées alors produisent malgré tout le peu qui leur passe par la tête sur le sujet de Noël. Mais ce n'est vraiment mais vraiment pas drôle.

Nom série  Pachyderme  posté le 04/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Impossible pour moi de ne pas faire une association directe entre cet ouvrage et les oeuvres de David Lynch (je pense plus particulièrement à Mulholland Drive). Le scénario et sa structure s'en rapprochent fortement mais en dévoiler la raison exacte de la chose serait un spoiler autant pour le film que pour la BD.

J'avoue ne pas trop accrocher à ce genre de récit délirant, onirique, à base de beaucoup de symbolique empruntée au rêve et au subconscient. Ma première lecture de l'album m'a laissé un sentiment peu convaincu quoique je fus assez rassuré de voir que la fin expliquait bien l'ensemble. Une seconde lecture immédiate m'a permis de recoller à peu près tous les éléments du puzzle. Et une troisième lecture rapide m'a convaincu que le scénario et son déroulement tiennent très bien en place. Les passages et la symbolique paraissent presque évidents quand on sait à quoi ils se rapportent, quelle est la part de réalité et quel est le moment du rêve.
Seuls quelques mystères me restent encore obscurs : quelle est la chose qui donne cette mission à l'héroïne et dans quel but ? A quel moment précis se fait vraiment le lien entre les deux personnages principaux et qu'est-ce qui l'a permis (je ne parle même pas du comment qui restera évidemment inexpliqué) ?

Le dessin et la narration de Frederik Peeters servent parfaitement le récit. J'aime son style mais je dois avouer avoir trouvé certaines ressemblances entre ses personnages dans cette BD et dans d'autres préalables.

Globalement, je trouve cette BD belle et bien faite, sur une construction qui se tient bien. Mais je n'ai pris qu'un plaisir relatif à la lire et à en percer les secrets. Objectivement un bon album, mais pas tout à fait du genre qui me charme.

Nom série  L'Avenir perdu  posté le 04/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal pour une BD portant à la fois sur le thème de l'homosexualité et du sida.

Pour le côté éducatif sur la maladie qui était mal connue à l'époque, elle est bien plus plaisante à lire que Jo parue un an plus tôt sur le même sujet. Cependant, on sent bien que le monde était peu informé sur la maladie à l'époque. En effet, ses ravages y sont présentés comme essentiellement focalisés sur la communauté gay où tout le monde a l'air d'être soit déjà mort, soit malade, soit en attente de le devenir un jour.

Pour l'aspect de la thématique gay, le sujet est traité de manière agréable. Je trouve cependant que les deux héros font assez cliché, aussi beau, doux et efféminé l'un que l'autre, et imberbe aussi pour ajouter à la caricature du bel éphèbe gay. Et puis les grands yeux doux et enfantins du pauvre Tim qui va tomber malade mais saura garder le sourire jusqu'au bout, c'est un peu édulcoré.

Plutôt bien raconté, plaisant à lire, le sujet n'est plus très original de nos jours et l'histoire ne m'a qu'à demi touché. La dernière page est assez poignante malgré tout, à mes yeux.

Nom série  Un trop plein d'amour  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lue dans la foulée de Tout pour plaire, cette BD m'a nettement plus fait rire. Elle est constituée de gags sur le thème sexe, parfois légèrement érotiques, peut-être bien issus de publications dans le journal Lui puisque j'ai lu que Pichon y avait travaillé.

Je le répète, j'aime bien le dessin de Pichon. La tête de ses bonshommes est assez amusante, en général, et je trouve surtout qu'il arrive à représenter des femmes très sensuelles, lascives mais naturelles. Ca convient très bien pour de l'humour un peu érotique comme ici.

Les gags sont assez inégaux mais j'avoue avoir rigolé sur une bonne partie d'entre eux. C'est un érotisme soft et de l'humour un peu désuet mais j'aime bien. Je n'achèterai pas un tel album car il se lit vite mais sa lecture m'a détendu.

Nom série  Tout pour plaire  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof bof bof...
J'aime bien le dessin de Pichon. Je trouve qu'il arrive à représenter des femmes très sensuelles, lascives mais naturelles. Et la tête de ses bonshommes est assez amusante en général.

Cet album parle de tout et de rien, traitant de sujets divers comme un recueil de dessins parus en presse et n'ayant pas de lien les uns avec les autres si ce n'est leur auteur.

Mais ces gags là ne m'ont pas fait rire et très rarement sourire. Certains sont même mauvais, le gag dans la galerie en étant un exemple à mes yeux. Et d'autres images ne semblent tout simplement pas être des gags, juste un dessin pour le plaisir.

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