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Nom série  Le Sculpteur  posté le 19/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela faisait des années que je n'avais lu de roman graphique américain, depuis Habibi de Craig Thompson, en fait.
Au vu des bonnes critiques lues ici ou là, je me suis rué chez mon libraire pour enfin découvrir ce nouvel avatar du mythe de Faust.

Et bien, je dois dire que j'ai dévoré ce pavé de près de 500 pages en deux jours. L'histoire s'installe si bien que l'on en oublie le mythe de Faust, qui s'efface derrière des personnages bien campés et une ville de New York qui devient le personnage principal du roman. Il n'y a pas que cela dans ce livre, on y trouve le marché de l'art, le besoin de reconnaissance de l'artiste, le mythe de Faust -que l'on finit par oublier- , une histoire d'amour, le fantastique, qui devient presque normal avec la narration soignée de McCloud.

L'auteur prend son temps pour nous dévoiler le (parfois, sale) caractère de David Smith et une galerie de personnages très typés.

Plus ma lecture progressait, plus je tournais les pages avec frénésie pour connaitre la fin, et quelle fin !!

Un très bel ouvrage que je relirai sans hésiter.

Nom série  Héléna  posté le 06/10/2014 (dernière MAJ le 08/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Volume 1

Depuis quelques années, Jim nous a habitués à ses bandes dessinées basées sur les rapports amoureux, ou plutôt sur la recherche des amours perdues. Avec notamment le très remarqué Une nuit à Rome où Jim abordait une crise de la quarantaine assez réaliste.
Avec "Héléna", on change de registre mais pas de thème.
Jim traite toujours des amours contrariées, peut-être pas à la quarantaine mais plutôt vers la trentaine.
Ici, Simon aime Héléna, de façon secrète voire discrète au début, puis cela prend de telles proportions qu'après l'avoir revue il va... oui , il va quoi ?
Comment un homme décide, à la vue d'une amourette de jeunesse, de bouleverser sa vie ?
Telle est la réponse que va essayer de nous livrer Jim.

C'est un album élégant (j'ai choisi de le lire dans la version TL) que nous offrent les éditions Bamboo, le tout servi par un dessin très réussi de Lounis Chabane, qui, comme les précédents dessinateurs des scenarii de Jim, se glisse parfaitement dans l'univers du scénariste.

Certains peuvent reprocher à Jim de présenter une nouvelle fois la même histoire, mais pour ma part, j'y vois, ici, une approche différente des rapports amoureux dans cette histoire de Simon, payant Héléna, trois heures par semaine pour, oh non pas vivre une histoire sexuelle, mais pour passer seulement un moment d'échange... mais jusqu'où cet échange ira-t-il ?
Réponse dans le prochain volume que j'attends avec, non pas avec impatience, mais avec plaisir.

Volume 2

Le premier volume pouvait apparaitre comme léger mais la conclusion de cette histoire est plus grave et sombre qu'on ne pouvait l'imaginer.
Sans en dévoiler les tenants et aboutissants de cette histoire d'amour presque impossible, je ne peux que saluer le ton adopté par Jim , qui signe là de superbes réparties, avec des dialogues qui font souvent mouches , dans cette histoire qui m'a touché à plus d'un titre.
"l'amour est trompé, fugitif ou coupable" écrivait Chateaubriand. Dans le second et dernier volume de cette série nous avons les 3 facettes de l'amour.
J'ai littéralement dévoré cet album, meilleur que le précédent, et qui à travers le personnage de Simon, nous offre une histoire d'amour assez inédite et qui finit.....sans spoiler........par retomber sur "ses pattes". La boucle est bouclée au bout de ces 78 pages, qui se lisent comme on regarde un film.
Jim est vraiment l'auteur des quadras, qui sait par une phrase, un mot décrire le malaise d'un homme de cette génération. "Je suis plein de silence assourdissant d'aimer" disait Aragon. Ce vers pourrait être prêter à Simon envers Héléna, tant sa passion vers cette femme inaccessible le bouleverse.
Un très bel album, souligné par le trait de Lounis Chabane qui a su se rapprocher du style de Jim sur Une nuit à Rome par exemple

Nom série  Ulysse 1781  posté le 20/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec une couverture qui lorgne (volontairement ou non) vers Long John Silver , cet album a tout pour plaire à un public très large.
Xavier Dorison est en outre un habitué des succès publics (du "Troisième testament" à W.E.S.T, on ne compte plus ses bandes dessinées qui se vendent très bien)
Dorison nous propose içi une adaptation de l'Odyssée d'Homère en transposant l'action dans les débuts d'une jeune démocratie, les Etats Unis. En confiant le dessin à Eric Hérenguel (qui avait signé un formidable Lune d'argent sur Providence, les éditions Delcourt ont opéré un bon choix: un dessin réaliste, assez vif, qui offre des cadrages parfois saisissants, bref du très bon travail.
Pourtant, il manque quelque chose pour transformer ce premier opus en très bon album. A force de vouloir adapter l’œuvre d'Homère dans cette Amérique très hostile, Dorison se perd un peu dans la psychologie des personnages: le capitaine MC Hendricks est un peu froid voire distant, Mack, son fils,manque de caractère. En outre, même si l'idée de l'Achéron nous offre de belles planches, je ne suis guère convaincu par l'efficacité de ce navire en pleine nature.
Xavier Dorison, fidèle à ses vieux démons, ne peut s'empêcher d'intégrer à son récit une dose de fantastique, à travers cet ersatz de cyclope, qui donne du piment à cette aventure.

Bref, un album correct qui se lit avec plaisir mais qui, pour le moment, ne se hisse pas aux meilleurs albums de ce début d'année comme Undertaker, ou Buffalo Runner

Nom série  Un océan d'amour  posté le 09/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'avoue avoir hésité pendant un moment pour acheter ce one shot.

Les bandes dessinées muettes de qualité étant assez rares sur le marché, (la dernière en date étant Là où vont nos pères) la tentation était grande pour moi d'en faire l'impasse.
Pourtant devant les articles dithyrambiques sur cet album, je me suis finalement décidé à l’acquérir, avant même qu'il n'obtienne le prix de la Fnac.

Il faut tout de même reconnaitre que le scénario de Lupano, scénariste de renom, reconnu depuis quelques années , ne souffre d'aucun défaut dans ce one shot qui oscille entre humour et tendresse. C'est limpide, fluide (pour un album intitulé "un océan d'amour', il n'en fallait pas moins), et surtout très drôle.
On passe de la Bretagne à Cuba en quelques pages, sans se rendre compte des multiples rebondissements qui ponctuent cet ouvrage de plus de 220 pages.
Et que dire du dessin de Panaccione qui illustre parfaitement l'histoire de ce pauvre pécheur, empêtré dans ses filets et naufrages.

C'est beau, émouvant le plus souvent, mais surtout très touchant pour le lecteur que je suis.
Une réussite totale, une de plus pour Lupano.

Nom série  L'Arabe du futur  posté le 09/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela faisait un moment que je tournais autour de ce livre.
Sans doute à cause de sa parenté graphique avec les albums de Guy Delisle (que j'adore) ou encore ceux de Marjane Satrapi, que j'avais découvert il y a quelques années.
Ce n'est pourtant pas son récent prix à Angoulême qui m'a fait pencher vers l'achat de cet album. En effet, son précédent prix pour Pascal Brutal m'avait laissé de marbre à l'époque. Et, je l'avoue, c'est la première fois que je lis un album de cet auteur.

Avec ce premier album retraçant son enfance, j'ai adoré ce que je retrouve chez Delisle : dépaysement, décalage, et surtout ici (pour ceux qui comme moi ont le même âge que Riad Sattouf) une autre idée des années 80, très loin du mode de vie occidental que l'on connaissait.
Avec ce premier opus, Riad Sattouf nous offre une vision assez pessimiste d'un monde arabe tourné vers le despotisme de Kadhafi, en Lybie, ou d'Hafez Al-Assad en Syrie, despotisme appelé à être renversé d'après son père, visionnaire des printemps arabes, avant l'heure.
Outre cet aspect, Riad Sattouf nous enseigne, avec une facilité déconcertante, les différences entre sunnites et chiites, qui encore de nos jours, bouleversent l'équilibre du monde arabe.
Choc des cultures, entre orient et occident, choc des civilisations entre Bretagne et Lybie (et Syrie), cet ouvrage est vraiment remarquable, et je serai au rendez-vous, sans hésitation, pour le second volume.

Un prix amplement mérité à Angoulême pour cette année 2015.

Nom série  Buffalo Runner  posté le 02/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai découvert cet auteur avec le fantastique triptyque de L'Auberge du Bout du Monde, il y a quelques années, puis avec le lumineux mais néanmoins inachevé Ewen et ensuite Canoë Bay .
Avec cet album, Tiburce Oger, seul aux commandes, nous livre là une histoire formidable qui revisite toute l'épopée du far-west. Le scénario oscille sans cesse entre le film "Little big man" (avec une narration assez proche d'un vieillard qui se confie) et Buffalo Bill, véritable mythe américain.
Les premières pages de l'album donnent le ton à l'histoire, une histoire sans pitié et cruelle, comme celle de la conquête de l'Ouest, rapidement évoquée ici sous le prétexte de découvrir la vie d'Edmund Fisher. J'ai adoré la période avec le marquis de Morès, qui nous ramène à notre histoire à travers Pétain ou Maurras.
Ayant acheté l'album sous la format du tirage de luxe, grand format, je suis resté scotché par la beauté des planches. Les pleines pages sont formidables et les dessins, couleurs, et mouvements sont remarquables. Avant de me lancer littéralement dans la lecture de l'album, j'ai longuement feuilleté les pages pour y admirer le dessin élancé, les cadrages audacieux, et les couleurs de Tiburce Oger.
Je ne regrette pas ,au contraire, le choix vers le grand format qui offre à cet histoire l'espace qu'elle mérite.
Le western est à l'honneur en ce début d'année 2015 ,avec Hermann qui revient à ses classiques avec Sans Pardon (avec la complicité d'Yves H.) ou encore avec Ralph Meyer & Xavier Dorison qui rivalisent d'imagination pour rejoindre Giraud & Charlier sur Blueberry.

Un très bon album que je recommande.

Nom série  Little Tulip  posté le 04/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Malgré l'insistance de mon libraire, je n'avais pas acheté "little Tulip", sans doute en raison du dessin de Boucq, auteur qui, mis à part la remarquable série Bouncer, ne me tente guère.
Il aura fallu que le père noël dépose cet album sous le sapin pour que je le lise.
Et bien, je dois dire que cela fut une divine surprise à la lecture de l'histoire de Paul/Pavel, enfant élevé dans les geôles staliniennes.
L'histoire, dès les premières pages, nous transporte, et, malgré de nombreux flash-back ,l'ensemble du scénario de Charyn reste parfaitement fluide.
La reconstitution des Goulags de l'ère Stalinienne est saisissante de vérité (je me suis ,en outre, lancé dans la lecture de "l'archipel du Goulag" de Soljenistsyne) et nous offre des passages très durs à lire.
L'équilibre entre l'enquête "américaine" et la période soviétique est très bien dosée.
Seul ombre au tableau, la conclusion qui repose sur une dose de fantastique, qui nuit un peu au récit. Mais tant pis !
L'histoire est cruelle, presque criante de vérité, et très bien illustrée par un François Boucq, dont je découvre pour la première fois une œuvre autre que Bouncer.

Un très bon moment de lecture.

Nom série  Le voyage d'Abel  posté le 01/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Seulement édité à 1000 exemplaires, cet ouvrage de 72 pages m'a été chaudement recommandé par mon libraire.
Bien lui en a pris car cette histoire d'Abel, agriculteur malgré lui, tient à la fois de la tragédie, du comique et de la poésie.
Cette chronique sociale peut parfois faire songer à l'univers de Simon Hureau ou encore de celui d'Etienne Davodeau mais Lisa Belvent apporte dans son scénario une touche de réalisme du quotidien qui touche le lecteur (les courses, le café, les contraintes de l'agriculteur...), le tout appuyé par un superbe dessin de Bruno Duhamel qui restitue avec talent des situations le plus souvent cocasses (le running gag du chien par exemple).
Mais cela n'est pas tout, Duhamel nous offre des scènes champêtres de toute beauté.

Un livre drôle, émouvant et surtout formidablement bien construit qui aurait pu prendre comme sous-titre, ce vers de Giraudoux:
"Veux-tu connaitre le monde?
ferme les yeux , Rosemonde"

Une belle surprise pour ce début d'année.

Nom série  Choc  posté le 25/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis guère féru des aventures deTif et Tondu, d'ailleurs mes souvenirs de lecture remontent à mon enfance, lorsque je lisais la revue "Spirou".
Pourtant, devant les bonnes critiques lues ici ou là, je me suis plongé dans le premier volume de "Choc".

Et là, quelle bonne surprise!

Avec ce spin off, nous sommes très loin de l'univers de la série mère. Le dessin d' Eric Maltaite,fils de Will, même s'il relève du franco-belge, est assez éloigné de l'école de Marcinelle. Le scénario,(signé Colman) lui, est très sombre, avec un aspect assez sanglant parfois, ce qui me fait penser que cette bande dessinée est destinée plus à public adulte qu'à un public adolescent.

L'intrigue est fort bien menée, avec un équilibre entre les flashes- back et l'opération commando de Choc, le tout sous un format inhabituel de 88 pages, qui a le mérite d'être souligné dans la production actuelle.

Bref une très bonne surprise pour moi.
Je serai au rendez-vous pour la sortie du tome 2

Nom série  La Lune est blanche  posté le 23/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Après le très réussi Voyage aux îles de la Désolation, Emmanuel Lepage nous embarque, une fois de plus, dans une magnifique aventure polaire, en compagnie de son frère, François, qui nous offre dans cet album des photographies, parfois en pleine page, de toute beauté.
C'est un voyage au bout du monde qui vous attend, avec des paysages dignes d'un paysage lunaire.

Avec son précédent périple, nous avions pris l'habitude des scènes maritimes mais ici, dans la seconde partie du livre, Emmanuel Lepage nous fait découvrir un monde complètement nouveau pour moi, l’Antarctique.

Fort bien agrémenté de l'histoire des découvreurs du 6ème continent (avec notamment les expéditions rivales et extraordinaires de Scott et d'Amundsen de 1912, celle de Charcot ou encore la formidable histoire de l'Irlandais Ernest Shackeleton, en 1914,) cet album n'est pas seulement un récit de voyage mais aussi un très beau livre d'histoire, un véritable hommage à ces aventuriers du Pôle, le plus souvent méconnus.

J'ai dévoré cet album, suivi avec passion les espoirs et déboires de François et d'Emmanuel Lepage, leurs joies et leurs peines.

Un livre que, comme les précédents livres d'Emmanuel Lepage consacrés aux Terres Australes et Antarctiques Françaises ou à Tchernobyl, je relirai avec plaisir à chaque fois tant l'histoire est prenante et les dessins d'une incroyable beauté.
A la lecture des planches, on ressent aussi le froid polaire, le vent mais aussi la chaleur humaine. Les photographies de François Lepage, loin de se substituer au dessin de son frère, apportent une respiration, un souffle, parfois une surprise à cette aventure.

L'album est complété par un dossier extrêmement enrichissant, et cette fois-ci composé intégralement de photographies.

Plongez dans cette aventure humaine.
Vous ne le regretterez pas.
Excellent album.

Nom série  Fils du Soleil  posté le 20/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avouons le tout de suite, Fabien Nury nous a concocté un scénario plus que réussi à partir des nouvelles de Jack London, auteur que l'on connait beaucoup plus par son intérêt pour les grands froids que par son tempérament d'aventurier sous le soleil.

Il faut dire qu'à la lecture de cette bande dessinée, l'histoire m'a immédiatement replongé dans les meilleurs films "maritimes" d'Hollywood, des "Contrebandiers de Moonflit" à "La perle noire", que l'on découvrait dans la désormais mythique "Dernière Séance"

Même le dessin d'Eric Henninot conserve un aspect assez rétro qui peut faire songer à celui de William Vance (avec " Bruce J. Hawker"), et dans un premier temps, les couleurs employées m'ont un peu rebuté; à tel point qu'une version en noir& blanc aurait suffi à mes yeux.

Et pourtant, avec les pages consacrées à la tempête, cet album est d'une beauté incroyable.

Amateurs d'aventures, embarquez vite à bord du vaisseau "Wonder", vous ne regretterez pas votre voyage, même s'il sera évidemment mouvementé.

Un des meilleurs albums de cette rentrée 2014, sans aucun doute.

Nom série  H.ell  posté le 20/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A la sortie de cet album, je n'avais pas été attiré par l'histoire.
Il a fallu que je l'emprunte à la médiathèque pour m'en faire enfin une idée.
J'avoue que le dessin de Vrancken ne m'a guère laissé indifférent, au contraire certaines planches voire certains découpages assez variés m'ont vraiment bluffé.

Par contre, je n'ai pas du tout adhéré au scénario de Desberg, qui par le passé nous avait habitué à mieux (le premier cycle de Black Op ou encore le dernier volume de Le Scorpion étaient d'un niveau autre).

Comme Mc Arthur, j'ai trouvé assez lourd la répétition introspective sur la transformation de Harmond Elllonder en H.Ell. Cela devient lassant au fil de la lecture. Et puis le personnage du questeur n'est pas très original. On le retrouve sous les traits de Conrad de Marbourg dans Le Troisième Testament ou encore de Guillaume de Baskerville dans le roman "Au nom de la Rose".

Ce premier volume est assez mal équilibré, entre une enquête qui oscille entre la réalité et le fantastique et le fil rouge de la série (comment le désormais H.Ell en est arrivé à son statut de questeur, véritable banni dans ses propres terres).

Bref , j'attendais mieux d'une telle collaboration.

Nom série  Le Chant du Cygne  posté le 31/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'avais pas acheté cet album car le dessin de Babouche ne m'attirait guère avec style trop proche du "manga", à mon goût.

Quelle erreur j'avais faite !

A l'occasion d'un passage à la médiathèque, je suis tombé sur cet opus et je l'ai littéralement lu d'une traite, tant cette aventure co-signée par Dorison & Herzet m'a bluffé. Je m'étais pourtant juré de ne plus lire de bandes dessinées sur la période 14/18, vu l'overdose de sorties sur ce sujet depuis un moment.
En suivant les mésaventures de cette section de soldats, j'en oublie mes a priori, c'est-à-dire le dessin. Au fil des pages, je me suis mis à apprécier les planches de Cédric Babouche, ainsi que les couleurs employées.
Une bonne histoire sur les stupides et inutiles assauts de la période Nivelle, avant qu'il ne soit remplacé par le Général Pétain.
C'est intelligent, avec une galerie de personnages (de l'imposant sergent Sabiane au petit lieutenant Katz ) qui sont fort bien campés, le tout sans oublier la violence de la guerre.

Nom série  Red Skin  posté le 27/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec une telle couverture, on pourrait s'attendre à découvrir des scènes osées.
Que nenni !
Ce premier opus est très (trop) sage. Même le dessin de Terry Dodson (à qui l'on doit l'inégal Songes)est tout en retenue. Pas de scène de sexe à l'horizon (juste par ellipse), ni une pointe d'érotisme. Déception, direz-vous ?
Eh bien, non. J'ai passé un agréable moment de lecture.

Le scénario de Xavier Dorison, que l'on ne présente plus, tient bien la route, même pour moi qui n'adhère pas du tout aux supers héros.

Je dois dire que cet épisode de la guerre froide est assez original : Véra, des forces spéciales soviétiques, doit se faire passer pour "un super héros" américain pour conquérir le cœur des Yankees

Beaucoup d'humour, un dessin soigné... bref je suis partant pour le tome 2.

Nom série  Mort au Tsar  posté le 26/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le très réussi La Mort de Staline Fabien Nury & Thierry Robin nous reviennent avec "Mort au Tsar", véritable chronique d'une mort annoncée du Grand Duc Sergueï Alexandrovitch, gouverneur général de Moscou et accessoirement oncle du Tsar Nicolas II, en 1905.
Fort bien documenté, on entre dans l'intimité des Romanov et on suit avec avidité l'instant fatal.
Dans une Russie où les prémisses de la révolution d'octobre se font sentir, Fabien Nury nous propose là un récit haletant, surprenant (les lettres de menaces de mort, par exemple, sont d'une grande courtoisie) et réussit presque à rendre le Grand Duc sympathique.
Le style de Thierry Robin colle parfaitement à l'histoire, avec des doubles pages saisissantes sur l'armée tirant sur la foule.

Proposé sous la forme d'un diptyque, cet album peut toutefois se lire comme un one shot. (le second volume sera, je crois, la même histoire sous l'angle des scélérats - terme regroupant les anarchistes et les révolutionnaires- chez les Romanov).

Un très bon album pour débuter cette rentrée.

Nom série  Tourne-disque  posté le 28/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hasard de mes lectures, après Madame Livingstone, me voici replongé au cœur du Congo belge, mais cette fois-ci en 1929, avec ''Tourne-disque'', surnom donné à un employé de riches colons belges, chargé uniquement de tourner les disques.
J’ai retrouvé toute l’émotion que sait dégager Zidrou dans cette bande dessinée, avec comme point d’orgue la scène où Eugène Ysaÿe, célèbre musicien, joue du violon au fin fonds de la savane, scène qui me rappelle la fameuse séquence de "Out of Africa" où Robert Redford fait jouer sur un gramophone, de la musique classique dans la savane africaine.
Le dessin épuré de Raphaël Beuchot renforce cette amitié naissante entre le violoniste et le domestique qui, au fil de son séjour, se révèle un mélomane très sensible.

Entrecoupées de scènes oniriques, Zidrou n’oublie pas de décrire au fil des pages, l’insouciance des colons sur le monde qui les entoure (la réflexion sur la crise de 29 est édifiante) et sur leur propre univers (la suprématie des colons et le sort indifférent des autochtones).

Zidrou conclut cette aventure avec émotion.

Un regard sans concession mais très tendre sur un certain passé colonialiste de la Belgique, passé très prisé par la bande dessinée depuis quelque temps.

Nom série  Madame Livingstone  posté le 27/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vous en avez assez des commémorations de la guerre de 1914 ? Et bien lisez Madame Livingstone de Barly Barruti et de Christophe Cassiau-Haurie, vous découvrirez un aspect méconnu de la grande guerre, celle qui se déroulait au Congo Belge.

Certes, ce n’est pas la première fois que la bande dessinée aborde la guerre de 14 sous d’autres cieux que celui de la Somme (on se souvient de Papeete 1914 de Sébastien Morice et de Didier Quella-Guyot, ou encore La Grippe Coloniale d’Appolo et d’Huo Chao Si- sur l’après guerre dans l’Ile de la Réunion) mais là nous sommes plongés dans la région des Grands Lacs où l’unique mission des hommes de l’armée royale belge est de couler un cuirassé allemand (lisez le dossier en fin d’album, et vous découvrirez l’étonnant destin de ce navire de guerre).

Sur une idée d'Appolo (tiens, tiens, le revoilà !), ce récit nous retrace l’histoire d’un aviateur, Gaston Mercier, pris entre son engagement militaire et son amitié pour le fameux « Madame Livingstone », son fixeur, comme on dit dans l’armée, métis de surcroit et se disant fils du grand explorateur.

Entre absurdité de cette guerre entre troupes coloniales, humanisme, et bravoure militaire se glisse une amitié profonde entre ces deux personnages ; parfaitement mis en image par Barly Baruti ; le tout avec des paysages du Tanganyika.

Malgré une édition dans un format plus réduit que les albums Glénat habituels, la force du dessin reste puissante. Même dans les scènes nocturnes, le dessin est précis, parfaitement maitrisé et d’une grande beauté. Quelques pleines pages viennent renforcer, pour ceux qui en doutaient encore, le talent du dessinateur.

Cet album mérite donc toute votre attention, tant par le thème retenu, que par le dessin qui, pour ma part, m’a littéralement bluffé.

Une véritable bouffée d’air frais dans une période estivale de grand calme éditorial.

Nom série  Histoires inavouables  posté le 08/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En 2008, les éditions Delcourt avaient l'audace de relancer la bd érotique,avec Premières fois superbe album où des auteurs comme Pedrosa, Alfred ou Vatine nous livraient des histoires courtes mais osées.
Quelques années plus tard, Ovidie, ancienne star du porno (auteur de quelques livres comme "Osez découvrir le point G" ou d'un"Porno manifesto" qu'il faut vraiment lire) nous livre, toujours chez Delcourt, quelques histoires courtes illustrées par Jérôme D'Aviau.

Amateur de bd dites" pour adultes", j'ai apprécié le trait de Jérôme d'Aviau, qui malgré certaines scènes très hot, ne sombre jamais dans la vulgarité. Nous sommes ici très loin des bandes dessinées d'Ardem, de Bruce Morgan, voire de Noé.
Pourtant, comme dans "Franche amitié virile", les scènes sont très explicites mais dans "Sexting", l'humour reste présent, tout comme dans "Coincée", avec une "morale" assez drôle.

Un album à lire en couple tant les histoires racontées, diverses et variées , peuvent susciter quelques discussions intéressantes....

Un album croustillant et bien réalisé.

Nom série  La Technique du perinée  posté le 20/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est une bande dessinée très étonnante que nous offrent Ruppert et Mulot. Autant, je n'avais guère accroché à La Grande Odalisque, autant cet album m'a séduit.
Les dialogues sont savoureux, souvent crus mais le dessin reste très soft.
Le sexe et l'amour sont les principaux sujets du livre. On y trouve un club échangiste, on y parle masturbation, éjaculation, rencontre sur le web, mais le dessin ne fait que suggérer voire imaginer ces scènes.
D'ailleurs ces pages de métaphores (souvent des pages pleines) sont superbes.
Les couleurs chaudes employées viennent d'ailleurs adoucir les propos "hots" échangés par Sarah et JH.
Cette histoire d'amour (ou de cul, plutôt) moderne est bien construite et surtout repose sur un concept très original.
Une bande dessinée à lire et surtout à relire.
Un petit ovni , mais qui peut effectivement dérouter certains, dans les sorties de ce semestre.

Nom série  Rouge comme la neige  posté le 04/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Rouge comme la neige , Christian de Metter nous offre un véritable polar digne des meilleurs auteurs du genre, sur fonds d'histoire indienne (avec l'évocation de la bataille de Wounded Knee). En situant l'action en hiver 1896, dans le Colorado, le dessinateur de Metter, cette fois-ci, se permet le luxe de livrer aux amateurs de Western un ouvrage magnifique. Entre le crayonné (surtout pour les flash-back) et le dessin, les planches sont d'une beauté incroyable. On ressent à la fois la magie des grands espaces et le désespoir de Mme Mackinley, partie à la recherche de sa fille Abby, enlevée dans de mystérieuses circonstances.
Mais ce qui fait la force de cette histoire, ce sont les rebondissements riches et nombreux qui font de ce one shot un ouvrage remarquable.
En outre, cette histoire est fort bien construite avec un scénario parfaitement huilé : la dernière partie "6 ans plus tôt" renvoie aux premières pages de l'album (page 11, notamment, avec l'apparition d'un personnage qui pourrait paraître insignifiant)

Enfin, le titre choisi "Rouge comme la neige" reflète parfaitement l'ambiance de l'album aux planches monochromes, sauf lorsque le sang coule (où le rouge ressort des planches).

Un excellent album qui mérite d'être lu mais aussi relu tant l'album est riche sur de nombreux points. A noter que cet ouvrage est présenté sur 110 pages, dans un grand format, et sur un papier de qualité.
Bref du bel ouvrage.
Avec Shutter Island, Christian de Metter signe là son meilleur album, à mon avis.

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