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J'ai trouvé assez instructif ce long récit autobiographique où l'auteur raconte le périple en Autriche et surtout en Italie qu'elle a réalisée dans les années 80 alors qu'elle était une jeune punk bien décidée à vivre en liberté et par ses propres moyens, quitte à dormir dans la rue.
Son but insouciant : aller voir la mer. Pour cela et comme elle ne dispose d'aucun moyen de subsistance autre que la mendicité, elle va vivre plusieurs mois en Italie en se débrouillant comme elle pourra, accompagnée d'une copine nymphomane et encore plus inconsciente qu'elle, quitte à vendre son corps s'il le faut, ne serait-ce que pour passer une nuit dans un lit.
C'est instructif car cela montre avec réalisme, puisqu'il s'agit d'une histoire vraie, comment on peut se débrouiller, plutôt mal que bien d'ailleurs, pour subsister sans aucun moyen. Cela montre aussi à quoi ressemblait l'état d'esprit des jeunes punks européens à l'époque. Et cela donne enfin un aperçu de l'Italie des années 80, et notamment une vision assez sinistre de la Sicile à l'époque où la Mafia n'avait pas encore été réellement inquiétée par la police.
Malgré cet aspect instructif, j'ai tout de même trouvé cette lecture assez laborieuse. Les personnages ne sont pas très attachants. Le dessin est plaisant mais sans plus. La narration est fluide mais le rythme n'est pas prenant. C'est une chronologie des évènements et tous ne sont pas très intéressants. J'ai ressenti plusieurs fois un certain ennui et l'envie de m'arrêter de lire. Mais j'avais peur de ne pas retrouver facilement la motivation de reprendre la lecture par la suite. Ce n'est donc pas un album dont je conseillerais l'achat. |
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Je l'avoue sans honte, non seulement j'écoute régulièrement Rires & Chansons, mais en plus je regarde presque tous les jours On ne demande qu'à en rire (en différé, je n'ai pas la télé et de toute façon, je ne suis pas chez moi à 17h50...). Du coup, je connais bien l'émission et j'ai bien entendu parler d'Olivier de Benoist, sans en être un grand fan. J'étais quand même étonné d'en voir adapter une bande dessinée.
Alors, l'objet est un grand album assez fin à la couverture souple un peu fragile. Un format un peu particulier qui fait un peu cheap à mon goût malgré sa grande taille.
Il est constitué du texte intégral de certains sketchs (les meilleurs j'imagine) d'Olivier de Benoist accompagné d'illustrations. Globalement, on a ainsi une ou deux phrases à chaque case, accompagné d'un dessin le mettant en scène ou étant inspiré par le texte. Il n'y a pas de narration séquentielle. Ce n'est donc pas exactement une bande dessinée, même si elle en a la forme.
Concrètement, même si la misogynie exubérante de la majorité de ces textes, ce qui fait la marque de fabrique de l'auteur, ne me plait pas trop, je dois quand même dire que l'humour est bon et souvent percutant. Mais c'est un peu l'ennui, c'est le texte qui est drôle, et pas franchement le dessin.
Les illustrations donnent régulièrement l'impression d'avoir été imaginées parce qu'il fallait bien mettre une image en lien avec le texte et tant pis si les idées contenues dans le dessin et dans ses bulles de dialogues sont le plus souvent nettement moins drôles que le texte narratif. Honnêtement, il y a quand même quelques bons gags dans ces dessins mais c'est trop rare comparé au texte. Ça donne l'impression d'un ajout redondant et presque dispensable.
En définitive, grâce au texte qui est bon et drôle, cet album se lit bien et amène souvent le rire ou le sourire, mais le fait pour ces sketchs d'avoir été adaptés en bande dessinée parait assez artificiel et n'apporte pas grand chose au lecteur. |
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Nom série
Dali par Baudoin
posté le
19/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Edmond Baudoin est un artiste. Son graphisme et ses oeuvres très personnelles ont marqué beaucoup de lecteurs amateurs de bandes dessinées indépendantes. Aussi est-ce avec curiosité que j'ai lu cette biographie qu'il a réalisée d'un autre artiste, le très célèbre et ambigu Salvador Dalí.
C'est la rencontre de deux styles graphiques. Celui charbonneux et légèrement impressionniste de Baudoin confronté au surréalisme et à la précision de Dalí. Mais aussi la sobriété de ton et le rapport à la terre de l'un face à l’exubérance onirique et parfois morbide de l'autre.
Baudoin choisit un procédé narratif original et agréable pour raconter la vie de Dalí. Il met en scène des personnages qui discutent de l'homme et de son oeuvre, avec pour décor les lieux de la vie de l'artiste dont évidemment la baie de Cadaques, avant de s'intégrer lui-même en tant qu'auteur vers la conclusion du récit. Il intercale, entre ces discussions informatives, des adaptations personnelles des oeuvres de Dalí et de petites mises en scène du personnage lui-même, de sa jeunesse à son apogée.
Le procédé fonctionne bien. On y retrouve certes la totalité ou presque des informations d'une biographie formelle mais, grâce à ce procédé narratif, Baudoin réussit à ne pas rendre l'ensemble ennuyeux ou fastidieux. Cela manque parfois de rythme et le lecteur peut décrocher un peu mais la lecture des 160 pages de l'album coule agréablement.
Au niveau graphique, le style de Baudoin peine à approcher celui de Dalí. Il ne cherche d'ailleurs pas vraiment à le faire, préférant donner sa propre vision des oeuvres du catalan. A titre personnel, je regrette la faible proportion de dessins en couleurs car ils se révèlent nettement plus beaux à mon goût que ceux en noir et blanc. Je trouve en effet que Baudoin maîtrise de très belle manière la palette des bleus et des rouges.
Il ressort de cet album épais mais au format réduit non seulement une redécouverte de la vie de Salvador Dalí, mais aussi une expression de l'hommage que Baudoin lui rend par le biais de son propre art. Il offre au lecteur sa propre vision de ce qu'il comprend de l'artiste en tant qu'homme mais aussi ce qu'il comprend et ressent de ses oeuvres si nombreuses. Tout cela est fort instructif et bien mené. |
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Je n'ai jamais accroché à la série Michel Vaillant. Outre son sujet automobile qui m'indiffère, je n'aimais pas ses scénarios trop classiques et le dessin de ses personnages dont je trouvais qu'ils avaient strictement tous le même visage carré, même les femmes, avec juste la chevelure pour les différencier et encore. Je n'étais que peu motivé à l'idée de découvrir une nouvelle saison de cette série.
Mais la surprise fut pourtant assez agréable.
Au scénario, on retrouve Philippe Graton, fils du créateur de Michel Vaillant et qui avait déjà collaboré aux scénarios des derniers tomes de la série. Il est associé à Denis Lapière qui a la particularité d'avoir lui-même été brièvement pilote de course avant de devenir scénariste de bande dessinée.
Marc Bourgne et Benjamin Benéteau se partagent le dessin, le premier ayant la charge des personnages tandis que le second s'occupe des décors et des voitures.
Ce qui marque d'emblée par rapport à l'ancienne série, c'est que le dessin est beaucoup plus moderne désormais. Fini les visages tous similaires, seul Michel n'a quasiment pas changé, mais les membres de sa famille sont désormais plus diversifiés et réalistes. En contrepartie, on retrouve une mise en page et une narration très similaires à celle de Jean Graton pour ce qui concerne les courses automobiles elles-mêmes, ce qui n'est pas plus mal pour conserver l'âme et la particularité de la série. Et comme toujours, on retrouve des voitures Vaillante purement inventées et originales, une des choses qui me plaisaient bien dans l'ancienne série.
Pour ce qui concerne l'intrigue de ce premier tome, elle mélange au moins trois thématiques principales. Tout d'abord, il y a la situation financière et stratégique de la société Vaillante, avec un nouveau partenariat et un retour à la course automobile qu'elle avait quittée auparavant. Ensuite, il y a la course en elle-même, avec pour ce premier tome le cadre du World Touring Car Championship, c'est-à-dire des courses de voitures aux carrosseries de berlines standards, simplement retouchées pour être rendues compétitives au niveau sportif. Mais ces deux sujets sont en grande partie occultés par le dernier thème, les affaires de famille de Michel Vaillant et notamment ici de grosses inquiétudes concernant son fils, devenu presque un jeune adulte.
Ce premier tome est un peu introductif mais pose de bonnes bases tant au niveau du dessin que de l'orientation assez moderne du scénario. C'est donc une agréable surprise et j'attends de voir ce que cela va donner par la suite. |
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Nom série
Coelacanth
posté le
15/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Sous des allures de shojo romantique, Coelacanth raconte une histoire plus sombre mettant en scène de mauvais parents, de possibles meurtriers et peut-être aussi de la prostitution.
L'héroïne, Hisano, jeune lycéenne, fait la rencontre d'un beau jeune homme de son âge en qui elle reconnait un enfant de la résidence où elle vivait quand elle était petite. L'ennui, c'est qu'elle le soupçonne fortement d'être responsable de la mort de sa mère et de son amant. Sans preuve et étant elle-même en très mauvais terme avec sa belle-mère chez qui elle vit depuis la mort de ses parents, elle tombe quand même sous son charme, ne sachant pas déterminer s'il est dangereux ou non.
Le dessin est dans un style shojo réaliste et sobre. Il est agréable, fin et soigné. La narration n'est pas toujours parfaitement claire mais la lecture est globalement fluide et plutôt plaisante.
L'histoire ne m'a pas particulièrement enthousiasmé mais elle se lit bien. Le mystère entourant ce fameux jeune homme, Yukinari, permet d'entretenir l'envie d'en savoir plus.
Ceci dit, j'ai trouvé un peu bizarre l'impression qui est donnée qu'il ne s'est passé que deux grands drames dans cette ville ou dans ce quartier, à dix ans d'intervalle et que dès qu'on parle de l'un, on pense immédiatement à l'autre qui à priori n'a rien à voir. Cela se retrouve dans les associations d'idée des personnages, mais aussi dans les indices trouvés par les héros et durant l'enquête des policiers.
Le mouton que l'héroïne voit dans ses hallucinations est aussi un peu ridicule mais il ajoute un peu de fantaisie et permet au lecteur de mieux comprendre ses pensées sans s'encombrer d'une narration trop lourde.
L'histoire se clôt en 2 tomes seulement, ce qui n'est pas plus mal. Pour le moment, elle oscille entre drame romantique et enquête policière. J'espère que la conclusion ne tournera pas à la tragédie pure et sombre. |
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Nom série
Sept pistoleros
posté le
13/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un bon western spaghetti, bien dense, et rempli de références aux grands classiques du cinéma.
J'ai apprécié le cadre "fin d'une ère" de ce récit qui se place à la toute fin du 19e siècle, une époque où les cowboys à l'ancienne disparaissent sous le poids de la civilisation moderne. J'ai apprécié aussi l'implication de ces businessmen new-yorkais et leurs magouilles pour utiliser les fameux pistoleros à leurs dépens. Tout cela donne un récit pas foncièrement original mais qui sort un peu des sentiers battus et offre une lecture divertissante et bien remplie.
Les clins d'oeil au cinéma m'ont paru toutefois un peu trop nombreux. Cela empêche d'entrer pleinement dans l'ambiance car on en est extirpé régulièrement par telle ou telle référence trop appuyée.
Le graphisme m'a également moyennement convaincu. Les visages sont un peu trop changeants d'une case à une autre, quand ce n'est pas le vêtement des personnages qui change d'un coup lui aussi. Du coup, il est parfois difficile de reconnaître au premier coup d'oeil les protagonistes.
Les concernant, malgré leurs passés et caractères différents, ils ne sont pas rendus particulièrement attachants par les auteurs. Leurs personnalités ne sont qu'effleurées puis rapidement oubliées. C'est presque du gâchis.
J'ai également trouvé la grande bataille finale un peu confuse, pas très bien racontée.
J'ai quand même apprécié cette lecture parce qu'elle m'a fait passer un agréable moment. Mais je lui trouve trop de petits défauts, narratifs et graphiques, et un certain manque d'envergure qui l'empêche de devenir vraiment marquante. |
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Nom série
Quatre soeurs
posté le
12/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je ne connaissais pas la série de romans "Quatre soeurs" de Malika Ferdjoukh. Il s'agit de romans pour la jeunesse (12-16 ans) mettant en scène une fratrie de... cinq soeurs, vivant ensemble dans la grande maison familiale en bord de mer depuis le décès de leurs parents. Ce sont des histoires de famille, d'amour et d'amitié dans une ambiance un peu poétique, intemporelle et chaleureuse.
J'ai découvert ce petit univers sans rien en savoir en lisant les premières pages de cet ouvrage mis en image de manière agréable et contemporaine par Cati Baur.
D'emblée, j'ai été séduit par la Vill'hervé, cette grande bâtisse un peu grinçante tout au bord d'une falaise. On en découvre peu à peu les habitantes, orphelines vivant ensemble en famille, prises en charge par la plus âgée d'entre elles, Charlie, mais prenant toutes soin les unes des autres. Il y a Charlie donc mais aussi Geneviève qui prend des cours de boxe thai en cachette, Bettina la peste victime de la mode, Hortense et son journal intime et la plus jeune, Enid à l'imagination galopante. Il y a aussi leurs proches, l'amoureux de Charlie, les amis et amies du village voisin, et quelques amours aussi.
La narration est un peu étonnante. Il n'y a pas de réelle introduction, on est plongés directement dans cette grande cellule familiale et à charge du lecteur de s'y retrouver, ce qui heureusement n'a rien de bien compliqué. Il y a un léger sentiment de décousu par la manière dont on ne suit pas précisément un personnage mais tous alternativement et dans la façon dont il n'y a pas une unique intrigue qui se met en place. Ce sont plutôt des bouts d'ambiance, plusieurs sous-intrigues qui se chevauchent, et il faut un petit temps d'adaptation avant de bien saisir les personnalités de chacun et s'y attacher. Mais une fois la chose faite, c'est difficile de ne pas être happée par cette ambiance cosy, parfois légèrement fantastique, parfois purement romantique, ou touchant d'autres fois un peu à l'aventure et à la poésie.
C'est une lecture qui, à mon sens, peut séduire aussi bien les jeunes lectrices que les adultes. Un ton original, des personnages touchants et attachants et des histoires simples mais agréables. |
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Nom série
Will dans Spirou
posté le
12/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je suis un grand amateur de Will, notamment pour ses Tif et Tondu mais surtout pour sa série Isabelle où il met très joliment en image les idées poétiques et humoristiques entre autres de Delporte et Franquin. J'aime aussi ses dessins en couleurs directes à l'aquarelle qui offrent quelques belles oeuvres emplies d'une atmosphère de merveilleux qui me touche beaucoup. Aussi est-ce avec joie que j'ai appris la publication par Dupuis d'un recueil de toutes les histoires courtes dessinées par Will et parues dans le Journal de Spirou sans avoir trouvé par la suite de support en album jusqu'à ce jour. D'autant que, à l'exception d'une ou deux histoires qui avaient été aussi reprises dans l'intégrale d'Isabelle, toutes les autres étaient parfaitement inédites pour moi.
Ces publications s'étalent des années 60 à la fin des années 90. Autant dire que le style de Will a évolué entretemps.
Les scénaristes sont presque toujours différents et rares sont les histoires où Will assure à la fois dessin et scénario. On retrouve parmi eux Rosy, Desberg, Toldac et Makyo, Yann et Conrad, Vicq, et autres Zidrou ou Janssens pour les plus récents. En tout, c'est une vingtaine de récits de 2 à 10 pages qui nous sont offerts.
Les premières histoires sont généralement des contes à la façon des contes de Noël. On y retrouve l'ingénuité et l'esprit catholique bien pensant de l'époque mais aussi une touche d'humour se manifestant de plus en plus souvent.
Avec le temps, les contes merveilleux vont laisser la place à des histoires purement humoristiques ou des récits de science-fiction avec là aussi beaucoup d'humour et de dérision. En même temps paraîtront des histoires de l'oncle Jules, sortes de parodies des fameuses histoires de l'oncle Paul qui fera d'ailleurs lui aussi une apparition le temps d'une histoire pleine d'ironie.
Puis vers la fin viennent des histoires plus originales, et plus touchantes aussi, tandis que Will s'adonne de plus en plus et pour notre bonheur à ses fameuses couleurs à l'aquarelle.
Un tel recueil en intégrale est par définition inégal. Les histoires du tout début sont trop naïves et enfantines à mon goût même si elles ne manquent pas d'un charme désuet. Celles des années 70 et 80 sont plus amusantes, avec parfois un humour bien percutant mais d'autres fois quelques gags plus convenus comme ceux, hélas, du personnage totalement créé par Will qu'est Monsieur Farfelu. Les scénarios ne manquent en tout cas pas d'imagination. Et vers la fin viennent des histoires nettement plus jolies et plus touchantes à mon goût.
Je suis heureux de cette intégrale que je conseille aux fans de Will et de son oeuvre. Les autres y trouveront une lecture agréable, souvent drôle, souvent jolie, mais peut-être pas les récits marquants et pleins d'humour et de poésie qui ont fait sa célébrité. |
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Je ne connais pas la série télévisée "Fais pas ci, fais pas ça", même si j'ai dû vaguement en voir un épisode et si j'en ai entendu du bien par ailleurs. C'est avec un esprit plutôt vierge que j'ai découvert cette adaptation en bande dessinée.
Point positif, les personnages sont présentés dans les pages de garde de l'album, permettant aux néophytes d'avoir une vue d'ensemble de leurs caractères et de leurs relations. Je n'ai donc pas plongé dans un univers complètement inconnu en entamant les premiers gags.
Pour le reste, nous sommes en présence de gags aux thématiques variées, abordant des sujets tels que l'engagement écologiste, le coaching, l'éducation, la vie familiale et les relations sociales et amicales. Tous sont axés sur les caractères parfois affirmés des protagonistes et leurs interactions. Les situations et dialogues plutôt bons et dotés d'une bonne part d'humour compensent des chutes parfois trop prévisibles ou sans saveur.
Ce n'est pas une bande dessinée hilarante et je ne sais pas si elle séduira vraiment les amateurs de la série télé, mais ce fut quand même une lecture agréable et pas ennuyeuse qui fait passer le temps de manière plaisante. |
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Les Carnets de Cerise, c'est une jolie histoire un petit peu rose bonbon mettant en scène une fillette de 10 ans et demi vivant dans un petit village de nos jours.
J'ai aussitôt été séduit par son graphisme très agréable. J'aime ce trait simple, doux et relativement moderne et j'aime surtout comme il s'associe à de très belles couleurs automnales et pastel. La narration graphique est impeccable et permet une bien plaisante lecture.
L'intrigue, quant à elle, est sympathique mais je n'ai pas été plus touché que ça. C'est une histoire un peu trop pleine de bons sentiments, un peu trop guimauve même par moment. Ça commence avec une petite touche de mystère au début puis ensuite cela tourne au roman sucré où tout est bien qui finit super bien. Ça n'est pas désagréable mais je dois dire que je m'y suis un petit peu ennuyé, notamment sur la fin. J'ai eu l'impression qu'il ne s'y passait pas grand chose.
Une lecture plaisante malgré tout notamment grâce à cet excellent dessin et à de sympathiques personnages. |
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Le milieu anarchiste à la fin du 19e siècle, entre tentatives d'attentats et utopies de systèmes égalitaires et libertaires, c'est une thématique historique plutôt originale que je connaissais bien peu.
Cette bande dessinée aborde le sujet de manière plutôt approfondie et intéressante. Elle met en scène des personnages assez variés et intéressants. En suivant une partie de leur parcours, on comprend leurs motivations et presque ce qui les pousse à agir parfois de manière aussi extrême.
Je craignais que l'histoire n'aborde que des revendications populaires, des attentats et un combat contre l'autorité, ce qui aurait donné une bande dessinée assez similaire à d'autres que j'avais déjà lues. J'ai donc été agréablement surpris que le dernier tiers de l'album raconte la tentative de création d'une petite communauté anarchiste. C'est intéressant, bien mené, et on en voit vite les limites comme la fin bien pessimiste de l'album le prouvera.
Ce ne fut pas une lecture qui m'aura passionné mais je l'ai plutôt appréciée, d'une part parce qu'elle se lit comme un bon roman de fiction, et d'autre part parce qu'elle est assez instructive sur le plan historique, politique et sociologique. |
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Nom série
Princess Jellyfish
posté le
28/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Au vu des couvertures de ce manga, j'hésitais même à emprunter cette série que j'assimilais directement à un shojo cucul-la-praline. Mais ce n'est vraiment pas ça, la couverture est trompeuse.
A la base, c'est un josei, un manga destiné aux jeunes femmes. Son sujet, les femmes ultra-complexées, repliées sur elles-mêmes et sur leurs passions excessives et souvent loufoques, l'une pour les trains, l'autre pour les poupées ou encore l'héroïne sur... les méduses. Celles-ci vivent entre elles dans une résidence dont elles ne sortent qu'à peine et qu'elles appellent leur couvent, formellement interdit aux hommes et aux femmes coquettes. Jusqu'au jour où une superbe jeune femme s'attache à l'héroïne et s'incruste dans la résidence... sauf qu'elle lui avoue bien vite qu'elle n'est pas une femme...
Le ton de cette série est au délire, à l'humour mais aussi aux sentiments. C'est drôle, touchant et assez déjanté.
Les personnages sont tous originaux, très attachants et dotés de psychologies complexes mais réalistes.
L'intrigue est dense et variée. La situation n'est en outre pas figée et les choses évoluent plutôt bien de tome en tome.
Le dessin est simple et agréable et la narration parfaitement fluide et claire.
Et ce que j'ai apprécié par dessus tout, c'est que le ton est vraiment adulte, sans jamais être ni niais ni sombre.
C'est une lecture qui fait plaisir et où l'on suit avec le sourire les petites aventures d'une poignée de personnages qu'on apprécie de plus en plus au fil des pages. |
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Nom série
Japon, 1 an après
posté le
28/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Un collectif pour soutenir les victimes du tremblement de terre et du Tsunami de 2011 au Japon, je trouve que c'est une entreprise artificielle. Et à moins que l'un de ses membres ait été directement impliqué dans les évènements ou transcrive des témoignages vraiment marquants, je ne vois pas trop ce que des gens qui ont vu tout ça de loin, aux infos ou ailleurs, peuvent avoir à raconter de fort.
Et effectivement, j'ai trouvé ça ennuyeux. La majorité des histoires sont pleines de bons sentiments, de tentative de faire de la sensibilité avec la tragédie pour trame de fond, mais j'avoue avoir zappé certaines planches sur les histoires qui m'ont le plus gonflé.
Dans l'ensemble, il y a 2 ou 3 histoires qui sont plus factuelles, qui racontent comme la première ce qu'il s'est passé à Tokyo le jour de la catastrophe, ou comment s'est organisée la reconstruction de l'aéroport de Sendai, et j'ai plus ou moins apprécié le côté instructif de ces histoires là.
Mais aucune n'a su me toucher ou m'intéresser pour de bon. |
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Nom série
Unlikely
posté le
24/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Unlikely, comme Clumsy, c'est l'histoire autobiographique d'une relation amoureuse de l'auteur quand il était jeune adulte.
A 24 ans, on dirait pourtant une histoire d'adolescents. Jeffrey y est étudiant en arts, vivant de petits boulots. Alison, elle, est sur le point d'abandonner la fac et vivote aussi comme elle peut. Ils passent leur vie comme de jeunes américains sans ambition, entre amis colocataires et soirées vidéo ou concerts dans des bars. La relation entre eux deux ne part pas gagnante puisque l'un est puceau et embarrassé par une éducation puritaine qui l'a marqué et l'autre est insouciante, se drogue et a connu une vie sexuelle mouvementée.
La vie de jeunes adultes américains, j'ai pu en apprécier un excellent récit dans une oeuvre comme De mal en pis. Une romance plus ou moins adolescente avec l'un des membres marqués par le puritanisme de sa famille, j'ai pu en apprécier une version très touchante dans Blankets - Manteau de neige.
Mais là, je n'ai vraiment pas été touché.
Le graphisme est désagréable, presque laid, volontairement ou non. Les personnages sont peu attachants et leurs centres d'intérêt beaucoup trop loin des miens. L'histoire met du temps à se mettre en place et à aucun moment je n'ai ressenti l'émotion d'un possible amour entre les deux protagonistes. Ça ressemble à une relation sans saveur vouée à l'échec ou à une simple vie morne côte à côte.
Et surtout j'ai trouvé cette lecture déprimante et ennuyeuse. Je n'y ai pris aucun plaisir, juste la légère curiosité d'observer la vie d'autres personnes et de voir comment ça s'est passé pour eux. |
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Ghouls of Nineveh, c'est une histoire de zombies comme dans les films, à ceci près que l'auteur joue avec cela. Il met en effet en scène des protagonistes qui ne paniquent pas et gèrent plus ou moins bien une situation qu'ils ont eux-mêmes vus de nombreuses fois sur petit écran, étant férus de ces fameux films.
C'est donc une histoire qui ne se prend pas trop au sérieux et joue avec les codes du genre. Elle est mise en image en teintes de gris dans un style légèrement amateur qui accentue l'effet de lire une BD pas prise de tête, comme un délire entre potes.
C'est agréable à lire même si le scénario se révèle un peu sans surprise et que l'album se lit rapidement. Du coup, j'hésite quand même à en conseiller l'achat compte tenu de son prix élevé pour un album au petit format souple et aussi vite lu. Mais c'est quand même une lecture bon esprit. |
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Cette bande dessinée est une adaptation tous publics de l'Odyssée d'Ulysse selon Homère.
C'est une oeuvre louable que d'adapter ce récit mythique pour le rendre accessible à la jeunesse tout en incluant sa quasi intégralité, compte tenu de l'ampleur et de la complexité de cette légende aux nombreuses péripéties. Pour y parvenir, Christine Palluy et Benjamin Adam ont scindé leur album en chapitres de moins d'une dizaine de pages s'attachant aux passages les plus marquants de l'Odyssée reliés entre eux par un résumé textuel des évènements moins intéressants ayant eu lieu entre eux.
Le Cheval de Troie, Athéna, le cyclope Polyphème, Circée, Eole, Calypso, Tirésias, les Sirènes, Charybde et Scylla, Nausicaa, Télémaque et Pénélope sont les grands noms qui émaillent ce récit. Ils sont présentés avec sobriété et un attachement à la version la plus officielle de la légende. C'est instructif même pour un adulte qui connait l'ensemble mais en a oublié certains détails.
La lecture est fluide et le rythme est bon même si, étant donné la densité de l'ensemble, il y a un léger effet de condensé et d'histoire racontée un peu vite pour avoir le temps d'en dire un maximum. Il est un peu difficile notamment de s'attacher aux protagonistes.
Le graphisme, lui, est simple mais efficace. Il me semble qu'il a été dessiné à une échelle un peu plus grande avant d'être réduit à la taille de cet album souple ce qui lui confère parfois une impression de dessin fin et empli de détails malgré son aspect plus ou moins minimaliste. Il est en outre colorisé de manière agréable et plutôt originale dans le choix des couleurs.
Bref, c'est un bon album, une bonne lecture. Je lui reproche juste la façon dont l'histoire y est condensée et racontée un peu trop vite. Cela ne permet pas de ressentir le véritable frisson de l'aventure et d'en faire une oeuvre marquante. |
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Nom série
Garôden
posté le
20/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Garôden, c'est une histoire de bastons, l'histoire d'un type très doué en arts martiaux, avec un style mélangeant karaté, prises de catch et d'autres notions apprises dans la rue, qui va de défis en défis cherchant toujours à affronter les meilleurs sans jamais perdre... sauf une fois, une défaite qui va tracer la quête qu'il se sera fixée dans la vie.
Garôden, c'est une histoire violente, d'hommes qui se battent pour le combat lui-même et pour être le meilleur.
...
Ca ne me parle pas.
Autant je suis amateur de shonen nekketsu où les héros se battent avec force attaques spéciales en devenant toujours plus fort tournois après tournois, autant les histoires sérieuses sur le combat, sur la violence et sur l'état d'esprit des combattants, ça ne me touche pas. Je ressens presque un certain malaise à les lire car je ne comprends vraiment pas les motivations de ces personnages et j'y vois de véritables soucis psychologiques la plupart du temps.
Malgré cela, j'ai quand même su plonger dans cette histoire car elle est bien racontée. Et même si le héros n'est pas attachant, on s'interroge sur sa personne, sur les objectifs qu'il se fixe et jusqu'où il pourra bien aller. Le dessin maîtrisé de Taniguchi y contribue aussi même si dans le plus fort des combats, quand les prises s'enchainent, j'ai eu du mal à m'y retrouver moi qui n'y connais rien en catch et en clés de soumission.
Mais autant, tandis que je parcourais ses pages, je me disais que c'était un manga plutôt pas mal quoique je ne l'achèterais pas personnellement, autant j'ai été complètement déçu par la fin qui parait pire qu'une fin en queue de poisson. Ca s'arrête net, sur une parole de conclusion sensée être marquante mais qui m'a laissé entièrement sur ma fin. Au point que j'ai vérifié s'il s'agit d'un simple tome 1 à suivre, ou si par hasard la série avait été abandonnée brutalement en cours de réalisation. Mais non, c'est la vraie fin, et moi je n'appelle pas ça une fin qui sache me contenter. |
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Nom série
Cézembre
posté le
18/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Cézembre est un récit historique rendant hommage à la ville de Saint-Malo et aux nombreux évènements qui l'ont secouée juste avant d'être libérée par les Américains à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Son titre fait référence au nom d'une île au large de la cité malouine que les Allemands avaient alors bétonné en vraie forteresse.
C'est par le biais des aventures de plusieurs personnages que l'on suit ces évènements. Cela commence avec le jeune Ewan qui meurt d'envie de rejoindre la Résistance pour la bataille finale de libération. Mais on suit aussi un certain nombre de ses proches ainsi que l'un de ses anciens amis qui est passé à l'ennemi et travaille pour la Gestapo et pour un certain officier SS qui suit un mystérieux but personnel.
Le graphisme est agréable mais contraste un peu avec le réalisme historique de l'intrigue. Cela ne tient pas à son trait semi-réaliste plutôt bien maîtrisé, agréable à l'oeil et fluide à la lecture. Cela tient à une colorisation informatique aux couleurs parfois très saturées, notamment dans les orange et bleu turquoise. Cette apparence fortement colorée détonne un peu et rompt en partie avec le sérieux d'une telle histoire.
Celle-ci est très dense. Il s'y passe beaucoup de choses et des protagonistes qu'on pensait importants peuvent venir à mourir soudainement au détour d'une malheureuse péripétie ou d'une autre. C'est historiquement intéressant et le récit est bien mené même s'il frôle parfois la confusion face à l'abondance des évènements et des personnages. Du coup, même si l'on ne s'ennuie pas, l'intrigue peine un peu à toucher le lecteur et les protagonistes à se rendre attachants.
Ça n'en reste pas moins une bonne lecture et les amateurs d'Histoire et notamment d'histoire de la Bretagne au temps de la Seconde Guerre Mondiale seront ravis. |
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De Maupassant, je n'ai lu que le Horla. Je ne connais que vaguement le reste de son oeuvre par le biais de plutôt bonnes adaptations diffusées à la télévision françaises ces dernières années. J'étais donc curieux d'en découvrir une portion par le biais de cet ouvrage recueillant une dizaine de ses courtes nouvelles.
Graphiquement, comme tous les ouvrages collectifs, il y a du bon et du moins bon. Aucun dessin ne m'aura cependant particulièrement enthousiasmé.
Quant au contenu, ce sont de plaisants récits sociaux donnant vie à la France provinciale de la fin 19e siècle. Ils mettent en scène des personnages parfois truculents, avec souvent d'intéressantes personnalités. J'ai trouvé ça plaisant, divertissant et souvent instructif sur l'époque de leur auteur. |
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Les Hockeyeurs, qui vient de paraitre chez Bamboo, est la réédition française de la série québécoise "Les Canayens de Monroyal", deux tomes parus à ce jour. C'est une série de gags à thème, ici sur le hockey, sport qui ne me parle franchement pas vraiment.
Je partais néanmoins sur un bon a priori car la série s'entame dans une bonne ambiance qui fleure bon les petites villes québécoises. La genèse du club de hockey en question est en effet présentée comme issue d'une ville, à peine plus grande qu'un village, avec une poignée d'habitants qui se mobilisent avec sincérité et humour.
Seulement, passé cette introduction, on se retrouve dans la trame classique d'un gag par planche, avec un humour basique et sans originalité. Le dessin n'est en outre pas terrible, avec un trait lâché qui donne parfois plus l'impression d'un dessin de presse qu'un dessin soigné de bande dessinée.
Je me suis franchement ennuyé sans m'attacher à aucun personnage et en oubliant les gags aussi vite que je les lisais. |
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