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Nom série  Thorinth  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà une série que j’ai eu autant de mal à appréhender qu’à noter. C’est-à-dire qu’elle possède de grosses qualités, mais aussi des défauts notables.

Commençons par le point fort, l’aspect graphique. J’ai trouvé le dessin vraiment réussi, souvent très beau (certaines planches sont réellement superbes, comme peuvent l’être certaines de Bilal, dans un genre pas si éloigné, le bleu faisant ici la liaison entre les deux univers graphiques). Et la colorisation est elle aussi intéressante, même si parfois un peu trop sombre, ce qui gêne la lecture. Je n’aime par contre pas trop l’évolution dans les derniers tomes, dans lesquels l’informatique joue là un rôle que je ne goûte guère.

En tout cas les décors et la galerie de personnages sont vraiment chouettes (Luc Besson, grand lecteur de BD SF ne se serait-il pas inspiré de certains personnages pour « Arthur et les Minimoys » ?). Les seuls qui ne trouvent pas grâce à mes yeux sont les Schnouboufs, petites bestioles au style décalé et un peu trop « gentilles ».

Hélas, si je suis plutôt enthousiaste pour le dessin, j’ai eu beaucoup plus de mal avec l’histoire. Le premier tome est vraiment ardu ! Il est difficile d’entrer dans cette intrigue, de suivre dialogues et protagonistes et, si j’ai été au bout des cinq tomes, j’ai dû faire quelques aller-retours pour comprendre certaines choses. Et la dernière partie n’est pas non plus des plus simples, s’éloignant quelque peu de certains personnages clés, et partant dans un grandiose joli à voir mais pas simple à suivre.

C’est dommage, car du coup, j’ai un ressenti mitigé, alors que cette série avait un gros potentiel. J’en sors donc un peu déçu, mais ne saurait vous dissuader de la découvrir. Passez outre un scénario tortueux, et laissez-vous porter par des images très belles.

Nom série  Pixy  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert cet auteur scandinave avec une autre publication de L’Association, dans la même collection, Lamort & Cie, que j’avais plutôt appréciée.

Avec ce « Pixy », je reste plus sur ma faim. D’abord, alors que Lamort & Cie permettait de souffler en multipliant les histoires, plus ou moins longues et aux tons quelque peu différents, nous n’avons ici qu’une seule et longue histoire, et je pense que cela ne facilite pas forcément la lecture.

En effet, Max Andersson est un auteur au style très underground, qui joue sur une sorte de surréalisme, avec des objets vivants (l’argent qu’on élève, les immeubles qu’on achève, etc.), avec un trait très sombre, comme le ton général de l’album. C’est assez morbide, avec un fond d’humour noir, grinçant, et une version no futur, punk de la vie, qui demande au lecteur des efforts pour s’accrocher.

L’histoire en elle-même me paraît avoir été largement improvisée, dans une longue plongée trash sur nos sociétés tournant le dos aux valeurs proclamées. Que c’est noir !

Aussi, si je ne regrette pas du tout mon achat, et si je vais jusqu’à vous recommander d’en faire autant, je vous conseille aussi un feuilletage avant de franchir le pas, car ce n’est pas du tout le genre d’œuvre ni d’auteur qui plait à tous, c’est assez spécial. Je vous conseillerai d’ailleurs de commencer votre découverte d’Andersson avec Lamort & Cie, plus accessible je pense.

En tout cas, je salue les choix de L’Association, qui prend des risques et qui permet de faire découvrir des univers originaux.

Nom série  Les Petits Hommes  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec beaucoup de nostalgie que j’avise cette série – et sûrement aussi pas mal de mansuétude, car c’est une série que j’aimais beaucoup quand j’étais très jeune, mais que j’ai peu relue depuis (à part les trois premiers albums, que j’avais achetés à mon fils – il est vrai un peu aussi pour avoir le plaisir de m’y replonger).

Alors, que reste-t-il, au final ? Eh bien d’abord un dessin sympa, Pierre Seron étant un des meilleurs « continuateurs/imitateurs (plagieurs ?) » du grand Franquin, avec un dessin très classique, du franco-belge à la sauce Journal de Spirou.

Pour ce qui est des histoires proprement dites, c’est très inégal, et pas mal de choses sont datées et n’ont pas forcément bien vieilli. Mais le point de départ est intéressant, et les premiers albums restent sympas, pour un jeune lectorat s’entend.

Mais il aurait fallu arrêter depuis longtemps, et je ne sais pas si ça passe tant que ça la barrière de l’âge (à part pour les vieux nostalgiques qui ont biberonné avec).

A découvrir avec vos enfants en bibliothèque (s’ils n’ont pas viré cette série de leurs rayonnages), en privilégiant les premiers albums.

Nom série  Le Bois des Vierges  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si elle n’est pas située dans l’espace ou le temps, l’intrigue fait clairement penser au XVIème siècle français et aux guerres de religions, catholiques et protestants étant ici remplacés par humains et loups/lynx.

Le dessin de Béatrice Tillier – que j’avais découverte sur la série Fée et tendres Automates – est franchement très beau, léché, et un atout non négligeable pour ce triptyque.

Pour ce qui est de l’intrigue, c’est le premier tome, qui pose l’histoire et les protagonistes, que j’ai préféré. Le suivant, plonge plus profondément dans l’univers des contes, avec la faune du Bois des vierges, mais aussi dans le fantastique que Dufaux ne manque que rarement de placer dans ses séries, pas toujours avec bonheur. J’ai trouvé ce tome moins intéressant, même s’il se laisse lire quand même !

Le troisième et dernier tome est clairement plus faible, et carrément décevant. En effet, je n’ai pas aimé la fin, trop facile et comme bâclée. Il eut mieux valu s’en dispenser, et resserrer l’action sur deux tomes, avec une fin plus ouverte et moins mièvre.

Seuls le premier tome (et éventuellement le deuxième), et surtout le superbe dessin de Tillier me font vous conseiller l’achat, d’une histoire intéressante mais qui finit aussi mal sur la forme qu’elle finit bien sur le fond.

Nom série  Le Bleu est une couleur chaude  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n’ai pas vu le film adapté de cet album – même si je n’ai pas échappé au battage médiatique dont il a fait l’objet. Je ne sais donc pas si l’adaptation est fidèle.

Par contre, pour revenir à cet album, je dois dire qu’il est vraiment bien fichu, prenant, qu’on y entre facilement pour ne plus lâcher l’histoire, relativement vite lue malgré l’importante pagination (beaucoup de cases muettes, et peu de dialogues).

L’essentiel de l’histoire est un long flash-back, nous savons que l’héroïne vient de mourir, son amie prend connaissance de ses carnets intimes, et c’est donc au style indirect que nous est narrée cette histoire d’amour qui aurait pu être banale.

La narration justement est sensible, ne donne pas dans le pathos ni le simplisme qui aurait pu menacer un tel sujet. Les histoires d’amour finissent mal, en général, dit-on. Ici, elle n’a pas vraiment de fin, et c’est plutôt le début qui est difficile.

Il faut dire – et les excités de la « Manif pour tous » l’ont hurlé récemment dans tous les médias – que l’homosexualité n’est pas encore acceptée par une certaine frange de l’opinion. Et qu’il est parfois difficile de vouloir aimer au grand jour, lorsque le hasard a fait que cette personne aimée est du même sexe que soi.

Cet album est une belle réussite, avec une histoire qui prend le temps de s’attarder sur les frémissements, l’éveil à l’amour et à l’extériorisation des sentiments. C’est aussi une belle réussite graphique, avec un dessin qui rend la lecture fluide, avec ce bleu, qui matérialise certains battements du cœur de Clémentine.

Album à découvrir !

Nom série  Yerzhan  posté le 23/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire menée tambour battant, très rythmée. On n’a pas vraiment le temps de faire le point ni de découvrir la personnalité des protagonistes, qu’on est obligé de suivre dans une course poursuite haletante, dans des décors d’Asie centrale.

Si cela se passe au Kazakhstan au milieu du XXIème siècle, l’intrigue emprunte beaucoup à la guerre d’Afghanistan, entre Moudjahidines et armée soviétique (ici armée russe).

Au milieu de l’aspect aventure pure, et des actions guerrières, prend place un petit mystère, autour d’une jeune femme évadée de prison, qui entraine dans sa cavale deux jeunes Kazakhs, poursuivis par l’armée russe.

Hélas, la série semble abandonnée après le deuxième tome, sans que soit révélé le secret dont la jeune femme est dépositaire. C’est d’autant plus dommage que la fin de cet album faisait monter la tension autour de ce secret. C’est en grande partie ce qui me freine pour vous recommander l’achat.

Pour ce qui est du dessin, il est très correct, mais je l’ai trouvé quelques fois trop brouillon, un peu maladroit.

Deux albums à emprunter éventuellement en bibliothèque.

Nom série  Soda  posté le 22/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès le premier tome, on est embarqué dans une histoire menée à cent à l’heure, c’est très dynamique et ça castagne, ça tire à tout va. Cela devait être l’une des plus agitées des séries de chez Dupuis et du Journal de Spirou !

Par la suite, si ça homicide encore pas mal, c’est plus irrégulier, y compris dans le rythme et la qualité des différents albums (j’ai lu les 8 premiers albums, mais il n’y a que le deuxième que je n’ai pas aimé). Mais globalement, cela se laisse lire agréablement, avec un personnage principal, flic new-yorkais qui vit avec sa mère (à qui il fait croire qu’il est pasteur !).

Tome, qui s’adresse à un public relativement jeune au départ, réussit à construire une série qui touche rapidement tous les publics, et à bien rendre une certaine atmosphère urbaine nord-américaine.

Le dessin de Warnant est lui aussi réussi, et – même si d’habitude je n’apprécie pas du tout ce genre de chose – la passation de pinceau avec Gazzotti à partir du milieu du troisième tome se fait sans top de bouleversement au niveau du style. Gazzotti a vraiment un bon coup de crayon, qui modernise le style franco-belge de chez Dupuis (voir son très bon dessin sur Seuls).

Au final, les grands enfants et/ou jeunes ados – mais aussi leurs parents ! – peuvent acheter ou se faire offrir quelques albums. Ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres (le deuxième est toutefois dispensable).

Nom série  L'Étrangleur  posté le 22/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu cette « série » que dans l’album cartonné qui reprend les 5 fascicules ayant pré-publié cette histoire sous forme de journaux. Je n’ai donc pas été touché par l’originalité du support, qui aurait peut-être relevé le goût d’une intrigue quelque peu décevante.

En effet, j’ai trouvé le fonds de cette intrigue assez tarabiscoté, pas forcément très crédible ni très intéressant. Quant au rythme, il est un peu mollasson. Il y manque les bons mots de Malet ou le style de Manchette – pour prendre d’autres exemples d’auteurs de polars précédemment adaptés par Tardi.

Le Paris des années 1950, si cher à Tardi, n’est ici pas trop exploité non plus, même s’il réussit quand même à bien rendre certaines ambiances de cette époque.

C’est clairement un album à réserver aux fans de l’auteur. Pour les autres, c’est une lecture davantage dispensable.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Billy Brouillard  posté le 22/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série relativement atypique, mais pleine de qualités.
C’est un mélange de plusieurs styles. Des passages éloignés de la bande dessinée, plus conte pour enfant traditionnel (et des sortes de fiches), des passages BD au style indirect, et du plus classique.

Pour le dessin, c’est parfois un travail de découpage, jouant sur les ombres, entre du Burton et du Blanquet (en moins cruel et érotique, bien sûr), et parfois plus classique là aussi.

Ce sont en tout cas de beaux albums de curiosité, dans tous les sens du terme ! L’alternance des genres, le travail éditorial (c’est vraiment une des collections les plus intéressantes de Soleil) et l’imaginaire déployé par Guillaume Bianco, tout concourt à captiver le lecteur (car les histoires sont à la hauteur de leur écrin !).

C’est une chouette réussite que je vous encourage à découvrir.

Nom série  Cinémastock  posté le 22/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà de l’humour potache, parfois pince sans rire, qui fonctionne encore, plus de quarante ans après la publication de ces histoires courtes. La seule chose qui ait peut-être un peu vieilli, ce sont les références ici parodiées (surtout lorsque ce sont des séries ou des films). Mais les mécanismes des gags sont encore très efficaces.

C’est que les deux zigottos qui ont commis ces parodies sont bourrés de talent ! Et qu’ils sont habitués à naviguer de concert sur les eaux de l’humour (ils se retrouveront sur Superdupont ou Dans la joie jusqu'au cou).

Comme bien souvent, Gotlib part d’un morceau de la culture populaire (film, série, œuvre littéraire, etc.) pour se lancer dans une parodie plus ou moins délirante : c’est toujours un humour qui nécessite une « culture » de base pour qu’il puisse fonctionner à plein.

Et ici, c’est vraiment réussi, poilant. Et, comme d’habitude aussi, le dessin d’Alexis est bon, et raccord avec le texte de son compère en déconne, avec des cases parfois remplies de détails loufoques (accessoires anachroniques et/ou hors contexte), des personnages au visage impassible débitant le plus sérieusement du monde les absurdités de Gotlib, etc.

A lire sans modération.

Nom série  Coeur de pierre  posté le 22/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais découvert ce duo talentueux avec leur album Aristide broie du noir, et j’ai retrouvé dans ce « Cœur de pierre » une grande part de ce qui faisait le charme d’Aristide.

Si l’histoire d’amour peut paraître un peu simpliste, elle ne l’est finalement pas tant que ça – et c’est à relativiser, car s’adressant à un lectorat plutôt jeune. Mais c’est que les auteurs en ont fait un album qui attire aussi les regards des « vieux » comme moi, et qu’on risque d’être tenté de ne les juger qu’en occultant ce caractère « jeunesse ».

Alors qu’il m’avait étonnamment fallu quelques pages pour comprendre dans Aristide que les textes étaient en vers, je n’ai pas été surpris ici. Cette narration, en style indirect et en vers, amène un petit côté ritournelle, désuet, une chanson enfantine aux accents d’intemporalité.

Là encore, la trentaine de page peut être frustrante, on aurait espéré une intrigue plus longue, plus fouillée, mais il faudra s’en contenter.

Reste le côté graphique, encore une fois franchement réussi. Dessin et colorisation sont très chouettes !

Une nouvelle fois les deux auteurs ont réussi un bien bel album, que les parents peuvent emprunter à leur progéniture, ou avec qui ils peuvent partager le plaisir d’une lecture en commun.

Nom série  Anahire  posté le 22/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir eu un peu de mal à entrer dans cette histoire, j’ai fini par bien l’apprécier.

Le dessin est vraiment bon, avec une colorisation (qui m’avait gêné au départ, mais je m’y suis fait) très froide, « métallique ». Le dessin nous permet de découvrir agréablement un monde, qui lui est proche d’un enfer terrestre.

On est brutalement lancé dans une ambiance morbide, la mort étant omniprésente, tout en étant donnée rituellement, quasi mécaniquement et de manière dépassionnée.

Les trois premiers tomes sont plutôt bien fichus, autour des grains de sable qui grippent la machine froide et sanglante d’une sorte de théocratie malthusienne. Ces albums font éclore quelques personnalités dans ce petit monde mortifère qui les combat. On a envie d’en savoir plus sur le « Perre » et sur les complots dont il est l’initiateur ou la cible.

J’ai par contre été moins convaincu par le quatrième et dernier tome. J’y ai trouvé le dessin un peu moins bon en général, et quelques passages – en particulier les premières images – ne sont pas très heureux je trouve. Et puis, j’ai trouvé décevante la fin de l’histoire, bâclée dans son déroulé, mais aussi trop « gentille » dans sa chute.

Mais cela reste quand même une série intéressante, qui mérite un petit détour.

Nom série  La Religion  posté le 21/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série est prévue en quatre tomes. Après lecture de ce tome inaugural, je crains toutefois quelques étirement inutiles, ou tout le moins lassants.

L'intrigue s'imbrique dans la grande Histoire, puisque se déroulant essentiellement à Malte, autour du terrible siège que va lui faire subir l'armée de Soliman le Magnifique (le siège commence réellement à la fin de ce premier tome) en 1565, siège qui survient après la prise sanglante de Rhodes par les Turcs. La défense victorieuse des Maltais et Hospitaliers préfigure la défaite turque de Lépante: c'est le coup d'arrêt de l'expansion ottomane en Méditerranée.

Voilà pour le décor. Pour les détails et les personnages, c'est un peu inégal je trouve. Autant le personnage de Tannhäuser est plutôt riche et intéressant, autant j'ai trouvé peu crédible celui de la comtesse Carla, de sa compagne énigmatique Lamparo et de la soudaine recherche de son fils perdu à Malte. Idem pour le personnage de l'Inquisiteur, qui pour le moment ne m'a pas convaincu. Une partie de l'intrigue me parait donc artificielle (en particulier le romantisme soudain entourant Carla et Mattias Tannhäuser).

Quant au dessin de Jacomon, il est classique mais globalement bon, avec un travail intéressant sur les couleurs, très "chaudes". Et une sorte d'obsession pour les ombres, vraiment omniprésentes !

Bref, un album pas inintéressant, mais j'attends de voir la suite. En l'état, je reste un peu sur ma faim. Peut-être que le début des combats (qui vont être acharnés) va dynamiser l'action, un peu diluée parfois (et les nombreux textes explicatifs, en off - souvent pour des passages en flash-back, n'arrangent pas les choses).
A voir la suite donc...

Nom série  Le Voyage (Baudoin)  posté le 21/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album assez déroutant, mais qui justifie son titre. Et mérite qu’on s’y attarde.

En effet, c’est l’histoire d’un homme, qui, du jour au lendemain, plaque femme et enfant, pour partir dans un « voyage », autant intérieur que tourné vers l’extérieur, qui le verra rencontrer des personnes attachantes – mais auxquelles il ne s’attache pas forcément.

Je ne suis pas persuadé que Baudoin savait toujours où il allait, et je subodore une bonne dose d’improvisation dans ce scénario, qui fait la part belle à la rêverie, à la dérive, voire au surréalisme. En particulier, pour ce dernier point, l’idée du crâne du héros, « à ciel ouvert », dont les idées ou l’imagination se voient prolongées comme des mots lancés au vol : images poétiques et verbales se rejoignent ici, même si j’ai eu au départ un peu de mal à m’y faire. Mais le procédé est intéressant.

Il faut clairement être réceptif à cette histoire où l’ambiance, la poésie, la fuite de la réalité, sont essentielles. Etre « embarqué », en faisant toute confiance aux images de Baudoin, et le suivre sur une voie qui s’invente au fur et à mesure que se développe l’histoire, entre liberté sans contrainte et réalité du moment.

Relativement épais, cet album se lit assez rapidement – les textes étant peu nombreux. Pour ce qui est du dessin, c’est du Baudoin assez classique, avec une utilisation du Noir et Blanc, et un trait très gras.

Atypique, surprenant, c’est un album que j’ai apprécié, et que je vous recommande.

Nom série  Vieux fou !  posté le 21/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé le premier tome, dans lequel un vieil anar, rescapé de la guerre d’Espagne, kidnappe un riche héritier pour arrondir sa retraite. Hélas, tout dérape, puisque le gamin s’avère le fils d’un roi de la pègre barcelonaise, et l’on se demande aussi rapidement qui du kidnappeur et du kidnappé mène la barque.

Amusant retournement de situation. Et personnages croustillant, puisque le « vieux fou » s’adjoint deux vieux potes de la lutte antifranquiste pour sécuriser ses négociations avec le père du kidnappé. Ces vieux bonhommes font en effet penser à ceux que Lupano a présenté récemment dans sa série « Les vieux fourneaux ». Même si l’action se dilue un peu en fin d’album et perd en crédibilité, la lecture de ce premier tome est plutôt sympa.

Hélas, la suite est moins intéressante. En effet, les travers entrevus en fin de premier tome deviennent dominant, puisque tout est dilué, moins crédible, et perd plus généralement en causticité. Le vieux fou n’est plus qu’un personnage parmi d’autres, dans une attaque de casino, des liens avec ETA qui se révèlent moins réussis.

Bref, si vous ne devez lire et/ou acheter cette histoire, seul le premier tome (qui peut se lire de manière indépendante) en vaut la peine, la suite est vraiment décevante.

Nom série  La Meute  posté le 21/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une petite histoire assez vite lue, l’album étant très peu épais, et les dialogues n’étant pas très fournies.

Mais j’ai plutôt apprécié cette histoire assez épurée, d’ambiance. Avec surtout un dessin exploitant très bien le Noir et Blanc (dessin très bon cela dit en passant).

Mon seul regret, c’est que j’aurais bien aimé voir l’histoire plus étoffée, avec la personnalité de certains moines, celle des druides ou celle de la mercenaire plus développées. Mais le mystère qui les entoure fait aussi partie du charme de cet album.

C’est plutôt une bonne pioche, dans cette collection du Cycliste qui a produit quelques albums vraiment intéressants.

Nom série  Richard Lenoir (Les Aventures de)  posté le 20/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais découvert le travail de Mr Picotto avec l’album Le Nuage noir, vraiment très intéressant. Au point que j’ai cherché à en connaître plus sur cet auteur, et ai acheté ce petit album, dans la collection il est vrai peu chère et propice aux découvertes de Futuropolis.

Alors ? Et bien je ressors déçu de cette lecture. Le dessin est sympa (ici en Noir et Blanc), mais l’univers est moins original que dans Le Nuage noir. C’est une intrigue mélangeant policier, espionnage, avec une sorte de complot/secret, auquel un journaliste – à la fois victime et acteur – est mêlé.

Hélas, cela manque de rebondissements, de mordant, et j’ai trouvé la fin quand même un peu bâclée, comme si cet album n’était qu’une ébauche inaboutie d’un projet plus long.
Une lecture décevante.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Grippe Coloniale  posté le 19/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n’ai pas eu à subir les désagréments de la longue attente entre les deux tomes de ce diptyque, que j’ai découverts il n’y a pas très longtemps. Et c’est plutôt une agréable découverte.

En effet, sans que ce soit hyper original, j’ai beaucoup aimé cette histoire, qui brasse un certain nombre de thèmes avec bonheur.
Le retour des anciens combattants de la Grande guerre d’abord, avec les désillusions qui l’accompagnent. Le racisme, les préventions de classes des élites européennes à l’égard des populations autochtones (nous sommes dans les dernières années de l’âge d’or de l’époque coloniale) se mêlent au brassage des populations (venues d’Asie et d’Afrique).

La grippe espagnole, qui frappe ici (l’histoire se déroule à La Réunion) comme en Europe, est un élément révélant les antagonistes, faisant monter la tension, tout en offrant quelques rares moments d’humour noir (lors de l’exode des populations vers l’intérieur des terres par exemple).

Beaucoup d’amertume, de grands élans du cœur, des personnages à la fois ordinaires et aux trajectoires atypiques, voilà une histoire dont je vous recommande la lecture, car c’est vraiment une chouette réussite. Et ce d’autant plus que le dessin – très moderne – est lui aussi très bon.

Nom série  Le Petit Bleu de la Côte Ouest  posté le 19/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre de l’album est intrigant, et ne dévoile pas grand-chose de son contenu, ne faisant référence qu’au style de musique de jazz écouté par le héros, Gerfaut, lors de ses virées en bagnoles.

C’est une adaptation de Manchette (un des auteurs favoris de Tardi avec Léo Malet), et on y retrouve son style. Manchette se disait éloigné du roman classique, de la grande littérature, et son style est assez froid, presque clinique.

L’essentiel de l’action est commenté en voix off, à la troisième personne, l’action elle-même se déroulant comme au ralentie, dans un long flash-back. On n’en sait pas beaucoup sur les personnages – alors même que certaines de leurs manies sont mises en avant, et Gerfaux, héros malgré lui de cette histoire, n’a pas la carrure de l’emploi.

L’histoire de cet homme qui cherche à échapper à des tueurs – et qui en devient un lui-même, dans une ambiance rejetant toute idée de morale, se laisse lire agréablement, pour peu qu’on soit réceptif au rythme de Manchette. Le dessin de Tardi est lui très classique, sans surprise.

Un album à recommander aux amateurs de polar.

Nom série  L'Aventure d'une BD  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sergio Garcia cherche avec cet album à présenter au lecteur de Bande Dessinée une étude complète et exhaustive sur les techniques de fabrications, les termes du médium : une vue interne d’un média qui vise l’externe.

Hélas, j’avoue m’être pas mal ennuyé, et avoir trouvé cet album passablement sec, voire ch…. . Rien ici n’est fait pour captiver le lecteur, que ce soit la narration (sorte de labyrinthe parfois pénible à suivre), ou les textes, eux-aussi pas franchement emballants.

C’est dommage, car Garcia semble vouloir faire bien et sérieux. Mais là, avec cet album, je pense qu’il n’a pas dû trouver son lectorat. Après avoir lu auparavant – et apprécié – les très bonnes études de Mac Cloud (L'Art Invisible), je ne peux qu’être sévère quant à ma notation de cet album. La version de Derib (L'aventure d'une BD (Derib)), si elle ne visait pas à être aussi complète (et était trop centrée sur l’œuvre de Derib), avait au moins le mérite d’être lisible et dynamique.

Ce n’est pas ce genre d’album qui peut donner envie d’en savoir plus sur la BD, malgré les bonnes intentions de l’auteur.

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