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Nom série  Après le Mur...  posté le 02/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album pouvait avoir un intérêt à l’époque, pour « marquer le coup », mais il souffre de plusieurs handicaps, qui me font ne lui attribuer qu’une petite note.

D’abord, comme tous ces albums collectifs, il laisse peu de place à chacun des participants pour s’exprimer (les contributions vont d’un simple dessin à une histoire d’une dizaine de pages).

D’autre part, les auteurs (pour la plupart des « noms ») ont des styles très différents, trop différents pour que l’ensemble ne convienne à un lecteur lambda. Trop hétéroclite, les déceptions et l’indifférence effaçant les quelques plaisirs de lecture (qui plus est rares en ce qui me concerne ici).

Enfin, cet album est très daté. Centré autour d’un événement – ici le chute du mur de Berlin (et la fin de la guerre froide en fond) – il se révèle d’un intérêt restreint une trentaine d’années plus tard, lorsque ces événements ont perdu de leur urgence, de leur nouveauté.

Je ne sais pas, finalement, ce que voulait faire Christin en regroupant ces contributions. Mais le résultat, bien inégal, n’est aujourd’hui pas très intéressant.

Nom série  Pietrolino  posté le 01/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin et la colorisation de Boiscommun sont intéressants, avec des personnages un peu filiformes, aux mines souvent figées et/ou tristes. L’aspect graphique est donc plutôt réussi.

Pour ce qui est de l’histoire, c’est du Jodo tout en retenue, assez inhabituel, puisqu’il n’y a pas vraiment de fantastique, ni de délire plus ou moins mystique !

Le personnage de Pietrolino est sensé s’inspirer du mime Marceau – je ne connais pas assez la vie de ce dernier pour savoir ce qu’il y a de lui ici.
L’histoire se laisse lire, c’est sûr, mais il y manque clairement du dynamisme, des surprises, quelque chose qui relancerait l’intérêt du lecteur.

Les moments plus ou moins poétiques alternent avec quelques excès de violence (c’est d’ailleurs la violence qui domine dès les premières pages), et je pense qu’il aurait fallu choisir un angle d’attaque plus clair (pourquoi pas le poétique) et s’y tenir. Par ailleurs, j’ai trouvé la fin un peu brutale et quelque peu « facile », bâclée.

Nom série  Le Petit Cirque  posté le 01/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avoue avoir eu du mal à entrer dans cet album, assez étrange et aride au départ. Mais, rapidement, je me suis fait à cet univers (c’est souvent comme ça pour moi avec les albums de Fred).

Le dessin – et aussi la colorisation – sont assez différents de ce que peut faire Fred ailleurs. Parfois au fusain ?, ou alors avec des pages comme trempées dans du café, toutes les nuances du marron, virant parfois au gris ou au noir, enrobent ces petites histoires, le dessin étant simple, et les décors ultra minimalistes – et de toute façon absolument pas réalistes.

C’est une succession d’histoires courtes (généralement de 2 pages chacune), autour d’un couple de bohémiens et de leur fils, promenant la petite roulotte contenant leur « petit cirque » (qu’on ne voit d’ailleurs quasiment jamais) : Léopold, renfrogné, et Carmen, sa compagne, qui tire la roulotte (leur fils ne sort que rarement de cette roulotte).

C’est un des premiers albums de Fred, mais on y trouve déjà certaines des caractéristiques qu’il développera dans ces publications postérieures. A savoir une part belle faite à la rêverie – certains passages relève même d’une forme de surréalisme. Mais aussi beaucoup d’absurde, de loufoque, et de l’humour noir (cruel même parfois) pour pimenter le tout.

C’est à feuilleter avant d’acheter, car cela ne plaira pas à tout le monde. Mais c’est un univers original, dans lequel l’entrée ne se fait pas facilement : mais c’est à découvrir, car Fred a une imagination débordante, et ses rêves ou ses cauchemars ne sont jamais neutres ou inintéressants.

En tout cas, moi, j’ai bien aimé cet album.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  L'Histoire de la dernière image  posté le 30/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’histoire commence de manière classique et lourdingue – pas originale en tout cas –, par une embrouille dans un bar quelconque.

Puis, Fred fait partir l’intrigue – faut-il encore parler d’intrigue d’ailleurs ? – vers son univers onirique si particulier. Il faut être réceptif à ces vagues de rêves, de bons mots qui se succèdent, pour apprécier cet album. Les jeux de mots, relativement nombreux, n’ont pas forcément pour objet de faire rire. Ils imposent seulement, en le relançant, un rythme de lecture. Fred devait probablement avancer au jugé, sans idée très détaillée du cheminement de l’histoire.

Du loufoque donc, sans doute moins d’absurde que d’habitude chez lui, et pas mal de poésie, de douce folie.
Le dessin, avec un trait très gras, est aussi du Fred classique.

Reste que si l’histoire se laisse lire, une fois qu’on est « embarqué », je suis resté un peu sur ma faim. Et pourtant j’aime bien les univers qu’il développe. Mais là, malgré quelques belles trouvailles, et quelques moments de pure poésie, j’y ai moins trouvé mon compte que dans d’autres de ces créations.

Mais cela reste tout de même original et intéressant.

Nom série  Le Noir, la Couleur et Lavis  posté le 30/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il n’y a pas vraiment d’histoire linéaire ici, comme généralement avec Fred, mais c’est plutôt un recueil de dessins, de gags courts (majoritairement un seul dessin par gag), et peu de textes, qu’ils soient dans des phylactères ou en commentaire off.

Moins de place, de temps, donc pour développer l’univers habituel. Mais on retrouve tout de même, disséminés dans ces gags, une bonne partie de ce qui caractérise Fred. A savoir une dose de poésie, de l’absurde, et une pincée d’humour gentiment noir. Sans que je sache pourquoi, beaucoup de gags tournent autour du marteau piqueur, ou de la guillotine.
Le dessin est lui aussi classique pour l’auteur, très reconnaissable.

Inégal comme souvent dans ce genre d’entreprise, cet album est en tout cas intéressant, et globalement réussi. Aucun gag n’est complètement raté, et la grande majorité d’entre eux est drôle – même s’ils ne déclenchent pas forcément d’éclats de rire.

Une lecture sympathique et recommandable.

Nom série  Jaurès  posté le 29/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jaurès fait partie de ces « grands hommes » de l’histoire de France, dont le nom est très connu, beaucoup plus que sa réelle personnalité ou ses idées. Il n’y a qu’à voir avec quelle facilité ou hypocrisie certains hommes politiques (Sarkozy entre autres, mais il n’est pas le seul) se sont réclamés de lui, quand bien même ce serait pour promouvoir une politique aux antipodes des idées de Jaurès.

Les auteurs ont choisi (ils s’en justifient dans le dossier qui clôt l’album) de centrer cet album sur les dernières semaines de sa vie, c’est-à-dire au moment où Jaurès va tenter de s’opposer à la guerre, jusqu’à son assassinat au début d’août 1914.

Plusieurs flash-backs reviennent (aussi pour tenter de faire comprendre le geste de son meurtrier, catholique d’extrême droite et belliciste) sur des évènements et prises de positions antérieurs de Jaurès.
Mais du coup la construction n’est pas toujours très claire, et cela alourdit un peu la lecture (et ne sert pas toujours la pensée de Jaurès).
En effet, Jaurès est aussi un Dreyfusard, un des grands bonhommes du socialisme français et européen (j’aurais été curieux de voir comment il aurait réagi après la Révolution d’Octobre, lorsqu’il s’est agi au Congrès de Tours en 1920 de prendre position : aurait-il suivi la majorité qui quitta la SFIO pour fonder le PCF, avec son journal – L’Humanité – comme organe, comme le fera en Allemagne son ami Karl Liebnecht, ou serait-il resté avec les minoritaires dans la SFIO, ancêtre du Parti socialiste français ?).

Bref, l’angle d’attaque, le moment mis en lumière est peut-être plus intéressant pour en faire un album, mais ce n’est pas forcément le moment le plus intéressant de la carrière de Jaurès (le défenseur des luttes des mineurs de Carmaux).

Pour le reste, la narration est correcte – malgré les défauts mentionnés (flash-backs un peu lourds), mais pas emballante. Un peu comme le dessin d’ailleurs, que j’ai trouvé impersonnel.

A lire éventuellement (en empruntant l’album), peut-être plus pour sentir les débats, les hypothèses qui auraient peut-être permis d’éviter la boucherie de 14-18, plus que pour cerner un homme, non réductible aux derniers mois de sa vie.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Betty Boop  posté le 28/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme tout le monde je pense – en fait peut-être pas pour les plus jeunes – que Betty Boop fait partie de l’imagerie populaire. Je me rappelle en tout cas avoir vu un certain nombre de dessins animés de cette donzelle. Mais, fait significatif, je ne me rappelle en fait que de son dandinement ingénue, de sa tenue « légère » : bref, Betty Boop ne laisse qu’un souvenir visuel, celui d’une bombasse des années 1930, qui a probablement influencé Tex Avery lorsqu’il a créé sa pin-up (celle qui fait disjoncter le loup, entre autres).

Mais je ne savais pas que le personnage avait eu droit à une adaptation BD, assez tôt d’ailleurs, quasiment en même temps que la diffusion des dessins animés, dans les années 1930. L’ayant découvert, j’ai lu l’intégrale publiée par Futuropolis.

Après lecture, je trouve finalement Betty moins sensuelle que la Miss Lace de Male Call de Milton Caniff (autre pin-up « ancestrale » que j’ai récemment découverte, et qui fut publiée une dizaine d’années plus tard pour émoustiller les GI’s). Mais, si elle est moins habillée que Lace, elle dégage un érotisme moins marquant. Même si elle devait quand même être atypique à l’époque – et a d’ailleurs déchaîné les réactionnaires et autres ligues de vertu.

Mais voilà, malgré sa robe hyper décolletée et très courte, sa jarretière, Betty Boop n’est pas si sexy que ça. Il faut dire qu’alors que les autres personnages (gamin, metteur en scène, autres acteurs – l’essentiel des strips ont pour cadre des studios de cinéma, Betty étant actrice) sont dessinés de manière relativement réaliste, Betty, avec sa forme de sablier et sa tête hydrocéphale, désamorce l’impression de sensualité qui aurait pu se dégager d’elle.

A propos de dessin d’ailleurs, je dois dire que celui de Bud Counihan est très quelconque et impersonnel.
Et ses gags ne sont pas emballants. Je ne sais comment ils étaient reçus à l’époque, mais c’est vraiment un humour poussif, qui a très mal vieilli. Aussi ne saurais-je vous conseiller la lecture que par curiosité, pour (re)découvrir un personnage du dessin animé d’antan, que la Bande dessinée n’a pas su revisiter de façon convaincante.

Nom série  Touba  posté le 27/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bizarre, cet album.

En effet, plus que des gags habituels pour ce genre d’album, cela ressemble plutôt à une longue série d’aphorismes plus ou moins caustiques, illustrés, sortis par une sorte d’orang-outang se comportant comme un humain, et commentant de façon plus ou moins cinglante les comportements humains.

L’album que j’ai lu (« L’homme ne descend pas du sage ! ») est publié sous l’égide de la Fondation Nicolas Hulot, et je me demande bien pourquoi ? En effet, si certains « gags » tournent autour de la planète, de l’environnement, ce n’est pas le thème principal (il n’y en a d’ailleurs pas vraiment).

Toujours est-il que si la lecture n’est pas désagréable, elle n’est pas non plus transcendante, et l’humour développé dans cet album n’est pas assez percutant pour me plaire.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Décharge mentale  posté le 26/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
BD Cul est une collection des Requins Marteaux originale et globalement intéressante, mais très inégale au niveau des publications. Cet album de Bastien Vivès (le deuxième qu’il commet dans cette collection) se situe plutôt dans la moyenne haute de la série.

Le dessin de Vivès est ici un chouia plus réaliste que d’habitude, avec des visages le plus souvent « complets » (seuls certains sont sans trait – ce que je n’aime généralement pas avec lui). Du coup ces visages sont plus expressifs (ce qui lui permet de surjouer certaines attitudes).

Pour ce qui est de l’histoire, elle est plus que loufoque, mais finalement c’est assez réussi. Un type est invité chez un ami, et découvre sa petite famille (femme et filles). Et toutes sont clairement prêtes à le mettre à l’aise, et sont assez « débridées ».

On est loin du politiquement correct (c’est même transgressif, avec les filles mineures très délurées, la « famille idéale » considérant la baise comme une forme de politesse, etc), et c’est du porno assumé et perverti par un côté loufoque.

Pas forcément inoubliable, mais plutôt réussi dans son genre. Comme souvent chez Les Requins Marteaux, de fausses pubs concluent l’album (elles aussi très drôles).
Pour amateur de petit porno décalé (comme l’a fait remarquer le posteur précédent, c’est un peu une ambiance à la Esparbec).

Nom série  Cold Train  posté le 26/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album n’est pas ruineux, mais une simple lecture suffit, et je ne vois pas trop l’intérêt d’un achat, même si vous tombez dessus d’occasion et pas cher.

En effet, l’histoire en elle-même n’est pas forcément originale, et la lecture est très rapide (petit format, peu de pages, et beaucoup de cases sont muettes).

L’essentiel de l’intérêt peut résider dans la découverte du travail en Noir et Blanc de Brüno – dont le trait est désormais connu. Mais surtout dans l’alternance de longues plages sans réelle action, et de quelques accélérations, au moment où ça castagne. Le quasi huis-clos dans le train comprime cette action.

Mais, je le redis, c’est une lecture vite oubliée.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Travailleur de la nuit  posté le 26/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais un peu zappé cet album à sa sortie, pensant bêtement, après un rapide coup d’œil sur la couverture, que c’était un banal roman graphique autour de ramoneurs (le nom du dessinateur m’avait-il induit en erreur ?) !? Bref, c’était vraiment débile, et, heureusement, j’ai eu depuis l’occasion de réparer mon erreur.

Car non seulement ce n’est pas un roman graphique, encore moins banal, et qui plus est cette biographie m’a fait découvrir la très belle personnalité d’un anarchiste que je ne connaissais pas – moi qui m’intéresse beaucoup à ce mouvement et à ses idées.

Le ton de cette histoire est assez enlevé, très vif, avec quelques pointes d’humour : tout à fait raccord avec le très beau roman de Georges Darien, « Le voleur », livre de chevet d’Alexandre Jacob, le héros de cette « histoire », plusieurs fois cité (« Le plus rigoureux assaut que je sache contre l’hypocrisie, l’imposture, la sottise, la lâcheté », en disait André Breton, dans la préface d’une réédition, remarque qui pourrait d’ailleurs s’appliquer à la vie d’Alexandre Jacob). Alexandre Jacob, par sa personnalité (actes et paroles), ressemble ainsi beaucoup à Randal, le héros du « Voleur ».

La lecture de cet album est relativement rapide, malgré une pagination importante. C’est que le rythme est fluide (et le dessin de Chemineau y est aussi pour beaucoup). On suit la longue lutte qu’a été la vie de Jacob (dans un long flash-back au début, jusqu’à sa condamnation au bagne, puis de cette condamnation jusqu’à sa mort).

Matz a bien su nous montrer la grandeur de cet homme, qui n’a jamais trahi les idéaux de sa jeunesse, et qui a su rester droit et honnête (n’est-il pas un « gentleman cambrioleur » comme celui de Leblanc – mais avec une conscience politique plus exacerbée ?) – quand bien même la société l’accusait du contraire.
C’est un album parfois jubilatoire, parfois qui donne le blues, mais on ne peut que rester admiratif de la force de caractère dégagée par Jacob, et remercier Matz d’en avoir dressé un portrait si vivant.

Nom série  John Watercolor et sa redingote qui tue !!  posté le 25/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est probablement le premier album dans lequel Moebius a recueilli ses travaux (plus d’une vingtaine d’histoires, le plus souvent très courtes), dispersés dans diverses revues (principalement ici Métal Hurlant, Hara-Kiri ou l’Echo des Savanes, mêmes s’il y a quelques inédits). En cela il complète assez bien "Cauchemar blanc", recueil un peu postérieur.

Les histoires datent des années 1960 pour les deux tiers, et du tout début de la décennie suivante pour les autres. On y voit donc le maître dans ses tâtonnements, mais on n’y voit pas encore ce qui caractérisera son style ultérieur.

La première chose qui saute aux yeux, c’est bien sûr le talent fou de Moebius/ Giraud pour le dessin ! Mais ce que cet album permet de découvrir, c’est qu’il est à l’aise dans tous les styles. En effet, c’est probablement l’album de Moebius dans lequel la diversité de styles est la plus grande !

Son dessin gras et épuré SF, mais aussi de l’ultra réalisme, et même (c’est rare chez lui, du franco-belge plus classique, proche de Gotlib – en particulier les histoires mettant en scène un molosse au visage simiesque !).

C’est très inégal et souvent brouillon (à cet égard l’histoire courte qui a été choisie pour illustrer la couverture n’est pas vraiment la meilleure, que ce soit pour la narration ou le dessin !, ce choix n’est vraiment pas bon. D’ailleurs, contrairement à cette couverture, tout l’album est en Noir et Blanc). Quant au titre assez hermétique de l’album, aux allures loufoques, c’est celui de la dernière histoire, effectivement absurde, mais plutôt réussie elle.

Quasiment aucune Science-Fiction ici (à juste un peu dans deux histoires vers la fin), c’est donc une réelle curiosité, puisqu’on n’y retrouve rien qui ressemble au travail de Giraud (sur Blueberry par exemple) ou Moebius (sa SF épurée avec un dessin au trait gras).

Nom série  Point de fuite pour les braves  posté le 25/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n’est certes sans doute pas le meilleur album de Boucq, mais il mérite en tout cas le détour, car rempli de qualités.

D’abord, si la vingtaine d’histoires (d’une à une dizaine de pages) est assez inégale, il faut dire qu’elles sont très éclectiques, et qu’elles démontrent le talent de Boucq, qui part ici dans tous les sens.

Si l’humour domine (un peu Noir, un peu absurde, un peu amer), il n’est pas présent partout, et le fantastique, l’étrange ou le loufoque l’accompagnent agréablement.

Parfois aidé de quelques comparses au scénario, comme Delan, Tronchet, Gotlib ou Christin (l’histoire de ce dernier, la plus longue, est aussi celle qui m’a le moins convaincu), Boucq sait vraiment aller au bout d’une idée, d’un délire, comme le font sur un autre registre Gotlib ou Goossens.

C’est un album sympa, que la grande diversité des histoires qui le composent – et la qualité du dessin de Boucq rendent agréable à lire.

Nom série  Armalite 16  posté le 25/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série reprend en l’étoffant l’univers déjà traité par Crespin dans Marseil.
Le dessin est toujours aussi bon – même si là aussi « daté » – mais la colorisation (prévue dès le départ et non maladroitement ajoutée comme pour Marseil), est à la fois belle (rehaussée à l’aquarelle ?) et elle aussi datée.
Les textes (comme pour Marseil le plus souvent des commentaires en off, du style indirect, même si à partir du deuxième tome il y a un peu plus de dialogues) sont plus lisibles (police mieux adaptée). Voilà pour la comparaison.

Pour ce qui en est de l’histoire, je ne l’ai pas trouvé transcendante. Le rythme est lent – il faut dire que Crespin joue plutôt sur une sorte d’ambiance molle, de poésie plus ou moins triste. Du coup, ni les personnalités des protagonistes, ni les méandres de l’intrigue (entre les « verts » et les montagnards plus ou moins rebelles par exemple) ne sont réellement développés.

Résultat, si la série se lit vite (peu de dialogues, beaucoup de planches muettes et relativement peu de cases d’ailleurs), elle ne laisse pas un souvenir inoubliable. Elle vaut davantage pour le dessin que pour l’intrigue.
Un emprunt peut éventuellement suffire.

Nom série  Plus on en parle... moins on le fait !  posté le 25/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On est là dans du Wolinski classique, qui ne surprendra personne, que ce soient ses nombreux détracteurs, ou alors les moins nombreux aficionados.

C’est-à-dire que le dessin est moche, ne s’embarrasse pas de fioritures (cases, décors et autres détails inexistants), tout est centré sur les textes, les dialogues.

Restent donc ces dialogues. C’est souvent provocateur, rentre dedans, irrévérencieux, parfois simplement caustique. Et, bien sûr, c’est souvent graveleux, du cul, du sexe – plus dans les mots que les images d’ailleurs.

L’album est relativement épais, et ne se lit pas rapidement – eu égard au texte parfois surabondant, presque trop verbeux – et parfois ennuyeux.
On alterne les pages avec un seul ou deux/trois dessins gags (ces passages, plus concis, sont souvent les meilleurs, tout du moins ceux qui se laissent lire plus facilement et c’est là que l’humour est le plus percutant et réussi, même si ce n’est pas le cas à chaque fois, loin de là !) et parfois une foule de dessins et un texte hyper abondant, le tout en tout petit pour le rendre encore moins accrocheur (ces passages sont souvent rébarbatifs).

Globalement d’ailleurs, j’ai trouvé l’humour inégal et trop souvent faible ou inexistant. De plus, le côté provocateur de Wolinski est assez lassant, tourne parfois dans le vide (une sorte d’accoutumance nous l’a rendu moins « fort » ?), et est en tout cas dépassé, des années après (même si sa vision d’Angoulême 1989 est assez corrosive et originale).
Comme souvent avec cet auteur, je suis déçu après ma lecture, alors que je lui reconnais le mérite d’être une sorte de poil à gratter. Mais dans le genre, je préfère nettement Reiser !

Nom série  Marseil  posté le 24/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange album que celui-ci, qui possède quelques qualités, mais aussi, hélas, un certain nombre de défauts.

En Noir et Blanc à l’origine visiblement, il a été colorisé pour une réédition chez les Humanos (collection Métal Hurlant). Mais hélas le résultat est catastrophique je trouve. En effet, le dessin de Crespin est techniquement très bon, mais la colorisation qui a été ajouté le rend souvent illisible – et moche de surcroit, car cette colorisation donne un rendu « pas fini », « fait à la va-vite ».
Ce sont aussi les textes qui sont du coup difficilement lisibles parfois, comme si une couche de peinture les avait recouverts, alors même qu’au départ la police utilisée n’est déjà pas forcément très claire. Les Humanos ont plusieurs fois republié cet album : j’espère qu’ils ont amélioré le résultat ! Je pense que la version originale en Noir et Blanc est bien meilleure.

Pour ce qui est de l’histoire, elle se déroule dans un espace post-apocalyptique (dont nous ne savons pas grand-chose), dans le Sud-Est de l’ancienne France, entre Lyon et Marseille (d’où le titre).
Comme pour le dessin, le point de départ et son développement sont assez datés, et peuvent trouver des équivalents dans d’autres séries post-apocalyptiques, comme Simon du fleuve par exemple, le clin d’œil est même revendiqué page 9 (« tu parlas même d’un nommé Simon et d’un fleuve du sud… »).

Cela parle globalement de la lutte de quelques « résistants », contre des oppresseurs mal identifiés (comme dans Simon du fleuve d’ailleurs au départ).
Mais, hélas, la narration (la plupart du temps au style indirect – peu de dialogues et de phylactères), un peu littéraire, est elle aussi trop obscure.

C’est donc un album marqué par une époque, et qui pêche par manque de clarté. C’est dommage, car Crespin a un très bon coup de crayon, et il aurait pu développer une histoire moins alambiquée et plus simple.
A noter qu’il va développer cet univers quelques temps après dans sa série Armalite 16.

Nom série  La Diva et le Kriegspiel  posté le 23/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Goetzinger me fait souvent un effet assez bizarre. Et c’est encore un peu le cas ici. Il est assez stylisé, maniéré (il n’y a pas le léger souffle d’érotisme que j’y trouve parfois), avec quelques trognes « à la Bilal ». Mais c’est aussi un chouia trop appliqué, avec des personnages – et leur visage en particulier – trop statiques, avec parfois l’impression qu’ils portent des masques.

Pour ce qui est de l’histoire concoctée par Christin, elle se laisse lire, sans plus, et je pense que je l’aurais rapidement oubliée.
L’album est une sorte de long flash-back, la diva en question étant interrogée par des résistants (nous sommes vers la fin de la Seconde guerre mondiale) avant un éventuel peloton d’exécution.

Racontée en grande partie au style indirect (ce qui ici n’aide pas à captiver le lecteur), la vie de cette « diva » n’est pas inintéressante (elle traverse la première moitié du XXème siècle, et se trouve au cœur de ses évolutions, de la crise à la montée du fascisme, jusqu’à la mise en place de la dictature pétainiste – c’est d’ailleurs cet aspect qui est le plus intéressant dans cet album, Christin ayant pris le parti de montrer certains décors et marionnettes du régime).

Mais voilà, cette histoire n’est pas hyper originale, la narration n’est pas non plus très engageante, et les personnages ont une personnalité à l’image du dessin de Goetzinger, c’est-à-dire assez plate : il manque ici clairement de la profondeur, du rythme, quelque chose qui permettrait au lecteur de s’intéresser au sort de cette diva, ballottée par les événements, au cœur de l’album, mais dont on ne perce pas réellement la personnalité.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Oiseau noir  posté le 20/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un album très lumineux, que ce soit pour le dessin de Dethorey (qui met en avant le soleil de Provence), mais aussi pour le scénario, qui privilégie certains bons sentiments, et un épilogue lui aussi plein de positif (même si cette fin m'a paru quelque peu brutale, un peu trop facile).

Alors, cela se laisse lire agréablement, la narration est fluide, et Le Tendre rend bien l'atmosphère "de clocher" de ce petit village perdu, dans l'immédiat après guerre (avec quelques rancunes nées de l'occupation allemande, qui vont être ravivées par l'arrivée de Manfred, soldat allemand marqué par l'horreur de la guerre).

Toutefois, les rancœurs entre villageois ne sont pas forcément bien exploitées, et ces mêmes villageois sont parfois un peu trop caricaturés, leur personnalité manquant de profondeur, d'aspérités.
Mais les auteurs ont cherché à positiver, et ont, malgré quelques défauts, réussi un album plutôt sympa.

Nom série  L'Ange de miséricorde  posté le 19/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un bien étrange album, dont l’histoire ne se laisse pas apprivoiser si facilement.

Le dessin de Theureau est beau, mais je trouve ses personnages trop statiques (les visages en particulier). Cela donne parfois un rendu stylisé, anguleux, le découpage des cases accentuant un peu cet aspect géométrique. Mais, comme je l’ai déjà dit, c’est un dessin original et réellement beau.

Pour ce qui est de l’histoire, elle n’est pas très simple à suivre. Du moins elle se complique singulièrement au fur et à mesure de son avancée, sans que la fin ne lève tous les voiles – bien au contraire !

Autour du personnage principal, plusieurs seconds rôles – des femmes en particulier – intriguent (dans tous les sens du terme d’ailleurs), et une petite communauté russe, égarée dans la forêt près de la petite ville où se déroule l’intrigue reste un mystère, même après le dénouement.

Si j’ai plutôt bien aimé ma lecture, je reste quand même un peu frustré, car, saupoudrée de thriller et de fantastique, l’histoire ne m’a pas livré suffisamment de clés pour la comprendre. Je ne sais pas où Dionnet voulait en venir avec cette fin très étrange ?

Nom série  Dickie Dare  posté le 18/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Male Call, je découvre une autre œuvre de Milton Caniff rééditée par Futuropolis. Et cette série m’a clairement moins intéressé.

Il faut dire qu’on n’y retrouve pas l’érotisme fétichiste autour de Miss Lace qui innervait Male Call. Pas d’humour non plus pour pimenter ces aventures.

« Dickie Dare » est probablement la première série de Caniff, c’est un ancêtre qui fait bien son âge. Le dessin est effectivement daté. Mais, à le regarder de près, il est quand même bien fichu pour l’époque (début des années 1930). Il n’y a qu’à le comparer avec celui d’Hergé à la même époque !

Les différentes histoires (une dizaine de pages à chaque fois généralement) commencent toutes de la même manière : un jeune garçon – Dickie donc – se plonge dans la lecture d’un grand classique, et rapidement se trouve projeté, avec son chien Wags (qui ressemble furieusement à Milou !), au milieu des aventures qu’il lit, et en devient presque le héros.
Dickie intervient donc successivement avec Robinson Crusoé, Robin des bois, les chevaliers de la table ronde, Custer, etc.

Cela mise donc sur une sorte de poésie, les rêves d’un gamin qui se réalisent (un petit peu de « Little Nemo » dans le personnage de Dickie ?). Le point de départ n’est pas inintéressant. Mais voilà, la narration est elle aussi datée. En effet, pour un lecteur contemporain, cela manque clairement de dynamisme et surtout c’est très naïf (en cela il n’est pas très éloigné d’Hergé période Totor). Et bien sûr (concernant Custer et les Indiens par exemple, c’est imprégné des préjugés de l’époque, qui semblent aujourd’hui – heureusement – dépassés).

A cette naïveté, cette lourdeur scénaristique (et le fait que Dickie, jeune enfant soit immédiatement adopté comme pair, voire comme chef par toutes les personnes qu’il rencontre), s’ajoute quelques autres trucs eux aussi un peu lourds. Comme certaines interjections (« Gee Hooligans » par exemple), reprises à tout propos.

C’est donc une curiosité historique, que l’on peut éventuellement emprunter, mais qui risque de rebuter un grand nombre de lecteurs (cela s’adresse plutôt à de jeunes lecteurs).
Mais, si j’ai été un peu dur, et pour poursuivre ma comparaison avec les premiers Hergé, je dois dire que c’est beaucoup plus intéressant.
Note réelle 2,5/5.

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