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Nom série  12 rue des ablettes  posté le 23/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les éditions Warum publient pas mal d’œuvres originales, comme celle-ci, qui sortent du lot, même si ce sont souvent des « galops d’essai ».

Ce petit album est vite lu, car peu épais, avec quelques vignettes (les cases traditionnelles en sont absentes) et peu de dialogues : le personnage principal monologue souvent.

Cela raconte le quotidien de ce personnage donc, dans son immeuble, dont on découvre quelques personnages truculents (l’immeuble lui-même étant une sorte de personnage).

De manière à la fois naturelle et insidieuse, ce quotidien se remplit d’un fantastique tantôt absurde, tantôt poétique, avec une pointe d’humour pour rehausser le tout.

Comme l’histoire, le dessin est sans fioriture, quelques traits au stylo visiblement.

Sans prétention, cette histoire courte est plutôt chouette, et mérite vraiment un petit détour. Une adresse que je vous recommande.

Nom série  Mémoires de la guerre civile  posté le 21/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais découvert ces deux auteurs avec la série Le Complexe du chimpanzé, dont j’avais bien aimé l’essentiel, même si j’avais déploré l’absence de fin crédible et donc la déception de qualités gâchées.

J’espère qu’ici Marazano saura mener jusqu’au bout cette histoire, qui est pour ce tome introductif plutôt bien faite. Il n’y a pas trop d’esbroufe, ni de teasing superflu et artificiel.

C’est par bribes qu’on en apprend (un peu, mais pas tant que ça finalement) sur cette société quasi post-apocalyptique, dans laquelle des nantis, peu nombreux, vivent séparés des autres dans des enclaves protégées électroniquement. Entre les deux, des forces spéciales chargées de faire en sorte que chacun reste à sa place, de faire le « sale boulot ». Les pauvres, qui n’ont pas accès aux espaces privilégiés (nous apprenons que les héros, dont Vivian, membres des SI, ces forces spéciales, peuvent intégrer au bout d’une dizaine d’années de services ces happy fews), forment une sorte de réserve d’esclaves, qui n’est pas sans rappeler certains pays pauvres ou émergents, dont la main d’œuvre est exploitée au profit des pays riches, dans lesquels ils n’ont pas le droit d’aller.

Mais Marazano ne nous livre pas grand-chose des secrets qui innervent cette société. Tout au plus sait-on qu’une guerre civile a éclaté. Le titre bien sûr, mais aussi le fait qu’une partie de l’intrigue utilise le flash-back.

Le dessin de Ponzio utilise beaucoup l’informatique, dans un style hyperréaliste parfois proche de la photo. Cela renforce la froideur de l’ensemble, à juste titre, même si j’avoue ne pas être enthousiaste avec ce genre de travail.

Un album qui donne quand même envie d’en savoir plus, et de lire les deux tomes prévus ensuite.

Nom série  Geronimo (Matz/Jef)  posté le 21/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis passionné par le monde amérindien, et j’ai déjà lu pas mal de choses sur les tribus du Sud des Etats-Unis – en particulier sur les différents groupes Apaches. Géronimo, par la durée de sa révolte, parce qu’il fut le dernier chef à se rendre, en est devenu le symbole. J’avais donc un a priori favorable quant au sujet, mais un peu d’appréhension quant au traitement.

Hélas, c’est la déception qui domine après la lecture de cet album.
L’intrigue d’abord, qui veut suivre quelques moments importants de la révolte de cet homme, mais qui le fait maladroitement. Les dialogues et les commentaires en off semblent empesés, la lecture n’est pas toujours fluide, et quelques raccourcis ne sont pas forcément judicieux.

Le dessin quant à lui ne m’a pas plu. Non qu’il soit mauvais. Mais je ne l’aime pas, les visages en particulier que je ne trouve pas beaux, ni suffisamment réalistes. Qui plus est Géronimo ne ressemble pas assez au personnage réel.

Bref, c’est un album qui ne rend pas assez justice à un homme qui ne demandait pas autre chose que vivre, mais qui ne rentrait plus dans les plans d’une société mercantile et impérialiste – comme d’autres (Sioux et Cheyennes, Nez-Percés, pour ne prendre que des exemples de révoltes quasi contemporaines contre le rouleau compresseur américain).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Maître des crocodiles  posté le 21/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album que j’ai lu sans réel déplaisir, mais qui me laisse une impression mitigée.

En effet, l’histoire – qui reprend certains thèmes de « Moby Dick » ou des « Dents de la mer », peine à trouver son rythme, à en avoir tout simplement. C’est vite lu, mais sans qu’on s’attache au personnage principal, sorte d’activiste écolo venu tourner un film militant dans un archipel indonésien, avec sa femme enceinte (j’ai du mal à croire qu’une femme enceinte fasse ce genre de « voyage », dans une zone en guerre civile, dans une nature hostile, à l’autre bout du monde…).

Plusieurs années après la mort de sa femme (tuée par un crocodile géant), il retourne « boucler la boucle » et régler cette histoire de crocodile.

Je n’ai hélas pas vraiment été accroché par l’histoire elle-même, ni par les péripéties qui la développent.

Quant au dessin, il n’est pas mal du tout, en tout cas plus abouti que le scénario. Mais l’ensemble est décevant je trouve.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Art Invisible  posté le 19/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Album « L’art invisible »

Certes, cette étude sur le médium bande dessinée n’est pas forcément faite pour une lecture détente, et ne s’adresse pas forcément au lecteur lambda. Il n’empêche, c’est quand même une lecture que je recommande à tous.

En effet, McCloud a su éviter le pensum aride, et son entreprise pédagogique est plutôt bien menée, que ce soit sur le fond (il emploie un ton volontiers primesautier, des termes et des exemples simples) ou sur la forme (c’est aéré, le dessin est lui aussi simple) : de la simplicité donc, mais qui n’est jamais simpliste.

C’est donc un minimum exigeant, mais la démonstration est réussie. Et globalement complète, puisqu’il puise assez loin dans l’histoire du médium (les écritures cunéiformes mésopotamiennes ; les écritures mésoaméricaines ; les hiéroglyphes, etc sont appelées à la barre des témoins).

Alors certes, en y songeant, rien de révolutionnaire dans ce premier tome, pour qui s’intéresse à la BD avec un éventail assez large, mais cette somme est vraiment bien fichue, et mérite vraiment le détour.
Même si Mc Cloud s’appuie surtout sur la BD américaine – qu’il côtoie davantage, il utilise aussi certains exemples européens (Hergé surtout) et japonais (ses remarques sur la spécificité japonaise sont intéressantes). Les parallèles faits avec les arts proches (peintures essentiellement, ou collages, comme ceux du génial Max Ernst) sont aussi bien vus : et encore, il aurait pu davantage s’appuyer sur les innovations typographiques, graphiques et éditoriales de Dada !

Quelques légers bémols toutefois. Outre que la BD européenne est ici minorée, un pan de la recherche et de la pratique de certains auteurs mériterait de compléter l’étude de Mc Cloud (mais c’est que ça s’est aussi développé après la publication de son opus). C’est pourquoi je recommande fortement à ceux qui ont été très intéressés par cette étude, de se plonger dans les travaux de l’Oubapo (voir mon long avis sur cette « série » [qui n’en est pas une mais bon] sur ce même site), en particulier le dernier tome en date, véritable mine pour ceux qui chercheraient des publications ayant joué sur les possibilités offertes par ce médium.

Album « Réinventer la bande dessinée »

L’album « réinventer la bande dessinée », s’il est intéressant, traite le sujet par un autre biais. Alors que « L’art invisible » cherchait à définir le médium, ses racines, ses possibilités, « réinventer… » est lui plus ancré dans la réalité de la BD américaine du XXe siècle, en analysant ses capacités, les obstacles à franchir, sur le plan de la diffusion : les aspects économiques sont alors essentiels, comme le sont les moyens de diffusion.

Mac Cloud détaille aussi longuement les évolutions consécutives au développement de l’informatique, puis d’internet (pour la fabrication et la diffusion de la bande dessinée).

La démonstration est tout aussi limpide, bien fichue que dans le tome précédent, mais, si c’est globalement intéressant, cela m’a un chouia moins captivé (affaire de goût, d’attente certainement, plus que défauts de l’album).
Je regrette aussi le centrage assez hermétique sur le cas des Etats-Unis (celui que l’auteur connaît le mieux certes), un éclairage plus important sur la situation européenne ou japonaise (ce dernier cas est parfois évoqué) aurait été intéressant, pour pointer les différences – même si quelques paradigmes sont communs.

Enfin, si les réflexions sur le développement de la BD numérique sont intéressantes et pertinentes, l’album ayant été réalisé à l’extrême fin du XXe siècle, il est un peu dépassé et mériterait une « mise à jour » sur certains points. Par ailleurs, je ne suis pas si optimiste que Mac Cloud concernant la démocratisation de l’accès à la BD pour les lecteurs et/ou aux lecteurs par les auteurs : les géants, type Amazon se sont déjà chargé de phagocyter ce « commerce » - même si internet permet des espaces de liberté, il n’est pas aussi « libre » que rêvé à ses débuts.

Le travail de Mac Cloud est néanmoins de haute qualité, et devrait intéresser tous ceux que le medium BD captive (mais j’insiste, allez voir les travaux de l’oubapo !).

Nom série  Caveman  posté le 18/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis tombé par hasard sur cet album, n’ayant jamais entendu parler de cet auteur. Et visiblement, vu le peu d’avis qu’il a recueillis ici, sa rencontre est loin d’être courante.
Il faut dire qu’il n’est pas non plus des plus marquants.

La couverture, d’abord, que j’ai trouvée assez moche. Il faut dire que le dessin a des petits airs de Crumb – auteur qui ne m’attire a priori pas du tout, et dont je n’aime pas le graphisme des personnages. Si vous êtes comme moi, passez outre, car le dessin à l’intérieur n’a rien à voir (il y est bien plus classique et joli je trouve – cette dernière remarque étant uniquement affaire de goût). Et uniquement en Noir et Blanc, contrairement à la couverture, décidément peu représentative de ce qu’elle est sensée « présenter ».

Cet album se lit très vite. Du fait d’une faible pagination, et parce qu’entièrement muet. Vite lu donc, mais hélas vite oublié aussi.

En effet, toutes ces historiettes (deux pages chacune le plus souvent) sont à peu près sur le même modèle : quelques péripéties édifiantes de personnages préhistoriques, conclues en appoint par une dernière case contemporaine, tendant à montrer l’intemporalité de certaines situations, réactions, dans une chute qui se veut humoristique (cela joue un peu sur la transposition des situations dans notre époque).

Hélas, cela ne m’a fait sourire que très rarement (et je n’ai jamais été au-delà !), et, si ça se laisse lire, j’ai été déçu, trouvant que cela manquait de causticité, de percussion.
A emprunter, éventuellement, mais un achat ne me paraît pas indispensable.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Quatrième pouvoir  posté le 18/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire. Il faut dire que l’entame est un peu brouillonne, et je ne comprenais pas trop, au début, qui était qui, ce qui se passait, même si l’intrigue s’éclaircit quelque peu au cours du premier tome.
Par la suite, si quelques zones d’ombre persistent, c’est quand même plus limpide. Et du coup on suit plus facilement le déroulé de l’intrigue.

Par contre, le dessin de Gimenez est vraiment très beau, surtout lorsqu’il ne surcharge pas les pages. C’est en particulier le cas des planches – dans un format plus ou moins grand – se passant dans l’espace (paysages intersidéraux, vaisseaux spatiaux), ou de certains décors (par exemple la dangereuse profusion de bestioles et de plantes agressives dans le dernier tome).
Certains visages sont un peu moins réussis, mais globalement le dessin est le point fort de la série. Même si, comme pour le scénario, ce n’est pas toujours très clair (voir les combats dans « l’enfer vert » évoqué plus haut).

Pour ce triptyque mené en solo par Gimenez, sans le génie inégal et mystique de Jodorowsky (même s’il y a quelques accointances avec La Caste des Méta-barons), je trouve qu’il s’en tire plutôt bien : un scénario honnête, avec quelques originalités, un dessin parfait pour tout le côté Science-Fiction. Voilà une série qui, sans être un chef d’œuvre, mérite quand même un petit détour.

Nom série  Elsa  posté le 18/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ressors de la lecture de ce triptyque avec un avis assez mitigé. Il y a des qualités, certes, mais aussi des défauts, et il y manque un petit plus pour accrocher le lecteur.

En ce qui concerne le dessin de Michel Faure, je l’ai trouvé plutôt bon, voire même très bon, tout en restant classique. Les personnages, leur visage (et pas seulement les femmes – ici très belles), sont vraiment bien croqués. Je suis, par contre, nettement moins convaincu par la colorisation.

Pour ce qui est de l’histoire, c’est au départ une intrigue policière que je trouve franchement quelconque – en tout cas déjà vue et sans réels rebondissements, sans surprise. Je n’ai, en particulier, pas trop accroché au personnage du flic, peu crédible (idem pour Hélène, aussi jolie qu’improbable dans son attitude). Et j’ai trouvé la fin trop brutale, un peu bâclée.

Makyo a insufflé dans cette intrigue un peu de fantastique, autour du personnage d’Elsa – très intrigante dès le début, avec ses dons de dessinatrice, mais aussi son rationnement des mots et le décompte troublant qu’elle fait de ceux qu’elle utilise (je pense d’ailleurs qu’il aurait fallu poursuivre dans cette voie, et utiliser le malaise généré par cette petite fille sur son entourage, pour dynamiser cette histoire). Ces petits grains de sel relèvent quelque peu le plat, qui risquait sinon d’être bien insipide.

Par ailleurs, plusieurs thèmes sont effleurés, comme la société mercantile, le monde des sectes, mais sans jamais n’être autre chose qu’un décor. Comme la personnalité de certains personnages, cela aurait mérité d’être plus creusé.

Au final, c’est une lecture que je peux vous recommander – elle est assez rapide, car beaucoup de pleine pages muettes (nombreux dessins pleine page et surprenants d’Elsa). Mais un emprunt suffira largement.

Nom série  Les Esclaves oubliés de Tromelin  posté le 16/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier mérite de cet album – et ce n’est pas mince – est de m’avoir fait découvrir cette tragédie, totalement oubliée (allez savoir pourquoi…), hautement révélatrice de ce qu’a été pendant trop longtemps, la traite négrière et les rapports Blancs esclavagistes/Noirs esclaves.

Savoia fait ici alterner en parallèle deux histoires : celle (romancée et forcément en partie « reconstituée ») du naufrage et des tentatives de survie des îliens malgré eux, et celle de l’expédition scientifique à laquelle il appartient, qui tente de retrouver aujourd’hui les traces de ces survivants de l’impossible (quelques points communs avec l’histoire relatée en partie dans Jeronimus, le délire dictatorial en moins).

C’est un album intéressant, même s’il ne m’a pas accroché autant que je m’y attendais en découvrant l’histoire originale.

La partie « contemporaine », relatant l’expédition (ses préparatifs, son déroulement quotidien) a – au début en tout cas –, quelques accointances avec certains albums d’Emmanuel Lepage (La Lune est blanche ou Voyage aux îles de la Désolation par exemple), et le récit réussit à passer outre la routine qui rapidement s’installe sur cet îlot désolé et désertique. Contrairement à d’autres avis, cette partie ne m’a pas trop lassé (même si je trouve moins bien brossé que dans les Lepage le côté humain de cette expédition).

La partie « reconstitution », si elle n’est pas inintéressante, m’a un peu laissé sur ma faim. Elle en devient presque anecdotique, comme secondaire, alors que c’est là que réside la force de cet album normalement. Et du coup, si je trouvais au départ plutôt bonne l’idée de faire alterner ces deux parties, j’en viens à me demander si cela ne hache pas trop cette partie du récit, et ne lui fait finalement pas perdre de sa force.

Ceci étant dit, je vous recommande tout de même la lecture de cet album, qui traite d’un sujet captivant (admirez les jeux de mots vaseux que je case dans cette dernière phrase !).
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Pourquoi j'ai tué Pierre  posté le 15/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est une histoire qui, au début, m’a fait penser à la récente série de Riad Sattouf, L'Arabe du futur. La colorisation mise à part, cela partait sur le même ton, mi intimiste mi goguenard, avec un regard d’enfant sur un monde d’adultes.

Cela s’en écarte ensuite, au fur et à mesure que s’éclaire le titre – et le compte à rebours de ces « j’ai tué Pierre », à divers âges.

Sur un sujet scabreux – on devine bien en amont le nœud du problème – cette histoire autobiographique – et quasi cathartique ! – avance à petits pas, l’auteur prenant des précautions avec lui-même, pour aller jusqu’au bout de cette libération. Le dessin simple d’Alfred est aussi pour beaucoup pour faciliter la lecture.

C’est vraiment une lecture fortement recommandable, qui ne donne pas dans le pathos, alors même que le sujet y tombe souvent lorsqu’il est évoqué dans les médias. Quant à la justice, puisqu’ici Pierre n’a eu qu’à affronter le regard d’Olivier Ka, elle passe une nouvelle fois l’éponge sur ces criminels en soutanes, fussent-ils, comme ici « très cool ».

J’ajoute qu’en plus d’une triste histoire, très noire (certains passages me faisant penser à la noirceur de Larcenet dans certaines de ses œuvres publiées chez les Rêveurs), cet album est aussi un joli portait de famille, d’une génération : cette partie, qui se lit en parallèle de la relation d’Olivier avec Pierre, est elle aussi (sur un ton plus positif bien sûr) intéressante, brossant le passage à l’âge adulte du jeune Olivier.

Un album que je vous recommande vraiment !

Nom série  Dans la forêt sombre et mystérieuse  posté le 15/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout ce que fait Winshluss est pour moi intéressant. Mais en apprenant que son prochain album paraîtrait chez Gallimard, et qui plus est plutôt pour un public « jeunesse », je n’ai pas pu m’empêcher d’anticiper une déception, craignant que l’univers de Winshluss n’en sorte trop édulcoré.

Mais, après tout, il a déjà exposé ses traits underground et caractéristiques, et certaines de ses idées pas forcément consensuelles chez Mickey, avec ses deux crétins de Wizz et Buzz. Alors, je suis allé vérifier ce que cela avait pu donner.

Eh bien c’est plutôt une réussite, qui efface une bonne partie de mes appréhensions initiales. Pas toutes certes, car je préfère l’irrévérence plus marquée de In God We Trust ou surtout du génial « Pinocchio », pour ne parler que de ces perles.

Mais cet album est vraiment bien fichu, adapté à un public jeune certes – et évitant malgré cela tout côté gnangnan – mais qu’un adulte comme moi peut aussi lire avec plaisir.

Franky, le personnage du crapaud, gouailleur et imposant, est caractéristique des créations de Winshluss, et est ici un parfait complément au jeune Angélo, héros malgré lui d’une Odyssée pour de rire.

Comme Smart monkey, c’est un album idéal pour entrer dans l’œuvre de cet auteur original dont je suis fan de l’esthétique (entre autre).

Nom série  Adam Sarlech  posté le 14/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une trilogie que j’ai découverte finalement assez tardivement, avec l’intégrale qui en a été publiée récemment par les Humanos.

J’en ressors avec un avis assez mitigé.
L’aspect graphique tout d’abord, assez déroutant, avec un dessin très original de Bézian, des visages très anguleux, avec des traits comme griffés, lacérés. C’est surprenant – et j’ai eu du mal à m’y faire au début –, mais cela renforce le côté fantastique et « mystérieux » de l’intrigue.
J’ai par contre trouvé très bonne la colorisation, très tapante, proche du rendu des albums de Kérascoët.

L’intrigue, dont les différentes parties ne prennent sens et liant qu’à la fin, m’a par contre un peu moins convaincu. En effet, j’ai été un peu perdu, ne saisissant pas tous les tenants et aboutissants d’une histoire peut-être un peu trop emberlificotée.

A feuilleter avant d’acheter, mais ce triptyque mérite quand même plus qu’un détour.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1894  posté le 14/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas complètement inintéressante au fond, cette lecture m’a pourtant déçu.

D’abord, je trouve que cet album est un peu à part dans cette série concept, qui généralement, à un moment charnière de l’Histoire, met en avant un « anonyme », et lui fait jouer un rôle important, que l’Histoire n’a pas reconnu.
Or, ici, le personnage principal n’est pas vraiment anonyme – même s’il est moins connu que Dreyfus – et son rôle (Esterhazy est le « vrai » traitre) est depuis longtemps connu et développé dans les livres d’histoire.

Ensuite, la construction de l’album m’a déplu. En effet, plus qu’une version romancé, on a là une sorte d’enquête, un dossier documentaire parfois même très (trop) didactique et, disons le tout de suite, pas vraiment captivant.

Un album bancal donc, qui déçoit ceux qui n’y cherchent qu’un roman graphique d’aventure, mais qui ne satisfera pas davantage ceux qui attendaient une étude historique.

En effet, une partie des causes et des conséquences de cette affaire sont peu ou pas développées. En particulier l’antisémitisme (évoqué, mais de manière trop subalterne). Et l’impunité de l’institution militaire, qu’il fallait cajoler, la guerre approchant.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1871  posté le 12/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album se situe dans une honnête moyenne, au milieu de cette série concept inégale et pas forcément si porteuse qu’elle pouvait le paraître de prime abord.

Même si l’on est d’emblée lancé au cœur de la Semaine sanglante, la Commune de Paris n’est pas le cœur de cet album, c’est plutôt un décor – comme le sont les personnages historiques qui apparaissent, parfois de manière vraiment artificielle (Jules Vallès, mais surtout Arthur Rimbaud à la fin), comme si les auteurs avaient voulu à tout prix les caser là, pour « faire plus sérieux ».

Nous suivons donc la trajectoire d’un Africain, adopté par un explorateur français et qui, contre toute attente – et même crédibilité souvent – va quitter le nid douillet et bourgeois de sa nouvelle famille, pour se lancer dans l’aventure guerrière du Second empire (campagnes d’Italie, d’Algérie, contre les Prussiens), pour finir Communard.

Cela se laisse lire, mais, comme je l’ai écrit plus haut, cela manque de profondeur, cet Africain paraissant improbable dans ces situations.
Le dessin est – comme souvent pour cette série (même si les équipes changent) convenable, sans plus.

A emprunter, éventuellement.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Douce (Schuiten)  posté le 11/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Schuiten est un auteur qui m’intéresse, et qui a la particularité de faire de ses décors (cités fantastiques généralement) les vrais personnages principaux de ses albums.

C’est avec un peu plus de circonspection que j’ai lu celui-ci, craignant, après un feuilletage rapide (et à la vue du dossier final), que ce ne soit qu’un album de circonstance, sponsorisé par une quelconque SNCF (en l’occurrence son homologue belge), bref, qu’il ne s’y trouve rien d’intéressant.

Au final, c’est un avis ambigu qui pointe. En effet, comme pressenti, ce n’est pas l’histoire de Schuiten qui m’a le plus intéressé. De lui, je préfère largement Les Cités obscures ou ses « Terres creuses ».
Mais j’avoue qu’après un départ poussif (une sorte de naturalisme à la Zola et sa « Bête humaine »), un côté fantastique pointe le bout de son nez, la « Douce » ayant là un petit air de "Transperceneige".

J’ai donc suivi la quête de ce cheminot amoureux de sa loco, qui ne veut pas voir mourir un monde dont les repères disparaissent, engloutis par les eaux et l’absence de mémoire ou de reconnaissance pour ceux qui l’ont rendu possible.

Cela se laisse lire, mais ça reste quand même décevant. Même si le dessin de Schuiten – comme toujours, est vraiment bon.

Nom série  L'Appel  posté le 11/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis généralement assez sceptique à propos des albums « de circonstance », qui évoquent ou surfent sur une actualité encore trop proche, quand bien même le mercantilisme et l’opportunisme n’y seraient pour rien.

C’est donc avec circonspection que j’ai entamé cet « Appel », qui raconte l’histoire d’un jeune Français de souche, Benoit, radicalisé et parti rejoindre Daech en Syrie, sans que sa mère Cécile ne se soit aperçue de rien, jusqu’à ce qu’elle reçoive de son fils un message lui apprenant la terrible vérité.

On suit donc la mère, dans ses démarches pour comprendre ce qui a pu pousser son fils à faire ça, mais aussi pour essayer de le faire revenir. Les questions que se pose cette femme, les démarches plus ou moins désespérées qu’elle mène (et qui nous permettent au passage d’avoir un portrait assez net de certains maux touchant les jeunes de « banlieue ») font de cette femme et de son désarroi le vrai cœur de l’album, peut-être plus que Benoit, qui n’est que l’absent le plus présent de l’histoire.

Galandon traite le sujet sans pathos inutile, sans caricature non plus. C’est par petites touches que nous approchons – en même temps que cette femme – d’une réalité qu’on croit toujours ne concerner que les autres.

Le dessin de Mermoux est bon, avec un Noir et Blanc accompagnant toutes les nuances de gris, c’est-à-dire des tons tout à fait adaptés à cette histoire.

Un sujet intéressant mais casse gueule, ici traité avec suffisamment de retenue pour échapper à l’approche parfois malhonnête ou hystérique que certains médias ont trop souvent adopté ces derniers temps.
Un album à découvrir.

Nom série  Les Ineffables  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La trentaine de petites histoires (d’une page chacune) qui composent cet album sont inégales, certes, mais l’ensemble mérite vraiment le détour.

En effet, avec une économie de moyens dont il est coutumier, Trondheim réalise là de petits contes alternant – ou mêlant humour, dérision, ironie et tragique.

Ce n'est peut-être pas à lire d’un trait, mais c’est une lecture bien faite et reposante, par petites touches, avant de se coucher. Une petite réserve de rêves, où l’imagination complète aisément le dessin minimaliste et en Noir et Blanc de Trondheim (la bande introductive de chaque histoire ressemble à des découpages jouant sur les ombres).

Un Trondheim mineur, certes, mais dont la lecture et l’achat (peu onéreux dans la collection Mimolette) sont recommandés.

Nom série  Pleine lune  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la première partie, Chabouté nous dresse un portrait au vitriol du personnage principal, petit fonctionnaire aux ambitions minables, célibataire asocial se morfondant dans une vie étriquée et monotone. Un pauvre type qui ne possède pas beaucoup de qualités, Chabouté chargeant vraiment la barque de ce beauf content de lui et de ses petits triomphes, aux dépends de ceux qui viennent quémander sa mansuétude au guichet de la Sécurité sociale où il travaille.

Puis, à la suite d’une série de hasards malencontreux, ce pauvre type va vivre une nuit d’enfer, confronté à tous ses cauchemars de misogyne, raciste, beauf et anti jeunes qu’il est. Lui, chantre de l’ordre, du droit (du mâle blanc adulte s’entend), se voit traité comme ceux qu’il honnit et avec lesquels il se trouve assimilé, à son corps défendant (il y a clairement un peu de « Monsieur Klein » en lui, même s’il ne réagit pas de la même manière).

Si un court passage (l’éléphant avec le cirque ambulant) fait un peu tomber la tension et apporte un peu de poésie et d’humour, l’album baigne dans une violence, une atmosphère glauque, le « héros » s’enfonçant à chaque fois qu’il croit pouvoir sortir de son cauchemar. Un peu du Céline du « Voyage au bout de la nuit », l’humour en moins.

Une histoire intéressante. Mais il manque peut-être un peu de nuance pour que cette farce noire soit plus crédible, même si l’on peut prendre du plaisir à voir tomber une sorte de justice immanente sur ce pauvre type, vraiment haïssable. A ce titre, la chute est plutôt marrante.

Reste le dessin de Chabouté, qui utilise comme souvent un Noir et Blanc très classique, mais très réussi : cette aventure nocturne est bien mise en images.
Un défouloir à découvrir. Note réelle 3,5/5.

Nom série  Les Cinq Conteurs de Bagdad  posté le 09/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vehlmann est un auteur assez éclectique, qui a déjà écrit – pour des publics divers – pas mal de séries réussies. Avec cette histoire de conteurs, il confirme son talent.

Tous d’âge et de personnalité différents, ces cinq conteurs, assemblés dans une équipe traversant le monde à la recherche d’inspiration, pour que l’un d’entre eux gagne un concours de contes, sont intéressants.

Ils sont à la fois complémentaires et opposés, et c’est l’entrechoc de ces individus – dont une devineresse nous apprend très tôt ce qui va leur arriver (même si parfois le destin prend plaisir à se manifester « par surprise ») – qui fait le sel de cette aventure, découpée en petites histoires toutes liées à un conte ou un conteur rencontrés.

Une histoire intéressante et bien bâtie, facilement et vite lue malgré l’importante pagination (peu de dialogues finalement). Ce qui fait aussi la réussite de cet album, c’est le très beau dessin de Duchazeau, très moderne, très sombre, simple (privilégiant les esquisses et les hachures).

Un album hautement recommandable.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Miss  posté le 08/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’intrigue de cette série tente de faire émerger deux personnages (une femme avilie par tout ce que la société peut faire endurer à une enfant, et un homme que sa condition de Noir met d’office à l’écart de la norme et donc de la société), au milieu d’un véritable cloaque.

En effet, dès le début, le décor planté est celui de la misère – sociale entre autre, dans laquelle se débattent ces protagonistes, dans les quartiers pauvres du New-York des années 1920, aux temps de la prohibition.

J’ai trouvé le premier album intéressant, assez brut (dans tous les sens du terme) et violent – même si j’ai trouvé un peu « facile » la reconversion de « Miss » en tueuse à gages. Le dessin, parfois à peine esquissé, des personnages, est moderne et passe plutôt bien ici, avec des tons sombres qui collent bien à ce polar noir et glauque.

Au cœur de cette noirceur, la force de caractère de « Miss », les relations à la fois surprenantes pour l’époque et finalement bien construites qu’elle entretient avec son « coéquipier » noir donne du dynamisme et de la vie là où tout semblait sans issue. Les dialogues, parfois en voix off, jouent sur l’ironie, le cynisme, avec un arrière-goût d’humour noir, et sont eux aussi bien fichus.

Reste que le deuxième tome m’a déçu, n’apportant pas grand-chose au portrait de ces deux êtres déchirés qui se reconstruisent sur le dos et le sang des autres. Et du coup l’intérêt que je portais à cette série s’est vraiment restreint. Si l’occasion se présente, je verrai la suite, mais sans en faire une priorité. Un one shot aurait sans doute suffi.

Achat envisageable pour le premier tome.

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