Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1535 avis et 252 séries (Note moyenne: 3.08)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Esteban (Le Voyage d'Esteban)  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai emprunté cette série – dont je n’avais auparavant jamais entendu parler – en médiathèque, dans le rayon jeunesse, au vu du nom de Matthieu Bonhomme.

Eh bien le moins que l’on puisse dire, c’est que, si le public jeunesse peut y trouver son compte, il n’est pas le seul, c’est vraiment une série tout public.
En effet, dès les premières pages du tome inaugural, la mort violente des proches et de la mère d’Esteban efface tout risque de mièvrerie.

Par la suite, les aventures se lisent agréablement, avec un capitaine bourru – comme le veulent les clichés, mais pas monolithique, ni sans défaut. Son sale caractère, mais aussi son égoïsme vont même plonger Esteban et le reste de l’équipage dans une aventure aux multiples rebondissements, au milieu de la banquise, dans un pénitencier du bout du monde, etc.

Une lecture agréable et fluide (le dessin de Bonhomme y est pour beaucoup, du « Dupuis Modernisé », sans copier sur Franquin), que je vous recommande chaudement.

Les cinq albums que j’ai lus forment le premier cycle, même si je ne sais s’il y aura une suite, plusieurs années s’étant écoulées depuis la parution du dernier tome.

Nom série  Rebels  posté le 04/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, ben voilà une série qui ne s’imprimera pas durablement dans ma mémoire, alors que le sujet – les années de luttes des colons américains contre l’Angleterre, et leurs rapports avec les Indiens, m’intéressent plutôt a priori.

Pratt, Battaglia entre autres en ont tiré des albums assez chouettes, alors qu’ici, je n’ai pas trouvé grand-chose à sauver.

En effet, j’ai trouvé le dessin à la fois bon (parfois) – même si un peu statique, et quelconque dans l’ensemble (certaines histoires sont plutôt mal servies). Au passage, je précise encore une fois que je n’apprécie généralement pas les changements de dessinateur – et de trait – au cours d’une même série.

Pour ce qui est des histoires – traitant de divers protagonistes et situations (c’est très décousu), certaines se laissent lire, mais je reste clairement sur ma faim. Certaines – comme celles traitant de femmes ayant joué un rôle important et méconnues, sont franchement maladroites et sont d’une naïveté parfois ! A tout prendre, la première histoire est sans doute la seule qui soit un peu intéressante, même si certains dialogues et la fin sont un peu trop édifiants.

Enfin, comme l’auteur le précise en préface et dans le dossier qui clôt l’album, il y a derrière cette série des idées patriotiques. Outre que je n’en suis pas friand, cela explique en grande partie les maladresses, la naïveté de certains passages.
Bien que l’auteur s’en défende, cela ressemble quand même à de la mauvaise propagande, qui gâche l’intérêt que je portais au sujet. Quant aux Indiens, ils sont un peu trop « oubliés », y compris dans les commentaires du dossier en fin de volume.

Une réelle déception en ce qui me concerne.

Nom série  Comment ne rien faire  posté le 04/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une amie assez fan de Delisle m’ayant parlé de cet album, j’en ai profité pour le lui emprunter.

Eh bien c’est un album assez bancal en fait, et qui m’a beaucoup déçu. Il regroupe une vingtaine d’histoires, publiées du début des années 1990 au début des années 2000, dans divers revues ou recueils collectifs (chez L’Association et son « Lapin » pour les dernières).

Quasiment aucune de ces histoires ne m’a réellement accroché, et j’ai même trouvé très quelconques la grande majorité d’entre elles. Le seul effet de surprise est la grande variété des styles graphiques (Delisle tâtonne parfois, se cherche, même si l’on voit poindre au bout d’un moment le dessin qu’il utilise depuis dans ses excellentes « Chroniques » ou Le Guide du Mauvais Père, ses séries du XXIème siècle). Mais, pour ce qui est des histoires proprement dites – à part l’une d’entre elles, qui joue de manière poétique sur les effets géométriques, je n’ai pas trouvé grand-chose à me mettre sous la dent.

Du coup, à part pour défendre un auteur québécois comme elle – mais en avait-il besoin ? – , je me demande bien pourquoi La Pastèque a publié ce recueil d’histoires qui ont peut-être pu passer, en leur temps, et disséminées dans divers supports, lues au compte-goutte, alors qu’ici, je ne peux que déconseiller l’achat d’un album franchement dispensable.

Nom série  Le Musée des Bozarts  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais.
Un gros bof, et un manque d'intérêt certain, voilà ce que la lecture de cet album - lecture poussive et quelque peu forcée (du temps à tuer en supermarché et rien d'autre sous la main) m'a inspiré.

Je suis gros lecteur de BD d'humour, mais encore faut-il que ce soit drôle ! Et il faut dire que je ne trouve que très rarement de quoi agiter mes zygomatiques dans les publications de Bamboo.

Si certains passages (autour des artistes) peuvent passer (mais passable n'a jamais constitué une bonne appréciation, hein), ceux autour des gamins visitant un musée sont carrément très faibles (la première petite histoire est en cela tristement représentative).

Bref, un album qui ne sert ni le neuvième ni le troisième art, et qui me paraît très dispensable.

Nom série  Le Cas Alan Turing  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album traitant d’un sujet intéressant – même si assez aride par certains côtés, qui m’a un peu laissé sur ma faim.

Le dessin de Liberge est impeccable, réaliste et sans fantaisie – même si je lui préfère ses dessins très inspirés de son superbe Monsieur Mardi-Gras Descendres.

Le sujet est très intéressant, et brasse plusieurs sujets sensibles. Tout d’abord la grande histoire, puisque Turing a joué un rôle aussi crucial que méconnu dans la victoire des Alliés face aux Nazis durant la seconde guerre mondiale, parvenant à construire une machine capable de décrypter les messages d’Enigma, la machine nazie.
Dans la foulée, il est celui qui va développer les premiers ordinateurs tels que nous les concevons, et est donc un maillon essentiel de la société informatique actuelle.

Sur un autre plan, la vie privée de Turing est aussi intéressante, par l’homosexualité – plus ou moins refoulée qui est la sienne, rejetée par une société anglaise puritaine et hypocrite, qui va le condamner à un traitement chimique de sa « déviance » et, par conséquent, le pousser au suicide (l’album est un long flash-back, à la construction parfois chaotique, l’histoire commençant par ce suicide – dont on apprend à la fin qu’il inspira, en forme d’hommage, un célèbre logo).
Les auteurs auraient pu – même si ce n’est pas le cœur de leur sujet – insister davantage sur cet aspect des choses.

Alors voilà, l’album se lit facilement, et est bien complété par un intéressant dossier à la fin. Mais je reste après ma lecture avec un arrière-goût de trop peu. J’ai trouvé un peu trop aride, manquant de dynamisme cet album, peut-être trop attaché à un côté pédagogique. L’impression finalement que le côté Bande Dessinée n’apporte rien, et que la lecture d’une biographie ou d’un essai consacré à ce génie maltraité par l’histoire et la société de l’époque serait sans doute plus captivante, je ne sais pas…

Nom série  Sigurd et Vigdis  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série de laquelle j’attendais davantage et qui m’a finalement déçu.

En effet, le sujet m’intéressait : les incursions vikings à l’Est au début du Xème siècle (bien moins souvent traitées que celles les menant vers l’Ouest et l’Angleterre ou les terres franques). La double page d’ouverture, avec une carte simple et intrigante avait renforcé mon a priori favorable quant à ce diptyque.

Hélas, cette histoire n’a pas vraiment tenu ses promesses, malgré certaines qualités que je ne nie pas.

D’abord, ce qui saute aux yeux, c’est le dessin, assez original. De grandes qualités, vraiment beau, avec un travail à l’aquarelle sur des tons très clairs, jouant parfois sur de simples esquisses. Mais là où le bât blesse, c’est que trop souvent il est quasi illisible, comme un vieux dessin insolé dont on ne ferait que deviner les traits d’origine. C’est bien dommage, et cela gêne quelque peu la lecture, tout en ne rendant pas grâce au travail de Blary.

L’histoire ensuite. Je l’ai dit, le sujet est passionnant en soi. Les raids de colonisation vikings vers l’Est, leurs échanges – plus ou moins pacifiques avec certains peuples venus d’Asie (comme les Bulgares), avec quelques allusions à la percée du Christianisme face au polythéisme à tendance chamanique des hommes du Nord. Voilà des ingrédients de qualité.

Mais l’intrigue se dilue trop, perd en force et de son intérêt, au point que j’ai eu l’impression que Loiselet avançait au radar, sur une trame trop générale. Enfin, si la série est avisée comme terminée, je reste clairement sur ma faim.
En effet, la fin du deuxième tome est brutale, et les dialogues de la dernière page sous-entendent davantage une suite qu’une conclusion définitive. La série n’a-t-elle pas plutôt été abandonnée par l’éditeur ?
D’autant que Sigurd et Vigdis (dont la rencontre et surtout l’alliance – d’intérêt d’abord, charnelle ensuite m’a paru bien artificielle et pas entièrement crédible dans son déroulé) ne s’enfoncent pas si loin que ça dans les terres, ce qui me frustre.

Un sujet intéressant, un traitement graphique original, mais le tout est inabouti et aurait gagné à être prolongé, pour étoffer l’histoire et faire du périple de nos deux héros et de leurs compagnons une épopée plus lyrique.
A emprunter à l’occasion.

Nom série  Sir Arthur Benton  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier cycle de trois albums de cette série. Je lirai peut-être le suivant, si l’occasion se présente, mais je n’en fais pas une priorité.

Je ne suis a priori pas fan de militaria, mais Tarek traite ici la guerre par le petit bout de la lorgnette, par le biais du combat à la fois ingrat, dégueulasse, secret et pourtant sans doute nécessaire que se livrent les officines des services secrets entre elles, au cœur de la seconde guerre mondiale.

L’arrière-plan historique est plutôt bien utilisé, et s’imbrique bien avec les apports romanesques, les personnages fictifs. Quelques passages importants (comme la conférence de Wannsee par exemple) jalonnent ces aventures. Et à la fin de chaque album, un dossier présente les personnages principaux, pour mieux ancrer l’intrigue dans la grande Histoire.

L’histoire (avec un petit « h ») quant à elle se laisse lire, au milieu de cet arrière-plan bien connu de tous. Mais je pense que Tarek en fait un peu trop avec son chasseur d’agent double français (et sa proie, Arthur Benton donc), leurs trajectoires, les risques qu’ils prennent – et surtout leur baraka d’enfer finissent par manquer de crédibilité.

Le dessin de Stéphane Perger est globalement bon, voire très bon. Mais il n’est pas toujours à mon goût. Et n’est pas non plus toujours très clair, en particulier en ce qui concerne les visages.

Une série à emprunter éventuellement.

Nom série  Retour sur Belzagor  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà le premier tome d’un diptyque, adaptation du roman « Profondeurs de la Terre » de l’Américain Robert Silverberg (que je n’ai pas lu).

Au départ, avec l’arrivée d’un jeune homme sensé aller retrouver au fond d’une colonie un certain Kurtz, j’ai pensé à « Cœur des ténèbres » de Conrad, mais en fait cela s’en éloigne très vite…

Si ce tome introductif se laisse lire, il ne m’a vraiment convaincu.
D’abord parce que les flash-backs qui s’intercalent dans le déroulé de l’histoire hachent un peu le récit.
Ensuite parce que ce récit lui-même peine pour le moment à captiver. De plus, les personnalités des protagonistes sont peu développées. Les deux personnages féminins sont d’ailleurs caricaturaux, et ne sont là pour le moment que pour succomber aux charmes d’Eddie Gundersen, qui revient comme guide d’une expédition aux buts plus ou moins inavouables, sur une planète où semble-t-il il a été mêlé à des évènements pénibles quelques années auparavant – d’où les flash-backs pour nous les faire deviner, en partie.

Le dessin de Laura Zuccheri (que j’avais découverte avec Les Epées de verre) est globalement bon, même si je trouve certains visages un peu figés, et si j’ai un peu tiqué sur les proportions de certains corps. La colorisation est souvent « tapante » (il faut dire que la planète en question a une faune et une flore très colorées), mais me laisse l’impression d’un manque de détail : l’originalité de la faune, et quelques caractéristiques du dessin font penser aux séries de Léo (type Aldébaran).

A voir ce que le second tome apportera, mais en l’état, je reste circonspect, et n’encourage pas l’achat.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Monde d'Edena  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série que j’avais lue – lecture étalée sur une longue période d’ailleurs – il y a pas mal de temps, et sur laquelle je suis revenu avec la publication assez récente de l’intégrale.

C’est clairement – pour un certain nombre de raisons – une série qui peut relever de la catégorie « culte », même si je me contenterais de ne lui attribuer « que » 4 étoiles.

C’est une série partie d’une commande publicitaire et qui, d’une simple et modique plaquette, s’est d’abord transformée en un album complet, puis en une série accompagnée de plusieurs réminiscences publiées à part.

Une trajectoire inhabituelle donc, mais qui explique en partie la construction de l’intrigue. En effet, on ressent à plusieurs reprises que Moebius n’avait pas de scénario linéaire à suivre, que l’intrigue s’est étoffée au fur et à mesure de son avancement.

C’est même carrément une sorte d’écriture automatique, quasi surréaliste à laquelle Moebius confie parfois sa plume – dans les débuts un peu, mais c’est surtout visible dans l’album Sra je trouve.

Si au départ – et de manière plus diffuse ensuite, un certain mysticisme effleure (reflet du questionnement de l’auteur), cela s’estompe, sans que ce soit pour me déplaire. Autre changement, si Moebius développe au départ une vision très positive, une Science-Fiction quasi béate (au rebours de la quasi-totalité des auteurs du genre de l’époque), cela se double au bout d’un moment d’un monde totalitaire, quoique surprenant. Enfin, les nombreuses mises en abimes (Est-ce que le personnage rêve qu’il rêve ? Où est la réalité ? etc.) dynamisent le récit, avec le personnage de la Paterne (de manière un peu trop touffue parfois quand même, dans une construction un peu trop psychédélique). Jusqu’au bout Moebius a voulu laisser planer le doute quant aux réponses à ces questions.

Moebius alterne les passages très verbeux et ceux totalement muets, quasi méditatifs, mais cette remarque est aussi valable pour le côté graphique. Quelques passages relativement fouillés (des décors à la fois minutieux et pauvres, proches de certains paysages qu’il dessinait au même moment dans ses Blueberry), mais plus généralement un dessin épuré, jouant plus sur la couleur que sur la profondeur.

Le style du dessin, de la colorisation, sont immédiatement reconnaissables et symboliques de cet auteur dont l’œuvre de Science-Fiction est fondamentale (et pas seulement avec cette série), comme elle l’a été pour le western : chapeau bas monsieur Moebius/Giraud !

Nom série  Stupor Mundi  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un album original !
Par le sujet d’abord, ambitieux, puisqu’il brasse des sujets « sérieux » (jusqu’où un savant est-il maître de ses découvertes ? La science doit-elle être au service du pouvoir ?, etc.), qui plus est dans une époque peu souvent utilisée, la fin du moyen-âge et le début de la Renaissance.

Ajoutons à cela un quasi huis-clos, puisque toute l’intrigue se déroule quasiment dans un château italien, appartenant à l’Empereur (surnommé « La Stupeur du Monde »).

Et pourtant, la lecture est captivante, on ne s’ennuie pas, car Néjib (dont je découvre le travail avec cet album) n’a pas fait ici un pensum. On a même droit pendant quelques pages à une petite enquête policière digne de Gaston Leroux ou de Poe !

Quant au dessin, très moderne, en esquisses, je l’ai trouvé lui aussi réussi, à la fois simple et original. Idem pour la colorisation, très tranchée.

C’est vraiment un album que je vous recommande, car il sort agréablement des sentiers battus.

Nom série  Chroniques de Jérusalem  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est la quatrième des « chroniques « de Delisle que je lis, et, une nouvelle fois, c’est avec un très grand plaisir. Ce « Jérusalem » est même un très bon cru, ma préférée avec le Pyongyang.

On y retrouve ce qui fait la patte de Delisle, à savoir un don d’observation, de mise en avant de petits faits du quotidien, qui finissent par faire sens par leur accumulation, par ce qui finit par les lier.

C’est donc par petites touches que nous approchons de cette réalité des territoires occupés – même si c’est centré sur Jérusalem. Avec l’air de ne pas y toucher, Delisle démontre l’absurdité des situations, mais aussi l’enfer quotidien vécu par les Palestiniens, dépossédés de leurs terres et de leurs droits.

Comme pour ses Chroniques Birmanes, Delisle accompagne sa femme qui travaille pour MSF, et passe une longue période sur place, ce qui lui permet d’approfondir sa découverte du pays, et de développer certains running gags – même si l’humour est à la fois très présent et aussi en sourdine.

Delisle produit là quelque chose de complémentaire des albums de Joe Sacco, mais, s’il est peut-être moins « militant », il n’en est pas moins efficace dans sa dénonciation d’un état de fait à la fois dénoncé par la « communauté internationale » (les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU restant hélas sans effet), mais aussi toléré par passivité ou lâcheté.

C’est en tout cas un album hautement recommandable !

Nom série  El Niño  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu le premier cycle de cinq albums – qui n’appelait pas forcément de suite (même si la fin m’a paru un peu bâclée et trop « facile »), mais je viens de voir que cela avait été le cas. Je ne ferai pas une priorité de m’y plonger.

El Nino est une série qui n’est pas inintéressante, qui possède des qualités, mais qui, hélas, n’est pas assez originale, et dont le souvenir s’estompera je pense assez rapidement de ma mémoire.

Le dessin de Pavlovic, dans un style très réaliste, est vraiment bon (la colorisation n’est pas à son niveau je trouve), et il met bien en valeur les formes de ces dames : la plastique de l’héroïne est clairement mise en avant sur les couvertures (et pas que là en fait !).

Pour ce qui est de l’histoire concoctée par Perrissin, elle possède les qualités et les défauts de pas mal de films – américains en particulier. A savoir une intrigue alambiquée, avec rebondissements réguliers, des décors variés et dépaysants (après un début en Afrique, on visite l’Amérique centrale puis l’Asie du Sud-Est), et des femmes séduisantes. Voilà pour les qualités.
Mais on retrouve aussi les défauts habituels de ce genre d’entreprise : quelques passages artificiels et peu crédibles, une héroïne qui passe trop rapidement de l’infirmière débutante et idéaliste à une sorte de super héroïne un peu trop aventurière. Et des personnages (hommes ou femmes trop mannequins, à la plastique trop « parfaite » pour être crédible).

Reste que Perrissin a su mettre en avant un personnage féminin, qu’il a doté – en plus de ses qualités plastiques, et malgré les incohérences – d’une forte personnalité : Véra n’est pas qu’une potiche.

Une série à emprunter, pour un moment de détente, comme on regarde une bonne série B à la télé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Kililana Song  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais découvert – et déjà beaucoup aimé ! – le dessin de Benjamin Flao sur La Ligne de fuite. C’est ici aussi superbe, avec un joli travail à l’aquarelle, sur des tons jaunes, rouille, et un trait plus ou moins détaillé, précis (on touche parfois à l’épure). Certaines planches muettes sont d’une rare intensité.

Les deux albums se laissent lire agréablement et relativement rapidement, malgré leur ample pagination (plus de 130 pages chacun !).

L’intrigue brasse pas mal de thèmes (néocolonialisme ; animisme ; mondialisation ; djihadisme, etc.), sans que ce soit au détriment de l’histoire ni que ce soit artificiel. Mais surtout, ce qui est le mieux réussi je trouve, c’est le formidable portrait d’un gamin plein de vie, d’un gosse des rues débrouillard, ambitieux et débordant d’énergie, Naïm, qui possède une belle faculté d’adaptation aux événements.

Voilà un diptyque dépaysant, rondement mené, superbement mis en images : c’est une série dont je vous recommande chaudement la lecture !

Nom série  Mes Hommes de lettres  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Catherine Meurisse réalise avec cet album une sorte de Lagarde et Michard version Marion Montaigne, dont son dessin est assez proche (un peu plus élaboré quand même !).

Lagarde et Michard, voilà la référence qui m’est venu en tête, et pour plusieurs raisons. D’abord parce que c’est centré sur des auteurs français. Ensuite parce que c’est un choix subjectif (ce qu’annonce le titre d’ailleurs), qui n’est pas forcément le mien (encore qu’il soit nettement moins réactionnaire que le Lagarde !).

Alors, Catherine Meurisse nos présente donc sa short list, en accompagnant de dessins plus ou moins humoristiques ces courtes bio/bibliographies. Cela se laisse lire. Mais, même si l’on fait abstraction du choix des auteurs, j’ai trouvé l’album un peu longuet, et n’y retournerai sans doute pas.

Même si l’auteur fait très souvent référence à des créateurs, des artistes dans ses autres albums, j’avais trouvé nettement mieux réussi et plus intéressant son Moderne Olympia. A emprunter, à l’occasion, et à lire par petites touches.

Nom série  Blessure d'amour propre  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cet album, Martin Veyron se met en scène, dans une mise en abîme mêlant narcissisme et autodérision. Il est le personnage principal, qui essaye de sortir du « personnage » qu’il a lui-même contribué à créer, à savoir un « spécialiste du cul » et du « point G », depuis la publication de L'Amour Propre (Ne le reste ...) 25 ans auparavant (le titre de cet album se comprend donc avec ce petit rappel).

Contacté par une journaliste, qui veut son témoignage sur les « femmes fontaines » ou ce fameux « Point G », il se retrouve pris dans un engrenage assez délirant.
Veyron n’hésite pas à se mettre en scène en vieux bonhomme qui rame par manque d’argent, opéré de la prostate, et qui n’arrive pas à résister à la volonté de certaines femmes (ce sont elles qui mène la barque ici).

Cela alterne entre le pathétique, le comique parfois (et pas que dans l’autodérision), car cela devient complètement absurde, voire grotesque au fur et à mesure que Veyron, acculé par les dettes et les demandes pressantes de la gente féminine, se transforme en fournisseur d’orgasme, avec des scènes assez crues. Veyron en profite aussi, au passage, pour égratigner la recherche de sensationnel de certains médias (et leur manque de déontologie).

J’ai eu du mal à entrer dans cette histoire, qui démarre lentement. La faute aussi à un dessin que je trouve très moyen et daté. Seul ce dernier détail perdure, mais cela reste tout de même un album intéressant, avec un auteur qui n’hésite pas à se moquer de lui-même.

Nom série  Le Passage de Vénus  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans un préambule, les auteurs évoquent le travail de Bourgeon sur Les Passagers du vent, et la difficulté qu’il y aurait à souffrir la comparaison avec cette série – absolument superbe il est vrai.

Mais finalement la crainte d’Autheman et de Dethorey n’est pas forcément justifiée. D’abord parce que les auteurs se sont placés sur un autre plan : le scénario tend plus vers le huis-clos (et suit une trame plus « historique » puisque tracée par une expédition réelle), et le dessin de Dethorey est très différent de celui de Bourgeon, moins réaliste, plus « artistique » ?
Par contre, à l’instar de Bourgeon, les auteurs ont usé d’une documentation précise.

Le dessin de Dethorey donc, qui est beau, globalement bon, même si le trait est parfois trop gras à mon goût. Reste que sa mort clôt de manière abrupte cette série, amputée du troisième album prévu. Bourgeon a permis au deuxième – inachevé à la mort de Dethorey – de poursuivre quelque peu l’aventure : son dessin, crayonné, est vraiment superbe !

Une belle série, malheureusement inachevée. Je lui aurais probablement attribué une meilleure « note » (en tout cas j'en aurais vivement conseillé l'achat) sans ce coup d’arrêt brutal. Autheman traite en un résumé d’une page les aventures qui auraient dû être développées dans ce dernier tome, mais cela ne remplace évidemment pas un album, et ne fait que raviver mes regrets : il y avait clairement matière à dynamiser cette belle aventure – ce dernier tome s’annonçant comme le plus dense.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Ardeur  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Connaissant Alex Varenne, on pouvait imaginer qu’un « h » avait été oublié dans le titre. Mais non, rien d’érotique dans cette histoire. Rien qui m’ait franchement intéressé d’ailleurs ! C’est pourquoi le premier tome, seul que j’ai eu l’occasion de lire, sera aussi le dernier.

En effet, je me suis ennuyé et ai eu bien des difficultés à me motiver pour finir cet album. L’intrigue ne me captivait pas, les textes – relativement abondants, pas toujours très lisibles et rarement intéressants – ne me l’ont pas non plus rendu attachant. Quant au dessin d’Alex Varenne, je l’ai trouvé trop brouillon, avec un trait très gras, renforçant l’impression de flou donné par l’histoire. Heureusement il fera nettement mieux ailleurs et plus tard.

En tout cas, je me dis que 6 tomes sur le même schéma, ça doit être dur pour le lecteur. Pourtant, le quatrième de couverture présentait cette œuvre comme superbe, exceptionnelle ! Eh bien pas du tout. D’autant plus que depuis, sur une trame de guerre post-apocalyptique, on a pu lire des choses bien meilleures. Varenne n’a pas bâti là quelque chose de solide.

Note réelle 1,5/5.

Nom série  KatZ  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Katz se place dans une niche déjà bien occupée, celle des strips gags ayant pour protagonistes un ou des animaux.

Il s’en tire honorablement, dans la moyenne, mais peine à être vraiment original et rigolo. Les strips –le plus souvent de 3 ou 4 cases sont très inégaux. Certains sont vraiment réussis, mais la majorité a eu du mal à m’arracher un sourire.

A lire avec un emprunt, il y a quelques idées marrantes, mais sinon, allez plutôt voir du côté de Calvin et Hobbes, bien mieux réussi et plus percutant.

Nom série  Niourk  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On sait qu’Olivier Vatine est un touche-à-tout, qu’il s’attaque à tous les genres. Et qu’il est amateur de séries B, qu’il bonifie très souvent. Le voilà donc sur une série post-apocalyptique.

C’est donc à l’univers de Stefan Wul qu’il s’attaque ici – univers que je ne connaissais pas du tout. C’est de la SF relativement classique, qui ne fait finalement pas trop son âge. Une histoire qui se laisse lire.

Mais une histoire qui manque tout de même singulièrement de dynamisme, qui traine parfois en longueur. De plus – mais je me suis déjà fait la même remarque sur d’autres séries – je ne comprends pas pourquoi une catastrophe – quelle qu’elle soit – entraine une régression à ce point peu crédible : un retour à la préhistoire ?

J’ai lu cette série dans l’intégrale en Noir et Blanc, et je pense que cette option, sans couleur, est plus adaptée au dessin de Vatine ici, simple mais efficace. Même si, parfois, on aurait apprécié une « finition » plus travaillée (davantage de détails, concernant les décors ou les visages des personnages hors gros plans).

Nom série  Monstrueux...  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai eu l’occasion de lire « dindon », « bazar » et « dinosaure », qui sont tous les trois du même niveau et clairement recommandables pour vos chers bambins.

Narrées généralement au style indirect, ces aventures sont plutôt bien fichues – et totalement adaptées à un jeune lectorat. On y retrouve le trait de Trondheim, simple et efficace, et des scénarios malins, qui font la part belle à l’imaginaire et aux réflexions enfantins.

Une famille « classique » à laquelle Trondheim a adjoint un « monstre » sympathique à la place de l’habituel animal de compagnie, voilà bien une petite lecture familiale parfait pour entrer dans le monde de Trondheim, décidément auteur protéiforme et talentueux.

Note réelle 3,5/5

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 77 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque