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Nom série  A l'ouest de l'infini  posté le 17/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je poursuis plus en avant mon exploration des vieilles œuvres de Manu Larcenet dans sa période fluide glaciale. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas la meilleure partie de sa vie d’artiste ou plutôt celle que je préfère. Il est vrai que l’auteur est devenu un véritable génie de la bande dessinée et qu’il a dû passer par des phases d’apprentissage de son art.

A l’Ouest de l’infini est un recueil de 8 récits de science-fiction. A noter également que ce n’est pas le genre de prédilection de l’auteur. J’étais tout de même assez curieux de voir ce que cela allait donner. Ma foi, c’est très sympathique mais cela ne décolle pas vraiment. Il y a un humour un peu absurde et en décalage qui fait parfois mouche. Le dessin reste assez fouillis ce qui ne semble pas être le fort. On sait que l’auteur va faire beaucoup mieux mais par la suite.

Nom série  Sangre  posté le 17/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela faisait quelque temps que je n’avais plus lu une seule œuvre d’Arleston. C’était un peu passé de mode pour moi après avoir ingurgité tout ce qui avait attrait au monde de Troy (près d’une centaine d’albums repartis sur plusieurs séries dérivées). Il est vrai que j’en avais gardé un goût amer après un départ tonitruant avec Lanfeust. La surexploitation commerciale était malheureusement passée par là.

Du coup, ce n’est pas sans une certaine appréhension que j’ai abordé la lecture de ce nouveau titre. On voit au dos de la couverture que 8 titres sont d’ores et déjà prévu. Le nom des différents albums figurent déjà. Bref, l’aspect mercantile n’a pas disparu. Au moins, on est prévenu à l’avance ! En fait, il s’agit d’une vengeance à mener contre huit individus d’où 8 albums dont 7 titres portant le nom de chacun des assassins de la famille de la pauvre héroïne. Rien de vraiment original au niveau de la trame.

Après avoir déversé toutes ces critiques négatives, on peut alors s’interroger sur le fait que j’accorde tout de même les 4 étoiles. Comment est-ce possible ? Arleston s’est tout simplement amélioré en gommant ses défauts. Au niveau du scénario, c’est la maîtrise totale. Il ne fait plus par exemple ses blagues vaseuses qui assuraient un côté bon enfant. Il y a même des moments d’émotion qui n’existaient pas jusqu’ici. Bref, ce fut un véritable plaisir de lecture. Que dire du graphisme ? Il est enchanteur car il nous plonge directement dans un autre monde. Les couleurs sont également maîtrisées.

Quand le fond et la forme se rejoignent, pourquoi alors bouder notre plaisir et ne pas reconnaître les mérites de cette œuvre ? Certes, j’aurais pu être également de mauvaise foi car c’est du Arleston. C’est sans doute signe que j’ai également changé.

Nom série  Ce qu'il faut de terre à l'homme  posté le 16/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous suivons les aventures d’une famille de paysan russe à la fin du XIXème dont le patriarche se met à rêver à un agrandissement de son domaine agricole. Cette idée n’est pas venue tout de suite car il était heureux et auto-suffisant. Il aura fallu les arguments du beau-père baigné dans le capitalisme ou encore celui d’un entendant zélé n’hésitant pas à se servir du fouet.

L’écrivain russe Léon Tolstoï nous montre dans cette nouvelle que ceux qui rêvent de changer le monde tombe finalement dans les mêmes travers que ceux qu’ils dénoncent. Nous avons malheureusement chaque jour des exemples à travers le monde. J’ai adoré la fin de ce conte moral car cela montre que la cupidité et l’ambition ont des limites. Certes, c’est très abrupt et pas très bien amené, mais c’est finalement assez salutaire. On comprendra aisément le titre à savoir ce qu’il faut de terre à l’homme.

Une bd qui a finalement été bien adapté. Il est vrai que je ne connaissais pas l’œuvre de Tolstoï mais que ce nouveau format qu’est la bd apporte véritablement quelque chose. Maintenant et c’est ce que je dis, avoir de l’ambition n’est pas aussi mauvais que cela tout au contraire.

Nom série  Thorgal  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 14/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J’éprouve une affection toute particulière pour cette série "mythique". J'ai lu un tome puis je suis allé chercher d'un coup la collection entière. Je suis d'un genre un peu impulsif. La vendeuse n'y croyait pas ! C'est sans doute la série qui m'a donné la fibre alors que j'étais un jeune adulte. J'ai pratiquement commencé ma collection de bande dessinée par ce titre.

Il faut dire que cette collection est signée par le maître des scénaristes à savoir Jean Van Hamme alors au sommet de son art. Depuis 2007, Yves Sente a repris le flambeau pour essayer de renouveler la série en apportant un souffle nouveau, voire une véritable cure de jouvence. Il est également un talentueux scénariste mais il ne possède pas le génie de son prédécesseur. On ne le sent pas totalement à l'aise avec le genre. Sa méthode est de diluer l'intrigue principale sur un certain nombre de tomes en multipliant des séries avec des intrigues secondaires qui doivent se croiser. Cela ne semble pas plaire au public même si certains fans s'amusent à croiser les événements. Cela devient trop compliqué et pas assez limpide. On apprend avec le 35ème album de Thorgal qu'il est débarqué au profit de Xavier Dorison ce qui semble encore aggraver le cas de cette série. Il est vrai que les derniers albums montraient un Thorgal beaucoup trop éloigné de sa personnalité. C'était certes innovateur mais pas au goût du public. Son travail sur près de 10 albums (dont la série parallèle consacré à Kriss de Valnor) est tout de même assez méritoire. On a compris qu'avec Xavier Dorison, Thorgal doit revenir aux fondamentaux. Mais bon, le résultat de ce nouveau Thorgal est loin de celui espéré. La créativité semble manquer cruellement.

Les aventures de Thorgal commencent lorsqu'un chef viking découvre un bébé dans une mystérieuse embarcation. On se croirait dans Moïse! Il adopte l'enfant et le nomme Thorgal en référence à ses dieux (Thor le dieu de la foudre et Ægir le géant des mers). Le petit garçon ainsi adopté va devenir un formidable guerrier très habile au tir à l'arc. Il vivra une enfance difficile car rejeté par le peuple viking. Heureusement, son amitié avec Aaricia va le sauver. Ils tomberont amoureux et auront au fil de l'histoire deux enfants avec des pouvoirs tout aussi extraordinaires. Mais surtout, ils aspireront à une vie tranquille loin des tourments de la guerre mais les nombreux dangers du monde semblent les rattraper à chaque fois. Le destin de ce héros le pousse à rencontrer des ennemis de la pire espèce comme l'emblématique Kriss de Valnor qu'on adorera détester!

Cependant Thorgal va progressivement remonter à ses véritables origines. L'aventure nous mènera assez loin jusqu’aux confins de la science-fiction puisque Thorgal est également appelé "l'enfant des étoiles". J’ai véritablement adoré le cycle du pays de Qâ que je considère comme véritablement culte. Ce voyage sur le continent américain jusque-là encore inconnu réserve bien des surprises et nous en révèle beaucoup sur les origines mystérieuses de Thorgal. J’ai également frissonné dans « Alinoé ». J’ai beaucoup aimé l’album « au-delà des ombres » qui fut d’ailleurs primé en son temps. « La cage » m’a également interpellé quant à l’attitude de la courageuse Aaricia. Les derniers albums sont beaucoup moins bons et cela se ressent (par exemple scénario identique aux « Archers » dans « le Barbare »).

Cependant, la reprise du flambeau par le fils de Thorgal à savoir Jolan et son initiation par le mystérieux Manthor peut réserver encore de bonnes surprises. C'est dommage cependant que l'histoire semble un peu s'inspirer de 'la communauté de l'anneau'. Le plaisir semble rester intact. Je dois même avouer que ce renouvellement produit son effet. L'essoufflement de la série semble être totalement oublié. Il ne faudrait surtout pas à mon avis que Jolan soit un clone de son père (genre "qu'est-ce que ferait Thorgal dans une telle situation?). On sait également que ce fuit juste une aventure scénaristique le temps de plusieurs albums pour revenir ensuite sur le père, notre héros qui revient en sauveur de son autre enfant (celui qu'il a eu avec Kriss).

Un mot également sur la qualité du dessin de Rosinski qui ira en s'améliorant depuis 1977 puis en se dégradant à nouveau. C'est devenu un véritable adepte de la couleur directe. Son style, tout en couleurs et pinceaux donc, s'est orienté vers un équilibre assez subtil entre photoréalisme et impressionnisme. Cela apporte une nouvelle résonance plus poétique à cette grande saga. La vérité ou la réalité me pousse à dire que les derniers tomes de Thorgal ne sont pas vraiment bons du point de vue graphique. Même Roman Surzhenko semble faire mieux ce qui est quand même une bonne nouvelle.

A noter qu'il existe 2 BDVD pour compléter cette collection : "Entre les faux Dieux" et "Dans les griffes de Kriss". C'est une bonne expérience à vivre pour un fan afin d'enrichir l'univers de Thorgal. Le fantastique occupe également une part importante à travers les mythologies nordiques. Nous avons là une ambiance à la fois médiévale et fantastique dans une véritable dimension héroïc fantasy. Sur le plan de vue du succès: près de 14 millions de titres vendus avec une traduction dans 18 langues. Il ne manque plus qu'une adaptation TV en série ce qui sera bientôt chose faite.

Parce que "Thorgal" m'a donné envie de lire d'autres BD et de commencer une véritable collection, elle mérite d'être qualifiée de "culte". C'est la bd qui m'a donné la passion pour la bande dessinée.

Je me suis un peu amusé à noter chacun des titres pour le fun comme suit :

Tome 1: La Magicienne trahie
Tome 2: L'île des mers gelées
Tome 3: Les 3 Vieillards du pays d'Aran
Tome 4: La galère noire
Tome 5: Au-delà des ombres
Tome 6: La chute de Brek Zarith
Tome 7: L'enfant des étoiles
Tome 8: Alinoë
Tome 9: Les archers
Tome 10: Le pays Qâ
Tome 11: Les yeux de Tanatloc
Tome 12: La cité du Dieu perdu
Tome 13: Entre terre et lumière
Tome 14: Aaricia
Tome 15: Le Maître des montagnes
Tome 16: Louve
Tome 17: La gardienne des clés
Tome 18: L'épée-soleil
Tome 19: La forteresse invisible
Tome 20: La marque des bannis
Tome 21: La couronne d'Ogotaï
Tome 22: Géants
Tome 23: La cage
Tome 24: Arachnéa
Tome 25: Le mal bleu
Tome 26: Le royaume sous le sable
Tome 27: Le Barbare
Tome 28: Kriss de Valnor
Tome 29: Le sacrifice
Tome 30: Moi, Jolan
Tome 31: Le bouclier de Thor
Tome 32: La Bataille d'Asgard
Tome 33: Le Bateau-Sabre
Tome 34: Kah-Aniel
Tome 35: Le feu écarlate

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5



Nom série  J'ai tué John Lennon  posté le 13/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lu un bon nombre de bd sur les Beatles, je n'avais jamais rien lu sur la fin tragique de John Lennon le 8 décembre 1980 au pied de son immeuble à New-York. Nous avons là surtout une oeuvre sur Mark Chapman, l'assassin qui était pourtant fan du groupe au point d'épouser également à Hawaï une femme d'origine asiatique comme son modèle. Bref, l'attention est totalement focalisé sur lui. C'est un peu morbide comme démarche mais certainement utile pour comprendre ce que les fans essayent de percevoir depuis tant d'années.

C'est vrai que cette folie fait peur. Les auteurs ont réussi à partir de faits historiques avérés de récréer le déroulé des événements en se projetant dans les délires d'un assassin. Celui-ci affirmera que John a également tué en son temps à Hambourg un jeune marin pour s'emparer de son porte-monnaie. On ne sera pas la vérité mais on sait qu'il y avait eu une altercation violente. Les Beatles n'étaient pas non plus des enfants de choeur. Cependant, rien ne justifie un meurtre de sang froid. Or, les limites s'estompent dans l'esprit de ce jeune gars complètement déstabilisé. Il voulait devenir célèbre. Il a réussi en tuant la plus grande star rock au monde.

A noter que l'assassin purge toujours sa peine depuis près de 40 ans. Il a demandé des remises de peine ainsi que la liberté conditionnelle mais cela a été toujours refusé. On ne sait jamais. Il pourrait encore tuer d'autres membres du groupe.

Au final, nous avons un album qui a bien été réalisé avec une trame classique mais qui ne sera pas vraiment transcendant. Cela demeure satisfaisant.

Nom série  La Légende des nuées écarlates - Izunas  posté le 13/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est actuellement à la mode de faire référence à une série mère dans des produits dérivés du genre le monde des nuées écarlates ou le monde de Thorgal. Pour autant, il faut dire qu'il y a un grande différence de notoriété entre les deux. Pour autant, cette série n'a rien à envier aux autres.

Tout d'abord, le graphisme est l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir. C'est du grand art dans les décors et dans les personnages. Les Izunas sont de belles mais redoutables créatures.

On va vivre une aventure dans un monde fantasmagorique du Japon ancien avec un couple de héros attachants. On est littéralement envoûté tant c'est d'une beauté extraordinaire. Les couleurs sont éclatantes pour un rendu visuel au-delà de ce qu'on peut espérer. Une véritable claque !

Lorsque le scénario tient la route et qu'il est accouplé avec ce magnifique graphisme, cela ne peut que me plaire. Il reste juste à faire découvrir le talent de cet auteur hors norme. Par conséquent, voilà un conte onirique à lire de toute urgence.

Nom série  Les Rêves dans la Maison de la Sorcière  posté le 13/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je précise que je n'ai pas lu les avis précédents. Ceci dit, je constate qu'on abouti tous à la même notation à savoir une certaine déception au sortir de cette lecture et ceux malgré les bonnes critiques qui encensent dans la presse spécialisée. On attend quelque chose qui ne vient pas jusqu'à la fin. Il est vrai que j'aurais envie de dire tout çà pour cela.

La narration est véritablement pesante mais pas oppressante. Il y avait certes une ambiance à la lovecraft mais la peur et l'angoisse ne viennent pas. Il manque véritablement quelque chose qui ferait qu'on basculerait. C'est lent et il ne se passera rien...

Nom série  Versipelle  posté le 13/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A mon sens, il y a deux erreurs qui auraient pu être facilement évité afin de mieux capter l'attention du public et d'assurer le succès.

La première concerne la couverture qui n'est guère affriolante mais qui certes donne le ton. Un homme nu dans la neige traînant son sang n'est sans doute pas ce que j'ai pu trouver de mieux. Ceci n'est qu'un avis purement personnel. Mais bon, passons.

La seconde tient dans la compréhension du récit. Au début, j'ai eu une difficulté car la narration et la juxtaposition des scènes nous font croire que c'est le jeune héros qui a tué son père mais ce n'est pas réellement cela. Je suis parti d'une fausse idée car la mise en scène n'est pas top et plutôt avare en explication. Les personnages se ressemblent et les erreurs d'interprétation sont possibles. Par la suite, cela se corse avec plusieurs flash-back non annoncés.

Pour ce qui est du positif, nous avons un dessin de qualité et un récit qui nous offre une autre vue sur la mythologie scandinave du loup entre vengeance et magie. Cela sera quand même un peu plus mâture que la série Louve dans les mondes de Thorgal. A la fin, on ressent toute une profondeur à cette histoire dramatique. Gageons que le second tome nous offre une fin digne de ce nom.

A noter qu'après l'échec commercial de Pleine Lune (Dargaud), Isabelle Bauthian a le courage de s'attaquer une fois encore au mythe du loup-garou mais sous un angle moins Twillight.

Nom série  Les Superhéros Injustement Méconnus  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les albums de Larcenet de la période fluide glacial se suivent mais ne se ressemblent pas. Je constate que par rapport à La Loi des Series, l'humour fait mouche. Il y a des trouvailles ainsi qu'un scénario un peu plus élaboré avec une certaine profondeur. C'est comme si une étincelle s'était révélée dans la mise en scène mais également dans l'originalité. Rien à redire au niveau du dessin également. L'ensemble est assez sympa mais je ne suis pas encore chaud pour conseiller l'achat à moins d'être un fan inconditionnel.

Nom série  La Loi des Series  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime beaucoup l'auteur mais je ne peux pas dire que cela sera mon titre préféré. Je peux néanmoins mesurer la progression dans son parcours.

Sur une veine comique, Manu Larcenet nous refait découvrir sous un angle parodique les séries de notre enfance: Les envahisseurs, L'homme qui valait trois milliards, Starsky et Hutch, Alerte à Malibu...

Curieusement, je trouve que le dessin est assez bon surtout pour ses débuts. Je me rappelle de l'excellent album Presque où je ne pouvais pas en dire autant.

En ce qui concerne l'humour, cela n'a pas prit. Sans doute manquait-il une certaine finesse et légèreté. L'auteur s'est bien rattrapé par la suite.

Nom série  Tokyo Killers  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le moins qu'on puisse dire est que ce seinen ne casse pas des briques au niveau du scénario. Cela se veut un hommage au film genre polar noir à la sauce japonaise.

Il est vrai que la première nouvelle m'avait déjà interloqué dans la mesure où un homme qui était entrain de se tirer une balle dans la tête devient la cible d'un tueur à gage ce qui l'empêche de mener à bien son objectif. Plus crétin, tu meurs. Il s'agissait juste d'attendre un peu.

C'est un peu dans la lignée du manga Trouble is my business que j'avais avisé sur ce site. On ressort de vielles nouvelles écrites dans les années 80 afin de surfer sur la notoriété de Jirô Taniguchi. On peut également dire que ces récits étaient assez innovateurs dans les années 80 et qu'il s'agit de se replacer dans le contexte de cette époque. On sait que Taniguchi avait par la suite abandonné ce genre pour se plonger dans le roman graphique avec le succès cette fois-ci au rendez-vous.

Par contre, je n'ai toujours rien à redire de son style graphique que j'affectionne. On notera qu'il y a des scènes un peu plus osées et qu'il dessine très bien les femmes. En prime, nous avons droit à une édition impeccable. Mais bon, cela ne me suffit pas pour me combler surtout au niveau du scénario.

Nom série  La Danse des morts  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La danse des morts est une bd assez original située dans un univers médiéval apocalyptique. Tout d'abord, graphiquement, c'est un peu hors norme avec une imagerie qui fait très moyenâgeuse.

En effet, la police de caractère et le type des dialogues dans les bulles sont très étranges. On a parfois du mal à lire certains mots car dans différentes couleurs et différents caractères. Il faudra faire un gros effort tout au long de cette lecture à cause de ce lettrage inédit.

Par ailleurs, le vocabulaire est typiquement celui de la bonne cité avec des mots comme "vas-y, mégabranlée ou meuf" pour en citer juste quelques uns. Les morts n'hésitent pas non plus à fumer des joints de cannabis à tout va. Oui, des valeurs qui sont aux antipodes des miennes et que j'accepte dans un esprit d'ouverture mais j'ai franchement pas envie d'adhérer.

Après, c'est assez marrant et loufoque. Un univers finalement trop éloigné du mien avec des codes qui lui sont propres. Une désorientation qui n'avait rien d'agréable en ce qui me concerne.

Nom série  Seven Deadly Sins  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce shonen est asse sympa, bon enfant et plutôt destiné à un public ado. J'ai presque tout dit en ces quelques mots. C'est un assez bon produit pour cette catégorie de lecteur.

Cependant, pour moi qui suis très exigeant, je n'ai repéré que les défauts qui sont inhérents au manga à savoir les japaniaiseries, les exagérations de traits et des situations, la démesure, le loufoque. Ne vous étonnez pas de trouver dans une auberge un vrai cochon qui parle et qui sera vous servir un bon rôti de porc.

Le pitch de départ n'est pas très accrocheur et le lecteur pourra très vite abandonner l'aventure. C'est surtout la suite qui réservera de bonnes surprises avec des personnages attachants que l'on va apprécier. L'univers médiéval fait penser aux légendes arthuriennes mais c'est bien à la sauce manga. C'est assez rythmé dans l'action.

Cette série se compare d'ailleurs actuellement au fameux Dragon Ball. Bref, cela risque d'être la série préférée de vos enfants.

Nom série  Star Wars - Icones  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les trois icônes de la série Star Wars sont réunies dans cette collection initiée par Disney. C'est censé nous faire découvrir des petites facettes de chaque personnage emblématique de la saga des étoiles à savoir Han Solo, la princesse Léia Organa et Luke Skywalker. Il est vrai que cela n'apporte pas grand chose au final.

Les couvertures sont assez attrayantes mais on se rend compte que la même qualité graphique n'y est pas vraiment. Les dessins ne sont pas au niveau de manière générale malgré la multitude de dessinateurs.

Pour autant, cela reste assez divertissant pour tout fan qui se respecte. Cependant, je n'aime pas trop ce merchandising qui est poussé à outrance. On ne peut échapper à Star Wars et à ses dérivés même au supermarché du coin.

Les histoires se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a du bon et du moins bon. Bref, il faut être vraiment fan pour trouver un peu d'attrait. Les enjeux sont assez minimes et c'est valable quelque soit le personnage considéré parmi notre trio.

Nom série  Djinn  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 11/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La beauté de ces femmes de harem dans la Turquie du début du 20ème siècle; Constantinople, ville magnifique, ayant pour cadre cette histoire. On est très vite happé par une histoire dans une ambiance magique et captivante. Cela nous permet également de découvrir une Istanbul ensorcelante au coeur d'une sensualité orientale.

J’aime bien le scénariste Dufaux que je considère comme l’un des meilleurs car très bien documenté. Il y a le souci du réalisme. Les personnages sont sans concession avec certes un bon brin de libertinage. Un bémol cependant: Dufaux signe à chaque fois la préface de son album et en révèle parfois un peu trop sur l'histoire.
La lecture demeure un peu délicate car il y a l'histoire de deux femmes à des époques différentes qui se superpose. Kim Nelson part sur les traces de sa grand-mère Jade qu'elle n'a pas connue. Le destin de ces deux femmes d'exception va nous tenir en haleine. Un lien spécial semble les lier.

Du très beau dessin également qui suscite l’admiration tant les corps sont parfaitement maîtrisés. Rien de racoleur sauf pour âme charitable préférant baigner dans le manga féminin avec ses petites minettes pré-pubaires! Ici, que de la grâce et du charme pour peu qu'on aime l'exotisme! Bref, on ne tombe jamais dans la vulgarité.

Le second cycle se déroule dans une Afrique dangereuse et torride. C’est tout un autre univers qui est exploré pour la plus grande joie des lecteurs même si cela paraissait déroutant au premier abord. Cette Afrique est inquiétante avec ses sorciers et cette magie noire. Cependant, cette Afrique est également magnifique avec sa beauté sauvage.

Le troisième cycle va nous emmener dans les Indes totalement envoutantes et sensuelles où notre Djinn devra faire l'éducation sexuelle de la future épouse d'un Maharadjah afin de le contrôler à des fins purement politiques sur fond de colonisation anglicane. Chronologiquement, l'action se passe après le premier cycle mais avant le second. Cela m'a un peu perturbé car nous retrouvons des personnages dont on connaît par avance leur sort funeste. Le dessin est toujours aussi soigné avec une mise en couleur tout à fait délicieuse pour les yeux.

Djinn s'est enfin terminé avec le tome 13 près de 15 ans après le début de l'aventure. On fait un retour sur Kim Nelson. C'est le dernier tome du cycle indien mais qui fait le lien avec le cycle africain. On va avoir droit à un final assez digne de cette saga. On est surtout marqué par une certaine nostalgie de quitter cet univers et ces personnages féminins hors normes. On entendra encore sonner longtemps les fameuses clochettes du désir !

Une collection véritablement envoûtante avec un superbe graphisme fin et élégant et un scénario relevant du grand art !

Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Walking Dead  posté le 24/08/2011 (dernière MAJ le 11/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J’ai enfin pris connaissance de l’œuvre qui révolutionne actuellement le genre des histoires de zombies. Cela faisait un bon petit moment que je voulais mettre la main dessus. C’était pour moi la dernière série d’importance que je n’avais pas encore lue à ce jour. Je dois avouer que j’ai adoré littéralement. Le scénario est terriblement efficace. Je comprends que le cinéma ait également des visées. D'ailleurs, la série a fait un carton dans un genre qui n'est pourtant pas populaire chez la ménagère de moins de 50 ans. J'avoue aisément posséder toutes les intégrales et que c'est l'une de mes séries préférés. Cependant, c'est bien la bd qui m'a amené à la TV et non l'inverse.

L’action ne sera pas pour autant omniprésente. L’auteur laisse le temps au récit de s’installer sur une ambiance de fin du monde. J’ai juste déploré que le début commence sur une idée déjà exploitée par le film 28 jours plus tard de Danny Boyle. Fort heureusement, le reste va se démarquer assez rapidement. On dévore littéralement chaque tome. Je constate également que cela reste bon même sur la durée. Il y a une virtuosité dans l’écriture de chaque scène qu’on ne peut qu’admirer. Le travail est remarquable également d’un point de vue graphique.

Il y a un côté terriblement humain qui n’est pas habituel au genre. On découvre tout une galerie de personnages avec leur psychologie propre ainsi que leurs réactions face aux difficultés rencontrées. Par ailleurs, le danger semble émaner de partout. Il y a un côté imprévisible qui fait frissonner. Le tome 8 marque d'ailleurs un sommet inégalé. On se rend compte que tout est malheureusement possible dans l'horreur. Le tome 14 nous rappelle également qu'aucun personnage principal n'est à l'abri. On regrettera la disparition de personnages qu'on aimait bien mais il y a toujours les autres. Rick demeure le pilier central. L'auteur a une formidable capacité à renouveler le récit pour maintenir le suspense à son comble.

Le tome 22 marque une rupture également temporelle qui relance tout l'intérêt de la série. Que dire également du tome 24 dont la fin nous laisse véritablement sans voix ? On passe certes d'un ennemi terrifiant à l'autre. Cependant, cela sera un véritable rebondissement du scénario que l'on n'attendait pas. Il ne s'agit plus de survivre face à un psychopathe mais c'est plutôt un choix de civilisation sur un mode de reconstruction du monde.

Le tome 26 marque le retour d'un méchant que l'on attendait plus. Il revient encore plus machiavélique et fou que jamais. Il faut dire que le public l'aime bien et en redemande. On est juste un peu étonné de la direction prise par le scénario. C'est un virage à 180 degré.

J’aimerais pouvoir encore découvrir des séries de cette intensité et de cette qualité. Je sais que cela va devenir de plus en plus rare… J'ai acheté toute la série d'un seul coup : c'est dire que je n'avais pas eu un tel coup de coeur depuis fort longtemps. C'est une série que je qualifie de culte car elle va révolutionner le genre. Et puis et surtout, au fil des tomes, on sent une montée d'intensité qui ne se dément pas après pourtant plus de 20 tomes. C'est tout bonnement extraordinaire !

Note Dessin: 4.25/5 - Note scénario: 4.75/5 - Note Globale: 4,5/5



Nom série  Carmen Mc Callum  posté le 08/06/2006 (dernière MAJ le 11/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Carmen Mac Callum est le pendant féminin de la série Travis par le même auteur (Duval) et se situant à la même époque du futur vers l’an 2050. Il existe même une série parallèle contant les récits de Carmen et Travis qui est malheureusement un ratage complet. L’action dans Carmen y est plus rythmée au détriment d’un scénario plus basique. Cela reste néanmoins intéressant. La qualité de la série ira justement en grandissant.

En effet, le coup de foudre n’a pas été immédiat avec cette série mais elle se bonifie au fil des albums grâce à l’intrigue. Le dessin reste toutefois assez quelconque. La mise en couleur est peu attirante du moins à ses débuts. Je n’arrivais pas non plus à m’attacher au personnage de Carmen que je trouvais un peu froide. C’est difficile d’appréhender une série dont on n’aime pas l’héroïne.

Cependant, je dois avouer que depuis le tome 6, cette série a atteint une forme de maturité aussi bien graphique que narrative. En effet, ce n'est plus de l'action à l'état brut mais une véritable réflexion, voire une densité du récit autour de sujets d'anticipation quelques fois complexes (ex: les dérives génétiques). Par ailleurs, le découpage dynamique révèle une grande maîtrise notamment dans les scènes d'actions.

Le tome 7 me réconcilie totalement avec le personnage de Carmen qui laisse enfin apparaître une certaine humanité notamment par rapport au drame qui l'a frappée dans son passé (p.10 où elle appuie sa main sur une photo du groupe de rock "the dirty Mac") et le drame qui va l'atteindre dans ce tome riche en émotion.

Je trouve également que le scénariste Fred Duval est très à l'aise dans ce monde de science-fiction. On sent une réelle efficacité notamment dans les derniers tomes. Une bonne BD de divertissement à l’image des films d’actions américains mais qui s'épaissit dans le récit au fil des tomes. Le changement de dessinateur ne m’a pas affecté pour le tome 9 car je trouve que la qualité s’est également améliorée de ce côté là. Bref, Carmen est devenue au fil du temps l’une de mes héroïnes préférées. Je suis également un lecteur assidu de son passé dans la série Code Mc Callum. Comme quoi, tout est possible !

Pour l’instant, la série se décline en 4 cycles assez distincts :

- 1er cycle (tome 1 à 3) : L’affaire Sonoda
Carmen aide à faire évader Sonoda pour le compte d’un yakuza. On fait la connaissance d’une tueuse hors norme et c’est bien de l’action à l’état pur avec toutes les maladresses du genre liées au manque de maturité.

- 2ème cycle (tome 4 à 5) : Le dossier Earp
Carmen enlève Samuel Earp pour le livrer à l’ONU qui constitue le dernier rempart contre les multinationales hyperpuissantes dans un monde où le libéralisme est roi. Cependant, Earp n’a pas dit son dernier mot. L’héroïne est toujours super vitaminée mais on voit l’ébauche d’un scénario qui commence à tenir la route.

- 3ème cycle (tome 6 à 8 ) : La question E.G.M
Carmen est appelée par Scott Brennan afin d’élucider la mort d’un vieil ami. Enfin l’âge de la maturité pour cette série qui va révéler toutes ses facettes.

- 4ème cycle (tome 9 à 12) : Le cycle de l’eau
Carmen se trouve impliquée malgré elle dans la lutte pour le contrôle de l’eau. Ce cycle semble compléter en parallèle celui de la série Travis où l’on retrouvera le personnage de Dommy, une intelligence artificielle émancipée.

- 5ème cycle (tome 13 à 16) : L’attentat nucléaire
Ce cycle est digne des précédents avec un événement majeur qui va bouleverser toute la donne. Il s’agit pour Carmen d’éviter deux autres attentats pouvant rayer une ville de la carte. On est évidemment sous le choc car cela pourrait s'avérer prémonitoire. Les I.A font également très peur. Je sais que demain, elles vont entrer en application dans la vie courante et dans nos entreprises. De la bonne science-fiction d'anticipation.

En conclusion, c’est une série qui au contraire d’Aquablue s’est bonifiée avec le temps.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Les Tuniques Bleues  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 11/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Western humoristique mettant en cause le caporal Blucht et le sergent Chesterfield qui s’oppose gentiment au milieu de la guerre de Sécession. Cependant, c'est surtout une dénonciation à peine déguisée des horreurs de la guerre. En effet, cette bd porte un gentil message pacifiste dont la détermination et la violence de la condamnation ne sont que mieux mises en valeur par l'aspect humoristique des deux personnages principaux très sympathiques. Sur un mode comique, le petit rusé et antimilitariste Blutch réussit à dénoncer l'illusion de l'héroïsme du sergent Chesterfield, le grand simplet en quête de gloire. Ces rapports d'amitié et d'antagonisme forment le ciment de cette lecture.

C’est une série qui avait connu ses heures de gloire mais qui s’est banalisé à cause de la multiplication de ses tomes (près de 60 depuis les années 70). Il faut bien avouer que la qualité n’est plus totalement au rendez-vous au niveau du scénario des albums qui se succèdent inlassablement. On reprochera notamment des scènes répétitives ainsi qu'un manque de souffle et d’imagination. Les derniers albums s'avèrent assez décevants dans l'ensemble. Il serait réellement temps d'arrêter afin de rester sur une note positive. Or, j'achète pourtant toujours et à chaque fois la même déception. Le tome 60 ne fera pas malheureusement exception.

Cependant, il reste la nostalgie des lectures durant mon adolescence car c’était jadis ma série favorite. Globalement, "Les tuniques bleues" se lit avec un réel plaisir. Certains albums se démarquent nettement du lot comme "la prison de Robertsonville", "Le blanc bec","El padre" ou encore "le David". D'autres m'ont marqué comme "Captain Nepel" où il s'agit juste d'inverser les mots pour savoir de qui on parle. "Miss Walker" va assez loin subtilement dans la dénonciation des ravages corporels de la guerre. "Indien mon frère" met par exemple le doigt sur la question indienne qui sera traitée de manière fort brutale.

Il y a une simplicité et une efficacité dans le scénario qui va de pair avec un dessin dans la tradition des séries humoristes franco-belge. A noter que je possède tous les volumes de cette collection. C’est de loin la plus grosse série de ma bdthèque.

Note Dessin : 3.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 3.5/5

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Louve  posté le 11/11/2011 (dernière MAJ le 11/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il aura fallu attendre près de 30 années pour voir se créer le concept de série parallèle sur la série des Thorgal. Cela fait quand même un peu étrange sur une aussi vieille série. L'année dernière, c'était la mythique Kriss de Valnor qui était à l'honneur. Elle laisse la place à la mystérieuse fille de Thorgal : celle qui parle aux animaux alors que le premier diptyque sur Kriss n'est pas encore terminé. On remarquera d'ailleurs que ce nouvel album sort en même temps que "le bateau-sabre", l'album officiel de Thorgal, et qu'on retrouvera d'ailleurs une tout petite scène commune pour un judicieux croisement d'intrigue.

Le dessin est très proche de celui de Rosinski dans son expressivité. Les auteurs ont fait de réels efforts pour coller à la magie et l'atmosphère particulières d'un Thorgal. Au niveau du scénario, cela pêche un peu car l'album est vraiment découpé en deux parties qui paraissent tellement différentes. Je n'ai pas trop aimé les réflexions que se font Louve et Aaricia à chaque fois qu'elles sont confrontées à des évènements particuliers : "ah, si Thorgal était là !". Ne sont-elles pas des battantes qui ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour se sortir des mauvais pas ? Ne l'ont-elles pas suffisamment prouvé par le passé ? C'est quelquefois pathétique.

En conclusion, le cahier des charges semble rempli afin qu'on puisse passer un agréable moment de lecture. Ce sont les fans de la saga originale qui vont être les plus comblés. Comme j'en fais allègrement partie, mon avis ne pourrait être que subjectif. Objectivement, on pourra reprocher au scénariste d'avoir emprunté une voie résolument trop naïve. Fan oui, mais pas idiot !

A la lecture du second tome, l'histoire prend en effet une tournure des plus intéressantes en s'inscrivant un peu mieux dans l'univers de Thorgal. On se rend compte qu'il y a une relative complexité et une certaine profondeur qu'on n'avait pas le loisir de déceler dans le tome introductif qui avait multiplié il est vrai certaines fautes grossières. Moralité: il ne faut pas juger trop hâtivement et il faut savoir pardonner. On percevra également un côté plus mâture dans l'écriture. J'ai bien aimé par exemple le passage assez comique mettant en scène la fameuse gardienne des clés. On attendra la suite avec un certain plaisir.

Les troisième et quatrième tomes sont d'un bon niveau. La série semble prendre son envol. Cela reste du Thorgal dans la plus pure tradition. Il est vrai que l'héroïne semble bien jeune et manque singulièrement de charisme malgré son côté rebelle. Bref, un gros manque d'épaisseur et d'originalité sur cette série-parallèle. C'est sans doute celle de trop. Pour autant, on reste dans l'univers de Thorgal. L'interconnexion est plus que jamais d'actualité notamment dans le 5ème tome.

A la lecture du 6ème tome, on a réellement hâte que les séries convergent enfin car le scénario commence à s'essouffler un peu. On aura en effet droit à une aventure dans un monde parallèle en faisant appel à nouveau à l'ancienne gardienne des clés. Cela reste une lecture assez agréable mais il faut tout de même conclure pour ne pas que le mythe s'effondre totalement.

Je resterai indulgent sur ma notation étant un fan de la première heure de la série Thorgal.

Note Dessin : 4/5 –Note Scénario : 3.25/5 – Note Globale :3.5/5

Nom série  XIII mystery  posté le 05/10/2008 (dernière MAJ le 11/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'étais pas vraiment emballé au début par ce nouveau spin-off d'une série aussi emblématique que XIII. Cela ne finira donc jamais ?... me suis-je dit avec un petit soupir.
Le scénario étant signé par Xavier Dorison, ma curiosité a été plus forte. Ce qui va être intéressant dans cette nouvelle série, c’est qu’il y aura à chaque fois des auteurs différents qui exploiteront à leur manière un personnage clé de la série mère. J’attends par exemple avec impatience celui que reprendra par exemple Luc Brunschwig. Le résultat pourrait s’avérer audacieux. En attendant, faisons le point sur les tomes déjà sortis:

Tome 1: La Mangouste
Xavier Dorison signe là l'une de meilleures prestations de sa carrière. La mangouste, ce tueur froid sans cesse à la recherche de XIII, nous est totalement dévoilé. Cela apporte même quelques éclairages assez intéressants sur la série-mère. Bref, nous voici avec un spin-off très utile et que vont apprécier très certainement les fans. Un dessin sobre et réaliste toujours aussi accessible signé Ralph Meyer connu pour son Berceuse assassine. On va voir ce que donnera le second tome tout en espérant comme l’indique Van Hamme dans la préface qu'il soit au même niveau.

Tome 2: Irina
Je confirme, après lecture de ce second tome signé par Eric Corbeyran au scénario où l'on s'interresse au personnage de la tueuse Irina, que la qualité est encore au rendez-vous. Pour l'instant, c'est un sans faute ! Cependant, il est dommage d'enchaîner encore sur un personnage de tueur de sang froid. Une alternance aurait été sans doute souhaitable. On va donc s'intéresser à la motivation d'Irina afin de comprendre sa psychologie profondément inhumaniste ! Philippe Berthet nous dessine d'ailleurs une Irina très proche de son personnage de Poison Ivy de la série des Pin-up.

Tome 3: Little Jones
L'auteur Yann va se focaliser sur la jeunesse du major Jones, l'héroïne black de la série XIII. C'est l'occasion d'en remettre une couche sur l'amérique ségrégationniste des années 60. On évolue au milieu des Black Panthers. On va croiser également des personnages de la série mère. Il y aura de nombreuses références historiques. Cependant, on voit mal ce que le meurtre de Sharon Tate, l'ex-épouse de Roman Polanski, vient faire là. On s'éloigne un peu de l'univers de XIII. L'intrigue de cet opus est un peu décousue. Par contre, rien à redire du dessin d'Henninot qui est très convaincant et qui colle bien à l'ambiance de la série.

Tome 4: Colonel Amos
C'est l'un de mes auteurs préférés qui prend en main de maître le scénario de ce 4ème volet consacré au fameux Colonel Amos. On va avoir droit à un véritable thriller d'espionnage qui nous fait découvrir le passé du directeur anti-terroriste américain. J'ai bien aimé car c'est judicieusement bien amené. Je n'en n'attendais pas moins d'Alcante qui confirme encore une fois tout son talent ! Un mot également pour Boucq pour dire qu'il a fait également du bon travail avec sa griffe résolument réaliste. Il donne véritablement vie au personnage du Colonel Amos.

Tome 5: Steve Rowland
Au début, j’ai trouvé curieux de s’intéresser à un personnage dont notre fameux héros XIII avait copié l’identité. Après lecture, je trouve que ce n’était pas une si mauvaise idée que cela car nous remontons réellement dans la partie clé de la saga. On découvre la réelle personnalité de Steve Rowland qu’il n’est pas aussi facile de cataloguer. Il aura été victime d’une enfance dominée par un père aux idées haineuses et par certains évènements tragiques qui le feront dévier du droit chemin. Bref, c’est l’un des titres les plus révélateurs de cette série dérivée. Pari réussi pour Fabien Nury.

Tome 6: Billy Stockton
C'était un pari audacieux que de mettre en lumière un personnage aussi secondaire que Billy Stockton. Notre héros XIII le croise dans la prison de Plain Rock et ce personnage meurt aussitôt après l'évasion. Bref, il ne va jouer aucun rôle dans la saga et il n'apparaît que sur quelques planches du fameux tome 3 : toutes les larmes de l'enfer. Et pourtant, les auteurs Laurent- Frédéric Bollée et Steve Cuzor ont réussi quelque chose d'intéressant. On entre dans la psychologie assez élaboré de ce personnage qui va disjoncter à cause d'une vie trop marqué par des événements tragiques. C'est un récit de qualité avec un travail de fond important et un scénario cohérent avec la série principale. LF.Bollée est pour moi l'auteur de l'année après Terra Australis et Deadline. Il signe là l'un des meilleurs spin-off.

Tome 7: Betty Barnowsky
C’est l’autre figure féminine de la série XIII avec le colonel Jones en premier lieu. Cette personnalité tranche un peu. On la découvre beaucoup plus vulnérable qu’il n’y parait. Dans la série, elle joue un rôle un peu léger qui confère toujours au sourire notamment sa relation privilégiée avec le maquis français.
Cette histoire intervient tout de suite après le cinquième tome de la série mère qu’il faudra se remémorer pour entrer dans le bain. Le président Wally n’est pas encore le conjuré que l’on connait mais un charmant président au service de son peuple. La surprise de ce tome sera de prêter un futur bébé Betty dont le père sera quelqu’un que l’on connait bien. Il y a de l’audace dans le scénario.
Au niveau des péripéties, cela se passera en pleine jungle où le général Carrington a encore des comptes à régler. On retrouvera par conséquent certains méchants de rouge total. J’ai également beaucoup apprécié le dessin. Il reste que l’intrigue sera plutôt mince en péripéties. Cela reste assez linéaire. Cela a quand même le mérite de nous faire découvrir plus en profondeur un personnage jusqu’ici assez léger.

Tome 8: Martha Shoebridge
Voici le tour d’un personnage réellement secondaire de faire la couverture. Il s’agit de la femme qui a soigné notre héros dans le premier tome lui révélant son amnésie avant d’être liquidée. Bientôt, nous aurons droit à toute l’histoire de celui qui lui a servi un verre sur une terrasse. Ceci dit, Frank Giroud prouve qu’il est l’un des meilleurs scénaristes car il arrive à lui donner une toute autre dimension grâce à sa love story avec l’un des frères Sheridan. Le personnage a une véritable épaisseur car complexe et au passé douloureux. On la plaint véritablement lors de sa descente aux enfers. On découvre les causes qui l’ont plongée dans l’alcoolisme. Cela fait un véritable lien avec le premier tome. Par ailleurs, le dessin dans le style de Vance s’inscrit parfaitement dans cette saga. Bref, mission réussie pour les deux auteurs.

Tome 9: Felicity Brown
On poursuit encore avec un personnage féminin qui ne m’a pas laissé une marque indélébile dans la série mère. Je ne me rappelle plus vraiment de son implication dans la trame générale. Qu’importe ! Il me fallait juger sur pièce. Je trouve que ce récit est en-deça des autres de cette série dérivée. En effet, il y a deux temps : la fuite et la poursuite à travers les Etats américain puis son séjour mouvementé au Costa Verde. Il y aura même un flash-back remontant sur 10 ans mais qui n’apporte pas grand-chose. On sent une femme vénale qui n’a rien à cirer de son prochain (voir l’épisode avec les paysans ou celui de la station-essence). On n’arrive même pas à éprouver un peu de compassion pour cette traînée tueuse. Non, on n’y arrive pas avec la plus belle volonté du monde. Même le dessin manque de charme. Je suis un peu déçu par cette vraie commande commerciale assez linéaire dans sa trame. Il manque singulièrement de punch et d’originalité au niveau du scénario.

Tome 10: Calvin Wax
Ce tome se concentre surtout sur la manipulation que le n°2 de la Conjuration avait sur le frère du président défunt. Il nous permet de comprendre comment ce dernier est devenu le fameux n°1 de la liste. C'est également une critique assez acerbe du pouvoir politique américain. Les frères et surtout le clan Kennedy semble faire modèle de référence. On comprend également que Calvin déteste tout autant la mauvaise graine de démocrate que les républicains qui sont de faux durs. Il aimerait restaurer une Amérique suprême blanche en sortant du bipartisme traditionnel et de l'establishment. Quelquefois, les bds me font peur car elles rejoignent la réalité. Un scénario honnête mais sans réelle surprise qui réussit tout de même à apporter une pierre central à l'édifice générale. A noter tout de même un beau travail graphique complété par un cahier en fin d'ouvrage.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

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