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Cette histoire, largement inspirée par la vie du poète Isidore Lucien Ducasse et par ses « Chants de Maldoror » nous emmène dans un Paris de fin de 19eme siècle, sur fond de poésie et de luttes artistiques entre poètes et académiques. Malgré des thèmes a priori peu engageants (je ne suis guère réceptif à la poésie !) le récit est rythmé et passionnant, et le format « intrigue policière » et le ton sombre raviront les amateurs d'Edgar Alan Poe et de littérature fantastique et policière de manière générale. Les différentes révélations répondent à toutes les questions posées, et le récit se conclut de manière satisfaisante… la maitrise narrative est parfaite !
Le dessin est lui aussi parfaitement maitrisé, et retranscrit élégamment le Paris de l’époque et les délires intoxiqués de nos amis poètes.
Le récit contient par ailleurs un clin d’œil rigolo à la bande dessinée… mais je vous laisse découvrir ça ! |
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Nom série
Dorian Gray
posté le
09/01/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je ne connais pas du tout le roman original, mais la lecture de cette adaptation m’a vraiment ravi.
Ca démarrait pourtant mal : j’ai moyennement accroché au chapitre introductif et au 1er acte. Je trouvais les dialogues pompeux, et les réflexions philosophiques un peu absconses et fatigantes. Mais les choses s’améliorent dès le 2ème acte, et la narration devient plus fluide. L’histoire est d’une richesse incroyable, et aborde des thèmes tels que l’hédonisme, la déchéance, la beauté et l’art, tout en restant plaisante et accessible.
Surtout que le travail graphique est magistral ! Chaque planche est un tableau. La peinture de l’auteur s’apprécie d’ailleurs encore plus sur les pleines pages qui introduisent chaque acte, et sur les planches doubles à couper le souffle qui illustrent le supplément en fin d’album – supplément passionnant, où l’auteur nous en dit un peu plus sur son travail d’adaptation, exercice toujours périlleux quand on s’attaque à un classique de la littérature,
« Dorian Gray » fait partie des rares albums que je pense relire très bientôt pour encore plus en apprécier la richesse. Et puis quel plaisir pour les yeux ! |
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Nom série
Antarès
posté le
06/07/2007
(dernière MAJ le 05/01/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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(MAJ après lecture du 4ème tome)
Ce troisième cycle des mondes d’Aldébaran nous ressert tout ce qui horripile les détracteurs de Léo : des personnages figés graphiquement parlant, des dialogues relationnels très ados à la limite du supportable, et un manichéisme marqué (les « méchants » sont faciles à repérer, ils sont têtus et froncent des sourcils à longueur de journée).
Mais écoutez, quel plaisir de retrouver Kim dans de nouvelles aventures. J’ai adoré les deux 1er cycle, Aldébaran et Bételgeuse (même si ce dernier était un peu trop gnian-gnian par moment), et ce 3ème cycle reprend la même formule, ce qui devrait ravir les fans.
La nouvelle planète est superbe, remplie d’animaux en tous genres et d'une végétation plus délirante que jamais, un vrai plaisir pour les yeux (à condition d’aimer le style un peu particulier de Leo, bien entendu). L’intrigue politico-religieuse est un peu simpliste, mais intéressante et souvent bien vue.
Vraiment, on a beau critiquer le dessin de Leo, ou ses relations entre personnages un peu trop « ado », mais il est en train de mettre en place un monde fascinant et très riche. Après 4 tomes, le rythme de ce 3ème cycle ne faiblit pas… vivement le 5ème ! |
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Nom série
Ethel & Ernest
posté le
05/01/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Tiens, Raymond Briggs n’a pas réalisé que des livres pour enfants… « Ethel & Ernest » est un hommage à ses parents, et une BD « roman graphique » autobiographique pure souche. Elle ne convertira pas les allergiques au genre : la vie des parents de l’auteur est terriblement banale, et le style narratif linéaire et académique au possible, même si des touches d’humours viennent égayer l’ensemble.
Pourquoi la bonne note alors ? Tout simplement parce que cette histoire constitue une véritable mini encyclopédie sur la vie en Angleterre entre les années 40 et 70 : guerre, rations, politiques intérieure, mais aussi des sujets et détails plus légers : styles vestimentaires, décors dans les maisons, arrivé de la premières télé, mœurs, langage etc… un vrai délice pour moi qui habite en Angleterre… reste à voir si ce genre de détails historiques vous intéressent.
Voila, un roman graphique comme tant d’autres, mais dont le contexte historique m’a beaucoup intéressé… |
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Le résumé de l’éditeur annonce que cette histoire « propose une réflexion étonnante sur le comportement des hommes, sans cesse tiraillés entre les plus nobles et les plus destructeurs des sentiments » et à ce titre je suis quand même déçu.
Certes l’histoire est édifiante, bien écrite, et fait réfléchir, mais disons que sa mise en place est un peu simpliste, un peu téléphonée, et que certains comportements manquent de crédibilité. Certes, la crédibilité n’était peut-être pas le but premier des auteurs, mais attention aux communiqués de presse qui visent trop haut !
Prise comme une fable champêtre et enfantine, cet album est sympathique et bien dessiné. Un moment de lecture agréable, mais pour une réflexion plus poussée, lisez plutôt le roman culte « Sa Majesté des mouches ». |
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Ah, je vois qu’un autre posteur a aussi trouvé la fin un peu brouillonne. Personnellement j’ai du la relire deux fois pour tout comprendre… et c’est bien là le seul reproche que je ferai à cette superbe aventure.
Certes, il y a une certaine impression de déjà-vu, mais en ce qui me concerne ce n’est absolument pas un défaut. Quand je lis une histoire « fantasy » classée dans le thème « samouraïs », je sais à quoi m’attendre ! Et de ce coté, pas de souci, je fus servi : une grande quête mystérieuse, une galerie de personnages variée, des méchants, des combats etc. La narration est la plupart du temps maitrisée, et parvient à divulguer les détails de l’intrigue à coup de saut dans le temps, sans pour autant perdre le lecteur.
Le dessin est magnifique, même si on pourra toujours lui reprocher des tons blanchâtres monotones, rendus nécessaires par l’hiver eternel de l’univers mis en place.
Voila, un scenario pas forcément original mais efficace, un dessin sublime et une histoire terminée en 4 tomes (regroupés dans une superbe intégrale)… que demander de plus ? |
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Difficile d’écrire un avis sur une BD humoristique… difficile d’expliquer pourquoi parmi les albums humoristiques parus en 2011, GARE ! La moustache au poitrail, Saint-Etienne Lyon ou encore Un bébé à livrer m’ont beaucoup amusé, alors que "Tu mourras moins bête" m’a laissé de marbre.
Pourtant je trouve le principe alléchant, et le dessin simpliste ne me dérange pas du tout. Mais je n’ai tout simplement pas trouvé ça amusant. Bon, je suis un peu dur, certains rares passages m’ont fait sourire, et un m’a fait éclater de rire (celui où les pilotes d’avion sont assis à l’envers !), mais sur 255 pages, c’est bien peu, et de manière générale je me suis vraiment ennuyé. |
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Nom série
Monsieur Flaque
posté le
03/01/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je continue ma découverte des bouquins de Raymond Briggs, avec cette histoire pour le moins originale, si ce n’est loufoque : un enfant promène son papi en laisse (??) et va à la rencontre de Monsieur Flaque pour lui demander de remplir les flaques du chemin, chaque flaque représentant un membre de sa famille ! L’imagination débordante des enfants est bien entendu encore une fois le thème central de ces aventures.
C’est rigolo et bien fait, mais un peu répétitif, et surtout je n’ai pas bien compris cette histoire de grand-père tenu en laisse. Le dessin est comme d’habitude magnifique, bien dans le ton des autres albums de cet auteur.
Voila, une chouette histoire, mais qui m’a un peu moins enchanté que Lili et l'ours et Le Bonhomme de neige. A découvrir quand même si vous êtes fan de l’auteur et/ou si vous avez des enfants. |
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Nom série
Lili et l'ours
posté le
03/01/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un album qui se rapproche beaucoup du grand classique du même auteur : Le Bonhomme de neige. On y retrouve une belle histoire onirique, mélangeant rêve enfantin et réalité. Raymond Briggs adore représenter des situations cocasses mettant en scène un personnage insolite (un ours, un bonhomme de neige) dans le confort de nos foyers. Si le bonhomme de neige avait su se faire discret, il en va autrement pour cet énorme ours maladroit !
On retrouve aussi son dessin élégant, au crayon de couleur, et son découpage très bande dessinée. Par contre des dialogues un peu terre à terre remplacent la narration muette et tranchent un peu avec l’onirisme ambiant.
Une histoire un peu moins connue que Le Bonhomme de neige, qui a pourtant elle aussi été adaptée en série télévisée par Channel 4, et qui mérite toute votre attention. |
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Nom série
7 secondes
posté le
05/11/2002
(dernière MAJ le 30/12/2011)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Oui, vraiment une bonne série dans son genre...
Le scénario est trop bon. Oh pas vraiment original, mais j’adore la façon dont il est traité : on ne nous dit pas tout tout de suite, on se demande de quoi ils parlent tous, on essaye de deviner quelle est cette catastrophe qui les effraie tous. J’aime ce genre de tournure ou les héros de la BDs savent mais pas nous…
Une multitude d’évènements marquants et tristes viennent ponctuer l’intrigue, et l’action ne manque pas… vraiment une très bonne histoire pour le moment, espérons que la suite assure.
Par contre, le dessin, bof bof. Moi je n’accroche vraiment pas. Il est bien sans plus, mais surtout je trouve les couleurs horribles. Et ça m’a empêché pendant longtemps de me lancer dans cette série. Bon par contre comme d’habitude, une fois dans l’histoire, on fait plus trop attention au dessin tellement on est happé par l’intrigue.
Voilà, je ne suis pas spécialement fan de ce genre de polar/thriller, et j’adhère moyennement au dessin, mais je dois avouer que j’ai été soufflé. Sur le cul le Alix. J’attends vraiment le 3eme tome avec impatience. Je conseille vivement cette série si vous aimez les histoires type polar/complot/FBI/catastrophe...
MAJ 2011 : Bon, le dernier tome ne sortira sans doute jamais. De qui se moque-t-on ? J’ai revendu mes albums, ce genre d’histoire n’a aucun intérêt sans son dénouement. La note passe de 4 à 2, et je déconseille l’achat ! |
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Cette histoire de Raymond Briggs est un véritable phénomène ici en Angleterre… Le livre original, paru en 1978, mais aussi et surtout son adaptation télévisée parue en 1982, succès immédiat qui continue d’enchanter les enfants à Noël, et qui occupe une place importante dans la culture populaire britannique.
Mais c’est bien du bouquin dont je parle ici… s’il s’agit officiellement d’un livre illustré pour enfant, un rapide feuilletage confirme qu’il s’agit bien d’art séquentiel (des planches composées de cases). Ce livre a d’ailleurs inspiré Shaun Tan lors de la réalisation de Là où vont nos pères (comme il nous l’explique dans son interview donnée à bdtheque).
L’histoire est très classique, mais intemporelle, et émerveillera sans doute plus d’un bambin. La narration muette est efficace et le dessin mignon comme tout.
Un album classique, qui ne se démarque pas forcément de la masse d’histoires similaires, mais qui a remarquablement bien vieilli, et que je suis impatient de faire découvrir à mes mômes. |
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Nom série
Signal / Bruit
posté le
23/12/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Incroyable qu’il ait fallu attendre presque 20 ans pour que ce petit bijou de Neil Gaiman et Dave McKean soit publié en France, alors que presque toutes leurs œuvres ont eu ce privilège il y a des années de cela. C’est d’autant plus surprenant que la qualité est au rendez-vous… « Signal to Noise » a même reçu un Eisner Award en 1993 (prix du meilleur nouvel album), récompense méritée selon moi.
Derrière l’histoire de ce cinéaste mourant essayant de terminer son ultime chef-d’œuvre se cachent des thèmes qui me passionnent, des thèmes chers à ces auteurs : la vie, la mort, et le sens que l’Art (avec un grand A) donne à nos existences. C’est profond sans être gonflant ou prétentieux, et surtout c’est beaucoup plus accessible que Cages (de Dave McKean), pavé qui aborde les mêmes sujets, mais que beaucoup de gens trouvent hermétique voire incompréhensible (mais que j’adore personnellement !)
Le dessin de McKean est époustouflant, comme d’habitude… Il faut bien entendu aimer son style, patchwork de dessins, collages, photos retouchées… Mais moi je suis fan. Il nous livre ici de magnifiques planches.
Voilà, un ensemble plus accessible que Cages, sur des thèmes similaires. Je me doute bien que si vous êtes allergiques au tandem Gaiman/McKean, ce n’est pas "Signal to noise" qui va vous réconcilier avec ce duo d’auteurs atypiques, mais les fans (dont je fais partie !) se doivent de lire ce magnifique bouquin.
Note : la BD débute avec quelques pages un peu bizarres, avec des poèmes et autres réflexions un peu abscons et sans lien apparent avec l’histoire principale. Le fameux « bruit » qui brouille le signal (l’histoire) j’imagine. Ne vous laissez pas décourager… au pire sautez-les et passez directement au 1er chapitre ! |
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Nom série
Aurore (Soleil)
posté le
14/12/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Un album rempli de qualités, mais aussi entaché de quelques défauts qui m’ont empêché de pleinement l’apprécier, et à ce titre je rejoins l’avis de Miranda. Le message se veut sérieux et profond, et d’une certaine façon il l’est, mais le ton enfantin entache selon moi la crédibilité du propos, et le résultat final manque de subtilité et ressemble malheureusement plus à de la philosophie de cours d’école.
C’est dommage, parce que graphiquement, c’est un délice. Et certains passages ont malgré tout réussi à me toucher, surtout vers la fin… fin que je trouve d’ailleurs très jolie.
Je reste donc sur une impression mitigée… Mais en ces temps où les séries abandonnées se multiplient, ce petit one-shot trouvera peut-être preneurs. C’est tout le bien que je lui souhaite. |
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Nom série
Les Somnambules
posté le
02/12/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur graphique en librairie. La couverture m’a tout de suite attiré, l’intérieur a confirmé mes premières impressions et le résumé au dos, rempli de poésie, a fini de me convaincre de faire ce que je ne fais que rarement : acheter une BD dont je n’avais jamais entendu parler.
Et bien mal m’en a pris J’adore toujours le dessin, mais l’histoire est beaucoup trop onirique et loufoque pour moi. Certains passages m’ont amusé ou intrigué, et la fin est rigolote, mais de manière générale je suis resté hermétique au récit, et je n’en retire pas grand-chose.
Un OVNI que je recommande aux amateurs d’histoires sans queue ni tête ! Je mets quand même 3/5 pour le graphisme… |
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Nom série
Habibi
posté le
01/12/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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7 ans se sont écoulés depuis la parution de Blankets - Manteau de neige. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Craig Thompson a pris son temps pour nous concocter son nouvel album… mais bon sang, quel résultat ! Je doute pouvoir écrire un avis faisant honneur au travail accompli, à la richesse dont regorge chaque page de cette grande épopée.
L’histoire suit deux personnages aux destins entremêlés sur fond de culture orientale. Les références à la Bible et surtout au Coran sont nombreuses, les paraboles ingénieuses, et le symbolisme présent dans chaque situation. En commençant ce projet, l’auteur avait en tête de mieux comprendre l’Islam, et vu le boulot de recherche accompli (par exemple sur la calligraphie arabe), je pense qu’il a réussi son pari.
Et ce qui est fort, c’est qu’à part de rares passages un peu longuets, l’ensemble a su me captiver, moi qui ne suis pourtant pas amateur d’histoires à caractère religieux. Le ton reste malgré tout très humain, et graphiquement, le boulot accompli force le respect. Maintenir une telle qualité sur 672 pages, c’est presque du masochisme ! Les planches sont magnifiques, souvent très détaillées, et les passages issus du Coran sont magnifiquement mis en scène. Un délice pour les yeux.
Voila, je me doute bien qu’un pavé de 672 pages à 25 euros, puisant son inspiration dans l’histoire de l’Islam, ça ne risque pas d’attirer les foules. J’imagine que bon nombres de BDPhiles trouveront ça barbant, prétentieux, voire parfois raciste (accusations apparemment lancées par certains journalistes). Mais moi je ressors marqué et impressionné par ma lecture. Habibi ressemble à l’œuvre d’une vie, un grand bravo à Craig Thompson. |
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Un témoignage intéressant et accablant sur une des pires catastrophes naturelles de ces dernières années : l’ouragan Katrina. L’histoire est constituée de témoignages recueillis par un volontaire de la croix rouge présent sur les lieux. Le ton se veut neutre, les témoignages nous sont racontés sans embellissement ou dramatisation, mais comment ne pas accabler les autorités en voyant ces populations abandonnées et laissées pour mortes, sans rien à manger ni boire, au point de dépendre des vivres distribuées par les pilleurs, présentés ici comme sauveurs.
Le dessin ne brille pas par son élégance, et la mise en couleur est complètement ratée selon moi. J’aurais largement préféré du noir et blanc, plutôt que ces aplats uniformes et criards.
Un récit un peu trop académique dans sa construction, et manquant un peu de passion selon moi, mais qui accomplit parfaitement son rôle journalistique. Avis aux amateurs. |
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J’adore la BD underground américaine, et le dessin et résumé de cet album m’avaient tout de suite attiré… et je ne suis pas déçu. A chaud je dirais presque qu’il s’agit d’un de mes « romans graphiques » préférés !
Les thèmes sont durs (la cruauté chez les enfants, les problèmes d’intégration à l’école, les soucis à la maison) mais ne verse (presque) jamais dans le larmoyant, et surtout l’auteur dédramatise son récit en y incorporant les rêveries du gamins, véritable mécanisme d’évasion et de défense contre ce monde cruel, produisant des passages oniriques remarquablement mis en scène et souvent remplis d’humour. La fin est très belle, très simple et remplie de poésie.
J’ai moins accroché aux passages textuels et autres fausses pubs, intercalés entre les chapitres en BD. Mais ce petit détail n’a pas du tout gâché ma lecture… une chouette découverte, et un coup de cœur ! |
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Nom série
Portugal
posté le
16/11/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je reste sur une impression mitigée, et à ce titre mon avis se rapproche de celui de Pasukare.
Je suis pourtant amateur de romans graphiques et de quotidien, mais cette histoire me semble trop personnelle, trop introspective, et j’ai eu énormément de mal à m’intéresser aux déboires familiaux de Simon. Le milieu de l’album et sa grande réunion familiale à l’occasion du mariage d’une cousine a failli m’achever et me faire abandonner ma lecture. J’ai quand même persévéré, et la fin m’a beaucoup plus enchanté.
J’ai aussi détesté les nombreuses bulles en portugais. Oui, je sais l’histoire se passe au Portugal, et l’auteur a sans doute voulu retranscrire cet isolement qu’on peut ressentir dans un pays étranger. Mais du point de vue du lecteur, quel ennui. Certes, les phylactères en question sont colorés différemment, et donc facilement identifiables, mais bonjour l’encombrement des cases.
Voila, certains passages m’ont quand même enchanté, et le dessin est magnifique. Mais cette histoire ne me marquera sans doute pas, la faute aux défauts suscités. Dommage… |
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Une curiosité que cet album, auto-publié par un jeune diplômé d'une école d'art New-yorkaise, et que Cà et Là se risque à publier en album en France.
L'histoire est intrigante, et se déroule à New York alors que des ptérodactyles sillonnent le ciels, et que des patrouilles leurs font la chasse. Aucune explication ne nous est donnée pour expliquer cette situation pour le moins étrange. L'intrigue se contente de suivre une de ces patrouilles, et nous raconte leur quotidien. Rien de bien renversant, et la fin « ouverte » m'a laissé dubitatif, mais je dois reconnaître qu'il se dégage de cette histoire un je ne sais quoi de fascinant. Le dessin participe grandement à l'ambiance générale. Il peut sembler approximatif aux premiers abords, mais la maîtrise de l'encre de Chine est assez impressionnante, et la narration est très fluide.
Voilà, une curiosité à découvrir. Mais je reste toujours circonspect devant les prix pratiqués par cet éditeur. 17 euros pour 40 pages noir et blanc originellement auto-publiées sur du papier journal, il fallait oser. J’espère que l'album trouvera son public. |
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Nom série
Reportages
posté le
26/10/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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En plus de publier ses reportages en album BD, Joe Sacco travaille aussi beaucoup avec des journaux et magasines, américains mais aussi français (la derniere histoire de « Reportages » est parue dans la revue XXI). La plupart de ces travaux étaient jusqu'alors inédits en France, le fan de Sacco que je suis se réjouit donc de la publication de ce recueil chez Futuropolis !
Les reportages sont de qualité variable, et si certains font un peu déjà-vu (on a lu Palestine et Gaza 1956, en marge de l'histoire, on le sait qu'Israël démolit des maisons dans la bande de Gaza !), d’autres m’ont absolument captivé. Quel plaisir de retrouver la verve de Sacco nous conter les injustices commises en Tchétchénie, le quotidien des soldats américains en Irak, la pauvreté extrême et la corruption dans les campagnes indiennes, et le drame humain des immigrés africains aboutissant à Malte.
Cette dernière histoire est sans doute ma préférée, car le manichéisme y est complètement absent. Entre la population méfiante, voire raciste, les politiciens désireux d’aider mais résignés, et des immigrés pas mieux que le reste (ils se détestent entre eux si ils viennent de pays différents !), la situation est complexe et bigrement intéressante.
Un album indispensable pour les fans de l’auteur, mais qui ne convertira sans doute pas ceux qui trouvent son propos un peu trop engagé, ou sa narration un peu lourde. Moi, j’ai adoré ! |
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