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Nom série  Les Contrebandiers de Moonfleet  posté le 03/01/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Adaptation d'un roman d'aventures qui semble proche de L'île au trésor par le même dessinateur que Fracasse, ce tome 1 n'est pour l'instant pas très convaincant.

En 40 pages il ne se passe pas grand-chose, et si des Corteggiani et Faure réussisent une adaptation concise et fidèle, "Moonfleet" semble devoir durer beaucoup plus.

L'ambiance, sombre, est tout de même bien posée (d'ailleurs tout se passe la nuit ou sous une pluie d'orage), mais le dessin très... hâtif disons, m'a franchement rebuté au bout d'un moment, le pompon étant le personnage de Barbe Noire, avec une barbe qui ne ressemble à strictement rien.

Dans la même collection, Fracasse semble meilleur.

Nom série  Asatte Dance  posté le 02/01/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Eh bien ! On peut dire que Tonkam a fait un bon choix éditorial en décidant de publier ce manga dès 1995 ! Il n'a malheureusement pas été réédité depuis, et comme les droits sont échus en 2003, il faut le dénicher en occasion, le commander en version anglaise (largement rééditée, elle), ou recourir à des moyens moins légaux. Bref, il faut le vouloir, mais on peut le trouver.

Asatte Dance ne peut que faire penser à Maison Ikkoku ("Juliette je t'aime") ou à d'autres mangas du même genre, avec un étudiant qui a des problèmes et qui est amoureux, ce pitch étant un grand classique... Il fait toutefois preuve d'un mélange absolument savoureux des genres puisqu'il conjugue humour, érotisme, drame et roman graphique avec beaucoup de naturel. Il faut dire que ses 1500 pages assez denses lui permettent d'explorer pas mal de chemins. Les personnages sont d'ailleurs nombreux et bien campés, multipliant encore les possibilités. A ce propos, cohérence et réalisme ne sont pas vraiment ce qu'il faut attendre en premier lieu d'Asatte Dance. Certains rebondissements passent en effet très bien en tant que fiction mais sont totalement irréalistes.

Mais alors me diras-tu, ô lecteur impatient et fébrile, qu'est-ce qui fait que cette série est si géniale ?

Eh bien beaucoup de choses, en fait. Déjà les personnages sont vraiment attachants. Ils débordent pour certains de vitalité (Aya, Ikezu), d'émotion. D'autres (Tachimi, le Yakuza, puis Sue vers la fin) sont d'une sobriété qui contraste de façon absolument magnifique. La grandiloquence caricaturée à l'extrême a aussi sa place avec Koki. Il y a encore Munakata, incroyable pot de colle éconduit et larmoyant, qui est souvent représenté à la façon des films d'horreur... Bien posés sans être figés, ils dévoilent petit à petit de plus en plus des facettes de leur personnalité. On sent de la part de l'auteur une certaine tendresse envers eux, et il est bien difficile de ne pas les trouver attachants. Très vivants, Aya et Suekichi révèleront au fil des tomes leurs véritables sentiments, étonnament réalistes... on en a parfois mal pour eux.

Ensuite pour l'absence de gnangantitude habituelle au genre. Dans Ah! My Goddess! par exemple, les situations entre les personnages sont complètement figés. Pas d'évolution, et pas de bisou surtout pas ouhlala c'est sale ! Ici c'est le contraire. Il ne faut pas attendre plus loin que la page 59 du premier tome pour voir Aya à poil, et les scènes de sexe, pour érotiques (= non porno, Don Lope et Kael ce manga n'est pas pour vous) qu'elles soient, sont quand même bien explicites. Cette absence des tabous habituels se retrouve d'ailleurs aussi largement dans les dialogues. Quant à l'évolution... eh bien au fil de ces sept tomes, il y en a beaucoup. Trop, peut-être, mais cette dynamique participe largement au charme de cette série.

Chose rare à mon avis, les dialogues sont probablement une des forces majeures d'Asatte Dance. C'est bien simple, par moments ils pétillent de malice, de répartie, d'humour, et en plus ils sonnent juste (à ce propos, pour ce que j'en ai vu, la traduction française me semble bien meilleure que la version américaine)... L'auteur s'amuse en plus à mettre des petits textes off soit en décalage avec l'action, soit venant la renforcer, et ça marche vraiment bien. Le personnage de Koki, qui disparaît d'ailleurs rapidement, illustre bien cet aspect, puisqu'il a un langage précieux et outré vraiment excellent.

Outre tout cela il y a évidemment la mutltitude de petits délires qui parsèment ces pages. Petits textes off, réparties bien senties, situations invraisemblables, rêves éveillés, autodérision allusives ou en scènes complètes en sont les principales manifestations. Ce qui frappe, c'est l'adéquation du dessin, du dialogue et de l'esprit de ces délires. Ils forment un tout vraiment impressionnant.

300 align="left">Enfin le dessin d'Asatte Dance est tout simplement excellent. Extrêmement expressif, parfois troublant (hum), les décors ont tendance à être fouillés et bien réalisés. On peut toutefois décerner à Tonkam la palme de l'impression la plus dégueulasse et salopée pour les tomes 1 et 2 : la résolution des images étant largement insuffisante, on a droit a un effet d'escalier absolument ignoble.

Je m'aperçois que j'ai beaucoup parlé des délires et de l'aspect comique... Mais attention, Asatte Dance c'est loin de n'être que ça ! C'est vraiment un tourbillon de sentiments, et c'est très loin d'être mièvre. Doutes, tristesse, jalousie, luxure, duplicité, découragement et égoïsme côtoient rires et délires, beuveries et sentiments plus roses.

Pour toutes ces raisons, la lecture d'Asatte Dance est un grand (et long !) moment de bonheur. J'ai rarement autant ri devant de tels délires, et le tome 7, lourd d'incertitude et de mélancolie, est assez poignant. Au final je suis ressorti de cette lecture avec une furieuse envie d'y retourner.


Vous trouverez ici le premier chapitre en français. Le scan est très mauvais, mais c'est déjà ça.

Nom série  Opération Disco  posté le 01/01/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Guillaume le timide et Marc l'extraverti sont en vacances et cherchent à taquiner la minette. Mais c'est loin d'être gagné, et quand Guillaume prend la tête des opérations, qu'ils collent deux copines, l'une réticente et l'autre très intéressée, le pire reste à venir.

Rien d'extraordinaire dans cette petite histoire, même si "suspense" et "rebondissements" n'ont pas été négligés et même si certaines répliques font bien sourire. C'est surtout le dessin de Guerse, toujours aussi bon surtout dans les tronches franchement savoureuses qu'il fait à ses personnage, qui fait que ce petit album se lit avec plaisir.

Nom série  Corps de Rêves  posté le 29/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier album de Capucine, elle signe là une bien jolie entrée. On sent une grande tendresse dans ces pages, finalement faites des "petits rien" qui accompagnent la grossesse. N'y cherchez pas de grande aventure ni de grand message, ce n'est pas le propos de cet album.

Le dessin semble s'affirmer au fur et à mesure. En particulier les visages et les attitudes me paraissent gagner pas mal en souplesse, l'expressivité étant (à quelques petites exceptions près) bonne du début à la fin. Et puis j'aime assez le dessin de Capucine, tout simplement.

A noter que le dessin de couverture est (à mon avis, hein) nettement moins réussi... simplement à cause des yeux et de l'expression du visage, qui font un peu froid...

Nom série  Colombe et la Horde  posté le 29/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Etonnant !

Comme souligné dès les premières pages (jolie auto-explication), le ton de l'album est totalement partagé entre la naïve candeur de Colombe d'une part et l'affreuse réalité d'autre part. Le trait est forcé (volontairement, c'est important), et pas mal de personnages sont donc "un peu trop" : Colombe trop naïve, la horde trop horrible, Etienne (le membre du Chass' Foune Club) trop macho, les gendarmes trop j'menfoutistes... Mais à la lecture cette exagération semble couler de source et elle emporte le lecteur dans ce petit monde si étrangement ressemblant au nôtre. Le partage entre rêves / espoirs et réalité est assez superbe... Jusqu'à la fin on ne sait pas comment tout cela va évoluer tant le tiraillement est fort des deux côtés.

En plus de ce double aspect basé sur Colombe et la horde, il y a bien sûr Edmond et Cécile, les deux collégiens (lycéens ?), qui apportent une autre sorte d'histoire d'amour, et donc un autre parallèle, lui aussi un peu exagéré mais d'une grande beauté.

Le dessin de Hureau n'est pas vraiment aguichant quand on feuillette l'album, mais il se révèle petit, précis, clair et fouillé, et séduisant à la lecture. La bichromie avec du jaune peut paraître déconcertante mais elle est vraiment de toute beauté.

Colombe et la horde, c'est réel et c'est exagéré, c'est beau et c'est laid, c'est triste et c'est joyeux. Et c'est à lire et à lire !

Le seul affreux point noir de cet album, c'est page 14 : il est dit que Pi = 3,141592724071106... alors que tout le monde sait bien que Pi = 3,141592653589793...

Nom série  On fera avec  posté le 24/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la lignée des autres albums de Larcenet parus aux Rêveurs, "On fera avec" traite du mal de vivre avec une noirceur certes de circonstance mais toutefois impressionnante, le mal-être qui transpire ici étant assez énorme. Par contre la forme de l'album – des strips en 5 cases dont la première case enchaîne sur la dernière case du strip précédent – me semble amoindrir très largement sa force. Le ton "comique" sur lequel le sujet est traité, les "chutes" obligées des strips, la structure même en forme de strips, tout cela fait un peu artificiel, comme si Larcenet n'avait pas osé livrer son sentiment brut, comme s'il s'était senti obligé de le faire passer à travers le filtre de l'humour…
Là où un "Idées Noires" réussit magistralement (parce que le propos est l'humour basé sur le cynisme, sans doute), " On fera avec" affaiblit son propos (parce que l'humour vient se rajouter artificiellement sur le cynisme, sans doute).
Restent tout de même un album à lire, un propos désespérant, et une conclusion superbe.

Nom série  La mouche  posté le 24/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Album complètement muet, "La Mouche" raconte en 99 planches les aventures à la fois banales et délirantes d'une petite mouche. Comme le laisse présager la première planche (un zoom graduel depuis l'espace jusqu'à un œuf de mouche dans une poubelle), le découpage est très cinématographique. Les enchaînements se font pour l'immense majorité en continuité. En particulier, les enchaînements de scène à scène, de point de vue à point de vue et même d'action à action, sont (à de rarissimes exceptions près) totalement absents. Trondheim s'en donne parfois à cœur joie avec les plongées et contre-plongées, et semble improviser les mini-aventures de cette mouche curieuse. Le tout finit sur un gros délire bien sympathique, histoire sans doute de pouvoir finir en beauté.
Lecture plaisante et assez atypique, gentille et agréable sans être extraordinaire, il faut quand même avoir lu (au moins) une fois "La Mouche".

Nom série  Satsuma, l'honneur de ses Samouraïs  posté le 11/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Manga sombre et violent datant de 1980, Satsuma présente un aspect historique pour l'instant très poussé, plus encore que dans Lone Wolf & Cub. S'il ressemble un peu à ce dernier, le propos est plus vaste puisqu'il traite d'une époque, d'un climat social, d'une révolte. Les parenthèses (encore plus) historiques sont d'ailleurs multiples, parfois un peu complexes (les termes japonais ne facilitant pas la compréhension immédiate) mais pas pesantes pour autant, au contraire.

La "réalité" de l'époque est très bien décrite, ainsi que l'état d'esprit de la population. Par moments ce manga aurait presque un aspect documentaire, comme lorsque l'auteur décrit les différents métiers exercés par les samouraïs (p.60-71), qui montre un souci poussé de documentation et qui apprend pas mal de choses sur ces métiers et façons de faire.

La première scène, en grande partie muette et assez longue (60 pages), fait preuve de violence, presque de cruauté. Très dynamique, sa lisibilité n'est pas toujours parfaite (alors que dans le reste de l'album tout est très fluide), mais elle donne bien le ton. Le dessin présente très peu de trames, et ressemble parfois beaucoup à celui de Lone Wolf & Cub, dynamique et vraiment agréable. Un point noir tout de même : la police de caractères quand les personnages crient, toute distordue, et surtout assez illisible...

Très bien pour l'instant, assez passionnant (même s'il établit surtout l'ambiance, le climat et l'état d'esprit des différentes classes), ce premier tome augure d'une suite prometteuse.

Et en plus la jaquette est très belle et les notes de fin de volume intéressantes et enrichissantes. Aucune raison de s'en priver, donc.

Nom série  Sarcophage  posté le 06/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière une couverture séduisante se cache un dessin lui aussi très séduisant (même si le sketchbook en fin d'album laisse rêveur : visiblement le dessinateur n'a pas pu se donner à fond, et c'est bien dommage au vu de ce qu'il peut faire). La composition des pages surtout, est tout sauf classique. Vignettes qui se recouvre, dessins débordant de partout, découpage à la fois sobre et audacieux (pages ne comportant que des vignettes horizontales ou que verticales, vignettes en escalier...), c'est surtout l'accumulation de tous ces effets qui impressionne, car tout l'album est comme ça. C'est peut-être un peu bordélique, parfois légèrement tape à l'oeil, mais c'est vraiment bien fait, dynamique au possible, et vraiment agréable à lire.

Le scénario part d'une idée assez excellente (emprisonner une âme dans une armure construite par l'homme, créant ainsi une espèce de mort-vivant moderne). Etant ainsi libéré de la biologie, le docteur Ahmad voit les choses d'un oeil différent, surtout après avoir eu un aperçu de l'Enfer, et va essayer de réparer les choses. Evidemment son ancien patron (un milliardaire plus que centenaire qui cherche à prolonger sa vie à tout prix et qui a commandité son assassinat pour cause de divergence d'opinion) ne va pas lui faciliter les choses.

Mais, et c'est là ce qui a refroidi mon enthousiasme, le développement de cette idée est plutôt basique. Il va surtout s'agir d'un combat entre le docteur Ahmad et les méchants (qui ont copié le Sarcophage et créé plein de soldats zombis). Du coup toutes les autres voies possibles sont plus ou moins étouffées. La fin est un peu à l'image de celle d'un film d'action : rapide et heureuse. On ne ressort donc pas transcendé de cette lecture, même si elle est agréable.

Ah, le détail désagréable qui tue : l'encre ne sent vraiment pas bon, et surtout elle sent fort. Pensez à aérer pendant la lecture.

Nom série  Jinbé  posté le 03/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album recèle une vraie surprise, probablement même un choc. Il traite en effet de l'ambiguité des relations père/fille, et le spectre de l'inceste est très, très près ! Jinbé et Miku ont beau n'avoir aucun lien biologique, ils n'en sont pas moins (beau) père et (belle) fille. Miku est la fille de la femme que Jinbé a aimé, et la différence d'âge est conséquente. La situation est donc très délicate, et d'une terrible ambiguité sur le plan moral.

Comme à son habitude, Mitsuru Adachi adopte un ton sans aucune grandiloquence, sans effet tapageur, sans esbrouffe. Au contraire, la discrétion, la pudeur (dans le bon sens du terme) et la délicatesse avec lesquelles tout cela est traité et mis en scène, sont impressionnantes. On ne ressent strictement aucune forme d'agression en lisant cet album. Les allusions sont très nombreuses, mais elles sont si discrètes qu'il faut bien regarder pour toutes les repérer. Les faux-semblants, les silences, les ellipses et les non-dits règnent en maître, ici.

Aucune complaisance non plus. L'auteur ne prend pas parti, il se contente plutôt de montrer sans juger. Le tout est parsemé d'un humour léger et vraiment agréable, avec quelques remarques auto-ironiques, c'est un petit bonheur.

Pour autant il s'agit là avant tout d'un divertissement... Nombre d'implications, de possibilités, ne sont pas explorées, et donc laissées au lecteur. La conclusion d'Adachi découle naturellement de son style, et -- pour essayer d'être objectif -- risque de ne satisfaire que ceux qui seront entrés dans l'histoire. Une dernière remarque enfin, c'est que le dernier chapitre (= la dernière histoire) est assez rocambolesque... on dirait presque que l'auteur ne savait pas trop comment se sortir de cette intrigue. Mais bon, c'est fait avec un tel "naturel" qu'on lui passe ça sans trop de problème. ^__^

Pour finir (vraiment, cette fois), la couverture plastifiée de l'album (comme "La tragédie de P") est de bonne qualité, souple et très résistante, mais pas très jolie. En outre les bulles paraissent souvent trop grandes, elles mangent une grande partie du dessin inutilement, c'est dommage. :o|

Ah oui, j'oubliais... La référence au magazine "Magnolia", édité par Tonkam, page 187, c'est de l'humour mais 1. c'est totalement artificiel, 2. c'est pas drôle, et 3. ça pue franchement.

Nom série  L'arbre au soleil  posté le 02/12/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1 :

Attention, pavé ! 320 pages assez denses font de ce volume une looongue lecture. Les ingrédients principaux de cette histoire sont pour l'instant la médecine, le sexe, et l'Histoire.

La médecine avec une rencontre assez brutale des médecines japonaises et occidentales. La première ayant une confiance aveugle en sa pérennité et une méfiance exacerbée envers ce qu'elle perçoit comme une invasion. Se cachent surtout là-dessous nombre de jeux de pouvoir. On assiste à des actes de chirurgie très réalistes, et Tezuka (qui a fait des études de médecine, rappelons-le) est aussi précis et passionné que dans un Black Jack.

Le sexe -- et c'est tout nouveau pour le lecteur français de Tezuka -- car le jeune médecin (Ioya Tezuka) fréquente assidument les maisons closes. Rien de très chaud là-dedans, mais certaines scènes sont franchement sympas. Voir que le père et le fils ont le même "harem", voir l'apprenti médecin essayer de "guérir" la mutité d'une femme en la faisant hurler de plaisir, ça m'a bien fait rire.

L'Histoire avec un grand "H" enfin, car tout cela se déroule en 1855, sur fond de l'arrivée à grands pas de l'ère Meiji qui verra le Japon connaître un bouleversement sans précédent qui marquera les mentalités pour longtemps.

Pour l'instant tout cela est encore un peu confus. Tezuka (l'auteur) traite ses deux personnages principaux de manière inégale (la plus grande partie du volume est consacrée à Tezuka -- le personnage), et donne plutôt le ton qu'il ne livre une histoire millimétrée.

Ce tome paraît donc encore un peu désordonné, mais est tout de même agréable à lire. Sur huit tomes prévus, on peut ésperer que ça va démarrer assez vite quand même.

Rien à dire sur le découpage, toujours aussi excellent, ni le dessin, si ce n'est qu'il me semble être du ** bon ** Tezuka.

Nom série  Subatomic  posté le 29/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eh oui, nous sommes tous surveillés ! Ce doute qui était encore paranoïaque il n'y a pas si longtemps est ici érigé comme postulat de base. Pire ! Les hommes qui s'occupent de lire votre courrier sont élevés depuis leur plus jeune enfance pour faire partie de cette organisation, et ne la quitteront qu'en mourant. Et ils vivent à bord d'un énorme vaisseau volant très haut dans les airs... Et dans cette belle mécanique, un jour Mark décide de respirer, de s'enfuir, d'essayer de vivre et d'échapper à cette oppression de chaque instant.

Ce récit basé sur une idée séduisante est un joli petit mélange de thriller et d'action. L'argument est certes classique : un personnage veut s'échapper et il a à ses trousses tout un système. Oui, mais on sent ici une conviction certaine. Les postulats paranoïdes de base sont bien exploités et se tiennent. Je mettrais sans doute 4 étoiles si le graphisme ne me paraissait aussi "dénué" et approximatif. Dommage, parce que l'allure générale du dessin est bonne et la narration fluide.

J'allais dire "Le dessinateur étant décédé, on peut se demander comment sera la suite graphiquement. Pour le scénario pas de problème, surtout de la façon dont finit ce premier tome, qui présage une suite intéressante", mais apparemment il n'y a pas de suite prévue. O_o
Ah. Et bien ça fait une fin ouverte et plutôt pêchue, mais du coup je reste sur une impression de coupure, de manque...

Nom série  Duds Hunt  posté le 24/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Préjugé n°1 : Ki-oon est un nom qui sonne coréen, donc forcément les titres de cet éditeur vont encore être du manwha tout pourri.

Préjugé n°2 : la couverture fait un peu tape à l'oeil et la mise en couleurs n'est pas géniale.

Voilà, comme quoi c'est super facile de passer complètement à côté d'un bon titre ! Déjà il s'agit bel et bien d'un manga. Ensuite le dessin de l'auteur est assez superbe à sa façon, très lisse et net, et rappelle beaucoup la nouvelle génération d'animés tels que Monster, Planètes, ou "Read or Die". La petite Chihiro et sa mère surtout, ont de vrais visages d'ange, elles sont tout simplement adorables ! Certaines scènes sont d'ailleurs assez émouvantes.

Et pourtant, le sujet ne l'est pas, adorable. Ce jeu où tous les coups sont permis ne peut évidemment que mener au pire, ressemblant en cela à Battle Royale (le film, je n'ai pas lu le manga). Mais il comporte un background qui paraît nettement plus développé, pas forcément en terme de nombre de pages, mais en terme de ressenti du scénario : le fond est bien pensé et se laisse dévoiler à travers une histoire qui n'a a priori pas grand chose à voir avec lui. La deuxième référence évidente est "Fight Club" -- rien que ça ! -- avec lequel il présente quelques points communs...

La petite histoire de fin, d'ailleurs, "Rêves éveillés", très courte et pourtant découpée en 11 parties, s'en rapproche encore plus (allez, on va encore citer "Identity" comme référence). La variété graphique est impressionnante et... magnifique, tout simplement, et vraiment pas gâchée par la mise en scène, très intelligente. Pour le coup j'ai vraiment adoré !

Faire une telle histoire en un seul volume, la développer aussi bien, tenir autant le lecteur en haleine, proposer un graphisme si séduisant, et en plus se payer le luxe d'ajouter une petite histoire d'une telle qualité, je suis épaté ! Pour le coup je mettrais presque un 5/5.

Petit bémol tout de même, la fin est un peu décevante. Un peu facile peut-être, et certainement caricaturale. Mais ça n'enlève rien à la qualité de ce qui précède.

Au fait... Ki-oon est un tout petit éditeur : ils sont deux personnes pour tout faire, et la qualité de l'album est malgré cela excellente. En plus la deuxième histoire (une vingtaine de pages) est entièrement en couleurs. Par rapport à certaines autres maisons d'édition qui ont pourtant plus de moyens et qui font nettement moins bien, ça laisse rêveur.

Nom série  No Sex in New York  posté le 21/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je dois avouer une certaine déception. Cet album qui fait 72 pages là où les Poisson Pilote classiques en font 48, est surtout rempli de pas grand-chose. Il souffre surtout de la comparaison par rapport aux "Pauvres Aventures de Jérémie" (dont le tome 2 en particulier m'a beaucoup fait rire). Cette espèce de mélange entre reportage, carnet de voyage et comédie qu'est "No Sex in New York" ne prend qu'à moitié. Certains passages sont drôles, en effet. Mais pas mal d'autres ne prennent pas du tout. C'est assez superficiel, ça rapporte juste de petites anecdotes, et les personnages ne sont même pas attachants, au contraire (Sébastien Mollet par exemple, vraiment pas charismatique dans l'album...).

En plus ces aventures sont basées sur des faits réels, et les personnages présentés sont eux aussi réels -- même si leurs nom et apparence ont été changés. Ca m'a un peu gêné. En tout cas je n'aimerais pas être à leur place. :o/

Donc voilà, ça se lit et puis on passe à autre chose...

Riad Sattouf dit avoir choisi ce titre parce qu'il comportait les deux mots qui font le plus vendre, c'est peut-être ce qui m'a le plus plu dans cet album.

Nom série  Zetman  posté le 19/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mpf.

Ca avait l'air plutôt sympa malgré l'aspect baston / super héros (ou gros monstres dotés de super pouvoirs)... et en fait non. Les gros monstres sont effectivement de gros monstres et les bastons sont bien des bastons... La psychologie de Jin (le petit garçon à l'anneau d'ange dont on ne devine pas du tout qu'il va être Zetman) se limite à ne pas comprendre ce qu'est la mort et à faire un étalage mal fait, pas crédible un seul instant et en plus lourdingue de pseudo sentiments. L'intrigue générale est une énième répétition de "on a fait une manipulation génétique et créé des êtres différents, dont un gentil et plein de méchants", bon ça va, on a compris... (Lisez plutôt "ES (Eternal Sabbath)", tiens).
A part pour les images de Sakura (p. 143 et 169-172 pour ceux qui veulent y jeter un oeil), c'est vraiment pas génial.

2 étoiles uniquement parce que dessin et découpage sont bons.

Nom série  L'Ecole emportée  posté le 18/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tome 1 :

Ouhla, pour le concours de la couverture la plus moche de l'année, le lauréat est trouvé ! Dommage, parce que le format bunko est agréable, le carton de la couverture (sous la jaquette) de bonne qualité, l'impression bonne, le papier blanc de bonne qualité et opaque (= on ne voit pas la page de derrière par transparence), et de plus l'ouverture est facile : le dos est souple et ne casse pas. Du bunko comme ça, j'en redemande !

L'intrigue quant à elle est plutôt intéressante. Les réactions des protagonistes sont bien mises en scène, recouvrent tout le panel de ce qui peut arriver dans "ce genre de situation", et elles sont traitées avec justesse. Dans un registre voisin on pensera inévitablement à "Dragon Head". Le problème ici, c'est que c'est long, très long. Les personnages sont perdus, désorientés, ne savent pas quoi faire, sont confrontés à l'indécision... cet aspect est bien rendu et on le ressent fortement (peut-être trop d'ailleurs). Ca donne quelque chose d'assez étrange au niveau du "rythme"... Difficile même de parler de ryhtme, le mot n'est pas approprié, c'est plutôt une ambiance qui se construit qu'une histoire qui se raconte. Au bout d'un moment le ras le bol se fait sentir, et ce qui me fait peur c'est qu'il y a encore 5 volumes comme celui-là à venir... Parce que bon, 862 élèves qui ne savent pas quoi faire pendant 312 pages ça peut encore aller, mais si ça doit durer 1560 pages, non. :o/

Même si ce premier tome me déçoit un peu, ses qualités (situations, psychologie...) sont indéniables. Le deuxième je vais le lire, mais en éspérant qu'il soit un peu plus passionnant et qu'il ne se limite pas à continuer de construire cette ambiance.

Ah, un truc qui m'a vraiment agacé : Kazuo Umezu dessine les personnages qui courent de façon insupportablement statique, soit, mais il n'arête pas d'en dessiner. Pitiééé !

Tome 2 :

Ce tome est un peu plus intéressannt que le premier, probablement parce qu'on est plus avant dans le sujet, qu'on commence à découvrir ce monde apocalyptique avec toutes les interrogations que cela suscite, et à vrai dire je lui mettrais presque un 3.

Sauf que l'auteur ne peut s'empêcher de diluer l'intrigue de la manière la plus déplorable qui soit, avec des dialogues longs, ennuyeux, et pour tout dire franchement pénibles, qui viennent piétiner l'aorte du lecteur. En plus le petit intello de service qui a tout compris à la théorie de la relativité à 8 ans et se retrouve dans le rôle du scientifique de l'histoire, c'est ridicule, tout simplement.

Bref, vraiment trop agaçant par ces côtés pour être plaisant.

Nom série  AD. Police  posté le 17/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"AD. Police" est tiré de l'anime éponyme, lui-même prequel de "BubbleGum Crisis" (ça c'est pour ceux qui connaissent, je ne les ai pas encore vus).

Le décor est résolument futuriste. On sent d'ailleurs une forte inspiration issue de "Blade Runner" : non seulement au niveau du décor, avec une mégalopole impressionnante, semi automatisée et en son centre un énorme bâtiment (de la même forme que dans le film, tant qu'à faire), mais aussi au niveau du sujet, avec ces robots qui deviennent fous et doivent être arrêtés... avec aussi et surtout ces robots qui veulent à tout prix dépasser leur condition d'esclave et accéder au statut d'humain, voire aller un peu au-delà.

On pensera aussi inévitablement à Ghost in the shell, et Akira pour les transformations monstrueuses et toute la scène du satellite orbital qui lache une salve de laser sur un ennemi...

Donc voilà, le background et le scénario ne sont pas novateurs. Mais s'ils reprennent des elément déjà utilisés ailleurs, au moins ils utilisent de bons éléments, et le font de manière efficace. Les thèmes esquissés durant ces quelques histoires sont tout aussi intéressants, et on regrette qu'ils ne soient pas plus développés. En vrac, on trouve l'opposition homme/machine et celle calculs (au sens large)/sentiments, le mythe de Frankenstein, toute l'ambiguité du rapport créateur/créature...

Tout cela est servi par un dessin fouillé et efficace, ce qui ne gâche rien.

Presque un 4 étoiles, mais ça manque malheureusement un peu de développement. A voir si vous arrivez à le dénicher, en tout cas.


(Le détail pour finir : l'album a été "achevé d'imprimer" en novembre 1995, et non en 1999 comme le signalent d'autres sites).

Nom série  Le Jour du Loup  posté le 16/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du même auteur que "Don Giovanni", ce manga complètement atypique en reprend le ton. En effet, si le sujet est fantastique, si le scénario tient en une course poursuite mâtinée de suspense, le point fort (et surprenant) de cet album, c'est... le burlesque.

Eh oui. La transformation de ces jeunes filles en loup et en chien n'est finalement pas approfondie plus que nécessaire. Tout l'album est une grande course poursuite pour retrouver Natsuko qui ** a pu ** avoir commis un crime après sa transformation. Tout cela est traité sur un mode quasi essouflant. L'action et le suspense, sont assez intenses, et le tout va crescendo, s'entremêlant en un énorme noeud de complications, pour aboutir en une situation de tension assez énorme, un peu à la manière de certains films d'action justement... pas forcément subtil ni profond, mais efficace.

Et ce scénario finalement très orienté "action" est rempli de petites touches, voire de scènes, complètement délirantes. On ouvre d'abord grand les yeux, on se demande ce qu'elles viennent faire là, et puis l'humour de la chose nous rattrape et, encore étonné, on rit. ^__^

Vous verrez que la scène du début, avec "la maladie infantile" est savoureuse à la relecture, et que deux trois autres scènes sont vraiment jouissives.

Bref. Un peu long, mais efficace, intense et drôle.

Nom série  Mister President  posté le 12/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'élection américaine était évidemment propice à la sortie de ce genre d'album, sauf que comme "on en a repris pour quatre ans", on va peut-être trouver ça un peu moins marrant.

Bon, vous connaissez forcément Clarke. Non ? Eh bien c'est l'occasion de le découvrir. Mister President c'est de la parodie. Mais pas vraiment une parodie de Bush, plutôt une parodie de tout ce qu'on peut penser des Etats-Unis et de leurs présidents en général, une sorte de condensé de ces idées reçues. Car si Mister President représente en grande partie Bush (normal, c'est le président actuel...), il représente également (quoique dans une moindre mesure) d'autres présidents américains.

Le ton est humoristique, aucun doute possible. Clarke s'amuse, il joue sur les clichés, les utilise de façon vraiment outrée. Pour un peu, on se dirait presque qu'on a honte d'avoir ** sérieusement ** des pensées proches de celles exprimées dans l'album... et on pourrait presque voir au-delà, se mettre à réfléchir, mais en fait non, on n'a pas honte, on ne va pas se prendre la tête, on se marre !

Et dans le domaine, l'album marche fort ! C'est fait avec tellement de pseudo-mauvaise foi, tellement clichesque, parfois tellement bête et méchant (dans le résultat, parce que la façon de faire n'est pas bête du tout) qu'on se retrouve à rigoler avant même de s'en rendre compte.


Bonus :

- petite interview de Clarke
- Voir les 10 premières planches (2 histoires complètes).

Nom série  Beck  posté le 11/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série fait partie de celles (pas si nombreuses) qui m'ont surpris. Agréablement, j'entends. Oui, c'est un shonen. Oui, le sujet ne donne pas forcément envie d'ouvrir le premier tome. Oui, le dessin est assez souvent caricatural et manque parfois de dynamisme. Oui, c'est parfois vaguement ridicule, avec le chien tout rapiécé de partout, le personnage de Ryûsuké qui fait très mauvais garçon et surtout très crâneur. Oui, il y a 20 tomes au Japon, c'est pas fini et on peut craindre la série à rallonge.

Mais que voulez-vous... Le premier tome est malgré tout très agréable à lire. On se prend souvent à sourire, et on a envie de lire la suite. Le tome 2 confirme d'ailleurs pleinement cette impression. Les personnages se croisent, les situations évoluent, Yukio grandit, se construit, et la fascination dure.

Donc voilà. Une série pas attirante au premier abord, mais finalement très prenante... avis plus détaillé au tome 20.

Tome 2 idem tome 1. Par contre le tome 3 marque une rupture. L'histoire s'embourbe complètement et donne l'impression de ne plus aller nulle part, les personnages perdent leur charisme, bref il est loin d'être passionnant. Un faux pas ?

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