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Nom série  Crimes de papier : retour sur l'affaire Papon  posté le 09/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le procès Papon qui est au centre de cet album cristallise une bonne partie des ambiguïtés de l’histoire de France du XXème siècle.
En effet, ce monsieur s’est retrouvé au cœur de décisions critiques dans les deux moments emplis de tabous de notre histoire : la Seconde guerre mondiale et en particulier la collaboration, mais aussi les crimes perpétrés durant la guerre d’Algérie.

Maurice Papon donc, haut fonctionnaire sous Vichy, qui n’a pas voulu sacrifier une carrière prometteuse – surtout si l’on sait que Juifs, communistes et autres opposants « laissaient » leur place, au contraire d’autres préfets qui, sans aller jusqu’à l’engagement de Jean Moulin, ont au moins eu la décence de démissionner. Il faut croire que les papiers qu’il signait, que les gens qu’il faisait arrêter pour qu’ils soient mis à mort ne l’ont pas trop rebuté. Et quand le vent a tourné, il a su ménager ses arrières en se liant avec des résistants.
Quand au massacre des manifestants arabes pacifiques d’octobre 1961, Papon, cette fois préfet de Paris, a encore sans trop d’état d’âme été là pour endosser des ordres ignobles, visiblement sûr qu’être du côté des lois, fussent-elles iniques, garantit l’impunité.

Après la guerre, de Gaulle avait besoin de cette fiction d’une France victime de la barbarie, mais résistante et victorieuse. Ainsi pendant longtemps, on a "maquillé" l’histoire : tel gendarme français apparaissant dans des photos d’archives de camps de transit dans le documentaire "Nuit et brouillard" était "effacé" alors que les plaques commémorant les actes de résistance – bien réels – de policiers français fleurissaient sur les murs de Paris. Dans ce contexte, Papon, comme d’autres, a bénéficié d’une grande mansuétude lors de l’épuration. Puis, comme d’autres, il a poursuivi sa carrière politique : Raymond Barre le défendra publiquement lorsqu’il a commencé à être inquiété…

Bref, cet album, abordant ce thème à la fois tragique, sensible, mais pas si souvent traité est important.
Mais, si je suis prêt à lui reconnaître ce rôle d’ "empêcheur d’oublier en rond", je suis plutôt déçu du résultat.

D’abord je n’ai pas d’objection de principe à agrémenter l’Histoire de petites histoires, d’amour ou autre qui la rendraient plus vivante et accessible. Nous ne sommes pas dans un livre d’Historien ! Mais ici je n’ai pas vraiment vu l’intérêt, cela n’apporte rien, et complique plutôt la lecture.

Contrairement à d’autres avis précédents, je vois bien l’intérêt de relier le dossier Papon à celui d’Eichmann, à condition de l’expliquer, ce qui n’est pas le cas ici (lisez "Eichmann à Jérusalem" d’Annah Arendt).

Au final, c’est plutôt une déception. Je ne saurai en déconseiller la lecture, mais je vous recommande d’aller puiser ailleurs les infos qui manquent ou ne sont qu’effleurées ici. Les bonnes intentions des auteurs n’ont pas été suffisantes pour rendre justice à un sujet qui pourtant m’intéressait.

Nom série  Lune de guerre  posté le 08/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénario de Van Hamme est, comme d’habitude, bien huilé, très "pro", un bon script de film. Cette volonté de tenir en haleine le lecteur, avec action et rebondissements savamment distillés est sa marque de fabrique, et cette histoire n’y déroge pas.

Il y a ici une bonne palette de crétins, plus ou moins méchants, de types à la fierté mal placée, le tout enrobé de rancœurs qui éclatent comme des bubons sur un corps contaminé au contact de la pire des maladies, la connerie humaine, ordinaire.

Ceci étant dit, si l’histoire se laisse lire, je ne l’ai pas trouvée non plus transcendante, et je ne pense pas y retourner.

Le dessin d’Hermann est classique pour lui, c'est-à-dire plutôt bon. Deux bémols toutefois. Tout d’abord il est bien meilleur pour les extérieurs et les grands espaces, et comme ici on a affaire à une sorte de huis clos et à des décors d’intérieur… Ensuite, mais je m’étais déjà fait la remarque à son propos, je trouve qu’il ne réussit pas les visages féminins, qui ont parfois des airs de Néanderthaliennes…

Vite lu, et presque aussi vite oublié, donc, cet album réunissant deux grands "noms" de la bande dessinée m’a clairement laissé sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sauvage  posté le 08/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la très prolifique – et pas toujours très inspirée production de Yann, voilà un western qui se déroule au Mexique, durant l’incursion française imaginée par Napoléon III.

"Les damnés de Oaxaca" est l’album de lancement d’une série, qui répond aux exigences du genre, c'est-à-dire présenter les protagonistes principaux – suffisamment pour nous accrocher, mais en gardant leur part d’ombre pour ménager les retournements potentiels.

On a donc là, au milieu de traines savates, un jeune blanc bec guidé par une soif de vengeance et qui détonne dans les rangs bigarrés des soldats français, comme détonne l’héroïne, aux aspirations mystérieuses, mais aux capacités surprenantes ! Une vraie pétroleuse en puissance, pas toujours crédible il est vrai. Un journaliste américain complète cet ensemble hétéroclite et exotique en ces terres mexicaines.

Le décor justement est plutôt bon, comme le dessin. Mais justement ce dessin, je l’ai trouvé finalement trop sage, trop "propre". Idem pour le scénario, lui aussi trop sage, malgré les flots d’hémoglobine qui coulent de plus en plus fort dans ce qui ressemble à un petit Alamo au soleil lors de l’attaque de l’hacienda. Sauvage est d’ailleurs le nom du héros…

Si le cycle mexicain de Blueberry est meilleur mais pas exactement sur le même thème, en revanche sur la même période, je préfère nettement la vision de Gourmelen et Palacios dans certains Mac Coy, mais aussi la version déjantée et très réussie de Wayne Redlake.
Ceci est valable pour le dessin et le scénario, mais j’ai aussi un bémol à pointer au niveau des dialogues : c’est trop verbeux je trouve, parfois inutilement.

A voir pour la suite donc. Pas désagréable, loin d’être inoubliable, cet album se laisse lire, et, pourquoi pas, acheter ?

Nom série  B.C.  posté le 05/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une suite de strips d’un niveau assez inégal, se déroulant plus ou moins dans une ambiance préhistorique, avec quelques anachronismes.
Je trouve d’ailleurs que les anachronismes auraient pu être davantage exploités, d’abord pour le potentiel comique qu’ils pouvaient receler, mais aussi pour leur capacité à renouveler les gags et à élargir les possibilités offertes à Johnny Hart de nous faire rire.

Au final, si j’ai rigolé à la lecture de certains gags, je n’ai pas forcément été enthousiasmé par l’ensemble. J’ai souri quand même, mais pas toujours et il y a même certaines séries de gags qui m’ont laissé de marbre.

Si comme moi vous mettez la main sur une version poche, d’occasion et pas cher du tout, alors pourquoi pas, mais sinon l’achat est tout à fait dispensable.

Nom série  Le Cycle  posté le 04/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis un grand fan de Lécroart, et pour plusieurs raisons.
D’abord parce que, comme Marc-Antoine Mathieu, il ne sacrifie pas l’intrigue aux contraintes oubapesques qu’il s’impose. Ensuite parce qu’il est drôle.

Alors là, si j’ai préféré Cercle vicieux dans la même collection, j’ai tout de même bien apprécié cet album, totalement foutraque, où l’on retrouve les mêmes personnages que dans le Cercle, toujours aussi rondouillards, toujours en train de faire des expériences dont ils arrivent à nous démontrer l’intérêt.

Les personnages sortent de la page – comme certains personnages de Tex Avery sortaient de l’écran, et on suit M. Marmouset dans sa quête absurde dans un monde para-parallèle, au milieu de collages d’œuvres de collègues de Lécroart, en se demandant jusqu’au bout où il va nous mener.

A lire, et à relire donc (pour y redécouvrir les résultats des pseudos pliages de la page 32…). Etienne Lécroart a réalisé avec cet album un exercice ludique et réussi, chapeau bas !

Nom série  Martin Luther King  posté le 03/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album fait partie d’un ensemble paru dans la même collection, présentant la vie de personnages "exemplaires" comme Gandhi, Mère Thérésa, etc.

Publié par des éditions catholiques, cet album hagiographique est plus qu’ampoulé. C’est édifiant à souhait, et pour tout dire plus que lourd. Et le dessin n’est pas très dynamique non plus !

Alors si la vie de Martin Luther King vous intéresse, pourquoi pas. Le combat qu’il a mené, avec d’autres, est plus que louable. Mais ne cherchez pas ici une once de regard critique, ni d’évocation des quelques aspérités du mythe ou de ce qui l’entoure, et en particulier les derniers instants : le rôle de la CIA, des milieux extrémistes (KKK ; Black Panthers…) sont évacués.

On peut lire cet album comme on lit la vie d’un saint, comme un manuel de catéchisme, peut-être moins ennuyeux ?

En tout cas, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Et je pense que déjà au moment de sa parution l’album avait un air vieillot. Du moisi donc.

Nom série  Pacifique  posté le 02/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pacifique est vraiment un album qui nous embarque sans nous laisser le temps de réfléchir : on est happé par le visuel. La couverture, d'abord, puis pas mal de planches à l'intérieur. C'est beau et c'est un véritable atout pour cet album au format à l'italienne (les auteurs expliquent dans le petit carnet graphique en fin d'album le choix du format, judicieux).

Le plumage est beau, donc, mais le ramage ? Et bien, s'il n'est clairement pas au même niveau, c'est tout de même une histoire dans laquelle on entre facilement, et que l'on suit jusqu'au bout sans déplaisir.

Le suspens, amené par l'apparition récurrente de ce livre pimente un peu les aventures de cet équipage (le fantastique aurait pu être plus creusé et/ou l'histoire de ce livre plus développée, mais bon...), et la chute est aussi intéressante.

C'est en tout cas un album à découvrir, assez original, et un réel plaisir pour les yeux.

Nom série  Constellation  posté le 02/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une manière habile de raconter une histoire : on trouve la même "méthode" dans la série Berceuse assassine par exemple.
L’idée est de raconter la même histoire successivement vue au travers des points de vue des différents protagonistes.

C’est assez bien mené ici, même si on comprend finalement assez rapidement « ce qui se passe », on peut facilement anticiper sur les rebondissements, qui ne sont en fait pas si nombreux.

C’est donc une lecture rapide – c’est le lot des albums de la collection Mimolette, pas désagréable, mais pas inoubliable non plus.

Nom série  Medz Yeghern : Le grand mal  posté le 01/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On sait depuis longtemps que les victimes des grands crimes massifs sont en compétition lorsqu’il s’agit d’occuper la petite place laissée vacante dans notre mémoire collective.
Et le fait est que le génocide dont ont été victimes les Arméniens durant la première guerre mondiale n’a pendant longtemps pas eu la résonnance qu’il aurait du avoir. Et depuis, d’autres génocides ont eu lieu et ont occupé l’espace – celui subi par les Juifs durant la Seconde guerre mondiale en particulier.

L’album de Paolo Cossi a le mérite de traiter avec talent ce sujet à la fois douloureux et finalement méconnu.
On n’y trouvera ni foisonnement de dates, noms, faits, propres à instruire les encyclopédistes, ni cris de haines jouant sur le pathos ou les sanglots.
Il y a dans les histoires entremêlées de Cossi beaucoup de recherche, en arrière plan, bien sûr, et il s’inspire de faits mais aussi de documents - hélas – bien réels. Il y a une horreur qui n’est pas que sous-jacente, aussi.
Mais, que ce soient les "têtes pensantes" du génocide et quelques uns de leurs sbires exécutant le plan de haine, ou les quelques "justes" (qu’ils soient fictifs ou personnages réels) qui se mettent en travers de ce plan, il n’y a que du crédible, de l’humain.

Sur un sujet plus que monstrueux, on peut dire que l’album se lit très bien, même si les détails que l’auteur a greffés sur la trame historique n’en font pas non plus un chef d’œuvre. On a là c’est clair plus qu’un "témoignage nécessaire" : les dessins (au lavis parfois ?) sont plutôt réussis je trouve, et le noir et blanc est un choix judicieux pour ce genre de sujet.

A noter une info pour répondre à la préface d’Antonia Arslan ("On veut en savoir plus, on veut comprendre. On se plonge dans les manuels scolaires, mais il n’y a rien") : le génocide arménien est dorénavant étudié, même si rapidement, dans le nouveau programme d’Histoire de Troisième à partir de la rentrée 2012. Cartes, textes et bilan chiffré sont maintenant mis à la portée de tous les collégiens, mémoire du futur…

Nom série  Adrastée  posté le 01/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un bel objet, et un album assez original je trouve.

C'est un voyage, une errance poétique dans un univers antique, où le panthéon grec est amplement mis à contribution pour accompagner le héros. Qui se pose quelques questions existentielles à propos de la mort, la mémoire... On n'est pas loin de l'hybris, que les dieux châtiaient chez tout mortel selon certains mythes...

Le dessin est très beau, avec un fourmillement de détails: les décors sont très riches. Ce n'est par contre pas toujours très "lisible" (et j'ai eu la bizarre impression que les pieds des personnages étaient trop petits ?). La colorisation est aussi très travaillée et plutôt réussie.

Au final, même si c'est parfois un peu fouillis, c'est une histoire dont je recommande la lecture, mais aussi l'achat, en attendant le second tome devant conclure cette quête.

Nom série  Q  posté le 29/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La collection BD cul des Requins Marteaux confirme avec cet opus sa qualité d’ensemble. Et je pense qu’on tient là le plus réussi et le plus original de la collection !

J’ai vraiment apprécié le dessin, en Noir et Blanc (sauf à la fin), presque façon gravure de mode parfois, en tout cas simple et efficace. Et poétique – oui, un érotisme poétique où l’on abuserait du stupéfiant image !

Si ces dessins (une illustration par page, narrant les tribulations de madame Main et de monsieur Bite qui peinent à vivre ensemble une histoire d’amour) sont fortement érotiques, on est souvent plus dans l’évocation, voire l’humour (assez foutraque) qu’autre chose. N’achetez pas ce livre pour y trouver des copulations orgiaques comme peuvent le proposer d’autres titres faisant moins confiance à l’imagination.

Lecture et achat recommandés donc pour cette oeuvre rafraichissante.

Nom série  Deadline  posté le 25/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un one shot sympathique, et original, qui brasse un paquet de thèmes, mêlés dans un western dont l’histoire est assez alambiquée, usant de nombreux flash backs pour éclairer la personnalité du héros.

Si le thème de la vengeance est assez classique, celui de l’homosexualité, qui plus est interraciale, dans l’Amérique du dernier tiers du XIXème siècle, est d’un traitement moins courant !

C’est donc un western psychologique, une sorte de mise à nu d’un homme, de son passé et des fêlures qui en résultent, mais aussi une l’histoire d’une culpabilité refoulée : avouer son homosexualité, avouer son attirance pour un noir (dans le très raciste Sud des USA), mais aussi accepter – ou pas, sa responsabilité dans la mort de ce noir.

Le dessin est plutôt bon. Et l’intrigue est bien construite (structurée par les flash backs déjà évoqués, mais aussi par cette deadline, qui apparait plusieurs fois (barrière ; trait au sol ; flammes, fuite de chaux…) : barrières qu’on hésite à franchir comme le héros hésite à faire son coming out. Barrière que le héros franchira, par le meurtre qui débute et clôt l’histoire.
En plus du thème central évoqué plus haut, la guerre de Sécession et ses conséquences dans le Sud des USA (naissance du KKK) sont aussi bien présentées, même si c’est de manière parcellaire, car ce n’est qu’un décor pour cette étude psychologique.

Je suis peut-être moins enthousiaste que le précédent posteur, mais recommande tout de même lecture et achat de ce western original.

Nom série  Johan et Pirlouit  posté le 07/11/2012 (dernière MAJ le 19/09/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai fait des études d'histoire, et le moyen-âge est ma période préférée. Bien qu'il ne s'agisse pas ici d'une bande dessinée réaliste ni cherchant à respecter une quelconque vérité historique, je crois bien que la lecture de Johan et Pirlouit est pour quelque chose dans mon intérêt pour cette période historique (avec quelques films où Robert Taylor interprétait - bien d'ailleurs !, des personnages sans trop de considération pour la chronologie, comme Ivanhoé).

Le dessin de Peyo, poussif au début, évolue rapidement vers un style tout en rondeur proche de Franquin (même évolution pour ce dernier avec ses personnages, Gaston Lagaffe, Spirou), avec qui il partagera d'ailleurs l'invention du mot Schtroumpf lors d'une dîner.

Les Schtroumpfs sont d'ailleurs issus de l'univers de Johan et Pirlouit (La flûte à six Schtroumpfs), et ont peu à peu supplanté leur série mère. C'est bien dommage, car je la trouve plus homogène, et globalement meilleure, avec en plus un potentiel plus important (à part pour le marketing, qui hélas étalonne tout de nos jours...).

Ce n'est donc pas que mes souvenirs d'enfance qui me font lui mettre une bonne note, mais aussi ses réelles qualités. Cette série passe plutôt bien le temps, le personnage de Pirlouit, avec sa chèvre, étant une bonne trouvaille. A lire ou relire !
Ce que je viens de faire récemment, et qui me pousse à monter ma note à quatre étoiles, c'est clairement la meilleure série de Peyo, et une des meilleures du magazine Spirou...

Nom série  Skandalon  posté le 18/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier album de cette auteure que je lis, et c'est un album qui ne laissera pas indifférents ses lecteurs, c'est sûr !

le sujet, et aussi son traitement, sont assez originaux. Plus que des affres de la création, ou une énième vision des tourments et des excès de l'artiste, le monde artistique n'est qu'un prétexte.

On observe, calmement, en prenant son temps (peu de texte, et beaucoup de "temps morts" plus ou moins planants) un homme qui a peur des pouvoirs qu'il peut avoir sur les autres, et surtout de la faiblesse des autres face à sa volonté, leur soumission à ses caprices. Et ce surtout qu'il pousse très loin la provocation, le "scandale " qui donne son titre à l'album.

C'est une bande dessinée qui donne à voir, mais surtout à réfléchir. Parce qu'un grand nombre de tabous sont exposés, plus ou moins crument. Mais aussi et surtout parce que le personnage de Tazane et ses groupies dénoncent, en les "dévoilant", un certain nombre de travers de l'humanité.
Accessoirement, on y trouve aussi dénoncé la complaisance des médias et des intérêts économiques pour le scandale, qui est aussi vendeur...

Par contre, je n'ai pas franchement apprécié le dessin. Pas mauvais, juste que je n'y suis pas réceptif.

Nom série  Histoire sans Héros  posté le 16/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, c’est un ouvrage sérieux, bien fait, avec rebondissements relançant l’intrigue assez régulièrement pour nous tenir en haleine et nous donner envie de savoir ce que la page suivante nous réserve.

Pour cette histoire, comme souvent, Van Hamme a bâti un scénario Hollywoodien. Je ne sais pas s’il y a eu une adaptation, mais il n’y aurait pas eu grand-chose à changer pour en faire un film "classique" d’aventure matinée d’espionnage, comme on en a tant vu.

Et en fait, c’est là que le bât blesse. Malgré tous ces rebondissements, je n’ai pas trouvé ce scénario si original. Et l’intervention – texte à l’appui, de Largo Winch entre les deux parties, en plus de la grosse ficelle publicitaire, ne m’a pas convaincu non plus. Il faut dire que je ne suis pas fan de cet autre héros de Van Hamme, qui décidément aime bien les milieux diplomatiques et de la haute finance…

Et, autre tic de Van Hamme repéré ici, les rallonges artificielles. Vingt ans après me paraît inutile, et n’être que l’enchaînement de rebondissements de moins en moins espacés, mais aussi de moins en moins nécessaires et vraisemblables, suite de clichés gênants.
C’est bête à dire, mais le premier album, même s’il a vieilli, est "honnête" (sans plus), mais il pâti de la suite, qui détonne et me fait baisser ma note d’un 3 étoiles à l’arraché vers les 2 étoiles à peine méritées.

Le dessin de Dany, dont nous pouvons suivre l’évolution sur 20 ans entre les deux parties, est assez moyen je trouve, classique lui aussi.

Bref, un album lu sans trop de déplaisir c’est vrai, mais qui sera vite oublié, comme une quelconque série américaine regardée passivement un soir de grande fatigue, au hasard d’un zapping. Et qui ne m’a pas donné envie d’y retourner pour retrouver la mémoire.

Nom série  Chaman  posté le 14/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Lakota, les éditions Mosquito continuent donc à publier les courts récits sur les Amérindiens illustrés par Serpieri.
L’édition est encore une fois très soignée et, contrairement au précédent opus, Mosquito a pris soin de signaler les dates et lieux de publication originale de ces récits, qui s’étalent de 1978 à 1983.

Autant le dire tout de suite, je suis totalement admiratif du dessin de Serpieri, et ce n’est pas cet album qui va me faire changer d’avis ! C’est vraiment superbe ! Le Noir et Blanc est totalement adapté à son trait – et je suis d’ailleurs moins convaincu par le récit qui donne son nom à l’ensemble, "Chaman", et qui est le seul colorisé.

Pour ce qui est des quatre histoires, courtes, elles confirment l’intérêt et l’empathie ressentis par Ambrosio et Serpieri pour les peuples amérindiens. C’est du classique, mais du bon !

La dernière histoire, "Or maudit", effleure le fantastique, et est aussi la seule à ne pas se passer dans les grandes plaines ou les forêts du nord-est. On est ici chez les Pueblos, en pays Hopi. Pour sa cité troglodyte, Serpieri a d’ailleurs dû avoir la même source d’inspiration que Giraud dans "Le spectre aux balles d’or"…

C’est donc encore une fois un grand plaisir, pour les yeux, mais pas seulement. Plaisir redoublé par le fait que les éditions Mosquito annoncent la poursuite de ces "reprints", avec "Peaux-Rouges"…

Nom série  Blacksad  posté le 14/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, je vais essayer d’être bref, en joignant ma petite voix au concert de louanges concernant cette très belle série.

C’est en effet une grande réussite. Des animaux très humains, et des intrigues très bien ficelées, dans un décor états-unien des années 1950. Les quatre tomes parus sont intéressants et recommandés, mais je préfère tout de même les tomes 2 et 4, pour le thème et son traitement, vraiment prenant.

Si les scénarii sont bons, que dire du dessin ? C’est indéniablement un des points forts de cette série, et je reste bluffé par le talent de Guarnido, que ce soit pour les personnages ou les décors.

Le rythme est souvent nonchalant, comme le sont certains personnages de détectives des romans policiers américains des années 1950, le dessin étant à l’unisson : c’est aussi une bande dessinée d’ambiance. Et pourtant il y a de l’action, et elle nous captive, l’air de rien. Cela doit être ça le talent…

Nom série  Ils s'aiment  posté le 11/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Comme yannis, j'ai eu l'occasion de feuilleter cet après midi cet album en supermarché - où il ne dépareillait pas de ce que d'autres rayons proposaient : c'est un produit de consommation opportuniste et commercial, avec une date de péremption assez courte. Il est en effet clair qu'il ne laissera pas trop de trace dans les mémoires, et en tout cas pas dans la mienne !

Si j'ai fait l'effort de le lire jusqu'au bout (ce qui prend peu de temps en fait !), je n'en ai pas tiré trop de plaisir. Il faut dire que je ne suis que moyennement réceptif à l'humour des deux acteurs, et que je le suis généralement encore moins aux publications Jungle ou Bamboo, qui se spécialisent dans ces one shot ou séries au kilomètre, qui manquent cruellement d'ambition, si ce n'est mercantile...

Donc j'ai trouvé ça très peu drôle. Quant au dessin, il est passe partout. On reconnaît vaguement les acteurs (même si je trouve que Michelle Laroque y gagne ici...), ce qui est la moindre des choses, puisque cela semble le seul intérêt de cet album.

Voilà donc une lecture dont vous pouvez facilement vous dispenser, je pense même pour les fans des deux acteurs !

Nom série  A bord de l'Etoile Matutine  posté le 10/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai récemment découvert l’œuvre de Pierre Mac Orlan en lisant son très beau roman "L’ancre de miséricorde", et était curieux de découvrir ce que Riff Reb’s avait pu faire en bande dessinée avec l’univers de cet auteur.
Au passage, Riff Reb’s, dont c’est le premier album que je lis, voilà bien un pseudonyme qui évoque pour moi un frère de la côte, allez savoir pourquoi…

J’ai bien aimé cette histoire et son traitement. Je ne sais ce qu’il a modifié en adaptant le roman d’origine (que je n’ai pas lu), mais cet album est une réussite.

Le dessin d’abord m’a plu, la colorisation aussi. Quant à l’intrigue, mêlant aventures picaresques et dérives plus ou moins oniriques, elle est prenante et nous mène du début à la fin assez vite, on ne la lâche pas.

Une bonne BD d’aventure, donc, mais pas seulement. Une bonne lecture en tout cas, que je vous recommande.

Nom série  Sois bête et tais-toi  posté le 08/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le premier album de cet auteur que j’ai l’occasion de lire, et il n’est pas sans intérêt !

On a là une dizaine d’histoires mettant en scène des animaux au milieu d’humains. Chaque histoire est une sorte de fable dénonçant de manière plus ou moins forte certains travers humains.

C’est une vision noire de la société, sans même la poésie ou l’espoir ironique que l’on peut discerner dans Idées Noires de Franquin par exemple. Ici, il n’y a pas forcément de morale à la fin de chaque "fable", mais qu’il y en ait une ou que l’histoire se conclut de manière abrupte, on reste souvent avec un malaise en bouche : c’est que l’homme n’est peut-être pas si bon qu’il voudrait le faire croire ?

L’humour n’amène donc ici aucune franche rigolade, même si "perroquet" ou "chasse" ont une chute plus drôle que les autres histoires.

Je recommande donc la lecture de ce condensé de désespoir, qui nous fait rire de nous même, même si cet humour noir nous fait rire jaune.

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