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Nom série  Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIb  posté le 05/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En utilisant le témoignage de son père comme matériau de base de cet album, Tardi lui rend un évident hommage (c’est aussi un témoignage d’amour filial).
Mais, en suivant son père durant la drôle de guerre, puis l’offensive éclair allemande, et enfin pendant les années passées dans le Stalag, ce ne sont pas seulement les traces d’un père aimé qu’il recherche, c’est aussi un certain nombre de thèmes habituels chez lui qu’il illustre.

En effet, on retrouve une dénonciation de la guerre (comme il l’a fait ailleurs pour la boucherie de la « Grande guerre »), et pas seulement celle menée par les Nazis et leurs sbires pétainistes. Sont aussi dénoncés les petits arrangements avec leur conscience de certains prisonniers français. Est aussi dénoncée la bête assurance des officiers français et du commandement en général, avec sa préparation et sa stratégie ridicules (lire à ce propos « L’étrange défaite » du grand historien Marc Bloch, écrit peu après la débâcle de 1940, avant que les Nazis ne le fusillent parce que Juif et résistant).

Tardi construit cet album hommage à la lucidité et à l’intransigeance de son père en se donnant le rôle de candide, de personnage invisible pour les autres, qui accompagne son père et le questionne sans arrêt. Ce procédé rend plus fluide la lecture d’un album finalement assez épais et assez verbeux (même si chacune des 189 pages ne comprend que 3 bandes).

Lecture recommandée donc, ainsi que l’achat. Un album dont le sujet et son traitement sont faits pour en faire un classique, surtout au moment où s’annoncent les commémorations médiatiques du 70ème anniversaire de la fin de cette guerre.

Nom série  Ma révérence  posté le 04/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ben je ne suis clairement pas aussi enthousiaste que la majorité des posteurs après la lecture de cet album.

Ce n'est pas inintéressant, c'est sûr, et ça se lit plutôt facilement, avec une construction enchaînant les flash back pour nous faire découvrir les deux braqueurs amateurs et la situation qui les a amenés là où ils sont.

Autre point positif, le dessin, que j'ai trouvé vraiment bon et servant bien l'intrigue: du bon classique.

Mais ceci étant dit, je n'ai rien trouvé là de passionnant, et n'ai pas été marqué plus que ça par l'histoire, somme toute banale, et apportant peu de rebondissements (les flash back en faisant office peut-être...). Et sur cette intrigue sans éclat se greffent toute une série de réflexions morales et moralistes du personnage principal (sur l'Afrique, le racisme, l'aide financière apportée à fortiori aux braqués !, etc...). Cela aurait pu nourrir la psychologie du héros, mais c'est ici lourd et peu crédible souvent.

Bref, je crois que c'est la première fois que je suis déçu par un scénario de Lupano. Un 3/5 à l'arrache (note réelle 2,5/5).

Nom série  Joe Bar Team  posté le 03/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu l’occasion de lire plusieurs fois le premier tome de la série depuis sa sortie. C’est donc qu’il m’a donné envie de le relire ! C’est vrai qu’il est franchement pas mal, et qu’un bon nombre de gags et/ou réparties sont très drôles. C’est d’ailleurs le seul que je possède.

Et puis, pour ce qui est du style graphique, on est très proche de Franquin – et contrairement à d’autres, la copie n’est pas si pâle que ça ici.

C’est pourtant à l’arrache que je mets les trois étoiles, car les trois autres albums que j’ai lus de la série m’ont nettement moins enthousiasmé. Il faut dire que je ne m’intéresse pas du tout à la mécanique et à la moto à la base. Et ce thème, limité, a donné lieu à des redites, à un épuisement de l’inspiration qui ont fait singulièrement baisser le niveau d’ensemble.

On a toujours des gags qui déclenchent le rire (parfois) ou le sourire, mais comme souvent dans ces séries de gags à thème, les auteurs ne savent pas arrêter à temps. Pour reprendre la comparaison avec Franquin, celui-ci avait une réserve de talent supérieure, et une capacité de renouvellement stupéfiante dans Gaston Lagaffe (alors même qu’il était moins bridé par un thème restreint).

Bref, voilà une série à gros nez à feuilleter à l’occasion, voire à emprunter, mais pour l’achat, c’est dispensable (quoi que le premier tome vaille vraiment le coup !). Mais bon, si vous êtes motard, c’est clairement la meilleure série du genre, alors…
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Nankin  posté le 02/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avoue ne pas avoir trop accroché au dessin (sans qu’il soit mauvais d’ailleurs), et le scénario n’est pas des plus originaux : nous suivons l’enquête d’un avocat chinois auprès de certains survivants pour en savoir plus sur une petite fille, Xia Shuqin (elle aussi survivante et personnage bien réel). Chaque témoignage permet de reconstituer les massacres perpétrés par les Japonais après la prise de Nankin entre fin 1937 et début 1938. Sur la forme, le point le plus positif est la colorisation (un Noir et Blanc sur des fonds noirs ou rouges), tout à fait adaptée au sujet.

Malgré ses défauts, cet album a le grand mérite de lever un voile sur un des grands crimes de la Seconde guerre mondiale (même si les massacres de Nankin ont eu lieu avant 1939 et le début officiel – en Europe tout du moins). Surtout en Europe, où nous connaissons mieux ceux perpétrés par les Nazis et leurs sbires, contre les Juifs (un peu moins contre les Tziganes il est vrai).
Et là, force est de reconnaître la valeur de cette petite bande dessinée à l’italienne, qui se lit vite et qui donne à réfléchir.

Ce petit album illustre bien ce que peut être un crime de guerre (ici surtout les massacres des soldats chinois qui s’étaient rendus), mais surtout un crime contre l’humanité (les viols à grande échelle et surtout les massacres gratuits de civils).

Après l’avoir lu, je ne vois pas dans cet album d’appel à la revanche, de haine anti nippone (en cela les paroles de Xia en toute fin d’album, après le procès au Japon sont très claires). C’est surtout une dénonciation de ce que le racisme peut produire de plus abjecte et, plus généralement une dénonciation de toutes les guerres. Et un questionnement sur le silence qui est retombé sur ces massacres.

Au passage, même si le regard et l’époque ne sont plus les mêmes qu’Hergé, la lecture du Lotus bleu après celle de cet album rend encore plus assourdissants les silences d’Hergé, que l’anticommunisme et une certaine vision raciste des choses (même s’il a évolué depuis) n’avaient pas poussé à aller au-delà de ce que la presse européenne relatait des événements en Chine.

Une vision de l’horreur, mais une saine vision du passé : ce n’est pas sur le déni ou l’oubli que se bâtit l’avenir. A lire !

Nom série  Mildiou  posté le 01/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un très très gros bof. Un Trondheim en toute petite forme pour ce petit format… C’est sans contestation ma plus grosse déception concernant cet auteur très prolifique.

Cet album est classé dans la catégorie humour, et j’avoue ne pas avoir compris pourquoi. En effet, je n’ai jamais rigolé, et n’ai même pas eu l’occasion de sourire !

C’est une suite de courses poursuites durant lesquelles plusieurs personnages (essentiellement Mildiou) cherchent à estourbir le lapin. Les dialogues sont quelconques je trouve, et la chute n’en est même pas vraiment une.

Bref, bien déçu par cette lecture. Trondheim en était à ses débuts, et il fera bien mieux ailleurs, en particulier avec son personnage de Lapinot, qui n’est ici qu’un pâle brouillon.

Nom série  A bout de soufre  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une lecture sympathique, mais sans plus je trouve.

On a là une vision noire et conne de l’actualité ou des valeurs qui la régissent, dans une série d’histoires courtes, pour la plupart publiées dans Charlie Hebdo, Fluide Glacial ou L’Humanité.

Plusieurs gags m’ont fait rire, mais l’ensemble est inégal, et pas assez poilant pour que j’en recommande l’achat.

Dans le genre, il y a plus décapant et/ou drôle ailleurs.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Tuniques Bleues  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une des séries historiques (dans tous les sens du terme d’ailleurs) de la bande dessinée franco-belge. C’est aussi une des premières séries dans lesquelles je me suis plongé systématiquement dans mon enfance dans les années 1970, empruntant les tomes au fur et à mesure que ma bibliothèque les achetait, et en recevant certains en cadeau. Comme Johan et Pirlouit pour le moyen-âge, Les Tuniques bleues ont symbolisé pour moi une certaine vision du western (j’en étais très friand à la télé), même si rapidement j’ai embrayé en parallèle sur Blueberry.

Dans le genre « gros nez », le dessin des deux dessinateurs successif est bon. Les scénarii, mêlant faits historiques revisités et distordus aux relations conflictuelles entre Blutch et Chesterfield sont souvent drôles – même si parfois l’humour est accompagné, voire supplanté par la présentation / défense de quelques grandes causes (les Indiens, les esclaves, la tolérance). L’anti militarisme est lui presque omniprésent, en la personne du caporal Blutch, déserteur philosophe que Chesterfield, faux courageux, entraîne comme un boulet dans ses aventures. De même la figure du capitaine Stark, mis à part le fait qu’il charge à la tête de ses hommes, représente, avec ses sempiternelles charges suicidaires, tous les gradés oubliant la valeur de la vie de leurs hommes (genre Nivelle durant la Première guerre mondiale).

Mais je ne saurais accorder à l’ensemble des albums de la série une bonne note, et ce pour plusieurs raisons.
D’abord parce que les cadres géographique (les Etats-Unis) et chronologique (les 4-5 années de la guerre de sécession) sont assez serrés, et limitent (auraient du limiter ?) le nombre d’albums en limitant les possibilités de se renouveler.
Ensuite parce que justement, Cauvin (dont c’est sans doute la meilleure série – si ce n’est la seule « bonne ») n’a pas su ou voulu arrêter l’aventure, succès aidant. L’inspiration s’est tarie depuis longtemps je trouve (même inégaux, jusqu’à Captain Nepel, les albums alternent le pas mal et le bon, après j’ai franchement décroché, n’en lisant que quelques-uns à l’occasion, en étant quasiment toujours très déçu). Au manque d’intérêt de la plupart des vingt derniers albums se sont ajoutées des redites.
A noter que si la période Salvérius avait su créer une série de personnages récurrents autour des deux héros – genre les habitants du village gaulois, ce ne sera plus trop le cas après, et c’est dommage, car les auteurs se privent là de possibilités de gags.

Même si le message humaniste peut paraître gentil parfois, il reste pas mal d’albums à conseiller à vos enfants, mais aussi aux adultes, puisqu’il m’arrive encore parfois de relire ceux que je possède (les Salvérius [j’aimais beaucoup ces albums ! comme La grande patrouille] et quelques Lambil comme Le David, la prison de Robertsonville…).
Lecture et encore plus achat après feuilletage donc, et pour certains albums seulement (parmi les premiers). Mais il serait dommage de ne pas en avoir lu.

Nom série  Black Hole  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai découvert l’univers de Charles Burns sur le tard, avec ses publications récentes chez Cornélius (j’aime beaucoup les deux premiers tomes de la trilogie inaugurée par Toxic, y compris la colorisation).

On a ici un Noir et Blanc adapté à une histoire finalement assez intimiste. Je ne connais pas la vie ou la personnalité de Burns, et ne sais donc pas ce qu’il met dans ses albums d’autobiographique, mais ça semble quand même très personnel (là j’extrapole sûrement trop ?). C’est en tout cas une écriture qui se prête à une lecture psychanalytique.

Mais sans aller chercher les racines de ce qui affleure, les non-dits, j’ai apprécié cette lecture. En effet, Burns a su m’intéresser avec ces histoires d’adolescents qui se cherchent (dans tous les sens du terme), qui s’exaltent ou s’ennuient, qui espèrent ou redoutent le passage à l’âge adulte. Du banal donc au départ, mais au travers du prisme de Burns, c’est original et intriguant.

Quant à la maladie contagieuse touchant les adolescents, qui en tue certains et qui laisse sur les autres des stigmates plus ou moins visibles (boutons, bouche en forme de sexe de femme sur le cou, mutations diverses et variées comme la queue faisant de Liza une femme lézard…), peut-on y lire une présentation détournée du SIDA, qui a modifié les relations – sexuelles entre autres – des adolescents (mais pas que), surtout ceux refoulant les interdits en tout genre ?

Burns distille le malaise par petites touches (les mutations, mais surtout tous les passages dans les bois où se réfugient les adolescents atteints par la « peste ado » ou en rupture de ban), et je me demandais aux deux tiers de l’album (je l’ai lu dans l’intégrale Delcourt) où il voulait en venir, et surtout jusqu’où il allait nous mener.
Et là je reste un peu déçu par la fin, qui voit tension et intérêt baisser.

Peut-être pas le chef d’œuvre que beaucoup veulent y voir, mais en tout cas une œuvre intéressante, pleine d’une lumière noire et poétique. A lire, c’est certain.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Bang et son gang  posté le 16/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bang est un lapin. Enfin une lapine. En tout cas, comme ses amis Gaz, Chupa et Shredder il est obsédé par le sexe.

On a là une série de strips d’une page (six cases à chaque fois) formant une histoire, où s’accumulent les délires autour du sexe, chacun des personnages souffrant d’une addiction pour le sexe sous toutes ses formes et dans toutes les positions. On a donc une succession de scènes mêlant sodomie, zoophilie avec des sex-toys plus ou moins improbables.

Vous l’avez compris, ces strips d’humour con et trash ne sont pas vraiment à mettre entre toutes les mains ! Cette remarque est d’autant plus nécessaire que l’habillage de l’album est pour le moins surprenant pour une œuvre de ce genre. En effet, le dessin des personnages, le décor et la colorisation renvoient à un univers enfantin, voire pour les tout petits, genre Bisounours ou Polly Pocket !

Ce décalage extrême entre ce que font et disent les personnages d’une part, et leur représentation d’autre part, renforce forcément l’effet comique et transgressif de cet album, où les auteurs se sont défoulés en cumulant parfois ad nauseam leurs obsessions.

Nom série  Le Déclic  posté le 16/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un grand classique d’un des maîtres du dessin érotique, probablement son œuvre la plus connue.

On retrouve dans Le Déclic les qualités et les défauts de Manara.

Les qualités d’abord. Elles sont avant tout graphiques évidemment. Car il a un sacré coup de crayon, en particulier lorsqu’il s’agit de croquer une femme dans une posture suggestive. De jolies femmes quand même, il est vrai un peu toutes sur le même modèle…

Les défauts sont récurrents chez lui et concernent le scénario. Car au-delà de l’idée de départ (une machine permettant de déclencher à distance des envies lubriques chez une femme), cela devient rapidement répétitif. Si le premier tome se laisse lire, les suivants sont du coup totalement dispensables.

Lecture et achat éventuellement conseillés donc, mais alors uniquement pour le premier tome.

Nom série  Norma  posté le 16/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier album de la série. Cet album regroupe une série d’histoires courtes, d’une à trois pages. On y découvre Norma, adolescente au look complètement improbable et franchement pas trop futée.

Norma cherche à séduire (les beaux gosses de son établissement scolaire, le professeur de Biologie) malgré son physique ingrat, et se prend râteau sur râteau. Mêmes échecs d'ailleurs lorsqu’elle essaye de justifier son manque de travail auprès de ses professeurs (on frôle alors parfois L'Elève Ducobu), ou lorsqu’on lui confie une responsabilité lors d’un petit boulot (baby sitting, fast-food, etc). Pour son entourage, elle gagne franchement à ne pas être connue.

Un certain nombre de gags rigolos, ça se laisse lire (sans plus), relire pas forcément.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Frustrés  posté le 15/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Voilà une série qui ne m’a jamais accroché. J’ai pourtant essayé plusieurs fois, étant donnée sa notoriété, mais je n’y ai jamais trouvé grand-chose d’intéressant.

D’abord parce que je n’apprécie pas le dessin de Bretécher. Le trait est plutôt minimaliste (mais d’autres en usent avec bonheur) et je ne trouve pas beaux les personnages qu’elle dessine.

Les histoires ensuite ne me font pas plus aimer cette série. La critique de certains milieux – essentiellement parisiens, me semble plus relever du clin d’œil de bon aloi que de la réelle critique sociale.
La série n’est elle-même qu’un objet social, témoignage d’une certaine époque : les bobos de l’époque pouvaient sûrement la lire en se donnant des airs de gauchistes…

Et puis, ce qui est quand même rédhibitoire pour ce genre de série, elle ne me fait pas du tout rire ! Et je ne sais pas si elle était plus efficace à l’époque de sa publication.

Nom série  Yossel  posté le 15/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Joe Kubert conclue sa préface autobiographique par cette phrase : « C’est une œuvre de fiction basée sur un cauchemar qui a réellement eu lieu. » Il a hélas raison sur ce dernier point…

Fils de parents juifs polonais ayant réussi à émigrer vers les Etats-Unis à la fin des années 1920, Kubert se demande dans l’introduction ce qui se serait passé si sa famille était restée en Pologne. Un peu comme les survivants des camps– à un degré moindre évidemment -, il se demande pourquoi il a échappé, lui, à cette horreur, au contraire de tant d’autres innocents.

L’essentiel de l’album retrace la révolte héroïque et sans issue des derniers survivants du ghetto de Varsovie lorsque les Allemands ont décidé de le liquider. La seule parenthèse durant la montée de la tension n’apporte aucun air salvateur, puisque c’est un Juif échappé d’Auschwitz qui révèle l’horreur des camps de la mort à Yossel, le gamin personnage principal du récit.

C’est en effet une fiction, mais sur le cauchemar qu’a été la Shoah, c’est sans doute la bande dessinée qui m’a le plus bouleversé. Bien plus que Maus par exemple.

Kubert explique pourquoi il a volontairement pris le parti de n’utiliser que des esquisses, des crayonnés, en se privant de couleur. Son choix est justifié, car le résultat est vraiment plus que réussi et, même si ce n’est pas la priorité ici, cela met en valeur son joli coup de crayon.

A lire, à méditer. Un coup de cœur pour un haut le cœur…

Nom série  Valse avec Bachir  posté le 14/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas vu le film dont est tiré cet album, et je le regrette vraiment, tant le sujet et son traitement m’ont intéressé.

On a là un travail sur la mémoire et ce qu’elle occulte de la part du personnage principal, Israélien, qui fouille dans son passé, dans ses oublis, essayant de reconstituer la période durant laquelle, jeune soldat, il a participé à l’attaque israélienne au Liban en 1982.

En parallèle, au fur et à mesure que la lumière se fait autour des souvenirs du héros, et que ses anciens compagnons de Tsahal reconstituent avec lui le puzzle de son passé refoulé, c’est aussi le massacre perpétué dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila qui apparaît. Commis par les extrémistes chrétiens phalangistes, avec l’assentiment si ce n’est l’appui parfois des troupes d’Ariel Sharon – même si beaucoup de soldats israéliens de base ont tenté de faire bouger leur hiérarchie face à ce qui se passait sous leurs yeux.

Ce massacre odieux n’a donné lieu à aucune minute de silence ou commémoration politique ou médiatique, contrairement aux victimes du « 11 septembre » (alors que le nombre de morts est à peu près équivalent). Les Palestiniens sont d’ailleurs souvent les victimes oubliées des médias et de l’Histoire. Cet album, qui dénonce aussi l’absurdité de la guerre (ses causes ne sont pas présentées), est donc l’occasion de mettre à jour, en plus de la mémoire enfouie du héros, celle de ces hommes, femmes et enfants massacrés et vite oubliés. Les photos placées en fin d’album rappellent, horriblement, mais justement, que la réalité a peut-être dépassé la fiction…

J’ai aimé la construction, qui alterne les flash-back et le dessin, vraiment très bon. Cet album est vraiment une réussite.

Nom série  Michel et le Professeur (Les aventures de)  posté le 13/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un tout petit format lu assez rapidement, rassemblant une série de strips de trois cases chacun.

On y retrouve donc Michel, une sorte de gros dur à la guimauve, plutôt nature et naïf, même s’il lui arrive de philosopher (sans le savoir). A côté, le professeur est un mentor finalement pas beaucoup plus fin.

Pas inoubliable, et pas toujours drôle, c’est sûr, mais plusieurs gags m’ont fait rigoler. Une lecture sympathique.

L'achat est recommandé - je l'ai trouvé en occase très peu cher il est vrai.

Nom série  Mémoire de sable  posté le 13/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D’Isabelle Dethan, j’avais lu, et apprécié, il y a quelques temps Le Roi Cyclope. Aux niveaux graphique et scénaristique, c’était vraiment bien mené.

Et la comparaison avec cette première découverte de l’œuvre de Dethan rend encore plus forte ma déception après la lecture de Mémoire de sable. Car c’est finalement sur tous les plans que je suis déçu.
Graphiquement d’abord, j’ai trouvé le dessin souvent brouillon, et beaucoup moins original. Quant à l’histoire, je l’ai trouvée finalement elle aussi peu originale, et tirant trop longtemps sur des cordes usées.

Alors, c’est sûr, j’ai été au bout des trois tomes, et l’histoire se laisse lire. Mais après un premier tome correct, j’ai trouvé la suite trop longue et artificielle, avec l’impression de lire quelques broderies autour de thèmes déjà vus ailleurs.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Cambouis  posté le 13/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Luz semble avoir écrit ça avec ses tripes, en cette année 2002 où les campagnes électorales bâtaient leur plein, et où tous les coups étaient permis, surtout les plus bas, ceux qui remuent les bas-fonds…

Dans sa préface réjouie, Siné reconnaît à juste titre une grande parenté entre ce journal de Luz (distribué gratuitement avant cette présente édition) et « L’Enragé », qu’il avait diffusé en 1968, avec l’appui de l’excellent éditeur Jean-Jacques Pauvert (mais les deux avaient déjà aux débuts des années 1960 commis « Siné massacre » dans la même veine).
On retrouve ici la même volonté de s’arracher à un conformisme du commentaire, une même analyse violente des comportements politiques (qui n’exclut pas l’autocritique et le nombrilisme).

Luz fustige ici les programmes et comportements d’une certaine classe politique, avant, pendant et après les élections présidentielles et législatives de 2002. C’est souvent jouissif, et l’on retrouve ici les habituels défouloirs de l’équipe d’Hara Kiri ou de Charlie Hebdo (Police, Droite, extrême surtout mais pas seulement, et erzatz de gauche socialiste : Hollande est l’objet d’une violente charge !).

Alors, c’est sûr, seront surtout sensibles à l’humour et aux sorties de Luz ceux qui lui sont proches politiquement, mais peut-être pas seulement. C’est qu’il fustige avant tout des comportements, et pas des personnes.

Même si l’on peut craindre que les faits évoqués (et l’année 2002 avec son second tour de la présidentielle « surprenant ») s’éloignant, une part de l’intérêt de l’album s’estompe, une grande part des cris du cœur de Luz pourraient encore se faire entendre aujourd’hui, et sont donc encore d’actualité.

Littérature engagée donc, enragée parfois, mais salubre toujours.

Nom série  La Position du Tireur couché  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On a dans cet album, reconstituée, la dérive d’un tueur, froid, énigmatique et manipulé. Beaucoup d’hémoglobine coule, et les rangs s’éclaircissent autour de Martin Terrier comme s’éclaircissent peu à peu son histoire, ses motivations et sa personnalité.

Il ne faut pas chercher de morale, comme bien souvent dans les romans de Manchette. Tardi a aussi su dépeindre les errances dans la région parisienne et la fuite en avant du tueur, jusqu’à cette fin, finalement nulle et sordide.

Une histoire d’ambiance, noire, poisseuse, où l’on a du mal à accrocher aux choses, aux personnages : aucun ne déclenche d’empathie, que ce soient les barbouzes en tout genre qui peuplent cette histoire, mais aussi leurs victimes. Pas plus d’ailleurs Terrier ou ses « proches ». On se détache de tout et de tous, mais on les suit quand même, pour voir où Tardi, à la suite de Manchette, veut nous mener.

La préface de François Guérif se termine par cette phrase : « Un vent glacé souffle sur cet album. C’est celui du roman noir. » Et il a raison.

Nom série  La Grande évasion - Fatman  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une mécanique bien huilée qui nous évoque cette fameuse évasion, raison d’être de la collection, dont c’est le premier album que je lis.

Une mécanique bien huilée, mais que j’ai lue sans que cela me passionne. Les divers rebondissements m’ont semblé un peu tourner en rond, et le personnage principal lui-même ne m’a pas accroché. Flegmatique, froid, détaché, Fatman est laconique et dépourvu d’humour. Est-il d’ailleurs le personnage principal ?

J’ai en fait été plus intrigué par cette femme et ses crises d’hystéries et de révolte plus ou moins rêvées, en me demandant jusqu’au bout quel rôle elle pouvait jouer dans l’intrigue. La réponse à cette question m’a déçu d’ailleurs.

Bref, la tension est peu montée je trouve, et est rapidement retombée après la chute quelque peu décevante. L’évasion elle-même n’est finalement qu’anecdotique, comme j’ai trouvé un peu creux cet album.
Une lecture pas désagréable, un achat pas indispensable.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Blake et Mortimer  posté le 10/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, voilà une série qui pourrait prétendre à intégrer la catégorie culte, parce qu’elle est, à l’instar de l’œuvre d’Hergé (et dans un style très proche), une des principales séries du Journal de Tintin, et de la bande dessinée de l’immédiat après guerre. A défaut de culte, c’est une série historique.

J’ai été un fervent lecteur des albums de Jacobs dans ma jeunesse, en possède encore certains, que je relis encore, parfois, avec plaisir (j’ai un faible pour « L’énigme de l’Atlantide », qui m’avait emballé lors de mes premières lectures, mais la trilogie de L’espadon ou SOS météores – qui se passe près de chez moi ! garde encore des qualités à mes yeux).
Respectant l’axiome d’Hitchcock, Jacobs a réussi à créer avec le colonel Olrik un méchant pimentant sérieusement les aventures des deux héros, et ce d’autant plus qu’il est une sorte de Phénix renaissant toujours de ses cendres…

Mais au final ma note ne dépassera pas les trois étoiles, et ce pour plusieurs raisons.
D’abord le côté très verbeux de Jacobs, qui gonfle les commentaires off hors phylactères. J’avoue que ce procédé ne rend pas la lecture très fluide et est souvent redondant par rapport aux dialogues et dessins (on retrouvait ce tic chez un autre auteur de « chez Tintin », Jacques Martin, avec son Alix, dont au passage Arbacès était une sorte de pendant d’Olrik).
De plus, Jacobs partageait avec Hergé une vision très manichéenne et européo centrée des relations internationales, anti communiste et à relents quelque peu racistes (la vision des Asiatiques par Hergé dans « Le lotus bleu » est proche de celle des « Jaunes » de Jacobs dans la trilogie de « L’espadon »). Ce côté de son œuvre la date, malgré le succès qu’elle persiste à avoir.
Enfin, la passion de Jacobs pour les sciences, visible dans ses albums (Le professeur Sato, Sos météores ou la trilogie de L’espadon par exemple) rend un peu désuets ces albums qui exaltaient une sorte de modernité. Mais cela leur donne aussi une patine poétique…

Malgré ces défauts, je reste quand même encore un peu attaché à cette série. Et n’ai pas du tout accroché aux récentes reprises, de Van Hamme, Sente et consorts. Je n’y ai trouvé que les défauts de ces auteurs (Van Hamme et ses scénarii « Hollywoodiens » avec retournements au kilomètre) et les mauvais côtés de l’œuvre initiale, alors que ce que Jacobs savait y mettre d’original a disparu.
A tout prendre, si vous voulez lire du Blake et Mortimer sans Jacobs, je vous recommande les albums parodiques et plutôt réussis de Veys et Barral (Philip et Francis (Les aventures de)).

Pour ce qui est de l’achat, je vous recommande de jeter un coup d’œil en bibliothèque avant, et de ne le faire que pour certains tomes.

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