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Nom série  L'Unambule  posté le 05/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un auteur et une série qui s’écartent franchement des sentiers battus, et qui ont sans doute eu du mal à rencontrer leur lectorat – et j’espère qu’en la signalant sur le site certains auront la curiosité d’aller la découvrir.

C’est en tout cas tout à l’honneur de certaines petites maisons d’éditions, comme ici 6 Pieds Sous Terre, de publier ce genre d’œuvre.
A noter que lors de la publication des deux tomes que j’avise, le site de l’éditeur annonçait un troisième tome. Etant donné le temps écoulé depuis la publication des deux premiers tomes, on peut craindre que ce troisième opus ne paraisse pas et que la série peut être considérée comme abandonnée (même si cette « absence » ne gêne pas la lecture des deux premiers opus).

Résumer cette série est une gageure et n’est d’ailleurs pas plus souhaitable que réalisable. Techniquement, il y a une histoire, puisqu’un personnage vit des « aventures », rencontrant d’autres protagonistes (un chat, des hommes masqués, un certain nombre d’autres animaux, Emma Cyprine, qui donne son nom au second album paru, etc…).

Mais plus que l’intrigue elle-même, qui défie les lois de la narration, c’est son traitement qui rend cette série originale – mais qui risque aussi peut-être de rebuter certains lecteurs.
En effet, on est ici en terre de surréalisme, puisque nous lisons, nous voyons, nous respirons à plein poumon une sorte de récit de rêve. Texte et dessin relèvent sûrement en grande partie de l’écriture automatique. Ce sont donc les images et leur rapprochement, voire leur confrontation, qui nous mènent jusqu’au bout d’un récit onirique.
Le dessin – dans un Noir et Blanc très heurté, véritable feu d’artifice d’images, titille l’imagination comme le récit. Là aussi, peu de points « reconnaissables » pour situer les décors, qui participent plus du « stupéfiant image » que du cadre spatio-temporel peut-être plus rassurant, mais quand même ouvrant moins sur l’horizon des rêves.

De petits albums à découvrir donc, en lâchant la bride à son imagination, comme l’auteur a su le faire avec la sienne en nous invitant à participer à son voyage intérieur. Un poème noir et lyrique que les amateurs de surréalisme apprécieront forcément !

Nom série  Ainsi soient-ils (journal d'un inventaire)  posté le 03/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans les 96 pages de l’album, Lénaïc Vilain nous livre une série de strips d’une à une dizaine de cases par page, dans lesquels interviennent une dizaine de personnages plus ou moins récurrents. Certains gags se suivent, le tout permettant d’en connaître un peu plus sur la personnalité de chacun de ces personnages.

Les décors sont minimalistes, voire quasi absents, le dessin des personnages est lui aussi peu développé (et pas forcément beau) : tout est donc basé sur les dialogues entre les différents protagonistes. Vilain se sert des petites ou grandes misères du quotidien, des petits moments de solitudes de la vie quotidienne, en famille ou au boulot.

Le ton général est à l’humour un peu con et absurde (mais pas trop), avec une vision assez sèche, noire et parfois cynique de la société et des rapports que nouent les individus entre eux. Je trouve que le style d’humour est proche de ce que fait James par exemple.

Ces strips sont inégaux. Beaucoup ont été publiés sur un blog, d’autres dans Psikopat. Inégal donc, mais globalement plutôt bon, et en tout cas pouvant justifier un achat.

Nom série  Célébritiz  posté le 30/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, là, je crois être plutôt sympa dans ma notation, car c'est vraiment à l'arrache que je mets cette deuxième étoile à un album que je n'ai pas aimé. Les deux étoiles sont pour l'embryon d'idée à la base de l'album, et pour le début, qui peut se laisser lire.

Mais sur la durée, c'est vraiment du n'importe quoi ! Je ne rejette pas en bloc et a priori le foutraque, mais à condition qu'il y ait du poétique, de l'humour, un je ne sais quoi qui puisse le transcender. Ici, j'avoue franchement que le n'importe quoi n'est enrobé par rien qui puisse me le faire passer. Y compris ce personnage limite psychopathe et acteurophobe, vraiment lourdingue à force. Trondheim ne devrait pas faire éditer tous ses fonds de tiroir ! Il a du talent, mais là, ça ne passe pas.

Enfin, cerise pourrie sur ce mauvais gâteau, je n'ai pas aimé le dessin, lui aussi brouillon, semblant bâclé.

Bref, pas une grande réussite de mon point de vue !

Nom série  Idées Noires  posté le 01/11/2012 (dernière MAJ le 30/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les Idées Noires sont, étaient celles de Franquin à un moment de sa vie et à une époque donnée, qui s'éloigne de nous. Il y a fait passer son blues et ses convictions, et les débats de son époque.

Ce qui fait la force de Franquin, c'est que, pas mal d'années après, ces Idées Noires font autant rire qu'au temps de leur publication. Il y a là la preuve d'un génie, qui traverse le temps et les catégories puisque, sans être trash, il donne dans un humour sacrément noir en gardant son coup de crayon, génial et reconnaissable entre tous - même au milieu de ses nombreux imitateurs.

On y retrouve beaucoup d'idées déjà traitées dans Gaston, mais dans une perspective plus agressive, sans bien sûr qu'il soit question ici d'établir une hiérarchie: les deux font partie de mes souvenirs d'enfance et d'adolescence, souvenirs que j'entretiens par une relecture de ces petits chefs-d’œuvre d'humour.

L'ensemble est inégal, mais d'un niveau toujours élevé, que ce soit pour traiter d'un thème sérieux ou d'une absurdité profonde.

J'en recommande très fortement la lecture, sans modération ! Et ce d'autant plus qu'une récente et énième relecture me pousse à lui attribuer les cinq étoiles que cette série mérite vraiment !

Nom série  Victor (Delcourt)  posté le 26/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un très gros bof pour ce Victor!

Je précise que je n'ai lu que le premier tome, seul à me tomber sous la main en vacances. Mais il ne m'a pas vraiment donné envie d'aller voir les deux suivants.

En effet, à part le dessin, plutôt bon, je n'ai pas trouvé grand chose à sauver de cet album. J'ai trouvé l'histoire insipide et convenue, les dialogues sans surprise et peu intéressants, et les personnages falots, transparents.

Je suis d'autant plus déçu que les albums de Jean-Luc Loyer que j'avais eu l'occasion de lire m'avaient tous plu ! Il est vrai sur un tout autre sujet et registre (le monde des mines du Nord de la France).

Nom série  La Digue  posté le 09/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un petit album bien réjouissant, et une agréable découverte ! Une histoire qui pourrait paraître désespérée et désespérante, mais que j’ai au contraire trouvée franchement marrante et très poétique.

Corbeyran développe ici un univers que j’ai beaucoup apprécié. Un album très influencé par le film Brazil (c’est d’ailleurs le nom de la barque où Paul fait connaissance de celle qui va l’accompagner dans sa quête). C’est un univers totalement absurde, désensibilisé, fataliste, qui se rapproche aussi fortement de celui développé par le génial Marc-Antoine Mathieu dans sa série Julius Corentin Acquefacques - en particulier dans l’album « La Qu… ».

On se trouve dans une société sclérosée, froide, un système dictatorial indéfini dans lequel domine le loufoque, l’ennui. Au milieu – de quoi en fait ?, une digue, LA digue, dont on ne saisit pas vraiment l’utilité ni les extrémités.

La chute est amusante – et apporte un grand vent de fraicheur dans cette aventure étrange. Et nous donne une version surprenante de l’histoire de Paul et Virginie (même si j’avais un peu vu venir la chose en faisant le lien avec les deux prénoms).

Pour finir, il faut dire que le dessin en Noir et Blanc d’Alfred est excellent, tant pour les personnages « à trognes » des scrutateurs (entre autres) que pour les lignes éperdues des décors – essentiellement la digue et les quelques constructions qui la jalonnent.

Un vrai coup de cœur pour cet univers kafkaïen !

Nom série  Quasar contre Pulsar  posté le 08/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album franchement inclassable, et difficile à résumer, donc à présenter. Je vais pourtant m’y essayer !

C’est d’abord un visuel parfois violent, qui déborde de cases quasiment inexistantes, qui prend souvent le pas sur l’histoire proprement dite : on est là finalement assez proche de ce que pouvait faire Philippe Druillet dans ses albums inspirés comme les Lone Sloane ou le déchirant La Nuit.

C’est très psychédélique, parfois kitchissime, avec des couleurs roses seventies à la fois pétantes, mais aussi « sages », puisque « cadrées » par le contour des formes : un dessin stylisé, finalement assez froid au milieu de ces couleurs chaudes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le parti pris esthétique est assez radical !

Les dialogues – souvent au style indirect, et les commentaires en off se baladent un peu partout dans les pages, avec un texte utilisant tailles et formes différentes (j’avoue que c’est parfois difficile à lire !) : ici aussi le côté final de feu d’artifice qui domine, ça explose dans tous les sens !

L’intrigue quant à elle – car il y en a une, pas toujours discernable, au milieu de l’explosion des couleurs et des cases, eh bien l’intrigue est elle aussi un peu foutraque. Grosso modo, il y a une opposition entre Quasar, roi de l’origami interstellaire, capable de tout plier (mais qui n’arrive pas à assumer ses nombreux succès auprès de la gente féminine), et un scientifique surpuissant et mégalomane, Pulsar, qui rêve de recréer l’univers. Là aussi, ça part dans tous les sens, et c’est difficilement résumable. Cela mélange l’onirisme pur, la création expérimentale et la simple caricature de la SF à papa. Improbable ! Mais qu’ont pris les auteurs pour stimuler leur inspiration ?

Voilà le genre d’album qui en rebutera beaucoup, mais qui est plein de folie, de créativité, l’imagination des auteurs ayant débordé des cases pour nous sauter aux yeux ! Si son prix est relativement élevé, il faut aussi voir l’originalité du projet, et le souci qu’ont eu les éditions 2024 d’en faire un bel objet. Le prix de la rareté, de la beauté, qui n’a pas de prix.

Nom série  Nash  posté le 08/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier cycle de trois albums est plutôt sympa à lire et relativement réussi : un bon mixe de SF et d’aventure, auquel je reprocherais quand même un dessin un peu « grossier » et un positionnement temporel flou (l’évolution technologique ne correspond pas à la relative proximité dans le temps de cet univers par rapport à nous).

Le quatrième album se déroule dans un univers à la fois plus proche et crédible, mais développe aussi une histoire nettement moins intéressante et originale je trouve. Un peu d’aventure qui sent le déjà vu. Et qui n’est que de manière fragile relié au reste de la série.

Dans le troisième cycle (albums 5 à 7), le dessin s’est amélioré par rapport au début. Mais je n’ai pas été très emballé par le scénario où le fantastique domine, dans une ambiance série B qui pour le coup colle à la collection Delcourt qui accueille cette série.

Le dernier cycle de trois albums nous replonge dans la Science-Fiction pure, sur et autour de Mars, et clôt la série. Le dessin est encore meilleur, et l’intrigue est elle aussi meilleure que dans les quatre albums précédents, sans être transcendante non plus.

Avis d’ensemble plus que mitigé donc, et un achat dont on peut se dispenser, les pérégrinations de Nash Tulsa m’ayant un peu lassé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Docteur Peste  posté le 07/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que voilà un album original ! D’abord par le format et la reliure. En effet, on a un format intermédiaire pour la taille et une reliure avec agrafes (comme le font parfois les éditions Lapin).

Mais c’est surtout le sujet qui est intéressant : la peste. La peste noire, celle-là même qui a éliminé une partie de la population européenne à la fin du moyen-âge (et qui a continué à sévir plus sporadiquement ensuite).

A noter qu’une longue introduction présente cette épidémie, ses modes de propagation, ses vecteurs (avec un plaidoyer pour les puces !). C’est très sérieux, puisque fait par Pierre Kerner, chercheur en génétique évolutive, maître de conférences en biologie des organismes. J’avoue avoir vérifié cette info, ne connaissant pas le bonhomme, et connaissant le caractère assez « déconne » des éditions Lapin. Mais là c’est du sérieux !

Après cette introduction – et caution morale, l’auteur (dont c’est la première œuvre que je lis), décline en une cinquantaine de pages, découpées en petites histoires d’une à 6 pages les (més)aventures de médecins au milieu du fléau et de ses pestiférés de victimes.
Enfin, médecins au sens où on le comprenait à l’époque, c’est-à-dire ici surtout plus éboueurs qu’autre chose. C’est-à-dire que ne connaissant pas les causes, le Docteur Peste est souvent obligé d’évacuer les cadavres sans avoir pu tenter de leur éviter la mort – qui de toute façon est le choix divin…

C’est quasi muet. Des dessins dans des phylactères font office de dialogue. Seules deux petites scènes se voient gratifiées de réels dialogues, lorsqu’apparaît un commentateur contemporain !?

J’ai vraiment bien aimé le dessin en Noir et Blanc. L’ambiance générale est assez drôle. Pas de francs éclats de rire (même si le gag du jeu de morpion est marrant), mais j’ai trouvé intéressantes les déambulations de ces médecins à long bec, au milieu des rats et des cadavres.

A découvrir !

Nom série  Le Bon, la Vieille et les truands  posté le 04/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne production de la collection Comix du Cycliste je trouve.

Sans être un chef d’œuvre, l’album se lit très bien – et très vite aussi c’est vrai ! Les truands en questions sont vraiment très cons, et leur vieille de mère n’est douée que pour les jeux vidéo (aux toilettes) et la conduite sportive.

En face, un commissaire sur les nerfs entouré d’excités de la gâchette. C’est bref mais violent (et drôle aussi), et donc plutôt sympa à lire.

La fin est par contre assez brutale, au point que j’ai cru au début qu’il manquait une ou des pages à mon exemplaire…

Nom série  Splendeurs & misères du verbe  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quatre petites histoires qui se suivent vaguement et qui se lisent très rapidement, comme souvent pour les Patte de mouche, à fortiori lorsque l’album est muet comme celui-ci (quelques dessins dans des phylactères font office de dialogue, parfois).

Le dessin est minimaliste, mais Ibn al Rabin réussit tout de même à rendre assez expressifs cette dame et ce monsieur qui sont les uniques personnages d’un « dialogue de sourds ». Et faire un album muet sur les splendeurs du verbe, ça reste quand même une gageure ! Mais Ibn al Rabin réussit son pari.

« Au commencement était le verbe » est-il écrit dans la Bible. Ibn al Rabin en fait ici un simple outil d’attirance, de « drague », avec quelques chutes assez humoristiques.

Pour finir sur les deux personnages, le monsieur n’a pas vraiment le beau rôle, et se prend quelques vestes, rejeté ou roulé qu’il est par madame (qui n’en est d’ailleurs pas toujours une…).

Patte de mouche intéressante, d’un auteur inégal mais capable de fulgurances comme Les Miettes que vous devez IMPERATIVEMENT découvrir !

Nom série  Vite et Bien  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un petit album à l’italienne de Thiriet que je ne connaissais pas. Il est constitué de dessins occupant chacun une page, avec – très rarement – un mot ou deux glissés dans un phylactère, parfois une légende au-dessus ou en dessous du dessin qui lui donne sens. Parfois le dessin se suffit à lui-même.

C’est un album qui relève globalement de l’humour absurde, parfois noir. C’est assez inégal, cela ne déclenche pas vraiment de fou rire, mais c’est quand même intéressant. Le dessin, en Noir et Blanc est sans fioriture – mais je ne l’ai pas trouvé transcendant (même si ce n’est pas la priorité dans ce genre d’album).
c'est parfois proche de Serre, et aussi du "Catalogue des objets introuvables" de Carelman.

A découvrir, mais plutôt en l’empruntant ou en le feuilletant avant d’envisager un achat.

Nom série  Magnum Photos  posté le 02/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les commémorations du soixante-dixième anniversaire du débarquement allié en Normandie ont entraîné une prolifération de publications sur ce sujet. Cet album s'en démarque et sort quand même du lot.

En effet, l'opération Overlord est vue au travers de Robert Capa, immense photographe (et "ancêtre" de tous les reporters de guerre), ses actions, son questionnement, etc.

Outre ce fameux jour J qui a scellé le sort de la seconde guerre mondiale, l'album retrace aussi les mésaventures subies par les clichés que Capa a pu faire sur la plage d'Omaha (qui ont pour la plupart disparu. Et on apprend aussi la disparition des photos d'un collègue, ce qui a rendu les siennes encore plus "uniques"). On voit aussi comment la légende a tôt fait de modifier la réalité !
C'est aussi la suite et la fin de la vie de Capa qui est retranscrite.

Le dessin est vraiment bon (et la page dépliable qui offre une vue panoramique d'Omaha est réussie).

A noter qu'en fin de volume, un dossier mêlant textes et photographies complète la partie bande dessinée.

Plutôt une réussite donc.

Nom série  Au coeur du monde  posté le 02/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais déjà lu deux albums de Fabio, publiés aux éditions du Seuil, où celui-ci narrait déjà les mésaventures d’une sorte de loup filiforme. Je n’avais pas été très emballé.

Si pour cette Patte de Mouche je suis plus indulgent dans ma notation, c’est que le style de Fabio est plus adapté à un format très court, et supporte difficilement un format plus traditionnel et plus long. Du minimalisme jusqu’au bout ou rien…

Sinon, sa bestiole est ici toujours une illustration du struggle for life, version looser. Même si un léger vent d’optimisme et de chaleur humaine souffle en fin d’album pour le loup…

Nom série  La Nouvelle pornographie  posté le 01/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que dire de cet opus muet ? Qu'il est peut-être l’un des plus rapides à lire de la collection Patte de Mouche (c'est dire !)?

En fait, je conçois facilement qu’on puisse n’y rien trouver d’intéressant, n’y rien comprendre, voire crier à l’arnaque. En effet, on a là une succession de formes géométriques indéfinies – sauf dans les dernières pages.

Pourtant, c’est typiquement le genre d’œuvre dont le titre fourni la clef de lecture. En effet, c’est en ayant en tête ce titre que les dessins font sens. Non que le titre définisse, restreigne ces formes géométriques à une seule explication, cohérente. Mais le titre souffle dans les voiles de notre imagination, et celle-ci fait le reste pour que les dessins deviennent des signes intelligibles.

Amusant et à découvrir.

Nom série  Crevaison  posté le 30/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, c’est sûr, ce n’est pas un album qui exhale ou exalte la joie de vivre – même si la chute corrige de manière surprenante cette remarque.

En effet, en usant d'un dessin tout en à-plats, Sardon fait déambuler un gamin au milieu des cadavres d’une grande famille, dans une demeure tout aussi vaste. Et le môme le fait avec une indifférence, un aplomb, qui ajoutent, à la longue, une atmosphère mystérieuse, étrange. On visite la maison comme si l’enfant, transformé en une sorte d’agent immobilier super cynique, nous montrait les moyens d’y mourir, et les endroits les plus appropriés pour le faire.

Entre humour noir et second degré, voilà une bonne Patte de Mouche où le dessin de Sardon, très fin et minutieux, nous fait traverser l’opus avec plaisir. Intéressant et original, donc ne pas hésiter à y jeter un coup d'œil !

Nom série  Le Cercueil de course  posté le 29/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette course contre la Mort, où l’on perd dès qu’on la rejoint, où le dépassement de soi ne se fait qu’au prix de l’abandon de tout ce qui nous constitue, où dépasser la Mort n’est possible qu’en lui accordant la victoire, David B réussit un album sans prétention, très vite lu (comme toute les Patte de Mouche), mais qui n’est pas sans intérêt.

C’est tout à fait le genre d’histoire adaptée au format de cette collection de l’Association. Après, pour l'achat, ce n'est peut-être pas indispensable... Plutôt à réserver aux fans de l'auteur.

Nom série  Le Retour de Dieu  posté le 28/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album collectif autour d’un thème commun, chacun des cinq auteurs l’ayant traité d’une manière très différente (même si tous l’ont fait en Noir et Blanc). C’est forcément inégal, mais globalement intéressant.

Des cinq histoires, ce sont la première et la dernière qui m’ont le plus plu.
La première, celle de David B, tourne autour de l’attente du messie, d’un message divin, avec une vision amusée et amusante, ironique sans être grinçante, d’une certaine idée du judaïsme.

Mon histoire préférée est la dernière, celle de Marc-Antoine Mathieu (dont je suis un grand fan !). Il dit s’être inspiré d’une nouvelle de Borges (et c’est vrai que Mathieu a beaucoup de points communs avec l’univers de l’auteur argentin – comme de son compatriote Cortázar je trouve). Dans son style épuré, précis, toujours très géométrique, il nous mène au sommet d’un édifice religieux, dans une ascension qui, si elle rapproche le personnage principal de Dieu, se révèle un exercice de style réussi.

J’ai été moins accroché par les trois autres histoires. Celle de Menu est parfois drôle, mais un peu longue – et peut-être aussi un peu hors sujet. Celles d’Ayroles et de Mattotti se laissent lire, sans être inoubliables non plus.

Au final, un album qui mérite tout de même le détour.

Nom série  Riche, pourquoi pas toi ?  posté le 27/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais découvert Marion Montaigne avec son Tu mourras moins bête, dont j’avais apprécié le premier tome, tout en étant plus sceptique sur le second.

Je reste un peu sur cette impression mitigée après la lecture de « Riche pourquoi pas toi ? ». En effet, on retrouve là aussi une sorte de démonstration rigolote, une volonté de démonter, de démontrer en amusant le lecteur.

C’est donc drôle, parfois, certes, mais pas toujours, loin de là, et c’est un peu lourd à force. Le dessin lui aussi est plus adapté à une consommation à petite dose, sur un blog. Mais bon, ça se laisse lire quand même !

Surtout que le sujet m’intéresse. Mais là aussi je reste sur ma faim. En effet, étant donné le média utilisé et la place finalement restreinte laissée à l’argumentation, le travail de Monique Pinçon-Charlot et de Michel Pinçon est ici survolé. L’album est par contre un bon digest, mais je vous recommande d’aller voir plus en profondeur leurs travaux (en utilisant la bibliographie de leurs publications insérée en fin de volume). J’ai été beaucoup plus captivé par la lecture de leurs livres que par cet album en fait.

Nom série  Grandville  posté le 26/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série très intéressante, qui, en brassant les influences, a réussi à faire du neuf avec du vieux. Et qui est bourrée de qualités !

En effet, les intrigues en elles-mêmes ne sont pas forcément des plus originales, et les méchants sont démasqués par le lecteur presque plus rapidement que par LeBrock ! Autre bémol, je ne suis à priori pas fan du graphisme des comics dont s’inspire Talbot. C’est juste une affaire de goût. Même si je reconnais qu’il y ajoute une touche personnelle – et probablement travaillée par ordinateur, qui rend plus attrayant et original son dessin.

Et pourtant, malgré ces légers inconvénients, il faut dire que c’est vraiment une série à la fois originale et captivante. C’est que Talbot a rendu l’action très dynamique, on est entraîné dans les enquêtes pour ne plus les lâcher, faisant abstraction de l’infaillibilité du héros, blaireau à la carrure impressionnante et qui aurait peut-être gagné à être moins monolithique, plus dans l’auto dérision (peut-être plus de comique ?). En tout cas, il utilise des méthodes plus musclées que son modèle Sherlock !

Ça bouge, ça castagne, ça flingue à tout va, dans un univers steampunk et uchronique vraiment très bien rendu. C’est en fait le traitement qui transcende la banalité de départ et rend ces aventures séduisantes. Quelques touches d’humour rendent la lecture encore plus vivante.

Et comme pour une série comme Blacksad, mais dans un style très différent, Talbot utilise des animaux comme personnages, et ça fonctionne (il explique d’ailleurs ses sources d’inspiration dans un dossier très intéressant en fin du premier volume). Quelques personnages « humains » quand même, mais qui sont généralement des clins d’œil à d’autres œuvres de bande dessinée (Bécassine ou Spirou par exemple), un chien répondant au nom de Milou rêvant à haute voix d’aventures au Congo ou au Lotus bleu…

Bref, lecture sympa, dans une édition soignée, à découvrir ! Hélas l’éditeur français ayant visiblement fait faillite, il faudra attendre longtemps avant de lire les aventures déjà parues en Anglais.

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