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Nom série  Le Casse - Diamond  posté le 29/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, c’est un honnête travail que cet album, qui n’est pas le plus mauvais de la série. Mais qui est loin d’être inoubliable.

Le dessin est bon – sans plus, en tout cas classique (et Bec peut caser vers la fin quelques planches sous-marines [pas mal en Sibérie !] qu’il affectionne visiblement).

L’histoire est plutôt bien menée, ménageant poses et suspens. Mais j’ai trouvé certains flash-back concernant le personnage principal trop longs et parfois inutiles, et je trouve que la préparation même du casse est trop longue (alors qu’il ne se passe finalement pas grand-chose : un peu de remplissage ?).

Sinon, comme il se doit le final est à rebondissements – je n’avais pas vu venir l’ultime pirouette scénaristique – même si je l’avais pressentie au début, le scénario m’avait ensuite fait dévier de cette anticipation.

Divertissant donc, mais sans plus. Aussitôt oublié que lu, et donc un achat qui ne s’impose pas vraiment.

Nom série  Grumf  posté le 22/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album à la fois original et intéressant ! Et très dans l’air du temps quand on y pense. Un petit air de décroissance…

L’album raconte l’histoire successive de plusieurs générations, mais avec un postulat intéressant – et qui peut faire débat : au fur et à mesure qu’on avance dans le temps, il y a comme une régression technologique (le dessin de couverture résume assez bien cette idée, au niveau architectural). Comme si les Terriens avaient pris conscience de l’impasse vers laquelle ils se dirigeaient et faisaient machine arrière « à temps ».

Comme un fil conducteur, un langage universel est inventé, se développe, le GOETHE, sorte d’esperanto assez surprenant, censé faciliter la compréhension universelle.

Raconté comme ça cela peut paraître simpliste et niais, mais ça ne l’est pas et la lecture est fluide. A noter que les auteurs ont poussé l’idée jusqu’au bout, puisque le dessin lui-même subit la même transformation régressive, la couleur disparaissant peu à peu et le dessin se simplifiant (et étant presque flou vers la fin) jusqu’à n’être plus qu’un grand noir. Je ne sais si c’est la morale – pas forcément agréable – de l’histoire ? (cette dernière partie n’est d’ailleurs pas seulement floue qu’au niveau du dessin, car je l’ai trouvé moins claire – et aussi moins intéressante).

Bon, c’est quand même un album et des auteurs à découvrir, puisqu’ils ont commis d’autres œuvres toutes aussi originales.

Nom série  Ultimex  posté le 21/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis très friand d'humour con et/ou trash, et c'est souvent de petites maisons d'éditions qui se lancent dans la publication de ce genre de production.

J'avais acheté, il y a bien longtemps les deux premiers albums d'Ultimex parus chez Lapin, après avoir feuilleté quelques pages et les avoir trouvées pas mal.

Mais j'avoue avoir été quelque peu déçu après lecture complète de ces deux albums, ressemblant presque à des fanzines, agrafés.

Quelques bons moments d'humour absurde et con, un peu de trash - mais pas tant que ça finalement. Mais globalement, si Gad cherche à faire de la provoc', il y manquait je ne sais quoi pour me faire rire.

A l'occasion, je jetterai peut-être un œil sur cette intégrale ou sur les albums que je ne connais pas encore, mais je n'en ferai pas une priorité.
Note réelle 2,5/5 (portant seulement sur les deux premiers albums).

Nom série  Femmes de l'ouest  posté le 21/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’aime beaucoup – c’est un euphémisme ! – le dessin de Serpieri, que ce soit pour représenter les Indiens et leur monde, mais aussi pour représenter les courbes féminines.

Mais de tous les albums de cet auteur que je possède, c’est clairement celui (en fait pour l’instant le seul) qui m’a le plus déçu. En fait, il n’y a que le dessin qui tienne la route – c’est pour cela que je l’avais acheté. Le dessin est très bon donc, mais la colorisation (en particulier de la première des trois histoires constituant cet album) est assez moyenne.

Le scénario et les dialogues des trois histoires ne sont vraiment pas bons. Surtout la première et la troisième (la deuxième histoire est une histoire de vengeance assez bien menée, même si elle aurait pu être améliorée), avec des dialogues parfois franchement mièvres (surtout dans la troisième histoire).

Visiblement l’éditeur, Bagheera, a voulu surfer sur d’autres succès de Serpieri avec des héroïnes aux courbes peu discrètes. Le titre – femmes de l’ouest, et certains dessins (dont la couverture) sont là pour attirer le chaland. Hélas, même les amoureux de lectures coquines seront déçus par cet album, finalement avare de femmes dénudées – et les rares fois où c’est le cas, cela semble vraiment sans intérêt pour l’histoire.

Bref, c’est la première fois que je déconseille l’achat d’un album de Serpieri consacré à cet Ouest et à ces Indiens qu’il aimait tant, mais qu’il avait nettement mieux défendus ailleurs.

Nom série  SGF  posté le 20/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à ce qu’affiche la couverture, l’auteur de cet album est bien Simon Spruyt, créateur néerlandais que je découvre.

Sous couvert de nous présenter la biographie de SGF Spruyt, homonyme créateur d’un empire industriel de la Bande Dessinée, il dresse un portrait assez féroce d’une certaine idée du neuvième art, ici considéré du seul point de vue de la gloire, de la rentabilité et de la réussite sociale.

Pour réussir donc, SG Spruyt, probable assassin de son fils, a passé un pacte avec le diable, fait un mariage « de raison » avec l’héritière Dargaud (sic), et cet arriviste n’hésite pas à exploiter les enfants, parfois plus rentables et malléables que la main d’œuvre chinoise. Il réussit donc et bâtit sa légende, véritable mythe gommant les aspérités de sa véritable histoire.
Outre Dargaud, on devine d’autres cibles potentielles à cette satire, qui s’attaque à une certaine vision productiviste et industrielle de ce qui du coup n’est plus un art, même en neuvième position.

Pour cet album, à la fois pamphlétaire et humoristique, les éditions Même pas mal – qu’on ne peut accuser de faire dans le main stream industriel et politiquement correct dénoncé dans cet album –, ont réalisé un beau travail éditorial. La couverture est épaisse, le travail soigné.
Tout ceci met en valeur le graphisme de l’auteur, et la palette de couleurs assez sombres : le visuel est vraiment réussi.

Un album à découvrir, comme un certain nombre de publications de cette maison d’édition originale !

Nom série  La Ballade du petit pendu  posté le 20/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La collection Patte de Mouche est là pour permettre les expérimentations (qu'elles soient formelles ou scénaristiques), et elle donne aussi la possibilité à certains auteurs de se lancer dans de courts récits : le résultat est souvent intéressant.

Ici, je reste clairement sur ma faim. L’histoire du corps, puis du squelette de « ce petit pendu » et de son périple post mortem aurait pourtant pu être intéressante (d’ailleurs, je pense que Tanquerelle aurait dû appeler son album la balade, et non la ballade !).

Mais, hélas, passé quelques rebondissements – dans tous les sens du terme, j’avoue m’être quelque peu lassé des mésaventures autour du monde et des océans de ce petit pendu. Il y manque de l’humour, de l’absurde, quelque chose qui donnerait une tonalité particulière à ce qui pour moi reste au final un petit essai non abouti.

Nom série  Comme un chien dans la soupe  posté le 19/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album au tout petit format regroupe des gags parus préalablement dans L'Ara Guindé, Fluide Glacial, Psikopat et Spirou.

Un peu comme il le fera quelques années plus tard avec Larcenet aux dessins dans La Vie est courte (série plus réussie je trouve), Thiriet nous livre là des gags courts, en un seul dessin. Peu de dialogues, en partie dans de rares phylactères ou en commentaire off sous le dessin.

C'est amusant sans être hilarant, et ça se lit assez vite, eu égard au petit format de l'album. Mais, si vous arrivez à tomber dessus (le tirage n'a pas dû être énorme) en occasion pas cher du tout comme moi, l'achat est envisageable.

Nom série  Le Strict Maximum  posté le 19/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque j’ai vu cet album pour la première fois en librairie, j’ai pensé que c’était la réédition de la production d’un dessinateur anglo-saxon d’antan. D’abord parce que l’auteur – que je ne connaissais pas, a un patronyme ou pseudo qui m’y faisait penser. Ensuite, le style des dessins lui-même fait très vintage, désuet (parfois proches de dessinateurs publiés par Pauvert dans les années 1960 dans sa revue Bizarre, ou bien de Maurice Henry).
C’est que Poppins cultive cette touche graphique, et que l’éditeur lui a fait l’honneur d’un travail classieux. Pour une première édition de ce travail en grande partie tiré du blog de l’auteur, Dargaud a en effet choisi une couverture épaisse, et un papier raccord avec la production de Poppins, le tout présenté comme une sorte d’herbier dans lequel seraient collés les gags de Poppins.

Quand on se penche sur ces gags justement, on se rend compte qu’ils sont bien contemporains, par les références utilisées, mais aussi par l’humour qui les habille. Un humour parfois con, un peu absurde, parfois un peu désuet.

Si un petit tiers de ces gags utilisent des dialogues dans des phylactères, le reste du texte est placé sous le dessin, que ce soient les propos d’un protagoniste ou un commentaire en voix off soulignant l’absurdité d’un gag.

Jamais hilarant, mais quand même intéressant, amusant. Pour l’achat, il faudrait peut-être attendre de le trouver d’occasion, car le prix de départ est assez élevé (mais le travail éditorial est de qualité !).

Nom série  Rayures  posté le 19/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rayures est l’un des premiers albums publiés par B-gnet. Il regroupe une série d’épisodes publiés dans Psikopat, qui forment ici les chapitres d’une aventure plutôt délirante.

En effet, les deux personnages principaux, l’éléphant Jean-François (qui se prend pour un tigre !) et le panda Honoré, évoluent dans un univers assez déjanté, complètement absurde, parfois poétique, parfois totalement con, comme l’humour qui irrigue ces aventures.

Résumer ces aventures peut s’avérer vain et impossible, voire inutile, et je pense que B-gnet les a fait évoluer au fur et à mesure, sans avoir une idée claire d’où il voulait aller.

Ce duo a des faux airs de Spirou et Fantasio pour le côté aventure, mais en moins malins et en plus absurdes (et en moins politiquement correct !). Disposant de pouvoirs improbables (qu’ils perdent), d’un certain mauvais esprit (ils usent parfois de leur statut d’espèce protégée), ils évoluent au milieu de personnages et de contrées improbables (un koala catcheur, des narcotrafiquants jouant à des jeux de gamins, un rocher philosophe, un arbre dispensateur de super pouvoirs, etc…).

Chaque chapitre est précédé d’un court résumé plus ou moins débile, des astérisques renvoient dans le texte à des remarques pas toujours fondées…

Bref, c’est assez foutraque, mais j’ai plutôt aimé ces aventures « pour de rire », même si les derniers épisodes dans le monde de l’héroic-fantasy m’ont paru moins bons.

Nom série  Noyé le poisson  posté le 18/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, l’histoire de ce poisson suicidaire, qui se morfond dans son bocal, et qui cherche à en finir avec une existence sans intérêt ni surprise se laisse lire, certes. Mais, même en tenant compte de plusieurs degrés de lecture et du côté légèrement philosophique du questionnement dudit poisson, ça n’est pas forcément emballant.

Le dessin de Sfar est minimaliste – comme souvent pour cette collection Patte de Mouche, et ici très brouillon. Mais ça passe, ça n’est pas gênant. C’est plutôt l’histoire qui reste minimaliste je trouve – et ici dans le mauvais sens du terme.

A lire peut-être, mais pas forcément à acheter – à part pour les fans de Sfar.

Nom série  Ma vie est tout à fait fascinante  posté le 17/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, c’est sûr que six ans et demi après sa sortie, le paysage éditorial de la bande dessinée est un peu différent, presque envahi aujourd’hui par les publications de blogs – et particulièrement sur ce créneau « girly ».

Mais bon, indépendamment de cette évolution, et même en en faisant abstraction, j’avoue n’avoir pas du tout accroché à cet album.

C’est une suite de dessins qui ne m’ont pas arraché de sourire, et j’ai franchement eu parfois (souvent ?) l’impression de feuilleter un magazine féminin, avec juste une petite (toute petite ?) touche d’autodérision, et l’absence de publicité pour se distinguer. Bref, vraiment pas ma tasse de thé !

Le dessin quant à lui est correct (pour les personnages, car les décors sont absents), mais dans ce genre d’album, ce sont les textes qui font l’intérêt. Ou le manque d’intérêt !

Nom série  Le Front  posté le 16/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai acheté il n’y a pas très longtemps ce petit album de Nicolas Juncker, un auteur dont je n’avais encore rien lu. Découverte donc, et heureuse expérience !

En effet, si cet album se lit relativement vite car muet (seuls quelques titres de « chapitres » forment un rare texte), il appelle rapidement des relectures, essentiellement pour apprécier le dessin. Ce dessin est en effet très bon, dans un noir et blanc rigoureux et efficace.

On a là une dénonciation des horreurs de la « Grande guerre », mais en fait de la guerre en général, de son absurdité, de son horreur. Aucun point de vue n’est privilégié, les soldats français, anglais ou allemands sont traités de la même manière (qu’ils soient au front ou à l’arrière).

A l’heure où – commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale oblige, de nombreux albums sur le sujet vont sortir ou ressortir, n’hésitez pas à acheter et lire ce petit album, qui mérite vraiment le détour.

Quant à moi, je vais m’empresser de lire ce qui semble être la plus grande réussite de Juncker, c’est-à-dire Malet.

Nom série  L'Envolée sauvage  posté le 15/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier cycle de deux albums, et poste mon avis, n’étant pas sûr du tout de lire la suite.

L’histoire se passe durant l’Occupation, et a pour personnage principal Simon, un jeune enfant juif orphelin, qui cherche à fuir les persécutions pétainistes et nazies. Cet enfant vit à lui seul toutes les étapes des persécutions jusqu’à la déportation finale à Auschwitz. A chaque fois qu’il pense avoir trouvé un refuge, cela ne dure pas et ses « protecteurs » (un curé, une veuve aveugle, un résistant bourru) sont obligés de « l’exfiltrer ailleurs » ou ne font pas long feu.
Mais si le propos de cette série d’aventures « historiques » est louable, je trouve que la réalisation est très maladroite.

Simon est un ami des oiseaux. Soit. Mais j’ai eu du mal à accrocher au fait qu’ils lui parlent ! Ce côté fantastique détonne par rapport au reste de l’histoire.

************************** SPOILER*************************
J’ai surtout trouvé très invraisemblables une bonne partie des péripéties : le résistant qui recueille Simon avec une fausse jambe de bois pour échapper au STO (le dessin rend improbable cette transformation) ; Tonino qui parvient en plein camp d’extermination à trouver pour Simon une tablette de chocolat !; enfin, la survie de Simon (déjà le fait qu’il n’ait pas été exterminé dès son arrivée vu son âge) au moment de la liquidation du camp (alors qu’il est relativement bien portant par rapport aux vrais détenus décrit par Primo Levi dans « Si c’est un homme »)… Je veux bien qu’on ne soit pas dans un livre d’historien, mais le récit se veut ancré dans la réalité, et ne la respecte pas, perdant de sa crédibilité.
**************************FIN SPOILER***********************

De plus, l’histoire connait des sauts temporels brutaux et pas expliqués qui rendent la chronologie fluctuante (le STO ne fut mis en place qu’après juin 1942, la Milice qu’en 1943 : l’histoire commençant en 1941, je n’y ai pas vu passer ces deux ans… en tout cas Simon ne semble pas avoir pris ces deux ans !).

Bref, ça se laisse lire, mais je n’ai pas vraiment été convaincu par cette série.

Nom série  Zits  posté le 13/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les éditions Rackham publient ici un recueil de strips gags d’auteurs américains que je ne connaissais pas. C’était apparemment diffusé dans une multitude de journaux à la fin des années 1990.

C’est de facture classique pour ces bandes, 3-4 images, peu de texte ou de décor. Tout est dans les répliques, et surtout la finale, la chute humoristique.

Du classique dans la forme donc. Le personnage principal est un adolescent, Jeremy, et l’essentiel des strips tournent autour de ses relations avec ses parents : c’est-à-dire autour des différentes crises d’ado et/ les conflits de génération. Un copain Chicanos complète le casting.

La lecture est plutôt sympa. Pas hilarant (c’est quand même nettement moins bon que Calvin et Hobbes), mais on le lit le sourire aux lèvres. A condition de ne pas tout lire d’un coup.

Sinon, ça reste quand même assez soft dans l’humour, et ne remet en cause aucune valeur américaine – la famille en particulier. Le copain Chicanos et sa famille font un peu touche exotique.

Nom série  Monsieur le Baron  posté le 11/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la même collection, Luz avait déjà commis un excellent Les Mégret Gèrent la Ville. Cet album est un peu en dessous. Parce qu’un peu moins drôle (même si…) et parce que je pense qu’il passera moins bien la barrière du temps une fois l’existence de ce baron oubliée (la quatrième de couverture permet pour ceux qui ne situent pas le personnage d’en connaître les grandes facettes).

Cela dit, ce portrait à charge reste plutôt drôle. Luz dézingue l’ex patron du Medef en s’attaquant à son snobisme, sa conscience de classe exacerbée, et son égoïsme exaspérant. Il est vrai qu’il n’a pas à forcer trop le trait, monsieur Seillière ayant eu du mal à cacher ses préventions de classe (les Guignols s’en donnaient à cœur joie à l’époque).
En effet, entendre un bonhomme cracher sur l’Etat trop présent alors qu’il a fait payer par ce même Etat les plans sociaux qui ont permis à sa holding de se désengager des sociétés sidérurgiques qu’elle contrôlait (holding aujourd’hui en grande partie délocalisée au Luxembourg – probablement pour son climat j’imagine) a de quoi scandaliser.

Luz – comme l’équipe de Charlie Hebdo d’ailleurs (dans lequel paraissait cette série de strips) se sont donc logiquement attaqués à un homme qui, derrière une façade respectable et guindée, était en fait un des leaders de cette économie prédatrice et spéculatrice qui sacrifie des familles entières sur l’autel de la rentabilité des actions (en cela le dirigeant actuel du Medef a bien repris le flambeau).

Si vous n’êtes pas un contempteur fanatique de l’ultra libéralisme, vous avez des chances de trouver jouissif cet album !
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Roman de Mélody  posté le 10/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jacques Legrain est un auteur comme il en existe beaucoup, qui vivote en écrivant quasiment à la chaine des romans de gare érotiques. Il privilégie clairement la quantité à la qualité.

Ce petit opus de la collection Poches de Treize étrange nous montre donc cet auteur en pleine création, dictant sa prose franchement lourde et peu « littéraire » à sa secrétaire Monique.

C’est court, avec un dessin assez minimal, et un arrière-plan d’humour jouant sur les obsessions (la poitrine opulente de Melody, héroïne faussement farouche du roman de Legrain) et les corrections proposées par Monique.

L’album se laisse lire, mais ce n’est pas non plus inoubliable et l’achat (de toute façon peu coûteux si vous le trouvez) n’est pas non plus indispensable.

Nom série  La Vie de bureau  posté le 10/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On a là un recueil de gags ou strips gags, le plus généralement un par page, chaque page étant occupée le plus souvent par un seul dessin (mais une dizaine de pages contiennent de trois à quatre dessins pour un court échange entre les protagonistes).
Si quelques dialogues existent, dans des bulles traditionnelles, le plus souvent ces dialogues ou constatations sont placés en bas du dessin.

Comme le titre l’indique, ces gags sont tous situés dans le cadre de l’entreprise, et utilisent un humour un peu con, un peu absurde. Mais finalement pas toujours très drôle. J’avoue préférer Lécroart dans ses exercices oubapiens, dans lesquels il excelle et dans lesquels il arrive à mettre beaucoup plus d’humour.

Album pas courant, mais clairement pas le meilleur de cet auteur par ailleurs formidable. Pour l’achat, allez plutôt voir ce qu’il a fait ailleurs (chez l’Association par exemple).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sticky Pants (ça colle et ça moule les bollocks)  posté le 03/05/2014 (dernière MAJ le 09/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les albums tirés de blogs et les albums parodiques (particulièrement de super héros) sont deux catégories en pleine expansion dans le monde de l’édition de bande dessinée. Avec une réussite pas toujours au rendez-vous hélas. C’est dire que ce « Sticky Pants » devait donner dans l’originalité pour sortir de la masse.

Eh bien cet album s’en tire plutôt bien. Comme c’est tiré d’un blog, on a donc des gags en une planche, parfois plusieurs. C’est donc court, quasiment toujours très con, mais généralement drôle, donc réussi.

On est dans l’univers Marvel, ces super héros et leurs pouvoirs étant ici détournés pour mieux agiter nos zygomatiques. A noter qu’il y a dans cet album une bonne partie des gags qui tournent autour de la sexualité – d’où un classement pour adulte.
Si vous aimez l’humour con – et pas très fin (le titre vous avertit d’oublier vos pincettes), vous pouvez aller jusqu’à l’acheter !

**************************************

Le deuxième tome est sur le même modèle, même si je l'ai trouvé un chouia moins trash, mais aussi et surtout un peu moins drôle.

Peut-être que les auteurs ont fait le tour de la question et épuisé leur stock d'idées ? Je ne sais pas. En tout cas, si je laisse ma note et le conseil d'achat, c'est un peu plus à l'arrache cette fois-ci. Si un troisième tome paraît, il devra remonter un peu le niveau.
Si vous n'en achetez qu'un, alors choisissez le premier tome.

Nom série  Mox Nox  posté le 09/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est la première fois que je lis un album de cette maison d’édition, et que je découvre l’œuvre de cet auteur espagnol.

C’est un bon travail d’édition, avec une couverture épaisse – tandis que l’album en lui-même ne l’est pas trop. Il se lit donc très vite. D’autant plus vite qu’il est entièrement muet.

C’est un recueil de strips d’une page à chaque fois (chaque strip « racontant » une histoire en quatre à six cases).

La couverture de l’album est Rose bonbon, et les couleurs utilisées dans les planches sont elles aussi plutôt fraiches et joyeuses. Mais ne nous y trompons pas, cela ne donne pas vraiment le ton d’un album qui n’a rien d’enfantin (il est même franchement recommandé de ne pas le mettre entre les mains de vos bambins !). Parfois, par le graphisme ou le ton de certains délires, cela m’a rappelé le travail de Terreur Graphique, ou de Pierre la Police.

En effet, c’est une accumulation de gags souvent sanglants. C’est un humour parfois trash, souvent absurde, et toujours très noir. Le dessin assez figé, mais surtout faussement naïf, renforce le côté grinçant de son humour.

En tout cas, c’est un auteur original, et cet album m’a bien plu. Une belle découverte, que je vous encourage à faire également – pour peu que vous soyez adeptes de ce type d’humour, il est vrai pas vraiment grand public.

Nom série  La Dérisoire effervescence des comprimés  posté le 09/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le titre de ce recueil de courtes histoires (de deux à six pages chacune) donne assez bien le ton de l’album, complètement foutraque, où domine une douce folie.

Je trouve que l’humour absurde qui innerve l’album est d’autant plus efficace qu’il s’ancre dans une normalité on ne peut plus évidente.

En cela le dessin de Boucq – que je trouve, comme quasiment toujours, excellent, est un vecteur parfait pour véhiculer les idées de l’auteur, et surtout pour faire éclater son humour plus ou moins corrosif.
Humour parfois amer (l’histoire de l’éléphant insatisfait, adepte de chirurgie esthétique), noir (par exemple cet homme faisant croire à sa femme qu’elle doit rester cloîtrée dans un abri anti atomique).

La première histoire (où apparaît un héros promis à un bel avenir, l’assureur Moucherot), assez caricaturale, m’a fait penser à certaines comédies douces-amères que produisait avec bonheur le cinéma italien dans les années 1960.

Cet album et la douzaine d’histoires qui le composent sont probablement une des meilleures réussites de Boucq. Lecture fortement conseillée donc !

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