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Nom série  Les Rois vagabonds  posté le 03/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album (j’ai lu la série dans l’intégrale Vertige Graphique – par ailleurs bien faite avec son dossier final) qui ne montre pas forcément le meilleur côté d’une société, et qui aurait pu reprendre à son compte le titre d’un triste et grand livre de Bourdieu, « La misère du monde ».

Nous suivons donc un gamin d’une douzaine d’années, emporté par les conséquences de la crise économique du début des années 1930 à travers les Etats-Unis. Au travers de ce gamin, c’est l’univers des laissés pour compte, des hobos dérivant sur cet état continent, que nous découvrons.

Me sont venues à l’esprit les références liées à ce thème, le beau roman de Steinbeck, « Les raisins de la colère » (beaucoup plus noir que son adaptation cinématographique, traitant de ces miséreux cherchant à fuir la crise en Californie), mais aussi des références plus récentes, à savoir « Sur la route » de Kerouac, ou certaines chansons inspirées de Neil Young.

L’arrière-plan est prenant, et l’histoire est plutôt bien menée – même si un peu longue à mon goût –, mais je trouve qu’il manque peut-être un côté épique – sans tomber dans le pathos et les larmes faciles, pour faire de ces rois vagabonds une grande réussite.

Cela reste toutefois à lire. Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Fantôme des autres  posté le 02/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Publié une première fois en 1999, puis réédité une dizaine d’années plus tard par l’éditeur suisse Drozophile, voici un bel album à l’italienne peu épais (25 pages), mais qui est une sorte de condensé du travail de Stéphane Blanquet.

On y retrouve en effet une succession de saynètes muettes (une par page), généralement centrées autour de la mort. Mais à chaque fois une mort atypique, où alternent le grotesque et la violence provocatrice.

Condensé du travail de Blanquet ai-je écrit, car on y retrouve ces corps difformes, démembrés (une admiration pour les Freaks chers à Tod Browning), la torture physique, les pulsions sexuelles plus ou moins canalisées (et souvent déviantes), une forme de sadisme non dénué d’un humour noir. Et une négation de l’angélisme enfantin.

C’est donc clairement une lecture « pour adulte », et qui plus est adulte non réfractaire à ce genre de poésie morbide, que des couleurs habituelles pour Blanquet (noir, nuances de vert et mauve) habillent d’un voile transparent.

Il est aussi question de fantômes donc. Mais là, en plus de l’imagination de Blanquet, il faut saluer le travail de l’éditeur. En effet – et cela convient à l’univers de Blanquet, et ajoute au charme vénéneux de cet album –, une seconde lecture peut être faite, dans le noir, avec une lampe, car aux dessins sérigraphiés s’ajoutent certaines parties (les fantômes) dessinées avec une encre phosphorescente, ceci « colorant » d’une touche surprenante ces dessins ténébreux. On ne voit réellement, pleinement, les fantômes que dans le noir !

Les amateurs de Blanquet dont je suis se doivent d’aller jeter un coup d’œil à cet album foisonnant de détails scabreux et morbides.

Nom série  Coluche (Les Pauvres sont des cons)  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces deux albums, parodies de roman-photos outranciers, reprennent une dizaine d’années plus tard, la rubrique que tenait Coluche dans Charlie Hebdo en 1979 et 1980.

Avec la complicité de Cabu (qui signe les couvertures) et du Professeur Choron (qui inspire assez clairement une partie des saillies de Coluche), Coluche – qui allait se présenter aux élections présidentielles l’année suivante, et dont la popularité et le côté « détonnant » ne cessaient d’augmenter, se livre ici à un dézinguage de l’actualité de l’époque.

Dans des postures et avec des tenues improbables, l’humoriste détourne donc l’actualité vers un univers parfois poétique, parfois scato, en tout cas toujours absurde et tendance humour con et noir (bête et méchant donc). On est là complètement dans le côté rentre dedans du Charlie Hebdo de l’époque.

Les pages sont découpées en cases, Coluche s’exprimant dans des bulles en commentant des titres de la presse repris (façon coupures découpées et collées) en appoint. On ne s’étonnera pas de retrouver parmi les cibles favorites Barre, Giscard, Debré (dont il se moquait déjà abondamment dans ses sketches), mais aussi la police, l’Eglise, traditionnels souffre-douleurs de Charlie Hebdo.

L’ensemble est très inégal et – si comme moi vous lisez le tout d’une traite – parfois indigeste. Mais je reconnais que pas mal de gags sont bien sentis, et qu’il fallait quand même un certain courage pour publier cela à l’époque !

Il faut bien sûr être amateur du genre pour envisager l’achat, mais aussi avoir connu cette époque et ses « protagonistes » pour goûter le sel de ces charges, qui perdent sans doute une partie de leur force aujourd’hui, voire même dès leur publication en album, près de dix ans « après les faits ».

Nom série  Guimauve  posté le 28/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce livre peu épais (36 pages) est la première publication de Stéphane Blanquet chez Cornélius, et regroupe six histoires (dont certaines avaient auparavant été publiées dans Chacal Puant et Jade), avec un dessin en ouverture (au titre d’ailleurs de provocation, ou d’exaltation d’un humour noir, étant donné le contenu de ce dessin et de l’album lui-même, puisqu’il affirme que « tout est merveilleux » !).

Si la couverture est sérigraphiée et donc en couleur, les histoires (plus ou moins longues) sont, elles, en Noir et Blanc. On y retrouve déjà le cœur de l’œuvre de Blanquet, c’est-à-dire des personnages au corps difforme, aux pulsions sexuelles exacerbées, et une noirceur omniprésente (noirceur non dénuée d’humour, mais d’un humour à la fois grinçant et comme en retrait).
Un dessin expressionniste donc, illustrant fantasmes et cauchemars sans s’encombrer de détails et de décors, on a les yeux fixés sur les personnages et leurs rictus…

Ces petites histoires, à la narration parfois encore malhabile – on est là encore dans un univers de fanzine, laissent pourtant percer le talent de Blanquet, auquel seront sensibles ceux qui prendront la peine de « se coltiner » à cet univers dérangeant et original.

Blanquet fera ensuite de nombreux ouvrages percutants, d’une beauté souvent terribles, que je vous encourage à découvrir.
A noter que ce Guimauve est affublé d’un « numéro 1 », mais que le second tome apparemment pressenti n’est jamais sorti. Il faut dire que dès l’année suivante Blanquet va commencer à publier chez Cornélius des albums originaux avec des histoires plus longues et élaborées, et que son talent sortira du relatif confinement de l’underground (même si ses œuvres complètes ne sont pas prêtes d’être publiées chez Soleil !).

Nom série  Responsables mais pas coupables !  posté le 28/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’aurais sans doute été davantage réceptif au travail de Cabu, et aurait donc peut-être mieux noté cet album si je l’avais fait au moment de sa sortie.

En effet, ce recueil de dessins et de gags, publiés dans le nouveau Charlie Hebdo et dans le Canard enchaîné, traite essentiellement du second septennat de François Mitterrand. En axant (pour le premier tiers) sur l’affaire dite « du sang contaminé » (d’où le titre, tiré d’une phrase désormais célèbre de Georgina Dufoix pour se dédouaner de cette triste affaire).

C’est donc fortement lié aux personnages politiques de l’époque (même si certains – dont Fabius – sont encore en activité), et surtout à une actualité politique très datée.

Si j’ai connu cette période, et ai donc compris à quoi Cabu faisait référence, je n’ai pas trouvé drôle tous ses dessins, loin de là !
Mais j’imagine aisément que ceux des lecteurs qui n’auront pas été baignés par ces affaires vont encore moins accrocher à cet album, dont la plupart des gags – eussent-ils été réussis – ont dépassés leur date de péremption, car trop liés à l’actualité.

Reste, bien sûr, le plaisir de lire quelques grosses déconnes, avec un humour très rentre dedans (dans tous les sens du terme, y compris scato ou "osé") qui, même si ce n’est pas forcément drôle, doit tout de même avoir droit de cité, n’en déplaise aux terroristes qui ont tué Cabu et certains de ses confrères il y a quelques mois.

A emprunter, éventuellement.

Nom série  Pifou  posté le 23/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pifou était une des séries sans prétention que je lisais avec plaisir dans Pif Gadget, et c'est avec un œil nostalgique et plein de mansuétude que j'ai relu un album (et que je l'avise aussi).

En effet, je ne sais si c'est seulement parce que j'ai "grandi" ou si c'est parce que la série a très mal vieilli (il y a probablement un peu, voire beaucoup des deux !), mais je n'ai pas trouvé excellent ce que j'ai eu l'occasion de relire.

Si la madeleine de Proust a fonctionné, avec la réplique culte "Pas glop" et quelques agitations de la bestioles et de son comparse Brutos, si j'ai quand même souri à quelques gags, ça n'a pas suffi à me faire apprécier ces aventures.

C'est clairement à réserver aux nostalgiques de l'époque Pif qui ne veulent pas écorner leurs bons souvenirs.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Snoopy  posté le 22/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, ben je vais être assez lapidaire (dans tous les sens du terme !) avec cette série dont certains personnages sont parmi les plus connus du 9ème Art.

J'ai lu entièrement deux albums, en ai feuilleté plusieurs à diverses occasions, et n'ai jamais accroché à ces strips, qui en plus supportent très mal d'être lus en grande quantité.

Mais même à petite dose, j'ai du mal à trouver des arguments pour vous convaincre d'y jeter un œil... C'est juste insipide et ça vaut peanuts (désolé).

Nom série  Retiens la nuit / Parade Cosmique  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 2010, les éditions Vide cocagne ont lancé la collection « Mastadar », pour « donner une vision personnelle de la BD de genre » (dixit le site de l’éditeur). Pour chaque album, les conditions sont les mêmes : il regroupe deux histoires réversibles de 28 pages chacune, sur le même thème (ici « invasion »), avec bichromie.

On a là dans les deux histoires, qui inauguraient la collection, un mélange plus ou moins marqué de SF, d’étrange…

L’histoire de Terreur graphique (« Retiens la nuit ») joue plus sur l’étrange, et ne cherche pas vraiment à développer l’apparition des créatures que dégomment à tour de bras des flics cons et sûrs d’eux. Ces deux flics, dans un registre moins trash que ce que Terreur Graphique a pu faire ailleurs, sont une critique d’une certaine beauferie, mais aussi d’une violence (verbale et physique) gratuite et/ou raciste dans la société américaine.
Le dessin n’est pas extraordinaire, et la bichromie imposée (ici Noir et gris bleuté) ne rend pas le tout toujours très lisible.

« Parade Cosmique », l’histoire de Gwenole le Dors – auteur que je ne connaissais pas – fait plus rapidement basculer l’étrange vers de la SF pure. C’est plus convenu, mais aussi apporte un peu plus de poésie avec des sortes de méduses envahissantes (certains côtés m’ont fait penser à Broussaille). Il y avait là peut-être matière à exploiter davantage ce côté poétique je pense.
Le dessin est plus lisible que celui de Terreur Graphique (plus classique aussi), mais ce n’est pas trop mon truc.

Au final, ces deux histoires, qui inauguraient la collection chez Vide Cocagne, se laissent lire, mais avec un arrière-goût d’inachevé. Le format imposé qui restreint sûrement les possibilités. Mais aussi des points de départ pas forcément porteurs.
C’est du « pas mal » sans plus, à lire à l’occasion, à acheter si occasion, mais sans en attendre des merveilles non plus.

Nom série  Nous partîmes 500  posté le 18/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai découvert récemment le travail de Clément Vuillier avec son très original et réussi Le Voyage Céleste Extatique, ce qui m’a donné envie de voir ce qu’il avait publié auparavant. C’est donc avec plaisir que j’ai pu dégotter cet album, lui aussi publié chez un petit éditeur. Ce qui implique un prix élevé, mais aussi un travail éditorial très soigné.

Si la couverture à rabats est une sérigraphie en couleurs, j’ai retrouvé dans cet album ce qui m’avait séduit dans Le Voyage Céleste Extatique, à savoir un superbe dessin en Noir et Blanc, très géométrique, minutieux, foisonnant dans des détails alors que souvent les décors sont presque effacés.

Alors, comme la citation du Cid de Corneille qui donne son titre à l’album nous le laisse penser, il s’agit là d’une plus ou moins longue hécatombe.

Dès les premières pages, on découvre un grand nombre de soldats dans des navires, au milieu d’un océan. Puis ils s’échouent, et de là, les uns après les autres, une fois la terre ferme atteinte, ils meurent, en traversant des milieux hostiles (forêts denses, déserts arides, montagnes glacées, paysages volcaniques. Les éléments les éliminent, dans une sorte de compte à rebours assez froid : ils vont vers leur destin, comme des robots ou des zombies, sans montrer d’inquiétude ni se poser de question, dans un monde lui aussi « froid », où les règnes minéral et végétal dominent (très peu d’animaux et aucun autre être humain visibles).
On est là un peu dans un univers proche de certains films de Werner Herzog sur les conquistadors se perdant dans l’infini de la jungle (comme « Aguirre la colère de Dieu »), ou alors pour rester dans la Bande Dessinée, le beau triptyque Pour L'Empire (là aussi un voyage sans fin et empreint d’une rêverie brumeuse).

Bon, une fois l’intrigue résumée, autant dire qu’elle n’est que secondaire. En effet, ces hommes – dont on ne distingue pas le corps, recouvert intégralement d’une armure, et dont la tête est remplacée par une pointe – ne sont là que pour « traverser » le décor.

Comme pour Le Voyage Céleste Extatique, c’est le voyage (ici totalement muet) qui est au cœur de ce livre. Un voyage là aussi mental autant que physique. Qui magnifie le dessin de Vuillier (dont je suis vraiment fan !), et qui nous emporte loin sur le frêle esquif de notre imagination.
Je ne sais si c’est de la gravure ou du « simple » dessin, mais j’attends de pied – et d’œil ! – ferme ses prochaines publications !

Album atypique (à feuilleter avant d’acheter je pense), mais je vous recommande d’y jeter plus qu’un coup d’œil.

Nom série  Réflexions  posté le 18/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le troisième album de cet auteur que je possède, et j’y ai retrouvé le même ton d’humour noir (même si ici clairement moins appuyé), avec un dessin en Noir et Blanc et des gags, voire de petites histoires souvent très drôles.

Quelques différences ici pourtant. D’abord plus de la moitié de l’album avait déjà été pré publié dans diverses revues, publicités ou albums collectifs.
Autre différence : contrairement à Story Board et Post Mortem, qui étaient entièrement muets, la majorité des histoires ont ici des dialogues.
Enfin, probablement à cause des publications dans divers médias de certaines histoires, le dessin est moins homogène et plusieurs styles sont présents, du dessin genre franco-belge à gros nez (qui domine et correspond à ce qu’Alain Gosselin avait utilisé dans ses précédents albums) à un style assez épuré et plus simple parfois (presque proche de Copi). De même, certains de ses camarades l’ont ici aidé au scénario.

Les rats, déjà très présents dans les albums précédents, le sont encore plus ici, en personnages principaux des histoires ou pour commenter les cases (un peu comme la coccinelle de Gotlib).
En fin d'albums, quelques "stars" de la BD (franco-belge ou américaine) sont parodiées.

Pour le reste, si tout ne m’a pas amusé, je vous recommande quand même la découverte de cet album, et, plus généralement, de cet auteur.

Nom série  Post Mortem  posté le 18/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un an après Story Board, Al+Flag (alias Alain Gosselin) publie un nouvel album rassemblant des gags et/ou petites histoires muettes, clairement dans la même veine.

L’influence de Franquin est aussi plus assumée, une dédicace d’ouverture affirmant : « A cause de certaines idées noires… A cause d’un certain Franquin ! ». Influence des thèmes, du ton, moins du dessin, à gros nez, mais très différent de celui de Franquin (et il est vrai moins bon que celui du maître, même si pas mauvais !).

C’est donc encore de l’humour noir, avec pas mal de vampires, de scènes se déroulant dans un cimetière : bref, le titre est bien illustré par des gags morbides et généralement réussis (même si je trouve cet album dans l’ensemble un chouia moins bon, mais je chipote).

En tout cas, voilà un auteur méconnu et à tort. Ses albums méritent le détour – même si c’est un grand détour, étant donné le caractère improbable de leur rencontre, en France en tout cas.

Nom série  Story Board  posté le 18/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est complètement par hasard que j’avais découvert avec cet album cet auteur, dont je n’avais jamais entendu parler. Il a pourtant animé la scène de la Bande Dessinée indépendante (éditions et revues) québécoise durant les années 1980-90 (d’après ce que j’ai cru comprendre en faisant des recherches).

Sous le pseudonyme improbable d’Al+Flag, Alain Gosselin a publié plusieurs albums regroupant ses gags, le premier étant « Story Board » donc.

C’est un recueil de gags plus ou moins longs (d’une à plusieurs pages) et tous muets (seuls quelques dessins emplissant quelques phylactères font parfois office de dialogues), en Noir et Blanc.

Le ton est clairement à l’humour noir, voire très noir (parfois – mais rarement – con et/ou trash), assez morbide le plus souvent. C’est assez original, et pourrait être classé entre les Idées Noires de Franquin, du Foerster ou du Serre, s’il fallait lui chercher des « pairs ».

Comme souvent dans ce genre d’entreprise, c’est inégal, mais globalement plutôt réussi, drôle (pour qui apprécie ce genre d’humour – ce qui est mon cas). Le dessin est sans fioriture, il y a peu de décors, mais c’est très lisible et là aussi réussi.

Bref, voilà un auteur que j’ai découvert avec plaisir. Ce qui m’a poussé à rechercher ses autres productions, elles aussi intéressantes.

Nom série  Dessins variés effets divers  posté le 17/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La presse nationale ou grand public, mais surtout la presse locale ou régionale n'hésitent pas à remplir leurs pages de faits divers plus ou moins glauques, qui attirent immanquablement lecteurs et acheteurs. Ces rubriques des chiens - ou des enfants écrasés n'a en soi strictement aucun intérêt (mis à part pour les proches des personnes évoquées).

Matthieu Chiara y a puisé la matière première nécessaire pour produire une centaine de gags. Un par page : le titre du fait divers authentique est accompagné d'un dessin de son cru, avec de courts dialogues.

Ces dessins et dialogues soit renforcent l'absurdité du fait divers évoqué, soit en prennent le total contre-pied. Mais "l'effet divers" provoqué et recherché est toujours le rire.

Et j'avoue m'être bien amusé avec cet album au petit format, imprégné d'humour noir et con, parfois légèrement trash. C'est inégal comme souvent pour ce genre d'entreprise, mais globalement réussi.

Les amateurs d'humour noir y trouveront leur compte (on est parfois proche des "Bunny Suicides").

Nom série  Putain d'usine  posté le 16/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès l’entame du premier album se trouvent un dicton catalan critiquant la notion de travail, et des affiches du Frente Popular. Et il est vrai que Jean-Pierre Levaray (qui adapte ici ses livres et qui est un militant anarchiste) se place dans son histoire sous le signe de la CNT, une vision anarchiste des rapports humains, et surtout une critique virulente et argumentée de l’aliénation que constitue pour les individus le travail salarié.

Le premier album met quelques coups de projecteur sur des moments signifiants de la vie d’une usine (dangereuse, classée SEVESO), d’ouvriers, en montrant aussi ceux qui sont devenus invisibles, au siège social, et qui gèrent les « ressources humaines » comme les autres ressources, en cherchant la moins chère et en la pressant tant qu’il y a du jus (objectifs intenables, cadences infernales, on rogne sur la sécurité, précarisation par emploi massif de CDD et intérimaires…) pour atteindre les 10 à 15% de retour sur investissement par an. En deçà, l’usine n’est « pas rentable », on la ferme et on jette les ressources humaines (à la poubelle) au chômage. S’il y a bien un sentiment d’insécurité qui existe, c’est bien celui-là, qui n’est pas qu’un sentiment, mais qui n’est pas reconnu car toujours présenté comme inéluctable.

Apparaît aussi la quasi impossibilité de lutter pour les travailleurs issus des milieux populaires et peu ou pas diplômés, quand bien même seraient-ils compétents et formés sur le tas : âgés, sans diplôme, ils resteront en bas de la hiérarchie, et donc seront parmi les premiers à « partir » (licenciement, maladie, accident, mort…).

Ces milieux populaires, « déclassés », une sorte d’hommage leur est rendu dans le tome suivant, en sortant de l’usine pour aller « à côté » voir à quoi ressemblent ces « fantômes », cette classe laborieuse et dangereuse ignorée des médias (alors même qu’évoquer la lutte des classes pourtant bien vivante apparaît aujourd’hui comme incongrue).

Dans le dernier tome, cette misère (accentuée par le chômage), cette haine trop souvent contenue explose, avec l’idée de « tuer son patron ». On n’est plus à l’usine, on va vers les tours des quartiers d’affaire qui ressemblent ici à un Mordor fantasmé.

Pour ce thème dur, le dessin d’Efix fait un peu « gentil », mais au final ça passe bien, cela donne un peu d’humanité à un monde qui en manque singulièrement.

Une trilogie à lire, en se disant que cet univers, cet envers du décor que l’on ne nous montre que rarement, est le prix que beaucoup payent (en France, mais aussi et surtout dans les pays « en voie de développement ») pour que quelques-uns s’enrichissent, sans qu’aucun débat réel n’ait lieu sur les fondements de la société dans laquelle nous vivons.

Une série noire et engagée à avoir en tête au moment de la lecture des pages économiques de votre quotidien.

Nom série  EGG  posté le 15/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zak Thunder, le héros et quasi seul personnage de ce petit album est un gros dur qui agite plus la testostérone que les neurones. C’est un gros con furieusement misogyne et sûr de lui, qui n’écoute ni les ordres ni les conseils (comme ceux donnés par le robot qui l’accompagne).

Et ce macho fort en gueule, outrepassant les ordres, débarque sur une planète inconnue, qui s’avère uniquement peuplée d’entités femelles.

S’ensuivent une série d’aventures plus ou moins gaguesques, entre les péroraisons du beau musclé, ses innombrables cartons et la perte de ses certitudes quant à son caractère de mâle dominant…

On est clairement dans la parodie de série B, voire Z, proche des petits formats SF lorgnant sur l’érotisme qui fleurissaient dans les années 1970.

Comme souvent chez Tanibis, on a un format original, ici très petit. J’ai un peu craint que cela ne nuise à la lisibilité mais – si je l’aurais volontiers vu plus grand, ce petit format n’empêche pas de suivre les aventures de Zak. En effet, le dessin d’Aurélien Maury, très ligne claire, avec des couleurs assez tapantes, supporte l’étroitesse du cadre.

Un petit album de genre – dans tous les sens du terme, que je vous invite à découvrir, pour un court mais amusant moment de distraction.

Nom série  Terre de feu  posté le 14/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un western plus qu’atypique !

D’abord par sa localisation, loin des paysages montagneux, désertiques ou boisés du Wild West, mais au Sud du bout du monde, en Patagonie – même si l’adage « un bon Indien est un Indien mort » est ici aussi valable pour les Blancs.

Atypique aussi dans son traitement. Graphique tout d’abord, avec le dessin d’Hugues Micol, pas toujours facile à suivre (surtout dans les passages nocturnes dans les hautes herbes !), mais plutôt bon et réussi, avec ce travail sur le Noir et Blanc très original.

Le scénario lui aussi est original, puisqu’il mêle à la traditionnelle chasse aux Indiens des aspects ésotériques (la cérémonie prévue par Lord Hexam, l’apparition du dieu indien) et politiques (les différents groupes plus ou moins révolutionnaires et anarchistes qui sillonnent cette pampa improbable).

A noter que cette histoire est rattachée à une autre production western originale de David B, Hiram Lowatt & Placido, puisque l’un des personnages principaux n’est autres que le frère d’Hiram.

Au final, c’est une série intéressante, mais qui me laisse un peu d’amertume et de frustration, étant donné qu’elle semble abandonnée, et que cela laisse sans réponse pas mal de questions : sur l’archer rouge, le rôle des deux troupes de cavaliers révoltés (en particulier de la deuxième, dont je n’ai pas bien compris la motivation), les motivations exactes des deux femmes spirites et d’Oberon Gris, ainsi que des Somnambules. Et monsieur Lowatt ?

Nous voilà abandonnés en Terre de Feu, seuls, c’est inhospitalier, et on ne sait pas si les auteurs vont revenir (avec la cavalerie ?) à notre secours…

Nom série  Méchants cochons  posté le 13/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D'Andy Riley, j'avais vraiment bien aimé les trois albums de la série Le Coup du lapin, vraiment poilants et évitant répétition et lassitude, sur une idée de départ pourtant basique.

Ici aussi le point de départ est connu des les premiers strips. Il s'agit d'un cochon qui, le plus souvent seul, mais parfois aidé de coreligionnaires, n'a qu'une obsession: emmerder le monde, pourrir la vie des autres, gratuitement, méchamment, et très cyniquement.

C'est donc là aussi de l'humour gentiment noir et con, mais cela fonctionne moins bien qu'avec les lapins. J'ai clairement moins souvent ri (en fait très rarement), voire souri, les gags étant moins bons et se renouvelant moins aussi.

Alors, c'est sûr, ça se laisse lire, mais on est plus vite lassé et moins contenté. Un emprunt, et une lecture en pointillé, peuvent largement suffire pour découvrir ce cochon haineux.

Nom série  L'Arabe du futur  posté le 08/12/2014 (dernière MAJ le 12/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Riad Sattouf nous livre dans le premier tome la première partie d'un récit autobiographique (l'album couvre ses six premières années).

Le dessin assez simple, en bichromie (dessin en Noir et Blanc et colorisation unie alternant le orange, le bleu et le rose) permet une lecture à la fois amusante et décalée.

Dans ses premières années, les parents de Riad ont forcément le rôle principal - surtout son père il est vrai, sa mère étant très effacée (il faut dire qu'elle est souvent "en terre inconnue").

Riad est bringuebalé entre la Bretagne, la Libye et la Syrie (pays d'origine de son père), et c'est son regard plein d'émerveillements et d'incompréhension qui donne un ton amusant à ce récit. Sattouf fait passer plusieurs messages: le regard porté sur Libye et Syrie, dictatures en développement, entre le discours volontariste de son père et le regard décalé du gamin qu'il était rend fluide la lecture. Cet album est aussi, par delà les incompréhensions, un hommage rendu par Sattouf à son père.

Le deuxième tome couvre une période plus restreinte (une année environ), et se déroule quasiment intégralement en Syrie, dans la petite ville où ils se sont installés.

Le ton et "l'ambiance graphique" sont restés les mêmes, et le jeune Riad porte toujours un regard mêlant admiration et ironie sur son père. Sa mère, toujours très en retrait, commence toutefois à imposer sa personnalité.

Le cœur de l'album est constitué par l'entrée à l'école de Riad, qui découvre les méthodes pédagogiques très musclées de ses maîtres : beaucoup de passages sont très drôles.
Un deuxième tome qui me pousse à monter d'une étoile pour l'ensemble, j'attends la suite.

Nom série  Kosmo  posté le 10/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album apparemment peu connu, et qui mérite nettement mieux que le relatif anonymat où il semble confiné. Des défauts, certes, mais de réelles qualités font de ce « Kosmo » une lecture plus que recommandable.

Commençons par les défauts. D’abord, vu que plus de dix ans ont passé et que, malgré mes recherches, aucun second tome n’est paru, il semble bien que cette série soit abandonnée : c’est bien dommage, mais ne doit pas vous empêcher d’acheter et de lire cet album, qui peut – malgré l’ouverture de fin d’album, se lire comme un one shot.
Autre défaut – qui me gêne beaucoup car je suis pointilleux dans ce domaine –, ce sont les trop nombreuses fautes d’orthographe (une bonne dizaine au moins) qui ponctuent les dialogues : cela nuit à la lecture et discrédite (un petit peu) le travail éditorial.

Pour le reste, je n’ai trouvé que des points positifs à cet album. Le dessin, très moderne (proche de Blain je trouve, que ce soit pour le trait, l’utilisation de « ratures » pour le remplissage de certains corps ou décors, la colorisation aussi parfois) est plutôt agréable.

L’histoire en elle-même est assez captivante. Les Etats-Unis (en prenant les devants sur des expéditions européennes et chinoises) envoient quatre couples d’astronautes dans une fusée à l’autre bout de la galaxie pour en savoir plus sur une météorite aux propriétés intéressantes venu s’écraser au Nouveau Mexique : la quasi-totalité de l’album se déroule dans la fusée, et narre les relations entre ces couples.

L’histoire est bien menée d’abord, avec une introduction intrigante, et une présentation du huis-clos bien faite, avec une montée en tension qu’on pressent, mais qui va crescendo jusqu’à l’explosion finale (on est alors dans une atmosphère policière, presque proche des « Dix petits nègres »). L’arrière-plan d’aventure, de Science-Fiction s’accommode très bien de ce côté dramatique.

Enfin les deux dernières pages, qui font le lien avec les premières (l’ensemble de l’album est donc une sorte de flash-back) sont surprenantes, quasi humoristiques (l’humour était déjà présent dans certains dialogues ou situations durant le voyage, qui a quand même duré 18 ans !), et appellent clairement une suite. Même si cet album peut se suffire, j’aurais volontiers continué l’aventure avec les personnages de Witko, surtout que le ton semblait être encore plus au délire et au second degré.
Et qu’on pouvait aussi attendre des « rebondissements » avec l’arrivée des expéditions européennes et chinoises…

Nom série  Corridor  posté le 09/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
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Non, je ne me suis pas endormi sur la touche interrogation. Mais c'est juste que c'est le seul truc qui me vienne à l'esprit après avoir refermé cet album. J'avoue avoir péniblement fini cette lecture, et n'y avoir trouvé que peu de plaisir.

Si l'éditeur aurait certes mieux fait de glisser le petit glossaire en début d'album, ce ne sont pas les quelques allusions ou termes indiens qui m'ont posé problème et m'ont empêché de suivre l'histoire.
C'est juste que c'est vraiment n'importe quoi ! Et que j'avais l'impression de lire quelque chose d'écrit en consommant certaines herbes, comme les personnages de l'album.

C'est totalement décousu, très verbeux et pesant, les états d'âme de quelques bobos de Delhi ne m'ayant en plus pas trop passionné.

Je suis peut-être passé à côté du sujet, mais c'est une lecture dont je ne garderai pas trop de souvenir.

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