Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1535 avis et 252 séries (Note moyenne: 3.08)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Bouyoul  posté le 26/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que Bouyoul en technicolor, mais cet album ne m’a pas vraiment emballé, et ne me poussera pas à découvrir la suite.

Il faut dire que si certains gags m’ont fait sourire (celui où il évalue mal la taille de l’élastique pour un saut d’un viaduc par exemple), j’ai vite été lassé par sa propension à massacrer quasi immédiatement – à coup de poings essentiellement - toutes les personnes croisant sa route.

Et ce n’est pas du tout ce côté trash ou absurde qui m’a gêné, mais à la fin, il n’y a plus aucune surprise, et ça n’est même plus drôle. C’est juste inutilement gore. Intéressant à toute petite dose, mais sur plusieurs albums...
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Des Nouvelles d'Alain  posté le 20/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est-il réellement une bande dessinée ? En effet, la question peut se poser, étant donné que les dessins n’occupent qu’une part minoritaire de l’album, au milieu de photographies et de textes en pleine page.

Mais ce serait vraiment chipoter. Car cet album est de toute façon une œuvre de salubrité publique. Une œuvre qui met des noms sur des termes génériques, qui nous montre l’envers d’un décor que les actualités évitent de mettre en avant faute de temps. La faute aussi à un certain nombre de préjugés, largement entretenus par un battage médiatique délétère et à de petits calculs électoralistes où le mesquin le dispute à la bêtise, sur fond de racisme.

Mais le racisme naît de l’ignorance, c’est bien connu. C’est pourquoi cet album est nécessaire pour en combattre les certitudes.
Les textes sont emplis d’humanisme et, par leur calme évidence, alliée aux rappels historiques et bibliographiques, tentent de mener un combat dépassionné au profit de ces éternels parias que sont les Roms (dont le génocide perpétré par les Nazis pendant la Seconde guerre mondiale n’a entraîné que peu de compassion – y compris en France).

Sur des images quelque peu désespérantes, le travail d’Alain Keler permet finalement de ne pas désespérer de certains hommes, même s’il remet en question la notion d’humanisme.
A lire !

Nom série  Les 4 Amies  posté le 19/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série de trois albums racontant la vie intime (mais qui ne le reste pas vraiment longtemps) de quatre copines. Aucune d’entre elles n’est farouche, et chacune explore une vaste palette de fantasmes, mêlant les amours homo et hétéro sexuels, avec un nombre plus ou moins important de partenaires.

Si l’auteur fait un effort louable au niveau du scénario, force est de constater que les scènes de sexe s’enchaînent très rapidement. On retrouve aussi souvent – mais pas à chaque fois il est vrai – des femmes soumises aux désirs masculins (dont les sexes sont parfois d’un fort calibre !).

Mais bon, cette série s’inscrit plutôt dans une bonne moyenne dans un genre où la réussite n’est pas souvent au rendez-vous.
Le dessin est plutôt bon. Mais, réalisé par ordinateur j’imagine, avec une colorisation qui ne m’a pas vraiment séduit, ce dessin n’est pas de ceux que je préfère. Le visuel est quelque peu décevant, ce qui est quand même gênant pour ce genre de série...

Nom série  Double Fond  posté le 18/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un petit album racontant les aventures, j’allais dire les mésaventures, de quelques paumés, qui traînent leurs regrets au milieu d’une société qui se désintéresse d’eux. L’ « extérieur » n’apparaît d’ailleurs pas trop dans cet album en Noir et Blanc, car les décors sont souvent minimalistes, et on a souvent affaire à des gros plans sur les personnages.

Comme un symbole de l’inadaptation des personnages à la société, c‘est par le vol ou la magie qu’ils entrent en contact avec elle, comme s’ils voulaient en travestir les codes.

L’ambiance générale est plutôt glauque, et la fin laisse en suspens le devenir des personnages, qui se séparent, sans que l’ambiance n’en soit plus rose.

Au final, si l’histoire se lit plutôt bien, j’avoue que Lutes n’a pas su me rendre ses personnages attachants. Histoire à lire, peut-être, mais plus à emprunter qu’acheter.

Nom série  Mai 68 histoire d'un printemps  posté le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album paru à l’occasion du quarantième anniversaire des « événements » de mai 1968, au milieu d’une vaste production plus ou moins intéressante et opportuniste – et globalement d’une cacophonie médiatique rendant souvent inaudibles certains messages pourtant hurlés à l’époque.

L’ouvrage se veut didactique, abordant les faits sous le double angle chronologique et thématique. Cela se laisse lire, mais ce n’est pas très dynamique ! et on a du mal à saisir l’émotion réelle des participants (qu’ils soient réels ou inventés pour les besoins du récit). Pour saisir cette émotion à fleur de peau, il faut plutôt lire le livre « Plus vivants que jamais » de Pierre Peuchmaurd !

A ce style de récit que je trouve ampoulé s’ajoute un dessin assez froid. Pas détestable, mais pas emballant non plus.

Enfin, si les « stars » médiatiques – des partis d’opposition ou du pouvoir, des syndicats apparaissent centraux, Daniel Cohn-Bendit en tête (il se fend même d’une préface), les idées, les rêves (censés être au pouvoir) sont un peu escamotés (Marcuse et les situationnistes sont abordés en une demi page alors qu’on ne peut comprendre ce mouvement sans comprendre ce qu’ils ont pu lui apporter de théorie et de pratique !).

Bref, cette autopsie de Mai 68, sous-titrée « histoire d’un printemps », est restée sur l’écume des choses. Un documentaire dessiné comme on a pu en voir des tas en 2008, qui énumère des faits, des noms, les empile. Une vision de l’histoire que chaque commémoration embaume.

Je suis sûrement un peu dur avec cet album, car il y a eu bien pire – sur tous les supports, depuis 1968, et c’est peut-être une bonne approche pour baliser quelques faits majeurs (y compris sur « l’après 68 », puisque est fait écho en fin d’album des controverses que cette période a nourries), et il montre bien le rôle plus qu’hypocrite du PCF, parti prétendument révolutionnaire pactisant stratégiquement avec les Gaullistes pour plaire à Moscou. Mais je pense qu’il n’est pas allé au cœur des choses.

A lire, pourquoi pas, pour avoir un digest des événements. Mais alors pour un approfondissement, il faut aller voir ailleurs. A noter le clin d'œil de l'éditeur, qui a fixé le prix (élevé je trouve) à 19,68 euros...
note réelle 2,5/5.

Nom série  Scènes de la vie de banlieue  posté le 12/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici trois albums composés d’histoires courtes de quelques pages chacune, aux scénarii finalement assez originaux, et qui ont comme le titre l’indique la « banlieue » pour cadre.

Une banlieue où vivait l’auteur apparemment, et qui donne les teintes de gris dominant ces albums. Une banlieue bétonnée, où les gens, pourtant « voisins » ne se parlent plus vraiment. Une banlieue où les caves des HLM recèlent des monstres hideux, issus des rebus de la société (et de l’influence de Lovecraft ?). C’est parfois proche de ce que faisaient à la même époque Moebius ou Bilal.

Mais si le gris de la banlieue domine, Caza le transcende, par une vision décalée, poétique, parfois très psychédélique (voir les couleurs arc en ciel fusant parfois dans les platitudes mornes du décor), et un humour qui sourd par petites touches (quand il s’amourache d’une voiture et lui fait un petit, et aussi avec le « running gag » des bruyants « voisins du dessus », les Miquelon par exemple).

Dessins, couleurs et thématiques sont quand même datés, 70’s début 80’s, mais ça a plutôt bien vieilli je trouve, même si la critique de la société de consommation, et des méfaits du chômage ne se font plus de la même manière aujourd’hui…

Si je ne suis pas aussi enthousiaste que dans certains précédents avis, pour l’humour ou le niveau d’ensemble, cette douce folie soixante-huitarde reste une série à redécouvrir et, pourquoi pas, à acheter.

Nom série  Fax de Sarajevo  posté le 10/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une histoire simple, qui dresse un réquisitoire contre les conséquences de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie et les guerres qui l’ont accompagné. Y sont dénoncés la barbarie, le nationalisme et le racisme qui vont pousser des êtres à en massacrer d’autres, au milieu desquels ils vivaient pourtant normalement depuis bien longtemps.

L’absurdité de cette guerre ne fait que rajouter à l’horreur. Et si les Serbes – qu’ils soient leader nationaliste, soldats ou miliciens, qu’ils tirent sur un enfant jouant dans la rue ou violent une femme, incarnent la bête qu’on avait cru – à tort – terrasser en 1945, d’autres responsabilités sont dénoncées.
En particulier la « communauté internationale », ONU ou grandes puissances (Etats-Unis, France), dont l’hypocrisie et le cynisme atteignent ici des sommets.
Je me rappelle très bien de ces événements que je suivais à l’époque. En particulier de ces casques bleus qui, après avoir désarmé des milliers de Bosniaques et leur avoir garanti leur protection, les avaient livrés aux Serbes à Srebrenica (un simple regard à la carte du pays montrait que cette enclave gênait le redécoupage des frontières préparé en haut lieu, et que donc la « purification ethnique » serbe simplifiait grandement les négociations…).

Pour cet album, Kubert utilise les fax envoyés de Sarajevo par son ami Ervin Rustemagic, se contentant de « mettre en image » cette description de l’horreur. On suit donc la destruction de la ville par les canons et snipers serbes en même temps que la lutte pour la survie de la petite famille d’Ervin.

C’est prenant et, hélas, Kubert n’a pas eu à ajouter grand-chose pour rendre le pathétique de la situation (pour une évocation plus poétique et science-fiction du siège de Sarajevo, voir Le Sommeil du Monstre de Bilal, en particulier le premier tome).
La réussite et l’efficacité de cet album se mesure aussi en comparant avec ce qu’Hermann (qui était lui aussi un correspondant d’Ervin et en liaison avec Kubert) a fait du même sujet dans Sarajevo-Tango (album raté) !

Le seul bémol que je trouve à ajouter pour la critique de cet album concerne le visuel. Le dessin est bon, mais je n’ai pas trop accroché à la colorisation. Les couleurs, très criardes je trouve, très années 1970-80, m’ont globalement déplu. J’avais nettement préféré le superbe crayonné épuré et en Noir et Blanc de Yossel.

Nom série  La Pédagogie du trottoir  posté le 09/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Boucq déborde d’imagination pour transformer la réalité en un ensemble loufoque et délirant !

Il a un excellent coup de crayon, et son dessin très réaliste rend d’autant plus décalés les petits détails qu’il ajoute à la réalité pour la distendre, alors même que les textes ou dialogues ajoutent au délire ambiant.

Derrière la plupart des histoires qui constituent cet album, Boucq a su glisser un regard critique sur quelques travers de l’âme humaine (voir en particulier celle qui donne son titre à l’album, et où il jette un regard corrosif et cynique sur les inégalités exacerbées et la charité qui leur sert de bonne conscience).

Une lecture intéressante, qui m’a rarement fait rire, mais m'a quasiment toujours fait sourire. Lecture recommandée, et achat aussi, pourquoi pas ?

Nom série  Poil au Cupidon !  posté le 08/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une des premières publications d’Etienne Lécroart. Comme toujours avec lui, on y retrouve un humour loufoque que j’apprécie particulièrement.

Mais ici il ne développe pas ses intrigues oubapiennes, et c’est donc un humour plus traditionnel qui est utilisé.

En plusieurs chapitres, Lécroart illustre donc dans cet album l’amour, avec un grand ou un petit « a », ses prémisses, ses manifestations, en alternant suites de strips d’une page (de six cases généralement) et simple image sans dialogue accompagnée d’un titre et d’un commentaire en dessous.

Les deux personnages qui incarnent le plus souvent les deux amoureux (et que l’on retrouve sur la couverture) ont des traits proches de ceux de Pervenche & Victor, que L’Association avait publié à peu près au même moment.

Comme souvent avec Lécroart, l’humour con ou potache domine. C’est inégal, moins réussi sûrement que ce qu’il fera ensuite (à l’Association ou ailleurs), en introduisant intelligemment des contraintes oubapesques.

A noter que dans le sixième et dernier chapitre, intitulé « Les chefs d’œuvre de l’amour », Lécroart pastiche une dizaine de tableaux célèbres, dans lesquels apparaissent les deux amoureux, le titre ayant été modifié pour ajouter un décalage souvent drôle.

Bref, si je peux vous conseiller la lecture, l’achat n’est recommandé que pour les fans de Lécroart, dont je suis !

Nom série  Les Sarkozy gèrent la France  posté le 07/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs de Charlie Hebdo ne portaient pas Nicolas Sarkozy dans leur cœur, et Luz étaient un de ceux qui se défoulaient le plus contre notre ex-président.

Dans cet album à l’italienne et en 110 pages, Luz s’amuse à caricaturer les deux premières années du quinquennat de Sarkozy, ici personnage hyper actif et obnubilé par son image et la réussite. Autour de lui on retrouve ses conseillers plus ou moins spéciaux, ses ministres et autres « compagnons » de l’UMP et du gouvernement, mais aussi l’entourage familial (ses fils et Carla Bruni).

On a là un ensemble de strips ou histoires courtes de deux pages à chaque fois (quatre images par page) où Luz, s’inspirant des nombreuses sorties médiatiques de l’hyper président, se gausse de ses travers – plus ou moins accentués…

J’avoue avoir été un petit peu déçu par cet album. En effet, certains gags m’ont vraiment fait rire, mais ça n’a pas toujours été le cas. En cela, Luz se révèle ici moins inspiré que dans son excellent Les Mégret Gèrent la Ville auquel cet album fait un clin d’œil (au niveau du titre seulement en fait !).
Il faut dire aussi que les albums satiriques ayant pour héros Nicolas Sarkozy ont été très nombreux, et qu’il est difficile de trouver un ton toujours original et drôle sur le sujet.
De plus, contrairement à Les Mégret Gèrent la Ville, qui pouvait se suffire à lui-même, cet album perdra je pense de sa saveur lorsque les événements qu’il évoque se seront éloignés dans le temps.

A noter que dans chacun des coins supérieurs, un petit flip book permet d’animer une Carla (pages de gauche) ou un Nicolas (pages de droite) un peu déjantés…

C’est donc un album qui se situe dans la bonne moyenne de la vaste production centrée autour de Nicolas Sarkozy, mais qui n’est pas forcément indispensable, ni le plus caustique de l’œuvre Luzienne. A lire, pourquoi pas, mais pour l’achat, à feuilleter avant.

Nom série  Iznogoud  posté le 06/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Astérix ou Lucky Luke, Iznogoud est une série qui a fortement pâti du décès de son scénariste originel, l’excellent René Goscinny. Et qui comme elles, auraient pu (dû ?) ne pas lui survivre…
C’est en tout cas la période Goscinny que j’avise essentiellement, les rares albums de Tabary seul que j’ai lus ne m’ayant pas franchement convaincu.

Dans un univers fantaisiste des Mille et une nuits, et dans une Bagdad d’opérette, Goscinny décrit les efforts désespérés et désespérants du vizir Iznogoud pour « devenir calife à la place du calife ». Cette expression culte, entrée dans la culture commune, montre le succès des textes de Goscinny, qui a casé ici un stock impressionnant de jeux de mots. Pour accompagner son délire verbal, le dessin de Tabary est très bon je trouve.

Les albums sont inégaux, mais beaucoup m’ont fait rire, et j’en relis certains toujours avec plaisir. Iznogoud, en faux dur, est l’un des meilleurs méchants abrutis du 9ème art, au côté de Zorglub ou de Joe Dalton (voire du Coyote dans l’univers assez proche du cartoon).

A lire, voire à acheter (feuilletez-en avant quand même), et uniquement parmi les premiers.

Nom série  Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIb  posté le 05/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En utilisant le témoignage de son père comme matériau de base de cet album, Tardi lui rend un évident hommage (c’est aussi un témoignage d’amour filial).
Mais, en suivant son père durant la drôle de guerre, puis l’offensive éclair allemande, et enfin pendant les années passées dans le Stalag, ce ne sont pas seulement les traces d’un père aimé qu’il recherche, c’est aussi un certain nombre de thèmes habituels chez lui qu’il illustre.

En effet, on retrouve une dénonciation de la guerre (comme il l’a fait ailleurs pour la boucherie de la « Grande guerre »), et pas seulement celle menée par les Nazis et leurs sbires pétainistes. Sont aussi dénoncés les petits arrangements avec leur conscience de certains prisonniers français. Est aussi dénoncée la bête assurance des officiers français et du commandement en général, avec sa préparation et sa stratégie ridicules (lire à ce propos « L’étrange défaite » du grand historien Marc Bloch, écrit peu après la débâcle de 1940, avant que les Nazis ne le fusillent parce que Juif et résistant).

Tardi construit cet album hommage à la lucidité et à l’intransigeance de son père en se donnant le rôle de candide, de personnage invisible pour les autres, qui accompagne son père et le questionne sans arrêt. Ce procédé rend plus fluide la lecture d’un album finalement assez épais et assez verbeux (même si chacune des 189 pages ne comprend que 3 bandes).

Lecture recommandée donc, ainsi que l’achat. Un album dont le sujet et son traitement sont faits pour en faire un classique, surtout au moment où s’annoncent les commémorations médiatiques du 70ème anniversaire de la fin de cette guerre.

Nom série  Ma révérence  posté le 04/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ben je ne suis clairement pas aussi enthousiaste que la majorité des posteurs après la lecture de cet album.

Ce n'est pas inintéressant, c'est sûr, et ça se lit plutôt facilement, avec une construction enchaînant les flash back pour nous faire découvrir les deux braqueurs amateurs et la situation qui les a amenés là où ils sont.

Autre point positif, le dessin, que j'ai trouvé vraiment bon et servant bien l'intrigue: du bon classique.

Mais ceci étant dit, je n'ai rien trouvé là de passionnant, et n'ai pas été marqué plus que ça par l'histoire, somme toute banale, et apportant peu de rebondissements (les flash back en faisant office peut-être...). Et sur cette intrigue sans éclat se greffent toute une série de réflexions morales et moralistes du personnage principal (sur l'Afrique, le racisme, l'aide financière apportée à fortiori aux braqués !, etc...). Cela aurait pu nourrir la psychologie du héros, mais c'est ici lourd et peu crédible souvent.

Bref, je crois que c'est la première fois que je suis déçu par un scénario de Lupano. Un 3/5 à l'arrache (note réelle 2,5/5).

Nom série  Joe Bar Team  posté le 03/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu l’occasion de lire plusieurs fois le premier tome de la série depuis sa sortie. C’est donc qu’il m’a donné envie de le relire ! C’est vrai qu’il est franchement pas mal, et qu’un bon nombre de gags et/ou réparties sont très drôles. C’est d’ailleurs le seul que je possède.

Et puis, pour ce qui est du style graphique, on est très proche de Franquin – et contrairement à d’autres, la copie n’est pas si pâle que ça ici.

C’est pourtant à l’arrache que je mets les trois étoiles, car les trois autres albums que j’ai lus de la série m’ont nettement moins enthousiasmé. Il faut dire que je ne m’intéresse pas du tout à la mécanique et à la moto à la base. Et ce thème, limité, a donné lieu à des redites, à un épuisement de l’inspiration qui ont fait singulièrement baisser le niveau d’ensemble.

On a toujours des gags qui déclenchent le rire (parfois) ou le sourire, mais comme souvent dans ces séries de gags à thème, les auteurs ne savent pas arrêter à temps. Pour reprendre la comparaison avec Franquin, celui-ci avait une réserve de talent supérieure, et une capacité de renouvellement stupéfiante dans Gaston Lagaffe (alors même qu’il était moins bridé par un thème restreint).

Bref, voilà une série à gros nez à feuilleter à l’occasion, voire à emprunter, mais pour l’achat, c’est dispensable (quoi que le premier tome vaille vraiment le coup !). Mais bon, si vous êtes motard, c’est clairement la meilleure série du genre, alors…
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Nankin  posté le 02/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avoue ne pas avoir trop accroché au dessin (sans qu’il soit mauvais d’ailleurs), et le scénario n’est pas des plus originaux : nous suivons l’enquête d’un avocat chinois auprès de certains survivants pour en savoir plus sur une petite fille, Xia Shuqin (elle aussi survivante et personnage bien réel). Chaque témoignage permet de reconstituer les massacres perpétrés par les Japonais après la prise de Nankin entre fin 1937 et début 1938. Sur la forme, le point le plus positif est la colorisation (un Noir et Blanc sur des fonds noirs ou rouges), tout à fait adaptée au sujet.

Malgré ses défauts, cet album a le grand mérite de lever un voile sur un des grands crimes de la Seconde guerre mondiale (même si les massacres de Nankin ont eu lieu avant 1939 et le début officiel – en Europe tout du moins). Surtout en Europe, où nous connaissons mieux ceux perpétrés par les Nazis et leurs sbires, contre les Juifs (un peu moins contre les Tziganes il est vrai).
Et là, force est de reconnaître la valeur de cette petite bande dessinée à l’italienne, qui se lit vite et qui donne à réfléchir.

Ce petit album illustre bien ce que peut être un crime de guerre (ici surtout les massacres des soldats chinois qui s’étaient rendus), mais surtout un crime contre l’humanité (les viols à grande échelle et surtout les massacres gratuits de civils).

Après l’avoir lu, je ne vois pas dans cet album d’appel à la revanche, de haine anti nippone (en cela les paroles de Xia en toute fin d’album, après le procès au Japon sont très claires). C’est surtout une dénonciation de ce que le racisme peut produire de plus abjecte et, plus généralement une dénonciation de toutes les guerres. Et un questionnement sur le silence qui est retombé sur ces massacres.

Au passage, même si le regard et l’époque ne sont plus les mêmes qu’Hergé, la lecture du Lotus bleu après celle de cet album rend encore plus assourdissants les silences d’Hergé, que l’anticommunisme et une certaine vision raciste des choses (même s’il a évolué depuis) n’avaient pas poussé à aller au-delà de ce que la presse européenne relatait des événements en Chine.

Une vision de l’horreur, mais une saine vision du passé : ce n’est pas sur le déni ou l’oubli que se bâtit l’avenir. A lire !

Nom série  Mildiou  posté le 01/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un très très gros bof. Un Trondheim en toute petite forme pour ce petit format… C’est sans contestation ma plus grosse déception concernant cet auteur très prolifique.

Cet album est classé dans la catégorie humour, et j’avoue ne pas avoir compris pourquoi. En effet, je n’ai jamais rigolé, et n’ai même pas eu l’occasion de sourire !

C’est une suite de courses poursuites durant lesquelles plusieurs personnages (essentiellement Mildiou) cherchent à estourbir le lapin. Les dialogues sont quelconques je trouve, et la chute n’en est même pas vraiment une.

Bref, bien déçu par cette lecture. Trondheim en était à ses débuts, et il fera bien mieux ailleurs, en particulier avec son personnage de Lapinot, qui n’est ici qu’un pâle brouillon.

Nom série  A bout de soufre  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une lecture sympathique, mais sans plus je trouve.

On a là une vision noire et conne de l’actualité ou des valeurs qui la régissent, dans une série d’histoires courtes, pour la plupart publiées dans Charlie Hebdo, Fluide Glacial ou L’Humanité.

Plusieurs gags m’ont fait rire, mais l’ensemble est inégal, et pas assez poilant pour que j’en recommande l’achat.

Dans le genre, il y a plus décapant et/ou drôle ailleurs.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Tuniques Bleues  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une des séries historiques (dans tous les sens du terme d’ailleurs) de la bande dessinée franco-belge. C’est aussi une des premières séries dans lesquelles je me suis plongé systématiquement dans mon enfance dans les années 1970, empruntant les tomes au fur et à mesure que ma bibliothèque les achetait, et en recevant certains en cadeau. Comme Johan et Pirlouit pour le moyen-âge, Les Tuniques bleues ont symbolisé pour moi une certaine vision du western (j’en étais très friand à la télé), même si rapidement j’ai embrayé en parallèle sur Blueberry.

Dans le genre « gros nez », le dessin des deux dessinateurs successif est bon. Les scénarii, mêlant faits historiques revisités et distordus aux relations conflictuelles entre Blutch et Chesterfield sont souvent drôles – même si parfois l’humour est accompagné, voire supplanté par la présentation / défense de quelques grandes causes (les Indiens, les esclaves, la tolérance). L’anti militarisme est lui presque omniprésent, en la personne du caporal Blutch, déserteur philosophe que Chesterfield, faux courageux, entraîne comme un boulet dans ses aventures. De même la figure du capitaine Stark, mis à part le fait qu’il charge à la tête de ses hommes, représente, avec ses sempiternelles charges suicidaires, tous les gradés oubliant la valeur de la vie de leurs hommes (genre Nivelle durant la Première guerre mondiale).

Mais je ne saurais accorder à l’ensemble des albums de la série une bonne note, et ce pour plusieurs raisons.
D’abord parce que les cadres géographique (les Etats-Unis) et chronologique (les 4-5 années de la guerre de sécession) sont assez serrés, et limitent (auraient du limiter ?) le nombre d’albums en limitant les possibilités de se renouveler.
Ensuite parce que justement, Cauvin (dont c’est sans doute la meilleure série – si ce n’est la seule « bonne ») n’a pas su ou voulu arrêter l’aventure, succès aidant. L’inspiration s’est tarie depuis longtemps je trouve (même inégaux, jusqu’à Captain Nepel, les albums alternent le pas mal et le bon, après j’ai franchement décroché, n’en lisant que quelques-uns à l’occasion, en étant quasiment toujours très déçu). Au manque d’intérêt de la plupart des vingt derniers albums se sont ajoutées des redites.
A noter que si la période Salvérius avait su créer une série de personnages récurrents autour des deux héros – genre les habitants du village gaulois, ce ne sera plus trop le cas après, et c’est dommage, car les auteurs se privent là de possibilités de gags.

Même si le message humaniste peut paraître gentil parfois, il reste pas mal d’albums à conseiller à vos enfants, mais aussi aux adultes, puisqu’il m’arrive encore parfois de relire ceux que je possède (les Salvérius [j’aimais beaucoup ces albums ! comme La grande patrouille] et quelques Lambil comme Le David, la prison de Robertsonville…).
Lecture et encore plus achat après feuilletage donc, et pour certains albums seulement (parmi les premiers). Mais il serait dommage de ne pas en avoir lu.

Nom série  Black Hole  posté le 17/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai découvert l’univers de Charles Burns sur le tard, avec ses publications récentes chez Cornélius (j’aime beaucoup les deux premiers tomes de la trilogie inaugurée par Toxic, y compris la colorisation).

On a ici un Noir et Blanc adapté à une histoire finalement assez intimiste. Je ne connais pas la vie ou la personnalité de Burns, et ne sais donc pas ce qu’il met dans ses albums d’autobiographique, mais ça semble quand même très personnel (là j’extrapole sûrement trop ?). C’est en tout cas une écriture qui se prête à une lecture psychanalytique.

Mais sans aller chercher les racines de ce qui affleure, les non-dits, j’ai apprécié cette lecture. En effet, Burns a su m’intéresser avec ces histoires d’adolescents qui se cherchent (dans tous les sens du terme), qui s’exaltent ou s’ennuient, qui espèrent ou redoutent le passage à l’âge adulte. Du banal donc au départ, mais au travers du prisme de Burns, c’est original et intriguant.

Quant à la maladie contagieuse touchant les adolescents, qui en tue certains et qui laisse sur les autres des stigmates plus ou moins visibles (boutons, bouche en forme de sexe de femme sur le cou, mutations diverses et variées comme la queue faisant de Liza une femme lézard…), peut-on y lire une présentation détournée du SIDA, qui a modifié les relations – sexuelles entre autres – des adolescents (mais pas que), surtout ceux refoulant les interdits en tout genre ?

Burns distille le malaise par petites touches (les mutations, mais surtout tous les passages dans les bois où se réfugient les adolescents atteints par la « peste ado » ou en rupture de ban), et je me demandais aux deux tiers de l’album (je l’ai lu dans l’intégrale Delcourt) où il voulait en venir, et surtout jusqu’où il allait nous mener.
Et là je reste un peu déçu par la fin, qui voit tension et intérêt baisser.

Peut-être pas le chef d’œuvre que beaucoup veulent y voir, mais en tout cas une œuvre intéressante, pleine d’une lumière noire et poétique. A lire, c’est certain.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Bang et son gang  posté le 16/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bang est un lapin. Enfin une lapine. En tout cas, comme ses amis Gaz, Chupa et Shredder il est obsédé par le sexe.

On a là une série de strips d’une page (six cases à chaque fois) formant une histoire, où s’accumulent les délires autour du sexe, chacun des personnages souffrant d’une addiction pour le sexe sous toutes ses formes et dans toutes les positions. On a donc une succession de scènes mêlant sodomie, zoophilie avec des sex-toys plus ou moins improbables.

Vous l’avez compris, ces strips d’humour con et trash ne sont pas vraiment à mettre entre toutes les mains ! Cette remarque est d’autant plus nécessaire que l’habillage de l’album est pour le moins surprenant pour une œuvre de ce genre. En effet, le dessin des personnages, le décor et la colorisation renvoient à un univers enfantin, voire pour les tout petits, genre Bisounours ou Polly Pocket !

Ce décalage extrême entre ce que font et disent les personnages d’une part, et leur représentation d’autre part, renforce forcément l’effet comique et transgressif de cet album, où les auteurs se sont défoulés en cumulant parfois ad nauseam leurs obsessions.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 77 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque