Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2517 avis et 132 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  La Planète des Singes  posté le 24/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais réticent devant cette adaptation moderne d'une saga maintes fois portée à l'écran et déjà adaptée en BD par Marvel en 1974, et dont une traduction fut proposée en France en 1977. Cette version dessinée par des gars comme George Tuska, Mike Esposito ou Alfredo Alcala n'a pas trop marché et fut stoppée après une dizaine de numéros ; les gens en avaient marre des singes, il venait d'y avoir le feuilleton TV, il fallait passer à autre chose... Maintenant, depuis le film de Tim Burton, on relance le sujet...

Finalement, cette Bd n'est pas une énième adaptation de ce qu'on a déja vu, il s'agit plutôt d'une sorte de prequel au roman originel de Pierre Boulle qui a servi de base au film de 1968, le seul, le vrai, l'unique, un incontestable chef-d'oeuvre qui a marqué par son incroyable final, et film très différent du roman, faut-il le rappeler ?

On est donc dans l'inédit, enfin presque puisque c'est en réalité un combiné des 2 derniers films en 1972 et 73 (la Conquête de la planète des singes, la Bataille pour la planète des singes) où les humains cohabitaient difficilement avec les singes, ce qui finissait en émeute gigantesque ; évidemment ces films n'avaient pas les effets spéciaux d'aujourd'hui et peuvent paraître datés si on les revoit. Les épisodes de cette trilogie se déroulent après ceux vus dans le film de 2011, la Planète des singes : les origines.

Le scénario est habile, même si ce traitement est assez classique et suit les rails de la convention ; en fait, je m'attendais à quelque chose de peu transcendant avec ce comics, mais ça peut être interprété comme une métaphore intéressante de notre propre société géopolitique mondiale et des maux de notre époque. Un autre intérêt de cette série réside certainement dans la raison qui poussera les singes à réduire les humains en esclavage et à les traiter comme des animaux, tel qu'on le découvre dans le premier film de 1968. L'essentiel du comics vaut par son rythme soutenu.

C'est le dessin qui est la partie faible dans ce comics, il n'est pas si terrible que ça, même s'il y a quelques belles pages ; je trouve certains dessins assez moches alors que d'autres sont très réussis, j'ai mis un peu de temps pour l'accepter.
Voici donc un premier cycle intéressant à défaut d'être vraiment bien dessiné, dont la fin ouverte permet un potentiel pour un autre développement de la saga. C'est bien de le lire, mais je n'ai pas envie de l'acheter pour autant.

Nom série  Dorian Gray  posté le 24/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est le genre de Bd qui à première vue peut paraître un peu prétentieuse par son approche d'une oeuvre littéraire très célèbre, et qui vaut surtout pour sa qualité graphique extraordinaire qui oblige le lecteur émerveillé à scruter les cases, à les examiner de près pour admirer ce style très pictural.

Ceci a un petit inconvénient, c'est qu'il en ferait presque oublier la richesse et la fascination du roman d'Oscar Wilde, écrit en 1891. Ce grand classique fut une de mes lectures d'ado, et je me souviens avoir tout de suite été saisi par l'intensité de l'écriture ; le roman est d'une richesse exceptionnelle où Wilde décrit la vie de débauche et les viles turpitudes commises par son héros dans les quartiers sordides de Londres. Des débauches trop bien décrites pour ne pas les avoir vécues lui-même ; on sait que ce dandy homosexuel a en effet mené une vie dissolue qui lui valut 2 ans de travaux forcés en 1895. Ce roman est donc sa confession intime dont l'impudeur souleva le scandale au sein de cette haute société londonienne dont il est demeuré longtemps le favori. Dorian Gray est son double (le meurtre en moins) par sa beauté, son élégance, la subtilité de son esprit et l'esthétisme raffiné de sa doctrine littéraire.

L'effondrement de la réputation de Wilde et sa déchéance suite aux révélations publiques sur ses moeurs dénoncées par le marquis de Queenburry, furent un rude coup dont il ne se releva pas ; il quitta l'Angleterre pour la France où tel Dorian, il finit ses jours dans une tragique solitude. Cet auteur d'une intelligence étincelante et rebelle au conformisme d'une classe supérieure qui se voulait intouchable, se retrouve donc complètement dans ce roman que cette Bd a su parfaitement adapter, à 2 ou 3 détails près, en captant la lente décomposition du héros, ou plutôt celle de son portrait, reflet de son âme pervertie par le vice et le crime. La reconstitution du Londres victorien est également très réussie, ainsi que les phases évolutives du portrait maudit. Une Bd soignée et d'une qualité rare.

Le roman a fait l'objet de plusieurs adaptations ciné ou pour la TV, des anglaises, italiennes, françaises ou allemandes... mais la plus prestigieuse reste la version hollywoodienne réalisée par Albert Lewin en 1945, considérée comme un chef-d'oeuvre du fantastique.

Nom série  Lune d'ombre  posté le 23/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le sujet à première vue paraît honnête et attirant, le décor oriental des 1001 Nuits et sa dose d'exotisme, avec une piraterie qui s'inspire des Barbaresques l'est également ; le contexte historique a l'air solide. Seulement, je n'ai pas été séduit par ce mélange de surnaturel et d'aventure maritime, je trouve que ça tourne en rond dans les 2 premiers tomes, ça s'étire trop, et ça ne devient vraiment intéressant qu'au tome 3, c'est trop tard car à ce moment-là, l'ennui s'est installé, et j'étais à deux doigts de ne pas lire la suite après le tome 2.

D'autre part, l'aspect fantastique qui se réduit au pouvoir de cette pierre de lune, me semble assez fantoche, c'est bien pratique, et l'utilisation du procédé verse carrément dans le ridicule.
Au niveau graphique, c'est trop imparfait par endroits alors que certains dessins sont jolis par ailleurs ; parfois le trait a l'air maladroit, hésitant, approximatif, naïf, ça manque de mouvement. Et ça ne s'améliore pas sur aucun des 4 albums.

Non vraiment, il y a quelque chose d'indicible, de mal foutu, une impression étrange de ton banal et insipide qui enveloppe cette série, comme si un récit passionnant couvait, mais qui finalement ne peut pas sortir et ne fait pas naître l'intérêt.

Nom série  Nouveau monde  posté le 23/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Encore la guerre entre Français et Anglais dans ce Nouveau Monde au XVIIIème siècle peuplé de tribus indiennes rivales qui se battent pour les uns ou les autres ; le sujet commence à être assez évoqué en BD. Cette aventure qui lorgne indéniablement vers Fenimore Cooper aurait pu être certainement intéressante, mais elle comporte beaucoup trop d'atermoiements pour arriver à son terme, elle pouvait se conclure en 3 voire 2 albums ; or à la fin du tome 3, le récit semble continuer.

C'est une lecture sans passion que j'avais hâte de finir tellement c'était pâle et fade ; la narration est confuse, il y a bien des péripéties avec leur cortège de violence sanglante, mais il manque l'étincelle de génie qui captive l'attention, et aussi la fibre romanesque que savait si bien faire fonctionner J.F. Charles dans Les Pionniers du Nouveau Monde, assurément la meilleure série dans le genre.

D'autre part, l'héroïne Emie semble pourvue d'un peu trop d'atouts à une époque où les femmes étaient trop dépendantes des hommes, c'est assez peu crédible ; elle n'est pas pour autant attachante, et les autres personnages non plus.
Enfin, le dessin est irrégulier, avec des allures étranges, bien en certains endroits, et trop simplifié en d'autres. Une série qui ne m'a pas du tout convaincu.

Nom série  O'Boys  posté le 23/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette longue errance est intéressante à plus d'un titre, c'est une manière de voir la misère du peuple noir dans cette Amérique ségrégationniste des années 30, mais dont la population des villes comme Memphis, arrive à survivre grâce à la musique, le blues qui est l'âme de ce peuple. Dans les campagnes, c'était sans doute un peu plus difficile. La vie dans ce Sud n'était pas la même que dans d'autres Etats d'Amérique, il y a un petit côté O'Brother dans cette Bd qui est assez proche de ce film des frères Cohen.

C'est l'Amérique des hobos, ces vagabonds qui parcouraient le pays en train de marchandises, dormant dans les wagons ou le long des voies, et vivant d'expédients et de chapardages. Cette Amérique sonne vrai, il y a une belle ambiance de Mississipi des années 30 bien recréée, avec des éléments très identifiables : ponts couverts, camions de coton, bateaux à aubes, Noirs joueurs de blues, châteaux d'eau et surtout ces fameux trains qui m'ont fait beaucoup penser à L'Empereur du Nord, film de Robert Aldrich en 1973, où Lee Marvin campait un de ces trimardeurs qui se hissait à la dérobée dans les wagons vides ; la scène avec la goupille dans le tome 2 s'en inspire directement. Ce film était une vraie description de cet univers où le héros se bataillait avec un chef de loco brutal et sadique.

Le dessin de Cuzor dépeint de très belle façon cette Amérique dans un style qui offre un visuel évocateur rappelant un peu le graphisme de Giraud ou de Michel Rouge. Contrairement à d'autres avis, je ne trouve pas qu'il y ait que le tome 1 d'intéressant, les 3 se valent et forment une belle unité. Seul le final semble un peu fabriqué et théâtral, mais ça ne nuit pas trop à l'ensemble ; en tout cas, cette époque et ses acteurs sont un bon sujet pour une Bd.

Nom série  Airborne 44  posté le 30/07/2014 (dernière MAJ le 22/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'ai pu lire que les 2 premiers diptyques, j'espère pouvoir lire la suite dès que ma médiathèque aura les autres. Je m'intéresse moins aujourd'hui à la Seconde guerre mondiale en BD (beaucoup plus en ciné), peut-être à cause de toutes les anciennes séries populaires d'aviation ou de guerre que je lisais dans les pockets de mon adolescence. Mais ici, je crie bravo !

C'est une très belle histoire qui dégage une intensité et une grande profondeur. Le récit brasse beaucoup de sentiments, de la colère, de la douleur, du dégoût, de l'espoir aussi, mais surtout une grande émotion ; c'est bien simple, j'avais les yeux humides sur certains passages, j'ai pas honte à le dire. On y entrevoit le spectre hideux de la guerre, notamment la description des horreurs SS photographiées et narrées par Egon qui est un moment particulièrement pénible, mais sinistrement vrai.

Ce petit groupe de personnages planqués dans une ferme enneigée est très attachant, ils sont particulièrement bien travaillés, l'ensemble est d'une grande justesse et d'une très grande précision dans les détails, Jarbinet ayant fait un travail de fond et de recherche très poussé. Son dessin est absolument magnifique, j'aime le beau dessin quand il est comme ça, il est beaucoup plus fignolé, son style s'étant grandement amélioré depuis Mémoire de cendres, on dirait presque du Hermann. En tout cas, ça impose un visuel de toute beauté.

Le second diptyque est aussi bon en intensité dramatique, et la narration est très juste ; il souffre juste un peu de quelques détails, comme certaines "retrouvailles" un peu trop faciles. Sinon, l'image du bonheur du début si paisible entre la plage de Vierville et la pointe du Hoc (lieux que je connais et qui sont aujourd'hui très touristiques) contraste fortement avec les scènes du Débarquement d'une rare violence, qui renvoient à celles en ouverture de Il faut sauver le soldat Ryan. Le point de vue allemand avec le jeune Markus et le vétéran Hans qui hait la guerre, est également intéressant, ils ne sont pas tellement différents des GI's américains, ce sont tous des soldats ordinaires qui subissent. Ce diptyque fait aussi bien comprendre l'absurdité et la vacuité de la guerre, la seule chose qui compte, c'est de survivre.

Au final, une Bd très forte, très prenante... des histoires comme ça, j'en redemande.

Nom série  La Zone  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cette série, Stalner s'écarte de ses sujets historiques, c'est bien pour lui de renouveler son inspiration, et pour le lecteur que je suis, ça fait plaisir d'admirer son dessin que j'ai toujours trouvé efficace, séduisant et soigné. Il offre ici de belles images, même si certains visages d'hommes ou de femmes se ressemblent un peu trop parfois, de même que le puma est parfois raté dans ses proportions anatomiques (petite tête sur gros corps), attention à ce défaut...

Ce que Stalner offre surtout, c'est une vision intéressante de thème post-atomique ; alors je sais, bien d'autres auteurs l'ont déjà très utilisé, il est difficile de le renouveler, mais Stalner s'en sort bien, l'univers est bien pensé ; on y retrouve des éléments typiques du genre tels les groupes d'humains éparpillés, ou la végétation dense qui bouffe les édifices, comme avec ce Londres dévasté. Parlons-en justement : le rendu qu'en donne l'auteur est très bon, et voir le Tower Bridge en ruines et envahi de verdure est assez incroyable et évocateur. C'est dans le tome 3 qu'il force sur cet aspect avec un vieillissement et une décrépitude des monuments bien dosés, ces dessins sont vraiment superbement réussis. Cet album me semble le meilleur car le début est un peu lent à démarrer.

En dehors de son beau visuel, la série pêche par quelques défauts de scénario : on ne sait pas comment ni par quoi sont contaminés certains humains ; l'organisation et l'autorité qui commande les Winchs restent obscurs ; le héros central est sans trop de charisme mais il est attachant ; l'auteur n'insiste pas assez dans les 2 premiers tomes sur les raisons profondes qui font rejeter Lawrence de son village et pourquoi les villageois craignent tant les livres.... Plusieurs questions restent donc en suspend ou peu approfondies, et auraient pu être développées avant le tome 3 pour donner plus de corps au récit..

Malgré tout ça, "la Zone" reste une Bd d'une excellente qualité dans son ensemble.

Nom série  Claudia, Chevalier Vampire  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Dans la droite lignée de Requiem, Chevalier Vampire, Pat Mills imagine une sorte de réplique féminine à son chevalier vampire et adopte à peu près les mêmes recettes. Ledroit n'est plus aux pinceaux, mais Tacito à de qui tenir et ne démérite pas ; il adopte son style heurté et le même univers dantesque et infernal pour une Bd qui a les mêmes défauts que son modèle : des pages outrageusement surchargées, une explosion de couleurs agressives, de l'ultraviolence gratuite, une accumulation de séquences dont le scénario fouillis ne parvient pas à trouver une cohérence, une voie plus normale on va dire... en gros, j'ai la nette impression qu'il n'y a pas d'histoire, c'est juste du délire graphique relié par rien.

Tacito se régale avec ses personnages aux gueules de fous, et ses massacres sanglants où surnagent toutefois quelques bonnes idées comme le grand magasin pour vampires, avec le techno-cercueil, et des personnages intéressants comme celui de Bathory qui trouve une juste place dans cet univers sanglant.

Si le dessin de Tacito ne me déplaît pas (après tout, j'avais bien aimé 666), je n'éprouve aucune attirance pour ce spin-of gothique que je place à peu près au même niveau que son modèle.

Nom série  Malienda  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Là encore, cette série dès son début, m'a plus ou moins rebuté, mais j'ai voulu en voir plus. En définitive, ma lecture a été sans passion, il me tardait d'en finir, aussi j'ai arrêté après le tome 2. Vu qu'il restait un tome, peut-être aurais-je dû continuer, mais ça m'ennuyait ferme...

Pourtant, la mise en page est superbe, aérée, avec de grandes cases comme j'aime, et des double-pages. On a à faire à un monde imaginaire étrange, une sorte de mélange de civilisations nordiques, qui dégage un univers intéressant aux décors originaux, servi par un dessin assez satisfaisant, même s'il n'est pas trop dans mes goûts. Je trouve que le style de Bihel était bien plus réussi lorsqu'il a repris Les Héritiers du soleil.

Le gros problème de cette série, c'est le scénario qui n'est pas à la hauteur, il n'a rien de bien attrayant, et je me suis très vite ennuyé.

Nom série  Les Contes des Hautes Terres  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces recueils de contes versent dans un domaine que j'affectionne : le fantastique et le merveilleux ; si ce n'était le décor écossais, ces contes pourraient très bien provenir d'autres pays, certaines légendes françaises ou germaniques se prêtant très bien à ces récits.

Je trouve que ces contes ne méritent pas tant de mépris d'après ce que j'ai lu dans certains avis précédents. Le premier conte onirique n'est pas terrible, mais le second est bon, le dessin dans le ton de celui de Sorel s'accorde bien à ce dernier, le noir et blanc correspond parfaitement au mystère et à l'ambiance évoqués.

Dans le tome 2, c'est encore mieux ; le premier conte est bon, adoptant un fantastique surnaturel classique. Celui sur les chats dégage une ambiance solide, bien servie par le dessin de Lemercier, mais il reste obscur ; l'aurais-je mal compris ? possible.

En tout cas, ces contes quoique inégaux en qualité, sont du bon fantastique, et restent pour moi de bonne facture, en procurant une lecture agréable, c'est le but recherché.

Nom série  Parlez-moi de Mort  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Entre 2 Torpedo, le tandem infernal d'auteurs espagnols se lance dans un récit qui prétend être plus original et atypique. En effet, ça se veut une sorte d'adaptation du Facteur sonne toujours 2 fois, célèbre roman noir de James Cain, magistralement adapté à l'écran en 1946 par Tay Garnett, avec John Garfield et une Lana Turner venimeuse et superbe qui incarnait une sorte de grande salope voulant éliminer son vieux mari pour s'enfuir avec le pompiste qu'il venait d'engager. Considéré par les spécialistes comme un joyau du film noir, ce film a fait l'objet d'un remake plus sulfureux en 1981, signé Bob Rafelson, où Jack Nicholson violait Jessica Lange sur une table ; cette fois, la femme n'était pas la garce qu'on attendait, mais plutôt l'amant qui se révélait un beau salopard.

Ce cliché classique du vieux mari gênant est donc utilisé dans cette Bd qui rate son objectif tout tracé, car le traitement qui en est fait est complètement décalé, avec des situations naïves ou excessives qui s'enchaînent rapidement mais qui surprennent ; j'ai pas trop compris où les auteurs voulaient réellement en venir, le tout n'est pas vraiment sérieux, de plus la fin est stupide.

Je m'attendais donc à un polar un peu noir revisité par une optique des années 80 (comme dans le film de Rafelson, ou d'autres polars comme La Fièvre au corps, ou Red Rock West...), mais j'ai été déçu par le résultat qui ne correspond pas à mon attente. Pourtant, j'aime bien le dessin de Bernet, avec ses grandes cases larges, et toujours prêt à embellir les silhouettes féminines... Dommage.

Nom série  Matador  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Normalement, je n'aurais jamais dû lire cette Bd qui parle de corrida ; aimant la nature et les animaux, je ne peux évidemment pas cautionner cet exercice qui relève de la pure barbarie, surtout aujourd'hui en 2014, au nom d'une soi-disant tradition. Mais mon désir de curiosité m'a incité à aller au-dela de cette répulsion. Fort heureusement, Labiano évite les images choc et la boucherie, en ne montrant que la folie d'un public déchaîné qui se repaît d'un spectacle atroce et moyenâgeux qui renvoie à la même sauvagerie et à la même fascination malsaine des Romains pour le sang des combats dans l'arène.

En dehors de ça, et sans y impliquer mon opinion négative sur les corridas, je n'ai rien trouvé de bien intéressant dans cette Bd, les personnages sont trop nombreux, avec des têtes similaires, on peine parfois à les identifier, et les séquences ont un air décousu, passant d'une action à l'autre sans transition... bref, il n'y a rien pour émouvoir, intéresser ou surprendre le lecteur que je suis. En plus, cette propension à fourguer du vocable espagnol dans chaque dialogue finit par être fatigant.

Seule une certaine description de la misère dans cette Espagne brûlante des années 30, avec pour exutoire la tauromachie servant d'ascension sociale, peut avoir une crédibilité. De même que le dessin de Labiano que j'avais bien aimé sur Dixie Road, est bien adapté à ce sujet, avec sa mise en page, ses cases larges, et sa précision sur les habits de lumière.

Nom série  Le Templier de Notre-Dame  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette BD n'est pas très convaincante malgré un sujet qui pouvait offrir un potentiel intéressant ; je dirais même qu'elle m'a profondément barbé. Il ne s'y passe rien, il n'y a pas d'action, rien d'épique, mais rien que des discours mystiques et métaphysiques, avec des passages très bavards qui traitent du symbolisme des sculptures. Je possède un ouvrage sur l'art gothique et son symbolisme, je n'y ai donc pas appris grand chose. Au contraire, j'étais noyé car les dialogues sont assénés de façon un peu trop abrupte, sans être découpés pour reposer le lecteur ; ce procédé est néfaste et ennuie vite, surtout quelqu'un qui n'est pas trop versé dans le sujet.

Là-dessus, le dessin n'est pas vraiment joli, à la limite correct sur les personnages, un peu plus précis sur les décors, dont on aperçoit le fameux donjon du Temple, détruit entre 1808 et 1810, et j'y ai reconnu plusieurs édifices religieux.

Une BD assez décevante, dont je n'ai pas trop perçu le but réel des auteurs...

Nom série  Stone  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette Bd qui a été publiée à partir de 1983 dans le mensuel Circus, ne m'avait pas attiré à l'époque, et je l'avais écartée. Après avoir eu l'occasion de lire les 3 albums récemment, j'ai pu m'y replonger en reconsidérant mon opinion.

C'est une histoire d'espionnage d'apparence classique, mais bien plus complexe qu'elle n'en a l'air, dont le scénario de Bucquoy est dense et en même temps assez romanesque ; en filigrane, il démontre que l'ex-URSS de Staline était capable d'exercer une sorte de séduction, voire d'étrange fascination sur des occidentaux, surtout les intellectuels de gauche. Le héros britannique de cette historie qui adhère à l'idéologie communiste va revoir complètement les choses suite à la rencontre d'une belle femme russe qui va bousculer ses idéaux. Sa fin sera tragique, puisque la série s'achève par son suicide ; il était encore assez rare de faire mourir un personnage principal dans une Bd des années 80 (contrairement au cinéma où le happy end n'était pas toujours de rigueur), et en plus, ça condamnait la série qui ne reste qu'au stade de trilogie.

L'aspect politique un peu appuyé par endroits peut parfois ennuyer, sinon c'est une série qui développe des idées intéressantes, où le dessin est d'aspect classique, dans la veine des Bd franco-belges de chez Glénat à l'époque. La dessinatrice n'a pas trop fait parler d'elle ensuite, pourtant son trait est fort séduisant. Une série très méconnue, à découvrir de façon parcimonieuse en raison de son contenu qui n'est pas ouvertement attractif.

Nom série  Capitaine Sabre  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande d'aventure traditionnelle apparaît dans le journal Tintin en 1980, et s'inscrit dans la tradition des bandes d'aventure exotiques, un peu dans le sillage de Condor, créée à peu près à la même époque, voire même de Corto Maltese, avec cependant une psychologie beaucoup plus abordable.

Après s'être fait connaître dans la BD humoristique, Gine abordait la BD réaliste avec cette série qui brassait un univers parfois un peu trouble de contrebande et de personnages louches, dans un décor asiatique des années 30 souvent vu au cinéma. Son dessin n'est pas encore très élaboré dans le domaine réaliste, comme sur sa série Mathieu Lamy qu'il réalisait en même temps ; il faut attendre le tome 3 pour qu'il trouve vraiment son style qui s'affranchit de toute influence. On peut même dire qu'il n'est pas très joli par endroits, surtout sur les visages. A cette époque, le dessin a de petits airs d'Hugo Pratt, d'où une assimilation parfois un peu hâtive.

Cette Bd ne me passionnait pas vraiment, j'avais déjà tellement vu ce type de sujet dans les petits formats, que je la lisais distraitement, sans trop de conviction, peu attiré en plus par le dessin ; mais il faut reconnaître que le héros est attachant et qu'on peut se laisser tenter par certaines péripéties. Sympa sans plus.

Nom série  Challenger  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une très honnête adaptation d'un de mes grands romans préférés de jeunesse, que j'assimilais à du Jules Verne, ça en avait tous les ingrédients ; c'est un combiné d'histoire de jungle et de contrées mystérieuses à découvrir, c'est plein de péripéties et de dangers dont les dinosaures ne sont pas les moindres.

Le choix de conception en 2 albums est bon, c'est l'occasion de bien développer ce roman qui est moins simple qu'il n'y paraît, et de toute façon Duchâteau n'étant pas le premier venu, s'en sort pas trop mal dans son adaptation, tandis que les dessins de Sanahujas sont très corrects. Son trait que j'avais pu découvrir sur 2 séries assez éphémères chez Glénat (Les dirigeables de l'Amazone et Serge Morand) ne m'a jamais déçu. Une lecture sympa et distrayante.

Nom série  Tu n'es pas le bon dieu petit Chinois  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album regroupe 2 récits publiés en 1972 et 73 dans le journal Pilote : le Grand complot qui voit le médecin Ian Mcdonald se mêler de politique au sujet d'élections locales. Bien-sûr ça dérange du monde, il se heurte à des rivaux redoutables ; le second épisode qui donne son titre à l'album se conclut par la mort de son héros. C'était en 1973 d'une audace incroyable, le scénariste Vidal utilisant un procédé déconseillé voire carrément interdit à cette époque, on ne faisait pas mourir un personnage surtout si sympathique.

Ces 2 épisodes sont les derniers d'une série que Pilote publiait sous le nom de "Ian McDonald" entre 1969 et 1973, qui ne connut que 4 récits en couleurs, dont le premier titré Le Médecin volant, fut repris en 1976 par le journal Tintin. Ils ne furent pas édités en albums, il fallut attendre 1981 pour que Dargaud édite un seul album. Le héros en était donc Ian McDonald, un médecin qui effectuait ses visites en petit avion, inspiré paraît-il d'un authentique médecin volant. Il paraît que la pratique est courante dans cet immense pays, et la série pourrait bien avoir été inspirée à Vidal par "Air Hawk and the flying doctors", une véritable Bd australienne de 1959 dessinée par John Dixon qui voyait une compagnie de taxis volants aller secourir des fermiers ; elle a même été publiée en France vers 1985 dans le pocket Atemi, je me souviens en avoir lu des épisodes.

La série fut donc arrêtée en 1973, c'est l'époque où Pilote virait toutes les séries classiques pour les refourguer chez Tintin, et de toute façon, Parras ne put la reprendre car il crée dans ce même journal sa série Les Mystères de Chinatown, puis ce sera les Inoxydables. C'est dommage car c'était de bonnes histoires, je l'aimais bien, et j'appréciais le grand soin du dessin de Parras assez vigoureux comme chez beaucoup de dessinateurs espagnols qui travaillaient en France à cette époque. Une série intéressante et humaniste à découvrir, livrée dans une belle version noir et blanc.

Nom série  Fripounet et Marisette  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai un peu connu au début des années 70 cette bande archi conventionnelle et plutôt naïve aujourd'hui, et comme beaucoup d'enfants de cette époque, j'ai été sensible dans mes jeunes années à ces aventures. C'était une mode à l'époque, les gosses de ma génération n'y coupaient pas, on n'avait encore que peu de héros à se mettre sous la dent et on était élevé par des parents qui sortaient de la guerre et qui vous inculquaient le respect, certaines valeurs et traditions. Cette Bd collait parfaitement avec toute cette idéologie.

Mon caractère rebelle n'a pu supporter longtemps toute cette mièvrerie, et quand j'ai commencé à grandir et à comprendre la complexité du monde, je me suis vite rabattu sur des aventures plus attractives et surtout plus en adéquation avec mes goûts, en me tournant vers les petits formats qui offraient d'autres sensations.

Sinon, que dire ? c'est une vénérable Bd qui plaisait bien aux filles, je me souviens qu'une de mes cousines la lisait ; elle fut le fer de lance des éditions Fleurus, dans son propre journal, et qui vous distillait des aventures trop stéréotypées parfois à l'eau de rose. Elle est aujourd'hui trop marquée par son époque et trop datée pour intéresser de jeunes enfants conditionnés par les mangas ou les comics de super-héros...

Nom série  Bill Jourdan (Les aventures de)  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert ce western tout à fait par hasard par le prêt d'un ami ; j'avoue que j'ai été très agréablement surpris car c'est du western typique des années 50, aux héros valeureux, bourré de bons sentiments et chargé d'une tonne de clichés, je m'y attendais. Bon, il y en a un peu, c'est inévitable, mais pas tant que ça, les péripéties sont très agréables à suivre, et chose rare à l'époque, les Indiens y occupent une place intéressante, beaucoup plus enviable que ce qu'on pouvait voir dans certaines Bd populaires de petits formats.

D'autre part, le duo de héros, Bill Jourdan et le vieux Sam ne sont pas sans rappeler un autre duo célèbre du western, celui de Blueberry et McClure.
Du côté graphique, le dessin de Pétillot que je ne connaissais pas, se révèle élégant et bien appliqué, , multipliant les décors évocateurs des grands espaces américains, bref, il est de facture classique et parfaitement conforme aux Bd de cette époque.
Une intéressante découverte à faire, un western de qualité, complètement méconnu parce que paru dans un magazine moins diffusé que Tintin ou Spirou, puis oublié et jamais repris. Mais trouver des albums sera très difficile...

Nom série  Grandes catastrophes  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu toutes ces histoires qui sont parues en récits complets dans le journal Tintin entre 1975 et 1976. Ferry venait de rejoindre le journal l'année précédente et s'était fait la main sur une série qui n'a pas marché et que Le Lombard n'a pas édité en album : " Cedric ", histoire de surnaturel médiéval sur un alchimiste se livrant aux sciences occultes. Avant de lancer avec Vernal sa série Ian Kaledine, Ferry s'associe avec Yves Duval, brillant scénariste pilier du journal qui lui écrit avec son talent habituel de conteur ces catastrophes toutes réelles, comme celle du Bazar de la Charité à Paris, le tremblement de terre de San Francisco ou l'accident du Zeppelin...

Le résultat est plus qu'honorable, carrément excellent, les faits sont relatés de façon précise sans ennuyer le lecteur, et le dessin de Ferry qui a bien évolué, adopte un style réaliste sans grands effets mais clair et d'une grande lisibilité. J'étais très étonné de voir cet album en forme de compilation, je n'aurais jamais cru à l'époque où je les lisais dans Tintin qu'elles feraient l'objet d'une édition, comme tous les récits historiques qui étaient la spécialité du journal. Du beau travail qui malgré la gravité des sujets, parvient à être distrayant.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 126 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque