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Nom série  Superman (Archives)  posté le 13/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par curiosité historique et intérêt pour les origines de la BD et du comics que j'ai lu ces premières aventures du Superman originel, celui créé en 1938 par Jerry Siegel Jerry et Joe Shuster.
J'ai lu ses aventures telles que compilées par les éditions Futuropolis dans la collection Copyright. Ces albums ne remontent pas avant 1940, je suis donc un peu frustré de ne pas avoir pu lire les véritables tous premiers pas de l'homme d'acier. J'aurais aimé savoir si les auteurs parlaient déjà de Krypton, de son passé à Smallville et comment il était arrivé à Metropolis, au Daily Planet et avait rencontré Loïs Lane. Il faudra donc, si j'en ai l'occasion, que je lise l'album de Semic qui relate les épisodes de 1938 à 1939.

Autre différence entre ces deux éditions, l'album Semic est en format classique et en couleurs, tandis que les albums Futuropolis sont en format à l'italienne et en noir et blanc. Je préfère ce dernier format car il est plus conforme aux strips tels que publiés au départ.
Le dessin, dans un style purement comics américains de l'âge d'or, est assez classe. Tout l'accent est mis sur l'anatomie des personnages, même s'ils se ressemblent quand même souvent, mais les décors ne sont pas vraiment en reste quoique parfois éludés. On est cependant loin de l'esthétique parfaite d'un Milton Caniff (Male Call) ou d'un Alex Raymond (Jim la Jungle).

Il est amusant de découvrir le personnage de Superman tel qu'il était raconté à l'époque. Ses pouvoirs sont nettement moins impressionnants que sa version moderne. Il ne vole pas, il fait des sauts gigantesques (et il est d'ailleurs souvent assez ridicule dans sa pose poing levé jambes arquées tandis qu'il fait "comme s'il volait"). Il n'est pas hyper-rapide, ne lance pas de lasers par les yeux, ne se ressource pas directement dans les flammes du soleil, et il a bien souvent des problèmes comme pourrait en avoir n'importe quel homme normal, quoique très costaud. Ses seuls véritables pouvoirs sont donc sa force, sa super-ouïe, son regard perçant, sa vitesse (même si cette dernière est souvent mal exploitée) et surtout le fait qu'il est indestructible, arrêtant les balles de son propre visage s'il le faut. C'est donc "l'homme d'acier" ou "l'homme du futur", comme il est appelé dans ces planches, mais pas le demi-dieu quasi-omnipotent qu'il est devenu dans les comics modernes.

Ses aventures tiennent d'ailleurs souvent plus de l'enquête policière que du récit grandiose de super-héros. Il s'y mêle parfois un peu de fantastique avec des personnages comme Mr. MXYZTPLK, Lex Luthor (dont le rôle de savant fou n'a rien à voir avec sa version moderne) ou encore... le Père Noël... Les récits tournent aussi parfois un peu au vaudeville avec des intrigues proches du soap opera, comme l'épisode pas si mauvais où Superman se consacre à aider un homme à vaincre sa timidité, celui où Loïs devient chômeuse ou alors celui où Clark Kent est ennuyé car sa nièce fait tout pour prouver qu'il est en fait Superman.

Les scénarios sont divertissants et pas si mal racontés mais ils sont très naïfs. Le côté désuet ajoute à leur charme mais on les lit comme des objets de musée, pas comme de palpitantes aventures. Certaines scènes frisent aussi souvent le ridicule, avec de l'humour au second degré dont je ne suis pas persuadé qu'il soit de la volonté des auteurs à l'époque.
La structure originale en strips donne aussi quelques résultats décalés d'un strip à l'autre une fois recueillis en albums. On peut par exemple avoir un strip se finissant en cliffhanger ("ciel, Superman se retrouve entouré de fumée tandis qu'il se fait électrocuter par 10000 Volts !") et le strip suivant débutera comme si de rien était avec Superman qui court, hors de toute fumée, et déclare : "si les oiseaux ne craignent pas l'électricité, pourquoi pas moi ?".

Intéressant et instructif sur les origines du plus célèbres des super-héros, ces histoires ne sont néanmoins pas terribles et ne plairont qu'aux amateurs d'histoire de la bande dessinée.

Nom série  Les angoisses d'Angus  posté le 12/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album recueille 3 récits qui n'ont pas grand chose à voir si ce n'est le style graphique et une ambiance digne du magazine Métal Hurlant. Les intrigues sont de délirants mélanges de science-fiction, de fantasy et d'humour.

Le dessin est assez démodé, très teinté années 80, dans un style de caricature réaliste avec des couleurs qu'on imaginerait bien réalisées à l'aérographe. Les expressions des visages sont souvent outrés, les décors grandiloquents, gothiques ou purement SF, et sans naturel. Ce n'est pas ma tasse de thé.

Le premier récit aborde avec humour et ironie le métier de "bédéaste", présentant un auteur de BD psychotique enrôlé de force dans un appareil de propagande gouvernemental. Ca tourne très vite au délire avec une fin à la Hulk. Il y a des idées et des passages marrants dans cette histoire mais la narration est un peu lourde, avec beaucoup de blabla philosophique qui m'a rendu la lecture un peu pénible.
Le deuxième récit m'a fait penser à du Druillet ou du Caza, avec un homme qui se retrouve sur une planète prison, dans une cité futuriste où règne le vice et la folie. Trop décousu, on dirait que le scénario est improvisé au fur et à mesure, avec là encore beaucoup de blabla, et je me suis égaré dans ce récit sans grande surprise.
Le dernier récit est une enquête robotique un peu à la manière d'Asimov avec de l'humour et un peu de dérision en prime. Pas trop mal menée, elle n'est cependant pas très originale ni très marquante.

Nom série  Wolfram  posté le 11/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Fan des années 80, fan jusqu'au bout des seins...
Oui, cette BD suinte vraiment les années 80. Elle serait colorisée à l'aérographe qu'on n'en serait pas davantage dépaysé.

Il s'agit d'une sorte de délire SF/fantasy qui mélange toutes les influences en un amalgame pas très digeste. L'album est structuré en histoires courtes, façon récits publiés dans Métal Hurlan, qui n'ont à priori pas grand chose à voir les unes avec les autres si ce n'est que l'auteur va finalement désigner Wolfram comme héros de la majorité d'entre elles.
On y trouve pêle-mêle de l'heroic-fantasy avec un chevalier combattant des monstres surnaturels, de la science-fiction humoristique avec une drôle d'invasion extra-terrestre, des combats de jeu vidéo, du fantastique à grand spectacle ou encore des combats contre un démon pour sauver une belle innocente. Le tout est bourré de clins d'oeil à l'univers geek des années 80, films de SF, séries télé, accessoires de console de jeux, jouets...

Le dessin est de la peinture réaliste très soignée mais je n'aime pas ce style. Aussi travaillé soit-il, je trouve ça assez kitsch, parfois laid ou ridicule et peu plaisant à lire. Mais la technique est là, donc il est probable que d'autres que moi apprécient grandement ces planches.

Quant aux histoires, elles sont assez bidons. Elles oscillent entre récits d'aventure/SF/Fantasy grandiloquents et humour au second degré mais elles ne touchent aucune des deux cibles à mes yeux. L'ambiance parait en outre bien désuette de nos jours, même si cela ajoute justement à l'ironie de l'ensemble.

Nom série  Dans mes yeux  posté le 11/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a deux qualités manifestes à cette BD, deux qualités qui ont failli me suffire à la trouver bien.

La première, c'est surtout son originalité narrative, la forme choisie par l'auteur pour raconter son histoire. Vous l'aurez compris, il s'agit ici de voir par les yeux du héros, de ne jamais l'entendre parler lui mais d'entendre les réponses des autres et leurs réactions à son regard parfois insistant. Une sorte de voyeurisme de l'intérieur, courant dans le domaine du jeu vidéo mais presque jamais usité en bande dessinée.

La seconde qualité, c'est le graphisme original et très expressif. Les couleurs paraissent brouillonnes mais sont assez belles et pleines de personnalité. Les anatomies sont très bien respectées pour donner des personnages pleins de vie et une héroïne très sensuelle, très belle.

L'ennui, c'est qu'au delà de ces qualités, le scénario est complètement vide.
La vision depuis les yeux du héros n'apporte finalement pas grand chose. On y découvre des moments très banals, rien de particulièrement touchant ou intéressant. Et même le voyeurisme est frustré car les éléments clés sont manquants. Je ne parle pas d'une éventuelle scène de sexe mais j'aurais aimé découvrir de l'intérieur le parcours de séduction de ce personnage. Au lieu de ça, dès les toutes premières pages, l'héroïne tombe toute crue sous le charme du héros : tout de suite souriante, riant à la moindre de ses blagues, demandant à le revoir, complètement fascinée dirait-on. Soit le gars est un top-model hyper-charmeur et fin d'esprit, soit les belles étudiantes sont vraiment moins farouches que je le croyais.
Pas d'éléments clés, donc, et finalement rien non plus au niveau intrigue. Ca aurait pu me convenir si le récit était touchant, si l'émotion passait. Mais ce ne fut pas le cas pour moi et surtout j'ai été très déçu par la fin que je trouve tout simplement bidon. Il n'y a ni développement ni fin à ce récit qui semble n'avoir jamais décollé et s'écrase avant d'avoir pu accélérer.

Il ne suffit pas d'une idée narrative originale, encore faut-il avoir quelque chose à raconter.

Nom série  Le Grand Gentil Loup  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album part sur la base d'une idée pas très originale mais qui pouvait être amusante : inverser les gentils et les méchants dans les contes traditionnels. Cette fois, le Loup est gentil et végétarien et a bien du fil à retordre face à l'ignoble Chaperon Rouge, Pierro le Fou, la Chèvre de Monsieur Seguin imbue d'elle-même ou encore l'entreprise immobilière sans scrupule des 3 petits cochons.

L'album est scindé en histoires courtes qui sont autant de contes revisités et inversés à l'exception de la dernière qui sert d'épilogue à l'ensemble.
Le dessin est dans un style volontairement enfantin. Ce n'est pas beau mais c'est voulu... En tout cas, ce graphisme ne m'a pas donné tellement envie à priori et ne m'a pas davantage séduit après lecture.
Les histoires jouent la carte de l'humour mais... hormis la première qui m'a mis dans l'ambiance et que j'ai trouvée simplement amusante, sans plus, les autres ne m'ont pas franchement fait rire. Trop prévisibles ou sans véritable impact humoristique, elles n'ont pas davantage accroché ma fille de 7 ans quand elle les a lues.
Ca se laisse lire pour divertir quelques minutes mais je pense rapidement oublier cette lecture.

Nom série  Rock, zombie !  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Depuis le temps que je suis son blog, j'attendais davantage de la première BD de Tanxxx que je lis.

Autant j'aime son graphisme très inspiré de Charles Burns en tant qu'illustratrice, autant j'aime moins son style BD. Il a certes une personnalité reconnaissable, notamment dans la tronche de ses personnages, mais il ne me séduit pas vraiment. Il fait en outre preuve dans cet album de quelques défauts manifestes, notamment en termes de perspective.

Mais c'est surtout l'histoire qui m'a un peu déçu. Elle ne se base finalement que sur une grosse idée, toute la population d'un concert rock qui se transforme en zombie, agrémentée d'une petite sous-idée, celle d'un type un peu collant qui agace l'héroïne et la suit même dans son combat contre les morts-vivants. A part ça, pas grand chose. Résumons : concert rock, binouze, de plus en plus de zombies, l'héroïne qui s'en sort avec juste quelques vêtements arrachés, marave la gueule de tout le monde et pouf se retrouve de nouveau avec son type collant sur les bras. C'est tout. Pas très drôle, trop court, pas très original et bien sûr pas crédible du tout mais ça, c'était voulu.
Trop vite lu, trop vite oublié.

Nom série  Mon cousin dans la mort  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD que j'ai trouvée plaisante, un peu originale mais sans plus. Elle ne marquera pas ma mémoire.
Elle met un scène des enfants dans un village français à l'époque de la Guerre d'Algérie. Il y a Lucien, le jeune héros, un binoclard blondinet gentil mais un peu suiveur avec ses camarades d'école qui le méprisent un peu parce qu'il est plus jeune. Lili, la fille du fossoyeur, traitée de sorcière et rejetée, elle trouve refuge dans le cimetière où elle fait sembler de discuter avec les morts. Et enfin Maurice qui vient d'arriver au village parce que ses parents, pieds noirs vivant en Algérie, l'ont envoyé se mettre à l'abri loin du conflit qui y prend de plus en plus d'ampleur. L'ennui, c'est que ce dernier, mal dans sa peau et traumatisé par le conflit, va se révéler dominateur et méchant, notamment avec la pauvre Lili. Du coup, le petit Lucien se retrouve en porte à faux entre des camarades qu'il aimerait suivre mais qu'il voit bien devenir mauvais envers Lili qui est entretemps devenue son amie.

C'est réaliste et assez bien construit. On croit bien aux personnages et aux sous-intrigues de clocher et de moeurs que l'auteur met en scène dans ce village. Tout est crédible et raconté avec une sensibilité et fraicheur malgré quelques passages un peu durs.
Le dessin est du même ordre, plaisant et léger, même si je préfère l'encrage plus assuré dont fait preuve François Duprat dans ses oeuvres plus récentes.
Tout est donc bien... mais ne m'a pas complètement charmé. Le récit peine un peu à s'instaurer. Le fil narratif s'égare parfois un peu. Le jeune héros est certes réaliste mais ça le rend un peu frustrant car, comme il est trop jeune, un peu peureux et ne comprend pas toujours tout, il n'ose que très tard intervenir et ce sans résultat probant, maladroit comme il est. Du coup, je ne le trouve pas attachant et le récit n'a pas su me convaincre plus que ça.

Nom série  Five  posté le 10/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un shojo moderne qui se démarque un peu des classiques du genre par quelques originalités, dans la narration, dans le déroulement du récit mais aussi surtout par une présence de davantage de personnages masculins que féminins. Faut-il y voir une inversion du genre shonen harem en shojo harem ? Il faut admettre que les personnages sont tous à rivaliser de qui sera le plus cool, le plus intelligent, le plus mystérieux, le plus surprenant... "Kyaaaa !", comme dirait Freud. Plus qu'à choisir son ou ses chouchous pour les jeunes lectrices romantiques.

Le scénario est un peu étrange, décousu. Il se contente au départ de poser la jeune héroïne dans le cadre bien particulier de cette classe de surdoués, sous l'aile protectrice du groupe des 5 meilleurs surdoués, tous aussi cools et infaillibles les uns que les autres. Puis l'auteur emmène ce petit monde et ceux qui les rejoignent au fur et à mesure dans une suite de péripéties allant du grand classique au délire complet : romances étudiantes, fête du lycée, tournoi de tennis, vacances et jeux entre amis et même la libération d'un otage dans des circonstances aussi peu crédibles que rapidement expédiées. Il faut dire que les héros de ce manga sont vraiment "trop trop trop forts". C'est des surdoués on vous dit, ils sont bons en tout, sauf quand l'auteur a décidé de leur donner un petit défaut rigolo histoire de les rendre plus "humains", plus mignons encore.

J'ai lu ce shojo sans aucune passion, et avec un réel ennui à bien des passages. Il y a peu d'humour, les situations sont souvent invraisemblables ou trop artificielles et les personnages ne m'ont pas intéressé ni séduit. Hormis le désir de suivre l'évolution des relations entre les protagonistes ou de percer le mystère de tel ou tel d'entre eux, il n'y a guère de fil rouge narratif à ce manga, rien qui me donne envie d'aller de l'avant. En outre, le dessin ne m'a pas charmé car il est trop cliché dans le genre shojo (personnages filiformes, yeux énormes) et surtout j'ai vraiment eu le sentiment que les personnages ne se différenciaient physiquement que par leurs différentes coiffures, accessoires et détails vestimentaires.
Je ne suis pas le bon public pour cette oeuvre qui, par ailleurs, a l'air de bien plaire à certains lecteurs adolescents.

Nom série  Contes à dormir debout  posté le 08/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série met en scène un père un peu immature (on l'imagine bien passer son temps à lire des BD) et sa fille très bavarde, très curieuse et qui adore quand son père lui raconte des histoires, comme toutes les petites filles. Rien que les scènes mettant en scène ces deux personnages sont déjà drôles et attachantes. J'y retrouve bien la relation entre ma fille et moi.
Mais l'essentiel de la série consiste, en ce qui concerne le premier tome, en une suite des contes revisités ou imaginaires qui répondent à des questions que pourraient se poser les enfants. Le second tome pour sa part ne comporte qu'une unique histoire qui narre de manière assez délirante la suite des aventures du Chat Botté.

Le dessin a des petits airs amateurs, du genre qu'on ne serait pas surpris de trouver sur un blog BD. Il n'en reste pas moins très sympa, efficace et savamment mis en page pour accentuer l'humour des situations. Je ne regrette que l'utilisation de polices de texte un peu trop informatiques qui ne se fondent pas bien dans le reste du graphisme et donnent parfois l'impression de planches pas totalement abouties.

Mais le gros point fort de cette série, c'est qu'elle est vraiment drôle. Les gags ne sont pas toujours très fins, parfois un peu prévisibles ou alors trop délirants, mais ils sont très bien amenés, racontés avec un maximum d'efficacité et j'ai régulièrement ri à la lecture de ces albums. Le premier tome, par la variété et le nombre de ces contes, permet de ne pas s'ennuyer du début à la fin. Le second, ne comportant qu'une seule histoire, fait un peu plus ressentir sa longueur, le récit s'égarant parfois et le rire étant moins bien réparti. Mais ils sont tous les deux très plaisants à lire et offrent chacun leurs tranches de rigolade dans un esprit léger et sympathique.

Nom série  Jacques Le Gall  posté le 07/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jacques Le Gall s'apparente véritablement à un scout de La Patrouille des Castors qui aurait un peu grandi et vivrait désormais des aventures seul. Adepte de camping, de débrouillardise et doté d'un coeur franc et généreux, il incarne les bonnes valeurs chrétiennes de manière un peu trop désuète de nos jours. On imagine mal un tel personnage ne pas passer pour un saint ou un ringard un peu masochiste de nos jours.

Mais si l'on se replace dans le concept de l'époque de cette bande dessinée, les aventures de Jacques Le Gall sont de bonne facture. A l'instar du dessin de Mitacq, les scénarios sont très réalistes, avec beaucoup de péripéties et une bonne part d'exotisme mais le tout restant dans le domaine du plausible et très peu de facilités scénaristiques, si l'on excepte quelques clichés assez présents. La narration est un peu empesée et parfois bavarde mais cela se laisse lire et reste fluide la plupart du temps.

C'est du bon travail mais ces aventures réalistes ne sont pas du genre qui me passionne. Elles ne me font pas rêver et présentent régulièrement quelques airs de déjà-vu. Leur lecture n'a donc rien d'indispensable à mes yeux.

Nom série  Linked  posté le 06/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un récit plutôt original et en tout cas très intrigant.

Ayant été prépublié dans Shogun Mag, son format et son graphisme sont d'inspiration manga.
Le style est maîtrisé malgré un encrage volontairement hésitant. L'ambiance est légèrement shojo, avec une insistance sur le look et les vêtements des personnages, dans une tendance parfois néo-gothiques. Je trouve amusant les termes utilisés par le webmaster des humanos au sujet de ce style : éthéré et "ante-chic/néo-décadent". Oui... C'est pas faux...
C'est assez joli en tout cas, la mise en page est claire, les personnages bien reconnaissables et la narration graphique de bon niveau permet une lecture fluide et agréable.

Le scénario est un peu frustrant sur les premières pages.
Une héroïne amnésique qui doit comprendre par elle-même les règles de l'endroit où elle se retrouve. Un collège avec internat à la manière de Harry Potter dont on a bien du mal à comprendre les bizarreries et le fait qu'il soit autant coupé du monde extérieur. Et surtout il y a tous ces personnages aux comportements dégénérés, volontairement sadiques, manipulateurs, ou alors souffre-douleurs. Le lecteur est intrigué mais a un peu de mal au départ à entrer dans cet univers qui parait trop artificiel.
Mais l'atmosphère s'installe peu à peu et finit par capter l'attention. On se trouve confronté à un monde clos qui n'est pas sans rappeler ceux imaginés par Tsutomu Nihei (Blame !), des mondes à cheval entre réalisme et onirisme, où les règles sont bien spéciales et où l'horreur flirte avec la séduction.

Au bout de 150 pages, le premier tome se termine avec des héroïnes prêtes à prendre les choses en main pour redresser leur situation, affronter ceux qui les manipulent et déchiffrer les énigmes de cet étrange institut. Et j'ai bien envie de percer ces mystères avec elles.

Nom série  Agadamgorodok  posté le 06/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis déçu car je croyais que j'allais bien aimer cette BD. En effet, d'ordinaire j'aime bien les récits ayant pour cadre la Russie et j'apprécie ce type de graphisme qui me fait penser au dessin de Pellejero lui-même amateur de cette région du monde (Le Tour de Valse, Aromm...).

Alors si le cadre est le bon, présentant une Russie post-soviétique où la maffia règne en maître dans une petite ville paumée, le récit, lui, n'a rien de passionnant.
Je réalise que le résumé sur la fiche raconte presque tout, la surprise de fin incluse.
A part ça, on nous présente deux personnages principaux. Un chef maffieux tout puissant et névrosé qui tue à tour de bras tous ceux qui ont l'heur de froisser ne serait-ce qu'un peu sa sensibilité. Son pouvoir s'étend à toute la petite ville d'Agadamgodorok dont les habitants voient les morts se succéder sans oser s'en mêler de peur d'être le suivant sur la liste. Et d'un autre côté, il y a Jules, un rêveur insouciant aux allures de simple d'esprit qui erre de petits boulots en petits boulots. Les deux vont se rencontrer et boum (ou plutôt plouf) cela se termine peu de temps après.

Vraiment pas convaincu, j'ai trouvé l'histoire peu crédible, pas très compréhensible en termes de comportements des personnages et le récit d'ensemble me parait trop léger pour me contenter.

Nom série  Le Journal d'Ambre  posté le 05/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof... Un petit polar sans originalité, qui pêche par une narration un peu embrouillée, de grosses facilités scénaristiques et trop de racolage.

Le dessin est dans un style moderne très italien, quelque part entre les comics, l'inspiration Disney et des auteurs et peintres doués comme Humberto Ramos (Révélations). La maîtrise technique n'est cependant pas vraiment au rendez-vous et les défauts (anatomies, bâtiments, véhicules...) se cachent sous une couche d'esbroufe et de couleurs ensoleillées. Et j'étais estomaqué au point d'en rire de voir le type de voiture que les auteurs ont osé donner au policier.
Mais sinon, franchement, que c'est racoleur ! Toutes les minettes sont sexy, les scènes de cul et de nudité sont complètement gratuites, tout le monde est beau et riche et couche à la moindre occasion. Belle ambiance latino macho adolescente mâtiné d'un peu d'eau de rose ! C'est lourdingue et puéril.

Sinon, l'enquête n'est pas passionnante du tout. Elle est convenue et médiocrement racontée. J'ai dû relire quelques pages pour m'y retrouver et pour que les incohérences et les facilités me sautent encore plus aux yeux.
C'est un divertissement de petite qualité qui ne permet que de passer quelques minutes sans trop s'ennuyer...

Nom série  L'Âge de Bronze  posté le 05/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une lecture bigrement intéressante. Il me semblait avoir une idée un peu vague mais relativement complète de la Guerre de Troie, mais je réalise à la lecture de cette série qu'il y a d'innombrables choses que j'ignorais ou mélangeais dans cette saga dont je n'imaginais pas l'ampleur.

Shanower a fait un très estimable travail de compilation et de remise en forme. En effet, comme il l'explique lui-même, la mythologie grecque est immensément dense et structurée mais aussi parfois aussi incohérente. Les légendes se chevauchent souvent, portant sur des personnages quasiment tous liés les uns aux autres, ce qui apporte parfois quelques confusions ou visions alternatives de mêmes évènements. Shanower a donc réalisé un travail de remise en cohérence de tout l'ensemble, appliquant certains choix pour que tout se tienne.
Il a également choisi de coller autant que possible à la réalité historique. Chaque peuple est représenté avec ses moeurs et vêtements d'époque, et les Troyens sont assimilés à un peuple d'origine hittite.
Du coup, il contourne également la part de fantastique de la mythologie. Les dieux et leurs créatures sont bien présents dans l'esprit du récit mais sans jamais qu'on puisse différencier leur influence de celles de simples croyances, de coïncidences heureuses ou malheureuses, de rêves ou de mensonges d'humains bien véritables.

Et c'est ainsi que l'auteur met en image et en scène l'intégrale des évènements liés à la Guerre de Troie, depuis le moment où Pâris n'était encore qu'un gardien de vaches près du mont Ida jusqu'à la chute de Troie. Et j'ai réalisé par cette lecture à quel point ce récit était dense et complexe !
Chaque tome fait de 120 à 200 pages bien remplies, longues à lire et pleines d'innombrables personnages et de nombreuses sous-intrigues. Moi qui lis rapidement, je n'ai pu lire qu'un seul album par soirée. Et à la fin du troisième tome, dernier paru à ce jour, les Achéens n'ont même pas encore commencé à attaquer Troie.
Cette lecture m'a permis de redécouvrir des portions de légendes que finalement je mélangeais complètement. J'ignorais notamment que la flotte achéenne avait échoué sur un mauvais rivage lors de sa première tentative d'atteindre Troie et que ce n'est que durant la longue attente avant la seconde tentative qu'avait eu lieu le sacrifice d'Iphigénie. J'ai également pu redécouvrir pourquoi Agamemnon et Achille étaient maudits par certains dieux et déesses et comment Ulysse a fait preuve de ruse et de manigances du début à la fin du conflit.

Le dessin est de belle qualité, très académique. Décors et personnages sont très soignés et conformes aux réalités historiques. Je regrette juste que les visages des personnages soient souvent difficiles à différencier. C'est d'autant plus gênant qu'il y en a vraiment beaucoup et qu'il ne faut pas les confondre sous peine de ne plus rien comprendre à certains passages. Heureusement, ils sont nommés suffisamment souvent pour que le lecteur s'y retrouve.

Très bonne adaptation et compilation de légendes et d'une saga épique que beaucoup croient connaître sans en savoir véritablement le détail. Très très instructive, cette lecture n'a pour seul défaut que d'être très dense, très longue et de risquer de lasser son lecteur si celui-ci n'était pas suffisamment passionné par le sujet.

Nom série  Don Giovanni  posté le 05/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai vraiment pas été séduit par cette lecture. Je ne m'attendais pas à une adaptation aussi peu différente de l'original.
Je n'ai lu que le Don Juan de Molière et ne sait pas précisément en quoi le Don Giovanni de Mozart diffère mais on y retrouve quasiment tous les mêmes éléments, si ce n'est qu'on assiste à l'assassinat du Gouverneur qui est éludé au début de l'oeuvre de Molière. Cette adaptation en manga se contente d'y ajouter une dose de délire, de remplacer Dona Elvira par un homosexuel un peu collant du nom de Don Elvira et Sganarelle/Leporello par un serviteur robotisé, et de placer le tout dans un décor baroque mélangeant Japon des samouraïs et Siècle des Lumières italien. Mais pour le reste, ce sont les mêmes scènes, les mêmes dialogues ou presque et donc aucune surprise pour qui connait déjà l'histoire.

Le dessin n'est pas mauvais quoiqu'il ait un peu vieilli de nos jours. Les décors sont souvent assez chiches.
Mais surtout, le travail éditorial réalisé par Casterman est très mauvais, avec un sens de lecture à l'occidentale, des cases renversées et d'autres pas, des bulles de dialogues qu'on lit instinctivement dans le mauvais sens, un papier de mauvaise qualité qui jaunit et une encre qui n'a pas le même contraste suivant les chapitres. Ca fait vraiment cheap et amateur en termes d'adaptation de manga en France.

Comme dit plus haut, l'histoire m'a ennuyé car son traitement en manga et les délires qui l'accompagnent ne sont pas enthousiasmants et n'apportent presque rien au récit originel.
En outre, le personnage de Don Giovanni est rendu encore plus détestable, arrogant et sûr de lui que dans la pièce de théâtre et l'opéra, avec pour ne rien arranger des personnages secondaires qui ont l'air tous fous de lui et prêts à le vénérer malgré les envies de vengeance ou le rejet de façade dont ils font preuve. Cet aspect est accentué par un ultime chapitre, épilogue qui n'existe ni dans l'oeuvre de Molière ni dans celle de Mozart où finalement cet agaçant libertin échappe comme par magie aux flammes de l'enfer.
Je n'ai donc pas pris plaisir à lire ce manga.

Nom série  The Legend of Zelda - Majora's Mask  posté le 04/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais absolument pas le jeu vidéo "The Legend of Zelda: Majora's Mask" sorti sur Nintendo 64 en l'an 2000. Mais comme son histoire se situe tout juste après celle de The Legend of Zelda - Ocarina of time, je me suis dit que je ne devrais pas être trop dépaysé.
On y retrouve le même héros, Link, lancé dans le même type d'aventure mais projeté cette fois dans un monde nouveau, celui de Termina, où les masques ont une grande importance et où un personnage mystérieux, Skull Kid, menace de détruire la capitale en y faisant s'écraser la lune. Link devra alors partir aux quatre coins du pays pour libérer les géants qui l'aideront à combattre le méchant.

Je ne sais pas si le jeu est du même tonneau que son adaptation manga, mais il a l'air nettement moins intéressant que son prédécesseur, Ocarina of Time. L'histoire tient en un seul album et a l'air basique, enfantine et prévisible. Les personnages ont des comportements puérils, les séquences se suivent et se ressemblent : Link arrive dans un nouvel endroit, découvre un peu la situation et ses dangers, met un masque le transformant en gars du coin, débrouille la situation, combat le gros monstre et hop le géant est libéré. Et ça, quatre fois de suite. La fin diffère un peu mais n'est pas moins naïve et peu enthousiasmante.

Heureusement, le dessin est plutôt bon et la narration fluide quoique condensée et dotée d'un rythme un peu trop rapide. Ca passe à toute vitesse, comme si l'auteur cherchait à se débarrasser de son récit pour voir rapidement arriver le mot fin.
Pas terrible.
Seuls ceux qui ont joué au jeu pourraient éventuellement être intéressés de voir cette adaptation, notamment parce qu'elle offre en épilogue une histoire indépendante racontant les origines du masque de Majora.

Nom série  Cécile  posté le 04/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lecture fluide, dessin agréable mais scénario hélas beaucoup trop prévisible à mon goût.
Cécile est une tranche de quotidien, le quotidien un peu morne d'un auteur de BD qui passe sa vie entre son petit appartement et le café d'à côté, et dont le couple va osciller suite à l'arrivée de sa nouvelle voisine de palier.

Le dessin est maîtrisé, dynamique et agréable. Le style un peu lâché et les couleurs épurées et spéciales m'ont parfois fait penser à La Marie en plastique même si le dessin y est moins personnel (et moins rebutant pour qui ne tombe pas sous le charme du style de Rabaté). Je suis personnellement moyennement séduit. J'aime le dessin des corps des personnages et leurs vêtements, mais j'aime moins certains visages. A part la jolie voisine, quels nez ils ont tous ! Benoit Springer m'a habitué à des dessins nettement plus appréciables dans la majorité de ses autres oeuvres.

L'intrigue se met facilement en place et se laisse lire agréablement. On devine très vite que le jeune héros va être attiré par la charmante demoiselle qui n'en demandait pas tant. Malheureusement, à lire les dialogues, on devine également très vite la fin. Et malgré l'espoir que les choses ne se passent pas de manière aussi prévisible, il n'y a rien qui vient vraiment surprendre le lecteur.
Hélas, un récit tout en sensibilité et en retenue n'est pas obligatoirement synonyme de récit où il ne se passe rien. C'est le cas ici et je n'ai pas ressenti grand chose à part une pointe d'ennui...

Nom série  Internal Lobster  posté le 04/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le graphisme de Laurent Colonnier m'attire. Son encrage assez spécifique me plait bien et m'interpelle. Les quelques pages que j'avais feuilletées de cet album m'avaient également séduit par l'harmonie de leurs couleurs et l'équilibre de leur mise en page.
Malheureusement, je ressors déçu de ma lecture.

Sur le plan graphique, peu de réels reproches. Les décors sont épurés mais ils ont un style qui me plait assez, l'encrage s'approchant d'ailleurs parfois de la calligraphie et de la peinture japonaise pour mieux s'apparenter au sujet du récit. Je trouve juste le personnage principal un peu agaçant du fait de son visage impassible et assez antipathique. Il se traine comme un pantin masqué ne s'intégrant pas au reste de l'image. L'effet est probablement voulu mais m'est apparu pénible car il ajoute à l'égocentrisme que j'ai ressenti à la lecture de cette BD.

Egocentrisme d'un personnage principal dont on suit les pensées, un auto-apitoiement permanent et haineux qui divague de plus en plus vers la folie. Du début à la fin de l'album, nous sommes avec lui, dans sa tête, et je m'y suis senti tellement étranger que cela m'a vite rebuté. Je n'aime pas cet homme, je n'ai pas envie de partager sa peine et rien ne m'y incite.
La première lecture laisse d'ailleurs perplexe sur une bonne partie. On comprend vite que le protagoniste part à la dérive suite à la perte d'un être cher, sans savoir au départ s'il s'agit d'une rupture douloureuse, d'une disparition ou d'un drame. Mais la narration décousue, à l'instar de l'esprit perdu et malade du personnage, est assez absconse. La fin et l'épilogue de l'album éclairent le récit et permettent une seconde lecture plus compréhensible, mais elle m'a à peine plus touché que la première.
L'émotion n'a pas su m'atteindre et je me suis davantage ennuyé qu'autre chose.

Nom série  La Horde (Mandryka)  posté le 03/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Horde est la véritable retranscription, ou tentative de retranscription, de la psychanalyse de Mandryka. Elle s'entame comme un récit libre et improvisé. Ca commence sur une île où vit un éléphant dans une petite maison au bord de la mer. Un jour, il recueille un naufragé qui lui raconte son passé, comment il en est arrivé là (en pantoufle), comment il a cherché à se faire un nom, comment il a rencontré le Maître du Monde sous les traits du Fantôme du Bengale, comment ensemble ils ont discuté de la réalité du monde, de la part de phantasmes, de leurs propres natures, etc...

Je fus un très mauvais lecteur pour cette BD.
Concrètement, je ne m'intéresse vraiment pas à la psychanalyse, je méprise les écrits de Freud, Lacan et compagnie que j'ai survolés mais dont je me fous complètement, et qui plus est la fin de cet album, qui devient davantage un roman illustré qu'une bande dessinée, m'a tellement gonflé et embrouillé que je n'ai pu en lire que quelques passages clés sans en comprendre le contenu exact.

Les deux premiers tiers de l'album sont de la pure bande dessinée. Un récit assez délirant mais sans l'humour dont Mandryka fait preuve pour une oeuvre plus "classique" telle que Le Concombre Masqué. Ce n'est pas très passionnant mais le récit est suffisamment linéaire pour se laisser suivre sans trop de difficulté. Cependant, l'improvisation implique rapidement une certaine perte de structure, le scénario s'égarant loin des trames de départ ce qui n'est pas idéal pour captiver le lecteur.
Puis quand Mandryka en vient à entrer dans le vif du sujet, à tenter de percer le symbolisme de son récit, il ne peut plus maintenir le format bande dessinée et doit transformer son récit en roman à peine illustré car il en a trop à dire. C'est là que j'ai décroché complètement. Les personnages discutent entre eux, s'auto-analysent, jouent sur leurs propres mots, expliquent leur vision du monde, de la réalité, de leurs fantasmes, de ce qui dirige la société et les hommes. Puis vient la symbolique Freudienne et Lacanienne où tout se rapporte à la mère, au père, au Moi, aux traumatismes de jeunesse. Et là, ça m'a gonflé.

Cet album intéressera probablement un lecteur psychanalyste désireux de découvrir une telle analyse retranscrite en texte et images, ou alors une autre personne en cours d'analyse ou qui en sort et qui voudra comparer son entreprise à celle de Mandryka, ou encore des proches de l'auteur curieux de connaître l'esprit de cet homme.
Mais moi, je m'en passerai.

Nom série  Le Fils  posté le 03/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si l'on s'en tient au résumé de cette bande dessinée, il est assez classique mais pourrait amener quelque intérêt.
Il s'agit en effet de présenter un fils de notable chinois tiraillé entre la menace d'un mariage arrangé avec une fille de bonne famille et son amour pour une amie d'enfance plus campagnarde, avec pour trame de fond le même type de dilemme imposé à son propre père une génération plus tôt ayant entraîné une relation conflictuelle entre sa mère et lui. Un bon moyen de découvrir la Chine des années 30, confrontée aux prémices de l'invasion japonaise, entre influence occidentale et traditions chinoises, une Chine où le premier-né se doit d'être un fils pour assurer l'honneur d'une famille.

Malheureusement, le résumé contient quasiment tout l'intérêt de l'album. Le reste n'a rien d'exceptionnel.
Le dessin est simple, techniquement maîtrisé mais trop lisse et pas très enthousiasmant.
La narration est assez décousue, le récit s'égare souvent et il m'a fallu atteindre les deux tiers de l'album pour bien cerner le type précis du récit que je lisais. Certains passages me faisaient croire à une part de fantastique voire d'horreur alors qu'il n'en était rien.
Les réactions du héros sont assez mal rendues, ou du moins je n'ai pas bien su les apprécier. Il oscille entre suractivité puérile et stoïcisme aristocratique avec parfois des poussées de frayeur, notamment face à sa mère, qu'on a du mal à bien comprendre.
Le récit se déroule sans jamais vraiment réussir à transmettre l'émotion qu'il devrait et je l'ai parcouru avec un certain ennui.

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