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Nom série  Océan  posté le 24/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Océan est un bon récit de science-fiction et d'action, le genre qui pourrait faire un bon blockbuster hollywoodien à gros budget. En cela, il détonne un peu parmi les oeuvres scénarisées par Warren Ellis car cette intrigue est un peu trop classique et convenue dans le fond.

Le dessin est de belle qualité même s'il manque de personnalité. Il y a quelques idées d'anticipation pas mauvaises comme les personnalités technologiquement contrôlées des employés de multinationales et le rapport de forces entre l'ONU et ces mêmes méga-corporations suffisamment riches pour posséder au sens propre des nations.
L'intrigue se tient bien, le rythme est bon et on parcourt ce livre comme un bon divertissement.

Malheureusement, il ne sort guère du lot et manque d'originalité.
Toute la trame est très basique : une mystérieuse et formidable découverte dans une zone loin de toute civilisation, un course contre la montre pour que les gentils empêchent les méchants de s'en emparer et les gentils qui gagnent évidemment après un final empli d'action et d'explosions (de très grosses explosions même). A cela s'ajoutent quelques facilités comme le piratage express par le héros du système informatique du fournisseur de logiciel le plus puissant du système solaire, le décryptage aisé de technologies extra-terrestres (comme dans Independance Day) ou encore le déchiffrement complet, avec vidéo à l'appui, du langage et de l'histoire de cette même civilisation en quelques heures par un gentil scientifique pas vraiment désigné pour ça au départ. Trop facile.
Mais bon, pour un divertissement, on peut passer outre ces incohérences du moment que cela n'impacte pas le rythme et le plaisir de lecture.

A lire pour passer un bon moment mais il ne faut pas chercher au-delà.

Nom série  Sarah Cole  posté le 24/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai un avis mitigé sur cet album. J'avoue que c'est son titre qui m'a attiré car je souriais à l'idée que ce soit un jeu de mot... racoleur, tout en sachant que ce n'était pas le cas puisqu'il s'agit de l'adaptation de la nouvelle du même nom et du même scénariste, publiée à l'origine en Anglais.

L'idée de départ est assez intéressante. Imaginez un jeune, riche et bel avocat qui vient boire un verre par hasard dans un bar un peu branché et qui se fait accoster, par défi avec ses copines, par une mère de famille et âgée et largement assez moche pour que le jeune homme croit voir en elle un phacochère au premier coup d'oeil. Contre tout attente, le courant passe bien entre ces deux là et s'instaure une relation d'amitié puis de flirt. Mais qui irait imaginer que cela aille plus loin entre ce gendre parfait et la femme mûre, pauvre et laide ? Et pourtant, c'est bien ce qui va se passer... Mais est-ce vraiment de l'amour ?

Le dessin simple et plutôt agréable. Les couleurs en teintes de gris à l'encre sont assez jolies.
Le récit est bien mené. Le lecteur s'interroge tout du long sur la froideur du jeune avocat et se demande ce qui peut bien l'attirer chez cette dame. Puis on se demande s'il osera s'afficher ouvertement avec elle en public. Et ce qu'il veut au final. D'autant que la femme ne fait vraiment rien pour se rendre attirante.

L'ennui, c'est que l'histoire s'arrête brusquement en apportant des réponses tronquées et d'une affligeante banalité à ces interrogations. Le lecteur que je suis est resté sur sa faim, se demandant où ce récit aurait bien pu vouloir me mener. Il s'agit d'une tranche de vie, d'une relation un peu bizarre entre deux êtres pas vraiment faits pour être ensemble, et d'une fin où la réalité rattrape l'illusion mais sans répondre pour autant aux questions qu'on pouvait se poser au préalable.

Nom série  Nam  posté le 24/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnamment dense et profonde cette petite BD dont je n'attendais rien.

Car je n'aime pas le dessin de Baudoin et d'ordinaire, je n'aime pas trop ses récits. Ici aussi, le dessin ne m'a pas plu. Je n'aime pas ce type de graphisme à base de crayonné où les ombres sont créées par une abondance plus ou moins grande de ce que je considère comme des gribouillis.
Ceci dit, le dessin a relativement peu d'importance car l'intérêt du récit réside pour moi dans le texte qui l'accompagne.

J'ai été un peu surpris par la fin de ce que je considère comme le premier chapitre. J'ai cru que l'histoire se terminait là et que l'album allait comporter plusieurs histoires courtes et vaines.
Mais non, l'ensemble de cette BD forme un tout bien construit et assez intelligent. J'ai aimé cette histoire de générations successives en Afrique, de légende qui se construit peu à peu, et qui finit par aboutir à un personnage célèbre d'Afrique du Sud. Et l'auteur se paie au passage le droit de rendre hommage à un clochard mort jeune qu'il a connu et dont il a voulu offrir un sens à sa courte vie comme à celle de l'africaine Nam.

Un bon album de la série Patte de Mouche.

Nom série  Quai d'Orsay  posté le 23/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Très intéressé par le thème de cette BD, j'ai été littéralement captivé par son contenu.
Quelle excellente idée de mettre en scène un personnage tout droit inspiré d'un animal politique tel que Dominique de Villepin ! Cela nous permet non seulement de découvrir une personnalité hors du commun mais également le fonctionnement particulièrement complexe d'une structure telle que le Ministère des Affaires Etrangères. Est-ce donc ainsi qu'était exercée la diplomatie à la française au début des années 2000 ? Est-ce ainsi que l'Etat Français réagit à des crises telles que la guerre en Irak, des prises d'otages, le début d'une guerre civile dans un pays similaire au Rwanda ou simplement les négociations européennes avec l'Allemagne ?

Le récit est légèrement fantasmé, un peu romancé, mais il repose visiblement sur un solide socle d'informations concrètes et véridiques. C'est parfaitement crédible et bigrement intéressant.

Le personnage de Taillard de Vorms est également assez magnifique. Hyperactif, dominateur, charismatique, impressionnant, presque effrayant, il en impose dès qu'il apparait en scène.
J'ai retrouvé en sa présence une ambiance que j'ai déjà ressentie lorsque, en condition de travail, vous allez travailler avec des supérieurs hiérarchiques sur un projet complexe, avec de réels besoins de négociations et de réflexion politique, et qu'une ou plusieurs de ces personnes sont manifestement supérieurement intelligentes, du moins dans le domaine concerné. Vous avez alors l'impression d'être emporté par le courant, un peu noyé, et surchargé de boulot devant ces éternels insatisfaits qui vous font refaire le travail jusqu'à ce que finalement ils aient façonné l'ensemble du projet à leur image mentale. Vous vous sentez petit, agacé par leurs ordres directifs et parfois apparemment contradictoires, confronté à quelque chose de trop complexe pour vous et en même temps fasciné par ce ou ces personnages et la puissance de leurs idées. Vous avez l'impression qu'ils sont à côté de la plaque, qu'ils négligent les détails pourtant cruciaux au profit d'une vision d'ensemble parfois surprenante. Et ce n'est souvent qu'après coup qu'on se rend compte que, malgré tout ce qu'ils vous ont fait endurer, le pire c'est qu'ils avaient raison.

Taillard de Vorms est représenté comme un être à part, aussi admirable qu'il peut apparaitre ridicule, aussi impressionnant qu'inquiétant. Colérique et emporté, il est parfaitement représenté dans une case comme une puissante locomotive qui fonce à toute vitesse, prête à défoncer tous ceux sur son chemin qui ne vont pas aussi vite que lui. Il est tourné en dérision par son habitude de baser toute sa réflexion sur des citations de livres qu'il prône comme d'implacables arguments alors qu'il les déforment toutes pour leur faire dire ce qu'il veut. Et en même temps, il attire l'admiration de tous ses proches par sa pensée hors norme, ses discours passionnés où l'on a l'impression qu'il part en vrille alors qu'en fait il s'avère qu'il a tout compris, à sa manière, sur un plan supérieur. Vraiment un cas, une personnalité à part.

Mais Taillard de Vorms n'est pas seul. L'ensemble de son cabinet est composé de personnalités fascinantes et intéressantes. J'ai adoré découvrir ce microcosme d'intelligence mais aussi de caractère et parfois d'égoïsme. Il est d'autant plus intéressant de les voir s'agiter et peiner comme des fous pour réussir à suivre la pensée vrombissante de leur ministre.

Blain et Lanzac font en outre la part belle à l'humour. Au fil des chapitres, tandis que l'on apprend à connaître les personnalités des protagonistes, leurs réactions deviennent de plus en plus drôles alors qu'on se prend à les deviner mais qu'elles surprennent toujours autant.
Les bons mots et les dialogues ciselés sont légion dans cet album. Les clins d'oeil et les références sont également nombreuses, donnant une touche moderne à ce récit qui s'éloigne des basiques intrigues historiques et politiques d'une France désuette.
J'ai franchement ri à de nombreuses reprises au cours de cette lecture. Et malgré un dernier chapitre où la pression retombait un peu à mon goût, c'est sur la toute dernière page que j'ai le plus ri.

Intelligence, intérêt, humour, personnalité... Quand à cela s'ajoute un beau dessin qui donne parfaitement vie et caractère aux personnages, cette BD devient un vrai bijou.
A lire par tous les amateurs de politique, diplomatie, psychologie, par tous les curieux mais aussi par tous ceux qui veulent rire tout en s'instruisant.

Nom série  Constellations  posté le 21/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Plaçons-nous le cadre de ce récit, cadre expliqué dans un texte sobre mais assez joliment écrit qui sert de prologue à cette bande dessinée : une grande part de la population humaine a un jour été kidnappée par des êtres sortis d'on ne sait où, dont personne ne sait rien, et a été parquée dans un stade qui leur sert de prison, de dépotoire et de lieu de survie. Alors que l'espoir maintenait la cohérence des premiers prisonniers, les années passant et les rafles successives des énigmatiques tortionnaires se succédant implacablement, la désillusion a finalement ravagé la communauté des survivants.
Le récit de cette BD se place deux générations plus tard, avec une jeunesse qui a plus ou moins appris à vivre dans ces conditions de désespoir et qui s'est fabriquée sa propre société avec ses rêves et ses coutumes.

Les protagonistes principaux sont au nombre de trois. Deux garçons, l'un costaud et débrouillard qui s'est spécialisé dans la recherche d'objets intéressants dans les décombres déversés régulièrement dans le stade, et l'autre un peu plus jeune, plus réfléchi mais nécessitant souvent la protection de son ami. Et proche d'eux, il y a aussi une fille, assez mystérieuse, une artiste dont les sculptures bizarres lui sont probablement inspirées par son observation des êtres mystérieux qui parquent les humains comme du bétail.

L'ambiance de ce récit est assez spécifique. Bien qu'il y ait de l'action, le ton est plus régulièrement à la poésie et à la contemplation. Cette jeunesse s'est créée une forme de rêve pour garder l'espoir, et notamment une attirance pour les étranges étoiles qui peuplent leur ciel perpétuellement noir.
Le dessin, d'aspect naïf, colle bien à cette atmosphère spéciale. Il est doté d'une esthétique simple qui a régulièrement su me toucher. Pourtant, j'ai eu un peu de mal à déchiffrer certaines scènes qui manquaient de clarté, c'est un peu dommage.
De même, je me suis plusieurs fois interrogé sur la cohérence de ce monde dépotoir où les jeunes réussissaient quand même à se procurer café, fromage, thé et autres cigarettes. C'est en fouillant dans les décombres qu'ils en sortent des feuilles de tabac ? Alors que cette communauté semble être partie à la dérive de longues années auparavant, j'ai aussi été un peu surpris de voir l'héroïne parler de mythologie grecque à un moment donné. D'où tient-elle cette culture ?

Cette bande dessinée n'est donc pas parfaite, et visiblement elle ne charmera pas tout le monde. J'ai néanmoins apprécié son ambiance qui se teinte parfois de poésie et de philosophie naïve. J'espère que la suite de la série ne se bornera pas à tourner en rond plus longtemps dans ce stade et qu'elle nous permettra d'éclaircir le mystère entourant les mystérieux personnages à l'origine de l'emprisonnement de ces humains.

Nom série  Les Simpson, Futurama - La crise multiple  posté le 21/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est autant l'intérêt des récits que la qualité de l'édition que j'ai appréciés dans cette intégrale.

Ce crossover Futurama/Simpson se présente en France sous la forme d'un chouette coffret joliment découpé. A l'intérieur, l'album de plus de 200 pages offre un contenu diversifié.
Outre les éditos et pages de croquis, il y a plusieurs histoires.
On y trouve évidemment le crossover qui, en version originale, se fait ironiquement appeler Infinitely Secret Crossover Crisis. Cette intégrale est répartie en 4 chapitres, les 2 premiers composant le récit, paru en 2002 aux USA, durant lequel les personnages de Futurama se retrouvent bloqués à l'intérieur du comics des Simpsons. Les 2 chapitres suivants, publiés en 2005, forment la suite de cette histoire et ce sont cette fois les personnages des Simpson qui se retrouvent dans l'univers de Futurama.
A ce crossover s'ajoutent d'autres histoires bonus. Pour commencer, on trouve l'intégralité du véritable épisode des Simpson tel qu'il se serait passé si l'équipe de Futurama n'était pas venue le chambouler. En fin d'album, une autre histoire raconte les délires du policier de Springfield, Chef Wigum, après avoir absorbé un chili hallucinogène.
Et surtout, en bonus dans une pochette accrochée au 3e de couverture de l'album, se trouve le fac-similé du tome 1 du comics des Simpson tel qu'il était apparu en 1993, ce dernier étant composé de 2 histoires indépendantes.
A cela s'ajoutent une vingtaine de pages d'illustrations d'auteurs plus ou moins célèbres mettant en scène les personnages des deux séries. Il s'agit de dessins de bonne qualité et certains valent vraiment le coup d'oeil, d'autant qu'ils sont eux aussi assez humoristiques.
Bref, pour les fans de Futurama et des Simpson, cet album à 20€ contient du tout bon recueilli dans un bel écrin.

Mais est-ce que ces histoires valent le coup ?
Ben oui.
Certes il vaut mieux déjà connaitre assez bien les univers de Futurama et des Simpson et les particularités de leurs personnages. Mais quand c'est le cas, le scénario du crossover est suffisamment bien foutu pour permettre des rencontres et interactions bien sympas. On réalise d'ailleurs au passage à quel point les protagonistes des deux univers s'apparentent et se ressemblent en bien des points. Malgré quelques jeux de mots difficilement traduits, beaucoup de dialogues et de situations sont vraiment drôles et fonctionnent tout à fait en BD. D'autant plus d'ailleurs que le récit se moque à plusieurs reprises du monde des auteurs de comics, de leurs fans et de certains de leurs personnages.
J'ai préféré la première partie de ce crossover que j'ai trouvée plus efficace et mieux amenée que sa suite, même si les nombreux clins d'oeil à des oeuvres de SF et de littérature faits dans cette dernière sont assez amusants.
Les récits des Simpson, hors crossover, sont également de bon niveau, amenant régulièrement le rire ou le sourire.

Certes, ce n'est pas toujours très fin et il ne faut pas être allergique au dessin dans le style de Matt Groening, le même que celui des séries animées. Mais globalement, j'ai pris plaisir à lire cet album et je suis pleinement satisfait de son contenu et de son rapport qualité/prix.

Nom série  Matricule 45000  posté le 19/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis ne porte que sur le premier tome de cette série, seul album que j'ai réussi à me procurer. Mais à vrai dire, j'ai été surpris d'apprendre qu'il en existait un second car le premier forme une histoire vraiment complète dont j'imagine mal une suite qui ne serait pas hors-sujet.

En effet, Matricule 45000 est un pamphlet contre la guerre.
Les auteurs font le choix de présenter celle-ci dans un futur approximatif pour ne pas être confronté aux détails de la réalité, mais j'ai reconnu beaucoup de points communs entre cette guerre d'anticipation et la Guerre d'Algérie.
Le jeune héros, engagé contraint, découvre toutes les horreurs et absurdités de ce type de conflit. L'ambiance merdique voire mortelle dans les rangs de sa propre armée. Le racisme et l'invasion d'un pays étranger. Les massacres de civils et les viols. Les attentats suicide. Les espions. La guérilla. L'aveuglement de l'armée. Et pour finir l'inutilité manifeste du conflit quand il touche à sa fin.
Tous ces thèmes n'ont clairement pas vieilli et ont une forte résonnance avec les campagnes actuelles d'Irak et d'Afghanistan.

L'album, découpé en chapitres, est assez dense.
Le dessin, en noir et blanc, n'est pas foncièrement mauvais. Le graphisme est très teinté années 80. Les personnages ne sont cependant pas toujours terribles, leurs allures étant souvent raides et figées et leurs visages régulièrement déformés et assez laids. Certaines planches indiquent d'ailleurs une préférence de l'auteur pour le travail d'illustration, un peu kitsch soit dit en passant, plutôt que pour la bande dessinée dynamique et fluide. Mais ça se lit néanmoins sans soucis.

Une lecture intéressante, un peu désuette sur la forme mais qui n'a pas vieilli sur le fond.

Pour parler maintenant du second tome, il semble que les auteurs font le choix de réutiliser le même héros et de profiter de l'aspect science-fiction (pourtant peu prononcé dans le premier tome) de son univers pour raconter une histoire un peu plus proche du polar. Le dessin a l'air d'y être devenu un peu moins raide et d'y être désormais en couleurs.
Je n'ai pas d'avis à son sujet puisque je ne l'ai pas lu, mais comme indiqué plus haut, le premier tome se suffit totalement à lui-même donc ne vous en privez pas même si vous ne trouvez pas le second.

Nom série  Yann et Julie  posté le 19/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas été convaincu du tout par cette série jeunesse.

Pourtant le dessin est assez sympa. On reconnait bien le style de Bercovici (Les Femmes en blanc) que j'apprécie moyennement d'ordinaire, mais je le trouve ici assez soigné et plaisant à la lecture.

Mais c'est l'humour de ces histoires courtes qui m'est passé à côté. La série met en scène deux collégiens : Julie, une sympathique rousse assez entreprenante, un peu enquiquineuse, et Yann, un garçon un peu chiant, qui a facilement la grosse tête et qui râle pour un rien. Ils sont amis sans qu'on sache trop bien pourquoi. Et il leur arrive des petites aventures du quotidien, dans la rue, à l'école, à la maison, etc...
L'ennui, c'est que j'ai trouvé ces personnages sans crédibilité aucune dans leurs comportements. Ca n'a presque jamais manqué : à chacune de leurs histoires courtes, il y avait un ou plusieurs moments où je me demandais : "mais pourquoi il ou elle réagit comme ça ? C'est pas logique !". J'ai clairement eu le sentiment que Cortegianni, le scénariste, poussait les évènements et faisait réagir les personnages de telle manière à amener trop artificiellement les possibilités de gags.
Tant et si bien que je voyais à chaque fois le gag lourd arriver avec ses gros sabots et que ça m'a gonflé.

Nom série  Jack Sélère  posté le 18/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si cette série évite la note minimale pour moi, c'es grâce à son dessin.

Et pourtant, à ce dessin, je pourrais lui faire pas mal de reproches. Je trouve un peu pénible la façon dont il singe le style de Franquin par moment. Mais plutôt qu'au style de Franquin, c'est plutôt au style de l'un de ses copieurs, Seron, que celui de Batem s'apparente ici. Cela se retrouve surtout dans la représentation des femmes. Je n'aime donc pas trop les personnages dont les expressions, ici, ont un peu tendance à m'énerver. Mais pour le reste, le dessin est plutôt agréable.

Par contre, je n'ai pas ri ni même souri une seule fois. Je trouve les gags vraiment mauvais. Ils sont ultra prévisibles, tombent complètement à plat et leurs chutes se révèlent répétitives voire même agaçantes à force.
On est très très loin de l'humour du tome 1 de Joe Bar Team.

Nom série  Charlotte Gainsbourg mon amour  posté le 17/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etant un suiveur régulier du blog de Fabrice Tarrin, je n'étais que moyennement attiré par cet album qui en reprend une grande partie des planches. En effet, même si j'avais été relativement intéressé par toute l'histoire que Fabrice y racontait sur son amour de jeunesse impossible pour Charlotte Gainsbourg, ce n'est pas le récit le plus palpitant qu'il ait pu y raconter. Mais j'ai été heureux de découvrir, en lisant pour de bon l'album, qu'il avait fait le choix d'y insérer bien davantage que le seul récit tournant autour de Charlotte Gainsbourg.

L'album contient en effet dans son premier quart une grande partie des planches racontant la jeunesse plus ou moins romancée de Fabrice Tarrin ou de son alter-ego lémurien. Ancedotes de sa petite enfance et mise en scène de plusieurs membres de sa famille, son frère, ses grands-parents mais aussi sa mère et sa secte bizarre dont il parle également dans la série Maki.
Le coeur de l'album raconte ensuite cette histoire autour de Charlotte Gainsbourg, comment il en est tombé virtuellement amoureux étant enfant (ce que je peux bien comprendre car je me souviens avoir été fortement charmé par elle, adolescent, quand je l'avais découverte dans l'Effrontée) et comment il a grandi avec ce sentiment d'amour qui a mis un moment à le lâcher et dont il avait à moitié honte.
Le restant de l'album, pour sa part, présente quelques ancedotes postérieures à ces épisodes de sa vie, une fois Fabrice Tarrin devenu professionnel de la BD et lors de ses participations à quelques festivals.

C'est une lecture plaisante et intéressante par les quelques émotions de jeunesse qu'elle réussit à raviver dans l'esprit du lecteur. Fabrice Tarrin s'y livre en outre de manière assez sincère, pour ce que je peux en juger, et permet de donner vie à cet alter-ego lémurien qu'il s'est créé et dont il raconte les aventures plus ou moins inspirées de ses propres souvenirs dans la série Maki.
Je ne déconseille pas l'achat car l'album, malgré son format réduit, est doté de 124 pages assez denses qui expliquent son prix un peu élevé. A moins que vous préfériez vous contenter de rechercher gratuitement ces planches dans les archives du blog de Fabrice Tarrin...

Nom série  Climax  posté le 16/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est qu'en entamant cette BD que j'ai découvert son lien avec la série des mêmes auteurs Imago Mundi. J'ai eu un léger sentiment d'arnaque. En effet, je n'ai que très moyennement apprécié cette précédente série et je n'imaginais pas qu'il puisse y avoir un rapport avec Climax. En vérité, cette histoire en quatre tomes est purement et simplement la suite de la série Imago Mundi, des tomes 11 à 14 déguisés en nouvelle série.

On y retrouve les personnages que je n'avais pas aimés dans la série mère : les deux héros, jeunes, beaux, ultra-riches et suprêmement intelligents. De vrais super-héros, quoi, dissimulés dans une série aux allures faussement réalistes. Je n'aime pas du tout ce genre de personnages à la Largo Winch, sorte de jet-set à l'américaine de l'héroïsme en bande dessinée. Je trouve ce genre de héros trop faciles et trop pratiques pour un scénariste à la recherche de grand spectacle à peu de frais intellectuels.

Bon, mais passé ce rejet initial, j'ai trouvé le scénario relativement intéressant et divertissant. Il jongle sur la mode écologiste de ces dernières années. Les compagnies pétrolières y sont le mal (du moins en façade) tandis que les jeunes héros sont du côté de l'écologie, de la beauté de la Nature grandiose et de la science au service de la planète.
J'ai été un peu frustré par la narration un peu spécifique qu'a choisi l'auteur. En effet, les tomes 1 à 3 s'entament chacun par le point de vue de l'un des trois protagonistes principaux sur les mêmes évènements et sur ce qu'ils font ensuite séparément et parallèlement. Il faut donc par deux fois attendre la fin de ces sortes de faux flash-backs pour voir l'intrigue de base avancer. Mais il est vrai que chaque récit apporte son lot d'intérêt et de nouveauté à l'intrigue.
Au final, le scénario se révèle assez classique dans le genre mais plutôt bien monté et plaisant à lire. Ce n'est pas le genre de série que j'achèterai car ce n'est pas ma tasse de thé, mais je n'en déconseille pas la lecture qui peut se faire sans avoir lu la série mère Imago Mundi.

Nom série  Dieu en personne  posté le 16/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis un peu déçu par cette bande dessinée dont j'attendais mieux.

J'ai bien aimé l'idée de base qui aurait pu entraîner un développement assez conséquent. Imaginez donc : Dieu qui débarque un jour sur Terre et qui se livre à la merci des hommes, de leurs questions et de leur jugement. Ça tombe bien, j'aurais eu plein de questions à lui poser moi aussi. Hélas, je n'ai pas trouvé dans cet album les réponses que je souhaitais.

Marc-Antoine Mathieu, d'ordinaire assez sobre et peu disert, nous présente en effet ici des planches que j'ai trouvées trop bavardes. Les théologiens, les avocats, les philosophes qui discutent entre eux, qui bavassent même devrais-je dire, qui lancent des théories, qui confrontent leurs idées érudites sur Dieu, sa nature, son oeuvre, son existence ou sa non-existence, j'ai trouvé ça un peu lourd. Pourtant il y a pas mal de bonnes idées dans ces dialogues, ces situations, ces réactions à la présence de Dieu sur Terre. Certaines réflexions, certaines réparties et citations ne manquent vraiment pas d'intelligence et ont titillé mon intellect. Mais le reste du temps, la lecture de planches emplies de tant de dialogues abstraits m'a été assez pénible.

Surtout qu'au final le récit se finit un peu en queue de poisson. J'imagine que tout cela est voulu. L'auteur voulait probablement montrer que, mis face à Dieu, les hommes préféreraient s'entendre parler plutôt que de l'écouter lui. Et il voulait aussi probablement de cette fin ouverte où le lecteur ne sait pas si c'est réellement Dieu qui est descendu sur Terre.
Mais bon, je n'ai pas été bien convaincu et je n'ai pris qu'un faible plaisir à lire cet album.

Nom série  Soirs de Paris  posté le 16/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un recueil d'histoires courtes d'une quinzaine de pages chacune mettant en scène différentes formes de soirées parisiennes : soirée cabaret branché, soirée sélect chez des m'as-tu-vu, soirée en amoureux sous la couette ou encore soirée entre potes quand on veut présenter un célibataire à un autre...
Ces soirées ont pour point commun le décor parisien, ville branchée par excellence et ville des amoureux. Autre point commun : ce seront tous des plans loose.

Le dessin de François Avril est dans un style minimaliste que, de nos jours, on comparerait volontiers à un mélange des graphismes de Stanislas (La Vie de Victor Levallois) et de la paire Dupuy-Berberian (Monsieur Jean) avec qui il a d'ailleurs travaillé quelques temps auparavant.

Les auteurs présentent avec ironie et un léger détachement la vie urbaine et parisienne. Ils relèvent au passage la gageure de mettre en scène l'ensemble sans paroles, avec uniquement quelques dessins pour exprimer les paroles que s'échangent les personnages. La narration n'en pâtit pas, ça se lit très bien quoiqu'un peu vite.
C'est ce dernier point qu'empêche d'en conseiller pour de bon l'achat mais sa lecture est néanmoins sympathique.

Nom série  La Famille  posté le 16/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Quand j'ai vu cette bande-dessinée en super-marché, je n'y ai pas trop cru. Ils ont osé faire une BD sur la base de ces blagues minables ? Mais que peut-il bien y avoir à en tirer pour pouvoir créer une BD ?
Réponse, rien.
Rien qu'un sordide produit commercial qui vient entâcher les bacs de BD qui n'en avaient pas demandé tant.

Le concept est simple : chaque planche met en image une ou deux de ces devinettes tirées par les cheveux qui ne font rire que les élèves d'école primaire.
Le dessin des personnages est dans un style rappelant vaguement celui d'Arthur de Pins (Péchés mignons) en nettement moins maîtrisé et sympathique. Les décors sont plus ou moins vides. Les couleurs sont des aplats informatiques et autres dégradés de couleurs faits à la va-vite.
L'idée est de représenter à chaque fois une situation ou des personnages dans le contexte de la blague. Prenons l'exemple de l'image présentée dans la galerie : Madame Aimoi est politicienne et souhaiterait qu'on vote pour elle. Alors sa fille s'appelle Elise, parce que Elise Aimoi, Elisez-moi, vous avez compris, Elisez-moi, du verbe élire, comme aux elections, parce qu'elle est politicienne, Mme Aimoi, quoi, vous avez compris ?
En tout cas, si vous n'avez pas compris, la BD présente heureusement en bas de page l'indispensable explication de chaque jeu de mot. En bas de la planche sur Elise Aimoi, par exemple, il y a écrit pour que tout le monde comprenne bien : (Elisez-moi !).
Là, j'espère que vous avez compris le niveau de cet ouvrage.

Il serait de bon ton de clore cet avis par une blague bien nulle de Monsieur et Madame mais cette BD ne me donne même pas envie de me casser la tête à trouver quelque chose d'aussi minable.

Nom série  90 Livres Cultes à l'usage des personnes pressées  posté le 15/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais déjà entendu parler de cette idée de résumer des livres ou des films culte en quelques mots sur Twitter ou comme ici en BD. Ca m'intéressait un peu car il y a pas mal de grands classiques de la littérature que je n'ai jamais eu ni le courage ni le temps de lire. En avoir un résumé de la substantifique moelle pour me faire une meilleure idée et peut-être me donner envie de les lire, pourquoi pas ? D'autant plus si je peux rire un peu au passage et m'amuser en lisant le résumé des oeuvres que je connais déjà.
Mais bof...

Cette bande dessinée résume chaque ouvrage en 2 pages comprenant :
- sur la première page le titre, sa date de parution, le nom de l'auteur, sa date de naissance et éventuellement celle de sa mort s'il est décédé
- sur la seconde page, quatre case, la première dédiée de nouveau au titre, et les trois suivantes au résumé de l'histoire avec introduction, développement et conclusion.
Chaque résumé se lit donc en quinze secondes maximum. Et en si peu de temps, croyez-moi que l'auteur n'arrive pas à proposer quelque chose de concret à se mettre sous la dent.

A le lire, on a l'impression que tous les ouvrages du monde sont médiocres et moroses. Il essaie de les tourner en ridicule, de les résumer un peu de travers ou de manière expéditive pour rendre son texte plus drôle, mais ça tombe complètement à plat. On n'apprend quasiment rien sur les ouvrages en question car, quand on ne les connait pas, on ne sait jamais s'il s'est attaché à en décrire un thème complètement annexe ou s'il les a résumés en occultant le plus gros du récit.
Sur l'ensemble du bouquin, il y avait environ un quart des ouvrages abordés dont je ne connaissais rien. Sur ceux-là, lire le résumé proposé m'a paru trop abscons pour en découvrir quoi que ce soit. Inversement, sur ceux que je connaissais, le résumé m'a paru souvent à côté de la plaque et surtout pas drôle. Car c'est bien l'humour que l'auteur recherche dans ses strips et je n'ai pas ri du tout. Il n'y a guère que le résumé de la Bible qui m'a arraché un demi sourire.

Tant et si bien qu'après avoir goûté la première moitié de cet album, je me suis mis à feuilleter plus ou moins vite la suite, simplement curieux de voir quels ouvrages l'auteur allait considérer comme culte et aborder dans sa liste de 90. Et au final, je ne ressors qu'avec une unique satisfaction, que l'auteur m'ait rappelé le titre d'un ouvrage que je souhaitais retrouver depuis quelques temps, à savoir Watership Down...

Nom série  Polo  posté le 15/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Polo, des histoires que mes enfants lisent ou que je leur lis dans le magazine "Les Belles Histoires". Il s'agit d'histoires muettes, assez longues, mettant en scène le gentil Polo dans un univers mi-féérique mi-onirique.
Cela commence toujours dans la petite maison de Polo, dans un arbre sur une île. Polo est amené à sortir et à partir en voyage, à la recherche de quelque chose, pour accompagner une amie ou autres. Il vit alors plein de douces aventures, rencontrant des personnages magiques, ayant à traverser des endroits étonnants, à utiliser des véhicules divers et fantastiques.
C'est joli, c'est mignon et il s'en dégage une agréable poésie. La lecture est réservée aux plus jeunes car c'est quand même très enfantin. Mais elle a l'avantage de leur permettre de le lire par eux-mêmes dès le plus jeune âge car elle est muette et très compréhensible. Une saine lecture qui fait aussi plaisir aux parents.

Nom série  J'ai le cerveau sens dessus dessous  posté le 14/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

J'ai le cerveau sens dessus dessous est un grand et assez bel album cartonné. Ses 116 pages sont très denses car composées en grande majorité de toutes petites cases plutôt bavardes. La lecture de l'album prend donc plusieurs heures, ce qui explique son prix élevé.
Il s'agit d'un album dans la pure veine Comix Underground US. C'est la première bande dessinée complète publiée par son auteur, David Heatley, même s'il avait dessiné la plupart des récits qu'elle contient depuis de nombreuses années et que certains avaient été publiés dans différents magazines.

L'album est composé de 5 chapitres sur les thèmes successifs du sexe, du racisme, de la mère, du père puis de la famille de l'auteur.
Chaque chapitre s'entame par la retranscription en BD de quelques rêves de l'auteur. Puis s'ensuit un ou plusieurs récits autobiographiques ou anecdotiques sur le thème traité.
Pour le premier chapitre sur le sexe, notamment, l'auteur va raconter sans aucun tabou le détail de sa vie sexuelle depuis ses premiers touche-pipi à la maternelle jusqu'à son mariage. Pour le chapitre sur le racisme, il va passer en revue tous les noirs qu'il a cotoyés dans sa vie, qu'il s'agisse d'amis ou de connaissances, et réfléchir au passage à son propre comportement vis-à-vis du racisme. Les trois chapitres suivants, quant à eux, présentent de courts strips ou récits sur ses parents et sa famille, permettant de cerner les personnages et leur relation avec l'auteur.

L'influence de célèbres auteurs du comics underground de ces quinze dernières années est assez manifeste.
J'ai retrouvé l'ambiance un peu glauque et entâchée de culpabilité et de frustration sexuelle de récits tels que Ghost World ou David Boring de Daniel Clowes. Il règne une ambiance également similaire dans le Black hole de Charles Burns.
J'ai retrouvé aussi l'absence de tabou et donc l'exhibition parfois peu ragoutante dont peut faire preuve une oeuvre telle que Peep Show de Joe Matt.
Quant à Chris Ware, j'aime beaucoup ses innovations narratives, notamment dans Jimmy Corrigan, mais je trouve que David Heatley ne lui emprunte ici que le moins intéressant, à savoir sa narration assez spécifique à base de toutes petites cases, de pages très denses et de textes narratifs inutiles tels que "et", "donc", "alors", etc...

J'ai lu J'ai le cerveau sens dessus dessous avec un sentiment de voyeurisme et de lecture honteuse.
J'ai surtout ressenti cela durant le premier chapitre sur le sexe où l'auteur dévoile des détails profondément intimes et souvent sordides. Sa vie sexuelle s'entame dès la maternelle par des jeux sexuels avec ses copains et même une séance homosexuelle qui m'a paru abherrante pour un enfant de 8 ou 9 ans. Il y a un côté largement malsain dans le récit de sa jeunesse sexuelle, sa découverte de la chose et ses nombreuses relations. Cela donne vraiment l'impression que la société puritaine américaine engendre des comportements totalement minables en matière sexuelle et des jeunes gens frustrés et à côté de la plaque en la matière.
J'ai ressenti le même exhibitionnisme et cet état d'esprit déplacé dans le récit sur le racisme. En parlant de tous les noirs qu'il a connus dans sa vie, David Heatley cherche avant tout à définir sa relation avec eux, à vérifier s'il y a un point commun entre eux et à s'assurer s'il est lui-même raciste ou non. On retrouve là la culpabilité des américains blancs envers les noirs et le fait qu'ils en viennent à réfléchir à chacune de leurs pensées en terme de racisme/non racisme, noir/pas noir. Et vous noterez qu'il n'y parle vraiment que des noirs quand il parle de race, les asiatiques ne sont eux pas concernés et donc ignorés.
Les chapitres suivants sont plus classiques, plus simplement autobiographiques et abordant la vie de ses parents et de sa famille par une suite d'anecdotes et de faits rapportés.

Je n'ai pas aimé l'état d'esprit malsain ou spécifiquement américain que je décris ci-dessus. Cela m'a fait ressentir un désagréable malaise sur la majorité de ma lecture. Qui plus est, je me suis aussi clairement ennuyé. L'album est très long et, ne me sentant pas d'affinité avec l'auteur et sa vie, je n'ai guère goûté son désir de s'exhiber aussi ouvertement. Je m'en fichais un peu de sa vie, de sa façon de penser et des détails concernant sa famille.
Et puis il y a le dessin de la majorité des planches que je trouve très laid. Le style est enfantin, ou plutôt adolescent, comme un collégien qui dessine sa première BD. C'est visiblement un choix volontaire de la part de l'auteur qui prouve par quelques exemples de ses peintures ou sur les planches plus soignées (celles représentant ses rêves), qu'il a un bien meilleur coup de pinceau qu'il n'y parait. Mais il n'empêche que ses planches les plus denses sont moches et assez pénibles à lire.

A lire si vous êtes amateurs de comix underground, de Daniel Clowes, Charles Burns, Joe Matt ou éventuellement Chris Ware. Mais pour les autres, j'éviterais à leur place...

Nom série  Jour J  posté le 13/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis sur le premier tome :

Jusqu'au deux tiers du premier tome, je trouvais que l'histoire se tenait bien.

Certes, j'ai tiqué à l'image de ces deux bases lunaires créées dès 1975 (elles sont sensée avoir 4 ans au moment du récit), à peine 6 ans après le premier alunissage. Avec tout le budget qu'on peut imaginer, je vois mal comment ces réalisations excessivement difficiles en terme de logistique et de technologie auraient pu être achevées.
Mais pour le reste, je trouvais l'idée intéressante. Intrigué par le mystère de ce qu'il se passait sur la Lune entre ces astronautes et ces cosmonautes, j'ai trouvé que c'était assez plausible et plutôt bien trouvé. En outre, le dessin est plaisant et de bonne qualité.

Tout aurait bien été sans la réaction du militaire américain sur la fin, réaction que j'ai trouvée caricaturalement exagérée. J'ai du mal à penser qu'un soldat puisse être endoctriné au point de devenir aussi stupide et violent alors même qu'il est sans ordre et sans la pression de l'armée sur son dos.
Ce qu'il se passe à cause de lui a partiellement gâché ma lecture car j'ai trouvé les ficelles un peu grosses à ce moment là. De même, j'ai trouvé la toute fin trop facile, trop "tout est bien qui finit bien" sans que rien vienne vraiment expliquer comment les personnages se débrouillent pour s'en sortir aussi bien.
Et il y a aussi cette double page vers la fin de l'album, celle avec les présidents des USA et d'URSS, qui aligne les clins d'oeil : Watchmen, Space Marines, Thunderbirds, Star Wars... Un clin d'oeil unique m'aurait amusé mais autant d'un seul coup jusqu'au tableau représentant l'Etoile Noire en approche de la base rebelle, ça m'a donné l'impression que le récit tournait soudainement à la farce. Dommage...

Mais bon, j'ai quand même aimé l'originalité et la certaine audace de ce scénario qui sort un peu des chemins battus. J'ai trouvé ma lecture divertissante même si, à cause de ses quelques grosses ficelles, je n'en garderai pas un grand souvenir.

Avis sur le cinquième tome :

Je n'avais pas été trop convaincu par ma première lecture de cette série. Ce deuxième essai me convainc encore moins. Globalement, l'histoire de cet album n'est pas inintéressante, pas trop mal foutue et bien dessinée. Mais j'en suis ressorti avec un sentiment de circonspection. Quel intérêt ? Quel est le message des auteurs et pourquoi ont-ils fait le choix de raconter une telle histoire ? OK l'histoire autour de Nixon et Kennedy est un peu modifiée mais ça nous mène où ? Et quel intérêt à construire un tel background pour le personnage principal pour au final le lâcher dans la nature.
J'ai simplement trouvé cette lecture vaine et très vite oubliée.

Nom série  Tralaland  posté le 13/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a quelques bonnes tranches de rigolade dans cette BD. Elle s'adresse en théorie à la jeunesse, mais un adulte la lira avec grand plaisir.

Tralaland, c'est un univers loufoque dans lequel est plongé un sympathique gamin. Les personnages qu'il y rencontre sont tous délirants mais également très attachants. Les situations sont variées et originales, toutes dotées d'une logique bien absurde comme il faut. A cela s'ajoute des dialogues à base de tics de langage familier avec force "bah ouais", "ah mais ouiii", "ah bon ?", "bah heu... oui quoi", "wéééé !" qui ajoutent grandement à la bonhommie et à l'humour de l'ensemble. Et puis il y a le dessin de Libon et les bouilles excellentes qu'il donne à ses personnages qui s'en révèlent d'autant plus drôles et attachants.

L'album est structuré en histoires courtes se suivant plus ou moins. Les scénarios de chacune sont variés et partent parfois dans tous les sens. C'est rafraichissant et souvent hilarant.
Un vrai plaisir de lecture.

Nom série  Pas de crotte pour moi  posté le 12/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si le sujet de base de cette BD est original et légèrement provocateur, et même si cet album se lit bien, son contenu se révèle un peu léger et trop vain. On va suivre 3 copains scarabées bousiers dans un petit voyage à travers la prairie où ils rencontreront quelques autres animaux, verront ce qu'ils mangent mais n'arriveront pas à trouver le fameux chocolat qu'ils aimeraient tant goûter.
Un peu d'humour mais rien de très drôle. Un dessin de De Thuin que je trouve trop simpliste même si relativement efficace. Et une histoire qui se finit vite sans marquer la mémoire.
Cela convient comme un divertissement pour enfant mais je doute que cela les séduise vraiment et qu'ils demandent à le relire un jour.

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