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Nom série
Inner City Blues
posté le
18/08/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J'ai découvert cette série par le biais de l'intégrale à petit prix qui vient de sortir et j'ai été véritablement séduit.
Je connaissais déjà bien l'oeuvre de Brüno et j'apprécie son dessin qui m'avait charmé lors de ma lecture de Nemo. A la fois simple et naïf, et pourtant très personnel, stylé et esthétique.
Ensemble, avec Fatima Ammari-B, ils arrivent à redonner vie de très chouette manière à la société urbaine des années 70, teintée d'ambiance afro-américaine, de musiques planantes, de pantalons "pattes d'eph" et de décors design pop aux couleurs volontiers orange et marron. Wouhou, cool man, get funky ! Le récit et les décors sont bourrés de petites références, parfois humoristiques, parfois un peu anachroniques, et le tout est vraiment plein de vie.
L'intrigue pour sa part fait la part belle au polar de gangsters, avec magouilles et corporations maffieuses. Chaque tome fait le choix, toujours agréable quand il est bien mené comme c'est le cas ici, de présenter le même récit sous trois points de vue différents permettant à chaque fois de comprendre un peu mieux tous les détails de l'histoire. Il n'y a aucune redite et on suit des personnages différents dans des contextes bien différents. Tout s'imbrique parfaitement et permet une très bonne conclusion.
Du beau boulot tant graphiquement parlant qu'au niveau de l'histoire, avec en plus l'avantage de mettre en scène une atmosphère d'époque particulièrement réussie et assez amusante en même temps.
Je n'ai qu'un regret, c'est de ne pas avoir pu suivre davantage les aventures des frères Brown du tome 1. |
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Nom série
Amères saisons
posté le
17/08/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Cette BD n'est pas drôle. Elle raconte avec sincérité la déchéance alcoolique de son auteur au début des années 80. Le sujet est sérieux et raconté sans concession.
Cette lecture est intéressante. Elle ne m'a pas permis de comprendre vraiment la psychologie du héros, de comprendre son alcoolisme ni son choix de tout quitter et de vivre dans la rue. Mais par le biais de son histoire, j'ai été témoin de ce qu'il a vécu, témoin de ses tentatives de s'en sortir et de comment il replongeait aussitôt après, témoin de la force quasi inéluctable de l'alcoolisme qui ne lâche pas sa proie et fait agir les hommes à l'inverse de leurs propres intérêts. J'ai pu aussi découvrir une portion de la vie dans la rue, SDF ou clochard, voir un peu à quoi ça ressemblait de cotoyer ces gens qui sont parfois là par choix de vie, des marginaux, le héros étant lui-même un marginal parmi ces marginaux.
Cette lecture n'est pas passionnante mais elle est intéressante et instrutive. Ces évènements se sont passés il y a plus de 20 ans et il est étonnant d'imaginer l'auteur de la BD les avoir réellement vécus. On imagine le chemin fait depuis l'époque, le fait qu'il ait appris entretemps à dessiner des BDs chose qu'il réalise avec un certain succès car le dessin est de bonne qualité et la narration tout à fait fluide. Je ne me suis pas ennuyé alors que le sujet est quand même assez noir et les évènements parfois un peu répétitifs.
Cet album m'a permis d'apprendre pas mal de choses et de découvrir ce à quoi peut mener l'alcoolisme chez un homme qui a toutes les allures du citoyen respectable et même plutôt intelligent à première vue. |
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Du début à la fin de ma lecture, je me suis dit que c'était bien le genre d'album dont je ne conseillerai pas l'achat.
A cause du dessin, tout d'abord. Epuré, assez géométrique et presque naïf, il est très personnel. Mais l'originalité ne fait pas la beauté et je ne l'ai guère apprécié. Je trouve les planches trop vides.
Cet album est une oeuvre de poésie. Il ne s'y passe que peu de choses hormis le fait de suivre l'image de caravaniers qui traversent le désert et d'un jeune ingénu qui les accompagne et qui est le narrateur du récit. Les 160 pages de l'album ne sont composés que de moments contemplatifs associés à des textes narratifs parfois abscons, au caractère lyrique et poétique affirmé.
Mon caractère est tel que j'apprécie grandement les balades solitaires, le désert est beauté pour moi et j'aime à laisser mon esprit vagabonder. Dans ce sens, j'aurais facilement pu être touché et me laisser emporter par l'ambiance de cette caravane, de ses campements sous les étoiles et du cheminement silencieux entre les dunes et les rocailles. Mais je n'ai pas su capter ni être transporté par l'atmosphère de cette BD. Sa narration est un peu trop lourde, trop présente. Les phrases poétiques y sont souvent trop alambiquées, un peu pénibles à lire car il faut parfois les déchiffrer pour en comprendre le sens. Et le dessin n'arrive pas à se suffire à lui-même.
Malgré ces reproches, il y a de bonnes choses dans cet album. La première est son originalité. C'est un hommage rendu au désert, aux hommes qui le traversent, et à tous les symboles et métaphores que cela entraine forcément. Il fallait oser produire une BD aussi longue où il ne se passe presque rien. Et puis dans l'ensemble, il y a quand même plusieurs moments de beauté dans les instants, les récits et les phrases poétiques. Je retiens par exemple cette image de la caravane qui forme une chaine de vie serpentant dans le désert et, après le dernier homme du convoi, il n'y a plus que le néant et l'absence qui se referme derrière lui. Métaphore à mes yeux de la vie, de la brève traversée de l'homme dans le temps et du néant qui fait suite à sa mort.
C'est souvent joli, mais comment échapper à la beauté quand le thème est celui du désert et du vagabondage de l'esprit dans cet espace ouvert et noble.
Malgré ces jolis passages, cette BD ne me satisfait pas. Il y avait matière à faire bien mieux à mon sens, avec un dessin plus abouti, moins simple, et une narration un peu moins ennuyeuse et répétitive. |
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Nom série
Zèbre
posté le
14/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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David B. a décidément un univers bien à lui, un univers empreint de fantasy urbaine, de folklore du 19e siècle ou du début 20e. Il s'en sert pour créer des récits à la frontière du fantastique, se passant le plus souvent dans une décor de faubourgs parisiens fantasmés.
J'aime l'originalité de cet univers et des récits qui en découlent.
C'est encore le cas ici avec Zèbre. Ce dernier est un personnage mi-magicien mi-charlatan. L'album se divise en histoires courtes où il est amené à chaque fois dans de nouvelles situations, de nouvelles magouilles pleines d'imagination.
Le tout est servi par le dessin lui aussi bien personnel de David B., un dessin au style légèrement naïf. J'aime ce dessin et son contraste noir et blanc. Je le trouve cependant souvent assez confus.
C'est un peu aussi ce que je reproche à ces histoires courtes. Elles sont un peu confuses. Mais surtout, je trouve qu'elles manquent de rythme et d'accroche. Aussi originales soient-elles, je ne les ai pas trouvées passionnantes et j'ai décroché à plusieurs passages. Je n'ai pas été complètement séduit. |
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Nom série
Zhong Guo
posté le
13/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Pas très convaincant. Je n'aime pas trop ces histoires d'espionnages avec trahisons à répétitions où on ne sait jamais qui joue quel jeu et pour le compte de qui. Quand à cela s'ajoute des clones, des souvenirs trafiqués et des programmes mentaux, l'embrouille devient telle que le scénariste a les mains libres pour toutes les facilités qui l'arrangent. Et moi ça me dérange. Ou en tout cas, ça n'arrive pas à m'enthousiasmer.
Alors certes, comme toujours avec Hermann, le dessin est très maîtrisé. Il n'y a que les voitures qui ne me plaisent pas ! Quel intérêt d'imaginer des voitures anti-gravité ? Ce n'est pas crédible. Et leur design tout lisse est moche.
J'ai par contre bien apprécié la Chine futuriste imaginée là, très moderne mais toujours manipulée par un omniprésent Parti communiste.
Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé l'ensemble trop confus, trop facile et pas assez crédible à bien des moments. |
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Nom série
Coyote Bill
posté le
12/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je découvre seulement aujourd'hui cette BD. Je me demande qui était le public visé par les auteurs de Nabuchodinosaure avec cette série assez délirante. En effet, l'humour est parfois assez enfantin, et en même temps les gags sexuels et plus adultes sont nombreux.
J'ai cru avoir une bonne surprise en entamant la lecture des deux ou trois premières pages. En effet, j'ai trouvé le dessin de qualité. Souple et rond comme un dessin jeunesse, mais en même temps soigné et détaillé. Les couleurs aussi sont bonnes.
En outre, les quelques premiers gags m'ont un peu surpris et plutôt fait rire.
Mais très vite, le délire et les gags deviennent lourdingues, vraiment lourdingues. Le sourire a rapidement quitté mon visage et je me suis mis à m'ennuyer. Les enquêtes ne sont évidemment que des prétextes mais l'humour à qui elles laissent la part belle ne m'a plus fait rire. Ca manque vraiment de finesse. |
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Nom série
La Veuve blanche
posté le
11/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Le graphisme et le style des récits de Paul Gillon me font toujours penser à certains médiocres téléfilms français ou italiens de seconde partie de soirée : des personnages superficiels, un peu d'action et une grosse dose d'érotisme aguicheur. Parfois c'est accrocheur, mais dans le cas présent, c'est plutôt mauvais.
L'intrigue est bizarre. Elle manque complètement de crédibilité et comme, à la fin, elle ne trouve pas d'explication, elle m'apparait vraiment gratuite. Le comportement mystérieux de cette Valérie se révèle incompréhensible. Un destin capricieux ? Bof.
J'ai détesté la facilité scénaristique avec laquelle les gens tombent tous sous son charme. En parlant des personnages, ils sont plus caricaturaux les uns que les autres, c'en est parfois ridicule comme en ce qui concerne ces maffieux italiens. Et puis, c'est quoi cette construction de scénario avec un type qui mène sa grosse enquête (sans qu'on sache trop pourquoi) pendant les 4/5e de l'album puis on l'oublie complètement sur le dernier 5e pour mettre en scène un autre gars qui n'a rien à voir. Et pouf, ça se termine comme ça, sans explication. Juste la touche dramatique finale, toujours aussi gratuite et facile.
Bref, il y a des choses qui se tiennent dans cette BD. Ca se laisse lire si on n'est pas allergique aux passages racoleurs. Mais l'intrigue est médiocre, construite avec trop de facilités, et pourra très facilement décevoir son lecteur. |
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L'Île des téméraires raconte un épisode historique méconnu de la seconde guerre mondiale. Tout le monde a entendu parler des kamikazes, ces pilotes d'avions suicide. Mais bien peu savaient que le Japon avait tenté la même chose avec des torpilles pilotées par des volontaires prêts à donner leur vie pour faire exploser les navires ennemis.
Ce manga très adulte nous présente certains de ces volontaires, engagés alors même qu'ils ignoraient tout des kaiten, ces engins suicide. Le héros est confronté à cette dure décision qu'il a pris sans savoir. Il s'interroge sur sa motivation, sur la situation, mais aussi sur ce qui a amené certains hommes, deux ingénieurs dont l'un qu'il va être amené à côtoyer, à créer ces torpilles suicide en sachant leur but réel et en se sachant eux-mêmes volontaires pour en être les futurs pilotes.
Tout un album sur le thème du don de soi, de l'abandon de sa propre vie au profit d'une question supérieure, dans le cas présent la nation japonaise. Une ambiance psychologique bien spécifique au Japon de cette époque.
Ce manga est bien raconté et servi par un dessin typiquement Seinen de qualité. Le récit est intéressant et instructif.
Je suis cependant frustré pour plusieurs raisons. La première est le fait que les émotions peinent à passer en ce qui me concerne, le côté tragique et fort de la situation de ces volontaires n'arrivant hélas pas tellement à me toucher tel qu'il est présenté ici. La seconde est l'aspect assez court de ce one-shot et la fin un peu abrupte qui me laisse encore assez interrogatif. Et pour finir, je suis déçu qu'aucun texte accompagnatif ou aucun épilogue n'explique la suite des évènements concernant ces kaiten dont on ne sait finalement pas du tout avec ce manga s'ils ont jamais vraiment servi et pour quel résultat. Dommage. |
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Je découvre encore davantage Daredevil, cette fois par le biais de l'intégrale des récits scénarisés par Frank Miller (et en majorité dessinés par lui aussi). Je n'accroche toujours pas véritablement au personnage mais ces aventures sont assez prenantes et divertissantes.
Frank Miller apporte à l'univers Marvel son style personnel assez sombre, adulte, qui s'accommode bien de son dessin sec et assez anguleux. Ces récits ont cependant été publiés dans des magazines plutôt destinés aux adolescents au début des années 80, et ils ne sont donc pas exempts de quelques légèretés et quelques facilités dont faisaient preuve beaucoup d'histoires de super-héros à l'époque. Certains scénarios semblent racontés en quatrième vitesse pour tenir dans le faible nombre de pages qui leur est imparti.
Mais d'autres récits sont nettement plus intéressants, leur intrigue s'étirant sur plusieurs épisodes. Cela concerne bien évidemment Elektra le plus souvent. A ce titre, j'ai été heureux de pouvoir découvrir sa relation avec Daredevil puis sa première mort (j'ai toujours trouvé ça minable chez Marvel de s'amuser à tuer des personnages pour évidemment toujours les ressusciter quelques mois ou années plus tard). A ce propos, j'ai été surpris de la rapidité du meurtre d'Elektra. La scène puis sa mort dans les bras de Matt Murdock se déroule en quelques pages à peine, indiquant semble-t-il que l'évènement avait nettement moins d'importance aux yeux de Frank Miller que celle qu'il prendra par la suite face aux réactions des fans. Intéressant.
Dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié ma lecture sans être jamais totalement captivé ni sous le charme. Quand je lisais un tome de l'intégrale, je n'avais pas tellement envie de lâcher ma lecture, mais quand il s'agissait de s'y remettre je n'étais pas plus motivé que ça. Un bon divertissement, quoi. Mais je reste finalement assez peu amateur de Daredevil et de son univers. |
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Cette bande dessinée ne manque clairement ni d'originalité ni d'ambition, surtout pour l'époque de sa parution.
Will Eisner part du postulat d'un signal manifestement extra-terrestre capté par un radiotélescope américain pour développer une complexe histoire sur les conséquences mondiales et très humaines de cet évènement. Le contexte est celui de la fin des années 70, en pleine guerre froide et à la sortie du mandat de Nixon donc à une époque où les USA tiennent fortement et sans détour à garder leur hégémonie mondiale. Ce décor géopolitique empli d'espions de tout poil parait un peu vieillot de nos jours mais il ne manque pas d'intérêt, d'autant qu'il est abordé avec objectivité, désillusion et une pointe de causticité par Eisner.
Le dessin est impressionnant, comme toujours avec Eisner. Son trait est souple, dynamique et clair. La liberté et la maîtrise de sa mise en page sont épatantes. Ce style parait indémodable.
Un tel scénario aurait dû me captiver. Malheureusement, j'ai en partie succombé à sa complexité. J'ai en effet eu l'impression d'observer un arbre dont le branchage se ramifiait de plus en plus au fil des pages, chaque branche amenant de nouveaux personnages, de nouvelles sous-intrigues et de nouvelles possibilités. Ces ramifications se croisent, s'entrecroisent, me faisant perdre un peu le fil à certains moments. Il devient en effet compliqué de comprendre et se souvenir des motivations de chacun.
Du coup, certains passages essentiels me paraissent un peu incohérents. Pourquoi chercher à atteindre au plus vite une planète déjà habitée comme si l'atteindre permettait de la conquérir ? Quel est le véritable but de la Multinationale ? Qu'a-t-elle à gagner à ses énormes et coûteuses machinations ? Quel est le but du héros finalement et pourquoi empêche-t-il tout départ de fusée en pensant qu'ils impliqueraient une guerre mondiale ? Quel est le véritable avantage d'envoyer ces mutants végétaux dans l'espace ?
Ce sont ces petites complexités pourtant essentielles dans le récit qui m'ont empêché d'être complètement pris dans l'histoire (sans parler des quelques incohérences scientifiques comme le fait qu'en 1977, un scientifique puisse affirmer en quelques secondes qu'un signal provienne d'une planète de la taille de la Lune dans un système situé à 6 années lumière de la Terre, ou encore qu'une fusée puisse atteindre cette dernière en seulement 10 années). Trop de ramifications et de personnages, cela m'a un peu fatigué. J'aurais aimé que l'auteur se focalise sur une trame principale pour son récit. Et évidemment, ma curiosité est frustrée de ne pas avoir pu découvrir à quoi ressemblait cette probable civilisation extra-terrestre.
Du coup, même si cet album est gros et dense, je trouve son prix (neuf) un peu élevé par rapport au plaisir que j'ai éprouvé à sa lecture. |
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Je n'arrive pas à mettre la note minimale à cette BD car je reste toujours curieux de voir jusqu'où l'imagination débridée de Carali va l'emmener. Malgré le côté récurrent des gags sexuels très trash, Carali réussit malgré tout à être relativement varié.
Mais malgré cela, j'ai trouvé cet album très médiocre. Carali utilise vraiment ses BDs comme des sortes de défouloirs psychanalytiques, étalant des fantasmes bizarres, trash et violents. L'ennui, c'est qu'ici ils ne sont vraiment pas drôles, contrairement à l'album Quand est-ce qu'on baise ? où j'avais rigolé quelques fois.
En outre, la majorité des gags utilisent le personnage d'Aimé que je trouve très désagréable : violent, agressif, égocentrique, pénible.
Quand à cela s'ajoute un dessin plutôt moche, ce n'est clairement pas un album que je conseillerais pour découvrir Carali. |
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Nom série
Zeppelin
posté le
05/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Voilà des histoires courtes de SF comme celles qui ont fait la gloire de Métal Hurlant dans les années 80. Mais celles-ci sont vraiment médiocres.
Le dessin est correct mais les scénarios sont clichés, déjà vus. Un peu noirs, pessimistes et mystérieux comme c'était la mode à l'époque, les chutes tombent vraiment à plat et sont sans aucune originalité pour peu qu'on ait lu un peu de récits SF auparavant.
Vraiment bof... |
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Nom série
Rebel
posté le
05/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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J'ai rigolé à bien des moments à la lecture de cette BD tant elle a des aspects amateurs par moment, des aspects qui se rapprochent d'une BD d'adolescent trop influencé qui se prend un peu au sérieux. Les influences ici sont très évidemment cinématographiques : Mad Max et New York 1997. Mais le résultat est globalement risible.
Les dessins sont souvent mauvais. Je me souviens d'une planche où je me suis demandé si les personnages que je voyais étaient des êtres humains ou des mannequins de supermarché.
Le design est très kitsch, complètement pompé de Mad Max et assimilé, avec des couleurs pétantes en bonus.
Le background n'est pas très crédible. La société humaine a subi une guerre civile et a des allures post-apocalyptiques. Mais ça n'empêche pas les gangs de voyous d'avoir des véhicules designés à la perfection en usine pour leurs combats.
Et ce sont surtout les dialogues qui m'ont fait rire. Narration grandiloquente et ridicule. Traduction française inappropriée : parler d'explosions dignes d'un 14 juillet ou du service public et d'EDF dans un New-York post-apocalyptique, ça fait aussi bizarre que de voir Wolverine éructer des "Crénom' d'boudiou de peuchère !".
Malgré ces reproches, j'ai trouvé quand même une certaine âme, une certaine sincérité dans ce récit. On sent que l'auteur y a mis un peu son coeur et, malgré le côté ridiculement cliché du héros, on finit par s'y attacher un peu. C'est kitsch, assez nul, mais pas si désagréable au final. |
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Nom série
Ice Haven
posté le
04/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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J'ai décidément bien du mal à apprécier les oeuvres de Daniel Clowes.
Et pourtant, j'ai aimé la forme de celle-ci. Sa structure en histoires courtes façon comic strips a séduit mon âme de collectionneur de BD. Le dessin clair et contrasté à l'ancienne me plait aussi, même si les visages perpétuellement mornes des personnages me lassent rapidement. Et le tout au format à l'italienne constitue un bel ouvrage.
Mais l'histoire ne m'a guère captivé. Qu'y ai-je trouvé d'intéressant ? L'ambiance morose, presque insupportable, d'une ville paumée dont le lecteur et les habitants semblent vouloir s'échapper, englués dans la monotonie. Comme dans Ghost World et David Boring, Daniel Clowes arrive à faire ressentir de manière assez réussie le malaise et le mal-être des personnages.
Mais à part ça, c'est chiant. Le fil rouge de l'enlèvement du gamin ne mène nulle part. Les personnages sont tous aussi désagréables les uns que les autres. Ils sont hypocrites, misanthropes, égocentriques, frustrés, et n'arrivent pas à communiquer. C'en est pénible.
La forme est bonne, l'ambiance recherchée est atteinte, mais... et après ? |
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Nom série
Correspondances
posté le
03/08/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'ai trouvé cet album collectif assez original. Original en effet car sur le thème du métro Toulousain, je craignais des histoires nettement moins originales, comme on en voit souvent sur des collectifs dont on sent les auteurs un peu restreints par le thème.
Cet album comporte 3 histoires, et sur les deux premières au moins, je me suis interrogé pendant un moment sur le rapport avec le métro avant de constater qu'effectivement, ce dernier s'incluait bien dans le récit.
J'ai beaucoup aimé ces deux premiers récits. Autant le dessin de Tripp m'a franchement plu, autant le dessin de Cabanes, comme très souvent avec lui, m'a épaté. J'ai trouvé ça très beau.
La première histoire est un peu une fable à morale sur un homme qui fuit sa propre réussite sociale pour se retrouver au milieu de la nature au coeur d'un parc toulousain. Joli.
La seconde est dans la lignée de la série Dans les villages, reprenant les deux jeunes héros de la série phare de Cabanes dans une histoire à l'ambiance aussi folle que cette dernière. Amusant, dépaysant et superbe visuellement.
Je connaissais déjà la troisième histoire, de J-C Denis et Dupuy/Berberian, car c'est elle qui a formé par la suite l'introduction de l'album Un peu avant la fortune. Même si elle est assez amusante, je l'ai trouvée un cran nettement en dessous des deux premières. Le dessin n'est vraiment pas du même niveau, trop simplifié en comparaison des deux premiers auteurs, et surtout l'ambiance n'a plus du tout la même poésie, la même originalité.
C'est néanmoins un collectif que je trouve de bon niveau avec deux très bonnes histoires et une correcte. |
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Ce manga est un shojo pur jus mais il a le triple avantage de se lire agréablement, de ne pas être trop mièvre et de se terminer en deux tomes seulement.
Le dessin est sobre. Pas d'abondance de visages super-déformés, une utilisation mesurée d'étoiles, plumes et autres feuilles mortes en arrière plan. Le trait est simple, sans fioriture, les décors vides sans que cela soit trop gênant.
Le récit s'annonce assez nunuche au premier abord, avec une jolie jeune fille qui tombe amoureuse de son beau jeune professeur, mais le déroulement n'est pas idiot et finalement assez sympathique à lire même pour un lecteur adulte. La narration est claire, sans cet aspect fouillis dont font preuve beaucoup de mauvais shojo. Le ton est fleur bleue mais sans tomber dans le gnangnan. Et il y a quelques sujets intéressants qui sont abordés comme la relation entre un élève et son professeur qui ont presque le même âge ou le harcèlement à l'école ou dans la rue.
C'est frais, romantique, raconté avec sobriété, c'est un shojo qui plaira aux adolescentes et qui se laisse lire pour les autres. |
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Nom série
Les Foot Furieux
posté le
01/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je n'ai pas aimé cette série d'humour. Outre le fait que je ne la trouve pas drôle, je lui trouve une sale ambiance. Une ambiance qui reflète peut-être la mauvaise ambiance du foot pro. Car de pros, il en est question ici, des entraineurs qui gueulent, des directeurs qui virent, des joueurs qui s'engueulent et se marchent sur les pieds, des supporteurs souvent brutaux... Ca donne pas envie.
Concernant le dessin, vous connaissez peut-être le style de Gürsel car il a dessiné quelques images humoristiques qui circulent sur le net (dont la plupart sont regroupées dans la BD Sea sex and sun. C'est un trait franco-belge assez typique, pas mauvais même si je n'accroche pas.
Le problème essentiel, c'est que je trouve les gags vraiment mauvais. En moyenne, j'ai dû rire une fois par album, et encore guère plus qu'un sourire. Les autres fois, les chutes tombent complètement à plat, prévisibles ou simplement lourdingues. Quand en outre je n'aime pas l'ambiance, comme dit plus haut, je ne prends pas de plaisir à la lecture de cette bande dessinée.
Si je ne mets pas la note minimale c'est parce que ça reste lisible, les gags, malgré quelques répétitions, sont relativement variés, et bon... mon rejet de cette BD vient peut-être aussi de mon rejet du foot en lui-même. |
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Nom série
Toile Cirée
posté le
01/08/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Tiens ? Je suis surpris des avis très négatifs ci-dessous. Pour ma part, même si cette BD n'a rien d'un indispensable, j'ai trouvé sa lecture divertissante.
J'ai apprécié 2 choses en elle : le fait qu'elle ne se prend pas au sérieux d'une part, et la qualité de ses dialogues d'autre part. Il y a pas mal de bons mots dans les textes de cette BD et je les ai appréciés même si les discussions entre personnages en ressortent souvent assez artificielles. Mais comme le reste, je pense que l'auteur ne s'en soucie guère car toute son histoire n'est pas bien sérieuse et il en joue.
Ca commence comme une banale enquête, un récit un peu cliché pas très enthousiasmant. Mais dès l'apparition de l'usine de toiles cirées, on se dit que les choses ne sont pas communes. Et effectivement, la fin est assez surprenante et délirante. J'ai trouvé ça amusant.
Il ne faut pas chercher dans cet album une enquête policière complexe et rondement ficelée. C'est un récit un peu absurde, légèrement déjanté, qui joue des classiques et se moque de lui-même. Sympathique. |
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Nom série
Cimes
posté le
01/08/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Curieux au départ, j'ai été dépité par l'aspect abscons de cette bande dessinée muette. A vrai dire, en préjugeant totalement, j'ai l'impression de voir ici le travail d'un étudiant sortant des Beaux-Arts décidé à produire une oeuvre concept au message sibyllin où seuls comptent l'atmosphère et l'univers graphique.
C'est vrai que le dessin est intéressant. Réalisées au crayon très gras pour un résultat s'apparentant à du fusain mouillé, chaque case doit se laisser déchiffrer en une demi-seconde, ce qui n'arrange pas trop la fluidité de la lecture. Mais une fois ce rapide travail mental effectué, on réalise qu'en quelques ombres, quelques taches, l'auteur arrive à représenter des paysages, des personnages et des visages finalement assez soignés. Je ne suis pas fan, l'aspect d'ensemble est trop brouillon et "sale" pour me plaire, mais il y a là de la technique et une certaine réussite.
Quant au scénario... il est abstrait. C'est l'histoire d'un village perdu dans les montagnes, de son église, de ses habitants et d'une fanfare étrange qui semble mener peu à peu chaque villageois au bord d'une falaise d'où ils se jettent et vont finir par nourrir les vautours.
Et ?
Et ça se termine assez abruptement sans apporter la moindre explication. Il doit y avoir un message qui m'a échappé ou alors il suffit de se laisser porter. Mais je n'ai tout simplement pas réussi à apprécier, ni l'ambiance ni l'éventuelle idée.
Je me suis ennuyé, à la recherche de quelque chose que cette oeuvre ne cherchait probablement pas à m'offrir.
Pas ma came... |
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Nom série
Puddingham Palace
posté le
31/07/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Découvrant directement cette série en album et non pas dans le journal Spirou, j'ai mis un certain temps à en comprendre le concept, comprendre pourquoi cette famille royale côtoyait autant d'animaux. Donc leurs sujets sont des animaux, c'est bien ça ? Ce qui permet derrière d'aligner les uns après les autres tous les gags qui passent par la tête du scénariste concernant les animaux, leur donnant autant que possible des comportements humanisés, et leurs rapports avec les humains.
Le dessin est dans une veine humoristique à gros-nez très classique, presque déjà vue. Il n'est cependant pas désagréable à lire.
Cependant, les gags sont vraiment poussifs. Il n'y en a pas un que je n'ai pas senti très lourdement amené et artificiel. Je ne peux pas affirmer qu'ils soient vraiment prévisibles, mais ils sont ficelés avec une telle lourdeur qu'ils en sont un peu pénibles, et en tout cas vraiment pas drôles. Et les personnages ne sont guère attachants non plus.
Bien dommage pour une série d'humour. |
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