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Nom série  L'Aventure de l'Homme-Chien  posté le 18/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manhwa est bien particulier. Il fait la part belle à l'absurde et à un humour loufoque.

En effet, il met en scène un minable qui, comme il n'arrive à rien dans la vie, décide de devenir un chien aussi vrai que possible pour devenir chien-policier donc, selon lui, un fonctionnaire à la vie facile. Et ça marche... Bientôt tout le monde voit en lui un chien, même la majorité des autres chiens.
C'est le début d'une histoire déjantée qui part un peu dans tous les sens mélangeant histoire de divorce truqué, reportage télé et espions nord-coréens.

C'est loufoque, parfois amusant, pas si mal foutu mais bon, je n'ai pas tellement été passionné. Ce n'est pas un humour qui arrive vraiment à me toucher et je me suis parfois un petit peu ennuyé.

Nom série  We are the Night  posté le 18/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
We are the night est un polar multiple, un récit a la manière de certains films ou séries américaines qui mélange plusieurs sous-intrigues a priori indépendantes mais qui se révèlent plus ou moins liées par les personnages ou par la façon dont les actions s'entrecroisent.

J'avoue m'y être un peu perdu au départ car le dessin n'aide pas toujours à différencier certains personnages mais aussi parce qu'on saute régulièrement d'une intrigue a une autre. De même, je n'ai pas trop apprécié le côté noir de la majorité de ces intrigues qui donnent de Lyon une image de ville carrément glauque par moment. On y sent une influence américaine là encore avec des tueurs et des flingues un peu partout, au mépris du réalisme notamment sur la fin du second tome surtout avec la jeune vendeuse de vêtements.

Malgré ce manque de vraisemblance et le côté artificiel des intrigues, je me suis quand même laissé prendre par ce récit rythmé et divertissant. C'est une lecture prenante qui fait bien passer le temps comme un film noir et moderne pas mal foutu.

Nom série  Brigitte et la perle cachée  posté le 18/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aisha franz, l'auteure de cette BD, a fait l'Ecole Supérieure d'Art et de Design de Kassel. Elle devrait donc théoriquement savoir dessiner. Alors je ne comprends pas sa démarche, la même que celle d'autres auteurs un peu underground, de dessiner aussi... Mal.
C'est un dessin volontairement enfantin. Je me souviens, quand j’étais en début de collège, j'avais dessiné moi-même des BDs avec aussi des personnages animaliers et mon trait ressemblait fortement a celui de cet ouvrage. On ne reconnait vaguement l’expérience de la dessinatrice que dans les expressions parfois bien réussies des visages, dans certaines courbes maîtrisées et dans certains rares effets de lumière. Mais à part ça, le graphisme de cette BD m'a franchement rebuté en début de lecture même si j'ai fini par m'y faire.

Le récit, lui, est une histoire à la James Bond avec des agents secrets adeptes de l'infiltration et de l'action musclée et un méchant assez détestable.
L’originalité tient dans l’héroïne qui est une chienne humanisée. Son statut est clairement celui d'un animal dans un monde d'humains mais elle se comporte absolument comme une vraie femme le plus souvent. On n'a aucune explication à cet état de fait. Cela donne une touche un peu absurde ou fantastique à ce récit.
Autre originalité, cette fameuse héroïne chien agent secret rumine régulièrement le fait d'avoir été stérilisée et cela impacte sa vie amoureuse.

C'est donc un peu bizarre mais cela se laisse lire comme un divertissement original. Le rythme est en effet plutôt bon, et l'histoire, malgré ses étrangetés, tient assez bien la route, suffisamment pour maintenir l'intérêt du lecteur jusqu'à la dernière page.
Finalement, si le dessin n'avait pas été aussi médiocre, j'en aurais peut-être conseillé l'achat.

Nom série  Tonoharu  posté le 18/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un roman graphique sur le séjour d'un américain au Japon, ça devait m'intéresser. Mais celui-ci est largement plus ennuyeux qu'autre chose à mon goût.

Il a pour personnage principal un type franchement morne, un défaitiste un peu névrosé comme on en trouve dans trop de comics underground. On dirait un mauvais Jimmy Corrigan. Du coup, plutôt que de nous présenter le Japon, cette BD s'attarde beaucoup trop sur les états d'âme pénibles de ce héros sans intérêt.
A côté de cela, on a une vision parcellaire d'un peu de ce à quoi ressemble la vie d'un expatrié au Japon, mais ceux qui connaissent un tout petit peu ce pays, ne serait-ce que par la lecture d'autres BDs ou mangas, n'y apprendront rien de neuf.

Bref, ce fut une lecture ennuyeuse pour moi et je n'ai aucune hâte de lire le second et dernier tome.

Nom série  Varulf  posté le 18/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Varulf est une fable nordique assez prenante. On suit avec plaisir ces enfants et adolescents qui s'inquiètent et se soupçonnent d’être responsables des attaques d'animaux qui viennent tuer les adultes de leur village. L'ambiance nordique/viking est bien rendue et réaliste. Les personnages sont attachants et intéressants quoique le dessin n'aide pas trop à les reconnaître.
Le mystère concernant ces attaques d'animaux et l'envie de savoir ce que vont devenir ces enfants maintiennent l'intérêt de bout en bout et, une fois arrivé en fin de tome 1, on s'arrête sur un cliffhanger qui donne hâte de lire la suite.
Si celle-ci se révèle original et à la hauteur du début de cette histoire, je pourrais bien relever encore ma note.

Nom série  Automne  posté le 18/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Automne, ce sont deux tranches de vie sans strictement rien d'original.
On sent que l'auteur cherche juste à représenter le quotidien, un quotidien morne et doux amer. Alors ça marche par sa narration graphique proche de celle de Jimmy Corrigan avec une ambiance contemplative et un attardement sur plein de petits détails théoriquement sans intérêt mais donnant corps a l'ambiance et au réalisme de ces récits.
Donc sur le plan narratif, c'est bien. Mais le problème c'est que l'auteur n'a rien à raconter. Cette BD ne raconte rien d'autre qu'un jour parfaitement ennuyeux, sans que rien n'en ressorte d'autre que... l'ennui.

Nom série  Souvenirs de l'empire de l'atome  posté le 18/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je fondais un petit peu trop d'espoir dans la lecture de cette BD. Le titre, la couverture, le graphisme original et le résumé intriguant avaient tout pour me séduire. J'apprécie beaucoup le style et l'ambiance des États-Unis des années 50. Ils se marient a merveille à des récits de science-fiction, thématique que j'affectionne aussi grandement. D'autant que cette BD veut rendre hommage à la S.F. a l'ancienne, celle des pulps des années 20-30.

Et effectivement, l'intrigue de cet album est assez sympa. Elle présente beaucoup d'originalité dans son ton et sa narration. Le graphisme joue aussi beaucoup pour favoriser cette atmosphère bien particulière.
Cependant, je ne suis pas autant tombé sous le charme que je l'espérais. Je trouve que le scénario manque d'envergure. Et je n'apprécie pas trop le méchant de cette histoire qui est plus ridicule qu'autre chose.
Cette histoire n'a pas réussi à suffisamment m'emporter. Il y a un je-ne-sais-quoi que je trouve un peu lourdaud dans cette intrigue et dans ses personnages. Le charme n'a fonctionné qu'a moitié, à mon coeur défendant.

Cela reste une bonne lecture, originale tant graphiquement que sur le plan narratif, mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre de Science-fiction un peu déjantée que j'espérais.

Nom série  Blitz  posté le 08/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le concept de cette BD est assez étonnant. En tout cas, il est original.
Le thème des 3 tomes de cette série, c'est la vie à Londres durant le Blitz, tandis que les avions nazis viennent régulièrement bombarder la ville.

Sans rien connaître de la série, j'ai apprécié d'être plongé dans le cadre très anglais, très Agatha Christie, d'un intérieur d'aristocrate anglais. Cependant, très rapidement, j'ai trouvé étrange la façon dont les choses étaient racontées. Le même décor en permanence, des dialogues assez peu naturels, des poses un peu figées, des réactions un peu étranges (comme quand tout le monde semble oublier le passage d'enquête policière et de meurtre qui marque la moitié du récit), je me suis fait la réflexion qu'on aurait dit une pièce de théatre moyennement jouée... et pour cause...
Avec le second tome, on passe du théâtre au cinéma, avec deux tournages assez intéressants, toujours sur le même thème de la vie à Londres sous les bombes allemandes même s'ils présentent des personnages différents. Il y a un peu d'Oubapo dans cet album là, avec des histoires qui se répètent presque case pour case mais avec des personnages différents.
Avec le troisième tome, on change encore de médium puisque c'est par le biais de la bande dessinée et du roman illustré que nous sont présentés les évènements, reprenant les personnages du premier tome. J'ai nettement moins accroché à ce tome là que je trouve plus confus, moins fort en terme d'atmosphère.

Le tout est mis en image dans une ligne claire très old school, plaisante même si je lui trouve un léger manque de maîtrise et de charme. Comme dit plus haut, les personnages m'ont à plusieurs reprises semblé trop figés.

J'ai passé un moment pas désagréable à la lecture de cette trilogie mais je n'ai pas été franchement séduit. Quand on découvre la série, le premier tome est trop bizarre pour être apprécié pleinement. Quand on a compris le concept, le second tome est nettement plus intéressant mais pas encore vraiment captivant. Et le troisième m'a un peu déçu.
Donc, bon, ça donne une lecture pas si mal mais pas une série que je conseillerais forcément.

Nom série  Kongo  posté le 05/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu cette bande dessinée sans rien en savoir à l'avance. J'y ai découvert le récit prenant, fort et très joliment mis en image de la plongée d'un homme dans l'Afrique coloniale profonde et glauque de la fin du XIXe siècle.

D'emblée, le graphisme m'a accroché. On y retrouve le trait charbonneux et rond de Tirabosco, mais je ne lui connaissais pas ce talent pour les décors. Les paysages qu'ils soient européens, maritimes ou africains sont régulièrement très beaux. Ses personnages, eux, sont agréables à l'oeil et, associés à une narration graphique impeccable, c'est avec plaisir qu'on les suit dans cette aventure africaine.

Le personnage principal est accrocheur. C'est un marin dans la force de l'âge, solide mentalement quoiqu'un peu porté sur l'alcool, doté de valeurs humaines strictes mais honorables et d'un esprit vif et plein de bon sens. On est loin des aventuriers romantiques et fragiles qu'on voit trop souvent dans ce type de récits et dont on sait dès le départ qu'ils vont être cassés par la confrontation à la dure réalité des colonies.

La plongée dans l'ère coloniale est parfaitement rendue. C'est un long voyage qui va mener le héros de l'Europe au Congo Belge, puis ensuite lui faire remonter le long du fleuve Congo à pied et en bateau. On se rend vraiment compte avec lui de la réalité de l'époque, de la longueur et de la difficulté du voyage, mais ensuite aussi et surtout de l'impitoyable esprit colonialiste et de la façon dont les populations locales sont traitées et se traitent entre elles.
C'est raconté sans aucun manichéisme. C'est juste une présentation des faits et de la façon dont le héros les découvre, s'en indignant intérieurement quand il ne peut pas agir ni même parler à son encontre. Parmi les personnes qu'il rencontre, il y en a des bons, il y en a des pourris et il y en a d'autres qui se font bouffer peu à peu, parfois très rapidement, par la dureté et l'inhumanité de la vie dans ces conditions aussi dures physiquement que mentalement.

Il en ressort un récit prenant, dépaysant, instructif et beau à la fois. Bref, une très bonne lecture.

Et ce n'est qu'après l'avoir achevée que j'ai appris qu'il s'agissait de l'adaptation libre du roman "Au coeur des Ténèbres" de Joseph Conrad, homonyme du héros de la BD. Ce roman, j'en avais beaucoup entendu parler sans jamais savoir de quoi il parlait exactement. J'ai ainsi appris qu'il s'agissait d'une histoire presque autobiographique puisque l'auteur, Joseph Conrad, avait vécu à l'époque au Congo Belge et rempli ce rôle de marin pour une compagnie coloniale locale. C'est ce roman aussi qui a été transposé dans le Vietnam en guerre du film de Coppola, Apocalypse Now.
De savoir qu'il s'agit d'un récit basé sur un vrai témoignage, aussi romancé soit-il, ajoute encore de la force et de la profondeur à mes yeux à cette bande dessinée.

Nom série  Contes & Légendes des Régions de France  posté le 04/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Je n'ai lu que l'album sur la Provence, mais cela m'a démotivé à en lire davantage.

Comme beaucoup d'ouvrages collectifs, cette bande dessinée se révèle assez plate. Les différents dessinateurs ne se démarquent pas par leurs graphismes qui sont potables mais franchement pas terribles.
On est dans une structure très classique de petit récit cadre faisant le lien entre les différents contes, eux-mêmes parfaitement indépendants. Ces contes ne sont que moyennement bien racontés. Ils paraissent survolés, parfois décousus même. Et surtout ils ne sont guère passionnants ni originaux. La forte empreinte de la religion catholique m'a en outre un peu ennuyé. Autant je peux tomber sous le charme des contes ruraux empreints de culture païenne ou celtique, autant j'ai du mal à m'extasier devant la découverte des reliques de Sainte-Anne ou devant la victoire du Petit Jésus sur le suppôt de Satan.

Bref, j'ai lu cet ouvrage sans aucune passion, avec même une indifférence marquée.

Nom série  La Dernière Femme  posté le 02/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Dernière Femme, c'est le récit d'un homme dans la cinquantaine qui, durant tout un trajet en voiture d'Allemagne jusqu'à Lyon, raconte à un jeune auto-stoppeur la totalité de sa vie amoureuse. Celle-ci se caractérise par l'ordre alphabétique avec lequel il a choisi, parfois par hasard parfois par pure volonté, les femmes qui auront compté dans sa vie. Anne, Barbara, Chantal, Delphine, Erika, etc etc... Arrivé au présent, ce sont 25 femmes qui se sont succédés, des coucheries de passages, des rencontres marquantes et aussi quelques grands amours qui ont mal tourné. Resterait donc la lettre Z, la 26e et dernière femme ?

Par le biais de ce récit d'une vie aux allures de faux road-movie, c'est donc toute la question du rapport du héros aux femmes qui est posée. Autant de femmes et finalement un cinquantenaire toujours célibataire et mal dans sa peau, qu'est-ce qui explique cela et comment s'en sortir ?

Le récit n'est pas déplaisant mais il peine quand même à accrocher. D'un côté, on a un héros peu attachant, inconstant, qui se comporte souvent en égoïste avec des femmes qu'il semble ne pas mériter. D'un autre côté, on a une succession de femmes suffisamment nombreuses pour qu'on en vienne rapidement à les mélanger et à les confondre. On se demande peu à peu où l'auteur veut en venir à part décrire une accumulation de 25 relations amoureuses. Sur la fin, les choses se sont mises en place et on saisit à peu près le message de l'auteur par le biais de ce qu'il fait comprendre à son héros, mais il n'y a là rien de bien marquant.

C'est donc une lecture pas trop mal foutue quoiqu'un peu longuette et répétitive mais je n'en garderai pas un grand souvenir.

Nom série  La Famille Passiflore  posté le 02/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Loïc Jouannigot, auteur de Château Chat et PetitMardi et les Zumins, est connu pour son style animalier rappelant fortement celui de Plessix (Le Vent dans les Saules). Son trait et ses couleurs sont très proches, même si nettement moins fins. Il nous offre donc de jolies planches mettant en scène un univers rural et cosy, avec dans le cas présent un gentille famille de lapins.

C'est un récit pour la jeunesse à l'intrigue relativement simple. Tout le monde s'aime dans cette famille et se donne bien de la peine pour préparer le plus beau des anniversaires surprises à l'un des garçons du clan. Tout est beau, tout est gentil, sauf peut-être la vilaine profiteuse qui voudrait manger les salades de la famille lapin, mais tout est bien qui finit bien.

C'est un récit assez peu adapté à un lectorat adulte car trop convenu et enfantin mais il est agréable et plaisant pour de jeunes lecteurs. Il ne marquera pas par son originalité mais il offre de belles planches et une histoire simple et de bon aloi.

Nom série  Flic  posté le 01/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A ce que j'ai compris, cette bande dessinée est l'adaptation plus ou moins libre d'un blog que tient la narratrice, Bénédicte Desforges, elle-même flic et auteure de livres sur le thème de son métier. Mais j'ai trouvé qu'il s'agissait plus d'un texte illustré que d'une bande dessinée.

Elle se compose en effet de textes de l'auteure, des anecdotes ou des pensées sur son métier et son expérience, dilués le long des pages de l'album à raison de deux à quatre lignes par page, et entrecoupés d'illustrations de Séra représentant plus ou moins la situation décrite dans les textes et le visage de l'auteure dans son uniforme de policière.

Le texte est intéressant même si pas foncièrement étonnant quand on connait un peu le vrai métier de policier, pas celui qu'on voit à la télé. Il ouvre les yeux sur le fait que, de manière finalement logique compte tenu de leur rôle indispensable dans la société, les policiers sont confrontés le plus souvent au pire. Les morts, les situations de déchéance, la violence sont leur lot quotidien. L'auteure observe cela avec un léger recul et fait passer les émotions complexes qu'elle ressent elle-même face à cela et face à la vocation qu'elle a délibérément choisi et dont elle est fière.

Le texte est donc plutôt bon, mais l'adaptation en BD n'y apporte vraiment rien d'intéressant à mon goût. Je n'ai pas du tout été charmé par le graphisme de Serra dans cet ouvrage que j'ai même parfois trouvé assez laid. Les illustrations coupe la lecture du texte et je suis régulièrement passé de l'un à l'autre comme par obligation de voir à quoi ressemblait l'image mais sans que cela m'apporte rien d'autre qu'une lecture hachée.
L'ambiance dure est d'autant plus alourdie par des images ternes et sombres et cela m'a un peu plombé à la lecture.

Je n'ai pas pris plaisir à lire cet album et je trouve qu'il y avait matière à faire bien plus intéressant et plus agréable à la lecture sur la base de l'expérience de l'auteure. Je pense notamment à un ouvrage comme RG de Frederick Peeters qui se base aussi sur le témoignage d'un vrai flic et montre à peu près la réalité de son métier tout en formant une histoire prenante et bien racontée.

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 26/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne m'attendais pas du tout à ça. Le nom de Vertigo et l'allure de la couverture me faisaient croire à un comics typique de cette collection, avec du fantastique, de l'action et une trame bien américaine. J'ai été surpris d'emblée de voir que les auteurs étaient brésiliens et que l'histoire prenait effectivement place dans le Brésil moderne, avec l'ambiance bien caractéristique de ce pays. Puis j'ai été surpris d'y découvrir non pas une intrigue à base de fantastique ou de super-héros mais un pur roman graphique à la construction originale.

Au début, je n'y ai pas trop accroché. Je comprenais qu'on allait voir des bouts peut-être indépendants de la vie d'un homme, dans le désordre chronologique, avec des chapitres d'une vingtaine de pages maximum où le héros mourait immanquablement à la fin. Au bout des premiers chapitres, comme je voyais mal le lien entre chaque scénette, je commençais à me lasser, peu intéressé par ces morceaux de vie et ces morts peu captivantes.

Et puis peu à peu les choses ont pris forme. Le déclic a probablement eu lieu à partir du chapitre où l'on découvre le héros à 10 ou 11 ans car sa mort, à ce jeune âge, m'a fait de la peine. Là, j'ai commencé à réaliser l'objectif des auteurs. Montrer la force et l'intérêt de chaque étape de la vie d'un homme par la perte que causerait sa mort à tel ou tel moment. "On ne comprend jamais mieux que l'on aime quelque chose qu'au moment où on le perd".
Se met alors en place un récit sur la vie, sur la force de ce qu'elle apporte notamment parce que la mort à la fin est inéluctable, sur le fait qu'il faille en profiter, transmettre ses émotions à ses proches et à ses enfants, etc...
Finalement, toute la vie est incluse dans cet ouvrage. La jeunesse, l'amitié, le travail, l'amour, la déception, la famille, les enfants, l'espoir, la perte, la vieillesse... et même un brave et bon chien-chien.

Le message est passé de belle manière, j'ai été de plus en plus touché au cours de ma lecture. Et même si quelques passages m'ont légèrement ennuyé, j'ai eu presque les larmes aux yeux sur certains autres vers la fin de l'ouvrage.
La morale est simple, évidente, mais tellement bien transmise par le biais de cette originalité narrative qu'il n'y a rien à en redire.
Un livre sur la vie par le biais de la mort.

Nom série  Le Viandier de Polpette  posté le 26/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Je dois dire que le titre de cette BD ne m'a pas aidé à être attiré par elle. Cela ressemblait plus au titre d'un drôle de bouquin de cuisine.
Alors la cuisine fait partie des thématiques de l'ouvrage puisque son personnage éponyme est cuisinier et offre au lecteur quelques recettes de ses plats et cocktails. Mais c'est en fait davantage dans un univers de fantasy assez douillet que je me suis retrouvé.

J'ai beaucoup aimé ce petit monde que forme le Coq Vert et ses entourages. C'est une petite utopie imaginaire que nous offrent là les auteurs, une auberge merveilleuse où on sent qu'il ferait bon vivre (même si le bruit constant des chutes d'eau doit y être assez assourdissant). Les personnages qui le composent sont tous attachants, sauf le fameux Polpette à mon goût ceci dit. Il m'agace un peu par son côté trop parfait de "grand ténébreux un peu ours mais qui assure". Je me sens bien plus proche du drôle de comte Fausto.

Le dessin est dans le style personnel et agréable de Julien Neel. Même si son trait n'est pas très complexe, j'aime l'ambiance visuelle et les couleurs qu'il nous offre. C'est une atmosphère chaleureuse qui correspond bien au récit et au décor représenté.

L'histoire est plaisante sans être particulièrement marquante. C'est une bouffée de chaleur et de bonheur léger, avec quelques péripéties, un peu d'angoisse et une fin heureuse (pour ce qui est du seul tome paru à ce jour en tout cas). J'ai passé un bon moment de lecture.

Nom série  Ekhö, monde miroir  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ekhö, c'est l'histoire d'une jeune fille et d'un homme qu'elle ne connait pas qui se retrouvent projetés dans un monde parallèle, dans une ville de New York de Fantasy où vivent des créatures étranges dont les mystérieux Preschauns qui semblent tout régenter de manière très administrative. Tout cela parce que l'héroïne, Fourmille Gratule, a hérité de sa tante qu'elle croyait morte depuis des années une agence artistique assez hétéroclite.
Avec eux, on va découvrir ce monde qui cache certains secrets bien particuliers.

Ekhö, c'est aussi la rencontre de deux grands noms de la BD européenne : Arleston (Lanfeust De Troy) et Barbucci (Sky-Doll). D'un côté, nous avons donc un scénariste à succès ayant largement fait ses preuves dans la création de mondes imaginaires et d'intrigues mouvementées à même de plaire au grand public. Et de l'autre, nous avons un dessinateur italien de grand talent, originaire de l'école Disney italienne et dont le style graphique a fait beaucoup d'émules parmi les auteurs de bande dessinée.

Le récit est en effet très joliment mis en image. Que ce soit au niveau des personnages, des décors et des couleurs, c'est très beau et cette ville de New York imaginaire prend agréablement vie sous nos yeux. Et comme toujours chez Barbucci (comme chez beaucoup d'auteurs italiens d'ailleurs), les filles sont très sexy et souvent dénudées. Je n'aurais qu'un reproche à lui faire et il se trouve au niveau de leurs visages. On se moque sur Internet des jeunes filles qui font des moues de canard ("duckface" en anglais) quand elles veulent prendre des poses aguicheuses devant la caméra. Eh bien là, on est face à Donald, Daisy et toute la famille Duck tant les bouches de canards sont présentes à toutes les pages. Mais bon, ce n'est pas bien grave, ça ne gâche pas la qualité visuelle de l'ensemble.

Au niveau de l'intrigue maintenant, c'est un peu décousu mais assez plaisant à lire. L'histoire part légèrement dans tous les sens, entre la découverte de ce monde parallèle, l'agence artistique, l'enquête sur la mort de la tante, la chasse dans Central Park ou encore le mystère des Preschauns. Cela manque un peu d'accroche et arrivé en fin de premier tome, j'ai été satisfait d'une lecture divertissante mais je n'avais pas plus d'envie que cela de lire la suite car aucun fil rouge narratif solide ne s'était encore mis en place. Alors je la lirais, cette suite, ne serait-ce que pour profiter encore de ce chouette dessin, mais j'aurais aimé un scénario plus solide et plus prenant.

Nom série  Larh-Don  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon point pour cette BD, je trouve son dessin réussi. Il faut dire que c'est Cassegrain qui s'en charge et il a déjà prouvé sa valeur avec des oeuvres comme Tao Bang et Code Mc Callum. Son trait parait lâché mais il est maîtrisé et fin. Le coup de crayon ne manque visiblement pas de technique et ça donne des planches agréables et dynamiques.

Par contre, côté humour, ce n'est pas ça. Cela s'adresse à un public trop jeune pour moi, niveau école primaire début collège je dirais. Ce sont des gags très basiques. Le décor préhistorique est prétexte à un panachage de gags sur le thème des gros dinosaures, des situations anachroniques et de la difficulté d'un héros un peu gringalet à s'intégrer dans un univers de brutes. Beaucoup de déjà vus, mais aussi pas mal de gags répétitifs. Sans parler de la part importante de scatologie dans nombre d'entre eux.

Non, vraiment, ce n'est pas une lecture pour moi. Je me suis ennuyé dès les premières pages et j'ai dû sourire à peine une ou deux fois.

Nom série  Le Vicomte de Valmont - Les liaisons dangereuses  posté le 18/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette adaptation de Cloderlos de Laclos est plutôt bonne.

Le roman est purement épistolaire tandis qu'ici, la narration alterne quelques lectures de lettres qui jouent le rôle de narration avec de vrais moments de bande dessinée sans narration qui se révèlent plus fluides à la lecture.
L'intrigue apparaît un peu confuse durant le premier chapitre. Heureusement que je connaissais l'histoire car je crains autrement que je m'y serais perdu. Les personnages ne sont pas dessinés de manière suffisamment différentes pour reconnaître au premier coup d'oeil les lieux et le contexte de chaque scène. C'est en effet un dessin proche du style des shojo classiques des années 80 du style Candy Candy et autres La Rose de Versailles où les traits de visages sont tous identiquement androgynes et seules les coiffures permettent de vraiment différencier les protagonistes.

Le texte original comprend quand même quelques vraies perles. J'avais beaucoup aimé son adaptation cinématographique et j'ai été heureux de retrouver ses passages les plus intelligents et ses citations les plus marquantes dans cette adaptation.
Le premier tome de ce manga est plutôt bien rendu. Mais j'espérais un peu que l'intrigue tienne tout entière en un seul tome. Il semble qu'il en faudra deux mais il me semble que l'essentiel ou presque a déjà eu lieu dans le premier des deux. Je crains un peu que le tome suivant soit un peu plus morose.

Il s'agit donc d'une bonne adaptation mais je trouve qu'elle manque un peu d'impact. Rien ne ressort tellement de cette lecture qui parait parfois un peu plate malgré le très bon scénario dont elle est issue.
Et puis rien ne remplacera l'excellence de John Malkovitch, Glenn Close et Michelle Pfeiffer dans leurs fameux rôles. Oh... Et Uma Thurman aussi...

Nom série  La Mandragore  posté le 18/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Mandragore, c'est une série d'action et de fantastique dans le classique décor de l'Angleterre Victorienne. Il y est question de sorciers, de démons et de sociétés secrètes qui s'affrontent. Ce sont là des thématiques classiques et l'intrigue de cette série ne surprendra pas par son originalité, mais c'est un récit bien foutu.

Le graphisme est d'excellente qualité. On sent que l'auteur a largement fait ses preuves dans le monde du comics mainstream. Il en ressort un trait très maîtrisé à tous les niveaux, personnages, décors et scènes d'action. Mais c'est aussi un genre très formaté, très passe-partout et qui manque malheureusement d'une personnalité à même de me charmer.

L'histoire, pour sa part, est bien menée, rythmée et prenante. C'est un récit d'action dans un genre moderne qui rappellera beaucoup d'influences du genre fantastique/action.
L'héroïne et le contexte rappellent pour commencer le film Underworld, jusqu'à la couverture du tome 1 qui rappelle fortement l'une de ses affiches. Ensuite, ce sont des affrontements de sociétés de sorciers victoriens avec invocations et transformations démoniaques qui rappelleront différents récits que ce soit en romans, en BD, en jeux vidéos ou en jeux de rôles.
Je regrette aussi de nombreuses facilités et mystères inexpliqués trop pratiques pour l'auteur. Comment se fait-il que les deux frères sorciers soient aussi puissants ? Qui sont les créatures de la nuit et leur messager siamois ? Comment Nazbag est-il arrivé dans ce monde ? Comment s'opère les transformations démoniaques ? Autant de questions sans réponse. Tout cela facilite le scénario de manière trop artificielle à mon goût.

Bah ! Tant pis. Quelque soit ces clichés et ces facilités, ça reste agréable à lire. C'est un bon divertissement joliment dessiné alors j'en conseille l'achat aux amateurs du genre.

Nom série  Colo Bray-Dunes 1999  posté le 18/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Colo Bray-Dunes 99 est le reportage-témoignage en bande dessinée d'un séjour de 3 semaines que le scénariste et co-dessinateur Dav Guedin a passé en tant qu'animateur dans un centre de vacances pour handicapés physiques et mentaux. Pour résumer de manière politiquement incorrecte, on pourrait plus ou moins parler de 3 semaines chez les débiles.

Cette bande dessinée était parue initialement en 3 albums chez le petit éditeur Taste y Cool avant d'être rééditée en une unique intégrale de 120 pages en format moyen et souple chez Delcourt Shampooing. Dav Guedin assure le scénario et raconte sa propre expérience mais le dessin est réalisé à deux mains. Pour la partie bande-dessinée pure, c'est Craoman qui produit les planches, tandis que Dav offre des portraits descriptifs en une page chacun de plusieurs des handicapés qu'il a rencontrés.

Le sujet est dur et réaliste. Dav Guedin s'était imposé l'expérience d'être animateur temporaire d'un tel centre pour polyhandicapés comme une épreuve personnelle mais aussi comme un moyen d'en tirer un témoignage, des photos et de quoi publier des portraits et un rapport dessiné. Il se contente de présenter les faits de comment les choses se sont déroulées et comment lui-même les a ressenties. Il ne porte pas de jugement approfondi sur les handicapés eux-mêmes si ce n'est son ressenti immédiat, ni sur les autres animateurs même s'il n'en présente pas un portrait très glorieux, ni sur le contexte du handicap mental et des structures qui les accueillent. Il n'y a donc pas de débat, pas de réelle réflexion, juste un témoignage.
Mais ce témoignage est intéressant tout autant qu'édifiant. On se doute qu'une telle animation et un tel soin aux handicapés doit être dur. Et au vu de cela, je suis persuadé que j'en serais incapable. Ça a l'air tout aussi éprouvant pour le moral que pour le bien-être physique.

Craoman met cela en image d'une manière qui y correspond vraiment bien. Son style est en effet très organique, assez dérangeant. Il lui a d'ailleurs été plusieurs fois fait reproche que son style était trop influencé par celui de Blanquet. Il fait en tout cas bien ressentir le dégoût physique et psychologique que les handicapés font ressentir au narrateur et on sent le malaise qu'il combat en permanence pour assurer un rôle d'animation et de soin aussi humain que possible.
Le graphisme de Dav Guedin pour les portraits des handicapés est lui aussi intéressant. A vrai dire, au départ et comme tous deux utilisent un encrage assez proche et des visages un peu déformés, j'ai cru qu'il n'y avait qu'un dessinateur.

C'est une lecture instructive même si elle est assez rebutante par son contenu. Ce ne sont là que des faits et quelques ressentis un peu violents, mais j'apprécie leur sincérité et la façon dont elle met en image des choses que ceux qui se sont dévoués à soigner les polyhandicapés vivent au jour le jour.

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