Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 5028 avis et 1946 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Barbarella  posté le 08/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Barbarella est un personnage célèbre dans l'Histoire de la bande dessinée. Son apparition, au début des années 60, a en effet été explosive car c'était la première fois ou presque qu'était mise en scène une héroïne de science-fiction grand public dont le charme était manifeste et l'érotisme affiché sans ambiguité. Une des premières oeuvres de la "BD adulte" francophone qui a marqué de nombreux lecteurs à l'époque.
Je n'en avais vu que des bribes jusqu'à présent et c'était donc avec une réelle curiosité que j'ai pu en lire enfin un album complet (édition Dargaud). Je dois dire que je n'étais pas très convaincu à l'avance, et effectivement je n'ai pas davantage été charmé après lecture.

Je ne suis pas grand fan du dessin de Forest. J'admets que les courbes de ses héroïnes sont très agréables et c'est le point fort de cette série. Barbarella est belle et je comprends qu'elle ait pu émoustiller du monde quand la BD est parue. Ses personnages masculins sont un peu moins réussis et je n'aime pas ses décors que j'ai parfois du mal à déchiffrer. Cela tient à son encrage crayonné et assez imprécis. Ce n'est pas ma tasse de thé.

Mais c'est surtout le scénario qui ne m'a pas séduit. Ce sont des intrigues de SF-aventuresque à l'ancienne, un peu dans la veine des vieux Flash Gordon, mais nettement moins consistantes à mon goût. Les facilités scénaristiques se succèdent, les situations sont naïves, les transitions plus qu'abruptes, les rebondissements téléphonés... Je me suis tout simplement ennuyé à la lecture et je n'ai pas pu m'empêcher de me mettre à feuilleter les pages au bout de quelques chapitres.
En outre, l'érotisme soft qui est la particularité de cette série m'a régulièrement paru assez grotesque. Je prends pour exemple plusieurs situations où Barbarella rencontre un parfait inconnu et la case suivante, hop, elle est nue dans ses bras "pour profiter de sa tendresse". Ou encore ces si nombreuses occasions où un rien vient déchirer la tunique de l'héroïne et dévoiler sa poitrine, celles où elle décide qu'elle doit immédiatement se changer et donc se déshabiller, celles où elle combat des ennemis en se déshabillant pour les troubler, etc... Cela tombe trop souvent comme des cheveux sur la soupe, du fan service un peu mal foutu. Ca devait être épatant et osé dans les années 60, mais de nos jours, bof bof...

Au final, j'ai été satisfait de découvrir pour de bon les récits de cette héroïne culte de l'époque et surtout de constater qu'une de ces histoires avait complètement inspiré Gotlib pour sa parodie d'Alice au pays des merveilles dans sa série Rhâ-Gnagna. J'apprécie l'originalité et le côté assez onirique de ces récits à l'imaginaire débridé.
Mais à part attiser ma curiosité, je n'ai pas pris plaisir à la lecture des aventures de Barbarella qui ont trop mal vieilli à mon goût.

Nom série  Les Crossovers  posté le 07/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Malgré un alignement incontestable de facilités scénaristiques, ce one-shot atteint son but manifeste, celui de divertir sur la base d'une idée amusante.

En effet, qui n'a jamais imaginé mélanger certains de ses héros favoris et leurs univers à priori incompatibles : que le super-héros se retrouve en pleine bataille heroic-fantasy, que le magicien se confronte à un petit génie scientifique, etc... Imaginez la tête d'un vampire démoniaque qui croit se venger de sa chasseuse attitrée en s'en prenant à son faible mari quand il découvre que celui-ci est en réalité un clone incognito de Superman, ou quand le savant fou, Némésis de ce même héros, veut s'en prendre au fils de ce dernier alors que celui-ci est défendu par les rayons désintégrateurs de ses propres amis extra-terrestres... Bref, un beau méli-mélo réjouissant.

Soutenu par un dessin formaté comics mais de bonne qualité, les auteurs poussent leur concept à la recherche du maximum d'interactions entre les univers fantaisistes de chacun des 4 membres de la famille Crossover. Ceux-ci sont respectivement super-héros, chasseuse de vampires, princesse-guerrière d'heroic-fantasy et petit génie préparant l'invasion de la Terre par une flotte d'aliens belliqueux. Le tout accompagné des crises d'adolescence des enfants et des soucis parentaux des adultes. Car, à propos, aucun d'entre eux ne connait l'identité secrète des autres.
J'ai trouvé ça sympa, d'autant que ça ne manque pas d'humour.

Bon, ok, c'est bourré de clichés et de facilités. On n'y croit pas une seconde, les choses s'enclenchent trop bien, les personnages n'ont aucune chance d'être aussi spéciaux et d'avoir été réunis en une seule même petite famille, et la rencontre entre leurs collègues héroïques et adversaires tombent trop bien pour ne pas apparaitre comme une suite de gros deus ex machina. Et puis c'est vrai que la fin est un peu bâclée, trop rapide et presque frustrante.
Mais bon... Ce n'est pas un récit pour se prendre la tête, c'est un récit pour s'amuser et passer un bon moment. En ce sens, il a atteint son objectif en ce qui me concerne.

Nom série  Le Corbusier, Architecte parmi les hommes  posté le 06/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album dédié à Le Corbusier est composé de la même manière que Rose Valland, capitaine Beaux-Arts, paru il y a quelques mois chez le même éditeur. Il comprend une BD d'une vingtaine de pages mettant en scène le fameux architecte, suivie d'une autre vingtaine de pages dédiées à sa biographie complète, illustrée de photos d'époque.
Si je comprends l'intention louable consistant à rendre hommage à un personnage célèbre mais trop peu connu du XXe siècle et à instruire un large public sur sa vie et son oeuvre, la forme et le contenu me paraissent manquer leur objectif.

L'album s'entame par la BD.
Son graphisme est peu engageant. Quoiqu'il soit efficace, son trait, très crayonné et un peu charbonneux, rend assez mal les architectures qui sont pourtant l'un des points clés du récit.
Mais le vrai soucis, le même que j'avais ressenti à la lecture de l'album dédié à Rose Valland, est la façon dont le scénario survole à toute vitesse de nombreuses années de la vie du personnage. Nous n'assistons qu'à une suite de faits sans explications ni recul, des moments, des dates - pas forcément dans l'ordre chronologique d'ailleurs - et quelques citations importantes. Qui ne connait pas déjà Le Corbusier et son oeuvre est obligé de deviner vaguement son parcours. Rien n'explique les spécificités de ses créations, ni la raison de la polémique qui les entoure. La seule information qui ressort de l'ensemble est l'amertume de l'architecte vis-à-vis d'une ville de Paris qui lui sera toujours restée inaccessible sans qu'on sache s'il y a une vraie raison à cela à la seule lecture de cette BD.

La biographie qui suit n'est pas tellement plus réjouissante. C'est, là encore, un simple alignement de faits, à la manière d'une chronologie de dictionnaire. Pas de recul, pas d'explications, pas de narratif qui vient raconter au lecteur ce en quoi l'art de Le Corbusier était spécial.
Qui plus est, le texte factuel n'est pas toujours agréablement écrit. Je prends pour exemple quelques répétitions un peu lourdes, du style de "il projette des projets" ou encore "il dessine des dessins"...
De leur côté, les photos sont jolies et intéressantes mais j'aurais aimé aussi voir quelques plans, ou au moins une vision plus approfondie d'une ou plusieurs des oeuvres de Le Corbusier. On n'en voit que quelques photos superficielles tandis que celles-ci se focalisent sur la représentation du personnage et de ses proches, pas de ses constructions.

Je suis donc déçu car j'étais sincèrement intéressé à l'idée de découvrir la vie et l'oeuvre d'un Le Corbusier dont je ne connaissais que très peu de choses, et j'ai finalement eu beaucoup de mal à capter des informations suffisamment parlantes de cet album.

Nom série  Les Princesses Egyptiennes  posté le 05/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les Princesses Egyptiennes est une BD mettant en scène de manière originale l'Egypte Ancienne. Sous le règne de Ramses III, plus de 1000 ans avant J-C, un complot vise le pharaon et indirectement ses deux filles. Ces dernières échappent de justesse à une tentative d'assassinat orchestrée par les traitres, très proches du pouvoir, et trouvent refuge dans les ruines de la ville abandonnée de l'ancien pharaon maudit et blasphémateur, Akhenaton. Elles y font la rencontre de deux personnages singuliers, un vieux sorcier visiblement très puissant et un prêtre aventurier, tous deux en quête de deux objectifs mystérieux et différents.

Dans cette Egypte là, la magie des dieux, des prêtres et des sorciers n'est pas qu'une superstition. Les mythes existent et se rejoignent. Ceux des dieux égyptiens rencontrent ceux du dieu unique, Aton, ceux du fameux Moïse qui a su séparer les eaux de la mer ou encore ceux des civilisations barbarbes, comme cet étrange achéen rencontré presque comme un clin d'oeil et achevant bientôt ses douze travaux.
Une façon ouverte et originale de mélanger le réalisme de la reconstitution historique de l'Egypte Ancienne et les légendes emplies de surnaturel.

Le scénario, quoique construit sur une trame assez classique de trahison et de complot au plus haut niveau du pouvoir, finit par devenir prenant. Les protagonistes sont dotés de personnalités intéressantes. Et tandis que l'intrigue se déroule, elle gagne en mystère et devient de plus en plus captivante.
D'autant plus qu'elle est soutenue par un excellent dessin. Le noir et blanc d'Igor Baranko n'est pas sans me rappeler celui d'Eduardo Risso (Je suis un vampire) qui s'était lui aussi essayé à quelques décors et personnages egyptiens. Malgré un côté un peu spécial dans l'aspect de certains visages, c'est un graphisme que je trouve très beau et agréable.
Je n'ai qu'un seul regret qui tient dans les réactions un peu bizarres des personnages à certains moments. J'ai eu un peu de mal à trouver naturel le comportement des protagonistes lors du premier passage à Akhetaton. Le tueur qui retient son bras pour discuter avec un prêtre inconnu, les princesses qui s'avèrent aussi calmes alors qu'elles viennent d'échapper à leur propre assassinat, etc... J'ai eu un peu de mal à y croire.
Mais j'ai vite oublié ce détail quand la suite du récit m'a de nouveau captivé.
Vivement le second tome qui est sensé clore la série.

Nom série  D'Artagnan, journal d'un cadet  posté le 05/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant adoré Malet, j'étais attiré depuis longtemps par cet album du même auteur mais rebuté par son prix très élevé. L'ayant finalement acheté d'occasion, je n'en suis pas mécontent même si je trouve qu'il n'est pas du même niveau de qualité.

Je n'ai toujours pas lu Alexandre Dumas dans le texte. Mais à force d'en voir des adaptations en films, dessins animés et bandes dessinées, j'ai longtemps été plus ou moins persuadé que l'histoire principale des Trois Mousquetaires se bornait à l'intrigue des ferrets de la reine. Je n'ai découvert que récemment qu'il ne s'agit en fait que du premier chapitre des aventures de D'Artagnan et ses compagnons et cet album me permet une fois de plus de découvrir la suite, comment D'Artagnan est réellement devenu mousquetaire, le passé d'Athos, Porthos et Aramis, et surtout toute l'intrigue autour de Milady de Winter. Et décidément, il faudra vraiment un jour que je lise Dumas pour de bon.

Pourtant, malgré ma joie de redécouvrir l'intégralité de ce récit qui aura marqué les époques, je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu par la forme.
Le dessin de Juncker ne m'a pas vraiment plu ici. Je lui reproche surtout la gamme très réduite des expressions de ses personnages, et leur apparence trop répétitivement stupéfaite, avec leurs yeux tout ronds qui deviennent vite lassants.
La narration, même si elle est claire et fluide, ne m'a pas non plus tellement accroché. Je la compare à celle d'une autre adaptation BD que j'ai lue récemment, Les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas, et je n'y ai pas retrouvé la même ferveur, le même goût dépaysant de l'aventure qui m'avait donné envie de dévorer les pages et de me laisser transporter par le récit. A vrai dire, c'est surtout le personnage de D'Artagnan que je n'ai pas trouvé suffisamment charismatique tel qu'il est mis en scène ici.

Malgré une légère platitude et quelques reproches graphiques, j'ai malgré tout trouvé cette lecture intéressante et je suis content de disposer désormais d'une adaptation complète du roman d'Alexandre Dumas en un seul solide album.

Nom série  Secrets : La corde  posté le 03/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai décidément du mal avec le dessin de Marianne Duvivier qui m'avait clairement rebuté dans Secrets : Pâques avant les Rameaux.
Les visages de ses personnages sont comme des masques de la Commedia dell'arte qui me sautent aux yeux avec leurs nez caricaturalement gros et leurs bouches perpétuellement figées et fermées. Cela contraste trop fortement avec le réalisme visiblement recherché pour le reste du dessin.
Les décors ne sont pas mieux avec de gros problèmes de perspective ainsi que des bâtiments et des vues de ville régulièrement simplistes - ce qui n'est pas terrible dans un récit dont l'héroïne est étudiante en architecture. Sans parler des véhicules souvent ratés, notamment certains avions qui sont presque risibles de laideur.

Autant dire que je partais avec un mauvais apriori pour la lecture de cet album. D'autant plus que je n'avais pas été franchement convaincu par l'intrigue de Secrets : L'écharde qui se révèle grandement liée à celle de ce nouveau dyptique.

Grâce à une narration fluide et des personnages sympathiques, j'ai pourtant entamé une lecture assez plaisante.
Hélas, ce fut pour largement décrocher quand j'ai constaté la facilité dont le scénario fait preuve à de multiples reprises. A ce niveau de ficelles scénaristiques, je comprends que la série s'appelle la Corde ! Comment expliquer les énormes deus ex machina qui amènent l'héroïne à tomber pile sur le fameux livre dans une librairie perdue, à l'acheter sans raison particulière, à le faire lire à sa mère pourtant brièvement de passage, à s'étonner suffisamment de sa réaction pour chercher à tout prix à rencontrer son auteur et que justement cet auteur ait un tel rapport avec elle au final !? C'est franchement gros, trop pour que je puisse le digérer.
Un tel enchainement de coincidences aurait éventuellement pu être admis si l'héroïne ne menait pas précisément une enquête sur sa famille. Mais qu'elle trouve tout ça complètement par hasard et que ça colle à ce point avec ce qu'elle cherche, là, je n'y crois plus.

Du coup, malgré quelques originalités, notamment dans les origines argentines des protagonistes et une construction correcte de la narration, j'ai achevé ma lecture sur une note agacée.

Nom série  Par les chemins noirs  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont des lieux et une époque drôlement intéressants qu'a choisi de nous faire découvrir David B. Je ne connaissais rien de Fiume, cette ville yougoslave à la frontière Italienne, et de cet État libre de Fiume, assez ubuesque, qui a existé de 1920 à 1924. Un tel décor un peu fou et pourtant historique correspond parfaitement à l'atmosphère rétro, aventureuse et onirique qui anime les récits habituels de David B.

J'ai aimé l'ambiance de cette bande dessinée. Quelque part entre récit historique, aventure romantique et rêve de folie. Jusqu'au dirigeant de cette ville et son ambition à la fois grandiose et ridicule.
A côté de cela, les intrigues parallèles entre la petite guerre de gangs des protagonistes principaux et l'histoire d'amour du héros avec la jolie chanteuse m'ont un peu moins charmé mais je les ai suivies sans déplaisir.
Je lirai probablement la suite par curiosité.

Nom série  Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas tellement accroché sur les premières pages où l'état d'esprit dépressif du personnage principal m'a un peu miné. Le dessin de Rabaté non plus ne me séduisait pas trop.

Puis l'originalité certaine du récit, de ses protagonistes et surtout les touches d'humour discrètes mais bien présentes m'ont fait apprécier de plus en plus. J'ai beaucoup aimé notamment le coup du reflet de la tête de clown dans l'eau. A tel point qu'au moment du double accident de voiture, j'étais suffisamment éclaté de rire pour trouver l'album très bon sur le moment.

Néanmoins, l'intérêt retombe doucement sur le dernier tiers du récit et même si je trouvais toujours la lecture agréable j'ai un peu décroché. J'ai surtout été déçu par le côté vain de la conclusion.

J'ai passé un bon moment de lecture mais, avec la qualité de cet humour et l'originalité des personnages, il y avait sans doute de quoi faire mieux et d'apporter une meilleure fin à l'intrigue.

Nom série  Secrets : L'Angélus  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette nouvelle série de la collection Secrets, initiée par Frank Giroud, séduit immédiatement par son excellent graphisme.

José Homs avait déjà fait la preuve de son talent dans une histoire courte du recueil La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis. Son trait particulièrement soigné me fait penser à celui de Miguelanxo Prado (Trait de craie) en un peu plus réaliste malgré un côté légèrement caricatural dans les faciès des personnages. Les couleurs sont également impressionnantes de qualité et de travail. Ce sont là de très belles planches que nous offrent les auteurs.

Le scénario est assez original. On y retrouve la trame classique de la collection Secrets, un drame de famille dont le mystère va doucement se dévoiler. Mais l'enquête que mène le héros pour découvrir ce secret est particulière puisqu'il va réveiller sa propre mémoire par le biais d'une recherche sur les origines de tableaux célèbres, à commencer par l'Angélus de Millet, mais également la raison pour laquelle ce tableau a autant inspiré un artiste comme Dali au point qu'il l'intègre ou le réinterprète dans une douzaine de ses propres oeuvres. Tout cela parait énigmatique et c'est bien le but du scénario. Tout autant que parait étrange la vie familiale du principal protagoniste, entre une femme qui l'infantilise un peu, un fils adolescent irrespectueux et la très jolie professeur d'arts plastiques de ce dernier qui l'attire tout en l'aidant dans son enquête artistique.

A la fin du premier tome, quelques pans du voile mystérieux se sont levés mais le lecteur est encore loin de tout comprendre et c'est plutôt agréable de se laisser ainsi porter par ce récit énigmatique qui permet au passage de profiter longuement et pleinement du si superbe dessin.

Nom série  Lydie  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément, Benoît Zidrou est capable de récits vraiment touchants. Cette histoire tire un peu sur la corde sentimentale mais je l'ai trouvée belle et envoutante.

Zidrou a également le don de travailler avec d'excellents dessinateurs. Jordi Lafebre nous offre des planches très réussies. Tout son graphisme fonctionne pour accentuer la force et le charme de cette histoire. Les décors, les personnages et les couleurs, malgré leur origine informatique un peu trop manifeste parfois, sont tous aussi soignés et réussis. Je n'ai tiqué que sur un point de détail, les yeux des personnages qui donnent régulièrement l'impression de loucher un peu. Ca fait un peu bizarre et je m'en serais passé. Mais à part ça, c'est très beau.

Aussi beau que l'histoire qui a vraiment su me séduire. Ca dégouline un peu de bons sentiments, avec tout ce quartier original qui se dévoue pour la gentille simple d'esprit et ce, durant de longues années, mais il est parfois plaisant de lire une histoire où tout est bien qui finit bien. D'autant que les auteurs arrivent à toucher le lecteur et à offrir un récit empli d'émotions qui se tient de bout en bout.
Un petit bonheur de lecture.

Nom série  Artelier Collection  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un shonen techniquement correct mais qui n'a pas su me séduire car il manque d'originalité et d'accroche.

L'auteur imagine un monde dont les super-héros sont des artisans capables de transmettre des pouvoirs magiques aux objets qu'ils fabriquent. Ainsi on se retrouve avec des combats extraordinaires opposant un couturier, un patissier ou encore un bijoutier. Présenté ainsi, cela parait soit étonnant soit ridicule, mais dans les faits les situations de ce manga se révèlent très banales et peu enthousiasmantes. On se retrouve avec la classique princesse à protéger ou encore une foule d'innocents à sauver d'un danger, des combats de méchants contre les gentils, et des héros artisans, nommés Masterpiece, qui sortent du chapeau des pouvoirs et des objets magiques qui font tout et n'importe quoi comme cela arrange l'auteur. Les ficelles sont un peu grosses et les scénarios trop convenus.
Les personnages manquent également de charisme. Le protagoniste principal, notamment, est un peu agaçant par son côté immature, trop souvent puéril. Les jeunes adolescents sont manifestement le public visé mais il était inutile pour autant d'essayer de s'abaisser à leur hypothétique niveau.
L'intrigue générale manque pour le moment d'accroche. Dans les premiers tomes, hormis présenter le cadre, les personnages de départ et une histoire de complot mystérieux sans grande imagination, l'auteur n'arrive pas à donner au lecteur de véritable envie de connaitre la suite. Il n'est pas aidé en cela par le fait que le dernier tiers de ces tomes est dédié à chaque fois à une histoire totalement indépendante, présentant les personnages dans des histoires parallèles imaginaires, sorties du contexte de l'intrigue principale. Du coup, la véritable intrigue avance trop lentement.

Pourtant le dessin est plutôt bon. Le trait est dynamique, maîtrisé et agréable à l'oeil. La lecture est agréable et la narration est fluide. Et le monde imaginé et les héros masterpiece présentent quelques bonnes idées.
Du coup, ce manga se lit assez bien comme un divertissement qui fait passer le temps. Mais il lui manque encore la personnalité et l'accroche qui en feront un vraiment bon shonen.

Nom série  Au nom de la famille  posté le 29/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof bof... Cette bande dessinée se la joue polar noir dans une ambiance de guerres entre mafias, police et autres comploteurs brutaux dans le décor de New York. Il y a des hommes de mains, des flics corrompus, des chasseurs de primes, des mercenaires, des voyous, des politiciens véreux, des riches influents... mais le récit est vraiment trop confus.

Le graphisme noir et blanc me fait penser à un mélange du style des polars de la BD argentine et du trait anguleux de Frank Miller. L'ambiance rugueuse de ce combat de "vieux de la vieille" rappelle d'ailleurs un peu celle de Sin City.

La narration graphique n'est cependant vraiment pas claire. Certaines scènes sont dures à déchiffrer et les passages d'action sont plutôt ratés.
Les motivations des personnages sont incompréhensibles et changeantes.
A force de péripéties et de retournements de situations aussi peu crédibles les uns que les autres, j'ai rapidement été lassé. Je suis quand même allé jusqu'au bout de ce trop long album mais sa conclusion peu convaincante m'a donné l'impression d'avoir en grande partie perdu mon temps.

Nom série  Base Neptune  posté le 28/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit de science-fiction a une drôle d'ambiance, un peu onirique, qui donne l'impression de lire une histoire rêvée, parfois un peu floue.

Contrairement à ce que les dialogues du récit laissent parfois croire, cette BD ne raconte pas une guerre entre la planète Neptune et la planète Pluton mais plutôt une guerre entre deux nations d'une même planète fictive, nations dénommées Neptune et Pluton et séparées par une région étrange appelée Terre Neutre. Un espion plutonien a infiltré une base de Neptune et y découvre 4 enfants dont les surprenants pouvoirs proviennent de cette région neutre.

Beaucoup de choses dans cette histoire se déroulent comme dans un rêve. Certains passages sont à accepter sans trop les comprendre. La nature de la Terre Neutre et des créatures qui la peuplent, la présence du Roi sur la base Neptune, le faible nombre de protagonistes qui donnent au récit une allure de huis-clos, la facilité de certains péripéties comme l'infiltration de l'espion ou sa résolution de la scène finale.

Le graphisme me fait penser à un mélange entre ceux de Jake Raynal et de Frederik Peeters, en un peu moins soigné, plus grossièrement crayonné. Je le trouve agréable mais pas toujours très déchiffrable. La colorisation en bichromie le réhausse cependant de jolie manière.

Voilà donc une histoire assez étrange, plutôt prenante mais un peu frustrante par la facilité et la rapidité de sa conclusion et par les mystères qui demeurent en fin de lecture. Un album plaisant mais un peu trop cher pour mériter davantage qu'une lecture par curiosité.

Nom série  Merlin le prophète  posté le 28/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec sa saga Merlin (suivi de La Quête de l'épée), Jean-Luc Istin raconte le long prologue légendaire qui aboutira au mythe arthurien. S'entamant à une époque purement mythique où sorciers, créatures magiques et déesses existent et s'affrontent, le récit évolue de cycles en cycles pour s'approcher de plus en plus de l'histoire réelle de la Grande-Bretagne.
Avec Merlin le prophète, le cadre et les personnages du mythe arthurien commencent à se mettre concrètement en place : le château de Tintagel, Morgane quand elle était encore enfant, Viviane et les dames d'Avalon, l'invasion des saxons, la nécessité d'un Haut-Roi puissant en mesure de les repousser... Ce cycle clôturera probablement ce long prologue de légendes avant l'avènement d'Arthur lui-même.

Il est possible de lire Merlin le prophète sans avoir lu les deux séries précédentes. Jean-Luc Istin s'inspire largement de l'Historia regum Britanniae, l'histoire légendaire des rois de l’île de Bretagne qui a amené par la suite à la création de la légende du Roi Arthur. Le cycle se place à l'époque de Vortigern, seigneur de guerre qui deviendra roi de Bretagne en pactisant avec le saxon Hengist.

Le dessin et les couleurs sont de bonne qualité. Je trouve que le trait manque néanmoins un peu de finesse et cela se ressent d'autant plus dans les grands dessins en pleine page qui ne sont pas toujours à la hauteur de l'espace qu'ils prennent. Les décors et arrière-plans manquent d'ailleurs souvent de contenu et de beauté.
Mais l'ensemble est plaisant à l'oeil et fluide à la lecture.

La mise en place de l'intrigue est un peu laborieuse. Les personnages sont nombreux et leurs intrigues parallèles pas toujours clairement en lien les unes avec les autres.
Le premier tome de cette série est donc légèrement indigeste mais il annonce une suite qui peut se révéler intéressante voire instructive pour qui aime le mythe arthurien.

Nom série  Océan  posté le 24/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Océan est un bon récit de science-fiction et d'action, le genre qui pourrait faire un bon blockbuster hollywoodien à gros budget. En cela, il détonne un peu parmi les oeuvres scénarisées par Warren Ellis car cette intrigue est un peu trop classique et convenue dans le fond.

Le dessin est de belle qualité même s'il manque de personnalité. Il y a quelques idées d'anticipation pas mauvaises comme les personnalités technologiquement contrôlées des employés de multinationales et le rapport de forces entre l'ONU et ces mêmes méga-corporations suffisamment riches pour posséder au sens propre des nations.
L'intrigue se tient bien, le rythme est bon et on parcourt ce livre comme un bon divertissement.

Malheureusement, il ne sort guère du lot et manque d'originalité.
Toute la trame est très basique : une mystérieuse et formidable découverte dans une zone loin de toute civilisation, un course contre la montre pour que les gentils empêchent les méchants de s'en emparer et les gentils qui gagnent évidemment après un final empli d'action et d'explosions (de très grosses explosions même). A cela s'ajoutent quelques facilités comme le piratage express par le héros du système informatique du fournisseur de logiciel le plus puissant du système solaire, le décryptage aisé de technologies extra-terrestres (comme dans Independance Day) ou encore le déchiffrement complet, avec vidéo à l'appui, du langage et de l'histoire de cette même civilisation en quelques heures par un gentil scientifique pas vraiment désigné pour ça au départ. Trop facile.
Mais bon, pour un divertissement, on peut passer outre ces incohérences du moment que cela n'impacte pas le rythme et le plaisir de lecture.

A lire pour passer un bon moment mais il ne faut pas chercher au-delà.

Nom série  Sarah Cole  posté le 24/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai un avis mitigé sur cet album. J'avoue que c'est son titre qui m'a attiré car je souriais à l'idée que ce soit un jeu de mot... racoleur, tout en sachant que ce n'était pas le cas puisqu'il s'agit de l'adaptation de la nouvelle du même nom et du même scénariste, publiée à l'origine en Anglais.

L'idée de départ est assez intéressante. Imaginez un jeune, riche et bel avocat qui vient boire un verre par hasard dans un bar un peu branché et qui se fait accoster, par défi avec ses copines, par une mère de famille et âgée et largement assez moche pour que le jeune homme croit voir en elle un phacochère au premier coup d'oeil. Contre tout attente, le courant passe bien entre ces deux là et s'instaure une relation d'amitié puis de flirt. Mais qui irait imaginer que cela aille plus loin entre ce gendre parfait et la femme mûre, pauvre et laide ? Et pourtant, c'est bien ce qui va se passer... Mais est-ce vraiment de l'amour ?

Le dessin simple et plutôt agréable. Les couleurs en teintes de gris à l'encre sont assez jolies.
Le récit est bien mené. Le lecteur s'interroge tout du long sur la froideur du jeune avocat et se demande ce qui peut bien l'attirer chez cette dame. Puis on se demande s'il osera s'afficher ouvertement avec elle en public. Et ce qu'il veut au final. D'autant que la femme ne fait vraiment rien pour se rendre attirante.

L'ennui, c'est que l'histoire s'arrête brusquement en apportant des réponses tronquées et d'une affligeante banalité à ces interrogations. Le lecteur que je suis est resté sur sa faim, se demandant où ce récit aurait bien pu vouloir me mener. Il s'agit d'une tranche de vie, d'une relation un peu bizarre entre deux êtres pas vraiment faits pour être ensemble, et d'une fin où la réalité rattrape l'illusion mais sans répondre pour autant aux questions qu'on pouvait se poser au préalable.

Nom série  Nam  posté le 24/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnamment dense et profonde cette petite BD dont je n'attendais rien.

Car je n'aime pas le dessin de Baudoin et d'ordinaire, je n'aime pas trop ses récits. Ici aussi, le dessin ne m'a pas plu. Je n'aime pas ce type de graphisme à base de crayonné où les ombres sont créées par une abondance plus ou moins grande de ce que je considère comme des gribouillis.
Ceci dit, le dessin a relativement peu d'importance car l'intérêt du récit réside pour moi dans le texte qui l'accompagne.

J'ai été un peu surpris par la fin de ce que je considère comme le premier chapitre. J'ai cru que l'histoire se terminait là et que l'album allait comporter plusieurs histoires courtes et vaines.
Mais non, l'ensemble de cette BD forme un tout bien construit et assez intelligent. J'ai aimé cette histoire de générations successives en Afrique, de légende qui se construit peu à peu, et qui finit par aboutir à un personnage célèbre d'Afrique du Sud. Et l'auteur se paie au passage le droit de rendre hommage à un clochard mort jeune qu'il a connu et dont il a voulu offrir un sens à sa courte vie comme à celle de l'africaine Nam.

Un bon album de la série Patte de Mouche.

Nom série  Quai d'Orsay  posté le 23/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Très intéressé par le thème de cette BD, j'ai été littéralement captivé par son contenu.
Quelle excellente idée de mettre en scène un personnage tout droit inspiré d'un animal politique tel que Dominique de Villepin ! Cela nous permet non seulement de découvrir une personnalité hors du commun mais également le fonctionnement particulièrement complexe d'une structure telle que le Ministère des Affaires Etrangères. Est-ce donc ainsi qu'était exercée la diplomatie à la française au début des années 2000 ? Est-ce ainsi que l'Etat Français réagit à des crises telles que la guerre en Irak, des prises d'otages, le début d'une guerre civile dans un pays similaire au Rwanda ou simplement les négociations européennes avec l'Allemagne ?

Le récit est légèrement fantasmé, un peu romancé, mais il repose visiblement sur un solide socle d'informations concrètes et véridiques. C'est parfaitement crédible et bigrement intéressant.

Le personnage de Taillard de Vorms est également assez magnifique. Hyperactif, dominateur, charismatique, impressionnant, presque effrayant, il en impose dès qu'il apparait en scène.
J'ai retrouvé en sa présence une ambiance que j'ai déjà ressentie lorsque, en condition de travail, vous allez travailler avec des supérieurs hiérarchiques sur un projet complexe, avec de réels besoins de négociations et de réflexion politique, et qu'une ou plusieurs de ces personnes sont manifestement supérieurement intelligentes, du moins dans le domaine concerné. Vous avez alors l'impression d'être emporté par le courant, un peu noyé, et surchargé de boulot devant ces éternels insatisfaits qui vous font refaire le travail jusqu'à ce que finalement ils aient façonné l'ensemble du projet à leur image mentale. Vous vous sentez petit, agacé par leurs ordres directifs et parfois apparemment contradictoires, confronté à quelque chose de trop complexe pour vous et en même temps fasciné par ce ou ces personnages et la puissance de leurs idées. Vous avez l'impression qu'ils sont à côté de la plaque, qu'ils négligent les détails pourtant cruciaux au profit d'une vision d'ensemble parfois surprenante. Et ce n'est souvent qu'après coup qu'on se rend compte que, malgré tout ce qu'ils vous ont fait endurer, le pire c'est qu'ils avaient raison.

Taillard de Vorms est représenté comme un être à part, aussi admirable qu'il peut apparaitre ridicule, aussi impressionnant qu'inquiétant. Colérique et emporté, il est parfaitement représenté dans une case comme une puissante locomotive qui fonce à toute vitesse, prête à défoncer tous ceux sur son chemin qui ne vont pas aussi vite que lui. Il est tourné en dérision par son habitude de baser toute sa réflexion sur des citations de livres qu'il prône comme d'implacables arguments alors qu'il les déforment toutes pour leur faire dire ce qu'il veut. Et en même temps, il attire l'admiration de tous ses proches par sa pensée hors norme, ses discours passionnés où l'on a l'impression qu'il part en vrille alors qu'en fait il s'avère qu'il a tout compris, à sa manière, sur un plan supérieur. Vraiment un cas, une personnalité à part.

Mais Taillard de Vorms n'est pas seul. L'ensemble de son cabinet est composé de personnalités fascinantes et intéressantes. J'ai adoré découvrir ce microcosme d'intelligence mais aussi de caractère et parfois d'égoïsme. Il est d'autant plus intéressant de les voir s'agiter et peiner comme des fous pour réussir à suivre la pensée vrombissante de leur ministre.

Blain et Lanzac font en outre la part belle à l'humour. Au fil des chapitres, tandis que l'on apprend à connaître les personnalités des protagonistes, leurs réactions deviennent de plus en plus drôles alors qu'on se prend à les deviner mais qu'elles surprennent toujours autant.
Les bons mots et les dialogues ciselés sont légion dans cet album. Les clins d'oeil et les références sont également nombreuses, donnant une touche moderne à ce récit qui s'éloigne des basiques intrigues historiques et politiques d'une France désuette.
J'ai franchement ri à de nombreuses reprises au cours de cette lecture. Et malgré un dernier chapitre où la pression retombait un peu à mon goût, c'est sur la toute dernière page que j'ai le plus ri.

Intelligence, intérêt, humour, personnalité... Quand à cela s'ajoute un beau dessin qui donne parfaitement vie et caractère aux personnages, cette BD devient un vrai bijou.
A lire par tous les amateurs de politique, diplomatie, psychologie, par tous les curieux mais aussi par tous ceux qui veulent rire tout en s'instruisant.

Nom série  Constellations  posté le 21/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Plaçons-nous le cadre de ce récit, cadre expliqué dans un texte sobre mais assez joliment écrit qui sert de prologue à cette bande dessinée : une grande part de la population humaine a un jour été kidnappée par des êtres sortis d'on ne sait où, dont personne ne sait rien, et a été parquée dans un stade qui leur sert de prison, de dépotoire et de lieu de survie. Alors que l'espoir maintenait la cohérence des premiers prisonniers, les années passant et les rafles successives des énigmatiques tortionnaires se succédant implacablement, la désillusion a finalement ravagé la communauté des survivants.
Le récit de cette BD se place deux générations plus tard, avec une jeunesse qui a plus ou moins appris à vivre dans ces conditions de désespoir et qui s'est fabriquée sa propre société avec ses rêves et ses coutumes.

Les protagonistes principaux sont au nombre de trois. Deux garçons, l'un costaud et débrouillard qui s'est spécialisé dans la recherche d'objets intéressants dans les décombres déversés régulièrement dans le stade, et l'autre un peu plus jeune, plus réfléchi mais nécessitant souvent la protection de son ami. Et proche d'eux, il y a aussi une fille, assez mystérieuse, une artiste dont les sculptures bizarres lui sont probablement inspirées par son observation des êtres mystérieux qui parquent les humains comme du bétail.

L'ambiance de ce récit est assez spécifique. Bien qu'il y ait de l'action, le ton est plus régulièrement à la poésie et à la contemplation. Cette jeunesse s'est créée une forme de rêve pour garder l'espoir, et notamment une attirance pour les étranges étoiles qui peuplent leur ciel perpétuellement noir.
Le dessin, d'aspect naïf, colle bien à cette atmosphère spéciale. Il est doté d'une esthétique simple qui a régulièrement su me toucher. Pourtant, j'ai eu un peu de mal à déchiffrer certaines scènes qui manquaient de clarté, c'est un peu dommage.
De même, je me suis plusieurs fois interrogé sur la cohérence de ce monde dépotoir où les jeunes réussissaient quand même à se procurer café, fromage, thé et autres cigarettes. C'est en fouillant dans les décombres qu'ils en sortent des feuilles de tabac ? Alors que cette communauté semble être partie à la dérive de longues années auparavant, j'ai aussi été un peu surpris de voir l'héroïne parler de mythologie grecque à un moment donné. D'où tient-elle cette culture ?

Cette bande dessinée n'est donc pas parfaite, et visiblement elle ne charmera pas tout le monde. J'ai néanmoins apprécié son ambiance qui se teinte parfois de poésie et de philosophie naïve. J'espère que la suite de la série ne se bornera pas à tourner en rond plus longtemps dans ce stade et qu'elle nous permettra d'éclaircir le mystère entourant les mystérieux personnages à l'origine de l'emprisonnement de ces humains.

Nom série  Les Simpson, Futurama - La crise multiple  posté le 21/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est autant l'intérêt des récits que la qualité de l'édition que j'ai appréciés dans cette intégrale.

Ce crossover Futurama/Simpson se présente en France sous la forme d'un chouette coffret joliment découpé. A l'intérieur, l'album de plus de 200 pages offre un contenu diversifié.
Outre les éditos et pages de croquis, il y a plusieurs histoires.
On y trouve évidemment le crossover qui, en version originale, se fait ironiquement appeler Infinitely Secret Crossover Crisis. Cette intégrale est répartie en 4 chapitres, les 2 premiers composant le récit, paru en 2002 aux USA, durant lequel les personnages de Futurama se retrouvent bloqués à l'intérieur du comics des Simpsons. Les 2 chapitres suivants, publiés en 2005, forment la suite de cette histoire et ce sont cette fois les personnages des Simpson qui se retrouvent dans l'univers de Futurama.
A ce crossover s'ajoutent d'autres histoires bonus. Pour commencer, on trouve l'intégralité du véritable épisode des Simpson tel qu'il se serait passé si l'équipe de Futurama n'était pas venue le chambouler. En fin d'album, une autre histoire raconte les délires du policier de Springfield, Chef Wigum, après avoir absorbé un chili hallucinogène.
Et surtout, en bonus dans une pochette accrochée au 3e de couverture de l'album, se trouve le fac-similé du tome 1 du comics des Simpson tel qu'il était apparu en 1993, ce dernier étant composé de 2 histoires indépendantes.
A cela s'ajoutent une vingtaine de pages d'illustrations d'auteurs plus ou moins célèbres mettant en scène les personnages des deux séries. Il s'agit de dessins de bonne qualité et certains valent vraiment le coup d'oeil, d'autant qu'ils sont eux aussi assez humoristiques.
Bref, pour les fans de Futurama et des Simpson, cet album à 20€ contient du tout bon recueilli dans un bel écrin.

Mais est-ce que ces histoires valent le coup ?
Ben oui.
Certes il vaut mieux déjà connaitre assez bien les univers de Futurama et des Simpson et les particularités de leurs personnages. Mais quand c'est le cas, le scénario du crossover est suffisamment bien foutu pour permettre des rencontres et interactions bien sympas. On réalise d'ailleurs au passage à quel point les protagonistes des deux univers s'apparentent et se ressemblent en bien des points. Malgré quelques jeux de mots difficilement traduits, beaucoup de dialogues et de situations sont vraiment drôles et fonctionnent tout à fait en BD. D'autant plus d'ailleurs que le récit se moque à plusieurs reprises du monde des auteurs de comics, de leurs fans et de certains de leurs personnages.
J'ai préféré la première partie de ce crossover que j'ai trouvée plus efficace et mieux amenée que sa suite, même si les nombreux clins d'oeil à des oeuvres de SF et de littérature faits dans cette dernière sont assez amusants.
Les récits des Simpson, hors crossover, sont également de bon niveau, amenant régulièrement le rire ou le sourire.

Certes, ce n'est pas toujours très fin et il ne faut pas être allergique au dessin dans le style de Matt Groening, le même que celui des séries animées. Mais globalement, j'ai pris plaisir à lire cet album et je suis pleinement satisfait de son contenu et de son rapport qualité/prix.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 252 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque