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Nom série  Les Carnets secrets de Guillaume Bianco  posté le 19/05/2014 (dernière MAJ le 17/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
tome 1: les seins

Je ne connaissais pas du tout Guillaume Bianco et c'est presque par hasard que je suis tombé sur son carnet sobrement intitulé "Les seins" ("édition Delcourt, collection Shampoing").
Intrigué par le titre et très intéressé par le sujet (je possède d'ailleurs pas mal d'ouvrages dédiés à ces superbes attributs féminins, j'en ai d'ailleurs peut-être parlé ici ou là), je me suis rué vers sa lecture.
Et je me suis beaucoup amusé et j'ai vraiment ri aux déboires de Guillaume Bianco. Ses souvenirs sont très drôles, sentent le plus souvent le vécu -on l'aimerait bien en tout cas-.
Avec ces carnets, on est certes bien loin de la bd pour adultes et Guillaume Bianco évoque sur un ton très humoristique ses rapports avec la poitrine, le plus souvent opulente, de la gente féminine depuis sa plus tendre enfance, le tout entrecoupé d'interventions assez cassantes d'un certain Lewis Trondheim, directeur de collection de je ne sais plus quel éditeur....

Amusant, sans prétention aucune mais d'une lecture très divertissante, je manquerais à tout mes devoirs si je ne vous conseillais pas ce petit ouvrage.

tome 2 : les femmes sont folles !(de moi)

J'avais beaucoup aimé le premier volume de ces carnets qui était consacré exclusivement aux seins, c'était drôle, bien enlevé et percutant.
Avec ce second volume, Guillaume Bianco se disperse un peu. Il manque une cohérence scénaristique à ce carnet, qui devient plus un journal à la Sfar, qu'un carnet portant sur un thème précis.
J'ai parfois eu l'impression de lire un catalogue d'expériences sans queue (oups! pas fait exprès) ni tête. Dommage que l'auteur se disperse autant sur ce volume.


Néanmoins, j'ai bien ri à certaines situations cocasses vécues par l'auteur.

Nom série  L'Héritage du Diable  posté le 12/04/2009 (dernière MAJ le 10/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1

Curieux de tout ce qui touche à l'abbé Saunière, j'ai été intrigué par le titre de ce premier opus "Rennes-le-château".
Pourtant, on est très loin de la légende et du mystère qui plane sur cette ville depuis plus d'un siècle.

Plus proche d'Indiana Jones que de l'enquête historique, cette bande dessinée multiplie les points négatifs :
- anachronisme : l'abbé Saunière est toujours vivant en 1938 !
- aberrations : les visages tuméfiés par la torture de Constant et de sa compagne d'infortune redeviennent normaux en une seule case !
- manque d'originalité : encore de la catholic-fantasy se surprend-on à dire dès les premières pages
- invraisemblances et grosses ficelles : pourquoi Constant descend-il à la cave page 24 ?

Et pourtant... cela marche,
J'ai été littéralement happé par l'histoire et par le dessin. Le héros est candide et nous avons le droit à une belle garce de vamp dans le camp ennemi.

C'est plaisant, distrayant, et vraiment cela m'a fait songer à Indiana Jones, référence rappelée par les auteurs, dans l'édition de luxe, que je ne peux que vous recommander (aux éditions "canal BD")

Bref une histoire qui m'a ravi.
Vivement la suite.

tome 2
Après deux années d'attente , voici enfin dans les bacs le tome 2 de cette trilogie.
Malgré un grand nombres d'incohérences historiques et scénaristiques, j'étais tombé sous le charme du premier tome. Et bien cet opus ne dément pas tout le bien que je pensais du précédent. Derrière une superbe couverture soignée, nous assistons à une très belle aventure assez proche de l'univers d'Indiana Jones.
On voyage beaucoup dans cette histoire, en voiture, en zeppellin.
Certes l'ésotérisme est très présent dans cet album mais j'ai passé un moment de lecture très agréable.
Le dessin est réussi, les dialogues font mouches, l'intrigue est prenante...que demander de plus à part de ne pas attendre deux ans de plus pour connaitre la fin!

tome 4

Hasard de mes lectures, je viens à la fois de découvrir Dilemma de Clarke et enfin d'achever avec ce tome 4 la série "L'héritage du diable "de Felix & Gastine, qui peu ou prou se situent sur la même période (l'immédiate avant-guerre de 39), avec une approche assez philosophique pour l'ouvrage de Clarke, contre une vision plutôt ésotérique pour "l'apocalypse" qui vient clôturer "L'héritage du diable".
Cette série est assez proche d'une aventure d'Indiana Jones, d'ailleurs pas mal de codes s'y rapprochent : les nazis, un trésor, les tenues des héros, des rebondissements et des traîtres à chaque page etc. Pourtant depuis le début de cette série, beaucoup d'incohérences chronologiques subsistent (si on se tient à titre d'exemple, à la simple apparition de l’abbé Saunière dans les années 30) mais l'histoire fonctionne. C'est vraiment bien foutu. Tout y est : ésotérisme, légende -avec le mystère de Rennes-le-Château-, traîtrises et amours désespérées bref un scénario aussi improbable qu'il en devient jubilatoire!
Avec ce tome 4, s'achève enfin cette aventure.
Ce volume est très, voire trop riche sur le plan scénaristique et mérite avant tout de lire les 3 précédents volumes. C'est un véritable tour de force que Jérôme Félix a accompli pour boucler en un seul volume l'ensemble des pistes ouvertes sur les 3 précédents volumes. Il faut en effet prendre son temps pour lire ces dernières 54 pages, qui sont assez denses. Le dessin de Paul Gastine a d'ailleurs gagné en précision depuis le premier volume.
J'attendais avec impatience la fin de cette aventure, et je n'ai nullement été déçu. Autant j'ai été lassé par les bd consacrées à l'ésotérisme au début des années 2000, autant cette série qui est basée sur l'histoire avec un grand H, et la mythologie prend ici un côté plaisant voire complètement dépaysant lorsque l'on découvre les mystères cachés derrière le pentacle de l'Aude. On reste alors pantois sur l'imagination du scénariste d'avoir pu concocter une telle machination, car sans spoiler le lecteur, c'est un véritable hold-up de l'Histoire auquel on assiste avec ce dernier opus. On ne sait plus on se situe le bien et le mal au final.
N'hésitez pas à lire la dernière page (le post-scriptum qui permet au lecteur d'avoir un autre regard sur la conclusion de cette série).
Très bonne conclusion.
Histoire hautement improbable, mais prenante donc qui mérite toute votre attention.

Bravo aux auteurs de m'avoir tenu en haleine depuis 4 albums

Nom série  Dilemma (Clarke)  posté le 07/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis, quelques années, je privilégie les one shot, donc cet album rentrait dans mes critères. Par le fruit du hasard, j'ai lu la même semaine L'Héritage du Diable et cet album qui peu ou prou abordent le même thème.
Avant tout , il faut souligner que le travail de Clarke est aussi bien réussi sur le plan scénaristique que sur le plan graphique. Les scènes antiques et les scènes dans l'Allemagne d'avant guerre sont très bien dosées.
J'ai lu cet album d'une traite, tant on a envie de connaitre la fin de l'histoire.
L'album mêle habilement plan philosophique antique et histoire avec un grand H à travers le destin de Michaël Dorffman, archéologue allemand qui va se retrouver au cœur des luttes d'influences au sein du IIIème Reich.
Au fur et à mesure de la lecture, on sent le poids qui pèse sur le héros, qui l’amènera à faire un choix cornélien à la fin de l'album.
La seule chose regrettable de l'album réside dans le choix éditorial des éditions du Lombard de ne pas avoir proposé aux lecteurs sur un même album les 2 fins alternatives. Il est dommage d'avoir recours, au mieux, à internet ou, pire, à l'achat de la seconde version pour connaître la fin alternative (5 planches de plus alternatives n'entraînaient pas un coût exorbitant pour l'éditeur, à mon humble avis). Cela plombe un peu la lecture avec cette option mercantile.

Nom série  Old Pa Anderson  posté le 30/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela faisait un moment que je n'avais pas lu un album d'Hermann & d'Yves H, pourtant depuis leur première collaboration (Liens de Sang) je suis assez fan de leur travail. Il aura fallu l'incompréhensible Zhong Guo pour que le charme n'opère plus.
Depuis, seule Une nuit de pleine lune avait trouvé grâce à mes yeux.
Ici, je retrouve un Hermann en pleine forme, avec un superbe dessin qui nous plonge dès les premières planches dans l'ambiance du Mississippi des années 50. Même les scènes de nuit sont lumineuses. Personnages, paysages, voitures...le dessin est vraiment réussi.
Quant au scénario, très sombre, très violent, d'Yves H, il est d'une fluidité exemplaire, pour une fois! C'est simple, bien amené. Le thème de la vengeance, doublé d'une chasse à l'homme est parfaitement maîtrisé.

Pour comprendre cette atmosphère du Mississippi, n'oubliez pas de lire la post-face signé Yves H., c'est effrayant !

Un bon album qui me réconcilie avec le duo père-fils.

Nom série  Arthus Trivium  posté le 17/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose qui frappe lorsque l'on ouvre cette bande dessinée, est la qualité et la beauté du dessin de Juan Luis Landa, qui nous en met plein la vue, comme le souligne Enrico Marini dans sa préface. Jetez un coup d’œil à la première page, et vous comprendrez !
J'ai été lassé par l'ésotérisme, tant les bd sur ce thème ont été légion depuis quelques années mais là, j'ai été séduit par le sujet. Outre la vie de Nostradamus, nous suivons les aventures de ses trois jeunes disciples, beaux parleurs, courageux et mystérieux, pris dans la tourmente d'histoires ténébreuses entre religion et fantastique.

Le scénario est certes violent, sanglant mais aussi prenant. Je ne me suis pas ennuyé une seconde en lisant ce premier volume, même si certaines expressions sont anachroniques (mettre dans la bouche d'un des personnages du 16ème siècle le terme de " Moyen- Age" me semble inapproprié).

Ce premier tome d'introduction ouvre tant de portes que j'ai hâte de lire la suite.

Nom série  L'Homme qui tua Lucky Luke  posté le 31/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
L'homme qui tua Lucky Luke M. Bonhomme

Avant tout, je vais m'attirer les foudres de certains bédéphiles,en avouant ne posséder dans ma bibliothèque que cinq voire six albums de la série Lucky Luke de Morris & Goscinny, même si j'en ai lus une bonne trentaine, mais je n'ai jamais vraiment accroché aux aventures du pauvre cow-boy solitaire.
Depuis quelques mois, dans le monde de la bd, le western revient en force, avec Undertaker, Sykes ou encore Stern, trois albums de qualité.
En reprenant cette série, Matthieu Bonhomme prenait un risque énorme, celui de la comparaison avec le créateur de la série. A l'image de Ferry avec sa reprise (pour moi réussie) d'Astérix, les critiques des puristes allaient fuser.
N'étant pas un spécialiste de Lucky Luke, je dois dire que j'ai tout de suite été séduit par l'histoire. Bien évidemment le titre choisi fait référence au superbe film, encore inégalé, de John Ford, "l'homme qui tua Liberty Walance" (de nombreuses scènes de cette bd renvoient explicitement à des films de John Ford) D'ailleurs, dès les premières pages, nous sommes plongés dans un western digne d'un John Ford, réalisateur que j'adore. Tout les codes du western sont en effet présents, du saloon au shérif lâche en passant par une puissante famille tenant la ville, rien n'est omis.
Même les légendes de l'Ouest, avec un certain Doc Wednesday, qui n'est pas sans rappeler le célèbre Doc Holliday, sont présentes dans cet album.
Même si l'histoire est assez sombre, l'humour reste toutefois présent, notamment avec le running gag du tabac que recherche désespérément Lucky Luke.
Au niveau scénario, cette reprise ou plutôt ce "Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme" ( à l'image des Spirou vu par...., série qui malheureusement est très inégale) tient la route.
Quant au dessin, rien à dire. Je suis un grand admirateur de Matthieu Bonhomme. Possédant déjà l'intégrale en noir et blanc du Marquis d'Anaon, j'ai donc opté pour l'achat de la version en noir et blanc de canalbd pour en apprécier encore plus le trait. J'ai feuilleté la version couleur, et j'avoue qu'elle est très belle également, et je me demande même si je ne vais pas l'acheter aussi.

En tout cas, cet album se révèle une très bonne surprise et j'ai été littéralement bluffé par le talent de Matthieu Bonhomme au dessin et au scénario.

Nom série  Rosa  posté le 24/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur un sujet aussi scabreux, on aurait pu s'attendre au pire.
Dans la campagne normande du début du 20ème siècle, Rosa doit, à la suite d'un pari d'argent entre hommes, départager le meilleur amant, afin de financer l'hospitalisation de son mari, beaucoup plus âgé qu'elle.

Si l'histoire met un peu de temps pour se mettre en place, elle permet surtout à François Dernault de nous livrer une galerie impressionnante de portraits ou plutôt de trognes que n'auraient certainement pas renié Guy de Maupassant ! Sur ce premier volume, on découvre le caractère de ces candidats au titre du meilleur amant, tout en suivant le parcours de Rosa, femme de tête qui au fil des pages, devient la vraie maîtresse de ce jeu, édictant elle-même ses conditions, ce qui n'est pas banal pour une femme de ce début de siècle !

Les dessins soignés de Dernault sont superbes, et malgré le sujet, n'y cherchez aucun dessin scabreux.
Une histoire très intéressante qui se conclura avec un second album.

Nom série  Le Chant des Runes  posté le 14/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela faisait un moment que je ne m'étais replongé dans une bande dessinée ésotérique voire fantastique. Mis à part Le Chant des Stryges, je ne lis plus guère ce style de série, sans doute par lassitude.
C'est donc presque par hasard que je suis tombé sur cette bd à la médiathèque. Et bien m'en a pris. Je ne me suis pas ennuyé une seconde à la lecture de ce premier volume (l'histoire se composera de deux volumes) qui se déroule à Stockholm, en Suède, très à la mode dans les romans policiers ces dernières années. En outre, les principaux protagonistes sont, pour une fois, des femmes (flics, artistes de variétés) alors que les personnages plus ambigus sont ici des hommes (manager, le mystérieux Josef Wörg, ou d'autres encore...). Une seule chose m'a gêné dans la lecture des dialogues, c'est le tutoiement intempestif entre les personnages, à tel point que je pensais qu'il y avait une erreur dans la typographie jusqu'à ce que je tombe sur cet avertissement en page de garde: "la notion d'égalité est centrale dans la société suédoise, le tutoiement est donc systématique et cet usage a été respecté dans le récit".
Ce premier opus est donc très séduisant et se situe entre un bon polar, légendes nordiques et roman fantastique, avec un dessin soigné de Jean-Charles Poupard, appuyé par des couleurs sombres de Johann Corgié qui ajoutent à l'atmosphère de plus en plus angoissante du récit.
La dernière case, qui donne furieusement envie de connaitre la suite, m'a tout de même fait songer à l'univers du "chant des stryges"

Nom série  Tungstène  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Tout auréolé de son prix Fauve d'Or du polar du festival d'Angoulême 2016, j'ai emprunté ce one shot à la médiathèque. Je m'attendais à un superbe polar, vu les bonnes critiques lues dans la presse (de "Livre hebdo" à "DBD", en passant par "CaseMate" ou encore "Télérama") mais j'avoue avoir été très déçu.
Certes, le scénario sur le destin croisé de 4 personnages (un flic, sa femme, un ancien militaire et un petit dealer) à Salvador de Bahia, est assez bien ficelé mais toute cette violence déversée autour d'une banale pêche interdite ne m'a guère convaincu. Du militaire à la retraite caricatural au flic qui dégaine à tout va, je n'y ai pas cru une seconde.
On est loin de la définition du polar que j'attendais pour une bande dessinée.
J'ai eu l'impression de lire plus un règlement de compte entre voyous, entre mari et femme, entre dealers, qu'à une enquête policière.
Bref, une grosse déception...dommage car la belle couverture intrigante donnait vraiment envie de découvrir ce qui se cachait sur cette plage.

Nom série  Une vie à écrire (Hollywood Boulevard)  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hasard de mes lectures, peut-être que non, je venais d'achever le récit de Kenneth Anger "Hollywood Babylone", quand j'ai découvert ce one shot remanié "Une vie à écrire" de Liman et Felix
Fort bien documenté, ce récit retrace l'ascension d'un scénariste et d'une starlette dans le monde impitoyable du cinéma d'Hollywood des années 30. A travers la recherche d'une nouvelle star pour incarner Cléopâtre, on retrouve l'obsession du génial David O. Selznick pour la recherche, à travers tout le pays, de sa Scarlett O'Hara, future héroïne de son film mythique "Gone with The Wind", mais on trouve aussi dans cet album des procédés plus sordides pour attirer des jeunes filles dans les griffes des producteurs d'Hollywood.
D'ailleurs ce récit mêle, tout au long de la lecture, fiction et réalité : entre le procès véridique d'Errol Flynn et la séparation de Clark Gable avec Carole Lombard (faux car il était amoureux fou de sa femme et son accident mortel en avion rendra Clark Gable inconsolable), nous oscillons dans un monde où le mensonge l'emporte souvent sur la réalité.
Derrière une superbe couverture, se cache une histoire fort bien dessinée et qui renvoie vers un univers tout de même très intriguant.
Une lecture assez agréable.

Nom série  Ici  posté le 05/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'intérêt du Festival d’Angoulême est de donner un éclairage sur des œuvres que je n'aurais sans nul doute jamais lues. Par le passé, j'avais découvert "5000 kilomètres par seconde" de Manuele Fior ou encore Pinocchio de Winshluss, que j'avais adoré.
Malgré mes nombreuses lectures, je n'avais pas encore entendu parler de Ici de Richard McGuire,qui a obtenu le fauve d'Or cette année.
Je me suis donc précipité chez mon libraire pour découvrir ce véritable OVNI. Est-ce une bande dessinée ou un exercice de style qui s'étend sur près de 300 pages ? Au lecteur de juger.
Dans cet ouvrage, pas de personnage principal mais un lieu (un séjour), pas d'intrigue mais le temps, le temps qui passe, de la création de la terre à l'an 2300, ce qui n'est pas pour rappeler un livre comme "Alpha...directions".
En découvrant au fil des pages l'évolution de cette pièce à travers les âges, je ne me suis pas ennuyé une seconde. C'est habilement amené, et en n'optant pas justement pour un ordre chronologique, Richard McGuire joue avec le lecteur.
Les dessins sont certes tirés cordeau et rappellent un peu ceux de Chris Ware.
Un album très original, qui peut se relire à l'infini tant les détails changent presque à chaque page (un tableau, le papier peint, le mobilier etc.)
J'avoue que cet ouvrage ne trouvera pas un large public, mais je vous invite à le découvrir tant il tranche avec la production actuelle.

Nom série  Hägar Dünor le Viking  posté le 31/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les éditions Urban Strips ont eu la géniale idée de rééditer les strips d'Hägar Dünor, que personnellement je lisais dans l'avant dernière pages du journal "Ouest-France" chez mes grand parents quand j'avais à peine une dizaine d'année.
Cet album m'a fait l'effet d'une madeleine de Proust.
Suivre les aventures du terrible viking Hägar Dünor est véritablement jubilatoire.
La vie de ce valeureux guerrier qui ne craint qu'une seule chose , sa femme, Hildegarde, nous est présentée sous forme de strips en noir et blanc, d'une à trois cases qui font mouches à chaque fois sous le trait de Dik Browne. En quelques coups de crayons, décors, humour souvent décalé, et situations sont parfaitement campés. Un véritable maître dans la concision, cet auteur ! D'ailleurs Greg s'est souvent inspiré des gags de Dik Browne dans sa série Achille Talon.
Je vous engage vivement à lire rapidement les aventures d'Hägar Dünor, de sa femme Hildegarde et de leurs enfants Homlet et Ingrid, sans oublier son compagnon d'infortune Eddie.
Ce livre, très bel objet éditorial, est présenté avec un portrait de l'auteur et un dossier sur l'adaptation de son œuvre en France.
Pour information, l'intégrale de cette série comptera 3 volumes. (le prochain sortira en automne 2016)

Nom série  Les Coeurs solitaires  posté le 28/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis tombé par hasard sur cet album à la médiathèque. Depuis quelques années, je suis de près le travail de Pedrosa, conteur hors pair.
Mais là, je ne suis pas tombé sous le charme de cette histoire. A tel point qu'à la fin de la lecture , je me suis demandé s'il y avait pas une suite. Je suis vraiment resté sur ma faim.
Le dessin de Cyril Pedrosa est tout à fait dans la droite ligne de ce qu'il produit actuellement, mais le scénario manque de profondeur et les rapports entre les personnages ne sont pas exploités jusqu'au bout.
Dommage....

Nom série  Les Beaux Étés  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec ce premier volume (qui se lit comme un one shot) Les beaux étés : Cap au Sud , Zidrou nous livre une très belle chronique de 1973, qui, pour ma part, m'a touché. En effet, je me suis reconnu dans cette famille. Un grand nombre d'éléments me sont familiers dans cette histoire : la voiture (moi, c'était une 2cv orange qui nous amenait mes sœurs, mes parents et moi vers le sud), les pique-niques en pleine nature et le camping...
Bref cet album rappelle l’insouciance des années 70, pourtant ici gâchées par le travail du père (cela rappelle la situation de certains dessinateurs) et la maladie de la tante.
Cette chronique douce-amère est très plaisante à lire.
Le dessin de Jordi Lafebre (je découvre son travail avec cette bd) colle parfaitement avec le scénario de Zidrou, auteur très prolifique sur 2015, qui signe là, avec Le Crime qui est le tien, un de ses meilleurs titres de l'année.

Je serai sans nul doute au rendez-vous pour le prochain volume de cette série: "1969 : la calanque".

Nom série  Stern  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis sur "Le Croque-mort, le clochard et l'assassin" :

Derrière un titre à rallonge à la Sergio Leone (titre mal choisi à mon avis) se cache une bande dessinée assez atypique. Je m'attendais plus en effet à un western alors que le lecteur est plongé dans une enquête policière ayant pour cadre tout de même les codes que l'on retrouve dans un western.
Tout y est : le saloon, les prostituées, le shérif buté, jusqu'au croque-mort (personnage bien à la mode en bande dessinée depuis un moment avec Undertaker édité aussi 2015), en passant par le copain alcoolique si cher aux films de John Ford. Par contre ici, pas de grands espaces à l'horizon, non mais tout simplement le huis clos d'une ville avec son cimetière, sa prison, son saloon.

Cette intrigue, très bien illustrée, ne manque pas de rebondissements. Comme certains l'ont écrit ici ou là, j'ai été un peu gêné par le côté contemporain de la veste de "Pretty boy" qui tranche avec l'aspect sobre et classique des autres personnages, mais ce n'est qu'un détail.

Ce one shot est vraiment d'une très grande qualité et a le mérite de renouveler le genre, avec Undertaker et Sykes, parus la même année.

Nom série  Sykes  posté le 18/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le western est revenu en force en 2015: du diptyque Undertaker à Stern (que je suis en train de lire) en passant par "Sykes", écrit par Pierre Dubois, auteur plus habitué aux fées et aux elfes, que je croisais souvent dans les rues de Rennes lorsque j'étais étudiant.
Mais, il faut avouer que le dessin de Dimiti Armand m'a littéralement bluffé. Il illustre avec brio ce one shot, assez violent il faut l'avouer.
Car Pierre Dubois nous livre une histoire cruelle, dure où les morts violentes sont légions. Tout les canons (sans faire de jeu de mots) du western sont certes présents mais très bien exploités sur près de 80 pages.
Il aurait pu développer un peu plus le passé de Sykes, ce héros froid et torturé, autrement qu'à travers deux planches et quelques allusions tout au long de l'album mais cela pourrait faire l'objet d'un album à lui seul ?
Le label "Signé" du Lombard renoue avec cet album ce qui a fait le succès de cette collection.

Nom série  L'Eté Diabolik  posté le 18/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après l'étonnant et très réussi Souvenirs de l'empire de l'atome , Thierry Smolderen & Alexandre Clérisse nous présentent ici un album encore étonnant, un véritable OVNI, avec "l’Été diabolik".

Graphiquement, le travail est superbe.

Cet album est, en outre, un très bel objet éditorial. Composé de deux parties, Thierry Smolderen relate dans la première partie la vie d'Antoine, un adolescent, pendant l'été 1967, ses vacances avec son père, ses premières expériences de toutes sortes (qui nous valent d'ailleurs des planches assez psychédéliques avec des couleurs flashies !) Cet album est rempli de références, même si je ne les ai, sans doute pas, après une première lecture, toutes saisies.

La seconde partie nous offre un éclairage nouveau sur l'ensemble des événements vécus par Antoine, et qui donne furieusement envie de relire l'ensemble de l'album pour voir si tout colle... un peu à l'image des films comme "le sixième sens" ou encore "les Autres".

Bref, un scénario très habilement construit (entre thriller et espionnage) qui réserve beaucoup de surprises.

Pour ceux qui avaient aimé leur précédente collaboration sur Souvenirs de l'empire de l'atome, ne passez pas à coté de cet album très original.

Nom série  Esmera  posté le 25/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Certes, je suis un habitué des bandes dessinées dites "pour adultes" ou "pour public averti", comme il est noté sur le sticker de cet album signé Vince (que je ne connaissais pas) et Zep (que l'on ne présente plus), mais là je dois dire que Esmera est une véritable surprise, dans le bon sens du terme.
J'avais découvert Zep avec son Happy Sex, recueil d'histoires assez osées pour l'auteur de Titeuf, et je le retrouve ici au scénario d'une aventure pornographique, assez drôle tout de même, illustrée par Vince.
Le dessin, tout en lavis, est assez réaliste, tout en en gardant un côté comique. En effet, le fil rouge de cette aventure (Esmera découvre, par hasard, qu'elle change de sexe à chaque fois qu'elle a un orgasme) nous amène à suivre des situations assez surréalistes et souvent très drôles. Les auteurs nous gratifient en effet de tout un catalogue de situations : de la masturbation à la fellation, en passant par des scènes de lesbiennes ou de triolisme, l'ensemble des canons de la pornographie y passe... avis aux amateurs.

Ce côté parfaitement assumé d'une comédie pornographique fait de ce one shot un album qui repose sur un vrai scénario tout long des 78 pages, un véritable exploit pour ce genre de bande dessinée.
Une lecture, évidemment à réserver à un public très averti, il va de soi.

Nom série  Facteur pour femmes  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela faisait un moment que je tournais autour de cet album. Et puis, je l'ai acheté dans sa version toilée, de très bonne qualité, comme savent le faire les éditions Bamboo.
Et puis ce one shot (j'arrête , le plus possible, de me lancer dans des séries interminables) est signé de Morice et Quella-Guyot, les auteurs d'un très original et remarquable Papeete 1914 consacré, entre autre, à un épisode de la Grande Guerre.
Justement, nous replongeons ici , non dans les tranchées, mais dans cette période vécue sur une île bretonne, ressemblant étrangement à l'ïle de Houat (pour ceux qui connaissent)
A travers Maël, facteur ad hoc, nous découvrons le quotidien de cette île où tout les hommes sont partis combattre, tous sauf un, Maël qui saura à travers des astuces et des mensonges, réconforter ces femmes seules.
La grande qualité de cette histoire réside dans ce personnage de Maël, pour lequel, au fil de la lecture, nous éprouvons de moins en moins de sympathie; mais aussi dans le chapitre de conclusion, qui donne envie de relire l'ensemble sous un nouvel éclairage. C'est osé, malin et surtout très intelligent, cette conclusion.
Reste un autre point positif de l'album que j'avais, je crois déjà souligné lors du précédent diptyque, la qualité du dessin ...de véritables cartes postales parfois...un dessin magnifique doublé de couleurs fort réussies, cet album ne fait que ravir le breton, amateur de bd que je suis.
La guerre de 14 vue autrement..........lisez-le.

Nom série  De beaux moments  posté le 28/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis très surpris par la forme de cette bande dessinée. Contrairement à ses autres albums, Jim a choisi d'innover en nous présentant douze histoires courtes de 5 à 6 pages, douze "beaux moments", auxquels chacun d'entre-nous peut évidemment se rattacher. Cela va de l'éloignement des enfants, à la tentation de l'adultère, en passant par un coup de chapeau à nos parents... bref que du vécu.
Et puis, cerise sur le gâteau, il y a Marie, la Marie d'Une nuit à Rome, que l'on croise ici, véritable sylphide, au sens de Chateaubriand ou de Jean d'Ormesson, qui, à travers deux récits, nous enchante une seconde fois.

Outre Marie, on retrouve tout au long de cet album des décors familiers aux albums de Jim (du balcon "des cadeaux de noël" à la chambre d’hôtel de Marie).
Les récits reposent ici essentiellement sur les nouvelles technologies : des SMS lus par une femme soupçonneuse aux Facebook, en passant tout simplement par le portable, Jim passe en revue l'ensemble des moyens de communication qui doivent faciliter les rapports humains, mais qui, dans certains cas les compliquent... un sujet d'actualité en somme. On va de l’éphémère (la relation Facebook) aux souvenirs ancrés dans la mémoire des personnages... même âgés. (épisode intitulé "3500 photos dans ton téléphone")
On voyage beaucoup avec cet opus : Venise, Montpellier, l'Espagne, et puis la rue de Rome à Paris.

Un très bel album, que j'ai lu dans sa version toilée,avec un bonus de qualité.
Un album porté sur la nostalgie, qui ravira sans nul doute les quadras, dont je fais (encore) partie.

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