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... a posté 1401 avis et 238 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  La Valise envolée  posté le 04/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à plusieurs de mes prédécesseurs, j’apprécie plutôt le style graphique de Sardon, en à plat, comme dans Crevaison ou Mormol, pour rester dans ses publications chez le même éditeur (que je vous encourage d'ailleurs à découvrir aussi si ce n’est déjà fait).

Quant au scénario de Baraou, j’avoue qu’il m’a laissé perplexe pendant une bonne partie de ma (courte) lecture, car je ne voyais pas vraiment où elle voulait en venir. Mais la chute – en deux temps en plus ! – donne tout son sens et son sel à cette historiette.

Bref, une petite lecture sympathique et recommandable.

Nom série  Mystery music  posté le 04/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mahler est un auteur dont les productions sont reconnaissables entre mille, avec un dessin ultra minimaliste, comme c’est le cas ici, ce minimalisme étant renforcé par l’absence de parole.

Alors, c’est sûr, c’est un exercice d’équilibriste à chaque fois, et Mahler a souvent réussi, malgré cette économie de moyens, à produire de petits albums qui m’ont touché, vraiment originaux et accrocheurs.

Hélas, je trouve qu’ici la mayonnaise ne prend pas. La petite dizaine d’histoires muettes, tournant autour de la musique, du son, si elles laissent la place à l’imagination, à la rêverie, en jouant justement sur le silence des cases, peinent à insuffler suffisamment d’énergie pour que j’en sorte conquis.

Un essai quelque peu décevant.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Malédiction de Bellary  posté le 03/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, bof, bof, bof. Je n’ai vraiment pas été enthousiasmé par ma lecture de ce triptyque, qui peine souvent à dynamiser une intrigue, déjà peu originale au départ.

Le dessin est correct, voire plus, mais sans âme, et avec des visages un peu trop figés à mon goût.
Il n’y a pas qu’eux d’ailleurs, puisque j’ai trouvé l’histoire très poussive. D’abord parce que les dialogues (ponctués de termes « anciens » pour rendre le tout crédible) sont un peu lourds, et que des commentaires en voix off, hors phylactères, sont eux aussi loin de fluidifier la lecture : souvent inutiles ou lourds.

L’histoire en elle-même, qui relate une sorte de vengeance, d’un enfant « mal né » et difforme, mais qui est devenu immortel, puisqu’agissant au XIIIe, au XVIe puis au XVIIIe siècle, n’est pas d’un grand intérêt.

Peu ou pas de surprise, de rebondissements, peu d’artifices pour relancer la machine, et l’on se dit qu’il était temps que cela finisse à la fin du troisième tome. Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire en plus, étant donnée la fin très décevante et quelconque.

Comme Mac Arthur avant moi, j’ai été désagréablement surpris par l’improbable métamorphose du personnage principal – car récurrent, tout d’abord défiguré, mais finalement ayant retrouvé un visage plus avenant. C’est bien le seul rebondissement de la série, et rien ne l’explique (si ce n’est une erreur des auteurs ?). C’est d’autant plus incroyable, que toute l’histoire, la vengeance, la malédiction lancée contre sa mère par ce personnage défiguré sont au cœur de l’intrigue : c’est justement parce qu’il est né défiguré qu’il a été rejeté par ses parents ! Se débarrasser ainsi de cette « particularité » montre que les auteurs semblaient vouloir en finir à tout prix et rapidement. Ce en quoi je les rejoins !

Nom série  Le Bibendum céleste  posté le 03/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est la deuxième série de De Crécy que je lis après La République du Catch (où apparaissait d’ailleurs déjà un personnage composé d’une tête sans corps), et ce « Bibendum céleste » confirme que j’ai beaucoup de mal avec cet auteur et son univers.

Pourtant, dieu sait si je suis friand d’œuvres originales, créatives, voire expérimentales, et je suis aussi très gros lecteur de poésie, surréaliste essentiellement. C’est dire qu’a priori ce triptyque avait tout pour m’attirer.

En effet, c’est on ne peut plus loufoque, beaucoup de personnages, certaines situations et quelques dialogues relèvent du surréalisme – les Chants de Maldoror de Lautréamont sont d’ailleurs cités !

Oui mais voilà, cette histoire se déroulant dans un décor urbain étrange, New-York sur Loire (sic) vaguement inspiré de Paris, tournant autour d’un personnage énigmatique (le phoque Diego, assez mutique), enjeu malgré lui de rivalités (le diable joue sa partie), eh bien je n’ai pas réussi à entrer dedans. Pourtant, cela ne manque pas d’ambition, avec une vision très noire du microcosme politique, des batailles d’égo, et de l’opium du peuple (ici potentiellement Diego et son prix Nobel de l’amour ?).

Certes, j’ai lu les trois tomes (dans l’intégrale des Humanos), mais hélas un peu trop laborieusement. Je vais finir par croire que je ne suis pas du tout fait pour cet auteur, c’est dommage.

Par contre, autant je suis passé à côté de l’histoire, autant l’aspect graphique m’a véritablement séduit. C’est vraiment sombre et beau ! Idem pour la colorisation, très réussie. Décors, objets et véhicules, c’est vraiment un chouette habillage.

Au final, reconnaissant l’originalité et le caractère atypique de cette œuvre, mon ressenti n’est peut-être qu’affaire de goût, et vous pouvez éventuellement acheter cette série. Mais alors feuilletage préalable fortement conseillé !

Nom série  L'aventure d'une BD (Derib)  posté le 02/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« L’aventure d’une BD » prétend présenter aux lecteurs lambda le processus de création d’une bande dessinée, et expliciter certains termes techniques du médium.

Pour que ce ne soit pas rébarbatif, ce sont des personnages de la série de Derib Les Ahlalaaas qui sont mis en scène, dans un pastiche de festival d’Angoulême, avec conférences, collectionneurs de dédicaces (ce qui permet aux auteurs de créer un certains nombres de gags parallèlement aux explications du conférencier, avec moult jeux de mots).

Quelques collègues de Derib (des pointures !) participent à une sorte de « fan art » en fin d’album, et Franquin se fend d’une préface (ce qui lui permet au passage de réitérer son dégoût pour la chasse – voir ses Idées Noires).

Si l’album est intéressant et présente quelques moyens et termes techniques permettant de se rendre compte du travail d’un auteur de bande dessinée, cela reste quand même un peu restreint.

D’abord, si le propos de Pernin est clair et simple à suivre, il est nettement moins ambitieux que ce que propose Mc Cloud dans son L'Art Invisible, vers lequel je vous recommande de vous tourner si vous souhaitez réellement approfondir votre connaissance du médium.
Ensuite, écrit au début des années 1980, cet album est un peu daté, puisque depuis, l’éclosion de l’édition indépendante, alternative, a quelque peu remis en question certains postulats déclinés ici (mise en page, qualité du dessin, etc.)

Enfin, c’est vraiment exclusivement axé sur le travail de Derib lui-même, et en particulier de sa série Buddy Longway (la plupart des exemples étant choisis dans l’album de la série qui venait de sortir, de sorte qu’on est fondé à penser que la concomitance de leur sortie participe d’une campagne de promotion, avec un « making of » faussement didactique ?). Un conseil d’achat ne vaudrait donc que pour les fans de Derib (et alors c’est effectivement un must pour eux de posséder cet album, quasi collector !). On y trouve confirmation du talent de dessinateur de Derib, en particulier pour les chevaux.
Pour les autres, un emprunt devrait suffire je pense. Les grands lecteurs de BD n’y apprendront sans doute pas grand-chose…

Nom série  Exauce-nous  posté le 01/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album nous narre une histoire finalement relativement simple, mais qui est très bien menée, et qui se lit très rapidement malgré la centaine de pages (peu de dialogues, et aussi récit captivant).

C’est l’histoire de Léonard, un simple d’esprit qui répète toujours les mêmes phrases, et qui finit par intriguer un jeune réalisateur, Frank, parmi les proches qui le côtoient au quotidien. Ce dernier va s’apercevoir que Léonard a le pouvoir de faire le bonheur, d’exaucer les vœux les plus chers – sans que les heureux bénéficiaires de son entremise involontaire avec la destinée ne soient conscients du rôle joué par ce simplet, qui n’a qu’à dire « ça se passe » pour faire jaillir le bonheur.

Captivé par Léonard, Frank va chercher à connaître l’origine du « décrochage « de Léonard d’avec la réalité : cette enquête, et d’autres petites histoires parallèles impliquant la dizaine de proches de Léonard, permettent de dynamiser ce récit très touchant.

Une histoire belle et triste, que je vous encourage à découvrir, d’autant que le dessin de Bihel est lui aussi très bon.

Nom série  Où le regard ne porte pas...  posté le 01/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma note réelle serait plus près de 3,5/5, mais j’arrondis au niveau supérieur, en grande partie grâce au premier tome, auquel j’ai clairement plus accroché qu’au second.

Pour faire simple, puisque beaucoup de choses ont été écrites pour résumer l’histoire, je trouve le premier tome très accrocheur. Peu de dialogues finalement, de texte, mais une histoire simple, bucolique, très chouette, avec la rencontre de ces quatre gamins dans un coin paumé d’Italie (avec des montées de tension entre la famille anglaise apportant la modernité à une communauté villageoise peu ouverte aux risques de la nouveauté).

Le seul bémol pour la narration, ce sont ces « rêves », dont on ne devine pas encore le sens (qui parle ? Qui sont ces gens ? Où sont-ils ?) et qui, dans une colorisation et un dessin très différents de l’histoire « principale », ont un peu haché ma lecture.
Le dessin lui-même est vraiment chouette, avec de bonnes bouilles de gamins, de beaux paysages, très lumineux.

Le second tome nous fait retrouver ce quatuor vingt ans plus tard, lorsqu’ils partent en Amérique du sud. Là encore le dessin des paysages est très bon, des personnages aussi – même si, adultes, ils ont ici des visages plus anguleux qui m’attirent moins.
L’intrigue est close, on a des explications aux « mystères » (rêves des gamins, pierre à l’origine de leurs rites de gamins, etc.), et cela se laisse lire, c’est certain.
Mais je trouve ce tome moins fort que le premier. D’abord parce que moins euphorisant (le premier était porté par un optimisme loin d’être béat) – l’âge des protagonistes aidant sans doute. Mais surtout parce que je n’ai pas été totalement convaincu par le côté fantastique. Pas complètement raté, mais qui m’attire moins (affaire de goûts sans doute). La rupture, chronologique, mais aussi au niveau du ton, m'a semblé trop forte entre les deux tomes.

Cela reste quand même un diptyque intéressant, dont je vous recommande la lecture.

Nom série  Delta  posté le 31/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album relativement original quant au décor dans lequel il tente de développer une histoire, puisqu’il s’agit de l’Amérique du sud, au XVIIème siècle.

Un fils à papa, Gabriel, nobliau égaré, s’échappe avec une indienne, Lina, de l’endroit où des pirates le tenaient prisonnier. Les deux se chamaillent constamment – même si l’on devine qu’une complicité risque de naître entre eux.

Peu à peu plusieurs mystères commencent à compliquer l’intrigue (A quoi joue vraiment Lina l’indienne ? Qui est ce « Prince d’or », sorte de zombie régnant sur les fleuves, dans une ambiance fantastique mal définie ?) et… et hélas ça s’arrête là.

En effet, la série semble avoir été abandonnée, comme le lecteur donc, puisque du coup on ne comprend rien et on n’aura jamais la réponse aux questions évoquées. Déjà que la situation de départ (Gabriel prisonnier des pirates, échoués sur un banc de sable) n’est jamais explicitée…

Frustrant donc, d’autant que je regrette aussi un dessin et une colorisation pas à mon goût, et un fantastique en fin d’album qui ne m’a pas non plus convaincu : il aurait sans doute fallu se concentrer sur le côté « aventure ».

Bref, en l’état, je ne peux vous conseiller l’achat de ce tome orphelin. Un emprunt à la rigueur pour imaginer le potentiel de cette histoire, peut être envisagé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Tout seul, tout seul  posté le 31/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me retrouve assez bien dans l’avis précédent, à la nuance près que, si je ne vais pas jusqu’à regretter mon achat, je ne sais pas si je conseillerais à tous d’en faire autant.

Ce qui me freine pour le faire, c’est en fait essentiellement le côté un peu inabouti, « ébauche », du scénario, qui aurait sans doute mérité d’être un peu plus étoffé, pour obtenir un album plus long, plus dense.

Pour le reste, le dessin est effectivement sympa, et l’histoire se laisse lire agréablement, avec au départ une sorte de « Désert des Tartares » du pauvre, avec deux soldats, glandus surveillant l’arrivée d’on ne sait trop quels ennemis, au milieu d’un désert de dunes.

Puis surgit le « grain de sable », pour rester dans l’univers désertique, et cela tourne, à la fin, au vinaigre, dans une conclusion surprenante et glauque.

A découvrir à l’occasion (dans tous les sens du terme d’ailleurs…).

Nom série  Le Gros Lot  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nikola Witko publie pas mal d’albums relativement originaux, chez de petits éditeurs. Je suis généralement sa production avec intérêt.

Ici, on a une histoire assez foutraque, qui sombre de plus en plus dans un n’importe quoi assumé par l'auteur.

Au départ, le héros au « cul bordé de nouilles » accumule les gains les plus divers dans tous les jeux de hasard, perdant, au fur et à mesure de ses réussites, le contact avec la réalité. Or, comme chacun le sait, heureux aux jeux, malheureux en amour, hein ? Toujours est-il qu’il se fait finalement plaquer par sa copine, lassée de n’être plus qu’un décor pour lui.

Suite à un quiproquo, il doit fuir (avec une souris elle aussi déjantée), embarque sur un navire et… Et là ça devient vraiment délirant, comme si le scénario avançait au radar, avec une bonne dose d’improvisation : c’est parfois con, parfois absurde, parfois trash (mais pas trop quand même), Witko développant une histoire faisant fi de toute crédibilité.

Mon conseil d’achat ne vous dispense pas d’un feuilletage préalable, car tous les lecteurs ne seront pas sensibles à ce gros délire. Mais il m’a procuré un bon petit moment de détente, loin du formatage habituel.

Nom série  La Quête des réponses  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs passent en revue dans cet album une série de clichés sur le monde de l’Héroïc Fantasy (surtout, même s’il y a des incursions dans d’autres univers – comme les pirates par exemple).

A chaque fois trois personnages (toujours les mêmes) sont les protagonistes d’une histoire courte (de trois pages chacune) qui répond à une question que pourrait se poser le lecteur lambda. Ces questions vont du relativement sérieux et motivé (« Pourquoi les dragons gardent-ils toujours les trésors ? » ; « Les héros sont-ils immortels ? ») au totalement loufoque ou farfelu (« Pourquoi les nains sont-ils petits ? », « Pourquoi les héros ne prennent-ils jamais de vacances ? »).

Je sors de cette lecture avec un avis mitigé et pas trop enthousiaste. En effet, si quelques histoires sont sympas, plus ou moins drôles, la faible pagination de chacune empêche toute ambition scénaristique de se développer. Certaines histoires sont aussi quelconques.

Le dessin est correct, sans plus – je n’ai par contre pas trop aimé la colorisation.

Ces histoires ont été publiées au départ dans un journal, et je pense qu’elles devaient sans doute mieux passer en « pastilles », lues au compte-goutte, tandis que là, dans un album entier, c’est rapidement rébarbatif – car finalement pas assez original, ou tranchant (une petite dose d’humour noir supplémentaire n’aurait pas fait de mal !).

Un album à emprunter éventuellement.

Nom série  Lune l'envers  posté le 29/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’œuvre de Blutch est de celles qui m’intriguent, mais dans lesquelles j’ai souvent beaucoup de mal à entrer. Et cela a été le cas avec cet album.

L’esthétique est particulière, avec des dessins faussement brouillons, des personnages aux traits pas toujours très beaux, mais qui ajoutent au côté « étrange » de l’histoire. La colorisation, avec des tons un peu passés, m’a elle davantage plu.

Quant à l’histoire, j’avoue humblement n’avoir pas tout saisi, au milieu de plusieurs thèmes : des femmes « dominées », un auteur en mal d’inspiration et rejeté par ceux qui l’employaient avant, une femme dont le travail, obscur et quasi nonsensique (j’y ai trouvé un côté Buñuel), traverse l’album sans m’avoir dévoilé son mystère…

Bref, je reconnais une originalité à cet album, mais vous conseille de le feuilleter avant d’éventuellement l’acheter – et de vous accrocher ensuite, car la lecture n’est pas des plus « simples » à mon goût.

Nom série  Sacha et Tomcrouz  posté le 28/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Métamorphose des éditions Soleil produit des séries intéressantes, avec un habillage homogène et reconnaissable.
Une couverture épaisse et en partie en relief, l’écrin est plutôt joli (le prix est en conséquence et peut rebuter certains, certes).

Premier album d’une série, il est plutôt destiné à un lectorat jeune, même si de plus âgés peuvent y trouver de l’intérêt.

Nous suivons les aventures Sacha, jeune garçon inventeur et rêveur de génie, qui vit avec sa mère, antiquaire un peu excentrique. Alors qu’il vient de recevoir en cadeau Tomcrouz, un Chihuahua très vif, les deux se retrouvent projetés dans le monde des Vikings.

Des aventures, un peu de fantastique donc, mais aussi, au cœur de l’histoire, deux « fiches » scientifiques (une petite expérience scientifique réalisable par un enfant chez lui et une histoire d’une épée viking) assez ludiques et s’insérant sans peine dans le déroulé de l’histoire.

On devine que les prochains albums verront Sacha et Tomcrouz visiter d’autres univers, même si Sacha et ses copains de l’école (un jaloux et une amoureuse au milieu de fans de ses expériences) peuvent aussi apporter des développements.

Au final, c’est un album plutôt recommandable, pour offrir à vos enfants.

Nom série  Katanga  posté le 28/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La décolonisation, et celle du Congo belge en particulier, est déjà l’occasion pour un gros panier de crabes de s’agiter, avec moult barbouzes, intérêts de multinationales et trafics en tous genres. Lumumba, Mobutu s’apprêtent à jouer leur jeu (plus vicieux et durable pour le second). Bref, le décor regorge de saloperies potentielles.

Les auteurs ont donc de la matière pour développer leur série. Ils ne font qu’ajouter quelques péripéties annexes, quelques personnages truculents (mercenaires dont un aux traits ressemblant à Lino Ventura, représentants de multinationales, ministres katangais, Charlie et sa sœur, etc, chacun jouant son air au milieu de la partition d’ensemble).

Pour ce tome introductif, les principaux personnages sont bien lancés, ainsi que les intrigues parallèles (une chasse aux diamants s’ajoute aux classiques magouilles), sur fond d’insurrection et de situation encore mal établie.

Le dessin de Vallée est bon et rend la lecture fluide. Le découpage est souvent cinématographique, proche parfois d’une autre série scénarisée par Nury, Tyler Cross : il y a du rythme et on ne s’ennuie pas. Amateurs de films d’aventure comme les années 70 nous en ont proposé pas mal, (dans lesquels Histoire, morale, aventure et massacres se mêlaient), cette série semble faite pour vous. C’est un album globalement réussi.
Note réelle 3,5/5

Nom série  Le Postello  posté le 28/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La quatrième de couverture parle d’ « une enquête passionnante dans le monde impitoyable de l’art et de l’expertise des œuvres ».

Je dois dire que, si le sujet m’intéresse a priori, la promesse n’a pas été tenue, loin de là. En effet, l’enquête en question est menée de manière presque dépassionnée, sur un rythme assez lent, et surtout sans que Hervé Richez ne ménage de suspens, de surprise dans son « scénario ».

Alors, certes, c’est censé être la retranscription d’une histoire vraie. Mais la justification d’en faire une bande dessinée serait d’y ajouter du vivant – sans pour autant trop romancer. On se contente ici de suivre les étapes de la reconnaissance d’un tableau comme étant un vrai Degas. C’est à peine si l’on perçoit, au travers de quelques allusions, que cette quête a bouffé la vie de Stéphane (le personnage principal), et miné les relations qu’il entretenait avec sa femme.

Reste qu’on apprend quelques infos sur le marché de l’art et « l’authentification » des œuvres (le court dossier de fin d’album est plutôt intéressant).
Mais c’est globalement décevant.

Nom série  Logicomix  posté le 27/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet de départ semblait ardu, et les auteurs ont pensé le rendre plus « lisible », accessible, en le traitant sous forme de bande dessinée. C’est louable, sauf que le procédé ne m’a pas semblé ici une réussite.

En effet, le nombreuses mises en abime (puisque les auteurs se mettent régulièrement en scène ne train de créer l’album, lui-même essentiellement une autobiographie d’un personnage parlant de lui et de ses découvertes, ses cheminements intellectuels dans une conférence universitaire) n’ont pas forcément rendu plus fluide la lecture. Du coup, le côté BD reste superficiel, et n’apporte pas forcément le plus attendu.

En tout cas, ça n’a pas « allégé » tous les concepts, les débats d’idées philosophiques, mathématiques et logiques qui parsèment ces quelques 300 pages. J’avoue avoir été un peu saoulé, et n’avoir qu’avec difficulté fini cet album – même si la fin se lit peut-être plus facilement.

C’est clairement réservé aux amateurs du thème, et mieux vaut être un peu au fait de certaines connaissances de base pour bien accepter ce plat quelque peu indigeste.

Nom série  Neurocomix  posté le 26/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas du tout scientifique, ni par goût ni par culture – et donc ce petit album n’avait a priori rien pour me captiver. C’est la couverture qui m’a fait de l’œil au départ, et un rapide feuilletage m’a poussé à le découvrir.

Eh bien, s’il n’a pas fait de moi un amoureux des sciences, je dois dire que j’ai bien aimé ma lecture, et que je vous recommande d’en faire autant.

En effet, sur un sujet qui pourrait paraître rébarbatif, voire très/trop pointu, les auteurs ont su rendre intéressante leur petite démonstration (certains regretteront peut-être parfois un manque de développement – ce n’est pas mon cas).

D’abord par un dessin à la fois simple, mais très clair, parfois proche de l’underground. Qui facilite la lisibilité en tout cas.

Ensuite par un scénario malin : nous visitons le cerveau avec un prisonnier pour guide, cet homme, tout en cherchant la « sortie », nous permet de voir les uns après les autres les différents « composants » importants de notre machine à réfléchir.

En chemin, il rencontre les savants qui, depuis plusieurs siècles, ont fait progresser nos connaissances dans ce domaine, qui lui expliquent le fonctionnement des différents organes du cerveau. C’est bien fichu, et le côté ludique revendiqué dès le départ (et confirmé par l’épilogue) ne sacrifie pas le niveau scientifique de l’ouvrage, puisqu’au didactisme s’ajoute un côté épistémologique pas du tout rasoir.

A noter un petit hommage en fin d’album à L'Art Invisible de Mc Cloud…

Bref, je n’étais pas du tout le public visé au départ par cet album, mais au final je vous en recommande la lecture.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Moi Svein, compagnon d'Hasting  posté le 25/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En me lançant dans la lecture de cette série, je craignais qu’elle ne soit tombée dans certains écueil guettant ce genre d’entreprise, à savoir l’érudition régionaliste absconse, et un didactisme dépassé et répulsif.

Après lecture des quatre premiers tomes, et malgré certains défauts tournant autour de mes remarques précédentes, je dois reconnaître que c’est quand même une série intéressante, qui ravira les amoureux de cette période du moyen-âge durant laquelle l’occident se reconstruisait, avec une certaine redistribution des cartes, après l’éclatement de l’Empire carolingien.

Les auteurs (en particulier Eriamel, passionné d'histoire normande, déjà scénariste de plusieurs séries sur ce thème) se sont solidement documentés, et ont fait appel pour les préfaces à des historiens, spécialistes du sujet. Des cartes, lexiques et autres biographies des personnages principaux accompagnent ces albums, et permettent à tous d’en saisir les principales lignes de force. Il faut sans doute les lire avant l’album proprement dit si vous ne maîtrisez pas la période.

Svein, personnage inventé, participe donc aux principaux raids vikings (au début par procuration, lorsque des anciens lui racontent leurs aventures, puis ensuite physiquement, aux côté d’Hasting donc). Les principaux chefs vikings du IXe siècle sont donc présents. Les fidèles de la série « Vikings », diffusée sur Canal+ depuis plusieurs années y retrouveront Ragnar Lodbrok (dans le premier tome surtout) et son fils Bjorn.

Le changement de dessinateur à partir du deuxième tome n’est pas trop préjudiciable (je préfère toutefois clairement celui de Darvil, sur le premier album, à celui de Woehrel qui lui succède : pour le quatrième album, son dessin s’améliore, mais c’est alors la colorisation que je n’aime pas du tout, semble-t-il à l’ordinateur ?), et le dessin est d’ailleurs globalement bon. Même si je n’aime pas forcément les visages, et que c’est parfois un peu trop statique.

La narration est parfois un peu lente, la volonté de tout préciser et de suivre jusqu’au moindre détail la réalité historique fait perdre un peu de dynamisme. Et Svein est un peu trop « héros immortel et parfait » dans cette aventure.

Mais ceux qui s’intéressent à cette période charnière vont y trouver leur compte. Entre la collection « Vécu » et les différentes « Histoires » publiées par Larousse, les auteurs ont réalisé ici un beau travail : ils s’appuient sur des textes pointus, arabes, francs, ecclésiastiques ou laïcs, sur les travaux d’archéologues, sur la toponymie, pour faire de cette série une « reconstitution » tout à fait crédible. A partir du troisième tome, c’est d’ailleurs plus la Francie Occidentale que les Vikings eux-mêmes qui est au cœur des albums – même si les hommes du nord sont présents.
Les quelques tentatives comiques du quatrième album m’ont paru dispensables.

Je n’ai hélas pu trouver que les quatre premiers tomes, et ne sait donc pas ce qu’il en est du cinquième paru, ni si ou comment il conclut cette entreprise.
Voilà en tout cas une série peu connue, mais qui mérite le détour, pour peu que vous ayez la chance de tomber dessus.
A réserver aux passionnés, sans doute.

Nom série  Aristide broie du noir  posté le 25/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Destiné au départ à un public « jeunesse », cet album passe très facilement la barrière de l’âge, puisque j’y ai moi aussi trouvé mon bonheur.

Avec une esthétique proche de Tim Burton – mais un Burton comme « arrondi », adouci (dans tous les sens du terme, fond et forme), et une thématique faussement angoissante (les cauchemars, les angoisses nocturnes d’un gamin, Aristide), on a là un univers séduisant, ceci étant renforcé par un dessin et une colorisation franchement réussis et originaux (je découvre avec cet album le travail d’Almanza).

Pas de dialogues, une narration en off, « de l’extérieur », on suit pourtant facilement les insomnies d’Aristide et ses luttes contre les ombres. J’ai même mis trois pages à m’apercevoir que le texte était entièrement en vers – et une fois que je l’ai vu, j’ai trouvé un côté ludique à cette manière de scander les réflexions du petit garçon attachant.

L’album est vite lu (à peine 30 pages), mais avec plaisir. Et, après une montée de tension, il permet, si vous le lisez avec un jeune enfant, un final rassérénant.

Album hautement recommandable.

Nom série  Cages  posté le 24/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que dire de ce gros pavé ?

Qu’il est totalement inclassable ? Qu’il mêle les genres, les techniques ? Qu’il offre des pages de toute beauté (les pages d’ouverture, superbes, révèlent un artiste complet, c’est vraiment très accrocheur) ?

En tout cas, c’est clairement une œuvre atypique, dont la forte pagination – éventuellement le prix –, mais surtout l’éclectisme et le parti pris esthétique ne sont pas faits pour s’attirer un lectorat important et unanime.

Pour ma part, j’en ressors avec un sentiment mitigé. Je reconnais à Mc Kean une audace (ainsi qu’à son éditeur d’ailleurs, car je ne suis pas sûr qu’il soit rentré dans ses frais au niveau des ventes) et une originalité quant à la forme. Mais je n’ai pas été outre mesure accroché par la partie plus classique, et les questionnements sur l’art qu’elle véhicule.

Une curiosité, que l’on peut sans aucun doute envisager d’acquérir, mais un feuilletage préalable s’impose je pense.

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