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Nom série  Blue note  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chacun des deux tomes raconte peu ou prou la même histoire, en centrant à chaque fois le zoom sur un personnage différent (un boxeur dans le premier tome, un guitariste de jazz dans le second), les protagonistes se croisant (du coup la lecture du second tome a aussi un côté ludique).

L’intrigue se déroule sur une trentaine de jours – les derniers de la prohibition, aux Etats-Unis : un boxeur et un musicien donc, qui cherchent tous deux à faire le point (sur le passé pour Doyle le boxeur), sur l’avenir pour RJ le guitariste.

Ce sont deux personnalités attachantes, « entières » et qui ne veulent pas faire de compromis, dans un milieu dominé par la pègre. Au milieu d’autres personnages, les deux « méchants » sont très différents. Théo est le vrai salaud, tandis que le mafieux sicilien qui tient le club de Jazz, s’il est bien un gangster sans scrupules aux méthodes violente, a une personnalité moins monolithique que celle de Théo, qui veut lui prendre la place : on sent qu’il « aime » la musique – pas autant que l’argent, mais presque…

Une histoire qui se laisse lire facilement, très agréablement. Mais c’est aussi que le dessin de Bourgouin est vraiment aux petits oignons. Dans des tons noirs et cuivrés (tout à fait adaptés aux atmosphères enfumées des clubs de jazz), il rend très bien le fourmillement des hommes, des sentiments.

Un beau diptyque que je vous encourage à découvrir !

Nom série  Petit Miracle  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Valérie Mangin s’inspire souvent de l’Histoire, qu’elle mélange avec plus ou moins de fantastique – mais aussi plus ou moins de réussite. Mais ce sont souvent des périodes plus anciennes (Antiquité ou Moyen-Âge) qui lui servent de décor.

Ici, c’est le dernier tiers du XVIIIème siècle, durant les prémices de l’agitation révolutionnaire, mais aussi au cœur même de la Révolution.

Apparaissent ainsi un certain nombre de personnages historiques (Guillotin, Talleyrand, Napoléon, etc.), au milieu desquels un être atypique mène le jeu. En effet, le héros est un jeune homme (il ne vieillit quasiment jamais) dont la tête se détache du reste de son corps (ce qui lui donnera l’idée de souffler à Guillotin l’idée de sa fameuse invention…).

L’histoire se lit facilement, et les deux tomes sont avalés rapidement. Même si je préfère le premier. Dans le second, « Petit Miracle » est devenu un ange exterminateur, un comploteur libertin, mais l’intrigue m’a paru un peu moins fluide, et les considérations et sous-entendus philosophiques sur les massacres artificiels.

Original, certes, mais je reste un peu sur ma faim.

Nom série  Les Aigles de Rome  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marini a choisi un angle d’attaque différent de Murena (qui s’impose comme la référence du genre), en évitant les intrigues de cour, et en se focalisant, au tournant du premier siècle, sur deux personnages, au départ adolescents que tout oppose, l’un fils de patricien, l’autre otage chérusque romanisé. Rapidement ils se rapprochent, même s’il ne faut pas trop d’imagination pour deviner ce qui peut les séparer par la suite.

Le début est relativement bon, mais je n’ai vraiment pas compris pourquoi Marini abuse du langage vulgaire, dont le ton et les termes sont souvent incongrus et clairement maladroits (même si ce défaut s’estompe quelque peu dans les albums suivants). Autre bémol, je trouve que Marini abuse parfois des scènes de cul, qui ne sont pas toujours justifiées par autre chose que du remplissage.

En tout cas, pour ce qui est de l’intrigue, dès le deuxième tome ça s’accélère. L’âge de la maturité pour nos deux héros, des risques à prendre, des choix à faire, pour des chemins qui se séparent.
A partir du troisième tome, l’histoire s’éloigne de Rome et de ses intrigues, pour renouer avec la boue et le sang des conquêtes romaines en Germanie (c’est dans ces décors que je trouve meilleur le dessin de Marini), même si là aussi les intrigues et autres trahisons pullulent.

Au quatrième et surtout au cinquième tome, les choses s’éclaircissent, comme les rangs des Romains d’ailleurs, au fur et mesure qu’ils s’enfoncent dans les forêts germaines. Le dessin est bien fichu, mais le scénario s’est aussi réduit à la portion congrue dans ce dernier tome, plus quelconque – même si les scènes de batailles sont bien rendues.

Il serait temps que Marini conclut cette série, qui me semble un peu s’étirer, sans qu’il n’y apporte suffisamment de renouvellement d’intérêt.

Nom série  Louise Michel la vierge rouge  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout ce que j’ai déjà pu lire de Bryan Talbot m’a paru intéressant. Et en plus, les sujets sont vraiment très variés !

Avec cet album, il met en lumière son intérêt pour les mouvements révolutionnaires et/ou utopiques du XIXème siècle. Il y déclare son admiration pour une grande figure de ces courants, Louise Michel, la « vierge rouge », conscience anarchiste qui participa à la Commune, qui lutta pour les droits des Kanaks pendant sa déportation en Nouvelle Calédonie, mais qui fut aussi passionnée de sciences, de poésie, proche de Victor Hugo…

Mary et Bryan Talbot ont parcouru les haut-lieux de la vie de lutte de Louise Michel, et traitent sans laisser de zones d’ombre la vie bien remplie de cette grande dame. De nombreuses notes et une abondante bibliographie en fin de volume précisent leurs sources, et justifient leurs parti-pris, puisqu’il a fallu quelque peu romancer le tout – ne serait-ce qu’en introduisant des dialogues.

Je ne suis pas forcément fan des biopics, mais celle-ci, sur un sujet qui m’intéresse, est plutôt bien fichue. Et donne envie d'aller plus loin en se plongeant dans les nombreux livres (de Louise Michel ou qui lui ont été consacré) qui permettent d’en savoir plus sur une femme qui n’a toujours pas la place qu’elle mérite dans les livres d’histoire.

Un travail honnête et pas trop rébarbatif, dont je recommande la. lecture

Nom série  La Vague  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas lu le livre ni vu le film qui en a été adapté – et j’avoue même que je n’avais pas entendu parler de cette histoire (ou alors je l’avais oubliée).

Je ressors de ma lecture avec un ressenti mitigé. En effet, on ne peut qu’être en accord avec le discours sous-tendu par cette histoire, et le professeur qui « lance » ce mouvement fasciste de « La vague ». Et une partie de sa démonstration est intéressante (même si je demande à voir dans la réalité, une partie de cette histoire manquant de fond ou de crédibilité).

Mais voilà, les bonnes intentions ne suffisent pas, hélas. En effet, se voulant « pédagogique », le prof et l’intrigue, par les raccourcis, par les choix restrictifs qu’ils imposent, finissent par faire baisser l’intérêt d’un album qui par ailleurs se laisse lire assez facilement et rapidement. Si le propos était de faire comprendre comment Hitler et/ou le parti nazi avaient réussi à embrigader une société cultivée et moderne, il manque ici un certain nombre d’éléments (le choc de la Première guerre mondiale, de la « défaite », les enjeux de la Révolution russe, etc), mais aussi le jeu d’autres acteurs complaisants (industriels, presse, etc). Bref, l’idée est intéressante mais un peu simpliste.

La fin – et le retour au calme et aux vieilles habitudes, comme si rien ne s’était passé, est elle aussi surprenant et décevante.

Enfin, mais c’est là sans doute affaire de goût, je n’aime pas le dessin, qui est un mélange de manga et de certains comics, des influences graphiques qui ne me plaisent généralement pas. De plus, indépendamment de ces remarques, je n’ai pas trouvé le dessin très bon.

Un album à emprunter, éventuellement, mais qui m’a clairement laissé sur ma faim.

Nom série  Le Premier Meurtre (Les Mysteres du Meurtre)  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.
J’ai eu du mal à entrer dans cette histoire, et ma lecture a été parfois rendue pénible par le manque d’enthousiasme vis-à-vis de l’intrigue.

La transition entre l’histoire banale et contemporaine du début (qui se situe elle aussi dans la « cité des anges », Los Angeles) et le récit du crime parmi les anges au paradis est un peu brutale, et il m’a fallu du temps pour relier les deux, même après avoir terminé l’album.

Pas inintéressant, mais je pense être passé à côté de ce que beaucoup ont trouvé dans cet album avant moi.

Nom série  Tatanka  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série s’inscrit tout à fait dans la lignée de films comme « The thing » ou « L’armée des douze singes », ou alors certains romans de Stephen King. Si ce genre d’univers vous captive, alors foncez sur ces cinq albums, parce que vous trouverez là un thriller bien ficelé.

Je ne suis pas forcément fan à tout prix de ce genre, et il n’y a là à bien y réfléchir rien de révolutionnaire. Mais force m’est de reconnaître que Joël Callede nous a concocté ici un scénario qui fonctionne bien. Pas trop de surprise, certes, mais on se laisse embarquer dans cette histoire, qui n’abuse pas du fantastique ou du gore comme trop souvent.

Le dernier album est un chouia plus faible, à la fois moins prenant et moins bien fichu (le long flash-back du dialogue entre Brian et Tyrone est bancal), même si les dernières pages lancent un nouveau rebondissement.

Pour amateur de thriller qui ne veulent pas trop se prendre la tête.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Géronimo - Mémoires d'un résistant apache  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album qui rend hommage de manière plus complète, plus précise et de toute manière plus réussie que le Geronimo (Matz/Jef) paru quelques mois plus tard, et que j’avais trouvé décevant. Il faut dire qu’il s’inspire directement de la biographie de Geronimo publiée par Barett au début du XXème siècle.

J’avais découvert le travail de ces auteurs avec Yékini, le roi des arènes. Si cet album m’avais intéressé, j’ai préféré leur « Géronimo ». Sans doute parce que le sujet m’intéresse plus de prime abord, certes. Mais aussi parce qu’il est mieux réussi je trouve.

Comme pour « Yékini, le roi des arènes », cet album est construit au départ comme une sorte de reportage, mêlant des photos (récentes, prises par les auteurs, mais aussi « d’époque », fin XIXème-début XXème siècles) à un très long développement racontant une histoire. D’abord la rencontre entre Geronimo et celui qui deviendra son biographe, Barett, et surtout le récit de la vie de Geronimo par lui-même (une série de flash-back entrecoupe les dialogues entre les deux hommes).

L’ensemble est bien fichu, captivant, et la personnalité forte et attachante de cet irréductible assoiffé de liberté qu’était le chef apache est bien rendue.
Au travers de son témoignage – et des tracasseries, pour ne pas dire plus dont souffrent les apaches, mais aussi Barett, pour recueillir le témoignage de Geronimo, on en apprend un peu plus sur la colonisation, et sur un pan de la société américaine, mercantile et a-historique (les photos prises près de la tombe de Geronimo sont parfois involontairement éclairantes et tristement drôles…).

En tout cas, je vous recommande vraiment la lecture de ce petit pavé (près de 400 pages), bien construit, et solidement documenté. La courte bibliographie en fin de volume est elle aussi pertinente et très bonne.

Nom série  L'Épée d'Ardenois  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais déjà vu cette série dans les bacs il y a quelque temps, et ne m’y étais pas attardé – je ne l’avais d’ailleurs même pas feuilletée – croyant n’y trouver qu’une énième version franchisée de Walt Disney. En effet, cette couverture du premier tome – et l’intérieur le confirme, fait rudement penser à la version Disney de « Robin des Bois ».

Et puis j’ai eu l’occasion de lire ces albums, mes préventions ayant été du coup chassées très loin.
Car en effet, les personnages animaliers, dans un univers moyenâgeux, font furieusement penser au film précité – même si le dessin et la colorisation s’en écarte un peu à partir du deuxième tome.

Mais le parallèle s’arrête là. D’abord parce que ce n’est pas la même histoire. Ensuite parce que le traitement est très éloigné de la gentillesse manichéenne de Disney.

Ici le sang coule, on meurt. Un certain érotisme (certes très soft) affleure avec le personnage de La Fouine. Et les « gentils » et les « méchants » ne ont ni monolithiques ni forcément clairement identifiés. Il faut dire que l’intrigue est assez élaborée, pimentant d’un peu de fantastique l’univers médiéval, s’inspirant pas mal du « Seigneur des anneaux » de Tolkien (les cartes en intérieur de couvertures, certains noms de personnages ou de lieu, une partie de l’intrigue).

C’est une chouette réussite que je vous encourage à découvrir !

Nom série  Raghnarok  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les gags autour des mésaventures de ce petit dragon m’ont fait parfois sourire (mon préféré tourne autour d’Halloween dans le second tome, celui-là, un peu con, m’a bien fait rire, c’est vrai), même si je n’en ai trouvé aucun hilarant.
Autre soucis, ces gags peinent à se renouveler.

Mais je ne suis pas le cœur de cible, et, pour un gamin, cela peut passer, et les plus jeunes peuvent y trouver de l’intérêt. Surtout qu’ici le dragon n’est pas forcément l'habituel méchant.

Série à emprunter en bibliothèque pour vos jeunes enfants.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Une mystérieuse mélodie ou comment Mickey rencontra Minnie  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est le premier album de Cosey que je lis, je crois, et ce n’est pas une bonne pioche. Son récent prix à Angoulême l’a remis sur le devant de l’actualité. Je ferai d’autres essais avec lui lorsque j’en aurais l’occasion.

Il faut dire que cette collection Disney se révèle assez décevante : seul le Trondheim trouve grâce à mes yeux pour le moment. Ici, comme pour le récent Loisel (Mickey Mouse - Café Zombo), on reste dans une histoire classique, assez plan plan, qui ne se distingue pas trop du tout-venant que l’on pouvait trouver dans le magazine « Le Journal de Mickey ». Trop respectueuse du cadre de départ, pas assez dynamique ni inventive, cette histoire m’a paru vraiment quelconque (juste un chouia d’original autour de Pluto, mais bon).

J’ai donc lu, sans surprise ni trop d’intérêt, cette histoire, heureusement assez courte. Si cette collection donne plus de visibilité à l’univers Disney dans les rayonnages, je ne suis pas sûr que les auteurs qui se lancent dans l’aventure y trouvent leur compte.

Enfin bon, moi, en tout cas, je n’y ai pas trouvé le mien !

Nom série  La Dernière image  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas grand-chose à dire après ma lecture de cet album, si ce n’est que j’en suis sorti déçu, alors que le sujet m’intéressait a priori.

Ma lecture a été assez laborieuse. D’abord, il y a beaucoup trop de texte, et je pense que le côté bande dessinée n’apporte pas grand-chose à ce qui aurait pu n’être qu’un reportage, un article – du genre de ce que le Monde diplomatique peu publier (certains de ses journalistes avaient d’ailleurs publié un livre très instructif sur le traitement médiatique de ce sujet : « L’opinion ça se travaille »).

Mais c’est donc une bande dessinée, et non un simple article de presse. Il y a du dessin donc. Et là aussi de la déception. Non que le dessin soit franchement mauvais, mais c’est qu’il n’est pas toujours très clair – la colorisation, ocre et rouille donnant un rendu bizarre, comme si quelque chose manquait, que l’ensemble était inachevé.

Rien de honteux, certes, mais c’est quand même une lecture que j’ai trouvé parfois pénible, alors que, je le répète, le sujet m’intéresse. A vous de voir, ma note étant peut-être sévère (note réelle 2,5/5).

Nom série  La Main du singe  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La lecture de ce triptyque est relativement exigeante, et il faut savoir passer outre les circonvolutions du scénario. Mais au final cela en vaut la peine.

En effet, j’ai mis du temps à m’y retrouver avec cette construction ante et post point de départ : le jour zéro, durant lequel, suite à un accident, deux hommes ont échangé une partie de leur corps. Nous suivons donc, de manière totalement « déconstruite » les mouvements de balancier du scénario, sur les quelques semaines qui suivent ce point zéro, et les jours, parfois les mois et même les siècles qui l’ont précédé, dans une intrigue qui n’a commencé à faire sens pour moi qu’au dernier tiers du premier tome.

Mais quand tous les éléments du puzzle sont mis en place, que l’on s’est fait à cette construction spéciale, c’est une histoire que l’on savoure, et qui mérite un petit détour, pour les amoureux de thriller bien fichus.

Ma seule petite déception vient du dessin, qui ne me convient pas vraiment. Trop souvent, l’impression d’inachevé, de flou – principalement les personnages, visages et corps, comme « fondus », des variations sur les traits de ces mêmes personnages m’ont quelque peu gêné. Mais pas au point de gâcher ma lecture d’une aventure assez prenante.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Les Gueules rouges  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album relativement original quant à son sujet, que l’on devine avec cette couverture, réunissant un mineur et un Indien.

L’histoire se déroule essentiellement en 1905, dans le Nord de la France, près de la tranchée d’Arenberg (que personnellement je connais surtout à travers Paris-Roubaix…), autour de mineurs, et en particulier d’un gamin, Gervais, qui réussit bien à l’école, qui pourrait faire des études et devenir ingénieur, mais qui doit obéir à son père et descendre comme lui dans les boyaux de la mine.

L’univers de ces mineurs, la vie des corons, tout est bien rendu, on est proche de Les Mangeurs de Cailloux ou de Sang noir - La catastrophe de Courrières, deux belles séries de Loyer se déroulant dans le même cadre à la même époque.

Mais voilà, la richesse de cet album, c’est que Jean-Michel Dupont introduit dans ce cadre très noir, très « Germinal », et quelque peu rigide depuis un siècle, de multiples agents perturbateurs, qui propagent leurs secousses plus ou moins profondément dans l’intrigue et les personnages.

L’arrivée du cirque de Buffalo Bill à Valenciennes va bouleverser Gervais, qui va se lier d’amitié avec deux Indiens, et les aider à se disculper d’une accusation de meurtre. C’est l’aventure, le rêve, la maturité qui bousculent Gervais, gueules noires et gueules rouges ayant tous affaire à la police et aux préjugés de classe et de race de la bonne société.

C’est qu’en plus l’histoire est bien ancrée dans son époque : on est en pleine discussion à propos de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat qui renforcera la laïcité, et Eglise et bouffeurs de curés se déchirent, alors que certains ouvriers sont sensibles à la propagande anarchiste (certains ouvriers sont eux-aussi des « gueules rouges » !) : le monde de Gervais se fissure, mais au travers de ces fissures il entrevoit la lumière.

L’épilogue, dans la boucherie des tranchées, laisse ouverte la conclusion qu’on peut tirer de cette histoire : la fin d’un monde, ou pas ?

Les seuls petits bémols concernant cet album n’occultent en rien sa qualité.
Le dessin d’Eddy Vaccaro, dans une sorte d’aquarelle, est parfois trop brouillon, même si la colorisation, sombre, rouille, colle elle très bien au sujet, au titre et aux idées développées.
La narration est parfois un peu ralentie par certaines explications (de termes ou dates), mais je le répète, ce n’est pas trop gênant.
Les personnages s’expriment dans le langage chti populaire, et j’ai eu aussi parfois du mal à m’y faire, mais il faut passer outre, car au final, j’ai plutôt bien aimé ce parti pris.

En tout cas, c’est une belle découverte que cet album, pas exempt de menus défauts, mais qui est très riche, et qui mérite à l’évidence qu’on s’y intéresse.

Nom série  Pauvres zhéros  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un petit polar qui se lit relativement vite, car en petit format, avec peu de cases. De plus, il ne s’embarrasse pas trop de dialogues et ne développe pas trop la psychologie des personnages.

L’ambiance générale est assez glauque, on touche ici certains bas-fonds, et personne ne tire positivement son épingle du jeu. En cela la fin, très nihiliste, est assez représentative de cette histoire sordide.

Rien de révolutionnaire, mais cette chronique brute de la misère (sociale, affective), dans un coin paumé de France, est plutôt bien faite. Même si, c’est vrai, ce n’est pas un album marquant – d’où mes réserves quant à l’achat.

Nom série  Les Quatre Fleuves  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je connais Fred Vargas de réputation, mais n’ai encore lu aucun de ses romans. C’est donc par cet album que je pénètre dans son univers.

Eh bien, force m’est de reconnaître que c’est intéressant, qu’elle sait mener une intrigue, pas forcément de manière linéaire. Le flic et la famille hétéroclite et un peu chtarb que l’on suit – sans renouveler de façon trop révolutionnaire le genre – éclairent de quelques étincelles la noirceur de l’ensemble.

Noirceur accentuée par le dessin de Baudouin, reconnaissable entre mille. Si certaines planches sont parfois difficilement lisibles, j’ai plutôt aimé son dessin au trait gras, mêlant flou et mise au point fine.

Au final, c’est un bon polar, faussement classique, qui plaira aux amateurs du genre.

Nom série  Bourbon street  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un diptyque qui se déguste comme un bon whisky, affalé, chapeau et lunettes nous protégeant du soleil, en écoutant une bonne musique : du blues pour être raccord avec l’ambiance je trouve.

Cela mise d'ailleurs davantage sur l’ambiance que sur l’intrigue elle-même, qui peut paraître poussive, même si c’est faux et si je l’ai accompagnée facilement dans sa tristesse et sa nonchalance. Pour cela, il faut dire que le dessin est vraiment bon. Vraiment très chouette ! Un carnet graphique en fin de premier album confirme d’ailleurs tout le talent d’Alexis Chabert. Et la colorisation, qui rend très bien la chaleur moite du sud des Etats-Unis est elle aussi très réussie.

Pour le reste, en plus du fantôme de Louis Armstrong, nous avons une sorte de buddy movie, avec des vieux musiciens de jazz sur le retour, qui se verraient bien être le « Buena Vista Social Club » du jazz New Orleans.
Leur tournée plus ou moins foireuse, entrecoupée de flash-back éclairant les cassures intimes entre les deux principaux protagonistes, va les mener à un dernier bœuf, un chant du cygne qui swing : ayant bien vécu, ils peuvent enfin mourir.

Même si les big bands de la Nouvelle Orleans ne sont pas mon style de jazz préféré, j’ai apprécié ces deux albums doux amers, baignés de nostalgie et de soif de vivre, finalement imprégnés de ce monde merveilleux chanté par Armstrong.

Nom série  Awop Bop Aloobop Alop Bam Boom  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que le titre donne une petite idée du caractère légèrement déjanté de l’histoire qui va nous être contée.

Elle est découpée en courts chapitres de deux pages, et narre les aventures d’un chat (« Bam Boom » donc), de sa dulcinée (genre pin-up), aux prises avec deux groupes d’extra-terrestres venus chercher de la nourriture et des « reproducteurs » pour nourrir des animaux bizarres, genre gros vers de terre carnivores. Autour de ces personnages gravitent des cafards, un moustique paparazzi, deux enquêteurs improbables (dont l’un répond au nom d’Orson Welles !).

Le héros – ainsi que d’autres personnages – ressemblent aux personnages des premiers dessins animés Disney (ou des équivalents d’avant-guerre), mais pour le reste, on est assez loin du politiquement correct et des histoires linéaires chers à l’oncle Walt !

C’est effectivement déjanté, avec un scénario qui semble avoir évolué au hasard, Mattioli s’amusant à le relancer régulièrement par des dialogues ou des péripéties absurdes, improbables, le tout commenté en voix off et sur un ton neutre en total décalage avec ce qui se passe dans les planches.

Ça se laisse lire, certes, mais j’en ressors un chouia déçu. Il y manque un je ne sais quoi pour rendre plus caustique ce délire – qui mérite toutefois un petit détour. Car c’est quand même un petit défouloir sympathique à lire !

Nom série  L'Abbaye de Clairvaux  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bernard, Bernard de Clairvaux, Saint Bernard. Peu importe comment on le nomme, il est sûr que cet homme a été la conscience et, pour emprunter un terme anachronique, l’un des grands, si ce n’est le plus grand « intellectuel » du XIIème siècle.

Cet album retrace quelques étapes importantes de sa vie, lui qui a dynamisé l’ordre cistercien avec cette abbaye de Clairvaux et ses filles, lui qui avait l’oreille du pape et du roi de France, et qui a prêché la deuxième croisade.

C’est une œuvre de commande, donc Convard (qu’on sait amoureux des sujets où la religion, l’ésotérisme jouent un rôle central) n’a pas été incité à sortir des sentiers battus. C’est une honnête hagiographie, bien servie par un dessin plutôt bon.

Mes regrets sont plutôt qu’il a plus traité (en le survolant quand même) la vie de Bernard, au détriment du sujet pourtant annoncé comme central, à savoir l’abbaye de Clairvaux ! En effet, les débats entre Cisterciens et Clunisiens (pourtant au cœur des débats théologiques de l’époque) sont à peine évoqués.

Du coup, la spécificité de l’ordre cistercien n’apparaît pas forcément. C’est dommage. Car si les intentions de Bernard étaient louables, son abbatiat fini, les belles idées vont être remises en cause par le succès même de son entreprise : les dons faits à ces « champions de la foi » enrichissent les abbayes cisterciennes comme cela avait été le cas pour les clunisiennes. Les ordres mendiants du siècle suivant seront une réponse à cet échec relatif des bénédictins.

Par ailleurs, la règle bénédictine elle-même aurait gagné à être mieux illustrée, puisque le sujet était l’abbaye.

Un album honorable, certes, mais qui élude son vrai sujet, pour se concentrer de manière sans doute un peu superficielle sur un grand homme. Le titre aurait dû être « Bernard de Clairvaux ».

Nom série  Les Longues Traversées  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais. Je ne ressors pas vraiment convaincu par ma lecture, première des œuvres de Giraudeau.

J’ai même fini assez laborieusement l’album, décidé à voir où menait cette histoire, et si quelque chose allait la dynamiser, ou développer un aspect poétique, toutes choses qui manquent à cette histoire.

Mais non, rien n’est advenu pour me faire changer d’avis. Rien de honteux, certes, mais j’ai trouvé l’ensemble ennuyeux. C’est un peu trop « littéraire », trop froid, on a du mal à entrer dans l’histoire.

Une déception donc, mais qui ne tient peut-être qu’à mes goûts. A vous de voir. Ce n’est pas fait pour moi en tout cas.

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