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Nom série  Là où vont les fourmis  posté le 24/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un duo d’auteurs de renom pour un conte somme toute assez classique (même s'il dispose de l'une ou l'autre jolie trouvaille).

Ce qui marque en premier lieu, c’est ce titre intrigant au possible, titre qui constitue le moteur même de ce conte puisque le jeune héros du récit n’aura de cesse de découvrir où peuvent bien aller ces fourmis. Cette idée de départ fleure bon l’enfance et plus d’un lecteur se reconnaîtra au travers de cette préoccupation juvénile.

Ensuite, bien entendu, vient le trait fin de Michel Plessix. Une fois de plus cet immense artiste nous offre un dessin soigné, tendre et expressif, rond et délicat. La mise en couleur est à la hauteur du trait et ces planches sont autant d’accroche-l’œil dont il est bien difficile de se détacher.

Malheureusement, l’histoire, elle, si elle est plaisante, ne parvient pas à égaler le niveau des deux éléments susmentionnés. Manque d’originalité mais aussi de tension, de suspense. Tout finalement coule trop naturellement dans un récit fort linéaire. Ce n’est certainement pas déplaisant à lire mais il manque l’élément frappant qui aurait pu marquer ad vitam l’esprit du lecteur.

Agréable, donc, mais un peu léger à mon goût.

Nom série  Benjamin Blackstone (Les aventures ahurissantes de)  posté le 24/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Premier tome d’une série à suivre, ce Benjamin Blackstone ne m’a que partiellement convaincu.

Au rayon des agréables aspects vient en premier un dessin souple et expressif joliment mis en valeur grâce à une colorisation soignée. Personnages très expressifs, cadrages soignés donnant la part belle aux plans larges, le visuel de l’album est une belle réussite et donne envie de découvrir l’histoire.

Ensuite vient un point de départ certes classique mais efficace. Un jeune orphelin recueilli dans l’immense demeure de sa tante se retrouve rapidement confronté à un fantôme bien plus intrigant qu’effrayant.

Enfin, l’idée d’user d’oeuvres littéraires classiques pour faire voyager notre jeune héros et ses lecteurs n’est certes pas novatrice mais bien plaisante quand même.

Malheureusement, au fil du récit, mon intérêt va s’étioler. Qui trop embrasse mal étreint et ce proverbe prouve ici encore toute sa pertinence. Le récit, à force de relances dans l’intrigue, s’égare. Les personnages ne gagnent pas en profondeur, trop occupés à sauter d’un endroit à un autre. Le fil narratif lui-même devient confus. C’est dommage car je pense que la série dispose d’un réel potentiel. Reste aux scénaristes à simplifier leurs propos et à mieux structurer leurs idées pour que le lecteur n’ait plus ce sentiment d’être devant une suite de séquences sans lien fort et devant des personnages étranges mais finalement bien creux.

Nom série  Joséphine Baker  posté le 07/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle dame ! Bon sang ! Quel parcours ! Que de rencontres ! Quelle grandeur d’âme !

C’est vraiment mon cri du cœur après la lecture de cette biographie. Je ne connaissais pas grand-chose de Joséphine Baker. Grâce à cet album, j’ai rencontré un personnage hors du commun. Avec un tel phénomène, les auteurs tenaient un sujet en or. Mais encore fallait-il éviter les traditionnels pièges de la biographie pour rendre ce récit passionnant.

Et, tout comme sur Kiki de Montparnasse, ils relèvent le gant avec talent, humour et humanité. Pourtant, l’album se présente comme une biographie traditionnelle et l’on suit dans un ordre résolument chronologique les différentes étapes de la vie de Joséphine Baker. Mais tout cela nous est raconté avec un tel naturel, une telle simplicité que l’on se croirait face à une gentille fiction plutôt que devant un récit historique. Et alors que, sur l’ensemble de sa carrière, Joséphine Baker va croiser un nombre incroyable de célébrités, ce qui aurait pu ressembler à une énumération fastidieuse de noms connus se transforme en une ronde étourdissante de rencontres étonnantes. J’en suis sorti grisé, légèrement étourdi pour tout dire ! Comment peut-on rencontrer autant de personnes dans une seule vie ? Comment peut-on accomplir autant de choses avec des journées de 24 heures ? Cette accumulation d’événements et de rencontres ont quelque chose d’enivrant dont je me suis repu.

La structure du récit, en chapitres plus ou moins courts, procure un sentiment de manque qui pousse a toujours lire un chapitre de plus avant de faire une pause. Résultat : alors que l’album est copieux, il se lit en peu de temps, tant il est difficile de l’abandonner en cours de route.

Le dessin, en noir et blanc, est très expressif et confère une ambiance joyeuse, enjouée même si certains passages ne prêtent pas vraiment à rire. Mais là encore, le trait se fait alors plus sombre sans perdre de son expressivité. Ce style, pas très rigoureux diront certains, convient parfaitement à mes yeux pour illustrer ce type de biographie plus centrée sur l’âme des personnages que sur la nature de la pierre qui couvrait tel bâtiment (ce qui ne nous empêchera pas de reconnaître les lieux traversés, mais en conservant l’idée que l’essentiel ici, ce sont les personnages).

Le copieux dossier en fin d’album permet de revenir plus en détail sur les faits marquants de la vie de Joséphine Baker mais aussi et surtout sur les différentes personnalités (de Luis Bunuel à Georges Simenon en passant par Grace Kelly, Le Corbusier, Jean-Claude Brialy ou Colette).

Seul petit reproche que l’on pourrait faire : les auteurs évitent toute polémique vis-à-vis de leur personnage, ne retenant que les côtés positifs de Joséphine Baker et occultant certains aspects moins reluisants de sa personnalité. Cet album doit donc plus être vu comme un hommage à la grande dame que comme une biographie rigoureusement complète.

Nom série  12 rue Royale, ou les sept défis gourmands  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le scénario, c’est vraiment du grand n’importe quoi ! Ces épreuves sont absurdes et la manière dont elles sont relevées n’est pas toujours très convaincante voir même pas cohérente pour deux balles.

Ceci dit, j’aime bien la bouffe et le style graphique de Efix est bien agréable. C’est certes du franco-belge humoristique classique mais il dégage une bonhomie contagieuse. Et côté bouffe, nous sommes quand même dans un des hauts lieux de la gastronomie mondiale, donc ce n’est pas inintéressant (mais assez éloigné de la cuisine de tous les jours).

Finalement, ce qui aurait pu être une bonne idée tombe à plat, du fait de ce scénario trop extravagant d’une part et du choix de présenter des préparations culinaires trop éloignées de mes propres potentialités d’autre part. Dommage…

Nom série  Route 78  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est rare de voir ce type de reportage épouser ce ton amer qui est celui de la perte des illusions. Il est vrai que cette époque hippie est aujourd’hui source de fantasmes de liberté et d’ouverture au monde.

La bd témoignage d’Eric Cartier nous en donne une autre vision. Entre l’abus de drogues et les rencontres désastreuses, la route d’Eric et de sa compagne est marquée par le désenchantement. J’ai beaucoup aimé cette sincérité, qui n’occulte pas la pureté des intentions originelles. Mais la naïveté du départ s’efface progressivement devant les réalités matérielles.

Coté dessin, rien à redire non plus. Le trait est agréable et expressif. Son côté caricatural apporte une forme de légèreté au récit sans le faire tomber dans la farce grotesque.

Un livre que, dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié même s’il a un côté nombriliste qui pourra irriter le lecteur en quête de sensations fortes et d’aventures hors du commun.

Nom série  La Banlieue du 20 heures  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas fan du style graphique de Helkarava (Julien Guerri de son vrai nom) mais, avec ce type de bande dessinée, ce n’est pas spécialement grave. En effet, la collection Sociorama traite de sujets sociaux à la manière d’un reportage. L’accent est donc bien plus mis sur le fonds que sur la forme. Donc un dessin expressif et clair, même si je le trouve par ailleurs peu à mon goût, me convient pourvu que le sujet m’intéresse.

Le sujet m’intéressait, de prime abord et j’ai donc entamé ma lecture avec envie. Malheureusement, je n’ai pas appris grand-chose via cet album (mais ce sera peut-être différent pour d’autres lecteurs) et j’en sors donc quelque peu frustré. Nous y suivons un jeune journaliste dans son apprentissage du métier au quotidien. Ici, pas de reportage d’investigation, il faut servir au peuple sa soupe du soir. Les reportages formatés doivent répondre à une certaine vision qu’a une chaîne de télévision de sa clientèle, en respectant ses convictions politiques.

En soi, l’album est bien réalisé. Il est vivant malgré son côté « témoignage », honnête et sincère. Et si vous ignorez tout de ce domaine, je pense qu’il vous apportera un éclairage intéressant du journalisme au quotidien. Mais si ce sujet vous intéresse déjà par ailleurs, cet album ne fera que confirmer ce que vous savez déjà.

A lire tout de même si le sujet vous intéresse.

Nom série  Le Retour d'Antoinette  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai trouvé que ce récit manquait vraiment trop de crédibilité pour m’intéresser. De plus, le personnage principal m’est apparu peu charismatique, trop caricatural, trop improbable (lui aussi) surtout dans sa manière de penser.

Reste un dessin assez agréable et une narration fluide qui permettent d’arriver à la fin de l’album avant de le laisser tomber. C’est vraiment trop peu pour que je vous en conseille la lecture.

Nom série  Le Crépuscule des Idiots  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Allégorie sur la religion, ce récit est rondement mené, agréablement illustré, pertinent et profondément laïc (si on ne tient pas compte de l’épilogue un peu inutile à mon goût).

J’ai beaucoup apprécié la progression du scénario. J’avais en effet peur que sur une très bonne idée de départ (un singe envoyé dans l’espace échoue sur terre et se fait passer pour un nouveau messie) le récit ne finisse par rapidement tourner en rond. Et bien rien de tout cela : la mécanique est constamment relancée puisqu’au prophète se succèdent des apôtres plus ou moins violents, des prêcheurs plus ou moins convaincant, des iconoclastes et des sceptiques.

Finalement, cet album aborde pas mal d’aspects de la manipulation des masses par un dogme religieux tout en amusant son lecteur. L’exercice est donc pleinement réussi.

Enfin, le dessin alterne de très belles aquarelles de paysages et des passages plus dynamiques, expressifs et immédiats où les singes humanisés ont la part belle.

Je recommande !

Nom série  Invisible  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La petite timide qui va s’amouracher du garçon le plus gentil, beau, ouvert, etc, de la classe. Le gars l’aime bien mais il est assez rapidement clair qu’il la considère comme une copine. La fille, timide, qui reste toujours en retrait aimerait qu’on s’intéresse à elle mais ne veut pas être le centre d’intérêt. Elle s’efface, est mal dans sa peau, souffre des petites moqueries des autres sans réagir.

Adolescence, quand tu nous tiens…

Le récit est bien raconté, le dessin est agréable, l’ensemble se lit en un rien de temps mais tout cela n’est finalement que peu passionnant et sent le mille fois déjà lu. A emprunter si vraiment vous aimez ce genre de roman graphique destiné aux ados.

Nom série  PDM (Paquet De Merde)  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me demande sincèrement si ce livre aurait été édité si son scénariste n’avait pas été l’éditeur.

Le début du récit est franchement peu passionnant et le découpage semble avoir été fait sans travail préalable. Non seulement, je ne comprenais pas vraiment où les auteurs voulaient en venir mais, de plus, j’ai plusieurs fois eu le sentiment que des passages avaient été rajoutés a posteriori pour expliquer le comment du pourquoi de certaines scènes. Ceci dit, le dessin est sympa et, comme la narration est tout sauf envahissante, les pages s’enchainent. Je n’ai donc pas laissé tomber le bazar en me disant qu’il ne me faudrait de toute façon pas beaucoup de temps pour en arriver au bout.

Au fil de ma lecture, mon intérêt a tout de même grandi même si le personnage de Pierre Paquet est bien plus pelant que charismatique. Le scénariste n’a pas réussi à me le rendre attachant, bien au contraire ! Trop larmoyant, trop égocentré, trop lâche, il ne dispose pas de ce petit côté ironique et bienveillant qui aurait pu me donner envie de mieux le connaître.

Reste le sujet central, qui est finalement difficile à cerner. Vie quotidienne d’un éditeur ? Pas vraiment ! On voit bien l’un ou l’autre aspect du métier, dont principalement le coté chiant d’auteurs qui ne tiennent pas leurs engagements tout en réclamant des avances financières. Relation aux femmes ? Cet aspect occupe une grande place mais sans susciter une quelconque passion, le gars se montrant la plupart du temps distant, peu impliqué. Non, finalement, la vraie justification de ce besoin de se raconter chez l’éditeur vient de sa relation avec ‘Fiston’, un chien auquel il fut fortement attaché. Oui, bon, OK, pourquoi pas ? Je peux comprendre ce type d’attachement, étant moi-même entouré de chats auxquels je tiens beaucoup mais ce chien n’a rien d’exceptionnel pour le lecteur lambda. L’écriture manque de finesse pour réellement parvenir à me faire saisir à quel point cette relation homme/chien a marqué l’auteur. En fait, je ne vois pas en quoi elle est différente de la relation habituelle entretenue par un humain et un animal qui s’entendent.

Résultat : l’album se lit facilement. Le portrait n’est guère intéressant. Bof, donc…

Nom série  La Poudre d'Escampette  posté le 31/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit, destiné aux jeunes lecteurs, est assez classique : une bande de gamins, un chien, une rivière, une bande rivale, des batailles ‘pour du rire’… Le dessin, très sympathique, permet cependant de hisser ce classique scénario à un degré supérieur. Frais et vif, il convient parfaitement au sujet et Chloé Cruchaudet semble vraiment prendre beaucoup de plaisir à donner vie à ses personnages.

La couverture apporte une touche d’originalité bienvenue (il s’agit d’un véritable hublot).

En somme, cet album est des plus recommandables mais ne révolutionne pas le genre. Je le conseillerais sans hésitation à un jeune lecteur, ne fusse que pour le trait de Chloé Cruchaudet.

Nom série  Les Lames d'Âpretagne  posté le 30/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Petite déception que ce premier tome d’une trilogie de fantasy soignée mais guère originale. On y retrouve un duo composé d’un riche héritier immature et arrogant et d’un pauvre esclave courageux et habile. Les deux deviendront complices à la suite de quelques péripéties mouvementées.

L’univers est composé de différents peuples qui commercent, s’allient ou se livrent une guerre destructrice en fonction de leurs intérêts. Beaucoup d’allusions sont faites via les noms des lieux ou des personnages, et cela manque souvent de subtilité (un des deux héros s’appelle Faust et vient d’Orthograf, l’empire d’en bas s’appelle l’Empire Denbâs, etc…). Enfin, les personnages s’expriment souvent d’une manière assez grossière. A la limite, cela peut se justifier par leurs origines mais je ne crois vraiment pas que ce genre de vocabulaire était nécessaire.

Par contre, ce premier tome est déjà très riche en péripéties. Il y a de quoi lire ! L’action est au rendez-vous et les personnages sont rapidement cernés. Le dessin est loin d’être désagréable mais parfois un peu trop épuré à mon goût. Enfin, côté dynamisme, rien à redire !

Si vous êtes fan du genre, essayez. A contrario, si vous êtes en quête de nouveauté, je crains que ce premier tome s’avère trop prévisible pour vous.

Nom série  Andersen, les ombres d'un conteur  posté le 30/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé cette lecture.

Tout d’abord, il y a cette excellente idée de raconter cette biographie à la manière d’un conte. Le sujet s’y prête on ne peut mieux et la narration est excellente, nous plongeant dans une ambiance faussement désinvolte et naïve.

Et puis, il y a le trait de Nathalie Ferlut. Séduisant, amusant, frais, dynamique, libre et spontané, ce trait est habillement mis en valeur par une colorisation soignée et audacieuse. Rien que les apparitions de la petite fée ronde et lumineuse valent l’achat du livre !

Enfin, et mine de rien, ce récit est une véritable biographie, qui ne cache rien de la vie du célèbre écrivain tout en traçant un portrait réaliste de l’époque.

Clairement, c’est une réussite à tous points de vue. Une des meilleures biographies qui m’ait été donné de lire, vive, amusante, intelligente.

Nom série  Martin Eden  posté le 30/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé le récit intéressant et, sans connaître l’œuvre originale, l’adaptation de Denis Lapière m’est apparue solide et cohérente. Je n’ai pas eu le sentiment de lire un résumé ou une œuvre tronquée. La progression dramatique et fluide et chaque personnage dispose de suffisamment d’espace pour se développer.

Au niveau du dessin, j’avoue ne pas être réellement fan de ce style car je le trouve trop peu vivant. Rien à voir avec le talent de Aude Samama, qui est immense, mais invariablement, je me pose des questions sur l’adéquation entre ce style de peinture et le besoin de dynamisme de la bande dessinée. Ceci dit, le rythme narratif et le style assez introspectif du récit permettent de passer outre l’aspect figé du dessin.

Le thème du récit est son point fort. Ce n’est pas joyeux, voire même désespérant à plus d’un niveau de lecture, cela demeure d’actualité même si bien inscrit dans son époque, et l’ironie de son final apporte encore un peu de vin à l’ivresse.

Pas mal du tout, donc. A essayer très certainement, et si le style graphique de Aude Samama vous plait, je pense que vous pouvez l’acheter les yeux fermés (pour les autres, une lecture ou du moins un feuilletage poussé préalable est peut-être plus prudent).

Nom série  Secret  posté le 29/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Marrant de dessiner des poteaux électriques dans des cases sans texte, histoire de remplir les planches !

Oui bon, je sais, si c’est tout ce que je retiens de cette trilogie à suspense, vous allez rapidement subodorer que la série ne m’a pas convaincu (en même temps, vous avez vu ma note, alors ne faites pas les surpris, je vous prie). Mais voilà ces poteaux, ainsi que l’extincteur, je continue franchement à me demander ce qu’ils sont venus faire là ! Si encore, il avait dessiné une walkyrie sur un tricycle ou une nonne en train de faire le poirier, quitte à remplir les planches avec des dessins n’ayant aucun rapport avec l’histoire, j’aurais trouvé ça rigolo. Là, c’est juste incongru.

Mais bon, soit, ce n’est pas là le sujet du récit (quoi que une étude comparative des différents raccordements électrique sur les poteaux au Japon aurait peut-être été aussi passionnante sinon plus que ce thriller psychologique). Nous sommes donc face à différents élèves après un dramatique accident de car et à leur soutien psychologique qui leur annonce, comme ça, froidement, qu’il y a trois meurtriers parmi eux et qu’il les connait. Va-t-il les dénoncer à la police ? Que nenni ! Il leur laisse une semaine pour se dénoncer d’eux-mêmes. Les autres élèves vont-ils dénoncer ce prétendu psy à la police ? Que nenni ! Ils vont enquêter d’eux-mêmes ! Alors là, déjà, faut accepter ce point de départ.

Deuxième obstacle : tous les personnages se ressemblent (surtout les garçons) et les plans serrés sont nombreux. Ajoutez à cela des prénoms difficiles à retenir pour moi (mais là ce sera peut-être pas votre cas, ceci dit, ils sont quand même nombreux) et vous comprendrez que j’ai très souvent confondu l’un et l’autre…

Enfin, tout le récit est tiré en longueur et truffé de clichés déprimants. Sans parler de la psychologie de certains personnages, aussi peu crédibles que caricaturaux, qui m’aura fait rire par moments (mais ce n’était certainement pas volontaire de la part de l’auteur… Mention spéciale quand même à l’élève qui saute dans le vide pour rattraper un marque-page).

Cette série est toutefois tellement creuse (comptez 2 secondes de lecture par page) que je suis arrivé à son terme. C’est je pense sa principale qualité.

Nom série  Centaurus  posté le 29/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu les deux premiers tomes et je suis toujours aussi embêté. Parce que si l’univers de cette série me plait bien, tout l’aspect « relations sociales et psychologie des personnages » me gave grave !

J’espérais que Rodolphe allait parvenir à atténuer cet aspect très redondant selon moi des histoires de Leo mais c’est loin d’être le cas. Les personnages dans leur ensemble me sont apparus peu crédibles, caricaturaux et très cons. Pour exemple, je ne mentionnerai que cette biologiste qui, rencontrant pour la première fois de sa vie un groupe d’extraterrestres semblant dotés d’une forme d'intelligence et vivant en société, s’exclame : « Qu’ils sont laids ! », réflexion hautement scientifique qu’elle réitérera d’ailleurs à la vue d’une espèce d’oiseau-poulpe géant. Punaise, c’est quoi, cette biologiste à la con ?!?

Pour ne rien arranger, les auteurs ont décidé de prendre comme narrateur un corniaud costaud aussi subtil qu’une sonnerie de réveil un lundi matin.

Et puis le coup de la savonnette dans la douche pour introduire la scène de sexe, fallait oser ! Je pense que même le pire scénariste de film porno parvient à faire plus subtil, de nos jours.

Donc voilà, c’est con parce qu’à côté de ça, la découverte d’une nouvelle planète et les mystères qui l’entourent sont assez accrocheurs. Mais le côté « feux de l’amour » des relations sociales et des caractères des personnages est un frein énorme.

Au niveau du dessin, le style de Zoran Janjetov ne désarçonnera pas les fans de Leo. Il est très lisible, agréable dans tous les aspects techniques ainsi que pour la faune et la flore. Par contre, il est un peu figé sur les personnages (tout comme celui de Leo, d’ailleurs)et bizarrement hachuré sur les visages de ceux-ci.

J’hésite entre le « bof » et le « pas mal » mais à cause de cette biologiste aussi ouverte d’esprit qu’une actrice de téléréalité devant un reportage économique d’ARTE, je vais opter pour la sévérité.

Nom série  L'Histoire de l'Art en BD  posté le 25/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans sa catégorie, je trouve que cet album est excellent ! Très instructif, il amène le lecteur –jeune ou moins jeune – à la réflexion, à l’analyse, à la déduction tout en proposant des exemples simples et concrets.

Sans verbiage inutile, l’album parvient à préciser des notions, à identifier des termes tout en restant divertissant voire même ludique.

Comment ? En privilégiant l’idée d’ensemble sans omettre l’anecdote qui amuse (vous saviez, vous, que parmi les premières sculptures découvertes, certaines étaient faites en ivoire de mammouth ?) le détail qui interpelle (Charlemagne ne s’est pas contenté d’inventer l’école mais il a aussi ‘inventé’ la bible !) ou le lien vers notre époque (descendre dans le métro parisien permet de découvrir l’art romain). Avec sagesse, il nuance la notion du beau. Avec philosophie, il explique les liens forts qui ont longtemps unis art et mysticisme.

Alors oui, forcément, lorsqu’on aborde 75.000 ans d’histoire de l’art dans un volume de seulement 80 planches, on ne peut pas parler de tout, et cet album n’a d’autres vocation que d’aborder les grands sujets sans réellement approfondir l’un ou l’autre. Mais il foisonne de tant de petites données marquantes qu’il ouvre l’esprit et donne la folle envie d’approfondir tel ou tel sujet en fonction de nos goûts propres.

Seul petit reproche, le côté franco-français de son contenu qui a tendance à privilégier la France, et Paris plus particulièrement, dans les exemples donnés. Rien de dramatique mais j’ai par exemple été déçu de voir que les auteurs avaient choisi de privilégier quelques sites de Provence pour parler de l’art romain au détriment d’une ville comme Trèves (même pas évoquée) qui est pourtant un site archéologique majeur pour qui veut découvrir l’art de vivre et l’art tout court de la fin du règne de Rome. Les incontournables, eux, ne sont pas oubliés, rassurez-vous, et Rome, Athènes ou Stonehenge par exemple sont bien présents dans cet album.

Enfin, le petit dossier proposé en fin d’album permet de revenir sur différentes œuvres présentées dans la bande dessinée. Très pratique, cette manière de faire permet de mettre une image précise sur une œuvre dessinée d’une manière plus schématique dans l’album (ce qui par ailleurs, permet de faire ressortir tel ou tel détail avec plus de puissance). De ce fait, les notions abordées dans l’album trouvent un ancrage plus concret via ces illustrations.

Un album dont je ne peux que conseiller la lecture, aux jeunes d’abord à qui il est destiné, mais aussi aux moins jeunes (à titre personnel, j’ai vraiment appris beaucoup de choses tout en me remettant en mémoire certaines notions à la lecture de ces quelques pages). Une franche réussite !

Nom série  Je viens de m'échapper du ciel  posté le 25/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture, j’ai eu l’impression de feuilleter un album de jazz. Une ambiance cool, étrange, planante, une linéarité totalement absente, des passages comme autant de notes sans véritable écho entre elles. Et pourtant, de cet ensemble se dégage un charme particulier.

A la lecture, j’ai eu l’impression de me retrouver devant une très vieille boite de puzzle. Une boite sur le couvercle de laquelle est indiqué « 500 pièces » mais dans laquelle ne restent plus qu’une centaine de morceaux de carton. On les dispose alors à l’instinct et on laisse notre imagination faire le reste. Et si plus d’un détail m’aura échappé, le paysage que j’ai vu apparaître ne m’a pas déplu.

Vous l’aurez compris : cette lecture m’a désarçonné. J’ai dû accepter de ne pas tout comprendre pour apprécier le voyage. Un voyage d’autant plus agréable que le trait en noir et blanc de Laureline Mattiussi est parfaitement maîtrisé. L’auteure passe allègrement de passages esthétisants à des séquences plus lisibles, plus directes. Et le rythme de lecture s’accélère ou ralentit en fonction du style employé.

Je suis certain de ne pas avoir saisi toutes les subtilités de ce récit et il me faudra encore plusieurs lectures pour pouvoir remettre les pièces du puzzle dans le bon ordre mais cet album aura eu le mérite de m’emmener ailleurs. Pour la qualité esthétique de l’objet, pour l’ambiance jazzy étrange et planante du récit, pour l’écriture à la première personne très immersive, je ne peux que vous inviter à jeter un œil à cet album. Mais du fait de l’étrangeté de ce récit fragmenté et désordonné, je vous conseille de le lire ou du moins de le feuilleter attentivement avant de succomber à l’achat.

Nom série  Nanny Mandy  posté le 24/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série s’adresse aux jeunes adolescents (et peut-être encore plus particulièrement aux jeunes adolescentes) avec un ton qui se rapproche des excellents « Carnets de Cerise ».

Le propos est cependant moins original et plus fleur bleue. L’héroïne, une jeune lycéenne aux origines anglo-saxonnes, accepte des missions de baby-sitting pour se faire un peu d’argent de poche. Le scénario du premier tome est construit autour de la manière dont elle va s’y prendre pour « apprivoiser » un jeune garçon. Alors, oui, clairement, il y a un côté « super nounou rencontre Joséphine ange gardien » et les déductions comme les solutions imaginées par la jeune héroïne pourront sembler bien simplistes pour un adulte blasé dans mon genre.

Je pense toutefois qu’avec son ton frais, sa bonhomie, sa bienveillance même, son trait simple, dynamique, expressif et donc efficace, ses couleurs vives, sa morale naïve et sa galerie de personnages secondaires qui parleront à plus d’une jeune lectrice, avec tous ces éléments donc, cette série peut trouver son public (et c’est tout le mal que je lui souhaite).

Faut aimer les sucreries mais si c’est votre cas (ou celui de vos enfants), voilà un album qui mérite un coup d’œil (bienveillant).

Nom série  Le Maître d'armes  posté le 23/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oui bon bah voilà, c’est lu. C’est une bonne bd pour qui cherche un récit classique avec une opposition entre tradition et modernité (avec comme d'hab' cette option qui plaira aux quadra et + que 'c'était mieux avant et patati et patata' ). La narration n’est pas pesante, le découpage est bon, le dessin est agréable (j’ai quand même parfois eu du mal à différencier l’un ou l’autre personnage). Le ton est franchement emphatique. Pour moi, on est même proche du dramatique de bazar mais les fans de Dorison apprécieront (et ils auront bien raison, c’est pas parce que je n’aime pas qu’ils doivent bouder le genre).

En résumé : pour moi, c’est pas mal, distrayant mais pas marquant (avec cette désagréable impression d’avoir déjà vu ou lu tout ce qui m’a été ici proposé). Un bon petit emprunt via bibliothèque mais pas le genre de livre que j’achèterai pour le relire régulièrement.

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