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Nom série
Aymeric
posté le
07/06/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Les deux précédents avis résument à merveille ces deux tomes des aventures d'Aymeric : à savoir une solide documentation au service d'un récit construit sur suffisamment de péripéties pour instruire en même temps que divertir.
La structure du scénario peut paraître classique, mais elle est habile, notamment grâce à ses textes brefs et directs conjugués à des dialogues vivants qui évitent la lourdeur ou la redondance d'une bande dessinée historique didactique.
Le dessin n'est pas en reste, Forton illustre son récit avec vivacité, même si son style semble un peu académique parfois. Il n'en est pas moins maîtrisé et se permet quelques audaces dans les choix d'angles tout en maintenant une indéniable fluidité aux scénarios. S'il se laisse aller à quelques schématismes, son dessin n'en oublie pas la rigueur historique et restitue quelques moments avec force : la scène où les cathares se jettent au bûcher est un moment qui vous marque pour longtemps.
Dommage que la mise en couleur manque parfois de réalisme et trouble le sérieux du travail des deux auteurs.
Donc, de passionnants moments d'Histoire raconté dans un style solide, sans doute pas révolutionnaire, mais efficace et sérieux, ce qui n'est pas rien. Un gage de qualité qui peut séduire un large public. |
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Culte tout simplement, voilà une série humoristique pareille à nulle autre. Le style de f'murr est bien trop personnel pour plaire à tout le monde, il n'en est pas moins original et suffisamment fouillé pour pouvoir se décliner sur 14 tomes, (presque) sans faiblir.
Un troupeau de moutons (pittoresques) philosophes, un chien (de berger) bricoleur, un berger (dépassé) colérique, ce ne sont pas les moindres des curiosités que l'on rencontre dans les alpages, s'pas?
Les situations les plus absurdes se succèdent et se révèlent à l'arrivée percutantes pour décrire certains travers de notre monde. Il ne faut pas rater, lors de chaque gag, ce qui se passe au second plan, c'est rarement le calme qui y règne.
Curieusement un peu ignoré, le graphisme nerveux de F'murr n'est pas la moindre des qualités de cette série. il possède une patte bien à lui, doté d'une belle expressivité. Il multiplie les audaces au niveau de la mise en page -comme souvent de la mise en scène- qui traduit bien plus qu'un simple savoir-faire, mais une véritable recherche au niveau plastique. Ce qui n'est pas la moindre des ambitions de cette oeuvre.
Une série suffisamment affranchie des règles en cours pour être considérée comme le travail le plus achevé de F'murr. C'est un véritable modèle de bande dessinée non-sens, une oeuvre qu'il est indispensable de découvrir pour s'en faire une idée. Un véritable bijou pour les amateurs de ce style. |
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Nom série
Le passage de Vénus
posté le
02/06/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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L'ultime oeuvre de Dethorey, ici associé à Autheman au scénario, pour retracer le parcours de l'expédition scientifique Bougainville.
La comparaison aux "passagers du vent" pour ces deux albums est plutôt justifiée, et surtout prouve que ce "passage de Vénus" ne démérite pas. L'histoire se centre sur le biologiste Commerson, accompagné de sa maîtresse, contrainte de s'habiller en homme car sa présence au sein de l'expédition est un crime. Jalousie, rancoeur, mépris... ce voyage ne se fera pas sans tensions, la liaison du biologiste avec la jeune femme ne fait que le fragiliser un peu plus alors que cette expédition mal élaborée s'avère de plus en plus tourner à l'échec.
Autheman s'y entend pour décrire les rapports humains lors de cette longue traversée qui multiplie les périls. Les dialogues sont parfaitement construits et assurent la lisibilité de ce récit fort et documenté, doté de beaux personnages variés.
Dethorey fait usage de la couleur directe, et son travail brillant sur la lumière et l'espace possède un certain cousinage avec le travail de François Bourgeon. Son style est un peu moins précis, mais il n'en reconstitue pas moins bien l'univers de la marine à voile, ainsi que les décors exotiques.
Ironie du sort, le second tome inachevé à la disparition de Dethorey sera mené à terme par Bourgeon, qui pour rendre hommage aux couleurs de son ami disparu, préfère livrer un simple crayonné de la fin de l'album. Cette courte transition est étonnante, mais elle est brillament menée et le style est très proche de celui de Dethorey.
La fin de l'histoire est rapidement résumée par Autheman de façon à ce que le lecteur sache ce qu'il est advenu de cette expédition.
Si cette oeuvre souffre de son manque de grand épilogue, cela ne s'avère pas trop gênant à sa lecteur car cette chronique d'un voyage est superbement réussie, et même si l'on est déçu de quitter ces personnages sympathiques, la partie illustrée se suffit tout de même en ne plantant pas le lecteur au milieu d'une action.
Bref, une très belle réussite, qui prouve encore l'immense talent de Dethorey, disparu beaucoup trop tôt, ainsi que celui de Autheman comme scénariste et dialoguiste, épaulé ici par Bergfelder pour l'intrigue et la documentation. Un diptyque à découvrir sans hésitations. |
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Nom série
Buddy Longway
posté le
01/06/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Très beau western écologique. Cela commence comme une simple série d'aventure, puis sur ces bases où le jeune Buddy Longway se fait trappeur par goût de la vie sauvage, il sauve la belle Chinook qui devient sa femme.
Le ton change alors. Le couple s'installe à l'écart du monde, entretient des liens amicaux avec les indiens, fait du commerce avec les blancs. Un garçon naît, et la vie quotidienne du trappeur devient un aspect important des intrigues. Elles s'axent autour des dangers qui menacent le foyer, ou des différentes péripéties qui peuvent arriver aux membres de la famille. Celle-ci s'agrandit, et cette chronique qui prend son temps pour installer tout son univers se révèle purement et simplement fascinante. Les circonstances amèneront Longway à retenter l'aventure, et sa vie en sera changée.
Récits à la première personne, les scénarios de cette série font réellement corps avec le dessin, ce dernier est suffisamment éloquent pour éviter toute description superflue. Les mises en pages sont particulièrement "aérées", le découpage ne suit aucune règle classique (à part au début) et les compositions de chaque image se rejoignent pour constituer le fil du récit, qui ne s'égare jamais grâce à la puissance graphique de Derib. Le dessinateur sait modeler à merveille son trait et utiliser des aplats de noirs pour découper les reliefs, et ses planches sont autant de créations superbes sur le quotidien sauvage de son trappeur.
Les intrigues peuvent paraître simples, mais cette proximité du texte et du dessin démontre l'ambition de Derib de vraiment décrire une chronique vivante et réaliste du monde des trappeurs, et de ce fait évite tout artifice qui pourrait nuire à la crédibilité de son récit.
Les dialogues, sans être réduits à leur minimum, ne sont pas expansifs, et les quelques schématismes finissent par bien passer grâce à la cohérence des histoires. Même lorsque Derib revient vers l'aventure plus classique, il parvient à éviter le spectaculaire inutile pour des intrigues humbles et particulièrement lisibles. Il ne faut pas oublier les quelques notes de fantastique, la remarquable poésie des images ainsi que la violence jamais édulcorée qui n'ignore pas la cruauté du monde qui est décrit dans cette saga.
Après seize tomes, et une décennie d'absence, Derib reprend ses personnages pour terminer la série. La rupture a-t-elle été trop longue ? Toujours est-il qu'il ne retrouve pas tout à fait le ton original qu'il a créé, les situations se bousculent, ce qui ne convient pas trop à son style, et le recours à des poncifs trop faciles plombent des récits qui paraissent un peu mal équilibrés. Reste un épilogue poignant et finalement assez imprévisible qui termine bien la série.
Une grande saga tout de même, remplie d'êtres de chair et de sang, porté par le style puissant et humaniste de Derib, qui porte un regard tendre et réaliste sur la vie de Buddy Longway. Son talent explose pour décrire la faune et les paysages de l'ouest américain, et la structure de ses récits leur apporte une grande épaisseur et une belle vitalité. Une grande série à ne surtout pas éviter. |
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Nom série
Capitaine Apache
posté le
31/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Western tout à fait sympathique. Le jeune métis Okada, né d'une mère apache et d'un père blanc se trouve témoin de bon nombre de petites situations qui ont fait la grande histoire de l'Ouest.
Récit de vingt planches en moyenne, ces aventures possèdent une belle documentation, conjuguée au solide sens de l'aventure de Roger Lécureux. Sa narration s'appuie beaucoup de textes descriptifs qui, contrairement à ce que l'on pourrait pense, donnent beaucoup de dynamisme à son travail. Les scénarios sont des démonstrations d'humanisme et de générosité.
Le dessin de Norma est complexe, faisant preuve d'une vision très détaillée, mais qui souffre d'une certaine raideur. Il vaut beaucoup mieux en tout cas que le style sous-Giraud dont on l'a trop souvent qualifié. Son western est moderne, ses personnages sont hirsutes et poussiéreux même si la violence est quelque peu gommée. Les couleurs sont souvent "expressives (personnages peints d'une seule couleur, rouge par exemple) ce qui ne rend pas forcément hommage au sérieux de son travail.
Un western classique tout public, fait avec métier et talent, qui mérite mieux que l'oubli où il a sombré. |
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Nom série
Jacques Le Gall
posté le
31/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Du pur Charlier que cette série mettant en scène un randonneur qui réussit toujours à se trouver impliqué dans les situations les plus rocambolesques.
Soyons honnêtes, les trois premières grandes histoires de Jacques LeGall se démarquent uniquement de la production classique de séries destinées à la jeunesse par le savoir-faire de son scénariste et de son dessinateur, Mitacq, qui font un travail de grande qualité.
Cependant, difficile de marcher à fond dans ces intrigues avec cet adolescent qui se trouve emporter vers de lointains horizons (comme les Indes) pour vivre d'extraordinaires aventures. Jean-Michel Charlier se plaignait que La Patrouille des Castors mettait en scène des héros trop jeunes pour ce qu'il souhaitait écrire, il se heurte au même problème avec ce héros. Mitacq illustre ces récits classiques et bien sages d'un trait lui-même élaboré, mais manquant d'élan. Vraiment, tout cela semble gentil voire un peu facile pour des auteurs de cette trempe.
Viennent trois autres récits, réalisés ceux-là au lavis, ce qui donne un trait original de la part de Mitacq, ainsi que de belles recherches plastiques, le lavis permettant de suggérer les volumes avec des dégradés de gris. Le nombre de pages explose : 65, 68 planches !
Charlier se lâche, il se libère du format pour un album classique et ajoute de la complexité à ses intrigues. Fini les voyages exotiques ! Jacques LeGall se voit confronter à des trafiquants, d'anciens SS, des survivants des Templiers...
Ces histoires, tout en étant un concentré d'action et de rebondissements, trouvent leur style, plus réaliste, les intrigues paraissent plus crédibles. Le scénariste mêle des faits-divers ou de véritables morceaux d'Histoire pour emporter son lecteur dans ces aventures. Il livre un travail passionnant, la touche Charlier est là, le rythme est infernal, fondé sur l'intelligence de la construction et des dialogues, la lecture est constamment instructive.
Mitacq n'est pas en reste, et il maîtrise parfaitement son nouveau matériau pour compléter le mystère des intrigues. Il faut avoir vu ses ambiances de nuit, ses reconstitutions de ruines menaçantes, ses paysages parfaitement mis en relief ... Le dessinateur ne se laisse pas aller à la facilité, ne néglige aucun détail et réussit parfaitement son style réaliste.
Bref, une série divisé en deux périodes : celle des albums couleurs, de bonne tenue mais un peu trop sage, et celle des histoires réalisées au lavis, de vraies réussites par deux auteurs au mieux de leur forme. Le temps n'a pas trop marqué ces récits qui plairont à bien plus de lecteurs que les simples nostalgiques.
Les aventures de Jacques LeGall ont été rééditées dans deux superbes intégrales, complétées par des textes remettant ces oeuvres dans leur contexte et dans la carrière de ses auteurs. C'est une belle réussite éditoriale qui permet de découvrir ce travail méconnu de Mitacq et Charlier qui mérite largement le détour. |
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Nom série
Le Marsupilami
posté le
30/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Série commerciale "le marsupilami" ? Peut-être...
Reste que si Batem fait (remarquablement) du Franquin, la série est crée au scénario par Greg.
Hé oui, Greg, scénariste vétéran, rompu à tout les exercices, ex-auteur pour ... Franquin (!) pour des albums de Spirou et Fantasio où l'on retrouve ... le marsupilami !
Bref, dire qu'il appréhende à merveille l'univers du curieux animal pour le faire évoluer dans une jungle peuplée d'indigènes sauvages ou cultivés, ainsi que de sinistres chasseurs de fauves, notre maître-conteur est à son affaire. Les deux premiers tomes qu'il écrit avant de lâcher l'affaire sont dignes de ses meilleurs travaux avec Franquin, et Batem prouve qu'il a compris le style du créateur du marsupilami en alliant mouvement et détails, pour un dessin humoristique bondissant de grande qualité.
Yann reprend le scénario pour des récits d'abord sages et classiques, puis il s'approprie la série et y lance quelques personnages personnels qui donnent plus de couleurs à son travail.
"L'or de boavista" et le "temple de boavista" sont d'excellents titres tout public, comme ce qu'avait produit Greg, d'ailleurs.
Puis viennent Fauche et Adam, qui déplacent l'animal en ville, et qui comme leurs successeurs tapent un public beaucoup plus enfantin. Sans être forcément mauvais, ces albums frôlent quand même souvent la niaiserie ... Même Batem semble prendre un rythme de croisière, avec un dessin qui semble s'alléger de détails et utiliser des angles de vue répétitifs.
Bref, une série pour laquelle il vaut mieux lire le nom du scénariste avant d'acheter un album. Greg, Yann, foncez (jusque là, note 4/5 sur la majorité) ! Autrement ... faut voir (note 2/5 mais un 3/5 pour le premier Fauche/Adam) ! |
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Nom série
W.E.S.T
posté le
30/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Le puissant éditeur Dargaud se permet de réunir des auteurs responsables de best-sellers pour lancer en grande pompe des séries promises au plus bel avenir. Parfois, devant ces associations ronflantes, on aimerait surprendre ce beau monde en sous-production... Ce qui n'est absolument pas le cas de W.E.S.T !
Sous ce sigle se rassemble une sorte de police secrète composée d'une bande de baroudeurs rompus aux coups durs. Dépendants du président des Etats-Unis, ces aventuriers du début du vingtième siècle sont d'abord chargés de déjouer un complot contre leur "patron", puis d'éliminer des éléments subversifs à Cuba (en attendant la suite). Sur ces trames, Dorrison et Nury bâtissent des intrigues possédant une documentation sans faille, ce qui n'empêche pas ce récit d'apparence classique de lorgner du coté du fantastique. Pleine de mystères, la narration est un modèle d'efficacité et de fluidité, parfait dosage d'action et de suspense. Les (nombreux) personnages intervenants sont soignés et surtout, n'étant pas d'un seul bloc, ils ne révèlent pas toutes leurs facettes d'un coup.
Rossi se risque à la couleur directe pour illustrer cette série. son trait ne perd rien de sa précision, et les détails sont nombreux ici, et on ne peut qu'admirer son talent pour créer des ambiances fantastiques. Son sens de la reconstitution fait parfaitement voyager ses personnages, tous admirablement construits et personnalisés, tant au niveau de leurs visages que de leurs physionomies. Inutile d'ajouter que l'ensemble possède un grand savoir du mouvement et du spectaculaire, bien servi par une mise en page captivant à merveille l'espace.
Voilà donc une série crée par de grands auteurs, sorte de policier fantastique aux apparences de western qui se dévore littéralement. L'oeuvre est si bien construite qu'elle paraît toujours originale et possède une identité bien à elle. Une des meilleures réussites de ces dernières années, un futur classique (si ce n'en est déjà un). |
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Nom série
Trio Grande
posté le
30/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Une histoire violente, ironique et amorale digne des meilleurs westerns spaghettis !
Point de départ, le Mexique. Le récit commence sur les chapeaux de roues avec "l'enlèvement" d'un homme par une aventurière, qui se retrouve poursuivit par la farouche compagne de l'homme et ses frères peu fréquentables. Les motivations de la belle aventurière viendront peu à peu lors d'un long retour vers les Etats-Unis où un solide comité d'accueil les attend, ce qui permettra au tandem de se souvenir de ce qu'ils ont vécu ensemble.
Axé avant tout sur l'action, le scénario n'oublie pas de soigner ses personnages. La construction avec plusieurs flash-backs et de judicieux retournements de situations est une jolie réussite. L'ensemble ne se prend pas au sérieux, possède un humour particulièrement réjouissant et des dialogues brefs et malicieux.
Le dessin de Lamy est plein de vivacité, il multiplie les angles exagérés et enchaîne avec aisance les scènes d'actions. Son trait sent la poussière et la sueur, il s'approprie l'univers du western avec un plaisir évident. Osons dire que son travail est supérieur à celui de Vatine sur Angela car ses décors sont plus travaillés, ils donnent plus de profondeur à l'image et participent au charme de cet album, valorisés par les couleurs d'Isabelle Rabarot.
Un excellent album, parfaitement conduit par des auteurs qui rendent un hommage évident au western spaghetti. |
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Nom série
James Healer
posté le
29/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un swolfs dernière méthode au scénario, c'est à dire impliqué dans la psychologie de ses personnages -souvent meurtrie, d'ailleurs-, servi par un dessin magnifique.
Cette plongée dans l'Amérique profonde n'évite pas les clichés, mais elle est menée avec un solide métier qui ne laisse rien au hasard et nous vaut ainsi des intrigues solides et intéressantes. James Healer est un héros mystérieux qui se situe dans cette lignée de médium qui fleurit dans les fictions d'aujourd'hui.
Le grand point fort de cette série, c'est le dessin de De Vita, magnifique, puissant et nerveux, qui caractérise magnifiquement les personnages, multiplie les cadrages audacieux, possède une mise en scène sans failles. Conjugué à des couleurs agréables, il sert parfaitement le scénario en lui donnant une épaisseur certaine.
Bref, une fructueuse collaboration dont on aimerait voir plus souvent le travail. |
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Nom série
Les Corruptibles
posté le
29/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Une vision effectivement très noire de l'Afrique pour une histoire qui explore parfaitement les différentes mailles d'un pouvoir en place depuis la décolonisation.
Le récit repose sur des dialogues riches et vivants, bien portés par une galerie de personnages non moins réjouissante. Le couple de policier "bras cassés" est notamment inénarrable, ainsi que quelques prêcheurs fous, des blancs suffisants mais apathiques, de charmantes silhouettes... L'intrigue se complique et s'épaissit au fur et à mesure que l'on progresse, au risque parfois de se montrer bavard, voire d'embrouiller considérablement en évoquant les nombreux intervenants dont les noms ne sont pas faciles à retenir. Ceci dit, les rebondissements sont suffisamment bien menés, les situations originales et le pays bien cerné pour que l'on suive avec intérêt le travail d'Alain Brézault.
Le dessin de Pendanx, indissociable de couleurs éclatantes, est dans un style semi réaliste nerveux et cohérent, qui complète la réussite de la reconstitution de ce pays d'Afrique. Ses "héros" sont autant de trognes fantastiques qui participent au charme de l'intrigue.
Un beau cycle d'albums qui possède une chute excellente à l'enquête, ainsi qu'une fin à la fois pessimiste et second degré plutôt pertinente. |
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Voici un western de la catégorie "l'ouest américain, ce n'était pas ce que vous croyiez", présentement signé Hermann.
Ici, pas de héros flamboyant, de tireurs d'élites, de batailles sanguinaires ou de grandes chevauchées. Ici, paumés, bagarres d'ivrognes ou malfrats minables. L'histoire est assez anecdotique pour décrire la quête de vengeance de son héros, et si le traitement se veut réaliste, les situations sont assez attendues (l'assassin qui porte les mêmes bottes des années après son crime, un peu facile non ?). Néanmoins, le récit s'ouvre et s'achève sur une scène particulièrement puissante où l'auteur montre tout son génie de la mise en scène pour gérer l'espace et faire ressentir la violence.
Le dessin est bien évidemment incroyable, Hermann est à l'aise dans les décors de l'ouest, et sa galerie de trognes est formidable. Seul reproche récurrent, ses femmes sont assez peu féminines, mais c'est seulement un détail... L'auteur s'y entend pour créer un univers crasseux aussi éloigné que possible de celui de l'épopée. Ses cadrages assurent une grande fluidité ainsi que de l'efficacité à sa narration.
Un western qui n'a rien de renversant pour ce qui est de son histoire, mais elle est menée par un illustrateur d'exception dont la vision graphique assure le spectacle. |
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Nom série
Buck Danny
posté le
27/05/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Une série classique qui débute dans la directe après-guerre. Aussi, les superbes Américains y triomphent-ils des ignobles "Japs" tous plus fourbes les uns que les autres.
Jean-Michel Charlier révise rapidement sa copie, et sa série se recentre bien vite sur l'action et l'aventure bien plus que sur un quelconque autre sentiment. Il y fait preuve de sa maîtrise et de son efficacité légendaires. Ses personnages évoquent leurs "cousins" Tanguy et Laverdure : Buck Banny, héroïque et généreux ; Tuckson, gaffeur et hâbleur ; Tumbler... sorte de Buck Danny brun moins gradé ! Relativement peu sympathiques selon l'intérêt que l'on porte à l'armée, ces trois "têtes brûlées" n'hésitent pas à sortir de la légalité pour faire triompher le bon droit.
Les thèmes abordés sont nombreux et instructifs : la culture de la drogue, les essais de prototypes... La partie documentaire de la série n'est pas à négliger, les auteurs connaissant à merveille l'aviation.
Victor Hubinon décrit parfaitement les modèles que pilotent ses héros, et ses mises en pages sont répétitives, comme ses décors ou ses personnages secondaires, ils répondent à l'impératif de publications dans la presse.
Bergèse lui succède avec davantage de recherche pour la partie graphique, qui parait plus réaliste tout en restant dans la continuité de son prédécesseur.
Certains albums, comme "les agresseurs"(tome 44) sont de pures merveilles en lorgnant davantage vers l'espionnage. La série a considérablement évolué au fil du temps, les personnages et les situations se sont faits plus complexes. Bergèse réalise aujourd'hui les scénarios avec bonheur.
Une série d'aventure efficace et agréable, pour qui ne révulsent pas trop les "mâcheurs de chewing gums" triomphants en uniformes, et l'efficacité est bien le maître mot tant dans le dessin que le texte, qui sait captiver son lecteur et jouer sur certaines ambiguïtés avec talent, même si l'esprit date inévitablement un peu. |
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Belle exploration du mythe du vampire par un Yves Swolfs en pleine forme !
L'opposition de la famille Rougemont au terrible Kergan vaut une traque qui s'étale sur plusieurs pays et plusieurs siècles. Chaque membre de la famille Rougemont est admirablement composé, tout comme son époque est remarquablement explorée et reconstituée jusqu'au combat final (?) dans les années 30. Swolfs fait preuve d'imagination et parvient à se renouveler grâce aux changements qui s'effectuent d'un tome à l'autre. Si la psychologie est soignée, le démoniaque vampire poursuivi est une belle réussite de monstre froid et manipulateur, tout-à-fait réjouissant.
Swolfs dessinateur ne faillit pas à sa réputation de dessinateur hors pair, et ses mises en pages se font ici plus recherchées pour accentuer encore l'action de ses intrigues. Il réussit à merveille ses reconstitutions et ses ambiances.
Une grande réussite de la bande dessinée fantastique de ces dernières années. |
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Nom série
Légende
posté le
27/05/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Une histoire aux airs de déjà vu, qui serait bien triste et fade si elle n'était illustrée par un dessinateur d'exception.
Et Swolfs est ici bien plus intéressant pour son dessin que l'on sent en pleine liberté, dans une époque et des décors qui le passionnent. Sa mise en page audacieuse rejoint son trait virtuose pour un graphisme d'une qualité vraiment superbe, il s'agit de l'aboutissement de son travail après ses séries Durango et Le Prince de la nuit. Même s'il lui reste encore de nombreuses histoires à nous proposer, jamais il n'avait réussi de si beaux découpages qui rehaussent sans mal la qualité de la trame. Le dessin ne se laisse aller à aucune facilité pour un mélange de réalisme et de légendes plus que convaincant.
Hélas, hélas, hélas... Le scénario est des plus classiques, les dialogues sont assez anodins, les personnages assez schématiques (à quelques exceptions), les situations attendues...
Une série à découvrir bien plus pour un graphisme merveilleux, que pour une histoire un peu quelconque, que l'auteur ne parvient pas à transcender et qui déçoit comparé aux scénarios récents de Swolfs, bien plus complexes. Une surprise nous attend peut-être encore... |
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Une histoire qui n'est pas sans ambition, mais la mosaïque de personnage se révèle assez difficile à suivre, et le récit de cette enquête connaît de fréquentes baisses de rythmes selon les situations explorées, embrouillant quelque peu l'intrigue.
Les scènes aux dialogues alertes succèdent à de longs paragraphes de textes qui, malgré leur qualité, ont parfois tendance à souligner des situations déjà vues ou à venir et donc les alourdir. Le style de Yves H. n'est pas sans panache, mais à force de chercher l'originalité, on peut négliger l'efficacité et la lisibilité. Cependant, il faut signaler une chute excellente.
Hermann est toujours à son affaire pour décrire un univers glauque, ici l'envers du clinquant de Los Angeles, qu'il nourrit d'une galerie de sacrées "gueules", mais aussi d'une présence féminine un peu plus charmante qu'à l'habitude.
Un titre ambitieux inégal, mais non sans qualités. |
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Une histoire de naufragés de la jungle, où les conflits psychologiques entre tous les personnages sont aussi périlleux que les nombreux dangers de "l'enfer vert".
C'est très bien mené par un Jean Van Hamme qui signe ici sa première véritable réussite, mélange d'aventure, de relations humaines et d'inspiration réaliste. Les idées abondent, et le tout est solide sans effets faciles exagérés. Dany l'illustre de façon magistrale, abandonnant le dessin d'humour pour un trait au réalisme maîtrisé, doté de couleurs lumineuses.
Le second tome, curieusement inapprécié, est un thriller comme Van Hamme sait les trousser. Il puise dans l'actualité ce qu'il faut d'éléments pour un récit au parfum d'authenticité, mais ne pas se tromper : autant l'album précédent se voulait un drame en "huis-clos", autant celui-ci est un récit d'action grandiloquent. L'évolution des personnages est bien vue, parfois audacieuse, donc réussie.
Le plus grand changement, c'est le dessin de Dany, semi-réaliste, contrairement à celui élégant et virtuose du premier tome. La rupture graphique est tout de même dure à avaler, reste que Dany sait faire preuve d'efficacité et que son trait est de grande qualité.
Bref, du bon travail de deux professionnels, le seul véritable regret étant l'évolution du trait de Dany. Pour le reste, c'est du solide, sans trop de génie sans doute, mais bien maîtrisé. |
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Le parti-pris de départ de Pierre Christin d'opposer des vieillards à leurs idéaux de jeunesse en poursuivant une lutte contre des ennemis qui ont eux aussi reprit du service, lui permet de mesurer la force des convictions, celle des motivations, le bilan de combats au fil du temps qui passe...
Cette chasse à l'homme étant menée par des vétérans, le scénariste donne une forte part d'ironie à une intrigue documentée et complexe, qui connaît une fin particulièrement forte. L'intelligence du propos donne beaucoup d'épaisseur à ce récit prenant, mené activement par une fine équipe "d'ancêtres" qui valent le détour.
Ici, même s'il fait preuve de rigueur dans ses reconstitutions, Bilal ne semble pas à l'aise dans les scènes d'action. Son style est tout de même dans sa meilleur période, travaillé et servant une intrigue aux nombreux changements de décors et d'ambiance.
Un bel album aux préoccupations idéologiques et historiques passionnantes qui constitue une solide lecture. |
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Nom série
Partie de chasse
posté le
26/05/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Le lecteur de 2007 ne pourra jamais lire cet album que le lecteur de 1983 a découvert, évolution de la situation mondiale oblige.
Ce bilan -aussi quasi-prophétique- du communisme est basé sur une intrigue qui mêle remarquablement faits historiques et fiction pour une lecture très instructive, donc passionnante. C'est là le point fort d'une histoire dont les enjeux de pouvoir et les manipulations ont tout de même un air de déjà vu. Ce qui ne gâche pas la pertinence de l'auteur.
Enki Bilal s'adapte à merveille aux décors enneigés pour cette partie de chasse qu'il sert à merveille de son trait complexe et de ses mises en couleur si particulières.
Une oeuvre de qualité, intéressante et adulte, qu'il faut découvrir sans se laisser influencer par les superlatifs dont on l'a couvert, pour appréhender sans parti-pris (et donc risque de déception) un album réalisé par deux auteurs aux styles trop affirmés pour plaire à tout le monde. |
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Nom série
Ringo
posté le
25/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Western classique qui n'a pas marqué le genre. Il faut dire que son existence s'étale sur une douzaine d'années, pour seulement deux albums complets et quelques histoires courtes. Du coup, dire que ces histoires sont inégales, compte tenu de la distance de leurs créations, serait un euphémisme.
La première grande histoire, signée Vance seul, est ainsi une référence classique au western américain. Même son dessin parait sage, sage mais efficace et plaisant.
Les histoires courtes, parfois signées au texte par Yves Duval et Jacques Acar, sont d'inspirations différentes, mais le dessin de Vance se fait plus nerveux, l'esthétique est moins "clean", le résultat est très bon (mais court).
Publié en 1977, la seconde histoire longue, "Trois salopards dans la neige", est une belle histoire écrite par Duchateau, jouant habilement sur des ambiances enneigées, pour un résultat d'une qualité majeure, un western très original, l'un des sommets de Vance aux pinceaux. Un indispensable pour les amoureux de l'auteur et du western.
Dommage que Ringo n'ait pas eu droit à un meilleur sort, il aurait sans doute connu de beaux lendemains. Une rareté à découvrir. |
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