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Nom série  Le Temps des Cendres  posté le 11/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce qui me gêne un peu dans cette série, c'est le fait d'hésiter le cul entre 2 chaises ; en effet, on ne sait pas très bien si c'est une parodie ou une aventure sérieuse de fantasy, elle oscille sans cesse entre les deux et on ne sait jamais sur quel pied danser. Ce qui me fait penser à la parodie, c'est dès le début, cette sorte de jeu de rugby, plutôt insolite à incorporer dans de la fantasy, et aussi le poème récité d'après Rudyard Kipling, parodié par "Tu seras un gnome mon fils"... j'avoue que c'est un clin d'oeil amusant, mais honnêtement, je le trouve quand même incongru ici.

Sinon, c'est une histoire assez banale, sans grande consistance, remplie de trolls, de gnomes, de jeunets, de créatures et d'une faune étrange qu'on rencontre habituellement dans les récits du même genre ; ces créatures et ces décors sont incroyablement bien mis en valeur par le dessin, avec quelques pleine-pages spectaculaires, avec aussi un humour cependant bien moins appuyé que dans Krän... mais j'ai trouvé l'ensemble un peu décousu, mal fagoté, pas assez fascinant ni tellement passionnant.

Le dessin chargé et un peu fouillis, est plus agréable et me convient beaucoup plus que sur Ganarah, série que Meddour a pourtant dessinée bien après ; j'aime ce style et je trouve que ça convient pour de la fantasy. Mais il manque quelque chose à cet univers pas assez élaboré pour vraiment m'intéresser, certaines informations restent vagues ou inexistantes, et en plus c'est inachevé, donc n'en parlons plus...

Nom série  L'Or des Fous  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après des Bd sur les Aztèques, il était normal qu'il y en ait sur les Incas, autre peuple d'Amérique que les Espagnols ont pillé sans vergogne, je désespérais d'ailleurs de voir une Bd aborder ce sujet, c'est chose faite, mon voeu est exaucé et je suis satisfait par l'ensemble, même si j'émet quelques réserves. C'est du beau travail, avec comme principal défaut une narration qui m'a semblé un peu rapide, mais au final, c'est peut-être pas plus mal que de faire trainer une narration qui parfois s'englue dans des circonvolutions aberrantes, ce qui a souvent pour effet de multiplier des albums et faire dépenser de l'argent aux lecteurs. Ici, un triptyque c'est la bonne formule, encore que le sujet vaste et foisonnant, pouvait appeler un album de plus.

Tout est vu comme la conquête du Mexique où les conquistadores ont anéanti l'empire aztèque et l'empire maya, c'est à dire que ces répugnants personnages étaient tout simplement en quête de richesses et d'or comme toujours, et cette conquête du Pérou s'est faite elle aussi dans le sang, au prix de nombreux combats farouches, de massacres et d'asservissement.
L'or des Incas a aussi excité la convoitise des autres nations, et on sait que les Anglais de John Drake n'en manquaient pas une pour piller à leur tour les galions chargés de richesses des Espagnols, ces 2 pays étant en guerre au XVIème siècle ; les Français aussi ont eu leur part dans ces conflits.

M'étant toujours intéressé aux civilisations précolombiennes, j'étais bien renseigné au départ sur la civilisation Inca, et je n'ai rien appris dans cette Bd que je ne savais déjà, mais je peux dire que tout est relaté de façon conforme : la quête de l'or, les dissensions entre Pizarro et Almagro, la rançon faramineuse qui fut promise par l'Inca en remplissant son cachot d'or jusqu'au plafond... tout ceci est vrai, j'ai même une illustration dans un bouquin qui montre le cachot rempli d'or. La série se décompose en 3 parties assez distinctes : le tome 1 est consacré à la conquête du Pérou, le tome 2 s'intéresse à la rivalité entre Almagro et Pizarro, qui continue un peu dans le tome 3... montrant aussi que l'après conquête est souvent faite d'amères décisions et de trahisons ; c'est encore le cas ici, où après la mise à mort d'Almagro, Pizarro connut également une fin tragique puisqu'il fut tué par le fils de son rival.

Le défaut annexe de cette série est l'absence de dates et de noms, car je conçois que pour des gens comme moi passionnés de cette civilisation, ce fut une lecture plus facile, mais pour des néophytes, ça manque sérieusement. On ne cite jamais le nom de Pizarro alors que celui d'Almagro revient sans cesse, et on ne cite jamais le nom de l'Inca qui fut capturé par traitrise et enfermé dans ce fameux cachot : il s'agit de Atahualpa qui avait usurpé le trône de son frère Huascar ; il sera étranglé malgré le fait qu'il s'était converti à la religion catholique. Si beaucoup de choses sont montrées, il manque quand même des événements comme celui-ci et quelques autres qui auraient pu mieux étoffer cette série.

Malgré ces réserves, je reste satisfait , de plus le dessin me convient parfaitement, c'est un trait classique, costaud, bien appuyé, avec un soin dans les décors et les costumes, et les riches parures incas, ça semble bien documenté sur la culture inca ; il y a de belles images de tempêtes et de batailles, accentuées par de grandes cases et des pleine-pages.
Bref, une série qui manquait sur cette période historique mais qui aurait pu être encore mieux grâce à quelques détails supplémentaires et un 4ème album.

Nom série  OSS 117  posté le 20/04/2016 (dernière MAJ le 09/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai toujours considéré OSS 117 comme le James Bond français (bien qu'il soit Américain et bosse pour la CIA, mais il est d'origine française), et surtout parce que ses aventures sont écrites par un Français, Jean Bruce, qui ont été habilement poursuivies par sa famille (son épouse Josette Bruce, puis ses enfants). Aussi, je suis content de retrouver Hubert Bonisseur de la Bath, un personnage au nom étrange qui avait enchanté ma jeunesse par son délicieux cocktail d'action, d'humour, d'exotisme et d'érotisme suave ; le même parfum insouciant rempli de belles filles et de bagarres que chez 007 que j'ai découvert un peu plus tard, d'abord au ciné puis par les romans de Ian Fleming.

Mais surtout, ce que je suis content de voir, c'est que les auteurs de cette Bd ont adopté le parti de camper un OSS 117 sérieux, léger et ironique, à l'humour bondien, tel qu'il était dans les romans de Bruce et tel qu'on le voyait dans les films des années 60, et non comme un agent maladroit et grotesque vu dans les pitoyables parodies d'Hanazavicius avec Dujardin, qui ont carrément dénaturé le personnage.

Le scénario n'a évidemment rien de surprenant et de transcendant, dans ce domaine tout a été dit ou fait, mais peut-être que des gars comme Desberg ou Van Hamme auraient su renouveler tout ça tout en conservant les acquis, quand on voit des bandes comme Wayne Shelton ou Le Rédempteur qui sont des séries presque héritées de l'ambiance OSS 117. D'autant plus que James Bond, contrairement à son succès cinématographique, n'a jamais été gâté en BD, il y avait donc un truc à saisir...

Le dessin lisse et fin colle parfaitement à ce genre de bande, c'est une Bd à ne pas prendre au sérieux, qui ne renouvelle rien et n'innove pas, elle fait juste revivre agréablement un personnage qui fut mythique en son temps, et n'est destinée qu'à la détente, sans aucune autre prétention.

ADDITIF
Un petit ajout rapide : j'ai eu l'occasion de lire le tome 2 en bibli sans en avoir l'intention au départ, et finalement je ne me suis pas ennuyé, j'ai même trouvé ce tome un peu plus réussi que le premier, moins conventionnel, et surtout beaucoup plus bondien. Le dessinateur a changé, mais la ligne graphique n'est pas brisée, les 2 styles sont très proches, c'est assez léché avec un trait soigné. Comme je le disais, c'est parfait pour se distraire.

Nom série  Les Thanatonautes  posté le 09/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A lire le résumé en 4ème de couverture, ça ne m'engageait pas trop à me plonger dans ce récit, la mort n'étant pas un sujet ludique, et de plus j'ai encore des souvenirs récents désagréables à ce propos. Mais par curiosité, je me suis lancé quand même dans cette lecture, sans trop de conviction... C'est un peu déstabilisant parce que ça explore comme il est dit en dos d'album, "le plus grand mystère de la condition humaine", c'est à dire que les héros de ce récit s'aventurent dans une zone d'où personne n'a l'habitude de revenir.

Le sujet est très bizarre et il est traité de façon un peu mystique, ça rentre tout à fait dans une sorte de délire comme seul Corbeyran est capable d'en créer. Je n'ai pas lu le roman de Bernard Werber, je ne sais donc s'il l'a adapté scrupuleusement, mais la vision de ce qu'il y a après la mort pour Werber, est plutôt étonnante, ça doit être en partie le fruit de son imagination, mais d'après ce qu'il dit en préface, c'est aussi basé sur des expériences scientifiques, comme on le voit ici, car c'est bien une expérience scientifique traitée sérieusement, et à ce titre, le tome 1 est parfaitement mené et passionnant. Mais au bout d'un moment, ça devient complètement folklorique ; au départ, c'était un peu comme un pays à découvrir, une sorte de no man's land et de terra incognita, mais après ça part dans un délire spacio-temporel ou je ne sais quoi, j'ai laché le fil avec cette histoire de paradis et d'anges...
Sans compter que le trou de 18 ans où Pinson et Razorbak ne sont plus en contact, avant de se retrouver pour monter ce labo expérimental, ne m'a pas paru crédible ; quand on est ami comme ils le sont, on ne se perd pas de vue pendant 18 ans.

L'expérience scientifique se transforme ensuite en show business, cette idée me gêne un peu, et le final est carrément imaginé, on ne peut pas savoir ce qu'il y a de l'autre côté de la mort.
Ceci dit, j'ai quand même préféré cette vision à Expérience mort qui s'en approche, et le dessin est très agréable, avec une bonne mise en page. Mais c'est un récit qui n'est pas inoubliable.

Nom série  A la recherche de Peter Pan  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis le temps que j'entendais parler de cette Bd, j'ai enfin cédé le pas, mais je m'attendais honnêtement à quelque chose de bien plus transcendant.
Cosey délaisse l'Asie spirituelle de Jonathan pour sa Suisse natale dans ce premier récit indépendant en 1984 et 85, proposé en 2 tomes de la collection Histoires & Légendes du Lombard (j'ai lu l'édition Signé en 1 volume). A la suite de ce succès, Cosey poursuivra ce type de récit chez Dupuis dans la collection Aire Libre, et j'en ai découvert quelques-uns...

C'est un récit contemplatif au ton poétique, exalté par le dessin de Cosey qui a toujours contribué à ce sentiment depuis Jonathan, et même dans presque toutes ses Bd indépendantes comme Saigon-hanoi, Le Voyage en Italie ou Joyeux Noël, May !... En même temps, c'est une sorte de documentaire sur le Valais, ses habitants, ses villages, ses coutumes...

Cosey offre de belles images de montagne et de solitude neigeuse, traduisant la splendeur des paysages helvétiques ; ses cases sont baignées de lumière, mais en même temps, j'ai un peu l'impression que ça ne joue que sur cet aspect graphique pour plaire au lecteur, parce que le récit en lui-même ne m'a pas véritablement touché. Certes, c'est une jolie histoire, aux accents très littéraires, avec un personnage attachant, mais elle n'est pas plus extraordinaire que certains autres récits indépendants de l'auteur, il n'y a pas de quoi en faire un exceptionnel chef-d'oeuvre, et quand je vois encore cette flopée d'avis positifs (contre 4 négatifs), je trouve que cette Bd est très surcotée ; personnellement, j'ai préféré Saigon-hanoi du même Cosey, mieux construit, plus introspectif...

En plus, j'ai relevé un détail qui ne me semble pas crédible : lorsque l'avalanche détruit le village, le héros s'en sort alors qu'il est sur le haut du glacier ; je m'étonne qu'un Suisse comme Cosey qui doit connaitre la montagne, puisse créer une telle situation.
Bon sinon, j'aime le contemplatif, mais avec certaines limites, c'est un bon album sans plus.

Nom série  Blanche-Neige (Tabou)  posté le 05/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette relecture des contes de Grimm fait suite à Cendrillon - Tabou paru en 2012 et 2013 et qui est je crois devenu un best-seller de la BD érotique, hissant par la même occasion le nom de Trif comme un des meilleurs auteurs du genre. Cette fois, il récidive avec l'histoire de Blanche-Neige, à laquelle se greffe celle de Raiponce, prouvant à merveille que les adaptations de conte réputées souvent difficiles, peuvent être une réussite, on en a la preuve ici, et c'est pas triste croyez-moi !

Finies les pures jeunes filles, finis les princes trop charmants et les nains bien sages, tout est déboulonné de sa réputation bien proprette, celle qu'on a tous eu d'après les films de Disney ; déjà, les contes avaient pris un sérieux coup dans la tronche avec la série de films Shrek, mais là, l'auteur verse carrément dans la provoc érotique, mêlant le sensuel au fantastique avec brio. Les personnages sont détournés en fonction de leur rôle : Blanche-Neige et Raiponce entretiennent une liaison charnelle et sont très accordées pour des séances saphiques, la reine est une salope narcissique et perverse qui utilise les hommes comme des jouets avant de les jeter, c'est une vraie femme fatale qui tombera dans le piège du prince qui lui se révèle être un obsédé sexuel pas galant du tout... restent les nains qui sont de petits êtres lubriques avec des sexes turgescents, surtout Simplet. Cette bande m'a rappelé les Bd italiennes que je lisais pendant mon service militaire en 1978, "Contes Féerotiques" et autres "Contes Satyriques" qui détournaient de façon beaucoup plus libidineuse les contes de Grimm, tout était basé sur le corps des femmes opulentes, c'était fait pour exciter les jeunes adultes et les ados que nous étions alors.

J'ai un peu hésité pour classer cette Bd dans une catégorie, mais le ton est plus érotique que pornographique, d'où son classement en "érotique" plutôt qu'en "strictement pour adultes". C'est un érotisme certes assez audacieux, mais si on y regarde de plus près, Trif ne surexploite pas les corps de rêve de ses héroïnes, pas plus qu'il ne dessine des scènes de sexe gratuites ; les séquences salaces se comptent sur les doigts de la main, mais elles sont quand même intenses, et c'est plus l'ambiance érotique qui suscite l'excitation. L'intérêt se porte aussi sur les dialogues et le scénario, agrémenté d'humour, aussi évidemment sur le dessin policé et soigné, où Trif réussit une mise en page agréable et de belles ornementations décoratives avec les cheveux de Raiponce.

Voici donc encore une jolie réussite de l'éditeur Tabou, un conte pour les grands entièrement revisité, auquel je n'ai pas peur d'y mettre les 4 étoiles, ce qui est assez rare pour une Bd de ce type.

Nom série  Milo  posté le 02/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voila la science-fiction que j'aime dans ce genre que pourtant je n'aime pas ! Suis-je clair ? ben oui quoi, je crois l'avoir souvent dit dans ces colonnes, je n'aime pas la SF quand c'est du galactique à outrance, de l'intersidéral à foison avec fusées, vaisseaux, planètes, extraterrestres et pistolasers... mais quand c'est du futur proche comme ici, ça me va très bien. L'aspect est purement policier, mais le contexte est futuriste (on est en 2030) avec juste ce qu'il faut de moderniste pour typer l'époque, donc ça rentre bien dans la catégorie science-fiction.

Il y a plein de petits détails qui composent un background plausible (technologie, véhicules, armes, appareils et quelques décors) imbriqué dans un décor encore familier, identifiable et connu de notre temps. Le scénario est bien élaboré, l'intrigue bien conduite, avec des éléments assez classiques et suffisamment bétonnés par quelques scènes d'action et du suspense pour captiver l'attention du lecteur ; c'est une histoire de double identité où se mêle une histoire de drogue un peu plus corsée qui constituent finalement un récit complexe où plusieurs sous-intrigues se rejoignent. Le démarrage est très bon, et le rythme ne faiblit jamais, de même que les personnages sont bien dans leurs rôles.

En dépit de menus défauts (2 pages de décor amazonien mais qui s'expliquent plus loin, sauf que je vois pas l'utilité de les placer si tôt dans la narration ; de même que Cinil apparait dans le tome 1 plutôt châtain, et dans le tome 2 carrément brun foncé), je sors pleinement satisfait de cette lecture, soutenue par un dessin solide, nerveux, un peu chargé et appuyé, j'aime ce style costaud. Un bon triptyque.

Nom série  Rimbaud, l'explorateur maudit  posté le 02/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bah, je ne savais vraiment pas quoi mettre comme note, j'ai hésité pour finalement ramener à 2/5 parce que sans m'être véritablement ennuyé, je n'ai rien trouvé de vraiment excitant ou passionnant dans ce récit qui suit le parcours d'Arthur Rimbaud dans la seconde partie de sa courte existence, celle où il se livre à plusieurs activités plus ou moins légales en Abyssinie entre 1886 et 1891. Sorte de faux explorateur, de voyageur errant, il sera négociant, surveillant de chantier et même trafiquant d'armes pour le Négus... les dernières années de sa vie que l'on suit dans cet album auraient pu constituer quelque chose d'attrayant si ce n'avait été Rimbaud, si ça s'était contenté d'être un récit exotique ordinaire, mais je sais pas, partant de ce postulat, il y a quelque chose qui coince quelque part, c'est une fuite en avant, une longue errance désespérée dans cette Ethiopie encore en formation et en partie inexplorée ; à cette époque, Rimbaud a cessé d'écrire des poèmes, il est à la recherche de lui-même... tout ceci est bien dramatique et morose, et s'achève misérablement dans un hôpital marseillais, dans les bras de sa soeur Isabelle.

En plus, la narration est un peu pénible ; bon ça commence par la fin, mais ce n'est pas ça le pire, c'est surtout que ça change de lieux sans cesse, et d'époque, la continuité n'est pas très claire, le récit est basé sur des faits réels, mais avec des enjolivements, et surtout c'est la fin de ce récit qui est étrange avec ce personnage imaginaire. Tout ceci ne m'a donc pas tellement attiré, en dépit d'un dessin clair et agréable aux belles images de désert et de paysages lointains.

Nom série  Rio  posté le 01/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert ces 2 albums un peu par hasard, et j'ai tout de suite été séduit. C'est une sorte de thriller social assez dense qui n'évite pas certaines facilités et quelques clichés mais qui sait en jouer et ne s'enlise pas dedans. On assiste à la dure école de la rue avec un réalisme assez poussé autour des favelas de Rio de Janeiro, ses gosses de rue, ses policiers corrompus et assassins, ses foyers ou orphelinats, bref une misère bien décrite avec une plongée dans la délinquance et la spirale de la violence.

Le Brésil, et plus particulièrement la ville de Rio possède 2 aspects bien distincts : un côté luxueux symbolisé par les plages de rêve de Copacabana et Ipanema, avec la vision du pain de sucre fermant la célèbre baie, et son envers misérable où des êtres humains vivent comme des rats dans des logis insalubres qui s'entassent. Tout ceci est bien montré grâce à une documentation visiblement solide.

Il y a une nette différence entre les 2 albums : le tome 1 est axé sur les gosses de rue, alors que le tome 2 marque une nette rupture, puisque plus axé sur les mêmes personnages de Nina et de Rubeus devenus jeunes adultes, ça permet d'aborder les personnages sous un angle différent avec leur environnement et ses problématiques en pointant les liens entre ONG, politiques, flics et gangs des favelas, de même que la violence est plus présente. L'évolution de Rubeus n'est cependant pas terrible je trouve, car au lieu d'oublier son passé douloureux comme le fait sa soeur qui s'accommode de sa nouvelle vie, il se fourre dans les emmerdes et crache sur ce que peuvent lui offrir ses nouveaux parents américains. Enfin bon ce n'est qu'un détail.

L'ensemble se révèle passionnant, et l'un des grands atouts de cette Bd est incontestablement le dessin qui est broussailleux, bien que détaillé, c'est très efficace et j'aime ce style un peu rugueux. Une bonne Bd, au réalisme brutal et actuel.

Nom série  Le Protocole Pélican  posté le 28/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce genre de Bd possède un potentiel qui aurait pu être démentiel, mais au final, je m'en suis lassé par manque de renouvellement. Et pourtant le tome 1 est bien planté, le décor est flippant, l'ambiance carcérale bien rendue, le tout est assez prenant, et le cliffhanger de fin donne envie de connaitre la suite, bref c'est un bon démarrage, même si le sujet laisse pensif et jette une sorte de malaise, car ce genre d'expérience sur des gens ordinaires puisés à travers le monde, ça a déjà été vu au cinéma, on peut y associer le film Cube qui lançait un sujet de type approchant, plutôt étrange et mystérieux.

Et puis le tome 2 démarre moins bien, le début est plus ennuyeux, ça rentre dans des dialogues abscons qui noient l'attention du lecteur, et qui se prétendent scientifiques et très érudit, je déteste ce genre de procédé où la plupart du temps, on se sent largué. La seconde partie de l'album repart dans une sorte de trip hallucinatoire avec une ambiance de paranoïa, mais il y a quelque chose qui ne vient pas, j'ai l'impression qu'il manque un composant pour que ça soit vraiment passionnant. De plus les personnages sont nombreux, les 12 capturés et parqués en cellules sont ramenés à l'anonymat sous des numéros de série, et entre les "unités", les "compagnons" et les "confidents", il n'est guère aisé de s'y retrouver, de tous les identifier et de les mémoriser si on décroche un peu...

Ce que je prévoyais dès ce tome 2, arrive avec ce tome 3 : l'intrigue tourne en rond, le rythme est trop lent, ça n'avance pas, on n'en sait guère plus sur cette expérience qui reste nébuleuse, et d'autre part, cette idée d'introduire le Dr Kresse parmi les cobayes "unités", n'est pas très intéressante, ça n'apporte pas grand chose, si bien que j'en ai déjà marre et qu'après cet album, je n'ai plus envie de lire le tome 4, j'arrête là.
C'est une réflexion poussée sur la manipulation et une forme d'embrigadement, mais ce qui pouvait être intéressant au départ, n'évolue pas assez et stagne, en devenant un peu répétitif... si j'ai l'opportunité de lire ce tome 4 plus tard, je le ferai peut-être, mais rien n'est moins sûr.
Quant au dessin de Ponzio, j'aime bien, j'avais déjà apprécié son travail sur Expérience mort, je trouve que ce style photographique colle bien à cette ambiance étrange, et peut-être plus que sur ses autres séries, on ne sait pas trop où se situe la part de photo retouchée à l'ordi et la part de dessin, tant les 2 techniques se fondent ensemble.

Autre chose : le classement en policier/thriller est totalement inapproprié, je crois que ça serait plus indiqué de le mettre en inclassable.

Nom série  Charles de Gaulle  posté le 27/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pu lire que le tome 1, la bibliothèque de Bordeaux centre n'ayant pas le second, et les autres médiathèques n'en possédant aucun, donc je me résigne, et si je parviens à le lire , je remonterai cet avis.
Ce premier tome est intéressant dans la mesure où il explore la facette la moins connue du grand homme que deviendra De Gaulle, enfin moi je ne la connaissais pas, n'étant pas un admirateur béat du personnage. Sa jeunesse de combattant de 14-18 où il fut prisonnier est bien évoquée, et on s'aperçoit qu'il a passé pratiquement toute la guerre en captivité, émaillée de plusieurs tentatives d'évasion... je ne savais pas du tout cet aspect de sa vie.

Tout ceci est bien décrit, jusqu'à son mariage avec Yvonne en 1921, et c'est doublement intéressant pour comprendre le bonhomme, parce qu'il est certain que cette captivité allemande a forgé le caractère et la pensée de De Gaulle, préparant ainsi celui qui deviendra le "Grand Charles" de 1940 qui dira "non" à l'Allemagne encore une fois. Cette gestation psychologique est perçue par le lecteur, et cet épisode de sa vie apparait comme essentiel.

J'aime bien le dessin, il est très agréable et lumineux, clair, précis et soigné ; je n'avais lu de Claude Plumail qu'une seule série, Le Sortilege des Rhûnes, et je constate que son trait a bien évolué, il est beaucoup plus maitrisé, plus fluide.
Si le reste de ce biopic est du même tonneau que ce tome 1, ça sera une vraie réussite.

Nom série  Louis XIV  posté le 18/11/2015 (dernière MAJ le 25/02/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Glénat et Fayard livrent un diptyque qui s'annonce royal c'est le cas de le dire ; on peut affirmer que c'est une nouvelle réussite de cette collection "Ils ont fait l'Histoire".
Symbole de l'absolutisme royal, Louis XIV incarne un type de royauté que je n'aime pas, et je n'aime pas ce roi, et malgré ça, il est celui qui perdure dans l'esprit des gens, surtout à l'étranger, et surtout aussi à travers le faste de Versailles. Mais il est intéressant de lire cette Bd, d'abord pour voir comment s'est faite l'approche d'un règne de 54 ans (le plus long de l'Histoire de France), et ensuite pour le plaisir de voir dessinés tous ces événements qu'on a plus ou moins tous appris à l'école. Je n'y ai rien appris, sachant à peu près tout sur ce roi, malgré mon désintérêt pour lui, mais les lecteurs qui n'en connaissent pas assez, pourront s'instruire agréablement.

On a de Louis XIV une image de roi léger, frivole et bâtisseur, ne pensant qu'aux fêtes et à la chasse, mais les scénaristes ont pris le parti de montrer tous les visages de Louis : roi chef de guerre ("j'ai trop aimé la guerre" dira-t-il sur son lit de mort au tout jeune Louis XV), roi préoccupé par la protection des frontières (il charge Vauban de fortifier la façade Atlantique, et encourage la Marine Royale grâce à l'effort de Colbert à Rochefort), roi soucieux de l'économie du pays (la manufacture des Gobelins), roi protecteur des arts (encourageant Molière, chargeant Le Vau, Le Brun et Le Nôtre d'aménager Versailles...), et roi soucieux de concurrencer l'Angleterre et la Hollande dans le commerce maritime. Tous ces visages sont montrés ici, accouplés à certaines grandes dates du règne (la mort de Mazarin, la fête de Vaux qui vaudra la jalousie de Louis envers Fouquet, l'arrestation de Fouquet par D'Artagnan, la mort de ce dernier au siège de Maastricht, la victoire de Rocroi...). Mais l'épisode le plus douloureux pour Louis et qui restera toute sa vie un traumatisme, est celui de la Fronde en 1649, où à l'âge de 10 ans, il est obligé de quitter le Louvre pour se réfugier avec la reine-mère au château de Saint-Germain-en-Laye ; l'épisode est bien évoqué par les scénaristes en flashbacks bien marqués par des bulles de couleurs différentes.

Le siècle de Louis XIV sera tellement marquant qu'on l'appellera le Grand Siècle, il s'y passera beaucoup de choses, il ne fallait donc pas moins de 2 volumes pour décrire tout ça de façon parfois un peu didactique mais jamais ennuyeuse. Ce premier album retrace les étapes de la construction de ce pouvoir politique et militaire, auxquels s'ajoutent les arts donnant ainsi à ce temps un dynamisme rayonnant. Dans une alternance de séquences sur la vie privée et publique de Louis XIV, tous les grands acteurs de ce siècle défilent (Colbert, Louvois, Turenne, Vauban, Molière...), c'est le triomphe de la monarchie-spectacle où tout est réglé et mis en scène, car la vie de cour s'appuie sur un cérémonial protocolaire pompeux et grandiose, le plus souvent publique (repas, lever et coucher du roi, accouchements). Le duc de Saint-Simon ne disait-il pas qu'avec un bon almanach et une horloge, on savait exactement ce que faisait le roi, en quelque endroit que l'on se trouvât en Europe, tant sa vie était réglée comme du papier à musique. L'étiquette était stricte, et on comprend que Louis XIV a voulu Versailles non seulement pour marquer son prestige, mais aussi et surtout pour y attirer les courtisans et la noblesse hors de Paris et avoir ainsi toujours un oeil sur eux (toujours le souvenir pénible de la Fronde).

Le tome 2 est assez différent, il aborde d'autres grandes étapes du règne, mais c'est surtout perçu comme une succession d'événements, un peu comme si les auteurs n'ayant pas la place de tout y mettre, se pressaient en empilant tous ces faits : l'affaire des poisons avec la Voisin, la mort de la reine en 1683 (avec la phrase véridique du roi "Voici le seul chagrin qu'elle m'ait donné"), le remariage discret de Louis avec Mme de Maintenon, la révocation de l'Edit de Nantes (et l'épisode des "dragonnades"), l'héritage de la couronne d'Espagne qui entraine l'une des décisions les plus difficiles à prendre pour Louis et qui provoquera la guerre de Succession d'Espagne (au passage, on n'oublie pas le mot apocryphe "Il n'y a plus de Pyrénées"), le grand hiver de 1709... tout ceci jusqu'à la mort du roi, comme mise en scène, avec encore des mots historiques plus ou moins avérés, dont l'apostrophe au tout jeune petit Dauphin et futur Louis XV, âgé de 5 ans ("Mon enfant, vous allez être un grand roi..."). Il est intéressant aussi d'évoquer les maladies du roi, dont sa fameuse opération d'une fistule pleinement réussie, de même que l'on suit les deuils nombreux qui assombrissent sa fin de règne, et les inévitables guerres coûteuses, le tout enchevêtré dans la construction de Versailles qui occupe les 6 ou 8 premières pages de l'album.

Le dessin du Brésilien Renato Guedes est classique et fluide, plus réussi sur les décors monumentaux de châteaux (Louvre, Fontainebleau, Vaux, St-Germain, Versailles... bien reproduits), même si les visages des célébrités sont reconnaissables. Ce dessinateur qui vient du comics de super-héros s'est bien adapté au format européen et à une mise en page classique et moderne. Les 2 dossiers de fin d' albums fournissent de bons renseignements complémentaires et un making of sur la façon d'aborder un règne qui a profondément marqué l'Histoire de France et notre imaginaire national ; mais je crois qu'il aurait été préférable comme pour les tomes dédiés à Napoléon dans cette collection, de consacrer 3 tomes au lieu de 2, le personnage le méritait, car la narration paraît un peu hâtée dans le tome 2... ceci dit, c'est du bel ouvrage.

Nom série  L'Arbre des deux printemps  posté le 25/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu ce récit dans l'ancienne édition Signé de 2000 qui contient aussi des planches de croquis et d'essais de Will, et je me suis fait la réflexion suivante : si Will n'avait pas rejoint le paradis des dessinateurs de BD, quelle histoire ça aurait pu être, on sent le potentiel exotique et poétique du récit, mais qui hélas repris par 19 autres dessinateurs en hommage à leur ami, perd cette faculté. C'est évidemment une entreprise très louable et généreuse de leur part, mais ça annihile le côté "oeuvre à part" d'un seul auteur comme Will, le côté "oeuvre personnelle" car je crois que ça aurait pu être l'album le plus personnel de Will.

Ce qui aurait été bien, c'est de faire continuer l'album par 1 ou 2 auteurs seulement, ceux qui ont un style proche de Will, comme Dany ou Mézières, ou Walthéry dont j'ai bien aimé les graphismes, ou Dany et Eric Maltaite qui après tout est le fils de l'auteur et qui possède un dessin très voisin de celui de son père. Les autres, en dépit de leur talent, n'ont rien à se reprocher, mais ça génère trop de styles dissemblables, trop de diversité, noyant ainsi l'aspect poétique et un peu intimiste du sujet, il y a des double pages, des planches uniques, ou 3 ou 4 planches d'un même auteur, bref on s'amuse à reconnaitre leurs styles, mais c'est tout, surtout qu'en plus le scénario n'est guère original, c'est la quête d'un ancêtre, ça a été déjà vu, notamment dans Tintin, avec le chevalier François de Hadoque. Il faudrait savoir si le scénariste avait écrit cette histoire dès le départ, avant la mort de Will, ou si au contraire, il l'a écrit au fur et à mesure en fonction de chaque dessinateur, ce qui est tout à fait différent...

Au final, c'est un beau témoignage collectif d'amitié aux 5 pages achevées de Will qui sont superbes, mais le récit est dilué dans trop de différences graphiques, et de ce fait, ça m'a sans doute empêché d'être accroché par cette histoire peu captivante.

Nom série  Crypto  posté le 25/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout d'abord le dessin : il n'est pas désagréable, je ne connaissais pas Olivier Martin, n'ayant pas lu encore Sang et encre, mais honnêtement, je le trouve bizarre : par endroits, on a des cases correctes, avec des visages bien dessinés, et puis dans d'autres cases, il n'y a pas de fond, un trait approximatif, ou des silhouettes sans visages, bref on a un dessin très évolutif et irrégulier, un peu plus soigné dans le tome 1, mais les 2 autres tomes sont limite.

A part cet aspect qui reste important, surtout pour illustrer un tel sujet comme la cryptozoologie, qui reste passionnant, l'ensemble est bon ; cette étude zoologique recèle bien des mystères et de la fascination, en plus d'emmener le lecteur dans des pays exotiques comme l'Afrique équatoriale toujours menaçante, les insondables fjords norvégiens, ou les montagnes canadiennes avec une allusion frappante au Monde perdu, célèbre roman de Conan Doyle que les auteurs impliquent même dans la narration. Ces 3 aventures présentent l'avantage d'être indépendantes et de se lire dans n'importe quel ordre, tout en y retrouvant les mêmes personnages de base. Ces personnages sont d'ailleurs des archétypes, il y a le bon savant honnête et déterminé, sa nièce dévouée et passionnée, le jeune journaliste peu dégourdi, et le vieux savant roué qui cherche à s'approprier les découvertes des autres.

Malgré tout ceci, ce qui reste intéressant, c'est les quêtes de 3 créatures différentes : dans le tome 1, un brontosaure, dans le tome 2, un poulpe géant, et dans le tome 3, un sasquatch qu'on peut assimiler au fameux bigfoot d'après la légende qui court en Amérique du Nord. Chaque album a les mêmes caractéristiques mais pas la même qualité, le 1er est sans doute le plus réussi malgré une fin un peu expédiée, le second est moyen, et le 3ème ne met en scène surtout que le journaliste, mais présente une belle allusion finale au Loch Ness ; ne reste plus que le Yéti à prouver l'existence, ceci aurait pu faire l'objet d'un tome 4, dommage. Mais en l'état, la série ne m'a pas déplu dans son propos, seul le dessin m'a un peu chiffonné, raison qui m'empêche d'en conseiller l'achat, mais à vous de voir...

Nom série  Ganarah  posté le 23/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai l'impression que cette Bd n'avait pas beaucoup de chances au départ, alors pourquoi s'être lancé dedans ? surtout qu'on était en 2005 en pleine saturation du genre heroic fantasy... et ça n'est pas étonnant de la voir abandonnée au final...
Il est clair que le scénario n'est guère original, il est même banal, c'est de la fantasy calibrée qui ressemble beaucoup trop aux séries que l'on voit chez Soleil comme Marlysa ou dans ce genre, une sorte de combiné de beaucoup de Bd de fantasy, avec une impression de déjà vu flagrante, avec des combats, des monstres et des créatures effrayantes, et des intrigues de palais...

Malgré ces éléments qui ne donnent pas trop envie de s'y intéresser, l'ensemble peut séduire, tout au moins le tome 1 qui développe un univers intéressant, bien que le portrait de Ganarah soit hyper conventionnel, c'est encore une guerrière sûre d'elle, forte et bien gaulée, aux tenues qui mettent son corps en valeur... elle ressemble à beaucoup d'autres guerrières du même style comme la Tara de Les Forêts d'Opale, celle de La Cicatrice du souvenir, à Cixi de Troy, à certaines guerrières de La Geste des Chevaliers Dragons, et sans doute plus à Atalante et Marlysa... c'est une figure de la fantasy devenue tellement classique que plus aucune Bd de ce genre ne peut éviter d'en présenter une. Il n'y a donc pas de surprise de ce côté.

La suite avec les 2 albums suivants hâtent le déclin de la bande, et il ne faut pas s'étonner sans doute de son abandon, c'est peut-être dommage, car si ça avait été mieux élaboré en continuant dans l'amorce du tome 1, ça aurait peut-être pu le faire.
Côté graphique, j'aime moyennement, c'est un dessin irrégulier, qui évolue sans cesse, peu joli sur certaines planches, et sur d'autres pas trop mal ; en plus, j'ai l'impression que ce dessin est un amalgame de plusieurs séries Soleil, et ressemble même étrangement à celui de Varanda dans Elixirs.
Donc voila, j'ai un peu l'impression d'une sorte de ratage, un truc pas tout à fait mauvais, mais pas non plus assez passionnant pour surprendre.

Nom série  Je, François Villon  posté le 18/06/2014 (dernière MAJ le 22/02/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A partir d'un roman truculent, rempli d'une poésie souvent morbide, Critone adopte un trait un peu moins soigné que dans Sept Missionnaires, use du lavis et de couleur directe selon l'ambiance qu'il veut donner à ce récit ; il réussit un brillant hommage au poète-brigand du XVème siècle qui savait mieux que personne manier l'art de la ballade, comme La Fontaine sera 2 siècles plus tard maître de la fable, personne ne l'égalera dans ce domaine.

Villon m'a fasciné très jeune alors que j'étais ado, et dernièrement, je lui ai consacré une conférence pour mon association. Poète au verbe brillant qui fréquentait les tavernes, les bordels, et s'acoquinait avec de sinistres assassins et détrousseurs dont certains finiront au gibet de Montfaucon, il a connu plusieurs fois le cachot où il composait ses poésies qui parlaient du peuple, des truands et des putains qu'il connaissait, et où planait son obsession de la mort et de la pourriture (la ballade des Pendus en témoigne). Il a heureusement échappé à chaque fois à l'issue fatale grâce à ses appuis dans le clergé et surtout des princes de sang royal (dont Charles d'Orléans) qu'on ne voit pas encore dans cet album. Sa vie fut donc étrangement partagée entre la rue et les fastes de la cour de Blois. J'ai visité le cul-de-basse-fosse du château de Meung-s/Loire, et je me suis toujours demandé comment un type comme Villon, de constitution chétive, avait pu survivre dans ce trou infect pendant 6 mois, avant d'être libéré sur les bonnes grâces de Louis XI qui venait à passer dans la ville, nouvellement couronné en 1461.

C'est après cette date qu'on perd la trace du poète, définitivement et mystérieusement, suite au bannissement définitif qui le chasse de Paris en raison d'un ultime larcin qui a mal tourné ; cette disparition , ce silence s'ajoute à la fascination que l'on éprouve pour Villon. Aussi, raconter cette vie de beaux vers noyés dans la débauche et le crime, était donc un challenge délicat pour Critone, d'autant plus qu'il n'est pas Français ; le sujet était en même temps difficile à cause des vers en vieux français qui peuvent rebuter plus d'un lecteur. Lorsqu'on lit une édition poche de ses vers, il faut qu'elle comporte un décryptage et une bonne traduction. L'ampleur du roman de Teulé était en elle-même difficile à retranscrire en bande dessinée ; le texte est respecté, mais la narration est celle de la BD, l'image remplace l'écrit quand elle lui est supérieure, aussi ceux qui ont lu le livre, ne seront pas gênés par cette adaptation. Critone communique au lecteur son plaisir évident qu'il a de décrire cette vie dissolue, fondée sur une bonne instruction au départ, grâce au bon chanoine qui lui sert de père, et où la beauté côtoie l'horreur. Et encore, ce tome 1 ne montre pas le pire ; pendaison, mutilation, prostitution, vol... tout y passe, mais sans exagération et sans voyeurisme, le dessinateur ayant édulcoré certains passages du livre plus crus.

Le tome 2 fut long à venir, car depuis 2011, je commençais à désespérer. Villon connait les périodes les plus sombres de sa vie mais aussi une agréable période consacrée à la poésie. ll rencontre Colin de Cayeux qui l'initie et le fait entrer dans la confrérie des Coquillards, résidus des mercenaires issus de la Guerre de Cent Ans et dont on n'a plus besoin ; c'était de sinistres assassins et détrousseurs dont beaucoup iront se balancer à Montfaucon. Après des peccadilles et les désordres carnavalesques d'étudiant au quartier Latin, le poète entre de plain pied dans le crime, le vrai. Il se passe plusieurs choses dans ce tome : d'abord cette intronisation, puis le meurtre du prêtre débauché Philippe Sermoise à propos d'une catin, le vol du Collège de Navarre, puis le départ pour Angers afin de se faire oublier, où il se rend à la cour du roi René. A partir de là, c'est sa période la plus faste, il fréquente les princes, puisqu'après, il se rend à Blois à la cour de Charles d'Orléans (père du futur Louis XII) qui lui impose comme thème poétique, le fameux vers "Je meurs de soif auprès de la fontaine" qu'il doit compléter. Ce poème est livré en entier ici, il est charmant.

Le récit s'arrête lorsqu'il quitte cette cour, et le tome 3 s'attache aux dernières années de Villon, entre 1457 et 1461, plus précisément l'année 1461 qui est la dernière sur ce qu'on sait du poète. Le récit s' enrichit et devient plus resserré, Villon est confronté à la torture d'abord dans le cul de basse fosse de Meung (d'où il est sauvé par Louis XI devenu le nouveau roi de France), puis au Châtelet où ses complices sont pendus, tandis que sa demande d'appel est entendue et sa condamnation est commuée en bannissement. Ces 2 épreuves l'ont rendu amer, il règle des comptes car il en profite pour écrire avant son départ le Testament qui sera son ultime oeuvre poétique en forme de repentance, qui s'exprime à travers le mot " merci " qui voulait dire "pitié" à cette époque.

Au niveau graphique, Critone a peaufiné son trait que j'ai trouvé plus doux et plus travaillé, il tranche avec celui du tome 1, ses pleines pages de Paris sont superbes à détailler, les monuments sont plus soignés et bien reproduits, notamment l'extérieur du Châtelet et le château de Meung. La fin qui voit Villon quitter Paris et se retrouver en pleine campagne, cheminant vers l'inconnu et un destin qu'on devine mélancolique ou chaotique, est très belle.
Ma note reste donc inchangée, c'est un triptyque un peu décalé, différent d'un biopic historique traditionnel, la part de réel et d'aventure mélangés aux textes du poète, donnent un récit étrange et en même temps prenant.

Nom série  Lieutenant Mac Fly  posté le 20/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je précise que je n'ai pu lire que les tomes 1 et 3, je les ai emprunté à ma médiathèque sans connaitre , juste en demandant à mon bibliothécaire si c'était bien , et il m'a répondu par une grimace en disant "tu verras bien"... je partais donc avec un doute, et effectivement, c'était fondé.

On ne peut pas dire honnêtement que cette Bd soit désagréable, surtout que le dessin me plait, j'y reviendrai à la fin ; mais la qualité des récits courts dans le tome 1 est passable, ces récits sont peu convaincants, l'humour marche une fois sur 2, il y a bien quelques bonnes idées, un gag acceptable par-ci par-là, mais j'ai l'impression que c'est mal exploité, mal foutu... déjà que j'aime pas les avions, je l'ai assez répété dans tous mes avis concernant des bandes sur ce sujet, mais comme là, c'était vu par le biais humoristique, je croyais que ça allait être rigolo. Hélas, ça ne marche pas vraiment, malgré de bonnes intentions, les chutes sont quelconques, à la rigueur, c'est plus drôle dans le déroulement d'une histoire, il y a quand même quelques références à des films, ou des clins d'oeil multiples.
Le tome 3 fonctionne comme un récit complet de 44 planches et développe un scénario plutôt compliqué, j'ai l'impression que Duval embrouille cette histoire pour mieux noyer le poisson en fait, pour masquer l'absence d'un scénario solide et captivant ; je n'ai pas compris grand chose et je n'avais pas envie de me forcer, je crois que ça multiplie l'action et les rebondissements sans conviction, il n'y a rien qui sort d'attrayant dans ce récit, surtout que la fin a l'air ouverte, et apparemment il n'y a pas de suite. Bref, je me suis un peu emmerdé.

Au niveau graphique par contre, c'est très sympa, le dessin attire l'oeil, c'est expressif et plein de vivacité, avec pas mal de petits détails amusants, ça lorgne très légèrement vers le dessin de Dany, même si Barbaud a son propre style ; je ne connaissais pas ce dessinateur, n'ayant pas lu Les Dézingueurs, même si je connais de nom. Ce qui m'a surpris, c'est sa façon de dessiner les avions qui ont une allure étrange parfois, mais on voit qu'il a eu une bonne documentation, et d'ailleurs il remercie ses sources dans chaque album.
Au final, une série humoristique qui aurait pu être nettement mieux, surtout avec un dessin vif d'un bon niveau et plaisant, mais ça reste assez plat, Duval ne s'étant pas foulé...

Nom série  Snark saga  posté le 18/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai encore farfouillé dans la bdthèque d'un de mes petits cousins car je suis toujours sûr d'y trouver de petites perles. C'est le cas ici, quoique attention, ce n'est pas de la grande BD non plus, il ne faut pas s'attendre à grimper aux rideaux ou à basculer dans une autre dimension, mais j'ai trouvé cette aventure assez palpitante pour le public ciblé auquel elle s'adresse, mais qu'un adulte peut lire sans déplaisir. La Bd est parue dans le magazine Okapi entre 1982 et 83.

Il est clair que c'est de la SF qui aujourd'hui sent le déjà vu et dont les éléments ont beaucoup servi, mais en 1982, à sa création, c'était pas encore si courant, il faut donc la replacer dans le contexte d'époque, ce que ne savent plus trop faire les lecteurs d'aujourd'hui en général peu indulgents pour ces Bd à l'ancienne (encore que je ne la trouve évidemment pas ancienne ; l'ancien pour moi, c'est les années 30, 40 et 50). On est dans un récit situé entre Jules Verne et Lewis Carroll, de la SF agrémentée d'une forte dose de mystère de fonds marins et de monstres aquatiques, c'était très attirant au début des années 80, et ça l'est toujours, il suffit de se rappeler d'une série moderne comme Carthago. Cothias reprend tous les clichés de ce type d'aventure sans trop de mal, même si on voit qu'il n'avait pas encore atteint une maîtrise scénaristique comme il aura chez Glénat plus tard, tandis que le dessin de Sternis se révèle agréable, clair et lisible, bien dans le ton de l'époque, avec des planches qui parfois imitent un peu les styles de Mézières, Brochard ou de Dufossé.

Au final, une Bd sympathique qu'il ne faut pas renier et qui a dû contenter des ados des 80's, et que je préfère parfois à certaines Bd modernes de SF un peu prétentieuses, pour me rappeler qu'avant, c'était pas si mal... J'ai mis l'achat mais c'est pas obligatoire.

Nom série  Les Cobayes  posté le 15/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré une couverture que je trouve affreuse et qui ne m'incitait pas à emprunter cet album en bibli, j'ai sauté le pas et en fin de compte, ce fut une lecture édifiante sur l'industrie pharmaceutique et les laboratoires qui conçoivent des médicaments miracle censés nous aider dans nos vies modernes d'hommes et de femmes stressés. Certaines vérités sont proférées, et je suis assez convaincu avec le fait que beaucoup de médocs sont créés dans un but purement commercial, et ce que dit l'un des 3 cobayes à un moment, sur le fait que les labos "inventent des maladies pour vendre leurs pilules salvatrices", n'est pas entièrement faux. Je crois qu'on se fait tous une idée des labos un peu dans ce sens.

J'ai bien aimé ce ton caustique et accusateur, le sujet de cette Bd est très original et cerne bien l'univers de la pharmacologie, on se pose pas mal de questions, et d'ailleurs la fin semble un peu pessimiste, parce que si j'ai bien compris, les 3 cobayes vont avoir désormais besoin de leur gélule miracle pour améliorer leur vie, ils sont donc addicts, c'est une dépendance. Cette perspective est peu réjouissante, selon de quel point de vue on se place. Mais ce qui est intéressant aussi dans cette Bd, c'est le changement de personnalité des 3 personnages, l'évolution de leur "carrière" si on peut l'appeler ainsi, de même que les 3 toubibs qui s'occupent d'eux subissent eux aussi des retombées de ces tests.

Le dessin est très agréable, c'est une sorte de nouvelle Ligne Claire, pure et bien propre, le trait de Barral a bien évolué depuis Baker Street, je ne me rappelais même plus que j'avais déjà lu des Bd de cet auteur, notamment aussi Philip et Francis (Les aventures de).
Un récit intéressant, qui sort de l'ordinaire, sur un sujet qui peut inquiéter.

Nom série  Retrouvailles à Cliff Island  posté le 14/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grosse déception encore avec cet album vu qu'il n'y a vraiment rien de solide dans tout ça et que je n'ai rien de bien intéressant à rajouter à ce qu'ont dit mes 2 camarades précédents.

J'ai vu en médiathèque la couv avec un dessin semi-caricatural qui avait l'air sympa, et je m'attendais à quelque chose de correct, eh bé non, ça déconne à plein tube dans ce récit, on a une trame de départ déjà vue , un peu dans le style du roman d'Agatha Christie "Dix petits nègres" où un groupe de personnes sont réunies sur une île par un inconnu, ici en l'occurrence ce sont des anciens étudiants, et ça aurait pu donner un scénario intéressant, mais le sujet est complètement galvaudé, avec des portraits vite brossés, des personnages pas vraiment définis, on ne sait pas ce qu'ils cherchent, ce qu'ils font, quel sont leurs motivations ou leur but, et comme dans d'autres Bd, je n'aime pas ces actions qui commencent et qui ne finissent pas, en passant d'une case à l'autre sans transition, sans parler des trucs inutiles ou pas expliqués, comme ce squelette d'enfant, cette secte de timbrés qui découpe des petits singes, ou les baisouillages de la garce d'Océane qui fout des mornifles à n'importe qui sans que ça bronche... si bien qu'on a l'impression d'un foutage de gueule pas possible.

Le final est également dans le ton, c'est à dire incompréhensible, dommage pour le dessin assez mignon, un peu dans le style de Di Sano, il y avait franchement moyen de faire un récit bien plus construit, et j'ai du mal à comprendre comment un éditeur (en plus pas un gros) peut mettre de l'argent dans une Bd aussi inepte... bref un album sans intérêt.

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