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... a posté 1195 avis et 522 séries (Note moyenne: 3.13)

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Nom série  L'Augure  posté le 01/06/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est très difficile pour moi de noter cette bd. Deux ou trois étoiles ? Mon cœur balance… Parce que d’un côté, j’admets à cette bd bien des qualités. La première est de faire de la fantasy de matière intrigante. L’univers décrit est sombre et décalé, l’histoire des forces en présence est détaillée et relativement originale. Le dessin est sympathique, même s’il n’a pas le style aussi affirmé que celui d’un des modèles avoués de Peter Bergting, j’ai nommé Mike Mignola et son Hellboy. Mais voilà… la manière dont s’enchaînent les évènements est souvent précipitée et ne respecte aucun timing précis. Tout semble fonctionner selon une logique de surgissement soudain de forces ou d’autres personnages. Ca peut fonctionner une ou deux fois dans un album, quand c’est toutes les 5 pages, ça devient vite lourd et artificiel comme procédé narratif.

La manière dont sont exposées les choses est parfois bien agaçante également : il arrive des trucs zarbis qu’on ne comprend pas très bien, puis nous sont fournies, généralement après coup, des explications un peu tarabiscotées et un peu lourdes pour nous expliquer ce qui vient de se passer… Je ne pense pas être un lecteur soupe au lait, mais moi j’aime bien comprendre ce qui se passe dans le feu de l’action, pas cinq minutes après. Dernière chose, et cela c’est vraiment une question de goût personnel, mais les histoires de monde originel, de lutte entre forces bénéfiques et esprits malins avec tout le grand guignol que cela suppose, j’aime moyen… Au moins, dans Hellboy, y’avait un certain humour qui aidait à faire passer le côté grand-guignolesque de l’affaire. Ici, tout est un peu trop sérieux.

Voilà, tout cela n’est que mon humble avis… Je pense que les avis qui suivront seront très partagés. Sachez que cette série est plutôt bien vue de l’autre côté de l’atlantique. Mignola en parle lui-même comme un des meilleurs comics de fantasy qu’il ait jamais lu. Remarquez, c’est peut-être mon cas aussi… la fantasy, ce n’est généralement pas ce que les auteurs de bd américains font de mieux…

Nom série  Angle mort  posté le 31/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Content de retrouver Balez dans ce qui semble, à mon sens, son album le plus abouti graphiquement. Les ambiances colorées de cette bd sont un vrai régal. Il y a de la prouesse et style, c’est indéniable.

Côté scénario, ce n’est pas mal du tout mais je n’ai pu m’empêcher de suivre cette histoire avec un détachement qui confinait à une espèce d’indifférence face aux événements racontés. L’utilisation de la vue subjective fait qu’on ne se sent, paradoxalement, jamais proche du personnage principal qui n’a pas de visage. On vit l’intrigue en spectateur un peu trop passif. Pourtant, la construction du récit, en forme de boucle, avec des flashbacks sur les deux personnages principaux est assez aboutie… A lire à l’occasion, mais à moins d’être un féru de graphisme et de tomber sous le charme certain du dessin de Balez, la possession de cet album ne me semble pas indispensable.

Nom série  Le singe qui aimait les fleurs  posté le 30/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Le singe qui aimait les fleurs" est une fable désenchantée sur la solitude. Racontée de manière simple et efficace, avec un dessin à la fois fin et géométrique, cette histoire m’a touché. Elle a ce petit côté désenchanté qu’on peut trouver dans les meilleurs albums de Dilliès ou de Sokal.

Voilà, je ne sais pas vraiment que dire de plus sur un album d’une aussi belle simplicité. Vous cherchez une bd qui ne vous embarque pas dans une saga dans la terre du milieu en 15 tomes ? Vous cherchez une bd qui ne vous promet pas un super complot historique sur le doigt de pied du Christ ? Vous cherchez une bd qui trouve sa poésie autre part que dans les malversations financières de quelques multinationales ? Vous cherchez une bd faite par un auteur qui ne transforme pas les blagues de comptoirs en planches de bd ? Vous cherchez une bd qui ne vous raconte pas la rencontre d’un puceau et d’une fille magique avec des gros seins ? Alors, le one-shot "Le singe qui aimait les fleurs" sera le bienvenu dans votre bibliothèque…

Nom série  Sept psychopathes  posté le 25/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sept psychopathes sont chargés d’assassiner Hitler. Le despote, bien protégé, ne pourrait être atteint que par des individus dépourvus de logique commune. L’idée de départ, bien farfelue est relativement amusante. La difficulté, c’est que très vite, ce synopsis de départ se heurte au mur de la vraisemblance.

Vehlmann décide donc de ne pas en faire trop, de ne pas trop encombrer son récit de détails historiques, de le parsemer d’un humour relativement caustique, de ne se refuser aucun tour de passe-passe scénaristique, même un peu gros. Bref de tout faire pour que son récit échappe aux canons du genre historique classique et lui conférer un peu de la folie de ses personnages principaux. Le bon choix, il me semble, même si le résultat reste en équilibre fragile et est avant tout à considérer comme de la série B. Série B grande classe, mais série B tout de même, répondant à une pure logique de divertissement, aux accents très « comics ». Un bon 3 étoiles, presque 4…

Nom série  La Guerre des Sambre - Hugo & Iris  posté le 24/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A l’annonce d’une série parallèle sur le reste de la famille Sambre, j’avoue avoir eu un peu peur… Peur parce que ces volumes allaient être dessinés par d’autres dessinateurs, peur parce qu’il existe une loi générale en bd qui se vérifie quasiment à chaque fois : les séries parallèles sont moins intéressantes que celles d’origine.
La lecture de ce premier tome de la Guerre des Sambre dissipe une partie de ces craintes. Tout d’abord, au niveau du dessin, Yslaire semble avoir plutôt bien choisi ses collaborateurs. Bastide et Mezil s’inscrivent clairement dans la veine d’Yslaire sans tomber dans l’imitation pure ou la caricature.
D’autre part, l’histoire ne manque pas d’intérêt, l’axe résolument romantique est respecté. J’avoue quand même me poser encore quelques questions sur l’utilité d’aller éclairer l’histoire de Hugo Sambre. Dans la série initiale, l’histoire du père Sambre reste bien énigmatique, et cette énigme, à la frontière du fantastique est un des moteurs de l’intrigue de la série initiale. Son caractère ésotérique est assez plaisant et il ne faudrait pas que cette deuxième série vienne éclairer de manière trop rationnelle la chose… ou qu’elle surcharge inutilement un mystère sans fond véritable.

Une chose me parait amusante, après avoir déliré sur les révolutions françaises, Yslaire jette des ponts ici avec les symboles de la révolution belge… et fait allusion à la pièce (La muette de Portici) qui déclencha le début des hostilité dans la Belgique naissante. Le risque est que si les lecteurs français d’Yslaire étaient familiers avec le tableau de Delacroix auquel il faisait référence dans la série Sambre, je doute qu’ils soient aussi familiers avec les symboles de l’histoire belge, que même les Belges d'ailleurs, connaissent souvent mal...

Nom série  RG  posté le 23/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
RG signe les débuts de la collaboration entre Pierre Dragon, vrai flic travaillant aux renseignements généraux et Frederik Peeters, dessinateur qu’on ne présente plus. Cette rencontre étrange voulue par Joann Sfar avait quelque chose d’alléchant, le résultat l’est un peu moins.

RG est certes plus réaliste que bien des séries du genre (Alpha, IRS…), mais pas forcément plus palpitante. L’album distille un rythme qui devient vite relativement monotone, presque ennuyeux. Je dis bien presque car il y a ici une attention portée au quotidien qui reste agréable à suivre. Mais le déroulement général de l’enquête est plutôt lent et le dénouement presque aussi frustrant pour le lecteur que pour le personnage.

Une déception pour ma part, car si cette bd a certaines qualités, j’attendais plus d’un album signé Frederik Peeters…

Nom série  De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent  posté le 23/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas d’accord avec Ro quand il dit qu’en matière de dessin, « ce n’est pas le mieux que Larcenet peut nous offrir ». Oui, c’est clairement dépouillé, mais en matière de dessin pur, c'est-à-dire cette capacité de s’attaquer au réel le plus insignifiant pour rendre compte de la vie des choses avec pour toute arme du papier et un crayon, c’est peut-être ce que Larcenet a fait de plus fort.

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer un album de ses débuts comme « Soyons fou » et ce petit album muet. Dans le premier, Larcenet se cherche encore, cède souvent au remplissage, et ne cache pas vraiment la raideur de ses personnages, il en use même comme ressort humoristique. Dans cet album, pas de statisme, pas une seule raideur, ce chien est en mouvement permanent, c’est du dessin animé. Enfin presque, parce qu’il y a ce découpage, cette gestion du temps, magistrale et exemplaire. Un modèle de bande dessinée.

J’aimerais presque lui donner cinq étoiles, la seule chose qui me retient en fait, c’est le caractère léger de l’oeuvre… et puis parce que je préfère les chats. Allez, l’ami Manu, ennemi des critiques assassines, si tu me fais un « De mon chat comme preuve irréfutable de la persistance de l’être » aussi réussi que cet album-ci, je lui mets cinq étoiles !

P.S. : Question à Larcenet s'il passe par ici, la fin de l'album, ce serait pas une petite autobiographie déguisée ?

Nom série  Long John Silver  posté le 19/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Embarquement réussi ! Dorison emprunte des personnages à Stevenson (L’île au trésor) et nous embarque dans une belle grande aventure de pirates bien typés. Belle idée puisque ce tome inaugural s’avère alléchant. On sent le doigté du scénariste pour conférer à chaque personnage une personnalité forte qui marquera le lecteur. La mise en place, sans être trop laborieuse, est plutôt posée et réfléchie. Le dessin de Lauffray est sombre à souhait, la mise en couleurs au diapason.

Si je ne donne que trois étoiles à ce premier tome, c’est qu’il ne s’agit vraiment que d’une introduction, des prémisses de l’aventure puisque les personnages n’ont pas encore pris la mer. Patience, donc... Mais je serai du voyage, vivement le deuxième tome.

Nom série  Petite nature  posté le 16/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme à chaque fois que j’ouvre un album de Chauzy, je me dis : « Quel dessinateur, quel talent ! » Parce que pour moi, Chauzy est un des meilleurs dessinateurs qui soient. Comme (presque) à chaque fois que je ferme un album de Chauzy, je me dis : « Dommage que le scénario ne soit pas aussi bon que le dessin. » Cette collection d’histoires auto fictives n’échappe pas à ces deux règles.

Attention tout de même, je lis cet album sans grand déplaisir, surtout charmé par le dessin de Chauzy, mais la collaboration de Zep et Linaingre n’a apparemment pas suffit à rendre ces histoires plus percutantes. On sourit, mais on ne rit pas assez…

Nom série  Missing  posté le 15/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ambiance américaine pour ce titre de la nouvelle collection KSTR. On pense un peu à Fargo des frères Coen. L’humour en moins, tout de même, car Missing est une histoire hautement tragique. Celle d’un flic détruit par la disparition de sa fille, deux ans auparavant, et qui, à l’apparition d’une piste, même incertaine, se démène et sort des moyens légaux pour mener son enquête personnelle. Je ne raffole pas du dessin, mais il est efficace, le découpage étant particulièrement bon, notre regard passe d’une case à l’autre sans autre forme de jugement sur le dessin en lui-même. Le dynamisme et l’esprit d’a propos de la mise en scène conjure le caractère quelque peu statique du dessin. Une faiblesse largement compensée par une vraie qualité, c’est appréciable.

J’ai été pris par l’intrigue, l’émotion qui s’en dégageait. Pourquoi seulement trois étoiles alors ? Parce que cette bd reste tout de même en dessous de ses modèles cinématographiques, dans l’intensité des émotions procurées. Modèles cité par Argunas lui–même en fin de tome : "Insomnia", "The pledge", Old Boy, "Little odessa"…

Album parfaitement recommandable.

Nom série  Elle(s)  posté le 15/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
14/20

La collection KSTR commence en beauté avec un titre qui, s’il ne fait pas aussi « underground » que le reste de la collection, a bien des qualités. Le dessin du jeune Bastien Vivès (22 ans !) est d’une maturité époustouflante ! Sa mise en scène, ses cadrages, ses couleurs sont également un vrai régal. Une belle claque !

Côté scénario, cette histoire de garçon timide et de filles dévergondées est un peu fleur bleue, mais cela passe sans peine, Bastien Vivès sait raconter, il sait nous emporter dans son histoire, pourtant simple, il sait donner à ses personnages une vraie humanité. J’émettrais juste un petit bémol sur la fin, relativement prévisible, elle aurait gagné à nous ménager un peu plus de surprise.

Nom série  Dédales  posté le 10/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dédales sort un tout petit peu des sentiers battus au sein d’un cadre très balisé. Je m’explique : les ressorts narratifs de cet album sont très proches de ceux de séries comme Le Triangle Secret, Le Décalogue et autre délire mystico-thrilleresque… La seule différence, c’est qu’ici, on nous épargne les délires habituels sur la lance qui a traversé la hanche du christ, son suaire ou l’ultime testament caché… et qu’à la place du côté religieux, on fabule sur les conditions de la création majeure de Maurice Leblanc : Arsène Lupin.

Godard semble être parti d’anecdotes véridiques de la vie de Maurice Leblanc, et il a inventé un mystère autour d’éléments authentiques. C’est appréciable et ce premier tome intrigue, c’est indéniable. Mais bon, je ne sais pas vous mais... "le héros qui cherche à éclaircir un mystère et trouve des cadavres sur sa route" et cette petite somme de clichés narratifs vu et re-vus des milliers de fois, ça me lourde un peu. Et puis, je dois dire, Arsène Lupin, je suis plutôt client, c’est très répétitif comme œuvre, mais c’est assez délicieux à lire car il y a une bonne dose d’humour ; ce dernier élément est malheureusement totalement absent de cet album…

Le dessin, très réaliste, est joliment détaillé, mais n’impose pas de personnalité particulière à cet album. Pour l’instant, c’est bof…

Nom série  Nil  posté le 10/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis tombé sous le charme du dessin de Guarguilo ! Pour une bd sur l’Egypte ancienne, il est appréciable de sortir des chemins battus et rebattus, et de quitter le style réaliste standard à la Vécu (Glénat). Il y a bien quelques imperfections, mais dans l’ensemble cet album est un régal visuel.

Je reprocherai en revanche au scénario une certaine simplicité. Le scénario de ce premier album pourrait se résumer de manière trop succincte. L’intrigue semble un peu déséquilibrée, de nombreuses planches au début de l’album nous présente en détails des personnages qui n’ont aucun rôle majeur à jouer dans la suite de l’album, en revanche, la fin manque sérieusement de suspense et l’album se clôture en deux coups de cuillères à pot. Impression très mitigée, donc...

Nom série  Frère Joyeux  posté le 04/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Changement de registre pour Renaud Dillies. Pas de jazz, ni d'animaux... un conte tout simple (avec sa part de complexité dans l'interprétation qu'on pourra en donner). C'est l'histoire de Frère Joyeux, un bon gars toujours de bonne humeur, généreux avec les inconnus, mais un brin menteur...

L'histoire est sympathique et plutôt bien traitée, pour autant que je puisse en juger. Mais côté dessin, je ne trouve plus le Dillies que j'aimais bien, dans les trois albums qu'il a fait pour la collection Blandice. Ici, son style évoque plutôt Turf ou Jean-Luc Loyer. Ce n'est pas forcément pour me déplaire, mais cela s'avère moins personnel qu'à l'accoutumée.

L'album est court, 32 pages et peu cher (5€), il inaugure une nouvelle collection "Tekap" dont le seul principe semble être de proposer des albums de 32 pages à 5€. Loin de moi l'envie de fustiger Paquet qui a une fâcheuse tendance à multiplier les collections pour les abandonner aussitôt, mais ce genre de formule (pagination plus petite - petit prix) a complètement échoué chez d'autres (Futuropolis, Soleil), pourtant plus prospères.

Nom série  la Forêt  posté le 04/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vincent Perez… ça me disait quelque chose. Je connaissais ce nom, mais, sans doute à cause de la banalité du patronyme, et parce qu'il était sorti de son contexte premier, il m'était impossible dans un premier temps de le raccrocher à la bonne tête, je tourne l’album… et hop, les photos des auteurs m’indiquent que c’est l’acteur Vincent Perez qui a scénarisé l’album. Celui-là même que l’on a pu voir dans de nombreux films en costume à la française, de bon goût (Cyrano de Bergerac, La reine Margot) comme d’inspiration potagère (tendance navet : Le libertin, The crow 3).

Un nouveau venu dans la bd, donc, et comme tous les nouveaux venus d’ailleurs, il inspire un peu la méfiance, on ne peut pas dire que les bds des médiatiques Van Cauwelart, Beigbeder ou autre J.J. Beinex ont été de franches réussites artistiques.
Pourtant, on aurait tort de préjuger cet album, car il est plus qu’honorable. Tout d’abord, Tiburce Oger n’est pas le premier dessinateur venu, son style caractéristique, très chargé (un peu trop, par moment) et son trait tout en ondulation et en mouvement donne une personnalité visuelle forte à cet album. Ses fans seront, je pense, comblés.

D’autre part, le scénario se révèle d’un bon niveau pour un premier album. L’ensemble n’est pas extrêmement original, on y retrouve toute la smala celtiquo-fantasiesque habituelle : Merlin, les fées, les ogres et les nains pas de jardin… mais sa longueur (86 planches), sa densité narrative sont appréciables. Je serais un peu plus réservé sur certains raccourcis scénaristiques qui sentent un peu l’improvisation, ainsi que sur le caractère « infernal » (pour ne pas en dire trop) de la fin.

Pour ma part, je ne conseille pas forcément l’achat, dans la mesure où je ne pense pas avoir spécialement envie de relire cette bd un jour. Mais elle devrait faire des émules.

Nom série  Fantôme  posté le 25/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
On est dans un futur relativement proche, post-apocalyptique mais déjà reconstruit. Il n’existe plus qu’un gouvernement mondial et la sécurité générale a été léguée à des sociétés privées, dont certaines sont spécialisées dans la lutte contre le terrorisme. Ces sociétés travaillent de manière étroite avec certaines télévisions. Ce qui assure à ces dernières des images chocs et un audimat certain.

Heureusement que l’éditeur présente un résumé en début d’ouvrage, car à la lecture de ce manwha, rien n’est clair. On a du mal à différencier les personnages et leurs rôles, beaucoup de dialogues sont soit extrêmement mal écrits, soit pitoyablement traduits. Il faut parfois relire plusieurs fois certains passages pour tenter de donner sens à toutes les répliques. Et quand on y arrive, il y a de quoi se sentir peu récompensé, car cette intrigue ne bénéficie d’aucune gestion audacieuse du suspense, tous les évènements arrivent de manière soudaine et impromptue... et quand arrivent enfin les explications scientifiques tant attendues, elles sont peu convaincantes, peu crédibles, mal présentées et incomplètes…

Le fond ? Inexistant, malgré ce que pourrait laisser penser mon résumé ou celui de l’éditeur. Les sujets de la sécurité et des médias ne sont pas du tout exploités. De la situation de départ, l’auteur ne tire aucun prolongement qui pourrait prêter à réflexion. Pas de métaphore, pas d’analyse… J’ai rarement vu une sous-exploitation aussi flagrante de sujets qui ne demandaient qu’à l’être. Sur exactement les mêmes thèmes, préférez largement Cyclopes, de Jacamon et Matz.

Rien à sauver alors ? Le dessin paraissait sympa, mais le découpage ne suit pas toujours, surtout dans les scènes d’action, difficiles à suivre. Donc, non… rien à sauver.

En résumé : lecture laborieuse, zéro plaisir, zéro étoile…

Nom série  Kamila  posté le 25/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens… ce dessin m’évoque Baudouin, mais un Baudouin un peu plus propre, moins rugueux, plus accessible, sans doute. Malgré quelques maladresses, il assure sur la longueur, la gestion des cadrages, du découpage et des couleurs. Sur le plan visuel, je n’ai pas grand chose à reprocher à ce dessin, certes peu original, mais abouti pour un premier album. Passons au scénario, souvent plus problématique dans une première œuvre.

Résumons brièvement l’histoire : le personnage principal est un jeune rockeur, français de souche, qui a comme compagne une jeune maghrébine, travailleuse sociale, qui s’occupe des demandeurs d’asile. Un jour qu’il est en concert, son amie se fait tabasser par un skinhead dans le métro sans que personne ne réagisse. Elle meurt de la suite de ses blessures à l’hôpital. Commence alors pour le personnage principal un long et difficile travail de deuil.

Voilà, ce n’est qu’un résumé, qui ne laisse pas apparaître les forces, réelles, et les faiblesses, pourtant patentes, du scénario. Première faiblesse : le caractère idéalisé des héros, ils sont jeunes, ils sont beaux, il est rockeur, elle travaille dans le social… un idéal bobo mal dégrossi, en somme… Face à cela, il y a le caractère totalement inverse du néo-nazi qui bat à mort Kamila dans le métro. Caricatural lui aussi… Trop ignoble pour être crédible. Je ne dis pas que ce genre de chose n’arrive jamais, ou ne pourrait pas arriver ; on sait parfaitement de quoi peuvent être capables certains êtres aussi bas de plafond… mais son nazi est presque trop nazi pour être crédible. Il fait trop ce que l’idéologie anti-fasciste sous-jacente de l’ouvrage attend de lui… Idéologie forcément sympathique mais qui n’exclut pas certaines simplifications.

Le reste de l’ouvrage est consacré au deuil, et sur ce point là, c’est nettement plus convainquant. Il manque juste l’émotion, celle du lecteur, face à la mort ignoble d’un personnage auquel il n’est pas assez attaché…Il est un peu difficile de s’émouvoir de la mort d’un personnage et du chagrin d’un autre qui ont tout de la gravure de mode hype façon post-grunge étudié… Mais il y a des moments qui font mouche, des choses qui sont dites sur l’absence qui sont belles…

Néanmoins, il y a comme un souci, le deuil est géré de manière assez classique, dans le sens où c’est l’absence qui est traitée… A aucun moment le héros ne parle de ce qu’il éprouve vis-à-vis de l’homme qui a commis cela, tout se passe comme si elle était morte de manière accidentelle, comme si cela pouvait être un accident de voiture ou une maladie, la faute à personne… Pas de trace de sentiments de vengeance, de haine envers le meurtrier. Etrangement, pas la moindre trace, non plus, d’une enquête de police… on a un peu l’impression que le bouquin passe à côté d’un sujet plus grand, nettement plus casse-gueule aussi…

Nom série  Mary Céleste  posté le 24/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cet album, on retrouve tous les tics habituels de Marc Renier : son trait excessivement fin, ses onomatopées hyper stylisées, ses personnages un peu trop figés. Pourtant, il s’agit peut-être de son album le plus abouti visuellement, les couleurs directes à l’aquarelle sont du meilleur effet et instaurent des ambiances diablement réussies.

Le scénario, même s’il est prenant et qu’il nous présente une héroïne d’emblée attachante, par sa fragilité, s’articule de manière un peu étrange… Rodolphe enchaîne les chapitres de l’aventure de manière un peu linéaire, une situation a à peine le temps de s’installer qu’il faut qu’il la casse et propulse son héroïne vers autre part, à la rencontre d’autres personnes, abandonnant derrière lui un peu vite des personnages secondaires avec lesquels on a à peine eu le temps de se familiariser.

Dès lors, tout paraît presque gratuit : le fantôme qu’on regrette vite, la bande de jeunes brigands… Clairement, j’attends le second et dernier tome avant de donner un vrai jugement, car pour l’instant les aventures de Mary céleste ne sont que de simples pérégrinations sans vrai but. Espérons que les auteurs en aient un, eux…

Nom série  Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur  posté le 20/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, je n'avais pas encore donné mon avis sur une série que j'apprécie pourtant depuis des années, au point qu’elle figure dans ma bibliothèque comme un classique aussi important que le Jonathan de Cosey.

Comment présenter Stéphane Clément à ceux qui ne le connaîtraient pas ? C’est une bd d’aventure au sens classique du terme, mais avec un angle plutôt moderne. Stéphane Clément est un gars plutôt banal qui vit des aventures à la Indiana Jones.

La série a connu deux périodes. Une première avec un style plus ligne claire et une seconde avec un dessin plus réaliste et des thématiques plus politiques. Les deux se valent même si j’ai une nette préférence pour la première. Il y avait une certaine dose de naïveté qui faisait le charme de la série. Les derniers albums sont plus sérieux. Petite particularité, les albums de la première période ont été redessinés avec le style de la deuxième. Personnellement, je trouve que cette relecture de l’auteur par lui-même est certes plus actuelle, son dessin s’est amélioré, mais cela donne une bd sans âge… alors que les tomes originaux sentaient bon les années 70.

Certain albums disposent de scénarios magnifiques, je pense au Guépier, à Captif du chaos ou La malédiction de Surya qui, à eux seuls, méritent 5 étoiles.

Nom série  Le Complexe du chimpanzé  posté le 20/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le dit Spooky, l’intrigue esquissée dans ce premier tome est excitante mais potentiellement casse-gueule. On risque d’assister dans les tomes suivants au meilleur comme au pire, tant les éléments avancés dans ce premier tome sont gros, très gros même. Pour le moment, le lecteur les accepte et rendra sans doute hommage à l’audace des auteurs en matière de science-fiction, mais il va falloir assurer… Bon, je parle un peu dans le vide, là… parce que je n’ai pas envie de déflorer la moindre parcelle de l’intrigue aux lecteurs potentiels, pour leur laisser l’entière surprise.

Parlons plutôt du dessin alors, contrairement à ce que dit Spooky, ce n’est pas du tout le premier album de Ponzio, il a quand même déjà signé deux one-shot chez Soleil (« Kybrilon » et « T’ien Keou »). On est dans un style hyper réaliste, presque photographique proche de Bec et Marazano. Visuellement, c’est une réussite, même si, on trouvera certaines postures des personnages par moment un peu trop figées et que l’encrage, très dur, a tendance à marquer les visages des personnages masculins et à empêcher de les distinguer les uns des autres. Mais rien de très grave, Ponzio a beaucoup de talent.

Un grande série potentielle ou un futur illustre nanar ? L'avenir est fait d'angoisse et d'inconnues...

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