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... a posté 1168 avis et 519 séries (Note moyenne: 3.11)

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Nom série  Robinson Crusoë de Daniel Defoe  posté le 29/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En commençant à lire cette adaptation, je réalise que je n’ai jamais lu Robinson Crusoé. J’ai déjà lu la version actualisée de Michel Tournier, et vu quelques adaptations cinématographiques, mais le vrai roman, jamais. Et je suis certain que ce sera le cas de la plupart des lecteurs qui liront cette énième version du plus célèbre des naufragés.

En parcourant les pages de ce premier album, on pense obligatoirement à Blain. Les ressemblances graphiques sont d’autant plus évidentes que la proximité du sujet avec la série Isaac le pirate est manifeste. Ce n’est pas à l’honneur de Gaultier, je pense, car bien que bon dessinateur, il n’a pas la virtuosité et le génie du découpage de Blain. Heureusement, cela n’empêche pas l’album d’être une sympathique introduction… mais comme pour toutes les adaptations, on peut toujours se poser LA question… pourquoi ne pas lire plutôt l’œuvre originale ?

Nom série  Voyageur  posté le 28/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Glénat, qui avait lancé la mode des séries-concepts réalisées en équipe avec Le Décalogue et Le Triangle Secret, relance un nouveau projet d’envergure : "Le voyageur"; un univers prévus en 13 albums divisés en trois sections : passé, présent et futur. Ces treize albums paraîtront à un rythme soutenu de trois albums par an.

C’est le premier tome du cycle futur qui ouvre le bal, avec un dessinateur, Stalner, qu’on n’attend pas forcément dans le registre de la SF futuriste. Il s’en sort bien, son trait assez consensuel sert bien le récit. Côté scénario, ce premier tome a le défaut de sa particularité : celui de ne pas être le début d’une histoire, mais un morceau d’un ensemble beaucoup plus vaste, une pièce d’un puzzle dont on ne connaît pas encore les bords. Du coup, on se sent un petit peu perdu, on termine l’album appâté, mais un peu frustré de ne pas en avoir appris plus sur ce seul tome. Inutile de vous préciser qu’il est très difficile de juger de la qualité du projet tant qu’à présent. C’est dans la manière dont s’articuleront les différentes époques et les liens qui se tissent entre elles que ressortira tout le sel de la série. Mais ce fut une lecture agréable, à défaut d’être original. On pense aux "Eaux de Mortelune" et à Neige qui avaient déjà bien exploité les grands thèmes classiques de l’anticipation.

Ne vous laissez pas abuser par le nom de Guarnido sur la couverture, le dessinateur virtuose ne signe que cette dernière, justement. Il faudra attendre 2011 pour lire l’ultime tome qui sera entièrement dessiné par lui. Avant cela, il continuera de signer toutes les couvertures des albums dessinés par Marc Bourgne, Lucien Rollin, Siro, Eric Lambert et Eric Liberge.

Nom série  Edlyn  posté le 28/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’insiste tout d’abord pour dire que le deux étoiles que j’inflige à cette bd sont avant tout le résultat d’une impression personnelle. Car si j’ai bien souvent fustigé la qualité douteuse d’un grand nombre de titres de chez Soleil, Edlyn n’a rien d’une bouse ou d’un produit honteux. Je ne serais même pas étonné que quelques amateurs viennent ici, à ma suite, me contredire et déclarer leur flamme à cet œuvre sensible.

La couverture du one-shot est directement attirante, et moyennement représentative du contenu de l’album. Le dessin de Cécile est malheureusement assez inégal, si la dessinatrice se révèle assez douée pour mettre en scène les expressions de ses personnages, on ne peut pas en dire autant des décors. Ils sont trop souvent réduits à l’essentiel, dessinatrice paresseuse ? On attend en tout cas quelque chose d’autre d’un album cartonné couleurs grand format. Une erreur de l’éditeur ? Il manque à cette bd un souci du détail, la cuisine de la page 7, par exemple, on n’y croit pas une seule seconde. Autre souci, cette manie de laisser quelque traces de crayonnés par-ci par-là, affleurer au-delà de la couleur. Je trouve ça démonstratif et nuisible, un encrage franc aurait été préférable.

Mais là n’est pas l’essentiel. Tout cela aurait été pardonnable si le scénario n’avait pas raté son effet de surprise. L’entièreté du scénario repose sur une révélation, pleinement exposée à la page 46, mais devinée par n’importe quel lecteur un peu dégourdi dès la page 8, ou même la page 5 si, comme moi, vous avez d’abord lu le résumé au dos de l’album. De plus, toute la dramaturgie de la fin m’est déjà apparue comme attendue dès la moitié de l’album. Bd mouillée, pétard mouillé. Peut-être une prochaine fois, Cécile ne manque de sensibilité, il lui faut encore mesurer ses effets et s’appliquer.

Nom série  Figurec  posté le 27/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout pareil que les deux aviseurs précédents ! Je ne connais pas le roman dont cette bd est adaptée, mais la qualité du résultat amène à penser qu'il s'agit d'une bonne adaptation.

Le récit est plein d'esprit, prenant et mélancolique à la fois. Le dessin très pictural de De Metter met en scène les personnages de manière très vivante. Attention, ce n'est pas non plus d'une beauté graphique abyssale, il faut accepter le caractère "expressionniste" du dessin de De Metter.

Nom série  Là où vont nos pères  posté le 21/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Là où vont nos pères est sans doute une des plus belles choses que vous proposent les étals de vos librairies, en ce moment. Un récit relativement simple, illustré de main de maître par un dessinateur qui sait donner à chacune de ses images, une force d'évocation assez phénoménale. Si je devais le rapprocher de quelque chose de déjà connu, j’évoquerais Schuiten. Mais là encore, ce serait trop réducteur, car en plus de livrer un dessin parfaitement soigné, Tan s’adonne à un autre art difficile : la bd muette. Il y a des planches qui sont de véritables modèles de narration en bd.

Voilà pour l’aspect formel. Ce qui, maintenant, m’empêche de donner 5 étoiles à ce superbe album, c’est le petit je–ne-sais-quoi de dramaturgie qui manque au scénario et à sa thématique. Je m’explique : on dirait que Tan a voulu avant tout dédramatiser le thème de l’immigration ; s’il évoque les raisons dramatiques qui ont poussé certains à quitter leur pays, il présente l’intégration comme quelque chose de relativement évident à plus ou moins court terme. Il y a là je pense, une certaine vision « culturelle » de l’immigration, une vision typiquement anglo-saxonne. Des pays comme les USA ou l’Australie (d’où Tan est originaire) se sont constitués par les vagues d’immigration successives. Pratiquement chaque habitant est donc un immigré ou un fils d’immigré, chacun a dès lors plus de chance d’être traité à égalité avec les autres. Il n’en est pas de même en France et en Belgique, je pense, où, non seulement l'état est moins accueillant, mais où la discrimination quasi systématique mine les espoirs d’avenir des enfants d'immigrés. Chez Tan, pas de traces de la moindre discrimination, le pays est relativement accueillant, les seules réelles difficultés à s’intégrer sont dues à un dépaysement culturel. C’est là, je pense, une des limites de cette bd.

Nom série  Prédiction  posté le 10/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Prédiction" est une bd fantastique à l’atmosphère plutôt feutrée. Le dessin de Rotundo est efficace même si je lui reprocherais une certaine raideur, je pense surtout aux visages de femmes, trop hermétiques. Mais on peut dire que cela va de pair avec l’intrigue, plutôt portée sur l’angoisse.

Malheureusement, l'histoire peine à décoller et à intéresser sur ce premier tome. Makyo ne renouvelle franchement pas ses thèmes, il propose des éléments d’intrigues assez épars et l’album se termine au moment où cela commence un peu à prendre forme. Sur le même type de thématique, cela n’a pas la fulgurance des deux premiers tomes de Le Cycle des deux horizons. Un scénariste fatigué ?

Nom série  Down  posté le 10/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je crois que cela fait une paie que j’avais rien lu d’aussi bourrin. Et c’est vrai qu’en la matière, il y a outre atlantique quelques experts en la matière. Down commence dans l’ultra violence et se termine dans l’ultra violence. Entre les deux… de l’ultra violence.

Forcément, à forte dose, ça anesthésie quelque peu le jugement et on a vite fait de considérer ce scénario comme une succession de tueries sans grande cohérence. Pourtant, il y a de l’idée, un véritable argument narratif, le dessin est très chouette, ça se laisse lire car on a pas le temps de s’ennuyer, le rythme est trépidant (le principal de l’action se déroule pendant quelques heures), mais qu’est-ce que c’est bourrin ! J’ai rien contre le genre, mais quand ça manque d’humour à ce point…

Dans le genre, lisez plutôt Body bags.

Nom série  Icare  posté le 09/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sitôt envolé, "Icare", le beau projet qui voyait se rencontrer Moebius et Taniguchi, s’est brûlé les ailes. Mauvaise chute pour une histoire qui promettait beaucoup.

Depuis sa naissance, Icare sait voler. Ses contemporains l’ont aussitôt transformé en enjeu d’Etat et l’ont enfermé dans un centre de recherche. Mais l’adolescence et les premiers émois amoureux que le jeune prodige éprouve pour une jeune chercheuse ont tôt fait de lui donner des envies de ciel bleu...

"Moebius-Taniguchi" sur la couverture, ça attire forcément le regard. Dans le genre "chocs des titans", on peut difficilement faire mieux en matière de bande dessinée. Pourtant, cette lecture apporte son lot de déceptions et l’ouvrage ne s’avère pas aussi indispensable que la dream team ainsi constituée pouvait le laisser penser. Une première raison justifie ce dur jugement : c’est un projet inachevé, malmené par un marché du manga passionné de chiffres de ventes et qui suit à la lettre près les votes des lecteurs de magazines. Du coup, la fin proposée est une fausse conclusion vite fabriquée, insatisfaisante et artificielle.

A la lecture de l’interview de Moebius figurant en fin de volume, on en apprend bien plus sur ce que cet "Icare" aurait pu être. Du scénario proposé au départ par Giraud, il ne reste pas grand-chose. Ce volume ne représente qu’un cinquième du projet initial. La fin assez gentillette, concoctée par Taniguchi, n’a rien à voir avec le ton très provocateur voulu par Moebius ; dans son projet, Icare devait tomber amoureux d’une star du porno mangeuse d’excréments ! De son côté, Taniguchi est carrément fleur bleue, tant son idylle fait figure d’amourette pré-pubère. L’écart entre le projet initial et le résultat est surprenant. Pourtant, Moebius n’a aucune rancœur, il trouve le travail de Taniguchi très bon et serait prêt à prolonger la série si un éditeur japonais décidait de continuer l’aventure (un éditeur français n’aurait pas de quoi payer un dessinateur japonais).

Alors, faut-il pour autant passer outre ce manga ? Non, si vous êtes fans des deux auteurs et qu’il s’agit pour vous de compléter votre collection. Mais l’album n’est ni représentatif de ce que fait Moebius (même si le vol a toujours été un de ses thèmes), ni de l’œuvre de Taniguchi (on pense plutôt à Katsuhiro Otomo en lisant ce manga), ce n’est donc pas avec ce livre-ci que le néophyte découvrira ces grands auteurs sous leur meilleur jour...

Nom série  Trop mortel  posté le 09/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Corbeyran est-t-il devenu une usine à scénarii ? C’est la question qu’on peut légitimement se poser, il bat à plate couture tous les autres scénaristes prolifiques puisqu’il a déjà sorti huit albums depuis le début de l’année. On est le 9 mars. Pas mal… il risque de battre son propre record de 17 albums en 2006.

Sauf que, je m’excuse, cela fait un moment qu’il ne nous a plus pondu un grand scénario. Plus grave, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous : "Les légendes urbaines" s’est révélé bien décevant et le simple feuilletage de "Les Hydres d’Ares" suffit à dégoûter le chaland.

Si ce « Trop mortel » ne tue pas grand-chose, on ne le mettra pas pour autant dans la pile des excédents, c’est un sympathique slasher, tendance fanstastique, pas du tout original, mais qui remplit son office de bd pop-corn, comme le fait un Wes Craven tous les samedi soir dans les salles obscures remplies d’ados boutonneux. Le scénariste est aidé par une co-scénariste, Amélie Sarn. Ensemble ils réussissent à poser une intrigue prenante, avec sa petite tonne de clichés, mais qui fonctionne tout de même. Le dessin, très comics, est franchement sympa, dynamique à souhait.

Nom série  Otogi Matsuri  posté le 09/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai abordé le lecture de ce manga un peu par hasard… parce que j’étais attiré par le dessin assez détaillé et la narration assez claire (ce qui me gène parfois le plus dans pas mal de manga shojo ou shonen, c’est l’économie de décor et la mise en page trop chargée et mouvementée). Otogi Matsuri est un seinen sur la forme (son dessin soigné et l’attention portée aux décors), un shonen sur le fond, car il semble tout de même s’adresser avant tout aux ados.

Le premier tome m’a amusé mais pas totalement convaincu. Je voyais surtout ce tome comme « une histoire de gamin armé de super pouvoir combattant des démons » de plus. J’étais un peu intrigué par la manière dont le déroulement des combats m’évoquait la logique d’un jeu vidéo. Vous savez, quand vous devez combattre le boss et qu’il faut le toucher à un endroit précis et que vous n’avez que trois flèches dans votre arc magique… Otogi Matsuri est bourré de challenges narratifs de la sorte et on ne s’étonnera pas d’apprendre que l’auteur, avant de réaliser ce premier manga a travaillé pour le jeu vidéo.

Le deuxième tome et troisième tome m’ont nettement plus enthousiasmé. Les personnages et leurs caractères s’installent, le rythme narratif est très bon, la gestion du suspense assez magistrale. Le fond de l’intrigue reste très basique, ne vous attendez pas à des trésors d’originalité, c’est des ados qui combattent des démons. Ca reste de la série B., dans l’esprit comme sur le fond. Mais le rythme et la gestion du suspense sont assez étonnants. L’humour est bien présent, y’a même des éléments plus kawaïï (les petits renardeaux magiques) qui tranchent avec le caractère gore de certaines scènes. Quelque part entre Spirale, Parasite et la comédie façon Love Hina… je sais, c’est large, mais j’ai pensé à tout ça à lisant les trois premiers tome de ce manga que je suivrai avec assiduité.

Nom série  Miss Pas Touche  posté le 06/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon…hum, hum…raclement de gorge. Non, pour moi, ce « Miss pas touche » est loin d’être la bd de l’année. Déjà, je n’avais pas trop partagé l’enthousiasme autour du premier tome. Je le trouvais trop hâtif vis-à-vis de ce qui n’était qu’une mise en bouche sympathique, mais qui n’avait rien d’exceptionnel. J’avais surtout réservé mon avis en sachant que la série n’allait être qu’un diptyque.

La lecture des deux tomes à la suite ne m’a pas plus enthousiasmé, à vrai dire. Je sais que cette intrigue a pu paraître originale à beaucoup, je ne suis pas entièrement d’accord. Comme c’est souvent le cas, cette originalité n’est pertinente que vis-à-vis du petit monde de la bd. Des films qui racontent le quotidien d’un bordel, y’en a eu plus d’un. De plus, le coup de la fille pure au bordel, m’a tout de même furieusement rappelé le fabuleux « Belle de jour » de Luis Bunuel, autrement plus mordant.

On retrouve dans cette bd, comme dans bien d’autres aujourd’hui, d’ailleurs, l’envie de faire revivre un certain cinéma populaire des années 30, celui de Renoir et de Carné surtout… Moi je continue à trouver cela un petit peu vain. Car aucune bd d’aujourd’hui n’aura l’authenticité pourtant théâtrale des meilleurs films de ces années-là. Les auteurs ne semblent pourtant pas se ménager pour faire exister ce bordel et ses personnages typiques. Mais personnellement, ils ne sont pas vraiment arrivés à m’y faire croire. D’autres sont passé avant (Bunuel bien sûr, mais aussi Godard avec le très beau « Vivre sa vie »…)

Le dessin est très sympa, c’est du Sfar en plus propre (je veux dire du Sfar sans ce côté exubérant qui me fait parfois penser qu’il se fout du lecteur en changeant son style d’une planche à l’autre). Mais le scénario n’est pas captivant, il manque par moment de liant, s’emberlificote vers la fin dans des péripéties un peu lourdes. La Joséphine Baker est un personnage particulièrement froid et inintéressant à suivre. Et puis surtout, j'ai quand même eu la nette sensation de suivre la fin du deuxième album, pourtant tragique, avec une franche indifférence... J'ai pratiquement refermé l'album sur un "et alors?". Preuve que quelque part, les auteurs n'ont pas réussi à m'emmener là où ils voulaient. Cela reste une bd sympa, à essayer, je pense, mais pas un incontournable.

Nom série  Malone  posté le 23/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Woaw ! Un premier tome très prenant, qui se penche (après Le Tueur) sur la psychologie et la solitude du tueur à gage.

Ici, les moyens utilisés sont relativement différents. A la différence du héros de Jacamon et Matz, le tueur de "Malone" parle beaucoup à ses contemporains et ne s’adresse pas à nous au travers d’une voix-off. Il est donc soit très bavard (j’ai trouvé le long dialogue du début de très bonne qualité, un peu prise de tête, mais d’une profondeur assez rare), soit totalement silencieux (j’ai aimé aussi le « silence » de cette bd).

Le dessin est de qualité, mais vaut surtout dans son découpage, nerveux et très élaboré. L’intrigue est tout à la fois lente et prenante et échappe à la plupart des clichés narratifs du genre. Pour ma part, un achat et une lecture hautement conseillés.

Nom série  Chaque chose  posté le 02/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un brin déçu par ce one-shot de Julien Neel, peut-être en attendais-je trop ? Il est vrai que cette histoire est touchante, admirablement racontée, dessinée et mise en couleurs, mais j’ai un peu de mal avec le tour de passe-passe scénaristique final. Je ne vois pas trop où Neel veut en venir. Même chose avec la mise en abyme un peu gratuite façon : « Tiens, Gallimard me sonne pour que je leur fasse un bouquin… ».

Peut-être arriverais-je à mieux faire la part des choses en seconde lecture ? De la bd de qualité, de toute façon.

Nom série  Les véritables légendes urbaines  posté le 01/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Programme alléchant que ces "véritables légendes urbaines".

Cette nouvelle série aurait pu paraître sans peine dans la collection insomnies de Delcourt, c’est pourtant chez Dargaud que cela se passe. L’idée : des histoires courtes (une dizaine de planches chacune) racontant une histoire d’épouvante macabre, sans jamais toutefois tomber dans le fantastique. Le lot de ces légendes urbaines, c’est plutôt le sérial killer et le psychopathe.
Je vais peut-être paraître dur en infligeant un deux étoiles à ce premier tome mais je pense qu’il y avait moyen de mieux faire. Le premier but, qui était de faire peur est déjà loupé, je n’ai pas éprouvé le moindre sentiment d’angoisse en lisant cette bd. Ben oui, en bd, c’est moins facile qu’au cinéma. Au cinéma, si la mise en scène suit, un simple procédé basique de scénario (genre : le danger tapi dans l’ombre ou le hors-champ) fonctionne à merveille, des films entiers repose sur cela (« Ils », « Alien 1 », « Blair Witch Project »), en bd, il faut des arguments scénaristiques un peu plus convaincants.

Ces quatre histoires ne sont peut-être pas forcément désagréables à lire, mais elles sont trop basiques, trop déjà vues et lues ailleurs, dans d’autres média (littérature, cinéma) où la terreur fonctionne mieux. Je pense aussi que si ça ne marche pas ici, c’est qu’il y a une flagrante erreur de casting au niveau des dessinateurs : Guérineau, Damour et Henriet ne sont pas de mauvais dessinateurs, mais leur trait est trop réaliste, trop lisse pour créer une vraie ambiance horrifique. Ca manque de gore ! On veut du sang !!!! Seul Gil Formosa, dans la dernière histoire, avec ses persos aux gueules hypertrophiées et son encrage dur arrive à convaincre et à donner une vraie ambiance « Horror comics » a son histoire. Je pense sérieusement que les mêmes scénarios dessinés par des dessinateurs plus expressionnistes comme Mezzo, Cromwell, Sorel, Delmas, Ledroit ou Bézian assureraient mieux. En bd, on n’a pas le son et l’effet de surprise, il faut compenser par un surplus horrifique dans la représentation, sinon ça tombe à plat.

Grosse erreur de casting, donc.

Nom série  Showergate  posté le 01/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
10 ans après l’arrêt de Sylfeline, Bellamy se lance en solo dans une nouvelle série : "Showergate". En anglais, ça sonne, en français, ça veut dire « le portail de la douche », ce qui est, admettons, directement plus poétique voire ridicule.

Tentons un résumé : dans un futur proche, une héroïne entre dans sa douche du futur qui déconne. Tout à coup, elle se retrouve, à poil, dans un monde parallèle où une méchante reine interdit tout art figuratif. La méchante Reine, qui aime bien se promener à poil aussi, lui en veut (je n’ai pas le souvenir que l’auteur ce soit encombré d’un seul mot d’explication à ce sujet) et lui envoie ses sbires aux trousses. Heureusement, notre héroïne se trouve un beau jeune homme pour l’aider et accessoirement, la dessiner à poil.

Voilà, j’ai résumé l’essentiel, et tout l’esprit de ce premier tome de "Showergate". Ce n’est pas du grand scénario… Limite simpliste tant la psychologie des personnages avoisine avec la série Z. Côté dessin, on peut trouver ça sympa, mais c’est très rose bonbon… Si vous voulez voir de la belle femme dessinée à poil, lisez un Manara, c’est aussi creux, mais un peu plus excitant. Bon, il y a bien deux trois moments où l’on peut avoir la sensation de se retrouver devant quelque originalité, surtout vers la fin de l’album, quand Ludivine se retrouve projetée dans un étrange tableau, mais c’est assez mal ficelé, et peu abouti, l’album se termine tout de même en queue de poisson et on ne voit pas trop comment le deuxième tome va se poursuivre.

Dans le doute, je mets deux étoiles, mais il faudra vraiment redresser la barre au deuxième tome et apporter du contenu pour en faire une série intéressante. Pour l’instant, on atteint juste le niveau d’un Crisse (ce n’est pas un compliment chez moi).

Nom série  L'Ange & le Dragon  posté le 28/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les images de synthèse, dans l’absolu, je suis plutôt amateur, dans un jeu vidéo ou au cinéma, je suis assez facilement conquis par du bel ouvrage et stupéfait par la rapidité avec laquelle la qualité et la précision de ces images ont évolués en l’espace de quelques années. En bd, je trouve d’emblée toujours cela moins impressionnant, car on perd une des particularités absolument essentielle de l’image de synthèse : le mouvement. Car une vraie image de synthèse, ce n’est pas une image, mais un potentiel d’image, calculé en permanence par un ordi, c’est une espèce d’image en trois dimensions, avec une profondeur inédite. Figer cet image, et elle perd aussitôt un de ses plus beau atouts. Vous avez déjà remarqué à quel point une image figée d’un jeu vidéo, au dos d’une pochette ou dans un magazine, ne vous donne qu’une très vague idée de la qualité visuelle d’un jeu. C’est en vous déplaçant dans le jeu que vous pourrez seulement avoir une véritable appréciation sur sa qualité visuelle. Donc, dans un premier temps, l’image de synthèse en bd, c’est un peu vain. Cela représente beaucoup de travail sur un objet dont on n’utilisera jamais qu’une faible partie des potentialités.

Et pourtant, malgré toutes ses réserves, je dois dire, qu’après Freaks Agency, malheureusement sabordée par son éditeur, j’ai trouvé une deuxième bd qui arrive à me convaincre qu’il y a un avenir possible pour l’image de synthèse en bd. Chose rare, parce que des bd lourdement assistée par ordi, j’en ai déjà lues pas mal, et l’ensemble était souvent soit tout simplement lamentable ("L’empreinte de satan"), soit au mieux très peu convainquant ("Les quartiers de l’étrange").

Cet album est la démonstration que peu importe l’outil, encre et papier ou ordinateur, s’il y a du talent derrière, le reste suivra. Que l’on travaille de manière traditionnelle ou avec les derniers outils graphiques numériques, il faut donner de la vie à ses personnages, raconter une histoire en image, et non pas se contenter d’aligner les vignettes à coup d’esbroufe visuelle. Ici, la particularité, c’est que l’esbroufe visuelle est là, tout est très esthétique, très travaillé, et pourtant, cela ne nuit jamais à la narration, on suit sans peine le découpage, et on arrive à donner corps aux personnages, malgré le caractère très léché du graphisme. Lalie a bien du talent.

Pourquoi n’attribuer que trois étoiles, dès lors, alors qu’il s’agit d’une réussite assez incontestable sur ce plan-là ? Parce que l’intrigue de Téhy rappelle tout de même furieusement Fée et tendres Automates. Même si ce n’est pas la même histoire qui nous est contée, son intrigue semble faire appel exactement aux mêmes sentiments que ceux auxquels faisait appel Fée et tendres Automates. Comme si Shakespeare nous avait raconté, après Roméo et Juliette, une autre histoire avec un grand amour impossible. C’est typiquement le genre de sujet qu’on ne devrait aborder qu’une seule fois sinon le risque de se répéter à trop flagrant. Et puis, l’usage des récitatifs, très abondant, et d’une langage très « précieux », une espèce de néo-romantisme un peu pompeux, du Victor Hugo hyper maniéré, ça m’a un peu lourdé, comme s’il y avait là aussi, une débauche de moyen un peu trop démonstrative. Mais ça, c’est une pure question de sensibilité personnelle, moi, je suis plutôt admiratif des artistes qui jouent sur l’économie de moyens plutôt que de ceux qui font dans la surcharge (je préfère Magritte à Dali, les Clash à Queen), j’image que d’autres peuvent complètement adhérer à cette esthétique flamboyante.

A vous de tenter, donc, surtout si vous êtes un passionné d'image de synthèse, car c'est, sur ce plan-là, une bd qui fera date, je pense.

Nom série  Ile Bourbon 1730  posté le 25/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien, pour quelqu’un qui a dit arrêter le dessin, cet « Ile Bourbon 1730 » est un fameux déni. 276 pages de bd d’un coup, même en petit format, cela reste un fameux pavé.

Epaulé par Appollo, scénariste réunionnais, Trondheim livre un récit assez touchant sur la fin de la piraterie sur l’île Bourbon.

Un belle galerie de personnages, tous hauts en couleurs se croisent au fil de ces nombreuses pages : marrons (esclaves enfuis), chasseurs de marrons, anciens pirates reconvertis en planteurs, un ornithologue aux méthodes plutôt expéditives et son apprenti, fan de piraterie…

Je suis plutôt étonné de voir Trondheim dans ce registre et il s’en sort bien. Il arrive à faire vivre cette île de Bourbon assez intensément et, ce qui est une gageure, sans couleurs. C’est gros mais ça se lit d’une traite, comme un passionnant roman d’aventures à l’ancienne, même si c’est plutôt de la déconstruction d’un genre et de la fin d’une époque qu’il est question ici.

Nom série  Eclipse (Vents d'ouest)  posté le 24/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eclipse fourmille d’idées scénaristiques qui semblent piquées un peu partout : Robocop, Star Wars… Ce premier tome, malgré une réussite certaine, notamment sur le plan narratif et dans la manière dont s’enchaînent très bien les éléments contextuels, manque de cette petite touche d’originalité qui ferait d’elle, dès le premier tome, une série remarquable.

Hormis cette réserve, je pense qu’on a affaire à un début de série prometteur, du space-opera de qualité qui devrait plaire aux fans de Sillage. Le dessin de Vastra, proche de Buchet ou de Christophe Quet (Travis), sert le récit avec efficacité. Mise en page et découpage sont soignés et d’une lisibilité exemplaire.

Nom série  Le rêve de Jérusalem  posté le 24/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle série de plus pour Thirault, écrivain-scénariste capable de toutes les audaces. Son Rêve de Jérusalem est un cocktail étrange : du médiéval fantastique chrétien, très sanglant, limite bourrin et grand guignol. Pourtant, ce n’est jamais ridicule. Peut-être parce que le dessin un peu halluciné de Marty fait très bien passer le côté complètement baroque de cette intrigue, qu’il ne faudrait pas, je pense, prendre trop au premier degré.

Malgré mon enthousiasme, et l’originalité intrinsèque de ce début de série, je reste sur un 3/5 prudent. J’attends de voir où cela va nous mener tout ça.

Nom série  Kia Ora  posté le 21/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Kia Ora nous plonge dans la culture Maori déclinante du début du siècle. Les Maoris, bien que dans la misère, cherchent à sauvegarder leur fierté et leurs cultures traditionnelles (danses et parures). Les temps son durs, le travail manque… Aussi, quand un jeune freluquet anglais (exploitant de zoo !) propose à une communauté Maori de venir montrer leur costumes et danses traditionnels en Europe, après quelques réticences, certains acceptent et s’embarquent pour l’Europe, alors qu’aucun n’est jamais parti si loin de la Nouvelle Zélande.

Mon coup de cœur du moment, un album attachant, avec des personnages empreint de vérité et une vraie sensibilité dans le trait et le découpage. Les planches sont bien fournies avec parfois 16 cases par planches, mais jamais trop chargées, car beaucoup de vignettes sont muettes, ce qui donne un vrai rythme au découpage. Seul regret : les textes sont écrits trop petits par rapport à la taille des bulles… Mais je chipote. Encore une belle série qui commence dans la collection Equinoxe, la plus intéressante de la maison Vents d’Ouest.

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