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... a posté 891 avis et 181 séries (Note moyenne: 3.09)

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Nom série  Les Souvenirs de Mamette  posté le 14/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’aime beaucoup « Mamette » la série mère, c’est avec une petite pointe d’inquiétude que je me suis mis à découvrir son dérivé non pas à cause du graphisme qui reste magnifique mais parce que j’avais peur de lire une nouvelle bande dessinée sans intérêt.

Finalement, « Les Souvenirs de Mamette » est également une série très agréable à feuilleter. J’y ai apprécié les péripéties de Mamette chez ses grands-parents dans la campagne car l’ensemble m’est apparu frais, très tendre, poétique et doté d’un humour communicatif et exempt de grossièreté (ce qui est malheureusement rare de nos jours !).

Dans « Les Souvenirs de Mamette », la vie à la campagne m’est apparue très réaliste : les protagonistes sont tellement harassés par la somme importante de travaux à réaliser en journée qu’ils se mettent au lit dès que le soir tombe. Malgré la dureté des tâches à accomplir en tant que cultivateurs ou agriculteurs, les gens gardent tout de même leur sens de l’humour et leur humanisme.

Cette situation à la campagne qui fait l’intérêt de cette bd est liée par une intrigue principale dont Mamette semble avoir du mal à « digérer » et à accepter sa condition : Sa mère est en train de divorcer, pour le bien de sa fille et afin que cette dernière souffre le moins possible de cette situation, elle a emmené Mamette chez ses grands-parents en attendant que ses démarches de séparation soient terminées… et on devine la rancœur de certains paysans, la jalousie de certains campagnards de voir une fille du village allée chercher la « belle vie en ville », et les reproches de certains des proches de la famille envers la mère à une époque où le divorce était moins accepté de nos jours.

Le gros changement des « Souvenirs de Mamette » par rapport à la série mère se situe dans la narration : Cette nouvelle bande dessinée comporte à chaque tome une histoire complète alors que « Mamette » est composé d’un ensemble de courts récits. C’est donc bien un roman graphique que le lecteur découvrira.

Pour le reste, le graphisme de Nob reste magnifique ! J’adore les mimiques que l’auteur donne à ses personnages, j’admire la richesse de ses décors. Enfin, j’apprécie hautement sa mise en couleurs !

Au final, « Les Souvenirs de Mamette » est un (très) bon complément à la série mère « Mamette ». Dans cette nouvelle série, on y retrouve la bonne humeur, la tendresse et le dessin magnifique. La situation de ce récit dans la campagne m’est apparue comme une bonne idée car elle permet aux lecteurs de montrer qu’habiter dans une ferme n’était pas aussi idyllique qu’on ne le pensait et parce qu’on ressent malgré tout une nostalgie de ce temps résolu.
Un seul regret toutefois : que le format de cette bande dessinée ne soit pas plus grand !
En tout cas, moi, j’attendrai toujours avec impatience que l’auteur nous dévoile les autres souvenirs de Mamette !

Nom série  Moi aussi... je t'aime !  posté le 13/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, demain, c’est la Saint-Valentin et vous voulez offrir un petit cadeau à votre moitié en rapport avec le 9ème art ? Et si vous lui offriez « Moi aussi… je t’aime ! » ?

A ma connaissance, je ne vois pas quel autre album peut résumer au mieux avec humour les sentiments amoureux sur l’être aimé. Dans « Moi aussi… je t’aime », le lecteur y découvrira les péripéties amoureuses (souvent imaginaires) de Christophe Achard envers sa compagne Nathalie. C’est présenté en courts récits d’une page parfois moins (strips en une/trois cases), c’est frais, c’est mignon, c’est assez marrant, parfois naïf… bref, c’est un album vraiment très agréable et tendre à lire que j’ai pu découvrir lors de mon séjour au festival d’Angoulême 2011.

Le style minimaliste de Christophe Achard se marie très bien avec ces historiettes ainsi qu’avec les tons humoristiques et mignons employés dans cette bande dessinée. De plus, la maquette de ce livre est vraiment de très bonne qualité.

Bref, « Moi aussi… je t’aime » est un album que j’apprécie, ce fut surtout un bon petit cadeau témoignant mon amour à ma compagne. Depuis, à chaque fois que je vois cet album dans ma bibliothèque, cette bande dessinée me fait toujours un drôle d’effet… Allez savoir pourquoi !

En dehors de ce côté affectif et en toute objectivité, « Moi aussi… je t’aime ! » m’est apparu comme un album très mignon à feuilleter.

Nom série  Ring (Glénat)  posté le 13/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vous connaissez « Le Ring » ? Non ? Il s’agissait du surnom du fameux circuit de courses automobiles allemand « Le Nürburgring ». Non, pas le nouveau tel qu’on le connaît aujourd’hui mais l’ancien circuit de formule qui avait la particularité de posséder 176 virages ( !) et d’être long de plus de 28 kms ( !) À cause de ses caractéristiques hors normes et pour des raisons de sécurité qui en découlent, « Le Ring » a été interdit à la Formule 1 dès 1976. Puis, le nouveau circuit à proximité de celui-ci fut créé au début des années 1980.

Bon, je pense que vous l’avez compris : cette bande dessinée rend hommage en quelque sorte au « Ring » en mettant en scène deux pilotes issus d’une même écurie de second rang qui défient la formule 1 sur ce fameux circuit. La particularité de ces deux « héros » : l’un s’approche de la fin de sa carrière et souhaite donc réaliser un gros coup avant sa retraite, tandis que l’autre semble posséder un don de pilotage, vient de débuter dans la course automobile et veut donc rapidement de retrouver au firmament de son sport.

J’ai apprécié ce récit d’Ilias (au scénario) et de Youssef Daoudi (au dessin). Ce récit m’est apparu accrocheur et j’ai suivi avec intérêt la rivalité entre les héros. A défaut d’être original, « Le Ring » se révèle assez agréable à lire grâce notamment au bon coup de patte de Youssef Daoudi et au bon découpage des planches. Les séquences où les bolides s’affrontent me sont apparues assez dynamiques. J’ai apprécié la voix off qui décrit la difficulté de rouler sur ce circuit de légende. La mise en couleurs est également très agréable à l’œil.

Cependant, si ce récit ma semblé captivant, c’est parce que je suis moi-même un passionné de courses automobiles, je doute fort que cette bande dessinée intéresse les non initiés d’autant plus que les péripéties hors circuits de ces deux protagonistes ne me sont pas apparues excitantes.

Une bonne bande dessinée sans gros défaut… pour les amateurs du genre !

Nom série  Sept naufragés  posté le 13/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour moi, « Sept naufragés » est l’exemple type de bande dessinée où l’idée est bonne mais mal exécutée.

Contrairement à ce que le titre laisse imaginer, il ne s’agit pas à proprement dit d’une histoire qui met en scène sept naufragés. Enfin , je vous laisse découvrir ce que ce récit nous raconte pour ne pas vous gâcher la surprise de lecture. Sur ce plan-là, on peut dire que ce scénario est très original.

Mais… Hélas, mille fois hélas, cette bd souffre –à mon avis- d’un gros défaut : Qu’est ce que les dialogues sont nombreux et souvent inintéressants ! A tel point que j’ai failli lâcher mon feuilletage à la moitié de l’album ! Et puis, l’introduction est longue…

Les personnages (enfin, disons, les enfants puisque le scénario se focalise sur eux) ne me sont pas apparus très attachants. En fait, j’ai eu souvent du mal à reconnaître tout de suite qui est qui dans ce récit alors que dans la plupart des autres albums de cette collection, je n’ai jamais eu l’impression de confondre les héros. Est-ce que ceci est du à un manque de concentration de ma part relative aux bavardages incessants entre ces protagonistes ? Sûrement !

Le dessin ? Je trouve que c’est relativement bien réalisé et le coup de patte de Tony Semedo est assez personnel. Mais, je n’aime pas ce graphisme car la mise en couleurs m’est apparue trop chargée et parce que je n’apprécie pas non plus le style de ce dessinateur.

« Sept naufragés » est un des albums que je préfère le moins dans cette collection à cause de l’omniprésence des dialogues. Dommage car l’idée est bonne et le dénouement de cette bande dessinée m'est apparu assez surprenant.

Nom série  Le Voyage aux Ombres  posté le 13/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est au festival d’Angoulême 2011 que je me suis procuré la version noir et blanc du « Voyage aux ombres ». En fait, c’est la mention de Virginie Augustin en tant que dessinatrice de cet album qui m’a motivé cet achat car j’avais hautement apprécié son travail sur « Alim le tanneur ».

Bon, j’avoue quand même que la présence de Christophe Arleston en tant que co-scénariste sur « Le Voyage aux ombres » me faisait craindre le pire parce que ses séries basées sur l’univers de « Troy » ne sont pas ma tasse de thé. Après lecture, je reconnais que j’ai passé un bon petit moment en compagnie de l’héroïne Dyssery.

Ça se passe dans une contrée imaginaire, l’histoire met en scène une jeune femme de 17 ans prénommée Dyssery qui s’apprête à épouser contre son avis un homme du double de son âge. Le problème vient du fait que dans cette société, la femme ne jouit pas de toute la liberté à laquelle aspire la gent masculine. Ainsi, les cours de théâtre leur sont interdits au risque de se faire passer pour une prostituée… Drôle de société non ? Et puis, les règles régies par la religion sont omniprésentes, il suffit de croire à un dieu pour que celui-ci existe…
Enfin, bref, le jour de son mariage, Dyssery meurt accidentellement et se retrouve ainsi dans le monde de l’au-delà, c’est alors que son richissime prétendant se met en tête d’aller la chercher pour qu’elle revienne parmi les siens…

J’ai passé un bon petit moment de lecture avec « Le Voyage aux ombres ». Certes, je ne fus pas séduit par ce récit lors du premier feuilletage parce que l’ensemble m’était apparu fouillis et d’un intérêt limité mais la relecture m’a fait apprécier la richesse du monde de l’au-delà.
Sinon, il faut bien avouer que les personnages principaux ne sont pas crédibles et que le dénouement est très surprenant au regard du comportement du prétendant de Dyssery au long du récit. Passons également sur la diatribe féminine présente pratiquement tout au long de la bd, je l’ai trouvée lourde et limitée par rapport à la condition actuelle de la femme dans notre société occidentale (à mon avis, pas si mal que ça… même si des efforts doivent être entrepris dans certains domaines).
J’ai davantage apprécié les personnages secondaires que les principaux car ils me sont apparus étonnants et originaux.

Quant au graphisme, j’ai été un peu déçu par le trait de Virginie Augustin car il m’a semblé fouillis. Son trait est tellement fin que lorsque les personnages sont au premier plan, ils ont tendance à être noyés par l’arrière plan ou par l’environnement immédiat. Ce défaut était gommé par la mise en couleurs dans la série « Alim le tanneur » mais cette version noir et blanc du « Voyage aux ombres » ne fait que l’accentuer.
Je ne possède pas la version colorisée de cet album mais le peu que j’ai vu m’a laissé apparaître une mise en couleurs moins belle que dans « Alim le tanneur ».
Pour le reste, le découpage est –à mon avis- fluide et sans reproche. Il est à noter que la mise en scène a fait l’objet d’une recherche avancée au vu du cahier d’esquisses mis en bonus en fin d’album.

Doté d’un univers riche et assez cohérent, j’ai été séduit par ce one-shot. J’y ai apprécié le fait qu’il ne soit pas directement lié aux récits du monde de Troy (je ne suis pas fan du tout !), j’ai aimé aussi sa lecture fluide et divertissante. Cependant, il faut reconnaître que ce récit est loin d’être inoubliable et que les personnages principaux ne sont pas crédibles. Le discours féministe disséminé tout au long de l’album m’est apparu lourd et celui sur la religion m’a fait un peu tiquer par rapport à l’actualité actuelle… Le graphisme sur cette version en noir et blanc de Virginie Augustin m’a semblé un peu trop fouillis.
Bref, un album sympa mais truffé de nombreux défauts qui m’empêchent de vous conseiller son achat.

Nom série  Le Pilote à l'Edelweiss  posté le 13/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec « Le Pilote à l’Edelweiss », Romain Hugault (au dessin) et Yann (au scénario) nous emmènent cette fois-ci sur une histoire mettant en scène des as de l’aviation de la première guerre mondiale.

Ainsi, les lecteurs suivront les péripéties de la fameuse escadrille des « cigognes » et de l’as allemand dont son avion est décoré d’une fleur : « L’Edelweiss ». En fait, ce sont précisément deux pilotes français prénommés Alphonse et Henri Castillac que nous accompagnerons dans leurs destins, l’un est toujours en activité tandis que l’autre a été muté dans l’armée de terre suite à une sanction disciplinaire...

Je ne me pencherai pas sur le dessin de Sylvain Hugault qui est toujours aussi beau et spectaculaire même s’il m’est apparu assez « glacial » et parfois trop propre à mon goût (les chars m’ont semblé trop nets dans les tranchées de la première guerre mondiale !) mais sur le scénario de ce premier tome de cette nouvelle série.

Alors oui, c’est une histoire assez prenante et intéressante que nous propose Yann. Cependant, je commence à en avoir marre de lire des histoires dont la toile de fond principale est les avions (et leurs pilotes bien entendu) se déroulant uniquement dans des guerres.
Je reconnais que ce que je viens d’écrire n’est qu’une impression très personnelle et rien qu’en contemplant la couverture de ce premier tome, je m’attendais à découvrir un récit sur la première guerre mondiale.
Je pense qu’il y a suffisamment d’exemples de récits de pilotes extraordinaires dans la vie pour que Yann et Sylvain Hugault nous conçoivent des scenarii bannis de combats aériens (au pif : Pourquoi ne pas nous proposer un récit mettant en scène l’aventurier Bertrand Picard et son père ?).

Alors, vous comprendrez qu’après avoir lu Le Grand Duc et Le Dernier Envol que je sois las de feuilleter des récits d’aviation se déroulant pendant les guerres. Du coup, mon appréciation sur cette nouvelle série se ressent fortement en ne vous conseillant pas son achat… même si le graphisme de Sylvain Hugault est –à mon avis- d’une grande beauté et que l’histoire soit agréable à suivre.

Nom série  Tombé du ciel  posté le 10/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis peu, les éditions Futuropolis connues pour ses romans graphiques et historiques semblent avoir pris l’initiative de publier des bds de science-fiction. Ainsi, après « Les Derniers jours d'un immortel » (album encensé par la critique et le public), elles nous présentent « Tombé du ciel » réalisée par Charles Berbérian (au scénario) et Christophe Gaultier (au dessin).

« Tombé du ciel » est un récit un peu loufoque sur la rencontre involontaire entre un extra-terrestre et un loser prénommé Emile, père séparé. Ce face à face prendra des proportions assez considérables et dramatiques lorsque, suite à des quipropos, la police va prendre en chasse Emile…

Bon, le scénario ne casse pas des briques mais j’ai tout de même apprécié cette bd parce qu’elle nous place dans des situations improbables assez hilarantes. J’ai pris du plaisir à accompagner Emile dans ses péripéties lamentables pour trouver l’âme sœur et pour essayer d’effacer aux yeux de tous sa réputation de grand loser. J’espère que dans le(s) prochain(s) tome(s), l'extra-terrestre n’utilisera pas trop ses supers pouvoirs pour résoudre les problèmes d’Emile. A la rigueur et au contraire, je préfère que la situation déjà peu enviable de ce père s’empire ! « Tombé du ciel » m’a fait rappeler quelques séquences du film « La soupe aux choux » surtout aux niveaux de l’ambiance et de la relation entre l’extraterrestre et Emile.

Au niveau du dessin, je vous laisse juge. Je ne le trouve ni beau ni laid, il a le mérite de rendre les personnages expressifs et d’aller à l’essentiel. La narration et la mise en page me sont apparues bonnes. Ce graphisme n’est pas le point fort de cette bd mais il se suffit amplement pour ce genre de scénario.

Agréable à lire, assez marrant et loufoque, « Tombé du ciel » n’a que pour seul but de nous distraire.
Bd à ne prendre qu’au second degré !…

Nom série  Zombillénium  posté le 07/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est encouragé par la bonne impression laissée lors de ma lecture de « La Marche du crabe » du même auteur (Arthur De Pins) que je me suis à feuilleter le premier tome de « Zombillénium ». Comme « La Marche du crabe », c’est la mise en couleurs informatique qui m’avait empêché de lire « Zombillénium ».

Que nous propose Arthur De Pins comme scénario ? « Zombillénium » se situe plus ou moins à notre époque, l’action se passe dans un gigantesque parc d’attraction valenciennois (Pourquoi avoir imposé un lieu réel à ce récit ?! Pour y avoir résidé pendant plusieurs années, Valenciennes est loin d’être une ville désagréable à vivre !) dédié à l’horreur. Le principal protagoniste est un homme qui a été « embauché » de force en tant qu’animateur dans ce parc d’attraction. La particularité de ce gus ? C’est qu’il se transforme en un monstre effrayant dès qu’il s’énerve et du fait de son handicap récent, il ne sait pas bien se contrôler… La particularité des employés de ce parc ? C’est que les visiteurs ne savent pas que ce sont de vrais monstres !

Encore une fois, Arthur De Pins nous a concocté un scénario original, assez hilarant et très plaisant à suivre. Surtout, j’apprécie hautement sa façon de mettre en page son histoire et sa capacité à me « scotcher » à ses récits. Un de ses points forts se situe aussi – à mon avis- sur son talent à rendre attachants tous ses personnages.
Mais, contrairement à « La Marche du crabe », je ne suis pas vraiment impatient à suivre les péripéties des employés de ce parc d’attraction, la faute probablement au fait que je ne suis pas friand de récits fantastiques.

Le graphisme ? Je vous laisse juge. Je n’aime pas cette mise en couleurs bien qu’elle ne soit pas désagréable à contempler. Pour le reste, les personnages sont facilement identifiables et les décors sont suffisamment fouillés pour nous faire ressentir l’agitation des parcs d’attraction.

Plaisant, assez drôle et original : voilà les impressions que j’ai retenues de ma lecture du premier de « Zombillénium ». Je pense que même les lecteurs ayant des réticences à feuilleter des récits fantastiques devraient passer un bon moment à suivre les péripéties de ce parc d’attraction pas comme les autres.

Nom série  La Marche du crabe  posté le 07/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Qu’est ce que j’ai tourné autour de cette bd avant de me décider à la feuilleter ! La faute à une mise en couleurs informatique, chose que je n’apprécie que très rarement dans une bd. Mais, à force de lire et d’entendre des bédéphiles dire du bien sur « La Marche du crache », je me suis finalement décidé à la feuilleter… pour finalement, apprécier pleinement cet ouvrage !

« La Marche du crabe » ? C’est quoi ? C’est une histoire sur ces charmants crustacés, plus précisément sur une race de crabes dont la particularité est son impossibilité de dévier de sa trajectoire, c’est à dire que ces animaux ne peuvent marcher qu’en ligne droite !

On peut en déduire que ce genre de scénario ne peut que s’enliser vite fait dans la répétition pour finalement nous ennuyer de cette lecture sauf que l’auteur, Arthur De Pins, en a conçu une histoire originale, accrocheuse et riches en péripéties !

Sincèrement, ce premier tome de « La Marche du crabe » fut une de mes bonnes surprises en tant que lecteur en 2010. Je ne voudrais pas vous en dévoiler plus au niveau du scénario, histoire que vous puissiez profiter pleinement des surprises disséminées çà et là dans cette bd. Les protagonistes sont bien entendu des crabes mais le lecteur découvrira au fur et à mesure de sa lecture d’autres personnages assez attachants qui joueront sûrement un rôle de plus en plus important dans la série. Le dénouement est assez inattendu et me donne l’envie de suivre les prochaines aventures de ces bébêtes !

Quant à la mise en couleurs informatique qui me rebutait hautement au début, je me suis habitué à ce choix graphique au fil de la lecture. En fait, je me suis tellement fasciné par le devenir des crabes que j’ai oublié complètement cette mise en couleurs ! Il faut dire que la narration m’est apparue très accrocheuse une fois que la (longue) introduction sur la présentation de ces crustacés fut réalisée. Le seul défaut que j’ai pu constater sur le dessin est la difficulté par moments de bien différencier qui est qui parmi les crabes…

Franchement, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome de « La Marche du crabe ». C’est une bd que je recommande hautement aux lecteurs qui cherchent une série décalée, originale et plaisante à feuilleter.
Une (bonne) curiosité !

Nom série  Journal d'un fantôme  posté le 11/10/2007 (dernière MAJ le 21/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ça faisait un bon moment que je tournais autour de "Journal d’un fantôme" non pas parce que je me méfiais de cet album (Nicolas De Crécy est un auteur que j’apprécie) mais, parce cette bd est trop chère pour que je l’achète sur un simple coup de tête sans l’avoir feuilletée et parce que c’est un gros pavé qui nécessite beaucoup de temps devant soi pour le lire.
Et puis, vint ce fameux jour de congé et ma présence dans ce fameux magasin où j’aperçus de nouveau cette bd de Nicolas De Crécy, et là, pas de retenue de ma part : direction la salle de lecture de la boutique pour lire la bd, bien installé tranquillement dans un bon fauteuil !

Je n’avais aucune idée du genre de livre que j’allais feuilleter, tout juste avais-je aperçu une espèce d’animal dessiné sur plusieurs pages où je me disais que ce bouquin allait me paraître complètement décalé…
La vérité est que cette histoire n’est pas si loufoque que ça ! En effet, "Journal d’un fantôme" est une autobiographie où le lecteur est invité à suivre les péripéties de Nicolas De Crécy au Japon et dans un autre pays que je vous laisse découvrir.
De la même manière que Joann Sfar dans ses carnets (et notamment dans « Missionnaire ») où celui-ci se symbolise par un ours ou un koala, De Crécy se représente sous les traits d’une espèce de… fantôme.
Ainsi, au début du livre, le lecteur y découvre un De Crécy assez timide mais très « les pieds sur terre » qui nous fait partager la découverte du Japon avec son manager.
Au-delà de ses phobies, de ses rencontres et des paradoxes sur la société nippone, le bédéphile est surtout invité à suivre les interrogations, les doutes et les rêveries de Nicolas De Crécy qui traitent de l’art.
Dès lors, celui-ci m’est apparu très ouvert, ses points de vue, sa difficulté de se lancer dans une création, ses états d’âme sur le dessin et sa façon de travailler m’ont semblé très intéressants.
D’ailleurs, le regard de De Crécy sur son travail (et parfois sur ses « employeurs » dont il doute du bienfait des motivations) m’est apparu tellement captivant que j’ai été littéralement capté par son récit !

Parallèlement à ses doutes, à ses interrogations sur la façon de dessiner, De crécy a réalisé cet album, à mon avis, au gré de ses inspirations… tantôt son coup de « stylo » y apparaît relâché, tantôt il emploie du pastel, tantôt on découvre des planches en lavis de couleur ocre (superbes pages en tout cas !)… Le résultat pourrait paraître, sur le coup, brouillon mais dans l’ensemble et une fois la lecture terminée, je me suis aperçu qu’en réalité, il y a un gros travail graphique derrière tout ça ! Je rectifie : il y a du génie derrière tout ça car l’auteur m’a littéralement emmené dans son voyage et dans ses délires créatifs !

A mon avis, en lisant cette bd, le bédéphile ne pourra qu’être capté par la grande richesse graphique et du propos de l’auteur. De Crécy m’est apparu comme un artiste (oui, vous avez bien lu, pour moi, De Crécy est un artiste !) en proie au doute sur sa façon de dessiner.
Ses réflexions et ses états d’âme me sont parus très intéressants. En tout cas, je suis ressorti de cette lecture avec un regard différent sur le dessin et notamment sur l’auteur dont j’apprécie maintenant la capacité à se remettre en question.
Tiens, au fait, il faudra que je pense à forcer mon banquier ou ma tendre et chère à me payer ce super album : il me le faut absolument !

PS : Finalement, merci bdthèque pour le "cadeau" !

Nom série  Une par une  posté le 21/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Une par une », le nouvel album des éditions « La boîte à bulles » n’est pas vraiment une nouveauté. En effet, il s’agit d’une reprise de la bd du nom éditée par « L’an 2 ». Quant à l’auteure qui se prénommait Nina dans l’ancienne version, il s’avère en réalité que c’est Johanna qui avait réalisé cet album.

« Une par une » est un récit érotique qui nous propose plusieurs chapitres avec différents protagonistes sur –bien entendu- le plaisir charnel et sur les sentiments que cela implique sur les amants. Seules, les première et dernière parties mettent en scène les mêmes personnages : un ange et un diablotin.

Il se dégage une odeur très sensuelle dans ce récit, les scènes érotiques ne sont jamais vulgaires et l’emploi de dialogues poétiques apporte une part de fantasme à cette histoire. J’ai eu l’impression de lire une ode à l’amour en suivant tous les débats et les conversations intimes des différents protagonistes.

Le trait de Johanna m’est apparu parfaitement adapté à son récit. Son coup de patte est très sensuel et très agréable à contempler. A noter que pour cette édition parue chez « La boîte à bulles », la couverture est différente que celle de « L’an 2 » : je préfère l’ancienne version.

C’est une bd agréablement coquine et délicieusement sensuelle que nous propose Johanna. Surtout, « Une par une » m’est apparue comme un album qui nous transmet bien les sentiments amoureux et de bien-être qui en découlent de ce genre de relations.
A lire !

Note finale : 3,5/5

Nom série  A Ouessant dans les choux  posté le 20/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nicoby nous présente le récit de son séjour sur l’île d’Ouessant (Bretagne) suite à une invitation dans le cadre du festival de Penmarch où des artistes et groupes de musique s’y produisent en concert chaque année au mois de Mai.

Ce séjour, c’est l’occasion pour Nicoby d’entamer un régime à base de choux. Il y découvrira la faune et la flore locales, ainsi que le quotidien des habitants de cette île. Surtout, pendant 15 jours, il y vivra dans un sémaphore au gré du scintillement nocturne du phare et des décibels de ses « cornes de brune »…

C’est un récit très sympathique que nous propose Nicoby. En lisant, on a l’impression de se retrouver en vacances avec l’auteur. Ainsi, nombre d’anecdotes sont racontées dans cette bd. A défaut de se marrer en lisant les péripéties de l’auteur, j’ai gardé tout au long du récit un beau sourire.

Le graphisme de Nicoby est à l’image du récit : d’un style « humoristique », il se révèle sympa et très agréable à contempler. Le choix de la couleur en bichromie est pertinent ; en tout cas, il permet d’éviter l’emploi de tons flashys que l’on retrouve souvent dans ce type de bd.

Fraîche, sympa et proposée à un tarif correct (11 euros), « A Ouessant dans les choux » m’est apparue comme une bd très plaisante à lire. J’y ai apprécié les diverses anecdotes racontées par l’auteur et son témoignage inédit de ce lieu mystique.

Nom série  Neuf Pieds Sous Terre  posté le 20/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il n’y a pas grand’chose à raconter sur cet album scénarisé par Loïc Dauvillier et dessiné par Tanxxx. « Neuf pieds sous terre » est un exercice oubapien.

En effet, le lecteur est invité à suivre les péripéties d’un chat en 9 chapitres, pourquoi 9 parties ? Parce que la rumeur raconte qu’un chat bénéficie de 9 vies et ce sont les 9 morts qui nous sont racontées dans cette bd…

Mais alors, pourquoi c’est un exercice oubapien ? Parce que chaque nouveau chapitre reprend les mêmes planches du chapitre précédent, ainsi le dernier chapitre nous présente en fait l’histoire complète. Seule différence entre chaque chapitre : le coup de patte de Tanxx se fait de plus en plus fouillé et précis quand on s’approche de la dernière partie.

Cette originalité est-elle suffisamment suffisante pour me faire apprécier cet album ? Non, car la bd se lit en quelques minutes et parce que l’histoire m’est apparue quelconque.

Pourtant, j’apprécie le trait en noir et blanc de Tanxxx qui est une auteure connue pour avoir réalisé des affiches de rock ou des illustrations dans le style « underground ».

« Neuf pieds sous terre » est un album vite lu mais au vu de son prix de vente très correct (9 euros), cet inconvénient est estompé. Reste qu’au final, l’histoire m’est apparue très banale et ce, malgré son exercice « oubapien » assez original.

Nom série  Lyz et ses cadavres exquis  posté le 19/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un article dans le magazine « CanalBD » qui m’a encouragé à lire « Lyz et ses cadavres exquis ». En plus, je trouve que la couverture de cette bd m’est très attirante…

« Lyz et ses cadavres exquis » nous propose une histoire sur une petite fille adorable se prénommant Lyz qui, suite à la mort de son père, reprend son métier de maquilleur de cadavres. Dis comme ça, ça a l’air assez banal sauf que Lyz cache le décès de son paternel (c’était son seul lien familial) à toute la population de la ville et que cette fille représente les morts d’une façon très fantaisiste qui choque tous les villageois au moment des funérailles…

Marrant comme cette bd a un air à la Tim Burton, drôle aussi de constater que Lyz ressemble à la fille de la famille Adams… et pourtant elle est adorable cette gamine ! Vu son âge, on ne peut que comprendre son comportement face à la mort et sa volonté de dédramatiser les deuils ! On ne peut que comprendre sa naïveté et son détachement face à la mort étant donné – par la force des choses - qu’elle a toujours été baignée dans ce monde.

Pour le reste, l’histoire est assez… prévisible. Dommage car le début m’est apparu très prometteur, c’est après que ça se corse avec cette histoire improbable de création artistique. Mais bon, c’est un conte et comme pour la plupart de ce genre de récits, il faut toujours s’attendre à ce que les auteurs forcent le trait ! Sinon, ça se lit très bien, la narration est fluide et accrocheuse.

Pour la petite histoire, le personnage de Lys a été créé à partir d’un dessin quelconque d’Alexis Horellou où on la voyait tenant un couteau. Les auteurs ont eu l’idée ensuite d’en faire l’héroïne principale d’un court métrage d’animation puis, enfin, d’adapter une histoire longue en bande dessinée.

J’ai énormément apprécié le trait d’Alexis Horellou, enfin disons plutôt sa mise en couleurs directe (en acrylique). Dommage cependant que la qualité d’impression ne soit pas au top car j’ai le sentiment que les couleurs sont trop sombres par rapport à ce qu’elles devraient être en réalité.

Finalement, « Lyz et ses cadavres exquis » m’est apparue comme une bd plaisante à lire. Cette satisfaction, je l’ai ressenti grâce au graphisme d’Alexis Horellou et à la représentation mignonne de Lys. J’y ai apprécié son ambiance à la « Tim Burton », moins le développement et la conclusion de ce récit qui m’ont semblé peu convaincants et sans surprise.
Une curiosité…

Nom série  Magasin général  posté le 12/04/2006 (dernière MAJ le 19/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Magasin Général » est réalisée par Régis Loisel et Jean-Louis Tripp.
La série n’est pas encore achevée (elle est prévue en 6 voire 7 albums) mais j’ai eu énormément de plaisirs à la lire !
A ce jour, les quatre premiers tomes sont sortis.
Je suis prêt à parier que le dénouement sera très marquant et apportera beaucoup d’émotions aux lecteurs. Les auteurs développent beaucoup la psychologie des personnages et nous « participe » énormément au quotidien d’un village québécois. Le graphisme est, à mon avis, est un vrai régal pour les yeux.
Voici mes avis par tome :

Avis sur le premier tome « Marie »

Régis Loisel est un auteur que j’apprécie pour avoir adoré ses séries « Peter Pan » et « La quête de l’oiseau du temps ». Quand est apparue « Magasin général », je ne me suis pas trop posé la question de savoir s’il fallait l’acheter ou pas, seul le choix entre l’édition noire & blanche ou couleur m’a un peu désorienté.

L’histoire se déroule dans un village québécois dans les années 1920-30. « Marie » vient de perdre son mari, elle n’a pas d’enfant et se retrouve seule à s’occuper du magasin général, la seule épicerie de ce patelin perdu au fin fond fu Canada.

Le scénario de ce premier tome est essentiellement basé sur le quotidien de ces habitants. C’est peut-être le seul reproche que je ferais à cet album car l’histoire n’évolue que très peu. Toutefois, ce défaut m’est apparu bien mineur par rapport à la joie de vivre des habitants que j’ai pu ressentir tout au long de ma lecture. En effet, les auteurs semblent avoir misé à fond sur la psychologie des personnages au point que je me suis senti complètement intégré au quotidien des habitants de ce village… et moi, j’adore ça ! J’aime beaucoup les récits qui nous offrent ce genre d’émotions. J’apprécie les histoires où je me mets à sourire, à rire, à espérer, à partager la tristesse, à rêver en accompagnant les protagonistes tout au long de leurs péripéties !

Régis Loisel s’est associé avec Jean-Louis Tripp pour concevoir « Le magasin général ».
Loisel réalise la mise en page et le crayonnage alors que Tripp conçoit l’encrage pour cette nouvelle série. Mais Tripp ne fait pas qu’encrer, il seconde Loisel au scénario et apporte encore plus de détails à son dessin ! Le résultat donne une bd très riche graphiquement. Ce duo se complète à merveille comme si ces auteurs ne faisaient qu’un seul homme ! Les décors sont magnifiques, les personnages sont très expressifs et surtout, il y a énormément de séquences muettes qui m’ont apporté une importante touche d’émotion tout au long de la lecture. Les dialogues ont été retravaillés afin que le dialecte québécois soit compréhensible à tous les lecteurs francophones.

Ce premier tome est finalement une des meilleures surprises de ce début d’année 2006, il ne me reste plus qu’à espérer que la suite fasse avancer un peu plus la trame principale de cette histoire. Pour cela, je fais confiance à Loisel (et à Tripp) en souvenir de ses fabuleux « Peter Pan » et « La quête de l’oiseau du temps » !
Au fait… n’hésitez pas à acheter l’édition« noir et blanc » même si la version couleur (mise en couleurs réalisée par François Lapierre) est sans reproche.

Note : 4/5


Avis sur le deuxième tome « Serge »

Ce nouvel album voit l’apparition d’un nouveau personnage qui sera par la suite l’un des principaux protagonistes de la série.

Il est difficile de parler de ce tome sans dévoiler des spoilers alors je vous dirais tout simplement que ceux qui connaissent et ont apprécié le film « Le festin de Babette » seront aux anges !

Il est vrai que l’histoire évolue très peu… je pense que c’est trompeur car Régis Loisel et Jean-Louis Tripp se concentrent à fond sur les personnages et ce n’est pas par hasard ! Je suis sûr que ce duo d’auteurs à force de nous faire s’attacher aux protagonistes et de nous imbiber de cette ambiance québécoise vont nous arracher des frissons, des arrachements de cœur à la fin de la série (comme à l’habitude de faire Loisel !) !
En attendant, je me suis régalé avec cet album ! J’ai senti beaucoup de bonheurs à lire « Serge » ! Les personnages sont tous très attachants, les décors sont magnifiques, la narration est parfaite : que du bonheur je vous dis !

Certes, on ne peut pas avouer que l’histoire avance beaucoup mais il serait malhonnête de dire que les auteurs ont conçu ce tome rien pour de l’argent car « Serge » est un album qui nous prend aux tripes et nous permet de s’attacher beaucoup aux protagonistes. Ceci n’a pas été fait par hasard ! Je suis sûr que si le malheur tombe sur un des principaux personnages, vous aurez le cœur serré et vous maudirez les auteurs de l’avoir fait disparaître ! Et ça, c’est ce que je recherche dans une bd ! Alors, oui, le scénario de « Magasin général » aurait pu être plus court mais aurait-il eu la même puissance émotionnelle telle qu’elle est réalisée actuellement : ça, j’en doute énormément !

Note : 5/5


Avis sur le troisième tome « Les Hommes »

Avec un titre pareil, ceux qui ont lu les deux premiers tomes de la série vont tout de suite se douter de quoi cet album va nous raconter !

Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce récit va être bien plus vivant que « Marie » et « Serge ». Personnellement, je me suis bien marrer en lisant cet album, j’y ai aimé la façon dont les hommes vont se faire bouder par leurs femmes. J’y ai apprécié aussi la relation entre le charpentier et le curé (et Serge).
Dans ce tome, les auteurs creusent encore plus la personnalité et le passé des différents protagonistes.
Le dénouement m’est apparu très touchant. Les lecteurs qui reprochaient le manque de surprises dans les deux premiers tomes de la série vont certainement être « secoués » par cette fin.

Au niveau du dessin, c’est toujours un vrai bonheur pour moi de contempler ces belles planches pleines de détails et de personnages très expressifs. La narration est toujours aussi accrocheuse.

Avec ce tome, l’histoire change radicalement de ton. Surtout, la fin laisse présager un futuer qui sera difficilement gérable pour Marie et Serge.
« Magasin général » m’est apparue comme une série très captivante car je ressens beaucoup de bonheurs à suivre les péripéties de chaque habitant de ce village. Et puis, la fin de ce tome est –à mon avis- assez angoissante pour l’avenir de Marie et Serge… elle me donne très envie de suivre cette histoire avec impatience !

Note : 4/5


Avis sur le sixième tome « Ernest Latulippe »

Autant le dire tout de suite : je suis un peu déçu par cet album, non pas parce qu’il ne m’a pas procuré du plaisir de lecture mais parce que pour la première fois sur cette série, j’ai eu la sensation que les auteurs faisaient trainer en longueur leur récit.

Dans « Ernest Latulippe », le lecteur suivra le retour de Marie parmi les siens, on suivra également le changement de comportement progressif de l’héroïne qui peu à peu laisse de côté son deuil. En parallèle, le bédéphile assistera à un nouveau drame où Ernest en est la victime…

Alors, bien entendu, on retrouve les séquences d’émotion, de rires et aussi de peines entrevues dans les premiers tomes de la série. Cependant, ne vous attendez pas à y découvrir un gros rebondissement dans ce récit : c’est certainement l’album le plus « calme » des « magasins généraux » à ce jour. Au fait, dans ce tome, j’ai eu des difficultés à bien comprendre les expressions québécoises…

J’ai un gros reproche à faire à Casterman : l’abandon des « arrières boutiques du Magasin Général » depuis le troisième tome qui me désole de ne pas pouvoir bénéficier des magnifiques coups de crayon des auteurs et de leurs commentaires pertinents sur la conception de chaque album.

Au niveau du dessin, c’est toujours un vrai bonheur pour moi de contempler ces belles planches pleines de détails et de personnages très expressifs. La narration est toujours aussi accrocheuse.

Pour la première fois depuis que je suis les aventures quotidiennes des habitants de ce bled perdu du Québec, j’ai ressenti de la lassitude au cours de ma lecture. J’ai eu la nette impression que les auteurs rallongeaient inutilement leur récit. Cependant, il serait malhonnête de dire que c’est un mauvais album, loin de là car les personnages sont toujours aussi attachants ! Mais vivement que la série se termine (enfin) en beauté au prochaine tome !

Note finale : 3/5

Nom série  Bludzee  posté le 16/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le nom de Lewis Trondheim en couverture qui m’a donné l’envie de feuilleter « Bludzee » car pour le reste, à mon avis, le prix de cette bd et son format de poche n’encouragent certainement pas le grand public de l’acquérir.

« Bludzee » ? C’est le prénom d’un chat, héros de cette aventure où le lecteur suivra ses péripéties dans l’appartement de son maitre qui est absent.

Alors que je ne pensais suivre que des aventures solitaires de ce chat, et voilà qu’il se met à côtoyer des personnages aussi loufoques les uns les autres quand il apprend que son « gentil » maitre est en fait un tueur ! Alors évidemment, comme dans la plupart des récits de Lewis Trondheim, le quotidien morne et tranquille de ce chat se transformera assez vite en joyeux bordel journalier délirant où des événements improbables vont s’enchainer sans arrêt pour notre grand plaisir de lecture !

Surtout, ne croyez pas que « Bludzee » n’est qu’une succession de strips en 6 cases, l’ensemble forme une histoire complète qui se prolongera dans le prochain album. Franchement, il y a des passages où je me suis bien marré dans cette bd surtout lorsque Bludzee utilise un ersatz de facebook (ce qui permet à l’auteur de satiriser les internautes) ou lorsque ce chat a à faire avec un chien…

J’apprécie ce format de cette bd car il permet de l’emmener partout : je pense surtout à ceux qui voyagent beaucoup, dans un avion par exemple, sa pagination conséquente vous fera passer plus d’une heure de (bonne) lecture. Le chat m’est apparu attachant et le faible nombre de cases par page permet une lecture aisée de cet album malgré son format mini.

Quant au graphisme, c’est du Trondheim pur et dur : les fans de cet auteur ne seront guère surpris par ce dessin. Les personnages sont tous très expressifs et facilement identifiables au premier coup d’œil : c’est le minimum qu’on demande pour ce genre de bd et Lewis Trondheim le fait très bien d’autant plus sa narration est très bonne.

« Bludzee » est une bd très sympa à lire, c’est exactement le genre d’albums que j’emmènerais dans mes bagages grâce à son format compact. En plus, sa pagination conséquente devrait vous permettre de passer de longs moments en compagnie de ce chat. Seul, le prix élevé de ce bouquin (25 euros) pourrait rebuter de nombreux lecteurs, c’est le principal reproche que je lui fais.

Nom série  Gauguin  posté le 16/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile pour un amateur de peintures de ne pas plonger dans ce récit de Li-An qui nous conte les péripéties de Gauguin à Tahiti ! En effet, l’auteure nous présente une des facettes de l’un des plus grands peintres impressionnistes qu’il n’ait jamais vécu qui est méconnue du grand public : comment Gauguin a-t-il réellement vécu dans cette île qui nous est présenté habituellement comme paradisiaque ?

Moi qui croyais lire une bd purement biographique et historique, je ne fus pas déçu du tout sur ce point mais j’avoue avoir été surpris par la façon dont Li-An raconte les péripéties de Gauguin : comme un récit d’aventures !

En effet, la vie de cet artiste ne fut pas de tout repos au regard des surprenantes découvertes qu’il fit à Tahiti. Il faut dire d’après Li-An que Gauguin avait une âme d’explorateur en recherchant sans cesse de nouvelles contrées pour témoigner à travers ses peintures de la réalité quotidienne de ces habitants. Gauguin était aussi un grand amateur de femmes et un tempérament curieux.
Cette bd fait la part belle aussi à Tahiti (c’est encore heureux étant donné la situation de cette histoire !) en nous dévoilant comment cet île se présentait à cette époque, ce qui fait que nous avons là une bd qui devrait combler également les fans de récits historiques.

Alors, évidemment, présenté de cette façon, je fus conquis par la lecture de « Gauguin ». Outre son originalité dans la manière de présenter la vie de ce peintre, j’ai apprécié la bonne narration et l’excellente mise en couleurs de Laurence Croix (coloriste aussi de nombreuses de bds réalisées par Brüno). Qu’en au dessin de Li-An, sans en être fan, je le trouve plaisant sans plus. En fait, je lui reproche de ne pas avoir essayé de s’approprier au mieux le style de Gauguin pour en faire une bd totalement imprégnée du dessin de cet artiste (un peu comme le fait Gradimir Smudja avec « Vincent et Van Gogh »).

Au final, j’ai apprécié la lecture de « Gauguin ». J’ai été charmé par la façon dont Li-An à conter les péripéties de Gauguin à Tahiti : comme un récit d’aventures ! Ce choix de narration devrait permettre aux lecteurs non fans de récits biographiques de passer également un bon moment de lecture en feuilletant cet album.
Une curiosité…

Nom série  Asterios Polyp  posté le 15/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont les nombreuses critiques enthousiastes des bédéphiles qui m’ont donné l’envie de lire « Asterios Polyp ». A vrai dire, à première vue, je n’étais pas attiré par ce comics parce que le dessin ne me plaisait guère. Mais je sais par expérience qu’il faut savoir mettre de côté cette impression pour apprécier une série car le scénario et le dessin forment un tout.

« Asterios Polyp » a été réalisé par David Mazzucchelli, c’est un auteur que je ne connais pas. Apparemment, il a travaillé sur des comics mettant en scène des superhéros.
Avec ce présent album, il change radicalement de thème en concevant son premier roman graphique où le personnage principal est un « enseignant-architecte » américain mondialement célèbre qui a tout plaqué pour devenir un simple mécanicien automobile dans un bled paumé.

Bref, je crois que vous avez compris : David Mazucchelli nous propose une histoire sur un type prénommé Asterios qui a une crise existentielle. Généralement, j’aime bien ce genre de récit mais quand c’est traité sans lourdeur et avec un minimum de cohérence… ce qui n’est –à mon avis- pas vraiment le cas avec cet album…

Je m’explique : faudra d’abord m’expliquer comment un gus qui voit son appartement flambé ne cherche t-il pas à rencontrer son assureur pour être dédommager de ce sinistre (d’autant plus que ça s’est déclenché à l’extérieur de l’immeuble) ? Ok, il a des problèmes existentielles, il n’a plus de sous et désirent refaire sa vie… mais alors pourquoi l’auteur n’a-t-il pas mis en scène un personnage qui glisse progressivement et volontairement vers la précarité au lieu de nous proposer une scène d’incendie bidon ? Bon, supposons que ça marche…
Faudra aussi m’expliquer comment il arrive à se faire embaucher tout de suite par un garagiste sans démontrer qu’il en a les compétences ? Malgré la (supposée) crise, c’est le plein emploi en Amérique ou quoi ? Bon, supposons que ça marche…
Faut ensuite m’expliquer comment un homme peut se retrouver mécanicien en quelques jours en ne lisant que des bouquins dans une bibliothèque… Bon, supposons que ça marche…
Et cette conclusion ? Je ne vais pas mettre de spoilers, qu’en pensent ceux qui ont lu cet album ? Bon, supposons que ça marche…
J’arrête là car des incohérences de ce type, j’en ai relevé encore une bonne dizaine dans ce seul ouvrage !
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré un auteur de bds et nous avons parlé de cinémas. A un moment donné, il m’a dit « Actuellement, les américains ne savent pas faire des films simples, ils en rajoutent des tonnes », c’est exactement à ça que j’ai pensé en refermant ce livre…

Et après ? Que l’auteur veut nous apporter comme messages à travers son personnage ?
Qu’un couple aux tempéraments différents ne veut pas automatiquement dire qu’ils se complètent ? Que la vie ne se résume pas à la logique pure et dure (Asterios m’apparaît comme un homme ayant peu de considération sur les rapports humains, sur les sentiments… du moins quand il était « architecte de papier ») ? Que la célébrité fait perdre à tout homme la notion de la réalité ? Franchement, je m’en fous complètement que l’auteur puisse m’apporter des réponses à ce genre de questions ! Ça me passe entièrement par-dessus la tête !

Et après ? Est-ce que ce comics m’a apporté du plaisir à sa lecture ? Comme vous pouvez en juger sur ce que je viens d’écrire sur ce bouquin, pas vraiment mais je reconnais qu’ »Asterios Polyp » m’est apparu comme un comics assez attachant parce que j’aime quand un récit me fait réagir de cette manière que ce soit positivement ou négativement, et parce que sa narration est très bonne ! En effet, David Mazucchelli intègre dans son récit beaucoup d’originalité dans la façon de mettre en page les péripéties de son personnage principal : il est agréable de constater que, de nos jours, le monde du 9ème art continue de nous proposer des bds novatrices à ce niveau !
Au fait, parlons un peu du personnage principal : arrogant, égoïste, péteux, se croyant supérieur… on a juste une envie : le tabasser !

Finalement, je ressors de cette lecture avec un avis mitigé. A mon sens, ce comics présente une excellente narration et d’un dessin bien en rapport avec le récit. Cependant, il m’est apparu doté d’un scénario rempli d’invraisemblances et de séquences mélodramatiques/philosophiques trop disproportionnées par rapport aux péripéties du personnage. Comme Roedlingen, j’ai refermé ce livre en me disant « Tout ça pour ça »…
Après, il faut voir si vous êtes prêt à mettre près de 30 euros pour un comics comme « Asterios Polys » dont vous n’êtes pas sûr que ça va vous plaire…

Note finale : 2,5/5

Nom série  Blacksad  posté le 20/01/2007 (dernière MAJ le 12/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un personnage charismatique, un dessin époustouflant et une ambiance digne des meilleurs polars des années 50, voila les principaux ingrédients qui font le succès de « Blacksad » !
Voici mes avis tome par tome d’une série dont chaque album est une histoire complète :

Tome 2 : "Artic Nation" :

Malgré un scénario assez classique, Blacksad est une des bds qui m'a le plus marqué ses dernières années. Son manque d'originalité dans le scénario est rattrapé par des dialogues savoureux, par une intrigue rondement menée et par une ambiance digne des meilleurs polars des années 50.

Dans "Artic Nation", l'histoire, je dirais plutôt l'enquête, se déroule dans un milieu qui rappelle le Ku Klu Klan, et a donc pour thème le racisme. Ce sujet est abordé de façon originale en faisant la distinction (souvent de manière humoristique) entre les aminaux blancs et noirs. Ce tome marque l'apparition d'un personnage important qui sera présent dans les autres tomes de la série.

En fait, le vrai point fort de l'album vient du graphisme exceptionnel et de la mise en page efficace de Guarnido. Il a réussi à "humaniser" ses personnages animaliers en leur dotant d'expressions faciales criant de vérité (jetez un coup d'oeil à la page 55 où on aperçoit le visage inquiet de la jeune fille : un des beaux dessins que je connaisse dans le monde du 8ème art !).

Ce deuxième tome est, à mon avis, meilleur que le premier qui était déjà excellent. Pour moi, l'histoire est plus intéressante que "quelque part entre les ombres" car elle reprend un des sujets les plus malsains de la société actuelle (le racisme). Un must !

Note finale : 5/5


Tome 3 : « Ame rouge »

J’avais eu un avis mitigé en lisant pour la première fois “Ame rouge” car le scénario me semblait trop dense, une deuxième lecture plus approfondie m’a gommé une partie de ce sentiment négatif.

« Ame rouge » est un album qui regorge de détails secondaires. Ainsi, dans cette bd, le lecteur découvre une réflexion sur l’art, un retour sur l’Allemagne nazi, la chasse aux communistes, quelques découvertes sur le passé de notre héros et j’en passe ! Et pourtant, l’intrigue principale est la course aux armements dans une époque qui rappelle énormément la guerre froide. Ainsi, j’ai eu la sensation de me perdre à la lecture de cet album par la faute de trop de choses à raconter. Une deuxième lecture estompera un peu cette perdition car le scénario est tout de même bien construit mais diable, pourquoi les auteurs n’ont pas pris l’initiative d’allonger cette histoire en au moins deux albums (même s’il faut attendre 2-3 ans pour lire le tome suivant) ?

Graphiquement, Guarnido a pris beaucoup de risques avec cet album. Par rapport aux tomes précédents, le lecteur s’apercevra que l’auteur a utilisé une mise en couleurs inhabituelle. Ainsi, les tons orangés et bleuâtres, ainsi que ceux en vert marin apparaissent dans cette bd. Ce qui a eu pour conséquence que j’ai eu le sentiment de me retrouver face à un album moins « polaristique » que les précédents. Il n’empêche que certaines planches comme celles des pages n°21, 27, 43 et 44 sont vraiment magnifiques ! De même, j’ai adoré l’introduction basée sur une partie de poker. Les personnages de type animalier sont dans l’ensemble attachants et me sont apparus très expressifs. Pour ceux qui souhaitent découvrir comment Guarnido a réalisé ses planches, je leur conseille de feuilleter le hors série de «Blacksad » : « L’histoire des aquarelles ».

« Ame rouge » est un album en deçà du deuxième tome de la série surtout au niveau du scénario qui, à mon avis, fourmille de trop de détails. Cependant, après une relecture, j’avoue que l’ensemble demeure tout de même bien construit et très plaisant à lire. Je suis admiratif devant la volonté de Guarnido d’avoir essayé des mises en couleurs plus osées et inhabituelles pour lui, signe que l’auteur aime se remettre en question même quand le succès des deux premiers tomes de « Blacksad » fut au rendez-vous. Chapeau !

Note finale : 4/5


Tome 4 : « L’Enfer, le silence »

Après un troisième tome surprenant où les auteurs nous présentent une histoire fondée sur la guerre froide, J. Diaz Canales et Juanjo Guarnido nous proposent avec « L’Enfer, le silence », un album qui reprend plus ou moins les bases du premier tome de la série « Quelque part entre les ombres ».

La grosse différence de cet album par rapport aux autres tomes de « Blacksad » est sa situation à La Nouvelle-Orléans. Les auteurs expliquent ce choix par leur coup de foudre pour cette ville à l’occasion d’une visite effectuée sur place. Il en résulte une histoire qui fait la part belle au Blues de La Nouvelle-Orléans et à la pratique du Vaudou.

Bref, je pense que vous l’avez compris, « L’Enfer, le silence » met l’accent sur l’atmosphère si particulière de cette contrée au détriment de l’histoire qui se résume en quelques lignes. En effet, l’enquête policière menée par Blacksad et Weeky m’est apparue très linéaire.

Pour le reste, encore une fois, Juanjo Guarnido a fait un magnifique travail sur le dessin (regardez un peu la pleine page sur le carnaval de La Nouvelle-Orléans !). Il suffit de feuilleter rapidement l’album pour s’apercevoir et imaginer à quel point cet auteur a peaufiné son trait, a réalisé de nombreuses recherches sur la mise en page et en couleurs pour réaliser cet album ! Aucune mauvaise surprise n’est à déplorer sur la représentation animale des protagonistes et le bédéphile découvrira de nouveaux visages.

Pour moi, il est clair que sans le coup de crayon de Juanjo Guarnido, « L’Enfer, le silence » aurait été un album banal. En effet, le scénario est sans originalité. De toutes les bds de la série parues à ce jour, j’ai une préférence particulière pour « Artic-Nation » et « Ames rouges » dont les récits me sont apparus riches et pleins d’intérêts.

Note finale : 3,5/5


Hors série : « L'histoire des aquarelles – Tome 1 »

C’est un véritable plaisir de lecture que nous offre Guarnido !

Ce hors-série de la série « Blacksad » est un vrai régal pour tous les fans de cet auteur, je pense particulièrement aux apprentis aquarellistes.
Pour ces derniers, Guarnido n’a pas hésité à mettre, dans ce recueil de recherches, la palette de couleurs qu’il a utilisées pour chaque case représentée. Il y explique ses choix et nous partage aussi ses angoisses et ses hésitations pour élire les couleurs définitives.

Ses commentaires sont très pertinents et plein de paradoxes aussi. C’est ainsi qu’on apprend, qu’à un moment donné, qu’il avait oublié une notion de base du dessin dans le tome 3 de « Blacksad » : la profondeur !
Comme un professeur, tout au long du livre, Guarnido répète sans cesse l’importance de la lumière et l'intérêt d’utiliser le blanc du papier pour illustrer un éclat. Ce ne sont que des exemples parmi d’autres que l’apprenti dessinateur et même le bédéphile-qui-ne-connaît-rien-à-la-couleur auront énormément de plaisir à feuilleter « l’histoire des aquarelles » et y découvrir quelques « secrets » de cet auteur.
Il est à noter que la plupart de ses esquisses sont paradoxalement très poussées et pourraient parfaitement convenir à une version finale d’une bd !

Ce livre est décidément un grand cadeau pour tous les fans de « Blacksad », merci aux auteurs !

Note finale : 5/5


Hors série : « L'histoire des aquarelles – Tome 2 »

Ce hors-série est sorti à l’occasion de la parution du 4ème album de la série « Le Silence, l’enfer », il reprend le même principe que « L’histoire des aquarelles – Tome 1 » en nous expliquant comment Juanjo Guarnido a mis en scène et en couleurs le dernier scénario de J. Diaz Canales.

En comparaison avec le tome 1 de « l’histoire des aquarelles », l’album est moins volumineux et par conséquent, moins complet. Il en résulte un hors-série moins surprenant que le premier album de cette série.

N’empêche, pour les fans de technique de dessins (ce qui est mon cas) et de « Blacksad », ce tome restera un incontournable pour eux d’autant plus que Juanjo Guarnido n’hésite pas à nous présenter les teintes qu’il a utilisées pour réaliser telle ou telle case.

Dans ce deuxième tome, la seule grosse nouveauté présentée réside dans la façon dont l’auteur a conçu les ambiances : il utilise désormais l’outil informatique avant d’ « attaquer » la couleur directe.

En conclusion, les lecteurs qui avaient acquis le premier tome de ce hors-série ne seront guère surpris en feuilletant ce nouvel album : ils retrouveront les explications pertinents de Juanjo Guarnido dans la manière dont il a mis en couleurs son album. Les bédéphiles reverront aussi la même maquette.
A défaut de m’avoir fait découvrir de nouvelles choses sur la façon de dessiner de Juanjo Guarnido, je ressors très satisfait de cette lecture car je considère ce tome comme un très beau cadeau de Noël (nous sommes en période de fin d’année 2010) : il est rare qu’un grand éditeur publie ce genre de réalisation, merci Dargaud !

Note finale : 4/5

Nom série  Le Casse - L'Héritage du Kaiser  posté le 12/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« L’Héritage du Kaiser » est incontestablement l’album le plus sombre de la collection « Le Casse », il a été réalisé par deux auteurs qui me sont inconnus : Trevor Hairsine au dessin et Herik Hanna au scénario.

Comme on peut le deviner en lisant le titre de l’album, le récit se déroule avant la seconde guerre mondiale, le lecteur est invité à suivre les péripéties d’un espion nazi.

Le moins qu’on peut dire en suivant cette histoire, c’est que le personnage principal est un homme extrêmement énigmatique ! Et le récit aussi puisqu’on ne saura ce que cet espion charismatique voudra que dans les dernières pages ! Pendant tout le long de ses « aventures », je me suis demandé ce que je voulais cet homme, pourquoi il faisait telle ou telle chose. D’ailleurs, certaines de ses actions resteront dans le flou une fois la lecture terminée : c’est pour ça que j’en suis ressorti avec un sentiment mitigé car j’aurais aimé savoir davantage sur ce personnage et ceux qui ont cherché à l’éliminer. L’autre raison de mon impression moyenne sur cet album est sur la façon dont cet espion arrive assez facilement à se tirer des situations difficiles, la dernière séquence m’a sidéré : sans aller jusqu’à exprimer des spoilers, je dirai qu’il ait impossible –à mon avis- de prendre l’identité d’une autre personne de cette façon !

Pour le reste, l’ambiance malsaine, noire et étrange y est particulièrement bien transcrite grâce au coup de patte et à mise en couleurs de Trevor Hairsine ! Pour moi, au niveau graphisme, cet album est le plus réussi de la collection grâce notamment au le style de cet auteur qui m’est apparu très personnel (les autres bd de cette collection était soit réalisées par des dessinateurs connus ou par des auteurs au style classique).

Bien que je n’aie pas été convaincu par ce sixième et dernier album de la collection « Le Casse », je vous demande vivement l’achat de cet assortiment car les bds me sont apparues dans l’ensemble suffisamment originales et captivantes pour que les lecteurs y passent un excellent moment de lecture.
Mais revenons un peu sur « L’Héritage du Kaiser », à mon avis, cette bd aurait pu être une des meilleures de cette collection si le scénario avait été plus démonstratif et le personnage principal plus convaincant. Parmi ses qualités, son graphisme et son ambiance particulière m’ont charmé mais pas assez pour que j’appréciasse pleinement cet album.

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