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... a posté 878 avis et 179 séries (Note moyenne: 3.09)

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Nom série  Lyz et ses cadavres exquis  posté le 19/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un article dans le magazine « CanalBD » qui m’a encouragé à lire « Lyz et ses cadavres exquis ». En plus, je trouve que la couverture de cette bd m’est très attirante…

« Lyz et ses cadavres exquis » nous propose une histoire sur une petite fille adorable se prénommant Lyz qui, suite à la mort de son père, reprend son métier de maquilleur de cadavres. Dis comme ça, ça a l’air assez banal sauf que Lyz cache le décès de son paternel (c’était son seul lien familial) à toute la population de la ville et que cette fille représente les morts d’une façon très fantaisiste qui choque tous les villageois au moment des funérailles…

Marrant comme cette bd a un air à la Tim Burton, drôle aussi de constater que Lyz ressemble à la fille de la famille Adams… et pourtant elle est adorable cette gamine ! Vu son âge, on ne peut que comprendre son comportement face à la mort et sa volonté de dédramatiser les deuils ! On ne peut que comprendre sa naïveté et son détachement face à la mort étant donné – par la force des choses - qu’elle a toujours été baignée dans ce monde.

Pour le reste, l’histoire est assez… prévisible. Dommage car le début m’est apparu très prometteur, c’est après que ça se corse avec cette histoire improbable de création artistique. Mais bon, c’est un conte et comme pour la plupart de ce genre de récits, il faut toujours s’attendre à ce que les auteurs forcent le trait ! Sinon, ça se lit très bien, la narration est fluide et accrocheuse.

Pour la petite histoire, le personnage de Lys a été créé à partir d’un dessin quelconque d’Alexis Horellou où on la voyait tenant un couteau. Les auteurs ont eu l’idée ensuite d’en faire l’héroïne principale d’un court métrage d’animation puis, enfin, d’adapter une histoire longue en bande dessinée.

J’ai énormément apprécié le trait d’Alexis Horellou, enfin disons plutôt sa mise en couleurs directe (en acrylique). Dommage cependant que la qualité d’impression ne soit pas au top car j’ai le sentiment que les couleurs sont trop sombres par rapport à ce qu’elles devraient être en réalité.

Finalement, « Lyz et ses cadavres exquis » m’est apparue comme une bd plaisante à lire. Cette satisfaction, je l’ai ressenti grâce au graphisme d’Alexis Horellou et à la représentation mignonne de Lys. J’y ai apprécié son ambiance à la « Tim Burton », moins le développement et la conclusion de ce récit qui m’ont semblé peu convaincants et sans surprise.
Une curiosité…

Nom série  Magasin général  posté le 12/04/2006 (dernière MAJ le 19/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Magasin Général » est réalisée par Régis Loisel et Jean-Louis Tripp.
La série n’est pas encore achevée (elle est prévue en 6 voire 7 albums) mais j’ai eu énormément de plaisirs à la lire !
A ce jour, les quatre premiers tomes sont sortis.
Je suis prêt à parier que le dénouement sera très marquant et apportera beaucoup d’émotions aux lecteurs. Les auteurs développent beaucoup la psychologie des personnages et nous « participe » énormément au quotidien d’un village québécois. Le graphisme est, à mon avis, est un vrai régal pour les yeux.
Voici mes avis par tome :

Avis sur le premier tome « Marie »

Régis Loisel est un auteur que j’apprécie pour avoir adoré ses séries « Peter Pan » et « La quête de l’oiseau du temps ». Quand est apparue « Magasin général », je ne me suis pas trop posé la question de savoir s’il fallait l’acheter ou pas, seul le choix entre l’édition noire & blanche ou couleur m’a un peu désorienté.

L’histoire se déroule dans un village québécois dans les années 1920-30. « Marie » vient de perdre son mari, elle n’a pas d’enfant et se retrouve seule à s’occuper du magasin général, la seule épicerie de ce patelin perdu au fin fond fu Canada.

Le scénario de ce premier tome est essentiellement basé sur le quotidien de ces habitants. C’est peut-être le seul reproche que je ferais à cet album car l’histoire n’évolue que très peu. Toutefois, ce défaut m’est apparu bien mineur par rapport à la joie de vivre des habitants que j’ai pu ressentir tout au long de ma lecture. En effet, les auteurs semblent avoir misé à fond sur la psychologie des personnages au point que je me suis senti complètement intégré au quotidien des habitants de ce village… et moi, j’adore ça ! J’aime beaucoup les récits qui nous offrent ce genre d’émotions. J’apprécie les histoires où je me mets à sourire, à rire, à espérer, à partager la tristesse, à rêver en accompagnant les protagonistes tout au long de leurs péripéties !

Régis Loisel s’est associé avec Jean-Louis Tripp pour concevoir « Le magasin général ».
Loisel réalise la mise en page et le crayonnage alors que Tripp conçoit l’encrage pour cette nouvelle série. Mais Tripp ne fait pas qu’encrer, il seconde Loisel au scénario et apporte encore plus de détails à son dessin ! Le résultat donne une bd très riche graphiquement. Ce duo se complète à merveille comme si ces auteurs ne faisaient qu’un seul homme ! Les décors sont magnifiques, les personnages sont très expressifs et surtout, il y a énormément de séquences muettes qui m’ont apporté une importante touche d’émotion tout au long de la lecture. Les dialogues ont été retravaillés afin que le dialecte québécois soit compréhensible à tous les lecteurs francophones.

Ce premier tome est finalement une des meilleures surprises de ce début d’année 2006, il ne me reste plus qu’à espérer que la suite fasse avancer un peu plus la trame principale de cette histoire. Pour cela, je fais confiance à Loisel (et à Tripp) en souvenir de ses fabuleux « Peter Pan » et « La quête de l’oiseau du temps » !
Au fait… n’hésitez pas à acheter l’édition« noir et blanc » même si la version couleur (mise en couleurs réalisée par François Lapierre) est sans reproche.

Note : 4/5


Avis sur le deuxième tome « Serge »

Ce nouvel album voit l’apparition d’un nouveau personnage qui sera par la suite l’un des principaux protagonistes de la série.

Il est difficile de parler de ce tome sans dévoiler des spoilers alors je vous dirais tout simplement que ceux qui connaissent et ont apprécié le film « Le festin de Babette » seront aux anges !

Il est vrai que l’histoire évolue très peu… je pense que c’est trompeur car Régis Loisel et Jean-Louis Tripp se concentrent à fond sur les personnages et ce n’est pas par hasard ! Je suis sûr que ce duo d’auteurs à force de nous faire s’attacher aux protagonistes et de nous imbiber de cette ambiance québécoise vont nous arracher des frissons, des arrachements de cœur à la fin de la série (comme à l’habitude de faire Loisel !) !
En attendant, je me suis régalé avec cet album ! J’ai senti beaucoup de bonheurs à lire « Serge » ! Les personnages sont tous très attachants, les décors sont magnifiques, la narration est parfaite : que du bonheur je vous dis !

Certes, on ne peut pas avouer que l’histoire avance beaucoup mais il serait malhonnête de dire que les auteurs ont conçu ce tome rien pour de l’argent car « Serge » est un album qui nous prend aux tripes et nous permet de s’attacher beaucoup aux protagonistes. Ceci n’a pas été fait par hasard ! Je suis sûr que si le malheur tombe sur un des principaux personnages, vous aurez le cœur serré et vous maudirez les auteurs de l’avoir fait disparaître ! Et ça, c’est ce que je recherche dans une bd ! Alors, oui, le scénario de « Magasin général » aurait pu être plus court mais aurait-il eu la même puissance émotionnelle telle qu’elle est réalisée actuellement : ça, j’en doute énormément !

Note : 5/5


Avis sur le troisième tome « Les Hommes »

Avec un titre pareil, ceux qui ont lu les deux premiers tomes de la série vont tout de suite se douter de quoi cet album va nous raconter !

Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce récit va être bien plus vivant que « Marie » et « Serge ». Personnellement, je me suis bien marrer en lisant cet album, j’y ai aimé la façon dont les hommes vont se faire bouder par leurs femmes. J’y ai apprécié aussi la relation entre le charpentier et le curé (et Serge).
Dans ce tome, les auteurs creusent encore plus la personnalité et le passé des différents protagonistes.
Le dénouement m’est apparu très touchant. Les lecteurs qui reprochaient le manque de surprises dans les deux premiers tomes de la série vont certainement être « secoués » par cette fin.

Au niveau du dessin, c’est toujours un vrai bonheur pour moi de contempler ces belles planches pleines de détails et de personnages très expressifs. La narration est toujours aussi accrocheuse.

Avec ce tome, l’histoire change radicalement de ton. Surtout, la fin laisse présager un futuer qui sera difficilement gérable pour Marie et Serge.
« Magasin général » m’est apparue comme une série très captivante car je ressens beaucoup de bonheurs à suivre les péripéties de chaque habitant de ce village. Et puis, la fin de ce tome est –à mon avis- assez angoissante pour l’avenir de Marie et Serge… elle me donne très envie de suivre cette histoire avec impatience !

Note : 4/5


Avis sur le sixième tome « Ernest Latulippe »

Autant le dire tout de suite : je suis un peu déçu par cet album, non pas parce qu’il ne m’a pas procuré du plaisir de lecture mais parce que pour la première fois sur cette série, j’ai eu la sensation que les auteurs faisaient trainer en longueur leur récit.

Dans « Ernest Latulippe », le lecteur suivra le retour de Marie parmi les siens, on suivra également le changement de comportement progressif de l’héroïne qui peu à peu laisse de côté son deuil. En parallèle, le bédéphile assistera à un nouveau drame où Ernest en est la victime…

Alors, bien entendu, on retrouve les séquences d’émotion, de rires et aussi de peines entrevues dans les premiers tomes de la série. Cependant, ne vous attendez pas à y découvrir un gros rebondissement dans ce récit : c’est certainement l’album le plus « calme » des « magasins généraux » à ce jour. Au fait, dans ce tome, j’ai eu des difficultés à bien comprendre les expressions québécoises…

J’ai un gros reproche à faire à Casterman : l’abandon des « arrières boutiques du Magasin Général » depuis le troisième tome qui me désole de ne pas pouvoir bénéficier des magnifiques coups de crayon des auteurs et de leurs commentaires pertinents sur la conception de chaque album.

Au niveau du dessin, c’est toujours un vrai bonheur pour moi de contempler ces belles planches pleines de détails et de personnages très expressifs. La narration est toujours aussi accrocheuse.

Pour la première fois depuis que je suis les aventures quotidiennes des habitants de ce bled perdu du Québec, j’ai ressenti de la lassitude au cours de ma lecture. J’ai eu la nette impression que les auteurs rallongeaient inutilement leur récit. Cependant, il serait malhonnête de dire que c’est un mauvais album, loin de là car les personnages sont toujours aussi attachants ! Mais vivement que la série se termine (enfin) en beauté au prochaine tome !

Note finale : 3/5

Nom série  Bludzee  posté le 16/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le nom de Lewis Trondheim en couverture qui m’a donné l’envie de feuilleter « Bludzee » car pour le reste, à mon avis, le prix de cette bd et son format de poche n’encouragent certainement pas le grand public de l’acquérir.

« Bludzee » ? C’est le prénom d’un chat, héros de cette aventure où le lecteur suivra ses péripéties dans l’appartement de son maitre qui est absent.

Alors que je ne pensais suivre que des aventures solitaires de ce chat, et voilà qu’il se met à côtoyer des personnages aussi loufoques les uns les autres quand il apprend que son « gentil » maitre est en fait un tueur ! Alors évidemment, comme dans la plupart des récits de Lewis Trondheim, le quotidien morne et tranquille de ce chat se transformera assez vite en joyeux bordel journalier délirant où des événements improbables vont s’enchainer sans arrêt pour notre grand plaisir de lecture !

Surtout, ne croyez pas que « Bludzee » n’est qu’une succession de strips en 6 cases, l’ensemble forme une histoire complète qui se prolongera dans le prochain album. Franchement, il y a des passages où je me suis bien marré dans cette bd surtout lorsque Bludzee utilise un ersatz de facebook (ce qui permet à l’auteur de satiriser les internautes) ou lorsque ce chat a à faire avec un chien…

J’apprécie ce format de cette bd car il permet de l’emmener partout : je pense surtout à ceux qui voyagent beaucoup, dans un avion par exemple, sa pagination conséquente vous fera passer plus d’une heure de (bonne) lecture. Le chat m’est apparu attachant et le faible nombre de cases par page permet une lecture aisée de cet album malgré son format mini.

Quant au graphisme, c’est du Trondheim pur et dur : les fans de cet auteur ne seront guère surpris par ce dessin. Les personnages sont tous très expressifs et facilement identifiables au premier coup d’œil : c’est le minimum qu’on demande pour ce genre de bd et Lewis Trondheim le fait très bien d’autant plus sa narration est très bonne.

« Bludzee » est une bd très sympa à lire, c’est exactement le genre d’albums que j’emmènerais dans mes bagages grâce à son format compact. En plus, sa pagination conséquente devrait vous permettre de passer de longs moments en compagnie de ce chat. Seul, le prix élevé de ce bouquin (25 euros) pourrait rebuter de nombreux lecteurs, c’est le principal reproche que je lui fais.

Nom série  Gauguin  posté le 16/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile pour un amateur de peintures de ne pas plonger dans ce récit de Li-An qui nous conte les péripéties de Gauguin à Tahiti ! En effet, l’auteure nous présente une des facettes de l’un des plus grands peintres impressionnistes qu’il n’ait jamais vécu qui est méconnue du grand public : comment Gauguin a-t-il réellement vécu dans cette île qui nous est présenté habituellement comme paradisiaque ?

Moi qui croyais lire une bd purement biographique et historique, je ne fus pas déçu du tout sur ce point mais j’avoue avoir été surpris par la façon dont Li-An raconte les péripéties de Gauguin : comme un récit d’aventures !

En effet, la vie de cet artiste ne fut pas de tout repos au regard des surprenantes découvertes qu’il fit à Tahiti. Il faut dire d’après Li-An que Gauguin avait une âme d’explorateur en recherchant sans cesse de nouvelles contrées pour témoigner à travers ses peintures de la réalité quotidienne de ces habitants. Gauguin était aussi un grand amateur de femmes et un tempérament curieux.
Cette bd fait la part belle aussi à Tahiti (c’est encore heureux étant donné la situation de cette histoire !) en nous dévoilant comment cet île se présentait à cette époque, ce qui fait que nous avons là une bd qui devrait combler également les fans de récits historiques.

Alors, évidemment, présenté de cette façon, je fus conquis par la lecture de « Gauguin ». Outre son originalité dans la manière de présenter la vie de ce peintre, j’ai apprécié la bonne narration et l’excellente mise en couleurs de Laurence Croix (coloriste aussi de nombreuses de bds réalisées par Brüno). Qu’en au dessin de Li-An, sans en être fan, je le trouve plaisant sans plus. En fait, je lui reproche de ne pas avoir essayé de s’approprier au mieux le style de Gauguin pour en faire une bd totalement imprégnée du dessin de cet artiste (un peu comme le fait Gradimir Smudja avec « Vincent et Van Gogh »).

Au final, j’ai apprécié la lecture de « Gauguin ». J’ai été charmé par la façon dont Li-An à conter les péripéties de Gauguin à Tahiti : comme un récit d’aventures ! Ce choix de narration devrait permettre aux lecteurs non fans de récits biographiques de passer également un bon moment de lecture en feuilletant cet album.
Une curiosité…

Nom série  Asterios Polyp  posté le 15/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont les nombreuses critiques enthousiastes des bédéphiles qui m’ont donné l’envie de lire « Asterios Polyp ». A vrai dire, à première vue, je n’étais pas attiré par ce comics parce que le dessin ne me plaisait guère. Mais je sais par expérience qu’il faut savoir mettre de côté cette impression pour apprécier une série car le scénario et le dessin forment un tout.

« Asterios Polyp » a été réalisé par David Mazzucchelli, c’est un auteur que je ne connais pas. Apparemment, il a travaillé sur des comics mettant en scène des superhéros.
Avec ce présent album, il change radicalement de thème en concevant son premier roman graphique où le personnage principal est un « enseignant-architecte » américain mondialement célèbre qui a tout plaqué pour devenir un simple mécanicien automobile dans un bled paumé.

Bref, je crois que vous avez compris : David Mazucchelli nous propose une histoire sur un type prénommé Asterios qui a une crise existentielle. Généralement, j’aime bien ce genre de récit mais quand c’est traité sans lourdeur et avec un minimum de cohérence… ce qui n’est –à mon avis- pas vraiment le cas avec cet album…

Je m’explique : faudra d’abord m’expliquer comment un gus qui voit son appartement flambé ne cherche t-il pas à rencontrer son assureur pour être dédommager de ce sinistre (d’autant plus que ça s’est déclenché à l’extérieur de l’immeuble) ? Ok, il a des problèmes existentielles, il n’a plus de sous et désirent refaire sa vie… mais alors pourquoi l’auteur n’a-t-il pas mis en scène un personnage qui glisse progressivement et volontairement vers la précarité au lieu de nous proposer une scène d’incendie bidon ? Bon, supposons que ça marche…
Faudra aussi m’expliquer comment il arrive à se faire embaucher tout de suite par un garagiste sans démontrer qu’il en a les compétences ? Malgré la (supposée) crise, c’est le plein emploi en Amérique ou quoi ? Bon, supposons que ça marche…
Faut ensuite m’expliquer comment un homme peut se retrouver mécanicien en quelques jours en ne lisant que des bouquins dans une bibliothèque… Bon, supposons que ça marche…
Et cette conclusion ? Je ne vais pas mettre de spoilers, qu’en pensent ceux qui ont lu cet album ? Bon, supposons que ça marche…
J’arrête là car des incohérences de ce type, j’en ai relevé encore une bonne dizaine dans ce seul ouvrage !
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré un auteur de bds et nous avons parlé de cinémas. A un moment donné, il m’a dit « Actuellement, les américains ne savent pas faire des films simples, ils en rajoutent des tonnes », c’est exactement à ça que j’ai pensé en refermant ce livre…

Et après ? Que l’auteur veut nous apporter comme messages à travers son personnage ?
Qu’un couple aux tempéraments différents ne veut pas automatiquement dire qu’ils se complètent ? Que la vie ne se résume pas à la logique pure et dure (Asterios m’apparaît comme un homme ayant peu de considération sur les rapports humains, sur les sentiments… du moins quand il était « architecte de papier ») ? Que la célébrité fait perdre à tout homme la notion de la réalité ? Franchement, je m’en fous complètement que l’auteur puisse m’apporter des réponses à ce genre de questions ! Ça me passe entièrement par-dessus la tête !

Et après ? Est-ce que ce comics m’a apporté du plaisir à sa lecture ? Comme vous pouvez en juger sur ce que je viens d’écrire sur ce bouquin, pas vraiment mais je reconnais qu’ »Asterios Polyp » m’est apparu comme un comics assez attachant parce que j’aime quand un récit me fait réagir de cette manière que ce soit positivement ou négativement, et parce que sa narration est très bonne ! En effet, David Mazucchelli intègre dans son récit beaucoup d’originalité dans la façon de mettre en page les péripéties de son personnage principal : il est agréable de constater que, de nos jours, le monde du 9ème art continue de nous proposer des bds novatrices à ce niveau !
Au fait, parlons un peu du personnage principal : arrogant, égoïste, péteux, se croyant supérieur… on a juste une envie : le tabasser !

Finalement, je ressors de cette lecture avec un avis mitigé. A mon sens, ce comics présente une excellente narration et d’un dessin bien en rapport avec le récit. Cependant, il m’est apparu doté d’un scénario rempli d’invraisemblances et de séquences mélodramatiques/philosophiques trop disproportionnées par rapport aux péripéties du personnage. Comme Roedlingen, j’ai refermé ce livre en me disant « Tout ça pour ça »…
Après, il faut voir si vous êtes prêt à mettre près de 30 euros pour un comics comme « Asterios Polys » dont vous n’êtes pas sûr que ça va vous plaire…

Note finale : 2,5/5

Nom série  Blacksad  posté le 20/01/2007 (dernière MAJ le 12/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un personnage charismatique, un dessin époustouflant et une ambiance digne des meilleurs polars des années 50, voila les principaux ingrédients qui font le succès de « Blacksad » !
Voici mes avis tome par tome d’une série dont chaque album est une histoire complète :

Tome 2 : "Artic Nation" :

Malgré un scénario assez classique, Blacksad est une des bds qui m'a le plus marqué ses dernières années. Son manque d'originalité dans le scénario est rattrapé par des dialogues savoureux, par une intrigue rondement menée et par une ambiance digne des meilleurs polars des années 50.

Dans "Artic Nation", l'histoire, je dirais plutôt l'enquête, se déroule dans un milieu qui rappelle le Ku Klu Klan, et a donc pour thème le racisme. Ce sujet est abordé de façon originale en faisant la distinction (souvent de manière humoristique) entre les aminaux blancs et noirs. Ce tome marque l'apparition d'un personnage important qui sera présent dans les autres tomes de la série.

En fait, le vrai point fort de l'album vient du graphisme exceptionnel et de la mise en page efficace de Guarnido. Il a réussi à "humaniser" ses personnages animaliers en leur dotant d'expressions faciales criant de vérité (jetez un coup d'oeil à la page 55 où on aperçoit le visage inquiet de la jeune fille : un des beaux dessins que je connaisse dans le monde du 8ème art !).

Ce deuxième tome est, à mon avis, meilleur que le premier qui était déjà excellent. Pour moi, l'histoire est plus intéressante que "quelque part entre les ombres" car elle reprend un des sujets les plus malsains de la société actuelle (le racisme). Un must !

Note finale : 5/5


Tome 3 : « Ame rouge »

J’avais eu un avis mitigé en lisant pour la première fois “Ame rouge” car le scénario me semblait trop dense, une deuxième lecture plus approfondie m’a gommé une partie de ce sentiment négatif.

« Ame rouge » est un album qui regorge de détails secondaires. Ainsi, dans cette bd, le lecteur découvre une réflexion sur l’art, un retour sur l’Allemagne nazi, la chasse aux communistes, quelques découvertes sur le passé de notre héros et j’en passe ! Et pourtant, l’intrigue principale est la course aux armements dans une époque qui rappelle énormément la guerre froide. Ainsi, j’ai eu la sensation de me perdre à la lecture de cet album par la faute de trop de choses à raconter. Une deuxième lecture estompera un peu cette perdition car le scénario est tout de même bien construit mais diable, pourquoi les auteurs n’ont pas pris l’initiative d’allonger cette histoire en au moins deux albums (même s’il faut attendre 2-3 ans pour lire le tome suivant) ?

Graphiquement, Guarnido a pris beaucoup de risques avec cet album. Par rapport aux tomes précédents, le lecteur s’apercevra que l’auteur a utilisé une mise en couleurs inhabituelle. Ainsi, les tons orangés et bleuâtres, ainsi que ceux en vert marin apparaissent dans cette bd. Ce qui a eu pour conséquence que j’ai eu le sentiment de me retrouver face à un album moins « polaristique » que les précédents. Il n’empêche que certaines planches comme celles des pages n°21, 27, 43 et 44 sont vraiment magnifiques ! De même, j’ai adoré l’introduction basée sur une partie de poker. Les personnages de type animalier sont dans l’ensemble attachants et me sont apparus très expressifs. Pour ceux qui souhaitent découvrir comment Guarnido a réalisé ses planches, je leur conseille de feuilleter le hors série de «Blacksad » : « L’histoire des aquarelles ».

« Ame rouge » est un album en deçà du deuxième tome de la série surtout au niveau du scénario qui, à mon avis, fourmille de trop de détails. Cependant, après une relecture, j’avoue que l’ensemble demeure tout de même bien construit et très plaisant à lire. Je suis admiratif devant la volonté de Guarnido d’avoir essayé des mises en couleurs plus osées et inhabituelles pour lui, signe que l’auteur aime se remettre en question même quand le succès des deux premiers tomes de « Blacksad » fut au rendez-vous. Chapeau !

Note finale : 4/5


Tome 4 : « L’Enfer, le silence »

Après un troisième tome surprenant où les auteurs nous présentent une histoire fondée sur la guerre froide, J. Diaz Canales et Juanjo Guarnido nous proposent avec « L’Enfer, le silence », un album qui reprend plus ou moins les bases du premier tome de la série « Quelque part entre les ombres ».

La grosse différence de cet album par rapport aux autres tomes de « Blacksad » est sa situation à La Nouvelle-Orléans. Les auteurs expliquent ce choix par leur coup de foudre pour cette ville à l’occasion d’une visite effectuée sur place. Il en résulte une histoire qui fait la part belle au Blues de La Nouvelle-Orléans et à la pratique du Vaudou.

Bref, je pense que vous l’avez compris, « L’Enfer, le silence » met l’accent sur l’atmosphère si particulière de cette contrée au détriment de l’histoire qui se résume en quelques lignes. En effet, l’enquête policière menée par Blacksad et Weeky m’est apparue très linéaire.

Pour le reste, encore une fois, Juanjo Guarnido a fait un magnifique travail sur le dessin (regardez un peu la pleine page sur le carnaval de La Nouvelle-Orléans !). Il suffit de feuilleter rapidement l’album pour s’apercevoir et imaginer à quel point cet auteur a peaufiné son trait, a réalisé de nombreuses recherches sur la mise en page et en couleurs pour réaliser cet album ! Aucune mauvaise surprise n’est à déplorer sur la représentation animale des protagonistes et le bédéphile découvrira de nouveaux visages.

Pour moi, il est clair que sans le coup de crayon de Juanjo Guarnido, « L’Enfer, le silence » aurait été un album banal. En effet, le scénario est sans originalité. De toutes les bds de la série parues à ce jour, j’ai une préférence particulière pour « Artic-Nation » et « Ames rouges » dont les récits me sont apparus riches et pleins d’intérêts.

Note finale : 3,5/5


Hors série : « L'histoire des aquarelles – Tome 1 »

C’est un véritable plaisir de lecture que nous offre Guarnido !

Ce hors-série de la série « Blacksad » est un vrai régal pour tous les fans de cet auteur, je pense particulièrement aux apprentis aquarellistes.
Pour ces derniers, Guarnido n’a pas hésité à mettre, dans ce recueil de recherches, la palette de couleurs qu’il a utilisées pour chaque case représentée. Il y explique ses choix et nous partage aussi ses angoisses et ses hésitations pour élire les couleurs définitives.

Ses commentaires sont très pertinents et plein de paradoxes aussi. C’est ainsi qu’on apprend, qu’à un moment donné, qu’il avait oublié une notion de base du dessin dans le tome 3 de « Blacksad » : la profondeur !
Comme un professeur, tout au long du livre, Guarnido répète sans cesse l’importance de la lumière et l'intérêt d’utiliser le blanc du papier pour illustrer un éclat. Ce ne sont que des exemples parmi d’autres que l’apprenti dessinateur et même le bédéphile-qui-ne-connaît-rien-à-la-couleur auront énormément de plaisir à feuilleter « l’histoire des aquarelles » et y découvrir quelques « secrets » de cet auteur.
Il est à noter que la plupart de ses esquisses sont paradoxalement très poussées et pourraient parfaitement convenir à une version finale d’une bd !

Ce livre est décidément un grand cadeau pour tous les fans de « Blacksad », merci aux auteurs !

Note finale : 5/5


Hors série : « L'histoire des aquarelles – Tome 2 »

Ce hors-série est sorti à l’occasion de la parution du 4ème album de la série « Le Silence, l’enfer », il reprend le même principe que « L’histoire des aquarelles – Tome 1 » en nous expliquant comment Juanjo Guarnido a mis en scène et en couleurs le dernier scénario de J. Diaz Canales.

En comparaison avec le tome 1 de « l’histoire des aquarelles », l’album est moins volumineux et par conséquent, moins complet. Il en résulte un hors-série moins surprenant que le premier album de cette série.

N’empêche, pour les fans de technique de dessins (ce qui est mon cas) et de « Blacksad », ce tome restera un incontournable pour eux d’autant plus que Juanjo Guarnido n’hésite pas à nous présenter les teintes qu’il a utilisées pour réaliser telle ou telle case.

Dans ce deuxième tome, la seule grosse nouveauté présentée réside dans la façon dont l’auteur a conçu les ambiances : il utilise désormais l’outil informatique avant d’ « attaquer » la couleur directe.

En conclusion, les lecteurs qui avaient acquis le premier tome de ce hors-série ne seront guère surpris en feuilletant ce nouvel album : ils retrouveront les explications pertinents de Juanjo Guarnido dans la manière dont il a mis en couleurs son album. Les bédéphiles reverront aussi la même maquette.
A défaut de m’avoir fait découvrir de nouvelles choses sur la façon de dessiner de Juanjo Guarnido, je ressors très satisfait de cette lecture car je considère ce tome comme un très beau cadeau de Noël (nous sommes en période de fin d’année 2010) : il est rare qu’un grand éditeur publie ce genre de réalisation, merci Dargaud !

Note finale : 4/5

Nom série  Le Casse - L'Héritage du Kaiser  posté le 12/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« L’Héritage du Kaiser » est incontestablement l’album le plus sombre de la collection « Le Casse », il a été réalisé par deux auteurs qui me sont inconnus : Trevor Hairsine au dessin et Herik Hanna au scénario.

Comme on peut le deviner en lisant le titre de l’album, le récit se déroule avant la seconde guerre mondiale, le lecteur est invité à suivre les péripéties d’un espion nazi.

Le moins qu’on peut dire en suivant cette histoire, c’est que le personnage principal est un homme extrêmement énigmatique ! Et le récit aussi puisqu’on ne saura ce que cet espion charismatique voudra que dans les dernières pages ! Pendant tout le long de ses « aventures », je me suis demandé ce que je voulais cet homme, pourquoi il faisait telle ou telle chose. D’ailleurs, certaines de ses actions resteront dans le flou une fois la lecture terminée : c’est pour ça que j’en suis ressorti avec un sentiment mitigé car j’aurais aimé savoir davantage sur ce personnage et ceux qui ont cherché à l’éliminer. L’autre raison de mon impression moyenne sur cet album est sur la façon dont cet espion arrive assez facilement à se tirer des situations difficiles, la dernière séquence m’a sidéré : sans aller jusqu’à exprimer des spoilers, je dirai qu’il ait impossible –à mon avis- de prendre l’identité d’une autre personne de cette façon !

Pour le reste, l’ambiance malsaine, noire et étrange y est particulièrement bien transcrite grâce au coup de patte et à mise en couleurs de Trevor Hairsine ! Pour moi, au niveau graphisme, cet album est le plus réussi de la collection grâce notamment au le style de cet auteur qui m’est apparu très personnel (les autres bd de cette collection était soit réalisées par des dessinateurs connus ou par des auteurs au style classique).

Bien que je n’aie pas été convaincu par ce sixième et dernier album de la collection « Le Casse », je vous demande vivement l’achat de cet assortiment car les bds me sont apparues dans l’ensemble suffisamment originales et captivantes pour que les lecteurs y passent un excellent moment de lecture.
Mais revenons un peu sur « L’Héritage du Kaiser », à mon avis, cette bd aurait pu être une des meilleures de cette collection si le scénario avait été plus démonstratif et le personnage principal plus convaincant. Parmi ses qualités, son graphisme et son ambiance particulière m’ont charmé mais pas assez pour que j’appréciasse pleinement cet album.

Nom série  Jeronimus  posté le 25/04/2009 (dernière MAJ le 05/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis sur les deux premiers tomes :

J’ai attendu le deuxième tome de « Jéronimus » pour me faire un avis plus précis sur cette série : ce second album (comme le premier d’ailleurs) ne m’a pas déçu !
« Jéronimus » ? C’est la deuxième série du duo composé de Christophe Dabitch (au scénario) et de Jean-Denis Pendanx (au dessin) chez les éditions Futuropolis après « Abdallahi ».

« Jéronimus » ? C’est le prénom d’un apothicaire hollandais du XVIIème siècle qui s’embarqua sur le « Batavia », le dernier navire de la VOC, la très puissante compagnie hollandaise des Indes orientales, pour fuir sa norme vie.
Cet homme, c’est aussi un être qui souffre de la vie et surtout de la mort de son fils. Ce dernier est décédé en bas âge de la syphilis alors que le couple ne présentait pas de signe de cette maladie…

Le scénario de Christophe Dabitch est donc une histoire vraie : celle de l’équipage du « Batavia » qui fut l’objet de manipulations plus ou moins sordides de la part de l’équipage dans l’espoir d’une vie meilleure. Jéronimus Cornelisz semble avoir été l’un des acteurs principaux de cette « aventure ».

J’ai adoré ce récit ! Non seulement parce que ce fut un fait réel mais aussi parce que cette série est truffée de références historiques qui me sont apparues très enrichissantes sur cette époque.
Ainsi, grâce à cette bd, j’ai pu découvrir comment le peuple néerlandais vivait au XVIIème siècle, comment le commerce à l’échelle mondiale était organisé (ce sont les hollandais qui inventèrent la bourse et le système des actionnariats), comment les intellectuels des Pays-Bas (je pense notamment aux célèbres peintres hollandais de cette époque) vivaient de leur religion (Jéronimus Cornelisz était un anabaptiste) et pleins de choses encore !
Bref, « Jéronimus » est vraiment une mine d’or pour ceux qui voudraient d’instruire sur cette période !
Je ne sais pas si ces faits se sont réellement passés comme racontés et illustrés dans ce récit mais je salue bas Christophe Dabitch d’y avoir fait des sacrées recherches pour concevoir « Jéronimus » !

Quant aux personnages principaux, je les ai trouvés fascinants. Il y a quelque chose en eux qui me donnent l’envie d’en savoir plus sur leurs passés malgré leurs (très nombreux !) penchants malsains. Par exemple, Jéronimus Cornelitz y est représenté à la fois comme un meneur d’hommes charismatique et un être perdu, énigmatique, hypocrite…

Incontestablement, en feuilletant cette série, le lecteur aura l’impression de regarder des tableaux. Il en résulte que l’atmosphère des villes hollandaises du XIXème siècle m’a semblée très bien rendue. Le mode de vie des habitants, les navires, les paysages y apparaissent criants de vérité (enfin, disons que la représentation du monde à cette époque m’est apparue comme je l’imagine). J’ai également apprécié la façon dont Jean-Denis Pendanx dessinent la peur, la gaieté, la colère -et j’en passe !- à travers les expressions de ses personnages. Franchement, j’ai énormément aimé ce style très personnel !

Je ne sais pas en combien de tomes est prévue cette série mais il est sûr que j’achèterai les prochains albums de « Jéronimus » les yeux fermés ! J’y ai adoré les faits historiques abordés dans cette bd, j’y ai appris beaucoup de choses sur le XVIIème siècle notamment sur la façon dont les hollandais vivaient et comment le commerce mondiale s’articulait. L’histoire de l’équipage du « Batavia » en elle-même m’est apparue comme un récit délicieusement dramatique.
A découvrir !


Avis sur le troisième (et dernier) tome :

Ce dernier album de la série confirme l’excellente impression que j’avais eue pour les deux premiers tomes : c’est un récit historique dramatique terriblement attachant que nous proposent Christophe Dabitch (au scénario) et Jean-Denis Pendanx (au dessin).

Dans ce troisième tome, par la force des choses, la représentation des Pays-Bas au XVIIème siècle est pratiquement absente du récit. Sans vouloir trop vous en dévoiler, l’histoire se déroule dans l’océan indien et nous plongent vers des faits incroyablement terribles… et (paradoxalement) assez pertinents par rapport à la situation dans laquelle tout l’équipage va se retrouver.

En fait, dans cet album, ce sont les ordres de Jéronimus qui seront décrites et disséquées par les auteurs : Christophe Dabitch ne nous cache pas ses sentiments (à travers la voix off assez présent dans l’album) pour son personnage. Ainsi, pour expliquer le comportement de Jéronimus, l’auteur pointe le fait que cet homme a géré les siens d’une manière comptable pour essayer de les extraire d’une situation critique. En clair, Christophe Dabitch pense que Jéronimus a été victime d’un système basé sur le profit (le capitalisme) au détriment du bonheur de tous les êtres humains. Mais, d’autre part, il est clair aussi que Jéronimus fut un être tourmenté par sa vie sentimentale gâchée et par son désir de s’en sortir dignement après l’échec de la mutinerie. Le lecteur se retrouvera donc devant un récit mettant en scène un personnage très complexe et fascinant malgré tous les horreurs qu’il ait pu commises.

Rien à redire au niveau du dessin, c’est vraiment du très beau boulot ! Pour avoir vu les planches originales réalisées à la peinture acrylique et exposées au festival bd de Saint-Malo 2010, j’avoue avoir été bluffé par la beauté de son travail ! Seul, le manque de lisibilité dans certaines cases peut lui être reproché… et encore !...

« Jéronimus » figure sans problème parmi mes récits historiques préférés (Les situations géopolitique et culturelle des Pays-Bas au XVIIème siècle au niveau mondial y sont passionnément décrites dans le premier tome), j’y ai apprécié le magnifique dessin de Jean-Denis Pendanx et le scénario de Christophe Dabitch qui nous fait interroger longuement sur les gestes qu’a commis Jéronimus Cornelitz.
Un must !

Note finale : 4/5

Nom série  Renaissance  posté le 27/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est un ami qui m’a prêté « Renaissance » en ces termes : « Tiens, cette bd vient d’un film », « c’est bien ? » lui demandais-je, « C’est une bd assez spéciale » me répondit-il. Un rapide coup d’œil au contenu de l’album m’a fait apparaître un graphisme soigné et assez personnel, c’est ce qui m’a fait décider de lire aussitôt « Renaissance ».

Le récit se situe en 2054, une jeune femme scientifique est portée disparue, elle semble avoir été enlevée : par qui et pourquoi ? C’est ce que tentent de savoir la police représentée par Karas et Avalon, la société qui emploie cette savante.

Rien qu’à lire ce résumé, on peut déjà avoir quelques pistes sur le mobile de cette affaire… Quant au scénario proprement dit, j’avoue ne pas avoir compris tout de suite l’utilité de mettre en scène cette histoire dans le futur. En effet, cette histoire m’est apparue plus proche d’un récit policier que d’un récit de science-fiction. D’ailleurs, j’ai eu un peu l’impression que le dessinateur n’était pas très à l’aise avec cet univers puisqu’il a du faire appel à Citroën pour « designer » un véhicule.

A mon avis, cette bd souffre d’un gros problème de narration. A la base, cette histoire est super simple à raconter puisque sa trame est linéaire mais les auteurs ont incorporé dans la bd des sauts entre les scènes et des séquences de bavardages qui compliquent inutilement la compréhension du récit.
De plus, le dessin qui a première vue est de bonne facture ne se révèle pas vraiment adapté à la bd étant donné que les personnages sont difficilement différenciables. Seul, le choix du noir et blanc m’est apparu adéquat à ce scénario car il y apporte une bonne ambiance de polar.

Il y a de bonnes choses dans cette bd : une ambiance glauque réussie, un graphisme –disons- « spécial » entre autres mais tout cela est gâché par une narration compliqué et par un dessin qui ne nous permet de bien différencier les différents personnages au premier coup d’œil. Bref, « Renaissance » m’est apparue comme un album très moyen. Dommage car j’ai senti que les auteurs s’étaient beaucoup investis dans cette bd…

Nom série  Entre les ombres  posté le 27/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est la belle couverture souple d’« Entre les ombres » qui m’a donné l’envie de feuilleter cette bd. Dès les premières pages, le ton est donné : Arnaud Boutle, l’auteur, nous propose de suivre les péripéties d’un homme qui se retrouve seul au monde suite à une apocalypse.

Le début m’est apparu très accrocheur car j’ai pris du plaisir à découvrir le quotidien morne et solitaire de ce gus. Par contre, le dénouement ne m’a pas séduit car je l’ai trouvé trop ouvert à mon goût. En effet, je m’attendais à ce que cet homme se mette à rechercher des proches. Je m’attendais aussi à ce que l’auteur nous explique en toute logique comment cet être s’est retrouvé seul dans cette ville puisqu’il insère dans son scénario des passages où le lecteur découvrira comment la population s’est comportée face à la « menace ». Au lieu de ça, ce personnage plonge irrésistiblement dans la mélancolie. Certes, ce choix scénaristique de la part d’Arnaud Boutle est pourtant pertinent et réaliste mais lorsque je lis une bd, je m’attends quand même à y voir un message optimiste sur notre avenir (Il y a déjà –à mon avis- trop d’informations négatives qui envahissent la presse et nos écrans comme ça !)…

L’auteur glisse dans sa bd un message écologique comme quoi la nature tôt ou tard reprendra ses droits. Là encore, rien de nouveau à se mettre sous la dent : tout le monde sait bien que sans entretien, les bâtiments se laisseraient envahir rapidement et facilement par les espaces verts. Cependant, je salue tout de même cette initiative d’Arnaud Boutle car elle permet de mettre dans sa bd de fortes belles séquences poétiques.

Le dessin est le point fort de cet album, il est complété par une mise en couleurs de toute beauté. Les tons utilisés et le rythme lent permettent de mettre une ambiance délicate à cette bd.

C’est incontestablement une bd d’ambiance que nous propose Arnaud Boutle, cela a été possible grâce au beau travail graphique de cet auteur. Pour le reste, ne vous attendez pas du tout à y lire un récit d’action car l’accent est mis sur le comportement d’un homme qui se retrouve seul du jour au lendemain et sur le retour de la nature dans une mégapole abandonnée par l’homme

Nom série  Les Cahiers (Un récit-témoignage d'Igort)  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Franchement, je ne m’attendais pas du tout à lire un récit aussi sérieux et terrible que ça ! En feuilletant « Mémoires du temps de l’URSS, les cahiers ukrainiens », je pensais y découvrir des anecdotes rigolotes sur les habitants de ce pays et un carnet de voyage sympa sur cette contrée. En fait, c’est une bd réunissant les témoignages de ceux qui ont vécu l’holodomor que nous propose Igort.

Qu’est ce que l’holodomor ? Ça se passe dans les années 1930, c’est un programme élaboré par Staline et son gouvernement pour « forcer » les ukrainiens à accepter la collectivisation. Comment ? En implantant volontairement la famine dans leur pays. Pour quel résultat ? Au moins un quart de la population ukrainienne fut décimé !

L’album se présente en plusieurs chapitres. A chaque chapitre, une personne raconte comment elle a vécu cette période dramatique. On y découvre aussi comment les ukrainiens ont traversé les divers faits (comme la seconde guerre mondiale, l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl), réformes et gouvernements jusqu’à nos jours… le moins qu’on peut dire, c’est que l’Ukraine est loin d’être pays moderne, il est loin aussi le temps où on disait que ce pays est le grenier à blé de l’Europe. Le lecteur y distinguera comment, aujourd’hui, les ukrainiens vivent la capitalisation de leur nation et les effets de la radioactivité.

Je savais qu’il s’était passé « quelque chose de grave » en l’URSS lorsque Staline était au pouvoir mais je ne savais pas que ce fut à ce point terrifiant pour le peuple ukrainien. Quand je pense que tout cela s’est déroulé dans l’indifférence quasi générale des autres nations, ça donne une idée du comportement des politiciens et des populations à cette époque. Donc, la lecture de cette bd me fut salutaire : je vois désormais d’un œil nouveau le peuple ukrainien, mes opinions sur Staline et l’URSS ont aussi changé. Il faut aussi remercier Igort d’avoir conçu cet ouvrage car en réunissant tous ces rares témoignages, il contribue à faire en sorte que personne n’oublie ce génocide (oui, ce mot n’est pas trop fort !) dont furent victimes des millions d’ukrainiens.

Deux choses m’ont « tiqué » en lisant cette bd :
- Je n’aime pas trop ce genre de dessin mais je reconnais que le trait d’Igort colle bien au récit surtout au niveau de la mise en couleurs dont les tons sont rougeâtres et brunâtres.
- La narration en voix off y est très présente. Souvent, j’ai eu l’impression de feuilleter un roman car de nombreux dessins ne servent qu’à illustrer les propos de l’auteur. J’y ai constaté également la présence de beaucoup de fautes grammaticales et de vocabulaires.

Ce premier tome des « Mémoires du temps de l’URSS » m’est apparu très intéressant à lire. Cette bd contentera les lecteurs qui sont intéressés par les récits historiques même lorsqu’elle relate des faits qui se sont passés dans un pays étranger.
Je doute fort que les bédéphiles qui n’apprécient généralement pas ce genre de récits trouveront leur bonheur en feuilletant cet album d’autant plus que l’auteur y raconte un terrible drame national avec toute la gravité qui se doit avec.

Nom série  Base Neptune  posté le 20/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mmmm… que dire sur « Base Neptune » ? Pas vraiment convaincu par le scénario mais il règne une ambiance tellement particulière dans cette bd que j’en conseille tout de même la lecture.

« Base Neptune » est le deuxième album de Renart, c’est un récit de science-fiction qui se situe entre Neptune et Pluton. L’histoire met en scène des Neptuniens et des Plutoniens qui se combattent. Le personnage principal est un espion Plutonien qui s’est infiltré dans une base Neptunien afin d’y découvrir et d’y démanteler leur arme fatale…

Avec un tel scénario, le lecteur peut s’attendre à assister à des batailles dantesques dignes de « La Guerre de étoiles », il n’en est rien ! En effet, l’action est centralisée sur la base Neptunienne. Bref, il s’agit d’un huis-clos assez inquiétant où l’ambiance est lourde et où nombre d’évènements resteront inexpliqués. Sur ce dernier point, il serait dommage que l’auteur et son éditeur ne prennent pas l’initiative de publier d’autres albums se passant dans cet univers imaginé par Renart car il y a, apparemment, pas mal de choses à raconter !

Quant au récit proprement dit, j’avoue qu’il ne m’a pas convaincu par l’extrême facilité à laquelle l’espion a pu s’approcher du roi Neptunien et par son dénouement qui m’a semblé guignolesque.

N’empêche, j’ai vachement apprécié la façon dont Renart a mis en place une atmosphère oppressante à son récit. Je veux dire par là que quand je découvre une ambiance de ce type dans une bd, d’habitude, j’abandonne la lecture alors que là j’ai plutôt eu l’envie de connaître sa suite.

Le graphisme ? On dirait du Frédérik Peeters, il y retrouve le même trait épais et la même manière de pauser les scènes pour se centraliser le comportement des personnages. La mise en couleurs contribue beaucoup de donner cette atmosphère lourde.

« Base Neptune » est ce que j’appelle une « bd d’ambiance », c’est un album qui se focalise beaucoup sur l’étrangeté du scénario et sur sa situation dans un huis-clos. La mise en couleurs qui emploie des tons bleuâtres contribue beaucoup à rendre une atmosphère lourde au récit. « Base Neptune » est une bd qui ne m’a donc pas totalement convaincu mais Renart, vu son jeune âge et ce qu’il a montré avec cet album, est incontestablement un auteur à suivre…

Nom série  Le Joueur  posté le 20/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je pensais avoir affaire à une bd éditée chez Futuropolis en la voyant : même maquette, même papier épais, dessin personnel complété par une mise en couleurs à l’aquarelle et pagination conséquente. Seul, le prix de cet album apparaît moins élevé que la plupart des bds publiées chez Futuropolis. Au fait, c’est quoi cette réalisation ? C’est « Le Joueur » scénarisée par Stéphane Miquel et dessinée par Loïc Godart, et c’est publié chez Soleil (Drôle de politique éditoriale de la part de Soleil étant donné que cet éditeur a des parts chez les éditions « Futuropolis »…).

Les auteurs nous proposent un récit se situant au tout début du XXème siècle. Les casinos servent de décors à cette histoire où des imbroglios financiers s’implantent dans une famille d’aristocrates russes. Le personnage principal est un homme qui par amour pour sa belle va se retrouver mêler aux histoires d’argent et à la zizanie ambiante de cette riche famille…

Oulala ! Quand on lit un album de ce type, on peut se dire que la vie est vachement compliquée ! Non pas parce que le scénario de Stéphane Miquel (adapté d’un roman de Fédor Dostoievski) est dur à suivre mais parce que les protagonistes sont (très) tourmentés. La passion, la contradiction et l’argent sont les maitres mots de ce récit. Le résultat donne un album qui se concentrent sur le destin des différents personnages, où l’ambiance est paradoxalement lourde et gaie (cela est probablement du à l’apparition de la matriarche et aux séquences dans le casino) à la fois. En tout cas, je ne me suis pas ennuyé en suivant les péripéties de cette famille bizarroïde !

J’ai vachement apprécié le coup de crayon de Loïc Godart non pas parce qu’il fait partie de mon panthéon au niveau du dessin mais parce que je le trouve parfaitement adapté au récit. Il est assez rare de voir une symbiose excellente entre le graphisme et le scénario dans une bd et ce duo d’auteurs montre que c’est possible ! Chapeau les artistes !

Cette bd possède un charme fou ! Elle présente un récit solide et dense, des personnages attachants et un dessin en totale adéquation avec ce scénario… et pourtant, je ne mets pas au moins 4 étoiles à cet album ! Mes seules explications à cette notation se situent probablement au fait que je n’ai jamais été attiré par les casinos et parce que, malgré sa situation au XXème siècle, les auteurs ne font pratiquement jamais allusion au contexte historique de cette époque.

Note finale : 3,5/5

Nom série  Le Casse - Gold Rush  posté le 16/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quoi de plus normal de situer un casse au Far-West ? C’est ce que nous proposent Luca Blengino (au scénario) et Antonio Sarchione (au dessin) en concevant le 5ème album de cette collection.

Ça se passe au tout début du XXème siècle, Mac, un repris de justice cherche à mettre en place une petite bande, son but ? Se rendre dans une petite ville au bord des montagnes rocheuses pour y dérober la plus grosse pépite d’or du monde ! Mais, rien ne sera de tout repos car son propriétaire nommé Zondrick règne en maitre dans ce bled et veille jalousement à son « trésor »…

C’est un récit bien construit au scénario solide et doté de rebondissements que nous présentent les auteurs… et pourtant… je n’ai pas beaucoup accroché à cette histoire. Mon grand reproche concerne les personnages qui manquent –à mon avis- de charisme. Jamais dans ce récit, je n’ai ressenti d’émotion pour les protagonistes. Jamais aussi, je n’ai vraiment vibré face aux péripéties vécues par cette bande de gangsters. Tout cela n’aurait pas été trop pénalisant pour moi si le dessin m’avait plu, hélas, ce ne fut pas le cas…

Certes, les décors sont fouillés et les personnages sont facilement identifiables au premier coup d’œil dans cette bd mais le trait de Antonio Sarchione m’est apparu « froid » et très impersonnel. Certes, la mise en page est aérée et le choix des cadrages est pertinent mais tout cela est assez classique.
Dans ce récit, il n’y a pas de gros plan sur les personnages (genre zoom rapproché sur les yeux d’un personnage pour nous faire ressentir sa peur) ni de scènes vraiment cinématographiques où on se sent vraiment au cœur de l’action (quand les protagonistes utilisaient des explosifs par exemple, pourquoi les auteurs n’ont-ils pas employé des grandes cases ?).

Je pense que les lecteurs qui sont amateurs de westerns spaghettis – ce qui est mon cas !- resteront sur leur faim en lisant « Le Gold Rush » car il n’y a aucune scène qui m’ait donné des frissons. Pire, les personnages ne me sont pas apparus attachants.
Cependant, le scénario est bien construit et devrait tout de même contenter les bédéphiles qui sont –à mon avis- fans de récits policiers plutôt que d'histoires mettant en scènes des cow-boys…

Nom série  L'affaire Dominici  posté le 14/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me suis procuré « L’Affaire Dominici » en souvenir de l’excellent feuilleton du même nom en 2 ou 3 parties qui avait été présenté à la télévision française (avec un excellent Michel Serrault dans le rôle principal) il y a pas mal d’années, j’avais été impressionné par le grotesque acharnement du commissaire chargé de l’enquête et par le tempérament « brut » de Gaston Dominici qui a été apparemment condamné à tort du meurtre d’une famille anglaise de passage en Provence.

La scène se passe en 1952, une jeune fille et ses parents anglais sont retrouvés morts sur la route de Provence à proximité de la Durance. Aussitôt, des soupçons se reposent sur la famille Dominici dont le domicile du patriarche est situé à proximité du drame. Le commissaire Sébeille de la police marseillaise est chargé de retrouver le ou les meurtriers. Tout au long de son enquête, il ne cessera de s’acharner sur Gaston Dominici et ses enfants… Et pourtant, on ne saura jamais le mobile de ces homicides, on ne saura jamais non plus si c’est vraiment les Dominici sont réellement les coupables alors que les indices et les témoignages étaient très contradictoires !

J’ai été capté par la lecture de cet album… jusqu’à son dénouement qui tombe totalement à plat ! Pourquoi diable Pascal Bresson (au scénario) et René Follet (au dessin) n’ont-ils pas été plus loin dans la recherche de la vérité sur le meurtre de cette famille anglaise ?! Je me souviens du téléfilm qui concluait sur l’hypothèse d’un règlement de compte entre anglo-saxons car le père était un important directeur d’une grosse société, le ou les meurtriers auraient profité du périple de cette famille en France pour l’abattre. Dans la bd, il n’y a aucune recherche, les auteurs se cantonnent sur l’enquête du commissaire Sébeille jusqu’à la condamnation de Gaston Dominici, point final ! Il n’y a pas d’épilogue dans cette bd qui aurait pu nous éclairer davantage sur les tares de cette affaire.

Pour le reste, le récit est tout de même très captivant à suivre ! Et le lecteur comprendra que Gaston Dominici a voulu protéger toute sa famille en reportant toutes les accusations sur lui, du moins dans la version que nous présentent les auteurs. Je trouve que le découpage est excellent, la mise en page est assez aérée, le nombre de cases par planche n’est pas excessif et par conséquent, ça permet à la bd de présenter une bonne lisibilité.

J’aime beaucoup le coup de patte de René Follet même si par moment, j’ai éprouvé du mal à bien distinguer au premier coup d’œil qui est le personnage présenté. Cependant, ceci n’est qu’un pinaillage de ma part étant donné la bonne qualité graphique de l’ensemble de l’album. L’utilisation d’un lavis en noir et blanc est particulièrement justifiée par ce scénario, cette colorisation permet de créer une ambiance pesante et tendue au récit, elle permet aussi de se plonger dans les années 50 comme si on regardait un bon vieux polar.

Il aurait fallu une bonne conclusion à cet album pour que je l’appréciasse pleinement, il est dommage que le scénariste n’ait pas été plus loin dans ses recherches sur cette affaire ou n’ait pas proposé les autres hypothèses sur le meurtre de cette famille anglaise qui avaient été présentés par des journalistes.
Pour le reste, tout est nickel pour moi : le récit est passionnant, l’ambiance lourde est bien rendue et le dessin de René m’est apparu très convaincant… jusqu’à cette conclusion bâclée…

Nom série  Barracuda  posté le 13/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Enthousiasmé par les commentaires de nombreux bédéphiles ayant aimé le premier tome de « Barracuda », je me suis pratiquement précipité pour m’acquérir cet album ! Il faut reconnaître aussi que la présence de Jérémy Petiqueux, coloriste de la superbe série « Murena », en tant que dessinateur de « Barracuda » m’a hautement motivé à cet achat.

C’est une histoire de pirates (on ne sait pas à quelle époque que ça se passe mais ce n’est pas très important) que nous présentent Jérémy Petiqueux et Jean Dufaux. Les héros du récit se nomment « Blackdog », le capitaine du « Barracuda », et son fils « Raffy ». Ces personnages se partagent la vedette avec Emilio et Maria, deux adolescents qu’ils ont capturés suite à l’abordage d’un navire espagnol. Devenus esclaves, ces deux enfants ont été vendus à bon prix à des hommes plus ou moins scrupuleux dès leur retour sur terre… Mais « Blackdog » a d’autres projets en tête dont celui de retrouver le plus gros diamant du monde suite à la découverte d’une carte de trésors et à la capture de riches héritiers à bord du navire que son équipage a abordé…

Que dire du scénario de ce premier tome de la série ? La plupart des ingrédients qui composent –à mon avis- une bonne histoire sur les pirates se retrouvent dans cet album : un capitaine énigmatique, des grandes gueules, une bataille navale, des belles femmes (bin oui quoi !) fortes en tempérament, du sang, de la poussière, des passes d’arme… et j’en passe. Il y manque juste un peu d’humour, des trahisons et des bonnes séquences épiques que se racontaient les flibustiers.
Et pourtant, malgré tout cela, je suis ressorti un brin déçu de ma lecture…

La faute à des comportements vachement irrationnels de la part des protagonistes surtout de la part de Maria qui se présente malgré son (très) jeune âge comme une femme mature, se laisse dévoiler sa nudité au public bien qu’elle ait été élevée dans une riche famille et qu’elle ait été éduquée sous les principes de la religion chrétienne… Et je ne vous parle pas de l’homme qui a « acheté » Emilio à un prix exorbitant alors que sa demeure tombe en ruine… Sur ce dernier point, j’espère bien que Jean Dufaux aura une explication à nous apporter par la suite sur le comportement de ce chevalier comme je souhaite une réponse à la présence de la riche famille sur le navire espagnol. Et je ne vous parle pas du tempérament de Raffy qui est loin de posséder le charisme qu'on attend pour un personnage principal…

Je me range au concert de louanges des autres bédéphiles sur le dessin de Jérémy Petigueux dont on sent un certain « parrainage » en la personne de Philippe Delaby, dessinateur de la série Murena à laquelle Jérémy participe en tant que coloriste. Personnellement, je trouve que le coup de patte de Jérémy Petiqueux est légèrement en retrait de Philippe Delaby mais il faut reconnaître qu’il assure pour un premier album !

Ce premier tome de « Barracuda » m’est apparu distrayant mais il comporte des invraisemblances et des séquences inexpliquées qui m’ont gâché cette lecture.
J’avoue que j’attends avec grande curiosité le prochain album de la série car cette introduction se passe la majeure partie du temps sur terre et son dénouement laisse deviner que la prochaine bd se déroulera en mer avec comme personnage principal « Blackdog » qui est plutôt effacé dans ce premier récit : je m’en réjouis d’avance car les comportements de Maria et de Raffy dans ce présent album m’ont gonflé…
Bref, j’attends de voir comment va évoluer la suite des aventures du pirate « Blackdog » pour me prononcer définitivement sur mon conseil d’achat ou non de cette série…

Nom série  La Dynastie des Dragons  posté le 11/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vraiment pas mal cette nouvelle série d’Emmanuel Civiello ! En tout cas, « La Dynastie des Dragons » est cent fois mieux que celle qu’il avait réalisée avec sa compagne Hélène Herbeau, je faisais bien entendu la comparaison avec « Mamma Mia ».

Pour la petite histoire, ce couple d’auteurs s’est installé en Asie depuis maintes années. Hélène Herbeau en a donc profité pour s’intéresser à la culture de ce continent, et en a logiquement concocté un scénario basé sur les légendes chinoises et sur l’histoire de ce pays.

En fait, le lecteur suivra le destin du fils de l’empereur Song (territoire des Hans) qui a été « envoyé » chez les Tangoutes. L’enfant a été sacrifié par le roi afin de calmer la colère du dragon Ying Long suite à la capture d’un phénix, animal sacré et immortel. Le bédéphile suivra aussi la destinée d’une femme Hans qui fut mariée contre son bon gré à l’ambassadeur Zhao Bao Ji, un Tangoute…

S’il est vrai que le scénario de ce premier tome de « La Dynastie des Dragons » est difficile à suivre, croyez-moi, ça vaut le coup de s’accrocher à cette histoire car il aborde avec précision –il me semble- et avec passion le passé de la Chine. Si je dis ça, c’est parce que je suis fan de récits historiques et par conséquent, j’aime quand je découvre de nombreuses informations sur le passé d’une civilisation et de personnages qui ont marqué leur époque. Le récit d’Hélène Herbeau m’est apparu intéressant, passionnant et riche en renseignements sur la conception de ce grand empire qui est devenu par la suite la Chine telle qu'on la connaît de nos jours.

Certes, dans cette bd, il est ardu de retenir les noms des différentes contrées et des personnages mais il faut se convaincre qu’on a affaire à un récit qui met en scène des protagonistes et des territoires qui ont réellement existé ; par conséquent, il aurait été –à mon avis- irrespectueux de « simplifier » les appellations sous la seule excuse que ces dernières ne sont pas communes à notre culture occidentale.

Que penser des différents personnages ? Pour moi, deux d'entre eux sortent du lot dans ce premier tome de la série : l’empereur Song et la femme de la deuxième partie de la bd. Le premier personnage est captivant par son acharnement à acquérir l’immortalité, et le second par sa douceur et sa ténacité à rester une femme Song. Pour le reste, il est vrai qu’il est difficile de s’attacher aux protagonistes secondaires car ils disparaissent assez vite du récit malgré les 70 pages que compte la bd. A noter que le célèbre juge Bao fait son apparition dans ce premier tome !

Quant à l’aspect fantastique de ce scénario par la présence de dragons et d’un phénix, que ceux qui détestent ce genre de récit se rassurent ! L’existence de ces créatures ne dénature pas l’aspect historique de cet essai d’Hélène Herbeau ; au contraire, ils lui apportent une petite touche surnaturelle qui a contribué à m’intéresser à la fable chinoise présentée par l’auteure dans ce présent album.

Le graphisme d’Emmanuel Civiello s’il est de haut niveau m’est apparu un peu en deçà de ce qu’il faisait sur « La Graine de folie » : Certaines perspectives comme sur l’attaque des Tangoutes (page 22) m’ont semblé peu convaincantes, j’y ai noté aussi quelques visages exagérément déformés. Cependant, il faut reconnaître que le travail d’Emmanuel Civiello est tout de même impressionnant au vu des 70 pages qui forment ce premier tome ! Pour moi, cet auteur est un des auteurs les plus doués de sa génération et une de mes références dans l’illustration : quelle beauté dans sa mise en couleurs ! Quelle inventivité dans sa mise en page (jetez un coup d’œil aux pages 58-59 !) ! Quelle précision dans son dessin (page 48 ) ! Un vrai régal sur le plan visuel !
Un dernier mot sur la représentation des personnages : vu la présence de très nombreux protagonistes dans ce premier tome, il me semble assez difficile pour un auteur de bien les faire distinguer au premier coup d’œil mais je trouve qu’Emmanuel Civiello s’en est bien sorti (il ne pouvait pas par exemple raser ses personnages étant donné que c’était la coutume de l’époque que les chinois aient des moustaches ou des barbichettes !).

Certes, il faut être bien éveillé pour lire ce premier tome de « La Dynastie des Dragons » car le récit est dense, les personnages sont assez durs à reconnaître au premier coup d’œil et les dénominations des protagonistes ou des lieux sont difficiles à retenir. Cependant, il serait dommage de passer à côté de cet album car le scénario m’est apparu très intéressant et passionnant. De plus, le dessin d’Emmanuel Civiello est –à mon avis- tellement envoutant qu’il serait injuste de ne pas faire un effort de compréhension sur le scénario. En tout cas, moi, j’attends impatiemment le prochain tome !

Nom série  Page noire  posté le 02/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit polar publié par Futuropolis ? Je suis curieux de voir ça étant donné que cet éditeur est plutôt spécialisé dans la production de romans graphiques ! Ce sont Frank Giroud et Denis Lapierre qui se sont activés au scénario accompagné de Raph Meyer au dessin : autant dire que ce ne sont pas des auteurs inconnus pour tous ceux qui lisent régulièrement des bds !

« Page noire » nous propose de suivre les péripéties de Kerry Stevens qui essaie à tout prix de connaître l’identité de Carson Mc Neal. Ce dernier est un écrivain à succès mais il a particularité de ne s’être jamais montré en public et de ne jamais avoir accordé une interview à quiconque. Cependant, Kerry Stevens a eu la chance grâce à ses relations professionnelles de lire une partie du dernier roman de Carson Mc Neal, bien avant sa sortie officielle. Dans ce livre (et aussi, dans ce présent récit), les lecteurs suivront la vie assez tumultueuse d’Afia Maadour…

Il faut reconnaître que le scénario de « Page noire » est très bien construit, très bien conçu… je dirais même que c’est TROP bien pensé même ! Car, tout cela manque énormément de spontanéité, de naturel dans ce récit ! J’ai du mal à croire que le personnage principal, c'est-à-dire l’écrivain, ait mené tout le monde du bout des doigts sans anicroche à ce point-là ! A moins de s’appeler Dieu, ce mec a une chance pas possible ! Comment être convaincu qu’il a pu pratiquement tout connaître de la vie d’une des héroïnes tout en ayant été à des centaines voire des milliers de kilomètres d’elle ?

A part ça, j’avoue que cette histoire m’a tout de même fait accrocher à sa lecture jusqu’au bon deux tiers du récit : le récit était passionnant, les personnages étaient vraiment intéressants… Après, le derniers tiers du livre, je le sentais venir avec cette révélation qui ne m’a pas convaincu.

Graphiquement, Ralph Meyer utilise deux types de dessin pour cette bd : un style assez simple et proche de la ligne claire pour accompagner les péripéties de la journaliste et de l’écrivain ; et un style plus actuel, voire plus « informatisé », pour suivre les aventures d’Afia Maadour, l’autre héroïne. Pour être franc et bien que je sois plutôt réticent à contempler les dessins réalisés sur ordinateur, je préfère ce style, du moins ce que Ralph a été capable de concevoir avec cet outil. Le style utilisé pour les séquences liées à la journaliste m’est apparu trop dépouillé, je n’ai pas aimé par exemple la façon dont l’auteur représente les personnages situés à l’arrière plan (les visages sont trop « schématisés » à mon goût).

Sans ce final, j’aurais hautement apprécié « Page noire ». Jusqu’au deux tiers de la lecture, j’ai été emballé par cette histoire, les personnages étaient vraiment intéressants. Mais ce final… enfin, bref, tout ceci est pour vous avouer que j’ai été déçu par mon feuilletage de « Page noire »…

Nom série  Tranches de ville  posté le 31/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert la série « Tranches de ville » à l’occasion du festival BD de Darnétal 2010. Nicolas Sterin, l’auteur, tenait un stand d’ANBD pour un concours organisé en partenariat avec une banque bien connue chez nous.

« Tranches de ville » ? Ce sont des strips humoristiques en deux ou pages où le lecteur découvrira les aventures de Polète qui réside à Dieppe (commune de Haute Normandie).

L’héroïne est une vieille femme au caractère bien trempé (Une sorte de Tatie Danielle mais en plus sympa quand même !), elle est accompagnée dans ses péripéties par des personnages eux-aussi dotés de forts tempéraments… mais bon, peu importe, pourvu qu’on se marre ! Et là, chapeau l’auteur ! Parce que je me suis surpris plusieurs fois à être plié en deux de rires devant les pitreries de Polète ! Et dire que l’auteur a puisé dans les conversations des dieppois et des parisiens pour concevoir ses récits, y a de quoi être halluciné de voir autant d’originalités dans la connerie, que de nouvelles blagues liées notamment à l’écologie et aux nouvelles technologies de l’information voient le jour régulièrement et c’est tant mieux !

Huit tomes sont sortis à ce jour, je suis agréablement surpris que l’auteur soit aussi prolifiques et qu’il arrive à trouver régulièrement de nouveaux récits comiques. A noter que des auteurs connus comme Lewis Trondheim ont glissé des clins d’œil sous forme de dédicaces dans certains albums.

Graphiquement, c’est de la ligne claire que nous propose Nicolas Sterin, je n’aime pas ce type de dessin mais bon, passons… car je reconnais que ce style suffit amplement pour ce genre d’histoires d’autant plus que les personnages sont tout de suite identifiables et qu’on se croirait vraiment à Dieppe, ville où se déroulent les péripéties de notre héroïne.

Sympa, personnages assez attachants, franchement marrante et composée de récits originaux, « Tranches de ville » est une série que je vous conseille vivement de feuilleter. A découvrir !

Nom série  Pluto  posté le 04/08/2010 (dernière MAJ le 31/10/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis sur les 4 premiers tomes :

Fait exceptionnel : j’ai acheté les quatre tomes qui composent actuellement la série « Pluto » ! Bin quoi ? Oui, vraiment, c’est incroyable… de ma part ! Car, en général, je n’aime pas les mangas sauf ceux dessinés par Jiro Taniguchi. Alors, pourquoi ai-je acquis les albums parus à ce jour de cette série ? À cause des nombreux avis positifs postés ça et là sur ce site pardi ! Et aussi, parce que j’apprécie le coup de patte de Naoki Urasawa. Et enfin, parce que je sais que cette série sera terminée au bout de « seulement » huit tomes (Ouf ! Comme ça, ça ne sera pas une série à rallonge !) !

Pourtant, les deux premiers tomes de « Pluto » ne m’ont pas emballé, il a fallu attendre le troisième de la série pour qu’enfin je sois convaincu par l’histoire !

Les tomes 1 et 2 ? Disons que ce ne sont que l’introduction de ce manga. Je n’ai pas été séduit par l’idée que les robots puissent avoir les mêmes lois que les hommes au point de se marier entre eux et d’avoir une soi-disant vie familiale ! Je sais que les japonais sont en général très fascinés par la robotique mais pas au point de les considérer comme des êtres humains, complètement givrés les mecs ! Hé ! Encore heureux que l’enquête sur le meurtre de savants et la destruction des robots les plus puissants du monde me fascine malgré quelques longueurs : elle est très bien menée et ces séquences permettent de mieux cerner le comportement de chaque protagoniste.

Et puis vint le tome 3 qui nous propose une réflexion intéressante, philosophique et pertinente sur la place des robots dans la société. Je n’en dirais pas plus car je risque de vous dévoiler des spoilers, juste que cet album m’est apparu comme le plus captivant des 4 tomes qui ont été sortis à ce jour. C’est ce troisième épisode qui me motive à continuer à lire « Pluto » !

Le quatrième tome reprend un peu la trame des deux premiers albums où l’enquête prend le pas sur la réflexion, il semble annoncer la venue de combats épiques entre le bien et le mal : j’espère tout simplement que l’on ne retrouvera pas dans les albums suivants les mêmes batailles sans fin et ridicules que dans les dessins animés japonais !

Au fait, pourquoi avoir appelé cette série « Pluto » ?! Ma première réaction en voyant ce titre fut de l’assimiler à un récit sur le chien de Dingo ! ils auraient pu mettre l’appellation « Pluton » étant donné que c’est le bon nom donné au dieu des enfers dans la mythologie grecque…

J’ai apprécié le coup de patte de Naoki Urasawa, je le trouve lisible et les décors me sont apparus de toute beauté. J’ai apprécié le fait que les personnages soient exempts d’expressions exagérées. Bref, c’est vraiment très agréable à contempler. Juste une chose pour moi qui n’est pas habitué à lire des mangas : les premières pages en couleurs sont –à mon avis- vraiment réussies, pourquoi l’éditeur et l’auteur ne sortent-ils pas une version colorisée de « Pluto » même à un tarif double de celui de l’édition actuelle ?

Malgré une introduction qui m’est apparu longue et peu convaincante sur le statut futuriste des robots, j’ai passé un bon moment à lire « Pluto ». Cette appréciation positive, je l’ai ressentie à la lecture du troisième tome qui nous présente une réflexion intéressante sur la robotique et ses rapports avec l’homme. Pour le reste, l’enquête sur l’assassinat des différents protagonistes et sur la destruction des robots les plus puissants m’a fasciné. Le dessin de Naoki Urasawa est –à mon avis- très agréable à contempler.
Bref, j’attends la suite avec impatience !


Avis sur le 5ème tome :

Je pensais que le troisième tome avait influé un nouvel élan à la série : je me trompais ! Après lecture de ce nouvel album, le constat est clair pour moi : qu’est ce que c’est long !

Ok, on ne peut pas reprocher à l’auteur de poser ses personnages et développer ses réflexions sur la faculté des robots à prendre en main leurs destins. On ne peut pas nier aussi qu’il sait efficacement gérer le suspens, mettre en place ses pions comme s’il faisait une partie de jeux d’échecs… mais qu’est ce que ça traine !
C’est simple, depuis le début des aventures de l'inspecteur Gesicht et des robots les plus puissants du monde, j’ai l’impression que ça n’avance pas énormément, que je n’ai pas appris grand’chose et qu’on pourrait résumer ce scénario en quelques lignes !

Il y a une chose qui m’a intrigué au fil de ma lecture : c’est la désignation d’un royaume qui serait à l’origine de l’arme destructive. Ce royaume, c’est la perse ; autrement dit : l’ancienne appellation de l’Irak et de l’Iran réunifiés… ça ne vous choque pas ?

Bon, malgré ces reproches, je dois avouer que ma curiosité n’a pas baissé d’un ton et que, par conséquent, je suivrai les prochaines péripéties de ce « super flic ». Allez, courage, il ne me reste que deux (longs) tomes pour enfin voir le bout de ce récit : heureusement car il est clair que je n’aurai pas tenu le coup s’il fallait lire une douzaine d’albums !

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