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... a posté 1003 avis et 187 séries (Note moyenne: 3.1)

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Nom série  Pour en finir avec le cinéma  posté le 16/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai d'abord lu cet album. Puis 3 jours après je l'ai relu. Pas parce que j'avais adoré, c'est plutôt le contraire. Je me disais que j'étais complètement passé à côté, je m'acharne un peu, Blutch n'est pas donné au premier venu. C'est le cas de le dire ici car "pour en finir avec le cinéma" rend un hommage passionné de l'auteur au 7ème art, tout en utilisant pour cela le 9ème de fort belle manière d'ailleurs. Oui son dessin est très beau. De plus il marque ses scènes en les dissociant par des couleurs différentes, jaune, puis bleu etc.

Cela m'a parfois fait sourire, la façon qu'il a de se représenter en vieux cinéphile à la conduite masturbatoire par exemple. Mais globalement je n'arrive pas à rentrer dans son monde. Où veut-on en venir ? L'album est une suite de scénettes inspirées du cinéma, revisitez vos classiques, mais sans réel fil conducteur si ce n'est pour Blutch de déclarer son amour à Burt Lancaster ou Michel Piccoli. Certes le cinéma est un vaste sujet malgré seulement quelques décennies d'existence. J'ai entendu parler de Luis Buñuel ou Visconti même si je crois n'avoir jamais vu aucun de leurs films. Pour autant je ne pense pas qu'il faille être un familier de ce cinéma pour apprécier l'oeuvre de Blutch. Non non c'est juste le style Blutch qui ne passe pas, je n'avais déjà pas aimé Peplum, et à peine plus La Volupté, malgré toute ma bonne volonté cet hommage au cinéma ne passe pas mieux.

Nom série  Aâma  posté le 10/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aama, le nouvel album de Frederik Peeters l'auteur du très bon Lupus était particulièrement attendu au tournant. Dans la même veine, à savoir la science-fiction mais mâtinée d'une attention portée aux relations entre les personnages, ce premier tome permet de prendre connaissance des protagonistes. On établit aussi les liens qui les unissent et leur mission à travers un flashback conté par un robot à l'allure simiesque qui m'a fait fortement penser à Cobra - cigare au bec et jusqu'à l'arme dissimulée dans le bras.

On peut aussi rapprocher la trame de départ de la série Aldébaran, les protagonistes se rendant dans une sorte de colonie abandonnée depuis des années sur une petite planète déserte et inconnue.

Bref, on retrouve des marques familières, le récit coule tout seul et on prend beaucoup de plaisir à lire les aventures de Verloc Nim, sa relation avec son frère. On peut dire que le trio mis en place par l'auteur fonctionne bien.

Le dessin est très beau, et en couleurs cette fois là où Lupus était en noir et blanc. Un peu plus de 80 pages qui permettent de développer correctement ce premier tome. On en donne suffisamment pour ferrer le lecteur tout en laissant des questions en suspens pour la suite et notamment le comblement de l'ellipse entre les faits relatés sur la planète Ona(ji) et le présent du début de l'album.

Nom série  Nausea  posté le 19/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouvel ouvrage de Robert Crumb aux éditions Cornelius, ce Nausea est assurément un des titres de l'auteur les plus lubriques qu'il m'ait été donné de lire. Je connaissais déjà son attirance pour les femmes callipyges mais sa dernière histoire "bad karma" est un summum du trip d'un crétin au paradis qui se tape une déesse de la tête au pied... ou plutôt à la botte.

Commençons par une énumération de différents cas de malades sexuels du XIXe siècle. C'est rigolo les fétichistes du pied ou les amateurs d'anus de lapin mais au bout de 3 pages on se lasse un peu. Je feuillette rapidement pour découvrir avec soulagement que tout l'album n'est pas ainsi. En effet l'auteur alterne avec différentes histoires entre le bon et le moins bon. On peut y croiser Sartre, Jelly Roll Morton - un jazzman totalement inconnu pour ma part, ou encore une histoire sur Philippe K. Dick qui elle a tout à fait retenu mon attention nous narrant avec les mots de Dick ses expériences mystiques.

Bref, un bon dessin, des histoires "instructives" et une Bécassine un peu coquine font le sel de cet album, bien plaisant à lire.

Nom série  Teddy Beat  posté le 13/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Allez un bon 3 étoiles pour ce Teddy Beat, le teddy bear qui pense avec sa bite. C'est mérité et je mettrai presque 4 car c'est assez rare qu'une bande dessinée réservée aux adultes ne se prenne pas au sérieux comme ça sans que ça tombe dans une farce grossière ou un nanar géant.

Ici c'est drôle car bien écrit, c'est fin ça se lit sans faim et de plus le dessin est mignon avec ces petits personnages animaliers mais néanmoins excitant. L'auteur qui m'était jusque là inconnu est resté bloqué sur Windows 3.1 16 couleurs et ça donne un code cartoon un peu surnaturel à ce récit.

On trouve dans ce format poche plusieurs mises en situation du petit ours par exemple en forêt, à la plage, avec à chaque fois des bonnes surprises. Trop gros pour être crédibles mais de bons fantasmes. Il manque plus que Boucle d'Or.

Teddy Beat n'en a qu'une mais il est chaud comme une baraque à frites.

Nom série  Tonoharu  posté le 10/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tônoharu, un roman graphique d'un américain au nom à consonance danoise qui raconte son expérience au Japon, pas banal non ?

Le format est lui aussi à la croisée des genres. De la forme et de la consistance d'un manga avec environ 250 pages qui regroupent 2 tomes de l'édition originale américaine, l'éditeur le Lézard Noir brouille les pistes. Les planches sont composées en gaufrier ce qui m'a rappelé Jeffrey Brown dans un autre genre : 4 cases, simples et efficaces avec un style graphique qui me plaît, très bien maîtrisé et propre (et là rien à voir avec Brown).

De manière en partie autobiographique, ayant lui-même beaucoup voyagé notamment au Japon, Lars Martinson met en scène un jeune homme fraîchement diplômé qui débarque dans l'arrière-pays nippon pour y être professeur d'anglais assistant. Au sein d'un collège il a un rôle subalterne auprès de collègues japonais avec qui le courant passe plus ou moins bien. Le contact avec cette nouvelle culture est rude et le dépaysement total par rapport à son Amérique natale. Et on ne peut pas dire que les japonais d'une réserve voire d'une timidité maladive l'aident beaucoup à s'intégrer. En serait-il autrement avec d'autres étrangers qu'un américain ? Je pense que non même si le passé entre ces 2 pays est encore douloureux, on n'y évoque pas de xénophobie de manière frontale. L'auteur fait bien ressentir toute la difficulté de communication, le Japon paraît comme un autre monde un peu austère où tout est compliqué à commencer par la barrière de la langue. D'ailleurs à certains passages les personnages parlent en japonais sans que cela soit traduit ce qui nous fait partager l'isolement ressenti.

Notre jeune prof se raccroche donc aux autres rares étrangers qu'il peut croiser et notamment Constance, elle-aussi assistante arrivée en même temps que lui mais qui semble se débrouiller beaucoup mieux. J'ai bien aimé la scène où elle commande un café trouvant cela tout à fait normal et anodin comme geste au bout de 2 mois sur place... il acquiesce mais lui ne sait toujours pas le faire. Le livre est bien dosé avec de petites notes d'humour dans ce genre mais aussi de silences et de moments gênés bien retranscrits par l'auteur.

Où l'on voit l'apathie du personnage et on découvre petit à petit son absence de centres d'intérêt - en dehors de la télé et dormir, puis les névroses d'un homme qui se laisse doucement submerger par une mélancolie et un mal du pays manifeste. Ajoutons à cela que sa vie sentimentale n'est pas non plus au beau fixe.

La fin est ouverte et permet d'imaginer une suite plus radieuse avec ce qu'on peut espérer comme une reprise en main du protagoniste et la découverte plus approfondie du pays. Il serait intéressant de voir le point de vue opposé, à savoir celui d'un japonais qui voit débarquer un américain dans son collège et ce qu'il pense vraiment derrière sa réserve de façade. Pour conclure - j'allais écrire ce manga - ce roman graphique est un exemple réussi de récit de voyage tout en faisant bien passer les états d'âme que peut connaître un étranger. On peut le rapprocher de ce que fait Guy Delisle bien que le ton ne soit pas le même. Certains y verront du Chris Ware, on peut aussi y voir du Clowes en filigrane.

Pour plus de détails, le site de Martinson contient pas mal d'informations et un avancement régulier de son travail sur le 3ème tome : http://larsmartinson.com/

Nom série  3 Secondes (3'')  posté le 04/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
3 secondes, ce n'est pas le temps qu'il faut pour "lire" ce tome. C'est le temps pendant lequel la lumière parcourt toute l'action de ce livre. Et elle en fait des kilomètres allant jusque dans l'espace pour mieux revenir au service de l'épanadiplose de son auteur.

Marc-Antoine Mathieu qui indiquait d'ailleurs en interview dans le DBD n°56 du mois de septembre que ce projet né d'une simple idée de zoom dans l'image était à l'origine plutôt destiné au numérique. C'est vrai qu'après avoir lu l'album, de manière un peu fastidieuse, et comparé ensuite avec la version numérique où tout coule naturellement, on ne peut que préférer cette dernière.

C'est pourquoi au delà de l'objet concept, du travail énorme qu'il y a derrière j'ai du mal à mieux goûter la forme papier de cette œuvre.

Nom série  Eva naissance d'une star  posté le 04/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Eva quitte son minable copain et se met à faire du strip pour gagner sa vie. Puis elle se fait héberger par un collègue qui est ravi de ramener un cadeau pour sa copine. Les dialogues ne sont pas très recherchés, ça part très vite dans le "tu aimes ça... oh oui je suis une salope toute humide" etc.

Par contre les dessins sont assez réussis malgré une certaine démesure à certains moments. En effet Eva est en route pour être une star. Après les peep shows elle débarque dans le milieu du cinéma porno, où là les dialogues foireux sont légion et le tournage avec un homme qui ferait pleurer un âne va être difficile pour le petit cul d'Eva. Puis elle rencontre Gérard Parlediable (je vous laisse deviner à qui il est fait allusion), le célèbre acteur qui va aussi se la taper dans des dialogues qui ne changent pas.

Bref, rien de particulièrement émoustillant malgré les dessins corrects.

Nom série  Les Vacances de Jésus & Bouddha  posté le 03/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Vacances de Jésus & Bouddha, avec un titre pareil on peut s'attendre à quelque chose de résolument drôle ou irrévérencieux. Au bout du premier tome qui raconte diverses aventures des 2 héros, je suis déçu, l'humour des auteurs ne marche pas trop avec moi. On nous présente Jésus et Bouddha comme 2 jeunes adultes un peu attardés, avec t-shirts comiques sur le dos. D'ailleurs à un moment, on peut le voir dans la galerie du site, ils participent tous les deux à un tremplin pour révéler de nouveaux talents. Le duo "Perma et Chevelu" entre en scène... Je n'ai pas trop compris ce qui était drôle dans ce qu'ils racontaient.

Comment se retrouvent-ils ensemble à notre époque ? On ne sait pas. Toujours est-il que cela permet de découvrir un petit bout de la culture japonaise avec les 2 hommes. Par ailleurs les auteurs jouent tout de même avec les codes autour des 2 personnages tels les grandes oreilles ou la luminosité dégagée par l’Éveillé. Pour ce qui est de Jésus, il porte toujours sa couronne d'épines, celle-ci bourgeonne ou même fleurit parfois. Jésus évoque aussi sa peur de l'eau, c'est pour cela qu'il préfère marcher dessus.

Bref, je n'ai pas été convaincu, ça ne fera pas de mal de lire un tome mais de là à en faire une série non merci.

Nom série  Le nouvel Angyo Onshi  posté le 01/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'angyo onshi est une sorte de justicier d'état, discret, il agit pour la justice au service des citoyens pour éviter que des gouverneurs de région ne prennent trop de pouvoir par exemple. Il semble que c'était une véritable fonction de l'époque, sorte d'émissaire royal.
En effet les auteurs se basent en partie sur l'histoire, les mythes et légendes de leur pays, la Corée et le scénariste explique parfois ces sources d'inspirations après un chapitre.

Nous sommes ici face à ce que qu'on qualifie de shonen, à savoir une histoire pour les adolescents. On y retrouve les codes propres au genre avec un héros très charismatique, torturé et mystérieux au passé trouble, notamment sa maladie actuelle qu'il aurait hérité de son ex-fiancée bien qu'il l'aurait tuée pour on ne sait quelle raison, ainsi que la chute du royaume qui serait de sa faute alors qu'il était sensé en être le garant. Parmi les autres personnages, une jeune femme appelée Sando qui est en quelque sorte le protecteur de charme de l'angyo onshi. On trouve également un écuyer, de petite taille et la bouille ronde qui ajoute une note d'humour.

On y voit hélas les défauts du genre, à savoir une certaine lenteur et un étalement du nombre de tomes sans qu'au final on ait appris beaucoup de choses sur les questions soulevées. Le genre de série où on se dit que les auteurs ont encore de quoi rallonger la sauce sur 20 tomes si le succès auprès des lecteurs persiste.

De manière générale le rythme est tout de même assez bon, et le dosage humour, action convient. Il y a des batailles entre les gentils et les méchants puissants qui donnent du fil à retordre aux gentils. Le héros vit des aventures, il casse son arme, un sceau spécial à 3 chevaux appelé Mahai, et part en quête sur quelques tomes d'un forgeron pour le réparer. Cela peut se comparer à Samourai Deeper Kyo pour ce que j'en connais, histoire de donner un repère aux lecteurs potentiels, j'avoue que je préfère le nouvel AO, un peu plus réaliste même si un contexte historique n'est pas clairement défini contrairement à Kyo qui se situe au moment de la bataille de Sekigahara, ici on se base en partie sur des légendes de Corée.

Globalement de la lecture sans prise de cerveau, moi je lis ça quand je vais faire ma lessive par exemple si bien que j'ai lu en pointillé sur des mois. Mais c'est pas désagréable non plus, enfin il faut aimer le style quand même avant de se lancer là dedans.

Nota : je précise que j'ai écrit ce qui précède il y a au moins 2 ans et que j'ai toujours eu la flemme de poster cette série. J'ai du lire une douzaine de tomes, encore une série que je finirai plus tard... ou pas.

Nom série  Rolf  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rolf est un chien-loup qui accompagne sa maîtresse aux seins lourds dans les forêts de la contrée de Canis. On commence sur un univers médiéval, puis des démons débarquent sur des chars pour perturber l'équilibre de ce village où œuvre la magie transformant Rolf en une bête à moitié humaine à l'instar d'un Anubis de Canis.

L'arrivée de démons parlant un langage inconnu sur des chars tranche vraiment avec le démarrage de l'histoire. Et si on y devine des chars allemands, il faut être initié pour y voir une métaphore de l'invasion de l'Ukraine. Le dessin pour sa part est assez daté, il faut dire que cela est paru dans les années 70.

Une seconde histoire "La bête de Wolverton" (et non de Wolverhampton) complète l'album sur un univers similaire où cette fois un homme devenu bestial par un sort et traqué par la population s'empare de la femme du chef pour se venger. Alors qu'on s'attend à une fin heureuse façon conte de fées, la fin m'a bien fait rire car là aussi elle "tranche".

Bref un album qui ne restera pas dans les mémoires pour ma part mais tout à fait lisible.

Nom série  Joker  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas un grand familier de l'univers Batman en comics ni de tous les personnages secondaires qu'on peut croiser ici (Croc, Abner ...) mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier ce Joker. Un album dédié à ce fou sorti de l'asile qui compte bien refaire sa place en délogeant ceux qui se sont tranquillement mis dans ses chaussons pendant qu'il était à l'ombre.

Personnage sans pitié dans une ville sombre et décadente, le Joker en impose avec un charisme évident dès les premières planches. Le tout est narré par un de ses hommes, témoin des hauts faits du Joker qu'il admire. Ce second couteau espère devenir quelqu'un et voit cela comme une chance de travailler pour le Joker tout en estimant être suffisamment proche de lui pour le cerner. Pourtant le Joker semble être toujours irrationnel.

Le dessin est de fort bon niveau, on a l'impression que certaines planches sont plus léchées que d'autres mais globalement c'est de très bon niveau.

Bref, un album qui vaut le détour dans le genre.

Nom série  Dol  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Certes Philippe Squarzoni a ses idées sur le monde, l'économie, la politique française. Il semble que ce soit une personne cultivée et avertie en la matière, du moins plus que le français moyen. Mais développer son message par le support de la bande dessinée est à mon sens une très mauvaise idée. Il tente de mettre en place son propos en mettant en scène à la façon d'un documentaire filmé différents intervenants bien souvent amenant de l'eau à son petit moulin. Il illustre son discours par des images parfois bien grossières car un peu sec pour mettre en dessins un texte qui n'en a pas besoin et se suffisait à lui-même. Sarkozy en empereur, Raffarin en boxeur ou en sumo.

On commence par ouvrir cet album et le lecteur se voit déjà mis en cause pour sa vile participation à la société de consommation quand dans le même temps un enfant meurt de faim toutes les 3 secondes. Bref sujet dangereux que de dénoncer les politiques menées depuis 30 ans, la libéralisation accrue de l'économie et les méfaits du capitalisme creusant les écarts de richesse. Tout n'est pas à jeter sur le fond mais la forme est barbante.

Nom série  Dong Xoai, Vietnam 1965  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le graphisme est très bon dans un style crayonné qui fait un peu journal de bord pris sur le vif. Le récit décrit en effet le quotidien d'une unité de l'armée américaine au Vietnam. Traque du Viêt-Cong dans la jungle, aide des villageois, combats fatalement, Joe Kubert met tout en scène dans une trame très crédible. On se sent au cœur de l'action. Pour autant on a du mal à être vraiment plus captivé que cela par ce tome assez épais - et dont le prix s'en ressent. Les personnages américains sont nombreux et on s'y perd un peu. Encore heureux que chaque bulle est associée au nom du personnage qui parle car le dessin a au moins le défaut de ne pas être très lisible pour distinguer clairement leurs têtes. Ce procédé permet au moins de ne pas être complètement largué dans le déroulement des faits.

Bref pas indispensable, pas spécialement marquant.

Nom série  Les Meilleurs Ennemis  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les meilleurs ennemis est sous-titré "une histoire des relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient". Les choses sont posées. Cet album est très bien documenté et très intéressant. Il permet d'approcher plusieurs siècles de relations en commençant par la création même des États-Unis. On sent que Filiu est un spécialiste du sujet. De plus le dessin de David B. sert très bien le récit mettant en scène de belle manière les combats navals pour le contrôle de la Méditerranée par exemple.

Ne vous attendez pas à un album facile. Il est assez complexe par la foule de faits et de noms qu'il aborde. Mais cela reste très digeste sans tomber dans la lourdeur didactique d'un bouquin d'histoire assommant. Et c'est également factuel, pas de parti pris pour l'un ou l'autre des 2 "ennemis".

Un premier tome assez dense donc mais indispensable pour en venir aux faits contemporains dans un prochain tome, on pense notamment aux relations avec l'Irak.

Nom série  Voyage en Satanie  posté le 28/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce voyage en Satanie fut ma foi tout à fait divertissant, Vehlmann fait preuve de beaucoup d'imagination et il m'a complètement embarqué avec lui pour ce voyage au centre de la Terre. On suit une petite troupe hétéroclite de plusieurs personnages où l'on trouve un curé et une jeune fille à la recherche de son frère. Cela démarre par une expédition de spéléologie et puis le récit bascule dans le fantastique quand les héros croisent le chemin d'une civilisation souterraine assez élaborée élevant des araignées comme du bétail. Bref les idées du scénariste sont riches et cohérentes avec une théorie à laquelle on pourrait presque croire sur les origines de la figure de satan. Le dessin est quant à lui réussi, les personnages sont typés et un peu enfantins dans le style donc qui pourrait plaire aux plus jeunes, par exemple des collégiens, tout en restant bien maîtrisé sur les décors d'un monde usuellement de ténèbres et de mort que sont les Enfers.

Nom série  En route pour le Goncourt  posté le 27/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs font preuve de beaucoup d'humour dans cet album, la présentation nous met déjà en jambe sur le genre de chose qu'on s'apprête à lire. En route pour le Goncourt parle d'un écrivain qui y croit dur comme fer mais restera un éternel incompris. "Bernard - la porte" le titre de son livre restera très certainement un chef d’œuvre littéraire - d'au moins 12 mots - le plus méconnu au monde.

L'album est un format à l'italienne de belle facture comme toujours chez Cornelius avec un ensemble de strips de 3 cases - parfois furieusement ressemblantes entres elles mais le dessinateur affirme n'avoir pas fait de copier coller ! Le tout forme une suite chronologique sur les affres de l'auteur tout d'abord dans l'écriture puis dans le difficile parcours pour être reconnu auprès des éditeurs.

Bref une chronique plutôt drôle et bien sentie, gentiment absurde. A la réflexion ça peut faire penser à Georges et Louis de Goossens, notre écrivain aspirant à la gloire a un petit air de famille avec Louis.

Nom série  Un zoo en hiver  posté le 16/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai bien apprécié ce manga que j'ai lu d'une traite. Taniguchi met en scène un jeune homme nommé Hamaguchi, ce qui est assez proche de son nom, et nous présente son parcours dans les années 60, ce qui correspond aussi à la jeunesse de l'auteur né en 1947. De là à y voir une parenté avec sa propre vie, le lecteur peut très certainement franchir le pas d'autant que cet alter ego de papier semble avoir des centres d'intérêt communs tels que les animaux ou les naturalistes.

Après une courte expérience dans un boulot qui n'atteignait pas ses promesses, Hamaguchi se retrouve à Tokyo où rapidement il devient assistant dans une équipe de mangaka.

On y retrouve toujours le trait très léché de l'auteur. Les pages se tournent sans ennui et l'on découvre de l'intérieur la vie de forcené des mangakas dans le travail. Mais on voit aussi leur vie en dehors à traîner dans les bars et à ressasser leurs ambitions de ne plus se cantonner dans un rôle d'assistant d'un maître mangaka. Hamaguchi commence mollement sur ses quelques heures de temps libre son propre manga, puis au fil des mois de plus en plus motivé par les idées d'une jeune fille dont il tombe amoureux. Cette romance est un peu légère et convenue. C'est peut-être pour moi le point faible de l'album mais je comprends qu'il fallait mettre un peu d'animation dans la vie de ce jeune homme un peu guindé qui voit passer les années absorbé dans son travail sans jamais rentrer voir sa famille.

Bref un manga plutôt bon de Taniguchi que je rangerai juste derrière Le Journal de mon père.

Nom série  Le Chat du kimono  posté le 08/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lu Le Cabinet Chinois puis dans la foulée "le chat du kimono", j'ai presque envie de faire un avis commun pour les deux. En effet le dessin noir et blanc est comparable, il me plait bien mais sans plus. Les histoires de ces 2 albums sont aussi décousues l'une que l'autre, on ne sait pas trop où va l'auteur. Néanmoins le chat du kimono est meilleur tout de même sur le plan de la narration. Plusieurs histoires composent l'ouvrage autour d'un chat noir échappé du motif d'un kimono, pièce de tissu emblématique d'un raffinement japonais dont toutes les femmes d'Occident rêvent.
Cela marie plutôt intelligemment les cultures japonaises et européennes même si c'est à la limite du fourre-tout. Depuis le temps que je lis beaucoup de bien sur cette auteure, j'avais très envie de découvrir et je suis un peu déçu même si son travail est bon. Ce n'est juste pas ma tasse de thé.

Nom série  Les Derniers jours d'un immortel  posté le 08/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue que je m'attendais à un meilleur ressenti suite à cette lecture après tous les bons échos que j'avais eus sur ce récit de science-fiction. Nous sommes dans le futur où les hommes ont vaincu leur démon qu'est la mort avec des possibilités de clonage amenées par les progrès de la science.

Certes il y a de bonnes idées mais à aucun moment je n'ai été absorbé ni me suis dit que c'était génial dévorant les pages avec envie.

Pourtant contrairement à d'autres je n'ai rien à reprocher au dessin, ce style épuré peut correspondre tout à fait à un monde du futur qui semble froid, aseptisé où l'inutile a été éradiqué. Non c'est seulement que 2 semaines après l'avoir lu rien de spécial ni de marquant ne me reste en mémoire.

Nom série  L'Usine électrique  posté le 08/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'usine électrique est un album où on retrouve le très beau dessin torturé de Vincent Vanoli mettant en scène la fermeture programmée d'une usine de montagne.

La majorité des ouvriers quitte les lieux, mais pas le protagoniste qui commence à avoir d'étranges visions laissant la place à toute l'imagination de l'auteur dans une seconde moitié de l'album. Difficile de penser en effet que Vanoli s'est servi d'un fait réel à savoir la fermeture d'une usine de l'est de la France pour délivrer un tel récit mêlant la poésie à une douce folie.

Un album qui m'a plu mais sans plus et je n'éprouverai pas plus d'envie de le relire.

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