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... a posté 1010 avis et 189 séries (Note moyenne: 3.1)

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Nom série  Une Vie dans les Marges  posté le 05/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce manga est une belle réussite de la part de Tatsumi. L'auteur qui est reconnu comme un maître et fondateur du style gekiga nous raconte ses débuts en tant qu'auteur à travers son double Katsumi. On le voit faire ses premiers dessins, les poster à des magazines qui publient des strips en 4 cases et donnent des récompenses aux jeunes auteurs sélectionnés. Ce n'est pas grand chose mais cela ramène un peu d'argent à la maison pour aider ses parents.

On le voit également rencontrer Tezuka alors que ce dernier est encore tout jeune et étudiant en médecine mais pour autant déjà adulé pour ses mangas. Puis Tatsumi arrive à faire éditer ses premières histoires longues et intègre l'atelier d'un mangaka.

On ressent fortement la grande assiduité de l'auteur pour parvenir à son rêve de devenir mangaka. Il décrit également très bien la relation avec son frère aîné et comme une rivalité entre eux. Ce dernier est malade et jalouse beaucoup les succès naissants de son frère.

Tout cela se lit sans ennui malgré des volumes conséquents de près de 500 pages.

Bref, réalisé dans un style graphique épuré, cette vie dans les marges est passionnante pour donner un éclairage sur une époque qui accouchera des plus grands maîtres du manga.

Nom série  Sutures  posté le 05/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un très bon ouvrage qui malgré ses 300 pages est avalé relativement rapidement. En effet David Small a un style très aéré et pas mal de pages sont sans texte. Il reste que c'est très percutant et poignant. L'auteur raconte son enfance et les séances de radiothérapie prodiguées par son père médecin alors qu'on n'en maîtrisait pas encore les effets secondaires. C'est le récit d'une enfance douloureuse, d'une adolescence solitaire qui ne s'arrange pas lorsqu'il perd sa voix et surtout d'une mère incroyablement distante. C'est très fort à quel point l'auteur arrive à restituer l'absence d'affection qu'il ressentait durant toutes ses années.

Bref, un titre qui m'avait interpellé dès sa sortie et qui ne m'a pas déçu lorsque j'ai eu l'occasion de le lire 2 ans plus tard.

Nom série  Le Voleur de visages  posté le 05/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien le style de Junji Ito et les quelques nouvelles réunies dans le présent ouvrage ne dérogent pas à cette ligne même si elles sont de qualité inégales. Chacun aura ses préférées mais il reste que l'auteur a une force constante pour ancrer ses récits d'horreur dans une réalité palpable. La première histoire qui donne son nom au recueil porte sur une jeune fille qui arrive à assimiler et changer son visage pour ressembler à quelqu'un qu'elle apprécie, un peu à la manière d'un caméléon. Elle sera contrée d'une bien habile manière par les lycéens qu'elle copie. Une autre histoire évoque la mort et le chagrin engendré surtout quand il s'agit d'un enfant. Jusqu'au jour où on découvre que des épouvantails placés au dessus des tombes finissent par prendre l'apparence de la personne décédée.

Une des histoires les plus fortes pour moi est celle qui s'appelle "Chutes". Tout d'un coup, lors d'une nuit plusieurs centaines de gens disparaissent sans raison et sans laisser de trace sauf une jeune fille retrouvée accrochée dans un arbre. Jusqu'au jour où une, puis deux puis trois personnes finissent par retomber sur terre et s'écrasent violemment. D'où peuvent-elles bien tomber ? Voilà le genre de récit où l'auteur part d'un postulat pour faire monter en pression le lecteur mais sans jamais donner de justification sur la survenance de tels faits. Ils sont montés vers le ciel puis redescendus, pour qui, pourquoi comment ? On ne le saura jamais.

Il faut donc accepter de se faire embarquer dans la logique irréelle de ces récits, il y a juste à rentrer dans l'ambiance et cela peut varier selon les individus et les récits.

Nom série  Folles passions  posté le 05/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Folles passions décrit les moeurs du Japon au XIXème siècle, un peu à la manière de La Plaine du Kanto du même auteur. C'est une suite de petites histoires sur la vie au sein des baraques d'Edo dans lesquelles on trouve le maître Hokusai, le vieux fou de dessin. Mais contrairement au manga Hokusai de Ishinomori, Folles passions est assez peu centré sur la vie du maître. Ce n'est pas une biographie mais plus une retranscription de la vie assez miséreuse à l'époque il faut le dire et notamment celle de Sutehachi un disciple du maître qui ne pense qu'à faire la fête, s'enivrer et s'entourer de femmes au lieu de développer véritablement son talent d'artiste.

Ces trois tomes denses de 300 pages décrivent une vie de Bohême de Sutehachi qui réalise des dessins érotiques ne récoltant que le mépris de son père qui est lui un artiste reconnu. Nous croisons aussi O-Shichi une femme qui se laisse dévorer tragiquement par une passion après avoir goûté à l'amour avec Sutehachi. Il s'agit même d'une véritable auto-destruction au fur et à mesure allant jusqu'à provoquer un gigantesque incendie, métaphore du désir qui brûle en elle. Un doux mélange de vie et de mort, d'amour et de sexe, dans tous les cas une violence latente est instillée dans ses pages pour exploser par moments. C'est cru, c'est crade. On ne voit Hokusai que sur la fin de sa vie mais on peut penser que Sutehachi est à son image, le miroir d'une seconde jeunesse en quelque sorte.

Le trait du mangaka est dynamique, c'est loin d'être un débutant à ce niveau. Bref ce manga n'est pas ce qu'il y a de plus accessible mais est à découvrir.

Nom série  Neuf Pieds Sous Terre  posté le 03/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le 9 est une constante dans ce livre carré mettant en scène les 9 vies d'un chat, ou plutôt ses 9 morts. Avec 9 cases par planche, l'originalité du récit tient au fait qu'il est découpé en plusieurs histoires avec plusieurs scénarios de mort. Chaque scénario reprend le précédent, le chat évite la mort pour vivre une planche de plus.

On pourrait penser que c'est plus simple à dessiner en faisant des copier coller de cases puisque les différentes histoires reprennent les bases de la précédente. Mais c'est bien redessiné à chaque fois et cela devient de plus en plus encré au fil des pages, on part d'un trait très léger pour finir sur un trait sombre.

Bref un bel exercice.

Nom série  Zahra's Paradise  posté le 17/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon album relatant la recherche active - et fictive - d'un homme disparu au cours des manifestations en Iran, à Téhéran, en 2009, avant même les révolutions du printemps arabe donc. Sujet difficile dans une dictature religieuse et les auteurs utilisent d'ailleurs des pseudonymes pour ce récit d'abord paru sous la forme de blog.

Certes je ne peux qu'apprécier le témoignage, même si c'est fictif on se doute bien que c'est très largement inspiré de faits réels et cela permet presque à la manière d'un documentaire de se faire une meilleure idée de ce régime policier où la contestation et les idées dissidentes n'ont pas leur place. La répression est à l'oeuvre, et même pire la torture et le viol. De plus le pays reste un des derniers où l'internet est très étroitement surveillé.

La narration est fluide, le dessin n'est pas le point fort mais il est tout à fait correct. J'avoue que je ne me suis pas avalé toute la quantité de pages de supplément en fin d'album. Il reste que Zahra's Paradise, du nom d'un cimetière de Téhéran, est un livre à lire pour un peu mieux connaître les faits sur ce pays explosif qu'est l'Iran.

Nom série  Une Vie sans Barjot  posté le 16/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un one-shot tout à fait conseillé. Appollo met en scène Mathieu qui vient d'avoir 18 ans et suite au baccalauréat va entrer à la fac loin de chez lui et de ses amis. C'est une période où de nombreux changements surviennent et cela cogite beaucoup pour Mathieu et sa petite bande au coeur de la nuit précédant son départ. Il y a celui qui rêve d'aventure et veut partir en Afrique, il y a l'autre insouciant et sa planche de skate. Et puis il y a les filles.

Bref les auteurs concoctent un album bien écrit avec de bons dialogues qui sonnent justes ce qui n'est pas facile à faire. Et puis c'est bien dessiné de surcroît avec des ambiances différentes bien rendues par les couleurs (cf. Pour en finir avec le cinéma de Blutch qui utilise aussi ce procédé). A lire.

Nom série  Pour en finir avec le cinéma  posté le 16/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai d'abord lu cet album. Puis 3 jours après je l'ai relu. Pas parce que j'avais adoré, c'est plutôt le contraire. Je me disais que j'étais complètement passé à côté, je m'acharne un peu, Blutch n'est pas donné au premier venu. C'est le cas de le dire ici car "pour en finir avec le cinéma" rend un hommage passionné de l'auteur au 7ème art, tout en utilisant pour cela le 9ème de fort belle manière d'ailleurs. Oui son dessin est très beau. De plus il marque ses scènes en les dissociant par des couleurs différentes, jaune, puis bleu etc.

Cela m'a parfois fait sourire, la façon qu'il a de se représenter en vieux cinéphile à la conduite masturbatoire par exemple. Mais globalement je n'arrive pas à rentrer dans son monde. Où veut-on en venir ? L'album est une suite de scénettes inspirées du cinéma, revisitez vos classiques, mais sans réel fil conducteur si ce n'est pour Blutch de déclarer son amour à Burt Lancaster ou Michel Piccoli. Certes le cinéma est un vaste sujet malgré seulement quelques décennies d'existence. J'ai entendu parler de Luis Buñuel ou Visconti même si je crois n'avoir jamais vu aucun de leurs films. Pour autant je ne pense pas qu'il faille être un familier de ce cinéma pour apprécier l'oeuvre de Blutch. Non non c'est juste le style Blutch qui ne passe pas, je n'avais déjà pas aimé Peplum, et à peine plus La Volupté, malgré toute ma bonne volonté cet hommage au cinéma ne passe pas mieux.

Nom série  Aâma  posté le 10/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aama, le nouvel album de Frederik Peeters l'auteur du très bon Lupus était particulièrement attendu au tournant. Dans la même veine, à savoir la science-fiction mais mâtinée d'une attention portée aux relations entre les personnages, ce premier tome permet de prendre connaissance des protagonistes. On établit aussi les liens qui les unissent et leur mission à travers un flashback conté par un robot à l'allure simiesque qui m'a fait fortement penser à Cobra - cigare au bec et jusqu'à l'arme dissimulée dans le bras.

On peut aussi rapprocher la trame de départ de la série Aldébaran, les protagonistes se rendant dans une sorte de colonie abandonnée depuis des années sur une petite planète déserte et inconnue.

Bref, on retrouve des marques familières, le récit coule tout seul et on prend beaucoup de plaisir à lire les aventures de Verloc Nim, sa relation avec son frère. On peut dire que le trio mis en place par l'auteur fonctionne bien.

Le dessin est très beau, et en couleurs cette fois là où Lupus était en noir et blanc. Un peu plus de 80 pages qui permettent de développer correctement ce premier tome. On en donne suffisamment pour ferrer le lecteur tout en laissant des questions en suspens pour la suite et notamment le comblement de l'ellipse entre les faits relatés sur la planète Ona(ji) et le présent du début de l'album.

Nom série  Nausea  posté le 19/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouvel ouvrage de Robert Crumb aux éditions Cornelius, ce Nausea est assurément un des titres de l'auteur les plus lubriques qu'il m'ait été donné de lire. Je connaissais déjà son attirance pour les femmes callipyges mais sa dernière histoire "bad karma" est un summum du trip d'un crétin au paradis qui se tape une déesse de la tête au pied... ou plutôt à la botte.

Commençons par une énumération de différents cas de malades sexuels du XIXe siècle. C'est rigolo les fétichistes du pied ou les amateurs d'anus de lapin mais au bout de 3 pages on se lasse un peu. Je feuillette rapidement pour découvrir avec soulagement que tout l'album n'est pas ainsi. En effet l'auteur alterne avec différentes histoires entre le bon et le moins bon. On peut y croiser Sartre, Jelly Roll Morton - un jazzman totalement inconnu pour ma part, ou encore une histoire sur Philippe K. Dick qui elle a tout à fait retenu mon attention nous narrant avec les mots de Dick ses expériences mystiques.

Bref, un bon dessin, des histoires "instructives" et une Bécassine un peu coquine font le sel de cet album, bien plaisant à lire.

Nom série  Teddy Beat  posté le 13/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Allez un bon 3 étoiles pour ce Teddy Beat, le teddy bear qui pense avec sa bite. C'est mérité et je mettrai presque 4 car c'est assez rare qu'une bande dessinée réservée aux adultes ne se prenne pas au sérieux comme ça sans que ça tombe dans une farce grossière ou un nanar géant.

Ici c'est drôle car bien écrit, c'est fin ça se lit sans faim et de plus le dessin est mignon avec ces petits personnages animaliers mais néanmoins excitant. L'auteur qui m'était jusque là inconnu est resté bloqué sur Windows 3.1 16 couleurs et ça donne un code cartoon un peu surnaturel à ce récit.

On trouve dans ce format poche plusieurs mises en situation du petit ours par exemple en forêt, à la plage, avec à chaque fois des bonnes surprises. Trop gros pour être crédibles mais de bons fantasmes. Il manque plus que Boucle d'Or.

Teddy Beat n'en a qu'une mais il est chaud comme une baraque à frites.

Nom série  Tonoharu  posté le 10/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tônoharu, un roman graphique d'un américain au nom à consonance danoise qui raconte son expérience au Japon, pas banal non ?

Le format est lui aussi à la croisée des genres. De la forme et de la consistance d'un manga avec environ 250 pages qui regroupent 2 tomes de l'édition originale américaine, l'éditeur le Lézard Noir brouille les pistes. Les planches sont composées en gaufrier ce qui m'a rappelé Jeffrey Brown dans un autre genre : 4 cases, simples et efficaces avec un style graphique qui me plaît, très bien maîtrisé et propre (et là rien à voir avec Brown).

De manière en partie autobiographique, ayant lui-même beaucoup voyagé notamment au Japon, Lars Martinson met en scène un jeune homme fraîchement diplômé qui débarque dans l'arrière-pays nippon pour y être professeur d'anglais assistant. Au sein d'un collège il a un rôle subalterne auprès de collègues japonais avec qui le courant passe plus ou moins bien. Le contact avec cette nouvelle culture est rude et le dépaysement total par rapport à son Amérique natale. Et on ne peut pas dire que les japonais d'une réserve voire d'une timidité maladive l'aident beaucoup à s'intégrer. En serait-il autrement avec d'autres étrangers qu'un américain ? Je pense que non même si le passé entre ces 2 pays est encore douloureux, on n'y évoque pas de xénophobie de manière frontale. L'auteur fait bien ressentir toute la difficulté de communication, le Japon paraît comme un autre monde un peu austère où tout est compliqué à commencer par la barrière de la langue. D'ailleurs à certains passages les personnages parlent en japonais sans que cela soit traduit ce qui nous fait partager l'isolement ressenti.

Notre jeune prof se raccroche donc aux autres rares étrangers qu'il peut croiser et notamment Constance, elle-aussi assistante arrivée en même temps que lui mais qui semble se débrouiller beaucoup mieux. J'ai bien aimé la scène où elle commande un café trouvant cela tout à fait normal et anodin comme geste au bout de 2 mois sur place... il acquiesce mais lui ne sait toujours pas le faire. Le livre est bien dosé avec de petites notes d'humour dans ce genre mais aussi de silences et de moments gênés bien retranscrits par l'auteur.

Où l'on voit l'apathie du personnage et on découvre petit à petit son absence de centres d'intérêt - en dehors de la télé et dormir, puis les névroses d'un homme qui se laisse doucement submerger par une mélancolie et un mal du pays manifeste. Ajoutons à cela que sa vie sentimentale n'est pas non plus au beau fixe.

La fin est ouverte et permet d'imaginer une suite plus radieuse avec ce qu'on peut espérer comme une reprise en main du protagoniste et la découverte plus approfondie du pays. Il serait intéressant de voir le point de vue opposé, à savoir celui d'un japonais qui voit débarquer un américain dans son collège et ce qu'il pense vraiment derrière sa réserve de façade. Pour conclure - j'allais écrire ce manga - ce roman graphique est un exemple réussi de récit de voyage tout en faisant bien passer les états d'âme que peut connaître un étranger. On peut le rapprocher de ce que fait Guy Delisle bien que le ton ne soit pas le même. Certains y verront du Chris Ware, on peut aussi y voir du Clowes en filigrane.

Pour plus de détails, le site de Martinson contient pas mal d'informations et un avancement régulier de son travail sur le 3ème tome : http://larsmartinson.com/

Nom série  3 Secondes (3'')  posté le 04/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
3 secondes, ce n'est pas le temps qu'il faut pour "lire" ce tome. C'est le temps pendant lequel la lumière parcourt toute l'action de ce livre. Et elle en fait des kilomètres allant jusque dans l'espace pour mieux revenir au service de l'épanadiplose de son auteur.

Marc-Antoine Mathieu qui indiquait d'ailleurs en interview dans le DBD n°56 du mois de septembre que ce projet né d'une simple idée de zoom dans l'image était à l'origine plutôt destiné au numérique. C'est vrai qu'après avoir lu l'album, de manière un peu fastidieuse, et comparé ensuite avec la version numérique où tout coule naturellement, on ne peut que préférer cette dernière.

C'est pourquoi au delà de l'objet concept, du travail énorme qu'il y a derrière j'ai du mal à mieux goûter la forme papier de cette œuvre.

Nom série  Eva naissance d'une star  posté le 04/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Eva quitte son minable copain et se met à faire du strip pour gagner sa vie. Puis elle se fait héberger par un collègue qui est ravi de ramener un cadeau pour sa copine. Les dialogues ne sont pas très recherchés, ça part très vite dans le "tu aimes ça... oh oui je suis une salope toute humide" etc.

Par contre les dessins sont assez réussis malgré une certaine démesure à certains moments. En effet Eva est en route pour être une star. Après les peep shows elle débarque dans le milieu du cinéma porno, où là les dialogues foireux sont légion et le tournage avec un homme qui ferait pleurer un âne va être difficile pour le petit cul d'Eva. Puis elle rencontre Gérard Parlediable (je vous laisse deviner à qui il est fait allusion), le célèbre acteur qui va aussi se la taper dans des dialogues qui ne changent pas.

Bref, rien de particulièrement émoustillant malgré les dessins corrects.

Nom série  Les Vacances de Jésus & Bouddha  posté le 03/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Vacances de Jésus & Bouddha, avec un titre pareil on peut s'attendre à quelque chose de résolument drôle ou irrévérencieux. Au bout du premier tome qui raconte diverses aventures des 2 héros, je suis déçu, l'humour des auteurs ne marche pas trop avec moi. On nous présente Jésus et Bouddha comme 2 jeunes adultes un peu attardés, avec t-shirts comiques sur le dos. D'ailleurs à un moment, on peut le voir dans la galerie du site, ils participent tous les deux à un tremplin pour révéler de nouveaux talents. Le duo "Perma et Chevelu" entre en scène... Je n'ai pas trop compris ce qui était drôle dans ce qu'ils racontaient.

Comment se retrouvent-ils ensemble à notre époque ? On ne sait pas. Toujours est-il que cela permet de découvrir un petit bout de la culture japonaise avec les 2 hommes. Par ailleurs les auteurs jouent tout de même avec les codes autour des 2 personnages tels les grandes oreilles ou la luminosité dégagée par l’Éveillé. Pour ce qui est de Jésus, il porte toujours sa couronne d'épines, celle-ci bourgeonne ou même fleurit parfois. Jésus évoque aussi sa peur de l'eau, c'est pour cela qu'il préfère marcher dessus.

Bref, je n'ai pas été convaincu, ça ne fera pas de mal de lire un tome mais de là à en faire une série non merci.

Nom série  Le nouvel Angyo Onshi  posté le 01/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'angyo onshi est une sorte de justicier d'état, discret, il agit pour la justice au service des citoyens pour éviter que des gouverneurs de région ne prennent trop de pouvoir par exemple. Il semble que c'était une véritable fonction de l'époque, sorte d'émissaire royal.
En effet les auteurs se basent en partie sur l'histoire, les mythes et légendes de leur pays, la Corée et le scénariste explique parfois ces sources d'inspirations après un chapitre.

Nous sommes ici face à ce que qu'on qualifie de shonen, à savoir une histoire pour les adolescents. On y retrouve les codes propres au genre avec un héros très charismatique, torturé et mystérieux au passé trouble, notamment sa maladie actuelle qu'il aurait hérité de son ex-fiancée bien qu'il l'aurait tuée pour on ne sait quelle raison, ainsi que la chute du royaume qui serait de sa faute alors qu'il était sensé en être le garant. Parmi les autres personnages, une jeune femme appelée Sando qui est en quelque sorte le protecteur de charme de l'angyo onshi. On trouve également un écuyer, de petite taille et la bouille ronde qui ajoute une note d'humour.

On y voit hélas les défauts du genre, à savoir une certaine lenteur et un étalement du nombre de tomes sans qu'au final on ait appris beaucoup de choses sur les questions soulevées. Le genre de série où on se dit que les auteurs ont encore de quoi rallonger la sauce sur 20 tomes si le succès auprès des lecteurs persiste.

De manière générale le rythme est tout de même assez bon, et le dosage humour, action convient. Il y a des batailles entre les gentils et les méchants puissants qui donnent du fil à retordre aux gentils. Le héros vit des aventures, il casse son arme, un sceau spécial à 3 chevaux appelé Mahai, et part en quête sur quelques tomes d'un forgeron pour le réparer. Cela peut se comparer à Samourai Deeper Kyo pour ce que j'en connais, histoire de donner un repère aux lecteurs potentiels, j'avoue que je préfère le nouvel AO, un peu plus réaliste même si un contexte historique n'est pas clairement défini contrairement à Kyo qui se situe au moment de la bataille de Sekigahara, ici on se base en partie sur des légendes de Corée.

Globalement de la lecture sans prise de cerveau, moi je lis ça quand je vais faire ma lessive par exemple si bien que j'ai lu en pointillé sur des mois. Mais c'est pas désagréable non plus, enfin il faut aimer le style quand même avant de se lancer là dedans.

Nota : je précise que j'ai écrit ce qui précède il y a au moins 2 ans et que j'ai toujours eu la flemme de poster cette série. J'ai du lire une douzaine de tomes, encore une série que je finirai plus tard... ou pas.

Nom série  Rolf  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rolf est un chien-loup qui accompagne sa maîtresse aux seins lourds dans les forêts de la contrée de Canis. On commence sur un univers médiéval, puis des démons débarquent sur des chars pour perturber l'équilibre de ce village où œuvre la magie transformant Rolf en une bête à moitié humaine à l'instar d'un Anubis de Canis.

L'arrivée de démons parlant un langage inconnu sur des chars tranche vraiment avec le démarrage de l'histoire. Et si on y devine des chars allemands, il faut être initié pour y voir une métaphore de l'invasion de l'Ukraine. Le dessin pour sa part est assez daté, il faut dire que cela est paru dans les années 70.

Une seconde histoire "La bête de Wolverton" (et non de Wolverhampton) complète l'album sur un univers similaire où cette fois un homme devenu bestial par un sort et traqué par la population s'empare de la femme du chef pour se venger. Alors qu'on s'attend à une fin heureuse façon conte de fées, la fin m'a bien fait rire car là aussi elle "tranche".

Bref un album qui ne restera pas dans les mémoires pour ma part mais tout à fait lisible.

Nom série  Joker  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas un grand familier de l'univers Batman en comics ni de tous les personnages secondaires qu'on peut croiser ici (Croc, Abner ...) mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier ce Joker. Un album dédié à ce fou sorti de l'asile qui compte bien refaire sa place en délogeant ceux qui se sont tranquillement mis dans ses chaussons pendant qu'il était à l'ombre.

Personnage sans pitié dans une ville sombre et décadente, le Joker en impose avec un charisme évident dès les premières planches. Le tout est narré par un de ses hommes, témoin des hauts faits du Joker qu'il admire. Ce second couteau espère devenir quelqu'un et voit cela comme une chance de travailler pour le Joker tout en estimant être suffisamment proche de lui pour le cerner. Pourtant le Joker semble être toujours irrationnel.

Le dessin est de fort bon niveau, on a l'impression que certaines planches sont plus léchées que d'autres mais globalement c'est de très bon niveau.

Bref, un album qui vaut le détour dans le genre.

Nom série  Dol  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Certes Philippe Squarzoni a ses idées sur le monde, l'économie, la politique française. Il semble que ce soit une personne cultivée et avertie en la matière, du moins plus que le français moyen. Mais développer son message par le support de la bande dessinée est à mon sens une très mauvaise idée. Il tente de mettre en place son propos en mettant en scène à la façon d'un documentaire filmé différents intervenants bien souvent amenant de l'eau à son petit moulin. Il illustre son discours par des images parfois bien grossières car un peu sec pour mettre en dessins un texte qui n'en a pas besoin et se suffisait à lui-même. Sarkozy en empereur, Raffarin en boxeur ou en sumo.

On commence par ouvrir cet album et le lecteur se voit déjà mis en cause pour sa vile participation à la société de consommation quand dans le même temps un enfant meurt de faim toutes les 3 secondes. Bref sujet dangereux que de dénoncer les politiques menées depuis 30 ans, la libéralisation accrue de l'économie et les méfaits du capitalisme creusant les écarts de richesse. Tout n'est pas à jeter sur le fond mais la forme est barbante.

Nom série  Dong Xoai, Vietnam 1965  posté le 30/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le graphisme est très bon dans un style crayonné qui fait un peu journal de bord pris sur le vif. Le récit décrit en effet le quotidien d'une unité de l'armée américaine au Vietnam. Traque du Viêt-Cong dans la jungle, aide des villageois, combats fatalement, Joe Kubert met tout en scène dans une trame très crédible. On se sent au cœur de l'action. Pour autant on a du mal à être vraiment plus captivé que cela par ce tome assez épais - et dont le prix s'en ressent. Les personnages américains sont nombreux et on s'y perd un peu. Encore heureux que chaque bulle est associée au nom du personnage qui parle car le dessin a au moins le défaut de ne pas être très lisible pour distinguer clairement leurs têtes. Ce procédé permet au moins de ne pas être complètement largué dans le déroulement des faits.

Bref pas indispensable, pas spécialement marquant.

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