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Nom série  Mauvais genre  posté le 14/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela semble s’inspirer d’une histoire vraie, qui pour le coup est assez incroyable, et je me demande pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée au cinéma (il y a là matière à faire un bon scénario !) – à moins que cela n’ait déjà été fait…

Un homme donc déserte pendant la grande guerre, pour fuir l’horreur et retrouver sa femme. Pour pouvoir sortir, il commence à se déguiser en femme, puis prend goût à ce travestissement, au point qu’une personnalité assez schizophrénique se développe, source de tension dans le couple.

C’est plutôt bien écrit, et le dessin est assez original, avec quelques côtés Sempé je trouve, dans la manière de représenter les choses et les personnes en douceur, par petites touches.

Il est question d’amour et de haine, d’acceptation des autres et de soi, de la différence et de l’indifférence, et c’est généralement bien vu. « Amusant », c'est-à-dire écœurant de voir le jugement de la « bonne société » - au tribunal – de ce qu’elle considère comme une déviance (l’homosexualité et plus généralement tout amour libre) alors même que les mêmes dirigeants viennent d’envoyer entre 1914 et 1918 des millions d’hommes s’entretuer !
Enfin, on ne peut s’empêcher de voir une résonnance des questions évoquées dans cet album dans certains événements et débats récents…

Lecture et achat recommandés !

Nom série  Fanfulla  posté le 13/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une des plus anciennes productions de Pratt, publiée en magazine vers la fin des années 1960. On y trouve déjà quelques-uns de ses traits caractéristiques (dessin assez épuré, presque crayonné ; utilisation des ombres avec personnages esquissés…).

Mais ce n’est que le brouillon de ce qu’il sera capable de faire plus tard. En effet, le dessin n’est pas vraiment extraordinaire je trouve, ceci étant accentué par la quasi absence de décors.

Pour ce qui est du scénario, il est assez simple, parfois simpliste dans ses rebondissements. Il faut dire que l’histoire était publiée dans un magazine pour la jeunesse, et que le XVIème siècle italien – même s’il est question de batailles dans l’album – est ici passablement édulcoré (de même pour la personnalité du héros, Condottiere en partie improbable (son passage au couvent et certains de ses élans vertueux) : la renaissance italienne était plus sanglante que ne le présente cet album.

Au passage, j’ai été gêné par la présence à plusieurs reprises de petits encadrés résumant l’action précédente : s’ils se justifiaient lors de la parution en épisodes dans un magazine, ils auraient dû être supprimés par l’éditeur français (je l’ai lu dans la récente version, à l’italienne [sic] de Rue de Sèvres) car ici inutiles et redondants par rapport au déroulé de l’histoire.

Bref, un achat plutôt réservé aux fans de Pratt. Personnellement, je le préfère dans ses œuvres plus matures – dans les grands espaces du Nouveau Monde, ou dans ceux étendus aux confins de la rêverie de « Corto Maltese ».

Nom série  Match  posté le 12/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien voilà avec ce « Match » une bonne pioche dans cette collection Shampooing assez éclectique et inégale !

Grégory Panaccione nous narre dans cet album l’intégralité du match de tennis opposant l’Anglais Rod Jones et le Français Marcel Coste. Oui, vous avez bien lu, l’intégralité ! Le moindre point du match vous est présenté dans les 186 pages de cet album petit format. On a parfois droit aux ralentis (traités un peu à la façon manga je trouve) !

Que les phobiques du sport en général et du tennis en particulier se rassurent, ce n’est pas un pensum, ce n’est pas du tout rébarbatif, et il n’est pas nécessaire d’aimer le tennis pour apprécier « un truc pareil », comme le qualifie l’auteur dans ses remerciements. Pas nécessaire non plus d’avoir une culture tennistique très poussée. Les deux joueurs sont imaginaires, et on peut apprécier l’album sans trop connaître les règles. Mais les connaître, et avoir vu quelques matches peut augmenter le plaisir en pointant les mimiques, les réactions de Marcel Coste, et le décalage par rapport à la réalité.

C’est une BD muette (le seul mot prononcé est un « vamos » tonitruant de Marcel Coste se prenant peut-être pour Nadal), mais l’auteur rend tellement expressifs les deux protagonistes que l’on suit et comprend tout ce qui se passe, sur le court et dans leurs têtes.

J’en arrive au plus important : c’est vraiment drôle ! Dès le début, on comprend que le Français est inadapté (entrainement et équipement, voire morphotype) et qu’il risque de se faire balayer par son adversaire. Et effectivement, il se prend une grosse raclée (je vous laisse découvrir l’évolution du score et les réactions poilantes de Coste).

Si la branlée reçue est atténuée sur la fin – Coste ayant recours à un produit dopant original, la chute bucolique éclaire d’une lumière nouvelle ce Coste, finalement adapté à son monde, loin des caméras et de la compétition.

Je finis par le dessin, vraiment très réussi, et qui contribue, dans un style minimaliste (décors quasi absents et « figés ») à agiter nos zygomatiques.
Vraiment à découvrir !

Nom série  Sang noir - La catastrophe de Courrières  posté le 11/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album relate, dans une enquête dépassionnée, l’une des plus grandes catastrophes ayant eu lieu dans les « pays noirs » du Nord de la France le 10 mars 1906, à Courrières.

Jean-Luc Loyer prend le temps de présenter le contexte, de placer les jalons précédant et entrainant cette catastrophe, puis tente – je veux dire réussit une terrible reconstitution de l’événement. De ses suites aussi, pour les mineurs survivants et leurs familles, pour le petit monde politique (où Clémenceau et Jaurès jouent leur partition) et, bien sûr, pour les dirigeants de la mine, qui finiront lavés de tout soupçon et de toute honte, comme de bien entendu…

Alors c’est sûr, c’est noir de chez noir, dans tous les sens du terme ! D’abord la colorisation (allant du Noir au Blanc en passant par toutes les nuances du Gris).
Ensuite le traitement du sujet. Ici, il n’y a pas les échappées poétiques et fantastiques que Loyer avait introduites dans Les Mangeurs de Cailloux (autre très belle série se déroulant dans les corons). L’atmosphère est presque aussi étouffante que pour les pauvres victimes piégées sous terre, et on sent monter la tension et la colère en soi comme pour les protagonistes.

Loyer rappelle dans cet album le prix à payer pour le développement industriel du pays (surtout quand ceux qui en tirent le plus de bénéfices ne sont pas ceux qui en payent le prix !)

En dehors de l’horreur des événements et du cynisme de certains, deux choses sont assez glaçantes je trouve :

- D’abord, le fait que cette catastrophe – à l’instar d’autres du même type d’ailleurs, ait été occultée, alors même – mais en fait justement parce que c’est le symptôme d’une société où ce qui n’a pas de prix ne semble pas être la vie humaine…

- Ensuite, comment ne pas faire le parallèle avec telle catastrophe identique plus récente : celle des mineurs bloqués sous terre au Pérou, avec des journaux aussi prompts à se mobiliser qu’à oublier les victimes une fois l’affaire moins vendable (et à oublier les questions qui fâchent, comme les conditions de travail des mineurs). Je trouve que l’effondrement l’été dernier au Bangladesh d’un immeuble, qui a tué environ le même nombre de personnes qu’à Courrières, et pour les mêmes basses raisons, montre que rien n’a véritablement changé depuis plus d’un siècle (mise à part la localisation des victimes). Et que les discours de Jaurès que Loyer cite abondamment restent – HELAS ! d’actualité…

Lecture bouleversante, et qui donne à réfléchir. Un salutaire hommage. A lire !

Nom série  L'Entrevue  posté le 10/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans être a priori le genre que je préfère, je dois dire que le dessin de cet album est plutôt bon, et original. Assez épuré, comme émergent d’un halo de brume. Il faut dire que l’on a là un album en noir et blanc, avec entre ces deux extrêmes toutes les nuances de gris…

Et dans cette ambiance grisâtre, Fiore nous sort une histoire se situant au milieu du XXIème siècle pour l’essentiel, dans une société – la nôtre, qui a un peu évolué (mais pas trop : quelques véhicules téléguidés, des mœurs parfois assez souples – et ayant une involontaire résonnance avec certains débats actuels je trouve).

Malgré cette atmosphère de légère anticipation (accentuée par la partie finale se déroulant quelques dizaines d’années plus tard), et la présence, avérée ou pas, de signes extraterrestres, le côté science-fiction n’est pas ici prépondérant.

En effet, il est plutôt question d’amour et de ses multiples facettes. Des sentiments qu’on peut faire passer à l’autre, y compris par télépathie.

Pas un chef d’œuvre, mais un album assez original, qui se laisse lire (et assez vite finalement malgré les 180 pages !)

Nom série  Dickie  posté le 02/11/2012 (dernière MAJ le 09/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis sur Dickie tome 3
Note : 3/5

Voilà une chouette série d'historiettes de Dickie, dont l'humour noir , pince sans rire, à froid, comme on veut, voire con, utilise sa silhouette rondouillarde et un rythme presque absent pour nous arracher sourire ou rire à propos de tout et de rien.
Sorte d'uchronie absurde, Dickie revisite quelques grands événements ou personnages, et c'est souvent drôle, voire même très drôle ! A noter qu'on retrouve ici quelques gags ou thématiques utilisés dans Le Fils d'Hitler, qui prouve que De Poortere est capable de nous faire rire de tout (d'Hitler ou du génocide, mais aussi en utilisant les idées des "où est Charlie ?").
C'est poilant et à lire !

Avis sur Dickie, le fils d'Hitler
Note : 4/5

Depuis longtemps nous savons qu'on peut rire de tout. A condition que ce soit drôle. Et bien ici c'est le cas.

L'auteur nous conte, dans son style particulier (j'ai lu d'autres livres de De Poortere chez les Requins ou Glénat, beaucoup plus inégaux à mon goût même si jamais dénués d'intérêt), avec des personnages muets à tête de T'choupi, une histoire horrible parce que vraie.

La variante racontée, allant jusqu'au bout du bout et du chemin vers Auschwitz, et de l'humour pince sans rire, est originale. Mêlant le désuet au gag osé, la récupération des "où est Charlie" au message engagé (cf. le recyclage des anciens nazis en Amérique du sud), l'auteur nous amène rapidement au bout du voyage vers ce qu'il ne faudrait jamais oublier. J'ai beaucoup ri, vraiment, et cela ne m'empêche pas d'y voir matière à réflexion. Un contre point à Maus. Plutôt un complément. A lire, vraiment.

Avis sur Dickie à Hollywood
Note : 3/5

C'est encore une lecture amusante que nous propose Pieter de Poortere. Des historiettes d'une page revisitent les grands classiques de Hollywood, dans un humour très personnel et décalé - décalage renforcé par la bobine des personnages (Dickie est une sorte de T'choupi moustachu), et l'absence de dialogues.

C'est inégal, tout ne m'a pas fait rire, et j'ai moins accroché que par Le Fils d'Hitler. Mais j'ai passé un bon moment avec Dickie et ça reste quand même un album à lire, et un auteur à découvrir, si ce n'est déjà fait !
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Avis sur Prince Dickie (note 3/5)

Je suis franchement amateur du personnage de Dickie, quelques soient les aventures dans lesquelles il se trouve embarqué.

Cet album est proche dans la construction et la colorisation de « Dickie à Hollywood ». Mais ici Dickie – et son pendant féminin Vickie, se mêlent aux personnages des contes et légendes.

Dickie se rêve prince charmant, et cherche donc sa princesse. Dickie vérifie surtout que les histoires d’amour finissent mal, en général. Surtout quand on est maladroit, malchanceux… ou imbécile.

Sans paroles, usant d’un graphisme simple, rondouillard (Dickie ressemble à un mixe de Tchoupie et d’un playmobil) et enfantin, cet album comme les autres de la série, est drôle. Un humour décalé, désuet, parfois con ou noir, mais jamais très marqué. Mais efficace je trouve.

Si l’on n’atteint pas ici les sommets du chef d’œuvre de la série qu’est « Le fils d’Hitler » (le plus marqué par l’humour noir), cet album est tout de même très recommandable et confirme le talent de De Poortere, dont le travail est plus qu’original.

Nom série  Vauriens  posté le 09/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série de la collection Terres de Légendes, sans être forcément extraordinaire, est plutôt un bon cru.

Le scénario, autour des pouvoirs cachés de Clémence et de Tourmente, de l’héritage d’un roi en déserrance, est classique à la base. Brunschwig y ajoute juste quelques ingrédients plus ou moins crédibles (comme l’armée d’enfants levée et entraînée par Pop), jusqu’au dénouement final, suite de retournements rapides (un peu trop nombreux à mon goût). Même si la fin est bien amenée.

Le dessin de Cagniat (que je ne connaissais pas encore) est bon, même si certaines planches – dans le troisième tome essentiellement – m’ont paru moins précises : c’est globalement réussi.

Un triptyque qui se laisse lire donc, et éventuellement acheter…

Nom série  Aline et les autres  posté le 08/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On a ici un album original, dans lequel Delisle déploie des trésors d’inventivité pour nous présenter Aline donc, ainsi que les autres, en tout une trentaine de dames plus ou moins charmantes.

Dans des historiettes muettes d’une à six pages, contenant chacune une quinzaine de vignettes, nous sont contées les rencontres amoureuses, consenties ou non, de ces dames, qui sont parfois la proie de l’imagination d’un homme, mais le plus souvent ce sont elles qui chassent l’homme – dans tous les sens du terme.

Cela se lit rapidement, dans une ambiance tantôt poétique, tantôt humoristique, avec quelques passages récurrents où les corps s’avalent, sont découpés.

L’ensemble est inégal, mais plutôt intéressant – sans être non plus bouleversant ! La faute peut-être à un dessin qui, sans être laid, n’est pas ma tasse de thé.

A feuilleter avant d’acheter, mais on peut se laisser tenter.

Nom série  Nous sommes trop  posté le 07/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album classé en humour, mais il aurait tout aussi bien pu être rangé dans la catégorie inclassable.

On y retrouve l'excellent dessin de Barbe, que j'avais apprécié dans Cinéma, sans l'ambiance érotique qui l'avait rendu plus intéressant. Parfois pointe une ambiance poétique proche de Sempé.

Un album que j'ai quand même lu avec plaisir, et qui peut valoir un achat (on peut le trouver d'occasion pas trop cher).

Nom série  L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu  posté le 02/11/2012 (dernière MAJ le 07/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis un amateur de western en bd, et Delcourt m'avait déjà permis de prendre beaucoup de plaisir avec la lecture il y a pas mal de temps de Wayne Redlake et de Trio Grande.

C'est dans cette veine qu'a été taillé cet album, où tout m'a plu, du dessin au scénario en passant par la colorisation.

J'ai même pu hélas croire qu'il allait leur ressembler en se transformant en one shot, mais un second tome est prévu pour dans quelques mois, ouf !
J'espère que la suite sera du même niveau, car la série a commencé sur les chapeaux de roue, ne se contentant pas d'une présentation laborieuse du casting et du décor. C'est drôle, ça bouge, le temps s'étire ou se compresse sans que l'incongruité ou le côté improbable des situations ne nous empêchent d'y croire.

C'est bien le propre d'une bonne histoire, de confier à notre imagination le soin de relier les éléments fournis par les auteurs. Et comme en plus l'héroïne est jolie, on a là tous les clichés bien (et même très bien !) étalés devant nous pour nous donner envie de lire la suite. J'espère qu'elle ne me décevra pas, car la barre est placée plutôt haut.

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Après lecture du tome 2:

Je suis un peu moins enthousiaste après la lecture du deuxième tome. Quoi que...
J'ai trouvé cet album moins rythmé. Il est plus explicatif, fonctionnant pas mal sur de longs flash back censés expliquer comment on en est arrivé à la situation de départ du premier tome. C'est pas mal fait, mais j'avais l'impression d'un ralentissement de l'intrigue et étais déçu au début.

Malgré ce bémol, je maintiens tout de même les quatre étoiles et attends avec impatience la suite.

C'est qu'il n'y a pas que des déceptions.
D'abord, le dessin de Salomone est toujours excellent je trouve ! Et le cahier graphique ajouté en fin d'album, avec des esquisses et recherches est un plus appréciable. En particulier avec la belle Margot, qui est plus que mise en valeur !...

Margot justement, qui encore dynamite le récit. Chacune de ses apparitions assure le lecteur d'un plaisir visuel, certes, mais aussi d'une série de rebondissements, d'entourloupes et autres coups fourrés propres à le tenir en haleine.
Et la reprise de l'intrigue vers la fin de l'album promet quelques petits désagréments pour l'ensemble des protagonistes qui entourent Margot (certains pour l'encercler et la massacrer, comme Byron et Knut [toujours impayable avec ses borborygmes haineux], d'autres pour la protéger comme Tim [seul personnage transparent, fallot de la série], ou la surveiller comme l'Indien qu'on découvre moins terne que dans le premier tome).

Après avoir repris quelque peu de souffle dans ce deuxième tome, j'espère que le suivant - qui doit se faire moins attendre ! reprendra le rythme effréné du premier. Une série qui s'imposerait alors comme indispensable !

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Après lecture du tome trois:

Dans ce troisième tome l'intrigue se poursuit, comme l'ensemble des protagonistes poursuivent Margot. Celle-ci est de plus en plus au centre de l'histoire, des regards, voire de la cible, puisqu'à l'Indien, Tim et l'improbable duo Byron/Knut se joignent d'autres victimes des roueries de la belle.

Quelques toutes petites baisses de régimes, quelques respirations, mais le rythme global n'en pâtit pas trop, c'est toujours aussi dynamique et jouissif. Parmi les victimes revanchardes et autres poursuivants de Margot, quelques changements. De nouveaux venus, Navajos (et potentiellement un officier US et sa famille, ainsi qu'une mère supérieure: à croire que bientôt tout ce que compte ce Far West finissant sera à ses trousses !), et aussi un Tim un peu moins falot, aveugle, déniaisé par ce qu'il découvre de Margot, qu'il se permet même de traiter de salope !

Margot de Garine donc, encore et toujours à la baguette, la "sallhooop" de Knut domine encore le jeu. Quoi que... En tout cas elle est plus que mise en valeur par le toujours très beau dessin de Salomone (voir aussi la série de cartes postales accompagnant la première édition de l'album). Très beau dessin, et des couleurs elles aussi parfaites.

Bref, une lecture toujours aussi recommandable, alors qu'est annoncé le quatrième et dernier tome, qui j'espère conclura en beauté une des meilleures séries du genre depuis longtemps. Une série qui confirme le talent de Lupano !

Nom série  Rocher Rouge  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier album est plutôt intéressant, mais la construction est un peu bancale je trouve.

En effet, après un début un peu brutal et plein de rythme, qui introduit une sorte de fantastique sur une île déserte, au XVIIIème siècle, on passe ensuite rapidement et tout aussi rapidement à l’époque contemporaine. Jusqu’ici tout va bien, mais je trouve que les rapports entre les divers couples se retrouvant pour passer quelques jours de vacances sur cette île sont trop dilués, la mise en place est un peu longue, on passe à un roman graphique plus conventionnel.

Puis, petit à petit revient s’installer une sourde angoisse autour du Maboukou, le rythme s’accélère de nouveau, jusqu’au dénouement, que je vous laisse découvrir. Je trouve que ce cœur moins rythmé aurait gagné à être resserré.

Le dessin, lui, est plutôt bon, Sanlaville prenant visiblement plaisir à user des contre-plongées, dans une ambiance que les couleurs réchauffent…

Une lecture intéressante, malgré les longueurs et... et puis c'est tout.

En effet, cet album, qui peut très bien n'être lu que comme un one-shot a eu une suite inutile et ratée, avec un dessin moins bon je trouve, et une histoire peu crédible et peu passionnante. Vraiment décevant, d'où ma note. Vous pouvez tout à fait acheter le premier tome et faire comme s'il n'avait pas eu de suite.

Nom série  Y'en aura pour tout le monde  posté le 05/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, c’est généralement crade et vulgaire. Et ceci est valable pour les textes de Coluche comme pour les dessins de Reiser. Et, comme à chaque fois que je lis ce genre d’album (de Reiser ou d’un autre auteur), je me dis qu’hélas une sorte d’auto censure bien-pensante rend de moins en moins probable ce genre de publication.

Vulgaire donc, mais assez souvent drôle. Certaines blagues sont connues, et je ne sais pas ce que Coluche a pu créer, mais en tout cas on a là un bon échantillon de blagues plus ou moins crado, qui doivent plutôt plaire à un lectorat masculin – enfin bon j’extrapole…

C’est plutôt marrant donc, mais pas inoubliable, le dessin de Reiser n’apporte ici pas grand-chose aux vannes qu’on pourrait se raconter entre copains.

Mais c’était vendu aux profits des Restos du cœur de Coluche. Donc, si lire des conneries peut constituer une bonne action, n’hésitez pas !

Nom série  Les Innocents coupables  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un triptyque qui, sur un sujet plutôt douloureux, se laisse lire agréablement.

Au travers de l’histoire de quelques gamins/adolescents mis au ban de la société à la suite de menus larcins, nous découvrons l’univers d’un centre de redressement au début du XXème siècle. Où les méthodes sont proches de celles employées pour les adultes de l’époque.

Plus que de réinsertion – dont il n’est jamais question en fait, il s’agit surtout d’écarter définitivement de la société ces mauvaises graines. Quitte à les traiter comme des bêtes. La bonne conscience de la société se paye du prix de cet exil, qui s’apparente, parfois dans tous les sens du terme, y compris physique, à une élimination.

Le scénario est plutôt simple, mais bien construit, et les révélations sur le passé de certains (à partir du deuxième tome) densifient les personnages, tout en créant d’autres sources de tension entre les enfants…
Et le dessin est bon, distinguant bien chaque enfant (malgré un uniforme et une coupe de cheveux identiques). On s’attache donc à ces rebus de la société et à leurs espoirs d’évasion.

Au final, et à l’heure où certains (journalistes ou politiques) ont récemment voulu remettre au goût du jour des centres de correction (en leur donnant un nom voulant faire oublier ce qu’ils sont en réalité), cette série rappelle à juste titre que ce n’était qu’un traitement – inhumain – de la pauvreté, qui n’a jamais, bien au contraire, cherché à lutter contre ses causes.

J’ai hésité entre 3 et 4 étoiles (note réelle 3,5/5), et vais finalement aller jusqu’aux 4 étoiles, malgré la fin, que j’ai trouvée un peu décevante, en forme de happy end un peu trop téléphoné, et peut-être improbable. Les qualités m’ont fait oublier les défauts. Une série à lire en tout cas !

Nom série  Nico Shark  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans le flot de productions sorties durant le septennat de Nicolas Sarkozy, souvent pour en faire une caricature, je trouve que ce petit album de la collection Shampooing s’en sort plutôt bien.

Sans être un chef d’œuvre d’humour ni un brûlot comme Luz ou Charb peuvent en faire, on tient là un album qui se lit rapidement, mais avec plaisir, les strips de quatre cases par page s’enchaînant pour former une histoire.

Connaître les faits, gestes et déclarations des personnages réels (ici essentiellement Nicolas Sarkozy et François Fillon, même si quelques éléphants du PS font quelques courtes apparitions) n’est pas nécessaire, mais c’est quand même préférable pour apprécier l’humour de l’auteur (Trondheim ?).

C’est d’ailleurs la principale faiblesse de ce genre d’albums : leur capacité à tenir, loin de l’actualité qui les a engendrés. En tout cas, c’est une lecture que je vous recommande, pour un petit moment de détente…

Nom série  Rubrique-à-Brac  posté le 01/11/2012 (dernière MAJ le 03/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Un peu comme Desproges, qui arrivait, au bout de longues phrases accumulant imparfait du subjonctif et mots savants à "amener" un gag complètement navrant, une blague con voire un simple gros mot (ou qui menait à une analyse savante par le processus inverse), Gotlib a le génie de transgresser les apparences, il se fait le coucou du rire.

Son coup de crayon est volontairement "parfait", le discours faussement sérieux, voire pédant et, pince sans rire génial, il nous pousse au rire avec ses Rubriques à brac qui forment une sorte d'anthologie du gag sous toutes ses formes, y compris les plus répétitives.

Il y a du Tex Avery ou du Chuck Jones dans cette capacité à détourner le quotidien, à y puiser un humour merveilleux et surréaliste qu'aucune relecture n'épuise.

C'est absolument, imperturbablement poilant, génialement réussi, totalement jouissif ! et c'est encore - j'allais dire plus, mais c'est impossible - drôle à la relecture ! Gotlib a réussi d'autres choses très chouettes ailleurs, mais on tient là sa plus belle série je trouve, la quintessence de son humour, de son génie créatif. C'est aussi une bonne entrée dans son univers. Si vous n'accrochez pas (et alors je vous plains et le regrette pour vous !), le reste ne passera pas.

Si les gags sont variés, on retrouve certains fils rouges, comme le détournement de formules célèbres ou des contes de notre enfance, totalement détournés. Certains personnages (comme Newton ou la coccinelle par exemple) intègrent le panthéon des personnages du Neuvième Art.

J'ai dû lire une quinzaine de fois cette série, et toujours au milieu des fous rires - qui se prolongent. Chapeau bas et merci monsieur Gotlib !

Lecture très fortement conseillée donc !

Nom série  Le Candidat  posté le 03/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui vaut mieux que le – relatif – anonymat dans lequel il se trouve confiné. En effet, Louarn a réalisé ici un album intéressant, avec une histoire loufoque que son dessin (qui lorgne vers Franquin) rend dynamique.

Le personnage de ce candidat, choisi sur des critères absurdes pour faire triompher la machine et les intérêts d’une multinationale est assez réussi. Créature qui échappe à son maître et à tout contrôle, il devient, de manière plus ou moins candide, le grain de sable qui dérègle la machine, électorale et capitaliste.

L’humour reste quand même convenu, même si la critique de la société des sondages et des discours creux reste toujours utile et hélas d’actualité (voir sur un thème proche ce que Binet a pu faire avec Monsieur le Ministre).
Je reproche quand même à Louarn de remplir un peu trop ses bulles par des dialogues envahissants (dans tous les sens du terme)…

Au final, c’est un album qui mérité le détour, et qui aurait probablement connu plus de succès s’il avait été publié chez un gros éditeur (il colle tout à fait aux standards graphiques de chez Dupuis).

Nom série  Football Football  posté le 02/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, c’est sûr, il vaut mieux être un minimum au fait de l’actualité du ballon rond, de la constitution de l’équipe de France et de son impayable sélectionneur de l’époque, mais aussi de ce qui tourne autour.

Cela permet de mieux comprendre certaines allusion, et de mieux savourer la présentation drolatique qu’en fait Bouzard, qui utilise un humour doux amer pour nous chroniquer plusieurs années de football. Mais ne pas être un fan absolu de foot n’est pas rédhibitoire non plus. Il faut juste ne pas y être allergique !

J’ai aimé les deux tomes et ai apprécié la vision de Bouzard. Qui est quand même plus drôle que Chenez dans l’Equipe ! Et c’est probablement l’une des meilleures séries consacrées au ballon rond – et l’une des rares réussites dans ce domaine d’ailleurs !

Alors, même si j’aurais apprécié un peu plus de vacheries ou de déconne, ce sont là deux albums recommandables. Je ne sais pas si Bouzard poursuit ses publications dans des revues, mais si un troisième tome voit le jour, j’y jetterai sans aucun doute un coup d’œil intéressé.

Une lecture sympathique pour accompagner les matchs de la coupe du monde à venir.

Nom série  Radada  posté le 01/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, on n’est pas dans l’humour en dentelle, et les amoureux de la poésie n’y trouveront peut-être pas leur bonheur, mais c’est drôle.

Bien sûr, il faut aimer le langage fleuri, pour ne pas dire très ordurier de Radada, qui est à l’image du marigot où se déroule sa douce existence. Et cette litanie de gros mots atteint généralement son paroxysme lorsqu’elle rencontre sa sœur, la non moins douce et bien élevée Mélusine. Le tome 1 est celui où les deux sœurs s’insultent le plus, avec une mauvaise foi et un vice de bon aloi.

Mais les deux autres tomes ne sont pas moins réussis je trouve, dans un registre identique. Il faut ainsi aimer les obsessions sodomites de la plupart des stégosaures de Radada ou des cochons extraterrestres ! Et ne pas être membre de l’association de défense des poules, qui finissent généralement écrabouillées, cuites, après avoir été victimes des obsédés précités…

Bref, pas fin, mais drôle !

Nom série  Une litière pour deux  posté le 30/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une lecture plutôt rapide, pour cet album accumulant des saynètes impliquant deux chats (avec parfois quelques personnages annexes).

Quasiment aucun décor, et des dessins plus que minimalistes (et pas franchement beaux) : tout se joue donc dans les dialogues entre les deux protagonistes, et dans les chutes de ces petites histoires.

Et là, j’avoue être resté un peu sur ma faim. En effet, ce n’est pas toujours très drôle, loin de là. Et c’est souvent poussif, voire simpliste comme humour. C’est plutôt con, mais pas assez inventif et original je trouve. Le seul côté original, c’est l’accumulation de chats massacrés (ce qui doit être rare pour cette bestiole plutôt animal de compagnie idéal…).

Quelques gags m’ont fait sourire, c’est sûr, mais pas assez pour que je recommande l’achat de cet album. Quant à la lecture, pourquoi pas, mais sans en attendre des miracles.

Nom série  L'épi  posté le 28/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un petit album au format carré qui se lit assez vite, car il n’y a pratiquement aucun texte (seulement quelques très rares dialogues et quelques commentaires hors phylactères en off).

Le dessin est classique pour James, les personnages à tête d’animaux évoluant dans un univers humanisé.

Encore que le terme humanisé est peut-être ici mal choisi, car il s’agit surtout de suivre la découverte de la liberté par la révolte d’un petit employé de bureau, en forme de pion, qui cherche à s’écarter du rituel métro boulot dodo, plutôt "déshumanisé" donc.

Dans un univers urbain froid, avec un Noir et Blanc laissant place à quelques nuances de Gris, cette ouverture au monde, à soi, cette volonté de sortir du chemin morne que l’individu est obligé d’emprunter pour avoir sa place sur l’échiquier de la société, fait de ce pion un combattant de la liberté. Mais cette liberté acquise, qu’en faire ? se demande-t-il…

Cet album se lit vite, mais il donne envie d’y revenir. Achat recommandé donc.

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