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Nom série  Pervers Pépère  posté le 12/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ce n’est clairement pas l’album le plus abouti et le plus drôle de ce génie du comique qu’est Gotlib.

En effet, c’est très inégal, parfois lourdingue et peu drôle (je n’ai en particulier pas vraiment accroché aux histoires bibliques).

Je laisse tout de même 3 étoiles pour le dessin, toujours très bon – et qui accentue le décalage avec les débilités débitées sur un ton faussement sérieux. Mais aussi pour certains gags qui m’ont bien fait rire.

Ce n’est pas une priorité d’achat, certes. Mais il ne faut pas rester bloqué sur cet album, allez lire Rubrique-à-Brac par exemple !

Nom série  Zioum Tchabada Tchou Tchou  posté le 10/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec son compère Grégory Jarry, Otto T. codirige les éditions Flblb. Et le duo y a publié de nombreuses séries très bien fichues (leurs « petites histoires » du Texas, de la Révolution française ou des colonies françaises, mais aussi La Conquête de Mars, entre autres). Autant le dire tout de suite, je suis un très grand fan de leurs productions !

J’ai rencontré Otto T. il n’y a pas très longtemps, et ai été content de discuter avec quelqu’un de très sympa, dont la personnalité est tout à fait raccord avec ce que ses publications m’avaient laissé deviner. C’est à cette occasion que j’ai acheté cet album – qui s’est trouvé agrémenté d’un chouette dessin et d’une dédicace.

Si je fais abstraction de l’empathie ressentie pour l’auteur et ses autres publications (où il n’est qu’une partie d’un duo), j’ai été un chouia déçu par ce petit album.

Album qui nous fait découvrir, dans de courts chapitres, les pensées de l’auteur. C’est une sorte de journal intime, de carnet de bord du quotidien d’Otto T.

Amusant, touchant parfois, mais, hélas, cela ne dépasse pas toujours le stade de l’anecdote. Une petite lecture non dénuée d’intérêt, certes, mais qui m’a laissé quelque peu sur ma faim.

Nom série  Les Cités obscures  posté le 09/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avoue avoir hésité à mettre 5 étoiles à cette série, qui postule clairement à être une série « culte », pour plusieurs raisons.

D’abord, le dessin est vraiment très beau, avec des personnages un peu figés, certes, mais alors pour ce qui est des plans plus larges, des paysages ou des architectures, notre imagination voyage loin et vite – même si les auteurs prennent leur temps à chaque fois pour développer leur univers.

Ensuite les scenarii. Pas forcément les plus fouillés, mais ils transpirent un univers poétique, souvent surréaliste (à la Malkine ou à la Magritte pour prendre des peintres ayant appartenu à ce mouvement). Un univers aussi très proche d’un autre écrivain surréaliste, Jacques Abeille (c’est particulièrement visible dans certaines planches de « La frontière invisible » ou certains détails de « L’archiviste »), avec lequel Schuiten a fini par collaborer (avec le très beau « Les Mers perdues » et en illustrant certaines de ses rééditions récentes).

Le point commun de la plupart des albums est la place occupée par le décor – essentiellement ces « villes » donc (même si pas toujours, voir « La Tour »). Ce décor, ces architectures perdues, éperdues, sont d’ailleurs les personnages principaux des albums, sur lesquels les auteurs ont le plus misé.

Parfois au détriment des personnages proprement dits, à la personnalité parfois trop peu développée : certains personnages ne sont que des décors pour les créations oniriques d’un architecte, qui use du médium Bande dessinée pour nous montrer les rêves qu’il ne pouvait faire bâtir « en vrai ».
C’est moins loufoque que Mordillo et moins froid qu’Escher (pour reprendre deux mordus des architectures visuelles), on est parfois proche de ce que fait Marc-Antoine Mathieu, mais en plus poétique et moins absurde.

Certains albums sont peut-être en deçà des autres, et il faut être réceptif à ces albums d’ambiance, à cette poésie surréaliste, parfois vaguement steampunk. A feuilleter donc avant d’acheter, mais si vous accrochez, n’hésitez pas à découvrir les méandres de ces Cités, à vous y perdre.
Note réelle 4,5/5.

Nom série  Medina  posté le 08/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome de cette série est plutôt bien foutu, avançant dans l’intrigue au milieu d’une violence à la fois extrême et nonchalante, pour les habitants et les défenseurs désespérés de la ville de Médina (située dans une sorte de désert arabe, comme son nom le laisse penser, dans un futur non identifié).

La deuxième partie est un peu moins rythmée, moins originale, et laisse un peu tomber la tension je trouve. La troisième et dernière partie relève le défi de clore l’histoire, avec une fin que l’on peut deviner à l’avance, mais qui est plutôt bien fichue. Ce dernier tome est mieux réussi que le précédent.

Au final, c’est une série d’aventure qui aurait gagné à plus de consistance – en particulier en donnant des pistes sur les causes de la situation de départ (seulement évoquées). Mais cela se laisse lire.

Le dessin est intéressant – même s’il n’est pas toujours très clair. Je comprends que Druillet – qui signe une postface à ce propos dans l’intégrale que je possède – y ait été sensible, car on retrouve un peu de son génie dans certains dessins de Drax.

Nom série  -20% sur l'esprit de la forêt  posté le 06/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si le titre vous a rendu perplexe, n’attendez pas de trouver dans le cœur de l’album un quelconque repositionnement cartésien.

On est en effet ici dans l’absurde, le décousu, Fabcaro multipliant les histoires loufoques – parfois une ou deux phrases – qui s’entrechoquent, se croisent dans un joyeux délire auquel tous les lecteurs habitués des opus publiés chez des éditeurs plus « prestigieux » auront du mal à accrocher.

Au travers de ce qui ressemble à un empilement de délires, transparaît toutefois le paquet de madeleines de Proust/Fabcaro, qui place en filigrane des souvenirs d’enfance. D’ailleurs le sujet de cet album n’est-il pas plus sérieux qu’il n’en a l’air ? Ne serait-ce pas la peur de quitter l’enfance, de devenir adulte ?

Album à feuilleter avant d’acheter, car il ne répond pas aux critères « consensuels » et peut dérouter le lecteur lambda.

Nom série  Mister President  posté le 05/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rien d’extraordinaire chez ce président. Et pourtant, ce condensé d’humour con se laisse lire et procure quelques sourires, voire des rires.

Si le président en question fait clairement référence à l'inénarrable G. W. Bush (dans la même veine que la marionnette des Guignols le parodiant), d’autres locataires de la Maison Blanche y sont aussi brocardés (Clinton, Nixon…).

Ce n’est jamais fin, et cela peut rapidement paraître répétitif, voire lourdingue. C'est à consommer avec modération donc. Idem pour l’achat éventuel, un tome suffit je pense. Sinon, à emprunter en bibliothèque.

Nom série  Sandy Eastern  posté le 04/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas forcément très originale, cette histoire – bâtie sur de longs flash-back – se laisse pourtant lire agréablement.

C’est un western assez contemplatif, proche de La Saga du Grizzli ou du film « Jeremiah Johnson » dans la manière de prendre son temps et de mettre en avant la nature (et les rapports qu’entretiennent avec elles Indiens et trappeurs ou pionniers).
A noter que Franz a réutilisé l’idée d’Indiens collant aux basques d’un blanc dans son très bon Wyoming doll.

Le dessin de Jarbinet, un peu brouillon parfois, est quand même bon – et ressemble d’ailleurs à celui de certains albums de Franz lui-même.

Album sympathique donc, mais qui hélas n’a jamais eu de suite. Même s’il peut à la limite se lire comme un one-shot, il manque quand même une réelle conclusion.

Achat envisageable, car l’album se trouve facilement et peu cher en occasion.

Nom série  Jim Cutlass  posté le 03/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès le début de ma lecture, la parenté avec l’autre création du duo Charlier/Giraud m’a sauté aux yeux. Jim est une sorte de frère de Blueberry, comme lui sudiste ayant opté pour les idées et l’uniforme nordistes lors de la guerre de Sécession, et ayant quasiment tout perdu de ses biens. C’est d’ailleurs plus des premiers albums de La Jeunesse de Blueberry que de la série mère que « Jim Cutlass » se rapproche, y compris au niveau du dessin. Sauf que là l’intrigue ne quitte pas le sud esclavagiste.

Cela démarre de manière classique pour Charlier, qui sait faire vivre un scénario et les personnages qui l’animent.
Mais peu après le « départ » de Charlier du scénario, cela part quelque peu en vrille. J’avoue n’avoir pas trop accroché le virage pris – un peu dans le troisième tome, mais surtout à partir du quatrième. En effet, on bascule un peu trop dans le fantastique, exploitant le thème du vaudou (alors que le complot autour du Ku Klux Klan est mieux mené et aurait pu suffire à dynamiser l’action).

Si le dessin de Rossi est réellement bon, c’est le scénario de Giraud qui ici ne m’a pas convaincu. Il a mieux réussi à relancer Blueberry après la mort de Charlier. Mais ici, il n’a pas réussi à choisir entre Giraud et Moebius…

Bref, une série décevante à partir du troisième tome, après lequel j’ai eu du mal à aller jusqu’au bout. J’ai beaucoup hésité pour la note, et ai finalement opté pour une toute petite moyenne (essentiellement pour le début, au potentiel ensuite mal exploité).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Va & Vient  posté le 02/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Emmanuel Guibert développe ici une idée toute simple, mais efficace, proche de l’Oubapo : utiliser trois fois la même suite de dialogues ou commentaires, qui se font suite dans trois situations différentes et successives de la vie d’un homme et d’une femme, allant du quelconque à l’érotisme.

On devine un peu à l’avance les situations, mais j’ai quand même trouvée amusante et très bien faite cette histoire courte.

L’Association l’a publiée dans un bel écrin, avec couverture et dos toilés, c’est un bel objet. Alors qu’au fond, on aurait tout aussi bien pu retrouver cet album dans leur collection Patte de mouche, le format s’y prêterait très bien.

Alors du coup, le débat semble lancé sur le rapport coût/temps de lecture. J’avoue que, comme Jetjet, je fais généralement abstraction du prix lorsque le plaisir de lecture est au rendez-vous – ce qui est le cas ici (je n’achète pas des livres au kilo, et conçois que les petits éditeurs prennent des risques et survivent dans d’autres conditions que les gros…).
De plus, j’ai pu le trouver en occasion peu cher.

Toujours est-il que cette courte mais très agréable lecture est hautement recommandable !

Nom série  Dolor  posté le 01/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon avis recoupe en grande partie celui de Ro, et j’ai été plus qu’agacé par les mêmes choses que lui.

En effet Dolorès, le personnage principal, est un peu beaucoup too much, en caricature de femme indépendante, baroudeuse, working girl qui affronte sans ciller mille dangers sans jamais faillir ni perdre son charme fou, auquel tous les mâles succombent. Le tout en étant une femme active – mais avec un travail pas trop chronophage, qui lui laisse quand même des libertés que beaucoup lui envieraient !

Pour ce qui est du reste, c’est-à-dire de l’intrigue proprement dite, cela reste classique, avec Dolor qui part à la recherche du passé de son père. Paringaux y a mêlé l’histoire plus ou moins romancée d’une star déchue du cinéma français de l’entre-deux guerres (j’avoue que le quasi seul mérite de cet album est de m’avoir fait découvrir cette actrice, avec le dossier qui clôt l’album).

J’avais préféré le scénario de Paringaux sur Kid Congo (à noter qu’il y collaborait alors avec Loustal, dont le trait est assez proche du dessin de Catel). Bref, un album aussi vite oublié que lu, à emprunter éventuellement en bibliothèque.

Nom série  La Comète  posté le 29/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un petit album sympathique. Sans prétention, mais finalement plus intéressant que le début ne me l’avait laissé entrevoir.

En effet, les débats autour de la Révolution prolétarienne semblaient s’éterniser (même si les références – toutes liées à l’anarchisme, de Bakounine à Makhno, sont de celles qui me touchent), jusqu’aux discussions dans le cabinet présidentiel à propos de l’arrivée de la comète.

Cela bascule alors en parallèle dans le quasi loufoque (ceci est fortement accentué par le « franglallemand », sorte de bouillie parlée par le professeur chargé de trouver une issue de survie aux dirigeants de ce pays imaginaire).

A noter qu’ici aussi, mine de rien, on a une critique politique, de la manière avec laquelle les dirigeants d’une démocratie agissent face aux critiques, et aussi leur manière d’assurer aussi – et surtout ! – leurs intérêts particuliers…

La chute finale se laisse un peu deviner, même si elle apporte une autre touche ironique à cet album. Lecture sympathique donc, pour qui ne serait pas arrêté par le dessin de Vanoli – et sa mise en page, très heurtés, en à-plats, dans un Noir et Blanc pas toujours très lisible.

Nom série  Mormol  posté le 28/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est le premier « grand » album de Sardon que je lis, après les opuscules de la collection Patte de mouche ou son Nénéref, et il faut reconnaître que l’auteur passe plutôt bien le cap d’une plus grande pagination.

Mormol, le personnage central, est quelqu’un dont on ne sait pas grand-chose après la lecture de l’album. C’est une sorte de personnage lunaire, à mi-chemin de certains personnages incarnés par Pierre Richard et du Monsieur Hulot de Tati. C’est un personnage qui traverse ces aventures, la ville et la vie comme une sorte de somnambule et qui ne gagne pas forcément à être côtoyé.

En effet, il déclenche sur son passage une série d’événements plus ou moins catastrophiques, dont sont victimes ceux qui l’ont rencontré. Impassible, il poursuit pourtant son chemin, comme immunisé aux réactions des autres.

Comme pour Monsieur Hulot – mais en moins caustique, cela joue souvent sur un humour froid, pince sans rire.

Pour ce qui est de l’aspect graphique, c’est du traditionnel pour Sardon, avec un dessin en Noir et Blanc assez stylisé, en à-plats, que personnellement je trouve original et intéressant.

Un album à découvrir, petite balade sans prétention mais qui offre un bon moment de détente.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  The Wake  posté le 27/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui ne suis pas fan de comics – à part pour les strips, j’ai trouvé là une histoire sympa, qui vaut le détour.

Le point fort est je trouve le dessin, franchement bon, même si la colorisation ne lui rend pas forcément service, en obscurcissant trop les cases, au point d’en rendre certaines difficiles à lire.

Même petit reproche pour le scénario, pas toujours simple à suivre, avec ses multiples flash-back. Le lien entre les différentes périodes n’est pas toujours aisé à faire. Et ce d’autant plus que parfois une simple page sans trop de commentaires, avec un simple titre, fait office de transition.

Mais la seconde partie de l’album est, de ce point de vue, plus claire, et apporte des réponses aux nombreuses questions que le lecteur se posait.

Au final, c’est une histoire qui est intéressante, mais qui est aussi peut-être trop alambiquée, qui prend le risque de perdre le lecteur en route. Mais il faut s’accrocher, car elle en vaut la peine.

Nom série  Regards croisés  posté le 26/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais. Voilà un album que j’ai fini sans réel plaisir, et avec la désagréable impression de n’avoir pas tout compris.

La faute déjà à un dessin assez brouillon. Qui aurait pu avoir son charme, certes, mais qui, ici, avec en plus des bulles construites « bizarrement », n’a pas rendu ma lecture très fluide.

Mais c’est surtout l’histoire en elle-même que je n’ai pas trouvée extraordinaire. J’ai en effet longtemps attendu quelques retournements pour dynamiser ce récit, mais hélas en vain. De plus, l’intrigue n’est pas toujours très claire – comme le dessin, c’est très brouillon.

Bref, cette histoire de meurtre (dont le mobile m’a complètement échappé !), avec ce voyeur qui m’a un temps fait penser au film « Fenêtre sur cour », et ces relations tendues entre voisins et à l’intérieur du couple principal ne m’a pas emballé !

Achat, voire lecture très dispensable je pense.

Nom série  L'Encyclopédie des Bébés  posté le 25/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Belle réussite que cette encyclopédie ! Et belle entrée en matière pour qui voudrait découvrir – si ce n’est pas encore fait ! – l’humour pince sans rire, à froid, et tout à fait loufoque de ce grand auteur.

Comme d’habitude, le dessin relativement classique et un Noir et Blanc légèrement délavé sont au service de l’imagination de Goossens, qui n’a pas son pareil pour partir d’une situation tout à fait quelconque pour la faire dériver vers le n’importe quoi.

Encore que, il y a de la poésie, de la folie douce dans cette tentative d’épuisement du thème. Il y a aussi et surtout un humour assez british, dont je suis vraiment fan, et qui fonctionne la plupart du temps ici. En particulier (mais pas seulement) lors des nombreux pseudo-débats opposant des spécialistes des bébés ou du n’importe quoi, avec des passages souvent hilarants de connerie, repoussant assez loin les limites de l’absurdité.

Il faut être réceptif à cet humour, mais si c’est le cas, allez-y franchement, voilà une encyclopédie loin d’être rébarbative ! Les trois albums sont de niveau équivalent – et vous pouvez comme moi opter pour l’intégrale pour vous payer une bonne tranche de rigolade.

Nom série  Pouvoirpoint  posté le 24/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Est-il possible de faire un album de science-fiction traitant des travers de l’entreprise capitaliste ? Est-il possible de faire un album décrivant la difficile intégration d’un stagiaire dans une entreprise, le tout situé dans une station spatiale en plein cœur d’une guerre interstellaire ? Il semble qu’Erwann Surcouf ait répondu par l’affirmative à ces deux questions imbriquées… il réussit d’ailleurs d’emblée la symbiose des deux univers avec le nom des vaisseaux spatiaux, reprenant celui de « Star Trek » : l’Enterprise !

Dès le départ nos savons que ça se finit mal, et de courtes scènes s’intercalant entre la dizaine de chapitres nous le rappellent : l’histoire doit donc nous expliquer les causes de cette catastrophe ?

Le héros est un pauvre stagiaire, timide et peu dégourdi (dont le visage est recouvert d’un masque en permanence), qui débarque dans une entreprise/vaisseau spatial très routinière. Je pensais que Surcouf allait surtout jouer sur le côté absurde, mais il n’en abuse pas et, même si plusieurs passages sont drôles, plusieurs humours cohabitent pour se moquer du monde de l’entreprise et des routines administratives (un peu de « Brazil » dans certains passages). Le titre fait une référence ironique au PowerPoint que le stagiaire est censé mettre à jour, depuis son intégration au service « communication, corpo-média & bonne ambiance »…

Et ce n’est pas non plus toujours drôle. De manière insidieuse une atmosphère inquiétante se développe (les intermèdes entre les chapitres, la menace d’une société extra-terrestre, les Proximiens, une tension qui monte, etc) : on quitte la vie d’entreprise pour revenir à la science-fiction.

Quelques clins d’œil à des classiques (Marilyn dans « Sept ans de réflexion » ; un pastiche d’une planche d’ Epoxy, etc), une colorisation tapante, pimentent cette histoire qui mêle les genres et s’avère être une belle réussite, que je vous recommande de découvrir.

C’est drôle, sans être hilarant. Surtout, ce qui est original, c’est que Surcouf n’a pas cherché à en rajouter dans la méga science-fiction ultra innovante. Bien au contraire ! Les noms des personnages font dans le super banal, la colorisation (parfois très psychédélique), le look des personnages, et le design font plutôt penser à la fin des années 1970 (un peu le futur imaginé dans « Cosmos 1999 » ou « Star Trek ») et disques et cassettes renvoient aux années 1980. La science-fiction n’est ici pas un futur plus ou moins lointain, on navigue plutôt au futur antérieur !

En tout cas, c’est une lecture que je vous recommande, comme l’achat. Près de 200 pages bien remplies, avec une chute amusante…

Nom série  Helios  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
2024, le petit éditeur qui montre… En effet, c’est encore, avec ce « Helios », un très beau travail éditorial, au service d’une chouette claque graphique.

J’avais découvert le travail d’Etienne Chaize sur l’album « Quasar contre Pulsar », album jouant déjà sur des tons très psychédéliques (il s’occupait déjà des couleurs).

Résumer l’histoire est à la fois facile et compliqué. Facile, car, après un court texte de présentation, c’est entièrement muet. Nous suivons une sorte de quête, de voyage au long cours : un roi mène son peuple en procession jusqu’au soleil, source de vie que l’on vient implorer. En cours de route et au fil de quelques péripéties, la foule se réduit… Mais compliqué, car peu « d’action » finalement. Même si, malgré la faible pagination et l'absence de texte, le foisonnement des images appelle des relectures.

J’avoue avoir été un chouia déçu, car j’attendais peut-être un peu plus de poésie, mais Chaize donne quand même du large à notre imagination, essentiellement par le côté visuel.

Et là, dans un très très grand format (pas facile à ranger dans sa bibliothèque !), 2024 met bien en valeur le travail de Chaize. Avec parfois en arrière-plan – comme en filigrane – des photos (de ruines, de paysages), c’est un feu d’artifices de couleurs qui éclate. Retravaillée à l’ordinateur, cette colorisation est pétante. Les personnages, portant des objets phosphorescents, sont un peu dessinés comme on représente les constellations dans le ciel : cette épopée se lit/regarde comme on observe le mouvement des étoiles, avec des yeux d’enfant subjugué.

Alors pourquoi seulement trois étoiles ? C’est que, si le visuel est original et nous en met plein la vue, cette colorisation (au Photoshop ?) n’est pas forcément ma tasse de thé. Mais surtout, j’ai trouvé que l’histoire – qui s’y prêtait – manquait un petit peu d’un souffle épique propre à transcender ce voyage vers le soleil.

Il n’en reste pas moins que je vous recommande de découvrir cette œuvre qui sort clairement des sentiers battus, chez un éditeur qui prend des risques et se remet en question à chacune de ses publications.

Nom série  Courts métrages (Projection privée)  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui regroupe diverses histoires plutôt inégales (comme souvent chez Manara d'ailleurs).

Le dessin est bon, voire très bon, et pas seulement pour l'anatomie féminine (on est d'ailleurs souvent éloigné de l'érotisme ou du porno dont il s'est fait le spécialiste ailleurs). Le trait est moins claire que dans ces albums suivants, et semble influencé par Moebius et Bilal.

Les histoires usent de plusieurs thèmes, parfois de l'humour (noir), parfois un peu de poésie: rien d'extraordinaire, mais c'est plus original que d'habitude chez cet auteur, dont les scénarii ne sont généralement pas à la hauteur du dessin.

Une lecture plutôt sympathique, qui ne nécessite pas un achat.

Nom série  Les Larmes du sexe  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est je crois le premier album d'Alex Varenne que je lis (je ne l'avais auparavant lu que dans des albums collectifs comme les "Fripons"), même si je sais que c'est un vieux routier de la bande dessinée pour adultes.

Et c'est un avis assez mitigé au final. Le dessin est vraiment très bon, l'anatomie (féminine essentiellement) est maîtrisée. Mais si ce dessin est très précis, il n'est pas toujours très lisible, cette remarque étant surtout valable pour les historiettes, au trait un peu brouillon je trouve, les petites vignettes étant elles mieux réalisées).

L'album regroupe quelques histoires courtes donc, illustrant quelques fantasmes classiques du genre (une scène dans un parking, une sur un chantier), ces histoires alternant avec des vignettes (un dessin représentant une femme dans une position suggestive).
Les textes de Varenne qui les accompagnent, se veulent cyniques, poétiques, mais sont bien entendu toujours crus. Et ne m'ont en tout cas pas marqué par leur qualité !

Bref, c'est un album pas inintéressant, mais sans plus, dont l'achat n'est pas indispensable.

Nom série  Le Jour le plus long du futur  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tous les albums auxquels a participé Lucas Varela – du moins ceux que j’ai lus – sont originaux et intéressants. Et ils tournent tous autour de déviances, d’un corps malade (qu’il soit social ou humain).

J’avais bien aimé son travail sur L'Héritage du Colonel ou sur Diagnostics par exemple. On retrouve d’ailleurs dans « Le jour le plus long du futur » le même fond visuel, à base de Violet, de Bleu pâle ou de rose terne.

On est dans cet album dans un univers différent quand même, très Science-Fiction. Il se lit très bien, et relativement vite car muet.
Deux cités-Etats s’affrontent, en envoyant chez l’adversaire quelqu’un pour détraquer leur système, tuer, etc. Une dénonciation du totalitarisme, que Varela mâtine d’un peu d’humour absurde. Il utilise un minimum de moyens pour faire apparaître une émotion sur les visages, mais c’est plutôt efficace.

Au final, c’est un album que je vous recommande, même si je reste un peu sur une impression de « pas assez ». Aurait-il fallu aller vers plus de politique ? Plus de loufoque ? Je ne sais pas, mais si la lecture fait passer un bon moment, et que Varela est décidément un auteur à suivre, je m’attendais à entrer dans un univers plus riche (il y a clairement du potentiel inexploité dans cet album).

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