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Nom série  Kosmo  posté le 10/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album apparemment peu connu, et qui mérite nettement mieux que le relatif anonymat où il semble confiné. Des défauts, certes, mais de réelles qualités font de ce « Kosmo » une lecture plus que recommandable.

Commençons par les défauts. D’abord, vu que plus de dix ans ont passé et que, malgré mes recherches, aucun second tome n’est paru, il semble bien que cette série soit abandonnée : c’est bien dommage, mais ne doit pas vous empêcher d’acheter et de lire cet album, qui peut – malgré l’ouverture de fin d’album, se lire comme un one shot.
Autre défaut – qui me gêne beaucoup car je suis pointilleux dans ce domaine –, ce sont les trop nombreuses fautes d’orthographe (une bonne dizaine au moins) qui ponctuent les dialogues : cela nuit à la lecture et discrédite (un petit peu) le travail éditorial.

Pour le reste, je n’ai trouvé que des points positifs à cet album. Le dessin, très moderne (proche de Blain je trouve, que ce soit pour le trait, l’utilisation de « ratures » pour le remplissage de certains corps ou décors, la colorisation aussi parfois) est plutôt agréable.

L’histoire en elle-même est assez captivante. Les Etats-Unis (en prenant les devants sur des expéditions européennes et chinoises) envoient quatre couples d’astronautes dans une fusée à l’autre bout de la galaxie pour en savoir plus sur une météorite aux propriétés intéressantes venu s’écraser au Nouveau Mexique : la quasi-totalité de l’album se déroule dans la fusée, et narre les relations entre ces couples.

L’histoire est bien menée d’abord, avec une introduction intrigante, et une présentation du huis-clos bien faite, avec une montée en tension qu’on pressent, mais qui va crescendo jusqu’à l’explosion finale (on est alors dans une atmosphère policière, presque proche des « Dix petits nègres »). L’arrière-plan d’aventure, de Science-Fiction s’accommode très bien de ce côté dramatique.

Enfin les deux dernières pages, qui font le lien avec les premières (l’ensemble de l’album est donc une sorte de flash-back) sont surprenantes, quasi humoristiques (l’humour était déjà présent dans certains dialogues ou situations durant le voyage, qui a quand même duré 18 ans !), et appellent clairement une suite. Même si cet album peut se suffire, j’aurais volontiers continué l’aventure avec les personnages de Witko, surtout que le ton semblait être encore plus au délire et au second degré.
Et qu’on pouvait aussi attendre des « rebondissements » avec l’arrivée des expéditions européennes et chinoises…

Nom série  Corridor  posté le 09/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
??????????????????????????????????????????????

Non, je ne me suis pas endormi sur la touche interrogation. Mais c'est juste que c'est le seul truc qui me vienne à l'esprit après avoir refermé cet album. J'avoue avoir péniblement fini cette lecture, et n'y avoir trouvé que peu de plaisir.

Si l'éditeur aurait certes mieux fait de glisser le petit glossaire en début d'album, ce ne sont pas les quelques allusions ou termes indiens qui m'ont posé problème et m'ont empêché de suivre l'histoire.
C'est juste que c'est vraiment n'importe quoi ! Et que j'avais l'impression de lire quelque chose d'écrit en consommant certaines herbes, comme les personnages de l'album.

C'est totalement décousu, très verbeux et pesant, les états d'âme de quelques bobos de Delhi ne m'ayant en plus pas trop passionné.

Je suis peut-être passé à côté du sujet, mais c'est une lecture dont je ne garderai pas trop de souvenir.

Nom série  La Mondaine  posté le 08/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a quelques qualités dans ce diptyque, à commencer par le dessin de Jordi Lafebre, que j’ai trouvé vraiment bon. Et quelques personnages ou idées intéressants aussi, mais généralement pas ou peu exploités (la danseuse tahitienne, le soldat allemand saoul sous les bombardements…).

Pour le reste, j’avoue n’avoir pas trop accroché à cette histoire, qui au final, en partant dans plusieurs directions – sans en creuser réellement une seule, déroute plus le lecteur qu’elle ne le captive.

Le monde interlope des nuits parisiennes, la cohabitation entre police française et Gestapo et même la rafle du Vel d’Hiv ne sont qu’effleurés. Le personnage principal lui-même, Louzeau, a une personnalité fluctuante (je n’ai pas vraiment compris sa réaction au moment de la rafle par exemple).

Bref, ce n’est pas vraiment une série inoubliable. Quant à l’achat…

Nom série  Mon placard  posté le 07/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On retrouve dans ce petit album quelques thèmes récurrents de l’univers de Stéphane Blanquet, à savoir l’enfermement, et surtout les corps difformes, « reconstruits », souffrant des regards extérieurs.

Ici, un enfant enfermé dans un placard apprend petit à petit son histoire, découvre qui sont les personnes qui vivent « de l’autre côté » de la porte. Une découverte qui n’est pas moins glauque que le petit monde plus ou moins imaginaire dans lequel survit cet enfant, au milieu des déchets, des excréments, des insectes, et des rêves étranges.

Un humour noir et désespéré sourd de cet opus, avec un fantastique lui aussi très noir. Si la couverture arbore des couleurs plus gaies, les dessins de l’album ne s’habillent que de gris et de marron, plus en osmose avec le texte.

A découvrir.

Nom série  Qui veut tuer Kennedy ?  posté le 06/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre est provocateur, voire intriguant, tout le monde ayant déjà eu sa petite idée sur l'assassin de JFK. Comment une petit album d'une soixantaine de pages pourrait-il réussir à synthétiser une longue enquête ?

En fait, l'enjeu de cet album est ailleurs. En effet, JFK et son assassinat n'apparaissent qu'en extrême fin d'album, après que Le Fred Blin (Frédéric Blin) ait remonté la chaîne de l'évolution.

En effet, cette histoire muette nous narre les différentes étapes de l'évolution, de la bactérie aux mammifères, qui mène finalement à Lee Harvey Oswald.

Autant le dire tout de suite, rien de scientifique dans cet album, que ce soit pour résoudre l'énigme des motivations du tueur, ou pour les détails de cette évolution. Par contre, j'ai été captivé par cette histoire de bactérie se transformant en une succession d'organismes vivants (aux mutations s'accélérant), traversant divers reliefs et péripéties, jusqu'à l'hominidé homicide.

C'est avant tout un voyage onirique, dont l'aspect visuel est original et franchement réussi. On a là des dessins qui m'ont fait penser à des collages, à la manière des cubistes. Les décors sont quasi absents, et pourtant le peu qu'il y a fourmille paradoxalement de détails, dans une végétation et/ou un arrière plan géométrique, méticuleusement inutile.

Un album qui donne sa chance à notre imagination, et dans lequel l'auteur a mis en avant ses qualités de graphiste.

A feuilleter avant d'acheter, car c'est assez particulier (et la rencontre de l'album n'est pas facile non plus !), mais ça reste un album à découvrir, assez proche dans l'esprit de ce que peut publier L'Association je trouve.
Merci à des maisons d'éditions comme Warum de publier ce genre d'albums, très personnels.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Monsieur Piche - open bar  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album petit format rassemble une centaine de strips/gags (un par page) dans lesquels un personnage ressemblant à bob l'éponge nous fait part de son bonheur de boire, jusqu'à plus soif (encore que cela n'arrive pas souvent !).

Ce n'est pas franchement politiquement correct, et va ouvertement à l'encontre des recommandations médicales et légales (un strip voit même monsieur Piche tenter d'assassiner Evin, véritable empêcheur de boire en rond...).

Monsieur Piche est monomaniaque, ne pense qu'à boire (toutes formes d'alcool, même s'il affiche une préférence pour la bière), et se bat pour qu'aucune goutte d'alcool ne soit perdue.

C'est donc un peu répétitif et cela peine parfois à se renouveler, les gags étant inégaux et loin d'être tous drôle. J'en ai quand même aimé certains (la parodie de Pif Gadget est réussie par exemple).

Nom série  Traquemage  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lupano est un scénariste de plus en plus prolifique, et qui publie des séries touchant à tous les thèmes, souvent – même si pas toujours ! – avec succès.
Il est donc attendu au tournant à chaque nouvelle parution, et le jugement que l’on peut porter sur ses productions se trouve donc quelque peu biaisé par cette attente : un album simplement sympa peut devenir une déception, et ce d’autant plus qu’il est souvent porté aux nues à sa sortie.

Vous l’avez compris, j’ai un avis mitigé après la lecture de cet album. Il possède d’indéniables qualités. A commencer par nous faire entrer dans une aventure brinquebalante, avec un paysan mal dégrossi comme héros, accompagné de side men (women en l’occurrence) eux aussi (mais c’est là plus classique) assez improbables : Myrtille, une brebis qui sent bon la lose, et une fée aux pouvoirs minuscules et souvent bourrée.

C’est donc de l’aventure pour de rire, une fantaisie médiévale qui ne se prend pas au sérieux (voir à ce propos la présentation très second degré en quatrième de couverture).

Sympa donc, mais quand même un peu décevant. Parce que si certaines situations et bons mots sont réellement amusants, ce n’est pas forcément très drôle – et cela est parfois un peu lourd. Les dialogues sont clairement moins efficaces que dans L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu, pour reprendre une autre de ses séries mêlant aventure et humour.
C’est peut-être que Lupano n’a pas su choisir une ligne directrice claire : cela m’apparaît un peu bancal.

Bon, ça se laisse lire facilement quand même, et le dessin de Relom, sans être extraordinaire, est plutôt bien adapté (la couverture, pastiche d’enluminure médiévale, est plutôt réussie). A lire, en attendant la suite, qui devra je pense être plus dynamique et/ou drôle pour convaincre les lecteurs de poursuivre l’aventure.

Nom série  Midgard  posté le 02/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome – le plus épais – est original dans sa construction, puisque divisé en deux parties tête bêche, se lisant alternativement et se rejoignant au milieu de l’album, au moment où les deux univers « se rencontrent ».

J’ai par hasard commencé par la partie médiévale, mais cela fonctionne aussi en commençant par la partie Science-Fiction. Les deux histoires sont plutôt bien fichues et se laissent lire agréablement indépendamment l’une de l’autre. Le deuxième tome, moins épais, est lui plus classique, se déroulant dans le seul univers médiéval.

Comme l’auteur le fait remarquer en préface, il y a quelques points de départ commun avec l’histoire de Thorgal, même si, comme il le dit cela s’en écarte ensuite énormément.

J’ai bien aimé le dessin, à mi-chemin entre réaliste et gros nez franco-belge. Fluide, efficace et très lisible. Même les passages dans la partie extra-terrestre, avec un personnage ressemblant à Astro sont plutôt bien faits. Même si cette partie fourmille moins de détails – au niveau décor et personnages, et est peut-être un peu moins intéressante (mais le personnage d’Oon, espiègle et plein de malice et de vie équilibre quand même les choses).

Deux aventures en une donc, qui commencent à se mêler à partir de la fin du premier tome, et que l’on suit avec plaisir. Surtout que Steven Dupré glisse dans les dialogues une certaine dose d’humour pas désagréable.

Une série à découvrir en tout cas.

Nom série  Perico  posté le 02/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un bon polar, bien carré, et mené au bout en deux albums, sans rallonge inutile ni fioriture, ce qui n’est déjà pas mal du tout !

Certes, rien de très original dans l’intrigue, qui est plutôt classique, mais c’est quand même un diptyque intéressant, avec une course poursuite à travers les Etats-Unis menée tambours battants.

Le personnage de Sean aurait pu être un peu plus machiavélique (je m’attendais en tout cas à plus d’entourloupe de sa part).

J’ai juste été un peu déçu par la fin, un peu brutale, peut-être un peu bâclée, je ne sais pas.
En tout cas, voilà une série à laquelle les amateurs de polars noirs doivent s’intéresser.

Nom série  Esthétique & filatures  posté le 01/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à certains avis précédents, je n’ai pas trouvé cette histoire ou son traitement spécialement trash. C’est plutôt noir, certes, mais pas plus que ça en fait.

L’histoire de ces deux femmes traversant une période de stress et de mouise, qui se rencontrent et s’en sortent – par des voies pas forcément prévues et approuvées par la morale, se laisse lire facilement. Une histoire à mi-chemin entre le polar et le roman graphique ordinaire.

Le dessin en Noir et Blanc subit parfois l’influence de Burns (c’est sensible au milieu de l’album). En tout cas il est plutôt bon.

Au final, un album qui mérite d’être découvert.

Nom série  Exit Wounds  posté le 25/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La petite définition et traduction du titre, placée en exergue, prend tout son sens quand on y repense après la lecture. Et résume bien de manière métaphorique l’histoire qui nous est contée.

C’est l’histoire de Koby, et de sa rencontre avec Numi. C’est aussi l’histoire d’une recherche, celle du père de Koby et amant de Numi, deux êtres qui n’ont rien en commun, à part de connaître le père de Koby… et qu’il les a plaqués…

C’est surtout l’histoire de Koby, qui cherche sans trop en avoir conscience, à refermer certaines blessures.

L’histoire se lit bien, même s’il ne se passe en définitive pas grand-chose. Le contexte politique israélien (le père de Koby aurait été victime d’un attentat) n’est vraiment qu’un décor.

Si je n’en reste qu’à trois étoiles, c’est surtout parce que je ne suis pas forcément fan de ce genre de publication, du pur roman graphique. Mais si c’est votre cas, vous pouvez vous laisser tenter.
Autre bémol : je suis toujours gêné par ces histoires montrant les attentats et leurs conséquences sans en faire apparaître les causes (c’est-à-dire l’occupation des territoires palestiniens et les exactions israéliennes), même si ces attentats sont évidemment condamnables. Je vous conseille donc de lire les albums de Joe Sacco en complément de celui-ci pour avoir une vision peut-être moins figée de la région.

Nom série  Hiram Lowatt & Placido  posté le 23/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un western plutôt atypique, qui peut surprendre une bonne partie des amoureux du genre, qu’il soit classique ou spaghetti.

En effet, le dessin de Christophe Blain n’est pas celui de Giraud ! Mais il passe très bien dans ces deux histoires elles aussi pas classiques.
C’est que David B a introduit pas mal de fantastique, on n’est pas dans l’intrigue linéaire et académique.

Dans le premier tome, il y a même un mélange entre une vision mystique s’inspirant des prophéties de Wowoka (avec un peu d'anachronisme, car celui-ci ne les a propagées qu’à partir du milieu des années 1880, alors que l’histoire de cet album se déroule en 1880 !) et un fantastique pur (les objets doués de vie se révoltent, dans une plus ou moins joyeuse rêverie surréaliste).

Dans le deuxième tome, on retrouve le même duo, un an après, dans le grand nord, cette fois-ci confronté à des anthropophages et des Indiens zoomorphes (au passage, Thierry Lamy a pu s’inspirer en partie de certaines idées de cet album dans son Hell West ?). En tout cas, même si l’on a encore affaire à des phénomènes « bizarres », ils trouvent une explication vaguement rationnelle, cela s’est assagi depuis « La révolte d’Hop-Frog », c’est moins surprenant et original, moins « surréaliste ».

A noter que Placido porte bien son nom, puisque je crois qu’il ne prononce qu’une phrase (dans le deuxième tome), et est très taciturne et flegmatique, se comportant comme l’ombre de Lowatt.

Une série à découvrir.

Nom série  Presque  posté le 22/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir… » disait la chanson. Et on peut en effet, après cette plongée en apnée dans les entrailles d’une certaine armée, de la douleur de Manu Larcenet, chercher à respirer de nouveau.

On est évidemment là très loin de la grosse déconne Fluide, de la pochade « Donjon », ou d’une certaine introspection tranquille glissée dans Le Retour à la terre. Sa part d’ombre, Larcenet la réserve plus aux Rêveurs.

Larcenet nous livre là, de manière à la fois pudique, intelligente, mais aussi sans concession, la violente expérience qu’a été pour lui le service militaire. Et dans sa dénonciation je retrouve en partie ce que comme lui ou d’autres j’ai connu pendant mes « classes ». C’est-à-dire l’abus fait par des hommes sur d’autres hommes parce qu’on leur donne un pouvoir. C’est-à-dire l’abrutissement, la lobotomisation volontaire, dans un milieu clos sur lui-même où l’obéissance prime sur la réflexion et l’intelligence (encore que Larcenet montre, avec ce qui est arrivé à Marco, que l’obéissance ne garantit pas de s’en sortir).
En formatant les « appelés », l’armée déshumanisait les individus, avec des méthodes employées ailleurs par des systèmes totalitaires.

Mais ici Larcenet ne donne pas dans la critique de comptoir, le pathos inutile, son propos est au contraire d’une froideur, d’une précision quasi chirurgicale. Voilà pour le fond. Pour la forme, il alterne des esquisses volontairement brouillonnes, noires et difficiles à « lire » et des personnages patatoïdes à la Trondheim lorsqu’il se représente dialoguant avec sa mère.

Ces passages avec sa mère – outre la différence graphique avec les reste des dessins, sont aussi importants car ces moments d’humour permettent de respirer. Ils permettent aussi à Larcenet d’illustrer, avec l’incompréhension entre lui et sa mère, qu’on ne peut se faire une idée réelle de son expérience sans l’avoir vécue. Et j’avoue qu’après les passages avec sa mère, on ressent à la reprise de la lecture un peu du malaise qui étreignait Larcenet à l’idée « d’y retourner ». Et ces passages s’avèrent au final presque aussi violents que le reste !

A lire, évidemment !

Nom série  Souvenirs d'un jeune homme  posté le 19/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, autant le dire, j’étais un peu circonspect avant d’attaquer la lecture de cet album de Lauzier, auteur intéressant mais à la production franchement inégale. Je craignais surtout que ces souvenirs aient mal vieilli.

En fait, mes craintes étaient en parties injustifiées. En partie seulement, car la colorisation est franchement très datée et très 80’…

Pour ce qui est de l’histoire, les états d’âme de Michel Choupon peuvent être parfois saoulant, verbeux (au point que parfois on se prend à le détester, alors que l’instant d’après on le « comprend »), mais ça se laisse lire, et même mieux à vrai dire.

On suit en parallèle l’auto analyse de Michel, et la critique de la société où craquent certaines valeurs (la famille en particulier). Autant qu’un jalon dans l’œuvre de Lauzier, c’est un témoignage quasi sociologique – même s’il n’en avait pas l’ambition.

Un album à redécouvrir, peut-être l’un des mieux réussis sur l’entrée dans l’âge adulte (ou la sortie de l’adolescence).
Note réelle 3,5/5.

Nom série  La Ligne de fuite  posté le 18/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est vraiment une belle réussite, sur un sujet qui aurait pu être casse gueule, eu égard à « l’icône » à laquelle il s’attaquait, à savoir Rimbaud. Et en plus à l’ubac du personnage, qui a abandonné la poésie, ses amis, pour devenir marchand – parfois d’armes – à Aden, c’est-à-dire au bout du monde.

C’est d’abord une réussite graphique. Le dessin de Benjamin Flao, dans un style faussement brouillon, rehaussé à l’aquarelle, est franchement très beau, et très en harmonie avec le récit de cette quête impossible.

Si le dessin est très bon, il faut dire qu’il est au service d’une histoire qui ne l’est pas moins. J’avais d’ailleurs déjà remarqué et la qualité du travail de Dabitch (souvent s’inspirant de faits réels) et sa propension à faire équipe avec des dessinateurs à la fois de styles différents et adaptés à ses scénarios (voir Jeronimus ou plus récemment La Colonne).

Si le personnage et la poésie de Rimbaud imprègnent l’album d’un lyrisme noir, c’est en fait Adrien le héros, lui qui part chercher Rimbaud à Harrar, dans une quête de plus en plus inexpliquée, et qui comprend à la fin que c’est lui qu’il cherchait – et qu’il va trouver, au milieu du désert, si près et pourtant si loin de l’immense poète devenu commerçant.

Un grand millésime de chez Futuropolis que je vous encourage fortement à découvrir !

Nom série  Blürp  posté le 17/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du même auteur et chez le même éditeur, j’avais déjà lu – et apprécié – :[WaZO];, tout petit concentré d’humour noir et vachard.

J’ai un peu le même ressenti positif à propos de cette série, elle aussi imbibée d’humour noir et con, autour d’un velléitaire directeur d’un fanzine musical under-underground s’intéressant à certains créneaux hyper fins du Rock progressif à tendance punk (et se déchaînant contre certains groupes ou chanteurs « mainstream » : amoureux de Benjamin Biolay s’abstenir !). Le tout mâtiné d’une rencontre improbable, avec la musique chrétienne, au grand dam du héros.

L’ensemble est constitué de courts strips (surtout dans le premier tome) et d’histoires plus ou moins courtes (6 pages maximum), entrecoupés de reproduction de pseudo numéros du magazine Blürp, dirigé par Lenny Wildman. Le tout forme une sorte d’histoire.

Entouré de quelques copains, aussi branleurs et pas plus futés que lui, Lenny est une sorte d’adolescent attardé, asocial, qui ne maîtrise pas grand-chose de sa vie.

Tout n’est pas drôle (j’ai été un peu lassé sur la fin par le délire chez les cathos dans le second tome), mais j’ai trouvé l’ensemble amusant, avec quelques gags cons bien sentis (à feuilleter avant d’acheter, mais les amateurs du genre y trouveront leur compte).

Au final, une série sympa, à découvrir.

Nom série  Vois comme ton ombre s'allonge  posté le 16/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été attiré par le titre, que je trouve vraiment beau (et qui fait pour moi écho à un superbe poème de Desnos de l’ensemble « A la mystérieuse »), pour retenter ma chance avec Gipi (j’avais un avis mitigé après ma lecture de Notes pour une histoire de guerre).

C’est que j’ai un peu de mal avec son dessin. D’une part je le trouve original (il mêle ici crayonnés Noir et Blanc et dessin rehaussé à l’aquarelle apparemment) et réellement beau. Mais cette beauté n’est hélas pas de celles qui me touchent.

Pour l’histoire, c’est un peu la même chose. Elle est d’une beauté déroutante, dans tous les sens du terme. Pas facile à suivre, pour reconstituer le puzzle, quand les pièces sont à ce point mélangées au milieu d’un brouillard poétique.

Une lecture intéressante, intrigante, mais je vous conseille de feuilleter cet album avant d’envisager l’achat !

Nom série  Le Char de l'Etat dérape sur le sentier de la guerre  posté le 15/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais « Le génie des alpages » que de nom, et c’est le premier album de F’murr que je lis. Découverte intéressante en tout cas.

Dans cet album, F’murr utilise l’absurde pour combattre l’absurde. Il cherche à dénoncer l’invasion russe en Afghanistan, avec le cortège d’horreurs (ou de bavures selon le degré d’hypocrisie utilisé) contre les populations civiles.

Dans cet album les rôles sont quelque peu inversés, puisque les Afghans ridiculisent les soldats russes – qui cherchent souvent à déserter d’ailleurs, ne comprenant pas ce qu’ils font là. Mais les inversions concernent aussi hommes et animaux. En effet, les animaux parlent aux hommes, des chameaux philosophent même, tandis que certains prisonniers russes jouent le rôle des animaux de compagnie tués par l’Armée rouge.

Finalement, avec ce style déconcertant, c’est une lecture plutôt agréable, que je vous recommande, le propos de l’auteur pouvant s’appliquer à d’autres conflits, comme en Irak par exemple.

Nom série  L'OuBaPo  posté le 25/11/2014 (dernière MAJ le 13/09/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un ensemble de productions intéressantes, originales, que ceux qui s’intéressent au média bande dessinée et à ses possibilités poétiques, d’exploration de l’imagination et de la création se doivent de feuilleter.
Rédiger un avis sur cette « série » n’est pas évident. Et en premier lieu parce que ce n’est pas une série, mais une suite de publications de format et d’ambition assez différents. Une suite d’expériences plus ou moins réussies. Et peut-être plus ou moins accessibles.

Oupus 1 : (4/5)
C’est l’acte de naissance « extérieur » pour le – relativement – grand public de l’Oubapo. Cet « album » est très intéressant, mais à réserver à ceux qui sont vraiment passionnés par le sujet.
En effet, c’est une longue présentation historique et théorique de la Bande Dessinée à contrainte (à noter un préambule de Noël Arnaud, poète surréaliste, ex-membre de Cobra, pataphysicien et président à l’époque de l’Oulipo).
C’est donc un peu aride (essentiellement du texte), même si certains exercices illustrent et « aèrent » ce texte (exemples souvent courts, hormis un long essai de Menu et Lécroart en fin d’album) : Lécroart, toujours très convaincant !

Oupus 2 : (4/5)
Paru après l’oupus 3, cet album de grand format rassemble une longue série d’exercices oubapiens individuels ou collectif, illustrant les différentes catégories de contraintes énumérées dans l’oupus 1, dont il est en fait le parfait complément.
Pas de théorie donc, c’est un album plus abordable par le béotien que l’oupus 1, et une bonne entrée en matière pour qui veut découvrir les potentialités du médium Bande Dessinée.
Et une nouvelle fois je me répète, Lécroart est franchement excellent : ses histoires sont à la fois des exercices plus ou moins complexes réussis, et c’est drôle ! Et en plus il n’hésite pas à multiplier les contraintes dans une même histoire. C’est le meilleur ambassadeur de la cause !
J’ai aussi bien aimé les performances publiques et collectives reprises en fin d’album, elles sont très souvent réussies.

Oupus 3 (Les vacances de l’oubapo) : (4/5)
Durant l’été 2000, certains des principaux animateurs de l’oubapo ont rédigé un feuilleton quotidien dans le cahier d’été de Libération. Cet oupus reprend ces rubriques (un cahier détaché avec le double des 6 pliages permet d’effectuer les exercices sans détériorer l’ « oupus »). Publié à part et avant l’oupus 2, il en est très proche dans l’esprit.

Chacun des auteurs (Ayroles ; Menu ; Lécroart ; Trondheim ; Gerner ; Killoffer) a tour à tour fourni une illustration de certains procédés oubapiens de création, à savoir le pliage, le palindrome, les strips croisés, l’upside-down, l’itération, le morlaque, soit 36 exercices.

C’est vraiment très intéressant (un petit texte présentait aux lecteurs béotiens en quoi consiste ces procédés). C’est intéressant, souvent réussi, mais pas toujours, et donc inégal. Mais en tout cas, c’est vraiment l’oupus que tous ceux qui veulent découvrir l’oubapo se doivent de lire, voire d’acheter, car c’est clair, didactique et finalement vite lu.

Je finis sur cet opus en criant encore mon admiration pour le travail de Lécroart, qui s’en sort ici toujours très bien, qui ajoute même parfois d’autres contraintes tout en produisant des histoires lisibles et drôles : c’est lui qui produit les résultats les plus convaincants.

Oupus 4 : (2,5/5)
Lewis Trondheim a réuni pour cet opus la fine fleur des collaborateurs de l’Association (pour beaucoup adeptes des constructions oubapiennes) ainsi que d’autres auteurs amis (Frederik Peeters par exemple), présents sur deux festivals en avril 2003 (Luzerne [13 auteurs] et Bastia [15 auteurs]). Parmi ces spécialistes des œuvres à contrainte, on remarque entre autres les maîtres Etienne Lécroart et Marc-Antoine Mathieu (ici peu présent et avec un dessin différent de ce qu’il fait en solo).

Si le casting est alléchant, et impressionnant, pour qui s’intéresse comme moi à ce genre d’exercice, j’avoue avoir un avis plus que mitigé sur cet oupus.

L’idée de départ, mêlant constructions croisées de différents auteurs présents sur deux sites différents est intéressante, mais le résultat est un peu décevant et très inégal. D’abord parce que certains auteurs s’en sortent mieux ou jouent plus le jeu que d’autres (Lécroart y réussit mieux que Parrondo par exemple). Ensuite parce que cela tourne parfois à vide, et la lecture entière de l’oupus est un peu lassante, même si certaines confrontations sont savoureuses et justifient ce genre d’expérience. Peut-être aurait-il fallu être moins ambitieux, et n’en publier qu’une partie moins consistante.

C’est un album à réserver vraiment aux gens très intéressés par l’oubapo (ce qui est mon cas). Pour les autres, je vous conseille de le feuilleter avant d’investir les 20 euros. C’est de mon point de vue l’album le plus décevant de la série (le seul d’ailleurs !).

Oupus 5 (Le Journal directeur) : (3,5/5)
Baladi, Gerner, Lécroart, Madden et Trondheim ont réalisé une nouvelle production à contrainte à partir du journal Libération de la Saint Valentin 2012.

J’avoue avoir eu du mal à entrer dans leur travail, et ai trouvé la première tentative, celle de Lécroart, très lourde (c’est étonnant et la première fois que je suis déçu par ce que fait Lécroart dans ce genre d’expérience !). Puis la mayonnaise a pris, et au final, je suis convaincu par cette revisitation des pages de Libé, qui mélange des visions poétiques, plus ou moins épurées (intéressant Gerner !), à des histoires plus classiques (Trondheim). C’est un exercice que les Surréalistes avaient déjà proposé à partir de l’observation d’œuvres d’art (au moins dans plusieurs revues des années 1970). Et surtout, c’est le tout qui justifie les parties, la lecture d’ensemble donnant sens et intérêt aux productions particulières.

Ce petit oupus est fortement recommandé !

Oupus 6 (4,5/5)
Même si chaque exercice est accompagné d’une brève présentation théorique (quelques lignes), on a là essentiellement un recueil des travaux de la quinzaine de membres de l’oubapo (c’est donc assez proche pour cette partie des Oupus 2 et 3).
Inégal bien évidemment, mais très intéressant et varié !
Et ce qui fait le gros plus de cet imposant album (comme de bien entendu dans un format toujours différent des autres Oupus), ce sont les deux parties dirigées par Lécroart qui encadrent les travaux présentés. Dans une longue introduction traitée en bande dessinée détournant diverses illustrations, il retrace l’histoire de l’oubapo : très instructif (même si parfois il faut savoir un peu lire entre les lignes.
Mais surtout, dans un long chapitre final intitulé « l’oubapo hors les murs », il reprend de manière quasi exhaustive (même s’il s’en défend) tous les travaux publiés en album ou revue ayant des accointances avec l’oubapo (source, descriptif et quelques illustrations pour chaque exemple). J’avoue être très attentif à ce genre de travail, mais j’y ai découvert un grand nombre d’œuvres et d’auteurs. Cette partie est clairement une mine d'information !
Cet Oupus 6 est indispensable pour tous les amateurs de bande dessinée à contrainte, et peut constituer une bonne entrée en matière pour les béotiens.

Nom série  Combats  posté le 12/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici donc réunies dans cet album une quinzaine d'histoires plus ou moins courtes (d'une à six pages), dans lesquelles on retrouve l'humour complètement absurde de Goossens.

C'est assez inégal, mais ça vaut globalement le détour. Les habitués de l'auteur ne seront pas dépaysés. Parce que le duo Georges et Louis fait quelques apparitions dans certaines histoires. Et parce que l'humour développé est toujours le même : pousser jusqu'au bout de l'absurde, avec des commentaires faussement sérieux, des raisonnements ou des situations de départ connus de tous.

Tout n'est pas drôle, mais il y a quelques belles réussites. J'ai particulièrement aimé l'histoire expliquant pourquoi les femmes ne se vendent plus très bien (la couverture en est tirée), ou celle qui revisite quelques grands moments de l'Histoire.

Quelques clins d'œil à des copains aussi (le personnage fétiche d'Edika s'invite dans une histoire), à des films célèbres (La planète des singes par exemple), et comme souvent, Dieu et Jésus à contre emploi...

Bref, un album qui offre quelques bons moments de poilade !
Note réelle 3,5/5.

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