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Nom série  Ciao Jessica  posté le 01/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Recueil de courtes nouvelles noires, cet opus m’a fait passer un agréable moment de lecture. Certes, il n’y a rien d’original mais tant la narration que le trait m’ont plu par leur efficacité, leur immédiateté et le soin qui leur a été apporté.

Il y a cependant une nouvelle que je n’ai absolument pas comprise (du moins sa chute).

Pas mal. J’ai emprunté l’album, mais si je l’avais acheté, je ne crois pas que je regretterais cet achat. Achat non déconseillé, donc, même si nous sommes face à un album très classique dans son genre (nouvelle noire teintée de fantastique).

Nom série  Pour la vie  posté le 01/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Par conséquent, le bonheur n’est pas à proprement parler un bon sujet de récit. C’est du moins ce que j’ai dû vérifier ici.

En effet, en partant d’une anecdote troublante, belle, édifiante, les auteurs nous livrent (du moins durant la première partie du récit) une histoire ennuyeuse tant il ne se passe rien. Ils n’arrivent pas à extraire ces petits instants magiques qui auraient pu me toucher et sombrent bien souvent dans la banalité la plus soporifique.

Et puis…

Et puis, un premier clin d’œil, saugrenu, a attiré mon attention. Les auteurs évoquent un couple célèbre et envisagent la mort d’un des deux amoureux, une mort qui ne m’était jamais venue à l’esprit. Et par cette simple évocation, les auteurs parviennent à me toucher et à me faire (enfin) entrer au cœur du récit, et du sujet : la perte d’un être cher, et la douleur du survivant.

La seconde partie du récit m’a donc plus intéressé, mais toujours sans réellement parvenir à m’émouvoir. Des questions pertinentes sont soulevées, des personnages se révèlent dans leur contradictoire humanité. Ҫa devient franchement pas mal !

Au niveau du dessin, le trait en noir et blanc est d’une agréable qualité. Les personnages sont bien typés, faciles à distinguer et reconnaissables à travers les époques. Le style est lisible. Les décors ne sont pas spécialement soignés mais, comme la majeure partie du récit se déroule dans des salles de fête, ce n’est pas vraiment primordial.

Pas mal, en somme. Mais j’espérais mieux…

Nom série  Les Princesses aussi vont au petit coin  posté le 01/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J’ai envie de parler de panne d’inspiration…

Pourtant j’aime Chabouté mais, avec ce récit, l’auteur me donne le sentiment de s’être fourvoyé dans les grandeurs, de s’en être rendu compte en cours de route, d’avoir essayé de récupérer le bazar… et de s’être encore plus planté de ce fait.

Deux histoires s’entremêlent ici. L’une nous raconte la cavale de trois personnages, un récit convenu, sans surprise, sans personnage accrocheur, sans rythme. L’autre se centre sur un écrivain et son angoisse face à sa création, à nouveau un récit convenu, sans surprise et sans émotion. Associer les deux aura permis un court instant la naissance d’une intrigue (mais qu’est-ce qui peut bien relier ces différents personnages ?) mais le soufflé, si on peut parler de soufflé, retombe bien vite.

Au niveau du dessin, Chabouté ne nous livre pas non plus ses plus belles planches. Son style en noir et blanc me plait toujours mais il me semble ici moins soigné et, surtout, les planches sont moins travaillées dans leur composition d’ensemble.

Un gros échec, selon moi. Cet album n’aurait pas dû voir le jour car le seul résultat obtenu est que je me méfierai à l’avenir des productions de l’auteur. J’attendrai donc de pouvoir les lire via la bibliothèque avant d’envisager de les acheter.

Pour cet album, je ne peux que déconseiller l’achat !

Nom série  Cap'tain Kucek  posté le 28/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En empruntant ce triptyque, je m'attendais à une série alliant aventure et humour mais certainement pas à un chef-d'oeuvre.

Et cette série n'est pas un chef-d'oeuvre.

Par contre, j'ai obtenu exactement ce que j'espérais. J'ai même trouvé le scénario très travaillé. L'humour se place en retrait face à une intrigue bien tournée. Les nombreux personnages apportent tous leur petit quelque chose à l'ensemble. Tous sont très typés mais sans être stéréotypés. Les rebondissements sont nombreux et bien pensés. Le tout baigne dans la bonne humeur mais la série n'est pas truffée de gags.

Le dessin de Pont convient bien à la série même si je regrette le manque de soin de certains décors. Par contre, son côté dynamique, expressif et caricatural est un atout dans ce genre de contexte.

Une très agréable surprise. Lecture conseillée pour les amateurs de ce genre d'aventure teintée d'humour.

Nom série  Les Chiens de Dieu  posté le 28/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
A titre personnel, j'ai trouvé le graphisme approximatif, laid et maladroit. Et la colorisation, terne et sans nuances, n'est pas de nature à relever le niveau.

Quant à l'histoire, et bien, je ne suis pas étonné que le scénariste porte le même nom que l'éditeur. Franchement, c'est plus que médiocre. Les personnages sont stéréotypés. Les rebondissements ne feraient pas sursauter une biche appeurée.

Et lorsque l'on associe des poses maladroites à des dialogues dépourvus de naturel, on atteint un bon niveau de médiocrité.

Reste une correcte évocation historique de la Flandres du XVIème siècle. Loin d'être suffisant pour que je m'emballe.

A oublier.

Nom série  Le Bal du rat mort  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une enquête policière étrange, qui flirte avec le fantastique. Le fait qu’il n’y ait pas d’explication logique à la plupart des événements m’énerve quelque peu. L’écriture, quant à elle, est fluide mais regorge de quelques phrases « chocs » proches du risible (du type : « ne vous inquiétez pas de votre avenir, vous n’en avez pas ! »)

En clair, cette histoire est assez datée, se laisse lire mais ne m’a pas passionné du tout.

Au niveau du dessin, Jean-François Charles est loin d’avoir atteint sa pleine mesure mais nous livre un travail soigné dans le genre réaliste typique des années 80. La colorisation est un peu terne mais c’est le genre (et l’époque) qui veut ça.

Dispensable mais pas indigeste (honnêtement, je m’attendais à pire).

Nom série  J'aurais adoré être ethnologue  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me méfie comme de la peste de ces albums dérivés de blogs « d’humeur » où la-jeune-femme-dans-la-trentaine-qui-mène-une-vie-hyper-active-écartelée-entre-son-rôle-de-mère-d-épouse-et-d-amante nous livre avec plus ou moins d’humour ses impressions quotidiennes, d’une part, parce que je ne suis pas une jeune femme dans la trentaine, d’autre part, parce que cette surexposition du quotidien anodin m’horripile bien plus souvent qu’il me fait rire.

Toutefois, j’ai eu l’occasion de lire cet album… et je dois reconnaître qu’il est plutôt amusant. Certes, tout ne m’a pas fait hurler de rire mais l’auteure a le don d’aller chercher le ridicule, l’absurde ou le touchant dans son quotidien. Le fait que Margaux Motin se moque généreusement d’elle-même est pour beaucoup dans mon appréciation finale.

Le dessin est assez moyen et le lettrage est parfois (mais rarement) difficile à lire mais la bonne humeur, l’autodérision et la tendresse qui émanent de ces planches gomment ces considérations techniques.

Les amatrices du genre devraient se régaler. Les autres, si j’en crois ma propre expérience, devraient passer un agréable petit moment de lecture.

Plaisant !

Nom série  De profundis : l'étrange voyage de Jonathan Melville  posté le 23/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier album à ma connaissance d’un jeune auteur prometteur, ce « De Profundis » m’a bien plu. Mais si séduction, il y a eu, c’est bien plus au dessin et à la composition des planches que cette bande dessinée le doit qu’à un scénario trop allégorique à mon goût.

J’ai en effet le sentiment de ne pas tout avoir compris dans ce récit fantastique envoutant mais laissant aussi la part belle à l’interprétation de la part du lecteur. La fin, surtout, m’est apparue étrange.

Mais, bon, les planches sont tellement séduisantes que l’album se lit avec un réel plaisir. Le climat délétère qui habite le récit est servi par un trait séduisant, captivant, hypnotisant… Quoi de mieux pour mettre en vedette deux sirènes ?

J’ai particulièrement apprécié ces multiples cases qui, par un élément, annoncent déjà la case suivante, alors que le lien entre ces deux cases n’est pas évident, de prime abord. Par exemple, l’artiste dessine d’un côté un personnage en train de se noyer, et de l’autre, deux jeunes filles aux prises avec une tempête. Le lien entre les deux ? Les flots qui étouffent le premier se transforment en bord d’image en mèches de cheveux appartenant à l’une des deux autres.

Par contre, Chanouga doit faire attention lorsqu’il propose des doubles planches. Le sens de lecture n’est pas toujours évident à saisir et entraine par conséquent quelques relectures. Ce n’est pas trop grave car l’album vaut plus à mes yeux par son impact visuel global que par l’intrigue en elle-même mais ce manque de clarté dans l’ordre des cases risque de jouer de vilains tours dans les œuvres futures de l’artiste.

En résumé : une belle réussite graphique, avec de très intéressants enchainements de cases. Un thème qui convient parfaitement à la technique graphique employée par l’artiste. Un récit hypnotique qui aurait mérité un peu plus de clarté (de simplicité ?) dans son final.

Un auteur à suivre.

PS : La collection dans laquelle cet album a été édité est dirigée par Sandoval. Et, franchement, ça ne me surprend pas du tout, au vu de cette œuvre.

Nom série  Mic Mac Adam  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il faut reconnaître à cette série son ton particulier. En effet, et dès ses débuts, Mic Mac Adam se distingue des autres productions du même type (franco-belge à gros nez destiné à un public adolescent) par son côté sanglant assumé.

Les enquêtes de ce jeune homme en kilt sont en effet régulièrement parsemées de meurtres violents. Le sang gicle et, à cette époque, ce n’était pas si courant que cela.

Mais ce que j’aime réellement dans cette série, c’est le climat général dans lequel les intrigues sont construites. Un climat bien rendu par le dessin lisible et fouillé dans ses décors de Benn.

Pour le reste, les enquêtes sont souvent trop courtes pour me satisfaire. Certaines aventures, plus longues, m’ont par contre bien plu et restent agréables à lire à l’heure actuelle. L’ensemble varie du « bof » au « franchement pas mal ».

Divertissante, étonnante par son côté « épouvante sanglant » assumé, mais tout de même très anecdotique, une série plus efficace en magazine qu’en intégrale.

Nom série  Ca ne coûte rien  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis déçu et, quelque part, choqué.

Si je peux comprendre que l’expérience vécue par l’auteur l’a marqué, je trouve tout de même qu’il passe un peu à côté de l’essentiel tant il se centre sur lui-même.

Je m’explique : Ce récit nous parle d’un jeune homme qui débarque en Chine, comptant sur la manne céleste d’un héritage pour y séjourner aussi longtemps et aussi confortablement que faire se peut. Il y croise d’autres européens qui, eux aussi, profitent de leur richesse (lorsqu’on compare leur pouvoir d’achat et celui des autochtones) pour « claquer du fric sans compter ». Malheureusement pour notre héros, l’héritage n’arrive pas et il se décide à réduire drastiquement son train de vie, se contentant de moins que rien pour survivre et rester en Chine. Par là-même, il va faire l’expérience de la faim et des malaises physiques qui l’accompagnent, poussant le processus jusqu’aux limites du possible.

Pour moi, ce personnage n’a que peu d’intérêt. Il ne cherche pas à s’intégrer dans une autre culture, prend pour prétexte d’avoir trop faim pour ne pas chercher à apprendre la langue de ses hôtes. Il semble croire vivre comme un chinois mais oublie qu’eux travaillent et n’ont pas recours au solde d’un compte en banque pour s’offrir leur maigre pitance journalière. Il semble dégoûté par le gaspillage et la suffisance de ses compatriotes mais décide d’une manière que je ne peux que trouver crétine de ne pas se nourrir assez pour survivre, tombant dans l’excès inverse toujours aussi éloigné des préoccupations du peuple chinois qu’il fréquente (gagner assez d’argent pour survivre, manger à leur faim ou améliorer leur ordinaire). Tout ça pour savoir ce que ça fait de manger trop peu. On meurt aussi bien de faim sous les ponts de Paris, de Bruxelles ou de New-York, pas la peine de partir jusqu’en Chine pour procéder à ce qui ressemble à mes yeux à un caprice d’enfant gâté (ne répète-t-il pas fréquemment qu’il peut mettre un terme à cette expérience quand il le veut ?)

Je n’ai donc pas pu m’attacher au personnage principal, pas plus qu’aux européens vivant en Chine qu’il décrit comme des profiteurs décadents (fêtes, alcool, drogue, salon de massage/prostitution et exploitation de la misère du peuple semble être leurs préoccupations majeures).

Je n’ai pas trouvé ce que j’espérais (ou à de très rares moments), à savoir la confrontation entre la vision occidentale de la société de consommation et la réalité sociale de la Chine, principal pays pourvoyeur en produits de consommation.

Je n’ai pas assisté à un éveil de conscience dans le chef du personnage principal. Ce qu’il a vécu en Chine, il aurait pu le vivre dans son appartement n’importe où en Europe.

J’ai donc le sentiment que cet album (et ce personnage) rate son objectif.

Au niveau du dessin, ce n’est pas déplaisant. L’auteur a progressé depuis « effleurés » mais semble avoir un problème avec ses bouches, et la dentition en particulier. Tous ces sourires semblent issus d’un détartrage effectué par un dentiste maniaque, tant chaque dent dessinée semble tranchante et indépendante de ses voisines.

Ce n’est pas le récit auquel je m’attendais. L’expérience vécue par le personnage principal ne m’a pas intéressé. Son manque d’intérêt pour la réalité sociale qui l’entoure (sa seule préoccupation étant de trouver à manger) m’a déçu.

Ajoutez à celà que manifestement, personne ne relit les oeuvres publiées chez KSTR (comment expliquer autrement le nombre de fautes d'orthographe présentes dans cet album ? Un phénomène déjà constaté sur Polina) et vous vous demanderez pourquoi je ne mets pas 1/5. J'avoue avoir hésité mais quelques rares passages intéressants et une narration fluide me poussent à dire "bof".

Nom série  Stratos  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Prado nous livre un récit que je situerai entre le « Brazil » de Terry Gilliam et le « SOS Bonheur » du duo Van Hamme/Griffo. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un récit d’anticipation qui dénonce les dérives de la bureaucratie, de la mondialisation et de l’exploitation des faibles par les puissants.

Au niveau de la pertinence des idées, Prado frappe très fort ! Il n’est pas loin d’anticiper la crise des subprimes, par exemple, alors que l’album date de mars 1990. De plus, j’aime la conclusion du récit (pessimiste ou réaliste, je ne saurais dire) qui veut que fondamentalement et quel que soit le système, rien ne change : l’homme exploite l’homme. De ce point de vue, on est donc proche du chef d’œuvre de Van Hamme et Griffo.

Au niveau du ton employé, par contre, c’est plus du côté de Terry Gilliam qu’il faut chercher. L’humour est omniprésent mais d’une noirceur à faire pleurer un morceau de charbon et d’un cynisme que n’aurait renié Diogène. C’est de l’absurdité choquante d’un raisonnement humain opportuniste que nait cet humour, et je dois avouer que j’apprécie grandement.

Le dessin en noir et blanc de l’artiste est lui aussi d’une belle qualité. Les décors sont soignés, les personnages ont des physiques bien typés, le trait est fouillé mais reste dynamique et expressif.

La structure en courts chapitres de prime abord indépendants laisse penser que ce récit est né et a grandi au fur et à mesure de sa réalisation. Là, je crois qu’un murissement préalable à la réalisation aurait permis à l’auteur d’atteindre un stade encore supérieur d’efficacité. Ici, c’est bon mais pas exceptionnel et, surtout, parfois un peu décousu.

A découvrir, en tous les cas ! Et ne vous laissez pas distraire par la couverture, qui fait croire à un récit de SF mâtiné de fantasy, alors qu’il s’agit d’anticipation pure et dure.

Nom série  Compagnons de fortune  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Série abandonnée de Franz (suite à son décès), ce récit décalé de piraterie ne connaîtra donc jamais de conclusion. Il peut cependant se lire sous cette forme sans susciter une trop grande frustration.

Au niveau du dessin, c’est du Franz d’un bon niveau. Pas le meilleur mais dans le haut du panier tout de même. De plus, l’artiste s’amuse clairement sur cette série et ne se prive donc pas de dessiner ce qu’il aime avant tout. Les femmes sont fréquemment dénudées, les pirates ont des gueules bien gratinées, les costauds ont le muscle ruisselant… et les décors sont soignés.

Au niveau du scénario. Et bien, à nouveau, il faut constater que l’artiste s’amuse ! Son récit, sous de faux airs de classique, est proche du burlesque et tous ses personnages masculins m’apparaissent comme de parfait innocents, ce qui est paradoxal dans un récit de piraterie où les têtes tombent à intervalle régulier. Le fait que le dialecte pratiqué par les sauvages habitants de l’île emprunte beaucoup au wallon n’est pas de nature à modifier cette impression d’une immense farce menée avec talent par l’auteur.

J’avoue ne pas toujours avoir succombé à cet état d’esprit volontairement festif et décalé. A d’autres moments, par contre, et sous certains aspects, je me suis clairement bien poilé.

Et puis il y a cette structure de récit avec cette île qui aimante les protagonistes à un tel point qu’ils retournent s’y échouer encore et encore, comme le ressac d’une vague sur une plage de sable fin… Cet aspect, je l'adore ! La structure est originale et adaptée au sujet.

Pas un chef d’œuvre mais distrayant, ce récit a sans doute procuré plus de plaisir à son auteur qu’aux lecteurs. A titre personnel, c'est une lecture que je ne regrette pas.

Nom série  Le Réducteur de vitesse  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Motivé par l’avis d’oliv, j’ai fait fi de ma répulsion pour la couverture (hideuse à mes yeux) afin de m’essayer à la lecture de ce one-shot.

Première constatation : le dessin m’est apparu aussi désagréable à l’intérieur que sur la couverture. Le trait est volontairement simpliste et déformé et la colorisation est mate et sans nuances. Par contre, la narration est bien agréable. Cette histoire a donc su capter mon attention.

Son point fort ? Un bateau, théâtre de cette aventure. Ce cuirassé en chasse d’un invisible sous-marin est le véritable personnage central du récit. On explore ses coursives jusqu’au plus profond de ses entrailles. En se demandant si ce navire a un fond, on découvre qu’il a une âme.

Cette évocation historique n’a donc pas grand-chose d’historique. Par contre, elle distille les impressions des différents acteurs avec talent. L’ambiance est prenante et j’ai poursuivi ma lecture jusqu’à son terme.

Par contre, une fois qu’on a fait le tour du bâtiment, Blain ne semble plus trop savoir quoi raconter. Son récit se termine de manière abrupte. Cela ne m’a pas dérangé outre mesure puisque l’intrigue (si on peut parler d’intrigue) est des plus anecdotiques et ne sert fondamentalement que de prétexte pour l’exploration des émotions nées de la confrontation entre le personnage principal (un jeune océanologue qui rêve d’océan) et le cuirassé (et son milieu militaire).

Un récit d'ambiance, avant tout, donc, servi par un dessin dont je ne suis vraiment pas fan.

Nom série  Le Chat du Rabbin  posté le 06/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas vraiment accroché à ce récit. Je trouve les deux premiers tomes quelconques, les deux suivants relativement plaisants et le dernier inutilement bavard.

Tout d’abord, et c’est surtout visible dans les deux premiers tomes, il y a cette narration qui s’obstine à nous décrire ce que nous montre le dessin (à moins que ce soit l’inverse). A quoi sert cette redondance ? Je me le demande.

Ensuite, il y a ce personnage du chat qui ne parle pas, puis qui parle, puis qui ne parle plus, puis qui reparle mais seulement avec certains puis qui parle avec tout le monde. J’ai vraiment trop le sentiment que l’auteur fait parler son chat en fonction de ce qui l’arrange et non avec un quelconque souci de cohérence. Ce genre de facilité m’a toujours énervé, et c’est encore le cas ici.

Enfin, le sujet en lui-même ne me passionne tout simplement pas. Je m’attendais à tomber sur une réflexion philosophique et religieuse teintée d’humour et je suis tombé sur un vaudeville juif arabe. N’y voyez aucune forme de racisme mais en terme d’humour, c’est loin d’être ma tasse de thé. Et l’humour de Sfar me fait bailler jusque dans ses personnages burlesques.

Ajoutez à cela un genre graphique auquel je n’accroche pas non plus (je ne comprends pas ce besoin de dessiner d’une manière volontairement déformée au point qu’un chat ressemble parfois à un chat, parfois à un chien parfois à une peinture cubiste et parfois à une tache de café sur une chemise à fleurs) et vous comprendrez mon manque d’enthousiasme.

Restent quelques répliques qui font mouche et quelques réflexions intéressantes. Mais c’est loin d’être suffisant pour m’emballer.

Nom série  Yessika voyance - Amour, travail, argent...  posté le 06/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Boarf, ça se laisse lire mais c’est tout de même loin d’être exceptionnel.

Tout d’abord, le dessin. Caricatural et épuré, il est expressif et adapté au ton de l’album. Par contre, la colorisation informatique est insipide, voire franchement moche !

Ensuite le scénario. Je m’attendais à soit plus drôle, soit plus étonnant (et, tant qu’à faire, pourquoi pas aux deux). Ici, j’ai le sentiment de ne rien avoir appris (« la voyance par téléphone, c’est juste pour se faire du fric », tu parles d’une révélation) ou presque (le coup des pubs par GSM, je ne connaissais pas) et je n’ai pas ri une seule fois (mais j’ai parfois souri).

Pourtant, j’ai lu l’album sans déplaisir. La narration est bonne. Le découpage en courts chapitres est bien pensé et dynamise la lecture. Les personnages sont caricaturaux mais sans excès et dégagent un certain charisme. Le personnage principal est sympathique et crédible jusque dans ses problèmes de conscience.

Finalement, le plaisir ressenti provient surtout du fait que j’ai eu le sentiment d’être une petite souris infiltrée dans un monde secret. Mais, parce qu’elle a décidé de jouer la carte de l’honnêteté en n’exagérant pas la situation, la scénariste nous offre un récit dont le fond n’est ni surprenant ni hilarant.

Entre le bof et le pas mal. Parce que l’album est soigné et parce que les auteurs font montre d’honnêteté, j’opte pour le « pas mal » mais ce n’est pas le genre d’album que j’achèterais.

Nom série  Les Dalton  posté le 06/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lorsque vous trouvez un album intitulé Les Dalton avec, en grand, Hermann écrit au-dessus, à quoi vous attendez-vous ? A un album d’Hermann traitant de la légende des Dalton ? Waaaahhhh, vous êtes fortiches !!! N’empêche,… perdu ! Du moins, à moitié…

Car des Dalton, il n’en sera que peu question (6 planches en tout et pour tout) dans cet album, certes, dessiné par Hermann mais scénarisé par Duval, Step ou Pasquiez.

Outre les frères terribles, nous avons donc droit à d’autres courts récits pour une évocation entre autres de Crazy Horse, Billy The Kid et de Sitting Bull. On reste dans le western, me direz-vous. Oui, sauf que les deux dernières courtes histoires évoquent, pour l’une, la fin d’un pirate et pour l’autre Louis Armstrong.

En clair, cet album est un fourre-tout d’histoires (très) courtes à caractère historique réalisées par le duo Duval – Hermann.

Et c’est plus que moyen.

Le dessin d’Hermann (en noir et blanc) est d’une belle qualité mais c’est une œuvre déjà datée. On est dans un style réaliste très classique influencé par les Jijé et autres Gir.

Les scénarios vont du médiocre (Step - les Dalton) au plaisant (la fin d’un pirate). Ils sont beaucoup trop courts pour parvenir à réellement évoquer les personnages historiques choisis. Les ellipses sont donc nombreuses. La narration, elle, est parfois plus que maladroite et décousue. Yves Duval est l’auteur qui s’en tire le mieux mais on est très loin de l’œuvre d’anthologie.

Un album oublié. Maintenant, je sais pourquoi…

Nom série  Luxley  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quel foutoir !

Honnêtement, l’idée de départ me paraissait (et me semble toujours) des plus jouissives. Cette uchronie nous éloigne des pistes déjà explorées, et c’est tant mieux !

A la lecture, malheureusement, je suis moins enthousiaste. Tout d’abord, il y a une dimension fantastique qui ne m’emballe pas des masses. Question de goût personnel, je n’aime pas quand Histoire et Fantastique sont associés, le second élément faisant perdre au premier beaucoup de sa crédibilité.

Ensuite, j’ai un peu le sentiment que, passé les deux premiers tomes, la scénariste a développé son histoire au fur et à mesure, sans trop savoir vers quoi celle-ci allait l’amener. Cela donne un ensemble peu homogène et finalement de moins en moins crédible. Certains retournements de situation, en effet, me sont apparus comme incroyables (car trop illogiques, selon moi).

A deux reprises, je parle de crédibilité, et c’est bien là le problème : je n’arrive pas à croire en cette histoire et par conséquent à rentrer dedans.

Par ailleurs, la narration est plutôt plaisante et le dessin est d’une agréable qualité quoiqu’un poil trop sombre à mon goût. La multitude de personnages d’importance permet de varier les centres d’intérêt de l’intrigue. On passe allègrement d’un personnage à l’autre sans perdre le fil de l’histoire. De ce point de vue, c’est plutôt bien fait même si parfois je me demande où se trouve qui (ce qui arrive rarement, je tiens à le préciser).

En moyenne, cela reste « pas mal ». Une série qui ne me parait pas prioritaire à l’achat mais son idée générique est excellente. A conseiller plutôt aux amateurs de SF qu’aux amateurs d’Histoire.

Nom série  Le Serpent d'Hippocrate  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Gros problème : j’ai lu cet album en connaissant une bonne partie de l’intrigue. Du coup, côté suspense, c’est râpé ! L’un des deux personnages principaux m’apparaît directement comme totalement mythomane tandis que l’autre passe à mes yeux pour un crétin. Ce sentiment est encore accentué par le fait que la progression dans l’intrigue est beaucoup trop rapide à mes yeux.

En fait, c’est surtout cette progression qui m’a posé problème. L’auteur ne prend pas le temps de développer cette histoire basée sur le mensonge et nous en balance tellement en un laps de temps si court qu’il est difficile de croire en ces personnages.

Au niveau du dessin, par contre, j’ai plutôt été séduit. Le style réaliste est expressif et dépouillé. Les personnages sont bien typés.

Si vous connaissez d’avance le sujet traité, je crains que cet album se transforme en déception pour vous (comme ce fut le cas pour moi). Dans le cas contraire, il est peut-être à lire… une fois. Dans tous les cas, ce n’est pas le genre d’album que je conseillerais à l’achat.

Nom série  Le Der des ders  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier point fort : le côté historique du récit. L’histoire se déroule à Paris en 1920, ce qui permet à Tardi d’officier dans un théâtre qui lui convient à merveille.

Deuxième point fort : les seconds rôles. Ils sont nombreux et pittoresques. Chacun apporte quelque chose à cette histoire.

Elément neutre : le personnage principal. Il ressemble tellement à Nestor Burma, tant par son caractère que via cette narration à la première personne faussement désinvolte, que c’en devient gênant. Mais d’un autre côté, j’aime bien Nestor Burma. Son clone ici présent m’est donc sympathique mais j’aurais quand même préféré avoir affaire à un personnage plus original.

Point faible : la progression. Il faut attendre les dix dernières planches pour que l’enquête progresse enfin ! Les 65 planches précédentes ne semblent être là que pour planter le décor et développer ces nombreux et savoureux seconds rôles.

Résultat : un album dans lequel je ne parviens pas à totalement plonger. Pas moyen de jouer au détective en cours de récit (nous n’avons pas assez d’éléments pour deviner voire même extrapoler quoi que ce soit). Donc j’observe les personnages, j’admire la reconstitution historique, je retrouve l’antimilitarisme du Tardi de « C'était la guerre des tranchées », mais je ne me passionne pas pour le cœur du récit, à savoir l’intrigue en elle-même. Et c’est quand même gênant.

Pas mal, tout de même mais pas assez captivant à mon goût.

Nom série  Dracula, le prince valaque Vlad Tepes  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Graphiquement, cet album est tout simplement superbe ! Croci officie exactement dans le style qui convient pour illustrer ce genre d’histoire. Ses décors gothiques sont séduisants et ses personnages aux traits allongés dégagent un charme maléfique des plus adéquats. La colorisation dans des teintes froides, où le noir et le bleu métallique disposent d’un espace important, frise elle aussi la perfection. Objectivement, s’il s’était agi de coter un livre d’images, nous aurions été proches du 5/5.

Malheureusement, pour Croci autant que pour moi d’ailleurs, puisque j’ai acheté le dit album, et même si l’artiste m’a gratifié d’une jolie dédicace, il s’agit d’une bande dessinée. Et donc, je suis en droit d’attendre une histoire… et celle-ci est, selon moi, mal contée.

L’intégrale se scinde en deux parties. La première nous offre une histoire plutôt centrée sur le personnage historique de Vlad Tepes. Si l’idée est bonne, la narration est maladroite, au point que, bien souvent, je ne sais pas qui parle. Des séquences, longuement développées, me semblent inutiles tandis que certains personnages qui auraient mérité un plus grand développement nous sont trop sommairement présentés. L’intromission d’un élément fantastique est intéressante mais mal exploitée. Elle me déroute plus qu’elle ne me convainc, au point qu’à un moment, je me disais « Ah, Dracula n’est pas Dracula mais une victime de Dracula ?!? » Avec une narration moins elliptique, plus précise, plus immédiate, ce genre de problème aurait été évité.

La seconde partie est un collage de passages choisis du roman de Bram Stoker. Un collage, oui. On a donc droit à quelques passages marquants du roman mis côte à côte sans aucune transition entre eux. Bonjour les ellipses et bonne chance au lecteur qui ne connaîtrait pas le roman original ! Car quand on arrive à un passage où le dr Van Helsing, surgi de nulle part, enfonce un pieu dans le cœur d’une jeune femme qui, la page précédente dormait sur une pierre tombale souffrant d’un mal mystérieux, on peut trouver qu’il va vite en besogne ! Cette façon de faire donne un récit décousu et, par moment, tout simplement incompréhensible. Encore heureux pour moi que je connais bien le roman ! Mais je ne sais que faire de cette bande dessinée. A la rigueur, je pourrais la regarder en lisant en parallèle le roman… mais la lire en tant que telle, non ! Elle ne se suffit pas à elle-même.

Dernier détail, assez gênant : les ombres et les reflets. Esthétiquement, c’est réussi, mais lorsque la narration nous parle de l’absence d’ombre des vampires et que l’artiste nous gratifie au contraire d’ombres effrayantes engendrée par les mêmes vampires, il y a comme qui dirait un petit problème. Idem lorsque le visage d’un vampire apparaît dans le reflet d’un miroir alors qu’il n’est pas censé s’y refléter.

C’est désolant de voir un tel dessinateur gaspiller son talent en voulant assurer le scénario de son œuvre alors que manifestement il ne maîtrise pas cet aspect de la bande dessinée. S’il acceptait de travailler avec un scénariste (tout en conservant son style et même le côté grandiloquent de sa narration), il deviendrait rapidement une référence dans ce genre de récit gothique.

Pour le présent album, je ne peux dire que « bof »… mais quel dessinateur !

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