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... a posté 2518 avis et 132 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Les Munroe  posté le 23/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès le départ, ça sent le soap à plein nez, je reniflais le drame familial avec tous les stéréotypes et archétypes propres à ce genre. Les caractères sont bien sentis : on a un père opportuniste et jouisseur, un fils aîné cynique et méprisant, un fils cadet victime, une fille homosexuelle qui vit avec une paraplégique plus âgée, une riche héritière nunuche, une ex-poule garce et salope, un flic kenyan opiniâtre et incorruptible... bref rien n'est oublié, les recettes sont basiques, et le début plutôt animé va monter en puissance au fur et à mesure des albums.

Oui mais voila, malgré tous ces éléments, ça ne vire pas au feuilleton insipide et rebattu, la cavale de Sean vient perturber tout ce beau monde, de même que le charme de l'Afrique contribue à faire oublier tous les travers des mauvais feuilletons à l'eau de rose qu'aurait pu avoir la série, et plus on avance, plus ça dévie vers l'enquête policière. Alors d'accord, il n'est peut-être pas trop difficile de deviner le vrai coupable, ici il n'y a pas de fausse piste, mais on se retrouve dans un univers exotique où tous les éléments du soap se mêlent habilement à beaucoup de complications qui pimentent cette histoire.

Les 4 albums se tiennent par des péripéties suffisamment prenantes pour conserver l'attention du lecteur, et tout ça je le redis, avec des rouages pourtant archi éprouvés et même très usés. D'ailleurs, comme je déteste le soap et tout ce que ça représente, vous pensez bien que je n'aurais jamais lu un truc pareil, mais ici, au contraire la série est une parfaite réussite, très plaisante à lire, et très bien soutenue par un dessin séduisant, au trait fin et précis ; le dessin devient encore plus joli dès le tome 2 : représenter les Noirs est toujours difficile pour un dessinateur, et ici Pavlovic réussit des têtes de Noirs très réalistes, avec un trait beaucoup moins appuyé que dans El Niño. Son dessin est donc l'un des atouts de cette bande qui s'ajoute à l'environnement kenyan parfaitement documenté et reconstitué.

Nom série  Vikings  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La base de ce récit se rapproche un peu du film les Aventuriers de l'Arche perdue, avec cette quête des nazis pour s'approprier une relique qui leur donnerait la puissance d'abattre leurs ennemis et d'asservir l'Europe.

Le mérite de ce diptyque est de faire revivre les mythes anciens de l'Europe du Nord à propos du fameux Rollon à qui le roi Charles le Simple concéda le territoire situé à l'embouchure de la Seine (le Pays de Caux) comme fief héréditaire, embryon de la future Normandie. Cet acte eut lieu en 911, et ça permet à Sieurac d'illustrer cette célèbre cérémonie du traité de Saint-Clair-s/Epte déjà montrée dans d'autres Bd, où Rollon (ou un de ses capitaines) aurait renversé le roi Charles en lui baisant le pied en signe d'allégeance ; l'anecdote est rapportée par des chroniqueurs mais elle est autant contestée par des historiens. Quoi qu'il en soit, il est toujours plaisant de voir ce genre de scène en image.

L'interaction entre les scènes normandes du Xème siècle bien documentées et celles de 1944 avec les nazis, fonctionne bien, le fond de vérité historique est directement inspiré par des faits réels de l'Histoire et pèse dans la qualité de cette intrigue bien menée. Le tout n'est pas trop mal illustré par le dessin de Sieurac, plutôt classique, mais que j'avais trouvé beaucoup plus fignolé sur Les Princes d'Arclan ; ici, je le trouve un peu statique, mais Sieurac reproduit bien cependant les lieux de Rouen, comme l'aître Saint-Maclou, la cathédrale, les rues ou certaines maisons...

Un diptyque pas exceptionnel, qui aurait pu bénéficier d'un peu plus de pêche ou d'un peu plus de suspense, mais suffisamment agréable pour susciter l'intérêt du lecteur.

Nom série  Lancelot  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me réjouissais de lire une Bd consacrée à l'un des chevaliers les plus emblématiques de la saga arthurienne. Mais au final, je suis déçu de cette lecture pour plusieurs raisons. D'abord, il était difficile d'apporter de l'originalité dans un récit aussi célèbre et aussi mythique ; est-ce pour cette raison que Istin prend le contrepied de cette histoire en décidant de faire de Lancelot un être androgyne partagé entre les 2 sexes ? Si on accepte ce postulat, on peut se laisser porter par ce récit qui réserve certes tous les ingrédients qu'on peut rencontrer dans ce type d'aventure légendaire avec une bonne part de fantastique qui se traduit par une magie omniprésente, d'où un souffle épique quasi absent.

Ce qui m'insupporte souvent dans les nouvelles versions d'un univers connu déjà abordé par d'autres (que ce soit en BD, au ciné, en opéra ou autre..), c'est que sous prétexte de dépoussiérer une oeuvre ou un mythe, on veut le tripatouiller pour lui donner plus de consistance ou de l'originalité. Et ici, Istin et Péru insufflent ce qu'il faut d'idées pour rendre le récit divertissant, mais je ne rentre pas vraiment dedans, de même qu'ils font preuve dans certains dialogues d'un langage incongru et ordurier qui n'a pas sa place ici.

Je m'attendais à un beau visuel comme dans Les Druides ou Excalibur - Chroniques, car ce genre de série a besoin d'un graphisme solide et beau, mais là aussi, je ne suis pas tout à fait convaincu ; le dessin d'Alexe n'est pas laid, et récupère tous les éléments visuels légendaires de cette saga, mais il manque de consistance, il n'est pas toujours très esthétique par endroits et comporte quelques petites maladresses graphiques. Je crois avoir vu aussi une double page informatisée qui n'est pas très heureuse et qui vient rompre le style d'ensemble. D'autre part, Arthur n'a pas de majesté, il n'a pas une allure royale et ressemble parfois à un type quelconque. Quand on compare avec le héros de la série Arthur, Lereculey lui a donné une vraie gueule de roi. Le combat de Lancelot et Gauvain est confus comme tous ceux du tournoi organisé par Arthur, et d'ailleurs toutes les scènes de combat sont confuses et bizarres.

Voici donc des raisons suffisantes pour me détourner de cette série que j'aurais souhaité plus classique et peut-être plus banale comme le souligne Pasukare, mais au moins conforme à la légende.

Nom série  Le Territoire  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le tome 1 distille suffisamment de mystère et d'étrangeté pour qu'on ait envie d'en savoir plus. C'est vrai que ce démarrage est fort et met bien en bouche. Le tome 2 se complique avec le meurtre de Dan et la jalousie de Sarah, mais reste dans cet élan positif. On a affaire à du vrai fantastique dans le quotidien à notre époque, et la technologie moderne est souvent utilisée, ça change donc des récits fantastiques en costumes, dans un vieux château écossais ou transylvanien avec pléthore de scènes nocturnes...

C'est après le tome 2 que ça devient un peu moins prenant, le récit se met à ronronner, et Corbeyran tourne souvent autour du pot en faisant intervenir des personnages qui remplissent des rôles à peu près similaires (Jo, Wan et Kim auraient très bien pu se fondre en une seule et même personne). Comme à son habitude, il brode sur sa lancée (ce qui aurait pu réduire le nombre d'albums), mais il glisse parfois de bons éléments, bien qu'il utilise un sabir de parapsychologie et de sciences occultes parfois un peu prétentieux, on a l'impression que des termes assez redondants sont là parce que ça fait bien de les balancer pour cautionner son sujet. Sinon, le récit garde un côté oppressant d'une redoutable efficacité, il suffirait juste qu'il soit élagué de quelques artifices inutiles pour être vraiment passionnant.

Graphiquement, on voit bien que c'est la première vraie série d' Espé, son dessin n'arrive jamais à se stabiliser correctement, ses personnages ont des visages , des silhouettes ou des parties anatomiques changeants, surtout les femmes qui sont un coup très belles, et un coup soudain moches (surtout nues) ou mal fagotées et avec des physiques ressemblants... il y a un gros défaut là-dessus, tandis que les décors sont nettement mieux dessinés.

J'ai trouvé beaucoup plus intéressante l'idée d'associer les peintures de J. P. Ugarte, peintre bordelais installé à Pau et qui fut l'invité d'honneur de l'association culturelle dont je fais partie, lors de notre congrès annuel à Pau en juin 2011 ; à ce moment-là, je ne savais pas qu'il avait participé à cette Bd, j'aurais bien aimé en discuter avec lui... en tout cas, ce fut une belle surprise pour moi, et c'est une belle idée qu'a eue Corbeyran, car ces toiles sont indéfinissables, ça donne une dimension étrange au récit, l'aspect fantastique se renforce de façon insidieuse et fascinante.

Au final, même si j'ai eu l'impression au milieu d'un certain flottement, d'un moment où le scénariste balade son lecteur, et malgré un dessin pas toujours esthétique, la série soulève des thèmes intéressants sur le monde réel et le monde des morts, et ne se révèle pas si désagréable à lire ; la fin est cependant surprenante et démoralisante.

Nom série  La Porte de Brazenac  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec un bon début qui pose une ambiance un peu angoissante et mystérieuse, ce récit réussit à accrocher le lecteur. Cette tentative de faire cohabiter 2 époques différentes a été peu abordée en BD, plus souvent au cinéma, mais Léo et Rodolphe changent un peu d'univers et s'en sortent bien en livrant une très belle histoire, avec un fantastique basé sur les portes quantiques qui sont des passages temporels entre 2 époques.

Les personnages du baron, d'Aima, des enfants et de Damien de Beltoise sont attachants, au contraire de cette vieille gouvernante et de ces villageois cupides et abrutis. Le langage n'est pas ce qui m'a surpris le plus : après tout, le baron et Aima à force de se côtoyer, peuvent très bien se comprendre, car on suppose que le monde moderne ne parle pas le français, mais une langue étrangère ; sinon, je crois bien que même du français du XVIIIème siècle serait compréhensible pour quelqu'un de notre siècle.

Ce qui m'a laissé plus perplexe, c'est pourquoi de petits animaux inconnus et des plantes étranges n'ont pas d'explication ? Même chose pour le chien qui se transforme en sorte de Cerbère monstrueux. Et puis il y a aussi un autre détail incroyable : il est peu probable qu'un château de ce type soit reconstruit intégralement en 7 ans, les chantiers étaient beaucoup plus longs, même en 1777.

Mis à part ces petites réserves, ce one shot est très agréable à lire ; grâce à ses 70 pages, l'intrigue est bien développée, et n'est pas aussi simpliste qu'elle en a l'air, et de toute façon un peu de limpidité ne nuit pas, pourquoi vouloir toujours tout compliquer ?
J'ai bien aimé le dessin, surtout pour la scène d'ouverture avec la soirée d'orage ; ensuite, on perçoit un trait parfois peu abouti sur certains visages, mais l'ensemble graphique est bon et contribue à l'attrait de cette bande.

Nom série  Alter Ego  posté le 20/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce thriller scientifico-humanitaire laisse pantois, c'est un récit d'anticipation particulièrement bien mené et où tout se tient et s'imbrique de façon remarquable, c'est conçu comme un puzzle où tous les éléments s'emboîtent à la perfection. 6 tomes qui forment une intrigue d'une même histoire, avec le choix de commencer la lecture par n'importe quel ordre... il est vrai que cet aspect de points de vue multiples est un paramètre intéressant de la série, mais il est vrai aussi que c'est déphasant. Perso, j'ai commencé par l'album "Park", puis j'ai suivi l'ordre de parution, et quelle que soit l'entrée en matière, le concept de cette série est bougrement original ; en tout cas, l'album "Park" m'a donné envie de continuer à tel point que je ne pouvais plus m'arrêter..

Le plus incroyable, c'est que le fond économico-politico-scientifique (programme de vaccination contre le sida organisé par une multinationale) est crédible, mais là-dessus se noue une sorte de machination à propos d'une découverte biologique étonnante à laquelle 6 personnages vont être confrontés de façon plus ou moins directe. Leurs destins se croisent dans chaque album, mais il y a aussi à chaque fois de nouvelles ambiances, de nouveaux événements, de nouveaux décors, des réponses sont données à des questions posées précédemment, tout se complète jusqu'au final logique et sans grande surprise..

La difficulté fut pour les auteurs de faire que tout soit juste, que tout se recoupe parfaitement, que rien ne cloche au niveau de certains détails (vêtements, tatouages, objets, présences sur les lieux), tout devait être vérifié ; cette tâche est brillamment accomplie.

Au départ, ce projet de série était sans doute un pari fou, c'est en tout cas une véritable innovation en BD, une nouvelle expérience de lecture, et dont une grande partie de l'intérêt réside dans une unité graphique où le dessinateur principal a défini un style, et ceux qui ont continué sur sa lancée se sont calés sur son dessin, ce paramètre était essentiel pour captiver le lecteur. Ce dessin au départ m'a un peu surpris, je trouvais que les personnages avaient des physiques un peu trop géométriques et anguleux, et puis je l'ai vite adopté dès le second album que j'ai lu.

Les petits clins d'oeil sur des personnages de BD insérés par-ci, par-là sont amusants, certains sont très discrets. Malgré la prouesse scénaristique aux ramifications multiples, il y a un album plus faible que les autres, c'est "Jonas " qui manquerait presque de déstabiliser cette belle pyramide, c'est probablement celui qui m'a le moins intéressé et le plus inutile, sinon sur sa globalité, cette série est une belle réussite.

Nom série  Les Démons d'Armoises  posté le 20/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne savais pas trop comment noter cette série que je n'ai pas envie de continuer après avoir lu les 2 albums dispos, parce que le sujet qui mêle les démons de Gilles de Rais avec les garous est assez confus et mal développé. Si le seul argument des démons de Gilles avec sa véritable histoire après l'épisode Jeanne d'Arc, une fois revenu à Tiffauges et s'adonnant à ses séances démoniaques avec ses alchimistes, avait été développé de la sorte, j'aurais foncé tête baissée, le personnage m'ayant toujours fasciné ; j'ai lu beaucoup sur lui, j'ai visité Tiffauges à l'époque où le château n'était pas encore une attraction pour touristes et conservait encore du mystère...

Les auteurs avaient l'opportunité d'approcher le personnage de Gilles autrement que l'ont montré Martin et Pleyers dans Jhen (Xan). Au lieu de cela, ils alourdissent considérablement ce sujet et le gâchent alors qu'il était riche, en livrant une sombre histoire très pénible à lire à cause d'une narration trop bavarde et pesante, avec des dialogues souvent abscons et un fond d'histoire qui reste obscur. Moi qui lit vite, j'ai traîné beaucoup plus que sur d'autres Bd, cette lecture m'ayant été très difficle à suivre, et je trouve curieux que les scénaristes se mettent à 2 pour créer un tel récit. Quel dommage !

Sinon, le dessin est beau, avec de belles pages qui reproduisent bien le château de Tiffauges tel qu'il pouvait être, on y voit aussi des lieux connus bien restitués ; je ne serais pas surpris que le dessinateur ait vu des représentations en 3D de Tiffauges... hélas, c'est bien le seul atout de cette Bd.

Nom série  Wounded  posté le 20/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jack l'Eventreur au Far West ! fallait le faire... Après tout pourquoi pas ? ça m'a rappelé un film de 1979, C'était demain, où Malcolm McDowell incarnait l'écrivain savant H.G. Wells poursuivant dans sa machine à remonter le temps le célèbre tueur de Whitechapel réfugié dans le New York de 1979 ; ce film était très bien fait et on y croyait.

Donc ici, pas de voyage dans le temps, il s'agit simplement d'un changement de continent pour le soi-disant Jack, le récit s'avère tout à fait plausible. Pour le corser un peu et justifier le décor westernien, les auteurs mêlent les visions cauchemardesques du jeune photographe à la tragédie sanglante de Wounded Knee, et font appel à la fameuse Ghost Dance ou Danse du Soleil pratiquée par les Sioux et d'autres Indiens des plaines. Ce genre de cérémonie était destinée à rendre grâce de ses bienfaits au Grand Esprit (Wanka Tanka) ; c'était un paroxysme de douleur dont certains guerriers étaient bien-sûr très fiers, ces souffrances stoïquement endurées au bénéfice de toute la tribu, permettant d'entrer dans un état de transe propice aux visions des esprits, et ainsi communier avec le monde surnaturel. Cette pratique a été interdite par Washington après 1876.

Alors je reste un peu sur ma faim avec ce diptyque, je trouve le sujet pas suffisamment développé, et de plus, il joue un peu sur la comparaison avec L'Etoile du Désert (meurtres, mutilations atroces, enquête policière dans le Far West), mais la lecture n'est pas désagréable, et soutenue par un travail graphique de qualité, bien que le trait de Malnati se révèle épais et solide, mais aussi légèrement statique.

Un bon western aux à-côtés fantastiques.

Nom série  Saint-Germain  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette vision du fameux comte de Saint-Germain est audacieuse, originale et très plaisante, bien que je ne vois pas trop en quoi est indispensable le rôle des Sélénites dans cette histoire, il ralentit l'action et ne s'avère pas très intéressant, on aurait donc très bien pu s'en passer car le personnage du comte est suffisamment énigmatique, pas besoin de cette touche fantastique, preuve encore que les scénaristes actuels ne peuvent plus s'en passer. D'un autre côté, ça ne m'étonne pas, c'est du Thierry Gloris, qui a déjà signé Le Codex angélique, pour moi ça veut tout dire...

Pour cette raison, ce diptyque m'a plu sans m'ennuyer, mais je ne me ruerai pas sur d'éventuelles suites. J'aurais préféré que Gloris s'intéresse plus à la personnalité troublante et fascinante du comte de Saint-Germain qui n'était qu'un aventurier qui parvint à éblouir le Siècle des Lumières entre 1750 et 1760, en sidérant les salons et la cour de Louis XV par sa prodigieuse mémoire, ses talents de conteur, ses pratiques du spiritisme et de l'alchimie, tout en prétendant avoir vécu au temps de Jésus-Christ. Charlatan ou mystificateur ? c'est ce côté là qu'il aurait fallu creuser..

La Bd est servie par 2 éléments importants : un beau dessin frais et racé, fourmillant de détails et aux décors travaillés. Et le dialogue d'une richesse exceptionnelle qui est tout à fait en adéquation avec l'époque choisie ; c'est même trop car ça pèse un peu sur la narration, si bien qu'au bout d'un moment, ça peut devenir fatigant pour les lecteurs peu réceptifs à ce style de phrasé. Pour les autres, c'est un régal, et après tout, ça vaut mieux que de lire du mauvais français.

En dépit d'un tome 2 un peu lent dès l'arrivée à Venise, où l'action est un peu au ralenti, l'ensemble de ce diptyque est satisfaisant, bien qu'il me laisse un goût d'inachevé autour du personnage de Saint-Germain.

Nom série  Sur les bords du monde  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les expéditions polaires vers le continent Antarctique suscitèrent une dramatique compétition entre plusieurs pays, notamment entre Norvégiens et Britanniques ; plusieurs explorateurs comme Charcot ou Amundsen ont approché l'océan Antarctique, parfois au prix de leur vie, comme l'expédition Scott, mais celle de Shackleton est probablement la plus méconnue.

Le dessin pas du tout esthétique diminue l'intensité de ce récit qui aurait gagné à s'associer avec un graphisme plus fluide ; les visages sont affreux, et ça n'aide pas à s'identifier aux personnages. Malgré ce handicap, cette histoire est suffisamment forte pour susciter l'intérêt, car c'est avant tout une formidable aventure humaine qui hélas, passa pratiquement inaperçue lorsque Shackleton et ses hommes rentrèrent en Angleterre en 1916, dans une Europe en guerre.

On reconnaît le goût de J. Malaterre pour les odyssées humaines, ici dans des conditions extrêmes, et à une époque où il n'existait qu'une technologie primaire. La narration est bien menée au fur et à mesure de la dégradation du moral et des difficultés dues aux rigueurs du climat. Les caractères se révèlent, l'ambiance devient délétère, les privations sont énormes, et l'émotion pointe par endroits. Mais encore une fois, si le dessin avait été à la hauteur, ça aurait pu être un diptyque fabuleux..

Nom série  Souvenirs de la Grande Armée  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'hésitais un peu encore une fois avant de lire cette série, je me disais : "Encore du Napoléon et des batailles...", et puis en ouvrant le premier album, j'ai tout de suite senti le côté documenté très pointu de l'ensemble, avec un dessin bien adapté à ce type de bande, fin, clair et lui aussi très documenté.

Chaque épisode fait référence à une année précise et délivre une intrigue indépendante des autres (tout en ayant une continuité), sur fond de thème policier ou d'espionnage, en rapport avec les actes d'un soldat belge, Marcel Godart, témoin des grandes campagnes napoléoniennes ; le tout veut se démarquer de l'imagerie napoléonienne traditionnelle. Mais cette intrigue n'est qu'un prétexte, et à la rigueur, elle n'a que peu d'importance ; il s'agit avant tout de montrer le quotidien d'un régiment de chasseurs à cheval, une unité moins prestigieuse que les fameux grognards ou les hussards.

Ce sont de simples hommes face à leur destin, avec leur courage, leur souffrance ou leur lâcheté, luttant dans le froid, la boue et le sang contre la faim, la soif et les privations. Tous les événements sont donc vus à travers eux, d'où des scènes de batailles souvent brèves mais intenses, et Napoléon ou les grands maréchaux n'apparaissent pas ou alors de loin en silhouettes.

Ce n'est pas une Bd pédagogique, mais son ancrage dans l'Histoire est fort, c'est une description des comportements humains au sein de la Grande Armée, la façon de fonctionner de ces soldats aux caractères souvent truculents et à forte personnalité, leurs rivalités, leurs disputes, leurs moments de réconfort... Comme il l'explique dans le dossier en annexe du tome 1, Dufranne a principalement axé ses récits sur des mémoires de soldats plutôt que sur les Bulletins officiels de la Grande Armée, ces documents étant plus authentiques et plus sincères que la propagande d'état-major. Il a simplement inventé des séquences qui peuvent avoir eu lieu, telle cette attaque de loups affamés dans le tome 2, qui reste une scène efficace et percutante.

Ce dossier de fin est d'ailleurs très utile pour les lecteurs un peu perdus, car les campagnes napoléoniennes ont souvent été très compliquées.
En dépit d'un handicap qui réside dans les hors-textes au lettrage trop incommode, cette série tente une approche totalement différente de toutes les séries mettant en scène l'épopée de Napoléon, elle ne pourra que plaire aux admirateurs des campagnes militaires et des uniformes, mais le caractère humain qui domine dans cette Bd est son grand atout.

Nom série  Keltos  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quelle riche idée de recréer ces époques farouches et un peu barbares. On est en plein dans la mythologie celtique en 280 avant J.C., donc bien avant la période arthurienne ; c'est une époque assez peu explorée en BD, car la plupart explorent soit la période arthurienne, comme Arthur, soit le moment qui voit les anciennes croyances cohabiter doucement avec l'arrivée du christianisme, comme dans Les Druides, soit une période indéterminée plus récente, comme dans Les Ecluses du Ciel...

Ici, on a droit aux anciens modes de vie celtes, à des peuples farouches aux moeurs violentes et aux coutumes sanglantes, où se mêlent un fantastique divin et de la magie. D'ailleurs, la série se place sous le sceau du sang (et accessoirement d'un peu de sexe), d'abord à Massalia puis en petite Bretagne, à Ker-Ys la mythique, ainsi que près de la baie du Mont Saint-Michel (qui pour l'instant n'existe pas) ; seul l'îlot de Tombelaine renferme l'imaginaire celtique qui est bien restitué dans cette Bd à la mythologie fascinante symbolisée par tous ces guerriers peints et armés jusqu'aux dents qui préservent jalousement leurs territoires. Les femmes y jouent aussi un rôle important.

Quant au dessin, il est puissant, avec des faux airs de Richard Corben, je n'avais pas vu ce style chez Igor Kordey dans ses autres séries ; les couleurs donnent une vraie contenance à ces planches créant un univers envoûtant par endroits, et restituant les tatouages rituels de façon remarquable.

Je reste quand même circonspect sur le déroulement de cette histoire que le scénariste laisse entrevoir, car en dos de couverture, il nous annonce la prise de Delphes en 279 avant J.C. (alors qu'elle a eu lieu en -270) par des Celtes venus s'installer en Gaule ; or dans ce récit, les Celtes que nous suivons sont déjà installés, et ils ne semblent pas encore prêts de quitter la Gaule pour aller en Grèce... enfin on verra bien, mais y aura-t-il un tome 3 ? car depuis 2010, rien à l'horizon, ce serait dommage d'en rester là..

Nom série  La Guerre du Feu (Delcourt)  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Guerre du Feu figure parmi les premiers grands romans que j'ai lu dans mon adolescence, avec Ivanhoë et quelques autres, aussi le lire en BD m'attirait beaucoup, au risque d'être déçu, mais sachant ensuite que c'était Roudier qui s'en chargeait, je n'avais plus aucun doute. J'avais déjà beaucoup apprécié Vo'Hounâ avec son approche sérieuse d'une saga préhistorique. Ce gars est un véritable passionné de paléontologie et d'archéologie, lui seul pouvait aborder ce roman culte de J.H. Rosny-Aîné qui pour beaucoup de passionnés de préhistoire, reste LE roman classique "préhistorique" par excellence.

Le résultat est formidable parce que Roudier n'a cherché qu'à rendre hommage au classique en faisant des concessions sur la vérité scientifique acquise par les découvertes contemporaines. D'où une adaptation scrupuleuse qui suit presque le texte à la lettre, notamment la première phrase : "les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable" qui reste dans la mémoire.. Roudier a repris aussi des pans entiers du texte original et des dialogues qui couplés à la force de l'écriture et à la puissance du récit, donnent une authenticité et un impact incroyables à cette Bd qui hésite entre la fresque darwinienne et la pure épopée.

Ce roman véhicule tant d'images fortes, sans compter celles apportées par le film de J.J. Annaud qu'il fallait une forte volonté pour adapter ce classique ; mais conforté par ses autres Bd préhistoriques, Roudier a pu relever le défi haut la main en étant extrêmement fidèle, mis à part quelques séquences condensées pour une meilleure linéarité.

Le début et certains passages sont assez bavards et peuvent surprendre les lecteurs néophytes au monde préhistorique, qui peuvent penser que ces hommes primitifs sont un peu trop érudits, mais dans le roman, Rosny-Aîné avait pris le parti de faire parler ses personnages en un langage idéalisé et poétique, contrairement au film d'Annaud ; Roudier opte aussi pour ce choix.

La partie graphique est tout aussi sensationnelle, Roudier a fait un bel effort d'amélioration depuis Vo'Hounâ, et livre de très belles pages, avec des combats d'animaux stupéfiants, tel celui des aurochs et des mammouths dans le tome 1.

Une splendide adaptation qui immerge en plein dans cette préhistoire fascinante, révélant avant tout une série de fantasmes et de réflexions sur ce lointain passé ; une lecture indispensable pour tout passionné d'aventure.

Nom série  Alamo  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette évocation d'un sacrifice organisé figure parmi les événements historiques les plus poignants de l'Histoire des Etats-Unis, et justement les auteurs optent pour une approche plus historique que celle romancée des gazettes ou du beau film de John Wayne qui conserve surtout un vernis étincelant destiné à magnifier le courage et l' héroïsme pur des grandes figures que furent Crockett le coureur des bois et en même temps politicien, Travis l'officier obtus, et Bowie l'imprévisible homme au célèbre couteau. D'autant plus que ces personnages de légende étaient incarnés par des stars reconnues.

Pour des gars de ma génération, ce film occulte un peu cette vision des faits véridiques, même s'il relate la bataille avec sérieux ; j'ai d'ailleurs découvert très tôt ce siège tragique grâce à ce film. Mais la vision des auteurs a su se rendre intéressante grâce au postulat choisi qui est celui d'étudier le rôle joué par Louis Rose dans cette histoire, avec aussi une plus grande implication de Sam Houston qui était lui aussi un fieffé renard. Le film de Wayne passait sous silence ces détails, il ne fallait pas démolir des légendes. A un moment, je me suis dit que si c'est Delcourt qui avait édité cette Bd, il aurait pu tout aussi bien traiter le sujet dans sa collection "L'homme de l'année", Louis Rose en ayant tout à fait le profil.

L'action y est donc bien menée ; tout le tome 1 est long avec les préparatifs et la présentation des personnages, mais peu après le début du tome 2, ça se précise un peu plus et la bataille réelle commence. Le dessin m'a beaucoup séduit, il est raffiné tout en étant vigoureux, et crée une vraie dynamique ; les dessinateurs étant 2, je ne saurais distinguer un style différent, mais ils ont fait du très beau travail en offrant de belles images, telle celle de la dernière page du tome 1, avec une vue générale sur le fort et le village.
Un beau diptyque.

Nom série  Destins  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En voyant le nombre d'avis avant la lecture, j'étais étonné qu'il y en ait si peu sur cette autre série concept de Frank Giroud ; après la lecture, je peux comprendre pourquoi.
Au départ, j'appréhendais cette série avec un aussi grand nombre de tomes, car les séries à rallonge ont fini par me décourager, je n'avais pas trop envie de me lancer là-dedans.

Finalement, je fonce mais je sens que ça va être ténu et dur à gérer, parce que quand on se jette dans cette histoire, on est pris dans une sorte d'engrenage, et il m'a fallu me concentrer encore plus et lire le tout très rapidement sous peine de décrocher et de perdre le fil. Faut avouer que c'est quand même très obsédant ce concept, il faut s'y investir et ne pas attendre trop longtemps entre chaque lecture d'album, il faut retenir des détails, se rappeler des fins et des choix faits par Ellen, il faut sans cesse revenir en arrière pour se remémorer un truc... tout ça devient vite pénible.

Il est clair qu'en gagnant le pari proposé par Le Décalogue, Frank Giroud a élargi le champ des possibilités en BD. Ce concept de "Destins" est certainement encore plus ambitieux, car ses 14 tomes confiés à 13 dessinateurs et 13 scénaristes dont chacun a une autonomie, tout en s'intégrant dans le projet global, relèvent d'un exercice de style plutôt ardu. Dans cette sorte de course de relais narratif, l'inégalité règne beaucoup plus que sur Le Décalogue qui était écrit par Giroud seul ; ici, chaque scénariste injecte son style personnel, et plus encore, les styles des dessinateurs sont très différents et ne forment pas une unité graphique comme ça peut être le cas dans d'autres séries à crayons multiples. D'où des préférences, d'où des variétés de tons qui selon les goûts et l'humeur de chaque lecteur, ajoutent de l'intérêt au projet, ou au contraire en enlèvent, c'est selon.

L'idée de départ est plutôt bonne, mais le résultat m'a laissé dubitatif, d'abord comme je le disais, par les styles graphiques dont certains ne me plaisent pas du tout, et aussi par la façon dont certaines options de la vie d'Ellen sont développées ; il y a des albums qui ne servent à rien, et certains graphismes n'aident pas à reconnaître les personnages, et surtout je trouve que la multiplication de ces destins est trop exagérée : dans la vie, on a souvent recours à 2 choix possibles, point final. Là, j'ai senti par moments que ça brodait, d'où certains albums inutiles.

Un concept original et novateur, mais maladroitement réalisé, surtout que l'essentiel restent quand même les personnages, or il y a un autre handicap dans cette série : Ellen n'est absolument pas attachante, et aucun autre personnage n'est vraiment intéressant ou sympathique, mis à part peut-être la gamine Alyson. Tout ceci ne m'a donc pas du tout plu, même si je trouve l'idée intelligente.

Nom série  La Bounty - la Mutinerie des maudits  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire a été rendue célèbre surtout par le cinéma, Hollywood lui ayant consacré au moins 3 versions très différentes : une de 1935 en noir & blanc avec le jeune Clark Gable face au physique disgracieux de Charles Laughton, réputée auprès des cinéphiles ; celle de 1962, très grosse superproduction pour laquelle la MGM fit reconstruire intégralement la Bounty en Angleterre, et où s'affrontaient Marlon Brando avec ses tics d'Actor's Studio et Trevor Howard, acteur britannique au jeu sobre et subtil ; enfin celle de 1984 avec Mel Gibson en trop beau gosse face à la morgue vicieuse incarnée par l'excellent Anthony Hopkins.

Delitte prend le pari de conter cette mémorable histoire par l'entremise de son héros Black Crow, comme il le fait avec les autres albums de cette collection L'Hermione et La Boussole & l'Astrolabe (l'Expédition de La Pérouse). Malgré le fait que le dénouement soit connu, on se passionne pour le récit car Delitte réussit une ambiance bien recréée et s'attache surtout à montrer la gestation de toute cette rancoeur nourrie par les punitions disproportionnées de Bligh, la tension monte, et la mutinerie en elle-même n'est décrite qu'en quelques images.

Surtout, Delitte met en images cette odyssée implacable de fort belle façon grâce à son grand talent graphique, son souci du détail, et de magnifiques double pages qu'on ne peut que se régaler à scruter pour le plaisir de l'oeil. L'histoire est romancée et abrégée mais avec un fond historique très crédible. Le début est très différent de ce qui est montré dans les films, et le récit se termine sur Pitcairn et le navire en feu, conforme à la réalité.

Du très beau travail donc, qui plaira à tous les amoureux de la mer et à tous les amateurs de marine à voiles historique.

Nom série  Claymore  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme il est dit en dos de couverture, c'est l'histoire d'un peuple fier et indomptable à l'âme exaltée. Le dessin d'Ersel rend hommage à ce peuple et relaie ces sentiments nobles. Je me suis intéressé à cette série pour ce dessin et surtout pour le sujet, car peu de Bd ont abordé ce contexte historique de façon aussi réaliste, à part Red caps.

On a affaire aux rivalités de clans dans cette Ecosse du XVIIIème siècle où les méchants Anglais jouent aux impérialistes ; c'est ainsi qu'ils ont emmerdé des tas de peuples dans plein de pays après avoir emmerdé les Irlandais et les Ecossais sur leur île.
Le début est un peu long et n'apporte pas grand chose, mais il sert à camper les personnages ; ça devient plus intéressant 17 ans après.

Au bout d'un moment, il faut reconnaître que la série s'égare un peu, et le tome 3 est une histoire de naufrageurs qu'on peut rencontrer dans n'importe quelle aventure de pirates et qui n'a plus grand chose à voir avec l'Ecosse révoltée, d'où une perte d'intérêt qui a tiré la série vers le bas et provoqué son abandon après 3 albums. C'est pas la peine de s'être mis à 2 scénaristes pour en arriver à ce résultat ; je ne peux conseiller l'option d'achat pour toutes ces raisons, et je le regrette, le sujet en valait la peine, mais la lecture peut se faire en bibliothèque.

Malgré la frustration, l'ensemble de cette série avortée ne m'a pas véritablement ennuyé, le fonds historique est bon, et le personnage d'Eillen est intéressant, je regrette seulement que ce récit n'ait pas été mieux développé et continué.

Nom série  Canal Choc  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série très méconnue mais intéressante à plus d'un titre, même si on peut trouver que cette chaîne d'info sert des reportages ultra racoleurs avec du scoop à outrance, et se vautre dans une boue télévisuelle comme on en voit de nos jours ; c'était donc assez prémonitoire en 1990 dans ce tome 1. Les autres albums versent plus dans l'aventure policière et l'action, en tout cas, Christin toujours prompt à se nourrir de sujets d'actualité, écrit des scénarios documentés et riches en suspense.

On peut oublier quelques invraisenmblances et détails peu crédibles grâce aux nombreux personnages aux fonctions bien typées, et à la dynamique de l'ensemble. Il est à noter que certains personnages seront réutilisés en 1995 dans le one-shot Les Voleurs de villes signé par Christin et Aymond, qui lui sera peu convaincant.

Ce qui est aussi intéressant, c'est l'équipe de dessinateurs qui en étaient quasiment à leurs débuts, sous la supervision de J. C. Mézières, et avec des invités de marque, un procédé qui sera réutilisé souvent dans les décennies suivantes. On ne reconnait aucun style, il n'est pas possible de savoir qui dessine quoi (à part les invités), mais le résultat est fort honorable, le trait est très classique, dans la lignée des dessinateurs des années 80. Cette expérience prend fin en 1992 lorsqu'ils iront créer leurs propres séries.

Une Bd originale et divertissante, sans être exceptionnelle..

Nom série  Histoire des Provinces de France  posté le 05/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai que 2 volumes de cette collection : L'Aquitaine et la Bretagne. Ces albums retracent scrupuleusement l'histoire des régions en suivant au mieux les événements historiques qui s'y sont déroulés, en évitant la formule trop didactique qu'on rencontre dans ce type d'exercice, et en adoptant une certaine liberté d'interprétation. L'histoire de la région se mêle toujours à l'Histoire de France dans son ensemble. Mais cet exercice n'est pas toujours aisé, la narration est ici simplifiée et ne met pas toujours en valeur par l'image certains grands événements ; ainsi pour l'Aquitaine, la bataille de Castillon en 1453 qui mit fin à la guerre de Cent Ans et à la suprématie anglaise, n'est pas imagée à sa juste valeur, de même que le Traité des Pyrénées en 1659 est ignoré. Et l'album aurait pu se refermer sur Chaban-Delmas qui fut un grand maire de Bordeaux après la guerre, et un personnage historique.

Sinon, la province est plutôt bien évoquée, c'est une province immense constituée de plusieurs comtés et vicomtés (Armagnac, Lomagne, Marsan, Béarn, Bigorre, Comminge, Tursan, Périgord, Gascogne, Poitou, Saintonge, Angoumois...) qui fut "le pays de l'homme" (en Périgord) et qui fut malmenée au cours des siècles par tant de conflits et de guerres, souvent insoumise et révoltée (sous Aliénor d'Aquitaine), puis anglaise (sous l'administration du Prince Noir qui tenait sa cour à Bordeaux), mais qui fut en même temps un puissant duché ; déjà sous les Romains, ceux-ci s'en méfiaient.

Même chose pour la Bretagne, cette grande province restée longtemps insoumise, fut courtisée par les royaumes de France et d'Angleterre (pendant longtemps les 2 plus grandes puissances d'Europe), devint elle aussi un puissant duché et finit par être absorbée par la France sous François Ier. On y apprend que les ducs de Bretagne administraient leur duché depuis le vaste château de Nantes et que sa dernière duchesse Anne de Bretagne défendit farouchement son particularisme, d'où cette culture cabocharde, opiniâtre et à l'âme celtique toujours défendue et revendiquée aujourd'hui par les Bretons. Mais ironie du sort, lors du partage des régions administratives réalisé en 1964 par des technocrates crétins et ignorants, la Loire-Atlantique et Nantes ne figuraient plus dans la Bretagne ! La petite duchesse a dû se retourner dans son tombeau..

D'ailleurs, il faut bien faire la différence entre région, province et pays. Une région administrative comprend des départements depuis le découpage de 1964, mais ne tient pas toujours compte des anciennes provinces, d'où une disparité éhontée.
Une province est un territoire formé par les rois et les nobles qui ont gouverné la France. Le cas hérétique de la Bretagne qui s'est retrouvée séparée de la Loire-Atlantique n'est pas le seul, bien des régions ont été formées de façon complètement anarchique : la Normandie a été coupée en 2, le Midi-Pyrénées englobe des anciennes provinces de l'Aquitaine (comme le Quercy et la Gascogne), le Languedoc-Roussillon a récupéré des provinces qui appartenait à l'Auvergne (le Gévaudan), et des régions sans unité ont été fabriquées de toute pièce (Centre ou Pays de la Loire) en accolant entre eux des départements n'ayant aucune affinité (la Vendée, ancien territoire du Poitou englobé dans Pays de la Loire).
Le cas des pays est différent : c'était de petites entités déterminant une contrée plus typée, formée sur les anciens pagus romains, au sein des provinces ; des exemples ? le Pays Basque en Aquitaine, ou encore dans les Charentes : Jonzacais, Pontois (pour la Saintonge), Pays Surgérien, Pays Rochefortais (pour l'Aunis), Barbezilien, Cognaçais (pour l'Angoumois). Cette notion de pays est revenue en force grâce à l'essor du tourisme. Mais trève de leçon géographique, tout ceci éclatera lors de la réforme territoriale..

Au niveau du dessin, c'est pas trop mal, très classique ; je précise que le dessin pour l'Aquitaine n'est pas de Pierre Watrin mais de Brice Goepfert, dont le trait encore peu assuré, laisse voir toutefois son style futur ; à cette époque en 1983, il dessinait beaucoup de bandes historiques régionales et éducatives.

J'apprends par le posteur précédent que cette collection s'est hélas arrêtée après 4 tomes ; quel dommage en effet que Larousse n'ait pu mener à bien cette entreprise (trop ambitieuse ?) qui rappelait pourtant sa légendaire Histoire de France en Bandes Dessinées, même si le côté qualitatif et graphique n'étaient pas aussi poussés, mais c'est sympa tout de même.

Nom série  Orion, le laveur de planètes  posté le 05/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En 1968, Gigi retrouve Moliterni après Scarlett Dream pour ce récit de SF paru dans la revue Phénix puis dans Pogo-Poco en 1970, mais c'est en 1974 que je découvre vraiment la série lors d'un retour dans Phénix. J'étais alors pré-ado et ça ne m'intéressait pas trop, sans doute ne l'ai-je pas compris car étant plus tourné vers l'aventure.

C'est un scénario classique où un couple de jeunes héros tente de combattre un peuple androïde belliqueux, les Crobs, mais Moliterni tourne le tout en fantaisie onirique et légèrement humoristique. Je ne sais pas si cette Bd a eu un succès d'estime, en tout cas on en a peu parlé, et moi je la trouvais plutôt étrange et pas assez intéressante pour la recommander aujourd'hui ; le propos reste très basique, c'est un peu du laisser-aller qui n'a pas beaucoup de signification, bref c'est assez peu cohérent, et peut-être que ça a mal vieilli.

Les dessins aux couleurs psychédéliques d'époque m'avaient assez séduit, ils sont fins et élégants, très différents du style qu'adoptera ensuite Gigi sur une bande comme Ugaki par exemple, ils peuvent surprendre par leur côté un peu daté ; ce dessinateur peut passer facilement du semi-réaliste au réaliste.

En 1972, Gigi et Moliterni remettront le couvert avec une série un peu dans le même style, Agar ; pour celle-ci, à vous de voir si vous voulez la découvrir, mais c'est un album plutôt rare à trouver..

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