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Nom série  Saint-Germain  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette vision du fameux comte de Saint-Germain est audacieuse, originale et très plaisante, bien que je ne vois pas trop en quoi est indispensable le rôle des Sélénites dans cette histoire, il ralentit l'action et ne s'avère pas très intéressant, on aurait donc très bien pu s'en passer car le personnage du comte est suffisamment énigmatique, pas besoin de cette touche fantastique, preuve encore que les scénaristes actuels ne peuvent plus s'en passer. D'un autre côté, ça ne m'étonne pas, c'est du Thierry Gloris, qui a déjà signé Le Codex angélique, pour moi ça veut tout dire...

Pour cette raison, ce diptyque m'a plu sans m'ennuyer, mais je ne me ruerai pas sur d'éventuelles suites. J'aurais préféré que Gloris s'intéresse plus à la personnalité troublante et fascinante du comte de Saint-Germain qui n'était qu'un aventurier qui parvint à éblouir le Siècle des Lumières entre 1750 et 1760, en sidérant les salons et la cour de Louis XV par sa prodigieuse mémoire, ses talents de conteur, ses pratiques du spiritisme et de l'alchimie, tout en prétendant avoir vécu au temps de Jésus-Christ. Charlatan ou mystificateur ? c'est ce côté là qu'il aurait fallu creuser..

La Bd est servie par 2 éléments importants : un beau dessin frais et racé, fourmillant de détails et aux décors travaillés. Et le dialogue d'une richesse exceptionnelle qui est tout à fait en adéquation avec l'époque choisie ; c'est même trop car ça pèse un peu sur la narration, si bien qu'au bout d'un moment, ça peut devenir fatigant pour les lecteurs peu réceptifs à ce style de phrasé. Pour les autres, c'est un régal, et après tout, ça vaut mieux que de lire du mauvais français.

En dépit d'un tome 2 un peu lent dès l'arrivée à Venise, où l'action est un peu au ralenti, l'ensemble de ce diptyque est satisfaisant, bien qu'il me laisse un goût d'inachevé autour du personnage de Saint-Germain.

Nom série  Sur les bords du monde  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les expéditions polaires vers le continent Antarctique suscitèrent une dramatique compétition entre plusieurs pays, notamment entre Norvégiens et Britanniques ; plusieurs explorateurs comme Charcot ou Amundsen ont approché l'océan Antarctique, parfois au prix de leur vie, comme l'expédition Scott, mais celle de Shackleton est probablement la plus méconnue.

Le dessin pas du tout esthétique diminue l'intensité de ce récit qui aurait gagné à s'associer avec un graphisme plus fluide ; les visages sont affreux, et ça n'aide pas à s'identifier aux personnages. Malgré ce handicap, cette histoire est suffisamment forte pour susciter l'intérêt, car c'est avant tout une formidable aventure humaine qui hélas, passa pratiquement inaperçue lorsque Shackleton et ses hommes rentrèrent en Angleterre en 1916, dans une Europe en guerre.

On reconnaît le goût de J. Malaterre pour les odyssées humaines, ici dans des conditions extrêmes, et à une époque où il n'existait qu'une technologie primaire. La narration est bien menée au fur et à mesure de la dégradation du moral et des difficultés dues aux rigueurs du climat. Les caractères se révèlent, l'ambiance devient délétère, les privations sont énormes, et l'émotion pointe par endroits. Mais encore une fois, si le dessin avait été à la hauteur, ça aurait pu être un diptyque fabuleux..

Nom série  Souvenirs de la Grande Armée  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'hésitais un peu encore une fois avant de lire cette série, je me disais : "Encore du Napoléon et des batailles...", et puis en ouvrant le premier album, j'ai tout de suite senti le côté documenté très pointu de l'ensemble, avec un dessin bien adapté à ce type de bande, fin, clair et lui aussi très documenté.

Chaque épisode fait référence à une année précise et délivre une intrigue indépendante des autres (tout en ayant une continuité), sur fond de thème policier ou d'espionnage, en rapport avec les actes d'un soldat belge, Marcel Godart, témoin des grandes campagnes napoléoniennes ; le tout veut se démarquer de l'imagerie napoléonienne traditionnelle. Mais cette intrigue n'est qu'un prétexte, et à la rigueur, elle n'a que peu d'importance ; il s'agit avant tout de montrer le quotidien d'un régiment de chasseurs à cheval, une unité moins prestigieuse que les fameux grognards ou les hussards.

Ce sont de simples hommes face à leur destin, avec leur courage, leur souffrance ou leur lâcheté, luttant dans le froid, la boue et le sang contre la faim, la soif et les privations. Tous les événements sont donc vus à travers eux, d'où des scènes de batailles souvent brèves mais intenses, et Napoléon ou les grands maréchaux n'apparaissent pas ou alors de loin en silhouettes.

Ce n'est pas une Bd pédagogique, mais son ancrage dans l'Histoire est fort, c'est une description des comportements humains au sein de la Grande Armée, la façon de fonctionner de ces soldats aux caractères souvent truculents et à forte personnalité, leurs rivalités, leurs disputes, leurs moments de réconfort... Comme il l'explique dans le dossier en annexe du tome 1, Dufranne a principalement axé ses récits sur des mémoires de soldats plutôt que sur les Bulletins officiels de la Grande Armée, ces documents étant plus authentiques et plus sincères que la propagande d'état-major. Il a simplement inventé des séquences qui peuvent avoir eu lieu, telle cette attaque de loups affamés dans le tome 2, qui reste une scène efficace et percutante.

Ce dossier de fin est d'ailleurs très utile pour les lecteurs un peu perdus, car les campagnes napoléoniennes ont souvent été très compliquées.
En dépit d'un handicap qui réside dans les hors-textes au lettrage trop incommode, cette série tente une approche totalement différente de toutes les séries mettant en scène l'épopée de Napoléon, elle ne pourra que plaire aux admirateurs des campagnes militaires et des uniformes, mais le caractère humain qui domine dans cette Bd est son grand atout.

Nom série  Keltos  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quelle riche idée de recréer ces époques farouches et un peu barbares. On est en plein dans la mythologie celtique en 280 avant J.C., donc bien avant la période arthurienne ; c'est une époque assez peu explorée en BD, car la plupart explorent soit la période arthurienne, comme Arthur, soit le moment qui voit les anciennes croyances cohabiter doucement avec l'arrivée du christianisme, comme dans Les Druides, soit une période indéterminée plus récente, comme dans Les Ecluses du Ciel...

Ici, on a droit aux anciens modes de vie celtes, à des peuples farouches aux moeurs violentes et aux coutumes sanglantes, où se mêlent un fantastique divin et de la magie. D'ailleurs, la série se place sous le sceau du sang (et accessoirement d'un peu de sexe), d'abord à Massalia puis en petite Bretagne, à Ker-Ys la mythique, ainsi que près de la baie du Mont Saint-Michel (qui pour l'instant n'existe pas) ; seul l'îlot de Tombelaine renferme l'imaginaire celtique qui est bien restitué dans cette Bd à la mythologie fascinante symbolisée par tous ces guerriers peints et armés jusqu'aux dents qui préservent jalousement leurs territoires. Les femmes y jouent aussi un rôle important.

Quant au dessin, il est puissant, avec des faux airs de Richard Corben, je n'avais pas vu ce style chez Igor Kordey dans ses autres séries ; les couleurs donnent une vraie contenance à ces planches créant un univers envoûtant par endroits, et restituant les tatouages rituels de façon remarquable.

Je reste quand même circonspect sur le déroulement de cette histoire que le scénariste laisse entrevoir, car en dos de couverture, il nous annonce la prise de Delphes en 279 avant J.C. (alors qu'elle a eu lieu en -270) par des Celtes venus s'installer en Gaule ; or dans ce récit, les Celtes que nous suivons sont déjà installés, et ils ne semblent pas encore prêts de quitter la Gaule pour aller en Grèce... enfin on verra bien, mais y aura-t-il un tome 3 ? car depuis 2010, rien à l'horizon, ce serait dommage d'en rester là..

Nom série  La Guerre du Feu (Delcourt)  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Guerre du Feu figure parmi les premiers grands romans que j'ai lu dans mon adolescence, avec Ivanhoë et quelques autres, aussi le lire en BD m'attirait beaucoup, au risque d'être déçu, mais sachant ensuite que c'était Roudier qui s'en chargeait, je n'avais plus aucun doute. J'avais déjà beaucoup apprécié Vo'Hounâ avec son approche sérieuse d'une saga préhistorique. Ce gars est un véritable passionné de paléontologie et d'archéologie, lui seul pouvait aborder ce roman culte de J.H. Rosny-Aîné qui pour beaucoup de passionnés de préhistoire, reste LE roman classique "préhistorique" par excellence.

Le résultat est formidable parce que Roudier n'a cherché qu'à rendre hommage au classique en faisant des concessions sur la vérité scientifique acquise par les découvertes contemporaines. D'où une adaptation scrupuleuse qui suit presque le texte à la lettre, notamment la première phrase : "les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable" qui reste dans la mémoire.. Roudier a repris aussi des pans entiers du texte original et des dialogues qui couplés à la force de l'écriture et à la puissance du récit, donnent une authenticité et un impact incroyables à cette Bd qui hésite entre la fresque darwinienne et la pure épopée.

Ce roman véhicule tant d'images fortes, sans compter celles apportées par le film de J.J. Annaud qu'il fallait une forte volonté pour adapter ce classique ; mais conforté par ses autres Bd préhistoriques, Roudier a pu relever le défi haut la main en étant extrêmement fidèle, mis à part quelques séquences condensées pour une meilleure linéarité.

Le début et certains passages sont assez bavards et peuvent surprendre les lecteurs néophytes au monde préhistorique, qui peuvent penser que ces hommes primitifs sont un peu trop érudits, mais dans le roman, Rosny-Aîné avait pris le parti de faire parler ses personnages en un langage idéalisé et poétique, contrairement au film d'Annaud ; Roudier opte aussi pour ce choix.

La partie graphique est tout aussi sensationnelle, Roudier a fait un bel effort d'amélioration depuis Vo'Hounâ, et livre de très belles pages, avec des combats d'animaux stupéfiants, tel celui des aurochs et des mammouths dans le tome 1.

Une splendide adaptation qui immerge en plein dans cette préhistoire fascinante, révélant avant tout une série de fantasmes et de réflexions sur ce lointain passé ; une lecture indispensable pour tout passionné d'aventure.

Nom série  Alamo  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette évocation d'un sacrifice organisé figure parmi les événements historiques les plus poignants de l'Histoire des Etats-Unis, et justement les auteurs optent pour une approche plus historique que celle romancée des gazettes ou du beau film de John Wayne qui conserve surtout un vernis étincelant destiné à magnifier le courage et l' héroïsme pur des grandes figures que furent Crockett le coureur des bois et en même temps politicien, Travis l'officier obtus, et Bowie l'imprévisible homme au célèbre couteau. D'autant plus que ces personnages de légende étaient incarnés par des stars reconnues.

Pour des gars de ma génération, ce film occulte un peu cette vision des faits véridiques, même s'il relate la bataille avec sérieux ; j'ai d'ailleurs découvert très tôt ce siège tragique grâce à ce film. Mais la vision des auteurs a su se rendre intéressante grâce au postulat choisi qui est celui d'étudier le rôle joué par Louis Rose dans cette histoire, avec aussi une plus grande implication de Sam Houston qui était lui aussi un fieffé renard. Le film de Wayne passait sous silence ces détails, il ne fallait pas démolir des légendes. A un moment, je me suis dit que si c'est Delcourt qui avait édité cette Bd, il aurait pu tout aussi bien traiter le sujet dans sa collection "L'homme de l'année", Louis Rose en ayant tout à fait le profil.

L'action y est donc bien menée ; tout le tome 1 est long avec les préparatifs et la présentation des personnages, mais peu après le début du tome 2, ça se précise un peu plus et la bataille réelle commence. Le dessin m'a beaucoup séduit, il est raffiné tout en étant vigoureux, et crée une vraie dynamique ; les dessinateurs étant 2, je ne saurais distinguer un style différent, mais ils ont fait du très beau travail en offrant de belles images, telle celle de la dernière page du tome 1, avec une vue générale sur le fort et le village.
Un beau diptyque.

Nom série  Destins  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En voyant le nombre d'avis avant la lecture, j'étais étonné qu'il y en ait si peu sur cette autre série concept de Frank Giroud ; après la lecture, je peux comprendre pourquoi.
Au départ, j'appréhendais cette série avec un aussi grand nombre de tomes, car les séries à rallonge ont fini par me décourager, je n'avais pas trop envie de me lancer là-dedans.

Finalement, je fonce mais je sens que ça va être ténu et dur à gérer, parce que quand on se jette dans cette histoire, on est pris dans une sorte d'engrenage, et il m'a fallu me concentrer encore plus et lire le tout très rapidement sous peine de décrocher et de perdre le fil. Faut avouer que c'est quand même très obsédant ce concept, il faut s'y investir et ne pas attendre trop longtemps entre chaque lecture d'album, il faut retenir des détails, se rappeler des fins et des choix faits par Ellen, il faut sans cesse revenir en arrière pour se remémorer un truc... tout ça devient vite pénible.

Il est clair qu'en gagnant le pari proposé par Le Décalogue, Frank Giroud a élargi le champ des possibilités en BD. Ce concept de "Destins" est certainement encore plus ambitieux, car ses 14 tomes confiés à 13 dessinateurs et 13 scénaristes dont chacun a une autonomie, tout en s'intégrant dans le projet global, relèvent d'un exercice de style plutôt ardu. Dans cette sorte de course de relais narratif, l'inégalité règne beaucoup plus que sur Le Décalogue qui était écrit par Giroud seul ; ici, chaque scénariste injecte son style personnel, et plus encore, les styles des dessinateurs sont très différents et ne forment pas une unité graphique comme ça peut être le cas dans d'autres séries à crayons multiples. D'où des préférences, d'où des variétés de tons qui selon les goûts et l'humeur de chaque lecteur, ajoutent de l'intérêt au projet, ou au contraire en enlèvent, c'est selon.

L'idée de départ est plutôt bonne, mais le résultat m'a laissé dubitatif, d'abord comme je le disais, par les styles graphiques dont certains ne me plaisent pas du tout, et aussi par la façon dont certaines options de la vie d'Ellen sont développées ; il y a des albums qui ne servent à rien, et certains graphismes n'aident pas à reconnaître les personnages, et surtout je trouve que la multiplication de ces destins est trop exagérée : dans la vie, on a souvent recours à 2 choix possibles, point final. Là, j'ai senti par moments que ça brodait, d'où certains albums inutiles.

Un concept original et novateur, mais maladroitement réalisé, surtout que l'essentiel restent quand même les personnages, or il y a un autre handicap dans cette série : Ellen n'est absolument pas attachante, et aucun autre personnage n'est vraiment intéressant ou sympathique, mis à part peut-être la gamine Alyson. Tout ceci ne m'a donc pas du tout plu, même si je trouve l'idée intelligente.

Nom série  La Bounty - la Mutinerie des maudits  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire a été rendue célèbre surtout par le cinéma, Hollywood lui ayant consacré au moins 3 versions très différentes : une de 1935 en noir & blanc avec le jeune Clark Gable face au physique disgracieux de Charles Laughton, réputée auprès des cinéphiles ; celle de 1962, très grosse superproduction pour laquelle la MGM fit reconstruire intégralement la Bounty en Angleterre, et où s'affrontaient Marlon Brando avec ses tics d'Actor's Studio et Trevor Howard, acteur britannique au jeu sobre et subtil ; enfin celle de 1984 avec Mel Gibson en trop beau gosse face à la morgue vicieuse incarnée par l'excellent Anthony Hopkins.

Delitte prend le pari de conter cette mémorable histoire par l'entremise de son héros Black Crow, comme il le fait avec les autres albums de cette collection L'Hermione et La Boussole & l'Astrolabe (l'Expédition de La Pérouse). Malgré le fait que le dénouement soit connu, on se passionne pour le récit car Delitte réussit une ambiance bien recréée et s'attache surtout à montrer la gestation de toute cette rancoeur nourrie par les punitions disproportionnées de Bligh, la tension monte, et la mutinerie en elle-même n'est décrite qu'en quelques images.

Surtout, Delitte met en images cette odyssée implacable de fort belle façon grâce à son grand talent graphique, son souci du détail, et de magnifiques double pages qu'on ne peut que se régaler à scruter pour le plaisir de l'oeil. L'histoire est romancée et abrégée mais avec un fond historique très crédible. Le début est très différent de ce qui est montré dans les films, et le récit se termine sur Pitcairn et le navire en feu, conforme à la réalité.

Du très beau travail donc, qui plaira à tous les amoureux de la mer et à tous les amateurs de marine à voiles historique.

Nom série  Claymore  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme il est dit en dos de couverture, c'est l'histoire d'un peuple fier et indomptable à l'âme exaltée. Le dessin d'Ersel rend hommage à ce peuple et relaie ces sentiments nobles. Je me suis intéressé à cette série pour ce dessin et surtout pour le sujet, car peu de Bd ont abordé ce contexte historique de façon aussi réaliste, à part Red caps.

On a affaire aux rivalités de clans dans cette Ecosse du XVIIIème siècle où les méchants Anglais jouent aux impérialistes ; c'est ainsi qu'ils ont emmerdé des tas de peuples dans plein de pays après avoir emmerdé les Irlandais et les Ecossais sur leur île.
Le début est un peu long et n'apporte pas grand chose, mais il sert à camper les personnages ; ça devient plus intéressant 17 ans après.

Au bout d'un moment, il faut reconnaître que la série s'égare un peu, et le tome 3 est une histoire de naufrageurs qu'on peut rencontrer dans n'importe quelle aventure de pirates et qui n'a plus grand chose à voir avec l'Ecosse révoltée, d'où une perte d'intérêt qui a tiré la série vers le bas et provoqué son abandon après 3 albums. C'est pas la peine de s'être mis à 2 scénaristes pour en arriver à ce résultat ; je ne peux conseiller l'option d'achat pour toutes ces raisons, et je le regrette, le sujet en valait la peine, mais la lecture peut se faire en bibliothèque.

Malgré la frustration, l'ensemble de cette série avortée ne m'a pas véritablement ennuyé, le fonds historique est bon, et le personnage d'Eillen est intéressant, je regrette seulement que ce récit n'ait pas été mieux développé et continué.

Nom série  Canal Choc  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série très méconnue mais intéressante à plus d'un titre, même si on peut trouver que cette chaîne d'info sert des reportages ultra racoleurs avec du scoop à outrance, et se vautre dans une boue télévisuelle comme on en voit de nos jours ; c'était donc assez prémonitoire en 1990 dans ce tome 1. Les autres albums versent plus dans l'aventure policière et l'action, en tout cas, Christin toujours prompt à se nourrir de sujets d'actualité, écrit des scénarios documentés et riches en suspense.

On peut oublier quelques invraisenmblances et détails peu crédibles grâce aux nombreux personnages aux fonctions bien typées, et à la dynamique de l'ensemble. Il est à noter que certains personnages seront réutilisés en 1995 dans le one-shot Les Voleurs de villes signé par Christin et Aymond, qui lui sera peu convaincant.

Ce qui est aussi intéressant, c'est l'équipe de dessinateurs qui en étaient quasiment à leurs débuts, sous la supervision de J. C. Mézières, et avec des invités de marque, un procédé qui sera réutilisé souvent dans les décennies suivantes. On ne reconnait aucun style, il n'est pas possible de savoir qui dessine quoi (à part les invités), mais le résultat est fort honorable, le trait est très classique, dans la lignée des dessinateurs des années 80. Cette expérience prend fin en 1992 lorsqu'ils iront créer leurs propres séries.

Une Bd originale et divertissante, sans être exceptionnelle..

Nom série  Histoire des Provinces de France  posté le 05/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai que 2 volumes de cette collection : L'Aquitaine et la Bretagne. Ces albums retracent scrupuleusement l'histoire des régions en suivant au mieux les événements historiques qui s'y sont déroulés, en évitant la formule trop didactique qu'on rencontre dans ce type d'exercice, et en adoptant une certaine liberté d'interprétation. L'histoire de la région se mêle toujours à l'Histoire de France dans son ensemble. Mais cet exercice n'est pas toujours aisé, la narration est ici simplifiée et ne met pas toujours en valeur par l'image certains grands événements ; ainsi pour l'Aquitaine, la bataille de Castillon en 1453 qui mit fin à la guerre de Cent Ans et à la suprématie anglaise, n'est pas imagée à sa juste valeur, de même que le Traité des Pyrénées en 1659 est ignoré. Et l'album aurait pu se refermer sur Chaban-Delmas qui fut un grand maire de Bordeaux après la guerre, et un personnage historique.

Sinon, la province est plutôt bien évoquée, c'est une province immense constituée de plusieurs comtés et vicomtés (Armagnac, Lomagne, Marsan, Béarn, Bigorre, Comminge, Tursan, Périgord, Gascogne, Poitou, Saintonge, Angoumois...) qui fut "le pays de l'homme" (en Périgord) et qui fut malmenée au cours des siècles par tant de conflits et de guerres, souvent insoumise et révoltée (sous Aliénor d'Aquitaine), puis anglaise (sous l'administration du Prince Noir qui tenait sa cour à Bordeaux), mais qui fut en même temps un puissant duché ; déjà sous les Romains, ceux-ci s'en méfiaient.

Même chose pour la Bretagne, cette grande province restée longtemps insoumise, fut courtisée par les royaumes de France et d'Angleterre (pendant longtemps les 2 plus grandes puissances d'Europe), devint elle aussi un puissant duché et finit par être absorbée par la France sous François Ier. On y apprend que les ducs de Bretagne administraient leur duché depuis le vaste château de Nantes et que sa dernière duchesse Anne de Bretagne défendit farouchement son particularisme, d'où cette culture cabocharde, opiniâtre et à l'âme celtique toujours défendue et revendiquée aujourd'hui par les Bretons. Mais ironie du sort, lors du partage des régions administratives réalisé en 1964 par des technocrates crétins et ignorants, la Loire-Atlantique et Nantes ne figuraient plus dans la Bretagne ! La petite duchesse a dû se retourner dans son tombeau..

D'ailleurs, il faut bien faire la différence entre région, province et pays. Une région administrative comprend des départements depuis le découpage de 1964, mais ne tient pas toujours compte des anciennes provinces, d'où une disparité éhontée.
Une province est un territoire formé par les rois et les nobles qui ont gouverné la France. Le cas hérétique de la Bretagne qui s'est retrouvée séparée de la Loire-Atlantique n'est pas le seul, bien des régions ont été formées de façon complètement anarchique : la Normandie a été coupée en 2, le Midi-Pyrénées englobe des anciennes provinces de l'Aquitaine (comme le Quercy et la Gascogne), le Languedoc-Roussillon a récupéré des provinces qui appartenait à l'Auvergne (le Gévaudan), et des régions sans unité ont été fabriquées de toute pièce (Centre ou Pays de la Loire) en accolant entre eux des départements n'ayant aucune affinité (la Vendée, ancien territoire du Poitou englobé dans Pays de la Loire).
Le cas des pays est différent : c'était de petites entités déterminant une contrée plus typée, formée sur les anciens pagus romains, au sein des provinces ; des exemples ? le Pays Basque en Aquitaine, ou encore dans les Charentes : Jonzacais, Pontois (pour la Saintonge), Pays Surgérien, Pays Rochefortais (pour l'Aunis), Barbezilien, Cognaçais (pour l'Angoumois). Cette notion de pays est revenue en force grâce à l'essor du tourisme. Mais trève de leçon géographique, tout ceci éclatera lors de la réforme territoriale..

Au niveau du dessin, c'est pas trop mal, très classique ; je précise que le dessin pour l'Aquitaine n'est pas de Pierre Watrin mais de Brice Goepfert, dont le trait encore peu assuré, laisse voir toutefois son style futur ; à cette époque en 1983, il dessinait beaucoup de bandes historiques régionales et éducatives.

J'apprends par le posteur précédent que cette collection s'est hélas arrêtée après 4 tomes ; quel dommage en effet que Larousse n'ait pu mener à bien cette entreprise (trop ambitieuse ?) qui rappelait pourtant sa légendaire Histoire de France en Bandes Dessinées, même si le côté qualitatif et graphique n'étaient pas aussi poussés, mais c'est sympa tout de même.

Nom série  Orion, le laveur de planètes  posté le 05/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En 1968, Gigi retrouve Moliterni après Scarlett Dream pour ce récit de SF paru dans la revue Phénix puis dans Pogo-Poco en 1970, mais c'est en 1974 que je découvre vraiment la série lors d'un retour dans Phénix. J'étais alors pré-ado et ça ne m'intéressait pas trop, sans doute ne l'ai-je pas compris car étant plus tourné vers l'aventure.

C'est un scénario classique où un couple de jeunes héros tente de combattre un peuple androïde belliqueux, les Crobs, mais Moliterni tourne le tout en fantaisie onirique et légèrement humoristique. Je ne sais pas si cette Bd a eu un succès d'estime, en tout cas on en a peu parlé, et moi je la trouvais plutôt étrange et pas assez intéressante pour la recommander aujourd'hui ; le propos reste très basique, c'est un peu du laisser-aller qui n'a pas beaucoup de signification, bref c'est assez peu cohérent, et peut-être que ça a mal vieilli.

Les dessins aux couleurs psychédéliques d'époque m'avaient assez séduit, ils sont fins et élégants, très différents du style qu'adoptera ensuite Gigi sur une bande comme Ugaki par exemple, ils peuvent surprendre par leur côté un peu daté ; ce dessinateur peut passer facilement du semi-réaliste au réaliste.

En 1972, Gigi et Moliterni remettront le couvert avec une série un peu dans le même style, Agar ; pour celle-ci, à vous de voir si vous voulez la découvrir, mais c'est un album plutôt rare à trouver..

Nom série  La Brigade de l'étrange  posté le 03/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette Bd a attiré mon attention par le titre de son tome 1, Ploumanac'h étant une adorable petite commune balnéaire rattachée à Perros-Guirec qui a été longtemps un de mes lieux de villégiature en Bretagne. Ses gros rochers, son phare, sa petite plage et son oratoire Saint-Guirec, son château de Costaérès sur un îlot, son sentier des douaniers... tous les endroits sont bien reproduits par un dessin pourtant variable de style Ligne Claire, qui se fait souvent imprécis dans les visages, surtout que ceux-ci adoptent la physionomie d'acteurs célèbres comme Peter Cushing, Vincent Price, Christopher Lee, Basil Rathbone ou Ernest Borgnine... qui ne sont pas toujours bien respectées selon les angles de vue.

Le point positif : les enquêtes de cette brigade ont lieu dans de belles régions de France ; après les Côtes d'Armor, c'est encore la Bretagne avec la baie de Morlaix, où là encore les décors bretons connus sont bien restitués et jouent parfois un rôle dans l'histoire (château du Taureau, île Louët), puis c'est le Quercy avec Rocamadour, merveilleux village aux endroits bien reproduits, avec une enquête plus sordide, mais sans doute la mieux élaborée. Et enfin le tome 4 nous emmène en pays cathare où là aussi, l'enquête se révèle plutôt mystérieuse.

Sinon, les 2 premiers récits en Bretagne ne sont pas gâtés : ce sont des enquêtes de forme archaïque, à la manière d'Agatha Christie, simplettes et limite banales, dont les mobiles sont un peu ridicules (l'imitation des films la Momie se veut un peu compliquée, mais se révèle assez faible et parfois fantoche). Les personnages se contentent d'interroger des suspects sur plusieurs pages, ce qui donne un ton statique avec peu d'action, générant par la même occasion une mise en page classique avec certains dialogues et hors-textes un peu inutiles et surchargés au détriment d'un peu plus de subtilité. Et le nombre de coquilles est incroyable. Le cliché de toujours représenter la Bretagne sous la pluie finit par être pénible ; il y a aussi du soleil et il n'y pleut pas plus qu'en Normandie ou en Alsace, chacun sait qu'en Bretagne, il ne pleut que sur les cons.

Certaines incohérences sont drôles : 6 douzaines d'huîtres, 2 crabes plus des crêpes... les héros ont un solide appétit parce que pour avaler déjà 3 douzaines d'huîtres, faut être fortiche. Les incohérences graphiques sont déjà un peu plus graves : dans le tome 2, le dessinateur confond le château du Taureau et le fort Boyard ; certes tous 2 sont des forts en mer, mais le premier est dans la baie de Morlaix en Finistère, le second (nettement dessiné dans une case) est situé entre l'île d'Oléron et l'île d'Aix en Charente Maritime.

En clair, c'est une série dont les intentions sont bonnes, mais aux mécanismes trop usés et pas toujours adroits, qui aurait mérité un plus grand soin ; sympa tout de même, mais tout juste..

Nom série  L'Irlandaise  posté le 03/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le western doit maintenant trouver une originalité pour surprendre encore après tout ce qui a été fait depuis plus de 50 ans. Ce premier volume pousse une nouvelle porte ; on assiste à une sorte d'errance d'une jeune fille déterminée et un peu rebelle qui quitte son milieu familial engoncé dans les conventions bourgeoises, et sans trop savoir où elle va, à part retrouver son oncle.

Mais elle met les pieds dans un enfer puisqu'elle est plongée subitement dans la tourmente de la guerre de Sécession, à laquelle succède de la culture indienne Cherokee, avec une initiation pour faire partie de ce peuple. Elle retombe ensuite dans les affres de la guerre avec son lot de massacres.

Vue comme ça, la Bd peut présenter un intérêt, mais dans sa globalité, elle souffre un peu d'un traitement peu abouti, avec beaucoup de flashbacks, on ne sait pas trop où les auteurs vont emmener le lecteur, ils font subir à Eva leur héroïne, une succession d'épreuves qui vont sans doute l'aider à se durcir et à développer ses idées progressistes.
L'ambiance est plutôt amère et ténébreuse, limite morbide, même durant l'épisode indien, mais finalement ça convient à l'itinéraire chaotique d'Eva qui rencontre du sang et des larmes, de même que des Irlandais l'écoeurent par leur intolérance et leur racisme.

Le dessin n'est pas mal, il adopte un style peu courant dans le western, mais ne peut éviter quelques imperfections graphiques, notamment des visages peu esthétiques et changeants, ainsi qu'une tonalité un peu trop sombre.

Pas un chef-d'oeuvre, mais c'est suffisamment intéressant pour réclamer une suite, s'il y en a (rien depuis 2011, 4 ans entre tome 1 et 2... pas bon signe, non ?).

Nom série  Marie des Dragons  posté le 31/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai repéré cette série grâce à BDT et à ses couvertures attirantes (exceptée celle du tome 5), et du coup j'ai lu les 5 tomes d'affilée.
En ouvrant la première page, je crois reconnaître sur une belle image un village célèbre que j'ai souvent visité, ça a tout d'un paysage caussenard ou du Lot, en fait c'est inspiré du village de Conques en Aveyron, avec sa belle abbatiale aperçue en page 12 ; car on apprend plus tard que ce village (celui de Marie) est censé se trouver dans les Vosges.

J'ai vite compris que les auteurs avaient recrée une France médiévale parallèle et imaginaire, un Empire, et transposé des lieux connus dans d'autres endroits ; Démarez réussit grâce à son dessin très élégant à reproduire plusieurs monuments et châteaux célèbres qui portent des noms différents. Ainsi, on a la Cité de Carcassonne qui figure la forteresse assiégée de Bayeux, j'y ai reconnu le château de Josselin en Bretagne et un style de maisons quercynoises bien restituées mais qui sont situées ailleurs. Cet univers où la France moyenâgeuse n'est pas celle que l'on connaît, utilise quand même des noms de rois et princes français mais d'un autre univers ; il est question de l'abbaye de Cluny, du roi d'Angleterre Edouard III, et les armures et costumes sont clairement du XVème siècle.

Tout ce mélange déstabilise un peu le passionné d'Histoire médiévale que je suis, mais je le trouve intéressant. Cet univers est bien élaboré, le personnage de Marie et celui de William sont bien travaillés, de bonnes scènes de combat souvent sanglantes pimentent cette aventure. Ma lecture fut cependant contrariée.

Ce que j'ai beaucoup moins aimé, c'est le fantastique qui va avec, je le trouve inapproprié, il ne cadre pas trop avec l'ensemble et avec la vision du médiéval fantastique que j'en ai. Je trouve ces bestioles rampantes ridicules et grotesques, et le gros monstre ressemble à l'extraterrestre d'Alien en plus granguignolesque. Cet aspect là dessert la série, j'ai l'impression que le scénariste colle du fantastique pour entrer dans cette catégorie de médiéval fantastique, mais de façon maladroite, c'est un peu du n'importe quoi ; je m'attendais plus à voir des dragons dont le titre fait état, mais qui finalement sont absents.

Là-dessus, il y a quelques incohérences et des raccourcis qui impriment une progression parfois peu claire. Malgré tout ça, l'ensemble est bien pensé, et le dessin de Démarez est très bon, c'est le grand atout de cette série, mais je m'attendais à mieux..

Nom série  Elfes  posté le 31/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le concept est très bon avec ces équipes de différents dessinateurs et scénaristes pour explorer à leur façon les différentes races elfiques. Les couvertures sont attirantes, le design, le visuel d'ensemble, l'univers développé avec en plus la carte en pages de garde qui permet de bien situer les peuples rencontrés dans ces albums ; tout est magnifique et fait de façon soignée, aussi quand on ouvre un des albums indépendants les uns des autres (ça aussi c'est bien) qui brassent tous les peuples (non seulement les elfes mais aussi orks, hommes, feljs, nains...) qu'on rencontre en fantasy, on se dit qu'on va entrer dans un monde magique et fascinant, car les elfes sont un peuple fascinant.

L'impression première que j'avais n'a pas été trahie, c'est vraiment une belle idée cette série, avec un habillage bien travaillé : architectures fantastiques, décors fabuleux dont certains rappellent ceux des films de Peter Jackson, sans oublier la richesse du texte qui complète l'ensemble de fort belle façon.

L'un des défauts de cette série-concept est l'inégalité entre les albums, et particulièrement le tome 1 qui normalement est censé attirer et rassurer le lecteur en lui donnant envie de continuer ; ce tome 1 n'est absolument pas accrocheur à cause de la faiblesse du scénario, je n'ai aimé que le dessin qui est beau, mais comme j'ai un faible pour tout ce qui est elfique, j'ai continué. Le tome 2 rectifie le tir : c'est une intéressante tentative de rapprochement entre hommes et elfes sylvains, il y a de belles pages.

Le tome 3 est encore un album assez moyen sur une histoire de traque de dragon, je ne l'ai pas trouvée vraiment originale, et le dessin plus rond se rapproche trop des productions Soleil de fantasy un peu humoristiques, genre Le Chant d'Excalibur, Les Brumes d'Asceltis ou Marlysa, je préfère les dessins plus racés de Duarté ou Bordier.
Le tome 4 est celui que je préfère, c'est le meilleur que j'ai lu, le plus beau graphiquement ; Bordier et Corbeyran réussissent une belle histoire avec un scénario habile et de belles scènes de combat. Le tome 5 est très beau graphiquement, c'est le plus sombre, qui explore le côté obscur des elfes, il y a quelque chose de fascinant là-dedans même si je n'aime pas tout, mais ça reste un bon album.

Le grand atout de la série est incontestablement son unité graphique, avec un choix de dessinateurs aux styles voisins qui procurent un visuel superbe et très soigné dans les décors, les parures, armes, costumes elfiques, ornementations etc..
Je ne sais pas ce qui est prévu, et pour l'instant je n'ai lu que ce premier cycle de 5, mais je trouve que l'entreprise globale est une réussite, elle emmène le lecteur dans un monde imaginaire d'une belle richesse, et je souhaiterais qu'à la fin, il y ait un album qui réunisse plusieurs protagonistes des différents épisodes, ça pourrait être grandiose..

Nom série  Mjöllnir  posté le 30/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voila une vraie série de fantasy inspirée des légendes scandinaves et qui récupère de nombreux éléments très proches de l'univers de Tolkien. C'est la relecture d'un univers de mythologie nordique très rude, farouche et barbare où se télescopent Loki, Thor, Odin, les Ases, des elfes, des nains, des dragons, des trolls, des orcs, le Bifrost, Yggdrasil, Asgard et autre Ragnarök... on est donc en plein dedans et c'est très plaisant de lire des noms comme ça..

Le texte est très riche, assez verbeux même par endroits, mais certaines scènes violentes contrebalancent cet aspect un peu trop statique qui aurait pu nuire à la série. Cependant, si on regarde attentivement, on s'aperçoit que le scénario est assez faible finalement ; Péru joue sur les codes de cet univers très balisé, mais il n'en extrait pas une histoire vraiment captivante. Je trouve qu'il y a du vide qu'il a comblé comme il a pu. Mais dans sa globalité, le résultat n'est pas si mal.

Quant au dessin, c'est un trait puissant, qui ressemble un peu à celui de Lereculey, sauf que ce dernier donne plus de velouté à ses personnages, alors qu'ici, Goux fait dans les muscles tendus et dans les visages forcés, ridés et rageurs, c'est très beau ; le détail des armes, des décors avec les interstices des pierres, et les paysages sont remarquables. Mais certaines cases sont parfois confuses, et je regrette que le visuel d'Asgard ne soit pas aussi étincelant que dans les films Thor. Le dessin est donc un atout sérieux dans la qualité de cette bande.

S'il y a de la colorisation informatique comme ont l'air de le dire certains posteurs, ça ne me gêne absolument pas, car à partir du moment où ça ne pourrit pas une Bd mais qu'au contraire, ça la met en valeur, je dis oui ; et ici, c'est le cas, le visuel reste superbe, c'est ce qui compte.

A cause de plusieurs petits défauts que j'ai cités, ce diptyque n'aura pas sa 4ème étoile, mais ça reste quand même du bel ouvrage dans le genre fantasy.

Nom série  Malefosse  posté le 30/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sans doute saisi par le regret d'avoir abandonné la saga Malefosse reprise par Goepfert, Dermaut a éprouvé le besoin d'y revenir en contant la rencontre de ses 2 héros Gunther et Pritz 30 ans avant les événements de la série-mère, au sein d'un contexte historique qui est déjà la rivalité qui couve entre papistes et huguenots.

Le début commence un peu à la manière de Lagardère ("Où que tu ailles, je te retrouverai, je t'ai marqué!"), mais très vite, une suite d'événements s'enchaînent sans temps morts à propos d'une sombre affaire dans laquelle sont mêlés les 2 futurs compagnons de Les Chemins de Malefosse, et dont la première rencontre est assez musclée ; leur amitié date donc de ces années 1560.

Dermaut et Gelot réutilisent les mêmes recettes qui ont si bien fonctionné, à savoir entremêler les péripéties et les personnages réels comme Jeanne d'Albret, Coligny, Condé ou Théodore de Bèze, disciple genevois de Calvin à qui échoit un rôle ambigu... avec les futurs héros de la saga Malefosse. Le tout est accompli avec soin au travers d'un scénario habile (avec beaucoup moins de paillardise) et illustré par la perfection graphique de Dermaut. Le traitement en couleurs directes donne un rendu beaucoup plus policé et séduisant à ce préquel, le trait est plus fin, c'est une vraie splendeur ce dessin, aussi bien dans la finition et l'exactitude des décors que dans la régularité des visages, vraiment du grand art !

Et quand en plus, il m'est permis d'y voir mes vieilles tours de La Rochelle (qui étaient reliées par une chaîne la nuit pour fermer le port), au pied desquelles j'ai grandi, c'est un vrai plaisir. Leur aspect est aujourd'hui légèrement différent. D'autres monuments de l'ancienne Rupella apparaissent bien reproduits par Dermaut, comme la tour de la Grosse Horloge ou la Maison Henri II (cet édifice est en réalité inachevé, c'est une simple façade, le fond est vide). De même que l'épisode du jeune Henri de Navarre tombé dans le port est véridique, c'est un soldat qui s'est jeté à l'eau pour le sauver de la noyade, et aujourd'hui encore, l'Hôtel de Ville conserve la statue polychrome d' Henri IV qui lors de son règne est toujours resté "le bien bon amy des Rochelois".

Au cours de l'action, les 2 amis passent par l'Hôpital des pèlerins de Pons (à 92 km de La Rochelle), leur progression est encore plus rapide lorsqu'il arrivent à Bordeaux (en passant par la belle Porte Cailhau qui ouvrait à l'époque le rempart sur les quais de la Garonne), ça fait encore 90 km en très peu de temps, surtout par les routes du XVIème siècle et à cheval : ils devraient être éreintés, mais par la magie des ellipses en BD, tout est possible.
Même chose pour la Brèche de Roland dans les Pyrénées : c'est totalement invraisemblable ; aujourd'hui pour y arriver, il faut compter 4 h à pied et sous la conduite d'un guide de montagne expérimenté, alors imaginez en 1560...

Mis à part ces facilités (qui ont pour seul avantage d'offrir des décors intéressants), je ne vais pas chipoter, je me suis régalé avec ce diptyque sur l'un des futurs duos de légende de la bande dessinée. Mais depuis 2009, rien à l'horizon, espérons que ça va continuer parce que des séries historiques de cet acabit, j'en redemande..

Nom série  Le Rouge et le Noir (Glénat)  posté le 30/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
De tous les tomes de cette collection "les incontournables de la littérature en BD", celui-ci est bien le dernier que j'avais envie de lire ; mais c'est un prêt, je l'ai quand même lu.
Ben, j'avais lu de force ce roman quand j'étais ado, et je m'étais emmerdé comme un rat mort avec cette sombre histoire de Julien Sorel pris entre 2 femmes, et ça avait eu pour résultat de me faire prendre en grippe Stendhal et son style ampoulé, pesant, répétitif, sa préciosité de salon bonne qu'à charmer les romantiques souffreteux. Ceci lui fit une réputation auprès des cénacles littéraires du Romantisme.

Par la suite et devenu adulte, je suis tombé par hasard sur ses récits de voyage ; mon Dieu ! quelle prétention ! quelle suffisance dans ces écrits qui n'arrivent qu'à la demi-cheville de ceux du grand Victor Hugo. Ses impressions sont pour la plupart dédaigneuses et insultantes sur les régions de France et ses monuments ; il ne reconnait aucun charme là où il y en a, il ne trouve rien de beau, tout l'ennuie, bref il joue les pédants du XIXème, j'ai donc pris en horreur ce boursouflé d'orgueil.

On retrouve dans ce roman sa description de la bourgeoisie et des passions violentes qui est faite souvent avec l'ironie de celui qui se croyait un homme d'esprit mais qui n'était en fait qu'un sinistre plumitif. Vous l'aurez sans doute compris : je déteste ce fournisseur de mauvaises anecdotes et d'impressions féroces ; j'ai donc retrouvé dans cette adaptation tout l'ennui que j'éprouvais déjà plus jeune. Certains penseront que je critique plus l'oeuvre et l'homme que les auteurs de cette Bd, qu'ils se rassurent, je ne leur en veux pas, mais cette version ne peut s'empêcher de bien suivre le roman, donc c'est du mauvais mélo qui se veut romantique, mais qui n'est pas à la hauteur des vrais grands auteurs de ce courant littéraire, tels Vigny, Musset, Lamartine, Châteaubriand, et bien-sûr le père Hugo.

Bon en plus, il se trouve que je n'aime pas le dessin, cette Bd est donc à oublier sans regret.

Nom série  Les Baroudeurs sans frontières  posté le 29/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert il y a peu cette série d'aventure plutôt destinée aux ados ; c'est un bon moyen de sensibiliser ce public à des sujets graves comme la disparition de la forêt en Côte d'Ivoire, le trafic de sang humain au Brésil, les enlèvements d'enfants revendus à des riches acheteurs...

Les 2 héros et leur chien se dressent contre tous les salopards qui pourrissent la planète, contrebandiers, chasseurs, trafiquants, politiciens véreux, arrivistes de tous bords qui bénéficient parfois de hautes protections... bref ils côtoient le danger car ils dérangent du monde, la série n'est donc pas qu'écolo ou humaniste, il y a aussi de l'action. Le ton est parfois un peu naïf, l'humour un peu dépassé, certaines situations caricaturales, Jarry défend avec conviction certaines idées sur le respect de la personne humaine et de l'environnement, on peut sourire légèrement parce qu'aujourd'hui, on ne le ferait peut-être plus de la même façon ; mais les idées restent nobles. C'est en même temps un reportage documenté sur le tiers-monde qui incite au voyage.

Une jolie série pédagogique qui a démarré en 1980 dans le journal Spirou sous le titre de " Boy ", du nom du chien des 2 héros Ian et Joao, très vite rebaptisée "les Baroudeurs sans frontières" ; à l'époque, je ne lisais pas cette série, mais je connaissais Charles Jarry car il avait dessiné dans le journal Tintin "Elodie d'Avray", une série féministe éphémère en 1970, qui ne connut que 3 récits complets (et non édités en album). Son dessin est dans la mouvance réaliste de l'époque, proche d'auteurs comme Auclair, MiTacq ou Weinberg..

La série a un peu vieilli, mais les personnages sont très attachants, et les préoccupations écologiques et la lutte contre les trafics sont toujours d'actualité, ce qui peut encore plaire à des ados d'aujourd'hui.

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