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... a posté 5002 avis et 1928 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Scrooge, Un chant de Noël  posté le 02/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai vu il y a peu de temps Le Drôle de Noël de Scrooge, film d'animation paru en 2009, j'avais donc un souvenir assez frais du conte de Dickens (que je connaissais évidemment déjà par ailleurs) quand j'ai entamé cette BD. J'ai pu constater que son adaptation dans cet album est bien respectueuse, au détail près que les auteurs font le choix de ne pas présenter les fantômes des Noël présents, passés et futurs mais que seul le fantôme de Marley, l'ancien associé de Scrooge, conduit ce dernier à travers les époques. Ce choix est tout à fait justifié car il permet de conserver l'essence du conte sans ajouter de personnages dispensables.

Du coup, la narration se révèle très bonne, très bien menée, en conservant avec brio la densité du récit dans ses seules 48 pages.
Le graphisme est lui aussi bien agréable, coloré tout en restant sobre, épuré tout en gardant l'apparence du détail.

C'est devant l'afflux d'émotions simples mais sincères que j'ai ressenties à la lecture que j'ai pu constater que la BD était réussie. D'un Scrooge acariâtre, on le voit devenir soucieux, puis repentant, effrayé, et c'est finalement avec gaieté qu'on le voit dispenser la joie autour de lui en fin de récit.
Un bien belle adaptation.

Nom série  La Conjuration de Cluny  posté le 02/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série met en scène une intrigue policière au 12e siècle ayant pour cadre l'abbaye de Cluny.
Enquête d'un ancien novice plus ou moins extérieur à la structure de l'abbaye, luttes d'influence, meurtres, tentatives de faire croire à des évènements démoniaques, et finalement l'équivalent d'un inquisiteur qui vient apporter sa menace sur les lieux, voilà qui n'est pas sans rappeler le Nom de la Rose. La dimension géopolitique que prend l'ensemble, l'addition d'un peu d'action, d'un intervenant musulman, d'une réflexion succincte sur la proximité entre islam et catholicisme et le lien avec les croisades apportent néanmoins une part d'originalité au récit.

J'ai trouvé cette lecture agréable et bien menée. Les personnages sont plutôt simples mais plaisants et on suit avec plaisir l'exil en Terre Sainte, le retour en France puis l'enquête du jeune héros, les discours pleins de sagesse du bon père abbé, ainsi que la romance malheureuse entre le héros et sa douce qui se révélera être la narratrice du récit.
L'intrigue est assez intelligente et je n'en ai deviné les tenants et aboutissants qu'au fur et à mesure qu'ils se dévoilaient. Sans être totalement surprenant, le scénario n'a donc pas le défaut d'être prévisible à mes yeux.

Le dessin ne m'a ceci dit qu'à moitié convaincu. Quoique tout à fait correct dans l'ensemble, le trait manque de personnalité mais il est surtout gâché à mon goût par des couleurs informatiques trop froides qui aplatissent les perspectives.

Outre ce léger soucis, il n'y a que la toute fin de l'album qui m'a un peu déçu. En effet, j'avais fait tout seul le rapprochement entre les manigances de l'intrigue de cette histoire avec des évènements géopolitiques bien plus récents de nos jours. Du coup, de voir ce rapprochement asséné dans la dernière planche de l'album m'a paru franchement manquer de finesse, comme un gros panneau rouge criant à tous les lecteurs "eh, vous avez vu, hein, c'est carrément pareil de nos jours, vous avez vu ? Ah ah, ça dénonce grave, pas vrai ?". En fait, toute la partie contemporaine du scénario aurait largement pu être évitée.

Dommage car toute la partie médiévale de l'intrigue, même si elle n'est pas très palpitante, est intelligente, agréable à lire, instructive pour qui ne savait pas les effets de la 4e croisade sur Constantinople, et elle tient très bien la route en impliquant toute seule son lien avec d'autres manigances géopolitiques plus ou moins récentes.

Nom série  Ogres  posté le 26/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui ne s'entame pas mal du tout. Si la suite est du même tonneau, on a peut-être là un nouveau bon cru de l'heroïc-fantasy à base d'aventure et d'humour.

Dès le départ, on retrouve une ambiance proche de celle du monde de Troy. En guise de héros trolls, nous avons ici des ogres, eux aussi mangeurs d'humains mais nettement plus raffinés et civilisés. Seulement, ces derniers ont été exterminés quasiment jusqu'au dernier il y a un siècle par des humains qui se sont rebellés en utilisant des pouvoirs nécromanciens particuliers, les pouvoirs de la Ronce par rapport aux pouvoirs basés sur la culture du haricot magique des ogres. Alors que les Nécrats règnent sur un peuple humain plus ou moins libre, un dernier ogre agit dans l'ombre dans l'espoir de venger sa race. Il va bientôt croiser la route d'une jolie jeune fille, qui se révélera finalement très spéciale, et d'un apprenti doué en matière de pouvoirs de la Ronce.

Le récit est narré sur un ton léger, tout à fait à la manière d'un Lanfeust De Troy, avec la même pointe de sadisme et d'humour noir que comportait cette série à succès. Là aussi quelques jeux de mots, un peu agaçants ceci dit mais heureusement rares, de l'humour un peu graveleux mais assez drôle finalement, et des personnages plutôt sympathiques.
Le dessin est dans un style parfois assez proche de l'animation américaine notamment en ce qui concerne les personnages. Le trait est agréable et les couleurs plaisantes. Je regrette juste le choix d'un encrage coloré plutôt que noir qui accentue l'aspect informatique de la colorisation et rend les planches assez froides.

C'est en tout cas un début de série avec un intéressant potentiel qui est de bonne augure pour la suite. Je suis impatient de la lire et de voir si je pourrai alors augmenter ma note.

Nom série  Les Aventures de Gullia  posté le 26/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série se compose d'histoires courtes d'aventure mettant en scène la jolie et intelligente Gullia et quelques-uns de ses amis. Les thèmes abordés sont nombreux, allant de la science-fiction à l'écologie en passant par de l'aventure exotique ou plus proche de chez soi.

Le public visé est véritablement la jeunesse. Les intrigues présentent quelques naïvetés et un rythme qui n'est pas sans me rappeler certaines aventures de Mickey telles que je les lisais étant jeune dans le journal du même nom.

Le dessin n'est pas tout à fait ma tasse de thé car je trouve son trait un peu rapide, pas aussi soigné et détaillé que je l'apprécie d'ordinaire. Son dynamisme et une bonne mise en page le rendent néanmoins satisfaisant.

Malgré une légère facilité dans les scénarios, j'ai apprécié le bon sens qui s'en dégage et la morale sympathique de Gullia qui teinte ses aventures mouvementées de quelques touches éducatives, ou du moins informatives, plutôt bienvenues. L'humour n'y est en outre pas désagréable.

C'est donc une série que je ferais volontiers lire à des enfants de 6 à 12 ans, sans pour autant y voir un indispensable.

Nom série  Jihai  posté le 25/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après un plutôt bon a priori en fin de premier chapitre, je me suis peu à peu ennuyé à la lecture de ce manga quelque part entre shojo, pour le romantisme et les personnages, et seinen, pour le décor futuriste.

Le dessin m'a assez plu. Les personnages et costumes sont réussis. Les décors, même si certains sont de banales reprises de photos, sont soignés et ont le mérite de ne pas être inexistants comme dans de trop nombreux shojo. Par contre, les visages des personnages, même s'ils ne sont pas laids, ont néanmoins le défaut de manquer de personnalité. Il faut bien souvent les reconnaître à leurs coiffures et habits et quand l'auteur fait le choix narratif incongru de représenter un brun avec des cheveux soudain blancs pour montrer son émotion, j'en suis venu plusieurs fois à me demander si oui ou non c'était le même personnage.

Le décor de science-fiction plus ou moins post-apocalyptique est intriguant au départ. On apprend peu à peu que c'est un monde imaginaire qui sort d'une longue guerre à laquelle un général, héroïque pour les uns et assassin pour les autres, aurait mis fin il y a quelques années avant de se retirer on ne sait où.
On découvre aussi ce fameux Jihai qui, bien qu'il n'apparaisse pas réellement dans le premier tome, désigne une zone entourant les villes où le champ magnétique est tel qu'il détruit les gênes humains, les empêchant d'y pénétrer.
On y rencontre enfin les Reybants, des clones qui, à la manière des Replicants de Blade Runner, ont été créés comme ouvriers et serviteurs avec une durée de vie en année limitée et tatouée sur leur corps. Ces derniers se révèlent en outre doués de pouvoirs spéciaux, différents pour chacun.

Malgré ce point de départ intéressant et ce graphisme engageant, je me suis finalement ennuyé. La mise en place du récit est très longue, s'étalant sur tout le premier tome alors que la série n'en compte que trois. La narration est bavarde et les dialogues sont parfois brouillons, difficiles à suivre. Les personnages, tous de beaux éphèbes qu'on imaginerait facilement issus d'un récit yaoi, ne sont guère crédibles ni attachants à mon goût.
L'ensemble se révèle peu passionnant, avec pour seule intrigue principale le dilemme d'un clone adolescent tiraillé entre une mystérieuse tragédie passée et les sentiments qu'il éprouve envers celui envers qui il souhaiterait se venger. Du romantisme un peu trop adolescent pour moi, et donc un manga qui ne se révèle pas captivant et dont je doute lire la suite.

Nom série  Comme ton ombre  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bien que je ne lui trouve pas de défaut rédhibitoire, je n'ai pas été enthousiasmé par cette lecture que j'ai trouvée trop convenue.

C'est une histoire fleur bleue prenant les traits d'un shojo à la française.
L'héroïne, jeune et jolie étudiante en arts, croise la route d'un jeune homme visiblement traumatisé par un drame passé. Ce dernier, gardant mystérieuse la tragédie qui l'a fait vagabonder à l'inconnu pendant près de 5 années, s'intéresse soudain intensément à elle, fait en sorte de s'en rapprocher et c'est bientôt une complexe histoire d'amour qui se forme entre les deux tourtereaux.

Le dessin est dans un style classique complètement inspiré du manga. Le niveau est celui d'une bonne dessinatrice de fanzine, douée pour les personnages mais plutôt déficiente en terme de décors. Heureusement, la colorisation permet de rendre le tout agréable à l'oeil et cela se lit donc sans peine.

L'histoire n'est pas déplaisante mais elle est un peu ennuyeuse car largement trop stéréotypée. Nous sommes dans le cadre d'un récit pour adolescentes romantiques où tout se joue sur l'énigmatique et insistante tragédie qu'a subie le héros et dont les auteurs distillent au compte-goutte les indices aux lecteurs.
Rien de palpitant, rien de novateur, beaucoup de déjà vu et pas de quoi passionner un lectorat de plus de 18 ans. Quant au public visé, les adolescentes, elles le liront si elles n'ont pas un meilleur shojo sous la main.

Nom série  Superman & Batman Versus Aliens & Predator  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Superman & Batman Versus Aliens & Predator", ça c'est du titre !
Heureusement que tous les ouvrages littéraires n'ont pas droit à des titres comme ça. Vous vous imaginez lire les aventures de "Frodon & Sam & Pippin & Merry & Gandalf & Aragorn & tous leurs copains Versus Sauron & Saroumane & tous les gros méchants" ?
On sent venir de très loin le gros prétexte commercial destiné à ratisser très très large pour essayer de capter un max de publics de fans. Mais comme presque toujours dans ces cas-là, le résultat est un gros gâchis sans intérêt.

Le dessin est franchement bizarre, mais on peut le résumer en affirmant qu'il est laid. Les personnages eux-mêmes sont plutôt bien dessinés, ou plutôt peints à l'outil informatique je dirais. Les décors, par contre, sont d'immondes plaquages informatiques laids et sans réalisme, quand ils ne sont pas tout simplement remplacés par des dégradés vides et bien kitsch.
Je pense ne pas me tromper en disant que personnages et décors n'ont pas été peints en même temps et que les premiers ont été plaqués sur les seconds. Ils ne se fondent absolument pas entre eux, et on a régulièrement l'impression de personnages flottant dans un espace flou et indéfini.

Quant au scénario, non seulement il est basique et prévisible, mais il présente en outre de grosses invraisemblances.
Commençons par l'utilisation de Predators et d'Aliens qui parait tellement bidon qu'on aurait tout aussi bien pu les remplacer par de quelconques barbares et de gros tigres à dents de sabre : le scénario aurait pu être identique et les personnages auraient pu récupérer un peu de la personnalité qu'ils n'ont ici absolument pas.
Pourquoi ces Predators ont-ils parfois des armes futuristes mais la majorité du temps juste un pagne et de grosses haches ? Comment se sont-ils infiltrés partout dans le monde pour arriver pile sous le nez de Batman et de Superman alors que trois jours après ils ont l'air d'être tous bêtement coincés dans leur base millénaire ? Comment expliquer que ces tueurs parfaits massacrent tout le monde mais décident sur un coup de tête de ne pas tuer et plutôt de kidnapper Loïs Lane ? De même, comment trouver crédible une reine alien qui assomme soigneusement Loïs, ne lui laissant qu'une écorchure au front, et qui emprisonne Batman plutôt que de les éventrer et les déchiqueter tous les deux comme sa nature le voudrait ?
Et au niveau de la cohérence temporelle de la narration, comment expliquer que durant les cinq minutes durant lesquelles Superman se débarrasse de trois aliens et récupère Loïs Lane, Batman lui a eu le temps de se faire attraper par les Predators, défier leur chef, pactiser avec la troupe, inventer un langage des signes et apprendre toute l'histoire de leur civilisation ?!
A côté de ça, on trouve aussi dans ce récit un drôle de Superman que je ne connaissais pas : avec des pouvoirs un peu réduits, jurant sans arrêt au nom de Rao, et disposant d'une étrange forteresse de solitude portable menant à un espace-temps différent : j'ai dû louper les épisodes de l'univers DC présentant Superman de cette manière là...

Bref, beaucoup d'incohérences et de facilités pour une histoire commerciale sans grand intérêt qui n'a comme seul avantage que de se laisser lire, pour peu de ne pas être trop allergique aux décors informatiques sans consistance.

Nom série  Joyeuses nouvelles pour petits adultes et grands enfants  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zidrou avait déjà démontré à mes yeux son talent de scénariste en matière d'histoires courtes avec la publication de La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis. Ce nouvel album est un recueil similaire où Zidrou scénarise les planches de quatorze histoires initialement publiées entre 1994 et 2010 dans le Journal de Spirou et illustrées par onze dessinateurs habitués du magazine.

La première moitié de l'album contient des récits sur le thème de Noël. La seconde moitié est libre de thème abordant des sujets aussi divers que le bonheur familial ou l'amour. Touchants pour les uns, plus humoristiques pour les autres, ils se lisent tous avec le sourire.
L'ensemble est empreint de la tendresse et de la confiance dans la vie et dans l'âme humaine qui ont été caractéristiques de la plupart des oeuvres de Zidrou telles que la récente Lydie. Même s'il lui est arrivé auparavant de faire preuve de davantage d'impact et de finesse dans certains de ses récits, la lecture de ce nouveau recueil est toujours un plaisir.
D'autant plus qu'une fois de plus, il s'accompagne de dessinateurs de talents aux styles certes variés mais toujours de bon niveau. Parmi eux, j'ai une préférence pour Jordi Lafèbre, associé habituel de Zidrou, mais il est loin d'être le seul illustrateur valable de cet album.

C'est donc un agréable recueil, peut-être un peu moins marquant à mes yeux que La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis, mais où Zidrou et les nombreux dessinateurs qui l'accompagnent nous proposent de belles histoires qui allègent l'âme et amènent le sourire.

Nom série  La 6e heure  posté le 23/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette lecture m'a barbé. Je l'ai trouvée totalement artificielle et pompée sur un cocktail de clichés issus de comics, de films et de séries télé américaines.

Le dessin m'a déplu d'emblée. Je n'aime pas du tout son style réaliste raté, avec des visages aussi changeants que les anatomies, des couleurs informatiques très laides, et tout un ensemble de choses qui m'y font voir un manque flagrant d'aisance technique que le dessinateur tente de masquer par des angles de vues aussi originaux que possibles.

Au niveau du scénario, c'est de l’esbroufe de bout en bout. Une narration qui manque méchamment de fluidité et de clarté, d'insupportables dialogues sans aucun naturel, une surabondance d'effets de manche aussi bien graphiques que narratifs qui tombent comme des cheveux sur la soupe, des invraisemblances et des facilités grossières qui s'accumulent, et des personnages qui sont de vrais "Mary-Sue", ces personnages beaux, cools et super doués dans lesquels on sent que les auteurs auraient plaisir à se personnifier pour profiter de leurs pouvoirs magiques sortis du chapeau.

Malgré ces défauts rebutants, je reste intrigué à l'idée d'où veulent en venir les auteurs avec ces personnages de sorcières probablement immortelles, ce héros policier un peu magicien et le rapport de tout ça avec le Christ et la lance de Longinus. Mais ce n'est que si j'ai le temps et si la suite me tombe un jour sous la main que j'y jetterai éventuellement un oeil...

Et puis j'aime la fin du résumé fourni par l'éditeur, Soleil : "La suite le dira (peut-être)...". Auraient-ils déjà prévu d'abandonner la série après le premier tome ?

Nom série  Entre deux (hentai)  posté le 23/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Ce manga est un hentai agrémenté d'un triangle amoureux assez cliché. Il se lit comme une histoire romantique, un vaudeville où un garçon sort avec une fille alors que la meilleure amie de ce dernier et lui sont secrètement amoureux. A la différence près qu'au lieu de chastes baisers, ces amoureux forniquent sans inhibition quand ils en ont l'occasion.

Malgré le côté cru des scènes pornographiques, il n'y a rien de très pervers ou original dans la partie érotique de cette série, du moins pour ce qu'en laisse voir le seul premier tome actuellement paru. Le jeune héros baise avec la première fille, celle dont il est véritablement amoureux, puis baise seulement après avec celle qui va devenir sa copine officielle et se contente de soupirer en pensant à l'ancienne tandis qu'il se noie dans le stupre avec la nouvelle. Pas de scène à trois, rien que de sages scènes de couple dans un lit ou à la maison.
L'érotisme est en outre gâché par la facilité avec laquelle il se présente. Les femmes y sont soumises et elles se retrouvent déshabillées et à quatre pattes d'une case sur la suivante. Le côté émoustillant et réaliste est donc zappé, ce qui réduit fortement l'intérêt de la chose. D'autant plus qu'à part quelques rares poils pubiens, nous sommes en présence de scènes de cul avec tous les défauts des hentai. On a droit à chaque fois à un visage de gamine pleurnicharde, une paire gigantesque de seins, quelques courbes, un sexe invisible et des giclées dans tous les sens d'on ne sait quel fluide corporel avec toutes les onomatopées en "splirtch", "splash", "swish" et "slurp" qui s'imposent. Ce type de pornographie a bien du mal à m'exciter.

A côté de cela, malgré un côté franchement déjà vu et stéréotypé, l'histoire se laisse lire. Il présente beaucoup de clichés du genre : un héros gentil qui n'ose pas s'affirmer et s'enfonce dans une situation de plus en plus compliquée par lâcheté, une petite amie soumise, aveugle et nymphomane, et un amour secret aux allures de jeune fille sérieuse et légèrement distante quoique romantique.
Rien de bien folichon mais ça se laisse lire et le scénario tient suffisamment la route par rapport à d'autres hentai idiots...

Nom série  Il était une fois en France  posté le 30/10/2010 (dernière MAJ le 22/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'idée de lire un récit à base de magouilles, de malfrats, de persécution des juifs et de collaboration durant la seconde guerre mondiale ne m'attirait vraiment pas. Et pourtant, je suis forcé d'admettre que c'est une vraiment bonne BD qui a réussi à me rendre intéressante et très plaisante la lecture d'un tel sujet.

Le dessin m'a surpris d'emblée. Au vu des couvertures, j'imaginais un dessin très réaliste, presque morose. Au lieu de ça, j'ai découvert des visages dans un style mi-réaliste mi-caricatural que j'aurais facilement imaginé dans un récit plus humoristique. J'ai apprécié la façon dont ce choix graphique offre, outre une personnalisation réussie des protagonistes, une subtile touche de légèreté qui contrebalance le côté sérieux et presque noir du scénario. D'autant plus que, pour l'ensemble, il est de très bonne qualité.

L'intrigue nous permet de suivre et de nous rendre humain un personnage que, jugé au premier coup d'oeil, on aurait pu détester. Un combinard qui a fait fortune sur le dos d'autres personnes, qui a collaboré avec les allemands, corrompu les puissants, éliminé ses ennemis et qui s'en sort encore plus riche après la guerre, sa culpabilité est vite adjugée. Et pourtant les auteurs réussissent à nous faire comprendre ce personnage, à le rendre touchant et à montrer à quel point, d'un certain point de vue, il n'est pas si haïssable que ça. Même si, au fil des tomes, ses actes se révèlent de plus en plus répréhensibles, ils apparaissent presque... logiques, même si je réprouve cette fameuse logique de la fuite en avant et de l'attaque comme meilleure défense. Le nombre de ses retournements de veste et les successions de trahisons-réconciliations dont il fait preuve vers la fin de la seconde guerre mondiale sont effarants.
En même temps, c'est une histoire très intéressante et instructive qui nous est racontée là. Le déroulement est narré avec intelligence, on a l'impression d'être vraiment dans les rouages de l'Histoire qui mènent un homme du statut d'ouvrier sans le sou à celui de riche parrain d'un système de corruption et de magouilles plus ou moins légales.

Intéressante, bien dessinée et très bien menée, c'est une très bonne BD entre récit policier et roman historique.

Nom série  Gaza 1956, en marge de l'histoire  posté le 19/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette BD est à mes yeux un formidable documentaire qui m'a appris une quantité énorme de choses tout en me frappant par la force de certains de ses passages.
Depuis le temps que Joe Sacco use du médium qu'est la bande dessinée pour mettre en texte et en images ses reportages en ex-Yougoslavie ou au Moyen Orient, on peut dire qu'il a appris à développer son art et sa méthode.

Ce qu'il raconte sur le conflit Israelo-Palestinien dans cet album est triplement instructif.
En effet, son objectif premier est d'investiguer et de nous décrire ce qu'il s'est passé dans la bande de Gaza en 1956, lors de la Crise de Suez. Je n'en avais aucune idée, et c'est particulièrement édifiant, voire terrifiant.
En même temps, il nous raconte son enquête sur les lieux en 2003 à la recherche de témoignages de survivants et il nous décrit de l'intérieur la situation plus actuelle à Gaza, à une époque où les bulldozers israéliens démolissaient l'une après l'autre les maisons palestiniennes en bordure des frontières imposées et où les USA menaçaient d'attaquer à tout moment l'Irak de Saddam Hussein.
Et, troisième récit dans le récit, l'auteur nous fait part de son travail d'investigation et surtout du tri, des recoupements et de l'analyse qu'il est obligé de réaliser pour faire ressortir ce qui s'approche le plus de la vérité sur les évènements qui ont eu lieu cinquante ans auparavant quand de nombreuses versions contradictoires s'opposent entre les souvenirs confus, les traumatismes et la propagande.

J'ai été particulièrement captivé par le récit des évènements de 1956.
Joe Sacco fait le choix judicieux de décrire auparavant la situation d'ensemble, partant d'une anecdote concernant le congrès sioniste de Bâle en 1897 puis la création d'Israël, l'expropriation, la fuite et le parquage des palestiniens dans des camps de réfugiés tout d'abord totalement démunis, puis les incursions des réfugiés en territoire nouvellement israélien, l'escalade de la violence, des représailles, et tout ce qui a amené à une haine totale et mutuelle et à la situation complètement bloquée de la région.
Mais je ne savais pas à quel point les choses avaient atteint un pic dans l'horreur en 1956. C'est terrifiant ! Aberrant ! Surtout quand on s'imagine que ces évènements ont eu lieu à peine une dizaine d'années après la seconde guerre mondiale et ce que les Juifs avaient subi de leur côté.

L'horreur des évènements parait telle que j'en venais à douter, à me demander s'il y avait une part de dramatisation accentuée par les années, de mythe additionné aux faits historiques. Mais Joe Sacco présente l'ensemble avec la plus grande impartialité possible. En même temps qu'il fouille les souvenirs et les témoignages des anciens palestiniens, il écarte ce qui ne lui semble pas formellement prouvé, donne la parole à un ancien officier israélien, présente la version officielle du gouvernement israélien ainsi que celle adoptée par les rapports de l'ONU. La somme et la corrélation des témoignages (ainsi que la confiance que j'ai dans l'honnêteté du travail de l'auteur) ne laissent au final guère de doutes. Et le pire, c'est que ces évènements ont été suffisamment occultés dans l'histoire officielle pour que je ne les découvre qu'à la lecture de cet album.
Cet album se révèle donc un document informatif ultra-complet, intensément intéressant et instructif.

Sur la forme, maintenant, c'est également du très bon boulot. Joe Sacco a fait de grands progrès en matière de dessin depuis ses premières oeuvres où je trouvais son trait un peu ingrat. Ici, les décors sont particulièrement réussis, les angles de vue très bien choisis et les personnages sont tout à fait corrects.
La seule chose qui m'empêche de donner la note maximale à cet ouvrage, c'est le côté assez indigeste de la narration. La somme d'informations à assimiler est énorme, les témoignages différents amènent de nombreuses répétitions à chaque fois légèrement différentes les unes des autres, et tout cela amène le lecteur à devoir s'accrocher pour ne pas s'y perdre.
Malgré la force du récit, il se révèle donc un petit peu assommant sur la longueur. Et prendre des pauses en cours de lecture n'est pas très conseillé pour autant car, vu la complexité du récit, il est possible d'être largué le temps de reprendre le récit.

C'est là tout le reproche que je ferais à cette bande dessinée qui, outre cela, est extrêmement instructive, dense et bien foutue. J'ajouterais en outre que les dernières planches, muettes, sont particulièrement fortes en émotion, conclusion idéale en impact et en évocation de ce qu'ont vécu les réfugiés de Rafah à l'époque.

Nom série  La Marche du crabe  posté le 18/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans l'imaginaire d'Arthur de Pins, le crabe carré de Gironde est un animal qui a la malheureuse spécificité d'être incapable de tourner. Toute sa vie, il marchera le long d'une même ligne droite qui formera ainsi les limites bornées d'une existence où le seul choix se résumera à aller d'un côté, de l'autre ou d'attendre sur place qu'il se passe quelque chose. Jusqu'au jour où trois de ces fameux crabes décident un peu par hasard de se rebeller contre cette nature qui les emprisonnent.

Même si je savais qu'Arthur de Pins avait travaillé sur un court-métrage d'animation sur le sujet, j'ai été un peu surpris de le voir se lancer dans une trilogie en bande dessinée abordant un tel récit. Une histoire animalière mêlant ainsi aventure, humour et philosophie ne ressemble guère en effet à ses petites bonnes femmes de Péchés mignons, pas plus qu'au récent Zombillénium. Mais cela n'a rien de désagréable de le voir ainsi s'écarter du chemin dans lequel on aurait trop vite fait de le borner, à la manière justement de ses héros crustacés.

Si l'on reconnait la touche très informatique du dessin d'Arthur de Pins, le graphisme dont il fait preuve ici diffère de ses autres oeuvres. Plus épuré, un peu plus anguleux, il se démarque par une colorisation en aplats aux teintes soigneusement choisies. C'est agréable à l'oeil et fluide à la lecture, même s'il est facile de confondre des crabes qui se ressemblent un peu tous.

Le déroulement de l'intrigue m'a fait penser aux récits des rats du Pacush Blues de Ptiluc. On y retrouve en effet un cocktail similaire de discussions philosophiques, d'humour et de cruauté de la nature. On réalise bien vite que tout n'est que métaphore de la vie humaine et de ces bornes qu'on s'impose ou qu'on ne voit pas simplement parce qu'on est trop con, comme l'indique la dernière phrase du premier tome.
A cet univers totalement animal, Arthur de Pins ajoute cependant une dimension humaine puisqu'en parallèle des aventures des crabes se déroulent les manigances humaines, entre des vacanciers insouciants, une paire de reporters animaliers, des militants de Greenpeace et un commandant de bord cocu.

La lecture se révèle plaisante, parfois amusante, parfois intelligente. Sans m'avoir véritablement marqué, je n'en lirais pas moins la suite si j'en ai l'occasion.

Nom série  Les Blagues Ch'tis  posté le 18/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Mais ? Mais non, quoi !
Que les Ch'tis aient été à la mode il y a 2 ans, OK. Que des BD de tel ou tel humour soi-disant régional aient été diffusées à la même époque, soit. Alors pourquoi pas une ayant pour décor la région Nord ? Mais là, non, c'est vraiment mauvais.
Le dessin est simplement laid. Raide malgré son style gros nez, il est aussi moche que sa colorisation.
Quant à ces fameuses blagues, certes elles insèrent des éléments du Nord, accent, terril, grande braderie de Lille, maroilles et autres Berck Plage, mais la majorité pourraient concerner n'importe quelle région à quelques modifications près. Et surtout ce n'est pas drôle, pas drôle du tout. Les gags sont d'une grande lourdeur et tombent quasiment tous à plat.
C'est mauvais, quoi.

Nom série  T’as d’ beaux yeux, tu sais !  posté le 18/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'humour coquin est l'une des spécialités des éditions Joker. Entre les plutôt bonnes histoires de Dany (Ca vous intéresse ?) et les inégales mais globalement décevantes Blagues Coquines, Seron se classe malheureusement dans le deuxième cas avec les présents recueils de blagues illustrées.

En effet, on sait depuis Les Petites Femmes et depuis les poses aguicheuses de certains de ses personnages féminins dans Les Petits Hommes que Seron apprécie les coquines et aime dessiner des femmes toutes en courbes, aux lèvres aussi arrogantes que la poitrine rebondie, ou vice-versa. Son dessin, même s'il peut lasser à la longue, s'accorde très bien avec le mélange d'érotisme et d'humour de ce type de blagues.

Malheureusement, ces planches ne sont ni excitantes ni drôles.
Le premier tome recueille un certain nombre d'adaptations de blagues plus ou moins connues. Elles ne sont hélas vraiment pas terribles ou alors trop connues ou convenues pour être encore drôles.
Le second tome présente des gags un peu plus personnalisés. Visiblement il ne s'agit pas cette fois d'un recueil disparate d'illustrations de blagues connues, en tout cas pas connues par moi. Les gags ne se révèlent pas plus drôles pour autant. Ils sont régulièrement franchement lourds, ou tombent simplement à plat, même si certains pourraient faire un peu sourire.

Bref, c'est une lecture qui peut faire passer le temps quand on n'a rien d'autre sous la main, mais elle n'est franchement pas terrible ni en matière d'érotisme ni d'humour.

Nom série  Sam  posté le 17/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Cette série n'avait pas de raison particulière de me déplaire mais j'ai été franchement déçu par le rythme décousu des histoires et le trop grand nombre d'invraisemblances dans les scénarios.

L'idée de départ est pourtant assez originale. L'héroïne est en effet une jeune femme au comportement de garçon manqué, en permanence flanquée d'une salopette et de grosses godasses, travaillant dans une casse et grande amatrice de bagnoles. Ce type de personnage m'a un peu fait penser à Franka, elle aussi d'origine flamande, femme de tête qui vit des aventures policières grand public et que l'auteur n'hésite pas à légèrement dénuder par-ci par-là pour insister sur son indéniable physique sexy.
Par contre, il est bien difficile d'évaluer l'âge réelle de cette fameuse Sam. Elle fréquente encore le lycée, son meilleur ami a un physique de gamin, mais en même temps, elle a un petit boulot, sait conduire, a un corps de femme mûre...

Le dessin n'est d'ailleurs pas mauvais en matière de femmes dénudées. Il l'est cependant moins concernant la régularité des planches. Malgré son style semi-réaliste, les perspectives sont souvent étranges, avec des éléments d'avant-plan et d'arrière-plan qui semblent changer indépendamment de taille. Parfois les personnages paraissent plus grands que les véhicules à leurs côtés, ou aussi grands que les bâtiments, tandis que d'autres fois ils paraissent rapetissés. L'encrage lui aussi manque de consistance même s'il devient un peu plus maîtrisé au fil des tomes.

Une particularité du personnage de Sam m'a franchement gêné à la lecture. Les auteurs parsèment leurs albums de planches où elle part dans des rêveries éveillées, imaginant des fantasmes d'aventure et de fantastique aussitôt annihilés par un rappel à la réalité de ses proches. Une ou deux fois, ce type de digression fantasmatique peut passer, mais régulièrement répétés album après album, et à chaque fois clos d'une manière identique par une Sam toujours aussi surprise, c'est lassant et cela brise franchement le rythme de lecture des intrigues.

Parlons-en justement des intrigues, c'est là où le bât blesse le plus. Il s'agit à chaque fois de petites enquêtes policières sans grande envergure, à la manière d'aventures pour la jeunesse. Cela pourrait aller, d'autant plus que les auteurs jouent souvent la carte de l'humour, mais l'accumulation d'incohérences et de facilités dans les scénarios en gâche vraiment l'intérêt. Trop de péripéties sont gratuites tandis que certains dénouements d'action paraissent complètement sortis du chapeau.

Une drôle de lecture qui m'a semblé ne pas avoir trouvé comment se poser, quelque part entre récit jeunesse ou récit plus adulte, avec une héroïne parfois enfantine, parfois mûre et sexy, et un graphisme entre semi-réalisme et style franco-belge à gros nez. De toute manière, même si elle avait vraiment trouvé son public, l'inconsistance des scénarios n'aurait pas permis d'en faire quelque chose de bon à mon goût.

Nom série  Chocola & Vanilla  posté le 12/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même en sachant que ce manga s'adresse à de jeunes filles (10 à 13 ans) et en essayant de le lire dans cette optique, j'ai eu vraiment du mal à l'apprécier.

Les ingrédients de base ne sont pourtant pas si mauvais.
Le dessin, façon shojo kawai, fait preuve de quelques irrégularités mais il est assez agréable. Les personnages sont plutôt attachants malgré de gros clichés, notamment concernant la toute gentille Vanilla et son passage stéréotypé vers le côté obscur heureusement temporaire. Il y a toute une ambiance rose bonbon et énergique à la manière de l'héroïne Chocola qui rend l'ensemble sympathique. Et puis on trouve beaucoup d'ingrédients qui ont fait la force des mangas classiques de magical girls ou encore de Sailormoon, avec de mignons pouvoirs magiques, un monde parallèle enchanté, un ennemi classe dont l'héroïne tombera volontiers amoureuse, des amis, des romances et un secret familial caché depuis des temps anciens qui forme le fil rouge de l'intrigue d'ensemble.

Mais malgré cela, je n'ai pas apprécié ma lecture.
Premièrement à cause de ce concept complètement guimauve de récupération de coeurs colorés, symbolisant les sentiments des humains. Du coup, les pouvoirs magiques des petites sorcières se cantonnent le plus souvent à du maquillage surnaturel, des cheveux et des lèvres qui brillent, du parfum enchanté, le tout pour être la plus mignonne, gagner en popularité et collectionner les fans. Je déteste cette vision de la vie, surtout s'agissant de jeunes filles que l'on pousse du coup à tout miser sur leur apparence pour gagner.
Et puis, et surtout, la narration m'a été particulièrement pénible. Le découpage est fouillis au possible, avec régulièrement des dessins et des dialogues disséminés n'importe comment sur les pages, obligeant le lecteur à s'y retrouver pour savoir dans quel ordre les lire. Qui plus est, l'intrigue saute souvent du coq à l'âne de manière artificielle. Des passages sont survolés, mal expliqués, assenés abruptement ou rapidement oubliés.
Pour l'exemple, j'ai tiqué durant de nombreuses pages à la lecture du tome 3 quand, sans raison crédible, Vanilla se met à en vouloir à mort à sa meilleure amie et à toute sa famille, et qu'elle rejoint en quelques pages les rangs de l'ennemi, celui-là même qui avait tenté de tuer Chocola un peu plus tôt. C'est d'autant plus mal passé pour moi que la dite Chocola semble s'étonner et se soucier à peine de ce retournement abrupt de situation puisqu'elle continuera à s'amuser avec ses proches pendant quelques temps avant de tenter de retrouver pour de bon son amie.

Trop artificiel, mal raconté et se basant sur une idée idiote de la magie au service de l'apparence, j'ai du mal à me dire que ce puisse être un bon manga, même pour un lectorat de jeunes filles. En tout cas, vous ne pourrez pas me compter parmi ses fans.

Nom série  Ange et diablesses  posté le 11/06/2009 (dernière MAJ le 10/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans les années 80 paraissait dans le journal Spirou la série Arkel. Celle-ci donna lieu à 4 albums, un gros tome unique chez Dupuis puis 3 tomes chez l'éditeur Palombia. Ce dernier ayant fait faillite, il ne parviendra pas à publier le 4e et dernier tome souhaité qui devait conter une histoire prépubliée en partie dans le magazine Spirou mais à laquelle il manquait encore une conclusion.
Une vingtaine d'années plus tard, Stephen Desberg et Marc Hardy reviennent chez Dupuis pour donner un terme à ce récit et le publier en deux tomes sous le nouveau titre : Ange et diablesses. Ce récit complet est donc véritablement la suite de la série Arkel mais il peut se lire indépendamment malgré quelques références faites aux évènements passés.

On y retrouve avec joie la patte si particulière de Marc Hardy. Son trait personnel nous offre des planches dynamiques et dotées d'une vraie atmosphère. Les couvertures sont belles et très soignées. Ses femmes, en particulier ses diablesses et l'héroïne Estelle, sont en outre particulièrement sensuelles. Je suis persuadé que si j'avais lu cette bande dessinée durant mon adolescence, j'en aurais été tout émoustillé. Je regrette juste les décors un peu trop souvent vides.

L'histoire, quant à elle, est dans la droite lignée de la série Arkel. C'est une série qui me plait par son originalité et sa liberté de ton mais je n'arrive pas à en être pleinement satisfait.

Ce que j'aime dans cette série, c'est avant tout son décor de fantasy aventureuse à base de guerre entre les anges et les démons, d'un peu de science-fiction et d'un peu d'heroic-fantasy. Le cocktail était diablement original à l'époque.
Les récits d'Arkel diffusent en outre un parfum légèrement subversif, avec des démons charismatiques, des diablesses très attirantes et un petit ange pour héros qu'on sent régulièrement tenté comme peuvent l'être les jeunes lecteurs mâles.

Cependant, le ton ne semble pas réussir à se poser correctement. Le récit hésite trop souvent entre récit jeunesse, quête initiatique adolescente et récit séditieux plus adulte. Le héros, Arkel, est bien courageux mais il est trop niais, trop gamin pour permettre de s'y identifier. Ses réactions font bien infantiles en comparaison du monde qui l'entoure, et il faut un peu trop de facilités scénaristiques pour lui permettre de gagner contre une adversité plus mature que lui. C'est ce comportement de jeune ado qui m'a gâché un peu la lecture. De même, je n 'ai pas toujours bien compris les sentiments d'Estelle, déchirée entre des tentations auxquelles il n'est pas toujours facile de croire et un attachement à Arkel également peu crédible.
Et pour finir, j'ai été déçu par la fin très abrupte du récit. Marc Hardy a dû terminer plusieurs années après la dernière dizaine de planches manquantes et j'ai le sentiment qu'il a été forcé de mener rapidement à une conclusion qui aurait mérité nettement plus de pages.
C'est assez frustrant car pour le reste, le récit est très sympathique. On y retrouve l'ambiance dépaysante d'Arkel et ceux qui aimaient la série originelle n'en seront pas déçus.

Nom série  Alim le tanneur  posté le 24/09/2004 (dernière MAJ le 10/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne peux pas encore trop m'engager sur cette BD puisque seul le tome 1 est sorti mais en tous cas je peux affirmer que je l'ai beaucoup apprécié.
Je trouve le dessin très sympa et c'est bien la première fois que j'aime des couleurs faites sous Photoshop. Celles-ci sont vraiment excellentes et très rafraichissantes.
Quant à l'histoire, ce n'est pour le moment qu'une introduction à mes yeux, je ne peux donc pas encore vraiment savoir ce qu'elle vaudra. Le contexte est sympa et le décor oriental (est-ce une ville indienne comme Madras qui a inspiré ce décor ?) est original et bien dépeint. Je trouve l'histoire assez intelligente et la narration très réussie. Maintenant, je ne peux pas dire que j'ai été complètement captivé ni que ce que je vois de l'histoire pour le moment me semble vraiment original. C'est sympa, voire très sympa, mais je ne sais pas encore si la série entière sera vraiment excellente. Quoiqu'il en soit, ce premier tome est très engageant et si la suite est du même niveau, nous aurons une série incontournable.

Après lecture du tome 2 :
Excellent ! Le tome 2 me parait presque meilleur que le premier que j'avais un peu oublié entretemps.
La première chose que j'ai regardée sur ce second tome, c'était si les couleurs étaient aussi belles et originales que dans le premier. J'ai failli être déçu quand j'ai vu qu'on ne trouvait plus ces teintes roses et pastels qui m'avaient tant marqué dans le tome 1, mais au final, les couleurs m'ont encore une fois paru véritablement réussies et très belles, même si un peu moins originales.
Et de toute manière, le dessin et la composition des images est tellement excellente que... que c'est vraiment une très belle BD.
Quant au scénario, il est assez court et simplement résumé, mais il prend une tournure qui me plait encore davantage que le premier tome. A la fin du tome 1, je ne savais pas trop vers où le récit allait partir, je n'étais pas plus que ça motivé à l'idée de lire la suite. Là, au contraire, je suis maintenant accroché et je veux voir la suite qui parait très bien lancée.

Vraiment une série amenée à devenir un immanquable du monde de la BD d'aventure-fantasy !

Après lecture de l'ensemble de la série :

J'ai été décontenancé par le tome 3. Moi qui prenais plaisir à suivre ce père et sa fille, j'ai été déçu par la séparation imposée et le fait qu'on perd la trace de la fille. Pourtant, quand on achève le tome 4, on réalise que c'est en cela que tient toute la spécificité du scénario et qui amène à la conclusion choisie par les auteurs. Néanmoins, cette rupture a un peu brisé le charme que j'éprouvais pour cette série. L'intrigue elle-même se modifie à partir de ce troisième tome, la fuite en avant devenant une relativement brusque association avec l'ancien ennemi vers un but nouveau, à une époque nouvelle.
Du coup, même si la chute de l'histoire est assez forte et intelligente, le récit y a perdu pour moi la saveur que lui amenait le gentille ambiance familiale du couple père-fille du début. Il est devenu plus froid, plus implacable, un peu moins plaisant et moins capable de se démarquer de nombre des autres productions à mes yeux.
Malgré ce léger ressenti, ça n'est reste pas moins une très bonne BD, au dessin excellent, qui mérite clairement la lecture.

Nom série  Acriboréa  posté le 21/05/2007 (dernière MAJ le 10/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sans les nombreux avis très positifs ci-dessous, je n'aurais pas acheté cette BD. En effet, les couvertures de ses albums ne m'attiraient vraiment pas, pas plus que l'aspect action-SF de leur feuilletage et pas plus que le style du dessin. Tout cela me faisait trop bigrement penser à une série classique de chez Soleil pour que j'ose tenter l'aventure.

Alors au final ? Au final, je ne regrette pas mon achat, j'ai bien apprécié ma lecture même si je trouve l'ensemble un petit peu trop superficiel pour me satisfaire pleinement.

Je ne suis pas fan du dessin. Je trouve l'encrage trop gras et uniforme, les personnages trop lisses et le style manque de personnalité à mon goût.
Ca n'en reste pas moins dessiné très correctement et donc plaisant à lire.

Quant au scénario, le seul premier tome n'a pas suffi à me convaincre, il a fallu que je lise la suite. Pourtant c'est du space-opera comme je les aime, mais il est un peu trop dirigé vers l'action à mon goût. Le public visé me semble en outre légèrement adolescent du fait de certains éléments que je trouve assez dispensables. La course de speedker, certaines scènes d'action avec beaucoup d'explosions, etc., ça manque un peu de finesse en ce qui me concerne. En outre, en première lecture, j'ai cru retrouver une foule de petites idées issues d'autres oeuvres comme Akira, Avant l'Incal, La Guerre Eternelle, etc.
Mais finalement, il ne s'agissait que d'impressions furtives et sans réel fondement car le scénario d'Acriborea se révèle véritablement original et bien foutu. Même si son déroulement reste superficiel et basé sur l'action, l'intrigue est complexe et met en présence un grand nombre de protagonistes tous aussi intéressants les uns que les autres.
Et surtout, principale qualité, à partir du second tome, on est vraiment scotché à l'intrigue et les nombreux rebondissements et mystères donnent vraiment envie de savoir la suite et de tourner les pages avec avidité. Et certaines idées sont vraiment bien trouvées.

Au bout des 5 tomes que compte la série, je n'ai ressenti aucun essoufflement. Le rythme est toujours très bon, l'intrigue a bien pris forme et captive le lecteur. Seule la fin, un peu abrupte et surtout sans happy-ending m'a légèrement décontenancé, sans pour autant trouver de reproche àlui faire. C'est tout de même beaucoup d'action et de la SF musclée plutôt que scientifique mais c'est une vraie bonne lecture, plus un divertissement qu'une prise de tête, mais en tout cas de quoi faire passer un long et bon moment.

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