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Nom série  Sorcellerie et dépendances  posté le 04/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album s'entame sur une idée originale et pleine de potentiel : il s'agit en effet de présenter la sorcellerie comme une dépendance, une drogue dans laquelle les esprits faibles sombreraient suite à une déprime ou quand ils ont du mal à assumer les difficultés de la vie.

Les deux fausses affiches en prologue du récit donnent le ton : "Demain, j'arrête ! Dites non à la sorcellerie !" (J'aurais volontiers ajouté : "Le Sabbat, c'est tabou, on en viendra tous à bout !"). De même, la réunion des sorciers anonymes qui suit, à la manière des Alcooliques Anonymes, donne une idée de l'humour décalé qui emplit ce récit. Imaginer une satire de la société moderne où la sorcellerie serait synonyme de déchéance sociale, c'est à la fois amusant et cela promet un scénario percutant et fin.

Malheureusement, passé les premières pages, cela n'a plus du tout marché pour moi.

Le premier soucis est graphique.
Sandrine Revel a démontré par le biais de ses multiples parutions qu'elle était capable de bien des styles de dessins différents. Cela va du genre illustration pour enfants, mignon et très coloré pour Un drôle d'ange gardien, ou Le Jardin Autre Monde) à différents styles plus ou moins réalistes (Le 11e Jour, Résurgences, femmes en voie de resociabilisation) en passant par un graphisme de type comic strips pour Bla bla bla. Pour Sorcellerie et dépendances, elle ajoute encore une corde différente à son arc avec un style réaliste que l'encrage et la colorisation éloignent encore de tout ce qu'elle a fait auparavant. L'ennui, c'est que je trouve ce dessin plutôt moche. Les personnages sont raides, leurs visages laids et trop changeants, parfois méconnaissables. Les décors sont trop vides et souvent ratés.
C'est aussi au niveau de la narration graphique que ça ne passe pas. Beaucoup trop de scènes sont confuses, peu fluides à la lecture et parfois ardues à comprendre malgré la simplicité de ce qui est sensé s'y dérouler.

Quant au scénario, malgré quelques bonnes idées et d'appréciables pointes d'humour, il se révèle assez ennuyeux et décevant compte-tenu de l'idée de départ. Outre la satire, on y trouve un discours psycho-sociologique sans grand intérêt et mal amené. On comprend bien vite que tout cela est une métaphore sur la situation des femmes et de certains hommes dans la société moderne et notamment la dictature de la beauté et du paraître, mais on se demande jusqu'au bout où l'auteure veut en venir. Ce n'est ni clair ni convaincant.
Quant à l'humour, il déride un peu le lecteur par-ci par-là mais l'ensemble se révèle plat et gâché par le manque d'aisance de la narration.
C'est d'autant plus dommage que les idées et le postulat de départ sont bons. Il y avait vraiment matière à faire drôle et à pouvoir passer avec davantage de finesse un discours sociologique intéressant.

Nom série  Pink diary  posté le 02/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Ma note est la moyenne de deux opinions :
Mon avis subjectif : 2/5. Cette BD n'est pas pour moi et je me suis plutôt ennuyé tout du long des quelques tomes que j'en ai lus.
Mon avis objectif : 3/5. Cet avis prend en compte le fait que le public visé est un lectorat de jeunes adolescentes amatrices de shojo, à même de s'intéresser à des intrigues artificielles et un peu gnan-gnan qui leur parleront davantage qu'à moi.

Car objectivement parlant, j'ai été agréablement surpris par la qualité du dessin. Echaudé par un certain nombre de "franga" au graphisme franchement amateur, ayant mal digéré des influences trop flagrantes, je craignais de découvrir celui de Pink Diary, également oeuvre d'une jeune auteure française. Mais elle se révèle plutôt douée. Le trait est sûr et maîtrisé, la narration graphique très correcte et, malgré un léger manque de détails, le résultat est très pro.

Par contre, venant d'une auteure française justement, j'ai trouvé un peu dommage de mettre en scène des personnages japonais dans un décor japonais. Le côté artificiel de la chose est flagrant par moment. Si c'est pour créer un shojo comme tous les autres, ben... autant lire les originaux venus du Japon.

Concernant le scénario, comme dit plus haut, il m'a ennuyé mais je ne le trouve pas si mal foutu. Il mélange 3 intrigues qui s'entremêlent : une jeune héroïne qui en veut à un enfant d'enfance pour une raison dont le mystère est conservé un peu trop longtemps à mon goût, une histoire d'amour entre ce dernier et une fille moins âgée que lui, et un conflit sévère entre une peste qui fait sa loi au lycée et le groupe des héros. C'est de cette dernière sous-intrigue que provient l'essentiel de l'action des premiers tomes de ce manga à la française.
Par contre, c'est aussi autour de cette héroïne que se concentrent à mes yeux la majorité des reproches que j'aurais à faire à ce manga. Elle est vraiment trop artificielle : c'est la caricature de la méchante montée de toutes pièces, elle se rend détestable dès la première rencontre, encore plus haïssable par moment que l'Elisa de Candy Candy. C'est gonflant de voir l'auteure lui permettre de faire sa loi ainsi, allant jusqu'à lui permettre sans souci d'engager des mecs pour tabasser le frère de l'héroïne. Ceci dit, il est encore plus pénible de voir la plus jeune des héroïnes subir stoïquement les brimades sans combattre ni chercher de l'aide.

Une auteure qui tire sur la corde pour faire durer aussi longtemps que possible le mystère du ressentiment de Kiyoko envers Tommy, une méchante abusivement caricaturale et une jeune Sachiko trop docile et pleurnicharde, c'est cet abus d'artificialité détester à faussement donner du piment à une intrigue autrement plate qui m'a énervé au cours de ma lecture.

Malgré cela, la fluidité de la narration m'a tenu en éveil au cours de ma lecture. Je n'ai été pris d'aucune sérieuse envie de fermer un album en cours de lecture comme j'ai pu l'être pour certains mauvais shojo. Du coup, je peux comprendre que certaines jeunes lectrices puissent s'attacher aux personnages et aux intrigues et désirer savoir la suite comme toute bonne fan adolescente de ce type d'histoire.
Je salue le travail d'une auteure française qui, techniquement parlant en tout cas, se rapproche des professionnels japonais. Mais je considère néanmoins qu'il y a quand même bien mieux à lire que ce soit ailleurs ou dans le domaine du shojo en lui-même.

Nom série  Les Gens honnêtes  posté le 02/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Decrescendo - Crescendo, ce serait ainsi que je résumerais ce diptyque. En effet, tout le premier tome est une descente aux enfers pour le malheureux héros sur qui tombe une succession de soucis professionnels et conjugaux, pour se retrouver de cadre aisé et bien installé dans la vie à SDF, chômeur et divorcé. A l'inverse, le second tome est pour lui une succession de rencontres heureuses, de coups de chance et une jolie remontée de la pente sociale.

J'ai toujours un peu de mal avec ce type de scénario qui a souvent du mal à éviter un côté un peu artificiel, trop de malchance d'une part, trop de chance de l'autre. Et c'est un peu le cas ici, surtout dans le second tome quand on constate la façon dont le héros attire à lui avec une déconcertante facilité l'amour d'une belle femme bien plus jeune que lui, la solide amitié d'un très généreux ami et un succès d'estime non négligeable.
Il faut admettre cependant que la bonne humeur qui imprègne ce récit est tout à fait plaisante. Il s'en dégage une certaine vision de la joie de vivre.
De même les personnages imaginés là sont tous originaux et charismatiques. C'est une belle galerie qui donne de l'intérêt, de la profondeur et aussi un peu d'humour à l'histoire.

Parfois assez touchant et bien mené malgré quelques facilités, c'est une lecture agréable et pleine de vie.

Nom série  Tom-Tom et Nana  posté le 06/05/2004 (dernière MAJ le 30/09/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis obligé d'être objectif avec cette BD car il y a d'une part mon avis d'ancien enfant lecteur et maintenant l'avis de ma fille et mon regard de père.

Etant enfant, ces personnages m'irritaient au plus haut point !
Tom-Tom et Nana, aucun jeune de ma génération n'a pu passer à côté : on les trouvait dans J'aime Lire mais aussi dans plein d'autres revues, brochures ou autres papiers destinés à la jeunesse. Et même quand j'avais l'âge, je n'ai jamais compris pourquoi un tel engouement pour ces personnages et pour cette série.
En réalité, Tom-Tom et Nana m'énervaient de la même manière que Pim, Pam, Poum m'énervaient : ce sont de petites pestes, décidées à faire les pires bêtises en foutant le bordel partout et en criant bien fort. Je trouvais ce frère et cette soeur tellement irritants que lire leurs aventures m'agaçait tout simplement.

Seulement voilà, maintenant que j'ai une fille de 7 ans, j'ai pu constater combien elle appréciait. Elle est abonnée à J'aime Lire et me demande régulièrement de lui acheter des albums entiers de Tom-Tom et Nana, même si elle a quand même d'autres préférences. Elle lit avec plaisir une histoire par-ci par-là.
Et en ayant moi-même relu quelques-uns, je dois admettre que ce n'est pas si mal pour un public jeunesse. Certes, les deux héros sont toujours aussi agaçants à mes yeux, surtout Tom-Tom en fait, mais leurs histoires courtes sont imaginatives, variées et amusantes pour un jeune lectorat.
Bref, c'est pas si mal et cela vise bien son public. Je devais peut-être être un cas à part quand j'étais moi-même enfant...

Nom série  Hector Umbra  posté le 30/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert cette série par le biais de l'intégrale sans savoir que seul le tome 1 était paru de manière indépendante. Il faut dire que la présence de quelques pages de prologue puis d'épilogue m'avaient mis à la puce à l'oreille, me demandant comment elles auraient pu s'intégrer dans les albums.

Il s'agit d'un récit assez particulier.
Bien que l'auteur soit allemand, on situerait facilement son action aux USA tant les personnages et décors sonnent comme ceux de séries ou films américains.
Cela commence comme un polar noir avec pour protagonistes un petit groupe d'amis, de solides mâles célibataires qui se retrouvent le plus souvent autour d'une bière ou d'un verre d'alcool fort dans des bars et autres boites de nuit. L'un d'entre eux est DJ et il commence à avoir un vrai succès. Mais l'ambiance est plombée pour eux car l'un de leurs proches amis est mort récemment.
Peu à peu, le fantastique s'intègre au récit. Un fantastique assez bizarre, donnant l'impression qu'on ne sait jamais trop s'il s'agit de la réalité ou bien d'hallucinations éthyliques ou dues à une maladie mentale. En effet, outre quelques personnages un peu dérangés du ciboulot, le héros, Hector Umbra, se met soudainement à voir de drôles de créatures, sortes d'aliens démoniaques invisibles qui collent aux basques de certaines personnes. Et puis vient ce rendez-vous que leur ancien ami mort lui fixe un soir dans un étrange bar nommé "l'Au-delà"...

L'intrigue est un petit peu déjantée, jamais trop. Même si le ton d'ensemble reste assez noir, l'auteur ne semble pas vraiment se prendre au sérieux car il s'autorise un humour discret.
Les personnages sont originaux et plutôt charismatiques. On les suit avec plaisir dans leurs aventures bizarres, entre enquête policière, vie sociale décalée et combat comme une menace surnaturelle.
La conclusion de ce récit n'est pas des plus surprenantes mais l'ensemble tient plutôt bien la route.
Cela se lit comme un divertissement original, sortant un peu des sentiers battus mais sans briller pour autant par une excellence particulière.

Nom série  Larme Ultime  posté le 29/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ce manga dure 7 longs tomes alors que tout était dit dès le premier tome et que c'était déjà bien assez pénible.
Il faut avouer qu'il est vraiment bizarre, ce récit. Il se cherche un ton très personnel en mélangeant histoire romantique pour adolescents et récit métaphorique et philosophique sur la guerre et la fin du monde. Mais l'association entre les deux passe tellement mal qu'on se demande en permanence quel drôle de truc on est en train de lire. Il faut vraiment rentrer dans le trip de l'auteur et ça n'a pas du tout été mon cas.

Cela commence commme une histoire d'amour hésitante entre deux lycéens qui n'ont pas l'air faits l'un pour l'autre. Un garçon de 17 ans, athlétique et intelligent, sûr de lui mais très peu doué en matière de communication amoureuse. Et avec lui une jeune fille, faible, timide, soumise, et qui n'arrête pas de vouloir s'excuser à tout bout de champ. Pardon, pardon, pardon, pardon... Dès les premiers chapitres, j'ai été gavé par son comportement larmoyant et son état d'esprit de japonaise modèle et soumise.

Et puis dès le deuxième chapitre, ça tourne à l'étrange. Déjà, on découvre que le Japon est en guerre contre de puissants ennemis inconnus. Une guerre humaine dont les habitants semblent tout ignorer si ce n'est en subir les conséquences matérielles et apprendre au fur et à mesure que le front d'abord placé à l'étranger (mais on ne sait pas où) se rapproche dangereusement. On se rend compte du côté onirique du récit dans le fait que personne ne s'interroge sur la raison de cette guerre, l'identité de l'ennemi et les raisons du secret du gouvernement à ce sujet. Il faut donc juste admettre les faits. Pas facile en ce qui me concerne.

Et puis surtout, et c'est donc bien le thème principal de ce manga, notre héros découvre que sa petite copine a été transformée en secret par l'armée en arme ultime, capable de faire sortir de son corps des canons terrifiants, des ailes, etc... (j'ai d'ailleurs trouvé bien ridicule le moment où un chapelet de missiles semble sortir de son postérieur quand elle essaie de fuir en vélo avec son copain). Pourquoi elle ? Dans quelles circonstances a-t-elle été transformée ainsi ? Comment expliquer une technologie aussi aberrante puisqu'on découvre au fur et à mesure que son petit corps frêle peut se transformer en gigantesque arme de guerre de la taille d'un vaisseau spatial ? Tout cela est encore à admettre comme de simples faits oniriques, comme une métaphore.

Et c'est surtout la réaction des deux amoureux et de leurs amis lycéens qui est la plus stupéfiante puisqu'ils persistent à vivre leur vie insouciante, comme dans un mauvais shojo romantique, malgré l'ambiance de guerre et le fait que l'une d'entre eux part régulièrement combattre en volant comme un supersonique et massacrer des troupes inconnues à distance, revenant ensuite comme si de rien n'était (pardon, pardon, pardon...).

Même si l'invraisemblance de tout l'ensemble m'a complètement gâché le plaisir, le premier tome formait une histoire complète bizarre et métaphorique mais tenant plus ou moins la route, romantiquement parlant.
Mais voilà, l'intrigue continue ensuite sur encore six autres tomes et j'ai vraiment eu l'impression de redites permanentes et d'une dilution complète de l'idée de départ. Ce sont en permanence des discussions pleurnichardes entre les deux héros, de longs monologues ou dialogues complètement à côté de la plaque, sur des sujets futiles ou faussement philosophiques. De la tragédie romantique pour adolescents. En piochant au hasard n'importe quelle page des 7 tomes, on a l'impression de revoir sans arrêt les mêmes scènes répétées.
Et le tout se termine dans une fin du monde sortie du chapeau et une conclusion romantico-fantastique tout aussi bidon à mes yeux que le reste du récit.

Je n'ai vraiment pas accroché à ce romantisme larmoyant, à ces personnages agaçants (pardon, pardon, pardon... bouh ouh ouh...), à l'invraisemblance complète de la trame du scénario et au comportement de tous les protagonistes qui s'avère en permanence décorrélé de ce qui apparait comme étant la réalité.
"Oh, on va tous mourir sous les bombes de la guerre, dans le tremblement de terre de la Terre qui ne peut plus supporter l'humanité, mais sinon vous êtes trop mignons, les deux amoureux, on va faire une petite fête au lycée en vote honneur. Et à part ça est-ce que vous avez enfin couché ensemble ? Hu hu hu..."

Nom série  Batman / Aliens  posté le 28/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce comics, paru en 1997 aux USA, propose un titre des plus alléchants et la couverture de la réédition parue chez Soleil est tout à fait attirante.
Malheureusement, il s'agit là d'une médiocre BD commerciale exploitant un filon marketing comme ont pu en produire à la pelle les éditions Dark Horse à l'époque.

Pourtant, le nom de Berni Wrightson au dessin aurait pu me faire espérer. Il a à son actif quelques beaux classiques du comics dans le domaine du fantastique et de l'horreur.
Son style dans cette histoire n'a hélas pas su me séduire. Malgré sa parution pas si ancienne, il m’apparaît comme très typé années 80. Cela provient sans doute des couleurs que je trouve franchement décevantes. Elles détruisent toute la classe dont peut parfois faire preuve le trait de Wrightson. Certains passages et personnages ressortent quand même plutôt bien. Les aliens eux-mêmes sont globalement réussis, même si le fait de les voir aussi distinctement détruit une part de la peur qu'ils pourraient éventuellement engendrer.
L'ensemble n'est donc pas très folichon, graphiquement parlant. Et, à ce propos, la bouille canine des grimaçantes chauve-souris qui apparaissent par-ci par-là m'a presque fait rire.

Mais c'est surtout le scénario qui est mauvais. On dirait un mauvais mélange des films Predator, Alien et Aliens le retour, avec un Batman jeté au milieu de cela alors qu'il n'a rien à y faire.
Cela commence très mal. Que vient faire le justicier de Gotham en pleine jungle amazonienne ? Son explication est totalement bidon car cela ne ressemble en rien à Batman que de partir pour une telle expédition même pour une telle raison. Sans parler de la coïncidence trop facile qui veut qu'il tombe, à peine arrivé, sur un commando des forces spéciales envoyé là pour une toute autre raison.
Sur cette mauvaise base s'engage une suite de péripéties déjà vues pour qui connait les films de la série Alien. Tout est prévisible, sans intérêt, jusqu'à la banale trahison vers la fin. Les personnages sont stéréotypés, sans profondeur et même pas efficaces en tant que chair à canon.
Et c'est sans parler des invraisemblances qui plombent le récit. Batman qui sait lire des hyeroglyphes maya et qui combat à mains nues un alien, se révélant capable de rivaliser avec lui en vitesse et en force, de lui faire la prise de l’ours à un moment donné, voir même de mettre la main (et une grenade) dans sa bouche et de la retirer avant que les dents ne se referment... Et que dire des autres personnages, les figurants devrais-je dire, qui, après s'être fait attraper dans les bras d'un autre alien, ont tout le temps de crier et se débattre pour permettre à Batman de venir ensuite les sauver in-extremis... Ah ben bravo, elles ont l'air sacrément dangereuses du coup, ces "parfaites machines à tuer" que sont sensées être les aliens... Et puis comment expliquer qu'on trouve des oeufs d'aliens disséminés un peu partout, dans le vaisseau spatial ok, mais pourquoi aussi dans le temple et dans la caverne ?

La seule petite originalité de ce scénario réside dans l'alien mixé de crocodile qu'on voit sur la fin, mais il n'est pas très convaincant pour autant. Ah si, j'ai trouvé assez bien vue la façon dont Batman s'en débarrasse, une utilisation intéressante quoiqu'un peu tirée par les cheveux des caractéristiques de ces créatures.

A part ça, c'est du gros divertissement commercial, une utilisation médiocre de deux noms célèbres du cinéma et du comics.

Nom série  Alchimie  posté le 28/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Cette BD pêche à mes yeux par son manque d'originalité, une narration parfois confuse et un dessin trop raide.

Il y avait une certaine innovation à présenter par la suite un récit situé au coeur du 19e siècle, plus précisément en 1842. Bien peu de personnes, et moi le premier, ne connaissent effectivement bien les évènements qui se sont déroulés sous le règne de Louis-Philippe, époque du fameux Vidocq et des romans feuilletons d'aventure populaire. C'est là, à mes yeux, le principal bon point de cette série en deux tomes.

Hélas, les défauts qui l'entravent sont trop nombreux à mon goût.
D'une part, il y a toute la base de l'intrigue qui me semble trop cliché, trop déjà-vu dans le domaine du récit fantastique. Une malédiction datant de l'époque des Templiers, un complot s'étalant sur des siècles, une sorte de secte d'assassins, un ennemi mystérieux doté de pouvoirs magiques bien pratiques pour le scénariste (immortalité ou voyage dans le temps, hypnose...) que l'auteur n'explique que par la pirouette facile de pouvoirs acquis grâce à l'Alchimie, et enfin un héros journaliste-romancier, flanqué d'une jolie fiancée voyante, qui va enquêter dans les bas-fonds parisiens aux côtés du fameux Vidocq et lever le voile sur ce fameux complot.
Des ingrédients déjà-vus mais dont le cocktail aurait pu donner quelque chose de bien pour peu que ça soit bien raconté.
Mais ce n'est pas le cas à mes yeux.
Après une introduction décousue et obscure pour qui ne connait ni l'histoire des Templiers, ni l'assassinat du Duc de Berry en 1820, l'intrigue s'entame pour de bon en 1842. La narration se révèle alors étonnamment mièvre et convenue pour des auteurs qui ont autant d'expérience que Nolane et Roman. Les dialogues sonnent faux, les personnages semblent mal jouer leur rôle, les scènes d'action sont embrouillées... Et je passe outre la scène de cul complètement gratuite et inutile en plein milieu d'album.
Même le dessin, pourtant d'aspect correct à première vue, se révèle décevant. Les personnages paraissent en effet raides et sans naturel et les cadrages sont parfois si basiques qu'on pourrait croire à une bande dessinée de débutants. Heureusement, la finesse du trait, les décors détaillés et l'assez belle colorisation permettent de passer outre.

En tout cas, je n'ai pas été convaincu. J'ai l'impression d'avoir lu trop souvent ce type d'intrigues. S'il fallait deviner la fin de cette histoire, j'imaginerais facilement un combat fatidique avec un peu de magie dans l'antre du méchant, le tout se terminant in-extremis dans les flammes d'un incendie naissant par une dernière imprécation de l'ex-templier annonçant la mort de la royauté française quelques années plus tard.
Alors peut-être le tome 2 me contredira-t-il, mais je ne suis guère pressé de le lire pour le moment...

Nom série  Interpol  posté le 27/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Interpol s'annonce comme une bande dessinée à même de combler les amateurs de polars réalistes.

Didier Alcante s'inspire en effet de faits réels et de témoignages d'un ancien d'Interpol pour donner une version certes romancée mais très proche de la réalité des opérations de police internationales en Europe. Le cas du premier tome est une version à peine modifiée de la véritable affaire Patrick Haemers notamment.

Avec une bonne dose d'action et un très bon rythme donné à son récit, les auteurs évitent l'écueil d'une série documentaire rébarbative et offrent un déroulement digne de séries modernes américaines. Pas d'experts scientifiques ici ceci dit, et pas d'esbroufe avec gros moyens et matériel high-tech : les enquêtes se résolvent avec intelligence et méthode, pas avec des atouts incroyables sortis du chapeau. Seule entorse à un pur réalisme à mes yeux, l'implication un peu trop percutante du héros commissaire en fin d'album. Mais qui sait ?

Le dessin de Steven Dupré s'accorde très bien à l'ensemble. A la fois réaliste et suffisamment dynamique, il donne vie et mouvement à l'ensemble de belle manière.

C'est une bande dessinée policière prenante et d'une grande fluidité. J'apprécie surtout son réalisme qui s'éloigne des scénarios hollywoodiens cousus de fil blanc et nous fait découvrir la vie mouvementée de policiers évoluant entre toutes les nations d'Europe et d'ailleurs.

Nom série  Coraline  posté le 26/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant de l'emprunter en bibliothèque, je ne savais même pas qu'il y avait eu une version bande dessinée de Coraline, cette nouvelle de Neil Gaiman dont l'adaptation en dessin animé avait pas mal fait parler d'elle en 2009. J'avais bien aimé ce dernier, je partais donc confiant mais un peu inquiet de relire la même histoire au risque de m'ennuyer.

Premier constat, le graphisme de P. Craig Russell n'a rien à voir avec celui du film. Beaucoup plus austère et réaliste, il n'est pas mauvais mais s'adapte assez peu, à mon goût, à une éventuelle ambiance magique. C'est également le cas des couleurs qui sont assez ternes, presque tristes.

Il faut dire que le ton de la BD est également plus sombre que le dessin animé. On est plus proche du récit horrifique que du conte sensé faire un peu peur aux enfants.
J'ai particulièrement noté que tout l'aspect séduction et bien-être de l'"autre" famille et de leur maison était presque éludé. Autant dans le dessin animé, l'"autre mère" de Coraline était très chaleureuse au départ, son petit royaume vraiment magique et la jeune fille avait très envie d'y rester, autant là on sent le malaise d'entrée et Coraline est sur ses gardes et angoissée en permanence.
De même, les personnages annexes sont moins développés, le petit garçon du dessin animé est inexistant, et on reste essentiellement dans une confrontation entre Coraline et la créature, avec éventuellement une petite participation du chat.
Le passage entre les deux maisons est également différent, nettement plus effrayant que dans le film.

Globalement, ce fut pour moi une bonne lecture, une redécouverte d'un récit que je connaissais déjà mais présenté autrement, avec des différences suffisamment notables dans le contenu, le ton et le déroulement pour attiser mon intérêt.
Par contre, j'ai trouvé quelques longueurs et un certain manque de rythme. J'ai parfois trouvé le temps long en cours de lecture, et je n'ai pas su être véritablement passionné par le récit. Ca n'en reste pas moins une belle adaptation en bande dessinée.

Nom série  JLA (DC Anthologie)  posté le 25/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A chaque fois que je croise un récit de la JLA et autres gros cross-over entre super-héros célèbres, je ne peux m'empêcher de vouloir les acheter ou au moins les lire. Et pourtant je suis presque toujours déçu.
En fait, je crois que j'ai deux buts quand je lis de telles aventures. La première, c'est évidemment l'espoir de tomber sur un vraiment bon scénario qui serait du coup amplifié par la puissance et la célébrité de ces héros. La seconde, c'est ma quête de connaissances sur l'histoire et les nombreux développements des univers DC et Marvel. Et ces épisodes scénarisés par Grant Morrison ayant été publiés à la fin des années 90, il s'agissait d'une époque que je connaissais mal où avaient eu lieu de nombreux bouleversements dans l'univers DC. Ma curiosité me poussait donc à en apprendre davantage.

Il faut savoir que la Justice League of America a vu défiler de nombreux membres différents. Grant Morrison a décidé de revenir aux plus célèbres et plus puissants d'entre eux, avec évidemment Superman à leur tête.
C'est également à cette époque, en 1997 et 1998, que suite aux évènements de JLA : Extinction, Superman avait temporairement perdu ses pouvoirs et que des manipulations des New Gods lui avaient transmis de nouveaux pouvoirs étranges, le transformant en Mars 1997 en Superman Bleu, un nouveau Superman à la peau bleue, avec un nouveau costume et logo, et des pouvoirs liés à l'énergie et l'électricité. Cet épisode de la carrière de Superman ne dura qu'un an, cloturé par les épisodes du duo Superman Bleu/Superman Rouge, mais cela explique l'apparition de ce superman étrange et différent à partir de la moitié du premier tome de cette anthologie DC de Panini.
De même, ces épisodes montrent plus ou moins la suite de l'intégration du nouveau Green Lantern suite au départ de Hal Jordan, les débuts du jeune remplaçant de Green Arrow, la semi-intégration de The Atom dans la JLA, la... mort de Wonder Woman, et Grant Morrison en profite aussi pour alerter les lecteurs d'un futur danger, l'arrivée de Maggedon, qu'il mettre pour de bon en scène dans un arc ultérieur (World War III).
Bref, les idées et les changements fusaient en ce temps-là dans les publications DC au point d'y perdre tous les néophytes qui n'avaient pas les moyens de lire tout ou presque des nombreuse parutions parallèles de l'époque.

Et la confusion, c'est bien ce que j'ai ressenti à la lecture des 2 albums Panini composant l'arc de Grant Morrison. La confusion engendrée par une abondance d'informations assenées sans explication et sans transition. En effet, qui comprendra l'arrivée brutale du Superman Bleu au milieu du premier album alors qu'il était normal dans le chapitre précédent s'il ne sait pas ce qu'il s'est passé dans la série mère Superman. Qui comprendra au milieu du second tome que juste après avoir annoncé la dissolution de la JLA, la revoilà au complet additionnée de nouveaux membres dont une nouvelle Wonder Woman sortie d'on ne sait où. Et ainsi de suite, avec une multitude de courts passages, de clins d'oeil ou de faits à admettre faisant référence à des histoires passées, des récits s'étant déroulés dans d'autres séries, ou des évènements à venir annoncés presque comme une pré-publication dans l'un ou l'autre des dialogues ou des évènements de ces récits de la JLA...
Parfois j'ai eu l'impression de ne pas lire une histoire mais plutôt une suite d'extraits, de sketches se déroulant à toute vitesse, sans transition, avec des sauts parfois incompréhensibles. Je pense notamment à une page dans le tome 2 où Huntress et Zariel partent sécuriser une zone et où la page suivante on apprend que Zauriel a été transporté on ne sait comment dans les Limbes par le méchant. J'ai vraiment eu le sentiment qu'il m'avait manqué quelques pages entre ces deux moments.
Et que dire de la menace terrible qu'on nous annonce arriver de tous les côtés de l'univers au début du tome 2, que Martian Manhunter va même rencontrer aux confins de l'espace... pour oublier le traumatisme manifeste engendré par cette rencontre dès le chapitre suivant. Plus personne ou presque ne parlera de ce danger cosmique de tout l'album : on s'en fout, les super-héros ne sont pas stupides, ils savent bien que ce n'est qu'une mise en bouche pour le futur grand arc narratif que les auteurs leur ont concocté pour quelques futurs chapitres...

Outre ces défauts probablement inhérents à la structure des publications DC de l'époque qui devient presque impossible à transposer de manière intelligible en album cartonné, je considère cette série comme du gros divertissement qui tâche, du grand spectacle facile où le scénariste imagine à chaque nouvelle histoire un nouveau super-méchant ou super-danger sorti d'on ne sait où.
Prometheus est bien la caricature du genre : on apprend en un court prologue que c'est le fils de deux criminels tués par la police et dont il veut venger la mort, et qu'après avoir étudié très fort et fait un pélerinage d'un an au Tibet il revient avec des pouvoirs plus puissants que toute la JLA réunie, et des connaissances stratégiques et martiales encore plus grandes que celles de Batman, pouf, comme ça. Ca vaut le coup le Tibet, hein !
Il y a aussi ce trop long passage confus où on nous assène sans explication que si Superman détruit un cristal en possession de Lex Luthor (car il s'agit de l'objet le plus puissant de toute la Création sinon ce n'est pas drôle), eh bien Dark Seid débarquera et dominera la Terre. Pourquoi ? Aucune idée mais c'est comme ça. Ca n'a aucun rapport, si ? Je ne sais pas... Mais ouf, les membres de la JLA vont sauver la situation juste à temps, c'est l'essentiel, non ?

Pourtant il y a de bons moments. J'ai par exemple bien apprécié la confrontation entre la JLA et la Ligue d'Injustice quand ils se retrouvent tous dans la base de cette dernière. Mais ces moments effectivement divertissants sont gâchés par tout le cadre bancal et artificiel des aventures dont on sent qu'elles sont là pour épater le lecteur et lui faire acheter les tomes suivants voire si possible les publications parallèles s'il veut vraiment "profiter" de tous ces enchainements de péripéties faciles et de retournements de situations bidons.
Bref, si vous voulez lire de bons récits de super-héros, autant éviter ces albums là qui sont très dispensables.

Nom série  George Sprott  posté le 24/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans Wimbledon Green, Seth dressait de manière originale le portrait d'un personnage fictif, par le biais d'interviews de proches, de documents, de flash-back et d'histoires courtes, le tout non sans un certain humour. Pour George Sprott, il reprend le même concept de narration multiple et d'agrégation de données. Mais l'objectif cette fois n'est plus ni sociologique ni humoristique mais plutôt émotionnel et humain. Il s'agit en effet de donner corps à la vie fictive d'un homme, à la complexité de son esprit, à la façon dont sa vie s'est déroulée et au temps qui passe.

Cet homme, c'est Georges Sprott, personnage imaginaire né dans l'Ontario à la fin du 19e siècle et mort en 1975. Après quelques quelques années de petits boulots, il effectue de son propre chef plusieurs expéditions dans le Grand Nord Canadien dont il revient chargé de souvenirs et de films muets. Dès lors, du début des années 50 jusqu'à sa mort, il va être rendu plus ou moins célèbre par les conférences hebdomadaires qu'il donnera sur le sujet mais aussi et surtout par l'émission sur la télévision locale qu'il animera pendant une vingtaine d'années.
L'auteur le présente comme un homme complexe et secret. Malgré tous les témoignages le concernant, on dirait que personne ne le connaissait vraiment, ni ne le comprenait. Entre ceux qui lui reprochent son égocentrisme et son côté irresponsable et ceux qui au contraire l'admirent pour son sens de l'aventure et la facilité qu'il a à les faire partager à ceux qui l'écoutent, toutes ces descriptions semblent tourner autour d'un sujet sans que jamais une vérité unique ne puisse se faire jour.

La forme de cet objet en bande dessinée est belle. Au contraire de Wimbledon Green qui était certes aussi une belle édition mais toute petite, ici c'est un très grand format cartonné que s'offrent Seth et les éditions Delcourt. Le papier est épais et glacé. Les planches sont plutôt classes dans la ligne assez claire et la bichromie qu'utilise l'auteur. La mise en page donne un côté rétro à l'ensemble. Et les chapitres sont régulièrement espacés par de grands dessins en double page de décors polaires ou des photos de maquettes en carton réalisées par l'auteur des bâtiments principaux du récit.

L'ensemble se lit très bien et il se forme lentement dans l'esprit du lecteur une image mentale de la personnalité et de l'histoire de ce fameux George Sprott, le rendant à la fois humain et mystérieux.
Je suis resté cependant un peu circonspect en fin d'album. Je me demandais où l'auteur voulait en venir. Jouer sur la biographie d'un homme, sa relation au temps qui passe, la nostalgie, les remords et les regrets avant la mort, ce n'est pas une thématique très originale en matière de littérature, de cinéma ou même de BD. La narration est ici certes particulière et agréablement menée mais là non plus, ce n'est pas quelque chose de complètement nouveau dans le genre. Et comme finalement, je n'ai pas été tellement touché par l'âme de cet homme et le souvenir qu'il laisse, aussi humain et imparfait soit-il, je ne peux pas dire que cette lecture va vraiment me marquer.

Peut-être ai-je loupé quelque chose ceci dit, puisque notamment je n'ai pas tout à fait saisi les raisons exactes des légers tourments qui semblaient emplir les pensées de l'homme sur la fin de sa vie. J'imagine que cela a trait à son mariage bancal et à la fille qu'il a laissée dans le Grand Nord mais rien ne vient confirmer que quelque chose a traversé le blindage apparent d'égocentrisme du personnage donc je reste dans l'expectative.

Nom série  Odin  posté le 23/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'apprécie les oeuvres qui mettent à plat des récits immémoriaux tels que les fables mythologiques et autres légendes aux mille versions. Cela permet à la fois de les vulgariser, de les remettre au goût du jour pour un public plus large, de leur assigner des images aussi belles que possible et de leur rendre hommage par le biais d'une adaptation personnelle de la part de leurs auteurs.
Pour le cas de la mythologie nordique, je la connaissais certes relativement bien, dans les grandes lignes et dans la plupart de ses nombreux détails, mais j'ai apprécié de pouvoir découvrir les origines de ses personnages et de son univers, puis de voir retracés dans un certain ordre chronologique les moments clés que j'avais tendance à mélanger.

Et puis cela fait plaisir de voir une nouvelle mise en image de cet univers légendaire.
J'apprécie notamment la forme que Seure-Le Bihan donne ici à ses Géants (même si je reste toujours subjugué par les Géants tels qu'ils sont représentés dans Siegfried). Le personnage de Loki, notamment, est fort réussi. J'aime aussi la représentation physique des Nornes.
Pour le reste, le graphisme fait la force de cet album. Ce sont de belles grandes planches peintes en couleurs directes. Je dois pourtant avouer que ce n'est pas trop le style de dessin que j'apprécie. Je trouve notamment qu'il manque de profondeur et certains choix de couleurs sont un peu kitsch à mon goût.

Quant au récit, je l'ai apprécié sans vraiment le savourer. J'ai le sentiment qu'il élude un peu trop de points, reste superficiel et un peu trop rapide. Il va même jusqu'à résumer de manière incorrecte certains faits, comme de désigner Frigg comme étant la mère de Thor et Tyr alors que, bien qu'Odin soit effectivement leur père, ils ne partagent pas le même sang maternel que Baldr.
Certaines questions que l'on peut se poser quand on découvre la mythologie nordique par le biais de cette BD restent aussi sans réponse et peuvent frustrer le lecteur qui aura l'impression que l'auteur cherche à les embrouiller. Par exemple, qu'est-ce qui différencie un Ase d'un géant s'ils en sont les descendants ? D'où viennent les autres Ases s'ils ne sont ni les fils de Burr ni leurs descendants ? Comment se fait-il qu'Odin ait créé Yggdrasil et les neuf mondes qui l'occupent mais que certains de ces mondes semblent avoir existé et être peuplés avant même l'existence d'Odin ? Ces questions n'ont évidemment pas de réponse car une mythologie aussi ancienne et diversifiée dans ses sources n'est pas carrée et logique de bout en bout, mais j'ai ressenti comme une tentative d'éluder ces points dans ma lecture, et j'imagine qu'un lecteur néophyte, lui, pourrait s'y trouver un peu perdu ou se sentir floué par les vérités assénées sans explications.
Autre point similaire, j'ai trouvé un peu dommage qu'aucune explication ne soit donnée concernant le tourment de Loki et la vengeance d'Odin, hormis concernant le cas de ses fils. On aperçoit pourtant bien la forme du serpent au-dessus de lui mais qui comprendra ce qui goutte sur son front sur les cases suivantes s'il ne connait pas déjà la légende ?

Bref, j'ai un sentiment mitigé quoique globalement positif sur cette adaptation de la mythologie nordique. La vulgarisation est intéressante et bien menée malgré quelques raccourcis et légères incohérences. Et puis, même si ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, le dessin est beau. C'est donc un album qui vaut l'achat, même en attendant la suite.

Nom série  Vanilla Star  posté le 22/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vanilla Star est une histoire romantique dans un cadre gay.
Le héros, Takeshi, tombe par hasard sur une vidéo porno dont l'acteur principal lui tape dans l'oeil. Il met alors tout en oeuvre pour en apprendre plus sur lui et finalement le rencontrer. Or il se trouve que ce dernier, Yûto, outre le tournage ses films pour adultes, se prostitue également. Malgré tout, Takeshi va s'accrocher à lui et tenter de le comprendre pour, si possible, le sortir de cette vie sordide.

Malgré le réalisme un peu glauque et les nombreuses scènes de cul, l'ambiance de ce yaoi est relativement à l'eau de rose. C'est une histoire d'amour un peu facile à la base, le coup de foudre immédiat et réciproque surtout par le biais d'une vidéo porno parait tout de même assez artificiel. De même, la prostitution n'y est pas décrite comme franchement effrayante, ni contraignante. Globalement, pour un peu, on pourrait penser que notre bel et jeune prostitué de protagoniste est un peu embêté de gagner sa vie comme ça, son copain se fait d'ailleurs un peu de soucis, mais bon, rien de bien grave... Hum... Bon, passons...
Hormis ces points, le déroulement de l'intrigue sentimentale est assez crédible et on la suit sans déplaisir. Seuls les dialogues sont parfois un peu pénibles, la traduction ayant visiblement du mal à passer et certains échanges se révélant manquer de clarté.

A noter que cette histoire principale n'occupe que les deux tiers de l'album. Elle est suivie d'une sorte d'épilogue de dix pages où cette fois Yû devient le narrateur.
Puis le reste de l'album est occupé par une autre histoire courte, complètement indépendante, mettant en scène également un amour compliqué entre deux jeunes hommes. Cette dernière n'a rien de marquante.

Bref, cet album contient deux histoires d'amour homosexuelles réalistes quoiqu'assez enjolivées sur la forme et la conclusion. De jeunes éphèbes aux relations sexuelles et sentimentales compliquées mais où tout est bien qui finit bien, sans doute de quoi attiser l'envie des amateurs et amatrices de ce genre de lecture, mais rien de vraiment transcendant.

Nom série  Transat  posté le 22/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jusqu'à la moitié de cet album, j'ai cru que j'allais beaucoup accrocher.
J'avais déjà été charmé par la couverture. J'avais d'ailleurs mis un certain temps avant de comprendre ce qu'elle représentait. Et de manière générale, j'apprécie le trait dynamique, vivant et personnel d'Aude Picault.
Puis le sujet me parlait bien. Etant un asocial, amoureux de la mer, de la solitude et des grands espaces, je m'y suis bien retrouvé.

Le premier tiers de l'album raconte la façon dont Aude a commencé à saturer de sa petite vie urbaine de graphiste et de célibataire, de plus en plus désireuse de tout plaquer et de partir loin, notamment vers ces vacances en Bretagne puis sur un voilier qu'elle s'est organisée. C'est ainsi qu'on la retrouve totalement seule pendant une semaine sur une île bretonne quasi déserte, occupée à simplement écrire et regarder le temps passer. Puis s'entame son voyage un peu compliqué vers le Cap-Vert et le bateau sur lequel elle va traverser l'Atlantique. L'occasion de nous faire découvrir la vie de passionnés de la mer, de marins, d'hommes et de femmes qui vivent "autrement", de ports en ports et loin de la vie de la métropole.

Et quand enfin la transatlantique s'entame, je me suis dit : "Ça y est ! Ça commence pour de bon !". Et effectivement, les dessins en double planche de paysages marins, de vagues, de ciels, etc... m'ont touché.
Malheureusement, alors que je croyais que le récit allait désormais s'attarder sur cette belle traversée, en compter d'éventuelles péripéties ou anecdotes, j'ai été déçu de voir qu'elle était expédiée en quelques pages, pour ensuite s'attarder pendant tout le dernier tiers de l'album sur le séjour au mouillage d'un port des Antilles où Aude attend la fin de ses vacances en savourant sa tranquillité, discutant avec des marins et philosophant un peu sur la vie en général.
Et là, bof... Je me suis ennuyé, le discours de l'auteure ne m'a pas parlé et toute l'émotion de l'attente du voyage et de la traversée en elle-même s'est complètement échappée.
Jusqu'à une fin d'album qui m'a complètement indifféré...

Franchement dommage. L'aspect autobiographique parfois inintéressant et les envolées philosophiques peu enthousiasmantes ont gâché l'intérêt de ce récit à mes yeux. Peut-être aurait-il fallu davantage romancer cette histoire et moins traîner en longueurs quand il n'y a plus la beauté de la mer sauvage à admirer...

Nom série  Double Fond  posté le 21/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce comics un peu underground américain montre une bande de paumés assez originaux.
Le premier d'entre eux est un prestidigitateur loser qui sombre dans l'alcool suite à la mort accidentelle, quoique peut-être un suicide, de son frère. La seconde est son ex-petite amie qui l'a quitté suite à sa déchéance mais qui perd pied dans sa vie professionnelle et sentimentale car elle continue à l'aimer. Le troisième est un vieil homme, lui aussi ancien prestidigitateur et maître du premier, qui perd un peu la boule mais use de ses dons d'évasion pour échapper à la maison de retraite où il est enfermé. A ces trois-là viennent s'ajouter un père divorcé sans le sou et sa fille qu'il trimbale au gré des vagabondages et des arnaques pour gagner de quoi manger et tenir jusqu'au lendemain.
Comme on s'en doute, les évènements vont amener ces cinq là à se rencontrer, à passer quelques temps ensemble et voir si la vie leur apportera un nouveau destin.

Le ton de ce récit est assez morose, tout autant que l'état d'esprit troublé et désespéré des personnages. Pour autant, ils ne se laissent pas vraiment aller et décident de s'aider comme ils peuvent les uns les autres. Ce n'est donc pas un récit vraiment noir même s'il n'est guère heureux. Il se laisse lire avec un certain intérêt.
Je suis juste déçu par la fin car j'ai bien du mal à comprendre la décision qu'y prend l'un des protagonistes : pourquoi se sacrifier comme il le fait ? Cela parait inutile à mes yeux, ou alors le récit explique mal la nécessité de son choix. Du coup, j'ai l'impression d'une conclusion un peu artificiel qui gâche l'intérêt que le reste du récit apportait par sa légère originalité.
Je ne pense donc pas que cette lecture marquera vraiment ma mémoire.

Nom série  Bürocratika  posté le 20/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès les premières pages, j'ai eu le sentiment d'être en terrain connu. Un univers dystopique où la bureaucratie et l'inhumanité sont reines, nous sommes dans le même domaine qu'un Kafka ou qu'un film comme Brazil. Décor et ambiance rappellent également Julius Corentin Acquefacques, dont le premier tome est paru à peu près à la même période que Bürocratika.

Mais nous ne sommes pas ici dans le concept ou dans la mise en garde contre un avenir implacable et effrayant. Il s'agit plutôt de tourner en ridicule ce monde administratif imaginaire et de jouer la carte d'un humour décalé.
L'album se compose d'histoires courtes indépendantes, des sketchs de quelques pages mettant en scène différents protagonistes, tous aussi bien intégrés dans les rouages de cette bureaucratie triomphante. L'auteur se moque du système depuis l'intérieur du système en montrant le ridicule de certaines situations, des comportements et des dialogues.
Les dialogues, justement, Beb Deum met l'accent dessus en les travaillant au mot près. Tout est dans l'emphase, l'abondance de termes aussi formatés qu'abscons. Cela donne quelques textes vraiment drôles, même si au long d'un album entier, le schéma répété devient un peu lassant.
Le graphisme, pour sa part, est très personnel. Gris et froid comme le sujet du récit, il se fait caricatural pour les visages aux expressions exacerbées, tout aussi décalées et outrées d'ailleurs que l'humour de l'auteur.

J'ai lu cet album avec le sourire, appréciant les bons mots des dialogues et les nombreuses touches d'humour. Cette lecture ne m'a cependant pas tellement marqué car il y a une certaine impression de déjà-vu pour qui a déjà vu ou lu des oeuvres similaires au film Brazil et autres ouvrages de Marc-Antoine Mathieu.

Nom série  Hayate - The Combat Butler  posté le 18/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur un postulat un peu bidon, Hayate est un shonen mettant en scène un jeune homme très débrouillard qui devient majordome au service d'une jeune fille immensément riche. Commence alors une suite de péripéties mouvementées, mettant en scène aussi bien de la romance que de l'humour et des combats. Un melting-pot assez sympathique même si pas très novateur dans le genre.

Même si le délire de cette autre série allait plus loin, je trouve que le type d'humour et d'aventures romantiques d'Hayate rappelle un peu celui de Ranma 1/2. On y trouve cette même folie, ces personnages tous un peu timbrés, des mélanges étonnants d'animaux qui parlent, de robots ridicules ou encore de combats au sabre. Un melting-pot foufou dédié à l'humour tout en ménageant une bonne place à la romance.
La différence majeure tient dans le personnage principal, Hayate, qui, au contraire de Ranma, et malgré sa pauvreté et sa malchance, joue le rôle du gendre parfait, doué en tout, très costaud, gentil, dévoué et sans aucune arrière-pensée. Il en devient presque agaçant tant il parait soumis mais cela fait partie de son caractère et accentue l'humour de ceux qui l'entourent et lui donnent des rôles de souffre-douleur dont il se sort le plus souvent étonnamment bien.

J'ai mis un temps à me laisser séduire par le scénario. La moitié du premier tome est en effet consacrée à une mise en place un peu laborieuse, en tout cas confuse. Le coup des parents qui refilent leur dette à leur enfant qui se retrouve poursuivi par des yakuzas, Urasawa l'avait déjà utilisé dans Happy! et je n'avais déjà pas aimé cette ficelle que je trouve trop facile. Heureusement, elle est relativement vite évacuée par l'intrigue. Et à partir du second tome, le rythme du récit commence à bien se poser, les personnages à devenir attachants et l'intrigue plus prenante et plus drôle à mon goût.
Le graphisme est de bonne qualité malgré des décors trop souvent vides et des visages manquant de personnalité.
L'humour n'est jamais vraiment hilarant à mon goût mais c'est un manga qu'on lit avec le sourire. Le public visé m'a semblé plutôt adolescent qu'adulte mais ça n'en reste pas moins une lecture divertissante pour tous et sans prétention.

Nom série  Eva (Picault)  posté le 18/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eva est une jeune célibataire, bientôt trentenaire, une bobo parisienne dans toute sa splendeur, adepte de shopping, de sorties en boite entre copines et de plans drague. Son caractère et sa façon de vivre ne sont pas loin d'être ce que je déteste autant chez une femme que chez un homme. Du coup, j'aurais pu détester cette BD mettant en scène ses petites aventures du quotidien.
Mais malgré tous les défauts de son héroïne, Aude Picault réussit à lui donner un côté un peu attachant. Elle la présente certes comme égocentrique et facilement langue de vipère mais aussi comme une femme fragile parce qu'un peu désespérée de la vie qu'elle mène.
Elle scinde ses histoires en récits courts d'une planche avec l'équivalent d'une chute humoristique sans être toujours tout à fait des gags. La situation d'Eva évolue en effet de page en page et c'est finalement une tranche de sa vie que l'on suit avec le sourire.
Je n'ai trouvé ça vraiment drôle mais souvent amusant néanmoins.

Nom série  Yaxin  posté le 17/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est joli, parfois très joli, et même si ce n'est pas le genre de BD que j'achèterais moi-même, je conseille son achat aux amateurs de belles peintures et de douce poésie.

Effectivement, c'est la beauté des planches qui saute aux yeux quand on feuillète cet album. Tout est en couleurs directes, visiblement peintes à l'aquarelle. Les teintes choisies sont superbes mais le trait n'est pas en reste. C'est parfois un peu cucul la praline mais c'est souvent très très beau.

Il n'y a pas vraiment d'histoire. Ce sont plutôt de petits poèmes en images, des moments doux et romantiques d'un univers féérique empli de magie, de beauté et de philosophie.
J'ai néanmoins eu du mal à rentrer dans l'ambiance.
D'abord à cause du texte, trop présent, trop bavard et dont l'objectif avoué dès les premières de "faire de la poésie" m'a un peu refroidi. D'autant plus que la lecture empêche de profiter pleinement du dessin des planches.
Puis il y a ce petit héros, cet enfant faune tout mignon, tout sourire, tout rond. Franchement, c'est le genre de personnage qui me gonfle, le "trop mignon" artificiellement créé pour faire craquer les minettes à l'eau de rose. Mais bon, j'ai su passer outre et finir par apprécier ce dont ce gamin faune est témoin, les beautés qu'il nous permet d'admirer et les enseignements du sage magicien.

Je ne suis pas sûr de vraiment vouloir relire de bout en bout cet album un jour, mais je pense que j'apprécierai d'en piocher des passages par-ci par-là, contempler quelques planches et profiter un peu de la licence poétique et rêveuse de l'ensemble.

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