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Nom série  Le Petit Poucet  posté le 04/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce que j'apprécie dans la collection Pouss' de Bamboo, c'est qu'elle offre d'une part le conte en version BD muette et donc lisible par les tous jeunes enfants, puis un peu d'amusement en apprenant à dessiner les personnages puis enfin le conte en lui-même pour pouvoir le lire pour de bon.

Maintenant, une fois qu'on connait le concept intelligent de cette collection, il y a peu de choses à dire sur cet album. Son graphisme est agréable mais ne m'a pas enthousiasmé. La narration muette est assez bonne quoique je me suis un petit peu demandé ce qu'il se disait dans la version originale pour certaines scènes et certains dialogues. Je me demande si un enfant qui découvre complètement le conte par le biais de cette BD sera à même de le comprendre pour de bon sans qu'on lui lise le texte auparavant ou pendant.

C'est une bonne lecture pour les enfants qui lui permet d'avoir une adaptation BD plaisante du conte appuyée ensuite par le véritable texte original. Mais je trouve que l'ouvrage dans son ensemble ne sort pas beaucoup du lot.

Nom série  Marcinelle 1956  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet ouvrage est instructif mais pas vraiment passionnant.

Il est instructif parce qu'il nous présente la vie des immigrés italiens venus travailler dans les mines belges dans les années 50. C'est intéressant de voir les conditions de travail des mineurs d'une part mais aussi leurs vies de famille quand ils se retrouvent entre immigrés dans les villes champignons créées de toutes pièces pour eux. C'est aussi intéressant de découvrir les circonstances du drame qui s'est déroulé dans la mine du Bois du Cazier en 1956, tragédie dont je ne connaissais rien.
J'ai au passage apprécié le dessin de Sergio Salma pour traiter un tel thème. Il a un style proche de celui qu'il utilise pour ses séries jeunesse telles que Nathalie et cette rondeur et bonhomie du trait permet d'atténuer la difficulté de la vie des mineurs et du drame. Je craignais un dessin sombre et ombrageux qui aurait plombé l'ambiance dès les premières pages ; c'est heureusement loin d'être le cas.
Et puis j'ai aimé le petit dossier en fin d'album décrivant plus en détails la situation de l'époque et les conséquences du drame de Marcinelle.

Par contre, cette lecture ne m'a pas passionné.
La vie familiale et la tentation d'aller voir ailleurs du héros ne sont pas captivantes. Je n'ai pas réussi à franchement m'attacher au personnage et l'ennui a légèrement pointé son nez en ce qui me concerne.
Puis ensuite j'ai trouvé assez superficielle la façon dont le drame autour duquel tourne l'ouvrage a été traité et décrit. On ne le voit finalement presque que de l'extérieur, avec la foule des proches qui s'inquiètent et les secours qui arrivent. J'aurais aimé le voir de l'intérieur, comprendre mieux ce qu'avaient vécu les mineurs et comment la plupart avait fini par succomber. On n'en voit finalement pas beaucoup plus que ce que les spectateurs de l'époque ont appris via les journaux et les photos.

Au final, tout cela ne m'a guère marqué alors que je pense que sur de telles thématiques, il y avait peut-être matière à faire un récit plus profond et plus émotionnel.

Nom série  Superman Anthologie  posté le 20/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je salue avec cet ouvrage la volonté d'offrir aux lecteurs une vue d'ensemble et bien documentée de la carrière entière du personnage de Superman, de sa première publication en 1938 jusqu'à 2012. Par le biais de 15 histoires courtes choisies parmi ses plus marquantes mais aussi plusieurs textes décrivant les auteurs et créations de l'éditeur DC Comics autour de l'Homme d'Acier durant toutes les périodes de ses multiples vies, c'est un véritable panorama du personnage, de son évolution mais aussi de l'évolution de son éditeur qui nous est proposé là. Une belle manière de découvrir ou redécouvrir ce personnage et, même pour moi qui ai lu pas mal de comics, d'apprendre de nombreuses choses sur sa carrière qui aura connu d'innombrables rebondissements, bouleversements et remises à zéro.

C'est ainsi qu'on découvre sa toute première apparition dans Action Comics, suivies de quelques histoires de l'Âge d'Or, puis de l'Âge d'Argent jusqu'à nos jours. On découvre l'évolution du style graphique et narratif au fil des époques. On y apprend l'origine d'éléments clés de l'univers de Superman tels que son ennemi Brainiac ou celle de Kandor, la ville en bouteille. On y ressent l'ambiance bien différente des récits de chaque décennie.
Et même si tous les récits ne sont pas formidables, certains se révèlent vraiment bons. J'ai notamment été surpris par l'impact de l'histoire renvoyant Superman dans le passé de Krypton et l'histoire d'amour qu'il y vit. J'ai aussi été amusé par le gros clin d'oeil à The Authority qui est fait dans le récit "What's so funny about truth, Justice & the American Way ?" mais aussi intéressé par la réflexion sur la morale des super-héros qui en découle.

Superman n'a jamais été un super-héros qui m'a vraiment passionné. Trop lisse et facile comparé à un personnage tel que Batman. Mais j'ai vraiment apprécié d'avoir ici un aperçu aussi vaste de sa carrière entière et des oeuvres qui l'ont marquée. J'ai appris pas mal de choses et j'ai pu lire quelques histoires bien intéressantes et souvent bien dessinées.

Nom série  Les Pieds bandés  posté le 15/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Li Kunwu avait déjà dessiné Une vie chinoise, série que j'avais beaucoup appréciée car elle m'avait permis d'avoir une vue de l'intérieur de l'histoire de la Chine du 20e siècle à nos jours. Ce nouvel album en one-shot me séduit car il représente un autre aspect de l'Histoire véritable de la Chine.

Il a pour cadre le Yunnan, province du sud de la Chine, et s'entame au tout début du 20e siècle. La tradition était telle à l'époque dans la petite ville où se déroule l'action qu'on aurait tout aussi bien pu s'y croire en plein moyen-âge, à l'époque des Mandarins. Et à cette époque et dans ces lieux, il était fortement recommandé aux filles désireuses de faire un beau mariage de se bander les pieds depuis toutes petites pour réduire au maximum leur taille : une pratique très douloureuse et très handicapante pour elles. C'est ce qu'a vécu à l'âge de 6 ou 7 ans l'héroïne de ce récit mais grâce à cela, arrivée à sa majorité, son calvaire lui permet d'être l'une des femmes les plus enviées de sa ville. Sauf qu'arrivent les révolutionnaires de la toute nouvelle République de Chine qui vont abolir ces coutumes ancestrales et rejeter ce pourquoi elle a souffert...

L'accent du récit est mis sur la découverte des lieux et ambiances de l'époque, le récit s'étendant tout d'abord de 1904 à 1914 si je ne me trompe, puis de 1959 aux années 70. Ce sont régulièrement des vues d'ensemble associées à des vues plus détaillées de tels ou tels types de personnages, tel marchand, tel forain, telle discussion autour d'un verre, etc.
C'est un récit instructif sur le plan historique et sur le plan des mœurs de Chinois, que ce soit celles du Yunnan traditionnel ou celles des révolutionnaires.

Le graphisme, par contre, ne m'a pas tellement plu. On y sent l'influence de la peinture chinois traditionnelle. L'auteur s'y révèle bon pour la réalisation des décors et paysages. Par contre, les personnages me rebutent assez. Ils sont trop souvent grimaçants et disgracieux, pas toujours reconnaissables, et assez déplaisants à regarder et à suivre.
La narration elle non plus n'est pas excellente. Il n'est pas facile de s'attacher à l'héroïne et il vaut mieux connaître déjà un peu le contexte chinois du 20e siècle pour suivre correctement les événements. La lecture n'est pas vraiment facilitée et pas toujours agréable.

Mon avis est donc mitigé sur cette BD que je ne conseillerais pas à ceux qui ne sauront pas apprécier son point de vue historique avant tout et sauront faire fi de l'absence d'un scénario accrocheur ou d'un graphisme et d'une narration très attirants.

Nom série  Cinema Panopticum  posté le 12/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par le biais d'un récit cadre introduisant chacune d'entre elles, cet album raconte quatre histoires courtes et muettes. Ce sont des histoires sous forme de fables modernes, proches de contes d'horreurs le plus souvent. L'ambiance freaks est renforcée par le décor du récit cadre qui se déroule dans une fête foraine un peu sinistre.

Le graphisme à la carte à gratter m'épate toujours. Pour avoir un peu testé de la chose durant ma scolarité, je suis toujours surpris de voir des oeuvres aussi soignées et détaillées que celle-ci. Là aussi la technique ajoute à l'ambiance sombre et un peu dérangeante.

Les récits quant à eux sont plaisants mais pas inoubliables à mes yeux. Ca ressemble un peu à des Contes de la Crypte dans l'idée des scénarios, avec une légère touche de poésie en plus. La narration muette est impeccable et on comprend tout sans avoir besoin du moindre dialogue.
C'est une lecture sympathique mais elle ne marquera pas trop ma mémoire, je pense.

Nom série  L'Ombre blanche  posté le 11/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Ombre blanche est un récit médiéval dans un royaume fictif aux accents de fantasy même si aucune part de fantastique n’apparaît à priori. C'est un récit dur et réaliste mettant en scène la confrontation de différents puissants pour accéder au trône d'un roi mourant. Non, rien à voir avec Game of Thrones, je précise, on est ici dans une confrontation plus directe avec moins de jeu de pouvoirs, même si les fourberies et les trahisons sont nombreuses.

J'ai apprécié l'ambiance légèrement dark fantasy de cette histoire et de son graphisme.
J'ai trouvé une intéressante personnalité au dessin d'Antoine Carrion. L'âme qui s'en dégage a su me séduire et me donner envie de le lire. Il y a un peu de Rosinski dans le réalisme des personnages et décors, mais aussi parfois une légère touche de graphisme asiatique dans les visages, je trouve.
Par contre, la narration graphique n'est pas toujours très claire. Il y a certaines cases que je n'ai pas complètement comprises. Et j'ai eu aussi un peu de mal à m'y retrouver dans les personnages.

Cette confusion se retrouve aussi au niveau du scénario car on est mis en présence de toute une clique de prétendants au trône et de serviteurs parmi lesquels il n'est pas aisé de s'y retrouver en première lecture. C'est bien dommage car j'ai bien aimé leurs relations, les dialogues et leurs affrontements.
Il y a beaucoup de mystères dans cette intrigue et j'ai ressenti une vraie envie de savoir où tout cela allait nous mener tandis que le voile se levait sur certaines énigmes pour en révéler de nouvelles et faire progresser l'angle de vue du lecteur.

En fin de premier tome, j'ai envie de savoir la suite... en espérant que les éditions Soleil n'abandonnent pas la série comme elles le font si souvent avec les premiers tomes de leurs séries d'heroïc-fantasy.

Nom série  La Petite Famille  posté le 11/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Petite Famille, c'est le récit de séjours de vacances d'enfants chez leurs grands-parents. Entre la grand-mère toujours souriante et câline et le grand-père ronchon et mystérieux, cette bande dessinée, comme beaucoup dans son genre, exhale une ambiance de nostalgie et d'enfance.

En trois albums, ce sont des histoires simples et concises qui sont racontées, des histoires qui permettent à chaque fois de découvrir un peu plus le fameux grand-père et à apprendre à l'aimer. Les deux premières histoires donnent l'impression d'être plus ou moins indépendantes mais elles mènent en fait toutes deux au récit du dernier tome et à sa conclusion.

Le dessin est simple mais assez plaisant. Disons que je n'achèterais pas cette série pour son dessin à titre personnelle, mais il se lit bien.
En résumé, l'ambiance est agréable et rappelle quelques souvenirs d'enfance, tout en rendant attachant un vieux pépé bougon.

Nom série  La Danse Macabre  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Danse Macabre est un récit un peu décousu mettant en scène une grande partie du folklore fantasmagorique moyenâgeux. Nous y suivons Martin, réveillé d'entre les morts car il n'y a plus de place au Purgatoire, qui va devoir trouver par lui-même la raison de son acte qui l'a amené à être pendu alors que lui-même ne se souvient de rien. Dans son errance sur les terres d'une France fantasmée et ravagée par la Guerre de Cent Ans, il va successivement croiser sur son chemin plusieurs figures de l'imaginaire macabre du Moyen-Âge tels que la Sorcière, l'Auberge Sanglante, le Couvent du Vice et même jusqu'à Belzébuth... et sa fille.

Yann Taillefer qui met tout cela en images a un style influencé par Blanquet. C'est un graphisme assez organique, où les personnages sont grimaçants et volontairement laids et disgracieux. Je ne suis pas particulièrement amateur de ce style qui me semble chercher à mettre mal à l'aise mais il faut avouer qu'il colle bien à l'ambiance du récit.

C'est une histoire en effet plutôt glauque qui nous est racontée là. La mort, les cadavres et les mutilations y sont légion, comme pour transposer sur la Terre l'Enfer que craignent les superstitieux de son intrigue.
J'ai plutôt apprécié le passage en revue de ces légendes macabres du Moyen-âge et la façon dont elles s'intègrent au scénario.
Par contre, le fil rouge narratif est un peu trop décousu. Il n'est pas toujours facile de suivre les motivations du héros qui est d'ailleurs loin d'être très attachant. Les deux derniers chapitres nous ramènent pour de bon à la conclusion de cette quête entamée dans les premières pages mais entre temps j'ai eu l'impression d'une errance aussi bien narrative que celle du personnage. Je me demandais régulièrement où voulaient en venir les auteurs.

J'ai refermé l'album sur une impression circonspecte, peu convaincu par son scénario ni transporté par son ambiance. J'en retiens néanmoins une mise en scène assez intéressante de l'imaginaire moyenâgeux dans sa diversité.

Nom série  Tueurs de mamans  posté le 15/05/2013 (dernière MAJ le 10/06/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série m'a surpris par la dureté de son scénario. il faut dire que je croyais qu'elle avait été prépubliée dans le journal Spirou mais j'ai appris après coup que ce n'était pas le cas, qu'elle avait été jugée trop noire pour y paraître.

Pourtant, cela commence comme une gentille série pour adolescents ou adolescentes. Elle met en scène 5 copines aux origines et caractères variés et un petit peu rebelles qui forment une sympathique bande au lycée. Mais doucement mais sûrement, une violence réaliste, plus suggérée que montrée heureusement, s'impose dans leur vie et celle de leur famille, le titre de la série parlant de lui-même.
Le dessin assez rond d'Ers et l'atmosphère habituelle des publications Dupuis laissaient à penser que le fond resterait léger et qu'après quelques péripéties tout serait bien qui finirait bien, mais le récit est réaliste et le ton se révèle nettement plus mûr qu'on ne pouvait l'envisager. Moi même j'ai trouvé certains passages assez dérangeants, surtout ce qui arrive à la dernière mère du tome 1. Quant à la conclusion du tome 2, elle frappe assez fort comme un coup de poing au ventre tellement on ne s'attend pas à ce que ça finisse ainsi... Mais je ne veux rien dévoiler.

A côté de ce réalisme dans la violence, on trouve aussi celui dans le comportement des héroïnes adolescentes en butte avec l'autorité et surtout avec leurs mères les élevant seules. Ce n'est pas un manichéisme simplet que nous offrent les auteurs mais bien une relation faite d'amour et de haine comme peuvent en vivre de vrais adolescents face à leurs parents durant cette période de leur vie. Beaucoup s'y reconnaîtront même si l'ensemble est un petit peu romancé, notamment les caractères très affirmés de chacune.

Par contre, il y a une petite chose qui m'a agacé, la même chose qui m'agace dans un très grand nombre de récits mettant en scène un ou des méchants mystérieux dans des intrigues à suspense : la facilité avec laquelle ils commettent impunément leurs crimes. Cela sonne un peu artificiel, il ou ils arrivent comme des fleurs, commettent parfois des horreurs et repartent comme si de rien n'était, allant même ici jusqu'à ridiculiser et mettre à mal les forces de l'ordre (enfin un agent de sécurité) sans jamais se faire attraper ni que des témoins permettent de les retrouver. Ce type de facilité scénaristique, même si elle sert l'intrigue et le mystère, m'énerve souvent à la lecture. Heureusement, j'ai trouvé les choses mieux posées et plus crédibles dans le second tome.

C'est une bande dessinée bien foutue, au dessin agréable, à la narration impeccable et au scénario assez fort. Il parait que ce n'est là qu'un premier diptyque mais il peut déjà se lire comme une histoire complète.

Nom série  L'Atelier Mastodonte  posté le 08/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi, quand on me dit d'imaginer des auteurs que j'aime tels que Lewis Trondheim, Cyril Pedrosa, Yoann, Alfred, Julien Neel, Guillaume Bianco et Tebo, ainsi que plein d'auteurs célèbres de leurs amis qu'ils invitent aussi à participer, tous réunis dans un collectif pour déconner ensemble et se répondre les uns les autres par le biais de gags en une demi-planche, j'ai presque l'impression d'une résurection du fameux Trombone Illustré !... et je suis aux anges !
Surtout qu'à part en avoir aperçu 2 ou 3 strips dans le journal Spirou, je ne connaissais rien de cette initiative et je l'ai découverte d'un coup par le biais du très joli petit album au format à l'italienne édité par Dupuis et enserré dans un fourreau dont la couverture est dessinée ni plus ni moins que par Bilal lui-même. Et voir Bilal dessiner des personnages à la manière de Trondheim, ça vaut son pesant de cacahuètes !

Qu'est-ce donc que l'Atelier Mastodonte ? C'est un atelier, à priori fictif mais c'est bien dommage, qui regroupe dans un même appartement les auteurs de ce collectif pour travailler ensemble et se motiver les uns les autres, même si l'ambiance semble plus dissipée qu'autre chose. La petite troupe va donc vivre tout le temps ensemble, sous la houlette rigide du contremaître Trondheim, et chaque auteur va produire alternativement des gags en demi-planches dans leurs propres styles graphiques et humoristiques racontant leurs relations ensemble, leurs déconnades, leurs comportements de groupe puis aussi leur séjour à Angoulême. Les gags se répondent les uns aux autres et forment peu à peu une histoire, donnant vie à cet atelier.

S'agissant d'auteurs que j'aime tout particulièrement, j'ai adoré suivre leur vie commune imaginaire et retrouver le mélange de leurs différents styles et humours. Cela donne vraiment l'envie d'y participer. Certains gags m'ont régulièrement fait exploser de rire. Il n'y a que l'humour de l'un des auteurs en particulier que je n'aime pas trop, mais je ne dirais pas qui c'est, il se reconnaîtra.
Graphiquement, c'est aussi un bonheur, avec des auteurs dont j'aime déjà le trait mais aussi certains des invités qui les rejoignent le temps de quelques gags qui offrent de bien jolies planches. Je pense notamment à Nob, l'auteur de Mamette, qui a pris la peine de dessiner et coloriser très soigneusement ses quelques gags.
L'humour est assez référencé puisqu'il faut un peu connaître le monde de la BD pour vraiment comprendre tous les clins d'oeil et références. Le niveau n'est pas toujours constant, il s'étiolle parfois un peu et j'ai notamment un peu moins apprécié le passage à Angoulême.
Mais j'ai beaucoup ri dans l'ensemble. C'est le genre d'oeuvre collective à laquelle nombre d'auteurs ont dû avoir envie de participer et c'est une vie collective imaginaire à laquelle nombre de lecteurs auraient probablement aimé s'intégrer.

Vraiment sympa !

Nom série  Les Pipelettes  posté le 01/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Pipelettes, c'est la vie humoristique de 4 jeunes collégiennes fortement inspirées de l'auteure elle-même et de ses 3 meilleures amies de jeunesse. Ce sont des gags en une planche initialement publiés dans le magazine Julie et qui mettent en scène des thèmes variés mais assez girly. Papotages, un peu les garçons, beaucoup les copines, pas mal les petits soucis du quotidien et du Collège, tout ce qui fait la vie de pré-adolescentes qui ne se prennent pas trop la tête.

Le dessin est très agréable. Rond et coloré, il a parfois un peu côté BD-blog. OK, c'est peut-être le fait que l'une des 4 copines ressemble à Laurel qui me fait penser cela.

Même si les gags ne sont pas hilarants, j'ai bien apprécié l'ambiance de cette BD. Les héroïnes sont sympas, avec des personnalités simples et attachantes. Les dialogues sont plaisants. Et puis cela m'a donné une petite idée de ce à quoi pourrait ressembler la vie de ma fille à partir de l'année prochaine quand elle sera au collège.

Nom série  Chemin perdu  posté le 30/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chemin perdu forme un joli conte moderne, l'histoire inquiétante et onirique de trois jeunes garçons qui se perdent dans une forêt fantastique et un peu folle.

L'ouvrage est très joli.
Outre sa couverture qui vaut le coup d'oeil, l'intérieur alterne quelques cases en couleurs et la majorité en noir et blanc où s'intercalent de très belles illustrations dans de sombres pastels à dominantes bleu nuit, rouge, marron et violet.
Pour la partie purement bande dessinée, c'est un mélange entre un style légèrement naïf et hachuré pour les décors et des personnages avec une petite touche de Taiyo Matsumoto. Pour les images en couleurs et les illustrations, nous sommes dans le domaine de la très belle illustration jeunesse avec de couleurs enchanteresses et variées même si l'atmosphère reste sombre et légèrement angoissante.
Seul reproche que je ferais au graphisme, c'est la mise en scène de plusieurs personnages en forme de boule de poils ou de racines qui se ressemblent un peu trop et que j'ai eu tendance à confondre.

C'est donc l'histoire de la plongée de trois garçons assez réalistes, à l'exception du plus jeune qui voit sa vie comme s'il était un super-robot, dans une inquiétante forêt magique. Le ton est très onirique, parfois un peu absurde, et l'intrigue prend parfois l'allure d'une suite de saynètes tandis que les enfants progressent dans leur découverte de la forêt, de ses habitants mais aussi de sa situation... politique.
L'ambiance est plutôt étonnante, mêlant diverses influences, des contes de fées classiques au folklore asiatique en passant par quelques références européennes comme notamment un clin d'oeil fait au Vent dans les Saules avec l'apparition d'alter-ego de Rat, Taupe et Blaireau.
L'histoire parait assez embrouillée au départ mais finalement les pièces du puzzle se mettent en place et on finit par comprendre relativement bien ce qu'il se passe dans cette forêt et ce dont sont témoins les enfants.

Je suis resté un petit peu sur ma faim même si j'ai apprécié le côté ouvert de la conclusion de ce récit. Le charme a assez bien fonctionné mais je n'y ai pas totalement succombé. C'est un ouvrage agréable à lire, souvent beau, mais l'exercice du conte onirique y reste un petit peu vain à mes yeux. Je crois néanmoins qu'il y a matière à séduire nombre de lecteurs et lectrices dans cette bande dessinée et dans son graphisme.

Nom série  Erik le Rouge  posté le 30/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour commencer, le résumé officiel de l'éditeur sur le premier tome de cette série raconte un peu n'importe quoi puisqu'on n'y suit pas Erik le Rouge mais son père dans son exil de Norvège puis son installation en Islande, dans l'attente de trouver un jour l'île verte et fertile qu'un ami lui a décrit un jour. D'Erik le Rouge, nous ne verrons donc dans ce tome que la naissance et brièvement la jeunesse jusqu'à ce qu'enfin il soit en âge d'accompagner son père qui est véritablement le personnage principal du récit pour le moment.

Et ce père n'a rien d'attachant. L'intrigue commence en le présentant comme un riche viking imbu de lui-même qui trompe allègrement sa femme en se saoulant tandis qu'il est violent envers elle et ceux qui l'approchent. Son bannissement suite à un meurtre parait peu cher payé en regard de son comportement. Et c'est bien lui qu'on suit durant les quinze années suivantes tandis qu'il emmène son petit clan s'installer sur d'autres terres, vivant de culture, chasse mais aussi de sanglantes razzias sur les côtes voisines qu'on imagine normandes ou anglaises. Et pendant ce temps là, en arrière plan, on voit le petit Erik le Rouge qui grandit.
Suivre ce fameux Thorvald n'est pas très enthousiasmant tant il est détestable dans plusieurs de ses comportements.

Le dessin ne m'a pas tellement enthousiasmé non plus. Les décors et les couleurs n'y sont pas mal, mais par contre les personnages manquent singulièrement de profondeur et d'expressivité. J'ai senti le dessinateur très mal à l'aise pour les dessiner, que ce soit au niveau de l'anatomie, des angles de vue ou de la variété des expressions. Les visages sont également peu différenciés ce qui entraîne parfois quelques confusions et Thorvald semble ne pas avoir vieilli du tout en plus de quinze ans de vie pourtant visiblement difficile.

Quant à l'histoire, elle n'est pas passionnante. La narration est brusque, pas toujours claire, avec des événements qui se suivent assez vite pour couvrir 15 ans sans jamais avoir réussi à me faire rentrer dans le récit ni me faire m'intéresser aux protagonistes. Je suis resté complètement en dehors d'un récit pourtant historiquement assez intéressant. Et comme on n'a pour le moment à peine suivi le vrai Erik le Rouge, je ne suis pas pressé de lire la suite.

Nom série  Prunus girl  posté le 29/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est doté d'un scénario original, avec une idée qui ne pouvait pas germer ailleurs que dans l'esprit d'un mangaka japonais. Il met en effet en scène la relation entre Maki, un collégien sérieux, sportif et premier de le classe, et Aikawa, un(e) camarade de classe très mignon(ne) au physique, comportement et vêtements de fille mais qui affirme être officiellement un garçon. Tout va tourner autour de l’ambiguïté sur le sexe de Aikawa et la ronde de séduction/attirance entre les deux protagonistes.

Alors d'emblée, ce n'est pas crédible. Admettons qu'un lycée privé accepte qu'un de ses élèves masculins s'habille en fille, comment le doute peut-il persister indéfiniment sur sa nature de fille ou de garçon ? Que ce soit dans les dortoirs, les douches, les visites médicales, sans parler des tenues moulantes et légères qu'il/elle porte régulièrement, comment voulez-vous qu'en vivant au jour le jour à ses côtés, aucun de ses camarades n'ait la confirmation que c'est vraiment une fille ou vraiment un garçon ? Je veux bien que les effets de la puberté soient moins visibles chez les Japonais que chez les occidentaux mais je n'y crois pas.

Il faut dire aussi que le dessinateur du manga triche fortement sur ce sujet. Il ne le/la représente vraiment pas comme un garçon efféminé mais absolument comme une fille avec un physique bien plus petit et fin que les jeunes garçons de son âge, et avec des attributs véritablement inexistants quand peut en avoir des aperçus concrets dans les quelques scènes de fan service.
Les comportement des personnages sont également très bizarres par moment.
L'énigmatique Aikawa se comporte exactement comme s'il/elle était une fille et les autres se comportent avec elle/lui le plus souvent comme avec une fille, au point d'être en permanence horriblement gênés à l'idée de le toucher ou de voir sa poitrine alors qu'ils passent tous leur temps à rappeler que c'est un garçon. Mais alors soit c'est vraiment un garçon complètement homosexuel et transexuel dans son comportement, soit c'est une fille vraiment très délurée pour la société japonaise.

Tout cela fait qu'on n'y croit pas du tout, en tout cas pas moi.
Malgré cela, la lecture n'est pas désagréable. La narration est très fluide, le dessin bien agréable et les dialogues assez bien rendus. On ne s'ennuie pas. Les personnages sont attachants, que ce soit le héros/héroïne qui a toute la séduction d'une mignonne fille assez fofolle ou le bien plus sérieux Maki dont on suit de l'intérieur les hésitations quant à sa façon de se comporter avec lui/elle.
Au final, la thématique de la série porte sur la possibilité d'un amour indépendant du sexe. La morale qui apparaît rapidement est que finalement savoir la nature exacte de deux êtres n'a pas d'importance du moment qu'il y a de l'amour entre eux. Ceci dit, le fait d'avoir un corps très joli et attirant comme celui d'Aikawa aide quand même beaucoup à cela.
Il y a dans ce manga un fond de réflexion sur ce thème qui n'est pas idiot et effectivement, mine de rien, sa lecture fait un peu réfléchir au sujet.

Bon, par contre, j'ai des doutes sur le fait que ce thème puisse tenir en haleine durant de nombreux tomes (il y en a 6 parus au Japon à l'heure où j'écris), je pense que je m'en lasserai très vite.

A propos, dans une thématique très proche, je conseille la lecture de F.Compo qui avait l'avantage de présenter un scénario beaucoup plus varié, plus mature et surtout beaucoup plus d'humour.

Nom série  Templier  posté le 27/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce n'est qu'avec l'annonce de la parution du second tome que j'ai réalisé que je disposais du premier depuis 1 an sans l'avoir lu : j'étais persuadé de l'avoir fait tant les récits sur les croisades, les templiers et autres aventures historico-ésotériques sont nombreux en BD. Du coup, j'ai lu les 2 tomes dans la foulée.

Cela a commencé difficilement avec un début de premier tome très confus où il est difficile de s'y retrouver dans les sauts temporels et les personnages. Au fil des pages, les choses s'éclaircissent mais la narration reste un peu bancale à mes yeux. Les dialogues sont parfois embrouillés, avec des bulles mal placées, mais aussi quelques anachronismes de langage. Tout cela m'étonne d'un scénariste comme Jean-Luc Istin dont c'est quand même loin d'être un coup d'essai.

Ainsi se met en place un récit qui pêche véritablement par son manque d'originalité. Pour résumer en quelques mots, c'est une équipe de héros qui se réunit pour partir à la recherche d'un trésor ésotérique "qui pourrait changer la face du monde Chrétien" poursuivi par une mystérieuse confrérie au service du Mal. On est presque dans une histoire basique d'heroïc-fantasy avec son groupe d’aventuriers comprenant le barbare, le guerrier tacticien, le prêtre, le barde, etc... Sauf que tout ceci est placé dans le décor devenu si banal en bande dessinée des Croisades, avec l'armée de Saladin, les templiers et cette fois-ci comme ennemi mystérieux non pas la secte des Hashishins ou de noirs démons mais des équivalents au service de Lucifer. Combien de BDs sont-elles déjà parues sur des thèmes et décors très similaires ? Le Troisième Testament, Croisade, Nomade, Crusades... et bien sûr Le Cinquième évangile du même scénariste, à qui il fait d'ailleurs implicitement référence lors d'un dialogue du premier tome.
Avec cela, certaines scènes donnent l'impression d'être directement issues d'Indiana Jones que ce soit l'Arche Perdue ou les pièges du Temple du Graal, avec aussi des décors à la Sanctuaire.
Et enfin le récit est plombé par quelques deus ex machina bien faciles comme les héros qui se retrouvent réunis "par hasard" alors qu'on apprend qu'ils ont tous un lien avec l'objet de leur quête, la Compagnie Noire qui sait toujours tout et les suit à la trace quelques soient les circonstances, les héros qui interceptent pile comme il faut les "ninjas" envoyés par Saladin ou la grêle de flèches mystérieuses qui sauvent pile au bon moment les héros naufragés de l'assaut des cavaliers sarrasins et cela encore sans que la Compagnie Noire n'ait ne serait-ce qu'été aperçue par qui que ce soit.
C'est du divertissement, il ne faut pas trop chercher la petite bête dans les incohérences et les facilités scénaristiques, mais cela n'aide pas à oublier le manque d'originalité de l'ensemble.

Quant au dessin, je ne l'ai pas franchement aimé dans le tome 1 mais je trouve qu'il s'améliore dans le tome 2, sans bien comprendre comment les différents dessinateurs se passent la main entre chaque. Dans l'ensemble, les personnages ne sont pas mal dessinés. Mais malgré quelques grandes scènes de batailles assez soignées, je trouve que les décors restent toujours assez médiocres, trop raides et sans profondeur.

Bref, je ne me suis pas du tout laissé emporter par ce récit d'aventure fantastico-historico-ésotérique qui rappelle beaucoup trop d'autres séries dont beaucoup de bien meilleures. Je ne suis pas pressé de lire la suite.

Nom série  Sirène  posté le 27/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'hésite à écrire cet avis tant j'ai l'impression d'être passé à côté de cette bande dessinée et que, peut-être, les opinions d'autres personnes l'ayant mieux comprise que moi pourraient faire évoluer mon sentiment à son égard.

J'y ai lu les errances au Maroc et l'introspection d'une femme qui s'interroge sur sa vie intime, l'enfant qui grandit dans son ventre et son homme qu'elle aime mais dont la culture est trop différente de la sienne. Doit-elle garder l'enfant ? Doit-elle se marier ? A ces interrogations et ce trouble vient se rajouter une femme mystérieuse et muette qui s'accroche à la vie de l'héroïne sans qu'on comprenne bien si elle est réelle ou imaginaire.

L'ennui, c'est que tout cela est raconté de manière particulièrement confuse, voire incompréhensible par moment. L'album mélange illustrations, représentations abstraites, bande dessinée classique et beaucoup de texte manuscrit, avec parfois une ou deux pages de texte intégral. C'est entre autres une des raisons qui m'a freiné dans mon envie de lire cet ouvrage qui est loin d'être fluide, et cela m'a été aussi un peu pénible dans ma relecture pour tenter vainement d'éclaircir ce que je n'avais pas compris.
Car en effet l'histoire m'est apparue vraiment absconse. On suit une héroïne peu attachante qui erre dans un Maroc où on a bien du mal à s'y retrouver, rencontre d'anciens amis dont on ne sait rien de leur relation avec elle, retrouve des lieux qu'elle connait mais qui ne nous disent rien...
La narration mélange réalisme, onirisme et abstraction, avec des images de calligraphies, de plantes, de croquis et autres photos de la surface de l'eau ou autre dont on a bien du mal à voir le rapport ne serait-ce qu'avec l'ambiance.
Bref, on est laissé le plus souvent complètement en dehors du récit et de son émotion.

Et puis il y a cette femme mystérieuse qui lui colle aux basques. Comme dans nombre de récits métaphoriques et introspectifs, on s'imagine très vite qu'elle est imaginaire mais certains éléments semblent le contredire. On se demande si c'est un double de l'héroïne tant ses traits lui ressemblent mais à vrai dire les femmes de ce récit se ressemblent un peu toutes de toute manière. On se demande si c'est aussi une vision du bébé à naître mais ça ne colle pas du tout. Alors est-ce une personnification du trouble de l'héroïne, une ancienne amante de son petit ami ou simplement une fille paumée qui a croisé sa route ?... On n'en saura rien... à moins que quelqu'un réussisse à m'expliquer la fin de cet album qui m'a laissé franchement circonspect. L'auteure parle de tout qui devient "évident" dans les derniers mots du récit, mais d'évidence je n'en ai trouvé aucune.

Je n'ai donc pas apprécié ma lecture. Elle est néanmoins sauvée d'une part par un graphisme assez appréciable et quelques jolies visions du Maroc et d'autre part par une certaine réussite dans la transposition du trouble qui peut affecter une femme enceinte qui n'a aucune certitude de son avenir. Mais si par ''trouble'', on entend ''être complètement paumé et ne rien comprendre'', eh bien cela s'applique effectivement à mon impression à la lecture de cette bande dessinée.

Nom série  Les Animaux Marins en bande dessinée  posté le 24/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est dans la lignée des Insectes en bande dessinée et des Dinosaures en bande dessinée chez le même éditeur : il s'agit d'un mélange entre documentaire animalier et gags en une ou deux planches. Comme son nom l'indique, le sujet porte cette fois sur les animaux marins, de la plus petite crevette jusqu'à la plus grande baleine.

J'ai sur cette série un avis mitigé.
Ce que j'ai aimé, c'est que j'y ai appris pas mal de choses. Les sujets abordés sur tel ou tel animal sont instructifs et parfois assez étonnants. Ce sont en général des anecdotes du type "le saviez-vous ?" et le plus souvent, ben non, je ne le savais pas. Et j'ai trouvé ça intéressant. D'autant que c'est présenté le plus souvent avec un humour agréable en cours de planches, dans les dialogues et autres situations.
Le dessin, pour sa part, est plaisant mais sans plus. Il convient bien à ce type de série d'humour, il est fluide sur le plan technique et se lit bien, mais il n'a rien de particulièrement marquant.
Par contre, mon vrai souci, ce sont les chutes de ces gags. Je ne crois pas en avoir trouvé la moindre drôle. C'est plat, très souvent prévisible, un peu lourdingue même parfois. J'ai bien plus souri en cours de lecture de planche que sur leurs dernières cases qui m'ont refroidi plus d'une fois. Ça sent la chute forcée, parce qu'il faut absolument faire drôle, comme une grosse tarte à la crème sans intérêt.

Ces chutes pas drôles pourraient presque me faire baisser ma note d'ensemble de la série. Mais je préfère retenir son côté instructif, son dessin satisfaisant et l'humour qu'il reste tout de même en dehors des chutes en elles-mêmes.

Nom série  Jules Verne - Voyage au Centre de la Terre  posté le 24/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je connais essentiellement Voyage au centre de la Terre par son adaptation cinématographique datant de 1959, film que j'apprécie toujours beaucoup. C'était une adaptation plutôt proche du roman malgré quelques libertés comme l'inclusion d'un personnage féminin pour un peu de romance et d'un rival scientifique pour un peu de suspense.

Le premier tome de cette bande dessinée est en fait assez proche du film puisqu'il reprend lui aussi ces deux personnages supplémentaires. Son graphisme n'est pas formidable mais il reste assez agréable pour ce type de récit d'aventure à l'ancienne. Seul le visage un peu trop caricatural du professeur Lindenbrock ne me convainc pas du tout.
La narration, quant à elle, est un peu trop rapide. Je n'ai pas apprécié la mise en abyme avec l'écrivain Verne qui raconte en parallèle du récit ce qu'il va mettre dans son roman, je n'en ai pas vu l'intérêt et ça alourdit inutilement la lecture. De même, l'aventure souterraine elle-même est trop vite racontée, on a l'impression que les héros rentrent dans une petite grotte et boum ils tombent tout de suite sur des choses incroyables, comme si le Centre de la Terre n'était pas à plus de quelques centaines de mètres sous la surface.
Cependant, comme cela restait proche du récit originel de Jules Verne, la lecture me satisfaisait plus ou moins.

Par contre, dans le second tome, les auteurs commencent à prendre trop de libertés et ça tourne au ridicule. Le peuple humanoïde, les créatures hybrides et autres engins de science-fiction que rencontrent les héros tombent comme de très gros cheveux sur la soupe. Les dinosaures de Jules Verne ne leur suffisaient donc pas amplement ?
Ce n'est plus une adaptation mais une tentative de faire un peu de sensationnel pour plaire à je ne sais quels lecteurs. Ça ne m'a en tout cas pas plu.
Du coup, je déconseille la série car ce n'est pas une bonne adaptation du roman de Verne.

Nom série  L'An 2000  posté le 24/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sur une idée toute simple de mettre en images la façon dont il imaginait l'avenir et l'An 2000 quand il était enfant, l'auteur part en digressions dans une réflexion sur le temps qui passe, sur les gens qui changent et sur comment son propre état d'esprit a évolué entre sa jeunesse et sa maturité d'adulte.
Et c'est ainsi qu'une lecture qu'au début je trouvais simplement amusante s'est transformée pour moi en un récit touchant qui a su me parler.

J'ai trouvé ça beau, plein d'émotion, plutôt bien dessiné et agréable à lire. Ce fut une bonne lecture qui m'a laissé une agréable sensation tout en ayant dispensé quelques idées et constatations intelligentes.

Nom série  Dent d'ours  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dent d'ours est un récit d'aventure historique ayant pour thème l'aviation durant la seconde guerre mondiale. Cela pourrait paraître un thème éculé dans le domaine de la bande dessinée mais il l'aborde ici par un angle nouveau qui donne vraiment l'impression de lire quelque chose de neuf.

Le héros est en effet juif polonais d'origine. Durant sa jeunesse dans les années 30, il était très lié à un autre garçon et une fille eux aussi polonais mais d'origine allemande. Quand ces deux là ont rejoint le Parti Nazi comme une simple formalité pour poursuivre leur passion de l'aviation, Max, lui, a dû fuir la Pologne et les persécutions nazis pour ensuite s'engager dans l'US Air Force puis combattre dans le Pacifique durant la guerre. Mais voilà qu'en 1944, on le prend pour son ancien ami Werner à qui il ressemble énormément et qu'on le soupçonne d'être un espion nazi infiltré.

D'une part le cadre de l'aviation durant la Guerre du Pacifique, est bien traité et de manière assez rafraîchissante, et d'autre part toute la trame mystérieuse autour de l'amitié entre les 3 anciens enfants Polonais et le canevas d'espionnage potentiel qui se forme autour d'elle sont intéressants et assez intrigants. J'ai notamment apprécié le flou qui est maintenu sur l'identité du héros : est-il vraiment Max ou est-il Werner ?

Le tout est servi par un dessin de très bonne facture aussi bien pour représenter l'Amérique de la Seconde Guerre Mondiale que les montagnes Polonaises des années 30. On sent aussi le passionné d'aviation en Alain Henriet aussi bien pour les avions américains du front Pacifique que pour les planeurs d'entrainement des années 30 mais aussi pour les fameuses armes secrètes des nazis, les premiers avions à réacteurs inventés en fin de Seconde Guerre Mondiale.

Du coup, j'aurais volontiers considéré la série comme franchement bien si seulement la fin du premier tome ne laissait craindre une suite un peu plus tournée vers la simple confrontation entre deux pilotes. J'attendrais donc de lire le tome suivant pour savoir si je peux tranquillement remonter ma note ou pas.

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