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Nom série  Polina  posté le 16/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etant un peu allergique à l'ambiance graphique de Bastien Vives d'une part et à la danse dans son ensemble d'autre part, je n'étais pas persuadé d'apprécier cette BD. Cependant, avec tous les commentaires élogieux que j'avais lus ici et là à son égard, j'étais avide d'en vérifier la teneur. Et c'est vrai que c'est plutôt une bonne BD, pas à même néanmoins de me faire passer outre mes réticences vis-à-vis d'un tel type de récit.

Le dessin de Bastien Vivès est comme toujours très efficace, très bon aussi en ce qui concerne les anatomies et donc parfaitement adapté à représenter la danse et les danseurs. Pour autant, je ne l'apprécie vraiment pas plus que ça même s'il a su très vite se faire oublier pour laisser la place à la seule narration graphique.
L'histoire, quant à elle, coule avec fluidité. Et même si je n'ai jamais été vraiment captivé, je ne me suis pas ennuyé une seconde.
Je m'attendais cependant à quelque chose de plus fort, de plus dur, en ce qui concerne la relation entre la jeune Polina et son professeur de danse. J'imaginais une relation plus traumatique et marquante. Le sujet en question est finalement traité assez rapidement, si bien que même si j'ai trouvé la fin du récit plutôt touchante, l'émotion ne m'a pas vraiment étreint.

Ce fut en définitive une lecture agréable sur un sujet original en bande dessinée, le tout étant bien réalisé et bien raconté mais pas vraiment passionnant à mon goût.

Nom série  Les Démons d'Armoises  posté le 16/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est qu'à la dernière page du premier tome de cette série que j'ai découvert qu'elle était en fait la suite d'une autre, Garous. Des garous, on devine en effet que les protagonistes en sont ou quelque chose d'approchant, mais n'ayant pas lu la précédente série, j'avoue avoir été longtemps perdu en début de lecture, ayant bien du mal à comprendre les dialogues et comportements de chacun.

Globalement, cette BD dispose de qualités lui donnant un vrai potentiel. Il y a tout d'abord un dessin réaliste très maîtrisé même si je le trouve un peu sombre et si mes goûts me poussent à trouver l'encrage trop fin. Il y a ensuite une intrigue complexe, plus ou moins originale, et qui s'ancre bien dans un contexte historique concret, allant jusqu'à mettre plusieurs personnages réels en scène tels que Jeanne d'Arc et Gilles de Retz.

Le souci, par contre, c'est que la narration est vraiment difficile, voire pénible pour une grosse moitié du premier tome. Elle comporte beaucoup trop de petites ellipses et de transitions abruptes, additionnées de quelques flash-backs non annoncés et mal situés dans la chronologie du récit principal. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre ce que je lisais, pestant franchement sur des procédés narratifs qui m'ont quelque fois énervé tant je les trouvais confus. Je ne suis pas sûr qu'une lecture préalable de la série Garous m'aurait vraiment permis de mieux saisir certains passages mal foutus dont la compréhension ne s'est presque toujours faite qu'après coup, après une réflexion dont je me serais bien passé pour une lecture plus fluide.

Malgré ces défauts de narration et grâce au beau dessin, je me suis accroché à cette lecture qui m'intriguait. Et même si le scénario n'est pas tellement novateur dans l'idée, je suis curieux de lire la suite, en espérant qu'elle soit plus agréable à la lecture.

Nom série  Doubt  posté le 15/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas aimé cette série car, non seulement elle présente une trame très déjà-vue de survival-horror, mélange de Cube et autres Saw, mais surtout elle aligne beaucoup trop de facilités scénaristiques. Les ficelles sont énormes.

L'auteur fait en sorte d'aider en permanence son intrigue à coups de Deus Ex Machina. La rapidité avec laquelle les amis de la veille se mettent à douter et à s'affronter, les personnages qui se séparent et ceux restés en arrière qui se font évidemment éliminer sans aucun bruit alors que tout se passe dans un seul bâtiment pas si grand, les protagonistes qui favorisent à fond le plan du 'loup' par toutes leurs actions souvent franchement incohérentes, et puis surtout les révélations finales qui sont non seulement abracadabrantes mais en plus sans aucune crédibilité. La motivation du véritable 'loup' m'est complètement passé à côté. Sans parler évidemment de la méthode invraisemblable et si facile qu'"il" a utilisé pour arriver à ses fins. Pffff...

A côté de cela, le dessin est plutôt bon mais la narration graphique est souvent confuse. En outre, l'ambiance n'a pas du tout réussi à s'installer pour moi, malgré tous ces petits trucs visuels, flash et autres, que l'auteur a visiblement pompé sur de nombreux films d'horreurs.

Je ne me suis pas ennuyé pendant cette lecture qui m'a pris moins d'une heure pour les quatre tomes d'affilée, mais c'est un récit que j'oublierai très vite et qui m'a franchement déçu en ce qui concerne sa cohérence, sa crédibilité et son intérêt.

Nom série  Chambre 121  posté le 14/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série part sur un concept facile mais efficace. Elle met en scène un réceptionniste d’hôtel à qui sa patronne a assigné la charge de s'occuper des clients de la chambre 121, chambre réservée à des activités toutes particulières. Agissant ainsi en gigolo dirigé de main de maîtresse par sa patronne qui d'ailleurs ne tardera pas à l'emmener hors de l'hôtel, il va aligner les fantasmes de ses clients et clientes. L'ensemble est présenté sous la forme de saynètes de 5 ou 6 pages chacune, plus ou moins suivies puisqu'on retrouve parfois quelques personnages déjà croisés auparavant.

Tout cela est bien facile car les femmes sont toujours belles et demandeuses, embellissant joliment ce rôle à peine dissimulé de prostitué qu'a acquis le personnage principal et tout aussi sympathique celui de maquerelle prête à se prêter à l'action de sa patronne. Ceci dit, que les rôles soient inversés entre hommes et femmes est plutôt original et pas désagréable.

Le graphisme évolue au fil des tomes.
Son style de départ m'a séduit par son encrage élégant rappelant certains comics américains semi-réalistes, un peu le genre de Terry Moore (Strangers in Paradise) par exemple. Les personnages et leurs corps sont très bien rendus. Leurs visages et leurs organes par contre sont parfois moins réussis du fait de leur aspect un peu trop simplifié qui ne colle pas toujours avec un récit pornographique.
A partir d'un certain stade, le trait va cependant devenir un peu plus réaliste tout en perdant cet encrage qui me plaisait tant. Devenu plus banal, il m'a moins charmé.

Quant aux histoires, elles mettent en scène des scénarios érotiques et porno assez variés. A noter aussi qu'elles n'hésitent pas à jouer un peu la carte de l'humour et d'une légère dérision. Cela ne se prend pas toujours au sérieux. Tous les récits ne m'ont pas émoustillé, notamment ceux avec les femmes enceintes mais aussi ceux avec les religieuses malgré leur amusant côté politiquement incorrect, mais d'autres atteignent bien leur but. Je regrette juste le manque de réalisme et le fait qu'on plonge beaucoup trop vite au coeur de l'action. Ah, et je trouve également les dialogues assez médiocres par moments.

Mais quoiqu'il en soit, c'est une bonne BD porno, un peu amusante, plutôt excitante, variée et doté d'un bon dessin, en tout cas pour les premiers tomes.

Nom série  Las Rosas  posté le 11/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Western tortilla à l'eau de rose", annonce avec humour la couverture de l'album. J'aime bien cette dénomination. Western, parce que ça se passe dans un de ces déserts américain, dans une ambiance proche du film Bagdad Café. Tortilla, c'est pour la touche mexicaine en plus même si l'héroïne principale est aussi à moitié chinoise. Et l'eau de rose enfin, parce que cela parle beaucoup de sentiments, et puis aussi parce que ça finit bien.

J'ai immédiatement été charmé par l'atmosphère de cette histoire, une atmosphère qu'elle partage certes avec de nombreux récits ou road-movies dans les décors ensoleillés et loin de la civilisation urbaine de ces déserts façon route 66, le côté paumé du désert de Mojave et autres. On est dès les premières pages imprégné dans une communauté de femmes vivant recluses dans un camping sauvage adossé à une station-service qui est leur dernier lien avec le reste du monde. Elles ont choisi de vivre ici pour se réfugier de la vie, pour éviter les troubles de leurs passés ou simplement pour se ressourcer.

Le long premier chapitre de cet ouvrage est contemplatif. Aux côtés d'une jeune femme enceinte et rebelle qui vient d'échouer là, on découvre doucement les membres de cette communauté, les liens qu'ils partagent et les nombreux petits mystères qu'ils recèlent. Il fait chaud, le désert est poussiéreux, les routiers passent en klaxonnant et la nuit seules résonnent les discussions de femmes que la vie a amochées. Peu à peu se met en place un canevas de sentiments, amours et ressentiments, de secrets enfouis qu'il aurait mieux valu déterrer plus tôt pour leur éviter d'envenimer des situations malheureuses. Quand le fin mot de l'histoire se met en place, il apparait à la fois simple et complexe, très humain, touchant.

Je suis tombé sous le charme. Les personnages sont tous excellents, avec des personnalités fortes et originales. Ils sont attachants malgré leur côté brûlé à vif. Le graphisme est dôté d'une âme qui s'accorde joliment avec l'intrigue. En quelques courbes, sans trop de détails, il suffit à mettre tout ce petit monde et ces décors en scène, laissant l'imaginaire combler ce que le trait économe évite parfois de représenter. Le rythme de la lecture est lent mais prenant, malgré une petite baisse de régime passée la moitié de l'ouvrage quand celui qu'on attendait finit par se montrer enfin. La fin est l'aboutissement agréable d'une intrigue bien menée depuis le début, tenant la route tout en étant assez émouvante à mon goût.
C'est comme un bon film sentimental à ambiance, presque sans action mais avec de très bons personnages et un chouette décor.

Nom série  Nu-Men  posté le 09/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fabrice Neaud, l'auteur du Journal, qui se lance dans une série d'anticipation testostéronée, voilà qui a fortement attisé ma curiosité. Après lecture du premier tome, j'ai découvert là l'entame d'une série très intrigante, sans aucun temps mort et manipulant de nombreux thèmes de science-fiction et d'action.

D'une part, nous avons un décor d'anticipation plus ou moins crédible. Se basant sur l'hypothèse que le réveil en 2022 du super-volcan du Yellowstone a ravagé les Etats-Unis et bouleversé l'ordre mondial, il met en scène en avant-plan une Europe technologiquement avancée et un peu décadante mais où une police et une armée pas loin du facisme répriment violemment les révoltes des immigrés clandestins devenus incroyablement nombreux compte tenu de la déchéance du reste du monde.
D'autre part, par-delà ce paysage d'anticipation certes outré mais tout de même réaliste, s'ajoutent des éléments nettement plus proches de la science-fiction pure et dure. A base de théories de mécanique quantique, l'auteur imagine une caste supérieure et ultra-secrète qui complote et manipule les simples humains à coups de super-héros quantiques, de décalages spatio-temporels et autres phénomènes particulièrement étranges.

Ce premier tome apporte beaucoup d'informations mais amène aussi un nombre très conséquent de questions et de mystères dont on semble encore loin de savoir le fin mot. Différentes factions sont présentées dont on ne sait finalement quasiment rien à part pour ce qu'il en est du simple héros, brave militaire très costaud mais foncièrement sympathique. Par son biais, on suit agréablement un récit aux ramifications assez complexes.

Graphiquement parlant, ceci dit, je n'ai pas été trop séduit. Le style de Fabrice Neaud, très différent ici de celui du Journal, s'adapte parfois assez mal à certaines scènes d'action. En outre, les personnages ne sont pas toujours très réussis, affichant quelques visages grimaçants et assez laids. Mais dans l'ensemble, cela passe bien malgré tout même si je me demande si l'auteur n'aurait pas été encore plus percutant s'il s'était adjoint les services d'un dessinateur plus rôdé au genres de la SF et de l'action à l'américaine.

S'agissant d'un tome introductif et encore très énigmatique, je ne peux pas encore me prononcer sur cette série. Mais c'est en tout cas un début très dense, original, prenant et qui donne vraiment envie de savoir la suite.

Nom série  Les Âmes nomades  posté le 06/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Jules est un peu marginal. Ancien cadre à succès, il a tout plaqué par rejet de la société consumériste et de la course au profit. Rêvant de liberté, il croise la route d'immigrés clandestins désireux d'atteindre l'Angleterre et décide de les aider.

Malgré le bon fond de son intrigue, non seulement cette bande dessinée ne m'a pas captivé mais elle m'a même été légèrement pénible. La faute à une somme de petits défauts que je n'ai pas pu m'empêcher d'énumérer les uns après les autres et qui ont gâché ma lecture.

Le principal d'entre eux est son aspect manichéen et caricatural. Entre les gentils clandestins contre les méchants douaniers racistes, le gentil marginal contre le méchant Capital, les gentilles sportives mignonnes, les méchants skins à pitbull et les méchants policiers un peu neuneus, on se croirait rapidement dans un manifeste d'un quelconque parti politique bobo où tout est soit blanc soit noir. A cela s'ajoutent de bons gros clichés notamment les bons Africains qui vivent dans des cases, combattent peinturlurés en pagne et avec des lances, affrontent des buffles à mains nues mais se comportent exactement à l'occidentale et avec beaucoup d'éducation une fois sorti de ce cadre.

Il y a aussi le graphisme qui ne m'a pas trop convaincu même si je ne le trouve pas foncièrement mauvais. Il est visiblement réalisé à la tablette graphique et son aspect informatique se voit trop à mes yeux, notamment dans son encrage raide et parfois seulement esquissé. Sans compter quelques incrustations de logos pixelisés que j'ai trouvées assez laides.

Au niveau des erreurs sur lesquelles j'ai buté, il y a cette insistance à placer Ouistreham au niveau du mont Saint-Michel, pour quelqu'un qui est sensé adorer les cartes. Et puis quitte à utiliser l'aviron comme élément essentiel de son intrigue, ce serait bien de se documenter un peu. Non, un 5 de couple ça n'existe pas. On peut avoir 4 ou 8 rameurs et un barreur, mais pas 5 sièges de rameurs et un barreur. Quant à imaginer un bateau d'aviron classique passer comme une fleur une écluse et atteindre l'embouchure maritime d'un fleuve sans chavirer à la première vague, j'ai du mal à y croire...
Et puis il y a aussi cette insistance à mettre en scène Google Earth. Ca m'a paru un peu inutile pour ce qui est du scénario de ce premier tome, d'une part, mais cela m'a surtout plusieurs fois poussé à me demander si les auteurs ou cette série étaient sponsorisés par Google.

Ça parait un peu idiot de lister ainsi des défauts pourtant mineurs si l'on y réfléchit mais c'est malheureusement cette accumulation de petites gênes qui ont impacté ma lecture et m'en ont fait ressortir déçu. Quand on veut offrir un scénario réaliste et ancré dans son époque, il faut vraiment éviter ce genre de petits ratés. Le scénario et les personnages laissaient augurer quelque chose de mieux à mes yeux. Là, ça ne marche pas pour le moment et c'est dommage.

Nom série  Les Melons de la colère  posté le 05/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce n'est pas une bonne BD érotique ou pornographique car les scènes ne sont clairement pas émoustillantes. Si l'on excepte les scènes très abruptes où l'héroïne se fait violer en une, deux ou trois cases maximum, la seule autre scène de cul se passe entre une soeur et son petit frère de moins de 10 ans : beurk.
Ce n'est pas non plus une bonne BD humoristique car malgré le côté absurde et loufoque de nombreuses scènes, malgré une légère recherche de politiquement incorrect, je n'ai pas trouvé ça drôle du tout. Seules les toutes dernières planches avec l'héroïne qui décide de se muscler m'ont fait rire.
Et pour couronner le tout, mais ça c'est personnel, je n'aime pas franchement le dessin de Bastien Vivès.
Donc, même si j'ai trouvé une certaine originalité au récit et à l'atmosphère de cet étonnant ouvrage, bof...

Nom série  Habibi  posté le 05/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant été très touché à l'époque par Blankets - Manteau de neige et étant réconforté par les nombreux avis positifs sur cet album, je n'ai pas hésité quand j'ai eu l'occasion de lire ce très gros pavé qu'est Habibi.

Je n'ai pas été déçu par son graphisme. J'aime beaucoup le style de Craig Thompson que je trouve très proche de celui de Will Eisner. Il est très agréable pour les personnages et les décors. Il y ajoute en outre dans cet album ce qui fait sa force et son originalité, une grande influence orientale à base de calligraphies arabes et de fresques musulmanes. C'est beau, très beau. D'autant plus que l'auteur nous explique au cours de cet ouvrage la signification et le symbole que représentent la plupart de ces arabesques et figures.

Le récit pour sa part est original et très dense vu le très grand nombre de pages et les années au long desquelles l'intrigue se déroule. Il se déroule dans un décor moyen-oriental fictif dont le côté intemporel m'a parfois un peu surpris par la façon dont il semble mélanger des éléments anciens et modernes. Cela permet en tout cas de bien montrer la corruption de la pureté du désert par la civilisation occidentale.
Il est ponctué de nombreuses légendes issues de la culture islamique et du coran. La majorité présentée ici est néanmoins inclue dans la Bible aux nuances près que le Coran y apporte et que je ne connaissais pas. Elles sont joliment racontées et leur récit est souvent instructif.

J'ai apprécié l'originalité de cette histoire qui tient souvent du conte. Elle prend parfois des détours bien surprenants.
J'ai apprécié le côté instructif de tout ce que l'auteur nous apprend sur la culture islamique, sur l'écriture calligraphiée et sur les symboles et images de l'esthétique musulmane.
J'ai apprécié la bonne narration et le rythme soutenu et jamais ennuyeux du récit.
Bref, ce fut une bonne lecture, longue et intéressante.
Et pourtant je n'ai pas tellement été touché. Après l'expérience de Blankets - Manteau de neige, je m'attendais à davantage d'émotions, davantage d'impact de la part du récit. Autant l'histoire sort des sentiers battus, autant elle ne m'a pas toujours convaincu et j'avoue ne pas avoir été tout le temps captivé. La fin, notamment, m'a un peu laissé sur ma faim. Je m'attendais à une conclusion forte ou déchirante. Au lieu de ça, elle a glissé sur moi avec une certaine indifférence même si je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle est mauvaise.
Ce n'est donc pas le chef-d'oeuvre que j'espérais mais c'est indéniablement un bon et bel ouvrage.

Nom série  Une stupéfiante aventure de Viny K.  posté le 03/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une stupéfiante aventure de Viny K... Stupéfiante ? Oui, comme dans Stupéfiants. En effet, Viny K. est un journaliste toxicomane qui mène ses enquêtes tout en cherchant à se libérer de sa dépendance aux drogues et à l'alcool. Cela donne des aventures assez étonnantes, proches d'une côté des aventures d'un enquêteur-reporter assez classique, tout en étant doté d'un autre côté de nombreux éléments adultes, modernes mais aussi loufoques par moment.

Difficile de trancher s'il faut prendre ce récit au sérieux ou à la rigolade.
On y trouve des éléments rappelant la précédente oeuvre de Vincent Bernière, Le Château des Ruisseaux qui témoignait déjà d'une véritable cure de désintoxication. Cet aspect réaliste et un peu sombre est néanmoins contrebalancé par l'ambiance farfelue ou du moins sortant de l'ordinaire de certains passages ou dialogues. Le ton est en effet parfois clairement à l'humour et à la dérision.

Le dessin d'Erwann Terrier colle bien à cette ambiance. Il m'a rappelé celui de Martin Veyron, lui aussi adepte de anti-héros et de situations modernes à mi-chemin entre burlesque et réalisme. Je l'ai trouvé appréciable, efficace et agréablement colorisé.

Le premier tome de cette série offre une histoire complète dense et rythmée. On ne s'y ennuie pas même si son découpage un peu abrupt ne permet pas de toujours bien saisir les motivations du héros ainsi que l’enchaînement de son enquête. Après lecture, il m’apparaît notamment assez artificiel que son reportage sur le magicien disparu ait un tel lien avec sa recherche parallèle de la jeune fille dont on est sans nouvelles.
Je me suis néanmoins laissé emporter par l'atmosphère rafraîchissante de cette série qui sort des sentiers battus, mais j'aurais apprécié un scénario plus clair et un déroulement d'enquête plus crédible.

Nom série  La Femme de l'Ogre  posté le 02/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un avis mi-figue mi-raisin vis-à-vis de cette BD.
J'ai beaucoup aimé son premier tiers qui reprend l'histoire du Petit Poucet en tant que telle. Le dessin est beau, avec quelques originalités dans les décors au passage. L'histoire est bien racontée et on sent vraiment la cruauté de ce qui arrive aux filles de l'ogre dans le récit et comment le ressent leur mère. Ce passage est assez poignant.
Par la suite, je n'ai pas trouvé mauvais le récit en filigrane des souvenirs de comment cette femme était justement devenue l'épouse de l'ogre et avait eu ses filles.
Par contre, la grosse majorité de cette histoire muette qui raconte son errance douloureuse après leur mort, ses traumatismes psychologiques et leurs conséquences ne m'a vraiment pas convaincu. D'une part je l'ai trouvée assez ennuyeuse, et d'autre part certains moments m'ont semblé assez hors de propos comme celui où elle rencontre des musiciens façon hippies de Woodstock et s'engage dans leur groupe. Bof...
Donc j'estime au final qu'il y a de bons côtés dans cette bande dessinée, comme son graphisme, sa part de poésie et la belle manière dont le récit initial de Charles Perrault est mis en scène, mais trop de mauvais côtés m'empêchent d'en conseiller véritablement la lecture.

Nom série  Mourir Partir Revenir, le Jeu des Hirondelles  posté le 02/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour raconter le quotidien des habitants de Beyrouth en 1984 durant la guerre civile au Liban, l'auteur a fait le choix de se focaliser sur une unique soirée, celle que vont passer les habitants d'un petit immeuble non loin de la ligne de démarcation, réunis tous ensemble dans la seule pièce considérée encore comme plus ou moins sécurisée, l'entrée de l'appartement d'une vieille femme. Avec elle habitent les deux enfants dont fait partie la narratrice ainsi que leurs parents malheureusement bloqués hors de l'immeuble ce soir là. Viennent les rejoindre leurs amis de l'immeuble, le concierge, le voisin distingué d'au-dessus et les deux anciens propriétaires d'un restaurant à succès de Beyrouth depuis bombardé. Par le biais de petits moments du quotidien, de discussions parfois badines parfois sérieuses, de souvenirs et autres récits, l'auteur arrive peu à peu à instaurer l'ambiance des lieux et l'angoisse d'être bloqué dans cette seule pièce en craignant qu'il arrive le pire pour ceux qui sont au dehors.

Le graphisme rappellera immédiatement celui de Persepolis mais aussi celui de David B. : un noir et blanc naïf, avec un décor plus ou moins orientaliste par le biais surtout d'une tapisserie servant d'arrière-plan. Ce n'est pas laid mais j'ai quand même trouvé le style beaucoup trop simple. Il masque relativement bien les lacunes techniques de l'auteur car il permet une lecture aisée et une narration plutôt efficace, mais je me suis un peu lassé de ces visages figés de face, de profil ou de trois-quarts, de ces nombreux copiés-collés et de ces mimiques un peu trop basiques.

Quant à l'histoire, peu enthousiasmé en début de lecture, je me suis peu à peu laissé prendre dans l'ambiance et j'ai finalement été assez touché par les moments simples mais intenses que vivent ces gens et par leur biais par la situation de tous les habitants de Beyrouth de l'époque. Il en résulte une bonne lecture, d'un ton en dessous d'autres oeuvres-témoignages marquantes du même type tels que justement Persepolis, mais une bonne lecture quand même.

Nom série  Catwoman - Le grand braquage  posté le 27/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une bonne histoire à la Ocean's Eleven qui nous est racontée là. Les personnages sont un peu caricaturaux mais charismatiques et attachants. L'intrigue tient la route et le rythme accroche le lecteur.
Le graphisme m'a légèrement déçu car je m'attendais à quelque chose de plus classe de la part de Darwyn Cooke alors que j'ai trouvé ici son encrage un peu trop brouillon et relâché. Le dessin a un petit goût d'inachevé, de pas assez détaillé.
Mais on s'y fait très vite et on est vite capté par le récit et la très bonne narration.

Globalement, j'aurais donc passé un très bon moment de lecture... si je n'avais pas eu l'espoir en achetant et en entamant cette histoire d'y trouver une vraie histoire de super-héros, ou de super-méchants en la présence de Catwoman. Or son statut de super-voleuse masquée et celui en arrière-plan de Batman ne sont ici que survolés, servant seulement à donner de la profondeur psychologique aux deux personnages principaux. D'ailleurs, à vrai dire, Selina Kyle n'a presque ici qu'un rôle secondaire au profit des autres truands de l'histoire qui m'ont davantage marqué qu'elle. J'en suis du coup ressorti avec un très léger sentiment d'arnaque, d'avoir eu une simple histoire classique de braquage alors que j'espérais une touche super-héroïque derrière cela.

Mais comme c'est heureusement une bonne histoire malgré son classicisme, je ne me plains pas vraiment. Et cela devra probablement vraiment plaire aux amateurs de polars.

Nom série  Jean-Paul Goude - La Jungle des images  posté le 26/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me répête d'avis en avis, mais je n'ai toujours pas bien compris la motivation de ces étranges biopic que Dupuis publie en bande dessinée. Ces albums au format moyen comprennent en effet une bande dessinée sur la moitié de ses pages puis ensuite une biographie illustrée de photos sur la seconde page. Ni vraiment une BD, ni vraiment une biographie digne d'un livre.

Heureusement, cet album là, dédié au personnage de Jean-Paul Goude, artiste du design et génie publicitaire, se démarque un peu du lot. En effet, pour une fois, sa partie bande dessinée ne paraphrase pas la biographie. Abordant certes de nombreux éléments de la vie de l'artiste, elle les présente à la manière d'une évocation onirique, un récit un peu abstrait où le personnage de Jean-Paul Goude évolue de saynètes en saynètes, d'idées en idées, discutant au passage avec ses oeuvres ou monologuant sur son état d'esprit artistique et un peu sur les motivations de son art. Ce récit dessiné se révèle tout de même un peu abscons, surtout si vous n'avez pas la chance de connaître déjà son oeuvre ou au moins d'en reconnaître des éléments croisés au détour de spots publicitaires ou d'évènements médiatiques.

La biographie qui suit remplit néanmoins son rôle en permettant de mieux comprendre tout cela et d'avoir un meilleur aperçu de son oeuvre, même si j'aurais apprécié davantage de photos de ses plus célèbres publicités. Il faut avouer que c'est à cette lecture que j'ai réalisé à quel point Jean-Paul Goude avait marqué de son incroyable imaginaire de si nombreuses images télévisées de ma jeunesse. C'est assez fou les idées artistiques variées et marquantes qu'il avait effectivement eues.

Je demeure cependant réservé une fois de plus sur l'intérêt d'un tel biopic. Comme pour les autres publiés par le même éditeur, on n'a ni tout à fait une BD, car ici le récit est trop court et un peu trop abstrait, ni tout à fait une biographie car il y a peu d'éléments de plus ici que ce qu'on peut en lire sur une encyclopédie en ligne comme Wikipedia. J'ai un peu de mal à saisir ce qui pourrait motiver à l'achat d'un tel album, à moins de vraiment être fan de l'artiste Jean-Paul Goude.

Nom série  Sale bête  posté le 20/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous des allures de bande dessinée jeunesse, Sale bête présente une dose non négligeable de politiquement incorrect voire d'un peu de trash qui la destine plus facilement à un lectorat plus âgé, au moins adolescent. Pour illustrer la chose, ma fille de 9 ans qui l'a lue avant moi m'a dit qu'elle avait bien aimé, ça oui, mais... "il y a des gros mots dedans !...".

Il faut dire que Bestiole, le hamster transgénique raté, est une vraie petite horreur qui n'a aucune autre idée en tête que de faire le mal et de se servir du monde qui l'entoure comme de souffre-douleurs permanents. Que ce soit à coups de vomissures, d'urine, de brûlures ou de complots à peine plus compliqués, il fait tout pour pourrir la vie de sa famille d'accueil.
Cela aurait pu être lassant si le scénario s'était contenté de tourner autour de cette seule idée mais l'horripilante petite bête se retrouve rapidement prise à son propre jeu et doit combiner pour sauver son petit mode de vie douillet.

Ce n'est pas à proprement parler hilarant mais c'est souvent drôle. C'est le genre de BD divertissante et plutôt originale qu'on lit avec le sourire. D'autant plus que le graphisme personnel et très plaisant de Krassinsky colle parfaitement à l'ambiance. L'humour parfois légèrement référencé et un peu malpoli feront peut-être hésiter les parents à l'idée de la faire lire à leurs jeunes enfants, mais pour les autres c'est une bonne lecture.

Nom série  Halmé  posté le 20/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hmm... Je suis un peu circonspect après lecture de cet album dont je n'ai franchement pas retiré grand chose.
J'apprécie le fait d'y évoquer la grand-mère de l'auteure, une part de sa vie, des histoires qu'elle racontait et l'amour que sa petite-fille lui portait. J'apprécie l'évocation partielle de la vie rurale coréenne à l'ancienne, avec ses rites et ses légendes. Mais tout cela est évoqué de manière beaucoup trop superficielle et trop décousue à mon goût. On est loin de Histoire couleur terre qui m'avait beaucoup plus touché sur des thèmes assez proches.
Le graphisme n'est pas non plus enthousiasmant. Trop simple le plus souvent, manquant à mes yeux de technique, il n'est pas laid mais ne me charme pas.
Quant à l'histoire, malgré une indéniable sincérité, elle est un peu ennuyeuse et surtout s'oublie très vite.

Nom série  Jérôme d’Alphagraph  posté le 18/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai longtemps été intrigué par cette série dont je ne comprenais pas vraiment le sujet ni l'ordre de lecture des tomes, les explications à son sujet se faisant rares. J'ai finalement eu l'occasion de la lire... mais pas dans sa totalité car j'avoue ne pas avoir accroché du tout. En définitive, j'aurais péniblement lu Jérôme d'Alphagraph et Jérôme et Sultana, avant de lâcher l'affaire...

De quoi s'agit-il à mes yeux ? D'une bande dessinée au ton original et libéré mettant en scène, dans un décor fantasmé de moyen-orient de début du 20e siècle, un petit personnage, Jérôme, passionné de littérature et de son métier plus ou moins inconstant, libraire. De ce que j'ai compris, l'auteur étant lui-même libraire, c'est largement de lui et de son rapport à l'art, à la vie et à son métier dont il parle.
Le graphisme est parfois très simple, concernant les personnages notamment, mais offre aussi souvent de très jolis décors soignés quoiqu'imaginaires à la manière de croquis. Un mélange d'esthétisme et de simplicité plutôt agréable même si je ne suis pas tombé sous le charme.
Ce sont des ouvrages mêlant petites aventures, discussions et monologues philosophiques, anecdotes d'un quotidien fantasmé, et réflexions sur la vie, l'écriture et la profession, voire parfois l'acte de foi, de libraire.

Le ton est sincère et souvent juste, mais je me suis quand même largement ennuyé. Je n'ai pas été touché, je ne me suis pas senti concerné. Je ne me suis attaché à aucun personnage pas plus qu'à l'ambiance de cette bande dessinée. J'ai donc eu du mal à m'y intéresser et à finir la lecture des deux seuls tomes que j'ai eu le courage de lire.

Nom série  L'Île de Hôzuki  posté le 09/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les couvertures de ce manga laissent croire à une histoire d'horreur. Même si le scénario se rapproche effectivement du survival-horror, l'Île de Hôzuki reste au final un récit réaliste, ce qui n'est pas du tout pour me déplaire.

L'intrigue est simple, un petit peu déjà vue dans le genre mais bien foutue, et elle tient en 4 tomes seulement. Comme dans beaucoup de récits de ce type, le lecteur peut parfois être un peu irrité par le manque de communication entre certains personnages, faisant perdurer de manière un peu trop pratique un certain suspense ou une méfiance entre protagonistes. Ce sont ainsi quelques deus ex machina et quelques facilités qui réduisent un peu la qualité de cet ouvrage. Sur la toute fin, par exemple, une toute dernière péripétie, tenant finalement en à peine 2 pages, aurait pu être évitée car elle fait vraiment trop cliché facile.

Le dessin, pour sa part, est de tout à fait bonne qualité. J'ai juste un peu tiqué sur l'abondance de fan-service, avec son lot de filles nues, en petites culottes ou en tenue moulante dévoilant des formes beaucoup trop rondes pour être naturelles. J'ai d'autant plus tiqué que l'une de ces filles n'a que 11 ans... mais cela fait aussi un peu partie du scénario donc je peux l'accepter.

Mais à part ça, ce fut une bonne lecture. Les personnages sont crédibles, les situations suffisamment réalistes, le lecteur est très bien tenu en haleine, et même avec les légères facilités citées ci-dessus on obtient au final un récit réaliste. J'ai notamment apprécié la conclusion où les protagonistes et l'auteur expliquent bien tout, ne laissant pas le lecteur sur une fin ouverte, trop facile et sans explication plausible comme dans beaucoup de mangas d'horreur et de fantastique. Tout se tient plutôt bien et c'est agréable.

Attention cependant, chaque tome de ce manga comprend en fin d'album une ou plusieurs histoires courtes n'ayant parfois rien à voir avec le récit principal. Je n'aime pas trop cet espèce de remplissage car au final j'ai le sentiment que la série aurait pu tenir en 3 albums juste un peu plus gros plutôt qu'en 4 avec ces bonus inutiles.

Nom série  Un an sans internet - Journal d'une expérience  posté le 08/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant de lire cet album, je croyais qu'il relatait une histoire vraie, une vraie expérience faite par l'auteur de se couper d'Internet pendant un an. Constatant rapidement à la lecture qu'il s'agissait d'une fiction humoristique, je fus à la fois un peu déçu mais aussi rassuré car je ne m'imagine pas, personnellement, pouvoir être coupé aussi longtemps du Net, du moins pas facilement au début. Un an sans Internet me parait désormais aussi difficile que deux ou trois semaines sans électricité.

Cette bande dessinée se révèle amusante sans être hilarante. L'idée de départ est bonne et amène quelques passages pleins d'humour, mais je n'ai jamais trouvé ça tellement drôle. Je crois que cela vient de préoccupations du personnage principal un peu différentes des miennes. Autant perdre Internet pour ne plus avoir de mails, de contacts sur les forums ni de recherche d'information me ferait très mal, autant je me fiche des blogs et des séries télé qui semblent bien faire partie de ses besoins principaux, presque vitaux.
Le dessin, pour sa part, est simple et agréable.

Comme dit plus haut, je fus un peu déçu de l'aspect fictionnel de cette histoire. Les passages avec la firme qui finance l'opération et les crédits illimités du personnage principal brise le côté réaliste qui aurait pu être plus intéressant et plus touchant de cette expérience sans Internet. Je ne me suis pas senti assez impliqué ni émotionnellement proche pour trouver ça vraiment drôle.
Cela reste une agréable lecture, bien menée et souvent amusante. Et malgré un prix un tout petit peu élevé, j'en conseille sans problème la lecture.

Nom série  Wally Doyle et le Passe-Mémoire  posté le 05/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Wally Doyle et le Passe-Mémoire est une BD jeunesse au format intéressant et offrant au lecteur un conte assez original et plutôt sympathique.

L'album au format manga m'a un peu dérouté au départ mais il convient très bien à ce récit de 160 pages. Le dessin y est simple mais fin et agréable. La narration coule avec fluidité.
Et même si on y retrouve quelques lieux communs des récits pour enfants, son scénario présente pas mal d'originalités. Les personnages sont attachants, l'intrigue mignonne. J'ai néanmoins un peu tiqué sur le comportement de la mère du héros, mais cela fait aussi partie de l'originalité de cette histoire assez surprenante sur ce point précis.

Pour le reste, c'est un récit qui se lit bien, agréable pour les parents comme pour les enfants. Il ne marquera sans doute pas tellement ma mémoire, mais ce fut une bonne lecture.

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