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... a posté 4883 avis et 1889 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Mauro Caldi  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série qui m'a agréablement surpris.
Elle m'a surpris car je n'en avais presque pas entendu parler. Pour tout dire, j'imaginais même que Mauro Caldi était le nom d'un auteur de BD italien et non pas d'une oeuvre et de son personnage éponyme.
Le graphisme est dans le style de l'école Marcinelle, une ligne presque claire et très agréable. Même si ce type de dessin est généralement utilisé pour des séries tous publics, celle-ci est assez réaliste et n'hésite pas à présenter quelques morts violentes. Le ton reste néanmoins relativement léger.
Nous sommes placés dans un agréable décor d'Italie des années 50, avec un héros un peu naïf mais passionné de voiture et prêt à tout pour devenir pilote de course officiel. Il sera néanmoins confronté à de dangereuses magouilles mafieuses dont il se tirera plus ou moins bien.
Il s'agit là d'un bon divertissement, pas véritablement marquant mais dépaysant, doté d'un bon dessin, faisant passer un moment plaisant et suffisamment réaliste pour plaire aux adultes comme aux adolescents.

Nom série  Feuille de chou  posté le 26/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Joann Sfar a fait participer ses copains autant qu'il le pouvait à son film : peintures, dessins, petits rôles de figurants, etc... Classique pour un réalisateur qui a les mains libres. Et c'est donc à Mathieu Sapin, qui partage ou partageait avec lui son atelier BD à ce que j'ai compris, qu'il a confié le making-of de son film version carnet dessiné. Ne restaient plus ensuite qu'à son autre ami, Lewis Trondheim à la tête de la collection Shampoing, de publier cet ouvrage et le vendre. Copinage, certes, mais si le rendu est valable, pourquoi pas ?

C'est en effet intéressant de suivre de cette manière les derniers préparatifs d'un film et son tournage, pour le premier tome, puis sa post-production et sa campagne promotionnelle pour le second tome. Il y a en effet beaucoup à raconter, surtout sur un film aussi particulier que le biopic de Serge Gainsbourg et avec un réalisateur à la fois débutant et excentrique comme Sfar.
Mathieu Sapin nous raconte tout ce qu'il voit, tout ce qu'il entend, tout ce qu'il comprend même s'il est loin d'être expert en cinéma. On découvre donc des rouages multiples, de très nombreux personnages et métiers, des anecdotes parfois étonnantes ou amusantes.
C'est instructif...

Malheureusement, ce n'est pas passionnant. Je pense que cela tient à la manière dont c'est raconté. Le ton est morne, assez ennuyeux. Mathieu Sapin cherche à recueillir les anecdotes les plus marquantes, les faits les plus drôles, mais rien de vraiment parlant ne ressort. On sent qu'il galère un peu et, quand les anecdotes viennent, elles paraissent un peu artificielles ou racontées après coup. On est loin de l'humour et de la clarté narrative d'un Guy Delisle ou encore loin de la poésie et de la dérision d'un Trondheim par exemple. Bref, je me suis un peu ennuyé.
D'autant qu'après un début un peu laborieux où il ne se passe pas grand chose mais où l'auteur explique les choses assez clairement, le rythme s'accélère tandis qu'il prend ses aises avec l'équipe du tournage. La narration devient assez confuse, comme un carnet où se retrouvent pêle-mêle des bouts d'images et de dialogues qui ont nettement plus de sens pour l'auteur et les personnes concernées que pour les lecteurs de la BD.
Et puis il y a aussi le dessin de Mathieu Sapin que je n'aime tout simplement pas. Surtout que la majorité des planches sont dans un style volontairement Carnet de Croquis, avec ratures et essais au menu, et bien sûr très peu de soin dans l'encrage. D'autant plus qu'il utilise une colorisation "à la Sfar" (celles que ce dernier utilise depuis Klezmer) que je trouve assez moche.

Je ne rejette pas cette BD car je l'ai trouvée instructive et assez intéressante, mais je n'ai guère pris de plaisir à sa lecture et je n'en conseille donc pas l'achat à moins d'avoir adoré le film, d'avoir participé à ce tournage ou de vouloir à tout prix vous renseigner sur l'aspect d'ensemble de l'élaboration d'un film quasiment de bout en bout.

Nom série  Spider-Man et les héros Marvel  posté le 24/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série, éditée par Panini tout au long de 2009, reprend un ensemble de récits Marvel publiés depuis la fin des années 60 à nos jours. Ils sont issus aussi bien des périodiques véritablement dédiés à Spider-Man que de ceux d'autres héros. Le thème commun est celui du cross-over entre l'Araignée et d'autres grands héros de Marvel. Comme les titres des albums l'indiquent, on y retrouvera successivement Wolverine, Daredevil, Hulk, les Fantastic Four, Captain America ou encore les X-Men...

Les épisodes présentés dans chaque tome ont été choisis pour leur côté aussi représentatif que possible. Le choix est obligatoirement subjectif. Certaines histoires sont effectivement bien vues et instructives sur les relations entre Spider-Man et tel ou tel héros. Mais il y a également quelques épisodes qui semblent n'avoir été choisis que pour leurs tailles permettant de boucher un trou entre deux histoires ou remplir le nombre de pages jusqu'à la fin de l'album.

Le graphisme est très différent d'une histoire à la suivante. En effet, on y trouve aussi bien le trait académique des comics du début des années 70 que le dessin anguleux de John Romita Jr ou encore le dessin moderne des années 2000. Globalement, le tout est de bon niveau et agréable.

J'aime ce genre d'histoires cross-over où les univers des uns rencontrent ceux des autres, même si les rencontres entre héros Marvel ne sont pas rares puisqu'ils ont presque tous tendance à vivre du côté de New York et que l'éditeur aime à les faire agir ensemble pour faire plaisir aux lecteurs. Celles-ci sont d'autant plus plaisantes que le personnage de Spider-man est charismatique, notamment avec l'humour quasi permanent de ses dialogues.
Néanmoins, ces histoires là ne sont pas vraiment marquantes. Même si leur niveau est sensiblement différent d'un tome à l'autre, d'un cross-over à l'autre, il ne s'agit pas du meilleur de ce que Marvel peut offrir. Il y a parfois trop de facilités ou des rebondissements artificiels. Certaines histoires s'oublient même aussi vite qu'elles sont lues.

J'ai quand même pris plaisir à lire ces albums, à découvrir ou redécouvrir de vieilles histoires Marvel des années 70 et 80, à voir interagir le jeune Peter Parker avec de grands noms de l'univers Marvel. C'est amusant, intéressant et divertissant, sans être pour autant indispensable.

Nom série  Cap'tain Kucek  posté le 24/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous des airs de série de pirates, cette BD sort un peu du lot. D'abord parce que les pirates en question évoluent dans l'océan indien, entre Madagascar et Zanzibar. Ensuite parce qu'en trame de fond, il y a la recherche de l'héritier perdu d'une région germanique en passe de tomber sous la coupe d'un tyran. Nous suivons donc en parallèle un capitaine pirate un peu looser et son brave et intelligent second noir d'un côté, et d'un autre côté deux clercs de notaire dont on devine que leur quête les mènera évidemment à rencontrer les premiers.

Le dessin est le même que celui dont Olivier Pont a fait preuve sur cette série de BD humoristiques, avec Jim au scénario, qui a eu beaucoup de succès en supermarché, à savoir La Honte. C'est un dessin très dynamique, humoristique, assez virtuose tant le trait parait à la fois lâché et maîtrisé. Je le trouve très bien foutu mais il ne me satisfait hélas pas. En effet, je trouve qu'il manque de soin dans les détails et que les décors sont trop souvent réduits au strict minimum. J'ai l'impression de ne pas en avoir suffisamment pour me satisfaire. Dommage même si ça n'a rien de rédibitoire.

L'histoire quant à elle est relativement légère mais plaisante. Les deux premiers tomes sont dans une veine de récit d'aventure et de piraterie dans les mers du sud, avec pour ennemi un dangereux sultan et un fourbe flibustier, tandis que le dernier tome a pour décor cette région germanique enneigé dont Kucek pourrait être l'héritier. Le ton est à un mélange d'aventure et d'humour même si ce dernier m'a simplement amusé sans vraiment me faire rire. C'est agréable quoique parfois un peu facile surtout concernant le dernier tome.
C'est une BD qui dépassera sans doute difficilement le domaine du simple divertissement pour ses lecteurs mais elle fait passer un plutôt bon moment.

Nom série  Rébétiko  posté le 24/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas tellement enthousiaste avec cette BD car ce n'est pas le genre de récit qui me séduit vraiment.

C'est un pur roman graphique qui rend, de belle manière d'ailleurs, hommage à un type d'hommes assez rebelles, des musiciens grecs ayant amené leur culture de leur exil de Turquie dans les années 20, en but contre le gouvernement fasciste grec de 1936 qui voit en eux une atteinte à son état d'esprit strict et nationaliste.
Nous sommes donc placés dans un décor géographique et historique original et c'est ce qui m'a intéressé dans cette lecture. J'ai en effet découvert une musique, le Rébétiko, mais surtout une population, ces turcs chrétiens orthodoxes exilés à Athènes suite à une défaite grecque à Smyrne en 1922. C'est tout un état d'esprit qu'ont ces Rébètes, en but contre le gouvernement grec, n'hésitant pas à transgresser des lois qu'ils estiment contraignantes et à ne pas trahir leur volonté de liberté. C'est cette partie du récit qui est bien rendue ici, avec des protagonistes aux fortes personnalités.

Mais à côté de ça, je dois dire que je ne suis pas fan de ce genre de roman graphique où l'auteur semble fasciné par des personnages à l'esprit rebelle auxquels je n'accroche pas. J'ai eu un peu de mal à les trouver attachants, ces musiciens, de même que j'ai eu du mal à comprendre leur comportement un peu nihiliste et l'arrogance que leur apporte la confiance absolue en leur musique.
Le dessin non plus ne m'a pas vraiment séduit même s'il est de bon niveau. Je ne le trouve pas beau ni très agréable.

Hormis le côté instructif, je n'ai donc que moyennement apprécié cette lecture qui m'a appris des choses, m'a permis de découvrir les Rébètes et le Rébétiko, mais ne m'a pas apporté beaucoup de plaisir de lecture.

Nom série  L'Ecole emportée  posté le 02/02/2005 (dernière MAJ le 22/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un avis mitigé sur ce manga.

Quand je l'ai découvert, c'est son format qui avait attiré mon attention : c'était la première fois que je voyais un manga aussi petit tout en ayant autant de pages. C'est vrai que la couverture est carrément moche. Mais le dessin à l'intérieur ne me plait pas beaucoup plus. Il est très désuet, viellot avec ses personnages raides aux expressions figées.
D'ailleurs, le côté démodé de ce manga s'affirme dans l'un des dialogues où les enfants déclarent haut et fort qu'une fille ne peut pas être élue chef car une femme est faite pour donner la vie et veiller sur les enfants donc elle a par nature un point de vue limité... Et tous les jeunes japonais d'acquiéscer comme si c'était une évidence...

Quant au scénario, c'est le genre de récit qui va complètement dans le fantastique et qui attise par nature ma curiosité, un scénario à la "Au-delà du réel" à la crédibilité très relative mais qui n'hésite pas à aller à fond dans son déroulement et de ses rebondissements. Ca me fait beaucoup penser à du Stephen King : un groupe de personnes se retrouvent confrontés à une situation surnaturelle et doivent s'organiser face à ça, entrainant des confrontations, des situations psychologiques diverses, des engueulades, des peurs, des accidents, des meurtres, etc... C'est d'ailleurs assez violent... suffisamment souvent pour parler de gore gratuit par moments...
Ccomme dans beaucoup de ces intrigues SF-Fantastique en partie apocalyptique, on retrouve à toute vitesse des comportements complètement aberrants chez les protagonistes : coups de folie, changements complets de personnalités, personnages qui révèlent soudainement des psychopathies effarantes... A cela s'ajoutent de grosses invraisemblances et des ficelles scénaristiques énormes. Malgré quelques explications qui tiennent plus ou moins la route, l'ensemble de l'intrigue se révèle quand même sans aucune crédibilité. On sent trop les péripéties artificielles qui s'alignent les unes après les autres et se font oublier une fois résolues.

Malgré ces défauts et cette invraisemblance, à partir du tome 2, je n'ai plus décroché du récit jusqu'à la fin de la série. Cela se lit bien, les rebondissements tiennent en haleine, il y a quelques messages pas idiots sur l'écologie et la société... Certes, le manque de crédibilité et la facilité de certains passages m'ont fait grincer des dents, quelques scènes sont même particulièrement ridicules, mais j'ai quand même passé un long moment de divertissement pas désagréable.
Alors pourquoi pas en conseiller la lecture ? Pour l'achat par contre, il faut vraiment être fan du genre...

Nom série  Bakuman  posté le 21/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai commencé par tiquer au début de ce manga. Et ce pour plusieurs raisons...
D'abord, j'avoue que les derniers tomes de Death Note m'avaient un peu gavé du style du couple Obata/Ohba. Du coup, quand Bakuman s'entame avec des personnages au look de jeunes adolescents cools qui en remontrent aux adultes, avec un intello beau et assez surdoué (le scénariste Takagi) et un autre surdoué excentrique et monomaniaque (le rival Eiji Niizuma), j'ai cru à un remake de la confrontation Light Vs L. Heureusement, les personnages se révèlent nettement plus crédibles et appréciables par la suite.
Autre souci, les valeurs japonaises rétrogrades qui sont affichées clairement durant le premier tome. Passe encore les deux héros qui s'adonnent à fond à fond à fond à leur passion car "le japonais doit sacrifier toute sa vie à sa passion, son oeuvre, son honneur" au détriment de tout ce qui les entoure, famille, études et même l'amour qui est remisé en toile de fond, en carotte pour le vainqueur quand il aura atteint son but dans de nombreuses années. Belle abnégation... Les jeunes japonais de nos jours sont vraiment comme ça ?
Mais alors par contre, le coup du discours sur la femme parfaite à la japonaise, l'héroïne qui est belle par nature parce qu'elle est naturellement discrète et soumise, naturellement parfaite car son objectif de vie est de devenir un jour une épouse attentionnée... Cela aurait pu passer si ce n'était que suggéré, mais là c'est clairement écrit et cela sert de support à une grande base de l'intrigue. Hum...

Malgré ces réticences initiales, j'ai néanmoins fini par fortement accrocher au récit.
D'abord parce que le dessin est assez excellent, techniquement parlant.
Ensuite parce que le scénario est assez spécial car il ressemble en grande partie à une découverte du monde de l'édition manga, sa création, ses astuces, ses habitudes, son fonctionnement. C'est instructif. Même pour quelqu'un qui, comme moi, connait un peu les bases de ce milieu, il y a beaucoup à apprendre, des anecdotes, des petites spécificités, des raisonnements logiques.
Parallèlement à cet aspect éducatif plutôt bienvenu, on découvre au fil des pages une trame de véritable shonen, avec des jeunes attachants, pleins de compétences à développer qui vont partir de rien, évoluer, passer des épreuves (prix, publications, etc...) et se confronter à un rival tout aussi ambitieux qu'eux au caractère fantasque et arrogant qu'on se plait à détester.

Du coup, arrivé à la fin du second tome, j'étais franchement désireux de savoir la suite non seulement pour suivre les aventures de ces deux futurs mangakas mais aussi pour découvrir plus en profondeur l'univers de l'édition manga.

Nom série  Petit Pierrot  posté le 20/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée se compose de petites planches à l'italienne comprenant 2 à 4 cases ou une grande image en une page. Etant relativement peu bavarde, elle se lit donc vite.
Mais elle vaut surtout par la beauté de son dessin. Le trait est vraiment agréable, dynamique et mignon. Les couleurs sont également très belles.
Quant au contenu, ce sont des petites séquences d'humour et de poésie. Un enfant rêveur, amateur d'imaginaire et de la lune comme son prénom l'indique. A ses côtés, son meilleur ami, un escargot intello qui parle et tempère son côté lunatique. Le ton est un peu naïf, un peu... gentil. Je n'ai trouvé ça ni vraiment drôle ni très touchant, mais c'est mignon et cela m'a régulièrement fait sourire.
Et comme le graphisme est vraiment sympa, cela peut en valoir l'achat.

Nom série  Panique organique  posté le 19/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Panique organique est un divertissement humoristique sur deux bactéries de l'estomac qui partent faire un voyage dans le corps humain à bord d'un sous-marin de poche. C'est assez délirant tout en étant à moitié instructif, à condition de s'y retrouver un peu quand même. Nos deux compères, Pistou et Chimou, visitent les reins, manquent de provoquer un calcul rénal, remontent jusqu'aux aisselles juste au moment où la puberté engendre des testostérones qui provoquent la pousse des poils, se font repérer par le cerveau qui, justement, appréhende comme il peut cette fameuse arrivée de la puberté, et redescendent poursuivis par des milliers d'anticorps.
Le dessin est simpliste, pas très engageant mais pas désagréable. Le ton oscille entre l'aventure naïve, un peu enfantine, et une part d'humour que les adultes sont plus à même d'apprécier. Le public cible est donc assez mal déterminé et la notoriété de cette BD a probablement dû en souffrir.
J'ai trouvé cette lecture plaisante mais manquant un peu de rythme. Je n'y ai pas trop accroché même si certains passages sont amusants.
Pour un mélange d'humour et de propos éducatifs, je préfère nettement le blog de l'auteur : Tu mourras moins bête.

Nom série  La Nouvelle frontière  posté le 25/12/2006 (dernière MAJ le 18/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après un premier tome introductif qui m'a laissé un peu sur ma faim, les 2 tomes suivants donnent vraiment toute sa substance à ce récit qui se révèle vraiment excellent, l'un des meilleurs dans le domaine des Super-Héros DC à mes yeux.

La Nouvelle Frontière est une revisite des héros les plus connus de l'univers DC, une revisite de plus, peut-être, mais parfaitement construite et formidable à lire pour quelqu'un comme moi. Il s'agit de faire le lien entre l'époque du Golden Age des Comics (les premiers super-héros, ceux publiés lors de la seconde guerre mondiale) et le Silver Age (quand une grande partie des anciens super-héros avait disparu et que seuls quelques grands noms étaient restés et accueillaient de nouveaux héros un peu plus modernes). Les connaisseurs de l'univers DC Comics et de son histoire seront heureux de la façon logique et à la fois novatrice et respectueuse avec laquelle la transition est faite, expliquant l'abandon ou la mort des anciens héros, l'apparition des nouveaux et comment ceux-ci vont se rencontrer et devenir ce qui allait s'appeler la Ligue de Justice Américaine (JLA).

Le récit se place dans le contexte d'après la Seconde Guerre Mondiale, sur une Terre où les Super-héros sont connus mais plus ou moins rendus illégaux par la loi fédérale des USA à l'exception de ceux qui se soumettent au gouvernement (oui, cela rappelle Watchmen mais ce n'est qu'un gage de qualité de plus à mes yeux). L'ambiance de l'époque est rendue de belle manière, rappelant un peu les meilleurs moments de Pin-up ou d'autres récits un peu rétro.

Le dessin est très sympa, quelque part entre les vieux classiques style Milton Caniff et le trait de certains comics modernes, celui un peu carré et épuré. Il est en outre rehaussé par de très bonnes couleurs, assez originales, qui rappellent elles aussi l'aspect rétro de l'histoire.

Mais c'est surtout le scénario qui est bon.
Comme dit plus haut, le premier tome laisse un peu le lecteur dans l'expectative. A la manière de différentes scénettes ou histoires courtes, il nous met en présence de nombreux personnages et lieux, dont certains super-héros ou héros DC en devenir que nous reconnaissons et d'autres personnages, simples humains courageux et héros réalistes donc, qui semblent soit inventés soit issus des récits d'aventure de l'époque. Cet ajout de personnages, agents secrets, aviateurs d'élite et autres inventeurs, sans aucun pouvoir mais côtoyant les super-humains dans leur combat pour la justice, m'a paru à la fois réaliste et intéressant. Seul soucis, cette introduction de tous ces personnages inconnus sur lesquels on ne sait pas poser de références pré-existantes, rend un peu obscur le premier tome.

Puis, au milieu du 2e tome, tous les éléments mystérieux s'imbriquent d'un coup et forment alors ce qui est amené à devenir une intrigue vraiment bien construite et sympathique. Je me suis retrouvé captivé, comme devant un très bon livre à suspens dont les ingrédients s'enchaînent parfaitement pour attirer inexorablement le lecteur vers leur résolution.
Le tout pour mener à un final à la manière d'un film comme Independance Day, les gros défauts en moins (pas de drapeau américain où que ce soit par exemple, même si le discours assez "Rêve Américain" est présent un peu partout mais nettement plus digeste). Ce final, un peu grand spectacle mais digne d'une conclusion grandiose au récit, permet de nouveau de joindre tous les éléments du récit dans un tableau où chacun a sa place et où tout permettra de mener à la création de l'univers DC tel qu'on le connaît actuellement.

L'épilogue, s'accompagnant d'un discours inspiré de J.F. Kennedy, rappelle à la fois le côté Rêve Américain du récit mais aussi la façon dont les super-héros, chantre de l'espoir et du manichéisme, s'insèrent désormais dans un monde où rien n'est plus aussi blanc et noir qu'à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale.

Une lecture excellente, un très bon scénario, une ambiance rétro tout à fait réussie : une lecture qui séduira tous les amateurs de l'univers DC et de comics de talent.

Nom série  Spawn/WildC.A.T.S  posté le 17/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce n'est qu'après avoir refermé cet album que j'ai découvert qu'Alan Moore était sensé être le scénariste de ce... truc ? Ce n'est pas possible. Ce doit être un homonyme. Ou alors il a seulement vendu le droit d'utiliser son nom et le dessinateur s'est débrouillé seul... Car c'est vraiment de la bouillie commerciale indigne de l'auteur de Watchmen, un gros prétexte bidon pour mélanger deux licences aux succès relatifs.

Spawn déboule comme un chien dans un jeu de quilles dans l'univers des WildC.A.T.S de Wildstorm. Rien ne l'explique en tant que tel, on apprend juste que lui avait vaguement entendu parler d'eux, tandis qu'eux le prenait plus ou moins pour un mythe. Crédible... Et cette médiocre crédibilité sera encore plus entamée quand se mettra en place à vitesse grand V un scénario bien incohérent de héros venus du futur chercher du renfort pour combattre un méchant dictateur qui serait la version du futur de Spawn lui-même.

Tout au long de cette histoire, une seule chose a retenu un peu ma curiosité : voir s'il y avait une raison expliquant pourquoi le personnage de Spawn pouvait devenir aussi démoniaque que le tyran qu'on nous décrit dans ce futur apocalyptique. Et au final, de raison, il y en a une mais elle est aussi farfelue, artificielle et superficielle que le reste de l'intrigue.
A part ça, on a un scénario complètement bourrin. Des combats à répétition, des dialogues souvent idiots et une trame aussi épaisse qu'une feuille de papier. Le dessin lui-même est de trés faible qualité, tant sur les décors que sur les personnages qui sont ultra-formatés et sans substance. Qui plus est, hormis sur la toute fin où l'on retrouve un petit peu le personnage de super-héros martyr qu'est Spawn, ce dernier jouera les faire-valoir à moitié idiot pendant tout le reste du récit.
Un exemple de cross-over raté auquel j'aurais aimé ne pas voir accolé le nom d'Alan Moore.

Nom série  Sarah  posté le 07/05/2008 (dernière MAJ le 16/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà la nouvelle série scénarisée par Christophe Bec, scénariste prolixe s'il en est depuis quelques ans. On y retrouve aussitôt l'ambiance qui est propre à la majorité de ses oeuvres, une ambiance relativement proche des films américains à suspens, aux intrigues sombres où le fantastique peut surgir à chaque instant.

Même au niveau du dessin, Christophe sait s'associer à des auteurs dont le style rappelle un peu le sien. Ici, Stephano Raffaele, déjà auteur de Fragile, a un trait réaliste qui s'apparente à certains comics polar ou dark fantastic. Pas toujours très clairs en ce qui concerne les visages des personnages, il se révèle cependant très vite efficace et agréable.

Quant au récit, il rappellera par bien des aspects les trames de films d'horreurs à l'américaine : une famille qui s'installe dans une maison reculée dans la forêt, aux abords d'une petite ville aux habitants étranges qui semblent tous cacher un secret inavouable. Et voilà qu'une créature dangereuse rôde dans l'obscurité de la cave de ces nouveaux venus.
Un tel scénario me laisserait assez indifférent, je l'avoue, car n'apportant rien de neuf et n'étant pas en mesure, tel que raconté ici du moins, de faire monter l'angoisse en moi.
Mais si je n'ai pas été effrayé par ma lecture, j'ai néanmoins été troublé, ma curiosité attisée. Car l'intrigue horrifique n'est pas tout. Il y a quelque chose d'étrange concernant l'héroïne elle-même. On apprend rapidement qu'elle a subi d'atroces humiliations dans sa jeunesse et qu'elle en est restée plus ou moins schizophrène, parlant dans sa tête à une certaine Kelly dont on apprendra plus tard qui elle est. L'atmosphère l'entourant est glauque, tout aussi glauque que l'abominable description de ce qu'elle et d'autres enfants ont dû endurer lorsqu'elle avait six ans.
Mais tout cela entraîne le doute sur tous les évènements qui l'entourent : est-ce une trame banale d'horreur ou est-ce que tout cela ne serait pas lié à elle, à son esprit troublé ? Quel lien y a-t-il entre elle et la créature de la cave ?

Le ton de cette BD est clairement noir, voire rebutant dans certaines scènes. Mais l'ambiance est assez troublante et a su m'intéresser, suffisamment en tout cas pour que je veuille vraiment en savoir plus et lire la suite.

Ajout après lecture du tome 2 :
Je baisse ma note car le second tome de cette série m'a déçu.

Ce qui avait plus ou moins attisé ma curiosité au départ se révèle ici au grand jour et fait preuve d'une banalité assez affligeante. On se retrouve dans le cadre de ce que je rapprocherais d'un film d'horreur de série B, avec tous les poncifs du genre : un décor perdu, un village peuplé de rednecks vivant en communauté fermée qui cache un secret inavouable de génération en génération, une bonne poignée de déséquilibrés parmi eux, des monstres tueurs d'hommes qui sortent du bois et bien évidemment des victimes les unes après les autres dont les immanquables campeuses de passage.

Ce ne serait pas un souci si c'était bien raconté mais c'est là que j'ai le plus tiqué. Entre le goût du morbide facile, le passé traumatisé de l'héroïne enlevée par un pédophile, cet hopital glauque abandonné, l'horrible amas de graisse qu'est la femme du voisin, l'enfant difforme, etc... auquel s'ajoute la narration embrouillée de Chistophe Bec qui adore toujours autant accumuler les scènes et les péripéties surnaturelles décorrélées les unes des autres et qu'on croirait à chaque fois extirpées de tels ou tels films ou séries télé américaines.
Et il y a surtout une suite de deus ex machina, de grosses ficelles du scénariste qui m'exaspèrent et accentuent encore davantage le côté artificiel et bâti de toutes pièces du récit. Le moment le plus typique du genre étant l'accident du mari de Sarah dont la voiture tombe pile sur un arbre sorti dont ne sait où au milieu d'une falaise titanesque sortie de je ne sais quelle géologie.
Franchement, ce n'est pas ma came et arrivé au milieu de ce second tome, je me suis mis à m'ennuyer pour de bon.

Nom série  Nodame Cantabile  posté le 13/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de finir de lire les 9 premiers tomes de cette série. Je les ai trouvés originaux, intéressants, parfois amusants, mais j'avoue que j'attendais un peu mieux de ce manga.

Nous nous plaçons dans l'univers des étudiants en musique. La trame de l'intrigue joue sur les relations entre les deux personnages principaux, au début une simple relation de voisinage ambigüe dont on devine aisément qu'elle va se transformer tout doucement en amour sincère.
Shin’ichi Chiaki est un beau jeune homme, surdoué dans tous les domaines musicaux, très travailleur et très consciencieux, séducteur involontaire de toutes les femmes qui l'entourent mais assez taciturne et traumatisé au fond de lui-même.
Face à sa rigueur presque austère, Megumi Noda est plus que fantasque. Instable et bordélique, elle oscille entre crises de déprime et d'infantilisme aigu. Mais comme Chiaki, elle est folle de musique et, même si elle a toutes les peines du monde à déchiffrer une partition, elle est capable d'interpréter presque toutes les musiques qu'elle a entendues un jour et elle affectionne tout particulièrement l'improvisation et la création personnelle. Et surtout Nodame la fofolle est complètement éprise à sa manière de Chiaki.
Nous allons donc suivre ces deux-là mais également tous les étudiants et les musiciens qui vont les approcher et travailler avec eux, durant quelques-unes de leurs années d'étude puis le début de leur carrière. Et nous observerons ainsi leur évolution musicale aussi bien que sentimentale.

Les personnages sont originaux et plutôt attachants.
Malgré tout, moi qui pensais adorer le caractère excentrique de Nodame, je ne m'y suis pas vraiment retrouvé avec elle. J'ai trouvé un peu artificiel son caractère parfois enfantin parfois dépressif. N'arrivant pas à la cerner et ne la trouvant pas naturelle, je ne suis pas tombé sous son charme comme je l'aurais souhaité.
Du coup, je me suis surtout intéressé à Chiaki, l'intrigue tournant d'ailleurs essentiellement autour de lui au final. Et avec lui, le scénario devient un peu la success story d'une étoile montante de la musique. C'est intéressant, bien mené, parfois assez prenant, mais pas totalement captivant.
Je m'attendais aussi à davantage d'humour. Certes Nodame est amusante avec son comportement et ses expressions bizarres ("Mukkiiiii !", "Gabooo !", ...), certes les déboires d'un Chiaki qui ne demande pas de tant plaire aux filles amènent parfois le sourire, mais je me suis un peu ennuyé sur la partie humoristique de ce manga.

Ce fut donc une lecture plaisante pour moi et qui m'a donné envie de réécouter de la musique classique pour en apprécier plus distinctement les finesses. Je me suis suffisamment attaché aux personnages pour souhaiter suivre un peu encore leurs aventures, d'autant plus qu'à partir du tome 10, j'ai bien envie de les voir évoluer dans Paris. Mais je n'ai pas été totalement accroché et je n'ai pas plus hâte que ça de lire les tomes suivants.

Nom série  L'Amourir  posté le 08/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Amourir, comme son nom l'indique en partie, est une histoire d'amour dans le contexte compliqué d'une rébellion contre une dictature totalitaire. Ce genre d'intrigue, surtout associée à un décor fictif qui rappelle partiellement la Russie et ses goulags, n'est pas particulièrement originale. On peut citer un certain nombre d'oeuvres similaires, notamment dans le domaine de la BD récente avec par exemple Dimitri Bogrov ou Le Désespoir du Singe.

Le scénario de celle-ci est assez alambiquée mais, une fois mise bout à bout, l'intrigue se tient bien et est intéressante. Le dessin est de belle qualité, fluide et agréable. Bref, malgré une trame sans grande originalité, ça aurait pu être une BD très appréciable.

Le vrai soucis, à mes yeux, tient dans la narration. L'auteur utilise trop le système de l'analepse à mon goût, revenant régulièrement en arrière pour dévoiler au lecteur des pans du passé du héros mais oscillant également d'avant en arrière dans la chronologie de l'intrigue elle-même. Je me suis perdu parmi les nombreuses périodes temporelles, et les sauts de l'une à l'autre sont parfois abrupts. Quand on s'accroche, tous les morceaux du puzzle s'emboitent correctement (à part la période de ce Kirk Walker initial qui reste plus ou moins mystérieuse à mes yeux), mais ce fut une lecture assez laborieuse qui ne m'a pas apporté vraiment de plaisir.
Qui plus est, la voix off est trop présente et bavarde à mon goût. Elle est d'autant plus agaçante qu'on ne sait pas vraiment, au départ, depuis quelle époque de l'intrigue elle s'adresse au lecteur.

Bref, malgré un graphisme agréable et un scénario qui tient la route une fois assimilé, je n'ai pas pris de réel plaisir à la lecture de cet album. Peut-être une question du goût tenant davantage à la forme du récit qu'à son fond.

Nom série  Après l'Incal  posté le 27/11/2003 (dernière MAJ le 07/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant vraiment beaucoup aimé L'Incal et Avant l'Incal, je ne suis hélas pas convaincu par Après l'Incal.
On y retrouve le bon dessin de Moebius mais gâché par la mise en couleur informatique qui rend le tout impersonnel et froid.
On y retrouve le monde de l'Incal, mais entâché de ce mysticisme sans cesse croissant de Jodorowsky qui était déjà présent dans toutes ses oeuvres, mais qui est de plus en plus exagéré dans ses derniers scénarios.
Pour le moment, l'histoire d'Après l'Incal ne présente pas ce fond de réalisme que je trouvais à l'Incal et Avant l'Incal : ça ressemble plus à un gros cauchemar sans consistance ni réalité. Et résultat, je n'accroche pas vraiment.

Alors j'attendais de voir la suite. Mais je sais maintenant qu'elle ne paraitra jamais telle quelle mais sous la forme de la reprise de la série avec un autre dessinateur et un scénario légèrement modifié par Jodorowsky. Ce sera désormais avec Final Incal, plus convaincant, que l'on suivra la suite des aventures de John Difool.
Alors, à part par curiosité ou pour comparer avec Final Incal, vous pouvez oublier Après l'incal.

Nom série  Happy!  posté le 05/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur la base de la réputation de l'auteur et de ses oeuvres comme Pluto et 20th Century Boys que j'ai beaucoup aimées, je partais sur un plutôt bon à-priori pour cet album. Mais de nombreuses choses m'ont agacé en cours de lecture et ne me donnent qu'une envie mitigée de lire la suite.

Premier mauvais point, le concept de base de l'intrigue. Cette histoire de soeur obligée de rembourser la dette de son frère et de yakuzas prêts à la vendre à un bordel m'a énervé. En tant qu'occidental, ça me parait totalement aberrant, d'une part, de s'engager totalement et d'engager aussi la vie de ses jeunes frères et soeurs pour rembourser la dette titanesque d'un grand frère inconséquent qui a fui ses responsabilités, et, d'autre part, d'accepter ainsi que des petits yakuzas soient prêts à vous vendre comme prostitutée comme si c'était une conséquence normale et sans chercher à alerter la police. S'il n'y avait une pointe d'humour dans ces passages-là, je trouverai ça assez révoltant. J'espère qu'il ne s'agit que de fiction et que la société japonaise n'est pas aussi passive sur de tels agissements. D'ailleurs le fait de tourner en ridicule les deux petits malfrats au point de finalement les rendre attachants me parait aussi un peu choquant. C'est à nouveau comme si ce n'était pas bien grave de vendre des innocentes comme du bétail soumis.
Après ça, d'autres points m'ont encore un peu agacé.
Il y a par exemple la haine viscérale de la mère Ohtori envers la jeune Miyuki qui ne l'a même jamais vue de sa vie et le fait que, parce qu'elle est très riche, tout le monde convient, et Miyuki la première, que c'est "la faute à pas de chance" mais qu'il faut bien accepter que la pauvre petite peut bien crever la bouche ouverte, personne ne l'aidera.
Il y a aussi ce passage où les petits frères et soeurs de Miyuki font, sans raison, des conneries sans précédent et à répétition dans la demeure de la vieille : ça m'a paru aussi artificiel que franchement lourdingue.

Alors certes quand je passe outre ces points subjectifs qui n'ont peut-être énervé que moi, le reste du récit est assez sympathique. Le dessin est bon, la narration aussi et le récit est plutôt bien mené. Bon, on peut s'étonner de voir l'héroïne aussi incontestablement forte au tennis et avoir fait le choix, encore une fois typiquement japonais, de mettre sa carrière sportive incroyablement brillante de côté pour être une bonne ménagère soumise s'occupant consciencieusement de sa petite famille, mais on peut l'accepter puisque c'est expliqué par la mort de son père (la pauvrette est orpheline de père et mère, c'est encore une fois "la faute à pas de chance").
Donc malgré quelques agacements, l'histoire est assez divertissante.
Mais on est vraiment loin de la maturité dont l'auteur fera preuve par la suite sur ses oeuvres plus récentes.

Nom série  Juge Bao  posté le 05/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été séduit d'emblée par l'aspect de cette BD chinoise s'apparentant un peu aux lian huanhua, les bandes dessinées traditionnelles en Chine populaire, style auquel Nie Chongrui a beaucoup participé par le passé et dont Patrick Abry est amateur.

Le dessin réaliste en noir et blanc est très élégant. Vraiment beau au premier coup d'oeil, il s'avère hélas un petit peu figé en terme de narration graphique. Les visages, photo-réalistes et probablement issus de modèles posant pour l'auteur, ont souvent l'air un peu déconnecté du reste des corps. En outre, leurs expressions ont régulièrement l'air sur-jouées ou en désaccord avec la tournure du récit et des dialogues.
C'est dommage car hormis ces reproches, les albums du Juge Bao sont de véritables régals pour les yeux.

C'est d'ailleurs presque le seul graphisme qui me conduit à conseiller ces bandes dessinées. Car même si les récits pouvaient être très prometteurs, ils me sont apparus légèrement décevants.
J'ai été ravi de suivre les enquêtes classiques d'un juge-enquêteur dans le décor réaliste de la Chine historique. C'est très instructif sur une civilisation très belle et organisée alors qu'à la même époque les européens s'entretuaient et mouraient dans la misère et la superstition.
Mais les enquêtes ne se révèlent pas très passionnantes à mon goût, assez convenues dans l'ensemble. Et la narration manque parfois un peu de clarté.
Ce fut donc une lecture plaisante mais moins marquante que je l'aurais espérée. Mais comme le prix des albums est très correct compte tenu de la qualité du dessin et de l'édition, pas de raison de vous en priver.

Nom série  Wallenstein  posté le 05/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime le genre historique, surtout quand il me permet de découvrir une période et des évènements dont je ne savais rien. C'est le cas du sujet de cette BD qui met en scène les pays germaniques durant la Guerre de Trente Ans, conflit compliqué aux multiples intervenants dont je ne connais que la trame de base.

Nous y suivons la carrière du général Wallenstein, glorieux stratège dont la conclusion de la vie restera un mystère pour l'époque et de nos jours quant à ses réelles intentions. En effet, alors qu'il avait presque écrasé l'ennemi protestant, il a préféré conclure avec eux un traité de paix plutôt que les éliminer, faisant croire à un retournement de veste et un désir de renverser l'Empereur.
Intéressant donc.
D'autant plus que le dessin est de relativement bonne qualité. Soigné et réaliste, il ne pêche que par un encrage un peu inconsistant et des couleurs un peu artificielles.

Hélas, c'est bien trop mal raconté pour m'avoir plu.
Déjà, le contexte n'est quasiment pas expliqué, ou alors trop mal pour être compréhensible. Pas de carte, pas d'introduction claire, pas de mise à plat des nombreux intervenants du conflit, des noms compliqués et nombreux qui apparaissent sans arrêt et sans aucune explication... Comme je le dis plus haut, la Guerre de Trente Ans est un conflit historique particulièrement complexe alors si le lecteur est plongé dans le bain comme s'il était déjà sensé en connaître tous les tenants et aboutissants, il n'a aucune chance de s'y retrouver !
En plus, la BD est structurée en chapitres courts qui sont autant d'étapes clés de la carrière militaire de Wallenstein. Mais comme aucune de ces étapes n'est mieux présentée que les autres, le temps que le lecteur rentre dans le sujet et comprennent bien ce qu'il se passe, il passe déjà au chapitre suivant.
Et ce jusqu'à la fin aussi ardue à appréhender que le reste. Ce n'est qu'avec la biographie écrite en fin d'album que, en tant que lecteur, j'ai compris un peu mieux ce que j'avais lu.
Mais je n'y ai en tout cas pris aucun plaisir et j'ai eu bien du mal à en sortir des informations concrètes et utiles.

Nom série  Testarotho  posté le 04/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof, vraiment bof... Testarotho est proche de la caricature de ces shonen qui ont dégradé la réputation de l'ensemble des manga, il y a une dizaine d'années, dans l'esprit de la vieille génération française. Un univers heroic-fantasy noir et sans crédibilité, de la violence gratuite, des guerriers aux pouvoirs surnaturels sortis du chapeau, du machisme, des femmes soumises, utiles à rien d'autre qu'à apparaitre nues pour appater l'adolescent frustré...

Le graphisme est soigné et correct. La narration n'est pas toujours très claire mais on s'y retrouve.
L'histoire est très basique, superficielle. Une jeune fille se retrouve sans raison dans une équipe d'inquisiteurs et combattants où elle ne sert strictement à rien si ce n'est à servir parfois d'otage, d'élément sexy de manière totalement artificielle ou encore d'infirmière à l'instinct maternel aiguisé. La femme japonaise parfaite pour les esprits rétrogrades, quoi.
L'intrigue, à base de conflit entre une inquisition implacable et une rébellion violente dont on devine qu'au final l'héroïne admettra que ce sont eux les gentils, est sans surprise, avec des complots sortis d'on ne sait où, des méchants prévisibles et sans intérêt.
Je me suis ennuyé plus qu'autre chose.

Nom série  Le trône d'argile  posté le 30/07/2007 (dernière MAJ le 03/07/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai fini par me décider à acheter cette BD et je n'en suis vraiment pas déçu. La collection Vécu de Glénat m'avait fait oublier que les BDs historiques pouvaient à la fois être totalement réalistes et en même temps passionner le lecteur par un récit aventuresque et le rendre admiratif devant son dessin. Et c'est le cas du Trône d'Argile qui possède ces deux qualités.

Le dessin est vraiment excellent. Moderne, dynamique, détaillé, il donne vie et beauté aux décors français du 15e siècle. Il excelle davantage sur les personnages que sur les décors mais il est en tout cas très très plaisant à lire et à regarder.
Et gros coup de coeur pour la couverture du tome 2 : le dessinateur s'y entend vraiment en matière d'armures médiévales et de chevaliers sur leurs montures.

Le récit nous place dans une époque très peu usitée dans le domaine de la BD historique (à l'exception notable de, entre autres, Les Compagnons du Crépuscule mais cette série là n'aborde pas le sujet de la guerre en elle-même).
Je me suis en effet rendu compte à sa lecture que je ne connaissais quasiment rien de l'époque de la Guerre de Cent Ans, ou du moins que j'avais oublié ce que j'en avais appris en lisant la série Jhen. Ma surprise en découvrant la vision du Louvre tel qu'il était à l'époque en début du tome 1 est assez symptomatique de ma méconnaissance par exemple. J'avais oublié la folie du Roi Charles VI ou du moins ne l'imaginait pas à ce point là. Et je ne savais (plus) rien de ce conflit entre Bourguignons et Armagnacs qui offrait ainsi le Royaume de France à la merci des Anglais.

Gros avantage de cette BD, le réalisme historique cède parfaitement le pas à l'aventure et on suit l'Histoire avec un grand H comme on suivrait un récit de cape et d'épée, avec des chevaliers sans peur et sans reproche, un dauphin de France attachant et des intrigues politiques et stratégiques tout à fait prenantes.

Vraiment à conseiller !

Addendum le 3/07/2010 :
Alors que le tome 4 est sorti il y a peu, j'ai pu constater la qualité constante de cette série historique qui fera probablement date dans le genre.
Le récit de la guerre de 100 ans se révèle incroyable dense en évènements variés et complexes. C'est très instructif, souvent épique et en même temps parfois édifiant. J'ai appris une somme incroyable de choses grâce à cette lecture.
Quand, à cela, s'ajoute un dessin superbe et très vivant, une narration dynamique et des personnages aussi charismatiques que réalistes, c'est vraiment là un chef d'oeuvre de la BD historique.
L'intérêt est en outre relancé avec ce tome 4 dans lequel apparait pour la première fois celle qui deviendra la fameuse Jeanne d'Arc.

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