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... a posté 4835 avis et 1873 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Jeunes mariés  posté le 11/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Du pur shojo comme je n'aime pas.

Ce récit s'entame sur un postulat sans aucune crédibilité : une adolescente dont la mère vient de mourir se retrouve du jour au lendemain mariée à un jeune milliardaire un peu sadique. Pouf, comme ça, sans qu'elle ait son mot à dire.
Ca enchaine direct dans les gros clichés. La famille ultra riche avec porrari (oui, l'auteure a trouvé rigolo de mélanger une porsche et une ferrari), demeure avec innombrables domestiques, jet, yacht et autres îles désertes privées. Le gars qui joue les méchants mais en fait on sait qu'il va devenir gentil et qu'il est amoureux de l'héroïne. La pauvre orpheline dévouée mais pleine de personnalité qui subit le courroux des jaloux mais finira immanquablement par séduire tout son entourage. Etc etc...
L'auteure y ajoute un secret de famille aussi peu crédible que le reste, un amour impossible entre les deux parents des héros qui décident de le vivre par procuration par le biais de leurs enfants.
Et le gros mystère de la série : est-ce que oui ou non le héros est amoureux de l'héroïne, vivront-ils heureux et auront-ils plein d'enfants !? Ah, quel suspens !

De son côté, le dessin est très moyen et doté de tous les tics des mauvais shojo : décors vides, étincelles, étoiles et autres tramages en guise d'arrière-plans, yeux titanesques et surtout une mise en page dans tous les sens très peu pratiques pour une lecture fluide.

Si seulement c'était drôle... Mais l'humour, même si l'auteure essaie vainement d'en insérer par-ci par-là, n'est vraiment pas assez présent pour faire passer la pilule d'une série qui embaume trop lourdement l'eau de rose.

Je ne mets pas la note minimale car la narration reste correcte et permet de lire la série jusqu'au bout. Du coup, ce manga a quelques chances de plaire aux jeunes filles romantiques et pas trop regardantes sur la qualité de l'intrigue. Mais je ne fais pas partie de cette communauté.

Nom série  A girls  posté le 11/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je l'avoue sans honte, ce sont les reproches faits ci-dessous par Pasukare sur le côté racoleur de ce manga qui m'ont attiré vers lui. Comme les dessins de la galerie me paraissaient bien foutus, je me suis dit que je n'allais pas me priver pour rincer un peu l'oeil. Et effectivement, quand on est un garçon, cet étalage de filles sexy et de petites culottes n'a rien de désagréable du tout.
Bon, ok, c'est lourdingue. C'est clairement du racolage car même si cela s'intègre dans le scénario, il y a une vraie exagération des situations coquines et ça fait tout sauf naturel. Mais comme c'est joliment dessiné, je l'accepte malgré tout... Hum...

Pour en revenir à l'intrigue, la similitude avec le film The Island m'a sauté aux yeux. A tel point que j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu et de deviner la grosse majorité de l'intrigue de ce début de série. Même si la narration est bonne et les personnages attachants, je n'ai donc pas trop été captivé. D'autant que les réactions de certains personnages, comme les parents (?) du héros sont un peu bizarres et que certains passages manquent de crédibilité.
Puis vers la fin du premier tome apparait une thématique autour de la synchronicité entre certains personnages, ce qui apporte un peu de nouveauté sans m'intéresser plus que ça pour le moment.

Malgré une intrigue déjà vue et un racolage actif quoiqu'agréable pour des yeux masculins, j'ai tout de même trouvé la lecture divertissante, assez bien menée, et la curiosité me poussera sûrement à lire la suite quand elle sortira.

Nom série  Miss Annie  posté le 11/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'exception d'un mini-récit publié dans Spirou avec la même dessinatrice, c'est la première fois que Frank Le Gall n'est que scénariste d'une BD et laisse le dessin à sa co-scnéariste. En tant qu'amateur du dessin de Le Gall, j'avoue avoir été un peu surpris.

Le dessin de Flore Balthazar est pourtant fort agréable. Son trait est classique et sobre mais joli et efficace. Je tique cependant un peu sur certaines cases moins réussies que les autres. Et c'est bien dommage car cela touche au sujet même de cette bande dessinée, les chats. En effet, je trouve que leurs sauts manquent de naturel dans leurs représentations. De même, lors de la bagarre générale sur les toits par exemple, j'ai trouvé les scènes d'action et les chats en eux-mêmes assez laids. Dommage. Heureusement, le principal est réussi puisque l'héroïne, Miss Annie, et sa copine souris sont bien représentées, aussi mignonnes l'une que l'autre.

Il existe beaucoup de récits mettant en scène des chats, racontant leur simple quotidien avec l'oeil affectueux d'un amateur de félins. Les auteurs citent Webster le chat, de Wodehouse, mais il y a eu également un certain nombre de bandes dessinées et de mangas sur le sujet depuis quelques années.
Le scénario de Miss Annie, pour sa part, n'apporte que peu de nouveauté. Il s'agit de suivre avec tendresse l'adolescence d'une petite chatte domestique, entre sa vie au foyer de ses maîtres et sa première découverte de l'extérieur et des autres chats. L'humour est léger, la lecture plaisante. Il est facile de s'attacher à la petite Miss Annie mais aussi à sa timide compagne, la souris Keshia. Tout cela est mignon avec une conclusion un tout petit peu plus aventureuse.
C'est une agréable lecture tous publics qui ne marquera probablement pas les esprits mais qu'on suit avec plaisir et légèreté.

Nom série  Aliens  posté le 11/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof bof...
Ce récit se place dans une continuité qui m'est inconnue. Cela se passe visiblement après une invasion d'aliens sur Terre avec le massacre que cela implique, invasion finalement repoussée. Hormis ce fait classé historique, l'intrigue du premier tome de ce qui s'annonce comme une série d'histoires complètes est très basique et se rapproche du second film de la série, Aliens le retour. Un vaisseau s'approche d'une planète dont on a perdu le contact avec les quelques colons miniers et va évidemment découvrir les rares survivants confrontés à une multitude d'aliens.

Les meilleurs scénarios mettant en scène les aliens sont ceux se passant en huis-clos avec si possible un unique alien qui se cache et la peur que la simple connaissance de sa présence implique. Mais ici, on est dans le pire cas de scénario : plein d'aliens qui attaquent de tous côtés et une séance de tirs au pigeon avec gros flingues et humains qui se font tuer les uns après les autres. Le gros classique tellement cliché qu'il en est devenu parfaitement lassant.
Le scénariste ajoute quand même, histoire d'étayer un peu son récit déjà-vu, une histoire de temple mystérieux qui hypnotise les humains et les amène dans les bras des aliens. Une énigme bidon mais qui attise quand même la curiosité du lecteur désireux de comprendre le fin mot de l'histoire.
Sauf qu'il n'y aura aucune explication, et même pas de conclusion à l'histoire, car le récit se termine très abruptement, avec une fin pliée en deux pages donnant la féroce impression d'intrigues abandonnées en plein vol.

A cela s'ajoutent une narration un peu bancale, des personnages sans intérêt et interchangeables, et un dessin certes correct mais ultra formaté et refroidi par des couleurs informatiques sans charme. Autant dire que c'est une lecture décevante.

Nom série  Le Grand Duc  posté le 18/12/2009 (dernière MAJ le 10/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note 3.5/5

Voilà indéniablement une très bonne bande dessinée d'aventure historique et d'aviation.
Le sujet abordé et le décor sont originaux et intéressants. Les personnages ne manquent ni de personnalité ni de potentiel.
Le dessin est très soigné, surtout pour les avions, les personnages quand ils ne sont pas vus de près paraissant très légèrement figés. Les couleurs froides sont malgré tout très jolies et collent bien avec l'ambiance et le décor.

Seuls quelques détails m'ont légèrement déçu. D'abord la mise en scène un peu cliché du jeune nazi arrogant et jaloux dont on voit venir de trop loin qu'il va causer des emmerdes au héros. Et ensuite la mise en scène de la fille du héros, au physique de poupée blonde, dont j'ai trouvé la façon de parler à son père vraiment artificielle et assez peu crédible. J'avoue que je me serais passé de cet élément de l'intrigue globale.

Mais dans l'ensemble, même si je n'en garde pas un souvenir exceptionnellement fort, j'ai été captivé par ma lecture et je demande vraiment à savoir comment tout cela va se finir.

Addendum :
Après lecture du tome 2, ma note baisse d'un demi-point car j'ai été un peu moins pris par la lecture. Les personnages m'ont paru manquer de charisme, au point de les confondre parfois. Et surtout, j'ai cru, à tort visiblement, que les dernières pages amenaient une conclusion définitive au récit, conclusion dramatique et assez forte mais un peu trop abrupte. Je me suis demandé quel intérêt il y avait à suivre les héros de ce récit si c'était pour les lâcher aussi brutalement. J'attends donc la suite et le tome 3 pour me forger une opinion définitive.

Nom série  Les Chiens du bord du monde  posté le 10/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quand j'ai fini l'unique tome de cette série, je me suis fait la réflexion suivante : "... j'ai rien compris"... Pourtant, je partais avec un a priori plutôt positif, d'autant que sans aucun numéro de tome sur l'album, je m'imaginais qu'il s'agissait d'un one-shot.

Le graphisme est agréable avec des couleurs directes comme je les aime. Le trait du dessin en lui-même n'a pas vraiment ma préférence car je n'aime que moyennement le style réaliste mais il n'y a guère de reproches à lui faire.

L'histoire commence bizarrement. On découvre après coup que l'introduction était un rêve, ou ne l'était peut-être pas, ou alors c'est rempli de symbolisme... Et c'est là que ça tourne mal. Car toute l'intrigue tourne autour de la réflexion sur ce qui est réel ou ne l'est pas, l'interprétation des rêves, la recherche de compréhension pour savoir s'il y a un message symbolique derrière tout ça, ou s'il y a du surnaturel, ou quoi... il y a une thématique autour des chiens, puis des chats, mais je n'y ai rien compris. Quelques dialogues à base de psychanalyse viennent alourdir un scénario qui manque déjà nettement de fluidité. Et alors que je m'attendais à ce que les choses s'éclairent sur les dernières pages, peut-être avec une révélation fracassante ou au moins avec un indice permettant au lecteur de comprendre ou de se forger sa propre idée, c'est au contraire à une conclusion en demi-teinte, tout aussi absconse, qu'on a droit.
Déçu...

Nom série  Barbarella  posté le 08/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Barbarella est un personnage célèbre dans l'Histoire de la bande dessinée. Son apparition, au début des années 60, a en effet été explosive car c'était la première fois ou presque qu'était mise en scène une héroïne de science-fiction grand public dont le charme était manifeste et l'érotisme affiché sans ambiguité. Une des premières oeuvres de la "BD adulte" francophone qui a marqué de nombreux lecteurs à l'époque.
Je n'en avais vu que des bribes jusqu'à présent et c'était donc avec une réelle curiosité que j'ai pu en lire enfin un album complet (édition Dargaud). Je dois dire que je n'étais pas très convaincu à l'avance, et effectivement je n'ai pas davantage été charmé après lecture.

Je ne suis pas grand fan du dessin de Forest. J'admets que les courbes de ses héroïnes sont très agréables et c'est le point fort de cette série. Barbarella est belle et je comprends qu'elle ait pu émoustiller du monde quand la BD est parue. Ses personnages masculins sont un peu moins réussis et je n'aime pas ses décors que j'ai parfois du mal à déchiffrer. Cela tient à son encrage crayonné et assez imprécis. Ce n'est pas ma tasse de thé.

Mais c'est surtout le scénario qui ne m'a pas séduit. Ce sont des intrigues de SF-aventuresque à l'ancienne, un peu dans la veine des vieux Flash Gordon, mais nettement moins consistantes à mon goût. Les facilités scénaristiques se succèdent, les situations sont naïves, les transitions plus qu'abruptes, les rebondissements téléphonés... Je me suis tout simplement ennuyé à la lecture et je n'ai pas pu m'empêcher de me mettre à feuilleter les pages au bout de quelques chapitres.
En outre, l'érotisme soft qui est la particularité de cette série m'a régulièrement paru assez grotesque. Je prends pour exemple plusieurs situations où Barbarella rencontre un parfait inconnu et la case suivante, hop, elle est nue dans ses bras "pour profiter de sa tendresse". Ou encore ces si nombreuses occasions où un rien vient déchirer la tunique de l'héroïne et dévoiler sa poitrine, celles où elle décide qu'elle doit immédiatement se changer et donc se déshabiller, celles où elle combat des ennemis en se déshabillant pour les troubler, etc... Cela tombe trop souvent comme des cheveux sur la soupe, du fan service un peu mal foutu. Ca devait être épatant et osé dans les années 60, mais de nos jours, bof bof...

Au final, j'ai été satisfait de découvrir pour de bon les récits de cette héroïne culte de l'époque et surtout de constater qu'une de ces histoires avait complètement inspiré Gotlib pour sa parodie d'Alice au pays des merveilles dans sa série Rhâ-Gnagna. J'apprécie l'originalité et le côté assez onirique de ces récits à l'imaginaire débridé.
Mais à part attiser ma curiosité, je n'ai pas pris plaisir à la lecture des aventures de Barbarella qui ont trop mal vieilli à mon goût.

Nom série  Les Crossovers  posté le 07/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Malgré un alignement incontestable de facilités scénaristiques, ce one-shot atteint son but manifeste, celui de divertir sur la base d'une idée amusante.

En effet, qui n'a jamais imaginé mélanger certains de ses héros favoris et leurs univers à priori incompatibles : que le super-héros se retrouve en pleine bataille heroic-fantasy, que le magicien se confronte à un petit génie scientifique, etc... Imaginez la tête d'un vampire démoniaque qui croit se venger de sa chasseuse attitrée en s'en prenant à son faible mari quand il découvre que celui-ci est en réalité un clone incognito de Superman, ou quand le savant fou, Némésis de ce même héros, veut s'en prendre au fils de ce dernier alors que celui-ci est défendu par les rayons désintégrateurs de ses propres amis extra-terrestres... Bref, un beau méli-mélo réjouissant.

Soutenu par un dessin formaté comics mais de bonne qualité, les auteurs poussent leur concept à la recherche du maximum d'interactions entre les univers fantaisistes de chacun des 4 membres de la famille Crossover. Ceux-ci sont respectivement super-héros, chasseuse de vampires, princesse-guerrière d'heroic-fantasy et petit génie préparant l'invasion de la Terre par une flotte d'aliens belliqueux. Le tout accompagné des crises d'adolescence des enfants et des soucis parentaux des adultes. Car, à propos, aucun d'entre eux ne connait l'identité secrète des autres.
J'ai trouvé ça sympa, d'autant que ça ne manque pas d'humour.

Bon, ok, c'est bourré de clichés et de facilités. On n'y croit pas une seconde, les choses s'enclenchent trop bien, les personnages n'ont aucune chance d'être aussi spéciaux et d'avoir été réunis en une seule même petite famille, et la rencontre entre leurs collègues héroïques et adversaires tombent trop bien pour ne pas apparaitre comme une suite de gros deus ex machina. Et puis c'est vrai que la fin est un peu bâclée, trop rapide et presque frustrante.
Mais bon... Ce n'est pas un récit pour se prendre la tête, c'est un récit pour s'amuser et passer un bon moment. En ce sens, il a atteint son objectif en ce qui me concerne.

Nom série  Le Corbusier, Architecte parmi les hommes  posté le 06/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album dédié à Le Corbusier est composé de la même manière que Rose Valland, capitaine Beaux-Arts, paru il y a quelques mois chez le même éditeur. Il comprend une BD d'une vingtaine de pages mettant en scène le fameux architecte, suivie d'une autre vingtaine de pages dédiées à sa biographie complète, illustrée de photos d'époque.
Si je comprends l'intention louable consistant à rendre hommage à un personnage célèbre mais trop peu connu du XXe siècle et à instruire un large public sur sa vie et son oeuvre, la forme et le contenu me paraissent manquer leur objectif.

L'album s'entame par la BD.
Son graphisme est peu engageant. Quoiqu'il soit efficace, son trait, très crayonné et un peu charbonneux, rend assez mal les architectures qui sont pourtant l'un des points clés du récit.
Mais le vrai soucis, le même que j'avais ressenti à la lecture de l'album dédié à Rose Valland, est la façon dont le scénario survole à toute vitesse de nombreuses années de la vie du personnage. Nous n'assistons qu'à une suite de faits sans explications ni recul, des moments, des dates - pas forcément dans l'ordre chronologique d'ailleurs - et quelques citations importantes. Qui ne connait pas déjà Le Corbusier et son oeuvre est obligé de deviner vaguement son parcours. Rien n'explique les spécificités de ses créations, ni la raison de la polémique qui les entoure. La seule information qui ressort de l'ensemble est l'amertume de l'architecte vis-à-vis d'une ville de Paris qui lui sera toujours restée inaccessible sans qu'on sache s'il y a une vraie raison à cela à la seule lecture de cette BD.

La biographie qui suit n'est pas tellement plus réjouissante. C'est, là encore, un simple alignement de faits, à la manière d'une chronologie de dictionnaire. Pas de recul, pas d'explications, pas de narratif qui vient raconter au lecteur ce en quoi l'art de Le Corbusier était spécial.
Qui plus est, le texte factuel n'est pas toujours agréablement écrit. Je prends pour exemple quelques répétitions un peu lourdes, du style de "il projette des projets" ou encore "il dessine des dessins"...
De leur côté, les photos sont jolies et intéressantes mais j'aurais aimé aussi voir quelques plans, ou au moins une vision plus approfondie d'une ou plusieurs des oeuvres de Le Corbusier. On n'en voit que quelques photos superficielles tandis que celles-ci se focalisent sur la représentation du personnage et de ses proches, pas de ses constructions.

Je suis donc déçu car j'étais sincèrement intéressé à l'idée de découvrir la vie et l'oeuvre d'un Le Corbusier dont je ne connaissais que très peu de choses, et j'ai finalement eu beaucoup de mal à capter des informations suffisamment parlantes de cet album.

Nom série  Les Princesses Egyptiennes  posté le 05/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les Princesses Egyptiennes est une BD mettant en scène de manière originale l'Egypte Ancienne. Sous le règne de Ramses III, plus de 1000 ans avant J-C, un complot vise le pharaon et indirectement ses deux filles. Ces dernières échappent de justesse à une tentative d'assassinat orchestrée par les traitres, très proches du pouvoir, et trouvent refuge dans les ruines de la ville abandonnée de l'ancien pharaon maudit et blasphémateur, Akhenaton. Elles y font la rencontre de deux personnages singuliers, un vieux sorcier visiblement très puissant et un prêtre aventurier, tous deux en quête de deux objectifs mystérieux et différents.

Dans cette Egypte là, la magie des dieux, des prêtres et des sorciers n'est pas qu'une superstition. Les mythes existent et se rejoignent. Ceux des dieux égyptiens rencontrent ceux du dieu unique, Aton, ceux du fameux Moïse qui a su séparer les eaux de la mer ou encore ceux des civilisations barbarbes, comme cet étrange achéen rencontré presque comme un clin d'oeil et achevant bientôt ses douze travaux.
Une façon ouverte et originale de mélanger le réalisme de la reconstitution historique de l'Egypte Ancienne et les légendes emplies de surnaturel.

Le scénario, quoique construit sur une trame assez classique de trahison et de complot au plus haut niveau du pouvoir, finit par devenir prenant. Les protagonistes sont dotés de personnalités intéressantes. Et tandis que l'intrigue se déroule, elle gagne en mystère et devient de plus en plus captivante.
D'autant plus qu'elle est soutenue par un excellent dessin. Le noir et blanc d'Igor Baranko n'est pas sans me rappeler celui d'Eduardo Risso (Je suis un vampire) qui s'était lui aussi essayé à quelques décors et personnages egyptiens. Malgré un côté un peu spécial dans l'aspect de certains visages, c'est un graphisme que je trouve très beau et agréable.
Je n'ai qu'un seul regret qui tient dans les réactions un peu bizarres des personnages à certains moments. J'ai eu un peu de mal à trouver naturel le comportement des protagonistes lors du premier passage à Akhetaton. Le tueur qui retient son bras pour discuter avec un prêtre inconnu, les princesses qui s'avèrent aussi calmes alors qu'elles viennent d'échapper à leur propre assassinat, etc... J'ai eu un peu de mal à y croire.
Mais j'ai vite oublié ce détail quand la suite du récit m'a de nouveau captivé.
Vivement le second tome qui est sensé clore la série.

Nom série  D'Artagnan, journal d'un cadet  posté le 05/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant adoré Malet, j'étais attiré depuis longtemps par cet album du même auteur mais rebuté par son prix très élevé. L'ayant finalement acheté d'occasion, je n'en suis pas mécontent même si je trouve qu'il n'est pas du même niveau de qualité.

Je n'ai toujours pas lu Alexandre Dumas dans le texte. Mais à force d'en voir des adaptations en films, dessins animés et bandes dessinées, j'ai longtemps été plus ou moins persuadé que l'histoire principale des Trois Mousquetaires se bornait à l'intrigue des ferrets de la reine. Je n'ai découvert que récemment qu'il ne s'agit en fait que du premier chapitre des aventures de D'Artagnan et ses compagnons et cet album me permet une fois de plus de découvrir la suite, comment D'Artagnan est réellement devenu mousquetaire, le passé d'Athos, Porthos et Aramis, et surtout toute l'intrigue autour de Milady de Winter. Et décidément, il faudra vraiment un jour que je lise Dumas pour de bon.

Pourtant, malgré ma joie de redécouvrir l'intégralité de ce récit qui aura marqué les époques, je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu par la forme.
Le dessin de Juncker ne m'a pas vraiment plu ici. Je lui reproche surtout la gamme très réduite des expressions de ses personnages, et leur apparence trop répétitivement stupéfaite, avec leurs yeux tout ronds qui deviennent vite lassants.
La narration, même si elle est claire et fluide, ne m'a pas non plus tellement accroché. Je la compare à celle d'une autre adaptation BD que j'ai lue récemment, Les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas, et je n'y ai pas retrouvé la même ferveur, le même goût dépaysant de l'aventure qui m'avait donné envie de dévorer les pages et de me laisser transporter par le récit. A vrai dire, c'est surtout le personnage de D'Artagnan que je n'ai pas trouvé suffisamment charismatique tel qu'il est mis en scène ici.

Malgré une légère platitude et quelques reproches graphiques, j'ai malgré tout trouvé cette lecture intéressante et je suis content de disposer désormais d'une adaptation complète du roman d'Alexandre Dumas en un seul solide album.

Nom série  Secrets : La corde  posté le 03/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai décidément du mal avec le dessin de Marianne Duvivier qui m'avait clairement rebuté dans Secrets : Pâques avant les Rameaux.
Les visages de ses personnages sont comme des masques de la Commedia dell'arte qui me sautent aux yeux avec leurs nez caricaturalement gros et leurs bouches perpétuellement figées et fermées. Cela contraste trop fortement avec le réalisme visiblement recherché pour le reste du dessin.
Les décors ne sont pas mieux avec de gros problèmes de perspective ainsi que des bâtiments et des vues de ville régulièrement simplistes - ce qui n'est pas terrible dans un récit dont l'héroïne est étudiante en architecture. Sans parler des véhicules souvent ratés, notamment certains avions qui sont presque risibles de laideur.

Autant dire que je partais avec un mauvais apriori pour la lecture de cet album. D'autant plus que je n'avais pas été franchement convaincu par l'intrigue de Secrets : L'écharde qui se révèle grandement liée à celle de ce nouveau dyptique.

Grâce à une narration fluide et des personnages sympathiques, j'ai pourtant entamé une lecture assez plaisante.
Hélas, ce fut pour largement décrocher quand j'ai constaté la facilité dont le scénario fait preuve à de multiples reprises. A ce niveau de ficelles scénaristiques, je comprends que la série s'appelle la Corde ! Comment expliquer les énormes deus ex machina qui amènent l'héroïne à tomber pile sur le fameux livre dans une librairie perdue, à l'acheter sans raison particulière, à le faire lire à sa mère pourtant brièvement de passage, à s'étonner suffisamment de sa réaction pour chercher à tout prix à rencontrer son auteur et que justement cet auteur ait un tel rapport avec elle au final !? C'est franchement gros, trop pour que je puisse le digérer.
Un tel enchainement de coincidences aurait éventuellement pu être admis si l'héroïne ne menait pas précisément une enquête sur sa famille. Mais qu'elle trouve tout ça complètement par hasard et que ça colle à ce point avec ce qu'elle cherche, là, je n'y crois plus.

Du coup, malgré quelques originalités, notamment dans les origines argentines des protagonistes et une construction correcte de la narration, j'ai achevé ma lecture sur une note agacée.

Nom série  Par les chemins noirs  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont des lieux et une époque drôlement intéressants qu'a choisi de nous faire découvrir David B. Je ne connaissais rien de Fiume, cette ville yougoslave à la frontière Italienne, et de cet État libre de Fiume, assez ubuesque, qui a existé de 1920 à 1924. Un tel décor un peu fou et pourtant historique correspond parfaitement à l'atmosphère rétro, aventureuse et onirique qui anime les récits habituels de David B.

J'ai aimé l'ambiance de cette bande dessinée. Quelque part entre récit historique, aventure romantique et rêve de folie. Jusqu'au dirigeant de cette ville et son ambition à la fois grandiose et ridicule.
A côté de cela, les intrigues parallèles entre la petite guerre de gangs des protagonistes principaux et l'histoire d'amour du héros avec la jolie chanteuse m'ont un peu moins charmé mais je les ai suivies sans déplaisir.
Je lirai probablement la suite par curiosité.

Nom série  Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas tellement accroché sur les premières pages où l'état d'esprit dépressif du personnage principal m'a un peu miné. Le dessin de Rabaté non plus ne me séduisait pas trop.

Puis l'originalité certaine du récit, de ses protagonistes et surtout les touches d'humour discrètes mais bien présentes m'ont fait apprécier de plus en plus. J'ai beaucoup aimé notamment le coup du reflet de la tête de clown dans l'eau. A tel point qu'au moment du double accident de voiture, j'étais suffisamment éclaté de rire pour trouver l'album très bon sur le moment.

Néanmoins, l'intérêt retombe doucement sur le dernier tiers du récit et même si je trouvais toujours la lecture agréable j'ai un peu décroché. J'ai surtout été déçu par le côté vain de la conclusion.

J'ai passé un bon moment de lecture mais, avec la qualité de cet humour et l'originalité des personnages, il y avait sans doute de quoi faire mieux et d'apporter une meilleure fin à l'intrigue.

Nom série  Secrets : L'Angélus  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette nouvelle série de la collection Secrets, initiée par Frank Giroud, séduit immédiatement par son excellent graphisme.

José Homs avait déjà fait la preuve de son talent dans une histoire courte du recueil La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis. Son trait particulièrement soigné me fait penser à celui de Miguelanxo Prado (Trait de craie) en un peu plus réaliste malgré un côté légèrement caricatural dans les faciès des personnages. Les couleurs sont également impressionnantes de qualité et de travail. Ce sont là de très belles planches que nous offrent les auteurs.

Le scénario est assez original. On y retrouve la trame classique de la collection Secrets, un drame de famille dont le mystère va doucement se dévoiler. Mais l'enquête que mène le héros pour découvrir ce secret est particulière puisqu'il va réveiller sa propre mémoire par le biais d'une recherche sur les origines de tableaux célèbres, à commencer par l'Angélus de Millet, mais également la raison pour laquelle ce tableau a autant inspiré un artiste comme Dali au point qu'il l'intègre ou le réinterprète dans une douzaine de ses propres oeuvres. Tout cela parait énigmatique et c'est bien le but du scénario. Tout autant que parait étrange la vie familiale du principal protagoniste, entre une femme qui l'infantilise un peu, un fils adolescent irrespectueux et la très jolie professeur d'arts plastiques de ce dernier qui l'attire tout en l'aidant dans son enquête artistique.

A la fin du premier tome, quelques pans du voile mystérieux se sont levés mais le lecteur est encore loin de tout comprendre et c'est plutôt agréable de se laisser ainsi porter par ce récit énigmatique qui permet au passage de profiter longuement et pleinement du si superbe dessin.

Nom série  Lydie  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément, Benoît Zidrou est capable de récits vraiment touchants. Cette histoire tire un peu sur la corde sentimentale mais je l'ai trouvée belle et envoutante.

Zidrou a également le don de travailler avec d'excellents dessinateurs. Jordi Lafebre nous offre des planches très réussies. Tout son graphisme fonctionne pour accentuer la force et le charme de cette histoire. Les décors, les personnages et les couleurs, malgré leur origine informatique un peu trop manifeste parfois, sont tous aussi soignés et réussis. Je n'ai tiqué que sur un point de détail, les yeux des personnages qui donnent régulièrement l'impression de loucher un peu. Ca fait un peu bizarre et je m'en serais passé. Mais à part ça, c'est très beau.

Aussi beau que l'histoire qui a vraiment su me séduire. Ca dégouline un peu de bons sentiments, avec tout ce quartier original qui se dévoue pour la gentille simple d'esprit et ce, durant de longues années, mais il est parfois plaisant de lire une histoire où tout est bien qui finit bien. D'autant que les auteurs arrivent à toucher le lecteur et à offrir un récit empli d'émotions qui se tient de bout en bout.
Un petit bonheur de lecture.

Nom série  Artelier Collection  posté le 30/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un shonen techniquement correct mais qui n'a pas su me séduire car il manque d'originalité et d'accroche.

L'auteur imagine un monde dont les super-héros sont des artisans capables de transmettre des pouvoirs magiques aux objets qu'ils fabriquent. Ainsi on se retrouve avec des combats extraordinaires opposant un couturier, un patissier ou encore un bijoutier. Présenté ainsi, cela parait soit étonnant soit ridicule, mais dans les faits les situations de ce manga se révèlent très banales et peu enthousiasmantes. On se retrouve avec la classique princesse à protéger ou encore une foule d'innocents à sauver d'un danger, des combats de méchants contre les gentils, et des héros artisans, nommés Masterpiece, qui sortent du chapeau des pouvoirs et des objets magiques qui font tout et n'importe quoi comme cela arrange l'auteur. Les ficelles sont un peu grosses et les scénarios trop convenus.
Les personnages manquent également de charisme. Le protagoniste principal, notamment, est un peu agaçant par son côté immature, trop souvent puéril. Les jeunes adolescents sont manifestement le public visé mais il était inutile pour autant d'essayer de s'abaisser à leur hypothétique niveau.
L'intrigue générale manque pour le moment d'accroche. Dans les premiers tomes, hormis présenter le cadre, les personnages de départ et une histoire de complot mystérieux sans grande imagination, l'auteur n'arrive pas à donner au lecteur de véritable envie de connaitre la suite. Il n'est pas aidé en cela par le fait que le dernier tiers de ces tomes est dédié à chaque fois à une histoire totalement indépendante, présentant les personnages dans des histoires parallèles imaginaires, sorties du contexte de l'intrigue principale. Du coup, la véritable intrigue avance trop lentement.

Pourtant le dessin est plutôt bon. Le trait est dynamique, maîtrisé et agréable à l'oeil. La lecture est agréable et la narration est fluide. Et le monde imaginé et les héros masterpiece présentent quelques bonnes idées.
Du coup, ce manga se lit assez bien comme un divertissement qui fait passer le temps. Mais il lui manque encore la personnalité et l'accroche qui en feront un vraiment bon shonen.

Nom série  Au nom de la famille  posté le 29/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof bof... Cette bande dessinée se la joue polar noir dans une ambiance de guerres entre mafias, police et autres comploteurs brutaux dans le décor de New York. Il y a des hommes de mains, des flics corrompus, des chasseurs de primes, des mercenaires, des voyous, des politiciens véreux, des riches influents... mais le récit est vraiment trop confus.

Le graphisme noir et blanc me fait penser à un mélange du style des polars de la BD argentine et du trait anguleux de Frank Miller. L'ambiance rugueuse de ce combat de "vieux de la vieille" rappelle d'ailleurs un peu celle de Sin City.

La narration graphique n'est cependant vraiment pas claire. Certaines scènes sont dures à déchiffrer et les passages d'action sont plutôt ratés.
Les motivations des personnages sont incompréhensibles et changeantes.
A force de péripéties et de retournements de situations aussi peu crédibles les uns que les autres, j'ai rapidement été lassé. Je suis quand même allé jusqu'au bout de ce trop long album mais sa conclusion peu convaincante m'a donné l'impression d'avoir en grande partie perdu mon temps.

Nom série  Base Neptune  posté le 28/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit de science-fiction a une drôle d'ambiance, un peu onirique, qui donne l'impression de lire une histoire rêvée, parfois un peu floue.

Contrairement à ce que les dialogues du récit laissent parfois croire, cette BD ne raconte pas une guerre entre la planète Neptune et la planète Pluton mais plutôt une guerre entre deux nations d'une même planète fictive, nations dénommées Neptune et Pluton et séparées par une région étrange appelée Terre Neutre. Un espion plutonien a infiltré une base de Neptune et y découvre 4 enfants dont les surprenants pouvoirs proviennent de cette région neutre.

Beaucoup de choses dans cette histoire se déroulent comme dans un rêve. Certains passages sont à accepter sans trop les comprendre. La nature de la Terre Neutre et des créatures qui la peuplent, la présence du Roi sur la base Neptune, le faible nombre de protagonistes qui donnent au récit une allure de huis-clos, la facilité de certains péripéties comme l'infiltration de l'espion ou sa résolution de la scène finale.

Le graphisme me fait penser à un mélange entre ceux de Jake Raynal et de Frederik Peeters, en un peu moins soigné, plus grossièrement crayonné. Je le trouve agréable mais pas toujours très déchiffrable. La colorisation en bichromie le réhausse cependant de jolie manière.

Voilà donc une histoire assez étrange, plutôt prenante mais un peu frustrante par la facilité et la rapidité de sa conclusion et par les mystères qui demeurent en fin de lecture. Un album plaisant mais un peu trop cher pour mériter davantage qu'une lecture par curiosité.

Nom série  Merlin le prophète  posté le 28/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec sa saga Merlin (suivi de La Quête de l'épée), Jean-Luc Istin raconte le long prologue légendaire qui aboutira au mythe arthurien. S'entamant à une époque purement mythique où sorciers, créatures magiques et déesses existent et s'affrontent, le récit évolue de cycles en cycles pour s'approcher de plus en plus de l'histoire réelle de la Grande-Bretagne.
Avec Merlin le prophète, le cadre et les personnages du mythe arthurien commencent à se mettre concrètement en place : le château de Tintagel, Morgane quand elle était encore enfant, Viviane et les dames d'Avalon, l'invasion des saxons, la nécessité d'un Haut-Roi puissant en mesure de les repousser... Ce cycle clôturera probablement ce long prologue de légendes avant l'avènement d'Arthur lui-même.

Il est possible de lire Merlin le prophète sans avoir lu les deux séries précédentes. Jean-Luc Istin s'inspire largement de l'Historia regum Britanniae, l'histoire légendaire des rois de l’île de Bretagne qui a amené par la suite à la création de la légende du Roi Arthur. Le cycle se place à l'époque de Vortigern, seigneur de guerre qui deviendra roi de Bretagne en pactisant avec le saxon Hengist.

Le dessin et les couleurs sont de bonne qualité. Je trouve que le trait manque néanmoins un peu de finesse et cela se ressent d'autant plus dans les grands dessins en pleine page qui ne sont pas toujours à la hauteur de l'espace qu'ils prennent. Les décors et arrière-plans manquent d'ailleurs souvent de contenu et de beauté.
Mais l'ensemble est plaisant à l'oeil et fluide à la lecture.

La mise en place de l'intrigue est un peu laborieuse. Les personnages sont nombreux et leurs intrigues parallèles pas toujours clairement en lien les unes avec les autres.
Le premier tome de cette série est donc légèrement indigeste mais il annonce une suite qui peut se révéler intéressante voire instructive pour qui aime le mythe arthurien.

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