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Nom série  Stormwatch - Team Achilles  posté le 15/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis le temps que je lis des séries mettant en scène l'univers Wildstorm, je n'avais encore jamais rien lu concernant Stormwatch, équipe de super-héros dont sont pourtant originaires les membres de The Authority. Et ce n'est pas l'équipe Stormwatch originelle que cet album m'aura permis de découvrir puisqu'il s'agit d'une refonte officieuse, avec des moyens et des objectifs différents.

Quelle est donc cette équipe ? Il s'agit d'une organisation affiliée à l'ONU et composée d'humains pour la plupart normaux, c'est-à-dire pas des super-héros à l'inverse des groupes Authority ou encore WildC.A.T.s. Ses membres sont néanmoins extrêmement doués dans leur domaine, qu'il s'agisse d'aptitudes technologiques, télépathiques et surtout de combats militaires rapproché ou à distance. Concrètement, la majorité de Stormwatch est composée de super-soldats mercenaires issus de nombreux pays du monde, sous la direction de l'officier Ben Santini. Leur objectif, contrer la menace que représentent les super-vilains mais aussi museler autant que possible les super-héros eux-mêmes.

J'aime bien cet idée d'humains théoriquement normaux qui utilisent tout ce que la technologie et la stratégie peuvent leur permettre pour pouvoir s'opposer à des personnages que d'autres séries de super-héros présentent comme invincibles et quasi-divins. Le résultat est cependant parfois légèrement bancal, comme si l'auteur donnait un trop beau coup de pouce à ses poulains. Outre les musculatures et les capacités incroyablement performantes de ces personnages, j'ai trouvé un peu arrangeantes les façons dont ils abattent des créatures aux super-pouvoirs parfois démesurés. La facilité avec laquelle ils affrontent The Authority en fin d'album est par exemple manifeste, même si leur opposition à ce groupe est ce qui fait l'un des plus grands intérêts de ce scénario.

Pour le reste, autant j'ai trouvé le récit agréable, autant je l'ai trouvé par moment bourrin. Cela tient surtout dans les personnages dont les caractéristiques de super-guerriers ultra-musclés pour la plupart d'entre eux ne sont pas tellement synonymes de réflexions paisibles en sirotant une tasse de thé.
Malgré tout, le scénario se tient et est doté d'une belle envergure tout en restant dans le domaine du réalisme, si l'on excepte quelques gadgets un peu trop puissants et bienvenus des protagonistes, s'adaptant pile aux ennemis qu'ils affrontent.

C'est une série valable et offrant un intéressant contrepoids à la suprême équipe de The Authority dans l'univers Wildstorm. Quant à cet album précisément, il forme une histoire complète prenante, à l'intrigue satisfaisante et au dessin correct même si un peu trop musculeux à mon goût.

Nom série  Snorry & Mâchefer  posté le 13/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Snorry & Mâchefer est une bande dessinée d'heroic-fantasy humoristique. A l'instar du Donjon de Naheulbeuk dont l'auteur se réclame officiellement puisqu'il a illustré une part de l'oeuvre de John Lang et que ce dernier a écrit le prologue de ce premier tome, Guillaume Albin joue sur les concepts du jeu de rôles et des stéréotypes du genre, quêtes, passages de niveau et autres points de compétences.

J'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit de cette BD.
Outre le côté déjà-vu de ce genre de BD parodique, surtout chez Soleil où l'heroic-fantasy est si courante (euphémisme), j'ai rapidement tiqué sur le texte narratif un peu lourd et les trop nombreux mauvais jeux de mots.
Au niveau graphisme, j'ai aussi eu du mal avec la typographie informatique des textes, notamment sur les pancartes mais aussi certaines cases de dialogues, qui s'intègrent mal dans le dessin. Est-ce si difficile de les dessiner soi-même à la main ou de demander l'aide d'un professionnel ? Ça donne des impressions de bâclé à mon goût.

Mais au fur et à mesure, je me suis mis à plutôt apprécier cette BD.
Le dessin est un peu limité pour les décors mais il est sympa pour les personnages même si certains visages trop caricaturaux comme celui de la magicienne gnome ne sont pas très emballants.
Ensuite, certains gags et passages m'ont quand même bien amusé. Par exemple, j'ai aimé la réplique "arrêtez-moi si je dis une elferie", l'idée du "minoboeuf" ou encore le passage avec la limace-fauve.
J'ai été un peu déçu par contre que l'histoire de ce premier tome se termine en moins de 40 pages, la petite dizaine de pages suivantes, composée d'anecdotes encyclopédiques et de gags dessinés, m'ayant moyennement plu.

C'est donc un album d'heroic-fantasy pour de rire un peu inégal et parfois déjà-vu mais avec quelques idées amusantes. Je ne serais pas contre lire une suite avec la même petite équipe assez attachante de nain, d'orc, de minotaure et de gnome... à condition d'avoir la main un peu moins lourde sur les mauvais jeux de mots.

Nom série  Sacha Fashion Couture  posté le 13/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'en suis encore à me demander si c'est du lard ou du cochon. Cette bande dessinée est-elle à prendre au premier degré ou à un degré que je n'arrive pas à mesurer ?
Car l'histoire et les personnages sont tellement caricaturaux qu'il est dur de ne pas y voir un récit ironique. Mais en même temps, il y a tellement peu d'humour qu'il semble que les auteurs prennent tout cela au sérieux et veulent vraiment l'offrir tel quel à un jeune public féminin. Et si c'est le cas, c'est affligeant.

Je passe sur le dessin qui présente de nombreux défauts mais reste acceptable dans le style pastel jeunesse féminin, d'école vaguement italienne inspiré des Barbucci-Canepa et de leurs nombreux suiveurs. J'ai de nombreuses fois tiqué sur ses anatomies approximatives et changeantes, présentant régulièrement des têtes trop grosses et laides sur des corps mal foutus, des mouvements complètement ratés avec notamment des traits de vitesse dignes de l'école primaire et autres imprécisions amateures. Le tout est heureusement dissimulé sous de très présentes couleurs informatiques et effets de lumières aux teintes certes stéréotypées mais tout de même agréables.

Mais par contre, j'ai trouvé l'histoire franchement détestable. Il est évident que je ne suis pas le public visé mais j'empêcherai aussi catégoriquement à ma fille de lire un tel ouvrage, même si connaissant ses goûts je sais qu'elle ne sera jamais tentée.
Dans un milieu de fashion-victimes, une héroïne visiblement bien sous tous rapports est le souffre-douleur du monde entier, sa mère inclus, et n'a qu'une seule amie valable. Tous les autres personnages, sans exception aucune, sont stupides et haineux. Tous ont des préoccupations à vomir, ne tournant qu'autour de la mode, de se faire bien voir et de dégommer la concurrence. Et tous ont manifestement fait le choix d'en vouloir absolument sans aucune raison à l'héroïne et de lui pourrir la vie avec des sourires carnassiers et entendus. C'en serait presque malsain si ce n'était pas déguisé sous les allures d'un récit pour la jeunesse.
Le scénario aligne les facilités, les clichés et les rebondissements cousus de fil blanc. J'aurais aimé pouvoir en rire tellement c'est navrant dès le départ, mais que ce soit au deuxième, au troisième ou à n'importe quel degré, je trouve ça toujours aussi accablant.

Nom série  Chaabi  posté le 13/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chaabi offre un portrait peut-être réaliste mais en tout cas assez sombre de l'Inde moderne. En même temps, il s'agit d'une ode à la révolution, au combat armé mais aussi moral pour une plus grande justice dans la société humaine.

J'ai trouvé ce récit instructif sans être passionnant.
J'ai aimé la façon dont, par le biais de portraits et parcours de personnages, puis par leur lutte et les interactions entrer les différentes parties, il m'a permis de découvrir certains aspects assez durs de la vie dans le nord de l'Inde, de ses inégalités sociales et d'une oppression orchestrée par le pouvoir central de Delhi et par les notables et magouilleurs locaux. Ce n'est pas gai. Je ne porte pas davantage de jugement car je suis incapable de dire s'il s'agit d'un portrait vraiment fidèle à la situation actuelle en ces lieux ou s'il y a une part importante de fiction. Et je ne suis pas suffisamment intéressé par le sujet pour chercher à me renseigner par moi-même.

Le récit est bien mené et intéressant. J'ai eu un peu de mal à trouver crédible l'influence presque surnaturelle qu'a le jeune Chaabi sur ses compagnons de plus en plus nombreux, comme une sorte de prophète à peine pubère. Son discours très adulte sonne un peu faux dans la bouche d'un si jeune enfant. Mais admettons, puisqu'après tout le récit se base d'emblée sur l'hypothèse de l'existence d'un tel personnage...

Le scénario se déroule sans anicroche. Ce type d'histoire réaliste ne me passionne pas mais je l'ai lu avec intérêt, me demandant où l'auteur voulait en venir. La fin m'a paru tirer un petit peu en longueur, notamment en ce qui concerne la scène clé de l'élimination de Chaabi avec ses airs de sacrifice christique. Puis par la suite j'ai trouvé assez ingénu le récit des conséquences au niveau mondial de ces évènements... mais après tout le Printemps Arabe de 2011 a prouvé que ce type de contagion peut arriver dans la réalité.

Nom série  Le Cancer de Maman  posté le 12/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Cancer de Maman... Voilà un titre et un sujet qui ne me donnaient pas envie... J'ai lu cet album car ma bibliothèque municipale me l'a permis mais je ne serais pas allé vers lui autrement.

Concrètement, cet ouvrage atteint son but, celui d'informer sur la maladie, son traitement, le parcours médical à suivre et les implications que cela a sur la famille et notamment les enfants. Ce fut instructif pour moi.

Par contre, je n'ai presque rien ressenti à la lecture de cet album. L'auteur n'a su me transmettre aucune émotion, juste des informations sur son état d'esprit, à lui, à ses soeurs et un peu à sa mère. Froidement, j'ai trouvé ça instructif une fois de plus mais sans pour autant ressentir d'empathie pour eux et leur situation.

J'ai eu ce à quoi je m'attendais avec cet album. Un récit qui n'est pas ennuyeux grâce à une structure en courts chapitres, plutôt agréablement dessiné et qui m'a appris des choses. Hormis cela, et hormis une fin qui m'a un peu surpris car je n'attendais pas un tel résultat suite au traitement subi par la mère de l'auteur, c'est un ouvrage dont je ne déconseille pas la lecture mais que je n'achèterai pas personnellement.

Nom série  Le Téléscope  posté le 10/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Téléscope, c'est l'histoire d'un groupe de 5 amis, aux carrières très différentes mais partageant un même état d'esprit un peu désabusé et loser mais désireux d'encore profiter de la vie alors qu'ils ont tous atteint la soixantaine. Jusqu'au jour où une superbe jeune femme entre dans leur vie, une femme vivant de son corps et des gentillesses et cadeaux de ceux avec qui elle couche. Pas tout à fait une prostituée, elle n'offre pas que du sexe mais aussi et surtout de l'affection et un renouveau d'envie de vivre pour les 5 hommes qui croisent sa route. D'autant plus qu'elle leur propose bientôt de participer à une magouille qui pourrait bien leur rapporter énormément, pour peu qu'ils soient prêts à affronter un homme politique véreux.

Le scénario est un peu spécial puisqu'il est assez immoral, ou du moins politiquement incorrect par certains aspects, notamment concernant la relation entre les vieux amis et cette jeune femme. Mais passé cela, on se retrouve après coup dans une intrigue de thriller à la Ocean's Eleven où les amis mettent leurs compétences en commun pour un gros coup et pour faire tomber un politicien corrompu et dangereux. Le récit n'évite pas certaines facilités pour amener à la réussite des gentils et à leur éviter de succomber aux coups foireux de leur adversaire, mais cela se lit bien et cela reste assez réaliste.

C'est une lecture divertissement pour adultes, sympathique sans être vraiment exceptionnelle ou marquante.

Nom série  Braise  posté le 09/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Braise est une série intrigante, doté d'une ambiance intéressante et d'un graphisme agréable.

Le scénario part sur une base un peu banale, celle d'enfants orphelins entraînés dans un monde qui se révèle très vite être tout sauf paradisiaque. Il y a beaucoup de Pinocchio dans cet inquiétant parc d'attractions, piège à enfants, mais aussi un peu d'Alice au pays des merveilles dans cet endroit étrange.
Cependant, les originalités apparaissent les unes après les autres. Cela commence avec les personnages qu'on croit être les méchants au départ, ce chat-singe et ces quelques "freaks" aux comportements étranges et pourtant humains. Puis viennent les effets de cet étrange liquide vert qu'on y trouve partout, et enfin le mystère de cette inquiétante et dangereuse reine.
Il y a aussi une vraie cruauté dans ce récit qui l'éloigne des classiques récits pour la jeunesse où les enfants gagnent à la fin. C'est assez cauchemardesque par moments.
D'autant que le dessin et les couleurs jouent sur cet aspect étrange, avec des teintes surnaturelles et des visages déformés et angoissants.

Je suis curieux de lire la suite en espérant que la qualité demeure identique.

Nom série  Luminae  posté le 08/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Luminae est un étonnant récit d'heroic-fantasy.
Pourquoi étonnant ?
D'abord parce qu'il est fortement marqué par une influence manga tout en offrant le bénéfice du format, de la narration et de la couleur d'une oeuvre franco-belge. Son rythme et son dynamisme rappelant également le style comics, je pense qu'on peut sans peine y voir l'un de ces cocktails modernes dont les éditions Ankama se sont faits l'un des porte-drapeaux en France.
Étonnant aussi car son récit ne se laisse pas apprivoiser d'emblée. Le lecteur est plongé d'entrée dans une action qui ne lui sera expliquée qu'au fur et à mesure. Le nombre de personnages, leurs transformations, les pouvoirs magiques des uns et des autres ajoutent en outre une certaine confusion même si on finit par s'y retrouver.
Étonnant enfin car le scénario semble ambitieux et donne le sentiment du début d'une série au long cours, à la manière des sagas en manga où les auteurs prennent le temps de présenter puis de faire évoluer leurs personnages.

Pourtant l'intrigue ne parait pas très complexe pour le moment, même s'il faut s'accrocher un peu pour la comprendre puisque, hormis le cas d'un petit récapitulatif de leur situation fait par les héroïnes vers le premier tiers de l'album, les autres évènements sont narrés sans explication pour le lecteur et il est assez facile de s'y perdre dans des décors parfois trop similaires. On comprend peu à peu qu'il s'agit de la confrontation entre 6 mages-guerrières, gardes du corps d'une mystérieuse sainte, et d'étranges sorciers, des créatures draconides et un mage-dragon aux allures démoniaques. L'origine des uns et des autres, leurs étranges et puissants pouvoirs ainsi que leurs réelles motivations restent assez énigmatiques.

Le graphisme est très sympathique. D'un grand dynamisme, il est parfois légèrement confus mais il participe à la force de cette oeuvre et à son impression de modernité. Les héroïnes, toutes en tenues légères, se ressemblent un peu trop, au look et aux cheveux prés, rappelant du coup les défauts d'un graphisme de manga pour adolescents. Mais il en a aussi les qualités, de même que l'efficacité d'un comics.

Aussi intrigant qu'il soit, le scénario ne m'a pas encore vraiment convaincu mais j'ai apprécié le rythme de ce récit, son ambition et l'aspect prenant de son déroulé. Je suis curieux de lire la suite. J'espère notamment qu'il ne va pas se contenter d'un intrigue trop simple, un long combat entre gentils et méchants, et que des tierces parties, par exemple le seigneur humain local, viendront ajouter un peu de piment à l'ensemble.

Nom série  Les Vaginocrates  posté le 07/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette bande dessinée partait de l'idée d'inverser les rôles généralement stéréotypés, les femmes ayant ici l'ascendant psychologique sur la société moderne face à des hommes soumis. Elle pousse cependant le concept en prenant la défense des hommes contre des femmes devenues agressivement féministes, menteuses, égoïstes, profiteuses et arnaqueuses. Bref, plutôt qu'une dénonciation du comportement abusif de certaines femmes et d'une certaine vérité à rétablir dans certains cas particuliers, elle met en scène toutes les femmes comme étant de vraies sal.pes, des créatures haineuses détestant viscéralement les hommes et ne cherchant qu'à leur nuire pour leur profit et leur plaisir sadique.
C'est ça que je n'ai pas aimé, cette généralisation, cette méchanceté manifeste qui ressort de tous les personnages féminins de cette bande dessinée. J'y ai trouvé un mauvais fond, comme une revanche sanglante et personnelle que l'auteur voudrait prendre vis-à-vis de choses qu'il aurait vécues lui-même, même si je n'ai aucune idée si c'est effectivement le cas ou pas.

Pourtant le message de fond n'est pas faux. Autant le combat féministe a de vraies bonnes raisons d'être, autant certaines situations sont parfois inversées et les hommes, par exemple suite à des divorces difficiles, se retrouvent quelques fois victimes de vraies injustices.
Mais le thème de la guerre des sexes, surtout quand il est aussi exacerbé que dans cette bande dessinée, me déplaît et m'énerve souvent au plus haut point.

Objectivement, le dessin de Serge Ferrand est correct sans me plaire. La structure en gags ou en strips est efficace même si les chutes tombent assez souvent à plat. Les personnages féminins y sont le plus souvent détestables mais il y a quelques idées amusantes, reflétant une certaine réalité.

C'est cette part de sincérité dans la quête de dénonciation d'une société où la victime n'est paradoxalement pas toujours celle que l'on croit qui fait que je ne peux pas trouver cette oeuvre foncièrement nulle. Mais l'exacerbation des comportements féministes et fielleux des femmes, ou devrais-je dire des harpies, de ce récit, associée à une répétition pénible des situations et des gags trop plats m'a rendu la lecture désagréable voire énervante. Je suis donc bien obligé d'y mettre la note minimale car je n'en conseille pas la lecture.

Nom série  Catacombes (Pika)  posté le 07/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que je craignais de ne pas aimer ce manga à la française, je ne l'ai finalement pas trouvé désagréable. J'ai apprécié l'ambiance qu'il réussit à instaurer par moments.

Pourtant j'ai eu du mal au début avec le graphisme. Je l'assimile immédiatement au style de quelqu'un qui a appris à dessiner uniquement en amateur via des fanzines d'inspiration manga, avec beaucoup de tics et de facilités mais peu de technique. Outre les trames que je n'aime pas, cela se ressent surtout dans les visages des personnages méconnaissables s'il n'y avait pas la coupe et la couleur des cheveux pour les différencier. Leurs yeux trop écartés m'ont aussi un peu agacé au départ.
Cependant, malgré mes aprioris, j'ai fini par ne pas le trouver si mal ce dessin. Les décors sont plutôt soignés, la mise en page efficace et la narration fluide. Et même si je persiste à trouver assez ridicule les tenues savamment esthétiques de l'héroïne alors qu'elle évolue dans les souterrains inondés des catacombes, les personnages sont finalement assez agréablement rendus.

J'ai eu aussi un peu de mal au départ avec l'ambiance adolescente de ces goths parisiens aux noms improbables, cherchant à vivre de leur art ou de leur musique, prenant tellement soin de leur tenue vestimentaire et de leur look, passant leurs nuits en sorties et en bar, et vivant des aventures romantiques et sombres à la limite du fantastique. J'ai craint une intrigue cliché et surtout trop artificielle et facile.
Des facilités, il y en a, beaucoup même, mais on finit par les éluder au profit d'un scénario finalement intéressant et plutôt prenant.
Ayant une légère connaissance moi-même des catacombes, j'ai apprécié d'y retourner avec ces protagonistes. Les entrées, les couloirs très variés, les décors y sont bien retranscrits, ainsi surtout qu'une certaine ambiance d'autre monde, de lieu coupé de l'extérieur où tout est possible. C'est sur cette ambiance que joue l'intrigue avec son mystère sur ce qu'il se passe "là dessous" et comment cela impacte le comportement de ceux qui y ont vécu... des choses. C'est intrigant et c'est cela qui m'a fait lire avec une vraie curiosité les deux tomes actuellement parus.
J'ai par contre été un peu déçu par les quelques passages zombiesques, où l'auteur joue trop facilement la carte du "on ne sait pas si c'était des hallucinations ou la vérité". J'ai trouvé que cela détruisait une part de l'ambiance angoissante. L'indicible fait davantage peur que les gros monstres grimaçants.

J'attends de voir la suite pour savoir si je conseille l'achat ou non. Si l'auteur joue encore davantage la carte de la facilité par la suite et notamment dans la résolution du mystère de son intrigue, cela risque de gâcher les bons côtés de ce qu'il a su mettre en place pour le moment.

Nom série  Les Gouttes de Dieu  posté le 05/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Face à tout le tapage médiatique ayant accompagné la parution de ce manga en France, j'étais curieux d'enfin le lire.
Je n'étais pas particulièrement pressé ceci dit car je craignais d'être un peu rebuté. Autant j'apprécie grandement le bon vin, autant je n'y connais rien en oenologie d'une part et surtout je déteste l'idée que les meilleurs vins soient forcément les plus chers et les plus rares. Or c'est cette idée qui me semblait émaner de cette recherche des "gouttes de Dieu" et de ses apôtres, une idée de vins inaccessibles au commun des mortels, trop chers et/ou trop rares, et surtout d'un classement arbitraire décidant que tels ou tels vins étaient incontestablement les meilleurs et que les autres ne sont rien en comparaison. De l'idolâtrie à la japonaise, valorisant le plus puissant, que je n'aime pas.
Pourtant, même si ce discours réapparaît régulièrement au cours de ce manga, il est contrebalancé par plusieurs passages expliquant qu'un vin ne payant pas de mine, vendu bien moins cher qu'un autre, peut souvent être meilleur... même si l'auteur et ses personnages se dépêchent le plus souvent d'y donner une explication comme une mauvaise manière d'avoir servi le plus cher ou le fait que c'était un "maître vigneron" qui avait discrètement réalisé le moins cher.

Bon ces aprioris et reproches dépassés, j'ai quand même apprécié ma lecture. Ce qui fait sa qualité avant tout, c'est la manière dont elle transmet non seulement une très grande somme d'informations sur l'oenologie mais aussi un véritable goût pour le vin. J'ai régulièrement eu les papilles qui frétillaient d'envie à l'idée de boire une verre de telle ou telle bouteille goûtée par les protagonistes. Je note d'ailleurs que pour des amateurs et apprentis qu'ils sont dans les premiers tomes, ils ont l'occasion de boire quand même de sacrées bouteilles et en quantité non négligeable qui plus est.
Alors certes, j'ai souvent tiqué sur l'emphase des dégustations et les visions romantiques et souvent cucul-la-praline engendrées par les vins dans l'imaginaire du héros. Les métaphores fonctionnent parfois, et il aurait été autrement sans doute impossible de faire ressentir le goût du vin dans un média tel qu'une bande dessinée, mais ça parait quand même souvent assez... cruche. Dans un thème alimentaire similaire, le Gourmet solitaire m'avait donné tout aussi faim sans avoir à user de telles exagérations.
Mais c'est quand même une belle publicité pour le vin et les grands crus qui est faite par le biais de ce manga et je la salue bien.
Elle s'intègre en outre dans un récit qui tient la route et captive plus ou moins bien l'attention du lecteur, même si je le trouve un peu étiré en longueur vue la quantité de tomes. C'est une trame assez classique de manga, presque celle d'un shonen, avec un défi en fil rouge composé de plusieurs étapes, comme un long tournoi avec ses différentes épreuves d'un nekketsu de base. Le tout est heureusement plus mature et intelligemment mené.

Je n'ai pas toujours été captivé, les personnages ne m'ont pas tellement accroché et l'intrigue manque un peu de rythme, mais en tout cas, depuis la lecture de cette série, j'ai une sacrée envie de vider un peu ma cave à vin et surtout de la renouveler au plus vite.

Nom série  La Guerre des Boutons  posté le 03/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à ce que je pensais au départ, cette série n'est pas uniquement l'adaptation du roman de Louis Pergaud qui a donné un excellent film dans les années 60. Seuls les deux premiers tomes le sont, quoiqu'ils semblent plus proches du film en fait puisqu'on y trouve notamment la fameuse citation à peine modifiée du Petit Gibus « Si j'aurais su, j'aurais po v'nu ». Les troisièmes et quatrièmes tomes sont par contre directement issus de l'imagination des auteurs qui imaginent une suite aux aventures des gamins de Louis Pergaud.

Pour ce qui concerne les deux premiers tomes, j'ai bien aimé cette adaptation. Le dessin est très limité techniquement parlant mais il est efficace et doté d'un certain charme qui convient à ce récit enfantin. L'histoire est racontée de manière légère et agréable. Je n'avais pas vu le film d'Yves Robert depuis mon enfance mais en lisant ces bandes dessinées, j'ai réalisé à quel point il m'avait marqué par ses scènes et ses répliques assez cultes. Les dialogues sont vraiment bons et drôles. L'histoire est simple mais plaisante. Elle m'a semblé racontée avec quelques petits raccourcis mais j'ai plutôt bien aimé cette adaptation et j'en conseille l'achat.

Par contre les tomes suivants m'ont moins plu.
Le troisième passe encore. L'ambiance est à peu près la même que dans les précédents mais le récit est plus banal puisqu'il mêle l'histoire de Roméo et Juliette à la petite guerre des boutons. Les dialogues sont moins bons, certains étant directement empruntés à Audiard et s'insérant moins naturellement dans l'histoire. On n'y retrouve pas la verve campagnarde et enfantine des précédents. Et l'histoire est moins amusante, plus convenue.
Quant au quatrième, je trouve qu'il trahit l'ambiance du récit originel. L'introduction d'anachronismes et d'éléments de récits modernes comme les ninjas gâche l'ensemble. On se croirait dans une banale histoire pour enfants comme il en est produit à la pelle dans les bandes dessinées de super-marché ou à la télé. Il y a toujours un peu de l'agréable atmosphère des premiers tomes mais j'ai vraiment moins aimé que les précédents.

En définitive, je conseille donc la lecture et l'achat des deux premiers tomes, la lecture par curiosité du troisième et je pense qu'on peut s'arrêter là.

Nom série  Batman - Anthologie Neal Adams  posté le 29/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans une interview donnée en 2005, Christopher Nolan et David S. Goyer expliquaient que leur vision de Batman pour leurs films " The Dark Knight" était basée sur trois oeuvres fondatrices du personnage : Batman - Année 1, Batman - Un long Halloween et les épisodes réalisés par Neal Adams. Je connaissais parfaitement les deux premières de la liste mais Neal Adams manquait à mon érudition. Grâce à cette anthologie publiée par Semic avant qu'ils perdent les droits de diffusion de DC en France, cette carence est réparée.

Première chose à savoir, Neal Adams est un dessinateur, pas un scénariste. Il se contente de mettre en image les récits de différents auteurs. Ce ne sont donc pas des scénarios en particulier qui ont marqué l'époque durant laquelle il illustrait le personnage mais plutôt sa façon de le représenter, de moderniser son apparence.
Et effectivement, c'est du sacrément bon boulot. Je réalise que quand je pense à Batman, c'est la vision des dessins de Neal Adams qui me vient automatiquement à l'esprit. Sobre, dynamique, soigné, ultra-maîtrisé, musclé sans être excessif, esthétique... et tout simplement classe. Ses pages sont efficaces et un régal pour les yeux. Du grand art. Et surtout, ce graphisme n'a strictement pas vieilli. Les planches de cet album datent des années 60, elles auraient tout aussi bien pu être dessinées dans les années 90 ou 2000, cela ne m'aurait strictement pas choqué.
A noter que les couleurs des histoires de cette anthologie ont été reprises au moment de son édition américaine, en 2003, et ne sont donc pas les couleurs rétro des magazines dont elles sont issues. Cela joue peut-être aussi un peu sur l'aspect moderne du dessin.

Par contre, les scénarios ne sont pas à la hauteur d'un tel graphisme.
L'anthologie comprend 9 histoires courtes, 2 issues du magazine World's Finest Comics et les 7 autres du magazine The Brave and the Bold. Elles ont pour point commun de toutes mettre Batman en association avec un autre super-héros de l'univers DC, qu'il s'agisse par exemple de Superman, Deadman, Flash ou encore Sgt Rock.
C'était une époque lumineuse où Batman n'avait rien du Dark Knight qu'il est redevenu depuis les années 80. A l'époque, c'était un personnage ouvert, souriant, un héros au grand coeur volontiers associé à Superman. Un vrai petit Tintin en costume de chauve-souris... C'était aussi une époque à grand spectacle, où les couvertures rivalisaient d'accroches souvent complètement artificielles : "Superman et Batman s'affrontent, qui va gagner ?!", "Deadman va-t-il causer la mort de Batman ?!", "Le Sgt Rock est-il mort ?!", "Batman et Flash contre l'incroyable Bork !!",...
Il en résulte des scénarios variés et amusants, fourmillant de personnages sortis du chapeau et de super-héros célèbres, mais aussi un peu... niais... On est à des années-lumières de l'ambiance gothique et sombre des oeuvres de Miller, Loeb et Sale voire même du Batman de Tim Burton. C'est du pur divertissement, partant sur des idées parfois intéressantes ou ambitieuses, mais se terminant rapidement, parfois en queue de poisson, avec des ficelles scénaristiques très faciles et de nombreux passages convenus et peu crédibles.
Il n'y a rien de répréhensible, c'est souvent sympathique et assez rythmé, mais cela n'a pas la force et la maturité des meilleurs scénarios du Dark Knight.

Malgré ces reproches, tout à fait relatifs, concernant le contenu de ces histoires courtes, je conseille tout de même cette anthologie aux amateurs de Batman pour découvrir l'ambiance des récits des années 60 d'une part, mais aussi pour savourer le dessin et l'excellente mise en page de ce fameux Neal Adams qui aura marqué définitivement le personnage par son graphisme. Elle offre au passage une bonne dose de matériel éditorial, couvertures et textes introductifs, qui ajoute à son intérêt. Par contre, 3 albums étaient prévus initialement, et suite à la perte des droits de diffusion DC Comics par Semic, ce premier tome restera solitaire. S'agissant d'histoires courtes indépendantes, cela n'a de regrettable que le fait de ne pas savoir si les scénarios des années suivantes étaient plus convaincants ou non.

Nom série  Warhammer 40,000 - Daemonifuge  posté le 28/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Daemonifuge est une bande dessinée de l'univers Warhammer 40,000 publiée en version originale en 3 "livres" de 1999 à 2003. La version française ne comprend hélas que les deux premiers livres et restera donc inachevée.
Elle met en scène Ephrael Stern, soeur de bataille de l'Adepta Sororitas de l'Empereur, unique et mystérieuse rescapée d'un massacre ayant eu lieu sur la lointaine planète Parnis. Elle a perdu la mémoire de ce qu'il s'y est déroulé. Après avoir survécu aux tests de l'Inquisition, Ephrael et l'inquisiteur Silas Hand retournent sur Parnis pour comprendre les faits. Ils vont se retrouver confrontés à la menace d'un démon majeur de Slaanesh, le dieu tentateur du Chaos.

Disons-le d'entrée, seuls les fans de l'univers Warhammer 40,000 sont à même d'apprécier cet ouvrage. Les autres seront vite rebutés par un cadre et des factions mis en scène sans explication et une plongée directe dans des combats et des dialogues emplis d'ellipses dont il vaut mieux connaitre à l'avance le contexte pour s'y retrouver.

Par contre, pour ceux qui apprécient cet univers, l'histoire n'est pas mauvaise. Même si son scénario ne sort pas du lot des nombreux récits de corruption démoniaque et de conflits entre l'Imperium et le Chaos, les protagonistes sont plutôt originaux. Ce n'est en effet pas dans tous les récits du genre qu'on trouve un soeur de bataille comme héroïne, ni qu'elle soit amenée à collaborer avec l'Inquisition, à affronter les démons de Slaanesh puis les eldars noirs avec l'aide d'un ancien arlequin eldar.

Trois dessinateurs ont collaboré aux deux chapitres inclus dans cet album. Le graphisme des deux premiers est assez proche. Tout en teintes de gris, souvent fortement assisté par ordinateur, il s'attache en quasi exclusivité aux personnages, offrant des décors un peu trop vides, schématisés ou décevants. Techniquement, le résultat est également assez mitigé, avec des personnages raides, parfois peu reconnaissables et sans vie. Le troisième dessinateur, par contre, a un style beaucoup plus classique et maîtrisé. La transition est très abrupte vis-à-vis des deux auteurs précédents mais c'est pour offrir des planches d'une très bonne qualité, hélas simplement sur les dernières pages de l'album.
Le noir et blanc de l'ensemble est parfois regrettable car trop sombre et terne, mais cela vaut mieux que des couleurs ratées.

Par contre, il est fort dommage que ce récit soit confus au niveau de la narration et répétitif au niveau de la trame. Certains passages manquent franchement de clarté, et la faiblesse du dessin n'aide pas à les comprendre beaucoup mieux. Ce n'est souvent qu'après coup qu'on devine à peu près ce qu'il s'est passé. Le scénario parait de plus décousu, comme si les scénaristes imaginaient la suite au fur et à mesure, abandonnant aussi certaines idées en cours de route.
En outre, une des bases de l'intrigue, c'est que, à l'exception temporaire de deux personnages du récit, l'Inquisition impériale est bornée et souhaite la mort de l'héroïne sans même chercher à percer à jour les bienfaits de ce que son savoir peut apporter. C'est donc une chasse à l'homme qui s'engage sans autre raison que l'étroitesse d'esprit de ces serviteurs de l'Empereur. C'est rageant quand on a déjà lu du Dan Abnett et qu'on y croise des inquisiteurs aussi intelligents qu'Eisenhorn ou Ravenor.
Et une fois que cette chasse est engagée, le récit se bornant à la fuite en avant de l'héroïne est moins intéressant que l'enquête sur le mystère qui l'entoure du premier chapitre. Sans parler des interventions un peu trop Deus Ex Machina du Chaos ou des pouvoirs de l'héroïne quand ça arrange les scénaristes.

Objectivement, ce n'est donc pas un scénario bien terrible et le graphisme est moyen. Par contre, il est agréable de voir mis en image et en récit de manière correcte l'univers de Warhammer 40,000, avec une intrigue longue et dense. J'ai notamment préféré cette histoire à celles de la série plus récente, Warhammer 40,000, ayant trouvé ces dernières nettement moins ambitieuses et trop restreintes au niveau scénario.
Par contre, l'histoire restant inachevée, son achat est évidemment frustrant et à réserver aux seuls fans bien renseignés.

Nom série  L'Ostie d'chat  posté le 26/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'ostie d'chat, à la base, c'est un blog BD au long cours. Presque 500 pages publiées à ce jour, incluant quelques participations de dessinateurs guest-star, de quoi remplir au moins 3 albums. Alors que les deux héros de ce blog-feuilleton sont des garçons, les auteurs sont des filles, Iris et Zviane, toutes deux québécoises. Je cite une de leurs interviews pour indiquer les thèmes qu'elles y abordent : les filles, le travail, la vie quotidienne, le sexe, les relations interpersonnelles... surtout les relations interpersonnelles.

Elles alternent successivement le dessin, d'une planche à l'autre ou d'un épisode à l'autre. Leurs styles, simples mais efficaces, s'intègrent bien ensemble et on ne souffre pas de la transition de l'un à l'autre.

C'est donc un roman graphique de la vie au quotidien de deux jeunes québécois, Jasmin et Jean-Sébastien, de leurs vies amoureuses, familiales et aussi un peu musicales puisque l'un d'entre eux jouait dans un groupe.
Le récit est empli de nombreux flash-back ramenant à l'enfance, l'adolescence ou aux débuts de l'amitié et de la cohabitation entre les deux amis. Leurs problèmes, leurs embrouilles, leurs conquêtes et déceptions amoureuses, leurs petites trahisons aussi. Il s'y passe beaucoup de choses, du dramatique comme de l'anodin. C'est un vrai feuilleton expliquant le petit format manga choisi par les éditions Delcourt pour le publier.

Ceci étant dit, j'ai trouvé ce long récit parfois assez confus du fait des sauts chronologiques aux transitions abruptes, des nombreux personnages qu'il m'est arrivé de confondre et aussi d'une certaine improvisation puisque les auteures bâtissent leur scénario au fur et à mesure de son avancement.
Elles ont fait aussi le choix de retranscrire l'ambiance québécoise par une utilisation quasi permanente de l'argot local moderne, à l'image évidemment du titre de l'oeuvre. Cela donne du réalisme à l'ouvrage mais je n'ai pas été charmé par cela, notamment parce que je n'y comprenais pas tout mais aussi parce que, vu avec mes yeux de français, ce parler m’apparaît parfois comme un peu trop vulgaire à mon goût.

Globalement, aussi réaliste et parfois touchant que ce soit, ce feuilleton intimiste québécois m'a un peu ennuyé. Ce n'est pas désagréable à lire mais je n'en fais pas une passion.

Nom série  Caktus  posté le 25/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je partais sur un bon apriori avec cette BD car le dessin dans le style de Simon Léturgie et la couverture avaient attiré mon attention et je me disais qu'une histoire humoristique de héros masqué pouvait être sympa. Mais j'ai été déçu.

Déçu par le scénario d'abord car c'est un gros cocktail de déjà-vus et rien ne m'y a enthousiasmé. Le ton et l'ambiance font immédiatement penser à Lucky Luke, l'intrigue et le décor font fortement penser à Zorro, le rôle du nouveau shérif et de son vieil acolyte alcoolique rappellent bien sûr Blueberry et Jimmy McClure, plus un bon nombre de clichés de western et d'humour sans surprise.
Déçu ensuite par les trop nombreuses facilités scénaristiques et gags cousus de fil blanc. Quelques-uns m'ont fait sourire mais trop nombreux sont ceux qui m'ont dépités.
Déçu enfin par le rythme qui est bizarre. Il se passe beaucoup de choses mais ça n'arrive pas à être prenant. C'est comme si c'était mal joué, artificiel, et je n'ai jamais réussi à entrer dans l'histoire ni à m'attacher au moindre personnage.
Tant et si bien que je me suis ennuyé.

Nom série  Wotan  posté le 25/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Wotan, Eric Liberge s'engage dans une trilogie dense et ambitieuse. Il s'agit en effet de suivre de 1939 à la fin de la guerre le destin de trois personnes dont les parcours vont se croiser et se décroiser avant d'être tous reliés par l'absurdité de l'idéologie nazie et par un homme, le reichsführer Himmler.

Dans cet objectif, l'auteur a réuni une documentation impressionnante permettant de retranscrire tant les faits que l'ambiance de ces années de guerre vues non pas du point de vue militaire mais du point de vue humain de non-soldats qui seront de leur plein gré ou malgré eux impliqués dans la folie de l'époque. Entre autres, Eric Liberge se base sur le récit réel fait par son père qui avait 8 ans en 1939 et qui a su transmettre à son fils l'atmosphère de peur, de haine, d'incompréhension et d'aberration de la guerre.

Liberge offre également ici le meilleur de son graphisme. Il se caractérise par des personnages très soignés placés sur un décor brumeux souvent à base de photos retouchées, le tout assimilé par une colorisation ocre et grise jolie mais malheureusement un peu envahissante à mon goût. La lisibilité est meilleure que dans d'autres albums de l'auteur tels que Tonnerre Rampant mais l'esthétisme prend tout de même parfois un peu le pas sur la clarté de la narration. Ça n'en reste pas moins de belles planches, parfois même impressionnantes sur le plan artistique.

Le récit est dense, original et intéressant. Il se passe beaucoup de choses dans le seul premier tome et pourtant on reste encore sur l'impression d'une mise en place complexe et réaliste. On est un peu perdu au départ parmi les personnages même si les destinées des trois protagonistes prennent peu à peu corps. Il y a une vraie ambiance et on sent une grande crédibilité dans l'ensemble. A l'image du graphisme, l'intrigue aurait peut-être bénéficié d'un peu plus de clarté, certains passages moins utiles auraient pu être épurés ou éludés à mon goût, mais cela ajoute à la retranscription réaliste des évènements de l'époque et des types de personnages qui la peuplaient.

Je suis curieux de lire la suite et conseille cette série aux amateurs d'aventure historique et humaine.

Nom série  La Guerre des Orcs  posté le 24/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec un tel titre, j'imaginais un récit très bourrin. Étonnamment, il est en fait nettement plus réfléchi que ce à quoi je m'attendais.

C'est d'ailleurs ce qui m'a fait un peu tiquer. Pour moi, des orcs, ce sont soit ceux de Tolkien, à savoir des elfes dégénérés, foncièrement mauvais et relativement stupides, ou ceux de Warhammer et de World of Warcraft, c'est-à-dire d'énormes brutes braillardes, bestiales et plus ou moins sans cervelle. Les orcs présentés dans cette BD là ont un petit peu de tous ceux-là mais m'ont paru nettement plus à leur avantage. Physiquement, à quelques crocs près, ils sont presque beaux comme des elfes, en nettement plus baraqué évidemment, et ils paraissent à peu près aussi intelligents que des humains. Ils sont juste un peu plus brutaux et liés par des lois d'honneur violentes et trop archaïques. En fait, ils ressemblent plus à une grande tribu mongole façon Gengis Khan sans les chevaux qu'aux hordes vertes de ma connaissance.
Du coup, je n'y ai pas tellement retrouvé les orcs que j'appréciais à la base mais ils n'en sont pas moins intéressants. Leur société, leurs antagonismes et leur guerre contre les elfes, nains et humains permet une intrigue plutôt prenante.

D'autant plus qu'elle est soutenue par un excellent dessin. Daxiong est très doué pour représenter tous ces personnages, ces races et ces décors d'heroic-fantasy. Les planches sont belles, soignées et dynamiques. La colorisation n'est pas en reste car, quoiqu'un peu terne, elle n'est pas mauvaise du tout. Hormis quelques bulles de dialogues pointant vers la mauvaise personne qui ont légèrement gâché la qualité d'ensemble, c'est vraiment du beau boulot.

En fait, j'ai bien failli considérer cette BD comme franchement bien. Le scénario est intelligent, entraînant, avec de bons personnages, et on ne s'ennuie pas un seul instant. J'ai malheureusement été déçu par une fin que j'ai trouvée un peu trop facile à deux reprises, les deux moments clés qui mènent au dénouement final. C'est dommage. Etant mis en présence d'un chef orc aussi intelligent, j'espérais davantage qu'une conclusion aussi abrupte et aisée, surtout qu'il y avait de quoi faire avec le contexte global entre les différentes races et les nouvelles alliances et équilibres. Mais Olivier Peru a visiblement bâti son récit comme un one-shot et ne devait donc pas se permettre trop d'ouvertures sur la fin.
Je suis donc un poil déçu mais c'est quand même un bon ouvrage d'heroic-fantasy à la fois pêchue et relativement intelligente.

Nom série  Zombillénium  posté le 28/08/2010 (dernière MAJ le 23/08/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Arthur De Pins met son graphisme au service d'un récit d'aventure, de fantastique et d'humour et c'est très agréable.

C'est le style informatique du dessin qui saute aux yeux pour qui découvre cet album. L'auteur, qui s'en est fait avec succès une vraie spécialité depuis des années, rend d'ailleurs crédit à son outil de travail, Adobe Illustrator, dans la page de remerciements. Et c'est vrai qu'à voir le rendu des planches, il en fait une belle publicité. C'est beau et très plaisant à la lecture. Les personnages sont parfaitement expressifs et c'est fou le charme qu'il arrive à donner à sa petite sorcière Gretchen malgré ce gros nez sensé masquer sa beauté.

Mais une bande-dessinée ne s'arrête pas à son dessin et doit aussi valoir par son scénario. En cela, Zombillénium tient très bien la route. L'idée de base de ce parc d'attractions pour morts-vivants et monstres est amusante et excellemment utilisée par la suite. Les personnages sont bons et crédibles, drôles quand il le faut, touchants quand ils doivent l'être. Certains passages m'ont véritablement fait rire. Je retiens notamment la case se déroulant lorsque Gretchen était à la Fac des Sorciers.
En 48 pages, Arthur De Pins nous offre un récit dense qui laisse entrevoir une trame ne manquant ni de profondeur ni d'originalité. On a une histoire complète qui fait espérer de nombreuses suites pour permettre à l'ensemble de déployer sa belle envergure.
Comptez-moi parmi les clients du Zombillénium !

Après lecture du tome 2, je suis un peu déçu. J'aime toujours autant le graphisme, le contexte et les personnages, mais l'intrigue de ce tome, formant une histoire complexe, est un peu trop fouillis et pas très convaincante par certains points, notamment son explication concernant le jeune Tim. Je conserve ma bonne opinion de la série mais j'espère que les tomes suivants seront plus captivants.

Nom série  Stalingrad Khronika  posté le 23/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Stalingrad Khronika, c'est l'histoire d'un cinéaste envoyé par le pouvoir Stalinien pour faire un film en l'honneur de l'armée russe au coeur de la bataille de Stalingrad. Dirigée par un commissaire du parti et accompagnée par deux volontaires désignés, un soldat fidèle à Staline d'une part et un autre cinéaste déchu et revenu d'un camp de rééducation d'autre part, cette petite équipe va devoir affronter l’âpreté du combat urbain, les vicissitudes des rouages politiques et militaires staliniens mais aussi la rivalité tenace entre les deux cinéastes.

Au-delà de la situation militaire avec l'arrêt de la progression nazie en Russie, c'est surtout le cadre politique stalinien si spécifique qui est mis ici en scène, avec de simples hommes tiraillés entre leur sens du devoir patriotique, leurs aspirations, leurs antagonismes et leur propre survie en plein conflit. Étonnamment, c'est surtout la haine entre les deux hommes de cinéma qui ressort au premier plan de ce récit dans lequel la bataille de Stalingrad prend parfois le rôle de simple toile de fond.

Franck Bourgeron offre un graphisme intéressant. Ses personnages, aux traits clairs d'un agréable style franco-belge, évoluent dans un décor en permanence brumeux, fait de silhouettes en ruines, de neige et d'explosions. De la bataille en elle-même, on ne verra donc qu'une impression floue, un paysage de fin du monde impalpable et en permanence ponctué de coups de feux et d'éclats de bombes. Légèrement frustrant pour ceux désireux d'avoir un aperçu plus concret de la situation militaire en elle-même, il n'en demeure pas moins très esthétique et appréciable. De belles planches.

Le récit de ce premier tome coule avec fluidité, presque trop vite. Malgré la bonne quantité de pages, la narration souvent laconique entraîne un rythme de lecture rapide et un léger sentiment qu'il ne s'est pas passé grand chose arrivé en fin d'album. Au passage, même si la tension entre les hommes y est palpable, l'ambiance de fin du monde de la bataille de Stalingrad elle-même est un peu trop ténue à mon goût. Elle ne s'est pas imposée à moi ce qui a empêché le récit d'avoir une atmosphère vraiment marquante à mon goût.

Quelque soit mes reproches faits ci-dessus, c'est une bonne bande dessinée, joliment dessinée et au scénario intéressant et original, dont j'attends la suite avec curiosité.

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