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Nom série  END  posté le 12/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma note pour cette bande dessinée est motivée avant tout par son exceptionnel graphisme. Ses planches sont de grandioses oeuvres baroques, très féminines, aux sombres couleurs pastels. Chaque page, chaque case, est une oeuvre d'art soigneusement ciselée, visiblement travaillée durant de longues heures voire de longs jours chacune.
Toute l'oeuvre est à l'image de ce graphisme poétique et mélancolique. Le sujet ici est la mort, ou la non-mort, la mélancolie et la solitude. La thématique est assez adolescente, à l'image de ces jeunes amatrices de poèmes tragiques et romantiques, mais elle n'en est pas moins belle car formidablement mise en valeur par la beauté du dessin et le rythme lent et mature du récit.

Le scénario reste assez mystérieux pour le seul tome actuellement paru mais on peut tenter de le résumer. Elisabeth, une jeune étudiante dans un superbe collège pour filles de style victorien, est morte de manière mystérieuse. Sauf que tout porte à croire qu'elle n'est pas véritablement morte et qu'elle vit désormais comme une ombre dans un monde plus ou moins parallèle, gardant son ancien collège à portée de main mais incapable de s'y rendre sans danger et incapable d'y être vue ou entendue. Elle vit désormais seule dans un jardin onirique, avec trois animaux mutants et parlants qui sont devenus ses compagnons et partagent son exil. Il y a également d'étranges êtres éthérés qui veillent sur elle sans qu'on sache bien qui ils sont, mais aussi ses anciennes amies qui essaient de leur côté de comprendre ce qui lui est arrivé et sa soeur qui se sent responsable de sa mort et pourrait bien l'être effectivement sans qu'on comprenne pour le moment le lien entre tout cela.
La narration est un peu difficile. Il y a énormément de non-dits. Les personnages ont l'air d'en savoir plus que nous, pauvres lecteurs, et le mystère est précautionneusement entretenu par les auteurs. Les dialogues sont en outre souvent alambiqués ou simplement poétiques, ce qui contribue à les rendre parfois nébuleux.

Il y a pour le moment un peu trop d'inexpliqué dans le premier tome de cette série, trop de passages et de dialogues difficiles à saisir au premier abord. Mais la beauté du graphisme et l'ambiance du récit ont réussi à me faire savourer cette histoire fantastique aux accents de poésie féminine romantique et gothique qui, pourtant, n'avaient rien pour me séduire à priori.

Nom série  Histoires de Bretagne  posté le 12/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les éditions Soleil ont décidé de recueillir dans cette nouvelle série un récit inédit pour le premier tome mais aussi des BD déjà parues indépendamment en tant que tomes 2 à 6, Le Sang de la Sirène, Le Gardien du feu, Quand souffle le vent des îles et La Légende de la Mort. Ce qui fait le lien entre ces histoires outre leurs auteurs (du moins jusqu'au tome 5), c'est qu'il s'agit d'adaptations de nouvelles ou de récits collectés par l'écrivain Anatole Le Braz ayant toute pour cadre la Bretagne de la fin 19e - début 20e siècle dans une ambiance plus ou moins proche du fantastique.
Mon avis ne portera ici que sur le seul premier tome, le seul vraiment inédit. Je n'ai pas lu les séries correspondant aux tomes 2, 5 et 6, et je vous renvoie à la fiche de Le Gardien du feu pour mon avis sur ces deux albums là.

"Jusqu'au bout de la terre" ressemble au départ à un récit de marins bretons. C'est l'histoire d'un écrivain de la ville venue s'imprégner de l'ambiance de la Bretagne et de sa mer. Louant les services d'un marin-pêcheur, il part presque tous les jours avec lui sur son petit voilier. Jusqu'au jour où, un soir de Toussaint, ils trouvent à leur retour un port totalement vide de ses habitants, comme si tout le monde et tous les animaux avaient disparu.
L'ambiance bretonne est plutôt bien rendue. Les personnes ne sont pas particulièrement charismatiques et on suit sans déplaisir leur étrange aventure. Comme dans nombre de récits fantastiques similaires, on est avant tout poussé par la curiosité de comprendre ce qu'il peut bien se passer et de voir comment les protagonistes vont réagir.
L'ambiance des légendes bretonnes se mêle étrangement à celles de récits post-apocalyptiques plus modernes. Le cocktail fonctionne bien... jusqu'à ce qu'on s'approche de sa conclusion.
Et là, je dois dire que j'ai été déçu. J'ai trouvé cette fin trop facile, trop convenue. Je m'attendais franchement à mieux, quelque chose qui irait soit dans la direction de l'envergure imaginaire d'une série comme Seuls, soit vers une conclusion plus proche des légendes bretonnes classiques.
En définitive, le graphisme et les deux premiers tiers de l'album m'ont plu, mais le dernier tiers, lui, m'a laissé une impression mi-figue mi-raisin.

Nom série  Imperator  posté le 12/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans être vraiment sous son charme, je suis intéressé par l'univers de l'Antiquité Galactique imaginé par Valérie Mangin depuis la première publication de la série Le Fléau des Dieux. C'est un cadre de science-fiction qui a une véritable classe et un beau potentiel non encore totalement exploité.

Cette nouvelle série, qui se situe quelques années avant la fondation du fameux Empire Romain Galactique, me parait cependant nettement en dessous de la qualité de la série mère ou du dernier Troyen. Pour le moment, je ne suis pas convaincu même si je laisse le bénéfice du doute à la suite du récit.

Pour commencer, je n'ai guère apprécié le graphisme. Très informatique, il semble en grande partie réalisé à partir d'images digitalisées voire de photos retouchées. Je trouve que le résultat final manque d'élégance et de clarté. Et même si les décors et les véhicules sont globalement réussis quoique parfois embrouillés, les personnages, par contre, sont souvent laids et figés. Certaines cases et planches ont de vraies allures de roman photo, beuh...

L'intrigue, pour sa part, manque d'originalité pour le moment. Elle nous place dans une classique dictature futuriste avec le banal couple de héros issu des masses laborieuses qui va se rebeller et probablement faire s'effondrer le système totalitaire. En guise de tyran, nous avons une remise à jour de l'Italie Fasciste et raciste de Benito Mussolini, à laquelle s'oppose néanmoins le syndicat des camionneurs, des aliens disparates et à priori seuls capables de transporter les humains dans leurs vaisseaux spatiaux. Arrivé à la fin du premier tome, rien de bien novateur à se mettre sous la dent, ni dans le cadre du récit, ni dans son déroulement.
J'ai été en outre déçu par l'aspect un peu ridicule de certains éléments de l'histoire, ridicule qui tranche avec le sérieux et la classe des autres séries du même univers. Les fascistes, Benito le premier, ainsi que leur ennemis du syndicat et ce fan du Parrain sont assez risibles. La façon de parler très familière, façon adolescents français des années 2000, des aliens les rend bizarre et pas crédible. Dans l'ensemble, on dirait parfois du Jodorowsky dans ce que certains de ses scénarios de science-fiction ont de plus caricaturalement bouffon.

Je ne suis donc pas particulièrement séduit. Mais je ne l'avais pas été non plus par le premier tome du Fléau des Dieux, pour des raisons très différentes ceci dit, et la suite m'avait fait changer d'avis. Alors je réserve mon opinion pour le moment. Je me contente de dire que ça se lit bien et que c'est divertissant. Et je suis curieux de voir comment tous ces évènements vont mener à la fondation de l'Empire Romain Galactique.

Nom série  Pierre Goldman, la vie d'un autre  posté le 11/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pierre Goldman, je n'en avais jamais entendu parler. Pour ceux qui ne le connaissent pas non plus, sachez que c'était un militant actif d'extrême gauche, ayant glissé dans le banditisme, qui a été accusé d'un double meurtre à la fin des années 60 avant d'être acquitté puis assassiné quelques années après sa libération.
Emmanuel Moynot fait avec cet ouvrage le choix de nous raconter l'essentiel de sa vie, ce qui l'a mené à perpétrer quelques hold-ups à mains armées puis les circonstances de son accusation de meurtre, ses procès, son acquittement et ce qui s'en est suivi. Pour cela, il se base sur ses propres recherches documentaires et surtout sur plusieurs entretiens fouillés qu'il a eus avec des proches ou les avocats de Pierre Goldman lui-même.

L'album se présente en chapitres de bandes dessinées ponctués des comptes-rendus détaillés et légèrement illustrés des entretiens qu'Emmanuel Moynot a réalisés. Ces textes, longs de 4 à 8 pages chacun, sont très denses puisqu'ils comprennent probablement l'ensemble du contenu de ces entretiens, comme des éléments de documentation essentiels pour comprendre la démarche de l'auteur.
Le tout est mis en image dans un style agréable en teintes de gris me rappelant celui d'Etienne Davodeau.

L'auteur a visiblement tenté de présenter, dans la partie bande dessinée, les faits de manière aussi détachée et aussi neutre que possible. Sauf erreur, il se contente pour seuls textes ou presque de citations du protagoniste principal lui-même, d'articles d'époque et de compte-rendus d'entretiens et de procès. Le militantisme de Pierre Goldman, son envie d'une révolution radicale, son besoin viscéral de combattre, son insoumission et ses hold-ups à main armée sont présentés comme de simples faits, sans jugement... si ce n'est que le déroulement des faits principaux, ceux liés à l'accusation de meurtre, est la version de Pierre Goldman lui-même puisqu'il s'agit d'extraits de sa propre autobiographie.
Il n'est pas question d'impartialité, par contre, en ce qui concerne les entretiens qui sont pour beaucoup ceux d'amis du personnage, souvent eux-mêmes militants d'extrême gauche très engagés, qui pour la majorité d'entre eux le soutiennent sans faille malgré les légers défauts qu'ils lui reprochent parfois, respectent voire admirent sa lutte militante passée et occultent sans peine ses actes criminels avérés.
Cette partialité est néanmoins compensée par l'aspect instructif de toutes ces informations et par les avis moins tranchés et plus circonspects de certaines autres personnes interviewées.

Le vrai défaut, par contre, c'est que quand on ne connait rien de l'affaire et du personnage de Pierre Goldman, le récit s'entame directement sans qu'on ne comprenne rien. Plutôt que d'utiliser le contenu de ses entretiens pour expliquer et donner vie à la bande dessinée, Emmanuel Moynot commence à les retranscrire tels quels de manière brute dès la 16e page, avant même que le lecteur puisse bien saisir les tenants et aboutissants de l'affaire. Et ce sont là des entretiens qui fourmillent d'informations, qui en débordent même au point de très rapidement noyer le lecteur qui connait trop mal le contexte, les gens et les ambiances de l'époque.
J'ai le sentiment que l'auteur aurait dû regrouper l'ensemble de ces entretiens en fin d'album et ne pas les intercaler entre les chapitres en bande dessinée, ou du moins pas aussi rapidement. Présentés ainsi, les premiers textes sont totalement indigestes car le lecteur lambda ne sait rien de toute cette affaire et ce n'est qu'après lecture de la BD elle-même qu'il peut mieux appréhender leur contenu
Inversement, un tout petit peu plus d'explications délayées dans les planches BD les auraient rendues plus instructives, plus complètes et autonomes.
Là, on a d'un côté une partie dessinée qui se lit bien mais parait un peu vide, et d'un autre côté des textes très instructifs mais longs et franchement lourds à lire quand on découvre le sujet ou que tous ses éléments ne vous passionnent pas. J'aurais aimé que l'ensemble s'imbrique mieux, que le média bande dessinée soit favorisé et qu'il mette en scène à lui seul la substantifique moelle du contenu de ces entretiens, ces derniers demeurant par la suite comme seule documentation annexe pour les plus désireux d'aller encore plus en profondeur dans le sujet.

Je ressors de cette lecture comme du parcours d'une documentaire dense et complexe, où il a fallu que je m'accroche pour entrer pour de bon dans le contexte et m'attacher à son récit. Ce fut une lecture un peu fatigante de par sa structure et l'accompagnement de ses textes longs et difficilement abordables pour qui découvre l'affaire, mais ce fut néanmoins une lecture instructive sur un sujet qui, pourtant, n'avait pas grand chose pour m'intéresser à la base.

Nom série  Etudiantes coquines  posté le 10/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etudiantes coquines ne cache pas son jeu : comme son titre l'indique clairement, c'est un manga porno pour jeunes mâles mettant en scène des étudiantes peu frileuses. Il est constitué d'histoires courtes d'une vingtaine de pages chacune qui sont autant de saynètes aux acteurs et actrices différents.

Nous sommes là typiquement dans les fantasmes du jeune mâle japonais. Les filles y sont la majorité du temps ingénues voire vierges, et quand ce n'est pas le cas, elles sont à l'inverse ultra entreprenantes pour le jeune puceau qu'elles ont entrepris d'éduquer.. à la va-vite soi-dit en passant. Elles ont toutes des physiques de jeunes filles très mignonnes, en short moulant ou jupette sexy, avec des seins en gélatine gros comme des melons qui n'ont franchement rien du standard asiatique. Les scènes porno sont toutes censurées hormis les inévitables inondations liquides qu'elles entraînent.

Ce n'est pas tellement excitant car tout y est trop facile, trop rapide. Il manque la part de réalisme qui rend une oeuvre porno excitante.
La qualité du dessin et de la narration permettent cependant de passer outre ces petits défauts et offrent de belles pages, faciles à lire et quand même un peu émoustillantes. Les histoires ne sont ni passionnantes ni originales (quoique j'ai bien aimé l'histoire avec la sportive qui a besoin qu'on s'occupe de ses petites brûlures) mais elles se laissent lire.

Nom série  Une Vie sans Barjot  posté le 10/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je vais tricher car je vais reprendre ici tout le premier paragraphe de l'avis de Pol avec lequel je suis parfaitement d'accord :
"Voilà le genre de BD typique qui s'apprécie différemment en fonction de l'humeur et de l'état d'esprit du moment de lecture. C'est le genre de roman graphique auquel on accroche volontiers lorsqu'on peut s'identifier à un personnage, que l'intrigue nous rappelle un passage de notre vie. Ou au contraire si l'on ne parvient pas se raccrocher à un de ces éléments, il y a de grandes chances de s'ennuyer ferme."

C'est vraiment un récit qui parle aux adolescents, un récit initiatique d'une nuit où l'on est entre l'âge de l'adolescence lycéenne et la vie plus libre du futur jeune homme, quand on est à la limite entre les deux comme le héros en équilibre sur son mur à la fin du récit.
En ce qui me concerne, je n'y ai que moyennement accroché car je suis très loin de m'identifier au héros, trop rebelle par rapport au jeune que j'étais à son âge. La soirée qu'il passe, les personnes qu'il rencontre, il y a de nombreux éléments glauques à l'ensemble que j'aurais soigneusement évité et du coup cela n'arrive pas à me toucher. J'ai eu le même sentiment que dans d'autres oeuvres à l'ambiance proches comme Le Roi des Mouches ou Black hole même si le côté malsain et surréaliste est nettement moins poussé ici.
Le récit est en outre plombé par trop de rencontres fortuites, de coïncidences faciles dans cette ville où les personnages ont l'air de se croiser et se recroiser sans arrêt alors qu'il n'y avait la plupart du temps aucune chance qu'ils se retrouvent. Cela sonne faux.

Malgré cela, et malgré quelques longueurs au deux-tiers de l'album, ce ne fut pas une lecture désagréable et je comprendrais qu'elle puisse toucher certains lecteurs qui s'y retrouvent ou y retrouvent leurs émotions adolescentes.

Nom série  Battle Chasers  posté le 09/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série présente une grande part des défauts qui m'ont fait détester certaines productions des éditions Image Comics des années 90 comme les oeuvres de Michael Turner notamment. Il s'agit de récits pour adolescents avec leur dose de violence, de stéréotypes et de facilités, mis en image par des dessinateurs virtuoses dans l'art de présenter tous les personnages comme des mannequins body-buildés poseurs ou comme des bombes sexuelles aux seins littéralement plus volumineux que leur tête.

L'introduction de ce récit et les premiers chapitres m'ont fait craindre le pire. Clichés et facilités s'y succédaient. On est dans une ambiance de super-héros trop-kikoolol dans un décor heroic-fantasy à la Dungeon & Dragons. Ajouté à cela un dessin et une colorisation qui m'horripilaient, j'aurais pu refermer l'album.
Heureusement, la narration se révèle correcte et l'histoire finalement relativement divertissante. Sans jamais être captivé, l'agacement du début a laissé la place à une lecture pas prise de tête, sans surprise mais qui fait passer le temps.
Je ne sais pas si je lirai la suite mais, éventuellement, si je n'ai rien d'autre sous la main, pourquoi pas ?...

Nom série  Scotland Yard  posté le 09/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un beau graphisme en couleurs directes me rappelant un peu celui de Guillaume Sorel, le décor classique mais si élégant du Londres de l’Ère Victorienne, une équipe d'enquêteurs à la fois réalistes à l'ancienne mais aussi assez modernes dans leurs méthodes, et une bonne dose de clins d'oeil (Sherlock Holmes, le Tour du monde en 80 jours, Dracula, l'Exorciste...), voilà les ingrédients qui font de cette bande dessinée une bonne et agréable lecture.

C'est l'histoire d'une enquête à la poursuite de deux dangereux serial-killers évadés de l'asile. Des tueurs dans la veine d'un Jack l’Éventreur contre qui policiers et malfrats vont se liguer.
C'est aussi l'histoire d'une petite équipe d'enquêteurs spécialisés en dehors des cadres classiques de Scotland Yard, à la manière des séries télévisées modernes.

Il est juste regrettable que malgré la tentative de donner de l'originalité et une personnalité à chacun de ces trois enquêteurs, leur charisme a un peu de mal à passer. On s'attache simplement à ce brave inspecteur Gregson qui n'a rien de bien spécial, mais la personnalité du docteur Seward n'est qu'à peine esquissée et le cas de Mademoiselle Clerval reste bien trop mystérieux si l'on n'a pas lu Mister Hyde contre Frankenstein dont elle était aussi l'héroïne.
Il est aussi dommage que la narration manque parfois de clarté. On s'y perd un peu dans les personnages. Et le choix de ne pas montrer le visage du fameux Renfield de tout le premier tome rend assez confus les passages le concernant. Et il est vrai que la fin du premier tome est un peu précipitée, d'autant qu'on se demande comme Moran a réussi à arriver là pile au moment fatidique.

Malgré ces reproches, je trouve que c'est une bonne bande dessinée et j'espère que le second et dernier tome sera encore meilleur et plus clair.

Nom série  Du vent sous les pieds emporte mes pas  posté le 09/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette BD est un roman graphique racontant la vie d'un artiste peintre entre le début du 20e siècle et les années 20, un garçon de campagne un peu rebelle qui se découvrira la fibre artistique mais dont la carrière aura bien du mal à se lancer face aux traumatismes de la vie. C'est une histoire aux accents de drame, une vie dure et triste où les malheurs se succèdent sans trouver beaucoup de contrepoids malgré une belle amitié et un ancien amour de jeunesse.

Graphiquement, le dessinateur nous offre des planches à l'aquarelle globalement agréables. Couleurs et décors sont souvent jolis. Les personnages rendent cependant moins bien et sont même quelques fois plutôt loupés comme cette belle femme à demi nue sur la fin.

L'histoire aurait pu être intéressante mais elle se présente de manière trop décousue. On passe d'une jeunesse campagnarde aux affres de la première guerre mondiale puis à l'insouciance des années 20 sans véritable liant entre les époques. Les évènements et rencontres se succèdent, souvent de manière tragique, mais j'ai peiné à m'attacher au personnage et à être touché par l'aspect torturé de sa vie artistique et des traumatismes qu'il a subis. Et le récit s'achève sans que j'ai vu une véritable histoire prendre forme, comme si j'étais resté totalement extérieur à la vie de cet homme qui prend parfois des allures de stéréotype du genre "artiste torturé et rebelle".
A dire vrai, je me suis un peu ennuyé...

Nom série  Iron siege  posté le 09/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Dire qu'ils se sont mis à deux pour pondre un scénario aussi stéréotypé et indigent... Si ce n'était pas tellement déjà vu, ce serait juste un scénario basique et facile avec son lot d'incohérences et de passages idiots. Mais comme il donne en plus l'impression d'être une accumulation de clichés sans aucun humour, ça en devient pitoyable.

Le pitch : des soldats américains et allemands vers la fin de la seconde guerre mondiale doivent coopérer pour repousser les monstres zombiesques qui les assiègent dans un vieux château français. D'où viennent ces monstres ? On ne sait pas trop, d'une maladie contagieuse venue des bois. Que vont faire les soldats ? Se battre, perdre la majorité des leurs, et survivre finalement en passant un pont de cordes façon Indiana Jones qu'il détruiront derrière eux pour empêcher les monstres de les atteindre. Ben oui, un pont de cordes, ça fait tellement décor français du 20e siècle...

Ajouté à cela un dessin médiocre où les personnages ont autant d'expression que des masques de cire et où les scènes d'action n'ont aucun dynamisme, vous avez là une BD tout simplement mauvaise et même pas divertissante.

Nom série  Terminator  posté le 05/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour ce qui concerne le premier tome de cette série, il nous place dans le décor de 2029 du premier film de la série et aussi en partie du plus récent Terminator Renaissance. On y retrouve Kyle Reese, le futur père de John Connor, dans son combat avec la Résistance humaine contre les machines. Certaines scènes sont d'ailleurs quasiment celles que l'on voit dans certains flash-back du premier film. Cela nous plonge dans cette ambiance post-apocalyptique et cette guerre pour la survie jusqu'au moment où John Connor donnera à Kyle la fameuse mission d'aller protéger sa mère dans le passé.
C'est à partir de la fin du premier tome que le scénario va se détacher de cette trame déjà connue. Elle va en effet s'attacher à un autre personnage, Ben Oliver, qui va devoir s'atteler à une tâche parallèle à la mission de Kyle Reese et touchant de très près à l'avenir de ce dernier.

C'est une lecture assez classique mais divertissante dans son genre de série d'action et de science-fiction. Le dessin n'est pas des plus attrayants ou originaux mais il remplit bien son office. La narration pêche au niveau de sa clarté dans deux ou trois scènes d'action mais elle est fluide dans l'ensemble. Il y a aussi certaines facilités (un T-800 détruit en deux coups de pinces d'électricien ?) ou prévisibles (ce qui arrive à la fille en fin de premier tome) mais rien de bien grave.
Tout cela ne casse pas trois pattes à un canard mais pour qui a bien aimé les films, c'est une lecture qui fait passer le temps sans prise de tête. Et je suis curieux de voir ce que va arriver au héros dans le second et dernier tome de cette série.

Nom série  Tib et Tatoum  posté le 02/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La maquette et la typographie de la couverture de cet album me faisaient tellement penser à celles de Titoss & Ilda que j'étais persuadé qu'il s'agissait là aussi d'un album de la collection Puceron de chez Dupuis et donc destiné aux enfants de moins de 6 ans. J'ai donc été un peu surpris d'y découvrir une série destinée aux enfants un peu plus âgés, aux alentours de 9 ou 10 ans, je dirais, mais tout à fait sympathique à lire pour un adulte également.

Ce sont les aventures gentillettes et humoristiques d'un enfant de la préhistoire qui se fait un dinosaure pour ami et que personne ne veut croire car les dinosaures ont tous disparu depuis longtemps comme chacun sait.
Chaque page de l'album se termine plus ou moins par une chute à la manière des albums de gags en une page. Mais l'ensemble se lit aussi comme une histoire à suivre. Et c'est là une histoire sympathique et assez amusante, même si elle ne détonne pas tellement en matière d'originalité.
Je trouve le dessin des personnages un peu trop épuré, un peu trop simplifié, mais l'ensemble graphique ne me déplaît pas et les couleurs sont agréables.

Une lecture plaisante, qui ne marque pas vraiment la mémoire mais fait passer un bon moment avec quelques sourires et passages amusants même pour un adulte.

Nom série  Tétine Man  posté le 02/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tétine Man, c'est un petit garçon de moins 6 ans qui ne quitte jamais sa tétine. Mais ce n'est pas parce qu'il est faible ou quoi que ce soit de bébé. Non ! Sa tétine, c'est sa force, son super-pouvoir ! Lui enlever sa tétine ? Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes...

En fait, Tétine Man, ce sont des histoires courtes mettant en scène ce petit garçon à l'école, à la maison ou dehors. Confronté aux adultes ou autres enfants, il répond aux évènements par son obstination sans faille et la force de son regard intense et anxiogène.
Ça n'a rien d'une BD éducative sur comment faire pour que mon enfant se sépare de sa tétine. C'est de l'humour un peu absurde et c'est souvent drôle. Le ton est léger, décalé et l'ambiance est sympa.

J'ai bien ri sur les premières histoires.
Je dois dire cependant qu'une fois la surprise initiale passée, la suite devient un peu moins drôle car il n'y a pas trop de renouvellement des gags et des situations. Mais ça reste amusant, et comme c'est vite lu de toute manière...

Nom série  Van Helsing contre Jack l'Eventreur  posté le 29/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Utilisé ici comme un personnage relativement classique dans le style enquêteur habitué au fantastique et à l'horreur, Van Helsing joue bien son rôle en aidant la police sur la piste de Jack L'Eventreur. Les auteurs le mettent en scène dans un récit bien documenté au ton réaliste et intéressant.

Le dessin est soigné, ses couleurs sobres, offrant des planches globalement agréables et qui collent bien à l'ambiance sombre des rues du Londres de l'ère Victorienne.

L'intrigue n'est pour le moment pas particulièrement originale, mais elle est bien menée et le rythme est bon. Le traumatisme poursuivant Van Helsing depuis ses aventures en Transylvanie ainsi que les légers indices laissant croire à sa propre implication involontaire dans les évènements de Whitechapel rajoutent en outre une touche mystérieuse pas inintéressante.

C'est là une agréable lecture, qui ne sort pas foncièrement du lot mais qui est graphiquement soignée et narrativement impeccable.

Nom série  Deep  posté le 29/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas accroché à cette BD. Pas parce qu'elle est foncièrement mauvaise, mais d'une part parce qu'elle pompe trop souvent et de manière éhontée le film Abyss, et d'autre part parce que son scénario de film catastrophe planétaire à gros budget n'est franchement pas crédible.

Faut-il y voir des références ou du pur pompage, toujours est-il que, comme dit ci-dessus, il y a énormément de choses qui rappellent trop fortement le film Abyss dans le premier tome de cette série. Qu'il s'agisse du contexte, des lieux, des relations entre personnages, et même certaines scènes qui sont presque strictement identiques. J'aime le film en question, mais la BD se contente d'en prendre gratuitement de bons éléments sans rien donner en retour.

Le cadre général de l'intrigue, pour sa part, m'a rappelé des séries catastrophistes à l'échelle planétaire du type de Prométhée, scénarisé par un Christophe Bec d'ailleurs lui aussi adepte de grandes profondeurs et de créatures marines dans Carthago ou Sanctuaire avec le même Betbeder qui scénarise cette nouvelle série. Mais la menace qui pèse ici sur le monde ne tient vraiment pas debout. Un signal mystérieux qui rend les animaux fous et les lancent dans des attaques suicidaires très concertées contre les humains. Tout est trop facile, trop artificiel, comme la survie comme par hasard du seul héros quand tout le monde meurt autour de lui.

Graphiquement, le style est soigné mais son apparence formatée ne m'attire pas. L'utilisation de l'informatique le rend trop impersonnel, et sa colorisation achève de le figer dans des teintes parfois presque kitch. Certains décors ou véhicules ont en outre du mal à passer, ils sont difficilement déchiffrables, comme la station Flip par exemple dont je me suis demandé sérieusement ce que c'était que ce truc dessiné sur la mer.

Ce fut donc pour moi une lecture que j'aurais bien du mal à conseiller même si elle fait passer le temps. Il y a une petite pointe de curiosité pour savoir quelle est l'idée des auteurs derrière cette menace énigmatique, mais à part ça c'est trop gros et trop convenu pour me satisfaire.

Nom série  Pauline (et les loups-garous)  posté le 22/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD m'a bien plu... jusqu'à sa conclusion.

J'ai bien aimé son ambiance de road-movie à l'américaine dans un décor pourtant bien français. J'ai apprécié son contexte, ses personnages assez particuliers et leur histoire à la fois simple et complexe. J'ai bien aimé le dessin qui collait bien à l'ambiance un peu glauque sans être trop noir du récit. Et j'étais curieux de voir où tout cela allait nous mener, ce couple d'amoureux en fuite, la ville un peu sordide où ils se réfugient, ces visions de loups-garous, ce parcours à la lisière de la réalité, de l'hallucination et de la métaphore sur le passage à l'acte.

L'intrigue mettait cependant du temps à prendre corps. Et quand est venue la fin, je l'ai trouvée nettement trop abrupte. Elle ne m'a strictement pas parlé. Je lui trouve différentes explications, rien n'indiquant toujours de quelle côté de la frontière de la réalité nous sommes passés à ce stade, mais quelque soit le message final de l'auteur, il m'a laissé perplexe voire désabusé. J'ai le sentiment d'un léger gâchis, rien de mauvais mais juste une conclusion dommage là où l'atmosphère et le scénario du reste du récit me laissaient espérer une fin avec davantage d'envergure ou de force.

Nom série  La Traversée du Louvre  posté le 22/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne suis pas convaincu par le concept de cet ouvrage. Pour le résumer, hormis quelques pages introductives, la majorité de l'album n'est pas vraiment de la bande dessinée. Durant ces premières pages effectivement, un personnage, peut-être l'alter ego de l'auteur, explique qu'il s'amuse de ce qu'il voit en traversant les allées du Louvre et notamment de l'image que reflètent les visiteurs eux-mêmes face aux oeuvres et la façon dont, combinés à elles, ils forment de nouvelles oeuvres à part entière. Une fois cela introduit, le reste de l'album est une suite de dessins mettant en pratique cet oeil amusé en quête d'images parfois drôles, parfois belles, quelques fois les deux à la fois.

Alors oui, il y a quelques idées bien trouvées. Le sourire vient régulièrement. Mais qu'est-ce ? Un cahier d'images ?
Je me suis un peu ennuyé. La petite partie bande dessinée n'est pas attachante du tout et le reste tient plus de l'exposition d'illustrations.
Et pourtant j'aime bien ce graphisme. Il est lumineux, maîtrisé et agréable à l'oeil. Il fait souvent ressortir l'humour de certaines scènes. Cela ne m'a cependant pas empêché de feuilleter de plus en plus rapidement, souriant parfois à la vue d'une image sympa, mais sans plus. D'autant qu'elles sont d'ailleurs proches de simples clichés photographiques en matière de cadrage et de contenu et donc que le média bande dessinée n'y apporte rien du tout.
J'aurais aimé qu'il y ait une histoire, pas juste des images aussi jolies ou amusantes que certaines d'entre elles puissent être.

Nom série  Les Cahiers (Un récit-témoignage d'Igort)  posté le 21/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si Futuropolis classe ces deux albums, Cahiers Ukrainiens et Cahiers Russes, dans la même série, c'est parce qu'ils partagent évidemment le même auteur, la même structure et la même façon d'aborder à l'aide de témoignages et de documentations des sujets historiques et très sérieux en lien avec les anciens pays de l'U.R.S.S. Le sujet du premier et du second sont cependant très différents quoique tout aussi noirs.

Les Cahiers Ukrainiens aborde la situation ukrainienne des années 20 à nos jours. Pour ce faire, l'auteur a passé des mois sur place et a recueilli le témoignage de plusieurs vieilles personnes visiblement croisées dans la rue. Le thème le plus récurrent de cet album aborde la grande famine de 1932 et ses conséquences terribles sur la population locale. C'est un récit édifiant et souvent sordide malgré l'horreur de sa réalité. On se rend compte par ce récit et celui des années suivantes à quel point des auteurs de génocides tels qu'Hitler ou Pol Pot n'étaient finalement que de petits joueurs face à Staline. De tout cela, il ressort en tout cas une image très très noire de la vie en Ukraine et même encore de nos jours, avec de nouveaux fléaux tels que la mafia.
C'est glauque, parfois un peu trop car on dirait que l'auteur fait précisément le choix de demander le témoignage des personnes les plus malheureuses et de n'aborder aucune possibilité de joie ou d'espoir dans ce pays. Je regrette aussi une narration un peu embrouillée ainsi que quelques mots oubliés dans les textes qui impactent la fluidité et la clarté de la lecture.
Mais c'est en tout cas instructif et dur.

Les Cahiers Russes, pour sa part, aborde en priorité le sujet de la guerre de Tchétchénie dans les années 2000 notamment par le biais du témoignage d'une amie et traductrice de la journaliste engagée et assassinée en 2006, Anna Politkovskaïa.
Le récit est cette fois plus clair et plus fluide mais son sujet est peut-être encore plus noir. Ce sont des horreurs inhumaines qui sont dénoncées et racontées dans cet ouvrage. On savait que l'armée Russe perpétrait des actions hautement condamnables en toute impunité dans cette région mais les témoignages précis de cet album sont vraiment infâmes. Encore une fois, l'auteur ne laisse aucune part à la joie ou à l'espoir.
Très dur et instructif, cet album ne s'adresse pas à tout le monde.

Nom série  The Beats  posté le 20/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai aimé aucune des oeuvres d'Harvey Pekar à ce jour mais comme je ne connais quasiment rien des Beatniks et de la Beat Generation, j'étais curieux de voir si cet ouvrage allait m'en apprendre davantage sur le sujet.

Techniquement, cela aurait pu être le cas puisque ses presque 200 pages sont en fait des biographies très détaillées et des rapports de faits historiques (quoique je sois incapable d'en certifier l'authenticité) sur tout ce qui a trait aux auteurs les plus connus et à l'oeuvre de la Beat Generation.

Malheureusement, c'est d'une telle lourdeur que c'en est devenu illisible pour moi. J'ai craqué avant la fin. C'est comme une énumération de faits racontés sur un ton monotone particulièrement ennuyeux. On s'y perd dans la narration tandis qu'elle saute d'un personnage à un autre, avec en outre un dessin qui les rend difficilement reconnaissables car tous à peu près pareils et changeants.
Comme dit plus haut, la majeure partie de cet ouvrage est réalisée par Harvey Pekar au scénario et Ed Piskor au dessin, mais on trouve aussi par la suite quelques chapitres d'autres auteurs dotés d'un graphisme différent, plus vivant. Malheureusement, la narration y est tout aussi factuelle et ennuyeuse.

Aussi intéressant que cela aurait pu être pour moi qui étais désireux de découvrir la Beat Generation, cet ouvrage est chiant et pénible à lire.

Nom série  Olympe de Gouges  posté le 19/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la lignée de Kiki de Montparnasse, José-Luis Bocquet et Catel nous présentent à nouveau la vie d'une femme qui aura marqué l'histoire à son époque.
Olympe de Gouges, je n'en avais jamais entendu parler. Il s'agit pourtant d'une femme lettrée ayant eu une certaine influence avant et pendant la Révolution Française. Et c'est aussi l'auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791.

Tout au long d'un joli pavé de presque 500 pages, les auteurs mettent en image la vie complète de leur personnage, sa naissance à Montauban en 1748, son premier mariage, son départ vers Paris, sa vie sociale, amoureuse et artistique, les prémisces de la Révolution puis son implication active dans celle-ci en tant qu'auteure de pamphlets politiques, anti-esclavagistes, féministes et finalement anti-Robespierristes ce qui lui coûtera la tête durant la Terreur.

Le tout est agréablement mis en dessin par Catel. Son trait simple et rond permet une lecture plaisante et fluide. Je me suis cependant lassé à la longue du manque de variété et de naturel des expressions de ses personnages et notamment de son héroïne.

Et pour ce qui est de se lasser, il faut aussi avouer que cette longue biographie n'est pas toujours passionnante.
Elle est instructive, ça, c'est certain. Qu'il s'agisse de découvrir le personnage d'Olympe de Gouges en particulier mais aussi et surtout son époque, les milieux bourgeois parisiens d'avant la Révolution, les implications de chacun dans les évènements politiques d'alors ainsi que la façon dont théâtre et littérature étaient des outils essentiels pour exprimer les opinions, j'ai appris pas mal de chose. Et c'est toujours intéressant d'être plongé dans l'ambiance de l'époque grâce à un récit bien documenté et qui redonne vie aux personnages et évènements d'alors.
Mais beaucoup de passages de la vie d'Olympe de Gouges ne sont guère passionnants. Sa jeunesse, ses amours, nombre de ses discussions philosophiques ou encore les différentes petites embrouilles sociales qui ont agrémenté sa vie n'ont que peu motivé ma lecture. Et pourtant ils s'étalent ainsi sur des centaines de pages.
Inversement, quand éclate finalement la Révolution, la situation tellement complexe de l'époque aboutit à un récit un peu embrouillé où l'on se perd entre tous les personnages, les motivations des uns et des autres et même celles de l'héroïne dont personnellement je n'ai pas su comprendre les opinions qu'elle tenait tant à manifester que ce soit vis-à-vis du Louis Capet ou de Robespierre. La narration manque d'explication et de clarté à ce moment là.

C'est donc une bande dessinée intéressante par bien des aspects, offrant la biographie d'une femme dont le nom aurait pu être aussi connu que d'autres révolutionnaires comme Marat ou Mirabeau. Elle s'adressera cependant en priorité aux vrais amateurs d'Histoire qui ne craindront pas d'indéniables longueurs dans la narration ainsi qu'un final un peu embrouillé.

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