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Nom série  Le maître de Benson Gate  posté le 02/06/2008 (dernière MAJ le 22/05/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture des trois premiers tomes, je trouve la lecture de cette série divertissante et plutôt originale.

Le décor est intéressant. Nous sommes placés ici au début des années 1920, à Boston, dans une famille riche et influente pour qui les affaires, dans tous les sens du terme, n'ont pas de secret. Par son biais, nous allons découvrir une facette des liens entre affaires, politique, justice et magouilles mafieuses, mais aussi une vision de la situation des USA et du Mexique à l'époque.

Les évènements amènent deux frères à plus ou moins se confronter. L'aîné trempant dans des magouilles peu reluisantes, il devra être exilé tandis que le cadet prendra la tête de la compagnie familiale. Cette trame du conflit entre un grand frère sûr de lui, arrogant et dangereux, et un plus jeune, plus calme et moins sombre, m'a d'ailleurs rappelé à plusieurs moments Le Maître de Ballantraë.
A cela s'ajoute un troisième personnage, plus en retrait bien qu'il soit le narrateur, que j'ai trouvé assez intéressant. C'est un noir, secrétaire particulier et homme de main de la famille, amené à effacer les traces des frasques et ennemis des Benson. Je suis assez curieux de savoir ce qui va l'amener à trahir son maître dans la jungle du Mexique tel qu'il l'annonce dès les premières pages de la BD.

Le dessin un peu figé ne m'a pas enthousiasmé. Je n'aime pas notamment ses ombrages qui lui donnent un aspect sale. Je n'ai rien d'autre en particulier à lui reprocher pour autant, ce n'est juste pas ma tasse de thé.

J'ai trouvé assez original quoiqu'un peu déroutant la façon dont chaque tome jusqu'à présent semble aborder un sujet et un style différent. Le premier présente la situation et met en scène les évènements amenant à l'exil de l'aîné. Le second part sur une pure intrigue policière avec une enquête à la poursuite d'un serial killer. Le troisième raconte les manipulations et les magouilles illégales entre Mexique et USA du cadet devenu un chef d'entreprise impitoyable. Et à première vue, le quatrième tome devrait probablement raconter les aventures de trafiquant et peut-être de chasseur de trésor de l'aîné au Mexique.
C'est un renouvellement entre chaque nouvel album, ce qui peut être agréable mais donne aussi une impression de ne pas trop savoir sur quel pied danser et où les auteurs veulent nous emmener.

Quoiqu'il en soit, ce fut une lecture assez plaisante même je n'ai pas complètement accroché. C'est réaliste, ambitieux et assez intriguant mais les personnages manquent de charisme à mon goût. Et ce genre de scénario n'est de toute façon pas celui que je préfère.

Nom série  J'aurais adoré être ethnologue  posté le 22/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu La Théorie de la contorsion avant de lire cet album, faisant le chemin inverse de la logique compte tenu de la date de parution de ces deux ouvrages de Margaux Motin et du fait qu'ils sont tous les deux issus de son blog. Est-ce que ma réaction vient de là ou pas ? Quoiqu'il en soit, j'ai un peu moins aimé cet album-ci.

Je l'ai trouvé un peu moins bien dessiné. Le trait semble moins assuré. Dans les deux ans qui semblent séparer le moment où les planches qui les composent ont été dessinés, l'auteure a visiblement acquis un coup de crayon plus personnel, plus libéré tout en étant maîtrisé. Les pages de "J'aurais adoré être ethnologue" restent néanmoins sans défaut et appréciables, mais je suis moins tombé sous le charme.

Mais surtout, j'ai moins ri. Certes quelques planches sont vraiment drôles mais beaucoup d'autres m'ont laissé un peu indifférent. Il y a moins de poésie aussi.
En définitive, cette lecture m'a paru un peu plate quoiqu'agréable. Je n'irais cependant pas la déconseiller car c'est plaisant, amusant et bien dessiné.

Nom série  Vikings (Hugdebert)  posté le 18/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD joue sur deux tableaux.
D'une part, elle ne masque pas son caractère purement pornographique. Il y a du sexe parfaitement explicite à presque chaque page.
Mais d'autre part, elle présente un cadre historique plutôt bien documenté. La communauté viking, leur société et leurs moeurs, même si celles-ci sont ici particulièrement orientées sur la chose sexuelle, sont rendus avec soin et réalisme.
C'est intéressant et bien foutu.

Le dessin n'est pas en reste car Hugdebert a un bon coup de crayon que ce soit pour les anatomies, féminines comme masculines, ou pour les décors, fjords, maisons et bateaux. Pour une BD de cul, il y a un vrai soin du détail et du graphisme.

Au niveau érotisme maintenant, c'est moyennement émoustillant. La grande majorité des scènes pornographiques sont des situations de soumissions, voire de viols, mais elles ne me rebutent pas comme cela peut être le cas pour d'autres séries du genre car elles sont ici soutenues par un cadre historique qui les rend crédibles. En outre, la narration suit l'héroïne et apporte son point de vue souvent féminin, avec elle aussi parfois ses envies, ce qui ajoute un peu de réalisme et rend les scènes plus attirantes.

Il est regrettable par contre que le seul tome 1 ait été publié en album, la suite et fin n'ayant été visiblement diffusée qu'en kiosque. Du coup, difficile d'en conseiller l'achat.

Nom série  Caligula  posté le 17/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 1,5/5

Concrètement, cette BD est très mauvaise, sur la forme et sur le fond.

Il ne s'agit pas d'une BD érotique ou pornographique à part entière, à moins d'avoir l'esprit vraiment tordu. Certes les scènes de cul sont présentes quasiment à toutes les pages, bien plus qu'explicites, mais elles sont presque toutes accompagnées de séances de viols, de tortures, de mutilations ou de meurtres. Pour dire les choses simplement, dans cette bande dessinée, les orgies et les relations multi-sexuelles forment la base, presque ennuyeuse, alors les personnages recherchent des perversions plus "sophistiquées" : inceste (frères, soeurs, mère...), urologie, zoophilie, torture, meurtre d'amants, baise avec une mourante avant de l'achever... Les personnages prennent bien plus de plaisir à imaginer des perversions mêlant sexes, douleurs et mort qu'à simplement baiser. Difficile dans ces conditions d'être émoustillé par cette lecture.

Le dessin est plus que médiocre. Pourtant, vu de loin, il ne parait pas si mal. Il est à noter en effet que l'auteur a visiblement été très influencé par Manara dont on dirait qu'il a décalqué certains personnages féminins des albums érotiques de ce dernier. Mais dès qu'on regarde de plus près, les poses sont figées et sans naturel, les anatomies sont complètement ratées, les visages hideux ou approximatifs, et le tout est encore enlaidi par des couleurs atroces.

Pour finir, la narration est abominable. Cela donne l'impression que les planches ont été parfois mélangées, qu'il manque des cases ou des pages entières. Beaucoup de scènes sont incompréhensibles. Et l'album se termine par un "à suivre" alors qu'on a bien du mal à comprendre s'il s'est vraiment passé quelque chose de constructif ou si l'on n'a fait que suivre un assemblage grossier de scènes perverses.

Malgré tout, une certaine curiosité m'a poussé à aller jusqu'au bout de ma lecture. D'abord parce que malgré l'outrance de la majorité des scènes et la superficialité des psychologies, le décor d'une Rome aussi décadente n'est pas inintéressant et pourrait presque passer pour crédible. Après tout l'Histoire aura retenu de la fin du règne de Tibère puis de celui de Caligula une véritable atmosphère de débauche et de crimes qui pourrait finalement se rapprocher de celle du récit ici conté.
Et puis j'étais aussi curieux de voir où l'imagination de l'auteur l'emmènerait pour mettre en scène les différentes perversions, tortures et scènes sanglantes et sexuelles qu'il met en scène. Curiosité certes mal placée mais humaine. Et aussi gratuites et violentes que soient ces scènes, il faut admettre que la perversion y a une certaine imagination même si elle est très mal racontée.
Mais au final, non, vraiment rien d'émoustillant et je doute essayer un jour la torture et l'étripage lors de mes prochains ébats sexuels...

Nom série  Kraa  posté le 16/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Kraa est une bande dessinée que j'ai trouvée très jolie mais dotée d'un scénario un peu trop déjà vu.

Mettre en scène de méchants blancs qui veulent s'emparer du territoire de gentils amérindiens, des pourritures de "cow-boys" qui massacrent ces derniers et le jeune survivant qui va vouloir se venger, c'est trop convenu à mon goût. Ça ne me permet pas de me passionner pour une intrigue aussi bien menée soit-elle. D'autant que les personnages sont franchement stéréotypés, notamment les méchants qui ont décidément tous les défauts, vulgaires, assassins, violeurs, etc...
Quant au thème de base de l'histoire, ce récit autour de la relation entre le jeune indien et cet aigle géant et sanguinaire, elle est certes intéressante mais ne m'a pas plus enthousiasmé que ça non plus. On y retrouve le goût de Sokal pour l'animalier et la violence sanglante teintée de nature implacable et de fatalité. L'esprit du rapace purement prédateur et au coeur de pierre n'est pas mal rendu ceci dit.

Par contre, tout ce récit est placé dans un superbe cadre par le biais de très beaux dessins. On sent que Sokal s'en est donné à coeur joie et autant les décors naturels que ceux de la ville-champignon sont excellents. Couleurs, personnages, paysages, météo, il y a une vraie ambiance visuelle qui soutient avec force l'intrigue.

Ça vaut le coup d'oeil et la lecture. J'ai néanmoins été un peu surpris de voir que l'histoire attendait encore une suite : j'espère que l'auteur va pouvoir y étoffer son scénario et offrir davantage d'originalité car s'il se borne toujours à cette banale histoire de vengeance, cela risque de me paraître trop léger.

Nom série  Les Longues Traversées  posté le 15/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Contrairement à ce que laisse penser son titre, les Longues Traversées n'est pas un récit de marine et de voyages. C'est un récit sur les hommes revenus à terre, errant sur les quais, imaginant sans cesse un hypothétique retour sur les flots et rêvant de la femme idéale immanquablement inatteignable. Les voyages sont donc imaginaires mais la poésie n'en est pas moins présente.

Théo est né à La Rochelle. Engagé dans la Royale à 16 ans, il quitte la marine quelques années plus tard et vivote de quelques écrits journalistiques. Jusqu'au jour où il décide de s'installer à Lisbonne pour écrire un livre sur une femme pirate portugaise ayant combattu par vengeance les autorités brésiliennes au XIXe siècle.
Il y fait la rencontre de Diego, marin angolais désormais échoué sur les quais du port, et dans l'attente d'un lointain appareillage en tant qu'officier mécano.
Une belle amitié se forgera entre les deux hommes, faite d’histoires de femmes et de marins, certaines réelles d’autres purement fictives, la limite entre les deux n’étant jamais bien nette.

Un peu difficile à appréhender au premier abord, ce récit révèle son lot de force poétique et de beauté mélancolique.
Le texte lyrique de Bernard Giraudeau accompagne chaque planche. Il le fait parfois par le biais de dialogues concis mais ayant du sens au-delà des simples mots utilisés. Et il le fait d’autres fois par de longues envolées lyriques joliment écrites quoiqu’un peu fastidieuses dans le contexte d’une bande dessinée.
A ses côtés, le dessin de Christian Cailleaux sait se faire discret et en même temps charmer par l’esthétique de certaines cases et la force de grandes images de mers, de bateaux et de ports dans la nuit.

Sur un rythme un peu inégal, parfois désenchanté, les auteurs nous livrent un blues de la mer et des hommes à terre. Malgré quelques légers décrochages, j’ai été touché par certains moments emplis de poésie. J’ai aimé la relation entre ces deux hommes et les femmes qui les entourent, cette ambiance de torpeur mélancolique, leurs récits d’aventure à la frontière du réel et de l’imaginaire. J’ai aussi aimé cette idée de la femme rêvée par les marins qui feront d’eux des hommes en permanence en instance de départ pour l’ailleurs.

« Les hommes de mer aiment les filles de passage en rêvant à l’inconnue, la seule, l’unique, celle qui attend. Elle est la femme des nuits de quart, des longues traversées. C’est une compagne pour la mer. Sur terre, elle n’existe pas. On la devine. On ne voit que son ombre. Elle s’évanouit sans cesse. Elle n’est concrète que dans l’imaginaire. »

Concrètement, cette bande dessinée ne plaira probablement pas à tout le monde car son rythme est lent et donne l’impression à la fois qu’il ne se passe rien et qu’il se raconte pourtant trop de choses différentes, comme si l’on ne savait pas où les auteurs voulaient en venir. Et effectivement, la fin laisse légèrement sur sa faim. Mais entre-temps les auteurs nous emmènent pour un voyage touchant dans l’imaginaire des hommes à quai et pour peu que vous y soyez sensibles, vous aurez peut-être la chance d’être emmené vers cet ailleurs idéal des marins.

Nom série  La Légende de Darkseid (JLA - Légendes)  posté le 14/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Mouairf... Je ne suis décidément pas fan des comics de super-héros de la continuité DC ou Marvel des années 80. Crisis on Infinite Earths m'était apparu comme intéressant sur le plan contextuel mais très moyen au niveau scénario. Ce comics là, JLA - Légendes, se situe juste après et a pour but de recadrer le décor et de lancer un certain nombre de nouvelles séries DC post-Crisis. Mais au-delà de ce concept déjà pas très passionnant, il présente surtout un scénario basique et trop facile.

L'idée, c'est que Darkseid en veut à tous les super-héros de la Terre et va envoyer un super-manipulateur mental qui va retourner la population humaine contre tous les justiciers masqués. Et hop, presque du jour au lendemain, la plupart des humains se mettent à détester les super-héros jusqu'à Superman lui-même et à obéir aveuglément au manipulateur. Ce n'est pas crédible du tout et ce genre de facilité m'énerve assez rapidement, de la même manière que m'énervaient certains récits des X-Men où on voyait les humains devenir stupidement haineux des mutants, du style une mère qui se met à détester à mort sa fille bien aimée dès l'instant où elle apprend que c'est une mutante. C'est le même effet invraisemblable que me fait cette foule soi-disant hypnotisée.
En outre la résolution finale de ce conflit est encore plus cucul-la-praline, comme un coup de baguette magique bien pensante !

Malgré ces gros défauts dans la trame de l'intrigue, l'album se laisse lire. J'ai trouvé ça assez intéressant de découvrir un peu mieux une tranche d'époque des super-héros DC que je ne connais pas bien. Le dessin est de bon niveau, la narration est correcte, quelques personnages ne manquent pas de personnalité et certains passages ne sont pas si mauvais.
Mais c'est quand même décevant au final.

Nom série  07-Ghost  posté le 13/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce manga, dont j'apprends après coup qu'il s'agit à la base d'un shojo, présente une intrigue de shonen fantasy assez stéréotypée.

Il met en scène un monde mi-fantastique mi-science-fiction où un royaume désormais dominateur a écrasé il y a une dizaine d'années son royaume voisin croyant avoir éliminé toutes traces de sa famille royale. Mais si l'on vous dit que le héros est un orphelin amnésique doté de pouvoirs dont il ne mesure pas encore l'ampleur et surveillé de près par l'officier en chef du pays vainqueur, à votre avis, croyez-vous qu'il n'y a pas anguille sous roche ? Bla bla mémoire revenue bla bla secret caché bla bla prince disparu bla bla élu sauveur bla bla...
A cela s'ajoute une intrigue mettant en scène un démon emprisonné des millénaires auparavant et sous la garde de prêtres issus de sept anges légendaires, et vous l'aurez vite deviné, la quête de vengeance du jeune héros rejoindra bientôt le combat défensif de ces prêtres qui cherchent à empêcher le réveil du dieu de la mort.

Ça a l'air un peu confus comme ça mais ça l'est encore plus. La narration est particulièrement mauvaise, le rythme haché, les personnages sont sans charisme et leurs réactions sont bizarres et souvent incompréhensibles. Bref, c'est assez pénible à lire et il faut arracher des bribes d'informations par le biais des dialogues et de quelques résumés de situation faits par-ci par-là. C'est dommage car le dessin est plutôt sympathique et maîtrisé. Mais la mise en page est tellement fouillis qu'un tel graphisme est tout simplement gâché.

Lourd à lire et trop déjà vu, la suite se fera sans moi.

Nom série  Professor Strangelove  posté le 13/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ce manga est vraiment trop lourdingue, je n'ai pas réussi à en finir le premier tome.
C'est un yaoi mélangeant comédie romantique, humour burlesque et érotisme très soft. Mais il est surtout bâti sur une intrigue tellement artificielle et pesante que c'en est gavant.

Le pitch : c'est un étudiant en université qui se fait harceler par un prof qui a flashé sur lui. Les quiproquos s'enchainent à toutes vitesses, tous plus cousus de fil blanc les uns que les autres, l'auteur faisant tout pour les faire tomber sans arrêt dans les bras l'un de l'autre.
Comme dans tout yaoi, il y a aussi une tentative très maladroite de rendre le tout romantique et sexy, avec de beaux jeunes hommes qui se séduisent (enfin l'un qui essaie très lourdement en tout cas), dont les lèvres se frôlent et qui dévoilent de parfaits torses nus et prêts à être couvert de doux baisers...

Mais les personnages n'ont strictement aucun charisme. Entre le professeur dragueur ultra-lourd sans être drôle et l'étudiant abonné aux quiproquos et qui se laisse faire, on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre. Sans parler de la population strictement masculine et presque exclusivement homosexuelle de cette université à laquelle on ne croit pas une seconde.
Et de toute façon, la narration est tellement mal foutue et les situations tellement forcées que rien ne passe : ni érotisme, ni romantisme, ni humour, ni surtout le moindre intérêt de continuer à lire des pages confuses et ennuyeuses.

Nom série  Eliminations  posté le 12/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est basé sur un concept original : chacune de ses pages met en scène une élimination, un assassinat politique, chacun ayant eu lieu dans la seconde moitié du XXe siècle.

Sur chaque planche, l'auteur présente un patchwork d'images en lien avec le meurtre en question : des photos des personnages, proches et ennemis, et des illustrations du contexte et autres images en rapport avec la victime et avec les raisons probables de sa mort, le tout issu de la presse et redessiné par l'auteur. Et en bas à droite, une case incluant un journal décrivant qui est mort, à quelle date et dans quelles circonstances.
C'est ainsi que sur 52 pages, on verra défiler les éliminations de Khaled Kelkal, Chapour Bakhtiar, Lord Mountbatten, Andreas Baader, Nicolae Ceausescu, le juge Falcone, Kennedy, Martin Luther King, et une quarantaine d'autres dont les livres d'Histoire auront gardé la mémoire ou que seuls les érudits en matière de politique et d'histoire internationale du 20e siècle reconnaîtront.

En ce qui me concerne, outre les plus connus, j'ai dû reconnaître le nom de moins de la moitié des concernés et connaître plus ou moins le contexte de leur mort pour moins d'un quart d'entre eux. Pour le reste... les images permettent à peine de deviner de quoi il s'agit, et même une fois les renseignements pris sur Internet ou ailleurs, elles n'en sont pas plus intéressantes pour autant. Pour ne rien arranger, le dessin de Willem est ici bien peu attrayant.

Bref, alors qu'elle aurait pu être instructive ou jouer le rôle d'un "J'accuse" avec plainte contre X, cette lecture me fut très fastidieuse et j'ai finalement zappé les dernières pages, me contentant de regarder vite fait si elles mettaient en scène des assassinats dont j'aurais déjà entendu parler.

Nom série  Le Voyage aux Ombres  posté le 11/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voyage aux Ombres se déroule sur Troy, plus précisément au Darshan, et transpose en l'inversant le mythe d'Orphée et Eurydice dans l'univers mythologique de cette région aux influences asiatiques.
Encore une série dérivée de Lanfeust De Troy ? Encore un produit commercial ?
Peut-être, quoiqu'il reste discret sur le sujet puisque Troy n'est mentionné nulle part sur la couverture et tout juste un peu en fin d'album, mais en tout cas c'est une très chouette bande dessinée !

Le récit met en scène Dissëry, jeune darshanide intelligente et désireuse de vivre sa passion pour le théatre, chose hélas particulièrement honteuse pour la culture de son peuple. Heureusement pour sa famille et malheureusement pour elle, un noble darshanide s'est épris d'elle et leur mariage aura lieu qu'elle le veuille ou non. Alors pour échapper à cette vie de femme soumise qu'elle rejette, elle se donne la mort. Cependant, très fier, son mari ne s'en laissera pas compter et partira aussitôt à sa recherche dans l'au-delà légendaire des darshanides.

Plutôt simple dans sa trame, ce scénario se révèle raconté avec brio.
Le dessin de Virginie Augustin (Alim le tanneur) est excellent. Il rend finalement encore mieux dans la version noir et blanc du tirage de tête de cet album que dans la version classique en couleurs qui sont certes jolies mais réduisent un peu la beauté du coup de crayon de la dessinatrice.
Le décor et les éléments de la mythologie darshanides sont fouillés et amusants. Toute la réflexion sur le mariage, la liberté et la mort est intelligemment mise en scène. Les personnages sont originaux et bons, avec une mention pour le mari, Phorée, faisant la preuve en fin de récit qu'il est nettement moins obtus et idiot qu'il en donnait l'air au départ. Le tout est dépaysant, divertissant et ne manque pas de charme. Et, Christophe Arleston oblige, il y a évidemment une bonne dose d'humour et de jeux de mots mais le tout est nettement moins lourd que dans les derniers Lanfeust.

Bref, voilà une très agréable lecture ouvrant un pan nouveau et intéressant de l'univers de Troy en racontant une histoire intelligente, amusante et dotée de très bons personnages.

Nom série  La Grande Lulusion  posté le 11/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
"Malheureusement, je trouve que vous n'avez pas grand chose à raconter, c'est dommage. Ou alors peut-être avez-vous plein de choses à raconter, mais le masque que vous mettez est un peu trop épais. Bien à vous."
Ces mots intégrés à la fin de cet album semblent venir d'un éditeur ayant répondu négativement à son auteure. Mon avis à moi sera plus sec : "Si vous n'avez rien à raconter, merci de ne pas l'étaler sur 140 pages".

J'ai rarement vu autant de dilution d'un contenu pourtant déjà très maigre à la base. L'auteure se met en scène comme une justicière masquée qui aimerait bien sauver le monde entier mais se contente plutôt de l'observer depuis son nuage, de se lamenter et de réciter quelques phrases pseudo-philosophiques. Au passage, elle se montre, s'exhibe, se plaint, bavarde pour ne rien dire, essaie d'attirer l'attention sur elle, débite quelques niaises vérités sur le monde qui va mal, demande à ce qu'on l'aime et qu'on la craigne... bref tourne complètement en rond.
Le coup de crayon pour sa part n'est pas mauvais, même si les décors sont le plus souvent inexistants, mais si c'est pour brasser du vide, ça n'a guère d'intérêt.

Nom série  Irène et les clochards  posté le 11/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon, ok, je suis passé complètement à côté de cette BD. Et si je ne l'ai vraiment pas aimée, je ne lui ferai pas l'honneur de dire qu'elle m'a dérangé ou touché : je l'ai lue avec indifférence, incompréhension et finalement désintérêt.

Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Ruppert et Mullot que j'ai souvent du mal à appréhender mais où je sais reconnaitre l'humour, d'ordinaire. Sauf qu'ici, le récit est très sérieux et tout sauf humoristique, ou alors à un degré je ne saurais évaluer.

Il met en scène Irène, une jeune femme encore étudiante, lesbienne et ayant eu à subir un cancer du sein, dont l'état de dépression atteint un stade suicidaire empli de violence envers elle-même et autrui. Elle passe son temps à imaginer sa propre mort brutale, le meurtre de ceux qu'elle croise dans la rue ou de purs accès de fureur où elle casserait tout autour d'elle. Elle se donne comme but provisoire un pseudo reportage sur les clochards mais son propre rejet de tout l'empêche d'aller bien loin. De toute manière, son état d'esprit l'empêche de vivre une relation normale avec d'autres êtres humains.

Certes ce récit a sûrement bien des aspects réalistes. Il met en scène un personnage qui pourrait tout à fait exister et représente avec justesse la solitude et la dépression.
Mais qu'est-ce que c'est chiant !
Je n'ai vraiment pas accroché à ce récit, à cette violence imaginaire mise en image à répétition, à ces visions morbides et haineuses constantes. Et quelque soit le réalisme et l'acuité de ce portrait de femme à l'esprit malade, cela me rebute suffisamment pour ne pas me donner envie de l'aider, bien au contraire.
Arrivé en bout de lecture, je me suis franchement dit que j'avais lu tout cela pour rien et sans éprouver le moindre intérêt.

Nom série  Dragon Ball  posté le 25/03/2004 (dernière MAJ le 10/05/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Dragon Ball, ça a été pendant toute ma jeunesse les dessins animés avant tout. Dragon Ball quand j'étais au collège puis Dragon Ball Z jusqu'au début de mes études. Ce n'est que parallèlement que j'ai découvert la version manga et j'ai immédiatement accroché. Et alors qu'une vingtaine d'années plus tard on pourrait penser que j'aurais gardé cette passion derrière moi comme un reliquat un peu honteux de ma jeunesse, au contraire je relis régulièrement le manga, avec toujours autant de plaisir.

Dragon Ball, c'était avant tout de la déconnade, des combats pour rigoler au début puis un peu plus sérieux par la suite, du SanGoku naïf, gentil et rigolo, ses amis tous plus sympas et délirants les uns que les autres... Et je ne vais pas le cacher, j'adorais aussi ce système de méchants de plus en plus puissants, d'augmentation des pouvoirs de Goku et des autres, bref ce qui a fait de Dragon Ball ce que la série est devenue dans DBZ avec son escalade de puissance et de capacités surhumaines qui rebutent certains lecteurs. Avec des yeux d'adultes, j'y vois un net transfert, je me sentais fort parce que je me voyais bien dans la peau de Goku (il reste mon préféré avec Végéta), je me défoulais dans les combats emplis de cris tels que "Kayayayayayayayayaya !".
Et encore maintenant, un KAMEHAMEEEHAAAAAAAA !me fait ressentir une impression de défoulement presque jouissif. J'en souris rien qu'à l'écrire.

Alors oui, l'essentiel de ces impressions et souvenirs me viennent du dessin animé, mais justement, c'est toute l'ambiance de ce dessin animé que j'ai retrouvé dans les mangas. Et comme pour les dessins animés, j'ai dévoré les mangas avec la même passion et la même frénésie d'en lire plus, toujours plus. En outre, je trouvais plus de maturité et d’intérêt dans le manga. Le rythme et la narration sont bien plus maîtrisés, d'une parfaite efficacité et soutenus par un dessin formidable. La déconnade, le défoulement et tout le reste étaient les mêmes, mais plus à même d'intéresser un adulte que le dessin animé lui-même.

J'ai donc finalement craqué : je me suis acheté l'intégrale il y a quelques ans. Je les ai dévorés ! Tous ! Un vrai plaisir ! Je craignais d'avoir vieilli et de trouver ça idiot et brutal mais au final ça me plait toujours autant : excellent !
Et finalement, plusieurs années après cet achat, c'est bien l'une des rares séries que je lis et relis avec toujours autant de passion, et c'est d'ailleurs un virus que j'ai transmis sans difficulté à mon fils à l'occasion de soirées de lecture ensemble.

Nom série  Manabé Shima  posté le 10/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album s'apparente grandement à Tokyo Sanpo du même auteur. Pas tout à fait une bande dessinée, il tient à la fois de l'album illustré, du recueil de dessins à titre informatif et de l'art séquentiel. Autant j'avais trouvé l'album précédent certes intéressant mais un peu fastidieux, autant j'ai véritablement apprécié celui-là.

Florent Chavouet a décidé d'achever son séjour prolongé au Japon en choisissant plus ou moins au hasard l'une des innombrables petites îles de l'archipel pour y passer les deux derniers mois d'été qu'il lui reste avant de rentrer en France. Son choix se porte sur Manabeshima, île de 300 habitants située dans la mer intérieure entre Honshu et Shikoku. Il va y débarquer à l'improviste, s'installer dans l'auberge de jeunesse locale et passer tout son été à observer et dessiner tout autour de lui, raconter toutes ses rencontres, ce qu'il aura appris et essayer autant que possible de s'intégrer à la vie locale.
Et c'est à la fois beau, drôle, intéressant, dépaysant et même un peu émouvant quand vient la fin du séjour.

Le dessin de Florent Chavouet est très agréable. Rond et coloré, il est lumineux, joyeux et détaillé. Je le trouve d'ailleurs un peu plus maîtrisé encore et plus efficace que dans Tokyo Sanpo. Il n'a pas son pareil notamment pour représenter des vues d'ensemble d'intérieurs japonais encombrés par une coupe déployée vue du dessus. Ses visages caricaturaux sont tout aussi réussis et on s'attache bien vite aux bouilles des personnages récurrents qu'il aura côtoyés au long de son séjour.

Je me suis senti transporté comme au cours d'un beau voyage dépaysant parsemé de rencontres sympathiques et de découvertes amusantes. Avec humour, pédagogie et un peu d'émotion, l'auteur m'a donné envie de vivre un tel séjour pour avoir la chance de vivre de telles expériences, un quotidien si différent et pour faire la connaissance de personnages à la fois étrangers mais aux personnalités si sympathiques.

Un chouette carnet de voyage superbement illustré dont on ressort avec la nostalgie d'un lieu qu'on aura ainsi visité à travers les yeux d'un autre !

Nom série  Jerry et Line  posté le 10/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette bande dessinée est largement inspirée du film "37°2 le matin" de Beineix, sur un scénario de Djian. Elle met en scène un couple atypique, deux amants qui s'aiment, mais sont libres avant tout, mais qui s'aiment, et c'est la folle passion, et c'est la liberté, et... et j'aime pas.

C'est vraiment un état d'esprit et un style de récit qui me rebute et m'emmerde. Un peu road-movie, un peu love story, un peu aventure moderne à l'américaine, un peu érotique. Tout se joue surtout sur l'esprit rock'n roll des protagonistes, leur refus du conformisme, leur recherche de la liberté et de la nouveauté à tout prix. Ils s'aiment à la folie mais sur un coup de colère Line n'hésitera pas par exemple à partir à l'aventure en solitaire pendant tout le second tome et à s'acoquiner avec un autre homme avec qui elle aurait facilement pu coucher sans arrière pensée si les évènements ne l'en avaient pas empêché à la dernière minute. Mais ce n'est pas grave, elle s'en fout, elle aime passionnément son Jerry et de toute façon elle est libre, pas vrai ?

L'intrigue mélange un peu tout, avec des touches de fantastique, un peu d'onirisme même, une once de polar, une dose de cul ou plutôt d'érotisme aguicheur, et quelques discours philosophiques gratuitement assénés. On ne sait pas sur quel pied danser mais les auteurs s'en foutent, ils sont libres et ce sont des poètes après tout.
Quant au dessin, c'est un style flamand rappelant celui de Henk Kuijpers (Franka). Le trait est dynamique et d'apparence assurée donc pas désagréable à priori. Je lui reproche cependant son inconstance, ses décors parfois trop vides et surtout sa colorisation franchement bizarre et pas terrible. Et puis à force de faire en sorte de dénuder aussi souvent que possible l'héroïne, ça en devient un peu lourd.

Je n'ai vraiment pas accroché à l'ambiance débridée de ce récit qui se veut "moderne" mais dont j'ai trouvé la recherche de poésie rebelle vraiment trop gratuite, trop facile et sans charme.

Nom série  Domes  posté le 09/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un avis mitigé mais pas convaincu sur cet album.

C'est manifestement un récit pour adolescents.
Un décor futuriste, des dômes où sont enfermés les hommes civilisés tandis que l'extérieur a été ravagé, des héros adolescents et pilotes, une situation un peu guerrière, quelques mystères, beaucoup d'action, et hop c'est parti !
Trop classique pour me motiver...

Pourtant il y a quelques bons points qui me font ne pas rejeter cette bande dessinée.
D'abord le dessin qui est tout à fait correct. J'ai apprécié ce design de civilisation humaine intégrant des éléments aztèques dans les décors et surtout une sympathique esthétique d'insectes au niveau des véhicules volants. J'ai bien aimé aussi les jolies couleurs à base de teintes pastel et fluo. Il est juste dommage qu'au niveau des décors et des vues d'ensemble, les perspectives soient souvent moyennes. Bien des paysages manquent complètement de profondeur et on a l'impression que tout est plaqué à la même distance. Ça m'a un peu gêné au départ mais grâce au dynamisme des personnages et des scènes d'action, ce défaut se laisse oublier.
Le rythme est la seconde qualité de ce récit puisque l'album se lit bien et apporte un divertissement pas désagréable.

Par contre, que tout cela est stéréotypé.
Le décor pour commencer ; cette civilisation renfermée sur elle-même qui refuse de sortir et de découvrir que le monde extérieur a évolué pendant qu'elle restait protégée dans son dôme.
Ensuite les personnages, clichés au possible : l'héroïne adolescente rebelle et as du pilotage, l'ami d'enfance gentil et amoureux en secret de l'héroïne, le beau rival musclé mais un peu antipathique, le petit génie du piratage et de la bricole, etc... Déjà vu. Ce ne serait rien si l'héroïne n'était pas aussi agaçante, désobéissante et égocentrique. Ce genre de protagoniste me lasse très très vite, surtout quand les auteurs l'aident à coups de Deus Ex Machina qui transforment ses conneries de gamine en petits moments d'héroïsme à peine contrebalancés par les courtes engueulades qu'elle reçoit.

Et surtout, il y a de trop grosses facilités scénaristiques qui bousillent le semblant de crédibilité du scénario : les gamins qui craquent tous les codes, espionnent les réunions secrètes des dirigeants et pénètrent à loisir dans les zones interdites, l'adolescent qui fabrique un super prototype en quelques heures à partir de rebuts usagés, des kidnappeurs et leur véhicule gigantesque qui réussissent leur coup super discrètement alors qu'ils sont en pleine visibilité et que les alliés de l'héroïne montent la garde en altitude et fouillent les environs... Trop gros, trop facile, trop décevant... Comme ce trop pesant clin d'oeil à Wall-E par exemple...

Au final, il s'agit là à mes yeux d'une série pour adolescents dotée de quelques qualités au niveau du graphisme et du rythme narratif mais qui ne suffisent pas à masquer de trop grosses facilités et de trop gros clichés à même de rebuter les lecteurs plus âgés.

Nom série  Back in town  posté le 08/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Back in town, c'est l'histoire d'un couple, marié, un enfant, qui revient vivre en ville après cinq ans passés à la campagne. Résolument urbains, ils espèrent y retrouver leur bonheur perdu et vivre du métier de pigiste du mari et de secrétaire particulière de l'épouse.
Comme le résume l'éditeur, cette série, c'est un peu Le Retour à la terre à l'envers, malheureusement avec l'humour en moins.

A la lecture des premières pages de cet album, j'ai cru que j'allais caler d'emblée. C'est une ode à l'urbanité, voire même au parisianisme : tout est mieux dans la capitale, on peut tout y faire, pas besoin de voiture, pas de villageois, pas de jardin, pas de souliers crottés... Etant moi-même très loin d'être un amateur de vie urbaine et ne supportant pas Paris, j'ai eu un peu de mal à digérer ce passage. Heureusement, très vite, les auteurs montrent que leur ouvrage n'est pas vraiment un pamphlet pour encenser la vie parisienne puisque certains défauts en sont quand même rapidement montrés.

Hélas, ça n'en reste pas moins un récit assez ennuyeux. On suit la vie et la réintégration à la vie urbaine de cette petite famille, un peu de leur vie professionnelle, un peu de leur vie familiale, quelques pots entre amis... et on attend qu'il se passe quelque chose. Le scénario laisse espérer un soupçon d'intrigue autour d'un mystérieux dossier qui pourrait éventuellement amener le mari à publier un scoop journalistique, mais il apparait que ce début d'intrigue s'écrase vainement en fin de premier tome.
A côté de cela, il y a très peu d'humour, presque pas de rythme, les personnages sont sans saveur, sans personnalité, et on les suit sans intérêt.
Un coup dans l'eau...

Nom série  La Théorie de la contorsion  posté le 08/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'ai pas lu J'aurais adoré être ethnologue et je ne connais pas le blog de Margaux Motin depuis assez longtemps donc je ne peux pas comparer. Mais en tout cas, j'ai pris un réel plaisir à lire cet ouvrage issu de ce dernier.

Je trouve le graphisme de l'auteure excellent. On y retrouve à la fois ce qui fait le glamour et l'efficacité des dessins de blog-illustratrices en vogue depuis le succès d'estime de Colonel Moutarde et autres Pénélope Bagieu, mais aussi un réel talent d'artiste-dessinateur. Je n'y vois aucune esbrouffe, le trait est sûr, parfaitement maîtrisé, l'auteure s'autorise même quelques expérimentations discrètes. Et le personnage que Margaux Motin se crée ne manque vraiment pas de charme.

Elle est en outre présentée de manière très attachante avec une très grosse part d'humour. J'ai rigolé à haute voix sur de nombreux gags la mettant en scène, seule ou en famille.
Il est juste regrettable que tout ne soit pas du même niveau. J'ai senti une certaine lassitude au fil des pages, les plus hilarantes étant plutôt dans la première moitié à mon goût, tandis que certaines chutes par la suite me laissaient un peu dans l'expectative. Les moments un peu plus poétiques sont quant à eux plaisants mais m'ont aussi moins touché.
Il n'empêche : j'ai passé un bon moment de lecture !

Nom série  Tard dans la nuit  posté le 07/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'ambiance de ce récit en bande dessinée. Le premier tome n'y aura pas suffi, il aura fallu les deux suivants pour finalement m'attacher à ce coin perdu du Québec et aux protagonistes de l'histoire.

J'ai commencé par trouver la narration assez confuse au départ. J'ai eu des difficultés à m'y retrouver parmi les habitants de ce village et ces différents noms et prénoms qui nous étaient fournis par des personnages qui se connaissaient tous, ce qui n'était visiblement pas mon cas. Le dessin des visages a aussi un peu ajouté à la confusion car non seulement certaines formes de visages se retrouvaient chez plusieurs personnages mais les couleurs de cheveux avaient aussi tendance à changer. J'ai bien vérifié notamment, Firmin commence la série avec les cheveux blonds, puis devient vraiment brun quand on le voit dans le manoir de sa mère les premières fois, avant de redevenir très blond par la suite. Du coup, j'ai dû vérifier pour voir si on parlait bien du même protagoniste.
L'intrigue quant à elle ne me passionnait pas tellement. Je m'imaginais un gros complot meurtrier sans davantage de raisons que la vengeance, une brutalité sectaire voire un ou plusieurs serial-killers. Un truc trop artificiel et facile à mon goût.

Au fil des tomes, on finit cependant par en apprendre plus et à comprendre que, même si l'intrigue n'est finalement pas très complexe, les sentiments humains y sont justes et le contexte intéressant. J'ai fini par comprendre chaque protagoniste, à m'attacher à ce village, au héros et à son admirable femme, à l'adjoint du sherif puis aux autres habitants et même à ceux que je considérais trop facilement comme étant les méchants du récit. Seul le brutal remplaçant du shérif et la folie du fils vengeur m'ont paru manquer un peu de crédibilité mais après coup cela passe bien.
Malgré un démarrage difficile, j'ai donc passé un agréable moment de lecture.

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