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... a posté 4859 avis et 1884 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Les Guerrières de Troy  posté le 28/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'en ai un peu ras-le-bol des séries dans l'univers de Troy, mais d'un autre côté j'aime beaucoup le dessin de Dany. J'étais également surpris de voir l'univers de ce dernier, que j'assimile toujours à Olivier Rameau s'accommoder d'un récit heroic-fantasy tels que ceux d'Arleston. C'est pourquoi j'ai lu cette BD quand j'en ai eu l'occasion.

Comme beaucoup de fans de fantasy et anciens lecteurs de Lanfeust De Troy, ça me fait plaisir de découvrir de nouveaux lieux de la carte de la planète Troy et de voir comment ils s'imbriquent avec ceux visités par Lanfeust et sa bande mais aussi dans les autres spin-off de la série mère.
Mais, à part ce dépaysement, le scénario ne casse pas des briques. On voit rapidement venir la trame globale et on devine facilement les évènements à suivre, à quelques détails près. Il y a bien quelques péripéties qui s'y ajoutent, quelques passages amusants, mais rien de surprenant.

Malgré cela, la narration est bonne et le récit se parcourt comme un bon divertissement. Tout se tient, il n'y a pas trop d'incohérences ni de facilités scénaristiques, c'est donc sans risque que l'on peut profiter du dessin de Dany.
Et je l'ai trouvé assez excellent. OK, je trouve qu'avec le temps, son style parait avoir pris un peu d'âge, il apparait même un peu désuet par moment. Cela tient peut-être à la colorisation. Mais j'ai quand même trouvé l'ensemble très beau, très soigné et un vrai régal pour les yeux qui rehausse l'intérêt du récit.

Scénario simple mais graphisme excellent, c'est une BD que j'ai lue avec plaisir et je lirai la suite si j'en ai l'occasion.

Nom série  Le Vicomte  posté le 28/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 3.5/5

Très bonne surprise que cette série un peu oubliée dont je n'attendais strictement rien.
Elle met en scène un escroc mystérieux et plein de classe qui aurait opéré durant toute la première moitié du 20e siècle, en Europe comme aux Etats-Unis.

L'album est structuré en histoires courtes qui sont autant de "coups" de ce fameux Vicomte. Des gains à une table privée de poker dans un transatlantique en passant par des arnaques dans le mid-west américain, ce personnage dont on ne saura finalement presque rien ira jusqu'à arnaquer les plus grands dirigeants nazis en pleine guerre mondiale. Et ce sera toujours avec un aplomb et une classe dignes de son titre de noblesse dont on ne saura jamais s'il est réel ou usurpé.

Cette classe rejaillit sur la narration des histoires qui est toute en pondération et en élégance.
Le dessin lui aussi est de belle qualité. Un noir et blanc sobre et maîtrisé.
Aucune histoire ne sort vraiment du lot, si ce n'est la dureté des conséquences de l'arnaque de la Waffen SS, mais toutes se lisent très agréablement et forment un tout qui tient très bien la route. Seule la fin un peu étrange du personnage, si c'est bien lui que le journaliste retrouve à Rio, ternit un peu l'image du Vicomte. Mais qu'importe car tout est bien foutu dans cet album et ces récits.

Nom série  Loup  posté le 28/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Loup est l'adpatation d'un film dont j'avais l'impression de connaitre déjà le contenu sans avoir ni vu l'un ni lu l'autre. Il s'agit de l'un de ces films sur les grands espaces, avec des images indéniablement belles, un message indubitablement juste et mettant l'homme moderne face à ses torts à ses contradictions quand on oppose son mode de vie destructeur à la beauté et la grandeur de la Nature avec un grand N. A voir au cinéma, c'est grandiose, dépaysant et assez culpabilisant également.
Mais adapté en BD, c'est nettement moins percutant.

La base du récit reste la même mais l'émotion passe à côté.
Pour commencer, les grands espaces ressortent nettement moins bien. Certes le dessin est tout à fait correct mais il se contente de représenter les lieux sans les faire ressentir au lecteur.
Quant au scénario, ou du moins quant à la manière dont il est raconté, j'ai eu du mal à comprendre le trop brusque engouement de ce jeune évène pour cette petite meute de loups ni leur relation aussitôt affectueuse. Les choses sont présentées trop vite. D'une case à la suivante, on dirait qu'homme et loups sont tous tombés sous le charme les uns des autres. Comment est-ce possible pour des ennemis héréditaires ? Rien ne l'explique.
De même, on sent qu'il y a eu de nombreuses coupures sur la fin du récit, des évènements accélérés dont le contenu apparait comme superficiel. Et là aussi, j'ai eu du mal à comprendre la reconnaissance et le changement d'esprit manifeste du pilote d'hélicoptère sauvé. La façon dont les choses sont racontées ne m'a pas permis de saisir le respect qu'il demande à son collègue de faire preuve envers le jeune évène.

Pour autant, ma lecture ne fut pas désagréable. J'ai découvert le monde des évènes et la façon dont l'homme moderne peut l'affecter, ainsi qu'une intéressante histoire d'amour et d'amitié entre un homme et des loups. Mais je n'ai pas ressenti davantage d'émotion que cela.

Nom série  Dolor  posté le 27/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Objectivement, je devrais trouver cette BD "pas mal" car, malgré quelques invraisemblances, tout se tient plutôt bien et le récit se déroule de manière fluide jusqu'à une révélation finale conséquente à souhait.
Mais subjectivement, je dois dire que cette lecture m'a un peu gonflé.

Cela tient au personnage principal et à l'ambiance générale qui l'entoure.
"Libre et farouchement indépendante, Dolor, 38 ans, journaliste, virevolte entre les amants, menant sa vie à la hussarde", nous dit le pitch. Ouais... Du coup, elle se révèle aussi agaçante pour un lecteur comme moi que pourrait l'être un macho viril qui tombe les femmes pour une lectrice féminine. Elle a un métier à moitié artistique où elle excelle, elle prend des vacances comme elle veut, elle couche avec le patron mais elle a de toute manière une liste d'attente de prétendants tous aussi riches, beaux et classe qu'elle le souhaite, elle fréquente la jet-set comme les gangsters. Avec elle, c'est l'aventure romantique sous le soleil de Méditerrannée.
Mais à cela s'ajoute aussi une ambiance de film noir, avec des dialogues et des textes narratifs éloquents et assez lourdingues, de la mélancolie facile, une héroïne éternellement insatisfaite et égocentrique, soigneusement aidée en cela par des auteurs qui lui passent toutes ses envies et lui permettent de tout réussir avec une classe emplie de noirceur et de désinvolture arrogante.
Le couplet de l'aventure romantique artificielle de long en large et en travers, avec tout ce qu'il faut pour enjoliver le tout : un père ténébreux et ancien aventurier, un parrain dirigeant la mafia depuis son yacht, une ancienne star du cinéma, un secret de famille, des amants nombreux et variés, un peu de danger mais pas trop, et bien sûr le soleil et les hotels de luxe de la Riviera...
Oui mais c'est parce qu'elle a une douleur cachée, vous comprenez...

Je n'y ai pas cru, je n'ai pas aimé l'héroïne et son histoire m'a paru trop artificielle pour m'y intéresser. Au final, s'il y a une chose que j'ai appréciée, c'est la façon dont ce secret de famille s'insère joliment dans la biographique d'une vraie actrice française que je ne connaissais effectivement pas, mais à part ça... bof...

Nom série  HP  posté le 27/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
HP est une BD très instructive sur la réalité des hopitaux psychiatriques, une réalité qui a évolué depuis la fin des années 60 jusqu'à nos jours. A l'époque, on parlait d'Asile d'aliénés, et davantage qu'un lieu de soin il s'agissait surtout d'enfermer des "fous" qui pourraient nuire à la société.
Lisa Mandel, par le biais de témoignages et d'anecdotes de proches, sa famille ayant travaillé dans ce milieu depuis des décennies, nous présente la vérité crue de ces asiles, ses anecdotes parfois aberrantes, choquantes ou amusantes.
C'est un peu glauque mais l'auteur réussit à garder un ton qui sait se faire suffisamment léger pour réussir à mêler le sourire, voire un peu d'affection pour les personnages, à la crudité de la situation de ces aliénés et de leurs infirmiers parfois vraiment loin d'être tout roses.
Intéressant.

Nom série  Kiss / Hug  posté le 25/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour ce qu'en laisse apercevoir le premier tome de cette trilogie, Kiss Hug est une très banale love story à l'eau de rose. De la romance dégoulinante de guimauve, des invraisemblances énormes, des personnages très superficiels et peu d'humour. Rien de réjouissant et aucune intrigue qui donne envie de voir plus loin.

Le dessin est de niveau acceptable. Typiquement dans la veine shojo, il offre des mises en page éclatées mais relativement lisibles, des décors vides et des personnages masculins androgynes sans personnalité graphique.

Le scénario met en scène une lycéenne un peu sainte-nitouche qui aide sa maman à tenir le magasin de fleurs de son père disparu. Elle va rencontrer l'homme idéal pour adolescente romantique : riche, beau, visage un peu efféminé, "cheveux noirs comme la nuit et yeux brillants comme des étoiles", hyper-intelligent, mature et en plus très riche. Oui, aussi invraisemblable que ça puisse paraître, le ténébreux Ryû est un surdoué de 16 ans qui a sauté 10 classes, a terminé ses études à la fac, est devenu le boss d'une riche entreprise, gère des rachats d'autres boîtes, peut se payer hélicoptères et séjours sur une île paradisiaque, et... vient de faire sa rentrée au lycée dans la même classe que l'héroïne... Logique, non ? Non ? On s'en fiche, c'est beau, c'est l'amoooour et le destiiiin !

Le seul très léger intérêt de cette romance cousue de fil rose provient des origines étrangères du bel éphèbe, mi-japonais mi-anglais. Du coup, sa culture occidentale le pousse à être très entreprenant avec l'héroïne mijorée qui hurle quand il veut lui faire la bise. Pervers !
Hélas, il s'agit là des bien rares moments où un léger sourire a pu m'effleurer durant ma lecture de ce shojo qui risque de ne plaire qu'aux adolescentes et pré-adolescentes sentimentales...

Nom série  Ultimate Galactus  posté le 25/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si j'avais été un peu déçu par la lecture du récit original de Stan Lee et Jack Kirby mettant en scène pour la première fois les Fantastic Four confrontés à Galactus, je trouve assez fascinante l'idée de base de l'arrivée du Dévoreur de Mondes sur Terre.
Et voilà qu'avec Ultimate Galactus, on me proposait de découvrir l'adaptation de ce récit dans l'univers Ultimate, avec cette fois l'implication des Ultimate Fantastic Four mais également des Ultimate X-Men et des Ultimates eux-mêmes. Une remise à jour complète de cet épisode clé de l'univers Marvel pour le lectorat du 21e siècle, voilà qui avait de quoi attiser mon envie et ma curiosité.

Cette intégrale regroupe plusieurs mini-séries d'un unique scénariste, Warren Ellis. Le graphisme et le ton de ces sous-séries diffèrent mais l'ensemble est cohérent.
J'ai été charmé d'entrée par le réalisme et la noirceur du premier chapitre, Ultimate Nightmare, où comment la Vision, adapté ici en robot annonciateur de l'arrivée de Galactus, fut retrouvée au fond d'un complexe souterrain soviétique abandonné et peuplé de dangereuses aberrations scientifiques.
J'ai été intrigué par le second chapitre, Ultimate Secret, où l'on découvre l'espion Kree Mahr Vehl qui rejoint les rangs de la Terre contre son ancien peuple. Le récit est ici un peu plus grand spectacle mais je l'ai trouvé divertissant, notamment la première rencontre entre une partie des Ultimates et les Fantastic Four qui amène quelques dialogues humoristiques. Ceci dit, j'ai toujours du mal à me faire à la vision Ultimate d'un Reed Richards adolescent et un peu immature.
J'ai par contre été moins charmé par le dernier chapitre, Ultimate Extinction. En effet, c'est là que l'on apprend pour de bon la forme que prend le fameux Gah Lak Tus, la version Ultimate du dévoreur de mondes. Et même si elle est plus réaliste que l'original, je la trouve nettement moins classe. A la limite, on a l'impression d'un banal danger planétaire comme les super-héros Marvel en croisent presque tous les jours. Le Surfeur d'Argent est lui aussi réadapté et ne devient plus qu'un outil multiple sans âme ni histoire, presque inutile. Cette vision de Galactus et de son hérault a refroidi mon intérêt pour cette série, même si j'ai continué à trouver l'intrigue divertissante.
La fin un peu abrupte, presque trop facile, m'a également désappointé.

Mon avis est donc mitigé. J'ai bien apprécié la première moitié de cette intégrale tandis que la seconde moitié m'a déçu par certains points. Le mythe de Galactus m'a paru assez écorné. Dans l'ensemble, j'ai quand même bien été accroché et j'ai parcouru cette trilogie d'une traite, du début à la fin, comme un bon divertissement, mais je n'en conseille l'achat qu'aux fans de Marvel et des Ultimates.

Nom série  La Revanche de Bakamé  posté le 24/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oeuvre de deux auteurs de langue flamande, la Revanche de Bakame ressemble à l'adaptation un peu trash d'un conte africain. S'il fallait résumer la fable, le lièvre se la coulerait douce à emmerder la hyène et à coucher avec toutes les femmes du coin, alors pour se venger la hyène va demander de l'aide à un grand sorcier, choix qui se révèlera malheureux pour lui.

Le dessin à l'encrage "crade" et à la mise en page très fouillis fait penser à certaines oeuvres underground tel qu'il peut en être publié dans un magazine comme Psikopat par exemple. Même si ce n'est clairement pas ma tasse de thé, graphiquement parlant, je m'y suis rapidement fait car la narration est fluide et, malgré le bordel apparent des planches, l'oeil glisse sans hésitation dans le bon ordre de lecture.

Le décor est celui de l'afrique des grands lacs, probablement le Rwanda même si ce n'est pas précisé.
La narration est parfois assez échevelée, avec quelques digressions et récits dans le récit qui partent dans tous les sens. L'impression de bordel organisé du scénario rejoint celle de l'Afrique telle que la présente les auteurs. Mais on passe une agréable lecture car le rythme est bon et les intrigues et sous-intrigues intéressantes et souvent amusantes.
L'histoire fait ressortir une ambiance africaine très marquée, peut-être un peu caricaturale soit dit en passant. Le sexe est omniprésent, comme si les hommes noirs ne pensaient qu'à la gaudriole et à leur image/réputation, et comme si les femmes noires n'étaient toutes que des mères ou des prostituées. Un peu restreint comme point de vue mais comme il ne s'agit que d'un conte et que l'humour est bien présent, on estimera que le réalisme n'était pas le but recherché.
On sent également un second degré au-delà de ce que laisse apparaitre la surface du récit. Il y a une part de réflexion ou de constat sur la société africaine, ses superstitions et la façon dont les hommes et les femmes les font perdurer par leur comportement.

J'ai été légèrement déçu par une fin qui s'apparente à la morale d'un conte trop prévisible. Les auteurs s'étaient permis tant de libertés dans le scénario et dans le ton du reste du récit que j'espérais une conclusion plus originale. De ce fait et par un graphisme qui ne me plait guère, j'hésite à conseiller l'achat de cet album au prix élevé s'expliquant par son grand nombre de pages. Mais je conseille tout de même sa lecture divertissante aux amateurs de l'ambiance particulière de l'Afrique Noire et de ses fables.

Nom série  New York trilogie (Big City)  posté le 23/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Will Eisner rend avec cette trilogie un bel hommage à la ville qu'il aime, sa ville, New York.

J'ai entamé cette série sans trop savoir à quoi m'attendre. Je m'attendais, à la manière de Dropsie Avenue, à une histoire complète ou des histoires courtes où l'on suivrait quelques personnages ou lieux récurrents. Mais, sur l'ensemble de la série, il s'agit en fait de récits évocateurs, parfois très courts et muets, avec pour seul thème commun la ville de New York. Cela va des quartiers pauvres et populaires tels que Brooklyn aux milieux plus riches et aux buildings de Manhattan.

Le graphisme d'Eisner est toujours exceptionnel. C'est fou le talent qu'il avait et la modernité de son trait pour l'époque où il exerçait. Il est aussi doué pour les personnages que pour les décors. Seules ses voitures sont étonnamment ratées. Ca m'a surpris de sa part, je ne sais pas ce qui coince pour lui quand il s'agit d'automobiles, mais ce n'est pas bien grave, ça passe sans problème.

J'étais un peu circonspect au départ car je trouvais les récits trop banals, de simples aperçus de la vie à New York dans la seconde moitié du 20e siècle. Malgré certains récits ouvertement humoristiques ou ironiques, j'avais souvent l'impression qu'Eisner mettait en image de simples constats de ce à quoi ressemble ou ressemblait la vie dans la Grande Pomme. Et ce n'est parfois pas très réjouissant, avec pas mal de pauvreté, d'indifférence et de violence.
Et puis au fil des pages, j'ai commencé à ressentir la poésie de l'oeuvre dans son ensemble, la beauté de certains passages qui auraient pu passer pour anodins sans l'oeil sensible de Will Eisner. Et peu à peu, on se met à ressentir de l'amour pour cette ville et ses habitants, ce même amour que visiblement l'auteur ressentait et a su nous retransmettre.
Joli et intéressant à la fois.

Nom série  Mon année  posté le 22/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD m'a bien plu, je la trouve jolie et intelligente, mais je n'ai guère été touché. J'ai l'impression que je me sens trop distant du cas de cette enfant trisomique et les auteurs n'ont pas réussi à me faire ressentir suffisamment d'empathie envers elle pour que l'émotion passe vraiment.

Je ne nie pas qu'il y a beaucoup de bonnes choses.
D'abord le dessin de Taniguchi que j'aime bien même si les expressions de ses personnages sont un peu répétitives et si ses décors de paysages lointains m'apparaissent assez plats. Les couleurs pastel sont également un peu trop délavées à mon goût.
Et puis elle est quand même bien attachante cette petite Capucine. J'aime notamment l'idée utilisée pour représenter par des dessins d'enfants la façon dont elle ressent les émotions des gens. J'aime aussi la révélation sur la "nature" du Doudouroudou en fin de premier tome. Amusant.

Bref, j'ai suivi de manière agréable les aventures au quotidien de cette jeune trisomique et les difficultés de ses parents.
Par contre, la tentation romantique qui semble apparaitre pour le père me parait un peu déplacée et sans grand intérêt : si le scénario va dans ce sens, je ne suis pas tellement sûr de suivre...

Nom série  Venturi  posté le 21/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré une couverture ne payant vraiment pas de mine, j'ai été agréablement surpris par les premières planches de cet album. J'ai tout d'abord été intéressé par le décor : la Chine des années 20, en pleine confrontation entre seigneurs de la guerre et sous la domination des puissances étrangères manipulatrices. Puis il y avait aussi le dessin que j'ai trouvé agréable. Les décors n'étaient pas mal du tout et les couleurs à l'aquarelle avaient un petit côté Bourgeon que j'aime bien.

Mais ce même dessin est nettement moins convaincant concernant les personnages dont les visages, changeants, sont bizarrement râblés la plupart du temps.
Et puis surtout, malgré mon envie de me plonger dans ce récit exotique, j'ai été rebuté par une narration confuse et mal foutue. A force de flash-backs mal mis en place, le scénariste m'a rapidement perdu. Tandis que je raccrochais les wagons, je sortais de plus en plus d'une ambiance historique et aventureuse qui, pourtant, aurait pu être très sympathique.
Et puis est venue la fin très abrupte de ce premier tome, elle aussi mal foutue. Cela donne l'impression d'une série qui s'entamait mais dont on a obligé les auteurs à clore le récit au bout d'un tome au cas où les ventes ne seraient pas significatives. Et comme ce fut visiblement le cas, la série s'arrêtera au seul premier tome, qui peut se lire comme un one-shot finalement très moyen.

Nom série  Angel voice  posté le 21/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Angel Voice emprunte à beaucoup de mangas sportifs similaires. A l'instar de Slam Dunk, ce n'est non pas un mais plusieurs bagarreurs relativement incompétents en matière de foot qui sont recrutés dans une équipe dont on imagine qu'avec de telles personnalités, elle ira loin. A l'instar d'Evil Heart ou de Coq de combat, c'est par le sport que des adeptes de la violence vont trouver une certaine forme de rédemption.

Classique et sans grande surprise, ce manga se révèle pourtant très efficace et captivant. Il utilise pour cela la trame de base d'un bon nekketsu : des personnages très charismatiques, qu'on a grandement envie de voir se rencontrer, oeuvrer ensemble et gravir peu à peu les échelons de la compétition.

Le dessin est de belle qualité. Réaliste, il utilise une forme amoindrie de "super-deformed" pour accentuer les passages humoristiques. Les visages ne deviennent en effet pas complètement cartoonesques le moment venu, l'auteur se contente d'effacer les nez et d'élargir fortement les bouches. L'effet est un peu étrange et m'a parfois dérangé car, à la chevelure près, certains personnages sont difficilement reconnaissables dans ces moments-là. Hormis cet effet graphique auquel il m'a fallu m'habituer, le reste du graphisme est très soigné et agréable.

Le récit est prenant. Il laisse apparaitre certains passages violents, voire sanglants, dans les premiers chapitres. Mais il parait probable que ceux-ci disparaissent pour laisser la place au sport au sens le plus noble et entrainant du mot. L'humour est bien rendu par les comportements de ces grands échalats qui se démènent pour dribbler et pour dompter leurs personnalités querelleuses. Ils se révèlent tous attachants et intéressants.

C'est un manga qui paraitra peut-être un peu trop viril parfois pour plaire à un lectorat féminin mais je m'y suis bien laissé prendre et je lirai la suite avec envie.

Nom série  Hokusai  posté le 21/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A quelques mois d'intervalles, Kana a publié deux albums portant sur la vie et l'oeuvre du célèbre maître de l'estampe, Hokusai. Folles passions se focalisait les dernières années de sa vie tandis que ce gros one-shot qu'est Hokusai aborde quasiment tout son parcours.

Shotaro Ishinomori fait preuve d'un graphisme qui rappelle grandement celui de Tezuka. Le Tezuka plus ou moins réaliste, pas celui qui se permet des visages cartoonesques et déformés pour ajouter de l'humour et de la légèreté à son récit.

Ce manga est d'ailleurs un peu trop sérieux. Il aborde avec grand respect la vie d'Hokusai en se basant sur certaines étapes charnières de son parcours. C'est intéressant et très instructif pour qui ne connait pas l'artiste, néanmoins mon ressenti est mitigé.
On découvre en effet davantage les problèmes identitaires et les soucis caractériels d'Hokusai que la force et la particularité de son art. On y apprend, si on ne le savait pas déjà, de quelle manière surprenante il a régulièrement changé de nom pour tenter à chaque fois de reprendre les choses à zéro ou s'imposer d'une autre manière. On y observe sa passion charnelle pour les femmes et le grand nombre de ses conquêtes à tout âge. On y constate son caractère difficile et ce qu'on pourrait considérer comme des caprices d'artiste.
Mais, hormis le respect qu'il entrainait pour lui et pour son oeuvre, l'ouvrage n'en explique guère les spécificités, la nouveauté ou la force.

Heureusement, et de fort belle manière, le manga est parsemé d'exemples de ses oeuvres, dont la majorité sont superbes et en même temps très instructives sur la vie et l'état d'esprit japonais de l'époque.
Et même si la narration n'est pas toujours très claire, notamment en terme de chronologie, le lecteur découvrira pour de bon la vie d'Hokusai du début à la fin. C'est intéressant et agréablement raconté. Le personnage apparait sous un jour réaliste, plutôt sans concession, ce qui ne le rend pas vraiment charismatique mais en tout cas très humain.
Instructif et à lire si vous voulez en apprendre plus sur cet artiste qui aura marqué le monde de la peinture et de l'estampe sous le nom d'Hokusai.

Nom série  Tokyo Home  posté le 19/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tokyo Home est un bel album aux couleurs attirantes et dont la couverture cartonnée est agréablement crénelée. Ne serait-ce que physiquement parlant, c'est un plaisir de le tenir en main.
Il surfe sur la vague des amatrices de mangas, celles qui, abreuvées de shojo et d'univers otaku dans leur jeunesse, abordent maintenant la fin de l'adolescence et la début de la vie adulte. Ce one-shot met en effet en scène une étudiante de 17 ans qui fait le pas, suite à une dispute familiale, d'aller vivre au Japon, auprès de son père. Le moyen pour elle et pour les lecteurs et lectrices de découvrir le Japon tel qu'ils l'ont fantasmé dans leurs lectures, leurs animés et tout ce qui entoure le grand amour des français pour le Japon traditionnel et moderne.

Je dois dire que la première moitié de cet album m'a un peu exaspéré par l'abondance de clichés dont il fait preuve. Certes l'aspect carnet de voyage permet de retrouver ou découvrir certains détails justes et bien spécifiques au Japon du 21e siècle mais il y a aussi beaucoup d'éléments qui sentent le déjà-vu et la fan-attitude envers une certaine vision du Japon. C'est à peine si l'héroïne ne lance pas un "kyaaa !" ravi quand elle mange ses sushi et ses bento.
L'arrivée en tant que nouvelle dans le lycée avec l'attention immédiatement posée sur elle, les garçons qui tombent sous le charme de la petite française, l'inévitable petite peste avec sa bande de pêteuse qui la désignent comme rivale à abattre, elle qui s'en sort parce qu'elle est jolie, gentille et finalement bonne en tout (judo, cuisine, sport, etc...)... Trop cliché !
En outre, j'ai eu un peu de mal à trouver naturel le comportement du père assez excentrique de l'héroïne. Certes c'est partiellement expliqué dans le récit mais j'ai trouvé qu'il était beaucoup trop détaché et lointain de sa fille qu'il laisse se débrouiller toute seule la plupart du temps.

Néanmoins, à partir de la moitié de l'album, j'ai commencé à accrocher. L'intrigue se révèle nettement moins prévisible que je l'imaginais. Les personnages se font attachants. Et on se sent de plus en plus dépaysé tandis que l'héroïne fait son nid au Japon et qu'elle s'y fait amis et habitudes.
Le dessin, un peu kawaï, joue en faveur de l'ambiance optimiste et de la légèreté du récit. Malgré quelques décors un peu moyens, il est agréable et la mise en page est très fluide.
L'aspect romantique est également bien présent dans le scénario mais il évite la simplicité d'un grand amour peu crédible. L'aspect mature de cette partie du récit joue en faveur de son agréable personnalité.
Et au fur et à mesure de la lecture, il nous vient l'envie de faire comme l'héroïne, de tenter nous aussi notre chance au Japon pour voir si l'on peut y trouver les choses qui nous ont plu dans l'univers fantasmé des manga et des animés.

Nom série  L'Ecole Marcel-Torgnol  posté le 18/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette petite série ne paie pas de mine mais est assez plaisante.

Au format souple, avec un papier un peu gris, elle présente un ensemble de planches en noir et blanc. Le dessin est très simple dans une veine de livres illustrés pour la jeunesse.

Chaque album se structure en histoires courtes composées chacune d'une première page en illustration accompagnée d'un court texte d'introduction puis d'une dizaine de planches de BD.
Le sujet de ces récits est très variable, restant parfois très terre-à-terre tandis que certains lorgnent vers le fantastique amusant ou le fabuleux poétique. Il s'agit parfois de se moquer gentiment des professeurs, de raconter les frasques des enfants ou de mettre en scène, parfois à la manière d'un conte, un thème lié à l'école ou à l'un ou l'une des élèves en particulier.
Ces histoires sont entrecoupées de doubles pages humoristiques mêlant images et textes sur le sujet des élèves, des professeurs et de l'école.

Rien de très surprenant dans cet ensemble mais des personnages assez attachants, quelques passages amusants et une abondance de jeux de mots parfois bien trouvés. Une lecture agréable même si je doute le relire un jour.

Nom série  Le Diable Amoureux et autres films jamais tournés par Méliès  posté le 17/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Ce n'est pas la meilleure oeuvre que Vehlmann et Duchazeau ont pu produire en commun mais je salue son originalité et sa qualité.

Les auteurs mettent en scène un univers de fables modernes, mêlant au décor parisien du début du 20e siècle des éléments de fantastique et de rêve. Le ton est assez particulier, avec une ambiance un peu freaks qui vient des éléments de cirque ou du spectacle qu'affectionnaient Méliès. Les récits sont parfois de simples contes, parfois des histoires absurdes, un peu loufoques et avec une touche de noirceur. Par-ci par-là l'humour pointe avec vigueur et c'est trés appréciable.

Le dessin de Duchazeau n'est pas au niveau de ses plus belles oeuvres (je pense à Les Vaincus par exemple) mais il est beau et convient bien à ces fables un peu décalées et à ce décor mi-historique mi-onirique.

J'ai donc apprécié cette lecture et sa particularité. Néanmoins, ce ne sont pas des histoires très mémorables et les auteurs ont réalisé des oeuvres plus marquantes que celle-ci.

Nom série  Nävis  posté le 16/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis le temps que je connais la série Sillage, j'avais l'impression de connaître déjà cette série dérivée mettant en scène la jeune Nävis en gamine un peu turbulente vivant au milieu des animaux de sa jungle adotpive. Ce n'est pourtant qu'hier que j'en ai fini l'intégrale parue. Et ça m'a bien plu même si je crois ne pas être tellement le public visé.

En effet, le ton de cette série est plutôt destiné à la jeunesse. Nävis est une mignonne gamine énergique et volontaire. Elle crie beaucoup, est rigolote et pas très obéissante. En même temps, elle a bon coeur et veut aider son entourage, les animaux qu'elle rencontre, même si cela finit souvent en bêtises qu'elle doit ensuite corriger.
Les histoires sont amusantes, dynamiques mais aussi un peu naïves. C'est mignon, quoi, même si le danger rôde souvent.

J'ai été allergique au dessin de Munuera dans la série Spirou et Fantasio où je le trouvais agaçant avec le sentiment que les personnages avaient trop la bougeotte. Il convient par contre parfaitement à la série "Nävis" où l'accent est justement mis sur la pêche de l'héroïne et où les monstres et les personnages animaliers sont bien plus plaisants à mes yeux que les visages humains tels que les dessine Munuera.

Ce fut donc pour moi une lecture légère, pas très mémorable mais agréable. Qui plus est, les lecteurs de Sillage pourront découvrir par-ci par-là quelques indices disséminés sur les origines mystérieuses de Nävis.

Nom série  Dreamwar  posté le 16/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est avec une vraie curiosité que j'ai été poussé vers cet album. Imaginez en effet la rencontre entre la Justice Ligue of America et Authority, Superman qui rencontre Appolo, Batman qui dialogue avec Midnighter, etc... C'est alléché par de telles possibilités que je me suis procuré Dreamwar.

Mais Dreamwar, ce n'est pas un crossover JLA/Authority, c'est un crossover complet DC/Wildstorm. Et c'est dans ce genre de circonstances qu'on se rend compte combien on peut être largué quand on ne suit pas TOUTES les publications de ces deux univers de comics. En effet, pour apprécier cette histoire à sa juste valeur, il vaut mieux connaître côté DC non seulement la JLA mais aussi tous les membres des Teen Titans, de la Légion des Super-Héros et une poignée de grands super-méchants de ces dernières années, et côté Wildstorm non seulement les irrévérencieux membres d'Authority mais aussi ceux de Stormwatch, des WildCats et de Gen13... mais hélas pas de Planetary...
En ce qui me concerne, je préfère concentrer mes lectures sur quelques super-héros phares et surtout pas sur l'effet de masse de tous ces groupes de super-héros disparates. Du coup, ne connaissant qu'une poignée des membres de toute cette foule autrement que de nom ou de vague réputation, j'ai manqué une grande partie de l'intérêt que pouvaient apporter leurs apparitions et leurs interactions.
Premier souci.

Mais le vrai point qui m'a déçu dans cette histoire, c'est la facilité du scénario. Je vais vous révéler un spoiler qui est rapidement dévoilé dans le récit : ce qui a permis un tel crossover ici, c'est l'action d'un garçon dont le rêve est capable de donner vie aux personnages de DC dans l'univers Wildstorm. C'est ainsi qu'il a décidé de faire apparaitre les super-héros les plus forts de DC mais aussi quelques super-méchants importants (comme doomsday de La Mort de Superman, l'absorbeur de soleil de JLA : Extinction ou encore le Joker) pour combattre ceux de son monde. Un gros fantasme de fanboy donc. Mais c'est sans aucune crédibilité et d'une facilité crasse. On est dans un monde manipulé par un rêveur donc tout est possible du moment que ça arrange le scénariste.
Cela entraine des confrontations invraisemblables, où tout le monde se met sur la gueule sans autre raison que le fait d'avoir été manipulé par ce fameux Chimera, mais aussi quelques incohérences que le scénariste voudra sûrement expliquer comme normales car finalement issues de l'esprit d'un fanboy.
Sans parler de la fin qui est complètement abrupte et superbement bidon.

Un gros gâchis d'une rencontre entre deux univers qui aurait pu être excellente. Je n'ai trouvé que des bribes des espoirs qui m'avaient poussé à lire ce comics : quelques discussions amusantes entre Superman et les membres d'Authority, le combat entre Midnighter et le Joker, quelques rencontres attendues ou intéressantes entre super-héros de même acabit... Mais tout est tellement survolé et rabaissé par un scénario abracadabrant aux allures de fan-fiction qu'il est impossible d'y prendre véritablement plaisir. C'est frustrant car il y avait matière à faire quelque chose d'excellent.

Nom série  Les Enfants du Capitaine Grant, de Jules Verne  posté le 15/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette BD m'avait déjà tapé dans l'oeil par la beauté de son graphisme. Les planches sont en effet superbes. Ce sont de belles peintures de paysages exotiques, de villes, de vieux gréements, le tout réhaussé d'excellentes lumières romantiques. La texture de la colorisation est particulièrement agréable à l'oeil. Certes, l'auteur abuse un peu des levers et couchers de soleil, mais ça n'en est pas moins beau.
Mon seul regret concerne les personnages animaliers et surtout la monotonie de leurs epxressions et leurs bouches constamment ouvertes. Ces détails gênants gâchent la perfection du reste des planches, dommage.

Quant au scénario, je m'en souvenais vaguement par ma vision il y a une vingtaine d'années du film adapté du roman de Verne. Il ne s'agit pas de la meilleure oeuvre de ce dernier mais, comme la majorité d'entre elles, elle excelle par le dépaysement et le sentiment d'aventure qu'elle procure.
J'ai bien été pris par le récit, heureux d'être transporté dans les décors grandioses de l'hémisphère sud et notamment des Andes et la Pampa argentine. Certes le hasard s'acharne un peu artificiellement sur les héros ce qui ne rend pas le tout très crédible mais c'est bien plaisant à lire. J'ai trouvé le récit un peu condensé suite à son adaptation en BD mais il reste fluide et agréable. Il manque juste un petit peu d'émotion, comme s'il était survolé un peu trop superficiellement.
J'ai tout de même pris plaisir à lire cette superbe BD dont je recommande la lecture aux adolescents et aux adultes.

Nom série  Rédemption  posté le 23/04/2009 (dernière MAJ le 14/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La ville perdue dont on ne peut plus sortir, c'est une thématique assez classique du récit fantastique. Ce qui la rend un peu plus originale, ici, c'est la nature de ses habitants. Ceci étant dit, pour ce premier tome, cette nature n'a pas encore servi pour de bon. J'attends donc encore de voir ce que ça va donner et où veut en venir l'auteur.

Pour l'instant, c'est une lecture plaisante qui m'a offert un bon moment de divertissement et me donne plutôt envie de lire la suite.
Le dessin ne me plait qu'à moitié. Je le trouve assez changeant, tant au niveau des personnages, qui ont des faciès souvent un peu déformés, que des décors (je pense notamment au Messerschmitt qui me donne l'impression d'être différent à chaque point de vue).
La narration est bonne et on accroche vite au récit.

Hélas, le seul premier tome est trop léger. Il ouvre toutes les pistes pour une suite de bon niveau mais celle-ci ne verra jamais le jour puisque la série a été abandonnée. Du coup, impossible de conseiller l'achat de cet album orphelin.

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