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Nom série  Space Mounties  posté le 07/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Cette BD étant classée en section jeunesse dans la bibliothèque de ma commune, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Néanmoins, après lecture, j'estime que la quantité de références et de clins d'oeil qu'elle contient la destine au minimum à un lectorat adolescent et pourquoi pas adulte.

Le premier tome n'est pas le plus convainquant de la série. Là où les deux autres présentent une unique histoire chacun, celui-ci amène les deux protagonistes à vivre une série de missions différentes. Cela permet de faire découvrir les personnages et leur univers.
Dans ce monde-là, en effet, l'humanité a colonisé de nombreuses planètes exotiques et a décidé de mettre en place une force de sécurité galactique sous la forme d'une Police Montée à peine plus technologiquement avancée que celle qui faisait la loi au 19e siècle au Canada. En fait tout cela est un prétexte pour envoyer les deux héros, Marcus et Gordon, dans des aventures un peu loufoques sur des mondes qui sont bien souvent le simple mélange parodique d'une ou plusieurs civilisations terrestres.
C'est ainsi que pour le second tome, on les retrouve sur une planète directement inspirée de la Cuba de Fidel Castro, où les pacifiques révolutionnaires sont confrontés à une tribu de Jivaros bien décidés à les déloger de là. Quant au troisième tome, c'est un remake des 7 mercenaires, avec un village d'hindous aux prises avec des bandits mexicains.

Tout est raconté avec un vrai sens de la dérision.
Les héros sont des tire-au-flanc qui ne se sortent des situations difficiles que par de gros coups de chance, bien aidés en cela par un scénariste bienveillant. Mais la résolution de leurs missions est plutôt annexe en fin de compte puisque le vrai objectif est de présenter des mondes amusants, de drôles de personnages et des situations rocambolesques. Et de ce point de vue, c'est bien réussi à mes yeux.
J'ai beaucoup aimé la parodie de Cuba castriste, et notamment les clones de Castro lui-même. De même, la revisite des 7 mercenaires est amusante. Les dialogues sont parfois un poil lourds mais quand même souvent drôles. Les situations sont nombreuses et variées. Les clins d'oeil sont souvent bien vus et percutants.
L'un des points forts de la série est également la densité de ses albums. En 48 pages, il se passe beaucoup de choses et on n'a vraiment pas l'impression d'une dilution d'un récit qui aurait pu tenir en bien moins de planches.
Inversement, cette densité pénalise un peu le rythme et l'accroche des scénarios. On s'y perd un peu dans le foisonnement des idées et des petites péripéties.

D'ailleurs, on en vient assez vite à se ficher des missions elles-mêmes des héros pour simplement profiter des décors, des idées et des clins d'oeil. D'autant plus que le dessin de Guilhem est très sympa, soigné et efficace. Du bon boulot.
Les scénarios ne sont pas des plus captivants et présentent pas mal d'artificialité, mais c'est une lecture plaisante, très divertissante et souvent drôle. Moi, j'aime bien.

Nom série  Zidane  posté le 07/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par pure curiosité que j'ai lu cet ouvrage car je me fiche du foot et trouvais plutôt grotesque l'idée d'une BD sur la vie de Zidane. Le résultat s'est néanmoins révélé de plutôt bon niveau et la lecture assez intéressante et pas désagréable.

Le dessin est très scolaire, on se croirait dans une vieille BD semi-éducative telle qu'on pouvait en lire dans le journal Okapi dans les années 80. Il est néanmoins acceptable et la narration graphique n'est pas mauvaise.

L'histoire de la vie de Zidane est racontée de manière intéressante. L'accent est surtout mis sur sa jeunesse et ce qui l'a amené et lui a permis de devenir le champion qu'il est devenu. A l'inverse, les moments les plus connus de sa carrière, la coupe du monde notamment, sont traités de manière rapide, presque éludés comme des évidences.
J'ai été un peu frustré en fin d'album de réaliser que la BD avait été publiée en 2005 et donc ne dit rien sur le retour à la compétition de Zidane et la conclusion en forme de coup de boule de sa carrière lors de la coupe du monde 2006.

Un des bons points de cet album est l'implication de Zidane lui-même dans la narration puisque c'est lui-même qui se raconte. Ca donne une certaine vie et une indéniable sincérité au récit, et il est plaisant de voir là s'exprimer là son âme visiblement généreuse et humble.
Malheureusement, c'est cette même narration qui allourdit aussi la lecture car elle est très bavarde, surtout sur la fin. Il vient au moment où l'on lit davantage le texte qu'on ne profite des images qui deviennent presque simplement illustratives sur les dernières pages. Le médium BD n'est donc pas utilisé au meilleur de ses capacités.

Lecture intéressante et plutôt bien menée, quoique légèrement rébarbative vers la fin. Cet album vaut donc le coup d'oeil, mais pas forcément l'achat à moins d'être fan du personnage.

Nom série  Supermurgeman (Les Aventures incroyables de...)  posté le 06/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mélangeant absurde, humour con et un peu de politiquement incorrect, Supermurgeman est un pur produit d'humour underground à la mode du journal Psikopat.

Même si je connaissais déjà le personnage par la lecture de la série telle que parue chez Dargaud (Supermurgeman), j'ai cru à la lecture des premières planches de cet album que je n'allais accrocher. En effet, Supermurgeman vomissant sur super monsieur caca, ce n'est pas vraiment ce qui me fait décrocher un sourire. Mais au fil des histoires courtes, j'ai fini par rentrer dans le trip et trouver ça souvent drôle.
J'apprécie l'absurde de nombre de situations, notamment les chutes débiles ou décalées. J'ai plus particulièrement été amusé par les gags les plus parodiques, mettant en scène des personnages venus d'ailleurs, comme Tintin, les BN, Pepito, etc...
A la longue, sur un album entier, je dois dire que je me suis quand même lassé. Je souris et rigole par-ci par-là, mais j'ai eu un peu de mal à aller jusqu'au bout de l'album quand même.
A lire à petites doses.

Nom série  Dinosaur King  posté le 06/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ceci est la BD officielle d'une série de dessins animés qui est elle-même l'adaptation commerciale d'un jeu de cartes à collectionner créé par Séga et complètement pompé sur le concept de Pokemon et autres Digimon.
Le jeu de cartes consiste à faire s'affronter des dinosaures (trop cool !) avec des cartes plus ou moins fortes, chacune ayant des compétences particulières.
La série animée, elle, plaque un scénario assez débile pour tenter d'expliquer l'origine de ce jeu et mettre en scène les combats entre l'équipe des gentils, les enfants de la D-Team, contre les méchants, le Docteur Z et son gang Alpha. Les personnages et les décors sont dessinés comme des animations japonaises classiques, tandis que les dinosaures, eux, sont en images de synthèse, 3D texturisée et animée de manière très très laide, ne se fondant pas du tout dans les décors.

La bande dessinée reprend le mauvais scénario du dessin animé avec un dessin encore moins bon et une narration embrouillée.
Les personnages et décors reprennent la plupart du temps les plans exacts du dessin animé, tout en étant redessinés de médiocre manière. Les dinosaures sont, quant à eux, représentés dans un style semi-réaliste qui, là encore, se fond mal dans les décors.
Le premier tome de la série reprend le contenu du premier épisode en dessin animé et c'est quand on compare l'un et l'autre qu'on constate combien la narration graphique est ratée tant certains passages se retrouvent mal expliqués et mal amenés dans l'adaptation BD.
Exploitation commerciale de très basse qualité et tout simplement inutile.

Nom série  Secret'R  posté le 05/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai hésité à classer ce manga dans le genre "érotique" à cause des caractéristiques pudibondes dont il hérite des hentai hypocrites, à savoir des sexes invisibles et des pénétrations seulement suggérées, mais le sujet est "strictement pour adultes" de manière sans équivoque. On est dans le pur fantasme pornographique et cela n'a rien de désagréable.

Il s'agit d'un récit pour mâles, à moins que les femmes aiment lire les aventures sexuelles d'un jeune homme un peu godillot qui se fait tourner en bourrique par de superbes femmes à la poitrine démesurée.
Le cadre du fantasme : un nouvel embauché se retrouve à travailler dans un étage réservé à lui seul et à 4 superbes femmes très (très !) entreprenantes. Tout cela n'est pas crédible mais les situations, toutes plus fantasmatiques les unes que les autres, sont bien amenées et très aguichantes. L'ensemble est fort émoustillant, à l'exception peut-être d'une courte scène urologique qui n'est vraiment pas mon rayon.
L'un des points forts de ce récit érotique tient dans la personnalité des protagonistes féminines qui n'ont rien de femelles soumises ou de dominatrices stéréotypées comme dans de trop nombreux mauvais récits érotiques. Certes, elles n'ont rien de crédible, étant bien évidemment aussi belles et célibataires que nymphomanes et intéressées par le seul héros du récit, mais on est dans le domaine du fantasme, pas du réalisme.

A côté du pur érotisme se tisse une petite histoire romantique avec un mystère et un conflit au sein de l'entreprise, mais ce n'est qu'un fil rouge narratif annexe permettant de suivre avec plaisir la suite de scènes pornographiques qui composent ce manga.
Un hentai qui ne se voile pas la face et qui atteint bien son but.

Nom série  Valkyria Chronicles  posté le 05/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bien que cette série soit classée en tant que shonen, j'ai cru lire un mauvais shojo. Ce manga a en effet tout d'une chronique de la guerre à l'eau de rose, une histoire ayant un conflit armé pour toile de fond et des militaires pour héros mais où l'action se borne à des discussions philosophiques à deux balles, du romantisme, des relations superficielles et une bleuette adolescente. Point de combat, pas de blessure, des uniformes parfaitement ajustés, des coiffures impeccables et des héros combattants à peine sortis de l'enfance qui sont là pour "trouver la clé qui nous fera enfin nous tenir tous par la main", oh, c'est beau !

Certes le dessin est joli. Les costumes sont travaillés, les décors soignés et les anatomies réussies même si deux des protagonistes principaux se ressemblent trop. Mais on s'y perd régulièrement dans la foule de personnages balancés en plein récit sans être présentés. Et la narration manque souvent de clarté.

De toute manière, objectivement, le récit est aussi crédible que de voir Michael Jackson jouer du biniou dans un Fest-noz. C'est la guerre vue avec des oeillères pour un public d'adolescents romantiques. Et je ne parle pas du tank personnel de la famille du héros qui attendait sagement et en parfait état de marche dans une grange que les deux jeunes frère et soeur se décident à s'engager dans le combat...

Non content d'être franchement niais, le scénario est également ennuyeux. On a l'impression qu'il ne se passe rien et que toutes les tensions entre personnages sont parfaitement artificielles et stéréotypées, le pire étant la haine raciste qu'affichent en permanence certains entre ces fameux Dracsens dont fait partie la soeur adoptive du héros.
On n'y croit pas une seconde et si je suis arrivé en bout de lecture sans lâcher l'affaire, c'est uniquement parce que le dessin est bon et que le récit se laisse lire sans trop de déplaisir.

Nom série  Faire le mur  posté le 04/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A ceux qui ont déjà bien entendu parler du conflit Israelo-Palestinien, cet album n'apprendra pas grand chose de neuf. A ceux qui connaissent mal le sujet, elle apportera un point de vue de l'intérieur sur la situation des Palestiniens en territoire occupé par Israël. Et pour tout le monde, ce sera une piqûre de rappel de l'injustice et de la situation inacceptable qui règnent en ces lieux.

Malgré cela, malgré l'indéniable sincérité et véracité des faits, je n'ai pas pris plaisir à la lecture de cet ouvrage et je ne lui trouve pas l'aspect pédagogique ou marquant qu'il pourrait avoir.
J'ai commencé par tiquer sur la semi-justification du terrorisme lors des premières pages. Oui, aussi bien l'auteur que le narrateur condamne cet acte, mais ils tentent aussi de l'expliquer, notamment avec force rapprochements faits avec d'autres résistances historiques. Aucun désespoir n'expliquera (et encore moins excusera) pour moi le choix de se faire exploser au sein d'une foule de civils.
Une part du discours de l'auteur et de son personnage principal que je n'ai pas trouvé attachant m'a agacé. Je n'ai pas réussi à me détacher d'une impression de partialité engagée et de discours préparé à l'avance avec son lot de citations et de références à de grands penseurs. "Voyez ce jeune homme, il est comme vous, il est comme moi il aime le dessin, il voudrait vivre l'amour avec une jolie femme, mais par la faute du gouvernement et de ses soutiens occidentaux, il vit comme en prison. il faut combattre cet état de fait !" Pour un peu, j'aurais pu imaginer une pétition à signer en fin d'album ou une association de militants à rejoindre.

Pourtant il est clair que le constat est là : la situation en Cisjordanie comme à Gaza est intolérable. La colonisation qui y est réalisée est d'autant plus inacceptable qu'elle est financée par l'extérieur et que toutes les résolutions de l'ONU n'y font rien. Cet ouvrage met bien le doigt sur le sentiment de rage et d'injustice que cela implique pour qui vit cela de l'intérieur.
Le sujet n'est pas neuf et il est bon de le rappeler pour ne pas le laisser sombrer dans l'oubli aux yeux du public occidental mais cette bande dessinée là ne sort pas davantage du lot qu'un témoignage écrit parmi beaucoup d'autres. L'auteur n'a pas su me toucher plus qu'un simple article de journal et il n'a pas su apporter les informations et le contexte tels qu'un Joe Sacco peut en fournir dans sa série Palestine et surtout dans son récent Gaza 1956, en marge de l'histoire.

Et d'ailleurs je reste toujours curieux de voir un jour un ouvrage proposer le point de vue inverse : j'aimerais comprendre la façon de penser des Israéliens qui soutiennent la colonisation, voir s'ils ont des arguments valables autres que la lecture d'un texte religieux et parfaitement partial de plus de 2000 ans, et je ne crois pas qu'il existe de BD documentaire sur le sujet.

Nom série  Ruminations  posté le 02/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Je ne suis pas un très grand fan de Peeters mais j'apprécie bon nombre de ses oeuvres et je trouve son graphisme d'excellent niveau. Cependant, je n'ai pas aimé la lecture de ce recueil d'histoires courtes et diversifiées.

Cela ne tient pas au dessin. C'est la patte très reconnaissable de Frederik Peeters et il n'y a rien à redire. Même si je n'aime pas vraiment le noir trop épais de son encrage, à l'inverse j'ai beaucoup aimé les planches colorées en fin d'album, et sur l'ensemble je trouve ça très bien foutu.

Cela ne tient pas vraiment non plus aux scénarios qui sont originaux pour la plupart et parfois intéressants comme ce documentaire sur la consommation contrôlée de drogues en Suisse (du moins à l'époque puisque l'auteur avoue en fin d'album que presque plus rien de ce qu'il a décrit n'existait encore au moment de la parution de l'album).

Non, ce que je n'ai pas aimé, c'est l'ambiance générale que partagent presque toutes ces histoires. Une ambiance que j'ai trouvée noire, morbide. La mort est présente dans presque chaque récit, ou la décrépitude, la folie. Malgré quelques touches d'humour dans certains cas, j'ai trouvé l'ensemble légèrement malsain, désagréable pour un lecteur tel que moi.
Ca me plombe une telle lecture et je n'y prends pas plaisir. Je dois alors me contenter du graphisme et des idées originales, mais cela ne me suffit pas.

Nom série  L'Elephant  posté le 31/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quand cet album est sorti, j'avais été attiré par l'originalité et l'étrange beauté de sa couverture. J'avais déjà lu Fourmi ? de la même auteure et j'avais fini par tomber sous le charme de son dessin bizarre.
Mais là, je n'ai vraiment pas accroché.

Graphiquement déjà, là où le trait spécial d'Isabelle Pralong me convenait pour un récit jeunesse un peu onirique et comique. Mais là, dans un récit réaliste et sérieux, il ne fait qu'accentuer la laideur des personnages et m'a rendu un peu désagréable la lecture.

Ensuite, le scénario en lui-même est morne et peu captivant. J'ai un peu trompé mon ennui en espérant une fin emplie d'émotion ou une éventuelle surprise, mais rien n'en est ressorti. Malgré toute la sincérité qui compose visiblement ce récit, je n'ai pas été touché du tout. J'ai presque trouvé cette histoire vaine, si ce n'est inutile. Il est possible que le public visé soit un peu trop restreint (les adultes découvrant l'un de leurs parents au moment où celui-ci va mourir), ou alors tout simplement que cet album peine à transcrire des sentiments trop spécifiques. En tout cas, je suis passé à côté.

Nom série  Attila  posté le 29/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis ma jeunesse, j'avais entendu parler d'Attila et de ses tomes annoncés en fin des nombreux albums Dupuis auxquels j'ai été nourri. Mais ce n'est que par le biais de l'intégrale parue ces derniers jours que j'ai enfin pu le découvrir pour de bon.
Comme d'habitude avec ces récentes intégrales Dupuis, le contenu éditorial est très intéressant et présente les origines de la série, la rencontre entre Rosy et Derib, l'apparition de ce M. Kornblum dont j'ignorais l'existence et même l'existence d'un cinquième album dessiné par Didgé et publié chez la Vache qui Médite.

La série Attila s'adresse à un jeune public, de 7 à 10 ans globalement. Les deux premiers tomes de la série sont naïfs mais bien agréables. Le concept du chien parlant et aussi intelligent qu'un humain est bien utilisé. Je m'attendais à découvrir un brave toutou gentil et amusant. Amusant, il l'est, oui, mais Attila m'a étonné par son assurance et la façon dont il se sent supérieur à son acolyte humain et lui donne des ordres comme un vrai officier à un soldat. Tout ce qui tourne autour de la façon dont cet espion se fait passer pour un chien normal et comment les autres réagissent à son comportement particulier est bien rendue et souvent drôle.

Le troisième tome, premier auquel Kornblum participe, a une intrigue un peu plus mature même si son scénario est légèrement embrouillé et parait parfois incohérent.
Il est à noter qu'en fin d'intégrale est présentée une histoire courte mettant en scène la première apparition du professeur Comant et la présentation de ses capacités, chose nécessaire pour ne pas se trouver un peu perdu en fin du 3e tome et durant la majorité du 4e tome. J'aurais préféré que cette histoire soit intégrée entre les 2e et 3e tomes car j'ai eu l'impression que ce n'est qu'après coup que j'ai récupéré les informations nécessaires pour apprécier l'ensemble correctement.

J'ai par contre été déçu par le quatrième et dernier tome de cette intégrale. Il part dans un délire de science-fiction qui m'a complètement dérouté. Les protagonistes découvrent des appareils volants incroyables, une installation scientifique digne d'extra-terrestres, une planète cachée derrière la lune, des pouvoirs presque magiques du professeur Comant et tout ça est expédié en quelques pages sans que les personnages semblent s'en étonner le moins du monde, pour rapidement revenir à une intrigue de course-poursuite assez bateau. Je comprends que Derib ait décidé de jeter l'éponge après cet épisode qui dénature l'esprit bon enfant du début.

C'est une série à découvrir car elle se lit bien, mais elle se destine surtout aux jeunes lecteurs, les adultes risquant de la trouver trop naïve malgré quelques bonnes touches d'humour.

Nom série  Le Visiteur du Sud  posté le 27/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les témoignages accessibles sur la vie en Corée du Nord sont trop rares à mes yeux. Pyongyang, de Guy Delisle, nous offrait la vision d'un occidental découvrant la façade absurde et presque touristique de ce pays fermé sur lui-même. Avec ce diptyque là, c'est la vision d'un travailleur venu de Corée du Sud, et donc à même d'un peu mieux se fondre et comprendre la population locale, que l'on a droit.

La bande dessinée raconte par une suite de courts chapitres et d'anecdotes le séjour de plus de 3 ans de ce chef de chantier venu contrôler les travaux d'un projet de travaux publics réalisés en partenariat entre Sud et Nord. Il raconte ainsi son arrivée, sa découverte des lieux, des habitants et des ouvriers du Nord avec qui il va travailler, puis le quotidien de sa vie d'étranger au sein de ce qui était anciennement une partie de son pays, les conversations parfois étonnantes qu'il a avec les locaux, des constats, des témoignages, etc...
Des pages de textes sont également insérées régulièrement pour expliquer de manière objective les faits historiques et politiques liés à la Corée du Nord. Ces passages sont tout aussi instructifs que les planches dessinées.

J'ai appris pas mal de choses et pu constater de nouveau l'absurde de ce pays totalitaire vouant un culte indéniable à une famille régnante dont le parti et le système ont totalement remodelé le mode de pensée des habitants. En même temps, l'auteur montre à quel point une fusion rapide des deux Corées parait difficile et que finalement rien ne prouve que le mode de vie du Sud pourrait convenir à la population du Nord et ne pas entraîner un bouleversement préjudiciable aux deux pays. Tout cela parait bien compliqué et on ne peut pour le moment, comme l'auteur, que constater les faits et la barrière psychologique séparant Nord et Sud.

Très intéressant. Il est juste dommage que le dessin ne soit vraiment pas terrible. Cela gâche l'intérêt de la BD car j'ai régulièrement trouvé dommage que certains personnages et paysages décrits ressortent aussi mal avec ce dessin simpliste et caricatural.

Nom série  Le Troisième Testament : Julius  posté le 27/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Le Troisième Testament : Julius" est un indéniable blockbuster de la BD qui s'entame avec force. Le premier tome de cette série est très convaincant.

Ses qualités sont nombreuses. Le dessin est très appréciable et soutenu par d'excellentes couleurs. Le scénario est légèrement stéréotypé mais très bien mené. Les personnages sont bons, notamment les deux protagonistes principaux. L'un est un notable romain dépourvu de foi et de scrupule, s'étant construit par la force de sa volonté, de son réalisme et de ses poings. L'autre est annoncé comme le messie et les auteurs lui ont donné avec réussite une touche mystique par la simple force de son regard et de sa compassion.

Outre la lecture très prenante et intelligente, j'ai grandement apprécié la densité de l'album qui offre un récit complexe que d'autres auteurs n'auraient probablement pas hésité à diluer en trois ou quatre tomes. On en a clairement pour son argent et pour son plaisir.
J'espère que la suite sera du même niveau et nous aurons là un nouveau classique dans le domaine de la BD.

PS : je trouve par contre très dommage la quantité de fautes d'orthographe dans les nombreux dialogues de ce premier tome. Pour un tel album et une série promise à un tel succès commercial, c'est vraiment inacceptable.

Nom série  Red caps  posté le 26/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à son aspect extérieur mâtiné de fantastique et son classement dans la collection "Terres de Légendes" de Delcourt, Red Caps a une base purement historique et seule sa toute fin apporte une touche effective de fantastique, même si je la vois plutôt comme une allégorie en ce qui me concerne.

L'action se déroule en 1745, lorsque le jeune Charles Édouard Stuart prit la tête d'une rébellion écossaise contre le roi George II de Grande-Bretagne. Le héros, Davey, est un jeune highlander qui va se retrouver dans les rangs des rebelles suite à une déconvenue amoureuse.
La trame est classique mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance écossaise emplie de superstition et de contes. Même si, hormis la conclusion, ils ne restent dans ce récit qu'à l'état de fables contées au coin du feu et de craintes superstitieuses, on s'attend à voir débouler lutins, géants et farfadets à chaque coin de rocher et de brouillard. Les costumes, les chansons et l'état d'esprit des personnages jouent aussi en faveur de cette atmosphère. C'est ce qui fait la force de cette bande dessinée à mes yeux et qui m'a transporté dans un scénario qui, à part cela, n'apporte que peu de surprise.

Le graphisme, pour sa part, est inégal. Je n'ai rien à redire sur les décors et les vêtements des personnages qui sont très correctement réussis. Par contre, les visages sont nettement moins bons, même si leur dessin s'améliore au fil des pages, même entre le début et la fin du premier tome.

J'ai lu avec plaisir ce récit qui m'a transporté dans une Ecosse du 18e siècle emplie de fables, de brumes et de farouches highlanders, mais je n'y ai pas vu beaucoup plus qu'un agréable et dépaysant divertissement.

Nom série  Tokyo Sanpo  posté le 26/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme mentionné plus bas, Tokyo Sanpo n'est pas à proprement parler une bande dessinée, ou du moins pas dans sa grande majorité. En effet, rares sont les planches usant de narration séquentielle, et quant aux autres, s'il n'y avait pas de petites bulles de dialogues par-ci par-là, on pourrait se croire dans un simple livre illustré.

Le contenu n'en est pas moins intéressant.
Il s'agit d'un pur carnet de voyage, ou plutôt de séjour d'un jeune dessinateur qui accompagnait sa copine en stage quelques mois à Tokyo. L'auteur a fait le choix de se balader autant que possible le long des différents quartiers de la ville et de dessiner tout ce qui attirait son attention, aussi bien des bâtiments touristiques que des personnages anecdotiques et même de petites choses insignifiantes. Le tout forme un panel dépaysant qui donne un très bon aperçu de l'ambiance visuelle de la capitale japonaise et du mode de vie des japonais tels que vu par un étranger.
Un peu d'humour, des points de vue qu'on n'a pas l'habitude de voir dans les magazines touristiques, on est vraiment transporté le temps de la lecture dans un voyage au Japon. Cela doit en outre rappeler beaucoup de souvenirs à ceux qui, comme lui, ont visité ou vécu quelques temps à Tokyo.
Pour ne rien gâcher, le graphisme est très sympathique. Coloré et maîtrisé, il est agréable à l'oeil et offre de belles images de bâtiments, de quartiers et de personnages pittoresques.
Par contre, le prix me parait trop élevé pour le plaisir effectif que j'ai pris à la lecture.

Nom série  La Genèse  posté le 23/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est avec une vraie curiosité que j'ai souhaité lire cet album. En effet, même si j'avais lu des portions et si je connaissais les moments clés de l'Ancien Testament, je n'avais jamais eu le courage de le lire pour de bon et dans son ensemble dans le texte.

Je suis athée, j'ai donc vu cette lecture non pas comme un moment spirituel mais comme une découverte presque archéologique des légendes d'une civilisation ancienne, tout en cherchant à y trouver ce qui a pu être si évocateur et important pour avoir servi de base aux trois grandes religions monothéistes de la Terre.
J'ai réalisé que je ne connaissais vraiment pas le contenu exact de cet ouvrage. Je ne savais notamment pas que la Génèse, pourtant très conséquente puisque c'est elle seule qui remplit cette épaisse bande dessinée, ne formait qu'une cinquième du pentateuque, les cinq livres principaux, et qu'eux-mêmes étaient accompagnés de dizaines de livres moins importants (et variables suivant le dogme religieux exact, juifs, protestants, catholiques, etc.), le tout formant l'Ancien Testament. Présenté ainsi, la somme d'informations de ce livre sacré pour beaucoup m'est apparue comme énorme.

Dès le début, j'ai retrouvé ce qui m'avait rebuté dans la lecture de la Bible en tant que telle. Le phrasé utilisé pour la narration est antique et pénible. Empli de redondances, il est sans aucune fluidité et donne l'impression de lire deux à trois fois les mêmes textes pour raconter la même chose.
Je connaissais les débuts de la Génèse, et une fois de plus j'ai tiqué sur l'aspect éminemment patriarcal de son contenu, avec pour commencer évidemment Eve issue de la côte d'Adam (du moins dans le chapitre 2 puisqu'elle est son égale dans le chapitre 1) mais ce point de vue mâle se retrouve en quasi permanence par la suite. Il y a aussi cette vision d'un Dieu autoritaire et incohérent dont j'ai vraiment du mal à comprendre l'adoration. Tout le monde a en tête le coup de l'Arbre de la Connaissance mis en plein milieu de l'Eden, attirant et tout, mais attention, hein, pas le droit d'y toucher, sinon c'est malédiction pour l'éternité. Sans parler des innombrables fois où il favorise éhontément untel par rapport à un autre et punit l'autre quand celui-ci s'en trouve jaloux, le cas le plus évident étant celui d'Abel et Caïn, mais là aussi le schéma se répète au long des chapitres. Et puis il y a la façon dont les élus de Dieu sont représentés, Abraham et sa descendance. Dieu n'arrête pas de passer serments sur serments avec eux, jurant de les favoriser eux et leur descendance, mais dans le texte tel que Crumb le met en image, on réalise combien ceux-là sont bien souvent fourbes et haïssables, n'hésitant pas à mentir, à voler et à tuer, mais ce n'est pas grave car ils ont la bénédiction du Tout Puissant, cela sert leur future grande Nation et puis après tout l'homme est faillible et il est présenté ici dans toute son humanité. Le pire fut à mes yeux le comportement de Jacob qui s'enrichit en extorquant les plus belles bêtes du troupeau de son cousin, puis surtout ensuite viennent ses fils qui massacrent les hommes d'une cité entière, la pillent et prennent femmes et enfants en esclavage, alors que, certes l'une de ceux-ci avait abusé d'une de leurs filles, mais il avait ensuite juré de l'épouser d'un amour réciproque et tous les hommes de la cité s'étaient repentis et avaient passé un pacte avec la maison de Jacob. De la trahison et du barbarisme pur et simple, mais ce n'est pas grave car ils ont la bénédiction du Tout Puissant...
Il y a aussi ces passages répétés, comme l'impression de lire plusieurs fois la même histoire reprises dans des chapitres et avec des personnages différents. C'est le cas notamment de ces trois fois où Abraham, Isaac et Jacob arrivent dans une ville et font passer leur femme pour leur sœur. En fin d'album, Crumb présente une théorie expliquant la raison de ces passages récurrents mais dans le texte même de la Bible, ce n'est vraiment pas convainquant.

En définitive, si cette lecture me fut instructive et m'a appris beaucoup de choses, elle me fut aussi pénible. La narration, directement issue des mots de l'Ancien Testament, est lourde, ennuyeuse, les pires passages étant ceux énumérant la généalogie des personnages avec leur multitude de noms qu'on oublie aussi vite qu'on les as lus. Le dessin de Crumb n'étant pas ma tasse de thé, il n'apporte que peu de choses à ce récit même si je concède que sans lui et la façon dont il facilite la compréhension du texte et les images à lui coller, je n'aurais jamais réussi à lire le texte même de la Bible.
J'ai par contre beaucoup apprécié la dizaine de pages en fin d'album où l'auteur explique ses réflexions sur tels et tels chapitres. Il fait part de son interprétation de certains passages difficiles, mentionnant les avis d'érudits dans le domaine. Il m'a nettement éclairé sur certains points obscurs ou peu compréhensibles de certains chapitres. C'est là notamment qu'il explique la façon dont l'écriture patriarcale de la Bible avait probablement censuré des épisodes purement matriarcaux du récit qui du coup devaient être déchiffrés pour y retrouver la probable réalité historique. Très intéressant.

Alors bon, prendre la peine de lire cet ouvrage pour en apprendre davantage sur une œuvre culte de la littérature mondiale, tant sur le plan religieux que social, historique et légendaire, c'est une chose qu'on ne regrette pas après coup. Mais je n'y ai vraiment pas pris plaisir du fait de son aspect fastidieux et je ne me vois ni conseiller son achat ni en imposer sa lecture à qui que ce soit.

Nom série  Chosp  posté le 19/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Chosp, c'est une histoire pleine de vie, d'action et d'humour, destinée à un public d'adolescents ou de jeunes adultes.
Chosp, c'est le nom d'un garçon au physique de petit monstre, une sorte de version enfant d'un mix entre Abe Sapien et Hellboy. Manque de bol, c'est aussi le fils du gouverneur dans une ville à mi-chemin entre Las Vegas et Hollywood, où seule l'apparence et le look comptent aux yeux des habitants. Mais loin de se laisser abattre, il va d'abord se rebeller puis se mettre à chercher l'origine de sa différence, et peut-être ses vrais parents.

Alessandro Barbucci est seul aux commandes du dessin, sans Barbara Canepa à la couleur. Son graphisme maîtrisé, dynamique et d'inspiration Disney flirte davantage encore vers le style manga dans ces planches qu'on pourrait facilement croire issues du Japon. D'autant plus que la pagination est élevée et que les pages passent en noir et blanc avec trames une fois le premier chapitre achevé, ce dernier étant le seul colorisé.

Le ton de cette BD est résolument délirant. Il m'a parfois fait penser à du Zblucops, d'autres fois à du One Piece, avec également une foule de clins d'oeil aux films et dessins animés "geek" des années 70-80 qui amuseront les amateurs du genre.
Le rythme est intense et la narration fluide. L'humour est parfois un peu pipi-caca mais également souvent bien drôle. L'intrigue n'est pas des plus profondes ni tellement novatrice mais on passe un bien agréable moment.
Une bonne série de divertissement et d'humour pour jeunes et moins jeunes.

Nom série  La Sorcière du Placard aux Balais  posté le 19/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors que je n'en attendais pas grand chose, j'ai bien apprécié cette lecture. Je trouve qu'elle s'adresse à un large public. Sous des apparences de récit jeunesse, celui d'une fable rigolote avec une sorcière qui peut très bien s'adapter à des enfants comme lecteurs, il y a un second niveau de récit et d'humour qui convient à un lectorat adulte.

Je ne suis pas trop fan du dessin mais je dois dire qu'il fonctionne bien avec le récit. Tout en rondeurs et en circonvolutions, il fournit des décors convenables et surtout des bouilles très drôles aux personnages. Les couleurs ajoutent une atmosphère de gaieté et de bonne humeur à l'ensemble.

Le héros, avec sa moustache et son comportement, a un style très années 70 à mes yeux. Il m'a fait penser à un Fred (Philémon) ou un autre auteur de l'époque Pilote mis en scène dans une histoire délirante et amusante.
L'histoire m'a bien amusé. Sous une apparente simplicité, j'y ai trouvé beaucoup d'humour. Et le récit est suffisamment dense pour satisfaire le lecteur à tout âge.
La narration graphique elle aussi est bonne et ajoute à l'humour. Chaque apparition de la souris traductrice m'a bien fait rire.

Il n'y a que le prix de l'album qui me refroidit. Il provient du format de grande taille choisi par l'éditeur pour le publier mais une telle histoire aurait très bien pu se contenter d'un plus petit format et d'un prix plus convenable pour un jeune lectorat. Alors si vous le trouvez d'occasion, n'hésitez pas, mais quant à l'acheter neuf, il faut peut-être vérifier au préalable si l'histoire vous plait vraiment.

Nom série  Trois Christs  posté le 18/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD qui s'attache à l'histoire du suaire de Turin avec un beau dessin et un soucis des détails historiques et scientifiques, voilà qui est intéressant.
Cet album l'est d'autant plus par son concept qui consiste à raconter trois fois la même semaine sainte s'étant déroulée en 1353 dans le village champenois de Lirey avec trois hypothèses ou points de vue différents à chaque fois. La première, la version dévote, celle mettant en scène un miracle divin ayant amené le suaire à être dévoilé au peuple français en cette église. La seconde, la version iconoclaste et réaliste qui veut qu'il s'agisse là d'une pure machination de personnages sans scrupule. Et la dernière, une version à mi-chemin entre fantastique et réalisme où l'origine du suaire est bien trouble.
Pour insister sur cette particularité, les auteurs font le choix de réutiliser autant d'images, d'éléments de dessins et de dialogues similaires, même si leur ordre d'apparition diffère, d'une version à l'autre, pour bien montrer qu'avec les mêmes éléments l'histoire peut être racontée de bien des manières.
Pour ne rien gâcher, comme dit plus haut, le dessin est très appréciable. Le prologue et l'épilogue sont dans une beau noir et blanc, imitant parfois le style de gravures anciennes. Et le récit en lui-même est en couleurs, d'un graphisme certes moins détaillé mais très joli et lumineux.

Tout aurait donc pu être pour le mieux, mais j'ai hélas peu apprécié cette bande dessinée. La faute essentiellement à une narration décousue qui découle des choix faits par les auteurs.

La première histoire passe relativement bien même si sa ferveur chrétienne la rend naïve et peu intéressante. En outre, le fait que chaque dialogue ou presque soit numéroté pour bien montrer qu'on les retrouve dans les histoires suivantes a gêné ma lecture, me faisant en permanence sortir de l'histoire.
Mais c'est dès la deuxième histoire que la réutilisation d'images et de dialogues commence à sonner faux. Régulièrement, j'ai eu l'impression d'une narration artificielle, avec des passages et des dialogues inutiles ajoutés pour coller au concept. Qui plus est, les personnages paraissent bien caricaturaux, notamment le comportement criminel du sculpteur qui parait bien rapidement rendu fou et assassin par la mission qui lui a été confiée.
Quant à la troisième histoire, elle m'a encore moins convaincu. Là aussi, la narration est rendue bancale par les images et textes réutilisés. On dirait régulièrement que la BD n'a pas été dessinée pour ce récit, que c'est juste un assemblage d'images qui collent plus ou moins (souvent moins que plus) aux dialogues. D'autant plus que le scénario de ce troisième récit alternatif est bien étrange, ne tenant la route ni sur le plan réaliste ni sur le plan fantastique.

C'est bien dommage car le sujet, le concept et le dessin sont tous les trois bons. Mais le rendu parait informe et on en vient à se demander où voulaient en venir les auteurs. Car si l'origine du suaire de Turin est mystérieuse, ces trois récits, même soutenus par les intéressants prologues et épilogues, n'apportent pas grand chose à l'affaire.

Nom série  Les plus belles histoires de... (Disney)  posté le 16/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Si ces albums ne font pas partie des tomes de la série Mickey & Co parue en même temps, il ne fait pas non plus partie de la future Intégrale Carl Barks éditée à partir de novembre 2010. Ce sont pourtant bien des histoires de Barks qu'il contiennent, à raison de 9 histoires par tome en moyenne mettant en scène Donald et ses proches.

Le premier de ces tomes attire l'oeil car il est présenté sous une jolie couverture cartonnée, dorée comme un cadeau à mettre sous le sapin. 12€50 pour un tel album, il n'y a rien à redire sur le prix. Les tomes suivants sont moins remarquables mais la qualité physique est toujours au rendez-vous.
Le contenu non plus n'est pas en reste car ce sont d'agréables histoires assez typiques de cet auteur qui restera comme le plus prolifique et le plus imaginatif des studios Disney pour tout ce qui concerne Donald mais aussi bien sûr Picsou, même si ce dernier n'apparait que peu dans ces recueils.

Ce sont donc des albums dont je conseillerais sans problème l'achat pour les nostalgiques de l'auteur ou les parents désireux de faire découvrir de bonnes histoires de l'univers Disney à leurs enfants.
Si par contre, comme moi, vous avez fait le choix en parallèle d'acheter l'intégrale Carl Barks elle-même, je vous conseillerais peut-être de vous focaliser sur cette dernière pour ne pas vous retrouver avec des histoires en doublon. En ce qui me concerne, j'ai acheté le premier tome sur Noël pour l'offrir à mes enfants car c'est un joli cadeau doré, mais je leur ferai plutôt lire les autres histoires de cet auteur dans les intégrales.

Nom série  Mickey & Co  posté le 16/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis que je sais que Glénat a acquis les droits de publier en albums les oeuvres Disney, j'attends avec impatience l'intégrale Carl Barks (annoncée pour Novembre 2010) et toute oeuvre à même de rendre hommage dans un bel écrin aux meilleures histoires de Donald, Picsou et Mickey.
Cette série, Mickey & Co, n'est pas encore cette fameuse intégrale et n'est pas vraiment non plus le genre de publication que j'attendais. Il s'agit en effet de recueils d'histoires artificiellement regroupées par thème et clairement destinées à la jeunesse et moins aux adultes nostalgiques. Même si l'on y trouve quelques histoires de Carl Barks, les autres auteurs n'en sont pas les plus fameux de l'histoire Disney. Il s'agit en effet d'auteurs divers, aussi bien américains qu'européens.

Forcément, avec un cocktail aussi hétéroclite, le résultat est inégal. L'ensemble est tout à fait correct, tant au niveau du dessin que des histoires, mais aucune ne sort vraiment du lot. Et surtout, la lecture, si elle pourra le divertir quelques instants, ne passionnera pas un adulte. Ce sont vraiment des histoires pour enfants pour la plus grande majorité.
Autre point frustrant : il n'y a strictement aucun éditorial autour de ces histoires. Pas de sommaire, ni de titre, ni d'indication des auteurs, pas moyen de savoir qui est l'auteur de quelle histoire si on ne le sait pas déjà auparavant, ni quelles histoires sont incluses dans quel tome à moins de les feuilleter intégralement.

3 ou 4 histoires par tomes, à 7€30 l'album cartonné, le prix est correct mais pas immanquable pour autant. Je n'en déconseille donc pas l'achat si vous avez des enfants de moins de 10 ans, mais en ce qui me concerne j'attends plus avidement les intégrales Barks et Gottfredson.

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