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Nom série  Aya de Yopougon  posté le 29/04/2006 (dernière MAJ le 22/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un récit simple mais vraiment plaisant à lire. Ayant vécu 2 ans à Abidjan un peu plus de 10 ans après l'époque des aventures d'Aya, je reconnais vraiment l'ambiance Abidjan-Village. Une ambiance tout en humour, en poésie dans la débrouille, avec une bonne part d'insouciance pour les jeunes, aussi bien les Ivoiriens que les blancs d'ailleurs même si on n'en voit pas dans le tome 1 de cette BD.
Le dessin n'est pas très sophistiqué mais plaisant à lire et regarder.
Le scénario n'est pas très compliqué non plus mais très plaisant.
Les dialogues représentent sans doute ce qui fait la plus grande force du récit. Ecrits en "langue local", mélange de Français et d'expressions typiques Ivoiriennes, ils sont à la fois pleins d'humour et pleins d'authenticité.
Le seul petit reproche que je pourrais faire, c'est à quel point j'ai eu tendance à confondre les personnages d'Adjoua et de Bintou au cours de ce premier tome. Mais pour le reste, tous les personnages et toutes les situations sont réussies et vraiment justes.
Drôle, frais et léger. Un vrai petit plaisir de lecture dont je suis heureux de savoir qu'il y aura en plus une suite puisque ce n'est qu'un premier tome.

J'ai pris encore beaucoup de plaisir à la lecture des troisième et quatrième tomes. C'est toujours frais, amusant, diversifié, et les personnages sont très attachants. J'étais une fois de plus heureux de me replonger dans l'ambiance insouciante des villes africaines des années 80 et aussi un peu du Paris pluvieux de l'époque à partir du tome 4. Un vrai petit bonheur de lecture, léger et piquant sur la langue.

Et voilà la série qui se termine avec son 6e tome. Le plaisir sera resté intact du début à la fin. Cette dernière se révèle légèrement frustrante car j'aurais aimé en savoir plus sur le devenir d'Aya ou encore d'Albert, mais elle est tout à fait satisfaisante pour la plupart des autres personnages de la série, notamment pour Moussa qui termine en apothéose. Avec une telle fin, les auteurs se laissent éventuellement des possibilités de poursuivre la série, et laisse en même temps une douce sensation aux lecteurs qui auront suivi durant ces 6 agréables tomes les petites aventures drôles et touchantes de ces habitants de l'Abidjan des années 70.

Nom série  Kitaro le repoussant  posté le 21/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'image de NonNonBâ du même auteur, j'imaginais que Kitaro serait une longue histoire à suivre dans un décor plus ou moins réaliste. Au lieu de ça, il s'agit d'histoires courtes fantastiques mettant en scène un personnage surnaturel, Kitaro, fils de morts-vivants et doté de pouvoirs plus ou moins variables.

La thématique des récits porte sur le folklore surnaturel japonais, yokaï et compagnie, avec un soupçon d'ambiance horrifique. Mais en plongeant directement dans le fantastique, l'auteur y perd l'ambiance intéressante et la présentation du monde superstitieux japonais qui m'avaient plu dans NonNonBâ.
Ici, le ton m'a paru un peu trop naïf par moment. S'il n'y avait le côté sordide ou théoriquement terrifiant des scénarios, on pourrait se croire parfois dans un récit pour la jeunesse tant le déroulement des histoires et les réactions des personnages paraissent simplistes. Ce contraste, qu'on retrouve d'ailleurs dans beaucoup de vieux mangas qui hésitaient encore entre un public adulte et un public d'enfants, m'a un peu dérangé et m'a empêché d'apprécier véritablement cette lecture.
Je l'ai trouvée néanmoins sympathique mais pas indispensable.

Nom série  Yakitate Ja-Pan  posté le 20/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais remarqué ce manga au moment de sa sortie en France : quelle drôle d'idée, des compétitions de boulanger et la quête du pain japonais "absolu" !? Il faut avouer que c'est original mais j'étais un peu circonspect à l'idée du résultat.

En fait, on est dans la trame ultra-classique d'un shonen de type nekketsu. Un débutant doué qui va commencer au bas de l'échelle avec des dons naturels et un esprit chevaleresque qui indiquent très vite qu'il arrivera très vite tout en haut à force de duels et de tournois contre d'autres boulangers de plus en plus forts. Ca parait un peu ridicule comme ça, et il faut dire que l'auteur joue justement un peu sur ce fait. Il n'hésite en effet pas à jouer la carte de l'humour et le plus drôle restera probablement les réactions des personnages et des membres de jury quand ils goûtent les oeuvres des compétiteurs et qu'il s'agit de montrer l'extase totale qu'ils ressentent. C'est parfois tellement délirant que c'en est hilarant.

A côté de cela, ceci dit, je dois dire que je n'ai pas été plus accroché que cela. Même les inévitables séquences de tournoi, thématiques shonen qui captent complètement mon attention d'ordinaire, m'ont un peu laissé sur ma faim. J'étais content de découvrir les inventions culinaires très imaginatives des participants et du héros mais je me fichais plus ou moins de savoir qui allait gagner au final et donc pas franchement pressé de lire la suite.

Cela reste une lecture agréable, originale et souvent amusante. Un shonen sympathique sans être indispensable.

Nom série  Body World  posté le 12/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Body World se démarque des lectures classiques par un sujet étonnant et un traitement original de la narration tant au niveau graphique que concernant les couleurs.

Dans une Amérique plus ou moins futuriste, après une guerre imaginaire, une communauté urbaine s'est coupée du monde en prenant la forme d'une bourgade bien américaine quoique entourée de forêts et particulièrement attachée à la nature. Suite à la découverte d'une plante inconnue, c'est un personnage bien singulier qui va être appelé à se rendre à Boney Borough pour étudier le végétal : Paul Panther est en effet botaniste mais surtout expert en drogues en tous genres, complètement asocial et toxicomane lui-même. Son arrivée, non contente de semer le trouble dans une communauté trop tranquille, va mettre le feu aux poudres d'une expérience venue d'ailleurs.

Le ton de ce récit est assez décalé. Il semble ne jamais trop se prendre au sérieux. Cela se ressent surtout dans ce personnage du "professeur" Panther complètement en marge de la société, toujours plus ou moins shooté, vulgaire, brutal, et pourtant en même temps attachant. Ses relations avec les divers habitants de Boney Borough sont particulières, variées et souvent amusantes. Certains de ces derniers sont également gratinés, avec des caractères bien particuliers, allant de la caricature de gentil naïf aux miliciens dignes de récits d'espionnage.

Et puis il y a surtout toutes ces expériences graphiques et narratives autour des effets des différentes drogues et notamment de la drogue télépathique qui constitue le thème principal de l'intrigue. Ce sont des jeux sur les couleurs, des images qui se troublent, se défont, se déforment et se superposent. L'auteur réussit de belle manière à faire passer les émotions et la compréhension de ces "shoots" et de ces "expériences spirituelles". Cela en devient parfois même ludique.

Et cela grâce à un dessin soigneusement maîtrisé et intelligemment pensé.
Les personnages sont simples, tracés à l'encre noire dans un style proche de la ligne claire. Ils ne sont pas particulièrement jolis, leur anatomie est souvent changeante, mais ces changements vont souvent de pair avec les effets mentaux et visuels des drogues que subissent certains personnages.
Le travail sur les couleurs et les matières est très intéressant, original et souvent aussi beau que parlant. C'est toute une ambiance et des sensations qui sont transportées par ces couleurs qui ont un vrai rôle à jouer dans la narration.
A noter que l'originalité est également recherchée et trouvée dans l'objet bande dessinée lui-même puisque non content d'être au format à l'italienne, il faut également le tourner à 90° pour lire les grandes doubles planches disposées tout en hauteur. C'est un peu déstabilisant et pas toujours confortable à la lecture mais en tout cas ça change et ça fonctionne assez bien dans le cas présent.

Ce comics fut pour moi une intéressante lecture, originale et astucieusement conçue. Même si le sujet ne m'a pas vraiment touché et si la fin m'est apparue légèrement décevante, c'est un album qui vaut la lecture, ne serait-ce que par curiosité et pour voir quelque chose d'assez différent de l'ordinaire.

Nom série  Comme un poisson dans l'huile  posté le 09/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aurais aimé que cet album me plaise davantage car le sujet n'est pas inintéressant à la base. Il s'agit de raconter une année d'études aux beaux-arts sur le ton de l'intimité de la vie de l'auteur, avec un peu d'humour décalé et d'ironie. Cela pouvait être amusant et instructif.

Instructif, ça l'est plus ou moins puisque j'ai eu un aperçu de ce à quoi peut ressembler le type de cours, de travaux pratiques, de recherches personnelles et de travail intellectuel que doivent produire les étudiants en art.
Amusant, ça ne l'est pas trop, car malgré un certain cynisme et un décalage vers l'absurde ou le léger délire romanesque de la narration, je n'ai guère trouvé ça drôle, à peine quelques sourires par-ci par-là.

Mais surtout, je me suis assez ennuyé. Raconté comme ça l'est, c'est un vrai journal de bord avec son énumération chornologique de ce que l'auteur a fait à tel moment, ce qu'il a vu, pensé, etc. Et ce n'est vraiment pas passionnant. Surtout que malgré la recherche manifeste de dérision dans le ton, le rythme est vraiment morose, presque désabusé. De plus, on ne s'attache pas aux personnages tels qu'ils sont représentés, asociaux et presque antipathiques par moment.
L'ensemble se révèle hélas ennuyeux et c'est bien dommage.

Nom série  Shrimpy et Paul  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Houla ! Je n'ai pas du tout accroché au délire sous acide de ce comics underground.
Il serait bien difficile d'en résumer la trame. Paul est une sorte de grande saucisse sur pattes au faciés cartoonesque. Son compagnon de vie/colocataire/ami/animal de compagnie/truc est une sorte de suppositoire sur pattes au visage aussi impassible qu'inexpressif. Et il leur arrive n'importe quoi.

Du grand n'importe quoi.

A la limite, le délire de cette BD est au-delà de l'onirique, plus proche de la psychanalyse absurde ou de l'improvisation grotesque. Entre culte du pigeon glouton, vol des tétons et autre accouchements par les genoux, ces histoires courtes entrecoupées de strips ou de "gags" en une planche n'ont de logique que dans l'univers absurde et légèrement malsain de l'auteur.

Cela aurait pu être drôle mais j'en suis resté trop circonspect.
Cela aurait pu être marquant mais le délire est trop gratuit et n'a pas su me parler.
Les histoires en elles-mêmes m'ont ennuyé, indifféré.
Seule l'originalité du ton, son non-sens presque frustrant, comme d'explorer l'univers imaginaire intime de quelqu'un de très différent de soi, m'a un peu tenu en éveil.
Mais cet imaginaire là, il me déplait donc je n'ai guère envie de l'explorer davantage ni de le conseiller aux autres.

Nom série  Mont-Blanc  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La base et l'idée soutenant cette BD sont louables. Il s'agit en effet de rappeler les circonstances de la première acension jusqu'au sommet du Mont Blanc au 18e siècle, ainsi que le devenir de son principal vainqueur, Jacques Balmat, qui resta jusqu'à sa mort obnubilé par "la montagne maudite". Historiquement, c'est intéressant.

Le dessin est correct mais non sans défaut. Premièrement, je ne sais pas si cela tient à l'encrage, au style ou à la colorisation, mais les scènes paraissent malheureusement aplaties, sans relief. Il leur manque la profondeur qui siérait mieux à des décors de montagne grandiose. Mais c'est surtout au niveau des personnages que j'ai été gêné. Leurs visages sont en effet trop souvent similaires, ardus à différencier, ce qui rend la lecture assez embrouillée par moment quand on attend de les voir nommer pour savoir qui fait quoi dans certaines scènes.

Du coup, le récit s'en ressent. Je n'y ai pas réellement pris de plaisir car, les sauts chronologiques s'ajoutant à ces personnages difficiles à identifier, la narration manque de fluidité et de clarté. Heureusement, l'histoire est tout de même instructive et intéressante. Mais il y avait probablement moyen de faire mieux et plus efficace.

Nom série  Wilson  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Décidément, j'ai toujours du mal avec Daniel Clowes. Autant son style graphique et l'esthétique globale de ses oeuvres m'attire, autant je m'ennuie à sa lecture.
Il faut dire qu'il a un style de personnage et d'ambiance récurrente qui me déplait facilement. C'est toujours l'Amérique profonde, sinistre de morosité et de médiocrité. Ses personnages, quant à eux, sont souvent névrosés, complexés, asociaux. Le fameux Wilson de cet album en est un beau cas : misanthrope et égocentrique, il passe son temps à réfléchir à haute voix, dénigrer son environnement et se morfondre sur sa vie ratée qu'il prend soin d'entretenir dans la nullité et l'erreur.

Les premières pages de cet album font croire à une suite d'histoires courtes en une planche n'ayant pour seul lien que le personnage principal, Wilson. On découvre cependant au bout de quelques pages qu'elles constituent une histoire suivie organisée de cette manière originale comme de courts chapitres séparés par d'intéressantes ellipses. Finalement, c'est plutôt bien foutu car tout se tient, certains passages mystérieux s'expliquant souvent plus loin, et cela met en avant l'intellect du lecteur qui doit parfois comprendre ce qu'il s'est passé entre deux passages.
De même, graphiquement parlant, Daniel Clowes se fait plaisir et fait plus ou moins plaisir au lecteur en changeant de style à chaque page. Son dessin évolue alétoirement sur toute une gamme s'étendant du dessin réaliste au dessin simplifié de style comic strips, avec un traitement de couleurs assez différent à chaque fois. C'est agréable à l'oeil et intéressant au niveau de la découverte des capacités graphiques de l'auteur.

Par contre, le récit m'a quand même ennuyé. Comme dit plus haut, Wilson est détestable et même si l'on voit bien que c'est fait exprès, ça ne m'a pas donné envie de suivre les mornes aventures de sa vie intime. On sent à travers lui une critique du monde qui l'entoure en même temps qu'une critique de son propre état d'esprit centré sur son petit nombril, état d'esprit typiquement humain évidemment, mais ça ne m'a pas apporté d'intérêt ni de plaisir.
Comme un Jimmy Corrigan que j'ai trouvé formidable sur le plan du graphisme et de la narration, j'ai été déçu par un récit qui se traine, à l'ambiance morose, presque glauque, aussi désagréable que son protagoniste principal. Cela ne me parle pas, ne me touche pas et m'ennuie. Dommage...

Nom série  La Vedette  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est poussé par l'afflux de commentaires dithyrambiques ci-dessous que j'ai fait en sorte de me procurer les deux albums parus de cette série. Et c'est peut-être en réaction à l'espoir que j'y mettais du fait de ces avis que j'ai été d'autant plus déçu.

Pourtant, ma lecture ne commençait pas trop mal. Malgré une nette touche d'amateurisme dans le dessin et le lettrage, j'ai en effet trouvé l'ambiance sympathique et l'humour plaisant au premier abord. Mais c'est à la longue que je me suis franchement lassé, gavé de dialogues fleuves prenant beaucoup trop le pas sur la narration graphique et gêné par un dessin dont les défauts de maîtrise me sont apparus de plus en plus flagrants.

Graphiquement, on constate très vite à quel point Malo Louarn est influencé par Franquin. Cela n’a rien de rédhibitoire pour qui, comme moi, aime cet auteur culte et n’est pas dérangé par ses nombreux suiveurs (Seron des Petits Hommes, Bar2 de Joe Bar Team, etc...) même si cela surprend parfois de voir des décors urbains qu'on croirait directement recopiés d'un album de Gaston Lagaffe. Par contre, l'encrage m'a déplu. L'auteur alterne en effet des traits épais et d'autres bien plus fins qui m'ont donné l'impression de traits de brouillon cotoyant les traits définitifs. Il y a en outre un vrai manque de maîtrise à mon goût en matière de pleins et de déliés. A cela s'ajoute des expressions trop récurrentes sur les visages des personnages et une petite tendance à entrainer la confusion entre ceux-ci tant ils sont nombreux et finalement pas si variés.

Concernant le scénario, comme dit plus haut, j'ai trouvé le démarrage plaisant. L'ambiance du foot, de l'argent qui l'accompagne et surtout des innombrables commentaires de tous les spectateurs, médias et politiques sont bien rendus et assez amusants. Les défauts et le côté caricatural et pourtant si vrai de la chose sont bien mis en image, on y retrouve autant le côté amateur que professionnel du monde du football, que ce soit celui des années 80 ou celui d'aujourd'hui.
Hélas, arrivé à la moitié du premier tome, j'ai commencé à être lassé. Le postulat de base du scénario, cette confusion entre personnages et les quiproquos que cela implique, m'a paru trop convenu pour permettre de s'en tenir à cette seule idée pour développer quelque chose de vraiment passionnant. L'auteur décide justement d'essayer d'y remédier en alignant d'autres intrigues parallèles, notamment cette histoire de bandits cherchant un magot enterré sous le stade (je n'ai d'ailleurs toujours pas compris comment ils ont bien pu l'y enterrer sans que cela soit vu par les stadiers après les faits) mais cette seconde intrigue m'a plus ennuyé qu'autre chose.
En fait, le principal intérêt du récit consiste à suivre les innombrables réactions et dialogues de tous ceux qui entourent l'équipe de football vedette du coin, joueurs, entraineurs, supporters, habitués du café voisin, politiques, médias, etc... C'est dans ces dialogues que réside le principal de l'humour et qui m'a plu au départ. Le souci, c'est qu'à la longue, les mêmes gags et thèmatiques sont réutilisés de manière trop récurrente, comme de l'humour de répétition qui a fini par me gaver.
Et comme dit plus haut, la narration est beaucoup trop bavarde. Chaque case se révèle être une accumulation de dialogues qui partent dans tous les sens, de sous-intrigues humoristiques devenant finalement plus agaçantes que drôles, et la bande dessinée laisse finalement la place à une sur-enchère de textes, discours, protestations et autres braillages des personnages, qui m'a gavé.

Je suis déçu malgré une bonne entame et une assez chouette retranscription de l'univers entourant le foot, ses supporters et ses détracteurs.

Nom série  Vampire Doll  posté le 03/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'histoire d'un prince vampire réincarné dans le corps d'une jeune soubrette par un exorciste qui veut l'utiliser comme bonne à tout faire... Il y a de quoi être perplexe. Certes l'accent est souvent mis sur l'humour (il vaut mieux avec une telle base de scénario) mais je n'ai pas trouvé ça drôle pour autant.

L'histoire manque vraiment trop de crédibilité, ou peut-être de consistance.
Le fameux prince vampire, sensé régner sur les enfers, dispenser le mal sur la Terre, etc... se transforme en une demi-journée en gentille boniche, prête à obéir et à aider son nouveau maître et sa famille, n'ayant gardé pour toute nature maléfique qu'un caractère difficile. Mouairf...
Le scénario, ensuite, alterne des scènes nunuches (la petite famille de l'exorciste et son vampire de compagnie vont fêter Halloween, font un concours de cuisine de glaces, font des essais de robes...) et des combats contre des démons et autres créatures magiques rapidement tournés en ridicule.
Pour le côté humoristique, les personnages font régulièrement les clowns, mais le délire ne m'a pas fait rire et il est très loin d'un bon Dragon Ball ou One Piece.

Côté graphisme, le dessin est correct mais les personnages se ressemblent trop (normal, on a droit à deux copies conformes et à deux jumeaux pour les 4 protagonistes principaux). On les confond trop facilement. Et cela n'arrange pas une narration qui est déjà très embrouillée, avec de nombreuses scènes et transitions difficiles à suivre et dont on ne capte que les bribes essentielles sans prendre aucun plaisir à la lecture.

Pas convaincant du tout même si ce n'est pas détestable.

Nom série  Vampire Queen Bee  posté le 03/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ichiro est un petit intello passionné de biologie et souffre-douleur des méchants de son collège/lycée. Bien sûr, il est puceau et n'a aucun succès avec les filles. Jusqu'au jour où il rencontre une jeune reine vampire qui va le transformer en une sorte un peu spéciale de vampire, une "abeille ouvrière", lui donnant non seulement une force hors du commun mais aussi une capacité de séduction irrésistible. Maintenant, le jeune Ichiro va avoir pour mission de protéger sa reine des attaques de méchantes femelles vampires tout en assumant son nouveau statut de charmeur surnaturel auprès des belles demoiselles qui l'entourent désormais.

On sent vraiment le fait qu'il n'y a pas de scénariste dans ce manga, juste un dessinateur. Ce dernier s'est probablement dit qu'il allait raconter une histoire un peu dans le vent, un truc bien commercial et formaté, avec des vampires, de jolies costumes, l'histoire d'un puceau qui gagne des pouvoirs et qui, du coup, peut prendre sa revanche sur les jolies filles qui le méprisaient avant grâce à une soudaine capacité de séduction magique. Voilà, avec tout ça, il y a de quoi faire une bonne soupe qui va plaire à un public adolescent peu exigeant.
Ça, pour de la soupe, c'est de la soupe.

Alors, oui, le dessin n'est pas mauvais du tout. Quoique très classique et sans saveur ni originalité, il est techniquement maîtrisé. Qu'il s'agisse de costumes, personnages ou décors, je n'ai aucun reproche à faire.
La narration graphique, par contre, n'est pas sans défaut. Les scènes sont compréhensibles mais on les sent mal racontées, avec des sauts et des ellipses mal foutues, des transitions incongrues, de brusques changements de rythme. Rien de rédhibitoire mais peut mieux faire.

Quant au scénario, il est assez pitoyable et tellement convenu...
Le héros est caricatural en tant que gentil intello qui gagne par magie une seconde personnalité de grand séducteur. Sa "reine" oscille entre un rôle inconstant de gamine immature et de femme fatale, sans qu'on puisse trouver crédible son statut qui est sensée être celui de la plus puissante des femelles vampires. Et leurs adversaires sont toutes de belles jeunes femmes en tenue gothic-lolita qui apportent, avec d'autres personnages féminins de ce manga, d'encombrantes composantes trop artificiellement sexy au récit. On sent vraiment l'auteur qui met un point d'honneur à permettre aux lecteurs adolescents de se rincer l'oeil facilement parce que c'est ça qui fait vendre et tant pis si ça ne colle pas le moins du monde avec la teneur du récit. Comme c'est un shojo, pas un shonen, j'imagine qu'il ne s'agit pas vraiment de fan service racoleur mais que l'auteur a parfois en tête l'image d'une sorte de défilé de mode sexy pour adolescentes qui cherchent leur style...

Quoiqu'il en soit, tout dans ce scénario parait stéréotypé, prévisible et artificiel. La lecture en devient tout simplement ennuyeuse. Ce manga est un bête produit commercial sans intérêt, à même de distraire quelques minutes un lectorat adolescent mais même lui se tournera rapidement vers n'importe quelle autre lecture avec davantage de personnalité.

Nom série  Nina Tonnerre  posté le 02/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD d'humour jeunesse met en scène un trio de gamins (dont un extra-terrestre incognito) aux influences très geeks : amateurs de SF, de fantasy et de jeux vidéos, ils aiment à se différencier de la foule sans intérêt et n'hésitent pas à vivre pour de bon leurs multiples passions imaginaires.
Les gags ne sont pas tous hilarants mais les personnages sont attachants et leurs petites aventures variées pour qu'on ne s'ennuie pas.
Marion Poinsot évite heureusement la manie qu'elle avait eue de faire loucher tous ses personnages dans son adaptation du Donjon de Naheulbeuk. Cela permet à son graphisme de faire ressortir son côté agréable même si l'encrage et les décors ont toujours une petite touche amateur à mes yeux.
C'est une série qui se lit bien, avec le sourire. Je ne l'achèterais pas pour moi-même mais je n'en déconseille pas l'achat pour des jeunes pré-ados ou des adulescents imbibés de culture geek.

Nom série  Scrooge, Un chant de Noël  posté le 02/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai vu il y a peu de temps Le Drôle de Noël de Scrooge, film d'animation paru en 2009, j'avais donc un souvenir assez frais du conte de Dickens (que je connaissais évidemment déjà par ailleurs) quand j'ai entamé cette BD. J'ai pu constater que son adaptation dans cet album est bien respectueuse, au détail près que les auteurs font le choix de ne pas présenter les fantômes des Noël présents, passés et futurs mais que seul le fantôme de Marley, l'ancien associé de Scrooge, conduit ce dernier à travers les époques. Ce choix est tout à fait justifié car il permet de conserver l'essence du conte sans ajouter de personnages dispensables.

Du coup, la narration se révèle très bonne, très bien menée, en conservant avec brio la densité du récit dans ses seules 48 pages.
Le graphisme est lui aussi bien agréable, coloré tout en restant sobre, épuré tout en gardant l'apparence du détail.

C'est devant l'afflux d'émotions simples mais sincères que j'ai ressenties à la lecture que j'ai pu constater que la BD était réussie. D'un Scrooge acariâtre, on le voit devenir soucieux, puis repentant, effrayé, et c'est finalement avec gaieté qu'on le voit dispenser la joie autour de lui en fin de récit.
Un bien belle adaptation.

Nom série  La Conjuration de Cluny  posté le 02/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série met en scène une intrigue policière au 12e siècle ayant pour cadre l'abbaye de Cluny.
Enquête d'un ancien novice plus ou moins extérieur à la structure de l'abbaye, luttes d'influence, meurtres, tentatives de faire croire à des évènements démoniaques, et finalement l'équivalent d'un inquisiteur qui vient apporter sa menace sur les lieux, voilà qui n'est pas sans rappeler le Nom de la Rose. La dimension géopolitique que prend l'ensemble, l'addition d'un peu d'action, d'un intervenant musulman, d'une réflexion succincte sur la proximité entre islam et catholicisme et le lien avec les croisades apportent néanmoins une part d'originalité au récit.

J'ai trouvé cette lecture agréable et bien menée. Les personnages sont plutôt simples mais plaisants et on suit avec plaisir l'exil en Terre Sainte, le retour en France puis l'enquête du jeune héros, les discours pleins de sagesse du bon père abbé, ainsi que la romance malheureuse entre le héros et sa douce qui se révélera être la narratrice du récit.
L'intrigue est assez intelligente et je n'en ai deviné les tenants et aboutissants qu'au fur et à mesure qu'ils se dévoilaient. Sans être totalement surprenant, le scénario n'a donc pas le défaut d'être prévisible à mes yeux.

Le dessin ne m'a ceci dit qu'à moitié convaincu. Quoique tout à fait correct dans l'ensemble, le trait manque de personnalité mais il est surtout gâché à mon goût par des couleurs informatiques trop froides qui aplatissent les perspectives.

Outre ce léger soucis, il n'y a que la toute fin de l'album qui m'a un peu déçu. En effet, j'avais fait tout seul le rapprochement entre les manigances de l'intrigue de cette histoire avec des évènements géopolitiques bien plus récents de nos jours. Du coup, de voir ce rapprochement asséné dans la dernière planche de l'album m'a paru franchement manquer de finesse, comme un gros panneau rouge criant à tous les lecteurs "eh, vous avez vu, hein, c'est carrément pareil de nos jours, vous avez vu ? Ah ah, ça dénonce grave, pas vrai ?". En fait, toute la partie contemporaine du scénario aurait largement pu être évitée.

Dommage car toute la partie médiévale de l'intrigue, même si elle n'est pas très palpitante, est intelligente, agréable à lire, instructive pour qui ne savait pas les effets de la 4e croisade sur Constantinople, et elle tient très bien la route en impliquant toute seule son lien avec d'autres manigances géopolitiques plus ou moins récentes.

Nom série  Ogres  posté le 26/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui ne s'entame pas mal du tout. Si la suite est du même tonneau, on a peut-être là un nouveau bon cru de l'heroïc-fantasy à base d'aventure et d'humour.

Dès le départ, on retrouve une ambiance proche de celle du monde de Troy. En guise de héros trolls, nous avons ici des ogres, eux aussi mangeurs d'humains mais nettement plus raffinés et civilisés. Seulement, ces derniers ont été exterminés quasiment jusqu'au dernier il y a un siècle par des humains qui se sont rebellés en utilisant des pouvoirs nécromanciens particuliers, les pouvoirs de la Ronce par rapport aux pouvoirs basés sur la culture du haricot magique des ogres. Alors que les Nécrats règnent sur un peuple humain plus ou moins libre, un dernier ogre agit dans l'ombre dans l'espoir de venger sa race. Il va bientôt croiser la route d'une jolie jeune fille, qui se révélera finalement très spéciale, et d'un apprenti doué en matière de pouvoirs de la Ronce.

Le récit est narré sur un ton léger, tout à fait à la manière d'un Lanfeust De Troy, avec la même pointe de sadisme et d'humour noir que comportait cette série à succès. Là aussi quelques jeux de mots, un peu agaçants ceci dit mais heureusement rares, de l'humour un peu graveleux mais assez drôle finalement, et des personnages plutôt sympathiques.
Le dessin est dans un style parfois assez proche de l'animation américaine notamment en ce qui concerne les personnages. Le trait est agréable et les couleurs plaisantes. Je regrette juste le choix d'un encrage coloré plutôt que noir qui accentue l'aspect informatique de la colorisation et rend les planches assez froides.

C'est en tout cas un début de série avec un intéressant potentiel qui est de bonne augure pour la suite. Je suis impatient de la lire et de voir si je pourrai alors augmenter ma note.

Nom série  Les Aventures de Gullia  posté le 26/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série se compose d'histoires courtes d'aventure mettant en scène la jolie et intelligente Gullia et quelques-uns de ses amis. Les thèmes abordés sont nombreux, allant de la science-fiction à l'écologie en passant par de l'aventure exotique ou plus proche de chez soi.

Le public visé est véritablement la jeunesse. Les intrigues présentent quelques naïvetés et un rythme qui n'est pas sans me rappeler certaines aventures de Mickey telles que je les lisais étant jeune dans le journal du même nom.

Le dessin n'est pas tout à fait ma tasse de thé car je trouve son trait un peu rapide, pas aussi soigné et détaillé que je l'apprécie d'ordinaire. Son dynamisme et une bonne mise en page le rendent néanmoins satisfaisant.

Malgré une légère facilité dans les scénarios, j'ai apprécié le bon sens qui s'en dégage et la morale sympathique de Gullia qui teinte ses aventures mouvementées de quelques touches éducatives, ou du moins informatives, plutôt bienvenues. L'humour n'y est en outre pas désagréable.

C'est donc une série que je ferais volontiers lire à des enfants de 6 à 12 ans, sans pour autant y voir un indispensable.

Nom série  Jihai  posté le 25/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après un plutôt bon a priori en fin de premier chapitre, je me suis peu à peu ennuyé à la lecture de ce manga quelque part entre shojo, pour le romantisme et les personnages, et seinen, pour le décor futuriste.

Le dessin m'a assez plu. Les personnages et costumes sont réussis. Les décors, même si certains sont de banales reprises de photos, sont soignés et ont le mérite de ne pas être inexistants comme dans de trop nombreux shojo. Par contre, les visages des personnages, même s'ils ne sont pas laids, ont néanmoins le défaut de manquer de personnalité. Il faut bien souvent les reconnaître à leurs coiffures et habits et quand l'auteur fait le choix narratif incongru de représenter un brun avec des cheveux soudain blancs pour montrer son émotion, j'en suis venu plusieurs fois à me demander si oui ou non c'était le même personnage.

Le décor de science-fiction plus ou moins post-apocalyptique est intriguant au départ. On apprend peu à peu que c'est un monde imaginaire qui sort d'une longue guerre à laquelle un général, héroïque pour les uns et assassin pour les autres, aurait mis fin il y a quelques années avant de se retirer on ne sait où.
On découvre aussi ce fameux Jihai qui, bien qu'il n'apparaisse pas réellement dans le premier tome, désigne une zone entourant les villes où le champ magnétique est tel qu'il détruit les gênes humains, les empêchant d'y pénétrer.
On y rencontre enfin les Reybants, des clones qui, à la manière des Replicants de Blade Runner, ont été créés comme ouvriers et serviteurs avec une durée de vie en année limitée et tatouée sur leur corps. Ces derniers se révèlent en outre doués de pouvoirs spéciaux, différents pour chacun.

Malgré ce point de départ intéressant et ce graphisme engageant, je me suis finalement ennuyé. La mise en place du récit est très longue, s'étalant sur tout le premier tome alors que la série n'en compte que trois. La narration est bavarde et les dialogues sont parfois brouillons, difficiles à suivre. Les personnages, tous de beaux éphèbes qu'on imaginerait facilement issus d'un récit yaoi, ne sont guère crédibles ni attachants à mon goût.
L'ensemble se révèle peu passionnant, avec pour seule intrigue principale le dilemme d'un clone adolescent tiraillé entre une mystérieuse tragédie passée et les sentiments qu'il éprouve envers celui envers qui il souhaiterait se venger. Du romantisme un peu trop adolescent pour moi, et donc un manga qui ne se révèle pas captivant et dont je doute lire la suite.

Nom série  Comme ton ombre  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bien que je ne lui trouve pas de défaut rédhibitoire, je n'ai pas été enthousiasmé par cette lecture que j'ai trouvée trop convenue.

C'est une histoire fleur bleue prenant les traits d'un shojo à la française.
L'héroïne, jeune et jolie étudiante en arts, croise la route d'un jeune homme visiblement traumatisé par un drame passé. Ce dernier, gardant mystérieuse la tragédie qui l'a fait vagabonder à l'inconnu pendant près de 5 années, s'intéresse soudain intensément à elle, fait en sorte de s'en rapprocher et c'est bientôt une complexe histoire d'amour qui se forme entre les deux tourtereaux.

Le dessin est dans un style classique complètement inspiré du manga. Le niveau est celui d'une bonne dessinatrice de fanzine, douée pour les personnages mais plutôt déficiente en terme de décors. Heureusement, la colorisation permet de rendre le tout agréable à l'oeil et cela se lit donc sans peine.

L'histoire n'est pas déplaisante mais elle est un peu ennuyeuse car largement trop stéréotypée. Nous sommes dans le cadre d'un récit pour adolescentes romantiques où tout se joue sur l'énigmatique et insistante tragédie qu'a subie le héros et dont les auteurs distillent au compte-goutte les indices aux lecteurs.
Rien de palpitant, rien de novateur, beaucoup de déjà vu et pas de quoi passionner un lectorat de plus de 18 ans. Quant au public visé, les adolescentes, elles le liront si elles n'ont pas un meilleur shojo sous la main.

Nom série  Superman & Batman Versus Aliens & Predator  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Superman & Batman Versus Aliens & Predator", ça c'est du titre !
Heureusement que tous les ouvrages littéraires n'ont pas droit à des titres comme ça. Vous vous imaginez lire les aventures de "Frodon & Sam & Pippin & Merry & Gandalf & Aragorn & tous leurs copains Versus Sauron & Saroumane & tous les gros méchants" ?
On sent venir de très loin le gros prétexte commercial destiné à ratisser très très large pour essayer de capter un max de publics de fans. Mais comme presque toujours dans ces cas-là, le résultat est un gros gâchis sans intérêt.

Le dessin est franchement bizarre, mais on peut le résumer en affirmant qu'il est laid. Les personnages eux-mêmes sont plutôt bien dessinés, ou plutôt peints à l'outil informatique je dirais. Les décors, par contre, sont d'immondes plaquages informatiques laids et sans réalisme, quand ils ne sont pas tout simplement remplacés par des dégradés vides et bien kitsch.
Je pense ne pas me tromper en disant que personnages et décors n'ont pas été peints en même temps et que les premiers ont été plaqués sur les seconds. Ils ne se fondent absolument pas entre eux, et on a régulièrement l'impression de personnages flottant dans un espace flou et indéfini.

Quant au scénario, non seulement il est basique et prévisible, mais il présente en outre de grosses invraisemblances.
Commençons par l'utilisation de Predators et d'Aliens qui parait tellement bidon qu'on aurait tout aussi bien pu les remplacer par de quelconques barbares et de gros tigres à dents de sabre : le scénario aurait pu être identique et les personnages auraient pu récupérer un peu de la personnalité qu'ils n'ont ici absolument pas.
Pourquoi ces Predators ont-ils parfois des armes futuristes mais la majorité du temps juste un pagne et de grosses haches ? Comment se sont-ils infiltrés partout dans le monde pour arriver pile sous le nez de Batman et de Superman alors que trois jours après ils ont l'air d'être tous bêtement coincés dans leur base millénaire ? Comment expliquer que ces tueurs parfaits massacrent tout le monde mais décident sur un coup de tête de ne pas tuer et plutôt de kidnapper Loïs Lane ? De même, comment trouver crédible une reine alien qui assomme soigneusement Loïs, ne lui laissant qu'une écorchure au front, et qui emprisonne Batman plutôt que de les éventrer et les déchiqueter tous les deux comme sa nature le voudrait ?
Et au niveau de la cohérence temporelle de la narration, comment expliquer que durant les cinq minutes durant lesquelles Superman se débarrasse de trois aliens et récupère Loïs Lane, Batman lui a eu le temps de se faire attraper par les Predators, défier leur chef, pactiser avec la troupe, inventer un langage des signes et apprendre toute l'histoire de leur civilisation ?!
A côté de ça, on trouve aussi dans ce récit un drôle de Superman que je ne connaissais pas : avec des pouvoirs un peu réduits, jurant sans arrêt au nom de Rao, et disposant d'une étrange forteresse de solitude portable menant à un espace-temps différent : j'ai dû louper les épisodes de l'univers DC présentant Superman de cette manière là...

Bref, beaucoup d'incohérences et de facilités pour une histoire commerciale sans grand intérêt qui n'a comme seul avantage que de se laisser lire, pour peu de ne pas être trop allergique aux décors informatiques sans consistance.

Nom série  Joyeuses nouvelles pour petits adultes et grands enfants  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zidrou avait déjà démontré à mes yeux son talent de scénariste en matière d'histoires courtes avec la publication de La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis. Ce nouvel album est un recueil similaire où Zidrou scénarise les planches de quatorze histoires initialement publiées entre 1994 et 2010 dans le Journal de Spirou et illustrées par onze dessinateurs habitués du magazine.

La première moitié de l'album contient des récits sur le thème de Noël. La seconde moitié est libre de thème abordant des sujets aussi divers que le bonheur familial ou l'amour. Touchants pour les uns, plus humoristiques pour les autres, ils se lisent tous avec le sourire.
L'ensemble est empreint de la tendresse et de la confiance dans la vie et dans l'âme humaine qui ont été caractéristiques de la plupart des oeuvres de Zidrou telles que la récente Lydie. Même s'il lui est arrivé auparavant de faire preuve de davantage d'impact et de finesse dans certains de ses récits, la lecture de ce nouveau recueil est toujours un plaisir.
D'autant plus qu'une fois de plus, il s'accompagne de dessinateurs de talents aux styles certes variés mais toujours de bon niveau. Parmi eux, j'ai une préférence pour Jordi Lafèbre, associé habituel de Zidrou, mais il est loin d'être le seul illustrateur valable de cet album.

C'est donc un agréable recueil, peut-être un peu moins marquant à mes yeux que La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis, mais où Zidrou et les nombreux dessinateurs qui l'accompagnent nous proposent de belles histoires qui allègent l'âme et amènent le sourire.

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