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Nom série  En silence  posté le 08/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est assez étrange. Je trouve qu'elle a une vraie personnalité et une âme tant graphique que sur le fond du récit. Mais elle est aussi très difficile à capter et se termine sans m'avoir permis de comprendre où elle voulait aller et ce qu'elle voulait dire au final. Bref, elle est un peu incompréhensible mais elle dégage une certaine émotion.

J'ai apprécié son graphisme très coloré. Tout se joue sur le mélange de couleurs fortes et souvent chaudes, mais aussi sur des courbes très aquatiques, très vivantes. C'est un dessin qui dégage du sentiment, un style un peu impressioniste dans le sens où la rigueur du trait et des anatomies passe au second plan par rapport à un certain ressenti que l'auteur cherche à faire passer. Du coup, ce n'est pas toujours très beau, mais c'est un style chaleureux et accrocheur et parfait adéquation avec l'introspection dans les sentiments et sensations humaines qu'est ce récit.

Car le récit est un peu bizarre comme dit plus haut. C'est l'histoire d'une descente en canyoning dans un endroit qui pourrait être la Corse mais on s'en fiche. Mais c'est une aventure sportive et familiale qui prend très vite des allures oniriques avec la nature et l'eau qui semble prendre vie, un terrain aquatique aux dimensions variables, prenant régulièrement la forme d'un labyrinthe de cours d'eau et de grottes où il est facile de se perdre. Et c'est dans ce dédale naturel que les protagonistes et surtout une femme vont plonger au coeur d'eux-mêmes à coups d'émotions positives et négatives.
Un peu psychanalytique tout cela, et je n'ai pas toujours été convaincu. Je n'ai surtout pas été convaincu par la toute fin parce que je ne l'ai pas comprise. Je ne suis pas sûr du choix fait par l'héroïne ni de la particularité de sa situation des années plus tard.
J'ai malheureusement refermé l'album sur un sentiment mitigé de "tout ça pour quoi au final ?".

Alors c'est une lecture pleine d'émotions et qui retranscrit bien des sensations d'excitation, d'amusement dans l'eau, de peur ou d'abandon, mais je n'ai pas réussi à être touché par son message qui m'est resté abscons.

Nom série  Un printemps à Tchernobyl  posté le 05/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant d'entamer ce livre, on se dit qu'on y verra de belles images. Emmanuel Lepage est un grand dessinateur, un grand peintre, et sa rencontre avec un endroit aussi particulier et si esthétique que Tchernobyl ne pouvait que lui apporter des images grandioses et fortes.
On se dit aussi qu'on y verra la mort. Qui ne connait pas les photos de la ville fantôme de Pripyat et du sinistre sarcophage de Tchernobyl ? Qui ne sait pas que la Zone est une région entièrement abandonnée par les hommes ? Qui n'a pas lu les témoignages et enquêtes sur la catastrophe, l'évacuation des habitants, le combat suicidaire des liquidateurs, les morts sur le moment, quelques semaines après et les cancers des années durant ?
Et on se dit enfin qu'on y verra peut-être un pamphlet contre le nucléaire. L'auteur y va en effet avec un groupe d'artistes, motivés par l'aide aux victimes de la catastrophe et la dénonciation des dangers de l'atome.
Bref, avant de lire cet ouvrage, on se dit, et je me disais, que c'est une oeuvre peut-être belle, instructive et forte que l'on va lire mais aussi probablement une oeuvre sinistre, sombre et angoissante.

Au lieu de cela, c'est la vie que j'ai découverte dans cet ouvrage.

Les premières pages de l'album prennent directement à la gorge avec la lecture des témoignages dramatiques et poignants des hommes et femmes qui ont subi directement la catastrophe à l'époque.
Puis vient le sujet de l'appréhension, l'appréhension de l'auteur lui-même qui, durant des mois, prépare son voyage, hésite à véritablement y aller, écoute les conseils de ceux qui l'entourent et lui disent que c'est trop dangereux, que le danger n'en vaut pas la chandelle.
A ce moment là du récit, Tchernobyl est une région sombre, grise, dangereuse.
J'ai trouvé cette partie là intéressante car elle insiste non pas sur la réalité de Tchernobyl mais vraiment plus sur son impact psychologique et social en France et dans les esprits.

Vient ensuite l'arrivée sur les lieux, la découverte des habitants, les premières visites de la Zone. Le danger prend alors forme, la forme du crépitement d'un compteur Geiger qui suit les pas de l'auteur tandis qu'il découvre les lieux évacués et détruits, et surtout la radioactivité présente presque partout.
Cette partie là est intéressante parce qu'elle présente les faits et les décors, même si j'en avais déjà une bonne vision par mes lectures précédentes, les photos que j'avais vus et... les jeux vidéo auxquels j'ai joués...

Et alors que je trouvais que le récit se tassait un peu vers la moitié de l'album, vient enfin ce qui fait l'âme de cette bande dessinée à mes yeux. L'auteur fait en effet peu à peu le constat qu'au-delà de la peur viscérale qu'il ressentait avant et au début de son séjour, ce qu'il voit sur place ne reflète pas l'image qu'il s'en faisait. La végétation et la vie sauvage semble luxuriante, belle, presque paradisiaque. Les familles qui vivent aux abords de la Zone ne sont pas les misérables qu'on imaginerait facilement survivant de peu dans un décor gris et sinistre. Il y a de la vie, de la joie et des enfants. Il y a une grande part d'insouciance et de bonheur de vivre qui côtoie la chape d'angoisse et d'inéluctabilité de la contamination radioactive. Et même l'auteur et ceux qui l'ont accompagné en viennent à oublier le risque et ne plus voir que la beauté de la nature et des rires d'enfants dans ce décor qu'il se représentaient initialement sans couleur et sans vie.
Le contraste est fort et parvient même à éluder la catastrophe sur les dernières pages.
Jusqu'au retour en France presque dérisoire quand les proches de l'auteur le voient comme un survivant ayant frôlé la mort alors que lui garde en tête le souvenir des couleurs de la forêt, des sourires des enfants et de la chaleur humaine.

C'est beau et c'est surtout intéressant de voir comment la vision que l'Occident se fait de Tchernobyl et de sa catastrophe peut être confronté à la fois à sa dangereuse réalité mais aussi à la force de vie de la nature et des habitants de la région.

Nom série  Débilbo le Hoplite  posté le 04/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai qu'avec cette bande dessinée, je m'attendais à une parodie lourdingue et facile destinée à profiter de la sortie du film pour se faire de l'argent facile en supermarché. Mais comme le dit Spooky ci-dessous, cette lecture est une agréable surprise. C'est une parodie, oui, mais une bonne parodie.

Pour commencer, le graphisme est soigné et joli. La narration graphique est impeccable. Les personnages sont sympathiques dans un style semi-caricatural réussi. Les couleurs sont dans la veine des récits heroic-fantasy de Soleil à la Lanfeust De Troy, un travail bien fait qui donne un bel aspect aux planches.

Le récit suit de relativement près le récit de Tolkien mais y apporte des modifications qui le revisitent régulièrement. C'est donc à la fois un récit humoristique et d'aventure.
L'humour parodique est très présent. Certains gags et jeux de mots, le plus souvent à connotation sexuelle d'ailleurs, m'ont franchement fait rire. J'ai surtout apprécié le fait qu'ils n'étaient pas amenés avec trop de lourdeur et sans insistance, même s'ils ne sont quand même pas souvent très fins.
En contrepartie de ces moments de rigolade, j'ai malheureusement été un peu moins convaincu par d'autres passages un peu plus mornes, moins amusants. L'épisode des monts Brumeux et de Gollum notamment ne m'a pas franchement amusé. Le passage dans la Forêt Noire est un peu mieux mais là non plus je ne l'ai trouvé ni hilarant ni tellement captivant.

Bref, c'est une parodie un peu inégale de Bilbo le Hobbit mais la qualité graphique est au rendez-vous, le récit est bien mené et sans lourdeur et il y a quelques gags vraiment bons.

Nom série  Crime School  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée franco-japonaise a tout du franga : un format franco-belge, couverture cartonnée, 64 planches couleurs, mais un dessin purement manga et surtout un style récit qu'on croirait directement importé du Japon. JD Morvan fait une fois de plus preuve de son grand amour pour le Japon et ses bandes dessinées.

L'histoire, de type shonen, met en scène un monde fictif où un jeune garçon intello mais très doué pour les maths et l'électronique, qui débarque, par erreur ou non, dans une école pour futurs criminels alors qu'il croyait intégrer une école de mathématiques. Il s'y retrouvera seul contre tous, puisque tous les autres élèves ou presque sont des terreurs, des malfrats et des sales gosses. Là, il va apprendre l'existence de Crimesouls, les âmes des plus grands criminels de l'histoire synthétisés dans des appareils que seule son expertise en matière d'équations mathématiques lui permet d'ouvrir. Et quand il les ouvre, il acquiert temporairement tous les pouvoirs de ces supers criminels. Sauf que d'autres cherchent justement à s'emparer de toutes ces Crimesouls...

J'ai eu beaucoup de mal à entamer cette lecture. Les toutes premières pages m'ont rebuté avec leur dessin manga en couleur que je n'ai pas aimé du tout et surtout une narration muette que j'ai trouvée presque incompréhensible.
Heureusement, cela s'arrange par la suite quand le récit redevient parlant et nettement plus linéaire. J'ai retrouvé alors les codes d'un shonen classique malgré un univers un peu déroutant.
C'est le second souci que j'ai eu avec cette série : le manque total de crédibilité de l'univers, de la base de l'intrigue et surtout de cette école pour criminels. Ca ne tient pas debout du tout alors qu'un bon shonen, aussi déjanté puisse-t-il être, aura toujours besoin d'une part de crédibilité pour tenir la route. Aussi délirant soit-il, on doit au moins pouvoir croire à l'univers imaginé, et là ce n'est pas mon cas.

Malgré ces reproches, je me suis quand même laissé plus ou moins prendre par un récit qui, hormis certains passages un peu confus comme le tout début dont je parlais plus haut, ne manque pas de rythme et attise assez la curiosité. Disons que c'est un divertissement qui fait relativement bien passer le temps. Mais je ne suis pas convaincu pour le moment.

Nom série  Dino et Pablo  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon fils commence à savoir lire, ce type de bande dessinée muette destinée aux enfants de 3 ans et plus ne lui convient donc plus tout à fait. Je l'ai quand même emprunté en bibliothèque pour voir ce que ça donnait.

Concrètement, l'album est vraiment destiné aux petits et est bien construit pour cela. La couverture est dans un carton épais et la pages sont solidement reliés en plusieurs ensembles cousus. C'est le genre de livre qu'on laisse sans crainte entre les mains des plus jeunes.

Comme dit plus haut, l'histoire est totalement muette. Les dessins sont simples et agréablement colorés. Les cases sont grandes, pas plus de 6 par page, et il n'est pas rare qu'un dessin prenne une page entière voire une double page. Les 28 pages de l'album se lisent donc très vite.

J'ai été un peu surpris par l'entrée en matière du récit. Le tout début donne l'impression qu'il manquait des pages d'introduction et qu'il s'est passé des choses juste avant sans qu'on comprenne comment le petit héros en arrive là. La narration n'y est en outre pas toujours très claire, avec quelques cases où il manque de quoi représenter le mouvement du personnage dont on ne sait pas toujours s'il bouge ou est immobile.
L'histoire, quant à elle, est simple, compréhensible et bien adaptée aux petits. Cela fait une lecture plaisante mais j'ai peur qu'elle s'oublie très très vite car elle ne présente pas d'originalité. En outre, le coup du "hu hu, c'est rigolo, le dinosaure il a pêté", ce n'est pas le genre d'histoire que j'aime trop à faire lire à mes enfants.
Donc l'emprunter en bibliothèque, pourquoi pas, mais je ne l'achèterais pas personnellement.

Nom série  Lehman, la crise et moi  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Crise de 2008, quand on est dans le monde du travail, on l'a tous ressenti et on en est toujours à se demander, 4 ans après, si le pire n'est pas encore à venir. Aussi, voir une bande dessinée raconter le récit biographique d'un véritable chef d'entreprise qui l'a subie de plein fouet et voir comment il a bataillé pour pouvoir y échapper et tenter de sauver son entreprise, c'est intéressant et très actuel.

C'est instructif parce que cela apprend les rouages de comment la crise elle-même impacte une société, comment presque du jour au lendemain, faute de nouveaux contrats, les finances d'une société se vident à tel point que même un plan de licenciement devient trop cher. Cela montre aussi les formalités administratives, judiciaires et bancaires très compliquées pour réussir à mettre une société sous la protection des faillites et tenter de redresser la barre par la suite. Cela montre enfin comment réagit le chef d'une entreprise elle-même, une société pas énorme certes mais de bonne taille puisque disposant d'une centaine de salariés et de plusieurs bureaux en France et ailleurs.
L'auteur du roman dont la BD a été adaptée est lui-même ce chef d'entreprise qui a vécu tout cela. C'est ce côté réel du récit qui est intéressant, car ça s'est vraiment passé et la société en question existe toujours.

Le tout est raconté de manière claire, à la première personne. Le dessin est simple mais efficace et agréable. Les couleurs sont sobres, plutôt originales dans leurs teintes beige et jaune. C'est une bande dessinée bien réalisée et plaisante à lire.
Une bonne lecture pour ceux qui s'intéressent au monde de l'entreprise et à l'impact qu'une crise financière peut avoir sur lui.

Nom série  Le Casque d'Agris  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Casque d'Agris est une bande dessinée historique instructive, fouillée et plutôt bien foutue.

Elle met en scène les Gaulois du 3e siècle avant notre ère avec une vie et un soin du détail remarquables. Je salue la rigueur historique de l'ouvrage qui se base sur l'ensemble des connaissances sur les peuples de l'époque accumulée par les historiens jusqu'en 2004 (J'imagine qu'entre temps, elles n'ont pas tellement évolué). Et là où les connaissances scientifiques ne sont pas suffisamment claires, quand il reste des doutes, sur les couleurs des habits des gaulois par exemple, l'auteur fait des choix raisonnables et intéressants qu'il prend le soin d'expliquer dans les carnets à la fin de chaque tome.

Mais ce n'est pas un documentaire. C'est une véritable série d'action et d'aventure. Elle met en scène un conflit entre les peuplades Sénones et Parisii, opposés aux belges Bellovaques. Et derrière ce conflit se trame une trahison à grande échelle qu'un héros venu d'une autre peuplade plus lointaine viendra dénouer avec l'aide des chefs restés loyaux, d'un druide et de la jolie fille du roi.
Ce n'est pas une intrigue foncièrement originale mais elle est bien faite et racontée de manière suffisamment prenante.
Le dessin est lui aussi de bonne qualité. Les couleurs, par contre, m'ont laissé une impression plus mitigée. Je trouve que leur choix n'est pas toujours très approprié, les ensembles manquant d'harmonie et d'élégance, et cela donne un aspect légèrement amateur à l'a bande dessinée alors que techniquement il n'y a rien à reprocher au graphisme.

L'histoire se termine en deux tomes. Le rythme appuyé et la densité du second me poussent à me demander si un troisième n'était pas prévu initialement. Mais j'apprécie que le récit ne s'étende pas trop en rebondissements inutiles.
Ce fut une lecture plaisante et instructive.

Nom série  Sword  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

C'est de la bonne heroïc-fantasy, classique mais prenante.
Elle reprend l'idée de base du Elric de Moorcock et de sa Stormbringer, ou encore du jeu de rôles Bloodlust, en mettant en scène des personnages dotés d'armes démoniaques ayant elles-mêmes leurs propres personnalités et surtout leurs pouvoirs surnaturels.

Le graphisme est pêchu et bien foutu. Il ne présente guère d'originalités dans le domaine de la fantasy, mais il fait preuve d'une belle maîtrise et est joliment colorisé. Je regrette juste le manque d'expressivité sur les visages des personnages et aussi le fait que quelques-uns d'entre eux se ressemblent trop pour ne pas être un peu confondus en première lecture.

L'histoire est une intrigue assez classique de trahisons, de vieux ennemis et de conflits entre personnages puissants et dotés de pouvoirs magiques. Le groupe de héros est assez intéressant même si celui qui agit plus ou moins en chef, Gale, n'est pas attachant du tout. On a envie de les suivre et de voir comment, alors qu'ils sont particulièrement puissants, ils sont mis en danger et comment ils vont s'en sortir. Leurs ennemis aussi sont plutôt bien trouvés.

Bref, la série ne sort pas tellement du lot par son originalité mais c'est de la bonne fantasy bien solide et un divertissement prenant.

Nom série  Jack L'Eventreur (Soleil)  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une bande dessinée sur Jack L’Éventreur, cela commence à en faire un bon petit nombre que je lis. C'est un peu ennuyeux du coup de retrouver une fois encore des passages que j'ai déjà vus racontés plusieurs autres fois, surtout quand le scénario y apporte peu de nouveauté, du moins pour le début de l'intrigue.

L'avantage ici, c'est que le dessin est appréciable. Il est réaliste, soigné et de bonne qualité. Les couleurs sont plutôt sobres et également agréables. La narration graphique est en outre réussie, à l'exception de quelques rares moments un peu confus.

L'histoire, outre les passages historiques déjà connus mais plutôt bien racontés, commence à devenir plus originale sur la fin du premier tome. En effet, la résolution de l'enquête y amène des révélations qui, tout en étant en ligne avec les conclusions très fouillées du fameux From Hell d'Alan Moore, se permettent quelques libertés en plus notamment par l'implication d'un personnage féminin inédit.
Je regrette quelques facilités scénaristiques pas toujours crédibles, comme cette charrette de foin sous la fenêtre par laquelle saute le héros, ou le bond spectaculaire de son collègue pour atterrir dans un bateau. Je regrette aussi les quelques passages convenus ou déjà vus dans d'autres récits sur Jack L’Éventreur.

Mais ce fut malgré tout une lecture plutôt plaisante et je suis un peu curieux de lire la suite puisqu'elle semble s'orienter vers une intrigue radicalement différente de la simple enquête historique connue à ce jour sur ce célèbre meurtrier.

Nom série  Thermae Romae  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si j'avais entendu parler du manga avant cela, c'est son adaptation en film que j'ai eu l'occasion de voir en premier. J'ai été amusé par ce scénario original et un peu loufoque, affichant de manière amusante le contraste mais aussi les similarités entre la civilisation romaine antique et le Japon traditionnel. Sans être un grand film, c'était une vision plutôt drôle et intéressante.

Au personnage féminin du film près, le manga en est finalement très proche pour ce qui concerne son seul premier tome.
On retrouve le héros architecte que je trouve personnellement névrosé, toujours prêt à battre sa coulpe et à porter des jugements de valeur psychorigides sur sa civilisation et sur celle des Japonais qu'il nomme les "visages plats". Et on retrouve les mêmes chapitres qui sont plus ou moins autant d'histoires presque indépendantes, avec à chaque fois un nouveau défi architectural pour le héros auquel il trouve immanquablement une solution en étant projeté dans le Japon de nos jours et en copiant ce qu'il y voit.

Le dessin est un peu particulier, avec un trait très fin et un style que je ne trouve que moyennement maîtrisé, un peu hésitant mais plutôt agréable.
Les situations ne manquent pas d'humour, notamment par la personnalité du héros. Ce dernier est régulièrement assez ridicule dans sa posture psychologique. Il oscille en permanence entre son arrogance du Citoyen Romain fier de sa civilisation et sa grande rapidité à s'apitoyer sur son sort et à désespérer dès qu'il trouve le Japon moderne plus avancé technologiquement et moralement que Rome, ce qui arrive souvent.

Je n'ai par contre été que moyennement convaincu par la fascination exercée par absolument tous les détails, même parfois les plus dérisoires, de ce qui compose l'univers des bains et des thermes japonais. Nombre de ces détails sont présentés comme des idées absolument géniales imposant la suprématie de l'esprit populaire japonais, alors que franchement certains d'entre eux me paraissent assez contestables ou dispensables.
Je n'ai pas non plus tellement apprécié l'aspect répétitif du récit quand, à chaque chapitre, on voit le héros adapter presque tel quel tout ce qu'il a vu au Japon dans ses inventions romaines, avec quelques anachronismes pas toujours pertinents. Mais bon, comme c'est le plus souvent présenté avec humour, cela passe.
Mais cela lasse aussi un peu à la longue.

Je me suis arrêté au troisième tome et le récit ne gagnait toujours pas vraiment en ampleur. Il n'y a quasiment pas de fil rouge, si ce n'est de suivre l'évolution de la transmission du pouvoir de l'empereur Hadrien au successeur qu'il a désigné. Et la trame répétitive des chapitres, quoique le héros prenne de plus en plus ses aises lors de ces séjours japonais, ne m'a pas tellement donné envie d'aller plus loin pour le moment.

Une lecture malgré tout originale et sympathique, mais ce n'est pas une série que j'achèterais personnellement.

Nom série  Prométhée  posté le 04/12/2008 (dernière MAJ le 27/11/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'apprécie grandement les récits de science-fiction et j'aime les mystères à base de fantastique. Et cette BD joue précisément sur cette corde sensible : des mystères, de très nombreux mystères, à l'échelle planétaire, de l'ordre du Triangle des Bermudes, de grands bouleversements qui affectent de manière extraordinaire la technologie humaine, de disparitions et réapparitions incroyables, et bien sûr au-delà de ça un complot gouvernemental ultra-secret. Il y a vraiment de quoi attiser la curiosité, d'autant plus quand l'auteur y ajoute un parallèle sur les combats mythologiques des dieux et titans grecs, avec un Prométhée vengeur qui pourrait bien être encore bien réel de nos jours.

Je n'avais pas trop accroché au premier album.
Pourquoi ?
D'abord parce que je ne suis pas trop fan du dessin de Christophe Bec. Je n'aime pas le réalisme photographique de ses personnages figés et le graphisme d'ensemble qui a souvent des allures de photos retouchées. Ceci étant dit, je reconnais le talent technique et c'est loin d'être moche.
Ensuite parce que j'ai un peu de mal avec la méthode de narration hachée à base de nombreux sauts de personnages, sauts chronologiques et autres flash-backs qu'affectionne Bec depuis quelques séries. Je trouve ça un peu pénible. Trop de personnages, trop de lieux, et même trop de ces fameux mystères, je m'y perds et ça me donne le sentiment que l'auteur n'a pas su gérer la densité trop grande qu'il voulait donner à son récit.
Et pour finir parce que certaines incohérences scientifiques m'ont fait décrocher à certains moments. C'est mon instinct d'ingénieur telecom qui a notamment hurlé lors du premier évènement planétaire : 3 heures durant lesquelles "le temps s'est arrêté", sous-entendu toutes les horloges atomiques et montres ont cessé de fonctionner. Mais ? Mais comment font les ordinateurs et autres liaisons telecoms du récit pour continuer à fonctionner sans source de synchro ? Cette incohérence technologique m'a fait sortir du récit pendant un bon tiers de l'album et j'ai eu un mal fou à y rentrer de nouveau.

Les trois tomes suivants m'ont un peu réconcilié avec ce récit ambitieux. C'est toujours aussi décousu avec énormément d'acteurs et de lieux différents, mais les choses se mettent en place. Et même si tout cela reste mystérieux, la piste extra-terrestre prend une forme de plus en plus concrète. Cependant, les évènements intriguants et ultra-spectaculaires continuent à s’enchaîner de manière très artificielle, notamment avec une surabondance de sauts chronologiques et spatiales dont Christophe Bec abuse trop souvent dans ses oeuvres. Sans parler de la réutilisation, presque un inventaire rigoureux, de tous les thèmes de l'ufologie et de tous les mystères ésotériques qui font la joie des amateurs de complots extra-terrestres et d'énigmes fantastiques antédiluviennes sur le net et dans les livres sensationnalistes. C'est bien simple, j'ai passé une partie de ma lecture du 3e tome sur Wikipedia pour vérifier tous les noms, phénomènes et sources cités par le récit, constatant qu'ils étaient tous classés dans les mystères ésotériques, les thèses ufologiques et autres OOParts pourtant scientifiquement résolus pour la plupart, parfois plus récemment que l'écriture du scénario de cette BD d'ailleurs. N'empêche qu'à ce sujet, les preuves "flagrantes" et "irréfutables" fournies par l'"experte" du tome 3 de l'existence extra-terrestres observant la Terre et manipulant les humains depuis des millénaires m'ont souvent parues assez risibles. D'ailleurs, en parlant de Wikipedia, plusieurs des dialogues de cette série donnent l'impression d'en être directement issus tant ils ressemblent à la récitation d'un article encyclopédique : ils sonnent le plus souvent faux et artificiel dans la bouche des personnages.

Le tome 5 m'a un peu plus refroidi. Christophe Bec continue dans son inventaire de tous les mystères et théories du complot avec cette fois l'expérience de Philadelphia et le projet Montauk. Et il insère cela dans son intrigue comme au chausse-pied pour les mêler à tout le reste qui est déjà bien assez indigeste. Cela devient trop lourd. D'autant que la narration manque franchement de rythme et de personnages auxquels s'attacher.

Quoiqu'il en soit, c'est de la SF à très grand spectacle, une sorte d'arène défoulatoire pour amateurs de mystères qui bouleversent le monde. Pas crédible pour un sou, cette somme fantasque de mystères permet une lecture plus ou moins captivante mais trop souvent indigeste. Autant sur les 3 ou 4 premiers tomes, je gardais l'envie de savoir la suite et de comprendre la finalité de tout ça, l'énorme secret que Christophe Bec manipule pour attiser la curiosité et l'envie des amateurs de science-fiction et de fantastique, autant à force et maintenant que j'ai fini le tome 5, cela commence à m'ennuyer plus qu'autre chose. Je crains fortement que cela se conclue de manière trop bancale. A force de recenser et d'additionner les mystères inexpliqués, les références ufologiques et les théories du complot, l'intrigue devient de plus en plus boiteuse. Quand on est monté en haut de la pyramide, on n'a plus que deux solutions : soit partir en fumée, soit redescendre en prenant garde à ne pas se casser la gueule. Et là, la descente est de plus en plus savonnée...

Nom série  Trop n'est pas assez  posté le 27/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé assez instructif ce long récit autobiographique où l'auteur raconte le périple en Autriche et surtout en Italie qu'elle a réalisée dans les années 80 alors qu'elle était une jeune punk bien décidée à vivre en liberté et par ses propres moyens, quitte à dormir dans la rue.
Son but insouciant : aller voir la mer. Pour cela et comme elle ne dispose d'aucun moyen de subsistance autre que la mendicité, elle va vivre plusieurs mois en Italie en se débrouillant comme elle pourra, accompagnée d'une copine nymphomane et encore plus inconsciente qu'elle, quitte à vendre son corps s'il le faut, ne serait-ce que pour passer une nuit dans un lit.

C'est instructif car cela montre avec réalisme, puisqu'il s'agit d'une histoire vraie, comment on peut se débrouiller, plutôt mal que bien d'ailleurs, pour subsister sans aucun moyen. Cela montre aussi à quoi ressemblait l'état d'esprit des jeunes punks européens à l'époque. Et cela donne enfin un aperçu de l'Italie des années 80, et notamment une vision assez sinistre de la Sicile à l'époque où la Mafia n'avait pas encore été réellement inquiétée par la police.

Malgré cet aspect instructif, j'ai tout de même trouvé cette lecture assez laborieuse. Les personnages ne sont pas très attachants. Le dessin est plaisant mais sans plus. La narration est fluide mais le rythme n'est pas prenant. C'est une chronologie des évènements et tous ne sont pas très intéressants. J'ai ressenti plusieurs fois un certain ennui et l'envie de m'arrêter de lire. Mais j'avais peur de ne pas retrouver facilement la motivation de reprendre la lecture par la suite. Ce n'est donc pas un album dont je conseillerais l'achat.

Nom série  Olivier de Benoist  posté le 20/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je l'avoue sans honte, non seulement j'écoute régulièrement Rires & Chansons, mais en plus je regarde presque tous les jours On ne demande qu'à en rire (en différé, je n'ai pas la télé et de toute façon, je ne suis pas chez moi à 17h50...). Du coup, je connais bien l'émission et j'ai bien entendu parler d'Olivier de Benoist, sans en être un grand fan. J'étais quand même étonné d'en voir adapter une bande dessinée.

Alors, l'objet est un grand album assez fin à la couverture souple un peu fragile. Un format un peu particulier qui fait un peu cheap à mon goût malgré sa grande taille.
Il est constitué du texte intégral de certains sketchs (les meilleurs j'imagine) d'Olivier de Benoist accompagné d'illustrations. Globalement, on a ainsi une ou deux phrases à chaque case, accompagné d'un dessin le mettant en scène ou étant inspiré par le texte. Il n'y a pas de narration séquentielle. Ce n'est donc pas exactement une bande dessinée, même si elle en a la forme.
Concrètement, même si la misogynie exubérante de la majorité de ces textes, ce qui fait la marque de fabrique de l'auteur, ne me plait pas trop, je dois quand même dire que l'humour est bon et souvent percutant. Mais c'est un peu l'ennui, c'est le texte qui est drôle, et pas franchement le dessin.
Les illustrations donnent régulièrement l'impression d'avoir été imaginées parce qu'il fallait bien mettre une image en lien avec le texte et tant pis si les idées contenues dans le dessin et dans ses bulles de dialogues sont le plus souvent nettement moins drôles que le texte narratif. Honnêtement, il y a quand même quelques bons gags dans ces dessins mais c'est trop rare comparé au texte. Ça donne l'impression d'un ajout redondant et presque dispensable.

En définitive, grâce au texte qui est bon et drôle, cet album se lit bien et amène souvent le rire ou le sourire, mais le fait pour ces sketchs d'avoir été adaptés en bande dessinée parait assez artificiel et n'apporte pas grand chose au lecteur.

Nom série  Dali par Baudoin  posté le 19/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Edmond Baudoin est un artiste. Son graphisme et ses oeuvres très personnelles ont marqué beaucoup de lecteurs amateurs de bandes dessinées indépendantes. Aussi est-ce avec curiosité que j'ai lu cette biographie qu'il a réalisée d'un autre artiste, le très célèbre et ambigu Salvador Dalí.

C'est la rencontre de deux styles graphiques. Celui charbonneux et légèrement impressionniste de Baudoin confronté au surréalisme et à la précision de Dalí. Mais aussi la sobriété de ton et le rapport à la terre de l'un face à l’exubérance onirique et parfois morbide de l'autre.

Baudoin choisit un procédé narratif original et agréable pour raconter la vie de Dalí. Il met en scène des personnages qui discutent de l'homme et de son oeuvre, avec pour décor les lieux de la vie de l'artiste dont évidemment la baie de Cadaques, avant de s'intégrer lui-même en tant qu'auteur vers la conclusion du récit. Il intercale, entre ces discussions informatives, des adaptations personnelles des oeuvres de Dalí et de petites mises en scène du personnage lui-même, de sa jeunesse à son apogée.
Le procédé fonctionne bien. On y retrouve certes la totalité ou presque des informations d'une biographie formelle mais, grâce à ce procédé narratif, Baudoin réussit à ne pas rendre l'ensemble ennuyeux ou fastidieux. Cela manque parfois de rythme et le lecteur peut décrocher un peu mais la lecture des 160 pages de l'album coule agréablement.
Au niveau graphique, le style de Baudoin peine à approcher celui de Dalí. Il ne cherche d'ailleurs pas vraiment à le faire, préférant donner sa propre vision des oeuvres du catalan. A titre personnel, je regrette la faible proportion de dessins en couleurs car ils se révèlent nettement plus beaux à mon goût que ceux en noir et blanc. Je trouve en effet que Baudoin maîtrise de très belle manière la palette des bleus et des rouges.

Il ressort de cet album épais mais au format réduit non seulement une redécouverte de la vie de Salvador Dalí, mais aussi une expression de l'hommage que Baudoin lui rend par le biais de son propre art. Il offre au lecteur sa propre vision de ce qu'il comprend de l'artiste en tant qu'homme mais aussi ce qu'il comprend et ressent de ses oeuvres si nombreuses. Tout cela est fort instructif et bien mené.

Nom série  Coelacanth  posté le 15/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous des allures de shojo romantique, Coelacanth raconte une histoire plus sombre mettant en scène de mauvais parents, de possibles meurtriers et peut-être aussi de la prostitution.

L'héroïne, Hisano, jeune lycéenne, fait la rencontre d'un beau jeune homme de son âge en qui elle reconnait un enfant de la résidence où elle vivait quand elle était petite. L'ennui, c'est qu'elle le soupçonne fortement d'être responsable de la mort de sa mère et de son amant. Sans preuve et étant elle-même en très mauvais terme avec sa belle-mère chez qui elle vit depuis la mort de ses parents, elle tombe quand même sous son charme, ne sachant pas déterminer s'il est dangereux ou non.

Le dessin est dans un style shojo réaliste et sobre. Il est agréable, fin et soigné. La narration n'est pas toujours parfaitement claire mais la lecture est globalement fluide et plutôt plaisante.

L'histoire ne m'a pas particulièrement enthousiasmé mais elle se lit bien. Le mystère entourant ce fameux jeune homme, Yukinari, permet d'entretenir l'envie d'en savoir plus.
Ceci dit, j'ai trouvé un peu bizarre l'impression qui est donnée qu'il ne s'est passé que deux grands drames dans cette ville ou dans ce quartier, à dix ans d'intervalle et que dès qu'on parle de l'un, on pense immédiatement à l'autre qui à priori n'a rien à voir. Cela se retrouve dans les associations d'idée des personnages, mais aussi dans les indices trouvés par les héros et durant l'enquête des policiers.
Le mouton que l'héroïne voit dans ses hallucinations est aussi un peu ridicule mais il ajoute un peu de fantaisie et permet au lecteur de mieux comprendre ses pensées sans s'encombrer d'une narration trop lourde.

L'histoire se clôt en 2 tomes seulement, ce qui n'est pas plus mal. Pour le moment, elle oscille entre drame romantique et enquête policière. J'espère que la conclusion ne tournera pas à la tragédie pure et sombre.

Nom série  Sept pistoleros  posté le 13/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon western spaghetti, bien dense, et rempli de références aux grands classiques du cinéma.

J'ai apprécié le cadre "fin d'une ère" de ce récit qui se place à la toute fin du 19e siècle, une époque où les cowboys à l'ancienne disparaissent sous le poids de la civilisation moderne. J'ai apprécié aussi l'implication de ces businessmen new-yorkais et leurs magouilles pour utiliser les fameux pistoleros à leurs dépens. Tout cela donne un récit pas foncièrement original mais qui sort un peu des sentiers battus et offre une lecture divertissante et bien remplie.

Les clins d'oeil au cinéma m'ont paru toutefois un peu trop nombreux. Cela empêche d'entrer pleinement dans l'ambiance car on en est extirpé régulièrement par telle ou telle référence trop appuyée.
Le graphisme m'a également moyennement convaincu. Les visages sont un peu trop changeants d'une case à une autre, quand ce n'est pas le vêtement des personnages qui change d'un coup lui aussi. Du coup, il est parfois difficile de reconnaître au premier coup d'oeil les protagonistes.
Les concernant, malgré leurs passés et caractères différents, ils ne sont pas rendus particulièrement attachants par les auteurs. Leurs personnalités ne sont qu'effleurées puis rapidement oubliées. C'est presque du gâchis.
J'ai également trouvé la grande bataille finale un peu confuse, pas très bien racontée.

J'ai quand même apprécié cette lecture parce qu'elle m'a fait passer un agréable moment. Mais je lui trouve trop de petits défauts, narratifs et graphiques, et un certain manque d'envergure qui l'empêche de devenir vraiment marquante.

Nom série  Quatre soeurs  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connaissais pas la série de romans "Quatre soeurs" de Malika Ferdjoukh. Il s'agit de romans pour la jeunesse (12-16 ans) mettant en scène une fratrie de... cinq soeurs, vivant ensemble dans la grande maison familiale en bord de mer depuis le décès de leurs parents. Ce sont des histoires de famille, d'amour et d'amitié dans une ambiance un peu poétique, intemporelle et chaleureuse.

J'ai découvert ce petit univers sans rien en savoir en lisant les premières pages de cet ouvrage mis en image de manière agréable et contemporaine par Cati Baur.
D'emblée, j'ai été séduit par la Vill'hervé, cette grande bâtisse un peu grinçante tout au bord d'une falaise. On en découvre peu à peu les habitantes, orphelines vivant ensemble en famille, prises en charge par la plus âgée d'entre elles, Charlie, mais prenant toutes soin les unes des autres. Il y a Charlie donc mais aussi Geneviève qui prend des cours de boxe thai en cachette, Bettina la peste victime de la mode, Hortense et son journal intime et la plus jeune, Enid à l'imagination galopante. Il y a aussi leurs proches, l'amoureux de Charlie, les amis et amies du village voisin, et quelques amours aussi.

La narration est un peu étonnante. Il n'y a pas de réelle introduction, on est plongés directement dans cette grande cellule familiale et à charge du lecteur de s'y retrouver, ce qui heureusement n'a rien de bien compliqué. Il y a un léger sentiment de décousu par la manière dont on ne suit pas précisément un personnage mais tous alternativement et dans la façon dont il n'y a pas une unique intrigue qui se met en place. Ce sont plutôt des bouts d'ambiance, plusieurs sous-intrigues qui se chevauchent, et il faut un petit temps d'adaptation avant de bien saisir les personnalités de chacun et s'y attacher. Mais une fois la chose faite, c'est difficile de ne pas être happée par cette ambiance cosy, parfois légèrement fantastique, parfois purement romantique, ou touchant d'autres fois un peu à l'aventure et à la poésie.

C'est une lecture qui, à mon sens, peut séduire aussi bien les jeunes lectrices que les adultes. Un ton original, des personnages touchants et attachants et des histoires simples mais agréables.

Nom série  Will dans Spirou  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un grand amateur de Will, notamment pour ses Tif et Tondu mais surtout pour sa série Isabelle où il met très joliment en image les idées poétiques et humoristiques entre autres de Delporte et Franquin. J'aime aussi ses dessins en couleurs directes à l'aquarelle qui offrent quelques belles oeuvres emplies d'une atmosphère de merveilleux qui me touche beaucoup. Aussi est-ce avec joie que j'ai appris la publication par Dupuis d'un recueil de toutes les histoires courtes dessinées par Will et parues dans le Journal de Spirou sans avoir trouvé par la suite de support en album jusqu'à ce jour. D'autant que, à l'exception d'une ou deux histoires qui avaient été aussi reprises dans l'intégrale d'Isabelle, toutes les autres étaient parfaitement inédites pour moi.

Ces publications s'étalent des années 60 à la fin des années 90. Autant dire que le style de Will a évolué entretemps.
Les scénaristes sont presque toujours différents et rares sont les histoires où Will assure à la fois dessin et scénario. On retrouve parmi eux Rosy, Desberg, Toldac et Makyo, Yann et Conrad, Vicq, et autres Zidrou ou Janssens pour les plus récents. En tout, c'est une vingtaine de récits de 2 à 10 pages qui nous sont offerts.

Les premières histoires sont généralement des contes à la façon des contes de Noël. On y retrouve l'ingénuité et l'esprit catholique bien pensant de l'époque mais aussi une touche d'humour se manifestant de plus en plus souvent.
Avec le temps, les contes merveilleux vont laisser la place à des histoires purement humoristiques ou des récits de science-fiction avec là aussi beaucoup d'humour et de dérision. En même temps paraîtront des histoires de l'oncle Jules, sortes de parodies des fameuses histoires de l'oncle Paul qui fera d'ailleurs lui aussi une apparition le temps d'une histoire pleine d'ironie.
Puis vers la fin viennent des histoires plus originales, et plus touchantes aussi, tandis que Will s'adonne de plus en plus et pour notre bonheur à ses fameuses couleurs à l'aquarelle.

Un tel recueil en intégrale est par définition inégal. Les histoires du tout début sont trop naïves et enfantines à mon goût même si elles ne manquent pas d'un charme désuet. Celles des années 70 et 80 sont plus amusantes, avec parfois un humour bien percutant mais d'autres fois quelques gags plus convenus comme ceux, hélas, du personnage totalement créé par Will qu'est Monsieur Farfelu. Les scénarios ne manquent en tout cas pas d'imagination. Et vers la fin viennent des histoires nettement plus jolies et plus touchantes à mon goût.

Je suis heureux de cette intégrale que je conseille aux fans de Will et de son oeuvre. Les autres y trouveront une lecture agréable, souvent drôle, souvent jolie, mais peut-être pas les récits marquants et pleins d'humour et de poésie qui ont fait sa célébrité.

Nom série  Fais pas ci, fais pas ça  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas la série télévisée "Fais pas ci, fais pas ça", même si j'ai dû vaguement en voir un épisode et si j'en ai entendu du bien par ailleurs. C'est avec un esprit plutôt vierge que j'ai découvert cette adaptation en bande dessinée.

Point positif, les personnages sont présentés dans les pages de garde de l'album, permettant aux néophytes d'avoir une vue d'ensemble de leurs caractères et de leurs relations. Je n'ai donc pas plongé dans un univers complètement inconnu en entamant les premiers gags.

Pour le reste, nous sommes en présence de gags aux thématiques variées, abordant des sujets tels que l'engagement écologiste, le coaching, l'éducation, la vie familiale et les relations sociales et amicales. Tous sont axés sur les caractères parfois affirmés des protagonistes et leurs interactions. Les situations et dialogues plutôt bons et dotés d'une bonne part d'humour compensent des chutes parfois trop prévisibles ou sans saveur.

Ce n'est pas une bande dessinée hilarante et je ne sais pas si elle séduira vraiment les amateurs de la série télé, mais ce fut quand même une lecture agréable et pas ennuyeuse qui fait passer le temps de manière plaisante.

Nom série  Les Carnets de Cerise  posté le 08/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Carnets de Cerise, c'est une jolie histoire un petit peu rose bonbon mettant en scène une fillette de 10 ans et demi vivant dans un petit village de nos jours.

J'ai aussitôt été séduit par son graphisme très agréable. J'aime ce trait simple, doux et relativement moderne et j'aime surtout comme il s'associe à de très belles couleurs automnales et pastel. La narration graphique est impeccable et permet une bien plaisante lecture.

L'intrigue, quant à elle, est sympathique mais je n'ai pas été plus touché que ça. C'est une histoire un peu trop pleine de bons sentiments, un peu trop guimauve même par moment. Ça commence avec une petite touche de mystère au début puis ensuite cela tourne au roman sucré où tout est bien qui finit super bien. Ça n'est pas désagréable mais je dois dire que je m'y suis un petit peu ennuyé, notamment sur la fin. J'ai eu l'impression qu'il ne s'y passait pas grand chose.

Une lecture plaisante malgré tout notamment grâce à cet excellent dessin et à de sympathiques personnages.

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