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Nom série  Joyeuses nouvelles pour petits adultes et grands enfants  posté le 24/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zidrou avait déjà démontré à mes yeux son talent de scénariste en matière d'histoires courtes avec la publication de La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis. Ce nouvel album est un recueil similaire où Zidrou scénarise les planches de quatorze histoires initialement publiées entre 1994 et 2010 dans le Journal de Spirou et illustrées par onze dessinateurs habitués du magazine.

La première moitié de l'album contient des récits sur le thème de Noël. La seconde moitié est libre de thème abordant des sujets aussi divers que le bonheur familial ou l'amour. Touchants pour les uns, plus humoristiques pour les autres, ils se lisent tous avec le sourire.
L'ensemble est empreint de la tendresse et de la confiance dans la vie et dans l'âme humaine qui ont été caractéristiques de la plupart des oeuvres de Zidrou telles que la récente Lydie. Même s'il lui est arrivé auparavant de faire preuve de davantage d'impact et de finesse dans certains de ses récits, la lecture de ce nouveau recueil est toujours un plaisir.
D'autant plus qu'une fois de plus, il s'accompagne de dessinateurs de talents aux styles certes variés mais toujours de bon niveau. Parmi eux, j'ai une préférence pour Jordi Lafèbre, associé habituel de Zidrou, mais il est loin d'être le seul illustrateur valable de cet album.

C'est donc un agréable recueil, peut-être un peu moins marquant à mes yeux que La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis, mais où Zidrou et les nombreux dessinateurs qui l'accompagnent nous proposent de belles histoires qui allègent l'âme et amènent le sourire.

Nom série  La 6e heure  posté le 23/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette lecture m'a barbé. Je l'ai trouvée totalement artificielle et pompée sur un cocktail de clichés issus de comics, de films et de séries télé américaines.

Le dessin m'a déplu d'emblée. Je n'aime pas du tout son style réaliste raté, avec des visages aussi changeants que les anatomies, des couleurs informatiques très laides, et tout un ensemble de choses qui m'y font voir un manque flagrant d'aisance technique que le dessinateur tente de masquer par des angles de vues aussi originaux que possibles.

Au niveau du scénario, c'est de l’esbroufe de bout en bout. Une narration qui manque méchamment de fluidité et de clarté, d'insupportables dialogues sans aucun naturel, une surabondance d'effets de manche aussi bien graphiques que narratifs qui tombent comme des cheveux sur la soupe, des invraisemblances et des facilités grossières qui s'accumulent, et des personnages qui sont de vrais "Mary-Sue", ces personnages beaux, cools et super doués dans lesquels on sent que les auteurs auraient plaisir à se personnifier pour profiter de leurs pouvoirs magiques sortis du chapeau.

Malgré ces défauts rebutants, je reste intrigué à l'idée d'où veulent en venir les auteurs avec ces personnages de sorcières probablement immortelles, ce héros policier un peu magicien et le rapport de tout ça avec le Christ et la lance de Longinus. Mais ce n'est que si j'ai le temps et si la suite me tombe un jour sous la main que j'y jetterai éventuellement un oeil...

Et puis j'aime la fin du résumé fourni par l'éditeur, Soleil : "La suite le dira (peut-être)...". Auraient-ils déjà prévu d'abandonner la série après le premier tome ?

Nom série  Entre deux (hentai)  posté le 23/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Ce manga est un hentai agrémenté d'un triangle amoureux assez cliché. Il se lit comme une histoire romantique, un vaudeville où un garçon sort avec une fille alors que la meilleure amie de ce dernier et lui sont secrètement amoureux. A la différence près qu'au lieu de chastes baisers, ces amoureux forniquent sans inhibition quand ils en ont l'occasion.

Malgré le côté cru des scènes pornographiques, il n'y a rien de très pervers ou original dans la partie érotique de cette série, du moins pour ce qu'en laisse voir le seul premier tome actuellement paru. Le jeune héros baise avec la première fille, celle dont il est véritablement amoureux, puis baise seulement après avec celle qui va devenir sa copine officielle et se contente de soupirer en pensant à l'ancienne tandis qu'il se noie dans le stupre avec la nouvelle. Pas de scène à trois, rien que de sages scènes de couple dans un lit ou à la maison.
L'érotisme est en outre gâché par la facilité avec laquelle il se présente. Les femmes y sont soumises et elles se retrouvent déshabillées et à quatre pattes d'une case sur la suivante. Le côté émoustillant et réaliste est donc zappé, ce qui réduit fortement l'intérêt de la chose. D'autant plus qu'à part quelques rares poils pubiens, nous sommes en présence de scènes de cul avec tous les défauts des hentai. On a droit à chaque fois à un visage de gamine pleurnicharde, une paire gigantesque de seins, quelques courbes, un sexe invisible et des giclées dans tous les sens d'on ne sait quel fluide corporel avec toutes les onomatopées en "splirtch", "splash", "swish" et "slurp" qui s'imposent. Ce type de pornographie a bien du mal à m'exciter.

A côté de cela, malgré un côté franchement déjà vu et stéréotypé, l'histoire se laisse lire. Il présente beaucoup de clichés du genre : un héros gentil qui n'ose pas s'affirmer et s'enfonce dans une situation de plus en plus compliquée par lâcheté, une petite amie soumise, aveugle et nymphomane, et un amour secret aux allures de jeune fille sérieuse et légèrement distante quoique romantique.
Rien de bien folichon mais ça se laisse lire et le scénario tient suffisamment la route par rapport à d'autres hentai idiots...

Nom série  Il était une fois en France  posté le 30/10/2010 (dernière MAJ le 22/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'idée de lire un récit à base de magouilles, de malfrats, de persécution des juifs et de collaboration durant la seconde guerre mondiale ne m'attirait vraiment pas. Et pourtant, je suis forcé d'admettre que c'est une vraiment bonne BD qui a réussi à me rendre intéressante et très plaisante la lecture d'un tel sujet.

Le dessin m'a surpris d'emblée. Au vu des couvertures, j'imaginais un dessin très réaliste, presque morose. Au lieu de ça, j'ai découvert des visages dans un style mi-réaliste mi-caricatural que j'aurais facilement imaginé dans un récit plus humoristique. J'ai apprécié la façon dont ce choix graphique offre, outre une personnalisation réussie des protagonistes, une subtile touche de légèreté qui contrebalance le côté sérieux et presque noir du scénario. D'autant plus que, pour l'ensemble, il est de très bonne qualité.

L'intrigue nous permet de suivre et de nous rendre humain un personnage que, jugé au premier coup d'oeil, on aurait pu détester. Un combinard qui a fait fortune sur le dos d'autres personnes, qui a collaboré avec les allemands, corrompu les puissants, éliminé ses ennemis et qui s'en sort encore plus riche après la guerre, sa culpabilité est vite adjugée. Et pourtant les auteurs réussissent à nous faire comprendre ce personnage, à le rendre touchant et à montrer à quel point, d'un certain point de vue, il n'est pas si haïssable que ça. Même si, au fil des tomes, ses actes se révèlent de plus en plus répréhensibles, ils apparaissent presque... logiques, même si je réprouve cette fameuse logique de la fuite en avant et de l'attaque comme meilleure défense. Le nombre de ses retournements de veste et les successions de trahisons-réconciliations dont il fait preuve vers la fin de la seconde guerre mondiale sont effarants.
En même temps, c'est une histoire très intéressante et instructive qui nous est racontée là. Le déroulement est narré avec intelligence, on a l'impression d'être vraiment dans les rouages de l'Histoire qui mènent un homme du statut d'ouvrier sans le sou à celui de riche parrain d'un système de corruption et de magouilles plus ou moins légales.

Intéressante, bien dessinée et très bien menée, c'est une très bonne BD entre récit policier et roman historique.

Nom série  Gaza 1956, en marge de l'histoire  posté le 19/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette BD est à mes yeux un formidable documentaire qui m'a appris une quantité énorme de choses tout en me frappant par la force de certains de ses passages.
Depuis le temps que Joe Sacco use du médium qu'est la bande dessinée pour mettre en texte et en images ses reportages en ex-Yougoslavie ou au Moyen Orient, on peut dire qu'il a appris à développer son art et sa méthode.

Ce qu'il raconte sur le conflit Israelo-Palestinien dans cet album est triplement instructif.
En effet, son objectif premier est d'investiguer et de nous décrire ce qu'il s'est passé dans la bande de Gaza en 1956, lors de la Crise de Suez. Je n'en avais aucune idée, et c'est particulièrement édifiant, voire terrifiant.
En même temps, il nous raconte son enquête sur les lieux en 2003 à la recherche de témoignages de survivants et il nous décrit de l'intérieur la situation plus actuelle à Gaza, à une époque où les bulldozers israéliens démolissaient l'une après l'autre les maisons palestiniennes en bordure des frontières imposées et où les USA menaçaient d'attaquer à tout moment l'Irak de Saddam Hussein.
Et, troisième récit dans le récit, l'auteur nous fait part de son travail d'investigation et surtout du tri, des recoupements et de l'analyse qu'il est obligé de réaliser pour faire ressortir ce qui s'approche le plus de la vérité sur les évènements qui ont eu lieu cinquante ans auparavant quand de nombreuses versions contradictoires s'opposent entre les souvenirs confus, les traumatismes et la propagande.

J'ai été particulièrement captivé par le récit des évènements de 1956.
Joe Sacco fait le choix judicieux de décrire auparavant la situation d'ensemble, partant d'une anecdote concernant le congrès sioniste de Bâle en 1897 puis la création d'Israël, l'expropriation, la fuite et le parquage des palestiniens dans des camps de réfugiés tout d'abord totalement démunis, puis les incursions des réfugiés en territoire nouvellement israélien, l'escalade de la violence, des représailles, et tout ce qui a amené à une haine totale et mutuelle et à la situation complètement bloquée de la région.
Mais je ne savais pas à quel point les choses avaient atteint un pic dans l'horreur en 1956. C'est terrifiant ! Aberrant ! Surtout quand on s'imagine que ces évènements ont eu lieu à peine une dizaine d'années après la seconde guerre mondiale et ce que les Juifs avaient subi de leur côté.

L'horreur des évènements parait telle que j'en venais à douter, à me demander s'il y avait une part de dramatisation accentuée par les années, de mythe additionné aux faits historiques. Mais Joe Sacco présente l'ensemble avec la plus grande impartialité possible. En même temps qu'il fouille les souvenirs et les témoignages des anciens palestiniens, il écarte ce qui ne lui semble pas formellement prouvé, donne la parole à un ancien officier israélien, présente la version officielle du gouvernement israélien ainsi que celle adoptée par les rapports de l'ONU. La somme et la corrélation des témoignages (ainsi que la confiance que j'ai dans l'honnêteté du travail de l'auteur) ne laissent au final guère de doutes. Et le pire, c'est que ces évènements ont été suffisamment occultés dans l'histoire officielle pour que je ne les découvre qu'à la lecture de cet album.
Cet album se révèle donc un document informatif ultra-complet, intensément intéressant et instructif.

Sur la forme, maintenant, c'est également du très bon boulot. Joe Sacco a fait de grands progrès en matière de dessin depuis ses premières oeuvres où je trouvais son trait un peu ingrat. Ici, les décors sont particulièrement réussis, les angles de vue très bien choisis et les personnages sont tout à fait corrects.
La seule chose qui m'empêche de donner la note maximale à cet ouvrage, c'est le côté assez indigeste de la narration. La somme d'informations à assimiler est énorme, les témoignages différents amènent de nombreuses répétitions à chaque fois légèrement différentes les unes des autres, et tout cela amène le lecteur à devoir s'accrocher pour ne pas s'y perdre.
Malgré la force du récit, il se révèle donc un petit peu assommant sur la longueur. Et prendre des pauses en cours de lecture n'est pas très conseillé pour autant car, vu la complexité du récit, il est possible d'être largué le temps de reprendre le récit.

C'est là tout le reproche que je ferais à cette bande dessinée qui, outre cela, est extrêmement instructive, dense et bien foutue. J'ajouterais en outre que les dernières planches, muettes, sont particulièrement fortes en émotion, conclusion idéale en impact et en évocation de ce qu'ont vécu les réfugiés de Rafah à l'époque.

Nom série  La Marche du crabe  posté le 18/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans l'imaginaire d'Arthur de Pins, le crabe carré de Gironde est un animal qui a la malheureuse spécificité d'être incapable de tourner. Toute sa vie, il marchera le long d'une même ligne droite qui formera ainsi les limites bornées d'une existence où le seul choix se résumera à aller d'un côté, de l'autre ou d'attendre sur place qu'il se passe quelque chose. Jusqu'au jour où trois de ces fameux crabes décident un peu par hasard de se rebeller contre cette nature qui les emprisonnent.

Même si je savais qu'Arthur de Pins avait travaillé sur un court-métrage d'animation sur le sujet, j'ai été un peu surpris de le voir se lancer dans une trilogie en bande dessinée abordant un tel récit. Une histoire animalière mêlant ainsi aventure, humour et philosophie ne ressemble guère en effet à ses petites bonnes femmes de Péchés mignons, pas plus qu'au récent Zombillénium. Mais cela n'a rien de désagréable de le voir ainsi s'écarter du chemin dans lequel on aurait trop vite fait de le borner, à la manière justement de ses héros crustacés.

Si l'on reconnait la touche très informatique du dessin d'Arthur de Pins, le graphisme dont il fait preuve ici diffère de ses autres oeuvres. Plus épuré, un peu plus anguleux, il se démarque par une colorisation en aplats aux teintes soigneusement choisies. C'est agréable à l'oeil et fluide à la lecture, même s'il est facile de confondre des crabes qui se ressemblent un peu tous.

Le déroulement de l'intrigue m'a fait penser aux récits des rats du Pacush Blues de Ptiluc. On y retrouve en effet un cocktail similaire de discussions philosophiques, d'humour et de cruauté de la nature. On réalise bien vite que tout n'est que métaphore de la vie humaine et de ces bornes qu'on s'impose ou qu'on ne voit pas simplement parce qu'on est trop con, comme l'indique la dernière phrase du premier tome.
A cet univers totalement animal, Arthur de Pins ajoute cependant une dimension humaine puisqu'en parallèle des aventures des crabes se déroulent les manigances humaines, entre des vacanciers insouciants, une paire de reporters animaliers, des militants de Greenpeace et un commandant de bord cocu.

La lecture se révèle plaisante, parfois amusante, parfois intelligente. Sans m'avoir véritablement marqué, je n'en lirais pas moins la suite si j'en ai l'occasion.

Nom série  Les Blagues Ch'tis  posté le 18/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Mais ? Mais non, quoi !
Que les Ch'tis aient été à la mode il y a 2 ans, OK. Que des BD de tel ou tel humour soi-disant régional aient été diffusées à la même époque, soit. Alors pourquoi pas une ayant pour décor la région Nord ? Mais là, non, c'est vraiment mauvais.
Le dessin est simplement laid. Raide malgré son style gros nez, il est aussi moche que sa colorisation.
Quant à ces fameuses blagues, certes elles insèrent des éléments du Nord, accent, terril, grande braderie de Lille, maroilles et autres Berck Plage, mais la majorité pourraient concerner n'importe quelle région à quelques modifications près. Et surtout ce n'est pas drôle, pas drôle du tout. Les gags sont d'une grande lourdeur et tombent quasiment tous à plat.
C'est mauvais, quoi.

Nom série  T’as d’ beaux yeux, tu sais !  posté le 18/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'humour coquin est l'une des spécialités des éditions Joker. Entre les plutôt bonnes histoires de Dany (Ca vous intéresse ?) et les inégales mais globalement décevantes Blagues Coquines, Seron se classe malheureusement dans le deuxième cas avec les présents recueils de blagues illustrées.

En effet, on sait depuis Les Petites Femmes et depuis les poses aguicheuses de certains de ses personnages féminins dans Les Petits Hommes que Seron apprécie les coquines et aime dessiner des femmes toutes en courbes, aux lèvres aussi arrogantes que la poitrine rebondie, ou vice-versa. Son dessin, même s'il peut lasser à la longue, s'accorde très bien avec le mélange d'érotisme et d'humour de ce type de blagues.

Malheureusement, ces planches ne sont ni excitantes ni drôles.
Le premier tome recueille un certain nombre d'adaptations de blagues plus ou moins connues. Elles ne sont hélas vraiment pas terribles ou alors trop connues ou convenues pour être encore drôles.
Le second tome présente des gags un peu plus personnalisés. Visiblement il ne s'agit pas cette fois d'un recueil disparate d'illustrations de blagues connues, en tout cas pas connues par moi. Les gags ne se révèlent pas plus drôles pour autant. Ils sont régulièrement franchement lourds, ou tombent simplement à plat, même si certains pourraient faire un peu sourire.

Bref, c'est une lecture qui peut faire passer le temps quand on n'a rien d'autre sous la main, mais elle n'est franchement pas terrible ni en matière d'érotisme ni d'humour.

Nom série  Sam  posté le 17/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Cette série n'avait pas de raison particulière de me déplaire mais j'ai été franchement déçu par le rythme décousu des histoires et le trop grand nombre d'invraisemblances dans les scénarios.

L'idée de départ est pourtant assez originale. L'héroïne est en effet une jeune femme au comportement de garçon manqué, en permanence flanquée d'une salopette et de grosses godasses, travaillant dans une casse et grande amatrice de bagnoles. Ce type de personnage m'a un peu fait penser à Franka, elle aussi d'origine flamande, femme de tête qui vit des aventures policières grand public et que l'auteur n'hésite pas à légèrement dénuder par-ci par-là pour insister sur son indéniable physique sexy.
Par contre, il est bien difficile d'évaluer l'âge réelle de cette fameuse Sam. Elle fréquente encore le lycée, son meilleur ami a un physique de gamin, mais en même temps, elle a un petit boulot, sait conduire, a un corps de femme mûre...

Le dessin n'est d'ailleurs pas mauvais en matière de femmes dénudées. Il l'est cependant moins concernant la régularité des planches. Malgré son style semi-réaliste, les perspectives sont souvent étranges, avec des éléments d'avant-plan et d'arrière-plan qui semblent changer indépendamment de taille. Parfois les personnages paraissent plus grands que les véhicules à leurs côtés, ou aussi grands que les bâtiments, tandis que d'autres fois ils paraissent rapetissés. L'encrage lui aussi manque de consistance même s'il devient un peu plus maîtrisé au fil des tomes.

Une particularité du personnage de Sam m'a franchement gêné à la lecture. Les auteurs parsèment leurs albums de planches où elle part dans des rêveries éveillées, imaginant des fantasmes d'aventure et de fantastique aussitôt annihilés par un rappel à la réalité de ses proches. Une ou deux fois, ce type de digression fantasmatique peut passer, mais régulièrement répétés album après album, et à chaque fois clos d'une manière identique par une Sam toujours aussi surprise, c'est lassant et cela brise franchement le rythme de lecture des intrigues.

Parlons-en justement des intrigues, c'est là où le bât blesse le plus. Il s'agit à chaque fois de petites enquêtes policières sans grande envergure, à la manière d'aventures pour la jeunesse. Cela pourrait aller, d'autant plus que les auteurs jouent souvent la carte de l'humour, mais l'accumulation d'incohérences et de facilités dans les scénarios en gâche vraiment l'intérêt. Trop de péripéties sont gratuites tandis que certains dénouements d'action paraissent complètement sortis du chapeau.

Une drôle de lecture qui m'a semblé ne pas avoir trouvé comment se poser, quelque part entre récit jeunesse ou récit plus adulte, avec une héroïne parfois enfantine, parfois mûre et sexy, et un graphisme entre semi-réalisme et style franco-belge à gros nez. De toute manière, même si elle avait vraiment trouvé son public, l'inconsistance des scénarios n'aurait pas permis d'en faire quelque chose de bon à mon goût.

Nom série  Chocola & Vanilla  posté le 12/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même en sachant que ce manga s'adresse à de jeunes filles (10 à 13 ans) et en essayant de le lire dans cette optique, j'ai eu vraiment du mal à l'apprécier.

Les ingrédients de base ne sont pourtant pas si mauvais.
Le dessin, façon shojo kawai, fait preuve de quelques irrégularités mais il est assez agréable. Les personnages sont plutôt attachants malgré de gros clichés, notamment concernant la toute gentille Vanilla et son passage stéréotypé vers le côté obscur heureusement temporaire. Il y a toute une ambiance rose bonbon et énergique à la manière de l'héroïne Chocola qui rend l'ensemble sympathique. Et puis on trouve beaucoup d'ingrédients qui ont fait la force des mangas classiques de magical girls ou encore de Sailormoon, avec de mignons pouvoirs magiques, un monde parallèle enchanté, un ennemi classe dont l'héroïne tombera volontiers amoureuse, des amis, des romances et un secret familial caché depuis des temps anciens qui forme le fil rouge de l'intrigue d'ensemble.

Mais malgré cela, je n'ai pas apprécié ma lecture.
Premièrement à cause de ce concept complètement guimauve de récupération de coeurs colorés, symbolisant les sentiments des humains. Du coup, les pouvoirs magiques des petites sorcières se cantonnent le plus souvent à du maquillage surnaturel, des cheveux et des lèvres qui brillent, du parfum enchanté, le tout pour être la plus mignonne, gagner en popularité et collectionner les fans. Je déteste cette vision de la vie, surtout s'agissant de jeunes filles que l'on pousse du coup à tout miser sur leur apparence pour gagner.
Et puis, et surtout, la narration m'a été particulièrement pénible. Le découpage est fouillis au possible, avec régulièrement des dessins et des dialogues disséminés n'importe comment sur les pages, obligeant le lecteur à s'y retrouver pour savoir dans quel ordre les lire. Qui plus est, l'intrigue saute souvent du coq à l'âne de manière artificielle. Des passages sont survolés, mal expliqués, assenés abruptement ou rapidement oubliés.
Pour l'exemple, j'ai tiqué durant de nombreuses pages à la lecture du tome 3 quand, sans raison crédible, Vanilla se met à en vouloir à mort à sa meilleure amie et à toute sa famille, et qu'elle rejoint en quelques pages les rangs de l'ennemi, celui-là même qui avait tenté de tuer Chocola un peu plus tôt. C'est d'autant plus mal passé pour moi que la dite Chocola semble s'étonner et se soucier à peine de ce retournement abrupt de situation puisqu'elle continuera à s'amuser avec ses proches pendant quelques temps avant de tenter de retrouver pour de bon son amie.

Trop artificiel, mal raconté et se basant sur une idée idiote de la magie au service de l'apparence, j'ai du mal à me dire que ce puisse être un bon manga, même pour un lectorat de jeunes filles. En tout cas, vous ne pourrez pas me compter parmi ses fans.

Nom série  Ange et diablesses  posté le 11/06/2009 (dernière MAJ le 10/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans les années 80 paraissait dans le journal Spirou la série Arkel. Celle-ci donna lieu à 4 albums, un gros tome unique chez Dupuis puis 3 tomes chez l'éditeur Palombia. Ce dernier ayant fait faillite, il ne parviendra pas à publier le 4e et dernier tome souhaité qui devait conter une histoire prépubliée en partie dans le magazine Spirou mais à laquelle il manquait encore une conclusion.
Une vingtaine d'années plus tard, Stephen Desberg et Marc Hardy reviennent chez Dupuis pour donner un terme à ce récit et le publier en deux tomes sous le nouveau titre : Ange et diablesses. Ce récit complet est donc véritablement la suite de la série Arkel mais il peut se lire indépendamment malgré quelques références faites aux évènements passés.

On y retrouve avec joie la patte si particulière de Marc Hardy. Son trait personnel nous offre des planches dynamiques et dotées d'une vraie atmosphère. Les couvertures sont belles et très soignées. Ses femmes, en particulier ses diablesses et l'héroïne Estelle, sont en outre particulièrement sensuelles. Je suis persuadé que si j'avais lu cette bande dessinée durant mon adolescence, j'en aurais été tout émoustillé. Je regrette juste les décors un peu trop souvent vides.

L'histoire, quant à elle, est dans la droite lignée de la série Arkel. C'est une série qui me plait par son originalité et sa liberté de ton mais je n'arrive pas à en être pleinement satisfait.

Ce que j'aime dans cette série, c'est avant tout son décor de fantasy aventureuse à base de guerre entre les anges et les démons, d'un peu de science-fiction et d'un peu d'heroic-fantasy. Le cocktail était diablement original à l'époque.
Les récits d'Arkel diffusent en outre un parfum légèrement subversif, avec des démons charismatiques, des diablesses très attirantes et un petit ange pour héros qu'on sent régulièrement tenté comme peuvent l'être les jeunes lecteurs mâles.

Cependant, le ton ne semble pas réussir à se poser correctement. Le récit hésite trop souvent entre récit jeunesse, quête initiatique adolescente et récit séditieux plus adulte. Le héros, Arkel, est bien courageux mais il est trop niais, trop gamin pour permettre de s'y identifier. Ses réactions font bien infantiles en comparaison du monde qui l'entoure, et il faut un peu trop de facilités scénaristiques pour lui permettre de gagner contre une adversité plus mature que lui. C'est ce comportement de jeune ado qui m'a gâché un peu la lecture. De même, je n 'ai pas toujours bien compris les sentiments d'Estelle, déchirée entre des tentations auxquelles il n'est pas toujours facile de croire et un attachement à Arkel également peu crédible.
Et pour finir, j'ai été déçu par la fin très abrupte du récit. Marc Hardy a dû terminer plusieurs années après la dernière dizaine de planches manquantes et j'ai le sentiment qu'il a été forcé de mener rapidement à une conclusion qui aurait mérité nettement plus de pages.
C'est assez frustrant car pour le reste, le récit est très sympathique. On y retrouve l'ambiance dépaysante d'Arkel et ceux qui aimaient la série originelle n'en seront pas déçus.

Nom série  Alim le tanneur  posté le 24/09/2004 (dernière MAJ le 10/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne peux pas encore trop m'engager sur cette BD puisque seul le tome 1 est sorti mais en tous cas je peux affirmer que je l'ai beaucoup apprécié.
Je trouve le dessin très sympa et c'est bien la première fois que j'aime des couleurs faites sous Photoshop. Celles-ci sont vraiment excellentes et très rafraichissantes.
Quant à l'histoire, ce n'est pour le moment qu'une introduction à mes yeux, je ne peux donc pas encore vraiment savoir ce qu'elle vaudra. Le contexte est sympa et le décor oriental (est-ce une ville indienne comme Madras qui a inspiré ce décor ?) est original et bien dépeint. Je trouve l'histoire assez intelligente et la narration très réussie. Maintenant, je ne peux pas dire que j'ai été complètement captivé ni que ce que je vois de l'histoire pour le moment me semble vraiment original. C'est sympa, voire très sympa, mais je ne sais pas encore si la série entière sera vraiment excellente. Quoiqu'il en soit, ce premier tome est très engageant et si la suite est du même niveau, nous aurons une série incontournable.

Après lecture du tome 2 :
Excellent ! Le tome 2 me parait presque meilleur que le premier que j'avais un peu oublié entretemps.
La première chose que j'ai regardée sur ce second tome, c'était si les couleurs étaient aussi belles et originales que dans le premier. J'ai failli être déçu quand j'ai vu qu'on ne trouvait plus ces teintes roses et pastels qui m'avaient tant marqué dans le tome 1, mais au final, les couleurs m'ont encore une fois paru véritablement réussies et très belles, même si un peu moins originales.
Et de toute manière, le dessin et la composition des images est tellement excellente que... que c'est vraiment une très belle BD.
Quant au scénario, il est assez court et simplement résumé, mais il prend une tournure qui me plait encore davantage que le premier tome. A la fin du tome 1, je ne savais pas trop vers où le récit allait partir, je n'étais pas plus que ça motivé à l'idée de lire la suite. Là, au contraire, je suis maintenant accroché et je veux voir la suite qui parait très bien lancée.

Vraiment une série amenée à devenir un immanquable du monde de la BD d'aventure-fantasy !

Après lecture de l'ensemble de la série :

J'ai été décontenancé par le tome 3. Moi qui prenais plaisir à suivre ce père et sa fille, j'ai été déçu par la séparation imposée et le fait qu'on perd la trace de la fille. Pourtant, quand on achève le tome 4, on réalise que c'est en cela que tient toute la spécificité du scénario et qui amène à la conclusion choisie par les auteurs. Néanmoins, cette rupture a un peu brisé le charme que j'éprouvais pour cette série. L'intrigue elle-même se modifie à partir de ce troisième tome, la fuite en avant devenant une relativement brusque association avec l'ancien ennemi vers un but nouveau, à une époque nouvelle.
Du coup, même si la chute de l'histoire est assez forte et intelligente, le récit y a perdu pour moi la saveur que lui amenait le gentille ambiance familiale du couple père-fille du début. Il est devenu plus froid, plus implacable, un peu moins plaisant et moins capable de se démarquer de nombre des autres productions à mes yeux.
Malgré ce léger ressenti, ça n'est reste pas moins une très bonne BD, au dessin excellent, qui mérite clairement la lecture.

Nom série  Acriboréa  posté le 21/05/2007 (dernière MAJ le 10/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sans les nombreux avis très positifs ci-dessous, je n'aurais pas acheté cette BD. En effet, les couvertures de ses albums ne m'attiraient vraiment pas, pas plus que l'aspect action-SF de leur feuilletage et pas plus que le style du dessin. Tout cela me faisait trop bigrement penser à une série classique de chez Soleil pour que j'ose tenter l'aventure.

Alors au final ? Au final, je ne regrette pas mon achat, j'ai bien apprécié ma lecture même si je trouve l'ensemble un petit peu trop superficiel pour me satisfaire pleinement.

Je ne suis pas fan du dessin. Je trouve l'encrage trop gras et uniforme, les personnages trop lisses et le style manque de personnalité à mon goût.
Ca n'en reste pas moins dessiné très correctement et donc plaisant à lire.

Quant au scénario, le seul premier tome n'a pas suffi à me convaincre, il a fallu que je lise la suite. Pourtant c'est du space-opera comme je les aime, mais il est un peu trop dirigé vers l'action à mon goût. Le public visé me semble en outre légèrement adolescent du fait de certains éléments que je trouve assez dispensables. La course de speedker, certaines scènes d'action avec beaucoup d'explosions, etc., ça manque un peu de finesse en ce qui me concerne. En outre, en première lecture, j'ai cru retrouver une foule de petites idées issues d'autres oeuvres comme Akira, Avant l'Incal, La Guerre Eternelle, etc.
Mais finalement, il ne s'agissait que d'impressions furtives et sans réel fondement car le scénario d'Acriborea se révèle véritablement original et bien foutu. Même si son déroulement reste superficiel et basé sur l'action, l'intrigue est complexe et met en présence un grand nombre de protagonistes tous aussi intéressants les uns que les autres.
Et surtout, principale qualité, à partir du second tome, on est vraiment scotché à l'intrigue et les nombreux rebondissements et mystères donnent vraiment envie de savoir la suite et de tourner les pages avec avidité. Et certaines idées sont vraiment bien trouvées.

Au bout des 5 tomes que compte la série, je n'ai ressenti aucun essoufflement. Le rythme est toujours très bon, l'intrigue a bien pris forme et captive le lecteur. Seule la fin, un peu abrupte et surtout sans happy-ending m'a légèrement décontenancé, sans pour autant trouver de reproche àlui faire. C'est tout de même beaucoup d'action et de la SF musclée plutôt que scientifique mais c'est une vraie bonne lecture, plus un divertissement qu'une prise de tête, mais en tout cas de quoi faire passer un long et bon moment.

Nom série  Cat street  posté le 09/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Keito Aoyama, jeune fille de seize ans, est traumatisée depuis l'âge de neuf ans suite à une carrière trop précoce de star de la pub et du spectacle finalement brisée par la trahison d'une amie devenue rivale. Depuis, elle a quitté l'école pour vivre en recluse au sein de sa famille. Cat street, c'est l'histoire de sa découverte d'une école dite "active" qui va lui permettre de réintégrer une vie normale et heureuse, ainsi que sa rencontre avec ceux qui vont devenir ses nouveaux amis et plus si affinités.

Malgré un pitch peu enthousiasmant en ce qui me concerne, j'ai finalement trouvé à ce manga un vrai potentiel et un développement très agréable.
Le dessin est celui d'un shojo classique, avec la régulière absence de décors et leur remplacement par des trames, étoiles, lueurs et autres fleurs ridicules comme on en trouve tellement dans ce genre d'ouvrages. Malgré cet aspect un peu rebutant à mon goût, le trait est bon, les visages bien reconnaissables et les poses des personnages sont dynamiques et réussies. La narration est parfois légèrement confuse mais cela n'est rien de rédhibitoire.
L'intrigue se révèle relativement dense, emplie de nombreux éléments différents qui se combinent bien et permettent un déroulement imprévisible malgré quelques lieux communs. Le scénario n'échappe pas à certaines facilités et stéréotypes, notamment en ce qui concerne la trahison qu'a subie l'héroïne dans sa jeunesse, mais ces regrets sont vite éclipsés par l'aspect plaisant de la lecture.
L'un des points forts de ce manga réside dans la personnalité de ses protagonistes. Malgré un côté légèrement caricatural ou facile de certains d'entre eux, ils se révèlent très sympathiques, attachants et plutôt originaux en fin de compte. Leurs soucis psychologiques sont en outre traités avec un réalisme qui se retrouve dans leurs relations que j'ai trouvées justes et intéressantes.

Là où je croyais trouver une intrigue exploitant de façon convenue une fausse bonne idée de départ, j'ai trouvé une lecture agréable, bien menée et suffisamment riche pour laisser imaginer de nombreux développements intéressants dans les 8 tomes qui composent la série.

Nom série  Space Mounties  posté le 07/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Cette BD étant classée en section jeunesse dans la bibliothèque de ma commune, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Néanmoins, après lecture, j'estime que la quantité de références et de clins d'oeil qu'elle contient la destine au minimum à un lectorat adolescent et pourquoi pas adulte.

Le premier tome n'est pas le plus convainquant de la série. Là où les deux autres présentent une unique histoire chacun, celui-ci amène les deux protagonistes à vivre une série de missions différentes. Cela permet de faire découvrir les personnages et leur univers.
Dans ce monde-là, en effet, l'humanité a colonisé de nombreuses planètes exotiques et a décidé de mettre en place une force de sécurité galactique sous la forme d'une Police Montée à peine plus technologiquement avancée que celle qui faisait la loi au 19e siècle au Canada. En fait tout cela est un prétexte pour envoyer les deux héros, Marcus et Gordon, dans des aventures un peu loufoques sur des mondes qui sont bien souvent le simple mélange parodique d'une ou plusieurs civilisations terrestres.
C'est ainsi que pour le second tome, on les retrouve sur une planète directement inspirée de la Cuba de Fidel Castro, où les pacifiques révolutionnaires sont confrontés à une tribu de Jivaros bien décidés à les déloger de là. Quant au troisième tome, c'est un remake des 7 mercenaires, avec un village d'hindous aux prises avec des bandits mexicains.

Tout est raconté avec un vrai sens de la dérision.
Les héros sont des tire-au-flanc qui ne se sortent des situations difficiles que par de gros coups de chance, bien aidés en cela par un scénariste bienveillant. Mais la résolution de leurs missions est plutôt annexe en fin de compte puisque le vrai objectif est de présenter des mondes amusants, de drôles de personnages et des situations rocambolesques. Et de ce point de vue, c'est bien réussi à mes yeux.
J'ai beaucoup aimé la parodie de Cuba castriste, et notamment les clones de Castro lui-même. De même, la revisite des 7 mercenaires est amusante. Les dialogues sont parfois un poil lourds mais quand même souvent drôles. Les situations sont nombreuses et variées. Les clins d'oeil sont souvent bien vus et percutants.
L'un des points forts de la série est également la densité de ses albums. En 48 pages, il se passe beaucoup de choses et on n'a vraiment pas l'impression d'une dilution d'un récit qui aurait pu tenir en bien moins de planches.
Inversement, cette densité pénalise un peu le rythme et l'accroche des scénarios. On s'y perd un peu dans le foisonnement des idées et des petites péripéties.

D'ailleurs, on en vient assez vite à se ficher des missions elles-mêmes des héros pour simplement profiter des décors, des idées et des clins d'oeil. D'autant plus que le dessin de Guilhem est très sympa, soigné et efficace. Du bon boulot.
Les scénarios ne sont pas des plus captivants et présentent pas mal d'artificialité, mais c'est une lecture plaisante, très divertissante et souvent drôle. Moi, j'aime bien.

Nom série  Zidane  posté le 07/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par pure curiosité que j'ai lu cet ouvrage car je me fiche du foot et trouvais plutôt grotesque l'idée d'une BD sur la vie de Zidane. Le résultat s'est néanmoins révélé de plutôt bon niveau et la lecture assez intéressante et pas désagréable.

Le dessin est très scolaire, on se croirait dans une vieille BD semi-éducative telle qu'on pouvait en lire dans le journal Okapi dans les années 80. Il est néanmoins acceptable et la narration graphique n'est pas mauvaise.

L'histoire de la vie de Zidane est racontée de manière intéressante. L'accent est surtout mis sur sa jeunesse et ce qui l'a amené et lui a permis de devenir le champion qu'il est devenu. A l'inverse, les moments les plus connus de sa carrière, la coupe du monde notamment, sont traités de manière rapide, presque éludés comme des évidences.
J'ai été un peu frustré en fin d'album de réaliser que la BD avait été publiée en 2005 et donc ne dit rien sur le retour à la compétition de Zidane et la conclusion en forme de coup de boule de sa carrière lors de la coupe du monde 2006.

Un des bons points de cet album est l'implication de Zidane lui-même dans la narration puisque c'est lui-même qui se raconte. Ca donne une certaine vie et une indéniable sincérité au récit, et il est plaisant de voir là s'exprimer là son âme visiblement généreuse et humble.
Malheureusement, c'est cette même narration qui allourdit aussi la lecture car elle est très bavarde, surtout sur la fin. Il vient au moment où l'on lit davantage le texte qu'on ne profite des images qui deviennent presque simplement illustratives sur les dernières pages. Le médium BD n'est donc pas utilisé au meilleur de ses capacités.

Lecture intéressante et plutôt bien menée, quoique légèrement rébarbative vers la fin. Cet album vaut donc le coup d'oeil, mais pas forcément l'achat à moins d'être fan du personnage.

Nom série  Supermurgeman (Les Aventures incroyables de...)  posté le 06/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mélangeant absurde, humour con et un peu de politiquement incorrect, Supermurgeman est un pur produit d'humour underground à la mode du journal Psikopat.

Même si je connaissais déjà le personnage par la lecture de la série telle que parue chez Dargaud (Supermurgeman), j'ai cru à la lecture des premières planches de cet album que je n'allais accrocher. En effet, Supermurgeman vomissant sur super monsieur caca, ce n'est pas vraiment ce qui me fait décrocher un sourire. Mais au fil des histoires courtes, j'ai fini par rentrer dans le trip et trouver ça souvent drôle.
J'apprécie l'absurde de nombre de situations, notamment les chutes débiles ou décalées. J'ai plus particulièrement été amusé par les gags les plus parodiques, mettant en scène des personnages venus d'ailleurs, comme Tintin, les BN, Pepito, etc...
A la longue, sur un album entier, je dois dire que je me suis quand même lassé. Je souris et rigole par-ci par-là, mais j'ai eu un peu de mal à aller jusqu'au bout de l'album quand même.
A lire à petites doses.

Nom série  Dinosaur King  posté le 06/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ceci est la BD officielle d'une série de dessins animés qui est elle-même l'adaptation commerciale d'un jeu de cartes à collectionner créé par Séga et complètement pompé sur le concept de Pokemon et autres Digimon.
Le jeu de cartes consiste à faire s'affronter des dinosaures (trop cool !) avec des cartes plus ou moins fortes, chacune ayant des compétences particulières.
La série animée, elle, plaque un scénario assez débile pour tenter d'expliquer l'origine de ce jeu et mettre en scène les combats entre l'équipe des gentils, les enfants de la D-Team, contre les méchants, le Docteur Z et son gang Alpha. Les personnages et les décors sont dessinés comme des animations japonaises classiques, tandis que les dinosaures, eux, sont en images de synthèse, 3D texturisée et animée de manière très très laide, ne se fondant pas du tout dans les décors.

La bande dessinée reprend le mauvais scénario du dessin animé avec un dessin encore moins bon et une narration embrouillée.
Les personnages et décors reprennent la plupart du temps les plans exacts du dessin animé, tout en étant redessinés de médiocre manière. Les dinosaures sont, quant à eux, représentés dans un style semi-réaliste qui, là encore, se fond mal dans les décors.
Le premier tome de la série reprend le contenu du premier épisode en dessin animé et c'est quand on compare l'un et l'autre qu'on constate combien la narration graphique est ratée tant certains passages se retrouvent mal expliqués et mal amenés dans l'adaptation BD.
Exploitation commerciale de très basse qualité et tout simplement inutile.

Nom série  Secret'R  posté le 05/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai hésité à classer ce manga dans le genre "érotique" à cause des caractéristiques pudibondes dont il hérite des hentai hypocrites, à savoir des sexes invisibles et des pénétrations seulement suggérées, mais le sujet est "strictement pour adultes" de manière sans équivoque. On est dans le pur fantasme pornographique et cela n'a rien de désagréable.

Il s'agit d'un récit pour mâles, à moins que les femmes aiment lire les aventures sexuelles d'un jeune homme un peu godillot qui se fait tourner en bourrique par de superbes femmes à la poitrine démesurée.
Le cadre du fantasme : un nouvel embauché se retrouve à travailler dans un étage réservé à lui seul et à 4 superbes femmes très (très !) entreprenantes. Tout cela n'est pas crédible mais les situations, toutes plus fantasmatiques les unes que les autres, sont bien amenées et très aguichantes. L'ensemble est fort émoustillant, à l'exception peut-être d'une courte scène urologique qui n'est vraiment pas mon rayon.
L'un des points forts de ce récit érotique tient dans la personnalité des protagonistes féminines qui n'ont rien de femelles soumises ou de dominatrices stéréotypées comme dans de trop nombreux mauvais récits érotiques. Certes, elles n'ont rien de crédible, étant bien évidemment aussi belles et célibataires que nymphomanes et intéressées par le seul héros du récit, mais on est dans le domaine du fantasme, pas du réalisme.

A côté du pur érotisme se tisse une petite histoire romantique avec un mystère et un conflit au sein de l'entreprise, mais ce n'est qu'un fil rouge narratif annexe permettant de suivre avec plaisir la suite de scènes pornographiques qui composent ce manga.
Un hentai qui ne se voile pas la face et qui atteint bien son but.

Nom série  Valkyria Chronicles  posté le 05/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bien que cette série soit classée en tant que shonen, j'ai cru lire un mauvais shojo. Ce manga a en effet tout d'une chronique de la guerre à l'eau de rose, une histoire ayant un conflit armé pour toile de fond et des militaires pour héros mais où l'action se borne à des discussions philosophiques à deux balles, du romantisme, des relations superficielles et une bleuette adolescente. Point de combat, pas de blessure, des uniformes parfaitement ajustés, des coiffures impeccables et des héros combattants à peine sortis de l'enfance qui sont là pour "trouver la clé qui nous fera enfin nous tenir tous par la main", oh, c'est beau !

Certes le dessin est joli. Les costumes sont travaillés, les décors soignés et les anatomies réussies même si deux des protagonistes principaux se ressemblent trop. Mais on s'y perd régulièrement dans la foule de personnages balancés en plein récit sans être présentés. Et la narration manque souvent de clarté.

De toute manière, objectivement, le récit est aussi crédible que de voir Michael Jackson jouer du biniou dans un Fest-noz. C'est la guerre vue avec des oeillères pour un public d'adolescents romantiques. Et je ne parle pas du tank personnel de la famille du héros qui attendait sagement et en parfait état de marche dans une grange que les deux jeunes frère et soeur se décident à s'engager dans le combat...

Non content d'être franchement niais, le scénario est également ennuyeux. On a l'impression qu'il ne se passe rien et que toutes les tensions entre personnages sont parfaitement artificielles et stéréotypées, le pire étant la haine raciste qu'affichent en permanence certains entre ces fameux Dracsens dont fait partie la soeur adoptive du héros.
On n'y croit pas une seconde et si je suis arrivé en bout de lecture sans lâcher l'affaire, c'est uniquement parce que le dessin est bon et que le récit se laisse lire sans trop de déplaisir.

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