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Nom série  Le Labo  posté le 17/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Labo, ce sont des reportages en bande dessinée parus dans le journal de Spirou dans lesquels Jean-Yves Duhoo nous décrit ses visites dans de véritables centres de recherche un peu partout en France. A raison de 4 pages par laboratoire et de 10 laboratoires pour un album, il présente les lieux, sa rencontre avec un ou plusieurs des chercheurs et la description que ces derniers lui font de leurs travaux et de leurs outils. L'auteur en profite pour nous retranscrire ce qu'il a appris sur tel ou tel sujet scientifique parfois très avancé.

Les thèmes abordés sont aussi variés que les types de laboratoires visités : cela va de l'étude des animaux marins à la Station Biologique de Roscoff, jusqu'à l'astrophysique à l'observatoire du Pic du Midi, en passant par les travaux sur les couches minces chez Thales, eux-mêmes situés non loin du synchrotron Soleil.
Le dessin est simple mais suffisamment détaillé pour bien représenter les lieux et le matériel utilisé. Les explications scientifiques sont plutôt bien vulgarisées même si elles restent superficielles et paraissent légèrement absconses quand le sujet abordé se complique. Il y aussi une petite part d'humour même si je dois dire que j'y ai peu été réceptif.

La visite de chacun de ces laboratoires est certes intéressante mais elle n'a jamais su vraiment me captiver. Les reportages en question m'ont paru soit trop succincts, soit peu palpitants. Cela ressemble un peu trop à une suite de brefs aperçus sur des sujets de recherche et des lieux, comme une sorte de catalogue qui ne rentrerait pas dans les détails et donc a du mal à captiver outre mesure son lecteur. Il manque à mes yeux une accentuation soit vers davantage d'explications scientifiques pour instruire un lecteur un peu plus adulte, soit vers davantage d'humour pour apprendre en s'amusant. A titre de comparaison, je trouve les cours du Professeur Moustache de la blogueuse Marion Montaigne nettement plus drôles et instructifs à la fois puisqu'il s'agit de récits didactiques tout aussi courts mais aussi scientifiquement corrects que complètement délirants au niveau de la narration.

J'ai cependant beaucoup apprécié dans cet album la douzaine de pages finales décrivant de manière concise et complète, avec textes et photos à l'appui, les détails des dix laboratoires visités par Jean-Yves Duhoo. Cela permet d'obtenir plus d'explications sur leurs recherches, leurs origines, le nombre de chercheurs et donne la possibilité de se renseigner plus précisément sur l'un ou l'autre d'entre eux.

Le Labo est le genre de bande dessinée documentaire dont je conseillerais l'achat pour les CDI ou les bibliothèques. Elle est instructive, variée et plutôt bien vulgarisée pour un lectorat adolescent ou adulte néophyte.

Nom série  Paul à Québec  posté le 16/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jusqu'à présent, je n'ai jamais trop accroché aux albums de la série des Paul de Michel Rabagliati. Je les trouve sympas, intéressants, parfois un peu touchants, mais je n'en fais pas une passion. C'est comme de lire un blog, une sensation légère de voyeurisme, de découvrir la vie d'un autre (même s'il est ici fictif) et la comparer à la sienne, mais je n'ai pour autant jamais trouvé ça indispensable.
Avec cet album primé à Angoulême, je fondais un peu plus d'espoir mais, même si lui aussi je l'ai trouvé bien, je n'ai pas non plus été vraiment transporté.

Pour en avoir entendu un peu parler auparavant, dès l'entame de l'ouvrage je savais de quoi il allait être question. Contrairement à l'album précédent, Paul à la pêche, celui-ci est structuré du début à la fin sur un unique sujet : la mort d'un proche.
Cela commence par la mise en situation, la description du bonheur actuel de ce personnage, quelques ans avant sa maladie. Puis l'auteur approfondit un peu plus la description de sa personnalité, profitant d'une conversation entre Paul et lui pour raconter une partie de son passé et de son enfance difficile. Puis viennent la maladie, la faiblesse, le transfert dans une maison de soins palliatifs et la longue veillée auprès du mourant jusqu'à la conclusion fatale. Tout cela est raconté avec justesse et sincérité. Pas de pathos, un peu d'humour et de bonne humeur par-ci par-là, mais tout reste réaliste et plein d'empathie.
Pour autant, à part quelques passages précis et notamment les toutes dernières pages, je n'ai guère été touché. Du moins, pas plus que pour n'importe quel autre récit abordant un sujet aussi émotionnellement sensible que celui-là. Il est très facile de m'arracher des larmes et des émotions sur des sujets tels que la famille, la mort et plus encore quand on parle d'enfants. Abordant un sujet similaire, cet album avait donc le potentiel de m'émouvoir bien davantage. Mais là non, je suis resté assez neutre, ni transporté ni vraiment ennuyé.
Ca n'en reste pas moins une lecture de bon niveau.

Nom série  Les Crocs d'ébène  posté le 15/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ancien fan de "Livres dont vous êtes le héros" (LDVELH) , je ne peux pas résister à la lecture d'une BD interactive sur le même principe. Celle-ci en est une dans la pure veine du genre, complètement inspirée par ces livres qui faisaient fureur dans la jeunesse des années 80. Mais hélas, elle n'est franchement pas terrible, tant sur le plan de la BD que de la lecture ludique...

L'aspect kistchissime saute aux yeux dès la couverture. Les couleurs sont très moches, enlaidissant un dessin qui, de son côté, est correct sans plus.
Le personnage principal est un pur américain, soldat des forces spéciales durant la guerre du Vietnam, le héros parfait des films d'action US de l'époque. Et le voilà plongé dans un univers heroic-fantasy tout ce qu'il y a de plus cliché, avec sa foule de noms fictifs biscornus, ses monstres, ses esclavagistes, ses dangereux sorciers, sa belle reine qui tombe dans les bras du héros, et... et bien sûr celui-ci est l'élu qui va sauver ce monde d'un terrible danger !

Bon, pourquoi pas, du moment que c'est bien raconté ?... Mais ça ne l'est pas du tout.
D'abord, au niveau de la trame de livre dont vous êtes le héros, nous sommes dans le cadre de ce qu'on appelle un "one true path", c'est-à-dire que très vite on réalise qu'il n'y a presque aucun choix : à quelques exceptions et minuscules détours près, soit vous prenez la bonne décision, soit vous mourez. C'en est régulièrement très frustrant car ce sont de vrais coups de hasard ; soit vous tournez à droite et vous trouvez le trésor, soit vous tournez à gauche et vous mourez. Que choisissez-vous ? C'est d'autant plus agaçant que ces morts sont le plus souvent absurdes, abruptes et absolument pas prévisibles avant de faire le choix.
Ce qui ajoute à la pénibilité de l'ensemble, ce sont aussi les sauts d'un bout à l'autre de l'album. Autant en LDVELH, quand à chaque chapitre vous avez une petite somme de texte à lire, cela passe, mais quand dans cette BD vous devez tourner 50 pages pour voir une case muette qui vous renvoie ensuite 40 pages en arrière vers une nouvelle case muette et ainsi de suite, la lecture est vraiment lourdingue.
A noter également un passage ludique complètement raté où il vous faut avoir repéré de nombreux chapitres auparavant un nombre à peine déchiffrable dans le dessin d'une case au hasard du récit pour le réutiliser plus tard à un moment clé sans quoi vous êtes assurés de mourir. J'ai dû parcourir tout l'album pour découvrir quel était ce nombre dans le chapitre où il devait me mener, puis ensuite seulement le chercher difficilement dans l'image où on était sensé l'avoir repéré et comprendre la logique qui aurait pu m'amener à penser à ce nombre au moment voulu... Mal foutu et très frustrant au niveau du jeu.

Par contre, le cheminement unique du scénario permet une lecture relativement longue et dense. En effet, comme il y a très peu de réelles options possibles, le scénariste a pris ses aises pour développer un scénario certes basique mais structuré en plusieurs grands épisodes finalement bien variées : d'abord une courte introduction au Vietnam puis l'arrivée dans le désert du monde fantasy et sa traversée, puis une enquête contre un dangereux sorcier dans la capitale de ce monde, puis un peu de politique-assassinat, puis la recherche d'un allié magicien, puis la route vers la confrontation finale.
Malgré le côté pénible de la lecture-jeu, une intrigue très superficielle et l'abondance de clichés, on en a donc pour son argent en terme de quantité de lecture et de variété des péripéties.
Et puis il y a aussi une petite part d'humour disséminée par-ci par-là (notamment un problème face à un puissant sorcier réglé à coup de grenades qui m'a assez amusé) et un peu d'érotisme qui font que la lecture n'est pas si désagréable.

Mais c'est quand même très loin d'une bonne BD et très loin d'être une bonne histoire dont vous êtes le héros.

Nom série  Iron Man - La guerre des Armures  posté le 11/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Finalement, sans prendre en compte les films récents, je ne connaissais Iron Man que par le biais d'histoires mettant en scène les Vengeurs. Je n'avais jamais fait davantage que feuilleter des histoires de lui en solo. Cet album fut donc pour moi l'occasion de découvrir pour de bon un récit complet emblématique des récits typiques de ce super-héros, au même titre que le Diable en bouteille.

Le dessin m'est apparu agréablement désuet, à même de réveiller la nostalgie des lecteurs de comics de l'époque. On reconnait vraiment le style des années 80. Plutôt maîtrisé, son côté rétro, plus ou moins guindé et figé, n'est quand même pas à même de plaire à tout le monde. La colorisation aussi est bien typique de l'époque avec des aplats tout propres mais sans grande vitalité.

Le scénario tient la route mais je dois dire que je ne l'ai pas trouvé tellement palpitant. Dès les premières pages, l'intrigue est dévoilée : Tony Stark, par le biais d'Iron Man, va s'attaquer successivement à de nombreux combattants, des super-vilains mais aussi quelques représentants de la Loi, pour détruire les circuits de sa création qui ont été intégrés à son insu dans leur armures. Du coup, cette vendetta personnelle va attirer sur lui la désapprobation de la population, des autres super-héros, du gouvernement et du SHIELD et Tony Stark va devoir faire avec. Puis viendra vers la fin un grand méchant sorti un peu du chapeau et un combat final sans grande surprise.
Même si cela se lit bien, j'ai trouvé que le récit manquait de rythme et de percussion. Je n'ai jamais été vraiment passionné par cette lecture qui n'a pas su me surprendre. Une planche du premier chapitre m'a laissé espérer une confrontation entre Iron Man et Fatalis mais elle n'aura jamais lieu et les guerriers en armure auxquels Stark s'oppose n'avaient pas vraiment de saveur à mes yeux.

Instructif sur le personnage de Stark, cette histoire se lit comme un divertissement acceptable mais je ne suis pas vraiment tombé sous son charme. Il y a mieux en matière de récits de super-héros.

Nom série  La Peur du rouge  posté le 09/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une fois de plus, la collection Shampooing de Delcourt édite en album le contenu d'un blog BD. Dans ces cas-là, il est d'ordinaire difficile de conseiller l'achat d'une lecture disponible gratuitement sur le net. Pourtant celle-ci se démarque par un contenu relativement fort sur le plan émotionnel.

Ce récit est dans la lignée de l'album Pattes d'éph & col roulé qui regroupaient plusieurs histoires mettant en scène les péripéties du jeune adolescent qu'était Fred Neidhart. On y retrouve le même héros autobiographique et son entourage aux faciès animaliers.
L'intrigue se déroule dans le cadre par un voyage scolaire à Berlin. Le jeune Neidhart va y découvrir les "horreurs" du communisme contre lequel sa famille de droite l'a largement mis en garde. Cela commence donc comme une petite balade touristique intéressante agrémentée de discussions graveleuses et de conneries d'adolescents, le tout dans une ambiance fin 70s début 80s.
Mais cet aspect de l'album n'est qu'une façade, une mise en place, pour une seconde partie de récit nettement plus... déstabilisante. En effet, le jeune Neidhart va profiter de son séjour pour partir un peu à l'aventure seul dans les rues Berlinoises, à la recherche d'une idole adolescente. Il va alors lui arriver une expérience d'autant plus traumatisante pour un enfant de 13 ans qu'on ne sait estimer s'il s'agit d'une histoire vraie ou si l'auteur joue la carte de la fiction ou de l'exagération. Qu'il s'agisse d'une mise à nu en forme de témoignage au réalisme cru ou d'une dénonciation de faits imaginaires mais qui auraient pu arriver à n'importe qui, c'est en tout cas très dérangeant.

Le tout est mis en image de fort belle manière, avec un trait animalier de plus en plus maîtrisé et des cadrages qui ajoutent à la force de la narration.
La dureté du passage clé du récit est en outre compensée par un humour discret mais bien présent, une sorte de cynisme qu'on espère salvateur si l'histoire est vraie. La conclusion en forme de boutade caustique lors de l'élection de Mitterrand en 1981 est bien représentative de cet état d'esprit semi ironique.
Bref, c'est une bonne lecture, à mi-chemin entre balade touristique, nostalgie d'une époque révolue et révélation d'une douleur intime.

Nom série  Le Recul du Fusil  posté le 08/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série aborde la période historique ayant précédé la seconde guerre mondiale, et plus spécifiquement le sujet de la guerre civile espagnole. Celle-ci est cependant vue, pour commencer en tout cas, par un oeil extérieur et distant, celui d'un jeune provençal monté à Paris pour ses études et qui ne fait, au départ, qu'en entendre parler par le biais de l'actualité et des fréquentations communistes de son meilleur ami.

C'est toute la vie parisienne de 1936 qui est abordée dans le premier tome de cette bande dessinée. Fernand côtoiera en effet aussi bien les classes populaires et les militants communistes que la bourgeoisie. Il vivra aussi bien une romance sans espoir avec sa belle voisine de la haute société que des coucheries avec des prostituées des bas quartiers ou encore une courte aventure essentiellement pécuniaire avec une belle artiste plus intéressée par l'argent que par l'amour. Il connaîtra aussi bien l'amitié avec des gens dont il ne se sentait aucunement proche au départ que les engueulades avec ses anciens amis. Et il finira par être à la fois confronté à une milice fasciste et à devoir, bien contre son gré, rendre des comptes à la justice.
voilà donc un premier tome très dense, un peu dispersé, à tel point qu'on en est parfois à se demander où l'auteur veut en venir avant que les choses ne se précisent à la toute fin de l'album et que le véritable thème de la série se dévoile. C'est en tout cas un intéressant tour d'horizon historique, social et un peu romantique, qui redonne vie d'agréable manière au Paris des années 30.
Le dessin lui aussi est agréable, souple et vivant. La lecture coule sans accroc.

Il est juste regrettable que le scénario manque un peu d'accroche à force de s'égailler en nombreuses sous-intrigues. Du coup, on suit ce récit comme un divertissement instructif mais qui ne marque pas vraiment la mémoire ni par son originalité ni par son émotion.
Attendons la suite...

Nom série  Princesse Suplex  posté le 06/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai peu de choses à dire sur cet album tant sa lecture me fut rapide et tant elle n'a pas su me toucher.
Il met en scène avec sincérité des filles visiblement sympas qui s'échappent de leur morne quotidien par une activité physique que vous aurez rapidement devinée au vu du titre et de la couverture, activité durant laquelle elles jouent un rôle qui la transforme, les fait devenir une autre, avec une autre vie.
OK... Soit...
Seulement, j'ai envie de dire "et après ?". J'y vois l'introduction d'un récit, pas un récit en lui-même. Je reste complètement sur ma faim et, comme dit plus haut, cela ne suffit pas pour me toucher, me divertir ou m'intéresser.

Nom série  Mon petit nombril  posté le 06/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une adaptation papier d'un blog BD. Celui-ci a la particularité, s'il en est, d'avoir un auteur québécois. Ses récits sont donc largement empreints de cette ambiance canadienne, avec son argot particulier et ses décors souvent enneigés. Un agréable dépaysement pour un lecteur français tel que moi.

Mais Pascal Colpron raconte avant tout son quotidien familial et surtout sa vie de père d'une petite fille. Car comme il se définit, il est papa à plein temps, à s'extasier devant les premiers babillements de son bébé, devant les "gros calins" de sa fille, et il partage le tout avec sa femme qui est, elle aussi, l'amour de sa vie. Tout cela est attachant et mignon.
Cela parle d'autant plus à un lecteur comme moi que l'auteur se présente également par le biais de son métier, dessinateur notamment dans le domaine de l'animation, et fan de BD, rencontrant par-ci par-là d'autres auteurs canadiens. Voilà qui donnera une petite fille éduquée dans une ambiance de super-héros et autres Wolverine.

Le dessin est le point fort de cet album. Le trait de Pascal Colpron est vraiment sympathique, souple et maîtrisé. Autant dans les premières pages, on y sent la patte de l'animation, autant il gagne en aisance au fil du temps pour se rapprocher à mes yeux d'un style comme celui de George Bess.

Les histoires courtes, longues d'une ou deux planches en moyenne et dotées le plus souvent d'un gag final, sont sincères et attachantes mais elles se révèlent un peu trop anecdotiques, sans grande surprise. La narration est bonne mais le style n'est pas des plus originaux. L'humour y est certes présent mais j'ai fait rarement plus qu'en sourire.
Du coup, malgré les quelques inédits que contient l'album, son achat n'a rien d'indispensable à mon goût.

Nom série  +Anima  posté le 05/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
+Anima est un shonen s'adressant essentiellement aux jeunes adolescents et pré-adolescents. Cela se ressent dans la simplicité de son scénario, dans la naïveté ambiante qui imprègne certaines péripéties et surtout dans l'état d'esprit boy-scout immature du héros à peine sorti de l'enfance.
Néanmoins, c'est une lecture plaisante.

Le graphisme est de très bonne qualité. Certes le style n'a rien d'original mais il est maîtrisé et la narration graphique est agréable.

Le postulat de l'intrigue n'est pas très original dans le domaine du manga mais il est bien posé. Il s'agit d'imaginer, dans la population d'un monde imaginaire, certaines personnes, essentiellement des enfants ou des adolescents, qui sont capables de se transformer et de prendre les caractéristiques de leur animal totem : des ailes et la capacité de voler pour Cooro, un corps de sirène et la possibilité de respirer sous l'eau pour Husky, les griffes et la force d'un ours pour Senri et des ailes de chauve-souris, des oreilles surpuissantes et des cris en ultra-sons pour la petite Anna.
Ce sont là les quatre compagnons qui se rencontrent au long du premier tome de ce manga et qui forment le groupe de héros.

Par la suite, ils vivront une suite de courtes aventures, à raison d'environ 3 par tome, du moins jusqu'au tome 5 et à l'exception notable du tome 4 qui ne contient qu'une unique histoire complète. A chaque fois ils rencontreront un ou plusieurs nouveaux +Anima ou simplement la réaction des humains face à eux, rejet, admiration, danger ou demande d'aide... Ces récits sont plus ou moins indépendants, divertissants mais un peu trop naïfs pour contenter un lecteur adulte. Il leur manque surtout un fil rouge narratif qui permette à l'intrigue globale de gagner en profondeur et de donner envie de lire la suite.
A partir de la fin du tome 5, la trame du scénario gagne en linéarité avec des intrigues s'étendant en cycles plus longs et portant sur l'inquiétant pays voisin, Sailand, et sur les mystérieuses recherches des scientifiques d'Astaria. Le ton reste plutôt léger même si certains passages sont plus sérieux, un tout petit peu moins naïfs. Et tout est bien qui finit bien.

Ce n'est donc pas un shonen qui m'a passionné, je suis trop âgé pour en profiter comme j'aurais pu le faire à 12 ou 13 ans, mais je l'ai trouvé bien construit, joliment dessiné et agréable à la lecture.

Nom série  Gitans des mers  posté le 05/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'originalité de cette série qui s'entame réside dans l'étonnant cocktail de genres dont elle fait preuve.
On y retrouve en effet une touche de romans de cape et d'épée et on y apprendra d'ailleurs que le héros pourrait bien être le fils bâtard d'un certain D'Artagnan. A cela s'ajoute une ambiance gitane, avec les deux héroïnes et leur famille nomade qu'elles vont quitter par amour. Puis apparaitra une forme de récit de pirates lorsque tout ce beau monde sera projeté sur les mers des Caraïbes. Et le tout sera enrôbé d'une étrange histoire d'amour à trois et d'un zeste de fantastique incarné par les talents divinatoires de deux héroïnes.

A ces thématiques variées s'ajoute également de l'originalité en matière de narration. Elle se ressentira lors des différents passages de transition où les auteurs feront le choix d'une étonnante méthode où le récit du futur se mélange à celui des causes ayant entrainé la situation dans laquelle les héros vont se retrouver. Un peu déroutant au départ, elle se révèle malgré tout efficace et participe au charme du récit.
La narration graphique n'est hélas pas toujours le fort de cette bande dessiné et c'est là l'un des quelques reproches que je pourrais lui faire. Certains moments clés et d'action manquent en effet de lisibilité et il y a deux passages, pourtant majeurs puisqu'il s'agit de tournants dans le scénario, que j'ai dû soigneusement relire pour bien les comprendre. C'est dommage.
L'un de ces moments clés m'a d'ailleurs un peu déçu car la malchance semble s'acharner un peu trop artificiellement sur les héros. Dommage qu'il soit nécessaire de passer par un tel cliché. Heureusement, ce passage se laisse oublier pour laisser la place à l'aventure sur les mers des Caraïbes.

Quant au dessin, j'ai cru devoir en souffrir au départ. En effet, dès la première page, j'ai trouvé les perspectives un peu étranges. Le côté épuré des cases, l'encrage manquant de souplesse et les yeux étrangement bridés du héros et de plusieurs personnages m'ont également fait tiquer.
Et pourtant, je m'y suis rapidement fait. Et par la suite, la variété des décors, des personnages, des ambiances visuelles m'a littéralement fait oublier mes reproches et je me suis laissé emporter aussi bien par le graphisme que par le récit.

Beaucoup d'originalité pour ce récit qui, malgré quelques défauts, renouvelle le genre de l'Aventure dans un décor de 18e siècle tel qu'on ne le voit pas souvent. J'ai hâte de découvrir la suite car le premier tome laisse espérer de nombreuses possibilités toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Nom série  Judge Dredd - Heavy Metal Dredd  posté le 04/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un recueil de dix histoires courtes parues dans le Judge Dredd Megazine, affilié au magazine britannique 2000 A.D., de 1991 à 1997. Longue chacune de 6 pages, elles n'ont évidemment pas le temps d'être très profondes mais elles réflètent chacune l'âme particulière de l'univers de Judge Dredd et des Méga-Cités. Un univers violent, empli d'ironie et d'humour noir.

Simon Bisley est le dessinateur de la très grande majorité de ces récits. Son style débridé et anarchique correspond bien à l'ambiance trash de cet univers.
Le graphisme des deux autres auteurs est un peu moins marquant mais il n'est pas mauvais non plus et colle également bien aux scénarios.

La première histoire est plutôt bien choisi puisqu'il présente, avec une évidente ironie, un résumé "en chanson" de la situation. Une bonne manière de mettre en scène les lieux et le personnage pour quelqu'un qui ne les connaitrait pas à l'avance. Pour résumer, Dredd est un Juge de Méga-City : la loi, c'est lui ! Les malfrats ou les simples contrevenants à la loi, il en fait son affaire à gros coups de matraques ou de soufflant.
Ses histoires se terminent presque invariablement par la mort brutale ou l'arrestation violente de celui qui a osé s'opposer à Dredd ou enfreindre la loi dans ses parages.
Parfois le récit est simplement empli d'action, parfois il laisse la place à un véritable humour, noir et parfois sadique.

Certains des récits de cet album m'ont laissé un peu froid. Simplement violents, simplement caustiques, ils n'ont pas fait preuve d'assez d'originalité pour quelqu'un comme moi qui a déjà lu beaucoup d'histoires similaires. D'autres par contre, plutôt vers la fin de l'album, m'ont bien fait rire, notamment la fouille d'un gars à la douane et l'apparition de Dredd au pays de Bambi.
Mais globalement, ce n'est pas trop ma tasse de thé et les histoires sont trop courtes et superficielles pour me pousser à en conseiller l'achat.

Nom série  Phoenix  posté le 04/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série s'entame par un premier tome intriguant mais je demande encore à être convaincu. Beaucoup d'éléments s'additionnent, tous aussi mystérieux. Entre les visions trop réelles du héros, ses souvenirs étranges de jeunesse, ce vieux devant sa télé et ce meurtrier qui rôde à New York, on ne sait plus trop où donner de la tête.

Le dessin est de très bonne qualité pour qui aime le style réaliste. La narration est fluide malgré la complexité de l'ensemble. Quoique j'avoue avoir eu un peu de mal à m'y retrouver dans l'abondance d'informations des premières pages.

Pour le moment, j'attends de voir la suite pour me faire une opinion plus complète, en espérant évidemment qu'il y ait une suite, puisque c'est Soleil, champion des abandons, qui publie cet album. Le scénario peut encore gagner en envergure tout comme il peut sombrer dans la banalité d'une intrigue cliché teintée de fantastique, d'expériences militaires secrètes et d'action à l'américaine.

Nom série  Mes voisins les Yamada  posté le 04/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais les Yamada que par le biais de leur adaptation en film d'animation par les studios Ghibli, film qui ne m'avait guère enchanté. Ce n'est qu'avec la lecture des 3 gros albums parus chez Delcourt que j'ai découvert que le manga original était en réalité constitué de yonkomas, une suite de strips humoristiques verticaux en quatre cases, l'équivalent japonais des strip comics américains.

Les personnages sont ceux d'une petite famille classique japonaise : le père un peu médiocre et pas très courageux, la mère sincère mais un peu tire-au-flanc, le fils insouciant et paresseux, la fille gentille et assez maligne, et la grand-mère qui fait un peu sa loi car "le terrain est à son nom". A ceux-là s'ajoutent quelques amis et voisins de la famille.
Le dessin est plutôt minimaliste, avec les personnages représentés en quelques traits efficaces quoique pas toujours très expressifs à mon goût, et des décors bien souvent réduits au strict minimum.
Ce sont donc une suite d'anecdotes du quotidien, de strips à vocation comiques et de gags mettant en scène les Yamada ou leurs proches. Et quelle suite puisque les 3 albums de Delcourt contiennent près de 2000 strips en tout.

L'ennui, c'est que je n'ai vraiment pas trouvé ça drôle. Au bout d'une certaine quantité de pages au bout desquelles je m'ennuyais de plus en plus, j'ai eu bien du mal à ne pas faire que feuilleter l'ensemble des recueils suivants.
Je n'ai que très rarement souri au cours de ma lecture. Une grosse majorité des gags tombe à plat.
Il y en a en outre énormément qui font appel à une culture purement japonaise, pas seulement celles des amateurs de mangas mais des choses pour lesquelles il faut avoir vécu voire être né au Japon pour comprendre le clin d'oeil ou la notion d'humour à saisir. Et pour ces gags-là, malgré quelques explications en bas de page, soit je les ai compris à retardement, avec un temps de réflexion un peu pénible détruisant l'effet humoristique, soit je ne captais tout simplement pas ce qu'il pouvait y avoir de drôle puisqu'il me manquait des éléments.

Bref, je n'ai pas ri et je me suis ennuyé. Seul l'aspect de curiosité permettant d'avoir une lucarne sur un certain état d'esprit et de vie au quotidien des japonais de la fin du 20e siècle m'a légèrement intéressé dans cette lecture. Mais lire un seul de ces très gros albums était déjà trop pour moi.

Nom série  ABC Warriors (Soleil)  posté le 03/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais rien des ABC Warriors. Je ne savais même pas si ce récit publié par Soleil était le même que celui des anciens albums édités par Zenda dans les années 90. Visiblement, il s'agit d'un récit à part, réalisé par un autre dessinateur. Et si Soleil a choisi d'entamer sa publication par celui-ci, c'est sans doute parce que les héros robots y racontent leurs souvenirs de la guerre Volgan, sorte de mythe fondateur des récits des ABC Warriors, gigantesque guerre mécanique dans le cadre d'une Russie futuriste durant laquelle les ABC Warriors ont été conçus et ont combattu longtemps avant leurs aventures publiées dans le magazine anglais 2000 A.D.
Le scénario ne se borne pas à ces récits sous forme d'histoires courtes mais les encadre dans une intrigue plus globale où réapparait le grand ennemi de jadis et où rôde l'ombre mystérieuse d'un robot des forces spéciales qu'ils réalisent avoir tous croisé à l'époque de la guerre.

Cette bande dessinée frappera par son graphisme très particulier. Je ne sais pas quelle technique utilise Clint Langley mais le résultat est impressionnant. On dirait un mélange d'images de synthèse, de peinture par ordinateur et certains personnages humains sont carrément des photos incrustées. Tout cela est très informatique et le choix des couleurs ainsi qu'une abondance d'effets Photoshop donnent un aspect très kitsch à l'ensemble.
Le rendu fonctionne très bien en tant qu'illustration. Par contre, pour ce qui est de la narration graphique, l'abus de couleurs sombres détruit un peu la lisibilité, tandis que l'abondance de détails et d'effets oblige à déchiffrer certaines cases et certaines actions.
Malgré la prouesse technique et le travail évident qu'implique ce graphisme, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Mais il faut admettre que de nombreuses images et illustrations en double page valent le coup d'oeil. Impressionnantes !

Quant à l'intrigue, elle est basique et assez bourrine dans son ensemble puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de récits de guerre, de combats titanesques entre robots de combat, le tout dans un décor militariste et totalitaire. Paradoxalement, les personnages de robots se révèlent dotés de personnalités assez attachantes. Et arrivé en fin de premier tome, le lecteur est relativement accroché par le cas du mystérieux Zippo et du fameux Zolkhan. Alors je lirais probablement la suite par curiosité, mais ce n'est pas le type d'album dont je conseillerais l'achat personnellement.

Nom série  Talisman  posté le 03/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série plaisante et de bon niveau pour un lectorat plutôt adolescent. C'est une histoire sur base de fantastique, voire d'un peu de fantasy, qui met aux prises une jeune fille et son meilleur ami face à une mystérieuse cape magique. Cette dernière, en réalité un talisman, se révèlera être liée au coma profond dans lequel le père de l'héroïne a subitement été plongé du jour au lendemain.

J'ai été surpris par la relative complexité ou du moins par la densité de ce récit dont seuls deux tomes sont parus à ce jour. J'ai parfois eu l'impression de lire plusieurs histoires en une seule. On retrouve des éléments un peu clichés des récits adolescents : une petite ville portuaire imaginaire bordant une forêt mystérieuse, une rivale fille de famille riche dans le rôle de la peste de service, une maman dévouée mais submergée par le travail dans le restaurant qu'elle doit tenir pour subvenir aux besoins de sa fille depuis la maladie du père, une héroïne laissée un peu à elle-même qui va devoir résoudre avec son seul ami une enquête dont l'aspect fantastique est tel que personne d'autre ne la croirait si ce n'est une voisine un peu folle... Le tout se mélange dans une intrigue un peu alambiquée, ajoutant à cela un secret partagé il y a des années par les parents des personnages, un monde parallèle empli de fantasy et encore bien d'autres éléments de fantastique.

Autant je trouve le récit intense et divertissant, autant j'ai trouvé son rythme assez chaotique. La narration serpente et le scénario prend de nombreux embranchements tant et si bien que je me suis parfois un peu perdu dans les sous-intrigues. Ce n'est pas désagréable car on a le sentiment de vivre une histoire dense et dynamique mais cela réduit un peu l'accroche de l'ensemble. Une linéarité un peu plus épurée n'aurait sans doute pas gâché l'histoire.

A côté de cela, le dessin est tout à fait agréable. Dans une veine légèrement Disney, il est maîtrisé, dynamique et joli. J'ai été un peu surpris par le changement de coloriste entre le premier et le second tome qui donne une atmosphère très différente aux planches, plus réaliste, mais je m'y suis rapidement fait. Graphiquement, il n'y a rien à redire, c'est sympa.

Bref, c'est une lecture plaisante qui conviendra aussi bien aux adolescents qu'aux adultes qui aiment ce genre d'aventure mouvementée teintée de fantastique.

Nom série  Martha Jane Cannary  posté le 02/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si le sujet attisait un peu ma curiosité, je n'étais pas particulièrement pressé de lire cette bande dessinée car son dessin me rebutait.

Je n'apprécie pas le côté crayonné dont il fait souvent preuve, cet aspect d'esquisse réalisée à main levée, sans encrage correctif. Objectivement, il y a clairement un sacré coup de main dans ce graphisme, l'auteur réussit de très beaux personnages et décors. J'y ai retrouvé parfois un peu du talent technique que j'admire chez un auteur comme Alec Séverin. Mais je ne peux que me sentir frustré devant l'aspect hachuré, inachevé et assombri par le crayonné du dessin alors que certaines planches laissent entrevoir des décors et des personnages fascinants. La traversée des Black Hills, les villes champignons, les convois de pionniers, etc... j'aurais vraiment aimé pouvoir les admirer plus en détail, avec un dessin plus soigné, moins lâché. Même si le dessin m'apparait nettement plus épuré, moins hachuré et plus aéré dans le second tome, je ne suis pas encore totalement convaincu.
Ceci dit, c'est purement une question de goût. Je suis persuadé que des amateurs de ce type de graphisme seront ravis du résultat graphique et de l'âme qui s'en dégage.

L'histoire, en tout cas, est très intéressante. Il s'agit de la biographie, aussi proche que possible de la réalité, de la fameuse Calamity Jane. Cette réalité est difficile à obtenir car il n'y a que très peu de choses assurées dans la légende de ce personnage. Elle était elle-même très mythomane, et les médias de l'époque ainsi que d'autres menteurs connus comme Buffalo Bill ont très probablement enjolivé ou complètement imaginé de nombreux passages de sa vie. Bref, les auteurs romancent un peu mais c'est pour mieux coller à un récit très crédible et historiquement correct.
J'ai été plus ou moins captivé par l'intrigue du premier tome. Un peu bavard en terme de narration, il se révèle néanmoins très instructif sur l'époque, les gens, leurs moeurs et le début du périple de Martha Jane Cannary.
Le second tome m'a un peu moins charmé. Pourtant sa narration est plus fluide, moins bavarde, mais cette seconde partie de la vie de Calamity Jane m'a un peu moins envouté. Je dois même dire que je me suis parfois un peu ennuyé.

Je lirais sans doute le troisième et dernier tome s'il me tombe sous la main, mais plus par curiosité historique que par réel envie de prolonger un plaisir de lecture qui est quand même plus ou moins allé en s'atténuant au fil des nombreuses pages de cette série.

Nom série  Le Bleu est une couleur chaude  posté le 01/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album raconte avec une sensibilité toute féminine une histoire d'amour entre deux jeunes femmes.
Clémentine est lycéenne. Un peu hésitante, elle ne se sent pas lesbienne mais n'éprouve pas d'envie pour le garçon avec lequel elle sort un peu par dépit. Elle est obnubilée par une fille aux cheveux bleus dont elle a croisé le regard dans la rue. Celle-ci, Emma, ouvertement homosexuelle et vivant en couple avec une femme, est plus âgée et traine régulièrement dans les bars gay avec ses amies. C'est l'histoire d'amour entre Clémentine et Emma que cette BD raconte, une histoire racontée avec réalisme et émotion.

Le graphisme manque encore d'aisance technique, son aspect s'approchant parfois du bon amateurisme notamment au niveau des anatomies et des angles de vue limités des visages. Il fonctionne beaucoup sur les jeux de couleurs puisque le bleu est sensé marquer le récit. Malgré ses légers défauts, je l'ai finalement trouvé efficace pour faire ressortir la sensibilité du récit.

Le scénario, pour sa part, est très crédible. Il est également touchant, surtout sur la fin. Car pour ce qui concerne le début, il m'est quand même apparu un peu long à se mettre en place. Certes, cette lenteur et les nombreuses tergiversations amoureuses des personnages sont parfaitement réalistes mais réalisme ne rime pas toujours avec lecture captivante.
Au final, ce récit nous ouvre les yeux sur une belle histoire d'amour qu'il y a peu encore beaucoup auraient traitée de contre-nature. Son réalisme permettra en outre peut-être à des lectrices féminines de se sentir concernées, de s'y retrouver.
En ce qui me concerne, après une longue entame un peu poussive et malgré une héroïne, Clémentine, assez charismatique, ce n'est que vers la fin que j'ai véritablement été touché par ce récit.

Nom série  Terre de rêves  posté le 31/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour qui connait quelques oeuvres de Taniguchi, il ne trouvera rien de vraiment nouveau dans cet album là. C'est un recueil d'histoires dans la droite lignée de ses autres ouvrages, presque un cocktail de thèmes qu'on retrouve plus approfondis dans ses séries les plus célèbres.

Les deux premières histoires, portant respectivement sur un vieux chien de compagnie en train de longuement mourir et sur une chatte recueillie et qui devient le nouvel animal de la famille, sont un peu anecdotiques. Ayant moi-même perdu mon chien étant adolescent, j'ai été un peu touché par la première tandis que la seconde m'a juste vaguement diverti.
La troisième met en scène la même petite famille banale et sans enfant et la confronte sans heurts avec une nièce fugueuse qui vient se ressourcer chez eux en prévision du re-mariage de sa mère. Rien de très captivant ou original dans cette intrigue mais des émotions justes et pleines de bon sens.
Quant au dernier récit, on dirait un avant-goût d'une série comme Le Sommet des dieux puisqu'on y trouve un passionné d'alpinisme et que l'auteur nous raconte deux de ses ascensions de l'Anapurna. Quelques beaux et intenses moments dans ce récit qui se démarque des autres de l'album.

Dans l'ensemble, cet album est loin d'être un indispensable, pas plus que ce n'est le meilleur de Taniguchi. Mais pour qui aime cet auteur et ses récits, c'est une lecture divertissante, relativement intéressante et agréable.

Nom série  Coeur de Papier  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la beauté du dessin qui m'a séduit dès les premières planches. Original, soigné, détaillé, il est parfois superbe, notamment quand il se décline en fresques comme enluminées. Il s'accorde en tout cas parfaitement à un conte tel que celui-ci, un peu gothique, un peu macabre.

Car ce conte rappelle ceux de Tim Burton ou de Neil Gaiman. Certains passages du premier tome m'ont bigrement fait penser à l'intrigue de Coraline notamment.
Malgré tout, j'ai eu du mal à accrocher par moment. Après une introduction assez classique, d'un garçon qui se retrouve emprisonné dans un drôle de pensionnat sordide et un peu fou, à la manière du Phalanstère du bout du monde, je n'ai pas trop apprécié la façon dont le récit s'éloigne fortement de tout ce qui peut toucher au réalisme. L'onirisme et le symbolisme un peu trop présent m'ont fait perdre pied et je ne voyais plus où l'auteur voulait en venir.
Le retour à un peu plus de linéarité avec le danger auquel sont confrontés les jeunes héros en fin d'album m'a permis de me remettre sur les rails de l'intrigue.

Maintenant, j'attends la suite. Car même si cet album est très beau graphiquement parlant et si l'histoire n'est pas désagréable, je reste quand même sur ma faim devant tant de mystères et d'action laissée en suspens.

Nom série  La Gouniche  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je comprends pas...
Quand on ne sait pas dessiner, quand on n'a rien à raconter et quand en plus on le raconte mal, comment peut-on se faire éditer ?
Car la Gouniche, c'est vraiment ça. Un truc mal dessiné, des histoires dont le niveau est tellement anecdotique que ça doit intéresser 4 personnes dans les proches de l'auteure, une mise en page brouillonne avec un lettrage manuscrit difficile à lire, et un humour que je cherche encore...
Si au hasard d'un surf sur internet, je tombais sur un blog BD complètement amateur qui mettrait ça en ligne, je zapperais directement. Alors imaginer que cela puisse être vendu en album, je comprends pas...

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