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Nom série  Les Cinq saisons  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album, visiblement sensé au départ faire partie d'une série, peut très bien se lire comme un one-shot.

Son récit est étonnant, difficile à cerner.
Cela commence par une scène dans un décor médiéval japonais où un samouraï se débarrasse avec brio d'ennemis moins doués que lui. Puis on saute dans le Montmartre parisien de la fin 19e siècle, avec pour personnage principal Toulouse-Lautrec qu'on voit évoluer entre le Moulin Rouge, les prostituées qu'il côtoie et sa relation avec son père, noble, austère et honteux de la carrière artistique choisie par son fils. Difficile de faire le rapprochement avec l'introduction mais ce sera chose faite en fin d'album.

Le dessin est excellent. A la manière de Smudja pour la série Le Bordel des Muses qui met également en scène Toulouse-Lautrec, Igor Kordey nous offre des planches en couleurs directes dans un style s'inspirant, mais sans les copier, des classiques de l'époque : Toulouse-Lautrec évidemment mais aussi Van Gogh. Sans parler des passages nippons qui sont dans un très beau réalisme d'inspiration asiatique.
C'est un vrai plaisir pour les yeux et rien que pour ça, j'ai eu un coup de coeur pour cette BD.

Son intrigue est cependant un peu trop absconse pour plaire à tout le monde.
Il y a de la poésie dans son contenu mais le scénario laissera sur leur faim les amateurs de récits logiques et terre-à-terre. Pour ma part, même si je me suis longtemps demandé où voulait en venir les auteurs, j'ai été touché par la fin que j'ai trouvé assez belle.
Bien que ce récit puisse se suffire à lui-même, j'aurais aimé une suite pour profiter davantage de ce graphisme, de ces personnages et pour que l'histoire gagne en cohérence en se développant plus à son aise.

Nom série  Dieu  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière un titre un brin racoleur, Dieu se révèle être un thriller en diptyque abordant très efficacement un sujet dur lié à la médecine et au pouvoir. En dire plus sur le thème serait vous gâcher la révélation de la fin du premier tome.

Les héros sont de brillants adolescents vivant dans l'oisiveté que leur procure la richesse de leur parents. La mère d'Alex est chirurgienne mais elle cache un trouble secret qui va brutalement se répercuter sur la vie de son fils et de ses deux plus proches amis. Et quand on voudra attenter à leur vie, c'est dans une fuite éperdue qu'ils devront se lancer, tout en cherchant à démêler l'intrigue et à dévoiler les ramifications d'une corruption qui atteint les plus hautes sphères du gouvernement qui jouent avec la vie d'innocents en se prenant pour... Dieu.

Le dessin est de bonne qualité, réaliste et fluide à la lecture. Le récit est très rythmé. Malgré quelques clichés dans le scénario, il est difficile de lâcher la lecture tant il est accrocheur. Comme une bonne série télé, on est happé par l'intrigue et on veut savoir la suite à chaque instant. L'ensemble est crédible malgré sa dureté cauchemardesque.
Ce n'est que sur la toute fin que j'ai été déçu par une conclusion que j'ai trouvée trop abrupte et frustrante. Elle est certes réaliste, quoique j'ai un peu de mal à avaler le coup des terroristes islamistes, mais il est rageant de voir autant de mystères persister sur l'identité de ce fameux Dieu... Cela laisse l'impression d'une enquête inachevée, à peine effleurée. Y aura-t-il une suite ? Pas sûr car le diptyque se suffit à lui-même.

Nom série  Basile et Melba  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai entamé cette série, je n'ai pas trop su par quel pied l'aborder. En effet, étant issue de la collection Tchô, je m'attendais à des histoires courtes humoristiques ou de gags en une page, ce à quoi la structure des premières planches laissait croire. L'ennui, c'est que je n'ai vraiment pas trouvé ça drôle, ou alors d'un humour qui n'a pas su m'atteindre. Ce n'est qu'une fois arrivé vers la fin du premier tome que j'ai constaté que l'auteure avait plutôt fait le choix d'une longue histoire à suivre, une série qui s'étale pour le moment sur 3 tomes.

Il s'agit de mettre en scène un couple assez original de personnages, deux caractères complètement différents et complémentaires. D'un côté, Basile, un petit intello fils de très riche famille mais un peu coincé. De l'autre, Melba, petite fille débrouillarde issue de la cité, vivant en famille nombreuse avec son père chômeur. Pour faire simple, imaginez la rencontre entre l'univers de Mademoiselle Louise et celui de Malika secouss. Au début, on se demande ce qu'ils font ensemble. Leur relation a un peu de mal à se faire accepter car les premières pages laissent penser que Melba rackette et profite de Basile. La suite indiquera qu'il s'agit en fait d'une vraie amitié à double sens.

Le dessin m'a bien plu. Clair et dynamique, je le trouve plein de pêche. Les couleurs pastel et un peu flashy ajoutent à cette énergie.
La narration graphique aussi est très rythmée. Hélas, je l'ai régulièrement trouvée confuse. La recherche intensive de dynamisme entraine parfois une lecture embrouillée et c'est dommage.

Dans l'ensemble, je dois dire que je n'ai pas été captivé. Les personnages sont sympathiques mais je les trouve souvent artificiels, notamment dans leur relation mutuelle. Comme dit plus haut, l'humour ne m'a vraiment pas fait rire non plus. Quand j'en repère des tentatives, je trouve qu'il tombe à plat. Quant à l'aspect aventure jeunesse qui se met en place à partir de la fin du premier tome, elle est divertissante mais sans plus.
Malgré des qualités objectives que je ne renie pas, peut-être cette lecture s'adresse-t-elle davantage à un plus jeune public que moi...

Nom série  Rose d'Elisabethville  posté le 29/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien que le Congo Belge soit au coeur de ce récit, nous n'en verrons que les effets que son indépendance aura sur la Belgique du début des années 60.
L'intrigue se déroule à Bruxelles où vit un couple en lien avec ce pays. Un jeune journaliste intègre souhaite dénoncer les méfaits du colonialisme mais aussi et surtout les magouilles politiques et financières venues de Belgique qui persistent à semer le chaos dans un pays qui peine à se reconstruire. A ses côtés, une jeune infirmière belge née au Congo reçoit un jour l'héritage convoité de son père adoptif qui a fini sa vie au Katanga. Une paire d'anciens mercenaires eux aussi en lien avec le Congo va bientôt vouloir s'accaparer les diamants de cet héritage.

Mettre en scène les contrecoups en Belgique de l'indépendance du Congo est louable et c'est ce qui fait l'originalité de cet album. Les évènements au Katanga notamment sont décrits sans détour même si l'on n'en voit que les effets indirects vus depuis l'étranger.
Pour le reste, cependant, l'intrigue est assez poussive. Les camps sont rapidement délimités de manière manichéenne, entre les héros qui sont tolérants et bons envers tout le monde et les méchants qui sont racistes, cupides et sans scrupule. Les évènements s'enchainent de manière décousue, sans accroche pour le lecteur. Et quand vient la conclusion, on se demande un peu la raison ayant poussé le vieil homme à ce petit jeu de piste plutôt qu'à révéler directement son secret.
A côté de cela, le dessin n'est pas laid mais il manque d'aisance. Les poses sont figées, souvent plus proches de l'illustration que de la bande dessinée.

Le scénario tient donc la route et aborde quelques évènements historiques intéressants, mais il n'est pas certain que cet album passionne les lecteurs.

Nom série  Omni-Visibilis  posté le 28/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souviens de la série manga Transparent. Dans cette dernière, les pensées de certaines personnes étaient accessibles à tout leur entourage et tout était fait pour que ces malheureux n'en sachent rien pour ne pas en souffrir.
Dans ce one-shot, Trondheim et Bonhomme font la démarche inverse. Ils mettent en scène un homme, Hervé, dont les pensées restent secrètes mais dont soudainement tous les sens sont partagés par la Terre entière : vue, ouïe, odorat, toucher... Les gens voient ce qu'il voit quand ils ferment les yeux, entendent ce qu'il entend quand ils se bouchent les oreilles. Autant dire que sur les premiers instants, chaque personne sur Terre n'y croit pas trop avant que la nouvelle se répande que tout le monde ressent la même chose. C'est alors le cauchemar pour Hervé car tout le monde voit en permanence ce qu'il fait, où il est, ce qu'il dit, et le voilà bientôt poursuivi par la foule. Pour assister au phénomène, voir le bonhomme, faire passer un message personnel au monde ou à certaines personnes en particuliers, ou pire, pour tuer cette abomination qui parasite leur esprit et leur sommeil...

Le concept de base est extravagant mais Lewis Trondheim en déniche les idées amusantes pour nous offrir un récit à mi-chemin entre anticipation fantastique et comédie burlesque.
Hervé est un personnage comme il les aime : français très moyen, intellectuel à moitié parano, un peu geek, maniaque de la propreté. Quand il vit sa petite vie de tous les jours, on se croirait dans les Petits Riens de la vie du même Trondheim. Cela permet en tout cas quelques épisodes assez drôles.
Tout n'est pas toujours crédible mais ça se tient bien et on se demande où les auteurs vont nous mener. Et quand on commence à entrevoir une fin un peu prévisible, ils nous offrent une agréable surprise en forme de message à l'humanité.

Le tout est en outre soutenu par le dessin de grande qualité de Mathieu Bonhomme. Sa colorisation en bichromie est un peu austère et les planches sont moins fouillées que celles de ses autres oeuvres au nombre de pages moins conséquent, mais le graphisme est bien foutu et agréable. Il nous offre en outre quelques double pages très jolies.

C'est donc une lecture agréable, divertissante, mettant en scène avec pas mal d'imagination une idée de base fantastique assez amusante.

Nom série  Richard Coeur de Lion - L'épée et la croix  posté le 26/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un pur album historique avec tout le sérieux que cela implique. L'objectif est ambitieux car il s'agit de raconter en moins de 40 pages de bande dessinée toute la vie de Richard Coeur de Lion. Et Dieu sait si ce roi d'Angleterre a eu une vie mouvementée !

Le dessin est de Philippe Delaby, celui de la série Murena. Autant dire qu'il est techniquement très maîtrisé. Rien à redire, c'est bien foutu. Les décors et costumes historiques sont parfaitement rendus.
Les cases se révèlent néanmoins un peu trop encombrées et les poses des personnages un petit peu figées. La narration manque de la fluidité qu'un peu plus d'épure aurait pu apporter.

Le récit se structure en chapitres courts qui sont autant d'épisodes clés de la vie du roi Richard. Son conflit avec son père le roi Edouard II, sa périple vers la Terre Sainte, ses combats contre Saladin, son difficile retour en Europe, sa captivité en territoire Germanique et enfin son retour dans son royaume et sa mort.
Le tout est raconté de manière un peu trop rapide pour le savourer à sa juste valeur. Trop d'informations à faire passer obligent les auteurs à condenser l'ensemble. Du coup, j'ai trouvé en cet album davantage un résumé de la vie de Richard Coeur de Lion et une suite d'évènements brièvement racontés plutôt qu'une plongée intense dans l'Histoire.

Ça n'en reste pas moins intéressant, très correctement mené et joliment dessiné. Un bon ouvrage pour les amateurs d'Histoire et pour ceux qui veulent découvrir ou redécouvrir en quelques dizaines de pages illustrées la vie du roi Richard.

Nom série  Venus Versus Virus  posté le 25/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

A la lecture des premiers tomes de cette série, je la trouvais pas mal.
Le concept est sans surprise mais efficace. Une jeune fille se découvre des dons particuliers et rejoint dans son combat contre d'étranges démons une autre fille combattante et son mentor plus âgé. S'ensuivent des enquêtes et des combats qui ne m'ont pas trop passionnés mais qui se lisent bien. En parallèle se dessine une trame plus complexe tandis que le mystère s'épaissit autour des personnages principaux et d'autres qui viennent s'ajouter au récit. Une grande part de l'intrigue se joue sur les relations parfois ambiguës entre les personnages, amitié, affection et haine.
Le dessin, même s'il est un peu inégal sur certains tomes, est de bonne qualité, avec des personnages soignés. L'une des particularités de ce manga est son esthétique volontairement gothic lolita et il faut admettre que les vêtements (ou devrais-je dire costumes ?) sont jolis et bien rendus.

Malheureusement, au fil des tomes, j'ai peu à peu lâché l'affaire et c'est presque avec désintérêt que je suis allé jusqu'au bout de la série.
Le côté embrouillé de la narration a commencé à m'agacer. Certains passages manquent vraiment de clarté tandis que le passage du temps est régulièrement mal mis en scène. La lecture manque de fluidité.
Mais c'est surtout la façon dont le récit tourne à la tragédie romantique à l'eau de rose sur les derniers tomes qui m'a déçu. Je me serais cru en train de lire un manga de Clamp (que je n'aime pas). L'intrigue devient confuse et les facilités s'enchainent. La grande confrontation finale qui remplit presque tout le dernier tome m'a paru complètement alambiquée, avec une Sumiré dont je n'ai vraiment pas compris le comportement, pas plus que celui des jumelles Lola et Laïla, sans parler de la motivation du méchant Aion et de la manière dont il utilise pour cela les deux héroïnes.
Tout cela m'a paru lourdement artificiel et a gâché tout mon ressenti sur la série dans son ensemble.

Nom série  Ma vie de poulpe  posté le 25/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par pur hasard que j'ai été amené à lire cet album publié par un petit éditeur Stéphanois qui m'était inconnu. Ma vie de poulpe, ce sont des tranches de la vie de Wiebke Petersen, une jeune (oui, je dis jeune, on est de la même génération) illustratrice d'origine allemande mais vivant en France depuis plus de 10 ans où elle est mariée et a deux enfants. Visiblement, il s'agit d'extraits d'un blog BD mais je n'ai trouvé que la nouvelle version du blog de l'auteure, version créée après la parution de l'album.

Pourquoi un poulpe ? Parce que, comme la majorité des femmes, elle mène de front plusieurs vies : sa vie professionnelle, sa vie d'épouse et d'amante, de mère, de soeur ou encore de copine. C'est ce cocktail de thématiques qu'elle aborde dans ces histoires courtes qui parleront aussi bien de fantasmes sexuels que de souvenirs d'enfance, d'anecdotes maternelles ou encore de discussions entre copines.
Le tout est abordé avec un humour léger bien agréable. Le dessin lui aussi est plaisant, me rappelant vaguement le style d'Emile Bravo ou celui rendu célèbre par Dupuy/Berberian en plus rond et moins épuré.

Une grande partie de ces récits est assez anecdotique quoique divertissant. On y retrouve des thèmes abordés dans nombre de blogs BD féminins, histoires de couple, un peu de sexe, etc... Mais il y a aussi quelques histoires plus originales qui ont attisé mon intérêt, notamment celles où l'on retrouve ce qui fait la particularité de l'auteure pour un public français : ses origines allemandes. En effet, elle nous fait découvrir avec simplicité quelques spécificités de sa jeunesse, de sa culture et par exemple quelques souvenirs intéressants où elle analyse et met en scène le sentiment de culpabilité latente qu'elle a, comme beaucoup d'allemands semble-t-il, ressenti vis-à-vis du passé et de la seconde guerre mondiale. Cela reste léger mais c'est instructif pour un lecteur français.

Une agréable lecture qui mérite le coup d'oeil sans pour autant sortir complètement des sentiers battus.

Nom série  Résurgences, femmes en voie de resociabilisation  posté le 24/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Difficile de porter un jugement définitif sur cet ouvrage car son idée de fond est légitime et son résultat aurait pu être parlant et intéressant. Il s'agit en effet de suivre le parcours de femmes ayant décidé de monter leurs propres entreprises ou du moins leurs projets professionnels. Une telle analyse aurait pu permettre de donner un aperçu de la situation spécifique des femmes dans le monde du travail, de leurs difficultés, de leurs forces mais aussi de l'état d'esprit de celles qui décident de se lancer ou de se relancer après des expériences difficiles. Le souci, c'est que le rendu de cette bande dessinée est tout simplement... ennuyeux... et relativement vide.

L'auteure fait en effet le choix de suivre durant quelques mois les participantes d'une formation d'aide à la reprise d'activité professionnelle.
Première interrogation pour ma part : pourquoi cette formation est-elle strictement réservée aux femmes ? A titre personnel, je ne comprends pas la logique d'une recherche d'égalité entre hommes et femmes en réalisant volontairement une telle ségrégation. Faut-il comprendre qu'une femme qui veut monter son entreprise ne doit pas réaliser la même chose qu'un homme ? Bon, j'imagine qu'il s'agit de mettre davantage en confiance ces femmes en évitant de les soumettre au jugement éventuel de yeux masculins, mais je ne suis pas convaincu par ce choix de formation.
Deuxième agacement personnel : l'auteure se met en scène en petite souris pour écouter discrètement les stagiaires, soit, mais elle se grime surtout en combattante, indiquant avec force froncements de sourcils permanents et autres qu'elle est là dans le cadre de la guerre contre le sexisme, qu'elle a un message à marteler, que les hommes n'ont qu'à bien se tenir. Mais comme les témoignages des stagiaires ne parlent finalement pas vraiment de sexisme ou de barrière à l'emploi, elle se trouve un peu déroutée et n'a plus comme solution que de citer quelques chiffres et de fournir des extraits d'articles de presse rappelant la situation qu'elle veut dénoncer. En résumé, le récit de cette formation ne sert pas de support au message social que l'auteure semble vouloir affirmer au début de son enquête.

Donc, au final, qu'apporte le récit de cette formation ? Vraiment peu de choses intéressantes hélas, du moins dans la manière dont il est présenté.
On constate qu'à quelques rares exceptions près, ce sont des femmes célibataires ou divorcées qui cherchent à lancer ainsi leurs projets professionnels, indiquant ainsi indirectement que, à l'inverse, les femmes en couple vivraient probablement de manière dépendante de leur conjoint. On observe également le flux et reflux de la motivation de ces stagiaires dans l'élaboration de leurs projets compliqués, mais c'est une problématique commune à tous dans de telles situations, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes.
Pour le reste, ce ne sont que des bribes de dialogues, des présentations succinctes des participantes et quelques phrases clés. L'auteure ne rapporte rien des différents stages effectués durant cette formation, elle n'a pas non plus accès aux entretiens individuels des stagiaires, il n'y a pas vraiment de conclusion ni d'analyse de fond, bref son enquête reste trop superficielle et n'apprend pas grand chose au lecteur.
Du coup, l'auteure se met surtout elle-même en scène, avec ses doutes, ses motivations, et surtout son propre jugement sur la situation du travail pour les femmes. Malgré une certaine sincérité d'ensemble, non seulement on est loin d'un récit impartial mais on est également loin d'un reportage clair, complet et bien rapporté.

Concrètement, malgré une curiosité initiale, je me suis simplement ennuyé à la lecture de cet ouvrage qui ne m'a presque rien apporté en terme d'informations ou d'éventuelles émotions.

Nom série  Fashion doll  posté le 23/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un shojo dans la pure veine du genre.
La jeune héroïne, Ayumu, débarque toute fraiche dans une école de design et de couture parce qu'elle veut y retrouver celui qui ne la connait pas encore mais dont elle est éperdument amoureuse : Renji, un 3e année surdoué de la mode qui a déjà sa ligne de magasins à grand succès (que fout-il encore dans cette école, du coup ?). En une trentaine de pages, l'affaire est réglée : à force de lui sauter dessus, de lui déclarer sa flamme, de le coller sans arrêt, Renji... tombe amoureux et c'est un amour sincère qui s'entame... Hum... Quoique l'auteur explique cela par les dons de styliste d'Ayumu qui contrebalancent sa nullité en matière de couture et font d'elle une associée de choix pour le jeune entrepreneur qu'est Renji. Ah, l'amour !...

Et mais voilà, c'est pas l'tout ma bonne dame, il faut maintenant raconter une histoire... Mince, l'auteure n'avait pas prévu ça... Alors, quoi ? Un rival de Renji qui tente de lui subtiliser sa nouvelle petite amie, une ancienne fiancée de Renji qui tente de virer sa nouvelle petite amie, une fausse amie d'Ayumu qui tente d'évincer la nouvelle petite amie de Renji... Oui, bon, ça tourne drôlement en rond. Le tout est saupoudré d'examens de couture, de défilés de mode, d'un séjour à Paris (Ah, Paris !...) et de tenues vestimentaires diverses et variées.
A chaque nouveau chapitre, ce sont des doutes. M'aime-t-il encore ? Ne préfère-t-il pas celle-là ? Pourquoi ne m'a-t-il pas souri ? Est-ce que je le mérite ? Bon alors, quand est-ce qu'on... fait l'amour ? Ah, la belle dramatique que voilà !...

C'est donc bien niais, prévisible et sans saveur. Le public visé doit être jeune, féminin et capable de s'émerveiller d'une amourette complètement artificielle du moment qu'elle est bien enrobée dans un écrin de robes en strass, de projecteurs et de design rococo. Pour ce public, OK, la lecture doit être plaisante car malgré une narration souvent embrouillée, l'histoire se lit bien. Le dessin est tout à fait correct (quoique les jambes anorexiques d'Ayumu soient à faire peur). Le récit coule simplement, il n'y a pas de surprise mais ça fait passer le temps. Disons que malgré la niaiserie de l'ensemble, il n'y a pas un mauvais fond.

Par contre, un lecteur adulte sera rapidement agacé par l'extrême soumission de l'héroïne, à la merci de son amoureux dominateur mais aussi de n'importe qui d'autre : le prof à peine plus âgé qui veut abuser d'elle, la rivale qui décide que si Ayumu perd un concours elle perdra aussi son fiancé (c'est comme ça, fallait pas perdre !), la fausse amie qui lui pique ses idées pour lui piquer son copain, etc... Tout ce qu'elle sait faire, c'est pleurnicher et attendre que son vaillant chevalier bien aimé arrive en sauveur et affirme bien qu'elle est sa propriété à lui, interdit d'y toucher !
Heureusement, tout sera bien qui finira bien, vous vous en doutez... On est content pour eux...

Nom série  A Renaud  posté le 23/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
BD trop courte, trop rapidement lue et qui ne m'a pas touché. Il faut peut-être une sensibilité que je n'ai pas pour tomber sous le charme de cette étrange histoire d'amour que les deux personnages du récit vivent séparés.
Le dessin est plutôt joli même si son aspect figé rappelle plus l'illustration que la BD.
L'histoire aurait éventuellement pu être touchante si elle avait été plus développée ou légèrement moins absconse dans sa narration. Là, ça ressemble à une lettre poétique, une narration qu'on comprend mieux en deuxième lecture mais dont les émotions n'ont pas su m'atteindre. Une drôle d'histoire d'amour que je ne comprends pas, le genre de passion destructrice qui m'est vraiment étrangère.
Pas convaincu...

Nom série  Le Marchand d'opium  posté le 23/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas réussi à cerner cet album. Est-ce une parodie ? Est-ce sérieux ? Les textes sont-ils issus de romans ou autres ? J'ai cherché en vain des explications dans un épilogue, un texte d'avant-propos ou sur le quatrième de couverture mais non, rien.
Visiblement, il s'agit de textes de Régis Franc spécialement écrits pour cet album et donc sensés coller avec les images. Quant au sérieux de la chose, Dargaud l'a publiée dans la collection Humour, il faudrait donc en déduire que c'est drôle... Pourtant, ce n'est pas évident...

La première histoire, qui donne son titre à l'album, m'a fait penser à une parodie de récits d'aventure exotique, dans l'ambiance moite en sensuelle des anciennes colonies, avec de la sueur, du sexe et des paysages langoureux. Le texte, tout en envolées lyriques, est presque ridicule, comme de la poésie de bazar qu'on improviserait en fin de soirée arrosée. Pourtant, malgré les clichés et la lourdeur du texte, j'ai trouvé l'atmosphère du récit dépaysante et plutôt réussie.

Je m'attendais donc un peu à la même chose sur les récits suivants. Mais ça m'a très rapidement gavé. Les textes m'ont toujours parus aussi pénibles, faussement poétiques, se donnant un genre comme dans les mauvais films d'auteur. Beaucoup se révélaient abscons, ou simplement ennuyeux au possible. Il s'en dégage une atmosphère narrative complètement démodée, une ambiance bobo de la fin des années 70, entre grandes discussions philosophiques, conflits de couples qui ne s'aiment plus et partouzes entre amis.
Qui plus est, le dessin semble parfois n'avoir quasiment rien à voir avec le texte. Sur certains récits, soit il servait d'illustration inutile, soit il racontait tout simplement autre chose, un ou plusieurs autres récits n'étant pas pour autant plus intéressant que le texte qui l'accompagne.
La lecture est très pénible, surtout quand on tente de lire l'album d'une traite.
Et puis surtout, ce n'est vraiment pas drôle. Était-ce vraiment sensé être humoristique ?

Pourtant, prises séparément, une partie de ces histoires a malgré tout titillé mon intérêt. Non pas pour le contenu ou la forme du récit, mais pour l'ambiance assez particulière qu'elles m'ont vaguement fait ressentir. Exotisme pour les premières histoires asiatiques, atmosphère post-soixante-huitarde pour les autres. Même si je n'aime pas cette dernière et si l'ensemble du texte m'a paru être une grosse esbroufe simili-artistique agaçante à la lecture, je reconnais une certaine âme et personnalité à ce recueil d'histoires courtes.

Nom série  Oklahoma Boy  posté le 20/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pfiou ! Voilà une histoire assez dure. Elle est juste sur la ligne qui sépare le réalisme de l'abus de tragédie.

Elle met en scène, dans l'Amérique profonde, un fils de révérend et son père qui vivent plus ou moins reclus dans une obédience fanatique envers le Seigneur et la loi religieuse telle qu'ils la comprennent. Le jeune garçon est profondément croyant, ayant une foi sans limite en son père et l'assurance que les hommes sont le fruit du pêché et doivent expier, lui le premier.
Le fanatisme religieux ainsi présenté parait presque exagéré mais on se rend compte, en suivant les pensées du jeune homme, ses doutes et les discussions qu'il a avec les enfants qu'il côtoie parfois que tout se tient plus ou moins. J'ai apprécié cette part de réalisme.
De même, malgré son côté outrancier et autoritaire, son père révérend se révèle humain et sa foi relativement pure... si l'on excepte la révélation de fin d'album.

Comme Spooky ci-dessous, c'est la réaction du garçon à cette révélation qui m'a paru la plus difficile à accepter. Trop rapide, trop violente, même si elle peut se comprendre vu le contexte. J'ai pu m'accommoder de la supposition que, compte tenu de l'éducation extrême de cet enfant et du choc engendré par ce qu'il apprend, son comportement pouvait s'expliquer.

J'ai donc trouvé ce récit dur mais très intéressant et bien mené.
De même, le dessin m'a plutôt plu, notamment les belles pages présentant les anges et le démon tels que le héros se les imaginent.
Malgré son prix élevé ne correspondant pas au degré relativement rapide de lecture de cet album, je suis donc prêt à vous en conseiller l'achat.

Nom série  Mon cauchemar et moi  posté le 20/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande-dessinée oscille pour moi entre deux publics.
Sa quasi intégralité ressemble à un conte pour enfants, un peu macabre par moment. Néanmoins la fin, assez surprenante d'ailleurs, s'adresse à un public plus adulte.

La lecture fut pour moi plaisante quoique assez rapide. L'histoire prise au premier degré est mignonne malgré sa dureté. Le dessin parait simple mais est joli, maîtrisé et les couleurs sont très appréciables.
Sur la fin, j'ai cru à un dénouement trop prévisible. Ce ne fut pas le cas, bien au contraire. Et la conclusion amène son lot d'émotion même si, à titre personnel, je ne suis pas aussi touché que quelqu'un de concerné pourrait l'être.

Au final, il s'agit d'une BD agréable et finalement touchante.
J'hésite cependant sur le conseil de lecture : faut-il l'adresser à des enfants ou à des adultes ? Trop naïf pour les uns, une fin trop spécifique pour les autres. Au final, selon moi, ce type de fable s'adresse plutôt à un public mature déjà connaisseur en matière de BD, à même de voir au-delà de ce qui ressemble à un conte pour enfants.
En ce qui me concerne, c'est surtout la rapidité de la lecture et le fait que je ne suis pas sûr de le relire un jour qui me fait hésiter sur le conseil d'achat compte tenu de son prix élevé.

Nom série  13m28  posté le 18/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai entamé cet album, je n'avais pas d'informations précises sur son contenu. J'avais vu qu'il s'agissait d'un collectif mais j'imaginais une histoire construite de bout en bout ou presque sur un scénario réfléchi à l'avance, avec un début et une fin. Au lieu de ça, il y a le squelette d'un récit et une histoire de base qui sert de point de départ, mais les auteurs avaient ensuite plus ou moins carte blanche pour des productions de 8 pages de long.

Cela donne donc quelques récits dans la continuité du premier qui, mis bout à bout, forment une histoire plus ou moins cohérente avec de nombreuses ellipses laissées à l'imagination du lecteur.
Mais cela donne aussi quelques récits complètement décorrélés ou presque de l'intrigue principale, des flash-backs, des digressions, de courts récits poétiques, décalés ou un peu humoristiques.

Ce point là m'a plus ou moins déçu. Car, quand on me lance dans la lecture d'une histoire fantastique et à moitié post-apocalyptique, je préfère m'en tenir à la trame de base, la recherche de réponses, le combat pour la survie, le devenir des personnages, etc... Dans les histoires qui sortent de ce cadre, il y a tout de même quelques bonnes choses, des récits qui donnent indirectement de la profondeur à l'intrigue, mais je ne peux m'empêcher d'être un peu frustré.

Pourtant, dans l'ensemble, j'ai assez apprécié ma lecture.
Les graphismes sont très variés, même si les styles les plus récurrents s'apparentent à la « nouvelle bd » (le style des auteurs les plus connus de l'Association par exemple) ou à quelques auteurs français plus récents, plus ou moins indépendants. Dans l'ensemble, même si certains dessins sont un peu décevants ou trop simples, j'ai trouvé ça beau. Je note d'ailleurs que la colorisation est souvent très réussie même si je ne sais pas si les couleurs sont des mêmes auteurs que le dessin pour chaque histoire.
Certaines histoires ne m'ont clairement pas enthousiasmé. Leur côté poétique, romantique ou trop intimiste m'a ennuyé. Il y a aussi parfois un peu trop de facilités dans les histoires qui virent un peu aux films d'horreur.
D'autres, par contre, m'ont bien accroché. Pour celles-là, j'étais cependant frustré de les voir se terminer si vite, car j'aurais aimé savoir la suite.

Je ressors donc de cette lecture sur des sentiments mitigés : un peu de déception, de la frustration mais une ambiance générale et des dessins qui m'ont plu et m'ont fait passer un bon moment de divertissement.

Nom série  En pleine guerre froide  posté le 17/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Cet album est un recueil d'histoires courtes parues dans le magazine Metal Hurlant. Elles n'ont pour point commun que le graphisme "ligne claire" de Floch et leurs tournures abracadabrantes, mêlées de ridicule, d'absurde et d'humour. Seule la dernière histoire fait plus ou moins le lien avec toutes les autres mais, s'agissant de la plus délirante de toutes, elle n'est guère représentative.

Ce fut pour moi une lecture relativement divertissante.
J'apprécie la ligne claire en général et Floch, qui affectionne ce style, n'est pas trop mauvais dans ce domaine même si c'est loin d'être un maître du genre.
Les histoires sont variées, plutôt originales. Je me demandais à chaque fois ce que les auteurs allaient inventer. Il y a un peu de tout : de l'aventure, du policier, de l'espionnage, de l'absurde, de la SF, ... et le tout enrobé dans une dose d'humour et de délire léger.
Les premiers récits, à peine moins rocambolesques que les suivants, m'ont davantage plu car leurs intrigues tiennent plus ou moins la route. Les derniers voguent à vue dans des délires qui permettent trop de facilités scénaristiques à mon goût. J'ai un peu lâché l'affaire sur la fin alors que j'appréciais ma lecture au départ.

A lire pour passer le temps...

Nom série  Scott Pilgrim  posté le 16/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Annoncé au moment de sa parution française comme un chef d'oeuvre déjà en cours d'adaptation en film mais aussi en jeu vidéo, ce comics avait attiré ma curiosité. Il faut admettre que son contenu est original.

Le décor : Toronto.
Les personnages : des adolescents et des jeunes adultes assez cools, la plupart colocataires, vivant de petits boulots ou encore étudiants.
Le héros : Scott Pilgrim, 23 ans, un peu geek mais alignant les conquêtes féminines, sans emploi mais touchant de la guitare dans un groupe rock amateur.

Cela commence comme un roman graphique pour jeunes, sur un rythme léger et avec une bonne part d'humour. Puis tout à coup, le fantastique fait irruption et ça part en drôle de délire. Scott tombe amoureux d'une fille qui utilise ses rêves comme raccourcis pour faire ses livraisons. Dès lors, il va devoir affronter, à la manière de combats de manga ou de jeu vidéo, les sept anciens petits amis maléfiques de sa nouvelle copine, ces derniers se transformant en pièces de monnaie quand ils sont terrassés. Bizarre...

Tout cela est raconté sur un ton anodin, comme s'il n'y avait rien d'étonnant à ce que la petite vie d'un canadien urbain soit ponctuée de batailles chorégraphiées et d'autoroutes sub-spatiales. D'autant qu'à côté de cela, l'accent est mis sur la petite vie amoureuse du héros, notamment le fait qu'il plait aux filles et qu'il a beaucoup de mal à rompre avec elles. On évolue dans une atmosphère presque onirique, qui ne semble pas se prendre au sérieux sans pour autant s'orienter clairement vers l'humour.
C'est déstabilisant pour le lecteur mais comme c'est raconté de manière fluide et agréable, cela passe bien.
Le dessin est tout aussi coulant, pas exceptionnel mais plaisant. Les personnages ont parfois des bouilles et des styles vestimentaires rappelant les Gorillaz de Jamie Hewlett, en plus présentables.

C'est sympa. C'est frais.
Le format manga des albums, petits, souples et bon marché, joue également dans ce sens.
Il est juste dommage qu'il manque un fil directeur à ce récit pour accrocher le lecteur. Les combats successifs avec les ex de la copine de Scott rythment l'intrigue mais il n'y a rien d'autre que le charisme des personnages et l'ambiance attrayante de l'ensemble pour donner envie de poursuivre la lecture.
Dans mon cas, ayant acheté les deux premiers tomes, je ne suis pas particulièrement empressé de lire la suite. Peut-être par curiosité, pour voir si l'auteur est en mesure d'aller encore plus loin dans l'originalité...

Nom série  Ma Vie de People  posté le 15/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Il va en paraitre 2 tomes cette année de cette série ? C'est parce que l'éditeur espère vraiment que ça se vende bien ou parce qu'il veut "inonder" les étagères de supermarchés ? Il faut dire que l'album attire l'œil avec sa parodie de couverture de magazine de type Voici ou Closer (je crois que c'est d'ailleurs ce dernier qui s'offre aux frais de l'acheteur une grosse page de vraie pub dans l'album).
En ce qui me concerne, je n'ai lu que le premier tome, et malgré son manque flagrant de densité, j'ai eu bien du mal à en venir à bout.

Les planches se composent chacune de quatre cases en plan fixe. Le dessin est horrible. Le décor est composé le plus souvent d'une photo retouchée à l'ordinateur de très laide manière. Les personnages, eux, sont crobardés dans le style qu'utilise Nicolin pour son blog. L'aspect d'ensemble est particulièrement laid, on dirait du fait exprès.

Quant au scénario de ces gags en une ou deux pages, il s'agit de mise en image d'anecdotes de people récoltées en grande majorité par Adeline mais aussi visiblement quelques-unes par Nicolin puisqu'on y trouve notamment un gag mettant en scène Dany en festival BD.
L'humour est pitoyable. Ce type d'anecdote, ça peut faire rire les copains du bonhomme concerné lors d'un repas aviné. C'est l'anecdote racontée au détour d'une conversation, à table, on en rigole un peu, c'est sympa entre potes, et puis on passe parce qu'en fait on s'en fout. Ben là, c'est pareil, on s'en fout, ce n'est pas drôle, c'est souvent lourdingue (marrant comme ces anecdotes tournent régulièrement autour du sujet des chiottes) et, de toute manière, c'est mal raconté.
A ne même pas feuilleter.

Nom série  Mon ami Grompf  posté le 08/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouaif... Je pense que cette BD peut divertir une ou deux minutes un enfant mais la trame des gags est trop répétitive et l'humour trop prévisible pour vraiment intéresser tout au long d'un album.
Le dessin est moyen. Même si le trait d'ensemble ne me déplait pas, je n'aime pas l'aspect informatique que prennent l'encrage et les couleurs au fil des tomes. On dirait parfois un dessin fait à main levée sur Paint ou sur une tablette graphique peu maîtrisée.
Les histoires courtes et les gags tournent un peu tous autour des mêmes thèmes peu nombreux. Grompf est gros et grand donc il fait tout en plus gros et fort que les autres. Et ça implique de plus grosses bêtises que les autres. Et même si ce yéti est gentil et attentionné malgré ses gaffes, le papa du petit Arthur aimerait bien que ce dernier ait plutôt un cochon d'Inde comme animal de compagnie.
Voilà, avec ces informations de base, vous avez les deux-trois ingrédients qui composent chacun des gags de la série. Autant dire que sans être un génie de l'humour, difficile de faire quelque chose de captivant, surtout au long des 5 tomes qui forment la série.

Nom série  Les Aventures des Moineaux  posté le 04/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Les Aventures des Moineaux, ce sont de courtes histoires en bande dessinée parues dans Astrapi. Les Moineaux, c'est une famille classique, avec un garçon et une fille, mais qui a la particularité d'avoir un grand-père savant capable d'inventer n'importe quelle invention loufoque et incroyable en quelques minutes. Cela va du robot à la machine à voyager dans le temps, en passant par la machine à rapetisser, à voler, à cloner, à échanger les esprits, à transformer la terre en nourriture et autres idées bizarres. Mais malheureusement, ça tourne toujours plus ou moins mal, parfois à cause des bêtises des enfants, parfois simplement parce que l'invention ne marche pas bien ou parce que le grand-père n'a pas pensé à toutes les éventualités.

Le ton est assez enfantin, normal pour une publication jeunesse. Mais il y a un peu trop de naïveté et d'invraisemblance pour plaire à un lectorat plus âgé. On est loin de l'intelligence d'une série comme Jules à laquelle j'ai pensé en parcourant cette BD.
Lire une histoire par-ci par-là est relativement divertissant. Cela devait donc convenir à la lecture dans une magazine comme Astrapi. Mais découvrir cette série dans un album avec plusieurs histoires à la suite, c'est un peu lassant. Les trames des récits sont répétitives et les intrigues trop faciles ou convenues la plupart du temps.
A réserver à un public jeunesse et, même pour eux, il y a sans doute plus original et mieux construit.

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