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Nom série  Les Six Coups de Philadelphia  posté le 20/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce one-shot a un cadre original puisqu'il s'agit de la campagne est-allemande du début des années 80, alors que les soldats russes étaient encore basés sur place. Là, dans un hameau paumé, trois adolescents s'ennuient pendant les vacances. Jusqu'au jour où ils vont trouver un revolver et 6 balles qu'ils ont bien l'intention d'utiliser pour s'amuser.

Des jeunes désoeuvrés, un peu arrogants et rustres, un coin de campagne quasiment vide, un idiot du village, une seule fille de leur âge dans le coin même si elle voudrait bien se joindre à eux, des soldats russes qui patrouillent, et une arme chargée. Avec une telle intrigue, on se doute dès le début que tout cela va mener à un drame. C'est évident et l'auteur joue là dessus pour faire monter la tension et l'anxiété page après page.

Le dessin est un peu spécial. Chaque planche ne contient l'équivalent que d'une ou deux cases. Le trait est lâché, présentant des personnages volontairement laids, au faciès à peu près aussi ingrat qu'ils le sont à cet âge. Un ombrage à l'encre en teinte gris-sépia adoucit l'ensemble et le rend agréable à l'oeil.

L'histoire ne m'a pas particulièrement séduit, d'autant que je ne me suis trouvé aucune affinité avec les protagonistes, mais je conviens de la réussite de l'ambiance tendue que l'auteur met en place.
C'est une lecture intéressante et plutôt bien menée, même si je doute avoir envie de la relire un jour.

Nom série  Hécate & Belzébuth  posté le 18/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais déjà beaucoup apprécié le tout petit album Au bonheur des âmes de Loïc Sécheresse. C'est ce même contexte de comique infernal et ce même personnage de sympathique démon Belzébuth qui sont mis en scène ici, sur un scénario cette fois de Stéphane Melchior-Durand, collaborateur récurrent de Loïc Sécheresse avec qui il a déjà réalisé Raiju et Raiden.

Belzébuth, c'est un gentil démon, un peu naïf, et surtout très porté sur le sexe. Il faut dire qu'il nous apprend bien vite qu'avant d'entamer sa carrière aux enfers, il était connu en tant que Pan dans la mythologie grecque. Aussi sera-t-il "aux anges" quand il rencontrera la jolie Hécate, sorcière irrévérencieuse, intelligente et elle aussi très portée sur la chose. C'est le début d'une belle histoire d'amour et d'humour.

Le graphisme de Loïc Sécheresse est très particulier. C'est le genre de dessin qu'on a tendance à rejeter au premier coup d'oeil. Cela ressemble à une abondance de gribouillis mal foutus, représentant maladroitement des formes comme le ferait quelqu'un sans aucune notion artistique. Et pourtant, c'est avec Au bonheur des âmes que j'ai appris à l'apprécier. En effet, sous un aspect faussement fouillis et tordu, c'est un trait particulièrement efficace pour raconter des histoires et mettre en scène des personnages vivants et sensuels. Malgré l'atteinte à mon sens de l'esthétique que je ressens quand j'observe une planche dans son ensemble, j'aime à lire les histoires ainsi représentées et j'y trouve les femmes aussi sexy que les démons amusants.

L'album se scinde en une première histoire introductive d'une vingtaine de pages racontant la rencontre entre Belzé et Hécate, suivie d'histoires courtes, parfois de simples gags en une planche, mettant en scène les deux personnages dans de petites aventures variées et axées sur l'humour. J'ai trouvé l'ensemble très amusant et les personnages vraiment attachants. Il y a beaucoup d'idées, un peu de politiquement incorrect, de l'érotisme et beaucoup d'affection pour ce couple atypique formé d'un démon et d'une sorcière. Un bien agréable moment de lecture.

Nom série  Héritages  posté le 18/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Hypathie, Bianca et Sorcellerie et dépendances, Dupuis nous offre un nouvel album sur le thème des sorcières.
Celui-ci se place dans un cadre moderne digne d'un thriller à l'américaine. Nina mène la vie plus ou moins insouciante d'une jolie jeune femme qui, outre sa beauté, a pour particularité de garder secret un don de guérison hérité de sa grand-mère. Jusqu'au jour où elle est impliquée à contre-coeur dans un conflit de pouvoirs entre sorciers qui va lui révéler bien des secrets, entraîner la mort de son petit ami et l'obliger à prendre de graves décisions.

Le déroulement de cette intrigue est sans grande surprise mais plutôt efficace. On suit cette lecture comme on le ferait d'un divertissement télévisuel moderne, un peu déjà-vu mais toujours plaisant. Certains passages paraissent téléphonés tandis que d'autres présentent leur touche d'originalité.
Le graphisme de Stéphanie Hans est un peu particulier. Largement axé sur une colorisation informatique, à la tablette graphique probablement, le trait et les détails ont tendance à être lourdement écrasés par ces couleurs épaisses. Malgré ce petit rejet initial, les planches se révèlent appréciables et on se laisse facilement porter par la narration graphique.

C'est donc une lecture divertissante, qui paraîtra légèrement convenue aux yeux des habitués du genre mais qui se lit agréablement et fait passer un bon moment.

Nom série  Spirou Dream Team  posté le 17/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Spirou Dream Team, c'est une parodie irrévérencieuse et un peu rentre-dedans des grosses maisons d'édition de bande dessinée franco-belge. On en attendait pas moins de Yann, le même qui dézinguait déjà les auteurs du journal dans les marges de Spirou il y a une trentaine d'années. Avec sa culture imbibée de l'école Marcinelle et son sens du caustique, il y avait de quoi faire.

Comme l'expliquent les personnages même de la BD, le dessinateur idéal pour cela aurait été Conrad, l'ancien complice de Yann. Cependant, Fabrice Tarrin dessine deux fois mieux que lui. Et Simon Léturgie fait pareil mais deux fois moins cher. C'est donc ce dernier qui s'y colle.
Le résultat est sympa. Le style animalier choisi est bien maîtrisé, vivant et dynamique. Seuls regrets, les décors parfois trop vides et les couleurs informatiques manquant un peu d'âme, mais dans l'ensemble, le graphisme sert bien l'humour et c'est agréable à lire.

Se mettant en scène en petite bande de losers, les auteurs se font accompagner d'autres vieux de la vieille du franco-belge sous les traits d'Alain de Kuyssche et de Hugues Dayez. Face à eux, le nouveau redac-chef du journal Spirou et la confrérie masquée des actionnaires secrets des éditions Darpuis-Longkanard. A leurs yeux, le monde de l'édition est devenue une grosse machine financière avec pour seules particularités que d'avoir de tous petits moyens et des résultats souvent catastrophiques. Les auteurs n'y sont que des ouvriers qu'on utilise et puis qu'on jette, sauf s'ils sont aussi "bankables" que les fameux Zep, Midam et autres JVH, et à moins qu'ils représentent plus de 50% des productions du journal comme un certain Raoul Cauvin.

L'humour est caustique quoiqu'il manque un peu de finesse. J'ai davantage apprécié les nombreux clins d'oeil et attaques acides de chaque planche que les chutes des gags en elles-mêmes. Ces dernières m'ont en effet paru parfois un peu convenues, parfois trop lourdes. Même si les auteurs ratissent large, ils ont hélas une légère tendance à manquer leur cible en insistant sur quelques trames humoristiques répétitives et quelques réparties trop prévisibles.

J'ai toutefois bien apprécié la mise en scène satirique du monde de la BD franco-belge moderne. Il est agréable d'y dénicher les références à tous ces auteurs et grands classiques des éditions Dupuis et d'ailleurs. A noter également la belle couverture de l'album aux allures de reliure simili-cuir.
Ce fut pour moi une agréable lecture même si j'aurais aimé y trouver un humour plus percutant et plus fin.

Nom série  Hotaru  posté le 17/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré une trame et une introduction très stéréotypée en matière de shojo ou de josei, ce manga se révèle plaisant sur la longueur.

Amemyia Hotaru est une himono-onna, une femme sèche ou un plutôt un "poisson séché" comme l'explique le récit. C'est-à-dire qu'autant elle prend soin d'elle et se maquille pour aller au travail, autant une fois chez elle, elle se laisse complètement aller, ne quitte pas son jogging ou son pyjama, se coiffe "efficace" et passe son temps à glander et à manger. Jamais de sortie, jamais de séduction, pas de "féminité". Autant dire qu'elle aura un peu de mal à gérer les relations amoureuses complexes qui vont soudainement s'offrir à elle.
Car c'est à peu près en même temps que le jeune et très beau designer de sa société va lui déclarer timidement sa flamme et que son plus âgé mais séduisant patron va devenir son colocataire forcé.

Le coup de la colocation forcée entre deux célibataires qu'à première vue tout oppose, on sait vite comment cela se termine dans les intrigues de shojo et de josei. Du coup, ce manga apporte un peu d'originalité ou du moins de curiosité puisqu'au fil de l'intrigue, on ne sait pas si le coeur de l'héroïne va tendre vers son jeune amoureux ou vers son supérieur de moins en moins distant. Il faut dire, ceci dit, que malgré sa beauté et sa gentillesse, le premier des deux parait bien fade en comparaison du patron plein de personnalité et d’ambiguïté. D'autant que ce dernier n'est pas vraiment célibataire puisqu'il vit, en principe temporairement, séparé d'une femme qui reste pour le moment mystérieuse.

J'ai eu un peu de mal à certains passages de cette lecture et surtout au début du premier tome à cause d'une narration un peu déficiente. Trop souvent, je me suis demandé qui disait quoi, à qui telle ou telle bulle de dialogue était reliée, les choses n'étant parfois pas évidentes. Cela gâche la fluidité de la lecture, le plaisir et la clarté du récit.
Cependant, au bout des 2 tomes actuellement parus, les personnages se révèlent plutôt attachants, et bien qu'il ne se passe que peu de choses au final, leurs petites aventures sentimentales se révèlent divertissantes et agréables.
Quand je vois qu'il y a déjà 15 tomes parus au Japon, je me demande quand même si l'intrigue a suffisamment de réserve pour s'étendre autant sans se diluer complètement. A suivre, donc, pour voir si le scénario sait se renouveler...

Nom série  Les Winners  posté le 07/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les winners, les drogués du boulot, ces arrogants qui vous narguent derrière leurs portables et autres Blackberry s'indignant silencieusement que vous ayez une vie privée alors qu'ils alignent réunions clients, formations au strategic management et autres séminaires de team building, il y avait beaucoup à en dire et beaucoup à en rire. Je le sais, j'en fais presque partie.
Malheureusement, cet album manque plus ou moins sa cible à mes yeux.

Les gags se révèlent plats. Pas assez percutants, pas assez incisifs, ils semblent manquer de l'expérience de celui qui a vécu au milieu de tels personnages, d'anecdotes sentant le vécu.
On y trouve une galerie de personnages plus ou moins caricaturaux mais trop généralistes et trop peu réalistes pour attirer la sympathie. Les gags qui leur sont associés, non contents d'être parfois répétitifs, se révèlent souvent trop vagues, pas assez intégrés dans leur contexte pour amener un rire franc. Certains paraissent presque n'avoir rien à voir avec ce fameux sujet des winners.

Bref, malgré l'intérêt suscité par le sujet, je me suis ennuyé à la lecture de cet album qui n'a rien de détestable mais n'est simplement pas drôle à mon goût.

Nom série  Le Capital  posté le 04/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu le Capital de Marx (mais qui l'a vraiment lu ?), j'étais donc curieux d'en découvrir une libre inspiration dont le but était de présenter les éléments clés de son discours. J'étais en cela motivé par la préface d'Olivier Besancenot qui, au-delà de son discours politique classique, promettait un exposition sans manichéisme de ce qu'est le capitalisme et la logique du système financier.

Hélas, le manichéisme, ce manga tombe en plein dedans dès les premières pages, et cela m'a tout gâché.
Entre l'investisseur vautour qu'on devine fourbe au premier regard, le contremaître brutal qui tabasse les employés à loisir et le personnage principal, traumatisé par un manque d'argent dans sa jeunesse, qu'on voit foncer tête baissée et yeux fermés vers le "côté obscur" du patronat, on ne peut pas dire que ce scénario brille par sa finesse et son impartialité.
Alors que les pauvres ouvriers de cette histoire sont plus ou moins désincarnés puisque, à l'exception d'un contestataire et d'une amie d'enfance du héros, c'est vraiment autour du seul patron que semble évoluer la narration, on voit très vite la frontière se positionner entre les méchants exploiteurs et les gentils quoique malheureux exploités.
Dans ces conditions, la "leçon" sur le capitalisme passe comme une caricature facile pour ignorants et c'est bien dommage.

Il y a quelques maigres enseignements à piocher au long des pages du premier tome de ce manga, notamment sur l'origine des premiers "bénéfices" qui vont commencer à alimenter la machine financière ou sur la façon dont un patron peut se retrouver à la merci des financiers, mais ils sont bien mal exposés et expliqués.
Je reste néanmoins curieux de lire le second tome qui est sensé aborder les mécanismes de l'argent et peut-être apporter son lot d'explications aux crises financières telles qu'on en connait actuellement.

Nom série  La Position du Tireur couché  posté le 03/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit est un véritable polar noir, avec toutes les caractéristiques du genre. Et cela a tendance à m'agacer un peu car je n'aime pas ce genre. Je n'aime pas ces milieux criminels, ces magouilles à tiroirs, espionnage, contre-espionnage, manipulations, ces meurtres, ces introductions mystérieuses où seuls les faits présents sont mis en scène et où le lecteur doit cogiter pour recoller les morceaux et comprendre ce que tous les personnages ont l'air de saisir à demi-mots ou avec des regards emplis de bien-entendus.
Ce n'est pas mon style.
Et pourtant, j'ai tout de même trouvé plaisante la lecture de cette bande dessinée.

Malgré une tendance stéréotypée de la narration à s'attacher à des détails anodins comme ce que mangent les personnages et autres marques de voitures, et malgré quelques noms de personnages parmi lesquels on finit par s'embrouiller si on ne suit pas tout avec attention, j'ai trouvé la lecture fluide et plutôt agréable. J'ai retrouvé un peu de ce qui m'avait plu dans la série Le Tueur avec cet autre tueur que l'on suit de près et dont on finit par comprendre l'état d'esprit et les motivations simples et souvent contrariées par le destin.
L'histoire, bien qu'un peu confuse dans la première moitié du récit quand on n'en a pas encore eu les clés, tient bien la route et l'explication finale y apporte pas mal d'éclaircissements. Il n'y a finalement que le comportement de la fameuse Alice, une vraie morue celle-là, et ce que devient le héros sur la toute fin qui m'ont un peu déçu.

Dans l'ensemble, j'ai passé un plutôt agréable moment de lecture, même si cela n'en deviendra pas pour autant ma tasse de thé.

Nom série  Asterios Polyp  posté le 02/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En attendant beaucoup, j'ai mis un certain temps avant de me lancer dans la lecture de ce gros album pour le faire dans les meilleures conditions. Au final, ce n'est pas la merveille annoncée à mes yeux mais c'est un bon bouquin, intelligent, bien foutu, et surtout original dans sa conception et sa narration.

J'ai apprécié les expérimentations graphiques dont il fait preuve, le dessin, le lettrage et les couleurs différentes selon le personnage et sa façon de voir le monde.
J'ai apprécié la façon dont il présente les personnalités différentes et intéressantes de la poignée de protagonistes ainsi que leurs relations.
J'ai apprécié la réflexion philosophique sur la vie et l'état d'esprit des personnages, son lent cheminement, les idées amenées par chacun, leurs confrontations.
Et surtout j'ai apprécié la fin qui ne m'a pas déçu comme a pu le faire celle de Jimmy Corrigan qui s'apparente à Asterios Polyp par sa créativité narrative et son attachement au caractère particulier du "héros". Certes la pirouette finale peut paraitre désappointante mais j'ai souri à l'humour ironique que j'ai cru y noter.

A côté de ces qualités, je dois toutefois admettre que ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé. Je suis satisfait de l'avoir lu mais je ne suis pas sûr de relire de sitôt cet ouvrage.
En outre, pour être très terre à terre, je n'apprécie pas le choix de faire une couverture d'album en carton carré et "ouvert" : je trouve cela trop fragile, trop à même de gonfler à la moindre humidité et, avec le poids de l'objet, les coins anguleux m'ont un peu fait mal à la lecture.

Nom série  Casiers judiciaires  posté le 02/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je craignais trouver dans cette série une adaptation commerciale et sans âme d'anecdotes de tribunal comme on peut en trouver sur le net. Au lieu de ça, et peut-être même s'il contient de réels témoignages, ce sont des gags variés et sans doute cousus main pour cet album.

Le résultat n'est pas mal mais hélas trop inégal. J'ai vraiment rigolé sur certaines histoires qui sont très bonnes et bien amenées. Malheureusement, il y en a également beaucoup, trop sans doute, qui m'ont laissé indifférent. Quelques-unes se révèlent aussi un peu répétitives, avec la réapparition des mêmes accusés qui devient un peu pénible à la longue.

Dans l'ensemble, c'est une bande dessinée dont il est agréable de piocher quelques gags par-ci par-là, mais la lecture d'un album entier est légèrement fastidieuse.

Nom série  Les Montagnes Hallucinées  posté le 29/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand amateur de Lovecraft, je n'ai évidemment pas manqué de lire la nouvelle originale des Montagnes Hallucinées. Même s'il ne s'agit pas de ma préférée, elle est de très bon niveau et présente l'intérêt de réunir en un seul récit nombre d'éléments de la mythologie personnelle de l'auteur en les mettant en relation sous un oeil plus scientifique, plus rationnel qu'à son ordinaire. Cette histoire est en effet pour Lovecraft l'une des rares occasions de fournir une chronologie des évènements passés de la Terre dans son imaginaire. Mais j'en dévoilerai trop si je continuais plus avant et je préfère revenir à cette adaptation BD en elle-même.

Elle commence très bien.
Le graphisme se révèle élégant. Le trait épais donne une certaine classe aux personnages et les décors urbains, les constructions et les bâtiments sont très réussis.
Ce dessin présentera hélas de grosses faiblesses par la suite pour les décors plus naturels et notamment les montagnes en elles-mêmes qu'on croirait griffonnées en quelques courbes assez laides. De même, les créatures surnaturelles manquent de charisme et d'impact dans leur représentation à mon goût.

L'histoire aussi m'a séduit au départ. La narration est bonne, rendant bien le sensation d'attente et d'angoisse des débuts de l'expédition. Le déroulement est réaliste et convaincant... jusqu'au passage au-delà des crètes des montagnes.
Après cela, Culbard peine un peu à faire ressortir la puissance des révélations et des découvertes. La lecture de l'histoire des Choses Très Anciennes par le héros m'a paru assez expéditive, trop facile, et j'ai eu du mal à en comprendre plusieurs passages, notamment le rapport avec Kadath dont j'avais oublié qu'elle était mentionnée dans la nouvelle originelle. Du coup, certains passages se devinent après coup plus qu'ils ne se suivent clairement et certaines péripéties et réactions des personnages sonnent bizarrement, comme si on avait manqué les éléments permettant de les comprendre. Et cela tient davantage pour moi d'un récit mal raconté que du mystère indicible de Lovecraft.

L'adaptation reste correcte tant il est difficile d'adapter cet auteur mythique. Cela permet en outre de découvrir ou redécouvrir une de ses nouvelles les plus importantes et de lui associer un graphisme certes inégal mais parfois très élégant. Alors pourquoi pas, d'autant que la couverture des éditions Akileos est très jolie.

Nom série  Desert Park  posté le 23/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré une ambiance assez spéciale, j'ai peu apprécié cette BD. Outre son dessin qui ne m'a pas franchement plu, c'est surtout le côté trop prévisible de son intrigue qui m'a déçu. En effet, avec les très nombreux indices et l'atmosphère du récit, je m'attendais beaucoup trop à la révélation finale et j'espérais autre chose de ce récit que le simple cheminement vers ce drame assez cliché.

Je n'ai pas accroché au graphisme. Bien qu'il soit suffisamment efficace pour faciliter la narration et offrir des décors dotés d'une certaine ambiance, je n'ai pas aimé les visages dont je n'ai pas su capter les expressions. Ce sont surtout les yeux étranges du personnage de Jules que je n'ai pas su déchiffrer : explosés, shootés, fatigués ? Pourquoi cette drôle de manière de les représenter ?

Le récit m'a bien plu par l'atmosphère qu'il dégage, même si je l'ai trouvée un peu convenue par moment, mélange entre David Lynch et sentiment de fin du monde. Tout le monde semble avoir un petit grain et les décors ajoutent à l'angoisse d'ensemble.
Mais j'attendais d'accrocher véritablement au récit et ce n'est pas venu avant la fin. Le drame final s'annonçait par trop d'aspects et je me demandais ce qu'il allait bien pouvoir avoir de particulier pour entraîner avec lui une telle ambiance et un tel traumatisme 20 années après pour le héros. Mais en fait, rien ne semble l'expliquer, c'est juste un drame et encore je n'ai pas bien compris pourquoi il a eu lieu. Que s'est-il passé pour un tel résultat alors que la tentative précédente du héros n'avait pas posé de problème ?
Bref, un peu déçu. J'attendais davantage d'originalité dans la conclusion qui aurait dû donner tout son sens au reste de l'album qui, du coup, se révèle un peu vain à mon goût.

Nom série  Les Guides au féminin  posté le 23/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le style graphique fait immédiatement penser aux graphismes girly des blogueuses-illustratrices à la mode ces derniers temps telles que Pénélope Bagieu, Margaux Motin et autres Madeleine Martin. C'est clairement sur ce créneau que cherche à se placer cette série qui veut s'adresser aux jeunes trentenaires urbaines.
L'ennui, c'est que ça ne colle pas.

Le dessin n'y a pas du tout la même aisance technique. Malgré des couleurs typiques du genre, et sans être moche, il se révèle raide, un peu vide, sans charme ni réelle efficacité.
Quant au contenu, il y manque avant tout la sincérité et le vécu des blogs que les auteurs cherchent à imiter. On sent trop les gags stéréotypés, les clichés sur le couple ou sur la drague. Ça manque d'âme et du coup, c'est très rarement drôle.
Au plus passe-t-on le temps à la lecture de cette dispensable lecture.

Nom série  Bambou, le petit cerf qui mange tous ses amis  posté le 22/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est sa nomination à Angoulême qui m'a amené à lire cet album. Il faut dire aussi que son sujet avait attisé ma curiosité. Je trouvais amusant une parodie gore de Bambi où le gentil petit faon serait un monstre carnivore aux yeux de biche. L'ennui, c'est qu'au-delà de cette idée de départ, le reste se révèle plutôt vide.

Le dessin m'a séduit initialement par ses jolies couleurs et son style enfantin, l'idéal pour une parodie dont le sujet allait devoir contraster avec le décor. Le souci, c'est que le niveau technique de ce graphisme s'est révélé franchement médiocre à mes yeux, entachant son efficacité. Autant les expressions des visages ne sont pas mauvaises, autant il n'y a aucune scène d'action qui soit réussie. Un tel style fonctionne pour de l'illustration figée mais pas quand il s'agit de raconter une histoire en mouvement. Du coup, la narration passe mal dès qu'il y a un tout petit peu d'action et cela entrave le fonctionnement de l'humour dans ces passages là.

En parlant de l'humour et du scénario, justement, les premières pages sont amusantes et on se demande où l'auteure va nous mener sur la base de cette idée initiale. Mais l'ennui, c'est qu'elle ne nous mène vraiment pas loin. J'ai attendu jusqu'à la dernière page que le récit se développe enfin, devienne plus percutant, plus humoristique. En vain... J'ai eu l'impression qu'il ne se passait presque rien.
Certains dialogues sont amusants mais d'autres sont assez lourds. Et finalement, hormis les premières pages, ce qui m'a fait le plus rire dans cette BD restera finalement la seule image de quatrième de couverture. C'est bien maigre.

Nom série  Aya de Yopougon  posté le 29/04/2006 (dernière MAJ le 22/12/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un récit simple mais vraiment plaisant à lire. Ayant vécu 2 ans à Abidjan un peu plus de 10 ans après l'époque des aventures d'Aya, je reconnais vraiment l'ambiance Abidjan-Village. Une ambiance tout en humour, en poésie dans la débrouille, avec une bonne part d'insouciance pour les jeunes, aussi bien les Ivoiriens que les blancs d'ailleurs même si on n'en voit pas dans le tome 1 de cette BD.
Le dessin n'est pas très sophistiqué mais plaisant à lire et regarder.
Le scénario n'est pas très compliqué non plus mais très plaisant.
Les dialogues représentent sans doute ce qui fait la plus grande force du récit. Ecrits en "langue local", mélange de Français et d'expressions typiques Ivoiriennes, ils sont à la fois pleins d'humour et pleins d'authenticité.
Le seul petit reproche que je pourrais faire, c'est à quel point j'ai eu tendance à confondre les personnages d'Adjoua et de Bintou au cours de ce premier tome. Mais pour le reste, tous les personnages et toutes les situations sont réussies et vraiment justes.
Drôle, frais et léger. Un vrai petit plaisir de lecture dont je suis heureux de savoir qu'il y aura en plus une suite puisque ce n'est qu'un premier tome.

J'ai pris encore beaucoup de plaisir à la lecture des troisième et quatrième tomes. C'est toujours frais, amusant, diversifié, et les personnages sont très attachants. J'étais une fois de plus heureux de me replonger dans l'ambiance insouciante des villes africaines des années 80 et aussi un peu du Paris pluvieux de l'époque à partir du tome 4. Un vrai petit bonheur de lecture, léger et piquant sur la langue.

Et voilà la série qui se termine avec son 6e tome. Le plaisir sera resté intact du début à la fin. Cette dernière se révèle légèrement frustrante car j'aurais aimé en savoir plus sur le devenir d'Aya ou encore d'Albert, mais elle est tout à fait satisfaisante pour la plupart des autres personnages de la série, notamment pour Moussa qui termine en apothéose. Avec une telle fin, les auteurs se laissent éventuellement des possibilités de poursuivre la série, et laisse en même temps une douce sensation aux lecteurs qui auront suivi durant ces 6 agréables tomes les petites aventures drôles et touchantes de ces habitants de l'Abidjan des années 70.

Nom série  Kitaro le repoussant  posté le 21/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'image de NonNonBâ du même auteur, j'imaginais que Kitaro serait une longue histoire à suivre dans un décor plus ou moins réaliste. Au lieu de ça, il s'agit d'histoires courtes fantastiques mettant en scène un personnage surnaturel, Kitaro, fils de morts-vivants et doté de pouvoirs plus ou moins variables.

La thématique des récits porte sur le folklore surnaturel japonais, yokaï et compagnie, avec un soupçon d'ambiance horrifique. Mais en plongeant directement dans le fantastique, l'auteur y perd l'ambiance intéressante et la présentation du monde superstitieux japonais qui m'avaient plu dans NonNonBâ.
Ici, le ton m'a paru un peu trop naïf par moment. S'il n'y avait le côté sordide ou théoriquement terrifiant des scénarios, on pourrait se croire parfois dans un récit pour la jeunesse tant le déroulement des histoires et les réactions des personnages paraissent simplistes. Ce contraste, qu'on retrouve d'ailleurs dans beaucoup de vieux mangas qui hésitaient encore entre un public adulte et un public d'enfants, m'a un peu dérangé et m'a empêché d'apprécier véritablement cette lecture.
Je l'ai trouvée néanmoins sympathique mais pas indispensable.

Nom série  Yakitate Ja-Pan  posté le 20/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais remarqué ce manga au moment de sa sortie en France : quelle drôle d'idée, des compétitions de boulanger et la quête du pain japonais "absolu" !? Il faut avouer que c'est original mais j'étais un peu circonspect à l'idée du résultat.

En fait, on est dans la trame ultra-classique d'un shonen de type nekketsu. Un débutant doué qui va commencer au bas de l'échelle avec des dons naturels et un esprit chevaleresque qui indiquent très vite qu'il arrivera très vite tout en haut à force de duels et de tournois contre d'autres boulangers de plus en plus forts. Ca parait un peu ridicule comme ça, et il faut dire que l'auteur joue justement un peu sur ce fait. Il n'hésite en effet pas à jouer la carte de l'humour et le plus drôle restera probablement les réactions des personnages et des membres de jury quand ils goûtent les oeuvres des compétiteurs et qu'il s'agit de montrer l'extase totale qu'ils ressentent. C'est parfois tellement délirant que c'en est hilarant.

A côté de cela, ceci dit, je dois dire que je n'ai pas été plus accroché que cela. Même les inévitables séquences de tournoi, thématiques shonen qui captent complètement mon attention d'ordinaire, m'ont un peu laissé sur ma faim. J'étais content de découvrir les inventions culinaires très imaginatives des participants et du héros mais je me fichais plus ou moins de savoir qui allait gagner au final et donc pas franchement pressé de lire la suite.

Cela reste une lecture agréable, originale et souvent amusante. Un shonen sympathique sans être indispensable.

Nom série  Body World  posté le 12/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Body World se démarque des lectures classiques par un sujet étonnant et un traitement original de la narration tant au niveau graphique que concernant les couleurs.

Dans une Amérique plus ou moins futuriste, après une guerre imaginaire, une communauté urbaine s'est coupée du monde en prenant la forme d'une bourgade bien américaine quoique entourée de forêts et particulièrement attachée à la nature. Suite à la découverte d'une plante inconnue, c'est un personnage bien singulier qui va être appelé à se rendre à Boney Borough pour étudier le végétal : Paul Panther est en effet botaniste mais surtout expert en drogues en tous genres, complètement asocial et toxicomane lui-même. Son arrivée, non contente de semer le trouble dans une communauté trop tranquille, va mettre le feu aux poudres d'une expérience venue d'ailleurs.

Le ton de ce récit est assez décalé. Il semble ne jamais trop se prendre au sérieux. Cela se ressent surtout dans ce personnage du "professeur" Panther complètement en marge de la société, toujours plus ou moins shooté, vulgaire, brutal, et pourtant en même temps attachant. Ses relations avec les divers habitants de Boney Borough sont particulières, variées et souvent amusantes. Certains de ces derniers sont également gratinés, avec des caractères bien particuliers, allant de la caricature de gentil naïf aux miliciens dignes de récits d'espionnage.

Et puis il y a surtout toutes ces expériences graphiques et narratives autour des effets des différentes drogues et notamment de la drogue télépathique qui constitue le thème principal de l'intrigue. Ce sont des jeux sur les couleurs, des images qui se troublent, se défont, se déforment et se superposent. L'auteur réussit de belle manière à faire passer les émotions et la compréhension de ces "shoots" et de ces "expériences spirituelles". Cela en devient parfois même ludique.

Et cela grâce à un dessin soigneusement maîtrisé et intelligemment pensé.
Les personnages sont simples, tracés à l'encre noire dans un style proche de la ligne claire. Ils ne sont pas particulièrement jolis, leur anatomie est souvent changeante, mais ces changements vont souvent de pair avec les effets mentaux et visuels des drogues que subissent certains personnages.
Le travail sur les couleurs et les matières est très intéressant, original et souvent aussi beau que parlant. C'est toute une ambiance et des sensations qui sont transportées par ces couleurs qui ont un vrai rôle à jouer dans la narration.
A noter que l'originalité est également recherchée et trouvée dans l'objet bande dessinée lui-même puisque non content d'être au format à l'italienne, il faut également le tourner à 90° pour lire les grandes doubles planches disposées tout en hauteur. C'est un peu déstabilisant et pas toujours confortable à la lecture mais en tout cas ça change et ça fonctionne assez bien dans le cas présent.

Ce comics fut pour moi une intéressante lecture, originale et astucieusement conçue. Même si le sujet ne m'a pas vraiment touché et si la fin m'est apparue légèrement décevante, c'est un album qui vaut la lecture, ne serait-ce que par curiosité et pour voir quelque chose d'assez différent de l'ordinaire.

Nom série  Comme un poisson dans l'huile  posté le 09/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aurais aimé que cet album me plaise davantage car le sujet n'est pas inintéressant à la base. Il s'agit de raconter une année d'études aux beaux-arts sur le ton de l'intimité de la vie de l'auteur, avec un peu d'humour décalé et d'ironie. Cela pouvait être amusant et instructif.

Instructif, ça l'est plus ou moins puisque j'ai eu un aperçu de ce à quoi peut ressembler le type de cours, de travaux pratiques, de recherches personnelles et de travail intellectuel que doivent produire les étudiants en art.
Amusant, ça ne l'est pas trop, car malgré un certain cynisme et un décalage vers l'absurde ou le léger délire romanesque de la narration, je n'ai guère trouvé ça drôle, à peine quelques sourires par-ci par-là.

Mais surtout, je me suis assez ennuyé. Raconté comme ça l'est, c'est un vrai journal de bord avec son énumération chornologique de ce que l'auteur a fait à tel moment, ce qu'il a vu, pensé, etc. Et ce n'est vraiment pas passionnant. Surtout que malgré la recherche manifeste de dérision dans le ton, le rythme est vraiment morose, presque désabusé. De plus, on ne s'attache pas aux personnages tels qu'ils sont représentés, asociaux et presque antipathiques par moment.
L'ensemble se révèle hélas ennuyeux et c'est bien dommage.

Nom série  Shrimpy et Paul  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Houla ! Je n'ai pas du tout accroché au délire sous acide de ce comics underground.
Il serait bien difficile d'en résumer la trame. Paul est une sorte de grande saucisse sur pattes au faciés cartoonesque. Son compagnon de vie/colocataire/ami/animal de compagnie/truc est une sorte de suppositoire sur pattes au visage aussi impassible qu'inexpressif. Et il leur arrive n'importe quoi.

Du grand n'importe quoi.

A la limite, le délire de cette BD est au-delà de l'onirique, plus proche de la psychanalyse absurde ou de l'improvisation grotesque. Entre culte du pigeon glouton, vol des tétons et autre accouchements par les genoux, ces histoires courtes entrecoupées de strips ou de "gags" en une planche n'ont de logique que dans l'univers absurde et légèrement malsain de l'auteur.

Cela aurait pu être drôle mais j'en suis resté trop circonspect.
Cela aurait pu être marquant mais le délire est trop gratuit et n'a pas su me parler.
Les histoires en elles-mêmes m'ont ennuyé, indifféré.
Seule l'originalité du ton, son non-sens presque frustrant, comme d'explorer l'univers imaginaire intime de quelqu'un de très différent de soi, m'a un peu tenu en éveil.
Mais cet imaginaire là, il me déplait donc je n'ai guère envie de l'explorer davantage ni de le conseiller aux autres.

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