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Nom série  Mes voisins les Yamada  posté le 04/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais les Yamada que par le biais de leur adaptation en film d'animation par les studios Ghibli, film qui ne m'avait guère enchanté. Ce n'est qu'avec la lecture des 3 gros albums parus chez Delcourt que j'ai découvert que le manga original était en réalité constitué de yonkomas, une suite de strips humoristiques verticaux en quatre cases, l'équivalent japonais des strip comics américains.

Les personnages sont ceux d'une petite famille classique japonaise : le père un peu médiocre et pas très courageux, la mère sincère mais un peu tire-au-flanc, le fils insouciant et paresseux, la fille gentille et assez maligne, et la grand-mère qui fait un peu sa loi car "le terrain est à son nom". A ceux-là s'ajoutent quelques amis et voisins de la famille.
Le dessin est plutôt minimaliste, avec les personnages représentés en quelques traits efficaces quoique pas toujours très expressifs à mon goût, et des décors bien souvent réduits au strict minimum.
Ce sont donc une suite d'anecdotes du quotidien, de strips à vocation comiques et de gags mettant en scène les Yamada ou leurs proches. Et quelle suite puisque les 3 albums de Delcourt contiennent près de 2000 strips en tout.

L'ennui, c'est que je n'ai vraiment pas trouvé ça drôle. Au bout d'une certaine quantité de pages au bout desquelles je m'ennuyais de plus en plus, j'ai eu bien du mal à ne pas faire que feuilleter l'ensemble des recueils suivants.
Je n'ai que très rarement souri au cours de ma lecture. Une grosse majorité des gags tombe à plat.
Il y en a en outre énormément qui font appel à une culture purement japonaise, pas seulement celles des amateurs de mangas mais des choses pour lesquelles il faut avoir vécu voire être né au Japon pour comprendre le clin d'oeil ou la notion d'humour à saisir. Et pour ces gags-là, malgré quelques explications en bas de page, soit je les ai compris à retardement, avec un temps de réflexion un peu pénible détruisant l'effet humoristique, soit je ne captais tout simplement pas ce qu'il pouvait y avoir de drôle puisqu'il me manquait des éléments.

Bref, je n'ai pas ri et je me suis ennuyé. Seul l'aspect de curiosité permettant d'avoir une lucarne sur un certain état d'esprit et de vie au quotidien des japonais de la fin du 20e siècle m'a légèrement intéressé dans cette lecture. Mais lire un seul de ces très gros albums était déjà trop pour moi.

Nom série  ABC Warriors (Soleil)  posté le 03/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais rien des ABC Warriors. Je ne savais même pas si ce récit publié par Soleil était le même que celui des anciens albums édités par Zenda dans les années 90. Visiblement, il s'agit d'un récit à part, réalisé par un autre dessinateur. Et si Soleil a choisi d'entamer sa publication par celui-ci, c'est sans doute parce que les héros robots y racontent leurs souvenirs de la guerre Volgan, sorte de mythe fondateur des récits des ABC Warriors, gigantesque guerre mécanique dans le cadre d'une Russie futuriste durant laquelle les ABC Warriors ont été conçus et ont combattu longtemps avant leurs aventures publiées dans le magazine anglais 2000 A.D.
Le scénario ne se borne pas à ces récits sous forme d'histoires courtes mais les encadre dans une intrigue plus globale où réapparait le grand ennemi de jadis et où rôde l'ombre mystérieuse d'un robot des forces spéciales qu'ils réalisent avoir tous croisé à l'époque de la guerre.

Cette bande dessinée frappera par son graphisme très particulier. Je ne sais pas quelle technique utilise Clint Langley mais le résultat est impressionnant. On dirait un mélange d'images de synthèse, de peinture par ordinateur et certains personnages humains sont carrément des photos incrustées. Tout cela est très informatique et le choix des couleurs ainsi qu'une abondance d'effets Photoshop donnent un aspect très kitsch à l'ensemble.
Le rendu fonctionne très bien en tant qu'illustration. Par contre, pour ce qui est de la narration graphique, l'abus de couleurs sombres détruit un peu la lisibilité, tandis que l'abondance de détails et d'effets oblige à déchiffrer certaines cases et certaines actions.
Malgré la prouesse technique et le travail évident qu'implique ce graphisme, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Mais il faut admettre que de nombreuses images et illustrations en double page valent le coup d'oeil. Impressionnantes !

Quant à l'intrigue, elle est basique et assez bourrine dans son ensemble puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de récits de guerre, de combats titanesques entre robots de combat, le tout dans un décor militariste et totalitaire. Paradoxalement, les personnages de robots se révèlent dotés de personnalités assez attachantes. Et arrivé en fin de premier tome, le lecteur est relativement accroché par le cas du mystérieux Zippo et du fameux Zolkhan. Alors je lirais probablement la suite par curiosité, mais ce n'est pas le type d'album dont je conseillerais l'achat personnellement.

Nom série  Talisman  posté le 03/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série plaisante et de bon niveau pour un lectorat plutôt adolescent. C'est une histoire sur base de fantastique, voire d'un peu de fantasy, qui met aux prises une jeune fille et son meilleur ami face à une mystérieuse cape magique. Cette dernière, en réalité un talisman, se révèlera être liée au coma profond dans lequel le père de l'héroïne a subitement été plongé du jour au lendemain.

J'ai été surpris par la relative complexité ou du moins par la densité de ce récit dont seuls deux tomes sont parus à ce jour. J'ai parfois eu l'impression de lire plusieurs histoires en une seule. On retrouve des éléments un peu clichés des récits adolescents : une petite ville portuaire imaginaire bordant une forêt mystérieuse, une rivale fille de famille riche dans le rôle de la peste de service, une maman dévouée mais submergée par le travail dans le restaurant qu'elle doit tenir pour subvenir aux besoins de sa fille depuis la maladie du père, une héroïne laissée un peu à elle-même qui va devoir résoudre avec son seul ami une enquête dont l'aspect fantastique est tel que personne d'autre ne la croirait si ce n'est une voisine un peu folle... Le tout se mélange dans une intrigue un peu alambiquée, ajoutant à cela un secret partagé il y a des années par les parents des personnages, un monde parallèle empli de fantasy et encore bien d'autres éléments de fantastique.

Autant je trouve le récit intense et divertissant, autant j'ai trouvé son rythme assez chaotique. La narration serpente et le scénario prend de nombreux embranchements tant et si bien que je me suis parfois un peu perdu dans les sous-intrigues. Ce n'est pas désagréable car on a le sentiment de vivre une histoire dense et dynamique mais cela réduit un peu l'accroche de l'ensemble. Une linéarité un peu plus épurée n'aurait sans doute pas gâché l'histoire.

A côté de cela, le dessin est tout à fait agréable. Dans une veine légèrement Disney, il est maîtrisé, dynamique et joli. J'ai été un peu surpris par le changement de coloriste entre le premier et le second tome qui donne une atmosphère très différente aux planches, plus réaliste, mais je m'y suis rapidement fait. Graphiquement, il n'y a rien à redire, c'est sympa.

Bref, c'est une lecture plaisante qui conviendra aussi bien aux adolescents qu'aux adultes qui aiment ce genre d'aventure mouvementée teintée de fantastique.

Nom série  Martha Jane Cannary  posté le 02/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si le sujet attisait un peu ma curiosité, je n'étais pas particulièrement pressé de lire cette bande dessinée car son dessin me rebutait.

Je n'apprécie pas le côté crayonné dont il fait souvent preuve, cet aspect d'esquisse réalisée à main levée, sans encrage correctif. Objectivement, il y a clairement un sacré coup de main dans ce graphisme, l'auteur réussit de très beaux personnages et décors. J'y ai retrouvé parfois un peu du talent technique que j'admire chez un auteur comme Alec Séverin. Mais je ne peux que me sentir frustré devant l'aspect hachuré, inachevé et assombri par le crayonné du dessin alors que certaines planches laissent entrevoir des décors et des personnages fascinants. La traversée des Black Hills, les villes champignons, les convois de pionniers, etc... j'aurais vraiment aimé pouvoir les admirer plus en détail, avec un dessin plus soigné, moins lâché. Même si le dessin m'apparait nettement plus épuré, moins hachuré et plus aéré dans le second tome, je ne suis pas encore totalement convaincu.
Ceci dit, c'est purement une question de goût. Je suis persuadé que des amateurs de ce type de graphisme seront ravis du résultat graphique et de l'âme qui s'en dégage.

L'histoire, en tout cas, est très intéressante. Il s'agit de la biographie, aussi proche que possible de la réalité, de la fameuse Calamity Jane. Cette réalité est difficile à obtenir car il n'y a que très peu de choses assurées dans la légende de ce personnage. Elle était elle-même très mythomane, et les médias de l'époque ainsi que d'autres menteurs connus comme Buffalo Bill ont très probablement enjolivé ou complètement imaginé de nombreux passages de sa vie. Bref, les auteurs romancent un peu mais c'est pour mieux coller à un récit très crédible et historiquement correct.
J'ai été plus ou moins captivé par l'intrigue du premier tome. Un peu bavard en terme de narration, il se révèle néanmoins très instructif sur l'époque, les gens, leurs moeurs et le début du périple de Martha Jane Cannary.
Le second tome m'a un peu moins charmé. Pourtant sa narration est plus fluide, moins bavarde, mais cette seconde partie de la vie de Calamity Jane m'a un peu moins envouté. Je dois même dire que je me suis parfois un peu ennuyé.

Je lirais sans doute le troisième et dernier tome s'il me tombe sous la main, mais plus par curiosité historique que par réel envie de prolonger un plaisir de lecture qui est quand même plus ou moins allé en s'atténuant au fil des nombreuses pages de cette série.

Nom série  Le Bleu est une couleur chaude  posté le 01/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album raconte avec une sensibilité toute féminine une histoire d'amour entre deux jeunes femmes.
Clémentine est lycéenne. Un peu hésitante, elle ne se sent pas lesbienne mais n'éprouve pas d'envie pour le garçon avec lequel elle sort un peu par dépit. Elle est obnubilée par une fille aux cheveux bleus dont elle a croisé le regard dans la rue. Celle-ci, Emma, ouvertement homosexuelle et vivant en couple avec une femme, est plus âgée et traine régulièrement dans les bars gay avec ses amies. C'est l'histoire d'amour entre Clémentine et Emma que cette BD raconte, une histoire racontée avec réalisme et émotion.

Le graphisme manque encore d'aisance technique, son aspect s'approchant parfois du bon amateurisme notamment au niveau des anatomies et des angles de vue limités des visages. Il fonctionne beaucoup sur les jeux de couleurs puisque le bleu est sensé marquer le récit. Malgré ses légers défauts, je l'ai finalement trouvé efficace pour faire ressortir la sensibilité du récit.

Le scénario, pour sa part, est très crédible. Il est également touchant, surtout sur la fin. Car pour ce qui concerne le début, il m'est quand même apparu un peu long à se mettre en place. Certes, cette lenteur et les nombreuses tergiversations amoureuses des personnages sont parfaitement réalistes mais réalisme ne rime pas toujours avec lecture captivante.
Au final, ce récit nous ouvre les yeux sur une belle histoire d'amour qu'il y a peu encore beaucoup auraient traitée de contre-nature. Son réalisme permettra en outre peut-être à des lectrices féminines de se sentir concernées, de s'y retrouver.
En ce qui me concerne, après une longue entame un peu poussive et malgré une héroïne, Clémentine, assez charismatique, ce n'est que vers la fin que j'ai véritablement été touché par ce récit.

Nom série  Terre de rêves  posté le 31/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour qui connait quelques oeuvres de Taniguchi, il ne trouvera rien de vraiment nouveau dans cet album là. C'est un recueil d'histoires dans la droite lignée de ses autres ouvrages, presque un cocktail de thèmes qu'on retrouve plus approfondis dans ses séries les plus célèbres.

Les deux premières histoires, portant respectivement sur un vieux chien de compagnie en train de longuement mourir et sur une chatte recueillie et qui devient le nouvel animal de la famille, sont un peu anecdotiques. Ayant moi-même perdu mon chien étant adolescent, j'ai été un peu touché par la première tandis que la seconde m'a juste vaguement diverti.
La troisième met en scène la même petite famille banale et sans enfant et la confronte sans heurts avec une nièce fugueuse qui vient se ressourcer chez eux en prévision du re-mariage de sa mère. Rien de très captivant ou original dans cette intrigue mais des émotions justes et pleines de bon sens.
Quant au dernier récit, on dirait un avant-goût d'une série comme Le Sommet des dieux puisqu'on y trouve un passionné d'alpinisme et que l'auteur nous raconte deux de ses ascensions de l'Anapurna. Quelques beaux et intenses moments dans ce récit qui se démarque des autres de l'album.

Dans l'ensemble, cet album est loin d'être un indispensable, pas plus que ce n'est le meilleur de Taniguchi. Mais pour qui aime cet auteur et ses récits, c'est une lecture divertissante, relativement intéressante et agréable.

Nom série  Coeur de Papier  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la beauté du dessin qui m'a séduit dès les premières planches. Original, soigné, détaillé, il est parfois superbe, notamment quand il se décline en fresques comme enluminées. Il s'accorde en tout cas parfaitement à un conte tel que celui-ci, un peu gothique, un peu macabre.

Car ce conte rappelle ceux de Tim Burton ou de Neil Gaiman. Certains passages du premier tome m'ont bigrement fait penser à l'intrigue de Coraline notamment.
Malgré tout, j'ai eu du mal à accrocher par moment. Après une introduction assez classique, d'un garçon qui se retrouve emprisonné dans un drôle de pensionnat sordide et un peu fou, à la manière du Phalanstère du bout du monde, je n'ai pas trop apprécié la façon dont le récit s'éloigne fortement de tout ce qui peut toucher au réalisme. L'onirisme et le symbolisme un peu trop présent m'ont fait perdre pied et je ne voyais plus où l'auteur voulait en venir.
Le retour à un peu plus de linéarité avec le danger auquel sont confrontés les jeunes héros en fin d'album m'a permis de me remettre sur les rails de l'intrigue.

Maintenant, j'attends la suite. Car même si cet album est très beau graphiquement parlant et si l'histoire n'est pas désagréable, je reste quand même sur ma faim devant tant de mystères et d'action laissée en suspens.

Nom série  La Gouniche  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je comprends pas...
Quand on ne sait pas dessiner, quand on n'a rien à raconter et quand en plus on le raconte mal, comment peut-on se faire éditer ?
Car la Gouniche, c'est vraiment ça. Un truc mal dessiné, des histoires dont le niveau est tellement anecdotique que ça doit intéresser 4 personnes dans les proches de l'auteure, une mise en page brouillonne avec un lettrage manuscrit difficile à lire, et un humour que je cherche encore...
Si au hasard d'un surf sur internet, je tombais sur un blog BD complètement amateur qui mettrait ça en ligne, je zapperais directement. Alors imaginer que cela puisse être vendu en album, je comprends pas...

Nom série  Les Cinq saisons  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album, visiblement sensé au départ faire partie d'une série, peut très bien se lire comme un one-shot.

Son récit est étonnant, difficile à cerner.
Cela commence par une scène dans un décor médiéval japonais où un samouraï se débarrasse avec brio d'ennemis moins doués que lui. Puis on saute dans le Montmartre parisien de la fin 19e siècle, avec pour personnage principal Toulouse-Lautrec qu'on voit évoluer entre le Moulin Rouge, les prostituées qu'il côtoie et sa relation avec son père, noble, austère et honteux de la carrière artistique choisie par son fils. Difficile de faire le rapprochement avec l'introduction mais ce sera chose faite en fin d'album.

Le dessin est excellent. A la manière de Smudja pour la série Le Bordel des Muses qui met également en scène Toulouse-Lautrec, Igor Kordey nous offre des planches en couleurs directes dans un style s'inspirant, mais sans les copier, des classiques de l'époque : Toulouse-Lautrec évidemment mais aussi Van Gogh. Sans parler des passages nippons qui sont dans un très beau réalisme d'inspiration asiatique.
C'est un vrai plaisir pour les yeux et rien que pour ça, j'ai eu un coup de coeur pour cette BD.

Son intrigue est cependant un peu trop absconse pour plaire à tout le monde.
Il y a de la poésie dans son contenu mais le scénario laissera sur leur faim les amateurs de récits logiques et terre-à-terre. Pour ma part, même si je me suis longtemps demandé où voulait en venir les auteurs, j'ai été touché par la fin que j'ai trouvé assez belle.
Bien que ce récit puisse se suffire à lui-même, j'aurais aimé une suite pour profiter davantage de ce graphisme, de ces personnages et pour que l'histoire gagne en cohérence en se développant plus à son aise.

Nom série  Dieu  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière un titre un brin racoleur, Dieu se révèle être un thriller en diptyque abordant très efficacement un sujet dur lié à la médecine et au pouvoir. En dire plus sur le thème serait vous gâcher la révélation de la fin du premier tome.

Les héros sont de brillants adolescents vivant dans l'oisiveté que leur procure la richesse de leur parents. La mère d'Alex est chirurgienne mais elle cache un trouble secret qui va brutalement se répercuter sur la vie de son fils et de ses deux plus proches amis. Et quand on voudra attenter à leur vie, c'est dans une fuite éperdue qu'ils devront se lancer, tout en cherchant à démêler l'intrigue et à dévoiler les ramifications d'une corruption qui atteint les plus hautes sphères du gouvernement qui jouent avec la vie d'innocents en se prenant pour... Dieu.

Le dessin est de bonne qualité, réaliste et fluide à la lecture. Le récit est très rythmé. Malgré quelques clichés dans le scénario, il est difficile de lâcher la lecture tant il est accrocheur. Comme une bonne série télé, on est happé par l'intrigue et on veut savoir la suite à chaque instant. L'ensemble est crédible malgré sa dureté cauchemardesque.
Ce n'est que sur la toute fin que j'ai été déçu par une conclusion que j'ai trouvée trop abrupte et frustrante. Elle est certes réaliste, quoique j'ai un peu de mal à avaler le coup des terroristes islamistes, mais il est rageant de voir autant de mystères persister sur l'identité de ce fameux Dieu... Cela laisse l'impression d'une enquête inachevée, à peine effleurée. Y aura-t-il une suite ? Pas sûr car le diptyque se suffit à lui-même.

Nom série  Basile et Melba  posté le 30/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai entamé cette série, je n'ai pas trop su par quel pied l'aborder. En effet, étant issue de la collection Tchô, je m'attendais à des histoires courtes humoristiques ou de gags en une page, ce à quoi la structure des premières planches laissait croire. L'ennui, c'est que je n'ai vraiment pas trouvé ça drôle, ou alors d'un humour qui n'a pas su m'atteindre. Ce n'est qu'une fois arrivé vers la fin du premier tome que j'ai constaté que l'auteure avait plutôt fait le choix d'une longue histoire à suivre, une série qui s'étale pour le moment sur 3 tomes.

Il s'agit de mettre en scène un couple assez original de personnages, deux caractères complètement différents et complémentaires. D'un côté, Basile, un petit intello fils de très riche famille mais un peu coincé. De l'autre, Melba, petite fille débrouillarde issue de la cité, vivant en famille nombreuse avec son père chômeur. Pour faire simple, imaginez la rencontre entre l'univers de Mademoiselle Louise et celui de Malika secouss. Au début, on se demande ce qu'ils font ensemble. Leur relation a un peu de mal à se faire accepter car les premières pages laissent penser que Melba rackette et profite de Basile. La suite indiquera qu'il s'agit en fait d'une vraie amitié à double sens.

Le dessin m'a bien plu. Clair et dynamique, je le trouve plein de pêche. Les couleurs pastel et un peu flashy ajoutent à cette énergie.
La narration graphique aussi est très rythmée. Hélas, je l'ai régulièrement trouvée confuse. La recherche intensive de dynamisme entraine parfois une lecture embrouillée et c'est dommage.

Dans l'ensemble, je dois dire que je n'ai pas été captivé. Les personnages sont sympathiques mais je les trouve souvent artificiels, notamment dans leur relation mutuelle. Comme dit plus haut, l'humour ne m'a vraiment pas fait rire non plus. Quand j'en repère des tentatives, je trouve qu'il tombe à plat. Quant à l'aspect aventure jeunesse qui se met en place à partir de la fin du premier tome, elle est divertissante mais sans plus.
Malgré des qualités objectives que je ne renie pas, peut-être cette lecture s'adresse-t-elle davantage à un plus jeune public que moi...

Nom série  Rose d'Elisabethville  posté le 29/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien que le Congo Belge soit au coeur de ce récit, nous n'en verrons que les effets que son indépendance aura sur la Belgique du début des années 60.
L'intrigue se déroule à Bruxelles où vit un couple en lien avec ce pays. Un jeune journaliste intègre souhaite dénoncer les méfaits du colonialisme mais aussi et surtout les magouilles politiques et financières venues de Belgique qui persistent à semer le chaos dans un pays qui peine à se reconstruire. A ses côtés, une jeune infirmière belge née au Congo reçoit un jour l'héritage convoité de son père adoptif qui a fini sa vie au Katanga. Une paire d'anciens mercenaires eux aussi en lien avec le Congo va bientôt vouloir s'accaparer les diamants de cet héritage.

Mettre en scène les contrecoups en Belgique de l'indépendance du Congo est louable et c'est ce qui fait l'originalité de cet album. Les évènements au Katanga notamment sont décrits sans détour même si l'on n'en voit que les effets indirects vus depuis l'étranger.
Pour le reste, cependant, l'intrigue est assez poussive. Les camps sont rapidement délimités de manière manichéenne, entre les héros qui sont tolérants et bons envers tout le monde et les méchants qui sont racistes, cupides et sans scrupule. Les évènements s'enchainent de manière décousue, sans accroche pour le lecteur. Et quand vient la conclusion, on se demande un peu la raison ayant poussé le vieil homme à ce petit jeu de piste plutôt qu'à révéler directement son secret.
A côté de cela, le dessin n'est pas laid mais il manque d'aisance. Les poses sont figées, souvent plus proches de l'illustration que de la bande dessinée.

Le scénario tient donc la route et aborde quelques évènements historiques intéressants, mais il n'est pas certain que cet album passionne les lecteurs.

Nom série  Omni-Visibilis  posté le 28/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souviens de la série manga Transparent. Dans cette dernière, les pensées de certaines personnes étaient accessibles à tout leur entourage et tout était fait pour que ces malheureux n'en sachent rien pour ne pas en souffrir.
Dans ce one-shot, Trondheim et Bonhomme font la démarche inverse. Ils mettent en scène un homme, Hervé, dont les pensées restent secrètes mais dont soudainement tous les sens sont partagés par la Terre entière : vue, ouïe, odorat, toucher... Les gens voient ce qu'il voit quand ils ferment les yeux, entendent ce qu'il entend quand ils se bouchent les oreilles. Autant dire que sur les premiers instants, chaque personne sur Terre n'y croit pas trop avant que la nouvelle se répande que tout le monde ressent la même chose. C'est alors le cauchemar pour Hervé car tout le monde voit en permanence ce qu'il fait, où il est, ce qu'il dit, et le voilà bientôt poursuivi par la foule. Pour assister au phénomène, voir le bonhomme, faire passer un message personnel au monde ou à certaines personnes en particuliers, ou pire, pour tuer cette abomination qui parasite leur esprit et leur sommeil...

Le concept de base est extravagant mais Lewis Trondheim en déniche les idées amusantes pour nous offrir un récit à mi-chemin entre anticipation fantastique et comédie burlesque.
Hervé est un personnage comme il les aime : français très moyen, intellectuel à moitié parano, un peu geek, maniaque de la propreté. Quand il vit sa petite vie de tous les jours, on se croirait dans les Petits Riens de la vie du même Trondheim. Cela permet en tout cas quelques épisodes assez drôles.
Tout n'est pas toujours crédible mais ça se tient bien et on se demande où les auteurs vont nous mener. Et quand on commence à entrevoir une fin un peu prévisible, ils nous offrent une agréable surprise en forme de message à l'humanité.

Le tout est en outre soutenu par le dessin de grande qualité de Mathieu Bonhomme. Sa colorisation en bichromie est un peu austère et les planches sont moins fouillées que celles de ses autres oeuvres au nombre de pages moins conséquent, mais le graphisme est bien foutu et agréable. Il nous offre en outre quelques double pages très jolies.

C'est donc une lecture agréable, divertissante, mettant en scène avec pas mal d'imagination une idée de base fantastique assez amusante.

Nom série  Richard Coeur de Lion - L'épée et la croix  posté le 26/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un pur album historique avec tout le sérieux que cela implique. L'objectif est ambitieux car il s'agit de raconter en moins de 40 pages de bande dessinée toute la vie de Richard Coeur de Lion. Et Dieu sait si ce roi d'Angleterre a eu une vie mouvementée !

Le dessin est de Philippe Delaby, celui de la série Murena. Autant dire qu'il est techniquement très maîtrisé. Rien à redire, c'est bien foutu. Les décors et costumes historiques sont parfaitement rendus.
Les cases se révèlent néanmoins un peu trop encombrées et les poses des personnages un petit peu figées. La narration manque de la fluidité qu'un peu plus d'épure aurait pu apporter.

Le récit se structure en chapitres courts qui sont autant d'épisodes clés de la vie du roi Richard. Son conflit avec son père le roi Edouard II, sa périple vers la Terre Sainte, ses combats contre Saladin, son difficile retour en Europe, sa captivité en territoire Germanique et enfin son retour dans son royaume et sa mort.
Le tout est raconté de manière un peu trop rapide pour le savourer à sa juste valeur. Trop d'informations à faire passer obligent les auteurs à condenser l'ensemble. Du coup, j'ai trouvé en cet album davantage un résumé de la vie de Richard Coeur de Lion et une suite d'évènements brièvement racontés plutôt qu'une plongée intense dans l'Histoire.

Ça n'en reste pas moins intéressant, très correctement mené et joliment dessiné. Un bon ouvrage pour les amateurs d'Histoire et pour ceux qui veulent découvrir ou redécouvrir en quelques dizaines de pages illustrées la vie du roi Richard.

Nom série  Venus Versus Virus  posté le 25/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

A la lecture des premiers tomes de cette série, je la trouvais pas mal.
Le concept est sans surprise mais efficace. Une jeune fille se découvre des dons particuliers et rejoint dans son combat contre d'étranges démons une autre fille combattante et son mentor plus âgé. S'ensuivent des enquêtes et des combats qui ne m'ont pas trop passionnés mais qui se lisent bien. En parallèle se dessine une trame plus complexe tandis que le mystère s'épaissit autour des personnages principaux et d'autres qui viennent s'ajouter au récit. Une grande part de l'intrigue se joue sur les relations parfois ambiguës entre les personnages, amitié, affection et haine.
Le dessin, même s'il est un peu inégal sur certains tomes, est de bonne qualité, avec des personnages soignés. L'une des particularités de ce manga est son esthétique volontairement gothic lolita et il faut admettre que les vêtements (ou devrais-je dire costumes ?) sont jolis et bien rendus.

Malheureusement, au fil des tomes, j'ai peu à peu lâché l'affaire et c'est presque avec désintérêt que je suis allé jusqu'au bout de la série.
Le côté embrouillé de la narration a commencé à m'agacer. Certains passages manquent vraiment de clarté tandis que le passage du temps est régulièrement mal mis en scène. La lecture manque de fluidité.
Mais c'est surtout la façon dont le récit tourne à la tragédie romantique à l'eau de rose sur les derniers tomes qui m'a déçu. Je me serais cru en train de lire un manga de Clamp (que je n'aime pas). L'intrigue devient confuse et les facilités s'enchainent. La grande confrontation finale qui remplit presque tout le dernier tome m'a paru complètement alambiquée, avec une Sumiré dont je n'ai vraiment pas compris le comportement, pas plus que celui des jumelles Lola et Laïla, sans parler de la motivation du méchant Aion et de la manière dont il utilise pour cela les deux héroïnes.
Tout cela m'a paru lourdement artificiel et a gâché tout mon ressenti sur la série dans son ensemble.

Nom série  Ma vie de poulpe  posté le 25/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par pur hasard que j'ai été amené à lire cet album publié par un petit éditeur Stéphanois qui m'était inconnu. Ma vie de poulpe, ce sont des tranches de la vie de Wiebke Petersen, une jeune (oui, je dis jeune, on est de la même génération) illustratrice d'origine allemande mais vivant en France depuis plus de 10 ans où elle est mariée et a deux enfants. Visiblement, il s'agit d'extraits d'un blog BD mais je n'ai trouvé que la nouvelle version du blog de l'auteure, version créée après la parution de l'album.

Pourquoi un poulpe ? Parce que, comme la majorité des femmes, elle mène de front plusieurs vies : sa vie professionnelle, sa vie d'épouse et d'amante, de mère, de soeur ou encore de copine. C'est ce cocktail de thématiques qu'elle aborde dans ces histoires courtes qui parleront aussi bien de fantasmes sexuels que de souvenirs d'enfance, d'anecdotes maternelles ou encore de discussions entre copines.
Le tout est abordé avec un humour léger bien agréable. Le dessin lui aussi est plaisant, me rappelant vaguement le style d'Emile Bravo ou celui rendu célèbre par Dupuy/Berberian en plus rond et moins épuré.

Une grande partie de ces récits est assez anecdotique quoique divertissant. On y retrouve des thèmes abordés dans nombre de blogs BD féminins, histoires de couple, un peu de sexe, etc... Mais il y a aussi quelques histoires plus originales qui ont attisé mon intérêt, notamment celles où l'on retrouve ce qui fait la particularité de l'auteure pour un public français : ses origines allemandes. En effet, elle nous fait découvrir avec simplicité quelques spécificités de sa jeunesse, de sa culture et par exemple quelques souvenirs intéressants où elle analyse et met en scène le sentiment de culpabilité latente qu'elle a, comme beaucoup d'allemands semble-t-il, ressenti vis-à-vis du passé et de la seconde guerre mondiale. Cela reste léger mais c'est instructif pour un lecteur français.

Une agréable lecture qui mérite le coup d'oeil sans pour autant sortir complètement des sentiers battus.

Nom série  Résurgences, femmes en voie de resociabilisation  posté le 24/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Difficile de porter un jugement définitif sur cet ouvrage car son idée de fond est légitime et son résultat aurait pu être parlant et intéressant. Il s'agit en effet de suivre le parcours de femmes ayant décidé de monter leurs propres entreprises ou du moins leurs projets professionnels. Une telle analyse aurait pu permettre de donner un aperçu de la situation spécifique des femmes dans le monde du travail, de leurs difficultés, de leurs forces mais aussi de l'état d'esprit de celles qui décident de se lancer ou de se relancer après des expériences difficiles. Le souci, c'est que le rendu de cette bande dessinée est tout simplement... ennuyeux... et relativement vide.

L'auteure fait en effet le choix de suivre durant quelques mois les participantes d'une formation d'aide à la reprise d'activité professionnelle.
Première interrogation pour ma part : pourquoi cette formation est-elle strictement réservée aux femmes ? A titre personnel, je ne comprends pas la logique d'une recherche d'égalité entre hommes et femmes en réalisant volontairement une telle ségrégation. Faut-il comprendre qu'une femme qui veut monter son entreprise ne doit pas réaliser la même chose qu'un homme ? Bon, j'imagine qu'il s'agit de mettre davantage en confiance ces femmes en évitant de les soumettre au jugement éventuel de yeux masculins, mais je ne suis pas convaincu par ce choix de formation.
Deuxième agacement personnel : l'auteure se met en scène en petite souris pour écouter discrètement les stagiaires, soit, mais elle se grime surtout en combattante, indiquant avec force froncements de sourcils permanents et autres qu'elle est là dans le cadre de la guerre contre le sexisme, qu'elle a un message à marteler, que les hommes n'ont qu'à bien se tenir. Mais comme les témoignages des stagiaires ne parlent finalement pas vraiment de sexisme ou de barrière à l'emploi, elle se trouve un peu déroutée et n'a plus comme solution que de citer quelques chiffres et de fournir des extraits d'articles de presse rappelant la situation qu'elle veut dénoncer. En résumé, le récit de cette formation ne sert pas de support au message social que l'auteure semble vouloir affirmer au début de son enquête.

Donc, au final, qu'apporte le récit de cette formation ? Vraiment peu de choses intéressantes hélas, du moins dans la manière dont il est présenté.
On constate qu'à quelques rares exceptions près, ce sont des femmes célibataires ou divorcées qui cherchent à lancer ainsi leurs projets professionnels, indiquant ainsi indirectement que, à l'inverse, les femmes en couple vivraient probablement de manière dépendante de leur conjoint. On observe également le flux et reflux de la motivation de ces stagiaires dans l'élaboration de leurs projets compliqués, mais c'est une problématique commune à tous dans de telles situations, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes.
Pour le reste, ce ne sont que des bribes de dialogues, des présentations succinctes des participantes et quelques phrases clés. L'auteure ne rapporte rien des différents stages effectués durant cette formation, elle n'a pas non plus accès aux entretiens individuels des stagiaires, il n'y a pas vraiment de conclusion ni d'analyse de fond, bref son enquête reste trop superficielle et n'apprend pas grand chose au lecteur.
Du coup, l'auteure se met surtout elle-même en scène, avec ses doutes, ses motivations, et surtout son propre jugement sur la situation du travail pour les femmes. Malgré une certaine sincérité d'ensemble, non seulement on est loin d'un récit impartial mais on est également loin d'un reportage clair, complet et bien rapporté.

Concrètement, malgré une curiosité initiale, je me suis simplement ennuyé à la lecture de cet ouvrage qui ne m'a presque rien apporté en terme d'informations ou d'éventuelles émotions.

Nom série  Fashion doll  posté le 23/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un shojo dans la pure veine du genre.
La jeune héroïne, Ayumu, débarque toute fraiche dans une école de design et de couture parce qu'elle veut y retrouver celui qui ne la connait pas encore mais dont elle est éperdument amoureuse : Renji, un 3e année surdoué de la mode qui a déjà sa ligne de magasins à grand succès (que fout-il encore dans cette école, du coup ?). En une trentaine de pages, l'affaire est réglée : à force de lui sauter dessus, de lui déclarer sa flamme, de le coller sans arrêt, Renji... tombe amoureux et c'est un amour sincère qui s'entame... Hum... Quoique l'auteur explique cela par les dons de styliste d'Ayumu qui contrebalancent sa nullité en matière de couture et font d'elle une associée de choix pour le jeune entrepreneur qu'est Renji. Ah, l'amour !...

Et mais voilà, c'est pas l'tout ma bonne dame, il faut maintenant raconter une histoire... Mince, l'auteure n'avait pas prévu ça... Alors, quoi ? Un rival de Renji qui tente de lui subtiliser sa nouvelle petite amie, une ancienne fiancée de Renji qui tente de virer sa nouvelle petite amie, une fausse amie d'Ayumu qui tente d'évincer la nouvelle petite amie de Renji... Oui, bon, ça tourne drôlement en rond. Le tout est saupoudré d'examens de couture, de défilés de mode, d'un séjour à Paris (Ah, Paris !...) et de tenues vestimentaires diverses et variées.
A chaque nouveau chapitre, ce sont des doutes. M'aime-t-il encore ? Ne préfère-t-il pas celle-là ? Pourquoi ne m'a-t-il pas souri ? Est-ce que je le mérite ? Bon alors, quand est-ce qu'on... fait l'amour ? Ah, la belle dramatique que voilà !...

C'est donc bien niais, prévisible et sans saveur. Le public visé doit être jeune, féminin et capable de s'émerveiller d'une amourette complètement artificielle du moment qu'elle est bien enrobée dans un écrin de robes en strass, de projecteurs et de design rococo. Pour ce public, OK, la lecture doit être plaisante car malgré une narration souvent embrouillée, l'histoire se lit bien. Le dessin est tout à fait correct (quoique les jambes anorexiques d'Ayumu soient à faire peur). Le récit coule simplement, il n'y a pas de surprise mais ça fait passer le temps. Disons que malgré la niaiserie de l'ensemble, il n'y a pas un mauvais fond.

Par contre, un lecteur adulte sera rapidement agacé par l'extrême soumission de l'héroïne, à la merci de son amoureux dominateur mais aussi de n'importe qui d'autre : le prof à peine plus âgé qui veut abuser d'elle, la rivale qui décide que si Ayumu perd un concours elle perdra aussi son fiancé (c'est comme ça, fallait pas perdre !), la fausse amie qui lui pique ses idées pour lui piquer son copain, etc... Tout ce qu'elle sait faire, c'est pleurnicher et attendre que son vaillant chevalier bien aimé arrive en sauveur et affirme bien qu'elle est sa propriété à lui, interdit d'y toucher !
Heureusement, tout sera bien qui finira bien, vous vous en doutez... On est content pour eux...

Nom série  A Renaud  posté le 23/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
BD trop courte, trop rapidement lue et qui ne m'a pas touché. Il faut peut-être une sensibilité que je n'ai pas pour tomber sous le charme de cette étrange histoire d'amour que les deux personnages du récit vivent séparés.
Le dessin est plutôt joli même si son aspect figé rappelle plus l'illustration que la BD.
L'histoire aurait éventuellement pu être touchante si elle avait été plus développée ou légèrement moins absconse dans sa narration. Là, ça ressemble à une lettre poétique, une narration qu'on comprend mieux en deuxième lecture mais dont les émotions n'ont pas su m'atteindre. Une drôle d'histoire d'amour que je ne comprends pas, le genre de passion destructrice qui m'est vraiment étrangère.
Pas convaincu...

Nom série  Le Marchand d'opium  posté le 23/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas réussi à cerner cet album. Est-ce une parodie ? Est-ce sérieux ? Les textes sont-ils issus de romans ou autres ? J'ai cherché en vain des explications dans un épilogue, un texte d'avant-propos ou sur le quatrième de couverture mais non, rien.
Visiblement, il s'agit de textes de Régis Franc spécialement écrits pour cet album et donc sensés coller avec les images. Quant au sérieux de la chose, Dargaud l'a publiée dans la collection Humour, il faudrait donc en déduire que c'est drôle... Pourtant, ce n'est pas évident...

La première histoire, qui donne son titre à l'album, m'a fait penser à une parodie de récits d'aventure exotique, dans l'ambiance moite en sensuelle des anciennes colonies, avec de la sueur, du sexe et des paysages langoureux. Le texte, tout en envolées lyriques, est presque ridicule, comme de la poésie de bazar qu'on improviserait en fin de soirée arrosée. Pourtant, malgré les clichés et la lourdeur du texte, j'ai trouvé l'atmosphère du récit dépaysante et plutôt réussie.

Je m'attendais donc un peu à la même chose sur les récits suivants. Mais ça m'a très rapidement gavé. Les textes m'ont toujours parus aussi pénibles, faussement poétiques, se donnant un genre comme dans les mauvais films d'auteur. Beaucoup se révélaient abscons, ou simplement ennuyeux au possible. Il s'en dégage une atmosphère narrative complètement démodée, une ambiance bobo de la fin des années 70, entre grandes discussions philosophiques, conflits de couples qui ne s'aiment plus et partouzes entre amis.
Qui plus est, le dessin semble parfois n'avoir quasiment rien à voir avec le texte. Sur certains récits, soit il servait d'illustration inutile, soit il racontait tout simplement autre chose, un ou plusieurs autres récits n'étant pas pour autant plus intéressant que le texte qui l'accompagne.
La lecture est très pénible, surtout quand on tente de lire l'album d'une traite.
Et puis surtout, ce n'est vraiment pas drôle. Était-ce vraiment sensé être humoristique ?

Pourtant, prises séparément, une partie de ces histoires a malgré tout titillé mon intérêt. Non pas pour le contenu ou la forme du récit, mais pour l'ambiance assez particulière qu'elles m'ont vaguement fait ressentir. Exotisme pour les premières histoires asiatiques, atmosphère post-soixante-huitarde pour les autres. Même si je n'aime pas cette dernière et si l'ensemble du texte m'a paru être une grosse esbroufe simili-artistique agaçante à la lecture, je reconnais une certaine âme et personnalité à ce recueil d'histoires courtes.

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