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... a posté 2086 avis et 429 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Mourir au paradis  posté le 30/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album m’a fait penser à une autre œuvre de Pierre Christin : « La Nuit des Clandestins ». Non qu’il y ait un véritable rapport entre les thèmes mais le mode narratif y est fort semblable, surtout dans la manière de nous présenter les différents lieux, personnages et faits. J’aime assez bien cette manière de procéder, cela donne un ton juste un brin décalé, à la fois réaliste et analytique. Un peu comme si l’auteur nous exposait une étude de cas.

Et c’est bien ce dont il s’agit puisque Pierre Christin nous propose de pénétrer dans un village américain clos et ultra sécurisé. Je croyais que ce concept se limitait à une clientèle âgée mais j’imagine la chose plausible pour une population hétéroclite huppée.

Malheureusement, Pierre Christin ne peut cacher ses goûts politiques et son analyse, une fois de plus, manque de nuance. A un point tel que ce récit devient improbable par bien des aspects. Le goût des Américains pour les armes à feu m’incite à accepter la première partie du récit. J’ai toutefois du mal à croire que tous les Américains sont des crétins ou des moutons de Panurge. Par conséquent, la seconde partie du récit me parait disproportionnée.

Dans la Nuit des Clandestins, j’avais aimé la fable, aussi utopique que révolutionnaire. Dans Mourir au Paradis, j’ai eu plaisir à suivre le récit mais je ne retrouve pas cette dimension. En fait, s’il arrivait dans la réalité ce qui arrive dans cet album, j’aurais plutôt envie de dire « Et alors ? Bien fait pour leur gueule ! » et ne verrai là qu’un fait divers quelconque. Le sujet ne m’interpelle pas.

Reste donc un récit correct, bien illustré par un Mounier bien plus convaincant que sur « Exit ». Son trait a gagné en précision et en propreté. Sans sortir du lot, ce style est idoine pour le sujet de l’album.

Pas mal, sans plus. Distrayant mais moins pertinent que d’autres concepts développés par Christin.

Nom série  Mandrill  posté le 30/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oulah ! Cotée sévèrement, cette série !

Pourtant, moi, j’aime bien. C’est un fait que l’on n’est pas devant LA série à ne pas manquer, mais les aventures de cet avocat, ancien résistant, dans la France de l’immédiat après-guerre, pour convenues qu’elles soient, m’ont bien plu. Les scénarios sont bien tournés, les personnages multiples sont souvent intéressants et, après les deux premiers tomes qui constituent chaque une histoire complète, le cycle de cinq tomes (2+3 serais-je tenté d’écrire) m’a bien diverti et emmené sur des thèmes auxquels je ne m’attendais pas (sans être franchement originaux pour autant).

J’ai particulièrement aimé les rapports que Mandrill, le héros, entretient avec « ses » femmes. Cette approche permet de nuancer le personnage.

Au niveau du dessin, c’est un fait que par rapport à sa très belle couverture, le premier tome est un peu décevant car parfois le trait de Barutti est encore hésitant. Le potentiel est cependant bien visible et dès la moitié du second tome, nous avons droit à un trait réaliste conventionnel mais bien lisible, riche dans ses décors, bien typé au niveau des personnages, dynamique et expressif. La mise en page est conventionnelle, la plupart du temps mais lorsque l’artiste se lâche, cela donne de très bonnes surprises, comme cette vue aérienne d’une prison.

Pas mal du tout, en somme. Cette série figure parmi mes préférées de la collection Bulle Noire.

Nom série  Marilyn, de l'autre côté du miroir  posté le 30/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans l’intervention de Marilyn Monroe, cette histoire aurait été, je le crains, quelconque. On a en effet principalement droit à un récit fantastique assez classique avec une histoire de revenants déjà souvent lue.

Oui, mais voilà ! Christian De Metter a l’excellente idée de faire intervenir la blonde pulpeuse dans une histoire qui, du fantastique, bascule vers le fantasme. Les dernières planches permettent d’ailleurs de donner une autre dimension à cette histoire fantasmée.

Je sors donc finalement assez amusé de ce récit qui pourrait, de par son concept, être le premier d’une longue série. J’aimerais en effet pouvoir écouter de nouveaux délires de ce narrateur mythomane.

Au niveau du dessin, il ne faut pas être allergique à ce style. D’un point de vue personnel, au plus je lis des œuvres de De Metter, au plus je m’y fais. Et cet album est certainement celui que j’ai préféré. Sa Marilyn est convaincante, ses personnages (au nombre restreint, il est vrai) sont ici facilement différenciables, ses passages obscurs (dont l’artiste semble être grand amateur) demeurent lisibles. Certes, le trait reste raide mais ce n’est pas un handicap dans le cas présent.

Franchement pas mal bien ! Le côté convenu de l’histoire de fantôme m’incite à n’accorder qu’un 3/5 mais je ne déconseillerai certainement pas l’achat tant j’ai eu plaisir à parcourir ces planches.

A lire !

Nom série  F.A.F.L  posté le 30/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si le sentiment qui prédomine à la fin de cet album est la déception, je n’oserais jamais dire que celui-ci est dénué de qualités, au contraire !

Première qualité qui saute aux yeux : le soin apporté à l’édition. Papier canson épais et granuleux, couverture mate, salissante à l’usage mais tellement agréable au toucher, c’est la grande classe et, en tous les cas pour moi, irrésistible. Je devais me saisir de l’objet.

Là, que fait-je ? Petit coup d’œil au résumé. Les éditions Zéphyr se sont spécialisées dans le monde de l’aviation et la série (prévue en deux tomes semble t’il) se propose d’évoquer le parcours d’un jeune aviateur français de 1938 (et la guerre d’Espagne) à la fin de la seconde guerre mondiale. Là, à nouveau, et connaissant le souci de véracité historique des scénaristes, j’adhère.

Donc, j’ouvre à nouveau l’objet, m’attarde quelque peu sur le dessin, et tombe sous le charme du trait de Stephan Agosto. Celui-ci est soigné sans être exceptionnel, très bon pour les scènes d’aviation (et c’est bien là l’essentiel pour ce genre de série), correct pour ses décors et ses personnages, et très joliment colorisé dans des teintes pastels et mates.

Convaincu, j’acquière l’objet et entame la lecture dès retour au bercail. Et là, c’est la grosse déception : le scénario est vide et convenu. Le héros est caricatural, peu attachant. La narration et les dialogues, peu présents, n’étoffent absolument pas la lecture. L’évocation historique devient rapide survol.

Je suis triste et déçu … d’autant plus déçu que cet album était très prometteur à mes yeux. Oui, mais voilà, un Kinder Surprise sans surprise dedans, avec rien que du chocolat, ne contentera jamais l’amateur de Kinder Surprise. De même un album de bande dessinée très bien présenté mais sans un scénario poignant ne contentera jamais l’amateur de récits que je suis.

Nom série  Les Coulisses du pouvoir  posté le 28/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne surprise que ce thriller politique. Enfin, thriller n’est peut-être pas vraiment le terme adéquat. Il y a bien quelques scènes d’action et un gros bras qui fait le sale boulot mais on est bien plus dans les petites magouilles, les luttes d’influence, les concessions trop facilement accordées par certains politiciens … et les petits cadeaux qu’ils reçoivent en compensation. De plus, l’humour n’est pas absent même s’il n’est jamais mis en avant.

Mais que ce scénario est bien foutu. Les événements se recoupent, les petites révélations se font au compte-goutte, les sous-entendus sont nombreux et donnent lieu à des suppositions de ma part … qui ne se vérifient pas toujours. En clair, le lecteur que je suis s’est fait mener en bateau les trois-quarts du temps, et avec beaucoup de plaisir.

L’évolution du personnage principal est un autre point de satisfaction. Entre ambitions politiques et prise de conscience morale, ce gaillard est agréablement balloté par les événements (agréablement pour le lecteur, s’entend).

L’alternance entre deux récits, l’un se centrant sur le monde politique, l’autre sur l’enquête judiciaire, m’a également bien plu. Ce mode de narration permet d’alléger les passages les plus bavards en les entrecoupant de scènes d’action, tout en permettant à mon cerveau d’assimiler les données sans se sentir saturé.

La grosse galerie des personnages (un paramètre qui me pose souvent problème) ne m’a pas trop handicapé dans ma lecture. J’ai dû faire montre d’un peu de concentration au début, histoire de bien retenir qui était qui, mais le récit se recentre constamment sur quelques têtes bien récurrentes. Pas de souci donc, de ce point de vue.

Et le dessin de Jean-Yves Delitte m’a bien aidé à ce niveau. Ce trait assez caricatural dans ses physionomies, surtout pour une série réaliste, permet de bien typer les protagonistes. Les visages sont bien diversifiés, faciles à mémoriser et il ne me restait donc plus qu’à retenir les noms pour bien cerner les propos.

Les décors sont soignés, bien détaillés sans être envahissant. Franchement, du point de vue esthétique, j’ai trouvé que ce trait donnait envie de lire, tout en restant en retrait par rapport à l’intrigue.

La colorisation ne m’a pas subjugué, mais pour ce genre de sujet, je m’en fiche quelque peu. Tant qu’elle ne me choque pas, c’est bon.

Nom série  Amerikkka  posté le 28/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu le premier tome et je n’irai pas plus loin. J’ai jeté un œil sur les trois tomes suivants et, malheureusement, la même constatation m’est venue à l’esprit.

Le trait de Nico Otero ne passe pas du tout chez moi, surtout pour les visages de ses personnages. C’est caricatural, limite grotesque, trop contrasté, les traits sont crispés, tendus. En clair, je n’éprouve aucun plaisir à regarder ces personnages. Les décors sont plus corrects à mes yeux mais je conserve cette impression d’un travail artificiel et forcé, comme si ce dessinateur travaillait dans un style qui ne lui convient absolument pas.

Cela n’aurait pas encore été trop grave si les scénarios avaient été vraiment passionnants. Mais, même si l’idée de départ est très bonne à mes yeux, le premier récit reste assez caricatural et peu passionnant.

Le ton mélodramatique constamment employé est également sujet d’insatisfaction dans mon chef. Je ne demande pas aux auteurs de faire montre d’humour avec pareil sujet (quoique, une petite respiration humoristique fait souvent du bien dans ce genre de récit) mais ici on est tout le temps dans l’action (et une action basique) et jamais on ne prend le temps de la réflexion. Ou alors, il s’agit d’un temps d’arrêt, qui présente des faits plutôt que de susciter la réflexion, et qui vient se ficher dans le récit comme un cheveu dans la soupe. Roger Martin, le scénariste, semble être bien renseigné sur son sujet mais il ne parvient pas à me faire partager ses connaissances. Lorsqu’il se décide à présenter tel personnage ou tel mouvement d’ultra-droite, je n’arrive pas à le prendre au sérieux. Le trait d’Otero y est certainement pour quelque chose mais la narration ne m’est pas apparue très passionnante non plus.

A cause de ce décalage entre le dessin et le propos, à cause d’une dimension documentaire trop restreinte et mal amenée, à cause d’un récit d’action très basique, je ne continuerai pas la lecture de cette série qui manque de crédibilité à mes yeux.

Nom série  Malefosse  posté le 28/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le gros atout de cette série, c’est le dessin de Dermaut. Waouw, je n’ai pas d’autre mot. C’est du même cru que les meilleures périodes d’Hermann mais avec l’avantage ici d’avoir des physionomies féminines des plus avenantes. Les décors sont aussi riches que soignés, les scènes d’action sont maîtrisées, les personnages sont bien typés.

Vraiment, du point de vue du dessin, c’est du très, très, très bon boulot.

Mais si je lis un récit de la collection Vécu, c’est aussi pour découvrir une tranche d’histoire. En effet, la collection est réputée pour sa dimension historique, avec des récits bien ancrés dans une époque et un contexte. Et, dans le cas présent, cette dimension n’est que fort peu développée.

On a cependant droit à un bon récit d’aventure, qui présente deux des principaux protagonistes des Chemins de Malefosse, .

Plaisant à lire, très beau à voir, mais il manque à ce récit une dimension historique vraiment instructive à mes yeux pour que j’accorde plus qu’un correct 3/5. Achat conseillé parce que je ne me lasse pas de regarder certaines planches.

Nom série  Timon des blés  posté le 28/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un bon petit récit, qui commence déjà à dater quelque peu. Et c’est vrai que le trait d’Erik Arnoux semble bien démodé à notre époque. N’empêche que ce style réaliste simple et précis garantit toujours une grande lisibilité sans choquer ni surprendre. Plus que démodé (qui nous donne parfois des styles graphique pour lesquels on se demande comment on a pu trouver cela beau un jour), je dirais que ce trait est a-modé, qu’il est hors mode. Les techniques ont évolué, la colorisation en couleur directe a accru les attentes du lecteur, mais ce trait reste un bon trait de bande dessinée, adéquat pour illustrer ce genre de récit.

Le changement de dessinateur après le quatrième tome ne changera pas mon opinion sur le dessin. Il a vieilli mais ne choque pas et reste adéquat pour ce genre de récit.

Le scénario est très représentatif de ce que la collection Vécu peut offrir d’intéressant. Il respecte un certain équilibre entre récit d’aventure et évocation historique, avec une balance qui penche tout de même en faveur de l’aventure.

Le récit ne figure pas parmi les plus prenants que j’ai lus, principalement du fait d’un manque de charisme de la part du personnage central, et d’un manque de figures marquantes dans la galerie des seconds rôles. Ce n’est pas franchement soporifique non, plus. Disons que ça se laisse lire mais je n’ai pas été marqué par ces péripéties.

L’évocation historique est plaisant et, parfois, instructive mais elle reste, à mon goût, trop en retrait par rapport au récit d’aventure.

Nom série  Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?  posté le 27/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon plus grave problème vis-à-vis de cet album, c’est que je n’en comprends pas l’objectif. D’ailleurs, je trouve cet album difficile à classer. On n’est pas dans un roman graphique, ni dans un récit policier, il n’y a aucun humour, la critique de la société ne s’adresse qu’à un microcosme sans intérêt (à mes yeux), les personnages sont trop superficiels pour que je comprenne qu’on leur accorde autant de planches.

Reste… tout le reste. Le trait de Moynot, j’aime bien. Il a un style, une patte, une identité. Il est lisible, expressif, dépouillé mais fait bien passer les émotions. La narration est bonne dans ce style désabusé cher à l’auteur.

Techniquement, j’aime donc bien, mais sans sujet digne d’intérêt, j’ai du mal à accorder autre chose qu’un « bof » insipide.

Nom série  Valcourt  posté le 27/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément ! Au plus je lis des scénarios de Pascal Renard, au plus je regrette la disparition de ce talentueux scénariste.

Valcourt a un petit arrière-goût de liaisons dangereuses. Le récit est bien construit, très classique et tient sa force de l’ambigüité de ses personnages centraux. L’époque à laquelle se déroule cette intrigue accentue encore mon impression de parenté avec l’œuvre de Choderlos de Laclos.

Incompréhensions, mensonges, confusion des sentiments, troubles amoureux, voici les ingrédients principaux d’une intrigue par ailleurs fort prévisible dans son déroulement. Ne vous attendez surtout pas à de grosses surprises mais bien à un récit dans lequel les personnages principaux, enfermés dans leurs rôles respectifs, courent vers leur propre malheur.

Au niveau du dessin, je n’ai été que moyennement séduit par le trait d’Eric Lenaerts. Je reproche à celui-ci son côté trop épuré et la pauvreté de ses décors. A contrario, ses personnages sont bien typés et son trait est d’une lisibilité indéniable.

Pas mal, en somme. Fort prévisible mais bien mené.

Nom série  De Silence et de Sang  posté le 27/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une de mes séries préférées de la collection Vécu, du moins pour les dix premiers tomes. Les quatre derniers sont, à mes yeux, plus dispensables.

Mais cette saga de la mafia newyorkaise, s’étalant sur un bon demi-siècle, est prenante en diable. J’y ai retrouvé tout ce que je cherchais : une reconstitution historique convaincante, des personnages charismatiques et/ou ambigus, des séquences musclées, l’évocation de périodes de l’histoire des Etats-Unis devenues aujourd’hui mythiques … et un réel souffle épique.

De plus, le scénario est bien écrit et, alors que d’habitude j’ai du mal à suivre un récit qui multiplie les protagonistes et intervenants, je n’ai éprouvé ici aucune difficulté à suivre l’évolution de la saga.

Je rajouterai à ce tableau déjà flatteur un point de détail, de ce genre de détails qui n’ont finalement que peu d’importance mais qui parviennent à donner un style à une série. Ce petit détail, c’est la présentation à la fin de chaque tome du tome suivant. François Corteggiani parvient à dépoussiérer la formule classique « … vous le saurez en lisant GnaGnaGna, le prochain tome de « Pitbull, mon frère » » en intégrant cette présentation dans les dialogues des personnages.

Du point de vue du dessin, les styles tant de Malès que de Mitton m’ont bien plu. Ce genre réaliste est bien maîtrisé et convient à merveille au thème. Les personnages sont bien typés, facilement reconnaissables. Les scènes d’action font montre de dynamisme. Les décors sont soignés et correspondent à l’image que j’ai et des époques et des lieux illustrés. Bon, le trait a vieilli et n’est plus trop à la mode actuellement mais, pour peu que comme moi vous soyez un « vieux » lecteur ou un amateur de moisi, ce style ne vous dérangera pas.

Reste un dernier cycle de quatre tomes moins convaincant à mes yeux. Déjà le style graphique de Barison me plait nettement moins. C’est trop stylisé à mon goût. Plus dépouillé aussi, plus froid.

Le scénario est aussi plus pauvre. Ce cycle se compose de deux récits, l’un se centrant sur la mafia russe de New-York, l’autre nous narre quelques événements de la pègre marseillaise du temps de sa splendeur. On passe constamment d’un récit à l’autre sans que je voie un quelconque lien entre les deux. De plus, la mafia russe ne suscite pas en moi la même fascination que la mafia italienne à sa grande époque. C’est toujours regrettable de parler d’organisation criminelle de cette manière mais il y a une dimension romanesque dans la mafia italienne que n’a pas la mafia russe. Sans doute l’éloignement temporel joue t’il un rôle d’importance dans cette appréciation, d’ailleurs au plus on se rapproche de notre époque au moins je retrouve cette dimension romanesque.

Quoiqu’il en soit, je conseille vivement la lecture de cette série aux amateurs du genre. J’accorde un franc 4/5 aux 10 premiers tomes et un petit 3/5 aux 4 derniers.

4/5 de moyenne.

Nom série  Zoé  posté le 27/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zoé est l’album par lequel j’avais découvert Chabouté il y a maintenant … ? Pfoouuuu, tout ça, déjà ?!?

A l’époque, je m’étais fait la réflexion que l’artiste devait aimer Comès (Silence, La Belette). Même art du noir et blanc, même sens du cadrage, même goût pour les petits villages perdus aux inquiétants habitants.

Cet album s’avérait donc prometteur, et le parcours réalisé depuis par l’artiste n’a fait que confirmer ce bon pressentiment. Cependant, il n’est pas dénué de défauts, d’erreurs de jeunesse.

La faute en revient principalement à son découpage. Si ses planches sont (déjà) superbes et permettent de créer un climat oppressant très réussi, Chabouté y sacrifie son intrigue, qui avance par à-coups grâce à des confidences bien trop spontanées. Le final en est un bel exemple.

De plus, certaines incohérences gâchent encore plus mon appréciation d’ensemble, à commencer par ce médecin allemand qui aurait été au courant de tous les déplacements de ses compatriotes lors de la grande débandade de 1944. C’est absurde, exagéré et, de plus, inutile car il y avait moyen de s’en sortir sans doter le personnage de pareilles connaissances.

Toutefois, pour la qualité du dessin en noir et blanc, pour la qualité de l’ambiance, lourde, oppressante, et pour une note finale plus sombre que ce qui m’est habituellement servi, je m’étais dit (et je me dis toujours) « pas mal, pas mal du tout ».

Aujourd’hui, l’artiste a réalisé des albums supérieurs en qualité mais je ne trouve pas qu’il ait à rougir de cette Zoé. Malgré les erreurs évoquées, l’album se lit toujours facilement et présente déjà quelques très bons passages d’ambiance.

Nom série  Cosa Nostra  posté le 23/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’aime beaucoup Clarke, son trait et son humour, mais, dans le cas présent, je trouve le résultat médiocre.

Tout d’abord, l’artiste a le tort de se limiter qu’à quelques aspects caricaturaux de la mafia. Le résultat est que la série tourne rapidement en rond. Le gag récurrent est la règle et cela devient vite lassant.

Ensuite, si je n’ai rien contre les private jokes, celles-ci ne doivent pas se faire au détriment de l’humour accessible à tous les lecteurs. Clarke s’amuse à mettre en scène ou à faire participer ses amis du milieu (enfin, du milieu … de la bande dessinée, entendons-nous). Je comprends qu’ils y prennent plaisir et en rigolent entre eux mais à mes yeux de lecteur c’est sans réel intérêt, ne connaissant ces artistes que de nom.

Le dessin reste agréable, dans l’ensemble, et surtout lorsque Clarke dessine les têtes d’ahuris (une attitude qu’il maîtrise à merveille). J’ai cependant trouvé l’encrage trop prononcé et la colorisation trop contrastée. Rien de catastrophique cependant, je suis même sûr que ces détails me seraient passés par-dessus la tête si les situations m’avaient vraiment plu.

Décevant …

Nom série  Ring Circus  posté le 23/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’adore toutes les scènes qui mettent en valeur les animaux. Le dessin stylisé de Pedrosa les dote de bouilles incroyablement sympathiques et expressives. Que ces scènes occupent le devant de la scène ou l’arrière-plan, elles sont constamment des merveilles de bonne humeur et de poésie.

Et le scénario partait sur des bases assez semblables. Les deux premiers tomes donnent la part belle à l’aspect joyeux, insouciant de ce voyage. Bien sûr, il y a une dimension fantastique plus inquiétante dans ce récit mais on a l’impression que rien de fâcheux ne risque d’arriver à nos attachants héros.

Et puis, à partir du troisième tome, l’état d’esprit bascule. En même temps qu’un des personnages, la série perd son innocence et sa joie de vivre. Cela peut chagriner le lecteur (et cela me chagrine, d’ailleurs), cela n’empêche pas la pertinence du propos. J’ai tout de même le sentiment que Chauvel précipite la fin de son récit. De plus, il ne répond pas à plusieurs questions posées dans les premiers tomes.

C’est frustrant. Mais les deux premiers tomes sont de tels régals que je n’en découragerai certainement pas l’achat.

Nom série  Ombres et Désirs  posté le 23/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas facile à appréhender, cet album. Il commence avec quelques passages très sensuels puis se concentre sur le côté « manipulateur » des personnages. Le tout dans un contexte historique difficile et sans offrir aux protagonistes le rôle auquel on pouvait s’attendre. Entendez par là que ce n’est pas parce que l’on est juif dans l’Allemagne nazie que l’on ne peut pas être un beau salaud.

Du fait de cette particularité, les personnages se révèlent peu attachants, trop manipulateurs ou trop faciles à manipuler.

La narration nous donne un rôle plus observateur que participatif. Le lecteur que je suis est resté hors du livre. Cela ne signifie pas que ce scénario est inintéressant mais il n’est pas « immergeant ».

Le dessin de Marc Renier est très bon mais très froid. Ses personnages féminins sont toujours aussi séduisants, ses décors sont simples mais soignés. La précision et la lisibilité du trait ne sont jamais prises en défaut.

La colorisation en noir, blanc et dégradé de rouge (allant du rosé au rouge nazillon) est originale mais ne réchauffe pas vraiment l’atmosphère.

Etrange et très peu immergeant mais pas inintéressant pour la cause.

Nom série  Le Stéréo club  posté le 23/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D’habitude, j’aime bien ces petites chroniques de la vie quotidienne. Pourvu qu’il y ait quelques personnages attachants et quelques situations bien observées et bien tournées en dérision, je suis conquis.

Ici, il y en a vraiment trop peu. C’est répétitif, guère original, pas assez proche de « ma » réalité et cela manque de personnages vraiment intéressants. Ce n’est qu’exceptionnellement que j’aurai souri en me disant « c’est tellement vrai ! ».

Le dessin est passable sans plus. Il convient bien à ce genre de série mais, dans le cas présent, ne parvient pas à la sauver du naufrage.

Nom série  Falkenberg  posté le 23/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série que j’ai lue bien plus pour le trait de Van Linthout que pour le scénario, assez maladroit, de Leclercq.

Au niveau du scénario, je soulignerai quelques grosses inepties (par exemple : une scène de fusillade où les protagonistes sont à deux, trois mètres les uns des autres et sans aucune possibilité de s’abriter et parviennent à se rater), certaines longueurs (par exemple : le début de la relation amoureuse en Falkenberg et Clara) et certaines facilités (l’idée du trésor des Templiers est vraiment une idée bateau).

Leclercq progresse cependant au fil des tomes et le troisième offre une intrigue qui, si elle n’est pas des plus trépidantes ni des mieux menées, se révèle cependant intéressante dans son concept.

Par contre, le dessin de Van Linthout, rien à faire, moi j’aime bien ! C’est clair, précis, expressif. Un peu raide aussi, c’est vrai. Ici, il me fait penser à Francis Carin (une sensation encore accentuée par le contexte historique de la bd). J’aime cette précision et cette lisibilité.

Bof, à cause des scénarios.

Nom série  Les Baby-sitters  posté le 10/08/2010 (dernière MAJ le 22/09/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Emprunté parce que le dessin me faisait penser à celui de Clarke (Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)), cette série m’a bien déçu.

Au niveau du dessin, c’est ce à quoi je m’attendais. Ce style, s’il est au service de bonnes histoires, peut être efficace. C’est dépouillé, direct, expressif.

Au niveau du scénario, je regrette de devoir dire ça, mais c’est pitoyable. Non seulement ces gags ne font pas montre d’originalité mais, de plus, ils sont tirés en longueur au cours de quatre, cinq planches poussives où, la plupart du temps, il ne se passe rien. Les dialogues sont plats et, eux aussi, sans originalité.

A côté de cela, le plus mauvais Cauvin fait figure de génie de l'humour à l'originalité jamais prise en défaut. En fait, dans ses meilleurs moments, la série m'a fait penser aux plus mauvais moments d'une série comme Les Psy.

Pour en revenir au dessin, qui me faisait penser à Clarke. Il y a une bonne raison à cet état de fait : Valda et Clarke ne sont qu'une seule et même personne. On retrouve donc tout ce qui fera le charme de l'auteur dans ses séries suivantes, mais avec encore (et très logiquement) un certain manque de maturité.

Non, vraiment, je n’ai pas aimé.

Nom série  Les Corsaires d'Alcibiade  posté le 21/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
S’il y a bien une série à laquelle j’avais envie de croire (du moins à son potentiel), c’est ces Corsaires d’Alcibiade.

Après cinq tomes, je déchante méchamment.

Primo : l’univers des corsaires et pirates est intéressant et envoûtant à mes yeux tant qu’il peut reposer sur une certaine rigueur historique. Le contexte politique, les réalités géographiques sont des contraintes qu’une série qui a d’autres ambitions que d’être simplement divertissante (je ne parle donc pas des séries principalement humoristiques telles que « Colin Colas » par exemple) se doit de prendre en compte. Et ici, ce théâtre se résume à peau de chagrin. Certes, le contexte politique est pris en compte mais cela manque de précision, de références et de crédibilité.

Vous me direz : c’est pas grave puisque nous sommes dans un univers steampunk. Je ne serai pas d’accord pour la cause. Le steampunk devient intéressant à mes yeux lorsque l’histoire et les éléments anachroniques sont enchâssés dans l’Histoire (avec un grand H) et son contexte historique, politique et scientifique à la manière d’une pierre précieuse dans un bijou finement ciselé.

D’ailleurs, à propos de steampunk. Si ce genre peut se révéler intéressant, il peut aussi sombrer dans la facilité. Et je trouve que c’est le cas dans la présente série. La technologie y est employée en fonction des besoins du scénario sans tenir compte d’une quelconque cohérence. Je veux dire par là que lorsqu’on crée une arme, logiquement, on songe dans le même temps au moyen de s’en défendre. Ici ce n’est pas le cas, et ce choix de ne pas doter les protagonistes de certaines évolutions qui me semblent « normales » dans ce contexte précis, ce choix donc me semble avoir été fait par facilité. Et ça m’énerve !

Par ailleurs, les aventures vécues par ces fameux corsaires sont tout sauf trépidantes. Les énigmes sont trop tordues pour que je croie à leur résolution. Les adversaires (dotés de la même incroyable technologie) se multiplient mieux que des petits pains un jour de messe où Jésus passait par là. Mais surtout le principe de base, à savoir la recherche de trésors pour permettre le financement et l’accroissement d’Alcibiade, devient grotesque lorsque le résultat obtenu après autant de tomes et de navires perdus se résume à quelques bourses de pièces d’or et un drakkar plus ou moins rempli de bijoux.

Au niveau du dessin, je demeure moyennement séduit. Eric Liberge est un excellent dessinateur. Son trait est fin, précis. Ses personnages me semblent morphologiquement bons. Ils sont bien typés mais pas toujours faciles à différencier (heureusement, l’artiste a l’intelligence de doter ses personnages de petites particularités (une cicatrice par ci, une boucle d’oreille par là) qui facilitent cette différentiation). De ce point de vue, c’est, à mes yeux, un travail d’une grande qualité.

Par contre, à plus d’une reprise ses décors me sont apparus incroyablement artificiels. J’ai le sentiment qu’Eric Liberge a plaqué ses personnages sur une photo retouchée. Et le résultat est affreux à mes yeux. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ces grands décors sur lesquels, gamin, on pouvait transférer des décalcomanies en les griffonnant avec une pointe bic. C’était bien amusant mais esthétiquement plus discutable. On s’en foutait, on était gamin. Le résultat présent est fort semblable, le problème c’est que ce n’est pas à un gamin qu’il est proposé mais à moi. Je ne peux m’empêcher de regretter ce procédé qui permet sans doute une production plus rapide mais aussi d’une qualité bien plus discutable. Eric Liberge me donne le sentiment de gaspiller son talent.

Une déception à tous points de vue, donc.

Nom série  Le Monde de Lucie  posté le 21/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Rien ne m’énerve plus que lorsque, à la fin d’un récit, j’ai l’impression de n’avoir rien compris. Et c’est le cas avec ce monde de Lucie.

Pourtant, j’adore le début de cette histoire. Réalité sociale, éléments fantastiques, nombreux personnages charismatiques et/ou énigmatiques et/ou inquiétants, le tout dirigé d’une manière fluide et structurée par un scénariste inspiré.

Seulement, voilà, au plus on avance, au plus des éléments viennent s’ajouter à un dossier déjà copieux, … et au moins j’y comprends quelque chose. Le deuxième tome est encore dans les limites de mes capacités mentales. Le troisième ressemble pour moi à l’algèbre de Boole : au début, je croyais comprendre et puis j’ai dû me rendre à l’évidence, je pige que dalle … Qui ? Pourquoi ? Comment ? Quand ? Je clos ce récit avec plus d’interrogations que j’en avais à la fin du premier tome.

Au niveau graphique, je n’ai pas de remarques spéciales à formuler. Ce style assez froid n’est pas ma tasse de thé mais convient très bien à ce genre de récit. Les personnages sont bien typés, ce qui annihile toutes possibilités de confusion. Les décors sont soignés sans être exceptionnels. Les scènes dynamiques sont bien rendues et certains angles de vue sont vraiment bien choisis et audacieux.

Difficile de dire autre chose que « bof » mais, pour le coup, c’est peut-être moi qui suis con.

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