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... a posté 1975 avis et 370 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Mémoires d'un 38  posté le 18/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Plus qu’acceptable, cette production signée Métal Hurlant. J’ai acquis l’objet sur le simple nom de Franz, un artiste dont j’adore le trait réaliste et fouillé, mais sans trop en attendre en sachant que Bocquet était au scénario, en compagnie de Fromental, il est vrai.

D’habitude, je ne suis pas trop amateur des scénarios des deux auteurs tant ils se révèlent régulièrement insipides mais, dans le cas présent, ces petites histoires se sont avérées académiques mais bien ficelées. Les mémoires de ce P38 sont autant de meurtres souvent sordides contés en quelques planches et à la première personne, par le P38 en question. C’est original, mais pas trop. L’équilibre entre le dessin et la narration est parfait et permet une lecture fluide, rythmée et soutenue.

Franz se trouve plongé dans un univers qui, je pense, n’était pas sa tasse de thé, mais il s’en sort avec tous les honneurs. Son trait riche, fouillé et réaliste apporte une incontestable matière à ces histoires. Ses femmes dénudées, et elles sont nombreuses dans le présent récit, sont belles sans être aguicheuses et alors que certaines séquences auraient très bien pu se transformer en autant de passages pseudo-érotiques pour adolescents boutonneux, l’artiste parvient à constamment conserver l’église au milieu du village, et l’intrigue au centre de l’histoire.

Une bonne bande dessinée, en somme, trop anecdotique toutefois pour que j’en conseille l’achat. Mais, si l’occasion vous en est offerte, n’hésitez pas à la lire … et si, comme moi, vous la trouvez dans un vide-greniers …

Nom série  Mauro Caldi  posté le 16/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne petite série sans prétention, distrayante sans être palpitante.

Le trait de Constant est agréable à l’œil, propre et précis. Ce style proche de la ligne claire (sans en être) convient bien à ces aventures mêlant courses automobiles, humour et intrigues policières. Constant dessine joliment les voitures utilisées. Celles-ci, issues des années 50, sont pour beaucoup dans le pouvoir d’attraction que la série exerce sur moi. Je suis en effet grand fan de ces carrosseries tout en rondeur.

Les scénarios de Denis Lapière sont plaisants à suivre mais guère originaux. Heureusement, la bonne humeur et le charisme des personnages principaux suffisent à capter mon attention. Les intrigues sont très convenues mais le rythme, lui, est soutenu.

A lire à l’occasion, mais à emprunter plutôt qu’à acheter.

Nom série  Bobul et Schnouf  posté le 16/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me souviens vaguement avoir lu certains de ces gags il y a longtemps dans un magazine, sans savoir s’il s’agit d’un Tintin ou d’un Spirou. Je suis tombé sur l’album lors d’une brocante et, pour la modique somme de 1,50 €, je n’ai pu résister au trait si particulier de Guy Counhaye.

Ce recueil de gags s’est avéré, ma fois, fort sympathique. Les gags, plutôt enfantins, ne se sont pas révélés bien drôles mais une certaine poésie et une grande naïveté se dégagent de ces planches. De plus, le trait de Guy Counhaye, à la fois rond et anguleux, est bien agréable à regarder. Je dis « à la fois rond et anguleux » car l’artiste parvient à un compromis original entre ces deux tendances. Pour les besoins de la série, son trait d’habitude anguleux s’arrondi, ses nez prennent la forme d’hexagones, ses angles s’adoucissent. C’est particulier, d’aucun trouveront ça horrible ou forcé, moi ça a plutôt tendance à me plaire.

Les gags en une planche s’enchaînent pour offrir une espèce d’histoire complète très décousue narrant les mésaventures de cet extra-terrestre venu explorer avec un regard très naïf les peuples de la terre en général et les humains en particulier. Cette combinaison de gags en une planche et d’histoire complète ne me convainc pas trop (certains enchainements sont forcés) mais cela permet aux personnages d’évoluer.

A la fin de l’album, une courte histoire complète permet à Guy Counhaye de mieux exploiter ses qualités de scénariste tant le format de gags en une planche semble le gêner aux entournures, mais cela reste plus sympathique que réellement amusant.

Un objet de curiosité, donc, dont je ne conseillerai pas l’achat, mais qui m’a bien plu le temps d’une lecture.

Un petit 3/5.

Nom série  Strapontin  posté le 15/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une œuvre de jeunesse de Berck scénarisée par Goscinny, cela a de quoi allécher l’amateur de moisi que je suis. Je gardais cependant de la série le souvenir d’une œuvre passable, sans plus.

A la relire, je ne peux que confirmer mon appréciation plus que modérée. Le trait de Berck est encore très immature, ses décors sont peu travaillés, ses personnages sont des plus basiques dans ce genre franco-belge humoristique à gros nez. Quant aux scénarios de Goscinny, ils sont très convenus. L’humour est présent (de temps à autre), les rebondissements aussi, mais il n’y a pas de réelle originalité dans le traitement du sujet.

C’est typiquement le genre de séries produites à grande vitesse afin de remplir les magazines de l’époque (le journal de Tintin, dans le cas présent). La série ne bénéficie pas du soin indispensable à en faire une œuvre marquante, les auteurs ne pouvant y consacrer le temps nécessaire pour lui assurer une profondeur suffisante.

A réserver aux curieux amateurs de franco-belge des temps héroïques.

Nom série  Quand souffle le vent des îles  posté le 15/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nouvelle adaptation d’une œuvre de cet écrivain breton, cette histoire est, jusqu’à présent, celle qui m’a le plus plu.

L’histoire n’est pas des plus originales (il s’agit d’une classique histoire de contrebandiers) mais elle est très bien contée. De plus, certains passages font ressurgir l’esprit des légendes bretonnes. Un, en particulier, conté par un vieux marin et se déroulant dans une barque immobilisée dans un ban de brouillard, m’a vraiment bien plu. Là, j’ai retrouvé cet univers des anciens marins-pêcheurs, assemblage de croyances, de superstitions, de légendes, terreau propice à l’imagination et aux prétendues histoires véridiques et inquiétantes.

Ce scénario nous balade d’ailleurs entre rationalisme et fantastique. C’est très conventionnel mais cela répond parfaitement à mes attentes.

Dernier point fort de ce scénario : une conclusion à laquelle je ne m’attendais pas, qui me révèle un personnage incroyablement moderne pour l’époque. Surprenant, vraiment.

Côté dessin : rien de spécial à dire. Le travail de Fino est soigné, les décors sont riches, les personnages sont faciles à distinguer, les ambiances sont bien rendues et le trait reste lisible quel que soit l’éclairage de ces planches (dont une bonne part illustre des lieux sombres). Je ne suis toutefois pas grand fan de ce trait car, et c’est une question de goût personnel, il lui manque, pour totalement me convaincre, un peu de contraste et de « propreté », de simplicité. Les coups de pinceau sont encore trop abondants à mon goût, mais ils ne devraient pas déranger le lecteur habitué à ce genre d’univers.

Un bon récit, en somme, entre le pas mal du tout et le franchement bien. 4/5, car, dans cette catégorie, c’est le meilleur que j’ai lu.

Nom série  Le Cercle de Minsk  posté le 10/07/2009 (dernière MAJ le 15/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série, qui avait pourtant tout pour me plaire, m’a finalement déçu tant elle m’est de plus en plus apparue bâclée au fil de ses tomes.

Pourtant, bon sang, Giroud nous a déjà offert plus d’un récit alliant une dimension historique et une intrigue policière ! Seulement, voilà, ici la dimension historique est peu originale et l’intrigue est des plus convenues. L’ensemble se laisse toutefois lire et nul doute qu’avec un dessin à la hauteur cette histoire m’aurait suffisamment accroché pour que j’en recommande l’achat. Car Frank Giroud sait écrire une bande dessinée, ses révélations sont distillées avec parcimonie, le suspense a beau être relatif, il demeure néanmoins présent du début à la fin. Et même si la montagne accouche d’une souris, je n’ai pas voulu rater l’accouchement.

D’autre part, bon sang, Jean-Marc Stalner n’est pas un manchot du pinceau ! Oui, mais voilà, au terme du troisième tome, j’ai l’impression qu’il n’a plus qu’une seule pensée : vite achever le bazar et passer à autre chose. Alors, déjà qu’avant j’avais du mal à différencier deux de ses héroïnes, si ensuite il néglige ses décors et cesse de « nettoyer » ses planches (entendez par là qu’elles manquent de netteté et de lisibilité du fait d’une surabondance de traits inutiles), c'est le bouquet !

Résultat : on est entre le bof et le pas mal. En tenant compte de la moyenne des productions actuelles (où quantité est tout de même loin de rimer avec qualité), je dirais pas mal, mais compte tenu de leurs talents respectifs, je serai plus sévère.

Bof, donc. Si vous appréciez ces auteurs, privilégiez d’autres séries à ce très anodin cercle de Minsk.

Nom série  Les Maîtres de l'Orge  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J’aime la bière, j’aime les moines trappistes, les micro-brasseries, j’aime ces artisans passionnés qui mettent toute leur âme dans leur art.

J’aime les maîtres de l’orge.

J’aime les femmes de caractère, j’aime les personnages qui vont au bout de leurs convictions quitte à choquer les bonnes consciences.

J’aime les maîtres de l’orge.

J’aime les sagas. J’aime suivre l’évolution d’une famille, d’un lieu, d’une entreprise. J’aime en comprendre les rouages, l’esprit et les contradictions.

J’aime les maîtres de l’orge.

J’aime les montages financiers, les magouilles, les petites combines et les grands complots. J’aime les chefs d’entreprise audacieux et prêts à flirter avec l’illégalité, quitte à franchir une frontière de plus en plus floue. J’aime l’univers économique et dramatique de Van Hamme.

J’aime les maîtres de l’orge.

J’aime les fins de tome dramatiques et accrocheuses. Ces fins qui vous serrent le cœur et ne vous donnent qu’une seule envie : connaître la suite.

J’aime les maîtres de l’orge.

J’aime le dessin clair, directement accessible. J’aime la beauté des femmes, la sensualité des corps, la précision du trait.

J’aime les maîtres de l’orge.

J’aime les décors précis, les détails authentiques, la volonté des auteurs de créer un univers proche du réel (jusqu’à faire réaliser de vrais faux sous-bocks et de magnifiques fausses publicités).

J’aime les maîtres de l’orge.

Alors, tant pis si certaines perspectives sont ratées (principalement dans le premier tome), tant pis si la série cherche un second souffle les quatre premiers tomes passés (elle le retrouve au septième et dernier), tant pis si sa promotion sentait le marketing à plein nez (oubliez le tome « bonus » bien plus opportuniste qu’intéressant).

J’AIME LES MAITRES DE L’ORGE !

(Qu’on se le dise).

Nom série  Histoires et Légendes Normandes  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Attention : cet avis ne porte que sur le premier tome.

Recueil de légendes normandes, ce premier tome s’est révélé inégal tant au niveau des adaptations qu’au niveau du graphisme. La moyenne n’est cependant pas des plus élevées.

Du point de vue visuel, on passe d’un style réaliste soigné à un style humoristique simpliste. Franchement, seuls deux de ces six dessinateurs m’ont vraiment plu. Aucun n’est cependant dénué de talent, il s’agit donc plus d’une question de goût personnel.

Au niveau scénaristique, trois des six histoires sont adaptées de Maupassant (gage de qualité, a priori). La seule qui m’a semblé bien adaptée est la première. Les deux autres, mais surtout la dernière (celle qui, à mes yeux, offre le graphisme le plus intéressant) manquent leur cible. Les trois autres histoires, œuvres d’auteurs qui m’étaient inconnus, sont plaisantes à découvrir mais ne me laisseront pas un souvenir inoubliable.

Franchement dispensable donc, même pour un amateur de légendes locales dans mon genre.

Remarque : les élus locaux semblent s’être financièrement impliqués dans la création de cette série. Je sais que ce n’est pas leur pognon mais, à leur place, j’aurais tout de même veillé à ce que le choix des légendes permette au lecteur de mieux connaître la Normandie. Or, ici, et pour moi, ce ne fut absolument pas le cas, je ne vois pas ce que ces légendes ont de local tant elles me paraissent universelles. Même la légende du Mont Saint-Michel, présentée telle que dans cet album, aurait aussi bien pu être celle du Mont-de-l’Enclus (j’exagère à peine).

Nom série  Justine, l'incroyable ascension  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et oui, c’est un peu le problème avec ces jeunes retraitées du tennis professionnel. On a à peine le temps de sortir un album pour illustrer leur belle carrière qu’elles se décident à repartir pour un tour.

Donc, nous avons ici un bio de Justine Henin, depuis ses premières raquettes jusqu’à sa première retraite. Cet album est réalisé par deux spécialiste du genre : Duval et Aidans.

Le dessin est correct, la structure est classique, l’ensemble se laisse lire mais ne m’a guère passionné. J’ai certes appris deux trois petites choses au fil de ces pages mais la championne est tellement médiatisée en Belgique que, même sans être un grand fan de tennis, je connaissais son parcours dans les grandes lignes.

Le personnage de Justine Henin manque lui-même de charisme pour pouvoir apporter une dimension particulière à cet album. Son parcours de vie est principalement marqué par la mort de sa mère alors qu’elle est encore très jeune. Pour le reste, sa trajectoire ressemble à la trajectoire de n’importe quel sportif de haut niveau : un don naturel, beaucoup de travail, la bonne rencontre au bon moment, la volonté obsessionnelle de gagner.

Bof … je préfère encore m’endormir devant la retransmission d’un match à la télé, enfin quand ces hurleuses (et Justine Henin en fait partie, même si elle est loin d’être la meilleure vocaliste) se contentent de frapper dans la petite balle jaune. Sinon, cet album a l’avantage d’être silencieux.

Nom série  Biggles raconte  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des albums « à l’ancienne » réalisés avec sérieux et académisme. Je ne suis pas convaincu que ceux-ci aient le même impact sur les jeunes d’aujourd’hui que les « Tarawa, atoll sanglant » et autres « histoires de l’Oncle Paul » en ont eu sur moi il y a plus d’un quart de siècle mais ce n’est pas une raison pour les négliger.

Le dessin est, à l’image de ces historiques, très académique. J’aime plus ou moins en fonction de l’auteur.

Une série soignée, en somme, mais, en matière d’aviation, je crois que d’autres médias sont à l’heure actuelle mieux adaptés pour ce genre de reconstitution ou de biographie.

Pour la cote, j'hésite entre le pas mal sans plus et le bof ...

Nom série  Biggles  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série à l’univers proche d’un Buck Danny. On découvre les personnages à différentes époques, pas toujours d’une manière chronologique, dans des histoires se déroulant de la seconde guerre mondiale à nos jours.

Les intrigues sont bien ficelées, agréables à suivre. Les personnages sont assez convenus mais leur nombre permet d’avoir un large panel de caractères. L’humour n’est pas absent et les auteurs cherchent constamment à faire preuve d’originalité dans les avions et autres machines volantes utilisées.

Les scénarios proposent généralement des histoires bien construites au suspense tout relatif.

Le dessin est d’une agréable précision. Il confère à la série un style classique que j’apprécie grandement.

Franchement pas mal bien.

Nom série  La Vibration du Monde  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le trait de Thierry Boulanger qui m’a incité à acquérir l’objet. Il faut avouer qu’il dispose de plusieurs atouts susceptibles de me charmer : un dessin réaliste ultra-lisible, une colorisation bleutée qui lui confère un style certain, des décors qui me plaisent naturellement (des forêts enneigées, principalement), une mise en page soignée et variée. Et si je trouve à ces planches une certaine filiation avec le manga, je pense surtout que l’artiste a su digérer ses diverses influences pour nous proposer un style vraiment personnel. Il reste toutefois à Thierry Boulanger à améliorer son bestiaire, encore irrégulier (à l’occasion, ses loups ressemblent plus à des ours qu’à autre chose).

Esthétiquement, je reste donc sur une très bonne impression, mais j’ai surtout le sentiment d’avoir découvert un artiste au potentiel encore bien supérieur aux très belles planches déjà offertes ici.

Et l’histoire ? A nouveau, j’ai envie de dire « pas mal du tout mais peut mieux faire ! » Cette histoire ressemble à une prophétie. Toute la narration est en voix off et n’a pas de rapport immédiat avec le dessin, même si les deux sont intimement liés. C’est original, personnel, bien écrit mais il m’a été difficile de rentrer dans cet univers. Par contre, une fois que j’y suis rentré, je n’ai plus pu en sortir avant … l’ultime vibration. Toutefois, cette écriture manque encore un peu d’émotion pour totalement me convaincre. Mais le potentiel est là, indubitablement !

A mes yeux, cette vibration du Monde est donc l’œuvre soignée d’un artiste prometteur mais aussi une BONNE bande dessinée.

A découvrir.

Nom série  Renaudin  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ouhhhh, le joli pêché de jeunesse que voilà !

Aux pinceaux Di Sano, le dessinateur actuel de Rubine mais aussi de beaucoup de blagues coquines.

Aux scénarios : Jean Dufaux, qui depuis s’est spécialisé dans les récits à tendance policier réaliste. Celui-ci cèdera sa place à Smit-le-Benedicte, alias Mythic.

L’objet : une série purement jeunesse, farfelue et à gros nez !

Le résultat : bof, plutôt moyen. Pas de quoi en avoir honte mais ces histoires se révèlent bel et bien être des œuvres de jeunesse. Le trait de Di Sano est sympathique et rondouillard mais pas encore affiné. On devine encore les influences de l’artiste, comme par exemple ce château tout droit sorti d’un album de Johan et Pirlouit. Les scénarios de Dufaux, eux aussi, sont immatures. La narration est confuse, les dialogues ne font pas spécialement mouche et si l’ensemble est sympathique il est aussi et surtout anecdotique. Smit-le-Benedicte offre des histoires d'un meilleur niveau (cet univers lui convient mieux) sans parvenir a réellement sortir la série du lot des productions de l'époque.

A réserver aux fouineurs dans mon genre, l’album vaut plus en sa qualité d’objet de curiosité qu’en sa qualité de bande dessinée à part entière.

Nom série  Nico  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les uchronies sont à la mode actuellement, et celle proposée par le duo Berthet/Duval a le mérite de sortir des sentiers battus.

Donc depuis les années 50, on le sait grâce à Roswell, les martiens sont parmi nous, et leur science a permis de rapides avancées dans les domaines technologiques de pointe. Sur ce postulat vient se greffer un classique récit d’aventure avec une héroïne au passé nébuleux (elle recherche sa mère), aux manières cavalières (elle n’est pas du genre à respecter un protocole) et au physique agréablement rebondi (faut-il que je précise ma pensée ?) S’il n’y avait ce postulat de départ original, on se retrouverait devant une série des plus convenues.

Oui, mais voilà, il y a ce point de départ. Et celui-ci permet aux auteurs de bâtir un univers riche et original qui se nourrit des années 60 dans ses réalisations (une esthétique tout en rondeurs, et je ne parle pas que de l’héroïne) et dans ses rêves (la machine volante à disposition de tous), C’est la raison pour laquelle j’attribue un 3/5 à la série.

Le dessin en pseudo ligne claire de Berthet renforce encore cet aspect esthétique « années 60 ». Précis et lisible, il convient parfaitement au concept. De plus, l’artiste n’en est pas à son coup d’essai et sait utiliser ses atouts avec intelligence. De ce point de vue, c’est vraiment du travail de pro.

Personnellement, je vais favoriser l’emprunt à l’achat mais si vous êtes amateur d’uchronie, n’hésitez pas ! Celle-ci est originale et bien exploitée.

Nom série  Marny  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, j’avoue : quand j’ai vu cet album à la bibliothèque, je me suis dit « c’est quoi, cette daube ? ». Un sujet bateau, une couverture quelconque et un titre mal fichu, il y a mieux pour appâter le mérou.

Et puis, histoire, d’être bien sûr, j’ai feuilleté négligemment l’album avant de le redéposer là où je l’avais trouvé. Enfin, pas exactement puisque je ne l’ai pas redéposé. Au contraire, je l’ai embarqué, car le contenu me paraissait finalement bien plus plaisant que ce que le contenant me laissait croire.

Verdict après lecture : c’est pas mal. On n’évite pas les situations bateau et les clichés aisés mais l’album est vivant et sympathique. Je pense toutefois que cet album fleure bon l’album pour ado réalisé par une adulte, car la belle-mère a finalement un trop beau rôle, elle, l’incomprise, la gentille tandis que la belle-fille, si elle n’est pas méchante, est loin d’être aussi parfaite que sa rivale. Le trait est, de ce point de vue, forcé et Axelle Laffont me donne l’impression de dire « regardez, jeunes filles, comme les belles-mères peuvent être gentilles, jolies, intelligentes, compréhensives, complices … ». Tentative louable, mais ces mots-là, s’ils sont doux à l’oreille d’une belle-mère, risquent de faire siffler celle d’une belle-fille. Peut-être cet aspect va t’il rebuter un jeune lectorat, mais cela ne m’a, à titre personnel, pas du tout dérangé (faut croire que j’ai une mentalité de belle-mère).

Le trait d'Herval m’avait fait peur en couverture et même si ce n’est pas mon style préféré (il est trop épuré à mon goût), il s’est révélé « limite » mais efficace à l’usage. Heureusement, ce dessin peut s’appuyer sur une narration solide et vivante. Il ne doit donc pas assumer tout tout seul, ce que, à mon avis, il n’aurait pas été capable de faire. Trop simpliste, trop schématique, trop impersonnel, ce trait a, pour me plaire, besoin d’un bon scénario.

En fait, depuis que j’écris cet avis, je me rends compte que je cherche désespérément la raison pour laquelle j’ai plutôt bien aimé cet album. Et je ne trouve pas vraiment d’explication. Un sujet bateau traité sans grande originalité, des situations de vie hyper classiques qui trouveront écho dans le vécu des lecteurs, des personnages trop caricaturaux, un dessin pauvre et passe-partout, une narration vivante et dynamique.

Peut-être le décalage entre une couverture « ratée » et une histoire honnêtement divertissante est il responsable de cette bonne appréciation. Peut-être aussi le fait que je m'attendais à un recueil de gags et que j'ai eu droit à une histoire complète plus tendre que drôle a t'il joué un rôle.

Pas mal, donc, même si je ne sais pas trop pourquoi …

(pas très convaincant, cet avis)

Nom série  La Femme accident  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Beau portrait d’une jeune femme, avec ses qualités mais aussi, et surtout, ses faiblesses.

J’ai bien aimé le cadre de ce récit. Surtout, les passages qui se déroulent dans la région carolingienne m’auront touché. J’y ai retrouvé cette ambiance de cité minière minée par la crise et l’absence de perspectives pour les jeunes. Petites magouilles, alcool, drogue, violence, démission des parents dans leur rôle d’éducateur sont les conséquences logiques de la situation économique.

Le personnage central est également très crédible, très humain. Son désir de plaire, son besoin d’exister dans le regard des autres est, lui aussi, symptomatique de notre époque où l’image que l’on a de soi se résume à celle que nous reflètent les autres.

Et, sur cette base, les errances, les erreurs et les malheurs de Julie prennent la dimension d’un fait divers dramatique mais, je pense, pas si rare que cela. Anodin, aurais-je presque envie de dire.

Et ce beau portrait est encore magnifié par le trait de Grenson. Si j’appréciais déjà son style sur « Niklos Koda », je le préfère encore ici grâce à une colorisation plus travaillée, plus douce, moins glacée. Le trait est, ici, aussi précis et lisible que chaleureux.

Enfin, j’ai particulièrement aimé une astuce technique qui illustre magnifiquement et physiquement le fait de devoir tourner la page.

Seul bémol : un début de deuxième tome peu captivant et qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire.

Franchement bien quand même, mais à réserver aux amateurs de fictions sociales et de portraits de femmes en rupture de repaires.

Nom série  Les Aventures oubliées du Baron de Münchhausen  posté le 04/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série vaut principalement pour son graphisme. La colorisation, plus particulièrement, apporte un charme visuel indiscutable.

Les histoires, par contre, si elles respectent à mon avis bien l’idée de départ (même si je n’avais du Baron de Münchhausen que la vision de Terry Gilliam), n’ont rien d’exceptionnel ni de palpitant. Ces élucubrations ne sont souvent que prétextes à nouvelles créations graphiques. Il faut dire qu'Olivier Supiot laisse une large place au dessin, multipliant grandes cases et mises en page aérées. Ce qui a pour résultat que le scénario se résume à peau de chagrin.

Agréable à regarder mais vite lu. Je ne déconseille pas l’achat, mais cette série est à réserver aux amateurs du trait.

Nom série  Tendre banlieue  posté le 04/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu ce à quoi je m’attendais, à savoir des histoires d’ado cousues de fil blancs et illustrées avec talent par un Tito au style réaliste clair et précis.

Cette série m’a fait penser aux récits d’ados de Derib (« Jo », « No limits », etc …) C’est fait avec talent, la narration est fluide mais ce n’est pas des plus emballant non plus. Les scénarios sont en fait trop banals pour me surprendre, ou même me passionner.

Pas mal, sans plus. A emprunter avant un éventuel achat ...

Nom série  L'Impertinence d'un été  posté le 04/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oups ! J’avais pas fait gaffe. Braqué sur le nom des auteurs, j’ai acquis l’objet sans même lire la postface et ne me suis rendu compte qu’au fil du récit que celui-ci était tiré d’une histoire vraie.

Et donc, je me suis retrouvé au milieu d’un groupe d’artistes, des années 20 et du Mexique, en trouvant certaines idées très belles. Notamment ce concept qui veut abandonner la toile au profit du mur comme support à la peinture, ceci afin de garantir l’accessibilité au plus grand nombre. C’est purement génial (les toiles ne peuvent plus être « séquestrées » par de riches collectionneurs, ou, du moins, plus difficilement) et je remercie Denis Lapière de m’avoir fait découvrir ce courant tant artistique que politique.

Donc, les idées artistiques véhiculées par ce récit m’ont franchement bien plu. Idem des réflexions sur la culture, l’art et la politique. Et n’allez pas croire que vous allez devoir vous farcir un discours rébarbatif : la narration de Denis Lapière amène tout avec douceur et naturel et se lit comme la gazette des sports.

Mais ce récit n’est pas que réflexion sur l’art, c’est aussi une histoire d’amour, de quête d’un bonheur sans cesse fuyant (mais est-ce le bonheur qui fuit, ou ces personnages ?)

Finalement, ce récit, c’est surtout une histoire de choix, des choix artistiques, professionnels ou de choix de vie, tout simplement.

Donc, la tentation était grande de dévorer ce diptyque à la vitesse du TGV. Oui, mais voilà, Pellejero est aux pinceaux. Et quand cet artiste m’offre pareilles planches à admirer, je ne peux faire autrement que m’y attarder. Et, une fois de plus, je suis tombé sous le charme de ce trait épais, chaud, sensuel … magnifique, quoi. Seul petit reproche : la technique employée par l’artiste pour « isoler » ses avant-plans fonctionne moyennement selon moi dès que la case atteint une grande taille. La case en question parait alors, parfois, trop vide. Mais ce choix artistique n’a que très peu altéré mon admiration vis-à-vis de l’ensemble.

En résumé : je l’ai acheté, je ne le regrette pas et ne peux que vous conseiller d’y jeter un œil : ce diptyque en vaut la peine !

Nom série  Milane et Arlov  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A l’image de ses deux héros, je me demande si Jean-Blaise Djian avait plus de douze ans le jour où il a imaginé cette histoire. Parce que, là, on est proche du grand n’importe quoi.

Donc, nous avons deux gamins de douze ans, mais qui en paraissent quinze précise le script, envoyés par les plus hautes autorités sur une planète peuplée uniquement d’enfants (et créée par les autorités elles-mêmes) afin d’enquêter en secret sur l’origine de l’étrange comportement des jeunes adultes qui en reviennent (de la planète, puisqu’une fois leur majorité atteinte, ils sont censés revenir sur terre). Munis d’un gros flingue, ils dégomment rapidement tout ce qui bouge (enfin, ce qui s’oppose à eux), circulent dans des boîtes de strip-tease, dans d’anciennes mines, dans des bars louches, etc.

Je rappelle que les héros ont douze ans et je précise que leurs adversaires ont, en moyenne, 15 ans.

Et ce n’est qu’un début puisque des adultes, des scientifiques sortis d’on ne sait où et même des tyrannosaures apparaitront en cours de récit.

Donc, pour résumer, le synopsis est à chier.

Mais Djian n’est pas dépourvu de talent et parvient à enchainer les séquences musclées, les poursuites effrénées, les fusillades mouvementées avec fluidité. Donc, si on ne recherche pas de logique dans cette histoire, ça se laisse lire.

Et j’ai lu les deux tomes avec d’autant plus de facilité que j’ai bien aimé le style graphique d’Olivier Rouan. Ce dessinateur s’est révélé être un honnête artisan de la bd grand public, et si je regrette ses décors trop vides, je ne serais pas effrayé à l’idée de le retrouver sur une autre série. Maintenant, il faudrait qu’il soigne ses planches bien plus en profondeur pour totalement me convaincre …

Pour la colorisation, là, par contre, la marge de progression est conséquente !

Pas terrible du tout, donc, mais je ne serai pas aussi sévère que les précédents aviseurs. Etant donné que je suis arrivé au terme du deuxième tome, je lui accorde 2/5.

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