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Nom série  L'Ame du vin  posté le 23/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un dessin épuré au service d’un récit très contemplatif, voilà ce que j’ai découvert au fil de ces pages. Et si ce dessin est vraiment très immédiat, il n’est pas dépourvu de charme pour autant, même si je ne suis pas trop fan de ces têtes un peu grosses pour des corps plus chétifs. Par contre, pour créer un climat, une ambiance, pour susciter une impression de chaleur, il convient très bien !

Le scénario n’est pas le plus dense qui soit mais cette petite intrigue se révèle finalement plus originale que je ne le supposais.

Je regrette le manque de densité de l’ensemble, et suis convaincu qu’avec un théâtre historique mieux bâti, l’album aurait gagné en profondeur. Ici, on reste centré sur les trois, quatre personnages principaux sans trop s’inquiéter du monde qui les entoure. Tout au plus, une évocation de la situation politique est elle faite, mais les auteurs restent tellement dans le vague que c’en devient frustrant. Et c’est d’autant plus frustrant que cette situation interfère sur les événements auxquels ces personnages sont confrontés.

Ce scénario est également très décousu. Il aborde plusieurs thèmes, semble s’engager dans certaines voies mais n’aboutit à rien de particulier. Et l’intrigue finale ne commence à se développer qu’après les deux tiers de l’album.

Pas mal mais un peu trop pauvre, trop anecdotique pour atteindre un niveau supérieur, cet album s’est avéré être un bon emprunt. De là à justifier son achat ...

Nom série  Garrigue  posté le 23/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un bon petit polar, qui bénéficie du savoir-faire de deux artistes accomplis.

Au scénario Corbeyran ficelle une intrigue solide, bien servie par une narration à la première personne. Le procédé est loin d’être original mais, à mes yeux, c’est l’un des plus efficaces qui soit tant il favorise l’empathie et l’immersion. De plus, nous, lecteurs, avons vu certaines choses que le héros ignore, et même si nous ne comprenons pas dès le début tous les tenants et aboutissants de ces scènes (où serait le suspense, dans le cas contraire ?), il est assez jouissif de voir ce flic ripoux à la retraite démêler le sac de nœuds auquel il est confronté.

Au dessin, Olivier Berlion réalise un travail plus sobre qu’à l’accoutumée. C’est toujours d’un très haut niveau (surtout au niveau de la colorisation) mais il me donne le sentiment d’avoir moins été inspiré par cet univers très viril (même s’il comprend quelques seconds rôles féminins). Quoiqu’il en soit, son trait reste d’une lisibilité sans failles et sert très bien le scénario.

Mieux qu’un simple « pas mal » mais manquant un peu d’originalité pour sortir du lot, ce diptyque devrait ravir tous les amateurs de récit policier avec peu d’action et beaucoup d’ambiance.

Nom série  On me l'a enlevée  posté le 22/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas trop accroché au dessin, mal fini alors qu’il aurait bien eu besoin d’être fignolé pour densifier un récit … qui se résume à peu de chose.

Attention que ce récit est bien écrit et fait intelligemment reposer le suspense sur les on-dit du voisinage. Influencé par ces langues de vipère, le lecteur que je suis s’est fait trimballer durant une bonne partie du récit, allant de supputations en supputations.

Mais ce récit se lit également très vite. La narration n’est guère présente et le dessin peu accrocheur s’étale sur des planches pauvres en cases. Il y avait, à mes yeux, juste matière à une petite nouvelle, et certainement pas de quoi justifier tout un album.

Pas mal, sans plus, et certainement trop peu dense pour que j’en conseille l’achat.

Nom série  Ron Clarke  posté le 22/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon récit d’aventure. Exotique, bourré de rebondissements, mené par des personnages très classiques (avec comme principaux l’aventurier téméraire (le gentil) et le cruel pirate asiatique (le méchant)), ce récit bénéficie du savoir-faire de Charlier, et même s’il ne s’agit pas de son meilleur scénario, cela n’en reste pas moins très efficace. Entendez par là que je n’ai jamais pu m’empêcher de tourner la page pour connaître la suite de ces pourtant prévisibles aventures.

La bonne impression laissée par les deux tiers du récit est cependant altérée par un final à rallonge. Je trouve en effet que la dernière partie de ce récit se traîne. J’aurais préféré soit une conclusion plus rapide, soit un second tome qui aurait permis la mise en place de nouvelles aventures plus denses, plutôt que ces recherches sans passion s’étalant sur toute la fin du récit.

Le dessin d’Armand est agréable et assez typique du dessin réaliste des années 70 (et ce même si l’album a été réalisé dans la fin des années 80). Je lui trouve à l’occasion un petit air de Franz (en moins fouillé). Ce style a vieilli mais n’est pas de nature à me déplaire, il est précis et très lisible, et seul le souci du détail lui manque (notamment au niveau de la présentation du bateau du héros, à l’aspect bien trop simpliste).

Pas mal. A lire à l’occasion mais noyé dans la masse des productions du genre. A acheter en solderie ou à emprunter en bibliothèque.

Et merci à Pierig de m'avoir offert la possibilité de le découvrir.

Nom série  Le Signe de la Lune  posté le 22/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela aurait pu, cela aurait du être mieux. Le dessin est excellent, clair, très lisible, dynamique, expressif, caricatural au besoin et d’une précision sans tâches. La narration est très bonne, vivante, présente sans surcharger inutilement ces très belles planches. L’idée de départ est du genre à me plaire : un conte sombre qui bouscule les conventions tout en restant très classique.

Oui, tout était là pour me séduire et pourtant je referme cet album avec un sentiment mitigé.

La première partie du récit m’a cependant vraiment bien plu. Elle se clôt d’une manière dramatique et adéquate, tout en ouvrant bien des portes pour une seconde partie … convenue, passe-partout et beaucoup trop gentille.

C’est râlant de voir autant de qualités se faner devant le manque de cruauté de ce scénario. L’intensité dramatique s’est étiolée dans cette seconde partie, à mon plus grand regret.

Pas mal, quand même, mais décevant vis-à-vis du potentiel artistique que les auteurs m’avaient laissé entrevoir.

Nom série  Mèche rebelle  posté le 22/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai plongé dans cette série en en ayant une fausse idée. Les couvertures me laissaient croire à une classique histoire de jeunes en révolte et puis, … pas du tout.

Et cette surprise m’a plutôt bien plu. Je m’en voudrais de vous en dire de trop à propos du sujet mais je me dois de souligner l’originalité de son traitement et la légèreté relative du ton employé.

Cette légèreté est à la fois la force et la faiblesse de la série. En effet, sur un thème qui aurait pu facilement virer au dramatique, les auteurs greffent de multiples scènes décalées, qui prêtent bien plus à sourire. Alors, par moment, je n’ai plus trop su sur quel pied danser et, privilégiant l’humour décalé, je n’ai plus vraiment ressenti d’intensité dramatique aux moments adéquats.

Du point de vue du dessin, il existe également un grand décalage entre les couvertures et le contenu. Et autant je trouve ces couvertures peu engageantes (aspect brouillon, encrage épais), autant les planches, au style plus dépouillé, m’ont plu par leur lisibilité et leur dynamisme. Ce n’est pas une œuvre que je lirais pour son graphisme, cependant, mais le trait de Matteo lui convient tout à fait.

La série semble avoir été abandonnée après deux tomes. C’est, ma foi, regrettable mais, heureusement, ces deux tomes peuvent se suffire à eux-mêmes et ne laissent pas le lecteur avec un profond sentiment d’abandon.

Pas mal du tout, surprenant et décalé.

Nom série  Secrets : Samsara  posté le 21/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin convient très bien au cadre de ce récit, tant il est luxuriant. Toutes les parties se déroulant dans les Indes sont visuellement très réussies, avec le temple tant convoité en point d’orgue.

Le style de Michel Faure est également d’une bonne qualité au niveau des personnages. Ceux-ci se reconnaissent aisément, jusque dans les liens filiaux qui les unissent.

Le scénario n’est pas mauvais du tout mais assez classique et sans surprise. C’est agréable à lire, historiquement intéressant (mais frustrant car peu développé) dans sa partie « anglaise », dépaysant et aventuresque dans sa partie exotique.

Mais bon les thèmes de la malédiction familiale et de l’histoire qui repasse les plats, on me les a déjà si souvent servis que je ne peux m’emballer outre mesure devant cette trop classique histoire.

Pas mal, et une garantie d’un bon moment de lecture, mais sans surprise.

Nom série  Le Chat qui courait sur les toits  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel merveilleux illustrateur que ce René Hausman. Et Dieu seul sait si l’univers des contes de fées lui convient. Rodrigue lui en fournit un beau, quoique très classique et l’artiste se régale au fil de planches parfois incroyablement belles. J’en regrette presque le format de l’objet et il m’aurait plu de le découvrir dans un format semblable à celui d’un « Canoë Bay » pour encore mieux profiter du dessin.

Certaines planches où seule la narration est présente, et d’autres qui occupent tout l’espace de la page, m’ont vraiment enchanté durant cette lecture.

Le scénario est sympa mais pas très original. Je l’ai toutefois bien apprécié pour son classicisme et pour ses petits clins d’œil. Un peu plus de noirceur et d’humour auraient été bienvenus mais le risque de tomber dans du « sous-Yann » (Le Prince des Ecureuils, Les Trois cheveux blancs) aurait été grand. Je respecte donc le choix de Rodrigue, d’autant plus facilement que, comme je le disais, son histoire tient la route et est agréable à lire.

Je suis surtout déçu par la scène finale, qui voit notre héros se défaire de l’adversité avec trop de facilité. Ce final me semble précipité et j’aurais préféré le voir se développer sur un plus large espace.

Lorsqu’on regrette qu’un livre se referme, c’est qu’on l’a apprécié … ce fut mon cas.

Franchement bien, donc !

Nom série  Le Marquis d'Anaon  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sur les conseils de Pierig, j’ai découvert le Marquis d’Anaon … qu’il en soit remercié.

La série m’a énormément plu même si elle reste très classique dans ses thèmes et dans sa narration. Mais j’aime vraiment bien ce genre d’univers où croyances et superstitions entrent en collision avec des réalités parfois encore bien plus effrayantes.

Le Marquis d’Anaon est un personnage attachant, humain, fragile même par certains côtés, et sa part de mystère est très bien exploitée par Velhmann, qui veille constamment à ne pas trop en dire.

Les thèmes ne sont pas des plus originaux mais c’est souvent dans les vielles marmites que mijotent les meilleurs plats. Et c’est bien le cas ici. Les récits distillent leurs mystères avec soin et parcimonie pour atteindre leurs paroxysme au moment des scènes finales, lieu de révélations prévisibles mais en parfaite harmonie avec l’esprit de la série.

Le dessin de Matthieu Bonhomme convient bien à la série même s’il est un peu trop épuré à mon goût. Il garanti une très bonne lisibilité dans un univers fort sombre, et se révèle dynamique en cas de besoin. Je regrette juste des décors qui, à l’occasion, auraient pu être plus riches, plus fouillés. Mais comme ceci aurait pu se faire au détriment de la lisibilité d’ensemble, je ne peux qu’être très satisfait du choix de l’artiste (privilégier l’immédiateté et la lisibilité du dessin au détriment de la richesse et de la précision des décors).

Franchement bien !

Nom série  Krän Univers  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les aléas des disponibilités de ma bibliothèque m’ont fait découvrir Krän Univers avant « Krän », et, à cette lecture, je sens bien qu’il s’agit d’une erreur. Non que la présente série nécessite la lecture préalable de l’autre (il s’agit de recueils de gags sans fil conducteur autre que l’univers de Krän, et la connaissance préalable de cet univers n’est vraiment pas nécessaire à la compréhension de ces planches) mais ces gags ne fonctionnent que très partiellement, et l’esprit et le genre d’humour pratiqué sont à mes yeux bien mieux adaptés à une série d’aventures (avec une grosse louche d’humour) qu’à un album de gags n’exploitant qu’une infime partie du potentiel de l’univers proposé.

Donc, si Krän Univers ne m’a pas convaincu, il a tout de même confirmé mon intérêt pour la série mère.

Mais, bon, dans le cas présent, j’ai trouvé la série quelconque. Certains gags m’ont fait sourire, mais ils sont noyés dans la masse de gags très moyens, passe-partout voire carrément pas drôle.

Au niveau du dessin, le style de Pierre Loyvet est propre et passe-partout. Ses planches sont soignées mais ne laissent que peu de place à l’univers d’héroïc-fantasy déjanté qui sert de cadre. On se centre sur les personnages en oubliant régulièrement les arrière-plans. Ceci n’est pas fait pour améliorer mon appréciation d’ensemble, même si le trait de l’artiste est agréablement caricatural et expressif.

Bof, donc … mais pas de nature à me dégouter de découvrir la série-mère.

Nom série  Meurtrier  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déçu je suis.

Le portrait de ce malchanceux de la vie, même s’il bénéficie des talents de narrateur de Dimitri, m’a ennuyé par son ton très, trop mélodramatique. Les malheurs s’enchainent et notre pauvre héros encaisse sans broncher, passif, résigné.

Heureusement, son parcours permet à Dimitri d’illustrer divers univers dont le maritime (la couverture étant issue de ce passage), et là, son talent éclate à nouveau (si je fais abstraction du ton larmoyant de la narration).

Le fait que j’ai eu la malchance d’acheter un album dont une grande majorité des pages collaient l’une à l’autre (et, même avec beaucoup de précaution et de soin, plusieurs de ces pages ont souffert lors de leur « décollage ») a certainement influé sur mon impression, énervé que j’étais. Mais même sans cela, je ne crois pas que ma cote aurait dépassé le « pas mal, sans plus »

Je crois qu’à l’avenir je vais vraiment me centrer sur les récits de guerre de l’artiste. Jusqu’à présent ce sont de loin mes préférés parmi ceux qu’il m’a donné à lire (à commencer par l’excellent « Kaleunt »).

Nom série  Le Bleu est une couleur chaude  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est un ensemble de thèmes très délicats qu’aborde Julie Maroh dans ce présent (et copieux) récit, et, même si tout n’est pas à mon goût, je trouve que, dans l’ensemble, elle s’en sort très bien.

Les points forts ? Tout d’abord un dessin qui m’a tapé dans l’œil. L’artiste réalise un très beau travail tant dans la sensualité du trait que dans l’humanité des regards mais, surtout, son travail sur la couleur est formidable (oui, je sais, je m’emballe). Dominances de gris et fulgurance du bleu dans les (très nombreux) flash-back, et couleurs d’une parfaite douceur pastelle dans l’époque présente. C’est du point de vue esthétique, tout à fait à mon goût.

Ensuite, aborder le sujet de l’homosexualité (ou plus exactement la recherche d’une identité sexuelle) est devenu un sujet bateau, mais l’artiste parvient à intégrer beaucoup de nuances dans son portrait (il est vrai qu’elle prend le temps de le développer, l’album comptant près de 160 planches).

Enfin, j’ai vraiment bien aimé la manière dont Julie Maroh traite du sujet de l’acceptation du regard de l’autre et de soi-même. La période de l’adolescence est une période on ne peut plus délicate durant laquelle le besoin de se trouver mais aussi celui d’être accepté(e) par les autres est essentiel (existentiel, même), et l’artiste parvient à bien faire ressortir tous ces questionnements.

Mais l’album contient également quelques gros points faibles. A commencer par les nombreux « bouhouhouh » présents dans ces planches. Est-il nécessaire qu’un pleur soit aussi sonore ? Au risque de me faire lyncher, je dirais qu’il s’agit là d’un défaut typiquement féminin. Le grave problème est que ce genre de scène (de larmes) m’exaspère bien plus qu’il ne m’émeut. Les personnages me semblent tellement dire « regardez-moi, comme je suis triste » que j’ai du mal à croire à la sincérité de leurs émotions, toute préoccupées que sont ces filles par la recherche d’attention de leur entourage (« je hurle pour qu’on me regarde et non parce que je suis triste »). Heureusement, d’autres scènes sont jouées en retenue, et fonctionnent bien mieux avec moi.

Ensuite, cette quête amoureuse nous offre un long passage de déchirures-réconciliations-déchirures-réconciliations-déchirures-réconciliations-etc… aussi répétitif que gonflant. Là, à nouveau, ma vision masculine de l’amour et de la relation amoureuse m’empêche de comprendre et de m’émouvoir à ces multiples hésitations. J’aime ou je n’aime pas – point barre. Et voir ces deux jeunes femmes dans l’incapacité de faire face à leurs sentiments énerve mon cerveau reptilien de mâle primitif.

Enfin, l’artiste y va franco dans ses passages sensuels et, sans tomber à aucun moment dans le vulgaire, flirte tout de même avec le racolage. Ceci dit, les scènes d’amour lesbien sont plutôt agréables à regarder et s’intègrent logiquement dans le récit (je ne suis pas convaincu que mon sentiment aurait été identique dans le cas d’amours gays).

Dans l’ensemble, et malgré les faiblesses évoquées, cet album me laisse donc une bonne impression. Mieux que pas mal mais pas encore tout à fait franchement bien. A découvrir par les amateurs du genre, et à éviter par les personnes qui s’attendent à tomber sur un récit érotique. Il s’agit bel et bien ici d’un portrait intime d’une jeune femme en quête d’elle-même.

Parce que cela semble être une première œuvre, je tranche pour la cote supérieure. Mon coup de cœur, lui, concerne la beauté graphique de l’ensemble.

Nom série  Mélodie au crépuscule  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Renaud Dillies nous ressort la même recette que pour son très bon « Betty Blues » et nous sert une excellente « Mélodie au Crépuscule ». J’ai grandement apprécié le rythme narratif, qui offre énormément de respirations (ne vous attendez pas à un récit haletant avec cet auteur) et même si le thème est archi-connu et souvent exploité, cette quête du sens de la vie par un personnage brisé suite à une rupture amoureuse m’a touché par sa justesse de ton.

Les personnages animaliers de l’artiste sont très réussis. Leur anthropomorphisme me permet de m’y identifier, et leur animalité me permet de lire ce récit comme je le ferais d’un conte (en fait, c’est la technique utilisée depuis la nuit des temps par plus d’un conte de fées).

Plus encore que dans Betty Blues, j’ai aimé ce trait qui me semble devenir de plus en plus dépouillé au fil des albums de l’artiste. Le découpage, lui, demeure excellent.

Attention toutefois à la répétition, tant dans les thèmes que dans les effets de style. Je crains en effet qu’à force de m’offrir toujours la même chose, l’artiste finisse par me lasser.

Peu importe dans le cas présent, c’était franchement bien !

Nom série  Betty Blues  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bon récit d’ambiance, qui conte les déboires amoureux d’un trompettiste de jazz. Chez Dillies, tout est une question d’atmosphère. Le ton est résolument mélancolique et l’histoire « prend son temps ». Le découpage des planches est très aéré et il n’est pas rare qu’une planche, divisée en plusieurs cases, n’offre en fait qu’une seule illustration. De plus, la narration est loin d’être omniprésente et les moments de silence total ne sont pas rares.

Tout ceci pour dire qu’un livre de Dillies peut se lire très vite mais il peut aussi se contempler car le trait de l’artiste dégage un charme … auquel je ne suis pas insensible. Pourtant, en règle générale, je ne suis pas friand des personnages animaliers, ni des hachures (très présentes dans l’album) mais, ici, le charme opère, les personnages ont des « bonnes bouilles » et, surtout, le découpage captive mon regard. Je lis rapidement ou m’attarde sur une planche, en fonction du découpage et du dessin proposés, et ce rythme, qui m’est ainsi suggéré, correspond pleinement avec le rythme du récit.

Seul petit reproche : un dessin encore fort hachuré. En comparaison (et sur des thèmes fort proches), j’ai préféré le dessin plus épuré de « Mélodie au crépuscule ».

Nom série  Esteban (Le Voyage d'Esteban)  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai vraiment bien aimé le premier tome de la série, qui nous plonge dans l’univers de baleiniers du temps de la marine à voile. Le récit se résume à peu de choses et les personnages sont très classiques pour le genre (un pauvre orphelin qui découvre cet univers et un capitaine intrépide et intransigeant, unis par le souvenir d’un être cher (la maman du petit Esteban)) mais Matthieu Bonhomme parvient à nous offrir un récit riche dans son univers et son atmosphère. Cet album sent bon les embruns et le sel, les personnages, pour stéréotypés qu’ils soient, n’en sont pas moins attachants, la narration est fluide et très bien servie par un dessin accrocheur, expressif et vivant mais précis au besoin. Le monde de la pêche en haute mer aux temps héroïques y est bien décrit. C’est du tout bon.

Malheureusement la suite n’est pas tout à fait du même tonneau. Cela reste très agréable à suivre (grâce principalement au dessin et à la narration) mais le côté très prévisible du scénario commence à peser sur l’ensemble. Heureusement, je suis friand de cet univers et l’ambiance créée par Bonhomme maintient toute mon attention.

J’espère que cette série ne deviendra pas « à rallonges » mais je recommande ces trois tomes dont le premier est franchement bien et les deux suivants franchement pas mal bien.

Nom série  Le Fluink  posté le 20/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais depuis longtemps repéré l’objet dans la bédéthèque. Ces petits personnages en noir et blanc (et inversement) avaient titillé ma curiosité tout en me rappelant ceux que Franquin utilisait dans ses « Idées Noires ». Je m’étais juré de jeter un œil (et même deux) à l’occasion et lorsque Pierig me l’a fournie (qu’il en soit remercié) je n’ai fait ni une ni deux.

Et c’est un fait que le concept est génial, original et innovant. Le dessin est sympa, très lisible et, définitivement, me fait penser à Franquin.

Malheureusement, l’histoire ne m’a pas vraiment convaincu. En cause, une certaine confusion dans le fil du récit, un final assez banal et, surtout, une narration parfois trop présente pour ce type d’histoire.

Et pourtant, je ne saurai pas résister longtemps à l’achat de l’objet car je suis convaincu qu’une relecture s’avèrera encore plus intéressante que cette première lecture (ne fusse que pour prendre le temps de lire d’abord toute l’histoire du dessus avant de découvrir celle du dessous, puis l’inverse, ensuite pour m’attarder (à nouveau) sur le graphisme).

Franchement pas mal bien ! A découvrir en tous les cas.

Nom série  Le Parfum de l'Invisible  posté le 16/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le dessin de Manara est toujours agréable, mais l’histoire est vraiment insipide. Sa variation sur le thème de l’homme invisible ne fournit que peu de bonnes idées érotiques, je n’ai donc été qu’exceptionnellement troublé (ce qui est pourtant le but recherché lorsque l’on se lance dans la lecture de ce genre d’album).

Un grand bof d’ennui …

Nom série  Névé  posté le 16/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série menée par un personnage principal attachant à la destinée pour le moins perturbée. Il arrivera à Névé, en effet, plus d’un malheur mais l’enfant deviendra adulte en traversant ces multiples épreuves.

La montagne sert généralement de toile de fond et la série s’offre régulièrement des instants contemplatifs. Ce dernier aspect permet une lecture rapide de ces tomes, au détriment de scénarios réellement complexes. En règle générale, ceux-ci se résument à peu de chose et font montre de peu d’originalité. Mais Dieter excelle, par contre, dans la création de personnages, et je me suis attaché à ce Névé.

Au niveau du dessin, on est loin du niveau aujourd’hui atteint par Lepage. L’encrage est encore imprécis et les personnages ont souvent les traits du visage efféminés. Par contre, l’artiste fait déjà montre d’une belle sensibilité, et ses planches contemplatives sont bien construites et agréable à voir (même si, souvent, elles manquent de netteté).

Pas mal, donc. Une série à emprunter et même à posséder si vous êtes sensible à ce genre d’histoire d’adolescent au destin tragique.

Nom série  Jess Long  posté le 15/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série qui ne m’a jamais emballé. Le personnage de Jess Long y est trop classique. Il ne dispose pas de cette petite touche personnelle qui l’aurait distingué des autres (sinon le fait que cet agent américain fume la pipe et non la cigarette).

Les intrigues sont des plus classiques également. Elles sont l’œuvre d’une foultitude de scénariste, dont Tillieux et Raes sont peut-être ceux qui offrent les récits les plus intéressants. Malheureusement, les intrigues se présentent souvent sous la forme de courtes nouvelles et l’enquête est donc expédiée en deux temps trois mouvements. Cauvin fournit également quelques scénarios plus humoristiques, publiés à l’époque dans des numéros spéciaux du journal de Spirou. Là aussi, on reste dans le quelconque.

Le dessin réaliste de Piroton est d’une bonne qualité mais est passé de mode. Ce style, très prisé dans les années 60-70, parait très daté à l’heure d’aujourd’hui.

Bof, franchement bof !

Nom série  Le Cadavre et le Sofa  posté le 14/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un étrange album, au graphisme étonnant et séduisant. Je dirai même étonnamment séduisant. En effet, je suis tombé sous le charme de ce trait spontané, instable, fin, immature. Les planches semblent improvisées, le dessin y est « jeté » sans qu’une quelconque logique préparatoire apparaisse, et pourtant l’ensemble m’est apparu beau, étrange et harmonieux.

De plus, ce style convient bien à l’histoire qui nous est contée. Une histoire … étrange, vous vous en doutez. Le climat de l’album est assez malsain. Pour les amateurs de cinéma, je rapproche ce climat à celui qui règne dans le "Tideland" de Terry Gilliam avec un mort omniprésent et des enfants apparemment insouciants, curieux de la mort autant que de la vie, et prêts à se réfugier dans leurs rêves pour fuir une réalité trop dérangeante.

Malheureusement, au fil des pages, le récit s’enlise et la lecture devient ennuyeuse … avant de redémarrer pour un final surprenant mais inadéquat à mes yeux.

En fait, je trouve que Tony Sandoval est un très bon conteur mais ce récit dégage une telle impression d’improvisation qu’il ne répond pas aux promesses de qualité qu’il avait laissées entrevoir.

Pas mal, prometteur, mais, pour totalement fonctionner, ce récit aurait du bénéficier d’une meilleur préparation pour atteindre une finition parfaite.

Mais là, j’ai l’impression d’avoir à faire avec un diamant brut de la bande dessinée underground, une impression que « Nocturno », autre œuvre de l’auteur, ne m’avait pas procurée.

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