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Nom série  Motorcity  posté le 01/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce one shot publié dans la collection "Ligne noire" de Dargaud (pour le moment les titres sont assez intéressants), Sylvain Runberg nous entraîne dans un pays qu'il connait bien, la Suède. Il y situe aussi un de ses derniers albums Le Chant des Runes, que j'ai bien apprécié.

Nous suivons ici un polar très classique : une enquête sur la disparition d'un homme, enquête menée par une jeune policière, affectée sur un poste de police de sa ville natale, qu'elle avait quittée depuis la mort de sa mère.

L'originalité de cette histoire réside dans le milieu dans lequel elle se déroule : le mouvement "reggare"-inconnu pour moi-, qui rassemble des amateurs des années 50, de grosses cylindrées américaines, et de rock.

Berthet, à son habitude, nous livre des planches nettes, claires et précises. On suit cette enquête avec plaisir, cependant avec le regret que le dénouement final soit un peu précipité. Aucun indice distillé dans l'album n'aurait pu nous mettre sur la piste de cette conclusion.
Bref, un album honnête, mais auquel il manque un quelque chose pour nous tenir en haleine jusqu'à la dernière page.

Un polar classique, somme toute mais qui, grâce au talent de Berthet, sort du lot.

Nom série  Bob Morane Renaissance  posté le 07/03/2016 (dernière MAJ le 15/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les terres rares

Mes seuls souvenirs de Bob Morane remontent à la lecture des bandes dessinées signées Vernes et Vance, il y a quelques années.
Cette série d'ailleurs, ne m'avait guère convaincu.

Intrigué par les avis assez positifs sur cette reprise, mais aussi sur le seul nom de Luc Brunschwig, je me suis enfin lancé dans la lecture de ce premier volume.
Et bien, je dois dire que j'ai été agréablement surpris même si je trouve que l'intrigue développée ici l'emporte un peu sur le héros, Bob Morane, relégué au second plan dans cet opus. Mais gageons, vu la dernière page de cet album, qu'il prendra de l'importance dans la suite de l'aventure.
Le scénario est bien ficelé, d'une actualité criante et le dessin réaliste de Dimitri Armand, que j'avais découvert avec Sykes (collection signé) ne souffre d'aucun reproche.

Une bonne reprise, que je suivrai.

Le village qui n'existait pas

Ce second volume revisite entièrement le héros imaginé par Henri Vernes.
Luc Brunschwig nous présente un combat entre l'énigmatique Monsieur Ming et Bob Morane, duel dans lequel devra prendre parti Tania Orloff
Ce album est assez violent et frise parfois avec la science fiction.
Il se laisse lire mais je trouvé un cran en dessous du précédent volume. On sent que Luc Brunschwig veut créer un nouvel univers autour de Bob Morane (en alternant ici les aventures du sergent Ballantine) . Malheureusement, au vu des réserves exprimées par Henri Verne, ce diptyque sera le dernier signé Luc Brunschwig, le choix ayant été fait par l'éditeur de confier la suite à une nouvelle équipe. Dommage, car les auteurs avaient modernisé ce personnage.
Peut-être qu'Henri Vernes n'a pas aimé voir son personnage ne pas maitriser l'ensemble des évènements qui se présentaient à lui

Nom série  Macaroni !  posté le 08/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais aimé leur précédente collaboration Les Larmes du Seigneur Afghan mais là, le voyage sera moins long. Les auteurs nous amène en Belgique. On y retrouve les briques rouges des maisons, les mines et les souvenirs, ceux d'Ottavio, un grand-père aigri, un immigré italien qui a combattu dans l'armée de Mussolini.
La confrontation entre Nono, le grand père et Roméo, le petit fils est assez classique: nous passons de l'indifférence à peine polie ("le vieux chiant", "petit con") au rapprochement inéluctable entre les deux protagonistes à travers le récit des souvenirs: la guerre, la mine, l'Italie.
J'ai bien aimé la technique de Thomas Campi pour faire vivre les fantômes du passé dans la maison de Nono.
C'est un récit assez touchant mais sans surprise. Il manque un quelque chose pour en faire une bande dessinée incontournable .
Il faut noter la préface d'un immigré d'origine italienne assez célèbre ,vivant en Belgique, à savoir Salvatore Adamo.

Nom série  Coquelicots d'Irak  posté le 08/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hasard de mes lectures, je viens d'achever le troisième volume de L'Arabe du futur de Riad Sattouf et voilà que je tombe sur cette bande dessinée à la médiathèque. Je l'ai pris sans regarder le nom des auteurs, juste pris par curiosité car je savais que ce livre avait été sélectionné pour le festival d'Angoulême 2017.
C'est en commençant la lecture que le trait du dessinateur me rappelle quelque chose....bon sang c'est Lewis Trondeim qui illustre le récit de Brigitte Findakly, sa compagne.
D'ailleurs plus qu'un récit, ce beaucoup plus des tranches de vie que nous présente là l'auteur. On retrouve des similitudes entre les souvenirs de Riad Sattouf et ceux de Brigitte Findakly: sur l'école, la religion,la censure, la politique anti-sioniste, la propagande, bien que l'auteur semble évoluer dans une classe supérieure à celle de Riad Sattouf, ou alors l'Irak d'alors était, malgré les nombreux coups d'état que ponctuent ce récit; plus évolué que les autres pays arabe.
A la lecture de ce témoignage, nous prenons aussi conscience de l'évolution de l'Irak sur ces quarante dernières années : là où les femmes devaient exposer leurs bijoux pour montrer leur réussite sociale , même en pleine rue, dans les années 70; elles doivent à présent rester cloîtrées, et accepter que leur mari aillent "voir les filles", ce qui choquera Brigitte Findakly, habituée à la vie parisienne depuis l'exil de son père.
Malgré des ellipses assez maladroites entre le passé et le présent, j'ai aimé ce témoignage, à l'heure où Bagdad ou encore Mossoul n'ont pas encore pansé les plaies des conséquences de la folie meurtrière de Daesh.

Nom série  Harmony  posté le 17/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1 : Memento

Etrangement classé dans le rayon jeunesse de la médiathèque, j'ai tout de même cédé à la curiosité de découvrir ce tome 1.
Et bien il faut avouer que les premières pages sont assez énigmatiques. On passe d'une époque à l'autre sans transition. Et puis, on découvre le personnage d'Harmony, jeune fille amnésique, enfermée dans une cave.
La mise en place de cette trilogie est en route... superpouvoirs, traque par les militaires, une mystérieuse adepte du chamanisme... bref tous les ingrédients d'une série prometteuse.
Je dois souligner la qualité du dessin de Mathieu Reynes, sans lequel je n'aurai sans doute pas prêté attention à ce livre.
Allez! je vais de ce pas rechercher le deuxième volume.

Nom série  Le Port des Marins Perdus  posté le 04/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris.
Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!)
Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor.
La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages.

Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel-
On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé En Mer de Drew Weing (2011) par sa poésie.

Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin.

Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.

Nom série  De rien  posté le 18/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il s’agit d’abord d’un bel objet éditorial : couverture cartonnée, avec incrustation en relief, le tout assez sobre mais très classe. Bref du beau travail signé " Delcourt".
Par contre, je ne suis pas très fan d’histoires courtes en bandes dessinées. Ces saynètes m’ont parfois esquissé un sourire (surtout les dernières) mais sans plus. A titre de comparaison, j’avais préféré l’humour grinçant voire très dérangeant de la série Durandur parue entre 2005 et 2007
Je ne suis vraiment pas dans la cible de cette bande dessinée humoristique. Je reconnais par contre que le dessin est très soigné et va à l’essentiel mais je n’ai pas du tout accroché à ce côté absurde.
Dommage car le dessin complètement décalé en quatrième de couverture me donnait envie de lire ce livre.

Nom série  Barracuda  posté le 03/11/2010 (dernière MAJ le 16/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1


Mais quel talent ! quel talent ce dessinateur qui a débuté comme coloriste sur la série Murena. Dufaux, déjà vieux briscard du scénario arrive à renouveller un genre pourtant bien usé, celui de la piraterie.
En s'éloignant volontairement du superbe Long John Silver de Dorison et Lauffray, auxquels il rend hommage dans la préface, Jean Dufaux nous livre là une aventure trépidante, digne des films américains avec Errol Flynn par exemple.

Débutant, comme il le faut, avec une scène d'abordage sanglante et réaliste, l'intrigue s'intéresse au destin de trois jeunes, embourbés dans l'île de Puerto Blanco.
Certes les canons du genre (recherche d'un trésor, otage, fuite...) sont présents dans ce premier opus mais on ne s'ennuie pas un instant alors que l'histoire se déroule quasi-intégralement sur l'île, seule la dernière case laisse augurer des aventures plus maritimes.

J'ajoute, même si je me répète, que le dessin réaliste de Jérémy est d'une beauté à couper le souffle: que ce soient les navires, les personnages ou encore les costumes d'époque... rien ne manque à son talent.

A noter pour les amateurs, un tirage de 1200 exemplaires aux éditions canalbd, avec cahier graphique et ex-libris numéroté, que je conseille fortement.


Tome 2

Etrange tournure que prend cette aventure de pirates dans ce second volume, une véritable parenthèse dans le récit. Après un premier opus très réussi et fort divertissant, Jean Dufaux fait une pause et nous fait suivre la vie de Maria, d’Emilio et de Ruffy, restés, seuls, sur l’île avec des destins différents. Nous sommes ici assez loin des aventures maritimes
Pourtant c’est autour de l’étrange Mister Flynn qu’est bâti ce scénario. Histoire de vengeance, histoires de famille qui, à mon avis, n’avait rien à faire dans cette série. Non, j’aurai voulu connaître la suite de la recherche du Kashar, diamant doté d’un pouvoir mystérieux, comme le laissait présager les premières pages.
Au lieu de cela, on sent que la série, initialement prévue en trois volumes, va s’éterniser pour des raisons commerciales.
Dommage car les lecteurs privilégient de plus en plus les séries courtes.
J’avais été séduit par le premier volume .Le dessin et les couleurs de Jérémy m’avaient fait succombé à l’achat de l’édition toilée, canal bd .
Pour ce deuxième volume, j’ai succombé à l’achat du tirage en noir et blanc limité à 3000 exemplaires, au format des planches originales, qui rend hommage au superbe dessin de Jérémy.
Donc contrairement à certains, qui ont trouvé les couleurs bâclées par rapport au précédent volume, je ne pourrai me prononcer.
J’ai tout de même le sentiment d’avoir été floué dans cette série, qui débutait avec un fort potentiel et dont l’intérêt retombe un peu avec ce deuxième volume, à tel point que j’ai longuement hésité avant d’acheter le tome 3.
Sans le dessin de Jérémy, je me serai sans doute arrêté là.
Pourtant, Dufaux, avec le merveilleux Loup de pluie, paru dernièrement, nous prouve qu’il demeure un grand scénariste.


Tome 3

Jean Dufaux semble mélanger les genres dans ce troisième opus de Barracuda. A noter que cette aventure était, à l'origine, prévue en trois volumes (elle sera apparement achevée en 5 volumes).
Les pages consacrées au côté maritime de l'histoire font enfin leur retour, avec un soupçon de fantastique. Mais l'intrigue principale n'avance pas trop et nous continuons de suivre les déboires sentimentaux de nos 3 protagonistes, avec la mise en avant d'un personnage resté assez lisse dans les précédents volumes, la très belle et mystérieuse gouverneure de Puerto Blanco. J'espère tout de même que Dufaux ne nous fera pas le coup du précédent volume en consacrant le prochain tome au passé de la gouverneure, histoire de rallonger la sauce !
Malgré tout, j'ai trouvé cet album un cran au dessus de "cicatrices", précédent opus, et j'avoue que mes doutes quant à mon intérêt sur cette série sont partis à la lecture du présent opus.
Je suis partant pour la suite des tribulations de Raffy, de Maria et d'Emilio.

Tome 4

C'est un très bon album avec pas mal d'actions pour ne pas dire beaucoup d'actions: scènes de combat, de tortures,d'évasion....
On ne s'ennuie pas une minute à la lecture de cet opus (contrairement aux 2 derniers qui manquaient un peu de souffle)
J'ai retrouvé dans le scénario l'esprit des grands films de pirates.
Le dessin de Jéremy est toujours aussi bon.
Jean Dufaux aurait-il été sensible aux critiques émises à propos des deux derniers albums de la série?
En tout cas la série est relancée par le souffle épique très présent dans ce tome 4.


Tome 6

Clap de fin avec ce sixième et dernier volume d'une série, prévue à l'origine en 3 volumes si mes souvenirs sont bons.
Sans s’appesantir sur le scénario de Jean Dufaux, qui aurait gagné en concision - un peu trop de digression à mon goût , notamment avec le tome 2-, il faut souligner l'excellent dessin (et les couleurs superbes) de Jérémy, même au bout de 6 volumes.
Dans cet opus, tout va très vite, nous n'avons pas vraiment pas le temps de nous ennuyer, comme si Dufaux avait enfin hâte de trouver une conclusion à cette aventure de pirates, aventures qui se déroule pour l'essentiel sur la terre ferme, ce qui es le paradoxe de cette aventure (mais de mémoire le film "le corsaire rouge" se déroulait aussi en grande partie sur la terre ferme).
La véritable personnalité des personnages se révèle ici: Raffy prend l'ascendant sur les autres, et Ferrango va connaitre une destinée inattendue.
Je ne sais pas si Dufaux et Jérémy se lanceront dans un nouveau cycle, en tout cas je pense honnêtement que ces 6 volumes se suffisent à eux même, la dernière case concluant parfaitement l'histoire.

Un récit qui se relit avec plaisir, malgré quelques longueurs.

Nom série  Pereira prétend  posté le 16/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout d’abord, je dois préciser que je ne connaissais pas du tout Antonio Tabucchi, écrivain italien qui vivait au Portugal (je me suis renseigné depuis), ni le roman éponyme d’où est inspiré cette bande dessinée.
L’histoire de cette prise de conscience politique de Pereira, journaliste responsable de la rubrique culturelle du journal « Le Lisboa », nous est contée sur près de 150 pages. Le récit se situe pendant la dictature de Salazar, sur un fonds de guerre d’Espagne.
Il fallait effectivement au moins 150 pages pour cerner le personnage de Pereira, personnage complexe, hermétique à l’actualité et passionné de littérature française. Le suivi de cette métamorphose, qui passera de la neutralité au militantisme, n’est certes pas très original mais cela se lit bien. Quelques scènes m’ont fait sourire, surtout celle avec le père Antonio et son avis sur Claudel !
Connaissant assez bien le Portugal, j’ai surtout apprécié les planches de Pierre-Henry Gomont : on s’y croirait. Loin d’avoir adopté un style réaliste, bien au contraire, il nous baigne dans l’ambiance de Lisbonne avec brio : couleurs, décors, tramway, les ruelles, la chaleur, le Tage…tout y est. C’est parfait.
Par contre, si la qualité aussi bien scénaristique que graphique est au rendez-vous, je ne sais pas si je relirai cette bande dessinée.

Nom série  S'enfuir  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis quelques années, je lis avec amusement les péripéties de Guy Delisle, voyageur malgré lui.
Ici, le récit qu'il nous offre ne prête pas à rire.
En suivant, jour après jour le véritable récit ,sur près de 430 pages, d'un otage, celui de Christophe André, en mission humanitaire pour une ONG, Delisle aurait pu nous soumettre un livre ennuyeux. En effet, sur plusieurs pages, on a le même décor, le même cadrage je pourrai dire, mais l'histoire avance avec fluidité. On a envie de connaître la suite. En distillant les pensées du jeune otage, ses doutes, ses illusions, Guy Delisle fait un travail remarquable. On est en parfaite symbiose avec Christophe André, on a peur avec lui, on tremble avec lui, on doute avec lui. On ne peut que souligner son courage, ses moyens de s'évader mentalement grâce aux maréchaux d'Empire et aux batailles napoléoniennes.
L'humour n'est pas totalement absent de ce récit. Le personnage de Christophe est assez drôle: les surnoms donnés à ses geôliers,ses problèmes de chaussures, ses tracas quotidien viennent adoucir le drame qui se déroule sous nos yeux.

Guy Delisle indique qu'il a mis 15 ans à élaborer cet album, qu'il en soit remercié, le résultat est à la hauteur.
Un récit intimiste, intelligent sur le quotidien d'un otage,quotidien qu'ont connu certains, que connaissent sans doute d'autres (la captivité de Christophe André, en 1997,n'avait pas été dévoilé au grand public) et que malheureusement, dans le monde chaotique que nous vivons, se reproduira sans doute pour d'autres hommes.

Nom série  Qu'ils y restent  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avant toutes choses, il faut souligner la qualité éditoriale de cet objet: de la couverture au format, en passant sur les enluminures de pages, tout est parfait.
Habitué aux aventures maritimes, Riff Reb's abandonne ici son style habituel.
Cela suffit-il pour autant pour en faire une bonne bande dessinée?
Je ne le crois pas.
Nous suivons ici l'histoire de 4 horribles personnages (un loup, un ogre, un sorcier et un vampire) à vitesse grand V.
A peine ouvert, j'ai lu la quarantaine de pages qui compose l'album en à peine cinq minutes.
Même si la morale de ce conte,nous ramène à des souvenirs d'enfance, je n'en pense pas moins que cet ouvrage est plus destiné aux adultes qu'aux enfants.

Au final, un album qui se lit trop vite....d'où une déception.

Nom série  Luisa, Ici et là  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce one shot est assez réussi, je l'avoue. Avec une idée originale (l'héroïne, Luisa, fait la rencontre de son double, adolescente), bien que Taniguchi, avec son Quartier lointain ait déjà esquissé cette hypothèse, Carole Maurel nous offre un récit touchant, drôle en jouant sur les sentiments amoureux ambi gus de Luisa.
Au cours de ces 270 pages, on ne s'ennuie pas une seule minute en découvrant la vie actuelle de Luisa, et les espoirs, parfois déçus de le jeune Luisa, qui assiste à ce qu'elle deviendra dans les années à venir.
C'est intelligent,avec des dialogues bien enlevés.
Pour ma part, je l'ai lu deux fois depuis sa sortie, gage d'une bonne qualité de cette bande dessinée. En outre dessins et couleurs sont de bonne fracture.
Passé le décalage entre les techniques des années 1995 et celles de 2013 qui nous offre quelques moments drôles (les francs, la télécarte...),nous avons là une réflexion sur la vie, ses espoirs et ses regrets, sans autant verser dans le pessimisme, bien au contraire, le ton adopté étant ici assez enjoué.

Ce pavé de 270 pages se lit malgré tout assez rapidement, et avec plaisir

Nom série  Ziyi  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière ce récit qui se lit assez rapidement, se cache une fable cruelle.
Dans un monde post apocalyptique, nous suivons les aventures d'un étrange personnage, le tout découpé en seize chapitres très courts, sur un mode muet. D'ailleurs inutile de dialogues ou de mots pour deviner les sentiments d'horreur ou de dégoût ressentis par le personnage principal dans un monde sans foi ni loi.
Au vu de la couverture, on aurait pu s'attendre à un livre pour enfant, il n'en est rien, en revenant à la case départ, c'est une réflexion quasiment philosophique que nous livre là Jean-Luc Cornette, le tout servi par un magnifique dessin en noir et blanc de Jûrg, qui m'a penser à celui de Charles Burns, sur certaines pages.
C'est un récit violent, dérangeant où même toute humanité semble absente...bref terrifiant.

Nom série  Homicide - Une année dans les rues de Baltimore  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sans le jury auquel je participe pour désigner la meilleure BD de l'année, je n'aurai sans doute pas prêté une attention particulière à cet album.

Le pitch en quatrième de couverture souligne que ce récit policier est très éloigné des feuilletons américains que l'on connait. Je n'ai pas ressenti cette impression, au contraire. Au travers de ce documentaire en BD, j'ai retrouvé les stéréotypes des séries américaines policières : du policier chevronné et sage (Addario) au flic de terrain aguerri (Landsman), en passant par le pistonné (Pellegrin) qui se révèle un excellent enquêteur, rien de neuf sous le soleil de Baltimore.

Le dessin de Squarzoni est très bon, voire un peu froid. En prenant le parti d'une voix off quasiment tout au long du récit, l'aspect documentaire et froid est accentué.

Bref, je suis sans doute passé à côté de quelque chose, mais en tout cas je n'ai pas envie de connaître la suite.

Nom série  L'Inversion de la Courbe des Sentiments  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que quelques livres de Jean Philippe Peyraud, parmi lesquels le somptueux Le Désespoir du Singe.
Avec "L'inversion de la courbe des sentiments", je découvre une autre facette de cet auteur, à la fois sur le style que sur le ton.
J'ai immédiatement pensé à la série Love song de Christopher, en découvrant le dessin assez épuré de Jean-Philippe Peyraud sur cet album mais aussi par les thèmes abordés.
Ce récit se veut à la fois intimiste (avec des histoires d'amours qui se font et se défont), drôle (avec le père de Robinson) mais aussi plus dramatique (comme la liaison de Gaspard avec une femme mariée), autour d'un personnage , Robinson. Personne complexe, d'une quarantaine d'année,assez blasé mais toujours à la recherche de l'amour , même sur internet
Auprès de lui, gravitent moult personnages, qui comme dans La Ronde de Max Ophüls, finissent par se rejoindre.
Les dialogues font mouche et cette comédie douce amère (parfois tragique-voir l'épisode de la barque-) est très agréable à lire.

En tout cas la chute finale, dans tout les sens du terme, est bien amenée

Nom série  L'Odeur des garçons affamés  posté le 15/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Autant j'avais adoré il y a quelques années le Prestige de l'uniforme (qui est réédité ce mois-ci), autant je pense être passé à côté du scénario de Loo Hui Phang.
Certes le dessin (sans oublier les couleurs) de Peeters sert parfaitement ce western presque chamanique mais il m'a manqué quelque chose pour que j'accroche vraiment à l'histoire, où il faut l'avouer, il ne se passe pas grand chose sur presque 110 pages. L'irruption du fantastique vient un peu ternir cette aventure.
Un album graphiquement réussi mais dont j'ai eu du mal à comprendre les motivations des principaux personnages dans cette expédition (en particulier celles de l’ingénieur Stingley).

Un album moyen, à mon goût

Nom série  La Loterie  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'avais découvert Miles Hyman avec Le Dahlia noir scénarisé par Matz et David Fincher (d'après le roman de James Ellroy). Véritablement tombé en admiration devant ses planches (même si certains trouvaient ses personnages "figés"), je me suis précipité sur son art-book intitulé "Drawings" édité en 2015 chez Glénat. On pouvait y découvrir de somptueux dessins, d'illustrations de couverture de romans ou d'articles de presse. Un régal !
Avec "La loterie", Miles Hyman adapte une nouvelle de sa grand-mère, Shirley Jackson, qui avait fait scandale à l'époque, en 1948.
Ce livre de 140 pages fait une part belle aux formidables dessins de Hyman (avec en moyenne 3 vignettes par planches). Ce qui permet au lecteur d'admirer le travail du dessinateur. Malgré la montée du suspense et la noirceur du récit au fil des pages, on ne peut que saluer la luminosité des planches.
Miles Hyman nous offre des gros plans de visages assez percutants et des pleines pages qui permettent au lecteur de prendre son temps, de découvrir cette loterie quasiment en temps réel.
Car outre la population du village, le temps est pour moi un des principaux personnages de cet ouvrage.
Je ne vous dévoilerai pas l'enjeu de cette loterie, car cela nuirait au plaisir de cette lecture.
Pour ma part, dès avoir lu cet album, j'en ai repris la lecture pour voir quels étaient les signes avant coureurs de cette conclusion.
Un dessin formidable, des planches lumineuses sur un scénario étonnant, bref une très belle bande dessinée que l'on peut lire aisément plusieurs fois.

Nom série  Les Voyages d'Ulysse  posté le 03/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Depuis plusieurs années, j'achète les yeux fermés les ouvrages de mon compatriote breton, Emmanuel Lepage.
Ses derniers ouvrages Voyage aux îles de la Désolation, La Lune est blanche et Un printemps à Tchernobyl font partie des ouvrages que je lis et surtout que je relis, gage d'une qualité certaine, quasiment tout les ans. Car Emmanuel Lepage, avec le temps, nous offre plus qu'une bande dessinée mais de véritables tableaux à chaque vignette, ce qui se vérifie avec le présent album.

Avec " les voyages d'Ulysse", c'est une véritable invitation au voyage, au sens de Baudelaire, que nous offre Lepage. Finies les aventures autobiographiques ici, mais place aux aventures de Toulet, un des personnage aperçus dans "Les Voyages d'Anna", paru il y a plusieurs années chez Daniel Maghen (2005)-qui fera l'objet d'une réédition en novembre 2016- . D'ailleurs, je m'interroge sur le choix du nom de Toulet, (non le peintre mais le poète) auteur des "Contrerimes" , aventurier, marin ayant navigué jusqu'à l’extrême Orient, poète et écrivain qui, de Jean d'Ormesson à Jean Dutourd en passant par Jacqueline de Romilly, n'a de cesse de nous rappeler à nous ses souvenirs.
"Les voyages d'Ulysse" nous offrent un formidable voyage maritime mais aussi un merveilleux voyage dans le temps. En mêlant habilement l'Odyssée d'Homère et le parcours de Salomé, Lepage nous livre là un véritable chef d’œuvre aussi bien scénaristique que graphique. En intégrant dans son récit certaines planches de Follet (auteur que j'adore, mais malheureusement trop méconnu), Lepage compose ainsi un album d'une élégance rare : hommage aux textes fondateurs grecs, hommage aux dessinateurs plus âgés (Follet), le tout servi sur un scénario d'une beauté fatale.
Cet album est certainement un des albums incontournables de cette année, aussi bien par son ampleur que pour sa qualité graphique.

Pour l’anecdote, ma fille commence cette année en fac, en lettres modernes à la Sorbonne, et Homère est évidemment au programme. Je compte lui prêter cet album de Lepage, qui ne manque pas de faire référence à Homère, que ce soit au niveau graphique comme à travers les pages de l'Odyssée distillées ici ou là sur les pages de cette bande dessinée.

Nom série  Shangri-La  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'ai mis pas mal de temps à lire ce pavé.
C'est vrai que les visages se ressemblent un peu dans cette bande dessinée, mais je me suis beaucoup attardé sur la beauté des planches surtout celles qui se déroulent dans l'espace (les couleurs sont superbes !).
Le chapitre introductif est remarquable et nous donne une autre vision de cette aventure, une fois l'ouvrage lu.
Le scénario offre de multiples rebondissements, certes avec parfois certaines redondances, notamment sur le lancement à peine voilé d'un iphone qui ressemble étrangement au battage médiatique que l'on connait actuellement.
Il faut souligner la qualité de l'édition qui, à presque 20 € malgré plus de 200 pages, est tout à fait remarquable. Un rapport qualité prix qui devrait faire réfléchir d'autres éditeurs.
Je remercie vivement mon libraire de m'avoir fait découvrir cette œuvre de SF, genre qui n'est pas trop, habituellement, mon domaine de prédilection.

En tout cas , une très belle lecture pour cette rentrée.
Et je n'hésiterai pas à me replonger dans la lecture de cet ouvrage.
Bref, à lire et à relire.

Nom série  Le Rapport de Brodeck  posté le 18/04/2015 (dernière MAJ le 21/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Tome 1

Après le très sombre mais réussi Blast, Manu Larcenet nous revient avec un récit noir, dur adapté du roman éponyme de Philippe Claudel.
Tout d'abord, en ouvrant cet ouvrage (judicieusement édité sous un format à l'italienne), j'ai eu une claque, une claque graphique. Quelle maîtrise du noir et blanc, quelle maîtrise de l'espace où les planches muettes sont toutes aussi, voire plus, expressives que les pages commentées par Brodeck.
Certaines pages sont difficiles à supporter: celles consacrées aux camps de concentration par exemple. Le dessin de Larcenet, encore plus réaliste que celui qu'il avait adopté sur Blast, fait de ce premier volume le livre incontournable de cette année.
Le parti pris de l'auteur (peu de dialogues, un récit à la première personne, et des planches muettes) est si bien dosé que je n'ose pas, et c'est un comble, découvrir la suite rapidement en lisant le roman, de peur d'être déçu.

Une plongée très réussie dans les méandres de la noirceur humaine.

PS: l'éditeur aurait dû prévoir un étui plus aisé à retirer !!!


Tome 2

Dès la sortie du premier volume, j'avais souligné la beauté des planches, le plus souvent muettes. Changement de registre avec ce second volume, avec des dialogues beaucoup plus nombreux mais le talent de Manu Larcenet reste, heureusement, ici, intact.
Alors que les paysages champêtres étaient légions dans le précédent volume, Larcenet se recentre ici autour de deux personnages, ou plutôt de deux destins, qui, en apparence sont différents, mais qui au final se rejoignent, celui de Brodeck évidemment, et celui de l'autre, dit "l'anderer".
Larcenet, au fil des pages, réussit à nous transmettre une ambiance de plus en plus étouffante de ce village situé, situé où au fait... au cœur d'une Europe meurtrie par une guerre. Cela pourrait se dérouler en Pologne par exemple.
A travers ce rapport, on en apprend autant sur cet "étranger" que sur Brodeck (et sa famille), qui n'est pas loin non plus d'être un étranger au village.
Graphiquement Manu Larcenet est ici à son meilleur niveau, encore au dessus de ce qu'il nous avait livré pour Blast.
Les planches en n&b sont sublimes à tel point que l'on se demande, après le formidable Blast et ce diptyque inoubliable, ce que nous réserve l'ami Larcenet l'année prochaine.
Un sentiment étrange me traverse au travers de la lecture de ce second volume. Autant, je n'avais pas envie de connaître la conclusion de ce récit à l'issue du premier volume, en me plongeant dans le roman de Claudel, autant, après avoir lu ce second tome, je pense lire le roman éponyme de Claudel pour voir la plus-value que Larcenet a apporté à ce récit.

Un second volume très sombre, très riche, illustré de façon magistrale, d'après un roman, il ne faut pas l'oublier, de Philippe Claudel...bref une bd indispensable !
J'ai dévoré les deux volumes ce week-end mais je ne cesse d'y retourner pour admirer les superbes planches de Larcenet.

Un album à lire, à relire et à admirer...on est proche du chef d’œuvre, non?

Pour l'anecdote, les éditions Dargaud ont tenu compte des critiques sur la présentation du premier volume en offrant aux lecteurs un étui plus facile à retirer pour ce second volume !

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