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Nom série  7th Garden  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
7th Garden nous plonge dans un univers de dark fantasy dominé par la religion. Mais si des similitudes avec nos conceptions manichéennes, anges et démons, semblent importantes on s’en éloigne assez vite.

Awyn, jeune jardinier plutôt renfermé est au service d’une famille importante. Il libère un jour un peu malgré lui Vyrde qui prétend être une démone et qui veut absolument lui faire signer un pacte. Celui-ci refuse jusqu’au jour où celle qu’il aime se retrouve en grave danger lors d’une attaque de leur village.

Après deux tomes de lus j’avoue avoir encore du mal à tout cerner tant Mitsu Isumi semble vouloir raconter beaucoup (trop ?) de choses. Certaines scènes me sont apparues très confuses, et non des moindres. Pour tout dire, sans le résumé initial je n’aurais pas compris qu’il avait délivré Vyrde la démone (j’ai même cru avoir loupé des pages…).

Malgré ce gros défaut narratif, il se dégage quelque chose de cet univers foisonnant et les mystères qui subsistent du côté des anges et d’Awyn attisent ma curiosité. Je vais donc attendre de voir comment tout cela évolue au fil des prochains tomes pour me forger une opinion définitive.

(2.5/5)

Nom série  Androïdes  posté le 15/07/2016 (dernière MAJ le 17/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien en voilà de la bonne SF comme je les aime !

Jean-Luc Istin lâche un peu l'univers fantasy qu'il développe en ce moment avec ses séries comme Nains ou Les Maîtres Inquisiteurs (pour ne citer qu'eux) et s'attaque à une nouvelle série concept (ça, il aime ) avec un duo d'auteurs par tome. Et on peut dire que ça démarre sur les chapeaux de roue !

"Androïdes" nous plonge dans un univers très marqué par les lois de la robotique développées par Asimov et s'inspire des ambiances de Philip K. Dick pour nous lancer sur une enquête qui mènera nos protagonistes bien au delà du simple meurtre qui sert d'ouverture au récit.
C'est prenant, grisant, beau et adroitement mené grâce à une narration percutante et un dessin des plus réussi (chapeau à la colorisation au passage ! ). Le duo Istin/Hervás Millán s'ajuste parfaitement pour nous servir un album franchement très réussi qui met la barre assez haut et nous promet une série à suivre avec attention si la suite relève le défi de maintenir le niveau.

Un très bon moment de lecture alliant un scénario bien ficelé et un dessin magnifique dont je ne peux que fortement conseiller la lecture pour tous les amateurs de SF !

*** Tome 2 ***

Après le démarrage sur les chapeaux de roue proposé par cette série, j'étais curieux de voir ce que le second opus allait donner, surtout que celui-ci, tout en référence à Ulysse, ne pouvait que titiller ma curiosité... Verdict ? Un bon album, mais un ton en dessous du premier.

En effet, le dessin de Geyser est bon, surtout dans ses décors et ses mises en scènes, que ce soit dans l'espace ou sur Terre. J'ai adoré toute la première partie qui se déroule à bord du vaisseau. Par contre j'ai un peu plus de mal avec ses personnages que je trouve un peu trop "dessin animé" dans le style à mon goût.
C'est du côté du scénario que l'album pêche légèrement. Tout se tient, les idées de base qui constituent la trame sont bons et fonctionnent, c'est juste que j'ai trouvé l'ensemble un peu trop linéaire. Trop peu de surprises pour l'amateur d'ovni en papier que je suis.

L'ensemble donne tout de même un album agréable à lire, mais qui à mon sens reste un brin en dessous du premier qui avait mis la barre très haut.

*** Tome 3 ***

Après un second tome qui avait mitigé mon engouement pour cette série partie sur les chapeaux de roue, ce troisième opus m'a plutôt séduit.

D'une part parce que j'ai largement apprécié le dessin d'Emmanuel Nhieu qui donne au scénario de Sylvain Cordurié un visuel tout à fait raccord avec ce récit, que ce soit dans les décors post apocalyptiques, ou les extraterrestres contre lesquels vont lutter nos protagonistes. D'autre part, parce que le récit qui nous est proposé et la révélation finale tiennent plutôt très bien la route. Si le personnage principal et son côté vanneur vu le contexte pourront en énerver certains, moi j'ai bien aimé ce caractère un peu revêche et "casse-couille" qui compose un caractère particulier à notre "héros malgré lui".

Ce nouvel épisode sonne en tout cas très juste dans cette série dédiée aux androïdes. Un bon moment de lecture qui me fait remonter ma note globale à 4.

*** Tome 4 ***

Avec ce quatrième tome d’Androïdes, l’accent est fortement porté sur la question de l’humanité. Vaste question me direz-vous… et pas novatrice de surcroit. Mais si elle n’est pas nouvelle, elle a le mérite d’être assez finement traitée au travers d’un scénario tirant sur le polar.

Kielko est un androïde domestique au sein de la famille Morgan en charge d’à peu près tout, y compris de leur fils Kylian. Tout semble aller pour le mieux dans cette famille aisée jusqu’à ce que le père se retrouve compromis dans une affaire de chantage. Kielko témoin oublié de beaucoup de choses va petit à petit mettre son grain de sable dans cette affaire en outrepassant ses droits élémentaires d’androïde.

Car c’est là tout le fond de cette histoire où l’intelligence artificielle de notre androïde, témoin d’actes délictueux, va d’une part lui aussi passer certains interdits fondamentaux pour, d’autre part, essayer de comprendre ce qui fait notre spécificité, ce qui fait de nous des humains.
C’est cette réflexion et la façon dont elle est traitée que j’ai trouvé réussie et que j’ai apprécié. Surtout que le dessin réaliste de Viska concoure parfaitement à nous embarquer dans cette histoire. Je suis par contre un peu moins fan de la colorisation qui tire un peu trop à mon goût vers le comics américain, mais bon, l’ensemble est quand même très efficace.

Voilà donc un quatrième épisode réussit qui ne fait que confirmer la très bonne tenue d’ensemble de la série.

Nom série  Magenta, Noir Fatal  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce polar sexy nous entraine dans une enquête menée par Magenta et son acolyte Lucrèce, deux top modèles et photographes, détectives privées à leurs heures perdu faut-il croire… Dans le Londres des années 60 un certain nombre de top modèles disparaissent mystérieusement. La police piétine, nos deux pin-up sont un peu en manque de contrat et décident donc de proposer leurs services à l’agence qui a vu ses modèles disparaitre.

Si le graphisme de Nik Gerra est des plus réussi dans un noir et blanc très esthétique et sexy, j’ai trouvé la trame scénaristique trop mince. Avec cette édition de la série chez Graph Zeppelin, oui les filles sont belles et sexy sans verser dans le porno comme cela pouvait l’être quand elle était éditée chez Dynamite ; on sent le gout et le soin porté par l’auteur aux détails qui concourent à ce rendu : coiffures sophistiquées, regards enjôleurs aux longs cils, effets des matières des tenues vestimentaires (lycras, nylon, cuir…). Tout cela est maîtrisé et efficace, mais ne fait malheureusement pas tout.

Car pour ce qui est de l’enquête, elle est résolue en deux temps trois mouvements de façon assez peu convaincante, ce qui enlève quand même une grande part au charme général qu’aurait pu avoir l’album.

A lire donc pour découvrir le trait et le savoir-faire sensuel de cet auteur, mais n’y attendez pas une grande enquête derrière

Nom série  Le Livre des livres  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici donc la dernière production de MAM ! C’est toujours avec intérêt et curiosité que j’attends ses albums, tant j’apprécie son jeu sur le fond et la forme qui font la marque de fabrique de son travail.

Le Grand Entrepôt Des Albums Imaginaires conservant toutes les couvertures de livres attendant leur histoire a brulé. Ce recueil nous présente sous forme d’un livre les rescapées d’un trésor disparu…

Une nouvelle fois, l’objet surprend de par sa forme. Grand format, une cinquantaine de pages épaisses et cartonnées, présentant en face à face sur deux pages la couverture et la 4e de couverture d’un livre imaginaire… Comme à son habitude MAM prend plaisir à jouer avec les mots et le sens tout en laissant libre court à son imagination graphique qui illustre chaque livre.

Alors oui, l’idée est intéressante mais je me suis rapidement ennuyé… Ok, j’ai pris plaisir à retrouver les maisons d’édition cachées dans les anagrammes et les multiples références qui fourmillent au fil des pages, mais sorti de là, tout cela s’éloigne trop à mon goût de la BD pour flirter avec la branlette intellectuelle. Enchaîner des phrases fourbies d’un vocabulaire abscons ça peut être drôle une fois, mais à la longue cela risque plus de lasser le lecteur qu’autre chose : ce fut mon cas.

C’est donc très déçu que je sors de cette lecture, moi qui suis plutôt un fan du travail de l’auteur. Et puis à quasi 28€ l'objet, je pense que je ne serais pas le seul ; l'option d'achat mérite en tout cas réflexion...

Nom série  Serum  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fan du travail de Pedrosa, j’étais curieux de voir ce qu’il allait résulter de cet album, qui loin des terres de prédilections intimistes de ses derniers albums, nous emmène du côté de la dystopie. Il lâche aussi le dessin pour l’occasion et c’est un inconnu, Nicolas Gaignard, qui s’y colle et de façon très réussie.

Nos deux auteurs nous embarquent dans le Paris de 2050, dans une France dirigée d’une main de fer par une présidente qui a sorti son pays de la Fédération Européenne… Oui, on n’en est pas passé loin pour ce qui nous concerne, et c’est tout l’intérêt de cet album, qui sur fond de thriller dystopique nous fait réfléchir sur notre apathie et ce laisser-faire ambiant face à tout ce qui petit à petit se met en place et permettrait entre les mains d’un dirigeant malveillant de mettre notre pays au pas et de l’enfoncer dans une forme de totalitarisme.

C’est d’emblée l’ambiance imposée par le dessin et la mise en couleur de Nicolas Gaignard qui m’ont marqués. Son graphisme qui m’a rappelé par certains aspects celui de Frederik Peeters nous plonge dans une noirceur appropriée qui sert parfaitement le récit de Cyril Pedrosa. C’est en suivant Kader, personnage taciturne et secret que va évoluer l’intrigue. Soumis au Sérum, produit psycho-actif administré à tous les justiciables dans le cadre du programme Sécurité-Vérité, celui-ci est dans l’impossibilité de mentir… On comprend mieux son mal-être, surtout qu’il vient de divorcer…

Petit à petit, on découvre ce qu’est devenu notre pays à travers ce personnage et son quotidien. Et tout cela monte doucement en puissance et en tension, car derrière cette façade qu’il impose Kader a beaucoup de choses à cacher…

Un album fort et efficace qui met en lumière le savoir-faire de ces deux auteurs : à lire !

Nom série  Quand le cirque est venu  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Wilfrid Lupano a décidément le talent de me surprendre et toujours de la meilleure des manières !
Avec « Quand le cirque est venu », Lupano propose aux enfants un album drôle et intelligent (mais que les adultes prendront grand plaisir à lire aussi !), servi par un graphisme atypique. En effet, la pâte de Stéphane Fert que je découvre avec ce titre, rappelle l’illustration jeunesse qu’on retrouve plus facilement dans les albums pour enfant ; passé la surprise des premières pages, son style est un régal et fait des merveilles avec le sujet abordé ici.

Car derrière l’humour et la farce des situations imposées par cette confrontation d’un cirque et d’un dictateur, nos auteurs distillent tranquillement mais surement des messages sur la tolérance, la différence, la démocratie et la force de la création artistique.
A faire lire et à lire de toute urgence !

Nom série  Qu'ils y restent  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Loin des sentiers battus qu’on croise dans les rayons BD jeunesse, « Qu’ils y restent » est un album magnifique. Format hors norme, une thématique fantastique, un dessin sublime : les éditions de la Gouttière nous mettent les petits plats dans les grands pour régaler petits et grands !

Ce conte écrit à quatre mains par Régis Lejonc et Pascal Mérieux nous replonge dans nos cauchemars d’enfance, ou tout du moins leur personnification, à travers quatre créatures fantastiques. Un court chapitre pour chacun, le tout se concluant par la rencontre de nos protagonistes.

Si tout cela est parfaitement conçu et magnifiquement illustré par Riff Reb’s, judicieusement inspiré par l’illustrateur russe Ivan Bilibine (que j’admire aussi), tout cela se lit malgré tout un peu trop vite à mon goût. L’album s’avale en 5/10 minutes maximum en prenant soin d’admirer chaque planche et ses détails, et m’a laissé un gros goût de trop peu.

Oui c’est très beau ; oui l’inspiration est magique ; oui cela regorge de subtilités et de détails… Mais cinq minutes de lecture pour un album à ce prix-là, je comprends que cela puisse faire tiquer.

Nom série  SHI  posté le 07/08/2017 (dernière MAJ le 17/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand deux auteurs de talents du moment se retrouvent pour la première fois pour une nouvelle série, forcément, ça laisse rêveur... Restait à savoir ce que le duo Zidrou/Homs allait nous concocter.

SHI nous entraîne dans un récit où la vengeance et les femmes mènent la danse. L'histoire qui nous est présentée se situe à deux périodes distinctes ; on commence par un attentat chez un fabricant d'armes aujourd'hui, pour revenir en plein milieu du XIXe siècle, toujours en Angleterre, au moment de la grande Exposition Universelle de Londres de 1851, période phare du grand Empire Britannique. Là, suite à un événement tragique au cours de la visite de l'exposition, deux jeunes femmes que tout oppose vont nouer des liens et construire un destin commun qui fera le lien entre les deux périodes de cet album.
Le récit est juste haletant, prenant, on n'a pas le temps de souffler, et cette Angleterre coloniale que Zidrou nous fait redécouvrir est captivante, malgré les horreurs qui en découlent.

D'autant que le dessin de Homs fait aussi des merveilles. Il n'a pas son pareil pour nous rendre les ambiances des bas fonds du Londres de cette période ou par contraste les ors de la noblesse et bourgeoisie qui mènent cet empire. Finesse et justesse des détails dans ces décors variés, que ce soit l'architecture ou les costumes, tout concourt à nous immerger dans cette histoire.

Ce premier tome introductif est donc une vrai réussite qui laisse encore pour l'instant beaucoup de questions en suspens... Il ne nous reste donc qu'à prendre notre mal en patience pour connaître la suite du destin de ces deux jeunes femmes...

*** tome 2 ***

Voilà un deuxième tome comme je les aime : le soufflé ne retombe pas, loin de là, le rythme est toujours aussi soutenu, l'intrigue avance bien, et le dessin est toujours aussi magnifique.

Zidrou enfonce le clou et nous dévoile de nouveaux pans de son intrigue et des machinations qui s'installent au plus haut niveau dans ce Londres de la fin du XIXe. On comprend également mieux l'origine de ce mouvement, le SHI, que nos deux jeunes protagonistes vont créer et qui va perdurer jusqu'à aujourd'hui. Car c'est le deuxième point important dans cet album, la partie contemporaine du récit occupe plus de place...
Quant au dessin de José Homs, il reste toujours un régal pour les yeux, tant dans l'expressivité de ses personnages, des décors qu'il plante ou de tous les détails qui y fourmillent. Certaines planches sont tout bonnement magiques !

Vivement la suite !

Nom série  Betty Boob  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais découvert le talent de Julie Rocheleau avec l’excellente série « La Colère de Fantômas » scénarisée par Olivier Bocquet et j’étais donc assez impatient de retrouver son coup de crayon si singulier. C’est cette fois-ci sur un scénario de Vero Cazot qu’elle laisse libre court à son savoir-faire et c’est de nouveau plus qu’une réussite !

« Betty Boob » aborde pourtant le thème difficile du cancer du sein mais de façon intelligente et subtile. Fi d’un pathos qui aurait pu plomber le sujet, Vero Cazot réussit le tour de force de nous faire rire d’un sujet grave et d’une façon plus générale de traiter de la différence et de son acceptation sociale, le tout sans un mot ! Vive la magie des BD muettes quand tout cela est conduit avec brio !

C’est là que le talent de Julie Rocheleau rentre en jeu, il n’y a qu’à voir cette magnifique couverture qui donne le ton. Et la suite n’est pas en reste ! Que se soient les découpages, les trouvailles graphiques pour souligner le propos ou l’expressivité des personnages, tout concoure à une fluidité narrative des plus efficace et ravit nos mirettes ! Et puis quel bonheur de retrouver ce style si particulier de Julie. J’adore son trait et son utilisation et la palette de couleurs qu’elle manie qui donnent à son dessin un style si particulier et une identité graphique reconnaissable au premier coup d’œil.

Bref, c’est une nouvelle fois conquis que je sors de cette lecture que je ne peux que chaudement vous recommander !

Nom série  Traquemage  posté le 23/04/2016 (dernière MAJ le 06/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec "Traquemage", Lupano et Relom nous la jouent pizza trois fromages !

Prenez une belle pâte prête à modeler en la personne de Pistolin, notre berger aspirant chevalier (bon, ok, y'a du boulot...), une bique acidulée répondant au nom de Myrtille et ajoutez une fée plus Pochette que Clochette tant son penchant pour la boutanche la rend ridiculement efficiente. Saupoudrez de hordes de monstres à la solde de sorciers se livrant bataille sans se soucier le moins du monde du reste du monde. Touillez très fort, et n'oubliez surtout pas une laaaarge rasade d'humour pour pimenter le tout ! Y'a plus qu'à enfourner et servir chaud !

Ce savant mélange labellisé "Rural Fantasy", s'il peut paraître surprenant expliqué comme ça se laisse plutôt bien digérer à la lecture. Cela tient en grande partie à la brochette des personnages plutôt truculents imaginés par Lupano qui évoluent dans un univers bien pensé ; ajoutez à cela son sens du dialogue bien rôdé et vous avez tout pour passer un très bon moment de lecture.
Surtout que tout cela est très bien mis en image par Relom dont je ne connaissais pas le travail. Son trait précis et son sens du détail dans les décors donnent à cette aventure foutraque l'élan et la subtilité nécessaire pour que la farce prenne et donne corps à cette recette improbable.

Reste à voir ce que la suite de cette série donnera après un démarrage sur les chapeaux de roue !

*** Tome 2 ***

Et voici le tome 2 tant attendu ! Oui, car après un premier tome parti sur les chapeaux de roues, cette suite se faisait cruellement attendre.

Et c'est ma fois un bel essai de transformé. Car si trop souvent les deuxièmes tomes de séries démarrées en trombe on parfois tendance à jouer les soufflés foireux, ici rien de tout ça. Alors oui, on pourra toujours dire que l'effet de surprise n'y est plus (et encore)... mais l'esprit reste et c'est ce qui compte ! Car ce qui fait le sel de cette série c'est la galerie truculente de personnages tous plus déjantés les uns que les autres, les dialogues aux p'tits oignons, et les rebondissements de cette quête farfelue de notre bon Pistolin.
Car celui-ci va devoir affronter son premier mage... chaud les marrons ! Mais je vous laisse découvrir tout ça et je l'espère passer un très bon moment de détente et de rigolade !

Vivement la suite !

Nom série  Chansons de Barbara en bandes dessinées  posté le 26/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec curiosité que je me suis lancé dans la lecture de cet album car si je n’ai jamais été un fan de Barbara, l’un de ses titres passant, on se retrouve comme tout un chacun sans s’en rendre compte à chantonner un bout de refrain ou de couplet qu’on a intégré malgré soi. On connaît tous un petit peu Barbara à l’insu de notre plein gré comme dirait l’autre, et cet album était donc l’occasion d’essayer d’en apprendre un peu plus sur le personnage.

Sorti à l’occasion des 20 ans de la disparition de Barbara, cet album nous propose 11 chansons illustrées par un collectif d’artistes, avec entre chaque titre une double page documentaire sur un moment de la vie de Barbara.

Si pour être franc je n’ai pas été plus emballé que ça la mise en image des chansons de Barbara, j’ai par contre apprécié ces pages documentaires qui m’ont permis d’appréhender l’univers de cette chanteuse, son parcours et ses expériences douloureuses. Car ce sont des clés indispensables pour comprendre ses chansons, dont la mise à plat sans musique de cet ouvrage valorise les textes.
Reste que si les dessins des différents auteurs sont de qualité je n’ai pas trouvé qu’ils apportaient grand-chose aux textes de notre diva. En même temps, dur d’imposer un visuel sur des chansons aussi évocatrices et qui ont déjà une place aussi importante dans notre culture commune.

Petit bonus intéressant : un flash code permet d’accéder à une play-list deezer de Barbara pour profiter de sa lecture au son des titres illustrés.

Nom série  Le Cas Fodyl  posté le 25/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Le cas Fodyl" Lomig continue de poser son regard acéré sur notre société et ses absurdités. Après Vacadab et ses vendeurs d'aspirateurs, Magic Dream Box et ses vendeurs de rêve, c'est sur le chômage et le regard de la société à son égard qu'il pose le doigt.

Et il appuie fort ! Dans le monde qu'il nous dépeint, être chômeur est devenu une tare sociétale majeure : Ceux qui ne peuvent ou ne "veulent pas" travailler sont envoyés aux travaux forcés. Le travail est devenu une denrée rare et tout est bon pour garder sa place ou piquer celle de l'autre. Cette vision extrême de notre société pourra sembler caricaturale à certains, mais à bien y réfléchir, elle pourrait très bien n'être que le prolongement de ce que nous vivons. Maintenir une base populaire dans une dépendance profonde à cette société de consommation et son monde du travail. Travailler pour consommer ; éradiquer ceux qui ne rentrent pas dans le moule ou le remettent en question...

Si le propos n'est pas nouveau il est plutôt efficace et bien réalisé. Fodyl, notre personnage principal incarne bien cette charnière qui peut lâcher à tout moment. Le dessin de Lomig est quant à lui efficace et le choix de la colorisation monochrome gris/bleu renforce l'effet oppressant de la société que nous dépeint son histoire.

Voici donc une critique efficace de notre société à venir si on se laisse moutonnement glisser sur les pentes qu'on nous savonne...

Nom série  Olympus Mons  posté le 21/02/2017 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors voilà donc le dernier Bec... Toujours curieux de voir ce que cela donne... et ma fois, ba c'est du Christophe Bec...

En effet, notre scénariste des grands mystères ne s'aventure pas bien loin des sentiers battus qu'il nous propose depuis maintenant pas mal de temps. On reprend des vestiges monumentaux et mystérieux, on compose avec un découpage de l'histoire à travers différentes périodes et différents lieux, on ajoute des journalistes curieux, des organismes ou des états jamais très loin pour cacher tout ça et ça nous donne un récit qui tient bien la route mais qui ne nous dépayse pas trop de ce que Christophe Bec nous sert depuis quelques temps.

Côté dessin, là non plus on ne change pas une équipe qui gagne et c'est de nouveau Stefano Raffaele qui s'y colle. Efficace, avec un trait se prêtant à merveille avec ce genre d'histoire, c'est une affaire qui roule.

Alors, ce premier tome introductif sent le savoir faire et donne très envie de lire la suite malgré un manque d'une certaine originalité. J'aurais aimé me faire davantage surprendre par ce duo qui repart sur des sentiers peut être un peu trop rebattus. Mais attendons de voir ce que la suite donnera avant de porter un jugement définitif.

*** Tome 2 ***

Après un premier tome introductif construit façon puzzle mystère, comme l'affectionne Chritophe Bec, restait donc à voir ce que cette suite allait apporter comme clés pour tisser les liens nécessaires entre cette myriade de lieux, de périodes et de personnages pour y voir plus clair...

Notre histoire avance bien et on en apprend donc un peu plus sur ces mystérieux artefacts géants disséminés entre Mars et la Terre, mais leur origine et leurs buts restent abscons ; la tension monte et les puissances mondiales ne sont pas loin de rentrer en conflit à cause de ceux-ci...

On appréciera la montée en puissance de cette dramaturgie. Ce deuxième album plutôt bien ficelé sait nous tenir en haleine, toujours soutenu par le dessin efficace de Stefano Raffaele.

Reste maintenant à voir comment tout cela va évoluer et se conclure...

J'attends donc la suite avec curiosité...

Nom série  Density  posté le 21/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens !? Du comics à la française avec au scénario notre cher Lewis Trondheim que je n'attendais pas vraiment sur ce registre. Quoi que... la récente série Infinity 8 me donne déjà tort :p Et c'est avec le duo Stan & Vince au dessin que cette nouvelle série prend son essor pour nous proposer un premier volume plutôt réussi, plein d'humour et de fraîcheur.

Le pitch de départ ? Une bande de copains/copines payent à l'un des leurs un voyage aux States pour participer à un congrès sur les OVNI, dont il est convaincu de l'existence. C'est en voulant lui faire une blague à cette occasion que dans le désert ils vont réellement tomber sur un extraterrestre qui va transmettre par erreur un super pouvoir à Chloé à la place de Gilles (son frère, notre mordu d'OVNI)... S'enchaîne alors toute une série de péripéties pour réaliser et apprivoiser ce nouveau pouvoir qui lui permet de changer la densité de son corps. D'autant que celui-ci ne lui est pas échu pour rien : il va lui falloir tout simplement sauver la race humaine...

C'est plutôt bien amené, souvent drôle, grâce aux situations et aux dialogues bien sentis. Tout cela est plutôt frais et contemporain grâce au dessin de Stan & Vince qui nous immerge rapidement dans ces aventures. Et même si j'ai un peu tiqué sur la représentation de notre extraterrestre, je me suis quand même laissé prendre par la trame générale et je suis curieux de voir où tout cela nous mènera.

A suivre donc...

3.5/5

Nom série  Brocéliande, Forêt du Petit Peuple  posté le 05/08/2017 (dernière MAJ le 21/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La famille "Soleil Celtic" est heureuse de vous faire part de la naissance d'une nouvelle branche fraichement poussée : "Brocéliande, Forêt du Petit Peuple" ! Le concept est simple, à partir de sept sites emblématiques de cette forêt légendaire, sept albums vont voir le jour pour nous conter les aventures du Petit Peuple.

Le premier tome à ouvrir le bal est donc "La Fontaine de Barenton". Cet album s'ouvre sur les difficultés que rencontre Orignace, le Teuz de cette forêt (sorte de lutin protéiforme que les bas-Bretons craignaient autrefois) pour inventer un récit dans lequel deux korrigans sont censés (pour une fois) avoir le beau rôle car ces deux drôles ont réussi à trouver un moyen de faire chanter Orignace. C'est en cherchant de quoi nourrir et composer son récit qu'il va assister à la rencontre de Merlin et Viviane...

Olivier Péru a su trouver un angle d'attaque intéressant pour mettre en valeur cette Fontaine de Barenton. D'autant que ces éléments introductifs et les personnages secondaires qui interviennent vont tous trouver une place judicieuse pour parfaire la cohérence du récit. Ajoutez à cela une bonne touche d'humour qui sied parfaitement à ce monde du Petit Peuple et vous obtenez une histoire qui se laisse lire plus que tranquillement.
Bertrand Benoit nous gratifie d'un dessin des plus agréable, surtout pour rendre la majesté de la somptueuse Brocéliande. J'ai adoré ses cases et ses planches où la nature domine, surtout que la mise en couleur d'Elodie Jacquemoire est très réussie. On est ici loin des albums aux couleurs flashiflash informatisées qui nous agressent parfois la rétine dans certains albums du même genre.

Ce premier album inaugurant cette nouvelle collection est donc plutôt une réussite, et c'est avec curiosité que j'attends le prochain sur le Château de Comper.

*** Tome 2 ***

Voici donc venir le 2e opus de ce cycle consacré à Brocéliande avec cette fois-ci le Château de Comper en trame de fond. Ce sont cette fois Stéphane Betbeder au scénario et Paul Frichet au dessin qui s'y collent.

Et c'est ma foi de nouveau une agréable surprise. Ce petit côté "Songe d'une nuit d'été" du petit monde de Brocéliande m'a beaucoup séduit. L'album retranscrit bien dans le temps cette volonté de l'homme et du christianisme de faire place nette en (im)posant ses pions et ses édifices pour réduire les croyances populaires au néant et s'imposer face à cette forêt.
L'histoire concoctée par Stéphane Betbeder est intelligente et bien menée ; j'ai beaucoup apprécié ce récit construit sur la longueur et plusieurs générations, que ce soit du côté du Petit Peuple ou chez les humains.
Le dessin de Paul Frichet sert quant à lui parfaitement l'histoire et la colorisation est également très réussie.

Un deuxième tome très concluant qui nous permet d'espérer toute une série de grande qualité.

Nom série  Dark Museum  posté le 24/02/2017 (dernière MAJ le 02/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En voilà une bonne surprise que cette nouvelle série chez Delcourt ! Ce premier tome de "Dark Museum" m'aura en tout cas pleinement convaincu !

Moi qui affectionne l'art et les illustrations, cette idée d'imaginer l'histoire qui se cache derrière un tableau est tout simplement géniale. Et je ne pouvais être mieux servi que par ce premier opus basé sur la tableau "American gothic" de Grant Wood, qui m'a toujours impressionné depuis que je l'ai découvert lors de mes lointaines études d'histoire de l'art. L'autre point fort de cette série c'est que chaque tome propose une histoire complète et peut donc se lire indépendamment.

Gihef et Didier Alcante ont tout simplement trouvé LA bonne idée, LA bonne histoire, avec toute la noirceur et la rancœur que m'ont toujours inspiré les deux personnages de ce tableau. Et le coup de crayon de Stephane Perger ainsi que sa magnifique mise en couleur à l'aquarelle donnent toute la force et le saignant imaginé par notre duo de scénariste. Certaines planches sont tout bonnement magnifiques malgré l'horreur représentée...

Alors j'en re-veux, et du même tonneau ! Avec une telle version, l'histoire de l'art n'aura bientôt plus de secrets pour personne :p

*** Tome 2 ***

Après le premier album tiré du tableau « American Gothic » qui m’avait vraiment botté et qui était pour moi une vraie réussite, voici venir « Le cri » d’Edvard Munch. On retrouve Alcante & Gihef au scénario, mais c’est Luc Brahy qui se colle cette fois au dessin.

Si le premier opus s’était « limité » à imaginer l’envers du tableau « American Gothic », Alcante et Gihef impliquent dans cet album le peintre en tant que personnage central. Après le décès de son père, Edvard Munch déjà fragile est interné pour des accès de rages incontrôlés. Une de ses amies intervient pour essayer de remédier à son mal en faisant intervenir un jeune médecin ouvert aux nouvelles théories psychanalytiques naissantes. Après avoir semble-t-il percé l’origine du traumatisme, ils décident d’embarquer tout le monde pour l’Indonésie afin de confronter Edvard Munch à la source de son cauchemar…

Le récit est plutôt bien amené et mené, surtout que le dessin réaliste de Luc Brahy est du genre efficace et tend parfaitement à rendre l’ambiance de cette fin XIXe. C’est juste l’extravagance de ce voyage en Indonésie qui m’a fait tiquer… Voilà une personne enfermée plus ou moins secrètement pour son comportement violent et dangereux et qu’on embarque faire un p’tit tour à l’autre bout du monde… Ok c’est pour le soigner, et il est encadré mais vu les connaissances psychanalytiques de l’époque, le temps que représente un tel voyage et son coût, tout cela m’a semblé peu probable… et je ne vous parle pas de l’explication du mal qui ronge notre cher Munch pour ne pas spoiler, mais dans le genre capilotracté, là on va chercher loin. Autant je suis amateur de fantastique et de science-fiction, ce n’est donc pas le genre qui me rebute et je suis ouvert à toute proposition malhonnête pour peu qu’elle soit bien amenée et me fasse triper, autant là j’ai vraiment eu du mal à rentrer dans l’explication et ce voyage.

Du coup forcément, mon appréciation s’en ressent, et même si l’album se laisse lire tranquillement et peut faire passer un agréable moment de lecture, on est loin de la qualité du premier album qui m’avait vraiment scotché.

Nom série  Doggybags présente  posté le 07/04/2014 (dernière MAJ le 02/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
*** Tome 1 South Central Stories ***

C'est bien du Ankama, c'est bien du Label 619, même format et codes graphiques que le Doggybags... mais ce n'est pas du Doggybags. C'est du "Doggybags présente", ok ?! Tout le monde suit ?!

"South Central Stories", entièrement réalisé par Neyef, avait tout pour rentrer dans un Doggybags classique, si ce n'était la très bonne trame scénaristique qui demandait plus qu'un bon tiers d'album que propose le concept habituel. Qu'à cela ne tienne, RUN emballé par le projet lance cette déclinaison du concept pour permettre à Neyef de nous proposer un récit complet et plus que réussi ! C'est comme si habitués à une excellente collection de courts métrages, vous passiez au format long. "Enlarge your Comics !" sic.

Avec "South Central stories" on plonge dans le L.A. des street gangs. Une fashion week assez peu recherchée sur les codes couleurs, des conflits de voisinages récurrents pour des bouts de trottoirs, des pharmacies particulières aux normes hygiéniques déplorables et des mômes très bruyants : South Central, c'est pas particulièrement "Ze Place 2 Be" si t'es pas né là-bas, que t'es un pâle de peau ou simplement si tu ne rentres pas dans le dichotomique code couleur local : rouge ou blanc ; 66 ou slain. Vouloir échapper à cette sordide réalité tient plus du miracle ou du vœu pieux et se paie chaque jour comptant comme le vérifiera Jacob, l'un des personnages centraux du récit.
Je ne rentrerais pas plus dans les détails de l'intrigue pour vous en préserver les bonnes surprises qui jalonnent ce récit. Je dirais juste que Neyef a su très malicieusement mêler ce bouillonnant univers du street gang avec un des ressorts classiques de la littérature, le tout de la plus belle des façons... On est dans le drame en trois actes rondement mené et digéré.

Graphiquement, Neyef s'en donne aussi à cœur joie ! Son style bien particulier, très inspiré par Guillaume Singelin ou Run quand même, a de la gueule et de la tenue.
Il prend de l'assurance par rapport au dernier Doggybags auquel il avait contribué. Il sait donner à son histoire toute l'énergie que requiert la violence et l'horreur qu'il nous balance. Un trait faussement simpliste et hyper expressif au niveau des personnages, rehaussé d’onomatopées et de codes graphiques souvent très bien trouvés lui permettent de nous faire claquer ses planches pleine poire ! Ajoutez à cela une mise en couleur que j'ai adoré. Il sait parfaitement jouer sur les palettes qu'il propose pour gérer les ambiances en fonction des séquences de son récit : juste parfait !

Alors, plus d'excuses pour les amateurs du Label 619 qui n'auraient pas encore plongé dans ce "Doggybags présente" ! "South Central Stories" c'est du tout bon ! A acheter les yeux fermés pour les amateurs de la collection et une très belle manière de rentrer dans l'univers de Doggybags pour ceux qui ne connaitraient pas encore.

*** Tome 2 Heart Breaker ***

2e opus de la série « Doggy bags présente », « Heart Breaker » s’inscrit dans la suite du 6e opus de « Doggy Bags ». Reprenant le personnage de Celyna, alias Heart Breaker, l’album composé de trois nouveaux récits s’ouvre sur la suite directe du tome 6 qui nous avait fait la découvrir.

Petite déception à mon gout déjà, car ce que j’avais apprécié avec le premier « Doggy Bags présente » c’était justement de ne proposer qu’UN récit mais plus long et approfondit par rapport au format classique des courtes histoires cinglantes et sanglantes de « Doggy bags » tout court. D’autant que là, pas de chance, aucun des trois graphismes des auteurs qui ont participé à l’aventure ne m’a vraiment transcendé.

Si le premier de Hasteda et Sourya est celui qui m’a le moins déplu, je trouve qu’il manque quand même d’assise. Pour un dessin s’inspirant du manga, je comprends cette volonté de mettre en avant le mouvement pour souligner l’action ; mais le reste manque de précision et donne au tout un petit côté flottant qui ne sert pas forcément le récit.

Le second scénarisé par Run avec Chariospirale au dessin m’a encore moins convaincu. Ok, le trait a de la personnalité, j’aime ce qui sort du cadre et me faire surprendre, mais là, bof, vraiment pas accroché, d’autant que l’histoire en elle-même ne casse pas des briques et n’apporte pas grand-chose à la trame scénaristique qu’on suivait jusque-là.

Le dernier volet enfin scénarisé par Céline Tran avec Maria Llovet au dessin reprend la trame scénaristique principale : Celyna veut retrouver celui qui l’a transformé en ce qu’elle est devenue. L’encrage est très épais et le trait minimaliste pour un rendu pourtant réaliste ; là, c’est l’ancrage et la colorisation qui ne sont pas ma tasse de thé. Autant en peinture je peux aimer la matière, là, le rendu est assez étrange et un brin grossier. Et si j’arrive parfois à passer par-dessus mes réticences question graphisme, il faut que le scénario soit raccord avec ce qu’on me propose et qu’il m’accroche vraiment. Là, on est loin de tout ça.

Moi qui suis plutôt fan du genre et du concept, j’avoue que là c’est une réelle déception. Je vous renvoie plutôt au 1er tome de « Doggy Bags présente », « South Central Stories », qui lui tient toutes ses promesses.

Nom série  La Horde du contrevent  posté le 02/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ahhhh la Horde ! Terrible roman d’Alain Damasio qui a fait beaucoup de bruit quand il est sorti en 2004, ne laissant de marbre aucun de ses lecteurs : ils ont adoré… ou détesté ! Pour ma part je rentre dans la première catégorie, plaçant même l’auteur dans mon trio français des meilleurs auteurs de SF. Car ce qui à mon sens donne toute sa puissance à ce roman c’est autant son jeu et sa précision sur le fond que sur la forme. La richesse de cette œuvre tient à l’équilibre subtil entre ce souffle épique d’une force brute et un jeu avec la langue que je n’avais jamais trouvé dans ce genre d’ouvrage.

Alors quand on me dit adaptation de ce genre de référence ça fait à la fois rêver et tiquer… Car même si une adaptation réussie n’est pas chose impossible, tout est question d’appropriation et de retranscription de l’auteur, l’écueil de la langue concernant ce roman me semblait quand même des plus ardu à surmonter… A moins de trouver le Golgoth de la BD apte à relever ce défi ?

Et notre apprenti Golgoth est ici en l’occurrence Eric Henninot qui s’attaque de front au dessin et au scénario. S’il n’en est pas à ses débuts pour le dessin, c’est par contre sa première scénarisation. Môôôssieur semble aimer les défis… les GROS défis ! Et alors je parle, je parle, mais ça donne quoi ce premier tome !!!???

Hébé… Pour faire concis, je dirais pas mal mais pas transcendant. Mes appréhensions concernant l’adaptation du travail d’écriture d’Alain Damasio se sont rapidement vérifiées ; mis à part quelques rappels au niveau du vocabulaire dans les dialogues, l’énorme force du langage que véhiculait le roman s’est pris un gros coup de furvent… Dommage à mon sens car, si la Horde a besoin de tous ses éléments avec chacun ses aptitudes pour garder force et équilibre pour remonter à la source du vent, cette œuvre complète en demande autant à mon sens sur le fond et la forme. Ici, on part déjà avec un handicap…

Alors peut-être que mon erreur ou ma frustration tient à ce besoin de comparaison qui n’a peut-être pas lieu d’être, mais quand un roman vous fait si forte impression, dur de ne pas s’y plier.
Car pourtant sorti de cet aspect, l’album se tient très bien. Le dessin d’Eric Henninot fait plus qu’assurer le travail et nous propose le portrait d’une Horde qui tient parfaitement la route. Que ce soit les nombreux personnages qui la composent ou les décors qu’ils traversent, on se laisse assez facilement embarqué dans l’aventure. Comme dans le roman il faut un certain temps pour apprivoiser les personnages, mais on s’y plie assez vite. Concernant la narration, c’est aussi plutôt réussi, même si j’ai eu l’impression que cela allait un peu vite par rapport au roman (mais ma lecture de ce dernier remonte à plus de 10 ans, alors me trompe-je peut-être sur ce point…).
Alors au final, et bien on se laisse embarquer par la force épique de ce récit soutenu par un dessin agréable et réussi, mais pour moi la comparaison s’arrête là. On ne compare pas la petite bise matinale au furvent…

Mais ça ne m’empêchera pas de suivre la suite par curiosité et attention 

Nom série  La Grande Ourse  posté le 20/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Toujours dans la même verve, creusant du côté de l’esthétique et de l’étrange, la collection Métamorphose de chez Soleil nous invite cette fois-ci à affronter une de nos peurs primaire : la mort.

Louise est une jeune femme à qui tout semble sourire : jeune, jolie, un amoureux… Pourtant, elle reste insensible à toute joie de vivre et le départ de son compagnon qui en a marre de chercher en vain à percer sa carapace va conduire notre Louise à rencontrer un bien étrange personnage. Elle qui voit des fantômes dans tous les objets où les lieux et qui se réfugie dans les étoiles quand elle cherche des réponses, va voir débarquer un beau soir par sa fenêtre Phekda, une des étoiles de la Grande Ourse. Cette « bonne fée » va embarquer Louise dans un voyage extraordinaire au cours duquel elle va rencontrer des créatures fantastiques et même… la mort.

Ce conte initiatique aux allures « Miyazakiene » se laisse lire tranquillement mais n’a pas réussi à me transcender plus que ça. Peut-être ne suis-je pas non plus le cœur de cible de cet album qui semble plus être destiné à un public ado et féminin… Dommage, car le dessin a du caractère, le bestiaire croisé est assez original, mais pour moi la trame de fond est restée assez convenue et prévisible.

Nom série  Daddy Cool  posté le 20/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pacco, ancien directeur artistique chez les Humano, puis agent de communication et auteur de BD nous revient avec un album sur sa vie de famille. Plutôt qu’un récit, il s’agit d’un enchainement de planches d’une case par page sur ses déboires, fous rires ou réflexions quotidiennes autour de sa famille.

Autant j’ai apprécié son trait et la mise en couleur, autant le fond m’a plutôt laissé perplexe… Ok, roule pour un gag ou deux dans un journal ou sur un blog, mais de là à en faire un album, chez moi ça fait plutôt un bide. Si j’ai souri à 4 ou 5 gags sur les 128 pages que compte l’album c’est bien le bout du monde…

Bref, pas fan du tout de ce genre d’humour auto-centré.

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