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Nom série  Déconfiture au petit déjeuner  posté le 15/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce « Déconfiture au petit déjeuner » est probablement l’album le plus noir que j’aie pu lire de Binet. Ici peu ou pas de critique sociale, comme cela peut être le cas dans la plupart de ses autres séries. Non, c’est plutôt une sorte d’empilement de petites histoires, autour de personnages dépressifs, des losers au bout du rouleau et criant leur dépression sans trop d’espoir d’être réellement écoutés, à défaut d’être entendus.

Autre différence par rapport au reste de la production de Binet, toutes ces histoires ne sont pas forcément drôles. De l’humour noir, de la noirceur sans humour, certes, mais on est ici souvent plus proche du Presque de Larcenet que des Idées Noires de Franquin.

La construction de l’album est aussi un peu différente de ce qu’il fait d’habitude. Un pauvre type (celui de la couverture) semble avoir mal digéré sa soirée, et maugrée à l’envie – dans un style – y compris graphique, proche des Bidochon. Mais ce n’est qu’un fil rouge, au milieu d’histoires courtes pas forcément liées entre elles, où là, c’est beaucoup plus noir. Mais surtout, dans ces histoires, Binet use de styles très différents de ses canons habituels – les trois styles utilisés dans cet album sont intéressants.

Un album corrosif, très noir, à redécouvrir.

Nom série  Night Taxi  posté le 14/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Schultheiss est un auteur dont le nom me dit quelque chose, mais je crois que je n’avais jamais rien lu de lui (du moins un album complet). Avec cet album, je découvre un auteur original, mais dont le travail ne m’accroche pas.

L’histoire en elle-même est assez anodine. Une femme chauffeur de taxi côtoie divers individus plus ou moins déjantés, est draguée par un caïd à la fois violent et amoureux, et a pour petit ami un aveugle assez spécial. Le tout dans un univers urbain revisité (Hambourg) et au milieu de meurtres étranges (et sans rapport avec l’intrigue de base, ni vraiment élucidés d’ailleurs).

Cela pourrait se laisser lire, mais malheureusement je n’ai pas du tout aimé l’aspect graphique du travail de Schultheiss. Je n’aime pas vraiment son dessin. Et surtout, la colorisation n’est pas du tout facile à accepter. C’est une sorte de mélange de photos surexposées, de planches délavées, avec la peinture qui s’étiole après avoir été humidifiée, le tout rehaussé par une sorte de Stabilo : bref, le rendu ne me convient pas du tout.

Affaire de goût sûrement, mais cet album n’est clairement pas pour moi.

Nom série  Ciao Jessica  posté le 14/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un recueil d’une petite dizaine d’histoires courtes. La plupart sont plutôt réussies (mise à part la dernière, dont je n’ai compris ni le déroulé ni la chute).

Courtes, ces histoires ne permettent pas un développement trop long. C’est sans doute parfois un peu frustrant, mais cela évite la dilution, et accentue le côté énigmatique de certaines d’entre elles (plus affaire d’ambiance que de narration complexe).
Il y a un peu d’ « Alfred Hitchcock raconte » et de « La quatrième dimension » parfois, dans ces histoires usant parfois de fantastique (comme la première qui donne son nom au recueil), ou d’une ambiance thriller, avec quelques touches de Science-Fiction. C’est souvent noir.

Le trait de Theureau est proche de celui de Prado. Classique, un peu daté, mais bon, voire très bon.

Un album peu épais et très vite lu, mais une lecture sympathique que je vous recommande.

Nom série  Foligatto  posté le 14/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nicolas de Crécy participe souvent à des projets foutraques – quand il n’est pas seul à développer ce genre de choses. Ici au dessin, il nous présente une ville, des personnages et en fait un univers très particulier, avec une foule de détails dans lesquels on reconnait sa patte. Parfois cela ressemble à des collages, parfois à du Klimt, une palette très sombre, où les rouges, la rouille dominent. C’est – mais comme très souvent avec de Crécy – très chouette !

Je suis un peu moins convaincu par l’histoire concoctée par Alexio Tjoyas. C’est rempli de jeux de mots – pas toujours humoristiques, cela peut n’être que poétique ou loufoque. Mais l’intrigue elle-même, assez squelettique quand même, n’est pas extraordinaire. L’intérêt réside uniquement dans l’ambiance d’ensemble, loufoque au possible, comme les dessins de de Crécy.

Pas inintéressant donc, mais le visuel intrigant ne suffit pas complètement à compenser le manque de profondeur de l’histoire.

Nom série  Le Violon et l'archer  posté le 13/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis quelques années, les grands musées parisiens, comme Le Louvre ou Orsay, ont développé des partenariats avec de grands éditeurs, et dans ces collections, des auteurs ont pu donner leur vision de ces musées.

Mais avant eux le musée Ingres de Montauban avait eu la même idée, relayée par les éditions Casterman. C’est ainsi que Baru, Boucq, Cabanes, Ferrandez, Juillard et Tripp ont été embarqués dans cette aventure.

Le principe est simple, chaque auteur livre une histoire, avec à chaque fois la même ouverture : une page avec la grille du musée, et, en exergue, la même phrase : « Il est 18h00… A Montauban, le musée Ingres ferme ses portes… ».

Le résultat est comme attendu inégal, mais pas inintéressant. En fait, seule la première histoire, de Baru, m’a réellement déçu (son univers, dessin et scénario, ne s’adapte pas au musée). Boucq, Ferrandez et Tripp ont réalisé – avec les contraintes d’espace et de sujet induites par ce concept – les meilleures histoires de cet album collectif. Juillard a choisi une histoire muette, nous faisant visiter le musée.

C’est sans doute Jean-Louis Tripp qui est à l’origine de cet album. En effet, en plus d’être auteur de BD, il est aussi peintre et sculpteur et, surtout, il est natif de Montauban. Je me demande d’ailleurs dans quelle mesure l’histoire qu’il publie ici n’est pas autobiographique (il raconterait alors un de ses rendez-vous amoureux dans les recoins du musée).

A découvrir, à l'occasion.

Nom série  La Dernière des Salles Obscures  posté le 13/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais. Je ne suis pas forcément convaincu par ce diptyque.

Le dessin de Gillon est – comme la plupart du temps – très bon techniquement. Léché, efficace, mais aussi daté. En tout cas il fait là très bien sa part du boulot.

Mais c’est le scénario de Lapière qui manque de dynamisme, voire d’originalité. Le rythme est assez lent, manque de rebondissements – et les apparitions de quelques stars du cinéma (Charlie Chaplin en tête), la mise en avant de quelques moments clés de l’histoire européenne (la libération des camps de la mort nazis, Prague durant la Guerre froide, etc.) peinent à relancer l’intérêt de cette intrigue mollassonne.

Cela se laisse lire, relativement rapidement, mais sans laisser trop de souvenir. A emprunter à l’occasion.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Tartine de clous  posté le 13/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme pour Le Génie des alpages, œuvre fard de l’auteur, ce « Tartines de clous » fait la part belle à la rêverie, l’onirisme, mais surtout mise à fond sur l’absurde, le loufoque, fuyant le récit linéaire at cartésien pour lui préférer des suites de collages plus ou moins improbables et poétiques. On n’est jamais très loin d’un certain surréalisme.

Une petite dizaine d’histoires composent ce recueil. La plupart ont pour héroïne une jeune fille, Naphtalène, qui crèche dans une sorte de Jardins des plantes, vers la Galerie de l’évolution, et qui est entourée de personnages hauts en couleur (animaux ou humains, voire fantôme !).
Deux autres histoires mettent en scène Brahms et une sorte de renard, qui cherche à construire une sorte de niche (Brahms l’emmerdant en y voyant un igloo) : un peu plus d’humour dans ces deux histoires, mais cela reste loufoque et absurde au possible, même si la construction – de l’histoire et des gags – est ici finalement beaucoup plus classique que le reste.

Pour amateurs du genre, et/ou fans de l’auteur. Mais je dois reconnaître que F’Murr est un auteur original, qui a su développer un univers particulier et fort. Et que cet album est peut-être un bon moyen de le découvrir.
Avec sa mort récente (ajoutée à celle plus ancienne d’un auteur comme Fred), c’est un pan du Neuvième art qui disparaît.
A vous de voir pour l’achat donc.

Nom série  Cactus Joe  posté le 13/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album relativement épais (76 pages) regroupe deux ensembles assez distincts.

Quelques histoires de « Cactus Joe » sur les 20 pages du début (ce qui donne le titre de l’album), ce Joe étant un type recueilli enfant par des cactus, et devenu l’un deux ! Et qui doit faire face à la mafia, le pape, etc. Bref, ces 4 histoires (déjà publiées dans Hara-Kiri puis en album aux éditions du Square) sont hautement improbables. Et pas forcément réussies.

Puis viennent une cinquantaine de pages regroupant des histoires courtes (2 pages le plus souvent) intitulées « Hit-Parade », sans aucun lien entre elles, si ce n’est la ressemblance du type faisant office de personnage principal. Très inégales, mais surtout éclectiques (du poétique, de l’humour gras voire graveleux, mais parfois de l’humour tout simple), ce sont ces histoires qui sont les plus intéressantes de l’album. Plusieurs m’ont vraiment bien plu.

A noter qu’ici Wolinski fait de réels efforts de présentation. Son dessin est toujours moche (c’est du moins mon ressenti), mais tout est colorisé (ce qui n’était pas forcément le cas dans les versions originales de Cactus Joe), les planches sont structurées – comme les histoires d’ailleurs. C’est différent – et sans doute meilleur que ce qu’il fera ensuite dans ses albums d’humour.

Nom série  Zoo  posté le 12/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un très beau dessin de Frank Pé, dynamique, et très réussi, que ce soit pour les personnages, les décors ou les animaux. Franchement c’est un réel plus pour cette série.

Mais une histoire – pourtant relativement bien menée, dans laquelle j’ai eu beaucoup de mal à entrer, et qui ne m’a pas suffisamment accroché. Elle se laisse lire sans problème, c’est sûr, mais il y manque un petit plus qui m’aurait davantage captivé.

Beau et bien fait, mais nonchalant et manquant de profondeur, voilà une série que j’aurais hélas oublié rapidement après la lecture. Mais certains ont su y trouver leur bonheur, ce n'est sans doute qu'une simple affaire de goût finalement.

Nom série  Farniente  posté le 12/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce petit opus de la collection Mimolette se laisse lire agréablement, et je trouve le titre tout à fait adapté au sujet, à sa lecture.

Grosso modo, c’est un enchainement de petites saynètes, de petites anecdotes, de petits échanges au sein d’un couple passant ses vacances « à la cool ». Chacune de ces historiettes occupe une page (découpée en 6 cases à chaque fois), et se conclut plus ou moins par une chute, humoristique ou pas – mais rien de tranché de toute façon.

Trondheim sait en tout cas bien y faire pour noter ces « petits riens » du quotidien, et en faire non pas une analyse, mais plutôt une ouverture vers l’émerveillement, le sourire, parfois la réflexion. En tout cas, si la lecture est rapide, elle est assez chouette.

Le dessin d’Hérody est lui aussi simple. La plupart du temps seuls les personnages – et parfois même seuls leurs visages sont détaillés, décors et autres fioritures étant quasi absents.

Une lecture sympathique et recommandée.

Nom série  Zombies picnic  posté le 12/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme la collection Mimolette de L’Association, cette collection lépidoptère de 6 Pieds sous Terre permet, dans un format peu épais, de lancer certains auteurs et/ou de publier certaines œuvres courtes et originales. Peu onéreux, ces albums sont des appels du pied pour les curieux, dont je suis.

C’est donc par cet album que je découvre le travail de Jean Bourguignon. Si je lui reconnais quelques qualités d’originalité, je n’ai hélas pas été trop emballé par cette histoire.

La faute à un dessin brouillon et très « fanzine », mais surtout à une intrigue et des dialogues un peu trop poussifs à mon goût.

Les personnages (deux défenseurs d’un parc et de la nature, quelques promeneurs, un savant faisant des recherches pour l’armée et une flopée de zombies) n’ont pas une personnalité suffisamment claire, forte, et les situations caricaturales ne sont pas assez drôles.

Si cela se laisse lire, plutôt rapidement d’ailleurs, je n’ai pas été convaincu. Je réessayerai peut-être à l’occasion avec d’autres publications de cet auteur, qui visiblement ici a publié une œuvre manquant de maturité, et qui aurait sans doute mérité d’être retravaillée.

Nom série  Dialogues  posté le 11/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album qui m’avait d’abord attiré par son aspect pourtant répulsif, à savoir sa couverture très moche et peu commune. Le fait est que le titre et la couverture ne survendent rien, bien au contraire, puisqu’ils sont très représentatifs du contenu (ce qui finalement est rare et plutôt honnête).

L’album est donc une grosse accumulation (près de 130 pages quand même !) de dialogues. Aucun effort de scénarisation, aucun décor, juste des personnages immobiles sur fond blanc. Personnages statiques donc (aucun trait de visage visible, donc inexpressifs), avec bien souvent des dessins réemployés plusieurs fois dans la même planche.

Tout est donc misé sur ces dialogues. Et là, par-delà les quelques ratés (finalement assez rares) et le côté forcément inégal de l’ensemble, je dois dire que globalement c’est très réussi. En effet, l’auteur (que je ne connaissais pas) arrive à se renouveler – tout en gardant le même ton – et pour peu que vous soyez réceptif à son humour, vous rirez comme moi à de multiples reprises.

Karibou utilise surtout des personnages célèbres (de la Bible, dont Dieu himself, de la mythologie, de la littérature, ou des archétypes – soldat, chevalier) et leur fait tenir des propos le plus souvent surprenants, incongrus. Il joue sur le décalage entre l’attente et la réalité, et diffuse dans ces dialogues de fortes doses d’absurde, d’humour con ou débile, comme savaient le faire les Nuls par exemple.

Je suis très friand de cet humour, et quand c’est réussi, comme ici, je ne peux que vous encourager à découvrir ce condensé d’humour potache.

Reste le débat du coût – relativement élevé – de cet album, pourtant publié sans fioriture par un grand éditeur (même si la pagination est importante). En cela c’est proche de De rien de Geoffroy Monde, ou de « Georges Clooney » de Valette. J’ai attendu de l’acheter d’occasion, et suis de toute façon très content de mon achat !

Nom série  Commissaire Raffini  posté le 11/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu trois albums de cette série.
Les deux premiers, qui composent une histoire complète, sont une enquête policière mâtinée de fantastique, qui a de réelles accointances avec les Blake et Mortimer (surtout l’album « SOS Météores), avec un savant fou manipulateur. Le deuxième album, où ce savant apparait n’est d’ailleurs pas le meilleur de ce diptyque, la fin étant assez passable.

J’ai aussi lu « Martin Squelette », dont l’histoire est plus dans la veine de certains Simenon, avec une enquête policière plus classique, menée par un commissaire Raffini aux faux airs de Maigret. Tout dans la dégaine de Raffini, ses méthodes, rappelle d’ailleurs les polars à l’ancienne.

Si les deux premiers albums sont en Noir et Blanc (trait un peu trop gras et sombre à mon goût), « Martin Squelette » est en couleur. Le dessin de Ferrandez est plutôt bon, il reconstitue très bien les décors des années 1950 (en cela raccord avec les influences de Jacobs ou Simenon). Les traits de certains personnages ressemblent à du Tardi (d’ailleurs, dans « Martin Squelette », le personnage de Burma dessiné par Tardi apparaît dans un clin d’oeil hommage page 42, dans la rue !).

Cela reste des albums qui se laissent lire. Cela mérite-t-il un achat ? Pourquoi pas, si vous êtes amateurs des influences évoquées plus haut, et/ou d’enquêtes policières classiques.

Nom série  Little Nemo in Slumberland  posté le 11/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une œuvre extraordinaire, au sens premier du terme, un œuvre qui peut rebuter – qui va même assurément rebuter la majorité des quelques personnes qui auront fait l’effort de la découvrir. Mais une œuvre qui pourrait aussi prétendre quelque part au statut de culte.
Une œuvre à la fois très en avance sur son temps, voire hyper moderne sur bien des points, tout en étant par d’autres aspects très datée.

Le dessin (proche de l’Art nouveau parfois), une partie de la narration (commentaire off et certains dialogues un peu « vieillots »), mais aussi la construction de certaines cases marquent une série ancienne.

Mais par contre le traitement onirique des sujets (et là l’Art nouveau vire parfois au psychédélisme très années 1970 – si ce n’est que les couleurs lorsqu’il y en a sont un peu plus ternes) et le découpage (pas toujours facile à suivre, même si cela s’améliore au bout d’un moment) des planches devaient paraître ultra modernes, voire devaient échapper aux lecteurs d’il y a plus d’un siècle ! Et certains aspects, comme l’onirisme, sont intemporels, et ce qui gêne ou attire les lecteurs aujourd’hui devait déjà le faire à l’époque de sa création.

Reste que si la lecture est franchement recommandée pour connaître cet « ancêtre » bourré de qualités et finalement très étonnant, la lecture devient rapidement fastidieuse. Un emprunt (ce que j’ai fait) et une lecture à petite dose sont préférables. Mais les amoureux de récits oniriques peuvent acheter ces albums vraiment étonnants.

Nom série  La Déconfiture  posté le 11/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les deux albums se laissent lire, plutôt agréablement, et même très rapidement, malgré l’importante pagination de chaque tome. Peu de réel défaut à vrai dire. Mais voilà, il n’y a pas non plus assez de qualités, plutôt d’originalité, pour que je vous en conseille l’achat.

Rabaté nous donne ici sa vision – au demeurant très classique et sans trop de surprises (toutes les images attachées à cette période sombre de l’histoire de France y passent) de la débâcle de l’armée française devant la Blitzkrieg allemande, au printemps 1940. Débâcle, exode des populations civiles, bombardées par les Stukas, que Rabaté nomme donc déconfiture.

Je ne sais pas si Rabaté va poursuivre plus loin (il parle de second tome et non de deuxième, ce qui augure d’une fin), car il aurait alors pu aller plus loin dans cette débâcle, en traitant de la débâcle des idées, de l’honneur, qui va caractériser Vichy et une partie des Français – on voit poindre certaines de ces renonciations dans ces deux tomes, en particulier dans le traitement des soldats coloniaux.

A lire à l’occasion, sans en faire une priorité.

Nom série  Phil Perfect  posté le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que l’album « Meurtre dans un phare », qui ne m’a pas convaincu d’aller voir les autres tomes de la série.

Le dessin est une sorte de ligne claire faussement rétro, presque caricaturale, avec des contours de personnages très épais. Hommage ou exercice de style je ne sais pas. Je n’en suis pas forcément fan.

Mais il n’y a pas que le dessin que j’ai trouvé caricatural. En effet, l’histoire elle-même mise trop sur le rythme, sans prendre le temps de développer la psychologie des personnages, ni même une intrigue digne de ce nom. En effet, on a là une suite échevelée de rencontres entre plusieurs personnages, avec au cœur une vague histoire policière. C’est parfois difficile à suivre, on saute d’un groupe à l’autre – tout le monde se retrouvant en fin d’album dans le phare.

Quelques petites touches d’humour fonctionnent toutefois, mais noyées dans un maelstrom un peu bizarre.
Cela parodie certains clichés, surjoue (on est clairement dans des décors français, mais le nom des rues et certains termes font référence à l’Europe de l’Est, et d’autres détails renvoient aux Etats-Unis des années 1950).

Un scénario qui fonctionne un peu en roue libre mais qui ne m’a donc pas accroché suffisamment.

Nom série  Plagiat !  posté le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu un peu de mal avec cette lecture, que j’ai trouvé laborieuse, au rythme lent, ne voyant pas trop où les auteurs voulaient venir. Mais je dois dire que la chute finale rachète en partie les efforts consentis pour l’atteindre, c’est assez amusant, bien vu.

Je n’ai pas trop reconnu la patte de Schuiten et Peeters (auteurs des superbes « Cités Obscures ») dans ce scénario – même si je sais que Schuiten est très branché sur l’art et l’architecture. Le sujet porte sur l’art, les artistes, le droit de création, et donc le plagiat. Y percent aussi quelques critiques, comme la fatuité – voire la vacuité imbécile de certains critiques ou galeristes, qui retournent leur veste au rythme de l’évolution des côtes de certains artistes.

C’est parfois difficile à suivre, avec des flash-back pas toujours très clairs dans leur localisation temporelle et, je l’ai déjà dit, certains passages sont un peu longuets.

Pour ce qui est du dessin, on reconnait par contre facilement le travail de Goffin, avec une ligne claire relativement classique et presque rétro. Et, comme pour la série de lui que j’avais déjà lue, un personnage principal avec une grosse mèche (quasiment une houppe) qui n’est pas du plus bel effet.

C’est un album qui se laisse lire, mais qui ne m’a pas emballé (narration un peu poussive, esthétique qui ne m’a pas accroché). La fin équilibre l’ensemble aux trois étoiles.

Nom série  Le Lama blanc  posté le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jodorowski est un auteur prolifique, assez original et éclectique. Mais sa production est aussi très inégale, et je ne le suis pas toujours lorsqu’il part dans certains délires mystiques.

Eh bien là, alors même que l’inspiration religieuse est au cœur de l’histoire, il faut dire qu’il a été presque en retenue. Presque, car, évidemment – mais cela passe très bien ici –, sa poésie mystique donne à plein lors de l’initiation de Gabriel.

En tout cas l’histoire est équilibrée, mêlant aventures classiques (quelques passages m’ont fait penser à l’adaptation de Huston de « L’Homme qui voulut être roi » de Kipling), avec des méchants bien identifiés, moult trahisons, et une autre aventure, purement spirituelle, au cœur même de cet Himalaya où beaucoup ont cherché à se ressourcer il y a quelques dizaines d’années.

Le dessin de Bess est très bon, très beau (il est meilleur sur les derniers tomes, car parfois un peu « brouillon » sur les premiers). Peut-être un peu daté – quoi que… C’est surtout la colorisation qui sent bon les années 1980 (certaines couleurs « psychédéliques »).

Les six tomes se laissent en tout cas lire facilement – et relativement rapidement (pas mal de pages muettes – mais néanmoins très belles).

En fin du sixième album, l’invasion chinoise est assez brutale. Dans tous les sens du terme d’ailleurs. Une fin de cycle annoncée me fait penser que Jodo avait une idée de suite ? Du coup, ça laisse une impression de fin bâclée.

Lecture intéressante en tout cas.

Nom série  Série Z  posté le 09/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si je ne regrette pas forcément mon achat, je pense que seuls les fans de l’auteur peuvent le faire les yeux fermés. Pour les autres, cela restera sans doute un peu abscond.

Mais c’est aussi le problème pour l’essentiel des productions de cet auteur autrichien, qui développe – comme c’est le cas ici – un univers ultra minimaliste, sans aucune fioriture. Décors quasi absents, personnages filiformes sans visage, album muet : on est ici dans un exercice commun pour Mahler, et dont L’Association – qui a publié la majorité de son œuvre en France – est très friande.

L’album regroupe une série d’histoires courtes, animées par quelques personnages, qui finissent par se croiser au bout d’un moment dans les histoires finales.

C’est assez inégal et parfois trop sec. Mais certaines histoires sont sympas : j’ai en particulier bien aimé la chute de la première histoire où apparaît une sorte de Zorro.

Un album à réserver sans doute aux fans, ou tout du moins aux amateurs de productions minimalistes. A feuilleter en tout cas avant d’envisager l’achat si vous avez un doute.

Nom série  Lucille  posté le 09/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si j’avais déjà vaguement survolé plusieurs œuvres de Ludovic Debeurme avant, c’est tout récemment, avec Epiphania, que je l’ai réellement découvert. Avec une très belle impression. Et donc l’envie de voir ce qu’il avait pu faire auparavant.

Avec Lucille, c’est dès le départ très différent. Du Noir et Blanc (au lieu des couleurs très marquantes d’Epiphania). Pas de gaufrier, de cases, des décors quasi absents, tout se concentre sur les personnages – qui ne sont d’ailleurs parfois qu’esquissés, avec seuls les visages de représentés. Au milieu de tout ça, beaucoup de blancs, de temps morts.

Il faut dire que Debeurme prend son temps, sur plusieurs centaines de pages, pour présenter les personnages principaux. Des écorchés par la vie, qui se protègent comme ils peuvent du monde extérieur, auquel ils ne sont pas forcément adaptés. Et qui, après s’être rencontrés se donnent mutuellement des raisons de vivre.

Le rythme est lent donc, mais Debeurme a su éviter le piège du pathos, de la mièvrerie et, avec tact et sensibilité, a très bien construit de beaux personnages. Cabossés, mais le cœur battant, même en sourdine parfois.

A feuilleter avant d’acheter, c’est parfois plus poétique, et certains accrocheront peu à ce genre de roman graphique. Mais j’y ai trouvé de l’originalité, alors même que les thèmes traités sont, au final, universels.
Note réelle 3,5/5.

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