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Nom série  Game of Crowns  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ça, pour moi, c’est l’exemple même de la fausse bonne idée !

Quand j’ai vu cet album dans la liste des prochaines publications de Casterman, je me suis dit que je ne devais pas le louper. Il me semblait que l’univers de Game of Thrones pouvait servir de support à une belle parodie et le nom de Lapuss’ en qualité de scénariste était du genre à me donner faim (oui, je l’aime bien et j’ai accroché à l’humour qu’il a développé sur d’autres séries).

Mais voilà, à la lecture, j’ai méchamment déchanté. Les gags ne m’ont qu’exceptionnellement fait sourire (un seul m’a, en fait, vraiment plu). La mécanique du gag semble être toujours la même avec une surenchère dans le sexe et le sang. Et c’est peut-être là l’erreur. Rajouter du sexe et du sang à une série qui, par ailleurs, en déborde par tous les trous (si, si), ça ne sert pas à grand-chose, ça ne choque pas… et donc, pour moi, ça ne marche pas.

Côté dessin, pas de grosse remarque à faire sinon qu’il faut bien connaître la série télé pour reconnaitre les personnages (parfois plus facilement identifiables grâce au contexte du gag qu’à leur représentation physique).

Un gros échec à mes yeux. j'aurais pu mettre "bof" mais j'espérais tellement de cette série que je dois bien admettre qu'en vérité, et bien, je n'ai pas aimé.

Nom série  La Légende du héros chasseur d'aigles  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit nous plonge dans une période historique trouble de la Chine, au XIIème siècle de notre ère. La Chine est alors divisée, à moitié envahie et en proie à des hordes mongoles. Ce contexte historique ne déstabilisera pas le lecteur occidental puisque nous pouvons trouver à travers les époques (et notre propre moyen-âge) des contextes similaires, mais les paysages et les coutumes des peuplades changent, ce qui nous garantit tout de même une belle part d’exotisme.

Franchement, en ce qui concerne le contexte général, rien à redire.

Le récit en lui-même est un pur wuxia (roman d’arts martiaux) qui nous offre une aventure avec moults combats fantastiques à la clé. De ce point de vue, la pilule passe plus difficilement de mon côté. Je trouve en effet toujours dommage de devoir en rajouter des tonnes dans les scènes de combat au point d’en perdre toute crédibilité. Mais c’est un genre, et ce genre a ses adeptes (et pas seulement en Chine). Donc, si chez moi ça coince un peu, les amateurs du genre, eux, devraient adorer. A noter d’ailleurs que ce manhua est une adaptation d’une série de romans à succès de Jin Yong, romans qui ont déjà connu des adaptations au travers de différents médias (et qui sont donc sans doute déjà connus de certains d’entre vous).

Paradoxalement, alors qu’il s’agit d’un récit d’aventure, avec beaucoup d’action, le rythme est plutôt lent. L’introduction au récit est assez longue et au terme du premier tome, on a à peine abordé l’enfance du personnage principal. Ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien, mais l’auteur aime musarder en route, nous contant par le détail le sort de divers personnages et prenant le temps de nous présenter chaque protagoniste. Nul doute qu’à terme, cette richesse narrative s’avèrera payante mais, en début de lecture, c’est quelque peu assommant. Honnêtement, je me suis à certains moments senti dans la peau d’un braque juste avant sa promenade en forêt, trépignant devant la porte et aboyant « on y va ? on y va ? on y va ? » alors que son maître prenait grand soin à remonter ses chaussettes avant d’enfiler ses chaussures. Mais, comme je le dis, je suis convaincu qu’à long terme, cette lente mise en place portera ses fruits.

Côté dessin… je suis partagé. Non que celui-ci soit mauvais, bien au contraire ! Mais ce style réaliste ne me semble pas être le plus adéquat pour illustrer un récit qui, en bien des circonstances, ne l’est pas. Je pense en tous les cas qu’un style plus caricatural m’aurait permis de mieux appréhender les scènes de combat. Par contre, quand il s’agit de nous plonger dans une époque et au cœur de peuplades barbares, ça marche franchement bien.

Au final, à titre personnel, je demeure partagé. Ce récit n’est certainement pas inintéressant mais il s’adresse avant tout à un public conquis d’avance. Donc si vous aimez les récits d’arts martiaux se déroulant dans un cadre historique riche, foncez ! Sinon, le caractère excessif des combats et la lente progression du scénario risquent de devenir des obstacles trop importants à la lecture.

Nom série  Vers l'Ouest  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette aventure a été pensée comme une suite possible à ‘la Pérégrination vers l’Ouest’, un roman traditionnel chinois datant du XVIème siècle et qui contait les aventures fantastiques d’un moine au VIIème. Un roman tellement classique en Chine que son histoire, ses personnages et son folklore sont connus de tous… mais pas de moi.

Cette inculture de ma part sera un gros frein en début de récit, le temps que je parvienne un peu mieux à cerner les personnages et les enjeux. Et, soyons clairs, avec la présentation de ces nombreux dieux, démons, chevaliers fantastiques et autres, le premier tiers du premier tome s’est avéré assez indigeste à avaler.

Heureusement, cet aspect était en partie gommé par la qualité du dessin de Zheng Jianhe, un trait fin, soigné et dynamique, rehaussé d’une belle colorisation. C’est vraiment beau à voir et la richesse du trait permet de donner vie à ce monde peuplé de dieux et de démons.

A la fin du premier tome, je n’étais pas spécialement convaincu. L’assez brouillonne mise en place du récit et mon manque de culture quant à l’histoire originale m’ont clairement empêché de pleinement profiter de cette aventure. De plus, le narratif est assez démonstratif dans sa présentation des différents personnages, ce que, à titre personnel, je trouve lourdingue.

Heureusement, le deuxième tome, plus linéaire, m’a tellement plu que j’ai maintenant envie de connaître la suite de cette aventure qui, il faut bien l’avouer, est quand même plutôt bien menée… mais aussi d’en savoir un peu plus sur l’histoire originale.

Au final, si le folklore chinois vous intéresse et si vous aimez les récits de quête initiatique classique (dans le cas présent, un jeune démon-loup est amené à grandir tant en maturité qu’en pouvoir au fil de l’histoire), je vous conseille cette série sans hésitation. Sinon ? Et bien, passez à autre chose car ici la culture traditionnelle chinoise est trop importante pour être occultée par l’aventure.

A noter enfin que bien qu’il s’agisse d’un manhua, cette série se lit dans le même sens de lecture qu’un manga (soit de droite à gauche). A titre personnel, je le regrette un peu (je demeure plus à l’aise avec un sens de lecture identique au sens occidental) mais cela ne constituera certainement pas un frein pour les amateurs de mangas.

A découvrir (et jetez y un œil ne fusse que pour le dessin) et achat conseillé... sous certaines conditions.

Nom série  Catwoman (DC Renaissance)  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai bien aimé les deux premiers tomes… puis mon intérêt pour la série a profondément chuté.

Il faut dire que les deux premiers tomes nous offrent une Catwoman avant tout voleuse. Le scénario n’est pas spécialement axé sur les super pouvoirs de super-héros et de super-méchants. Catwoman y apparaît sous les traits d’une très habile voleuse de haut vol, féline, non dénuée d’humour ni d’humanité. Son petit univers se met gentiment en place, la description de ses coups (dont le fantastique n’est pas absent, loin s’en faut) est bien racontée, et puis…

Et puis bardaf ! Le tome 3 nous offre une histoire avec le Joker à laquelle je n’ai pas compris grand-chose. Le récit jusqu’alors assez linéaire, devient syncopé. On saute d’une histoire à l’autre sans aucun lien réel. Certains chapitres nous sont imposés sans que l’on comprenne trop ce qu’ils viennent faire à cet instant du récit (une peu comme si on vous mettait un épisode dans l’esprit des fêtes de Noël au milieu d’une saison de Game of Thrones, avec guirlandes, grandes scènes de pardon et échange de cadeaux sous le sapin).

J’ai tenu jusqu’à la fin du tome 5. Je n’irai pas plus loin. C’est dommage parce que la série commençait bien et le dessin est vraiment agréable à l’œil (même si parfois changeant entre les chapitres) mais, là, ça ressemble tellement à un fourre-tout sans queue ni tête d’épisodes qui sont en fait issus d’autres récits d’autres personnages à d’autres moments et en d’autres lieux que je n’en ai plus rien à kicker.

Nom série  Hubert Reeves nous explique  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Suite au succès de ‘L’Univers’ (deuxième tome de « La Petite Bédéthèque des Savoirs ») Hubert Reeves et Daniel Casanave se lancent dans un nouveau concept, destiné principalement aux jeunes lecteurs.

Voici donc ‘Hubert Reeves nous explique’ et pour ce premier tome, il explore les voies de la biodiversité. Et, dans l’ensemble, je trouve cet album tout à fait réussi. Le message passe bien. Les auteurs ne prennent pas leurs lecteurs pour des idiots et creusent suffisamment le sujet pour à la fois les instruire mais aussi leur donner l’envie d’en savoir plus.

Au niveau narratif, cela sonne parfois d’une manière artificielle et l’accent est clairement mis sur le caractère didactique du propos… mais comme le-dit propos est traité d’une manière instructive et légère (sans tomber dans la facilité), ce défaut est vite oublié.

Une série que je conseille donc aux parents d’enfants curieux (et déjà quelque peu cultivés), d'autant plus que le dessin de Daniel Casanave, frais, direct et enjoué, est tout à fait adapté à un jeune public.

Nom série  Tango (Xavier/Matz)  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Tango, les éditions du Lombard nous offrent un nouveau récit policier dont l’originalité n’est pas le point fort.

De fait, les personnages, comme l’intrigue, semblent nous avoir été proposés maintes et maintes fois. Du héros baroudeur au grand cœur, tombeur de ces dames, piégé malgré lui mais pourvu de qualités physiques et techniques telles qu’il semble invulnérable à l’ex-petite amie devenue l’ennemie impitoyable (aussi blonde, froide et coupante que la nouvelle amante de notre héros est brune latine et chaude), tous les protagonistes proposés ont des profils bien définis qui nous placent directement en territoire conquis.

L’intrigue ? Le gars se planque parce qu’il s’est tiré avec de l’argent qui ne lui appartient pas… et l’organisation qu’il a plumé le traque jusqu’au fin fond de l’Amérique du Sud. Ca, c’est la ligne directrice, sur laquelle se greffe une deuxième intrigue (du moins dans ce premier tome) qui permet de quelque peu brouiller les cartes.

La cadre de cette aventure est finalement l’élément le plus novateur puisque nous nous retrouvons dans un pays méconnu de l’Amérique du Sud, à savoir la Bolivie (ses hauts plateaux, ses déserts de pierres).

Si vous cherchez un récit policier de type musclé et dynamique.
Si vous n’avez rien contre le fait que les personnages qu’on vous propose sont des stéréotypes du genre.
Si la narration à la première personne d’un héros baroudeur vaguement philosophe vous plait.

Alors foncez. Le dessin est excellent dans ce style réaliste, très lisible et dynamique. Le scénario est classique mais bien foutu. Le découpage est bon. Aventure et sensualité sont au rendez-vous.

… si, par contre, vous êtes en quête de nouveauté… passez directement à autre chose.

Nom série  L'Air de rien  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est gentil, souvent bien observé, parfois réellement anecdotique et rarement irrésistiblement drôle.

Pourtant, je ne suis pas déçu par cet album. Il s’en dégage une certaine légèreté qui en fait sinon une lecture prenante, du moins un instant de déconnection pas désagréable.

Le dessin d’Aude Picault est à l’image de ses histoire : le trait est fin, léger, et dégage une forme de tendresse envers ses personnages. La colorisation souvent pastelle ne fait que renforcer cette impression d’ensemble.

A lire à l’occasion. A ne posséder que si vous aimez l’esprit ‘bobo’ et que vous recherchez une lecture facile pour vous distraire des grands tracas du quotidien en observant les petits tracas du quotidien des autres.

Nom série  L'Été en pente douce  posté le 12/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’origine, il s’agit d’un roman à ranger aux côtés d’autres polars comme « Canicule », par exemple. On y retrouve ce rapport malsain au sexe, cette image de la campagne française dégénérée, primaire et chaude. Toute une ambiance, donc, que Jean-Christophe Chauzy parvient à nous restituer dans son horrible splendeur.

Un con, une inculte et un retardé mental en guise de trio vedette, avouez que c’était dur de faire mieux. Mais Pierre Pelot parvient à en rajouter une couche avec un duo de voisins garagistes dont les talents de négociateurs leur auraient valu en d’autres époques –l’actuelle, par exemple- un poste d’ambassadeur des USA en Corée du Nord et un ami, bête, pervers et méchant en guise d’éléments perturbateurs. Il suffisait déjà d’un étincelle pour faire péter le bazar, alors si on leur fournit quelques hectolitres de carburant, vous ne vous étonnerez pas de l’explosion finale ! La gageure, avec ce genre de personnages, c’est de parvenir à nous les rendre attachants ou, à tout le moins amusants. Et le pari est assez réussi dans l’ensemble. Par ailleurs, Jean-Christophe Chauzy a la bonne idée de s’éloigner de la physionomie des personnages du film (Laffont, Bacri, Villeret, Marchand) pour nous offrir sa propre vision de ces énergumènes. Cela aide à oublier le film au profit d’une redécouverte du récit, une vision moins sombre où l’accent est finalement plus mis sur la bêtise et la méchanceté humaine que sur une succession d’événements menant à l’inéluctable.

Les dialogues offrent quelques répliques inoubliables, d’une bêtise telle que le récit s’éloigne alors du polar pour devenir tranche de vie humoristique (sarcastique) de la campagne française des années ’70-’80. Mais la tension refait toujours surface et nous n’oublions jamais vraiment que nous tenons entre nos mains un récit policier.

Enfin, il y a les couleurs de Jean-Christophe Chauzy. Chaudes, claires, elles illuminent le récit, lui apportant un décalage tout en étant parfaitement raccord avec le thème et l’espace-temps.

Seul bémol : quelques longueurs par ci, par là. Le récit se traine alors quelque peu, et cette sensation est encore accentuée du fait qu’il n’y a pas de réelle surprise dans l’intrigue. On comprend vite vers quoi Pelot a décidé de nous emmener et le final est vraiment celui auquel on s’attendait. Je reste donc sur une note de 3/5 mais si vous aimez ce genre de polar français du début des années ’80, c’est une lecture que je vous conseille. Vous ne serez pas déçus.

Nom série  Love story à l'iranienne  posté le 06/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce recueil de témoignages est intéressant. Il montre une autre facette des préoccupations de la jeunesse iranienne, bien plus terre à terre : la quête de l’amour. En multipliant les interviews, les auteurs multiplient les visions du couple. Cette manière de faire favorise la nuance, tous ne veulent pas la même chose, toutes les Iraniennes ne rêvent pas d’une vie à l’Occidentale mais la plupart souffrent de ne pouvoir exprimer leur amour hors mariage, même d’une manière très chaste, en public. Au-delà de ces réflexions sur l’amour, les deux journalistes essaient également de faire parler les jeunes de politique. Mais on ressent vite que ce sujet n’est pas aussi facilement abordé, par désintérêt (désillusion ?), soit par peur.

Le dessin est simple et très lisible. Son aspect non fini, un peu brut, accentue la sensation pour le lecteur d’avoir devant ses yeux des propos pris sur le vif, non retravaillés. Cette manière de faire accentue le sentiment de sincérité qui se dégage de ces interviews.

Le récit est assez décousu, sans autre fil conducteur que les thèmes abordés (la jeunesse iranienne face à l’amour avant mariage et leur vision du futur du pays). On passe d’un protagoniste à l’autre, d’un couple à l’autre, d’un groupe d’amie à l’autre en laissant à chaque fois les personnages continuer leur route sans jamais revenir prendre de leurs nouvelles. Si cette manière de faire se justifie pour d’évidentes raisons de sécurité, elle frustre un peu le lecteur qui aimerait en savoir un peu plus sur le destin de certains de ces personnages.

Au final, à titre personnel, j’ai bien aimé cet album. Surtout parce qu’il laisse la parole aux principaux intéressés. Et leur manière de voir les choses est parfois très éloignée de notre vision occidentale. C’est un enrichissement pour la réflexion personnelle.

Très certainement à lire.

Nom série  Morgane  posté le 04/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup apprécié cette vision moderne et féministe de la légende des Chevaliers de la table ronde.

La couverture me faisait un peu peur du fait qu’elle est très sombre. Le contenu n’est pas beaucoup plus lumineux mais le ton employé est tellement plaisant, moderne, vivant, drôle et féroce à l’occasion que j’ai fini par m’y habituer. En fait, le dessin est même un des atouts de cet album car, même si la colorisation est très sombre, le style graphique employé apporte son écot dans le sentiment de fraicheur qui se dégage du récit. C’est stylé, gentiment naïf, ce qui vient en parfaite opposition avec le fond.

La narration est excellente et la manière dont Simon Kansara parvient à inverser l'angle de vue sur la légende permet de totalement transformer notre regard sur Morgane.

Un album à découvrir pour son modernisme, son humour et son trait singulier.

Nom série  Kersten, médecin d'Himmler  posté le 04/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Ro, je trouve que les couvertures n’invitent pas vraiment à découvrir le contenu. Le dessin qui nous est proposé à l’intérieur des albums est cependant beaucoup plus classique.

La tranche de vie qui nous est racontée mérite le détour, d’un strict point de vue historique. Elle met à l’honneur le parcours d’un héros méconnu (voire même inconnu) de la seconde guerre mondiale. L’ambiance qui se dégage de la série m’a un peu fait penser à « Il était une fois en France », surtout que le docteur Kersten ne nous est pas présenté comme un pur héros, au début. Ce n’est qu’au fil des pages, au fur et à mesure de ses actions que l’on prend conscience de l’audace et du courage du personnage.

La narration n’est pas mauvaise et le découpage est bien pensé. Les auteurs évitent la simple énumération de faits pour nous proposer un récit fluide et prenant.

Pourtant, malgré toutes ces qualités, je n’ai pas été subjugué. Sans doute la forme très académique de cette bande dessinée l’a-t-elle desservie à mes yeux. Toujours est-il que je ressors de ma lecture en me disant que c’est pas mal du tout mais un peu court pour que je dise « franchement bien ! »

En tous les cas, si vous aimez l’histoire de la seconde guerre mondiale, c’est à lire, et même à posséder !

Nom série  Alpha - Premières armes  posté le 25/08/2010 (dernière MAJ le 03/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après quatre tomes, la série a trouvé son rythme de croisière… mais j’aimerais que la conclusion ne tarde pas trop tout de même.

Ceci dit… Alpha - premières armes s’adresse prioritairement aux lecteurs d’Alpha puisqu’on y retrouve le même personnage au tout début de sa carrière. Il s’agit donc d’un prequel pur et dur, bien dans l’esprit de la série mère avec un complot ignominieux et Alpha qui s’en va jouer au cavalier blanc et solitaire pour rectifier le portrait des vilains méchants.

Le dessin est lui aussi dans la lignée d’Alpha même si un peu moins fin (surtout les deux derniers tomes). Rien de choquant, cependant, et je ne doute pas une seconde que ce style plaira aux lecteurs d’Alpha et à tous ceux qui aiment la collection « Troisième vague » du Lombard.

J’aime Alpha, et je me souviens encore avec nostalgie de ma découverte de la série lorsqu’elle était parue. J’avais été saisi par cette histoire d’espionnage complexe juste ce qu’il fallait pour que je la comprenne sans la trouver simpliste. Ce premier cycle reste un de mes grands souvenirs de lecture dans ce genre de récit d’espionnage. Et le premier tome d’Alpha – premières armes me laissait espérer un récit du même acabit. Le scénario est complexe et les intervenants multiples. A tel point qu’il nous est difficile de savoir qui est dans quel camp. Cette complexité va durer le temps de deux tomes, avec des révélations en cascade. Un personnage que l’on soupçonne dangereux pour Alpha peut très bien se révéler être son principal allié au terme du deuxième tome. Et inversement, des personnages qui nous semblent sympathiques de prime abord se révèlent être des crapules. Dans ce jeu de dupes, le lecteur s’égare facilement et il m’a fallu lire quelque fois ces deux albums pour bien comprendre qui faisait quoi quand et pourquoi, qui était dans le camp des gentils et qui était dans le camp des méchants.

Une fois cet écueil passé, la situation devient plus claire… presque trop. D’un emberlificotage d’intérêts divers et de personnages roublards et menteurs, on passe à une chasse à l’homme. Alpha passe en effet la majeure partie des deux tomes suivants à supprimer plus ou moins proprement mais toujours systématiquement ceux qui l’ont foutu dans la merde. Ces deux tomes soulagent le cerveau après le bouillonnement des deux premiers mais n’offrent que peu de matière.

Sinon, Alpha est toujours aussi grand séducteur et chaque tome propose ses planches de femmes lascives envoutées par le charme du bel espion… au point de perdre à l’occasion toute crédibilité.

En résumé, après un premier tome très prometteur, un deuxième qui, à force de chercher à complexifier l’intrigue, finissait par égarer le lecteur, un troisième qui voyait Alpha commencer à régler ses compte et un quatrième qui le voit remonter la chaine vers les grosses têtes pensantes, j’ai un peu le sentiment qu’on a fait le tour de la question. Une conclusion serait la bienvenue dès le cinquième tome. On aurait alors là une série qui, sans égaler la série mère, resterait bien dans la lignée de celle-ci.

Je reste sur un petit 3/5 et ne conseille l’achat qu’aux grands amateurs d’Alpha.

Nom série  Hedge Fund  posté le 21/01/2014 (dernière MAJ le 03/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Incontestablement, Hedge Fund est le thriller financier qu’il me plait le plus de suivre actuellement.

Le premier tome m’avait marqué par la déconcertante facilité avec laquelle les auteurs parvenaient à nous expliquer des techniques boursières d’apparence complexes. Une spéculation à la baisse est le fil rouge du premier tome et, pour la première fois de ma vie, j’ai compris comment on pouvait se faire de l’argent en achetant des actions alors qu’elles valaient cher et en les revendant alors qu’elles ne valaient plus rien. Au-delà de cet aspect technique, la série vaut également par le fait qu’elle est en phase avec les réalités économiques d’aujourd’hui. Derrière le premier cycle se cache en fait la crise des subprimes. Sous prétexte d’une fiction divertissante, les auteurs parviennent donc à nous expliquer l’ensemble des processus qui ont provoqué un des, sinon le plus grand crash boursier mondial.

Mais attention ! Et c’est bien là que réside la plus grande astuce de la série : ceci est une fiction. Une fiction extrêmement crédible mais avec une dose de divertissement bien présente. Nous suivons des personnages fictifs pris dans des engrenages d’une manipulation à grande échelle et ce récit, s’il s’inscrit dans l’histoire moderne, n’est pas réel… mais incroyablement crédible.

On y découvre l’ascension de Franck Carvale, petit con parvenu qui va grandir au fil des tomes. S'ils nous le présente comme prêt à tout pour réussir, on sent rapidement que les auteurs ont bien décidé de le faire grandir au fur et à mesure de ses déconvenues. Et s’il se montre parfois odieux, on sent bien que le fond n’est pas mauvais. Ce personnage est à la fois notre porte d’entrée dans l’univers de la bourse (comme il n’y connait rien, on apprend avec lui différentes techniques financières, ce qui permet d’intégrer des passages d’explications techniques d’une manière naturelle dans le déroulement du scénario) et le personnage clé auquel le lecteur va finir par s'attacher.

A ses côtés dans le premier cycle, un mentor dont on comprend rapidement que le côté manipulateur ne cache pas que de bonnes intentions. Lui aussi va se dévoiler au fil des tomes, révélant un côté humain et un passé qui justifient ses agissements.

A leurs côtés, de nombreux personnages secondaires permettent d'affiner les caractères de chacun et de relancer constamment le récit.

L’ensemble se lit comme un thriller… mais sans flingues, sans courses poursuite. Tout se passe en coulisses, dans des bureaux. Cela pourrait donner une bande dessinée irrémédiablement statique et bavarde… et pourtant jamais je ne me suis ennuyé. Les auteurs parviennent à régulièrement changer de cadre, l’action est constamment relancée. C’est passionnant, très vivant, odieux et humain à la fois.

La fin du premier cycle aurait pu mettre un terme à la série (donc si vous n’aimez pas, en plus, vous pouvez vous arrêter là sans ressentir de frustration) mais les auteurs ont eu la bonne idée d’enchainer sur un deuxième cycle. J’avoue que je craignais un peu une redite des albums précédents mais, une fois de plus, le scénario a réussi à me scotcher. On oublie l’Occident pour s’enfoncer dans les traficotages africains. Un changement d’univers pour un Franck Carvale qui, progressivement, change de statut. De petit con salopard, il devient une espèce de justicier blanc… que les réalités économiques rattrapent rapidement.

Honnêtement, j’accroche et j’en redemande.

Nom série  Nerval l'inconsolé  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du duo d’auteurs j’avais vraiment bien aimé deux autres biographies consacrées à des écrivains romantiques (Shelley et Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre), pour ne pas les citer), et j’espérais retrouver ici le charme ressenti alors.

Je reste clairement sur ma faim. Non que l’album soit mal réalisé mais c’est le personnage même de Gérard de Nerval qui m’est apparu finalement peu marquant. Alcoolique, il passe la plupart de sa vie à fuir plutôt qu’à construire. Avoir connu la célébrité très jeune aura très certainement été sa malédiction, le reste de son existence se transformant dès lors en une errance en quête d’un nouveau succès… qui ne viendra jamais de son vivant.

Les auteurs parviennent cependant bien à nous décrire ce personnage, et le modernisme tant du trait que de la narration favorisent une lecture dynamique. Mais voilà, malgré ses voyages, malgré ses multiples rencontres, Nerval ne me présente qu’une seule facette : celle d’un artiste en fuite constante. Menteur embellissant sa réalité et alcoolique maladif, il ne m’émeut pas et, au terme du récit, je n’ai pas vraiment envie de lire un de ses écrits.

J’insiste cependant : l’album est soigné, très bien documenté (avec un petit dossier joint qui permet d’éclairer un peu mieux certains passages de la bande dessinée), le trait frais et naïf modernise le personnage, la colorisation illumine le récit. C’est beau à voir, pas désagréable à lire, certainement pas lourdingue… mais jamais je ne me suis dit que Gérard de Nerval devait être un sacré écrivain. Le style naïf employé ne permet peut-être pas de retranscrire avec émotion le caractère tourmenté du personnage. On reste trop dans la légèreté alors que les démons de Nerval le rongent, c’est peut-être là le problème que j’ai rencontré durant ma lecture et qui m’a empêché de ressentir de l’empathie pour le personnage.

Pas mal quand même… mais moins marquant à mes yeux que d’autres biographies du duo.

Nom série  Ursula (vers l'amour et au-delà)  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai vraiment eu du mal à rentrer dans cet album. Il faut dire que l’ouverture est peu passionnante et que l’on tombe rapidement sur deux personnages… qui sont de loin les moins utiles à mes yeux dans cette étude de caractère.

Le thème ? Nous faire découvrir par petites touches le personnage d’Ursula, jeune femme en quête d’elle-même. La structure du récit désarçonne. En fait le découpage nous montre Ursula dans trois contextes. Un contexte imaginaire dans lequel Ursula est accompagnée de deux chevaliers parlant en vieux français (ce sont clairement les passages les plus pellant à mes yeux). Une séquence dans laquelle on découvre Ursula dans sa vie quotidienne (même si là aussi le symbolisme intervient à l’occasion). Enfin, des entretiens durant lesquelles Ursula se confie à ce qui semble être un psychothérapeute. On ne sait trop comment elle est arrivée là et c’est un des ressorts du récit. Chaque contexte apparait l’un à la suite de l’autre dans chaque chapitre. Et chaque chapitre nous permet d’un peu mieux cerner le personnage d’Ursula et de comprendre combien elle s’est égarée en cours de route.

Et progressivement, le charme opère. Ursula se dévoile. Sa sensibilité, son mal-être apparaissent. Cette jeune femme, « qui aime sentir le regard des hommes » et se perd alors qu’elle ne sait même pas ce qu’elle cherche, parvient à me toucher. Bon ! Le fait qu’elle se balade à poil la majeure partie de l’album a sans doute pesé dans la balance mais, au-delà de l’aspect physique de cette barmaid/danseuse/stripteaseuse/prostituée à l’occasion, c’est vraiment la faille qui se dévoile au fil des chapitres qui a rendu ce récit si intéressant à mes yeux.

Le portrait est-il réaliste ? Je ne crois pas. Portrait d’une jeune femme réalisé par un homme, je pense qu’il entremêle des fantasmes typiquement masculins avec des traits de caractères et une sensibilité que l’on imagine plus féminins. Ursula ne sonne donc pas tout à fait vrai même si le personnage semble réellement exister (l’album lui est dédié).

Le dessin faussement approximatif de Fred Bernard apporte une part de naïveté en totale adéquation avec le sujet. Il ne s’encombre pas de fioritures, les décors sont réduits au strict nécessaire, tout est centré sur Ursula. Ce n’est pas ce que j’ai vu de plus beau mais, dans le genre, c’est efficace.

Au final, voilà une lecture que je vous recommande… même s’il faut s’accrocher au début, le charme opérant plus sur la longueur que dans l’instantané.

Nom série  Sunlight  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sunlight, c’est vraiment le récit d’horreur de série B type, à mes yeux. Il est bourré de clichés, de déjà-vu mais accommodés avec talent et maîtrise. Finalement, on se laisse prendre par le récit, on se laisse avoir, on se laisse emporter… car on a la conviction qu’on va obtenir ce pour quoi on est venu : un récit d’horreur fantastique qui vaut plus pour son ambiance et ses personnages (caricaturaux mais on s’en fout, ce sont ceux que l’on attend) que pour l’originalité de son scénario (un peu vide, il faut le reconnaître).

Le dessin convient parfaitement au genre. Malgré le côté sombre de cet univers, le trait reste toujours bien lisible. Les personnages sont bien typés et les décors sont suffisamment précis pour que l’on comprenne où on est… et suffisamment sombres pour que l’on devine ce que l’on ne voit pas.

Le twist final est bien amené. L’habitué de ce genre de récit ne se fera sans doute pas avoir. Les autres ne sentiront pas le coup venir. A titre personnel, je me suis bien dit qu’il y avait un truc bizarre à un moment… mais sans être sûr qu’il s’agissait d’un découpage volontaire ou d’une simple erreur dans le séquençage. Je n’ai donc pas été spécialement surpris… mais j’ai avancé sans certitude. C’est bien là l’essentiel lorsqu’on lit un récit à suspense.

Une bonne pioche. Certainement à emprunter, voire même à posséder si vous êtes amateurs du genre et que relire un récit à suspense en ayant la solution finale (et donc avec nettement moins de suspense, du coup) ne vous refroidit pas.

Nom série  Souterrains  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange récit que celui-ci. La couverture nous aiguille vers un récit fantastique mais le début de l’histoire nous plonge dans une très réaliste lutte sociale. L’élément fantastique n’apparait que plus tard, et le récit prend alors un premier virage… avant d’en prendre un second, encore bien plus surprenant même si cadrant bien avec cet univers de mines. Je ne vous en dirai rien, ce serait gâcher votre plaisir.

Romain Baudy confirme en tous les cas qu’il aime les milieux anxiogènes propices à la claustrophobie. Après son histoire de sous-marins dans « Pacifique », il nous entraîne en effet au fond d’une mine. Son récit est étonnant et bien construit. J’ai aimé être surpris par les chemins empruntés. Ceux-ci nous baladent d’un genre à l’autre. L’étrange est au rendez-vous même si finalement assez classique. L’originalité se trouve donc plus dans le mélange des genres que dans les rebondissements du scénario.

Au-delà de l’aventure, Romain Baudy développe également une réflexion sur le statut social du mineur, l’industrialisation et la mécanisation du travail et le rapport entre riches et pauvres, maîtres et esclaves. Ce n’est pas essentiel, ces réflexions ne pèsent pas sur le récit (elles s’imbriquent on ne peut plus logiquement) mais cela apporte à l’ensemble une dimension supplémentaire bienvenue.

Le dessin,… j’aime beaucoup. Un trait semi-réaliste, caricatural pour les visages des personnages, net et précis pour les décors. C’est le genre de dessin dans lequel je plonge facilement lorsque je lis une bd. Il est beau à voir, ne nécessite pas que l’on s’y attarde en première lecture pour comprendre de quoi il s’agit mais invite à s’y attarder en deuxième lecture pour le plaisir d’y remarquer tel ou tel détail.

Au final, sans que je puisse parler d’un indispensable, Souterrains m’a bien plu. C’est un album distrayant, avec beaucoup d’aventure mais aussi de la profondeur. Je pense que je le relirai avec plaisir, d’où mon conseil d’achat.

Nom série  Flash Rebirth  posté le 29/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à Wonder Woman Rebirth, qui reprend l’histoire de l’intrépide amazone depuis le début, Flash Rebirth s’inscrit dans la continuité de la série. Il vaut donc mieux un peu connaître le background de l’homme qui court plus vite que la lumière pour appréhender cette nouvelle série mais même si vous ne connaissez que les grandes lignes du pédigrée du personnage, cela devrait être suffisant pour aborder ce récit (d’autant plus qu’une introduction permet de bien faire le point de la situation avant d’entamer les hostilités).

Le récit est plaisant à suivre… mais pas révolutionnaire. Pas de grosse surprise au rendez-vous pour ce premier tome et on retrouve les caractéristiques principales des aventures du personnage (univers parallèles et force véloce en tête, bien entendu).

Le dessin est clair et très lisible. Dans son genre, je le trouve bien fait et moderne même si j’aurais parfois aimé plus de finesse dans l’encrage.

Si vous êtes fan du personnage, foncez ! Cette série semble promise à devenir un bon cru du Flash. Si, par contre, vous ne connaissez que peu ou prou Flash, je vous conseille de d’abord vous contenter d’un emprunt, histoire de vérifier que ces histoires de mondes parallèles et de leurs interactions peuvent vous accrocher… et de commencer la découverte de cet univers avec de plus anciens albums (Flash – la légende ou Flash anthologie, par exemple). Flash rebirth promet en tous les cas une lecture divertissante et peut être attaqué par n’importe quel lecteur. Les plus anciens profiteront juste un peu mieux de cet univers déjà bien développé.

Nom série  Petite maman  posté le 28/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite maman est un récit dur et poignant qui traite du sort des femmes et des enfants battus. Au-delà des séquelles physiques, c’est bien au niveau du traumatisme psychologique que s’attarde Halim dans cette fiction qui prend la forme d’une psychanalyse reconstructive.

L’introduction est, d’un strict point de vue narratif, peu claire. Ce n’est pas bien grave mais, dans un premier temps, je n’ai pas trop compris le lien qui existait entre ce procès introduit contre une éducatrice, assistante sociale ou autre (ce n’est pas clair de ce point de vue non plus) et l’histoire de Brenda. Il m’a fallu un peu de temps pour raccrocher les wagons, d’autant plus que Brenda est dessinée comme une enfant lors de ses rencontres avec son thérapeute alors qu’elle déclare avoir 29 ans. Mais passé cette étape, j’ai été pris par ma lecture. Et au fil des pages, le fait d’avoir dessiné Brenda de la sorte prend tout son sens. J’ai trouvé le procédé finalement extrêmement pertinent, même si déroutant dans un premier temps.

L’histoire de Brenda et de sa mère est l’exemple parfait du couple femme-enfant battus, victimes des pressions et du chantage affectif effectué par un conjoint/beau-père, parfait connard… dont je me demanderai toujours comment ce modèle peut si souvent séduire la gente féminine (de ce point de vue, l’album n’apporte pas de réponse… si tant est qu’il en existe une).

Le récit s’articule comme un long crecendo dans l’horreur, avec une enfant de plus en plus détruite. Enfermée dans son rôle de mère de substitution pour sa propre mère puis pour son demi-frère, battue, humiliée par un beau-père alcoolique et crétin (à ce niveau-là de connerie, l’alcool n’explique pas tout), elle ne peut évoluer. Alors ne parlons pas de s’épanouir !!! Le destin tragique de Brenda touche, même s’il rappelle celui de tant d’enfants battus. Il n’a rien d’exceptionnel… et quelque part, c’est sans doute ce qui effraie le plus.

Le passé de Brenda choque, bien entendu, mais le travail de reconstruction au travers de sa psychanalyse marque encore plus à mes yeux. Il faudra à la femme accepter les faits et gestes de l’enfant qu’elle était, se pardonner pour enfin pouvoir aller de l’avant. C’est bien expliqué, lentement détaillé et cet album met finalement bien en avant le rôle du thérapeute dans ce type de situation.

Cet album est donc bien fait. Touchant dans sa dimension humaine, il explique le rôle et l’utilité d’un suivi médical dans ce genre de circonstances. Le fait qu’il s’agit d’une fiction permet de regrouper en une seule histoire de nombreux aspects récurrents du problème des femmes et enfants battus. C’est certainement à lire si ce type de sujet vous intéresse, d’autant plus que le dessin de Halim est agréable à l’œil. Un trait simple et expressif, pas toujours très précis, mais qui véhicule une émotion, une sensibilité qui cadrent bien avec le thème de l’album.

A ne posséder que si vous aimez lire et relire des récits déprimants (note pour Stéphanie (elle se reconnaîtra) : oui, tu peux l'acheter pour la bibliothèque, ça casse bien le moral).

Nom série  Green Blood  posté le 19/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce western violent... qui ne commence pas vraiment comme un western, d'ailleurs.

Tout d’abord pour son dessin. Vraiment très beau dans ses décors et truffé d’images d’Epinal. Les personnages prennent la pose plus souvent qu’à leur tour (sans spécialement ralentir l’action, ce qui est un réel exploit) pour de grandes illustrations qui ont de la gueule. Mais ce qui m’a surtout marqué, ce sont ces décors très riches qui auraient à mes yeux bien souvent mérité un autre format que celui, réduit, du manga.

Ensuite vient l’histoire. Un récit d’amour fraternel et de vengeance assez classique construit en deux temps. La première partie nous emmène dans le New-York des débuts, avec des gangs rivaux, de la misère et une approche quasi-historique de la problématique de l'immigration de populations dénigrées pour leurs croyances et leur culture. Les catholiques Irlandais d'hier n'étaient finalement pas si éloignés des musulmans du Moyen-Orient d'aujourd'hui. La seconde partie est développée à la manière des westerns spaghetti de la grande époque. L’amateur du genre trouvera des références appuyées à des films comme « Le bon, la brute et le truand », « Il était une fois dans l’Ouest » ou encore « Django ». On pourrait presque parler de plagiat… si ces références n’étaient justement aussi appuyées, montrant par là même que l’auteur cherche avant tout à rendre hommage aux films qui l’ont marqué.

Enfin, la galerie de personnages, elle aussi très classique, s’avère efficace. On s’attache facilement au frère naïf et honnête tout autant qu’à l’aîné, faussement désinvolte et tueur implacable.

Reste le côté surjoué, propre au manga, pour tempérer un peu mon enthousiasme. Les personnages ont dû gagner un abonnement chez Basic-Fit le temps que l’auteur écrive ce manga tant leur masse musculaire semble croître au fil des tomes pour finir aussi « baudruchés » qu’un Schwarzenegger au sommet de sa gonflette. Les scènes de massacres sont elles aussi trop énormes pour vraiment me convaincre.

Heureusement, dans mon cas, les qualités ont su me faire oublier les défauts de cette série. J’ai lu l’ensemble des tomes en un jour, preuve que j’étais pris par ce récit. Une note de 3/5 pour un « pas mal » enthousiaste.

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