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Nom série  Thoreau - La vie sublime  posté le 26/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette biographie en bande dessinée, j'ai découvert la vie d'un philosophe américain du 19e siècle dont je ne connaissais rien et dont le discours se révèle étonnamment moderne. Tel qu'il est présenté dans cet ouvrage, j'ai l'impression que s'il avait vécu de nos jours ce fameux Thoreau aurait été un altermondialiste convaincu, un militant engagé en tout cas. Avec son histoire et le récit de ce qu'il se passait au niveau politique et de la part des abolitionistes avant la Guerre de Sécession américaine, j'ai découvert beaucoup de choses que je ne savais pas.
Instructif donc... Mais hélas aussi assez ennuyeux.
La façon dont cette vie est racontée ne m'a franchement pas enthousiasmé. Ce sont des bouts de vie, quelques moments pas toujours clé, une vision superficielle qui interdit de s'attacher au personnage. Le dessin ne m'a pas tellement plu non plus. Je le trouve sans détail, avec un léger goût d'inachevé dans les traits. Il est quelque part à mi-chemin entre le réaliste pur et dur et l'épure et cela ne me contente pas.
Cette lecture ne m'a donc pas enthousiasmé même si elle m'a appris pas mal de choses sur un personnage et une époque que je ne connaissais pas.

Nom série  Jeanne la Pucelle  posté le 24/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais pas pourquoi, quelque chose dans le ton de cette BD historique ne m'a pas convaincu.

Graphiquement, j'apprécie le trait moderne et maîtrisé de son dessin mais par contre je n'aime pas la colorisation que je trouve trop informatique. Je trouve qu'elle assombrit l'ensemble et le rend moins lisible. Cela vient aussi, je pense, de l'encrage qui est conservé un peu charbonneux, affectant la clarté et le contraste du dessin à mon goût.

A vrai dire, découvrir la vie de Jeanne d'Arc, de sa naissance à sa mort, ne me passionnait pas trop car j'en avais déjà lu pas mal de visions, notamment dans l'excellente série Le Trône d'argile même si elle n'en est pas l'héroïne principale. Et ce n'est pas un personnage historique que j'apprécie tant je soupçonne de grosses manipulations politiques et religieuses entourant son action. Mais pourquoi pas si l'histoire est bien racontée ?
Et il faut dire qu'elle ne l'est plutôt pas mal, avec un certain modernisme et en rendant la jeune Jeanne assez attachante.

Par contre, l'intervention divine manifeste et l'intégration du fantastique religieux dans le récit m'a laissé circonspect. De ce fait, la crédibilité historique du récit est affecté et je n'ai pas su comment l'appréhender : comme une manière de dire que oui, Jeanne d'Arc a été un instrument de Dieu contre les mauvais Bourguignons et Anglais ? L'histoire telle qu'est racontée me donne une impression de manichéisme avec plein de méchants partout et l'envoyée de Dieu qui va se sacrifier pour le bien de tous. J'ai du mal à accrocher à ce message.

Malgré ces reproches, cela reste une BD plus ou moins historique de qualité dont je n'en déconseille pas la lecture mais je ne l'achèterais pas.

Nom série  Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle  posté le 24/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'apprécie le graphisme de Brüno et son style clair et épuré. J'étais aussi curieux de lire ce récit sur l'esclavage aux personnages visiblement originaux au vu de la couverture.
J'y ai découvert une histoire intéressante mais dure et un peu trop cruelle à mon goût.

J'ai été un peu décontenancé par l'aspect fantasmé de certains personnages et décors, comme l'Afrique que j'ai eu bien du mal à reconnaitre. Malgré de nombreux éléments historiquement réalistes, j'ai compris qu'il fallait donc y voir une simple fiction parfois assez outrancière.

Le scénario est original mais je n'ai pas trop accroché à sa dureté pas plus qu'au personnage principal. Même si l'intrigue est crédible, il est difficile d'apprécier une telle haine et de telles actions meurtrières de la part des protagonistes, héros et capitaine pirate en tête. Il restait cependant l'originalité de l'intrigue pour m'intéresser ainsi que la curiosité de savoir où l'auteur et les manigances d'Atar Gull allaient nous mener.
Et comme le tout est bien raconté par le dessin et la narration graphique de Brüno, j'ai quand même assez apprécié ma lecture.

Nom série  Un peu de bois et d'acier  posté le 24/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

A la base, je n'étais pas trop convaincu par l'idée de cette BD. Je savais que Chabouté était capable de raconter des histoires assez fortes avec une narration muette comme Construire un feu et Tout seul. Mais à titre personnel, je tombe difficilement sous le charme d'une bande dessinée dont je tourne les pages à toute vitesse. Et les histoires muettes, aussi travaillées soient-elles, ont souvent tendance à m'ennuyer.

Aussi est-ce avec circonspection que j'ai entamé cette lecture, passant assez rapidement les premières pages sans être touché par ces images récurrentes d'un banc vide, de passants qui passent, de gens qui s'arrêtent et repartent... Passionnante la vie d'un banc...

Mais malgré mes appréhensions, j'ai fini par tomber sous le charme et l'émotion de cet ouvrage. Au travers de ce banc et de ceux qui s'y assoient, on va découvrir des moments touchants, heureux ou tristes, des moments d'un humour assez fin, des histoires qui s'étirent sur des mois ou des années. La narration muette ne m'a pas toujours permis de tout comprendre en détails, mais l'essentiel passe et présente plusieurs moments vraiment forts. Quelques-uns sont assez prévisibles mais passent bien quand même.

Bref, un très bel exercice narratif sur une idée pourtant pas si facile au départ.

Nom série  Aama  posté le 22/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Immanquablement, je croyais lire avec Aama une bande dessinée proche de Lupus du même auteur, à savoir un récit ayant un cadre de science-fiction mais nettement plus tournée vers une histoire intime, un roman graphique avec les étoiles pour décor. Mais Aama est une véritable histoire de science-fiction même si, comme toujours avec Frederik Peeters, la vie privée, familiale et amoureuse des héros a une très grosse importance.

Aama, c'est l'histoire d'un homme, Verloc, dont la vie est en train de tourner au fiasco total, ayant perdu sa femme, sa fille et son argent, qui est retrouvé par son frère, Conrad, qui, lui, a réussi. Ce dernier est devenu agent spécial pour une firme ultra-puissante qui l'envoie en missions plus ou moins claires de planètes en planètes. Pour aérer l'esprit de son frère paumé et peut-être pour d'autres raisons, Conrad l'emmène alors avec lui dans sa nouvelle mission, à l'autre bout de la galaxie. Sauf que cette mission est nettement plus difficile qu'il l'imaginait et qu'elle va avoir un impact affectif très fort sur Verloc.

L'intrigue mêle deux trames narratives. D'une part, il y a le "présent", avec l'aventure de science-fiction et d'action que mènent les deux héros, leur garde du corps robotique et ceux qui les accompagnent. D'autre part, il y a le "passé", avec le récit des problèmes intimes et familiaux de Verloc, sa jeunesse avec son frère, son histoire amoureuse, les problèmes avec sa fille. Et tout cela se recoupe peu à peu pour donner davantage de corps au récit du "présent".
Le tout se déroule dans un décor futuriste entre anticipation catastrophiste et planet-fantasy. C'est réaliste, un peu sombre mais crédible et bien foutu. C'est un décor intéressant, réfléchi, qui là aussi donne encore plus d'intérêt aux évènements relatés dans cette série.

Le graphisme est celui d'un Frederik Peeters de plus en plus exercé à représenter des personnages aux traits très personnels, atypiques. Je ressens un certain aspect organique à ce dessin même quand il représente de simples décors et paysages. Je le trouve un peu dérangeant et je n'y accroche pas tellement. Notamment, je n'arrive pas à me sentir proche des personnages masculins car je les trouve un peu... pas laids mais faits de telle sorte qu'ils me rebutent un peu. C'est difficile à exprimer. Mais cela ne retire en rien à la virtuosité manifeste du trait de cet auteur dont j'apprécie malgré tout l'univers graphique et la personnalité.

Malgré ce trouble que m'apporte le dessin, j'ai beaucoup aimé le scénario et la forte densité des albums tant en nombre de pages qu'en contenu narratif et émotionnel. Arrivé à la fin du second tome, j'ai hâte de lire la suite.

Nom série  Carnage à la tronçonneuse  posté le 20/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis très circonspect après avoir fini ce manga. Je suis circonspect parce que j'y ai trouvé un dessin de très bonne qualité et une narration presque impeccable mise au service d'un scénario... louche...

L'histoire, c'est celle de Fumio, une jeune lycéenne introvertie. Un jour que son petit ami la trompe avec une nouvelle venue et que sa meilleure amie se fâche avec elle, elle décide de se venger d'une manière radicale : elle va massacrer celui qui l'a trahie et tous ceux qui se mettront en travers de sa route à la tronçonneuse. Oui car son grand-père américain lui a appris l'art du combat martial à la tronçonneuse.

Loufoque ? Et encore je ne vous parle pas des vies antérieures, de l'effet papillon et des extraterrestres...
Gore ? Même pas car à part des éclaboussures esthétiques de sang et la suggestion de corps coupés, on ne voit rien de concret de ce fameux massacre.
Effrayant ? Pas du tout, on n'y croit pas une minute.
Malsain ? Pas mal oui, car il faut avoir l'esprit malsain pour mettre ainsi en scène sur de longues pages le massacre de tout un lycée de manière aussi gratuite.
Drôle ? Un tout petit peu quand on prend la lecture au second degré et qu'on se moque de ses idées fantastiques ou de science-fiction incongrues.

Mais à part ça, je ressors quand même très perplexe de cette lecture qui en fait ne m'a pas fait rire, dont je n'ai pas compris l'éventuel message et qui ne m'a fait ressentir qu'un léger étonnement et un rejet assez manifeste de l'idée qui semble l'étayer. Je serais même tenter d'en déconseiller très fortement la lecture à des adolescents influençables car le second degré dont il pourrait potentiellement faire preuve n'est vraiment pas évident à mes yeux.

Nom série  L'Homme qui n'existait pas  posté le 20/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une fable moderne sympathique et bien faite mais un peu courte à mon goût.

Amateur de fantastique, j'ai apprécié le début de cette histoire aux accents proches du Passe-muraille ou de La Belle Image du même Marcel Aymé et d'ailleurs adapté lui aussi par Cyril Bonin. Il m'a aussi rappelé le scénario de la bande dessinée Monsieur Khol dans l'idée. J'étais curieux non pas de comprendre ce qui arrivait au héros mais surtout de voir ce qu'il allait faire, s'il allait profiter des quelques avantages amenés par sa situation.

Mais au lieu de prendre le chemin d'un récit seulement fantastique, l'auteur choisit une voix plus psychologique, plus philosophique. Il amène son personnage et le lecteur à s'interroger sur ce qui forme la réalité de la vie et la consistance d'une âme humaine. La rencontre du héros avec la jeune actrice prend alors sens et intérêt.

Bref, ce fut pour moi une agréable lecture, mais je dois quand même avouer que j'ai trouvé la fin trop abrupte et un peu trop convenue. Je m'attendais à davantage de développements, d'originalité, ou au moins à un épilogue permettant de ne pas s'arrêter aussi net. Du coup, je reste un petit peu sur ma faim même si c'est une plutôt bonne bande dessinée.

Nom série  Succube  posté le 19/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le premier tome ne m'avait pas trop convaincu mais j'étais curieux de connaître la suite. Malheureusement, le second et dernier tome se révèle à la fois beaucoup trop prévisible et surtout presque ridicule sur la fin quand le fantastique tourne au grotesque et à la facilité.

Le dessin ne m'a pas tellement plu non plus. La succube est charmante, certes. Mais par contre, l'ensemble du graphisme manque de maîtrise à mon goût et surtout les personnages masculins se ressemblent beaucoup trop. Je les ai largement confondus au début du récit.

L'intrigue était relativement intéressante pour le premier tome même si elle ne présentait pas beaucoup d'originalités. J'ai tout de même trouvé que le récit mettait longtemps à se mettre en place, avec notamment certaines séquences que j'ai trouvées bien inutiles.
Pour le second tome, cependant, je trouve que le scénario tourne au médiocre. D'une part, il affiche de manière encore plus claire les coïncidences et facilités qui entachaient déjà le début du scénario. Et d'autre part, comme dit plus haut, il tend vers le n'importe quoi quand vient la confrontation tellement attendue (dans le sens prévisible du terme).
Aucune ambiance n'arrive à s'installer et j'ai même ressenti un certain ennui.

Des clichés trop convenus, des facilités scénaristiques un peu pénibles, un graphisme peu convaincant et un final un peu risible, autant dire que je ne suis pas tombé sous le charme de la succube.

Nom série  Pablo  posté le 19/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce n'est qu'en découvrant l'autocollant sur la couverture du second tome que j'ai appris que cette série que je venais d'emprunter au hasard portait sur la vie de Pablo Picasso. Le seul titre et la couverture ne le laissaient en effet pas deviner tout seul. Du coup, craignant qu'il s'agisse d'une biographie classique comme on en trouve beaucoup en bande dessinée, j'avais l'appréhension de lire un récit qui, aussi détaillé ou instructif qu'il puisse être, allait risquer de m'ennuyer un peu.
Mais j'ai trouvé en Pablo une biographie très vivante donnant vie et poésie avec beaucoup d'émotion et de beauté au Paris du tout début du XXe siècle.

Pablo poursuit deux parcours narratifs. Il y a d'une part la vie de Pablo Picasso lui-même à partir de sa première arrivée à Paris avec d'autres artistes espagnols puis sa rencontre avec les poètes Max Jacob et Guillaume Appolinaire et son séjour au Bateau-Lavoir, ce refuge d'artistes dans le quartier de Montmartre. Et d'autre part, il y a la vie de celle qu'on connaîtra plus tard sous le nom de Fernande Olivier et qui deviendra la compagne et la muse de Picasso pendant plusieurs années.

L'histoire n'est pas présentée du tout comme une suite d'évènements chronologiques et de faits historiques. C'est plutôt un roman graphique mêlant vie privée, carrière artistique, frasques de jeunes adultes rebelles et romances amoureuses. A priori, j'ai le sentiment que tout ce qui est raconté est rigoureusement authentique sur le plan historique et vis-à-vis de la biographie des personnages, mais je n'ai jamais eu l'impression de lire une biographie ennuyeuse, plutôt une aventure humaine belle et prenante.

J'ai beaucoup aimé la façon dont les auteurs donnent vie à la ville de Paris et au Montmartre du début du siècle dernier. On y sent un grand engouement plein d'espoir et d'esprit artistique. Le tout est en outre agréablement mis en image et surtout j'ai trouvé les couleurs très belles.
J'ai été transporté dans l'ambiance de l'époque qui, malgré la pauvreté et l'âpreté de certaines conditions de vie, m'a presque donné envie d'y être et de vivre tout ça avec Pablo et les artistes qui l'entourent.

Nom série  L'Île de Puki  posté le 17/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Île de Puki prend la forme d'un récit fantastique, mêlant fabuleux et onirique, dont la trame de base est finalement assez classique. C'est l'histoire d'une jeune fille qui se réveille, amnésique, sur une île étrange et merveilleuse, où elle apprend qu'elle n'a qu'un moyen de retrouver la mémoire et de quitter les lieux : réparer un 'totem' mécanique à l'aide de pièces détachées qu'elle trouvera au cours d'épreuves jusqu'à atteindre la pièce finale, le mythique Coeurâme.

La trame fantastique retrouve par moment de vraies ambiances de jeu vidéos, visuellement d'une part mais aussi avec les épreuves et les ennemis à éviter pour obtenir des trésors successifs. On y trouve aussi quelques ingrédients rappelant l'univers de Miyazaki, notamment dans l'aspect visuel de Shoda, créature rappelant fortement le Shishigami nocturne de Mononoke Hime.
Le graphisme pour sa part me fait fortement penser au style graphique ensoleillé des éditions Ankama, elles aussi spécialisées dans les jeux vidéos et l'animation avec une forte influence manga. Le trait manque cependant régulièrement d'assurance et de rigueur, avec des anatomies un peu changeantes. Cela n'impacte cependant pas la lecture et les planches sont plutôt belles dans l'ensemble.

L'histoire n'est pas très surprenante malgré tout le mystère qui l'entoure, mais elle est entraînante. Quand on a déjà joué à certains jeux vidéos et lu de nombreux ouvrages fantastiques ou des bandes dessinées du type de La Confrérie du crabe, on devine assez vite les clés de l'énigme de ce monde étrange. Mais la lecture est fluide, bien construite et la fin, qui vient au bout de deux tomes évitant une série à rallonge, m'a quand même agréablement surpris en prenant un chemin que je n'avais pas prévu.
Cette lecture n'a pas été marquante pour moi mais elle est de bonne facture, agréable et visuellement belle.

Nom série  Axel Rock  posté le 14/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Le tout début de cette série m'a fait espérer le meilleur la concernant. J'ai en effet beaucoup apprécié l'ambiance déjantée dont elle fait preuve, et notamment les passages avec les vieux invocateurs de démons ou ceux dans le cadre scolaire des enfants. Et je me disais qu'avec un tel décor, si on partait vraiment sur une histoire de jeunes qui vont devenir des stars du rock, il y avait de quoi faire de l'original et du très drôle.

Malheureusement, en guise de musique rock, les auteurs utilisent ce prétexte pour présenter un récit de... combats de science-fiction. Les héros apprennent en effet très vite que leurs dons musicaux leur fournit le "feu sacré", pouvoir magique de combat leur permettant de participer à des tournois qui sont de vrais batailles rangées à coups de super pouvoirs explosifs sortis du chapeau, ou plus précisément des guitares des combattants. Ils vont aussi ainsi pouvoir combattre les méchants et participer à des missions de sauvetage et d'infiltration.
Quel est le rapport avec la musique ? Juste que les armes sont des instruments de musiques et que les pouvoirs magiques ont des noms en liens avec le monde musical.
Si c'était pour simplement faire une énième resucée de shonen type Hunter X Hunter et autres Yu-Gi-Oh !, pourquoi s’embarrasser d'un faux cadre musical ? Parce que c'est plus drôle ? Bof. Parce que c'est plus original ? Si l'aspect musical avait vraiment eu sa place dans ces combats, pourquoi pas, mais là non.
A vrai dire, tous les passages dans l'espace et dans le cadre de la science-fiction m'ont tout simplement ennuyé. Pourtant je suis amateur de SF, mais là c'est juste de l'aventure pour jeunes lecteurs vue et déjà vue avec son lot énorme de facilités et de clichés.

Dommage parce qu'il y avait pas mal de bonnes idées que ce soit dans les personnages ou dans l'idée de base de ces enfants auquel un démon un peu fantasque accorde le droit de devenir des supers stars du rock...

Nom série  Panier de singe  posté le 12/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Décidément, je n'accroche pas à l'humour du duo Ruppert et Mulot. Ma première découverte de leur univers très particulier avec Safari Monseigneur il y a quelques années m'avait fortement rebuté. Depuis je m'y suis fait un peu, avec des hauts comme notamment La Maison Close, excellent collectif orchestré par eux, et des bas comme Irène et les clochards, mais je n'arrive toujours pas à trouver drôle leur humour bien à eux.

Je salue pourtant leur originalité. Que ce soit dans le ton mais aussi pour cet ouvrage dans la narration, avec quelques expériences oubapiennes assez notables, il y a une vraie personnalité et une approche surprenante de la BD et de l'humour.
Mais je n'aime pas.

Pourtant un mélange d'absurde, d'humour noir et de politiquement incorrect aurait pu me plaire, ce sont trois styles d'humour auxquels j'accroche. Mais il y a ici une dose de malsain qui me refroidit complètement. Les gags volontairement choquants ne sont pas l'un des meilleurs moyens de me faire rire. Il y a en outre une ambiance et un état d'esprit dans cet ouvrage et dans les dialogues et comportements des personnages que je n'aime pas.
Ce n'est pas ma came.

Nom série  Piège nuptial  posté le 11/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Piège nuptial est un bon scénario à suspense sur une histoire assez originale, celle d'un homme kidnappé par une communauté perdue au fin fond de l'Australie pour servir de mari et de père à une femme de caractère. Hormis l'aspect imposé de la chose, ce séjour et ce mariage forcés pourraient s'avérer plus ou moins acceptables à la longue s'il n'y avait pas en plus le père de la "mariée" qui impose une loi tyrannique, dangereuse et injuste sur son domaine et sur son gendre.

C'est une lecture prenante et bien mise en images par Christian de Metter. Son style graphique accentue le réalisme de l'ensemble et une certaine laideur humaine des personnages.
C'est un récit qu'on ne lâche pas dans l'attente de son inévitable dénouement qu'on espère heureux. C'est une histoire un peu à la "Misery" de Stephen King où l'on croise les doigts pour que le héros parvienne à s'échapper de l'enfer qu'on lui impose.

Ceci dit, j'ai ressenti un peu moins d'émotion et d'envie avec cette bande dessinée que lors de la lecture de ce roman justement. Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal. De même, moi qui suis amateur de communautés coupées du monde et de coins perdus, surtout s'ils sont désertiques comme l'outback australien, je n'ai pas été charmé par les lieux dépeints par De Metter, probablement du fait de choix de couleurs que je trouve assez peu agréables.
Le scénario, aussi prenant et bien réalisé soit-il, m'est aussi paru un peu trop linéaire. Et quand j'en suis arrivé au bout, j'ai eu l'impression qu'il se résumait finalement trop rapidement et qu'il ne s'était passé que bien peu de choses.

Ce fut pour moi une bonne lecture, divertissante et prenante, mais je ne suis pas particulièrement tombé sous son charme et ce n'est pas vraiment mon style de bande dessinée préféré.

Nom série  En silence  posté le 08/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est assez étrange. Je trouve qu'elle a une vraie personnalité et une âme tant graphique que sur le fond du récit. Mais elle est aussi très difficile à capter et se termine sans m'avoir permis de comprendre où elle voulait aller et ce qu'elle voulait dire au final. Bref, elle est un peu incompréhensible mais elle dégage une certaine émotion.

J'ai apprécié son graphisme très coloré. Tout se joue sur le mélange de couleurs fortes et souvent chaudes, mais aussi sur des courbes très aquatiques, très vivantes. C'est un dessin qui dégage du sentiment, un style un peu impressioniste dans le sens où la rigueur du trait et des anatomies passe au second plan par rapport à un certain ressenti que l'auteur cherche à faire passer. Du coup, ce n'est pas toujours très beau, mais c'est un style chaleureux et accrocheur et parfait adéquation avec l'introspection dans les sentiments et sensations humaines qu'est ce récit.

Car le récit est un peu bizarre comme dit plus haut. C'est l'histoire d'une descente en canyoning dans un endroit qui pourrait être la Corse mais on s'en fiche. Mais c'est une aventure sportive et familiale qui prend très vite des allures oniriques avec la nature et l'eau qui semble prendre vie, un terrain aquatique aux dimensions variables, prenant régulièrement la forme d'un labyrinthe de cours d'eau et de grottes où il est facile de se perdre. Et c'est dans ce dédale naturel que les protagonistes et surtout une femme vont plonger au coeur d'eux-mêmes à coups d'émotions positives et négatives.
Un peu psychanalytique tout cela, et je n'ai pas toujours été convaincu. Je n'ai surtout pas été convaincu par la toute fin parce que je ne l'ai pas comprise. Je ne suis pas sûr du choix fait par l'héroïne ni de la particularité de sa situation des années plus tard.
J'ai malheureusement refermé l'album sur un sentiment mitigé de "tout ça pour quoi au final ?".

Alors c'est une lecture pleine d'émotions et qui retranscrit bien des sensations d'excitation, d'amusement dans l'eau, de peur ou d'abandon, mais je n'ai pas réussi à être touché par son message qui m'est resté abscons.

Nom série  Un printemps à Tchernobyl  posté le 05/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant d'entamer ce livre, on se dit qu'on y verra de belles images. Emmanuel Lepage est un grand dessinateur, un grand peintre, et sa rencontre avec un endroit aussi particulier et si esthétique que Tchernobyl ne pouvait que lui apporter des images grandioses et fortes.
On se dit aussi qu'on y verra la mort. Qui ne connait pas les photos de la ville fantôme de Pripyat et du sinistre sarcophage de Tchernobyl ? Qui ne sait pas que la Zone est une région entièrement abandonnée par les hommes ? Qui n'a pas lu les témoignages et enquêtes sur la catastrophe, l'évacuation des habitants, le combat suicidaire des liquidateurs, les morts sur le moment, quelques semaines après et les cancers des années durant ?
Et on se dit enfin qu'on y verra peut-être un pamphlet contre le nucléaire. L'auteur y va en effet avec un groupe d'artistes, motivés par l'aide aux victimes de la catastrophe et la dénonciation des dangers de l'atome.
Bref, avant de lire cet ouvrage, on se dit, et je me disais, que c'est une oeuvre peut-être belle, instructive et forte que l'on va lire mais aussi probablement une oeuvre sinistre, sombre et angoissante.

Au lieu de cela, c'est la vie que j'ai découverte dans cet ouvrage.

Les premières pages de l'album prennent directement à la gorge avec la lecture des témoignages dramatiques et poignants des hommes et femmes qui ont subi directement la catastrophe à l'époque.
Puis vient le sujet de l'appréhension, l'appréhension de l'auteur lui-même qui, durant des mois, prépare son voyage, hésite à véritablement y aller, écoute les conseils de ceux qui l'entourent et lui disent que c'est trop dangereux, que le danger n'en vaut pas la chandelle.
A ce moment là du récit, Tchernobyl est une région sombre, grise, dangereuse.
J'ai trouvé cette partie là intéressante car elle insiste non pas sur la réalité de Tchernobyl mais vraiment plus sur son impact psychologique et social en France et dans les esprits.

Vient ensuite l'arrivée sur les lieux, la découverte des habitants, les premières visites de la Zone. Le danger prend alors forme, la forme du crépitement d'un compteur Geiger qui suit les pas de l'auteur tandis qu'il découvre les lieux évacués et détruits, et surtout la radioactivité présente presque partout.
Cette partie là est intéressante parce qu'elle présente les faits et les décors, même si j'en avais déjà une bonne vision par mes lectures précédentes, les photos que j'avais vus et... les jeux vidéo auxquels j'ai joués...

Et alors que je trouvais que le récit se tassait un peu vers la moitié de l'album, vient enfin ce qui fait l'âme de cette bande dessinée à mes yeux. L'auteur fait en effet peu à peu le constat qu'au-delà de la peur viscérale qu'il ressentait avant et au début de son séjour, ce qu'il voit sur place ne reflète pas l'image qu'il s'en faisait. La végétation et la vie sauvage semble luxuriante, belle, presque paradisiaque. Les familles qui vivent aux abords de la Zone ne sont pas les misérables qu'on imaginerait facilement survivant de peu dans un décor gris et sinistre. Il y a de la vie, de la joie et des enfants. Il y a une grande part d'insouciance et de bonheur de vivre qui côtoie la chape d'angoisse et d'inéluctabilité de la contamination radioactive. Et même l'auteur et ceux qui l'ont accompagné en viennent à oublier le risque et ne plus voir que la beauté de la nature et des rires d'enfants dans ce décor qu'il se représentaient initialement sans couleur et sans vie.
Le contraste est fort et parvient même à éluder la catastrophe sur les dernières pages.
Jusqu'au retour en France presque dérisoire quand les proches de l'auteur le voient comme un survivant ayant frôlé la mort alors que lui garde en tête le souvenir des couleurs de la forêt, des sourires des enfants et de la chaleur humaine.

C'est beau et c'est surtout intéressant de voir comment la vision que l'Occident se fait de Tchernobyl et de sa catastrophe peut être confronté à la fois à sa dangereuse réalité mais aussi à la force de vie de la nature et des habitants de la région.

Nom série  Débilbo le Hoplite  posté le 04/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai qu'avec cette bande dessinée, je m'attendais à une parodie lourdingue et facile destinée à profiter de la sortie du film pour se faire de l'argent facile en supermarché. Mais comme le dit Spooky ci-dessous, cette lecture est une agréable surprise. C'est une parodie, oui, mais une bonne parodie.

Pour commencer, le graphisme est soigné et joli. La narration graphique est impeccable. Les personnages sont sympathiques dans un style semi-caricatural réussi. Les couleurs sont dans la veine des récits heroic-fantasy de Soleil à la Lanfeust De Troy, un travail bien fait qui donne un bel aspect aux planches.

Le récit suit de relativement près le récit de Tolkien mais y apporte des modifications qui le revisitent régulièrement. C'est donc à la fois un récit humoristique et d'aventure.
L'humour parodique est très présent. Certains gags et jeux de mots, le plus souvent à connotation sexuelle d'ailleurs, m'ont franchement fait rire. J'ai surtout apprécié le fait qu'ils n'étaient pas amenés avec trop de lourdeur et sans insistance, même s'ils ne sont quand même pas souvent très fins.
En contrepartie de ces moments de rigolade, j'ai malheureusement été un peu moins convaincu par d'autres passages un peu plus mornes, moins amusants. L'épisode des monts Brumeux et de Gollum notamment ne m'a pas franchement amusé. Le passage dans la Forêt Noire est un peu mieux mais là non plus je ne l'ai trouvé ni hilarant ni tellement captivant.

Bref, c'est une parodie un peu inégale de Bilbo le Hobbit mais la qualité graphique est au rendez-vous, le récit est bien mené et sans lourdeur et il y a quelques gags vraiment bons.

Nom série  Crime School  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée franco-japonaise a tout du franga : un format franco-belge, couverture cartonnée, 64 planches couleurs, mais un dessin purement manga et surtout un style récit qu'on croirait directement importé du Japon. JD Morvan fait une fois de plus preuve de son grand amour pour le Japon et ses bandes dessinées.

L'histoire, de type shonen, met en scène un monde fictif où un jeune garçon intello mais très doué pour les maths et l'électronique, qui débarque, par erreur ou non, dans une école pour futurs criminels alors qu'il croyait intégrer une école de mathématiques. Il s'y retrouvera seul contre tous, puisque tous les autres élèves ou presque sont des terreurs, des malfrats et des sales gosses. Là, il va apprendre l'existence de Crimesouls, les âmes des plus grands criminels de l'histoire synthétisés dans des appareils que seule son expertise en matière d'équations mathématiques lui permet d'ouvrir. Et quand il les ouvre, il acquiert temporairement tous les pouvoirs de ces supers criminels. Sauf que d'autres cherchent justement à s'emparer de toutes ces Crimesouls...

J'ai eu beaucoup de mal à entamer cette lecture. Les toutes premières pages m'ont rebuté avec leur dessin manga en couleur que je n'ai pas aimé du tout et surtout une narration muette que j'ai trouvée presque incompréhensible.
Heureusement, cela s'arrange par la suite quand le récit redevient parlant et nettement plus linéaire. J'ai retrouvé alors les codes d'un shonen classique malgré un univers un peu déroutant.
C'est le second souci que j'ai eu avec cette série : le manque total de crédibilité de l'univers, de la base de l'intrigue et surtout de cette école pour criminels. Ca ne tient pas debout du tout alors qu'un bon shonen, aussi déjanté puisse-t-il être, aura toujours besoin d'une part de crédibilité pour tenir la route. Aussi délirant soit-il, on doit au moins pouvoir croire à l'univers imaginé, et là ce n'est pas mon cas.

Malgré ces reproches, je me suis quand même laissé plus ou moins prendre par un récit qui, hormis certains passages un peu confus comme le tout début dont je parlais plus haut, ne manque pas de rythme et attise assez la curiosité. Disons que c'est un divertissement qui fait relativement bien passer le temps. Mais je ne suis pas convaincu pour le moment.

Nom série  Dino et Pablo  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon fils commence à savoir lire, ce type de bande dessinée muette destinée aux enfants de 3 ans et plus ne lui convient donc plus tout à fait. Je l'ai quand même emprunté en bibliothèque pour voir ce que ça donnait.

Concrètement, l'album est vraiment destiné aux petits et est bien construit pour cela. La couverture est dans un carton épais et la pages sont solidement reliés en plusieurs ensembles cousus. C'est le genre de livre qu'on laisse sans crainte entre les mains des plus jeunes.

Comme dit plus haut, l'histoire est totalement muette. Les dessins sont simples et agréablement colorés. Les cases sont grandes, pas plus de 6 par page, et il n'est pas rare qu'un dessin prenne une page entière voire une double page. Les 28 pages de l'album se lisent donc très vite.

J'ai été un peu surpris par l'entrée en matière du récit. Le tout début donne l'impression qu'il manquait des pages d'introduction et qu'il s'est passé des choses juste avant sans qu'on comprenne comment le petit héros en arrive là. La narration n'y est en outre pas toujours très claire, avec quelques cases où il manque de quoi représenter le mouvement du personnage dont on ne sait pas toujours s'il bouge ou est immobile.
L'histoire, quant à elle, est simple, compréhensible et bien adaptée aux petits. Cela fait une lecture plaisante mais j'ai peur qu'elle s'oublie très très vite car elle ne présente pas d'originalité. En outre, le coup du "hu hu, c'est rigolo, le dinosaure il a pêté", ce n'est pas le genre d'histoire que j'aime trop à faire lire à mes enfants.
Donc l'emprunter en bibliothèque, pourquoi pas, mais je ne l'achèterais pas personnellement.

Nom série  Lehman, la crise et moi  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Crise de 2008, quand on est dans le monde du travail, on l'a tous ressenti et on en est toujours à se demander, 4 ans après, si le pire n'est pas encore à venir. Aussi, voir une bande dessinée raconter le récit biographique d'un véritable chef d'entreprise qui l'a subie de plein fouet et voir comment il a bataillé pour pouvoir y échapper et tenter de sauver son entreprise, c'est intéressant et très actuel.

C'est instructif parce que cela apprend les rouages de comment la crise elle-même impacte une société, comment presque du jour au lendemain, faute de nouveaux contrats, les finances d'une société se vident à tel point que même un plan de licenciement devient trop cher. Cela montre aussi les formalités administratives, judiciaires et bancaires très compliquées pour réussir à mettre une société sous la protection des faillites et tenter de redresser la barre par la suite. Cela montre enfin comment réagit le chef d'une entreprise elle-même, une société pas énorme certes mais de bonne taille puisque disposant d'une centaine de salariés et de plusieurs bureaux en France et ailleurs.
L'auteur du roman dont la BD a été adaptée est lui-même ce chef d'entreprise qui a vécu tout cela. C'est ce côté réel du récit qui est intéressant, car ça s'est vraiment passé et la société en question existe toujours.

Le tout est raconté de manière claire, à la première personne. Le dessin est simple mais efficace et agréable. Les couleurs sont sobres, plutôt originales dans leurs teintes beige et jaune. C'est une bande dessinée bien réalisée et plaisante à lire.
Une bonne lecture pour ceux qui s'intéressent au monde de l'entreprise et à l'impact qu'une crise financière peut avoir sur lui.

Nom série  Le Casque d'Agris  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Casque d'Agris est une bande dessinée historique instructive, fouillée et plutôt bien foutue.

Elle met en scène les Gaulois du 3e siècle avant notre ère avec une vie et un soin du détail remarquables. Je salue la rigueur historique de l'ouvrage qui se base sur l'ensemble des connaissances sur les peuples de l'époque accumulée par les historiens jusqu'en 2004 (J'imagine qu'entre temps, elles n'ont pas tellement évolué). Et là où les connaissances scientifiques ne sont pas suffisamment claires, quand il reste des doutes, sur les couleurs des habits des gaulois par exemple, l'auteur fait des choix raisonnables et intéressants qu'il prend le soin d'expliquer dans les carnets à la fin de chaque tome.

Mais ce n'est pas un documentaire. C'est une véritable série d'action et d'aventure. Elle met en scène un conflit entre les peuplades Sénones et Parisii, opposés aux belges Bellovaques. Et derrière ce conflit se trame une trahison à grande échelle qu'un héros venu d'une autre peuplade plus lointaine viendra dénouer avec l'aide des chefs restés loyaux, d'un druide et de la jolie fille du roi.
Ce n'est pas une intrigue foncièrement originale mais elle est bien faite et racontée de manière suffisamment prenante.
Le dessin est lui aussi de bonne qualité. Les couleurs, par contre, m'ont laissé une impression plus mitigée. Je trouve que leur choix n'est pas toujours très approprié, les ensembles manquant d'harmonie et d'élégance, et cela donne un aspect légèrement amateur à l'a bande dessinée alors que techniquement il n'y a rien à reprocher au graphisme.

L'histoire se termine en deux tomes. Le rythme appuyé et la densité du second me poussent à me demander si un troisième n'était pas prévu initialement. Mais j'apprécie que le récit ne s'étende pas trop en rebondissements inutiles.
Ce fut une lecture plaisante et instructive.

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