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Nom srie  The Boys  post le 22/08/2012 (dernire MAJ le 22/01/2013) Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne vais pas me mentir, un bon gros rcit trash et vulgaire de temps en temps, a mclate. Voir des situations absurdes, compltement dcales et vulgaires avec une bonne pince de sexe et/ou de gore a quelque chose de diablement exaltant pour lado attard que je prtends tre et rester.

Je pourrais mme prtendre que plus mes artres se bouchent avec lge et le tabac, plus je recherche ce genre de lecture dcomplexe.

Nen dplaisent mon entourage et libraires, il va sans dire que Preacher de Garth Ennis tait devenue mon arme de prdilection dans ce genre si cloisonn, le rcit irrvencieux au possible, lutilisation de la religion comme un blasphme permanent et un coup de pied bien plac dans tout ce qui peut dranger dans nos socits se voulant si propres pour en devenir une uvre culte avec lamiti et lamour en point dorgue.

Soit une belle dmonstration que la plus belle fleur peut pousser sur un tas dordures Si, si jinsiste, lisez Preacher pour une exprience unique

Depuis ce succs et quelques autres, Garth Ennis fait le pari de proposer selon ses propres termes une nouvelle srie out-Preacher than Preacher ce qui pourrait se traduire par un sobre Plus Preacher que Preacher faisant rfrence lhumour dcal, lhyper violence et les situations sexuelles quivoques.

Au vu de ce quil a dj os publier, on ne peut pas tre plus averti donc cest avec un sourire sadique clairement non dissimul que je me dcida enfin dentamer ce gros run sur une bande dagents compltement timbrs censs surveiller et botter le cul des super-hros lubriques.

Et bien oui ma bonne dame, car une fois rang la cape et le masque, quoi pensent donc tous ces super hros ds que la camra sloigne de leur destines ? Et bien se dfoncer la gueule comme de gros junkies ou enfiler tout ce qui bouge et rassasier leurs pulsions sexuelles avec les facilits de leurs conditions surnaturelles !

Difficile de faire plus explicite avec cette quipe de bras casss destins nous arracher quelques sourires gns et finalement assez librateurs car tout comme Preacher, il faut le voir pour y croire !

Rien dtonnant ds lors que DC Comics abandonne la srie ds les premiers numros au profit dun plus petit diteur bien content de tirer les marrons du feu son tour !

Seul hic, Garth Ennis a peut-tre voulu voir grand, trs grand en proposant une srie pas encore acheve mais aux ambitions plus dmesures que son chef duvre Preacher auquel The Boys fait forcment cho chaque page.

Avec son pitch improbable, The Boys annonce clairement la couleur ds le dpart : vouloir choquer lamateur de Marvelleries ou de Batmaneries quitte en perdre un peu de souffle et de rythme sur la longueur car oui The Boys cest long, cest mme trs trs long !

Si on rigole comme un tordu ds les premires pages, ce serait de mentir tel un judas que de prciser que lintrt reste constant au fil des multiples petits pisodes qui se succdent.

Heureusement tout ce recyclage a quand mme du bon comme une longue srie tlvise car la lecture est facile malgr de longues lignes de dialogue mais il faut prendre son temps et savoir apprcier par petites doses ou arc.

Le trait de Robertson est plutt intressant plus d'un titre avec beaucoup dencrage et de dtails tout en sachant mnager aussi bien les nombreuses scnes daction que dhumour car on rigole quand mme pas mal avec cette quipe compltement atypique.

Sans compter ces superhros bien plus rpugnants que leur statut ne laisse supposer. C'est d'ailleurs assez marrant de voir les nombreuses rfrences d'autres personnages fictionnels... ou pas !

De nombreux arcs dtaillent les origines de chaque personnage principal mais Ennis a su montrer quil ne perdait pas le fil et arrive toujours tel un quilibriste surdou raccrocher tous les wagons ensemble.

Cet amateur de dmonstrations de violence a choisi driger le mauvais gout tous les tages sans galer selon moi son uvre de rfrence.

Une fois leffet de surprise passe, il manque un petit supplment dme pour emporter ladhsion totale et je me suis mme pos la question de savoir si je ntais pas blas de toutes ces irrvrences.

Malgr tout, on passe un excellent moment en compagnie de ces Boys et je commence comprendre suffisamment les techniques du bonhomme pour savoir quil va conclure de faon honorable son bb (dont la publication aux USA approche de la fin).

Sans tre aussi indispensable que Preacher (mais combien de fois en aurais-je donc parl dans cet avis ?), The Boys mrite bien dtre connu et reconnu et de se faire une place au soleil afin dy pourrir bien sagement parmi votre collection de Martine

EDIT aprs avoir lu les 7 premiers chapitres :

Je descends ma note dun point car je nai pas reconnu le mme plaisir de lecture que celui rencontr avec Preacher mais soyons clair ds le dpart : je ne mattendais pas une uvre aussi marquante et fun car lexercice est difficile reproduire.

Nanmoins les chapitres se succdent en dent de scie comme cela a dj t voqu. Il y a un nombre assez consistant de pages qui ralentissent considrablement le rythme et le fil narratif nest pas toujours des plus clairs. En gros il y a pas mal de passages o lon se fait clairement chier et qui napportent rien de plus lhistoire tout en restant confus avec des dialogues loin dtre aussi mmorables que je ne laurais souhait.

Et pourtant certaines scnes relancent admirablement la machine en tant grotesques, inattendues ou surprenantes quand elles ne sont pas tout simplement hilarantes ! La vision toute personnelle dEnnis du 11 septembre et lintervention des hros pour rsoudre la prise dotages en avion est bien partie pour devenir culte .
Simplement dommage que le dessinateur intrimaire de certains pisodes nait pas le talent de celui dorigine et que Ennis prenne un certain plaisir taler son histoire alors que la raccourcir naurait t que plus profitable.

Mais comme je passe malgr tout un trs bon moment la lecture et quil ne soit pas exclu que lhistoire retourne dans les rails si prometteurs du dbut, je reste confiant et poursuis ma collection avec autant dapprhension que dintrt ! Aprs tout, nest pas Ennis qui veut !

Nom srie  Le Rgulateur  post le 21/01/2013 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici surement l'une des sries franco-belges les plus mal aimes que je connaisse !

La rputation du Rgulateur est une des plus intrigantes de notre milieu : certains chantent les louanges des deux premiers tomes et la trahison du dessinateur ds le troisime pour une baisse de qualit tandis que d'autres se morfondent sur les possibilits offertes du premier tome en les jugeant inexploites par la suite...

C'est par le biais de mon attachement pour Le Rseau Bombyce qui partage le mme scnariste et un univers steampunk quivalent quoique bien diffrent que je me suis enfin dcid sauter le cap, repouss galement par les mauvais chos de cette srie maudite que tout le monde aurait aim adorer...

Mais je ne suis pas tout le monde !

Une fois de plus Corbeyran impose visuellement un dcor rtro-futuriste touffant et dont les origines nous chappent compltement au premiers abords... Cette socit privilgie les coups bas politiques et rgle ses "sales affaires" par le biais de socits secrtes d'assassins que l'on nomme lgamment les rgulateurs.
Aristide est l'un de ces tueurs, et mme un des meilleurs du march malgr un handicap cardiaque.
C'est galement un tre solitaire mlancolique qui a beaucoup de comptes rendre sur son propre pass et n'attend gure de l'avenir... Bien sur une mystrieuse tueuse uvrant en parallle et dont les routes vont rapidement se croiser va lui redonner quelques rponses...

Le pitch semble simple et il l'est mais il est remarquablement mis en scne dans un premier album qui aurait valu selon moi la note maximale agrmente d'un coup de cur.

Car outre une narration intelligente et sachant relancer la mcanique par quelques flashbacks savamment orchestres, que dire du travail de Moreno sur des dessins froids et mtalliques o les dtails foisonnent chaque case avec un dcoupage prcis comme cette fameuse course poursuite de vhicules entre une fugitive et des forces de l'ordre.

Les couleurs rouges et sang ne font que magnifier une ville aussi inhumaine que sensuelle et le mlange d'une mode XIXme sicle dans un univers futuriste mais aux codes immdiatement identifiables demeurent un rgal sans gal...

Malheureusement le scnario sessouffle et perd de sa superbe ds le second tome qui resserre les liens et les personnages pas si nombreux que cela.
Et malgr le fait que certaines scnes peuvent tre dures voire trs violentes j'tais bien oblig d'admettre que luvre d'anticipation que j'attendais a laiss trs rapidement place un bon gros blockbuster bourr d'action aux dialogues purs.

A partir de ce constat et d'une lgre baisse de qualit au niveau des dessins ds que les auteurs enferment leurs personnages en huis-clos touffant (dtails des visages pas toujours prcis) le rcit s'envole vers une trame beaucoup plus simpliste mais non dnu d'intrt lorsque Moreno retrouve cette ville qu'il aime tant, l'architecture si anxiogne et si belle que je me suis repris dtailler chaque courbe avec gourmandise...

Peut-tre pas la claque initiale attendue mais surement pas la dception annonce, le rgulateur se lit et se dguste comme un bon apritif dont la conclusion ne saurait plus trop se faire attendre pour tout amateur de science-fiction et d'action ne souhaitant pas se prendre trop les neurones avec un scnario basique mais pas si prvisible qu'on pourrait le croire.

Une belle dcouverte donc pour un rendu visuel unique.

Nom srie  L'Oeil priv  post le 14/01/2013 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un titre atypique qui ne maurait surement jamais interpell sans les rcentes publications des ditions Cornelius et du design de leur site par Blexbolex et son graphisme trange qui rappelle le fauvisme de Matisse dont il se veut un hritier direct.

Mais pour lheure il sagit dun livre publi il y a quelques annes dj par les Requins Marteaux et le bouquin interpelle ds que jai eu le malheur dy mettre les mains dessus

Cartonn, pages jaunies, vraiment une belle ralisation avec des dessins et une couverture rappelant fortement les dpliants publicitaires des annes 50, ce bel objet attire et attise directement les regards

Pourtant lhistoire de ce priv dont on ne saura jamais vritablement le nom embauch pour retrouver une employe disparue mystrieusement pour le compte dun industriel milliardaire est dune affligeante banalit.
Ce qui lest moins cest le dcoupage en chapitres de 4 pages dont une faisant office de couverture avec lgende en bas de page et le graphisme atypique de Blexbolex qui nhsite pas dformer et dcouper des graphismes ronds et allongs de 4 couleurs maximum.

Sans jamais perdre le lecteur, ce sont les rflexions absurdes de ce priv dcidment pas trs dou et au fort relent dun looser dsorganis qui subit les vnements plus quil ne les contrle.

Ce qui laisse entrevoir quelques gags de bon ala dans cet univers dont on ne saisit pas toutes les cls mais dont le dcalage des dialogues procure quelques moments de pure grce

Aprs je veux bien croire que le graphisme soit plus proche dillustrations arty que dune vritable bande dessine mais le rsultat est imparable : la bichromie ou trichromie a du charme et on peut y trouver beaucoup de plaisir.

Il est difficile danalyser ce bouquin tant il peut attirer ou au contraire rvulser le lecteur qui sera soit amus soit hagard mais le style si atypique de Blexbolex a le mrite dtre unique et me donne envie de prolonger lexprience au-del de la fin de ce bouquin OVNI.

Le dcoupage en chapitres srialesques ne fait quaccroitre le plaisir mais lchange de conversations en langage fleuri des protagonistes vaut son pesant dor galement. Un petit bouquin redcouvrir pour ceux qui aiment se promener en terre inconnue.

Nom srie  Highschool of the dead  post le 08/01/2013 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Tout dabord je dois prciser que je ne suis pas un fan actif des mangas o mon exprience personnelle se porte essentiellement sur des uvres phares comme Akira ou Dragonball que tout le monde connait et que jai apprcies.
Je reste donc un novice dans ce domaine, ce qui ne mempche pas davoir quelques avis objectifs ou non mais ce nest pas avec Highschool of the Dead que je vais me rabibocher avec le genre

Pourtant tout porte croire que je suis le public idal pour cette histoire ! Pensez donc, une bd avec des zombies et des filles super sexy rentre tout fait dans des mes critres de slection et je ne rechigne pas voir senvoler une jeune demoiselle tous arguments en avant pourfendre coup de lame ou de shotgun bien sentis un mort-vivant qui aurait eu le courage inconscient de venir sy frotter.

Mais l a ne passe pas pour les raisons que je vais tenter dexpliquer dans ce qui suit.
Cette fois la classique invasion zombie a lieu au Japon et les principaux protagonistes sont des lycens qui subissent les premiers assauts lintrieur mme de leur enceinte denseignement.
Tout de suite a coince avec les protagonistes, il y a le jeune cancre rebelle sans avenir prdfini et pris de son amie denfance parfaite sous toutes les coutures, la belle guerrire solitaire et taciturne experte en kendo, le gros puceau lunettes expert en armes feu (a peut toujours servir) et lintello de base hystrique et colrique et hritire dun clan mafieux

Bref tous les strotypes sont runis et encore je ne vous ai pas parl de lhorrible infirmire blonde nunuche compltement la ramasse et en dcalage total avec la ralit mais dote de poumons mammaires dfiant les lois de la physique.

Tout ce joli monde va se runir pour sunir contre les zombies qui apparaissent ici et l la carte quand il faut faire une pause baston (dont le dcoupage est assez russi) parce que dessouder du zombie ben cest cool et a donne mme une raison de vivre, un objectif charmant en somme ! En tous cas lambiance est parfois malsaine et bien gore

Et pourtant il ny a rien de bien srieux et luvre pourrait tre un divertissement bourrin et bien bis des plus apprciables mais ces CONSTANTES allusions aux formes fminines que lon pourra observer sous toutes les formes deviennent gonflantes et trs misogynes la longue.

Les poses sont tout savamment calcules pour mettre en valeur les poitrines toutes surdimensionnes de ces demoiselles ainsi que leur popotin et leurs dessous. Le comble du ridicule est atteint lorsque les dites reprsentantes du beau sexe ne trouvent rien de mieux que de prendre toutes ensemble un bain et de se tripoter dans un appartement alors que la menace zombie gronde au dehors !

Dessiner de telles poitrines a au moins un avantage : a remplit les dcors parce quils sont dsesprment vides ! A croire que lapocalypse zombie a balay dun trait toute forme de vie et darchitecture, mais non, on prfre se concentrer sur des dessins ma foi assez classiques mais sans charme et si ce ntait le rythme nerveux des combats, le lecteur aurait vite fait de bailler cette succession de rflexions sans grand intrt et dexposition de nib ah pardon on me souffle loreille que cest du fan service ! Cest cool le fan service mais a justifie vraiment pas lachat dune srie qui surfe sur la vague et qui devrait tre livre avec un paquet de Kleenex pouvant convenir tous : ceux qui vont les utiliser en se paluchant devant ces cases de haute vertu ou ceux qui vont pleurer en lisant cette histoire dune rare btise !

Je suis peut-tre trop vieux pour ces conneries mais en termes de zombies et drotisme je pense quil y a bien, bien mieux ce qui nest en soi pas si compliqu !

Nom srie  Weird Science  post le 02/01/2013 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aprs avoir mis le nez dans la rdition Akileos de Tales from the crypt et de son quivalent policier Crime Suspenstories, il ma fallu quelques temps avant de vouloir me dlecter dune collection parallle galement exhume des archives des publications EC Comics

Et bien mal men a pris car ce Weird Science est le pendant science-fiction des deux autres collections dont on retrouve les mmes auteurs et la mme ligne ditoriale savoir de courtes histoires de 7 8 pages environ avec la cl une conclusion bien souvent ironique ou faisant preuve dun humour noir pince sans rires totalement rafraichissant au regard de lpoque o ces rcits ont t crits.

Car oui il faut se replonger dans le contexte des annes 50 amricaines daprs-guerre o le contexte tait fort diffrent de la situation sociale et de crise conomique de notre triste poque contemporaine
A lpoque, les barbecues Weber et le rockabilly enflammaient les banlieues middle class amricaines qui profitaient sereinement dhappy days et dun contexte social favorable.
Le vernis serait parfaitement lisse sans cette peur de lenvahisseur russe et la guerre froide qui fustigent les deux mondes est/ouest ainsi que la chasse aux sorcires invente de toutes parts par le bien tristement clbre snateur Mac Carthy

Heureusement une quipe de joyeux drilles va utiliser ces codes pour mieux les dtourner dans ces contes macabres sur fond dinvasion extra-terrestre, de futur pas si certain et de sciences loin dtre maitrises..

Weird Science pose donc les bases de ce qui sera par aprs repris dans la fameuse srie La Quatrime Dimension avec ces histoires de martiens, de savants fous et de menace atomique.
Ca commence trs fort avec lhistoire dun homme qui rtrcit linfini ou cette menace dinvasion extra-terrestre sous couvert de blague digne dOrson Welles

Les histoires sont ingales mais dans lensemble on passe un excellent moment lire ces contes noirs par portion ou la suite. Je me suis dlect de ces dessins noir et blanc plutt dtaills et bien ancrs dans leur poque avec les postures raides des personnages, leurs nuds papillons ou leur addiction au tabac ! Cela confre un charme fou lensemble qui se lit avec plaisir

Tranchant avec le politiquement correct, le fameux Comics Code va censurer et avoir raison de ces publications mais la courte priode pendant laquelle cette srie et les autres seront dites marqueront lhistoire du comics de faon durable et serviront de base bien des lecteurs des gnrations fifties jusquaux notres sans oublier dimprimer de faon durable les auteurs contemporains de Tim Burton

Au terme des 240 pages de cet pais volume, je navais quun seul mot en bouche : encore !

Mon seul regret est loubli des couvertures en couleur dorigine que lon retrouve au verso mais en miniature. Pour le reste ldition est comme souvent chez Akileos en un seul mot : parfaite !

Ce premier volume sur 4 ou 5 prvus est une belle entre en matire pour illustrer donc le clbre proverbe : Cest dans les vieux pots quon fait les meilleures soupes !

Nom srie  Amour mort  post le 31/12/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bluff par la qualit des dessins de la srie Zaya mene par les deux mmes auteurs, c'est naturellement que mes mains se sont rapidement poses sur ce one-shot compltement diffrent et non dnu d'intrt.

Qu'il s'agisse du titre ou du rsum de l'diteur, le pitch est trs clairement pos..

Dans une civilisation asiatique ou indtermine, une jeune princesse assiste impuissante au massacre de tout son peuple ainsi que de son pre par une arme belliqueuse.

Aprs avoir jur serment de se venger et de tuer un aprs l'autre chacun des responsables, la belle Mianne se voit proposer d'pouser l'homme qui a retir la vie de son propre pre... Mais qui de l'amour ou de la soif de vengeance aura le dernier mot ?

Proposant un canevas somme toute classique mais toujours ingnieux, Morvan se joue des codes en proposant un rcit trs court et nerveux relatant la crmonie de mariage vue par quelques convives se faisant la fois narrateurs et spectateurs. Il inclut de faon plutt fluide les flashbacks (en attnuant les couleurs) permettant de mieux comprendre le pass trouble et violent de la jeune fiance et est servi par les planches superbes dont on se surprend passer les dtails en revue !

L'histoire est classique et a se lit honntement trs voire trop rapidement pour une conclusion dont je vous laisse la surprise mais qui ne va pas bouleverser vos existences.

De beaux dessins, une chouette narration et une hrone belle vous glacer les sens. Que demander de plus si ce n'est un peu plus de consistance, ce qui lui cote finalement la 4me toile initialement prvue.

Nom srie  Le Rseau Bombyce  post le 20/12/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
1h40 en semaine, la nuit CETTE nuit Plus un bruit dans ma rue, tout le monde semble endormi

Alors que je devrais ltre galement depuis longtemps, la curiosit douvrir la belle intgrale du Rseau Bombyce obsde mes penses
Jy trouve beaucoup de similitudes Dans ce Bordeaux intemporel aux accents industriels de dbut de XXme sicle, Eustache et Mouche, deux montes-en-l air discrets et dous, profitent de la srnit de leur ville pour y commettre des larcins via un systme de cblage unique reliant les btiments entre eux.

Malheureusement ce quils sont sur le point de trouver va leur ramener plus dennuis que de monnaie trbuchante en poche.. Un film interdit o de respectables notables sadonnent au viol collectif sur des demoiselles dune autre classe sociale avant de les achever dans la plus vaine cruaut

Ds lors les deux compagnons nauront de cesse dchapper un complot tentaculaire qui va bouleverser leurs vies respectives. Le rseau Bombyce, comme la rousse , cette police locale les surnomme, va devoir jouer serr pour djouer les piges tendus par un nombre incalculable de prdateurs quitte faire ressurgir le pass et remettre leurs propres convictions en jeu

Difficile den dire davantage sans dflorer un scnario original mais clairement bas sur le dsespoir dune lutte ingale. Ce quil faut retenir de cette aventure concoct par le dou Cecil adoub par un Corbeyran pas encore trs connu et reconnu pour lpoque de sa parution initiale, cest la force dun rcit qui vous happe dans un univers indit, imaginaire et merveilleux mais qui seffrite ds quon en relve les porosits et autres vices cachs.

Le duo inhabituel du grand farfadet romantique, Eustache et du petit nain mutil, Mouche fait justement mouche. Les dialogues sont cisels au couteau pour nous faire apprcier un nime buddy movie avec des personnages charismatiques auquel tout peut arriver, laction comme linattendu sous des relents de violence mal maitriss. On peut ressortir prouv de cette lecture qui ne laisse peu de chance au hasard tout comme au destin inluctable de cette guerre sociale et sombre.

Ce mlange de sentiments, daction et de vengeance sarticule dans un univers steampunk suggr et omniprsent mais jamais pesant pour le lecteur. Corbeyran ayant quitt laventure lissue du second tome pour des divergences diverses avec Cecil, ce dernier rectifie le tir dune histoire partie pour staler en offrant un dernier opus qui rgle les comptes, soulve quelques surprises et en profite pour parfaire ses dessins, ses couleurs et une histoire quil inscrit dans le marbre.

Car il est impossible de refermer le bouquin sans y repenser un seul moment, charm ou horrifi de tant de pripties qui sont finalement uniques au 9me art. uvre malade ou ampute pour certains ou parfait coup de cur graphique et narratif, le rseau Bombyce ne laisse personne indiffrent et cest bien l tout sa force. Un bel ouvrage dfinitif que jaurais pu facilement zapper et qui peut rester dispensable mais qui a tout fait sa place dans ma collection et que je ne regrette pas un moment davoir lu. Une seconde lecture approfondira ce ressenti, un ressenti digne du Peter Pan de Loisel et qui en fait une uvre contrarie, peut-tre, vivante et cruelle surement. A recommander sans hsitations, il est grand temps pour moi de me coucher dans lespoir de retrouver un peu de la magie et de la posie macabre du rseau Bombyce dans des ouvrages de cette qualit
Finalement terriblement humain et pas format

Nom srie  Drakka  post le 29/06/2011 (dernire MAJ le 11/12/2012) Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attir par les bonnes critiques lues ici et l, il ny a pas fallu beaucoup dhsitation avant dembarquer ce petit bouquin aux apparats de comics francophone aprs lavoir feuillet, sduit tant par la qualit des dessins que par la ralisation toujours aussi bonne des ditions Ankama.

La couverture plutt tonnante est bien plus jolie en ralit que sur la vignette que lont peut voir ici desservant davantage ses propos. Brrmaud le scnariste ny va pas par 4 chemins pour prsenter cette histoire plutt curieuse se situant dans un futur proche et alternatif et o des cratures diverses et monstrueuses ctoient le plus naturellement possible les humains.

En effet la trame de lhistoire est expdie en quelques pages : un mafieux new yorkais mourant convie son fils lgitime dfier Drakka, son autre fils illgitime et cach pour dsigner lequel des deux lui succdera.
Problme : aucun des deux frres na connaissance de lautre et le fameux Drakka porte en lui quelques origines vampiriques quil doit sa maman.

Passe cette introduction, laction se porte directement dans une mgalopole dEurope de lEst gangrne par la pollution et la famine et o nous faisons connaissance de Drakka et de son quotidien pour survivre
Le premier affrontement avec la Hyne, le frre sans scrupules amricain, sera le point dorgue de ce premier tome dune trilogie annonce

Lorenzo di Felice aux pinceaux na pas son pareil pour mettre en scne de faon excessivement rythme la course poursuite de Drakka dans les ruines de sa cit
Fuite de pillards, dfense contre la Hyne et son quipe de tueurs, on a peine le temps de souffler quelques pages pour introduire des personnages secondaires comme cette bande dclinante de vampires ou cette rencontre impromptue avec une jeune survivante et son frre.

Les dessins sont beaux, trs beaux dans un style mixant cole europenne, japonaise et amricaine que les couleurs informatiques ne dnaturent pas. L o le bt blesse cest que les dialogues sont dune extrme pauvret entre insultes de tous genre et vocabulaire rduit sa portion congrue.

Le parler Djeuns ne me drange pas outre mesure mais ici il dessert davantage les dialogues quil ne les quilibre !
Ce qui est rageant par contre cest que le scnariste nous impose son monde dont il nous manque pas mal de bases afin den distinguer toutes les subtilits.
Do viennent aussi tous ces personnages inhumains ? On a du mal croire que lenvironnement puisse tre aussi riche pour uniquement soulever une querelle familiale base de coups de poings et dexplosions en tous genre.

Le scnario tient sur un bout de ficelle mais certaines zones dombre nous sont mnages dans lespoir que les deux prochains tomes vont rquilibrer un peu plus tout ce fatras car lensemble est encore bien mince pour tre conseill l o un premier tome de Mutafukaz jouait dans le mme registre avec beaucoup plus de jubilation !
En effet un marginal dans un monde hostile pseudo futuriste qui l'on cherche des noises et qui est promis un grand avenir, a ne vous rappelle rien ? Moi si...

Le tout sadresse nanmoins un public mi adulte car les scnes sont plutt violentes et mme si lensemble peut se targuer dtre bien dcoup, certaines cases peuvent tre difficiles dchiffrer par lanatomie inconnue de ces mercenaires verts muets.

Le tout nest pas forcment dplaisant et rserve aux amateurs daction de jolies scnes daction mais il me faudra en lire la suite pour savoir si Drakka va devenir une trilogie incontournable ou seulement une lecture divertissante dont on aura vite oubli une fois les bouquins termins.

En ltat on a un peu l'impression d'tre en face d'une belle dmo de jeu vido aux caractristiques techniques impressionnantes mais dont on se lasse vite par manque d'interactivit donc un peu de patience avec les tomes suivants car le meilleur est surement venir tout du moins je lespre vivement.

EDIT APRES LECTURE TOME 2 :
Ce qui pouvait constituer une semi-dception aprs avoir appris que la srie serait acheve en deux tomes la place des trois prvus initialement en constitue en fait un redoutable avantage
Le rcit dmarre sur les chapeaux de roues en dplaant rapidement laction de lEurope au sige du grand mchant de lhistoire La Hyne.
Les personnages, menaces et enjeux se dveloppent sur de jolies pages trs colores entre nuances rouges et bleutes du plus bel effet lgal dune couverture bien plus russie que la premire avec un joli pied de nez que lon pourra apprcier ou pas !

Entre monstres surpuissants et la cration dune super-vilaine aussi mystrieuse que fulgurante, Brrmaud et di Felice entrent dfinitivement dans la cour des grands avec une rcration jouissive de toute beaut dont le final en laissera plus dun pantois

Ne vous mprenez pas sur le contenu ainsi que le premier tome qui constitue la fois un acte et, Drakka cest de la bonne grosse lecture divertissante et lgrement dviante pour tout amateur de srie B la mcanique bien huile ce qui rend ce dyptique tout simplement indispensable, la ultima cena laisse sur le cul et donne immdiatement envie den lire davantage. Du bestiaire aux flashback et aux scnes daction furibondes, jai hte de lire une nouvelle uvre de cette association dont ce Drakka constitue un baptme de feu dont il serait indlicat de se priver.

Nom srie  Agap  post le 11/12/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Pour se faire une ide bien prcise de Agape et si vous avez lu HK du mme Trantkat cest trs simple de vous prsenter cette bd

Vous voyez les scnes de cul dans HK qui ne sont juste l que pour combler le vide et certains fantasmes de geeks masculins ? Ben il suffit de les reprendre telles quelles et de les compiler la suite comme une longue suite sans queue ni tte

Pour peu on pourrait croire quil sagisse dun Art Book condescendant mais a manque cruellement de bon got. Pour autant je ne condamne pas lauteur qui a d partir dun sacr dlire et se faire plaisir tout seul en couchant ses obsessions ou fantasmes tout en y ajoutant quelques ides intressantes comme de tenter de recrer une bd danimation avec du mouvement mais leffet est vite vain et constitue simplement un caprice supplmentaire.
De surcroit les dcors ne sont pas encore ce que lon peut y trouver dans les rcentes rditions de HK au profit de corps tout droits sortis de cartoons mais au final ce qui me drange le plus ce sont les couleurs criardes et hors propos ainsi que la mise en scne horriblement froide et dtache ce qui rend le rcit complet ni excitant ni chaleureux, un comble ! Beurk

Aprs tout reste histoire de gouts et de couleurs, ceux qui apprcient HK vont se rgaler en considrant Agape comme une friandise supplmentaire, les autres comme moi vont sourire et surtout soupirer pour un talent indniable gch par trop dexcs Bref je ne regrette pas lemprunt mais ai dfinitivement renonc apprcier une uvre de Trantkat.

Nom srie  Al Crane  post le 10/12/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
a faisait longtemps que je dsirais mettre la main sur Al Crane dont la diversit des avis prcdents avait achev de me mettre leau la bouche.
Aussi la rcente rdition de lintgralit de cette srie avorte par le dcs de son dessinateur Alexis a fait mon bonheur (la rdition hein, pas la mort trop jeune de cet auteur talentueux !).

Malheureusement si je joue la cigale concernant mon budget sur les bd, je suis plutt une fourmi quand il sagit de les lire aussi cest en fouillant mticuleusement mon coin bd la recherche dune autre uvre que je suis retomb sur ce bouquin et me suis enfin dcid le lire.

Les westerns djants se prtent curieusement bien lexercice de la bande dessine. Si aujourdhui je ne cherche plus comprendre pourquoi, je profite des liberts permises pour ce support afin de revisiter louest sous un il iconoclaste et curieux.

Al Crane ne droge pas la rgle en proposant des dessins rappelant dans une moindre mesure le style de Moebius/Jean Giraud sur Blueberry et galement les Tex ou autres fumetti des annes 70.

Justement, Al Crane date galement de cette priode et sil faut bien reconnatre que certaines situations ont chang, jose peine imaginer la raction des lecteurs de lpoque lissue dune histoire de ce cowboy pourri, raciste, misogyne et vnal loin des images dpinal renvoyes par un John Wayne.

Les histoires sont plutt trash entre une amiti qui tourne Brokeback Mountain ou des rglements de compte sur fond de litiges amoureux et/ou financiers, Al Crane est le parfait exemple du salaud dun Ouest qui est rempli de figures toutes plus patibulaires les unes que les autres. Lavantage de ces histoires cest quelles sont courtes et dclenchent le sourire vu le ridicule de certaines situations, linconvnient cest quelles sont, ma foi, bien ingales sur un intrt qui va en smoussant.

Cest presque un heureux hasard que cette srie ne soit pas si longue quelle naurait d peut-tre ltre. Le trait dAlexis est vraiment bien foutu mais le dcoupage est parfois un peu bordlique. Il y a parfois des petits bonhommes colls en plein milieu dune case pour censurer certains des actes les plus prouvants ou impolitiquement corrects mais cest plutt le sens aiguis des dialogues de Lauzier qui cre un dcalage avec le ralisme des dessins.

Au final et mme si comme Michelmichel jaurais prfr un ton bien plus noir et trash et surtout une meilleure rgularit sur la qualit des histoires, les aventures dAl Crane possdent un certain charme indniable qui mritent au moins dtre lues une fois pour le ct historique et patrimonial de luvre mais galement pour les zigomatiques.

Nom srie  Gulliveriana  post le 14/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Ce qu'il y a de bien chez cet auteur c'est que les oeuvres se suivent et se ressemblent mais pour la dernire histoire que j'aurais lue de Manara (en trouver une satisfaisante et pas forcment rotique me ferait srement plaisir nanmoins), le fait d'avoir repris son compte et sur un versant fminin la clbre histoire de Gulliver permet de trouver un "mince" intrt scnaristique.

Ben oui le titre annonce la couleur tout comme le triste Pinocchia de Francis Leroi : on prend un hros clbre, on le rend attrayant en lui donnant le beau sexe et comme il s'agit d'une adaptation, le matriel est dj l et on peut le pimenter de prestations rotiques.

Voil le "pitch" est l, pour les plus courageux, rappelons que Gulliver narre les aventures d'un marin devenu gant dans un monde de lilliputiens et quil sagira dun prtexte pour voir la demoiselle en gros plan et de faon dnude sous tous les angles.

Et sinon ? Ben je prfre cet univers celui des annes chic et choc et surtout kitschissimes des annes 80 du Dclic ou du Parfum de linvisible mais sorti de l, pas drection ni dintrt plus que le temps de la lecture qui doit approximativement approcher des 15 minutes en prenant mon temps ou mon mal en patience.

Euh un point positif ? Oui : Manara dessine bien les femmes et son hrone en particulier mais bcle encore plus les dcors qu laccoutume.

Une anecdote ? La couverture de la rcente rdition intgrale de Borgia du mme auteur ressemble curieusement cette vieille dition des Humanos que jai actuellement en mains et qui va finir dici peu chez mon beau-frre peu regardant sur le contenu mais sur les formes. Au moins Gulliveriana fera un heureux dans mon entourage.

Nom srie  Le Parfum de l'Invisible  post le 14/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Sacr Manara, il reprend lide du Dclic et la dcline sous la variante suivante : on remplace le machin qui excite les nanas par un mec invisible qui les honore !!!!!

Du coup la mise en scne est presque strictement la mme puisquil sagit dune succession de scnes moustillantes o le dsir des femmes en plein onanisme (ou tout comme) est reprsent de la mme faon : les yeux ferms, sourcils en demi-lune et poses suggestives !

Ok les nanas sont super bien dessines mais se ressemblent toutes et les situations ou esquives de scnario compltement ct de la plaque Manara est lquivalent de David Hamilton en un peu plus explicite mais on a toujours autant envie de bailler et au final il ny a rien retenir dune histoire qui aurait du sinsrer dans le dclic.

Manara naura jamais le dclic en matire de scnariste et il faudra attendre lextrme inspiration de Jodorowski avec Borgia pour lire quelque chose qui ne plaira pas au plus grand nombre mais sera vraiment diffrent.

Cet auteur aurait d se contenter dillustrations polissonnes au lieu de sacharner sur des scnarios insipides. Bref on semmerde grave et la perfection physique des demoiselles laisse finalement de marbre par faute dexcs et de rptitivit. Un bien beau livre dimages fades, a vous branche ?

Nom srie  La vie sexuelle de Tintin  post le 14/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Aaaah Bd X !!!

De mon temps (a commence bien comme critique ne trouvez-vous pas ? ), tous les garons z les filles de mon ge, euh non pas les filles, je memporte par pur lan de nostalgie_soupirs_ donc tous les garons se pmaient lorsquon arrivait mettre la main sur une brochure de ce fameux label, un peu lquivalent de la collection Bd Cul des Requins Marteaux !

Forcment il y avait encore une taxe sur les magntoscopes et le tour des romans photos cochons en noir et blanc atteignait vite ses limites en terme dinspiration une fois le tour des collections caches du tonton fait !

Mais il y en avait quand mme une qui se distinguait des autres et pour cause, cest bien celle mettant en scne le personnage le plus propre et le plus asexu de la plante bd : Tintin lui-mme !

Il suffisait dune page ou deux pour comprendre que le personnage mythique et ses amis sont ici compltement sacrifis au ridicule de la situation. Le souci cest quil est difficile de se sentir moustill par Tintin ou la Castafiore comme les plus courageux dentre vous auront pu le vrifier dans la galerie mais que les gags ou situations ne sont prtextes qu des orgies en tout genre et ce nest finalement pas si drle.

Les dessins sont galement un peu trop irrguliers. Cela peut passer de lhommage compltement russi (ou recalqu ?) de la ligne claire clbre dHerg dautres tout simplement bacls.

Avec un peu de recul on peut trouver cela amusant pour le ridicule de la situation ou tout simplement navrant. Ce genre d "uvres" a d bien nerver plus dune personne de la maison Casterman mais lesprit tait rellement dans la provocation pure et simple comme Winshluss et le dtournement plus inspir des personnages de Disney par exemple.

Une curiosit dont on peut se passer en en faisant le tour trs rapidement. Dommage car avec un peu plus dambition et peut-tre moins de procs, a aurait pu tre beaucoup plus attractif.

A feuilleter puis reposer dans le grenier du tonton

Nom srie  Incognito (Delcourt)  post le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bofpas terrible terrible, une impression de redite, ennui, dj vu

Si javais d me fier aux seuls avis posts ici, je ne me serais surement jamais intress cette uvre du prolifique duo Brubaker/Philips et elle serait vraiment reste incognito.

Pourtant malgr ce titre et ce qui est distill plus bas, cette srie possde tous les atouts pour ne pas le rester.

Le premier tome qui peut prtendre tre lu comme un one-shot unique est un savoureux condens de polar et dhumour noir tout en dveloppant une mise en abyme de la condition de super hros ou de super vilain plus particulirement.

Dailleurs nayons pas peur des mots, depuis les one shot Wanted et Superman Red Son du mme Mark Millar je navais jamais retrouv une uvre aussi fun et originale sur les superslibards que cette srie !

Zack Overkill est un super mchant qui a t contraint dabdiquer et de recommencer une toute nouvelle vie sous une identit tenue secrte de ses anciens allis.

Seulement bosser aux archives dans une administration cest foutrement emmerdant lorsquon a touch du doigt le divin et les expriences illicites les plus excitantes !!!

Mais Zack est surveill constamment donc dfaut de se jouer de la vie dautrui comme il pouvait le faire autrefois, il va utiliser son vieux masque pour jouer les justiciers et se taper les jolies blondes salopes du service comptable de sa boite !

Oui mais voil lorsquon est dot dune force surhumaine et quon se promne dimmeuble en immeuble ce genre dexploits passe difficilement inaperu et rveille les consciences, aussi bien dun ct que de celui des anciens amis trahis. Zack va donc malgr lui se retrouver dans une aventure o il va retrouver ses origines et beaucoup de connaissances ainsi quun nouveau souffle son existence

La voix off si caractristique des polars trouve un second souffle en rendant sympathique un personnage qui nest pas cens ltre. Le tout est fait avec une lgeret que je navais pas vu venir. Zack est un personnage dont le pass trouble va se rvler au fur et mesure mais cest trop tard : le lecteur a de lempathie pour ce personnage qui samuse comme un gosse, culbute sa collgue bourre dguis en pre Nol ou en imitateur masqu et se fait manipuler par son collgue.

Pourtant lhistoire va clairement avancer sur ses origines non sans distiller des scnes daction dune tension et dune maitrise absolue comme cette attaque dans le centre commercial. Zack nest pas le seul et on en veut pas mal sa peau !

Brubaker nous trimballe dun versant lautre avec une facilit dconcertante, appuyant les origines de ces tres surpuissants et diffrents avec beaucoup de crdibilit et de vraisemblance. Le rsultat est tout simplement prodigieux car on sent Philips peut tre samuser davantage dessiner ces dessins flashy dans des situations improbables et jubilatoires (voir la manire dont Zack chute de son appartement dynamit dans le second tome).

Les auteurs jubilent et entrainent le lecteur dans leurs dlires. Ce nest jamais ennuyeux ni dj vu mais compltement divertissant et excitant !

Le second tome est un peu en de car il utilise des codes dj mis en places dans le premier volume mais reste trs agrable lire. Les diverses rvlations senchainent crescendo rendant la lecture palpitante comme un bon vieux pulp des annes 50 dans un monde contemporain et crdible.
Brubaker tisse un univers palpitant travers quelques flashbacks et des enchainements qui coulent de source sans oublier les femmes fatales chres ces deux auteurs !

Jai trouv a trs fort et surtout trs frais car il est de plus en plus difficile de trouver des histoires originales sans passer par la case Marvel et ses trames inutilement alambiques. Incognito est un pamphlet prt dguster qui se boit comme un apro bien frais. Du pur fun qui dpasse Criminal dans un domaine o je nattendais rien de ce duo.

Reste lire Sleeper dont Incognito sinspire pas mal mais jai rellement hte den lire la suite. Trs trs chouette pour peu quon se laisse porter par le talent de ces deux auteurs, Incognito porte vraiment mal son nom et mrite toute votre reconnaissance. Sil y a bien un rcit qui ne doit pas rester incognito cest bien celui-ci, I BELIEVE IN ZACK OVERKILL le plus cool des super mchants !

Nom srie  Cit 14 - Saison 1  post le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Jaime lire mais jaime bien boire et manger galement.

Je suis grand fan de plats pas forcment originaux mais qui me rveillent les papilles rien qu la perspective de les apprcier. Lasagne, Gratin Dauphinois, Couscous, Tortillas, chinois Bref rien que du light et du populaire mais le tout accompagn dun petit Bordeaux ou vin dEspagne suffit me mettre en joie !

Pourquoi parler de plats culinaires ici ? Ben justement Cit 14 cest un peu lauberge espagnole de mes thmes prfrs, action/polar/humour noir/paranormal bref mais si jimagine une immense marmite o chacun de mes plats prfrs serait mlang avec les autres, le rsultat serait surement indigeste et peu ragoutant.

Et pour Cit 14 jen arrive exactement la mme conclusion : trop cest trop !

Pourtant le postulat tait foutrement intressant : produire une srie sur base dpisodes parution rgulire dans un monde Steampunk avec des personnages compltement atypiques est un excellent point de dpart.

Oui mais voil lhistoire part dans tous les sens et le bestiaire invoqu nest franchement pas trs charismatique. Lintrigue sparpille un peu trop dans tous les sens, de cet lphant au pass mystrieux au journaliste ambitieux et tortur ce superhros bien plus trouble quil ny parait on peut sen amuser ou sen ennuyer.

La seconde option a eu raison de moi une fois les 300 pages acheves de la belle intgrale rcemment publie.

Lhistoire nest pas complexe mais peut tre un peu trop ambitieuse. Ce monde o cohabitent animaux, humains et extra-terrestres dans une mgalopole gangrne par la corruption aurait du me sduire mais manque tout simplement de charme et de rigueur, le scnario restant vraiment trop flou pour tre apprci. A vouloir tirer sur tous les boulets finalement la narration nen atteint aucun.
Cest dautant plus dommage que les dessins ont un charme rtro la Tardi plutt sympas, surtout sur les plans densemble qui fourmillent de dtails et de clins dil mais entre limmeuble-fourmilire non achev et les jardins sauvages peupls de cannibales, lcart est os mais il y a trop dobjectifs fixs pour en atteindre un seul : celui de mon intrt pour la suite des venements mais finalement jai vite referm cette fin de saison sans me proccuper de ce quil va advenir de ces petits personnages dont je ne me sens pas proche.

Dommage, mille fois dommage, bien conscience que ma note est dure mais elle reflte davantage ma dception et mon dsintrt personnels que le travail exemplaire des deux auteurs qui tiennent un vritable concept dans la publication de leurs aventures et un univers si riche quil en devient rdhibitoire.

Do lintrt dapprcier chaque mets pour ce quil est et non pas de tous les mlanger. Lexercice tait prilleux mais loup en ce qui me concerne A vous de voir si Cit 14 en vaut linvestissement mais la suite de ces aventures se fera dfinitivement sans moi.

Dans un registre un peu quivalent, je prfre de trs loin Grandville !

Nom srie  The Crow  post le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
La rcente rdition de cette uvre chez Delcourt ma rappel que je navais pas encore avis cette srie que javais lu uniquement en VO lpoque o le film tait sorti et avait fait un buzz pas possible pour la mort accidentelle de son interprte principal, le regrett Brandon Lee et surtout son esthtisme gothique assez spectaculaire.

Grand fan de musiques souterraines comme The Cure, Nine Inch Nails ou Joy Division, je pensais navement retrouver une ambiance similaire la lecture de cette sombre histoire de vengeance doutre-tombe mais la dception fut de plus grande envergure.

Parsem de rfrences musicales surligne sans grande subtilit, le rcit de James OBurr dont il me semble que cest lunique uvre loupe compltement le coche en ne proposant rien dautre quun parcours chaotique dune marionnette anime par la haine.

Eric Draven est assassin avec sa fiance, Eric Draven revient la vie on ne sait trop comment sous les traits dun clown blanc qui aurait trop voulu se dguiser comme le groupe Kiss et va buter tous les mchants pourvu de sa toute nouvelle immortalit. Point final.

Entre deux scnes de violence purement gratuite, Eric Draven prend la pose et se laisse aller quelques tats dme histoire de poser et dalourdir inutilement une histoire sans grande ambition et dendormir le lecteur.

On tourne les pages en attendant LE truc qui nous fera dfinitivement apprcier la noirceur de ces dessins trs irrguliers : tantt jolis regarder, tantt compltement loups mais las ! Lhistoire peine dcoller et se conclut comme elle avait commenc : sans aucune autre ambition que de dverser la tristesse dun auteur qui couche les pages comme dautres conservent leurs carnets intimes.

Si en plus on y ajoute un look dfinitivement eighties ou has been, cest le cur dsespr que lon abandonne cet oiseau macabre ses sombres desseins. Il ny a pas de vritable intrigue et tous les personnages sont dpourvus de lme que lauteur aurait aim insuffler et qui est bien mieux reprsent dans son avatar de pellicule malgr les dfauts vidents dune histoire de vengeance aussi classique que convenue.

Mouais franchement passez votre chemin et ressortez Unknown Pleasures de Joy Division qui passe les dcennies sans une seule ride. Dans vingt ans on parlera encore de ce groupe et de ses influences incroyables mais surement plus de ce Crow que les gens auront vite oubli quil fut lorigine dun film visuellement sympa mais plomb par un scnario rigide. A la lecture du matriel dorigine, on sait maintenant pourquoi.

Nom srie  Toxic  post le 08/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amis de la cohrence et de la logique, au revoir !
Car autant vous prvenir tout de suite que si vous ntes amateurs que de rcits linaires et carrs la dconvenue de cette nouvelle uvre de Charles Burns va en dcontenancer et en dcourager plus dun.
Bien assis dans sa rputation dartiste underground au trait si particulier et un noir et blanc qui aura influenc Mezzo et Pirus, je connaissais aussi lartiste pour sa pochette djante de Brick by Brick de liguane et ses couleurs barres.

Cest donc avec intrt et bien motiv que je me suis lanc dans la lecture de ce Toxic color et dont la couverture renvoie directement lile mystrieuse de Tintin.
Outre lhommage appuy au reporter dHerg et les couleurs indites, la source dmerveillement ou le rejet sont constitus par le droulement sauvage de cette histoire,

En effet, lhistoire ou plutt les histoires partent dans tous les sens, prsentant tour tour un monde parallle avec un tintin en robe de chambre la recherche de son chat noir dans un univers compltement barr et loufoque pour revenir une ralit non moins exigeante avec un jeune adulte solitaire et de son coup de foudre pour une jeune femme la sensibilit fleur de peau.

Pour ne rien faciliter, Burns nous transporte dune dimension une autre mlangeant paradoxes temporels et gographiques pour ne faire quune seule et mme histoire avec des reflets ne cessant de renvoyer lhistoire dun point un autre, mlangeant personnages dun monde vers un autre et abusant de dialogues qui peuvent vite devenir absurdes une fois sorti de leur contexte.

Mais quel contexte ? Dailleurs cela ne vous rappelle rien ? Moi si avec ce fameux film Lost Highway de David Lynch dont je navais rien compris mais avais pris beaucoup de plaisir essayer den extraire la substance

Dailleurs chacun sera libre daimer ou de dtester les deux opus de cette trilogie annonce qui se lit relativement rapidement mais laisse volontairement le lecteur un peu sur place la marge des vnements qui sy droulent. Pourtant pour peu quon aime un peu les jeux de rflexion, il est amusant dy relever les clins dil Tintin, les lieux parallles et un point dancrage dans cette histoire dont jespre que le dernier tome y amnera certaines cls.

Ceux qui apprcient la narration pourtant si vidente des autres uvres de Charles Burns vont se retrouver perdus car rien nest classique et le ton froid et dtach des protagonistes du monde rel ne va rien faire pour arranger la comprhension. Pourtant cette histoire me parle davantage que les flottements potiques de Wazem dans son Mars Aller-Retour rcemment lu dont je peux en faire quelque peu le comparatif ici.

Nul doute que le prix et la globalit vont en rebuter plus dun mais pour les initis ou les plus curieux, le chemin a lair den valoir la peine. Et puis quel style graphique ! Quelle belle mise en page (encore merci Cornelius pour raliser de si beaux bouquins).

Pour tout cela je nen recommande pas ncessairement lacquisition mais laissez-vous tenter par une lecture, aucun risque de sennuyer mme si lon sy sent rgulirement perdu. Et il est parfois de bon augure que de fermer les yeux et se laisser porter par une ambiance inconnue mais pas dsagrable.

Alors Charles Burns crit-il un rcit sans queue ni tte ou un diffuseur dencens narcotiques ? Cest bien dans ce doute et cet esthtisme russi quil russit le pari de mintresser malgr le fait que cette srie soit la moins passionnante de toutes celles quil a rdiges jusqu prsent mais cela sera peut-tre rvis hauteur lorsque lintgralit de ce dlire sera dit. A suivre donc

Nom srie  Mars aller-retour  post le 07/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Inutile de tortiller du cul davantage, Mars Aller-Retour constitue mes yeux une cruelle dception.
Dsol darriver aussi lgamment dans le vif du sujet mais on mavait prsent cette uvre que jaurais ador chrir et considr comme un livre de chevet comme une peinture raliste de ma propre personnalit mais je ne my suis retrouv aucun moment. Pire je me suis royalement emmerd pendant la fameuse introspection personnelle de Pierre Wazem sur la plante Mars o lauteur se remet en cause (rappelons que lhistoire complte met en scne sa propre vie fantasme ou image) dont est constitue la seconde partie de cet ouvrage.

Pourtant le rcit commenait de faon agrable avec ce portrait agrable et sans concession dun auteur de bd sans inspiration, jeune quadra dbonnaire incapable de subvenir aux besoins financiers de sa famille et dpass par ses enfants.
Si on ajoute que ce triste sire trompe allgrement sa femme pour tuer le temps, nglige ses gosses et ne sait tout simplement pas quoi faire de sa vie, on obtient de savoureux dialogues et penses plutt acrbes et sans mnagement lgard de lauteur lui-mme.
Labsurde nest pas loin non plus avec une mise en abime plutt efficace (Wazem parle mme de Mars Aller-Retour dans sa propre uvre) en distillant quelques lments dignes dun film de David Lynch o les repres sont abolis et les hrissons crass portent des dossards de course.

Le style graphique approch est plus que satisfaisant en me rappelant le trait rond, minimaliste et la fois travaill du Larcenet du Combat Ordinaire ce qui nest pas mes yeux un mince compliment.
Un joli travail de hachures et une colorisation oscillant entre teintes rouges et bruntres compltent admirablement lensemble.

Non, ce qui coince cest que tout simplement pass la mise en place de la premire partie que je trouve vraiment russie, Wazem dsquilibre totalement ses propos avec ce voyage mental vers Mars et les tats dme hermtiques de son protagoniste. Ce nest ni plaisant ni rellement passionnant lire mais cela entraine toute luvre vers une conclusion tlphone et classique sans que lon ressente la moindre motion.

Dailleurs dmotion je nen ai peu ressenti, me sentant compltement ct dun personnage que lon mavait prsent comme proche de mon propre parcours personnel.
Certes des conneries jen ai fait pas mal, certaines pouvant se rapprocher des flottements erratiques du Wazem de cette uvre, mais aucune qui ne compare de prs ou de loin mon parcours celui de cet auteur dont je partage finalement assez peu de points communs.
Ouf ! Lhonneur est sauf mais en dpit de ses qualits qui lui sont propres et dune ralisation ditoriale de haute vole je suis rest finalement de marbre pour une mise nu courageuse dun auteur quil me tarde de dcouvrir au travers dautres facettes.

Nom srie  Big Baby  post le 05/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
De prime abord, Big Baby n'avait rien d'attirant mes yeux, ni ce titre peu vocateur, ni cette couverture limite hideuse avec cet enfant monstrueux tte de foetus ou d'alien de l'area 51 !!!

Seule la 4me de couverture avec ses jouets mlimlo me rappelant un vieil album des Cocteau Twins et l'espoir de lire un nouveau titre de Charles Burns m'ont convaincu d'aller au del des apparences... Et bien mal m'en a pris car voici nouveau une petite ppite du catalogue Cornelius...

Dailleurs une fois le bouquin referm, jai beaucoup pens au film Blue Velvet de David Lynch qui navait pas son pareil pour dpeindre une violence dsincarne et absurde derrire les volets dune petite bourgade amricaine tranquille et propre sur elle Big Baby, cest un peu tout cela au travers des yeux volontairement obliques dun enfant de la classe moyenne.

Tony est un enfant unique et choy par ses parents malgr son physique peu engageant et gure charismatique. Ce Big Baby raffole de comics quil lit la tombe de la nuit seul dans son lit et rompt consciemment ou inconsciemment les limites de son imaginaire en ne faisant plus quun seul univers avec le rel.

Une piscine en construction chez le voisin ? Tony y voit une sombre invasion dhommes taupes dans ce carr mystrieux chaque nuit
Deux ados en proie une maladie vnrienne ? Lenfant peroit une menace extra-terrestre digne des EC Comics ou autres 4me dimension.

Les rcits sont palpitants et suffisamment bien construits pour y semer le doute. Burns est un matre de la narration et il sait rendre extraordinaire une histoire priori banale sans jamais remettre en cause le surnaturel qui intervient presque de faon insidieuse dans le quotidien.

Quelle est la part de vrit ou de fantasme ? Difficile de le dire ou de le prvoir mais l o certains trouvent ce style glacial , je le vois plus comme une ode la jeunesse avec cette peur du noir et toutes ces histoires que tout enfant inventait au fond de son lit pour se faire frisonner ou se rassurer.
Le point dorgue intervient avec la dernire histoire Blood Club avec une maitrise absolue dans la description de ces camps dados o il fallait faire un tas de trucs dbiles pour se rendre intressant auprs des autres
Aucun doute possible : Big Baby cest Charles Burns lui-mme, un grand enfant qui signe avec ce bel ouvrage une sortie en apothose vers lge adulte.

Non content de livrer un dessin impeccable et des histoires dont on a de cesse de vouloir en connaitre le dnouement, jai ressenti de la tendresse et une certaine posie plus mlancolique que macabre.
De surcroit lhistoire relatant les maladies des deux ados est une bauche qui servira plus tard de base lauteur pour tablir son gigantesque Black Hole.

Big Baby est une grande uvre mconnue et une introduction parfaite au monde de Charles Burns dont vous gouterez et savourerez ses histoires dcales. Voici une excellente entre en matire dans les comics underground de qualit.

Vraiment excellent comme le dit Piehr en plus de proposer un hommage alternatif et respectueux aux annes 50.

Nom srie  Fleur de peau  post le 05/11/2012 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec ce nouveau recueil, Charles Burns sempare de lintrt du lecteur de la premire page pour ne plus le lcher lissue de la dernire Ces trois histoires semblent ingales (de par leur substance ou nombre de pages) mais sont toutes relies entre elles par un fil conducteur narratif tendant uniformiser lensemble de luvre de Burns dans un seul et mme univers (comme Criminal ou Sin City).

Cest dailleurs Big Baby qui ouvre le bal des festivits en observant les murs bizarres de son nouveau voisin, Dog Boy.

En effet ce dernier est un jeune homme aimable et discret mais a tendance se comporter comme un chien depuis une greffe coronaire issue de cet aninal !

Une fois les prsentations faites, on quitte compltement Big Baby pour se consacrer aux difficults pour Dog Boy de sintgrer en tant quindividu diffrent et surtout de se trouver lme sur

La seconde histoire, bien plus dense va sattarder sur la vie complte de Bliss Blister devenu prdicateur malgr lui sous lgide dun dieu ou dun extra-terrestre et ses mthodes pour prparer les foules une fin du monde.

La dernire histoire risque de refroidir plus dun jeune couple rcemment uni avec la non-consommation du mariage par John Dough qui inquite de plus en plus son pouse par ses absences rptes Que cachent donc tous ces mystres ?


Chaque histoire commence l o la prcdente sarrte par un jeu de miroirs reflts. Il y a mme une lgre rfrence la maladie voque dans la seconde histoire de Big Baby (et qui amorce encore plus celle de Black Hole venir) et comme presque un automatisme avec cet auteur, chacune de ces histoires est tout simplement passionnante lire

Bien plus encore que El Borbah et Big Baby, le malaise se fait plus prsent. Dune histoire damour presque classique avec Dog Boy, on passe une histoire mystique aussi terrifiante quelle pourrait tre relle, dangers dune foi aveugle en sus pendant que la dernire est aussi courte quelle devient angoissante

Comme pour mieux enrober son discours, Charles Burns se joue dune narration trs fluide, nous rendant chacun de ses protagonistes attachants et sans porter un seul jugement. Dog Boy est attachant alors quon est pris de piti pour la vie sentimentale et familiale loupe de Bliss Blister et quon souhaiterait le meilleur pour Linda, jeune pouse conduite.

Ces rcits, crits juste avant Black hole, tmoignent de la grande rgularit de son auteur. Luvre est unique et continue. Le style dencrages contrasts et de noirs profonds peut dplaire mais ce style fig que je retrouve galement chez Mezzo et Pirus nest pas pour me dplaire bien au contraire.

La lecture est compltement aise grce un joli dcoupage des diffrentes actions et on ne sennuie pas une minute devant ces rcits tranges et dlicieusement dlurs. La lecture me parait mme trop rapide et jen redemande.



Il serait surement amusant de trouver Charles Burns dans un registre plus lger et moins dramatique mais Dog Boy est justement l pour nous rappeler quil peut passer de lhumour noir acide une ambiance bien plus pesante (avec Burn Again, la seconde histoire). Dommage que cet auteur ne soit pas plus productif pour le plaisir de mes lectures nocturnes mais cest un fait finalement opportun pour mes conomies

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