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... a posté 403 avis et 44 séries (Note moyenne: 3.3)

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Nom série  Le Parfum de l'Invisible  posté le 14/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Sacré Manara, il reprend l’idée du Déclic et la décline sous la variante suivante : on remplace le machin qui excite les nanas par un mec invisible qui les honore !!!!!

Du coup la mise en scène est presque strictement la même puisqu’il s’agit d’une succession de scènes émoustillantes où le désir des femmes en plein onanisme (ou tout comme) est représenté de la même façon : les yeux fermés, sourcils en demi-lune et poses suggestives !

Ok les nanas sont super bien dessinées mais se ressemblent toutes et les situations ou esquives de scénario complètement à côté de la plaque… Manara est l’équivalent de David Hamilton en un peu plus explicite mais on a toujours autant envie de bailler et au final il n’y a rien à retenir d’une histoire qui aurait du s’insérer dans le déclic.

Manara n’aura jamais le déclic en matière de scénariste et il faudra attendre l’extrême inspiration de Jodorowski avec Borgia pour lire quelque chose qui ne plaira pas au plus grand nombre mais sera vraiment différent.

Cet auteur aurait dû se contenter d’illustrations polissonnes au lieu de s’acharner sur des scénarios insipides…. Bref on s’emmerde grave et la perfection physique des demoiselles laisse finalement de marbre par faute d’excès et de répétitivité…. Un bien beau livre d’images fades, ça vous branche ?

Nom série  La vie sexuelle de Tintin  posté le 14/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Aaaah Bédé X !!!

De mon temps (ça commence bien comme critique ne trouvez-vous pas ? ), tous les garçons zé les filles de mon âge, euh non pas les filles, je m’emporte par pur élan de nostalgie_soupirs_ donc tous les garçons se pâmaient lorsqu’on arrivait à mettre la main sur une brochure de ce fameux label, un peu l’équivalent de la collection Bédé Cul des Requins Marteaux !

Forcément il y avait encore une taxe sur les magnétoscopes et le tour des romans photos « cochons » en noir et blanc atteignait vite ses limites en terme d’inspiration une fois le tour des collections cachées du tonton fait !

Mais il y en avait quand même une qui se distinguait des autres et pour cause, c’est bien celle mettant en scène le personnage le plus propre et le plus asexué de la planète bd : Tintin lui-même !

Il suffisait d’une page ou deux pour comprendre que le personnage mythique et ses amis sont ici complètement sacrifiés au ridicule de la situation. Le souci c’est qu’il est difficile de se sentir émoustillé par Tintin ou la Castafiore comme les plus courageux d’entre vous auront pu le vérifier dans la galerie mais que les gags ou situations ne sont prétextes qu’à des orgies en tout genre et ce n’est finalement pas si drôle.

Les dessins sont également un peu trop irréguliers. Cela peut passer de l’hommage complètement réussi (ou recalqué ?) de la ligne claire célèbre d’Hergé à d’autres tout simplement baclés.

Avec un peu de recul on peut trouver cela amusant pour le ridicule de la situation ou tout simplement navrant. Ce genre d’ "œuvres" a dû bien énerver plus d’une personne de la maison Casterman mais l’esprit était réellement dans la provocation pure et simple comme Winshluss et le détournement plus inspiré des personnages de Disney par exemple.

Une curiosité dont on peut se passer en en faisant le tour très rapidement. Dommage car avec un peu plus d’ambition et peut-être moins de procès, ça aurait pu être beaucoup plus attractif.

A feuilleter puis à reposer dans le grenier du tonton

Nom série  Incognito (Delcourt)  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bof…pas terrible terrible, une impression de redite, ennui, déjà vu…

Si j’avais dû me fier aux seuls avis postés ici, je ne me serais surement jamais intéressé à cette œuvre du prolifique duo Brubaker/Philips et elle serait vraiment restée incognito.

Pourtant malgré ce titre et ce qui est distillé plus bas, cette série possède tous les atouts pour ne pas le rester.

Le premier tome qui peut prétendre à être lu comme un one-shot unique est un savoureux condensé de polar et d’humour noir tout en développant une mise en abyme de la condition de super héros ou de super vilain plus particulièrement.

D’ailleurs n’ayons pas peur des mots, depuis les one shot Wanted et Superman Red Son du même Mark Millar je n’avais jamais retrouvé une œuvre aussi fun et originale sur les superslibards que cette série !

Zack Overkill est un super méchant qui a été contraint d’abdiquer et de recommencer une toute nouvelle vie sous une identité tenue secrète de ses anciens alliés.

Seulement bosser aux archives dans une administration c’est foutrement emmerdant lorsqu’on a touché du doigt le divin et les expériences illicites les plus excitantes !!!

Mais Zack est surveillé constamment donc à défaut de se jouer de la vie d’autrui comme il pouvait le faire autrefois, il va utiliser son vieux masque pour jouer les justiciers et se taper les jolies blondes salopes du service comptable de sa boite !

Oui mais voilà lorsqu’on est doté d’une force surhumaine et qu’on se promène d’immeuble en immeuble ce genre d’exploits passe difficilement inaperçu et réveille les consciences, aussi bien d’un côté que de celui des anciens amis trahis. Zack va donc malgré lui se retrouver dans une aventure où il va retrouver ses origines et beaucoup de connaissances ainsi qu’un nouveau souffle à son existence…

La voix off si caractéristique des polars trouve un second souffle en rendant sympathique un personnage qui n’est pas censé l’être. Le tout est fait avec une légereté que je n’avais pas vu venir. Zack est un personnage dont le passé trouble va se révéler au fur et à mesure mais c’est trop tard : le lecteur a de l’empathie pour ce personnage qui s’amuse comme un gosse, culbute sa collègue bourrée déguisé en père Noël ou en imitateur masqué et se fait manipuler par son collègue.

Pourtant l’histoire va clairement avancer sur ses origines non sans distiller des scènes d’action d’une tension et d’une maitrise absolue comme cette attaque dans le centre commercial. Zack n’est pas le seul et on en veut pas mal à sa peau !

Brubaker nous trimballe d’un versant à l’autre avec une facilité déconcertante, appuyant les origines de ces êtres surpuissants et différents avec beaucoup de crédibilité et de vraisemblance. Le résultat est tout simplement prodigieux car on sent Philips peut être s’amuser davantage à dessiner ces dessins flashy dans des situations improbables et jubilatoires (voir la manière dont Zack chute de son appartement dynamité dans le second tome).

Les auteurs jubilent et entrainent le lecteur dans leurs délires. Ce n’est jamais ennuyeux ni déjà vu mais complètement divertissant et excitant !

Le second tome est un peu en deçà car il utilise des codes déjà mis en places dans le premier volume mais reste très agréable à lire. Les diverses révélations s’enchainent crescendo rendant la lecture palpitante comme un bon vieux pulp des années 50 dans un monde contemporain et crédible.
Brubaker tisse un univers palpitant à travers quelques flashbacks et des enchainements qui coulent de source sans oublier les femmes fatales chères à ces deux auteurs !

J’ai trouvé ça très fort et surtout très frais car il est de plus en plus difficile de trouver des histoires originales sans passer par la case Marvel et ses trames inutilement alambiquées. Incognito est un pamphlet prèt à déguster qui se boit comme un apéro bien frais. Du pur fun qui dépasse Criminal dans un domaine où je n’attendais rien de ce duo.

Reste à lire Sleeper dont Incognito s’inspire pas mal mais j’ai réellement hâte d’en lire la suite. Très très chouette pour peu qu’on se laisse porter par le talent de ces deux auteurs, Incognito porte vraiment mal son nom et mérite toute votre reconnaissance. S’il y a bien un récit qui ne doit pas rester incognito c’est bien celui-ci, I BELIEVE IN ZACK OVERKILL le plus cool des super méchants !

Nom série  Cité 14 - Saison 1  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J’aime lire mais j’aime bien boire et manger également.

Je suis grand fan de plats pas forcément originaux mais qui me réveillent les papilles rien qu’à la perspective de les apprécier…. Lasagne, Gratin Dauphinois, Couscous, Tortillas, chinois … Bref rien que du light et du populaire mais le tout accompagné d’un petit Bordeaux ou vin d’Espagne suffit à me mettre en joie !

Pourquoi parler de plats culinaires ici ? Ben justement Cité 14 c’est un peu l’auberge espagnole de mes thèmes préférés, action/polar/humour noir/paranormal bref mais si j’imagine une immense marmite où chacun de mes plats préférés serait mélangé avec les autres, le résultat serait surement indigeste et peu ragoutant.

Et pour Cité 14 j’en arrive exactement à la même conclusion : trop c’est trop !

Pourtant le postulat était foutrement intéressant : produire une série sur base d’épisodes à parution régulière dans un monde Steampunk avec des personnages complètement atypiques est un excellent point de départ.

Oui mais voilà l’histoire part dans tous les sens et le bestiaire invoqué n’est franchement pas très charismatique. L’intrigue s’éparpille un peu trop dans tous les sens, de cet éléphant au passé mystérieux au journaliste ambitieux et torturé à ce superhéros bien plus trouble qu’il n’y parait on peut s’en amuser ou s’en ennuyer.

La seconde option a eu raison de moi une fois les 300 pages achevées de la belle intégrale récemment publiée.

L’histoire n’est pas complexe mais peut être un peu trop ambitieuse. Ce monde où cohabitent animaux, humains et extra-terrestres dans une mégalopole gangrénée par la corruption aurait du me séduire mais manque tout simplement de charme et de rigueur, le scénario restant vraiment trop flou pour être apprécié. A vouloir tirer sur tous les boulets finalement la narration n’en atteint aucun.
C’est d’autant plus dommage que les dessins ont un charme rétro à la Tardi plutôt sympas, surtout sur les plans d’ensemble qui fourmillent de détails et de clins d’œil mais entre l’immeuble-fourmilière non achevé et les jardins sauvages peuplés de cannibales, l’écart est osé mais il y a trop d’objectifs fixés pour en atteindre un seul : celui de mon intérêt pour la suite des évenements mais finalement j’ai vite refermé cette « fin de saison » sans me préoccuper de ce qu’il va advenir de ces petits personnages dont je ne me sens pas proche.

Dommage, mille fois dommage, bien conscience que ma note est « dure » mais elle reflète davantage ma déception et mon désintérêt personnels que le travail exemplaire des deux auteurs qui tiennent un véritable concept dans la publication de leurs aventures et un univers si riche qu’il en devient rédhibitoire.

D’où l’intérêt d’apprécier chaque mets pour ce qu’il est et non pas de tous les mélanger. L’exercice était périlleux mais loupé en ce qui me concerne… A vous de voir si Cité 14 en vaut l’investissement mais la suite de ces aventures se fera définitivement sans moi.

Dans un registre un peu équivalent, je préfère de très loin Grandville !

Nom série  The Crow  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
La récente réédition de cette œuvre chez Delcourt m’a rappelé que je n’avais pas encore avisé cette série que j’avais lu uniquement en VO à l’époque où le film était sorti et avait fait un buzz pas possible pour la mort accidentelle de son interprète principal, le regretté Brandon Lee et surtout son esthétisme gothique assez spectaculaire.

Grand fan de musiques « souterraines » comme The Cure, Nine Inch Nails ou Joy Division, je pensais naïvement retrouver une ambiance similaire à la lecture de cette sombre histoire de vengeance d’outre-tombe mais la déception fut de plus grande envergure.

Parsemé de références musicales surlignée sans grande subtilité, le récit de James O’Burr dont il me semble que c’est l’unique œuvre loupe complètement le coche en ne proposant rien d’autre qu’un parcours chaotique d’une marionnette animée par la haine.

Eric Draven est assassiné avec sa fiancée, Eric Draven revient à la vie on ne sait trop comment sous les traits d’un clown blanc qui aurait trop voulu se déguiser comme le groupe Kiss et va buter tous les méchants pourvu de sa toute nouvelle immortalité. Point final.

Entre deux scènes de violence purement gratuite, Eric Draven prend la pose et se laisse aller à quelques états d’âme histoire de poser et d’alourdir inutilement une histoire sans grande ambition et d’endormir le lecteur.

On tourne les pages en attendant « LE » truc qui nous fera définitivement apprécier la noirceur de ces dessins très irréguliers : tantôt jolis à regarder, tantôt complètement loupés mais las ! L’histoire peine à décoller et se conclut comme elle avait commencé : sans aucune autre ambition que de déverser la tristesse d’un auteur qui couche les pages comme d’autres conservent leurs carnets intimes.

Si en plus on y ajoute un look définitivement eighties ou has been, c’est le cœur désespéré que l’on abandonne cet oiseau macabre à ses sombres desseins. Il n’y a pas de véritable intrigue et tous les personnages sont dépourvus de l’âme que l’auteur aurait aimé insuffler et qui est bien mieux représenté dans son avatar de pellicule malgré les défauts évidents d’une histoire de vengeance aussi classique que convenue.

Mouais franchement passez votre chemin et ressortez Unknown Pleasures de Joy Division qui passe les décennies sans une seule ride. Dans vingt ans on parlera encore de ce groupe et de ses influences incroyables mais surement plus de ce Crow que les gens auront vite oublié qu’il fut à l’origine d’un film visuellement sympa mais plombé par un scénario rigide. A la lecture du matériel d’origine, on sait maintenant pourquoi.

Nom série  Toxic  posté le 08/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amis de la cohérence et de la logique, au revoir !
Car autant vous prévenir tout de suite que si vous n’êtes amateurs que de récits linéaires et carrés la déconvenue de cette nouvelle œuvre de Charles Burns va en décontenancer et en décourager plus d’un.
Bien assis dans sa réputation d’artiste underground au trait si particulier et un noir et blanc qui aura influencé Mezzo et Pirus, je connaissais aussi l’artiste pour sa pochette déjantée de Brick by Brick de l’iguane et ses couleurs barrées.

C’est donc avec intérêt et bien motivé que je me suis lancé dans la lecture de ce « Toxic » coloré et dont la couverture renvoie directement à l’ile mystérieuse de Tintin.
Outre l’hommage appuyé au reporter d’Hergé et les couleurs inédites, la source d’émerveillement ou le rejet sont constitués par le déroulement sauvage de cette histoire,

En effet, l’histoire ou plutôt les histoires partent dans tous les sens, présentant tour à tour un monde parallèle avec un tintin en robe de chambre à la recherche de son chat noir dans un univers complètement barré et loufoque pour revenir à une réalité non moins exigeante avec un jeune adulte solitaire et de son coup de foudre pour une jeune femme à la sensibilité à fleur de peau.

Pour ne rien faciliter, Burns nous transporte d’une dimension à une autre mélangeant paradoxes temporels et géographiques pour ne faire qu’une seule et même histoire avec des reflets ne cessant de renvoyer l’histoire d’un point à un autre, mélangeant personnages d’un monde vers un autre et abusant de dialogues qui peuvent vite devenir absurdes une fois sorti de leur contexte.

Mais quel contexte ? D’ailleurs cela ne vous rappelle rien ? Moi si avec ce fameux film Lost Highway de David Lynch dont je n’avais rien compris mais avais pris beaucoup de plaisir à essayer d’en extraire la substance…

D’ailleurs chacun sera libre d’aimer ou de détester les deux opus de cette trilogie annoncée qui se lit relativement rapidement mais laisse volontairement le lecteur un peu sur place à la marge des évènements qui s’y déroulent. Pourtant pour peu qu’on aime un peu les jeux de réflexion, il est amusant d’y relever les clins d’œil à Tintin, les lieux parallèles et un point d’ancrage dans cette histoire dont j’espère que le dernier tome y amènera certaines clés.

Ceux qui apprécient la narration pourtant si évidente des autres œuvres de Charles Burns vont se retrouver perdus car rien n’est classique et le ton froid et détaché des protagonistes du monde réel ne va rien faire pour arranger la compréhension. Pourtant cette histoire me parle davantage que les flottements poétiques de Wazem dans son Mars Aller-Retour récemment lu dont je peux en faire quelque peu le comparatif ici.

Nul doute que le prix et la globalité vont en rebuter plus d’un mais pour les initiés ou les plus curieux, le chemin a l’air d’en valoir la peine. Et puis quel style graphique ! Quelle belle mise en page (encore merci à Cornelius pour réaliser de si beaux bouquins).

Pour tout cela je n’en recommande pas nécessairement l’acquisition mais laissez-vous tenter par une lecture, aucun risque de s’ennuyer même si l’on s’y sent régulièrement perdu. Et il est parfois de bon augure que de fermer les yeux et se laisser porter par une ambiance inconnue mais pas désagréable….

Alors Charles Burns écrit-il un récit sans queue ni tête ou un diffuseur d’encens narcotiques ? C’est bien dans ce doute et cet esthétisme réussi qu’il réussit le pari de m’intéresser malgré le fait que cette série soit la moins passionnante de toutes celles qu’il a rédigées jusqu’ à présent mais cela sera peut-être révisé à hauteur lorsque l’intégralité de ce délire sera édité. A suivre donc…

Nom série  Mars aller-retour  posté le 07/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Inutile de tortiller du cul davantage, Mars Aller-Retour constitue à mes yeux une cruelle déception.
Désolé d’arriver aussi élégamment dans le vif du sujet mais on m’avait présenté cette œuvre que j’aurais adoré chérir et considéré comme un livre de chevet comme une peinture réaliste de ma propre personnalité mais je ne m’y suis retrouvé à aucun moment. Pire je me suis royalement emmerdé pendant la fameuse introspection personnelle de Pierre Wazem sur la planète Mars où l’auteur se remet en cause (rappelons que l’histoire complète met en scène sa propre vie fantasmée ou imagée) dont est constituée la seconde partie de cet ouvrage.

Pourtant le récit commençait de façon agréable avec ce portrait agréable et sans concession d’un auteur de bd sans inspiration, jeune quadra débonnaire incapable de subvenir aux besoins financiers de sa famille et dépassé par ses enfants.
Si on ajoute que ce triste sire trompe allègrement sa femme pour tuer le temps, néglige ses gosses et ne sait tout simplement pas quoi faire de sa vie, on obtient de savoureux dialogues et pensées plutôt acèrbes et sans ménagement à l’égard de l’auteur lui-même.
L’absurde n’est pas loin non plus avec une mise en abime plutôt efficace (Wazem parle même de « Mars Aller-Retour » dans sa propre œuvre) en distillant quelques éléments dignes d’un film de David Lynch où les repères sont abolis et les hérissons écrasés portent des dossards de course.

Le style graphique approché est plus que satisfaisant en me rappelant le trait rond, minimaliste et à la fois travaillé du Larcenet du Combat Ordinaire ce qui n’est pas à mes yeux un mince compliment.
Un joli travail de hachures et une colorisation oscillant entre teintes rouges et brunâtres complètent admirablement l’ensemble.

Non, ce qui coince c’est que tout simplement passé la mise en place de la première partie que je trouve vraiment réussie, Wazem déséquilibre totalement ses propos avec ce voyage mental vers Mars et les états d’âme hermétiques de son protagoniste. Ce n’est ni plaisant ni réellement passionnant à lire mais cela entraine toute l’œuvre vers une conclusion téléphonée et classique sans que l’on ressente la moindre émotion.

D’ailleurs d’émotion je n’en ai peu ressenti, me sentant complètement à côté d’un personnage que l’on m’avait présenté comme proche de mon propre parcours personnel.
Certes des conneries j’en ai fait pas mal, certaines pouvant se rapprocher des flottements erratiques du Wazem de cette œuvre, mais aucune qui ne compare de près ou de loin mon parcours à celui de cet auteur dont je partage finalement assez peu de points communs.
Ouf ! L’honneur est sauf mais en dépit de ses qualités qui lui sont propres et d’une réalisation éditoriale de haute volée je suis resté finalement de marbre pour une mise à nu courageuse d’un auteur qu’il me tarde de découvrir au travers d’autres facettes.

Nom série  Big Baby  posté le 05/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
De prime abord, Big Baby n'avait rien d'attirant à mes yeux, ni ce titre peu évocateur, ni cette couverture limite hideuse avec cet enfant monstrueux à tête de foetus ou d'alien de l'area 51 !!!

Seule la 4ème de couverture avec ses jouets mélimélo me rappelant un vieil album des Cocteau Twins et l'espoir de lire un nouveau titre de Charles Burns m'ont convaincu d'aller au delà des apparences... Et bien mal m'en a pris car voici à nouveau une petite pépite du catalogue Cornelius...

D’ailleurs une fois le bouquin refermé, j’ai beaucoup pensé au film « Blue Velvet » de David Lynch qui n’avait pas son pareil pour dépeindre une violence désincarnée et absurde derrière les volets d’une petite bourgade américaine tranquille et « propre » sur elle… Big Baby, c’est un peu tout cela au travers des yeux volontairement obliques d’un enfant de la classe moyenne.

Tony est un enfant unique et choyé par ses parents malgré son physique peu engageant et guère charismatique. Ce « Big Baby » raffole de comics qu’il lit à la tombée de la nuit seul dans son lit et rompt consciemment ou inconsciemment les limites de son imaginaire en ne faisant plus qu’un seul univers avec le réel.

Une piscine en construction chez le voisin ? Tony y voit une sombre invasion d’hommes taupes dans ce carré mystérieux chaque nuit…
Deux ados en proie à une maladie vénérienne ? L’enfant perçoit une menace extra-terrestre digne des EC Comics ou autres 4ème dimension.

Les récits sont palpitants et suffisamment bien construits pour y semer le doute. Burns est un maître de la narration et il sait rendre extraordinaire une histoire à priori banale sans jamais remettre en cause le surnaturel qui intervient presque de façon insidieuse dans le quotidien.

Quelle est la part de vérité ou de fantasme ? Difficile de le dire ou de le prévoir mais là où certains trouvent ce style « glacial », je le vois plus comme une ode à la jeunesse avec cette peur du noir et toutes ces histoires que tout enfant inventait au fond de son lit pour se faire frisonner ou se rassurer.
Le point d’orgue intervient avec la dernière histoire « Blood Club » avec une maitrise absolue dans la description de ces camps d’ados où il fallait faire un tas de trucs débiles pour se rendre intéressant auprès des autres…
Aucun doute possible : Big Baby c’est Charles Burns lui-même, un « grand enfant » qui signe avec ce bel ouvrage une sortie en apothéose vers l’âge adulte.

Non content de livrer un dessin impeccable et des histoires dont on a de cesse de vouloir en connaitre le dénouement, j’ai ressenti de la tendresse et une certaine poésie plus mélancolique que macabre.
De surcroit l’histoire relatant les « maladies » des deux ados est une ébauche qui servira plus tard de base à l’auteur pour établir son gigantesque Black Hole.

Big Baby est une grande œuvre méconnue et une introduction parfaite au monde de Charles Burns dont vous gouterez et savourerez ses histoires décalées. Voici une excellente entrée en matière dans les comics underground de qualité.

Vraiment excellent comme le dit Piehr en plus de proposer un hommage alternatif et respectueux aux années 50.

Nom série  Fleur de peau  posté le 05/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec ce nouveau recueil, Charles Burns s’empare de l’intérêt du lecteur de la première page pour ne plus le lâcher à l’issue de la dernière… Ces trois histoires semblent inégales (de par leur substance ou nombre de pages) mais sont toutes reliées entre elles par un fil conducteur narratif tendant à uniformiser l’ensemble de l’œuvre de Burns dans un seul et même univers (comme Criminal ou Sin City).

C’est d’ailleurs « Big Baby » qui ouvre le bal des festivités en observant les mœurs bizarres de son nouveau voisin, Dog Boy.

En effet ce dernier est un jeune homme aimable et discret mais a tendance à se comporter comme un chien depuis une greffe coronaire issue de cet aninal !

Une fois les présentations faites, on quitte complètement Big Baby pour se consacrer aux difficultés pour Dog Boy de s’intégrer en tant qu’individu différent et surtout de se trouver l’âme sœur…

La seconde histoire, bien plus dense va s’attarder sur la vie complète de Bliss Blister devenu prédicateur malgré lui sous l’égide d’un dieu ou d’un extra-terrestre et ses méthodes pour préparer les foules à une fin du monde.

La dernière histoire risque de refroidir plus d’un jeune couple récemment uni avec la non-consommation du mariage par John Dough qui inquiète de plus en plus son épouse par ses absences répétées… Que cachent donc tous ces mystères ?


Chaque histoire commence là où la précédente s’arrête par un jeu de miroirs reflétés. Il y a même une légère référence à la maladie évoquée dans la seconde histoire de Big Baby (et qui amorce encore plus celle de Black Hole à venir) et comme presque un automatisme avec cet auteur, chacune de ces histoires est tout simplement passionnante à lire…

Bien plus encore que El Borbah et Big Baby, le malaise se fait plus présent. D’une histoire d’amour presque classique avec Dog Boy, on passe à une histoire mystique aussi terrifiante qu’elle pourrait être réelle, dangers d’une « foi »aveugle en sus pendant que la dernière est aussi courte qu’elle devient angoissante…

Comme pour mieux enrober son discours, Charles Burns se joue d’une narration très fluide, nous rendant chacun de ses protagonistes attachants et sans porter un seul jugement. Dog Boy est attachant alors qu’on est pris de pitié pour la vie sentimentale et familiale loupée de Bliss Blister et qu’on souhaiterait le meilleur pour Linda, jeune épouse éconduite.

Ces récits, écrits juste avant Black hole, témoignent de la grande régularité de son auteur. L’œuvre est unique et continue. Le style d’encrages contrastés et de noirs profonds peut déplaire mais ce style figé que je retrouve également chez Mezzo et Pirus n’est pas pour me déplaire bien au contraire.

La lecture est complètement aisée grâce à un joli découpage des différentes actions et on ne s’ennuie pas une minute devant ces récits étranges et délicieusement délurés. La lecture me parait même trop rapide et j’en redemande.



Il serait surement amusant de trouver Charles Burns dans un registre plus léger et moins dramatique mais Dog Boy est justement là pour nous rappeler qu’il peut passer de l’humour noir acide à une ambiance bien plus pesante (avec Burn Again, la seconde histoire). Dommage que cet auteur ne soit pas plus productif pour le plaisir de mes lectures nocturnes mais c’est un fait finalement opportun pour mes économies

Nom série  El Borbah (Defective stories)  posté le 05/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La récente parution de La Ruche, second tome de la première œuvre « couleurs » de Charles Burns que je me suis remémoré comme j’avais adoré son œuvre phare Black Hole tout en faisant l’impasse de ses précédentes œuvres.

Et c’est avec El Borbah que s’ouvrent les festivités, une œuvre de jeunesse de cet auteur atypique et rare qui a surement fortement inspiré Le Roi des Mouches que je considère comme le chef d’œuvre ultime du neuvième art.

El Borbah est comme souvent chez Burns une compilation de plusieurs histoires courtes mettant en scène un détective privé au look saugrenu, un catcheur massif et bourru ne quittant jamais son masque et sa tenue de prédilection pour des raisons qui ne seront jamais expliquées et qui ne choqueront jamais son entourage.

Forcément avec un tel postulat, on peut s’attendre à tout et à n’importe quoi pour des enquêtes complètement décalées (robots en quête d’identité, milliardaires clonés dans des corps de fœtus ou trafic d’hamburgers hallucinogènes bref…) mais la narration semble tellement naturelle et aisée qu’il est impossible de sortir la tête du bouquin avant la conclusion souvent cynique de chaque histoire.

Pêché de jeunesse oblige des années 80, El Borbah (doux patronyme de notre héros) ne possède pas encore tout à fait la maitrise visuelle si caractéristique de son auteur mais propose un noir et blanc contrasté des plus magnifiques et propose un bestiaire décalé à chaque page.

Mélange de fantasmes dignes de Cronenberg et d’un humour aussi subtil que glacial (El Borbah ne bosse que pour le flouze et est rarement délicat lors de ses interventions orales comme physiques), ce recueil se lit à vitesse grand V et offre peu de substance ironique à son univers. Néanmoins la lecture est aussi plaisante que jouissive et on peut juste regretter qu’il n’y ait pas eu plus d’aventures d’El Borbah tant j’ai pu me plaire dans cet univers complètement dingue.

Le découpage est de grande qualité et contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, on n’est jamais perdu dans les enchainements sans deviner dans quels méandres délirants la prochaine page va nous emmener.

Après on peut ne pas aimer cette ligne claire particulière et qui semble figée dans le temps mais c’est un aspect visuel qui me plait au plus haut point aussi ne serait-ce que pour une lecture de divertissement, El Borbah est en tous points recommandable avec réalisation éditoriale de grande qualité effectuée par Cornelius.

Nom série  Masqué  posté le 22/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu refroidi par la lecture de La Brigade Chimérique de Serge Lehmann que je me dois de reprendre un jour et cette fois dans son intégralité, je n’étais pas plus emballé que cela à l’idée de lire Masqué se voulant un peu la suite spirituelle de ce monde européen et de ses super-héros locaux.

Rappelons que le genre est peu usité même si ce n’est pas nouveau. Ainsi Dorrison a parfaitement maitrisé de façon inédite ce thème dans son hautement recommandable « Les Sentinelles » et hormis cela, il faut bien reconnaître qu’il faut laisser César à César et les comics d’hommes surpuissants à leurs créateurs d’outre-Atlantique.

Reçu en cadeau, je ne m’étais pas encore attardé sur le tome 1 qui m’aurait laissé une impression cruelle de belle intro pour enchaîner sur les deux numéros parus à ce jour.

En résulte une lecture très agréable mais anodine car voilà, sur les 4 tomes proposés, on reste au stade d’introduction classieuse d’un récit narrant un Paris futuriste et intéressant mais manquant cruellement de fondations.
Les questions en suspens comme les anomalies ou l’époque dans laquelle se déroule l’action restent de mise et je partage l’avis des précédents posteurs et leurs interrogations. Stéphane Créty abandonne sa mise en scène figée pour l’éclater et passer d’un cadre franco-belge à celui d’un comics de qualité au fur et à mesure que les évènements se précipitent mais cela ne suffit pas encore pour nous faire oublier des classiques comme Black Summer par exemple.

Espérons que l’intégralité du récit donnera raison à Serge Lehman car pour l’heure il n’en résulte qu’une agréable lecture qui ne révolutionnera pas le genre mais l’entreprise a quand même de belles qualités avec quelques clins d’œil bien vus dont je vous en laisse la surprise et un dessin aussi dynamique que particulièrement bien encré, Mr. Créty étant décidément l’artiste à suivre ces derniers temps mais un scénario qui se contente de survoler le mythe du super-héros à la française.

A noter des couvertures vraiment très jolies et quelques lignes de texte en fin de chaque tome permettant de renforcer l’univers que l’on essaye de nous faire adopter.

Un bel essai à saluer mais encore un peu d’hésitation malgré des scènes d’action de toute beauté, le troisième tome sera forcément celui qui fera basculer Masqué dans les bds incontournables… ou pas ! A suivre mais il est difficile de se prononcer alors qu'on en est déjà à la moitié de la série !

Nom série  Criminal  posté le 16/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La recette est classique et connue de tous…
Un looser, une existence morne et puis un choix. Un choix crucial ou manifeste tentant d’améliorer son quotidien ou de réparer certaines choses…
Ed Brubaker nous rappelle dans Criminal comment il est facile de basculer dans l’illégalité, le vol, les meurtres ou essayer simplement de s’extraire de situations facheuses…

On a peut-être tous connu ça également dans notre existence. Un coup de foudre pour une belle inconnue, la facilité de profiter d’une situation, d’aller un cran trop loin puis de vouloir tout résoudre dans l’urgence…
Je vous souhaite sincèrement de ne pas vivre les évènements sombres que subissent les protagonistes de Criminal mais de vous délecter de leurs aventures parfaitement mises en scène par Brubaker et Philips.

A base d’actes crapuleux, de femmes fatales et de trahisons, ces portraits de gangsters se révèlent particulièrement jouissifs à suivre et à lire comme n’importe quel roman noir captivant.
Chaque tome pose une histoire pouvant être lue comme un one shot mais utilisant de multiples connections avec d’autres personnages à l’instar du travail de Frank Miller dans Sin City, le fantastique en moins et l’immersion réaliste en plus.

Ce qui rend ces gens tour à tour humains ou monstrueux, c’est la narration toute en souplesse et qui gagne en intérêt au fur et à mesure de la lecture et de l’appréhension générale de l’environnement.

La lecture devient donc ludique au fur et à mesure que les chapitres se succèdent en faisant se succèder un voleur prudent mais lache, une famille de brutes sanguinaires et un veuf pas si irréprochable. L’appât du gain ne constitue pas seulement la toison d’or de ces « hommes ordinaires » mais également l’espoir d’un monde idéal où une relation sensuelle n’est jamais à exclure.

Le trait réaliste et accessible de Philips (apprécié dans 7 psychopathes mais moins dans Marvel Zombies) aide à l’identification d’un cadre aussi attirant que glauque. La voix off propre aux vieux polars restitue une ambiance unique et on est vite alpagué dans un monde violent et accrocheur.

Criminal constitue une référence accessible et de qualité qui devrait toucher beaucoup d’amateurs et mériterait une adaptation cinématographique. Ce mélange de gueules cassées et de pinups mérite amplement que l’on s’y intéresse et donne diablement envie de voir les autres travaux de ce tandem.

Classique mais chaudement recommandé et recommandable !

Nom série  Zaya  posté le 02/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce blanc immaculé représente peut-être l’innocence de la belle Zaya, artiste pudique et mère aimante dans un univers asiatique futuriste privilégiant calme et rétro-technologie.

Mais cet univers souffle le chaud et le froid, les couleurs embrumées de l’œuvre reflètent bien le calme avant la tempête et Zaya va devoir retourner à l’activité principale dont elle masque chaque contact : tueuse professionnelle au sein d’un organisme mafieux secret : la Spirale.

Et quitte à laisser toute la vie qu’elle a construite honnêtement depuis, on ne peut échapper à ses anciens démons, Zaya va se lancer corps et âmes régler sa dette mais quel va en être le prix ?

C’est sur ce contexte mille fois vu et revu rappelant à l’occasion Nikita de Luc Besson que Morvan tisse une toile futuriste et un très joli portrait de femme libre.

C’est en tous cas ce que me laissait comme approche ce premier tome très calme entre rares fulgurances et scènes d’action hors contextes. La trame futuriste n’intervenant réellement que dans des courses poursuites aussi rythmées que brutales alors que l’univers de Zaya est plutôt reposant.

Les deux scènes où Zaya répond à son amant d’une nuit ainsi que la reconstruction d’une intelligence artificielle sont aussi jolies que poétiques et rien qu’en cela je suis rééllement tombé sous le charme de cette œuvre légère et mélancolique soutenu par un dessin gras et fouillé me rappelant autant Apple Seed que Ghost in The Shell.

Malheureusement le tome 2 émousse un peu mon intérêt en contrebalançant trop de scènes d’action au rythme si rapide que le dessinateur oublie le chapeau de Zaya sur certaines cases. Un rapide retour sur l’enfance de l’héroïne et un cliffhanger inattendu rééquilibrent la donne mais j’attends réellement le 3eme et dernier tome pour en recommander définitivement l’acquisition.

Morvan livre un scénario retors et plus torturé que son merveilleux Petit Monde mais surprenant par la direction choisie. Impossible de négliger le charme général de cette Zaya qui est plus sublimée comme une sirène qu’une insipide héroïne pulpeuse de plus. Rien que pour cela, Zaya se doit d’être feuilletée et non pas effeuillée

Vivement la conclusion !

Nom série  Le Mercenaire  posté le 21/08/2009 (dernière MAJ le 01/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Mon dieu que c'est beau !

Mon dieu que c'est froid !

Mon dieu que j'ai du mal à suivre une histoire inintéressante au possible !

Mon dieu mais qu'ai-je donc fait de toutes ces bds ?

Mon dieu ! mais j'ai tout oublié !

Un pater et deux je vous salue marie mon fils et vous pouvez passer à autre chose !




Voilà à peu près tout le bien que je pense de cette "curiosité".

Je pensais comme pas mal de lecteurs ici que ce récit aurait conservé du charme kitsch auquel on l’associe mais en dépit de quelques dessins dignes de figurer dans un artbook, les dessins ne s’animent pas de la façon la plus logique pour former ce que j’appellerais communément une histoire. Ca ressemble à du préfabriqué sans susciter beaucoup d’intérêt.

Il y a deux formes de nostalgie, celle qui vieillit bien et traverse les années avec brio et celle qui reste datée malgré ses origines et celle-ci, constituée de quelques ambiances organiques et dont l’intérêt s’émousse aussi rapidement qu’une matière friable une fois en mains.

A priori ce style aurait dû me toucher mais je n’ai réellement pas réussi à accrocher au-delà du 6ème tome. Il n’y a pas d’humour et le tout est si glacial qu’on pourrait faire passer les Sang Royal de Jodorowsky comme une aimable plaisanterie.

Ici tout est sérieux et manque cruellement de fantaisie, un comble pour une œuvre qui s’en veut le porte-étendard non ?

Nom série  Superior  posté le 15/05/2012 (dernière MAJ le 27/09/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il faut croire qu’il existe plusieurs Mark Millar, un scénariste s’offrant des vies parallèles avec d’une part des œuvres ironiques et iconiques comme Kick-Ass, Nemesis et surtout Wanted qui se jouent des codes des Superhéros avec cruauté et ironie et il y a aussi celui qui apporte un peu plus de lumière tout en conservant ce coté moqueur qui lui sied bien avec Superman - Red Son mais également ce Superior dont il est question aujourd’hui.

Le pitch, plutôt simple au demeurant, a déjà été exploité dans d’autres récits… Et si l’on vous offrait un vœu, que choisiriez-vous ? Une autre vie ?
Quand on est un jeune ado et qu’on a perdu l’usage de ses membres à cause d’une saloperie tristement connue sous le nom de sclérose en plaques et qu’on est fan d’un superhéros kitsch de papier et de péloche, forcément il est facile de deviner la suite des évènements sauf qu’avec Millar aux commandes ça risque forcément de déraper à un moment ou un autre pour notre plus grand plaisir.

C’est cet étrange destin que Simon va connaitre lorsqu’un singe cosmonaute sorti de nulle part lui propose cet étrange deal malgré lui.
L’apprentissage de ses pouvoirs dans ce nouveau corps proche de Superman et de Captain Marvel va se faire avec humour en compagnie de son meilleur ami. Simon n’a pas le choix mais va se plaire dans ce nouveau corps qui va lui permettre de réaliser ses désirs les plus fous au service de la population en détresse.

C’est à la fois très drôle et vraiment divertissant. Le tout est soutenu par des dessins comics de qualité en la matière de Leinil Francis Yu qui offre un travail aussi propre que léché. Tout est extrêmement lisible et semble, une fois de plus, se prêter parfaitement pour une adaptation cinématographique.

Ce dyptique s’achève à la fin du premier tome sur un cliffhanger réussi et promettant un second tome beaucoup plus noir car le fameux « don » semble être une malédiction et Simon/Superior serait manipulé ? Sacrebleu ! Vivement la suite de ce comics très réussi qui plaira au plus grand nombre et que je recommande vivement malgré une couverture vraiment peu attrayante.

APRES LECTURE DU SECOND ET DERNIER TOME :

Rarement titre d’un chapitre à savoir « L’âme d’un héros » n’aura porté aussi bien son nom, lourd de conséquences dans cette seconde et dernière partie qui est tout aussi réussie que la première.

On en profite pour développer certains personnages et surtout mettre la gomme sur tous les évènements, sans les précipiter ni les bâcler. Ainsi la grosse torgnole prévue dès le départ est aussi fun que démesurée sans pour autant négliger les choix cornéliens imposés à « Supérior ». Et l’ensemble va devenir bien sombre…. Avec l’espoir d’avoir prises les bonnes décisions ou non ?

La fin est aussi jolie que convenue mais ne suscite aucune frustration de la part du lecteur. Mark Millar a su arrêter à temps ce joli conte en rendant hommage à l’interpête le plus connu de Superman, Christopher Reeve ainsi qu’à Richard Donner qui nous a offert le tout premier film.

Cette relecture du mythe de Faust dans le monde des supers est cohérente du début à la fin !

D’ailleurs je réitère ma demande : voici un pitch à la fois grand public et vicelard à adapter de toute urgence au cinéma. Très vivement recommandé et recommandable une nouvelle fois, Superior est une mini-série de très grande qualité.

Nom série  Super Negra  posté le 24/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà d’emblée une œuvre qui ne fera pas date, qui est courte, brouillonne et politiquement incorrecte mais elle fera plaisir à tous les amateurs de Winshluss dont je fais partie après les épatants Smart Monkey et Pinocchio.

C’est pourtant plus de Pat Boon dont Super Negra se rapproche au plus, à savoir une petite histoire aussi crue que rapide à lire et mixant le trait cradingue et loufoque de son auteur. Pas de doute on est bien en terrain connu ici !

Ceux qui en feront la lecture ou l’acquisition sans connaitre l’auteur devront s’attendre à une vision très trash des personnages de Walt Disney, ici Pluto est un chien abruti, Dingo un simple d’esprit à baffer et Mickey un être détestable et inintéressant au possible (là on se rapproche de l’original ) qui va subir les effets négatifs d’une radiation nucléaire sans précèdent pendant que cette grosse salope de Minnie fera l’éducation sexuelle des neveux de Donald devenu lui-même un vil défenseur du maccarthysme dans ses pires excès….

Bref vous l’aurez vite compris, Winshluss se joue des codes cucul de Disney pour mieux les vilipender et on peut y lire une ébauche de ce que deviendra son Pinocchio en jouant sur les mêmes tableaux mais de façon plus subtile et poétique.

Les dessins semblent à priori répugnants mais Winshluss n’a pas son pareil pour déformer par l’ironie un trait bien plus travaillé qu’il n’y parait et ça me convient tout à fait dans ce contexte trash si particulier. C’est moins joli que Pat Boon mais dans le même ton que Welcome to the Death Club.

On rigole souvent aux mésaventures de ce Mickey de pacotille jusqu’à son forcément prévisible funeste destin !!! Impossible de lâcher le bouquin sur les 5 minutes de lecture avant la conclusion.

Alors pourquoi pas plus de 3 étoiles ? Exactement pour les mêmes raisons que mes prédécesseurs ici-même qui saluent l’audace de « l’œuvre » tout en regrettant la lecture trop rapide de ce petit délire maison !

A souligner que la récente réédition de Super Negra (qu’il faut traduire effectivement au sens littéral du terme par super noir !!!) comporte également deux autres récits très courts de détournement d’icones de la bd (que je vous laisse découvrir).

Un bon petit apéro couillon avant de retrouver le « maître » dans une nouvelle œuvre qu’il me tarde de découvrir un jour que j’espère proche !!!

Nom série  Pepito  posté le 24/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A n’en pas douter, si l’éditeur Cornelius n’avait pas eu le bon goût de publier une rétrospective de Pépito en 3 tomes, je n’aurais surement jamais eu vent des aventures humoristiques de ce petit pirate qui a bercé la jeunesse des années 50 à nos jours.

Pépito est surement le pirate le plus méconnu du neuvième art. Il a pourtant inspiré Belin pour ses gâteaux chocolatés (100% véridique !), surement Remacle pour ses Vieux Nick et Barbe-Noire dont il reprend le trait anguleux et le comique absurde et dans une moindre mesure One Piece et tout un pan de la flibusterie à vocation humoristique.

Je ne vais pas m’en cacher, sans le travail éditorial exceptionnel de l’éditeur pour ce gros bouquin panaché de noir & blanc, trichromie et couleur et à la couverture dorée, je serais surement passé à coté d’un divertissement sans prétention mais de haute qualité.
Les aventures de Pépito et de son équipage posent toujours le même axe narratif : se battre contre les injustices de « La Banane », sombre dictateur d’une île coloniale dans les Caraïbes fantasmées de Bottaro à grands coups de calembours, entourloupes et autres ressorts assez drôles.

Le dessin est simple mais précis, les histoires se rapprochent davantage des aventures de Donald et Picsou de la grande époque et conservent ce même charme rétro et attractif. Dommage que les décors ne soient pas tellement travaillés mais l’ensemble est tellement expressif que cela colle au strip de base tout en produisant des aventures variant de 10 à 20 pages !

Ce qui est en revanche vraiment exceptionnel, c’est qu’au lieu de paraitre désuètes et naïves, les histoires de Pepito sont plutôt encore d’actualité avec un coté Robin des Bois des mers bien présent.
Si toutes les histoires ne conservent pas le même centre d’intérêt, toutes se laissent lire avec un petit plaisir coupable indescriptible et bon enfant : Bosco Ventempoupe le second n’arrête pas de s’embrouiller dans des situations pas possibles et le grand méchant, le gros « La Banane » est aussi cupide que machiavélique à souhait !

Rien n’est vraiment manichéen et on peut même y voir une mince critique sociale avec ces impôts sur l’air respiré ou des inventions loufoques par l’inventeur fou à la solde du gouverneur ce qui permet de lire les histoires selon plusieurs aspects de 7 à 77 ans !

J’insiste sur le fait que l’édition présenté par Cornelius est vraiment exceptionnelle pour un prix dérisoire et que ce Pépito fera bonne figure aussi bien dans ma bibliothèque de quadragénaire nostalgique que dans certaines bottes du Père Noël pour mes filleuls en lieu et place des classiques Titeuf ou Astérix ! Vraiment ne passez pas à côté de ce petit trésor !

Nom série  Krrpk  posté le 07/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant de débattre et déblatérer sur cet étrange objet dessiné au nom imprononçable de Krrpk, une petite mise en garde s’impose : ceci n’est pas une lecture pour les enfants !

Ni pour les saintes nitouches d’ailleurs, car sous ses airs enchanteurs et sa bonne bouille de pokémon informatisé, Krrpk est un joli petit récit trash et social plutôt étonnant qui ne va jamais dans la direction souhaitée par le lecteur et qui arrache, au pire des sourires, au mieux des rires.

Sous ses allures de petits strips chapitrés indépendants se cache une métaphore à peine dissimulée de la condition de l’immigration et de la misère humaine en général.
Curieux postulat alors que d’utiliser ces extra-terrestres avides et cupides, lubriques et insouciants comme pour mieux mettre en relief nos principales faiblesses et pas les plus glorieuses.

Krrpk débarque de sa planète avec un petit pécule sur une autre planète avec pour objectif d’y faire sa vie, y être heureux et accessoirement détruire le monde comme la prophétie de son espèce l’inculque !
Malheureusement même s’il est mignon et charmant, Krrpk (quel nom débile et imprononçable m’ayant bien mis dans l’embarras chez le libraire) est vraiment très con !
Il n’y a pas d’autre adjectif pour qualifier ce personnage étranger qui ne comprend rien ou si peu d’un monde dont les règles lui échappent constamment.

Après s’être fait détrousser la totalité de ses économies en une nuit par un ami aussi intéréssé que profiteur, notre ami « Krapouet » va devoir se résigner à faire la manche, devenir cannibale, faire un travail de « merde » dans la « merde », figurer dans un snuff movie et accepter les bassesses de sa concierge comme les pires humiliations de sa condition aux yeux de tous les infortunés vils personnages qu’il va croiser.

L’auteur Bill n’hésite pas à utiliser des artifices enfantins pour illustrer cette relecture revue et corrigée de Zadig et de Candide de Voltaire par des traits ronds sans bordure et des couleurs vives rappelant autant les jeux video comme De Blob que les cartoons contemporains européens… Je suis sous le charme !!!
Ici le langage est cru et on nage avec joie et délectation dans le scato en prenant bien soin d’éclabousser les deux pieds dans la merde le sourire aux bords des lèvres (ou le cigare !) Je suis encore sous le charme !!!!

Bref, c’est complètement con mais pas vraiment, limite repoussant mais pas vraiment, et complètement repoussant en dépit d’une fin qui s’arrête brutalement sans cliffhanger ou passerelle vers une suite qui sera de toute évidence la bienvenue afin de savoir si Krrpk (dont on comprend maintenant les deux lettres KK ) va détruire ce monde qui ne devrait même pas exister et devenir enfin le héros que ce monde mérite !

Nul doute que ce charmant récit trouve tout à fait sa place dans la collection Shampooing de Trondheim dont ce petit extra-terrestre constitue la relève la plus osée !

Nom série  Texas Cowboys  posté le 27/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’étais tombé sous le charme d’Omni-Invibilis, première collaboration fructueuse entre Mathieu Bonhomme que je ne connaissais pas et Lewis Trondheim dont les nombreuses œuvres placées sous le signe du « Pince sans rire » ont toujours eu raison de ma lucidité aussi il était impossible pour moi de passer au travers de ce Texas Cowboys.
Pré-publié en suppléments gratuits dans l’hebdomadaire Spirou, Texas Cowboys est aujourd’hui proposé dans une édition complète de fort belle facture reprenant les diverses couvertures et un papier de qualité avec une impression regorgeant de petits « défauts » volontaires d’impression parsemés ici et là rajoutant au charme rétro et vintage de l’ensemble.

Pour cette occasion, Trondheim choisit d’exploser son récit en 9 chapitres bien distincts et dont les ellipses rappellent le mode de narration utilisé par les films de Tarantino ou celui d’Apocalypse sur Carson City de Griffon.

La lecture peut sembler ardue de premier abord mais il n’en est rien et tout coule de source assez rapidement pour peu que l’on s’accroche un tantinet, ce qui n’est guère difficile avec les nombreuses touches d’humour abstrait ou absurde dont Trondheim parsème intelligemment son récit…

De surcroit la première lecture achevée, on a vite hâte de se relancer pour accorder toutes les pièces du puzzle.

Le récit est agréable, du journaliste peureux et ambitieux balancé dans un bled corrompu jusqu’à la moelle d’un cadre de western classique où rien ne manque, des parties de poker aux attaques de hors la loi sans oublier les indiens.

Le dessin de Bonhomme est extraordinaire de clarté et de nuances. Qu’il s’agisse des décors comme des personnages, tout est franchement réussi et utilise les codes pour mieux les détourner. Il s’agit bien plus d’un hommage que d’une parodie mais l’humour est loin d’être écarté. Tout juste on pourra reconnaitre une similitude graphique entre notre anti-héros Harvey avec celui d’Omni-invibilis qui lui se prénomme… Hervé !!! et oui !!!

Et les clichés sont nombreux et savamment dosés tout en restant discrèts.

A l’exception de la conclusion un poil trop rapide même si bien amenée et de personnages pas assez développés comme le vieux chercheur d’or, les deux auteurs nous délivrent une œuvre séduisante dont il ne faudrait pas passer à coté malgré une couverture que je trouve un poil décevante (celles des chapitres sont bien plus jolies) et un humour un peu moins inspiré que pour leur premier bébé mais il s’agit d’un must de cette rentrée et j’espère vivement que cette collaboration fructueuse se prolongera dans une autre œuvre à venir !

Nom série  Zorn et Dirna  posté le 21/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Attention : chef d’œuvre

Car il n’existe pas d’autre terme pour désigner ce que je peux considérer comme une série intégralement aboutie, de celles qui vous évadent réellement et vous emportent loin du quotidien caniculeux ou morose de notre belle région.

Et Zorn et Dirna en fait intégralement partie. Pour une œuvre de « jeunesse » du prolifique JD Morvan, on ne peut que le féliciter que ce projet soit mené à terme et à BON terme de surcroit par une exploitation judicieuse de personnages torturés dans un monde où la mort n’existe plus mais pas le chagrin ni les regrets.

Sans abuser des créatures propres aux récits d’Heroic Fantasy, Morvan réinvente ses propres règles autour de quatre personnages aux liens complexes mais foutrement humains. Il faut faire preuve de tolérance pour outrepasser les préjugés physiques au-delà de l’enveloppe charnelle dans une quête pour la liberté et le droit à la vie tout simplement.

Alors bien sûr il y a du rythme, des doutes, de belles bagarres et beaucoup de scènes gores savamment illustrées à 4 mains par des auteurs que je ne connaissais pas. Il y a eu une attente également pour la parution complète de ces 6 chapitres épiques que j’ai connu sur le tard et eu la chance de lire d’une seule traite.

Mais en contrepartie il n’y a eu aucune déception du départ à l’arrivée pour ce magnifique voyage prouvant à tous ceux qui en doutaient encore que l’on peut faire de très jolies contes pour adultes avec tout le doute, la noirceur et l’espoir que l’on peut ressentir dans un blockbuster calibré idéalement pour nous évader le temps d’une lecture qui sera renouvelé sans nul doute avec le même plaisir.

Et rien que pour cela je ne peux que vous encourager à acquérir cette série définitivement culte à présent que tous les éléments sont réunis pour la proposer dans son intégralité…

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