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Nom série  Le Voyage Céleste Extatique  posté le 28/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les éditions 2024 restent fidèles à leur ligne directrice, qui consiste à publier des œuvres originales (dans tous les sens du terme), avec un fond et une forme exigeants. C’est tout à leur honneur.

Alors, certes, on pourra trouver des grincheux pour pester. Quoi, 23 euros pour cet album au petit format, relativement vite lu ? Mais c’est qu’on n’achète pas un prix, mais du plaisir. Et là, j’avoue que c’est plutôt réussi ! Et – sans occulter le fait qu’acheter des livres peut être un luxe pour certains, difficultés financières obligent –, une petite structure comme 2024 ne peut rivaliser avec les grosses maisons, et je suis prêt à faire pour eux des efforts qui me rebuteraient pour d’autres : que vivent ces dénicheurs de talents !

Bon, ce plaidoyer passé, qu’en est-il de l’album lui-même ? Tout d’abord, comme déjà dit, c’est un bien bel objet, avec couverture épaisse et dos toilé. Un petit dépliant hors-texte glissé dans l’album resitue l’inspiration de l’auteur, de manière à la fois instructive et amusante.

Clément Vuillier s’est donc inspiré de l’œuvre d’un savant allemand du XVIIème siècle, aux théories aussi élaborées que foireuses. Puis il s’en est éloigné, pour bâtir cet album à l’esthétique originale.

Il s’agit du voyage de deux bonhommes, Jean, sorte de béotien sceptique, et Cosmiel, sûr de lui et très professoral. Ils vont au centre de la Terre, sur la Lune, dans l’espace, sur le Soleil, pour revenir sur terre.

Chacun des chapitres est « ouvert » par un dialogue de 2 à 4 pages entre Jean et Cosmiel, avec en appui des sortes de « plans » très géométriques, puis à chaque fois une dizaine de planches montrent quelques étapes du voyage des deux compagnons (touchés par la grâce, ils sont libérés des contingences physiques), représentés minuscules dans leur périple, au milieu de paysages grandioses (ces planches étant muettes).

J’en viens au dessin de ces paysages, que j’ai trouvé vraiment superbe. Dans un Noir et Blanc, des dégradés de Gris, Clément Vuillier nous « donne à voir » et lance notre imagination à pleine vitesse. Comme pouvait le faire il y a plus d’un siècle « Le voyage dans la Lune » de Méliès. Et l’esthétique du dessin est assez proche de ce Noir et Blanc du premier cinéma.
Parfois, au milieu de certaines planches, une géométrie proche de celle d’Escher (Vuillier semble aimer les perspectives surprenantes) contrebalance la nature aléatoire représentée de manière fantastique.

Est-ce de la Bande dessinée ? Oui, mais atypique, et il est à craindre que l’album peine à trouver son lectorat. Mais je vous encourage à regarder ce récit de voyage plus ou moins imaginaire – mais très imaginatif.
Un coup de crayon qui vaut le coup d’œil, et mérite un coup de cœur !

Nom série  Bonsoir  posté le 24/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
AAARG ! fait partie de ces nouvelles revues dynamiques qui maintiennent vivante la création du 9ème art. Et, comme la plupart de ces devancières, elle commence à publier en album une partie de ce qui avait été prépublié en revue.

Parmi les premières sorties de ces nouvelles éditions, voici donc ce « Bonsoir » de B-gnet. Ceux qui, comme moi, suivent les productions du monsieur y verront les progrès de son dessin (énormes depuis « The world is yaourt »). Le dessin est donc franchement bon ici, avec une colorisation elle aussi réussie : AAARG ! n’a pas mégotté pour cette publication.

L’album regroupe 7 histoires de 5 à 8 pages, qui ont toutes pour point commun de reprendre un univers connu, souvent de série B.
On y retrouve donc Frankenstein (qui retourne sur les bancs de l’école !), Dracula (qui drague en boîte !), la chasse aux sorcières (avec une chute désopilante), des araignées mutantes (avec un pitch rappelant le très bon « The thing » de John Carpenter), des loups garous, la lutte contre des Godzillas revisités (parodiant le film « Pacific Rim », peut-être uniquement pour placer un pauvre jeu de mots sur « les noix de Kaiju »), etc…

On le voit, B-gnet s’ancre dans la culture populaire pour s’y attaquer. Mais, si l’humour est bien présent dans la plupart des histoires, c’est quand même nettement moins loufoque ou déjanté que ces autres œuvres (en particulier celles publiées chez 6 Pieds sous terre), même si l’absurde n’est jamais très loin.

Totalement parodiques ou simplement détournées, ces histoires se laissent lire très agréablement. C’est vraiment un album réussi dont je ne peux que vous recommander lecture et achat.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Fiction Squad  posté le 17/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai emprunté cet album à mon fils. Je n’en attendais pas forcément grand-chose. Au final, même si je ne l’ai pas trouvé trop emballant, il se laisse quand même lire et trouvera peut-être son lectorat (c’est le premier tome d’un triptyque apparemment).

L’action se déroule dans un univers utilisant univers et personnages des contes célèbres (un peu comme Fables - que je n’ai pas lu mais qui semble d’après les avis du site être bien meilleur) ou comme dans le très bon film d’animation « La véritable histoire du Petit chaperon rouge ».

Comme pour ce dernier il y a une enquête policière – mais l’humour est ici nettement moins présent. Un policier, Franckie Mack, cherche le responsable de meurtres au milieu des personnages de contes.

Le mélange des contes et de l’univers du roman policier noir – avec enquêteur aux répliques désabusées aurait pu donner quelque chose de meilleur. Hélas les auteurs, qui ont sans doute voulu balayer très large (ou qui n’avaient pas trop d’idées ?) sont restés dans quelque chose de trop retenu.

Quelques bonnes idées, mais noyées dans une intrigue pas assez originale – et aussi pas toujours très claire (je n’ai rien compris du complot sensé donner sens aux violences qui secouent ce monde faussement enchanté).
J’ajoute que je ne suis pas fan de ce genre de dessin « à l’ordinateur », mais c’est une affaire personnelle…

Peut-être que la suite sera plus dynamique et caustique, mais pour le moment, je reste sur ma faim et ne peux que vous recommander un emprunt ou l’attente de la conclusion pour envisager l’achat.

Nom série  L'île carrément perdue  posté le 17/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon avis ne porte que sur le deuxième tome, le seul que j'ai eu sous la main. J'espère juste qu'il est en deçà du premier, parce que je n'ai pas vraiment été enthousiaste, c'est le moins qu'on puisse dire !

Même si c'est du "tout public", c'est quand même à réserver aux plus jeunes, et encore, les moins exigeants ! En effet, ce n'est pas franchement drôle, même si Sti essaye péniblement - j'allais dire poussivement - de faire rire le lecteur.

Les gags sont lourds, peu inspirés et je n'ai fait que sourire (à peine) deux fois. Je m'attendais à un peu d'humour con ou second degré, mais j'ai plutôt découvert un album raté. Peut-être qu'un lecteur du premier opus me démentira, mais je n'irai pas le chercher...

Décevant.

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 13/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont les nombreux avis très favorables voire dithyrambiques (sur ce site ou ailleurs) qui m'ont poussé à emprunter cet album. Et c'est plutôt une agréable découverte que cette histoire écrite par deux Brésilien dont je ne connaissais rien.

Si l'effet de surprise de la mort de Bras est quelque peu éventé au bout de plusieurs chapitres, la construction de l'album est quand même bien faite, avec une histoire pas si "déconstruite" que ça.

Avec Bras, on se pose des questions essentielles. Où, quand et par quoi commence sa vie ? Se finit-elle ? Quels en sont les moments clés ?
En fait, c'est un éloge du "carpe diem", une histoire où l'on meurt beaucoup, mais qui exalte avant tout la vie, avec ses aléas. Une histoire qui nous rappelle que la mort est là pour accélérer, et non pour raccourcir la vie.

Ajoutons que le dessin, lui aussi très "doux", fluide, aide à entrer dans cette histoire, et que le duo de frangins possède de réelles qualités narratives.

Alors pourquoi, après n'en avoir dit pratiquement que du bien me contenter de trois étoiles ? En fait parce que le genre roman graphique, en tout cas ce genre de roman graphique, n'est pas forcément mon truc (j'ai le même problème avec les romans en littérature). Je ne suis pas le cœur de cible.
Ce qui ne m'empêche pas de vous en recommander lecture et achat. Si vous êtes friand du genre, ça peut constituer un must qui vous plaira.

Nom série  Guide Sublime  posté le 13/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Madumo premier, seul & unique, Fabrice Erre nous narre les mésaventures d'un nouveau dictateur. Sur un autre ton, plus délirant et paroxystique, mais avec le même trait lui aussi "exagéré".

Dargaud lui a une nouvelle fois proposé un bel écrin, pour cet exercice de défouloir, avec un album à couverture brillante et épaisse, et au format atypique.

Résumer l'album est assez simple. Ce sont les délires d'un dictateur caractériel, irrationnel, mais omnipotent, qui cherche à satisfaire des envies plus ou moins loufoques, et qui exige de ses subalternes (et souffres douleur) qu'ils obtempèrent immédiatement, ces derniers craignant - à juste titre le plus souvent - de servir d'exutoire.

Le Guide Sublime est un mixe de Staline ou d'un dictateur nord-coréen, avec un rien d'exagération qui le fait tomber dans le grand guignol, éructant des ordres incompréhensibles, le tout étant oplikatoirement exécuté par ses conseillers, pour le coup véritables pelotons d'exécution...

C'est inégal, mais globalement marrant, outrancier comme souvent avec Erre. Achat conseillé, si ce n'est oplikatoire.

Nom série  Dad  posté le 13/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nob (dont c'est la première série que je lis) a su sentir l'air du temps, avec cette "famille monoparentale" (la mode est aux créneaux dans l'édition, et celui-ci n'est pas encombré), même si celle-ci est quand même atypique. En effet, c'est un homme, un papa donc, qui a la charge de ses quatre filles.
Issues de quatre mères différentes (ce qui renforce le côté surprenant, le père ayant à chaque fois obtenu la garde de ses filles).
Chaque fille représente un âge et un caractère différent, ce qui permet de décliner les relations père/filles avec quelques nuances.

Pour ce qui est du visuel, on est entre Titeuf et Lou, mais c'est vers cette dernière que lorgne la série. En effet, on y retrouve le même type de colorisation - ici peut-être un peu plus de bleu (papa oblige ?). Et les pages de garde, plutôt réussies, ressemblent furieusement à celles de Lou quand même !

Bon, ces quelques remarques faites, je vais finir par du positif. En effet, même si cet album (qui en appelle d'autres) est plus à réserver à vos jeunes filles, il est réussi et dépeint de manière amusante le quotidien de cette famille "moderne", et les efforts de "dad" (acteur à la carrière "moyenne") pour assurer.

Achat recommandé, après feuilletage et en tenant compte de l'âge du lectorat.

Nom série  Les Bêtes de Black City  posté le 21/11/2012 (dernière MAJ le 01/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'étais très curieux de voir ce que pouvait donner la rencontre de deux genres peu souvent mélangés: le western et la bd érotique.

C'est plutôt une bonne surprise. Tout d'abord je trouve le dessin plutôt bon, en aquarelles, et la colorisation itou, avec des tons de flammes plus ou moins vives qui collent bien à l'histoire, où beaucoup de choses se consument.

L'histoire en elle même tient la route, et la vengeance implacable des "Anges de Black City", encore plus violente que ce que leur avaient fait endurer leurs tortionnaires fait froid dans le dos.

C'est un album à réserver à un public averti, pour la violence et les scènes de sexe (elles-même souvent violentes, mais très bien rendues).

La fin de l'album ouvre sur une suite (dont la couverture apparaît au dos de l'album), et j'espère vraiment qu'elle sera publiée, ce premier tome m'ayant convaincu de suivre les aventures de ces nouvelles pétroleuses, qui n'ont pas trop froid aux yeux - même si ceux-ci sont "abimés". Ce serait en plus l'occasion de voir à l'oeuvre scénariste et dessinateur dans un autre cadre, plus franchement western, car ce premier tome se déroule quasiment en huis clos, d'abord dans un bordel, puis dans un saloon-hôtel (à part quelques scènes de transition).

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Une lecture du deuxième tome qui m’a un tout petit peu déçu.
L’ambiance d’ensemble reste la même – très violente, cela reste sombre, même les scènes d’extérieur semblent manquer de lumière. Beaucoup de rouge encore, mais plus de noir. On suit donc encore la vengeance des trois femmes muées en anges exterminatrices avec plaisir, mais j’ai trouvé cet opus un peu moins bon que le précédent.

Le dessin d’abord. Il est encore original, surtout pour ces thèmes (western et érotisme), tout en aquarelles, qui laissent sa chance à l’imagination.
Mais je l’ai trouvé plus brouillon que dans le premier tome, certains dessins étant difficiles à lire dans certains passages.

L’histoire quant à elle, m’a aussi paru un ton en dessous du premier opus. Les nombreuses scènes d’extérieur "aèrent" l’intrigue, alors que le premier tome laissait une impression de huis clos qui n’était pas sans renforcer la violence, l’oppression, omniprésente dans cette série.
Mais comme pour le dessin, j’ai trouvé ici l’intrigue moins limpide. Peut-être que le long flash back du milieu de l’album "ralentit" le rythme, je ne sais pas ?

Cela reste tout de même une série très originale, et largement au dessus de ce que la bande dessinée "pour adulte" peut nous proposer, avec ici une orientation marquée vers la violence.
Après la lecture du premier tome, j’envisageais de remonter ma note si la suite tenait ses promesses, mais ce deuxième opus me pousse à la maintenir à 3 étoiles – en attendant de revoir ça avec le troisième et dernier tome ?

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Le troisième et dernier tome clôt cette série dans une sorte de feu d'artifices de violence, celle-ci étant peut-être encore plus poussée que dans les tomes précédents.

Cela donne lieu à quelques flots d'hémoglobines, parfaitement assumés par ces "bêtes", c'est à dire ces femmes cherchant à se venger des humiliations subies. On en sait un peu plus sur la trajectoire de chacune, même si ces trajectoires ont tout d'une folie autodestructrice.

Le dessin n'est pas toujours très lisible (voir ma remarque pour le tome précédent), surtout dans les scènes de massacre. Mais il est quand même très beau !

Pour finir, je vais monter ma note à 4 étoiles. Je surnote peut-être cette série, mais dans un genre "strictement pour adulte", avec de très nombreuses scènes très explicites, il y a là une ambition au niveau du scénario et une qualité du dessin (très belles et très sombres aquarelles) qu'on ne retrouve que très rarement.

Une série originale qui mérite le coup d'œil - averti bien sûr !
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Lombric  posté le 01/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce petit album à l’italienne est l’une des premières publications de Stéphane Blanquet chez Cornélius (où il publiera ensuite des albums plus imposants et aboutis). Il se lit assez rapidement, car totalement muet.

Sous-titré « a silent road comix », l’album nous narre les mésaventures d’un lombric, qui voyage beaucoup, parfois de ventre à ventre, mais développe une incroyable capacité à survivre, sorte de Phénix immortel. La pirouette finale clôt très bien ce long voyage, improbable mais facétieux.

Comme souvent chez Blanquet, cela se déroule dans un univers morbide, avec un arrière-plan d’humour noir. Mais cela reste en deçà de ce qu’il publiera plus tard, même si perce déjà son goût pour le macabre et les corps déformés ou en décomposition.

Courte mais sympathique lecture.

Nom série  Suite 121  posté le 29/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous les mêmes pseudonymes, nous retrouvons ici le même auteur de la « Chambre 121 », dont j’avais bien aimé l’intégrale.

Le contexte a légèrement changé – l’hôtel où se déroulaient la plupart des « histoires » dans la série précédente a fermé, et les protagonistes ont changé – mais on garde les mêmes recettes, qui fonctionnent d’ailleurs plutôt bien.

Un nouvel étalon satisfait les désirs – assez importants ! – d’une riche veuve (à la consonance nobiliaire improbable) et de certaines de ses amies. Une nouvelle fois, le "donneur d'ordre" est une femme.

Comme pour la chambre, la suite ne s’embarrasse pas trop de détails dans les scénarii, et les scènes de sexe s’enchaînent rapidement, avec des dialogues où pointe un certain humour. C’est plutôt bien fait, émoustillant, et le dessin est lui aussi réussi.
Ce premier opus remplit donc sa fonction, qui est de divertir, voire plus si affinité, pour une lecture à partager (entre adultes consentants…).

Nom série  Chocottes au sous-sol !  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici sûrement l’un des rares albums de Stéphane Blanquet accessible à tous les publics (avec peut-être « Le noir seigneur » de la série Donjon monsters). Il était peut-être même destiné à un lectorat jeunesse, même si tout le monde peut y trouver son compte.

On y retrouve certains thèmes habituels de l’auteur, à savoir les corps difformes : ici ceux des enfants, déguisés, mais surtout ceux des jouets, démantibulés par leurs anciens jeunes propriétaires, abimés, au rebus et souffrant de handicaps, qui ne les empêchent toutefois pas de « rester des êtres vivants » (si tant est que l’expression soit appropriée pour des peluches ou autres poupées).
Autre thème récurrent chez Blanquet, la violence (la cruauté des enfants envers leurs jouets, les idées de vengeance et de torture que les jouets cherchent à mettre en œuvre en représailles envers les deux enfants égarés dans la cave).

Mais ici, dans ce relativement court album (une trentaine de pages), sans être édulcorées, ces idées fortes de l’œuvre de Blanquet sont comme mises en transparence. Comme tout érotisme est ici absent, on a donc là un album que les plus jeunes peuvent lire.
Ces derniers y retrouveront une thématique traitée dans le conte musical du « Soldat rose », à savoir des jouets qui vivent littéralement et qui doivent cacher cette « renaissance » aux enfants. Même si ici aucune fraternisation entre bambins et jouets n’est possible. Blanquet ne tombe pas dans la mièvrerie.

Pas de Noir et Blanc ou d'ombres chinoises ici, mais une colorisation classique pour l'auteur, avec des nuances de violet dominant des tons verdâtres ou gris.

Une porte d’entrée dans l’univers de Blanquet, dont je vous encourage à découvrir les facettes plus noires, morbides et poétiques publiées ailleurs (chez Cornélius par exemple).

Nom série  Talk Show  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'album regroupe une longue série de strips de généralement 8 cases (certains ont paru dans Fluide Glacial), tous bâtis sur le même modèle.

Une 'journaliste' interviewe en direct une série de personnages - qui ont tous des prénoms composés et un nom de famille pouvant être un prénom. Ce procédé est parfois drôle, mais se révèle lassant.

Idem pour les gags proprement dits. A petite dose dans un magazine, je pense que cela passe mieux, mais ici, j'ai trouvé que cela ne se renouvelait pas assez. Chaque "interviewé" est en effet une sorte de cas social, un débile, bref, quelqu'un qui a priori n'a rien d'intéressant à nous dire. Et c'est le décalage entre ces non événements et le côté sérieux de l'entretien et de la journaliste qui donne le ton.

Certains gags m'ont fait rire, certes, mais j'ai été un peu déçu par l'ensemble. J'ai connu Fabcaro bien meilleur. Le dessin est surprenant, ne ressemblant pas au trait habituel de l'auteur (il est ici plus proche de celui de certains de ses amis comme James).

L'achat n'est donc pas indispensable.

Nom série  Smart monkey  posté le 07/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ouarfff ! Voilà un album qu’il est poilant !

La majeure partie de l’album est muette, et décrit par le menu les (més)aventures d’une sorte de petit singe, qui tente de survivre dans un monde préhistorique.

Son principal prédateur et adversaire est un tigre à dents de sabre malmené par les événements. Au passage, cela me rappelle le léopard qui tente désespérément de becqueter un Marsupilami et qui échoue lamentablement à chaque fois. Cette traque ratée est source de nombreux gags.

Cette partie muette se lit vite et bien, est vraiment réussie, drôle, le dessin de Winshluss, dans un Noir et Blanc un peu brouillon, étant parfait pour coller à l’intrigue.

Un long épilogue avec dialogues, situé au XIXème siècle, me paraissait incongru au début, mais finalement, il amène de manière judicieuse la chute, elle aussi très amusante et « édifiante ».

Quelques années avant son chef d’œuvre, « Pinocchio », Winshluss avait déjà réalisé un chouette album, peut-être un peu moins ambitieux, mais absolument à redécouvrir !

Une énième relecture me fait ajouter une étoile à ce petit bijou !

Nom série  La Vénéneuse aux deux éperons  posté le 07/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelques années après La Nouvelle aux pis, et dans la même veine (saignante ?), Stéphane Blanquet publie chez Cornélius cette Vénéneuse. L’album est encore plus noir – et plus épais ! C’est encore une fois un album muet, et qui peut laisser pantois…

On y retrouve, traités dans de superbes ombres chinoises, certains thèmes récurrents chez Blanquet : corps difformes, insectes, arbres sans feuille, plantes à épines (les décors donnent toujours plus dans le saillant que dans l’arrondi chez lui), connotation sexuelle souvent exacerbée, tout en restant « suggérée » par le jeu des ombres, humanité et animalité mal délimitées (et le « jeu » se complique avec l’utilisation de masques – ici de cochon).

Œuvre expressionniste – je pense à la petite fille/poupée démantibulée de « La Prager Strasse » d’Otto Dix, mais aussi et surtout œuvre expressive, de laquelle coule, suinte du sang noir. Mais il y a aussi des affinités avec certains artistes surréalistes – ou proches de leurs préoccupations, comme Hans Bellmer ou Pierre Molinier. Une œuvre proche aussi des préoccupations de Bataille.
Mais on peut aussi l’apprécier sans avoir en tête ces références : c’est un long poème fantastique et noir, de cette beauté qui touche mais qu’on n’explique pas. Envoûtant !

Je voudrais finir en rendant hommage à l’éditeur, Cornélius, à la fois courageux et inspiré, qui ose publier ce genre d’œuvre atypique. Et surtout qui le fait avec le talent et le goût sûr de celui qui « se » fait plaisir avant de nous contenter. Merci !

Nom série  Ratures  posté le 07/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ce n’est clairement pas avec ces opuscules que je vous conseille de découvrir l’œuvre de Stéphane Blanquet. En effet, celle-ci est déjà assez spéciale, mais là, fond et forme risquent d’en dérouter plus d’un.

On retrouve pourtant ici ce qui fait la particularité de l’œuvre de Blanquet, c’est-à-dire un travail sur les difformités, l’anormalité, du corps d’abord, puis parfois des idées. L’histoire personnelle de l’auteur explique en grande partie ce qui pourrait ressembler à une obsession.

Et là, justement, on a quelque chose de très intime, autobiographique, puisque Blanquet mêle des dessins (en Noir et Blanc comme presque toujours), où l’extérieur et l’intérieur des corps sont mêlés et comme transposés sur un plan qui ne leur est pas familier. On retrouve là – l’érotisme en moins peut-être, un peu du travail de l’artiste Pierre Molinier, dont Blanquet est un grand admirateur.
Et à ces dessins s’ajoutent des textes, qui relèvent d’une poésie surréaliste très noire, comme le sont les idées dont Blanquet nous fait part.

Pas les plus accessibles (dans tous les sens du terme car difficiles à rencontrer, petit tirage oblige) – d’une œuvre qui ne l’est d’ailleurs pas forcément dans son ensemble, ces tout petits albums sont en tout cas intéressants pour celui qui ne se contente pas de l’illusion de la réalité.

Nom série  Guide de la survie en entreprise  posté le 06/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Larcenet a choisi dans cet album de détourner un certain nombre de clichés concernant le monde de l’entreprise, d’aller jusqu’au bout de raisonnements totalement absurdes pour arriver dans un univers de totale déconne assez classique pour Fluide Glacial et pour le Larcenet des débuts – mais un univers dont il s’était un peu éloigné depuis quelques temps.

Les différents chapitres, présentés par un gros dur nommé Congo Bob, sont assez inégaux. Le plus faible et le moins drôle est clairement celui traitant du sexe dans l’entreprise !

Ce n’est pas le meilleur Larcenet, c’est sûr, mais c’est quand même un tantinet drôle dans l’ensemble. Mais ce n’est ni un brûlot contre le libéralisme, ni hilarant, donc je vous conseille de le feuilleter avant d’envisager un achat.

Nom série  Le Cri du Peuple  posté le 05/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tardi n’a pas son pareil pour dépeindre les quartiers populaires, déclassés, de Paris et de ses environs. Il l’a déjà maint fois réalisé, et Vautrin lui a donné ici la possibilité de s’en donner à cœur joie avec le Paris des années 1870.

Et ici, Tardi a voulu prolonger son plaisir, puisque le triptyque originellement prévu s’est vu ajouté un tome supplémentaire, Tardi souhaitant s’étendre sur la « Semaine sanglante ». Je ne pense pas que cela ait été un bon choix, car ça a un peu accentué le sentiment de dilution de l’intrigue.

C’est sûrement une série « engagée » (lire à ce propos les déclarations de Vautrin et Tardi en faveur de la Commune et de ses idées), et les quatre tomes relativement épais se lisent très bien.

J’ai particulièrement aimé l’évocation du Paris de l’époque, et de ses habitants au langage peu académique mais très fleuri, l’ambiance de « Grand Soir » portée par ses hommes et ses femmes jusqu’à la désillusion finale.
Par contre, si l’on considère que ceci n’est que le décor – même s’il est omniprésent, les intrigues plus ou moins liées et l’enquête policière sont, elles, un peu plus classiques (même si bien menées).
J’ai parfois eu l’impression que les auteurs n’avaient pas su faire un choix clair entre ces deux « pôles » de leur série.

Une série qui mérite toutefois le détour.

Nom série  Le Bureau des Complots  posté le 04/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jérémy Mahot exploite là un filon qui a fait florès sur le Net (et ailleurs), à savoir les soi-disant complots expliquant ce qui se serait réellement passé le 11 septembre 2001. On a tous entendu ou lu des trucs accusant pêle-mêle la CIA, les Juifs ou je ne sais plus qui d’être les réels responsables de ces attentats. Et même que ces attentats avaient été inventés…

Enfin bref, Mahot imagine donc une agence préparant ces attentats, et planifiant – des années à l’avance, jusqu’aux réactions des médias et du gouvernement américain. Et comme ces « prévisions » sont évidemment les « vraies » réactions des terroristes, des médias et du gouvernement, cela donne un côté à la fois drôle et absurde qui peut être plaisant.

Mais hélas, si j’ai souri à un certain nombre de répliques, c’est quand même globalement décevant, pas assez déconne à mon goût. Ajoutons à ça que le dessin est minimaliste (personnages ressemblant à des bornes routières et figés – presque autant que les décors quasi absents).

Une idée amusante, mais qui n’a pas donné un album assez tranchant et intéressant. Note réelle 2,5/5.

Nom série  Adam  posté le 03/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Certes, quelques gags m’ont fait sourire. Mais c’est clairement bien trop peu pour les trois albums (les tomes 2,3 et 4) que j’ai eu l’occasion de lire.

Les ressorts utilisés dans cette série ne sont pas neufs, et Brain Basset ne renouvelle pas franchement le genre, basé ici sur la vie d’une famille lambda, avec les petits désagréments du quotidien.

La lecture de ces trois albums d’une seule traite a encore accentué le sentiment du manque d’originalité et d’idée de cette série. Ce n’est pas percutant, et dans le genre, il y a clairement nettement mieux ailleurs !

Nom série  Pilules bleues  posté le 02/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Frederik Peeters est vraiment un auteur que j’apprécie beaucoup, et qui produit des œuvres à la fois intéressantes et éclectiques.

Cet album épais – mais qui se lit finalement assez vite, est un beau témoignage autobiographique, dans lequel Peeters narre par le menu les interrogations qui naissent à propos du SIDA, sa compagne et son fils étant porteur du virus.

Peeters livre ici un récit à la fois intimiste et universel, qui ne donne jamais dans le pathos. Mais c’est aussi et surtout une belle histoire d’amour qu’il nous est donné de suivre, de sa naissance (les différentes étapes de la rencontre de Peeters avec sa compagne) à sa consolidation, malgré et/ou à cause de la présence parfois oppressante – mais finalement pas si longtemps que ça – du SIDA.

Un album à découvrir !

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