Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1401 avis et 238 séries (Note moyenne: 3.08)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  La Patience du Grand Singe  posté le 18/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, alors autant le dire d'emblée, cet album - dont la rencontre est déjà aléatoire, n'est pas de ceux qui emballent un large public dès la première lecture: on es t loin du mainstream commercial, et je vous recommande chaudement de le feuilleter avant d'envisager l'achat.

Mais passé ce premier moment, j'avoue avoir plutôt apprécié cet album, dont l'histoire se déroule dans une ambiance poétique. En effet, alors que pratiquement tout se passe sur les parkings d'un grand centre commercial, a priori donc loin de toute poésie, Baudoin fait rapidement dériver l'histoire dans une poésie qui transcende ces espaces mercantiles, en détournant les panneaux publicitaires par exemple.
Mais aussi et surtout avec cette histoire que raconte un père à sa fille, à propos du gorille géant qu'ils croisent: est-il réel ? N'est-ce qu'une grosse peluche ? Le père capte sa fille - et le lecteur, en "imaginant" la vie de ce gorille (voir même à l'intérieur ! du gorille).

Cela dérive vers un surréalisme visuel et onirique.
Le dessin est lui aussi surprenant, dans un Noir et Blanc classique pour Baudoin, mais comme "retravaillé" parfois, avec des parties qui ressemblent à des collages, ou des traits qui semblent comme "repassés" au stylo. Je ne sais trop ce qui revient à Wagner ou à Baudoin dans leur travail à quatre mains.

Album atypique, c'est certain, mais qui n'attend que vous, pour aller vérifier, comme la petite fille devenue femme dix ans plus tard, si l'histoire racontée par le père était un conte noir ou la réalité.

Nom série  Ca vous intéresse ?/Juste pour rire  posté le 18/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca vous intéresse ? Voilà la question posée par Dany, en tête de couverture. Et force est de constater qu'il fait tout pour que la réponse soit positive.

En effet, que ce soit en couverture ou dans les pages intérieures, il nous dessine de bien belles jeunes filles, généralement court vêtues - quand elles le sont, et pas toujours conscientes de l'effet qu'elles produisent sur les autres personnages masculins.

Des filles aguichantes, dans un style assez proche des séries enfantines, ce qui est plutôt original. Mais qui ne sont pas que des nunuches, alors mêmes que les hommes qui les entourent ne s'en tirent pas forcément très bien, leur orgueil et leur virilité parfois mal placée subissant quelques revers.

Que ce soient dans les pleines pages ou dans les histoires plus ou moins longues, le dessin de Dany est vraiment bon et mérite le détour.

Les histoires elles-mêmes sont très inégales - même lorsque Dany fait appel aux copains pour les scénariser (ou pour caser des gags "osés" qu'ils ne peuvent placer dans leurs propres séries). C'est cette forte inégalité dans les histoires (cela va du sans intérêt au franchement marrant) qui me fait vous conseiller un emprunt et une lecture à petite dose.
par ailleurs, même si c'est quand même meilleur que Les Blondes, beaucoup de gags sont connus : c'est alors le dessin faussement cochon de Dany qui "relève le goût".

Distrayant, à l'occasion. Mais sans plus...

Nom série  Noir et serré  posté le 18/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis généralement amateur d’humour noir et/ou con et suis plutôt content de la découverte de cet album.

Comme le titre l’indique, les histoires courtes qui composent cet album (généralement d’une page, parfois mais rarement deux ou trois) sont franchement teintées d’humour noir.

Les histoires et les gags sont inégaux. Ce n’est clairement pas un chef d’œuvre du genre, mais l’album vaut quand même le détour. Deux gros éclats de rire et pas mal de francs sourires qui justifient l’achat (surtout si, comme moi, vous le trouvez pas cher en occasion).
Le dessin, franco-belge à gros nez, est classique et réussi.

Nom série  Jeux pour mourir  posté le 17/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tardi s’est fait une spécialité d’adapter en bande dessinée certains romans policiers (surtout des Manchette ou des Malet). Généralement c’est plutôt réussi. C’est aussi le cas ici, dans cette adaptation d’un auteur que je ne connaissais pas, Géo-Charles Veran.

Graphiquement, c’est du Tardi classique, avec un dessin qui peut ne pas plaire à tout le monde. Je suis assez mitigé à ce propos. Pour ce qui est du décor de l’intrigue, un paysage de banlieue des années 1950, on est là aussi dans un univers que Tardi apprécie. L’album est plus épais que d’habitude chez lui, car très peu de cases et dessins parfois en grand format (personnellement je ne trouve pas ce choix forcément justifié).

L’histoire proprement dite, qui se déroule sur quatre jours, est rondement menée. Pas de bons mots comme chez Malet, mais des dialogues qui sonnent vrai, des personnages qui essayent de se dépêtrer de la mouise dans laquelle ils sont jusqu’au cou – y compris le commissaire. Des petites gens qui ont des rêves trop élevés pour leur petite vie. L’enquête proprement dite s’accélère sur la fin, avec son lot de rebondissements. Elle ravira les amateurs du genre !

Nom série  Mémoires d'un 38  posté le 16/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album policier découpé en sept chapitres assez courts. Chaque histoire est racontée en voix off par le colt 38, qui est la véritable star de l’album, et le seul lien entre chaque histoire.

En effet, passant de main en main et traversant les Etats-Unis, ce 38 se trouve mêlé à divers homicides. Les histoires se laissent lire (j’ai trouvé la dernière moins réussie, mise à part la pirouette finale), mais sont généralement trop courtes, la psychologie des personnages étant un peu sacrifiée.

Le dessin est très bon (comme toujours avec Franz), mais la colorisation, très 80’s, ne m’a pas convaincu. On est proche, dans le dessin, la colorisation et le ton des intrigues, de la série Kelly Green (mais là les intrigues se développaient sur un album entier).

Au final, c’est un album divertissant, mais qui ne mérite peut-être pas forcément un achat.

Nom série  La Nuit du Président  posté le 15/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce one shot est presque un huis-clos, se déroulant quasi exclusivement dans un palais présidentiel, au point qu’on pourrait y voir jouée une pièce de théâtre (ce que le scénario suggère parfois d’ailleurs habilement).

Au soir d’une élection présidentielle, un démocrate, homme de gauche, est élu, au grand dam de l’ancien dictateur et de ses sbires, qui comptaient garder le pouvoir, et qui ne veulent pas s’en laisser compter : il faut assassiner le nouvel élu, dont le programme est trop populiste, pour ne pas dire « communiste ».

Cela semble se passer dans une dictature d’Amérique du Sud (on pense au Chili de Pinochet évidemment), même si les noms à consonance hellène des personnages font aussi penser à la Grèce des colonels. Seule surprise, la CIA semble soutenir le nouvel élu démocrate, contre ses adversaires, dictateurs d’extrême droite, et contre la vérité historique aussi, si l’on sait que la CIA a toujours soutenu les coups d’Etat des juntes militaires d’extrême droite, officiellement au nom de la lutte contre le communisme dans le cadre de la guerre froide.
La fin de l’album fait aussi référence à l’assassinat de JFK.
On le voit, Convard a pioché un peu partout ses références pour bâtir son intrigue.

J’ai eu du mal à entrer dans cette histoire, mais finalement je dois dire qu’elle se laisse lire, et montre bien le côté glaçant, froid de ces dictatures pour qui la fin (vaste slogan hypocrite) justifie tous les moyens, y compris le meurtre et la torture.

Le dessin de Paul – qui a une vague ressemblance avec celui de Loustal, n’est pas mauvais et est plutôt original, chaud, même si j’avoue qu’il n’est pas le genre que je préfère.

Au final, c’est un album à découvrir.

Nom série  Les Mauvaises Gens  posté le 15/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Etienne Davodeau a réussi là un bien bel album !

C’est d’abord un hommage à ses parents, à leur engagement, de leur jeunesse dans l’après-guerre à l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand.

C’est aussi, au travers d’eux et des protagonistes qui les ont « aiguillés » vers ce qu’ils sont devenus, un hommage à une région souvent à l’écart. L’extrait des « Carnets du grand chemin » de Julien Gracq en début d’album ouvre d’ailleurs superbement et l’album et cette région.

C’est aussi une très belle illustration des évolutions, mutations de la société française des Trente glorieuses puis des années « de crise », avec les luttes sociales qui l’ont traversée. Et un regard sur l’influence plus ou moins en déclin de l’Eglise et des syndicats. Un regard à la fois plein d’empathie et d’ironie aussi pour certains dirigeants de la gauche. En cela, la clôture de l’album le 10 mai 1981, au sommet d’une certaine vague, d’un enthousiasme parfois messianique, permet d’évacuer les désillusions que Mitterrand fera connaître à une certaine gauche (surtout après 1983).

C’est un album plein d’humanité, qui, sans être jamais mièvre et naïf, délivre un message positif, plein de vie. Vraiment une réussite, que le dessin à la fois simple et efficace accompagne très bien. Une œuvre intelligente, à découvrir !

Nom série  A votre bon coeur ! (L'Abbé Pierre chez les exclus)  posté le 14/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On retrouve dans cet album l’anticléricalisme viscéral qui habitait Cabu – même si cela reste toujours comme retenu. Cela montre aussi, quelques semaines après la tuerie de Charlie Hebdo au cours de laquelle Cabu a été assassiné, que ce n’est pas l’Islam, ou le Christianisme qu’il vise plus particulièrement, mais l’idée de religion, avec les hypocrisies qui vont pour lui avec.

C’est que Cabu n’est pas un extrémiste ni un enragé, c’est un pragmatique, un tendre. Et cette tendresse pointe ici, avec la figure « consensuelle » de l’Abbé Pierre (et, à un degré moindre, Gaillot). Cabu le rend attachant. Après deux pages « biographiques », l’album regroupe une série de gags ancrés dans l’actualité de l’époque.

Les « stars » de la politique des années 1990 (on est en plein dans la tension Chirac/Balladur – et un certain Sarkozy pointe le bout de ses dents) et des médiatiques (Anne Sinclair, BHL…) font comme un décor autour de la geste gentiment caricaturée de l’Abbé pierre, avec Gaillot en Gest Star.

C’est assez drôle, sans être toutefois délirant. Et, surtout, c’est trop ancré dans l’actualité de l’époque pour ne pas souffrir de son éloignement. Lire cet album sans avoir ce contexte en tête lui fait perdre une partie de sa causticité.

Nom série  Cité d'la balle  posté le 14/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier des deux tomes parus dans cette série, mais je la poste quand même, étant donné que je n’ai pas été forcément convaincu, et ne lirai peut-être pas le suivant.

On y trouve une suite d’histoires plus ou moins courtes – parfois des strips de trois cases, le plus souvent des histoires de quatre pages. Le tout forme une intrigue cohérente, qui nous raconte les déboires d’une bande de cinq potes d’une cité de banlieue quelconque.

On est parfois proche du Larcenet de Nic Oumouk, avec un regard parfois aussi attendri, mais ici un peu plus trash (même si cela reste tout de même gentil !). Ça se laisse lire, mais c’est inégal, et ce n’est que trop rarement drôle.

Amusant sans plus, peut-être pas assez percutant, je ne sais pas. Relom sur joue les clichés attachés aux jeunes de banlieue – et là ils y passent tous ! – et je n’ai ri qu’une fois et souri que trop rarement.

Pour le dessin, c’est du classique franco-belge, plutôt dynamique.
Un album à emprunter et feuilleter avant d’envisager un achat, qui ne me semble vraiment pas indispensable.

Nom série  Un hiver de glace  posté le 14/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, c’est plutôt un album d’ambiance, dans lequel je n’ai pas réussi à entrer. Pas emballé par l’intrigue. Mais y en a-t-il vraiment une ? En tout cas elle est aussi évanescente que certaines cases et l’ensemble manque de rythme (mais ce n’était probablement pas le rythme qui était recherché). On suit donc les efforts d’une très jeune femme qui cherche à retrouver son père (trafiquant de drogue probablement mort) tout en s’occupant de ses frères et de sa mère.

Sans être mauvais (loin de là), le dessin n’est pas très clair, même si Romain Renard a sûrement volontairement cherché à retranscrire le côté sombre du roman qu’il adapte – et que je n’ai pas lu.

J’avoue m’être ennuyé et avoir eu un peu de mal à aller au bout. Non pas que l’album soit « raté », c’est peut-être aussi que je ne suis pas sensible à l’univers de Daniel Woodrell ?

Nom série  Brougue  posté le 13/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme souvent avec Franz, le point fort de cette série est le dessin, vraiment très bon, précis, détaillé. Même si je n’ai pas été convaincu par la colorisation – très datée je trouve, qui ne rend pas forcément honneur au dessin de Franz.

Pour ce qui est de l’intrigue, je suis moins convaincu. Elle se situe dans une sorte de moyen-âge mâtiné de Renaissance, dans une région européenne mal définie, aux portes d’une Asie déversant ses habituelles hordes d’envahisseurs.

Le premier tome ressemble à un one-shot. C’est-à-dire qu’il aurait pu se suffire à lui-même, et que la suite me paraît artificiellement liée à ce début (je n’ai lu que les deux premiers albums dans l’édition Blanco, n’ayant pas le dernier paru sous la main – et n’ayant pas plus que ça envie de le chercher d’ailleurs !).

Le rôle et les aventures des adolescents Goff et la Renarde sont assez improbables, comme l’est l’importance et la quasi immunité dont dispose Félémius, sorte de Léonard à la force tranquille. Le Bleu aurait aussi pu devenir un personnage plus central…

Pas convaincu non plus par cette reine qui s’empare de Brougue avec ses hordes d’Asiates dans le deuxième tome. Personnalité trop improbable.

Bref, une série abandonnée, dont le premier tome peut se lire, à la rigueur les deux autres, mais un simple emprunt peut largement suffire !

Nom série  Les Mers perdues  posté le 12/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jacques Abeille est un grand "écrivain", un grand poète, qui a participé au mouvement surréaliste des années 1970 à nos jours.
Il est l'auteur d'une œuvre importante et assez méconnue, avec des pans érotiques, mais surtout d'une œuvre romanesque s'articulant autour des "Jardins Statuaires", ouvrage absolument envoûtant.

C'est à l'occasion de la réédition des "Jardins Statuaires" que les éditions Attila ont contacté François Schuiten pour illustrer la couverture, et sa rencontre avec Abeille et son œuvre ont donné naissance à ces "Mers perdues", qui s'inscrivent tout à fait dans le cycle des Contrées d'abeille.

Il faut dire que les préoccupations d'Abeille rejoignent celles de Schuiten dans certaines de ses "Cités obscures" (je pense en particulier à "La frontière invisible"), et cette complémentarité, voire surtout cette complicité entre les deux hommes, les deux univers, sont évidents pour qui connaît les deux œuvres. Et cela donne ici un ouvrage superbe, dans une maquette proche de certains Futuropolis.

C'est un récit d'aventure, en partie intérieure d'ailleurs, en grande partie épistolaire. La prose d'Abeille (proche de Gracq parfois) fait merveille, tandis que les dessins de Schuiten renforcent l'onirisme, le côté un peu désespéré et nostalgique du récit. Des planches superbes (parfois proches du peintre Malkine, que Jacques Abeille, lui aussi peintre aime beaucoup).

Alors, c'est sûr, on n'est pas dans Indiana Jones, et ce "roman graphique" (dans tous les sens du terme) se laisse apprécier si l'on n'est pas rétif à la poésie, au lyrisme éperdu d'une quête sans but. Grand amateur de Jacques Abeille, je ne peux que vous recommander cette lecture pour entrer dans son univers (et lisez ensuite son roman "Les jardins statuaires" !).

Sinon, on est à la limite de la Bande Dessinée. Ce n'est pas non plus qu'un simple roman illustré. C'est en fait une porte d'entrée vers le rêve. Ouvrez les yeux, et laissez vous guider par les mots d'Abeille et les images de Schuiten !

Nom série  La Grande évasion - Biribi  posté le 12/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs citent – à juste titre d’ailleurs, parmi les auteurs ayant traité ce sujet et ce bagne, Georges Darien. Par contre, ils ont évacué (ou oublié ou fait le choix de ne pas le traiter, je ne sais pas ?) ce qui faisait la force du livre de Darien (et de tous ses grands livres !), c’est-à-dire le volet politique, l’anarchisme qui irrigue son œuvre et en fait plus qu’un romancier, un auteur engagé, qui ne crie pas dans le vide.

Alors, ceci étant dit, cet album choisit donc de ne traiter que le côté « aventure ». Mais tout est trop rapidement traité je trouve. Que ce soient les personnalités des protagonistes ou l’action elle-même (qui accumulent pas mal de clichés). L’évasion elle-même, le cœur du sujet, m’a paru à la fois improbable et brouillonne.

Au-delà du sadisme du chef du camp (qui n’est qu’un décor abstrait – tout comme la quasi-totalité des détenus) et de l’obstination du personnage principal, dont le relatif masochisme (pourquoi provoque-t-il la répression avec sa moustache tatouée ? Sa fierté n’explique pas tout.) le complète bien, on lit ce récit assez rapidement. Presque aussi rapidement que je l’aurais oublié je pense.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Ulysse 1781  posté le 11/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, ben j'avoue avoir été franchement déçu par cette lecture, qui était visiblement très attendue, et qui a été loin de ce que j'en avais entendu dire.

L'histoire en elle-même se veut un démarcage de l'Odyssée, mais en fait ça l'est vraiment à l'arrache, sans que les clins d'œil (noms de personnage ou de cité, navire, etc.) n'apportent quoi que ce soit à l'intrigue.

L'intrigue elle-même, durant la guerre d'indépendance américaine, ne m'a pas convaincu, que ce soit le côté aventure et intrigues entre insurgents et Anglais, ou le côté fantastique peu à peu instillé.

Ce côté fantastique, ici mal venu me fait le même effet (plutôt négatif) que pour Long John Silver (vers lequel lorgne la couverture je trouve).
Pour finir sur le dessin justement, et bien je ne l'ai lui non plus pas trouvé à mon goût, malgré quelques détails intéressants.

Bref, voilà une série qui s'annonce mal, un lancement un peu surfait je trouve, et une suite que je n'ai pas forcément envie de découvrir à tout prix.

Nom série  Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait...  posté le 10/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par petites touches, on en apprend un peu plus sur ce gros balourd de Michel, qui traine ses tocs, ses phobies, ses habitudes et son handicap. On en apprend aussi beaucoup sur sa mère, madame Hubeau, cette mamie qui a mis en veilleuse sa propre vie pour ne plus s’occuper que de son fils (un flash-back en fin d’album nous apprend la cause de cette situation).

Le dessin et la colorisation sont bons, et les couleurs chaudes sont à l’unisson de cette belle histoire, pleine d’empathie. Qui rend hommage à la patience, au courage de cette mamie pourtant d’aspect si frêle.

Un chouette hymne au bonheur simple, au milieu d’un univers assez compliqué. Un album original et vraiment à découvrir.

Nom série  Le Poète  posté le 09/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album peu épais reprend deux histoires parues dans le magazine « A Suivre ». Toutes deux ont pour personnage principal « Le Poète ».

Dans la première, il apprend d’un sous-secrétariat d’un ministère de la culture qu’il bénéficie d’une prébende, ce revenu important étant sensé le sécuriser et faciliter son travail créatif. Hélas, comme le constate un envoyé du ministère espionnant sa manière de dépenser cet argent, le Poète est un homme libre, dans tous les sens du terme, qui ne se sent pas lié le moins du monde par l’argent qu’on lui donne : il mène une vie dissolue et maintient sa vie de bohème et continue à être le chantre du non, du refus du conformisme, argent et pouvoir ne l'ont pas corrompu.

Dans la seconde histoire, notre poète voyage en train, au milieu d’importuns ou de muses, déclamant sa prose, comme inaccessible au principe de réalité.

Les dialogues, ou plutôt les nombreux monologues du poète sont à la fois littéraires et « inactuels », et ces deux histoires sont en fait l’illustration du côté insoumis de la poésie.

Si le dessin est plutôt bon (dans un Noir et Blanc assez gras), les histoires sont, elles moins captivantes. Cet album n’est pas inintéressant, mais j’avoue n’avoir pas toujours accroché aux dérives parfois planantes du texte – et pourtant je suis gros lecteur de poésie ! A noter que le poète a ici des airs d’Aristide Bruant, avec longue cape, canne et chapeau, un côté désuet et très typé « fin de siècle »…

Album peut-être à emprunter avant d’envisager un achat. Mais c'est en tout cas un album à découvrir.

Nom série  Parker et Badger  posté le 09/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un dessin très arrondi, du franco-belge classique, avec décors minimalistes. Plutôt efficace pour cette série d’histoires courtes proches de strips (généralement d’une page à chaque fois).

Parker est un glandu pas très très fin, et son blaireau (qui préfère être considéré comme un chien !) de copain de Badger est à la fois son sbire et le cerveau du duo.

C’est de l’humour bête, parfois con, mais tout public (c’est publié dans Spirou). Même si certains gags m’ont fait rire, l’ensemble est franchement trop inégal (je n’ai lu que quatre albums) pour que j’en recommande l’achat. Plutôt un emprunt, et une lecture à petite dose.

Nom série  Sidi Bouzid Kids  posté le 07/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album retrace les événements qui ont poussé les Tunisiens à la révolte et ont chassé du pouvoir le dictateur Ben Ali et la famille Traboulsi, la clique de son intrigante de femme. Et qui par ricochet ont déclenché une vague de révoltes dans les régions plus ou moins limitrophes, le fameux « Printemps arabe ».

Comme un dossier le précise en fin d’album, les auteurs ont quelque peu romancé certains événements, inventé certains dialogues (qui ne sont donc que « probables ») : bref, ce n’est pas un documentaire ni un ouvrage historique, même si le sérieux de la documentation lui permet de ressembler à un témoignage réaliste.

Le dessin est simple, mais efficace, et l’album se lit très bien. C’est plutôt une réussite. A découvrir.

Nom série  Elmer  posté le 06/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas forcément fan des romans graphiques, du moins de ce genre de roman graphique. Ceci dit pour nuancer mon avis.

En effet, si j’ai trouvé intéressant le côté légèrement fantastique de l’album – les poulets deviennent brusquement dans les années 1980 « conscients », s’humanisent, au point de devenir les égaux des hommes, je n’ai pas été plus emballé que cela par cette histoire.

Au côté fantastique évoqué s’ajoute une étude assez fine des relations père-fils (ou coq-poulet ?), quand le personnage principal, un poulet « émancipé » redécouvre son père par l’intermédiaire du journal que celui-ci lui a laissé.

Le dessin réaliste est vraiment réussi, Gerry Alanguilan a vraiment du talent ! C’est juste que le genre n’est pas ma tasse de thé. Mais je ne voudrais pas vous en dégoûter, il y a là des qualités. A feuilleter avant d’acheter !

Nom série  Red Road  posté le 05/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur un traitement plus adulte que Yakari, on retrouve dans « Red Road » quelques caractéristiques de la série pour « plus jeunes » à laquelle participe Derib.
D’abord l’empathie de Derib pour les Indiens, en particulier ceux des plaines, généralement les Lakotas – et sa connaissance de leur civilisation.
Et, mais c’est en fait lié, son « naturalisme », qui peut paraître un chouia naïf, simpliste, mais qui fonctionne quand même.

Alors ici, on est (malgré les flash-back se situant au XIXème siècle parfois) dans un univers contemporain. L’univers des réserves – celle de Pine Ridge en particulier, avec l’alcoolisme, le chômage, l’échec et le désœuvrement qui sont le lot de ces « décharges d’humanités » est plutôt bien rendu.

Mais Derib fait preuve de trop de manichéisme, ce qui fait perdre un peu de force à son récit, c’est dommage.

Sinon, le dessin est réaliste et franchement très bon ! Ce qui peut rendre intéressante la lecture d’une série où qualités et défauts s’équilibrent à peu près.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 71 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque