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Nom série  Meutes  posté le 20/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dufaux est un scénariste très prolifique, assez éclectique, mais aussi très inégal. Et cette nouvelle série se range plutôt dans la moyenne basse (sans être catastrophique) de ses productions.

Avec cette histoire de loups garous, et les efforts qu'elle fait pour perpétuer son existence (et donc initier de nouveaux membres), mais aussi pour passer inaperçue en plein cœur de Paris (alors même qu'elle organise des chasses les nuits de pleine lune et commet donc des assassinats, qui mettent en éveil la police), Dufaux peine je trouve à rendre intéressante et crédible l'intrigue.

Même s'il glisse, au fil des pages, quelques grains de sable sensés dynamiser le récit (fille d'un des loups garous pas forcément réceptive; tension, voire complot plus ou moins dévoilé en fin d'album au sein de la confrérie...). J'ai suivi sans passion cette histoire.

Le dessin de Boiscommun est plutôt bon (même si ses loups garous ne sont pas toujours réussis). Mais je n'ai pas vraiment aimé sa colorisation.

La série est prévue en deux tomes. Je ne sais pas comment Dufaux va la boucler, et je ne suis même pas sûr de lire cette fin, le début ne m'ayant pas trop emballé. Un emprunt en bibliothèque me parait suffisant.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Boca Nueva  posté le 19/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série tout récemment sortie chez Casterman, avec deux auteurs que je ne connaissais pas, et je dois dire que c'est plutôt un bon début.

Avec des personnages animaliers et un dessin qui peut faire penser à la série des « Donjon » (le côté souvent décalé et humoristique est un autre point commun des deux séries), le duo Almeida et Benchaieb nous a concocté une aventure divertissante, qui a déjà deux suite annoncées. Mais cet album lance déjà bien l’histoire.

Dans une cité portuaire contrôlée par une oligarchie, un provincial mal dégrossi (Ese) débarque et, à la suite de circonstances assez hasardeuses, se retrouve adjoint du super flic local super sûr de lui (Riggs) – et en but à tout un tas de complots. Malgré quelques temps morts, c'est dans l'ensemble bien rythmé.

Le dessin est moderne donc, et plutôt réussi dans son genre. En tout cas on ne s’ennuie pas trop en route, sur les quelques 120 pages de ce tome introductif.
Une série à suivre – en tout cas c’est ce que je vais faire, satisfait de la découverte du travail de ces deux auteurs.

Nom série  Le Bus  posté le 02/11/2012 (dernière MAJ le 19/01/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Découvert il y a quelques mois en furetant sur le net, ce bus m'a franchement plu.

Proche parfois dans le ton et l'esprit de l'oeuvre de Marc-Antoine Mathieu (comme Julius Corentin Acquefacques par exemple), il s'en écarte par certains aspects surréalistes.
Il s'en écarte aussi par le format, du livre d'abord (à l'italienne), mais aussi des histoires, ici des strips destinés à être publiés dans un magazine (Heavy Metal).
Contrairement aux histoires longues de Julius, ces courts récits muets offrent la possibilité de se renouveler rapidement, d'épuiser une idée, d'en tirer tout le jus, fut-il absurde ou onirique. Mais sur le long terme, une fois l'idée "épuisée", la surprise éventée, la possibilité de renouvellement n'existe plus.

C'est un album original, dont je conseille la lecture. J'étais tenté au début de mettre 3 étoiles, mais je suis passé au niveau supérieur pour deux raisons. D'abord parce que l'auteur a su voir l'impasse arriver avant de toucher le mur et a arrêté la publication (je suis d'accord ici avec l'avis précédent), mais aussi à cause du texte final où l'auteur se présente et présente son travail et ses doutes. Texte court, mais qui ajoute un réel plus à ce livre, par ailleurs d'une petite maison d'édition que je ne connaissais pas, TANIBIS, à qui je souhaite longue vie.

***************************

Bon, ben finalement, contrairement à ce qui était pressenti, il y a eu un second tome de ce bus, l'auteur ayant repris ses crayons pour nous concocter de nouveaux strips (les deux/trois pages où Paul Kirchner explique au début de l'album le redémarrage de son activité sont d'ailleurs plutôt drôles).
Mais, comme je le craignais un peu, ce n'est pas forcément une très bonne idée.

Certes, on retrouve encore la même atmosphère, proche des Julius de Marc Antoine Mathieu (ou du dessin minutieux et froid de son 3 Secondes (3''), mais la magie n'opère pas si souvent. A noter que les strips que je trouve les moins intéressants sont les rares avec des paroles.

Je garde bien sûr le conseil d'achat, et la note moyenne, mais un peu plus à l'arrache. 4 étoiles pour le premier tome, 3 pour le second. Si vous n'en achetez qu'un, choisissez le premier (plus épais et plus intéressant.

Nom série  La Boîte noire  posté le 18/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une histoire un peu bizarre, qui ne m’a finalement pas plus emballé que cela, car manquant singulièrement de rythme, et d’un choix clair au niveau d’une ligne directrice : enquête policière, fantastique, roman graphique pur…

L’intrigue se résume rapidement. Un homme victime d’un accident est hospitalisé, et une infirmière recueille dans un carnet, durant son léger coma, ce qu’il a pu « rêver à voix haute », c’est-à-dire ce qui est sorti de sa « boîte noire ».

Le héros n’a ensuite de cesse de découvrir ce que signifient les anecdotes ou propos plus ou moins cohérents contenus dans ce carnet, et décrypte ainsi un certain nombre d’événements obscurs de son plus ou moins lointain passé.

A noter le petit clin d’œil à leur album précédent, L'Outremangeur, dont la couverture est reprise dans une case page 29…

Bon, ceci étant dit, si la lecture n’est pas désagréable, elle ne restera pas dans ma mémoire (ou boîte noire !), et j’avoue avoir trouvé un peu quelconque cet album.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Parenthèse Patagone  posté le 15/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Patagonie est de ces régions encore peu connues et qui peuvent encore procurer les frissons de l’exploration, de la découverte. Terre inhospitalière s’il en est, propice aux craintes (les géants anthropophages Patagons, décrits par Pigafetta lors du voyage de Magellan ; les récits de naufrages ou de tempêtes près du Cap Horn, dans les quarantièmes rugissants ou les cinquantièmes hurlants…).

Aude Picault y a passé deux semaines en novembre 2014, et en a ramené ce carnet de voyage, mêlant commentaires, cartes et dessins, se mettant en scène avec son compagnon et les quelques personnes croisées dans ces latitudes lointaines.

Ce n’est pas le carnet déconne de Fabcaro au Pérou. Et on ne retrouve pas non plus le récit inspiré et les superbes dessins dont Emmanuel Lepage nous gratifie pour ses albums documentaires. En effet, Picault use d’un trait plus simple et souvent sans décor. Par contre, elle s’essaye avec bonheur à l’aquarelle : certaines, bien que simples, sont vraiment belles, et donnent à voir de superbes paysages – bien que désolés.

Un album qui se lit vite, qui manque de densité et m’a laissé un peu sur ma faim, mais qui n’est pas inintéressant.

Nom série  Frères d'armes  posté le 13/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album intéressant, qui traite en deux histoires distinctes (et des auteurs différents) de l’engagement politique et/ou religieux, dans deux régions indiennes en proie à des troubles.

Le premier récit, se déroulant dans la région frontalière du Cachemire, manque de subtilité dans le traitement je trouve, même si le propos (le dévoiement d’un engagement et la réflexion sur les moyens que justifierait une fin) est intéressant. La « rédemption » du personnage principal est amenée trop brutalement.

Le second récit se déroule au Kerala (province du Sud-Ouest du pays), avec le regard porté par un homme revenant dans cette région après un long exil en Angleterre, et qui découvre l’engagement de son frère, un engagement fondamentaliste. Cette histoire est mieux amenée je trouve.

Par contre, si le dessin est bon dans les deux histoires, c’est le travail sur les contrastes ombres/lumière et le dessin du premier récit que j’ai préféré, celui du second étant un peu plus classique.

Au final, c’est quand même un album à découvrir. Et dont le sujet est, hélas, de plus en plus d’actualité.

Nom série  Les Griffes du Hasard  posté le 09/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Voilà ce que je suis tenté de me demander après la lecture de cette série, vraiment beaucoup trop alambiquée.

En effet, l’intrigue est vraiment difficile à suivre, en particulier les relations unissant les divers protagonistes. Et cela devient franchement obscur pour ce qui concerne le duo de voleurs, qui ont en plus la particularité de s’exprimer de manière très littéraire. Rien n’est fait pour dissiper la confusion, hélas.

Le style du dessin est très ligne claire, mais avec une colorisation elle aussi surprenante – et pas trop mon truc en fait ! Et la colorisation du troisième tome, avec des couleurs plus pétantes, est encore plus surprenante, et ne va pas forcément avec le reste.

Car, à part les dialogues poétiques et cette colorisation, l’intrigue serait plutôt classique, si ce n’est qu’elle est très dure à suivre. Et que j’ai parfois été traversé par l’idée d’arrêter la lecture (dès le premier tome en fait). Même si les auteurs tentent de maintenir l’attention du lecteur avec des personnages féminins n’hésitant pas à montrer leurs dessous et adoptant des poses sexy…

Au final, si vous voulez découvrir cette série, un emprunt me paraît largement suffisant !

Nom série  Vagues à l'âme  posté le 08/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas forcément fan des romans graphiques en tant que tels, mais j’avoue avoir bien aimé cet album, découvert par hasard en bibliothèque.

Toute la vie d’un homme – du moins telle qu’il a pu la raconter à ses enfants et petits-enfants – nous est racontée dans un long flash-back. Des années 1930 à la fin du XXème siècle, c’est toute une partie de l’histoire de France qui est aussi traversée, parfois par la bande, le personnage principal ayant pas mal bourlingué, au départ dans la marine (avec de vagues airs de Corto Maltese je trouve), pour finir par se ranger un peu après avoir trouvé une femme et fondé une famille.

Le dessin est simple, avec des visages parfois effacés, mais efficace et en accord avec l’histoire, que l’on lit d’une traite sans temps mort (un peu d'humour et de dérision dans le texte). Rien de forcément super original, mais c’est quand même un chouette album à découvrir (note réelle 3,5/5).

Nom série  Les Jumeaux de Conoco Station  posté le 07/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai un ressenti assez mitigé après la lecture de cet album.

L’histoire en elle-même est moyennement emballante, même si Duchazeau arrive bien à nous dépeindre l’ambiance à la fois foutraque, poisseuse, et ultra conventionnelle de l’Amérique profonde. Et ce même si les jumeaux (franchement un bon duo de crétins) et leur copain Oboz forment un improbable trio, défendant la bonne vieille Country music face au Rock and Roll conquérant.

L’histoire se laisse lire, sans être non plus transcendante. Mais je mets quand même trois étoiles à cet album grâce au dessin de Duchazeau, sorte d’esquisses, de super crayonné qui donne un résultat plutôt chouette je trouve.
J’ai nettement préféré le plumage au ramage…

Nom série  Les Cons et les Salauds  posté le 06/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre, direct et très agressif, fait référence aux deux parties – ou « chapitres » – qui se partagent cet album.

La première partie, traite donc des « cons », c’est-à-dire « les croyants, les consommateurs, les publicitaires, les sportifs, les ploucs, les sectes et leurs thuriféraires… » pour reprendre la définition de Luz en quatrième de couverture.
On a là une suite de gags, d’historiettes (plus rarement) s’acharnant sur les susnommés, dans un style alternant le Binet des Bidochon (en plus agressif !), du Reiser ou du Charb, dans un ensemble ou l’humour est noir, parfois trash : normal pour cette collection Bichromie qui publie les auteurs de Charlie Hebdo !
C’est clairement la partie que j’ai le plus aimé (et qui justifie ma note et mon conseil d’achat).

Je suis plus circonspect pour ce qui concerne la deuxième partie (« Les salauds », c’est-à-dire les flics, juges, surtout ceux s’acharnant sur les sans-papiers). On a là une série de charges peu drôles et pas toujours efficaces, même si les intentions étaient louables. Cela se présente souvent comme des chroniques judiciaires, d’une page. Mais c’est nettement moins drôle et corrosif au final.

Un album inégal donc, pas forcément le meilleur de la collection ni de Luz, mais dont la première partie recèle suffisamment de gags réussis pour que l’achat puisse être envisageable. Il faut bien sûr être réceptif à cet humour rentre dedans caractéristique des productions Charlie Hebdo !

Nom série  Bourrelet comics  posté le 04/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1997, Cornélius publiait Guimauve, recueillant des histoires courtes « de jeunesse » de Stéphane Blanquet, pré publiées dans diverses revues. Un deuxième tome était annoncé, mais n’avait pas vu le jour.
On peut considérer que ce « Bourrelet comics » en fait office, puisqu’il reprend le « reste » des histoires courtes publiées par Blanquet entre 1995 et 1999, dans Jade (une dizaine d’histoires autour de « L’homme qui ne marchait pas »), Lapin (une histoire à quatre mains avec Matt Konture), Actuel, auxquelles ont été ajoutées deux ou trois petites histoires plus ou moins longues.

C’est donc l’éditeur Les Loups sont Fâchés – qui ne publiera ensuite que de la poésie surréaliste – qui prend le relais de Cornélius (mais il y a une claire filiation entre le travail de Blanquet et le surréalisme).

Comme souvent, Blanquet met ici en scène ses obsessions, c’est-à-dire le handicap, le difforme, le malsain, la sexualité débridée, « l’anormal », il se met même directement en scène en servant de modèle physique à plusieurs personnages (c’est lui « l’homme qui ne marchait pas » par exemple).

A noter que l’histoire réalisée avec Matt Konture pour la revue de l’Association Lapin est intéressante, puisque les deux auteurs y livrent (de manière plus ou moins humoristique) leurs influences majeures. C’est donc un document intéressant pour qui s’intéresse à ces deux auteurs.

Les dessins, en Noir et Blanc, sont proches de certains comics américains (Burns en particulier). Mais ce dessin, comme les histoires d’ailleurs n’est pas encore celui de la maturité pour Blanquet.

Le ton est au morbide, mais aussi à l’humour noir, avec comme d’habitude une bonne dose de fantastique (comme cette avant dernière histoire où tous les objets sont doués de vie).

A réserver peut-être aux fans de Blanquet (dont je suis !).

Nom série  Mon Poisson Rouge  posté le 04/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album doit surement être une des rares publications solo de Capron, d'habitude seulement au scénario.

C'est un album petit format, peu épais, qui raconte un "conte pour faire pleurer les enfants", comme écrit en exergue par l'auteur.

Un enfant donc nait le crâne vide, en forme de coquetier, et est la proie des moqueries, de l'incompréhension de ses parents, et cherche une solution, qu'il croit avoir trouvé, en accueillant dans son crâne vide un poisson rouge. Hélas, c'est un conte triste, donc cela ne fonctionne pas...

Le dessin est assez simple, géométrique et froid. J'ai bien aimé la colorisation (où dominent le vert et le orange).

La lecture est très rapide (peu de pages, de texte), mais elle n'est pas inintéressante, je vous la recommande même.

Nom série  La Faute : Une vie en Corée du Nord  posté le 02/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La vie – ou la survie – en Corée du Nord n’est pas loin de ressembler à un enfer. On s’en doute, et cet album nous le confirme. C’est un mélange de paranoïa stalinienne (avec tout l’appareil répressif qui va avec), de novlangue orwellienne et de grand guignol ubuesque.

Issu d’un reportage en Corée du Nord, cet album nous montre le (très) peu de ce qu’ont pu voir les journalistes, c’est-à-dire ce qu’on a bien voulu leur montrer. C’est suffisant pour découvrir le côté absurde de cette société un poil sclérosée, mais hélas l’album ne va pas beaucoup plus loin. J’aurais aimé, soit dans l’album BD lui-même, soit dans le dossier en fin de volume, des chiffres et autres précisions pour mieux mettre en perspective ce que cette version « roman graphique » nous a montré.

Du coup, cela reste un peu superficiel, et quelque peu décevant. Le dessin quant à lui est correct, mais je trouve certains visages franchement moins réussis.
Un « pas mal », sans plus, qui ne va pas forcément vous inciter à acheter cet album…

Sur le même sujet – mais il est vrai après un séjour un peu plus long dans ce « paradis communiste », préférez le très bon Pyongyang, de Guy Delisle.

Nom série  Le journal d'une soubrette  posté le 27/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une jeune femme reçoit en héritage –entre autres- un carnet, dans lequel une dame, Clara, narre ses expériences américaines. Autant le dire tout de suite, ce démarrage est le seul moment de l’album (deux pages) plutôt calme, car ensuite, nous suivons – dans une sorte de flash-back donc – les aventures de Clara, jeune française sans le sou expatriée aux Etats-Unis, dans les années 1950, et qui en est revenue du rêve américain (obligée de se prostituer, puis devenant une soubrette plus ou moins docile, avec tous les clichés liés chez certains à cette profession)...

Et alors plus vraiment question de scénario ni de crédibilité, car les scènes de sexe s’enchaînent sans discontinuité, même si une vague enquête (tendance polar noir) à laquelle est mêlée notre soubrette fait office d’histoire.

On a donc une longue suite de scènes torrides, entre dames essentiellement (les hommes sont quasi absents de l’album). Si certaines scènes sont plutôt bien rendues et sont émoustillantes, Duvet montre une forte prédilection pour le SM (plutôt soft, mais vaguement bondage parfois) et le fétichisme. Ce n’est pas trop ma tasse de thé, et c’est clairement réservé aux amateurs du genre, qui ne s’encombrent pas de scénario.

Reste le dessin, qui lui est franchement réussi, très bon, dans un Noir et Blanc et des nuances de gris (ainsi raccord avec l’ambiance des érotiques publiés dans les années 50). C’est plutôt soigné, minutieux (pour les corps, les dessous et les postures, car pour le reste, les décors sont peu importants ici !). Contrairement au scénario, ce n’est pas simpliste et bâclé.

Alors, certes, il faut être friand de SM pour mieux l’apprécier, mais Duvet nous montre de jolies femmes, il est vrai toutes sur le même modèle au niveau des formes.

Nom série  Radio Nuit  posté le 23/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un petit album de la collection Carrément des Requins Marteaux, qui possède certaines qualités, mais pas forcément exploitées au maximum (étroitesse du format oblige ?).

Il n’y a pas une histoire très développée. Pour faire simple, cela nous raconte une soirée et une nuit de quelques personnes dans un quartier d’une grande ville (un animateur radio, une prostituée, un chauffeur, un épicier et sa femme, deux policiers peu regardants sur la déontologie, un barman proxénète, un écrivain velléitaire, et un immigré pas forcément en situation régulière).

Leurs trajectoires se croisent (une émission de radio faisant comme un fil rouge entre eux). C’est glauque, poisseux, la nature humaine n’en sortant pas grandie. Cela aurait mérité d’être développé, pour en faire quelque chose de plus abouti. Une ambiance proche parfois de la noirceur de "Tchao Pantin"

En l’état, c’est sympa, mais me laisse quelque peu sur ma faim, même si je ne regrette pas du tout mon achat.

Nom série  Le Caravage  posté le 22/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La peinture du Caravage, très sombre, est de celles qui me touchent, mais je ne connaissais pas du tout la vie de l’artiste. Manara semble ici avoir été fidèle à la réalité, si j’en crois le spécialiste qui préface cet album : eh bien quelle vitalité (même si je le trouve quelque peu immature) !

En tout cas, même si vous n’êtes pas amateur de peinture de la renaissance, cet album possède suffisamment de qualités pour vous captiver.
D’abord parce que Manara, comme d’habitude, démontre qu’il n’a pas perdu la main : son coup de crayon est vraiment très bon ! Pour dessiner des femmes bien sûr (encore qu’ici elles ne soient pas toujours dénudées et soumises aux fantasmes d’hommes délurés – même si c’est en partie le cas : mais c’est ici justifié par l’Histoire). Mais aussi pour les autres personnages ou les décors, vraiment tous réussis (j’ai été accroché dès les premières planches, avec ce pont au milieu de la campagne).

Ensuite, et c’est moins habituel pour Manara, le scénario tient la route et n’est pas qu’un prétexte à des scènes érotiques. Je le trouve là mieux inspiré par exemple que dans sa précédente incursion dans la renaissance (avec le scénario décevant de Jodorowski).

Bref, un premier tome prometteur, qui donne réellement envie de voir la suite.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Aiò Zitelli !  posté le 22/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le centenaire de la Grande guerre est l’occasion de publier ou republier un grand nombre d’album d’un intérêt inégal, sur ce qui a constitué la première boucherie du siècle.
C’est à l’occasion d’une série d’expositions au musée régional d’Anthropologie de la Corse que cet album a été publié. Les personnages de l’album sont donc essentiellement des Corses (sujet préféré de Frédéric Bertocchini si j’en crois sa bibliographie).

Cet album possède quelques qualités, mais n’arrive pas à sortir de la masse publiée sur le sujet, faute d’originalité dans les histoires racontées (8 histoires dans autant de chapitres).

Le dessin d’Inaki Holgado est plutôt bon (il réussit particulièrement bien les paysages enneigés). Et certaines histoires (en particulier celle des prisonniers allemands en Corse) sont relativement originales.

Mais pour le reste, ces histoires, inspirées d’anecdotes réelles, de correspondances, ne renouvellent pas vraiment le sujet. On y voit bien l’horreur des tranchées, l’inhumanité des officiers supérieurs face au dégoût du trouffion de base (voir l’épisode où un soldat égarés, un peu simple d’esprit, est condamné à mort pour désertion alors qu’il n’a rien fait de tel).
A emprunter en bibliothèque, à moins d’être un collectionneur compulsif de tout ce qui concerne la grande guerre.

Nom série  Affaires de famille  posté le 21/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après "Le Building", c’est ma deuxième expérience de lecture d’une œuvre de Will Eisner – que beaucoup semblent ici porter très haut (et pas que sur ce site d’ailleurs). Bon, ben, force est de constater que je n’ai pas encore trouvé les albums qui pourraient justifier ces louanges. J’ai même été moins intéressé par cet album que par ma précédente lecture.

C’est un album qui se lit rapidement, mais sans que je m’y sois attaché. J’ai trouvé cela relativement creux, convenu, prévisible. Cela ne part ni dans l’humour noir, ni dans le récit corrosif, alors que le sujet s’y prêtait. Et ce roman graphique qui met à nu cette famille, à l’occasion du 90ème anniversaire du patriarche n’est vraiment pas passionnant. Des flash-back mettent en perspective les relations entre la fratrie et leur père, mais rien d’original dans cette histoire à l’ironie douce-amère.

A noter que le titre de la première édition (celle que j’ai lue), « Une affaire de famille », me paraissait être plus pertinent que celui de l’édition Delcourt.

Bref, je retenterai ma chance à l’occasion si un autre album d’Eisner me tombe sous la main, mais j’avoue en attendre de moins en moins de surprise… En tout cas, vous pouvez facilement vous dispenser de cet album, à réserver aux fans extrêmes de l’auteur.

Nom série  Bluesman  posté le 19/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série qui nous plonge dans l’Amérique profonde des années 1920, avant la grande crise, mais avec déjà tous ses ingrédients, puisque l’histoire tourne autour de ceux que le pays rejette tout en les exploitant, les Noirs, émancipés mais pas franchement libres.

Dans une ambiance proche des romans de Jim Thomson (en particulier « 1275 âmes »), c’est noir et glauque. Le racisme ordinaire est omniprésent, comme l’est la religion.

L’histoire n’est pas forcément originale, mais elle se laisse lire, avec une fatalité très présente et tragique.

J’ai aussi bien aimé le dessin en Noir et Blanc, utilisant le principe de la carte à gratter, ce qui m’a fait penser au travail de Thomas Ott, lui aussi très noir.
A noter que les dossiers de fin d’albums, montrant le travail des auteurs, sont sympas et un réel plus pour le lecteur – qui peut aussi être acheteur !

Série à découvrir !

Nom série  Putain de guerre !  posté le 17/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au moins le titre de ce diptyque est clair quant à l’antimilitarisme de Tardi, déjà visible dans ses autres productions tournant autour de la Première guerre mondiale surtout – mais aussi de la suivante (voir sa série en cours autour de son père) ou de la Commune.

C’est la troisième fois que Tardi revient sur cette guerre qui était censée être la « Der des Der », après Varlot soldat et C'était la guerre des tranchées. Et pourtant pas de réelle redite, les trois sont complémentaires, et tous ces albums sont recommandables.

Le dessin de Tardi est bon, et très adapté à cet univers en voie de décomposition qu’étaient les tranchées. A noter que la couleur disparait presque au fur et à mesure que les uniformes français se « camouflent » et cette « décolorisation » de l’album ne fait en réalité qu’adopter, ton sur ton, l’uniformité marron –grisâtre des tranchées, mais aussi le passage de l’euphorie des premiers jours – où la propagande faisait partir les soldats la fleur au fusil – à l’horreur et la boucherie de la guerre de position.

Pas de réels dialogues, mais un commentaire en voix off d’un poilu, cynique et désenchanté, sorte de porte-parole de l’auteur, qui use ici du langage argotique et populaire qu’il affectionne.

A lire !

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