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Nom série  Le Jour le plus long du futur  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tous les albums auxquels a participé Lucas Varela – du moins ceux que j’ai lus – sont originaux et intéressants. Et ils tournent tous autour de déviances, d’un corps malade (qu’il soit social ou humain).

J’avais bien aimé son travail sur L'Héritage du Colonel ou sur Diagnostics par exemple. On retrouve d’ailleurs dans « Le jour le plus long du futur » le même fond visuel, à base de Violet, de Bleu pâle ou de rose terne.

On est dans cet album dans un univers différent quand même, très Science-Fiction. Il se lit très bien, et relativement vite car muet.
Deux cités-Etats s’affrontent, en envoyant chez l’adversaire quelqu’un pour détraquer leur système, tuer, etc. Une dénonciation du totalitarisme, que Varela mâtine d’un peu d’humour absurde. Il utilise un minimum de moyens pour faire apparaître une émotion sur les visages, mais c’est plutôt efficace.

Au final, c’est un album que je vous recommande, même si je reste un peu sur une impression de « pas assez ». Aurait-il fallu aller vers plus de politique ? Plus de loufoque ? Je ne sais pas, mais si la lecture fait passer un bon moment, et que Varela est décidément un auteur à suivre, je m’attendais à entrer dans un univers plus riche (il y a clairement du potentiel inexploité dans cet album).

Nom série  Claude et Jeremy dans Le Chalet de L'Horreur  posté le 22/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le pitch de l’histoire fleure bon la série B (ou Z !) : deux frères siamois plus ou moins intelligents, virés de leur emploi de caissier, sont repérés par un réalisateur qui leur propose le (ou les) rôle principal dans un film d’horreur. L’essentiel de l’album traite du tournage – pathétique – et des retombées de ce chef d’œuvre naze.

Après cette présentation du scénario, on peut attendre un gros délire oscillant entre humour noir et humour débile (c’était ce que j’espérais, clairement). Mais hélas Besseron n’a pas assez grossi le trait, n’a pas agrémenté son histoire d’assez de délire, de folie ou de non-sens. Cela tombe donc souvent à plat et se révèle décevant.

La nullité du jeu des acteurs (à la hauteur du scénario qu’on leur propose), les désaccords entre les deux siamois (Claude et Jérémy partagent leur corps, mais n’ont pas les mêmes goûts ni la même résistance à l’alcool, ce qui entraine quelques désagréments), voilà des ingrédients qui auraient pu donner lieu à un délire plus affirmé.

C’est un peu le principe de la série Z, elle doit jouer l’extrême, le parodique, et ne peut se permettre d’être trop timide. Je pense que Besseron n’a pas ici réussi son pari, malgré quelques passages un peu drôles.

Nom série  Le Rêve de Meteor Slim  posté le 22/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album au format original (une sorte de gros carré plus qu’à l’italienne) et très épais, qui nous plonge dans les errances des blues men de la première moitié du XXème siècle, dans le sud profond des Etats-Unis.

Au travers de Meteor Slim, hobo assoiffé d’alcool, de femmes et de musique, nous suivons tous ceux qu’il croise (des grands noms du blues originel, cette musique qui donnera naissance au Jazz et au Rock). Duchazeau aime décidément les musiques de l’Amérique profonde, comme je l’avais déjà constaté dans Les Jumeaux de Conoco Station, tournant autour de la lutte entre Country et Rock…

Le racisme dans lequel baignent les Etats du sud n’est ici qu’effleuré. Tout est centré sur la dérive de Meteor Slim, ses rencontres, ses tâtonnements, avec une forte présence de la musique, une partie de l’album étant occupé par ces chants à la fois tristes et plein de vie, c’est-à-dire crus.

L’histoire se laisse lire, sans être trop originale. J’ai par contre bien aimé le dessin de Frantz Duchazeau, tout en crayonné gras, parfois épuré jusqu’à l’esquisse, parfois ultra précis. Un Noir et Blanc qui attise son trait noir, et qui convient à merveille au propos, jusqu’à la dernière page, finalement si conforme au destin de cet homme qui a brûlé la vie par les deux bouts (même si je ne m’attendais pas à une telle brutalité).

Album à découvrir !

Nom série  Ewen  posté le 21/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je découvre avec cet album le travail d’Andreï Arinouchkine, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a du talent ! J’ai trouvé très bons son dessin, et la colorisation parfois diaphane qui l’habille. Le grand dossier qui présente son travail graphique, avec des crayonnés, esquisses et divers essais en fin de volume – comme souvent dans les publications soignées de Daniel Maghen – confirme ce talent.

Ceci étant dit, si le plumage est beau, je n’ai pas été convaincu par le ramage. L’histoire en elle-même, mais aussi certains dialogues : je n’ai pas accroché. C’est trop lent et, paradoxalement, même s’il n’y a pas tant de dialogues que ça, ils m’ont donné l’impression d’être trop « verbeux », redondants avec l’action. Quant à l’intrigue de base, elle n’est pas des plus originales…

De plus, alors que je loue le travail de l’éditeur/galeriste Daniel Maghen (ici ou avec les œuvres suivantes d’Oger ou de Prugne), j’ai du mal à comprendre et à accepter l’abandon brutal de la série dès le premier tome. Surtout qu’il ne conclut rien du tout, et laisse en plan le lecteur sans savoir ce qui va arriver aux quatre intrépides qui se jettent dans le vide.

Ces deux dernières remarques me font mettre deux étoiles. Si vous avez l’occasion en bibliothèque, comme moi, de tomber sur cet album, jetez-y quand même un coup d’œil, mais pour le dessin essentiellement.

Nom série  Lapin  posté le 20/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Plutôt étonnant, « bizarre » cet album. Avec son très grand format à l’italienne d’abord.

Ensuite dans sa construction. C’est une sorte de roman photo qui « fait amateur », avec quelques objets (surtout un caillou) et des peluches moches et statiques (lapins, oursons) sur lesquelles l’auteur dessine parfois des sexes en érection.

Autour des « cases » sont assemblées pêle-mêle un grand nombre de citations fantaisistes de personnages historiques ou littéraires, qui sont souvent drôles. Elles n’ont absolument rien à voir avec la vague intrigue de l’album, si ce n’est une commune volonté d’épuiser un stock d’humour con, absurde, voire débile (en tout cas beaucoup m’ont fait rire !), et parfois scato.

Pour ce qui est des petites histoires des lapins et des oursons, si je salue les efforts pour aller jusqu’au bout d’idées loufoques, et si certaines scènes et dialogues m’ont amusé, c’est quand même inégal et globalement assez moyen. La lecture d’un trait de la grosse centaine de pages n’est donc pas recommandée : faites des pauses.

Au final, pour peu que vous le trouviez comme mois d’occase et à bas prix, l’achat est envisageable. A condition d’être friand de ce style d’humour (n’hésitez pas à le feuilleter avant l’achat).

Nom série  Wanted (Rocca/Girod)  posté le 19/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Wanted » est une série sans réelle originalité, finalement relativement classique. Mais elle fait passer un bon moment – pour peu qu’on n’en attende pas de miracle !

Le dessin de Girod est plutôt bon, même si j’ai trouvées un peu ratées certaines planches du premier tome. Surtout au niveau de détails des personnages, car pour les décors, c’est vraiment bien fait.

Pour ce qui est de l’histoire, c’est plutôt du spaghetti, avec trogne balafrée en gros plan, violence (voire sadisme) exacerbée, et fusillades dont les cases distendent la durée comme des ralentis. Ce côté spaghetti est accentué par les clins d’œil aux classiques du genre (reprise de certaines scènes ou dialogues – du "Bon, la brute et le truand" par exemple).

Ceci étant dit, si j’ai lu Wanted sans déplaisir, je n’y ai pas trouvé ce quelque chose qui l’aurait fait « sortir du lot » entre Blueberry et Durango (comme Wayne Redlake ou Trio Grande l’avaient parfaitement réussi il y a quelques années par exemple).

Ça se lit bien, mais j’ai vraiment eu du mal à trouver crédible cette complicité quasi immédiate entre un chasseur de primes amoral et sans état d’âme et un métis rescapé d’un massacre, pour réaliser en commun une vengeance (contre les frères Bull).

Un achat envisageable, mais à réserver aux fans de western carrés et sans trop de surprise.

Nom série  La Semaine exemplaire  posté le 18/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quelques années avant L'Unambule, que j’ai avisée il y a quelque temps, Didier Progéas avait déjà commis cet album, qui en est assez proche.

On y retrouve un dessin en Noir et Blanc, d’aspect assez underground. Un dessin très hachuré, presque « cunéiforme ». S’ajoutent à cela des cases fourmillant de détails, de corps ou d’objets parfois déformés : on est là dans une sorte de surréalisme visuel. Dans un genre moins psychédélique et sans les couleurs, il y a quelques accointances avec ce que faisait Druillet (comparaison sans doute hasardeuse…).

Le surréalisme innerve ainsi textes et dessins, textes généralement placés hors phylactère, dans un cadre sous la case. L’ensemble est divisé en sept chapitres portant le nom d’un jour de la semaine, mais il ne faut pas forcément y voir quelque chose de réaliste. C’est plutôt du domaine du rêve éveillé (écriture quasi automatique parfois ?, dessins déstructurés).

Progéas est un auteur intéressant, mais très particulier, original. Il est donc recommandé de feuilleter l’album avant de l’acheter ! Il faut être réceptif à cet univers poétique, assez noir, et ne pas chercher d’histoire linéaire ou de dessin académique.
Ceci étant précisé, je vous recommande vraiment la lecture, et l’achat de cet opus.

Nom série  Fantômas - Le dernier geste  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Benoit Preteseille, co-animateur des éditions Warum, développe une œuvre très originale, loin des sentiers battus – que ce soit pour les sujets traités ou pour la forme. Pas de gaufrier classique, un dessin parfois minimaliste, et l’utilisation d’une bichromie font de cet album – comme des autres de l’auteur – une sorte d’ovni. C’est exigeant, et un feuilletage avant éventuel achat est recommandé.

Preteseille est passionné par le surréalisme (celui des années 1920 essentiellement) et les références au mouvement et aux valeurs picturales ou autres qu’il a dénoncées ou mises sur le devant de la scène sont légions. On a là aussi – mais les deux mouvements ont partie liée, une claire influence de dada ou de Marcel Duchamp (voir les réflexions sur l’œuvre d’art de Fantomas lors du long passage dans le « Musée sans intérêt »).

Ici, il n’y a pas forcément d’intrigue très structurée. Plutôt une suite de scénettes, présentées comme des épisodes (pour faire référence au feuilleton d’origine de Souvestre et Allain) dans lesquels Fantômas, grimé comme il se doit, se révèle amoral et violent (contre des personnes, des œuvres d’art ou des valeurs).

C’est assez décousu. Intéressant, mais il y manque peut-être un peu de folie…

A noter que Benoit Preteseille revisitera deux ans plus tard la geste de Fantômas dans son L'Art et le sang, lui aussi empreint des mêmes influences, et tout aussi atypique.

Nom série  Colt Bingers l'insoumis  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu cette série dans une belle intégrale (dont la moitié n’avait pas été publiée en album), qui présente deux « saisons » de cette parodie de séries policières américaines.

Le postulat est on ne peut moins crédible, et on ne peut plus débile. Le héros, Colt Bingers (déjà, rien que le nom !...), ancien flic, est à la recherche du meurtrier de sa femme, qui n’a pu être identifié. Seuls indices, c’est un borgne unijambiste !

Et le voilà parti dans un road movie absurde, où chaque épisode le fait rencontrer un, voire plusieurs handicapés des yeux et des jambes. C’est fou le nombre de borgnes unijambistes vivant aux Etats-Unis d’ailleurs ! Il est vrai que Colt pratique une régulation brutale de leur population – souvent à son corps défendant…

C’est absurde, très con – même si je m’attendais à ce que cela parte un peu plus dans des délires outranciers. C’est aussi une parodie des séries qui inondent nos écrans, avec enquêtes à rebondissement, enquêteurs du FBI (ici complètement crétins et/ou survoltés, en tout cas inefficaces). A noter que le duo du FBI inverse les clichés habituels de ces séries, avec une femme au langage fleuri et toujours prête à dégainer et un homme plus cérébral aux théories fumeuses.
Peut-être pas hilarant, mais globalement sympa.

La parodie assumée des productions américaines est accentuée par le dossier final, version débile d’un dossier de presse, d’interview d’auteurs, autour du prétendu phénomène de société qu’aurait constitué la publication de cette série. Ce dossier est plutôt drôle !

Nom série  Trip & Trash glandeurs acharnés  posté le 12/11/2012 (dernière MAJ le 16/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les couleurs sont plutôt flashy (ce n'est pas trop mon truc) pour des décors minimalistes (comme souvent dans des strips de trois cases !). Les dessins des personnages ne sont pas non plus extraordinaires, mais bon.

Le sous titre de l'album dit assez bien la seule ambition des deux héros: glander, larver, en se demandant parfois - mais pas trop longtemps quand même, si une autre vie serait envisageable.

N'agitant pas beaucoup plus leurs neurones que leurs muscles, nos deux héros ne sont pas trop futés, ce qui fait que les dialogues, minimalistes eux aussi, ne volent pas très haut.
C'est très inégal, même si j'ai rigolé à un certain nombre de gags / dialogues. Mais, même si pas souvent politiquement correct, c'est quand même de la provoc "douce", et si un personnage se nomme Trash, on ne peut en dire autant de l'album, que j'ai trouvé finalement moins noir dans l'humour qu'attendu.

Il faut dire que ces strips ont pour l'essentiel paru dans un "agenda gratuit des concerts Paris/ Ile-de France- LYLO", et que certaines limites ne devaient sûrement pas être atteintes, et encore moins dépassées.
Rigolo, mais pas inoubliable.

****************************************************
J'ai retrouvé dans le deuxième tome (paru chez un autre éditeur) les deux héros dans le même état d'esprit de glandeurs irrécupérables, même s'ils se trouvent obligés de travailler (je vous rassure pas longtemps et pas beaucoup), lors d'un passage aux Antilles.

C'est toujours sur le même modèle de strips de trois cases, avec peu de dialogues, dans une ambiance d'humour très bête, très con, mais finalement pas du tout trash, contrairement à ce le titre pourrait laisser paraître.

Quelques gags bien sentis, mais c'est très inégal, et pas toujours réussi. Une lecture sympa, pas prise de tête, mais Stéphane Bouzon arrive peut-être au bout de ses idées...

Nom série  La Règle du jeu  posté le 16/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les éditions Mosquito poursuivent la publication des œuvres western de Serpieri. Je pense qu'ils en sont au bout, étant donné que ce ne sont pas des inédits (La Règle du jeu a déjà été publiée dans l'album L'Homme Médecine, et j'ai déjà lu je ne sais plus où la seconde histoire).

Deux histoires seulement dans cet album, donc un peu plus étoffées que d'habitude pour cette série de Mosquito. Les intrigues sont sympas, l'ironie du destin pointe son nez, mais cela manque souvent de dynamisme. Serpieri prend son temps, très loin du western spaghetti, c'est du classique.

Mais un classique très solide, on sent toute l'empathie (et la connaissance) de l'auteur lorsqu'il s'agit d'évoquer certains traits de la culture des Indiens des plaines (ici le fait de "compter un coup").

Mais, comme toujours, par delà les scenarii, c'est le dessin de Serpieri qui fait la force de cet album. Je le redis pour la énième fois, quel coup de crayon ! Si vous aimez le genre, il faut vraiment jeter un coup d'œil à son travail.

Nom série  Oumpah-Pah  posté le 15/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même s’ils s’étaient déjà rodés sur d’autres séries, c’est une des premières collaborations entre Goscinny et Uderzo, qui a connu une reprise après un faux départ (avec une refonte de scénario de départ). On est immanquablement poussé à comparer cette série avec la suivante, à savoir Astérix.

Et là, force est de constater que les aventures gauloises l’emportent clairement sur celles du Nouveau Monde (en tout cas sur la durée) !
Elles avaient moins de potentiel pour l’utilisation des anachronismes et autres références douteuses avec lesquels Goscinny fera notre bonheur. Et Goscinny lui-même semblait ici un peu peiner à « trouver le rythme ». Même si pointe déjà son talent, au travers de certains dialogues (cela s’améliore d’un tome à l’autre).

Idem pour Uderzo, dont le dessin est proche de ce qu’il donnera quelques années plus tard sur les meilleurs Astérix (mais qui souffre de quelques défauts au début, comme des corps, surtout les jambes ! trop allongés pour Oumpah Pah et Hubert). Il arrive déjà à donner du rythme, et les Indiens s’agitant dans les forêts américaines préfigurent les Romains et autres sangliers qui en feront de même en Gaule (même si les auteurs reviendront en Amérique le temps de l’album « La grande traversée »).

Un essai intéressant, pas forcément raté, mais qui j’en suis persuadé n’avait pas le potentiel d’Astérix. Pas tellement du fait de la période (quoi que), mais à cause de la localisation.
A découvrir à l’occasion, mais l’achat n’est pas une nécessité je trouve.

Nom série  Un océan d'amour  posté le 14/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis plutôt fan de ce que peut faire Lupano, dans des genres très différents, mais j’ai un ressenti assez mitigé pour cet album.

Du positif bien sûr, avec le fait d’avoir réussi à rendre intelligible cette histoire muette sur plus de 200 pages. Je l’ai lue vite, mais avec intérêt, que ce soit le côté « roman graphique » traditionnel, avec un couple plutôt atypique, dans un milieu de pêcheurs bretons, mais aussi les touches d’humour qui parsèment les épopées croisées de ce petit bonhomme et de sa femme (et de sa mouette !...).

Agréable aussi le dessin de Panaccione, découvert sur l’excellent Match puis sur Toby mon Ami. Une tronche impayable pour le héros, et une mouette proche de celle de Gaston Lagaffe, il sait rendre dynamique le récit et est en parfaite harmonie avec l’histoire de Lupano.

Alors pourquoi ne mettre que trois étoiles ? Parce que si cela se lit bien, ce n’est pas non plus suffisamment marquant. Parce que si Panaccione retrouve ici une ambiance proche du bucolique Costes de ses autres albums, Lupano donne parfois dans la facilité, la gentillesse, le bonheur simple qui, ici, m’agace un peu (j’avais ressenti la même chose dans « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait… » de Zidrou).

Bon, malgré ça, c’est quand même un album sympa et recommandable.

Nom série  Le Chien des Basketville  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La première histoire – la plus longue et celle qui donne son titre à l’album, est un grand moment de délire absolu ! C’est loufoque, absurde, autant dans le dessin que pour les dialogues, quasi surréalistes parfois.

Je ne sais pas si Pétillon avait un scénario très construit, mais j’ai l’impression qu’il navigue parfois à vue, avec une surenchère dans le n’importe quoi, frôlant parfois le graveleux (avec La Dite Basketville, sorte de Lady Chatterley nymphomane) ou le bondage (voir le sexe de Milou légèrement torturé !).

Impossible à résumer, mais cette histoire totalement foutraque, menée à cent à l’heure (dialogues et action) est plutôt réussie et s’éloigne de l’humour habituel de Pétillon, généralement plus « retenu » - même si l’absurde n’est jamais oublié dans Jack Palmer (Les Aventures de).

Une deuxième histoire (plus courte) complète l’album, sorte de démarcage de la catastrophe du Titanic (légèrement « revue »), avec en guest stars les grands noms du show biz de l’époque.
C’est toujours aussi loufoque – dans un style délirant proche des films des frères Zucker (comme « Y a-t-il un pilote dans l’avion »). C’est aussi moins trash ou scato, juste un empilement de gags absurdes. J’ai un peu moins aimé cette histoire, peut-être plus « sèche », il y a moins de folie douce, l’humour me paraît plus froid…

Un album à redécouvrir, pour peu qu’on ne soit pas réfractaire à ce type d’humour (feuilletage recommandé donc avant un éventuel achat).
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Roy des Ribauds  posté le 12/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais découvert les deux auteurs avec leur univers uchronique du Block 109, qui ne m’avait pas enthousiasmé, loin de là !

Les voilà de nouveau en duo, mais dans un univers totalement différent, puisqu’ancré au cœur du règne de Philippe Auguste, dans le XIIème siècle finissant, dans une ambiance quasi policière, mais sans l’ésotérisme que beaucoup ajoutent à ce genre d’ambiance pour dynamiser leur récit.

L’histoire se laisse lire, mais je reste quand même sur la réserve pour plusieurs raisons.
D’abord le dessin, qui possède de réelles qualités, mais qui n’est pas toujours très lisible (surtout que les scènes se déroulent souvent dans une obscurité assez marquée).
Ensuite le scénario lui-même. Si les libertés prises avec l’Histoire ne me gênent pas forcément (ce n’est pas un livre de Duby ou Le Goff), j’ai trouvé un peu simpliste certains passages – surtout dans le deuxième tome) avec les bandes de hors la loi qui exercent un règne parallèle sur les rues de Paris. On sent ici un peu trop une sorte de « cour des miracles », mais traitée à la façon « Angélique Marquise des anges ».

Les personnages d’Aliénor et de Richard cœur de lion ne sont pour le moment pas beaucoup exploités, à voir ce que vont en faire les auteurs… Les intrigues politiques sont plutôt bien menées par contre, autour d'un roi que l'histoire a retenu comme l'un des grands jalons du renforcement du pouvoir des capétiens, et qui est ici présenté dans une posture relativement fragile: pas encore "Auguste", 20 ans avant Bouvines. Ce parti pris original est intéressant.

J’attends de voir comment les auteurs vont faire évoluer cette intrigue d’aventures policières médiévales, mais je trouve que ce deuxième tome est décevant. Une série à suivre, mais un équilibre fragile : on est à la croisée des chemins.

Nom série  Rocky Luke - Banlieue west  posté le 12/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce genre d’album, même s’il peut faire plaisir à l’auteur « parodié », est surtout attendu par l’éditeur : j’ai quasiment toujours été déçu par ce type d’essai. Surtout que, regroupant des auteurs plus ou moins célèbres, aux univers et au talent souvent hétérogènes, cela aboutit à chaque fois à des productions inégales.

Et cet album ne déroge hélas pas à cela, puisque très inégal, et globalement décevant. Même si je l’ai dégotté bradé sur un vide grenier (je pense que je ne l’aurais jamais acheté sans cela), je n’ai pas trouvé grand-chose à me mettre sous la dent – ou les yeux.

La plupart des hommages sont convenus, sans trop d’idées, et les auteurs, même parmi les plus connus, peinent à se démarquer (certains gags comme le plus ou moins graveleux « L’homme qui tire plus vite que son ombre » sont même utilisés plusieurs fois, même si Coucho l’amène mieux que Jean-Louis).

Certes, quelques-unes de ces très courtes histoires surnagent. Comme la première d’Alph (qui inverse les rôles et têtes des Dalton et de Lucky Luke et va même jusqu’à tuer les Dalton – ce que Goscinny avait regretté à propos des premiers Dalton), ou alors quelques gags fonctionnant plus ou moins dans les histoires de Deliege, Bercovici ou Dany.

Vraiment pas indispensable !

Nom série  Muerto Kid  posté le 11/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album regroupe une série d’histoires courtes narrant les mésaventures de Muerto Kid (fils de la Mort donc) et de son copain Ancéphalo Junior, tous les deux accros aux Milky Way.

Bon, c’est sûr, dit comme ça, ça a l’air à la fois con, absurde et trash. En fait, ce n’est pas si trash que ça. Par contre, c’est souvent absurde, et joue sur un humour tantôt con, tantôt noir. Ce n’est pas forcément hilarant, mais cette petite touche humoristique, ajoutée à une colorisation finalement plus « claire » que la couverture ne le laissait penser, atténue la noirceur de l’ensemble.

J’ai plutôt aimé le dessin de Witko (assez proche du Winshluss de Wizz et Buzz, et en tout cas différent de son trait plus « moderne » de Kosmo).

Un album à redécouvrir.

Nom série  Norbert l'imaginaire  posté le 08/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’ai découverte il n’y a pas si longtemps. Je m’étonne qu’il y ait eu si peu d’avis à son propos. En effet, c’est un triptyque plutôt original, surprenant et relativement bien mené, mêlant loufoque, absurde, et qui peut plaire à un vaste lectorat.

Le premier tome est vraiment très réussi. On entre de plein pied dans un délire qui est vraiment captivant – dès lors qu’on a saisi où se situe ce « monde parallèle » qui commente les actions de Simon Glonek.

Un monde gérant les émotions de personnages ordinaires, en subissant les fluctuations, un monde à la fois futuriste, un chouia totalitaire, mais aussi parfois grand guignolesque, avec un visuel original, le tout s’entremêlant donc avec les mésaventures amoureuses de Glonek.

Un grand nombre de clins d’œil au « monde réel » (assassinat de JFK ; montée du FN avec un chef du PIG ressemblant à Le Pen…) et une « bande son » mêlant succès de la chanson française et du rock Anglo-saxon (j’avoue avoir été un peu énervé par l’abus de ce procédé) ajoute au côté un peu délirant de l’entreprise (un peu comme dans La Nef des fous)

Bref, un premier tome qui vaut largement les quatre étoiles. Je suis par contre moins enthousiaste pour les deux suivants. D’abord parce que la surprise évoquée plus haut ne joue plus, mais aussi parce que je les trouve moins réussis. Ils auraient dû être compactés en un seul tome, l’histoire étant trop délayée, étirée.
Autre petit bémol : si j’ai plutôt aimé le dessin – même s’il est sans surprise lui, je suis clairement plus réservé quant à la colorisation.

Au final, c’est une série tout à fait recommandable (même les deux derniers tomes), y compris à l’achat.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Les Divagations de Mr Sait-Tout  posté le 07/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Étonnamment peu connu, cet album pourrait paraître un rien désuet, « vieillot », jouant sur un humour retenu, loin de certains défouloirs ultérieurs plus contemporains. Mais, outre que pour l’époque (la première moitié des années 1960) c’est quand même très moderne et cela bouscule les codes de l’humour, cela a quand même bien vieilli !

En effet, ces neuf histoires sont réussies, et Goscinny parvient à nous faire rire en jouant sur une foule d’anachronismes, de jeux de mots plus ou moins vaseux (le principe de la série lui permettant d’utiliser toutes les époques, et donc de s’affranchir de certaines contraintes le limitant parfois dans ses autres séries phares).

Certaines idées seront d’ailleurs reprises dans son chef d’œuvre, à savoir Astérix (la première histoire, sur l’invention de l’école par Charlemagne pourrait trouver un écho dans certaines planches du Combat des chefs, avec Aplusbégalix visitant une école gallo-romaine !).

A noter qu’après cette tentative réussie dans le genre faux-scientifique-déconne, Goscinny passera un peu le flambeau à son génial « poulain » Gotlib (avec Les Dingodossiers), celui-ci s’émancipera pour poursuivre ce type de défouloir potache seul (Rubrique-à-Brac), accompagné (avec Alexis par exemple) ou encourageant chez Fluide Glacial les délire de Goossens par exemple. Il y a pour moi une claire filiation entre toutes ces œuvres !

Enfin, cet album ne serait pas une réussite sans le dessin de Martial (dont je ne connais pas trop le reste de son travail). Classique mais très bon dessin à gros nez, dynamique, il accompagne très bien les élucubrations de Mr Sais-tout, c’est-à-dire du professeur Goscinny.

Un album à redécouvrir !

Nom série  Grande encyclopédie illustrée de personnages pour histoires  posté le 06/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’institut Pâcome a publié une série de petits opuscules au même format à l’italienne (j’en ai avisé un certain nombre). Pépinière d’auteur, avec un succès inégal, ces petits albums permettaient de découvrir de nouveaux auteurs.

Cet album est plutôt atypique, et j’avoue ne pas trop savoir qu’en penser, qu’en dire, ni comment vous donner envie de le lire.

En effet, il se présente comme « une grande encyclopédie illustrée de personnages pour histoires ». C’est-à-dire une sorte de casting des personnages apparaissant dans un univers intitulé « Bouclettes », dont il formerait l’opus 2. Je n’ai pas lu les autres « opus » (parus chez divers éditeurs), et ne sais donc pas en quoi cet album donne des clés de lecture – ou s’il n’est qu’un fantaisiste clin d’œil.

On a donc, sur une soixantaine de pages une courte présentation de personnages, de leurs liens entre eux et de leurs apparitions dans les autres « Bouclettes », présentation ressemblant à des portraits chinois plus ou moins délirants dont je ne saisis pas le degré d’humour qu’ils contiennent.

Les personnages reviennent plusieurs fois, et sont présentés dans des strips de trois cases généralement présentant leur personnalité (avec les rubriques « habitat » ; « rôle dominant » et « liens directs » en dessous). Il est fort probable que l’univers ici décrit n’ait jamais été réellement mené à terme. Il peut donc aussi se lire comme un one shot…

Album inclassable, et peut-être pas intéressant seul ? N’ayant pas les autres sous la main, et n’ayant pas plus que ça envie de tout faire pour les dénicher, j’ai pris le parti de présenter cet album, et l’existence hypothétique de cette série (plus « univers » que série d’après ce que j’ai compris ?), dont la rencontre est assez aléatoire.

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