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... a posté 1482 avis et 245 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  Nic Oumouk  posté le 21/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n’est peut-être pas la meilleure série du prolifique Larcenet, mais ces deux albums se laissent lire très facilement.

Le premier album, dans lequel Nic essaye de survivre dans la jungle de la cité de banlieue où il vit est amusant, mais j’ai trouvé le deuxième plus original et intéressant. En effet, Nic y est « transplanté » dans la cambrousse, et a du mal à s’adapter à cet univers très différent du béton de sa banlieue : cela est source de gags jouant sur ce décalage. Puis une sorte de fantastique plus ou moins délirant arrive en fin d’album, avec un succès mitigé je trouve.

A noter les quelques pages caricaturant – à peine ! les reportages alarmistes et jouant sur le pathos et le sensationnalisme dès que les banlieues « s’agitent ». J’ai bien aimé ces passages dénonçant par l’ironie le travail des rédactions « parisiennes ». Critique hélas toujours d’actualité…

Deux albums rafraîchissants, dont la lecture est recommandée.

Nom série  Professeur Choupsky présente Le Cafard  posté le 20/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert récemment ce petit album de Marion Montaigne, dont j’avais déjà lu Tu mourras moins bête (avec un avis mitigé).

« Le cafard » est plus ancien, mais on découvre déjà ici le procédé que Montaigne réutilisera plus tard dans ses autres séries. C’est-à-dire, avec un dessin plutôt moche et simpliste, une quasi absence de décor et de gaufrier traditionnel – mais c’est volontaire et peu important ici –, une sorte de rubrique scientifique au second degré.

Sous couvert de nous expliquer ce que sont les cafards et comment lutter contre leur prolifération dans notre home sweet home, le professeur Choupsky, sorte d'alter ego de l’auteur, nous livre une vision drôlatique et parfois absurde de la cohabitation entre humain – ici Claudia, et les cafards.

C’est un album peu épais, qui est vite lu, mais qui est plutôt réussi.

Nom série  Le Chant du Coq  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce "Chant du coq" est visiblement un des premiers albums sortis de l’imagination fertile d’Alfred, et il y a déjà dans cet album les traces d’un grand gisement créatif, d'un gros potentiel de poésie décalée.

Dans un univers sclérosé et absurde, la triste histoire de cet être reclus, condamné à n’être que le virtuose qui réveille les habitants d’une ville imaginaire (d'où le titre) est assez prenante. Alfred développera peu après les mêmes décors d’une géométrie froide et absurde avec Corbeyran dans La Digue.

Enfermé durant des années, le personnage principal finit par se révolter, veut sortir de sa tour, ayant entrevu une jolie femme et l’amour qu’il croit aller avec : bref, la vie « en dehors », la liberté. La chute confirme la relative noirceur de l'histoire.

Ce petit album de la collection Comix du Cycliste se lit vite, certes, mais agréablement. Je vous encourage à le découvrir !

Nom série  Alim le tanneur  posté le 18/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série qui confirme, si besoin était, que Wilfrid Lupano est décidément un excellent scénariste, qui multiplie les réussites dans les univers les plus variés !

Cela commence par une histoire classique, avec personnages espiègles (Alim, sa fille). Mais l’histoire va se complexifier rapidement, en multipliant les univers dans lesquels va se débattre Alim.

Jesameth, cité théocratique en pleine expansion appartient à un Proche ou Moyen Orient imaginaire (rarement utilisé dans le genre Fantasy, à part peut-être dans Les Epées de verre), mais l’intrigue va aussi amener Alim à traverser des régions montagneuses et himalayennes, pour finir dans des décors de savane africaine ou de forêt vierge méso-américaine (quelques parentés avec le cycle Qâ de Thorgal je trouve). Bref, c’est très dépaysant ! Même si la relative proximité de ces univers que tout oppose et qui pourtant ne semblent pas si éloignés peut faire tiquer, je suis prêt à faire semblant de fermer les yeux pour suivre l’imagination de Lupano.

Les aventures sont rythmées et l’on est emporté par l’épopée de ce hors caste jouant un rôle qui le dépasse. Ajoutons à ça que le bestiaire est original. Une grande et belle histoire, beaucoup plus violente que les premières planches ne le laissaient présager. Et une belle réflexion sur les enjeux du pouvoir, l’emprise de la religion sur les hommes, et les différentes manières d’appréhender la doxa (voir à ce propos un dialogue entre le général Torq Djihid et Khelob). Une vision quand même pessimiste des relations humaines et du pouvoir.

Le dessin est lui aussi très réussi. Les personnages avaient un air enfantin, parfois proche du manga je trouve au début (voir les bouches et en particulier celle de Bul), mais, à l’instar de l’intrigue elle-même, cela va rapidement devenir excellent. J’ai vraiment beaucoup aimé le dessin de Virginie Augustin, ainsi que la colorisation, le tout parfaitement adapté aux univers successivement développés par Lupano.

Sans être trop originale, cette histoire est quand même faite pour tous ceux qui cherchent une aventure bien menée.
Malgré quelques facilités (armée miraculeusement anéantie dans la jungle – ceci étant traité par une ellipse, fin un peu improbable et heureuse pour Alim), c’est probablement la meilleure série que j’ai lue de la prolifique collection « Terres de légendes », et une des plus belles réussites du genre Fantasy !

Nom série  Silex and the city  posté le 17/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous couvert d'histoires humoristiques, Jul nous sert ici, avec son trait caractéristique, une lecture détournée de l'actualité (ou alors c'est l'inverse...).

Alors bon, c'est sûr, dans les trois tomes que j'ai lus, il y a quelques gags ou dialogues bien sentis, drôles. Mais cela fait peu par rapport à l'ensemble, et surtout ce n'est pas trop caustique. Ce qui passerait au compte goutte, genre dessin de presse, devient ici rapidement indigeste.

Inégal donc au niveau de l'humour, et globalement trop gentil et convenu à mon goût, la série souffre aussi de sa volonté de "coller" à l'actualité. Une fois celle-ci éloignée, le temps passant, elle perdra une partie de sa capacité à nous faire sourire.

C'est donc un produit à consommer rapidement, mais plutôt en bibliothèque. Quant à la série animée qui lui donne une visibilité qui explique peut-être la longévité de cette série, je n'ai vu qu'un épisode: assez conforme à l'original papier (pour ce qui est des qualités et des défauts).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Groin Groin  posté le 17/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un petit album original, d’un auteur que je ne connaissais pas (c’est aussi le mérite de ces colllections, chez certains petits éditeurs, de publier ces « premiers essais »).
Une préface de Riff Reb’s volontairement absurde ne nous apprend pas grand-chose sur Karim…

Le dessin, un peu épuré, est plutôt bon, mais j’ai trouvé certaines cases pas toujours très lisibles, surchargées par des bulles dans tous les sens.

L’histoire est rapidement lue (format oblige), mais elle est intéressante. D’abord pour les rapports entretenus entre le personnage principal (un gamin) et son grand père – et les rapports tendus qu’ils entretiennent avec monsieur et madame, de la génération intermédiaire. Ensuite pour cet amour des cochons développés par le gamin – et encouragé par le grand père, pour lui faire plaisir, mais aussi pour narguer le père, qui est boucher !

La fin est un peu brutale, et noire ! Un album à découvrir, et pas seulement si vous êtes un amoureux des cochons.

Nom série  The world is yaourt  posté le 17/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album peu épais regroupe sept histoires courtes, préalablement publiées dans le magazine Psikopat.

C’est, à ma connaissance, le premier album de B-gnet, et on y trouve déjà son penchant pour les histoires absurdes, voire le non-sens. Le dessin – en Noir et Blanc – n’est pas extraordinaire, tend un peu vers le fanzine au crayon, mais ce n’est pas le plus important dans ce genre d’ouvrage.

Ici, dans chaque histoire (chacune est indépendante des autres), un même personnage pète les plombs, pour les motifs les plus divers et sans que ce soit justifié, et dégaine rapidement insultes et revolver. C’est ce décalage entre le pétage de plomb et la situation initiale qui est le ressort comique de chaque histoire.

Si certaines m’ont fait sourire, c’est souvent trop brouillon, et clairement moins abouti que ce qu’il fera par la suite, assumant jusqu’au bout son parti pris absurde. Pour ce qui est de l’achat, c’est envisageable si comme moi vous le trouvez bradé, et si, bien sûr, vous êtes réceptif à ce genre d’humour (mais B-gnet a fait mieux ailleurs).

Nom série  Hollywood Kid  posté le 17/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un petit album au format à l’italienne qui se lit relativement vite, puisque totalement muet. Encore que des bulles abondamment remplies d’objets font office de dialogue.

Le dessin de Qwak est très dynamique, et renforce le côté agité, presque survolté du personnage principal, le Kid donc, qui rumine sur sa condition, pour enfin trouver une solution digne de ses ambitions : être un réalisateur célèbre à Hollywood et devenir une star couverte d’or (et de femmes).

A noter que Qwak a dessiné quasiment le même personnage dans l’album Bergson et le Kid coréalisé avec son complice Riff Reb’s : mêmes traits et même agitation… Et que Gilles Cazaux, ici seulement aux couleurs, l’accompagnera deux ans plus tard au dessin pour le très noir Mémoires d'un incapable.

Album visiblement peu connu, il est en tout cas à redécouvrir, car plein de qualités, graphiques bien sûr, mais aussi scénaristiques. Rien d’hyper original, mais une course à la gloire racontée de manière drôle et caricaturale, jouant sur certains clichés pour nous faire rire à propos d’un type qui a peut-être des ambitions trop élevées…

Nom série  Les Meilleurs Ennemis  posté le 16/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme le sous-titre l’indique, il s’agit pour les deux auteurs d’une « histoire des relations entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient ».

C’est assez didactique, linéaire, découpé en chapitres à la fois chronologiques et thématiques (en fonction des régions ou Etats), sous l’influence de l’historien Jean-Pierre Filiu, spécialiste de l’Islam contemporain.

Ce parti pris de découpage est à la fois la force (c’est clair, et facilement lisible : on est parfois proche d’un livre d’Histoire, l’appareil critique et les développements en moins), mais aussi la faiblesse de la série (on pourrait reprocher un manque d’humour, d’histoire avec un petit « h » : mais ce n’est pas le propos ici).

Le premier tome, après une introduction remontant à l’épopée du Gilgamesh, traite de la période 1783 (naissance des Etats-Unis) à 1953. Le début relate des épisodes rarement traités (j’avoue que je n’avais aucune connaissances de ces actions américaines en Méditerranée à la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle).
La suite, puis ce qui est traité dans le deuxième tome (1953-1984) est plus connu, mais une piqûre de rappel n’est pas inutile. On est ici proche de ce qu’Howard Zinn a pu faire avec Une Histoire Populaire de l'Empire Américain (adaptée en Bande dessinée il y a quelques années).
Si je peux reprocher à Filiu de rester parfois à la surface des faits, son travail est intéressant.

La côté graphique est l’œuvre de David B., qui traite parfois le sujet comme on illustre un conte (en cela le début avec Gilgamesh a dû lui faire plaisir), avec des planches parfois surchargées. Un dessin en Noir et Blanc un peu stylisé, amusant à comparer avec celui de Marjane Satrapi pour les passages concernant l’Iran.
En tout cas, le travail de David B. est un réel plus.

En attendant le troisième – et dernier ? – tome, je ne peux que vous encourager à jeter plus qu’un coup d’œil sur cette série à la fois instructive et distrayante. Une bonne vulgarisation qui pousse à aller plus loin (pour la période contemporaine, la lecture du Monde diplomatique, des ouvrages d’Alain Gresh par exemple).

Nom série  Le Phalanstère du bout du monde  posté le 16/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien, quelle histoire triste ! Mais quelle belle histoire quand même ! J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit album.

D’abord le scénario de Corbeyran – auteur protéiforme qui m’avait déjà séduit dans un autre album de la même collection, La Digue. En effet, sans livrer les clés de l’histoire, sans nous « expliquer » en fin d’album le pourquoi et le comment de ce phalanstère et ce qu’est ce bout du monde, Corbeyran nous captive – de manière plus douce mais non moins efficace que les pauvres petits êtres compagnons de Jean.

J’ai aussi beaucoup aimé le dessin de Bouillez. Il utilise un très beau Noir et Blanc, très sobre, et développe un univers brinqueballant, désuet, bancal, original, qui ajoute au côté à la fois oppressant et noir, mais aussi souvent poétique de l’histoire inventée par Corbeyran.

Une poésie noire et triste donc, une histoire prenante, dans laquelle je vous encourage à vous plonger. Cet album est vraiment une chouette réussite !

Nom série  L'Infiniment Moyen  posté le 15/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album regroupe un certain nombre de strips préalablement publiés, de manière éparse, dans diverses revues. Ceci peut expliquer que certains gags soient sur le même registre, et qu’on ait parfois l’impression non pas de redite, mais de réexploitation d’une même idée, ou en tout cas d’un même genre de chute.

Toujours est-il que cela ne m’a pas gêné, et que j’ai plutôt apprécié cet album, même si le niveau est inégal, comme bien souvent dans ce genre de publication.

Plus qu’un roman graphique (pourquoi l’avoir classé dans ce genre ?), on a là un recueil de gags d’humour noir, con, parfois absurde. Du classique pour Fabcaro, qui est un auteur à suivre.

Tronchet écrit que son ami Fabcaro met beaucoup d’application à ne pas être connu. Son œuvre devenant conséquente, et chez des éditeurs de moins en moins underground, son talent fait de lui un inconnu quand même un peu connu, non ?

Nom série  Visite express  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme souvent chez Trondheim, cet album relève des perspectives de l’oubapo, puisque réalisé sous contraintes : réaliser 24 pages en 24 heures, avec une histoire muette ayant pour cadre un musée (cela s’est déroulé dans le cadre du festival d’Angoulême fin janvier 2009).

Muette donc, l’histoire raconte la rencontre d’un auteur – qui pourrait bien être Trondheim lui-même vu le dessin qu’il présente – et d’un conservateur du musée de la BD visiblement.

De manière incongrue, lors de leur passage dans le-dit musée, celui-ci est brusquement envahi par les flots, les deux personnages fuyant la montée des eaux en se réfugiant dans les étages, puis sur le toit (tout en essayant de sauver quelques planches de personnages « patrimoniaux », d’où la « visite express », au pas de course, de ce musée). Plusieurs scènes s’inspirent franchement de « Titanic » (et je pense que Trondheim a volontairement choisi ces clins d’œil).

La chute est amusante, et l’histoire se lit vite (petit format et absence de texte obligent), mais elle est plutôt agréable. L’achat n’est pas forcément indispensable, mais je ne regrette pas le mien. C’est un petit album distrayant, qui montre, si besoin en était, que Trondheim n’a pas encore épuisé sa réserve d’imagination.

Nom série  Crève le Malin  posté le 13/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un album sympathique et assez original je trouve ! C’est un petit album, certes, mais plein de qualités, et donc j’arrondis mon 3,5/5 à 4 étoiles sans trop hésiter.

Le dessin anguleux est réussi, avec un cadrage parfois étonnant, mais qui rend assez dynamique l’intrigue, qui se déroule dans une sorte de huis clos. Le Noir et Blanc utilisé est lui aussi bien manié.

L’intrigue est amusante, savoureuse, avec une chute qui ne l’est pas moins. Les dialogues entre le pape – ici simple bureaucrate râleur et paranoïaque, et son aide Ursus, qui tente de le modérer, sont eux aussi réussis.

L’apparition de Super Nonne est peut-être la partie la plus faible de l’album, je ne sais pourquoi. Même si la critique implicite des valeurs américaines est recevable…

Album méconnu apparemment, mais c’est bien dommage. Si vous tombez dessus, n’hésitez pas y jeter un coup d’œil !

Nom série  Gaza 1956, en marge de l'histoire  posté le 12/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album scandaleusement nécessaire ! Je veux dire qu’il est scandaleux qu’il soit nécessaire, et qu’il ne soit pas qu’un roman graphique !

Ceci étant dit, Joe Sacco réalise là, sur un « sale » sujet, un très bel ouvrage, fruit d’un immense travail en amont et pendant sa rédaction.

J’avais déjà trouvé très bon son travail pour la publication de Palestine, mais là c’est vraiment un maître ouvrage je trouve. Qui nous replonge dans un épisode oublié (allez savoir pourquoi…), un « dommage collatéral » d’un événement lui-même à la fois méconnu et déformé, à savoir l’intervention franco-anglo-israélienne sur Suez en 1956 (beaucoup de manuels scolaires, lorsqu’ils évoquent cet événement, omettent même de citer Israël parmi les agresseurs).

Et donc, Sacco a voulu vérifier les informations qu’il avait collectées selon lesquelles les Israéliens avaient profité de cette intervention pour liquider toute velléité de résistance palestinienne en massacrant des centaines de civils dans la bande de Gaza, à Rafah et Khan Younis.

On retrouve dans cet album les qualités habituelles de son travail. D’abord un très bon dessin, simple, clair, qui n’hésite pas à présenter des décors fouillés et précis.
Ensuite une construction vivante, mêlant quelques temps faibles, des moments de « détente », à des passages plus glauques et douloureux (qui dominent vu le sujet).

Enfin, Sacco se pose des questions, nous fait part de ses interrogations, de ses méthodes de travail, et, même s’il aboutit à un album à charge, il n’hésite pas à montrer que les Palestiniens ne sont pas unanimes face au Hamas ou au Fatah. De la même manière, il fournit ses sources en fin d’album et donne la parole à des responsables israéliens. Pas de manichéisme outrancier donc.

Pas équilibré pourtant ? Mais il existe un tel déséquilibre dans les temps de paroles accordés à chaque camp dans cet enfer qu’est devenu ce petit bout de Terre (enfer pour les réfugiés palestiniens surtout on l’a bien compris !) qu’il n’y a là que volonté de rétablir un semblant d’équité.
Et les récents événements de l’année 2014 ne font que renforcer le sentiment d’impuissance, de dégoût ressenti par tout observateur neutre, et par les Palestiniens que Sacco a rencontrés pour son ouvrage. N’oublions pas qui est l’agresseur, qui occupe illégalement les terres des autres, qui détruit leurs maisons, tue leurs enfants, arrache leurs cultures, détruit les infrastructures sanitaires et scolaires, assassine arbitrairement et hors décision judiciaire (avec des missiles, et tant pis pour ceux qui se trouvent autour), c’est-à-dire qui commet quotidiennement des crimes de guerre, en toute impunité. Que les médias taisent cette évidence est scandaleux. Qu’ils continuent parfois à mettre sur le même plan le stress occasionné par les tirs de missiles du Hamas et les bombardements israéliens est choquant.

Bien sûr des civils israéliens meurent, des Palestiniens commettent des crimes. C’est inacceptable. Mais rien n’est fait pour changer les choses. Et sans le travail de personnes comme Joe Sacco, les Palestiniens sont condamnés à mourir à petit feu, la bouche fermée, aucun BHL ne venant sur les plateaux télé réclamer une intervention « de la communauté internationale ».

Sacco est un auteur engagé, dans le noble sens du terme. Il est sûrement critiquable, mais il argumente, et amène au débat. Pour y participer, je vous recommande chaudement lecture et achat de ce remarquable documentaire !

Nom série  Malet  posté le 11/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien, Nicolas Juncker est vraiment un auteur intéressant ! Je l’avais découvert il y a quelque temps de ça avec son petit album Le Front, et ce « Malet » est à la fois plus épais et encore mieux réussi !

Juncker reste fidèle à son dessin assez épuré, avec un Noir et Blanc tranché, qui convient bien à l’atmosphère de conspiration. Même si parfois la lisibilité est un peu faible (mais là je chipote peut-être).

L’histoire quant à elle est rondement menée, que ce soient les étapes de présentation de l’intrigue et des protagonistes, et ensuite le déroulement du coup d’Etat à proprement parler (c’est dans cette partie que certaines cases sont un peu dures à suivre, parfois).

Cela se lit assez vite, mais la lecture est agréable. Juncker s’inspire de faits réels – et pas si connus finalement. Le dossier final, présente ces faits et les personnages originaux, et le travail que Juncker a réalisé autour pour en faire un chouette album. J’ai d’ailleurs bien aimé et ce dossier et le ton employé pour présenter son travail.

C’est vraiment une belle réussite, et un album à découvrir !

Nom série  Le Guide du Mauvais Père  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Guy Delisle nous livre ici une petite somme autobiographique de ses « petits riens » qui font le sel des dialogues avec ses enfants.

S'accumulent ses réactions, qu’il soit énervé, de mauvaise foi ou gêné aux entournures par ses contradictions pointées par sa marmaille. Delisle nous présente des historiettes ironiques et plus ou moins drôles.

Ceci étant, c’est très vite lu (il y a très peu de dialogues et une à deux images seulement par page), et ce n'est pas renversant non plus !

J’ai été plus intéressé par ce qu’il a pu faire faire ailleurs, que ce soient ses chroniques ou certains albums parus chez l’Association. Bref, je ne pense pas que j’irai au-delà de ce premier tome que je viens de lire !

Nom série  Pierre Tombal  posté le 08/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, je suis franchement adepte de l'humour noir, et aurait pu être fan de cette série, qui joue à fond sur ce thème, la mort, les fossoyeurs, etc...

Si les meilleurs gags étaient regroupés en un seul album, il serait franchement bon, et mériterait sûrement une bien meilleure note.

Mais hélas, Cauvin, comme trop souvent, ne sait pas s'arrêter, et lui et son éditeur ayant vu un filon à exploiter, les albums se sont empilés, de moins en moins intéressants, faisant de l'ensemble une série décevante.
Dommage qu'on ait privilégié la quantité à la qualité.

Vous l'avez compris, il n'est pas envisageable d'acheter la série complète. Un à la rigueur (et encore, c'est quand même très inégal). C'est clairement à emprunter en bibliothèque, et encore, un ou deux.

Le dessin est lui du franco-belge classique et bien réalisé.

Nom série  Bürocratika  posté le 08/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Beb Deum – dont c’est la première œuvre que je lis, nous livre ici une vision monstrueusement froide, désincarnée et absurde de la bureaucratie.

Une parenté avec l’univers de Brazil, en moins philosophique, mais aussi avec celui de la plupart des œuvres de Marc-Antoine Mathieu (mais en moins abouti et ambitieux !).

Nous sommes dans un univers totalitaire, au milieu des sbires de la nouvelle doxa bureaucratique, machine ubuesque tournant en vase clôt, produisant ad nauseam décrets et délires inutiles et inapplicables.

Le côté froid de cette dictature et de ses règles est renforcé par le dessin de Beb Deum, et surtout la colorisation, qui n’use que des nuances de gris. Un univers d’une froidure métallique.

L’absurdité des situations (l’album est divisé en petites histoires de quatre pages chacune le plus souvent) est poussé jusqu’au non-sens, et amène un humour assez noir (situations, mais aussi dialogues absurdes). Quelques jeux de mots savoureux parsèment cet univers invivable, asphyxiant, comme celui-ci : « (…) ici, les murs ne sont pas sourds, et même les morts ne sont pas sûrs… ».

Album intéressant, que je n’aurais pas forcément classé dans le genre humour. C’est assez inclassable d’ailleurs. Mais il vaut quand même le détour.

Nom série  Vers la ligne claire  posté le 06/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre de l’album est déjà tout un programme, et annonce la couleur (ou la ligne plutôt, puisque tout est en Noir et Blanc) ! En effet, on a une sorte de « défense et illustration » de ce style dont Ted Benoit va se faire une spécialité (c’est un de ses premiers albums publiés). Une préface de Joost Swarte confirme cela, avec une sorte de définition de ce qu’est la ligne claire en question.

L’album regroupe une vingtaine d’histoires courtes, la plupart pré publiées dans Libération, L’écho des savanes et Métal Hurlant entre 1975 et 1980. Une seule est inédite, celle qui donne son titre à l’album. Et qui lui donne son sens, puisqu’après divers essais, Benoit trouve là un style qu’il ne changera plus trop.

Ce sont parmi les premiers essais de Benoit, et on voit dans son dessin qu’il subit alors plusieurs influences (Tardi parfois, mais aussi un peu du Giraud/ Moebius ou du Bilal jeunes, bref, des auteurs qu’il côtoyait dans les revues où paraissaient ces histoires).
Il faut attendre les dernières pour que s’affirme le style qui deviendra classique pour Ted Benoit, après divers tâtonnements donc. En cela c’est un album que je ne peux que recommander aux fans de l’auteur (dont je ne fais pas forcément partie).

Pour ce qui est des histoires, c’est assez inégal. J’ai particulièrement aimé celle qui tourne autour des « vendeurs de noms ». D’autres se laissent lire, mais l’ensemble reste moyen je trouve. Du fantastique, de l’onirique, du roman graphique plus classique, de la SF, c’est relativement éclectique !

A découvrir. A feuilleter avant d’acheter, et peut-être à réserver aux amateurs de l’auteur ?

Nom série  Big Man  posté le 06/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album pas très épais, qui se lit très vite, car tout y est épuré. Le dessin d’abord, assez gras – mais pas grossier (et qui ma foi est original et plutôt bon). L’histoire ensuite, assez avare de dialogues. Ce côté "épuré" est renforcé par la volonté de Mazzuccheli de ne pas "tout expliquer".

L'histoire en elle-même est simple à résumer: un être différent et inconnu surgit dans une petite communauté rurale. Il intrigue, fait peur, questionne. C'est une sorte de gros balèze, qui a des airs du Lenny de « Des souris et des hommes ».

Mazzuccheli nous livre une histoire sur les incompréhensions, les préjugés – exacerbés lors de l’arrivée des forces de l’ordre à la fin. Sur la tolérance aussi et surtout. Et sur ce sujet à la fois fragile et facile, il réussit à éviter de tomber dans la mièvrerie.

Un album à découvrir.

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