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... a posté 2245 avis et 514 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Les Rochester  posté le 17/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série policière un peu mêle-tout. On y retrouve en effet des intrigues basées sur des complots internationaux mais aussi d’autres teintées de fantastique, et encore d’autres basées sur des arnaques familiales. Mais cela n’empêche certaines constantes, dont l’humour et le ton très « british » en sont les principales.

En règle générale, j’avoue avoir bien aimé les différents tomes. Cela se lit aisément, sans prise de tête. Seul le premier dyptique est quelque peu confus. L’humour est constant mais toujours au second plan. Et si les intrigues n’ont rien d’original, elles sont bien construites.

Le dessin de Wurm, très lisible et proche d’une ligne claire, convient parfaitement à la série. C’est frais, vivant, expressif.

Une bonne série de divertissement, en somme.

A noter qu’un des personnages, « Lady Elza », a été récupéré et quelque peu remanié pour renaître dans une série éponyme.

Nom série  La peau de l'ours  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est en lisant ce genre d’album que je me rends compte à quel point Zidrou est devenu un pro du scénario.

Ici, il nous livre une histoire très classique de mafia et de vengeance, une variation sur un thème déjà vu et revu… mais pas moyen pour moi de lâcher l’album avant d’avoir lu le mot fin. Pourtant, ce récit n’a rien d’extraordinaire mais, voilà : c’est bien écrit, c’est vivant, c’est bien dosé, c’est bien construit, c’est touchant.

Le dessin d’Oriol est déroutant, dans un premier temps. Très caricatural avec des nez dignes de masques de Carnaval, il use de la hachure, ce qui lui donne un côté sec et nerveux. Ce style, qui de prime abord ne cadre pas vraiment avec le récit, s’est avéré des plus efficaces. Il est expressif et doté d’une réelle personnalité.

Au final, voici donc un bon album, pas surprenant mais bien construit et qui nous permet de découvrir un nouvel auteur espagnol de talent.

4/5 parce que je n'ai pas su arrêter ma lecture avant la dernière page, et même si le manque d'originalité du propos m'aurait plutôt incité à n'accorder qu'un 3/5, de prime abord.

Nom série  Les Amours compliquées de Roméo et Juliette  posté le 06/10/2010 (dernière MAJ le 16/07/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le concept, à la manière d’un Game Over, est assez limité. En effet, la majeure partie de ces gags sont construits sur la manière dont Roméo atteindra le balcon de sa Juliette. En cas de suite, ce concept trop réducteur aura pour conséquence une rapide redondance des idées de gags mais, pour ce premier tome, les auteurs font suffisamment preuve d’imagination pour éviter le piège.

Les gags de cet album, s’ils ne débordent pas d’originalité (c’est le moins que je puisse dire), sont bien construits et bénéficient d’une narration et de dialogues vifs. L’ensemble dégage donc un esprit bon enfant bien sympathique.

Le dessin, lui aussi, est sympathique. J’ai bien aimé la représentation de Roméo et de Juliette en adolescents mal servis par la nature (entre la myopie de Roméo et l’appareil dentaire de Juliette, il y a de quoi faire !) C’est assez éloigné de mon image du couple mythique et ce décalage m’a bien plu. Le trait est vif, très dépouillé (même un peu trop « propre » à mon goût), et agréablement expressif. C’est un style classique dans ce genre de bande dessinée d’humour mais il est tout de même doté d’une relative personnalité.

A cause du manque d’originalité des gags, j’ai tendance à situer la série entre le bof et le pas mal, sans plus. Parce qu'il me devient de plus en plus difficile de trouver de bonnes séries humoristiques, et que celle-ci ne m'a finalement pas déçu, je tranche vers le haut.

Après lecture du tome 2, mes craintes s'avèrent fondées. Le concept est trop limité et les gags deviennent vraiment très médiocres. Bof pour l'ensemble, même si le tome 1 recèle quelques bonnes idées.

Nom série  Le Donjon de Naheulbeuk  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ! J’ai lu deux cycles et je m’arrêterai là…

Plusieurs choses m’ont exaspéré dans cette série. La première, c’est la vulgarité présente dans les dialogues des deux premiers tomes. Pas une planche sans un « putain », un « fait chier », un « merde » ou un « connasse ». Heureusement, les auteurs semblent s’être rendu compte du problème et ont fait évoluer le vocabulaire dans le bon sens par la suite. Ҫa ne vole pas très haut pour la cause mais c’est plus agréable à lire, selon moi, tout en gardant le côté irrévérencieux du début.

La deuxième chose qui m’a grandement exaspéré dans la série, c’est la quasi absence de décors. Le récit se centre tellement sur les personnages que la place laissée à côté d’eux est insignifiante. Or dans une série, même parodique, d’heroic fantasy, je pense que les décors ont beaucoup d’importance. De plus Marion Poinsot use et abuse du copier/coller, ce qui appauvrit encore le dessin. Je suis donc convaincu qu’un apport plus important de décors VARIES ne serait que bénéfique à la série.

Enfin j’ai trouvé l’ensemble très répétitif.

Voilà pour le négatif.

En ce qui concerne le positif, je retiendrai le trait rond de Marion Poinsot (qui peut se révéler plaisant quand elle s’applique), l’idée de départ de parodier ainsi les jeux de rôle et le côté « bien vu » de la galerie des joueurs.

Voilà, je n’en attendais pas grand-chose… et c’est ce que j’ai obtenu.

Nom série  D'air pur et d'eau fraîche  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais pas trop comment appréhender cet album…

J’en ai bien aimé la lecture, qui est d’autant plus aisée que l’album est muet, mais les péripéties vécues par le personnage principal sont tellement sinistres que j’ai fini par, parfois, en rire (quand son chien bouffe ses doigts, par exemple)… et je ne crois pas que c’était l’objectif recherché.

D’un point de vue technique, l’album est bien réalisé. Le dessin manque parfois un peu de précision (j’ai dû y regarder à deux fois lorsque les raquettes de marche ont été montrées pour la première fois, par exemple) mais il est toutefois bien lisible et expressif. L’absence de dialogue est palliée à l’occasion par de petits dessins… qui ne sont pas toujours utiles tant la technique du muet est bien maîtrisée.

Le découpage est bien pensé avec ces chapitres qui s’ouvrent sur la cabane de notre homme des bois, une cabane qui évolue avec le temps.

Un agréable moment de lecture mais le récit est si triste que je ne sais s’il faut en rire ou en pleurer…

Nom série  Sept survivants  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une agréable surprise que ce 7 survivants.

En fait, je me suis cru dans une vieille nouvelle de Stephen King ou dans un épisode de la Twilight Zone (mais en version trash). Et ce sont là deux compliments !

La problématique de la présentation des personnages (contrainte très handicapante de la collection) est bien résolue avec cette rapide présentation de 6 d’entre eux. Quant au septième, je ne sais toujours pas de qui il s’agit avec certitude… mais je m’en fiche…

Le récit est prenant, l’ambiance angoissante et fantastique est bien présente et on comprend rapidement que ces 7 survivants… ne survivront pas tous.

Le final est classique et conforme à mes attentes. Pas vraiment moral, pas vraiment innovant, mais plaisant.

Le dessin me faisait peur, de prime abord. Il est fort influencé par les comics américains, avec un encrage très présent et, donc, de grandes ombres noires à gauche et à droite. Mais ce style convient bien au récit et s’est donc avéré efficace à défaut de séduisant.

Un bon album, au final.

Nom série  Couette  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La poésie est bel et bien présente… et belle… et bien.

Le dessin est trop propre, trop lisse à mon goût mais devrait plaire aux jeunes enfants. En fait, j’avais eu l’occasion de voir quelques croquis préparatoires et j’ai le sentiment que le passage à l’ordi a fait perdre une part d’émotion à ce trait… un problème qu’une colorisation informatisée, quoique réussie dans son genre, n’a fait qu’accentuer.

Mais le gros problème vient selon moi du découpage. On passe de courtes histoires en 3, 4 planches à des récits de plus en plus courts pour arriver à des strips de 3 cases ou à des gags en demi-planche. Cela m’a déçu car si le procédé permet une lecture variée tout en présentant l’univers de Couette, on tombe malheureusement dans l’anecdotique. De plus, je trouve que la force de ce personnage réside dans sa poésie et non dans son humour. Or, avec ce format, le lecteur que je suis attend une chute à ces petits gags… une chute rarement drôle hélas…

Au final, je veux surtout retenir le positif : Couette est un personnage empli de poésie qui mérite une seconde chance. Je lirai donc le deuxième tome, en espérant trouver un récit plus structuré avant tout basé sur cette poésie plutôt que sur un humour souvent trop anecdotique.

Quant à l'achat... Et bien je vais attendre ce deuxième tome avant de me prononcer. Pour l'instant, je ne le conseille donc pas.

Nom série  De mal en pis  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu ce récit sans déplaisir mais sans folle passion non plus.

En fait, si la galerie de personnages est bien variée, je crois qu’elle est aussi trop « américaine » pour moi. Je ne me suis pas senti proche des différents acteurs même si, en règle générale, j’aime bien ce type de personnage de « looser ».

Mais je crois surtout que ce qui m’a gêné dans ce récit, c’est son côté bavard (et j’ai failli rajouter « inutilement » mais devant les avis enthousiastes, je dois bien admettre que ce côté bavard a plu à plus d’une personne). Il y a dans ce récit des planches couvertes de dialogues écrits de telle sorte qu’ils ne sont en définitive que des bribes de conversations… et ce procédé m’exaspère. J’ai vraiment le sentiment que l’auteur me dit : « voilà, je te mets le début du dialogue mais c’est tellement convenu et sans intérêt que je n’ai pas besoin d’en écrire la fin »… et j’en arrive à être d’accord avec lui : ces dialogues méritent-ils d’être lus ?

Ajoutez à cela les fautes dues à une traduction parfois très approximative et vous comprendrez peut-être mieux mon dépit.

Mais, pour le reste, c’est quand même bien foutu. L’humour, qui est très présent dans ce récit, a souvent fait mouche, chez moi. Certaines répliques sont jouissives et la galerie de personnages permet un large éventail de réactions face à une situation donnée.

Comme d’autres, j’ai bien aimé ces planches où divers protagonistes répondent à une question donnée.

Le dessin convient bien à ce type de récit même s’il est souvent approximatif. Rien à dire de ce côté.

Au final, je ne suis pas autant séduit que j’aurais aimé l’être. Ma cote oscille entre le « pas mal » et le « franchement bien ». Au vu du temps qu’il m’a fallu pour le finir, je vais m’en tenir à un « pas mal » mais je n’en déconseille pas l’achat car il y a tout de même des passages très jouissifs.

Nom série  Grand Prix  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit recèle d’autant de défauts que de qualités. Et son plus gros défaut provient sans doute de sa plus grande qualité : son côté historique très riche et envahissant.

J’ai en effet appris pas mal de choses sur la période évoquée et l’angle d’approche de la compétition automobile et des écuries allemandes bien soutenues par Hitler et son gouvernement est original et intéressant.

Oui, mais voilà, à force de nous gaver de données historiques, l’auteur en vient à négliger et son intrigue centrale et le charisme de ses personnages. D’ailleurs, d’intrigue centrale il n’en sera finalement pas question. On suit la trajectoire de différents personnages durant cette période mais sans avoir le sentiment qu’il y a un début et une fin à ce récit. Celui-ci se termine d’ailleurs par une évocation de la trajectoire des personnages en question après cette période.

Le dessin de Marvano est toujours aussi typique. On aime ou on n’aime pas mais ce style s’avère très précis pour ce qui est des décors et, à mes yeux, peu séduisant pour les personnages (car je n’aime pas trop l’encrage fait sur ceux-ci, qui me les rend froids et distants).

Au final, je trouve que la série mérite d’être lue, mais il ne s’agit pas d’une lecture délassante. Les données historiques sont nombreuses et intéressantes et ce sont elles qui justifient la lecture, les personnages manquent trop de charisme à mes yeux pour que leurs aventures me touchent, et l’intrigue centrale m’est apparue absente.

Un emprunt en bibliothèque s’avèrera sans doute plus opportun avant un éventuel achat.

Nom série  La guerre des boutons (Vents d'Ouest)  posté le 12/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une adaptation soignée de l’œuvre chère à Louis Pergaud.

Bien sûr, des raccourcis sont pris et certains passages sont « oubliés » mais l’essentiel est bien là et on retrouve tous les moments clés du roman (ou du film, pour celles et ceux qui n’auraient jamais lu le roman) dans ce court récit de 48 pages… qui parvient tout de même à ne pas ressembler à un résumé.

Malheureusement, et c’est peut-être une conséquence du format, je n’ai pas retrouvé l’émotion que j’attendais. L’ensemble est un peu froid même si tous les personnages ressemblent à l’image que j’en avais.

Le dessin est à l’image du scénario. Soigné et bien fait mais sans ce petit plus en plus qui aurait permis à la série de sortir du rang.

Un bon emprunt de bibliothèque, qui devrait plaire aux jeunes lecteurs et rappeler des souvenirs aux plus anciens, mais pas un indispensable. Sur le même sujet, j’avais préféré l’adaptation de Mathieu Gabella et de Valérie Vernay chez « petit à petit » (voir « La Guerre des Boutons ») qui, il est vrai, s’étalait sur un nombre plus important de pages.

Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 10/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J’aurais aimé faire montre d’autant de verve qu’Ayrolles pour vous donner l’envie de lire cette magnifique série… mais je n’ai pas son talent…

Aussi vais-je me contenter de vous en décrire l’ouverture. Sur la page de présentation (vous savez, celle où l’on renseigne les noms de auteurs), un petit dessin, comme il est de coutume, nous présente une scène de théâtre, rideau baissé. Première page, le rideau se lève et très rapidement nous allons avoir droit aux trois coups. L’un est asséné sur scène tandis que les deux autres se donnent dans le public et résultent de petites scénettes d’arrière-plan. Au terme de ces trois coups (auxquels on ne fait pas spécialement attention à la première lecture) apparaissent enfin les deux personnages principaux…

Si ça, ce n’est pas de la construction scénaristique soignée, je n’y connais rien !

Longtemps, la série va être à l’image de cette ouverture, emplie d’humour, de richesse en profondeur, de finesse dans la construction et l’emploi de clins d’œil. Comment oublier l’entrée en scène d’Eusèbe ? Comment ne pas savourer le second rôle offert à Bombastus (mieux connu de nous sous son nom de Paracelse) ? Comment passer sous silence ces pages bonus, divines surprises qui closent ou ouvrent ces albums ?

Bon, le passage sur la lune s’avèrera un peu longuet. Certes on retrouve toujours les personnages avec plaisir mais l’action vient à manquer tandis que les clins d’œil ont alors parfois tendance à étouffer le souffle épique du récit.

Mais le final arrive à temps. Le dernier tome conclut magistralement la série. Les fils se recoupent, comme dans le plus fin des vaudevilles.

N’oublions pas non plus la belle part apportée par Masbou. Son dessin léché et sa colorisation très lumineuse sont partie prenante dans la réussite de la série. Les personnages sont tous très expressifs et sur-jouent… avec justesse (ahhh, les scènes de pirates maudits !)

Et puis, il y a ce parti-pris de mêler personnages animaliers et êtres humains, un choix qui m’a déconcerté dans un premier temps, au point de me dissuader d’acheter, dans un premier temps toujours, la série. Mais c’est tellement bien maîtrisé et exploité que les auteurs ont réussi à me convaincre de la pertinence d’un tel choix (et pourtant, je suis d’ordinaire allergique à ce procédé).

Voilà ! La série est célèbre et cet avis ne servira sans doute pas à grand-chose… mais il me permet toutefois de remercier messieurs les auteurs pour les nombreuses heures de plaisir que la lecture et les relectures de cette magnifique série m’ont valu.

Chapeau bas…

Nom série  Mandy Riley  posté le 02/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série qui fleure bon les vieux magazines de Tintin des années ’70.

Cette petite chronique d’un très jeune adolescent dans un far-west peu réaliste aurait été franchement sympathique si elle n’avait été aussi naïve et superficielle. L’univers du far-west correspond bien à l’image fantasmée que les séries (télévisées ou autres) de l’époque diffusaient. On n’évite donc pas de nombreux clichés (le petit chien courageux, l’image du père protecteur, le rôle sécurisant de l’église…) mais le personnage principal est attachant et je me serais facilement identifié à lui si j’avais lu la série dans les années ’70.

Le dessin m’a bien plu. Il est bien dans la veine du trait réaliste prisé par le magazine à l’époque. Tout comme Ro, je le rapprocherais d’un Franz ou d’un Chéret (époque « domino »). C’est clair, simple et efficace.

Anecdotique, selon moi. Pas déplaisant mais pas assez marquant pour que j’en conseille l’achat, même d’occasion.

Nom série  Jeanne la Pucelle  posté le 13/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement aux précédents lecteurs, j’avoue être quelque peu resté sur ma faim avec ce premier tome de la biographie de Jeanne d’Arc.

Certes le dessin est plutôt agréable à l’œil, avec cet aspect crayonné rehaussé d’une colorisation nuancée et douce. Mais, à titre personnel, je n’ai que peu apprécié les grandes illustrations. Bien réalisées d’un point de vue esthétique, elles me semblent surtout combler les vides laissés par le scénario.

Bon, je l’avoue, Jeanne d’Arc n’est à proprement parler pas le genre de personnage qui me fascine. J’étais tout de même curieux de voir comment une paysanne avait bien pu influencer ainsi de grands dirigeants de l’époque en prétendant être guidée par Dieu… pour périr sur le bûcher en tant qu’hérétique. Ce parcours paradoxal et incroyable me semblait digne d’intérêt.

Et, malheureusement, cet intérêt n’a pas du tout été nourri par ce premier tome. On tombe sur des lieux communs et la dimension « fantastique » explique certains événements historiques, facilité qui me déçoit grandement. J’ai donc peur de ne pas obtenir de réponses à mes interrogations.

Par conséquent, je reste sur ma réserve. Le prochain tome m’incitera peut-être à conseiller l’achat mais jusqu’ici, malgré un beau rendu esthétique, je reste sur un petit « pas mal » sans conseiller l’achat.

Nom série  L'Invention du Vide  posté le 13/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album a réussi à me donner le vertige !

Page 52 pour être précis. Une pleine page montrant nos valeureux alpinistes dressés sur un sommet. J’ai failli en tomber dans l’album… mais j’y étais déjà immergé jusqu’au cou, ce qui m’a probablement sauvé.

Notez cependant que ce sentiment de vertige n’est pas venu d’une seule planche. Non, progressivement, insidieusement, il m’avait envahi, encore en latence, certes mais bien présent, grâce à ce trait singulier d’un artiste unique : Nicolas Debon. Artiste unique car son style ne ressemble à aucun autre mais aussi parce qu’il parvient grâce à celui-ci, pourtant caricatural voire épuré, à restituer une réalité tangible, à immerger le lecteur que je suis dans cette réalité… quitte à lui donner le vertige. Et tout cela avec un trait à plat…

Ensuite vient la colorisation. L’auteur joue de la lumière, multipliant zones d’ombre et plages ensoleillées dans cet univers montagneux. Un coucher de soleil devient émerveillement devant le temps qui passe. Un lever de soleil devient promesse de nouvelles conquêtes. Versants ensoleillés ou obscures crevasses, Nicolas Debon pare ses montagnes de reflets merveilleux autant que dangereux.

Puis vient la narration. S’inspirant de l’autobiographie d’un alpiniste anglais, l’auteur use d’un langage désuet des plus charmants. Non content de nous plonger au cœur des Alpes, il se complait encore à nous baigner dans un autre siècle… Et c’est un régal. Cette narration datée, désuète, pleine de fraicheur et non dénuée d’humour permet de restituer l’état d’esprit de ces alpinistes. Guides rudes à la tâche ou dandy alpiniste et intrépide, tous s’unissent devant un même objectif : poser le pied là ou aucun ne l’a encore fait.

Par-delà le duo central, ce seront mille anecdotes sur les ascensions de l’époque qui nous sont contées. Avec rigueur mais non sans humour, comme cette mésaventure survenue à une équipe anglaise qui après moult difficultés parvient au sommet d’un pic… pour se rendre compte qu’ils se sont trompés de sommet.

Et pourtant, la dangerosité de la montagne n’est jamais occultée. Tout le long de ma lecture, j’ai senti combien un pas mal assuré pouvait s’avérer mortel. Loin de tout dilettantisme, ces alpinistes se montrent avant tout humbles devant la montagne mais aussi heureux de la côtoyer, voire de la défier.

J’aurais pu mettre « culte » si je n’avais senti une petite baisse de régime en milieu d’album et si le tracé de certaines ascensions m’avait été mieux présenté. Ce sont là des détails de moindre importance mais ils coutent la cinquième étoile à l’album… Les quatre autres sont quant à elles amplement méritées !

Cette invention du vide est tout simplement un des plus grands albums consacrés à l’alpinisme et à la montagne que j’ai pu lire.

Nom série  Un prince à croquer  posté le 11/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lol ! Cette série, elle est trop choupinou kawaï !!!!!!

En tous les cas, c’est clair qu’elle est trop choupinou kawaï pour moi. Plus qu’un fait, c’est une certitude.

Parce que, bon, le coup du beau prince un peu bête enfermé par ses parents mais qui s’enfuit à Paris et tombe amoureux d’une jeune cuisinière très douée et protégée par son patron, que même quand elle prépare une sauce et bien son patron il passe derrière pour l’améliorer (la sauce) sans qu’elle le voit, alors forcément elle trouve qu’elle est très bonne (la sauce, toujours et elle aussi parce qu’elle se prend pas pour une moins que rien, suffit de voir comment elle remballe les prétendants), celui-ci (le patron, pas la sauce ni le prétendant) dirigeant le meilleur restaurant au monde, logé dans une espèce de castel de conte de fée et rêvant de voir cette charmante personne (la fille, hein, pas le prince, oui parce que vous l’avez peut-être oublié mais il était question d’un prince au début de ma phrase) épouser son fils mais comme celui-ci est homosexuel mais son papa ne le sait pas, il a plus de chance (le fils, pas le papa... suivez un peu, bon sang) de mettre le prince dans son lit que la fille en question (que de mettre la fille en question dans son lit et non que la fille n'a de chance de mettre le prince dans son lit, vous suivez toujours ?), surtout que le prince est quand même très niais même s’il est un cavalier émérite et qu’il a de beau yeux verts (deux secondes, je reprends mon souffle)… ce scénario, donc, j’en suis venu à me demander dans quelle mesure il n’était pas réalisé au 386ème degré.

Oui, mais voilà, le doute persiste…

Il y a quelques passages crétins (quand le prince réussit à incendier une cuisine en laissant rebondir deux assiettes sur la cuisinière, l’une provocant l’étincelle qui met le feu aux poudres tandis que l’autre faisant tourner les boutons des deux brûleurs avant de faire choir une bouteille d’huile d’olive posée en aplomb de la dite cuisinière) qui me laissent croire qu’il ne s’agit pas de second degré… et ça fait peur…

Au niveau du dessin, c’est du manga en couleurs vives. Grosses gouttes, visages déformés, fausses perspectives qui déforment le bâtiment dès qu’il s’agit de faire un effet, yeux de gazelles qu’ils appartiennent au beau sexe ou aux beaux spécimens de l’autre sexe, on a droit à tous les poncifs du genre. C’est réussi… pourvu qu’on aime justement ce genre, et ce n’est pas mon cas. Mais le travail est soigné, il me plait de le souligner.

A propos de souligner : soulignons donc la performance d’avoir réussi à réunir dans un même album :
- Un prince digne de la cour d’Angleterre ;
- Le thème de la cuisine « sublimée » ;
- Le copain homosexuel ;
- L’inaccessible rêve de la réussite à travers sa passion ;
- Une rivale top-model ;
- Un univers chic et glamour.

Ne manquent plus qu’un lapin, un hamster ou un yorkshire pour compléter le tableau…

Dans le genre, c’est sans doute pas mal. Si j’étais sûr que l’humour pratiqué est bien au 386ème degré, j’aurais même accordé cette note.

Là, je reste sur mon premier sentiment : au premier degré, c’est vraiment trop choupinou kawaï pour me séduire, et par moments vraiment trop crétin pour me convaincre.

Nom série  Satori en province  posté le 07/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Durant tout l’album nous allons suivre un personnage qui face à une existence totalement insipide part dans une quête désespérée… qui le mène à la dépression. Mais ce qui, de prime abord, pourrait n’être qu’un récit sinistre devient sous la plume des auteurs amusant voire hilarant… à condition d’aimer l’humour cynique souvent pratiqué ici.

Professeur de français sans vocation, Bruno, l’anti-héros central du récit, sera guidé dans ses pensées par deux égéries : Jack Kerouac et Dante Alighieri. Les œuvres majeures de ces deux auteurs (« sur la route » et « la divine comédie ») proposent alors une autre vision de la dépression traversée par le personnage. C’est amusant car intelligent et très décalé (à la manière d’un « Lincoln » mais en mieux, à mes yeux).

La galerie des personnages est bien réussie, avec ce dentiste obsédé sexuel, ce beau-père bricoleur ou cette épouse transparente. Le monde de l’art, et de l’art contemporain en particulier, en prend également pour son grade même si on sent du respect et une certaine maîtrise du sujet de la part des auteurs.

J’ai particulièrement apprécié la manière dont Christophe Lemoine et André Bibeur Lu décortiquent le processus de la dépression. Ҫa sent le vécu tout en restant décalé. On obtient ici une sorte de Monsieur Jean en version plus cynique, plus « borderline ».

Mais s’il y a des moments qui m’ont vraiment fait rire, d’autres m’ont semblés inutiles ou redondants. J’aurais préféré un récit plus concentré. Un texte moins présent, également, car, par moments, il alourdit vraiment la lecture.

Enfin, il y a ce dessin. Et si j’ai apprécié les peintures qui illustrent certains chapitres, si je trouve ce trait tendu, nerveux, en adéquation avec le sujet, je dois quand même avouer ne pas être fan du genre.

Je n’aurais certainement pas acheté cet album sur simple base du rendu visuel, et les textes forts présents et parfois mal calligraphiés auraient fini de me décourager si je m’étais contenté de le survoler… Mais je suis vraiment heureux de l’avoir lu !

Intelligent et amusant malgré quelques temps faibles et un dessin auquel je n’ai pas spécialement accroché. Comme quoi, il faut parfois se faire violence pour trouver son bonheur…

Nom série  Alice au pays des singes  posté le 06/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Originale aventure que celle-ci.

J’ai grandement apprécié l’humour absurde dans lequel baigne l’album. Rien que le début, avec cette petite Alice qui débarque en pleine jungle et que tout le monde prend pour Tarzan, donne le ton.

J’ai également apprécié la diversité de la mise en page. Une mise en page souvent dynamique, d’ailleurs, mais toujours bien lisible.

Le dessin me laisse plus sur ma faim. Le tigre est assez moche (c’est le gros point négatif de ce point de vue) et le trait, en général, est trop carré à mon goût. La colorisation gomme partiellement cet aspect. De plus, Alice est très réussie et les décors de jungle sont soignés.

L’histoire en elle-même se résume à peu de chose mais le ton bon enfant et l’humour absurde monopolisent mon attention sans que je ne sois franchement frustré.

Un bon moment de lecture, finalement. Pas hilarant mais décalé. Plaisant.

Nom série  Le P'tit Coach  posté le 06/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis rejoindra les deux autres préalablement postés.

J’ai bien apprécié le concept, qui permet de diversifier le sujet des gags même si certains running-gags apparaissent. La galerie des personnages est plutôt bien pensée, elle aussi.

L’humour, lui, est tout de même très moyen. Pour un adulte, c’est insuffisant. Pour un enfant du même âge que les personnages, c’est sans doute satisfaisant. Je regrette que ces gags soient souvent construits d’une manière très poussive, qui nous fait sentir la chute trop rapidement. En fait, un seul des gags m’a fait pleinement sourire.

Le dessin est plutôt minimaliste mais expressif et dynamique. Il convient bien à ce genre de série mais j’aurais aimé un peu plus de profondeur.

Entre le « bof » et le « pas mal », option finalement choisie en tenant compte du public visé...

Nom série  Maus  posté le 04/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis très partagé et très embêté...

Oui, Maus est une œuvre majeure de la bande dessinée. Une œuvre majeure parce qu’elle ne se limite pas à l’évocation de l’holocauste. Par-delà cet aspect, il y a aussi la recherche du père et l’acceptation de celui-ci par un fils qui se sent coupable de ne pas le supporter.

Un œuvre majeure également par son choix radical de représenter les différents peuples par différents types d’animaux (juifs = souris, allemands (qu’ils fussent nazis ou non) = chats, polonais = cochons, etc…). Ce choix radical prête à polémique et fait donc réagir. A titre personnel, je n’ai pas aimé cette totale absence de nuance dans la représentation graphique alors que la narration, elle, en offre. Cela crée un déséquilibre. Je déteste le manichéisme et, d'un point de vue visuel, ici ce n'est QUE ça !

Et puis, que croire ? Bien sûr, les camps ont existé et les horreurs décrites ont eu lieu mais en voulant dresser un portrait de son père avec un maximum d’honnêteté, Art Spiegelman a réussi à créer le trouble dans mon esprit. Si cet homme est aussi avare dans les années ’80, s’il l’était déjà avant guerre (au point de laisser tomber la petite amie qu’il côtoie depuis 4 ans au profit d’une fille de millionnaire), pourquoi aurait-il accepté de lâcher les cordons de sa bourse durant la guerre ? Sous cet éclairage, tous les passages dans lesquels il se plaint qu’il fallait toujours payer durant la guerre à ces « cochons » (puisque c’est ainsi qu’ils sont représentés) de Polonais s’éclairent différemment. Idem pour ceux où il économise. Quelle est la part d’exagération ? Quelle est la part de vérité ? On ne le saura jamais… Le souci de précision d’une part dans le portrait du père et de fidélité d’autre part vis-à-vis des propos du même père se révèle être une arme à doubles tranchants.

Maus mérite donc d’être analysé, étudié par-delà son thème premier… Il s’agit là d’un témoignage à multiples facettes (témoignage sur le génocide, réflexion sur le sentiment de culpabilité, réflexion sur le processus de création) extrêmement intéressant à analyser. Que penser en effet lorsque Art Spiegelman déclare trouver que son père ressemble étrangement à l’image que les Nazis donnaient des Juifs avant guerre ? Cette honnêteté avec sa propre conscience interpelle et touche.

Ca, c’est le mythe. Mais de la bd, qu’en penser, finalement ?

Elle se lit bien. La narration est précise et permet de gommer certains défauts d'un dessin médiocre par ailleurs. En effet, sans une telle précision, impossible de distinguer une souris d’un autre (sauf quant à leur sexe). Les personnages sont réalistes mais comme tout est vu à travers le prisme de deux d’entre eux (Art Spiegelman lui-même pour l’époque « moderne » et son père pour toute la partie « historique »), je ne peux tout prendre au premier degré. Cet aspect constitue selon moi la force et la faiblesse de l’album. Elle entraine une grande empathie pour les personnages (je me suis senti proche de l’auteur lorsqu’il décrit la relation qu’il entretient avec son père et leurs problèmes de communication) mais aussi une certaine méfiance pour quelques aspects historiques du récit (des aspects mineurs dans l’Histoire mais importants pour la petite histoire).

Une œuvre à lire. Très certainement. Culte ? Je ne crois pas car elle prête à polémique sur trop d’aspects. Franchement bien ? Je sais pas. Importante, oui ! Intéressante, certainement. On traduit ça comment, sur bdtheque ?

Bon, à la lecture, j’ai trouvé que c’était « pas mal » mais il y a tellement de questionnements qui surgissent après lecture, sur le devoir de mémoire, sur les conséquences d'une telle tragédie, sur la manière de la décrire, sur... tant d'autres choses encore... que je monte à franchement bien.

Mais je crois surtout que la valeur de Maus vient des réflexions que l’album suscite plus que du témoignage (un de plus) sur l'holocauste fait par un survivant, fut-il le père de l'auteur.

Nom série  300  posté le 04/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je l’ai lu.

Et c’est, à peu de choses près, tout ce que j’en retiendrai.

Je n’ai pas été emballé par le visuel. Rares sont en effet les planches qui m’ont vraiment plu tandis que je devais parfois m’escrimer pour comprendre dans quel sens lire les phylactères.

L’histoire, elle, n’est pas inintéressante d’un point de vue historique, mais elle m’a été racontée avec tellement d’emphase que j’ai été vite saoulé. Trop dramatique, trop surjoué pour moi. Quant à la dimension historique, elle n'est finalement que fort peu présente, l’accent se posant plus sur les sentiments des protagonistes et sur la dimension héroïque de l’action.

Enfin, au niveau de la morale, ça fait très « américain ». Mort à ces peuples lâches d’Orient, mort aux faibles, aux malformés, aux « pas beaux ». Gloire aux guerriers sans failles qui dégomment les émissaires et autres diplomates d’hier… Oui, bon, ok… Quant au fait que ces fameux guerriers, que cette légendaire armée devait une part de la formidable solidarité de ses membres à leurs moeurs homosexuelles, on n'en fera, bien entendu, jamais mention. Manquerait plus que le petit américain s'identifie à un homo ! Non mais, des fois !

Une déception…

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