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... a posté 2510 avis et 132 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Frère Boudin  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il n'y avait qu'un seul bouquiniste au petit festival de Gauriac où je me suis rendu dernièrement, mais il possédait quelques perles dont ce tome 1 que je cherchais depuis un moment ; comme quoi certains festivals ou vide-grenier de campagne peuvent receler certains petits trésors.

C'est une petite bande très sympathique et amusante qui a paru en 1976 dans le Achille Talon Magazine, lors de 2 récits complets d'une douzaine de planches : le Tibia sacré, et Boudin et le troubadour triste. L'ensemble se révèle original et très plaisant, c'est une charmante Bd plutôt jeunesse, au ton humoristique, bien dans le style que Greg affichait au journal Tintin, de même que le dessin rond très agréable de Claude Marin est proche des dessinateurs de ce même journal, on y reconnait des influences de Mittéï, de Hugo, de Dupa, de Guilmard... c'est donc l'exemple parfait de la bande humoristique à l'ancienne (des années 60 et 70) que je défend souvent dans ces colonnes et qui avait une vraie personnalité et surtout un dessin soigné et agréable, au contraire des modernes actuelles qui sombrent souvent dans la facilité et l'à-peu près, le pas joli, le graphisme brouillon ni fait ni à faire...

Le journal mis en place par Greg sera on le sait éphémère, et entraine donc la disparition du jovial frère Boudin, comme les autres bandes qui voisinaient avec elle (Jo Nuage et Kay Mc Cloud ou Léonard qui elle connaitra un succès énorme en albums). Un regret pour les nostalgiques..

Nom série  Belloy  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai réussi à lire 3 albums de cette petite série, "le Chevalier sans armure" et "Princesse captive" chez Lefrancq, ainsi que "le Baron maudit" chez Deligne.. parce que j'avais entendu parler de ce personnage par Uderzo lui-même dans différentes interviewes, et dans le numéro des Cahiers de la bande dessinée qui lui fut consacré chez Glénat. Il fallait donc que j'ai un visu.

Ce personnage de Belloy est en réalité le descendant de Arys Buck, l'un des tout premiers héros du jeune Al Uderzo, création très éphémère 2 ans avant. "Belloy" est d'abord crée en 1948 par Uderzo seul dans l'hebdo O.K., puis reparait sur des scénarios de Charlier à partir de 1950 dans des journaux belges et français, comme Pistolin, la Libre Junior... et enfin repris entre 1962 et 64 dans Pilote pour 3 récits de 46 planches.

C'était l'un des héros costauds crées par Uderzo à une époque où il affectionnait ce type de personnages musclés et redresseurs de torts ; on peut y voir dans Astérix un rappel de ces personnages avec ceux de Tragicomix dans Astérix Légionnaire, ou Comix dans le Grand Fossé, qui sont dessinés dans le style beaux gosses athlétiques.
Cette fantaisie médiévale est sans doute de qualité, elle a permis à Charlier de signer une de ses rares créations humoristiques, et à Uderzo de peaufiner son trait par rapport à ses débuts sur Arys Buck. Il n'est pas encore abouti ni posé, mais on sent de-ci de-là que son style graphique est en train de se mettre doucement en place, notamment sur les personnages, les visages et quelques éléments de décor.

On reconnait aussi le style un peu ampoulé de Charlier qu 'il développera ensuite dans Tanguy et Laverdure ou Blueberry, certains aspects accusent un léger coup de vieux et une certaine naïveté, mais la bande possède le charme de ces Bd vintage au parfum suranné, et ça reste une petite surprise d'humour assez méconnue, un vrai péché de jeunesse prometteur pour ces 2 auteurs.

Nom série  Le Manu Manu et autres histoires naturelles et sociales  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Manu Manu est l'une des plus étonnantes créations rencontrées dans une Bd. Ce "monstre" aux réactions déroutantes est crée par Fred dans les premiers numéros de Hara-Kiri en 1960. Ce qui explique les premières pages du recueil , avec un dessin encore peu abouti, qui présente la "bête" dans un récit imagé, mais pas sous forme de bande dessinée. Ce récit s'avère tout de même original. Fred ressuscite le Manu Manu dans l'épisode de Philémon L'Ile des brigadiers en 1975 dans Pilote, et réutilise son potentiel.

C'est sans doute le recueil d'histoires de Fred le moins intéressant, avec souvent un dessin grossier et des idées très inégales ; Fred y cultive l'absurde, mais j'ai l'impression qu'il cherche la bonne formule, je n'ai vraiment apprécié que 2 petits récits : "la Vie quotidienne des espions" (en 2 planches) qui est assez drôle, et "la Chandeleur des mauvais garçons" (en 1 planche).
Vraie note : 2,5/5.

Nom série  Y'a plus d'saison  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le signale Gaston dans sa fiche de présentation : "Tous les inconditionnels doivent lire cet album". Oui sans doute, j'en fais pourtant partie, mais encore une fois, comme Le Fond de l'air est frais..., celui-ci se révèle inégal. D'emblée, le premier récit " l'immortel " qui joue sur le mot con, n'est pas terrible ; j'ai l'impression que Fred s'est inspiré de Cavanna qui avait rédigé un article sur "l'Eloge du Con" dans Hara-Kiri... Les dessins colorés aux fusains de couleurs donnent cependant une originalité.

Le rire n'est pas forcément au rendez-vous partout, mais tout part de situations absurdes, y compris dans les pages qui utilisent des images d'autrefois, genre images d'Epinal ou de vieux journaux, ce procédé était souvent employé chez Pilote par d'autres auteurs.

Globalement, j'ai trouvé cet album un peu mieux par la qualité subtile de ses petites histoires comme "la Frontière est dans l'escalier", "Il était une fois une fève" ou "Troublons le guide" (qui sont du pur Fred insolite), alors que "les Paris stupides" se révèle très moyenne. L'ensemble du dessin est de l'époque Philémon, c'est à dire du style Fred qu'on lui connaît, bien abouti.

Nom série  Le Fond de l'air est frais...  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce recueil de récits courts et même très courts pour certains qui ne tiennent qu'en 1 planche ou quelques cases, m'a rappelé plein de souvenirs car je les lisais dans le journal Pilote entre la fin des années 60 et 1972, année où j'ai délaissé plus ou moins ce magazine qui avait changé de formule. Fred était entré chez Pilote en 1965 et avait d'abord livré ses scénarios pour les confrères, avant de se lancer seul, entre 2 Philémon dans ces petits récits qui à l'époque me ravissaient.

Relus aujourd'hui, plus de 40 ans après, je suis plus mesuré. C'est une sorte de bric à brac qu'on peut trouver soit génial, soit très moyen. Disons que pour moi, ça se situe entre les deux, c'est quand même très inégal, surtout dans les petits métiers insolites où certains d'entre eux sont peu drôles, mais toujours avec des situations absurdes, car le plus important dans cet album, c'est l'absurde qui est poussé au maximum. Ce qui entraine des chutes un peu molles. D'autres sont franchement bons comme "le Tueur de ramasseurs d'épingles", ou "le Tailleur d'ombres"... et j'ai bien aimé aussi "Interférence", avec les personnages qui évoluent dans des cases s'imbriquant les unes dans les autres, un procédé graphique et narratif qui a été utilisé dans certains comics humoristiques. Le dessin après la page-titre, qui ouvre l'album (Tir à l'homme vivant) a été vu ailleurs dans la presse, car ici, ce n'est pas un récit mais un dessin d'humour noir sous forme de panel.

Quant au dessin, je prends toujours plaisir à retrouver ce graphisme si particulier, mais certaines pages sont bien dessinées avec le trait qu'on connait de Fred, alors que d'autres sont comme ébauchées, avec un dessin plus grossier qui paraît peu soigné ; c'est dû sans doute aux périodes de parution, mais je n'aime pas trop cette allure.

Dans l'ensemble, j'ai plutôt souri, mais sans exagération, guidé aussi par la nostalgie..

Nom série  Gilgamesh (Soleil)  posté le 14/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'ai lu rapidement cet album chez un de mes bouquinistes, parce que quand j'ai vu la tournure que ça prenait, j'ai lu les 10 dernières pages en diagonale.
Franchement, je ne sais pas ce qui est passé dans la tête de Mitton pour qu'il invente une histoire pareille, aussi fantoche...

Je m'attendais à trouver la véritable histoire de Gilgamesh qui est une grande épopée antique, mais ici, le sieur Mitton mêle sa légende qui a lieu dans l'antique Mésopotamie au VIIIème siècle avant J.C. à de la science-fiction inintéressante, car c'est censé se dérouler pendant la première guerre du Golfe : un mix aléatoire et improbable, mal élaboré par Mitton qui a fait bien mieux en tant que scénariste (notamment sur Attila... mon amour). Ce héros sumérien qui est l'un des principaux personnages de la mythologie assyro-babylonienne, aurait mérité mieux comme traitement, il faut donc se rabattre sur L'Epopée de Gilgamesh dessinée par Brion, qui reprend la légende intacte.

Là-dessus, je n'aime pas ce dessin qui semble plutôt approximatif par endroits, voire fébrile alors qu'ailleurs, il est plus agréable, c'est donc inégal et peu joli.
Un abandon logique, qui ne sera pas regretté, un de plus...

Nom série  La Conjuration d'Opale  posté le 11/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aille ! aille ! aille ! quelle belle occasion à demi-gâchée encore avec cette série qui aurait pu se hisser très haut. Mais encore une fois, Corbeyran se prend les pieds dans le tapis en compliquant inutilement une intrigue qui n'en a pas besoin, et surtout en jetant une sorte d'embrouillamini dans cette histoire ; un peu comme s'il ne savait que faire de son sujet, alors qu'il dispose d'un contexte historique très riche. Il aurait mieux fait de conter carrément le siège de La Rochelle, épisode resté fameux dans notre Histoire, ce qui n'a jamais été fait en BD je crois... au lieu de s'atteler à une intrigue aussi tortueuse et mal foutue, où plane l'ésotérisme.

J'attendais beaucoup mieux de cette série quand mon bibliothécaire me l'a conseillée, et effectivement, en feuilletant un album, et que j'y vois des costumes XVIIème et le dessin de Grun, je me réjouissais à l'avance.. Surtout dès le tome 1 où l'on assiste à une reconstitution du siège de La Rochelle (avec Richelieu sur sa digue), j'aime toujours voir ma vieille cité d'enfance en bandes dessinées. Et en plus, Grun opte pour le choix des 2 tours reliées par la fameuse arche qui divise les historiens. A-t-elle existé ou est-elle hypothétique ? Les avis sont partagés, on peut le supposer, et le dessin de Grun est assez plausible.

Sa documentation semble plutôt bonne pour les autres décors de ville, sauf pour Bordeaux où sans doute emporté par son élan, il commet l'erreur en dessinant les façades des quais en style XVIIIème ; l'action se situe vers 1628-1632, or à cette époque, Bordeaux avait encore sa ceinture de remparts médiévaux face à la Garonne, ces façades étant construites par l'intendant Tourny un siècle plus tard. Je ne comprends pas comment Corbeyran qui vit à Bordeaux depuis des années, a pu laisser passer ce détail...

Malgré cet écart, je n'en veux pas à Grun, car je suis littéralement séduit par la splendeur de son dessin qui reproduit des détails, qui remplit bien les cases et qui restitue parfaitement l'armement, les costumes, les bateaux et les décors de maisons de cette époque. J'aime beaucoup le dessin hyperréaliste quand il est bien utilisé, et là le visuel est vraiment superbe, supporté par une colorisation appropriée. Il ne cède qu'aux sirènes commerciales et racoleuses en dessinant Walaya un peu trop souvent à poil sans réelle justification.

Dommage que Corbeyran et son acolyte ne se montrent pas à la hauteur de cette qualité graphique, car en utilisant des personnages célèbres comme Nostradamus et ses fameuses prédictions, Richelieu, Wallenstein et Galilée, il y avait un potentiel énorme qui n'est exploité que maladroitement. On se rabat alors sur le dessin bien-sûr, mais aussi sur les personnages, le contexte historique, l'aspect un peu fantastique et quelques scènes d'action qui feront oublier tout ça, ainsi qu'un final pas assez marquant.

Une belle série, un peu décevante au niveau scénario, qui aurait mérité un traitement beaucoup plus sérieux.

Nom série  La Guerre des Orcs  posté le 11/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ces récits indépendants par album, mais conservant une connexion, sont très séduisants dans leur démarche, car Peru développe un postulat beaucoup plus nuancé sur les orcs, un peu comme l'a fait Chauvel dans Wollodrïn, c'est à dire en s'attachant de plus près à ces guerriers brutaux qu'aux autres races humaines, elfiques ou naines. A première vue, il y a un aspect bourrin qui est supposé, c'est ce que laisse paraître la couverture du tome 1, faut s'y attendre, mais le tout est soigné et bien élaboré.

Bien sûr, il y a encore du Tolkien dans tout ça. On y retrouve quasiment tous les composants, y compris des araignées géantes, mais quelques détails parviennent à séduire et à intéresser le lecteur ; le scénario du tome 1 est le plus réussi car l'ascension de Kil'Tyrson et la résistance de son peuple face aux autres races sont très bien développées par les auteurs, tellement bien qu'on en arrive presque à prendre parti pour les orcs contre leurs ennemis.

Les lecteurs puristes préféreront sans doute des orcs plus conformes à l'image qu'on connaît d'eux, c'est à dire des lourdauds sanguinaires et hideux ; ici, leur look est bien-sûr très athlétique mais aussi assez policé, ils sont presque beaux, on voit clairement que ce sont des elfes qui ont mal tourné. Finalement, j'aime bien cette option, elle ne me choque pas, et c'est bien de bousculer un peu les composants de ce type de bandes.

Le dessin est puissant, chargé, appliqué, avec une seule pleine page grandiose dans le tome 1, ça donne un beau visuel musclé, avec de belles séquences de batailles et pas mal de sang, c'est conforme au genre fantasy ; les dragons sont également très réussis. J'ai peut-être une petite préférence pour le dessin de Lorusso sur le tome 2, qui est plus léché, plus élégant, mais les 2 sont proches graphiquement, ça ne dépare donc pas la série.

Mon seul regret, c'est que les auteurs ne développent pas l'organisation sociale des orcs, leur vie en dehors de la guerre, on ne voit pas de femelles orcs, rien que des guerriers.. c'est peut-être ce côté qu'il faudra décrire dans les albums qui suivront. Pour l'instant, c'est une lecture très agréable, une Bd typiquement fantasy par son univers et son graphisme.

Nom série  14-18  posté le 10/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En substance, cette série semble bien, et elle l'est, elle l'est même trop ; c'est un peu ironique d'affirmer ça , mais c'est un peu mon excuse pour ne pas la poursuivre au-dela des 3 albums existants. Je ne voulais pas au départ me lancer encore dans une série sur la guerre de 14-18, surtout quand on voit le nombre d'albums prévus, j'en ai marre des séries longues, et c'est pourquoi je ne recommande pas l'achat, c'est trop onéreux, il vaut mieux la lire en biblio. Mais bon, j'ai quand même craqué et lu le premier album pour voir, puis les 2 suivants... et ce que j'imaginais se produisit : je perçais tout de suite la qualité du propos, le sérieux des auteurs, et l'excellence du dessin.

Mais surtout, je me retrouvai avec 8 braves types, des copains qui quittent leur petit village de campagne et leurs femmes pour aller se frotter au gigantesque abattoir humain de cette Grande Guerre, décidée par de bedonnants politiques à barbiches, incapables de régler leurs problèmes autrement que dans le sang de millions d'innocents qui n'ont rien demandé et qui n'en ont rien à foutre de leur connerie.

Déjà, le prologue laisse percevoir l'horreur qui va se jouer, "les gueules cassées" vont être légion. Les portraits de ces 8 copains et de leurs compagnes sont si attachants que je n'ai pas envie de les voir souffrir ou mourir dans les tranchées puantes et les champs de bataille de Verdun ou de la Somme. Tout le début lors de la fête au village qui présente les personnages, permet d'apprécier des gens sympathiques, même si c'est pas évident de bien les identifier, et le contraste est plutôt violent dès le premier coup de feu dans ce village allemand où la mort est déjà de sortie (dans son plus simple appareil, comme dirait une chanson célèbre). Cette hécatombe est rendue encore plus horrible par l'excellent dessin de Le Roux.

Le premier contact aussi des 8 gars avec leur hiérarchie toujours aussi bornée et détestable, est aussi très significatif, c'est pour eux à l'évidence un ennemi aussi néfaste que le Boche en casque à pointe.
Tout ceci me rappelle trop de souvenirs de lecture ou de films assez douloureux et que je n'ai pas trop envie de revivre, et surtout j'aime trop ces braves types pour les voir réduits en chair à canon, comme dans les Bd de Tardi... aussi, j'ai décidé d'arrêter là, c'est très dommage, j'aurais aimé continuer car je sens bien que la série est forte, qu'elle va être passionnante et instructive, l'intérêt grandit, mais dans la tristesse et l'amertume, car combien reviendront ?

Une belle série qui donne déjà le ton, mais qui risque de lasser le lecteur par sa longueur ; je lui souhaite en tout cas de réussir ; déjà avec L'Ambulance 13, j'ai eu ma dose de douleur en 14-18..

Nom série  La Princesse du Sang  posté le 10/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J.P. Manchette a été un temps l'enfant terrible de la Série Noire car il a indiqué une direction qui si elle avait été suivie, aurait permis au roman d'espionnage français de sortir d'une routine qui a souvent fait sombrer le genre sous une étiquette ordinaire et méprisable. C'est par le biais de la politique-fiction et du thriller politique que Manchette se lance dans le roman policier, et de ce fait, ses romans auront souvent des implications politiques, traités de manière très personnelle et assez percutante grâce à une narration sèche et rapide.

Ses romans mélangent donc souvent un certain espionnage, le polar noir et l'aventure rythmée, c'est exactement ce qu'on retrouve dans cette Bd qui démarre fort par un gunfight sanglant, avec un ton plutôt Série Noire au début, qui s'atténue ensuite pour dériver vers des manoeuvres de services secrets, et enfin adopter un côté beaucoup plus aventure, tout en étant bien documenté pour recréer un fond de géopolitique fifties très crédible et même réel, puisque le récit intègre la guerre d'Algérie, la révolution hongroise ou les premiers "exploits" de Castro à Cuba en 1956.

Le scénario est donc fort bien goupillé, avec une ambiance d'époque bien reconstituée. Le tome 2 est une chasse à l'homme en jungle hostile assez passionnante qui succède à un tome 1 qui doit poser les personnages et les faits, et d'où résulte parfois un aspect légèrement complexe ou embrouillé avec tous ces personnages et ces scènes qui se succèdent sans trop de lien, dont quelques flashbacks. Ce n'est qu'au fur et à mesure de la narration qu'on s'aperçoit que tout se tient, et que tout ce qui était un peu nébuleux s'illumine.

Le tome 2 remplace donc ces scènes un peu statiques et pas très claires par une action soutenue remplie de rebondissements, et contrairement à certains posteurs, je n'ai pas trouvé la partie poursuite en jungle cubaine ennuyeuse, au contraire, ça booste le récit et redonne du rythme.

Les seuls bémols de cette histoire, sont la fusillade dans l'hôtel où règne une certaine confusion, à cause d'un tas de types qui se dégomment, faut bien suivre pour savoir qui tire sur qui... Il y a aussi le Guido qui malgré une perte de sang abondante, une main et une gorge tranchées, devrait être mort 10 fois, mais il s'en sort et ressurgit tel un Deus ex-machina ; je veux bien que parfois on puisse réutiliser un personnage mis de côté pour surprendre le lecteur, mais là, c'est un peu gros ! Et enfin, j'ai trouvé le final un peu plat, ça dessert un peu un récit qui a été si intense.

Graphiquement, le dessin est très bon, je n'avais jamais trop lu de Bd de Cabanes, et peu fait attention à son style, j'ai bien aimé ce trait pas trop léché, une sorte de négligé travaillé et esthétique qui donne une ambiance parfaite à cette aventure tortueuse.

Nom série  Mary Kingsley  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette collection Explora semble jusqu'à présent très intéressante, la lecture de Burton et de Tenzing m'ayant déjà donné satisfaction. D'autant plus qu'elle aborde des personnages d'explorateurs moins connus, et ici avec cette Mary Kingsley, c'est encore plus étonnant de suivre son parcours africain en cette fin de XIXème siècle, où les femmes (anglaises de surcroît) étaient reléguées dans un rôle social très confiné.

Son exploration n'est ici montrée que partiellement, mais de façon suffisante pour faire ressentir au lecteur la difficulté d'affronter une nature hostile remplie de dangers, qui plus est pour une femme, car dans cette Bd, elle n'est pas passive à l'image des Anglaises qu'on voyait dans certains films d'aventure exotiques (je pense notamment à la version 1950 des Mines du roi Salomon) ; elle affronte les périls et la nature seule ou presque.

Ce qui est très intéressant, c'est le dossier de fin d'album qui est même hyper instructif au sujet de l'Angleterre impérialiste et colonialiste, du contexte historique d'époque et des colonies britanniques, de la condition des femmes, et bien-sûr de Mary Kingsley, personnage dont j'ignorais l'existence.

Un bon album donc, qui cerne bien le sujet, aidé par un très solide dessin au trait très épais et chargé ; j'aime bien ce style qui donne un côté oppressant à la jungle.

Nom série  Doppelgänger, le Double Maléfique  posté le 08/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Déjà, les couvertures des 2 tomes forment une fresque, je me dis que ça annonçait quelque chose d'original. D'emblée, on est plongé dans quelque chose d'insolite et d'étrange ; avec Bec qui aime ce genre d'ambiances (et en plus Corbeyran), il faut s'attendre à ça... Et puis très vite, tout s'enraye, et l'espoir de lire un récit mystérieux et un peu flippant, disparaît, ça retombe comme un soufflé...

Tous ces intersignes (les murs qui saignent, les animaux morts, les bris de vitres...) me semblent complètement inutiles et un peu racoleurs pour détourner l'attention du lecteur et pour masquer l'essentiel : l'absence d'un scénario solide. C'est quand même un comble qu'avec un duo d'auteurs comme Corbeyran et Bec (puisque l'idée de départ est de lui), on se retrouve avec un résultat aussi décevant.

D'autre part, cette éruption volcanique qui détruit le manoir est totalement stupide et n'apporte strictement rien à l'histoire ; comme si ce genre de phénomène se produisait couramment en Aveyron ! non, faut arrêter, c'est franchement pas crédible, d'autant plus que les personnages se repointent dans les ruines qui logiquement devraient être recouvertes de lave fondue... non vraiment c'est trop !
Je ne compterai pas non plus les anomalies graphiques, comme la voiture de Maltret dans le tome 1 qui est une Peugeot 106, et qui étrangement dans le tome 2, a muté en Renault Mégane.

Et pourtant, j'avais oublié comment Bec pouvait dessiner ; à force d'écrire des scénarios, j'avais oublié la qualité de son trait fluide qui illumine cette Bd, ce qui aurait pu être un atout.
Au final, je me retrouve avec une Bd au ton morbide, pas convaincante, du fantastique de pacotille, avec des personnages pas assez creusés ou inintéressants, et avec un final un peu stupide..

Nom série  Cézembre  posté le 08/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout ce qui concerne Saint-Malo m'intéresse étant donné que je suis tombé amoureux de cette ville depuis 1989 lorsque je l'ai découverte et visitée entièrement, et chaque fois que je fais un périple breton, j'essaie d'y inclure une petite balade sur ses remparts qui me ravit toujours. J'en connais donc les moindres recoins, et pour la lecture de cette Bd, c'est très utile, car de nombreux lieux sont cités : porte Saint-Vincent, Tour Quic-en-Grogne, Saint-Servan et sa Tour Solidor, le fort du Petit Bé, le môle des Noires... tout ça me parle et je sais les situer.

Malfin a réalisé un travail remarquable pour restituer parfaitement tous ces lieux et la géographie topographique de la ville et de ses alentours, son dessin est clair, agréable à l'oeil, superbe et historiquement conforme, en donnant beaucoup de caractère à la cité corsaire, ça doit le changer de Golden City. C'était important de dessiner certains endroits tels qu'on les voit car beaucoup d'entre eux ont changé après les dégâts subis.

Les Allemands avaient en effet transformé Saint-Malo et ses environs en vaste camp retranché dès 1942, situant le gros de leurs forces dans l'île de Cézembre (pourtant assez petite et la plus éloignée de la cité intra-muros) ainsi que dans le Fort de la Cité à Saint-Servan ; contrairement à ce qu'on croit, la ville ne fut pas directement victime des bombardements alliés entre le 1er et le 14 août 1944, mais elle fut ruinée à 80% par de nombreux incendies qui n'ont pu être enrayés (les bombardements ont plutôt bien visés les batteries allemandes hors de la cité intra-muros). La reconstruction par les Monuments Historiques est tout à fait exemplaire, très respectueuse du passé, les restaurateurs ayant à coeur de faire revivre la vieille cité de Surcouf dans un esprit de scrupuleuse fidélité. Les remparts et le château de la duchesse Anne n'ayant pas été touchés, les maisons d'armateurs ont été reconstruites à l'identique ; je me suis toujours émerveillé de cet exploit lors de mes balades malouines, ce qui ne fut pas le cas dans d'autres villes.

Cette bande m'a donc sacrément intéressé, c'est non seulement un bel hommage à Saint-Malo et à sa région, mais aussi un joli récit de guerre avec des moments intenses et d'autres plus intimes, le tout vu à travers la destinée d'une poignée d'adolescents et de quelques résistants, un formidable hymne à la liberté qui décrit un épisode décisif de la fin de la guerre, on y sent les Boches acculés, qui jettent leurs dernières forces dans la bataille, on est quand même 2 mois après le Débarquement en Normandie, et ils n'y croient plus, ils n'ont plus que l'énergie du désespoir pour tuer l'espoir des Malouins.

Tout ceci est minutieusement reconstitué, et il me tarde d'en connaître la suite dans un tome 2 qui tarde un peu à venir. Une brillante réussite tant graphique que scénaristique.

Nom série  Le Principe de l'Enfer  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet au départ est original : présenter une série de meurtres rituels dans le joli Berry paisible de George Sand, où elle reçoit ses amis dans son manoir de Nohant... c'était plutôt atypique pour s'inscrire au sein de la collection Bulle Noire.
J'ai particulièrement apprécié ce premier tome de par son contexte historique évidemment, car l'aspect policier n'est pas très construit je trouve. On s'en fout un peu des divagations du garçon qui est l'ami de Maurice, le fils de George Sand ; ce qui est intéressant, c'est l'interaction des personnages, d'autant plus que l'explication des meurtres n'est que très vaguement soulevée.

En tout cas, j'ai visité plusieurs fois le parc de Nohant, et je peux dire que Michaud a bien restitué les lieux, la demeure elle-même, ses dépendances, le hameau, ainsi que les alentours comme la commune de La Châtre. Les physiques des personnages comme Sand, Chopin, Delacroix ou Arago sont également conformes aux portraits qu'on connaît d'eux, de même que l'allusion à la Mare au diable est intéressante. Le dessin est donc très correct.

Le tome 2 évolue dans le Paris contemporain, il est donc plus banal, mais dominé par un côté plus malsain ; la progression n'est pas mal, mais tout est foutu par terre par un final complètement aberrant et ridicule ; à ce stade, l'histoire n'arrive à me convaincre que difficilement, et le parallèle avec les meurtres de Nohant qui aurait pu présenter un intérêt, est anéanti par l'abandon de la série, de sorte qu'on ne saura jamais le fin mot de l'affaire. Du gâchis...

Nom série  Zhong Guo  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette lecture faite après Station 16, ne me fait pas douter sur la note à donner ; autant sur Station 16, j'étais un peu hésitant parce que le scénario était mal foutu, mais doté d'un certain intérêt et d'une ambiance angoissante, autant là, je trouve ce récit inintéressant et vu 100 fois dans quantité de films, TV-films de seconde zone ou séries TV. Ces histoires de services secrets finissent par me saouler, on y voit toujours la même chose, ce genre ne peut plus me surprendre. Et ici, c'est justement plein de grosses ficelles, on ne voit que des types se tirer dessus tout au long de l'album, au sein d'un scénario inutilement compliqué et pas passionnant, et où pullulent les raccourcis ; bref les parties de flingues, j'en ai ma claque, ça va bien un moment... Sans compter un final en pirouette peu crédible.

Ce qui aurait été intéressant à développer, c'est l'aspect futuriste qui contraste de façon surprenante dans cette Chine ancestrale, mais là aussi, Yves H. n'exploite pas complètement cet élément, seulement sur quelques véhicules pas très originaux.. Quant au titre, il n'est pas expliqué et reste un mystère.

Autre atout : le dessin ; cette fois, par rapport à Station 16 (pourtant réalisé plus de 10 ans plus tard), Hermann se surpasse et réussit un bel encrage aux contours parfaits, et une belle utilisation de la couleur directe.

Voici donc un album techniquement réussi mais au sujet trop rebattu par les suspense américains de ces dernières années (comme la saga Bourne) et au développement peu satisfaisant.

Nom série  Station 16  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La première chose qui me frappe en ouvrant cet album, c'est le dessin d'Hermann que je trouve moche ; ça m'a immédiatement sauté aux yeux et même grandement étonné de la part d'un auteur de ce calibre (que j'ai toujours admiré depuis les années journal Tintin). Oui, plutôt étonné qu'il en arrive à ce degré de médiocrité graphique : les visages sont grossiers, l'ours blanc est vilain, la Jeep paraît ridiculement petite, la couleur directe n'est pas terrible sur ce coup-là, les contours ont l'air un peu bâclés... en gros c'est très moyen au niveau encrage et précision du trait par rapport à d'autres Bd antérieures parues dans la collection Signé du Lombard ou la collection Aire Libre de Dupuis.

Quant au scénario, il a de fortes allures de The Thing, ce chef-d'oeuvre de SF horrifique de John Carpenter en 1982, que j'ai dû visionner au moins 10 ou 15 fois. Il y a le même genre d'ambiance, surtout au début. L'ennui, c'est que cette histoire qui réussirait sans doute mieux sur un écran, passe assez mal en BD, ça me semble très fantoche, avec de gros effets racoleurs et une dose de suspense un peu téléphoné. En film, l'image permettrait d'installer cette ambiance comme l'a fait Carpenter dans The Thing, progressivement et avec une certaine lenteur ; ici, c'est impossible, tout doit aller vite, les auteurs sont prisonniers de leur format, et ne peuvent se rabattre que sur des détails pas vraiment utiles, comme ces hommes sans yeux qui ne sont pas du meilleur effet..

Pourtant, le décor se prête à ce type de récit un peu angoissant, le lieu isolé et glacé de la Nouvelle Zemble situé aux confins du monde, semblait tout désigné pour servir de cadre à cette faille dans l'espace temporel, mais le sujet est plutôt mal exploité et m'a vraiment déçu de la part de ces auteurs dont j'avais apprécié le travail sur Vlad l'empaleur (Sur les traces de Dracula), bien que la lecture n'ait pas été désagréable en soi..
vraie note : 2,5/5.

Nom série  La Grande évasion - Fatman  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je reste un peu décontenancé par cet album : il y a des trucs qui me plaisent bien, comme la plupart des dialogues qui adoptent un ton de Série Noire très ironique, avec une petite perle où j'ai vraiment éclaté de rire, lorsque le Fatman dit à son accompagnateur au sujet de Time Square : "Vous empilez 3 buildings et quelques néons à la con, et vous attendez qu'on reste le cul par terre pour qu'on vous dise que c'est la 8ème merveille du monde. Faut arrêter la drogue". Cette phrase résume tout à fait le côté parfois ostentatoire et prétentieux des Ricains qui se la pètent en croyant être meilleurs que tout le monde. Ce genre d'uppercut dans la gueule ne leur fait pas de mal pour qu'ils redescendent sur Terre de temps en temps..

Donc en dehors de certains bons éléments, il y a aussi des trucs qui me laissent dubitatifs, comme cette fin laconique que j'ai un peu de mal à saisir et à accepter, de même que 1 an après avoir foutu le bordel dans l'évasion du mafieux, le gros héros rentre chez lui à Londres bien peinard, alors que dans la réalité, ce genre de forfait se payerait cher aux States, sa détention devrait donc durer bien plus longtemps. Les crises d'hystérie de cette femme m'intriguent aussi dès le début, et on se demande sur quoi ça va déboucher, mais quand on en voit l'issue, je trouve le procédé répétitif et agaçant, l'explication ne me convient qu'à moitié.

Un bof de ce côté là, mais heureusement que l'ensemble reste intéressant dans son développement, et surtout par le personnage du Fatman qui par son air con et son détachement qui donnent l'impression à ses interlocuteurs de s'en foutre royalement, est au contraire hyper intelligent et observe tout. Il écrase tout le monde tant sa personnalité pèse aussi lourd que lui, bref on ne voit que lui, il tient toute l'histoire, et à côté de lui, les autres personnages semblent bien fades.

Ce côté extrêmement positif rattrape le coup et garantit de justesse une bonne note. Le dessin fait aussi partie des petits trucs qui ne me satisfont pas vraiment, je le trouve sans génie, c'est du Denys quasiment analogue à ce qu'il a fait sur Sept survivants, alors qu'il avait soigné son trait sur Le Casse - Soul man et sur Dans la nuit... dommage, j'aurais préféré un traitement graphique plus appliqué.

Un album en demi-teinte qui aurait pu être beaucoup mieux, mais en l'état je m'en contenterai avec un honorable 3/5.

Nom série  Sherlock Holmes - Crime Alleys  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle excellente idée d'explorer les débuts de Sherlock Holmes qui n'est encore qu'un petit détective amateur en 1876, n'ayant pas encore exercé ses formidables talents auprès de son ami Watson qu'il rencontrera en 1887, soit 11 ans plus tard, année de sa première grande enquête, "Une étude en rouge". Conan Doyle n'avait jamais décrit cette jeunesse, c'est donc un concept intéressant mais qu'il fallait bien maîtriser, car quand on s'empare d'un personnage aussi mythique pour des récits non écrits par son créateur, ça peut être risqué. Mais Cordurié s'en sort tellement bien qu'il a décliné les aventures de Sherlock dans 3 autres diptyques de cette bonne collection 1800.

Dès les 5 premières pages du prologue, on est pris, happé, captivé, saisi par une atmosphère inquiétante, étouffante et malsaine, c'est une scène qui fait froid dans le dos, et on se dit que si toute la Bd est ainsi, on est tombé sur du lourd. En tout cas, moi je prend sans hésiter. Car ça continue dans la bonne impression, avec la scène dans le pub qui pose les personnages, ceux des amis de Holmes et Holmes lui-même qui fait une petite démonstration de ses talents d'observation sur laquelle il fonde ses déductions.

Holmes est donc plus jeune de 10 ans, il n'habite pas Baker Street, vit avec un jeune violoniste et fréquente aussi un jeune inspecteur de Scotland Yard à qui il rend service dans des enquêtes troubles. Il va être confronté pour la première fois aux Moriarty père et fils, dont les noirs desseins sont bien dans le ton de certaines histoires de Conan Doyle ; l'assimilation est donc remarquable, de même que les caractères ont été bien captés par le scénariste. Le vieux Moriarty y est présenté comme un sinistre personnage plein d'autorité, machiavélique et impitoyable, sachant appréhender les situations compliquées, et dont la noirceur des crimes fait délicieusement frissonner.

La petite part de fantastique qu'on trouve ici rappelle que Sherlock Holmes frôlera parfois cet univers (souvenons-nous du Chien des Baskerville, ou la Vallée de la peur...), mais l'essentiel est de retrouver une ambiance morbide et mystérieuse agrémentée de quelques scènes d'action bienvenues, dans un Londres d'époque toujours très évocateur, c'est ce qu'ont parfaitement réussi les auteurs, surtout le dessinateur qui sait restituer à merveille ces décors sombres et tortueux, à l'aide d'un trait propre, superbe et maîtrisé. Le dialogue est également très brillant.

Voici donc un splendide diptyque qui a su bien cerner l'univers de Holmes, angoissant à souhait et aux réelles qualités que n'aurait sans doute pas renié Conan Doyle en personne.

Nom série  L'Homme de l'Année - -44  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'attendais beaucoup de cet album, car il aborde une période historique qui m'intéresse autant que le Moyen Age, encore que dans l'Antiquité, je préfère plutôt la Grèce. Aussi, ma demi-déception n'en est que plus grande. En effet, je trouve curieux qu'un scénariste choisisse la forme démonstrative pour comprendre l'assassinat de César, plutôt qu'une approche un peu plus excitante et peut-être plus simple.

De nombreux dialogues, certes de qualité, mais parfois un peu longs, et quelques rares scènes d'action ne sont pas véritablement des atouts pour attirer le grand public. L'intérêt, c'est de voir comment un événement historique de cette importance est éclairé par le biais d'un inconnu, car ce Quintus Falco, au contraire d'autres présentés dans la plupart des albums de cette série concept, qui étaient réels, est un personnage entièrement fictif, une sorte de double imaginaire pour éviter d'impliquer directement Marc Antoine qui lui, a bien existé. On découvre alors les enjeux du complot, on nous donne une raison comme une autre pour laquelle César semblait attendre et même souhaiter sa mort, tout en découvrant aussi les arcanes complexes de la politique à Rome à cette époque.

Mais au final, tout ceci n'est pas vraiment passionnant, à défaut d'être instructif. Le récit est pour cela bien documenté, avec des détails que je connaissais mais qui sont conformes : les assassins se sont rués sur César dans une frénésie telle qu'ils se sont blessés entre eux, ce fut une vraie boucherie (et le dessinateur le restitue par des images sanglantes) ; des 23 blessures reçues, une seule fut mortelle ; c'est bien Casca qui porta le premier coup ; César a bien prononcé à l'oreille de Brutus, le mot "Toi aussi, mon petit", et non l'apocryphe "Toi aussi mon fils"... avant de s'écrouler au pied de la statue de Pompée, la toge repliée sur la tête.

Il est clair que le scénariste a dû bien potasser Suétone qui donne tous les détails de cet assassinat dans sa Vie des 12 Césars. D'autres détails réels sont assénés, telle la rivalité entre Cicéron et Marc Antoine, qui d'ailleurs fera assassiner l'orateur et exposera sa tête et ses mains sur les rostres au Forum (scène non montrée ici). Il y a aussi le fameux mot de brutus : "Ô vertu ! tu n'es qu'un mot", rapporté par Dion Cassius dans son Histoire Romaine, mais qui dans l'album, est prononcé par Quintus. Tout ceci sert pour le fond de crédibilité de ce récit, et c'est très louable.

La Bd est de plus bien servie par un dessin d'une grande vigueur, à l'encrage épais et qui n'évite pas les passages sanglants ; j'aime beaucoup ce dessin chargé de l'Italien Tommaso Bennato que j'avais déjà apprécié sur Les 7 Merveilles (le Phare d'Alexandrie).

En conclusion, je reste donc mesuré sur cet opus, conscient qu'il est riche en scénario et graphiquement, mais un peu ardu pour plaire à des lecteurs pas trop connaisseurs ou pas trop réceptifs au monde romain.

Nom série  Catacombes  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oui ben moi, je n'ai pas été du tout convaincu par cette série, avec ce mélange de réalité (les Allemands dans Paris) et d'imaginaire (cette histoire de diable vert). Il y a un petit côté granguignolesque qui plombe ce récit qui aurait pu juste s'attacher à la réalité historique qui est elle, bien cernée et bien restituée, jusque dans les grands films français de l'époque comme Drôle de drame ou Gueule d'amour... et l'intervention du personnage de Henri Jeanson qui reste un fabuleux dialoguiste.

Malgré un dessin très beau, vigoureux et précis, et une mise en page aérée qui sont pour moi les seuls atouts essentiels de cette Bd, je trouve celle-ci sans génie, confuse par endroits, avec un réel manque de profondeur et d'intérêt dans la partie fantastique, alors que le potentiel des catacombes aurait pu générer quelque chose de plus mystérieux dans le concret et de plus fascinant.

Du pas terrible quoi... dommage pour le dessin qui sert un scénario bancal et mal fagoté..

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