|
|
|
|
|
|
|
|
Voici un petit album qui devrait plaire aux fan de F’murrr. Cet album est empreint d’un humour F’murrrien typique auquel je n’accroche guère.
La déviation de l’histoire originale n’a d’ailleurs rien de bien original. Les noms tronqués suffiraient-ils à amuser la galerie ? Sûr que non. F’murrr propose alors de courtes séquences mettant en scène son Robin des bois plutôt gauche où le Shérif de Nottingham serait tout droit sorti d’un western, Richard Quart de Lyon (Gare de Lyon ?) un emmerdeur de première et Lady Marianne une vile tentatrice. Quelques situations prêtent à sourire mais elle sont trop peu nombreuses. Enfin, les récits (trois en tout) sont un peu juste et ont la fâcheuse tendance à laisser le lecteur sur sa faim.
Côté dessin, c’est du F’murr tout craché, tel qu’on le retrouve dans Le Pauvre Chevalier, peut être en un peu moins travaillé.
A lire si vous appréciez en général le travail de F’murrr. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
L'avatar
posté le
20/11/2006
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Si le nom d’Ernest Poildu ne vous est pas inconnu, c’est sans doute parce qu’on le retrouve dans Le piège malais. "L’avatar" est en quelque sorte un album retraçant l’arrivée d’Ernest aux Indes et ses premiers pas dans cet immense pays.
Ne vous fiez pas aux apparences, ce petit livre au format à l’italienne se révèle dense et bien fourni. On pourrait d’ailleurs facilement le comparer à un classique 44 pages ! Ce format d’impression a grandement conditionné le travail de Conrad qui se trouve étriqué dans des cases de petite taille fourmillant de détails. Cette concision rend la lecture des planches parfois pénibles et demande une attention soutenue de la part du lecteur. Pourtant, on ne peut rien reprocher au trait de Conrad qui est, comme à son habitude, nerveux, souple, élégant et vivant ! De plus, l’abondance des décors donne une certaine richesse aux cases qui valent la peine d’être décortiquées. Les couleurs ont quant à elles pris un petit coup de vieux avec des aplats révélateurs d’une époque.
Le récit se révèle quant à lui passionnant. On suit les pas de Ernest, un jeune garçon plutôt réservé au départ mais curieux et courageux. A travers lui, on découvre la richesse et la beauté des Indes. Sa complexité aussi avec une initiation aux rites hindous et aux avatars (réincarnations) en particulier.
Il s’agit donc d’un album très intéressant qui appelait une suite. Malheureusement, cette suite ne sera pas publiée (problème avec l’éditeur ?). Pourtant, le deuxième tome "Jatra ou la chute d'Allyor" était terminé et prend depuis lors la poussière dans des cartons... Dommage ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Tout comme cac, je ne connaissais Bouzard que de réputation avant d’entamer la lecture de cet album. De lui, j’avais déjà feuilleté plusieurs bds, attiré par son graphisme particulier, un peu "crade" et qui donne dans la mouvance des auteurs de nouvelle génération à tendance indépendant.
D’habitude, je ne suis pas amateur d’un humour à la "fluide glacial" avec quelques relents de vulgarité. Toutefois, même si Bouzard s’en rapproche un peu, on sent que ce n’est pas d’une gratuité bête et méchante. Le ton décalé est parfaitement assumé par l’auteur qui ne laisse aucune place à quelque ambiguïté que ce soit. Même si on se trouve en Antarctique, l’humour de Bouzard ne laisse pas le lecteur de glace. Oh, ce n’est pas la franche rigolade, non. Mais cela reste assez divertissant avec ce fameux Coincoin un peu concon sur les bords (de la banquise). L’album est découpé en chapitres publiés alors dans la revue Psikopat. Toutefois, les dernières planches ont été rajoutées par l’auteur pour ponctuer cette histoire.
Bref, un bon petit délire à lire ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Plutôt que d’une retranscription fidèle ou encore d’une adaptation en bd, du conte existant de Perrault, Nancy Peña s’est attaché à lui trouver une suite . . . en effet, pourquoi arrêter le conte au moment où la morale choit alors que les personnages, eux, continuent d’exister ? C’est sur la base de ce postulat que le récit commence.
Après un bref rappel des exploits du Chat Botté qui a fait de son maître un prince, le voilà qui doit affronter de nouveaux défis. Pour se sortir des ennuis qui se font jour, il va faire équipe avec la souris de La Fontaine, celle qui a vaincu un lion. Il s’en suit une suite de péripéties toutes plus saugrenues les unes que les autres.
L’inventivité de l’auteure donne toute la force à ce récit qui ne dénature en rien l’esprit de l’œuvre originale. Ainsi, le Chat Botté de Nancy Peña reste fidèle à celui imaginé par Perrault. Enfin, la verve narrative et la liberté de cadrage participent au succès de cet album où l’auteure n’hésite pas à mouiller sa chemise.
C’est aussi toujours un plaisir de retrouver le trait si sensible et personnel de Nancy. A noter que ce tome, même s’il peut se suffire à lui-même, appelle clairement une suite puisqu’une nouvelle mission est confiée au chat botté en toute fin d’album.
A lire ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Avec les Minettos, j’ai un peu l’impression de retrouver l’univers si particulier d’Anita Bomba transposé ici au Far West. Ou bien est-ce plutôt l’inverse vu que Anita lui est postérieure ?
Trois femmes outlaws au caractère bien trempé sont au centre de ces histoires. Berthalou, La Chtouille, et la petite Razorblade forment la fameuse bande des Minettos qui relègue Calamity Jane au rang des repriseuses de chaussettes et face à qui les Dalton sont considérés comme des enfants de cœur. Bref, ce trio infernal, qui n’est pas à leur premier mauvais coup, est poursuivi sans relâche par la pire chasseuse de prime qu’ait connu le Far West : Anastasia Fokoff. Cette femme accompagnée par Fifille, sa hyène hilarante, sillonne les contrées dans son side-car. Son caractère bien déterminé et sa physionomie ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le policier poursuivant Anita.
Il est un fait : j’apprécie beaucoup le trait de Cromwell,vif et spontané, un peu dans la lignée d’un Conrad et Cie. De son côté, Riff propose des récits bruts qui ne font pas dans la dentelle. C’est clair, les Minettos ne sont pas là pour amuser la galerie et mieux vaut ne pas trop les chatouiller car elles ont la gâchette facile. D’ailleurs, l’entente entre elles n’est pas toujours au beau fixe.
Si ces trois tomes peuvent se suffire, une suite aurait toutefois été la bienvenue. Gageons qu’après la reprise de Anita Bomba, Cromwell s’attachera à poursuivre les aventures des Minettos. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Voici une bd qui surprend par sa forme narrative. En effet, chose peu banale, Götting implique pleinement le lecteur en lui faisant prendre place au centre de son récit. C’est assez déroutant au début mais on s’y fait bien. L’histoire n’est pas exceptionnelle en soi mais les ressorts narratifs sont efficaces, de sorte que le lecteur à envie d’en connaître plus sur lui-même et ses propres motivations (curieux à dire mais c’est pourtant ça). Pourquoi en effet vouloir postposer un rendez-vous ? De quel rendez-vous s’agit-il ? Bien des questions qui trouveront une réponse dans l’épilogue. Côté dessin, Götting à un trait gras assez intéressant que je rapprocherai d’un auteur plus actuel qu’est Tom Tirabosco.
Une curiosité à découvrir ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Lover masqué
posté le
16/11/2006
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Contrairement à Cassidy, je suis bien rentré dans cette bd qui est un petit délire en soi. Ce Lover Masqué est un justicier original qui use des rimes, vers et autres subtilités de la langue française pour contrecarrer les sombres desseins d’un mystérieux mégalomane.
Comme le souligne Cassidy, cette bd est assez cliché en accumulant lieux communs et poncifs du genre. Mais cette caricature volontaire est assez distrayante et pas prise de tête. Concernant le dessin, je dirais que le trait de Frichet se situe entre celui de Clark et celui de Gazotti. Ca se passe donc de commentaires !
Bravo à l’auteur ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Caravane (Zentner)
posté le
16/11/2006
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Tout comme mes prédécesseurs, j’ai été attiré par l’esthétique très soignée de l’album mais l’histoire en elle-même déroute et déçoit.
Visuellement, elle est donc très réussie avec une couverture très belle et des dessins qui mettent l’accent sur l’ambiance (l’ombre de la caravane, l’avancement des dunes, le ciel étoilé, . . . ). Mais le lecteur reste sur sa faim car on sait peu de choses sur cette fameuse caravane du désert (d’où elle est partie et où elle va). Il n’y a pas vraiment de fil conducteur. La narration semble faite de dictons ou de proverbes berbères (ou Touareg) sur le désert et ceux qui y vivent. Il s’agit en quelques sortes de paroles de sage du désert mises bout à bout par Zentner pour former ce récit. Très spécial . . . |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Contrairement à ThePatrick et JBT900, je n’ai vraiment pas accroché à ces histoires courtes.
L’humour scato et en dessous de la ceinture développé par Besseron me fait penser à du Fluide Glacial avec lequel j’ai peu d’atomes crochus. Pourtant, je trouve les dessins particulièrement réussis. Le trait de Besseron est d’une grande lisibilité et ses personnages au regard livide apportent une touche toute personnelle.
Pour conclure, je dirais que cette bd m’a fait penser à Sri Raoul de Gaudelette : un dessin attractif mais un humour vomitif. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
"Le Philibert de Marilou" ou... le mal-être de Marilou. Ainsi, on peut aisément imaginer cette entité ectoplasmique peu ragoûtante comme une allégorie au renfermement sur soi de l’héroïne.
Bien que ce sujet doive toucher beaucoup de gens, je n’ai que fort peu accroché à cette histoire d’Olivier Ka. Les ellipses autour du duo Marilou-Philibert sont souvent un peu trop nébuleuses pour m’intéresser vraiment. Bref, ce récit me donne l’impression de partir d’une intention louable mais avec un résultat un peu vain, dommage . . .
Il y a dans le trait de Capucine, découvert avec Corps de Rêves, un petit quelque chose d’attractif. Les humeurs de Marilou sont particulièrement bien retranscrites. Toutefois, j’ai eu un peu de mal avec le regard des hommes qui ressemble davantage à celui d’un extraterrestre (du moins, comme on a l’habitude de se le représenter).
N’ayant pas réussi à rentrer dans l’histoire après deux lectures, je m’en verrai mal conseiller son achat. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Les Sept Ours Nains
posté le
13/11/2006
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
C’est court, certes, mais ô combien excellent !
C’est bien simple, c'est la bd la plus réussie que je connaisse qui détourne si habilement les contes de notre enfance. Ainsi, Emile bravo parvient à insérer dans ses histoires originales de multiples références aux contes sans altérer la cohérence de celles ci. D’ailleurs, si ces deux albums capteront le regard des enfants, certaines allusions plus subtiles nécessitent un œil plus adulte. Enfin, ses dessins géniaux et ô combien expressifs participent à créer une ambiance unique où l’humour côtoie l’ironie.
Pour conclure, je dirais qu’il vaut mieux dépenser 9€ dans un bon petit album que 12€ dans un album au format classique mais plus rasant. Le plaisir est au rendez-vous et c’est là le principal ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
"Mais que fait la police ?" est le deuxième album de Brüno paru aux éditions "La Chose" après Le Guide Crânien.
L’univers développé est sensiblement le même. On y retrouve des éléments récurrents chers à l’auteur comme la présence de malabars, d’hommes de main, de trains, de bars, de musique, . . . bref, tous ces éléments qui participent à une ambiance fumante et mafieuse. Les dialogues, essentiellement idéographiques, participent à créer cette atmosphère si particulière. A noter que des hommes avec leur guide crânien sont présents tout au long de l’album. Côté dessin, c’est du Brüno. Ainsi, on retrouve avec plaisir le trait si caractéristique de l’auteur où chaque visage donne l’impression de ressembler à un masque africain.
A réserver pour les inconditionnels de l’auteur ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Libre adaptation du roman de Jonathan Swift, ce livre constitue le premier voyage du Docteur Gulliver qui en comptera logiquement quatre (selon les dires de Kokor).
En ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié ma lecture qui demande, il est vrai, un minimum d’attention. La construction du récit, du fait de l’incorporation de flash back qui le rend non linéaire, lui donne une certaine consistance sans pour autant trouver cela ardu ou rébarbatif, bien au contraire ! Si l’auteur reprend la philosophie du roman original (satire sociale et politique) et garde les noms des protagonistes et des lieux visités, il prend par contre beaucoup de libertés quant aux personnages et à leur personnalité. Ainsi, les Lilliputiens ne sont pas un peuple belliqueux mais au contraire pacifiste et qui ressemble à s’y méprendre aux indiens. Enfin, Kokor nous gratifie de belles planches grâce à son trait à la fois souple et épais et ses couleurs chaudes aux teintes diluées.
Chaudement recommandé ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Trois éclats blancs
posté le
13/11/2006
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Voici un bien bel album que j’ai découvert suite au festival bd de Lys-lez-Lannoy.
A travers son récit, Bruno Le Floc’h traite de l’adaptation nécessaire et de l’acceptation par les autochtones d’un étranger où ses relation professionnelles, humaines et sentimentales vont devoir s’habituer aux coutumes de ces gens de la mer. On sent la passion de l’auteur pour sa région, ses habitants et le grand large.
Une histoire qui se lit avec beaucoup d’intérêt grâce à une narration qui place le lecteur du côté de l’ingénieur, la seule personne "formée" et qui a encore pourtant tout à apprendre . . .
Enfin, le trait simple et le choix opportun des couleurs participent à la réussite de l’album. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Voici une petite bd d’un auteur québécois (Philippe Girard de son vrai nom) qui se propose de combler un vide historique de 60 ans sur une journée qui n’est mentionnée dans aucun manuel scolaire.
A partir d’un fait historique avéré (une coupure de presse de l’époque en fin d’album en atteste), l’auteur s’est mis dans la peau de ces grands hommes de l’époque en se demandant ce qu’ils avaient bien pu se dire ce jour là. Je dois avouer que j’ai été un peu déçu par le contenu qui compte quand même 60 pages. Finalement, on n’y apprend pas grand chose car il ne s’est rien passé de crucial comme le laissait supposer l'auteur. On reste dans des faits et des réflexions anodins. Une petite séance de spiritisme et un invité surprise viennent coiffer le tout mais sans rien relever. Si la vision de Philippe Girard est la bonne (ce qu’on ne saura jamais), on comprend mieux pourquoi nos manuels scolaires ne se sont pas souvenus de cette "histoire de pêche".
Concernant le dessin, il est sympathique dans son ensemble même si les mains sont dessinées bizarrement. En outre, l’auteur aurait pu apporter un peu plus de variation dans les cadrages proposés . . . |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Corps de Rêves
posté le
13/11/2006
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Faire partager un événement important de sa vie avec ses lecteurs, c’est un peu partager son intimité avec eux. L’intention est louable et le concept mérite réflexion.
Agencé comme un journal intime, cet album est constitué par une suite de séquences de la vie de Capucine durant sa grossesse. N’ayant pas encore d’enfants et n’étant pas dans la peau d’une femme, ce récit ne m’a rappelé aucun souvenir personnel ou quelconque nostalgie. Reste de cette bd des instantanés qui se lisent puis s’oublient . . .
Le dessin est sympathique avec un trait gras et charbonneux rappelant par moment celui de Craig Thompson. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Anguille Crue
posté le
12/11/2006
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Ce court récit développé par Lapière nous met dans la peau d’un simple d’esprit qui ne sait se faire comprendre car muet.
Denis Lapière traite de la différence et de l’incompréhension d’autrui avec beaucoup d’efficacité et de gravité. La difficulté de faire la différence entre la réalité et la fiction amenant à une confusion entre ce qui est bien et ce qui est mal est le moteur de cette histoire.
Toutefois, celle-ci est cependant trop courte que pour s’appréhender la vie de Luc et ses difficultés mais constitue sans doute une bonne entrée en la matière pour aborder la lecture de "la saison des anguilles". De son côté, Pierre Bailly nous gratifie de planches en N&B superbes, un peu à l’image d’un Chabouté ou d’un Pellejero. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Oblivion
posté le
12/11/2006
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Ce western quasi-muet commence classiquement : un shérif, deux bandits, un casse en préparation. Mais bien vite, le récit vire au gore. Le responsable ? Oblivion, ou plutôt l’élixir d’Oblivion, qui rend celui qui le consomme à moitié-zombie. Henry et Butch vont en faire les frais. Difficile en effet de se défaire d’un shérif devenu increvable . . .
Le trait anguleux de David Bolvin, associé à une bichromie des planches où le rouge devient rapidement prépondérant, ne laisse planer que peu de doutes sur l’issue irrémédiable de ce western sans concessions. Le découpage net et la quasi-absence de paroles ajoutent à l’ambiance lourde et oppressante du récit. C’est gore, très gore . . . vous voilà averti !
A noter qu’un cahier graphique vient prolonger le récit en proposant des croquis préparatoires qui permettent d’en savoir un peu plus sur les protagonistes. Plutôt bienvenu . . . |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Félix
posté le
12/11/2006
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Aaaah . . . que ça fait du bien de se replonger dans des vieux Delcourt Planète ! Le numéro 18 datant de 2001, mettant en avant cet album jeunesse de Fabrice Lebeault, a suscité l’envie de le découvrir d’urgence.
Créateur du monde mécanique et automate d’Horologiom, Fabrice propose au lecteur en herbe de suivre le petit Felix dans ses rêves qui se voient menacer par un horrible nuage noir. Le lectorat plus adulte, lui, trouvera également son compte avec ce récit onirique où quelques réflexions ou clins d’œil plus subtils y sont parcimonieusement disséminées. J’apprécie beaucoup l’imagination fertile de l’auteur pour créer, à l’instar d’Horologiom, des automates loufoques dans un monde où le rêve est menacé par la réalité . . . et ceci n’est pas Nimportekoix !
Joliment dessiné, ce petit bijou est à ne pas manquer ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Missy
posté le
10/11/2006
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Voici une bd qui se démarque des autres par l’absence volontaire de traits aux visages, procurant à ces derniers une certaine forme d’anonymat. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’expressivité des protagonistes est bien présente, sans doute grâce à la posture des gens qui en disent long sur leur ressenti.
J’avais déjà eu le regard attiré par le travail de nos deux compères dans la rubrique "coup de pouce" de BDP (tout comme EgoVox) et voir le travail maintenant finalisé est une satisfaction. Benoît Rivière joue sur la détresse de Missy tout au long de l’album … détresse qui amènera à une fin prévisible comme le souligne Hervé mais non sans intensité. Toutefois, puisque prévisible, cela signifie aussi que cette fin colle parfaitement à ce récit. Tout comme Spooky, je pense que la compréhension de l’histoire n’aurait pas souffert si elle avait été muette. Cependant, cela aurait nécessité une condensation du récit.
Bref, un album qui joue tant sur le ressenti du personnage que sur celui du lecteur.
A découvrir ! |
|
|
|
|
|
| |
|