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... a posté 2008 avis et 383 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Aristide broie du noir  posté le 29/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Grosse surprise que cet album jeunesse !

Tout d’abord l’écriture en rimes et en vers est magnifique ! Drôle, poétique et teintée de noirceur, à elle seule elle tient déjà le lecteur en haleine. A un point tel que ce genre d’écriture risque d’occulter la partie dessinée de l’album.

Heureusement, il n’en est rien, car là aussi on a droit à du haut vol ! Le trait rond de Jérémie Almanza, sa colorisation à la fois sombre et pastel, nuancée mais contrastée, la poésie étrange et noire qui se dégage de son trait, tout collabore à capter mon attention de ce point de vue également !

Seul bémol : La transition entre les deux supports. Soit je me concentre sur ma lecture, soit je m’attarde sur le dessin mais impossible de faire les deux en même temps tant l’un comme l’autre sont riches. Mais, bon, à partir du moment où l’on se dit que cet album est destiné à un jeune lectorat, et bien les parents n’ont qu’à se mettre à disposition de leurs enfants : ils liront le texte à haute voix tandis que leur progéniture pourra s’attarder à loisir sur le dessin (non mais, des fois !)

L’histoire en elle-même a ses propres qualités. Classique dans son thème, elle se développe avec originalité et offre une conclusion plaisante et décalée.

Excellent, donc ! Très riche, peut-être trop même. Mais je préfère ce genre de surabondance à un album jeunesse vide de contenu. A lire en famille, mais surtout à lire !

Nom série  Washita  posté le 29/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon mix d’aventure, de fantastique, de culture et d’émotion dans cette série qui cible plus particulièrement les jeunes adolescents.

La culture : l’approche de la vie quotidienne des indiens d’Amérique me parait pertinente et, en tous les cas, plus approfondie que sur bien d’autres séries. On n’atteint pas le niveau d’un « Celui qui est né deux fois » mais la dimension « écologique » de la pensée indienne est très présente et, comme par ailleurs elle est dans l’air du temps, devrait plaire à beaucoup de lecteurs (et par conséquent les intéresser au présent récit). Le shamanisme indien est lui aussi très présent dans ce récit et permet d’apporter en douceur le deuxième élément, à savoir…

Le fantastique : bien amené, disais-je. Presque « normal », il s’intègre sans souci dans ce récit tout en lui apportant une autre dimension. C’est très en accord avec ma propre vision de la culture amérindienne tout en trouvant un écho dans ma culture gréco-latine (puisque je retrouve des dieux, naturels ceux-ci, qui jouent avec le destin des hommes, et d’un en particulier). J’aime cette idée de pacte brisé entre l’homme et la nature et sa transposition dans une dimension fantastique.

L’aventure, elle, est présente à chaque page. La série ne manque ni de péripéties, ni de confrontations musclées, ni de rebondissements. On n’échappe pas à quelques clichés mais l’ensemble est bien construit et très vivant.

L’émotion, enfin, provient des personnages qui peuplent ce récit. Le personnage principal me plait car il est « humain ». Entendez par là qu’il a ses propres faiblesses. Ce n’est pas un surhomme quand bien même il s’agit d’un guerrier courageux et d’un habile chasseur.

Le dessin de Labourot est efficace mais manque de finesse pour totalement me séduire. Il dispose toutefois de sa propre personnalité, proche ici d’un dessin d’animation avec cet encrage épais et ces décors lissés, et reste assez travaillé pour ne pas me sembler vide (comme c’est souvent le cas avec le style « dessin animé »).

Une bonne série, donc, que je vais continuer à suivre d’autant plus facilement que le rythme de parution est très élevé et que je n’aurai donc plus longtemps à attendre avant sa conclusion.

A conseiller aux jeunes lecteurs adolescents sensibles à ce type d’univers mêlant aventure, fantastique et émotion et recelant d’une certaine dimension culturelle (mais je me répète).

Nom série  Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune  posté le 29/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trop caricatural, trop décalé et trop burlesque au début, ce récit ne cesse de progresser au fil des planches. Il gagne alors en finesse et je retrouve par moments le Rabaté que j’ai tant apprécié sur « Les Petits Ruisseaux ».

Mais les séquences de qualités alternent avec d’autres où je trouve le trait forcé.

Par ailleurs, le récit se lit facilement d’une part parce qu’il est très aéré, d’autre part parce que les dialogues sont souvent bons et vivants.

Au niveau du dessin, on reste dans la lignée des Petits Ruisseaux. Ce trait simplifié, épuré suffit à exprimer les émotions des personnages tout en forçant le lecteur à se concentrer sur ceux-ci (bein oui, par ailleurs, il n’y a pas grand-chose à regarder) mais ce n’est pas sur ce genre de planche que je m’attarde pour admirer une case ou un trait particulier. C’est efficace pour raconter une histoire mais pas spécialement beau à regarder.

Pas le meilleur Rabaté mais un récit finalement plaisant à lire. Je l’ai emprunté mais je ne crois pas que j’aurais regretté de l’avoir acheté. Achat non déconseillé, donc.

Nom série  Mon arbre  posté le 28/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un beau récit qui a su me toucher grâce à un sujet proche de moi : un arbre.

Un arbre mais surtout le rôle de protecteur et de confident que celui-ci peut jouer dans la vie d’une enfant, voire même d’une adulte qui aurait gardé son âme d’enfant.

J’ai aimé cette approche juste, simple et poétique de ce lien quasi magique.

Le dessin de Labourot, quant à lui, est peut-être un peu trop immédiat mais il ne faut pas oublier que ce récit s’adresse avant tout à de jeunes lecteurs. Un style trop fouillé les aurait peut-être refroidis. Je trouve toutefois le niveau atteint inférieur à celui auquel il parvient dans « garance ». Son encrage, notamment, n’a pas encore atteint sa pleine finesse. N’empêche, cela demeure agréablement expressif et facile d’accès tout en étant travaillé.

La colorisation, qui privilégie les teintes douces, est de celles que j’apprécie particulièrement.

Au final, le gros reproche à formuler est la faible pagination de l’album. C’est trop court pour pouvoir à la fois aérer le récit et développer les situations. Les auteurs ont dû choisir et ont opté pour la simplicité quitte à procéder à quelques ellipses. C’est frustrant pour le lecteur adulte que je suis mais cela rend le récit très accessible pour les jeunes lecteurs et donc adapté pour le public ciblé.

Un bel album, recommandé pour tous les enfants amateurs de récits poétiques et non bêtifiants.

Nom série  A Coeurs Perdus  posté le 28/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’habitude, je ne suis pas trop fan des scénarios du duo mais j’ai bien aimé cette lecture. Bon, une fois de plus, je trouve que le chemin emprunté pour parvenir à la conclusion et, par là même, au sujet principal du récit est très tortueux. Mais les auteurs nous égarent un moment sur un chemin de traverse pas inintéressant.

Ce récit m’a paru plus fluide que ce à quoi les auteurs m’avaient habitué… et je ne m’en plaindrai pas. Le ton employé me parait toujours aussi neutre, dé-passionné, mais les personnages ont su me toucher et la sensualité qui se dégage du récit à su m’émouvoir.

D’un point de vue esthétique, on reste dans la lignée des autres œuvres de Warnauts. C’est très élégant mais un peu froid. Un style qui convient bien au récit présent. La colorisation est toujours un peu trop saturée à mon goût. Pourtant, malgré toutes ces critiques, j’aime bien ce style si élégant et si académique. On reste dans la même lignée qu’un Servais, pour exemple.

Un des bons albums du duo, à mes yeux. Achat conseillé si vous en êtes amateurs.

Nom série  Rani  posté le 28/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Classique ! Tellement classique que cela en devient stéréotypé.

Le coup de la falaise, par exemple. En deux tomes, les auteurs s’en servent deux fois, et sans originalité. La première fois, une main aussi opportune qu’inconnue vient sauver l’héroïne de la mort certaine. La deuxième fois, un personnage disparaît et je ne doute pas une seconde de sa réapparition providentielle au moment opportun.

Ceci dit, grâce aux talents conjugués des auteurs, la série est agréable à lire et devrait plaire au lecteur novice. Les séquences s’enchainent avec fluidité. Les personnages sont bien typés. Et le nombre prédéterminé de tomes rassure quant à la longueur de la série. Mais pour un lecteur expérimenté dans mon genre, la surprise n’est JAMAIS au rendez-vous, d’où une déception légitime.

Le dessin de Valles est élégant et très classique. A lui seul, il ne parvient pas à motiver mon adhésion pour la série. La colorisation est typique pour ce genre de série et ne la sort clairement pas du lot.

Une agréable lecture… de salle d’attente.

Nom série  Shenzhen  posté le 28/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Instructif, amusant, vivant, bien pensé, ce récit m’a séduit du début à la fin.

Bon, j’ai bien senti une baisse de régime aux deux tiers mais le début est tellement exceptionnel que la fin n’en paraît plus « que » bonne.

Comment décrire ce documentaire à la première personne et surtout son impact sur moi ? Disons que parfois, autour d’un repas, vous tombez sur une personne qui a l’art de vous raconter une anecdote avec clarté, humour et expressivité. Ce soir-là, vous passez une très bonne soirée. Ce bouquin, c’est du pareil au même… sauf qu’il dure plus longtemps (mais pas trop quand même car vous aurez sans doute, comme moi, une furieuse envie de ne pas l’abandonner en cours de route).

Je l’ai lu. J’ai souri. J’ai ri. J’ai appris. J’ai partagé ce voyage avec son auteur. Une remarquable réussite !

Nom série  Magasin Sexuel  posté le 22/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grosse déception pour moi que ce nouveau Turf.

En effet, je me suis ennuyé durant cette lecture et je me demande dans quelle mesure Turf – le scénariste n’a pas fourni à Turf – le dessinateur une histoire qui ne lui convient pas.

Je n’ai rien contre le fait que l’histoire soit contemporaine. Cela nous change de La Nef des fous. Et si le point de départ m’a grandement fait penser à un film comme « le Chocolat » (un petit village de campagne, une jeune femme qui débarque avec un commerce « scandaleux », un maire obtus que sa femme vient de quitter, un patron de café antipathique,…), l’évolution de l’histoire s’en éloigne pour adopter un ton plus personnel.

Seulement voilà : il ne se passe rien.

Tout d’abord, l’intrigue se résume à peu de chose près à une confrontation entre le maire et la jolie vendeuse. Je ne retrouve donc pas cette structure ultra-riche avec personnages à foison et intrigues multiples à laquelle Turf m’avait habitué. Dans le cas présent, l’univers est vraiment très pauvre. De plus, la confrontation entre les deux personnages principaux est très plate et convenue (du moins jusqu’à présent). Et la cause principale de cette situation provient, à mes yeux, du dessin. Et plus précisément de celui des visages de ces deux personnages. Qu’ils soient surpris, fâchés, contents, hilares, tristes ou ennuyés, ils tirent toujours la même tête. C’est tout sauf vivant ! Et c'est tellement répétitif que cela doit être volontaire mais je ne comprends pas l’objectif de l’auteur. Veut-il nous faire percevoir la difficulté à communiquer de ces deux personnages, leur enfermement sur eux-mêmes, leur difficulté à exprimer leurs émotions ? Objectivement, je n’en sais rien. Ou alors, n’arrive-t-il tout simplement pas à rendre ses visages expressifs (ce que j’ai du mal à croire).

La gestuelle des personnages est bien souvent à l’image de leur faciès : inexpressive. Les bras sont ballants, le trait est mou. La productivité de l’artiste devrait s’en ressentir d’une manière positive (entendez par là une attente réduite entre chaque tome) mais ce style perd par la même occasion une bonne part de ce qui me charmait. C'est joli, oui, mais sans émotion...

Ajoutez à cela que l’humour développé est des plus convenus, que les dialogues sonnent régulièrement « artificiels » et vous comprendrez que ce premier tome me laisse des plus dubitatifs.

Je me connais : je lirai le tome 2 car je ne peux croire que Turf a perdu de son génie. Mais franchement, ce premier tome, c’est « bof, bof » pour moi. Je n’ai ni ri, ni souri, ni été ému, ni été troublé et, finalement, c’est l’intrigue secondaire développée qui m’a le plus plu.

Nom série  La Tentation  posté le 22/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouverture d’esprit et tolérance.

A travers trois carnets, Renaud De Heyn nous transmet sa passion pour les voyages mais aussi et surtout pour les rencontres. Le ton employé n’est jamais dramatique, bien au contraire. Il y a beaucoup d’humour, d’autodérision dans la narration de ces aventures, et de respect dans l’écoute de « l’autre ». Le personnage est curieux, tolérant et modeste. Pourtant le sujet traité aurait pu nous entraîner vers quelque chose de bien plus négatif, de moralisateur ou de professoral. Il n’en est rien, Renaud De Heyn écoute, observe, interroge mais ne juge pas (sinon lui-même et sa perception a priori d’une culture différente).

Au niveau du dessin, les planches illustrées alternent avec de nombreuses séquences de bande dessinée plus classique. Le style de De Heyn est à la fois très personnel, fouillé, précis, souple et immédiat. Face à ce genre de dessin, je pense qu’on accroche ou qu’on déteste mais l’indifférence n’est pas de mise. J’y ai trouvé des décors soignés, des visages expressifs et des séquences très vivantes, soit tout ce que je peux attendre d’un carnet de voyage. Ici, émotion, interprétation et précision sont au menu. Par moments, je trouve qu’il y a une approche « impressionniste » du dessin, et ce style pictural dont l’objectif est de retranscrire l’impression laissée par une image plutôt que de reproduire cette image avec précision, convient à merveille à ce type de récit.

La narration est excellente, instructive, philosophique (mais sans intellectualisation), drôle, vivante.

Malgré le prix assez élevé (mais tout devient relatif dès que l’on tient compte du nombre de pages), c’est un achat que je ne regrette pas. Un vrai coup de cœur !

Nom série  Biotope  posté le 22/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans les avis positifs (pour ne pas dire enthousiastes) d’autres lecteurs, jamais je n’aurais lu cette série. Le dessin, en effet, n’est pas de ceux qui m’attirent. Trop minimaliste, trop simpliste, trop « mou » aurais je envie de dire.

Mais comme je sais que, chez moi, un bon scénario peut effacer les faiblesses d’un dessin ou mon manque d’attirance pour un style graphique, je me suis lancé dans l’aventure avec enthousiasme.

Et c’est un fait que j’ai trouvé le premier tome plutôt convainquant. Une narration à la première personne nerveuse et vivante. Un huis-clos qui n’a rien d’original mais bien mené. Un univers SF basique mais cohérent. Le tout donne un premier tome agréable à lire, si je fais abstraction du dessin, vraiment pas à mon goût.

Vient alors le second tome. Très moyen, celui-ci. L’histoire se traîne. L’univers SF perd de son charme et de sa cohérence. Beaucoup de questions restent en suspens. Certaines idées graphiques me paraissent absurdes (à commencer par une tête de cerf). L’ensemble reste facile à lire. Faut dire que je ne m’attarde pas sur le dessin et que la narration est tout sauf envahissante.

Au total : un petit « pas mal » sans plus. Après un bon début, le soufflé retombe mais l’ensemble demeure aisé à lire (sans déclencher les passions).

Nom série  Valentine Pitié  posté le 22/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Benn nous offre ici le portrait d’une aventurière au parcours pour le moins original. Cette originalité est à la fois la force et la faiblesse de l’album. J’ai trouvé qu’en changeant de lieu et d’univers (du pôle nord à Paris), l’auteur casse son histoire. Il y a vraiment rupture. C’est à la fois logique et dérangeant (enfin, pour moi). J’ai eu du mal à reprendre ma lecture sur ce deuxième tome, pourtant intéressant en soi mais tellement différend du premier.

La conclusion de l’album ne m’a pas totalement convaincu, non plus. Le côté positif est que je ne l’avais absolument pas senti venir mais, a contrario, cette conclusion me fait me poser pas mal de questions sur certains passages précédents. Des passages qui, du coup, deviennent moins efficaces, moins touchants.

Pourtant, de l’émotion, il s’en dégage de ce récit. Et surtout dans la première partie durant laquelle on passe des larmes au rire, et inversement. Les deux univers explorés (celui des Inuits et celui des premiers balbutiements de l’aviation) sont aussi de nature à me plaire. D’autant qu’ils sont développés d’une manière convaincante.

Au niveau du visuel, j’aime bien le style de Benn. Cet aspect griffonné combiné à une étonnante lisibilité fait le charme de l’artiste. Je me retrouve dans une espèce de franco-belge torturé et poétique (pas sûr de bien me faire comprendre, pour le coup). La colorisation aux teintes ternes convient bien et au scénario et au style de Benn. Ce n’est pas des plus joyeux mais, en la circonstance, ce n’est pas dérangeant.

Pas mal du tout, en somme, et malgré ses faiblesses, et surtout ce côté « décousu ». Ce portrait d’une aventurière du siècle passé a su me toucher mais le final m’est apparu déplacé voire inutile.

Nom série  Dallas Barr  posté le 22/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé les premiers tomes avec ce postulat de départ assez original.

Les intrigues sont bien menées même si la narration est parfois un peu hermétique. L’univers est intéressant. Les personnages sont bien typés, classiques dans le genre mais disposent du charisme nécessaire pour que je m’y attache.

Mais les trois derniers tomes m’ont déçu. J’ai eu le sentiment que les auteurs cherchaient à apporter une conclusion à une série qui n’en avait pas vraiment besoin. En effet, elle pouvait continuer à fonctionner en cours cycles ou en tomes indépendants mais le fait de changer d’éditeur et d’intégrer la collection Polyptique obligeait les auteurs à déterminer un nombre de tomes et à s’y tenir. C’est peut-être la raison pour laquelle je trouve cette fin précipitée et étrange.

Au niveau du dessin, le style de Marvano n’est pas celui que je préfère. Ce sont surtout ses visages qui me dérangent, trop bruts et peu harmonieux. La colorisation aux teintes parfois criardes n’est pas non plus de nature à me séduire. Par contre, le trait nerveux de l’artiste et son aisance dans ce genre de décors SF froid font que je n’ai pas été rebuté outre mesure par l’aspect visuel de la série.

Pour l’ensemble des sept tomes, je dirais « pas mal ». Les premiers sont vraiment agréables à lire, les derniers me paraissent précipités. A louer plutôt qu’à acheter car, dans ce domaine, je connais beaucoup d’autres œuvres autrement indispensables.

Nom série  Le Rêve du papillon  posté le 17/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Impossible pour moi d’apprécier cet album avec, d’une part, une héroïne gonflante au possible et, d’autre part, un dessin typé manga qui ne correspond pas à mes goûts personnels.

C’est dommage car, d’un autre côté, et c’est le seul point positif que je retire de cet album, l’univers créé par Marazano n’était pas sans rappeler celui de « MangeCoeur ». On y retrouve en effet un(e) jeune orphelin(e) comme personnage principal, un chat très particulier comme compagnon d’aventures, une cité étrange où les enfants ne sont pas bien vus, des papillons comme moteurs du mystère… beaucoup de points communs, donc. Mais, à lire d’autres avis, il semblerait que l’influence majeure soit à chercher ailleurs. Quoiqu’il en soit, ce genre d’univers aurait pu me plaire.

Seulement, voilà : l’héroïne est un croisement entre Heidi et Candy. Elle pleurniche à intervalles réguliers, n’en fait qu’à sa tête et s’étonne d’énerver son monde (moi le premier). Pas moyen pour moi de m’attacher à ce genre de personnage ! De plus, les auteurs mettent dans sa bouche des mots qui me semblent inadaptés. Vous vous imaginez, vous, entendre une gamine parler de monomaniaquerie ?

Ensuite, le dessin. Il est d’une belle qualité… pourvu qu’on aime le style « manga », ce qui n’est pas mon cas. Vous y retrouverez, logiquement, tous les codes du genre. Mais, rien à faire, je n’aime pas. C’est trop « surjoué » pour moi.

Malgré ses qualités, je ne peux donc que dire « bof ». Pas faite pour moi, tout simplement.

Nom série  Garance  posté le 16/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un bien bel album destiné à un jeune lectorat.

Mon seul reproche concerne sa longueur. Il manque, en effet, à ce récit un peu de développement pour totalement me convaincre. C’est d’autant plus regrettable que j’ai vraiment aimé regarder le dessin de Thomas Labouret, que l’écriture de Séverine Gauthier est belle et dépouillée, et que le scénario ne manque pas de poésie.

Seulement, voilà : les ellipses présentes à la fin de l’album, si elles permettent de conserver un doute sur les événements survenus, m’ont frustré de quelques conclusions.

Reste la place du rêve et de l’interprétation des dernières images par le lecteur. Finalement, chacun imaginera ce qu’il veut, du plus dramatique (option que je privilégie) au plus fantastique. Et, à la réflexion, c’est pas plus mal de laisser au lecteur une part d’interprétation. La lecture devient interactive, le lecteur s’implique dans l’histoire.

Voilà qu’en rédigeant cet avis, je me rends compte que ce qui me frustre dans cet album peut aussi être vu comme une force !

Objectivement, entre le pas mal du tout et le franchement bien ! L’album se lit vite, ce qui devrait plaire aux jeunes lecteurs. Mais, par moments, j’aurais préféré un rythme narratif plus lent, plus progressif. Une jolie place est laissée à l’interprétation personnelle, ce qui m’a frustré quelque peu. La poésie est présente. Le dessin est rond et expressif. La colorisation à l’aspect « crayonné » est de celles que j’adore.

Bon, j’opte pour le « pas mal » avec coup de cœur. Mais si vous avez de jeunes enfants (entre 6 et 12 ans, je dirais), n’hésitez pas à acquérir l’objet ! Il y a de fortes chances que l’album leur plaise profondément.

Nom série  Bruxelles, mille ans d'épopées  posté le 15/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amateurs de moisi, bonjour…

Comment réagiriez-vous si vous découvriez dans un catalogue de bibliothèque un album totalement inconnu de vous réalisé par deux grands noms de la bande dessinée ? Pour ma part, je fonce… au grand étonnement de ma bibliothécaire, qui se demande ce qui peut bien m’attirer vers ce poussiéreux objet peu ragoutant. Faut avouer que la couverture a de quoi faire peur…

Tout d’abord, le nom de Franz. Un grand, un immense talent trop tôt disparu (remarquez : il aurait vécu 200 ans que je trouverais encore qu’il est parti trop tôt). Pour cette œuvre de commande, l’artiste nous livre un travail soigné mais moins abouti que d’habitude. Son trait y gagne un peu en netteté mais ne nous offre pas autant de détails que d’habitude. N’empêche, vivacité du trait, sensualité des courbes, rigueur historique dans les décors et les costumes, paysages convainquant, et ces chevaux, raaaaahhh, ces chevaux : c’est de la belle ouvrage, ça, madame !

Ensuite, Vernal au scénario. Là, les plus jeunes se disent « qui ? » Jean-Luc Vernal, scénariste qui connut son heure de gloire durant les années ’80 est, surtout, un de ces obscurs auteurs qui, bien souvent, nous pondaient vite fait (toujours) bien fait (parfois) une courte histoire complète pour le journal de Tintin. Un nom qui apparaissait souvent mais un scénariste qui est resté fort méconnu. Ici, je le retrouve dans ce qu’il faisait de mieux, selon moi : l’évocation historique en courts chapitres.

Résultat présent (enfin, présent, on se comprend…) : un album de 60 pages réalisé à l’occasion du 1.000ème anniversaire de la ville de Bruxelles et qui, par le truchement de quelques faits marquants ou d’anecdotes pittoresques, nous en apprend pas mal sur la capitale européenne.

Le découpage en courts chapitres entrecoupés de notes instructives permet une lecture agréable. Ceci dit, avec un tel foisonnement d’informations sur un si court espace, il m’a été impossible de tout retenir. N’empêche ! Quelques faits me resteront encore longtemps en mémoire, et rien que pour ça, je ne regrette pas ma lecture. Car il y a beaucoup d’informations à glaner dans ces quelques pages ! De ce point de vue, l’album est d’une grande richesse, tout en restant lisible (ce qui est assez remarquable). Cela reste du survol mais cette lecture m’a remis certaines notions en tête tout en m’apprenant d’autres faits.

Enfin après lecture, je vois Bruxelles différemment. La notion de carrefour d’échange est bien développée. Celle de ville ouverte aux autres cultures aussi. Et tout cela sans oublier le Bruxelles pittoresque, celui des Marolles et de son parler original.

Bon ! Ce n’est pas cet album qui va révolutionner le genre et il est certain que si le sujet ne m’avait pas intéressé, j’aurais eu bien plus de mal à finir cette lecture. Mais, ici, le talent des auteurs et le sujet de l’album ont suffit à mon plaisir. Une chouette découverte !
(Pour amateurs de moisi, only. Et certainement pas à conseiller aux jeunes lecteurs car trop daté pour eux).

Nom série  Contes et Légendes du Moyen âge en bandes dessinées  posté le 11/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal du tout, ce bouquin ! J’en suis le premier surpris, tant je m’en méfiais. Et pourtant…

Tout d’abord, sa structure permet de combiner bande dessinée et aspect didactique. Chaque légende est en effet remise dans un contexte global se référant au Moyen-âge. C’est à la fois divertissant et instructif.

Ensuite, Céka a l’intelligence de moderniser ces vieux contes (on a même droit à un mouton s’exclamant « Yes, we can ! ») Les puristes le regretteront peut-être. Pas moi ! Ce dépoussiérage énergique ne se fait pas au détriment de l’esprit, la morale reste donc sauve.

De plus, les multiples illustrateurs présents font tous montre de talent. Bien sûr, tous ne me séduisent pas mais aucun ne bâcle le travail. Personnellement, j’ai été heureux de retrouver Etienne M sur ce collectif, un dessinateur qui me convainc à nouveau grâce, cette fois, à un trait en couleurs directes de haut vol.

Reste que toutes les légendes ne sont pas des plus passionnantes. Certaines sont trop connues pour me surprendre. D’autres sont trop anodines pour me passionner. Mais deux tiers des légendes illustrées m’ont tout de même séduit.

Pas mal du tout, vous disais-je. Un achat conseillé pour les lecteurs intéressés par le Moyen-âge et à la recherche d’un petit bouquin (de 180 pages) pas prise de tête tout en étant instructif (avec modération).

Nom série  Huitième Continent  posté le 10/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai vraiment eu du mal à terminer cet album. La cause principale : mon manque d’attachement vis-à-vis des personnages. En fait, je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’histoire parce que je me fichais complètement de ce qui arrivait.

Pourtant, Edgar Allan Poe est un auteur que j’apprécie beaucoup. Son personnage véhicule à mes yeux des images de monde noir, de poésie dérangeante. Et je n’ai rien retrouvé de cela ici. Ce récit m’a bien plus fait penser à un sous-Lovecraft nourrit aux films d’épouvante d’Edward Wood. De plus, le scénario est, à mes yeux, inutilement tarabiscoté avec des ennemis multiples dont on ne comprend guère les motivations.

Le dessin, trop sombre et manquant de netteté dans le trait, n’a pas su me faire changer d’opinion sur l’ensemble de l’œuvre. Le style est adéquat mais manque de lisibilité pour me séduire.

La narration, enfin, est trop présente et impersonnelle. Certains dialogues sonnent franchement faux. Pour exemple, Poe évoque un moment Les aventures d'Arthur Gordon Pym et le présente comme son premier et unique roman. Comment pouvait-il savoir à ce moment de sa vie que ce serait son seul roman ? Ce genre de dialogue est décalé. C’est le scénariste qui nous parle et non plus son personnage. A tous les coups, ce type d’erreur me fait sortir du récit. Et c’est arrivé quelques fois au cours de ma lecture.

Pas convaincu, le Mac Arthur…

Nom série  Géronimo  posté le 10/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série pour ados. Rien de prodigieux mais certains dialogues et l’art de l’anecdote de Davodeau rendent plusieurs passages accrocheurs. De plus, les personnages sont bien typés et je me suis facilement attaché à eux.

Pour le reste, la série pêche malheureusement par excès de naïveté et par un gros manque de réalisme. Peu crédible mais trop ancrée dans la réalité pour passer pour un conte, elle se retrouve le cul entre deux chaises.

L’ensemble se lit bien. D’autant plus que les dialogues ne sont pas envahissants. J’ai enfilé les trois tomes sans lassitude mais à une vitesse v->v’ assez conséquente.

Un dernier point positif : le dessin de Joub. Simple, immédiat, colorisé dans des teintes douces, il convient parfaitement à ce genre de récit et n’a pas désorienté un fan de Davodeau dans mon genre.

Pas mal. A lire à l’occasion. Et à posséder si vous aimez ce genre de récit ado intimiste et léger.

Nom série  Football - Dans l’ombre des étoiles  posté le 10/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose qui a attiré mon attention sur la série est l’avis ci-dessous. Ro y parlait d’une série réaliste dédiée au football, et qui s’attardait sur le parcours de trois jeunes sportifs au profil bien typé. De prime abord, ancien joueur et entraineur, je me sentais attiré par ce concept.

Le deuxième point qui m’a décidé est le nom d’un des scénaristes. Stéphane Pauwels est loin d’être un inconnu dans le monde du football business. Responsable de la communication, directeur sportif, recruteur, en France comme en Belgique, le personnage, réputé pour ne pas avoir sa langue en poche quitte à tomber dans la provoc’, est un fin connaisseur et, surtout un professionnel passionné par les jeunes footballeurs. Il connaît son sujet, et c’est une importante garantie de crédibilité à mes yeux. On ne passe pas par des clubs comme Metz, Monaco, Lille, l’équipe nationale d’Algérie ou l’Excelsior de Mouscron (du temps de sa splendeur) sans avoir un minimum de talent.

Le troisième point qui a motivé mon achat est que la série est annoncée en trois tomes. Cela me laisse espérer qu’elle ira à son terme, d’une part, et qu’elle ne s’éternisera pas, d’autre part.

La dernière chose qui aurait pu motiver mon achat est cette hideuse couverture ! Drôle d’idée que cette option ! En tous les cas, sans les deux points susmentionnés, jamais, je n’aurais ouvert l’album.

Résultat de ma lecture : pas mal. J’ai eu droit à un scénario assez convenu, qui prend pour point de départ un « accident » qui en rappelle un autre survenu en Belgique. Les personnages sont bien choisis et regroupent en un minimum de rôle un maximum de stéréotypes (mention spéciale au père, qui veut absolument faire de son fils une star, au risque de le dégouter à jamais du sport. Des comme ça, j’en ai croisés). Le fait de passer d’un joueur à un autre relance constamment la mécanique et la lecture y gagne en dynamisme et en suspense (un suspense tout relatif, mais j’avais quand même envie de savoir ce qui allait arriver).

Seul gros point faible : le dessin. Le style d’Ignacio Noé ne me plait pas du tout. Je le trouve trop brut, peu travaillé. Ses nez gardent, pour tous les personnages, deux lignes qui sont autant de restes de la construction du dessin. C’est… moche, il n’y a pas d’autre mots (enfin c’est un avis personnel, hein. Y en a p’têt qui aiment). Heureusement, le style est dynamique et ce scénario est suffisamment prenant pour que je passe outre ce défaut.

Pas mal du tout, en somme. Je l'ai acheté, je ne le regrette pas, donc je ne déconseille pas l'achat mais jetez un œil à l’intérieur avant de faire comme moi. Le style du dessinateur (et son côté débutant) risque de vous donner des boutons.

Nom série  En attendant que le vent tourne  posté le 08/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album vaut la peine d’être lu.

Les propos et le dessin sont en parfaite osmose. Si l’histoire nous parle d’enfants, elle ne le fait pas sur un ton enfantin. Si le dessin est rond et dépouillé, il ne néglige pas la profondeur du champ et bénéficie d’une colorisation douce et nuancée.

Et donc, si cet album peut paraître quelconque au premier coup d’œil, il l’est bien moins lorsque l’on se donne la peine de le lire (chose que j’ai failli ne pas faire… un grand merci aux précédents aviseurs ).

Ce qui est vraiment remarquable à mes yeux, c’est la manière toute naturelle (en apparence) avec laquelle les auteurs parviennent à nous faire pénétrer le monde grave des jeux d’enfant. Cette simplicité, c’est du grand art. Cette narration est d’une efficacité inattaquable. Je n’ai pas lu une histoire, j’étais DANS l’histoire.

Et puis, cette manière de nous faire sentir que le drame est là, tout proche… que tout peut basculer à tout moment, ce suspense bâti sur un mensonge enfantin : grandiose !

Alors, oui, pour chicaner, je pourrais dire que j’ai trouvé quelques longueurs dans la seconde partie du récit… mais je ne peux m’empêcher de trouver ces longueurs justifiées. Ce récit m’a semblé, en fait, en constante progression et si cette seconde partie m’est apparue par moment plus lente, c’est, je le crains, surtout dû à mon empressement de connaître le fin mot de l’histoire.

A découvrir !

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