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... a posté 1925 avis et 349 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Malgré nous  posté le 03/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bon récit historique sur un thème intéressant et qui me touche, puisque je n’habite pas loin des cantons de l’Est (l’équivalent belge de l’Alsace et de la Lorraine française, du moins en ce qui concerne ses passages sous régime belge ou allemand en fonction des époques).

Des « malgré nous », j’en ai connu même si je ne me souviens pas de l’emploi de cette dénomination (mais tout cela nous éloigne de la bande dessinée).

Donc, j’ai eu droit à un récit bien construit, bien documenté, historiquement intéressant, touchant grâce à ses personnages principaux, riche en rebondissements. Seul petit bémol : la situation de départ (le jeune homme rejeté par sa fiancée) a un désagréable arrière-goût de trop souvent déjà-lu.

Le dessin de Marie Terray me semblait encore immature dans le premier tome tant il manquait de netteté. Le deuxième tome marque une belle progression ! Le trait s’est affiné et bénéficie toujours de cette colorisation particulière, étonnante au premier abord mais finalement plaisante.

C’est un détail mais j’aime bien la maquette de cette série. Les quatrièmes de couverture, avec la date en grand (qui nous laisse supposer qu’il y aura 4 ou 5 tomes) et les petites illustrations, c’est con à dire, mais je me plais à les accoler l’une à l’autre et me réjouis de pouvoir les admirer lorsque la collection sera complète.

Une très bonne série historique, et dans la profusion de série dédiées actuellement à la seconde guerre mondiale, elle constitue un choix prioritaire (d’autant que son coût demeure très abordable (mais là, c’est le radin qui parle)).

Nom série  Alchimie  posté le 03/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le duo Roman/Nolane, que j’apprécie sur sa série consacrée à Harry Dickson, me semblait tout à fait apte à produire une série digne d’intérêt dans cette nouvelle collection de Soleil, judicieusement nommée 1800. Toutefois, le début du récit m’a fait peur, car du XIXème siècle il n’est absolument point question. Au contraire, je me retrouve (une fois de plus, serais-je tenté d’écrire) avec des Templiers.

Mais le récit bascule rapidement et, pour une fois, les Templiers sont utilisés d’une manière originale puisque dépositaires d’un savoir alchimique. Nous nous retrouvons alors entre 1820 et 1850 pour un récit où les clins d’œil sont nombreux et les personnages célèbres bien présents (à commencer par Vidocq, en chair et en os). J’ai le sentiment d’être passé à côté de nombreuses références, ce qui a partiellement gâché ma lecture.

L’intrigue en elle-même est bien menée sans être trépidante. Ce premier tome s’avère être une solide mise en place mais tout se jouera dans la seconde partie du diptyque. C’est la cause principale de ma déception : j’ai envie de dire que ce tome compte presque « pour du beurre ». De plus, il est facile de s’égarer dans ce récit qui multiplie les époques, les références et les personnages. Par moments, il m’a vraiment fallu m’accrocher pour ne pas perdre le fil de l’histoire.

Au dessin, Roman livre un beau travail. J’ai retrouvé avec plaisir son tic de construction des planches, qui consiste à créer un décor qui s’étend sur plusieurs cases. L’artiste maîtrise de mieux en mieux cette technique, que je trouve amusante et qui permet de créer des décors d’une belle amplitude. En règle générale, c’est d’ailleurs dans la composition de ses planches que l’artiste excelle vraiment. Par ailleurs, son dessin, très classique, manque sans doute de personnalité mais demeure tout de même d’une très belle facture.

La colorisation est dans l’air du temps. Je peux pas dire que j’en sois baba mais elle est adéquate et assez bien nuancée.

Après ce premier volet, il m’est difficile de me faire une idée de la qualité d’ensemble. Tout se jouera sur le second tome. En attendant, j’accorde un petit 3/5 sans conseil d’achat (mais j’achèterai ce second volet sans trop hésiter).

Nom série  Soledad  posté le 02/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture du premier tome, qui se divise en de multiples courts chapitres, j’ai cru que la série allait m’intéresser. C’était en effet amusant de découvrir ce petit village d’Espagne et la mentalité des gens qui y vivent. J’y voyais un petit coté documentaire.

Malheureusement, les deux tomes suivants sombrent dans le roman photo sans grand intérêt.

Avec le tome centré sur la guerre d’Espagne, la série retrouve de l’intérêt à mes yeux, qu’elle reperd pour le dernier tome.

Assez moyen, en somme, malgré le beau trait réaliste de Tito. Son style, très lisible, précis, touchant lorsqu’il illustre des personnes âgées, convient bien à ce genre de série réaliste mais mériterait d’illustrer un scénario vraiment poignant.

Pas mal, très inégal (je vous invite à oublier les tomes 2 et 6), une série à emprunter plutôt qu’à posséder mais qui, parfois parvient à me toucher.

Nom série  Pizza Warrior (Le Nouveau Jean-Claude)  posté le 02/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Inférieure à la première série (à savoir, Jean-Claude Tergal), cette série, dans sa version intégrale en petit format, m’a néanmoins bien plu.

Le nouveau Jean-Claude est attachant et entouré d’une galerie de personnages très stéréotypée mais amusante. J’ai bien apprécié son double emploi, assez original à mes yeux. Au fil de la lecture, il y a un effet de répétition qui rend la consommation un peu indigeste, mais par petites tranches, la série se déguste sans désagréments.

J’ai bien aimé le traitement graphique que Tripp offre de la série et du héros. Son style, plus fouillé, plus impulsif convient bien, je trouve, à ce genre de série.

En somme, j’ai lu une petite intégrale divertissante, pas essentielle, inférieure à l’original mais acceptable pourvu qu’on entrecoupe sa lecture à intervalles réguliers.

Nom série  Les Nouveaux Tsars  posté le 02/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une série de Delitte qui me botte vachement ! Ici, l’auteur nous entraîne dans la nouvelle Russie, ses dérives et ses provinces reculées en quête d’indépendance. Le personnage principal, qui est tout sauf un héros tant il est chahuté par les événements, est un ressortissant russe employé par une organisation internationale. Son rôle : veiller au respect des accords de démantèlement des armes nucléaires.

Les scénarios sont à la fois très spectaculaires mais aussi assez crédibles ! Les personnages, pour la plupart, subissent les événements. Ce sont des pantins dont les fils sont agités par de puissants groupes financiers.

L’univers n’est sans doute pas celui que Delitte dessine le mieux (personnellement, je le préfère en pleine mer), mais l’artiste s’en sort d’une manière très satisfaisante. Son style incisif convient au genre sans atteindre le chef-d’œuvre.

Franchemment recommandable !

Nom série  Média  posté le 02/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon premier tome introductif. Richelle prend le soin de placer ses personnages. Les enchainements sont logiques, les personnages intéressants et complexes. Seul gros problème, c’est qu’au moment où tout est enfin en place, le tome se clôture. Il me faudra donc attendre la suite pour vraiment juger de la qualité de l’intrigue.

Petit reproche : je n’aime pas l’emploi de noms fort proches de ceux de personnalités existantes. Pour moi, de deux choses l’une, soit on nomme clairement les cibles sans ce genre d’artifice, soit on utilise des noms totalement fantaisistes. Même dans cette seconde option, le lecteur, pas con, fera facilement le parallélisme avec TF1, Bouygues, Dechavane et consort.

Côté dessin, Marc-Renier m’épate ! Son changement de style, pour le moins radical, lui permet de trouver une approche plus directe, plus brute, et certainement d’atteindre une production plus rapide et plus stable. C’est sans doute moins raffiné qu’avant mais diantrement efficace et tout à fait adéquat pour ce genre de série.

A suivre !

Nom série  Barracuda  posté le 02/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tape à l’œil !

Voilà : tape à l’œil. C’est vraiment le sentiment que j’éprouve à la fin de la lecture de ce premier tome. Parce que, si le dessin de Jérémy est d’une belle qualité, s’il est un très bon portraitiste et un coloriste de talent, s’il varie agréablement ses angles de vue, en clair, si je n’ai vraiment rien à reprocher au côté dessiné de cet album, il n’en va pas de même au niveau d’un scénario bancal à souhait.

En effet, tout le long de ma lecture, je tombe sur des oublis volontaires, sur des incongruités voire sur des inepties.

Pour me faire comprendre sans trop en dire sur l’intrigue, je vais vous expliquer mon ressenti sur les neuf premières planches, les seules qui se passent réellement en mer, et qui nous entraînent dans un abordage.

Dès la première planche, l’absence de date m’énerve mais bon, soit, la forme des navires nous fait rapidement penser au 15ème ou au 16ème siècle. Le bateau pirate tire un premier coup de semonce depuis le pont supérieur, puis deux nouveaux coups depuis le niveau inférieur. Pourquoi ? Pourquoi tirer alors que la cible est toujours hors de portée ? C’est quoi, cette stratégie à la mords moi le nœud ? Une manière de mettre en garde sa proie (attention, j’arrive). Et bien, c’est peine perdue ! La proie ne changera pas de trajectoire et restera là à attendre stoïquement a) que le navire pirate se rapproche, b) une nouvelle salve reçue de plein fouet. Autant vous dire que ça commence très mal à mes yeux. Ah oui, quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi, bien avant d’être attaquée, la caravelle, toutes voiles sorties, avait mis ses rameurs à l’ouvrage ? Il y a du vent, la mer est agitée, alors, à moins de s’être engagé dans la traversée de l’atlantique à la rame, je ne vois pas pourquoi un capitaine irait stupidement fatiguer ses membres d’équipage. Enfin, ce bateau pirate est certes très esthétique mais pas du tout crédible ! Il est gros, lourd (pourquoi autant de canons sans utilité, sinon pour des raisons esthétiques), large comme un ferry. En clair, c’est tout sauf un fier coureur des mers.

A la deuxième planche nous est présenté un gamin prétentieux et arrogant (âge approximatif : 13 ans). Ce vantard se plaint de ne devoir « que » tuer deux ennemis pour chaque ennemi que son pirate de père tuera. Si l’objectif de Jean Dufaux était de me le rendre détestable d’entrée, c’est réussi. Directement, je n’ai qu’une envie : lui coller deux claques et le renvoyer dans sa chambre !

Toujours sur cette deuxième planche, quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi le bateau pirate ne fait feu qu’avec ses canons du niveau inférieur (et encore, pas tous) ? Quand je parlais de canons inutiles, ceux du haut semblent bien n’être là que pour la déco et les coups de semonce inutiles !

A la quatrième planche, je me demande pourquoi le bateau pirate surplombe son ennemi de 3 ou 4 mètres. Bon, ça fait plus joli, plus esthétique, plus terrifiant mais il n’y a aucune raison logique à cette subite élévation.

A la cinquième planche, Jean Dufaux me ressert le couvert avec une nouvelle gamine prétentieuse et arrogante (âge approximatif, si je m’en réfère à sa taille : entre 9 et 12 ans). S’il veut que je m’attache aux personnages, il faudra qu’il trouve autre chose … et c’est pas le gamin aux airs efféminés et à la personnalité inexistante qui fera l’affaire !

Mais ce qui m’énerve encore plus, c’est qu’on ne saura jamais ce que font ces quatre passagers à bord (la mère, la fille, le gamin qu’on ne sait pas d’où il vient et un curé). Au 16ème siècle, on ne s’engage pas dans une traversée de ce type sans raison impérieuse, surtout avec des enfants. Alors, voilà, durant toute ma lecture, je me demanderai : mais qu’allaient-ils donc faire dans cette caravelle !

Puis commence la grande scène du duel entre le fils du pirate et ce qui ressemble au capitaine de la caravelle (même s’il n’a pas du tout l’air d’un marin). Le gamin rend une bonne tête à son adversaire et est armé d’un sabre, naturellement plus court que l’épée droite du capitaine. En clair, il lui rend cinquante bons centimètres d’allonge. Sa seule chance, me direz-vous, réside dans sa vivacité, dans son art de la feinte et de l’esquive et dans un combat rapproché (et je serai bien d’accord avec vous). Et que vois-je, au contraire ? Ce fier pirate, ce terrifiant pirate combat à reculons ! En plus, il perd son combat (face à un adversaire qui ne nous est pas présenté comme un redoutable bretteur) ! Ah ouais, il la ramène moins, le petit caractériel ! Dès cet instant, à mes yeux, le personnage est définitivement raté. Et la suite du récit ne fera que confirmer cette impression d’avoir face à soi un gamin qui joue au grand pirate mais qui n’en a ni l’envergure, ni le talent. Mais le père me déçoit aussi ! A sa place, plutôt que de laisser partir le capitaine, je le dégomme vite fait, histoire que la réputation du gamin reste sans tâche (parce que là, inutile de vous dire qu’elle va en prendre un coup, la réputation du mou du coude). Bon sang, un pirate, c’est sans pitié, roublard, tricheur et cruel.

A l’occasion de cette scène, je me rends compte également que le navire attaqué était lui aussi pourvu de canons. D’où ma question : pourquoi ne s’en est-il jamais servi ? C’est quoi, encore cette absurdité ! C’est des canons, merde, pas des pots de fleurs !

Et nous n’en sommes qu’à la neuvième planche.

Tout le long du récit, je tomberai sur ce genre de facilité, d’incongruité, d’oubli volontaire. Je pourrais décortiquer la scène de la vente d’esclaves de la même manière, avec autant de remarques.

Aucun des personnages présentés ne me semblera attachant. Aucune séquence ne me semblera logique dans son déroulement. Tout le long de ce premier tome, j’aurai le sentiment que Jean Dufaux force le trait pour offrir à son dessinateur des scènes esthétiques, et pour amener ses personnages là où il veut (mais pas spécialement là où ils auraient été s’ils avaient eu un comportement logique).

J’ajouterai encore qu’attribuer les rôles « sexy » à deux gosses est un choix que je déteste.

Voilà, je m’arrête là même si j’aurais encore plein de choses à dire sur le caractère bancal de ce scénario, sur les choix absurdes de ces personnages. Seul le talent de portraitiste et de coloriste de Jérémy m’empêche d’attribuer la note d’exclusion à une série de pirate sans mer, sans ce goût de sel sur les lèvres, sans embruns, sans redoutable pirate, sans marins, sans intérêt à mes yeux.

Nom série  Vacances à Saint-Prix  posté le 29/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique évocation de vacances campagnardes vécues par un, puis deux petits citadins, cet album m’a bien plu avant de me lasser. En effet, il se passe vraiment trop peu de choses pour me passionner (faut dire que la campagne, les poules qui courent après avoir été décapitées, le beurre maison, je connais) et Christian Flamand n'a pas le talent nécessaire pour rendre le quotidien extraordinaire. Alors, OK pour l’évocation des souvenirs de jeunesse mais il aurait fallu un petit truc en plus.

J’ai cru que la seconde partie du récit allait l’apporter, avec ce changement de « famille d’accueil » mais l’auteur s’attarde finalement fort peu sur ses rapports avec les adultes (par pudeur ?) On comprend bien qu’il avait fini par aimer les premiers et qu’il apprécie bien moins les seconds mais, toujours, on reste dans le nostalgique « positif ». L’émotion qui se dégage du récit manque donc de nuance et de passion.

Le dessin de Julien Flamand est sympathique, simple, facile d’accès. Il manque cependant de nuances dans ses expressions de visage et l’artiste devrait, à mon goût, un peu plus soigner ses décors, souvent trop vides pour me convaincre.

Sympathique, mais loin d’être indispensable car trop anecdotique à mon goût. A lire à l’occasion mais sans doute pas à acheter (à moins que ce genre de souvenir trouve écho dans votre propre passé).

Nom série  Cannibale  posté le 29/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’intérêt principal de ce récit réside, à mes yeux, dans son contexte. Très proche d’un Minik sous cet aspect, il a pour cadre une exposition d’êtres humains organisée en France en 1931. Le personnage central, originaire de Nouvelle-Calédonie, arrive donc en France, avec d’autres membres de son village mais aussi d’autres villages, pour y être exposé à la manière d’un animal de zoo, voire de cirque.

Malheureusement, plutôt que de se centrer sur ce thème, Didier Daeninckx préfère réaliser une fiction qui verra le personnage central s’enfuir à la recherche de sa fiancée. Et, donc, plutôt qu’à un récit historique ou à un roman graphique, c’est à un récit policier auquel on a droit. J’avoue un peu regretter ce choix.

Le récit se résume trop à une course poursuite, et on s’attarde finalement peu sur l’état d’esprit des différents protagonistes. Peut-être le roman était il plus riche de ce point de vue, mais l’adaptation qu’en fait Emmanuel Reuzé me donne en tous les cas ce sentiment de trop souvent favoriser l’action au détriment de la réflexion.

Au niveau du dessin, j’avais un peu peur mais j’ai finalement bien apprécié le dessin réaliste assez « chargé » d’Emmanuel Reuzé. Par contre, la colorisation ne m’a pas plu du tout. Trop souvent, les planches offrent des tons monochromes. De plus, je n’ai pas trouvé de logique dans l’emploi des couleurs et si, au début, je pensais que c’était tout le long flash-back central qui était traité en teintes monochromes, je me suis rapidement rendu compte que cet emploi était des plus aléatoires. Franchement spécial !

Pas mal, sans plus. Très intéressant pour son aspect historique mais mal exploité et trop peu développé dans sa dimension humaine pour me séduire.

Nom série  Napoléon (Osi)  posté le 29/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ambitieux projet que celui d’André Osi. Et ma plus grande crainte demeure que l’auteur ne puisse arriver au terme de cette folle aventure. Nous n’en sommes en effet qu’au deuxième tome d’une série qui devrait en compter 15. Et si l’on compte deux ans entre chaque tome, 26 années supplémentaires seront nécessaires pour conclure cette biographie détaillée.

Et il peut se passer beaucoup de choses en vingt-six ans !

Ceci dit, quelle qualité ! Quel souci du détail ! Quel soin dans la reconstitution historique !

Après un premier tome un peu trop copieux à mon goût, Osi trouve son rythme de croisière avec une narration toujours très présente (ah ça, on a à lire !) mais alerte et vivante. L’auteur nous gratifie d’anecdotes intéressantes et/ou amusantes, rendant le contenu plus digeste.

Mais n’allez pas croire que tout soit anecdotique. Au contraire ! Le soin apporté à la relation de certains événements est méticuleux et m’a permis (pour la première fois de ma vie) de comprendre un tant soit peu les tenants et aboutissants de la période de terreur qui suivit la Révolution Française. Avec simplicité, l’auteur parvient à nous faire revivre les grandes lignes de cette époque et c’est, ma foi, extrêmement intéressant.

Le personnage de Bonaparte apparait tout en nuance et c’est, il faut l’avouer, un sacré personnage qui nous est présenté là ! Bien plus complexe que la caricature qui en est trop souvent faite.

Le dessin d’André Osi convient très bien pour ce genre de récit. Et si je lui reproche un encrage qui manque parfois de finesse, je ne peux que louer la qualité des détails qui foisonnent à chaque coin de planche.

Entre le pas « mal du tout » et le « franchement bien ». Actuellement, j’en reste à « pas mal » avec conseil d’achat mais, si le troisième tome est du même tonneau que le deuxième, je passerai sans hésiter à « franchement bien ».

En tous les cas, la série est à conseiller à tous les amateurs d’Histoire et de biographie !

Nom série  Tard dans la nuit  posté le 27/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’avantage d’être insomniaque, c’est qu’on peut lire tard dans la nuit.

Pourquoi je dis ça ? Oh, comme ça, pour meubler… Parce que, en fait, sur la bande dessinée, je n’ai pas grand-chose à dire. Le dessin est pas mal sans être exceptionnel. Il souffre un peu du format réduit de l’intégrale mais, a contrario, ce format permet d’occulter le vide de certains décors. L’histoire met du temps à démarrer et est fort prévisible, mais se lit bien. La narration est bonne, les dialogues sont simples et directs. Les personnages présentent parfois des comportements psychologiques étranges. Leurs agissements et réactions me semblent parfois improbables, voire illogiques. Certains de ces personnages sont cependant attachants (le sheriff adjoint et la femme du sheriff, principalement) et je me suis intéressé à leur sort.

J’ai lu l’intégrale d’une traite, sans ennui (et sans trouver le sommeil) mais sans passion. Pas mal, mais pas assez marquant pour que j’en conseille l’achat.

Nom série  La Grande Guerre  posté le 27/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Résumer la première guerre mondiale en deux tomes de dimension classique est une entreprise impossible. Philippe Glogowski s’y est essayé et s’en sort avec les honneurs.

On n’évite pas la longue énumération des faits et événements, ce qui n’est pas de nature à dynamiser le récit. De plus, tout ici nous est balancé dans un rigoureux ordre chronologique. De ce point de vue, le diptyque n’est pas des plus attrayants. Par contre, la synthèse a le mérite d’être complète et l’auteur nous emmène sur toute la longueur du front. Nous avons donc droit à une intéressante vision d’ensemble. Celle-ci se concentre principalement sur les faits, et s’attarde beaucoup moins aux hommes. On en suivra bien l’un ou l’autre, prétexte à une légère humanisation du récit, mais l’approche est à l’opposé de celle de Tardi (par exemple), c’est bien de l’évolution du combat, des options tactiques, des jeux des alliances que ce récit se nourrit.

Le trait de Glogowski me plait. Je le situerais dans la lignée des auteurs réalistes flamands. C’est très lisible avec un encrage assez marqué. Les personnages ont parfois un aspect figé mais la rigueur de la reconstitution compense à mes yeux ce petit défaut.

Deux tomes que je réserverais à un lectorat adolescent (entre 13 et 16 ans). La lecture est par moment fastidieuse mais aussi très instructive. La structure très « scolaire » du récit pourrait rendre le diptyque intéressant dans le cadre d’un cours d’histoire (une bande dessinée reste tout de même moins rébarbative que la majorité des livres d’histoire). Pas mal, en somme. Réussi dans son genre mais avec les limites … du genre.

Je ne conseille pas l'achat à titre privé mais la série peut figurer honorablement dans toutes bonnes bibliothèques scolaires.

Nom série  Quéquette blues  posté le 26/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai vraiment bien aimé ce récit.

Tout d’abord, il y a ce prétexte de quête de la perte de pucelage. Ce « rite de passage », sujet d’angoisse grandissante au plus les années s’écoulent, est un thème fédérateur autour duquel la plupart des lecteurs (masculins en tous les cas) s’identifieront sans trop de problème.

Ensuite, il y a le ton employé. Désabusé, nostalgique, moqueur, ce ton convient parfaitement pour ce genre de sujet. J’aime toujours bien quand les auteurs se moquent d’eux-mêmes tout en jetant un œil nostalgique dans le rétroviseur.

Le principe de la bande de potes n’est pas pour me déplaire, non plus. Là aussi, il est facile de s’identifier ou de voir resurgir l’un ou l’autre souvenir de jeunesse.

Et puis, il y a cette ville industrielle, à la présence oppressante. C’est étonnant combien cette présence pèse sur le récit, sans en avoir l’air, sans qu’une quelconque analyse psycho-économico-historico-contextuelle ne soit faite. Non, cette présence s’impose, là, naturellement. Elle influence les comportements des acteurs sans même que ceux-ci en aient conscience. Et, à nouveau, cet aspect fait écho à mon propre passé. J’ai effectué mes études à l’ombre de hauts-fourneaux. Sans y avoir travaillé, j’ai pu m’approcher, comprendre et développer cet étrange rapport d’amour et de haine qui unit les ouvriers à la sidérurgie. Oui, le climat qui règne au pied de ce type d’entreprise est particulier, et Baru, avec beaucoup de naturel, l’a saisi dans sa bande dessinée.

Reste l’aspect graphique. Ce n’est pas ce que je préfère dans cet album mais Baru a un style efficace et lisible. Le côté brut de son trait convient bien au thème.

Un très bon récit dont mon appréciation est certainement influencée par mes propres souvenirs de jeunesse.

Nom série  Les Flammes de l'Archange  posté le 26/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lu et grandement apprécié « Le Mystère Tour Eiffel », j’ai eu l’occasion d’acquérir le premier album (dans l’ordre chronologique) du duo Guérin-Lacaf. Et c’est une déception !

Pourtant, le trait de Fabien Lacaf me plait toujours autant. J’aime vraiment ce mélange de rigueur, de précision d’une part et de spontanéité, de personnalité d’autre part. A une époque où la plupart des traits réalistes ont tendance à se ressembler, Fabien Lacaf a un style reconnaissable entre mille. De ce côté, c’est du très bon boulot. Malheureusement, le scénario ne lui donne pas assez souvent l’occasion de s’exprimer. Alors que le Mont Saint-Michel offre une infinité de possibilités graphiques, le scénario se centre trop souvent sur les personnages ou sur des décors de second ordre (du moins, selon moi).

Mais, surtout, ce scénario ne m’apporte pas ce que j’attends d’un album de la collection Vécu.

D’une part, le paramètre historique est sous-exploité. L’apparition d’un druide à une époque tout de même avancée de la chrétienté m’est apparue anachronique et peu opportune. Le site même du Mont Saint-Michel est sous-employé et cette bande dessinée ne m’a pas permis de découvrir l’île comme je l’espérais.

D’autre part, l’intrigue est peu emballante. Les rebondissements sont convenus, les personnages caricaturaux. C’est relativement bien mené mais vraiment sans surprises.

Pour moi, on est entre le « bof » et le « pas mal, sans plus ». Grâce au dessin de Lacaf, j’opte pour la seconde cote mais sans conseiller l’achat. Non, franchement, ce duo a fait mieux depuis et cette première collaboration n’est pas un indispensable.

Nom série  Le Scorpion  posté le 26/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis arrivé au bout sans peine. L’histoire ne manque pas de rebondissements, de scènes d’escrime, de jolies femmes dénudées. C’est de l’aventure simple et efficace. Le dessin de Marini est superbe et tape dans l’œil.

Et pourtant …

Dieu ! Que cette série m’énerve !

Tout d’abord, il y a des « révélations » que l’on voit arriver de loin (mais alors là, de très loin) ! Non, franchement, l’identité de son père, vous en avez douté une seule seconde ? Pas moi ! Faut dire que Marini est un sacré dessinateur, alors lorsqu’il dessine le père et le fils, il y a un air de famille qui ne trompe pas. Et dire qu’il faudra au Scorpion sept tomes pour enfin aboutir à cette évidence (pas très fut-fut, le gaillard). Et puis, bon, son histoire d’amour, c’est pas hyper-cliché, peut-être ? Là non plus, on l’avait pas senti venir.

Ensuite, il y a ce héros, macho arrogant et peu fiable ami. C’est vrai, quoi ! A un moment, il abandonne son compagnon d’aventure, s’en soucie comme un poisson d’une pomme et lorsqu’il le retrouve (en même temps que sa monture que le brave homme avait pris la peine de lui ramener), pas un merci ne sort de sa bouche.

Quant à ses ennemis, ils devraient prendre quelques cours de tir. Le nombre de fois qu’ils lui tirent dessus, parfois à bout portant, parfois dans son dos, et qu’ils parviennent à le rater, ça tient du sabotage intentionnel !

Et la seule fois où un tireur fera mouche, ce se fera au détriment de toute logique historique. Qu’il atteigne sa cible à 50 mètres avec un mousquet, passe encore, mais avec un pistolet ?! Un peu de sérieux, je vous prie !

Autre aspect qui accroche : certains dialogues. Lors des scènes d’escrime, notamment, les auteurs lancent quelques traits (c’est de circonstance) d’humour (ce l’est moins). Surtout que ces petites répliques sortent souvent de la bouche du pauvre adversaire sur le point de se faire transpercer. Ces passages manquent d’à propos à mes yeux.

Et puis, par ailleurs, pourquoi nous rebalancer le sempiternel trésor des Templiers ? Y avait pas moyen de nous pondre autre chose, pour une fois ?

Voilà ! Beaucoup de points qui fâchent et pourtant j’ai lu la série sans réellement m’ennuyer. Le trait de Marini y est pour beaucoup. Pour le reste, je prends la série pour un divertissement pur, aussi réaliste qu’un Pirate des Caraïbes et aussi surprenant qu’un pot de fleurs chez un fleuriste.

Pas mal, mais pas vraiment à mon goût.

Nom série  Le Dernier Envol  posté le 25/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour une première œuvre, c’est vachement bien ! L’histoire, qui évoque le dernier vol de différents protagonistes de la seconde guerre mondiale, n’est pas des plus originales … tout en ne tombant pas dans les stéréotypes. Les profils sont bien construits, les aviateurs y apparaissent attachants et humains (un peu trop pour être honnête, même, selon moi).

J’ai apprécié le fait que les histoires se recoupent, mais je pense que, de ce point de vue, il y avait moyen de mieux faire.

Le choix des nations est bon, et logique à partir du moment où l’on sait que l’auteur est français (seule excuse à mes yeux pour mettre un aviateur français en évidence et au détriment des anglais, l’auteur aurait été tchèque, un aviateur tchèque aurait été présent tout aussi logiquement). Deux d’un côté, deux de l’autre, l’équilibre est respecté.

Le dessin des avions est très bon. Le monstrueux P-47 y apparaît aussi impressionnant que dans la réalité (à l’échelle humaine, ce chasseur dont l’hélice mesurait trois mètres d’envergure, m’apparaîtra toujours disproportionné). Les personnages sont nettement moins séduisants. Ils m’apparaissent souvent artificiels et figés, crispés.

Une première œuvre de qualité, en somme. Aidé par des scénaristes, l’auteur a fait mieux depuis (tant au niveau de l’histoire que du dessin) mais il n’a certainement pas à rougir de cet album. Un franc 3/5 avec conseil d’achat.

Nom série  Le Landais volant  posté le 25/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après lecture de deux tomes, je trouve cette série vaine et bavarde. Le personnage central me saoule, ses aventures m’ennuient bien plus qu’elles me font rire (ou même sourire). Au fil des pages, l’humour devient de plus en plus scatologique, ce qui n’est pas du tout pour m’emballer.

Les dialogues sont lourds, peu incisifs. Par moment, j’ai l’impression qu’ils ont été écrits à la va-vite. Une négation est oubliée par ici, un mot par là, c’est peut-être voulu mais ce style ne me plait pas.

Les ellipses sont nombreuses. Bon, le récit se veut loufoque mais ce n’est pas une raison pour passer du coq à l’âne en deux cases.

Le dessin est agréable, sympathique, expressif mais, comme je n’aime pas le scénario, il me laisse finalement indifférent. Ce n’est pas le genre de dessin sur lequel je m’arrête pour admirer une case.

Une grosse déception, en somme.

Nom série  Tranquille courage  posté le 25/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Basé sur une histoire vraie, ce diptyque respire la sincérité. Les personnages sonnent « vrai », le contexte est bien redéfini et on se retrouve donc devant une classique histoire de résistance passive … de plus en plus active au fil du temps.

J’ai franchement bien aimé cette approche sous l’angle de l’anecdote. Les personnages n’y sont pas décrits comme des héros mais simplement comme des humains confrontés à une situation exceptionnelle. Il y a bien quelques longueurs mais, dans l’ensemble, j’ai trouvé le récit prenant, vivant, fluide, agréable à lire en somme. Les dialogues et comportements sonnent juste.

Reste le dessin, pour lequel je suis plus réticent. Non qu’il soit mauvais, bien qu’il sente tout de même l’œuvre de jeunesse, mais il manque cruellement de précision dans la reconstitution historique. N’espérez pas trouver un uniforme dessiné avec précision, un avion identifiable jusque dans ses détails. Ici, le contexte graphique est plus ébauché que travaillé en profondeur. Ce n’est pas bien grave, car l’œuvre s’attache avant tout à l’humain. On n’est pas dans une reconstitution historique mais dans l’évocation de personnages courageux. N’empêche, si cet aspect avait été plus soigné, mon appréciation d’ensemble aurait sans doute été rehaussée.

Un bon diptyque, dont je ne regrette pas l’achat. L’évocation de ce genre d’anecdote m’a rappelé certaines histoires de mes grands-parents et arrières grands-parents. Une agréable manière d’approcher l’histoire de la seconde guerre mondiale par le petit bout de la lorgnette.

Nom série  Murena  posté le 18/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une bonne série historique, classique et qui me semble assez réaliste. J’ai trouvé ce que j’espérais : des complots, des gladiateurs, des intrigantes séduisantes, des décors plaisants et un solide fond historique.

Le dessin est bon, voire très bon pour les derniers tomes. Par contre, la colorisation du premier tome est à faire peur tant elle est vive. Heureusement, ce problème est vite résolu.

Pas mal du tout, en somme … et même franchement bien dans sa catégorie. Il y a finalement peu de séries traitant de l’époque romaine qui atteignent ce niveau de qualité.

Nom série  Brezza (la sirène du GogoSwing)  posté le 18/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque j’ai acheté l’album, Etienne M. m’a prévenu : l’histoire est un peu bizarre …

… je confirme …

Je lui avais dit que ce n’était pas spécialement pour me déplaire.

Je confirme.

Bien sûr, on a surtout droit ici à un exercice de style, à un travail enthousiaste non dénué de qualités … ni de défauts.

Commençons par ce qui fâche :
- le scénario est on ne peut plus décousu. Ce scénario est clairement un prétexte, un fil conducteur pour un récit qui s’en écarte à toutes les occasions ;
- dans les premières planches, la colorisation est beaucoup trop chargée. Etienne M. a un beau trait, fin, sensuel et expressif, qu’il gâche trop souvent par une colorisation « pâteuse », lourde. Erreur de jeunesse ou goût personnel ? Toujours est-il qu’au fil des planches, ce défaut a tendance à se corriger ;
- certaines planches tournent à la démonstration, au détriment de la lisibilité et de la fluidité du récit. J’ai parfois eu le sentiment d’être devant le travail de fin d’étude d’un élève doué mais peu soucieux de la vocation commerciale de son album ;
- j’ai senti tout le bonheur d’Etienne M. de pouvoir sortir son album, un bonheur qu’il voulait partager avec son entourage, offrant à ses amis la possibilité d’illustrer l’une ou l’autre planche. C’est très généreux de sa part mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée. L’histoire s’en retrouve encore plus décousue, et puis, merde, c’était l’histoire de la rebondie Brezza que je voulais lire, moi, et non un album hommage de Brezza vue par les amis de l’auteur (ça, il pourra le faire quand il aura vendu 50.000 exemplaires des aventures de sa chanteuse stripteaseuse). Heureusement, ces planches sont rares, mais, même si elles sont parfois fort belles, elles sont de trop.

Les ponts négatifs sont donc conséquents … mais les points positifs ne sont pas absents, bien au contraire !

- Tout d’abord, son héroïne a de la personnalité. Elle a un look, un physique, une gueule. Elle est attachante, attirante, séduisante. Couettes, poitrine, fesses, elle a trop de tout (et c’est pour ça que je l’aime) ;
- l’univers de l’auteur est personnel et, à ce titre, l’album me sort de mes repères. J’aime être surpris et emmené ailleurs. Cet album y est parvenu ;
- ensuite, le côté démonstratif de l’album n’est pas qu’un défaut. Certaines planches sont vraiment agréablement construites. Il y a vraiment du beau travail, c’est juste regrettable que celui-ci ne soit pas toujours mis au service du récit ;
- inviter des copains sur l’album n’a pas, non plus, que des inconvénients. J’aime beaucoup la planche qu’une de ses invitées compose à l’aide de découpages des propres planches d'Etienne M. Je pense d’ailleurs qu’il y a là quelque chose à creuser ;
- et puis, comme je l’ai déjà dit, j’aime bien le trait d’Etienne M. J’aime sa finesse, sa rondeur, ses excès.

Etrange, décalé, décousu, personnel, cet album est, à mes yeux, plus un album destiné à montrer le potentiel d’Etienne M. qu’un album à vocation commerciale. Je ne regrette pas de l’avoir acheté, j’ai pénétré dans l’univers de l’auteur avec plaisir, y ai perçu un potentiel réel … mais je ne saurais conseiller l’achat.

… par contre, je continuerai à suivre l’auteur en espérant le retour de sa pulpeuse héroïne mais aussi en espérant qu’il trouve un juste compromis entre univers personnel et accessibilité au public lecteur.

Et puis, bon, la dernière page (qui n’est pas signée Etienne M.) m’a fait hurler de rire. Alors, forcément, je reste sur une bonne impression

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