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... a posté 2034 avis et 396 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Voyage aux îles de la Désolation  posté le 26/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Commençons par les reproches : cet album est assez décousu et ne nous apprend finalement que peu de choses sur ces îles oubliées. Beaucoup d’aspects sont évoqués, peu sont développés. Emmanuel Lepage ne profite pas non plus de l’occasion pour nous livrer un plaidoyer écolo sur l’intérêt de la préservation des espèces ou sur les conséquences du réchauffement climatique, et je le regrette car, en définitive, le lecteur lambda sera en droit de se demander pourquoi on dépense de pareilles sommes d’argent et d’énergie pour des « îles sans importance ». Ces questions sont évoquées mais pas assez développées à mon goût (mais je me répète).

Pour le reste, c’est du tout bon ! Ce carnet de voyage est franchement bien fichu. Emmanuel Lepage nous fait vivre son voyage et nous fait partager ses impressions, dont sa frustration de n’être que de passage et d’avoir conscience de ne pas pouvoir saisir un lieu en un laps de temps aussi court.

L’album se présente comme un ensemble de dessins pris sur le vifs, reliés entre eux par une bande dessinée. Le rendu est donc quelque peu décousu mais ce n’est pas spécialement gênant. Il y a une vraie continuité dans le scénario ne fusse que dans le respect de la chronologie de ce voyage.

Certaines planches prises sur le vif sont à couper le souffle ! Je regrette qu’il y ait autant de portraits, Emmanuel Lepage s’est en effet beaucoup attardé sur les hommes et moins (trop peu à mon goût) sur la nature environnante.

La narration à la première personne est prenante, vive et fluide… à la manière d’un carnet de voyage. C’est agréable à lire et on est plus dans le ressenti que dans l’analyse scientifique.

C’aurait pu être mieux mais c’est tout de même pas mal du tout.
Achat conseillé pour tous ceux que ces îles du bout du monde attirent.

Nom série  Sequana  posté le 26/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a dans cette série de bonnes choses et de moins bonnes. Le sentiment qui perdure est tout de même la satisfaction.

Au débit, je mentionnerai le fait que deux personnages se ressemblent trop. La confusion est fréquente et j’ai vraiment dû faire un effort de concentration en début de lecture pour mémoriser chaque personnage. Ensuite, je pense que l’intrigue aurait gagné en efficacité si le nombre de personnages avait été plus restreint. Il y a dans ce scénario énormément de paramètres mais certains sont inutiles.

Au crédit, je mentionnerai tout d’abord la qualité des décors, ensuite le fait d’avoir posé son intrigue dans un Paris inondé, encore le fait que la Seine se voit attribuer un rôle (c’est parfois maladroit mais cela confère à la série une touche de fantastique et un ton dramatique intéressants), enfin la qualité de la reconstitution du contexte historique et politique de l’époque.

Le théâtre de l’intrigue m’a vraiment bien plu, l’intrigue moins. Le dessin a ses qualités mais aussi ses faiblesses. Le scénariste a incontestablement du potentiel mais commet des erreurs de jeunesse dont le fait de trop complexifier son intrigue au risque de s’égarer.

Pas mal, une équipe à suivre, en tous les cas. je ne déconseille pas l'achat mais ce n'est pas une priorité.

Nom série  Ada Enigma  posté le 20/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne peux pas dire que j’ai raffolé de cette lecture. En fait, elle me laisse sur un sentiment étrange : c’eût pu être une bonne série si elle n’avait été aussi moyenne (belle lapalissade, vous en conviendrez).

L’attrait premier réside dans le rendu visuel. Les couvertures sont attirantes à mes yeux et le dessin en lui-même est très honnête. Il manque parfois de précision ou de variation (surtout au niveau des bouches féminines) mais la colorisation gomme totalement ces petits défauts. Je regrette cependant que toutes les planches ne bénéficient pas du même soin. Trop souvent, au plus on approche du terme de l’album, au moins le trait est soigné en profondeur. Cela me donne à chaque coup le sentiment que le dessinateur était pressé de passer à autre chose… et, par effet de mimétisme, moi aussi par la même occasion.

Vient ensuite un personnage principal comme je peux les aimer : Ada Enigma est une jeune et jolie femme indépendante, curieuse et obstinée. Elle a de l’humour et de l’humanité. Pourtant, il lui manque quelque chose pour que je m’y attache pleinement : de l’expressivité. Ce dessin, si agréable de prime abord, n’est pas efficace pour animer les personnages. Ceux-ci me restent distants, et Ada en premier.

Les histoires nous offrent une bonne dose d’exotisme. Les personnages secondaires ne manquent pas de personnalité. Les aventures sont rythmées et offrent une grosse louche de mystère.

Malgré quelques défauts, la série aurait pu me plaire, en somme…

Sauf que…

Ces histoires n’ont ni queue ni tête. Des événements étranges surviennent et on arrive à la fin du tome sans avoir la moindre explication. Ada Enigma croise des êtres énigmatiques mais subit tellement les événements sans rien y comprendre (et moi non plus) que c’en devient sans intérêt. Il n’y a que la dernière histoire qui soit satisfaisante de ce point de vue à mes yeux.

Et puis, je croyais avoir affaire à une série, avec un fil conducteur. Le troisième tome essaye de nous faire croire que certains événements sont en corrélation mais sans nous donner un seul élément de réponse. C’est extrêmement frustrant et même lassant.

Résultat : je n’ai cessé d’accrocher puis de décrocher durant cette lecture, avec un sentiment final de frustration : c’eût pu, c’eût dû être mieux, ce l’eût été si ce n’avait été aussi moyen.

Nom série  La Vallée des Papillons  posté le 20/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Techniquement, cette bande dessinée est plutôt bien faite. Le dessin est agréable à l’œil, très lisible et bien mis en valeur par une colorisation chaude, en totale adéquation avec le décor, puisque l’histoire se déroule au Mali. La narration est fluide et peu envahissante, les dialogues sonnent la plupart du temps juste, le ton doux amer est agréable.

Seul reproche à ce niveau : quelques longueurs inutiles. Elles contribuent certes à installer cette ambiance de torpeur mais n’apportent vraiment pas grand-chose à l’histoire.

Malgré ces multiples qualités, je n’ai pas été charmé par cet album. En cause, un thème central qui m’a tout simplement indifféré. Ce mal-être affectif de trois amies, parties pour une escapade en toute liberté dans un espace hôtelier isolé, ne m’a pas interloqué. Je n’y ai vu que des petites histoires de coucherie avec, pour chaque personnage, des petits secrets qui ressemblent juste à des cachoteries sans intérêt.

Il se dégage de cet album un sentiment de lassitude, qui cadre bien avec le thème, mais aucune passion. Comme si tout était étouffé sous une chape de chaleur. Ce manque de passion chez les personnages m’a contaminé, je le crains, et si j’ai lu cet album sans déplaisir, je ne l’ai pas dévoré avec avidité.

Entre le « bof » et le « pas mal ». Techniquement bien réalisé, il hérite de la cote supérieure car son thème pourra intéresser d’autres lecteurs (et sans doute plus encore lectrices).

Nom série  1830 - La Révolution Belge  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En 1980, nous fêtions fièrement les 150 ans de notre plat pays, la Belgique. A l’époque, beaucoup de signes d’attachements à notre nation se manifestèrent, dont cet album réalisé par deux pointures dans leur genre : Vernal et Franz.

Le relire 30 ans plus tard, alors que nos politiciens se disputent depuis près d’un an comme des enfants dans une cour de récré pour savoir qui a la plus grosse, est assez amusant mais aussi très instructif. Car si on ne cesse de parler de la scission de la Belgique, c’est bien parce qu’un beau jour de 1830, les Belges se sont unis.

Je connais bien les grandes lignes de cette révolution, et cet album n’a donc fait que confirmer mes souvenirs dans la plupart des cas. Parfois, cependant, un détail de l’histoire, relu dans le contexte actuel, me saute aux yeux. Je ne suis donc pas surpris d’apprendre par un livre écrit il y a 30 ans (et donc que l’on ne peut accuser de parti pris vis-à-vis du contexte actuel) que les Anversois étaient déjà à l’époque les moins enthousiastes à l’idée de se séparer des Hollandais. Aujourd’hui, ils demeurent les plus séparatistes des Belges.

Par son sujet, ce livre m’intéressait donc naturellement, mais qu’en est-il de l’aspect technique ? Et bien, malgré son côté moisi, ce fût une agréable surprise. La narration de Vernal est étonnamment vivante pour ce genre d’album. Le scénariste s’appuie sur un personnage de fiction pour humaniser son récit et n’hésite pas à faire montre d’humour vis-à-vis de certains faits ou événements. On n’est pas face à un documentaire pompeux et académique mais face à une bande dessinée adaptée à un large public malgré le sérieux du sujet traité. Bon, je ne suis pas convaincu qu’un enfant de 8 ans y trouvera son compte mais la majorité des lecteurs actuels de 14 à 108 ans (et plus) devraient arriver au terme de cet album sans déplaisir… du moins si le sujet les intéresse et si le moisi ne leur fait pas peur (il y a en effet quelques clichés typiques de l'époque).

Au niveau du dessin, Franz n’est pas dans son élément. Trop de visages, trop de gros plans, ce n’est pas dans ce domaine que je le préfère. Toutefois, son travail est soigné et certaines cases (les plus mouvementées) sont bien agréables à regarder. L’artiste réalise aussi quelques portraits plutôt réussis de personnages célèbres (dont un convaincant Charles Rogier).

L’album ne compte que 40 pages mais un dossier complémentaire et conséquent, à nouveau illustré par Franz, le complète agréablement en revenant en détail sur les événements clés de cette révolution.

Un œuvre de qualité dont la relecture, dans les circonstances actuelles, n’est peut-être pas inutile. J’en offrirais bien à quelques uns de nos clowns, élus sans savoir que c’était pour gouverner un pays…

Nom série  Kilt le Picte  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite série jeunesse plaisante à lire mais un peu trop superficielle à mon goût. Les intrigues, en effet, et même si elles s’adressent à un jeune public, sont un peu trop simplistes. L’univers celte exploré méritait à mes yeux un traitement plus approfondi. Ici, les personnages, comme l’environnement, sont très basiques. Même le jeune héros ne nous est pas spécialement bien présenté.

C’est vraiment regrettable car, par ailleurs, le dessin est agréable à l’oeil. Chaud, riche, toujours bien lisible, il est faussement réaliste, aurais-je envie de dire. L’artiste, en effet, se permet d’accentuer les mimiques de ses personnages juste ce qu’il faut pour que ce trait sorte du réaliste pour flirter avec le cartoonesque. C’est très intéressant à mes yeux car fait avec parcimonie et discrétion. Les personnages y gagnent en expressivité sans que la série perde son côté « conte de fée » classique.

Trop âgé, je suis mal placé pour juger la série. Je pense qu’elle plaira aux jeunes lecteurs, mais sans les passionner à outrance. A emprunter, sans doute. A posséder peut-être, mais ce n’est pas un achat prioritaire dans cette catégorie.

Nom série  Violine  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série estampillée Spirou qui ne pâlit pas de la comparaison avec les classiques du genre. Violine est attachante. Elle possède une petite particularité qui la rend étonnante. Son environnement ne manque ni de fantaisie (sa maison truffée de gadgets et de robots) ni d’exotisme (la majeure partie de l’intrigue se déroulant en Afrique noire). Les rôles secondaires sont souvent intéressants, chacun étant doté d’un passé qui explique leurs comportements.

Aventure et humour sont au rendez-vous, tout comme le happy-end et les bons sentiments. Les tomes sont bien rythmés mais un peu répétitifs. Je pense que ce n’est pas un mal que la série se soit terminée après le cinquième tome.

Au niveau du dessin, Tant Tarrin que Krings nous offrent des planches soignées, dynamiques et riches dans leurs décors. Krings appuie un peu plus sur les hommages aux grands Anciens (on reconnaîtra au passage et entre autres un grand portrait de Zantafio dans le salon de la « méchante » de la série) mais sans tomber dans l’excès.

Tarrin a un trait plus carré qui dote la série d’une personnalité propre. Krings, lorsqu’il a repris la série, s’est adapté à ce style mais sa rondeur naturelle (enfin ! Celle de son trait) réapparait rapidement. Ce n’est pas gênant du tout car son travail est soigné et dans la continuité de la série mais on perd quand même un petit quelque chose au passage.

La colorisation est typique des productions « Dupuis ». Rien de nouveau de ce côté.

Une chouette lecture pour jeunes ados ou pour vieux nostalgiques. Conseillée jusqu’à l’achat.

NB : le deuxième cycle semble ne jamais devoir voir le jour mais le premier se suffit pleinement à lui-même, nous avons donc droit à une vraie fin.

Nom série  Henri Désiré Landru  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ne connaissant de Landru que sa légende, je ne sais pas sur quoi s’est appuyé Chabouté pour construire son récit. Le moins que je puisse dire, c’est qu’il m’a surpris… et agréablement ! Je me plais à imaginer que l’artiste s’est appuyé sur les déclarations faites par le personnage lors de son procès pour se disculper.

Nous n’avons donc pas droit à la version habituelle des faits mais à une œuvre de fiction plausible qui disculpe en partie le sinistre personnage.

L’ambiance est sombre à souhait, glauque, et le trait de Chabouté fait une fois de plus merveille dans ce genre de décors. Son noir est blanc est incisif comme une lame bien aiguisée… ce qui est de circonstance.

La narration est fluide et peu présente, comme à l’habitude chez l’auteur, le livre se lit donc relativement vite.

Les personnages sont bien typés. Landru apparaît comme un pauvre type et un lâche, ses complices ont l’âme aussi noire que le trait de l’artiste, ses victimes sont des gourdasses trop facilement manipulables.

Le caractère répétitif de certaines séquences nous replace face à cette évidence : un tueur en série se répète... S'installe alors un sentiment de routine qui déshumanise l'acte. C'est, je trouve, très bien vu.

Le contexte historique joue un grand rôle dans ce récit et, là encore, ce fût une agréable surprise pour moi, n’ayant jamais trop fait attention à l’époque à laquelle Landru avait commis ses méfaits.

Surpris par la façon dont le parcours du personnage est abordé mais pas par la technique, tant narrative que graphique, maîtrisée par l’auteur, je suis une fois de plus conquis par un album de Chabouté. Lecture et achat recommandés. Franchement bien !

Nom série  Pyongyang  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bienvenue en Absurdie.

Le récit de Guy Delisle est édifiant et amusant à la fois. Et c’est là tout le génie de l’auteur lorsqu’il réalise ce genre de carnet de voyage. En effet, l’artiste a l’art de nous décrire en peu de mots toute l’absurdité d’une situation sans se montrer hautain ou professoral. Il observe, compare et s’amuse, tout en gardant une certaine tendresse pour les personnages rencontrés.

Le simple fait d’emporter « 1984 » comme livre de chevet en Corée du Nord donne un bon aperçu de l’humour du gaillard.

Au niveau du dessin, ce n’est pas beau mais efficace ! Le trait est minimaliste mais suffisamment expressif pour saisir l’état d’esprit des personnages. Ce n’est cependant pas là que réside la force du récit… Quoique, avec un style trop fouillé, le rythme de lecture aurait sans douté été différent et, par conséquent, moins adapté à la narration enjouée de l’auteur.

La narration, tiens, parlons en de la narration ! C’est de la super-glue, cette narration. Une fois la lecture entamée, pas moyen de lâcher l’objet. Drôle, vivante, elle ne surcharge pas les cases. On se dit « bon, allez, je lis encore deux, trois pages, puis j’arrête »… et on continue jusqu’au terme car il se passe toujours quelque chose d’amusant et/ou d’étonnant.

Drôle et vivant, ce récit est aussi très instructif et je sors de cette lecture en ayant le sentiment d’un peu mieux connaître la Corée du Nord.

Edifiant et amusant, tout en restant humain, un très grand récit ! A lire et à posséder !

Nom série  Chambre Obscure  posté le 15/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une intrigue à l’ancienne et une référence explicite à Maurice Leblanc, voilà de quoi m’allécher.

Et c’est un fait que cette lecture m’a bien plu. L’intrigue est bien construite et les rebondissements ne manquent pas. Techniquement parlant, je trouve juste un peu étrange que la grosse révélation arrive en début du deuxième tome plutôt qu’à la fin du premier. Ce n’est pas gênant en soi, pas du tout, mais ce n’est pas la procédure habituelle. L’avantage, ici, c’est que cette révélation lance vraiment le second tome sur des rails neufs et inattendus.

La galerie de personnages est bien construite. L’intrigue secondaire est classique et, petit regret, peu surprenante. L’intrigue principale nous aiguille sur des fausses pistes plus ou moins étonnantes. La révélation finale nous offre un contre-pied amusant mais, lui aussi, prévisible.

Le dessin très anguleux, avec ces morphologies allongées, ne m’a pas subjugué. Je le trouve néanmoins plaisant. Il crée un climat old-fashion et un brin étrange qui cadre bien avec l’esprit de l’album. La colorisation terne accentue encore ce sentiment de lire un « vieux machin ».

Le reproche que je ferais, outre le fait que l’album accumule tous les classiques du genre, c’est la maquette ambitieuse de l’objet. J’aime avoir des livres soignés, là n’est pas le problème, mais, avec ce genre de présentation, mes attentes quant au contenu sont plus élevées. Or, ici, nous sommes devant un bon diptyque, certes, mais pas devant une œuvre majeure et/ou innovante. A titre de comparaison, le premier tome des « Enquêtes d'Andrew Barrymore » (qui offre lui aussi une intrigue à l’ancienne très classique) m’avait plus plu car plus surpris puisque, de prime abord, il ne payait pas de mine. Ici, mes attentes étaient plus grandes et donc, même si nous sommes à un niveau comparable en termes de qualité pour le contenu, ma satisfaction est moindre. C’est paradoxal mais c’est ainsi…

Pas mal du tout ! Lecture conseillée, sans aucun doute. Achat ? Oui, si vous êtes fan du genre. Sinon, passez par une location.

Nom série  Les Zathlètes  posté le 14/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série estampillée Bamboo comme il y en a tant. On y retrouve les défauts habituels.

- le thème de départ s’avère rapidement trop étroit pour tenir la distance ;
- les personnages sont stéréotypés ;
- le recours à la blague graveleuse est de mise ;
- le gag de type « peau de banane » est encore à l’honneur ;
- les décors sont des plus pauvres.

Restent quelques expressions du visage bien rendues et quelques gags un peu plus originaux. Pas de quoi en faire un album.

Sans intérêt, pour moi.

Nom série  Lieutenant Mac Fly  posté le 14/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le nom de Duval m’avait attiré sur cette série d’humour dédiée à l’aviation.

Le résultat est cependant des plus mitigés. En fait, j’ai même rarement souri durant ma lecture. Les gags flirtent régulièrement avec le sexy gratuit et ont plus que régulièrement un goût prononcé de déjà-vu. Les références aux grands classiques du cinéma (Star Wars, Nimitz, E.T. ,…) sont faites sans originalité. Les personnages sont des plus quelconques.

Le dessin est un classique du genre. Il est assez riche et recèle de quelques gags d’arrière-plan. Il est caricatural jusque dans ses décors et dynamique mais faut pas s’attendre à du grand art. Disons que le travail est soigné, mais manque de personnalité. Point positif : Jean Barbaud aime l’aéronautique et cela se sent.

Une déception de plus dans le genre humoristique…

Nom série  Edwin et les Twins  posté le 14/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série de gags destinée à un jeune public.

Les personnages sont bien typés. Edwin m’est apparu intéressant dans son genre « looser avec un bon fond ». Les jumeaux, eux, sont vraiment trop peu crédibles pour que je m’y attache. Peut-être que cela prendra avec un jeune public mais pas avec moi. Leurs réflexions sont trop matures et leurs comportements au contraire trop immatures. Il y a là un décalage qui me gêne.

Au niveau des gags proprement dits, c’est fort moyen. Beaucoup de déjà vu et, parfois, une bonne trouvaille. J’ai souri à l’une ou l’autre occasion mais je n’ai certainement pas été passionné par cette lecture. Les dialogues sont très présents et alourdissent parfois inutilement les planches.

Le dessin, dans son genre à gros nez typé Mickey, est propre et dynamique mais manque de profondeur. Pas de gags d’arrière-plan, non plus, et c’est bien dommage car la série s’y prêtait totalement.

Trop passe-partout pour s’extraire de la mêlée, cette série me laisse sur un sentiment très mièvre. Mais le personnage d’Edwin est intéressant et mérite à lui seul un petit coup d’œil.

Nom série  Polina  posté le 14/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album dispose d’énormes qualités mais aussi de défauts irritants à mes yeux.

Principale qualité : le trait de Bastien Vivès dès qu’il s’agit d’illustrer des scènes de danse. Ce trait « jeté » à la manière d’un dessin de mode, saisit merveilleusement le mouvement et la beauté d’une pose. C’est vraiment magnifique de pureté et de fluidité.

Viennent ensuite, une narration aérée et efficace et un thème à la fois original et universel (original car je ne me souviens pas avoir lu un album réaliste traitant du parcours d’une danseuse classique et universel car ce parcours ressemble à celui de n’importe quel sportif de haut niveau).

Les principaux personnages ont du charisme et me sont apparus crédibles et intéressants.

Tout aurait donc été parfait si :

- un certaine lassitude ne s’était manifestée chez moi aux deux tiers de l’album. Il ne se passe pas grand-chose de trépidant dans cette histoire et, donc même si elle est bien racontée, il est heureux qu’elle se lise vite. Autrement, je pense que je l’aurais abandonnée en cours de route par manque de relance de l’intrigue ;
- Bastien Vivès faisait montre d’autant de talent dans ses visages que dans ses croquis de danse. Malheureusement, il n’est pas rare que l’artiste ne se donne pas la peine de dessiner deux yeux, un nez ou une bouche à ses personnages. C’est son style ? D’accord, mais c’est un style que je n’apprécie guère.

Deux défauts gênants mais les deux suivants m’auront encore bien plus irrité.

Tout d’abord, il y a beaucoup trop de fautes de réécriture dans cet album. Cela donne une désagréable impression d’amateurisme à la lecture alors qu’une simple mais attentive relecture aurait permis de gommer la plupart de ces erreurs. Désolé mais un « concours » qui se transforme en « coucours », c’est visible comme le nez au milieu du visage (vous me direz : c’est peut-être pour cela que Bastien Vivès ne dessine pas toujours les nez de ses visages…)

Ensuite, il y a la tête de Polina… Là, je ne sais pas si Bastien Vivès a voulu faire un clin d’œil aux rats de l’opéra (et si c’est le cas, cela me parait saugrenu) mais la pauvre se voit affublée d’oreilles rondes, grandes et décollées et d’un nez noir… Attendez, laissez-moi réfléchir… de grandes oreilles rondes, le bout du museau noir ? Bon sang, mais c’est bien sûr : c’est Minnie !!!! Voilà, bardaf, là je me mets à rire tout seul et ça casse un peu l’ambiance de l’album, par ailleurs doux amer. Plus sérieusement, je me demande dans quelle mesure Bastien Vivès n’a pas opté pour ce disgracieux visage par facilité. Il est en effet quasiment impossible de confondre Polina avec les autres danseuses, qui par ailleurs ont parfois tendance à se ressembler comme des sœurs jumelles.

Un album qui aurait pu être un très grand album à mes yeux, mais qui reste « seulement » à un honnête pas mal par manque de soin dans la finition. Malgré ses limites, je ne déconseille pas l'achat car l'album dispose par ailleurs de grandes qualités.

Nom série  Time twins  posté le 08/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne petite série pour adolescents. Rien de révolutionnaire mais ces histoires sont sympathiques. Il y a de l’action, de l’humour et un soupçon (mais léger, le soupçon) de culture et d’histoire.

Je regrette un peu le manque de profondeur et de richesse du scénario (tout ça est très basique) mais la fin de chaque tome incite tout de même le lecteur que je suis à empoigner le suivant. A ce titre, la fin du deuxième tome introduit subitement de nouvelles données que l’on espère voir exploitées dans le troisième mais là, rien de rien, jusqu’aux dernières pages (à nouveau). Dommage car, à mes yeux, les auteurs ratent là une bonne occasion d’enrichir l’univers de la série.

La lecture des différents tomes est rapide, les dialogues sont simples mais percutants, les scènes d’action (durant lesquelles la lecture s’accélère encore) sont légions.

Le dessin des couvertures n’était pas de nature à motiver ma lecture, et les premières pages rapidement feuilletées me confortaient dans cette impression de vide. Les décors sont toutefois régulièrement bien soignés et les scènes d’action ne manquent pas de dynamisme. Le style est influencé par le dessin d’animation mais encore proche de la ligne claire. Il manque de profondeur de champs, de relief, mais convient tout à fait pour ce genre de série.

Pas révolutionnaire, conventionnel même dans son concept, mais simple et efficace. Une bonne petite série pas prise de tête pour ados, en somme. A titre personnel, je ne l’achèterai pas mais je ne déconseille pas l’achat par un public plus jeune pour autant. Je doute cependant que la série résiste au temps qui passe… et là c’est un joli paradoxe lorsqu’on songe au thème de ladite série .

Nom série  Le Goût du chlore  posté le 08/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Décrire un gars qui nage le dos crawlé en piscine, a priori, et pour avoir longtemps pratiqué ce sport, est tout sauf une bonne idée de départ pour un récit, tant cette pratique est une des activités les plus chiantes que je connaisse. Excusez-moi du terme mais contempler un plafond à longueur de… longueurs… pfffff… On fait attention à son rythme, à sa coordination, à l’amplitude de ses mouvements, à ne pas entrer en collision avec les autres nageurs ou avec le bord de la piscine, on se dit que c’est bon pour la forme mais, très objectivement, on s’emmerde.

Bastien Vivès a réussi à saisir la monotonie de cette pratique en nous livrant bon nombre de planches dans lesquelles son personnage nage, et nage, et nage, et nage, et nage. Je ne sais pas si c’était le but mais, à partir du moment où l’artiste opte pour ce sujet, il se devait de nous faire partager cette ambiance si particulière des bassins de natation dédiés à la natation (entendez par là qu’on ne joue pas, on nage, point barre).

Dans ce théâtre, très bien rendu mais loin de déchainer les passions vient se créer une romance… sans passion. L’approche entre les deux protagonistes est lente, le lien entre eux est fragile mais c’est tellement anodin, dérisoire que, si c’est bien observé et bien rendu graphiquement et narrativement parlant, cela ne vaut tout de même pas la peine d’être raconté, à mes yeux.

Enfin, la fin du récit m’est apparue étrange, voire incompréhensible. Je n'ai rien contre les fins ouvertes mais là, y a de fameux courants d'air.

Au niveau du dessin, Vivès maîtrise l’anatomie de ses personnages. Son trait stylisé saisit parfaitement la fluidité d’un mouvement. Par contre, je n’aime pas ses visages. Les nez sont trop longs, les bouches ouvertes me paraissent bizarres. Ce n’est pas bien grave en soi mais gênant tout de même lorsqu’on a envie de s’attarder sur le dessin étant donné que, par ailleurs, il ne se passe rien.

Une bande dessinée bien réalisée, techniquement parlant, mais tellement peu passionnante par son sujet que j’aurais eu autant de plaisir à observer l’eau de mon bain s’écouler par le siphon de la baignoire. Seul avantage, il faut moins de temps pour lire cet album que pour que ma baignoire se vide.

Nom série  Dans mes yeux  posté le 08/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’idée de départ est bonne. Lire une histoire d’amour à travers le regard d’un des protagonistes, sans l’entendre parler mais en pouvant voir les réactions et lire les réponses de sa comparse, donne un récit très interactif.

Restait à créer autour de ce procédé une romance digne d’intérêt.

Et là, rien, nada. Cette romance est des plus banales et, surtout, elle nous est racontée sans moment fort (du moins pour moi). C’est tellement anodin que c’en devient ennuyeux. Beaucoup de ces planches sont carrément dispensables à mes yeux, puisqu’elles n’apportent rien au récit. J’aurais pu, cependant, prendre du plaisir à deviner les pensées du personnage que nous sommes censés interpréter mais j’avoue que ces pensées demeurent trop souvent hermétiques pour moi. Il me manque des clés, surtout à la fin que je ne comprends pas trop bien.

Reste le dessin. Les planches sont agréables à feuilleter. Le trait de Vivès est de qualité et sa colorisation plutôt vive apporte de la lumière au récit. C’est, de ce point de vue, l’œuvre de Vivès que j’ai eu le plus de plaisir à regarder.

Dernière remarque : le récit se lit vite, très vite tant, par moments il se feuillète plus qu’il ne se lit. Le trait a beau être agréable à regarder, il reste simple et immédiat et ne mérite pas un arrêt contemplatif de longue durée. Quant à l’histoire, comme je le disais, plusieurs passages sont tellement anodins, il s’y passe tellement peu de choses, que là non plus on n’a pas envie de s’attarder.

Finalement, j’ai peut-être vu à travers ses yeux, mais, malheureusement, je n’étais pas dans la tête du personnage. Et c’est pourtant là que l’auteur aurait dû réussir à m’emmener.

Nom série  D-LZ129 Hindenburg  posté le 08/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’attrait principal de cet album réside à mes yeux dans son sujet. Les Zeppelin ont quelque chose de fascinant et, comme beaucoup, j’ai en moi cette image de l’un d’entre eux en feu.

Dimitri nous décrit le premier et le dernier voyage d'un de ces fabuleux dirigeables avec son style si particulier. En effet, les personnages de l’artiste, même s’il essaye de les rendre réalistes, gardent des traits caricaturaux prononcés. Les décors, eux, sont des plus crédibles et Dimitri parvient à rendre palpable toute la démesure du bâtiment.

Au niveau du scénario, on navigue entre l’évocation historique pure et dure et la romance. L’album me semble reposer sur une solide recherche documentaire mais Dimitri adjoint à son scénario des hypothèses sans doute plus tendancieuses qui ajoutent du mystère et de la tension au récit.

Le résultat est agréable à lire mais ne me « transporte » pas. Il manque un crescendo au scénario pour cela. Ici, la tension reste stable du début à la fin.

Subsiste la très intéressante évocation historique d’un mythe dont j’ai aujourd’hui mieux conscience de la démesure.

Pas mal du tout. A lire à l’occasion. A posséder si ce genre de sujet historique vous passionne.

Nom série  Le Pays Miroir  posté le 08/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’époque de sa sortie, cette série m’avait marqué par son aspect visuel. En effet, c’était la première fois que j’étais confronté à deux styles picturaux différents au service d’un scénario qui donne la part belle aux mondes parallèles.

Aujourd’hui, ce procédé est devenu monnaie courante mais, à l’époque, c’est vraiment cette originalité qui m’a attiré vers la série.

En la relisant dernièrement, je ne peux que continuer à apprécier le procédé. Dans le premier tome, surtout, Jean-Marie Michaud parvient à créer une ambiance étrange qui sert parfaitement le récit de Claude Carré. Par la suite, les deux styles vont progressivement se rapprocher et cette opposition ne sera plus aussi manifeste. Le dessin y gagne en harmonie ce qu’il y perd en choc graphique.

Quant au scénario, et bien je trouve toujours le premier tome très intéressant et original. L’idée d’un monde parallèle est joliment exploitée par le scénariste qui, habilement, inverse le schéma classique. Les tomes suivants sont plaisants à lire mais rentrent dans un certain conformisme (surtout le troisième). La conclusion du triptyque ne me convainc d’ailleurs toujours pas lorsque je repense à l’idée de départ.

En résumé, cette série, très originale et intrigante au début, perd de sa qualité au fil des tomes, en rentrant dans les rangs, en devenant plus conformiste.

A découvrir, selon moi. Lecture recommandée, achat conseillé si vous les trouvez d’occase à un bon prix.

Nom série  London  posté le 05/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le théâtre de ce récit avait tout pour me plaire. Les références à Bram Stoker, au Stevenson du dr Hyde, à Jack l’Eventreur sont en effet de nature à m’emballer. De plus, Rodolphe parvient à construire un récit clair dans lequel je me promène sans avoir le sentiment de ne rien comprendre.

C’est d’ailleurs un des points faibles de ce diptyque : trop vite, je parviens à résoudre l’histoire. Ce scénario est tellement respectueux des grands classiques qu’il en exploite les ressorts scénaristiques. Il est donc assez facile de deviner de quoi il retourne exactement.

Autre petit point faible : le manque de charisme des personnages. Aucun ne m’est apparu profondément attachant.

Je ne regrette cependant pas ma lecture, même si je n’ai rien lu de « neuf ». Rodolphe connaît son boulot et crée encore une fois un récit vivant et sans temps mort, le tout dans un cadre historique solide.

Le dessin de Wens convient bien à la série. Il demeure lisible tout en ayant un petit côté torturé. La colorisation est trop sombre et terne à mon goût mais, elle aussi, dans l’esprit de la série.

Pas mal, en somme. Un bon emprunt mais de là à conseiller l’achat…

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