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... a posté 2120 avis et 442 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  L'Auto Ecole  posté le 24/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un dessin qui semble découler de la publicité. Caricatural et dynamique mais sans finesse.

Un thème qui révèle rapidement ses limites. Pourtant, il me semblait que l’auto-école aurait pu fournir une plus grande variété de gags mais les auteurs tournent rapidement en rond, se reposant sur deux trois stéréotypes exploités jusqu’à plus soif.

Des gags médiocres construits parfois sur de très mauvaises idées. Par exemple, un des personnages (apprenti-conducteur), par prudence, passe son temps à pousser sa voiture ou à faire les exercices à pied plutôt qu’au volant. C’est tellement bête que je ne vois pas ce qu’il y a de drôle.

Rien pour nourrir l’œil en seconde lecture. A nouveau un bête exemple pour vous expliquer : dans une planche, on voit une inscription sur une vitre depuis l’intérieur de l’agence d’auto-école. Cette inscription est, comme il se doit, écrite à l’envers (de droite à gauche) et en petits caractères. Le lecteur que je suis se dit donc : « tiens ! Voilà bien un endroit judicieux pour cacher un texte farfelu qui ravira quelque peu mes zygomatiques ! ». Je m’applique donc à déchiffrer le texte et là, rien ! Juste un texte classique du type : forfait code + conduite : 150 €. C’est ce que j’appelle une belle occasion de gaspillée. Et tout l’album est à cette image, de ce point de vue…

Au final, voilà une série qui m’aura emmerdé bien plus qu’autre chose. Je n’ai lu qu’un tome mais je ne lirai pas les autres. C’est exclu !

Nom série  Prudence Petitpas  posté le 24/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens !? Encore un auteur liégeois de la grande époque du franco-belge ! Maréchal signe donc cette Prudence Petitpas, malicieuse vieille chose, enquêtrice amateur, dans un style représentatif de l’époque (seconde moitié des années 60 et début des années 70). Candeur, fantaisie et bonhommie au menu, donc.

Le trait ? Du pur franco-belge humoristique, expressif, soigné, clair et net. S’il fallait chercher une référence, j’irai voir du côté d’un Macherot ou, dans une moindre mesure, d’un Peyo. La qualité est donc au rendez-vous-même si l’on sent que l’auteur ne pouvait pas passer énormément de temps sur ses planches pour les fignoler. Les décors sont présent mais auraient mérité plus d’attention à mon goût tant je les trouve beaux lorsqu’ils occupent l’espace ! Les personnages ont de bonnes bouilles qui leur confèrent directement un certain charisme.

Les histoires ? Des enquêtes policières ou des histoires d’espionnage avec parfois un grosse louche de fantaisie, en fonction du scénariste. Tiens, justement les scénaristes, parlons-en ! Outre Maréchal, on retrouve des auteurs comme Goscinny, Greg ou Mittéï aux commandes ! Excusez du peu. Ceci dit, ne vous attendez pas à des perles rares. Les scénarios ne sont pas mauvais mais, là aussi, on sent qu’ils résultent d’un travail rapide, qui ne veut pas dire bâclé mais que je soupçonne tout de même d’être en partie improvisé pour répondre aux besoins d’une parution périodique. On pondait vite vite un petit bazar, ça tenait plus ou moins la route mais ça cassait pas trois pattes à un canard.

Au final, je suis content d’avoir lu ces histoires mais cela reste anecdotique. Prudence Petitpas était un personnage plutôt réussi et aurait mérité d’enquêter sur des histoires plus travaillées. Ici, je crois qu’un emprunt suffit. L’achat ne sera conseillé qu’aux grands amateurs de franco-belge de l’époque.

Nom série  Car l'enfer est ici (Le Pouvoir des innocents - cycle 2)  posté le 21/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici donc une des suites du cultissime « Pouvoir des innocents ». Une suite que je craignais plus encore que je ne l’espérais, mais devant les avis positifs recueillis, j’ai craqué… et je ne le regrette pas.

Certes, il ne s’agit que d’un premier tome et l’histoire se met juste en place mais les différentes composantes me semblent dignes d’intérêt et promettent un fameux imbroglio. A ce titre, j’ai particulièrement apprécié la nouvelle inconnue dans l’équation, qui surgit en fin d’album (pour aider à financer la défense de Joshua Logan). Des personnages présentent des profils qui méritent d’être développé (comme ce Mac Arthur, dont on sent qu’il va devenir un acteur d’importance dans la série) et même Jessica Ruppert risque de se retrouver confrontée à ses propres incohérences.

Au niveau du dessin, le travail réalisé est soigné, bien dans la veine du « Pouvoir des innocents » tout en se situant un cran plus haut. Il est plus lisible et plus nuancé tout en gardant un côté brut qui convient bien au propos.

Que du positif, donc, jusqu’à présent. Vivement la suite pour savoir dans quelle direction les auteurs vont faire évoluer la série.

Nom série  C'est pour ça que je m'appelle Giovanni  posté le 21/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant toutes choses, il me parait important d’insister sur le fait que cet album semble avoir pour public cible de grands enfants ou de jeunes adolescents (je dirais entre 10 et 14 ans, à vue de nez). Le récit se structure autour d’un dialogue entre un père et son fils (âgé de 10 ans) et la manière dont le père explique le mode de fonctionnement de la mafia et expose la carrière du juge Falcone est assez basique (du moins pour un adulte). Ceci dit, je ne suis pas sûr qu’un enfant lira ce copieux récit de sa propre initiative. Mais, dans le cadre d’un travail scolaire, par exemple, cet album me semble intéressant.

Point fort : la narration. Elle est vivante et instructive pour qui connait peu ou prou le mode de fonctionnement de la mafia et la lutte anti-mafia telle que menée par le juge Falcone. Les faits sont expliqués avec simplicité et avec un emploi bien pensé d’images (le juge devient un super-héros, la mafia un artichaut, etc…), mais sans tomber dans l’infantilisme ou l’irréel. Ces « images » auxquelles l’enfant pourra se raccrocher l’aideront à assimiler la dimension didactique du récit. Le fait de focaliser l’image de la mafia sur l’une de ses plus anciennes pratiques (le racket) est également intelligent puisque c’est là un des fléaux dont le jeune, justement, a le plus de connaissance (qu’il y soit confronté directement à l’école ou qu’il en ait déjà entendu parler).

Le dessin, lui, est là en tant que support. Il est clair et précis, mais sans raideur. Maintenant, je ne suis pas sûr qu’il accrochera l’œil d’un enfant. Son réalisme simple le prive de l’expressivité caricaturale que ce dernier recherche naturellement.

Reste enfin le problème de l’intérêt de cette lecture pour un non-italien. En effet, malgré la qualité de l’album, je crains que celui-ci ne trouve pas de public dans sa version française. Trop basique pour un lecteur adulte, trop peu engageant pour un jeune lecteur et abordant un thème qui risque de ne pas du tout l’intéresser, la destinée commerciale de cette traduction me semble vouée à l’échec.

Dommage, car la qualité était au rendez-vous. Pas mal mais du fait du grand risque de rencontrer un manque d’intérêt de la part du public visé, je conseille plutôt la location dans le cadre d’un travail scolaire (suite à des faits de racket, par exemple) que l’achat.

Nom série  Oumpah-Pah  posté le 21/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de faire abstraction du nom des auteurs au moment de rédiger cet avis. Pourtant, pour bien faire, c’est avec un regard vierge qu’il faudrait juger cette vieille série.

Donc, nous sommes face à un récit typique du style franco-belge à gros nez des années ’60 ou ’70, comme ça, à vue … de nez justement. Le récit est fluide mais les aventures vécues par les deux personnages principaux sont des plus convenues, quoique sympathiques. Les albums nous sont proposés avec une pagination réduite (32 pages), ce qui garantit une lecture rapide qui se termine avant que la lassitude ne montre le bout du… nez (on n’en sort pas).

L’humour est principalement visuel et le trait de ce « jeune dessinateur » est joliment expressif, surtout lorsqu’il s’agit de restituer le mouvement. Les personnages sont bien typés. Je regrette juste que deux d’entre eux ont des physionomies fort semblables. Le récit est cependant suffisamment simpliste pour qu’une quelconque confusion momentanée n’entraine aucun malaise.

J’aurais apprécié un peu plus d’humour dans les dialogues ou en arrière-plan mais je pense que la série, même si elle a un arrière-goût de moisi (entendez par là qu’elle est « datée »), peut séduire de jeunes lecteurs. Par contre, il n’y a qu’un niveau de lecture et cette forme d’humour n’est pas spécialement adaptée à un regard d’adulte.

Maintenant, si à la lecture du nom des auteurs, vous vous attendez à trouver l’équivalent d’Astérix, vous risquez d’être déçus.

Un bon emprunt de bibliothèque. De là à les acheter…

Nom série  La Vie exagérée de l'Homme Nylon  posté le 20/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A priori, ce scénario a été écrit après une absorption massive de produits illicites. Comment expliquer autrement cette écriture délirante, mal structurée et qui se croit hilarante alors qu’elle n’est qu’ennuyeuse ?

Franchement, en lisant cet album, je me suis demandé si l’ordre des pages avait de l’importance. L’histoire n’est que prétextes à de multiples délires vaguement sexuels, histoire d’harponner le lecteur boutonneux. J’ai même tourné la dernière page en étant convaincu que le récit continuait sur le verso… Et puis, non, c’était fini. Ah bon ?! Je vais pas m’en plaindre mais, comme fin, c’est à l’image du récit : du grand n’importe quoi…

C’est certainement voulu mais, n’étant pas entré dans ce délire, je me suis ennuyé ferme.

Un petit mot sur le dessin, car la plupart des lecteurs auront surtout été attirés par le nom d’Hermann. Et bien, c’est quelconque. Pas mauvais, mais simplifié par rapport au trait habituel de l’artiste. Ҫa ressemble vaguement au Jeremiah des débuts. En cadeau bonus, les cases offrent souvent des décors délirants et les personnages féminins ne sont pas trop repoussants. Mais de là à fantasmer dessus, il y a encore une marge.

Sans intérêt…

Nom série  Les baroudeurs sans frontières  posté le 19/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’époque où débuta cette série, je quittais l’enfance pour entrer dans l’adolescence. C’est dire si le moment était adéquat pour découvrir des récits plus « impliqués » politiquement parlant. Et c’est un fait que les baroudeurs figuraient alors parmi ces héros dont je lisais les aventures en priorité. Mais, avec le temps, j’allais m’en éloigner.

Pourquoi ?

Parce que, si la série n’est pas dénuée de qualités, elle recèle également de gros défauts. En fait, je dirais que toute la partie « documentaire » est bonne alors que la partie « fiction » est moyenne, voire médiocre. Et cela est autant valable pour le dessin que pour le scénario.

Les contextes sont bien pensés, les situations de départ sont plausibles et correspondent à des réalités sociales, les décors sont reproduits avec un grand souci de réalisme. Ҫa, c’est le positif. Mais, les péripéties sont convenues, les heureux hasards se multiplient plus rapidement qu’une lignée de souris nymphomanes, les personnages sont raides et leurs traits ont tendance à « bouger » au fil des planches. Et ça, c’est plus moche.

Et puis, il y a l’humour plutôt lourd distillé par les personnages principaux, qui ne cadre pas vraiment avec mes attentes. Il est discret mais présent dans les dialogues. Et, franchement, j’aurais préféré m’en passer. Mais, bon, là aussi, quand j’étais plus jeune, ce genre d’humour « passait », donc un jeune lecteur d’aujourd’hui n’y trouvera peut-être rien à redire.

Au final, cela donne une série à moitié réussie… ou à moitié ratée, selon que l’on veut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. A réserver à de jeunes ados, je pense. La série les mènera aux quatre coins du tiers monde pour des intrigues convenues mais avec un côté « réalité politique » abordable et réaliste.

Pour moi, cela reste entre le pas mal et le bof. Du fait de la sincérité de l'auteur, que j'ai ressentie durant la lecture, je tranche pour la cote supérieure, mais sans conseiller l'achat.

A noter que la fin de la série ne signifie pas la fin de ses héros. Ceux-ci retrouveront une nouvelle vie chez un autre éditeur (le Lombard) et sous un autre nom : Costa. Avec le même constat de semi-échec, selon moi…

Nom série  Le Roi sans fou  posté le 18/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Loufoque !

C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je songe à ce récit. Et, en terme de référence, je dirais qu’il y a un petit côté de « Le Royaume » dans cet album. Même usage d’anachronismes, de décalage burlesque, d’éléments absurdes.

Malheureusement, je trouve que « le Roi sans fou » n’atteint pas le même niveau que la très bonne série susmentionnée. En cause, une construction moins riche dans le scénario mais aussi (et assez paradoxalement) un côté trop dense dans la narration, un manque d’aération dans les planches.

Cependant, cet album s’est avéré plaisant à lire. Les références sont nombreuses. L’idée de départ est bonne. Les personnages sont bien typés. Le dessin est expressif. Le ton est agréablement décalé.

Pas mal, dans un genre que je n’affectionne généralement pas… ce qui devrait inciter les amateurs du genre à se pencher sur l’objet.

Nom série  Ginger  posté le 18/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et dire que j’ai failli passer à côté de cette série !

Car, voyez-vous, Jidéhem, c’était avant tout, et à mes yeux, un très bon dessinateur, passionné par la mécanique et un complice de longue date d’André Franquin mais aussi un auteur de second plan. Non que ce terme soit péjoratif, à l’époque les grands dessinateurs franco-belges étaient tellement nombreux que rester dans l’ombre d’un Peyo, Franquin, Morris ou Tillieux était tout sauf honteux. Mais, tout de même, je ne m’attendais pas à une telle qualité dans les scénarios d’une série plutôt oubliée.

Bon, débarrassons-nous directement du point qui fâche (car tout n’est pas parfait) : la série manque un chouïa d’humour. En cause, trois raisons. D’abord, Ginger tire la gueule à longueur de cases. Son air renfrogné en fait un personnage très figé, peu expressif et finalement manquant quelque peu de charisme. Ensuite, les seconds rôles sont bien trop sages. Son assistante comme le commissaire Bouleau ne sont pas des personnages burlesques, loin de là. Ils agissent sans fantaisie mais avec intelligence et application. Enfin, les scénarios sont tellement denses et bien construits qu’ils laissent peu ou prou de place à des séquences humoristiques.

Je m’attendais donc à quelque chose d’assez léger et je me suis retrouvé face à des enquêtes policières assaisonnées à la sauce fantastique qui jouent plus sur l’anticipation que sur la science-fiction farfelue. Le suspense est souvent bien conservé et le propos n’est pas primitivement manichéen. La lecture est dense, les rebondissements sont nombreux, l’ensemble est cohérent, solide, passionnant à l’occasion. Une vraie lecture de délassement !

Et puis, il y a le dessin. Grosse erreur selon moi, disais-je, sur le personnage de Ginger. Sa mine constamment renfrognée prive l’auteur de la faculté de faire exprimer à ce visage diverses émotions. Mais pour le reste, il n’y a aucun reproche à formuler. Les décors sont soignés, Jidéhem s’amuse d’ailleurs à illustrer une foultitude de véhicules différents (son point fort, incontestablement). Le trait est dynamique, expressif. La colorisation n’est pas toujours top mais, là, c’est l’époque qui veut ça.

Finalement, voici une série qui officie dans la même veine qu’un Gil Jourdan, avec moins d’humour mais un sens de l’anticipation peut-être un brin plus élevé. Entre le « pas mal du tout » et le « franchement bien ». J’opte pour cette dernière cotation du fait de la grande qualité des intrigues.

Nom série  Les Ignorants  posté le 18/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Après l’excellent Lulu Femme Nue, une œuvre de fiction profondément humaine, Etienne Davodeau revient au reportage bd pour nous livrer le récit d’une initiation croisée.

Initiation croisée… Echange de savoir et de passion… Un sujet sur mesure pour cet artiste devenu un maître dans l’art de relater les rapports humains simples et francs (voir son « Quelques jours avec un menteur » pour exemple) et dans celui de vulgariser des données techniques (lisez donc « Rural ! » pour vous en convaincre).

Et, à nouveau, Etienne Davodeau fait mouche. Son récit est instructif, amusant et incroyablement humain. Les rencontres y occupent un espace majeur, et chacune d’elles nourrit les acteurs plus sûrement que n’importe quel restaurant 4 étoiles.

Etienne et son ami viticulteur sont deux passionnés, cela se voit et se sent, mais ils gardent une capacité d’autodérision et de recul qui les rendent simples, accessibles et, aussi, extrêmement didactiques. Les deux se révèlent en effet être d’excellents professeurs.

Et s’il est amusant pour un lecteur dans mon genre d’observer les réactions d’un novice face à un Moebius, un Gibrat ou un Trondheim, le récit devient très instructif dès que le thème de la viticulture (et du vin) est abordé. Davodeau a eu une idée simple mais géniale qui fait basculer le lecteur de maître en apprenti tout au long du récit. Un coup, je m’amuse en apprenant, un coup j’apprends en m’amusant. C’est pareil mais différent.

Autre qualité : l’écriture ! Elle coule, simple, fluide, vivante, naturelle, souvent drôle. Pour parvenir à ce niveau, il faut à l’auteur une impressionnante maîtrise. Et si cette écriture est si performante, c’est parce que l’auteur parvient à ne pas la rendre omniprésente. Ici, les silences expriment autant que les dialogues. Le découpage est bien équilibré. La fin des chapitres survient avant l’idée même d’un quelconque sentiment de lassitude et ne provoque qu’une seule envie : celle de découvrir le chapitre suivant !

Ce récit riche de plus de 250 pages vous glisse dans les neurones comme un rien. Les données techniques sont digérées avec plaisir (notamment les débats sur la biodynamique et le sulfatage) tant elles sont présentées avec humour, humilité et simplicité.

… Ahhh, ce que les gens passionnés peuvent être passionnants !

A la fin de cette lecture, je ne peux que remercier Etienne Davodeau de m’avoir permis d’entrer, l’espace d’une lecture, dans le monde de ces ignorants, de ces passionnés.



PS : après lecture, je n’ai pu m’empêcher de déboucher une bouteille de muscat alsacien produite selon les principes de la biodynamie par une viticultrice indépendante (Sylvie Spielmann, de Bergheim). Et bien, il m’en est apparu encore meilleur !

Nom série  Bonaventure  posté le 13/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi, j’aime bien Mittéï…

Cet artiste liégeois, poète dans l’âme, grand ami et « parrain » de François Walthéry (avant que celui-ci ne lui renvoie l’ascenseur une fois le succès rencontré) figure selon moi parmi les tout grands dessinateurs du genre. Quel genre ? Mais le franco-belge humoristique de la grande époque, bien sûr !

Avec Bonaventure, il nous livre une œuvre sans prétention, amusante, poétique et naïve. Bon, la série n’est pas sans défaut et si le personnage et sa particularité sont étonnants autant qu’attachants, le concept en lui-même, tout comme son exploitation dans des histoires finalement peu développées, rendent cette lecture anecdotique. Divertissante, plaisante, mais anecdotique.

Soulignons tout de même le soin apporté aux décors, la vivacité et la clarté du trait (qui me fait invariablement penser à un Peyo, un Roba, un Jidéhem ou un Walthéry au sommet de son art), la poésie burlesque qui se dégage de certaines idées, les petits clins d’œil aux copains, et la gentille naïveté d‘un ensemble dans lequel même les criminels ne sont pas foncièrement méchants.

A lire au moins une fois par tout amateur de franco-belge humoristique des années ’70. Une série légère et tendre qui manque peut-être de fond mais pas de forme.

Moi, j’aime bien Mittéï…

Nom série  Le Croissant et la Croix (les croisades des Saint-Preux)  posté le 13/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le style historique rigoureux en un tome m’a rarement valu des satisfactions. Et cet album ne dérogera pas à la règle tant il cumule les défauts du genre malgré le grand soin apporté par ses auteurs.

Tout d’abord, allez-vous en résumer huit croisades en 62 planches, vous ! Impossible en s’attardant sur un personnage, une péripétie ou une époque. Donc, tout est survolé… mais avec talent et subtilité (j’y reviendrai. Là, je critique. Les louanges, c’est pour après. Et puis laissez-moi écrire mon avis comme je l’entends, nom de Dieu).

A propos de Dieu, justement (oufti, quel enchainement ! Tu l’avais pas vu venir, celui-là !) Il en sera bien entendu fort question dans cet album, sujet oblige. Et les premières planches tombent dans un prêchi-prêcha affolant (Waf, la mère qui pleure le départ de la chair de sa chair mais qui se résigne… sur l’exemple de Marie laissant Jésus courir les bois avec sa bande de potes). Par moment, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer ce qu’un musulman dirait après lecture d’une œuvre qui, à l’occasion, encense la guerre sainte au nom d’un Dieu de miséricorde. Seulement, là aussi, le ton change en cours de récit, et le message devient en fin de compte bien plus nuancé (j’y reviendrai).

Enfin, le défaut majeur, c’est l’accumulation d’informations sur un espace restreint. Les planches sont riches de cases et de texte. Les personnages se multiplient. Et finalement, il m’est bien difficile de retenir qui a fait quoi quand. Donc, après lecture, j’ai une petite vue d’ensemble mais certainement pas de quoi parler durant ne fusse que dix minutes (à moins d’apprendre ce livre par cœur).

Et puis, il y a le dessin… Pas mauvais en soi, avec une réelle recherche de rigueur quant à la reconstitution historique mais aussi avec, à l’occasion, de gros problèmes de perspectives. Le style est vieillot et ne plaira qu’aux amateurs de moisi dans mon genre.

Mais, comme vous l’aurez compris, cet album n’est pas dénué de qualités. Je dirais même que, dans le genre, et malgré ses défauts, il fait montre d’autant d’originalité que de soin. La grosse originalité réside dans cette fausse lignée de chevaliers que nous proposent de suivre les auteurs. Les Saint-Preux participent de pères en fils ou d’oncles en neveux à toutes les croisades… et j’y ai cru, à cette improbable lignée. Cette approche apporte une dimension romanesque à un récit par ailleurs purement historique.

Ensuite, je ne peux nier le côté instructif. Le simple fait de voir sur une carte les différents parcours réalisés par les croisades est, à ce titre, très évocateur.

Enfin, et malgré un départ sans nuance, le ton général du récit évolue au fil des croisades. L’aspect politique et mercantile n’est pas occulté et, surtout, jamais les musulmans ne sont montrés comme des barbares incultes. Bien au contraire ! Et si certains personnages chrétiens sont évoqués avec complaisance, l’Eglise, elle, ne sort pas grandie de cette lecture.

Pas mal faite dans son genre, donc… même si ce genre montre à mes yeux des lacunes récurrentes. A lire si vous ne connaissez pas grand-chose au sujet et que vous aimeriez avoir une vue d’ensemble.

Nom série  Secrets : L'Angélus  posté le 12/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La première partie du diptyque est étonnante, et je me suis vraiment demandé vers quoi Giroud avait décidé de nous emmener. L’intrigue est finement menée et les personnages ont une part de mystère qui me les rend charismatiques.

Après, on retombe sur un secret de famille finalement assez classique, mais, voilà, le mal était fait ! Je devais savoir de quoi il en retournait. J’ai dévoré les deux tomes d’une traite sans songer une seconde à m’interrompre en cours de route.

Ce diptyque aurait donc été bon s’il ne s’était agi que d’un scénario. Mais, à côté de ça, apparait un dessin d’une qualité supérieure, encore rehaussée par une colorisation dans des teintes chaudes des plus plaisantes. Le trait réaliste de José Homs est parfait pour illustrer ce type d’histoire. C’est un « plus » aussi appréciable qu’incontestable.

Au final, voilà sans doute le récit de la collection qui m’aura le plus convaincu. Je l’ai acheté et ne le regrette pas…

Nom série  Eden, le globe-trotteur  posté le 12/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comment traduire mon sentiment à la fin de cette lecture ?

Disons que, sans vouloir être méchant, offrir en cadeau bonus à l’achat de cet album UN REVEIL-MATIN serait sans doute une judicieuse idée. Car, vraiment, là, c’est du somnifère en papier que nous ont donné à mâcher les deux auteurs !

Bon, j’avoue : je ne m’attendais pas à grand-chose mais si j’ai lu cet album, c’est en espérant faire coup triple. D’une part, compléter la base de donnée de bdthèque (mâtin, quel site), deuxièmement, ajouter une série au thème consacré au cheval et, enfin, passer un moment de lecture divertissant et sans prise de tête. Deux sur trois, vous direz, c’est pas trop mal… Soit…

N’empêche, cette série cumule les défauts.

Le premier provient du concept même. Eden, héros de la série est un cheval qui se prétend immortel. Dans sa vie, il a croisé d’illustres personnages. Il évoque donc « ses souvenirs de jeunesse » avec ses deux petits-fils, poulains contemplatifs et peu actifs. Honnêtement, à bien y réfléchir, je ne vois pas là matière à série.

Ensuite, il y a la forme. Nous sommes face à une série humoristique qui développe de courtes histoires sur quatre planches, sans véritable chutes (ou alors je les ai loupées). Tout l’humour et l’intérêt réside donc dans l’ambiance et l’évocation culturelle… Et ça fait pauvre…

Ajoutons à cela un humour plus que fade qui m’a laissé croire que j’étais face au trentième tome d’une série d’un Raoul Cauvin en petite forme.

Enfin, même le dessin m’a déçu. Le comble étant que je ne trouve pas les chevaux très bien dessinés. Mais, même dans l’ensemble, ce trait propre et net manque de finesse dans les caricatures, d’expressivité dans les émotions, et de décors de fond.

Bien entendu, il est inutile d’espérer un gag d’arrière-plan…

De l’ennui à l’état brut…

Nom série  Eric et Artimon  posté le 10/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier tome, à savoir « toute la gomme ».

Réalisé en noir et blanc dans un style franco-belge humoristique des plus classiques, cet album est l’œuvre conjointe de deux valeurs sures du genre : Vicq et Will. L’histoire en elle-même n’est pas un chef d’œuvre d’originalité mais, dans le genre « récit aventuro-humoristique destiné à la jeunesse », elle tient la route plus qu’honorablement. C’est frais, vivant, mouvementé, amusant : tout ce que l’on est en droit d’attendre de ce genre de série. C’est très naïf aussi, mais là, c’est l’époque qui veut ça…

Le dessin de Will est des plus lisibles. La couleur aurait sans doute apporté un petit plus mais le noir et blanc a l’avantage de la netteté. L’art de Will est déjà bien présent, même s’il n’est pas encore à son paroxysme. Le trait est expressif et dynamique. Les décors existent même s’ils ne sont que peu développés.

Une curiosité, à réserver à de jeunes lecteurs ou à des vieux nostalgiques dans mon genre.
Achat conseillé si vous les trouvez d’occasion à un prix modique.

Nom série  Sept personnages  posté le 10/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant toutes choses, et si vous ne voulez pas patauger lamentablement durant la première partie du récit, il vaut mieux bien connaître Molière et ses personnages (de Tartuffe à Argan, en passant par Agnès ou Scapin) avant de se lancer dans cette lecture.

En effet, durant la première partie du récit, de multiples allusions sont faites aux pièces de Molière et il ne m’a pas suffi de connaître ces personnages de nom pour comprendre ces allusions. Les traits de caractère des personnages, par exemple, sont directement considérés comme acquis.

Mais moi, un Tartuffe, je ne sais rien de lui sinon qu’il a donné son nom à un personnage de Molière. Et quand, en cours de récit, on le retrouve en prison ou, au détour d’un dialogue, on fait une allusion sur son passé, je ne comprends pas. Ignorant de son passé, je me demande ce qu’il faisait en prison et qui sont ces personnages, manifestement membres de sa famille, dont il est fait mention.

La première partie de ma lecture a donc été frustrante. C’est d’autant plus regrettable que l’intrigue, elle, est bien menée et que le fait d’utiliser, justement, des personnages de roman apportait une originalité réelle au script.

La deuxième partie, elle, est vite expédiée. C’était déjà le grave problème des albums de la première volée de la collection : la fondation du groupe de 7 personnages prend tellement de temps qu’il ne reste finalement que très peu d’espace pour l’aventure proprement dite.

Au final, je reste sur un sentiment mitigé. Le fait que je ne connaisse finalement que fort peu l’univers de Molière m’a fait passer à côté de certaines choses, l’intrigue, elle, est originale mais la conclusion est rapidement expédiée.

Au niveau du dessin, j’ai plutôt bien apprécié le travail réalisé. Ce style semi-réaliste pour les personnages et réaliste pour les décors convient bien à l’intrigue. Je lui reprocherais juste un peu de raideur dans le rendu des mouvements et un manque de fluidité dans certains séquençages (le passage d’une case à l’autre comporte parfois des ellipses malheureuses).

Entre le « bof » et le « pas mal ». J’opte pour la cote supérieure puisque mon appréciation est biaisée par mon manque de connaissance de l’univers de Molière. Un lecteur plus au courant de cet univers trouvera certainement une plus grande satisfaction à la lecture de ce récit que moi.

Nom série  Chimère(s) 1887  posté le 10/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série nous propose d’entrer dans un bordel parisien au moment de la construction du canal de Panama. Celui-ci se révèle être un gouffre financier (le canal, hein, pas le bordel) et son refinancement se motive à l’aide de pots de vin et de filles de joie.

Au menu : luttes d’influence entre filles et… luttes d’influence entre hommes.

Chimère, le personnage principal, m’est apparue assez irréaliste. Trop dégourdie, trop futée, trop déterminée pour ses 13 ans. D’un autre côté, puisqu’elle est vouée à devenir l’héroïne de l’histoire, c’est pas plus mal que son profil sorte du commun.

De plus, le fait que les personnages soient dessinés d’une manière légèrement caricaturale décale le ton. On sort du purement historique, du réaliste pur jus graphiquement aussi. L’ensemble reste donc homogène.

L’histoire, elle, n’a pas encore réellement débuté à la fin de ce premier tome, qui se concentre sur la présentation des personnages et du contexte historique. Mais les jalons ont été posés et on devine aisément dans quelle(s) direction(s) l’intrigue va se développer.

J’ai particulièrement apprécié le travail réalisé au niveau du dessin. Les personnages sont bien typés, légèrement caricaturaux, tandis que les décors sont très soignés dans un style réaliste net et sans bavures.

L’histoire est intéressante par son contexte historique et un poil piquante par le lieu dans lequel se déroule la majeure partie de l’intrigue. L’âge de l’héroïne m’aurait mis mal à l’aise si les séquences scabreuses s’étaient multipliées mais les auteurs ont l’intelligence de rester dans la sobriété de ce point de vue. Ils choisissent de suggérer plutôt que de montrer, un choix que j’apprécie. Ne subsiste donc que la détermination de cette héroïne peu crédible pour tempérer mon enthousiasme.

Pas mal du tout, une série que je continuerai à suivre.

Nom série  La Fille de Paname  posté le 10/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attiré par la couverture, je n’ai pu résister à l’achat de cet album.

Maintenant, très objectivement, si j’avais été un peu plus attentif, je me serais passé de cette dépense. En effet, ce récit retrace la vie d’Amélie Elie, et le style biographique m’a tellement valu de déceptions que je n’aurais certainement pas pris ce risque.

Ceci dit, l’époque m’intéresse, le dessin me plait (même si les anatomies féminines sont parfois trop parfaites, et donc trop irréalistes, pour être séduisantes (surtout au niveau des seins qui semblent généreusement siliconés)) et la colorisation apporte de la lumière au récit. De plus, le découpage est bien pensé et agréablement travaillé. Les fausses illustrations de journaux qui scindent le récit en divers chapitres sont une belle trouvaille, elles aussi.

Reste le nœud du problème : je me moque totalement de l’héroïne principale. Tout au plus, sa trajectoire me permet-elle de découvrir le Paname de l’époque. Mais, à mes yeux, cette Casque d’Or manque tellement de charisme, elle est tellement tête à claques, gourde, conne et gentiment fade que son sort m’indiffère.

En résumé, et malgré le très agréable travail de Kas, je sors de ce premier tome avec un sentiment des plus neutres.

Nom série  Abélard  posté le 06/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très belle histoire, riche de poésie.
Très sombre histoire, aussi…

Car, finalement, ce récit est celui des illusions perdues, d’un rêve d’ailleurs, de plus haut, de plus beau… que l’on n’atteint jamais.

Alors ? Parabole sur le passage de l’enfance rêveuse à l’âge adulte désillusionné ? Oui, mais bien plus encore…

Portrait de personnages attachants par leur fragilité….
Voyage intérieur autant qu’extérieur…
Poésie sensible mise en image…

Preuve aussi que pour vivre, il nous faut garder au fond de nous un peu de cette capacité à rêver.

A lire !

PS : je pense que Renaud Dillies a bien fait de s’associer à Régis Hautière pour l’élaboration de cette histoire. Le binôme est parfait et la poésie de l’un profite de l’art de la progression dramatique de l’autre pour nous offrir ce très beau récit.

Nom série  Norbert l'imaginaire  posté le 06/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très originale, cette série… et assez déconcertante.

Au début, j’ai craint le pire, ayant le sentiment que je ne parviendrai pas à rentrer dans l’histoire. Mais il n’en fut rien, que du contraire. L’univers est original, extrêmement créatif mais bien balisé. Le lecteur que je suis a rapidement trouvé ses marques dans ce foutoir cérébral des plus jouissifs.

Et la série se serait terminée après ce premier tome que je n’aurais pas été loin de la considérer comme culte ! Ni plus ni moins.

Malheureusement, ce n’est pas le cas, et les deux tomes suivants ne m’ont pas procuré autant de satisfaction. J’ai un peu le sentiment que Nicolas Vadot et Olivier Guéret avaient tout dit à la fin du premier album, et cherchent dans les deux suivants à relancer une mécanique devenant de plus en plus poussive. Et si le deuxième tome est encore plaisant, le troisième, lui, devient lassant, décousu voire, à la limite, incompréhensible tant les intervenants et les systèmes narratifs sont multiples.

Au niveau du dessin, Nicolas Vadot officie dans une ligne claire très propre mais expressive. Ce style convient finalement bien au scénario même si, par moments, j’avais le sentiment d’être devant une revue publicitaire tant ce trait est (trop ?) net.

Au final, j’attribue la cote de 3/5 car je reste sur un sentiment négatif. Mais le premier tome est vraiment à lire et l’ensemble, de par son originalité, est digne de figurer dans ma bibliothèque. Achat conseillé, donc.

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