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Nom série  Chroniques de Jérusalem  posté le 30/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Guy Delisle a vraiment créé un genre depuis Shenzhen. Et ce genre, j’en suis fan !

Voici donc un nouveau journal d’un de ses voyages, à Jérusalem celui-ci (vous l’aurez deviné). Le ton est toujours teinté d’humour même si j’ai quand même le sentiment que l’auteur perd de plus en plus de sa désinvolture face à l’absurdité des situations qu’il décrit. Et certaines situations décrites ne font pas rire du tout, et l’on sent bien qu’elles n’ont pas du tout fait rire l’auteur non plus.

Le découpage en courtes séquences permet au lecteur de progresser dans sa lecture à son rythme et sans se sentir obligé de tout finir rapidement. Ce sont en effet de courtes chroniques, des instantanés décrivant une impression, un sentiment, une absurdité, une incompréhension que l’auteur nous offre à lire. L’ensemble peut paraître décousu et pourtant, au fil des pages, nous avons vraiment droit à une vue d’ensemble sur une situation très complexe.

On n’entre jamais dans des discours abstrait. Guy Delisle est sur le terrain et nous parle des gens qu’il croise, des difficultés matérielles qu’il rencontre. Il ne se pose pas en analyste mais en témoin. Cette approche, je l’apprécie grandement.

Le dessin est des plus simplistes mais parvient toujours à transmettre en peu de traits l’émotion recherchée. C’est extrêmement efficace à défaut d’être visuellement attirant.

Un bon album que je placerais un peu en deçà de Shenzhen et de Pyongyang mais que j’ai préféré à Chroniques Birmanes.

Nom série  Tibet, l'espoir dans l'exil  posté le 27/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Faire montre de bonne volonté et d’application est-il suffisant pour réaliser une bonne bande dessinée ?

Oui et non, serais-je tenté de dire à la fin de cette lecture. Car, si tant Véronique Jannot, dans son écriture que Philippe Glogowski au dessin se sont appliqué à rendre un travail soigné, force est de constater que, malheureusement, l’émotion ne transpire pas. En cause, principalement, le côté trop propre sur lui de cet album. La scénariste occasionnelle nous parle de son association en faveur d’enfants tibétains, de sa filleule (une enfant tibétaine qu’elle parraine et essaie de rencontrer lorsque cela est possible) et, pour nous émouvoir, nous retrace le parcours de cette dernière. C’est instructif (même si fort semblable au parcours de n’importe quel réfugié) et le recours à une narration en voix off permet d’éviter le problème de dialogues artificiels ou mal écrits. On sent la sincérité de l’actrice, son envie de bien faire, son besoin de partager sa propre expérience… mais je n’ai pas ressenti l’émotion qui m’aurait vraiment permis de rentrer dans l’album.

Et oui, et fort malheureusement, tout cela est trop beau, trop gentil, trop propre sur lui. J’ai du mal à y croire, à ces pauvres enfants tibétains, si respectueux de leurs professeurs, de leur matériel scolaire, si gentils, si appliqués, capables de s’émerveiller d’un rien et sachant se contenter de peu… Ils sont si merveilleux qu’ils finissent par me les briser menu ! En fait, il manque à ce récit l’anecdote qui fait mouche, le petit travers qui humanise un personnage. En clair, il manque le savoir-faire d’un scénariste expérimenté. Ceci dit, pour un premier album, chapeau à Véronique Jannot, son scénario est bien structuré et bien équilibré… mais il manque d’émotion.

Au dessin, Philippe Glogowski nous livre un travail soigné dans un style réaliste que je rapprocherais de l’école flamande (les studio Vandersteen, pour être précis). Le trait est clair, très lisible. Les personnages se différencient facilement. Véronique Jannot est très bien représentée. Les décors sont soignés et résultent d’une documentation bien choisie.

Fondamentalement, d’un point de vue technique, il n’y a pas grand-chose à critiquer. Seulement, je n’ai ressenti aucune émotion… et j’ai du mal à déterminer quel est le public cible de cet album. L’amateur de bandes dessinées trouvera mieux ailleurs (surtout avec la surproduction actuelle). Les personnes plus âgées, qui auraient pu être émues par ce type de message, risquent de ne pas être attirées par un album de bande dessinée.

Sans doute aurait-il mieux valu réaliser un reportage télévisuel… Cet album, je le crains, risque de ne pas trouver son public.

Pas mal au niveau technique, mais un manque d’émotion ressentie qui m’oblige à déconseiller l’achat.

Nom série  Ismahane  posté le 25/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si cette œuvre n’est pas dénuée de certaines faiblesses (manque de stabilité dans le dessin, confusion possible entre certains personnages, temps morts dans le rythme narratif…), elle a tout de même réussi à m’accrocher grâce à un sujet sensible traité avec pudeur et intelligence.

Le récit nous raconte l’histoire d’Ismahane, une jeune Libanaise que l’on suivra depuis sa plus tendre enfance jusqu’à l’âge adulte. Son histoire m’est apparue aussi plausible que dramatique. Elle m’a permis de mieux saisir certains aspects de la mentalité d’une jeune femme au même profil (c’est-à-dire qui cherche à respecter les traditions transmises par ses parents tout en étant confrontée à d’autres cultures comme à ses propres envies) et d’un conflit qui existe depuis si longtemps que l’on n’imagine pas qu’il puisse ne plus être.

Au niveau du dessin, le talent est au rendez-vous mais, comme je le disais, la technique propre à la bd n’est pas encore totalement maîtrisée. Chaque dessin pris individuellement est généralement bon, voire très bon. Mais les physionomies des personnages manquent de stabilité sur la longueur, et certains d’entre eux ont des traits trop proches qui entrainent parfois la confusion. Pour le reste, l’accent est intelligemment mis sur les regards, sur les attitudes et l’emploi de la couleur directe (en dégradés de brun) apporte un certain charme à l’ensemble. Les décors sont soignés et semblent découler d’une documentation pertinente.

La narration passe par de nombreux silences qui font que ce diptyque se lit vite… et je ne suis pas convaincu que tous ces passages étaient utiles. Par contre, certains le sont et apportent des arrêts sur image opportuns et, parfois, touchants.

Au final, et après lecture des deux tomes, voici un récit intéressant et émouvant mais non dénué de faiblesses. Il devrait plaire à beaucoup d’adolescentes grâce à ce côté « comédie dramatique » et permet d’ouvrir le lecteur à certains aspects de la culture musulmane tout en lui apprenant pas mal de choses sur la situation libanaise.

Un bon emprunt de bibliothèque, et une œuvre qui pourrait facilement trouver sa place dans plus d’une bibliothèque scolaire. En ce qui concerne l’achat à titre privé, je pense qu’il se justifie pour les personnes que ce type de situation touche plus particulièrement (et dans nos sociétés multiculturelles, ces personnes sont de plus en plus nombreuses), raison pour laquelle je ne le décourage pas.

Nom série  Les Temps Nouveaux  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jusqu’à présent, rares ont été les œuvres du duo à totalement me convaincre. Avec ce récit, je croyais avoir trouvé ce que j’attendais depuis longtemps.

L’histoire aborde d’une manière très classique (la relation entre deux frères que l’amour d’une femme oppose) une page de l’histoire moderne (la seconde guerre mondiale) ayant pour cadre des paysages que je connais bien (l’Ardenne belge, du côté de Manhay pour être précis). De quoi me séduire sans me surprendre, donc.

Pourtant…

Pourtant la surprise va être au rendez-vous. Tout d’abord, le découpage est pour le moins original car si le premier tome se déroule juste avant le déclenchement des hostilités, le second lui se déroule à la toute fin desdites hostilités, avec le dernier sursaut nazi que fût l’offensive des Ardennes.

Ensuite, et alors qu’à la base, les deux frères sont des stéréotypes mille fois vus, les auteurs vont s’amuser à détourner ces images. C’est là l’aspect de l’album qui m’a le plus plu.

Malheureusement, le second tome est très vide. Il ne s’y passe quasiment rien durant une bonne trentaine de page. Découper ainsi ce diptyque était original, encore fallait-il avoir autant à raconter dans la première que dans la seconde partie… De plus, les profils des deux frères ont beau être bien pensés, ils manquent l’un comme l’autre de charisme, l’un étant trop effacé (trop absent, pour le dire platement) et l’autre ne concrétisant pas les espoirs placés en lui.

Reste le dessin, de qualité. Les lieux sont fidèles à la réalité. Les personnages sont très bien proportionnés. La colorisation est soignée (c’est sans doute ma préférée du duo jusqu’à présent) et un peu moins lumineuse, un peu plus nuancée que d’habitude. De ce côté-là, on est dans la lignée du Airborne 44 de Jarbinet.

Au final, si je comprends les intentions du duo, et si je trouve celles-ci intéressantes, un découpage déséquilibré m’a empêché de pleinement savourer ce diptyque. Il n’en demeure pas moins une œuvre soignée et intéressante.

Pas mal… mais cela aurait pu être mieux ! je ne déconseille pas l'achat car l'oeuvre est soignée mais je n'en fais pas une priorité non plus...

Nom série  20 000 Siècles sous les mers  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans m’enthousiasmer outre mesure, cette série ne m’a pas déplu avec son mélange des univers de Jules Verne et de H.P. Lovecraft.

Le point fort est sans doute le dessin. Réaliste, soigné dans ses décors, dynamique si nécessaire et matérialisant d’une manière convaincante un univers (celui du capitaine Némo) que mes divers lectures et visionnages de film avaient déjà bien balisé. Mais, en soi, le scénario n’est pas en reste. L’intrigue est bien menée et bien pensée.

Rien d’exceptionnel, cependant. Les personnages, en règle générale, manquent de charisme, à commencer par un Némo trop effacé, pas assez caractériel à mon goût.

Par contre, il y a un truc qui m’a vraiment horripilé : c’est l’accroche de la fin du premier tome et sa reprise dans le second. En clair, on finit le premier tome sur une note dramatique, à se demander comment les auteurs vont bien pouvoir s’en sortir… et une page du second tome suffit à les sortir de l’impasse grâce à un cliché des plus médiocres. C’est aussi artificiel qu’inutile !

Un bon emprunt de bibliothèque, sans nul doute. De là à les posséder, il y a encore un pas. Mais je ne crois pas que cela constituerait un mauvais achat, raison pour laquelle je ne le déconseille pas.

Nom série  Conteurs d'Eau  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le problème avec les œuvres de collectifs, c’est qu’elles sont collectives…

Bon, c’est pas avec ce genre de phrase que je vais surprendre le public, moi. Ceci dit, les collectifs me posent toujours problème dans le sens où l’homogénéité n’est pas leur fort. Par conséquent, il est rare que tout un album collectif me plaise, étant donné qu’il y a toujours bien l’un ou l’autre style graphique et/ou scénaristique qui me laissera de marbre. Et c’est encore le cas avec ces Conteurs d’Eau, même si, dans l’ensemble j’ai bien aimé.

Mais prenons ces histoires une par une :

- La première, signée Sternis, fait montre d’originalité dans son approche, d’une certaine poésie et d’une narration essentiellement basée sur le dessin. Plutôt plaisante mais un peu légère (ce qui est logique dans ce genre de format), elle ouvre bien le bal ;

- La deuxième, signée Laigneau (scénario) et Davancens (dessin), est plus humoristique. A nouveau, elle fait montre d’originalité dans son approche mais utilise des ressorts assez connus du genre. Elle est plaisante mais sans plus. Le dessin typé humoristique à gros nez est assez réussi et contribue à mon appréciation d’ensemble ;

- La troisième, signée Jacques D. Portes, s’apparente à mes yeux à un refus d’obstacle. L’eau est loin d’être un élément essentiel dans cette nouvelle mais j’ai aimé tant la narration que le dessin. Ceci dit, cela reste toujours léger. Plaisant à lire mais pas spécialement marquant ;

- La quatrième, signée Céka (scénario) et Etienne M. (dessin), bénéficie du trait de ce dernier. Un trait fin, vif, nerveux qui me plait toujours autant. L’histoire, elle, est un classique dès qu’on aborde le thème de l’eau. Le scénario est bien tourné même si la narration manque parfois de poésie, de finesse. A nouveau, c’est une nouvelle agréable à lire et, jusque là, j’ai envie de dire que cet album est des plus recommandables ;

- Malheureusement, la cinquième nouvelle, signée Chevais-Deighton (scénario) et Thiebaut (dessin), est bien moins convaincante. Le trait est incertain, raide. On y sent encore un certain amateurisme (mais aussi un potentiel certain dans le genre réaliste). De plus, l’histoire est inutilement longue. Les dialogues sonnent eux aussi d’une manière artificielle. L’ensemble manque de fluidité (et la fluidité dans un album consacré à l’eau, c’est important) ;

- La dernière nouvelle, heureusement, est d’un autre niveau. Au niveau du dessin, BNelly travaille selon photos. je ne suis généralement pas grand fan de ce genre de procédé mais, comme la narration de Wilmuny est constamment en voix off, l’ensemble ne souffre pas de la raideur desdites photos. La narration est agréable, fluide et le thème choisi, sans être très original, est de ceux que j’aime voir abordés. Par moment, cette nouvelle m’a fait penser au travail de Séra, ce qui est loin d’être insultant.

Au final, seule une nouvelle m’a vraiment déçu. Le reste est agréable à lire et l’ensemble constitue donc un bon album. Malheureusement, ce format « recueil de courtes nouvelles » empêche aux histoires de se développer pleinement.

A réserver aux amateurs du genre, mais il y a là du beau (et un peu de moins beau) boulot.

Nom série  Chats Chats Chats  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Personnellement, j’aime les chats. Et je crois que c’est essentiel pour qui veut apprécier cet album. Mais si j’aime les chats, ce n’est pas pour leur côté doux et affectueux mais plutôt pour leurs défauts. J’aime leur indépendance, leur arrogance, leur caractère sournois, leur orgueil, leur curiosité et, il faut bien l’avouer, leur côté crétin assez récurrent. Et les auteurs ont parfaitement su saisir ces dimensions et s’appuient sur celles-ci pour nous délivrer des gags qui font souvent mouche ! C’est par leurs défauts que ces chats deviennent attachants. Donc, si vous aimez les chats mais que vous n’aimez pas vous en moquer, oubliez autant cet album que si vous n’aimez pas les chats. Il n’est pas fait pour vous.

Quant aux autres, et bien vous aurez droit à un florilège de situations qui sentent le vécu servi par un dessin alerte, caricatural et expressif. L’absence de texte permet de mettre l’accent sur le visuel. La structure en gags en une planche permet de passer en revue plus d’un comportement félin crétin. La colorisation est synthétique mais lumineuse (et, honnêtement, je m’en fous quelque peu). Outre les situations, les mimiques même de ces chats sont une belle source de sourire et de rire (ouah, la tronche du chat qui vient de sauvagement agresser une pantoufle !!!)

Le plus bel hommage que je puisse rendre à cet album, c’est de dire que ces chats sont les dignes héritiers de celui de Gaston Lagaffe. Certes, ils n’arrivent pas au même niveau que les cimes himalayennes atteintes par ce dernier mais ils s’en rapprochent tout de même.

Voilà donc un album drôle, très vite lu, aussi rapidement relu… et que je relirai encore souvent, je pense, ne me lassant pas de certaines attitudes félines.

Entre le pas mal du tout et le franchement bien. J’opte pour cette dernière cote car dans le genre « recueil de gags en une planche », cela faisait longtemps qu’un album ne m’avait plus fait pareil effet.

Nom série  Fatum  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Wahhhhhhhhhhh, le truc de bourrin que voilà !!

C’est vraiment du grand n’importe quoi avec des bonnes femmes à poil, des gros flingues, de cyborgs, des clones et une guerre des gangs supervisée par les maîtres du monde (en gros). Heureusement, cela ne se prend pas trop au sérieux et ça se lit vite. Faut dire que les planches ne fourmillent ni de cases ni de texte. Quant aux incohérences, ben y a que ça, fondamentalement ! Les auteurs semblent se foutre de donner un tant soit peu de crédibilité à leur œuvre au profit de l’action et de l’érotisme pour puceaux.

Mais bon, c’est vraiment n’importe quoi… et pas du tout ma tasse de thé.

Ajoutez à cela que le dessin est plutôt froid et raide, qu’il n’est pas souvent évident de saisir le sens de lecture des phylactères, ni même des cases (par moment). Et si la série ne se prend pas au sérieux, elle ne me fait pas spécialement rire non plus.

Reste à voir comment un gamin de 12 ans (l’âge et le sexe du personnage principal autant que ceux du public ciblé, je pense) percevra la série. Car là, pour le coup, avec toutes ces nanas à poil et ces gros flingues, je me demande si ça ne peut pas faire l’affaire…

Nom série  La Licorne  posté le 19/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le concept est pour le moins original et une de mes plus grosses difficultés à la lecture fut justement d’accepter d’être totalement désorienté au début du récit. Mais je me suis accroché… et cela en valait la peine.

Car, effectivement, une fois que l’on a compris qui étaient ces différents partis opposés en pleine Renaissance, quelles étaient ces créatures étranges, quel était la part de fantastique et la part historique, une fois qu’on a compris tout cela, et bien ce concept si déroutant devient passionnant. Nous assisterons alors à une guerre bactériologique que se livrent les garants de la médecine traditionnelle et les adeptes d’une nouvelle voie, plus moderne.

Parmi les autres atouts de la série figure en première place le dessin. Superbe, tout simplement. Il demeure lisible malgré le foisonnement de détails et la noirceur de l’univers décrit. C’est vraiment du bel ouvrage. Et que dire des couvertures, toutes découlant d’une même idée de départ, soignées jusque dans les moindres détails et illustrant parfaitement chaque tome autant que la série dans son ensemble.

J’ai également apprécié l’ambigüité du scénario. Dès le début, on sait quel est le parti qui va être vaincu (puisque l’Histoire nous l’a montré) mais on veut quand même croire à une possible victoire des plus faibles (quand bien même elle devrait n’être que partielle). Et à la conclusion du récit, on n’est pas déçu… ou si. Ambigüe jusqu’à son terme, la série tient toutes ses promesses jusqu’à la dernière planche.

Petit bémol (pour moi) : la multiplicité des personnages. Difficile de retenir qui est qui, d’autant plus que certains d’entre eux ont un peu tendance à se ressembler. Il faut donc faire montre d’une lecture attentive pour ne pas s’égarer entre ces divers personnages.

Mais face à l’intelligence du concept, face au soin apporté tant au dessin qu’au scénario, face à l’aspect historique du récit (qui m’a permis d’apprendre pas mal de choses sur la médecine de l’époque), face au soin apporté par les auteurs à leur série, je ne peux dire qu’un mot : bravo !

Franchement bien, mais à lire avec attention.

Nom série  La Page blanche  posté le 17/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’idée de départ est originale, même si le comportement de l’héroïne est hautement improbable (alors qu’elle se « réveille » amnésique, cette jeune femme ne va, dans un premier temps, ni voir un médecin ni chercher à contacter sa famille).

S’en suit une quête vers cette mémoire perdue mais aussi vers « l’autre », celle qu’elle était avant sa perte de mémoire. Ceci donne lieu à quelques passages très amusants car le ton général n’est pas dramatique, mais aussi à un véritable suspense car on se demande vraiment pourquoi cette jeune femme a perdu la mémoire.

L’ensemble se lit vite et bien.

La fin a de quoi surprendre et invite à une réflexion plus philosophique sur le sens de la vie. C’est assez inattendu étant donné le ton général de l’album. C’est un peu frustrant car il n’y a pas de véritable explication au phénomène. Mais c’est original et pas si con que ça, quand j’y repense.

Le dessin, lui, est plutôt médiocre. Les premières planches sont encore assez soignées mais au fil des pages, le manque de maîtrise de Pénélope Bagieu se fait de plus en plus ressentir. Heureusement, le récit est là pour soutenir la lecture et le style de la dessinatrice demeure suffisamment expressif pour faire passer les émotions primaires.

Au final, voilà un album amusant et facile à lire même si pas spécialement réussi graphiquement.

Nom série  Le Recul du Fusil  posté le 04/10/2010 (dernière MAJ le 16/04/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup la manière dont le sujet est abordé. Le parcours du personnage m’intéresse et je continuerai à le suivre avec plaisir. Le traitement graphique, caricatural et épuré, ainsi que le ton employé apportent une dose de naïveté et de légèreté à un sujet qui, en d’autres circonstances, aurait pu être autrement dramatique (il y a tout de même mort d’hommes).

Je regrette quelques longueurs mais j’apprécie le fait que ce scénario s’égare de temps à autres dans des chemins de traverse bien utiles. Ces passages permettent de nourrir le profil psychologique du personnage et d’ainsi mieux comprendre ses motivations. C’est l’aspect du récit que j’ai préféré car, à la fin de ce premier volume je comprends les motivations du personnage que rien ne prédisposait à pareille trajectoire.

Pas mal du tout, en somme. Une lecture que je recommande en espérant que la suite soit du même tonneau, les quelques longueurs évoquées en moins.

Le deuxième tome confirme la très bonne impression laissée par le premier. Je le trouve même supérieur. Les temps morts y sont rares tandis que s'affine la psychologie des personnages. Le dessin, quant à lui, reste toujours très expressif et spontané et sert parfaitement le propos.

Si le troisième tome devait être du même acabit, nul doute que je reverrai ma cote vers le haut

Nom série  Ma vie d'adulte  posté le 16/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Là, on est dans le roman graphique pur jus ! Je dirais même qu’il était difficile de faire plus « récit du quotidien » que ça. De fait, nous allons suivre Elisa, jeune trentenaire, dans sa crise identitaire. Le temps passe et elle a le sentiment de passer à côté de sa vie. Tentatives de réorientation, doutes, changements de boulot… la trentaine, quoi.

L’héroïne n’est pas parfaite (elle est même quelque peu prétentieuse sur les bords) ; ce qui la rend plus humaine, plus vraie. Le récit, lui, est bien mené, sans surprise. C’est juste une partie d’un parcours de vie, très réaliste et qui devrait faire écho chez plus d’un lecteur.

Le dessin de Michel-Yves Schmitt convient parfaitement à ce genre de récit. Simple, expressif, allant à l’essentiel mais sans négliger les décors, il cerne bien le sujet. L’auteur a gardé cette petite particularité stylistique qui consiste à dessiner deux petits ronds blancs en guise d’yeux. En fait, j’aime vraiment bien ce style pour ce type de récit.

Et si la colorisation de « Dérives » m’avait déplu autant que l’absence de colorisation de « Ainsi danse » (deux autres romans graphiques du dessinateur), le choix de confier cette colorisation à une tierce personne s’avère payant. Virginie Blancher propose des teintes harmonieuses et sans tape-à-l’œil. C’est simplement juste.

Bien illustré, bien raconté mais sans réelle surprise et en n’apportant rien de neuf au genre, cette vie d’adulte plaira à tous les amateurs du genre mais ne possède pas ce petit truc en plus qui en ferait une œuvre majeure.

Pas mal du tout, et un achat que je ne regrette pas.

Nom série  La première lettre  posté le 16/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans l’univers de la bande dessinée destinée à la jeunesse, il est de ces œuvres qui vous donnent envie d’être père… pour le simple plaisir de pouvoir les acheter sans devoir craindre le regard moqueur de votre libraire.

La première lettre fait partie de ces œuvres.

Adapté d’un texte de Rudyard Kipling (dont j’ignorais l’existence (le texte, hein, pas Rudyard)), la première lettre est une œuvre fine et intelligente. L’auteur y traite autant des dangers de l’ignorance que du besoin de tolérance, et les niveaux de lecture sont multiples. A la première lecture, c’est le besoin d’avoir un langage commun qui ressort de la conclusion du récit. Ensuite, l’on se rend compte que ce langage commun ne pourra être atteint qu’en respectant les autres. Enfin, l’on se dira que soigner son langage est essentiel si l’on veut être bien compris. A chaque lecture, une finesse apparait dans le message transmis… et à chaque fois, l’on se dit que l’auteur a vu « juste ».

Mais si je me suis penché sur cet album, c’est avant tout attiré par son aspect visuel. Tout d’abord, il y a un bleu lumineux, autant présent sur la couverture que dans l’album. Ensuite, il y a un trait expressif et joyeux, dynamique et immédiat. Et, en matière de colorisation, si c’est le bleu qui a attiré mon regard, l’ensemble des couleurs employées donne un ton frais, soigné, artisanal (dans le bon sens du terme) et spontané à chaque planche.

Enfin, n'oublions pas la gaité qui émane de cette lecture. L’humour est omniprésent même s’il n’occulte jamais le fond le l’histoire.

Beau à voir, fin, avec une morale à retenir et des niveaux de lecture multiples qui garantissent la conservation de l’intérêt de cet album au fil des ans, cette première lettre est un véritable coup de cœur pour moi.

Des comme ça, j’en redemande.

Nom série  Cerise  posté le 11/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Premier tome d’une série dédiée prioritairement à la jeunesse, cet « avis des bêtes » est loin de m’avoir séduit.

Pourtant, on sent que l’auteure a mis beaucoup d’elle-même dans cet album, qui doit receler plus d’une anecdote véridique. Et si la mère de Cerise partage certains traits avec Laurel, je ne crois pas que ce soit dû au hasard. Malheureusement, la sincérité n’est pas toujours suffisante et cet album souffre de plus d’un défaut, selon moi.

Au niveau du scénario, tout d’abord. L’idée de départ est de nous proposer de suivre les aventures de Cerise, une petite fille qui se découvre le pouvoir de parler et de comprendre les animaux. Pas très original, selon moi, et pas très bien amené. D’autant plus que ce pouvoir ne sera pas spécialement bien exploité dans cet album.

Au niveau de la structure, nous avons droit à un découpage qui multiplie les chapitres, avec une majorité de gags en une planche et quelques récits de 3, 4 planches. Les gags en une planche, s’ils sont parfois sympathiques, ne sont jamais hilarants. Les histoires en plusieurs planches, elles, permettent de faire progresser le récit ou de présenter certains personnages mais, à nouveau, sans réellement faire rire.

L’humour développé est très taquin, pour ne pas dire parfois méchant. Dans l’une des histoires, les parents de Cerise lui font croire que, puisqu’elle ne croit plus au Père Noël, elle n’a plus droit à des cadeaux. C’est, je trouve, quand même assez limite. Que Cerise, à laquelle le jeune lecteur va s’identifier, se moque de ses parents ne me pose pas de problème, mais que sa mère se moque d’elle me parait bien plus discutable (même si elle le fait sans mauvaise intention).

Enfin, Laurel ne peut s’empêcher d’employer des structures de phrase peu adaptées au jeune lectorat (elle fera dire à un de ses personnages, par exemple : « tu paries que je te bats en terme de vitesse » plutôt que « tu paries que je te bats à la course ») et parfois trop littéraires (par exemple, au lieu de faire dire à son héroïne « tu n’aurais pas vu un ours, toi ? », Laurel lui mettra dans la bouche une phrase du type « je cherche des informations sur un ours qui s’est échappé de je sais pas où, t’es au courant ? »). Cette narration, qui manque à mes yeux de naturel et de vivacité, est le gros point faible de l’album.

En résumé : une idée de départ peu originale et mal amenée, des gags peu drôles et un humour qui ne correspond pas au mien, le tout distillé au travers d’une narration qui ne me semble pas des plus adaptées à un jeune public.

Au niveau du dessin, le trait est simple et rond. C’est plutôt sympa… si je ne fais pas gaffe aux grands yeux de tous les personnages ni à certains animaux dessinés « bizarrement » (dirais-je). Un chat vraiment affreux, un martin-pêcheur qui, sur UNE case, se retrouve affublé de dents ou des lapins à la dentition régulière (et donc sans longues incisives) sont des exemples parmi d’autres.

Bon, en soi, à ce niveau-là, je pense qu’un jeune public trouvera ce style plutôt à son goût mais ça s’arrêtera là.

Au final, je ne dirai qu’un mot : « bof ! »

Nom série  Les Faux visages  posté le 06/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ressors de cette lecture avec un sentiment mitigé. J’ai surtout l’impression que cet album aurait dû plus me séduire. Le sujet est, de fait, un de ceux que j’affectionne généralement et son traitement graphique n’était pas fait pour me déplaire.

Seulement, voilà : même si la lecture est fluide, il ne s’en dégage pour moi que peu d’émotions. J’ai assisté à une énumération de faits et gestes mais jamais je ne suis rentré dans le récit, jamais je n’ai ressenti d’empathie pour les différents acteurs. Et c’est bien là que le bât blesse : sans cette fameuse empathie, pas moyen pour moi d’être touché par le récit.

Restent donc une reconstitution historique plutôt intéressante, un dessin en bichromie et en ligne claire agréable à l’œil et une narration fluide et nerveuse. Le problème posé par le fait qu’il y a beaucoup de personnages et qu’en plus ceux-ci se déguisent est plutôt bien maîtrisé. Seuls deux personnages prêtent à confusion mais sans que cela ne nuise aux propos. De plus, la présentation de chaque protagoniste au début du récit permet de bien se les mettre en mémoire.

Vraiment dommage, ce manque d’émotion ressenti durant ma lecture. J’en reste donc à un « pas mal » sans conseil d’achat.

Nom série  Suicide Island  posté le 03/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vous ! Vous avez une tête à vouloir construire un marais salant ! Non ?!? Tudju, dommage, car ce livre vous explique justement comment en réaliser un, entre autres choses.

Ceci dit, imaginons-nous une seconde dans la situation des personnages de la série. Abandonnés sur une île déserte, devant lutter pour se procurer de quoi survivre, leur troisième réalisation (après la récolte de bananes et la pèche en communauté) sera la réalisation d’un marais salant, histoire de pouvoir saler leurs poissons. Ahhhhh, on a le sens des priorités, chez les neurasthéniques. Ah, oui, j’oubliais de mentionner que tous les personnages de la série sont des suicidaires récidivistes et maladroits (entendez par là qu’ils sont encore vivants). Abandonnés sur une île déserte, devant lutter pour survivre, retrouveront-ils le goût de vivre ? Telle est la question posée par l’auteur.

Et si la question n’est pas idiote, devoir lire à longueur de planches les mêmes réflexions philosophiques de bazar est déjà plus pénible. Heureusement, la narration est peu présente. Il n’est d’ailleurs pas rare de n’avoir qu’une phrase par planche. Ceci explique pourquoi cela se lit si vite. Le bémol, c’est qu’après un tome et demi, et malgré les mois qui défilent, il ne se passe pas grand-chose. Pour exemple, nos Robinsons du Prozac ne se sont pas encore spécialement inquiétés de se trouver ou de se construire un logement décent.

Au niveau des péripéties, les heureux hasards ne sont pas rares, permettant à ce peu entreprenant groupe de survivre.

Au niveau didactique, on est loin d’arriver à la cheville de romans tels que Robinson Crusoë ou l’île mystérieuse. Les « trucs et astuces » qui nous sont délivrés sont souvent loin d’être prioritaires (les marins salants en est un bel exemple) même dans pareille situation. En fait, j’ai un peu le sentiment que l’auteur a essayé de caser quelques trucs appris à gauche ou à droite mais sans se soucier de l’intérêt dudit truc dans la situation évoquée.

En résumé, vous l’aurez compris, je trouve le scénario, malgré une idée de départ intéressante, des plus ennuyants. Le côté « ado en pleine crise » est très emphatique et verse dans la psychologie de bazar tandis que le côté « naufragés sur une île déserte » se développe en dépit du bon sens.

Le dessin quant à lui, ben, c’est du manga plutôt réaliste. On n’échappe pas aux yeux de chat des personnages féminins, ni au physique androgyne de plus d’un personnage masculin, ni aux nombreuses et volumineuses gouttes de sueur mais les planches sont relativement soignées et les faciès ne sont pas déformés.

Bon, je finirai le deuxième tome si je n’ai rien d’autre à lire mais je doute de continuer cette série (même via la bibliothèque). Ҫa a beau se lire vite, j’ai quand même l’impression de perdre mon temps.

Point positif : il y a très peu de fautes d’orthographe. Je n’en ai relevé que deux sur le total des planches lues, ce qui, en comparaison, est bien inférieur à la moyenne actuelle des productions européennes. Un beau boulot de ce côté-là qu’il me plait de mentionner tant la chose est devenue rare.

Nom série  Morphine  posté le 02/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Morphine ou la rencontre entre Myazaki et David Lynch, peut-on lire au dos de cet album.

Ah ?!?

Perso, j’y ai plus vu la rencontre entre Heidi et la New Pokemon Generation…

Le dessin est clairement typé manga. Le scénario tout autant… Ҫa se lit facilement (malgré les énormes fôtes d’aurtograf, les lettres en trop et les mots oubliés) mais cette série, je le crains, ne devrait plaire qu’à un jeune lectorat. Notez bien que lorsque je dis « je le crains », ce n’est pas que je considère la bande dessinée destinée à la jeunesse comme quantité négligeable, mais bien que lorsqu’on affiche des références telles que David Lynch au dos d’un album, on risque d’attirer un public adulte… qui risque fort d’être déçu devant cette naïveté scénaristique.

L’histoire ? Une jeune héroïne attrape d’étranges créatures au profit d’un jeune scientifique collectionneur. On ne sait rien du passé de ces personnages et celui-ci nous sera dévoilé au fil des planches… Et, pour peu qu’on ait laissé sa naïveté au vestiaire, la surprise n’est pas vraiment au rendez-vous.

Ah oui, encore un truc : les étranges créatures sont fabriquées à base de matière Zéro (ou Zétro dans une des planches, mais il s’agit sans doute d’une autre faute de frappe). De la matière Zéro ! Franchement, vous trouvez ça adulte, vous ? Moi, je me suis cru revenu à l’époque des forces bleue, rouge et autre jaune devant et marron derrière.

Alors, oui, peut-être qu’à un jeune lecteur accro à Pikachu et à sa clique, la série peut plaire (et même beaucoup, car la narration est fluide, le dessin est soigné) mais c’est pas pour moi.

En tout état de cause, un soin particulier devra être apporté à l’avenir à la relecture car les erreurs de français sont légion (à un tel point que j’ai cru qu’il s’agissait d’une traduction mal soignée à un moment).

Bof, bof, bof… et trop éloigné de mes goûts personnels pour que je puisse extrapoler mon propre ressenti vers celui d’un jeune lecteur.

Nom série  Grumf  posté le 30/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grumf ou la première bande dessinée dévolutive…

A nouveau (car c’est une coutume avec ce duo d’auteurs), l’album est construit sur une excellente idée : et si l’humanité, dans sa grande sagesse, faisait marche arrière et dévoluait. Et si on en revenait à des valeurs essentielles, au respect de la nature et de notre mère la terre. Et si, enfin, tous les peuples du monde adoptaient un langage commun.

Nous allons donc suivre pas à pas cette dévolution. Idée de génie : la dévolution proposée par le scénario est accompagnée par la dévolution du dessin, celui-ci devenant de plus en plus épuré au fil des chapitres.

Cet album donne incontestablement à réfléchir. Les auteurs s’amusent à pousser le concept jusqu’à l’absurde pour en démonter par là même les limites. Les grandes idées écologiques sont mises à mal et c’est plutôt culotté par rapport à la tendance actuelle.

Je dois cependant avouer être quelque peu resté sur ma faim. Le début du récit m’a complètement emballé mais, au fil des chapitres, le concept poussé à l’extrême a commencé à m’ennuyer. Je comprends tout à fait la logique des auteurs mais le fait de simplifier dessin, texte et préoccupations des acteurs leur fait perdre à chacun de leur intérêt.

Pour l’idée, je mettrais sans hésiter 4 étoiles, tant pour le scénario que pour son prolongement graphique.

Pour la pertinence du propos, là aussi, je serais sans hésiter enclin à accorder 4 étoiles.

Pour le plaisir de lecture, les premiers chapitres valent 4 étoiles tandis que les derniers tombent pour moi dans le bof ennuyeux.

Me v’la bien embêté pour coter cet album dont tant l’intention comme l’idée m’enchantent mais qui a fini par m’ennuyer… Bon 3/5 avec conseil d’achat et coup de cœur… mais j’aurais bien aimé mettre plus.

Nom série  It's not a Piece of Cake  posté le 30/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Des trois albums que j’ai lus de Nancy Pena, celui-ci est sans contexte celui qui m’a le plus plu. Mieux structuré, plus équilibré, il est juste peut-être un peu moins original dans son sujet. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le fait que deux intrigues s’entremêlent dans cette histoire.

Le dessin, lui aussi, me semble plus abouti que dans ses œuvres précédentes. L’utilisation de la couleur est bien pensée tandis que l’artiste (car c’est bien d’artiste qu’il faut parler) continue à me régaler avec des planches tortueuses où la courbe est reine.

Les personnages principaux sont maintenant connus des habitués de l’auteure mais leurs profils psychologiques ne cessent de s’étoffer. L’humour demeure présent et me semble même plus mis en avant qu’auparavant.

Au final, je ne peux que parler d’un très bon album, bien plus facile à lire que ce qu’un simple coup d’œil laisse prévoir. A essayer, sans nul doute.

Nom série  Mary Kingsley  posté le 30/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deuxième album de cette nouvelle collection, celui-ci se centre sur une exploratrice dont je ne connaissais que très vaguement le nom.

On entre rapidement dans le vif du sujet, qui se révèle fondamentalement être la découverte par l’exploratrice plus qu’inexpérimentée du continent africain. Un coup de foudre malgré des déboires et grâce à pas mal de chance et à son charme féminin.

L’ensemble s’est avéré plaisant à suivre. Remise dans son contexte historique, Mary Kingsley ne manque ni d’intérêt ni de charisme. Les personnages secondaires sont très stéréotypés mais cela ne m’a pas rebuté.

Le dessin est agréable au premier coup d’œil même si l’encrage manque de finesse. Le côté étouffant de la jungle est bien rendu et les personnages sont bien typés. L’ensemble manque de personnalité mais convient bien tant à la collection qu’au sujet et au ton employé. C’est de la bd tout public avant tout.

L’album est complété par un dossier assez complet et bien vulgarisé, qui permet d’en apprendre plus sur le personnage et sur le contexte mondial de l’époque.

Pas mal du tout. Je ne regrette pas de l’avoir acheté même si cet album ne révolutionnera jamais le genre.

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