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... a posté 2237 avis et 507 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Grand Prix  posté le 16/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit recèle d’autant de défauts que de qualités. Et son plus gros défaut provient sans doute de sa plus grande qualité : son côté historique très riche et envahissant.

J’ai en effet appris pas mal de choses sur la période évoquée et l’angle d’approche de la compétition automobile et des écuries allemandes bien soutenues par Hitler et son gouvernement est original et intéressant.

Oui, mais voilà, à force de nous gaver de données historiques, l’auteur en vient à négliger et son intrigue centrale et le charisme de ses personnages. D’ailleurs, d’intrigue centrale il n’en sera finalement pas question. On suit la trajectoire de différents personnages durant cette période mais sans avoir le sentiment qu’il y a un début et une fin à ce récit. Celui-ci se termine d’ailleurs par une évocation de la trajectoire des personnages en question après cette période.

Le dessin de Marvano est toujours aussi typique. On aime ou on n’aime pas mais ce style s’avère très précis pour ce qui est des décors et, à mes yeux, peu séduisant pour les personnages (car je n’aime pas trop l’encrage fait sur ceux-ci, qui me les rend froids et distants).

Au final, je trouve que la série mérite d’être lue, mais il ne s’agit pas d’une lecture délassante. Les données historiques sont nombreuses et intéressantes et ce sont elles qui justifient la lecture, les personnages manquent trop de charisme à mes yeux pour que leurs aventures me touchent, et l’intrigue centrale m’est apparue absente.

Un emprunt en bibliothèque s’avèrera sans doute plus opportun avant un éventuel achat.

Nom série  La guerre des boutons (Vents d'Ouest)  posté le 12/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une adaptation soignée de l’œuvre chère à Louis Pergaud.

Bien sûr, des raccourcis sont pris et certains passages sont « oubliés » mais l’essentiel est bien là et on retrouve tous les moments clés du roman (ou du film, pour celles et ceux qui n’auraient jamais lu le roman) dans ce court récit de 48 pages… qui parvient tout de même à ne pas ressembler à un résumé.

Malheureusement, et c’est peut-être une conséquence du format, je n’ai pas retrouvé l’émotion que j’attendais. L’ensemble est un peu froid même si tous les personnages ressemblent à l’image que j’en avais.

Le dessin est à l’image du scénario. Soigné et bien fait mais sans ce petit plus en plus qui aurait permis à la série de sortir du rang.

Un bon emprunt de bibliothèque, qui devrait plaire aux jeunes lecteurs et rappeler des souvenirs aux plus anciens, mais pas un indispensable. Sur le même sujet, j’avais préféré l’adaptation de Mathieu Gabella et de Valérie Vernay chez « petit à petit » (voir « La Guerre des Boutons ») qui, il est vrai, s’étalait sur un nombre plus important de pages.

Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 10/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J’aurais aimé faire montre d’autant de verve qu’Ayrolles pour vous donner l’envie de lire cette magnifique série… mais je n’ai pas son talent…

Aussi vais-je me contenter de vous en décrire l’ouverture. Sur la page de présentation (vous savez, celle où l’on renseigne les noms de auteurs), un petit dessin, comme il est de coutume, nous présente une scène de théâtre, rideau baissé. Première page, le rideau se lève et très rapidement nous allons avoir droit aux trois coups. L’un est asséné sur scène tandis que les deux autres se donnent dans le public et résultent de petites scénettes d’arrière-plan. Au terme de ces trois coups (auxquels on ne fait pas spécialement attention à la première lecture) apparaissent enfin les deux personnages principaux…

Si ça, ce n’est pas de la construction scénaristique soignée, je n’y connais rien !

Longtemps, la série va être à l’image de cette ouverture, emplie d’humour, de richesse en profondeur, de finesse dans la construction et l’emploi de clins d’œil. Comment oublier l’entrée en scène d’Eusèbe ? Comment ne pas savourer le second rôle offert à Bombastus (mieux connu de nous sous son nom de Paracelse) ? Comment passer sous silence ces pages bonus, divines surprises qui closent ou ouvrent ces albums ?

Bon, le passage sur la lune s’avèrera un peu longuet. Certes on retrouve toujours les personnages avec plaisir mais l’action vient à manquer tandis que les clins d’œil ont alors parfois tendance à étouffer le souffle épique du récit.

Mais le final arrive à temps. Le dernier tome conclut magistralement la série. Les fils se recoupent, comme dans le plus fin des vaudevilles.

N’oublions pas non plus la belle part apportée par Masbou. Son dessin léché et sa colorisation très lumineuse sont partie prenante dans la réussite de la série. Les personnages sont tous très expressifs et sur-jouent… avec justesse (ahhh, les scènes de pirates maudits !)

Et puis, il y a ce parti-pris de mêler personnages animaliers et êtres humains, un choix qui m’a déconcerté dans un premier temps, au point de me dissuader d’acheter, dans un premier temps toujours, la série. Mais c’est tellement bien maîtrisé et exploité que les auteurs ont réussi à me convaincre de la pertinence d’un tel choix (et pourtant, je suis d’ordinaire allergique à ce procédé).

Voilà ! La série est célèbre et cet avis ne servira sans doute pas à grand-chose… mais il me permet toutefois de remercier messieurs les auteurs pour les nombreuses heures de plaisir que la lecture et les relectures de cette magnifique série m’ont valu.

Chapeau bas…

Nom série  Mandy Riley  posté le 02/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série qui fleure bon les vieux magazines de Tintin des années ’70.

Cette petite chronique d’un très jeune adolescent dans un far-west peu réaliste aurait été franchement sympathique si elle n’avait été aussi naïve et superficielle. L’univers du far-west correspond bien à l’image fantasmée que les séries (télévisées ou autres) de l’époque diffusaient. On n’évite donc pas de nombreux clichés (le petit chien courageux, l’image du père protecteur, le rôle sécurisant de l’église…) mais le personnage principal est attachant et je me serais facilement identifié à lui si j’avais lu la série dans les années ’70.

Le dessin m’a bien plu. Il est bien dans la veine du trait réaliste prisé par le magazine à l’époque. Tout comme Ro, je le rapprocherais d’un Franz ou d’un Chéret (époque « domino »). C’est clair, simple et efficace.

Anecdotique, selon moi. Pas déplaisant mais pas assez marquant pour que j’en conseille l’achat, même d’occasion.

Nom série  Jeanne la Pucelle  posté le 13/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement aux précédents lecteurs, j’avoue être quelque peu resté sur ma faim avec ce premier tome de la biographie de Jeanne d’Arc.

Certes le dessin est plutôt agréable à l’œil, avec cet aspect crayonné rehaussé d’une colorisation nuancée et douce. Mais, à titre personnel, je n’ai que peu apprécié les grandes illustrations. Bien réalisées d’un point de vue esthétique, elles me semblent surtout combler les vides laissés par le scénario.

Bon, je l’avoue, Jeanne d’Arc n’est à proprement parler pas le genre de personnage qui me fascine. J’étais tout de même curieux de voir comment une paysanne avait bien pu influencer ainsi de grands dirigeants de l’époque en prétendant être guidée par Dieu… pour périr sur le bûcher en tant qu’hérétique. Ce parcours paradoxal et incroyable me semblait digne d’intérêt.

Et, malheureusement, cet intérêt n’a pas du tout été nourri par ce premier tome. On tombe sur des lieux communs et la dimension « fantastique » explique certains événements historiques, facilité qui me déçoit grandement. J’ai donc peur de ne pas obtenir de réponses à mes interrogations.

Par conséquent, je reste sur ma réserve. Le prochain tome m’incitera peut-être à conseiller l’achat mais jusqu’ici, malgré un beau rendu esthétique, je reste sur un petit « pas mal » sans conseiller l’achat.

Nom série  L'Invention du Vide  posté le 13/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album a réussi à me donner le vertige !

Page 52 pour être précis. Une pleine page montrant nos valeureux alpinistes dressés sur un sommet. J’ai failli en tomber dans l’album… mais j’y étais déjà immergé jusqu’au cou, ce qui m’a probablement sauvé.

Notez cependant que ce sentiment de vertige n’est pas venu d’une seule planche. Non, progressivement, insidieusement, il m’avait envahi, encore en latence, certes mais bien présent, grâce à ce trait singulier d’un artiste unique : Nicolas Debon. Artiste unique car son style ne ressemble à aucun autre mais aussi parce qu’il parvient grâce à celui-ci, pourtant caricatural voire épuré, à restituer une réalité tangible, à immerger le lecteur que je suis dans cette réalité… quitte à lui donner le vertige. Et tout cela avec un trait à plat…

Ensuite vient la colorisation. L’auteur joue de la lumière, multipliant zones d’ombre et plages ensoleillées dans cet univers montagneux. Un coucher de soleil devient émerveillement devant le temps qui passe. Un lever de soleil devient promesse de nouvelles conquêtes. Versants ensoleillés ou obscures crevasses, Nicolas Debon pare ses montagnes de reflets merveilleux autant que dangereux.

Puis vient la narration. S’inspirant de l’autobiographie d’un alpiniste anglais, l’auteur use d’un langage désuet des plus charmants. Non content de nous plonger au cœur des Alpes, il se complait encore à nous baigner dans un autre siècle… Et c’est un régal. Cette narration datée, désuète, pleine de fraicheur et non dénuée d’humour permet de restituer l’état d’esprit de ces alpinistes. Guides rudes à la tâche ou dandy alpiniste et intrépide, tous s’unissent devant un même objectif : poser le pied là ou aucun ne l’a encore fait.

Par-delà le duo central, ce seront mille anecdotes sur les ascensions de l’époque qui nous sont contées. Avec rigueur mais non sans humour, comme cette mésaventure survenue à une équipe anglaise qui après moult difficultés parvient au sommet d’un pic… pour se rendre compte qu’ils se sont trompés de sommet.

Et pourtant, la dangerosité de la montagne n’est jamais occultée. Tout le long de ma lecture, j’ai senti combien un pas mal assuré pouvait s’avérer mortel. Loin de tout dilettantisme, ces alpinistes se montrent avant tout humbles devant la montagne mais aussi heureux de la côtoyer, voire de la défier.

J’aurais pu mettre « culte » si je n’avais senti une petite baisse de régime en milieu d’album et si le tracé de certaines ascensions m’avait été mieux présenté. Ce sont là des détails de moindre importance mais ils coutent la cinquième étoile à l’album… Les quatre autres sont quant à elles amplement méritées !

Cette invention du vide est tout simplement un des plus grands albums consacrés à l’alpinisme et à la montagne que j’ai pu lire.

Nom série  Un prince à croquer  posté le 11/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lol ! Cette série, elle est trop choupinou kawaï !!!!!!

En tous les cas, c’est clair qu’elle est trop choupinou kawaï pour moi. Plus qu’un fait, c’est une certitude.

Parce que, bon, le coup du beau prince un peu bête enfermé par ses parents mais qui s’enfuit à Paris et tombe amoureux d’une jeune cuisinière très douée et protégée par son patron, que même quand elle prépare une sauce et bien son patron il passe derrière pour l’améliorer (la sauce) sans qu’elle le voit, alors forcément elle trouve qu’elle est très bonne (la sauce, toujours et elle aussi parce qu’elle se prend pas pour une moins que rien, suffit de voir comment elle remballe les prétendants), celui-ci (le patron, pas la sauce ni le prétendant) dirigeant le meilleur restaurant au monde, logé dans une espèce de castel de conte de fée et rêvant de voir cette charmante personne (la fille, hein, pas le prince, oui parce que vous l’avez peut-être oublié mais il était question d’un prince au début de ma phrase) épouser son fils mais comme celui-ci est homosexuel mais son papa ne le sait pas, il a plus de chance (le fils, pas le papa... suivez un peu, bon sang) de mettre le prince dans son lit que la fille en question (que de mettre la fille en question dans son lit et non que la fille n'a de chance de mettre le prince dans son lit, vous suivez toujours ?), surtout que le prince est quand même très niais même s’il est un cavalier émérite et qu’il a de beau yeux verts (deux secondes, je reprends mon souffle)… ce scénario, donc, j’en suis venu à me demander dans quelle mesure il n’était pas réalisé au 386ème degré.

Oui, mais voilà, le doute persiste…

Il y a quelques passages crétins (quand le prince réussit à incendier une cuisine en laissant rebondir deux assiettes sur la cuisinière, l’une provocant l’étincelle qui met le feu aux poudres tandis que l’autre faisant tourner les boutons des deux brûleurs avant de faire choir une bouteille d’huile d’olive posée en aplomb de la dite cuisinière) qui me laissent croire qu’il ne s’agit pas de second degré… et ça fait peur…

Au niveau du dessin, c’est du manga en couleurs vives. Grosses gouttes, visages déformés, fausses perspectives qui déforment le bâtiment dès qu’il s’agit de faire un effet, yeux de gazelles qu’ils appartiennent au beau sexe ou aux beaux spécimens de l’autre sexe, on a droit à tous les poncifs du genre. C’est réussi… pourvu qu’on aime justement ce genre, et ce n’est pas mon cas. Mais le travail est soigné, il me plait de le souligner.

A propos de souligner : soulignons donc la performance d’avoir réussi à réunir dans un même album :
- Un prince digne de la cour d’Angleterre ;
- Le thème de la cuisine « sublimée » ;
- Le copain homosexuel ;
- L’inaccessible rêve de la réussite à travers sa passion ;
- Une rivale top-model ;
- Un univers chic et glamour.

Ne manquent plus qu’un lapin, un hamster ou un yorkshire pour compléter le tableau…

Dans le genre, c’est sans doute pas mal. Si j’étais sûr que l’humour pratiqué est bien au 386ème degré, j’aurais même accordé cette note.

Là, je reste sur mon premier sentiment : au premier degré, c’est vraiment trop choupinou kawaï pour me séduire, et par moments vraiment trop crétin pour me convaincre.

Nom série  Satori en province  posté le 07/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Durant tout l’album nous allons suivre un personnage qui face à une existence totalement insipide part dans une quête désespérée… qui le mène à la dépression. Mais ce qui, de prime abord, pourrait n’être qu’un récit sinistre devient sous la plume des auteurs amusant voire hilarant… à condition d’aimer l’humour cynique souvent pratiqué ici.

Professeur de français sans vocation, Bruno, l’anti-héros central du récit, sera guidé dans ses pensées par deux égéries : Jack Kerouac et Dante Alighieri. Les œuvres majeures de ces deux auteurs (« sur la route » et « la divine comédie ») proposent alors une autre vision de la dépression traversée par le personnage. C’est amusant car intelligent et très décalé (à la manière d’un « Lincoln » mais en mieux, à mes yeux).

La galerie des personnages est bien réussie, avec ce dentiste obsédé sexuel, ce beau-père bricoleur ou cette épouse transparente. Le monde de l’art, et de l’art contemporain en particulier, en prend également pour son grade même si on sent du respect et une certaine maîtrise du sujet de la part des auteurs.

J’ai particulièrement apprécié la manière dont Christophe Lemoine et André Bibeur Lu décortiquent le processus de la dépression. Ҫa sent le vécu tout en restant décalé. On obtient ici une sorte de Monsieur Jean en version plus cynique, plus « borderline ».

Mais s’il y a des moments qui m’ont vraiment fait rire, d’autres m’ont semblés inutiles ou redondants. J’aurais préféré un récit plus concentré. Un texte moins présent, également, car, par moments, il alourdit vraiment la lecture.

Enfin, il y a ce dessin. Et si j’ai apprécié les peintures qui illustrent certains chapitres, si je trouve ce trait tendu, nerveux, en adéquation avec le sujet, je dois quand même avouer ne pas être fan du genre.

Je n’aurais certainement pas acheté cet album sur simple base du rendu visuel, et les textes forts présents et parfois mal calligraphiés auraient fini de me décourager si je m’étais contenté de le survoler… Mais je suis vraiment heureux de l’avoir lu !

Intelligent et amusant malgré quelques temps faibles et un dessin auquel je n’ai pas spécialement accroché. Comme quoi, il faut parfois se faire violence pour trouver son bonheur…

Nom série  Alice au pays des singes  posté le 06/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Originale aventure que celle-ci.

J’ai grandement apprécié l’humour absurde dans lequel baigne l’album. Rien que le début, avec cette petite Alice qui débarque en pleine jungle et que tout le monde prend pour Tarzan, donne le ton.

J’ai également apprécié la diversité de la mise en page. Une mise en page souvent dynamique, d’ailleurs, mais toujours bien lisible.

Le dessin me laisse plus sur ma faim. Le tigre est assez moche (c’est le gros point négatif de ce point de vue) et le trait, en général, est trop carré à mon goût. La colorisation gomme partiellement cet aspect. De plus, Alice est très réussie et les décors de jungle sont soignés.

L’histoire en elle-même se résume à peu de chose mais le ton bon enfant et l’humour absurde monopolisent mon attention sans que je ne sois franchement frustré.

Un bon moment de lecture, finalement. Pas hilarant mais décalé. Plaisant.

Nom série  Le P'tit Coach  posté le 06/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis rejoindra les deux autres préalablement postés.

J’ai bien apprécié le concept, qui permet de diversifier le sujet des gags même si certains running-gags apparaissent. La galerie des personnages est plutôt bien pensée, elle aussi.

L’humour, lui, est tout de même très moyen. Pour un adulte, c’est insuffisant. Pour un enfant du même âge que les personnages, c’est sans doute satisfaisant. Je regrette que ces gags soient souvent construits d’une manière très poussive, qui nous fait sentir la chute trop rapidement. En fait, un seul des gags m’a fait pleinement sourire.

Le dessin est plutôt minimaliste mais expressif et dynamique. Il convient bien à ce genre de série mais j’aurais aimé un peu plus de profondeur.

Entre le « bof » et le « pas mal », option finalement choisie en tenant compte du public visé...

Nom série  Maus  posté le 04/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis très partagé et très embêté...

Oui, Maus est une œuvre majeure de la bande dessinée. Une œuvre majeure parce qu’elle ne se limite pas à l’évocation de l’holocauste. Par-delà cet aspect, il y a aussi la recherche du père et l’acceptation de celui-ci par un fils qui se sent coupable de ne pas le supporter.

Un œuvre majeure également par son choix radical de représenter les différents peuples par différents types d’animaux (juifs = souris, allemands (qu’ils fussent nazis ou non) = chats, polonais = cochons, etc…). Ce choix radical prête à polémique et fait donc réagir. A titre personnel, je n’ai pas aimé cette totale absence de nuance dans la représentation graphique alors que la narration, elle, en offre. Cela crée un déséquilibre. Je déteste le manichéisme et, d'un point de vue visuel, ici ce n'est QUE ça !

Et puis, que croire ? Bien sûr, les camps ont existé et les horreurs décrites ont eu lieu mais en voulant dresser un portrait de son père avec un maximum d’honnêteté, Art Spiegelman a réussi à créer le trouble dans mon esprit. Si cet homme est aussi avare dans les années ’80, s’il l’était déjà avant guerre (au point de laisser tomber la petite amie qu’il côtoie depuis 4 ans au profit d’une fille de millionnaire), pourquoi aurait-il accepté de lâcher les cordons de sa bourse durant la guerre ? Sous cet éclairage, tous les passages dans lesquels il se plaint qu’il fallait toujours payer durant la guerre à ces « cochons » (puisque c’est ainsi qu’ils sont représentés) de Polonais s’éclairent différemment. Idem pour ceux où il économise. Quelle est la part d’exagération ? Quelle est la part de vérité ? On ne le saura jamais… Le souci de précision d’une part dans le portrait du père et de fidélité d’autre part vis-à-vis des propos du même père se révèle être une arme à doubles tranchants.

Maus mérite donc d’être analysé, étudié par-delà son thème premier… Il s’agit là d’un témoignage à multiples facettes (témoignage sur le génocide, réflexion sur le sentiment de culpabilité, réflexion sur le processus de création) extrêmement intéressant à analyser. Que penser en effet lorsque Art Spiegelman déclare trouver que son père ressemble étrangement à l’image que les Nazis donnaient des Juifs avant guerre ? Cette honnêteté avec sa propre conscience interpelle et touche.

Ca, c’est le mythe. Mais de la bd, qu’en penser, finalement ?

Elle se lit bien. La narration est précise et permet de gommer certains défauts d'un dessin médiocre par ailleurs. En effet, sans une telle précision, impossible de distinguer une souris d’un autre (sauf quant à leur sexe). Les personnages sont réalistes mais comme tout est vu à travers le prisme de deux d’entre eux (Art Spiegelman lui-même pour l’époque « moderne » et son père pour toute la partie « historique »), je ne peux tout prendre au premier degré. Cet aspect constitue selon moi la force et la faiblesse de l’album. Elle entraine une grande empathie pour les personnages (je me suis senti proche de l’auteur lorsqu’il décrit la relation qu’il entretient avec son père et leurs problèmes de communication) mais aussi une certaine méfiance pour quelques aspects historiques du récit (des aspects mineurs dans l’Histoire mais importants pour la petite histoire).

Une œuvre à lire. Très certainement. Culte ? Je ne crois pas car elle prête à polémique sur trop d’aspects. Franchement bien ? Je sais pas. Importante, oui ! Intéressante, certainement. On traduit ça comment, sur bdtheque ?

Bon, à la lecture, j’ai trouvé que c’était « pas mal » mais il y a tellement de questionnements qui surgissent après lecture, sur le devoir de mémoire, sur les conséquences d'une telle tragédie, sur la manière de la décrire, sur... tant d'autres choses encore... que je monte à franchement bien.

Mais je crois surtout que la valeur de Maus vient des réflexions que l’album suscite plus que du témoignage (un de plus) sur l'holocauste fait par un survivant, fut-il le père de l'auteur.

Nom série  300  posté le 04/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je l’ai lu.

Et c’est, à peu de choses près, tout ce que j’en retiendrai.

Je n’ai pas été emballé par le visuel. Rares sont en effet les planches qui m’ont vraiment plu tandis que je devais parfois m’escrimer pour comprendre dans quel sens lire les phylactères.

L’histoire, elle, n’est pas inintéressante d’un point de vue historique, mais elle m’a été racontée avec tellement d’emphase que j’ai été vite saoulé. Trop dramatique, trop surjoué pour moi. Quant à la dimension historique, elle n'est finalement que fort peu présente, l’accent se posant plus sur les sentiments des protagonistes et sur la dimension héroïque de l’action.

Enfin, au niveau de la morale, ça fait très « américain ». Mort à ces peuples lâches d’Orient, mort aux faibles, aux malformés, aux « pas beaux ». Gloire aux guerriers sans failles qui dégomment les émissaires et autres diplomates d’hier… Oui, bon, ok… Quant au fait que ces fameux guerriers, que cette légendaire armée devait une part de la formidable solidarité de ses membres à leurs moeurs homosexuelles, on n'en fera, bien entendu, jamais mention. Manquerait plus que le petit américain s'identifie à un homo ! Non mais, des fois !

Une déception…

Nom série  Clara (Le Lombard)  posté le 25/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sujet délicat que celui traité ici. Clara nous parle en effet du traumatisme de la perte d’un être cher vécu par un enfant.

La première chose qui m’a attiré vers cet album, c’est son style pictural. Rond et frais, rehaussé par une colorisation soignée qui fleure bon l’artisanat, il vient délicatement en opposition du thème grave évoqué.

Le scénario m’est apparu très bien construit. Tour à tour sont évoqués :

- La situation de départ, avec Clara entourée de ses parents aimants et du lien plus intime qui la lie à sa mère ;
- L’isolement de Clara lorsque les parents apprennent la maladie de la maman. Clara se sent alors oubliée tandis que ses parents cherchent à la préserver ;
- La mort et le déni, avec une Clara qui ne peut comprendre ou accepter l’idée de la mort de sa maman ;
- Le refuge dans l’imaginaire, un imaginaire qui lui permettra d’accepter la chose ;
- L’acceptation de la mort et l’enterrement.

L’ensemble est vu sous l’angle de Clara, petite fille parmi tant d’autres, touchante dans sa simplicité.

Bon, vous l’aurez compris : il y a plus rigolo comme thème de bd. Ceci dit, et même si certains passages émeuvent, on ne tombe pas dans l’inutilement larmoyant. Clara est d’un naturel joyeux, et c’est heureux !

Un bel album, en somme… mais je me demande s’il trouvera son public. En effet, à quel enfant aurait-on envie d’offrir un album triste ? Le public le plus adapté me semble être composé d’enfants dont l’un de leurs camarades vivrait la même situation que Clara… C’est très restreint comme public. Ceci dit, si un adulte se plait à regarder « Love Story » pourquoi un enfant ne trouverait-il pas son bonheur dans un récit dramatique ?

Les adultes, eux, risquent de trouver l’album convenu et surtout très court pour exprimer autant de choses autour du deuil. En effet, et même si le scénario est bien construit, l’album s’adresse prioritairement aux enfants. Dans un premier temps, j’avais d’ailleurs songé ne donner que 3 étoiles, justement à cause du côté « expédié » du scénario. Avec le recul et en tenant compte du fait que le public visé est celui des enfants, je monte à un petit 4/5.

Alors, album à posséder ? J’en sais rien… Pour sa qualité scénaristique et picturale, oui… Pour son utilité à long terme, je ne crois pas. Mais je m’en voudrais de déconseiller l’achat car le soin apporté ici mérite toute votre attention. En tous les cas, c’est un album que je verrais très facilement intégré au sein des bibliothèques scolaires, pour répondre à des demandes occasionnelles.

Du beau travail ! Vraiment !

Nom série  Shelley  posté le 02/05/2012 (dernière MAJ le 23/05/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà le genre de série à côté de laquelle je serais passé si je n’avais pas été un indécrottable curieux boulimique. Et, franchement, j’aurais raté quelque chose !

Shelley nous propose de suivre les pas de deux personnages, Mary et Percy. Vous me direz : « mais qui est Percy ? » (et si vous me dite « mais qui est Mary ? », non seulement vous chuteriez dans mon estime mais de plus je vous inviterais à découvrir ce formidable roman qu’est « Frankenstein »). Percy est un poète anglais issu d’une famille aisée. Romantique, contestataire, totalement immature, abject à l’occasion, il m’est pourtant apparu des plus attachants. Un portrait sans doute très proche de la réalité (à ce sujet, le petit dossier complémentaire fourni à la fin du second album nous éclaire intelligemment sur certains aspects du récit) mais tiré avec tant d’humour et de gentillesse qu’il est difficile de ne pas s’attacher au gaillard.

Tout l’intérêt du premier tome repose d’ailleurs sur la personnalité de son personnage central. Grâce à lui, je me suis retrouvé plongé dans ce romantisme anglais qui m’attire tant (nous croiserons d’ailleurs Lord Byron au fil de ces pages).

La narration est fluide et le ton privilégie l’humour. J’ai suivi les aventures de cet inconséquent personnage avec plaisir. Sa naïveté, son goût pour la provocation (parfois involontaire) rendent le récit vivant. Les auteurs nous baladent dans toute la Grande-Bretagne, d’Oxford à Edimbourg en passant par Londres ou l’Irlande. Et c’est là une occasion de mieux nous présenter les réalités économiques de l’époque (même s’il ne s’agit pas du sujet principal, loin s’en faut).

Le second tome, bien que plus dramatique, conserve une grande part de ce ton joyeux. On continue à suivre Percy mais, peu à peu, Mary devient le centre névralgique du récit, un récit qui demeure biographique jusqu’au soir où Mary écrit Frankenstein. C’est alors qu’une idée (assez géniale, je trouve) a traversé le cerveau des deux auteurs : mêler la vie de Mary à son œuvre, mais les mêler intimement, à un point tel que la fin du récit s’apparente à une adaptation d’un autre roman de Mary Shelley : Le dernier Homme. Ce basculement dans la fantaisie m’a désarçonné dans un premier temps avant de totalement me séduire par le vent de fraicheur que certaines séquences apportent.

Du point de vue narratif, chaque chapitre s’ouvre sur un texte, une phrase, un extrait de poème d’un des personnages présents dans le récit, et c’est là une façon bien agréable de les ouvrir ! On est immergé dans un état d’esprit en quelques mots.

Le dessin a une réelle personnalité, à la fois caricatural et expressif pour les personnages et soigné dans une ligne claire pour les décors. Le nez de Percy est assez particulier mais cela lui donne un furieux cachet. Je regrette juste que certains personnages féminins aient tendance à se ressembler (mais c’est uniquement vrai dans le premier tome). A contrario, j’ai autant apprécié la gueule des personnages masculins que le soin accordé à des décors discrets mais bel et bien présents.

Sur la fin du premier tome, il y a une ellipse malheureuse. Narrativement parlant, c’est le seul reproche que je fasse à cet album.

Pour le reste, c’est franchement bien ! Les auteurs ont réussi leur pari. J’ai dévoré les deux tomes et j’en sors imprégné de romantisme, plus instruit et amusé. Et puis, surtout, j’ai réellement envie de lire « le dernier Homme ». Et j’estime qu’une biographie atteint son but quand sa lecture vous donne envie de découvrir les œuvres du personnage central.

A découvrir en tous les cas, surtout si cette époque et ce genre de personnage vous attirent.

Nom série  Schumi  posté le 06/05/2011 (dernière MAJ le 22/05/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca part d’un bon sentiment. Créer une série destinée aux jeunes lecteurs avec pour personnage principal un jeune paraplégique est, je pense, une bonne idée. Se servir de gags pour véhiculer des principes de tolérance mais aussi pour dédramatiser ce genre de handicap est des plus appréciables.

Mais les gags de ce premier tome ne m’ont pas fait rire… et c’est bien là le problème. Non qu’ils soient de mauvais goût (bien au contraire) mais ils sont souvent d’une platitude à faire chanter Jacques Brel. J’ai même parfois eu du mal à voir où se trouvait le gag (notamment lorsqu’il s’agit d’un prétexte pour introduire un nouveau personnage).

Dommage car le ton employé est des plus sympathiques. Objectivement, je ne peux pas détester ce genre d’album. J’ai même une réelle envie de trouver la série plaisante mais il faudrait pour cela que les gags soient tout simplement plus drôles, plus surprenants et, peut-être, parfois plus mordants. A force de vouloir être gentil, on risque de tomber dans l’insipide et c’est un peu ce dont souffre ce premier tome.

Au niveau du dessin, le trait expressif et dépouillé d’E411 convient bien à la série sans que je crie au génie. C’est très convenu mais soigné et efficace.

Pas assez drôle pour que j’en conseille l’achat mais suffisamment louable dans ses intentions pour que je vous invite à y jeter un œil. J’ai presque envie de dire « bof » pour le résultat et d’accorder un coup de cœur pour l’intention et le ton employé. Mais c’est le résultat qui compte… les bonnes intentions, elles, ne servent qu’à paver l’enfer.

Objectivement, je me demande dans quelle mesure ce genre de personnage ne conviendrait pas mieux pour des aventures en 44 planches. Il pourrait y faire montre d’humour et d’autodérision (ce qui est déjà le cas ici) sans qu’une chute ne soit nécessaire à la fin de chaque planche.

Petite mise à jour après lecture du deuxième tome : mon avis demeure identique. trop de gags ne m'ont pas même fait sourire. Certains personnages (mais que vient foutre cet extraterrestre dans le bazar) me tapent sur le système. Je n'accroche pas, tout simplement. A voir si un public plus jeune sera plus sensible à ce genre d'humour... car finalement, ce sont bien eux les cibles prisées.

Nom série  Intrus à l'Etrange  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange enquête que celle-ci…

J’ai grandement apprécié le ton décalé et l’univers rural dans lesquels baigne ce récit. Le look du personnage principal apporte en outre une petite touche désuète, touche encore accentuée par la narration et par le côté « hors du temps » dans lequel vit ce village reculé.

L’enquête est bien menée et avance avec lenteur mais sûrement. L’intrigue est originale, tout comme la solution du mystère. Les nombreux seconds rôles sont bien typés et apportent chacun leur écot à la réussite de cet album. je regrette juste quelques longueurs. Je pense qu'avec un récit plus concentré, l'impact de cet album aurait été encore plus marquant.

L’auteur a eu l’audace de placer à un moment crucial du récit un long passage sans paroles… et ça fonctionne très bien (même si le dessin manque parfois d’un peu de netteté et de lisibilité). Ce passage original nous plonge encore plus dans la peau du personnage central alors que nous l’accompagnons en silence.

Le dessin en noir et blanc est à la fois fouillé et (généralement) lisible. Par moments, il m’a fait penser au travail de Nancy Pena, ce qui de ma part est plutôt un compliment. Mais, comme je l’ai dit plus haut, sur certaines planches, les décors manquent malheureusement de lisibilité. Cela ajoute certes au mystère mais j’aurais préféré pouvoir plus facilement décrypter ce dessin. Ceci mis à part, dans le genre et dans l’ensemble c’est bien fait et toujours au service du scénario.

Au final, voici un bon petit album. A lire et à posséder.

Nom série  Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un bien beau petit récit.

Petit parce qu’il se lit vite et aisément, malgré un nombre de pages plutôt élevé. Mais l’art de faire simple n’est pas donné à tout le monde et Emile Bravo n’en a que plus de mérite.

Beau parce que le dessin accroche l’oeil même s’il n’est pas des plus raffinés. C’est simple et immédiat, frais aussi, joyeux, tout à fait en adéquation avec les propos.

Beau par son thème également. Le thème de la perte d’innocence est ici légèrement détourné, décalé dirais-je même. Car plutôt que de la perdre, notre jeune héros et son entourage vont tout faire pour au contraire la conserver. Ce léger décalage dans la manière de traiter le sujet permet de garder toute sa fraîcheur au récit, toute son… innocence.

Bien, parce que c’est ma cote finalement. Oui, j’ai aimé ce récit simple même si je n’ai pas été ému aux larmes. En fait, mon appréciation oscille entre le « pas mal » et le « franchement bien » mais j’ai vraiment apprécié la manière dont l’auteur aborde ce grave sujet (avec lequel on tombe trop souvent dans le cliché larmoyant), raison pour laquelle je tranche vers le haut.

Nom série  L'été 63  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Beaucoup trop larmoyant à mon goût…

Ce diptyque m’avait encore bien plu dans sa première moitié même si l’intrigue n’était pas des plus originales. L’univers était posé avec cet ado qui se découvre une sœur vietnamienne et qui, en conséquence, boude comme tout bon adolescent. La soeurette en question m’apparaissait trop lisse, trop gentille trop « pauv’petite malheureuse qui a vécu un drame et qu’on n’accepte même pas alors qu’elle a dû quitter ses proches », mais, bon, l’un dans l’autre, ça passait.

Malheureusement, les gros clichés pathos sont encore bien plus marqués dans la seconde partie. Rien ne nous sera épargné. C’est bien simple : on se croirait dans un épisode de Joséphine, ange gardien (et encore, pas même le meilleur).

Trop, c’est trop et j’ai saturé…

Je n’ai finalement atteint la dernière page (qui nous livre une dernière révélation dramatique) quasi exclusivement que grâce au dessin de VoRo. Là, rien à redire. Le style est bien lisible, expressif. Les personnages sont bien typés. Les décors sont soignés. L’époque est bien reproduite (au niveau du scénario aussi, d’ailleurs, avec pas mal d’allusions à ce début des années 60). Et la colorisation est elle aussi des plus soignées. C’est clair, lumineux, frais.

Malheureusement pour moi, un beau dessin sans une bonne histoire (ou du moins sans une histoire à laquelle j’accroche) n’est pas suffisant.

A réserver aux amateurs du genre « drame rural où tout le monde est gentil » comme en produisent si souvent les chaines de télévision…

Nom série  Katinka (Bang)  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Katinka est un polar très noir, ce qui, à la base, n’est pas fait pour me déplaire. On y retrouve les habituels protagonistes : un détective dépressif, brisé, aux manières violentes et une adversaire féminine mystérieuse. Ces deux-là ont un lourd passé, inutile d’être devin pour le sentir.

C’est le lien qui unit les deux personnages ainsi que le passé de la « belle » (oui, entre parenthèses, car la belle dans le cas présent n’est pas des plus belles) qui servira de fil conducteur au récit. Celui-ci se développe donc sur deux époques : l’actuelle avec la traque du détective pour retrouver Katinka et les flash-backs en narration off où Katinka nous révèle son lourd passé.

Même si l’ensemble est convenu, j’ai aimé la narration (mais sans crier au génie). On retrouve un univers déjà souvent exploité mais c’est bien fait et efficace. J’ai lu l’album d’une traite, ce qui est plutôt bon signe.

Le dessin, lui, me laisse une impression mi-figue mi-raisin. Par moments, il m’a fait penser à celui d’Hermann (ancienne époque) dans sa manière de croquer les visages et de planter des décors très sombres. Mais à d’autres, j’ai trouvé que le trait manquait encore de tranchant, de netteté. Ceci dit, ce style convient bien à l’atmosphère « crasseuse » du récit.

Pas mal de louanges, donc. Alors pourquoi ne conseille-je pas l’achat, me direz-vous ? A cause d’un final ridicule à mes yeux… tout simplement. Je suis sorti de cet album sur une très mauvaise impression, l’envie de dire « tout ça pour ça ? » L’envie de ne mettre que « bof » mais, avec le recul et vu que j’ai lu l’ensemble de l’album d’une traite, je reste quand même sur le « pas mal »…

… Mais je regrette vraiment ce ridicule final !

Nom série  Gueule d'amour  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un amateur du dessin à la mine de crayon et ici encore cette technique bien que totalement maîtrisée m’a posé problème. Ceci dit, je pense que les amateurs du genre vont se régaler.

Par ailleurs, j’avais grandement apprécié « Championzé, une histoire de Battling Siki », signé du même Aurélien Ducoudray, scénariste du présent album.

Et c’est la narration, ainsi que le sujet traité qui m’ont permis d’entrer dans cet album… pour n’en sortir que la dernière page tournée. De plus, le récit gagne en intensité, en profondeur et en humour au fil des planches. A ce sujet, l’arrivée d’un nouveau comparse aux côtés de notre gueule cassée vers le milieu de l’album fut déterminante pour mon appréciation globale. Ce personnage apporte un recul et une autodérision autant salvateurs pour le personnage central du récit que pour le lecteur.

Au final, voici un album qui a su me toucher malgré la technique picturale employée. 3/5 seulement car, justement, il me manque un dessin auquel j’aurais été sensible pour encore augmenter ma cote, mais un album à lire et même à posséder.

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