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... a posté 2132 avis et 447 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Elle(s)  posté le 15/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album a été réalisé par Bastien Vivès alors qu’il n’avait que 22 ans. Ce genre de considération ne devrait pas rentrer en ligne de compte lorsqu’il s’agit de donner son ressenti quant au résultat final mais, tout de même, la qualité d’ensemble, pour un aussi jeune auteur, est admirable !

Ceci dit, avec Bastien Vivès, il y a quelques constantes moins enthousiasmantes qui reviennent d’album en album. Et la principale est que ses œuvres se lisent vite… tant il ne s’y passe rien. Ici encore, le scénario pourrait largement tenir sur un timbre poste. Ensuite, si l’auteur montre d’indéniables qualités de dessinateur et surtout une étonnante faculté à changer de style, il y a toujours dans son trait une sorte d’imprécision, de précipitation et de minimalisme qui me gênent.

Et pourtant, j’ai lu cet album sans déplaisir. L’histoire, portrait de jeunes actuels en quête d’identité, coule toute seule. Les personnages, à défaut d’être originaux, sont attachants et il est facile de s’y identifier ou de retrouver en eux un ou une proche. Mais, bon, arrivé à la fin de l’album, j’ai le sentiment de n’avoir rien lu de marquant. D’autant plus que la fin de cet album pourrait constituer le début de beaucoup d’autres. Cette histoire me parait en effet incomplète, sans véritable sujet.

Une lecture pas ennuyeuse mais pas marquante non plus.

Nom série  Les As  posté le 10/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Œuvre de jeunesse et alimentaire d’un Greg encore balbutiant, ces As se sont révélés assez fades.

On retrouve toutefois, mais au stade embryonnaire, ce qui constituera la force de l’auteur : l’art d’enchainer les péripéties et un style verbeux bien travaillé. Au niveau du dessin, le trait est par moments imprécis mais recèle déjà d’une lisibilité irréprochable. Le style est dynamique, expressif… et enfantin. Il préfigure ce que deviendra Achille Talon.

Les scénarios sont clairement improvisés au fur et à mesure, ce qui démontre l’inventivité de l’auteur et son art de toujours retomber sur ses pattes. A contrario, rien n’est vraiment bien construit, les péripéties s’enchainent autour d’une idée de départ, point barre. J’ai cependant apprécié le ton, la fantaisie et la naïveté de l’ensemble.

A réserver aux amateurs de moisi pour une lecture occasionnelle. De là à les posséder, il y a une fameuse marge, selon moi.

Nom série  Vivre libre ou mourir ! (9 récits de résistance)  posté le 10/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album souffre d’un problème récurrent du genre, mais à la puissance 10 : l’étroitesse du format est ici un véritable fléau ! En effet, chaque court récit ressemble plus à une introduction pour une plus longue évocation qu’à une nouvelle en elle-même.

Nous avons donc droit à de courtes séquences sans véritable introduction ou conclusion, qui en partant d’un objet issu des ressources de la résistance française durant la seconde guerre mondiale, évoquent une époque, des personnes, un idéal. L’une de ces histoires est même carrément issue du cœur d’une autre série (« Résistances »), ce qui est quelque peu facile, tout de même. Alors, comme prolongement d’une exposition, ok, mais vendre l’album comme tel me semble tout de même très léger.

Reste le plaisir de retrouver certains artistes que j’apprécie (Olivier Grenson, Béatrice Tillier ou Nicolas Delestret, par exemple), mais c’est trop peu pour conseiller l’achat de cet album.

En fait, seule une nouvelle m’aura vraiment bien plu. Elle évoque la manière dont Robert Doisneau résista. Là, on a une véritable histoire complète, instructive et étonnante. D'autres sont plaisantes à lire tandis que certaines sont carrément sans intérêt (du moins hors contexte d'une expo).

A lire à l’occasion, si le sujet vous intéresse, mais ça s’arrête là…

3/5 quand même car les auteurs livrent un travail soigné et parce que l'album recèle d'une dimension documentaire non négligeable. Mais en tant que bd, c'est plus proche du "bof" que du "pas mal du tout".

Nom série  P'tit Boule & Bill  posté le 09/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En découvrant cette série dans le supermarché du coin, je n’ai pu m’empêcher de me demander à quand un petit Petit Spirou, ou un petit Titeuf ? Parce que, bon ! Boule et Bill, on peut pas vraiment dire qu’ils soient spécialement grands, à la base !!! De plus (et les plus vieux s’en souviennent), la collection Carrousel avait déjà sorti des albums de Boule et Bill adaptés à un public très jeune. Pourquoi, par conséquent, ressortir ce genre de concept ?

Deux raisons à cela : l’aspect marketing (et ce n’est pas un hasard si la deuxième histoire proposée, et éditée conjointement à la première, a pour thème la fête de Noël) et le fait que la collection Carrousel offrait plutôt des livres illustrés que de véritables bandes dessinées.

« Et le résultat ? » me direz-vous. Ben, le dessin est sympa. La colorisation est nuancée avec beaucoup de dégradés, le trait est chaud et expressif. Le traitement des personnages est réussi dans l’ensemble, sauf pour la pauvre Caroline, qui tire une drôle de tête. Le format réduit de l’album et la taille des cases limite le nombre de celles-ci, assurant une lecture rapide avant tout axée sur le dessin, ce qui est tout à fait adapté à un très jeune public. Les histoires, elles, sont extrêmement simples et sans grosses trouvailles. De plus, on ne retrouve plus cette opposition entre un Boule plutôt sage et un Bill très coquin. Les deux sont très espiègles dans cette série et Boule est même souvent le premier à faire des bêtises. Peut-être un enfant y trouvera-t-il son compte mais, à titre personnel et même en essayant de me projeter dans la tête du public visé, je trouve ça tout de même très basique.

Finalement, la seule bonne trouvaille que j’ai faite dans cette série vient de son papier… plastifié ! On peut sans crainte tartiner les pages de choco ou y cacher sa compote, cela n’altèrera pas l’album. Et ça, pour les plus petits, c’est quand même une belle trouvaille !

Nom série  Les Naufragés d'Ythaq  posté le 09/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Durant trois tomes, j’ai trouvé la série vraiment très plaisante. Arleston s’offre un scénario dans ses cordes et, malgré l’emploi de ficelles aussi bien connues de lui-même que de ses lecteurs, la sauce prend. Les personnages sont attachants et/ou amusants, l’intrigue est bien présente, l’univers créé est cohérent et suffisamment original pour m’intriguer.

Et puis…

Et puis, au fur et à mesure que les révélations se font, au fur et à mesure que la quête progresse, mon intérêt s’étiole. Car il se passe de moins en moins de choses. Les personnages sont enfermés dans leurs rôles et leurs limites (pas de personnages vraiment charismatique, à l’image du bon gros Troll bien sauvage) apparaissent au grand jour. Le fond de l’histoire semble de plus en plus capilotracté, comme si Scotch Arleston n’arrivait pas vraiment à expliquer son idée de départ.

Le dessin, lui, reste égal à lui-même du début à la fin. C’est dynamique, expressif, coloré, assez bien soigné dans les décors… bref, typique du style de dessin apprécié par le scénariste. Par moment, l’une ou l’autre planche semble ne pas avoir bénéficié de la même attention (physionomie des personnages moins précise, décors « oublié ») mais, dans l’ensemble, c’est tout de même agréable.

Au final, la série se révèle être une déception. Un bon emprunt de bibliothèque, peut-être mais l’achat des neuf tomes constitue un budget non négligeable que la qualité d’ensemble ne justifie pas.

Nom série  Des villes et des femmes  posté le 09/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
6 courtes nouvelles pour deux albums, voilà ce que nous propose cette série réalisée par deux valeurs sures de la bande dessinées européenne.

D’une part, nous avons au scénario un Bob De Groot plus connu pour ses récits humoristiques que pour ce genre de travail. D’autre part, nous avons au dessin un Francq déjà très identifiable malgré le fait que cette série s’avère être pour lui une œuvre de jeunesse.

Et le résultat, me direz-vous !

Pas mal, pas mal. La première nouvelle est teintée de fantastique tandis que toutes les autres sont avant tout policières. Toutes souffrent à mes yeux d’un manque d’espace mais certaines se construisent autour de très bonnes idées. Par contre, d’autres (et surtout la dernière du premier tome) sont très convenues et donc prévisibles. Bob De Groot réalise dans l’ensemble du bon boulot. C’est rythmé et bien écrit. On entre rapidement dans le vif du sujet, format oblige, mais sans délaisser l’aspect psychologique des personnages. Francq, lui, réalise un travail soigné, bien dans la lignée de celui qu’il réalisera sur Largo Winch. Il montre déjà tout son talent lorsqu’il s’agit de croquer une vamp. Par contre, ses personnages ne sont pas encore tout à fait maîtrisés et ont tendance à un peu « changer » d’une case à l’autre. Rien de grave cependant (il n’y a jamais lieu à les confondre), et le sentiment qui reste est celui d’avoir eu à lire une œuvre soignée, très lisible.

Le concept « une ville, une femme, une histoire » est moyennement exploité, je trouve. La ville reste en effet fort en retrait et ces histoires sont, de ce point de vue, assez interchangeables (entendez par là que celle qui se déroule à Paris aurait bien pu se passer à Prague, celle de Bruges à Rome, etc…) mais ce n’est pas bien grave. Maintenant, si le concept avait été totalement maitrisé, peut-être aurions-nous eu droit à une série réellement hors du commun. Ici, cela reste convenu même si plaisant.

Au final, voilà ce que j’appelle un excellent emprunt de bibliothèque. Deux tomes qui se lisent vite et avec plaisir. Si vous les trouvez à bas prix, il s’agit même là d’un bon achat, à mon humble avis. Raison pour laquelle je ne déconseille pas l’acquisition.

Nom série  Marie-Antoinette, la reine fantôme  posté le 07/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A nouveau, je n’ai pas été charmé par le travail d’Anne Goetzinger. Trop raide, trop artificiel, trop évanescent pour me convaincre en tant que dessin de bande dessinée. Ceci dit, l’évanescence, lorsque le sujet traité concerne justement un fantôme, ça aurait pu convenir… à condition que le reste soit traité avec profondeur, avec substance. Mais non, ce dessin demeure transparent à mes yeux et, surtout, mais alors là surtout, artificiel.

Le scénario n’est pas des plus passionnants, lui non plus. J’ai vraiment eu du mal à m’intéresser à cette histoire d’apparition et de petites magouilles pour s’accaparer un héritage. Malgré l’originalité qui consiste à associer les deux, j’ai un sentiment de déjà-vu assez lassant.

Enfin, la dimension historique du récit ne m'a pas marqué. Je pense n'avoir rien appris d'important sur la vie de Marie-Antoinette. Pire : j'ai le sentiment que ce personnage est sans intérêt !

Au final, je ne peux vraiment pas conseiller cet album.

Nom série  Sophie  posté le 03/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Œuvre majeure de Jidéhem, Sophie souffre surtout du fait d’avoir offert beaucoup de courts récits, avec pour résultat que chaque tome, ou presque, offre deux ou trois récits… qui, souvent, manquent un peu de développement.

Et c’est bien regrettable car, pour le reste, je n’ai vraiment rien à reprocher à la série. Inventivité, charisme des personnages, fantaisie, dynamisme du trait, soin accordé aux décors, bonhommie dans laquelle baigne l’ensemble : tout participe au fait de faire de cette série un grand classique de la bande dessinée franco-belge destinée aux jeunes lecteurs… et aux moins jeunes (mais quelque peu nostalgique d’une époque où la parution en périodique dictait le rythme narratif).

En les relisant, je me suis rappelé combien j’aimais les longues histoires de Sophie… et combien les histoires courtes (à thème la plupart du temps, avec nombre d’elles consacrées à la fête de Noël) me divertissaient sans me subjuguer. Mon avis n’a pas changé d’un iota. Sophie demeure une belle série mais pas un indispensable.

Pas mal. Et je serai bien le dernier à déconseiller l’achat tant la série se relit avec plaisir.

Nom série  Légende  posté le 03/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Classique. Extrêmement classique, mais terriblement efficace !

En cinq tomes, Swolfs distille tous les poncifs du genre pour nous offrir un récit médiéval qui, s’il n’a pas grand-chose d’historique, trouve toutefois écho dans notre mémoire collective. Oui, vous aurez droit au coup de la chute d’eau, à celui d’un art de combat venu du lointain Est, au fourbe conseiller du roi, au noble orphelin, au meneur des loups, au moine narrateur… Oui, vous aurez droit à tous ces poncifs, et à bien d’autres encore. Mais Swolfs maitrise tellement bien ceux-ci que le résultat est très bon, voire excellent.

Et je dois bien avouer que j’ai relu l’ensemble de la série avec célérité et plaisir. La lecture est fluide, les péripéties s’enchainent, prévisibles au point d’être attendues par le lecteur que je suis. L’ensemble est classique mais costaud.

Le récit se passe d’une dimension fantastique, et ça, c’est pas fait pour me déplaire. Certes, il y a bien quelques éléments plus ésotériques mais la série reste la majeure partie du temps les pieds sur terre. C’est crédible à défaut d’être réaliste.

Le dessin, lui, est typique de Swolfs. Un trait un peu gras mais très lisible, des personnages séduisants, des animaux bien reproduits, des décors soignés quand bien même ils s’avèrent bien souvent sans originalité.

Reste la colorisation, dont je ne suis pas fan sans qu’elle me rebute. Les planches sont souvent dominées par une teinte en fonction de l’ambiance que l’artiste cherche à créer. C’est efficace, certes, mais pas très joli ni nuancé. Ceci dit, ce ne fut pas un problème pour ma (re)lecture.

Pour la cote, j’hésite entre le pas mal et le franchement bien. Le manque d’originalité de l’ensemble m’inciterait plutôt à n’accorder qu’un « pas mal » mais si vous êtes amateur de récits classiques, il s’agit là d’une vraie perle. Franchement bien, dans sa catégorie, donc…

Nom série  Go West  posté le 02/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Usant de la structure typique du feuilleton, ce récit s’est révélé être un très agréable moment de lecture.

Tout d’abord, il y a cette patte de Derib, pour croquer avec talent et simplicité des visages, des chevaux, des décors amérindiens dans un style franco-belge immédiat et terriblement efficace. L’auteur maitrise son sujet tant dans la restitution (caricaturale) des émotions que de celle du mouvement. Le trait est expressif, dynamique et constamment d’une lisibilité parfaite.

Ensuite, il y a l’art de la narration de Greg. Le ton est enjoué, les dialogues claquent sous la langue, l’ensemble est à la fois emphatique et amusant.

Enfin, il y a le sujet. Car sous cette couche aussi douce qu’un chocolat fondant se cache une petite cacahuète de restitution historique. Les auteurs nous proposent donc de suivre leurs héros dans une traversée des Etats-Unis d’Est en Ouest (d’où le titre) qui, si elle n’a rien de réaliste, permet toutefois de mettre sous la loupe quelques vérités historiques.

Amusant, dynamique, (un peu) instructif et découpé en courts chapitres qui permettent aux plus jeunes de séquencer leur lecture : très bon, en somme… En fait, seul le côté daté de l'ensemble m'empêche d'accorder plus qu'un 3/5 mais si vous êtes amateurs de moisis, voici une belle petite pépite.

Nom série  Tous à Matha  posté le 02/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit très anodin, voire anecdotique. C’est le grave problème de ce diptyque.

De fait, si la narration est plaisante, si le dessin est agréable et très immédiat, si le cadre et le sujet sont de nature à m’allécher, le fait de conter des vacances durant lesquelles il ne se passe finalement rien de marquant est plutôt de nature à m’endormir.

J-C Denis ne parvient pas à passionner son récit. Tout cela reste gentil et emprunt de nostalgie mais sans serrement au cœur. Ce récit aurait pu devenir l’évocation sensible du passage de l’adolescence à l’âge adulte, mais je n’ai pas ressenti de fêlure, d’émotion à fleur de peau. Anodin, cela reste anodin…

Pourtant, j’ai bien aimé le premier tome. Et la fin de celui-ci me laissait croire que la mise en place du théâtre d’un drame était clôturée et que la seconde partie allait booster le récit. Malheureusement, de drame il n’est point question dans le deuxième tome et l’intérêt né durant la lecture de la première partie s’est évaporé comme pastis en terrasse.

Pas mal quand même, car soigné et bien écrit mais aussi marquant qu’une lecture de plage.

Nom série  Le Dernier Brame  posté le 25/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une fois de plus, je n’ai pu résister à l’achat du nouvel album de Servais…
Une fois de plus, j’en ressors avec un sentiment très mitigé…

Avant toutes choses, je dois avouer que j’aime son trait réaliste, fin et académique. Jean-Claude Servais est un dessinateur élégant. De plus, dès qu’il s’agit de reproduire des scènes naturalistes, il excelle, tout simplement ! On sent qu’il aime ce qu’il dessine, et c’est tout bénéfice pour le rendu final. Ajoutez à cela que je trouve ses personnages féminins très harmonieux et vous comprendrez que je n’ai rien à reprocher au côté visuel de l’album.

Ensuite vient la narration. Là, j’avoue ne pas avoir compris pourquoi l’auteur s’est servi des mots d’autres écrivains dans cet album. Petit mot d’explication : cet album comprend plusieurs passages de lecture de romans. Ceux-ci sont censés avoir été écrits par des personnages de fiction mais Jean-Claude Servais, plutôt que d’inventer des textes, a simplement recopié ceux d’autres auteurs, inconnus de moi mais présentés en fin d’album. Le seul avantage de ce procédé est que l’on sent des différences d’écriture entre les différents romans. C’est clair que ceux-ci n’ont pas été écrits par la même personne. Mais bon, était-ce bien nécessaire de passer par un tel procédé ? Par ailleurs, lorsqu’il écrit lui-même ses dialogues, Jean-Claude Servais fait, là aussi, montre d’élégance. Le texte est travaillé, soigné, peu réaliste car je n’imagine pas une personne du quotidien s’exprimer oralement avec un langage aussi châtié, mais agréable à lire.

Et, par-dessus tout ça vient l’intrigue principale… digne d’un mauvais roman photo… Franchement, après une quinzaine de planches, j’avais tout compris d’une histoire vaudevillesque au possible. C’est tout sauf passionnant. Et une histoire d’amour sans passion, hein… bon…

Reste le lien entre l’homme et l’animal, présenté à nouveau avec élégance mais ce n’est pas assez pour totalement me séduire.

Au final, je ne peux dire qu’une chose : Servais gagnerait beaucoup à se chercher un scénariste imaginatif et prêt à lui composer des histoires sur mesure. Son point fort, c’est l’élégance du trait et du terme couplée à ses talents de peintre naturaliste. Mais mettre un tel don au service d’un dérivé des « feux de l’amour », c’est un navrant gaspillage…

Pour la cote, j’ai du mal. J’ai aimé feuilleter cet album. J’aime en regarder certaines planches. J’aime lire certains passages… Mais je trouve l’histoire tarte au possible. Si vous êtes fans de l’auteur, vous pouvez acheter les yeux fermés (si ce n’est déjà fait). Sinon, vous pouvez éviter. Bon, allez 3/5 avec achat conseillé car c’est le genre d’album que j’aime feuilleter régulièrement pour l’élégance de son dessin.

Ah oui, un dernier mot : la colorisation de Raives m’a plus plu que dans « Orval ». Elle m’est apparue moins tranchante, plus nuancée et convient mieux sous cette forme au trait de Servais. Quand je vous disais que l’aspect visuel m’avait séduit…

Nom série  L'Auto Ecole  posté le 24/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un dessin qui semble découler de la publicité. Caricatural et dynamique mais sans finesse.

Un thème qui révèle rapidement ses limites. Pourtant, il me semblait que l’auto-école aurait pu fournir une plus grande variété de gags mais les auteurs tournent rapidement en rond, se reposant sur deux trois stéréotypes exploités jusqu’à plus soif.

Des gags médiocres construits parfois sur de très mauvaises idées. Par exemple, un des personnages (apprenti-conducteur), par prudence, passe son temps à pousser sa voiture ou à faire les exercices à pied plutôt qu’au volant. C’est tellement bête que je ne vois pas ce qu’il y a de drôle.

Rien pour nourrir l’œil en seconde lecture. A nouveau un bête exemple pour vous expliquer : dans une planche, on voit une inscription sur une vitre depuis l’intérieur de l’agence d’auto-école. Cette inscription est, comme il se doit, écrite à l’envers (de droite à gauche) et en petits caractères. Le lecteur que je suis se dit donc : « tiens ! Voilà bien un endroit judicieux pour cacher un texte farfelu qui ravira quelque peu mes zygomatiques ! ». Je m’applique donc à déchiffrer le texte et là, rien ! Juste un texte classique du type : forfait code + conduite : 150 €. C’est ce que j’appelle une belle occasion de gaspillée. Et tout l’album est à cette image, de ce point de vue…

Au final, voilà une série qui m’aura emmerdé bien plus qu’autre chose. Je n’ai lu qu’un tome mais je ne lirai pas les autres. C’est exclu !

Nom série  Prudence Petitpas  posté le 24/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens !? Encore un auteur liégeois de la grande époque du franco-belge ! Maréchal signe donc cette Prudence Petitpas, malicieuse vieille chose, enquêtrice amateur, dans un style représentatif de l’époque (seconde moitié des années 60 et début des années 70). Candeur, fantaisie et bonhommie au menu, donc.

Le trait ? Du pur franco-belge humoristique, expressif, soigné, clair et net. S’il fallait chercher une référence, j’irai voir du côté d’un Macherot ou, dans une moindre mesure, d’un Peyo. La qualité est donc au rendez-vous-même si l’on sent que l’auteur ne pouvait pas passer énormément de temps sur ses planches pour les fignoler. Les décors sont présent mais auraient mérité plus d’attention à mon goût tant je les trouve beaux lorsqu’ils occupent l’espace ! Les personnages ont de bonnes bouilles qui leur confèrent directement un certain charisme.

Les histoires ? Des enquêtes policières ou des histoires d’espionnage avec parfois un grosse louche de fantaisie, en fonction du scénariste. Tiens, justement les scénaristes, parlons-en ! Outre Maréchal, on retrouve des auteurs comme Goscinny, Greg ou Mittéï aux commandes ! Excusez du peu. Ceci dit, ne vous attendez pas à des perles rares. Les scénarios ne sont pas mauvais mais, là aussi, on sent qu’ils résultent d’un travail rapide, qui ne veut pas dire bâclé mais que je soupçonne tout de même d’être en partie improvisé pour répondre aux besoins d’une parution périodique. On pondait vite vite un petit bazar, ça tenait plus ou moins la route mais ça cassait pas trois pattes à un canard.

Au final, je suis content d’avoir lu ces histoires mais cela reste anecdotique. Prudence Petitpas était un personnage plutôt réussi et aurait mérité d’enquêter sur des histoires plus travaillées. Ici, je crois qu’un emprunt suffit. L’achat ne sera conseillé qu’aux grands amateurs de franco-belge de l’époque.

Nom série  Car l'enfer est ici (Le Pouvoir des innocents - cycle 2)  posté le 21/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici donc une des suites du cultissime « Pouvoir des innocents ». Une suite que je craignais plus encore que je ne l’espérais, mais devant les avis positifs recueillis, j’ai craqué… et je ne le regrette pas.

Certes, il ne s’agit que d’un premier tome et l’histoire se met juste en place mais les différentes composantes me semblent dignes d’intérêt et promettent un fameux imbroglio. A ce titre, j’ai particulièrement apprécié la nouvelle inconnue dans l’équation, qui surgit en fin d’album (pour aider à financer la défense de Joshua Logan). Des personnages présentent des profils qui méritent d’être développé (comme ce Mac Arthur, dont on sent qu’il va devenir un acteur d’importance dans la série) et même Jessica Ruppert risque de se retrouver confrontée à ses propres incohérences.

Au niveau du dessin, le travail réalisé est soigné, bien dans la veine du « Pouvoir des innocents » tout en se situant un cran plus haut. Il est plus lisible et plus nuancé tout en gardant un côté brut qui convient bien au propos.

Que du positif, donc, jusqu’à présent. Vivement la suite pour savoir dans quelle direction les auteurs vont faire évoluer la série.

Nom série  C'est pour ça que je m'appelle Giovanni  posté le 21/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant toutes choses, il me parait important d’insister sur le fait que cet album semble avoir pour public cible de grands enfants ou de jeunes adolescents (je dirais entre 10 et 14 ans, à vue de nez). Le récit se structure autour d’un dialogue entre un père et son fils (âgé de 10 ans) et la manière dont le père explique le mode de fonctionnement de la mafia et expose la carrière du juge Falcone est assez basique (du moins pour un adulte). Ceci dit, je ne suis pas sûr qu’un enfant lira ce copieux récit de sa propre initiative. Mais, dans le cadre d’un travail scolaire, par exemple, cet album me semble intéressant.

Point fort : la narration. Elle est vivante et instructive pour qui connait peu ou prou le mode de fonctionnement de la mafia et la lutte anti-mafia telle que menée par le juge Falcone. Les faits sont expliqués avec simplicité et avec un emploi bien pensé d’images (le juge devient un super-héros, la mafia un artichaut, etc…), mais sans tomber dans l’infantilisme ou l’irréel. Ces « images » auxquelles l’enfant pourra se raccrocher l’aideront à assimiler la dimension didactique du récit. Le fait de focaliser l’image de la mafia sur l’une de ses plus anciennes pratiques (le racket) est également intelligent puisque c’est là un des fléaux dont le jeune, justement, a le plus de connaissance (qu’il y soit confronté directement à l’école ou qu’il en ait déjà entendu parler).

Le dessin, lui, est là en tant que support. Il est clair et précis, mais sans raideur. Maintenant, je ne suis pas sûr qu’il accrochera l’œil d’un enfant. Son réalisme simple le prive de l’expressivité caricaturale que ce dernier recherche naturellement.

Reste enfin le problème de l’intérêt de cette lecture pour un non-italien. En effet, malgré la qualité de l’album, je crains que celui-ci ne trouve pas de public dans sa version française. Trop basique pour un lecteur adulte, trop peu engageant pour un jeune lecteur et abordant un thème qui risque de ne pas du tout l’intéresser, la destinée commerciale de cette traduction me semble vouée à l’échec.

Dommage, car la qualité était au rendez-vous. Pas mal mais du fait du grand risque de rencontrer un manque d’intérêt de la part du public visé, je conseille plutôt la location dans le cadre d’un travail scolaire (suite à des faits de racket, par exemple) que l’achat.

Nom série  Oumpah-Pah  posté le 21/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de faire abstraction du nom des auteurs au moment de rédiger cet avis. Pourtant, pour bien faire, c’est avec un regard vierge qu’il faudrait juger cette vieille série.

Donc, nous sommes face à un récit typique du style franco-belge à gros nez des années ’60 ou ’70, comme ça, à vue … de nez justement. Le récit est fluide mais les aventures vécues par les deux personnages principaux sont des plus convenues, quoique sympathiques. Les albums nous sont proposés avec une pagination réduite (32 pages), ce qui garantit une lecture rapide qui se termine avant que la lassitude ne montre le bout du… nez (on n’en sort pas).

L’humour est principalement visuel et le trait de ce « jeune dessinateur » est joliment expressif, surtout lorsqu’il s’agit de restituer le mouvement. Les personnages sont bien typés. Je regrette juste que deux d’entre eux ont des physionomies fort semblables. Le récit est cependant suffisamment simpliste pour qu’une quelconque confusion momentanée n’entraine aucun malaise.

J’aurais apprécié un peu plus d’humour dans les dialogues ou en arrière-plan mais je pense que la série, même si elle a un arrière-goût de moisi (entendez par là qu’elle est « datée »), peut séduire de jeunes lecteurs. Par contre, il n’y a qu’un niveau de lecture et cette forme d’humour n’est pas spécialement adaptée à un regard d’adulte.

Maintenant, si à la lecture du nom des auteurs, vous vous attendez à trouver l’équivalent d’Astérix, vous risquez d’être déçus.

Un bon emprunt de bibliothèque. De là à les acheter…

Nom série  La Vie exagérée de l'Homme Nylon  posté le 20/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A priori, ce scénario a été écrit après une absorption massive de produits illicites. Comment expliquer autrement cette écriture délirante, mal structurée et qui se croit hilarante alors qu’elle n’est qu’ennuyeuse ?

Franchement, en lisant cet album, je me suis demandé si l’ordre des pages avait de l’importance. L’histoire n’est que prétextes à de multiples délires vaguement sexuels, histoire d’harponner le lecteur boutonneux. J’ai même tourné la dernière page en étant convaincu que le récit continuait sur le verso… Et puis, non, c’était fini. Ah bon ?! Je vais pas m’en plaindre mais, comme fin, c’est à l’image du récit : du grand n’importe quoi…

C’est certainement voulu mais, n’étant pas entré dans ce délire, je me suis ennuyé ferme.

Un petit mot sur le dessin, car la plupart des lecteurs auront surtout été attirés par le nom d’Hermann. Et bien, c’est quelconque. Pas mauvais, mais simplifié par rapport au trait habituel de l’artiste. Ҫa ressemble vaguement au Jeremiah des débuts. En cadeau bonus, les cases offrent souvent des décors délirants et les personnages féminins ne sont pas trop repoussants. Mais de là à fantasmer dessus, il y a encore une marge.

Sans intérêt…

Nom série  Les baroudeurs sans frontières  posté le 19/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’époque où débuta cette série, je quittais l’enfance pour entrer dans l’adolescence. C’est dire si le moment était adéquat pour découvrir des récits plus « impliqués » politiquement parlant. Et c’est un fait que les baroudeurs figuraient alors parmi ces héros dont je lisais les aventures en priorité. Mais, avec le temps, j’allais m’en éloigner.

Pourquoi ?

Parce que, si la série n’est pas dénuée de qualités, elle recèle également de gros défauts. En fait, je dirais que toute la partie « documentaire » est bonne alors que la partie « fiction » est moyenne, voire médiocre. Et cela est autant valable pour le dessin que pour le scénario.

Les contextes sont bien pensés, les situations de départ sont plausibles et correspondent à des réalités sociales, les décors sont reproduits avec un grand souci de réalisme. Ҫa, c’est le positif. Mais, les péripéties sont convenues, les heureux hasards se multiplient plus rapidement qu’une lignée de souris nymphomanes, les personnages sont raides et leurs traits ont tendance à « bouger » au fil des planches. Et ça, c’est plus moche.

Et puis, il y a l’humour plutôt lourd distillé par les personnages principaux, qui ne cadre pas vraiment avec mes attentes. Il est discret mais présent dans les dialogues. Et, franchement, j’aurais préféré m’en passer. Mais, bon, là aussi, quand j’étais plus jeune, ce genre d’humour « passait », donc un jeune lecteur d’aujourd’hui n’y trouvera peut-être rien à redire.

Au final, cela donne une série à moitié réussie… ou à moitié ratée, selon que l’on veut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. A réserver à de jeunes ados, je pense. La série les mènera aux quatre coins du tiers monde pour des intrigues convenues mais avec un côté « réalité politique » abordable et réaliste.

Pour moi, cela reste entre le pas mal et le bof. Du fait de la sincérité de l'auteur, que j'ai ressentie durant la lecture, je tranche pour la cote supérieure, mais sans conseiller l'achat.

A noter que la fin de la série ne signifie pas la fin de ses héros. Ceux-ci retrouveront une nouvelle vie chez un autre éditeur (le Lombard) et sous un autre nom : Costa. Avec le même constat de semi-échec, selon moi…

Nom série  Le Roi sans fou  posté le 18/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Loufoque !

C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je songe à ce récit. Et, en terme de référence, je dirais qu’il y a un petit côté de « Le Royaume » dans cet album. Même usage d’anachronismes, de décalage burlesque, d’éléments absurdes.

Malheureusement, je trouve que « le Roi sans fou » n’atteint pas le même niveau que la très bonne série susmentionnée. En cause, une construction moins riche dans le scénario mais aussi (et assez paradoxalement) un côté trop dense dans la narration, un manque d’aération dans les planches.

Cependant, cet album s’est avéré plaisant à lire. Les références sont nombreuses. L’idée de départ est bonne. Les personnages sont bien typés. Le dessin est expressif. Le ton est agréablement décalé.

Pas mal, dans un genre que je n’affectionne généralement pas… ce qui devrait inciter les amateurs du genre à se pencher sur l’objet.

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