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... a posté 1908 avis et 344 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Tranquille courage  posté le 25/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Basé sur une histoire vraie, ce diptyque respire la sincérité. Les personnages sonnent « vrai », le contexte est bien redéfini et on se retrouve donc devant une classique histoire de résistance passive … de plus en plus active au fil du temps.

J’ai franchement bien aimé cette approche sous l’angle de l’anecdote. Les personnages n’y sont pas décrits comme des héros mais simplement comme des humains confrontés à une situation exceptionnelle. Il y a bien quelques longueurs mais, dans l’ensemble, j’ai trouvé le récit prenant, vivant, fluide, agréable à lire en somme. Les dialogues et comportements sonnent juste.

Reste le dessin, pour lequel je suis plus réticent. Non qu’il soit mauvais, bien qu’il sente tout de même l’œuvre de jeunesse, mais il manque cruellement de précision dans la reconstitution historique. N’espérez pas trouver un uniforme dessiné avec précision, un avion identifiable jusque dans ses détails. Ici, le contexte graphique est plus ébauché que travaillé en profondeur. Ce n’est pas bien grave, car l’œuvre s’attache avant tout à l’humain. On n’est pas dans une reconstitution historique mais dans l’évocation de personnages courageux. N’empêche, si cet aspect avait été plus soigné, mon appréciation d’ensemble aurait sans doute été rehaussée.

Un bon diptyque, dont je ne regrette pas l’achat. L’évocation de ce genre d’anecdote m’a rappelé certaines histoires de mes grands-parents et arrières grands-parents. Une agréable manière d’approcher l’histoire de la seconde guerre mondiale par le petit bout de la lorgnette.

Nom série  Murena  posté le 18/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une bonne série historique, classique et qui me semble assez réaliste. J’ai trouvé ce que j’espérais : des complots, des gladiateurs, des intrigantes séduisantes, des décors plaisants et un solide fond historique.

Le dessin est bon, voire très bon pour les derniers tomes. Par contre, la colorisation du premier tome est à faire peur tant elle est vive. Heureusement, ce problème est vite résolu.

Pas mal du tout, en somme … et même franchement bien dans sa catégorie. Il y a finalement peu de séries traitant de l’époque romaine qui atteignent ce niveau de qualité.

Nom série  Brezza (la sirène du GogoSwing)  posté le 18/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque j’ai acheté l’album, Etienne M. m’a prévenu : l’histoire est un peu bizarre …

… je confirme …

Je lui avais dit que ce n’était pas spécialement pour me déplaire.

Je confirme.

Bien sûr, on a surtout droit ici à un exercice de style, à un travail enthousiaste non dénué de qualités … ni de défauts.

Commençons par ce qui fâche :
- le scénario est on ne peut plus décousu. Ce scénario est clairement un prétexte, un fil conducteur pour un récit qui s’en écarte à toutes les occasions ;
- dans les premières planches, la colorisation est beaucoup trop chargée. Etienne M. a un beau trait, fin, sensuel et expressif, qu’il gâche trop souvent par une colorisation « pâteuse », lourde. Erreur de jeunesse ou goût personnel ? Toujours est-il qu’au fil des planches, ce défaut a tendance à se corriger ;
- certaines planches tournent à la démonstration, au détriment de la lisibilité et de la fluidité du récit. J’ai parfois eu le sentiment d’être devant le travail de fin d’étude d’un élève doué mais peu soucieux de la vocation commerciale de son album ;
- j’ai senti tout le bonheur d’Etienne M. de pouvoir sortir son album, un bonheur qu’il voulait partager avec son entourage, offrant à ses amis la possibilité d’illustrer l’une ou l’autre planche. C’est très généreux de sa part mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée. L’histoire s’en retrouve encore plus décousue, et puis, merde, c’était l’histoire de la rebondie Brezza que je voulais lire, moi, et non un album hommage de Brezza vue par les amis de l’auteur (ça, il pourra le faire quand il aura vendu 50.000 exemplaires des aventures de sa chanteuse stripteaseuse). Heureusement, ces planches sont rares, mais, même si elles sont parfois fort belles, elles sont de trop.

Les ponts négatifs sont donc conséquents … mais les points positifs ne sont pas absents, bien au contraire !

- Tout d’abord, son héroïne a de la personnalité. Elle a un look, un physique, une gueule. Elle est attachante, attirante, séduisante. Couettes, poitrine, fesses, elle a trop de tout (et c’est pour ça que je l’aime) ;
- l’univers de l’auteur est personnel et, à ce titre, l’album me sort de mes repères. J’aime être surpris et emmené ailleurs. Cet album y est parvenu ;
- ensuite, le côté démonstratif de l’album n’est pas qu’un défaut. Certaines planches sont vraiment agréablement construites. Il y a vraiment du beau travail, c’est juste regrettable que celui-ci ne soit pas toujours mis au service du récit ;
- inviter des copains sur l’album n’a pas, non plus, que des inconvénients. J’aime beaucoup la planche qu’une de ses invitées compose à l’aide de découpages des propres planches d'Etienne M. Je pense d’ailleurs qu’il y a là quelque chose à creuser ;
- et puis, comme je l’ai déjà dit, j’aime bien le trait d’Etienne M. J’aime sa finesse, sa rondeur, ses excès.

Etrange, décalé, décousu, personnel, cet album est, à mes yeux, plus un album destiné à montrer le potentiel d’Etienne M. qu’un album à vocation commerciale. Je ne regrette pas de l’avoir acheté, j’ai pénétré dans l’univers de l’auteur avec plaisir, y ai perçu un potentiel réel … mais je ne saurais conseiller l’achat.

… par contre, je continuerai à suivre l’auteur en espérant le retour de sa pulpeuse héroïne mais aussi en espérant qu’il trouve un juste compromis entre univers personnel et accessibilité au public lecteur.

Et puis, bon, la dernière page (qui n’est pas signée Etienne M.) m’a fait hurler de rire. Alors, forcément, je reste sur une bonne impression

Nom série  Le Corbeau (et autres meurtres noirs)  posté le 18/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture, mon premier sentiment était la déception : je n’avais pas trouvé une perle rare. L’album est sympathique mais manque d’intensité dramatique.

Et puis … et puis j’ai commencé à repenser à cette construction. Ce récit, qui se découpe clairement en trois époques, n’est pas inintéressant. Il y a une progression, une certaine logique. C’est trop lent pour moi mais très travaillé et bien construit, et, finalement, a postériori, assez amusant. Et, surtout, c’est très décalé, très personnel. Ce récit n’est pas du tout celui auquel je m’attendais, il ne s’agit pas d’un polar à proprement parler, et pourtant Sternis nous raconte la naissance d’un criminel (accidentel certes, inconscient sans doute, influencé par des événements d’apparence anodine certainement … mais un meurtrier tout de même). L’humour n’y est ni noir, ni blanc. A nouveau, c’est très personnel, pas convenu. J’avoue ne pas toujours avoir été séduit, j’ai le sentiment d’être parfois passé à côté, mais certaines séquences sont tout de même fort sympathiques (à commencer par un chien bien encombrant).

Le trait en noir et blanc de Sternis est d’une grande lisibilité. Expressif, séduisant dans ses personnages féminins, plus en recherche d’efficacité que de raffinement, il convient bien au genre sans atteindre des sommets. Parmi les belles réussites, je soulignerai à nouveau ce chien dont la gueule est souvent joliment croquée, mais aussi ses séduisants personnages féminins.

Je reste sur une impression très mitigée, une impression encore renforcée par un final que j’avais senti venir de trop loin et une dernière note d’humour qui tombe un peu à plat à mes yeux. Pourtant, après deux lectures, j’ai le sentiment de ne pas avoir déjà tout découvert. Je sais que je le relirai, je sais qu’à l’occasion je le feuilletterai pour l’efficacité de certains dessins. Je ne peux donc pas parler d’un album raté, ni en déconseiller l'achat mais son intérêt réside bien plus dans sa construction, dans la progression que dans l’intensité dramatique ou dans l’humour distillé.

Nom série  Niklos Koda  posté le 15/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange série.

Je croyais découvrir une série policière ou d’espionnage et je suis tombé sur … autre chose. Bon, ça reste de l’aventure musclée avec des coups de feu, des enlèvements, des complots, des jolies filles en petites tenues, mais la dimension fantastique très présente coupe mon enthousiasme. Il est vrai que j’ai toujours eu du mal avec les récits d’apparence réaliste mais qui ne le sont pas.

Pourtant, la narration est bonne, les tomes s’enchainent et développent le sujet, les rebondissements ne manquent pas et, donc, je n’ai eu aucun mal à finir la lecture des dix tomes. Ça passe bien, ça coule tout seul, ai-je envie de dire. Bon, c’est vrai que ça passe d’autant mieux qu’Olivier Grenson a l’art de croquer ses héroïnes, belles à … croquer (justement) et que la qualité d’ensemble du dessin est pour beaucoup dans mon appréciation.

J’ai également apprécié le fait qu’il y a une cohérence dans tout ça. Au début, j’ai pataugé, prenant les récits comme s’ils étaient indépendants les uns des autres, et puis une certaine logique se dégage, des passerelles apparaissent qui expliquent certains phénomènes de tomes précédents. A ce titre, je pense qu’il est essentiel de lire les tomes dans l’ordre chronologique mais aussi qu’il est important de s’obstiner et de ne pas rester bloqué sur le quatrième ou cinquième tome en se disant que tout ça ne rime à rien … parce que, justement, cela rime finalement à quelque chose.

Reste que ce mélange de style (espionnage et fantastique dans des décors actuels très réalistes) n’est pas ma tasse de thé. Je l’ai lu parce que j’aime les femmes de papier d’Olivier Grenson, parce que la narration est fluide et que le récit offre sa dose d’action … mais la série est loin de m’avoir marqué et je n’ai pas spécialement envie de l’acheter.

Nom série  Une maison de Frank L. Wright  posté le 15/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été assez surpris de trouver ce genre d’album dans la collection Aire Libre. Un recueil de courtes nouvelles plutôt anodines, j’imaginais ça plutôt chez un éditeur spécialisé dans la collecte de récits oubliés plutôt que dans une collection ambitieuse, solide, « sérieuse » aurais-je envie de dire, comme l’est Aire Libre.

Mais, bon, c’est du Cosey et j’aime bien Cosey … en règle générale.

Pour être franc, j’ai trouvé l’album agréable à lire … par moments. La première histoire m’a bien plu et amusé, la deuxième est bien trop prévisible à mes yeux, la troisième est pas mal mais manque de développement (normal au vu du format), et j’ai eu du mal à entamer la quatrième … qui, de plus, finit en queue de poisson (tout en appréciant le clin d’œil aux grands classiques de la bande dessinée franco-belge). J’ai retrouvé certaines qualités que j’apprécie chez l’auteur (ses silences, ses non-dits, son humanité, le côté apaisant de ses histoires, une narration fluide, l’art de l’anecdote originale) mais, par manque de développement, je trouve l’ensemble léger, anodin.

Le dessin de Cosey, avec son encrage épais et son côté brut, reste agréable à l’œil mais je l’ai trouvé trop dépouillé, trop schématique sur la dernière histoire. Je croyais d’ailleurs avoir affaire à une œuvre de jeunesse alors qu’il n’en est rien.

Dispensable même si pas désagréable à lire, cette œuvre-là m’aurait sans doute plus marqué si je l’avais découverte dans une collection oubliée. J’aurais alors peut-être eu l’impression d’avoir découvert une petite pépite oubliée, mais ici, pour Aire Libre, elle manque d’ambition.

Pas mal, sans conseil d’achat (Aire Libre n’est pas une collection bon marché et recèle de suffisamment d’œuvres de grande qualité pour oublier celle-ci).

Nom série  Ni dieu, ni bête  posté le 12/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette philosophie à deux balles est pompante à la longue ! Alors, autant j’aime bien lire de temps à autres une de ces histoires courtes, autant m’envoyer l’intégrale derrière les mirettes m’a été pénible. Car, je dois bien l’avouer, je ne comprends pas du tout où Ptiluc veut nous entraîner. Veut-il seulement nous entraîner quelque part ?

Certains passages sont amusants, aucun ne m’a fait hurler de rire et aucun ne m’a donné à réfléchir sur ma condition d’homme. J’ai donc l’impression que toutes ces gesticulations sont vaines.

Peut-être suis-je passé à côté, mais je crois surtout que l’analyse de Ptiluc manque de pertinence.

Au niveau du dessin : pas de remarques particulières. Le style de Ptiluc est sympa, très expressif, dynamique et pas des plus précis (mais ça, dans ce genre de série, je m’en fous quelque peu).

A choisir, je préfère nettement « Pacush Blues », du même auteur, une série qui, outre certaines pensées philosophiques, propose des histoires bien construites, bien menées et qui suscitent la réflexion du lecteur. Tout le contraire de celle-ci (du moins, dans mon cas).

Nom série  Chats  posté le 12/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je m’attendais à mieux mais j’ai vraiment eu un gros problème avec le narratif et les dialogues. Difficile de prendre l’histoire au sérieux lorsque Convard utilise des expressions telles que Saint Chirac et Motocrot. Et difficile de la prendre au second degré avec un récitatif si emphatique, si dramatique. J’ajouterai au tableau le langage des loups, très fatigant à la longue.

C’est regrettable car l’idée de départ, les comportements des personnages, les rebondissements de l’intrigue, en clair l’histoire en elle-même est digne d’intérêt.

La situation s’améliore dans les deux derniers tomes mais le malaise demeure : cette série a pour moi un problème de ton. De plus, si ces deux derniers tomes sont plus cohérents dans leur ambiance générale, ils sont moins intéressants dans leurs trames.

Au niveau du dessin, je ne suis pas trop fan du style de Convard, trop vide dans ses décors et très froid pour ses personnages. J’ai par contre bien apprécié la « tentative d’effets spéciaux » à la fin du quatrième tome. Je dis bien tentative car ce procédé n’est pas vraiment maîtrisé mais c’est original et pas rebutant.

Une série qui me fatigue par son ton oscillant entre emphase et grotesque dans ses trois premiers tomes, et qui ne me passionne pas dans son intrigue pour les deux derniers. Entre le « bof » et le « pas mal ». L’absence de vraie fin m’incite à n’accorder que 2/5.

Nom série  La Liste 66  posté le 11/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu droit à un bon road-movie !

Je regrette l’évolution d’un des personnages dans le troisième tome, une évolution que je ne trouve pas vraiment crédible à la lecture des tomes précédents.

Je trouve la fin de la série un peu précipitée (le passage de 8 tomes à 5 joue certainement un rôle) mais sans que cela nuise à la cohésion de l’ensemble, ni qu’il me manque l’une ou l’autre explication.

J’aime bien le trait d’Eric Stalner et, une fois de plus, je le trouve efficace, très lisible, dynamique en cas de besoin et soigné dans ses décors. Mention spéciale à ses voitures américaines des années 50 … il est vrai que ces véhicules sont naturellement esthétiques.

Seul bémol : d’une série à l’autre, j’ai l’impression de retrouver les mêmes personnages car Eric Stalner utilise souvent les mêmes physionomies pour ses personnages principaux.

Particularité : pas une seule femme dénudée n’apparaît dans la série. C’est devenu tellement rare dans ce genre policier que cela m’a marqué. Je ne peux pas vraiment dire que cela m’a manqué, car le récit est bien construit et suffisamment prenant pour que je n’ai pas besoin de ce genre d’accroche-regard pour poursuivre ma lecture. Finalement, c’est plutôt la preuve de la qualité de l’intrigue.

Pas mal du tout, en somme. Le côté sans surprise de ce road-movie m’empêche d’aller au-delà d’un 3/5 avec conseil d’achat mais cette série est plus que correcte dans sa catégorie.

Nom série  Ella Mahé  posté le 11/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un premier tome assez décevant. On est dans les lieux communs avec une héroïne contemporaine qui ressemble à une mystérieuse princesse-guérisseuse de la 18ème dynastie égyptienne, un étrange archéologue et l’évocation des fouilles du site de Toutankhamon.

L’ensemble est réalisé avec soin mais manque de piquant.

Très bon travail au niveau du dessin. Tant J.-F. Charles qu’André Taymans nous livrent de planches bien élaborées et riches de détails. L’opposition des deux styles est intéressante, mais la majeure partie de ce premier tome est illustrée par Taymans dans sa traditionnelle ligne claire. Ce sera d’ailleurs encore le cas des tomes suivants, J.-F. Charles se contentant d’illustrer une dizaine de planches par tome.

Il ne se passe pas assez de choses dans ce premier tome introductif pour que j’en recommande l’achat mais je jetterai un œil à sa suite, car l’ensemble est très soigné à défaut d’être palpitant. De plus, le couple Maryse et Jean-François Charles s’est associé à une belle palette d’artistes et ce sont Francis Carin, Brice Goepfert et Christophe Simon qui s’occuperont respectivement des tomes 2, 3 et 4.

Là on est entre le 2/5 et le 3/5. Au bénéfice du doute, et parce que l’album est soigné, j’accorde un petit 3/5.

Nom série  le Mystère Tour Eiffel  posté le 11/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et ben voilààààà …

Ce récit est exactement ce que j’espérais sans le dire trop fort. Une bonne petite intrigue sert de prétexte à une évocation historique réussie avec comme élément central la construction d’un monument, historique lui aussi, et emblématique : la tour de ce cher Gustave.

Comme guide, nous avons droit à un jeune forgeron provincial, pas spécialement naïf mais pas préparé du tout à cette montée vers la capitale. Le personnage est sympathique et permet aux auteurs de nous faire découvrir Paris à travers un regard vierge.

Le ton employé, s’il est principalement sérieux, n’empêche pas quelques discrètes notes d’humour, qui humanisent le récit.

Au niveau de la reconstitution, nous avons droit à plusieurs éléments.

Tout d’abord la situation politique et économique. Entre les luttes d’influence (pour obtenir le marché de l’expo universelle) et mouvements anarchistes, cette évocation, même si elle reste superficielle, permet de bien prendre conscience du contexte dans lequel la tour fût construite. Les anarchistes sont fort présents dans cet album, et leur utilisation est bien pensée même si je regrette le manque de développement quant à leurs motivations, à peine suggérées dans le meilleur des cas.

Ensuite, le monde des arts n’est pas oublié. Notre jeune forgeron croisera quelques célèbres artistes de l’époque. Cela pourra peut-être paraître quelque peu forcé mais, à nouveau, ces rencontres permettent de resituer la construction dans un contexte global.

Outre ces rencontres, je tiens à souligner le bel hommage rendu par Lacaf à Renoir grâce à certaines illustrations. Je ne sais pas si c’est volontaire mais je suppose que oui. En tous les cas, c’est tout à fait adéquat, puisque le mouvement impressionniste est en cette fin de siècle enfin reconnu. Alors, lorsque Lacaf joue avec les taches de lumières qu’une place ombragée laisse filtrer sur le visage et la robe d’une charmante parisienne, je ne peux que songer à « la balançoire », célèbre tableau de Renoir dans lequel le peintre explore justement cette utilisation de la lumière. Et si j’ajoute à cela un passage dans lequel notre héros se retrouve presque en plein déjeuner des canotiers, je ne peux plus croire au hasard. Il ne s'agit d'ailleurs pas là des seuls clins d'oeil aux impressionnistes, mais je vous laisse découvrir les autres par vous même.

Le contexte technologique et industriel n’est pas oublié, bien sûr. C’est d’ailleurs assez impressionnant de voir avec quelle technologie la tour fût construite. Là, à nouveau, je tiens à souligner le travail de Lacaf. Même si le format de l’album est assez réduit, certaines de ses illustrations donnent le vertige. L’artiste maîtrise ses plongées et contre-plongées, à m’en donner le tournis.

Je n’ai jamais été à Paris, les grandes villes me font fuir, mais cet album m’a donné l’envie de visiter la Tour Eiffel. Objectif atteint, donc, pour ce très bon album. Pourvu que l’on recherche un récit d’aventure donnant la part belle à l’évocation historique, ce mystère de la Tour Eiffel apporte son lot de satisfactions.

PS : le prix de 16,50 € en Belgique (15 € en France) se justifie par le fait que nous avons droit à un double album en terme de pages. Et comme la qualité est au rendez-vous, je ne trouve aucune excuse à ne pas encourager l’achat.

Nom série  Petit Verglas  posté le 08/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je regrette que l’intrigue propose deux centres d’intérêt. J’aurais certainement préféré que le récit ne se centre que sur Petit Verglas. Ici, on passe constamment d’un personnage à l’autre alors qu’il n’y a pas vraiment de lien entre les deux aspects de l’histoire. En fait, je pense qu’on aurait pu se passer du personnage du guérisseur, ou lui accorder un rôle de moindre importance, ou encore lui accorder une série pour lui seul. Pour cette raison, j’ai parfois tendance à décrocher lors de ma lecture.

Je regrette également que les passages en patois ne soient pas directement traduits sur les planches, comme cela se fait traditionnellement. Regrouper toutes les traductions (même s’il n’y en a pas tant que cela) en fin d’album casse à nouveau mon rythme de lecture. En fait, soit j’essaie de comprendre et je m’attarde pour déchiffrer le langage, soit je coupe ma lecture pour aller à la traduction en fin d’album. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de temps d’arrêt regrettables.

Mais, mis à part ces deux éléments, j’aime bien cette série. Les personnages sont intéressants, attachants ou détestables. L’ambiance est réussie, entre fantastique celtique et expérimentations sur la construction mentale de l’enfant. L’idée de départ est aussi crédible qu’effrayante et le dessin, très doux et faussement maladroit, apporte une dimension sensible, émouvante au récit.

Cela aurait pu (dû ?) être beaucoup mieux et je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine frustration vis-à-vis de cette série. Elle reste cependant tout à fait appréciable.

Nom série  Jaguar  posté le 08/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas fan de science-fiction mais le dessin de Bosschaert m’a tout de même incité à emprunter cette petite série. Et je ne le regrette pas.

Le récit est fluide, assez classique, compréhensible et, même si Dufaux joue avec un élément aussi dangereux que le voyage dans le temps et la notion du temps qui passe en règle générale, me semble cohérent dans sa propre logique.

Même si je sais bien que ce n’est pas chez ce scénariste que je dois aller, je regrette le manque de notes d’humour. Ici, tout est pris au sérieux sur un ton dramatique.

Le dessin de Bosschaert est agréable du début à la fin. Les planches sont bien travaillées et j’ai fort apprécié les dessins qui entremêlent les deux mondes. Cette réalité derrière la réalité, ces cases où jungle et ville fusionnent sont fort à mon goût, esthétiquement parlant.

J’ajouterai à cela que les personnages sont très bien typés. Les risques de confusions étaient grands et pourtant, par petites touches discrètes, l’artiste parvient à bien singulariser chacun de ses personnages principaux. Et, cerise sur le gâteau, ses personnages féminins (masculins aussi, je pense mais là on sort de mon centre d’intérêt) sont vachement séduisants.

Bon, comme d’habitude, je sors d’un récit de science-fiction en ayant le sentiment de ne pas avoir tout saisi, mais je ne me suis jamais senti décramponné pour autant. Pas mal du tout, en somme.

Nom série  Cirk  posté le 08/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange, c’est le moins que je puisse dire.

Etrange, tout d’abord ce scénario. Très décousu, très elliptique, il semble se concentrer sur des anecdotes d’une histoire globale qui me reste très obscure. Par exemple, le premier tome se termine alors qu’une révolution est sur le point de se déclencher et le tome suivant débute après la fin de cette révolution. Et ne croyez pas avoir droit à des flash-back, non non non, la révolution est finie et basta passons à la suite !

Alors, oui, le scénario se centre sur quelques personnages mais, d’eux non plus, on ne saura finalement pas grand-chose.

C’est dommage car j’ai trouvé quelques bonnes idées (même si elles ne sont pas des plus originales), mais par manque de développement, d’explications et de liant, ces idées tombent à plat.

Etrange, le dessin. Pas mauvais mais il n’a rien d’exceptionnel non plus. Un gros travail a été réalisé dans la construction des planches et cela se fait, justement, au détriment de la narration. Cela donne un côté tape à l’œil sans profondeur et comme la colorisation est tout à fait quelconque, j’ai envie de dire que c’est du gaspillage d’effets pour un résultat médiocre.

Etrange, l’intrigue. Je me demande d’ailleurs s‘il y en a vraiment une. En fait, on suit principalement un personnage et, au terme de l’aventure, on se demande bien pourquoi celui-là et pas un autre, a priori plus intéressant.

Trop d’ellipses, beaucoup trop … et trop peu d’explications, trop peu de développements. La série se lit vite, mais c’est surtout parce qu’elle manque de substance. En fait elle me fait penser à un hamburger de mauvaise qualité : on mord dedans et, schloups, y a plus rien. Reste un goût de sel, le sentiment d’avoir ingurgité quelque chose mais sans pouvoir définir un seul des composants.

Etrange, facile à lire, avec un découpage de planches intéressant mais sans matière.

Nom série  Nuage  posté le 08/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénario est naïf et manque quelque peu de matière mais l’histoire est belle et surtout, mais alors là surtout, très bien mise en page et illustrée.

Car cette bande dessinée est avant tout belle et agréable au toucher (encore une fois un papier épais avec un grain comme je les aime). Le trait de Christian Peultier est doux et réaliste, précis, sensible et très bien valorisé par une colorisation à l'aquarelle chaude et nuancée. Les personnages sont bien typés et Nuage, l’héroïne, est attachante dès le premier coup d’œil.

Dommage que le scénario ne soit pas du même tonneau. Il demeure cependant correct, véhicule des principes qui me plaisent (tolérance, rapport à la nature) et devrait plaire au lectorat visé (les 10-14 ans).

Petit plus : j’ai aimé le fait que le principe de la leçon de tolérance est ici inversé puisque ce sont les noirs qui font preuve de racisme (ou de « colorisme », plus exactement puisque Nuage est elle-même africaine) dans un premier temps.

Pas mal du tout, en somme, quoiqu’un peu naïf (un aspect qui se justifie par le public ciblé).

PS : l'achat se justifie encore plus si vous avez l'opportunité de vous faire dédicacer l'album par l'auteur. Il réalise de très belles aquarelles en guise de dédicace.

Nom série  Sophaletta  posté le 06/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup les trois premiers tomes. Le personnage de Sophaletta est assez classique mais le contexte historique et un scénario bien tourné compensent cette absence d’originalité dans la situation de départ. De plus, notre héroïne se retrouve rapidement au beau milieu d’un bordel de Saint-Petersbourg, ce qui nous change des cadres habituels de ce genre de récit mêlant aventure et Histoire.

Le trait d’Erik Arnoux me plait vraiment beaucoup sur ces trois premiers tomes. Je le trouve alors très proche des Stalner, époque Fabien M. C’est très lisible, soigné et académique pour les décors, bien typé pour les personnages, dynamique au besoin, et agréable à l’œil pour les silhouettes féminines. Les femmes, justement, apparaissent souvent dénudées mais je boude d’autant moins mon plaisir que ces petites tenues se justifient souvent par le scénario.

A partir du troisième tome, la série perd de sa qualité à mes yeux. Tout d’abord, le changement de dessinateur ne me convainc pas du tout. Non que Dominique Hé soit un mauvais dessinateur mais son trait est bien plus caricatural et épuré que celui d’Erik Arnoux. Les arrière-plans (et c’est flagrant sur les personnages) sont négligés. Les visages féminins sont bien typés mais le passage d’un dessinateur à l’autre nous donne une image de Sophaletta et de ses compagnons d’aventure assez éloignée de celle d’origine. A un point tel que j’ai eu du mal à reconnaître Lioubov, un des rôles secondaires, et, par moments, de distinguer l’une de l’autre Sophaletta et Lioubov dans le tome 7.

En fait, je ne vois qu’un seul point positif à ce changement de dessinateur : les couvertures. Celles de Dominique Hé ont effectivement plus de gueule que les trois premières, mais c’est une bien maigre compensation par rapport au reste.

Le scénario, lui aussi, perd en intensité, surtout entre les tomes 4 et 6. Les trois derniers tomes retrouvent un certain intérêt mais il n’y a plus ce souffle épique et cette dimension intrigante présents dans le premier cycle. Autre reproche que je formulerai vis-à-vis de cette seconde époque : les personnages féminins y sont souvent dénudés d’une manière fort gratuite. Un sein apparaît par ci, une fesse par là sans que le scénario justifie pareil effeuillage.

Reste le contexte historique et mon attachement pour une héroïne justement de moins en moins attachante pour maintenir mon attention. J’avoue avoir été content d’en terminer avec la série, ce qui n’est jamais bon signe !

Franchement bien pour les trois premiers tomes. Ensuite, on oscille entre le bof et le pas mal, sans plus. Un honnête « pas mal » de moyenne, donc mais je ne saurais recommander l’achat que des trois premiers tomes … et je crains que, pour la suite, vous soyez, comme moi, trop tentés pour résister et sortiez finalement déçus de l’investissement. C’est pourquoi je ne conseille que la location pour l’ensemble (et la recommande même vivement en ce qui concerne les trois premiers tomes).

Nom série  Les Blagues du Rail  posté le 05/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Là, je crois qu’on a tout fait. Non mais franchement, une série de gags sur l’univers des transports ferroviaires, c’est quand même limite !

Il était dans les nouveautés disponibles de ma bibliothèque et je cherchais justement une série vide-cerveau. Je me suis dit que celle-ci ferait aussi bien l’affaire qu’une autre. Je me trompais. Parce que, ici, on est au niveau zéro de l’humour.

Certes, Laurent Panetier a lu « Gaston Lagaffe » (il repompe d’ailleurs certaines idées du grand Franquin). Malheureusement, ses gags manquent de rythme et héritent bien souvent d’une chute d’une platitude déprimante. Pour vous dire, aucun de ces gags ne m’a fait ne fut-ce que sourire.

Le dessin de Fabio Lai, pour ce genre de série, est adapté mais pas exceptionnel. Honnêtement expressif, honnêtement dynamique, très lisible mais aussi très commun, il ne se démarque absolument pas du courant actuel. Cette absence de personnalité n’aide évidemment pas l’efficacité de ces insipides gags.

Le positif, enfin : les auteurs s’essayent au gag d’arrière-plan. Bon, c’est aussi plat que le reste mais ces gags ont le mérite d’exister, preuve que les auteurs se sont appliqués dans l’élaboration de ces planches.

Très dispensable ! N’ayant jamais souri, je ne peux mettre autre chose qu’un « je n’ai pas aimé ».

Nom série  Bouffe-Doublon  posté le 04/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série de pirates. Le personnage central est des plus conventionnels mais très charismatique. D’ailleurs, en règle générale, la galerie des personnages est des plus stéréotypées. Ce n’est pas un gros problème mais il est clair que ce n’est pas cette série qui va révolutionner le genre.

Le scénario est bon même si je regrette l’absence de contexte historique. L’aventure est cependant au rendez-vous et le récit ne manque ni de rythme ni de rebondissements. C’est du divertissement pur mais bien fait. Quelques combats navals bien imaginés, un soupçon d’érotisme, de l’action, ce scénario contient tout le nécessaire pour parvenir à ses fins.

Le dessin est agréable à l’œil. Le troisième tome tranche quelque peu par rapport aux deux premiers (surtout au niveau de sa colorisation bien plus nuancée) mais l’ensemble demeure constamment bien typé, facilement accessible et précis.

Pas la meilleure série de pirates que je connaisse mais un triptyque gentiment divertissant.

Nom série  Génération collège  posté le 04/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je m’en méfiais … et j’avais raison.

Empruntée sur base du trait de Denayer, cette série ne m’a pas séduit du tout. Déjà, je me demandais ce que Denayer allait faire dans ce genre d’univers. Lui, le spécialiste des scènes chocs (voir Les Casseurs), le talentueux dessinateur de voitures n’allait-il pas s’égarer dans cet univers à la Beverly Hills 90212 ? De ce point de vue, je ne serais pas trop critique, au contraire même. L’auteur parvient toujours à intégrer des séquences dans lesquelles il se sent à l’aise, son trait demeure beau quoique fort classique, les décors sont soignés, les personnages sont bien typés. Christian Denayer me prouve ici qu’il est capable de s’adapter à un autre univers pourvu qu’on lui laisse la place pour illustrer quelques beaux châssis.

Mais pour le reste !

Déjà, les scénarios n’ont rien de passionnant. Ils sont stéréotypés, prévisibles et absolument pas crédibles. Certes, la série s’adresse à de jeunes adolescent(e)s, et les thèmes et univers abordés (racisme, lutte des classes, drogues, milieu de la mode, rapports prof-élève) les intéresseront sans doute. Mais la manière dont ces thèmes sont abordés est des plus primaires et surtout taillée pour franchir n’importe quel comité de censure. Par exemple, lorsqu’une de héroïnes se retrouve entrainée sur le chemin de la drogue et de la prostitution, son intégrité physique n’est mise à mal que via une gifle et un maquillage outrancier. Jamais elle ne sera contrainte à des rapports forcés, les attouchements dont elle sera victimes feraient sourire une bonne sœur, sa consommation de drogue aura pour toutes séquelles une tête qui tourne et des vomissements. Bienvenue chez les bisounours ! Je ne demandais pas des scènes explicites mais il y a quand même moyen de parler de certaines choses d’une manière réaliste sans se sentir obligé de les montrer. Evoquer les dangers encourus sous cette forme édulcorée est, à mes yeux, sans intérêt car trop éloigné de la réalité. Cet aspect « éloigné de la réalité » est d’ailleurs récurrent dans l’ensemble de la série. Aucune histoire ne m’est apparu ne fusse que plausible.

Mais, surtout, que ces personnages sont têtes à claques ! Pas un d’entre eux ne m’est apparu attachant, bien au contraire. Dakota est un caractériel pleurnichard, Texas un prétentieux fils à papa, Mary-Lee une tchoulotte nombriliste et complexée, Phoenix une m’as-tu-vu arrogante. Et la situation ne s’améliorera pas vraiment au fil des tomes.

Enfin, les dialogues offrent quelques passages incroyablement décalés. Vous vous imaginez un fils de vendeur de voitures d’occasion (décrit comme un membre de la middle class américaine) dire au sujet de membres de ce qui ressemble à un réseau de drogue et de prostitution : « Je m’en vais corriger ces chenapans » ? Moi pas !

Si la série compte cinq tomes, c’est qu’elle a rencontré un lectorat. Je n’en fais pas partie mais pour la qualité visuelle de l’ensemble, et parce que la qualité des scénarios progresse au fil des albums, j’accorde tout de même un petit « bof ».

Nom série  L'histoire de chaque jour  posté le 30/09/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’idée de départ n’est pas mauvaise mais son utilisation demeure anecdotique. Les deux personnages sont intéressants mais guère originaux. La narration est plaisante et a provoqué chez moi, par moments, une certaine mélancolie.

Le dessin de Makyo est ce qu’il est. Je lui reproche son encrage épais et ses contrastes trop appuyés. La colorisation n’est pas non plus vraiment à mon goût. On retombe trop sur les mêmes teintes automnales peu nuancées (en résumé : du brun et de l’orange). Par contre, j’aime bien ses arbres (des fantasmes d’arbres, serais-je tenté d’écrire).

Ça se laisse lire mais je ne peux pas dire que ce récit m’ait marqué, moi l’amateur de contes.

Gentillet mais anecdotique.

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