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... a posté 2085 avis et 428 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur  posté le 09/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a clairement deux époques à cette série. L’une avant « Pondicherry, filiation interdite », vieillotte, figée, d’aspect naïf et dont je n’ai jamais réussi à finir un seul tome. Je trouve vraiment ces albums repoussants à tous niveaux : dessin raide, narration lourde, scénario naïf. Pour toute cette période, je n’ai qu’une seule chose à dire : je n’aime vraiment pas !

Et puis, il y a la série depuis Pondicherry (album par lequel j’avais découvert la dite série). La série sortait alors d’une longue interruption et je découvrais le personnage de Stéphane Clément dans un album intéressant à tous niveaux. Le dessin a toujours un aspect figé mais il est travaillé tant dans les personnages que dans les décors. L’ensemble est harmonieux et la série abandonne cette pseudo ligne claire très années 80 au profit d’un style réaliste qui lui sied bien mieux. Le scénario exploite quelques idées alors bien dans l’air du temps (trafic d’organes, clonage) d’une manière intelligente et même crédible. La série adopte dès alors un ton plus social et traite de problème de société à caractère macroéconomique. Le personnage de Stéphane Clément devient intéressant et même charismatique à mes yeux. Depuis lors la qualité des albums alterne entre le « pas mal » respectueux et le « franchement bien » enthousiaste.

En moyenne, je devrais dire « bof » mais j’opte pour le « pas mal » au vu des dernières productions. Ceci dit : pour moi, vous pouvez clairement oublier les premiers tomes et ne vous consacrer qu’à la seconde époque de la série. Dans le cas contraire, le risque d’être rebuté dès l’ouverture d’un album est trop élevé.

Nom série  Calvin et Hobbes  posté le 05/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai souvent du mal avec ce genre de série humoristique anglo-saxonne, et pour plusieurs raisons. Mais rien de tout cela ici. J’ai adopté Calvin et Hobbes en un temps record même si je trouve que la série ne dévoile tout son potentiel qu’après 5 ou 6 tomes.

Premier écueil évité : la traduction. Rares sont les gags qui tombent à plat ou deviennent incompréhensibles du fait d’une traduction mal appropriée. Je tiens à souligner la performance car je pense que l’art de la traduction devient d’autant plus délicat lorsque le texte est bref et humoristique. Chaque mot revêt une importance accrue et toute erreur se paie cash.

Deuxième écueil évité : la répétition. Pourtant, bien des gags fonctionnent sur la même idée et/ou sur la même structure. Mais Bill Watterson parvient constamment à se renouveler et je ne citerais, pour exemple, que ces multiples concepts de bonhommes de neige imaginés par Calvin, au grand désespoir de son père… et pour le plus grand plaisir de mes zygomatiques. Après la lecture d’une vingtaine de tomes, et même si l’univers de cette série est maintenant bien balisé, je n’ai pas encore l’impression que celle-ci tourne en rond. C’est là une grande performance !

Troisième et dernier écueil évité : un humour facile dû à l’étroitesse du format. Bien souvent, ce genre de strip tombe dans la facilité et le gag déjà mille fois lu. Ici, l’univers de Calvin et Hobbes, même s’il est bien balisé, permet une grande variation tant sur le fond que dans la forme. Certains « gags » sont simplement tendres tandis que d’autres sont clairement acides. La poésie est régulièrement présente… les phrases cultes les plus absurdes aussi (« les filles, c’est comme les limaces : ça doit bien servir à quelque chose, mais à quoi ? ») Cette alternance dans le genre d’humour pratiqué, couplée à l’inventivité de son auteur, garantit un plaisir sans cesse renouvelé. De plus, lorsque le visuel est basique, le texte apporte une autre dimension au gag.

Après, on peut ergoter. Oui, Calvin sert souvent de prête voix à son auteur et ses propos sont fréquemment trop adultes pour un enfant de 6 ans. Mais qu’importe tant que ce personnage reste cohérent. Le décalage entre les actes du calamiteux bambin et ses propos contribue justement à faire de la série une œuvre originale. Cet épuiseur de parents est hyperactif, dispose d’une imagination débordante, s’exprime à l’occasion comme un vieux sage, s’ingénie à faire tourner les personnes qui l’entourent en bourrique et demeure attachant. Par conséquent, et forcément, comment voulez-vous qu’il soit réaliste ?

Enfin, Calvin et Hobbes ne serait rien sans Hobbes, et l’idée d’avoir donné vie dans l’imaginaire de l’enfant à son tigre en peluche est aussi belle que judicieuse. Par ce biais, Calvin et Hobbes me reconnectent avec la magie de l’enfance.

Une lecture amusante pour des personnages attachants.

Nom série  Le Sang du Dragon  posté le 05/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne série mariant histoires de piraterie et légendes bretonnes !

Chaque tome apporte son lot d’aventures et de révélations. Les différents personnages ne manquent pas de charisme et nombreux sont ceux qui nous offrent une part d’ombre… qui ne fait qu’attiser notre curiosité.

L’utilisation du monde féerie est bien pensée et si cet univers est fort présent, nous restons pourtant dans une aventure de pirates.

Enfin, le dessin est lisible et expressif. Le trait est net, bien tranché, garantissant une lecture aussi aisée qu’agréable. La colorisation n’est pas en reste et, sans tomber dans l’excès, illumine agréablement les planches.

Enfin, les couvertures ont un style reconnaissable qui permet au lecteur d’identifier tant la série que son contenu.

Que du positif, donc, pour une série qui, je l’espère, ne s’éternisera pas et nous offrira jusqu’à son terme des tomes riches et utiles à la construction de l’histoire, comme c’est le cas des cinq premiers.

A conseiller à tous les amateurs du genre… et même aux autres.

Nom série  Acqua Alta  posté le 05/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sorti avec un maximum de publicité, ce diptyque me semble avoir fait un bide… Ce qui est plutôt justifié, tant pour la publicité que pour le bide, d’ailleurs.

La série s’annonçait prometteuse, en effet. Un univers original qui n’était pas sans rappeler Les Cités obscures, une ambiance décalée, une narration étrange parfois proche de l’absurde, un dessin pas encore totalement maîtrisé mais prometteur et soigné : voilà qui était de nature à m’allécher.

Seulement, voilà ! La série s’est avérée pénible à lire. La faute principalement à une narration lourde et artificielle. De plus, le dessin laisse encore apparaître de grosses lacunes. L’histoire en elle-même est peu passionnante et j’ai du mal à en voir la finalité. Les personnages deviennent vite fatiguant tant ils manquent de charisme. Reste donc cet univers étrange et intéressant.

Insuffisant donc pour me satisfaire malgré un certain potentiel.

Nom série  Poulet aux Prunes  posté le 05/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lu dans la foulée de Persepolis (et par hasard, puisque cet album avait usurpé dans ma commande la place d’un des tomes de la série susmentionnée (on se demande ce que les bibliothécaires ont en tête)), cet album m’a déconcerté, de prime abord. En effet, l’auteure abandonne ici le roman graphique pour nous offrir un récit proche du conte. Et comme le début du livre m’a laissé croire à un nouveau récit véridique, tant pour le fond que pour la forme, j’avoue avoir eu du mal à rentrer dans l’histoire.

Ajoutons à cela que le trait de Marjane Satrapi n’est vraiment pas de ceux que j’affectionne. Trop épuré et trop naïf, il me laisse la plupart du temps totalement indifférent. Je soulignerais toutefois dans le cas présent quelques tentatives esthétiques, empreintes d’influences orientales comme il se doit (l’auteure étant d’origine iranienne) qui, si elles ne sont pas toujours à mon goût, ont le mérite de diversifier et donc de dynamiser la mise en page.

Il me faudra cependant les deux tiers de l’album pour enfin vraiment m’installer dans ce récit. Jusque là, ça se laisse lire mais je ne suis pas loin de m’ennuyer, ne voyant pas où l’auteure veut en venir.

Et puis, il y a ce dernier tiers… et la magie opère. Mon appréciation passe du bof poli au franchement bien enthousiaste. Ce conte, dans lequel l’humour n’est pas absent malgré la noirceur du thème, ce conte donc, qui m’offre une belle fenêtre sur la culture perse, ce conte, disais-je avant d’être interrompu par moi-même, ce conte est ma fois bien plaisant à lire. Derrière cette histoire, il y a une morale, une sagesse. Derrière ce conte, il y a une culture riche et raffinée.

Pas facile d’accès, déroutant si on le compare à Persepolis, ce récit est toutefois digne d’intérêt. A lire en évitant de penser à Persepolis (et le fait que je ne cesse de vous en parler n’est pas de nature à vous y aider). 3/5 car j’ai tout de même eu du mal à rentrer dans l’histoire, mais il s’agit là d’un emprunt accidentel que je ne regrette pas.

Nom série  Persepolis  posté le 30/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Soyons clair : si le sujet traité ne m’avait pas intéressé, jamais je n’aurais lu cette série. En effet, le dessin de Marjane Satrapi n’est pas du tout de nature à m’attirer. Ce noir et blanc simple, ce style naïf va à l’essentiel mais n’est pas à mon goût, esthétiquement parlant.

Seulement voilà, il y a le sujet traité… et la façon dont il est traité… et là, c’est tout autre chose. J’ai ouvert de grands yeux à plus d’une reprise en découvrant le quotidien mais surtout la manière de penser des Iraniens, jeunes et moins jeunes. On est loin du stéréotype de l’islamiste convaincu et, s’il y en a, c’est loin d’être une généralité. Rien que pour ça, cette lecture est digne d’intérêt.

Par ailleurs, le parcours de l’auteure, ses prises de conscience et ses états d’âme m’ont eux aussi interpellé. Marjane Satrapi a le mérite de se dévoiler sans (trop) se donner le beau rôle. De ce fait, cette série m’a permis de découvrir une autre culture et une autre manière de penser et d’appréhender les événements, plus fataliste surtout, plus sage parfois.

Le découpage en courts chapitres permet d’avancer à son rythme dans la lecture. Le caractère léger de la narration quand bien même certains chapitres sont dramatiques permet justement de dédramatiser le contenu de ceux-ci sans occulter la gravité des faits exposés.

Enfin, le fait que Marjane Satrapi et moi soyons issus de la même génération m’a permis de mettre en parallèle nos deux adolescences, ô combien éloignées l’une de l’autre, mais parfois balisées des mêmes repères (musicaux, la plupart du temps).

Une œuvre très intéressante.

Nom série  Watchmen  posté le 25/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si je reconnais d’évidentes qualités techniques à cette série, je dois bien avouer qu’à mes yeux cette montagne n’accouche que d’une souris. En effet, l’intrigue en elle-même, est des plus simplistes et pourrait se résumer au grand classique parmi les classiques « le traître était parmi nous ».

Au niveau de la structure, par contre, gros travail ! Les différents protagonistes bénéficient chacun d’une narration particulière. Chacun offre un profil psychologique et des superpouvoirs différents. Le découpage en 12 chapitres est bien pensé. Vraiment, de ce point de vue, il y a eu du travail. Je regrette cependant qu’un des systèmes narratifs consiste à mettre en scène deux sources en même temps. Impossible pour moi de suivre dans les mêmes cases deux conversations sans lien immédiat (un narratif issu d’un « comic » imaginaire et des dialogues et/ou des événements se déroulant dans Watchmen même). Résultat, je lisais d’abord l’une puis reprenais le chapitre à son début pour lire l’autre en la mettant en parallèle avec la première, puisque le narratif exposait de manière elliptique les événements qui se déroulaient dans la seconde (si vous m’avez compris, vous avez de la chance).

Au niveau du dessin, … ça passe. J’avais franchement peur de ne pas entrer dans cette histoire à cause de ce trait vieillot et de ces couleurs saturées mais ce ne fut finalement pas un obstacle. C'est moche et raide mais très lisible et suffisamment expressif.

Non, vraiment, ma déception provient de l’intrigue en elle-même. Je l’ai trouvée plate, sans surprise. Quant à la petite intrigue parallèle (au sujet des origines familiales d’une des protagonistes et des troubles affectifs qui en découlent), je l’ai trouvée tout simplement risible. Bon, ça a le mérite de montrer des super héros avec des faiblesses mais le manque d’émotion que j’ai ressenti durant ma lecture rabaisse ces passages à une vague sitcom française ou brésilienne dont on ne sait si elle est plus grotesque que soporifique ou l’inverse.

Reste la partie centrale, quelques personnages intéressants (Rorschach, principalement, pour moi), une narration inventive (à défaut d’être réellement efficace). Pas de quoi me satisfaire mais pas mal quand même. Et si je ne regrette pas de l’avoir lu, j’aurais regretté mon achat car c’est le genre d’œuvre que je n’ai aucune envie de relire.

Nom série  Les voyages de l'Héloïse  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D’ordinaire, j’aime bien le style graphique de Guy Counhaye et je trouve ses scénarios sympathiques même si l’auteur n’a jamais sorti d’œuvre indispensable. Mais je dois avouer que cette série est une grosse déception pour moi.

En cause, des scénarios fantastiques qui n’ont, justement, rien de fantastique tant ils se construisent sans réelle originalité autour de thèmes sur-employés (une machine à voyager dans le temps ou des dinosaures, entre autres). Mais aussi, une narration à la première personne trop emphatique à mon goût. De ce fait, tout semble surjoué. Le capitaine du bateau (personnage central de la série) devient une caricature de Lino Ventura. La galerie de personnages reprend tous les poncifs du genre, jusqu’à la petite futée qui se joint au groupe de marins volontaires mais chamailleurs. Non, vraiment, je ne vois rien d’original dans cette série.

Le dessin de Guy Counhaye me semble même inférieur à celui de ses autres œuvres. Ses décors sont moins complexes, moins recherchés. Ses personnages, par contre, demeurent bien typés mais, du fait de ce scénario sans surprise, ressemblent à des caricatures d’eux-mêmes. C’est trop pauvre et trop convenu pour me séduire.

Une déception, disais-je… et une lecture ennuyeuse à défaut d’être totalement rebutante.

Nom série  Lucien  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Définitivement, je n’accroche pas à l’univers de Margerin.

Lucien me fatigue bien plus qu’il ne m’amuse. La narration très présente ralentit le rythme de lecture. Les gags récurrents sont du type « peau de banane ». Les personnages secondaires de la galerie font souvent double emploi tant ils manquent de personnalité.

Mais, surtout, il y a ce décalage entre un univers d’adultes plus ou moins rebelles et un humour très enfantin. L’avantage, c’est qu’on peut mettre ces albums entre les pattes d’une grenouille de bénitier sans que celle-ci songe à pousser un croassement. L’inconvénient, c’est que, systématiquement, je m’endors avant la fin d’un album. J’ai tout de même réussi à lire 3 tomes et le début d’un quatrième en… 4 mois, mais je renonce à continuer. Cet humour basique et prévisible n’est pas fait pour moi.

Au niveau du dessin, je trouve Margerin talentueux mais je lui reproche cette volonté de remplir ses cases. J’ai l’habitude de reprocher le défaut inverse mais, ici, certaines cases manquent de netteté par excès de décors. Par contre, ses personnages ont de la gueule et les mimiques sont expressives.

Non, définitivement, si je n’aime pas cette série, c’est à l’humour enfantin et au manque d’originalité des situations que c’est dû, et non au talent de dessinateur de Margerin.

Nom série  Ghost money  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A chaque fois que j’ai lu un scénario de Smolderen, j’ai eu le sentiment d’avoir affaire à un auteur talentueux et intelligent. Cette série ne fait pas exception. Les éléments sont bien mis en place, le contexte géopolitique est bien exploité, l’ensemble est original tout en paraissant bien documenté et, pourquoi pas, plausible. Pourtant, il s’agit d’un récit d’anticipation au postulat audacieux.

Par contre, si j’ai un reproche à faire à l’auteur, c’est le manque d’humanité de ses personnages. Ceux-ci ne parviennent pas à m’émouvoir. Ils demeurent pour moi des pions déshumanisés dont j’aime suivre les déplacements dans le cadre de l’intrigue mais auxquels je ne m’attache pas.

Le dessin de Bertail n’est pas de ceux que j’affectionne particulièrement. Les cases volontairement floues me rebutent et son encrage très sombre prive ses cases d’une précision qui aurait été la bienvenue.

Une série que je continuerai à suivre pour son intrigue et son contexte géopolitique. Pas mal du tout, malgré ses faiblesses.

Nom série  La Voix  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai éprouvé quelques difficultés au début de ma lecture. En cause, la structure en flash-backs et une phrase anodine qui m’a induit en erreur. Mais, une fois tous les éléments mis en place, je dois bien avouer avoir apprécié ma lecture.

Le trait de Korkydü est pour beaucoup dans mon appréciation d’ensemble. En effet, il dégage un charme qui n’est pas sans me rappeler Humblet, un auteur que j’apprécie particulièrement. Ce trait volontairement imprécis et « gondolé » apporte une légèreté et un sentiment de décalage par rapport à un scénario par ailleurs très classique.

En fait, la seule grande originalité de ce scénario provient du fait que le héros est muet. C’est peu et beaucoup à la fois car ce handicap est plutôt bien employé dans cette intrigue.

Le scénario rappelle vaguement Halloween Blues, pour sa trame de fonds, du moins. Mais, contrairement à cette dernière série, ici on connait très tôt l’identité des meurtriers. Le récit se focalise donc rapidement sur la manière dont le héros parviendra à confondre ses ennemis. Sans grosse surprise, cette intrigue est bien menée et plaisante à suivre.

Le cadre et l’époque à laquelle se déroule l’histoire participent également à ma bonne appréciation d’ensemble.

J’hésite entre le « pas mal du tout » et le « franchement bien ». Parce que j’ai eu du mal à entrer dans le récit, je vais rester sur la note la plus basse mais ce diptyque m’a procuré un agréable moment de détente. Achat non déconseillé, donc, et emprunt tout à fait recommandé.

Nom série  La Route Jessica  posté le 28/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne suis pas un fan de Jessica Blandy mais j’avoue avoir relativement bien apprécié les premiers tomes de la série. Les scènes érotiques quelque peu tordues n’y étaient pas pour rien et je dois bien constater qu’au plus Jessica et ses consoeurs sont restées habillées, au moins mon intérêt s’est fait marquant.

J’espérais retrouver avec ce triptyque le charme des premiers tomes de la série mère évoquée ci-dessus.

Il n’en a rien été… Ce récit, qui s’étale sur trois albums, s’est avéré vide et peu passionnant.

Déjà, cela m’énerve lorsque les grandes cases se multiplient sans que le scénario le justifie. Je me demande si une seule planche compte plus de huit cases et j’ai vraiment la sensation que les auteurs ont étalé la confiture pour faire un maximum de tartines, histoire de mettre un maximum de beurre dans leurs épinards (je ne devrais pas écrire mes avis durant le temps de midi, moi).

Ensuite, je ne comprends pas pourquoi la série n’a pas été directement intégrée à Jessica Blandy. Où est l’intérêt de faire une série parallèle si on y retrouve tous les ingrédients, personnages et la même structure dramatique que dans la série mère. Je peux me tromper mais j’ai le sentiment que cette manœuvre a eu pour but de contrer la perte de vitesse de la série mère. Malheureusement, le scénario est vraiment dans la lignée des derniers tomes de ladite série.

Enfin, l’élément érotique, s’il permet d’allécher le lecteur dès la première page (et le premier personnage féminin sulfureux), n’est que peu exploité par la suite. Résultat : je n’ai même pas eu de quoi me rincer l’œil. Et puis, j’en ai soupé de ces nanas amoureuses de leur papa. Honnêtement, ce n’est pas du tout le genre de personnage qui me fait fantasmer.

En clair, je me suis emmerdé… mais je suis tout de même arrivé au bout de ma lecture, raison de mon 2/5.

Nom série  Hollywood 1910  posté le 28/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Acheté au bluff sur seule base d’un dessin et d’une narration a priori chouettes, cet album s’est révélé bien plus étonnant et riche que je ne l’espérais !

En fait, le seul reproche que je formulerais vient du fait qu’il n’y a pas de véritable intrigue. On assiste « simplement » à l’arrivée de la première équipe de tournage à Hollywood, prétexte à une évocation historique rigoureuse, instructive et vivante d’un lieu (Hollywood), d’une époque (le début du XXème) et d’un art (le septième).

Cet album s’appuie sur plusieurs récits et témoignages et s’est avéré très instructif à mes yeux. Le personnage d’Edison, par exemple, ne sort pas indemne de cette lecture.

Reste que tout cela aurait pu être rébarbatif sans le style sautillant et naïf adopté par les auteurs. On ne peut pas vraiment parler de gags mais il y a ce ton bonhomme, ce style graphique frais et caricatural, cette vivacité dans le trait, cette rondeur dans les formes, cette narration inventive et amusante, en résumé, il y a un ensemble de paramètres qui font que l’on s’amuse tout en apprenant (à moins que ce soit l’inverse).

Un achat que je ne regrette pas et un récit qui devrait plaire à un large public. Deux auteurs qui ont réussi à me séduire et à m’intriguer via cette œuvre.

Nom série  L'Echangeur  posté le 28/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Première œuvre parue de Marc Vlieger et, directement la comparaison avec Baru s’impose. Même univers urbain, mêmes personnages truculents, même sens du dialogue, même art pour doter de failles ses personnages principaux.

Et cela donne un récit prévisible mais extrêmement plaisant à lire, peuplé de personnages touchants et structuré autour de grands classiques du genre (le retour du fils prodigue, le défi automobile, dans le cas présent).

Le style graphique en noir et blanc de l’auteur est d’une belle lisibilité. Les personnages sont faciles à distinguer, les décors sont bien rendus. C’est vraiment du bel ouvrage !

Un premier récit sans faiblesse sinon un certain manque d’originalité, mais tellement plaisant à lire que je ne peux que dire « franchement bien » !

Nom série  Laïyna  posté le 27/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier album de Hausman dans la collection Aire Libre, ce récit le voit s’associer au grand spécialiste du monde de féerie qu’est Dubois… un auteur dont je reconnais la compétence mais avec lequel je n’ai pas d’atomes crochus.

Une fois de plus, je suis tombé sous le charme du trait d’Hausman. Ce style personnel, sombre, rond, tortueux, riche et travaillé convient parfaitement pour l’illustration de ce genre de récit. D’autant plus que la narration est finalement plus présente que les dialogues, ce qui permet d’éviter la surcharge des cases.

Une fois de plus, je n’ai pas été subjugué par le récit de Dubois. Cette évocation du monde de féerie à une époque indéterminée mais reculée de l’humanité est très respectueuse des canevas du genre mais sans surprise. L’émotion a du mal à passer. L’étonnement n’est jamais au rendez-vous.

En résumé : un récit plaisant à lire et à regarder mais pas vraiment passionnant. Un récit sans surprise à lire plutôt qu’à posséder (sauf si vous êtes fan d’un des deux auteurs… ou des deux).

Nom série  Capitaine Cormorant  posté le 27/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Série d’aventure plutôt simpliste et naïve, cette œuvre ne fera pas long feu dans ma bibliothèque. La faute à un scénario peu emballant, à des personnages stéréotypés et à une traduction maladroite.

Reste le trait d’Hugo Pratt, dans la première partie, d’une élégance manifeste. Ce grand artiste usait avec talent du noir et blanc… et surtout du blanc. Son style épuré reste une référence et même dans cette œuvre mineure, je ne peux m’empêcher de trouver que son dessin « a de la gueule » !

C’est un de ses collaborateurs qui signe la deuxième partie du récit et, même s’il officie dans la même lignée que Pratt, il n’en a pas la patte (sauf pour les scènes de bagarre). Les cases deviennent plus chargées. Le noir l’emporte sur le blanc dans les jeux d’ombre et de lumière.

En résumé : des personnages sans grand charisme, des péripéties répétitives et très naïves, un dessin qui vaut le coup d’œil dans sa première partie et qui reste honnête mais sans génie dans la seconde. A réserver aux fans d’Hugo Pratt, plus attirés par son talent de dessinateur que par ses qualités de conteur.

Nom série  Lie-de-vin  posté le 27/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La première impression que je garde de ce récit est une sensation. Sensation de chaleur moite, collante. Sensation de mal-être. Envie de prendre une douche pour me débarrasser de toute cette crasse.

Au niveau du climat, je peux dire que les deux auteurs ont réussi leur coup !

L’intrigue principale n’apparait qu’au fil de la lecture, étouffée d’abord par cette chape de plomb, par cette ambiance, par ces personnages, par cette lascive moiteur, par cette narration à la première personne… par ce climat. Mais elle est là, bien présente et prend son essor dans la seconde partie du récit.

Nous basculons alors dans le drame campagnard, dans le secret de famille, dans le fait divers sordide. Les personnages gardent ce poids sur leurs épaules. Aucun n’est admirable, tous ne sont pas détestables mais je me demande qui parmi eux peut être considéré comme innocent. A nouveau, une odeur de sueur rance flotte sur ce village.

Les fausses pistes nous gardent en haleine, les révélations se succèdent, les bourreaux apparaissent dans toute leur médiocrité, dans toute leur innocence, serais-je tenté d’écrire. Et toujours ce poids, cette impression d’assister à un stupide gâchis… aussi stupide qu’inévitable.

Aux pinceaux, Berlion livre à nouveau un travail impeccable. La colorisation contribue à cette sensation de chaleur, de moiteur. Le trait réaliste ancre l’histoire dans sa réalité, dans sa matérialité.

L’ensemble m’aura offert un de ces polars campagnards dans lesquels le théâtre de l’action est autant sinon plus important que l’action en elle-même.

Je me sens moite…
Vais prendre une douche…

Nom série  Mojo  posté le 27/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une légende, LA légende : celle du blues. De sa naissance dans les années 20 à sa reconnaissance planétaire dans les années 80.
Une image d’Epinal : celle du gratteux noir américain issu du Delta et parti à l’aventure en quête d’une gloire aléatoire.
Un récit prenant : Mojo.

Magnifique, vraiment.

D’une part, il y a ce personnage principal, ce Slim Whitemoon, tellement crédible qu’il m’est difficile d’admettre qu’il n’a pas existé ! Son histoire s’incruste dans l’Histoire tel un rubis dans une couronne : c’est du travail d’orfèvre. Et par ce biais, grâce à cette porte d’accès, ce sont milles et unes histoires légendaires et souvent véridiques du blues qui défilent tout au long de ce récit.

Et ne vous attendez pas à un récit à l’eau de rose. Ce Slim a bien des côtés détestables mais il est, par ailleurs, tellement attachant que je n’ai pu que l’aimer. Entre les galères, les rencontres marquantes et une reconnaissance éphémère, son parcours, tellement semblable à celui des bluesmen de cette époque, interpelle, touche, amuse, séduit… On songe à John Lee Hooker, à Muddy Waters, mais aussi et surtout à tous ces inconnus qui écumèrent les bars ou la rue en rêvant d’un jour pouvoir enregistrer un 45T. Et tout cela sans tomber dans le mélo, car notre heureux bluesman reste d’une désinvolture face au succès et aux échecs telle que rien ne semble dramatique. C’est parfois triste, c’aurait pu, à l’occasion, être franchement traumatisant, mais toujours, la passion du blues reprend le dessus. Et ce récit se transforme alors en une leçon de vie. Les auteurs semblent nous crier : il a vécu… avec des galères mais avec passion… IL A VECU !

Car cela ne fait aucun doute : les auteurs aiment le blues et sa légende. Cela se sent et se ressent. Ce récit vibre telle une corde de guitare.

Et que dire du trait de Georges Van Linthout, sinon qu’il est parfait pour ce genre de récit ! Un noir et blanc très lisible et tout en émotion. Son style clair a vraiment gagné en profondeur depuis qu’il est passé à la technique du lavis. Il a une âme mais n’a rien perdu de son expressivité.

Une âme… c’est le mot juste… celle du blues, de la passion qui va au-delà de la reconnaissance et des douleurs…

Quel album !!!!

Nom série  Chroniques Birmanes  posté le 22/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce récit collecte un ensemble d’impressions, de réflexions de Guy Delisle lors de son long séjour en Birmanie.

J’ai retrouvé ce sens de l’observation, ce goût du détail absurde qui est, à mes yeux, le principal point fort de l’auteur. Par contre, cette juxtaposition de courts chapitres donne à l’ensemble un aspect décousu. Voyons le positif : c’est très facile d’interrompre sa lecture. Contrairement à Shenzhen et Pyongyang qui me collaient aux doigts, j’ai pu étaler ma lecture sur deux, trois jours de vacances sans éprouver d’état de manque lorsqu’il me fallait délaisser l’album. Mais ça me l’a rendu aussi plus monotone, plus répétitif et non dénué de certaines longueurs inutiles.

En clair, c’est toujours plaisant à lire mais moins passionnant, tout de même.

Au niveau du dessin, Guy Delisle va à l’essentiel mais parvient à rendre ses personnages expressifs. Son découpage est très bon et donne un rythme de lecture équilibré (avec des arrêts sur image muets et très expressifs).

Un très bon album, une fois de plus.

Nom série  6 Jours et Mourir  posté le 22/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est jusqu’à présent, le moins bon des scénarios que j’ai lu de Dieter. Ce récit, qui met aux prises une séduisante jeune femme qui entend des voix et un énigmatique tueur en série, est des plus plats. Le lien entre les différentes victimes se fait rapidement, les coupables potentiels se comptent sur deux ou trois doigts d’une main (ce qui vous en laisse un pour vous le mettre dans l’œil et l’autre dans le nez, histoire d’un peu vous occuper durant cette lecture), selon que vous êtes naïf ou très naïf. Le rebondissement final ne donne pas vraiment envie de crier « houba, houba ! » Non seulement même le pire des myopes l’aura vu venir de loin mais, de plus, il manque de pertinence.

L’élément fantastique (le fait que l’héroïne entende des voix) est aussi inutile que sous-employé. Eut-elle été pétomane que cela l’aurait autant aidé à résoudre cette intrigue.

Le dessin est correct. Très lisible, immédiat, il fait montre du dynamisme nécessaire à défaut de personnalité.

Un mauvais achat, même à prix réduit.

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