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... a posté 2045 avis et 404 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Ca ne coûte rien  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis déçu et, quelque part, choqué.

Si je peux comprendre que l’expérience vécue par l’auteur l’a marqué, je trouve tout de même qu’il passe un peu à côté de l’essentiel tant il se centre sur lui-même.

Je m’explique : Ce récit nous parle d’un jeune homme qui débarque en Chine, comptant sur la manne céleste d’un héritage pour y séjourner aussi longtemps et aussi confortablement que faire se peut. Il y croise d’autres européens qui, eux aussi, profitent de leur richesse (lorsqu’on compare leur pouvoir d’achat et celui des autochtones) pour « claquer du fric sans compter ». Malheureusement pour notre héros, l’héritage n’arrive pas et il se décide à réduire drastiquement son train de vie, se contentant de moins que rien pour survivre et rester en Chine. Par là-même, il va faire l’expérience de la faim et des malaises physiques qui l’accompagnent, poussant le processus jusqu’aux limites du possible.

Pour moi, ce personnage n’a que peu d’intérêt. Il ne cherche pas à s’intégrer dans une autre culture, prend pour prétexte d’avoir trop faim pour ne pas chercher à apprendre la langue de ses hôtes. Il semble croire vivre comme un chinois mais oublie qu’eux travaillent et n’ont pas recours au solde d’un compte en banque pour s’offrir leur maigre pitance journalière. Il semble dégoûté par le gaspillage et la suffisance de ses compatriotes mais décide d’une manière que je ne peux que trouver crétine de ne pas se nourrir assez pour survivre, tombant dans l’excès inverse toujours aussi éloigné des préoccupations du peuple chinois qu’il fréquente (gagner assez d’argent pour survivre, manger à leur faim ou améliorer leur ordinaire). Tout ça pour savoir ce que ça fait de manger trop peu. On meurt aussi bien de faim sous les ponts de Paris, de Bruxelles ou de New-York, pas la peine de partir jusqu’en Chine pour procéder à ce qui ressemble à mes yeux à un caprice d’enfant gâté (ne répète-t-il pas fréquemment qu’il peut mettre un terme à cette expérience quand il le veut ?)

Je n’ai donc pas pu m’attacher au personnage principal, pas plus qu’aux européens vivant en Chine qu’il décrit comme des profiteurs décadents (fêtes, alcool, drogue, salon de massage/prostitution et exploitation de la misère du peuple semble être leurs préoccupations majeures).

Je n’ai pas trouvé ce que j’espérais (ou à de très rares moments), à savoir la confrontation entre la vision occidentale de la société de consommation et la réalité sociale de la Chine, principal pays pourvoyeur en produits de consommation.

Je n’ai pas assisté à un éveil de conscience dans le chef du personnage principal. Ce qu’il a vécu en Chine, il aurait pu le vivre dans son appartement n’importe où en Europe.

J’ai donc le sentiment que cet album (et ce personnage) rate son objectif.

Au niveau du dessin, ce n’est pas déplaisant. L’auteur a progressé depuis « effleurés » mais semble avoir un problème avec ses bouches, et la dentition en particulier. Tous ces sourires semblent issus d’un détartrage effectué par un dentiste maniaque, tant chaque dent dessinée semble tranchante et indépendante de ses voisines.

Ce n’est pas le récit auquel je m’attendais. L’expérience vécue par le personnage principal ne m’a pas intéressé. Son manque d’intérêt pour la réalité sociale qui l’entoure (sa seule préoccupation étant de trouver à manger) m’a déçu.

Ajoutez à celà que manifestement, personne ne relit les oeuvres publiées chez KSTR (comment expliquer autrement le nombre de fautes d'orthographe présentes dans cet album ? Un phénomène déjà constaté sur Polina) et vous vous demanderez pourquoi je ne mets pas 1/5. J'avoue avoir hésité mais quelques rares passages intéressants et une narration fluide me poussent à dire "bof".

Nom série  Stratos  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Prado nous livre un récit que je situerai entre le « Brazil » de Terry Gilliam et le « SOS Bonheur » du duo Van Hamme/Griffo. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un récit d’anticipation qui dénonce les dérives de la bureaucratie, de la mondialisation et de l’exploitation des faibles par les puissants.

Au niveau de la pertinence des idées, Prado frappe très fort ! Il n’est pas loin d’anticiper la crise des subprimes, par exemple, alors que l’album date de mars 1990. De plus, j’aime la conclusion du récit (pessimiste ou réaliste, je ne saurais dire) qui veut que fondamentalement et quel que soit le système, rien ne change : l’homme exploite l’homme. De ce point de vue, on est donc proche du chef d’œuvre de Van Hamme et Griffo.

Au niveau du ton employé, par contre, c’est plus du côté de Terry Gilliam qu’il faut chercher. L’humour est omniprésent mais d’une noirceur à faire pleurer un morceau de charbon et d’un cynisme que n’aurait renié Diogène. C’est de l’absurdité choquante d’un raisonnement humain opportuniste que nait cet humour, et je dois avouer que j’apprécie grandement.

Le dessin en noir et blanc de l’artiste est lui aussi d’une belle qualité. Les décors sont soignés, les personnages ont des physiques bien typés, le trait est fouillé mais reste dynamique et expressif.

La structure en courts chapitres de prime abord indépendants laisse penser que ce récit est né et a grandi au fur et à mesure de sa réalisation. Là, je crois qu’un murissement préalable à la réalisation aurait permis à l’auteur d’atteindre un stade encore supérieur d’efficacité. Ici, c’est bon mais pas exceptionnel et, surtout, parfois un peu décousu.

A découvrir, en tous les cas ! Et ne vous laissez pas distraire par la couverture, qui fait croire à un récit de SF mâtiné de fantasy, alors qu’il s’agit d’anticipation pure et dure.

Nom série  Compagnons de fortune  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Série abandonnée de Franz (suite à son décès), ce récit décalé de piraterie ne connaîtra donc jamais de conclusion. Il peut cependant se lire sous cette forme sans susciter une trop grande frustration.

Au niveau du dessin, c’est du Franz d’un bon niveau. Pas le meilleur mais dans le haut du panier tout de même. De plus, l’artiste s’amuse clairement sur cette série et ne se prive donc pas de dessiner ce qu’il aime avant tout. Les femmes sont fréquemment dénudées, les pirates ont des gueules bien gratinées, les costauds ont le muscle ruisselant… et les décors sont soignés.

Au niveau du scénario. Et bien, à nouveau, il faut constater que l’artiste s’amuse ! Son récit, sous de faux airs de classique, est proche du burlesque et tous ses personnages masculins m’apparaissent comme de parfait innocents, ce qui est paradoxal dans un récit de piraterie où les têtes tombent à intervalle régulier. Le fait que le dialecte pratiqué par les sauvages habitants de l’île emprunte beaucoup au wallon n’est pas de nature à modifier cette impression d’une immense farce menée avec talent par l’auteur.

J’avoue ne pas toujours avoir succombé à cet état d’esprit volontairement festif et décalé. A d’autres moments, par contre, et sous certains aspects, je me suis clairement bien poilé.

Et puis il y a cette structure de récit avec cette île qui aimante les protagonistes à un tel point qu’ils retournent s’y échouer encore et encore, comme le ressac d’une vague sur une plage de sable fin… Cet aspect, je l'adore ! La structure est originale et adaptée au sujet.

Pas un chef d’œuvre mais distrayant, ce récit a sans doute procuré plus de plaisir à son auteur qu’aux lecteurs. A titre personnel, c'est une lecture que je ne regrette pas.

Nom série  Le Réducteur de vitesse  posté le 20/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Motivé par l’avis d’oliv, j’ai fait fi de ma répulsion pour la couverture (hideuse à mes yeux) afin de m’essayer à la lecture de ce one-shot.

Première constatation : le dessin m’est apparu aussi désagréable à l’intérieur que sur la couverture. Le trait est volontairement simpliste et déformé et la colorisation est mate et sans nuances. Par contre, la narration est bien agréable. Cette histoire a donc su capter mon attention.

Son point fort ? Un bateau, théâtre de cette aventure. Ce cuirassé en chasse d’un invisible sous-marin est le véritable personnage central du récit. On explore ses coursives jusqu’au plus profond de ses entrailles. En se demandant si ce navire a un fond, on découvre qu’il a une âme.

Cette évocation historique n’a donc pas grand-chose d’historique. Par contre, elle distille les impressions des différents acteurs avec talent. L’ambiance est prenante et j’ai poursuivi ma lecture jusqu’à son terme.

Par contre, une fois qu’on a fait le tour du bâtiment, Blain ne semble plus trop savoir quoi raconter. Son récit se termine de manière abrupte. Cela ne m’a pas dérangé outre mesure puisque l’intrigue (si on peut parler d’intrigue) est des plus anecdotiques et ne sert fondamentalement que de prétexte pour l’exploration des émotions nées de la confrontation entre le personnage principal (un jeune océanologue qui rêve d’océan) et le cuirassé (et son milieu militaire).

Un récit d'ambiance, avant tout, donc, servi par un dessin dont je ne suis vraiment pas fan.

Nom série  Le Chat du Rabbin  posté le 06/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas vraiment accroché à ce récit. Je trouve les deux premiers tomes quelconques, les deux suivants relativement plaisants et le dernier inutilement bavard.

Tout d’abord, et c’est surtout visible dans les deux premiers tomes, il y a cette narration qui s’obstine à nous décrire ce que nous montre le dessin (à moins que ce soit l’inverse). A quoi sert cette redondance ? Je me le demande.

Ensuite, il y a ce personnage du chat qui ne parle pas, puis qui parle, puis qui ne parle plus, puis qui reparle mais seulement avec certains puis qui parle avec tout le monde. J’ai vraiment trop le sentiment que l’auteur fait parler son chat en fonction de ce qui l’arrange et non avec un quelconque souci de cohérence. Ce genre de facilité m’a toujours énervé, et c’est encore le cas ici.

Enfin, le sujet en lui-même ne me passionne tout simplement pas. Je m’attendais à tomber sur une réflexion philosophique et religieuse teintée d’humour et je suis tombé sur un vaudeville juif arabe. N’y voyez aucune forme de racisme mais en terme d’humour, c’est loin d’être ma tasse de thé. Et l’humour de Sfar me fait bailler jusque dans ses personnages burlesques.

Ajoutez à cela un genre graphique auquel je n’accroche pas non plus (je ne comprends pas ce besoin de dessiner d’une manière volontairement déformée au point qu’un chat ressemble parfois à un chat, parfois à un chien parfois à une peinture cubiste et parfois à une tache de café sur une chemise à fleurs) et vous comprendrez mon manque d’enthousiasme.

Restent quelques répliques qui font mouche et quelques réflexions intéressantes. Mais c’est loin d’être suffisant pour m’emballer.

Nom série  Yessika voyance - Amour, travail, argent...  posté le 06/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Boarf, ça se laisse lire mais c’est tout de même loin d’être exceptionnel.

Tout d’abord, le dessin. Caricatural et épuré, il est expressif et adapté au ton de l’album. Par contre, la colorisation informatique est insipide, voire franchement moche !

Ensuite le scénario. Je m’attendais à soit plus drôle, soit plus étonnant (et, tant qu’à faire, pourquoi pas aux deux). Ici, j’ai le sentiment de ne rien avoir appris (« la voyance par téléphone, c’est juste pour se faire du fric », tu parles d’une révélation) ou presque (le coup des pubs par GSM, je ne connaissais pas) et je n’ai pas ri une seule fois (mais j’ai parfois souri).

Pourtant, j’ai lu l’album sans déplaisir. La narration est bonne. Le découpage en courts chapitres est bien pensé et dynamise la lecture. Les personnages sont caricaturaux mais sans excès et dégagent un certain charisme. Le personnage principal est sympathique et crédible jusque dans ses problèmes de conscience.

Finalement, le plaisir ressenti provient surtout du fait que j’ai eu le sentiment d’être une petite souris infiltrée dans un monde secret. Mais, parce qu’elle a décidé de jouer la carte de l’honnêteté en n’exagérant pas la situation, la scénariste nous offre un récit dont le fond n’est ni surprenant ni hilarant.

Entre le bof et le pas mal. Parce que l’album est soigné et parce que les auteurs font montre d’honnêteté, j’opte pour le « pas mal » mais ce n’est pas le genre d’album que j’achèterais.

Nom série  Les Dalton  posté le 06/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lorsque vous trouvez un album intitulé Les Dalton avec, en grand, Hermann écrit au-dessus, à quoi vous attendez-vous ? A un album d’Hermann traitant de la légende des Dalton ? Waaaahhhh, vous êtes fortiches !!! N’empêche,… perdu ! Du moins, à moitié…

Car des Dalton, il n’en sera que peu question (6 planches en tout et pour tout) dans cet album, certes, dessiné par Hermann mais scénarisé par Duval, Step ou Pasquiez.

Outre les frères terribles, nous avons donc droit à d’autres courts récits pour une évocation entre autres de Crazy Horse, Billy The Kid et de Sitting Bull. On reste dans le western, me direz-vous. Oui, sauf que les deux dernières courtes histoires évoquent, pour l’une, la fin d’un pirate et pour l’autre Louis Armstrong.

En clair, cet album est un fourre-tout d’histoires (très) courtes à caractère historique réalisées par le duo Duval – Hermann.

Et c’est plus que moyen.

Le dessin d’Hermann (en noir et blanc) est d’une belle qualité mais c’est une œuvre déjà datée. On est dans un style réaliste très classique influencé par les Jijé et autres Gir.

Les scénarios vont du médiocre (Step - les Dalton) au plaisant (la fin d’un pirate). Ils sont beaucoup trop courts pour parvenir à réellement évoquer les personnages historiques choisis. Les ellipses sont donc nombreuses. La narration, elle, est parfois plus que maladroite et décousue. Yves Duval est l’auteur qui s’en tire le mieux mais on est très loin de l’œuvre d’anthologie.

Un album oublié. Maintenant, je sais pourquoi…

Nom série  Luxley  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quel foutoir !

Honnêtement, l’idée de départ me paraissait (et me semble toujours) des plus jouissives. Cette uchronie nous éloigne des pistes déjà explorées, et c’est tant mieux !

A la lecture, malheureusement, je suis moins enthousiaste. Tout d’abord, il y a une dimension fantastique qui ne m’emballe pas des masses. Question de goût personnel, je n’aime pas quand Histoire et Fantastique sont associés, le second élément faisant perdre au premier beaucoup de sa crédibilité.

Ensuite, j’ai un peu le sentiment que, passé les deux premiers tomes, la scénariste a développé son histoire au fur et à mesure, sans trop savoir vers quoi celle-ci allait l’amener. Cela donne un ensemble peu homogène et finalement de moins en moins crédible. Certains retournements de situation, en effet, me sont apparus comme incroyables (car trop illogiques, selon moi).

A deux reprises, je parle de crédibilité, et c’est bien là le problème : je n’arrive pas à croire en cette histoire et par conséquent à rentrer dedans.

Par ailleurs, la narration est plutôt plaisante et le dessin est d’une agréable qualité quoiqu’un poil trop sombre à mon goût. La multitude de personnages d’importance permet de varier les centres d’intérêt de l’intrigue. On passe allègrement d’un personnage à l’autre sans perdre le fil de l’histoire. De ce point de vue, c’est plutôt bien fait même si parfois je me demande où se trouve qui (ce qui arrive rarement, je tiens à le préciser).

En moyenne, cela reste « pas mal ». Une série qui ne me parait pas prioritaire à l’achat mais son idée générique est excellente. A conseiller plutôt aux amateurs de SF qu’aux amateurs d’Histoire.

Nom série  Le Serpent d'Hippocrate  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Gros problème : j’ai lu cet album en connaissant une bonne partie de l’intrigue. Du coup, côté suspense, c’est râpé ! L’un des deux personnages principaux m’apparaît directement comme totalement mythomane tandis que l’autre passe à mes yeux pour un crétin. Ce sentiment est encore accentué par le fait que la progression dans l’intrigue est beaucoup trop rapide à mes yeux.

En fait, c’est surtout cette progression qui m’a posé problème. L’auteur ne prend pas le temps de développer cette histoire basée sur le mensonge et nous en balance tellement en un laps de temps si court qu’il est difficile de croire en ces personnages.

Au niveau du dessin, par contre, j’ai plutôt été séduit. Le style réaliste est expressif et dépouillé. Les personnages sont bien typés.

Si vous connaissez d’avance le sujet traité, je crains que cet album se transforme en déception pour vous (comme ce fut le cas pour moi). Dans le cas contraire, il est peut-être à lire… une fois. Dans tous les cas, ce n’est pas le genre d’album que je conseillerais à l’achat.

Nom série  Le Der des ders  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier point fort : le côté historique du récit. L’histoire se déroule à Paris en 1920, ce qui permet à Tardi d’officier dans un théâtre qui lui convient à merveille.

Deuxième point fort : les seconds rôles. Ils sont nombreux et pittoresques. Chacun apporte quelque chose à cette histoire.

Elément neutre : le personnage principal. Il ressemble tellement à Nestor Burma, tant par son caractère que via cette narration à la première personne faussement désinvolte, que c’en devient gênant. Mais d’un autre côté, j’aime bien Nestor Burma. Son clone ici présent m’est donc sympathique mais j’aurais quand même préféré avoir affaire à un personnage plus original.

Point faible : la progression. Il faut attendre les dix dernières planches pour que l’enquête progresse enfin ! Les 65 planches précédentes ne semblent être là que pour planter le décor et développer ces nombreux et savoureux seconds rôles.

Résultat : un album dans lequel je ne parviens pas à totalement plonger. Pas moyen de jouer au détective en cours de récit (nous n’avons pas assez d’éléments pour deviner voire même extrapoler quoi que ce soit). Donc j’observe les personnages, j’admire la reconstitution historique, je retrouve l’antimilitarisme du Tardi de « C'était la guerre des tranchées », mais je ne me passionne pas pour le cœur du récit, à savoir l’intrigue en elle-même. Et c’est quand même gênant.

Pas mal, tout de même mais pas assez captivant à mon goût.

Nom série  Dracula, le prince valaque Vlad Tepes  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Graphiquement, cet album est tout simplement superbe ! Croci officie exactement dans le style qui convient pour illustrer ce genre d’histoire. Ses décors gothiques sont séduisants et ses personnages aux traits allongés dégagent un charme maléfique des plus adéquats. La colorisation dans des teintes froides, où le noir et le bleu métallique disposent d’un espace important, frise elle aussi la perfection. Objectivement, s’il s’était agi de coter un livre d’images, nous aurions été proches du 5/5.

Malheureusement, pour Croci autant que pour moi d’ailleurs, puisque j’ai acheté le dit album, et même si l’artiste m’a gratifié d’une jolie dédicace, il s’agit d’une bande dessinée. Et donc, je suis en droit d’attendre une histoire… et celle-ci est, selon moi, mal contée.

L’intégrale se scinde en deux parties. La première nous offre une histoire plutôt centrée sur le personnage historique de Vlad Tepes. Si l’idée est bonne, la narration est maladroite, au point que, bien souvent, je ne sais pas qui parle. Des séquences, longuement développées, me semblent inutiles tandis que certains personnages qui auraient mérité un plus grand développement nous sont trop sommairement présentés. L’intromission d’un élément fantastique est intéressante mais mal exploitée. Elle me déroute plus qu’elle ne me convainc, au point qu’à un moment, je me disais « Ah, Dracula n’est pas Dracula mais une victime de Dracula ?!? » Avec une narration moins elliptique, plus précise, plus immédiate, ce genre de problème aurait été évité.

La seconde partie est un collage de passages choisis du roman de Bram Stoker. Un collage, oui. On a donc droit à quelques passages marquants du roman mis côte à côte sans aucune transition entre eux. Bonjour les ellipses et bonne chance au lecteur qui ne connaîtrait pas le roman original ! Car quand on arrive à un passage où le dr Van Helsing, surgi de nulle part, enfonce un pieu dans le cœur d’une jeune femme qui, la page précédente dormait sur une pierre tombale souffrant d’un mal mystérieux, on peut trouver qu’il va vite en besogne ! Cette façon de faire donne un récit décousu et, par moment, tout simplement incompréhensible. Encore heureux pour moi que je connais bien le roman ! Mais je ne sais que faire de cette bande dessinée. A la rigueur, je pourrais la regarder en lisant en parallèle le roman… mais la lire en tant que telle, non ! Elle ne se suffit pas à elle-même.

Dernier détail, assez gênant : les ombres et les reflets. Esthétiquement, c’est réussi, mais lorsque la narration nous parle de l’absence d’ombre des vampires et que l’artiste nous gratifie au contraire d’ombres effrayantes engendrée par les mêmes vampires, il y a comme qui dirait un petit problème. Idem lorsque le visage d’un vampire apparaît dans le reflet d’un miroir alors qu’il n’est pas censé s’y refléter.

C’est désolant de voir un tel dessinateur gaspiller son talent en voulant assurer le scénario de son œuvre alors que manifestement il ne maîtrise pas cet aspect de la bande dessinée. S’il acceptait de travailler avec un scénariste (tout en conservant son style et même le côté grandiloquent de sa narration), il deviendrait rapidement une référence dans ce genre de récit gothique.

Pour le présent album, je ne peux dire que « bof »… mais quel dessinateur !

Nom série  Voyage aux îles de la Désolation  posté le 26/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Commençons par les reproches : cet album est assez décousu et ne nous apprend finalement que peu de choses sur ces îles oubliées. Beaucoup d’aspects sont évoqués, peu sont développés. Emmanuel Lepage ne profite pas non plus de l’occasion pour nous livrer un plaidoyer écolo sur l’intérêt de la préservation des espèces ou sur les conséquences du réchauffement climatique, et je le regrette car, en définitive, le lecteur lambda sera en droit de se demander pourquoi on dépense de pareilles sommes d’argent et d’énergie pour des « îles sans importance ». Ces questions sont évoquées mais pas assez développées à mon goût (mais je me répète).

Pour le reste, c’est du tout bon ! Ce carnet de voyage est franchement bien fichu. Emmanuel Lepage nous fait vivre son voyage et nous fait partager ses impressions, dont sa frustration de n’être que de passage et d’avoir conscience de ne pas pouvoir saisir un lieu en un laps de temps aussi court.

L’album se présente comme un ensemble de dessins pris sur le vifs, reliés entre eux par une bande dessinée. Le rendu est donc quelque peu décousu mais ce n’est pas spécialement gênant. Il y a une vraie continuité dans le scénario ne fusse que dans le respect de la chronologie de ce voyage.

Certaines planches prises sur le vif sont à couper le souffle ! Je regrette qu’il y ait autant de portraits, Emmanuel Lepage s’est en effet beaucoup attardé sur les hommes et moins (trop peu à mon goût) sur la nature environnante.

La narration à la première personne est prenante, vive et fluide… à la manière d’un carnet de voyage. C’est agréable à lire et on est plus dans le ressenti que dans l’analyse scientifique.

C’aurait pu être mieux mais c’est tout de même pas mal du tout.
Achat conseillé pour tous ceux que ces îles du bout du monde attirent.

Nom série  Sequana  posté le 26/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a dans cette série de bonnes choses et de moins bonnes. Le sentiment qui perdure est tout de même la satisfaction.

Au débit, je mentionnerai le fait que deux personnages se ressemblent trop. La confusion est fréquente et j’ai vraiment dû faire un effort de concentration en début de lecture pour mémoriser chaque personnage. Ensuite, je pense que l’intrigue aurait gagné en efficacité si le nombre de personnages avait été plus restreint. Il y a dans ce scénario énormément de paramètres mais certains sont inutiles.

Au crédit, je mentionnerai tout d’abord la qualité des décors, ensuite le fait d’avoir posé son intrigue dans un Paris inondé, encore le fait que la Seine se voit attribuer un rôle (c’est parfois maladroit mais cela confère à la série une touche de fantastique et un ton dramatique intéressants), enfin la qualité de la reconstitution du contexte historique et politique de l’époque.

Le théâtre de l’intrigue m’a vraiment bien plu, l’intrigue moins. Le dessin a ses qualités mais aussi ses faiblesses. Le scénariste a incontestablement du potentiel mais commet des erreurs de jeunesse dont le fait de trop complexifier son intrigue au risque de s’égarer.

Pas mal, une équipe à suivre, en tous les cas. je ne déconseille pas l'achat mais ce n'est pas une priorité.

Nom série  Ada Enigma  posté le 20/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne peux pas dire que j’ai raffolé de cette lecture. En fait, elle me laisse sur un sentiment étrange : c’eût pu être une bonne série si elle n’avait été aussi moyenne (belle lapalissade, vous en conviendrez).

L’attrait premier réside dans le rendu visuel. Les couvertures sont attirantes à mes yeux et le dessin en lui-même est très honnête. Il manque parfois de précision ou de variation (surtout au niveau des bouches féminines) mais la colorisation gomme totalement ces petits défauts. Je regrette cependant que toutes les planches ne bénéficient pas du même soin. Trop souvent, au plus on approche du terme de l’album, au moins le trait est soigné en profondeur. Cela me donne à chaque coup le sentiment que le dessinateur était pressé de passer à autre chose… et, par effet de mimétisme, moi aussi par la même occasion.

Vient ensuite un personnage principal comme je peux les aimer : Ada Enigma est une jeune et jolie femme indépendante, curieuse et obstinée. Elle a de l’humour et de l’humanité. Pourtant, il lui manque quelque chose pour que je m’y attache pleinement : de l’expressivité. Ce dessin, si agréable de prime abord, n’est pas efficace pour animer les personnages. Ceux-ci me restent distants, et Ada en premier.

Les histoires nous offrent une bonne dose d’exotisme. Les personnages secondaires ne manquent pas de personnalité. Les aventures sont rythmées et offrent une grosse louche de mystère.

Malgré quelques défauts, la série aurait pu me plaire, en somme…

Sauf que…

Ces histoires n’ont ni queue ni tête. Des événements étranges surviennent et on arrive à la fin du tome sans avoir la moindre explication. Ada Enigma croise des êtres énigmatiques mais subit tellement les événements sans rien y comprendre (et moi non plus) que c’en devient sans intérêt. Il n’y a que la dernière histoire qui soit satisfaisante de ce point de vue à mes yeux.

Et puis, je croyais avoir affaire à une série, avec un fil conducteur. Le troisième tome essaye de nous faire croire que certains événements sont en corrélation mais sans nous donner un seul élément de réponse. C’est extrêmement frustrant et même lassant.

Résultat : je n’ai cessé d’accrocher puis de décrocher durant cette lecture, avec un sentiment final de frustration : c’eût pu, c’eût dû être mieux, ce l’eût été si ce n’avait été aussi moyen.

Nom série  La Vallée des Papillons  posté le 20/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Techniquement, cette bande dessinée est plutôt bien faite. Le dessin est agréable à l’œil, très lisible et bien mis en valeur par une colorisation chaude, en totale adéquation avec le décor, puisque l’histoire se déroule au Mali. La narration est fluide et peu envahissante, les dialogues sonnent la plupart du temps juste, le ton doux amer est agréable.

Seul reproche à ce niveau : quelques longueurs inutiles. Elles contribuent certes à installer cette ambiance de torpeur mais n’apportent vraiment pas grand-chose à l’histoire.

Malgré ces multiples qualités, je n’ai pas été charmé par cet album. En cause, un thème central qui m’a tout simplement indifféré. Ce mal-être affectif de trois amies, parties pour une escapade en toute liberté dans un espace hôtelier isolé, ne m’a pas interloqué. Je n’y ai vu que des petites histoires de coucherie avec, pour chaque personnage, des petits secrets qui ressemblent juste à des cachoteries sans intérêt.

Il se dégage de cet album un sentiment de lassitude, qui cadre bien avec le thème, mais aucune passion. Comme si tout était étouffé sous une chape de chaleur. Ce manque de passion chez les personnages m’a contaminé, je le crains, et si j’ai lu cet album sans déplaisir, je ne l’ai pas dévoré avec avidité.

Entre le « bof » et le « pas mal ». Techniquement bien réalisé, il hérite de la cote supérieure car son thème pourra intéresser d’autres lecteurs (et sans doute plus encore lectrices).

Nom série  1830 - La Révolution Belge  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En 1980, nous fêtions fièrement les 150 ans de notre plat pays, la Belgique. A l’époque, beaucoup de signes d’attachements à notre nation se manifestèrent, dont cet album réalisé par deux pointures dans leur genre : Vernal et Franz.

Le relire 30 ans plus tard, alors que nos politiciens se disputent depuis près d’un an comme des enfants dans une cour de récré pour savoir qui a la plus grosse, est assez amusant mais aussi très instructif. Car si on ne cesse de parler de la scission de la Belgique, c’est bien parce qu’un beau jour de 1830, les Belges se sont unis.

Je connais bien les grandes lignes de cette révolution, et cet album n’a donc fait que confirmer mes souvenirs dans la plupart des cas. Parfois, cependant, un détail de l’histoire, relu dans le contexte actuel, me saute aux yeux. Je ne suis donc pas surpris d’apprendre par un livre écrit il y a 30 ans (et donc que l’on ne peut accuser de parti pris vis-à-vis du contexte actuel) que les Anversois étaient déjà à l’époque les moins enthousiastes à l’idée de se séparer des Hollandais. Aujourd’hui, ils demeurent les plus séparatistes des Belges.

Par son sujet, ce livre m’intéressait donc naturellement, mais qu’en est-il de l’aspect technique ? Et bien, malgré son côté moisi, ce fût une agréable surprise. La narration de Vernal est étonnamment vivante pour ce genre d’album. Le scénariste s’appuie sur un personnage de fiction pour humaniser son récit et n’hésite pas à faire montre d’humour vis-à-vis de certains faits ou événements. On n’est pas face à un documentaire pompeux et académique mais face à une bande dessinée adaptée à un large public malgré le sérieux du sujet traité. Bon, je ne suis pas convaincu qu’un enfant de 8 ans y trouvera son compte mais la majorité des lecteurs actuels de 14 à 108 ans (et plus) devraient arriver au terme de cet album sans déplaisir… du moins si le sujet les intéresse et si le moisi ne leur fait pas peur (il y a en effet quelques clichés typiques de l'époque).

Au niveau du dessin, Franz n’est pas dans son élément. Trop de visages, trop de gros plans, ce n’est pas dans ce domaine que je le préfère. Toutefois, son travail est soigné et certaines cases (les plus mouvementées) sont bien agréables à regarder. L’artiste réalise aussi quelques portraits plutôt réussis de personnages célèbres (dont un convaincant Charles Rogier).

L’album ne compte que 40 pages mais un dossier complémentaire et conséquent, à nouveau illustré par Franz, le complète agréablement en revenant en détail sur les événements clés de cette révolution.

Un œuvre de qualité dont la relecture, dans les circonstances actuelles, n’est peut-être pas inutile. J’en offrirais bien à quelques uns de nos clowns, élus sans savoir que c’était pour gouverner un pays…

Nom série  Kilt le Picte  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite série jeunesse plaisante à lire mais un peu trop superficielle à mon goût. Les intrigues, en effet, et même si elles s’adressent à un jeune public, sont un peu trop simplistes. L’univers celte exploré méritait à mes yeux un traitement plus approfondi. Ici, les personnages, comme l’environnement, sont très basiques. Même le jeune héros ne nous est pas spécialement bien présenté.

C’est vraiment regrettable car, par ailleurs, le dessin est agréable à l’oeil. Chaud, riche, toujours bien lisible, il est faussement réaliste, aurais-je envie de dire. L’artiste, en effet, se permet d’accentuer les mimiques de ses personnages juste ce qu’il faut pour que ce trait sorte du réaliste pour flirter avec le cartoonesque. C’est très intéressant à mes yeux car fait avec parcimonie et discrétion. Les personnages y gagnent en expressivité sans que la série perde son côté « conte de fée » classique.

Trop âgé, je suis mal placé pour juger la série. Je pense qu’elle plaira aux jeunes lecteurs, mais sans les passionner à outrance. A emprunter, sans doute. A posséder peut-être, mais ce n’est pas un achat prioritaire dans cette catégorie.

Nom série  Violine  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série estampillée Spirou qui ne pâlit pas de la comparaison avec les classiques du genre. Violine est attachante. Elle possède une petite particularité qui la rend étonnante. Son environnement ne manque ni de fantaisie (sa maison truffée de gadgets et de robots) ni d’exotisme (la majeure partie de l’intrigue se déroulant en Afrique noire). Les rôles secondaires sont souvent intéressants, chacun étant doté d’un passé qui explique leurs comportements.

Aventure et humour sont au rendez-vous, tout comme le happy-end et les bons sentiments. Les tomes sont bien rythmés mais un peu répétitifs. Je pense que ce n’est pas un mal que la série se soit terminée après le cinquième tome.

Au niveau du dessin, Tant Tarrin que Krings nous offrent des planches soignées, dynamiques et riches dans leurs décors. Krings appuie un peu plus sur les hommages aux grands Anciens (on reconnaîtra au passage et entre autres un grand portrait de Zantafio dans le salon de la « méchante » de la série) mais sans tomber dans l’excès.

Tarrin a un trait plus carré qui dote la série d’une personnalité propre. Krings, lorsqu’il a repris la série, s’est adapté à ce style mais sa rondeur naturelle (enfin ! Celle de son trait) réapparait rapidement. Ce n’est pas gênant du tout car son travail est soigné et dans la continuité de la série mais on perd quand même un petit quelque chose au passage.

La colorisation est typique des productions « Dupuis ». Rien de nouveau de ce côté.

Une chouette lecture pour jeunes ados ou pour vieux nostalgiques. Conseillée jusqu’à l’achat.

NB : le deuxième cycle semble ne jamais devoir voir le jour mais le premier se suffit pleinement à lui-même, nous avons donc droit à une vraie fin.

Nom série  Henri Désiré Landru  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ne connaissant de Landru que sa légende, je ne sais pas sur quoi s’est appuyé Chabouté pour construire son récit. Le moins que je puisse dire, c’est qu’il m’a surpris… et agréablement ! Je me plais à imaginer que l’artiste s’est appuyé sur les déclarations faites par le personnage lors de son procès pour se disculper.

Nous n’avons donc pas droit à la version habituelle des faits mais à une œuvre de fiction plausible qui disculpe en partie le sinistre personnage.

L’ambiance est sombre à souhait, glauque, et le trait de Chabouté fait une fois de plus merveille dans ce genre de décors. Son noir est blanc est incisif comme une lame bien aiguisée… ce qui est de circonstance.

La narration est fluide et peu présente, comme à l’habitude chez l’auteur, le livre se lit donc relativement vite.

Les personnages sont bien typés. Landru apparaît comme un pauvre type et un lâche, ses complices ont l’âme aussi noire que le trait de l’artiste, ses victimes sont des gourdasses trop facilement manipulables.

Le caractère répétitif de certaines séquences nous replace face à cette évidence : un tueur en série se répète... S'installe alors un sentiment de routine qui déshumanise l'acte. C'est, je trouve, très bien vu.

Le contexte historique joue un grand rôle dans ce récit et, là encore, ce fût une agréable surprise pour moi, n’ayant jamais trop fait attention à l’époque à laquelle Landru avait commis ses méfaits.

Surpris par la façon dont le parcours du personnage est abordé mais pas par la technique, tant narrative que graphique, maîtrisée par l’auteur, je suis une fois de plus conquis par un album de Chabouté. Lecture et achat recommandés. Franchement bien !

Nom série  Pyongyang  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bienvenue en Absurdie.

Le récit de Guy Delisle est édifiant et amusant à la fois. Et c’est là tout le génie de l’auteur lorsqu’il réalise ce genre de carnet de voyage. En effet, l’artiste a l’art de nous décrire en peu de mots toute l’absurdité d’une situation sans se montrer hautain ou professoral. Il observe, compare et s’amuse, tout en gardant une certaine tendresse pour les personnages rencontrés.

Le simple fait d’emporter « 1984 » comme livre de chevet en Corée du Nord donne un bon aperçu de l’humour du gaillard.

Au niveau du dessin, ce n’est pas beau mais efficace ! Le trait est minimaliste mais suffisamment expressif pour saisir l’état d’esprit des personnages. Ce n’est cependant pas là que réside la force du récit… Quoique, avec un style trop fouillé, le rythme de lecture aurait sans douté été différent et, par conséquent, moins adapté à la narration enjouée de l’auteur.

La narration, tiens, parlons en de la narration ! C’est de la super-glue, cette narration. Une fois la lecture entamée, pas moyen de lâcher l’objet. Drôle, vivante, elle ne surcharge pas les cases. On se dit « bon, allez, je lis encore deux, trois pages, puis j’arrête »… et on continue jusqu’au terme car il se passe toujours quelque chose d’amusant et/ou d’étonnant.

Drôle et vivant, ce récit est aussi très instructif et je sors de cette lecture en ayant le sentiment d’un peu mieux connaître la Corée du Nord.

Edifiant et amusant, tout en restant humain, un très grand récit ! A lire et à posséder !

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