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... a posté 2216 avis et 498 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Clown (Le Hir)  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mes critiques seront identiques à celles de Miranda : le scénario est des plus convenus et la narration y aurait sans doute gagné à rester muette ou à verser dans un style plus poétique. Ici, c’est souvent inutile et sans originalité et ce style fait perdre à l’univers son charme poétique.

Le dessin, lui, est très plaisant mais il ne parvient pas à me faire oublier un scénario aussi convenu. J’ai toutefois fort apprécié les planches les plus lumineuses et je me replongerais avec plaisir dans un album dessiné par Louis Le Hir.

Mais bon, ici, je ne peux rien dire d'autre que bof...

Nom série  Azimut  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois de plus, j’ai été subjugué par la qualité du dessin d’Andreae. Dieu ! Que c’est beau !!! Les planches sont équilibrées, lumineuses, toujours lisibles, soignées jusque dans le moindre détail. Les décors sont inventifs au même titre que les faciès des personnages ou que leurs costumes. Et que dire de ces originaux volatiles, qu’ils fussent insectes ou oiseaux !

L’histoire, elle, est pour le moins originale. Elle donne en tous les cas l’impression d’avoir été spécialement écrite pour le talentueux dessinateur. Ce premier tome se décompose en trois parties, histoire de pouvoir nous présenter quelques-unes des facettes de cet univers… tout en nous donnant l’envie d’en voir plus. L’intrigue est classique dans son fond mais moins dans sa forme. Une belle aventurière escroque un roi, voilà qui est assez classique. Mais c’est le pôle nord qui disparait… et ça c’est nettement moins convenu. Ajoutez à cela un « privé » et un lapin associés dans sa traque, le premier pour l’arrêter, le second pour l’épouser, et vous comprendrez que ce récit est pour le moins décalé.

Ajoutons à cela que ce premier tome est dense en matière d’événements, on n’assiste pas uniquement à la mise en place de l’histoire. Et même si certains d’entre eux (la majorité même, soyons honnêtes) demeurent pour le moins énigmatiques, ce départ ne m’a donné qu’une seule envie : bien vite découvrir la suite !

Je ne saurais dire ce que nous réserve celle-ci. Quant au départ, une chose est sûre : il n’est pas raté !

Nom série  Les Derniers Jours de Stefan Zweig  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas lu le livre dont cet album est l’adaptation. Je suis donc rentré dans ce récit vierge de toutes références. Je connaissais Stephan Zweig de nom (je pense avoir lu un livre de lui, d’ailleurs) mais ignorais tout de sa vie… et je crois que c’est là un handicap pour qui veut pleinement apprécier cet album.

J’avoue avoir laissé tomber l’objet lors de ma première lecture. C’est certes beau à voir, pas désagréable à lire mais le côté torturé de Stephan Zweig et l’absence d’action obligent le lecteur à faire l’effort d’entrer dans le récit.

Ce n’est qu’après avoir lu l’avis de Roedlingen et tiqué sur le fait qu’il s’agissait d’un one-shot (la lente évolution du scénario ne me laissait pas supposer que l’on arriverait aussi vite à la conclusion) que je m’y suis replongé… avec succès cette fois.

Comme je le disais, le dessin est vraiment très agréable à l’œil. De plus, Guillaume Sorel exploite cette fois un univers lumineux. Ses planches y gagnent en lisibilité et la colorisation est vraiment superbe.

Le scénario, lui, est des plus posés. On découvre au fil des planches un personnage torturé, dépressif... que je n’ai pas spécialement trouvé attachant. Sa compagne, elle, offre un profil bien plus intéressant à mes yeux car plus complexe et contradictoire.

L’ensemble est bien construit et devrait toucher bien des lecteurs… mais ce ne fut pas vraiment le cas pour moi. Du moins, je n’ai pas eu la gorge nouée, la larme à l’œil. Sans doute ce final est-il trop prévisible…

Pas mal, mais pas un chef d’œuvre. Au vu de la beauté de l’objet, je ne déconseille pas l’achat… du moins si vous êtes fan de récit lent, introspectif et déprimant.

Nom série  421  posté le 16/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série d’aventure bien dans la lignée des productions Dupuis de l’époque.

Les premiers tomes sont baignés dans un humour bon enfant tandis que les derniers adoptent un ton bien plus sérieux et dramatique. Rares sont les tomes vraiment faibles, tandis que certains, eux, sont vraiment très plaisants à relire.

Le dessin d’Eric Maltaite est en partie responsable de cette bonne appréciation. Si on le sent encore un peu hésitant sur les premiers tomes, il va vite atteindre un très bon niveau. Dynamique, expressif, immédiat, c’est de l’excellent franco-belge semi-humoristique (ou semi-réaliste, en fonction des époques).

Les scénarios de Desberg sont bien construits et offrent souvent de bonnes et originales idées de départ. Les péripéties s’enchainent et si le suspense n’est jamais insoutenable, il est cependant bien présent.

Un des bons produits du Spirou des années 80. Pas un indispensable mais une série que l’on peut relire à l’occasion et avec plaisir.

Nom série  Giuseppe Bergman  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je partage à 100% l’avis de Ro. Cette série ne m’a pas accroché parce qu’elle part constamment dans du n’importe quoi, prétexte à des passages poétiques, érotiques ou oniriques… qui ne me touchent pas.

La structure est inexistante, à se demander ce que l'auteur fumait à l'époque.

Le dessin de Manara est toujours plaisant, élégant et je le préfère en noir et blanc plutôt que dans sa version colorisée. Ceci dit, un bon dessin sans scénario derrière, c’est insuffisant à mes yeux.

Je me suis donc ennuyé…

Nom série  Milady de Winter  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Etonnante idée menée à bien ! Voilà vraiment mon impression finale.

L’auteure s’amuse en effet à nous conter l’histoire des 3 mousquetaires par l’autre bout de la lorgnette, celui de Milady. Et si les péripéties demeurent grosso modo les mêmes, le manichéisme, lui, disparait totalement. Chaque personnage gagne en profondeur, dévoile des zones d’ombre ou de lumière que l’on ne lui soupçonnait pas. Là, je n’ai qu’une chose à faire : tirer bas mon chapeau !

L’histoire, nous la connaissons tous plus ou moins bien. Cette version la respecte et est techniquement bien réalisée. Quelques retours en arrière, quelques artifices narratifs permettent de nous délivrer toutes les informations dont nous avons besoin sans spécialement alourdir la lecture.

Le dessin a de la personnalité… à défaut de précision. J’ai apprécié son dynamisme et son expressivité mais j’ai tiqué sur les mains, les pieds, les chevaux et le manque de stabilité des visages. Cela n’a pas gêné ma lecture mais il y a là, je pense, encore quelques progrès à faire.

Au final, j’ai dévoré les deux tomes, malgré quelques temps morts. Franchement, c’est bien ! 3,5/5. J'arrondis à la note supérieur parce qu'il s'agit d'une première oeuvre.

Nom série  La Douce (Schuiten)  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album n’aurait certainement pas dénoté s’il avait été intégré aux Cités obscures. Signé du seul Schuiten, il est cependant paru comme un one-shot.

On retrouve bien des ingrédients auxquels l’auteur nous a déjà habitués : un objet industriel et esthétique comme élément central (ici, une locomotive), une femme-enfant belle et énigmatique, une quête, un final qui mène les personnages vers de nouveaux horizons, un dessin léché, élégant, un univers marqué par le travail de l’homme mais non dénué de poésie.

Le résultat est plaisant. Le début m’a rappelé « la bête humaine » de Zola, la suite est moins puissante mais je me suis attaché à ce vieux monsieur refusant la modernité et parti pour une quête désespérée autant qu’ultime. Le final, un peu plat et convenu m’a laissé sur ma faim, par contre.

Mais un album de Schuiten dépasse souvent son simple support. L’auteur est un chercheur, un aventurier de la bd. Dans le cas présent, acquérir l’album permet de mener une expérience médiatique étonnante qui associe bande dessinée et informatique. Cette technique permet d’ouvrir de nouvelles portes même si, dans le cas présent, il s’agit plus d’une démonstration de savoir-faire que d’un ajout ludique.

Au final, voilà un bel album, qui plaira aux amateurs du genre. Mieux que « pas mal », mais « franchement bien » me serait paru excessif… s’il n’y avait eu ce petit plus de l’association bd/informatique.

Nom série  Soraïa  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je sors à peine de Ismahane que je retombe dans le même type de récit avec cette touchante Soraïa.

Le récit est très dur, d’autant plus dur que Renaud De Heyn le construit sans tomber dans le larmoyant. Je fais confiance à l’auteur pour la plausibilité de l’histoire et, surtout, des propos tenus par les différents protagonistes. Renaud De Heyn est un homme de terrain, lisez La Tentation pour vous en convaincre. Certains de ces propos m’ont choqué, notamment au niveau de l’antisémitisme primaire véhiculé par le discours d’extrémistes islamistes… un discours qui rappelle énormément celui tenu par les nazis en 1939.

Le récit, bien construit, permet surtout à l’auteur de dresser un tableau de la situation actuelle au Maroc. Bien sûr, il ne s’agit pas de généraliser mais les faits exposés ont de quoi faire réfléchir et, aussi, bondir. Les personnages principaux manquent à mes yeux de personnalité mais ils sont « logiques » dans l’esprit du récit : ils subissent, même s’ils ne sont pas consentants.

Au niveau du dessin, j’ai bien aimé les décors, moins les personnages. Trop de traits sur les visages nuisent à la lisibilité du dessin et au passage des émotions. Mais Renaud De Heyn a une patte, un style qui le sort de la masse. Et ça, c’est plutôt une qualité qu’un défaut, à mes yeux.

Un récit à lire, selon moi. Instructif, édifiant sur certains aspects, il peut (au même titre qu'Ismahane, d’ailleurs) servir de support dans le cadre d’un travail scolaire. En tous les cas, il soulève des questions et interpelle.

Pour la cote, j’hésite entre le « pas mal » et le « franchement bien ». L’album se lit vite et bien, il souffre bien de petits temps creux mais son côté instructif sans manichéisme et une fin réaliste et dure où le rêve remplace l’espoir m’ont vraiment bien plu. Le dessin me laisse un peu plus sur ma faim, puisque je n’ai pas trop aimé la manière dont les visages étaient dessinés et que ceux-ci sont nombreux. Mais chapeau pour les aquarelles des décors !

Bon ! 3/5 avec coup de cœur…

Nom série  Geminis Panico  posté le 11/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Dieu que cette bande dessinée m’a semblé vide, creuse, sans intérêt…

Pourtant, il y a du positif. La couverture est belle et certaines planches atteignent le même niveau (fin du positif).

Pour le reste, pffff. Un scénario quelconque que l’on pourrait résumer ainsi : des enfants sont enlevés pour servir à des expériences et s’évadent sans difficulté grâce à des jumeaux doués de pouvoir paranormaux. Voilà, c’est fini… Comment ils s’échappent ? Ben, par la fenêtre, pourquoi ?

Si le dessin est régulièrement bon, toutes les planches ne sont pas réalisées avec le même soin et le style oscille entre le dessin d’illustration et le dessin d’animation, mais en passant de l’un à l’autre en fonction des planches. Le tout n’est pas des plus homogènes et ne me convainc qu’à moitié (celle de l’illustration).

Ensuite, à force de vouloir laisser l’espace au dessin, nous nous retrouvons face à des planches constituées de 3, 4, 5 cases en règle générale et sans beaucoup de dialogue. Cette structure pour le moins « évaporée » m’a permis d’aller au bout de l’album… mais en 5 minutes. Et lorsque des explications sont nécessaires (ce qui est très rare puisque les auteurs préfèrent éviter toute explication), alors là, paf, 14 cases minuscules couvertes de texte (enfin, couvertes, faut pas exagérer non plus mais il y a du texte).

En fait, cette structure est exactement à l’inverse de ce qui se fait régulièrement. D’habitude, on navigue sur du 8, 9 cases par planche pour, de temps à autres, tomber sur une double page ou de plus grandes illustrations et là, ouffff, grande respiration… avant de replonger dans le récit. Ici, j’ai désespérément nagé dans le vide avant de « pouf » heurter un muret qui s’effrite aussi sec et me laisse… replonger dans le vide.

Moralité : un dessinateur à suivre (parce qu’il y a un potentiel certain) pour un scénario à oublier au plus vite (avis personnel, bien entendu).

Nom série  Ghost World  posté le 03/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne suis pas parvenu au bout de cet album.

Déjà, le dessin n’avait pas grand-chose pour me plaire. Raide, fade, sans nuances, il m’est de plus apparu figé et sans âme.

Mais alors que dire des personnages principaux. Elles sont tout sauf attachantes. Leur vanité, leur suffisance et tous leurs autres défauts ne sont même pas amusants. Non, ce sont juste des têtes à claques sans intérêt. Alors, oui, peut-être que le but de l’auteur, c’était de nous dresser le profil de deux filles tellement mal dans leur peau qu’elles cachent ce mal-être derrière un cynisme déstabilisant… mais ce que j’ai surtout vu, ce sont deux pouffes sans intérêt.

Enfin, l’histoire… Je la cherche encore. Le récit est bavard et se concentre sur des dialogues entre les deux héroïnes, sinon, circulez, il n’y a rien à voir. Pas d’intrigue, pas de progression dans le récit…

… pas d’intérêt à mes yeux.

Nom série  Sherman  posté le 22/02/2011 (dernière MAJ le 03/05/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très pro, cette série. Soignée dans sa présentation (quelles belles couvertures), dans son scénario, dans sa mise en images. Pour franchir encore un cran, il ne lui manquait que l’originalité. Ici, Desberg surfe quelque peu sur la vague du succès de « Il était une fois en France » avec un personnage central au passé ambigu et au comportement équivoque durant la seconde guerre mondiale.

Sinon, la série tient ses promesses. Le suspense est conservé jusqu’à l’ultime tome, avec une révélation finale qui tient plutôt bien la route. Les personnages sont charismatiques. La toile historique est bien tissée et l’amateur du genre aura de quoi se mettre sous la dent. Le dessin est soigné dans une ligne réaliste lisible et classique. Chaque personnage est bien typé et reconnaissable malgré les divers changements d’époque.

On n’échappe pas à quelques stéréotypes (mais pourquoi les méchants doivent-ils systématiquement raconter leur vie à chaque fois qu’ils tiennent leur ennemi à portée de flingue ?) mais l’ensemble se lit aisément. Une bonne série, en somme, cohérente et qui garde son intérêt jusqu’au dernier tome.

Nom série  Bonneval Pacha  posté le 02/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le gros point positif : la qualité d’écriture. De Bonneval a du style et sa narration, qui passe la majeure partie du temps par une voix off, s’est révélée pour moi très agréable à lire.

Le point négatif : le dessin. Je n’ai pas du tout accroché au style de Micol. Les décors sont encore relativement agréables à regarder, mais les personnages me sont apparus difformes, laids et peu expressifs. Attention, il s’agit bien d’un style… donc d’une question de goût. Mais moi, j’aime pas.

L’histoire ? On suit un aïeul du scénariste, un personnage hors normes auquel il m’est difficile de croire. Souvent, je me suis demandé dans quelle mesure ces aventures n’étaient pas romancées. D’ailleurs, le scénariste joue de cette situation. Il est donc difficile de discerner le vrai du faux, et cette situation, dans le cas présent, me met mal à l’aise.

Le ton ? Je m’attendais à trouver un récit léger et teinté d’humour mais ce n’est absolument pas le cas. C’est un mélange d’aventure et d’historique conté avec beaucoup de sérieux que nous proposent les auteurs.

Au final, je ne peux pas dire que j’ai été emballé par ce premier tome. Le personnage central est toutefois assez intriguant et je lirai sans doute le deuxième tome, si j’en ai l’occasion. En tous les cas, je ne l’achèterai pas avant lecture.

Nom série  Celle que...  posté le 02/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour être tout à fait franc, j’ai bien cru que j’allais abandonner ma lecture dans les 60 premières pages, tant il ne s’y passe rien, mais aussi et surtout parce que le récit des gamineries d’écolières de type standard (c’est-à-dire aussi réalistes que quelconques) n’est pas de nature à provoquer chez moi un enthousiasme débridé.

Et puis… et puis la sauce prend. Comme ça, mine de rien, j’ai enfilé les pages. A la fin du premier tome, je me suis dit : « bon, allez, on va toujours commencer le deuxième… » et ce deuxième tome permet de mieux saisir les intentions de l’auteure puisque son héroïne, tout doucement, laisse derrière elle la petite fille qu’elle était pour devenir jeune femme.

Au cours de ces trois tomes, c’est donc au profil de Valentine que nous avons droit. Nous la suivrons dans sa quête d’identité. Un cheminement qui fera certainement écho chez plus d’une lectrice et qui a réussi à me toucher par la sensibilité du propos.

Le dessin, typé manga, a réussi à me séduire par sa saisie de la pose. Plus d’une fois Valentine, qui dispose d’une grande souplesse (mais toujours réaliste), se met dans des positions… originales. On y retrouve la femme-enfant et chacune de ces poses est très bien reproduite, techniquement parlant. Les décors sont eux aussi soignés et chaque planche dispose de suffisamment de cases pour ne pas paraître vide. Donc, si de prime abord, le manga est une influence majeure, la composition à l’européenne des planches me permet d’apprécier le style proposé.

Restent quelques petites boulettes dont le coup du 10 mètre plat parcouru en 21 secondes durant le cours de gym par deux élèves fières de leur performance. Erreur de perspective (qui fait apparaître la piste bien trop courte) et erreur dans l’appréciation du temps. 20 secondes, même s’il s’agissait d’un 60 m, c’est lent et accorder deux temps séparés de plus d’une seconde pour deux filles qui terminent au coude à coude démontre à nouveau d’un manque de pertinence de la part de l’auteure. Des petites boulettes pas bien graves mais qui ont le don de m’énerver.

Au final, voilà une série qui m’a agréablement surpris. Le rythme narratif est lent mais permet de bien saisir l’évolution de Valentine. Le dessin est plus subtil que ce qu’un premier regard me laissait croire. Je ne regrette absolument pas d’avoir été au bout.

Le genre de série que j’offrirais volontiers à une adolescente fan de ce type de récit du quotidien !

Nom série  Chroniques de Jérusalem  posté le 30/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Guy Delisle a vraiment créé un genre depuis Shenzhen. Et ce genre, j’en suis fan !

Voici donc un nouveau journal d’un de ses voyages, à Jérusalem celui-ci (vous l’aurez deviné). Le ton est toujours teinté d’humour même si j’ai quand même le sentiment que l’auteur perd de plus en plus de sa désinvolture face à l’absurdité des situations qu’il décrit. Et certaines situations décrites ne font pas rire du tout, et l’on sent bien qu’elles n’ont pas du tout fait rire l’auteur non plus.

Le découpage en courtes séquences permet au lecteur de progresser dans sa lecture à son rythme et sans se sentir obligé de tout finir rapidement. Ce sont en effet de courtes chroniques, des instantanés décrivant une impression, un sentiment, une absurdité, une incompréhension que l’auteur nous offre à lire. L’ensemble peut paraître décousu et pourtant, au fil des pages, nous avons vraiment droit à une vue d’ensemble sur une situation très complexe.

On n’entre jamais dans des discours abstrait. Guy Delisle est sur le terrain et nous parle des gens qu’il croise, des difficultés matérielles qu’il rencontre. Il ne se pose pas en analyste mais en témoin. Cette approche, je l’apprécie grandement.

Le dessin est des plus simplistes mais parvient toujours à transmettre en peu de traits l’émotion recherchée. C’est extrêmement efficace à défaut d’être visuellement attirant.

Un bon album que je placerais un peu en deçà de Shenzhen et de Pyongyang mais que j’ai préféré à Chroniques Birmanes.

Nom série  Tibet, l'espoir dans l'exil  posté le 27/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Faire montre de bonne volonté et d’application est-il suffisant pour réaliser une bonne bande dessinée ?

Oui et non, serais-je tenté de dire à la fin de cette lecture. Car, si tant Véronique Jannot, dans son écriture que Philippe Glogowski au dessin se sont appliqué à rendre un travail soigné, force est de constater que, malheureusement, l’émotion ne transpire pas. En cause, principalement, le côté trop propre sur lui de cet album. La scénariste occasionnelle nous parle de son association en faveur d’enfants tibétains, de sa filleule (une enfant tibétaine qu’elle parraine et essaie de rencontrer lorsque cela est possible) et, pour nous émouvoir, nous retrace le parcours de cette dernière. C’est instructif (même si fort semblable au parcours de n’importe quel réfugié) et le recours à une narration en voix off permet d’éviter le problème de dialogues artificiels ou mal écrits. On sent la sincérité de l’actrice, son envie de bien faire, son besoin de partager sa propre expérience… mais je n’ai pas ressenti l’émotion qui m’aurait vraiment permis de rentrer dans l’album.

Et oui, et fort malheureusement, tout cela est trop beau, trop gentil, trop propre sur lui. J’ai du mal à y croire, à ces pauvres enfants tibétains, si respectueux de leurs professeurs, de leur matériel scolaire, si gentils, si appliqués, capables de s’émerveiller d’un rien et sachant se contenter de peu… Ils sont si merveilleux qu’ils finissent par me les briser menu ! En fait, il manque à ce récit l’anecdote qui fait mouche, le petit travers qui humanise un personnage. En clair, il manque le savoir-faire d’un scénariste expérimenté. Ceci dit, pour un premier album, chapeau à Véronique Jannot, son scénario est bien structuré et bien équilibré… mais il manque d’émotion.

Au dessin, Philippe Glogowski nous livre un travail soigné dans un style réaliste que je rapprocherais de l’école flamande (les studio Vandersteen, pour être précis). Le trait est clair, très lisible. Les personnages se différencient facilement. Véronique Jannot est très bien représentée. Les décors sont soignés et résultent d’une documentation bien choisie.

Fondamentalement, d’un point de vue technique, il n’y a pas grand-chose à critiquer. Seulement, je n’ai ressenti aucune émotion… et j’ai du mal à déterminer quel est le public cible de cet album. L’amateur de bandes dessinées trouvera mieux ailleurs (surtout avec la surproduction actuelle). Les personnes plus âgées, qui auraient pu être émues par ce type de message, risquent de ne pas être attirées par un album de bande dessinée.

Sans doute aurait-il mieux valu réaliser un reportage télévisuel… Cet album, je le crains, risque de ne pas trouver son public.

Pas mal au niveau technique, mais un manque d’émotion ressentie qui m’oblige à déconseiller l’achat.

Nom série  Ismahane  posté le 25/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si cette œuvre n’est pas dénuée de certaines faiblesses (manque de stabilité dans le dessin, confusion possible entre certains personnages, temps morts dans le rythme narratif…), elle a tout de même réussi à m’accrocher grâce à un sujet sensible traité avec pudeur et intelligence.

Le récit nous raconte l’histoire d’Ismahane, une jeune Libanaise que l’on suivra depuis sa plus tendre enfance jusqu’à l’âge adulte. Son histoire m’est apparue aussi plausible que dramatique. Elle m’a permis de mieux saisir certains aspects de la mentalité d’une jeune femme au même profil (c’est-à-dire qui cherche à respecter les traditions transmises par ses parents tout en étant confrontée à d’autres cultures comme à ses propres envies) et d’un conflit qui existe depuis si longtemps que l’on n’imagine pas qu’il puisse ne plus être.

Au niveau du dessin, le talent est au rendez-vous mais, comme je le disais, la technique propre à la bd n’est pas encore totalement maîtrisée. Chaque dessin pris individuellement est généralement bon, voire très bon. Mais les physionomies des personnages manquent de stabilité sur la longueur, et certains d’entre eux ont des traits trop proches qui entrainent parfois la confusion. Pour le reste, l’accent est intelligemment mis sur les regards, sur les attitudes et l’emploi de la couleur directe (en dégradés de brun) apporte un certain charme à l’ensemble. Les décors sont soignés et semblent découler d’une documentation pertinente.

La narration passe par de nombreux silences qui font que ce diptyque se lit vite… et je ne suis pas convaincu que tous ces passages étaient utiles. Par contre, certains le sont et apportent des arrêts sur image opportuns et, parfois, touchants.

Au final, et après lecture des deux tomes, voici un récit intéressant et émouvant mais non dénué de faiblesses. Il devrait plaire à beaucoup d’adolescentes grâce à ce côté « comédie dramatique » et permet d’ouvrir le lecteur à certains aspects de la culture musulmane tout en lui apprenant pas mal de choses sur la situation libanaise.

Un bon emprunt de bibliothèque, et une œuvre qui pourrait facilement trouver sa place dans plus d’une bibliothèque scolaire. En ce qui concerne l’achat à titre privé, je pense qu’il se justifie pour les personnes que ce type de situation touche plus particulièrement (et dans nos sociétés multiculturelles, ces personnes sont de plus en plus nombreuses), raison pour laquelle je ne le décourage pas.

Nom série  Les Temps Nouveaux  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jusqu’à présent, rares ont été les œuvres du duo à totalement me convaincre. Avec ce récit, je croyais avoir trouvé ce que j’attendais depuis longtemps.

L’histoire aborde d’une manière très classique (la relation entre deux frères que l’amour d’une femme oppose) une page de l’histoire moderne (la seconde guerre mondiale) ayant pour cadre des paysages que je connais bien (l’Ardenne belge, du côté de Manhay pour être précis). De quoi me séduire sans me surprendre, donc.

Pourtant…

Pourtant la surprise va être au rendez-vous. Tout d’abord, le découpage est pour le moins original car si le premier tome se déroule juste avant le déclenchement des hostilités, le second lui se déroule à la toute fin desdites hostilités, avec le dernier sursaut nazi que fût l’offensive des Ardennes.

Ensuite, et alors qu’à la base, les deux frères sont des stéréotypes mille fois vus, les auteurs vont s’amuser à détourner ces images. C’est là l’aspect de l’album qui m’a le plus plu.

Malheureusement, le second tome est très vide. Il ne s’y passe quasiment rien durant une bonne trentaine de page. Découper ainsi ce diptyque était original, encore fallait-il avoir autant à raconter dans la première que dans la seconde partie… De plus, les profils des deux frères ont beau être bien pensés, ils manquent l’un comme l’autre de charisme, l’un étant trop effacé (trop absent, pour le dire platement) et l’autre ne concrétisant pas les espoirs placés en lui.

Reste le dessin, de qualité. Les lieux sont fidèles à la réalité. Les personnages sont très bien proportionnés. La colorisation est soignée (c’est sans doute ma préférée du duo jusqu’à présent) et un peu moins lumineuse, un peu plus nuancée que d’habitude. De ce côté-là, on est dans la lignée du Airborne 44 de Jarbinet.

Au final, si je comprends les intentions du duo, et si je trouve celles-ci intéressantes, un découpage déséquilibré m’a empêché de pleinement savourer ce diptyque. Il n’en demeure pas moins une œuvre soignée et intéressante.

Pas mal… mais cela aurait pu être mieux ! je ne déconseille pas l'achat car l'oeuvre est soignée mais je n'en fais pas une priorité non plus...

Nom série  20 000 Siècles sous les mers  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans m’enthousiasmer outre mesure, cette série ne m’a pas déplu avec son mélange des univers de Jules Verne et de H.P. Lovecraft.

Le point fort est sans doute le dessin. Réaliste, soigné dans ses décors, dynamique si nécessaire et matérialisant d’une manière convaincante un univers (celui du capitaine Némo) que mes divers lectures et visionnages de film avaient déjà bien balisé. Mais, en soi, le scénario n’est pas en reste. L’intrigue est bien menée et bien pensée.

Rien d’exceptionnel, cependant. Les personnages, en règle générale, manquent de charisme, à commencer par un Némo trop effacé, pas assez caractériel à mon goût.

Par contre, il y a un truc qui m’a vraiment horripilé : c’est l’accroche de la fin du premier tome et sa reprise dans le second. En clair, on finit le premier tome sur une note dramatique, à se demander comment les auteurs vont bien pouvoir s’en sortir… et une page du second tome suffit à les sortir de l’impasse grâce à un cliché des plus médiocres. C’est aussi artificiel qu’inutile !

Un bon emprunt de bibliothèque, sans nul doute. De là à les posséder, il y a encore un pas. Mais je ne crois pas que cela constituerait un mauvais achat, raison pour laquelle je ne le déconseille pas.

Nom série  Conteurs d'Eau  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le problème avec les œuvres de collectifs, c’est qu’elles sont collectives…

Bon, c’est pas avec ce genre de phrase que je vais surprendre le public, moi. Ceci dit, les collectifs me posent toujours problème dans le sens où l’homogénéité n’est pas leur fort. Par conséquent, il est rare que tout un album collectif me plaise, étant donné qu’il y a toujours bien l’un ou l’autre style graphique et/ou scénaristique qui me laissera de marbre. Et c’est encore le cas avec ces Conteurs d’Eau, même si, dans l’ensemble j’ai bien aimé.

Mais prenons ces histoires une par une :

- La première, signée Sternis, fait montre d’originalité dans son approche, d’une certaine poésie et d’une narration essentiellement basée sur le dessin. Plutôt plaisante mais un peu légère (ce qui est logique dans ce genre de format), elle ouvre bien le bal ;

- La deuxième, signée Laigneau (scénario) et Davancens (dessin), est plus humoristique. A nouveau, elle fait montre d’originalité dans son approche mais utilise des ressorts assez connus du genre. Elle est plaisante mais sans plus. Le dessin typé humoristique à gros nez est assez réussi et contribue à mon appréciation d’ensemble ;

- La troisième, signée Jacques D. Portes, s’apparente à mes yeux à un refus d’obstacle. L’eau est loin d’être un élément essentiel dans cette nouvelle mais j’ai aimé tant la narration que le dessin. Ceci dit, cela reste toujours léger. Plaisant à lire mais pas spécialement marquant ;

- La quatrième, signée Céka (scénario) et Etienne M. (dessin), bénéficie du trait de ce dernier. Un trait fin, vif, nerveux qui me plait toujours autant. L’histoire, elle, est un classique dès qu’on aborde le thème de l’eau. Le scénario est bien tourné même si la narration manque parfois de poésie, de finesse. A nouveau, c’est une nouvelle agréable à lire et, jusque là, j’ai envie de dire que cet album est des plus recommandables ;

- Malheureusement, la cinquième nouvelle, signée Chevais-Deighton (scénario) et Thiebaut (dessin), est bien moins convaincante. Le trait est incertain, raide. On y sent encore un certain amateurisme (mais aussi un potentiel certain dans le genre réaliste). De plus, l’histoire est inutilement longue. Les dialogues sonnent eux aussi d’une manière artificielle. L’ensemble manque de fluidité (et la fluidité dans un album consacré à l’eau, c’est important) ;

- La dernière nouvelle, heureusement, est d’un autre niveau. Au niveau du dessin, BNelly travaille selon photos. je ne suis généralement pas grand fan de ce genre de procédé mais, comme la narration de Wilmuny est constamment en voix off, l’ensemble ne souffre pas de la raideur desdites photos. La narration est agréable, fluide et le thème choisi, sans être très original, est de ceux que j’aime voir abordés. Par moment, cette nouvelle m’a fait penser au travail de Séra, ce qui est loin d’être insultant.

Au final, seule une nouvelle m’a vraiment déçu. Le reste est agréable à lire et l’ensemble constitue donc un bon album. Malheureusement, ce format « recueil de courtes nouvelles » empêche aux histoires de se développer pleinement.

A réserver aux amateurs du genre, mais il y a là du beau (et un peu de moins beau) boulot.

Nom série  Chats Chats Chats  posté le 23/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Personnellement, j’aime les chats. Et je crois que c’est essentiel pour qui veut apprécier cet album. Mais si j’aime les chats, ce n’est pas pour leur côté doux et affectueux mais plutôt pour leurs défauts. J’aime leur indépendance, leur arrogance, leur caractère sournois, leur orgueil, leur curiosité et, il faut bien l’avouer, leur côté crétin assez récurrent. Et les auteurs ont parfaitement su saisir ces dimensions et s’appuient sur celles-ci pour nous délivrer des gags qui font souvent mouche ! C’est par leurs défauts que ces chats deviennent attachants. Donc, si vous aimez les chats mais que vous n’aimez pas vous en moquer, oubliez autant cet album que si vous n’aimez pas les chats. Il n’est pas fait pour vous.

Quant aux autres, et bien vous aurez droit à un florilège de situations qui sentent le vécu servi par un dessin alerte, caricatural et expressif. L’absence de texte permet de mettre l’accent sur le visuel. La structure en gags en une planche permet de passer en revue plus d’un comportement félin crétin. La colorisation est synthétique mais lumineuse (et, honnêtement, je m’en fous quelque peu). Outre les situations, les mimiques même de ces chats sont une belle source de sourire et de rire (ouah, la tronche du chat qui vient de sauvagement agresser une pantoufle !!!)

Le plus bel hommage que je puisse rendre à cet album, c’est de dire que ces chats sont les dignes héritiers de celui de Gaston Lagaffe. Certes, ils n’arrivent pas au même niveau que les cimes himalayennes atteintes par ce dernier mais ils s’en rapprochent tout de même.

Voilà donc un album drôle, très vite lu, aussi rapidement relu… et que je relirai encore souvent, je pense, ne me lassant pas de certaines attitudes félines.

Entre le pas mal du tout et le franchement bien. J’opte pour cette dernière cote car dans le genre « recueil de gags en une planche », cela faisait longtemps qu’un album ne m’avait plus fait pareil effet.

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