Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2374 avis et 588 séries (Note moyenne: 2.96)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Vito  posté le 20/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un premier tome très prometteur.

La dimension fantastique est amenée avec finesse tandis que les personnages principaux s’imposent directement grâce à leur charisme et leurs parts de mystère. L’époque et la localisation géographique choisies (la Sicile de l’immédiat après-guerre) apportent encore une nouvelle touche d’originalité.

Par ailleurs, et malgré son originalité, cette histoire est fondamentalement classique dans sa mise en place (un jeune ado « monstrueux » en quête de son père, sa belle-famille sur le dos, est pris en amitié par un projectionniste ambulant marqué par la guerre). Et je suis grand amateur de ce genre de récit… pourvu qu’il soit bien mené.

Enfin, le dessin est d’une grande finesse, finesse encore rehaussée par une colorisation pastel. Là, franchement, c’est du très haut de gamme !!

L’album se lit vite et avec plaisir, avant de se relire plus lentement, histoire de mieux apprécier le dessin. Je suis impatient de retrouver ces personnages pour une suite qui, je l’espère, restera aussi accrocheuse.

Nom série  Vacadab  posté le 14/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé là un récit désabusé avec une pointe de cynisme et d’amertume. Cet album parlera certainement à toute une génération de jeunes gens en quête d’un emploi motivant.

Vacadab nous propose en effet le portrait d’un vendeur débutant, engagé pour fourguer des aspirateurs hors de prix via un porte à porte plutôt agressif (il est formé en cela par un vieux briscard qui connait la musique). Le constat est amer, il fait ce boulot parce qu’il faut bien payer les factures mais ne peut qu’être dégouté par les techniques commerciales employées et démotivé par les nombreux refus essuyés.

La peinture sociale est juste, le ton employé ne rend pas le récit larmoyant mais j’ai ressenti une telle perte d’illusions chez ce personnage que je ne peux pas dire que la lecture soit amusante.

Le dessin, enfin, est très bon dans une veine semi-réaliste caricaturale. Le noir et blanc convient bien, tant pour souligner la qualité du trait que pour illustrer ces sombres propos.

Un bon récit, sans nul doute. A lire très certainement mais le côté « je n’aime pas ma vie mais je sais pas quoi faire d’autre » du personnage central ne me l’a pas rendu spécialement attachant (même si j’y ai vu le reflet de certains jeunes de ma connaissance), et sans empathie difficile pour moi de monter ma cote à franchement bien.

Nom série  Hurlements en coulisses  posté le 13/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Journal d’une tournée, ces Hurlements en coulisse sont l’œuvre d’un artiste que j’aime beaucoup : Etienne Moynot. Durant plusieurs mois, l’auteur va suivre un groupe, « Les Hurlements d’Léo », dans sa tournée, partageant le quotidien des musiciens et de leur entourage.

Et on ne peut pas dire que tout est rose dans ce carnet de voyage. Bien vite des tensions apparaissent entre les différents acteurs lorsque ce n’est pas un chauffeur de car incompétent qui accroit encore cette tension. Mais au bout du compte, il faut faire son set. Avec des hauts mais aussi des bas, les concerts s’enchainent, les anecdotes fleurissent au gré des rencontres, les musiciens se dévoilent peu à peu.

J’ai aimé la sincérité avec laquelle l’auteur réalise cette chronique. Il démythifie totalement l’univers du rock en nous présentant des musiciens très proches de nous. Ils ne sont pas parfait, l’un a un humour plus que lourd, l’autre ne consulte pas les autres membres du groupe quand il se doit… et la proximité constante imposée par la vie en car aménagé révèle et amplifie toutes les sources de désaccord. Enfin, Etienne Moynot nous livre ses propres préoccupations de l’époque, entre ses envies de musique jamais réellement assouvies et les difficultés rencontrées pour publier le livre qu’il préparait à l’époque.

Le traitement graphique privilégie la prise sur le vif. Le trait est jeté et en noir et blanc. Seules les quelques planches consacrées aux concerts proprement dits sont en couleur. De ce fait, ceux-ci apparaissent comme autant de points d’orgue clôturant la journée des musiciens et, parallèlement, un chapitre du livre ci présent.

Parce que les différents musiciens ne me sont pas apparus spécialement sympathiques, je n’ai pas ressenti d’empathie particulière. Par contre, le côté « chronique de la route » m’a bien plu. En résumé, c’est vraiment pas mal… mais pas spécialement touchant.

Nom série  Black Birds  posté le 13/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La période choisie est intéressante. L’évènement clé sur lequel repose la série également. Le dessin est de qualité. Le duo de héros est extrêmement classique (un militaire rigoureux et une tête brûlée) mais ce type d’association a déjà fait ses preuves à de multiples reprises.

Alors, pourquoi n’ai-je pas trop apprécié cette lecture ?

Pour trois raisons, principalement.

Un découpage mal maitrisé dans le premier tome, avec des sauts temporels mal amenés. Ce premier tome s’intéresse en effet à la création de cette unité spéciale. On découvre notre duo de héros alors qu’il mène déjà des opérations secrètes pour la CIA et on les suivra jusqu’à l’apprentissage du pilotage de ce fameux avion-fusée qui leur permettra d’espionner l’URSS. D’un strict point de vue historique, les différentes phases sont intéressantes mais il manque un lien entre elles. De plus, commencer l’évocation d’une nouvelle période à l’aide d’une date nous aurait permis de mieux nous situer dans le temps. A la lecture, j'ai vraiment eu l'impression que ce tome avait été à la hâte amputé de certains passages.

Un scénario qui a parfois tendance à s’égarer. Dans le premier tome, nous suivrons les manœuvres musclées menées par des gens de l’ombre pour imposer un type de prototype plutôt qu’un autre (avec meurtres à la clé). En définitive, il apparait que ce prototype est des plus performants. Le lecteur est en droit de se demander pourquoi ce prototype a dû être ainsi poussé en avant, puisqu’il semblait bien être le meilleur choix. Présenter les autres concurrents aurait permis de justifier les manœuvres entreprises. Nous exposer ces meurtres sans les justifier me semble par contre d’un intérêt tout relatif.

Des femmes dénudées à la moindre occasion. Soyons clairs, je n’ai rien contre une scène érotique bien amenée. Malheureusement, ici, j’ai vraiment eu le sentiment qu’il fallait « mettre de la femme à poil » deux à trois fois par tome, que le scénario le justifie ou non.

Ajoutez à cela que le duo central est prévisible jusqu’à la caricature et que j’ai du mal à admettre qu’un parachutiste armé d’un simple pistolet puisse abattre un Mig ou qu’un escadron en phase d’attaque préfère piquer face à son ennemi en pleine phase de décollage plutôt que de le prendre à revers sous un angle où l’opposant n’a aucune chance de pouvoir se défendre et vous comprendrez mon désarroi.

Enfin, je crois qu’en s’en tenant strictement aux faits historiques, le scénario aurait gagné en crédibilité et en intérêt.

Pas très intéressant, donc. Et c’est regrettable car la période et les évènements évoqués étaient prometteurs et le dessin et la maquette de la série sont de qualité.

Nom série  L'épouvantail  posté le 06/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme tous les autres albums de cette collection, L’épouvantail est l’adaptation d’un roman noir. Dans le cas présent, je ne connaissais absolument pas le roman et j’ai donc découvert cette histoire en même temps que l’album.

Mon premier sentiment est que l’ensemble a de la gueule. Le dessin me plait énormément avec cette dominance de teintes jaunâtres et ce trait vif et expressif. L’ambiance qui plane sur le récit a lui aussi tendance à m’envoûter. On est entrainé chez des bouseux néozélandais, et plus précisément dans un petit village peuplé de personnages tantôt sympathiques, tantôt étranges voire inquiétants mais rarement très futés.

Malheureusement, malgré cette très bonne première impression, j’avoue sortir quelque peu déçu de ma lecture. En cause, une intrigue centrale qui n’a pas grand-chose d’intrigant et des coupures dans le récit, certainement dues à l’adaptation, qui (me semble-t-il, puisque je n’ai pas lu le roman original) prive le lecteur de quelques développements… qui pourtant m’auraient semblés être plus que nécessaires. Attention ! L’ensemble est compréhensible mais j’ai quand même eu ce sentiment qu’il manquait des pages au récit. Et c'est, je pense, le principal écueil à éviter lorsqu'on adapte un roman : réussir à offrir la même histoire sans donner le sentiment d'avoir coupé dans un récit.

Pas mal quand même mais un album qui vaut plus à mes yeux par l’ambiance général et la qualité du trait que par l’intrigue policière et la progression narrative.

Nom série  Des fragments de l'oubli  posté le 04/06/2012 (dernière MAJ le 06/03/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange récit que celui-ci, à l’image des autres œuvres de la collection (ceci dit en passant)…

Etrange mais plutôt accrocheur, surtout à la fin de cette première partie, qui nous ouvre des portes auxquelles on ne s’attendait pas vraiment en entamant cette histoire.

En effet, tout débute à la manière d’un roman graphique. Une adolescente parle à sa mère absente au moyen d’un dictaphone et se plaint d’un père trop peu présent. Puis apparait le père, homme de spectacle plutôt extravagant, portant une tête de corbeau dont on ne sait s’il s’agit d’un masque ou d’une malformation… Et, progressivement, on est entrainé vers une histoire où se mêlent mal-être urbain, solitude et éléments fantastiques dont on ne sait s’ils sortent de l’imaginaire des personnages ou s’ils sont bien réels.

La drogue est également fort présente dans ce récit, sous sa forme douce ou sous celle d’étranges cachets phosphorescents. La drogue comme moyen d’évasion, un thème extrêmement actuel… mais qui me semble délicat à manipuler.

Et derrière tout cela se cache une fable, dont je n’ai encore aperçu que les contours à la fin de ce premier tome, une fable à dimension humaine, emplie de mélancolie et de solitude, qui nous parle d’incommunicabilité et d’évasion du quotidien dans l’imaginaire ou l’oubli. La progression lente, le ton introspectif, tout nous incite à partager cette mélancolie.

Tout cela est donc encore un peu confus mais prometteur… et pas franchement joyeux…

Au niveau pictural, le style de Serge Annequin m’a plutôt bien plu même si j’aurais préféré des planches un peu mieux finies. Ici, le trait apparait souvent brut, jeté. Il est cependant très lisible et facile d’accès et ne freine en rien le rythme de lecture. Ce trait donne une ambiance au récit, les couleurs souvent ternes sont en totale adéquation avec le thème mélancolique, le trait est rond, simple et s’efface au profit de l’intrigue.

Un premier tome prometteur, donc, même si je ne sais pas encore vers quoi l’auteur veut m’emmener. Pas mal du tout, je lirai la suite avec plaisir !


Après un premier tome qui avait réussi à m’intriguer, Serge Annequin continue son triptyque avec un deuxième tome plus déroutant encore.

Et je dois bien avouer que si j’avais été plutôt charmé par le début du récit, je me suis cette fois senti largué. Je ne vois vraiment plus vers quoi l’auteur veut emmener ses lecteurs. Certes, nous sommes toujours dans la thématique du masque, de l’apparence. Certes, il y a toujours une dimension fantastique assumée dans un récit par ailleurs très intimiste. Certes, c’est toujours agréablement mis en images. Mais je ne vois pas la finalité de ce tome !!

Comment s’intègre-t-il dans l’ensemble ? Quels sont les liens qui l’unissent au premier tome ? Quelles sont les passerelles qu’il nous faut voir ? Que se passe-t-il, finalement ?

J’espère que le troisième tome apportera les réponses à mes questionnements. En attendant, je n’ose plus vous conseiller l’achat. Franchement, j’attends d’y voir plus clair avant de me prononcer !

Nom série  Le Voyage des Pères - L'Exode selon Yona  posté le 29/05/2012 (dernière MAJ le 06/03/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’exode selon Yona est la suite logique du Voyage des Pères et ne surprendra donc pas les fans du genre. Je dois même avouer que j’ai trouvé les deux premiers tomes de cet exode peut-être encore supérieurs à ceux qui composaient le premier cycle. Malheureusement, la suite souffre d’une relative baisse de régime. Rien de grave cependant et l’ensemble se lit avec un réel plaisir mais l’humour se fait moins remarquer tandis que certains personnages pourtant très sympathiques tombent dans une apathie que je regrette (Pharaon, notamment).

Si parmi vous certains n’ont jamais lu le voyage des Pères, qu’ils sachent que cette série (tout comme sa devancière) parvient à rester fidèle aux récits de la bible mais en offre une relecture où les anachronismes fleurissent grâce à des dialogues décalés et vivants tandis que les personnages mis en avant n’ont même pas obtenu le rôle de faire-valoir dans les récits bibliques. En clair, on s’intéresse au petit peuple confronté aux évènements les plus remarquables de la bible. La bonne humeur est de mise tandis que David Ratte excelle dès qu’il peut mettre un petit râleur en vedette. Et comme au niveau du dessin son style cartoonesque tout en rondeur offre un beau dynamisme et des visages des plus expressifs, l’ensemble fait montre d’une belle harmonie. C’est frais, vivant, léger, irrévérencieux en apparence mais fondamentalement extrêmement respectueux de la tradition judéo-chrétienne.

Pour moi, la série est dans l’ensemble une belle réussite même si, comme je le disais au début de cet avis, j’ai senti un petit coup de mou dans les deux derniers tomes. Par contre, si vous avez l’occasion de vous faire dédicacer un album par l’auteur, ne la manquez pas ! David Ratte est soigneux et à l’écoute de vos souhaits.

Ma cote oscille entre le 3/5 et le 4/5. Franchement pas mal du tout et une lecture que je conseille vivement pour un bon moment de distraction sans prise de tête.

Nom série  Crève saucisse  posté le 26/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Crève saucisse propose un polar bien ficelé sur le thème du mari cocu et de sa vengeance. Un thème très classique donc mais qui tire son intérêt de la personnalité et de l’humanité des différents acteurs de ce drame.

Les auteurs, en effet, ont pris soin de créer différents personnages proches de nous, à commencer par ce boucher fan de bandes dessinées. Son épouse, elle aussi, propose un profil intéressant car il ne tombe pas dans la caricature. Et finalement, on comprend toute la souffrance de ce couple. L’épouse infidèle reste touchante tandis que le mari cocu souffre bien plus de voir sa femme ne plus l’aimer que de savoir qu’elle l’a trompé.

L’album se lit avec plaisir mais cela en reste là. Le dessin illustre bien le propos mais n’est pas de nature à me faire m’attarder sur l’une ou l’autre planche. La colorisation manque de nuance pour apporter un réel plus.

Un bon divertissement mais il manque à ce récit un petit quelque chose (un peu plus d’humour, peut-être) pour que j’accroche pleinement. Par contre, son humanité et la justesse des personnages m’ont touché.

Pas mal du tout, en résumé.

Nom série  Asgard  posté le 04/04/2012 (dernière MAJ le 25/02/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Asgard, Xavier Dorison et Ralph Meyer signent un solide diptyque. Initialement prévue avec l’idée d’en faire une série des mondes de Thorgal, cette histoire a finalement été éditée chez Dargaud. On retrouve toutefois une partie de l’univers propre à Thorgal : des viking, une dimension fantastique… et un personnage principal qui nous rappelle (parfois un peu, parfois beaucoup) Argun Pied-d’Arbre.

Je comprends toutefois le choix de ne pas intégrer ce diptyque dans les mondes de Thorgal. En effet, l’histoire imaginée ici ne me semble pas vraiment cadrer avec la vision que les fans de Thorgal doivent avoir du passé de l’unijambiste.

Qu’à cela ne tienne ! Cette série se suffit à elle-même et si la surprise n’est pas vraiment au rendez-vous, l’histoire est assez prenante pour nous tenir en haleine de bout en bout. Ralph Meyer s’en donne à cœur joie pour illustrer cet univers de glace et de rocs, avec des découpages parfois joliment éclatés. Le scénario de Xavier Dorison est (une fois encore, serais-je tenté de dire) truffé de clichés et semblera fort balisé pour qui a déjà souvent lu ce genre de récits fantastiques, mais il parvient à rendre ses personnages attachants et les scènes d’actions apportent leur flot de séquences à grand spectacle.

Résultat : une bonne série d’heroïc fantasy, bien illustrée mais sans réelle surprise. Les amateurs apprécieront mais l’œuvre ne marquera pas les esprits. Du moins, il n’a pas spécialement marqué le mien.

Nom série  Pink Daïquiri  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
S’il y a bien une chose de remarquable dans cet album, c’est la manière dont il a été imaginé. Tout d’abord, il est composé de deux histoires, ces deux histoires ne sont pas mises l’une à la suite de l’autre mais présentées en recto-verso. Pourquoi un tel procédé ? Pour ne pas mettre l’une plus en avant que l’autre. Et c’est un fait que l’on peut commencer par le côté de son choix sans que cela n’influence d’aucune manière notre lecture. Pourtant les deux histoires sont on ne peut plus imbriquées l’une dans l’autre puisqu’elles partagent les mêmes personnages et le même espace-temps. Seulement l’une est vue du point de vue d’un personnage, et l’autre du point de vue… de l’autre. Ce système a pour gros avantage de bien mettre en évidence les mésententes dues aux malentendus. S’il n’y avait eu qu’un seul récit, on aurait constamment dû sauter d’un personnage à l’autre. Ici, on peut vraiment se concentrer sur le ressenti d’un personnage, puis sur celui de l’autre, pour enfin rassembler toutes les pièces du puzzle et avoir une vision d’ensemble.

Pour ce qui est du contenu, ces deux histoires présentent deux jeunes femmes en quête du grand amour. Et si la première passe d’un homme à l’autre en quête du bon, la seconde, échaudée par une histoire douloureuse, se montre bien plus farouche. Deux comportements totalement différents, donc, mais un même objectif. Je dois bien avouer qu’aucune de ces deux jeunes femmes n’a réussi à m’attendrir. Leur histoire n’est pas déplaisante à lire mais je n’y ai rien vu de remarquable. Non, l’intérêt pour moi est vraiment resté au niveau de la construction des deux récits, de la manière dont ils se répondent et se complètent tout en étant pleinement cohérents pris séparément.

Enfin, un petit mot sur le dessin confié à deux artistes brésiliennes. Dans l’ensemble, je l’ai trouvé plaisant même si je n’aime pas la manière dont l’une des deux dessine les joues de ses personnages (à chaque fois une espèce de gros griffonnage inesthétique est visible, encore accentué par une mise en couleur plus rouge ou plus foncée qui laisse à croire que lesdits personnages sont constamment gênés ou bourrés). Le style est résolument girly et plaira à la majorité des lectrices auxquelles le livre est principalement destiné. Par contre (et on en revient à la construction) j’ai particulièrement apprécié l’attention accordée à la cohérence des deux histoires. Les vêtements sont identiques à chaque instant, les personnages faciles à reconnaître, les lieux sont décorés de la même manière.

En clair : la forme m’a bien plu. Le fond m’a laissé indifférent. A lire une fois, pour se rendre compte du boulot réalisé. Mais je n’ai pas été assez touché par ce double récit pour vous en conseiller l’achat.

Nom série  Little Joséphine  posté le 21/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Récent prix œcuménique du festival d’Angoulême, cet album m’a attiré par la problématique qu’il analyse, à savoir la perte d’autonomie due au vieillissement et les solutions mises en place dans nos sociétés modernes. Oui, je sais, ce n’est pas le genre de sujet à lire si l’on veut s’évader du train-train quotidien. Par contre, je pense qu’il parlera à beaucoup d’entre nous puisque nous sommes de plus en plus nombreux à être confrontés à cette problématique.

Ce livre dispose d’un énorme atout en la personnalité de sa scénariste. En effet, Valérie Villieu parle d’expérience puisqu’elle est infirmière à domicile et Little Joséphine fut effectivement une de ses patientes. Le problème avec ce type de scénariste réside souvent dans leur manque de maitrise de l’outil bd. La narration peut alors se révéler confuse ou hachée, le découpage peut apparaitre mal équilibré. En clair, malgré un sujet intéressant, la bd peut se révéler pénible à lire. Et bien, ici, il n’en est rien. Je trouve même ce scénario très bien écrit ! Instructif et agréable à lire, c’est la combinaison gagnante.

Par contre, je suis un peu plus réservé sur le travail de Raphaël Sarfati. Si le découpage est bon, si la mise en image de certains passages plus symboliques est imaginative, le trait en lui-même m’est apparu souvent imprécis. C’est le style « pris sur le vif » qui veut ça mais par moments, ce côté trop « brouillon » m’a gêné.

Enfin, l’intégration de photographies dans cet album permet de cautionner le caractère authentique de l’histoire, et donc de plus l’humaniser encore.

Mais ce qui importe avec ce genre d’album, c’est avant tout le fond. Le témoignage de Valérie Villieu est instructif par plus d’un aspect même si (pour ceux qui sont concernés par le sujet) on retombe toujours sur les mêmes manquements : un système administratif déshumanisé, un manque de moyens et de temps à consacrer aux personnes désirant vieillir chez elles, un désintérêt généralisé pour la personne en fin de vie en général, un personnel souvent peu qualifié et sous-payé, des familles absentes pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Ce livre ne fait donc que constater ce que nous savons (ou supposons) déjà, et, à lui seul, ne changera rien au problème. Il n’empêche que seule l’accumulation de ce type de témoignage peut nous pousser à revoir le mode de fonctionnement de nos sociétés. Ce livre est donc tout sauf inutile. De plus, on ne peut qu’être touché par cette petite vieille et par la complicité qui va naitre entre elle et son infirmière.

Un beau récit, une œuvre profondément humaine et un témoignage sur un problème de société auquel nous seront de plus en plus confrontés. Trois bonnes raisons de lire ce bouquin.

Nom série  Souvenirs de l'empire de l'atome  posté le 18/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si certains scénarios sont en béton, j’ai tendance à penser que celui que nous offre Thierry Smolderen pour l’Empire de l’Atome est en acier. Car, comme chacun le sait (du moins s’il habite dans une région sidérurgique), la fabrication de l’acier comprend deux phases : la phase à chaud et… (suspense)… la phase à froid (et là vous vous dites que ça y est le Mac Arthur a définitivement grillé son dernier neurone).

Lors de la phase à chaud, c’est le travail du haut fourneau qui prime, c’est la coulée continue. Ca fume, ça fait du bruit et l’on est emporté par un flot ininterrompu de matières bouillonnantes. Et c’est un peu ce sentiment que j’ai ressenti en première lecture. En effet, j’ai directement été happé par ce récit de science-fiction résolument influencé par les années 50 et 60. Il y est question de deux personnages en contact télépathique alors qu’ils appartiennent à deux mondes et à deux époques différentes. NON !! Partez pas tout de suite ! Le concept a l’air un peu bizarre, dit comme ça mais en fait c’est très bien amené, très bien construit, facile à comprendre. Les personnages sont attachants, l’histoire dispose de ce brin de naïveté indispensable pour ce type de récit faussement daté et le découpage en multiples chapitres donne immanquablement envie… d’en lire encore un avant de suspendre sa lecture. Résultat : alors que ce bouquin contient tout de même plus de 130 pages, on le dévore sans y faire gaffe. Voilà, c’est de la s-f un peu naïve mais rythmée et fort marquée par une époque révolue.

Et puis, tout, TOUT nous ramène constamment à l'esprit qui animait ces années dorées. La manipulation par l'hypnose, le cas psychiatrique que représente le héros, les noms des personnages, et l'imagerie en général.

Et ma réflexion se serait arrêtée là s’il n’y avait eu la phase à froid, dans laquelle intervient le laminage… et autant vous dire que j’ai été laminé. Car derrière cette apparente naïveté d’un récit de science-fiction se cachent de multiples dimensions. Tout d’abord, l’introduction nous offre une pertinente réflexion sur la place et le rôle de l’homme dans l’univers. Réflexion d’un homme mûr face à la vanité de sa vie, vie pourtant extraordinaire par plus d’un aspect… ou pas. Ensuite, il y a l’usage du décor tel qu’imaginé par l’auteur. En effet, les bâtiments de l’Expo 58 seront constamment mis à l’honneur dans ce récit.

Petit aparté pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle - Expo 58 = exposition universelle organisée à Bruxelles en 1958 qui marqua fortement la Belgique car elle eut lieu à l’époque de toutes les promesses. Nos voitures allaient voler dans le futur et nous disposerions à l’avenir d’une énergie renouvelable et économique grâce à l’atome, sous-entendu le nucléaire. La seule trace physique qu’il reste aujourd’hui de cette expo est l’Atomium, célèbre bâtiment conçu en forme d’atome de fer – Fin de l’aparté.

Cet univers s’accorde parfaitement avec le dessin d’Alexandre Clérisse. C’est une réelle alchimie qui nait ici (de celles qui transforment l’acier en or, serais-je presque tenté de dire). J’ai ressenti une profonde volonté commune d’explorer l’imagerie de la fin des années 50 jusqu’au milieu des années 60. Les couleurs sont vives, voire flashy, le trait est raide et racé.

Et c’est ainsi que s’impose le dernier point fort de la série. Dans une lecture « à froid », ce sont des dizaines de références qui surgissent au coin des planches. Par ici intervient André Franquin, par là est faite une allusion au « Prisonnier » (célèbre feuilleton diffusé dès 1968 ), le dessin nous rappelle celui des dessins animés de l’époque (« The Jetsons » se sont imposés à moi, mais ce sont tous les dessins animés des studios Hanna Barbera qui ont resurgi devant mes yeux). Les décors, eux, nous renvoient constamment au Bruxelles de ces années-là, avec des maisons encore remarquables de nos jours.

En résumé : c’est naïf, c’est frais, c’est inventif, c’est intelligent, c’est bien dessiné, c’est un bel hommage à l’esprit mais aussi à l’esthétique du Bruxelles des années 50, 60. Bref, c’est un grand album.

Nom série  Bello ciao  posté le 13/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup, j’avais entendu parler des tragiques incidents survenus durant le G8 de juillet 2001 en Italie, des incidents qui allaient coûter la vie à un manifestant décrit comme un activiste d’extrême-gauche ultra-violent.

Ce livre a un double objectif. Tout d’abord, et principalement donner la parole à la défense, c’est-à-dire aux parents de Carlo Giuliani pour décrire le garçon qui se cachait derrière le terroriste sans attaches décrit par les médias. Ensuite, revenir sur les évènements survenus durant les manifestations de Gênes et tâcher de comprendre comment pareil drame a pu arriver.

Je l’avoue, dès le début du récit je me suis méfié. Je me suis méfié car j’avais peur de tomber sur une œuvre trop militante. Les auteurs sont ouvertement des sympathisants des mouvements gauchistes et le risque de faire de Carlo Giuliani une victime des autorités par pures convictions politiques était réel. Or, je n’aurais pas été plus enclin à croire une version manipulée par la gauche que je ne l’étais à gober tout cru les explications des autorités. En définitive, je craignais de sortir de cet album avec le sentiment que tout le monde manipule tout le monde, que cette mort était malheureuse mais que, en définitive, c’était « leurs problèmes » puisqu’aucun ne voulait s’exprimer avec totale franchise.

Seulement voilà, ce livre est très bien conçu. Et alors que le sujet aurais pu se révéler ardu à mettre en images, les auteurs m’ont au contraire donné à lire une œuvre fluide et prenante. Bien sûr, le parti pris est manifeste, il n’empêche que les auteurs soulèvent des questions légitimes. De plus, grâce aux témoignages familiaux, ils parviennent à éclairer la personnalité de Carlo Giuliani sous un angle différent. De l’extrémiste violent, on passe à un jeune garçon parfois déraisonné ou impulsif mais surtout incapable de supporter ce qu’il considère comme une injustice.

La mise en image du père, de la mère et de la sœur de Carlo est construite sur une mode symbolique. Chacun nous livre son témoignage avec comme seul accessoire la cagoule, le ruban adhésif ou l’extincteur que portait le fils ou le frère au moment de sa mort. Cette originale manière de procéder permet de centrer totalement l’attention du lecteur sur les propos tenus tout en conservant une structure dessinée. De plus, la symbolique est forte puisque cet objet fait office de lien entre Carlo et ses parents, cassant ainsi l’image d’un homme en pleine rupture sociale. Par ailleurs, la majeure partie du livre est composée de cases qui illustrent Carlo dans ses actes, ce qui assure le dynamisme de l’ensemble. Cette double articulation narrative est la source d’un récit aisé à lire, non rébarbatif, bien structuré… et de plus bien illustré. Le trait de Manuel de Carli est, en effet, très précis pour ce genre de mise en images. Je ne m’attendais pas à une telle qualité pour un aspect de l’album qui aurait pu n’être considéré que comme secondaire, tant l’important ici se situait dans les propos tenus. Cela reste avant tout simple et efficace, mais le trait est fin et bien plus séduisant que celui de bien d’autres œuvres du genre.

A titre personnel, je regrette que Francesco Barilli passe rapidement en fin d’album sur l’un ou l’autre évènement qui aurait pu desservir Carlo Giuliani. J’ai alors ressenti une approche trop militante et donc manquant d’objectivité, ce qui, par effet de contamination, pourrait inciter plus d’un lecteur à ne plus croire en rien dans l’histoire telle qu’elle est décrite. C’était le danger, comme je le disais plus haut… et le scénariste ne l’évite pas complètement.

Et alors, en définitive, que penser de cet album ?

D’un strict point de vue conceptuel, cet album est très bien fait. Les auteurs parviennent à faire d’un sujet délicat et d’une enquête somme toute très statique un récit vivant et non rébarbatif.

Au niveau de l’émotion ressentie, il faut bien comprendre que cet album se centre sur les faits. Je n’ai jamais eu de pincement au cœur durant ma lecture mais ce n’est pas le but recherché par cet album, je pense. Ici, on est dans l’analyse, pas dans l’émotionnel.

Au niveau du contenu, je serai plus nuancé. Je pense sincèrement que si vous êtes sympathisant des mouvements altermondialistes et de leurs manifestants, vous allez adorer ce bouquins et vous vous exclamerez à la fin de celui-ci : « vous voyez ! Nous sommes victimes des autorités, victimes de complots !! ». Si, au contraire, vous êtes plus du côté des autorités, vous refermerez ce livre en vous exclamant « vous voyez ! Comment faire confiance à ces gauchistes alors qu’ils occultent dans leur enquête ce qui aurait pu déranger ? Comment croire à des propos tenus par des sympathisants ? » Enfin, si comme moi, vous ne vous sentez pas plus d’affinités avec un côté que l’autre, vous vous direz que ce livre soulève quand même de bonnes questions. Tout n’y est sans doute pas à prendre pour argent comptant mais il n’empêche que ce tragique événement aurait mérité une enquête plus approfondie et surtout menée avec la plus profonde neutralité.

Quoiqu’il en soit, cet album est plutôt bien réalisé et mérite votre attention. A lire au moins une fois. L’achat dépendra, lui, de vos convictions politiques. Un franc 7/10 traduit ici par un « pas mal » enthousiaste et un coup de cœur pour avoir réussi à rendre vivants cette enquête et ces témoignages.

Nom série  Sailor Twain ou La sirène dans l'Hudson  posté le 11/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
400 pages !

Et pourtant, cette lecture s’est révélée légère. Il est vrai que le découpage et le format de l’album contribuent à une lecture rapide. On est régulièrement face à des planches composées de 4 ou 5 cases tandis que les dialogues ne sont guère envahissants.

Mais attention ! Ce récit n’est pas vide de matière pour autant. Beaucoup de non-dits et de sous-entendus du début suscitent notre curiosité de lecteur, nous donnant directement l’envie d’en savoir plus sur ces étranges personnages. Et notre curiosité sera pleinement satisfaite en fin de récit. Seulement, voilà, ce récit prend le temps de se développer, laissant beaucoup d’espace au dessin (par ailleurs très plaisant) mais offrant au final une histoire fantastique de bon aloi et, chose que j’apprécie particulièrement, très cohérente.

Ce fut agréable de suivre les différents personnages qui animent ce récit. Tous sont dotés de profils intéressants et exempts de manichéisme. Chacun révélera en cours de route des facettes de sa personnalité indécelables de prime abord.

J’ai également apprécié la structure du récit, qui rappelle immanquable les feuilletons écrits. Le découpage en multiples chapitres rythme la lecture et même si l’on sent de ci de là certaines (petites) longueurs, ce rythme berce la lecture, nous entrainant constamment vers le chapitre suivant… Et en définitive, on arrive à la fin de l’album sans jamais s’être ennuyé.

Et puis ce récit explore le mythe de la sirène d’une bien jolie manière. En nous contant leur passé, Mark Siegel parvient à nous les rendre plus fragiles, plus « humaines » serais-je tenté de dire. Enfin, il y a le plaisir réel de se promener sur l’Hudson à bord d’un bateau à aubes. Cet exotisme contribue certainement au charme de l’album.

Le dessin est assez remarquable… quoique parfois particulier. Il conserve tout le charme d’un crayonné en noir et blanc. Les décors sont soignés mais l’accent est constamment mis sur la lisibilité. C’est beau, fin et très accessible. Pas la peine de regarder à deux fois pour comprendre ce que l’auteur a voulu dessiner. Par contre, les visages sont très caricaturaux. Deux ronds en guise d’yeux, un parallélépipède en guise de nez et le tour est joué. Pourtant, cette apparente simplicité dans les faciès contribue au charme du dessin. C’est très expressif mais avec un côté naïf et enfantin qui vient joliment jouer les contrepoids dans une histoire finalement assez sombre. Enfin, il y a a quelque chose dans le rendu des mouvements qui fait penser aux vieux cartoons de l'entre-deux guerres (Felix the Cat).

Mystère, exotisme, romantisme, charme et cohérence au menu… Que demander de plus ? Comme il s'agit d'un premier album (à ma connaissance), j'attribue un 4/5 même si ma cote serait plus de l'ordre de 3,5/5.

Nom série  Carnaval  posté le 11/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chouette petit album sans paroles qui s’appuie sur la vision mexicaine de la mort pour nous emmener dans les pas d’un squelette espiègle.

Contrairement à Paco, je n’ai pas éprouvé le moindre problème de compréhension. Tout m’est apparu clair et bien enchainé. Maintenant, cette histoire reste très enfantine et manque à mes yeux de profondeur, à l’image d’un final gentil mais duquel le jeune lecteur ne tirera pas vraiment de leçon.

Le dessin est plutôt sympathique, facile d’accès et expressif. Il manque juste parfois un peu de souplesse pour totalement me convaincre.

Un chouette petit album, donc, comme je le disais au début de cet avis. Achat envisageable si vous le trouvez à bas prix.

Nom série  La Casati - La Muse égoïste  posté le 08/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été attiré vers cette série grâce à sa couverture soignée et à son personnage principal, décrit comme la Lady Gaga de l’époque. Non que j’apprécie Lady Gaga, mais les personnages extrêmes et excentriques m’ont toujours semblé être de beaux sujets d’étude.

Après lecture, je ne regrette pas mon achat ! Mais comparer la Casati à Lady Gaga n’est pas lui rendre honneur tant ce personnage m’est apparu encore bien plus audacieux, extrême et avant-gardiste que la chanteuse américaine. Surtout si l’on tient compte de l’époque à laquelle elle a vécu !

Ce récit est donc une biographie, art délicat s’il en est tant on risque vite de tomber dans une énumération de faits. Cependant, grâce à une petite astuce narrative, Vanna Vinci parvient à humaniser et à dynamiser son récit. En effet, chaque personnage croisé nous raconte sa rencontre avec la Casati, ce qui relance constamment la narration.

Et puis, quel personnage fascinant que cette femme, égoïste, névrosée et d’un narcissisme extrême ! Je connaissais certaines photographies d’elle, sur lesquelles elle dégage un magnétisme indéniable. Découvrir sa vie m’a donné l’envie de découvrir d’autres œuvres (tableaux ou photographies) pour lesquelles elle servit de modèle. J’ai constamment été partagé entre l’envie de foutre une bonne paire de baffes à cette enfant gâtée pour qui rien ne compte sinon elle-même et qui ne peut exister que par l’admiration qu’on lui voue, et le respect que je ressens envers ce personnage fidèle à sa ligne de conduite, digne en toutes circonstances, même lorsqu’elle se retrouvera ruinée au terme de sa vie.

Le dessin nous sort de la routine. Il est certes un peu imprécis mais sa colorisation du genre « crayonné soigné mais naïf » lui apporte un charme particulier.

Bon ! Cela reste une biographie, genre que je n’affectionne que moyennement, d’ordinaire. Mais cet album dispose tout de même de plusieurs atouts qui méritent qu’on y jette plus qu’un œil distrait. Pas mal du tout ! Achat conseillé pour celles et ceux qui sont attirés par ce genre de personnage excentrique.

Nom série  Bunny  posté le 07/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je l’avoue : je n’ai ni lu ni vu Hunger Games. Et même si, de ce que j’en sais, le cadre me semble très différent, j’ai cependant le sentiment que cette série flirte avec les mêmes thèmes et s’adresse au même public.

Ceci dit, pourvu que l’aventure et le suspense soient au rendez-vous, je n’ai rien contre.

Après lecture de ce premier tome, je dirai que le contrat est partiellement rempli. Les auteurs parviennent à susciter la curiosité du lecteur en proposant une étrange ile-prison comme cadre, et d’étranges tatouages comme objets de spéculation. Par contre, les personnages ne me sont pas apparus très charismatiques. Beaucoup sont trop stéréotypés tandis que d’autres sont totalement transparents.

Mais ce qui m’a surtout gêné, c’est l’incohérence de l’ensemble. Le postulat de départ frise quand même le grand n’importe quoi : un père qui envoie sa fille (sur laquelle il râle, certes, mais qu’il ne cherche pas à zigouiller, de prime abord) sur une île peuplée de criminels et soumise à la loi du plus fort, au risque de la voir se faire tuer, se faire violer ou, dans le meilleur des cas, se prostituer, se tuer à la tâche ou devenir elle-même une criminelle… c’est quand même peu crédible. Le récit offre encore quelques belles incohérences en cours de route et il vaut mieux ne pas trop réfléchir si on ne veut pas totalement décrocher.

Le dessin, entre manga et franco-belge, n’est pas dénué de défauts… pas plus qu’il n’est dépourvu de qualités. Le trait est parfois encore un peu imprécis. Les décors gagneraient parfois à être plus soignés. Mais, dans l’ensemble, c’est agréable à regarder.

Au final, je dirai que, pour un premier tome, c’est pas mal… mais sans plus. A conseiller plutôt à un public adolescent.

Nom série  Les Lutins et le Cordonnier  posté le 07/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique adaptation d’un conte des frères Grimm… que je ne connaissais pas, « Les lutins et le cordonnier » est un album destiné prioritairement aux jeunes lecteurs. Le ton est enjoué, les personnages expressifs, la narration fluide et peu envahissante : tous les ingrédients sont donc réunis pour une lecture rapide et joyeuse d’un conte qui met en avant des valeurs telles que la générosité, le respect de la différence et le partage.

J’ai particulièrement apprécié le travail réalisé par Pedro Rodriguez (un auteur que j’avais déjà remarqué sur d’autres séries, comme « Macabre »). Dans un style marqué par l’illustration et les dessins animés, il offre des planches très expressives sans négliger les décors. C’est soigné, frais et enjoué.

La narration est bien adaptée au jeune public tout en respectant les codes du conte.

Seuls reproches : tout d'abord, même les passages les plus dramatiques restent enjoués, ôtant toute tension au récit. Ensuite, j'ai trouvé un petit manque d’équilibre dans la progression. Si le début est excellent et prend bien le temps de placer les personnages, la fin, elle, m’est apparue précipitée sur certains passages. Je suis bien conscient que ce genre de format est très contraignant mais cette totale absence de tension et ce petit manque d’équilibre m’empêchent d’accorder plus qu’un très appréciable 3/5 avec achat conseillé.

Un chouette petit album, un beau dessin, de nobles valeurs mises en avant. Si vous avez de jeunes enfants, ne vous privez pas !

Nom série  Automne  posté le 07/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album plaira certainement plus au professionnel en quête de techniques narratives différentes qu’au lecteur en quête d’un divertissement.

En effet, les deux histoires qui constituent cet album sont d’un intérêt plus que limité (pour ne pas dire nul). Par contre, l’auteur réalise un travail intéressant tant dans son découpage que dans ses séquençages, ceci afin de créer un rythme excessivement lent et mélancolique.

J’ai apprécié certains passages justement grâce à ce découpage original et à la manière dont l’auteur fait se répondre certaines séquences, mais cela reste une appréciation de quelqu’un qui s’intéresse aux techniques narratives, pas d’un lecteur lambda désireux de découvrir une histoire.

En résumé : un album parfois intéressant par sa forme mais inintéressant au possible par son fond. A réserver aux professionnels de la bande dessinée et à ceux qui désirent en faire un jour. Mais pas destiné au lecteur en quête d'aventure.

J’ai tendance à me situer entre les deux publics… Ma cote aussi : 3/5. Mais achat déconseillé.

Nom série  Paola Crusoé  posté le 28/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit que j’ai trouvé agréable à lire dans sa forme mais très convenu sur le fond. Tout est dit dans le titre ou presque. Paola échoue sur une île déserte en compagnie de son père et de son frère tandis que sa petite sœur est introuvable, voilà le point de départ.

La suite du récit nous conte l’acclimatation de cette petite famille à son nouvel espace de vie. Le tout se passe dans la bonne humeur (en règle générale). Au fil du récit, on découvre également la mère de Paola, restée sur le continent mais ne pouvant se résoudre à la disparition de sa famille.

C’est frais, sympathique, vivant. Pas de second degré mais beaucoup de douceur. Une douceur encore accentuée par un graphisme informatisé très « dans l’air du temps », tant au niveau du trait que des couleurs.

Boarf… Au même âge que celui du public visé par le présent album, je suivais avec plaisir « les Robinson suisses » à la télévision tandis que « l’Ile mystérieuse » de Jules Verne demeure un de mes romans préférés. Je comprends donc parfaitement la fascination que peut produire ce genre de thématique sur un jeune public (comme sur un moins jeune, d’ailleurs).

Pas révolutionnaire mais plaisant à lire.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 119 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque