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Nom série  Le Céleste noir  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand je suis arrivé à la dernière page de ce premier tome, j'ai littéralement crié "argh !" car je voulais absolument en savoir plus et je n'avais strictement pas vu passer les 48 pages que je venais de lire. Où est la suite ?

S'inspirant visiblement de la mythologie de Lovecraft, les auteurs nous présentent un monde moderne où le gouvernement américain étudie en secret des ouvrages magiques en prévision du retour des Anciens Dieux, exilés de la Terre depuis des temps antédiluviens mais désireux de revenir la conquérir.
Alliés des humains, le mystérieux Céleste Noir, lui même divinité liée aux Anciens Dieux mais ayant étrangement retourné sa veste, du moins semble-t-il, mais aussi Ramsey Ligorn, sorcier humain à qui le Céleste Noir va permettre de venir en aide à la jolie professeur Lindsay Heggarth, au service du gouvernement. Contre eux, les pouvoirs des dieux destructeurs mais aussi une secte à leur service et disséminant le mal sur Terre. Et au coeur du conflit à venir entre humains et divinités antiques, un grimoire magique, l'Ex Abisso Lumen, duquel les hommes pourraient tirer le pouvoir de résister aux dieux, s'ils arrivaient à le déchiffrer.

La trame est posée et elle m'accroche carrément. Le dessin est bon et colle parfaitement au style du récit, entre série moderne américaine et récit occulte et magique à la Lovecraft. L'ambiance est réussie. La narration est prenante. Les mystères sont dévoilés au compte-gouttes.
Bref, je fondais de grands espoirs dans cette série.
Hélas pour le moment, tout n'est qu'au stade de l'introduction et je viens de réaliser que cette série a été annoncée abandonnée par les éditions Delcourt ! Argh! Double argh ! Quel gâchis !
Dans ces conditions, impossible d'en conseiller l'achat à moins d'apprendre que la série sera finalement continuée...

Nom série  Les Instincts pervers  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lu les 2 premiers tomes de cette série, j'estime qu'elle atteint plutôt bien son but mais je vais m'arrêter là car je n'aime pas son état d'esprit et que le second tome m'a définitivement refroidi.

Il y a dans cette série strictement pour adultes quelques vraies qualités.
La première est le dessin qui est très bon et élégant. Un noir et blanc soigné, un encrage bien maîtrisé, des décors soignés, et des anatomies féminines et masculines tout à fait réussies.
Ensuite, il y a l'aspect réaliste des scènes qui les rend assez émoustillantes. Et au-delà des simples scènes de cul, il y a aussi la psychologie des personnages féminins qui, si je ne partage pas leurs fantasmes, parait assez fouillée et crédible.

Là où le bât blesse, c'est que le thème de cette série porno, c'est le fantasme de soumission. Quand cela commence doucement, avec la belle institutrice qui découvre ses envies sexuelles et se lâche de plus en plus, c'est assez excitant. Mais quand cela finit par tourner pour elle à l'esclavage sexuel, moi, ça ne m'attire plus du tout. Du coup, j'ai lu la seconde moitié du premier tome comme on observe avec un regard extérieur les dangers d'une perversion presque maladive. C'est d'ailleurs ainsi que les choses sont présentées par l'auteur et par la narration des pensées de l'héroïne : elle réalise qu'elle n'arrive plus à avoir une vie sexuelle normale et qu'elle doit être humiliée et souffrir pour pouvoir jouir.
Le second tome est encore pire. On y change de cadre puisque l'héroïne est cette fois la nièce du fermier dominateur que l'institutrice part retrouver en fin du premier tome et avec qui elle sera dans le troisième. Et cela commence d'emblée par le viol de celle-ci par son oncle, puis sa longue déchéance dans des fantasmes de soumission de plus en plus extrêmes. Sincèrement, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, même si les choses sont présentées comme l'assouvissement d'envies perverses et plus ou moins assumées de la jeune fille.

Bref, malgré un beau dessin, une bonne crédibilité et quelques scènes excitantes au départ, ce ne sont pas mes fantasmes donc je n'ai pas su apprécier cette BD pornographique pourtant de qualité objectivement parlant, pour peu qu'on puisse l'être dans ce domaine particulier.

Nom série  Thamara & Juda  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les autres ouvrages de Riverstone que j'ai lus jusqu'à présent ne m'ont pas plu du tout. Je n'y aimais pas son dessin à cause des corps outrés de ses personnages, notamment des sexes démesurés, je n'y aimais pas ses scènes porno trop souvent à base de domination/sodomie et ses scénarios m'apparaissaient complètement vides et gratuits.
Mais j'ai trouvé cet album-ci pas mal du tout.

Comme Judith et Holopherne, cette BD est l'adaptation d'un passage de l'Ancien Testament. Mais là où le précédent était un simple prétexte à une suite de scènes de cul idiotes, celui-ci colle nettement plus au récit authentique. A tel point qu'il vaut d'ailleurs mieux se renseigner un peu pour le comprendre correctement. Certes, l'album offre en guise de prologue l'extrait des deux pages de la Bible traitant de Juda, ses 3 fils et de Thamara, mais un petit passage par Wikipedia m'a permis de mieux saisir le sujet et de constater qu'il était traité avec justesse par Riverstone.
Je dois hélas déplorer le manque flagrant de clarté du passage avec le premier fils, Her, dont la Bible dit certes qu'il est mauvais mais n'explique en rien la façon dont il se comporte vis-à-vis de sa famille dans la BD, comme s'il était en guerre ouverte et meurtrière contre elle, alors qu'inversement son père et ses frères semblent l'aimer et faire comme si de rien n'était. Bizarre. Ce passage violent et inexpliqué gâche un peu la cohérence du scénario.
De même, le comportement d'Onan (celui d'où vient le mot onanisme) parait bien confus dans la BD et il vaut mieux lire le passage de la Bible et son explication dans Wikipedia pour comprendre sa réaction et sa fin.

Avec tout ça, vous me direz qu'on ne dirait pas que je parle d'une BD de cul. Pourtant il y a de bien nombreuses scènes pornographiques et les personnages, hommes et femmes, sont la majorité du temps nus, prêts à l'acte ou en pleine action. C'est très cru mais le tout s'intègre cependant bien dans le scénario. Et finalement, même si Thamara est très belle, je me suis rendu compte après coup que ce n'est finalement pas pour le côté excitant de l'ouvrage que je l'ai lue.

Et puis il y a aussi le dessin qui est assez remarquable. Riverstone nous offre ici de beaux décors peints et des femmes superbes (si l'on est pas allergique aux seins énormes et triomphants et aux sexes fermés et bizarrement allongés). Quelques scènes sexuelles en vue rapprochée m'ont impressionné par leur qualité. Et pour une fois, même si leurs tailles restent trop grandes pour être vraies, Riverstone ne dessine pas des sexes masculins trop démesurément énormes.

Bref, cet ouvrage mélange scènes pornographiques, beaux dessins et adaptation instructive d'un passage de la Bible, et le mélange n'est pas mauvais du tout pourvu qu'on s'appuie sur un soutien encyclopédique pour bien savoir de quoi il retourne. Dommage que la narration manque de clarté à plusieurs moments...

Nom série  Connexion X  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais repéré cette BD depuis un moment puisque c'était à ce jour la mieux notée du genre strictement pour adultes sur BDthèque. Autant dire que j'étais curieux.
Au final, elle n'est pas mal mais j'ai quand même lu mieux en matière de BD pornographique.

Elle se distingue par son dessin dans un style légèrement cartoon. L'héroïne notamment a un visage très mignon, le genre adorable et paradoxalement excitant. Par contre, les anatomies un peu caricaturales ne sont pas des plus émoustillantes. Entre les seins dignes de melons, les pénis démesurés et le petit vieux moustachu qui joue le mari de l'héroïne, ce manque de réalisme m'empêche de trouver les scènes porno vraiment efficaces.

Ce n'est d'ailleurs pas vraiment le but de l'auteur puisqu'il joue grandement la part de l'humour, mélangeant fantasme et comique. Car oui, il y a un scénario, même s'il n'est pas des plus évolués. Malheureusement, il ne m'a pas tellement séduit car d'une part, il n'est pas assez crédible à mon goût, ensuite la psychologie de l'héroïne est trop superficielle et enfin la fin ne m'a pas emballé, pas vraiment drôle et trop facile.
Bref, c'est une BD qui selon moi n'atteint ni vraiment l'objectif d'une BD porno ni celle d'une BD humoristique mais se lit quand même avec le sourire et un peu d'envie.

Nom série  La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Tombé sous le charme de La Quête de l'Oiseau du Temps il y a plus de 20 ans, je n'ai pas réfléchi et j'ai aussitôt plongé sur ces nouveaux tomes racontant les débuts de Bragon dès que le premier d'entre eux est paru.

J'y ai retrouvé avec bonheur le monde d'Akbar. Les versions jeunes des personnages me sont aussitôt apparus très crédibles, parfaitement en lien, physiquement et psychologiquement parlant avec ceux qu'on retrouvera, 40 ans plus vieux, dans la Quête. Et j'ai aussi savouré la façon dont cette avant-quête mettait en place une intrigue globale à première vue indépendante et pourtant complètement liée avec celle à venir de la Quête de l'Oiseau du Temps.

Le dessin de chaque album est superbe, aussi racé que celui de Loisel tout en étant encore plus fin et soigné. On sent à quel point Lidwine, Aouamri et Mallié ont travaillé en commun avec Loisel pour se rapprocher au maximum de son style tout en apportant un soin du détail et des personnalités supplémentaires. C'est avec bonheur que j'ai admiré de nouveaux décors du monde d'Akbar. Ils sont superbes, beaux et évocateurs.

Les scénarios sont denses et offrent de nombreuses références aux évènements futurs, à savoir aux 4 premiers tomes de la série indispensable à mon coeur. C'est avec grande joie que j'y ai découvert ce qui va forger les personnages, objets et décors de la véritable Quête de l'Oiseau du Temps, comment Mara a récupéré le Grimoire des Dieux, comment Bragon a commencé à forger sa réputation, comment Mara et lui ont vécu leurs premières aventures, sa première rencontre avec Bulrog, avec le Rige, etc... Et plein d'autres détails qui ajoutent une telle profondeur à l'univers d'Akbar et à la Quête. En outre, j'ai hâte de découvrir la clé de la mystérieuse intrigue autour de la secte de « l’Ordre des signes ».

Concrètement, j'ai beaucoup aimé le premier tome, j'ai complètement adoré le second et j'ai été un poil déçu par le scénario du troisième.
Mais dans tous les cas, voilà une série qui redonne vie, beauté et intérêt aux personnages de La Quête de l'Oiseau du Temps et à cet univers où il m'est particulièrement agréable de laisser errer mon esprit et mon imaginaire.

Nom série  L'Autre Monde - Cycle 2  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'Autre Monde fait partie de mes séries cultes. Dans ces conditions, et parce que son histoire était parfaitement close, j'ai hésité avant d'acheter ce nouveau cycle qui parait près de 20 ans après le précédent. J'avais bien trop peur que la belle histoire que j'avais encore en mémoire soit dénaturée par une revisite que je craignais commerciale.
Au final, même si je ne suis pas aussi séduit que par le premier cycle, cette nouvelle histoire qui s'entame reste dans un esprit proche et agréable.

On retrouve immédiatement cet autre monde si plaisant, cet endroit paradisiaque où les légendes sont réalité. Il y a une belle continuité.
Le graphisme de Florence Magnin est resté tel quel, profitant néanmoins de l'expérience acquise sur L'héritage d'Emilie et sur ses travaux d'illustrations (je pense notamment au jeu de cartes "Citadelles") pour offrir quelques belles planches rappelant l'une et l'autre de ses précédentes oeuvres.

Je suis pourtant moins tombé sous le charme du scénario. Là où L'Autre Monde jouait la carte du Merveilleux, ce nouveau cycle joue un peu plus la carte du Fantastique ou de la Fantasy. Il faut dire que c'est le thème du cycle qui veut cela puisqu'il s'agit cette fois non plus d'explorer la surface ensoleillé ou enneigé de ce monde magique mais ses souterrains et ses Enfers. Du coup, les aspects un peu naïfs du récit ressortent davantage et ne sont pas éludés par la beauté envoûtante des lieux et des personnages.
En tant que lecteur, je suis moins transporté et moins marqué au niveau émotionnel.
Le récit reste pourtant tout à fait plaisant et j'ai bien envie de lire la suite.

Nom série  Le Chien dans la Vallée de Chambara  posté le 06/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Chien dans la Vallée de Chambara est une fable de vengeance dans le cadre du Japon de l'ère Edo.

Elle est servie par un dessin doté d'une vraie personnalité et de couleurs originales et agréables. Même s'il ne s'agit pas d'un graphisme qui me séduit totalement, c'est indéniablement joli.

L'histoire quant à elle est dense mais m'a paru un peu confuse par moment. Elle se tient mais semble décousue, surtout sur la fin. Le thème de base, la vengeance, est assez banal et ne m'a pas vraiment motivé, d'autant plus qu'au final ce n'est pas vraiment grâce à son action que l'héroïne sera plus ou moins vengée.

J'ai davantage apprécié la plongée dans le Japon historique qu'offre cet ouvrage que son conte et son intrigue. J'ai donc passé une plaisante lecture mais, au vu de la réputation de son ouvrage, je n'ai pas été touché comme je l'aurais souhaité ni par son graphisme ni par son scénario.

Nom série  Psykoparis  posté le 06/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas amateur de violence gratuite, de baston et de sang qui gicle, et cette BD en est pleine. Et pourtant, grâce à un dessin plaisant, une narration dynamique et à une bonne accroche scénaristique, je l'ai bien appréciée.

L'idée de base est originale. Il s'agit d'imaginer un Paris imaginaire où chacun a le droit de porter une arme blanche et, à condition de respecter un certain code d'honneur, de tuer qui bon lui semble. J'ai eu un peu de mal à accepter ce postulat au départ car une telle société ne tiendrait pas longtemps debout si les gens passaient leur temps à s’entre-tuer et à se venger. Mais pour le fun et pour une intrigue pleine de punch, on oublie bien vite le manque de crédibilité pour laisser la place au divertissement.

Et celui-ci est bien présent. D'abord grâce à de bons personnages, de vraies personnalités amusantes ou caricaturales, qu'on aime imaginer se rencontrer et se confronter. Ensuite grâce à une très bonne narration, avec juste ce qu'il faut d'ellipses et de dynamisme pour conserver un rythme parfait et une intrigue dense sans jamais lasser le lecteur.

C'est du beau boulot. Alors certes le scénario est un peu light avec quelques facilités, mais si la suite est du même tonneau, je pourrais revoir ma note à la hausse.

Nom série  John Lord  posté le 20/06/2005 (dernière MAJ le 06/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture de la première (et unique ?) enquête en 3 tomes, je ne suis pas tellement convaincu par cette série. Elle est divertissante mais elle manque de clarté et sa conclusion m'a laissé sur ma faim.

Le dessin est un peu original même s'il ne me plait pas plus que ça.
Son choix pour les décors est intéressant. Pour résumer, les vues de loin sont épurées, presque géométriques, tandis qu'elles deviennent plus détaillées quand on s'en rapproche.
La colorisation informatique est un peu froide mais je m'y suis bien fait.
Quant aux personnages, même si les visages sont assez changeants, je ne les trouve pas si mal. J'ai trouvé amusant que le héros soit le portrait de Ruppert Everett. A noter une changement graphique un peu particulier pour le tome 3 puisque les visages encrés y alternent avec des visages peints de manière photo-réaliste et sans encrage. J'ai trouvé ce choix un peu bizarre...

Quant au scénario, il me laisse une impression mitigée.
Pour commencer, le héros est assez antipathique. Il se la joue "mec à qui on ne la fait plus, qui a trop vécu et connait toutes les ficelles". Il est misogyne et désagréable avec tout le monde sans que les auteurs donnent une raison valable à cette autorité qu'il se donne. Il s'en révèle exaspérant. Et l'héroïne, quant à elle, est assez insignifiante.
L'intrigue donne l'impression étrange qu'on débarque au milieu d'une série sans savoir ce qu'il se passait dans les tomes précédents : les personnages parlent de choses du passé dont on ne sait rien, tout le monde parle de cet UPI qui ressemble aux "services des affaires non classées" de X-Files sans qu'on sache ce dont il s'agit vraiment ni ce que veut dire UPI.
La narration alterne enquête des protagonistes et flash-back muets autour d'une histoire d'enfants naufragés sur une île déserte. Cette intrigue parallèle, peu aisée à comprendre au début mais qu'on capte mieux en relecture, est particulièrement violente, même si j'ai trouvé assez gratuite l'accumulation d'horreurs destinées à créer ce personnage de "fille sauvage et folle".
Et de son côté, l'enquête manque souvent de clarté avec aussi quelques grosses ficelles assez faciles pour le scénariste. Le coup de la "reproduction parentale", avec accessoires et agilité surhumaine inclus, notamment n'est franchement pas crédible.
Et puis surtout, la fin m'a déçu, me donnant un sentiment de "tout ça pour ça ?".

Cette bande dessinée se laisse lire et divertit par son côté assez intriguant, mais arrivé en bout de lecture, je n'ai pas été convaincu par elle du fait de personnages peu charismatiques, d'une narration parfois difficile et d'un scénario qui manque de crédibilité quand on y réfléchit.

Nom série  Nanar, Jujube et Piette  posté le 27/06/2006 (dernière MAJ le 05/06/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Gotlib est pour moi l'un des monstres sacrés de la bande dessinée et de l'humour. Découvrir l'une de ses premières oeuvres par le biais de l'intégrale "Patrimoine BD" de Glénat était pour moi une vraie envie et une vraie curiosité.

Alors avant tout, je voudrais saluer la qualité de cette intégrale. Physiquement impeccable, avec son dos toilé et son papier épais, elle offre l'intégralité des planches de l'époque, additionnée de tout le matériel supplémentaire disponible, ainsi que des planches d'autres séries humoristiques publiées par Gotlib à la même époque quoique vite abandonnées. On y trouve aussi un éditorial et un récapitulatif instructif de l'oeuvre de l'auteur. Bref, c'est un vrai boulot pour une très belle intégrale.

Quel bonheur pour un grand amateur de BD comme moi de découvrir une oeuvre complète de Gotlib que je ne connaissais pas ! Nanar, Jujube et Piette est la première série BD de Gotlib, publiée en 1962 dans Vaillant. Et déjà, celui qui se faisait au départ appeler Garno fait preuve d'un grand talent en devenir.

Dès le premier coup d'oeil, on reconnait son dessin. Il est un peu plus fouillis, un peu moins maîtrisé que dans ses oeuvres les plus connues, mais il est de très bonne qualité malgré tout. La mise en couleurs de cette intégrale Glénat semble être à la manière d'un fac-similé : c'est une colorisation à l'ancienne, très pâle, n'apportant parfois quasiment rien de plus qu'un simple noir et blanc. Ca donne un aspect vieillot assez sympathique.

A mes yeux d'amateur de BD, de Gotlib et de l'histoire de la BD, il est particulièrement intéressant de découvrir un grand pan de l'oeuvre de jeunesse de l'auteur mais aussi un certain genre et une certaine ambiance de la BD jeunesse telle qu'elle paraissait dans les années 60 dans le journal Vaillant.

Maintenant, à mon grand regret, je dois dire que ces histoires de Nanar, Jujube et Piette sont loin d'être aussi drôles que les autres ouvrages de Gotlib. L'humour est régulièrement téléphoné, trop enfantin, trop plat. Difficile d'imaginer que ce sera le même auteur qui aura les idées hilarantes qui parsèmeront ensuite la Rubrique-à-Brac. Là, le déroulement des gags en une planche est un peu lourd, pas très bien raconté, avec des chutes qu'on sent artificielles. Je n'ai que rarement souri. L'humour ne commence à venir pour de bon, à mon goût, que vers les derniers gags, quand Gai-Luron commence à apparaitre.
Il en est de même pour les histoires courtes des autres séries offertes en bonus qui ont exactement le même soucis de relative lourdeur narrative et de gags trop stéréotypés.

Par contre, il est amusant de retrouver, dans les dessins, des postures et des personnages, notamment des animaux, qui rappellent si fortement le graphisme et les mimiques des futurs gags des Dingodossiers et de la Rubrique-à-Brac. Si Gotlib n'avait pas encore acquis la maîtrise graphique qu'il aura à peine quelques années plus tard, il a déjà pris le coup pour certaines représentations visuellement très réussies qu'il n'hésitera pas à réutiliser par la suite.

Au final, si vous êtes un grand fan de Gotlib et d'Histoire de la BD, cette intégrale est très belle et très intéressante et vaut donc son achat. Malheureusement, la relative déception à la lecture des gags pourra en refroidir plus d'un et je n'en conseille donc pas l'achat à ceux qui ne sont pas vraiment motivés et prévénus.

Nom série  Une Vie dans les Marges  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une vie dans les marges, c'est l'autobiographie de Yoshihiro Tatsumi, auteur passionné de manga depuis les années 50 et l'un des membres fondateurs du mouvement gekiga, ces bandes dessinées japonaises décidées à se différencier des mangas de l'époque par une narration plus cinématographique et un contenu plus réaliste et adulte.

C'est un album particulièrement intéressant. Il présente d'une part le Japon historique de cette époque, l'après-guerre et les années 50, et d'autre part le véritable récit de la jeunesse et des débuts de celui qui n'était au départ qu'un enfant amateur de bandes dessinées et qui deviendra auteur à part entière, après bien des difficultés et autres moments d'espoir. On découvre ainsi les oeuvres de l'époque, les publications diverses, les concours, les éditeurs, le tout dans un portrait historique et juste dans lequel on est plongé avec simplicité et intérêt. La vie familiale et quotidienne du jeune Hiroshi/Yoshihiro rejoint la réalité complexe des publications de manga de l'époque.
En outre, on découvre le parcours intellectuel et passionné qui aura mené le jeune auteur à se tourner vers des oeuvres différentes et à devenir l'un des initiateurs du gekiga. Au passage, cela permet aussi pour ceux qui ne le savaient pas exactement, en quoi les gekiga diffèrent des mangas classiques et pourquoi leur apparition a été comme un coup de tonnerre dans l'univers de la bande dessinée japonaise de l'époque.

Le tout est raconté avec un certain brio et une narration fluide et agréable. Cela aura de quoi captiver et ravir les amateurs de l'histoire du manga et du Japon qui y verront probablement une oeuvre culte. D'autant que l'objet éditorial est très beau, un joli libre relié et solide accompagné d'une préface et de biographies des auteurs de l'époque.
Pour ma part, je dois pourtant avouer que j'ai un intérêt modéré pour le sujet. J'ai donc apprécié ma lecture car elle est instructive et bien construite mais je n'ai pas été plus captivé que cela. Il est probable que je lise le second tome quand il sortira mais son prix un peu élevé, même si l'objet le vaut largement, et l'incertitude de le relire un jour me font encore hésiter.

Nom série  La Quête de la Fille aux Cheveux d'Or  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La quête de la fille aux cheveux d'or, c'est le récit de Tristan et Iseult, raconté avec le soutien d'auteurs experts en récits celtiques et médiévaux.

La légende n'est ici absolument pas intégrée au mythe Arthurien. Nous sommes dans un cadre purement celtique, à une époque où (Grand-)Bretons et Irlandais étaient en conflit. Pas de magie ou de surnaturel dans ce récit, mais toute une ambiance bretonne et druidique crédible et probablement authentique. Un exemple, notamment, est le combat de Tristan contre ce qui aurait été représenté comme un dragon dans l'oeuvre arturienne mais qui se révèle ici être un orque épaulard à qui les irlandais sacrifiaient des vierges.
C'est ce qui m'a plu dans cet ouvrage, on sent qu'il y a une vraie érudition de la part des auteurs qui ont joliment réussi à la vulgariser et à fournir un récit bien foutu et agréable à lire.

Il n'est pourtant pas exempt de défauts. Le dessin est correct mais présente des manquements, notamment dans l'encrage, lui donnant un côté amateur. Cet aspect est accentué par des couleurs très médiocres. Quant à l'histoire, autant elle est plaisante et fluide à lire la majorité du temps, autant les transitions entre les actes principaux du récit sont abruptes et souvent trop elliptiques. Certains passages manquent également de clarté.

Bref, c'est loin d'être une bande dessinée parfaite, mais j'ai aimé le soin et l'intelligence de sa transposition de la légende de Tristan et Iseult dans un cadre celtique crédible et instructif.

Nom série  Les Jacopo  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Issu du magazine Astrapi des années 70-80, les Jacopo est une bande dessinée jeunesse mettant en scène un cirque familial et plus particulièrement les deux cousins, Pol et Nella, et leur oie de compagnie Farine. Au gré des escales et vacances du petit cirque, ils vivent des aventures variées à base de mystères et d'enquêtes bon enfant.

Le graphisme est dans un style ligne claire simple et soigné, joliment colorisé pour l'époque. Les décors et les personnages sont réussis dans l'ensemble. Par contre, les visages manquent singulièrement d'expressivité à mon goût, et je me lasse très vite des bouches constamment grandes ouvertes comme si les protagonistes passaient leur temps à crier ou à s'extasier.

Les intrigues sont relativement bien menées mais un peu trop gentilles et naïves. Les facilités scénaristiques ne sont pas trop perceptibles mais on sent quand même que les récits s'adressent en priorité aux enfants et que les intrigues ne résisteraient pas trop longtemps à une réflexion logique. Les clés des mystères sont d'ailleurs souvent prévisibles au risque d'ennuyer un lecteur adulte.
Mais pour des enfants de 8 à 12 ans, pourquoi pas, même si les scénarios sont souvent loin d'être très captivants.

Nom série  Tout le monde aime le printemps  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout le monde aime le printemps est une BD historique mettant en scène de manière plutôt réussie une bourgade montagnarde française proche de la frontière suisse en 1943, entre résistants, allemands et collabos.

Rien ne m'attirait dans cet album. Surtout pas sa couverture encadrée de turquoise représentant un couple amoureux devant une affiche d'Hitler. Pas non plus son dessin bariolé et ses planches d'aspect peu engangeant. Pas plus que son titre franchement peu évocateur.

Le dessin m'a rebuté au premier feuilletage. Je trouvais ses couleurs très laides et une grande partie des visages moches et difformes. Pourtant, une fois la lecture entamée, tout cela s'assimile très vite et bénéficie d'une assez bonne narration graphique.

Le récit, pour sa part, permet de s'attacher à la vie sociale et amoureuse de différents habitants de cette région montagnarde. On est plongé dans un quotidien où la vie paisible de certains se confronte à l'oppression nazie et celle de la milice ainsi qu'aux espoirs et velléités des résistants. Sans être captivante, la narration coule avec fluidité.
Ce contraste entre quotidien printanier et réalité de l'Occupation m'a permis de mieux ressentir l'absurdité de la guerre mais aussi et surtout l'immondice des miliciens et autres collabos. La profondeur du récit est accentuée par l'intrigue de fond autour de cet horrible transport d'enfants juifs momentanément bloqué dans la gare locale.

L'aspect historique de ce récit est réussi car le scénario est réaliste et intéressant tout en permettant au lecteur de se retrouver un peu plongé dans l'ambiance de l'époque. Le dessin, les couleurs et une fin un peu frustrante m'empêche néanmoins de considérer cette bande dessinée comme indispensable.

Nom série  Petite forêt  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est à regret que je donne une note inférieure à la moyenne à ce manga.
Car en effet, il est plein de vraies qualités le rendant à même de plaire à un large public. Son dessin est beau et agréable. Son sujet est original et intéressant. J'ai été sincèrement intéressé par le quotidien rural du Nord du Japon qu'il nous présente, ses coutumes et sa cuisine. Et l'héroïne est suffisamment fouillée et attachante pour qu'on ait envie d'en savoir largement plus sur elle.

Malheureusement, je me suis ennuyé au long de ces deux tomes. Car les passages qui m'intéressaient, les beaux décors campagnards, les moments de vie, les émotions de l'héroïne, sont allourdis par ce qui fait l'autre originalité de cet ouvrage : des recettes de cuisine ou de jardinage. Une recette par-ci par-là, ça aurait pu passer, mais là, cela remplit à peu près les deux tiers de chaque album. Que ce soit peu motivant est une chose, mais comme en plus il s'agit de présenter des plantes, des plats et ingrédients souvent typiquement japonais, aux noms et aux goûts inconnus, il ne ressortait strictement rien pour moi de ces pages que je me suis finalement mis par zapper.
Si l'on vous dit "j'accomode toujours ma soupe de mochi avec du shoyû et du dashi", ça vous parle vous ? Ou si la chute d'une histoire, c'est d'apprendre qu'un plat particulier a l'odeur de l'okonomiyaki, ça réveille en vous une quelconque émotion ? Ben pas moi. Et même avec le lexique de fin d'album, ça ne m'a pas plus motivé à essayer de traduire mentalement ces recettes.

Inversement, il est très possible que des lecteurs japonais ou adeptes de culture et de cuisine japonaises apprécient vraiment ce mélange de recettes sans doute intéressantes, de quotidien rural dépaysants et de sentiments complexes d'une jeune femme attachante. Mais moi, ce qui m'y intéressait a été trop gâché par ces nombreuses pages totalement absconses puisqu'usant de termes et de saveurs qui m'étaient et me sont toujours inconnus.

Nom série  Rosalie Blum  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de lire les trois tomes de cette série et j'en sors satisfait.
J'ai eu un peu de mal à entrer dedans car je craignais un roman graphique ennuyeux, quelque chose s'attachant à des personnages médiocres et à leur vie sans intérêt, soutenu par un dessin peu engageant, comme on en voit souvent encensés par la critique snob qui loue la justesse ou l'audace d'oser raconter du médiocre soi-disant touchant.

Mais non seulement il y a un scénario solide dans cet album mais en outre ses personnages sont forts et intéressants. Cela m'a parfois fait penser à du Davodeau mais avec davantage d'humour et un peu plus de folie. Les protagonistes sont incontestablement originaux. Entre ce jeune homme sous l'emprise de sa mère, cette dernière détestable malgré son étrange folie douce, cette épicière rejetée par sa famille pour une sombre histoire de prison, sa nièce qui a abandonné ses études par démotivation profonde, son colocataire escroc et amateur de cirque, ou encore ses deux amies un peu délirantes, c'est un joli festival de portraits loufoques et pourtant réalistes. Ils se révèlent en outre attachants et on prend plaisir à suivre leurs petites aventures.

Et arrivé en fin de récit, on constate aussi que rien de tout cela n'était gratuit, que tout se tient. Il y a une raison touchante et crédible à la situation de la famille de Rosalie Blum tout comme à l'obsession de celui qui la file, ce fameux Vincent, et à ce qui les rapproche tous finalement.
Original, amusant et réaliste, il n'y a finalement que le dessin qui n'est pas vraiment à mon goût, esthétiquement parlant même si j'apprécie sa fluidité et sa rondeur. Cela m'empêche cependant de trouver cette série courte franchement bien.

Nom série  Le Maxi-désastre des mini-souris (vertes)  posté le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la majorité des bibliothèques qui ont la chance de le posséder, cet ouvrage est classé en tant que livre pour enfants. Et pourtant, autant dans sa forme que dans son contenu, il répond parfaitement à la définition de bande dessinée, muette qui plus est. Il s'agit même, comme qui dirait, d'une bande dessinée multiple.

L'idée est digne d'un oubapo, une bande dessinée à contraintes. Chaque double page présente la même vue d'ensemble en coupe de tout l'hôtel qui sert de décor au récit. Chaque chambre, salle de réception et autres caves et greniers sont autant de cases où se déroulent des scènes variées et souvent loufoques.
L'élément déclencheur du récit, c'est une invasion soudaine de souris vertes apprivoisées. En quelques pages, on va les voir se disperser dans toutes les pièces de l'hôtel et créer de nombreuses catastrophes ou situations amusantes. C'est ainsi que de double page en double page, on va pouvoir suivre comme autant d'histoires différentes ce qu'il se passe dans chaque pièce et pour chaque personnage.
Bien sûr, ces pièces ne sont pas indépendantes et un personnage sortant de l'une apparaitra dans l'autre, une baignoire renversée innondera les escaliers et les pièces du dessous, etc...

Ce sont ainsi des dizaines de petites histoires à la fois indépendantes et toutes reliées entre elles qui se créent.
Et ce sont autant de manière de lire l'album.
Soit en se focalisant sur une case/pièce et en suivant ce qu'il s'y passe page après page.
Soit en se focalisant sur un personnage et en suivant sa progression et ses actions d'une pièce à une autre.
Soit en suivant l'histoire d'ensemble de cette invasion de souris jusqu'à son dénouement heureux.

Le tout est bourré d'humour et de bonnes idées.
Un album qu'on lit et relit pour le plaisir même une fois devenu adulte, pour rigoler un peu, pour observer les détails et pour admirer les idées.

Nom série  Nietzsche  posté le 01/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis fortement ennuyé à la lecture de cet album.

A quelques citations près, je ne connaissais rien de Nietzsche, ni sa vie, ni son oeuvre. Je me suis donc dit que j'allais m'instruire en lisant cette bande dessinée, que j'allais si ce n'est découvrir l'esprit de ses écrits ou du personnage, au moins avoir un aperçu de sa vie et m'endormir un peu moins con.
Mais j'ai trouvé cet ouvrage pénible à lire et je n'ai pas su en retirer beaucoup d'enseignements.

C'est bien la biographie de Nietzsche qui nous y est offerte, de ses traumatismes de jeunesse à sa mort. Je ne savais d'ailleurs pas du tout qu'il avait sombré dans la folie à la fin.
Le souci, c'est que le choix de narration utilisé est de sauter d'un évènement à un autre au fur et à mesure de sa vie, les abordant à chaque fois comme de petites saynettes avec quelques moments clés. Cette vision superficielle et impersonnelle m'a empêché de m'attacher au personnage et m'a parfois donné l'impression qu'il fallait déjà le connaitre pour comprendre ce dont il était question sur certaines planches.

Les auteurs en profitent pour glisser dans les dialogues la pensée du philosophe, dont on comprend qu'elle a évolué entre sa jeunesse et sa fin. Le problème ici, c'est que cette pensée philosophique est assenée au lecteur lors de discours sans vie, des discussions certes passionnées des protagonistes mais qu'on découvre de l'extérieur, comme un cours magistral ou un débat télévisé où l'on ne capte que la moitié du contenu comme si on avait manqué le début. C'est en tout cas ainsi que je l'ai ressenti, sans doute parce que je n'ai jamais été amateur de philosophie ou de réthorique sociale.

A cela s'ajoute un dessin qui m'a déplu. Je l'ai trouvé trop formel, trop centré sur la représentation graphique et pas sur la narration. Les images se suivent comme des clichés, des personnages figés dans des poses, comme autant de photographies artistiques.

Tant et si bien qu'autant le graphisme que la narration et les dialogues m'ont laissé complètement en dehors de cet ouvrage que j'ai eu du mal à terminer, me forçant pour profiter tout de même de ce qu'il pouvait m'apprendre sur Nietzsche, sa vie et sa pensée, mais ayant à lutter en permanence contre l'ennui et l'inintérêt.

Nom série  Le Chant du Pluvier  posté le 31/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Chant du Pluvier est un album plaisant permettant d'une part de découvrir la vie de tous les jours dans le Groenland actuel et d'autre part d'être spectateur d'une situation familiale assez complexe et intéressante.

La mère de Guilhem vient de mourir. Ce dernier décide alors d'emmener son père avec lui au Groenland où il vit actuellement, lui permettant de quitter une ferme du Béarn qu'il n'a presque jamais quittée, au grand dam de la soeur de Guilhem avec qui il s'entend mal et qui semble lui en vouloir en permanence. Alors que le père de Guilhem semble très bien s'acclimater à ce nouvel environnement glacé et à ses sympathiques habitants, on en apprend davantage sur la cause de la tension existant entre le frère, la soeur et le malaise du père.

C'est une lecture intéressante et assez dépaysante. Le dessin est appréciable, même si les décors régulièrement nocturnes donnent une paradoxale impression de claustrophobie aux paysages du Groenland qui auraient pu être grandioses. Les personnages sont fouillés et on a envie d'en apprendre davantage sur eux.
Ceci dit, je n'ai finalement été que peu touché. Ce fut une agréable lecture mais elle ne marquera pas ma mémoire.

Nom série  Supergod  posté le 30/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me suis laissé tenter par Warren Ellis au scénario. Cet auteur a produit de vrais chefs-d'oeuvre mais aussi quelques ouvrages nettement plus commerciaux. Malheureusement, il se repose cette fois-ci grandement sur ses lauriers.

L'idée n'est pas mauvaise quoique pas mal exploitée ces dernières années. Il s'agit d'imaginer des super-héros qui tournent mal, voire terriblement mal pour le sort de l'humanité.
Là où le scénario d'Ellis diffère des classiques "Superman subitement devenu méchant", c'est que les super-héros qu'il met en scène ici n'ont strictement rien d'humain, ou alors quelque chose au-delà de l'humain. Quelque soit leur origine, extra-terrestre, technologique ou métaphysique, ils ont certes été créés par l'action des hommes mais disposent d'un domaine de pensée supérieur. Ils ne voient pour la plupart les humains que comme d'insignifiantes fourmis pouvant ou ne devant pas faire partie de leurs plans d'ordre quasi-divin, quand ils ne se content pas de les ignorer totalement.

Warren Ellis imagine donc la suite très rapide d'évènements amenant les dernières créations des humains à ravager la Terre et à causer la fin de l'humanité.
Autre petite originalité, ces super-héros ne sont pas américains comme d'ordinaire. Dans ce récit, il y a certes un super-héros américain - loin d'être le plus puissant ni le plus charismatique d'entre eux d'ailleurs - mais les autres ont été créés par les Anglais, les Indiens, les Iraniens, les Chinois ou encore les Somaliens alliés aux Nord-Coréens... Un aspect géopolitique un peu plus international que les comics de super-héros traditionnels, ce qui ne fait pas de mal.

Malheureusement, à part ça, ce n'est pas très passionnant. Dès l'introduction, on sait que l'apocalypse est venue, on est juste curieux de savoir ce qui a amené à cette situation. Les faits nous sont donc présentés par un narrateur scientifique qui a été témoin de près ou à distance de presque tous les évènements et peut donc nous les faire partager dans leur quasi totalité.
Au-delà des idées de bases, il se présente hélas beaucoup de facilités scénaristiques, de pirouettes et de raccourcis. Quand on arrive en fin d'album, on a l'impression qu'il ne s'est pas passé grand chose, ou que les évènements ont été racontés de manière superficielle.
Et pourtant la narration est particulièrement dense, avec un phrasé souvent complexe dont il ne faut pas manquer un mot sous peine de s'y perdre. Hélas, outre une légère pénibilité de lecture, j'ai senti une gratuité dans ce texte alambiqué, une manière de masquer la légère vacuité de la trame globale de l'intrigue.

Au final, c'est un comics doté d'un graphisme de qualité et au scénario intéressant par certains côtés, notamment par l'inhumanité parfaite de ce qu'il est convenu d'y appeler des super-héros, mais il se lit vite, présente trop de facilités et il n'en ressort pas grand chose de très marquant, surtout si on le compare aux meilleures oeuvres de Warren Ellis.

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