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Nom série  Vegas  posté le 29/06/2011 (dernière MAJ le 06/07/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome de cette série n'est pas mal mais un peu trop introductif et manquant quand même franchement de crédibilité.

J'ai apprécié son dessin et sa narration très dynamiques, pleins de pêche et bien foutus. Certaines scènes sont un peu confuses, comme la course de voitures sur la fin, mais sinon c'est un graphisme qui me plait bien.

Le monde d'anticipation qu'il met en scène est pas mal imaginé aussi. Par contre, l'intrigue en elle-même souffre de facilités un peu trop voyantes. Le cas de cette fille reconstituée et qui devient tout à coup super-forte, capable de mener une enquête en un temps record puis d'arriver à ses fins sans qu'aucune police ou garde du corps ne puisse l'en empêcher, je n'y crois pas. De même que cette mère qui accepte comme inéluctable de ne plus pouvoir approcher sa fille, sans raison crédible non plus. Trop cousu de fil blanc.

Mais je n'y ai pas trop prêté garde car j'ai tout de même apprécié le divertissement. Le scénario se révèle cependant trop léger pour ce seul premier tome pour vraiment conseiller l'achat. Et comme les éditions Soleil ont décidé de lâcher cette série dès le tome 1 comme à leur habitude, il n'y a aucune chance que j'en conseille l'achat...

Nom série  La Guilde  posté le 13/03/2006 (dernière MAJ le 06/07/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Guilde est pour moi une BD pas mal... pour un lectorat de jeune adolescent.

Le dessin façon Disney saute aux yeux. Dès la première planche, j'ai eu l'impression de lire une histoire de Mickey telles qu'elles étaient dessinées par exemple par Claude Marin (Frère Boudin). Quand on regarde une planche comme ça, et même si la comparaison avec Blacksad fait beaucoup de tort à cette BD, on se dit que le dessin est joli et travaillé. L'ennui à mes yeux, c'est que le résultat est tout de même un peu naïf. Les expressions des personnages sont presque toujours outrées et assez restreintes : le grand sourire "je suis content mais un peu bourré", les yeux fronçés "je suis en colère", le regard triste "comme je suis malheureux", les yeux surpris "j'y comprends rien", etc... Pas de demi-mesure, tout est dans l'expressivité exagérée. Et le résultat en est très naïf : on reconnait tous les méchants à leur regard sournois et à leur rictus carnassier (ah, tiens, lui c'est un méchant! Ouh qu'il est méchant !) et tous les gentils à leur regard implorant et leur bouche triste (oh, c'est un pauvre gentil martyrisé par les méchants !).

Et de même que l'aspect visuel de La Guilde parait naïf, le scénario l'est aussi. Ce sont de grosses ficelles, des passages d'action où les méchants évitent soigneusement de porter les coups au gentil pour ne pas le blesser, une manipulation grosse comme une maison, etc... Les personnages sont transparents et guère originaux. Et le héros, Astraban, est très peu crédible, oscillant dans ses émotions d'une case à l'autre, à un moment terrassé par la mort de ses parents, le moment d'après déconnant avec la jeune fille et se déguisant en pitre, la seconde d'après prêt à tuer quelqu'un, la seconde d'après tout fatigué "je veux rentrer à la maison", etc...

Ce sont là des reproches que fait un adulte habitué de la BD mais comme il s'agit clairement pour moi d'une BD plutôt jeunesse (malgré quelques moments sanglants), je ne serais pas aussi critique car au final, ça se lit assez bien.
Et comme le dessin est sympa, j'aurais pu dire "pourquoi pas..." mais comme l'éditeur a confirmé l'abandon de la série après le tome 2, je ne peux décemment pas en conseiller l'achat.

Nom série  Dragonseed  posté le 07/03/2006 (dernière MAJ le 06/07/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une Bd d'Heroïc-Fantasy dans la plus pure veine du genre.

Le dessin de Guerrera est très soigné et réaliste. Dans le style comics d'action, il nous offre de belles planches, quoiqu'assez conventionnelles, et surtout un très beau dragon. Son découpage et sa narration sont efficaces quoiqu'encore une fois pas très originaux.

Au niveau du scénario, c'est idem : c'est bon, c'est efficace, mais ça ne marquera sûrement pas les esprits par son originalité. Nous voilà embarqués dans une quête très classique du genre heroïc-fantasy, à la recherche de la larme de pierre qui saura éviter la guerre entre les hommes et les dragons. Tout un programme pas très motivant quand on est lassé des trop nombreuses séries H-F de Soleil et d'ailleurs. D'autant plus que ce scénario là se prend très au sérieux, sans humour. Mais ça n'en reste pas moins prenant, sans manichéisme et bien raconté, quoique parfois un peu confus. Et les personnages sont réussis, crédibles et plein de personnalité. Le personnage du dragon Ombris Vilemort plus particulièrement ravira les amateurs de vrais dragons impressionnants, pas de ceux qui se contentent de cracher du feu et de faire peur au villageois.

Bref, une série Heroic-Fantasy classique mais de bonne facture. Il est cependant à craindre qu'elle reste à jamais inachevée suite aux ennuis financiers des Humanos et comme aucune nouvelle du tome 3 n'est en vue.

Nom série  Violine  posté le 04/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Violine est une série tous publics rappelant certains classiques jeunesse du journal Spirou malgré certains passages un peu plus durs et plus adultes. C'est une lecture divertissante et présentant quelques originalités.

Fabrice Tarrin dessine les deux premiers tomes dans un style sympathique rappelant celui de Conrad et de Simon Léturgie. C'est un graphisme dynamique et bien foutu.
Krings prend la relève au milieu du 3e tome. Il réussit à ne pas faire ressentir du tout de coupure dans le style même si son encrage est plus proche par la suite des classiques de l'école Marcinelle.
La colorisation aussi se fait plus informatique et moins charmante sur les derniers tomes.

Quant au scénario, j'ai été surpris de voir après coup qu'il était réalisé par Tronchet tant il s'éloigne de ses oeuvres plus classiques (Jean-Claude Tergal, Houppeland...). C'est de l'aventure assez débridée avec une certaine part d'humour même s'il ne me fait pas vraiment rire. Violine évolue dans un monde un peu dur, avec beaucoup d'adultes fourbes et méchants. Je n'ai pas trop apprécié cet aspect sombre dans un récit dont la trame principale est en fait plus adaptée à la jeunesse. Certains personnages me sont également apparus un petit peu pénibles, notamment le sorcier Kombo que j'ai trouvé trop artificiel dans son comportement et sa façon de parler petit nègre.
Et puis le rythme des intrigues est un peu spécial. Il se passe beaucoup de choses dans chaque album, avec un léger manque de linéarité, me donnant l'impression que les auteurs ne savent pas trop où ils vont et qu'ils déroulent l'intrigue au fur et à mesure qu'ils l'imaginent. Pourtant à la fin du 5e tome qui clôt le premier et probablement unique cycle de cette série, on constate que tout se tient assez bien et que les éléments des premiers tomes s'expliquent tous par la suite.

Même si je n'ai pas complètement accroché à l'ambiance de cette série, je l'ai lue comme un sympathique divertissement, plutôt bien dessiné et agréable. Ca ne restera cependant pas un indispensable à mon goût.

Nom série  The Authority - Révolution  posté le 04/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une histoire de super-héros appelée Révolution et qui annonce d'emblée des évènements énormes qui vont bouleverser la trame de la série, j'ai tendance à me méfier. Les gros cross-over façon "crisis" de DC et de Marvel qui jouent le grand spectacle et alignent les combats de bourrins pour changer la donne quelques mois avant que les éditeurs reviennent finalement à la situation initiale m'ont un peu vacciné.
Mais là, j'ai été très agréablement surpris, par la qualité de l'intrigue d'une part et par une certaine finesse d'ensemble d'autre part. J'ai simplement regretté un final un tout petit peu simple et des motivations pas très claires du super-vilain qui se donne quand même beaucoup de peine pour peu de choses quand on y pense.

Le dessin, sans être exceptionnel, est très sympa et propose par-ci par-là quelques excellentes planches. La narration est impeccable, sans jamais de baisse de rythme ni d'effusions inutiles d'action. Le scénario est intelligent et met en scène de belle manière chacun des personnages d'Authority avec leurs personnalités si intéressantes et diverses. Et n'ayant pas lu d'histoires de la série se situant après cet arc, je ne sais pas si les faits perdurent mais ce scénario présente effectivement de très gros bouleversements dans la série notamment en ce qui concerne le Shaman et Jenny Quantum, cette dernière entrant pour la première fois véritablement en jeu dans les aventures d'Authority.

Un très bon cru, même si je déplore qu'il y ait moins d'humour que dans les très bons premiers tomes de The Authority tels que scénarisés par Mark Millar.

Nom série  Le Rouge et le Noir  posté le 30/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai jamais lu le Rouge et le Noir de Stendhal. Je l'avais entamé au lycée mais cela m'avait nettement trop ennuyé à l'époque pour aller au-delà d'une cinquantaine de pages.

C'est donc avec curiosité sans presque rien savoir de l'histoire que j'ai lu cette adaptation en manga. J'en sors assez satisfait.
Le Rouge et le Noir, c'est l'histoire d'un jeune homme ambitieux dans la France des années 1830. De basse extraction, il a pour projet d'intégrer la noblesse à la manière de son idole, Napoléon, soit par la voie Rouge, celle du prestige militaire, soit par la voie Noire, celle de l'Eglise. Il est aidé en cela par sa beauté, son intelligence et son érudition, mais pêche par un manque de sincérité et des arrières-pensées quasi permanentes.

Cette adaptation est plutôt réussie.
Alors qu'il s'agit à première vue du même studio qui avait dessiné l'adaptation des Misérables, le graphisme est ici beaucoup plus fin et plus soigné dans les personnages et les décors. Il n'a rien d'exceptionnel mais je n'ai aucun reproche à lui faire.
Le passage du roman en manga me semble correct même si je ne suis pas en mesure de comparer pour de bon. J'ai en tout cas trouvé le récit clair et complet. L'adaptation pêche peut-être par contre sur l'aspect émotionnel. La fin notamment parait un peu rapide et je n'ai pas ressenti grand chose de ce qui aurait pourtant pu faire preuve d'une grande confusion mentale et d'une grande force.

En définitive, j'ai lu cette histoire avec un intérêt pour son cadre historique et son aspect un peu humaniste mais elle manque d'émotion pour vraiment marquer mon esprit.

Nom série  Marie-Lune  posté le 30/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je dois prendre en compte l'avis de ma fille (8 ans et demi) dans mon appréciation de cette BD car elle m'a dit qu'elle avait beaucoup aimé. Moi, de mon côté, j'ai trouvé ça très bof. Enfin surtout le premier tome, car par la suite il commence à se former des semblants d'histoires sur la longueur et on commence un peu plus à s'attacher aux personnages...

Le sujet : une riche gamine gâtée, imbue d'elle-même et complètement accro au shopping. Exactement le genre de fille détestable dans la vraie vie ou dans un récit. D'autant plus qu'à son attitude s'ajoute un langage jeune particulièrement agaçant pour un adulte.
Elle est le plus souvent tournée en ridicule dans cette série, mais elle en est aussi l'héroïne, celle autour de qui tout tourne et que les auteurs cherchent à rendre sympathique : c'est bien le souci quand on est foncièrement réticent à tolérer l'existence de ce type de personnage.

Le premier tome tourne autour de sa petite vie, de ses dépenses outrageusement nombreuses et futiles, de son narcissisme, de ses engueulades avec sa soeur plus sérieuse et du secret de l'origine de la fortune de son père qu'elle souhaite cacher soigneusement. Le second tome continue dans la même lancée en ajoutant cette fois une histoire de fond sur la brouille entre Marie-Lune et sa meilleure amie. Et enfin le troisième tome met en scène un imbroglio amoureux centré autour de l'héroïne.

Outre ma difficulté à apprécier le personnage, c'est surtout la platitude des gags qui m'a laissé de glace. Les chutes un peu répétitives se finissent le plus souvent par l'héroïne qui achète des tonnes de fringues et accessoires, ou qui ne supporte pas qu'on remette en doute son look, ou qui fait une nouvelle fois la preuve manifeste de son narcissisme exacerbé. Les gags m'ayant fait sourire, souvent ceux qui insistent le plus sur le ridicule de Marie-Lune, sont assez rares. Et j'ai parfois eu du mal à ne pas décrocher en cours de lecture.

A côté de cela, je dois admettre que j'aime bien le graphisme avec ses couleurs flashy et girly. Il présente beaucoup d'inspiration manga notamment dans les visages et les gesticulations. C'est un dessin qui donne la pêche et qui est assez efficace.
Ensuite, force m'est d'admettre, à voir le cas de ma fille en tout cas, que c'est une série qui parle aux jeunes filles. Les couleurs, le monde riche et glamour de l'héroïne, la jeunesse et le dynamisme du récit, et peut-être l'humour qui sait, a l'air de vraiment les accrocher.
Et comme cette série n'a pas mauvais fond et qu'elle gagne plus ou moins en intérêt au fil des tomes, je dois dire que je ne déteste pas. Mais je ne suis pas le public cible.

Nom série  Le Grand Rouge  posté le 29/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Grand Rouge est une histoire d'aventure fantastique mettant en scène des escrocs en cavale, des pirates et un naufragé sur une île surnaturelle.

Le dessin est réalisé dans un style naïf et coloré rappelant tout à la fois celui de Brüno, David B. ou encore Trondheim. C'est un graphisme que je trouve très agréable à la lecture même s'il manque parfois de lisibilité sur certaines scènes et dans certains détails.

La narration est originale puisque l'on suit deux récits en parallèle, mettant tous deux en scène le même héros mais décalés dans le temps l'un par rapport à l'autre. Ce choix narratif permet de maintenir le côté intrigant du récit jusqu'aux derniers chapitres quand enfin les choses s'éclairent pour de bon. Et au final, il y a une vraie dureté dans ce scénario même s'il est compensé par le côté enfantin du dessin.

Malgré quelques longueurs, j'ai été pris par cette lecture car j'étais avide de comprendre la clé de ses énigmes. Celle-ci est dévoilée dans une conclusion assez tragique, que j'ai trouvée un peu abrupte mais qui tient relativement bien la route.

Nom série  La Frontière  posté le 29/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

J'ai de l'affection pour les oeuvres de Foerster depuis l'époque où je lisais ses histoires courtes "d'horreur" dans le magazine Fluide Glacial. Pourtant, je n'ai pas été séduit par cet ouvrage. Et s'il n'y avait eu la révélation finale sur le sujet de la jeune héroïne, je l'aurais trouvée bien décevante.

La faute provient d'un rythme trop lent et trop inégal. C'est un récit bavard, qui n'a pas réussi à me captiver et dont j'ai régulièrement décroché en cours de lecture. Alors qu'il fourmille d'idées originales, il n'arrive pas à instaurer de véritable ambiance et l'intrigue donne l'impression de tirer en longueur. Je me suis demandé plusieurs fois pourquoi la pistolera ne réglait pas rapidement le compte du méchant plutôt de faire traîner les choses et laisser l'intrigue tourner en rond.

Malgré tout la curiosité m'a mené jusqu'au bout de l'album pour être un peu récompensé par un final un peu plus énergique et consistant. Néanmoins, j'ai le sentiment que Foerster est capable de faire bien mieux.

Nom série  Khaal, Chroniques d'un empereur galactique  posté le 29/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est à mi-chemin du Space Opera démesuré et de la Sword & Sorcery brutale et implacable.

Son cadre de départ est une prison gigantesque, entièrement coupée de l'univers extérieur, dans laquelle trois races s'affrontent en permanence : les Psycogs télépathes, les Ethérés immatériels et les Humains. A la tête de ces derniers, Khaal, seigneur sanguinaire et violent doté de pouvoirs étonnants. Ceux-ci lui viennent d'une alliance secrète avec deux parias, un Psy et un Ethéré, particulièrement liés à lui.
Alors que Khaal se lance dans la bataille finale destinée à lui donner le pouvoir total sur la prison spatiale, un évènement extérieur titanesque va lui offrir la possibilité d'étendre son pouvoir sur l'univers tout entier.

Le graphisme est à la hauteur du côté épique et violent du récit. Proche du photo-réalisme, il impressionne par son soin et ses plans cinématographiques. Il offre des personnages sans défaut et des décors dantesques. Les couleurs ne sont pas en reste puisqu'elles s'intègrent parfaitement au graphisme et à l'ambiance de l'histoire.

Il faut cependant être amateur de ce type de scénario dur et sérieux. C'est l'ascension brutale et sans merci d'un homme déjà seigneur parmi les siens qui va utiliser sa hargne et les pouvoirs que lui confèrent ses alliés du moment pour bâtir à toute vitesse et dans le sang un empire spatial. C'est violent, dénué de légèreté, et un peu trop linéaire à mon goût. Il y a des ennemis de tous côtés et Khaal les abat les uns après les autres, aidé en cela par des pouvoirs particulièrement puissants provenant d'un trio dont il n'est que le tiers le plus ambitieux.
Certains passages sentent le déjà-vu et c'est un peu regrettable. Outre les bases de l'intrigue, c'est notamment le cas de cette race à l'esprit de ruche qui attaque la prison qui rappelle à la fois les Tyranides de Games Workshop et les Borg de Star Trek, au point d'emprunter leur devise "Résister est vain"...
Et l'ensemble déborde largement de testostérone au détriment d'une intrigue plus fine et plus attrayante à mon goût.

Quoiqu'il en soit, pour les amateurs du genre, c'est un bon cru doté d'un excellent graphisme.

Nom série  Kama-Sûtra  posté le 28/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album remplit le double objectif de raconter une histoire crédible dans l'Inde traditionnelle des maharadjahs et de dispenser une partie des apprentissages du Kāmasūtra.
Le mariage à venir d'un jeune prince sera l'occasion pour lui de se voir transmettre par sa jolie cousine, plus âgée et érudite en la matière, les préceptes de l'amour charnel selon Vātsyāyana. Ensuite et seulement ensuite pourra-t-il voir sa future épouse et profiter ensemble de ce qu'ils auront appris chacun de leur côté.

Le graphisme d'Hugdebert est de belle qualité. Comme à son habitude, cet auteur aux multiples oeuvres érotiques est très doué pour représenter les anatomies aussi bien masculines que féminines. Les scènes pornographiques sont parfaitement dessinées, mais ce n'est vraiment pas tout. Car il nous offre aussi de très beaux décors indiens, des extérieurs et des intérieurs de palais, des costumes traditionnels, des cérémonies et des couleurs, on s'y croirait, même si cela frôle parfois la carte postale. Je regrette juste une colorisation un peu trop délavée et un encrage manquant de souplesse.

L'histoire quant à elle tient tout à fait la route. Elle est crédible pour peu qu'on imagine que l'aristocratie indienne de l'époque suivait vraiment les préceptes du Kāmasūtra. Les scènes pornographiques sont un petit peu didactiques et il leur manque le côté excitant d'un réalisme attaché à notre monde moderne, mais elles sont tout de même émoustillantes et surtout bien rendues, presque belles.
Il est dommage néanmoins que la lecture se révèle un peu plate. Le scénario est sans surprise, se terminant un peu abruptement, la narration est un petit peu lourde et on s'attache peu aux personnages. Mais c'est joli, intéressant et instructif.

Nom série  Kaze, cadavres à la croisée des chemins  posté le 28/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette bande dessinée est l'adaptation d'une série de romans de l'auteur américain d'origine asiatique Dale Furutani, les aventures de Matsuyama Kaze. Il s'agit d'enquêtes policières réalisées par un rônin justicier au tout début de l'ère Tokugawa au Japon. Ce premier tome, Cadavres à la croisée des chemins, correspond au roman la Promesse du Samouraï qui forme une histoire complète. Et, si le succès est au rendez-vous, peut-être aurons-nous droit à ses deux suites.

Les planches charment d'emblée par leur esthétique. Vincent Dutreuil nous offre une bande dessinée au style assez particulier. Quand la mise en page rappelle celle des mangas modernes, la narration est occidentale. Le dessin lui-même est une réminiscence de la peinture japonaise traditionnelle à la différence près que l'encre noire y est remplacée par le trait épais d'un crayon charbonneux. Le rendu est élégant, très agréable à l'oeil et fluide à la lecture. Une colorisation sobre mais charmante finit d'agrémenter le tout pour un résultat qui vaut le détour.

Le cadre de l'intrigue est un grand classique de nos jours. On ne compte plus les récits de samouraï sans maître vivant des aventures au gré de leurs errances dans le Japon médiéval. La tournure de celui-ci est cependant très appréciable. L'enquête du héros se met doucement mais sûrement en place et la curiosité du lecteur est peu à peu titillée. Le style de narration est moderne. S'autorisant parfois un peu d'humour, il garantit un rythme de lecture tranquille mais sans jamais lasser le lecteur. Le décor historique est en outre très bien rendu et les personnages tout à fait crédibles.
Tout se tient de belle manière et, arrivé en fin d'album, j'ai eu l'agréable envie de continuer à suivre ce rônin dans sa quête de la fille disparue de son ancien maître.

Nom série  Petite vicieuse  posté le 27/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Média 1000, qui a édité en 2000 cet ouvrage, est spécialisé dans les ouvrages de poche pour adultes, des romans pour la plupart mais aussi quelques BD comme celles-ci. Un petit format souple idéal donc pour les kiosques de gare. La qualité de cet album n'est pourtant pas si mauvaise.

Pour commencer, le graphisme est plutôt réussi. Ardem est le pseudonyme d'Alain Mounier, un auteur au style réaliste me rappelant un peu celui de Béhé. Il est doué pour présenter des filles sexy tout en étant très crédibles. Ses décors sont souvent vides et son trait manque parfois un peu de soin dans cet album, mais l'essentiel est là et bien là, dans un élégant noir et blanc.

L'histoire ensuite est suffisamment réaliste pour la rendre émoustillante. Par bien des aspects, on croirait lire les souvenirs véritables d'une jeune fille dont le dépucelage n'a pas été des plus simples. Certaines scènes sont bien assez crédibles pour faire jouer l'imaginaire. Qui plus est, il y a un vrai scénario, même si j'avoue ne pas avoir été captivé tout du long.

Par contre, pour le côté excitation, ça n'a pas toujours été ma tasse de thé. Outre le fait que l'héroïne est parfois trop ingénue et trop soumise, étant finalement pucelle (techniquement parlant du moins) jusqu'à la dernière planche ou presque, les scènes se composent un peu trop souvent de simples fellations. En plus, avec le dessin réaliste, les sexes masculins au repos y sont parfois bien laids. Et quand les choses sérieuses s'entament, ce n'est pas beaucoup mieux puisque... c'est la voie arrière qui est en permanence choisie. Et c'est justement là dessus que l'histoire se base, car c'est justement le type d'hommes que l'héroïne va côtoyer, souvent de force, qui est spécial. Sans parler des scènes de viols dont l'auteur finit par lui faire dire qu'elle les a inconsciemment désirées et appréciées... Cette partie là me rebute plus qu'autre chose.

Bref, la tenue correcte des dialogues et le réalisme du scénario rendent intéressante et parfois émoustillante cette bande dessinée pornographique, mais les relations entre les personnages sont trop souvent glauques et rebutantes pour m'amener à vous la conseiller véritablement.

Nom série  Psyren  posté le 27/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Techniquement, Psyren est un shonen de qualité avec tout ce qu'il faut pour accrocher un public type. Au niveau de son scénario, par contre, je ne suis pas convaincu.

Le héros, Ageha, est un lycéen très bagarreur, un peu justicier, qui trouve un jour une carte téléphonique surnaturelle qui l’entraîne dans un désert apocalyptique : monde parallèle, espace virtuel ou vision du futur ? Il ne l'apprendra que plus tard. Là, à la merci de dangereux monstres, il devra trouver une cabine téléphonique qui le ramènera dans son monde. Il sera aidé en cela par une jeune fille de son lycée qui connait un peu les règles de cet étrange "jeu" et qui y a déjà fait plusieurs allers et retours. C'est à ses côtés et avec quelques autres alliés qu'il découvrira les pouvoirs psychiques que lui procurent le fait d'avoir respiré l'air de ce monde et qu'il va lutter contre le danger.

Graphiquement, rien à redire. Le dessin est soigné, la mise en page dynamique et la narration claire. Les décors sont parfois simples mais cela ne se ressent pas.
Objectivement, ce manga se lit donc bien. Il y a tous les atouts pour faire un shonen accrocheur, avec une grosse part de mystère, de fantastique, des pouvoirs surnaturels, des combats et une petite galerie de personnages.

Mais tout cela parait incroyablement formaté, formaté pour remplir une case de marché. En fait, j'ai trouvé ce shonen beaucoup trop artificiel dans sa globalité.
La trame mélange beaucoup de stéréotypes du genre : héros combattant, monde "parallèle" post-apocalyptique, monstres mi-insectoïdes mi-cybernétiques, pouvoirs psychiques scindés en spécialités pour chaque utilisateur, apprentissage et combats... tout en incluant des références faisant penser à un jeu vidéo et ces téléphones qui vous téléportent d'un monde à l'autre qui rappellent évidemment ceux de Matrix.
Les personnages manquent complètement de naturel. On sent qu'ils ont été créés pour alimenter l'intrigue mais je les ai trouvés sans crédibilité aucune. A commencer par le héros soi-disant lycéen mais qu'on voit surtout se battre comme un super-héros et dont le comportement m'a paru en permanence superficiel et arrangé. On n'y croit pas une seconde. Puis ce sera le cas de tous les amis et ennemis qu'il rencontrera par la suite : ils paraissent tous artificiels et n'attirant aucune sympathie ni intérêt à mon goût.

Tout cela sent à la fois le réchauffé et la construction artificielle pour capter un public cible. Alors ça marche un peu car la lecture est fluide et le mystère titille la curiosité, mais j'avais vraiment le sentiment en cours de lecture de pouvoir l'abandonner à tout instant sans ressentir la moindre envie de m'y remettre ensuite.

Nom série  Beck  posté le 24/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas un grand amateur de musique et mes leçons de piano m'ont dégoûté à vie de l'envie d'être musicien. Et même si j'acoutais et j'écoute encore souvent du rock, ce n'est pas le seul style de musique que j'apprécie et je ne l'écoute pas en passionné. Notamment, je n'irais pas à un concert pour en écouter, à moins qu'on m'offre la place.

Compte tenu de cela, je n'étais pas trop motivé à lire ce manga portant précisément sur une bande de jeunes formant un groupe de musique rock et dont toute la thématique porte sur cette passion et sur celles des groupes de rock légendaires.
Et pourtant, grâce à ma bibliothèque j'ai pu lire l'intégrale et j'y ai trouvé un vraiment bon manga.

Le sujet est abordé de manière très réaliste, très mature. Si le sujet de la musique et du groupe est abordé d'emblée, il faut attendre plusieurs tomes pour le voir se former pour de bon et que le jeune héros s'y intègre. Ensuite, là où un shonen aurait montré l'implacable ascension du talent des héros et du succès du groupe, ponctuée de compétitions ou d'équivalents de tournois immanquablement gagnés, ce seinen montre toutes les circonvolutions nécessaires avant d'acquérir un esprit de groupe, une musicalité et la lente quête du succès, avec quelques retours en arrière, échecs et séparations en cours de route. Les albums s'en révèlent denses au point de perdre un peu le lecteur habitué à des intrigues plus linéaires, mais ils sont réalistes et intéressants. Les personnages sont crédibles et attachants, à l'exception peut-être du talentueux guitariste du groupe dont je trouve le comportement individualiste trop souvent exaspérant. La description de la scène rock japonaise puis américaine est instructive et mise en scène de manière respectueuse et vivante. Les quelques romances entourant le héros et ses proches sont accrocheuses. Et même s'il y en a relativement peu, l'humour est quand même présent et appréciable.

Seules quelques trames répétitives m'ont un peu agacé au cours de cette longue lecture. D'abord, il y a ce défi que j'ai trouvé trop artificiel et lancé plusieurs fois comme quoi Beck doit absolument rameuter tout le public de tel ou tel lieu sans quoi il sera obligé de disparaitre définitivement. Ensuite il y a l'esprit yakuza qui m'agace dans ce manga comme dans d'autres : cela commence avec le sempai qui fait sa loi au collège du héros et l'arnaque. Et même si celui-là disparait au bout de quelques tomes, on retrouve encore le même type de situation avec les sempai du lycée, puis avec Leon Sykes ou encore avec le producteur japonais qui a le guitariste de Beck dans le nez. Ce qui m'agace dans ces sous-intrigues, c'est cet esprit nippon qui semble dire que c'est comme ça, on ne peut rien y faire et qu'il faut endurer pour aller plus loin sans jamais chercher de l'aide ailleurs aussi illégal que soit le comportement de ces opprimeurs.

Je cite ces défauts mais ils sont noyés dans la qualité du reste de l'oeuvre que j'ai vraiment lue avec plaisir et intérêt. Il est appréciable de voir aussi un récit réaliste ne pas hésiter à mener ses héros véritablement au plus haut en fin de série, tout en restant empli d'émotions et d'attachement pour ses personnages.
Bref, j'ai vraiment accroché.

Nom série  La Rose de Versailles  posté le 24/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Rose de Versailles fut pour moi une vraie bonne surprise malgré tous mes aprioris.
Etant petit, j'évitais soigneusement le dessin animé Lady Oscar, dont le sujet ne m'attirait pas du tout et qui était de toute manière un dessin animé "pour les filles". Et quand le manga est paru en France, j'ai très longtemps repoussé sa lecture. Je l'avais même emprunté une fois avant de le rendre sans avoir trouvé la motivation d'ouvrir les pages de ces gros pavés.

Fort de mes préjugés, j'imaginais qu'il s'agissait d'un shojo démodé doté d'une intrigue cucul-la-praline ayant pour décor la Révolution Française. J'imaginais Lady Oscar comme une justicière romantique cachant à tous qu'elle était en réalité une femme.
Je me trompais complètement.
La Rose de Versailles dispose en réalité de trois héros : la reine Marie-antoinette, le comte suédois Axel de Fersen et Oscar de Jarjayes elle-même. Malgré ses habits et son comportement très masculin, cette dernière ne cache en rien son statut de femme et est connue du tout Versailles. L'intrigue se déroule sur de nombreuses années, de la naissance à la mort de la reine, soit de 1755 à 1793. Et certes il y a une dose de romantisme et de style shojo, mais le scénario est intelligent, mûr et présente un très instructif attachement à la réalité historique. C'est une vraie plongée dans l'Histoire de Versailles à l'orée de la Révolution Française et des circonstances ayant amené l'insouciante Maire-Antoinette à passer du statut d'idôle du peuple Français à celui de reine de tragédie.

Exception faite de quelques mimiques un peu désuettes de personnages, la narration n'a pas vieilli du tout. Elle est dynamique, prenante et les moments de sérieux alternent avec une agréable part d'humour où le dessin prend des allures plus proches du cartoon.
Et tout captivé que j'étais à la lecture des différentes intrigues, ce n'est qu'après coup que j'ai constaté que leur contenu que je croyais fictif est en réalité très exact au niveau historique. Certes l'auteure y a ajouté quelques modifications, sans doute pour les rendre un peu plus accrocheuses, mais presque tout est vrai. La Comtesse du Barry, Madame de Polignac, Jeanne de Valois "comtesse de la Motte", le cardinal de Rohan, l'affaire du collier de la reine, le Duc d'Orléans, ceux qui allaient devenir plus tard de célèbres révolutionnaires, ils nous sont présentés de manière vivante et crédible, parfaitement intégrés à une intrigue qui tient la route sans jamais lasser. J'en ai été à vérifier si Oscar de Jarjayes n'avait pas elle aussi existé. Seuls quelques passages trop romantiques et trop larmoyants m'ont fait décrocher, notamment tout ce qui concerne le personnage de Rosalie ou encore la fin tragique de la reine, mais pour le reste j'ai grandement apprécié la bonne tenue et l'intelligence adulte du récit.

A noter que je n'ai lu que les deux très gros pavés que forment les tomes 1 et 2 mais que je n'ai pas lu le troisième album, moins épais, car les histoires courtes qu'il contient ne me motivent pas plus que ça.

Nom série  Les Super Sisters  posté le 19/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Super Sisters, c'est un spin-off de la série Les Sisters. Dans cette dernière, il arrivait parfois que les deux soeurs s'imaginent super-héroïnes lors de leurs jeux, nous permettant de les découvir dans leurs beaux uniformes ornés d'un W (pour Wendy) et d'un M (pour Marine). Cependant, cela ne restait qu'imaginaire et le retour à la réalité était rapide. Tandis que là, avec les Super Sisters, c'est "pour de vrai" !
Bon, ok, ça ne se prend pas du tout au sérieux mais ici point de retour à une autre réalité, pas de tenue de super-héros qui se transforme en pyjama quand le jeu est fini.
Et du coup, Super W et Super M combattent tous les méchants, sur tous les champs de batailles, aliens, zombies, robots et autres tyranosaures...

Une fois de plus, j'ai grandement apprécié le graphisme de William. Son trait est vraiment fin et dynamique. Il réussit à donner beaucoup de vie et de soin à ses planches, tant pour les personnages que pour les décors. Et le tout est soutenu par des couleurs qui collent parfaitement au dessin.

Les histoires quant à elles, s'étendant sur 5 à 6 pages en moyenne, m'ont un peu moins enthousiasmé. Il y règne une bonne ambiance et certains passages amènent le sourire, mais ce n'est quand même pas très drôle. Elles sont trop construites sur la seule recherche du gag final mais comme celui-ci se révèle le plus souvent basique, ça ne fait pas rire. L'humour répétitif sur la déformation des mots par la petite soeur est également assez pénible à la longue.
A côté de cela, la narration très fluide et les amusantes relations entre les deux soeurs permettent de ne pas s'ennuyer, mais je ressors quand même frustré de cette lecture que j'aurais aimé plus percutante.

Nom série  Cuscute  posté le 18/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier tome de cette série, album qui forme heureusement une histoire complète. Le second tome semble disponible d'occasion mais trop cher à mon goût compte tenu du plaisir relatif que j'ai pris à lire le premier.

Pourtant, j'ai apprécié son côté original. J'ai bien aimé la façon dont il présente la Bretagne et ses légendes, les bretons et la langue bretonne. Ses personnages sont aussi assez particuliers. Et je trouve le dessin plaisant et soigné, même si la mise en page est souvent encombrée.

Par contre, je n'ai pas trop compris à quel public la série s'adressait. La naïveté de ses personnages et de ses intrigues semblent indiquer un public jeunesse mais elle présente en même temps quelques dialogues, références et clins d'yeux un peu trop complexes pour un pré-adolescent.
Le début du tome 1 est également un peu étrange puisqu'il semble clairement qu'il y ait au moins une histoire publiée ailleurs avant lui, étant donné que les personnages semblent tout droit sortis d'une autre aventure mettant en scène la Baba Yaga. J'imagine que les aventures en question ont été racontées dans le magazine jeunesse Djinn mais jamais recueillies en album.
Quant au récit, même si j'apprécie l'ambiance et les thématiques du scénario, entre cadre historique, légendes folkloriques et loufoquerie humoristique, j'ai eu du mal à être captivé du fait d'une narration un peu confuse et d'un rythme trop inégal. En outre le caractère de certains personnages de même que l'humour de répétition dont ils font preuve est quand même assez fatiguant.

Avis mitigé donc mais lecture au ton jeunesse relativement originale.

Nom série  Les Misérables (manga)  posté le 17/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Avec sa couverture cheap et son dessin un peu grossier, cette adaptation en manga fait penser à première vue à une version pour les nuls des fameux Misérables de Victor Hugo. Pourtant, malgré d'indéniables défauts, sa lecture n'est pas si désagréable.

Il est étonnant d'imaginer que le dessin soit réalisé par un studio quand on constate les vrais manquements dont il fait preuve. Son point fort réside dans la représentation des visages qui sont correctement rendus, mais il est beaucoup moins réussi pour les corps et les mains. Quant aux décors, ils sont soit tracés à la règle et souvent franchement ratés soit vides et remplacés par de désagréables tramages d'aspect grossier.
Les effets de jeu des personnages sont artificiellement amplifiés pour simplifier la lecture, probablement pour les jeunes lecteurs, mais ça leur donne au passage pour un lecteur occidental et plus adulte de nombreux côtés ridicules et manquant de finesse. Les figures, notamment, sont trop souvent caricaturales comme les grands yeux de Bambi du gentil prêtre et la figure démoniaque de Javert. Sans parler du ridicule de la Cosette implorante de la couverture. On ne peut pas non plus s'empêcher de remarquer que les scènes d'action ou les vues d'ensemble sont le plus souvent éludées car visiblement les membres de ce fameux studio ne savent pas les dessiner.

Mais finalement, et même si les planches de tout cet album ne donnent l'impression que d'être une succession de visages sans décors et presque sans action, la narration fonctionne bien et l'histoire coule de manière relativement fluide, si l'on omet quelques transitions parfois trop rapides. Et à quelques raccourcis et modifications près, on y retrouve plutôt bien l'essentiel du récit de Victor Hugo que l'on suit sans peine.

Bref, malgré ses défauts manifestes, ce manga est une adaptation correcte et compréhensible des Misérables pouvant être lue et appréciée par de jeunes lecteurs. De là à l'acheter...

Nom série  Seton, le naturaliste qui voyage  posté le 17/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le sujet de ce manga ne m'attirait pas franchement, mais comme toujours ou presque avec Taniguchi, j'ai été littéralement happé par son récit.

Pourtant ce n'est pas lui qui se charge du scénario cette fois-ci. C'est Yoshiharu Iamizumi qui adapte les récits et la biographie d'un naturaliste américain célèbre au Japon mais inconnu en France, Ernest Thompson Seton.
Chaque tome forme une histoire complète abordant des créatures et des décors différents. Étrangement, la série commence par une histoire où Seton est déjà âgé et commence véritablement sa carrière de naturaliste, tandis que les 2 suivants nous ramènent à sa jeunesse et son adolescence, et que le 4e et dernier actuellement paru revient de nouveau à un Seton adulte et expérimenté. Avec ces histoires, nous évoluons entre Etats-Unis et Canada, du Nouveau-Mexique à l'Ontario en passant par le Manitoba.

Le dessin de Taniguchi est excellent et particulièrement soigné, comme toujours. Sa narration, très occidentale, est fluide et agréable. Ses représentations des décors naturels et des animaux sont tout simplement parfaites.

Ces histoires ont réussi à m'imprégner de très jolie manière par leur ambiance dépaysante. J'étais véritablement transporté au 19e siècle dans ces décors sauvages et beaux, avec des personnages attachants, des animaux intéressants et des situations d'une grande simplicité et pourtant vraiment prenantes. Chaque histoire, pourtant bien différente, m'a complètement captivé.
J'ai passé de très agréables et instructifs moments de lecture.

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