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Nom série  Thermae Romae  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si j'avais entendu parler du manga avant cela, c'est son adaptation en film que j'ai eu l'occasion de voir en premier. J'ai été amusé par ce scénario original et un peu loufoque, affichant de manière amusante le contraste mais aussi les similarités entre la civilisation romaine antique et le Japon traditionnel. Sans être un grand film, c'était une vision plutôt drôle et intéressante.

Au personnage féminin du film près, le manga en est finalement très proche pour ce qui concerne son seul premier tome.
On retrouve le héros architecte que je trouve personnellement névrosé, toujours prêt à battre sa coulpe et à porter des jugements de valeur psychorigides sur sa civilisation et sur celle des Japonais qu'il nomme les "visages plats". Et on retrouve les mêmes chapitres qui sont plus ou moins autant d'histoires presque indépendantes, avec à chaque fois un nouveau défi architectural pour le héros auquel il trouve immanquablement une solution en étant projeté dans le Japon de nos jours et en copiant ce qu'il y voit.

Le dessin est un peu particulier, avec un trait très fin et un style que je ne trouve que moyennement maîtrisé, un peu hésitant mais plutôt agréable.
Les situations ne manquent pas d'humour, notamment par la personnalité du héros. Ce dernier est régulièrement assez ridicule dans sa posture psychologique. Il oscille en permanence entre son arrogance du Citoyen Romain fier de sa civilisation et sa grande rapidité à s'apitoyer sur son sort et à désespérer dès qu'il trouve le Japon moderne plus avancé technologiquement et moralement que Rome, ce qui arrive souvent.

Je n'ai par contre été que moyennement convaincu par la fascination exercée par absolument tous les détails, même parfois les plus dérisoires, de ce qui compose l'univers des bains et des thermes japonais. Nombre de ces détails sont présentés comme des idées absolument géniales imposant la suprématie de l'esprit populaire japonais, alors que franchement certains d'entre eux me paraissent assez contestables ou dispensables.
Je n'ai pas non plus tellement apprécié l'aspect répétitif du récit quand, à chaque chapitre, on voit le héros adapter presque tel quel tout ce qu'il a vu au Japon dans ses inventions romaines, avec quelques anachronismes pas toujours pertinents. Mais bon, comme c'est le plus souvent présenté avec humour, cela passe.
Mais cela lasse aussi un peu à la longue.

Je me suis arrêté au troisième tome et le récit ne gagnait toujours pas vraiment en ampleur. Il n'y a quasiment pas de fil rouge, si ce n'est de suivre l'évolution de la transmission du pouvoir de l'empereur Hadrien au successeur qu'il a désigné. Et la trame répétitive des chapitres, quoique le héros prenne de plus en plus ses aises lors de ces séjours japonais, ne m'a pas tellement donné envie d'aller plus loin pour le moment.

Une lecture malgré tout originale et sympathique, mais ce n'est pas une série que j'achèterais personnellement.

Nom série  Western Valley  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je vois dans cette bande dessinée une tentative de faire un western moderne et plus ou moins adapté à un lectorat d'adolescent et de jeunes adultes. Mais malgré de bonnes idées dans le scénario, leur adaptation en bande dessinée ne m'a pas convaincu du tout.

Il y a tout d'abord un dessin que je trouve agaçant, avec de belles erreurs de perspective, une héroïne au physique racoleur sans aucune crédibilité et beaucoup de personnages qui se ressemblent trop pour ne pas être mélangés dans l'esprit du lecteur.

Il y a ensuite une narration trop confuse, qui joue sur le mystère mais accumule les scènes embrouillées et régulièrement dispensables. Cela manque terriblement de maturité dans le ton et surtout de technique dans la manière de raconter. A cela s'ajoute quelques incohérences étranges que j'assimile à des facilités, des personnages qui sortent d'on ne sait où, une scène de jour qui devient crépusculaire immédiatement après juste parce qu'on se déplace de quelques centaines de mètres, des scènes d'action qui manquent fortement de clarté, une impossibilité de s'y retrouver dans le temps et l'espace tant tous les lieux ont l'air d'être juste les uns à côtés des autres, et bien sûr une héroïne super belle qui est un as du pistolet mais "qui a un passé sombre et douloureux trop trop triste"...

Clichés, facilités et narration embrouillée, il n'en fallait pas moins pour me rendre la lecture pénible.
Dommage car le scénario présente pas mal de bonnes idées et d'originalités. J'aurais bien aimé le voir raconter de manière plus maîtrisée et plus mûre.

Nom série  Prométhée  posté le 04/12/2008 (dernière MAJ le 27/11/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'apprécie grandement les récits de science-fiction et j'aime les mystères à base de fantastique. Et cette BD joue précisément sur cette corde sensible : des mystères, de très nombreux mystères, à l'échelle planétaire, de l'ordre du Triangle des Bermudes, de grands bouleversements qui affectent de manière extraordinaire la technologie humaine, de disparitions et réapparitions incroyables, et bien sûr au-delà de ça un complot gouvernemental ultra-secret. Il y a vraiment de quoi attiser la curiosité, d'autant plus quand l'auteur y ajoute un parallèle sur les combats mythologiques des dieux et titans grecs, avec un Prométhée vengeur qui pourrait bien être encore bien réel de nos jours.

Je n'avais pas trop accroché au premier album.
Pourquoi ?
D'abord parce que je ne suis pas trop fan du dessin de Christophe Bec. Je n'aime pas le réalisme photographique de ses personnages figés et le graphisme d'ensemble qui a souvent des allures de photos retouchées. Ceci étant dit, je reconnais le talent technique et c'est loin d'être moche.
Ensuite parce que j'ai un peu de mal avec la méthode de narration hachée à base de nombreux sauts de personnages, sauts chronologiques et autres flash-backs qu'affectionne Bec depuis quelques séries. Je trouve ça un peu pénible. Trop de personnages, trop de lieux, et même trop de ces fameux mystères, je m'y perds et ça me donne le sentiment que l'auteur n'a pas su gérer la densité trop grande qu'il voulait donner à son récit.
Et pour finir parce que certaines incohérences scientifiques m'ont fait décrocher à certains moments. C'est mon instinct d'ingénieur telecom qui a notamment hurlé lors du premier évènement planétaire : 3 heures durant lesquelles "le temps s'est arrêté", sous-entendu toutes les horloges atomiques et montres ont cessé de fonctionner. Mais ? Mais comment font les ordinateurs et autres liaisons telecoms du récit pour continuer à fonctionner sans source de synchro ? Cette incohérence technologique m'a fait sortir du récit pendant un bon tiers de l'album et j'ai eu un mal fou à y rentrer de nouveau.

Les trois tomes suivants m'ont un peu réconcilié avec ce récit ambitieux. C'est toujours aussi décousu avec énormément d'acteurs et de lieux différents, mais les choses se mettent en place. Et même si tout cela reste mystérieux, la piste extra-terrestre prend une forme de plus en plus concrète. Cependant, les évènements intriguants et ultra-spectaculaires continuent à s’enchaîner de manière très artificielle, notamment avec une surabondance de sauts chronologiques et spatiales dont Christophe Bec abuse trop souvent dans ses oeuvres. Sans parler de la réutilisation, presque un inventaire rigoureux, de tous les thèmes de l'ufologie et de tous les mystères ésotériques qui font la joie des amateurs de complots extra-terrestres et d'énigmes fantastiques antédiluviennes sur le net et dans les livres sensationnalistes. C'est bien simple, j'ai passé une partie de ma lecture du 3e tome sur Wikipedia pour vérifier tous les noms, phénomènes et sources cités par le récit, constatant qu'ils étaient tous classés dans les mystères ésotériques, les thèses ufologiques et autres OOParts pourtant scientifiquement résolus pour la plupart, parfois plus récemment que l'écriture du scénario de cette BD d'ailleurs. N'empêche qu'à ce sujet, les preuves "flagrantes" et "irréfutables" fournies par l'"experte" du tome 3 de l'existence extra-terrestres observant la Terre et manipulant les humains depuis des millénaires m'ont souvent parues assez risibles. D'ailleurs, en parlant de Wikipedia, plusieurs des dialogues de cette série donnent l'impression d'en être directement issus tant ils ressemblent à la récitation d'un article encyclopédique : ils sonnent le plus souvent faux et artificiel dans la bouche des personnages.

Le tome 5 m'a un peu plus refroidi. Christophe Bec continue dans son inventaire de tous les mystères et théories du complot avec cette fois l'expérience de Philadelphia et le projet Montauk. Et il insère cela dans son intrigue comme au chausse-pied pour les mêler à tout le reste qui est déjà bien assez indigeste. Cela devient trop lourd. D'autant que la narration manque franchement de rythme et de personnages auxquels s'attacher.

Quoiqu'il en soit, c'est de la SF à très grand spectacle, une sorte d'arène défoulatoire pour amateurs de mystères qui bouleversent le monde. Pas crédible pour un sou, cette somme fantasque de mystères permet une lecture plus ou moins captivante mais trop souvent indigeste. Autant sur les 3 ou 4 premiers tomes, je gardais l'envie de savoir la suite et de comprendre la finalité de tout ça, l'énorme secret que Christophe Bec manipule pour attiser la curiosité et l'envie des amateurs de science-fiction et de fantastique, autant à force et maintenant que j'ai fini le tome 5, cela commence à m'ennuyer plus qu'autre chose. Je crains fortement que cela se conclue de manière trop bancale. A force de recenser et d'additionner les mystères inexpliqués, les références ufologiques et les théories du complot, l'intrigue devient de plus en plus boiteuse. Quand on est monté en haut de la pyramide, on n'a plus que deux solutions : soit partir en fumée, soit redescendre en prenant garde à ne pas se casser la gueule. Et là, la descente est de plus en plus savonnée...

Nom série  Trop n'est pas assez  posté le 27/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé assez instructif ce long récit autobiographique où l'auteur raconte le périple en Autriche et surtout en Italie qu'elle a réalisée dans les années 80 alors qu'elle était une jeune punk bien décidée à vivre en liberté et par ses propres moyens, quitte à dormir dans la rue.
Son but insouciant : aller voir la mer. Pour cela et comme elle ne dispose d'aucun moyen de subsistance autre que la mendicité, elle va vivre plusieurs mois en Italie en se débrouillant comme elle pourra, accompagnée d'une copine nymphomane et encore plus inconsciente qu'elle, quitte à vendre son corps s'il le faut, ne serait-ce que pour passer une nuit dans un lit.

C'est instructif car cela montre avec réalisme, puisqu'il s'agit d'une histoire vraie, comment on peut se débrouiller, plutôt mal que bien d'ailleurs, pour subsister sans aucun moyen. Cela montre aussi à quoi ressemblait l'état d'esprit des jeunes punks européens à l'époque. Et cela donne enfin un aperçu de l'Italie des années 80, et notamment une vision assez sinistre de la Sicile à l'époque où la Mafia n'avait pas encore été réellement inquiétée par la police.

Malgré cet aspect instructif, j'ai tout de même trouvé cette lecture assez laborieuse. Les personnages ne sont pas très attachants. Le dessin est plaisant mais sans plus. La narration est fluide mais le rythme n'est pas prenant. C'est une chronologie des évènements et tous ne sont pas très intéressants. J'ai ressenti plusieurs fois un certain ennui et l'envie de m'arrêter de lire. Mais j'avais peur de ne pas retrouver facilement la motivation de reprendre la lecture par la suite. Ce n'est donc pas un album dont je conseillerais l'achat.

Nom série  Olivier de Benoist  posté le 20/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je l'avoue sans honte, non seulement j'écoute régulièrement Rires & Chansons, mais en plus je regarde presque tous les jours On ne demande qu'à en rire (en différé, je n'ai pas la télé et de toute façon, je ne suis pas chez moi à 17h50...). Du coup, je connais bien l'émission et j'ai bien entendu parler d'Olivier de Benoist, sans en être un grand fan. J'étais quand même étonné d'en voir adapter une bande dessinée.

Alors, l'objet est un grand album assez fin à la couverture souple un peu fragile. Un format un peu particulier qui fait un peu cheap à mon goût malgré sa grande taille.
Il est constitué du texte intégral de certains sketchs (les meilleurs j'imagine) d'Olivier de Benoist accompagné d'illustrations. Globalement, on a ainsi une ou deux phrases à chaque case, accompagné d'un dessin le mettant en scène ou étant inspiré par le texte. Il n'y a pas de narration séquentielle. Ce n'est donc pas exactement une bande dessinée, même si elle en a la forme.
Concrètement, même si la misogynie exubérante de la majorité de ces textes, ce qui fait la marque de fabrique de l'auteur, ne me plait pas trop, je dois quand même dire que l'humour est bon et souvent percutant. Mais c'est un peu l'ennui, c'est le texte qui est drôle, et pas franchement le dessin.
Les illustrations donnent régulièrement l'impression d'avoir été imaginées parce qu'il fallait bien mettre une image en lien avec le texte et tant pis si les idées contenues dans le dessin et dans ses bulles de dialogues sont le plus souvent nettement moins drôles que le texte narratif. Honnêtement, il y a quand même quelques bons gags dans ces dessins mais c'est trop rare comparé au texte. Ça donne l'impression d'un ajout redondant et presque dispensable.

En définitive, grâce au texte qui est bon et drôle, cet album se lit bien et amène souvent le rire ou le sourire, mais le fait pour ces sketchs d'avoir été adaptés en bande dessinée parait assez artificiel et n'apporte pas grand chose au lecteur.

Nom série  Dali par Baudoin  posté le 19/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Edmond Baudoin est un artiste. Son graphisme et ses oeuvres très personnelles ont marqué beaucoup de lecteurs amateurs de bandes dessinées indépendantes. Aussi est-ce avec curiosité que j'ai lu cette biographie qu'il a réalisée d'un autre artiste, le très célèbre et ambigu Salvador Dalí.

C'est la rencontre de deux styles graphiques. Celui charbonneux et légèrement impressionniste de Baudoin confronté au surréalisme et à la précision de Dalí. Mais aussi la sobriété de ton et le rapport à la terre de l'un face à l’exubérance onirique et parfois morbide de l'autre.

Baudoin choisit un procédé narratif original et agréable pour raconter la vie de Dalí. Il met en scène des personnages qui discutent de l'homme et de son oeuvre, avec pour décor les lieux de la vie de l'artiste dont évidemment la baie de Cadaques, avant de s'intégrer lui-même en tant qu'auteur vers la conclusion du récit. Il intercale, entre ces discussions informatives, des adaptations personnelles des oeuvres de Dalí et de petites mises en scène du personnage lui-même, de sa jeunesse à son apogée.
Le procédé fonctionne bien. On y retrouve certes la totalité ou presque des informations d'une biographie formelle mais, grâce à ce procédé narratif, Baudoin réussit à ne pas rendre l'ensemble ennuyeux ou fastidieux. Cela manque parfois de rythme et le lecteur peut décrocher un peu mais la lecture des 160 pages de l'album coule agréablement.
Au niveau graphique, le style de Baudoin peine à approcher celui de Dalí. Il ne cherche d'ailleurs pas vraiment à le faire, préférant donner sa propre vision des oeuvres du catalan. A titre personnel, je regrette la faible proportion de dessins en couleurs car ils se révèlent nettement plus beaux à mon goût que ceux en noir et blanc. Je trouve en effet que Baudoin maîtrise de très belle manière la palette des bleus et des rouges.

Il ressort de cet album épais mais au format réduit non seulement une redécouverte de la vie de Salvador Dalí, mais aussi une expression de l'hommage que Baudoin lui rend par le biais de son propre art. Il offre au lecteur sa propre vision de ce qu'il comprend de l'artiste en tant qu'homme mais aussi ce qu'il comprend et ressent de ses oeuvres si nombreuses. Tout cela est fort instructif et bien mené.

Nom série  Coelacanth  posté le 15/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous des allures de shojo romantique, Coelacanth raconte une histoire plus sombre mettant en scène de mauvais parents, de possibles meurtriers et peut-être aussi de la prostitution.

L'héroïne, Hisano, jeune lycéenne, fait la rencontre d'un beau jeune homme de son âge en qui elle reconnait un enfant de la résidence où elle vivait quand elle était petite. L'ennui, c'est qu'elle le soupçonne fortement d'être responsable de la mort de sa mère et de son amant. Sans preuve et étant elle-même en très mauvais terme avec sa belle-mère chez qui elle vit depuis la mort de ses parents, elle tombe quand même sous son charme, ne sachant pas déterminer s'il est dangereux ou non.

Le dessin est dans un style shojo réaliste et sobre. Il est agréable, fin et soigné. La narration n'est pas toujours parfaitement claire mais la lecture est globalement fluide et plutôt plaisante.

L'histoire ne m'a pas particulièrement enthousiasmé mais elle se lit bien. Le mystère entourant ce fameux jeune homme, Yukinari, permet d'entretenir l'envie d'en savoir plus.
Ceci dit, j'ai trouvé un peu bizarre l'impression qui est donnée qu'il ne s'est passé que deux grands drames dans cette ville ou dans ce quartier, à dix ans d'intervalle et que dès qu'on parle de l'un, on pense immédiatement à l'autre qui à priori n'a rien à voir. Cela se retrouve dans les associations d'idée des personnages, mais aussi dans les indices trouvés par les héros et durant l'enquête des policiers.
Le mouton que l'héroïne voit dans ses hallucinations est aussi un peu ridicule mais il ajoute un peu de fantaisie et permet au lecteur de mieux comprendre ses pensées sans s'encombrer d'une narration trop lourde.

L'histoire se clôt en 2 tomes seulement, ce qui n'est pas plus mal. Pour le moment, elle oscille entre drame romantique et enquête policière. J'espère que la conclusion ne tournera pas à la tragédie pure et sombre.

Nom série  Sept pistoleros  posté le 13/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon western spaghetti, bien dense, et rempli de références aux grands classiques du cinéma.

J'ai apprécié le cadre "fin d'une ère" de ce récit qui se place à la toute fin du 19e siècle, une époque où les cowboys à l'ancienne disparaissent sous le poids de la civilisation moderne. J'ai apprécié aussi l'implication de ces businessmen new-yorkais et leurs magouilles pour utiliser les fameux pistoleros à leurs dépens. Tout cela donne un récit pas foncièrement original mais qui sort un peu des sentiers battus et offre une lecture divertissante et bien remplie.

Les clins d'oeil au cinéma m'ont paru toutefois un peu trop nombreux. Cela empêche d'entrer pleinement dans l'ambiance car on en est extirpé régulièrement par telle ou telle référence trop appuyée.
Le graphisme m'a également moyennement convaincu. Les visages sont un peu trop changeants d'une case à une autre, quand ce n'est pas le vêtement des personnages qui change d'un coup lui aussi. Du coup, il est parfois difficile de reconnaître au premier coup d'oeil les protagonistes.
Les concernant, malgré leurs passés et caractères différents, ils ne sont pas rendus particulièrement attachants par les auteurs. Leurs personnalités ne sont qu'effleurées puis rapidement oubliées. C'est presque du gâchis.
J'ai également trouvé la grande bataille finale un peu confuse, pas très bien racontée.

J'ai quand même apprécié cette lecture parce qu'elle m'a fait passer un agréable moment. Mais je lui trouve trop de petits défauts, narratifs et graphiques, et un certain manque d'envergure qui l'empêche de devenir vraiment marquante.

Nom série  Quatre soeurs  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connaissais pas la série de romans "Quatre soeurs" de Malika Ferdjoukh. Il s'agit de romans pour la jeunesse (12-16 ans) mettant en scène une fratrie de... cinq soeurs, vivant ensemble dans la grande maison familiale en bord de mer depuis le décès de leurs parents. Ce sont des histoires de famille, d'amour et d'amitié dans une ambiance un peu poétique, intemporelle et chaleureuse.

J'ai découvert ce petit univers sans rien en savoir en lisant les premières pages de cet ouvrage mis en image de manière agréable et contemporaine par Cati Baur.
D'emblée, j'ai été séduit par la Vill'hervé, cette grande bâtisse un peu grinçante tout au bord d'une falaise. On en découvre peu à peu les habitantes, orphelines vivant ensemble en famille, prises en charge par la plus âgée d'entre elles, Charlie, mais prenant toutes soin les unes des autres. Il y a Charlie donc mais aussi Geneviève qui prend des cours de boxe thai en cachette, Bettina la peste victime de la mode, Hortense et son journal intime et la plus jeune, Enid à l'imagination galopante. Il y a aussi leurs proches, l'amoureux de Charlie, les amis et amies du village voisin, et quelques amours aussi.

La narration est un peu étonnante. Il n'y a pas de réelle introduction, on est plongés directement dans cette grande cellule familiale et à charge du lecteur de s'y retrouver, ce qui heureusement n'a rien de bien compliqué. Il y a un léger sentiment de décousu par la manière dont on ne suit pas précisément un personnage mais tous alternativement et dans la façon dont il n'y a pas une unique intrigue qui se met en place. Ce sont plutôt des bouts d'ambiance, plusieurs sous-intrigues qui se chevauchent, et il faut un petit temps d'adaptation avant de bien saisir les personnalités de chacun et s'y attacher. Mais une fois la chose faite, c'est difficile de ne pas être happée par cette ambiance cosy, parfois légèrement fantastique, parfois purement romantique, ou touchant d'autres fois un peu à l'aventure et à la poésie.

C'est une lecture qui, à mon sens, peut séduire aussi bien les jeunes lectrices que les adultes. Un ton original, des personnages touchants et attachants et des histoires simples mais agréables.

Nom série  Will dans Spirou  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un grand amateur de Will, notamment pour ses Tif et Tondu mais surtout pour sa série Isabelle où il met très joliment en image les idées poétiques et humoristiques entre autres de Delporte et Franquin. J'aime aussi ses dessins en couleurs directes à l'aquarelle qui offrent quelques belles oeuvres emplies d'une atmosphère de merveilleux qui me touche beaucoup. Aussi est-ce avec joie que j'ai appris la publication par Dupuis d'un recueil de toutes les histoires courtes dessinées par Will et parues dans le Journal de Spirou sans avoir trouvé par la suite de support en album jusqu'à ce jour. D'autant que, à l'exception d'une ou deux histoires qui avaient été aussi reprises dans l'intégrale d'Isabelle, toutes les autres étaient parfaitement inédites pour moi.

Ces publications s'étalent des années 60 à la fin des années 90. Autant dire que le style de Will a évolué entretemps.
Les scénaristes sont presque toujours différents et rares sont les histoires où Will assure à la fois dessin et scénario. On retrouve parmi eux Rosy, Desberg, Toldac et Makyo, Yann et Conrad, Vicq, et autres Zidrou ou Janssens pour les plus récents. En tout, c'est une vingtaine de récits de 2 à 10 pages qui nous sont offerts.

Les premières histoires sont généralement des contes à la façon des contes de Noël. On y retrouve l'ingénuité et l'esprit catholique bien pensant de l'époque mais aussi une touche d'humour se manifestant de plus en plus souvent.
Avec le temps, les contes merveilleux vont laisser la place à des histoires purement humoristiques ou des récits de science-fiction avec là aussi beaucoup d'humour et de dérision. En même temps paraîtront des histoires de l'oncle Jules, sortes de parodies des fameuses histoires de l'oncle Paul qui fera d'ailleurs lui aussi une apparition le temps d'une histoire pleine d'ironie.
Puis vers la fin viennent des histoires plus originales, et plus touchantes aussi, tandis que Will s'adonne de plus en plus et pour notre bonheur à ses fameuses couleurs à l'aquarelle.

Un tel recueil en intégrale est par définition inégal. Les histoires du tout début sont trop naïves et enfantines à mon goût même si elles ne manquent pas d'un charme désuet. Celles des années 70 et 80 sont plus amusantes, avec parfois un humour bien percutant mais d'autres fois quelques gags plus convenus comme ceux, hélas, du personnage totalement créé par Will qu'est Monsieur Farfelu. Les scénarios ne manquent en tout cas pas d'imagination. Et vers la fin viennent des histoires nettement plus jolies et plus touchantes à mon goût.

Je suis heureux de cette intégrale que je conseille aux fans de Will et de son oeuvre. Les autres y trouveront une lecture agréable, souvent drôle, souvent jolie, mais peut-être pas les récits marquants et pleins d'humour et de poésie qui ont fait sa célébrité.

Nom série  Fais pas ci, fais pas ça  posté le 12/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas la série télévisée "Fais pas ci, fais pas ça", même si j'ai dû vaguement en voir un épisode et si j'en ai entendu du bien par ailleurs. C'est avec un esprit plutôt vierge que j'ai découvert cette adaptation en bande dessinée.

Point positif, les personnages sont présentés dans les pages de garde de l'album, permettant aux néophytes d'avoir une vue d'ensemble de leurs caractères et de leurs relations. Je n'ai donc pas plongé dans un univers complètement inconnu en entamant les premiers gags.

Pour le reste, nous sommes en présence de gags aux thématiques variées, abordant des sujets tels que l'engagement écologiste, le coaching, l'éducation, la vie familiale et les relations sociales et amicales. Tous sont axés sur les caractères parfois affirmés des protagonistes et leurs interactions. Les situations et dialogues plutôt bons et dotés d'une bonne part d'humour compensent des chutes parfois trop prévisibles ou sans saveur.

Ce n'est pas une bande dessinée hilarante et je ne sais pas si elle séduira vraiment les amateurs de la série télé, mais ce fut quand même une lecture agréable et pas ennuyeuse qui fait passer le temps de manière plaisante.

Nom série  Les Carnets de Cerise  posté le 08/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Carnets de Cerise, c'est une jolie histoire un petit peu rose bonbon mettant en scène une fillette de 10 ans et demi vivant dans un petit village de nos jours.

J'ai aussitôt été séduit par son graphisme très agréable. J'aime ce trait simple, doux et relativement moderne et j'aime surtout comme il s'associe à de très belles couleurs automnales et pastel. La narration graphique est impeccable et permet une bien plaisante lecture.

L'intrigue, quant à elle, est sympathique mais je n'ai pas été plus touché que ça. C'est une histoire un peu trop pleine de bons sentiments, un peu trop guimauve même par moment. Ça commence avec une petite touche de mystère au début puis ensuite cela tourne au roman sucré où tout est bien qui finit super bien. Ça n'est pas désagréable mais je dois dire que je m'y suis un petit peu ennuyé, notamment sur la fin. J'ai eu l'impression qu'il ne s'y passait pas grand chose.

Une lecture plaisante malgré tout notamment grâce à cet excellent dessin et à de sympathiques personnages.

Nom série  Le Temps des Bombes  posté le 29/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le milieu anarchiste à la fin du 19e siècle, entre tentatives d'attentats et utopies de systèmes égalitaires et libertaires, c'est une thématique historique plutôt originale que je connaissais bien peu.
Cette bande dessinée aborde le sujet de manière plutôt approfondie et intéressante. Elle met en scène des personnages assez variés et intéressants. En suivant une partie de leur parcours, on comprend leurs motivations et presque ce qui les pousse à agir parfois de manière aussi extrême.

Je craignais que l'histoire n'aborde que des revendications populaires, des attentats et un combat contre l'autorité, ce qui aurait donné une bande dessinée assez similaire à d'autres que j'avais déjà lues. J'ai donc été agréablement surpris que le dernier tiers de l'album raconte la tentative de création d'une petite communauté anarchiste. C'est intéressant, bien mené, et on en voit vite les limites comme la fin bien pessimiste de l'album le prouvera.

Ce ne fut pas une lecture qui m'aura passionné mais je l'ai plutôt appréciée, d'une part parce qu'elle se lit comme un bon roman de fiction, et d'autre part parce qu'elle est assez instructive sur le plan historique, politique et sociologique.

Nom série  Princess Jellyfish  posté le 28/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au vu des couvertures de ce manga, j'hésitais même à emprunter cette série que j'assimilais directement à un shojo cucul-la-praline. Mais ce n'est vraiment pas ça, la couverture est trompeuse.

A la base, c'est un josei, un manga destiné aux jeunes femmes. Son sujet, les femmes ultra-complexées, repliées sur elles-mêmes et sur leurs passions excessives et souvent loufoques, l'une pour les trains, l'autre pour les poupées ou encore l'héroïne sur... les méduses. Celles-ci vivent entre elles dans une résidence dont elles ne sortent qu'à peine et qu'elles appellent leur couvent, formellement interdit aux hommes et aux femmes coquettes. Jusqu'au jour où une superbe jeune femme s'attache à l'héroïne et s'incruste dans la résidence... sauf qu'elle lui avoue bien vite qu'elle n'est pas une femme...

Le ton de cette série est au délire, à l'humour mais aussi aux sentiments. C'est drôle, touchant et assez déjanté.
Les personnages sont tous originaux, très attachants et dotés de psychologies complexes mais réalistes.
L'intrigue est dense et variée. La situation n'est en outre pas figée et les choses évoluent plutôt bien de tome en tome.
Le dessin est simple et agréable et la narration parfaitement fluide et claire.
Et ce que j'ai apprécié par dessus tout, c'est que le ton est vraiment adulte, sans jamais être ni niais ni sombre.

C'est une lecture qui fait plaisir et où l'on suit avec le sourire les petites aventures d'une poignée de personnages qu'on apprécie de plus en plus au fil des pages.

Nom série  Japon, 1 an après  posté le 28/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un collectif pour soutenir les victimes du tremblement de terre et du Tsunami de 2011 au Japon, je trouve que c'est une entreprise artificielle. Et à moins que l'un de ses membres ait été directement impliqué dans les évènements ou transcrive des témoignages vraiment marquants, je ne vois pas trop ce que des gens qui ont vu tout ça de loin, aux infos ou ailleurs, peuvent avoir à raconter de fort.
Et effectivement, j'ai trouvé ça ennuyeux. La majorité des histoires sont pleines de bons sentiments, de tentative de faire de la sensibilité avec la tragédie pour trame de fond, mais j'avoue avoir zappé certaines planches sur les histoires qui m'ont le plus gonflé.
Dans l'ensemble, il y a 2 ou 3 histoires qui sont plus factuelles, qui racontent comme la première ce qu'il s'est passé à Tokyo le jour de la catastrophe, ou comment s'est organisée la reconstruction de l'aéroport de Sendai, et j'ai plus ou moins apprécié le côté instructif de ces histoires là.
Mais aucune n'a su me toucher ou m'intéresser pour de bon.

Nom série  Unlikely  posté le 24/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Unlikely, comme Clumsy, c'est l'histoire autobiographique d'une relation amoureuse de l'auteur quand il était jeune adulte.

A 24 ans, on dirait pourtant une histoire d'adolescents. Jeffrey y est étudiant en arts, vivant de petits boulots. Alison, elle, est sur le point d'abandonner la fac et vivote aussi comme elle peut. Ils passent leur vie comme de jeunes américains sans ambition, entre amis colocataires et soirées vidéo ou concerts dans des bars. La relation entre eux deux ne part pas gagnante puisque l'un est puceau et embarrassé par une éducation puritaine qui l'a marqué et l'autre est insouciante, se drogue et a connu une vie sexuelle mouvementée.

La vie de jeunes adultes américains, j'ai pu en apprécier un excellent récit dans une oeuvre comme De mal en pis. Une romance plus ou moins adolescente avec l'un des membres marqués par le puritanisme de sa famille, j'ai pu en apprécier une version très touchante dans Blankets - Manteau de neige.
Mais là, je n'ai vraiment pas été touché.

Le graphisme est désagréable, presque laid, volontairement ou non. Les personnages sont peu attachants et leurs centres d'intérêt beaucoup trop loin des miens. L'histoire met du temps à se mettre en place et à aucun moment je n'ai ressenti l'émotion d'un possible amour entre les deux protagonistes. Ça ressemble à une relation sans saveur vouée à l'échec ou à une simple vie morne côte à côte.
Et surtout j'ai trouvé cette lecture déprimante et ennuyeuse. Je n'y ai pris aucun plaisir, juste la légère curiosité d'observer la vie d'autres personnes et de voir comment ça s'est passé pour eux.

Nom série  Ghouls of Nineveh  posté le 23/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ghouls of Nineveh, c'est une histoire de zombies comme dans les films, à ceci près que l'auteur joue avec cela. Il met en effet en scène des protagonistes qui ne paniquent pas et gèrent plus ou moins bien une situation qu'ils ont eux-mêmes vus de nombreuses fois sur petit écran, étant férus de ces fameux films.
C'est donc une histoire qui ne se prend pas trop au sérieux et joue avec les codes du genre. Elle est mise en image en teintes de gris dans un style légèrement amateur qui accentue l'effet de lire une BD pas prise de tête, comme un délire entre potes.
C'est agréable à lire même si le scénario se révèle un peu sans surprise et que l'album se lit rapidement. Du coup, j'hésite quand même à en conseiller l'achat compte tenu de son prix élevé pour un album au petit format souple et aussi vite lu. Mais c'est quand même une lecture bon esprit.

Nom série  Ulysse (Adam/Palluy)  posté le 22/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est une adaptation tous publics de l'Odyssée d'Ulysse selon Homère.

C'est une oeuvre louable que d'adapter ce récit mythique pour le rendre accessible à la jeunesse tout en incluant sa quasi intégralité, compte tenu de l'ampleur et de la complexité de cette légende aux nombreuses péripéties. Pour y parvenir, Christine Palluy et Benjamin Adam ont scindé leur album en chapitres de moins d'une dizaine de pages s'attachant aux passages les plus marquants de l'Odyssée reliés entre eux par un résumé textuel des évènements moins intéressants ayant eu lieu entre eux.

Le Cheval de Troie, Athéna, le cyclope Polyphème, Circée, Eole, Calypso, Tirésias, les Sirènes, Charybde et Scylla, Nausicaa, Télémaque et Pénélope sont les grands noms qui émaillent ce récit. Ils sont présentés avec sobriété et un attachement à la version la plus officielle de la légende. C'est instructif même pour un adulte qui connait l'ensemble mais en a oublié certains détails.

La lecture est fluide et le rythme est bon même si, étant donné la densité de l'ensemble, il y a un léger effet de condensé et d'histoire racontée un peu vite pour avoir le temps d'en dire un maximum. Il est un peu difficile notamment de s'attacher aux protagonistes.

Le graphisme, lui, est simple mais efficace. Il me semble qu'il a été dessiné à une échelle un peu plus grande avant d'être réduit à la taille de cet album souple ce qui lui confère parfois une impression de dessin fin et empli de détails malgré son aspect plus ou moins minimaliste. Il est en outre colorisé de manière agréable et plutôt originale dans le choix des couleurs.

Bref, c'est un bon album, une bonne lecture. Je lui reproche juste la façon dont l'histoire y est condensée et racontée un peu trop vite. Cela ne permet pas de ressentir le véritable frisson de l'aventure et d'en faire une oeuvre marquante.

Nom série  Garôden  posté le 20/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Garôden, c'est une histoire de bastons, l'histoire d'un type très doué en arts martiaux, avec un style mélangeant karaté, prises de catch et d'autres notions apprises dans la rue, qui va de défis en défis cherchant toujours à affronter les meilleurs sans jamais perdre... sauf une fois, une défaite qui va tracer la quête qu'il se sera fixée dans la vie.
Garôden, c'est une histoire violente, d'hommes qui se battent pour le combat lui-même et pour être le meilleur.
...
Ca ne me parle pas.
Autant je suis amateur de shonen nekketsu où les héros se battent avec force attaques spéciales en devenant toujours plus fort tournois après tournois, autant les histoires sérieuses sur le combat, sur la violence et sur l'état d'esprit des combattants, ça ne me touche pas. Je ressens presque un certain malaise à les lire car je ne comprends vraiment pas les motivations de ces personnages et j'y vois de véritables soucis psychologiques la plupart du temps.

Malgré cela, j'ai quand même su plonger dans cette histoire car elle est bien racontée. Et même si le héros n'est pas attachant, on s'interroge sur sa personne, sur les objectifs qu'il se fixe et jusqu'où il pourra bien aller. Le dessin maîtrisé de Taniguchi y contribue aussi même si dans le plus fort des combats, quand les prises s'enchainent, j'ai eu du mal à m'y retrouver moi qui n'y connais rien en catch et en clés de soumission.

Mais autant, tandis que je parcourais ses pages, je me disais que c'était un manga plutôt pas mal quoique je ne l'achèterais pas personnellement, autant j'ai été complètement déçu par la fin qui parait pire qu'une fin en queue de poisson. Ca s'arrête net, sur une parole de conclusion sensée être marquante mais qui m'a laissé entièrement sur ma fin. Au point que j'ai vérifié s'il s'agit d'un simple tome 1 à suivre, ou si par hasard la série avait été abandonnée brutalement en cours de réalisation. Mais non, c'est la vraie fin, et moi je n'appelle pas ça une fin qui sache me contenter.

Nom série  Cézembre  posté le 18/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cézembre est un récit historique rendant hommage à la ville de Saint-Malo et aux nombreux évènements qui l'ont secouée juste avant d'être libérée par les Américains à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Son titre fait référence au nom d'une île au large de la cité malouine que les Allemands avaient alors bétonné en vraie forteresse.

C'est par le biais des aventures de plusieurs personnages que l'on suit ces évènements. Cela commence avec le jeune Ewan qui meurt d'envie de rejoindre la Résistance pour la bataille finale de libération. Mais on suit aussi un certain nombre de ses proches ainsi que l'un de ses anciens amis qui est passé à l'ennemi et travaille pour la Gestapo et pour un certain officier SS qui suit un mystérieux but personnel.

Le graphisme est agréable mais contraste un peu avec le réalisme historique de l'intrigue. Cela ne tient pas à son trait semi-réaliste plutôt bien maîtrisé, agréable à l'oeil et fluide à la lecture. Cela tient à une colorisation informatique aux couleurs parfois très saturées, notamment dans les orange et bleu turquoise. Cette apparence fortement colorée détonne un peu et rompt en partie avec le sérieux d'une telle histoire.

Celle-ci est très dense. Il s'y passe beaucoup de choses et des protagonistes qu'on pensait importants peuvent venir à mourir soudainement au détour d'une malheureuse péripétie ou d'une autre. C'est historiquement intéressant et le récit est bien mené même s'il frôle parfois la confusion face à l'abondance des évènements et des personnages. Du coup, même si l'on ne s'ennuie pas, l'intrigue peine un peu à toucher le lecteur et les protagonistes à se rendre attachants.
Ça n'en reste pas moins une bonne lecture et les amateurs d'Histoire et notamment d'histoire de la Bretagne au temps de la Seconde Guerre Mondiale seront ravis.

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