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Nom série  Haven  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Je ne sais trop que dire sur cette nouvelle bande dessinée d'heroic-fantasy chez Soleil. Sur le plan formel, elle n'est pas foncièrement mauvaise. Mais elle emprunte tellement d'éléments déjà-vus que c'est difficile de se sentir vraiment concerné par son récit.

Premier élément cliché, cette cité vivant en autarcie depuis des générations, avec sa société très hiérarchisée qui interdit aux habitants de sortir de ses murs en prétextant un environnement extérieur empoisonné et qu'ils sont les seuls humains encore en vie. Du coup, son économie sensée être basée sur le commerce semble plutôt incohérente, soit dit en passant... S'ensuivra très vite le deuxième cliché puisque le héros, jeune débrouillard un peu rebelle, se fera évidemment exiler de la ville pour découvrir à peine sorti que tout ceci est un mensonge et qu'il y a toute une population vivant en dehors de ses murs. Grosse incohérence du coup : qu'est-ce qui explique qu'aucun citadin n'ait jamais été témoin de l'approche d'humains ou d'autres êtres civilisés visiblement si nombreux juste autour de la ville alors qu'ils ont accès à une vue lointaine depuis le haut des remparts ?
Ce n'est qu'un début puisque la suite du récit aura droit à son lot de facilités scénaristiques, de très grosses coïncidences et encore d'autres clichés.

C'est dommage car le dessin est de bon niveau. Les décors et les personnages sont soignés et rendent très bien. La colorisation est plutôt bonne aussi. Les visages des personnages m'ont par contre lassé par leur fadeur, leur manque de naturel et leurs angles de vues trop limités ; quelques vues de face, un peu de profil et pour le reste que des vues de trois-quarts basiques et trop récurrentes. Par contre, les personnages des hommes-loups sont vraiment bien dessinés, même s'ils sont totalement inspirés des Wolfen du jeu de figurines Confrontation.

Pour le moment, rien de très enthousiasmant dans ce récit heroic-fantasy sans surprise. Mais comme le dessin est appréciable, j'espère que la suite prendra une tournure plus originale et plus prenante.

Nom série  Chronographie  posté le 24/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chronographie est le témoignage graphique de 10 ans de relation artistique entre une mère et sa fille.
De 1998 à 2008, Dominique Goblet et sa fille Nikita Fossoul organiseront toutes les deux semaines des séances de pose durant lesquelles elles feront à chaque fois un portrait l'une de l'autre.

Il serait facile d'estimer en parlant de cet album qu'il ne s'agit pas d'une bande dessinée mais d'un recueil de portraits. Et pourtant il y a une indéniable narration séquentielle entre chaque page.
D'une part, chaque page répond à son opposée puisque à l'image de la fille vue par la mère répondra celle de la mère vue par la fille, dessin régulièrement réalisé en utilisant une technique similaire et donc comparable.
D'autre part, le lecteur est invité à être spectateur du développement de cette relation. Au début de l'expérience, la fillette avait 7 ans. Elle en aura donc 17 à la fin et son dessin aura évidemment grandement évolué. Inversement, le dessin de sa mère n'évoluera que peu mais il représentera par contre la croissance de sa fille passant du statut d'enfant à celle de jeune femme.

Alors que les tous premiers portraits de la mère et de la fille sont de simples dessins à la plume ou au crayon, donnant parfois l'impression d'avoir été dessinés sur le premier bout de papier trouvé sous la main et griffonné, chaque nouvelle planche devient bien vite une nouvelle expérience graphique.
Dominique Goblet s'amuse à user de techniques différentes à chaque page, donnant un petit nombre de résultats un peu ratés à mon goût, mais aussi beaucoup de très belles oeuvres. Outre son trait clairement maîtrisé, j'ai été particulièrement charmé par son usage de la couleur et des textures. Elle use régulièrement de motifs rigoureusement non naturels pour un portrait, vert, jaune, rouge, gris, et le rendu de la majorité des pages est particulièrement original et fort à mon goût. Cela donne envie de les encadrer pour les contempler plus longuement.
Quant à sa fille, Nikita, j'ai trouvé que son dessin d'enfant certes mignon mais peu enthousiasmant au départ faisait d'étonnants progrès à partir des planches de 2003. Déjà auparavant, elle s'amusait à imiter les différents procédés graphiques de sa mère et la comparaison était intéressante. Mais à partir de ses 12 ans, on peut assister à un véritable bond en avant au niveau technique et dans les années suivantes certaines planches deviennent presque aussi admirables que celles de sa mère.
Je regrette juste le manque d'expressivité des personnages. Autant en épilogue, les auteures expliquent qu'elles ont appris à connaître parfaitement le visage l'une de l'autre et de déceler la joie, la tristesse ou la colère dans les ombres portées, autant j'ai trouvé que cela ressortait peu dans le dessin à mes yeux et la fille telle que dessinée par la mère donnait l'impression de toujours faire un peu la tête. C'est lassant et dommage quand on a l'espoir d'être témoin de la relation qu'on espérerait un peu plus souriante entre une mère et sa fille.

Chronographie est donc une intéressante lecture tant sur le plan artistique que sur le suivi d'une triple évolution, celle du graphisme de la fille, de sa croissance vue par les yeux de sa mère et enfin de la relation artistique et familiale entre les deux. Par contre, je doute avoir envie de la relire, excepté peut-être pour admirer encore un peu les plus belles peintures de la mère. Cette grande somme de pages et de portraits souvent répétitifs m'a quand même lassé à la longue. Pour cette raison, et parce que le prix de l'album est très élevé, je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Légendes de Troy - L'Heure de la Gargouille  posté le 23/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouveau récit se déroulant sur le monde de Lanfeust De Troy.
Il met en scène cette fois-ci la ville de Triban, située sur le même continent mais plus ou moins à l'opposée d'Eckmül. Elle est présentée à la manière d'une Venise marchande et prospère mais subissant un fléau bien particulier : des gargouilles dévorent chaque nuit les pierres des riches palais et leur magie empêchent les notables de s'en débarrasser. Jusqu'au jour où un barbare débarque dans la ville et qu'on découvre par hasard qu'il a les moyens de se débarrasser des gargouilles.

L'histoire de cet album, quoique simple, est sympathique. C'est un divertissement avec une petite part de suspens et une bonne part d'humour. J'ai notamment souri sur le petit retournement de situation en toute fin de récit.

Le dessin est appréciable mais m'a nettement moins convaincu que celui des autres oeuvres de Cassegrain (Tao Bang par exemple). Le trait est assuré et les personnages dynamiques mais je n'ai pas aimé la façon dont il donne l'impression de n'encrer que quelques contours puis de remplir tout le reste par le biais d'une colorisation informatique que j'ai trouvée manquant singulièrement de contraste et de vie. Et je n'ai pas aimé non plus le look des greluch... des filles qui composent ce récit, même si leur côté lourdement bimbo est bien évidemment voulu.

Au final, je ressors de cette lecture avec l'impression d'un plaisant divertissement, un peu trop léger pour rester en mémoire mais sympathique quand même.

Nom série  L'Enfant d'éléphant, d'aprés Rudyard Kipling  posté le 23/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens d'en faire la vérification, cette bande dessinée adapte véritablement tel quel le texte de Rudyard Kipling, au mot près quoique la traduction diffère un peu de celle que j'aurais faite à certains moments. Sur ce point-là, c'est donc instructif.
D'autant plus que j'ai découvert par ce biais que Rudyard Kipling ne manquait pas d'humour dans ce conte et dans les dialogues des personnages. A cela s'ajoute également l'humour que Yann Dégruel a distillé dans ses planches, par les nombreuses actions et mises en scènes qu'il brode autour et entre les dialogues originaux. Le sourire est bien présent au cours de cette lecture.
Quant au dessin, sans être colorisé d'une manière qui me charme vraiment, je le trouve plaisant et parfaitement efficace pour mettre en valeur ce récit.
C'est donc là un joli album jeunesse convenant tout à fait à des enfants à partir de 4 ans et jusqu'à 10 ans environ.

Nom série  Le Plus mauvais groupe du monde  posté le 22/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD joliment inclassable. Sucessions de saynettes, de présentations de personnages, de lieux ou d'anecdotes, elle fait régner une étrange atmosphère sur la ville qu'elle prend pour décor et ses habitants dont elle décortique les habitudes et les manies.
Loufoque, absurde, la folie inutile du quotidien et les idées les plus farfelues semblent être le point commun de tous ces citadins.

En cela, cet ouvrage se révèle un très bel inventaire d'idées burlesques sous des apparences de sérieux. Il y a beaucoup de jolies trouvailles, de bons mots, de thèses ou de fantaisies qu'on aurait aimé avoir. C'est très imaginatif et on se demande régulièrement où l'auteur est allé chercher de telles idées.

Ceci étant dit, je n'ai pas pu m'empêcher tout au long de cette lecture finalement assez longue de me demander où il voulait en venir. J'espérais en permanence qu'une intrigue se forme, réunissant peu à peu ou soudainement tous les intervenants, situations et lieux de cet assemblage. Alors certes, au fil des pages, on sent des liens entre tout cela, mais jusqu'à la fin du premier tome, dont j'ignore s'il aura une suite, les collusions restent superficielles et n'aboutissent finalement qu'à presque rien.

Il reste donc au final un formidable recueil d'imagination sociale régulièrement parsemé d'humour et d'idées fortes, mais ce ne sera pas suffisant je le crains pour cristalliser en moi un souvenir impérissable.

Nom série  Le maître de Benson Gate  posté le 02/06/2008 (dernière MAJ le 22/05/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture des trois premiers tomes, je trouve la lecture de cette série divertissante et plutôt originale.

Le décor est intéressant. Nous sommes placés ici au début des années 1920, à Boston, dans une famille riche et influente pour qui les affaires, dans tous les sens du terme, n'ont pas de secret. Par son biais, nous allons découvrir une facette des liens entre affaires, politique, justice et magouilles mafieuses, mais aussi une vision de la situation des USA et du Mexique à l'époque.

Les évènements amènent deux frères à plus ou moins se confronter. L'aîné trempant dans des magouilles peu reluisantes, il devra être exilé tandis que le cadet prendra la tête de la compagnie familiale. Cette trame du conflit entre un grand frère sûr de lui, arrogant et dangereux, et un plus jeune, plus calme et moins sombre, m'a d'ailleurs rappelé à plusieurs moments Le Maître de Ballantraë.
A cela s'ajoute un troisième personnage, plus en retrait bien qu'il soit le narrateur, que j'ai trouvé assez intéressant. C'est un noir, secrétaire particulier et homme de main de la famille, amené à effacer les traces des frasques et ennemis des Benson. Je suis assez curieux de savoir ce qui va l'amener à trahir son maître dans la jungle du Mexique tel qu'il l'annonce dès les premières pages de la BD.

Le dessin un peu figé ne m'a pas enthousiasmé. Je n'aime pas notamment ses ombrages qui lui donnent un aspect sale. Je n'ai rien d'autre en particulier à lui reprocher pour autant, ce n'est juste pas ma tasse de thé.

J'ai trouvé assez original quoiqu'un peu déroutant la façon dont chaque tome jusqu'à présent semble aborder un sujet et un style différent. Le premier présente la situation et met en scène les évènements amenant à l'exil de l'aîné. Le second part sur une pure intrigue policière avec une enquête à la poursuite d'un serial killer. Le troisième raconte les manipulations et les magouilles illégales entre Mexique et USA du cadet devenu un chef d'entreprise impitoyable. Et à première vue, le quatrième tome devrait probablement raconter les aventures de trafiquant et peut-être de chasseur de trésor de l'aîné au Mexique.
C'est un renouvellement entre chaque nouvel album, ce qui peut être agréable mais donne aussi une impression de ne pas trop savoir sur quel pied danser et où les auteurs veulent nous emmener.

Quoiqu'il en soit, ce fut une lecture assez plaisante même je n'ai pas complètement accroché. C'est réaliste, ambitieux et assez intriguant mais les personnages manquent de charisme à mon goût. Et ce genre de scénario n'est de toute façon pas celui que je préfère.

Nom série  J'aurais adoré être ethnologue  posté le 22/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu La Théorie de la contorsion avant de lire cet album, faisant le chemin inverse de la logique compte tenu de la date de parution de ces deux ouvrages de Margaux Motin et du fait qu'ils sont tous les deux issus de son blog. Est-ce que ma réaction vient de là ou pas ? Quoiqu'il en soit, j'ai un peu moins aimé cet album-ci.

Je l'ai trouvé un peu moins bien dessiné. Le trait semble moins assuré. Dans les deux ans qui semblent séparer le moment où les planches qui les composent ont été dessinés, l'auteure a visiblement acquis un coup de crayon plus personnel, plus libéré tout en étant maîtrisé. Les pages de "J'aurais adoré être ethnologue" restent néanmoins sans défaut et appréciables, mais je suis moins tombé sous le charme.

Mais surtout, j'ai moins ri. Certes quelques planches sont vraiment drôles mais beaucoup d'autres m'ont laissé un peu indifférent. Il y a moins de poésie aussi.
En définitive, cette lecture m'a paru un peu plate quoiqu'agréable. Je n'irais cependant pas la déconseiller car c'est plaisant, amusant et bien dessiné.

Nom série  Vikings (Hugdebert)  posté le 18/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD joue sur deux tableaux.
D'une part, elle ne masque pas son caractère purement pornographique. Il y a du sexe parfaitement explicite à presque chaque page.
Mais d'autre part, elle présente un cadre historique plutôt bien documenté. La communauté viking, leur société et leurs moeurs, même si celles-ci sont ici particulièrement orientées sur la chose sexuelle, sont rendus avec soin et réalisme.
C'est intéressant et bien foutu.

Le dessin n'est pas en reste car Hugdebert a un bon coup de crayon que ce soit pour les anatomies, féminines comme masculines, ou pour les décors, fjords, maisons et bateaux. Pour une BD de cul, il y a un vrai soin du détail et du graphisme.

Au niveau érotisme maintenant, c'est moyennement émoustillant. La grande majorité des scènes pornographiques sont des situations de soumissions, voire de viols, mais elles ne me rebutent pas comme cela peut être le cas pour d'autres séries du genre car elles sont ici soutenues par un cadre historique qui les rend crédibles. En outre, la narration suit l'héroïne et apporte son point de vue souvent féminin, avec elle aussi parfois ses envies, ce qui ajoute un peu de réalisme et rend les scènes plus attirantes.

Il est regrettable par contre que le seul tome 1 ait été publié en album, la suite et fin n'ayant été visiblement diffusée qu'en kiosque. Du coup, difficile d'en conseiller l'achat.

Nom série  Caligula  posté le 17/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 1,5/5

Concrètement, cette BD est très mauvaise, sur la forme et sur le fond.

Il ne s'agit pas d'une BD érotique ou pornographique à part entière, à moins d'avoir l'esprit vraiment tordu. Certes les scènes de cul sont présentes quasiment à toutes les pages, bien plus qu'explicites, mais elles sont presque toutes accompagnées de séances de viols, de tortures, de mutilations ou de meurtres. Pour dire les choses simplement, dans cette bande dessinée, les orgies et les relations multi-sexuelles forment la base, presque ennuyeuse, alors les personnages recherchent des perversions plus "sophistiquées" : inceste (frères, soeurs, mère...), urologie, zoophilie, torture, meurtre d'amants, baise avec une mourante avant de l'achever... Les personnages prennent bien plus de plaisir à imaginer des perversions mêlant sexes, douleurs et mort qu'à simplement baiser. Difficile dans ces conditions d'être émoustillé par cette lecture.

Le dessin est plus que médiocre. Pourtant, vu de loin, il ne parait pas si mal. Il est à noter en effet que l'auteur a visiblement été très influencé par Manara dont on dirait qu'il a décalqué certains personnages féminins des albums érotiques de ce dernier. Mais dès qu'on regarde de plus près, les poses sont figées et sans naturel, les anatomies sont complètement ratées, les visages hideux ou approximatifs, et le tout est encore enlaidi par des couleurs atroces.

Pour finir, la narration est abominable. Cela donne l'impression que les planches ont été parfois mélangées, qu'il manque des cases ou des pages entières. Beaucoup de scènes sont incompréhensibles. Et l'album se termine par un "à suivre" alors qu'on a bien du mal à comprendre s'il s'est vraiment passé quelque chose de constructif ou si l'on n'a fait que suivre un assemblage grossier de scènes perverses.

Malgré tout, une certaine curiosité m'a poussé à aller jusqu'au bout de ma lecture. D'abord parce que malgré l'outrance de la majorité des scènes et la superficialité des psychologies, le décor d'une Rome aussi décadente n'est pas inintéressant et pourrait presque passer pour crédible. Après tout l'Histoire aura retenu de la fin du règne de Tibère puis de celui de Caligula une véritable atmosphère de débauche et de crimes qui pourrait finalement se rapprocher de celle du récit ici conté.
Et puis j'étais aussi curieux de voir où l'imagination de l'auteur l'emmènerait pour mettre en scène les différentes perversions, tortures et scènes sanglantes et sexuelles qu'il met en scène. Curiosité certes mal placée mais humaine. Et aussi gratuites et violentes que soient ces scènes, il faut admettre que la perversion y a une certaine imagination même si elle est très mal racontée.
Mais au final, non, vraiment rien d'émoustillant et je doute essayer un jour la torture et l'étripage lors de mes prochains ébats sexuels...

Nom série  Kraa  posté le 16/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Kraa est une bande dessinée que j'ai trouvée très jolie mais dotée d'un scénario un peu trop déjà vu.

Mettre en scène de méchants blancs qui veulent s'emparer du territoire de gentils amérindiens, des pourritures de "cow-boys" qui massacrent ces derniers et le jeune survivant qui va vouloir se venger, c'est trop convenu à mon goût. Ça ne me permet pas de me passionner pour une intrigue aussi bien menée soit-elle. D'autant que les personnages sont franchement stéréotypés, notamment les méchants qui ont décidément tous les défauts, vulgaires, assassins, violeurs, etc...
Quant au thème de base de l'histoire, ce récit autour de la relation entre le jeune indien et cet aigle géant et sanguinaire, elle est certes intéressante mais ne m'a pas plus enthousiasmé que ça non plus. On y retrouve le goût de Sokal pour l'animalier et la violence sanglante teintée de nature implacable et de fatalité. L'esprit du rapace purement prédateur et au coeur de pierre n'est pas mal rendu ceci dit.

Par contre, tout ce récit est placé dans un superbe cadre par le biais de très beaux dessins. On sent que Sokal s'en est donné à coeur joie et autant les décors naturels que ceux de la ville-champignon sont excellents. Couleurs, personnages, paysages, météo, il y a une vraie ambiance visuelle qui soutient avec force l'intrigue.

Ça vaut le coup d'oeil et la lecture. J'ai néanmoins été un peu surpris de voir que l'histoire attendait encore une suite : j'espère que l'auteur va pouvoir y étoffer son scénario et offrir davantage d'originalité car s'il se borne toujours à cette banale histoire de vengeance, cela risque de me paraître trop léger.

Nom série  Les Longues Traversées  posté le 15/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Contrairement à ce que laisse penser son titre, les Longues Traversées n'est pas un récit de marine et de voyages. C'est un récit sur les hommes revenus à terre, errant sur les quais, imaginant sans cesse un hypothétique retour sur les flots et rêvant de la femme idéale immanquablement inatteignable. Les voyages sont donc imaginaires mais la poésie n'en est pas moins présente.

Théo est né à La Rochelle. Engagé dans la Royale à 16 ans, il quitte la marine quelques années plus tard et vivote de quelques écrits journalistiques. Jusqu'au jour où il décide de s'installer à Lisbonne pour écrire un livre sur une femme pirate portugaise ayant combattu par vengeance les autorités brésiliennes au XIXe siècle.
Il y fait la rencontre de Diego, marin angolais désormais échoué sur les quais du port, et dans l'attente d'un lointain appareillage en tant qu'officier mécano.
Une belle amitié se forgera entre les deux hommes, faite d’histoires de femmes et de marins, certaines réelles d’autres purement fictives, la limite entre les deux n’étant jamais bien nette.

Un peu difficile à appréhender au premier abord, ce récit révèle son lot de force poétique et de beauté mélancolique.
Le texte lyrique de Bernard Giraudeau accompagne chaque planche. Il le fait parfois par le biais de dialogues concis mais ayant du sens au-delà des simples mots utilisés. Et il le fait d’autres fois par de longues envolées lyriques joliment écrites quoiqu’un peu fastidieuses dans le contexte d’une bande dessinée.
A ses côtés, le dessin de Christian Cailleaux sait se faire discret et en même temps charmer par l’esthétique de certaines cases et la force de grandes images de mers, de bateaux et de ports dans la nuit.

Sur un rythme un peu inégal, parfois désenchanté, les auteurs nous livrent un blues de la mer et des hommes à terre. Malgré quelques légers décrochages, j’ai été touché par certains moments emplis de poésie. J’ai aimé la relation entre ces deux hommes et les femmes qui les entourent, cette ambiance de torpeur mélancolique, leurs récits d’aventure à la frontière du réel et de l’imaginaire. J’ai aussi aimé cette idée de la femme rêvée par les marins qui feront d’eux des hommes en permanence en instance de départ pour l’ailleurs.

« Les hommes de mer aiment les filles de passage en rêvant à l’inconnue, la seule, l’unique, celle qui attend. Elle est la femme des nuits de quart, des longues traversées. C’est une compagne pour la mer. Sur terre, elle n’existe pas. On la devine. On ne voit que son ombre. Elle s’évanouit sans cesse. Elle n’est concrète que dans l’imaginaire. »

Concrètement, cette bande dessinée ne plaira probablement pas à tout le monde car son rythme est lent et donne l’impression à la fois qu’il ne se passe rien et qu’il se raconte pourtant trop de choses différentes, comme si l’on ne savait pas où les auteurs voulaient en venir. Et effectivement, la fin laisse légèrement sur sa faim. Mais entre-temps les auteurs nous emmènent pour un voyage touchant dans l’imaginaire des hommes à quai et pour peu que vous y soyez sensibles, vous aurez peut-être la chance d’être emmené vers cet ailleurs idéal des marins.

Nom série  JLA - Légendes  posté le 14/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Mouairf... Je ne suis décidément pas fan des comics de super-héros de la continuité DC ou Marvel des années 80. Crisis on Infinite Earths m'était apparu comme intéressant sur le plan contextuel mais très moyen au niveau scénario. Ce comics là, JLA - Légendes, se situe juste après et a pour but de recadrer le décor et de lancer un certain nombre de nouvelles séries DC post-Crisis. Mais au-delà de ce concept déjà pas très passionnant, il présente surtout un scénario basique et trop facile.

L'idée, c'est que Darkseid en veut à tous les super-héros de la Terre et va envoyer un super-manipulateur mental qui va retourner la population humaine contre tous les justiciers masqués. Et hop, presque du jour au lendemain, la plupart des humains se mettent à détester les super-héros jusqu'à Superman lui-même et à obéir aveuglément au manipulateur. Ce n'est pas crédible du tout et ce genre de facilité m'énerve assez rapidement, de la même manière que m'énervaient certains récits des X-Men où on voyait les humains devenir stupidement haineux des mutants, du style une mère qui se met à détester à mort sa fille bien aimée dès l'instant où elle apprend que c'est une mutante. C'est le même effet invraisemblable que me fait cette foule soi-disant hypnotisée.
En outre la résolution finale de ce conflit est encore plus cucul-la-praline, comme un coup de baguette magique bien pensante !

Malgré ces gros défauts dans la trame de l'intrigue, l'album se laisse lire. J'ai trouvé ça assez intéressant de découvrir un peu mieux une tranche d'époque des super-héros DC que je ne connais pas bien. Le dessin est de bon niveau, la narration est correcte, quelques personnages ne manquent pas de personnalité et certains passages ne sont pas si mauvais.
Mais c'est quand même décevant au final.

Nom série  07-Ghost  posté le 13/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce manga, dont j'apprends après coup qu'il s'agit à la base d'un shojo, présente une intrigue de shonen fantasy assez stéréotypée.

Il met en scène un monde mi-fantastique mi-science-fiction où un royaume désormais dominateur a écrasé il y a une dizaine d'années son royaume voisin croyant avoir éliminé toutes traces de sa famille royale. Mais si l'on vous dit que le héros est un orphelin amnésique doté de pouvoirs dont il ne mesure pas encore l'ampleur et surveillé de près par l'officier en chef du pays vainqueur, à votre avis, croyez-vous qu'il n'y a pas anguille sous roche ? Bla bla mémoire revenue bla bla secret caché bla bla prince disparu bla bla élu sauveur bla bla...
A cela s'ajoute une intrigue mettant en scène un démon emprisonné des millénaires auparavant et sous la garde de prêtres issus de sept anges légendaires, et vous l'aurez vite deviné, la quête de vengeance du jeune héros rejoindra bientôt le combat défensif de ces prêtres qui cherchent à empêcher le réveil du dieu de la mort.

Ça a l'air un peu confus comme ça mais ça l'est encore plus. La narration est particulièrement mauvaise, le rythme haché, les personnages sont sans charisme et leurs réactions sont bizarres et souvent incompréhensibles. Bref, c'est assez pénible à lire et il faut arracher des bribes d'informations par le biais des dialogues et de quelques résumés de situation faits par-ci par-là. C'est dommage car le dessin est plutôt sympathique et maîtrisé. Mais la mise en page est tellement fouillis qu'un tel graphisme est tout simplement gâché.

Lourd à lire et trop déjà vu, la suite se fera sans moi.

Nom série  Professor Strangelove  posté le 13/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ce manga est vraiment trop lourdingue, je n'ai pas réussi à en finir le premier tome.
C'est un yaoi mélangeant comédie romantique, humour burlesque et érotisme très soft. Mais il est surtout bâti sur une intrigue tellement artificielle et pesante que c'en est gavant.

Le pitch : c'est un étudiant en université qui se fait harceler par un prof qui a flashé sur lui. Les quiproquos s'enchainent à toutes vitesses, tous plus cousus de fil blanc les uns que les autres, l'auteur faisant tout pour les faire tomber sans arrêt dans les bras l'un de l'autre.
Comme dans tout yaoi, il y a aussi une tentative très maladroite de rendre le tout romantique et sexy, avec de beaux jeunes hommes qui se séduisent (enfin l'un qui essaie très lourdement en tout cas), dont les lèvres se frôlent et qui dévoilent de parfaits torses nus et prêts à être couvert de doux baisers...

Mais les personnages n'ont strictement aucun charisme. Entre le professeur dragueur ultra-lourd sans être drôle et l'étudiant abonné aux quiproquos et qui se laisse faire, on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre. Sans parler de la population strictement masculine et presque exclusivement homosexuelle de cette université à laquelle on ne croit pas une seconde.
Et de toute façon, la narration est tellement mal foutue et les situations tellement forcées que rien ne passe : ni érotisme, ni romantisme, ni humour, ni surtout le moindre intérêt de continuer à lire des pages confuses et ennuyeuses.

Nom série  Eliminations  posté le 12/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est basé sur un concept original : chacune de ses pages met en scène une élimination, un assassinat politique, chacun ayant eu lieu dans la seconde moitié du XXe siècle.

Sur chaque planche, l'auteur présente un patchwork d'images en lien avec le meurtre en question : des photos des personnages, proches et ennemis, et des illustrations du contexte et autres images en rapport avec la victime et avec les raisons probables de sa mort, le tout issu de la presse et redessiné par l'auteur. Et en bas à droite, une case incluant un journal décrivant qui est mort, à quelle date et dans quelles circonstances.
C'est ainsi que sur 52 pages, on verra défiler les éliminations de Khaled Kelkal, Chapour Bakhtiar, Lord Mountbatten, Andreas Baader, Nicolae Ceausescu, le juge Falcone, Kennedy, Martin Luther King, et une quarantaine d'autres dont les livres d'Histoire auront gardé la mémoire ou que seuls les érudits en matière de politique et d'histoire internationale du 20e siècle reconnaîtront.

En ce qui me concerne, outre les plus connus, j'ai dû reconnaître le nom de moins de la moitié des concernés et connaître plus ou moins le contexte de leur mort pour moins d'un quart d'entre eux. Pour le reste... les images permettent à peine de deviner de quoi il s'agit, et même une fois les renseignements pris sur Internet ou ailleurs, elles n'en sont pas plus intéressantes pour autant. Pour ne rien arranger, le dessin de Willem est ici bien peu attrayant.

Bref, alors qu'elle aurait pu être instructive ou jouer le rôle d'un "J'accuse" avec plainte contre X, cette lecture me fut très fastidieuse et j'ai finalement zappé les dernières pages, me contentant de regarder vite fait si elles mettaient en scène des assassinats dont j'aurais déjà entendu parler.

Nom série  Le Voyage aux Ombres  posté le 11/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voyage aux Ombres se déroule sur Troy, plus précisément au Darshan, et transpose en l'inversant le mythe d'Orphée et Eurydice dans l'univers mythologique de cette région aux influences asiatiques.
Encore une série dérivée de Lanfeust De Troy ? Encore un produit commercial ?
Peut-être, quoiqu'il reste discret sur le sujet puisque Troy n'est mentionné nulle part sur la couverture et tout juste un peu en fin d'album, mais en tout cas c'est une très chouette bande dessinée !

Le récit met en scène Dissëry, jeune darshanide intelligente et désireuse de vivre sa passion pour le théatre, chose hélas particulièrement honteuse pour la culture de son peuple. Heureusement pour sa famille et malheureusement pour elle, un noble darshanide s'est épris d'elle et leur mariage aura lieu qu'elle le veuille ou non. Alors pour échapper à cette vie de femme soumise qu'elle rejette, elle se donne la mort. Cependant, très fier, son mari ne s'en laissera pas compter et partira aussitôt à sa recherche dans l'au-delà légendaire des darshanides.

Plutôt simple dans sa trame, ce scénario se révèle raconté avec brio.
Le dessin de Virginie Augustin (Alim le tanneur) est excellent. Il rend finalement encore mieux dans la version noir et blanc du tirage de tête de cet album que dans la version classique en couleurs qui sont certes jolies mais réduisent un peu la beauté du coup de crayon de la dessinatrice.
Le décor et les éléments de la mythologie darshanides sont fouillés et amusants. Toute la réflexion sur le mariage, la liberté et la mort est intelligemment mise en scène. Les personnages sont originaux et bons, avec une mention pour le mari, Phorée, faisant la preuve en fin de récit qu'il est nettement moins obtus et idiot qu'il en donnait l'air au départ. Le tout est dépaysant, divertissant et ne manque pas de charme. Et, Christophe Arleston oblige, il y a évidemment une bonne dose d'humour et de jeux de mots mais le tout est nettement moins lourd que dans les derniers Lanfeust.

Bref, voilà une très agréable lecture ouvrant un pan nouveau et intéressant de l'univers de Troy en racontant une histoire intelligente, amusante et dotée de très bons personnages.

Nom série  La Grande Lulusion  posté le 11/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
"Malheureusement, je trouve que vous n'avez pas grand chose à raconter, c'est dommage. Ou alors peut-être avez-vous plein de choses à raconter, mais le masque que vous mettez est un peu trop épais. Bien à vous."
Ces mots intégrés à la fin de cet album semblent venir d'un éditeur ayant répondu négativement à son auteure. Mon avis à moi sera plus sec : "Si vous n'avez rien à raconter, merci de ne pas l'étaler sur 140 pages".

J'ai rarement vu autant de dilution d'un contenu pourtant déjà très maigre à la base. L'auteure se met en scène comme une justicière masquée qui aimerait bien sauver le monde entier mais se contente plutôt de l'observer depuis son nuage, de se lamenter et de réciter quelques phrases pseudo-philosophiques. Au passage, elle se montre, s'exhibe, se plaint, bavarde pour ne rien dire, essaie d'attirer l'attention sur elle, débite quelques niaises vérités sur le monde qui va mal, demande à ce qu'on l'aime et qu'on la craigne... bref tourne complètement en rond.
Le coup de crayon pour sa part n'est pas mauvais, même si les décors sont le plus souvent inexistants, mais si c'est pour brasser du vide, ça n'a guère d'intérêt.

Nom série  Irène et les clochards  posté le 11/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon, ok, je suis passé complètement à côté de cette BD. Et si je ne l'ai vraiment pas aimée, je ne lui ferai pas l'honneur de dire qu'elle m'a dérangé ou touché : je l'ai lue avec indifférence, incompréhension et finalement désintérêt.

Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Ruppert et Mullot que j'ai souvent du mal à appréhender mais où je sais reconnaitre l'humour, d'ordinaire. Sauf qu'ici, le récit est très sérieux et tout sauf humoristique, ou alors à un degré je ne saurais évaluer.

Il met en scène Irène, une jeune femme encore étudiante, lesbienne et ayant eu à subir un cancer du sein, dont l'état de dépression atteint un stade suicidaire empli de violence envers elle-même et autrui. Elle passe son temps à imaginer sa propre mort brutale, le meurtre de ceux qu'elle croise dans la rue ou de purs accès de fureur où elle casserait tout autour d'elle. Elle se donne comme but provisoire un pseudo reportage sur les clochards mais son propre rejet de tout l'empêche d'aller bien loin. De toute manière, son état d'esprit l'empêche de vivre une relation normale avec d'autres êtres humains.

Certes ce récit a sûrement bien des aspects réalistes. Il met en scène un personnage qui pourrait tout à fait exister et représente avec justesse la solitude et la dépression.
Mais qu'est-ce que c'est chiant !
Je n'ai vraiment pas accroché à ce récit, à cette violence imaginaire mise en image à répétition, à ces visions morbides et haineuses constantes. Et quelque soit le réalisme et l'acuité de ce portrait de femme à l'esprit malade, cela me rebute suffisamment pour ne pas me donner envie de l'aider, bien au contraire.
Arrivé en bout de lecture, je me suis franchement dit que j'avais lu tout cela pour rien et sans éprouver le moindre intérêt.

Nom série  Dragon Ball  posté le 25/03/2004 (dernière MAJ le 10/05/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Dragon Ball, ça a été pendant toute ma jeunesse les dessins animés avant tout. Dragon Ball quand j'étais au collège puis Dragon Ball Z jusqu'au début de mes études. Ce n'est que parallèlement que j'ai découvert la version manga et j'ai immédiatement accroché. Et alors qu'une vingtaine d'années plus tard on pourrait penser que j'aurais gardé cette passion derrière moi comme un reliquat un peu honteux de ma jeunesse, au contraire je relis régulièrement le manga, avec toujours autant de plaisir.

Dragon Ball, c'était avant tout de la déconnade, des combats pour rigoler au début puis un peu plus sérieux par la suite, du SanGoku naïf, gentil et rigolo, ses amis tous plus sympas et délirants les uns que les autres... Et je ne vais pas le cacher, j'adorais aussi ce système de méchants de plus en plus puissants, d'augmentation des pouvoirs de Goku et des autres, bref ce qui a fait de Dragon Ball ce que la série est devenue dans DBZ avec son escalade de puissance et de capacités surhumaines qui rebutent certains lecteurs. Avec des yeux d'adultes, j'y vois un net transfert, je me sentais fort parce que je me voyais bien dans la peau de Goku (il reste mon préféré avec Végéta), je me défoulais dans les combats emplis de cris tels que "Kayayayayayayayayaya !".
Et encore maintenant, un KAMEHAMEEEHAAAAAAAA !me fait ressentir une impression de défoulement presque jouissif. J'en souris rien qu'à l'écrire.

Alors oui, l'essentiel de ces impressions et souvenirs me viennent du dessin animé, mais justement, c'est toute l'ambiance de ce dessin animé que j'ai retrouvé dans les mangas. Et comme pour les dessins animés, j'ai dévoré les mangas avec la même passion et la même frénésie d'en lire plus, toujours plus. En outre, je trouvais plus de maturité et d’intérêt dans le manga. Le rythme et la narration sont bien plus maîtrisés, d'une parfaite efficacité et soutenus par un dessin formidable. La déconnade, le défoulement et tout le reste étaient les mêmes, mais plus à même d'intéresser un adulte que le dessin animé lui-même.

J'ai donc finalement craqué : je me suis acheté l'intégrale il y a quelques ans. Je les ai dévorés ! Tous ! Un vrai plaisir ! Je craignais d'avoir vieilli et de trouver ça idiot et brutal mais au final ça me plait toujours autant : excellent !
Et finalement, plusieurs années après cet achat, c'est bien l'une des rares séries que je lis et relis avec toujours autant de passion, et c'est d'ailleurs un virus que j'ai transmis sans difficulté à mon fils à l'occasion de soirées de lecture ensemble.

Nom série  Manabé Shima  posté le 10/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album s'apparente grandement à Tokyo Sanpo du même auteur. Pas tout à fait une bande dessinée, il tient à la fois de l'album illustré, du recueil de dessins à titre informatif et de l'art séquentiel. Autant j'avais trouvé l'album précédent certes intéressant mais un peu fastidieux, autant j'ai véritablement apprécié celui-là.

Florent Chavouet a décidé d'achever son séjour prolongé au Japon en choisissant plus ou moins au hasard l'une des innombrables petites îles de l'archipel pour y passer les deux derniers mois d'été qu'il lui reste avant de rentrer en France. Son choix se porte sur Manabeshima, île de 300 habitants située dans la mer intérieure entre Honshu et Shikoku. Il va y débarquer à l'improviste, s'installer dans l'auberge de jeunesse locale et passer tout son été à observer et dessiner tout autour de lui, raconter toutes ses rencontres, ce qu'il aura appris et essayer autant que possible de s'intégrer à la vie locale.
Et c'est à la fois beau, drôle, intéressant, dépaysant et même un peu émouvant quand vient la fin du séjour.

Le dessin de Florent Chavouet est très agréable. Rond et coloré, il est lumineux, joyeux et détaillé. Je le trouve d'ailleurs un peu plus maîtrisé encore et plus efficace que dans Tokyo Sanpo. Il n'a pas son pareil notamment pour représenter des vues d'ensemble d'intérieurs japonais encombrés par une coupe déployée vue du dessus. Ses visages caricaturaux sont tout aussi réussis et on s'attache bien vite aux bouilles des personnages récurrents qu'il aura côtoyés au long de son séjour.

Je me suis senti transporté comme au cours d'un beau voyage dépaysant parsemé de rencontres sympathiques et de découvertes amusantes. Avec humour, pédagogie et un peu d'émotion, l'auteur m'a donné envie de vivre un tel séjour pour avoir la chance de vivre de telles expériences, un quotidien si différent et pour faire la connaissance de personnages à la fois étrangers mais aux personnalités si sympathiques.

Un chouette carnet de voyage superbement illustré dont on ressort avec la nostalgie d'un lieu qu'on aura ainsi visité à travers les yeux d'un autre !

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