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Nom série  Lloyd Singer (Makabi)  posté le 28/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier cycle de cette série. J'ai bien aimé mais comme ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé, je ne lirai la suite que si elle me tombe sous la main.

Nous sommes dans le cadre d'un thriller à l'américaine avec la particularité de mettre en scène un héros au caractère bien particulier, presque anti-héros malgré tout son courage, sa bonne volonté et sa réussite. Cette originalité, je l'ai bien appréciée mais elle m'a également un peu ennuyé devant la récurrence des moments de faiblesse affichée de ce héros, les différentes fois où il craque, pleure ou se met à vomir "Oï oï, ma mère, que le monde est cruel !". Oui, c'est assez réaliste mais il ressort de ces comportements à l'empathie exacerbée et de la gentillesse humaine de tous les proches du protagoniste principal un petit côté gnan-gnan qui ne me satisfait qu'à moitié.

J'ai aussi été un peu déconvenu par les multiples coincidences faciles du début de la série : le méchant qui entend par hasard l'émission à la radio puis qui croise par hasard la voiture du héros, le frère du héros qui tombe par hasard entre les mains de l'un des méchants, mais aussi que ce soit justement le chef de l'agent du FBI chargé d'enquêter sur l'affaire qui soit manipulé par les méchants... ça tombe bien quand même. Ce sont là trop de facilités qui m'ont un peu gâché la lecture.

Mais quand on passe outre, la lecture est quand même agréable.
Le dessin est correct et bien colorisé. L'histoire est dense et prenante. Les personnages sont assez attachants et on a envie de les suivre et de profiter de l'originalité du cadre de ce récit policier d'action.
Bref, c'est une série sympa mais je ne la considérais pas comme indispensable.

Nom série  Warramunga  posté le 28/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ironiquement, c'est la plus courte des deux histoires de cet album qui lui donne son nom. Elle se déroule en Australie et met en scène deux fugitifs confrontés à un personnage magique qui va les mener à une fin dramatique. Le second récit se déroule en Afrique pour sa part et met en scène deux chasseurs blancs s'attirant la vengeance d'un pisteur noir.
Comme toujours avec Toppi, le dessin est très beau même s'il m'a moins marqué que dans d'autres de ses oeuvres telles que Sharaz-De ou encore Blues.
Les histoires se lisent bien mais sont trop prévisibles. Ce sont des contes assez classiques où l'on sent venir le final tragique dès les premières pages. Une impression manifeste de déjà-lu pour ma part mais ce n'est pas désagréable pour autant.

Nom série  Carland Cross  posté le 28/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je vois Carland Cross comme un mélange entre Sherlock Holmes et les aventures de Blake et Mortimer. La filiation avec le détective de Baker Street est évidente, qu'il s'agisse du cadre britannique, de son acolyte, de sa résidence à Baker Street, de sa gouvernante, de ses liens avec la police. Celle avec les aventures d'E.P. Jacobs se trouve dans un décor plus moderne, ici la fin des années 30, une implication plus forte du fantastique ou de la science-fiction à l'ancienne et le style de certains ennemis. Le méchant et son sbire scientifique dans le Mystère du Loch Ness ne peuvent pas ne pas rappeler Olrik et Miloch, notamment.

La qualité de l'encrage d'Olivier Grenson, avec de beaux pleins et déliés, donne une certaine classe au graphisme de cette série à première vue. Malheureusement, les limites techniques du dessinateur se font un peu trop ressentir à la lecture. Entre les poses raides des personnages, les anatomies approximatives avec des mains régulièrement trop petites et des visages figés en parfaits profils, faces et trois-quarts trop récurrents, on sent que l'auteur n'est pas très à l'aise avec son crayon. Il compense par des décors soignés et des ambiances visuelles appréciables.

Les scénarios quant à eux sont divertissants mais pas passionnants. Ils pèchent par une abondance de stéréotypes, de facilités et aussi quelques vraies incohérences. Du coup, la lecture fait passer le temps sans déplaisir mais on n'en retient peu de chose.
Je n'étais d'ailleurs pas au courant que la série avait été adapté en série d'animation dans les années 90. Ca ne me motive pas plus que cela à essayer d'en voir quelques épisodes.

Nom série  Les Guerriers  posté le 24/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre de la série et le visuel des couvertures n'annonçaient rien de bon. Je craignais lire de la médiocre heroïc-fantasy "à la Soleil", j'ai eu droit à de la médiocre heroïc-fantasy "à la Soleil", du moins dans le style de la fin des années 90 donc avec une dose modérée (pour les premiers tomes du moins) de filles gros seins.

Il y avait pourtant un point honorable au début du premier tome avec cette idée d'une ancienne civilisation humaine écrasée par de multiples races de fantasy et dont les derniers descendants cherchent à retrouver un peu de la gloire passée en même temps que simplement survivre.
Mais très vite, cela tourne à l'accumulation de stéréotypes et d'intrigues aussi prévisibles que sans intérêt.

Le héros est sans charisme aucun. On sent que le scénariste cherche rapidement à lui adjoindre une équipe comme le veut la coutume de ce genre de récit. Et comme son acolyte initial n'est guère convaincant, on s'en débarrasse après le premier tome pour le remplacer d'abord par une pulpeuse jeune femme (soi-disant d'une race non humaine mais à part un joli motif sur le front, la différence n'est pas flagrante) puis par un petit magicien bien pratique pour les scénarios à venir.
Le monde imaginé parait complètement artificiel. Donnant l'impression d'être tout petit au départ tant les personnages évoluent d'un royaume à l'autre, il se révèle néanmoins composé de multiples royaumes et races sans crédibilité ni contenance.
Les intrigues sont basiques et emplies de trop grosses facilités et passages convenus. Durant les quatre tomes du premier cycle, la quête du moyen de perpétuer la race humaine maintient un certain intérêt. Mais quand celui-ci est atteint de manière peu captivante, les histoires en un tome des albums suivants tombent comme des cheveux sur la soupe.

Quant au dessin, il fournit le minimum nécessaire. Sans être laid, il n'a aucun charme. Pour chacun des quatre premiers tomes, le premier dessinateur donne l'impression de changer quelque chose dans son trait à chaque nouvel album : encrage, ombrage, lettrage, comme s'il se cherchait. Puis avec le changement de dessinateur du tome 5 vient un vrai changement de style, passant du semi-réalisme du premier cycle pour se rapprocher du graphisme formaté des productions Soleil du début des années 2000, offrant au passage les premiers dénudés gratuits de l'héroïne à la série.

Légèrement divertissante pour les premiers tomes, la série est d'une banalité navrante et décline de plus en plus jusqu'à une fin ressemblant plus à un abandon faute d'amateurs.

Nom série  Coney Island Baby  posté le 18/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis curieux de savoir ce qui a amené cet album à être nominé dans la sélection officiel du dernier festival d'Angoulême. Est-ce du fait de l'originalité de sa thématique ? Est-ce parce que sa narration est un peu spéciale ? Parce qu'il règne une drôle d'ambiance mystérieuse dans le récit cadre mettant en scène un Hugh Hefner intemporel ? Je me pose la question parce que hormis ces trois points là qui sont loin de m'avoir convaincu, le reste de la BD m'a semblé médiocre et ennuyeux.

Je n'ai pas aimé le dessin. Je le trouve un peu rebutant, pas vraiment laid mais loin d'être beau.
Je n'ai pas aimé le sujet qui aurait pu attiser ma curiosité mais qui est ici traité à la manière de deux biographies sans surprise et sans rythme.
Je n'ai pas aimé l'atmosphère de ce monde de l'érotisme (pour le cas de Bettie Page) et du porno très cru et libéré (pour le cas de Linda Lovelace). Autant je trouve très belles les photos de Bettie Page en pin-up dans la vraie vie, autant la découvrir telle que présentée ici a plutôt de quoi me refroidir et la rendre moins sympathique à mes yeux. Et en ce qui concerne l'époque soixante-huitarde de Linda Lovelace où amour libre et show-business se mélangent, j'ai trouvé cela glauque et un peu écoeurant. J'ai d'ailleurs eu bien du mal à comprendre son parcours à elle : l'auteur la présente comme ouverte et très désireuse de sexe et d'exhibition dans la moitié de sa vie puis la présente brusquement comme rebutée et accusant son ex-mari d'esclavagisme sexuel alors que tout semblait venir aussi bien d'elle que de lui au départ. Qui croire quand l'auteure trouble aussi sciemment les cartes ? J'imagine que c'est voulu mais je comprends peu l'intérêt de présenter les choses ainsi...

Je suis resté aussi très circonspect quant à tout ce qui concerne le récit cadre avec ces deux playmates prétendantes qui reçoivent ces leçons de morale et de histoire de la part de ce Hugh Hefner symbolique. Où voulait donc en venir l'auteur ? Est-ce que le message se borne à indiquer qu'il ne faut pas se laisser tenter par la pornographie sous peine de finir aussi mal que Bettie Page et Linda Lovelace ? J'ai du mal à voir un autre message, tout en ayant du mal à comprendre le but de Hugh Hefner dans la manoeuvre...

Bref, je reste interdit quant à mon opinion sur le message et l'objectif de cet ouvrage, mais c'est sans conteste cependant que je l'ai trouvé rébarbatif à lire et rebutant par bien des aspects, que ce soit au niveau de son contenu comme de son graphisme.

Nom série  Superman vs Predator  posté le 13/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Et allez, encore un crossover entre l'un des Super-Héros DC et le Predator.
Il y a très peu de surprise et beaucoup de déjà-vu dans ce récit, mais un dessin de bon niveau et une narration correcte qui permette d'aller jusqu'au bout sans trop s'ennuyer.

L'introduction de cette histoire rappelle très fortement celle de Batman/Aliens : une expédition au coeur de la jungle, des ruines Maya et la menace venue de l'espace qui rôde. Et comme bien sûr Superman est infiniment trop puissant pour un simple Predator, l'auteur usera de la même pirouette que dans Superman - Aliens en faisant en sorte, de manière aussi peu crédible que facile, de priver le super-héros de la plus grande majorité de ses pouvoirs.
Et ensuite, ce sont des gros éléments d'intrigue bien stéréotypés : une expédition scientifique, de méchants mercenaires à la solde d'un savant fou, un Predator qui rôde et tue en douce et beaucoup de bastons, de captures et de courses-poursuites. Et devinez quoi : il y a fin, il y a une grosse explosion ! Original, non ? Seule une petite trahison en cours de route pimente un peu la sauce mais de manière tout de même très négligeable.

Le scénario n'a donc rien de surprenant du tout. Malgré tout cela se laisse quand même lire.
D'abord parce que le dessin n'est pas mauvais. J'ai un peu tiqué sur la scientifique en permanence en soutien-gorge et sur les lèvres sur-gonflées de Loïs Lane, mais pour le reste le dessin des personnages et des décors est plutôt bon et efficace.
Ensuite la narration est fluide et relativement claire malgré quelques petites ellipses pas toujours évidentes.
Et pour finir, si tout ce qui vous intéresse est une "noble" confrontation entre un Predator et un Superman suffisamment affaibli pour proposer un combat équilibré, eh bien, cet album fournit ce qu'on attendait de lui.

Cela reste un album franchement dispensable.

Nom série  Le Salon des Châtiments  posté le 13/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'ai vraiment pas aimé cette lecture, sans la détester pour autant.
Pourtant, l'idée de base, fantasme Sado-Maso classique, est détestable en elle-même : il suffit de forcer une femme, l’emprisonner, la dominer et la faire souffrir longtemps pour qu'elle finisse par avouer aimer ça et en redemander. Connerie. Mais c'est tellement cliché dans le domaine de la BD porno que ça ne me fait plus ni chaud ni froid. Et puis tant que ça reste un fantasme...

Par contre, objectivement, cette BD est franchement médiocre.
Le dessin est inégal mais souvent franchement laid. Pourquoi faire une BD de cul quand, justement, on ne sait pas dessiner les culs féminins ?
Le scénario n'a strictement aucune crédibilité. Une femme se fait enlever par la vendeuse d'un magasin et se retrouve enfermée dans la demeure de cette dernière qui se révèle être une maison close, on peut imaginer ça un moment. Mais que la victime se laisse faire des semaines durant en se contentant de pleurnicher et de dire "s'il-vous-plait, laissez-moi partir", qu'elle désespère de trouver un moyen de s'échapper alors qu'elle dort dans une chambre avec fenêtre et sans barreau, et que tous ceux, clients inclus, qui ont abusé d'elle et l'ont torturé s'en sortent sans quasi aucun soucis avec la justice, et qu'évidemment la victime agisse très vite comme si elle aimait ça et en redemandait, c'est franchement farfelu et empêche d'y croire un instant et donc d'entrer dans le trip.
Qui plus est, les dialogues sont pitoyables et le plus souvent risibles. Le texte préféré de l'héroïne par exemple est : "snif... snif...". Du pur Audiard !

C'est juste nul. Du mauvais porno.

Nom série  La Saison des Flèches  posté le 12/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Saison des Flèches est un ouvrage original qui m'aura interloqué autant avant qu'après lecture. Il s'entame dans une ambiance absurde avec l'idée d'imaginer que tout un chacun, de nos jours, puisse s'acheter des indiens, mais aussi des cow-boys ou des chercheurs d'or, en boites de conserve qui prennent aussitôt vie et animent votre quotidien une fois libérés. Et c'est aussitôt une ambiance mais bientôt aussi un décor de western et de grands espaces qui envahit votre appartement.

C'est un mélange d'humour absurde et de poésie sans qu'on ne sache jamais trop sur quel pied danser. Le graphisme est réalisé à la peinture directe à la manière de Colibri du même dessinateur. C'est joli mais l'aspect d'ensemble m'a paru parfois un peu académique, comme le trait d'un peintre qui n'est pas tout à fait à son aise dans le cadre d'une BD, même s'il s'agit là d'un avis très personnel.
L'histoire est parfois amusante mais je n'ai pas su y accrocher complètement. Comme tout y est possible, j'ai parfois eu du mal à en apprécier sa logique et son évolution. Et même s'il y a un début, un développement et une fin, j'ai ressenti un léger vide dans le contenu de son intrigue. J'étais encore sur ma faim en fin de lecture et malgré l'originalité et la certaine beauté du tout, je ne suis pas totalement convaincu.

Nom série  Carthago Adventures  posté le 11/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'accroche moyennement à la série Carthago et ce n'est que parce que le premier tome de ce spin-off était disponible en bibliothèque que je l'ai lu. Et je suis encore moins convaincu.

L'histoire m'est apparue banalement plate. Le thème de la série, c'est la chasse aux créatures légendaires.
Pour le premier tome, ce sera le Big Foot, le Sasquatch ou encore le Wendigo. Comme pour Carthago, Christophe Bec étale ce qu'il a appris dans son travail de documentation en parsemant son récit d'extraits de témoignages ou faux-témoignages réels, d'anecdotes historiques et de lieux où la créature aurait "vraiment" été aperçue.
Mais si l'on devait résumer l'album, ce serait vite fait : une équipe d'aventuriers part à la recherche du Big Foot là où le canular le plus connu à son sujet a eu lieu, ils y trouvent une population locale qui manifestement sait pertinemment que la créature existe mais cherche à le cacher, ils trouvent des bouts de preuve et puis ils s'en vont, non sans laisser derrière eux quelques morts dramatiques.
C'est sans surprise et les clichés y sont accumulés. Entre l'indien qui se transforme en monstre quand il est en transe et tue pour protéger son territoire sacré, l'armée qui sait tout mais masque la vérité pour préserver ses intérêts, la population locale qui sait tout mais ne dit rien sans qu'on sache pourquoi, et les scientifiques qui n'ont qu'à rester quelques jours sur place pour trouver toutes les preuves nécessaires (mais les gardent pour eux) alors que personne n'a jamais réussi à rien prouver depuis des siècles...
Ça ressemble à un mauvais épisode d'une série américaine qui use d'une thématique battue et rebattue comme si les auteurs n'avaient pas d'idées bien originales pour combler le nombre d'épisodes à fournir pour finir une saison.
C'est trop facile, trop convenu, ça n'a aucune crédibilité et ça m'ennuie.

Nom série  Tonnerre Rampant  posté le 11/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai un mal de chien à accrocher à ce récit du fait de son graphisme. Pourtant j'adore les histoires de fantômes un peu sérieuses en général mais là je trouvais les planches plus ou moins illisibles.

Je n'aime pas du tout le choix graphique de Liberge consistant à dessiner vaguement les personnages et à combler tout le reste des planches par une accumulation de photos retouchées, d'effets Photoshop et de tâches de couleurs ocres et marrons. Il n'en ressort rien de lisible. Tout est écrasé par les effets de couleurs et il faut se forcer pour y retrouver un semblant de narration graphique. Ça va sur une planche ou deux parce que ce n'est pas laid esthétiquement parlant, mais cela ne convient pas du tout à tout un récit de 80 pages. J'ai régulièrement eu l'impression de lire un texte parfois accompagné de quelques illustrations compréhensibles. Le reste du temps, le dessin ne sert pas à grand chose et surtout il ne raconte rien en lui-même.
La narration hachée, faisant preuve de plusieurs transitions trop abruptes et peu compréhensibles, n'arrange rien.

Pourtant j'aurais pu aimer ce récit mettant en scène une maison très lourdement hantée. Cela m'a rappelé des récits fantastiques soi-disant réels qui me faisaient frissonner quand j'étais plus jeune en me disant "et si c'était vrai". Si ce n'est que là tout s'accumule un peu trop dans cette maison qui devient un vrai parc d'attraction du fantastique à force, au détriment de l'indicible peur que les histoires de maisons hantées peuvent engendrer quand elles sont réussies.
Mais à cause de ce graphisme que j'ai trouvé tout simplement pénible et d'une histoire qui se termine platement sans jamais avoir su décoller à mon goût, je suis vraiment déçu par la lecture de cet album.

Nom série  Récits de guerre  posté le 10/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album parait un peu mineur dans l'oeuvre d'Hugo Pratt mais il se lit bien. Cela ressemble à ces vieux récits de guerre qui paraissaient dans les périodiques pulps avec des héros soldats à qui tout réussissait et qui auraient presque pu gagner la guerre à eux seuls. Pratt oblige, il y a une vraie touche de réalisme ici, mais aussi beaucoup de facilités et de victoires héroïques un peu aidées par l'auteur.

Le décor est intéressant puisque c'est celui de la guerre contre l'Afrika Korps en 1941 avant de poursuivre brièvement sur la bataille de Normandie.
L'album se scinde plus ou moins en deux récits puisque la première moitié met en scène des fantassins et la seconde des conducteurs de chars, même s'il n'y a pas de franche rupture entre les deux histoires. Si ce ne sont pas des va-t-en-guerre façon super-héros, tous ces personnages-là vont quand même s'en sortir sans un bobo après avoir courageusement détruit de dangereuses unités ennemies et avoir mis à mal des embuscades adverses.
C'est un peu une hymne à la valeur militaire et au courage. Assez surprenant pour un Hugo Pratt qu'on connait pour son aventurier rêveur, Corto Maltese, qui a certes cotoyé la guerre mais pour mieux s'en éloigner et s'en moquer.

La narration est un peu rapide, comme pour faire tenir un maximum en quelques planches, mais ça se lit bien. Le dessin est appréciable comme du Pratt typique, avec le défaut néanmoins de rendre certains personnages peu reconnaissables.

La lecture de cet album devrait plaire aux amateurs du genre "récits militaires où les gentils gagnent chaque combat malgré les difficultés". Mais c'est loin d'être le meilleur album de Pratt.

Nom série  Chroniques de la guerre des fées  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Alors que les noms des auteurs encourageaient un bon a priori de ma part et alors que l'intrigue présentant un étonnant huis-clos était plutôt originale dans ce genre de récit, cette bande dessinée se révèle à mon goût comme une mauvaise série de fantasy pour adolescents.

D'emblée, je n'ai pas accroché au dessin. J'ai du mal à y reconnaître le style de Kyko Duarte qui m'avait plutôt séduit dans Le Capitaine Fracasse. Ici, il apparaît peu maîtrisé, comme celui d'un amateur qui ferait ses premiers pas dans le professionnalisme.
Outre plusieurs grossières erreurs de perspective et des architectures fantaisistes, il présente des éléments qui m'amènent à cataloguer cette oeuvre dans les histoires de fantasy de Soleil avec héroïnes à gros seins pour racoler les lecteurs adolescents mâles. Comment expliquer autrement ces filles canons habillées ultra-sexys de manière totalement incongrue, à l'image de l'héroïne, pulpeuse rousse athlétique dormant à moitié nue sans drap ni couverture en plein hiver. Cela s'explique aussi peu que la tenue de guerrière d'heroic-fantasy avec épée à la ceinture qu'elle porte par la suite alors qu'elle est sensée être juste une poète lyrique.
Et que penser aussi de ce gros anachronisme montrant une grande vitre en verre plat dans la chambre de cette dernière, pourquoi pas un velux dans une hutte gauloise ?

A côté de cela, la narration trop présente se révèle un peu pénible et empêche l'ambiance de s'instaurer. Quand ce n'est pas un personnage qui parle tout seul et tout haut pendant plusieurs pages... Cela indique un clair manque d'assurance dans la narration graphique.

Quant au scénario, il est assez plat. Certes l'idée d'un huis-clos façon murder-party dont les assassins sont cependant très vite reconnus est plutôt plaisante dans un décor médiéval-fantastique. Mais les méchants vraiment méchants, les victimes sans cervelle et les héros trop superficiels empêche de s'intéresser le moins du monde à leur sort.
Je doute lire la suite, si elle parait un jour...

Nom série  Déluge  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que les premières images de cette bande dessinée font penser à un remake de Waterworld, le contexte de son histoire se révèle vite très différent. La Terre submergée est devenue ici le théâtre d'un conflit entre des factions puissamment armées, composées d'humains, de mutants, de créatures sous-marines et d'êtres cybernétiques. Celles-ci disposent de technologies ultra-modernes, submersibles, villes sous-marines et autres modifications génétiques. Leurs motivations, quant à elles, sont bien mystérieuses pour le lecteur qui les découvrent. Et quand débarque du ciel une guerrière encore plus avancée technologiquement avec une mystérieuse mission prioritaire, c'est une chasse au trésor meurtrière qui va se mettre en place.

C'est une bande dessinée qui suinte de testostérone. Beaucoup d'action, de personnages puissants, de mystères, et une héroïne au charme certain mais au comportement implacable. La narration est rythmée et prenante. Il n'y a pas une minute de repos.
Le dessin est plutôt excellent. Moderne et réaliste, il est à la fois très soigné et dynamique. La colorisation renforce en outre l'ambiance de science-fiction de l'ensemble.

C'est parfois un peu bourrin, un peu facile, et manquant de finesse, mais c'est un bon divertissement musclé dont l'intrigue est suffisamment énigmatique pour donner envie de savoir la suite, d'autant plus que la série est prévue en seulement 2 tomes.

Nom série  Maât  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hmm... Je ne m'attendais pas à ça et je suis déçu.

Au vu de la couverture, j'imaginais une série jeunesse dans un cadre d'égypte ancienne soutenue par un agréable dessin moderne.
Au lieu de ça, le cadre est celui de la campagne d'Egypte de Napoléon et les deux jeunes héros, avec certes des origines à moitié égyptiennes, sont les enfants d'un notable français. L'intrigue s'est en outre révélée un peu trop dense, mal foutue à mon goût et emplie de beaucoup trop de facilités et de clichés.

Et puis le graphisme m'a déplu. Techniquement, le trait typiquement Italien, pas très éloigné de l'école Disney, n'est pas mauvais même s'il manque de maîtrise et de soin. Par contre son encrage est beaucoup trop ténu à mon goût et du coup complètement masqué par une colorisation informatique terne et sans charme qui écrase les planches.

Le scénario aurait pu se révéler original, mais il aligne tellement les facilités et quelques incohérences qu'il en devient ennuyeux. L'ambiance adolescente y est nunuche, visiblement plus destinée à un lectorat féminin que masculin, mais ma fille en tout cas n'a absolument pas accroché. Il est possible qu'elle soit trop jeune pour l'apprécier ceci dit car l'histoire est assez bavarde et parait parfois alambiquée pour pas grand chose. Les personnages jouent mal, les situations sont téléphonées et certaines paraissent franchement artificielles.
Alors ça se laisse lire, notamment parce que le cadre historique n'est pas inintéressant, mais tout ce qui tourne autour du combat entre gentils et méchants dieux est trop plat et convenu pour ne pas me lasser.

Nom série  Namibia  posté le 08/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un grand fan de Léo et je lis chacune de ses nouvelles publications avec un apriori soupçonneux et la crainte d'y retrouver le côté gnangnan, racoleur et la facilité qui m'y avait déplu notamment depuis Bételgeuse.

Ici, je dois dire qu'on retrouve certains de ces défauts, le plus manifeste étant le côté cousu de fil blanc des relations entre les personnages et le côté stéréotypé des rebondissements, avec des moments de suspense emplis de facilités scénaristiques.

Mais ce sont pourtant des clichés qui se révèlent assez efficaces si l'on est pas trop regardant. Cela se lit comme un sympathique divertissement, motivé par un mystère certes bourré de Deus Ex Machina mais qui attise malgré tout la curiosité.

J'ai été surpris de voir que ce n'était pas Léo qui dessinait tant je croyais reconnaître dans le trait dans le trait de Bertrand Marchal l'aspect figé des visages des personnages de Léo qui sont comme autant de masques le plus souvent immuables. J'ai néanmoins trouvé ce graphisme un peu plus souple, moins raide que ce qui m'avait agacé dans les premières oeuvres de Léo. Et j'ai été satisfait de le voir aussi moins racoleur : pas une seule poitrine féminine dans les 2 albums parus à ce jour, impressionnant !

Ce fut donc une lecture pas désagréable et je lirai probablement la suite quand elle paraîtra.

Nom série  Carmen Cru  posté le 26/03/2004 (dernière MAJ le 06/07/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Carmen Cru, c'est toute une ambiance, tout un style d'humour.
La première fois que j'ai lu un album de Carmen, j'étais trop jeune et j'ai été marqué par cette ambiance de vieillesse, d'aigreur de la part de Carmen, de saleté de son environnement, de médiocrité de ses voisins.
En le relisant plus tard, j'ai réalisé combien l'auteur joue justement de tout cela pour opérer son humour pince-sans-rire, presque satirique. Le personnage de Carmen en lui-même est difficile d'accès au début, mais très vite on se prend à l'aimer, à adorer la voir se foutre silencieusement de la gueule des gens qu'elle rencontre, à jubiler quand elle massacre moralement des fonctionnaires qui la prenait de trop haut au départ...
Ce que je ressens pour Carmen Cru, c'est une affection pour le personnage, un sentiment que j'aime à la voir agir et se comporter avec les autres gens mais que je n'aimerais surtout pas la rencontrer, un peu comme si elle se défoulait tranquillement sur les gens sur lesquels j'aimerais également me défouler.
Carmen, c'est une force tranquille, un roc spirituel que l'âge n'atteint qu'en surface, un fernet-branca on the rock.

J'ai pu redécouvrir le personnage récemment par l'achat de l'intégrale petit format cartonnée de très bonne qualité qui vient de paraître. Et j'apprécie encore plus cette série et cet humour désormais. Même si toutes les histoires courtes ne sont pas aussi drôles les unes que les autres, c'est un vrai plaisir de lecture mais aussi un plaisir pour les yeux car je trouve le dessin de très bonne qualité aussi finalement.

Nom série  Vegas  posté le 29/06/2011 (dernière MAJ le 06/07/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome de cette série n'est pas mal mais un peu trop introductif et manquant quand même franchement de crédibilité.

J'ai apprécié son dessin et sa narration très dynamiques, pleins de pêche et bien foutus. Certaines scènes sont un peu confuses, comme la course de voitures sur la fin, mais sinon c'est un graphisme qui me plait bien.

Le monde d'anticipation qu'il met en scène est pas mal imaginé aussi. Par contre, l'intrigue en elle-même souffre de facilités un peu trop voyantes. Le cas de cette fille reconstituée et qui devient tout à coup super-forte, capable de mener une enquête en un temps record puis d'arriver à ses fins sans qu'aucune police ou garde du corps ne puisse l'en empêcher, je n'y crois pas. De même que cette mère qui accepte comme inéluctable de ne plus pouvoir approcher sa fille, sans raison crédible non plus. Trop cousu de fil blanc.

Mais je n'y ai pas trop prêté garde car j'ai tout de même apprécié le divertissement. Le scénario se révèle cependant trop léger pour ce seul premier tome pour vraiment conseiller l'achat. Et comme les éditions Soleil ont décidé de lâcher cette série dès le tome 1 comme à leur habitude, il n'y a aucune chance que j'en conseille l'achat...

Nom série  La Guilde  posté le 13/03/2006 (dernière MAJ le 06/07/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Guilde est pour moi une BD pas mal... pour un lectorat de jeune adolescent.

Le dessin façon Disney saute aux yeux. Dès la première planche, j'ai eu l'impression de lire une histoire de Mickey telles qu'elles étaient dessinées par exemple par Claude Marin (Frère Boudin). Quand on regarde une planche comme ça, et même si la comparaison avec Blacksad fait beaucoup de tort à cette BD, on se dit que le dessin est joli et travaillé. L'ennui à mes yeux, c'est que le résultat est tout de même un peu naïf. Les expressions des personnages sont presque toujours outrées et assez restreintes : le grand sourire "je suis content mais un peu bourré", les yeux fronçés "je suis en colère", le regard triste "comme je suis malheureux", les yeux surpris "j'y comprends rien", etc... Pas de demi-mesure, tout est dans l'expressivité exagérée. Et le résultat en est très naïf : on reconnait tous les méchants à leur regard sournois et à leur rictus carnassier (ah, tiens, lui c'est un méchant! Ouh qu'il est méchant !) et tous les gentils à leur regard implorant et leur bouche triste (oh, c'est un pauvre gentil martyrisé par les méchants !).

Et de même que l'aspect visuel de La Guilde parait naïf, le scénario l'est aussi. Ce sont de grosses ficelles, des passages d'action où les méchants évitent soigneusement de porter les coups au gentil pour ne pas le blesser, une manipulation grosse comme une maison, etc... Les personnages sont transparents et guère originaux. Et le héros, Astraban, est très peu crédible, oscillant dans ses émotions d'une case à l'autre, à un moment terrassé par la mort de ses parents, le moment d'après déconnant avec la jeune fille et se déguisant en pitre, la seconde d'après prêt à tuer quelqu'un, la seconde d'après tout fatigué "je veux rentrer à la maison", etc...

Ce sont là des reproches que fait un adulte habitué de la BD mais comme il s'agit clairement pour moi d'une BD plutôt jeunesse (malgré quelques moments sanglants), je ne serais pas aussi critique car au final, ça se lit assez bien.
Et comme le dessin est sympa, j'aurais pu dire "pourquoi pas..." mais comme l'éditeur a confirmé l'abandon de la série après le tome 2, je ne peux décemment pas en conseiller l'achat.

Nom série  Dragonseed  posté le 07/03/2006 (dernière MAJ le 06/07/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une Bd d'Heroïc-Fantasy dans la plus pure veine du genre.

Le dessin de Guerrera est très soigné et réaliste. Dans le style comics d'action, il nous offre de belles planches, quoiqu'assez conventionnelles, et surtout un très beau dragon. Son découpage et sa narration sont efficaces quoiqu'encore une fois pas très originaux.

Au niveau du scénario, c'est idem : c'est bon, c'est efficace, mais ça ne marquera sûrement pas les esprits par son originalité. Nous voilà embarqués dans une quête très classique du genre heroïc-fantasy, à la recherche de la larme de pierre qui saura éviter la guerre entre les hommes et les dragons. Tout un programme pas très motivant quand on est lassé des trop nombreuses séries H-F de Soleil et d'ailleurs. D'autant plus que ce scénario là se prend très au sérieux, sans humour. Mais ça n'en reste pas moins prenant, sans manichéisme et bien raconté, quoique parfois un peu confus. Et les personnages sont réussis, crédibles et plein de personnalité. Le personnage du dragon Ombris Vilemort plus particulièrement ravira les amateurs de vrais dragons impressionnants, pas de ceux qui se contentent de cracher du feu et de faire peur au villageois.

Bref, une série Heroic-Fantasy classique mais de bonne facture. Il est cependant à craindre qu'elle reste à jamais inachevée suite aux ennuis financiers des Humanos et comme aucune nouvelle du tome 3 n'est en vue.

Nom série  Violine  posté le 04/07/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Violine est une série tous publics rappelant certains classiques jeunesse du journal Spirou malgré certains passages un peu plus durs et plus adultes. C'est une lecture divertissante et présentant quelques originalités.

Fabrice Tarrin dessine les deux premiers tomes dans un style sympathique rappelant celui de Conrad et de Simon Léturgie. C'est un graphisme dynamique et bien foutu.
Krings prend la relève au milieu du 3e tome. Il réussit à ne pas faire ressentir du tout de coupure dans le style même si son encrage est plus proche par la suite des classiques de l'école Marcinelle.
La colorisation aussi se fait plus informatique et moins charmante sur les derniers tomes.

Quant au scénario, j'ai été surpris de voir après coup qu'il était réalisé par Tronchet tant il s'éloigne de ses oeuvres plus classiques (Jean-Claude Tergal, Houppeland...). C'est de l'aventure assez débridée avec une certaine part d'humour même s'il ne me fait pas vraiment rire. Violine évolue dans un monde un peu dur, avec beaucoup d'adultes fourbes et méchants. Je n'ai pas trop apprécié cet aspect sombre dans un récit dont la trame principale est en fait plus adaptée à la jeunesse. Certains personnages me sont également apparus un petit peu pénibles, notamment le sorcier Kombo que j'ai trouvé trop artificiel dans son comportement et sa façon de parler petit nègre.
Et puis le rythme des intrigues est un peu spécial. Il se passe beaucoup de choses dans chaque album, avec un léger manque de linéarité, me donnant l'impression que les auteurs ne savent pas trop où ils vont et qu'ils déroulent l'intrigue au fur et à mesure qu'ils l'imaginent. Pourtant à la fin du 5e tome qui clôt le premier et probablement unique cycle de cette série, on constate que tout se tient assez bien et que les éléments des premiers tomes s'expliquent tous par la suite.

Même si je n'ai pas complètement accroché à l'ambiance de cette série, je l'ai lue comme un sympathique divertissement, plutôt bien dessiné et agréable. Ca ne restera cependant pas un indispensable à mon goût.

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