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... a posté 4932 avis et 1909 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Domes  posté le 09/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un avis mitigé mais pas convaincu sur cet album.

C'est manifestement un récit pour adolescents.
Un décor futuriste, des dômes où sont enfermés les hommes civilisés tandis que l'extérieur a été ravagé, des héros adolescents et pilotes, une situation un peu guerrière, quelques mystères, beaucoup d'action, et hop c'est parti !
Trop classique pour me motiver...

Pourtant il y a quelques bons points qui me font ne pas rejeter cette bande dessinée.
D'abord le dessin qui est tout à fait correct. J'ai apprécié ce design de civilisation humaine intégrant des éléments aztèques dans les décors et surtout une sympathique esthétique d'insectes au niveau des véhicules volants. J'ai bien aimé aussi les jolies couleurs à base de teintes pastel et fluo. Il est juste dommage qu'au niveau des décors et des vues d'ensemble, les perspectives soient souvent moyennes. Bien des paysages manquent complètement de profondeur et on a l'impression que tout est plaqué à la même distance. Ça m'a un peu gêné au départ mais grâce au dynamisme des personnages et des scènes d'action, ce défaut se laisse oublier.
Le rythme est la seconde qualité de ce récit puisque l'album se lit bien et apporte un divertissement pas désagréable.

Par contre, que tout cela est stéréotypé.
Le décor pour commencer ; cette civilisation renfermée sur elle-même qui refuse de sortir et de découvrir que le monde extérieur a évolué pendant qu'elle restait protégée dans son dôme.
Ensuite les personnages, clichés au possible : l'héroïne adolescente rebelle et as du pilotage, l'ami d'enfance gentil et amoureux en secret de l'héroïne, le beau rival musclé mais un peu antipathique, le petit génie du piratage et de la bricole, etc... Déjà vu. Ce ne serait rien si l'héroïne n'était pas aussi agaçante, désobéissante et égocentrique. Ce genre de protagoniste me lasse très très vite, surtout quand les auteurs l'aident à coups de Deus Ex Machina qui transforment ses conneries de gamine en petits moments d'héroïsme à peine contrebalancés par les courtes engueulades qu'elle reçoit.

Et surtout, il y a de trop grosses facilités scénaristiques qui bousillent le semblant de crédibilité du scénario : les gamins qui craquent tous les codes, espionnent les réunions secrètes des dirigeants et pénètrent à loisir dans les zones interdites, l'adolescent qui fabrique un super prototype en quelques heures à partir de rebuts usagés, des kidnappeurs et leur véhicule gigantesque qui réussissent leur coup super discrètement alors qu'ils sont en pleine visibilité et que les alliés de l'héroïne montent la garde en altitude et fouillent les environs... Trop gros, trop facile, trop décevant... Comme ce trop pesant clin d'oeil à Wall-E par exemple...

Au final, il s'agit là à mes yeux d'une série pour adolescents dotée de quelques qualités au niveau du graphisme et du rythme narratif mais qui ne suffisent pas à masquer de trop grosses facilités et de trop gros clichés à même de rebuter les lecteurs plus âgés.

Nom série  Back in town  posté le 08/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Back in town, c'est l'histoire d'un couple, marié, un enfant, qui revient vivre en ville après cinq ans passés à la campagne. Résolument urbains, ils espèrent y retrouver leur bonheur perdu et vivre du métier de pigiste du mari et de secrétaire particulière de l'épouse.
Comme le résume l'éditeur, cette série, c'est un peu Le Retour à la terre à l'envers, malheureusement avec l'humour en moins.

A la lecture des premières pages de cet album, j'ai cru que j'allais caler d'emblée. C'est une ode à l'urbanité, voire même au parisianisme : tout est mieux dans la capitale, on peut tout y faire, pas besoin de voiture, pas de villageois, pas de jardin, pas de souliers crottés... Etant moi-même très loin d'être un amateur de vie urbaine et ne supportant pas Paris, j'ai eu un peu de mal à digérer ce passage. Heureusement, très vite, les auteurs montrent que leur ouvrage n'est pas vraiment un pamphlet pour encenser la vie parisienne puisque certains défauts en sont quand même rapidement montrés.

Hélas, ça n'en reste pas moins un récit assez ennuyeux. On suit la vie et la réintégration à la vie urbaine de cette petite famille, un peu de leur vie professionnelle, un peu de leur vie familiale, quelques pots entre amis... et on attend qu'il se passe quelque chose. Le scénario laisse espérer un soupçon d'intrigue autour d'un mystérieux dossier qui pourrait éventuellement amener le mari à publier un scoop journalistique, mais il apparait que ce début d'intrigue s'écrase vainement en fin de premier tome.
A côté de cela, il y a très peu d'humour, presque pas de rythme, les personnages sont sans saveur, sans personnalité, et on les suit sans intérêt.
Un coup dans l'eau...

Nom série  La Théorie de la contorsion  posté le 08/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'ai pas lu J'aurais adoré être ethnologue et je ne connais pas le blog de Margaux Motin depuis assez longtemps donc je ne peux pas comparer. Mais en tout cas, j'ai pris un réel plaisir à lire cet ouvrage issu de ce dernier.

Je trouve le graphisme de l'auteure excellent. On y retrouve à la fois ce qui fait le glamour et l'efficacité des dessins de blog-illustratrices en vogue depuis le succès d'estime de Colonel Moutarde et autres Pénélope Bagieu, mais aussi un réel talent d'artiste-dessinateur. Je n'y vois aucune esbrouffe, le trait est sûr, parfaitement maîtrisé, l'auteure s'autorise même quelques expérimentations discrètes. Et le personnage que Margaux Motin se crée ne manque vraiment pas de charme.

Elle est en outre présentée de manière très attachante avec une très grosse part d'humour. J'ai rigolé à haute voix sur de nombreux gags la mettant en scène, seule ou en famille.
Il est juste regrettable que tout ne soit pas du même niveau. J'ai senti une certaine lassitude au fil des pages, les plus hilarantes étant plutôt dans la première moitié à mon goût, tandis que certaines chutes par la suite me laissaient un peu dans l'expectative. Les moments un peu plus poétiques sont quant à eux plaisants mais m'ont aussi moins touché.
Il n'empêche : j'ai passé un bon moment de lecture !

Nom série  Tard dans la nuit  posté le 07/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'ambiance de ce récit en bande dessinée. Le premier tome n'y aura pas suffi, il aura fallu les deux suivants pour finalement m'attacher à ce coin perdu du Québec et aux protagonistes de l'histoire.

J'ai commencé par trouver la narration assez confuse au départ. J'ai eu des difficultés à m'y retrouver parmi les habitants de ce village et ces différents noms et prénoms qui nous étaient fournis par des personnages qui se connaissaient tous, ce qui n'était visiblement pas mon cas. Le dessin des visages a aussi un peu ajouté à la confusion car non seulement certaines formes de visages se retrouvaient chez plusieurs personnages mais les couleurs de cheveux avaient aussi tendance à changer. J'ai bien vérifié notamment, Firmin commence la série avec les cheveux blonds, puis devient vraiment brun quand on le voit dans le manoir de sa mère les premières fois, avant de redevenir très blond par la suite. Du coup, j'ai dû vérifier pour voir si on parlait bien du même protagoniste.
L'intrigue quant à elle ne me passionnait pas tellement. Je m'imaginais un gros complot meurtrier sans davantage de raisons que la vengeance, une brutalité sectaire voire un ou plusieurs serial-killers. Un truc trop artificiel et facile à mon goût.

Au fil des tomes, on finit cependant par en apprendre plus et à comprendre que, même si l'intrigue n'est finalement pas très complexe, les sentiments humains y sont justes et le contexte intéressant. J'ai fini par comprendre chaque protagoniste, à m'attacher à ce village, au héros et à son admirable femme, à l'adjoint du sherif puis aux autres habitants et même à ceux que je considérais trop facilement comme étant les méchants du récit. Seul le brutal remplaçant du shérif et la folie du fils vengeur m'ont paru manquer un peu de crédibilité mais après coup cela passe bien.
Malgré un démarrage difficile, j'ai donc passé un agréable moment de lecture.

Nom série  Jeanne d'Arc  posté le 07/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Autant le pitch de cette série paraissait intéressant, autant le résultat m'a déçu.

Elle était sensée avoir sa place dans l'éphémère collection Sorcières de l'éditeur puisqu'il s'agit d'imaginer le personnage de Jeanne d'Arc comme étant une véritable inititée aux arcanes de la sorcellerie authentique, celle vénérant la déesse Lune et le Dieu Cornu. L'idée était intéressante. Revisiter l'Histoire avec un nouveau point de vue, présentant non pas la fameuse Pucelle d'Orléans comme un guerrière instrumentée par le pouvoir politique et religieux de l'époque, et encore moins comme une Sainte, mais comme une femme complexe, tourmentée, plus ou moins lesbienne et faisant partie d'une cabale de femmes que l'on doit dénommer sorcières et qui a pour but apparent de remettre le Dauphin sur le trône de France et de chasser l'envahisseur anglais.

Malheureusement la transposition de cette idée en récit est loin de m'avoir convaincu.
Pour commencer, le graphisme ne m'a pas plu. Le trait réaliste de Jeanne Puchol m'a paru incertain et disgracieux. Cet effet est accentué par la colorisation d'Elvire de Cock. Certes, j'aurais pu me réjouir que celle-ci ne soit pas informatique mais je l'ai trouvée d'une certaine manière confuse et sans charme.
Ensuite, l'histoire m'a laissé perplexe. Le personne de Jeanne est présenté sans grand charisme, je n'ai pas eu envie de m'attacher à son histoire. Et très vite toute la trame autour de la sorcellerie m'a été pénible. Cette caste de femmes initiées se rapproche certes de la justesse des religions paiennes, celles de la Déesse-Mère, et des récits anciens de Sabbats aux solstices d'hiver et d'été, mais certains éléments dans la façon dont tout cela est présenté m'ont paru grotesques. Ces auréoles sur les têtes des initiées, le côté figurant du Dieu Cornu cantonné à trôner dans ses flammes, ces femmes qui s'embrassent et s'enlacent nues sans raison, pas même symbolique à mes yeux... Et puis toute la trame de fond évoquant une telle société de femmes qui seraient par définition les antinomiques des hommes, les bernant ou les rejetant tous, étrangers comme proches, sauf dans la passion destructrice ou pour des raisons politiques, a agacé mon esprit féministe qui veut que les femmes soient purement les égales des hommes.

Au final, malgré une certaine pointe de curiosité pour voir où les auteures allaient mener leur récit, je n'ai pas pris de plaisir à la lecture de cette bande dessinée. La suite pourra peut-être faire évoluer mon avis mais j'en doute un peu.

Nom série  Du plomb pour les garces  posté le 04/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un polar à l'américaine qui m'a un peu gonflé.
Sa trame est très classique, digne des feuilletons télé importés des USA. Ça se passe à Los Angeles. L'héroïne est un flic ultra sexy qui essaie de faire oublier sa forte poitrine et de démontrer son professionnalisme mais qui préfère quand même les décolletés plongeants aux uniformes réglementaires. Elle doit enquêter sur l'enlèvement des enfants d'une star lesbienne arrogante et putassière et doit pour cela fréquenter la faune glauque des paparazzi, des magazines trash ainsi qu'une secte bizarre. Et pour ne rien arranger, elle est mise en compétition dans son enquête avec la garde du corps de la star, tout aussi lesbienne et arrogante que cette dernière, mais surtout proche de la commandante paramilitaire.

Le dessin réaliste de Loïc Malnati est tout à fait correct. Ses personnages, ses décors et ses véhicules sont tous bien foutus, rien à redire. Les couleurs sont sobres mais de qualité. Seul le visage inexpressif et répétitif de l'héroïne m'a un peu agacé mais cela tient en partie à sa personnalité, visiblement.

Le problème à mon goût vient de la narration. La narration graphique, d'une part, n'est pas des plus claires, surtout dans la construction des premières pages que j'ai mis un moment avant de comprendre clairement.
Il y a ensuite la présence surabondante de la voix off de la policière et parfois de la star. Les auteurs ont fait le choix de transmettre les pensées des protagonistes principales par ce biais plutôt que par le dessin mais cela devient vite pénible et lourd au niveau du rythme narratif.
A cela s'ajoute une ambiance désagréable ; les personnages sont presque tous aussi antipathiques les uns que les autres. On dirait que le monde féminin se divise en deux catégories, d'un côté les salopes hautaines, de l'autre les pleurnicheuses soumises. Et au milieu évolue une héroïne atone et rendu agaçante par ses pensées désenchantées qu'on suit à tout bout de champ.
Et comme, pour finir, le scénario n'a rien de prenant, pour ce qui concerne ce premier tome en tout cas, je ne suis pas pressé de lire la suite.

Nom série  Beauté  posté le 04/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moins traumatisant que Jolies ténèbres et moins implacable que Coeur de Glace, Beauté n'en est pas moins un conte de fées qui reflète la dureté et la noirceur des classiques du genre.

Il met en scène une souillon malheureuse et rejetée par les siens du fait de sa mocheté. Elle croise un jour la route d'une fée un peu spéciale qui lui octroie en remerciement de sa compassion un don de beauté surnaturelle. Tout le monde verra désormais en elle l'incarnation de la beauté la plus parfaite. Ce don se révélera très vite à double tranchant puisque la jeune fille sera désormais certes à même de séduire les plus riches seigneurs mais elle devra également échapper aux envies irrépressibles des hommes et à la jalousie des femmes. Et si ce n'était que ça... mais il se trouve en plus que l'ancienne souillon, pas très futée au final, se laisse manipuler par l'intelligente soeur du roi mais aussi par la fameuse fée Mab qui cache probablement un jeu assez spécial.

Basé sur un scénario intéressant, un agréable dessin et de belles couleurs automnales, ce conte de fées est distrayant et agréable à lire.
Son scénario reste cependant assez classique pour le moment et sa narration manque un peu de rythme. En tant que lecteur, j'ai plus ou moins décroché aux deux tiers du premier tome, tandis que l'action se tassait. L'héroïne n'est pas très charismatique non plus car, autant elle apparaissait gentille et lucide aux débuts de ses aventures, autant elle se révèle égocentrique et un peu idiote une fois envoûtée. Cela fait probablement partie de la trame morale de la fable mais cela m'a empêché de m'attacher véritablement à elle.
L'intrigue regagne cependant en intérêt vers la fin de l'album et sa conclusion à suivre laisse en suspens plusieurs questions sur le devenir de Morue, la guerre qui s'annonce et les manigances qui l'entourent aussi bien de la part de la soeur du roi que de la fée Mab.
A suivre donc...

Nom série  Alamo  posté le 29/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alamo est une bande dessinée réalisant un habile mélange entre Histoire et magouille politico-criminelle.

Pour éliminer les rivaux politiques de son employeur, un agent est envoyé participer à la défense du fameux fort contre les armées mexicaines. Il y côtoiera des personnages que l'Histoire aura retenu à commencer par le célèbre Davy Crockett. On se focalisera néanmoins surtout sur la mystérieuse mission du protagoniste principal et sur les sombres dessous qui agitaient la fourmilière qu'était Fort Alamo.

Le récit est bien mené et plutôt prenant. Le cadre historique est très réussi. Tout est crédible et bien documenté. Il est dommage ceci dit qu'il ne soit fourni aucune explication du contexte et des relations entre les personnages, ce qui risque d'égarer les lecteurs ne connaissant pas déjà cette portion de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique.

Le dessin est également bien foutu, aussi bien pour les personnages que pour les décors d’époque. Je regrette néanmoins que les visages soient tous assez similaires, ce qui n'aide pas à s'y retrouver entre les protagonistes. La colorisation est sobre mais les couleurs informatiques, outre le fait qu'elles soient assez ternes, écrasent et dissimulent l'encrage, c'est dommage.

A noter également une malheureuse et grosse faute de conjugaison qui m'a écorché les yeux ("Nous furent amis").

Tout ça pour dire qu'il s'agit à mes yeux d'une bonne bande dessinée à la fois historique et policière présentant de manière assez originale d'intéressants évènements réels. Je ne suis pas totalement tombé sous le charme du fait de menus défauts et d'un manque de clarté du récit mais cette lecture devrait plaire aux amateurs d'Histoire et de suspense.

Nom série  Leçon de choses  posté le 28/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

J'ai un ressenti inégal vis-à-vis des différentes productions de Gregory Mardon. Ma première lecture d'une de ses oeuvres, Vagues à l'âme, fut un vrai coup de coeur. Inversement, je n'ai pas été touché par Cycloman, Le Fils de l'Ogre et Les Poils. Et j'ai même été rebuté par Sarah Cole.
Heureusement, "Leçon de choses" se trouve à mes yeux dans le haut du panier.

Avant lecture et au vu du titre et de la couverture de l'édition originale, je m'imaginais l'histoire d'une relation entre un père et son fils. Au lieu de cela, j'y ai découvert le récit d'une enfance passée dans un agréable village du nord de la France.
J'ai été très touché par cette vie rurale et tous ces souvenirs d'une jeunesse des années 70-80 qui se rapprochait beaucoup de la mienne. La vie vue par les yeux d'un enfant, le temps qui passe, les décors campagnards, les saisons, la vie villageoise, les jeux d'enfants, la nature, les bêtises plus ou moins graves, tout est raconté avec beauté et émotion. Je me suis senti transporté et j'y ressenti une bonne part de nostalgie.

Malheureusement, je suis resté davantage sur ma faim en ce qui concerne le thème principal abordé en toile de fond, celui des problèmes conjugaux des parents du héros et de la façon dont il les ressent. J'ai trouvé que le sujet était à la fois trop superficiellement abordé et en même temps trop parasite par rapport à la simple vie rurale de ce jeune garçon. Insatisfaisante, la conclusion du récit m'a laissé un peu perplexe, comme si je m'attendais à autre chose, à quelque chose de plus conséquent ou de plus touchant.

L'intrigue présente donc à mes yeux un côté un peu vain, inabouti. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir savouré ce retour en enfance et ce dépaysement tout au long d'une année scolaire ainsi passée à la campagne.

Nom série  Mic Mac Adam (Les Nouvelles Aventures de)  posté le 27/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais la série Mic Mac Adam que de nom et je m'imaginais des enquêtes policières dans un décor écossais avec peut-être une touche de fantastique. Mais en tout cas je ne m'attendais pas à ce que j'ai découvert en lisant le premier cycle de ces "nouvelles aventures", lecture qui ne m'a pas donné envie de lire la suite.

Nous y trouvons en effet une histoire de pure fantasy, où des êtres surnaturels et autres dieux celtiques côtoient et combattent des militaires britanniques de la première guerre mondiale. Le héros, Mic Mac Adam, y est présenté comme un orphelin devenu grand mais toujours traumatisé par sa jeunesse difficile, obsédé par la quête de ses parents dont il n'est pas certain qu'ils vivent encore. Il joue un drôle de rôle, effacé et spectateur, qui ne m'a pas donné envie du tout de m'attacher à lui.

Le graphisme est techniquement correct mais ne m'a pas plu non plus. Cela tient à une mise en page que j'ai trouvée encombrée, avec des cadrages et des plans serrés qui me rendent un peu claustrophobes et des bulles de dialogues trop présentes. Du peu que j'en avais vu, je préférais en outre nettement la manière dont André Benn dessinait ses personnages dans l'ancienne série Mic Mac Adam. Ici, le visage de Mic Mac Adam ne me plait pas et j'ai eu tendance à confondre des personnages.

Moi qui aime les ambiances écossaises d'une part, mais aussi les récits de fantasy en général, je n'ai pas accroché à l'ambiance de cette histoire. Ni son rythme, ni sa narration, ni ses personnages n'ont su me captiver.

Nom série  Bimbos vs. chatons tueurs  posté le 26/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lu par curiosité, attiré par le titre, je n'ai pas été enthousiasmé par cette lecture.
Son concept est simple : il s'agit d'une sorte de nuit des morts-vivants où l'auteur joue la carte de l'humour en remplaçant les zombies par des chats et les survivants par une poignée de filles se revendiquant bimbos. Donc au niveau des moments clés, cela donne des gentils chatounets qui deviennent avides de sang, plein de gens massacrés et des héroïnes qui se remaquillent alors qu'elles risquent leur vie. Ça pourrait être drôle mais ça ne l'est pas car c'est raconté avec beaucoup de platitude et de déjà-vus sans intérêt. D'autant qu'à cette intrigue évidemment pas crédible s'ajoute un élément de trop en la personne de cette Kitty C dont je ne comprends ni l'intérêt de sa présence ni la raison de ce qui lui arrive.
Le dessin est basique mais aurait pu être appréciable.
C'est juste que le récit est finalement assez ennuyeux malgré son idée de base loufoque car il est trop prévisible et sans élément d'humour suffisamment drôle. Seule la grossière parodie de la blogueuse Laurel m'a soulevé un léger sourire vite oublié car elle non plus n'apporte rien au scénario.

Nom série  Frances  posté le 24/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai cru que le graphisme de cette bande dessinée serait rédhibitoire.
J'ai franchement eu du mal à me motiver à entamer cette série, la faute à un dessin que je trouve moche et qui me rappelle mes propres tentatives de dessin des années lycée-collège, moi qui n'ai jamais su dessiner correctement. On dirait vraiment le style d'un mauvais amateur qui n'a trouvé aucun professionnel pour raconter son histoire alors décide de se débrouiller tout seul avec ses mauvais moyens. Seules quelques rares grands dessins plus ou moins en une planche, au trait beaucoup plus fin et soigné, indique que l'auteure a quelques talents d'illustrations. Mais toutes les autres cases sont laides et il faut s'y faire pour entrer dans le récit.

Pourtant, cette histoire ne se révèle pas inintéressante du tout. Elle présente des personnages féminins originaux. Une jeune fille dont le père vient de mourir et qui n'a jamais connu sa mère. Sa tante aux allures de vieille fille sérieuse quoiqu'un peu perdue mais qui se révèle dotée d'une belle personnalité. Sa voisine lesbienne, écrivain façon George Sand, avec qui elle vit une nouvelle histoire d'amour.
Le premier tome met en scène ces trois personnages dans un récit assez linéaire qui permet de les découvrir et de commencer à s'y attacher.
Le second tome s'attache lui davantage à raconter le passé du père et de la mère de la jeune orpheline et d'expliquer le contexte qui l'a amenée à se retrouver seule au monde.
Ce second album est doté d'une narration un peu plus confuse que le premier, avec de nombreux flash-backs dont j'ai eu du mal à déterminer l'époque et les personnages au départ.

Malgré un dessin rebutant qui m'empêche définitivement d'en conseiller l'achat, cette série présente un intéressant et touchant récit à la sensibilité féminine. Cela vaut le coup de passer outre le graphisme.

Nom série  Les Munroe  posté le 23/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Objectivement, ce récit se laisse lire. A titre personnel, par contre, je l'ai moyennement aimé.

J'ai été heureux de redécouvrir quelques parties du Kenya où j'ai vécu. Mais en plusieurs points, il s'agit d'un Kenya de cinéma, à commencer par la maison de Robert Munroe qui est la copie exacte de la fausse maison de Karen Blixen dans Out of Africa. L'ambiance coloniale y est en outre bien trop présente par rapport à la situation actuelle du pays.

Techniquement, il y a peu de reproches à faire à cet album. Le dessin est correct et appréciable, même si je n'aime pas trop son abondance de crayonnés pour les herbes et les ombrages. La narration graphique est sans défaut, la lecture est très fluide. L'histoire tient la route.

Malheureusement, je n'aime pas son ambiance Dallas avec sa galerie de personnages que je trouve tous assez détestables. A l'exception éventuelle de l'inspecteur de police kenyan qui ne joue qu'un second rôle, je ne me suis attaché à aucun personnage et n'avais guère envie de les voir évoluer dans leurs petites aventures souvent mesquines.

Bref, cette bande dessinée se laisse lire et dispose de quelques qualités objectives, mais je ne suis pas pressé de lire la suite.

Nom série  Coeur de Glace (Dargaud)  posté le 20/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, si on ajoute cette BD à Jolies ténèbres, on peut se dire que Marie Pommepuy affectionne les contes noirs et assez dérangeants. Celui-ci est moins insidieuse et marquante que le précédente mais il présente son lot d'horreurs et de contes de fées effrayants.

Le dessin de Patrick Pion me plait. Il présente un cocktail particulier de classicisme un peu désuet et de figures organiques et oniriques nettement plus modernes. Le trait est maîtrisé et souvent très beau. Les couleurs un peu trop ternes ne m'ont par contre pas tellement convaincu.

A la lecture de cet ouvrage, j'ai eu la sensation un peu bizarre d'y lire une suite de contes aux sujets divers et assez dé-corrélés. L'ensemble forme pourtant un tout qui se tient mais l'association se révèle un peu confuse à mon goût. Les récits des ogres, de la reine des glaces, de la vieille jardinière et du château de la princesse me semblent autant d'histoires bien différentes qui ont un peu de mal à s'harmoniser entre elles.
Au niveau du ton, j'ai trouvé certains passages franchement glauques. Comme Jolies ténèbres, je doute mettre cette BD dans les mains de mes enfants avant qu'ils soient au moins adolescents.
Au niveau du récit, j'ai trouvé ça original et assez prenant. Je suis par contre déçu par certains passages qui manquent de clarté, notamment toute la partie dans le château de la princesse et le chaos qui s'y déverse pour lesquels je n'ai pas compris grand chose.
Comme beaucoup d'éléments de ce conte, la fin m'est apparue dure et sombre. Mais c'est par contre avec un vrai rire que j'ai accueilli la toute dernière pensée de l'héroïne et que j'y ai entrevu là la véritable morale de cette fable qui semble bien finalement porter sur la liberté, l'autonomie et le droit des femmes et des fillettes.

Assez étonnant, parfois confus, souvent sordide, j'ai malgré tout apprécié ce conte noir grâce à sa part d'originalité, sa dureté volontaire et sa conclusion à contre-pied du reste.

Nom série  La Révolte des ratés  posté le 19/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je découvre sur le tard Guido Buzzelli par le biais de cet ouvrage et j'ai l'impression d'être passé depuis trop longtemps à côté d'un auteur phare. La Révolte des Ratés, dissimulée derrière une couverture à priori peu engageante, se révèle être un petit monument du 9e Art.

Dessinée en 1966 et publiée en 1967 en Italie puis en 1972 dans le magazine Charlie Mensuel, il s'agit d'une fable satirique et politique. Elle met en scène un monde imaginaire où la société est scindée en deux castes. D'un côté, les Ratés, tous moches et difformes, qui travaillent comme des forçats dans des mines et subsistent de la maigre soupe que leur délivrent leurs gardes autoritaires. De l'autre, les Parfaits, tous beaux et jeunes, qui vivent le parfait bonheur dans l'opulence que leur procurent le travail et le combat des ratés. Spartak, lui, est un raté plutôt intelligent qui sert comme bouffon à la cour du roi des Parfaits mais travaille en secret à mener la révolution de son peuple contre les oppresseurs.

L'ouvrage bénéficie avant tout de l'excellent dessin de Guido Buzzelli. Ses planches ont été une vraie révélation pour moi. Son trait est formidable de technique et d'aisance. Sur le plan de la BD, il me fait penser aux grands auteurs classiques d'avant-guerre tels qu'Alex Raymond ou encore Harold Foster, mais il est aussi capable d'extravagance humoristique à la manière des auteurs du magazine MAD. Sur le plan du dessin de manière générale, il me fait penser à d'autres très grands artistes tels que Goya, Léonard de Vinci ou encore Daumier. On sent en lui un véritable maîtrise en matière d'anatomie, capable de représenter aussi bien des corps parfaits que d'hideuses difformités, excellant également dans la représentation de corps équestres. Ses personnages sont beaux et dynamiques, ses décors simples mais soignés, sa mise en page agréable, sa narration graphique un tout petit peu fouillis mais efficace malgré tout.

Le récit est raconté sur un ton semi-humoristique, prenant parfois les allures d'une farce grotesque d'autres fois celles d'une tragédie dramatique. Malgré le sérieux et l'horreur de certains passages, l'atmosphère reste légère, prompte au sourire ou à la blague.
Et surtout, cette fable trouve une morale particulièrement bien vue, intelligente et toujours d'actualité. Il s'agit de montrer la vanité d'une Révolution et à quel point le système finira de toute manière toujours par revenir aux mêmes bases à quelques différences mineures près.

Intelligent, amusant et très beau, cet ouvrage et son auteur sont définitivement à découvrir. Il est juste regrettable qu'il n'ait plus été réédité depuis les années 80, d'autant plus que les Editions du Cygne ont interverti par erreur au moins trois paires de planches dans cet album ce qui gâche malheureusement la lecture.

Nom série  Raise the dead  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Depuis le succès de Walking Dead, je commence peu à peu à m'intéresser aux histoires de zombies. Mais cette série là ne ressort vraiment pas du tout du lot. C'est un assemblage de lieux communs sans intérêt.

Vous aurez droit à la totale des clichés du genre zombies : un décor américain, des hordes de morts-vivants qui apparaissent en un instant dans une ville à cause d'une mystérieuse maladie ou d'un virus expérimental, un groupe très disparate avec ses gentils et ses méchants qui se forme et s'abrite dans un fast-food avant d'aller chercher du secours en empruntant un bus, et bien sûr presque tous ses membres qui se font tuer les uns après les autres... et si je vous dis qu'il y a 2 enfants dans ce groupe, devinez qui survivra à la fin ? Ce n'est même pas un spoiler tant tout ce qui se trouve dans ce comics semble avoir déjà été raconté et rabâché. Aucune surprise à l'exception peut-être du sort du vieux scientifique mais ça ne suffit pas à relever l'enthousiasme.

Les zombies ne sont pas crédibles du tout. Parfois ils sont lents et idiots, d'autres fois rapides et capables de rattraper un vivant à la course. Ils ont tendance à sortir de n'importe où, par paquets innombrables si possible, et à mordre les gens dès qu'ils regardent ailleurs. Si encore il y avait de l'humour mais pas du tout...
Les personnages sont complètement caricaturaux. Le dessin ne les arrange d'ailleurs pas en leur foutant des visages grimaçants et haineux dès qu'ils disent une phrase plus forte que l'autre.
Le graphisme, puisqu'on en parle, est un dessin formaté de style comics moderne, correct mais sans intérêt.

La seule chose qui ressort vraiment de ce comics, ce sont les couvertures d'Arthur Suydam, reprises à la mode zombie de grandes illustrations classiques de la culture américaine. Mais comme ce n'est pas lui qui a dessiné les planches, c'est un peu un attrape-couillons.

Nom série  Sky Pirates of Neo Terra  posté le 18/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'aurais pu être indulgent avec cette BD, considérer que son dessin n'est pas rédhibitoire et que l'histoire peut se laisser lire et convenir à un lectorat pré-adolescent, mais ça m'a tellement gonflé que je n'y arrive pas.

Sky Pirates of Neo Terra est un comics mais d'inspiration 100% manga.
Le graphisme me fait penser aux dessinateurs amateurs de fanzine qui ont appris, à force d'essais, à plutôt bien dessiner leurs personnages en mouvement mais qui ignorent les décors et noient tous leurs défauts techniques sous un chapelets de couleurs informatiques et d'effets de lumière. Le trait est ici très approximatif, donnant à l'ensemble un aspect général acceptable mais inégal et changeant. Les personnages et leurs postures sont dynamiques et bien rendus mais leurs visages enfantins ne se différencient que par leurs coiffures et accessoires. Les décors sont le plus souvent vides. Au mieux il s'agit de simples déserts avec un rocher ou un arbre histoire de remplir le néant. Et pour finir, le dessinateur compte beaucoup trop sur sa colorisation qu'il utilise à la manière d'une peinture informatique pour combler les vides mais dans un style qui me rebute franchement.

Quant à l'histoire, elle est tellement bourrée de clichés que j'en suis venu à me demander si j'avais déjà lu cette histoire ou pas. Les emprunts à d'autres oeuvres, mangas et animés, sont légions, les dialogues sont puérils et l'histoire d'une telle banalité que j'ai eu un mal de chien à finir le premier tome. Qui plus est, le contenu de ce premier tome est tellement insignifiant que je me demande comment le scénariste va réussir à terminer son histoire en 2 tomes sans laisser derrière lui une impression de vacuité totale.

Nom série  Nuage  posté le 17/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Emprunté complètement par hasard, cette BD s'est révélée une bien agréable surprise.
Par le biais d'un excellent graphisme, elle met en scène un joli conte dans une Afrique Noire fantasmée.

La jeune héroïne, Nuage, est rousse à la peau blanche, couleur bien particulière pour une fille de parents noirs. De ce fait, sa mère et elle sont chassées de leur village. C'est bien plus tard, quand Nuage atteint ses 8 ans, qu'elle révèle soudainement un don extraordinaire pour converser avec les animaux, les calmer, les comprendre et demander leur aide en cas de besoin. C'est ainsi qu'avec sa mère, qui lui en veut encore plus ou moins de son exil forcé, mais aussi avec son jeune ami et un peu amoureux et avec quelques autres personnages secondaires qu'ils vont vivre une aventure fantastique au milieu de la nature.

L'Afrique ainsi représentée est certes imaginaire mais très crédible. On y retrouve beaucoup d'éléments de ce qui fait la vraie vie et les coutumes des pays du Sahel.
Le récit coule doucement. Et malgré une petite perte de régime vers la fin, il est agréable à lire, mignon et intelligent.
Et puis surtout il y a le dessin qui est excellent. Cela tient surtout aux couleurs directes visiblement à l'encre. Ce trait doux, ces teintes rousses et les nombreux animaux m'ont un peu fait penser au dessin de Frank Pé et plus particulièrement à Zoo. En tout cas, l'Afrique y est très joliment présentée.

Un agréable conte pour les jeunes d'une dizaine d'années superbement mis en image.

Nom série  Pour tout l'or du monde  posté le 16/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré un contexte historique original et instructif, et malgré un graphisme et une narration de qualité, cette série ne se démarque que peu des nombreuses séries historiques que j'ai pu lire jusqu'à ce jour.
Elle met en scène de jeunes hommes de différents milieux, un noble d'empire, un idéaliste et un artiste photographe, mis en présence d'un complot du gouvernement de l'époque décidé à imposer un nouvel empire pour Napoléon 3 et à éliminer ou éloigner tous les opposants possibles à ce coup d'état. Espionnage, élimination, trahison, chantage, rien ne sera épargné à ces jeunes gens.
C'est intéressant, bien mené, joliment dessiné, mais je n'ai pas été tellement captivé. A voir si la suite relève mon intérêt.

Nom série  Train de nuit  posté le 16/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Train de nuit est une bande dessinée à caractère purement pornographique dont la qualité est plus ou moins défendable. Elle met en scène une jolie blonde qui passe son temps à voyager dans les trains, le plus souvent entre l'Allemagne, l'Autriche et l'Est de la France, et qui a pour passion de coucher immanquablement avec un ou plusieurs hommes ou femmes à chaque voyage.

Au rayon des qualités de cette série, il y a un dessin très correct même s'il parait un peu désuet, des scénarios un tout petit peu faciles mais qui tiennent la route, et une héroïne assez crédible puisque dotée d'une vraie volonté et d'un don manifeste de la drague intensive. Les scènes porno, très nombreuses, ne sont pas pas mal rendues, même s'il faut adhérer au fantasme de baiser dans les toilettes ou sur la couchette d'un train.

Au rayon des défauts par contre, il y a la brièveté presque télégraphique des scènes de transition entre les passages porno. Ces scènes durent rarement plus de deux pages où la narration nous explique qu'en deux clins d'oeil et un échange de phrases l'héroïne a alpagué un nouveau partenaire sexuel dans un bar ou au détour d'un couloir de train, et hop ils se retrouvent ensemble pour la baise. Ca manque de piquant et d'érotisme même si ce n'est parfois pas si mal foutu.
Il y a aussi une ambiance un peu démodée dans ces récits qui fleurent la production pornographique allemande des années 80.
La colorisation n'est pas terrible du tout non plus.
Et puis le semblant de scénario qui se met en place à partir du second tome, avec la relation plus ou moins amoureuse entre l'héroïne et un homme au caractère très proche d'elle, ne trouvera jamais de fin puisque la série s'achève sur un "fin de l'épisode" qui restera sans suite.

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