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... a posté 5014 avis et 1936 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Beck  posté le 24/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas un grand amateur de musique et mes leçons de piano m'ont dégoûté à vie de l'envie d'être musicien. Et même si j'acoutais et j'écoute encore souvent du rock, ce n'est pas le seul style de musique que j'apprécie et je ne l'écoute pas en passionné. Notamment, je n'irais pas à un concert pour en écouter, à moins qu'on m'offre la place.

Compte tenu de cela, je n'étais pas trop motivé à lire ce manga portant précisément sur une bande de jeunes formant un groupe de musique rock et dont toute la thématique porte sur cette passion et sur celles des groupes de rock légendaires.
Et pourtant, grâce à ma bibliothèque j'ai pu lire l'intégrale et j'y ai trouvé un vraiment bon manga.

Le sujet est abordé de manière très réaliste, très mature. Si le sujet de la musique et du groupe est abordé d'emblée, il faut attendre plusieurs tomes pour le voir se former pour de bon et que le jeune héros s'y intègre. Ensuite, là où un shonen aurait montré l'implacable ascension du talent des héros et du succès du groupe, ponctuée de compétitions ou d'équivalents de tournois immanquablement gagnés, ce seinen montre toutes les circonvolutions nécessaires avant d'acquérir un esprit de groupe, une musicalité et la lente quête du succès, avec quelques retours en arrière, échecs et séparations en cours de route. Les albums s'en révèlent denses au point de perdre un peu le lecteur habitué à des intrigues plus linéaires, mais ils sont réalistes et intéressants. Les personnages sont crédibles et attachants, à l'exception peut-être du talentueux guitariste du groupe dont je trouve le comportement individualiste trop souvent exaspérant. La description de la scène rock japonaise puis américaine est instructive et mise en scène de manière respectueuse et vivante. Les quelques romances entourant le héros et ses proches sont accrocheuses. Et même s'il y en a relativement peu, l'humour est quand même présent et appréciable.

Seules quelques trames répétitives m'ont un peu agacé au cours de cette longue lecture. D'abord, il y a ce défi que j'ai trouvé trop artificiel et lancé plusieurs fois comme quoi Beck doit absolument rameuter tout le public de tel ou tel lieu sans quoi il sera obligé de disparaitre définitivement. Ensuite il y a l'esprit yakuza qui m'agace dans ce manga comme dans d'autres : cela commence avec le sempai qui fait sa loi au collège du héros et l'arnaque. Et même si celui-là disparait au bout de quelques tomes, on retrouve encore le même type de situation avec les sempai du lycée, puis avec Leon Sykes ou encore avec le producteur japonais qui a le guitariste de Beck dans le nez. Ce qui m'agace dans ces sous-intrigues, c'est cet esprit nippon qui semble dire que c'est comme ça, on ne peut rien y faire et qu'il faut endurer pour aller plus loin sans jamais chercher de l'aide ailleurs aussi illégal que soit le comportement de ces opprimeurs.

Je cite ces défauts mais ils sont noyés dans la qualité du reste de l'oeuvre que j'ai vraiment lue avec plaisir et intérêt. Il est appréciable de voir aussi un récit réaliste ne pas hésiter à mener ses héros véritablement au plus haut en fin de série, tout en restant empli d'émotions et d'attachement pour ses personnages.
Bref, j'ai vraiment accroché.

Nom série  La Rose de Versailles  posté le 24/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Rose de Versailles fut pour moi une vraie bonne surprise malgré tous mes aprioris.
Etant petit, j'évitais soigneusement le dessin animé Lady Oscar, dont le sujet ne m'attirait pas du tout et qui était de toute manière un dessin animé "pour les filles". Et quand le manga est paru en France, j'ai très longtemps repoussé sa lecture. Je l'avais même emprunté une fois avant de le rendre sans avoir trouvé la motivation d'ouvrir les pages de ces gros pavés.

Fort de mes préjugés, j'imaginais qu'il s'agissait d'un shojo démodé doté d'une intrigue cucul-la-praline ayant pour décor la Révolution Française. J'imaginais Lady Oscar comme une justicière romantique cachant à tous qu'elle était en réalité une femme.
Je me trompais complètement.
La Rose de Versailles dispose en réalité de trois héros : la reine Marie-antoinette, le comte suédois Axel de Fersen et Oscar de Jarjayes elle-même. Malgré ses habits et son comportement très masculin, cette dernière ne cache en rien son statut de femme et est connue du tout Versailles. L'intrigue se déroule sur de nombreuses années, de la naissance à la mort de la reine, soit de 1755 à 1793. Et certes il y a une dose de romantisme et de style shojo, mais le scénario est intelligent, mûr et présente un très instructif attachement à la réalité historique. C'est une vraie plongée dans l'Histoire de Versailles à l'orée de la Révolution Française et des circonstances ayant amené l'insouciante Maire-Antoinette à passer du statut d'idôle du peuple Français à celui de reine de tragédie.

Exception faite de quelques mimiques un peu désuettes de personnages, la narration n'a pas vieilli du tout. Elle est dynamique, prenante et les moments de sérieux alternent avec une agréable part d'humour où le dessin prend des allures plus proches du cartoon.
Et tout captivé que j'étais à la lecture des différentes intrigues, ce n'est qu'après coup que j'ai constaté que leur contenu que je croyais fictif est en réalité très exact au niveau historique. Certes l'auteure y a ajouté quelques modifications, sans doute pour les rendre un peu plus accrocheuses, mais presque tout est vrai. La Comtesse du Barry, Madame de Polignac, Jeanne de Valois "comtesse de la Motte", le cardinal de Rohan, l'affaire du collier de la reine, le Duc d'Orléans, ceux qui allaient devenir plus tard de célèbres révolutionnaires, ils nous sont présentés de manière vivante et crédible, parfaitement intégrés à une intrigue qui tient la route sans jamais lasser. J'en ai été à vérifier si Oscar de Jarjayes n'avait pas elle aussi existé. Seuls quelques passages trop romantiques et trop larmoyants m'ont fait décrocher, notamment tout ce qui concerne le personnage de Rosalie ou encore la fin tragique de la reine, mais pour le reste j'ai grandement apprécié la bonne tenue et l'intelligence adulte du récit.

A noter que je n'ai lu que les deux très gros pavés que forment les tomes 1 et 2 mais que je n'ai pas lu le troisième album, moins épais, car les histoires courtes qu'il contient ne me motivent pas plus que ça.

Nom série  Les Super Sisters  posté le 19/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Super Sisters, c'est un spin-off de la série Les Sisters. Dans cette dernière, il arrivait parfois que les deux soeurs s'imaginent super-héroïnes lors de leurs jeux, nous permettant de les découvir dans leurs beaux uniformes ornés d'un W (pour Wendy) et d'un M (pour Marine). Cependant, cela ne restait qu'imaginaire et le retour à la réalité était rapide. Tandis que là, avec les Super Sisters, c'est "pour de vrai" !
Bon, ok, ça ne se prend pas du tout au sérieux mais ici point de retour à une autre réalité, pas de tenue de super-héros qui se transforme en pyjama quand le jeu est fini.
Et du coup, Super W et Super M combattent tous les méchants, sur tous les champs de batailles, aliens, zombies, robots et autres tyranosaures...

Une fois de plus, j'ai grandement apprécié le graphisme de William. Son trait est vraiment fin et dynamique. Il réussit à donner beaucoup de vie et de soin à ses planches, tant pour les personnages que pour les décors. Et le tout est soutenu par des couleurs qui collent parfaitement au dessin.

Les histoires quant à elles, s'étendant sur 5 à 6 pages en moyenne, m'ont un peu moins enthousiasmé. Il y règne une bonne ambiance et certains passages amènent le sourire, mais ce n'est quand même pas très drôle. Elles sont trop construites sur la seule recherche du gag final mais comme celui-ci se révèle le plus souvent basique, ça ne fait pas rire. L'humour répétitif sur la déformation des mots par la petite soeur est également assez pénible à la longue.
A côté de cela, la narration très fluide et les amusantes relations entre les deux soeurs permettent de ne pas s'ennuyer, mais je ressors quand même frustré de cette lecture que j'aurais aimé plus percutante.

Nom série  Cuscute  posté le 18/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier tome de cette série, album qui forme heureusement une histoire complète. Le second tome semble disponible d'occasion mais trop cher à mon goût compte tenu du plaisir relatif que j'ai pris à lire le premier.

Pourtant, j'ai apprécié son côté original. J'ai bien aimé la façon dont il présente la Bretagne et ses légendes, les bretons et la langue bretonne. Ses personnages sont aussi assez particuliers. Et je trouve le dessin plaisant et soigné, même si la mise en page est souvent encombrée.

Par contre, je n'ai pas trop compris à quel public la série s'adressait. La naïveté de ses personnages et de ses intrigues semblent indiquer un public jeunesse mais elle présente en même temps quelques dialogues, références et clins d'yeux un peu trop complexes pour un pré-adolescent.
Le début du tome 1 est également un peu étrange puisqu'il semble clairement qu'il y ait au moins une histoire publiée ailleurs avant lui, étant donné que les personnages semblent tout droit sortis d'une autre aventure mettant en scène la Baba Yaga. J'imagine que les aventures en question ont été racontées dans le magazine jeunesse Djinn mais jamais recueillies en album.
Quant au récit, même si j'apprécie l'ambiance et les thématiques du scénario, entre cadre historique, légendes folkloriques et loufoquerie humoristique, j'ai eu du mal à être captivé du fait d'une narration un peu confuse et d'un rythme trop inégal. En outre le caractère de certains personnages de même que l'humour de répétition dont ils font preuve est quand même assez fatiguant.

Avis mitigé donc mais lecture au ton jeunesse relativement originale.

Nom série  Les Misérables (manga)  posté le 17/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Avec sa couverture cheap et son dessin un peu grossier, cette adaptation en manga fait penser à première vue à une version pour les nuls des fameux Misérables de Victor Hugo. Pourtant, malgré d'indéniables défauts, sa lecture n'est pas si désagréable.

Il est étonnant d'imaginer que le dessin soit réalisé par un studio quand on constate les vrais manquements dont il fait preuve. Son point fort réside dans la représentation des visages qui sont correctement rendus, mais il est beaucoup moins réussi pour les corps et les mains. Quant aux décors, ils sont soit tracés à la règle et souvent franchement ratés soit vides et remplacés par de désagréables tramages d'aspect grossier.
Les effets de jeu des personnages sont artificiellement amplifiés pour simplifier la lecture, probablement pour les jeunes lecteurs, mais ça leur donne au passage pour un lecteur occidental et plus adulte de nombreux côtés ridicules et manquant de finesse. Les figures, notamment, sont trop souvent caricaturales comme les grands yeux de Bambi du gentil prêtre et la figure démoniaque de Javert. Sans parler du ridicule de la Cosette implorante de la couverture. On ne peut pas non plus s'empêcher de remarquer que les scènes d'action ou les vues d'ensemble sont le plus souvent éludées car visiblement les membres de ce fameux studio ne savent pas les dessiner.

Mais finalement, et même si les planches de tout cet album ne donnent l'impression que d'être une succession de visages sans décors et presque sans action, la narration fonctionne bien et l'histoire coule de manière relativement fluide, si l'on omet quelques transitions parfois trop rapides. Et à quelques raccourcis et modifications près, on y retrouve plutôt bien l'essentiel du récit de Victor Hugo que l'on suit sans peine.

Bref, malgré ses défauts manifestes, ce manga est une adaptation correcte et compréhensible des Misérables pouvant être lue et appréciée par de jeunes lecteurs. De là à l'acheter...

Nom série  Seton, le naturaliste qui voyage  posté le 17/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le sujet de ce manga ne m'attirait pas franchement, mais comme toujours ou presque avec Taniguchi, j'ai été littéralement happé par son récit.

Pourtant ce n'est pas lui qui se charge du scénario cette fois-ci. C'est Yoshiharu Iamizumi qui adapte les récits et la biographie d'un naturaliste américain célèbre au Japon mais inconnu en France, Ernest Thompson Seton.
Chaque tome forme une histoire complète abordant des créatures et des décors différents. Étrangement, la série commence par une histoire où Seton est déjà âgé et commence véritablement sa carrière de naturaliste, tandis que les 2 suivants nous ramènent à sa jeunesse et son adolescence, et que le 4e et dernier actuellement paru revient de nouveau à un Seton adulte et expérimenté. Avec ces histoires, nous évoluons entre Etats-Unis et Canada, du Nouveau-Mexique à l'Ontario en passant par le Manitoba.

Le dessin de Taniguchi est excellent et particulièrement soigné, comme toujours. Sa narration, très occidentale, est fluide et agréable. Ses représentations des décors naturels et des animaux sont tout simplement parfaites.

Ces histoires ont réussi à m'imprégner de très jolie manière par leur ambiance dépaysante. J'étais véritablement transporté au 19e siècle dans ces décors sauvages et beaux, avec des personnages attachants, des animaux intéressants et des situations d'une grande simplicité et pourtant vraiment prenantes. Chaque histoire, pourtant bien différente, m'a complètement captivé.
J'ai passé de très agréables et instructifs moments de lecture.

Nom série  Lovely Love Lie  posté le 16/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Lovely Love Lie est un shojo romantique évoluant dans le domaine de la musique et du show-business.
Aki est un jeune compositeur de 25 ans, membre secret du groupe rock le plus à la mode du moment dont il écrit tous les tubes mais qui refuse d’apparaître en public. Riko, elle, est une adolescente lycéenne fan de ce groupe et très fleur bleue. Leur rencontre va entraîner des bouleversement dans leur vie et celle de leur entourage.

J'ai eu beaucoup de mal avec le premier tome de cette série. Trop gnan-gnan, ce romantisme pour adolescente m'a saoulé. Les personnages y manquaient de naturel, les situations paraissaient forcées et l'intrigue n'avait rien d'intéressant. J'ai en outre tiqué sur quelque chose qui semble bien entré dans les moeurs japonaises, à savoir un jeune adulte de 25 ans qui sort avec une gamine adolescente. Le choc générationnel me paraîtrait nettement rédhibitoire, notamment quand la fille lui demande s'il est "puceau du zizi"... C'est vraiment une culture différente, avec le garçon qui doit être supérieur et protecteur et la fille soumise et mignonne, et du coup le romantisme d'une telle relation a vraiment du mal à m'atteindre.

Ceci étant dit, à partir du second tome, les personnages commencent à gagner un peu en intérêt. Les situations prennent un peu plus d'envergure, les sentiments des uns et des autres se dévoilent mieux, et les relations entre les uns et les autres deviennent un peu plus prenantes, sans pour autant me captiver. Et j'ai toujours autant de mal à capter la façon de penser du héros, dont je ne parviens pas à savoir s'il est amoureux et, si oui, de qui exactement. Difficile de s'attacher à lui du coup.

Ce shojo joue la carte d'un romantisme moderne un peu torturé, parfois naïvement adolescent, parfois plus adulte, formant un cocktail trop inégal à mon goût. Il est soutenu par un dessin soigné tant pour les décors que pour les personnages, même si comme dans beaucoup de shojo il a le défaut d'offrir des visages sans âge qui ne se différencient la plupart du temps que par leurs coiffures.
Ce n'est pas ma tasse de thé mais les intrigues amoureuses multiples et le décor de musique et de show-business peuvent intéresser des lectrices romantiques.

Nom série  GARE ! La moustache au poitrail  posté le 16/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ancien lecteur assidu de Fluide Glacial et amateur de Goossens, j'aime l'humour absurde et j'ai lu pas mal d'oeuvres dans le genre. Celle-ci en fait bien partie mais ne m'a pas autant fait rire que je l'aurais espéré.

J'ai beaucoup apprécié l'élégance de son graphisme un peu varié mais toujours dans un style agréablement rétro, un beau noir et blanc. Cela, associé au format à l'italienne de l'ouvrage, donne une jolie classe à l'objet.

En ce qui concerne les gags, je les ai trouvés sympathiques mais rarement hilarants. La première histoire, pour commencer, m'a laissé nettement indifférent. Heureusement les autres m'ont paru plus drôles, avec souvent de bonnes idées qui m'ont fait gentiment rire, mais jamais rien qui m'ait fait éclater de rire ni rien de particulièrement original ou novateur. L'abondance de texte narratif sur certaines des dernières histoires a en outre un peu alourdi ma lecture.

En définitive, je sors satisfait de cette lecture qui m'aura fait parfois rire et souvent sourire. Son prix relativement réduit associé à son graphisme élégant et joliment désuet me poussent à en conseiller l'achat pour qui aime l'humour absurde.

Nom série  Ys, la légende  posté le 15/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce récit, c'est de la pure Heroic-Fantasy à la façon de Conan le Barbare, de la Sword & Sorcery implacable et tragique. Elle est dotée d'un souffle épique manifeste et est aussi élégante dans son récit que dans son graphisme.

A lire le titre de cette série, je m'imaginais découvrir une nouvelle adaptation de l'histoire de la princesse Dahut et de l'engloutissement de la ville d'Ys, histoire que je connaissais un peu par d'autres lectures. En réalité, il s'agit en fait d'y raconter le parcours de Gradlon, père de Dahut, et probablement ce qui le mènera un jour à devenir roi de Cornouailles et fondateur d'Ys.
Mais nous n'en sommes vraiment pas là au début de cette bande dessinée. Gradlon y est le fils d'un chef picte et élevé en guerrier et en futur seigneur. Le premier tome raconte son initiation à l'art du combat et au mysticisme celtique. C'est aussi l'histoire de la trahison de son frère et de sa rencontre dramatique avec la belle Branwen, mère de Dahut, aussi appelée Ahès. Les auteurs ont en même temps fait le choix intéressant de mêler à ce récit légendaire celui d'une autre légende, Vortigern, premier roi Breton de la Matière de Bretagne. Le scénario se révèle dès lors original et fort bien documenté.

C'est une histoire forte et belle, malgré sa dureté manifeste. Elle est soutenue par un dessin d'une grande habileté, réaliste et plein de finesse. J'y ai trouvé la même classe que le style de Barry Windsor-Smith à l'époque où il dessinait Conan le Barbare. La colorisation, sobre, ne dénature nullement ce trait et offre donc de planches très agréables à l'oeil.

C'est là une belle saga épique qui s'entame. J'espère qu'elle ira jusqu'à son dénouement.

Nom série  Je suis ton père !  posté le 15/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 3.5/5

Même si j'étais très concerné par le sujet de cette bande dessinée, étant père de 2 enfants de 4 et 8 ans et étant franchement geek, j'ai mis un peu de temps à l'apprécier pour de bon. Le dessin, malgré son style qui n'est pas trop ma tasse de thé, est plutôt bien foutu mais les visages des deux protagonistes ne me parlaient pas vraiment. Pas plus que les comportements du héros car il m'apparait indéniable que l'éducation avec deux parents, d'autant plus quand le plus grand des deux enfants est une fille, est différent par bien des points de celle du père célibataire d'un petit mâle. Alors j'y retrouvais d'indéniables échos de la réalité de ma vie avec mes enfants mais aussi quelques passages dont je me sentais un peu éloigné, voire que je trouvais rendus un peu artificiels.

Mais au fil des pages, j'ai de plus en plus accroché et de plus en plus rigolé. Cela a surtout été le cas dès que l'aspect geek du père prenait le devant puisque cela me parlait cette fois doublement. Du coup, autant certaines pages me laissaient un peu froid, autant j'ai vraiment éclaté de rire sur d'autres. Il y a là du vécu mais aussi, j'ai l'impression, une bonne part d'imagination pour offrir des gags vraiment percutants tant sur la paternité que sur le fait qu'un adulte restera toujours un grand enfant.
En tout cas, moi j'ai bien ri.

Nom série  Le Baiser de l'Orchidée  posté le 15/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Baiser de l'Orchidée mêle la trame d'un polar noir à l'américaine avec quelques éléments de récits plus modernes et plus dynamiques.

L'intrigue se déroule dans les Florida Keys dans les années 50 même si nous ne verrons de ce décor que des villes côtières fictives aux allures californiennes et des habitations insulaires paradisiaques. Les héros de ce récit sont un jeune lieutenant de police, un détective privé et une cambrioleuse masquée amoureuse d'un troisième homme lié aux deux premiers. C'est à la suite d'un cambriolage combiné aux assassinats particulièrement mis en scène de deux belles femmes, le tout en lien avec un riche magnat de la presse, que ces trois là se retrouveront réunis.

Dès le début, j'ai apprécié les belles couleurs et le beau dessin. Ce dernier a un petit côté du style de Berthet dans la rigueur du trait et des personnages, tandis que la colorisation lui donne une vraie personnalité. Il est juste dommage que certains visages soient trop similaires, notamment ceux de deux des protagonistes principaux que j'ai eu du mal à différencier au départ. Cela amène à des confusions et à quelques difficultés à suivre le détail de la narration en première lecture.

Le scénario lui aussi pêche par quelques coïncidences trop faciles et un peu de confusion. Il donne l'impression d'accumuler de nombreuses sous-intrigues, entraînant le lecteur à être un peu perdu en attendant que tout se mette enfin en place. Le premier tome se termine en laissant une quantité abondante de mystères qu'il reste encore à élucider.

Hormis ces légers défauts, le récit est intéressant et assez prenant. Et malgré quelques clichés - l'un de ceux-ci et non des moindres étant cette fuite en bateau qui fracasse de manière improbable son embarcadère au démarrage -, j'ai trouvé cette lecture agréable et intrigante, suffisamment pour me donner envie de lire le second et dernier tome en espérant que la complexité du premier y trouve une explication convaincante.

Nom série  Angie, infirmière de nuit  posté le 14/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oh la vilaine BD de gare !
Angie infirmière de nuit, c'est une BD un peu plus qu'érotique mais pas tout à fait porno. C'est du cul facile, un soupçon de violence, le tout enrobé dans un scénario qui n'a cela que de nom.

Elle met en scène une infirmière devenue nymphomane (mais ne l'était-elle pas déjà avant de toute manière ?) suite à l'achat et l'ingestion d'un philtre mexicain qui lui "donne des chaleurs" de manière régulière (tout le temps, quoi).
L'intrigue se compose d'une succession rapide de scènes de sexe sans crédibilité. Les situations sont de purs clichés vus et revus. Les dialogues sont le plus souvent ridicules, mais hélas pas assez pour en devenir vraiment drôles, et surtout emplis d'énormes fautes d'orthographe.

S'il fallait résumer le début du premier tome, par exemple, disons que dans chaque nouvelle salle d'hôpital où l'héroïne rentre, elle rencontre un nouveau personnage, homme ou femme, enfant ou vieux, seul ou accompagné, avec qui elle va échanger deux phrases puis baiser ou se toucher. Par la suite, elle quitte l’hôpital pour devenir infirmière privée ou préceptrice, puis infirmière de prison, mais le scénario ne gagne strictement pas en crédibilité, ni pour la partie porno ni pour le reste.
Pour donner un exemple, suite à un petit passage d'action, toujours dans le premier tome, un malfrat qui poursuivait l'héroïne se tue en tombant d'une fenêtre. Deux cases plus loin, l'héroïne croise un autre docteur et se remet à baiser. Et personne ne fera jamais la moindre réflexion sur ce gars mort sur le trottoir d'en bas...
Comme le scénario devient de plus en plus ridicule au fil des tomes, on peut espérer finir par en rire au second degré, mais ce n'est pas évident tant les scènes sont répétitives.

Ce qui sauve l'ensemble, c'est un dessin classique réaliste à l'ancienne qui n'est pas désagréable du tout pour les scènes non pornographiques, les visages et les personnages. Par contre, quand il s'agit de passer à l'action, le dessin des fesses et des sexes est souvent raté. Les sexes masculins notamment sont minuscules, très laids et quasiment toujours masqués, soit pour des raisons d'auto-censure, soit parce que l'auteur ne sait vraiment pas les dessiner.

Quant à l'aspect érotique de la lecture, entre ces défauts graphiques et le fait que les scènes de sexe se bornent quasi uniquement à des cunnilingus, des levrettes expéditives et de rapides fellations, cela n'a rien d'émoustillant.

Nom série  Les Huit jours du diable  posté le 14/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu "Le neuvième jour du diable" mais les histoires courtes de l'album "Les Huit jours du diable" ne m'ont vraiment pas assez convaincu pour me donner envie de le rechercher.

Ce sont des récits basiques, adaptations parfois à peine modifiés de légendes issues de la culture humaine : Atlantis, Sodome et Gomorrhe ou encore légendes bretonnes. L'auteur y fait intervenir des éléments de science-fiction souvent inutiles et des diables tentateurs trop vite dévoilés. Trop prévisibles, déjà vues la plupart du temps, sans aucun second degré, ces histoires ne sont pas palpitantes même si elles sont correctement racontées. Le dessin lui aussi est de bon niveau mais rien de très enthousiasmant.

J'ai lu cette bande dessinée avec une certaine indifférence, ayant le sentiment d'avoir déjà vu et lu nombre d'histoires similaires.

Nom série  Le Voyage du Bâteleur  posté le 12/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le Voyage du Bateleur a des allures de série avec le numéro 1 de son album et son sous-titre, mais au vu du récit et surtout de sa fin, il s'agit pourtant bien d'un one-shot.

L'histoire se déroule dans une ville imaginaire de Basse-Saxe, au nord de l'Allemagne. Une princesse y fait régner une dictature sans pitié depuis plus de 10 ans, attisant la colère du peuple et l'envie d'un autre seigneur local. Alors qu'elle vit recluse dans son donjon, sans jamais de visite, elle va, comme tous les ans pour la nouvelle année, saluer le peuple du haut de son balcon inatteignable. Sauf que cette anné, Theul le bâteleur arrive en ville, porteur du titre de champion d'arbalète obtenu au dernier grand tournoi.

Le scénario est un peu difficile à saisir en première lecture. Il faut défricher une narration confuse et des dialogues un peu sybillins pour comprendre le contexte et les personnages en présence.
Le graphisme aussi est particulier. Jean-Paul Dethorey, peintre par ailleurs, offre des planches inégales, alternant des décors joliment peints mais aux perspectives étranges, d'autres arrières-plans réduits à de banals dégradés aux couleurs peu attrayantes, et des personnages souvent laids.
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit du fait de ces défauts de narration et de dessin.
Et comme le cadre n'est visiblement pas rigoureusement historique et que ni le déroulement ni la conclusion de l'histoire ne m'ont séduit, je n'en conseille pas franchement la lecture.

Nom série  Le Parfum des Choses  posté le 12/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Histoire désuette typique de la BD "adulte" des années 80. Un homme banal, la quarantaine ennuyée, part à l'aventure à Vienne loin de sa femme et ses enfants et vit des aventures romanesques encombrées d'errances imaginaires, d'improvisations jazzy et de citations d'artistes du passé. Comme dans toute fiction d'auteur de l'époque, il va croiser des belles femmes et coucher avec elle sans scrupule. Son enquête sera confuse au possible, les coïncidences et facilités souvent effarantes et les digressions si nombreuses qu'on s'y perdra entre imaginaire et ce que l'auteur voudrait faire passer pour de la réalité. Tout parait artificiel, surjoué, faux.
La narration pénible, les couleurs aléatoires et le dessin peu attrayant du tout achèveront de lasser le lecteur.
Seules la curiosité de voir où l'auteur veut en venir ajoutée à l'ambiance un peu bizarre de cette escapade viennoise m'ont fait aller jusqu'au bout de cet album, mais son souvenir s'empressera probablement de sortir de ma mémoire.

Nom série  Mandy Riley  posté le 12/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé peu d'informations sur cette série mais de ce que j'ai compris, il s'agit d'une production argentine initialement publiée en noir et blanc dans des périodiques en langue espagnole. Le Lombard ne publiera qu'un seul tome des aventures du jeune Mandy Riley, tome se suffisant heureusement à lui-même, et le héros n'y est encore qu'un adolescent à peine sorti de l'enfance, mais il semble que dans sa publication originale, il grandisse d'histoires en histoires pour devenir un vrai jeune homme.

Le ton y est très classique, et un tout petit peu naïf malgré un certain réalisme. On se croirait parfois dans des épisodes de la Petite Maison dans la Prairie, quoique l'ambiance soit plus masculine et que le père du héros est aussi doué pour le métier de shérif et le combat aux poings. Le jeune Mandy Riley y vit des aventures au gré des visites d'étrangers dans la région qu'ils habitent et de ses rencontres avec eux dont parfois quelques jolies jeunes filles. On y sent parfois poindre le danger, avec quelques desperados de passage, mais les histoires se concluent toujours par une fin heureuse presque sans que le moindre sang ait été versé.
Le dessin est de l'école classique lui aussi, à mi-chemin entre les styles d'un Franz (Lester Cockney) ou d'un Cheret (Rahan).
Ce type de publication aurait par exemple très bien eu sa place dans le journal de Pif Gadget des années 70 ou 80.

Plaisant et assez bien foutu, même si cela ne marquera pas vraiment la mémoire du fait de son manque d'originalité.

Nom série  Les Zaliens  posté le 11/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Zaliens, c'est une série de gags courts mettant en scène des monstres extra-terrestres dans leur environnement naturel, une planète désertique très lointaine. Leur vie se résume à manger et à être mangés, de manières parfois particulièrement originales.
Mélange d'humour tarte-à-la-crême et d'humour noir, cette série s'adresse, selon l'éditeur, à la jeunesse, mais l'abondance de scènes un peu gore, même si tournées à la dérision, me ferait hésiter à la faire lire à mes enfants avant leur puberté.

De toute façon, concrètement, j'ai vraiment très peu apprécié cette lecture.
J'ai même failli lâcher l'affaire dès les premières pages tant les chutes des gags me laissaient complètement indifférents, au point de me demander s'il s'agissait vraiment de gags où s'il s'agissait d'introductions à une histoire que j'attendais de voir se mettre en place.
Au final, j'ai compris qu'il fallait voir un peu cette série comme les monstres marrants de Franquin, inventaires monstrueux où l'auteur imaginait des caractéristiques physiques et sociales originales et amusantes à chacune de ces créatures. Sauf que là, nous sommes à mille lieues de distance au niveau du graphisme et l'humour est beaucoup plus proche du pipi-caca-prout que de la poésie de Franquin.

Ce n'est parfois franchement pas drôle, trop souvent d'ailleurs, mais à la longue, finalement, certains gags m'ont quand même fait un peu sourire. Et puis ma curiosité était attisée par l'envie de voir les idées qu'allaient avoir les auteurs sur les différentes façons dont leurs créatures allaient s'entre-dévorer. C'est parfois très basique et facile, mais certaines idées sont assez amusantes quand même.
Mais franchement pas assez pour m'amener vous en conseiller la lecture...

Nom série  Les Yeux de Cendres  posté le 11/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est le second de l'éphémère collection Silver Screen de Zenda, dédiée à l'univers d'Hollywood à la fin des années 20 et au début des années 30. Le cadre est intéressant.
L'intrigue de cet album porte sur la période charnière où le cinéma parlant commençait à avoir du succès et où les anciennes stars du muet perdaient peu à peu leur statut de célébrités. Par le biais d'une enquête sur la disparition d'une de ces stars, on découvrira ainsi une part du contexte de l'époque et le type de personnes évoluant dans le milieu. Cette enquête se soldera en outre par une révélation jetant un regard particulier sur la condition des femmes et de ce qu'elles devaient parfois faire pour réussir.

Par contre, au-delà de l'idée de base du scénario, le reste de cet album n'est vraiment pas terrible. Graphiquement, le dessin est très moyen et les couleurs sont assez laides. Mais c'est surtout au niveau de la narration que cela pèche. A force de flash-back, de dialogues décousus, de mauvaises transitions, le lecteur est très rapidement perdu dans un récit pénible à lire, presque incompréhensible par moment.
Ce fut là une lecture désagréable au sein de laquelle il m'a fallu lutté pour extraire les portions intéressantes du scénario et du cadre historique.

Nom série  Hellenik blues  posté le 11/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un carnet de voyage en bande dessinée, pour être réussi, peut proposer plusieurs options : soit présenter des lieux vraiment particuliers, soit être empli d'humour, soit réussir à transmettre des émotions palpables pour le lecteur.
Là... Pas grand chose...

Hellenik blues, c'est le simple récit d'un voyage un peu improvisé en Grèce de l'auteure, Mandragore, et de son compagnon, Goum. Commençant par la Crète avant de rejoindre le Péloponnèse, ils vont se balader sac au dos, jouant un peu la carte de la débrouille pour trouver où dormir chaque nuit. Passionnée par la Grèce Antique depuis sa jeunesse, l'auteure comptait aussi y trouver une certaine âme grecque moderne par le biais de la musique Rebetiko dont elle croisera finalement un club en fin de séjour à Athènes.

Le dessin de Mandragore est bon. Je l'avais déjà beaucoup apprécié dans La Rue sans Nom. Cependant, je trouve vraiment dommage le peu qu'elle réussit à rendre de la Grèce par ses dessins. Hormis quelques décors de rues et de montagnes, ses représentations donnent vraiment très peu d'impressions des autres lieux visités. Moi qui ai parcouru le Péloponnèse, je trouve qu'un dessinateur aurait pu tirer nettement plus partie de Monemvassia, Mystra, Mycènes ou même Athènes. Ici, quelqu'un qui ne connait pas les lieux n'en verra quasiment rien par le biais des dessins de cette bande dessinée. Mandragore se focalisera nettement plus sur les dessins d'elle et de son compagnon.

Et c'est bien le même souci au niveau du scénario. Ce carnet de voyage se résumera finalement à décrire de la marche à pied, des recherches d'endroits où dormir à la belle étoile, quelques brèves discussions très superficielles avec des personnes rencontrées et pour le reste une chronologie des lieux visités avec presque rien permettant aux lecteurs d'en ressentir de l'intérêt.
Ce n'est pas drôle, c'est plutôt ennuyeux et surtout ce n'est pas dépaysant du tout, ce qui est un comble pour un carnet de voyage.
Bref : bof.

Nom série  Rupestres !  posté le 10/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette oeuvre ne parlera clairement pas de la même manière à chacun.
Il est fort probable qu'elle passionnera les graphistes mais aussi ceux qui aiment à suivre l'errance des pensées artistiques et humaines.
Mais elle barbera franchement les lecteurs comme moi qui ne s'intéressent guère au dessin pour son procédé créatif mais plus pour son résultat, ou encore qui ne trouvent pas d'intérêt à suivre les divagations et introspections d'artistes qui essaient de faire ressentir avec plus ou moins de succès aux lecteurs leurs impressions.

L'idée de départ est intéressante. 6 artistes dessinateurs, non sans talent, vont parcourir des grottes préhistoriques pour y admirer et étudier des peintures rupestres. La comparaison entre leurs arts, déjà différents entre chacun d'entre eux, et ceux des hommes d'il y a plus de 10.000 ans était alléchante. D'autant plus qu'en même temps, il y avait toute l'émotion autour du fait d'explorer de grands réseaux souterrains parfois presque charnels dans leur structure et la réflexion sur leur propre rapport au dessin vis-à-vis de celui des hommes préhistoriques.

Malheureusement, je suis resté complètement en dehors du résultat.
Ce dernier est très diversifié puisque chaque auteur va présenter ce qu'il ressent à sa manière, voire à ses manières. Ce sera parfois de simples planches de bandes dessinées, parfois de grandes pages peintes, d'autres fois des croquis ou du texte illustré. Le sujet abordé sera parfois le dessin rupestre, l'expédition en elle-même, la grotte ou alors les errances imaginaires et introspectives engendrées par l'expérience et la vision de ces dessins si particuliers.
C'est parfois très beau. J'ai apprécié le graphisme soigné et si reconnaissable de Marc-Antoine Mathieu et surtout les toujours impressionnantes expériences graphiques d'Emmanuel Guibert. Mais c'est aussi parfois nettement moins attrayant pour un non-graphiste, avec quelques pages franchement absconses où les artistes laissent dériver leur art au gré de leurs ressentis.
Le vrai souci, c'est le contenu de ces témoignages émotionnelles et visuels. Ce sont la majorité du temps des monologues sibyllins sur comment chaque auteur ressent ce qu'il voit, ce qu'il expérimente, comment son imaginaire est inspiré par ces peintures rupestres et ces décors naturels... Et franchement, cela m'a plutôt gonflé.

Ça ne me parle pas du tout.
Mais je comprendrais aisément que cela parle à des lecteurs à la sensibilité artistique et à l'intérêt graphique différents des miens.

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