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... a posté 4835 avis et 1873 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Le Rêve du papillon  posté le 30/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai un peu de mal à me faire un avis définitif sur cette BD.

En effet, concrètement, je la trouve très bien. Je trouve son dessin très beau, son récit envoutant, son ambiance charmante et son intrigue mystérieuse.

Mais en même temps, j'ai été de trop nombreuses fois déstabilisé par ce que je n'arrivais pas à juger comme étant de multiples hommages aux oeuvres de Miyazaki ou alors une forte influence non avouée ou inconsciente.
J'ai régulièrement eu l'impression d'assister à un pot-pourri de références à ses films : Chihiro est le plus évident à mes yeux, mais j'y ai vu aussi des clins d'oeil à Nausicaa (l'aile volante), à Kiki (la chambre sous les toits et le chat), au Chateau Ambulant et même à Mononoke Hime avec un petit personnage de Kodama dans une rue.
J'aime profondément les oeuvres de Miyazaki donc il m'était difficile de ne pas apprécier celle-ci qui s'en rapproche aussi bien par le graphisme que par l'atmosphère qui s'en dégage, mais j'ai eu du mal à y discerner la personnalité des auteurs eux-mêmes.

Quoiqu'il en soit, ces reproches faits, ça reste quand même une très belle histoire, joliment dessinée, agréable à suivre, comme un beau rêve promettant aventure et dépaysement. Je lirai très volontiers la suite.

Nom série  Les Papooses  posté le 30/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Papooses, ce sont les petites aventures du quotidien de 3 enfants indiens. Il s'agit de récits jeunesse abordant les choses simples de la vie, la famille, les amis, les jeux, les premières amours, l'apprentissage...
Le ton est léger sans être naïf, la narration rythmée et agréable. Le dessin est très simple mais suffisamment efficace pour faire oublier ses faiblesses.
Le contexte de village indien est plus un prétexte autre chose, se caractérisant surtout par la possibilité pour les enfants de vivre la vie au grand air et de faire preuve de toute l'activité et l'imagination qui les caractérisent.
Ce sont des histoires intelligentes qu'on lit avec plaisir à ses enfants ou qu'on leur laisse volontiers entre les mains.
Et puis j'aime bien la poule bagarreuse Cocotte Rapide.

Nom série  Franka  posté le 30/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est par le biais de la réédition des Humanoïdes Associés que j'ai découvert Franka. Et j'ai l'impression d'avoir manqué quelque chose dans les années 80 car c'est typiquement le genre de série que j'affectionnais et affectionne encore alors que je n'en avais jamais entendu parler auparavant.

Franka, je la vois comme un étonnant mélange entre Natacha et Gil Jourdan.
Natacha pour l'héroïne sexy et indépendante, prête à l'aventure et au voyage tout en gardant sa féminité et son petit caractère.
Gil Jourdan pour le style graphique et l'esprit assez mature des intrigues qui s'adressent davantage à des adolescents ou des adultes qu'à des enfants.

Comme dit ci-dessus, le dessin de Kuijpers s'apparente à mes yeux à celui de Tillieux et d'autres grands maîtres de la ligne claire franco-belge à partir des années 60. Il a pourtant une "patte" bien à lui et elle n'a pas vieilli pour qui apprécie ce style. Ce sont donc des dessins tout à fait bons et plaisants à lire qui nous sont offerts ici.
J'apprécie en outre son soin dans les décors, l'auteur cherchant à donner une vraie vie à chacun d'entre eux, les emplissant de détails et de personnages pour mieux rendre l'atmosphère des villes et lieux visités par son héroïne. Il en résulte certes quelques cases plutôt encombrées mais cela donne aussi une vraie âme au dessin.
En outre, les Humanos ont profité de cette réédition pour donner un vrai coup de jeune aux planches, reprenant aspect d'ensemble et couleurs d'une manière que je trouve excellemment réussie. La colorisation est désormais informatisée mais réalisée avec sobriété et bon goût. En lisant cet album qui vient de paraître, on a l'impression à la fois de lire une série toute neuve et de redécouvrir une ancienne BD qu'on aurait manqué à regret.

C'est de l'aventure franco-belge à l'ancienne. Les histoires se basent sur un élément déclencheur pour se révéler rapidement prétextes à enquêtes et voyages exotiques, alternant courses-poursuites, péripéties et dialogues constructifs. Le départ de ces intrigues ne s'embarrasse pas de trop de complexité mais reste plausible et prenant.
L'héroïne est pleine de personnalité avec un caractère - et un corps - qui la rend très vivante et assez rapidement attachante.
Les albums sont très denses, il se passe beaucoup de choses en 48 pages seulement. Les cases sont relativement nombreuses par planche : l'auteur ne se moque pas de son lecteur, ce dernier en ayant pour son argent.

Quant au contenu dyu dyptique des Dents du Dragon en lui-même, il m'a vraiment bien plu.
Franka se retrouve par hasard en possession de ce qui ressemblent à une épée antique mais se révèle être la mâchoire d'une créature marine sensée avoir disparu depuis des millions d'années. Or cette créature pourrait bien être encore en vie de nos jours, garantissant la gloire ou bien la richesse à ceux qui la découvriront les premiers.
Malgré quelques petites baisses de régime ou passages trop longs (une filature dure un peu trop longtemps au début de ce tome 1 par exemple), il y a aussi de très bons moments, voire quelques jeux narratifs très amusants (je pense à la bagarre entre Franka et la chinoise tandis que derrière elles un ersatz de Tome et Jerry se battent simultannément). Le scénario est complexe et bien mené, l'aventure amène à la fois reflexion, action, exotisme et un peu d'humour. L'auteur nous fait voyager en même temps que son héroïne, nous menant d'Amsterdam jusqu'à Londres, Venise puis les îles Indonésiennes. Quelques légères incohérences et petites facilités scénaristiques sont repérables mais s'oublient très vite devant le plaisir simple de la lecture.

Cette série jolîment rééditée et fraichement remise à jour ravira les amateurs de BDs d'aventure franco-belge à l'ancienne (Natacha, Gil Jourdan ou encore Spirou et Fantasio).

Nom série  Ananké  posté le 27/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les premières pages m'ont fait espérer une BD que j'allais beaucoup aimer. En effet, je suis très vite tombé sous le charme. Le dessin informatisé et fortement influencé par le domaine de l'animation s'accordait très bien avec les beaux décors de plage bretonne qu'il représentait. Les deux héroïnes, la vieille un peu ronchon et la jeune fille solitaire et débrouillarde, se sont très vite révélés attachantes. Bref, j'étais prêt à aller loin avec elles.

J'ai hélas un petit peu, mais juste un petit peu, déchanté par la suite. Je me suis en effet perdu dans les circonvolutions des drôles d'aventures fantastiques qui leur arrivent ensuite. J'ai bien compris l'idée globale mais j'ai eu du mal avec les nombreux rebondissements ou du moins méandres de l'histoire. On passe d'un décor à un autre, d'une rencontre à une autre, avec une logique que je n'ai pas su capter, alternant dangers et petits bonheurs sans que j'ai su bien en comprendre les raisons. Jusqu'aux dernières pages qui viennent poser un point final attendu mais sans grande surprise.

Malgré ces reproches, j'ai tout de même trouvé cette BD agréable et parfois très jolie. Outre la qualité du dessin, cela tient aussi beaucoup à la belle personnalité des deux héroïnes que j'ai suivies avec plaisir.

Nom série  Maïa  posté le 25/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Colonel Moutarde avait déjà oeuvré dans le domaine de la BD jeunesse avec Grenadine et Mentalo. Brigitte Luciani aussi avec la série qu'elle scénarise, Monsieur Blaireau et Madame Renarde. Cette fois-ci, leur oeuvre commune s'adresse à un public un peu plus âgé, plutôt adolescent ou au moins pré-adolescent, mais j'ai trouvé cette BD suffisamment bien foutue et agréable pour la considérer comme étant Tous Publics.

Maïa, c'est une jeune ado, studieuse et réservée, qui vit chez son oncle et sa tante depuis la disparition de ses parents deux ans auparavant. Elle cohabite donc avec sa cousine Camille qui est tout l'inverse d'elle, exubérante et sans-gêne, prenant trop souvent à son goût le pas sur Maïa. Jusqu'au jour où cette dernière fait la rencontre des avatars miniatures de quatre dieux mythologiques qui vont désormais l'accompagner comme d'invisibles et secrets amis fantastiques. Seulement, avec leur apparition, ils lui confient aussi pour mission de récupérer puis de cacher la légendaire boite de Pandore.

Maïa, c'est donc une série d'aventure et de fantastique, accompagnée d'une légère dose de mythologie romaine, d'une touche d'exotisme, le tout dans une ambiance un peu girly d'adolescentes aux personnalités marquées et agréables. C'est une lecture fraîche, rythmée et amusante. Le dessin de Colonel Moutarde s'y accorde à la perfection. J'aime beaucoup son trait stylé et ses couleurs marquées même si je regrette le côté un peu trop vide de certains décors.

J'ai bien apprécié ma lecture et ma fille de 8 ans a adoré de son côté. Je n'hésite donc pas à la conseiller, notamment pour un public de 8 à 15 ans je dirais.

Nom série  Ringo livreur de pizza  posté le 25/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ringo doit livrer une pizza à la maison au fond de la forêt. Non content de lui-même piocher allègrement dans sa livraison, il croise beaucoup de péripéties et de gourmands en cours de route.
Le scénario est très basique, mais pour une série jeunesse, il y avait matière à faire amusant.
L'ennui, c'est que... bof...

Déjà le dessin me rebute. C'est le genre enfantin, faussement moche... sauf qu'à force de faire faussement moche, ben... je trouve ça moche. Certaines cases et personnages sont si mal dessinés à mes yeux que j'ai eu du mal à définir la race de tels ou tels animaux, à comprendre ce que faisait le héros, où en était sa pizza à force de se faire manger de tous côtés... Bref, le dessin n'aide pas la narration.

Quant à cette dernière, elle sert un scénario sans surprise. Une suite de rebondissements qu'on dirait un peu improvisés, un personnage principal peu attachant et une fin sans grand intérêt. Je me suis ennuyé. Et cela n'a pas davantage captivé mes enfants qui ont vite zappé l'album.

Nom série  Les Six Coups de Philadelphia  posté le 20/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce one-shot a un cadre original puisqu'il s'agit de la campagne est-allemande du début des années 80, alors que les soldats russes étaient encore basés sur place. Là, dans un hameau paumé, trois adolescents s'ennuient pendant les vacances. Jusqu'au jour où ils vont trouver un revolver et 6 balles qu'ils ont bien l'intention d'utiliser pour s'amuser.

Des jeunes désoeuvrés, un peu arrogants et rustres, un coin de campagne quasiment vide, un idiot du village, une seule fille de leur âge dans le coin même si elle voudrait bien se joindre à eux, des soldats russes qui patrouillent, et une arme chargée. Avec une telle intrigue, on se doute dès le début que tout cela va mener à un drame. C'est évident et l'auteur joue là dessus pour faire monter la tension et l'anxiété page après page.

Le dessin est un peu spécial. Chaque planche ne contient l'équivalent que d'une ou deux cases. Le trait est lâché, présentant des personnages volontairement laids, au faciès à peu près aussi ingrat qu'ils le sont à cet âge. Un ombrage à l'encre en teinte gris-sépia adoucit l'ensemble et le rend agréable à l'oeil.

L'histoire ne m'a pas particulièrement séduit, d'autant que je ne me suis trouvé aucune affinité avec les protagonistes, mais je conviens de la réussite de l'ambiance tendue que l'auteur met en place.
C'est une lecture intéressante et plutôt bien menée, même si je doute avoir envie de la relire un jour.

Nom série  Hécate & Belzébuth  posté le 18/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais déjà beaucoup apprécié le tout petit album Au bonheur des âmes de Loïc Sécheresse. C'est ce même contexte de comique infernal et ce même personnage de sympathique démon Belzébuth qui sont mis en scène ici, sur un scénario cette fois de Stéphane Melchior-Durand, collaborateur récurrent de Loïc Sécheresse avec qui il a déjà réalisé Raiju et Raiden.

Belzébuth, c'est un gentil démon, un peu naïf, et surtout très porté sur le sexe. Il faut dire qu'il nous apprend bien vite qu'avant d'entamer sa carrière aux enfers, il était connu en tant que Pan dans la mythologie grecque. Aussi sera-t-il "aux anges" quand il rencontrera la jolie Hécate, sorcière irrévérencieuse, intelligente et elle aussi très portée sur la chose. C'est le début d'une belle histoire d'amour et d'humour.

Le graphisme de Loïc Sécheresse est très particulier. C'est le genre de dessin qu'on a tendance à rejeter au premier coup d'oeil. Cela ressemble à une abondance de gribouillis mal foutus, représentant maladroitement des formes comme le ferait quelqu'un sans aucune notion artistique. Et pourtant, c'est avec Au bonheur des âmes que j'ai appris à l'apprécier. En effet, sous un aspect faussement fouillis et tordu, c'est un trait particulièrement efficace pour raconter des histoires et mettre en scène des personnages vivants et sensuels. Malgré l'atteinte à mon sens de l'esthétique que je ressens quand j'observe une planche dans son ensemble, j'aime à lire les histoires ainsi représentées et j'y trouve les femmes aussi sexy que les démons amusants.

L'album se scinde en une première histoire introductive d'une vingtaine de pages racontant la rencontre entre Belzé et Hécate, suivie d'histoires courtes, parfois de simples gags en une planche, mettant en scène les deux personnages dans de petites aventures variées et axées sur l'humour. J'ai trouvé l'ensemble très amusant et les personnages vraiment attachants. Il y a beaucoup d'idées, un peu de politiquement incorrect, de l'érotisme et beaucoup d'affection pour ce couple atypique formé d'un démon et d'une sorcière. Un bien agréable moment de lecture.

Nom série  Héritages  posté le 18/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Hypathie, Bianca et Sorcellerie et dépendances, Dupuis nous offre un nouvel album sur le thème des sorcières.
Celui-ci se place dans un cadre moderne digne d'un thriller à l'américaine. Nina mène la vie plus ou moins insouciante d'une jolie jeune femme qui, outre sa beauté, a pour particularité de garder secret un don de guérison hérité de sa grand-mère. Jusqu'au jour où elle est impliquée à contre-coeur dans un conflit de pouvoirs entre sorciers qui va lui révéler bien des secrets, entraîner la mort de son petit ami et l'obliger à prendre de graves décisions.

Le déroulement de cette intrigue est sans grande surprise mais plutôt efficace. On suit cette lecture comme on le ferait d'un divertissement télévisuel moderne, un peu déjà-vu mais toujours plaisant. Certains passages paraissent téléphonés tandis que d'autres présentent leur touche d'originalité.
Le graphisme de Stéphanie Hans est un peu particulier. Largement axé sur une colorisation informatique, à la tablette graphique probablement, le trait et les détails ont tendance à être lourdement écrasés par ces couleurs épaisses. Malgré ce petit rejet initial, les planches se révèlent appréciables et on se laisse facilement porter par la narration graphique.

C'est donc une lecture divertissante, qui paraîtra légèrement convenue aux yeux des habitués du genre mais qui se lit agréablement et fait passer un bon moment.

Nom série  Spirou Dream Team  posté le 17/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Spirou Dream Team, c'est une parodie irrévérencieuse et un peu rentre-dedans des grosses maisons d'édition de bande dessinée franco-belge. On en attendait pas moins de Yann, le même qui dézinguait déjà les auteurs du journal dans les marges de Spirou il y a une trentaine d'années. Avec sa culture imbibée de l'école Marcinelle et son sens du caustique, il y avait de quoi faire.

Comme l'expliquent les personnages même de la BD, le dessinateur idéal pour cela aurait été Conrad, l'ancien complice de Yann. Cependant, Fabrice Tarrin dessine deux fois mieux que lui. Et Simon Léturgie fait pareil mais deux fois moins cher. C'est donc ce dernier qui s'y colle.
Le résultat est sympa. Le style animalier choisi est bien maîtrisé, vivant et dynamique. Seuls regrets, les décors parfois trop vides et les couleurs informatiques manquant un peu d'âme, mais dans l'ensemble, le graphisme sert bien l'humour et c'est agréable à lire.

Se mettant en scène en petite bande de losers, les auteurs se font accompagner d'autres vieux de la vieille du franco-belge sous les traits d'Alain de Kuyssche et de Hugues Dayez. Face à eux, le nouveau redac-chef du journal Spirou et la confrérie masquée des actionnaires secrets des éditions Darpuis-Longkanard. A leurs yeux, le monde de l'édition est devenue une grosse machine financière avec pour seules particularités que d'avoir de tous petits moyens et des résultats souvent catastrophiques. Les auteurs n'y sont que des ouvriers qu'on utilise et puis qu'on jette, sauf s'ils sont aussi "bankables" que les fameux Zep, Midam et autres JVH, et à moins qu'ils représentent plus de 50% des productions du journal comme un certain Raoul Cauvin.

L'humour est caustique quoiqu'il manque un peu de finesse. J'ai davantage apprécié les nombreux clins d'oeil et attaques acides de chaque planche que les chutes des gags en elles-mêmes. Ces dernières m'ont en effet paru parfois un peu convenues, parfois trop lourdes. Même si les auteurs ratissent large, ils ont hélas une légère tendance à manquer leur cible en insistant sur quelques trames humoristiques répétitives et quelques réparties trop prévisibles.

J'ai toutefois bien apprécié la mise en scène satirique du monde de la BD franco-belge moderne. Il est agréable d'y dénicher les références à tous ces auteurs et grands classiques des éditions Dupuis et d'ailleurs. A noter également la belle couverture de l'album aux allures de reliure simili-cuir.
Ce fut pour moi une agréable lecture même si j'aurais aimé y trouver un humour plus percutant et plus fin.

Nom série  Hotaru  posté le 17/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré une trame et une introduction très stéréotypée en matière de shojo ou de josei, ce manga se révèle plaisant sur la longueur.

Amemyia Hotaru est une himono-onna, une femme sèche ou un plutôt un "poisson séché" comme l'explique le récit. C'est-à-dire qu'autant elle prend soin d'elle et se maquille pour aller au travail, autant une fois chez elle, elle se laisse complètement aller, ne quitte pas son jogging ou son pyjama, se coiffe "efficace" et passe son temps à glander et à manger. Jamais de sortie, jamais de séduction, pas de "féminité". Autant dire qu'elle aura un peu de mal à gérer les relations amoureuses complexes qui vont soudainement s'offrir à elle.
Car c'est à peu près en même temps que le jeune et très beau designer de sa société va lui déclarer timidement sa flamme et que son plus âgé mais séduisant patron va devenir son colocataire forcé.

Le coup de la colocation forcée entre deux célibataires qu'à première vue tout oppose, on sait vite comment cela se termine dans les intrigues de shojo et de josei. Du coup, ce manga apporte un peu d'originalité ou du moins de curiosité puisqu'au fil de l'intrigue, on ne sait pas si le coeur de l'héroïne va tendre vers son jeune amoureux ou vers son supérieur de moins en moins distant. Il faut dire, ceci dit, que malgré sa beauté et sa gentillesse, le premier des deux parait bien fade en comparaison du patron plein de personnalité et d’ambiguïté. D'autant que ce dernier n'est pas vraiment célibataire puisqu'il vit, en principe temporairement, séparé d'une femme qui reste pour le moment mystérieuse.

J'ai eu un peu de mal à certains passages de cette lecture et surtout au début du premier tome à cause d'une narration un peu déficiente. Trop souvent, je me suis demandé qui disait quoi, à qui telle ou telle bulle de dialogue était reliée, les choses n'étant parfois pas évidentes. Cela gâche la fluidité de la lecture, le plaisir et la clarté du récit.
Cependant, au bout des 2 tomes actuellement parus, les personnages se révèlent plutôt attachants, et bien qu'il ne se passe que peu de choses au final, leurs petites aventures sentimentales se révèlent divertissantes et agréables.
Quand je vois qu'il y a déjà 15 tomes parus au Japon, je me demande quand même si l'intrigue a suffisamment de réserve pour s'étendre autant sans se diluer complètement. A suivre, donc, pour voir si le scénario sait se renouveler...

Nom série  Les Winners  posté le 07/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les winners, les drogués du boulot, ces arrogants qui vous narguent derrière leurs portables et autres Blackberry s'indignant silencieusement que vous ayez une vie privée alors qu'ils alignent réunions clients, formations au strategic management et autres séminaires de team building, il y avait beaucoup à en dire et beaucoup à en rire. Je le sais, j'en fais presque partie.
Malheureusement, cet album manque plus ou moins sa cible à mes yeux.

Les gags se révèlent plats. Pas assez percutants, pas assez incisifs, ils semblent manquer de l'expérience de celui qui a vécu au milieu de tels personnages, d'anecdotes sentant le vécu.
On y trouve une galerie de personnages plus ou moins caricaturaux mais trop généralistes et trop peu réalistes pour attirer la sympathie. Les gags qui leur sont associés, non contents d'être parfois répétitifs, se révèlent souvent trop vagues, pas assez intégrés dans leur contexte pour amener un rire franc. Certains paraissent presque n'avoir rien à voir avec ce fameux sujet des winners.

Bref, malgré l'intérêt suscité par le sujet, je me suis ennuyé à la lecture de cet album qui n'a rien de détestable mais n'est simplement pas drôle à mon goût.

Nom série  Le Capital  posté le 04/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu le Capital de Marx (mais qui l'a vraiment lu ?), j'étais donc curieux d'en découvrir une libre inspiration dont le but était de présenter les éléments clés de son discours. J'étais en cela motivé par la préface d'Olivier Besancenot qui, au-delà de son discours politique classique, promettait un exposition sans manichéisme de ce qu'est le capitalisme et la logique du système financier.

Hélas, le manichéisme, ce manga tombe en plein dedans dès les premières pages, et cela m'a tout gâché.
Entre l'investisseur vautour qu'on devine fourbe au premier regard, le contremaître brutal qui tabasse les employés à loisir et le personnage principal, traumatisé par un manque d'argent dans sa jeunesse, qu'on voit foncer tête baissée et yeux fermés vers le "côté obscur" du patronat, on ne peut pas dire que ce scénario brille par sa finesse et son impartialité.
Alors que les pauvres ouvriers de cette histoire sont plus ou moins désincarnés puisque, à l'exception d'un contestataire et d'une amie d'enfance du héros, c'est vraiment autour du seul patron que semble évoluer la narration, on voit très vite la frontière se positionner entre les méchants exploiteurs et les gentils quoique malheureux exploités.
Dans ces conditions, la "leçon" sur le capitalisme passe comme une caricature facile pour ignorants et c'est bien dommage.

Il y a quelques maigres enseignements à piocher au long des pages du premier tome de ce manga, notamment sur l'origine des premiers "bénéfices" qui vont commencer à alimenter la machine financière ou sur la façon dont un patron peut se retrouver à la merci des financiers, mais ils sont bien mal exposés et expliqués.
Je reste néanmoins curieux de lire le second tome qui est sensé aborder les mécanismes de l'argent et peut-être apporter son lot d'explications aux crises financières telles qu'on en connait actuellement.

Nom série  La Position du Tireur couché  posté le 03/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit est un véritable polar noir, avec toutes les caractéristiques du genre. Et cela a tendance à m'agacer un peu car je n'aime pas ce genre. Je n'aime pas ces milieux criminels, ces magouilles à tiroirs, espionnage, contre-espionnage, manipulations, ces meurtres, ces introductions mystérieuses où seuls les faits présents sont mis en scène et où le lecteur doit cogiter pour recoller les morceaux et comprendre ce que tous les personnages ont l'air de saisir à demi-mots ou avec des regards emplis de bien-entendus.
Ce n'est pas mon style.
Et pourtant, j'ai tout de même trouvé plaisante la lecture de cette bande dessinée.

Malgré une tendance stéréotypée de la narration à s'attacher à des détails anodins comme ce que mangent les personnages et autres marques de voitures, et malgré quelques noms de personnages parmi lesquels on finit par s'embrouiller si on ne suit pas tout avec attention, j'ai trouvé la lecture fluide et plutôt agréable. J'ai retrouvé un peu de ce qui m'avait plu dans la série Le Tueur avec cet autre tueur que l'on suit de près et dont on finit par comprendre l'état d'esprit et les motivations simples et souvent contrariées par le destin.
L'histoire, bien qu'un peu confuse dans la première moitié du récit quand on n'en a pas encore eu les clés, tient bien la route et l'explication finale y apporte pas mal d'éclaircissements. Il n'y a finalement que le comportement de la fameuse Alice, une vraie morue celle-là, et ce que devient le héros sur la toute fin qui m'ont un peu déçu.

Dans l'ensemble, j'ai passé un plutôt agréable moment de lecture, même si cela n'en deviendra pas pour autant ma tasse de thé.

Nom série  Asterios Polyp  posté le 02/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En attendant beaucoup, j'ai mis un certain temps avant de me lancer dans la lecture de ce gros album pour le faire dans les meilleures conditions. Au final, ce n'est pas la merveille annoncée à mes yeux mais c'est un bon bouquin, intelligent, bien foutu, et surtout original dans sa conception et sa narration.

J'ai apprécié les expérimentations graphiques dont il fait preuve, le dessin, le lettrage et les couleurs différentes selon le personnage et sa façon de voir le monde.
J'ai apprécié la façon dont il présente les personnalités différentes et intéressantes de la poignée de protagonistes ainsi que leurs relations.
J'ai apprécié la réflexion philosophique sur la vie et l'état d'esprit des personnages, son lent cheminement, les idées amenées par chacun, leurs confrontations.
Et surtout j'ai apprécié la fin qui ne m'a pas déçu comme a pu le faire celle de Jimmy Corrigan qui s'apparente à Asterios Polyp par sa créativité narrative et son attachement au caractère particulier du "héros". Certes la pirouette finale peut paraitre désappointante mais j'ai souri à l'humour ironique que j'ai cru y noter.

A côté de ces qualités, je dois toutefois admettre que ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé. Je suis satisfait de l'avoir lu mais je ne suis pas sûr de relire de sitôt cet ouvrage.
En outre, pour être très terre à terre, je n'apprécie pas le choix de faire une couverture d'album en carton carré et "ouvert" : je trouve cela trop fragile, trop à même de gonfler à la moindre humidité et, avec le poids de l'objet, les coins anguleux m'ont un peu fait mal à la lecture.

Nom série  Casiers judiciaires  posté le 02/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je craignais trouver dans cette série une adaptation commerciale et sans âme d'anecdotes de tribunal comme on peut en trouver sur le net. Au lieu de ça, et peut-être même s'il contient de réels témoignages, ce sont des gags variés et sans doute cousus main pour cet album.

Le résultat n'est pas mal mais hélas trop inégal. J'ai vraiment rigolé sur certaines histoires qui sont très bonnes et bien amenées. Malheureusement, il y en a également beaucoup, trop sans doute, qui m'ont laissé indifférent. Quelques-unes se révèlent aussi un peu répétitives, avec la réapparition des mêmes accusés qui devient un peu pénible à la longue.

Dans l'ensemble, c'est une bande dessinée dont il est agréable de piocher quelques gags par-ci par-là, mais la lecture d'un album entier est légèrement fastidieuse.

Nom série  Les Montagnes Hallucinées  posté le 29/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand amateur de Lovecraft, je n'ai évidemment pas manqué de lire la nouvelle originale des Montagnes Hallucinées. Même s'il ne s'agit pas de ma préférée, elle est de très bon niveau et présente l'intérêt de réunir en un seul récit nombre d'éléments de la mythologie personnelle de l'auteur en les mettant en relation sous un oeil plus scientifique, plus rationnel qu'à son ordinaire. Cette histoire est en effet pour Lovecraft l'une des rares occasions de fournir une chronologie des évènements passés de la Terre dans son imaginaire. Mais j'en dévoilerai trop si je continuais plus avant et je préfère revenir à cette adaptation BD en elle-même.

Elle commence très bien.
Le graphisme se révèle élégant. Le trait épais donne une certaine classe aux personnages et les décors urbains, les constructions et les bâtiments sont très réussis.
Ce dessin présentera hélas de grosses faiblesses par la suite pour les décors plus naturels et notamment les montagnes en elles-mêmes qu'on croirait griffonnées en quelques courbes assez laides. De même, les créatures surnaturelles manquent de charisme et d'impact dans leur représentation à mon goût.

L'histoire aussi m'a séduit au départ. La narration est bonne, rendant bien le sensation d'attente et d'angoisse des débuts de l'expédition. Le déroulement est réaliste et convaincant... jusqu'au passage au-delà des crètes des montagnes.
Après cela, Culbard peine un peu à faire ressortir la puissance des révélations et des découvertes. La lecture de l'histoire des Choses Très Anciennes par le héros m'a paru assez expéditive, trop facile, et j'ai eu du mal à en comprendre plusieurs passages, notamment le rapport avec Kadath dont j'avais oublié qu'elle était mentionnée dans la nouvelle originelle. Du coup, certains passages se devinent après coup plus qu'ils ne se suivent clairement et certaines péripéties et réactions des personnages sonnent bizarrement, comme si on avait manqué les éléments permettant de les comprendre. Et cela tient davantage pour moi d'un récit mal raconté que du mystère indicible de Lovecraft.

L'adaptation reste correcte tant il est difficile d'adapter cet auteur mythique. Cela permet en outre de découvrir ou redécouvrir une de ses nouvelles les plus importantes et de lui associer un graphisme certes inégal mais parfois très élégant. Alors pourquoi pas, d'autant que la couverture des éditions Akileos est très jolie.

Nom série  Desert Park  posté le 23/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré une ambiance assez spéciale, j'ai peu apprécié cette BD. Outre son dessin qui ne m'a pas franchement plu, c'est surtout le côté trop prévisible de son intrigue qui m'a déçu. En effet, avec les très nombreux indices et l'atmosphère du récit, je m'attendais beaucoup trop à la révélation finale et j'espérais autre chose de ce récit que le simple cheminement vers ce drame assez cliché.

Je n'ai pas accroché au graphisme. Bien qu'il soit suffisamment efficace pour faciliter la narration et offrir des décors dotés d'une certaine ambiance, je n'ai pas aimé les visages dont je n'ai pas su capter les expressions. Ce sont surtout les yeux étranges du personnage de Jules que je n'ai pas su déchiffrer : explosés, shootés, fatigués ? Pourquoi cette drôle de manière de les représenter ?

Le récit m'a bien plu par l'atmosphère qu'il dégage, même si je l'ai trouvée un peu convenue par moment, mélange entre David Lynch et sentiment de fin du monde. Tout le monde semble avoir un petit grain et les décors ajoutent à l'angoisse d'ensemble.
Mais j'attendais d'accrocher véritablement au récit et ce n'est pas venu avant la fin. Le drame final s'annonçait par trop d'aspects et je me demandais ce qu'il allait bien pouvoir avoir de particulier pour entraîner avec lui une telle ambiance et un tel traumatisme 20 années après pour le héros. Mais en fait, rien ne semble l'expliquer, c'est juste un drame et encore je n'ai pas bien compris pourquoi il a eu lieu. Que s'est-il passé pour un tel résultat alors que la tentative précédente du héros n'avait pas posé de problème ?
Bref, un peu déçu. J'attendais davantage d'originalité dans la conclusion qui aurait dû donner tout son sens au reste de l'album qui, du coup, se révèle un peu vain à mon goût.

Nom série  Les Guides au féminin  posté le 23/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le style graphique fait immédiatement penser aux graphismes girly des blogueuses-illustratrices à la mode ces derniers temps telles que Pénélope Bagieu, Margaux Motin et autres Madeleine Martin. C'est clairement sur ce créneau que cherche à se placer cette série qui veut s'adresser aux jeunes trentenaires urbaines.
L'ennui, c'est que ça ne colle pas.

Le dessin n'y a pas du tout la même aisance technique. Malgré des couleurs typiques du genre, et sans être moche, il se révèle raide, un peu vide, sans charme ni réelle efficacité.
Quant au contenu, il y manque avant tout la sincérité et le vécu des blogs que les auteurs cherchent à imiter. On sent trop les gags stéréotypés, les clichés sur le couple ou sur la drague. Ça manque d'âme et du coup, c'est très rarement drôle.
Au plus passe-t-on le temps à la lecture de cette dispensable lecture.

Nom série  Bambou, le petit cerf qui mange tous ses amis  posté le 22/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est sa nomination à Angoulême qui m'a amené à lire cet album. Il faut dire aussi que son sujet avait attisé ma curiosité. Je trouvais amusant une parodie gore de Bambi où le gentil petit faon serait un monstre carnivore aux yeux de biche. L'ennui, c'est qu'au-delà de cette idée de départ, le reste se révèle plutôt vide.

Le dessin m'a séduit initialement par ses jolies couleurs et son style enfantin, l'idéal pour une parodie dont le sujet allait devoir contraster avec le décor. Le souci, c'est que le niveau technique de ce graphisme s'est révélé franchement médiocre à mes yeux, entachant son efficacité. Autant les expressions des visages ne sont pas mauvaises, autant il n'y a aucune scène d'action qui soit réussie. Un tel style fonctionne pour de l'illustration figée mais pas quand il s'agit de raconter une histoire en mouvement. Du coup, la narration passe mal dès qu'il y a un tout petit peu d'action et cela entrave le fonctionnement de l'humour dans ces passages là.

En parlant de l'humour et du scénario, justement, les premières pages sont amusantes et on se demande où l'auteure va nous mener sur la base de cette idée initiale. Mais l'ennui, c'est qu'elle ne nous mène vraiment pas loin. J'ai attendu jusqu'à la dernière page que le récit se développe enfin, devienne plus percutant, plus humoristique. En vain... J'ai eu l'impression qu'il ne se passait presque rien.
Certains dialogues sont amusants mais d'autres sont assez lourds. Et finalement, hormis les premières pages, ce qui m'a fait le plus rire dans cette BD restera finalement la seule image de quatrième de couverture. C'est bien maigre.

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