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Nom série  Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu  posté le 15/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Gérard Depardieu a commencé par être un acteur clivant avant de devenir un « monstre sacré » du cinéma, il est devenu maintenant un personnage médiatique clivant, suite à certaines frasques, ses démêlés avec le fisc, et ses amitiés avec quelques grands démocrates russes ou asiatiques.

Même s’il a tourné dans quelques bouses, au cinéma ou à la télé, Depardieu est vraiment un immense acteur (il faut le voir dans les Blier, depuis « Les valseuses » par exemple), qui sait se remettre en question (voir les récents Delépine par exemple). C’est aussi une personnalité qui sort du formatage habituel du show-biz.

Mais voilà, il s’est embourgeoisé, et je ne le suis pas dans ses prises de position sur le fisc (que serait sa carrière si ses premiers films n’avaient pas été subventionnés grâce aux sous de l’Etat alimentés par les impôts ?) ou ses déclarations d’amour à Poutine et autres dictateurs asiatiques (qui l’utilisent comme la Scientologie le fait de Tom Cruise).

Bref, une personnalité forte, que Mathieu Sapin a eu l’occasion – la chance ? – de suivre sur une longue période, en saisissant quelques tics, une sorte d’envers du décor (même si nous ne savons pas ce qui a ou pas été censuré ou autocensuré, et ce qui pourrait relever de la simple com).

Alors, qu’en dire ? Eh bien que ça se laisse lire, que le personnage de Depardieu est attachant (mais aussi repoussant ?), et que Sapin se présente ici de manière assez terne, ombre suivant le soleil, fayottant, comme un rémora sur le requin.

Ça se laisse lire, mais sans que cela ne m’ait passionné plus que ça. Les nombreuses éructations de Gégé (qui ne cesse de grommeler, de téléphoner) sont un peu lassantes (comme finissent par être lassantes les notes fléchées décrivant le moindre détail dans les cases). J’ai le sentiment au final d’avoir lu un biopic qui renouvelle faussement le genre. De n’avoir pas appris grand-chose. Et que je n’en retiendrai pas non plus grand-chose.
A emprunter, à l’occasion, pour les fans.

Nom série  Valérian - Shingouzlooz.Inc  posté le 14/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis mon avis sur le Larcenet, j'ai lu une bonne partie de la série d'origine, et j'avise donc un nouvel album dans lequel elle est revisitée. Plus que d'une série, cela ressemble plutôt à des one-shot hommage. Enfin bon.

Là où Larcenet jouait essentiellement sur un humour parodique, avec son dessin caractéristique, le duo Lupano/Lauffray joue sur d'autres registres.

Le dessin de Lauffray est très différent, et très bon: il se lâche d'ailleurs sur les formes de Laureline (déjà une des plus belles femmes du 9ème art): il est du coup plus proche du trait de Mézières que ne l'était Larcenet, et reste plus sur la réserve que dans ses collaboration avec Dorison.
Si Lupano joue aussi l'humour, c'est de façon moins tranchée que Larcenet aussi, avec évidement l'utilisation de personnages qui apportaient déjà cette touche d'humour de mauvaise fois, à savoir les Shingouz.

La lecture de cet album est sympa, même si j'attendais sans doute davantage de ce duo, en particulier de Lupano. Si certains passages sont vraiment réussis, j'ai presque préféré la version de Larcenet. Mais les deux albums sont bien fichus, et peuvent plaire même à ceux qui n'ont pas connu la série mère (et/ou qui comme moi ne verrons pas la version médiatisée de Besson).

Note réelle 3,5/5

Nom série  Le secret d'Amaterasu  posté le 13/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ouais, ben non, les bons sentiments ne suffisent pas à rendre intéressante une histoire, et je dois admettre que j’ai peiné à finir ma lecture de cet album.

Publié sous l’égide de l’Ajena (une association franc-comtoise de l’énergie et de l’environnement), cet album voudrait sensibiliser ses lecteurs aux enjeux environnementaux.

Il utilise pour cela une histoire qui puise dans l’univers et la mythologie japonaise (mais qui s’inspire aussi du Seigneur des Anneaux de Tolkien (avec elfes, fées, nymphes, lutins, etc.) : c’est nettement visible dans les pages de présentation de l’univers, avec la carte et les différents peuples).

La quête de Kywal, qui cherche à comprendre ce qui épuise les ressources, détraque le bon fonctionnement des éléments, m’a vite lassé. Il faut dire que les dialogues manquent singulièrement de profondeur (comme l’intrigue d’ailleurs), qu’il y a trop de « gentillesse » dans l’ensemble.
Le dessin n’est pas non plus ma tasse de thé.
Dans un univers parfois proche, Miyazaki a produit des choses autrement plus convaincantes et captivantes.

Un album de Fantasy écolo qui risque de décevoir les vrais amateurs de Fantasy, sans pour autant bien servir la cause des amoureux de la nature.

Nom série  Une Soeur  posté le 13/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me retrouve quasiment intégralement dans l’avis de Mac Arthur.
D’abord dans ses préventions. Moi non plus, je ne suis pas fan de l’œuvre de Bastien Vivès – même si j’ai bien aimé certaines de ses productions (comme Pour L'Empire). Je ne suis pas non plus friand de roman graphique.

Mais, comme Mac Arthur, je dois dire que la manière qu’a eu Vivès de traiter un sujet assez casse gueule m’a convaincu. Pas de provoc, ni de longueurs niaiseuses, les premiers émois amoureux, jusqu’aux premières expériences « physiques » sont ici bien amenés.

Peu de dialogues, cela se laisse lire facilement et rapidement. Peu de cases non plus – et celle-ci sont épurées. Comme une partie des visages d’ailleurs (c’est souvent le cas chez Vivès – et je ne suis pas fan du procédé).

Sur le thème des amours de vacances, et des amours adolescentes, ce « Une sœur » est plutôt une réussite.

Même si je ne sais pas si je le relirai (je l’ai emprunté, et ce n’est a priori pas le genre de chose que j’achète), c’est quand même un album que les amateurs de roman graphique peuvent acheter.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Dorian Gray  posté le 12/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le texte ici adapté est un grand classique de la littérature – et un très beau texte d’Oscar Wilde. Ne pas trahir le texte garantit déjà d’une lecture intéressante.

Le basculement de Dorian Gray vers le mal, après qu’il eut fait une sorte de pacte, s’affirmant prêt à tout pourvu qu’il reste aussi jeune et brillant que le portrait de lui qu’un ami artiste a réalisé, est intéressant. Même si ici c’est un peu brutal et sans nuance – comme l’est la transformation du portrait, qui vieillit et absorbe le mal qu’exhale Dorian, qui lui reste jeune, tout en commettant crimes sur crimes.

Comme toujours pour les publications de l’éditeur- galeriste Daniel Maghen, le travail éditorial est soigné, et le dessin de Corominas est beau. Mais je l’ai trouvé un peu maniéré.

C’est la deuxième adaptation en Bande Dessinée de ce roman que je lis, après Le Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde. Toutes deux sont réussies, mais j’avoue une préférence pour la version de Stanislas Gros, avec un dessin sans doute moins « beau », mais que j’ai trouvé plus efficace (comme j’avais trouvé un chouia plus équilibré son adaptation).

Il n’en reste pas moins que ces deux albums sont recommandables.

Nom série  L'Ombre de l'aigle  posté le 10/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui aborde la geste napoléonienne par la bande, et sur la queue de la comète, au moment où tout bascule, en défaveur de la Grande Armée.

Au milieu de la violence des batailles, quelques touches d’humour surnagent, autour de ces soldats espagnols, levés malgré eux dans les rangs de l’armée napoléonienne, qui cherchent à déserter et qui pourtant se retrouvent fêtés comme des héros par l’empereur.

Les auteurs sont espagnols, cela se voit dans l’angle d’attaque, le sujet traité : l’Espagne occupée, révoltée, qui donne le signal du reflux pour l’occupant français (la désastreuse retraite de Russie sonnant le glas de l’épopée). Et ce n’est pas la moindre des qualités de l’album que de rappeler que cette épopée s’est bâtie sur les cadavres de centaines de milliers de soldats, venus de toute l’Europe.

Le dessin est un peu surprenant pour ce genre de sujet historique, mais finalement il passe bien. C’est un album sympa, dont la lecture est recommandable.

Nom série  Ric Hochet  posté le 10/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai vraiment lu des albums de cette série sur le tard (j’en avais feuilleté quelques-uns en bibli il y a très longtemps), alors que je n’avais sans doute plus l’âge visé, et au moment où cette bande fait quand même un peu surannée.

J’ai finalement lu une dizaine d’albums, parmi les premiers. C’est correct, ça se laisse lire, avec des intrigues relativement bien menées par Duchâteau (meilleur ici que dans ce que j’ai pu lire de lui ailleurs).

La rivalité entre le Caméléon et Ric m’a un peu fait penser à celle opposant Fantomas et Fandor (version Hunnebelle, mais en mieux).
Même lorsque Duchâteau glisse du fantastique (comme dans « Les spectres de la nuit » par exemple), il revient vers du classique, plus rationnel, avec souvent une conclusion digne de Scoubidou ou d’Hercule Poirot, les suspects étant convoqués, regroupés, le coupable démasqué.

Le dessin de Tibet est bien fichu, même si daté. Par contre, le brushing de Ric (et son gros cou rigide) sont un peu too much. Ric Hochet d’ailleurs, par-delà le jeu de mot vaguement amusant du départ, voilà un ensemble difficile à porter, dans une série réaliste, où l’humour n’a pas sa part : je trouve que ce jeu de mot devient rapidement un boulet ridicule pour le héros.

De la BD à papa, qui a eu une longévité importante, mais qui va sans doute sembler dépassée par les jeunes générations. A emprunter en bibli plutôt (à part pour les nostalgiques biberonnés au Journal de Tintin).

Nom série  Valérian - L'Armure du Jakolass  posté le 07/01/2013 (dernière MAJ le 10/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est amusant, mais comme la quasi-totalité des aviseurs précédents, je n’ai jamais lu les aventures de Valérian. C’est d’ailleurs pourquoi j’avais hésité à acheter ou lire cet album, craignant d’être exclu par mon ignorance de certaines subtilités.
Les avis précédents m’ayant rassuré sur ce point, je viens d’acheter, et donc de lire cette "nouvelle" aventure, que j’ai trouvée désopilante.

J’ai vraiment tout aimé. Le dessin d’abord, assez typique de Larcenet, mais aussi les couleurs, que j’ai trouvées très jolies.
Certains copains/collègues dessinateurs ont semble-t-il participé. J’avoue n’avoir pas forcément pu déceler cette "aide" : peut-être dans certains personnages apparaissant sur la planète prison, et qui ne sont visiblement pas de Larcenet…
Le scénario est lui aussi très bon, avec une bonne dose de n’importe quoi (situations et vocabulaire), mais avec aussi une intrigue qui tient la route, avec un retournement marrant à la fin.

Il serait intéressant que les lecteurs habituels du Valérian de Christin et Mézières lisent cet album, et l’avisent : je serais curieux de lire ce qu’ils en pensent.
Par ailleurs, si j’ai l’occasion, je jetterai un coup d’œil sur la série originelle, pour la découvrir, mais aussi pour apprécier la "relecture" qu’en a faite Larcenet.

Nom série  Percevan  posté le 09/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Percevan est une série de Médiéval fantastique relativement bien fichue. Assez classique, mais à recommander pour des jeunes ados (même si certains albums peuvent contenter des lecteurs plus âgés).

A la lecture du premier diptyque, on est dans un univers proche par certains côtés des Johan et Pirlouit de Peyo, avec un moyen-âge idéalisé, un duo de gentils embarqués dans des aventures contre des méchants félons. Comme pour Johan et Pirlouit, le héros, Percevan, intelligent et courageux, prêt à défendre veuves et orphelins, se trouve accompagné d’un comparse légèrement moins doué, Kervin (et qui ici ajoute une touche d’humour plus ou moins réussie).

Le dessin de Luguy accentue aussi la ressemblance, avec des personnages rondouillards (du coup Percevan, dessiné dans un style plus réaliste, fait presque figure de bellâtre). Son trait va ensuite s’affermir, et s’écarter un chouia du style des débuts.

Mais, pour revenir à ma comparaison avec « Johan et Pirlouit » (que je préfère nettement), « Percevan » a un arrière-plan plus noir, que ce soit pour les décors, les couleurs, ou les personnages (proches de la Dark Fantasy parfois). Davantage de fantastique donc.

A emprunter en bibliothèque et, pourquoi pas, à acheter si vous craquez pour certains épisodes. C’est en tout cas une honnête série du genre, adaptée à un lectorat relativement jeune.

Nom série  Complainte des landes perdues  posté le 08/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le prolifique Dufaux se lance au milieu des années 1990 dans une série qui semble surfer sur le succès de Thorgal (les premières planches auraient très bien pu inaugurer un album du célèbre viking). Mais il s’écarte assez rapidement du modèle, tout en n’abusant pas trop de son péché mignon – le fantastique – pour relever la sauce. Il tente même quelques passages humoristiques (avec la guerre entre le cuistot et le Ouki – personnage un peu inspiré d’une bestiole de La Quête de l'Oiseau du Temps je trouve !).

Et c’est plutôt une bonne idée. Reste qu’il n’a pas su ici sortir d’un récit ultra classique, et qu’il y manque des surprises pour renouveler un genre passablement encombré. Les quatre albums se laissent lire, mais l’histoire se laisse oublier tout aussi facilement hélas (une récente relecture a dû raviver les souvenirs estompés des précédentes).

Par ailleurs, le deuxième diptyque m’a paru moins intéressant que le premier – qui peut se suffire et justifie seul un achat je pense (pour les amoureux du genre qui ne recherchent pas trop de surprise).

Aux côtés de Dufaux, c’est Rosinski qui officie au dessin. C’est par Thorgal qu’il a atteint la célébrité, c’est dire si le bonhomme maitrise le sujet, avec un thème assez proche de cette « Complainte des landes perdues ».
Pourtant, son trait est légèrement différent de celui qu’il utilise pour sa collaboration avec Van Hamme, plus gras, avec une colorisation aussi différente. Mais de toute façon, c’est du très bon et beau travail ! Même si je l’ai trouvé un peu moins appliqué que d’habitude parfois.

Nom série  Croisade  posté le 07/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis portant sur le premier cycle de quatre tomes.

Le sujet de départ est intéressant – en tout cas il m’intéresse ! A savoir les croisades, l’interférence entre ambitions personnelles et visées eschatologiques, entre le christianisme latin et l’islam (qui fut loin de n’être qu’affrontement !), etc.

Et Dufaux semble s’être imprégné de son sujet, si j’en crois les textes de présentation de chaque album, dans lesquels il balaye une partie du sujet – même si, par exemple, pour le prêche de la première croisade par Urbain II il faudrait ajouter d’autres causes plus importantes et pas forcément liées à la conquête de Jérusalem.

Le problème avec Dufaux, c’est que rapidement – et c’est le cas ici – il immerge son sujet, son histoire, dans un maelstrom fantastique qui le défigure (du moins est-ce mon ressenti). Médiéval fantastique oui, mais ici le déséquilibre est une nouvelle fois flagrant (voir la fin de mon avis sur la collaboration suivante entre les deux auteurs, Conquistador (Glénat)).

Je ne le suis plus sur cette pente. C’est d’autant plus dommage que l’histoire offrait suffisamment d’ingrédients pour bâtir une intrigue solide et prenante. Les rivalités entre grands seigneurs, rois de France ou d’Angleterre, mais surtout les engagements mystiques, la recherche désespérée du salut pour les chrétiens, d’unité pour les musulmans : là pouvait être introduit du fantastique, mais à petite dose, tout en nuance. Mais Dufaux ne fait pas dans la nuance hélas.

Reste le dessin de Xavier, qui est vraiment bon – même si je le trouve nettement meilleur sur « Conquistador », quelques années après. Je n’ai par contre pas toujours été convaincu par la colorisation, trop tranchée : là aussi, le manque de nuance…

Bref, je pense m’arrêter à ce premier cycle, tout en espérant que Dufaux – par ailleurs très prolifique – arrête de chercher uniquement dans le fantastique de quoi dynamiser ses séries.

Nom série  La Sultane blanche  posté le 06/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai emprunté cet album au vu du dessin de couverture, et de certains autres en le feuilletant. J’ai été attiré par une sorte d’érotisme soft, diaphane, espérant y trouver quelque chose du même ordre qu’avec le dessin de Dodson dans Songes.

En fait si le dessin de Goetzinger est techniquement bon, je le trouve quand même un peu trop statique, parfois trop « appliqué ». Et, par ailleurs, seules quelques planches (en particulier lorsque l’héroïne séduit le riche anglais qui l’a embauchée pour s’occuper de ses gamins, après un accident : son corps, les dessous qui la déshabillent relève de cet érotisme soft évoqué).

Pour le reste, c’est très sage – et donc statique je trouve, avec des couleurs volontairement ternes.
Le scénario de Christin – comme souvent hélas – laisse à désirer. Bâtie sur un croisement de flash-back, auxquels une construction sur plusieurs plans ajoute un peu de questionnement (la narratrice a-t-elle réellement vécu ces événements ?), l’intrigue peine à captiver.

Une histoire quelconque et même ennuyeuse parfois, finalement.

Nom série  Le Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde  posté le 05/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La collection « Ecritures » regroupe des albums adaptant des classiques de la littérature. Et c’est ici très visible, car le texte est très littéraire – mais dans le bon sens du terme ! En effet, les textes sont ciselés, les bons mots font la part belle à une vision poétique et libératrice de la langue.

Stanislas Gros adapte une œuvre très célèbre d’Oscar Wilde, en y ajoutant – comme il s’en explique dans un court dossier final – quelques touches personnelles. En l’occurrence des emprunts à d’autres grands auteurs (Nietzsche ; Huysmans ; Baudelaire – superbe poème tirés des « Fleurs du mal », etc.).

Baudelaire est d’ailleurs un ajout très pertinent, lui qui défendait le dandysme, comme le fait ici Harry, ami de Dorian Gray, qui personnifie un dandysme dédaigneux, très cynique et distancié.

Une histoire célèbre donc (sorte de démarque de Faust), ici très bien adaptée.

Le dessin est au départ assez surprenant, avec un trait très gras mais simple, qui convient en tout cas très bien à cet album.
Bonne idée aussi de glisser, en bas de chaque page de droite le portrait de Dorian Gray vieillissant (on pourrait presque l’utiliser comme flip book), au fur et à mesure que le personnage en chair et en os sombre dans la violence, le mal, le portrait absorbant par sa dégradation le poison exhalé par Dorian (dont il renvoie ainsi comme un miroir la dégradation morale) – qui lui, reste jeune et immaculé, jusqu’ au dénouement final.

Un album chaudement recommandé !

Nom série  Wikipanda  posté le 04/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que le premier tome, et ne sais si le suivant est de meilleure facture. Je reste en l’état peu convaincu par cette série.

Le principe de départ est relativement simple : Ced part de questions plus ou moins sérieuses que l’on se pose à propos de certains animaux, et se propose d’y donner une réponse vaguement scientifique.

C’est un panda qui fait office de double de l’auteur, et qui présente les rubriques (allant d’un strip de 3/4 cases à plusieurs pages). Si les questions sont d’un intérêt scientifique tout relatif, les réponses mêlent le sérieux et le farfelu – avec une prédilection pour le second point.

Faire de la pseudo science amusante, voilà le créneau, mais cela penche vers l’amusement. Pourquoi pas ? A condition d’être drôle… Ce qui n’est pas toujours le cas, loin s’en faut. (j’ai par exemple préféré la version de « L’âge de glace » de l’extinction des dodos à la version de Ced).

Bref, c’est souvent gentillet, et il est à craindre que le lectorat le plus jeune, visiblement cible de cette série, ne soit déçu. En tout cas un emprunt est largement suffisant pour s’en rendre compte.

Nom série  Azrayen'  posté le 04/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce diptyque s’attaque à l’un des sujets tabous de l’histoire française (avec la collaboration durant la Seconde guerre mondiale), à savoir la guerre d’Algérie (à une époque où il était même interdit de la considérer comme une guerre).

Mais il finit par le faire de manière « intemporelle », puisqu’on a là, au travers des questionnements de certains soldats français, une vision acerbe de la guerre, ses excès, la « sale guerre » poussant l’armée française (comme d’ailleurs l’ALN) à pratiquer des assassinats de masse, la torture, la fin justifiant sans doute les moyens.

Durant les deux albums, une petite troupe de soldats français erre (dans tous les sens du terme d’ailleurs), recherchant un groupe de soldats disparu dans les montagnes de la Kabylie. Cette errance renforce ce côté « intemporel » déjà évoqué, mais donne aussi un côté bucolique – que quelques rares actions militaires accompagnent parfois.

L’imposant dossier qui clôt le second tome, expliquant les sources d’inspiration de Giroud (son travail est parti de témoignages et documents de son père, qui a participé au conflit), donnant une bibliographie assez complète, fait de cette courte série une lecture plus qu’intéressante.

Nom série  Les Spectaculaires  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre cette série avec le deuxième tome (le seul que j'ai eu l'occasion de lire: mais les albums peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre).

Dans la France de la belle époque (à Paris et en Bretagne), un petit groupe est chargé de protéger l'actrice Sarah Bernhardt, victime de tentatives d'assassinat de la part d'un personnage déguisé en mante religieuse !

Dirigés par un savant assez loufoque (affublé d'un pif pas possible) et surtout une jeune femme, véritable cerveau du groupe, ils accompagnent la star, sa suite et ses caprices, pour confondre le malfaisant.

J'ai trouvé plutôt réussi le côté graphique, le dessin d'Arnaud Poitevin, mais aussi les parti-pris esthétiques: personnages quasi caricaturaux, accoutrement limites steampunk pour certaines inventions du professeur).

Par contre, j'ai été un peu déçu par l'intrigue elle-même, qui se laisse lire, mais manque parfois de dynamisme, cela ronronne un peu trop. Même si Régis Hautière glisse quelques touches comiques (plus ou moins réussies d'ailleurs), sur les ratages des intervention contre la mante (a propos de laquelle il place un certain nombre de jeux de mots), mais aussi sur les descriptions des paysages (traversée de la Bretagne) ou lors des aparté off aux textes volontairement lourds et redondants.

Un pas mal, que certains trouveront peut-être dur: l'achat n'est pas à rejeter, à vous de voir. Si j'en ai l'occasion, je jetterai un coup d'œil sur le tome précédent.

Nom série  Streamliner  posté le 09/05/2017 (dernière MAJ le 03/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, on voit que Fane aime les motos, les bagnoles, la mécanique, la vitesse et les paris stupides assumés jusqu’au bout par des machos au cœur friable. Tout ce qu’il avait déjà pu développer dans Joe Bar Team.

Tous ces ingrédients se retrouvent ici, mais dans un décor et une intrigue très différents. Dans un coin désertique des Etats-Unis, une grosse bande de fêlés, fans de vitesse et de gros moteurs sont réunis pour une course hors norme. Ils sont rejoints par divers groupes, aux motivations diverses (nanas, tueur an cavale, journalistes et flics infiltrés et j’en passe).

Ce tome épais (près de 130 pages) se laisse lire facilement, car peu de cases, pas trop de dialogues, ni de finesse d’ailleurs pour les caractères des divers personnages, que leur attitude suffit à définir rapidement. L’album se clôt sur la ligne de départ, la course étant réservée au tome suivant. Bien évidemment les intérêts – plus ou moins clairement énoncés – de chacun laissent présager de la casse et des coups fourrés, dans une course qui pourrait ressembler à du « Mad Max », ou alors la course de char de « Ben Hur » ou de vaisseaux dans un épisode de « Star Wars ».

A noter qu’outre le décor (déserts du Sud des Etats-Unis), plusieurs clins d’œil au western parsèment cet album (Billy The Kid, Calamity Jane), le côté machiste qui domine renforçant cette impression de western anachronique.

Un scénario relativement simple, un dessin et une colorisation là aussi basiques : les amateurs y trouveront leur compte. Mais j’avoue ne pas être fan de mécanique, et n’avoir pas trouvé très originale et emballante cette histoire. A vous de voir.

******************************
MAJ après lecture du second tome:
Bon, ben rien de nouveau ni de très surprenant dans ce second tome, aussi épais que le premier, et qui mise plus sur l'action que sur la psychologie des personnages. En effet, le décor et les personnages présentés dans le tome inaugural n'ont plus grand chose à nous apprendre, et cela enlève un peu d'intérêt à cette suite.

Comme annoncé, c'est la course en elle-même qui occupe cet opus. C'est souvent bourrin, assez violent (pas beaucoup de concurrents à l'arrivée !), avec du "Ben-Hur", du Star Wars ou du "Mad Max".

Les amoureux de vieille bagnoles, de courses de voitures et d'une certaine mythologie des states y trouveront sans doute leur compte. Ce n'est pas forcément mon cas, donc j'ai lu ce diptyque sans réelle passion.

Je regrette seulement que Fane n'ait pas densifié son intrigue, mais l'on sens bien que les thèmes évoqués plus haut sont sa passion et donc il a du se faire plaisir.

Nom série  L'Ordre de Cicéron  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, je suis allé au bout des quatre albums de la série, mais j’avoue avoir peiné (surtout pour le dernier, que j’ai trouvé dispensable).

Comme certains l’ont fait remarquer, il y a un petit air des « Maîtres de l’orge », même si la saga et la vengeance sur plusieurs générations est ici moins longue (un demi-siècle et trois générations). De toute façon, je n’avais pas accroché au scénario de Van Hamme (mais il avait quand même su développer quelques personnalités plus forte que dans cet « Ordre de Cicéron »).

Pas de brasseurs ici donc, mais une guerre d’avocats. C’est sans doute le côté le mieux développé, avec une pléthore de termes techniques (des astérisques renvoyant à chaque fois à une petite explication) : cette volonté de didactisme est du coup un peu lourde – et doit surtout passionner les étudiants en droit.

Pour ce qui est de l’intrigue – un bras de fer entre deux familles d’avocats (avec la méchante traitresse de service) et un flash-back qui balaye l’histoire européenne (Seconde guerre mondiale et Guerre froide ; stalinisme, etc.) – elle se laisse lire, sans enthousiasme (comme je l’ai dit le dernier tome n’apporte pas grand-chose).

C’est l’une des dernières productions de Gillon au dessin – et l’on sent la fatigue, il ne m’a pas toujours convaincu (même si globalement il n’est pas mauvais). Après sa mort, c’est Ponzio qui le remplace pour le dernier tome : le style change radicalement : il faut apprécier (j’ai toujours du mal avec lui) son style graphique, proche de photos retravaillées dans le rendu.

Une série à emprunter, éventuellement, mais qui ne m’a pas vraiment captivé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Carottes sont cuites  posté le 30/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, étonnamment, cet album assez ancien de Pétillon n’est pas encore référencé sur le site !? C’est d’autant plus dommage qu’il est plutôt de bonne qualité.

Il regroupe 9 histoires plus ou moins longues, publiées auparavant en revue (L’Echo des Savanes ; Fluide glacial ; Pilote ; etc.).

Sans être le moins du monde daté, l’album est typique de certaines productions des années 1970 (voir certains albums de Bilal, Moebius), du moins dans les revues déjà citées. On retrouve d’ailleurs dans la première Giscard (dans une posture surprenante), Chirac, Barre…

Le dessin en Noir et Blanc, jouant sur les hachures, est bon, clair, dans un style semi réaliste jouant aussi sur le burlesque (quelques accointances avec le trait d’Alexis parfois).

C’est que l’ambiance générale est à l’humour, souvent grotesque, voire nonsensique, souvent noir (et con) aussi. Certaines cases sont remplies de gags (détails, textes loufoques, décalages). Sans doute moins trash que Le Chien des Basketville, paru l’année précédente, mais la plupart des histoires adoptent un ton qui en est proche.

L’ensemble est inégal, mais globalement de très bonne facture. Seule la dernière histoire (très courte), m’a un peu déçu. Ma préférée reste celle ou un type écrit à sa douce et tendre en se remémorant les bons moments qu’ils ont passés en amoureux à Venise : les dessins qui accompagnent le laïus, en complet décalage (avec en plus plein de détails absurdes dans les cases) rendent assez jouissive cette lecture.

Bref, pas courant à rencontrer, mais si vous tombez dessus, jetez-y un coup d’œil, cet album mérite largement de sortir de l’oubli !

Nom série  Robinson Crusoe (De La Fuente)  posté le 29/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« L’Aventure et L’Histoire » est une collection de chez Dargaud qui reprend des classiques de la littérature d’aventure (du moins étiquetés comme tel par l’éditeur), pour en faire des documents de « travail » pour des lecteurs adolescents, collégiens.

Cet album reprend donc le format habituel de la collection. A savoir, en introduction, une présentation de l’auteur, Daniel Defoe, et une évocation des adaptations de l’œuvre au cinéma. Puis vient la partie Bande Dessinée proprement dite, et, en fin de volume, un important dossier avec lexique, jeux, et plusieurs pages thématiques balayant les sujets pouvant être abordés à partir de la lecture d cette œuvre.

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment accroché à la BD, qui appauvrit quand même pas mal l’aventure initiale, se contentant de suivre le parcours balisé des « passages célèbres » du roman. Le trait de De La Fuente n’est pas ici mon préféré – même s’il cherche à coller avec le côté « humour » de la collection (qui passe un peu mieux ici que sur l’adaptation de « Moby Dick » que j’avais lue il y a peu, même si au final ce n’est pas drôle du tout !).

Finalement, c’est la partie dossier qui – sans être non plus transcendante – se révèle la plus réussie et la plus intéressante (questionnements actuels sur des expériences de solitude ; la notion de paradis ; la survie ; les corsaires, etc.).

A noter que la partie BD reprend un album paru initialement une dizaine d’années plus tôt chez Larousse.

Une collection formatée pour les CDI de collège. Mais pas pour ma bibliothèque.

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