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Nom série  Médicis  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les biopics sont à la mode, et semblent remplir les créneaux marketing de certaines maisons d’édition, avec un résultat des plus inégal.

Ici, Olivier Peru s’attaque à la famille Médicis. Il ne les prend pas dans la fange, puisque le premier album voit déjà le patriarche riche banquier. Mais c’est l’ascension de la famille Médicis dans la hiérarchie politique qui est au cœur de l’intrigue, dans les deux premiers tomes de cette série.
Ce thème est riche, intéressant. Globalement bien traité.

A cela s’ajoute le mécénat des Médicis, dans une période (la Renaissance) et une région (les cités-Etats du nord de l’Italie) charnière dans l’histoire des arts et de la pensée européens. Mais là, je trouve que Peru veut trop en faire, et cherche à caser plus ou moins artificiellement un maximum de noms, y compris lorsque cela ne se justifie pas. Brunelleschi et Donatello, voire Savonarole sont utilisés à bon escient. Mais Machiavel, Michel Ange, voire Léonard ne sont là que pour les noms, du remplissage de people serais-je tenté d’écrire.

Les dessinateurs vont changer pour chaque tome, visiblement, ce qui ne me plait guère en général, même si Lorusso et Torrents ont des styles assez proches. Mais un trait qui, s’il n’est pas mauvais, ne m’a pas non plus accroché. La colorisation n’est pas réussie je trouve (et je n’aime pas ce truc, essentiellement dans le premier tome, de laisser les visages vides, sans trait pour les scènes de groupes en plan éloigné). Je trouve les décors mieux réussis que les visages.
Enfin, dans le premier tome, plusieurs bulles de dialogues sont attribuées à la mauvaise personne, ce qui perturbe un peu le lecteur (merci la relecture chez Soleil !).

Bref, pas inintéressant, mais de là à acheter cette série… Un emprunt éventuel suffira.

Nom série  Le Sang du flamboyant  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est l’adaptation d’un film (que je n’ai pas vu), dont l’intrigue se déroule dans les Antilles françaises, durant les années 1930.

La société coloniale des planteurs français se comporte encore avec sa main d’œuvre noire comme si l’abolition de l’esclavage – un siècle plus tôt ! – n’avait pas eu lieu. C’est d’ailleurs un énième abus d’un planteur qui pousse le personnage principal, Albon (contremaitre noir) à se révolter : l’album est ensuite essentiellement axé autour de la traque de cet homme par les autorités.

C’est un album relativement épais, mais qui se lit assez vite. Toutefois, on le lit aussi sans enthousiasme excessif. En effet, j’ai trouvé le rythme très lent, cela manque de dynamisme, de surprise.

Comme toujours, le dessin d’Auclair est vraiment très bon. Ici dans un Noir et Blanc classique et très beau. Qui se passe très bien de la couleur, pour jouer sur les contrastes de lumière, et qui est aussi réussi pour les gros plans, les visages, que pour les paysages et plans larges.

Contrairement à Agecanonix, j’ai quand même davantage accroché à cet album qu’à Bran Ruz.

Nom série  Jack Cool  posté le 13/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Première partie d’un diptyque, cet album s’inspire visiblement de personnages ayant existé, les « Merry Pranksters », communauté de baba cool accros au LSD et autres substances propices au décollage (un petit dossier en fin de volume les présente et les contextualise).

Vous l’avez compris, nous sommes en Californie, au début de la période psychédélique, et ces joyeux drilles, qui narguent les lois et les mœurs, rejettent la société de consommation ou la guerre du Vietnam, cherchent à traverser les States avec un bus haut en couleur – même s’il est en panne une bonne partie de ce tome.

Jésus-Gris est lui un personnage inventé par Manini, qui se retrouve au milieu des beatniks par hasard, fuyant son ancienne vie (un suspens est entretenu sur la vraie raison, liée à sa main droite, cachée par un gant). Sa femme, riche héritière, lance à sa recherche un détective un peu border line, Jack Cool donc (bizarrement, c’est un personnage très secondaire pour le moment qui donne son nom à la série !?), détective aussi mandaté par Jane Mansfield (oui oui, celle aux gros talents) pour retrouver sa fille.

Bref, de la coolitude et du stress, pour un album qui se laisse lire. Mais, si le dessin d’Olivier Mangin passe (pas mon truc non plus), je n’ai pas aimé la colorisation, à l’informatique visiblement.
De plus, l’intrigue est un peu poussive, et il faudra un sacré coup de boost lors du second tome pour dynamiser le tout.

Nom série  Marzi  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série – et les albums – se présentent comme une suite de petites histoires, plus ou moins longues (de deux à une dizaine de pages), qui s’inspirent des souvenirs d’enfance de l’auteur.

Cette suite d’anecdotes est très inégale, et plusieurs d’entre elles m’ont semblé manquer d’intérêt. Mais d’autres sont plutôt touchantes, le regard de l’enfant sur la société – qu’elle soit familiale, de voisinage ou carrément nationale – est parfois rafraichissant.

Pour un occidental, c’est aussi l’occasion de voir du dedans, sans les prismes ou les grilles de lecture politiques ou culturels de l’adulte, ce qu’était la société polonaise des dernières années de la Guerre froide.

En cela, les nombreuses anecdotes ayant trait aux pénuries dans les magasins, et l’obstination, mais aussi la résignation des habitants (parents, voisins de « Marzi ») face à cette situation, sont intéressantes. Idem pour la place de l’Eglise dans la société polonaise.

L’arrivée au pouvoir de Jaruzelski, si elle amène de la tension, est aussi ce qui m’a le moins intéressé, car du coup on abordait des choses que je connaissais.

J’ai lu un tome de l’intégrale (qui reprenait les trois premiers albums apparemment). Si la lecture n’est pas déplaisante, je ne sais pas si je suis le public visé.

Nom série  Moby Dick (Casterman)  posté le 11/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas grand-chose à dire après la lecture de cet album.

Il se laisse lire, et plutôt rapidement, car il n’y a pas beaucoup de dialogues, et plusieurs cases, voire pages en sont dépourvues.
Le dessin de Deprez, sans être forcément ma tasse de thé, est plutôt bon, avec un travail à l’aquarelle intéressant. Même si certaines planches ne sont pas réussies.

Par contre, je reste sur ma faim concernant l’histoire elle-même. Intemporelle, monument de la littérature mondiale, elle me paraît avoir été ici réduite à la portion congrue.

En effet, les enchaînements sont trop rapides, on n’a pas le temps de s’imprégner de la froideur et de l’immensité des mers australes. Le capitaine Achab, sa personnalité, la relation qu’il entretient avec la baleine, tout me parait n’avoir été qu’esquissé ici. Moby Dick elle-même ne fait qu’une courte apparition, finalement.

Les lecteurs de l’œuvre de Melville seront sûrement déçus par cette adaptation, pourtant pas catastrophique. Il y manque le souffle épique de l’œuvre originale.

Nom série  Le Matin des suaires brûlés  posté le 10/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’avoue que si j’avais lu cette série à sa sortie, je n’aurais pas été au-delà du premier tome. Sans doute ne l’aurais-je pas fini d’ailleurs. Ayant eu les quatre tomes sous la main, et du temps à leur consacrer, j’ai été au bout de cette série, mais je n’y retournerai pas.

Il faut dire que ce début est particulièrement indigeste ! Une histoire vaguement biblique, avec une sorte de pacte avec un équivalent du diable, un dessin lui aussi obscure, j’ai dû faire des efforts pour suivre ce qui faisait office d’intrigue.
De plus, c’est verbeux, les textes emplissent les cases et la tête du lecteur.

Cette ambiance fantastique, noire est ici assez rebutante, même si, petit à petit – et un peu seulement – une intrigue un peu plus classique, calme et lisible se développe.
Mais globalement, les efforts du lecteur pour ne pas décrocher et pour suivre l’histoire ne sont pas payés de retour.

Seul le côté graphique m’a paru s’améliorer, s’éclaircir dans le dernier tome, avec en sus des découpages plus modernes. Mais cela ne suffit pas.
Une réelle déception.

Nom série  Le Perroquet  posté le 08/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j’avais vu cet album dans les bacs, la couverture (que je n’aime pas du tout) m’avait rebuté, et je ne m’y étais pas intéressé, l’auteur ne m’attirant a priori pas plus que ça. Ayant eu l’occasion de le recroiser, et l’ayant feuilleté, j’ai franchi le pas et l’ai lu.

C’est un sujet dur – et pas souvent abordé –, difficile à appréhender « de l’extérieur », mais Espé ne donne pas dans le pathos (ce que je craignais un peu au départ).

Sujet lourd, étouffant, que le découpage rend plus facile à lire. En effet, c’est une suite de petits événements de quelques pages à chaque fois, avec lesquels l’auteur, d’une manière pointilliste, tente de nous faire découvrir le drame vécu par cette femme (sa mère donc, puisque c’est en grande partie autobiographique apparemment), schizophrène, qui se détruit et détruit ses proches : son mari, mais aussi son fils, au travers des yeux duquel nous suivons cette traversée de l’enfer (nous voyons aussi comment cet enfant interprète les crises, se construit des histoires, une carapace).
Ce découpage aère en tout cas la lecture, qui m’a donné l’impression d’une succession d’immersions forcées, les coupures des chapitres faisant office de remontée et de prise d’oxygène.

Comme Canarde, j’aurais aimé en savoir plus sur « la suite », c’est-à-dire comment l’enfant, devenu adulte, a pu vivre avec cette histoire, qui laisse forcément des marques indélébiles. La fin, abrupte, nous prive de cette explication (elle ne permet que de savoir ce que vient faire ce perroquet sur le titre et la couverture). Mais peut-être que l’auteur ne souhaitait parler que de sa mère, et pas de lui ?

Nom série  Loup (Dillies)  posté le 08/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dillies tourne toujours autour des mêmes thèmes – du moins dans les albums de lui que j’ai lus. Celui-ci, tout en se laissant lire facilement – et très rapidement, car très peu de texte – me laisse quelque peu sur ma faim.

Comme souvent, la musique – jazz en particulier tient le haut du pavé. Le personnage principal, un loup amnésique, qui ne se souvient pas de qui il est, se retrouve, après un concours de circonstances, recruté dans un groupe de jazz, à accompagner une chanteuse, star qui, comme les autres musiciens et le public, tombe sous son charme.

Pour jouer sur son côté mystérieux – ou tout simplement pour le jeu de mots, le loup porte un loup sur ses yeux.

Bon, l’histoire vaut essentiellement pour son côté poétique, lente dérive sans réel but, et manque quand même de consistance. De plus, la fin est un peu abrupte et, volontairement ou non, laisse le lecteur en plan sans lui donner toutes les explications attendues.

Nom série  Le Coup de Prague  posté le 07/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album est relativement épais (plus de 110 pages), mais se lit assez vite, car il n’y a pas trop de dialogues.

L’intrigue se déroule dans les premiers mois de la Guerre froide, à Vienne essentiellement, puis à Prague vers la fin (au moment du « coup de Prague », qui donne son titre à l’album, c’est-à-dire lors de la prise de pouvoir par les communistes en Tchécoslovaquie).

L’histoire est centrée autour de Graham Greene et d’une femme, les deux ayant travaillé pour les services secrets occidentaux pendant la guerre, et continuant de le faire, au milieu d’un gros panier de crabes, Vienne étant à l’époque (avant que l’Autriche ne soit sous statut neutre et bascule dans le camp occidental) un marigot, lieu de rencontre entre les barbouzes français, anglais, américains et russes, mais aussi de tous ceux qui avaient fricotté avec les Nazis et qui essayent de s’acheter une nouvelle virginité ou de fuir vers des cieux plus cléments (dictatures d’Amérique latine par exemple). On trouve ici aussi des connexions avec les réseaux anglais qui trahiront au profit de l’URSS. Bref, il y a de la matière, que Fromental utilise avec parcimonie, il ne donne pas dans la surenchère.

Le rythme est assez lent, mais on ne s’ennuie pas. C’est clairement un album de genre, pour les amateurs d’histoires d’espionnage, d’ambiance sulfureuse, où l’on ne sait plus qui trahit qui.
C’est aussi une mise en abime à plusieurs degrés, puisque parlant de Greene qui parle de lui-même dans ses romans, en prenant quelques distances avec la réalité.

Le dessin de Hyman est bon, gras, même s’il n’est pas de ceux que je préfère. Je trouve les visages un peu trop figés.

En fin d’album, un dossier présente les protagonistes, l’œuvre de Greene et certaines adaptations cinématographiques (« Le troisième homme ») en liaison avec cette histoire, qui mêle réalité, romanesque et désinformation.

Divertissant. Je ne connaissais que de loin Greene, et, même si cet album est plutôt réussi, il ne m’a pas vraiment donné envie de mieux connaître ce personnage, dont la personnalité versatile et à la morale fluctuante n’en fait pas quelqu’un d’appréciable.

Nom série  Argyll de Maracande  posté le 06/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Voilà une série dont je n’avais jamais entendu parler (allez savoir pourquoi…), et que j’ai empruntée en médiathèque, « pour voir ».

Bon, ben j’ai vu, et c’est mauvais !!!

Le dessin est franchement très moyen, la colorisation fait plus que son âge.

Mais c’est surtout l’histoire qui est pitoyable. Rien n’est à sauver. Nulle en elle-même, elle est en plus plombée par une narration lourde, maladroite. Dès le départ, la page de présentation des personnages principaux (qui singe maladroitement celle d’Astérix), avec comme tête de gondole un personnage de bellâtre ressemblant au Belloy d'Uderzo, au lieu de se contenter de situer quelques traits de caractère, livre carrément toute l’intrigue (qui va donc donner dans la redondance), en ôtant toute espèce de mystère, de surprise, à une histoire qui en manque passablement.

Les auteurs cherchaient visiblement à surfer sur le succès – commercial – de Lanfeust (dont les deux personnages principaux apparaissent en première page du tome 1), sans trop s’embêter à écrire une histoire convaincante. Le scénariste a changé d'un album à l'autre, sans que cela sauve cette série dispensable.

C’est donc bâclé, mauvais, et globalement sans intérêt. Le deuxième album prétend clore un cycle, mais la série a visiblement été abandonnée. Il est vrai qu’on est là dans l’une des plus mauvaises séries produites par Soleil dans sa période de n’importe quoi.

Nom série  Samedi et Dimanche  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien, voilà une série typique de la collection « Poisson Pilote », avec un dessin simple mais efficace – idem pour la colorisation.

Et des scénarios – en fait une suite de petites historiettes, d’épisodes, formant une histoire complète – eux aussi simples, mêlant humour et réflexions vaguement philosophiques, qui sont globalement réussis (et qui peuvent offrir plusieurs niveaux de lecture).

S’adressant plutôt à un public jeune, cette série peut élargir son public, avec ces deux lézards (autour desquels d’autres bestioles, plus ou moins réelles, animent la vie d’une île) pleins de vie.

Inégale, mais plutôt réussie dans l’ensemble, voilà une série pleine d’optimisme et de fraicheur que je vous recommande.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Box  posté le 04/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une série construite comme un thriller hollywoodien. Mais qui je trouve n’en a que les défauts (c’est-à-dire essentiellement une surenchère de personnages, de fausses pistes, et de guerre entre services et Etats rivaux au sujet d’une information – dont nous ne saurons au final pas grand-chose).

Mais il y manque du rythme. Le début par exemple est beaucoup trop long et lent, et cela reste sur un faux rythme jusqu’au bout. Quant à l’utilisation du fantastique, il ne m'a pas convaincu, et j’avoue n’avoir pas tout compris (les passages avec la lionne ???, ceux où des personnage sont « invisibles », etc). Et, comme souvent hélas, cela ressemble à un artifice pour masquer l’absence d’idée du scénariste.

Toujours est-il que « Box » est une série décevante. Mounier aurait sans doute dû se focaliser sur quelques personnages, développer leur personnalité, ce recentrage permettant qu’on accroche davantage, mais aussi que l’intérêt ne se dilue pas au milieu d’une foule de protagonistes impersonnels.

Reste le dessin de Mounier, meilleur que son scénario. Même s’il abuse sans que ce soit toujours justifié de l’exposition de jolies corps féminins.

La fin du troisième album semble conclure un cycle. Encore que cela se finisse un peu en eau de boudin. Visiblement en tout cas, de suite il n’y a pas eu, et je pense que c’est mieux ainsi.

Nom série  Léon La Came  posté le 03/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qu’il soit seul à la baguette ou accompagné, Nicolas de Crécy est toujours embarqué dans des histoires très spéciales – du moins dans celles que j’ai lues –, où son imagination fertile donne libre court à des inventions visuelles absurdes, poétiques, dérangeantes parfois.

Avec quelques obsessions récurrentes semble-t-il, puisque là encore une tête sans corps discours sans que cela passe pour un miracle !
Pour le reste, j’ai plutôt bien aimé le visuel, le dessin de De Crécy, mais aussi la colorisation.

Quant à l’histoire concoctée par Sylvain Chomet, je l’ai trouvée « plaisante » - si tant est que cela corresponde à une intrigue relativement glauque où l’ironie, l’absurde et le cynisme prédominent. Même si le dernier tome, moins épais que les deux autres, m’a moins convaincu (le deuxième était déjà en deçà de l’épais tome inaugural) : ce qui me fait dire que les auteurs auraient sans doute dû se contenter d’un one shot.

Au milieu de personnages hauts en couleurs, et d’une intrigue originale, Chomet glisse quelques piques sur les préventions de la grande bourgeoisie de province, la recherche de la « réussite sociale » (il y a là, sur un ton un peu différents, quelques accointances avec certains films italiens des années 60-70), et certaines hypocrisies du quotidien.

Les personnages sont caricaturaux, avec des prénoms pas possibles !, des corps triturés, et des attitudes parfois grotesques. Cela renforce l’humour de certains passages. Même si cela tombe un peu trop dans le n’importe quoi vers la fin.

Un excellent début, mais une fin qui s’étire malheureusement inutilement, d’où ma note d’ensemble moyenne (vous pouvez vous contenter d'acheter le premier tome).

Nom série  Red caps  posté le 03/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais. Je ne suis pas vraiment convaincu par cette série, sur laquelle je ne reviendrai sans doute jamais.

Les deux tomes de l’histoire se laissent lire, mais sans entrain. Un jeune Highlander se voit contraint de rejoindre les révoltés qui combattent la couronne d’Angleterre, et de participer à ce combat d’arrière-garde perdu d’avance contre le conquérant anglais, avide d’annexer les terres écossaises.

De l’aventure assez ordinaire, et un dessin relativement original, mais qui n’est pas trop mon truc (visages trop allongés, anguleux…).

Pour finir, je me demande bien ce que ce diptyque fiche dans la collection « Terres de Légendes », l’apparition épisodique et quasi fantasmée de lutins (les « Red Caps » qui donnent leur nom à la série) ne la distinguant pas vraiment d’une quelconque série d’aventure. En voyant le nom de Dubois au scénario, je m’attendais à ce que le versant fantastique, « lutinesque », soit davantage exploré.

Nom série  Des souris et des hommes  posté le 03/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec « A l’est d’Eden » et « Les raisins de la colère », « Des souris et des hommes » et l’un des romans les plus connus de Steinbeck (ce sont les seuls que j’ai lus en tout cas). Bien plus court que les deux autres, je l’avais bien aimé lorsque je l’avais lu, il y a maintenant pas mal de temps.

Cette adaptation n’est pas mauvaise, même si elle ne laisse qu’entrevoir le talent de Steinbeck pour dresser un portrait, pour mettre en place un décor (la crise économique et le vagabondage des pauvres qu’elle induit, la Californie, etc).

Le personnage de Lennie est bien évidemment de ceux qui marquent, avec sa gentillesse, sa simplicité (un cerveau de gamin dans un corps de colosse), et la violence « involontaire », mal refoulée, qui surgit de lui, qui s’empare de lui lorsqu’il panique, au point de compresser et tuer les êtres qu’il caressait auparavant : ce personnage a maint fois été repris, démarqué.
Et la relation qu’il entretient avec Georges, à la fois frère et père, protecteur et « cerveau externalisé » est aussi très forte. Et elle atteint son sommet dans la scène finale entre les deux hommes.

Le dessin de Bertola, jouant sur les nuances du gris, le Noir et Blanc, avec un beau travail à l’aquarelle, est intéressant. Je regrette toutefois certains passages pas très clairs, avec des visages peu reconnaissables.

Bref, une honnête adaptation, qui donne envie de retourner lire ce classique de la littérature américaine, voire mondiale.

Nom série  Résilience  posté le 30/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le western (Le Révérend), Augustin Lebon se lance dans un nouveau diptyque sur un thème dans l’air du temps. C’est de la Science-Fiction écologique, un récit d’anticipation (avec pas mal d’éléments qui sont hélas crédibles !) se situant dans une cinquantaine d’années.

Dans une ambiance post-apocalyptique (proche de Neige par certains aspects), l’essentiel des territoires n'ont que très mal survécu au « changement global », et la Terre est devenue une sorte de désert biologique. L’Europe est dominée par une multinationale, Diosynta (qui ressemble pas mal à Monsanto !), protégée par sa milice, et qui continue à artificialiser et bourrer de pesticides et autres produits chimiques les sols, pour nourrir ce qui reste d’humanité (avec moult « accidents » industriels et maladies « inexpliquées » à la clé).

Face à cette multinationale, et au désastre qu’elle incarne, certains se rebellent (deux options, l’une pacifique, en encourageant les gens à cultiver à l’ancienne, bio, l’autre violente, en attaquant et détruisant les propriétés de Diosynta).

Bon, si l’histoire se laisse lire, je l’ai trouvée parfois simpliste. De plus, si la pagination est relativement conséquente (plus de soixante pages), cela se lit très vite. Ce n’est pas forcément un défaut, mais ici ça m’a paru trop rapide. Beaucoup de pistes sont juste présentées (on pressent que certains jouent double jeu parmi les rebelles, et Diosynta n’est que partiellement présentée). Du coup, puisque l’intrigue est prévue en deux tomes, je suis curieux de voir comment Lebon va conclure correctement cette histoire qui, pour le moment, ne m’a convaincu qu’en partie.

Nom série  Thoreau - La vie sublime  posté le 27/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bizarre, finalement, mon ressenti final, pour un album qui se laisse lire facilement, avec un dessin pas désagréable, et qui traite la personnalité de quelqu'un d'estimable, aux idées largement répandues sans qu'on en connaisse l'origine.

Mais voilà, il manque ici de quoi dynamiser la lecture, c'est à dire justifier le traitement en Bande Dessinée (sinon, un essai ponctué de citations peut suffire, et c'est d'ailleurs vers quoi je vous encourage d'aller si le sujet vous a intéressé).

Ceci dit, les aspects principaux de la personnalité de Thoreau sont présents, personnalité forte et originale, dans un siècle et dans un espace pas vraiment accueillant pour la tolérance et l'acceptation des différences (les Etats-Unis du milieu du XIXeme siècle, aux temps de l'esclavage, du génocide des Indiens, de la guerre avec le Mexique ou des barons voleurs). Et l'on comprend ce qui chez lui a pu séduire des gens comme Gandhi ou Luther King.

C'est clair que Thoreau mérite qu'on s'intéresse à ses idées. Le dossier de fin d'album (interview d'un universitaire spécialiste de l'auteur) est en cela intéressant. Mais cet album n'est pas forcément le meilleur des hommages.

Nom série  Rouge de Chine  posté le 27/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.
Je ne suis pas sorti convaincu par la lecture de ces quatre albums, et c'est relativement péniblement que je suis arrivé au bout.

Sur une trame historique s'inspirant des guerres de l'opium ayant opposé puissances européennes et autorités chinoises, se greffe une histoire d'amour entre un jeune européen et une princesse mandchoue. Assez improbable, mais Hollywood nous a habitué à bien moins crédible.

Mais sur ce canevas, de nombreux aspects fantastiques sont ajoutés. Autant les différentes espèces plus ou moins humanoïdes passent bien, malgré un petit temps d'adaptation nécessaire, autant je n'ai pas accroché aux nombreux (trop nombreux !) passages avec les habitants de l'enfer. C'est trop long et cela m'a clairement barbé.

Et cela n'a fait qu'ajouter aux longueurs de l'histoire elle-même, sa nonchalance, qui ont fini par me lasser. Une série que j'ai trouvé décevante.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Blankets - Manteau de neige  posté le 25/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, je comprends qu'on puisse être davantage sensible que moi à ce genre d’œuvre. Mais ce n'est pas vraiment le genre de "roman graphique" qui me touche, voire m'intéresse. Ayant eu l'occasion de lire ce qui semblait être un incontournable du genre, j'ai fait l'essai, mais n'en suis pas sorti convaincu.

Craig Thompson avance par petites touches. Des flash-backs sur son enfance, avec son frère - dans la chambre essentiellement, voire dans le lit qu'ils ont longtemps partagé, mais aussi lorsqu'il montre l'histoire d'amour naissante entre son alter ego et la jeune femme rencontrée lors d'un camp de vacances chrétien.

Cela se laisse lire, et Thompson évite un peu la mièvrerie (en partie grâce à l'absence de pathos inutile lors de l'éloignement des deux amoureux). Mais cela ne m'a pas trop accroché.
Le côté étouffant des parents (ultra croyants) et du prêtre (qui le pousse à embrasser une carrière cléricale) est intéressant, mais cela m'a aussi gonflé au bout d'un moment, trop long et trop "gentil" à mon goût.

Bref, pour amateur du genre, dont je ne suis pas.

Nom série  30 millions d'imbéciles  posté le 20/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu aujourd'hui ces albums, qui sont dans la bonne moyenne de ce que faisait Larcenet période déconne, il y a une vingtaine d'années.

Pas forcément hilarants, les gags sont généralement sympas. En une image donc, c'est très vite lu, mais c'est plutôt drôle. Même si ce n'est pas un truc inoubliable. Une bonne lecture d'emprunt donc.

Dans le genre de séries de gags rapides auxquelles Larcenet avait participé, j'avais préféré La Vie est courte.

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