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Nom série  Les Gueules rouges  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album relativement original quant à son sujet, que l’on devine avec cette couverture, réunissant un mineur et un Indien.

L’histoire se déroule essentiellement en 1905, dans le Nord de la France, près de la tranchée d’Arenberg (que personnellement je connais surtout à travers Paris-Roubaix…), autour de mineurs, et en particulier d’un gamin, Gervais, qui réussit bien à l’école, qui pourrait faire des études et devenir ingénieur, mais qui doit obéir à son père et descendre comme lui dans les boyaux de la mine.

L’univers de ces mineurs, la vie des corons, tout est bien rendu, on est proche de Les Mangeurs de Cailloux ou de Sang noir - La catastrophe de Courrières, deux belles séries de Loyer se déroulant dans le même cadre à la même époque.

Mais voilà, la richesse de cet album, c’est que Jean-Michel Dupont introduit dans ce cadre très noir, très « Germinal », et quelque peu rigide depuis un siècle, de multiples agents perturbateurs, qui propagent leurs secousses plus ou moins profondément dans l’intrigue et les personnages.

L’arrivée du cirque de Buffalo Bill à Valenciennes va bouleverser Gervais, qui va se lier d’amitié avec deux Indiens, et les aider à se disculper d’une accusation de meurtre. C’est l’aventure, le rêve, la maturité qui bousculent Gervais, gueules noires et gueules rouges ayant tous affaire à la police et aux préjugés de classe et de race de la bonne société.

C’est qu’en plus l’histoire est bien ancrée dans son époque : on est en pleine discussion à propos de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat qui renforcera la laïcité, et Eglise et bouffeurs de curés se déchirent, alors que certains ouvriers sont sensibles à la propagande anarchiste (certains ouvriers sont eux-aussi des « gueules rouges » !) : le monde de Gervais se fissure, mais au travers de ces fissures il entrevoit la lumière.

L’épilogue, dans la boucherie des tranchées, laisse ouverte la conclusion qu’on peut tirer de cette histoire : la fin d’un monde, ou pas ?

Les seuls petits bémols concernant cet album n’occultent en rien sa qualité.
Le dessin d’Eddy Vaccaro, dans une sorte d’aquarelle, est parfois trop brouillon, même si la colorisation, sombre, rouille, colle elle très bien au sujet, au titre et aux idées développées.
La narration est parfois un peu ralentie par certaines explications (de termes ou dates), mais je le répète, ce n’est pas trop gênant.
Les personnages s’expriment dans le langage chti populaire, et j’ai eu aussi parfois du mal à m’y faire, mais il faut passer outre, car au final, j’ai plutôt bien aimé ce parti pris.

En tout cas, c’est une belle découverte que cet album, pas exempt de menus défauts, mais qui est très riche, et qui mérite à l’évidence qu’on s’y intéresse.

Nom série  Pauvres zhéros  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un petit polar qui se lit relativement vite, car en petit format, avec peu de cases. De plus, il ne s’embarrasse pas trop de dialogues et ne développe pas trop la psychologie des personnages.

L’ambiance générale est assez glauque, on touche ici certains bas-fonds, et personne ne tire positivement son épingle du jeu. En cela la fin, très nihiliste, est assez représentative de cette histoire sordide.

Rien de révolutionnaire, mais cette chronique brute de la misère (sociale, affective), dans un coin paumé de France, est plutôt bien faite. Même si, c’est vrai, ce n’est pas un album marquant – d’où mes réserves quant à l’achat.

Nom série  Les Quatre Fleuves  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je connais Fred Vargas de réputation, mais n’ai encore lu aucun de ses romans. C’est donc par cet album que je pénètre dans son univers.

Eh bien, force m’est de reconnaître que c’est intéressant, qu’elle sait mener une intrigue, pas forcément de manière linéaire. Le flic et la famille hétéroclite et un peu chtarb que l’on suit – sans renouveler de façon trop révolutionnaire le genre – éclairent de quelques étincelles la noirceur de l’ensemble.

Noirceur accentuée par le dessin de Baudouin, reconnaissable entre mille. Si certaines planches sont parfois difficilement lisibles, j’ai plutôt aimé son dessin au trait gras, mêlant flou et mise au point fine.

Au final, c’est un bon polar, faussement classique, qui plaira aux amateurs du genre.

Nom série  Bourbon street  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un diptyque qui se déguste comme un bon whisky, affalé, chapeau et lunettes nous protégeant du soleil, en écoutant une bonne musique : du blues pour être raccord avec l’ambiance je trouve.

Cela mise d'ailleurs davantage sur l’ambiance que sur l’intrigue elle-même, qui peut paraître poussive, même si c’est faux et si je l’ai accompagnée facilement dans sa tristesse et sa nonchalance. Pour cela, il faut dire que le dessin est vraiment bon. Vraiment très chouette ! Un carnet graphique en fin de premier album confirme d’ailleurs tout le talent d’Alexis Chabert. Et la colorisation, qui rend très bien la chaleur moite du sud des Etats-Unis est elle aussi très réussie.

Pour le reste, en plus du fantôme de Louis Armstrong, nous avons une sorte de buddy movie, avec des vieux musiciens de jazz sur le retour, qui se verraient bien être le « Buena Vista Social Club » du jazz New Orleans.
Leur tournée plus ou moins foireuse, entrecoupée de flash-back éclairant les cassures intimes entre les deux principaux protagonistes, va les mener à un dernier bœuf, un chant du cygne qui swing : ayant bien vécu, ils peuvent enfin mourir.

Même si les big bands de la Nouvelle Orleans ne sont pas mon style de jazz préféré, j’ai apprécié ces deux albums doux amers, baignés de nostalgie et de soif de vivre, finalement imprégnés de ce monde merveilleux chanté par Armstrong.

Nom série  Awop Bop Aloobop Alop Bam Boom  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que le titre donne une petite idée du caractère légèrement déjanté de l’histoire qui va nous être contée.

Elle est découpée en courts chapitres de deux pages, et narre les aventures d’un chat (« Bam Boom » donc), de sa dulcinée (genre pin-up), aux prises avec deux groupes d’extra-terrestres venus chercher de la nourriture et des « reproducteurs » pour nourrir des animaux bizarres, genre gros vers de terre carnivores. Autour de ces personnages gravitent des cafards, un moustique paparazzi, deux enquêteurs improbables (dont l’un répond au nom d’Orson Welles !).

Le héros – ainsi que d’autres personnages – ressemblent aux personnages des premiers dessins animés Disney (ou des équivalents d’avant-guerre), mais pour le reste, on est assez loin du politiquement correct et des histoires linéaires chers à l’oncle Walt !

C’est effectivement déjanté, avec un scénario qui semble avoir évolué au hasard, Mattioli s’amusant à le relancer régulièrement par des dialogues ou des péripéties absurdes, improbables, le tout commenté en voix off et sur un ton neutre en total décalage avec ce qui se passe dans les planches.

Ça se laisse lire, certes, mais j’en ressors un chouia déçu. Il y manque un je ne sais quoi pour rendre plus caustique ce délire – qui mérite toutefois un petit détour. Car c’est quand même un petit défouloir sympathique à lire !

Nom série  L'Abbaye de Clairvaux  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bernard, Bernard de Clairvaux, Saint Bernard. Peu importe comment on le nomme, il est sûr que cet homme a été la conscience et, pour emprunter un terme anachronique, l’un des grands, si ce n’est le plus grand « intellectuel » du XIIème siècle.

Cet album retrace quelques étapes importantes de sa vie, lui qui a dynamisé l’ordre cistercien avec cette abbaye de Clairvaux et ses filles, lui qui avait l’oreille du pape et du roi de France, et qui a prêché la deuxième croisade.

C’est une œuvre de commande, donc Convard (qu’on sait amoureux des sujets où la religion, l’ésotérisme jouent un rôle central) n’a pas été incité à sortir des sentiers battus. C’est une honnête hagiographie, bien servie par un dessin plutôt bon.

Mes regrets sont plutôt qu’il a plus traité (en le survolant quand même) la vie de Bernard, au détriment du sujet pourtant annoncé comme central, à savoir l’abbaye de Clairvaux ! En effet, les débats entre Cisterciens et Clunisiens (pourtant au cœur des débats théologiques de l’époque) sont à peine évoqués.

Du coup, la spécificité de l’ordre cistercien n’apparaît pas forcément. C’est dommage. Car si les intentions de Bernard étaient louables, son abbatiat fini, les belles idées vont être remises en cause par le succès même de son entreprise : les dons faits à ces « champions de la foi » enrichissent les abbayes cisterciennes comme cela avait été le cas pour les clunisiennes. Les ordres mendiants du siècle suivant seront une réponse à cet échec relatif des bénédictins.

Par ailleurs, la règle bénédictine elle-même aurait gagné à être mieux illustrée, puisque le sujet était l’abbaye.

Un album honorable, certes, mais qui élude son vrai sujet, pour se concentrer de manière sans doute un peu superficielle sur un grand homme. Le titre aurait dû être « Bernard de Clairvaux ».

Nom série  Les Longues Traversées  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais. Je ne ressors pas vraiment convaincu par ma lecture, première des œuvres de Giraudeau.

J’ai même fini assez laborieusement l’album, décidé à voir où menait cette histoire, et si quelque chose allait la dynamiser, ou développer un aspect poétique, toutes choses qui manquent à cette histoire.

Mais non, rien n’est advenu pour me faire changer d’avis. Rien de honteux, certes, mais j’ai trouvé l’ensemble ennuyeux. C’est un peu trop « littéraire », trop froid, on a du mal à entrer dans l’histoire.

Une déception donc, mais qui ne tient peut-être qu’à mes goûts. A vous de voir. Ce n’est pas fait pour moi en tout cas.

Nom série  Esteban (Le Voyage d'Esteban)  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai emprunté cette série – dont je n’avais auparavant jamais entendu parler – en médiathèque, dans le rayon jeunesse, au vu du nom de Matthieu Bonhomme.

Eh bien le moins que l’on puisse dire, c’est que, si le public jeunesse peut y trouver son compte, il n’est pas le seul, c’est vraiment une série tout public.
En effet, dès les premières pages du tome inaugural, la mort violente des proches et de la mère d’Esteban efface tout risque de mièvrerie.

Par la suite, les aventures se lisent agréablement, avec un capitaine bourru – comme le veulent les clichés, mais pas monolithique, ni sans défaut. Son sale caractère, mais aussi son égoïsme vont même plonger Esteban et le reste de l’équipage dans une aventure aux multiples rebondissements, au milieu de la banquise, dans un pénitencier du bout du monde, etc.

Une lecture agréable et fluide (le dessin de Bonhomme y est pour beaucoup, du « Dupuis Modernisé », sans copier sur Franquin), que je vous recommande chaudement.

Les cinq albums que j’ai lus forment le premier cycle, même si je ne sais s’il y aura une suite, plusieurs années s’étant écoulées depuis la parution du dernier tome.

Nom série  Rebels  posté le 04/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, ben voilà une série qui ne s’imprimera pas durablement dans ma mémoire, alors que le sujet – les années de luttes des colons américains contre l’Angleterre, et leurs rapports avec les Indiens, m’intéressent plutôt a priori.

Pratt, Battaglia entre autres en ont tiré des albums assez chouettes, alors qu’ici, je n’ai pas trouvé grand-chose à sauver.

En effet, j’ai trouvé le dessin à la fois bon (parfois) – même si un peu statique, et quelconque dans l’ensemble (certaines histoires sont plutôt mal servies). Au passage, je précise encore une fois que je n’apprécie généralement pas les changements de dessinateur – et de trait – au cours d’une même série.

Pour ce qui est des histoires – traitant de divers protagonistes et situations (c’est très décousu), certaines se laissent lire, mais je reste clairement sur ma faim. Certaines – comme celles traitant de femmes ayant joué un rôle important et méconnues, sont franchement maladroites et sont d’une naïveté parfois ! A tout prendre, la première histoire est sans doute la seule qui soit un peu intéressante, même si certains dialogues et la fin sont un peu trop édifiants.

Enfin, comme l’auteur le précise en préface et dans le dossier qui clôt l’album, il y a derrière cette série des idées patriotiques. Outre que je n’en suis pas friand, cela explique en grande partie les maladresses, la naïveté de certains passages.
Bien que l’auteur s’en défende, cela ressemble quand même à de la mauvaise propagande, qui gâche l’intérêt que je portais au sujet. Quant aux Indiens, ils sont un peu trop « oubliés », y compris dans les commentaires du dossier en fin de volume.

Une réelle déception en ce qui me concerne.

Nom série  Comment ne rien faire  posté le 04/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une amie assez fan de Delisle m’ayant parlé de cet album, j’en ai profité pour le lui emprunter.

Eh bien c’est un album assez bancal en fait, et qui m’a beaucoup déçu. Il regroupe une vingtaine d’histoires, publiées du début des années 1990 au début des années 2000, dans divers revues ou recueils collectifs (chez L’Association et son « Lapin » pour les dernières).

Quasiment aucune de ces histoires ne m’a réellement accroché, et j’ai même trouvé très quelconques la grande majorité d’entre elles. Le seul effet de surprise est la grande variété des styles graphiques (Delisle tâtonne parfois, se cherche, même si l’on voit poindre au bout d’un moment le dessin qu’il utilise depuis dans ses excellentes « Chroniques » ou Le Guide du Mauvais Père, ses séries du XXIème siècle). Mais, pour ce qui est des histoires proprement dites – à part l’une d’entre elles, qui joue de manière poétique sur les effets géométriques, je n’ai pas trouvé grand-chose à me mettre sous la dent.

Du coup, à part pour défendre un auteur québécois comme elle – mais en avait-il besoin ? – , je me demande bien pourquoi La Pastèque a publié ce recueil d’histoires qui ont peut-être pu passer, en leur temps, et disséminées dans divers supports, lues au compte-goutte, alors qu’ici, je ne peux que déconseiller l’achat d’un album franchement dispensable.

Nom série  Le Musée des Bozarts  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais.
Un gros bof, et un manque d'intérêt certain, voilà ce que la lecture de cet album - lecture poussive et quelque peu forcée (du temps à tuer en supermarché et rien d'autre sous la main) m'a inspiré.

Je suis gros lecteur de BD d'humour, mais encore faut-il que ce soit drôle ! Et il faut dire que je ne trouve que très rarement de quoi agiter mes zygomatiques dans les publications de Bamboo.

Si certains passages (autour des artistes) peuvent passer (mais passable n'a jamais constitué une bonne appréciation, hein), ceux autour des gamins visitant un musée sont carrément très faibles (la première petite histoire est en cela tristement représentative).

Bref, un album qui ne sert ni le neuvième ni le troisième art, et qui me paraît très dispensable.

Nom série  Le Cas Alan Turing  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album traitant d’un sujet intéressant – même si assez aride par certains côtés, qui m’a un peu laissé sur ma faim.

Le dessin de Liberge est impeccable, réaliste et sans fantaisie – même si je lui préfère ses dessins très inspirés de son superbe Monsieur Mardi-Gras Descendres.

Le sujet est très intéressant, et brasse plusieurs sujets sensibles. Tout d’abord la grande histoire, puisque Turing a joué un rôle aussi crucial que méconnu dans la victoire des Alliés face aux Nazis durant la seconde guerre mondiale, parvenant à construire une machine capable de décrypter les messages d’Enigma, la machine nazie.
Dans la foulée, il est celui qui va développer les premiers ordinateurs tels que nous les concevons, et est donc un maillon essentiel de la société informatique actuelle.

Sur un autre plan, la vie privée de Turing est aussi intéressante, par l’homosexualité – plus ou moins refoulée qui est la sienne, rejetée par une société anglaise puritaine et hypocrite, qui va le condamner à un traitement chimique de sa « déviance » et, par conséquent, le pousser au suicide (l’album est un long flash-back, à la construction parfois chaotique, l’histoire commençant par ce suicide – dont on apprend à la fin qu’il inspira, en forme d’hommage, un célèbre logo).
Les auteurs auraient pu – même si ce n’est pas le cœur de leur sujet – insister davantage sur cet aspect des choses.

Alors voilà, l’album se lit facilement, et est bien complété par un intéressant dossier à la fin. Mais je reste après ma lecture avec un arrière-goût de trop peu. J’ai trouvé un peu trop aride, manquant de dynamisme cet album, peut-être trop attaché à un côté pédagogique. L’impression finalement que le côté Bande Dessinée n’apporte rien, et que la lecture d’une biographie ou d’un essai consacré à ce génie maltraité par l’histoire et la société de l’époque serait sans doute plus captivante, je ne sais pas…

Nom série  Sigurd et Vigdis  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série de laquelle j’attendais davantage et qui m’a finalement déçu.

En effet, le sujet m’intéressait : les incursions vikings à l’Est au début du Xème siècle (bien moins souvent traitées que celles les menant vers l’Ouest et l’Angleterre ou les terres franques). La double page d’ouverture, avec une carte simple et intrigante avait renforcé mon a priori favorable quant à ce diptyque.

Hélas, cette histoire n’a pas vraiment tenu ses promesses, malgré certaines qualités que je ne nie pas.

D’abord, ce qui saute aux yeux, c’est le dessin, assez original. De grandes qualités, vraiment beau, avec un travail à l’aquarelle sur des tons très clairs, jouant parfois sur de simples esquisses. Mais là où le bât blesse, c’est que trop souvent il est quasi illisible, comme un vieux dessin insolé dont on ne ferait que deviner les traits d’origine. C’est bien dommage, et cela gêne quelque peu la lecture, tout en ne rendant pas grâce au travail de Blary.

L’histoire ensuite. Je l’ai dit, le sujet est passionnant en soi. Les raids de colonisation vikings vers l’Est, leurs échanges – plus ou moins pacifiques avec certains peuples venus d’Asie (comme les Bulgares), avec quelques allusions à la percée du Christianisme face au polythéisme à tendance chamanique des hommes du Nord. Voilà des ingrédients de qualité.

Mais l’intrigue se dilue trop, perd en force et de son intérêt, au point que j’ai eu l’impression que Loiselet avançait au radar, sur une trame trop générale. Enfin, si la série est avisée comme terminée, je reste clairement sur ma faim.
En effet, la fin du deuxième tome est brutale, et les dialogues de la dernière page sous-entendent davantage une suite qu’une conclusion définitive. La série n’a-t-elle pas plutôt été abandonnée par l’éditeur ?
D’autant que Sigurd et Vigdis (dont la rencontre et surtout l’alliance – d’intérêt d’abord, charnelle ensuite m’a paru bien artificielle et pas entièrement crédible dans son déroulé) ne s’enfoncent pas si loin que ça dans les terres, ce qui me frustre.

Un sujet intéressant, un traitement graphique original, mais le tout est inabouti et aurait gagné à être prolongé, pour étoffer l’histoire et faire du périple de nos deux héros et de leurs compagnons une épopée plus lyrique.
A emprunter à l’occasion.

Nom série  Sir Arthur Benton  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier cycle de trois albums de cette série. Je lirai peut-être le suivant, si l’occasion se présente, mais je n’en fais pas une priorité.

Je ne suis a priori pas fan de militaria, mais Tarek traite ici la guerre par le petit bout de la lorgnette, par le biais du combat à la fois ingrat, dégueulasse, secret et pourtant sans doute nécessaire que se livrent les officines des services secrets entre elles, au cœur de la seconde guerre mondiale.

L’arrière-plan historique est plutôt bien utilisé, et s’imbrique bien avec les apports romanesques, les personnages fictifs. Quelques passages importants (comme la conférence de Wannsee par exemple) jalonnent ces aventures. Et à la fin de chaque album, un dossier présente les personnages principaux, pour mieux ancrer l’intrigue dans la grande Histoire.

L’histoire (avec un petit « h ») quant à elle se laisse lire, au milieu de cet arrière-plan bien connu de tous. Mais je pense que Tarek en fait un peu trop avec son chasseur d’agent double français (et sa proie, Arthur Benton donc), leurs trajectoires, les risques qu’ils prennent – et surtout leur baraka d’enfer finissent par manquer de crédibilité.

Le dessin de Stéphane Perger est globalement bon, voire très bon. Mais il n’est pas toujours à mon goût. Et n’est pas non plus toujours très clair, en particulier en ce qui concerne les visages.

Une série à emprunter éventuellement.

Nom série  Retour sur Belzagor  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà le premier tome d’un diptyque, adaptation du roman « Profondeurs de la Terre » de l’Américain Robert Silverberg (que je n’ai pas lu).

Au départ, avec l’arrivée d’un jeune homme sensé aller retrouver au fond d’une colonie un certain Kurtz, j’ai pensé à « Cœur des ténèbres » de Conrad, mais en fait cela s’en éloigne très vite…

Si ce tome introductif se laisse lire, il ne m’a vraiment convaincu.
D’abord parce que les flash-backs qui s’intercalent dans le déroulé de l’histoire hachent un peu le récit.
Ensuite parce que ce récit lui-même peine pour le moment à captiver. De plus, les personnalités des protagonistes sont peu développées. Les deux personnages féminins sont d’ailleurs caricaturaux, et ne sont là pour le moment que pour succomber aux charmes d’Eddie Gundersen, qui revient comme guide d’une expédition aux buts plus ou moins inavouables, sur une planète où semble-t-il il a été mêlé à des évènements pénibles quelques années auparavant – d’où les flash-backs pour nous les faire deviner, en partie.

Le dessin de Laura Zuccheri (que j’avais découverte avec Les Epées de verre) est globalement bon, même si je trouve certains visages un peu figés, et si j’ai un peu tiqué sur les proportions de certains corps. La colorisation est souvent « tapante » (il faut dire que la planète en question a une faune et une flore très colorées), mais me laisse l’impression d’un manque de détail : l’originalité de la faune, et quelques caractéristiques du dessin font penser aux séries de Léo (type Aldébaran).

A voir ce que le second tome apportera, mais en l’état, je reste circonspect, et n’encourage pas l’achat.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Monde d'Edena  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série que j’avais lue – lecture étalée sur une longue période d’ailleurs – il y a pas mal de temps, et sur laquelle je suis revenu avec la publication assez récente de l’intégrale.

C’est clairement – pour un certain nombre de raisons – une série qui peut relever de la catégorie « culte », même si je me contenterais de ne lui attribuer « que » 4 étoiles.

C’est une série partie d’une commande publicitaire et qui, d’une simple et modique plaquette, s’est d’abord transformée en un album complet, puis en une série accompagnée de plusieurs réminiscences publiées à part.

Une trajectoire inhabituelle donc, mais qui explique en partie la construction de l’intrigue. En effet, on ressent à plusieurs reprises que Moebius n’avait pas de scénario linéaire à suivre, que l’intrigue s’est étoffée au fur et à mesure de son avancement.

C’est même carrément une sorte d’écriture automatique, quasi surréaliste à laquelle Moebius confie parfois sa plume – dans les débuts un peu, mais c’est surtout visible dans l’album Sra je trouve.

Si au départ – et de manière plus diffuse ensuite, un certain mysticisme effleure (reflet du questionnement de l’auteur), cela s’estompe, sans que ce soit pour me déplaire. Autre changement, si Moebius développe au départ une vision très positive, une Science-Fiction quasi béate (au rebours de la quasi-totalité des auteurs du genre de l’époque), cela se double au bout d’un moment d’un monde totalitaire, quoique surprenant. Enfin, les nombreuses mises en abimes (Est-ce que le personnage rêve qu’il rêve ? Où est la réalité ? etc.) dynamisent le récit, avec le personnage de la Paterne (de manière un peu trop touffue parfois quand même, dans une construction un peu trop psychédélique). Jusqu’au bout Moebius a voulu laisser planer le doute quant aux réponses à ces questions.

Moebius alterne les passages très verbeux et ceux totalement muets, quasi méditatifs, mais cette remarque est aussi valable pour le côté graphique. Quelques passages relativement fouillés (des décors à la fois minutieux et pauvres, proches de certains paysages qu’il dessinait au même moment dans ses Blueberry), mais plus généralement un dessin épuré, jouant plus sur la couleur que sur la profondeur.

Le style du dessin, de la colorisation, sont immédiatement reconnaissables et symboliques de cet auteur dont l’œuvre de Science-Fiction est fondamentale (et pas seulement avec cette série), comme elle l’a été pour le western : chapeau bas monsieur Moebius/Giraud !

Nom série  Stupor Mundi  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un album original !
Par le sujet d’abord, ambitieux, puisqu’il brasse des sujets « sérieux » (jusqu’où un savant est-il maître de ses découvertes ? La science doit-elle être au service du pouvoir ?, etc.), qui plus est dans une époque peu souvent utilisée, la fin du moyen-âge et le début de la Renaissance.

Ajoutons à cela un quasi huis-clos, puisque toute l’intrigue se déroule quasiment dans un château italien, appartenant à l’Empereur (surnommé « La Stupeur du Monde »).

Et pourtant, la lecture est captivante, on ne s’ennuie pas, car Néjib (dont je découvre le travail avec cet album) n’a pas fait ici un pensum. On a même droit pendant quelques pages à une petite enquête policière digne de Gaston Leroux ou de Poe !

Quant au dessin, très moderne, en esquisses, je l’ai trouvé lui aussi réussi, à la fois simple et original. Idem pour la colorisation, très tranchée.

C’est vraiment un album que je vous recommande, car il sort agréablement des sentiers battus.

Nom série  Chroniques de Jérusalem  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est la quatrième des « chroniques « de Delisle que je lis, et, une nouvelle fois, c’est avec un très grand plaisir. Ce « Jérusalem » est même un très bon cru, ma préférée avec le Pyongyang.

On y retrouve ce qui fait la patte de Delisle, à savoir un don d’observation, de mise en avant de petits faits du quotidien, qui finissent par faire sens par leur accumulation, par ce qui finit par les lier.

C’est donc par petites touches que nous approchons de cette réalité des territoires occupés – même si c’est centré sur Jérusalem. Avec l’air de ne pas y toucher, Delisle démontre l’absurdité des situations, mais aussi l’enfer quotidien vécu par les Palestiniens, dépossédés de leurs terres et de leurs droits.

Comme pour ses Chroniques Birmanes, Delisle accompagne sa femme qui travaille pour MSF, et passe une longue période sur place, ce qui lui permet d’approfondir sa découverte du pays, et de développer certains running gags – même si l’humour est à la fois très présent et aussi en sourdine.

Delisle produit là quelque chose de complémentaire des albums de Joe Sacco, mais, s’il est peut-être moins « militant », il n’en est pas moins efficace dans sa dénonciation d’un état de fait à la fois dénoncé par la « communauté internationale » (les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU restant hélas sans effet), mais aussi toléré par passivité ou lâcheté.

C’est en tout cas un album hautement recommandable !

Nom série  El Niño  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu le premier cycle de cinq albums – qui n’appelait pas forcément de suite (même si la fin m’a paru un peu bâclée et trop « facile »), mais je viens de voir que cela avait été le cas. Je ne ferai pas une priorité de m’y plonger.

El Nino est une série qui n’est pas inintéressante, qui possède des qualités, mais qui, hélas, n’est pas assez originale, et dont le souvenir s’estompera je pense assez rapidement de ma mémoire.

Le dessin de Pavlovic, dans un style très réaliste, est vraiment bon (la colorisation n’est pas à son niveau je trouve), et il met bien en valeur les formes de ces dames : la plastique de l’héroïne est clairement mise en avant sur les couvertures (et pas que là en fait !).

Pour ce qui est de l’histoire concoctée par Perrissin, elle possède les qualités et les défauts de pas mal de films – américains en particulier. A savoir une intrigue alambiquée, avec rebondissements réguliers, des décors variés et dépaysants (après un début en Afrique, on visite l’Amérique centrale puis l’Asie du Sud-Est), et des femmes séduisantes. Voilà pour les qualités.
Mais on retrouve aussi les défauts habituels de ce genre d’entreprise : quelques passages artificiels et peu crédibles, une héroïne qui passe trop rapidement de l’infirmière débutante et idéaliste à une sorte de super héroïne un peu trop aventurière. Et des personnages (hommes ou femmes trop mannequins, à la plastique trop « parfaite » pour être crédible).

Reste que Perrissin a su mettre en avant un personnage féminin, qu’il a doté – en plus de ses qualités plastiques, et malgré les incohérences – d’une forte personnalité : Véra n’est pas qu’une potiche.

Une série à emprunter, pour un moment de détente, comme on regarde une bonne série B à la télé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Kililana Song  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais découvert – et déjà beaucoup aimé ! – le dessin de Benjamin Flao sur La Ligne de fuite. C’est ici aussi superbe, avec un joli travail à l’aquarelle, sur des tons jaunes, rouille, et un trait plus ou moins détaillé, précis (on touche parfois à l’épure). Certaines planches muettes sont d’une rare intensité.

Les deux albums se laissent lire agréablement et relativement rapidement, malgré leur ample pagination (plus de 130 pages chacun !).

L’intrigue brasse pas mal de thèmes (néocolonialisme ; animisme ; mondialisation ; djihadisme, etc.), sans que ce soit au détriment de l’histoire ni que ce soit artificiel. Mais surtout, ce qui est le mieux réussi je trouve, c’est le formidable portrait d’un gamin plein de vie, d’un gosse des rues débrouillard, ambitieux et débordant d’énergie, Naïm, qui possède une belle faculté d’adaptation aux événements.

Voilà un diptyque dépaysant, rondement mené, superbement mis en images : c’est une série dont je vous recommande chaudement la lecture !

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