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Nom série  Le Dessin  posté le 30/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve dans cet album une bonne partie du travail habituel de Marc-Antoine Mathieu (dont je suis fan). Une sorte d’exercice de style, explorant les possibilités du dessin – et celles de notre imagination, mais avec un côté ludique.

L’exploration du dessin en question ressemble à certains côtés de « 3 secondes », et les jeux de mots, la dérive dans le tableau renvoient aussi à certains aspects des « Julius ».

Menée un peu comme une enquête policière, cette histoire vite lue (peu de texte, généralement hors case, en voix off) – mais il faut prendre le temps de regarder les détails du tableau au fur et à mesure qu’ils sont « grossis », éclairés –, est vraiment bien fichue, pour peu que l’on soit réceptif à l’univers de l’auteur, et que l’on n’attende pas forcément de l’action pétaradante.

Comme d’habitude, MAM utilise un Noir et Blanc tranché, très froid, jouant sur la géométrie, les lignes. Un Noir et Blanc parfois impersonnel (la couleur fait, exceptionnellement une courte apparition en fin de volume) qui accentue une certaine étrangeté.

Un album – et un univers à découvrir.

Nom série  L'Animal à six pattes  posté le 30/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eh bien, quelle noirceur ! Surtout dans le premier tome, et dès le départ d’ailleurs, la violence, pour laquelle le lecteur doit attendre longtemps des explications, la violence donc domine, dégorge des corps décapités, percés, écrasés. Cette violence restera d’ailleurs jusqu’au bout au moins latente, avec quelques reprises brutales.

Cette brutalité est accentuée par l’usage d’un Noir et Blanc relativement gras, un dessin assez simple (parfois brouillon), et l’absence de parole le plus souvent.

Le propos semble être la dénonciation des guerres, leur absurdité (ici, le motif d’une guerre infinie et meurtrière et des plus incongrues), mais la mise en œuvre m’a paru un peu légère. Il manque un peu de consistance, de profondeur à cette histoire – qui se laisse pourtant lire facilement.

Deux tomes relativement épais (une centaine de pages chacun), mais avec une numérotation qui se poursuit de l’un à l’autre. Seules des considérations matérielles semblent avoir empêché la publication en un seul tome. Quelques scènes pas forcément utiles, des couvertures un chouia moins épaisses, et le tout aurait pu tenir en un seul tome je pense.

Un diptyque qui mérite un coup d’œil quand même.

Nom série  Billy Wild  posté le 30/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nous sommes là de plain-pied dans un western crépusculaire, qui emprunte sa violence, un certain amoralisme, l’usage de personnages « à trogne » et de nombreux gros plans au genre spaghetti, mais qui n’en est pas finalement. On serait plus dans une bonne série B revue par Tarantino.

Le décor planté, le reste n’est pas forcément original : le héros fait un pacte avec le diable, et s’en mord les doigts au bout d’un moment.

Alors pourquoi ces quatre étoiles ? Eh bien parce que ces ingrédients relativement « communs » sont relevés par un visuel franchement décapant.
C’est le dessin de Griffon qui m’avait fait acheter l’intégrale après l’avoir feuilletée. Il use d’un Noir et Blanc très tranché. Tranchant serais-je tenté d’écrire, car on a l’impression d’ombres découpées au scalpel, d’incisions dans la page, avec des têtes, des corps déformés.

Ce traitement graphique accentue la violence de l’histoire – bien réelle ! – mais aussi le côté fantastique développé par la rencontre entre Hans Güt et Linus, qui lui permet de devenir le cow-boy invincible (au tableau de chasse impressionnant) qu’il rêvait d’être.

Une histoire violente (dont la fin n’est pas forcément claire, mais je ne m’en plains pas), magnifiée, dynamitée par le dessin.
Un western à découvrir.

Nom série  Olympe et autres récits  posté le 29/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album relativement épais (environ 110 pages), qui reprend un grand nombre d’histoires courtes de l’auteur, parmi ses premières publications. Elles avaient souvent été publiées dans des revues espagnoles (El Vibora ; Cairo) et française (A Suivre). A ma connaissance, seul Opium a ensuite fait l’objet d’une publication en album en France.

Un court entretien avec l’auteur présente son état d’esprit et ce qu’il cherche à faire passer, puis s’enchaînent les récits. La plupart s’inspirent d’un climat policier (parfois mâtiné de SF), avec un arrière-plan influencé par les comics américains.

Un peu d’humour, plusieurs touches d’érotisme (un brin de sadisme dans Opium) parsèment ces aventures. Le style de Torres est clairement reconnaissable, une ligne claire franche (même si le trait est un peu plus gras sur certaines planches dans « vacances dans la jungle » ; « Jane ») : le style Atome.

Reste que je n’ai pas été trop enthousiasmé par ma lecture. Cela tourne parfois à l’exercice de style (graphique), et les scénarios sont souvent trop faiblards à mon goût.

Nom série  Monsieur Jean  posté le 29/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série se décline en albums regroupant des histoires plus ou moins longues (d’une à une dizaine de pages généralement, jusqu’à l’album entier pour le dernier tome que j’ai lu (j’ai lu les quatre premiers).

Nous suivons les mésaventures de Jean, jeune trentenaire urbain, et découvrons ses amis, ses amours (pas toujours faciles, même s’il a plus de succès que Tergal !), ses emmerdes (souvent sa concierge, pénible, mais aussi un copain d’enfance, parasite qui vit un peu à ses crochets avec son gamin), pour reprendre la chanson.

Si les albums peuvent se lire indépendamment, l’ensemble construit la vie d’un homme, par petites touches, jouant un peu sur l’humour, l’amertume. C’est souvent bien vu, très représentatif de ce que vivent ou ont pu vivre des « urbains actifs », limite bobo (Jean est un écrivain qui vit sans trop de contraintes à Paris).

Si les potes et d’autres personnages secondaires manquent parfois de nuances et peuvent tomber dans la caricatures, ce n’est pas le cas de Jean, personnages que les auteurs ont bâti tout en nuances : un bobo sans prétention ni prévention, qui cherche à prendre en main sa vie, sans y réussir vraiment.

Et le dessin est vraiment sympa, rend la lecture fluide.
Bref, une série sans prétention, mais sympa, dont la lecture est relativement agréable. Même si je ne sais pas si j'y retournerais.

Nom série  Sunnymoon  posté le 29/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier tome, paru chez Fluide Glacial. Et celui-ci m’a confirmé les difficultés que je rencontre avec le travail de Blutch.

C’est un auteur assez atypique, qui développe ici, en une dizaine de petites histoires, un univers assez délirant. Mais je n’ai pas la clé pour pénétrer dans son imaginaire loufoque – même si le dessin, un peu hésitant parfois, brouillon, ne manque pas de qualités.

J’ai mis trois étoiles, parce qu’il y a quand même de l’originalité, et une certaine folie – dans laquelle malheureusement je ne suis pas rentré.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Epervier  posté le 29/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le démarrage est assez classique (un héros embarqué malgré lui dans un complot et qui doit fuir devant des accusations qu’il ne peut démentir). Quelques points communs entre l’Epervier et Black Crow, dans un XVIIIème siècle déjà aussi remarquablement traité par Bourgeon.

Si le rythme était quand même soutenu dans les trois premiers tomes, dès le départ vers le Nouveau monde et la Guyane, au tome suivant, cela baisse un peu.
Il faut dire qu’il n’y a pas que l’intrigue qui pêche parfois par manque de consistance, de crédibilité. Yann, l’épervier, doit trop souvent son salut à des miracles improbables, et la vénération de ses hommes – comme son succès magnétique auprès des femmes ne se justifie pas toujours : il n’a pas la personnalité assez marquée, forte, pour porter l’intrigue et la série, Pellerin aurait dû travailler cet aspect (ou s’adjoindre un scénariste, je ne sais pas). Black Crow, ou les personnages – surtout féminins – de Bourgeon ont des personnalités plus affirmées.

Mais ce premier cycle se laisse lire, une aventure distrayante, malgré ses défauts, bien documentée et dessinée. Hélas, Pellerin l’a conclue de manière bâclée. Le marquis de la Motte passant de la haine à la mansuétude (et sauvant de manière incroyable Yann), et Marion permettant à Yann d’échapper à un dilemme amoureux par un mariage surprenant : ces retournements de situation précipités ont du mal à passer. Le petit côté fantastique autour de Tlaloc en fin de volume est superflu.

Reste le dessin de Pellerin, qui est vraiment très bon, que ce soit pour les personnages ou les décors. Comme Bourgeon (ou Delitte), il use d’une bonne documentation, et les navires sont très bien reproduits. Si je place Les Passagers du vent nettement au-dessus, je dois dire que Pellerin s’en tire sur ce point aussi mieux que Delitte avec son Black Crow, ses personnages sont moins statiques.

Quelques années plus tard – et chez un autre éditeur, Pellerin relance la série avec un nouveau cycle (trois tomes à ce jour).
Les aventures alternent passages à la cour de Versailles (les intrigues de la cour ne sont pas les passages que je préfère), en Bretagne, et au Canada (c’est là que se déroulera le cœur de l’action à partir du 10 ème tome).
Yann se trouve embarqué malgré lui dans un nouveau complot, avec de nouveaux méchants (pas tous identifiés), et cela se laisse lire plus ou moins plaisamment.
Il faudra quand même que Pellerin sache mieux conclure ce cycle (et que Yann fasse de même avec Agnès d’ailleurs !), et évite les rallonges inutiles.

Nom série  Abigail - Une aventure d'Edward, le Héros Super  posté le 28/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Visiblement, le travail d’Aseyn sur son blog a été repéré par un jury du festival d’Angoulême, et par les éditions Warum, qui lui ont permis de sortir cet album, avec un beau travail éditorial (papier et couverture épais, encrage soigné).

Le dessin est moderne (Edward, le super héros ressemble à certains personnages de Winshluss, en particulier Angelo, le gamin de Dans la forêt sombre et mystérieuse). La colorisation est sympa, et l’absence du gaufrier traditionnel est plutôt bien gérée.

L’histoire en elle-même se laisse lire, car elle est assez dynamique. Mais elle manque un peu de consistance, et la lecture a été trop rapide à mon goût (peu de texte en plus). Peut-être aurait-il fallu étoffer l’intrigue.

Mais cela reste une lecture recommandable, et je ne regrette pas mon achat.

Nom série  Bouncer  posté le 28/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis posté après lecture des trois premiers cycles (7 premiers albums).

Voilà un western assez crépusculaire, glauque, dans lequel Jodorowski a mis pas mal de noirceur (et ce dès le premier cycle, avec cette famille, mère et ses trois fils, très loin de la famille idéale !). Le héros possède un saloon appelé « infierno saloon », les intrigues se déroulent dans une ville appelée « cité de la boue » : c’est bien en enfer, au milieu des miasmes que tout se déroule.

Jodo est un auteur original et bourré d’idées, mais qui fait souvent partir ses scénarios vers des délires plus ou moins mystiques, dans lesquels il perd ses lecteurs. Ici, je l’ai un peu craint, mais il n’abuse pas trop de ça (visions après consommation d’opium, religion indienne liée aux serpents, etc.).

Mais voilà, contrairement à certains avis précédents, je suis loin de placer ce western au niveau de Blueberry, voire de Comanche, Mac Coy ou Durango, pour citer diverses séries western. La faute à des facilités, des raccourcis scénaristiques maladroits. Et à un manque d’épaisseur globalement des histoires ou des personnages. Par ailleurs, je n’ai vraiment pas aimé le troisième cycle (albums 6 et 7), avec une histoire hautement improbable (dans les grandes lignes autant que dans les détails), ce qui m’a freiné pour poursuivre cette série.

Le dessin de Boucq est globalement bon (peut-être plus précis que dans d’autres séries d’ailleurs). C’est surtout le cas pour les décors, vraiment réussis (grands espaces magnifiés, voire même ville et saloons). Les personnages sont bien faits (quelques défauts parfois, en particulier lorsque des personnages courent ou des chevaux galopent, surtout dans les premiers albums en fait), même si les visages des femmes ne sont pas tous réussis (moins moches quand même que les femmes dessinées par Hermann !).

Nom série  Jean-Claude Tergal  posté le 28/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tronchet, même s’il n’a pas fait que cela, a souvent créé des personnages de looser. Avec ce Jean-Claude Tergal, on est plutôt servi !

En effet, avec son air ahuri, son blouson et sa personnalité molle, il a tout du mec qui va s’en prendre plein la gueule toute sa vie.

Comme un autre Jean-Claude, incarné par Michel Blanc dans les « Bronzés », Tergal se prend râteau sur râteau lorsqu’il drague les filles, et ses échecs sont le sel d’une bonne partie des gags. Après avoir été refoulé par une flopée de nanas dans les deux premiers albums (même si ça continue après), par la suite ce sont ses amis qui l’humilient ou le font souffrir, avant que Tronchet ne varie les plaisirs en nous narrant la jeunesse de son anti-héros.

Tout n’est pas drôle, et c’est même très inégal. Mais de nombreux gags sont vraiment bien fichus, et le fait même que Tergal continue d’y croire, apparemment insensible à l’échec et à la pauvreté de sa vie, optimiste malgré tout, peut amener le sourire.

Nom série  Dantès  posté le 27/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis donné après lecture des six premiers albums, constituant un cycle complet.

Un avis précédent présente le premier tome comme très bon, donnant envie de lire la suite. Je dois dire que par certains côtés, il m’a plutôt fait l’effet inverse. En effet, je l’ai trouvé un peu lent dans la mise en place (de l’intrigue et des personnages), et surtout parfois très obscure, en usant d’une foule de termes techniques liés aux milieux de la finance et de la spéculation boursière en particulier.

Cela s’améliore par la suite, car c’est plus dynamique, et on use moins de ces termes techniques (dont certains ont été expliqués dans un lexique en fin de tome inaugural). Une fois le complot et ses protagonistes – ainsi que la revanche mise en place par la victime (dans un démarcage du personnage du comte de Monte Cristo) – identifiés, la lecture devient plus fluide.

Je craignais un peu au début une histoire à la Largo Winch ou "IR$" (dont je ne suis pas fan), mais ce n’est pas le cas. Il y a aussi quelques côtés XIII (aussi dans le fait que les scénaristes auraient dû faire moins de tomes, éviter une certaine dilution).

Une lecture fluide, certes, mais hélas sans trop de suspens, puisque les tournants, (en premier lieu l’identité de Dantès) se voient venir trop rapidement, le lecteur n’est pas assez surpris.

Pour le reste, le scénario s’inspire des nombreuses affaires politico-financières de ces dernières années (affaires ELF, Crédit Lyonnais, BNP/Kerviel, etc.), avec des personnages ressemblant étrangement à certains habitués de la scène politique et/ou économique (la famille de Salers = Le Pen, Bonnefond = Bolloré, etc.).

Après le premier tome, je pensais que les auteurs allaient inclure dans leur série une critique sociale et sociétale de la spéculation et de ceux qui en profitent, mais cela n’a pas été le cas. En centrant sur un parti d’extrême droite (Salers/Le Pen), ils occultent même le fait que ce genre de magouilles était (est ?) utilisé par l’ensemble des partis (voir les scandales sur les « rétro-commissions » et autres Fançafrique).

Enfin, j’ai trouvé pas mal de facilités, de choses improbables vers la fin (le rôle des Russes avec de Salers, la mansuétude de la juge…).

Bon, cela reste quand même une lecture recommandable pour les amateurs de thriller politico-financier.

Nom série  Esprit frappeur  posté le 27/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On retrouve avec cet album Jack Raynal, dans le même registre que son album précédent (Combustion spontanée) et que le plus récent Les Nouveaux Mystères, tous deux publiés chez Fluide Glacial, dans lequel la plupart de ces histoires ont été publiées.

J’ai trouvé cet album, publié chez Les Rêveurs, un chouia moins bon que les deux précédemment cités, même si j’ai passé un bon moment en le lisant.

Une dizaine d’histoires, qui développent des phénomènes paranormaux, de mystérieux mystères, avec une présentation faussement scientifique, un sérieux surjoué, qui amène souvent à un absurde, un humour un peu con.

Inégal, mais lecture et achat recommandés pour cet album, au format très grand, et donc difficile à caser dans sa bibli…

Nom série  Rhââ Lovely  posté le 27/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une sorte de suite, ou complément, à la génialissime RAB, ou aux Trucs en Vrac. On y retrouve pas mal de points communs, même si, ici, le côté sexuel et des accents trashouilles sont davantage mis en avant. Plus pour adultes donc, et sans doute plus inégal aussi (voilà pourquoi je note cette série en dessous des deux citées plus haut).

Mais ça reste quand même du Gotlib inspiré, donc souvent drôle !
D’abord, le talent du dessinateur ! Quel coup de crayon, pour faire passer, au travers d’un dessin somme toute classique, et grâce à un sens du mouvement, de la caricature, des idées complètement loufoques, en ayant la ferme volonté de les amener au bout du bout.

Ensuite quelques bonnes idées, étirées, développées de manière impassible jusqu’au bout du bout. Mais moins drôle globalement que les RAB. A vous de voir si un peu de sexe en plus compense cela…

Nom série  Histoire de France en Bandes Dessinées  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me retrouve en grande partie dans l’avis de Yannis ci-dessous, concernant qualités et défauts de cette série.

Je possède la série en 8 albums épais, mais je dois dire que cela fait pas mal de temps que je n’y avais jeté un œil, ce que je viens de faire pour mieux pouvoir l’aviser.
D’abord, il faut saluer Larousse pour avoir osé publier cette somme, à une époque, il est vrai (milieu des années 1970) où ce genre de risque éditorial se prenait encore. Larousse fera d’ailleurs d’autres séries historiques (celle sur le far west ne manque pas d’intérêt, même si elle est très inégale).

Chaque « tranche » de l’histoire nationale se voit traitée par un scénariste différent (ils peuvent en faire plusieurs toutefois), idem pour les dessinateurs. C’est l’occasion de retrouver au dessin de grandes pointures (beaucoup d’Italiens comme Toppi, Batagglia ou d’Espagnols comme De La Fuente par exemple).

Cette partie graphique est plus que correcte, les dessins sont souvent bons. C’est plutôt du côté de la colorisation que cela pêche : elle est très typée et datée (couleurs surprenante pour un lecteur d’aujourd’hui, beaucoup d’orange, de rouge), cela ne me déplait pas. Par contre cette colorisation – ou l’encrage sont souvent de mauvaise qualité, ce qui rend parfois le trait brouillon et ne sert pas le dessinateur.

Les textes quant à eux, s’ils sont clairement datés, ne « sont pas de leur époque ». En effet, on dirait que rien n’a été publié depuis les Mallet & Isaac (manuels d’Histoire classiques jusque dans les années 1950), et que l’Ecole des Annales n’est pas passée par là. Résultat, les auteurs ne traitent l’histoire nationale que par le biais des « héros », les têtes couronnées (et leurs actions et propos réels ou supposés, tel que le « roman national » les a propagés depuis le XIXème siècle). C’est dommage. Et c’est ce qui me les a rendus moins attractifs (j’ai fait des études d’histoire et enseigne cette matière). La narration est aussi parfois maladroite (par exemple la partie sur Henri IV).

Reste que l’entreprise conserve tout de même des qualités, qu’elle peut, pour peu que vous soyez attirés par l’histoire et ses grands personnages, vous donner quelques heures de lecture agréable.
C’est une série qui, par certains côtés, pourrait être culte, ce qui n'est pas mon ressenti, même si j’ai sans doute grossi ses défauts.

Nom série  Les Ailes de Plomb  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis généralement pas fan des changements de dessinateur en cours de série. Et ici, c’est encore plus le cas, car je préférais le dessin de Barral, à celui de Gibelin (pas mauvais en soi, très « propre », froid, mais presque trop léché). Question de goût certainement, car objectivement, il est plutôt bon quand même.

Ces changements à la fin du « premier cycle » (trois premiers albums) ne sont pas que graphique. Je pense d’ailleurs que Gibelin aurait peut-être pu s’arrêter à ces trois albums – et alors mieux conclure ce cycle. En effet, la fin de miss Merle est bâclée (et peut claire) : je l’aurais bien vu continuer, à la rigueur (s’il fallait relancer l’intrigue) à jouer les méchantes, user de son charme avec quelques coups retors.

Toujours est-il que Gibelin relance l’histoire, sans miss Merle, avec un nouveau dessin, mais aussi avec un nouveau Plomb (qui est passé pour le coup trop rapidement et abruptement du tombeur fanfaron dépassé par des évènements qu’il subit, à un homme sûr de lui et ayant les idées bien en place : le ton a trop changé à mon goût). Le quatrième album, de transition, est sensé faire passer le relais avec le cycle suivant de trois album (ce quatrième tome est certainement celui que j’ai le moins aimé).

Alors que les trois premiers tomes restaient franco-français pour ce qui est des coups fourrés de barbouzes (grosso modo les tensions liées à la guerre d’Algérie, et l’arrivée imminente de de Gaulle au pouvoir), du tome cinq au tome sept, c’est le contexte de la guerre froide qui est exploité, avec la guerre que se livrent services secrets de l’Est et de l’Ouest, avec Plomb comme pion.

Si j’ai préféré le premier cycle, le second se laisse lire. Mais un grand nombre de dialogues sont alors en Allemand (parfois des pages entières !) sans qu’ils soient traduits ! Si mes souvenirs d’Allemand m’ont permis de comprendre l’essentiel (mais forcément pas tout), il aurait été bien vu de les traduire. Et ce d’autant plus qu’à la fin du septième tome, tout d’un coup, ces dialogues en Allemand sont écrits dans un Français utilisant une police gothique pour les distinguer (et la dernière phrase d’Olivier en Allemand est même traduite) : pourquoi Gibelin ne l’a-t-il pas fait plus tôt ?

Pour finir, relevons quelques clins d’œil disséminés dans la série : un majordome prénommé Nestor ressemblant à celui de Haddock, un policier à l’allure de Lino Ventura (ces deux détails dans le premier cycle), et deux barbouzes aux airs de Laurel et Hardy : mais ce dernier point est un peu trop accentué et improbable à mon goût.

Une série qui se laisse lire, et pourquoi pas acheter… Surtout si vous êtes amateurs de bagnoles et d’avions des années cinquante : Gibelin s’est fait plaisir ici – et il faut dire que cet aspect est vraiment très réussi au niveau des reconstitutions.

Nom série  Le Sourire du clown  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Luc Brunschwig concocte souvent des scénarios alambiqués, pour retomber finalement sur ses pieds. Mais ici, si c’est encore le cas, j’ai trouvé l’effort un peu vain.

En effet, j’ai lu certains passages sans enthousiasme, il aurait fallu je pense élaguer un peu. Et surtout, une fois les tenants et aboutissants éclairés, en fin de troisième album (cela s’éclaircit dans la seconde moitié de cet album), je me suis dit : « tout ça pour ça… ». Car, finalement, le cœur, le nœud de l’intrigue m’ont paru un peu décevants, quelconques…

A cette relative déception s’ajoutent une série de choses selon moi improbables. Le rôle et la personnalité du curé (je ne spoilerai pas), l’indépendance de la jeune conductrice de bus. Mais aussi cette cité où tout se déroule, située sur un plateau, accessible par une route en lacets escarpés (et que des jeunes bloquent plusieurs jours sans que les « autorités » n’interviennent !).
Enfin, il y a une erreur il me semble au début, puisque la première page nous dit que l’action se situe en 1994, et le clown qui est tué ce jour meurt en 1989 (voir l’inscription sur sa tombe quelques pages plus loin) ?

Bref, un triptyque qui se laisse lire, mais poussivement parfois, et que j’ai trouvé quelque peu décevant. Reste le dessin de Hirn, en aquarelle visiblement, qui est plutôt bon.

Nom série  Cinq mille kilomètres par seconde  posté le 25/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit album relativement épais, mais qui se lit assez vite, car très peu de dialogues (et beaucoup de pages muettes). Qui se lit vite, mais sans réel enthousiasme de ma part.

En effet, si Manuele Fior réussit à présenter les deux protagonistes, par petites touches, à quelques années d’intervalle, il n’y glisse pas assez de piquant, de surprises, pour que la lecture s’écarte du ronronnement qui guette.

Même si je ne suis pas a priori gros client de ce genre de roman graphique, je suis quand même étonné que le jury d’Angoulême lui ait accordé un prix. Il manque à cet album l’originalité qui le ferait ressortir du lot. Cela ressemble un peu aux films de Claude Sautet, avec des couleurs plus chatoyantes (le dessin, malgré ses défauts, et surtout la colorisation, sont presque plus intéressants que l’histoire elle-même).

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Certains l'aiment noir  posté le 25/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si Foerster fera ensuite quelques tentatives dans d’autres genres (comme le western), c’est rapidement dans le fantastique qu’il va se spécialiser. Ce « Certains l’aiment noir » est l’un de ses premiers (et meilleurs) recueils du genre.

Et c’est une réussite ! En effet, les histoires regroupées dans cet album sont souvent de petites perles du genre fantastique. Avec, parfois un arrière-plan d’humour, de poésie. Et la capacité à créer une ambiance étrange que Foerster utilise à la perfection.

Les décors sont souvent brinquebalants, avec des intérieurs défiant la perspective, des couloirs qui appellent une angoisse sourde, souvent disproportionnés, gigantesques (ceci étant accentué par des vues en contre-plongée), etc. Idem pour les personnages, au corps soit difforme, soit allongé et biscornu, avec de nombreux personnages hydrocéphales : un univers bien étrange donc !
Le dessin est très chouette, avec un Noir et Blanc adapté à l’univers développé.

Toutes les histoires sont sympas. Une belle réussite du genre, à redécouvrir !

Nom série  Le Club des quatre  posté le 25/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah ah ah ! La belle poilade que procure la lecture de cet album !

Parodiant au départ les histoires de la bibliothèque verte du Club des Cinq (le nom déjà, mais aussi certains textes d’introduction, ici surjoués et débilement creux), Bouzard réussit à produire une série d’histoires plus ou moins courtes, qui exploitent toutes quasi jusqu’au bout ses délires.

Seules les deux dernières m’ont moins convaincu (en fait surtout l’avant dernière, « Le père à Mickey »). Mais pour le reste, c’est souvent bien vu. Le scénario de chaque histoire importe peu, on s’en rend compte rapidement, c’est surtout les dialogues, et les situations absurdes dans lesquelles se trouvent embarqués les quatre copains qui font le sel de ce recueil.

Le ton est clairement à l’humour déconne, à l’absurde, avec un humour parfois seulement débile, mais qui peut aussi s’avérer un chouïa trash. Dans le club des quatre, Anita sert souvent de défouloir pour Bouzard, qui la fait souffrir ! Quant aux trois autres, chacun est assez typé (mention spéciale à celui qui, fan de hard rock, voit des zombies partout).

Pour amateur d’humour con.

Nom série  Dirty Karl  posté le 24/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dirty Karl est un bonhomme misanthrope, célibataire qui vit à l’écart – des autres et de la réalité parfois, pourrait-on croire. Même si certains voisins et une petite fille (qui devient un gag récurrent, et qui peut parfois s’apparenter à un souffre-douleur) viennent troubler son calme.

Enfin, seul, il ne l’est pas, puisque vit avec lui un clébard, sorte de gros ventre à grosse gueule, encore moins engageant que notre Karl.

Les histoires regroupées dans l’album ont été publiées dans la revue Psikopat. On y retrouve la marque de fabrique de la revue dans l’humour utilisé par Relom : c’est de l’humour con, le plus souvent noir, un peu d’absurde et de trash parsemant le tout.

Inégal et pas toujours réussi, c’est quand même un album globalement recommandable, si vous êtes comme moi friand de ce type d’humour (que j’aurais aimé plus vachard quand même).

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