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Nom série  Correspondances (Ferri - Larcenet)  posté le 23/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les deux bonhommes sont des complices de longue date, et ont collaborés plusieurs fois (par exemple pour leur série Le Retour à la terre, évoquée dans cette « correspondance »). Et leur complicité est visible dans ces échanges, ils sont clairement sur la même longueur d’onde, usant du même ton, du même genre d’humour con.

Ce petit album reprend une partie des échanges de fax des deux loustics. Ils ont dû faire une sélection, et il n’y a pas trop de « private jokes » – même cela ressort pour certains gags.

Cela se lit bien, très rapidement (peu de texte ou de dessin par page). Mais je ne sais pas si j’y retournerais. C’est un truc sympa, mais sans plus, qui a dû les faire rire davantage que leurs lecteurs. Et qui en tout cas n’est pas assez caustique et/ou surprenant pour que j’aille jusqu’à vous conseiller l’achat.

Nom série  Coeur Tam-Tam  posté le 23/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà un album, une histoire plutôt étonnants. Avec Benacquista au scénario, je m’attendais à quelque chose de plus « policier », de plus dynamique et touffu en tout cas. Et cela n’a pas été le cas.

Le démarrage est très (trop ?) lent, et puis, vers le milieu de l’album, cela tombe parfois dans un loufoque improbable (l’attaque des encagoulés), pour ensuite, mais sur la fin seulement, retomber dans le rythme pépère du début, mais avec quelques clés livrées, et un peu d’épaisseur donnée à l’intrigue.

Mais bon, malgré tout, je n’ai pas trop accroché à cette histoire, qui se laisse lire, mais pour laquelle je trouve qu’il manque de fond, de dynamisme.
A emprunter éventuellement.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Bingo Bongo et son combo congolais  posté le 22/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre m’a un peu attiré, avec ses résonnances un peu lourdingues et absurdes. Mais la lecture de l’album m’a franchement laissé sur ma faim.

L’album regroupe une grosse vingtaine d’ « histoires » ne dépassant généralement pas la page (un simple dessin parfois d’ailleurs). C’est très vite lu, mais cela ne donne pas forcément envie de s’y attarder, ni d’y revenir.

En effet, la très grande majorité de ces « histoires » m’ont laissé de marbre. Ce n’est pas drôle, et d’ailleurs pour certaines, je ne sais toujours pas où Ted Benoit voulait en venir, il n’y a ni chute véritable, ni « fin » digne de ce nom. Bref, les mésaventures de Bingo Bongo et de sa copine ne sont pas très captivantes.

Reste le dessin de Ted Benoit, qui use d’une ligne claire rétro, presque stylisée (les amateurs apprécieront). Mais l’habillage ne remplace pas le manque de contenu.

Nom série  Fleurs d'ébène  posté le 22/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Raives est globalement bon, même si la colorisation ne m’a pas toujours convaincu. Globalement bon, mais parfois inexplicablement, le niveau baisse, et certaines cases semblent avoir été bâclées, comme si un crayonné avait été prestement colorié sans même prendre le temps de fignoler le dessin.

L’histoire de Warnauts quant à elle se laisse lire. Mais on la lit comme on subirait le climat congolais, nonchalamment. C’est un peu lent, cela manque de dynamisme, de surprise. L’enquête policière sensée être le fil rouge de l’intrigue n’est pas non plus passionnante, et tout se finit un peu en eau de boudin – ou ne se finit pas vraiment d’ailleurs.

Un album à emprunter, éventuellement, mais qui manque de profondeur, comme la personnalité des protagonistes d’ailleurs. Rien ici de la truculence de Tavernier dans son « Coup de torchon » !, pour comparer avec un sujet un peu similaire.

Nom série  Cinq branches de coton noir  posté le 22/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien, voilà un album très épais (plus de 160 pages !) qui se laisse lire facilement – et relativement rapidement. Et ce pour plusieurs raisons.

Le dessin de Cuzor d’abord. Réaliste, mais très bon, très efficace, que ce soit pour les personnages ou les décors et autres accessoires guerriers. Et la colorisation, qui utilise plusieurs bichromies, est elle aussi réussie.

Mais le scénario de Sente est lui aussi une réussite. Rien d’extraordinaire. Mais c’est quand même bien fichu, captivant. Mêlant, en les liant, guerre d’indépendance américaine et seconde guerre mondiale, avec pour fil rouge le combat de quelques Noirs pour l’égalité, c’est un récit historique, d’aventure, qui fonctionne très bien. Et certains passages de la reconquête américaine de l’Europe sont bien rendus : en particulier la bataille de Normandie (autour de St Lô) ou la dernière contre-attaque allemande des Ardennes, Sente et Cuzor font ici une belle reconstitution.
Seul l’officier SS vers la fin m’a paru étrange (le personnage, mais surtout ses réactions – il mobilise des dizaines d’hommes et de chars pour capturer deux types et récupérer un objet, détournant ces effectifs en pleine attaque allemande dans les Ardennes : c'est quand même hautement improbable !).

Un bon récit d’aventure donc, avec comme arrière-plan le rôle de quelques Noirs (ou leur absence) dans l’histoire américaine. Même si ce questionnement, qui semblait essentiel au début, finit par n’être plus qu’une partie du décor.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Mish Mash  posté le 21/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album relativement épais et de grand format (beau travail éditorial encore une fois des éditions Cornélius !) qui regroupe des histoires plutôt des débuts de Blutch (années 1990 pour la plupart), dispersées en revues (Fluide Glacial et Lapin pour la majorité d’entre elles).

Blutch est un auteur qui ne laisse pas indifférent, qui n’est pas vraiment grand public je trouve. Mais on ne peut lui nier un grand talent graphique. Et ces histoires le démontrent, avec un travail sur le Noir et Blanc assez éclectique mais souvent réussi.

Le format histoires courtes, s’il peut avoir parfois un côté frustrant, est ici un bon moyen de découvrir cet auteur, pour ceux qui ne le connaissent pas. Le Petit Christian, Blotch – pour ne citer que quelques œuvres postérieures – apparaissent furtivement ici (allez lire Le Petit Christian ensuite, c’est vraiment très bon !). De la même façon, la dernière histoire (la plus récente) explique pourquoi Blutch a été choisi pour débuter le récent hommage au duo des « Tuniques bleues ».

Toujours est-il que c’est un album sympa, dont je vous recommande la lecture.

Nom série  Luther Arkwright (Les Aventures de)  posté le 21/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est la troisième série de Bryan Talbot que je lis – du moins où il est seul aux commandes. Et, après Grandville, L'Histoire d'un vilain rat, voilà encore un univers très différent ! Quel éclectisme !

Mais c’est aussi avec cette troisième série que vient ma première réelle déception. Pourtant, le dessin de Talbot, très net et précis, use d’un beau Noir et Blanc, et est très bon (même si parfois la qualité baisse inexplicablement). Et certaines planches foisonnent de détails !

Mais c’est là que le bât blesse. Trop de détails, qui plus est dans des planches parfois déconstruites, avec des dialogues un peu partout, mêlés à d’autres textes, avec des polices différentes, des tailles parfois trop fines, c’est parfois difficile à lire !

D’autant plus que l’intrigue elle-même n’est pas des plus claires. La narration est trop obscure, et j’avoue avoir décroché à plusieurs moments, pour ne plus suivre cette histoire qu’en pointillés. Un scénario obscur, et qui se complique de l’utilisation de plusieurs dates ou périodes en parallèle…

Bref, de la qualité, de l’ambition, beaucoup de travail (d’où les 3 étoiles). Certes, mais le résultat m’a laissé froid.

Nom série  Cauchemar blanc - Le bandard fou  posté le 21/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les débuts de Moebius (qui alterne ici les signatures, Gir, Gyr et Moebius), dans cet album, qui regroupe une dizaine d’histoires très hétéroclites.

La plus longue, qui donne son titre à l’album, n’est d’ailleurs pas de la SF (une bande de gros bras du SAC se lancent dans une ratonnade), certains dessins relèvent de l’érotisme (un donne même dans le sado-maso !), et il y a même une interview avec Numa Sadoul, traitée en BD, mais de façon complètement loufoque par Moebius.

Pour le reste, ce sont de petites histoires SF, inégales, mais dans lesquelles Moebius développe son trait, usant d’un très beau Noir et Blanc. On sent les influences de certains « compagnons de route » (Druillet qui l’aide pour un scénario, Bilal pour certains dessins ou traits d’humour : on est parfois proche de ses « Mémoires d’outre-espace »).

Un recueil intéressant, qui ravira surtout les fans de Moebius, mais qui peut aussi trouver un public plus large, du fait de la grande diversité de sa palette.

Nom série  Le Bandard fou  posté le 18/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à ce que le titre (et les premières cases) peuvent laisser supposer, ce n’est pas un album pornographique de Moebius. En effet, à part quelques rares gros plans sur le sexe en érection du Bandard, et quelques autres plans sur les (très gros) nibards de madame Kowalsky, il n’y a rien de réellement scabreux dans cette histoire.

C’est un album assez foutraque : un dessin évolutif sur les pages de gauche (sorte de flip book géant ?), et, sans rapport entre les deux, l’histoire proprement dite sur celles de droite.

Encore que d’histoire il n’y en a pas vraiment, cela ressemble à un scénario inventé au fur et à mesure de son avancée, sans plan préétabli. C’est complètement loufoque, parfois absurde, avec quelques touches d’humour (Moebius – après Goscinny – parodie même ici les célèbres pirates du « Barbe-Rouge » de son pote Charlier).

Reste le dessin de Moebius, et là, rien à redire, il est plus que doué ! Son univers SF est déjà là, en place, et sera développé dans de nombreuses autres productions.

Mais c’est un album un peu décevant, que seuls les fans du maître auront intérêt à acheter (s’ils le rencontrent).

Nom série  La Fille aux Ibis  posté le 18/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’histoire se déroule en Roumanie, dans les derniers temps du régime de Ceauscescu. Un homme, victime de la Securitate (la police politique du régime) et sorti brisé d’une dizaine d’années de prisons, recherche la jeune femme qu’il aimait avant.

Cela se laisse lire, assez facilement et vite, mais sans non plus déclencher d’enthousiasme. C’est assez – trop ? – classique, et je ne pense pas avoir envie d’y revenir. Malgré le dessin de Lax plutôt bon.

Il faut dire que Giroud n’a utilisé la dictature roumaine que comme un décor assez terne et lointain. Rien pour expliquer ce régime et le fonctionnement de la Securitate, ni pour expliquer la grande misère de la population au milieu de laquelle les apparatchiks vivaient dans de bien meilleures conditions. C’est pourtant ce régime qui est au cœur de l’intrigue. Et nous le voyons d’ailleurs s’effondrer en fin d’album. Du coup, faute d’avoir creusé l’aspect politique, les mises en garde du personnage principal en fin d’album semblent elle-aussi un peu creuses.

Reste cette histoire d’amour contrariée, avec donc un décor politique. Mais je suis sorti déçu de ma lecture.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Grand Scandale  posté le 18/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Ribéra est dynamique, même si je n’en suis pas fan (quelques facilités). En tout cas le héros – à son corps défendant ! – de cette série est loin des XIII ou Largo Winch, une sorte de grand échalas ballotté par les événements, les femmes, et toute une série de mafieux, truands et autres personnages douteux.

C’est la petite originalité de la série de choisir une sorte d’anti-héros, Al Jackson, bédéiste choisi par un mystérieux commanditaire pour dévoiler dans un comix une longue série de scandales touchant le monde politique et médiatique.

Il faut par contre passer outre le caractère improbable de ce commanditaire, qui semble tout contrôler (ses hommes arrivent toujours à brûle pourpoint pour sauver la situation – et Al au passage), et il dépense des sommes dingues pour obtenir la parution de ses dossiers – par un moyen étonnant : ne pourrait-il pas le faire à moindre frais et de manière plus directe en envoyant ces dossiers à des grands journaux (Washington Post ou autres) ?

Toujours est-il que le premier album se laisse lire facilement. Par contre, l’intérêt décline par la suite. Il est vrai que chaque album – généralement débutant par un flash-back – est bâti un peu sur le même modèle, Al cherchant à fuir (son commanditaire, des tueurs), et se trouvant finalement contraint de pondre un nouvel épisode de son comix, bourré de révélations (seul le décor final change, avec une nouvelle ville : Godard choisit à chaque fois une ville célèbre et emblématique des Etats-Unis, sauf pour le dernier tome non paru, qui devait se conclure à Québec). Cela se répète, sans trop se renouveler, avec un rythme qui, malgré quelques montées de tension, n’est pas toujours trépidant.
Par ailleurs, le cinquième tome annoncé n’ayant visiblement jamais paru, nous n’aurons jamais le fin mot de l’histoire. C’est à croire que Godard lui-même n’avait pas su trouver une fin « crédible » à une intrigue qui ne l’était déjà pas complètement…

Nom série  Spirou Dream Team  posté le 17/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il faut relancer le Journal de Spirou, du moins c’est ce que veulent des actionnaires mystérieux (et toujours masqués) : une équipe de bras cassés est recrutée. Voilà le pitch.

Pour le reste, les auteurs jouent sur l’autodérision, un humour potache rempli de références, à de nombreux auteurs de l’univers franco-belge, aux grands journaux historiques (Tintin, Pilote et bien sûr Spirou, les éditions diffusant le journal dans cet album s’appelant Darpuis Lonkanard…). Les amateurs et /ou connaisseurs de cet univers savoureront sans doute davantage les bons mots, les petites vacheries balancées sur tel ou tel.

Ce sont les actionnaires, rapaces et proches de Picsou, qui volent presque la vedette à la Dream Team (dirigée par Niffle). Entre hommage et parodie, détournement gentiment déjanté et supplément décalé au journal de Spirou, cet album se laisse lire agréablement.

Mais, au final, si j’ai quand même bien aimé cette lecture, je suis un peu déçu par les dernières histoires, qui peinent à se renouveler, et qui manquent un peu d’idées marrantes.

De plus, si le point de départ était intéressant, je trouve que les auteurs auraient dû, auraient pu être plus vachards, donner dans un humour plus noir et corrosif, voire trash. Mais c’est probablement affaire de goût personnel, car on est quand même chez Dupuis, et l’on parle quand même du Journal de Spirou, ils n’allaient pas se tirer une balle dans le pied !?
Mais ça reste un album sympa (avec une couverture originale imitant une reliure en cuir), plein de clins d’œil amusants.

Nom série  Le Pont dans la vase  posté le 17/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai un ressenti mitigé après la lecture de cette série. Je suis entré dedans assez facilement, ayant bien accroché à l’univers développé, sorte de quotidien très reconnaissable (habitats, publicités, etc), mais pos-catastrophe, puisque seules de très longs ponts, sur lesquels des hameaux surnagent, dépassent d’un océan de vase – qui engloutit tout ce qui tombe dedans.

Si je suis mitigé concernant le dessin, l’aspect graphique, les choix esthétiques sont plutôt sympas. Et l’histoire aussi, même si elle est assez classique, puisque le personnage principal est une sorte de grain de sable dans un univers sclérosé et figé (les scientifiques sont « dressés » pour nier le passé, et ne reconnaître aucun intérêt à ses constructions, instruments, ni même à la simple réflexion scientifique : l’obscurantisme devenu dogme !).

Mais, hélas, cela s’embourbe – et pas que dans la vase ! – et le rythme (et aussi l’intérêt malheureusement) baisse singulièrement. A partir du deuxième tome, si cela se laisse encore lire facilement, j’ai trouvé l’ensemble moins accrocheur.

C’est dommage. J’ai l’impression que la matière première n’a pas été correctement ni complètement exploitée, et qu’il y a avait du potentiel pour faire mieux.

Nom série  Les Deux du balcon  posté le 17/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’album regroupe dix histoires de cinq pages chacune, toutes bâties sur le même plan. A savoir deux types, côte à côte sur un balcon, dont les dialogues - c’est souvent assez verbeux – forment l’essentiel des intrigues.

Ces deux bonhommes – dont il faut attendre l’avant dernière histoire pour connaître leur nom (Didebert et d’Alembot) occupent un balcon donc, avec autour d’eux un décor qui rappelle un peu une sorte de Venise vidée de ses habitants (et par là même inquiétante), avec une architecture parfois rendue vivante par Masse, les quelques êtres réellement vivants qui traversent ces récits la faisant de manière surprenante, loufoque.

A chaque fois, les deux types se chamaillent plus ou moins à partir de théories scientifiques – Masse part de théories existantes pour les triturer, et en faire parfois une logorrhée poétique (cet aspect, mélangeant un discours scientifique plus ou moins abscond et un flot verbal parfois délirant peut rebuter certains lecteurs), dans laquelle le loufoque et l’absurde surtout dominent. Le bonhomme de gauche est plein d’assurance, maîtrise les théories, pérore, et domine clairement le duo, puisque son partenaire est lui moins sûr de lui, sorte de béotien plus ou moins naïf.

Si l’absurde prédomine, la poésie (et là le surréalisme est très présent !), je l’ai dit, mais aussi quelques traits d’humour (jeux de mots, délire sur les ancêtres de Mickey dans l’histoire « Le Miquepithèque » – au passage histoire très réussie, etc) sont aussi de la partie. On y retrouve quelques accointances avec l’univers de Fred.

J’ai bien aimé cet album, dans lequel j’ai eu pourtant du mal à entrer. Il faut dire que l’univers de Masse peut paraître hermétique, et que je vous conseille un feuilletage préalable à un achat. Mais c’est très original (j’aime aussi beaucoup le côté graphique).

Album que les plus curieux et/ou amateurs d’absurde poétique trouveront sans aucun doute à leur goût.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Berlin (Les Sept Nains)  posté le 16/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre en l’avisant l’existence d’autres albums, dans ce qui semble devenu une série. Je n’ai lu que l’album « Les sept nains », le seul qui me soit tombé sous la main, et qui de toute façon était au départ conçu comme un one shot (et peut tout à fait se lire comme tel).

L’album est bâti comme un flash-back, suite à la lecture d’une lettre, arrivée à sa destinataire quelques dizaines d’années après avoir été écrite.

L’histoire se passe en plein milieu de la Seconde guerre mondiale, et traite du quotidien des pilotes de la RAF. On suit en particulier un équipage de bombardier Lancaster – et un pilote plus précisément.
Ce quotidien, sur lequel la mort plane, est bien rendu, et les missions de bombardement, les risques encourus, sont bien traités.

Mais voilà, j’ai trouvé qu’à part cet aspect, qui ravira les fans de militaria ou simplement de cette période et/ou de l’aviation militaire, il n’y a pas assez de chose à se mettre sous la dent. C’est un peu léger, et cela ronronne davantage que le moteur de l’avion.
Cela se laisse lire, certes, mais sans enthousiasme, ni trop d’envie d’y revenir. Un emprunt peut suffire.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Peines perdues  posté le 16/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les quelques histoires courtes qui composent cet album se laissent lire – j’ai juste moins bien aimé la dernière.

La grande majorité a pour protagoniste principal un musicien (sauf la dernière donc, simple chasse à l’homme menée par un sheriff raciste et déjanté), et elles se passent dans le sud profond des Etats-Unis, ou à Chicago.

Mais le problème de ces histoires, c’est que bien souvent elles sont trop légères, trop courtes, et auraient mérité d’être davantage étoffées, développées. Je ne me vois pas les relire, d’où un simple conseil d’emprunt.

Le dessin de Chauzy, travaillant souvent à l’aquarelle semble-t-il, est lui plutôt bon.

Nom série  Love in Vain  posté le 16/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album peut être considéré comme une biographie d’un grand musicien de blues, le guitariste et chanteur Robert Johnson. Mais il n’est pas nécessaire de connaître, ni même d’aimer ce style de musique pour apprécier à sa juste valeur ce « Love in vain ».

Et ce pour plusieurs raisons.
La première, c’est bien sûr le superbe Noir et Blanc de Mezzo, toujours proche du trait de Charles Burns. Un grand nombre de planches « tiennent toutes seules » ! C’est à la fois très bon techniquement, très beau, et aussi complètement raccord avec le sujet, et l’ambiance de ce Sud raciste dans lequel les Noirs souffraient en silence – ou alors jouaient du blues.

La seconde raison est justement ce décor, l’Amérique de la grande crise, le sud raciste, très bien rendu, et de manière enjouée, très dynamique, par Dupont. L’arrière-plan social est bien rendu et apporte une réelle auréole à la biographie de cet anti-saint, qui, comme la plupart des Noirs de l’époque et de la région, vivait l’enfer sur terre, et donc ne se souciait pas toujours de l’éviter pour l’au-delà.

Alors, si en plus vous aimez le blues, vous ne pouvez qu’apprécier cet album, qui ajoute aux qualités précédemment citées une vision parfois drôle, ironique d’une vie menée tambour battant par un homme, dont le cœur battait au rythme des conquêtes féminines, de ses doigts sur la guitare, et de ses paroles à la fois très crues et pleines de vie.

Une vraie réussite que je vous encourage à découvrir !

Nom série  L'Or de Morrison  posté le 15/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un diptyque qui use de pratiquement tous les classiques du western. En effet, après une courte entame sur les dernières batailles de la guerre de Sécession, on retrouve se retrouve dans une attaque de train qui tourne mal, avec des outlaws (mêlant Mexicains, anciens sudistes, rescapés français de l’expédition bonapartiste au Mexique – dont je demande bien pourquoi ils persistent à porter leurs habits « français » – et Indiens Cayuses) poursuivis par l’armée, une milice et des Indiens (Apaches et Cayuses prenant le temps de s’entretuer aussi).
On traverse les grandes vallées, les paysages montagneux, puis les cités troglodytes Anazazis, là aussi on balaye large.
Bref, cela ressemble à un grand fourre-tout, au milieu duquel l’intrigue se développe, relativement violente (le nombre d’outlaws décline à chaque rencontre de l’un des groupes à sa poursuite).
En plus de tous ces thèmes, il en est un qui m’avait intrigué au début, celui de la communauté utopiste influencée par Cabet, que certains protagonistes (dont une Communarde !) avaient tenté de monter, autour d’un ancien officier sudiste. Hélas, cet aspect n’est par la suite pas réellement développé.

Reste que malgré l’accumulation de certains poncifs, et la relative densité de l’action (à vouloir mêler tous ces ingrédients, et les faire se rencontrer régulièrement, cela assèche un peu le scénario), cela se laisse lire agréablement.
C’est une sorte de reprise des classiques, Roger Seiter ayant glissé là pas mal de choses utilisées par Charlier dans ses Blueberry (un petit clin d’œil d’ailleurs lui est fait, avec l’apparition au coin d’une case de sosies de Red Neck et McClure, les compagnons de Blueberry).

Les éditions du Long Bec avaient jusque ici surtout publié des rééditions en western. Cette nouveauté est plutôt honnête, à défaut d’être originale. A noter que je n’ai que moyennement aimé le dessin (pas mauvais, mais pas ma tasse de thé).

Enfin, si la série est bien annoncée en deux tomes (c’est marqué sur la tranche des deux albums), et si c’est en partie vrai, la fin du second tome peut laisser présager une suite, un nouveau cycle (en Australie ?).

A noter que chacun des deux albums est conclu par un dossier (centré surtout sur la guerre de Sécession et certaines de ses conséquences pour le premier, sur les Indiens pour le second).
Bref, c'est une série sans trop de surprises, mais qui devrait quand même plaire aux amateurs de western traditionnel.

Nom série  Travail rapide et soigné  posté le 15/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
François Ayroles est un auteur intéressant, qui participe à l’aventure de l’Oubapo, et est un fidèle de L’Association.

Cet album de la collection Ciboulette regroupe un grand nombre de petites histoires publiées dans diverses revues. Ceci explique le relatif éclectisme de l’ensemble, mais offre aussi au lecteur un panorama intéressant sur son œuvre, plutôt à ses débuts.

On découvre dans cet album des histoires inégales, avec des styles graphiques très différents (parfois proche de Baudouin, mais avec un encrage trop gras je trouve). Les deux dernières – parmi les plus longues – centrées sur les raseurs, sont celles que j’ai préférées.

Un album parfait pour découvrir cet auteur – et aller voir ensuite plus loin ce qu’il a pu faire, puisqu’il a produit une œuvre vraiment intéressante et originale.

Nom série  Marie Rose and Co  posté le 15/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu uniquement le second tome de cette série. Je ne sais pas exactement quel jury lui a semble-t-il décerné le grand prix de l’humour noir BD en 1991. Mais si je veux bien y reconnaître de la noirceur, je n’ai pas vraiment trouvé cela très drôle.

Les personnages sont gras, flasques, libidineux. Mais, contrairement à d’autres auteurs (Reiser, Vuillemin ou les Paf et Hencule par exemple), qui se complaisent parfois dans la mocheté, celle-ci n’est pas ici rachetée par un humour à la hauteur. On reste le plus souvent dans un graveleux de base, où l’on ne discerne plus vraiment la beauferie du second degré.

Du coup, juste deux tout petits sourires (qui me rendent un chouia moins sévère que mes prédécesseurs), et un ennui gêné, voilà tout ce qu’il me reste de cette lecture. C’est dommage, car je suis d’ordinaire très client d’humour noir et corrosif. Mais il faut que ce soit drôle !

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