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Nom série  Off Road  posté le 19/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Off Road est une œuvre de jeunesse réalisée par un auteur de talent. Œuvre de jeunesse du moins dans son scénario puisque Sean Murphy y fait déjà montre d’une telle maîtrise graphique qu’il est difficile de voir en ce splendide noir et blanc l’œuvre d’un néophyte.

Quant au scénario, j’ai presque honte de parler d’œuvre de jeunesse car la manière dont ce récit nous est raconté démontre, elle aussi, une grande maîtrise de la narration et du découpage.
La jeunesse, je l’ai finalement plus trouvée dans les thèmes abordés et dans la naïveté rafraichissante de certaines péripéties que dans les compétences techniques de son auteur.

Après ce long préambule qui ne sert à rien (vous pouvez le sauter, si vous le désirez… et si c’est trop tard, vous m’en voyez marri), rentrons dans le vif du sujet.

Off Road est une histoire d’amitié ;
Off Road est une histoire d’amour ;
Off Road est une histoire dynamique ;
Off Road est une histoire drôle.

Off Road, c’est un road trip dans lequel les différents acteurs se livrent peu à peu. C’est un récit naïf avec des passages spectaculaires à défaut de crédibilité. C’est une narration en voix off qui nous plonge dans les pensées de son acteur principal. C’est une bd dans l’esprit des films américains pour ado, le sucre et le miel en moins. Si je devais comparer ce récit à d’autres, je dirais qu’il plane au-dessus de celui-ci le même genre de parfum qui peut parfois planer au-dessus de certains albums de Jim (j’ai souvent pensé à « Petites éclipses » en lisant cet album).

Off Road, ce n’est pas un chef d’œuvre mais bien le genre de livre auquel on revient quand on a un instant de temps et l’envie de se détendre sans se prendre la tête. C’est comme un apéro entre copains, sans fioritures, avec des instants un peu cons, l’alcool triste pour certains mais aussi l’amitié qui déborde du verre.

Nom série  Adieu monde cruel !  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis triste de n’accorder que 2/5 à cet album car, comme Ro, j’ai d’emblée été séduit par l’idée de départ et le dessin.

Le dessin, d’abord, ne surprendra pas les lecteurs habituels des éditions Bamboo. Un trait franco-belge très lisible, bien typé pour les personnages, soigné dans les décors, dynamique et expressif. C’est du très bel ouvrage que nous livre ici Nicolas Delestret et c’est un plaisir de le retrouver quelques années après « L'Homme qui rit (Lord Clancharlie) ».

Le thème ensuite, propice à l’humour noir et à une petite analyse psychologique de différents caractères. Ce thème d’un suicide collectif entre inconnus rencontrés sur le net me semblait prometteur.

Malheureusement, très vite, cette histoire va tomber à plat. Les rebondissements sont poussifs. Les personnages sont sans relief. Les péripéties se lisent sans passion. L'humour est d'une fadeur absolue et je suis parvenu au terme de ma lecture en me disant vraiment que c’était con, qu’il y avait moyen de faire bien mieux que ça.

Dommage, vraiment dommage…

Nom série  Lila  posté le 17/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens ! Une bd sur les nénés, c’est rare !!! C’est surtout rare d’en trouver une qui s’adresse aux très jeunes filles, celles qui s’apprêtent à sortir de l’enfance pour explorer le monde étrange de l’adolescence.

Le pari était osé et je m’incline respectueusement devant les deux auteures qui ont su le relever avec talent et humour.

Car on s’amuse beaucoup à la lecture des aventures de la petite Lila et de ses amies. On s’amuse beaucoup et on en sort sans aucun doute moins cons (remarque valable pour tous les lecteurs indépendamment de leur âge et de leur sexe) et très certainement moins complexées (en ce qui concerne les jeunes lectrices dans la même tranche d’âge que notre héroïne). Le ton est tellement naturel, les choses sont dites avec simplicité mais sans bêtifier. C’est vraiment une excellente bd jeunesse !

Le dessin plaira par son dynamisme et sa grande lisibilité.

Vraiment, que vous ayez 10 ans ou 50, que vous soyez ou ayez été complexée par vos seins ou non, je ne peux que vous inciter à découvrir cette série (et je me demande bien de quoi il sera question dans le prochain tome).

Nom série  Lady Whisky  posté le 17/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ceux qui me connaissent le savent : j’aime le whisky et j’aime l’Ecosse.

J’aime l’Ecosse pour le romantisme qui s’en dégage, pour ses vieilles pierres, pour la beauté de ses paysages, pour l’amabilité de ses habitants, pour leur étrange accent, pour ses produits de bouche (le whisky, bien sûr mais aussi le saumon et tous les produits de la mer). J’aime l’Ecosse pour tout cela et pour bien plus encore.

Quant au whisky, j’aime sa diversité, sa complexité. Il n’existe pas un whisky mais presqu’autant de whiskies qu’il y a d’amateurs. A ce titre j’aime comparer le whisky au cinéma. On peut ne pas aimer un film des frères Dardenne ou ne pas aimer un film de James Cameron (ou même ne pas aimer les deux), ce n’est pas pour autant que l’on n’aime pas le cinéma. Il en va de même avec le whisky : ne pas aimer le J&B ne signifie pas que l’on n’aime pas le whisky et autant les réalisateurs cités plus hauts sont difficilement comparables autant il est difficile de comparer un Talisker et un Nikka.

Tout ceci pour vous dire que j’attendais beaucoup de cet album tout en m’en méfiant énormément. Pas professionnel de la chose, je ne suis pas un novice en la matière pour autant, je craignais donc de tomber sur un récit soit trop simpliste, soit trop complexe, trop pointu. En définitive, j’ai un peu le sentiment d’être tombé dans la première catégorie. Joël Alessandra admet lui-même ne pas connaitre grand-chose à l’univers du whisky lorsqu’il commence cet album et sa quête (celle du whisky parfait destiné à une parente décédée) me semble à côté de la plaque. C’est certes un bon prétexte pour s’immiscer dans l’univers mais, comme je le disais, il n’existe pas 1 whisky mais des centaines de familles. Alors trouver le whisky qu’aurait aimé une personne décédée, ça me parait surréaliste.

Soit… Cet album permettra aux lecteurs intéressés par cet univers de visiter plusieurs distilleries écossaises, de comprendre le mode de fabrication du whisky, d’en appréhender la complexité, de découvrir, peut-être, l’immense palette des saveurs que peut développer un whisky. Il voyagera dans des paysages d’Ecosse joliment restitué par les aquarelles de l’auteur. L’intrigue permet finalement de créer un lien entre ces différents passages, ces multiples voyages aux quatre coins de l’Ecosse.

L’amateur éclairé restera sur sa faim, je le crains. Le professionnel n’apprendra rien, je pense. Restent les autres.

Pour le soin apporté à l’album (la narration est fluide même si le nombrilisme de l’auteur m’a énervé par moments, et les illustrations sont parfois très jolies) j’accorde un 3/5 mais je ne peux conseiller l’achat. Les personnes naturellement attirées par cet album seront déjà amatrices de whisky et, pour peu qu’elles aient déjà fait montre de curiosité par ailleurs, n’apprendront pas grand-chose au travers de cette lecture.

Nom série  Asatte Dance  posté le 17/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je l’avoue : je ne suis pas arrivé au terme de cette série.

Pourtant, j’ai littéralement dévoré les deux premiers tomes ! Le ton enjoué, la présentation sans fioriture de relations sexuelles naturelles et modernes, l’intrigue digne d’un vaudeville et surtout des personnages attachants ont fait que j’ai vite été accro à cette série.

Ce fut intense… mais bref !

A partir du tome 3, mon enthousiasme a décliné. L’histoire a commencé à tourner en rond. L’évolution psychologique des personnages devient moins crédible. Au point que ceux-ci doivent se justifier auprès des lecteurs en soulignant que c’est l’auteur qui veut qu’ils agissent ainsi. Ce type de procédé, je le déteste ! C’est pour moi un aveu d’impuissance (paradoxal dans ce genre de récit) de la part de l’auteur, une manière pour lui d’admettre qu’il ne sait pas comment faire évoluer son récit et ses personnages tout en restant cohérent avec lui-même. La vulgarité et la scatologie s’invitent alors avec de plus en plus d’insistance. Certains chapitres n’ont à mes yeux plus aucun intérêt.

Le dessin, lui, est plaisant (du moins pour les tomes que j’ai lus). Caricatural mais sans excès pour les personnages, réaliste et parfois fignolé pour les décors. Pour le peu de mangas que j’ai lus, je situerai ce récit, de ce point de vue, dans la moyenne supérieure.

Quoiqu’il en soit, ayant laissé tomber l’affaire avant terme du fait d’un désintéressement de plus en plus profond, je ne peux pas dire autre chose que bof (même si j’ai beaucoup aimé les deux premiers tomes).

Nom série  La Plaine du Kanto  posté le 17/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très étrange objet que celui-ci.

Loin de l’avoir trouvé inintéressant, j’ai malheureusement le sentiment de ne pas avoir eu à ma disposition toutes les clés pour comprendre les intentions profondes de l’auteur.

En effet, le récit nous conte l’évolution d’un enfant jusqu’à l’âge adulte dans un Japon marqué par la défaite subie lors de la seconde guerre mondiale. L’auteur met alors régulièrement en parallèle les actes sexuels de ses personnages et l’état d’esprit de ceux-ci face à cette défaite. Les femmes se montrent soumises, heureuses de souffrir au point de souvent chercher le plaisir dans des relations masochistes. Les hommes, eux, semblent vouloir évacuer leurs frustrations, dues justement au fait qu’ils ont dû se soumettre au vainqueur américain, en prenant plaisir à faire souffrir les femmes. Je ne sais si cette représentation est uniquement symbolique ou si elle traduit une réalité historique mais soyons clairs : dans ce récit tout tourne autour du sexe et les relations proposées n’entrent qu’exceptionnellement dans la norme pour un adulte occidental moyen.

Cela n’empêche en rien le récit d’être intéressant. Les personnages sont souvent étonnants et ce que l’on pourrait niaisement cataloguer de perversité (pour peu que nous ayons coiffé des œillères) se justifie souvent par l’état psychologique des personnages. C’est en tous les cas la première fois que je lis un récit qui parle de la reconstruction mentale d’un pays au travers des relations sexuelles des personnages.

Petit bémol sur la longueur. Chaque récit est copieux mais, surtout sur le dernier tiers, j'ai eu le sentiment que l'auteur ne savait plus trop quoi raconter ni comment conclure son récit. Celui-ci se traîne donc quelque peu dans ses deux derniers tomes (même si ceux-ci offrent de bons passages à l'occasion).

… Ceci dit, j’ai peut-être rien capté et l’auteur a juste voulu délirer en dessinant ses fantasmes, auquel cas je passerai pour une grosse quiche aux yeux des experts mais qu’importe…

A lire mais ce récit est très étrange, fortement porté sur le sexe (avec images explicites à la clé) et l’aspect historique, s’il est bien présent, repose non sur des faits mais sur l’évolution psychologique des personnages (ce qui permet tout de même d’en apprendre assez bien sur ce Japon d’après-guerre).

Enfin, j'ai trouvé la post-face, dans laquelle se livre l'auteur, effrayante, m'obligeant à me poser des questions quant à la santé mentale de celui-ci ? A moins qu'il s'agisse de second degré japonais auquel je n'aurais rien capté...

Nom série  Wonder Woman  posté le 16/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après la collection Renaissance, voici la collection Rebirth. Même principe : on reprend les mêmes et on recommence depuis le début. Dans le cas présent, comme vous l’aurez deviné, c’est Wonder Woman qui a droit à sa cure de jeunesse.

Le dessin est agréable à l’œil. Le scénario est bien ficelé. Les personnages sont plaisants. Ceci dit, si vous êtes un inconditionnel de la belle amazone, vous ne trouverez rien de bien neuf dans cette série puisque l’on reprend tout depuis le début. Alors, certes, il y a bien de petites différences par ci par là mais en gros l’arrivée de Wonder Woman dans notre civilisation ressemble à ce qui en avait déjà été dit par ailleurs. Cette nouvelle série cible donc un public vierge de référence, celui qui aura découvert Wonder Woman via l’un ou l’autre film et qui aura ainsi une porte d’entrée dans l’univers du comics.

A condition que vous fassiez partie de ce type de public (ou si vous êtes un inconditionnel de la donzelle atteint de collectionite aigüe), cette nouvelle série est un bon investissement.

3/5 parce que rien n’est mal fait mais l’originalité n’est pas au rendez-vous (et en même temps, ce n’était pas le but recherché).

Nom série  Les Losers  posté le 31/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Jack Kirby est une véritable légende dans le monde du comics. Ses travaux ont influencé nombre d’auteurs anglo-saxons (Franck Miller et Alan Moore en tête) mais pas que ! Son style graphique est très esthétique, en quête de cadrages cinématographiques. Le réalisme des situations est souvent oublié, les perspectives sont déformées au besoin, avec pour seul objectif le caractère percutant des mises en scène.

Cet album illustre pleinement ces caractéristiques visuelles. On y retrouve effectivement ce qui faisait la force de Kirby, ce caractère caricatural, excessif, démonstratif du dessin toujours mis au service de l’histoire. Aux yeux de jeunes lecteurs, ce style très daté peut laisser indifférent mais je comprends parfaitement que les anciens soient fans du genre.

Ceci dit, Les Losers, outre son aspect graphique, propose de courts récits de guerre… et il faut bien parler des scénarios… Et bon, là, mon enthousiasme chute d’un cran. Ces courts récits mettant en vedettes un escadron improbable de soldat américains durant la seconde guerre mondiale ne volent tout de même pas très haut. Beaucoup d’action, de l’humour d’une subtilité très US army et une mise en boite des méchants mais crétins adversaires nazis, nippons ou soviétiques. Pas de quête de réalisme ici, juste de la fantaisie guerrière. Je m’en suis assez vite lassé et la seule histoire qui m’aura un tant soit peu marqué aura été la plus fantaisiste, justement pour son caractère absurde, outrancier et original. Pour le reste, j’ai vraiment retrouvé le même contenu que celui que m’offraient les comics vendus 3 francs 6 sous pour treize à la douzaine durant les années ’70.

Donc voilà ! Pour son aspect visuel, je conseillerais la lecture de cet album aux anciens lecteurs amateurs de comics. Mais on peut supposer que ceux-ci connaissent déjà Jack Kirby et ne seront donc pas surpris par son esthétique. Les jeunes lecteurs risquent de trouver ces récits plutôt insipides et très (trop ?) caricaturaux. Les fans de Jack Kirby n’auront que faire de mon avis et se seront (à juste titre car il ne s’agit certainement pas d’un travail honteux de l’artiste) rué dans leur librairie pour acheter cet album.

3/5 pour l’aspect graphique
2/5 pour les histoires

Nom série  Le Club des prédateurs  posté le 26/01/2016 (dernière MAJ le 05/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le Club des Prédateurs offre un récit extrêmement classique dans cette Angleterre victorienne chère à Dickens. Il joue de l’opposition entre les riches bourgeois dégénérés et les pauvres enfants exploités.

Dit comme ça, ça peut paraître simpliste. Le problème est qu’à la lecture… ce sentiment se confirme. Après une entrée en matière classique mais très bien servie par le dessin de Steven Dupré, le récit s’enlise dans les lieux communs, les facilités et les coups de théâtre improbables. A la fin du premier tome, j’avais un peu peur d’avoir déjà « lu » le second tant le chemin tracé par Valérie Mangin me semblait semé de petits cailloux trop voyants. A un ou deux détails près, cette appréhension s’est confirmée dans un deuxième tome très linéaire. De plus, cette seconde partie semble parfois se traîner, me donnant le sentiment que les auteurs en avaient déjà trop dit dans le premier et ne voyaient plus trop quoi raconter pour tenir 48 pages.

Mon jugement est sévère et ne rend pas justice au dessin de Steven Dupré, vraiment très agréable du début à la fin, mais j’ai vraiment un sentiment de gâchis à la fin de cette lecture, celui d’une superproduction prometteuse qui accoucherait d’une sitcom vaguement horrifique.

Une très grosse déception.

Nom série  Highway to Love  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fligueubück…

J’aime bien être surpris quand je lis une histoire et aucun sentiment n’est plus désagréable à mes yeux que celui d’être convaincu d’avoir déjà lu une bande dessinée avant même d’en avoir fini avec son introduction.

… J’ai beaucoup aimé Highway to Love et mon plus cher souhait est de ne pas vous en parler, histoire de ne pas trop vous préparer à ce que vous allez y retrouver. Je me contenterai juste de vous dire que cela débute comme un roman graphique un peu surexcité… et puis que ça part en vrille.

Ah oui, autre chose : deux planches sont pénibles à lire parce que les dialogues sont écrits à l’envers. Rassurez-vous, vous n’êtes pas obligés de les lire (mais je vous connais, vous n’en ferez qu’à votre tête).

Le style graphique est résolument expressif, donnant un rythme survitaminé au récit. Ҫa peut fatiguer et je ne dis pas qu’il n’y a pas certaines longueurs à un moment ou l’autre mais, fichtre, j’ai bien assez souvent rigolé pour oublier les imperfections de l’album.

Et si vous devez vraiment tout savoir avant de vous plonger dans un album, sachez qu’il sera question du syndrome de Stockholm, de musique, d’amour, d’identité des genres, du syndrome de Stockholm, de fligueubück, d’un peigne reniflé et du syndrome de Stockholm.

Fligueubück…

Nom série  Les Trois Grognards  posté le 18/05/2016 (dernière MAJ le 05/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Remercier Raoul Cauvin, Louis Salvérius et Willy Lambil en guise de préambule : voilà de quoi directement éclairer notre lanterne !

Et de fait, ce récit s’inscrit dans la lignée des séries humoristiques ayant pour cadre un décor historique et pour héros des personnages caricaturaux et forts en gueule. Bon ! Pour ce qui est du cadre, nous sommes ici bien plus proche de Godaille et Godasse ou de Rataplan que des Tuniques Bleues… mais l’esprit est bien là !

Le récit est agréablement dynamique tandis que les différents caractères se montrent rapidement complémentaires. Rien de vraiment révolutionnaire en soi mais le récit est agréable à lire, et plus divertissant qu’instructif (amateur de faits historiques, vous risquez d’en être pour vos frais). Le découpage est soigné, la mise en scène variée, Régis Hautière prouve donc une fois encore qu’il est un scénariste de talent. Pas un génie mais le genre de gars dont on sait que le travail sera de qualité, que le soin sera présent à tous les niveaux (découpage, dynamique du récit, dialogues, utilisation d’un contexte, d’un lieu, d’une époque) et que le plaisir de lecture sera donc assuré.

Au niveau du dessin, le style de Frédérik Salsedo est résolument caricatural dans les traits de ses personnages… et cela peut heurter dans un premier temps. Mais ce style est finalement bien dans l’esprit de la bd : excessif et expressif ! Les décors un peu torves accentuent encore cet aspect caricatural de l’album, mais ils demeurent suffisamment nets et précis pour lui apporter un certain crédit historique.

Divertissant, en somme.

Nom série  Bâtard  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Bâtard, Max de Radiguès s’essaie au road-movie sanglant.

Outre l’histoire, classique dans ses principes (une cavale suite à un casse qui tourne au règlement de comptes) mais moins par ses personnages, ce récit m’a surtout marqué par son découpage. Sur base d’un gaufrier extrêmement symétrique (6 cases carrées – 2 cases par bande – 3 bandes par page), Max de Radiguès explore les possibilités offertes par cette structure. Les planches ne comptent jamais plus de six cases mais peuvent n’en contenir qu’une. Cette structure offre une esthétique étonnante au récit car elle vient en total contraste avec la violence et le caractère anarchique de l’histoire. C’est étrange et, quelque part, fascinant… Bon, si ça se trouve, ça n’aura fasciné que moi, mais c’est déjà ça.

Pour le reste, on retrouve le style très dépouillé de Max de Radiguès. C’est simple et toujours centré sur le sujet principal, les décors sont rares et peu fouillés, les perspectives sont parfois étranges, mais l’immersion dans ses albums est toujours au rendez-vous.

Pour en revenir au récit lui-même, l’album vaut surtout par sa galerie de personnages. La violence de certains passages vient créer un énorme contraste avec le duo central et surtout avec Eugène, très jeune adolescent sensible mais qui peut se montrer d’une froideur extrême en fonction des circonstances. May offre elle aussi deux visages et en devient d’autant plus intéressante. Quant aux rôles secondaires, aucun n’est inutile mais l’on tombe alors souvent dans des profils plus simples, plus rapides à cerner. Seul Augustus, improbable chauffeur routier, offre un personnage plus complexe et attachant.

Road-movie oblige, l’action est omniprésente et cette cavale s’avère extrêmement sanglante (ce que le dessin presque enfantin de Max de Radiguès vient fortement atténuer). On se croirait parfois dans un film de Clint Eastwood (le réalisateur plus que l’acteur) mais avec des acteurs belges, crédibles parce que un peu décalés.

Nom série  Duel  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Superbe récit, fort bien illustré, drôle et touchant, nous offrant deux personnages que tout oppose et réunit à la fois. Pour moi, clairement, c’est un coup de cœur !

L’histoire, d’abord, celle de deux hussards de Napoléon qui à chaque occasion se livrent duel, est librement inspirée d’un récit de Joseph Conrad. A aucun moment je n’ai ressenti qu’il s’agissait d’une adaptation. Les dialogues font loi et lorsque les aventures de nos deux hussards nous sont racontées par une tierce personne, Renaud Farace trouve une astuce pour que tout cela se fasse avec naturel, bagout et humour. En définitive, si ce récit est d’origine littéraire, son adaptation en bande dessinée est totalement réussie.

Les personnages principaux qui animent ces pages sont indiscutablement le point fort du roman. Il s’agit pourtant d’une opposition tout ce qu’il y a de plus classique, des origines jusqu’aux physiques, mais dieux que c’est efficace ! Et ce respect qui nait entre les deux hommes alors qu’ils ne cessent de se quereller fait de Duel un récit d’amitié autant que d’aventure. Et c’est bien là sa force : nous permettre de ressentir la complicité qui unit deux personnes qui, par ailleurs, se livrent un combat à mort.

Et puis vient la claque graphique ! Tout d’abord l’emploi des couleurs dans ce noir et blanc. D’une couleur, pour être précis : un rouge agressif qui s’invite dans chaque duel. Déjà rien que ça, ça donne une dimension esthétique à l’album. Mais que dire de ce noir et blanc fouillé ? Caricatural pour se personnages, riche dans ses décors, d’une grande profondeur pour ses plans larges, ce dessin n’est pas le plus facile d’accès que je connaisse. Il a parfois eu tendance à ralentir mon rythme de lecture tant j’aimais m’arrêter sur certaines cases pour les analyser, mais pute borgne, il a une gueule indéniable !

Bon voilà, j’ai adoré ! Il m’a fallu du temps pour le lire car autant le récit que le dessin demandent une certaine concentration, mais j’y suis toujours revenu avec entrain et bonheur. Ce Duel est un grand récit, un bel album et une histoire d’amitihaine comme il n’y en a pas beaucoup, classique et historique autant que moderne et universelle.

A lire ! (et c’est un minimum).

Nom série  Résilience  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Résilience est un récit post-apocalyptique très classique dans sa structure. L’originalité est à chercher dans les raisons du cataclysme qui a fait sombrer la terre dans l’horreur.

Ce premier tome souffre à mes yeux du fait que tout y est prévisible (surtout pour un vieux lecteur dans mon genre). Rien n’est mal fait… mais je n’ai jamais été surpris. En fait, je pense, que ce récit plaira bien plus vite à de jeunes adolescents qu’aux lecteurs chevronnés. Tout d’abord, parce que, comme je le disais, il n’apporte pas grand-chose de neuf dans un genre déjà souvent exploré. Ensuite parce qu’il se lit très vite malgré son nombre de planches élevé. Enfin, parce que le profil des personnages est très vite identifiable, on sait de suite qui sont les gentils et qui sont les méchants.

Le style graphique, par ailleurs, est dynamique et efficace. Les paysages varient entre les plaines désertiques, les cités forteresses, les immenses serres agricoles et les petits havres de paix altermondialistes (ami lecteur, à l’énoncé de ces différents sites, pourras-tu trouver dans quel camps se trouvent les gentils de l’histoire ?) Ce style, très accessible, qui offre quelques belles courses poursuites, plaira lui aussi rapidement à de jeunes lecteurs.

Pour résumer, si à titre personnel, je suis un peu resté sur ma faim avec ce premier tome, je pense que la série plaira aux jeunes adolescents. L’idée de départ (une variante de « Monsanto » aurait épuisé la terre et condamné les humains à l’exploiter de manière totalement artificielle) est plaisante et accrochera par son côté écolo et altermondialiste. L’action est bien présente et les personnages sont faciles à cerner.

Pas mal mais peut mieux faire. J'attends la suite pour vous conseiller l'achat mais dès à présent, je ne le déconseillerais pas à de jeunes lecteurs.

Nom série  Pierre de cristal  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pierre de cristal est un récit sensible qui traite d’une étape importante de l’enfance : celle où l’on prend conscience du temps qui passe et de l’inéluctable fin de toutes choses.

Nous sommes ici résolument devant un roman graphique dans lequel s’accumulent des souvenirs d’une enfance qui perd de son insouciance et, l’air de rien, Frantz Duchazeau atteint son objectif. Grâce à plusieurs angles de vue (un insecte écrasé, des parents qui se séparent, un feuilleton télévisé, une cousine turbulente, pépé qui dépiaute un lapin, un chat abandonné, etc… ), la thématique du temps qui passe et qui change irrémédiablement les choses devient omniprésente. Alors, ça peut parfois paraître longuet et sans grand intérêt mais, à titre personnel, j’ai aimé cette approche fine du thème central.

Au niveau du dessin, nous sommes face à un noir et blanc expressif pour les personnages et fin pour les décors. Un trait qui se met avant tout au service du récit mais qui possède un certain charme de lui-même. Au final, d’un strict point de vue graphique, cet album est aussi agréable à feuilleter qu’il est plaisant à lire (oui, je sais, ça peut paraître bizarre mais il y a des livres que j’aime feuilleter mais que je ne parviens jamais à lire et d’autres que je lis avec grand plaisir mais pour lesquels il ne me viendrait jamais à l’idée de seulement les feuilleter pour le plaisir des yeux).

Pas un indispensable mais pour sa finesse (et même si les enfants ont souvent des expressions d’adultes), cet album vaut le coup d’œil.

Nom série  Batman - Cité brisée  posté le 24/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce recueil regroupe quatre récits écrits et dessinés par les auteurs de « 100 bullets », quatre récits de valeur inégale.

Deux sont trop courts pour pouvoir offrir au lecteur des intrigues dignes de ce nom mais le premier des deux vaut le coup d’œil pour son traitement graphique. Un noir et blanc racé, tout en ambiance au service d’un récit narré en voix off. L’intrigue est fort secondaire mais l’ambiance qui se dégage et du dessin et du monologue vaut son pesant de cacahuètes. Le deuxième (qui est la troisième histoire proposée dans ce recueil, qui alterne donc récits courts et récits longs) n’a vraiment que peu d’intérêts. A l’origine publié à raison d’une planche par mois (durant 12 mois, soit douze planches au total), il souffre de l’étroitesse du concept et n’offre qu’une très banale histoire de Batman.

Reste les deux autres, dont celui qui donne son nom à l’album. Les auteurs s’y emploient à replonger Batman dans ses cauchemars. L’homme chauve-souris nous est présenté sous un autre angle que celui du parfait super-héros. Il se montre injuste, impulsif. C’est assez intéressant mais le caractère insistant de l’intrigue donne parfois l’impression de tourner en rond. Ce récit plaira cependant aux amateurs du Batman « moderne », sombre avec une voix off dominante.

Enfin, cerise sur le gâteau, le dernier récit est celui que j’ai préféré. Il offre une revisite totale de l’univers de Batman puisque le récit se développe dans l’univers de Flashpoint (un univers parallèle dans lequel les super-héros habituels ont connu une évolution différente). Sans rien vous en dire (cela gâcherait tout) je ne peux que titiller votre curiosité en vous affirmant que Batman et le Joker sont ici liés par un événement marquant. Cette vision de Batman et du Joker est logique et touchante, quelque part. J’ai aimé être ainsi surpris et sorti de ma routine.

Au final, je conseille ce recueil aux amateurs du Dark Knight. Tout n’est pas d’un égal intérêt mais il y a suffisamment de qualité pour justifier l’achat de l’album.

Nom série  The Goddamned  posté le 24/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
The Goddamned est le nouveau récit déjanté, vulgaire et violent de Jason Latour.

Déjanté car l’auteur réinterprète quelques mythes chrétiens à sa sauce… et je préfère ignorer ce qu’il met d’ordinaire dans la dite-sauce pour parvenir à une telle vision ! Nous voici donc dans un univers vaguement préhistorique (mais de ces univers préhistoriques que l’on pouvait voir dans les bandes dessinées naïves des années ’60) peuplé de créatures fabuleuses (issues souvent de la bible, grand recueil de fables s’il en est, mais pas que) en compagnie de Caïn, héros maudit condamné à l’errance éternelle. Vous trouvez que ça part fort ? Vous êtes loin de la vérité ! Caïn parle ici comme un charretier (mais dans le genre grossier fantaisiste, le charretier !) et se voit rapidement opposé à Noé. Oui, le Noé de l’arche mais ici encore nous avons droit à une vision… euh… comment dirais-je ? Anticonformiste ? Originale ? Différente ? Allumée ? Tout cela me parait bien fade face à la réalité. En fait, le Noé tel que décrit par Jason Latour aurait fait un méchant des plus ignobles dans Walking Dead.

Vulgaire, le récit l’est principalement par le vocabulaire utilisé. Fleuri ne me semble pas être le mot qui convient le mieux. La vulgarité traduit ici une agressivité et une violence choquantes et est employée dans ce but. Soyons clair, ce n’est pas du Audiard. Ce n’est pas non plus du Cyril Hanouna, l’objectif ici n’est pas de faire rire en disant les mots « pet » et « bite »à la moindre occasion mais bien de nous plonger dans un univers violent et sans espoir. Et franchement, si vous voulez rigoler un coup, cette série risque de vous laisser sur votre faim.

Violent, le récit l’est du début à la fin. Ca tranche, ça trucide, ça torture, ça humilie, ça crache de la première à la dernière page avec une volonté certaine là aussi de choquer le lecteur.

Après lecture de ce premier tome, je sors un peu groggy avec le sentiment que Jason Latour cherche parfois plus à choquer pour choquer qu’à construire un récit poignant. Mais ses personnages, certes classiques si on oublie leur version biblique (Caïn est le héros solitaire, Noé devient le chef de bande cruel et sans pitié, une femme et un enfant vont humaniser le premier nommé, par exemple), sont marquants et, surtout, intéressants par la revisite que Jason Latour en fait. Donc, malgré cette surenchère de violence que je n’approuve pas toujours, j’ai bien envie de connaître la suite de l’histoire.

Et puis, il y a le dessin de R. M. Guéra que je trouve excellent pour ce genre d’univers. L’encrage renforce le côté sombre du récit. Les personnages (qui pourraient franchement se ressembler en d’autres circonstances) sont bien singularisés. Les créatures et animaux sont bien mis en scène. Ce n’est pas le trait le plus fin que je connaisse mais dans le monde du comics, Guéra fait partie des auteurs extrêmement efficaces.

Avis aux amateurs de violence, de noirceur et de revisite osée : là il y a matière à vous séduire. Pour les autres, le plat risque d’être assez indigeste.

Nom série  Les Vestiaires  posté le 19/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime bien cette idée de développer toute une histoire dans un lieu unique. Comme le disent les précédents aviseurs, il y a un côté voyeur/télé-réalité dans le traitement de l’histoire puisque le regard restera constamment à l’intérieur du vestiaire. Même les images de l’extérieur nous sont délivrées à travers les vitres floutées du vestiaire.

L’histoire en elle-même est une étude de caractère. Une microsociété (une classe d’adolescents) est analysée avec ses diverses composantes (les intellos, les fortes têtes, les souffre-douleur, les amuseurs, etc… ). C’est, je pense, assez juste dans l’analyse avec une prédominance de la connerie et du pouvoir de la meute sur les bons sentiments et l’empathie. Pas de quoi donner une belle image de l’humanité mais ce n’est pas le but non plus.

Mon sentiment en fin de lecture est assez neutre. Je trouve qu’il y a de bons moments mais aussi des périodes creuses et des clichés un peu faciles, c’est la raison pour laquelle je reste sur une note de 3/5.

Le dessin de couverture me faisait un peu peur mais l’intérieur ne m’a pas déplu. Ce n’est clairement pas le genre de bande dessinée que je lis pour son dessin mais celui-ci convient bien au sujet et la petite trouvaille des images floutées à travers la vitre apporte un poil d’originalité agréable.

Je ne déconseille pas l'achat mais je n'en ferais pas une priorité non plus. Si vous avez l'occasion de l'emprunter, je pense que c'est suffisant.

Nom série  H3 School  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
H₃ School aurait pu ne pas me plaire du tout. De fait, le premier tome a été assez pénible à lire lors de certains passages bien trop romantiques à l’eau de rose édulcorée (mais avec double portion de sucre, adjonction de miel et usage de sirop de glucose au cas où). Car le thème de départ est on ne peut plus propice à quelques débordements nunuches. Une école de filles obligée de se fondre dans une école de garçons et voilà un troupeau d’adolescentes en pamoison à la vue d’un bel éphèbe imberbe (que si tu fais pas gaffe, tu en viens à te demander si, avec ses traits efféminés, il s’agit bien d’un représentant du sexe masculin mais, fort heureusement, quelques indices judicieux du genre il pend la gueule, il est grand et il fait du surf sont là pour t’aiguiller).

Donc voilà, ça s’annonçait mal et pourtant j’ai bien aimé cette courte série. La raison principale vient du caractère et du traitement graphique d'Hanabi, le personnage féminin principal : une adolescente gaffeuse, immature, fonceuse qui nous est présentée sous le prisme de la tendre dérision. Ce personnage porte vraiment toute la série, à mes yeux. Les autres ne sont souvent que des faire-valoir (même le premier rôle masculin) et c’est tant mieux ! Parce que, dès que l’auteure leur accorde un peu plus de place, on retombe dans le nunuche à deux balles.

Je parlais de traitement graphique, j’y reviens. C’est la première fois que je trouve l’emploi de ruptures de style (passage du trait manga classique à un trait plus caricatural et humoristique) réellement utile à la narration. Pourtant, d’ordinaire, ce procédé m’énerve plus qu’il ne m’amuse mais ici, ça marche ! L’héroïne en version courte sur patte/gamine/poussin traduit visuellement parfaitement l’immaturité, l’espièglerie ou le caractère explosif du personnage dans ces moments choisis.

Pour résumer ma pensée : le scénario est neuneu, l’intrigue est nunuche, les personnages masculins sont des caricatures du manga (ténébreux, grands, sportifs, artistes, ils ont tout pour eux), le dessin ne sort pas spécialement du lot mais je me suis souvent poilé avec cette héroïne au profil enfantin dont l’auteure, grâce à un traitement graphique adéquat, parvient à nous faire ressentir la fragilité dans ce tangage entre l’enfance et l’âge adulte. Et rien que pour elle, j’ai supporté les passages où le miel me coulait par les oreilles, où le sucre giclait de mes rétines incrédules. Bon, j’avoue, j’ai du rire à des moments où ce n’était sans doute pas vraiment prévu non plus, j’ai beau être un grand romantique, j’ai mes limites. Mais bon, voilà, rien que pour son humour, je ne peux que vous conseiller la lecture de cette courte série manga (5 tomes, c’est pas la mort de notre seigneur… mais faut supporter le premier tome qui ne donne pas encore vraiment le ton de la série).

C’est con de terminer sur un dernier chapitre à vous filer le diabète (ce qui m’a laissé sur une relative mauvaise impression finale, vite oubliée, heureusement) mais soit, j’avoue : j’ai bien aimé.

Nom série  Isadora  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si ce n’est précisé nulle part, il me semble bien qu’Isadora soit la suite de « Il était une fois dans l'Est » (qui, par conséquent, ne connaîtra sans doute jamais de deuxième tome… enfin si, celui-ci mais comme ce n’est précisé nulle part…) Mêmes auteurs, même personnage central et un récit qui complète parfaitement l’autre.

Isadora se centre sur la vie d’Isadora Duncan sans s’attarder sur sa relation avec le poète Serge Essenine et sa période russe (si vous voulez en savoir plus sur cette période, lisez « Il était une fois dans l'Est »). C’est donc à une biographie à laquelle nous avons droit. Une biographie soignée, vivante, instructive pour qui, comme moi, ne connaissait pour ainsi dire rien du destin de la danseuse, qui rend un bel hommage à l’artiste, qui montre l’attachement des auteurs pour le personnage excentrique… mais qui n’aura pas réussi à me passionner pour son destin.

J’insiste : l’album est bien fait et si le personnage vous intéresse, je pense que vous trouverez du plaisir à lire ce récit. Par contre, si vous cherchez à vous divertir, si vous voulez être surpris, je ne crois pas que cet album comblera vos attentes.

Mais ce qui me dérange le plus, c’est vraiment ce « reclassement » de l’album. Cette façon de laisser tomber dans les oubliettes « Il était une fois dans l'Est » (jamais mentionné dans l’album) pour nous vendre Isadora comme s’il s’agissait d’un one-shot (et même s’il peut réellement se lire comme un one-shot) me déplait.

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