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Nom série  Warship Jolly Roger  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle agréable surprise que ce classique mais bien balancé space-opera !

Rien de très original dans le scénario avec un panel de personnages aux profils déjà souvent exploités et des rebondissements tellement bien amenés qu’ils nous paraissent des plus logiques et donc prévisibles… a posteriori (c’est là toute la différence !)

Le dessin et la colorisation rappellent le dessin d’animation mais sont extrêmement efficaces et bien adaptés au média BD. C’est typique de l’école espagnole actuelle qui, décidément, possède en ses frontières une flopée de dessinateurs de bd talentueux.

Si le premier tome m’avait plu par son rythme et sa mise en place d’une intrigue dans laquelle je me sentais à l’aise car en pays de connaissance, c’est le deuxième tome qui achèvera de me convaincre grâce à la mort d’un des personnages. Depuis, je l’avoue, je suis accro !

Après Orbital, Sylvain Runberg signe donc une nouvelle série de space-opera de qualité. Adaptée pour un large public, elle nous offre un cadre et des personnages bien balisés, de l’action et du suspense. C’est classique mais foutrement bien fait !

Nom série  Seraphin Cantarel  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D’un strict point de vue technique, je n’ai aucun reproche à faire à cet album. Le découpage est bon, le dessin convient parfaitement à ce type de récit sans offrir de réelle originalité. C’est un classique trait réaliste dans lequel les décors sont suffisamment précis pour que le lecteur reconnaisse certains lieux dans ses détails et les visages sont bien typés pour éviter les risques de confusion.

Par contre, en ce qui concerne l’enquête en elle-même, j’ai beaucoup plus de réserves à formuler.

Tout d’abord, il vous faut savoir qu’il s’agit d’un policier à l’ancienne, c’est-à-dire que les auteurs s’amusent à nous donner des pistes tout en nous cachant certaines données pour que nous, lecteurs, ne puissions nous empêcher de jouer au détective. La solution de l’énigme, elle, nous est livrée dans les deux dernières pages (je schématise un peu mais en gros, c’est ça). Je n’ai rien contre ce type de procédé… lorsqu’il repose sur une solide construction logique. Agatha Christie ou Conan Doyle ont fait des merveilles sur ce canevas ! Ici, ce n’est vraiment pas le cas. La manière dont la moitié de l’intrigue est résolue est affligeante, par exemple. Un employé à la conservation des bâtiments historique livre « sa théorie », qui n’est qu’une hypothèse parmi d’autres construite sur des supputations et qui ne contredit pas les indices mis à notre connaissance mais qui pourrait être sérieusement mise à l’épreuve via quelques simples vérifications… et le commissaire en charge de l’enquête approuve et acquiesce. Sur ce point, l’enquête est alors terminée et l’on ne reviendra jamais dessus. Pas le moindre recoupement, pas le moindre témoignage, pas la moindre vérification ne sera effectuée, la théorie est approuvée sans autre forme de procès… alors qu’elle ne repose sur pour ainsi dire rien ! C’est tout sauf crédible.

Pas crédible du tout, voilà également qui qualifie le trio d’ « enquêteurs » de ce récit. Deux conservateurs des monuments historiques et un commissaire. Des trois, et alors que l’enquête concerne des gens du coin et absolument pas des bâtiments, c’est le conservateur le plus aguerri qui va prendre l’enquête en charge. Inutile de vous préciser qu’il n’est absolument pas du coin ni que l’inspecteur de police qui lui est du coin va se faire reléguer au rôle de faire-valoir.

Pas crédible non plus cet ex-voto qui sort parfaitement intact du coffre d’une voiture accidentée alors que les trois occupants de cette voiture sont retrouvés morts suite à ce crash. C’est vraiment du grand n’importe quoi !

Si je n’avais peur de spoiler cette enquête, je pourrais encore vous faire part de quelques beaux exemples d’incohérence offerts par cette enquête.

Reste l’évocation du patrimoine régional (ici le phare de Cordouan et les ex-voto de l’église de Talmont) pour séduire un public friand de patrimoine local. A titre personnel, j’attendais autre chose d’une enquête policière.

Nom série  La Guerre des Lulus  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après quatre tomes parus, la Guerre des Lulu est à mes yeux ni plus ni moins que la meilleure série tous publics dédiée à la première guerre mondiale. Et pour ce faire, elle dispose de solides arguments !

Tout d’abord, l’aspect visuel accroche d’emblée. Franc, net, direct, expressif et dynamique en diable, ce type de trait convient parfaitement au ton de la bande dessinée. Les différents personnages ont tous une identité propre et bien marquée, les décors sont soignés sans étouffer l’aspect « aventure » du récit, la colorisation est nette et sans bavure. C’est vraiment du très beau travail qui permet à un large public de rentrer dans l’histoire sans rencontrer d’obstacles visuels.

Ensuite vient la galerie des personnages. Ces Lulu deviennent rapidement extrêmement attachants. Régis Hautière use de ficelles bien connues mais diantrement solides pour nous offrir un panel de personnalités aussi complémentaires que familières. Là encore, le public se retrouve en pays de connaissance et l’envie de se plonger dans ces aventures est d’autant plus grande que les personnages qui nous serviront de guide nous rappellent nos lectures d’enfance.

Enfin, le cadre historique est loin d’être oublié. La série nous parle de la première guerre mondiale et, même si elle le fait au travers d’un prisme d’aspect enfantin, les années défilant la perte d’innocence s’accentue au fil des tomes, nous rappelant toute la gravité du contexte. Les différents lieus traversés sont l’objet de choix judicieux qui nous permettent de traverser diverses régions sans que cela ne nous paraisse étrange tout en apportant régulièrement une certaine originalité au récit.

A consommer sans modération. Une série tous publics qui réconciliera toutes les générations avec la bande dessinée.

Nom série  Le Dernier assaut  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce nouvel album, Tardi continue à explorer les entrailles nauséeuses de la première guerre mondiale et de ses tranchées. Honnêtement, je pense qu’il en avait déjà dit l’essentiel dans le cultissime « C'était la guerre des tranchées », bien complété par « Putain de guerre ! » sorti quelques années plus tard.

De là à dire que cette nouvelle œuvre est sans intérêt, il y a un pas que je ne franchirai pas. En effet, à force de défricher et d’approfondir le sujet, Tardi continue à nous asséner des preuves de l’absurdité guerrière au travers de nouvelles et souvent sordides anecdotes. Ceci dit, le choc ressenti diminue tout de même au fil des albums que l’auteur aura réalisés sur cette thématique et si vous ne deviez n’en posséder qu’un seul, ce n’est pas celui-ci que je vous conseillerai.

On retrouve le même principe de construction d’autres œuvres de Tardi qui prend ici pour guide un brancardier français dont nous suivrons les faits et gestes tout en partageant ses pensées, son désespoir, sa rage, ses remords. Le personnage est attachant par ses failles et permet à l’auteur d’insérer divers aspects historiques avec un certain naturel. La lecture est fluide, l’ambiance plombée comme il se doit, la fin déprimante comme de bien entendu.

L’adjonction d’un CD apporte un soupçon de nouveauté et complète en quelque sorte la démarche de Jacques Tardi. Ce CD reprend les chansons écrites majoritairement par lui-même et son épouse Dominique Grangé et chanté le plus souvent par celle-ci (certains textes sont récités par Jacques Tardi) accompagnée par le groupe Accordzéam. Si vous aimez la chanson française intimiste et déprimante (les textes ne prêtent pas vraiment à la franche rigolade) et l’accordéon, cela devrait vous plaire. C’est plutôt bien joué et plutôt bien chanté (du moins si on se limite aux chansons françaises, l’accent de Dominique Grangé laissant plus à désirer sur les textes anglais et allemands).

Enfin, un petit mot sur l'usage de la couleur, une fois de plus très bien pensé par Tardi. Si, de prime abord, on pourrait penser être devant un album en noir et blanc, par petites touches l'auteur accentue subtilement l'absurdité nationaliste en usant d'un panel bien ciblé de couleurs.

Un bon album, certes, mais l’auteur nous en a livrés d’autres un cran au-dessus à mes yeux. Achat conseillé si vous êtes un inconditionnel de l’auteur. Pour les autres, passer par les œuvres antérieures précitées avant de découvrir cet album ne me semble pas être une mauvaise idée.

Nom série  La Drôle de vie de Bibow Bradley  posté le 03/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le premier chapitre est dantesque et accroche directement le lecteur avide de héros atypique que je suis. Et puis le scénario se développe, avec ce soupçon de décalage qui le place… « ailleurs ». Roman graphique ou thriller ? Peu importe car ici autant les personnages que le développement scénaristique ont leur importance et si le rythme n’est pas celui d’un film d’action, le rendu est tellement intrigant qu’il m’a été impossible d’abandonner ma lecture avant la dernière page.

Au niveau du dessin, si les couleurs peuvent sembler un peu flashy ce n’est pas qu’une impression. Pourtant, malgré le fait que d’ordinaire je n’aime pas ce mode de colorisation, et bien j’ai vraiment apprécié l’aspect visuel de cet album. Il y a une espèce d’osmose entre le sujet de l’album, le style graphique employé et cette colorisation franche et vive.

Ce récit est l’adaptation d’un roman éponyme, ce qui ne se ressent absolument pas à la lecture tant tout semble fluide et écrit pour la bande dessinée. La narration à la première personne apporte toutefois une dimension littéraire manifeste. Elle est d’ailleurs pour une bonne part dans mon enthousiasme pour cet album. Seul petit bémol : l'un ou l'autre moment plus creux au coeur du récit. Rien de rédhibitoire cependant car j'ai vite été à nouveau happé quelques pages plus loin.

A découvrir si vous aimez les récits décalés qui se jouent des codes pour offrir aux lecteurs cet agréable sentiment d’avoir lu quelque chose de différent.

Enfin, après « Les Nuits de Saturne » et, dans une moindre mesure, « Emmett Till » voici le troisième album des éditions Sarbacane que je lis… et c’est à nouveau un coup au but. Je pense que je vais un peu plus me pencher sur leur catalogue, tiens !

Nom série  Histoires du Vendée Globe  posté le 24/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Deuxième récit que je lis de ce duo d’auteurs et deuxième fois que je tombe sous le charme.

Pourtant la thématique a de quoi rebuter. Réaliser un album autour du Vendée Globe à quelques jours du départ de celui-ci, ça fait mercantilo-opportuniste et l’amateur de bandes dessinées va naturellement s’en méfier. Et c’est bien dommage car ce livre est passionnant à lire, surtout pour une personne qui, comme moi, n’y connait rien à ce genre de course.

Grâce à cet album, j’ai découvert le Vendée Globe au-delà de l’image simpliste qu’il dégage aux yeux du non initié que je suis. J’ai entamé ma lecture en sachant qu’il s’agissait d’une course en solitaire et autour du monde et grosso modo, j’ignorais tout le reste. Alors, certes les noms de Michel Desjoyeaux ou d’Ellen Mac Arthur ne me sont pas totalement inconnus et je sais distinguer un bateau monocoque d’un multicoque… mais ça s’arrête là.

Pour nous faire entrer dans cet univers les auteurs ont opté pour une structure hybride. De courts récits en bande dessinée sont entrecoupés par des doubles pages de texte. Ne fuyez pas de suite, ces textes sont non seulement très bien écrits mais il ne s’agit absolument pas de fiches techniques, bien au contraire ! Ils permettent de vivre l’aventure de l’intérieur en se plongeant dans les pensées et réflexions de ces navigateurs. Les passages en bande dessinée illustrent telle ou telle anecdote, tel ou tel fait d’arme, tel ou tel instant dramatique. L’équilibre entre ces deux techniques narrative est parfait, on bascule avec plaisir de la bande dessinée au texte et inversement. Les deux versants sont essentiels et il est exclu de lire seulement les passages en bande dessinée en ‘oubliant’ les doubles-pages de texte au risque de passer complètement à côté de l’album. La lecture est donc relativement longue mais elle en vaut franchement la peine !

Les auteurs ont également eu la bonne idée de doter leur récit d’une chronologie logique. On ne saute pas du coq à l’âne, l’immersion dans cet univers en devient encore plus prégnante. J’ai véritablement eu le sentiment de partager cette extraordinaire expérience de vie qu’est un tour du monde en solitaire, et d’ainsi mieux en comprendre les acteurs. Tactiques de courses, stratégies, fatigue, coups de blues ou euphorie, tout s’inscrit dans un processus clairement expliqué car la narration prend le temps de nous y préparer.

Et puis surtout, bien plus que tout le reste, j’ai aimé cette humilité, partagée par tous ces navigateurs, devant la mer. Les témoignages deviennent alors leçons de vie, la solitude devient source d’introspection philosophique. En lisant cet album, j’ai eu le sentiment d’être face à des philosophes sportifs, et l’écriture soignée m’a donné celui d’être en compagnie de personnes extrêmement cultivées.

Quant au dessin, il est très bon dans son genre et offre de très belles illustrations à l’occasion. Mais il ne plaira pas à tout le monde car son trait réaliste manque souvent de dynamisme (surtout pour les traits du visage) et semble donc figé. Personnellement, j’ai très vite oublié cette petite faiblesse et j’ai dévoré cet album avec une réelle avidité.

Je peux vous garantir que je vais suivre le Vendée Globe avec un autre regard, cette année. Et ça, c’est la preuve que cet album est réussi.

Nom série  L'Art Invisible  posté le 24/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très intéressante analyse de la bande dessinée qui parvient à concilier didactisme et divertissement.

En effet, cet album comble les attentes de ces deux points de vue. D’une part, alors que le thème n’est quand même pas ce qu’il y a de plus glamour, l’auteur parvient à rendre son propos amusant sinon divertissant.

D’autre part, l’auteur multiplie les pistes de réflexion. Et même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui, sa manière de présenter les choses ne peut qu’interpeller à plus d’un niveau.

Enfin, j’ai particulièrement apprécié le fait que Scott Mc Cloud ne s’érige pas en grand manitou de la bande dessinée. Il propose, partage ses réflexions (souvent très pertinentes) mais cet album a vraiment pour objectif d’ouvrir le lecteur à ce genre de réflexion et à faire son propre chemin dans la manière dont il voit la bande dessinée.

Une réussite pour un thème extrêmement délicat à aborder sous cette forme. Par contre, je ne conseillerais l'achat que pour les personnes qui désirent réaliser de la bande dessinée. Le simple lecteur, je pense, se contentera d'une lecture.

Nom série  Paper Girls  posté le 24/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le scénariste de Saga et son imagination débridée.

Ici point de Space-Opera mais bien un récit d’Halloween baigné dans une ambiance eighties. A nouveau un thème classique donc, mais que les auteurs parviennent à décaler grâce à un ton et à des créations originales. Ici, grosso-modo c’est ‘les Goonies rencontrent Freddy Kruger alors que le capitaine Kirk fout le souk dans le Jurassik Park’. Grosso modo, hein ! C’est pas aussi simpliste côté références et loin d’être un copier-coller de… quoi que ce soit qui aurait été proposé à l’époque.

Ajoutez à cela que Brian Vaughan a l’art de s’associer à des dessinateurs dont le style colle parfaitement à son imaginaire. Le résultat est très lisible, les personnages sont bien typés, le dynamisme est présent et les créations originales et intrigantes. Si Cliff Chiang a reçu un Eisner Award pour ce premier tome, ce n’est pas un hasard ! Même moi qui ne suis d’ordinaire pas fan du style Comics, j’ai trouvé ce trait redoutablement efficace.

Que dire de plus sinon que le découpage en chapitre est bien pensé, chacun se terminant sur un point de rupture… qui oblige le lecteur à ne pas attendre avant de découvrir le chapitre suivant. Résultat : je suis arrivé au terme de ma lecture sans même m’en apercevoir, avec juste la frustration de devoir maintenant attendre la sortie du tome 2 pour retrouver mes Paper Girls (paske évidemment comme un fait exprès, ce premier tome se termine sur un cliffhanger qui broierait les couilles du petit doigt de Stallone).

Je ne peux que conseiller.

Nom série  L'Avocat  posté le 21/09/2015 (dernière MAJ le 21/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après deux tomes parus dans la collection Troisième Vague du Lombard, l’Avocat s’inscrit parmi les séries classiques de qualité. Les amateurs du genre apprécieront à n’en pas douter. En effet, tous les éléments qui font le succès de cette collection semblent réunis pour nous offrir une très bonne bd grand public.

Le premier tome se consacre principalement à nous présenter le personnage central du récit, celui qui donne d’ailleurs son nom à la série. Voici donc Léopold Sully-Darmon (LSD en abrégé). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son pédigrée est chargé ! Trop diront certains, pas plus que bien d’autres célèbres héros de bande dessinée rétorqueront les autres, les yeux tournés vers un XIII, un Largo Winch ou un Alpha (pour n’en citer que trois parmi tant d’autres). Le lourd passé du personnage nourrit le récit. Entre son ingérable mère, son père au trouble passé et cette étrange femme voilée qu’il semble cacher, Léopold Sully-Darmond a déjà de quoi bien s’occuper. Mais c’est sans compter sur le fait que l’homme aime être au centre de l’intérêt des médias et n’hésite pas à défendre les causes perdues contre les puissants de ce monde.

Le deuxième tome développe encore cette personnalité ambigüe mais nous plongeons maintenant au cœur de l’intrigue principale. Coups tordus, ramifications complexes, L’Avocat est avant toutes choses un récit d’aventure. Et s’il se nourrit de préoccupations actuelles (crimes contre l’humanité, intégrisme, terrorisme), le ton de la série est résolument dynamique. Certes, les dialogues et autres explications sont nombreux mais nous ne sommes pas face à un thriller juridique dans lequel la majeure partie de l’action se déroulerait au prétoire. Léopold Sully-Darmond est un homme de terrain que son passé de baroudeur sert bien. Ce n’est sans doute pas très réaliste mais c’est tout profit pour le spectacle (même s’il n’y a pas de scène d’action invraisemblable).

Si la psychologie des personnages offre certaines similitudes avec d’autres œuvre de Laurent Galandon (avec, et c’est le seul reproche que je ferai, une petite tendance à trop jouer du pathos), l’aspect documenté, très crédible au niveau de son intrigue et en phase avec l’actualité de la série nous rappelle que Franck Giroud est crédité comme co-scénariste. Chacun semble donc avoir apporté ce qu’il maîtrise le mieux à cette histoire, sans brimer ou étouffer l’autre. L’album en devient très prenant, bien rythmé. Les évènements et révélations s’enchainent, chacun révélant une nouvelle zone d’ombre.

Dans le premier tome, le trait de Frédéric Volante ne déroutera pas les amateurs de cette collection. Nous avons droit à un dessin dans un style réaliste très classique, très lisible. Le deuxième tome marque déjà une évolution. Frédéric Volante y développe un style sans doute plus proche de son style personnel mais qui s’éloigne de celui de la collection Troisième Vague. Le trait se fait moins fin, plus épuré. Moins tranchant, il me plait moins que sur le premier tome, d’autant que les décors ne sont pas soignés en profondeur et que certaines planches sont à mes yeux un cran en dessous des autres au niveau de la finition et des détails. J’espère que le dessinateur va réussir à trouver un compromis entre son propre style et les attentes du public fan de la Troisième Vague mais actuellement, on est un peu en dessous du niveau de précision et de finesse souhaité.

Quoiqu’il en soit, l’Avocat semble être bien lancé pour rapidement devenir un incontournable de la collection Troisième Vague. En tous les cas, j’attends déjà le prochain tome avec impatience.

Nom série  Corps et Âme  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A titre personnel, je n’ai pas été spécialement enthousiasmé par ce récit.

J’ai tout d’abord eu de grosses difficultés à accepter l’idée de départ, vraiment très invraisemblable à mes yeux car peu logique. Mais bon, soit, admettons…

Vient ensuite le développement du récit. Celui-ci ne m’a pas spécialement marqué, lui non plus. Non que ce soit pénible à lire (bien au contraire, la narration est fluide, l’écriture à la première personne efficace) mais j’avais vraiment le sentiment de relire du déjà lu ailleurs.

Enfin, et c’est une pure question de goût personnel, je n’ai pas été spécialement séduit par le dessin de Jef. Ses visages tordus et déformés, ses scènes d’action raides peuvent plaire (la preuve par les avis dithyrambiques des différents lecteurs) mais je suis resté sur ma faim. Pour moi, ce dessin manque de lisibilité. Il est l’œuvre d’un réel artiste mais ne m’apporte pas totalement ce que j’attends d’un dessin de bande dessinée, cette immédiateté qui fait que j’oublie le fait qu’il s’agit de simples dessins pour plonger dans l’histoire et m’y immerger au point de m’y noyer. Ici, j’étais trop souvent occupé à regarder le dessin pour me consacrer pleinement au récit.

Donc voilà, certainement pas mal (je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu mon temps en lisant ce polar) mais je n’ai pas été spécialement touché par le destin des acteurs ni surpris par les développements du scénario.

Nom série  Satanie (Voyage en Satanie)  posté le 06/10/2011 (dernière MAJ le 14/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénario est assez plaisant. J’ai aimé cette descente aux enfers (dans le sens premier du terme) inventive et rythmée. Le ton employé, entre drame et burlesque, est original et bien maîtrisé. En résumé, Fabien Vehlmann nous sert à nouveau un bon scénario.

Côté dessin, je suis plus circonspect. En fait, je continue à ne pas être fan du style Kerascoët, trop dépouillé et volontairement approximatif à mon goût. Par contre, il dispose du dynamisme et de l’expressivité nécessaires pour faire vivre l’histoire.

Après un tome, le mystère est déjà bien présent et les péripéties ont été nombreuses. L’album est dense, les personnages sont bien développés, l’univers est original. Que du positif en somme… et je n’ose imaginer quelle aurait été mon appréciation si le dessin avait été confié à une Florence Magnin, par exemple.

J’hésite entre un 4/5 que mérite le scénario et un 3/5 plus en adéquation avec mon appréciation de l’ensemble scénario/dessin.

Ceci dit...

La série ne connaîtra jamais de conclusion sous cette forme. En effet, le projet a été abandonné chez Dargaud avant d'être repris par les éditions Soleil. L'album "Satanie" sorti le 19 octobre chez Soleil nous offre de fait, sous la forme d'un one-shot, l'aventure entière. Il vaut donc mieux oublier ce tome pour se rabattre sur l'édition parue chez Soleil.

Par conséquent, je ne peux que déconseiller l'achat. Et si vous faites partie des malheureux lecteurs qui ont acheté ce premier tome, et bien voilà une nouvelle raison de ne plus acheter de tome 1 et d'attendre sagement qu'un récit soit terminé avant d'en faire l'acquisition.

Nom série  Chlorophylle et Le Monstre des Trois Sources  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grosse déception que cette libre adaptation de Chlorophyle par René Hausman. J’ai d’autant plus de mal à partager mon dépit qu’il s’agit du dernier album réalisé par l’artiste verviétois et que j’aimais vraiment énormément son trait.

Seulement, voilà, si le style graphique -bien dans la lignée des autres travaux de Hausman- apporte une dimension plus animalière au récit (ce qui lui convient d’ailleurs plutôt bien), le scénario, lui, est d’une grande platitude. Pire, sur certains passages j’en suis venu à me demander si celui-ci n’a pas été improvisé au fur et à mesure de l’avancée du projet. Certes, à l’origine, la série était fort naïve et destinée à un jeune public mais ce n’est pas tant une question de ton ou de thème que la construction même du récit qui provoque mon ennui. On peut faire montre de naïveté sans perdre la cohérence des personnages. On peut créer de gentilles péripéties sans que celles-ci ne soient que les succédanés de récits déjà mille fois lus. Le scénario ici proposé manque à mes yeux de tant de choses ! Trop lent dans son développement, trop incohérent dans la psychologie de ses personnages, trop prévisible dans ses rebondissements.

Quant au dessin, si j’ai bien aimé le bestiaire réinventé pour l’occasion par René Hausman (Minimum et Particule sont particulièrement bien réussis, je trouve), ses décors sont tout de même des plus succincts. J’espérais quelque chose de plus touffu, de plus sombre, de plus riche à ce niveau.

Déçu, je suis déçu…

Nom série  Emerald (et autres récits)  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est toujours délicat de réaliser un recueil de nouvelles avec d’anciennes publications d’un auteur devenu célèbre depuis lors. Et ce pour deux raisons.

La première de ces raisons est qu’il est rare que ces nouvelles puissent proposer un ensemble homogène. Et cet album illustre parfaitement cet état de fait. Nous passons du western à la comédie sentimentale avec des détours par un récit flirtant avec le sadomasochisme ou une autre aux relents de drame sentimental. Ce manque d’homogénéité perturbe et ne donne vraiment pas envie de lire l’album d’une traite mais plutôt en fonction de nos envies du moment.

La seconde est qu’il est difficile dans ces conditions d’obtenir des pages d’égal intérêt scénaristique ou d’égale valeur artistique. Très honnêtement, dans cet album seuls deux nouvelles m’ont réellement plu. Les deux premières. Le reste m’est apparu que très faiblement intéressant, voire totalement soporifique. Et c’est d’autant plus dommage que j’en suis venu à oublier le plaisir ressenti alors du fait du profond ennui dans lequel je me suis noyé ensuite.

Et le dessin est à l’image de ces scénario, alternant planches soignées et pages réalisées à la va-vite. Cette alternance de qualité finit par bien plus discréditer Horoaki Samura qu’à nous en montrer l’étendue du talent de mangaka.

A réserver aux fans de Hiroaki Samura, mais même eux devront faire montre d’indulgence vis-à-vis de certaines de ces nouvelles. A titre personnel, je préfère oublier les deux tiers de ce recueil pour ne retenir qu’Emerald, un western construit sur une bonne astuce scénaristique, et l’étrange récit d’amour masochiste dont l’ambiance éthérée et malsaine réussit à m’intriguer.

Nom série  Poulbots  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je trouve à la fois étonnant et original d’évoquer un artiste peintre en ne parlant ni de sa vie ni de son œuvre, mais en ne se focalisant que sur les enfants qui lui ont servi de modèles. Ҫa, c’est la grosse originalité du récit.

Pour le reste, je pourrais faire un copier-coller de l’avis de Sloane tant je me retrouve dans celui-ci.

Le dessin de Prugne est excellent, avec des trognes marquantes et des décors soignés. La colorisation adoucit et fond le trait dans un ensemble à l’esthétique irréprochable. C’est vraiment beau à voir.

Côté scénario, dans le genre histoires de gamins des rues ce récit n’a vraiment rien d’exceptionnel. Il se laisse lire mais sans me prendre aux tripes, sans me faire rire, sans m’émouvoir… sans provoquer en moi l’étincelle d’émotion qu’un dessin d’une telle splendeur me laissait en droit d’espérer.

Donc voilà, pas mal, mais l’évocation de l’artiste est très limitée (ne vous attendez surtout pas à lire une biographie de Poulbot) et le récit d’aventure de jeunes enfants laissés pour compte n’a rien de marquant ni d’original. Reste le dessin, superbe.

Nom série  Médée (Le Callet / Peña)  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bien servi par le trait tout en finesse de Nancy Peña, ce récit propose une revisite du mythe de Jason et de ses argonautes. Le point de vue change radicalement puisque nous découvrons cette histoire au travers du regard de Médée.

Et non seulement l’idée était audacieuse mais, de plus, le pari est pleinement réussi. Médée nous y apparaît profondément humaine, jeune fille aux allures de garçon manqué puis femme déterminée mais fragile à la fois, amoureuse et libre, manipulatrice et manipulée, inventive, moderne. C’est réellement un très beau portrait de femme qui nous est offert ici.

Et si l’aventure se centre sur Médée, le récit demeure profondément ancré dans la mythologie grecque. Il s’agit « seulement » (si j’ose dire) d’un changement d’angle de vue, mais sans perte de l’essence dramatique, sans fantaisie malvenue. En lui retirant tout son aspect fantastique, les auteures recréent le mythe, lui apportant leur vision réaliste du destin tragique de Médée. Et celui-ci n'en a que plus d'impact encore !

Avec trois tomes parus, la série est maintenant bien installée. On peut lui reprocher çà et là quelques longueurs, une petite baisse de rythme durant de courts passages. Il n’empêche que, dans son ensemble, elle demeure passionnante, intelligente et joliment illustrée.

A découvrir si vous êtes attiré par les mythes et légendes de la Grèce antique.
A découvrir si vous aimez les portraits de femmes fragiles et fortes à la fois.
A découvrir si vous aimez le trait fin, fragile, délicat de Nancy Peña.
A découvrir… même si vous ne faites pas partie des catégories susmentionnées.

Nom série  Isabellae  posté le 15/01/2013 (dernière MAJ le 05/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un cycle terminé, un autre maintenant bien entamé, la série continue de me plaire même si l’engouement suscité par les deux premiers tomes est un peu retombé.

Isabellae, improbable enfant d’un samouraï et d’une sorcière celte, débite et charcute à tour de bras. Personnage torturé, hanté par la mort de ses parents, en quête d’une sœur sans cesse fuyante, aurait pu n’être qu’une héroïne parmi tant d’autres si les auteurs n’avaient veillé à l’entourer d’un petit monde très intéressant. Du fantôme du père à l’amoureux brigand en passant par le jeune moine défroqué, les compagnons de route de la rousse héroïne sont autant de points d’appui au récit. Ils apportent de l’humour, offrent un autre point de vue sur l’histoire ou favorisent la résurgence de souvenirs. En clair : ils enrichissent le récit.

La colorisation est aussi un des points importants de la série. Gabor soigne ses ambiances et choisit régulièrement un ton dominant par planche. Le résultat est plus que réussi. Le dessin happe et immerge quand bien même il n’est pas toujours très précis. Les personnages, extrêmement typés, dégagent un charisme incontestable. Aucune confusion n’est possible entre les différents personnages quand bien même ceux-ci auraient parfois tendance à se multiplier.

L’aventure est présente dans chaque album. Dès le premier, on en apprend beaucoup sur l’univers d’Isabellae tout en suivant déjà la belle dans des péripéties étonnantes. Le récit alterne ainsi flash-back et événements en temps réel dans un bel équilibre.

Malheureusement, la fin du premier cycle nous offre un retournement de situation que j’ai trouvé plus qu’improbable. C’est… trop facile et, par voie de conséquence, quelque peu décevant. Ce troisième tome a cependant le mérite de relier tous les fils de l’intrigue. Il constitue donc un épisode-pont qui permet à Isabellae d’aller de l’avant pour de nouvelles aventures.

Le deuxième cycle, qui se déroule en Irlande, est peut-être encore plus sanglant que le premier. Et, malheureusement selon moi, l’humour y est encore moins présent (même si l’on ne peut pas dire que la série ait été humoristique auparavant, certains passages apportaient un peu de légèreté au récit… ce qui n’est plus le cas aujourd’hui). Mais l’aventure, elle, est toujours au rendez-vous !

Le tome 5 se résume quasiment à un grande bataille et pourtant je ne me suis jamais ennuyé en le lisant. C’est tellement dynamique qu’il est difficile de s’endormir en cours de route. Ceci dit, j’aurais bien aimé que l’intrigue avance un peu plus.

Une série que je continuerai à suivre avec plaisir, en espérant que les auteurs ne s’égarent pas trop dans leur scénario.

Nom série  Les Trois Fantômes de Tesla  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un chouette récit !

Dans un univers steam-punk et plutôt destiné à des lecteurs adolescents (ou à ceux qui ont gardé une âme d’enfant), Les Trois fantômes de Tesla usent de personnages et de décors prisés par le genre (des scientifiques ayant réellement existé, Tesla en tête, et des inventions purement fictionnelles que n’aurait pas renié Jules Vernes).

En vedette, un jeune garçon, avide de sciences, va rapidement se retrouver au cœur d’une intrigue qui pourrait changer le cours de l’histoire (nous sommes en pleine seconde guerre mondiale,… mais une seconde guerre mondiale revue et corrigée par le prisme de l’uchronie). C’est la personnalité même de ce héros qui m’incite à conseiller prioritairement cet album aux lecteurs adolescents plutôt qu’aux adultes. Question d’identification, question de plausibilité aussi puisque certains retournements de situation demandent au lecteur de faire montre d’une bonne petite dose de naïveté.

Le dessin est très agréable, avec un découpage extrêmement dynamique et des cadrages variés dans lesquels l’influence du cinéma est manifeste. Mention spéciale également à la très belle couverture qui rend hommage aux illustrations de l’époque.

Ne vous attendez pas à trouver ici des données scientifiques ou historiques rigoureuses mais si vous êtes en quête d’un récit d’aventure bien construit et prenant, ces trois fantômes de Tesla peuvent s’avérer être un maître achat.

Nom série  Vértigo  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vértigo propose un classique thriller dont l’originalité tient finalement plus dans son cadre (les gangs d’Amérique latine) que dans le déroulement de son intrigue (qui s’articule sur le fameux et bien connu triangle amoureux).

La narration est prenante. Nathalie Sergeef dose bien ses révélations et il est difficile de s’arrêter en cours de route. Les personnages, pour classiques qu’ils soient, fonctionnent bien. Il n’y a pourtant rien de révolutionnaire en eux, et le héros du récit, ancien membre d’un gang devenu avocat, est un modèle bien connu du genre. Il faut donc apprécier ce type de récit ultra-classique et ne pas attendre de son fil narratif un quelconque soupçon de folie pour être pleinement satisfait de sa lecture.

Côté dessin, c’est agréable à l’œil et bien dans la lignée du Lombard : un trait réaliste bien lisible et un encrage très présent. Les personnages sont faciles à différencier, les décors apportent au récit un cadre réaliste opportun sans prendre le dessus sur l’action.

Au final, voilà un album bien agréable à lire mais qui n’offre rien de neuf. A réserver aux fans du genre qui, eux, trouveront leur compte d’autant plus facilement qu’il s’agit d’un one-shot et que l’univers des gangs d’Amérique latine n’est quand même pas si souvent utilisé que ça dans la bande dessinée franco-belge.

Nom série  Mimi Cracra  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce que c’est que d’avoir une compagne qui vous chante à tue-tête Mimi Cracra dès que l’occasion se présente ! A titre personnel, je ne connaissais rien de ce personnage mais, voilà, la curiosité l’a emporté lorsque j’ai découvert qu’une bande dessinée de ce truculent personnage existait.

J’ai ouvert le livre et 7 secondes plus tard, je suis apte à vous en faire la critique. Non que j’en aie abandonné la lecture en cours de route mais cet album, destiné aux jeunes enfants, est aussi court dans sa forme que peu loquace dans ses textes.

L’histoire se résume effectivement à peu : 5 saynètes pour 4 saisons dans lesquelles ressortent l’espièglerie du personnage mais aussi une certaine poésie des mots et des situations. Rien de révolutionnaire, cependant, et la lecture est tout de même très brève pour réellement satisfaire même un jeune lecteur.

Ceci dit, la grosse originalité de l’album, c’est qu’il est bilingue. Il peut donc servir de première approche de la langue de Shakespeare sans submerger le jeune lecteur de texte. Les mots choisis sont simples et d’usage courant.

Bon ! Pour le prix, je vous conseille franchement de passer par la location (ou, à la limite, de le chercher en brocante) et de ne l’acheter que pour le destiner à de jeunes lecteurs (6, 7 ans).

Nom série  Checkmate  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série devrait ravir les fans de ligues de superhéros et d’action (mais l’un ne va pas sans l’autre, me direz-vous).

A titre personnel, je ne connaissais pas du tout ce Checkmate, service de contre-espionnage dans lequel cohabitent selon une structure directement héritée du jeu d’échec (d’où son nom) humains et méta-humains. Et j’avoue avoir eu peur de m’égarer entre ces multiples personnages dont certains sont connus pour leur participation à d’autres séries. Peur également de ne pas assez connaître ces personnages a priori pour savourer l’histoire ici proposée… Finalement, plus de peur que de mal : le récit se lit réellement comme une série à part, sans avoir besoin de connaître le curriculum vitae des protagonistes pour s’y retrouver. Et quand un petit backround est nécessaire, les infos nous sont livrées dans le fil du récit.

Côté histoire, nous sommes clairement dans du récit de super-héros. L’action est le mot d’ordre tandis que les différents personnages voient leur rôle s’affiner au fil des planches. Ce récit est cependant bien moins manichéen que la moyenne du genre et même les Etats-Unis en prennent pour leur grade. Le fait d’associer Super-Vilains repentis ou contraints de collaborer, Super-Héros et militaires permet d’élargir au maximum le champ des possibilités.

Divisé en de multiples chapitres, ce premier tome nous offre déjà quelques arcs complets mais l’intrigue principale, elle, reste d’actualité et garde tout son mystère à la fin de celui-ci.

Côté dessin, c’est agréable à l’œil et bien dans la lignée des séries de super-héros mainstream. Pas d’effet de style, pas de recherche graphique audacieuse mais un trait fort lisible qui privilégie le caractère dynamique du script et offre des personnages très typés (ce qui permet de ne pas les confondre, ce qui est un plus dans ce genre de récit avec multiples intervenants).

Si vous aimez les super-héros et si ce genre de coalition ne vous rebute pas, la série devrait certainement vous plaire.

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