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Nom série  Paper Girls  posté le 24/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le scénariste de Saga et son imagination débridée.

Ici point de Space-Opera mais bien un récit d’Halloween baigné dans une ambiance eighties. A nouveau un thème classique donc, mais que les auteurs parviennent à décaler grâce à un ton et à des créations originales. Ici, grosso-modo c’est ‘les Goonies rencontrent Freddy Kruger alors que le capitaine Kirk fout le souk dans le Jurassik Park’. Grosso modo, hein ! C’est pas aussi simpliste côté références et loin d’être un copier-coller de… quoi que ce soit qui aurait été proposé à l’époque.

Ajoutez à cela que Brian Vaughan a l’art de s’associer à des dessinateurs dont le style colle parfaitement à son imaginaire. Le résultat est très lisible, les personnages sont bien typés, le dynamisme est présent et les créations originales et intrigantes. Si Cliff Chiang a reçu un Eisner Award pour ce premier tome, ce n’est pas un hasard ! Même moi qui ne suis d’ordinaire pas fan du style Comics, j’ai trouvé ce trait redoutablement efficace.

Que dire de plus sinon que le découpage en chapitre est bien pensé, chacun se terminant sur un point de rupture… qui oblige le lecteur à ne pas attendre avant de découvrir le chapitre suivant. Résultat : je suis arrivé au terme de ma lecture sans même m’en apercevoir, avec juste la frustration de devoir maintenant attendre la sortie du tome 2 pour retrouver mes Paper Girls (paske évidemment comme un fait exprès, ce premier tome se termine sur un cliffhanger qui broierait les couilles du petit doigt de Stallone).

Je ne peux que conseiller.

Nom série  L'Avocat  posté le 21/09/2015 (dernière MAJ le 21/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après deux tomes parus dans la collection Troisième Vague du Lombard, l’Avocat s’inscrit parmi les séries classiques de qualité. Les amateurs du genre apprécieront à n’en pas douter. En effet, tous les éléments qui font le succès de cette collection semblent réunis pour nous offrir une très bonne bd grand public.

Le premier tome se consacre principalement à nous présenter le personnage central du récit, celui qui donne d’ailleurs son nom à la série. Voici donc Léopold Sully-Darmon (LSD en abrégé). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son pédigrée est chargé ! Trop diront certains, pas plus que bien d’autres célèbres héros de bande dessinée rétorqueront les autres, les yeux tournés vers un XIII, un Largo Winch ou un Alpha (pour n’en citer que trois parmi tant d’autres). Le lourd passé du personnage nourrit le récit. Entre son ingérable mère, son père au trouble passé et cette étrange femme voilée qu’il semble cacher, Léopold Sully-Darmond a déjà de quoi bien s’occuper. Mais c’est sans compter sur le fait que l’homme aime être au centre de l’intérêt des médias et n’hésite pas à défendre les causes perdues contre les puissants de ce monde.

Le deuxième tome développe encore cette personnalité ambigüe mais nous plongeons maintenant au cœur de l’intrigue principale. Coups tordus, ramifications complexes, L’Avocat est avant toutes choses un récit d’aventure. Et s’il se nourrit de préoccupations actuelles (crimes contre l’humanité, intégrisme, terrorisme), le ton de la série est résolument dynamique. Certes, les dialogues et autres explications sont nombreux mais nous ne sommes pas face à un thriller juridique dans lequel la majeure partie de l’action se déroulerait au prétoire. Léopold Sully-Darmond est un homme de terrain que son passé de baroudeur sert bien. Ce n’est sans doute pas très réaliste mais c’est tout profit pour le spectacle (même s’il n’y a pas de scène d’action invraisemblable).

Si la psychologie des personnages offre certaines similitudes avec d’autres œuvre de Laurent Galandon (avec, et c’est le seul reproche que je ferai, une petite tendance à trop jouer du pathos), l’aspect documenté, très crédible au niveau de son intrigue et en phase avec l’actualité de la série nous rappelle que Franck Giroud est crédité comme co-scénariste. Chacun semble donc avoir apporté ce qu’il maîtrise le mieux à cette histoire, sans brimer ou étouffer l’autre. L’album en devient très prenant, bien rythmé. Les évènements et révélations s’enchainent, chacun révélant une nouvelle zone d’ombre.

Dans le premier tome, le trait de Frédéric Volante ne déroutera pas les amateurs de cette collection. Nous avons droit à un dessin dans un style réaliste très classique, très lisible. Le deuxième tome marque déjà une évolution. Frédéric Volante y développe un style sans doute plus proche de son style personnel mais qui s’éloigne de celui de la collection Troisième Vague. Le trait se fait moins fin, plus épuré. Moins tranchant, il me plait moins que sur le premier tome, d’autant que les décors ne sont pas soignés en profondeur et que certaines planches sont à mes yeux un cran en dessous des autres au niveau de la finition et des détails. J’espère que le dessinateur va réussir à trouver un compromis entre son propre style et les attentes du public fan de la Troisième Vague mais actuellement, on est un peu en dessous du niveau de précision et de finesse souhaité.

Quoiqu’il en soit, l’Avocat semble être bien lancé pour rapidement devenir un incontournable de la collection Troisième Vague. En tous les cas, j’attends déjà le prochain tome avec impatience.

Nom série  Corps et Âme  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A titre personnel, je n’ai pas été spécialement enthousiasmé par ce récit.

J’ai tout d’abord eu de grosses difficultés à accepter l’idée de départ, vraiment très invraisemblable à mes yeux car peu logique. Mais bon, soit, admettons…

Vient ensuite le développement du récit. Celui-ci ne m’a pas spécialement marqué, lui non plus. Non que ce soit pénible à lire (bien au contraire, la narration est fluide, l’écriture à la première personne efficace) mais j’avais vraiment le sentiment de relire du déjà lu ailleurs.

Enfin, et c’est une pure question de goût personnel, je n’ai pas été spécialement séduit par le dessin de Jef. Ses visages tordus et déformés, ses scènes d’action raides peuvent plaire (la preuve par les avis dithyrambiques des différents lecteurs) mais je suis resté sur ma faim. Pour moi, ce dessin manque de lisibilité. Il est l’œuvre d’un réel artiste mais ne m’apporte pas totalement ce que j’attends d’un dessin de bande dessinée, cette immédiateté qui fait que j’oublie le fait qu’il s’agit de simples dessins pour plonger dans l’histoire et m’y immerger au point de m’y noyer. Ici, j’étais trop souvent occupé à regarder le dessin pour me consacrer pleinement au récit.

Donc voilà, certainement pas mal (je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu mon temps en lisant ce polar) mais je n’ai pas été spécialement touché par le destin des acteurs ni surpris par les développements du scénario.

Nom série  Satanie (Voyage en Satanie)  posté le 06/10/2011 (dernière MAJ le 14/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénario est assez plaisant. J’ai aimé cette descente aux enfers (dans le sens premier du terme) inventive et rythmée. Le ton employé, entre drame et burlesque, est original et bien maîtrisé. En résumé, Fabien Vehlmann nous sert à nouveau un bon scénario.

Côté dessin, je suis plus circonspect. En fait, je continue à ne pas être fan du style Kerascoët, trop dépouillé et volontairement approximatif à mon goût. Par contre, il dispose du dynamisme et de l’expressivité nécessaires pour faire vivre l’histoire.

Après un tome, le mystère est déjà bien présent et les péripéties ont été nombreuses. L’album est dense, les personnages sont bien développés, l’univers est original. Que du positif en somme… et je n’ose imaginer quelle aurait été mon appréciation si le dessin avait été confié à une Florence Magnin, par exemple.

J’hésite entre un 4/5 que mérite le scénario et un 3/5 plus en adéquation avec mon appréciation de l’ensemble scénario/dessin.

Ceci dit...

La série ne connaîtra jamais de conclusion sous cette forme. En effet, le projet a été abandonné chez Dargaud avant d'être repris par les éditions Soleil. L'album "Satanie" sorti le 19 octobre chez Soleil nous offre de fait, sous la forme d'un one-shot, l'aventure entière. Il vaut donc mieux oublier ce tome pour se rabattre sur l'édition parue chez Soleil.

Par conséquent, je ne peux que déconseiller l'achat. Et si vous faites partie des malheureux lecteurs qui ont acheté ce premier tome, et bien voilà une nouvelle raison de ne plus acheter de tome 1 et d'attendre sagement qu'un récit soit terminé avant d'en faire l'acquisition.

Nom série  Chlorophylle et Le Monstre des Trois Sources  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grosse déception que cette libre adaptation de Chlorophyle par René Hausman. J’ai d’autant plus de mal à partager mon dépit qu’il s’agit du dernier album réalisé par l’artiste verviétois et que j’aimais vraiment énormément son trait.

Seulement, voilà, si le style graphique -bien dans la lignée des autres travaux de Hausman- apporte une dimension plus animalière au récit (ce qui lui convient d’ailleurs plutôt bien), le scénario, lui, est d’une grande platitude. Pire, sur certains passages j’en suis venu à me demander si celui-ci n’a pas été improvisé au fur et à mesure de l’avancée du projet. Certes, à l’origine, la série était fort naïve et destinée à un jeune public mais ce n’est pas tant une question de ton ou de thème que la construction même du récit qui provoque mon ennui. On peut faire montre de naïveté sans perdre la cohérence des personnages. On peut créer de gentilles péripéties sans que celles-ci ne soient que les succédanés de récits déjà mille fois lus. Le scénario ici proposé manque à mes yeux de tant de choses ! Trop lent dans son développement, trop incohérent dans la psychologie de ses personnages, trop prévisible dans ses rebondissements.

Quant au dessin, si j’ai bien aimé le bestiaire réinventé pour l’occasion par René Hausman (Minimum et Particule sont particulièrement bien réussis, je trouve), ses décors sont tout de même des plus succincts. J’espérais quelque chose de plus touffu, de plus sombre, de plus riche à ce niveau.

Déçu, je suis déçu…

Nom série  Emerald (et autres récits)  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est toujours délicat de réaliser un recueil de nouvelles avec d’anciennes publications d’un auteur devenu célèbre depuis lors. Et ce pour deux raisons.

La première de ces raisons est qu’il est rare que ces nouvelles puissent proposer un ensemble homogène. Et cet album illustre parfaitement cet état de fait. Nous passons du western à la comédie sentimentale avec des détours par un récit flirtant avec le sadomasochisme ou une autre aux relents de drame sentimental. Ce manque d’homogénéité perturbe et ne donne vraiment pas envie de lire l’album d’une traite mais plutôt en fonction de nos envies du moment.

La seconde est qu’il est difficile dans ces conditions d’obtenir des pages d’égal intérêt scénaristique ou d’égale valeur artistique. Très honnêtement, dans cet album seuls deux nouvelles m’ont réellement plu. Les deux premières. Le reste m’est apparu que très faiblement intéressant, voire totalement soporifique. Et c’est d’autant plus dommage que j’en suis venu à oublier le plaisir ressenti alors du fait du profond ennui dans lequel je me suis noyé ensuite.

Et le dessin est à l’image de ces scénario, alternant planches soignées et pages réalisées à la va-vite. Cette alternance de qualité finit par bien plus discréditer Horoaki Samura qu’à nous en montrer l’étendue du talent de mangaka.

A réserver aux fans de Hiroaki Samura, mais même eux devront faire montre d’indulgence vis-à-vis de certaines de ces nouvelles. A titre personnel, je préfère oublier les deux tiers de ce recueil pour ne retenir qu’Emerald, un western construit sur une bonne astuce scénaristique, et l’étrange récit d’amour masochiste dont l’ambiance éthérée et malsaine réussit à m’intriguer.

Nom série  Poulbots  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je trouve à la fois étonnant et original d’évoquer un artiste peintre en ne parlant ni de sa vie ni de son œuvre, mais en ne se focalisant que sur les enfants qui lui ont servi de modèles. Ҫa, c’est la grosse originalité du récit.

Pour le reste, je pourrais faire un copier-coller de l’avis de Sloane tant je me retrouve dans celui-ci.

Le dessin de Prugne est excellent, avec des trognes marquantes et des décors soignés. La colorisation adoucit et fond le trait dans un ensemble à l’esthétique irréprochable. C’est vraiment beau à voir.

Côté scénario, dans le genre histoires de gamins des rues ce récit n’a vraiment rien d’exceptionnel. Il se laisse lire mais sans me prendre aux tripes, sans me faire rire, sans m’émouvoir… sans provoquer en moi l’étincelle d’émotion qu’un dessin d’une telle splendeur me laissait en droit d’espérer.

Donc voilà, pas mal, mais l’évocation de l’artiste est très limitée (ne vous attendez surtout pas à lire une biographie de Poulbot) et le récit d’aventure de jeunes enfants laissés pour compte n’a rien de marquant ni d’original. Reste le dessin, superbe.

Nom série  Médée (Le Callet / Peña)  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bien servi par le trait tout en finesse de Nancy Peña, ce récit propose une revisite du mythe de Jason et de ses argonautes. Le point de vue change radicalement puisque nous découvrons cette histoire au travers du regard de Médée.

Et non seulement l’idée était audacieuse mais, de plus, le pari est pleinement réussi. Médée nous y apparaît profondément humaine, jeune fille aux allures de garçon manqué puis femme déterminée mais fragile à la fois, amoureuse et libre, manipulatrice et manipulée, inventive, moderne. C’est réellement un très beau portrait de femme qui nous est offert ici.

Et si l’aventure se centre sur Médée, le récit demeure profondément ancré dans la mythologie grecque. Il s’agit « seulement » (si j’ose dire) d’un changement d’angle de vue, mais sans perte de l’essence dramatique, sans fantaisie malvenue. En lui retirant tout son aspect fantastique, les auteures recréent le mythe, lui apportant leur vision réaliste du destin tragique de Médée. Et celui-ci n'en a que plus d'impact encore !

Avec trois tomes parus, la série est maintenant bien installée. On peut lui reprocher çà et là quelques longueurs, une petite baisse de rythme durant de courts passages. Il n’empêche que, dans son ensemble, elle demeure passionnante, intelligente et joliment illustrée.

A découvrir si vous êtes attiré par les mythes et légendes de la Grèce antique.
A découvrir si vous aimez les portraits de femmes fragiles et fortes à la fois.
A découvrir si vous aimez le trait fin, fragile, délicat de Nancy Peña.
A découvrir… même si vous ne faites pas partie des catégories susmentionnées.

Nom série  Isabellae  posté le 15/01/2013 (dernière MAJ le 05/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un cycle terminé, un autre maintenant bien entamé, la série continue de me plaire même si l’engouement suscité par les deux premiers tomes est un peu retombé.

Isabellae, improbable enfant d’un samouraï et d’une sorcière celte, débite et charcute à tour de bras. Personnage torturé, hanté par la mort de ses parents, en quête d’une sœur sans cesse fuyante, aurait pu n’être qu’une héroïne parmi tant d’autres si les auteurs n’avaient veillé à l’entourer d’un petit monde très intéressant. Du fantôme du père à l’amoureux brigand en passant par le jeune moine défroqué, les compagnons de route de la rousse héroïne sont autant de points d’appui au récit. Ils apportent de l’humour, offrent un autre point de vue sur l’histoire ou favorisent la résurgence de souvenirs. En clair : ils enrichissent le récit.

La colorisation est aussi un des points importants de la série. Gabor soigne ses ambiances et choisit régulièrement un ton dominant par planche. Le résultat est plus que réussi. Le dessin happe et immerge quand bien même il n’est pas toujours très précis. Les personnages, extrêmement typés, dégagent un charisme incontestable. Aucune confusion n’est possible entre les différents personnages quand bien même ceux-ci auraient parfois tendance à se multiplier.

L’aventure est présente dans chaque album. Dès le premier, on en apprend beaucoup sur l’univers d’Isabellae tout en suivant déjà la belle dans des péripéties étonnantes. Le récit alterne ainsi flash-back et événements en temps réel dans un bel équilibre.

Malheureusement, la fin du premier cycle nous offre un retournement de situation que j’ai trouvé plus qu’improbable. C’est… trop facile et, par voie de conséquence, quelque peu décevant. Ce troisième tome a cependant le mérite de relier tous les fils de l’intrigue. Il constitue donc un épisode-pont qui permet à Isabellae d’aller de l’avant pour de nouvelles aventures.

Le deuxième cycle, qui se déroule en Irlande, est peut-être encore plus sanglant que le premier. Et, malheureusement selon moi, l’humour y est encore moins présent (même si l’on ne peut pas dire que la série ait été humoristique auparavant, certains passages apportaient un peu de légèreté au récit… ce qui n’est plus le cas aujourd’hui). Mais l’aventure, elle, est toujours au rendez-vous !

Le tome 5 se résume quasiment à un grande bataille et pourtant je ne me suis jamais ennuyé en le lisant. C’est tellement dynamique qu’il est difficile de s’endormir en cours de route. Ceci dit, j’aurais bien aimé que l’intrigue avance un peu plus.

Une série que je continuerai à suivre avec plaisir, en espérant que les auteurs ne s’égarent pas trop dans leur scénario.

Nom série  Les Trois Fantômes de Tesla  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un chouette récit !

Dans un univers steam-punk et plutôt destiné à des lecteurs adolescents (ou à ceux qui ont gardé une âme d’enfant), Les Trois fantômes de Tesla usent de personnages et de décors prisés par le genre (des scientifiques ayant réellement existé, Tesla en tête, et des inventions purement fictionnelles que n’aurait pas renié Jules Vernes).

En vedette, un jeune garçon, avide de sciences, va rapidement se retrouver au cœur d’une intrigue qui pourrait changer le cours de l’histoire (nous sommes en pleine seconde guerre mondiale,… mais une seconde guerre mondiale revue et corrigée par le prisme de l’uchronie). C’est la personnalité même de ce héros qui m’incite à conseiller prioritairement cet album aux lecteurs adolescents plutôt qu’aux adultes. Question d’identification, question de plausibilité aussi puisque certains retournements de situation demandent au lecteur de faire montre d’une bonne petite dose de naïveté.

Le dessin est très agréable, avec un découpage extrêmement dynamique et des cadrages variés dans lesquels l’influence du cinéma est manifeste. Mention spéciale également à la très belle couverture qui rend hommage aux illustrations de l’époque.

Ne vous attendez pas à trouver ici des données scientifiques ou historiques rigoureuses mais si vous êtes en quête d’un récit d’aventure bien construit et prenant, ces trois fantômes de Tesla peuvent s’avérer être un maître achat.

Nom série  Vértigo  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vértigo propose un classique thriller dont l’originalité tient finalement plus dans son cadre (les gangs d’Amérique latine) que dans le déroulement de son intrigue (qui s’articule sur le fameux et bien connu triangle amoureux).

La narration est prenante. Nathalie Sergeef dose bien ses révélations et il est difficile de s’arrêter en cours de route. Les personnages, pour classiques qu’ils soient, fonctionnent bien. Il n’y a pourtant rien de révolutionnaire en eux, et le héros du récit, ancien membre d’un gang devenu avocat, est un modèle bien connu du genre. Il faut donc apprécier ce type de récit ultra-classique et ne pas attendre de son fil narratif un quelconque soupçon de folie pour être pleinement satisfait de sa lecture.

Côté dessin, c’est agréable à l’œil et bien dans la lignée du Lombard : un trait réaliste bien lisible et un encrage très présent. Les personnages sont faciles à différencier, les décors apportent au récit un cadre réaliste opportun sans prendre le dessus sur l’action.

Au final, voilà un album bien agréable à lire mais qui n’offre rien de neuf. A réserver aux fans du genre qui, eux, trouveront leur compte d’autant plus facilement qu’il s’agit d’un one-shot et que l’univers des gangs d’Amérique latine n’est quand même pas si souvent utilisé que ça dans la bande dessinée franco-belge.

Nom série  Mimi Cracra  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce que c’est que d’avoir une compagne qui vous chante à tue-tête Mimi Cracra dès que l’occasion se présente ! A titre personnel, je ne connaissais rien de ce personnage mais, voilà, la curiosité l’a emporté lorsque j’ai découvert qu’une bande dessinée de ce truculent personnage existait.

J’ai ouvert le livre et 7 secondes plus tard, je suis apte à vous en faire la critique. Non que j’en aie abandonné la lecture en cours de route mais cet album, destiné aux jeunes enfants, est aussi court dans sa forme que peu loquace dans ses textes.

L’histoire se résume effectivement à peu : 5 saynètes pour 4 saisons dans lesquelles ressortent l’espièglerie du personnage mais aussi une certaine poésie des mots et des situations. Rien de révolutionnaire, cependant, et la lecture est tout de même très brève pour réellement satisfaire même un jeune lecteur.

Ceci dit, la grosse originalité de l’album, c’est qu’il est bilingue. Il peut donc servir de première approche de la langue de Shakespeare sans submerger le jeune lecteur de texte. Les mots choisis sont simples et d’usage courant.

Bon ! Pour le prix, je vous conseille franchement de passer par la location (ou, à la limite, de le chercher en brocante) et de ne l’acheter que pour le destiner à de jeunes lecteurs (6, 7 ans).

Nom série  Checkmate  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série devrait ravir les fans de ligues de superhéros et d’action (mais l’un ne va pas sans l’autre, me direz-vous).

A titre personnel, je ne connaissais pas du tout ce Checkmate, service de contre-espionnage dans lequel cohabitent selon une structure directement héritée du jeu d’échec (d’où son nom) humains et méta-humains. Et j’avoue avoir eu peur de m’égarer entre ces multiples personnages dont certains sont connus pour leur participation à d’autres séries. Peur également de ne pas assez connaître ces personnages a priori pour savourer l’histoire ici proposée… Finalement, plus de peur que de mal : le récit se lit réellement comme une série à part, sans avoir besoin de connaître le curriculum vitae des protagonistes pour s’y retrouver. Et quand un petit backround est nécessaire, les infos nous sont livrées dans le fil du récit.

Côté histoire, nous sommes clairement dans du récit de super-héros. L’action est le mot d’ordre tandis que les différents personnages voient leur rôle s’affiner au fil des planches. Ce récit est cependant bien moins manichéen que la moyenne du genre et même les Etats-Unis en prennent pour leur grade. Le fait d’associer Super-Vilains repentis ou contraints de collaborer, Super-Héros et militaires permet d’élargir au maximum le champ des possibilités.

Divisé en de multiples chapitres, ce premier tome nous offre déjà quelques arcs complets mais l’intrigue principale, elle, reste d’actualité et garde tout son mystère à la fin de celui-ci.

Côté dessin, c’est agréable à l’œil et bien dans la lignée des séries de super-héros mainstream. Pas d’effet de style, pas de recherche graphique audacieuse mais un trait fort lisible qui privilégie le caractère dynamique du script et offre des personnages très typés (ce qui permet de ne pas les confondre, ce qui est un plus dans ce genre de récit avec multiples intervenants).

Si vous aimez les super-héros et si ce genre de coalition ne vous rebute pas, la série devrait certainement vous plaire.

Nom série  J'ai tué John Lennon  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dessin et narration sont on ne peut plus corrects. Le découpage est bon, lui aussi et pour peu que l’on ignore tout de l’assassinat de John Lennon cet album se révélera à coup sûr très instructif.

Malheureusement pour moi, je connaissais un peu l’histoire de Mark Chapman (très bien représenté dans l’album, ceci dit en passant). Je n’ai donc rien découvert de réellement neuf, ce qui ne signifie pas que je n’ai trouvé aucun intérêt à cette lecture. Le caractère obsessionnel de Chapman le rend fascinant à plus d’un niveau. Ses motivations, son attrait pour Salinger et, plus particulièrement, l’attrape-cœur dont il se considère en quelque sorte comme le clone, tout cela interpelle et intrigue.

Rodolphe et Séjourné livrent un récit solide et bien documenté et si vous ne savez rien de l’assassinat de John Lennon et que ce genre de tueur par dépit vous attire, l’album est certainement à lire. Sinon, c’est un bon album mais qui n’apporte rien de neuf par rapport à ce que l’on sait déjà.

Nom série  Love, be loved Leave, be left  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un point de départ classique avec une jeune fille qui change de lycée, rongée par toutes les craintes habituelles que cela peut susciter (et comme nous sommes dans un manga, cela nous sera subtilement suggéré par des phrases sentencieuses émanant des pensées profondes de Yuna (c’est la jeune fille en question, pas un épagneul breton, vous vous en doutiez)).

Tout s’emballe cependant très vite puisqu’elle fera rapidement connaissance avec un garçon trop beau charmant mignon mais avec un côté affirmé mature et réservé (un prince, moi je vous dis !) et une jeune fille entreprenante mais gentille (et si elles allaient devenir amies, quelle surprise ce pourrait être ?!?)

S’en suivront des péripéties typiquement adolescentes (amour et amitié au rendez-vous) dans lesquelles nous pourrons comparer les approches différentes des principaux protagonistes (au nombre de 4, répartis équitablement entre les sexes et les couleurs de cheveux : 2 filles 2 garçons, une blonde une brune, un brun un blond, pas de jaloux… enfin si mais c’est un autre sujet).

Bon ! Parfois, ce genre de shojo ne me déplait pas. Encore faut-il que je lui trouve un brin d’originalité. Ici, tout est vraiment très prévisible (au point que l’une des héroïnes déclarera, je cite : « C’est une situation qu’on voit souvent dans les mangas »… j’invente rien, voyez page 43, si si j’vous jure !) Les caractères sont vite cernés. Les personnages ne sont que moyennement attachants. Les interventions de la mangaka (il y a régulièrement des textes à gauche et à droite qui nous livrent les réflexions de l’auteure, procédé assez classique dans le genre manga shojo) n’apportent pas grand-chose.

Finalement, le point le plus positif vient du dessin… Naaannnn, j’déconne : il est interchangeable avec la majorité des dessins de shojo. Pas mauvais en soi mais sans surprise : physionomies et visages formatés et décors simplistes au menu.

Donc voilà : si vous êtes vraiment en manque de shojo, pourquoi pas ? Sinon, je pense qu’il y a moyen de trouver plus original ou plus drôle ou plus poignant dans le genre en fouillant bien.

Nom série  Les Fées Valentines  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mais mais mais, elles sont bien sympathiques, ces fées Valentines !

Bon ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : nous ne sommes pas face au nouveau chef d’œuvre du neuvième art, mais bien devant une série destinée aux jeunes adolescents… qui pourrait, à l’instar des Nombrils, toucher rapidement un bien plus large public (même s’il faudrait encore quelque peu hausser le niveau pour y parvenir) .

Les personnages sont classiques : une brune timide et futée, une blonde distraite et espiègle. Voilà nos deux fées ! Leurs missions : trouver à de jeunes princesses de conte de fées leur prince charmant dans le monde « normal ». Tout cela sent le bonbon et la licorne arc-en-ciel mais sans trop de mièvrerie.

La série semble vouloir se présenter sous forme d’une histoire complète par tome tout en proposant régulièrement (mais sans que ce soit obligatoire) un gag en fin de page. Tiens, tiens, voilà un autre élément qui me fait penser aux nombrils ! Clairement, ces « gags » ne sont pas le point fort de l’album. Ils sont souvent très convenus mais s’intègrent assez bien dans le récit.

Le point fort, j’irai plutôt le chercher dans la bonne humeur qui émane de ces planches. Rien d’hilarant mais le ton joyeux est de mise, renforcé par de nombreux jeux de mots qui s’intègrent avec naturel dans le récit (du moins la plupart du temps).

Le dessin, dans un style humoristique très classique du franco-belge, est agréable à l’œil. Bien rond, bien coloré, il plaira au jeune public… et le soin accordé aux tenues féminines sera un franc atout pour séduire les jeunes adolescentes.

Voilà, voilà ! Pas un chef d’œuvre mais une nouvelle série qui débute bien. Restent quelques points à améliorer, des rebondissements et des gags plus originaux, principalement mais pour le reste, c’est très réussi.

Certainement à suivre.

Nom série  De père en FIV  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis rejoindra celui d’Erik. Cet album est extrêmement instructif mais encore plus touchant, drôle et humain.

Le parcours du combattant mené par Emma et Guillaume est vu au travers du regard de celui-ci. Cela nous change de ces nombreux albums consacrés à l’enfantement et souvent décrits avec un regard féminin. Mais ici, le « coupable », c’est lui et Guillaume l’assume comme il peut, avec courage et fragilité.

Les apparitions de l’alter égo du professeur Burps cher à Gotlib apportent une touche de délire bienvenu dans ce récit poignant mais jamais larmoyant.

Le dessin est simple mais efficace pour ce genre de docu-reportage en bd. Un trait caricatural bien typé et expressif qui nous permet de rentrer dans ce récit sans être trop distrait par des décors léchés ou des mises en page spectaculaires.

Franchement humain, poignant et instructif.

Nom série  Filles des Oiseaux  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois de plus, Florence Cestac me fait rire. Si vous ne l’aimez pas, passez votre chemin, car ceci est du pur Cestac. Si vous ne la connaissez pas ou si vous l’aimez bien, poursuivez votre lecture, je vous prie.

Je sais que beaucoup n’aiment pas son trait et surtout la tête de ses personnages, avec ces nez étranges, sortes de protubérance grotesque sur des têtes en forme de patate. Mais, personnellement, et même si je trouve ces tronches guère gracieuses, j’aime le dynamisme et l’expressivité qui ressortent de ce trait. Et ce sont là les deux qualités principales que je demande d’un dessin à caractère humoristique (outre le fait qu’il doit tout de même me permettre de différencier une raquette de tennis d’un lit à baldaquin, ou une DS d’une R4, ce qui est le cas présentement).

Mais au-delà de ce simple aspect visuel, ce que j’aime particulièrement dans cette série, c’est qu’elle nous permet de renverser quelques valeurs actuelles. Nous plongeons dans les années 60, à une époque où la France (et une bonne partie de l’Europe avec elle) se plie aux caprices de religieux convaincus. Bienvenue au pensionnat où des sœurs en habit de cérémonie (fondamentalement identiques aux habits musulmans tant décriés de nos jours) se chargent d’éduquer une jeunesse assoiffée de vie et de rébellion (mai 68 n’est pas loin). Nous rappeler que nos parents (ou nos grands-frères) se sont levés à cette époque contre une société hypocrite et timorée, ça fait du bien ! Nous rappeler que se défaire du pouvoir castrateur d’une religion n’est pas une mince affaire, et que ça ne s’est pas fait sans grimper sur les barricades est essentiel !

Et puis ; il y a cet humour tout en bonhomie et en spontanéité de l’auteure. Cette gentille ironie, cet art de foutre quelques baffes à gauche comme à droite qui, finalement, nous incite à dire qu’il n’y a rien de plus con qu’un humain mais rien de plus jouissif que l’humanité ! La narration à la première personne accentue à la fois l’empathie pour les personnages et le caractère véridique du récit. Purée, à certains moments j’avais le sentiment de lire une autobiographie tellement tout cela sonne juste !

Vive la vie ! Vive l’amour ! Vive l’amitié ! Arrêtons la pensée unique ! Picorons (et picolons) à gauche et à droite ce qu’il y a d’humain, de bon, de jouissif dans la vie et arrêtons de penser à notre image, aux convenances ! Voilà ce que Florence Cestac me dit (avec humour et simplicité) et pour ça, je l’en remercie.

Ouf ! Ҫa fait du bien…

Nom série  S'enfuir  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Raconter le quotidien d’un otage détenu menotté la plupart du temps à un lit est une vraie gageure, tant ce quotidien devient rapidement on ne peut plus répétitif.

C’est pourtant le pari relevé (et réussi) par Guy Delisle dans son nouvel album. Et si ce pari fou fonctionne, c’est dû à plusieurs facteurs :

- Tout d’abord, l’histoire qui nous est relatée est une histoire vraie. Guy Delisle peut donc s’appuyer sur le témoignage de Christophe André. Et je suis en admiration devant la capacité qu’a eue celui-ci à garder autant en mémoire. Les jours défilent sans que jamais il n’en perde le décompte. Beaucoup de personnes auraient été totalement désorientées après quelques semaines. Lui garde un cap et une lucidité qui non seulement lui permettront de s’échapper mais aussi (même si c’est finalement anecdotique face à son évasion) de nous faire part avec beaucoup d’exactitude de son expérience.
- Ensuite, il y a le style pictural de Guy Delisle. Un peu moins dépouillé qu’à son habitude mais toujours axé sur l’essentiel, il centre l’attention du lecteur sur le message qu’il veut faire passer (et ici, ce message tient dans le caractère très répétitif de ces journées et dans les pensées de Christophe André). Les pages défilent et si elles provoquent un sentiment de répétition, c’est bien normal et largement compensé par cette voix off qui nous rappelle constamment et la réalité des faits exposés et l’objectif toujours bien présent dans l’esprit de Christophe André (objectif qui donne son titre à ce récit, faut-il vous le préciser ?)
- Enfin, il y a ce ton, propre à Guy Delisle, qui nous rapproche toujours de la farce même face à des faits réels d’une extrême gravité. Cet art de ne pas en rajouter, de garder une certaine ironie qui permet de mettre de la distance entre les faits exposés et l’état d’esprit du narrateur rend cet album (comme les autres albums signés par Guy Delisle) léger et humain.

Un bel album, donc, (une fois de plus serais-je tenté de dire) même si le caractère répétitif des événements décrits dans la première partie du récit laisse à penser que les auteurs n’ont finalement pas grand-chose à raconter. Mais il faut prendre le temps, ingurgiter ces passages, pour cerner le pouvoir de cette idée fixe (s’enfuir) qui permettra finalement à Christophe André de ne jamais céder à la neurasthénie ou de succomber au syndrome de Stockholm. S’enfuir est un témoignage d’une belle simplicité sur un fait qui effraie.

Nom série  A l'assaut du Roi  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série use d’une technique habituelle en manga :

- Vous prenez une thématique, peu importe laquelle pourvu qu’un éditeur pense qu’il y a un potentiel (et ça va de l’œnologie au ping-pong) ;
- Vous construisez autour de ce thème une petite intrigue, qui deviendra peut-être répétitive à force mais peu importe, ce qui compte, c’est d’accrocher un public sur les deux, trois premiers tomes. Il suivra ensuite tel les moutons de Panurge ;
- Vous créez une petite galerie de personnages bien typés avec en vedette un gaillard inculte dans le domaine exploré mais amusant dans sa naïveté et bien décidé à progresser. Vous l’entourez d’une jolie fiancée, d’un adversaire trop fort pour lui (du moins au début du récit), d’un gourou/prof/mentor (qui, dans le cas présent joue également le rôle sexy) qui le prend en affection, de parents ou, mieux encore, de grands-parents aimants. Le but étant d’avoir suffisamment de personnages pour pouvoir développer leur caractère au fil des tomes (et tant pis si on tombe dans le stéréotype).
- Vous adjoignez à vos chapitres quelques pages « culturelles » dans lesquelles vous expliquez plus en profondeur la thématique abordée, histoire d’instruire le lecteur ignare.

Donc voilà, ce manga répond parfaitement au cahier des charges et permettra aux lecteurs de découvrir les échecs tout en suivant les aventures d’un jeune écolier qui, par amour pour une petite amie partie bien trop vite pour les Etats-Unis, décide de devenir un maître en la matière. Rien de bien neuf et tout est extrêmement prévisible dans ce premier tome… mais efficace.

Le style est léger, voire humoristique, grâce à notre jeune et impulsif héros. En contrepartie, certains personnages, via leurs pensées, apportent de la gravité au récit (ce sont les sérieux de la bande, ceux qui disent : « bon sang, ce gamin est nul mais il a quelque chose qui le rend différent des autres, c’est pourquoi il deviendra très fort… » en se frottant le menton ou en écarquillant des yeux tout en ouvrant suffisamment la bouche pour laisser le spectateur malicieux vérifier la couleur de la petite culotte via cet orifice buccal).

Le dessin est efficace plutôt que soigné (j’ai déjà vu nettement plus fin dans le style manga), l’accent étant mis sur les expressions de visage et le dynamisme des gesticulations du héros (les autres personnages demeurant étrangement calmes face à ce ouistiti en pleine crise d’hyperactivité).

Une façon comme une autre en définitive de découvrir l’univers des échecs (même si je ne suis pas vraiment convaincu par la métaphore entre la partie d’échec et l’univers de la fantasy mais faut bien essayer d’accrocher le jeune lecteur ma p’tite dame…) pour un manga très convenu mais bien fait dans son genre. Pas mal donc mais je n’en conseillerai l’achat que si la série tient le coup sur la durée.

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