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Nom série  Cognac  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Châteaux Bordeaux (qui a tout lancé en 2011), In Vino Veritas (Toscane) en 2013, Bodegas et Le Sang de la vigne toutes deux en 2014, voila que Corbeyran replonge dans la buvande avec cette série en emmenant le lecteur dans les Charentes cette fois et en s'intéressant à un breuvage prestigieux. Si j'avais bien aimé Le Sang de la vigne malgré ses conventions (peut-être aussi parce que ça se passe chez moi), je ne lirai sans doute pas Bodegas (à moins qu'une médiathèque l'achète)... mais ça commence à bien faire, Corbeyran va user ce sujet en exploitant tous ces éléments liquides, encore que le cognac soit assez attirant à traiter. Attirant seulement pour certains lecteurs comme moi qui aimons cette région et qui connaissons bien tous les décors présentés puisque c'est un endroit du Sud-Ouest.

En effet, le scénariste fan de boissons en tout genre balade le lecteur dans les deux Charentes (le 16 et le 17) puisque l'industrie du noble breuvage (avec son petit cousin le pineau) s'étale sur l'ensemble des 2 départements. Personnellement, je ne suis absolument pas fan de cognac, je préfère nettement le pineau en apéritif, j'en ai bu très jeune quand je vivais à La Rochelle, et depuis j'en raffole, mais ceci n'intéresse personne. Parlons plutôt de cette Bd : bah, Corbeyran ne se renouvelle guère, il réutilise les mêmes recettes que dans ses autres séries "liquides", en mêlant un ton un peu plus policier à une histoire de recherche de personne, tout en livrant quelques détails techniques sur l'élaboration du précieux breuvage ambré. Je dois dire que je connais assez bien tout ça, ayant visité le château du Baron Otard à Cognac (installé dans l'ancien château des Valois, où est né François d'Angoulême, futur François Ier), et j'ai trouvé que Corbeyran était quand même un peu plus avare dans ce domaine par rapport à Châteaux Bordeaux où il livrait énormément d'éléments techniques ; c'est un peu frustrant et dommage de n'avoir pas complètement exploité ce détail.

On apprend à peine que les vignobles sont répartis surtout le long de la Charente (ou à proximité) et que 2 villes sont considérées comme les capitales du cognac : Cognac et Jarnac (qui ont étrangement vu naitre 2 François). L'allusion à Mitterrand est d'ailleurs marrante, et ce qui est dit sur la mentalité charentaise (celle du 16, plus terrienne) est un peu vraie, différente de celle du 17 (plus maritime et plus ouverte).

Les personnages voyagent beaucoup : Jarnac, Saintes, Mosnac, Jonzac, Angoulême, Cognac, Mortagne-s/Gironde, le château de Beaulon... et apparemment Corbeyran n'a jamais dû arpenter ces lieux avec un chronomètre, car quand on les connait comme je les connais, on sait qu' ils sont assez distants, et là les personnages en 1 ou 2 cases sont déjà rendus, c'est formidable ! Enfin, ce n'est qu'un détail. Sur son ensemble, la série n'est pas ennuyeuse à lire mais elle n'est pas non plus tellement passionnante, ça reste convenu et un peu déjà vu. Reste un dessin correct, je n'avais pas lu grand chose de Brahy, mais son trait est un classique réaliste qui convient bien à ce genre de Bd moderne, il y a de belles images, pas toujours conformes ou à peine à certains décors que je connais, mais mention spéciale à sa représentation des arènes de Saintes inondées (que j'ai souvent vues ainsi après chaque grosse averse).

Une lecture sans surprise, pas désagréable, mais pas indispensable.

Nom série  La Douceur de l'Enfer  posté le 01/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Olivier Grenson se lance seul en tant qu'auteur complet dans ce diptyque peu commun, et opère un choix curieux de sujet avec la guerre de Corée comme fond. C'est une guerre mal connue des Européens qui n'a impliqué que les Etats-Unis, c'est pourquoi elle n'est guère évoquée en Histoire, enfin durant ma scolarité, on n'en parlait pas, sinon au cinéma. J'ai en effet vu de nombreux films de guerre sur ce conflit qui fut même parodié de manière très caustique par Robert Altman en 1970 dans MASH. Mais je ne voyais alors que l'exploit guerrier proprement dit, pas les aspects politiques.

A première vue, la première partie du récit traine un peu, c'est long à démarrer, et le sujet est peu engageant et pas gai du tout. Le héros Billy fait un voyage douloureux entre San Francisco et la Corée du Nord, le sujet semble difficile et ingrat à traiter, mais quand Billy est en Corée, ça devient plus prenant, et puis le scénario prend une tournure incroyable avec ce "faux" grand-père, et verse dans l'anti-américanisme, c'est donc assez délicat de remuer tout un tas de vieux démons oubliés. Mais Grenson s'en sort bien, sa progression est remarquable, il maîtrise bien son récit, et son dessin est toujours aussi fluide et doux à l'oeil, j'avais déjà admiré sa finesse de trait sur La Femme accident, ça aide beaucoup la narration.
Le seul truc, c'est que ça ne m'a pas entièrement passionné, je trouve l'entreprise louable mais le sujet ne m'attire pas des masses, malgré une certaine émotion par endroits.

A noter un petit détail : ai-je eu la berlue sur une anomalie de date ? si le fils de Martha et Ted s'est marié en 1996, son fils Billy ne peut pas être né en 1980...

Nom série  Un long destin de sang  posté le 01/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le prologue laisse à penser que ça va être encore une histoire sur les tranchées de 14-18 avec des images épouvantables. Il y en a certes, mais ensuite le récit évolue vers un aspect policier à tendance politico-sociale ; c'est pourquoi j'aurais plus sûrement vu cette Bd classée en roman graphique ou à la rigueur en historique, car elle se sert d'un contexte historique précis, mais ce n'est pas du pur polar tel qu'on le conçoit.

Au départ, j'ai eu un peu de mal avec ce chassé-croisé de séquences sur 8 personnages différents, c'était assez pénible à suivre, les cases s'enchainent sans transition, la lisibilité de la narration et le découpage sont très chaotiques, il faut être attentif. Et puis au fur et à mesure, l'intrigue bien construite me fait oublier ce désagrément, ça se présente comme dans un film choral, du style de Magnolia, où plein de personnages se retrouvent ensuite liés par un élément commun, c'est le cas ici.

L'intrigue est remarquablement goupillée et se base sur une odieuse expérience scientifique à des fins militaires, que des galonnés, des politiciens et des scientifiques honteux cherchent à étouffer, car elle n'a pas marché. Et encore une fois, cette expérience a été faite sur de pauvres poilus qui n'avaient rien demandé. j'espère que ce genre de truc n'est jamais arrivé et que c'est de la pure fiction...

Le dessin me laisse moins enthousiaste, c'est un trait épuré et simplifié, qui au premier abord est peu esthétique, avec une allure sombre, des fonds de cases vides, des lignes un peu géométriques et un style un peu anguleux, mais j'ai fini par m'y faire, ce n'est pas entièrement désagréable ou vilain.
Un bon diptyque qui se lit bien, mais j'ai trouvé le final un peu expédié, ou disons sans trop d'attrait, assez plat voire banal, ça brise légèrement l'effort narratif déployé en cours de lecture. C'est en partie pour cette raison que je ne recommande pas l'achat.

Nom série  Les Blondes  posté le 31/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etant en bibliothèque et attendant un rendez-vous en ayant une heure à tuer, je n'avais pas le temps de me lancer dans une série longue, je tombe sur 2 albums de cette série que je connaissais de nom, au hasard je prends les tomes 6 et 8 dispos. Bon les blagues sur les blondes, tout l'monde connait ça, on en a entendues au moins une fois dans sa vie, mais là je trouve que c'est très bas de plafond, il y a bien 2 ou 3 gags qui fonctionnent et qui produisent leur petit effet, mais les 3/4 du temps, c'est plat, morne et lourd, d'autres sont franchement ratés, et quand je pense qu'il y a 26 albums comme ça, qui compilent ces blagues, c'est à devenir fou ! Si encore, il y avait un peu de fesse, ça pourrait rajouter du piquant, mais même pas, c'est pourquoi si l'exercice ressemble à Blagues Coquines, je préfère cette dernière qui offrait cet attrait. Parce que là, ça peut paraitre très très con et franchement lassant, j'ai l'impression que si on en a lu 2 comme je l'ai fait, on les a tous lus, vu que le fond tourne toujours autour du même sujet.

Encore heureux que le dessin soit mignon et lisse, ça convient parfaitement à ce type de bande. Le mérite du scénariste, c'est d'avoir des idées, mais ça tourne vite en rond, et les gags s'accumulent et s'empilent, même en demi-planches, c'est dire si c'est de la BD au kilo et qui n'est tout juste bonne qu'à être lue en 1 heure pour s'occuper en attendant quelqu'un ou aussi dans une salle d'attente chez le dentiste ou autre...

Nom série  Samurai  posté le 31/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je repoussais la lecture de cette série depuis longtemps (comme celle de Kogaratsu d'ailleurs), n'étant pas friand de cette culture japonaise, et en plus le nombre d'albums me rebutait un peu... et puis hop ! me suis lancé !

J'ai lu très attentivement le premier cycle des 4 tomes, puis moins sérieusement la suite, car déjà ça commençait à bien faire. Je craignais que ce soit encore des rivalités incessantes entre shogun et samouraïs, mais ce premier cycle évolue plutôt vers un côté plus mystérieux, avec une once de fantastique, une sorte de quête où les personnages principaux doivent échapper à des ennemis qui les traquent, c'est proche d'une énigme où le suspense s'insinue dans ce Japon féodal bien représenté.

Le récit commence par un prologue mystérieux dont on apprend plus tard la signification dans le tome 2, mais au cours du récit, ça retombe finalement dans les mêmes travers, ce que je reproche à toutes les Bd traitant du Japon ancien : des combats, encore des combats, toujours des combats ! des guerriers masqués, des ninjas, et des rivalités avec au milieu cette philosophie zen qui finit toujours par me laisser indifférent. Dans la période médiévale, je préfère nettement ce qui se passait en Europe, notamment entre la France et l'Angleterre...
En résumé, on peut dire que la première partie jusqu'au début du tome 3 est bien et assez prenante, c'est après que ça devient plus conventionnel, avec des éléments très classiques et souvent vus ailleurs.

Le dessin n'est pas trop dans mes goûts, c'est pas du style policé et fluide que j'affectionne, mais il n'est pas laid, c'est déjà ça, ça m'a rappelé un peu le dessin de Robert Gigi sur Ugaki, Bd dans le même style graphique que je trouvais plus soigné. Certains visages d'hommes ne sont pas jolis par contre, et il règne une certaine confusion dans certaines cases, au point qu'il faille en scruter le contenu attentivement pour bien comprendre ce qui s'y passe par endroits. Sinon le point positif, ce sont les grandes images de paysages et de décors japonais très réussis, avec une mise en page dynamique, des cadrages multiples et de différentes formes qui parviennent à détailler des scènes de combats qui ne sont pas toujours évidentes à décrire. Quelques scènes de batailles sont bourrées de détails, telle celle de la page dépliée dans le tome 4. Le dessin fait de très nets progrès dès le tome 7.

C'est pas une série que je relirai et qui me laissera un souvenir inoubliable, mais je suis cependant content de l'avoir lue. Je met l'achat, mais ça peut se lire en bibli

Nom série  Bébé Cyanure  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai jamais été fan de Forest et ce n'est pas avec ce genre de bande que ça va changer, seule la curiosité m'a poussé à cette lecture. Il n'y a que le dessin qui me convient ici, je le trouve plus joli et plus travaillé que sur Hypocrite et largement supérieur à celui de Barbarella. Mais côté scénario, ça ne peut que me rebuter parce que je n'aime pas le surréalisme et la propension qu' a Forest a emmener le lecteur dans le grand n'importe quoi.

Comme je l'ai indiqué dans mon avis sur Hypocrite, on dirait qu'il n'a pas d'histoire pré-établie, tout a l'air d'être balancé sur le papier au coup par coup, c'est comme le principe de l'écriture automatique, c'est ça le surréalisme, faut être client, et moi je n'en suis pas, ou disons que ça va bien un moment. Ici, une adorable gamine brune se balade entre Saturne et Vénus en 3250, à bord d'un curieux engin spatial, elle rencontre des personnages tous plus étranges les uns que les autres et se retrouve confrontée à toutes sortes de péripéties. C'est une histoire rocambolesque, complètement délirante qui à première vue, lue comme ça, aurait pu présenter de l'intérêt, mais c'est encore pire que dans Hypocrite, il n'y a donc rien à comprendre car c'est du Forest... On peut trouver étrange qu'il crée ce personnage 2 ans après celui de Hypocrite qui reprend certaines situations et qui sont en quelque sorte des clones déguisés de Barbarella, surtout Bébé Cyanure, celle-ci n'a d'ailleurs pas une longue carrière puisqu'elle est apparue dans le n°1 de l'éphémère Chouchou en 1964, pour en disparaitre 1 an plus tard avec la fin de ce magazine.

Nom série  Quasar  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lors d'un petit séjour en Bretagne, j'ai dégoté quelques Bd d'occasion à Bécherel, petit village médiéval non loin de Rennes ; cette commune est devenue "la cité des libraires" puisqu'on compte 8 ou 10 bouquineries de livres anciens et modernes, on n'y trouve pas des Bd très courantes, c'est ce qui m'a intéressé.

Avec "Quasar", Chris Lamquet se lançait dans sa première grande Bd en solo en 1982 dans le journal Spirou, après avoir fait son apprentissage dans le studio d'Edouard Aidans. Il utilise des codes assez courants de la SF autour de la robotique, tout en lorgnant légèrement vers Moebius, mais en plus accessible. On peut rapprocher cette bande de Dani Futuro, c'est de la science-fiction aventureuse si je puis dire, le sérieux est tempéré par l'humour de son trio sympathique de héros, mais le propos qui peut sembler factice, prévient qu'il faut être prudent avec la technologie moderne, et quelques progrès de la civilisation sont remis en question en cette fin de 21ème siècle.

La bande affiche donc un caractère humaniste tout en étant futuriste avec des créatures et des machines étonnantes, Lamquet renouvelle un peu le genre en introduisant une dimension spéculative, la Bd se laisse lire, même si l'ensemble aurait besoin d'être soutenu par une narration plus solide. Quant au style graphique de Lamquet, il est déjà bien établi, l'image est proche de la nouvelle Ligne Claire, c'est fluide et très agréable.

Nom série  Charitas  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai trouvé ces 2 albums à un tout petit prix, et heureusement car ce n'est vraiment pas terrible. C'est une Bd qui fait partie des nombreuses séries avortées de chez Glénat au tout début des années 80, conçue pour paraître dans le magazine Circus.

Je n'en avais qu'un vague souvenir, j'avais dû la lire de façon distraite, les auteurs sont d'ailleurs restés inconnus, même si le dessinateur Vicini a dessiné Ballon ovale en 1984 dans Okapi.

Il s'agit d'un justicier populaire vaguement inspiré de Fantomas, mais sans la cruauté et le vice, il est censé protéger la société parisienne à l'aube de la Belle Epoque ; il vient en aide à une jeune héritière dont il tombe amoureux, et ses tribulations l'emmènent en Egypte sur la trace de 3 notables véreux. Le récit s'arrête là, il n'y a pas eu de suite. C'est dommage au vu du résultat, car si l'intrigue avait été plus soignée et mieux élaborée, ça serait rentré dans un style romanesque de roman populaire très sympathique.

Mais les auteurs s'y prennent mal, c'est bancal, mal foutu, avec des situations absurdes, des scènes inutiles ou peu compréhensibles, des ellipses qui embrouillent le lecteur, des facilités scénaristiques à foison, des invraisemblances, et des faits mal expliqués... bref ça sent l'amateurisme, la narration est complètement anarchique, sans souci de cohésion. Je le répète, c'est dommage parce que le contexte de fin XIXème siècle est bien recrée, en mêlant habilement des événements historiques (l'incendie du Bazar de la Charité à Paris, l'épisode de Fachoda au Soudan) et en impliquant des personnages réels ou fictifs comme le commandant Marchand, lord Kitchener ou Sherlock Holmes... Tout ceci est joyeusement bordélique, mal agencé et hélas ne mène à rien.

Aujourd'hui, un éditeur comme Glénat ne prendrait pas le risque d'une édition en album, mais en 1981, c'était encore courant.
Le dessin est agréable, chargé, costaud et inspiré un peu du style d'Annie Goetzinger à ses débuts, malgré quelques défauts de proportions, ou des visages changeants, mais l'ensemble graphique est satisfaisant et typique de cette époque, c'est pourquoi cette Bd qui est à l'image de certaines Bd foutraques de ce début d'années 80 et paraissant dans des revues, aurait pu faire une bonne série s'il y avait eu un peu plus de sérieux.

Nom série  Sera Torbara  posté le 20/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert ce diptyque qui m'a amplement séduit pour plusieurs raisons, sans conteste l'un des meilleurs récits de cette collection Histoires Fantastiques de chez Dargaud.
D'abord, le contexte, peu utilisé en BD, l'Italie du XIXème siècle, avec toutes la complexité que ça pouvait avoir ; j'en avais eu un petit aperçu en lisant le Guépard de Lampedusa, et surtout en voyant le film de Visconti, l'Italie traversait une période houleuse de son histoire, mais le récit s'attachait surtout à la Sicile.

Ensuite, il y a le personnage de Sera Torbara, une sorte de beau gosse blond, élégant et romantique, un physique qui ne laisse pas deviner le sens de ses actions. Il fricote avec des mécènes et de nobles fortunés pour mieux les dépouiller et les anéantir en utilisant leurs faiblesses, c'est un être vil et méprisable, et je suis très content de voir que dans les années 80, des auteurs de BD osaient créer des personnages aussi noirs, leur anti-héros (car c'en est un) est un condensé de Fantomas, de Monte Cristo et d'Arsène Lupin, un type au bord de l'abjection dont le parcours est chaotique mais plein de rancoeur et de détermination, on voyait rarement ce genre de caractère à l'époque, sinon dans des feuilletons TV, le scénario est vraiment passionnant. Etrangement, on ne peut pas le détester tant son charisme est énorme.

Parmi les autres raisons : le fait que ce soit un diptyque laisse un petit regret, car le personnage aurait pu progresser encore parmi ces nantis et s'adonner à d'autres méfaits. Et puis bien sûr il y a le dessin de Rotundo qui ne m'est pas inconnu, son trait est clair et précis, dans un style qui ressemble un peu à celui de Franz en période Lester Cockney, mais surtout ce qui me surprend c'est de voir de la couleur, n'ayant été habitué qu'au noir & blanc de Rotundo, notamment dans Ex-Libris Eroticis, et il s'en sort bien.
Bref, une excellente Bd, j'hésite à mettre les 4 étoiles, mais il y a un ou deux détails qui me laissent perplexe, donc c'est du 3/5, mais je recommande quand même ces 2 albums au ton sulfureux tant par le dessin que par le scénario.

Nom série  Saucisson Smith  posté le 20/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu en galerie que Pierig avait posté cette Bd, sur le moment je n'ai pas percuté, et puis j'ai rejeté un oeil dans mes vieux numéros du journal Tintin pour me remettre en mémoire cette petite série animalière qui a fait un passage fugace dans le journal, au moment de sa formule en Nouveau Tintin vers 1980.

Il s'agit d'une série où les personnages sont des animaux humanisés comme il y en a eu tant dans la bande dessinée, un peu dans le style de Chlorophylle de Macherot, sauf que là, le ton sera différent. Saucisson Smith est un chien qui est un monte-en-l'air pour le compte d'un riche collectionneur d'art ; c'est un personnage qui fait partie de la catégorie des héros malchanceux et qui font un passage assez éphémère, puisqu'il ne connaitra que 4 aventures, dont 2 qui ont paru dans le journal Tintin entre 1979 et 1981 : les 2 publiées chez l'éditeur Regards, alors que les 2 premières chez l'éditeur Garnier sont parues en 1976 directement en albums dès leur création par Christian Goux. Je m'en souviens un peu mais je lisais cette Bd de façon distraite dans Tintin, elle ne m'avait pas tellement accroché.

A y regarder de plus près, je m'aperçois que c'est plutôt rigolo et bon enfant, ça ne mange pas de pain, et des séries de ce genre, j'en ai vu un paquet dans le journal Tintin, certaines furent très éphémères et sans suite. Ici, il y a une toute petite note de surréalisme, et les décors insolites donnent aux récits un ton particulier et attachant. Le dessin de Goux a un vague air de famille avec celui de Pesch, dessinateur animalier connu pour Bec-en-fer, il n'est pas déplaisant mais pourra effrayer les lecteurs peu habitués aux colorisations des années 70-80.

Goux a travaillé pour plusieurs journaux jeunesse comme Spirou, Pif-Gadget, Pistil ou Fripounet... mais je le connaissais surtout pour ses travaux encyclopédiques, au moment où il était rédac-chef de la version française du journal Tintin, il avait réalisé dans les pages éditoriales de Nouveau Tintin entre 1979 et 82, 2 rubriques excellentes consacrées à l'oeuvre d'Hergé : Tintin Story, et les Archives de Moulinsart.

Pour "Saucisson Smith", c'est pas génial, mais pas indigne, ça peut constituer une curiosité pour ceux qui veulent découvrir quelques Bd anciennes des années 70.

Nom série  David  posté le 18/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette collection sur les grands peintres ne m'attire pas des masses, étant peu intéressé par la peinture en général, je sais y reconnaitre certains styles, mais cet art ne me touche pas comme l'architecture par exemple ou la musique, et bien sûr le cinéma. Il y a donc des albums que je ne lirai pas, mais celui-ci m'a attiré car David m'a toujours ébloui avec ces immenses toiles que j'ai vues au Louvre dans mes jeunes années, comme le Sacre de Napoléon, le Serment des Horaces ou L'Enlèvement des Sabines... et même le portrait de Marat mort dans son bain.

Ce qui frappe tout d'abord, c'est le dessin assez grossier sur les personnages, un trait assez épais qui surprend un peu mais finalement plaisant ; c'est surtout les visages assez sommaires qui sont le plus étonnants, c'est un style graphique qui ne m'a pas déplu, alors que les décors sont très rectilignes et tracés au cordeau, mais il y a en même temps une représentation fidèle des architectures parisiennes.

En refermant l'album, je déplorais sur le moment que Dimberton (que je connaissais surtout comme scénariste) ne s'intéresse qu'à une période courte de 2 ans de la vie du grand peintre (entre 1794 et 1796), en ignorant toute sa période napoléonienne puisqu'il va devenir le peintre attitré de l'Empire. Et finalement, ça s'arrête sur le Sacre de Napoléon, tableau qui fera sa gloire, même si j'ai trouvé cette fin un peu rapide. Mais c'est peut-être pas plus mal d'avoir traité cette courte période révolutionnaire car c'est une partie de la vie de David que je connaissais mal, et je suis sûr que le grand public la connait mal aussi. Ce qui est intéressant, c'est que tout en décrivant les déboires cellulaires du peintre et une petite partie biographique, Dimberton livre quelques données techniques sur la peinture (perspectives, vernis, lumière, térébenthine, toile et bois etc...). Un bon album.

Nom série  Badlands (Corbeyran/Rowalski)  posté le 18/03/2016 (dernière MAJ le 18/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore du western qui utilise la magie indienne mais non sans quelque originalité et variante, au contraire d'autres Bd abordant ce thème. Ici, un cube aux étranges pouvoirs est au coeur de l'intrigue qui plonge dans l'ésotérisme et le fantastique donnant une approche intéressante des esprits indiens anciens d'une grande puissance. A cela, est lié l'ancêtre de l'héroïne, un conquistador plus intéressé par les légendes indiennes et leurs pouvoirs que par l'or.

Le fantastique domine donc, mais on est bien dans un western où de nombreux éléments sont là pour le rappeler, à commencer par les paysages sauvages magnifiques ; j'aime ces décors et cette ambiance de magie liée au peuple Anasazi, dont on sait peu de choses. Depuis la découverte de Mesa Verde à la jonction du Colorado, de l'Arizona, de l'Utah et du Nouveau Mexique, on en sait un peu plus sur cette culture Anasazi, mais c'est un peuple qui garde bien des mystères. Jouer sur ce postulat présente donc de bons éléments pour une Bd, c'est ce que fait Corbeyran, même s'il ne s'y prend peut-être pas toujours bien. Je pense qu'il a dû quand même étudier les Anasazi et le site de Mesa Verde qui est le plus célèbre et le mieux conservé.

Leur habitat composé de logis à étages appelés pueblo est montré ici, de même que le rôle des kivas est expliqué ; la kiva reste néanmoins toujours énigmatique par son aspect religieux cérémoniel. Autant dire qu'un tel décor bien reproduit dans cette Bd était idéal pour la présence physique d'esprits.

Malgré quelques incohérences, comme le but réel de Perla qui reste flou, et aussi des personnages secondaires pas assez bien utilisés, j'ai apprécié ce western qui marie 2 genres de façon encore trop approximative pour être plus enthousiaste.
A la fin du tome 1 qui peut à la rigueur se lire comme un one-shot avec une fin propre, j'indiquais que ça pouvait prendre une direction très intéressante, mais au vu du tome 2, je déchante largement : je m'explique ci-dessous.
Je veux d'abord parler du dessin qui est très beau et qui met en valeur les décors de rochers, de désert, le village pueblo et aussi les personnages, dont Perla avec une allure sexy et frondeuse dont les nuances s'affichent sur son visage ; je remarquais aussi que le dessinateur n'en profitait pas avec une telle silhouette, pour dénuder son héroïne gratuitement, et justement dès le début du tome 2, on y a droit grâce à une scène de bain, c'est joli et discret et ça reste la seule fois...

Mais ce tome 2 ne m'a vraiment pas satisfait, il ne s'y passe rien, le récit stagne et n'avance plus comme avant, on dirait que Corbeyran se retient en ménageant ses effets pour tout balancer dans un tome 3, alors que s'il avait voulu, il aurait pu conclure en un diptyque, c'est de l'escroquerie ! Le chamanisme indien est à peine évoqué avec une métamorphose d'ours que j'ai trouvée totalement stupide. Les personnages débitent des dialogues ridicules et parfois à la limite du moderne (on est au Far West du XIXème, pas dans une banlieue difficile de par chez nous), et cette manie d'opposer l'Indien et le Black qui se disputent comme des chiffonniers pour des raisons futiles est tout simplement infantile, ça prend de la place inutile, sans parler de certaines péripéties plates qui ne font même pas vibrer et ne délivrent pas un soupçon de grande aventure... on est quand même dans un western, merde ! Donc, Corbeyran fait le fainéant et je n'aime pas ça, le voyage de ce petit groupe n'aboutit à rien et le lecteur n'est pas plus avancé. Seul le dessin est toujours aussi beau et policé, j'aime ce style. Je laisse encore une chance ultime à 3/5 pour le tome 3 qui sera le dernier, sinon je baisserai ma note, et là j'enlève l'achat.

Nom série  John Tiffany  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu le tome 1 chez le bouquiniste du dernier festival BD de Rouans, à 5 euros, je me suis dit "tiens, pourquoi pas? essayons". Car je n'avais clairement pas envie de dépenser 12 euros en neuf à la Fnac, et j'ai bien fait car c'est encore une Bd aux rouages plus qu'éprouvés, je m'y attendais fortement, mais malgré ça je ne suis pas déçu, c'est une lecture qui n'est pas déplaisante.

On pourra arguer du fait que c'est balisé par des poncifs qu'on rencontre dans trop de séries policières d'action, et depuis les années 60 où l'on acceptait encore ce genre de concept, mais aussi dans plein de films de série B américains. J'ai du mal à comprendre Desberg quand il crée des séries de ce type, j'ai la nette impression qu'il a fait ça pour boucher un trou dans son emploi du temps pourtant déjà chargé, rien n'y est sérieux et plausible, c'est truffé d'invraisemblances et de facilités, c'est bourré de clichés jusqu'à la gueule et ça mélange allègrement l'action, le sexe et une once de second degré, dans un contexte de géopolitique moderne que connait certes très bien Desberg par sa double nationalité et sa passion de l'actu américaine.

Justement, comme il est tellement débordé, quel intérêt d'avoir créé cette série ? surtout qu'elle annonce son ambition avec déjà en dos de couverture, au moins 3 tomes prévus en triple diptyques et parution tous les 7 mois, mais depuis le tome 2 paru en 2014, on ne voit toujours rien venir... Mais comme je le disais, on sent avant tout que Desberg s'est fait plaisir en empilant les clichés du thriller d'action, avec un héros à qui tout réussit et qui se lève les plus belles gonzesses, il est seulement une cible pour d'autres, avec un contrat sur sa propre tête, c'est surtout cette partie de scénario qui m'a intéressé, de même que le personnage de son acolyte Dorothy Parker, raciste, cynique et limite sadique, est un personnage de fille badass réjouissant.

Au niveau du dessin, ça me convient assez peu, ce n'est pas du tout le style que j'aime, c'est celui des comics modernes, sombre et expressif, avec un dessin qui peut sembler fouillis par endroits, tout juste ébauché, c'est pas très joli, mais ça se rattrape dans certaines cases, c'est irrégulier, bref ça ne convient pas tellement non plus à la ligne éditoriale de la collection Troisième Vague du Lombard, mais bon, il y a pire, et je m'y suis fait.
Voila donc une série après laquelle je ne vais pas courir absolument, si les occasions se présentent, j'en lirai en bibli sans déplaisir, j'ai mis l'achat uniquement si vous arrivez comme moi à en trouver à moins de 5 euros, sinon empruntez...

Nom série  Al'Togo  posté le 14/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette Bd ressemble à une série TV de la fin des années 80 qui s'appelait je crois Euroflics ou Eurocops, ou un truc comme ça, je ne l'ai pas tellement suivie, mais je revois des photos dans les pages télé de magazines, et j'avais lu un article qui en expliquait le concept, ça changeait d'acteurs à chaque fois car chaque épisode était centré sur un pays de l'Union européenne du temps où l'Europe était encore bien aimée des Européens... incroyable comme ça a changé de nos jours ! Co-production entre plusieurs pays, les Allemands y étaient majoritaires et proposaient aux Français, aux Espagnols, aux Italiens, aux Suisses et aux Anglais de décrire leurs méthodes et procédés policiers. Je crois savoir que le résultat fut très convenu et décevant, c'est un peu le même cas pour cette Bd qui pourtant affichait un bon concept.

Je n'ai d'ailleurs guère été convaincu par le premier épisode, une histoire abracadabrante de ministre suédois assassinant son ex-femme, enlevant ses enfants et se lançant dans une cavale qui était d'avance perdue et désespérée. J'ai quand même voulu aller voir un peu plus loin en donnant une chance supplémentaire à la série qui possède quand même des qualités, surtout graphiques, avec un dessin en forme de fausse Ligne Claire, un trait fluide semi-réaliste qui reproduit parfaitement décors et voitures, mais qui propose des personnages un peu caricaturaux. Le découpage et la mise en page sont modernes et rythmés.
Ce second tome est à l'image de ce qu'on voit dans des séries B américaines policières, et le final est une sorte de pied-de-nez. C'est le tome 3 qui m'a le plus intéressé car c'est une réflexion par endroits audacieuse sur l'Europe à travers le cas de la Pologne qui fait comprendre les travers de cette union européenne.

Le reste bien que levant un voile sur le soi-disant héros Albertus, m'a peu emballé. En fait, c'est une série avec un héros qui n'est pas central ou prépondérant, qui ne monopolise pas tout comme peuvent l'être Largo Winch ou Wayne Shelton dans un type de séries d'action approchantes, je l'ai trouvé vraiment en retrait, tout au moins dans les 3 premiers albums, car l'unité de flics dans laquelle il évolue propose des personnages tout aussi intéressants que lui.

Les tomes sont indépendants, mais tout se rejoint dans le dernier album, bref c'est une série très conventionnelle et sans originalité, mais qui peut se lire sans déplaisir, juste pour la détente.

Nom série  La Dernière fée du pays d'Arvor  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une série qui aurait pu me plaire vraiment, car on est dans la féerie qui rappelle les vieux contes de l'enfance, j'aime ce style d'histoire, mais ça ne tient pas toutes ses promesses. Le début démarre bien avec Folianne, cette jeune bergère qui sur le modèle de Jeanne d'Arc, se voit assigner une sorte de mission par 2 petites fées, et différents éléments se mettent en place. Tout ceci n'est pas trop mal conduit pendant à peu près 2 albums, et puis le scénario dévie de façon peu adroite, rendant l'ensemble au final peu passionnant, le final est assez convenu...

Sinon, j'ai apprécié le dialogue au ton médiéval, et le dessin m'a plu, il m'a fait penser à celui de Yves Bordes sur Foc, c'est un dessin plus pictural et illustratif, Michaud ayant carrément changé de style graphique par rapport à ses autres Bd comme Le Principe de l'Enfer où il était plus "bande dessinée". Au final, c'est une série où Moyen Age et fantastique, réalisme et merveilleux s'entrecroisent joliment, mais ce n'est pas assez captivant pour rester dans la mémoire. Dommage.

Nom série  Kwaïdan  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Toujours cette fascination pour le Japon ancien chez Jung. Très vite, on sent que le fantastique va dominer toute cette histoire, on est plongé dans un récit sombre, à la poésie tragique, et ça démarre bien avec ce prologue sur cette soeur jalouse, mais par la suite, la narration est chaotique et part un peu dans tous les sens. Le récit se fait complexe et confus, avec des séquences sans queue ni tête. Visuellement, c'est assez beau, mais ce n'est pas captivant, le récit cède trop souvent à la facilité, le fantastique ne doit pas tout permettre.

La partie graphique est bien, le dessin n'est pas aussi maîtrisé que dans d'autres Bd de l'auteur comme Kyoteru ou Okiya, la maison des plaisirs défendus... mais l'ambiance nippone est bien rendue grâce à une bonne restitution des costumes et décors du Japon médiéval, de même que différentes colorisations typent des séquences à ambiances particulières.
Dommage que l'essentiel n'ait pas été porté sur un scénario plus solide et plus compréhensible, parce que en l'état, le fond pourrait présenter un réel intérêt, en dépit d'un sujet relativement classique, mais il faut faire un effort assez considérable pour vraiment comprendre quelque chose et se passionner. Vraie note : 2,5/5.

Nom série  H.H. Holmes  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai emprunté ces 2 albums sans trop savoir à quoi m'attendre, et j'en sors déçu. C'est une histoire assez compliquée par sa narration biscornue mêlant pourtant des personnages comme Siringo de l'agence Pinkerton (vu dans la Bd Sundance) et l'ombre de Jack l'Eventreur... il y a trop de situations entrecoupées par d'autres, trop d'ellipses et trop de scènes qui s'imposent sans aucune transition, de sorte que la lecture finit par être pénible, ça amène une confusion et une lassitude, c'est très difficile de s'y retrouver.

Mais surtout, c'est la partie graphique qui me freine énormément, le dessin est constamment sombre, je ne sais pas si c'est un style, mais ça ne me convient pas du tout et ça rend le récit encore plus confus, si bien qu'il faut très souvent s'y reprendre à 2 fois pour comprendre ce qui se passe dans certaines cases. D'emblée, les lettrages sont trop petits et très inconfortables pour la vue, j'ai dû me bousiller les yeux rien qu'à tenter de déchiffrer certains cartouches, par endroits, c'est illisible, et ça ne s'améliore relativement que dans le tome 2.

Le récit n'est donc guère passionnant à cause de ce dessin irrégulier : par endroits, il est très approximatif, et ailleurs, il peut être très chouette, avec un côté broussailleux étrange ; les personnages sont assez nombreux, il n'est pas toujours facile de bien les identifier car certaines têtes à moustaches se ressemblent.
La série est abandonnée ? ça ne me désole pas, quoique après l'effort déployé pour essayer de lire cette Bd dans les conditions que j'ai décrites, j'aurais voulu connaitre le dénouement, mais je n'en ferai pas une maladie...

Nom série  Boule de suif, de Guy de Maupassant  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrangement, je n'ai jamais lu l'oeuvre de Maupassant, à part peut-être Bel-Ami, et donc je ne sais pas si l'adaptation est conforme, mais j'ai le souvenir d'avoir vu un vieux film de 1945 réalisée par Christian-Jaque, avec Micheline Presle qui était rayonnante dans ce rôle de galante patriote, qu'on appelait en leur temps des demi-mondaines, voire des courtisanes. Maupassant y dénonçait l'hypocrisie des notables d'une société française figée dans la bienséance et qui sont les premiers à se ruer dans les lupanars où sévissent des femmes comme l'héroïne. Il semble que ce sujet audacieux était destiné à choquer cette société bien pensante que Maupassant stigmatise à travers ce portrait attachant de Boule de Suif.

C'est la première œuvre qui révèle le talent d'écrivain de Maupassant en 1880, je ne me suis pas passionné pour ce récit, mais je l'ai trouvé quand même intéressant, ça m'a permis de dresser un parallèle étonnant avec la Chevauchée fantastique de John Ford, où il embarque dans une diligence un microcosme de passagers composant la société honnête du Far West de la même époque, mais parmi ces passagers, figure une prostituée qui est évidemment regardée de travers, et qui se rend courageuse, vaillante et utile par son aide au cours d'un périple dangereux ; je trouve que les 2 personnages ont la même destinée : de femmes détestées, elles se rendent héroïques et valent bien plus sur le plan humain que tous ces beaux messieurs à moustache et ces femmes bien nées mais superflues.

Bonne histoire donc, mais un dessin exécrable qui me fut difficile à supporter ; il n'est pas joli, on dirait par endroits des gribouillis, de même que les décors sont vilains, même s'ils sont conformes (la vue de Rouen du début), et le style dépouillé ne me plait pas ; c'est surtout sur les 3 premières pages que c'est le plus flagrant, c'est un peu mieux après, mais je ne suis vraiment pas fan de ce style graphique. En fait, c'est le dessin qui m'a un peu gâché cette lecture...

Nom série  Bouquet de flirts  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces historiettes peuvent sembler sympathiques en s'attachant à la vie d'une adolescente dans les années 70 ; l'époque est bien restituée et typée par quelques détails, mais franchement je n'ai pas trouvé tout ceci vraiment terrible. L'ambiance érotique est peu exploitée ou mal montrée, l'ensemble parait plutôt décousu, bref ça ne m'a pas du tout intéressé.
En plus, j'ai trouvé le dessin de Cabannes beaucoup moins appliqué que dans Fatale (Manchette/Cabanes) ou La Princesse du Sang qui m'avaient grandement séduit par un graphisme peaufiné et racé ; ici, j'ai l'impression que l'auteur a dessiné à la va-vite, et certains visages sont affreux ou difformes. A oublier donc... dommage, le sujet était porteur.

Nom série  Comptine d'Halloween  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cette collection Sang Froid de chez Delcourt, je n'ai pas tout lu, mais j'ai l'impression que le niveau est assez bon dans l'ensemble.
On a affaire ici à un type de récit qui ressemble énormément à une structure cinématographique de film fantastique ou de thriller horrifique, avec le rapport d'Halloween en fond pour pimenter le tout. C'est une histoire bourrée de clichés et de grosses ficelles que l'on retrouve dans ce genre de narration, avec des rebondissements à la pelle, des retournements de situation incessants, des codes très usés dans le genre qui à mon avis (et ça n'engage que moi) passeraient bien mieux par le biais d'un film. En BD, c'est un peu moins percutant, et ça fait moins sursauter.

Ces réserves étant faites, la trame très classique du traumatisme suite à un drame vécu dans l'enfance, est bien goupillée, bien agencée, avec une ambiance angoissante malgré des influences évidentes et mille fois vues dans des films comme Souviens-toi l'été dernier ou Urban Legend (histoire de vengeance, martyrisation d'un individu peu gâté par la vie, secret gardé par un groupe d'individus coupables d'un acte horrible, souvenirs douloureux etc...).

Le récit est bien conduit, mais il faut être constamment attentif car il y a beaucoup de personnages dont il faut retenir les noms, et une bonne description d'un trou perdu au fin fond de l'Amérique profonde. Le climat est assez oppressant et tendu, avec des meurtres violents et une enquête qui piétine. Mais comme je le disais au début, c'est plein de grosses ficelles et de situations prévisibles, si bien qu'on devine assez vite qui est le coupable de tous ces crimes et pourquoi. Le tome 1 est excellent, en installant les éléments et en présentant les principaux personnages. Le tome 2 se relâche un peu, puis l'action rebondit un peu plus dans le tome 3 avec un final relativement convenu.

Mais je n'ai pas envie de me déchaîner contre cette série dont la lecture ne fut pas pénible ni ennuyeuse, c'est juste qu'il n'y a rien de bien surprenant, c'est efficace et bien mené, avec un dessin sans génie mais agréable, un peu moins élaboré que dans Le Casse - Soul man ou d'autres Bd plus récentes du même auteur ; il y a cependant quelques dessins peu réussis au niveau des chats, visiblement Denys ne sait pas dessiner cet animal, mais rien de bien méchant, et heureusement que le dessin est bon, sinon cette Bd aurait été encore plus banale voire même foirée.

Un peu étonnant de voir autant de 4 étoiles car ça ne le mérite pas forcément, mais ça reste une série très correcte.

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