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Tout de suite en fermant l’album je souriais, je me suis dit, il est tout de même très fort ce Vives.
Et puis j’ai laissé un peu le temps passer pour digérer. La digestion laisse hélas sur sa faim alors que sur le coup il y a eu de sacrés trucs appétissants.
Tout d’abord le scénario, si ça ne tient pas debout, qu’est ce qu’on se marre sur le coup de voir le village entier s’intéresser au sort de cette fille à la poitrine opulente. Outre la naïveté générale de la famille, il en ressort tout de même que l’une des rares scènes explicites sera une relation frère sœur… sur tout un album dit érotique cela reste léger ! Et là Vives me parait très fort, pas question de gros plans répétés ou de vues plongeantes ou encore de pseudo scénario de domination, rien qu’une famille de cultivateurs avec des dialogues. Complètement neuneu, ils font figures de littérature à comparaison des opus habituels, quant au scénario de musculation finale avec cette fille qui devient Lara Croft, moi franchement ça m’a vraiment fait rire. (J’assume ma condition, je vais faire de la muscu et voici une nana en décolleté ouvert qui fait des tractions, non vraiment trop fort !)
Graphiquement tout cela a du se faire très vite. Quand on voit Vives en dédicace, sa facilité saute aux yeux, quand on voit ce qu’il fait en 10 minutes en dédicaces, on se dit qu’il n’a pas du passer plus de temps sur une planche de ce récit. Et pourtant tout cela rend parfaitement avec une lisibilité qui n’a rien à envier à des besogneux plus précis.
Franchement sympa dans l’instant donc, mais voilà il n’en restera rien ensuite, le trait très fluide s’avère tout de même très léger, le scénario franchement délirant ne mérite pas la relecture. Bref sur une BD normale je dirais bof. Oui, mais dans le style érotique que recherche-t-on ? Si l’on cherche l’émoustillement ou l’excitation, sûr qu’avec cet opus on n’ira pas loin ! En revanche pour l’autodérision et l’humour là c’est franchement sympa.
Comme je ne saurais répondre à l’objectif d’une BD érotique, je qualifierai ce one-shot de pas mal. |
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Nom série
Aama
posté le
02/02/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voici un début de série de science fiction classique. Une civilisation organisée par niveaux, des technologies ayant remplacé (ou disons amélioré) les capacités naturelles, un système de caste avec des multinationales omnipotentes, des voyages spatiaux, des robots doués d’intelligence surpuissants et des expériences scientifiques qui tournent mal pour crise financière !
Ce premier tome utilise la technique de l’amnésie et du retour en arrière. Nous ne saurons pas plus que les premières planches pour ce qui est du « présent », en revanche grâce à un journal particulièrement détaillé, nous revivrons le chemin qui aboutira au début. A la fin du premier tome nous en sommes encore loin. Le journal se passe sur une durée de 7 jours, on a du en faire plus de la moitié (à ce propos le voyage n’a pas duré bien longtemps pour une planète si lointaine). Deux frères, un singoïde ultra perfectionné, une planète expérimentale et des cobayes chercheurs méfiants peuplent ce tome introductif assez riche. Pour autant énormément de suspends et de possibles peuvent porter l’album vers de la très bonne SF comme vers un remake aussi ennuyeux qu’Aldébaran. Le tome 1 mérite l’attention, voyons la suite !
Graphiquement, l’ambiance trouve son contenu malgré des traits apparemment maladroits. Les personnages semblent assez brouillons et les décors alternent entre le trop peu et le correctement dosé. Ce qui rend l’ensemble parfaitement lisible et agréable. Reste la colorisation. Je ne saurais la qualifier, mais force est de constater qu’avec un trait apparemment brouillon et une colorisation sans prétention, la qualité narrative est au rendez vous. Chapeau donc, le but est atteint.
On attendra la suite pour se prononcer, ce premier tome pose de bons éléments même s’ils restent « classiques » ; j’avoue une curiosité pour la technique narrative très fluide et prenante malgré des abords tout à faits banals. Etant de nature sceptique j’attendrai tout de même le tome 2 pour acheter, car ce tome seul n’apporterait rien à une collection. |
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Trondheim forme un mythe pour moi, le mythe d’un mec hyper-créatif qui fait des expériences.
Les formidables aventures de lapinot semblaient être aux yeux de nombreux admirateurs l’œuvre par excellence de l’auteur. J’en sors déçu.
Pas déçu au sens « bouh c’est nul », mais je m’attendais à nettement mieux. Et cette impression peut se décliner comme une fractale au sein de chaque échelle avec laquelle je regarde, cette série : série, album, planche, case. Quel que soit l’échelle, une sorte de sentiment d’inachevé se laisse goûter.
Au niveau de la série, l’ensemble me parait franchement inégal.
Le tome 0 met la barre très haute 
Le tome 1 passe au far west, le propos reste cohérent mais devient plus « facile » 
Le tome 2 revient dans le présent avec une sombre histoire de malédiction, sujet qui deviendra majeur dans la fin des aventures, le charme opère moins 
Le tome 3 nous fait une enquête de type adele blanc sec en nettement moins fun , je n’ai toujours pas compris ce que cette historie faisait là
Le tome 4 reprend nos héros dans une époque actuelle ce qui rend plus lisible le propos. Toutefois cela semble moins percutant que le slalom initial
Le tome 5 nous transporte dans un passé aux allure de noblesse anglo-saxonne, l’ennui prédomine 
Les tome 6&7 se ressemblent l’auteur revient au présent et fait avancer nos protagonistes sur leurs chemins divers toujours au gré des tendances majoritaires de chacun. On ronronne un peu
Le tome 8 fait figure de très bon finish par un rythme retrouvé même si le thème obsédant et lancinant lasse un peu le lecteur
Et le tome 9 se pose comme un cheveu sur la soupe avec des clins d’yeux appliqués mais une histoire sans ressort narratif. Ou disons avec un même ressort un peu usé.
De même au sein de chaque série on pourra trouver des passages sans intérêt tandis que d’autres trouvent une vraie force narrative, certains personnages ressemblent un peu trop à leur archétype, du coup on voit plus l’exercice de style qu’une historie narrative. Si l’on descend au niveau de la planche et de la case vous n’aurez aucun mal à être malgré tout déçu par un dessin très sommaire franchement décevant étant donné le propos sous jacent dans la mesure où le graphisme n’apporte que rarement de la force au récit.
Je grossis certes un peu le trait (quoique) mais hormis le tome 0, tous m’ont semblé longs et répétitifs.
Cette série percute nettement moins à mon sens que Les Petits Riens pour un discours finalement proche. Acheter le tome 0 me semble indispensable, les autres, moins. |
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Nom série
Malgré nous
posté le
13/11/2009
(dernière MAJ le 27/01/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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MAJ après tome 3.
Avis tome 1
Le thème de la seconde guerre mondiale se représente en nombre dans les sorties du moment. Il faut un peu de temps pour ne pas toujours nager cet univers à la mode et diversifier ses thèmes.
Dans cette série, nous suivrons le personnage d’un garçon alsacien de fort sentiment patriotique voyant sa région basculer sous l’égide d’un envahisseur qui prend place. Autour de lui, les uns capitulent, les autres fuient, les uns résistent, les autres sont chassés, d’autres tentent de rester en dehors de tout çà et enfin certains coopèrent franchement. Ses sentiments d’adolescents à fleur de peau vont à l’encontre du l’esprit du dominateur, ce qui lui vaudra de dangereuses aventures auprès d’anciens amis très zélés vis-à-vis du nouveau maître. Ce premier tome raconte l’environnement de départ de ce garçon devenant à la fin du tome un « malgré nous » enrôlé dans les forces allemandes. Pas de front ou de récit de guerre dans ce premier tome, mais plutôt un parcours idéaliste qui verra son idéalisme mis à mal par des agissements de membres de sa propre famille, par des tentatives d’amis plus enclin à vivre qu’à défendre un idéal et par ces jeunes futurs collaborateurs. Nous verrons les changements administratifs décisifs menés par l’Allemagne, bien plus violent qu’une action physique : dénomination des rues, renvoi des professeurs francophones, nouvelles règles arbitraires, sélection du bon et du mauvais… Ce tome montre une violence spirituelle d’un envahisseur voulant faire table rase d’un passé français.
Le dessin sert admirablement le scénario par des traits très légers et une colorisation lumineuse. Certes les décors sonnent parfois un peu studio de cinéma et quelques perspectives pourraient s’avérer plus réussies, mais l’ensemble donne un air suranné tout à fait adéquat pour une époque trouble passée. Graphiquement, l’album donne une impression inégale, tantôt servant admirablement un discours scénaristique sur la détresse morale, tantôt révélant des faiblesses techniques brouillant l’action du scénario.
Au final j’ai plutôt aimé le récit. L’ambiance morale pesante est magistralement rendue, et là était bien le sujet principal. Evidemment il y a des salauds très salauds, mais cette époque n’est elle pas propice aux comportements extrémistes. Notre jeune fait le choix de la culture Française qu’il idéalise ce qui lui donne une raison de vivre en cet âge idéaliste de la fin de l’adolescence. D’autres font d’autres choix, les tomes à venir nous conteront son parcours en tant que soldat… Celui-ci se lit malgré des dessins parfois maladroits et des personnages parfois simples. Pas mal mais attendons la suite.
Le tome 2 nous emmène dans des endroits nettement plus hostiles où les sentiments hostiles entre gens du même bord ont tendance à s’apaiser. Bien sûr les caractères restent, mais ce tome nous donne un grand sentiment d’espoir malgré des événements sordides : malgré tout l’humain a besoin de relation sociale. Cela apaisera ses besoins de vengeances pour laisser une petite part d’humain au cœur du chaos.
Graphiquement, c’est encore très beau, même dans la bataille la plus terrible sur le front. Nos personnages se lissent à cause du conflit et trouvent
Le diptyque s’achève avec force dans un élan de générosité prouvant que le sentiment reste au cœur de l’homme. Fin optimiste dans son tragique, mais l’histoire nous a démontré que ce cas ne pouvait être une généralité.
Et le tome 3 survient, et c'est le drame.
on passe dans une pauvre histoire d'amnésie et de garde malade amoureuse qui n'arrive pas à la cheville de ce qui a été ébauché avant. Même le passage avec la résistance allemande devient fade, c'est dire... Certes graphiquement on continue de tenir la route, j'aurais même envie de penser que ce tome me parait le plus abouti, mais cette fois ci le fond fait défaut.
Une bonne BD un peu poussive dans le premier tome et classique dans le second mais dont le dessin transmets une jolie ambiance sur un sujet peu traité. arrêtons nous au second tome, le troisième vaut la décote au sans achat |
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Voici un album qui sent l’édition locale, même si l’action se passe à différents endroits dans les 3 tomes. Etant donné l’avis précédent je n’ai pas cherché à trouver le tome 3 pour le lire, et comme dans les deux autres tomes l’ensemble parait cohérent je ne vois pas de raison de distinguer chaque tome.
Nous verrons donc des protagonistes sympathiques avoir des aventures au cœur d’une ambiance locale faite de traditions, de mythes, de mystère et d’un peu d’ésotérisme. Sympathique, voilà le mot, dans une pure tradition franco belge (mais pas gros nez !), les événements s’enchainent avec calme, parsemés d’un humour tranquille façon papa. Pas mal de ficelles visibles dans le décor perturbent hélas le lecteur malgré toute la bonhomie recherchée et même trouvée par les auteurs. Oui le scénario construit se lit, mais tout de même on sent venir de loin quelques « surprises » et d’autres paraissent franchement « opportunes ».
Mais ne boudons bas tant, le graphisme détaillé fait plaisir dans les vus locales, on sent la volonté de traduire une vérité de terroir. Le lecteur prend plaisir à plonger dans les places, avec les bâtiments en l’état qui donnent tout le cachet de certains lieux. Par ailleurs la ligne fluide pour les personnages reste de bonne facture traditionnelle.
Certes, l’impression qui reste des albums font fade, mais ce n’est pas mauvais pour autant, en fait, j’aurais envie de dire bof, mais la lecture laissera tout de même un gout agréable dans la bouche. Si vous avez une bonne bibliothèque de BD de plus de 1000 titres, je conseille l’achat, ce ne sera pas le clou de la collection mais cela vous changera en faisant passer un moment agréable |
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Une semaine après la lecture qu’en reste-t-il ? Tout d’abord de très beaux passages narratifs où les traits même laids transmettent une forte émotion. Ensuite un récit qui suite les plantes psychotropes, le poète maudit et l’idéalisme.
Le récit nous présente un ensemble de poètes avec le perpétuel conflit entre l’underground et l’officiel. Tout cela se mêle avec les policiers puisque dans ces milieux très surveillés il ne fait pas bon agiter les masses populaires par des idées trop révolutionnaires. Le récit se lit avec sympathie jusqu’à ce que les auteurs glissent un clin d’œil appuyé à la bande dessinée. Là vraiment c’est trop ; même si les passages sont courts et secondaires j’ai vraiment décroché de la narration devant cette volonté trop présente de défendre le 9eme art. Dommage car les personnages se laissent apprivoiser car ils sortent de leur archétype. (par exemple beaucoup aimé le policier)
Des personnages écorchés vifs dessinés à la machette dans des décors parisiens glauques du 19eme siècle, cela peut paraitre excessif, et pourtant au-delà d’un premier aspect peu agréable, la qualité narrative de découpage et de mise en situation permet au lecteur d’enter complètement dans le sujet. De ce côté-là chapeau. La colorisation permet de magnifier un trait grossier pour faire ressortir l’ambiance du récit.
Au final après une semaine, il ne me reste qu’une impression d’ambiance, j’ai aimé suivre le récit sans qu’il me passionne plus que çà. Le passage forcé sur le 9eme art m’a franchement fait sortir du contexte tant cela paraissait arriver comme un cheveu sur la soupe en l’introduisant au marteau piqueur. Bien aimé les poètes et leurs névroses, pas plus. |
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Les jouets prennent vie comme dans « Toy Story ». Même code, le monde des humains ne doit pas savoir qu’ils peuvent avoir une vie propre. Ici le fils semble enlevé par une force magique maléfique. Un groupe de jouets va donc tenter l’aventure hors de la chambre pour retrouver leur propriétaire.
Là où Pixar restait dans le monde humain, ce récit nous transporte dans un monde totalement fantastique une fois sorti de la chambre. Se joue le combat du « bien » contre le « mal », mais tout se complique avec des traitres, ou disons des tentatives de déstabilisation. Lorsque nos héros vont s’aventurer dans un monde de jeux sans règle qui dictera les règles de survie ?
Ce tome 1 bénéficie d’une narration classique mais correctement amenée, sans rapidité ou lourdeur. La présentation rapide passée il se passe vraiment des choses, nos personnages très archétypes au début du récit évoluent. Le cochon, personnage le plus complexe pour l’instant se laisse totalement apprivoiser par le lecteur, contrairement à d’autres encore trop lisses (comme l’indienne).
Graphiquement, le travail en dégradés de sépia me semble tout simplement somptueux. Si certains caractères sous certains angles font un peu scolaire par moment, le nuancier m’a littéralement transporté dans ces univers magiques.
Ce tome 1 constitue un joli moment graphique. Très surpris de voir ce type d’œuvre publié chez soleil (et même pas chez noctambule) que j’en conseillerai l’achat. Pour que cette boite qui fonctionne avant tout sur les ventes soit encouragée à produire ce genre d’album à priori hors d’une logique purement commerciale (pas de femmes dénudées à forte poitrine dans l’album, incroyable pour du soleil non !) |
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Voici un album oublié. Et pourtant sa lecture aujourd’hui procure un plaisir suranné tout à fait agréable.
Tout fait démodé dans cet album, le graphisme d’abord, avec des personnages figés aux angles de vue toujours identiques, les perspectives parfois douteuses, et un élément de décor parfois totalement loupé ; la colorisation ensuite avec ces tons sur tons beiges récurrents ; et le scénario enfin avec cette histoire saugrenue de marchand ambulant qui traverse les âges.
Certes, et pourtant j’ai apprécié la lecture et refermé en rêvant un peu, allez comprendre !
L’auteur nous montre une fresque historique au travers d’une famille, ou disons d’un lieu ; un personnage qui sera narrateur est accueilli dans le salon des portraits d’un manoir. Chaque portrait sera narré avec constante : à tous les âges, un marchand vient récupérer les restes d’une fin de cycle de puissant. Toujours témoin des déchirements, il saura toujours en tirer parti pour son bénéfice (ou sa survie). Les époques changent, mais la bêtise humaine, la cupidité et l’autoritarisme auront toujours raison de la raison.
Le temps remonte, puis s’achève sur le sujet du revendeur de rêve actuel qui pourrait être le dealer de drogue plus ou moins « douce ». Sur le coup j’ai trouvé cette fin franchement bien trouvée étant donné l’étrange exercice qui avait été essayé. Cela donné une cohérence globale certes désabusée sur l’évolution de la société mais tout à fait percutante.
Le graphisme ne restera pas dans les annales mais quelques planches profitent de tons sur tons audacieux mais assez parlant.
Une bande dessinée tout à fait correcte malgré des défauts évidents, un album que j’ai refermé avec émotion alors qu’il souffre du temps. Etrange, je ne saurais que conseiller de le lire, en tous cas je garde le tome dans ma bibliothèque. |
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Nom série
3 Souhaits
posté le
26/05/2010
(dernière MAJ le 13/01/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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MAJ après tome 2
Avis initial
Un récit fantastique peuplé de Djinn, golems, humains et j’imagine d’autres surprises à venir, dans un cadre du moyen orient à une époque médiévale, voilà de quoi parvenir à un récit haut en couleur.
De la couleur, il va y en avoir ! Le graphisme informatisé avec talent nous présente des planches parfois sublimes (comme celle de la résurrection/transformation). Certes tout cela brille et fait parfois mal aux yeux, mais le rythme et les décors permettent un très bel écrin crédible pour l’atmosphère générale. Signalons des perspectives vertigineuses vraiment magnifiques.
Le beau héros mâle, guerrier de talent, entraîné pour tuer dans un endoctrinement complet fait don de sa vie. Mais le don sera récupéré par une autre famille non humaine, et notre nouveau Djinn va être conditionné pour un nouveau maître (ou plutôt une belle maîtresse). Si j’ai plutôt apprécié l’absence de femme très légèrement vêtue dans l’album, le caractère de notre héros m’a tout de même énervé au-delà de la moitié du récit. Il est ennuyeux de candeur et notre girouette ne comprend décidément rien à pas grand-chose hors le combat pour lequel il se révèle sacrément doué. La première moitié du récit me parait vraiment intéressante par l’ambiance générale qu’il décrit, en revanche la suite n’apporte pas grand-chose si ce n’est de l’action simple avec un fil conducteur trop superficiel et binaire à mon goût.
De la belle baston, dans un univers vraiment bien rendu, c’est déjà pas mal. On attendra la suite pour acheter, car si les personnages ne gagnent pas un peu en psychologie et si l’on reste au niveau de la simple action sans fond construit plus riche que le simple triptyque (les hommes trop nazes, les djinns manipulateurs VS les golems tout aussi manipulateurs) le lecteur aura du mal à trouver un fil directeur voire même pourra être lassé des combats improbables en chute libre à seul contre tous qui se finissent en portail de téléportation (même si j’ai aimé ce beau combat graphiquement).
MAJ tome 2
Le graphisme tient le cap, mais je n'ai rien compris à ce qui se passe, il y a tellement de mélange de trahisons et d'utilisation de qui trahit qui que je suis totalement perdu. Après il y a des très belles planches avec des combats très vivants, cela reste très rythmé, mais je lâche le sujet. Maintenant c'est sûr ce sera sans achat. En revanche le graphisme informatisé vaut le détour, ce qui évite à la série le bof que ce scénario mériterait. |
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Nom série
Ian Kaledine
posté le
13/01/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Bof, sans plus) |
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Cette série forme un ensemble de 10 tomes franchement hétéroclites. Si l’on parle de série finie, ce n’est pas parce que le scénario trouve un fin mais plutôt parce que les auteurs n’iront pas plus loin.
Hétéroclite, car le tome initial place la série dans une série d’aventure à la limite du fantastique, mais les tomes 2 à 4 repositionnent le curseur sur le fantastique, le tome 5 fait une incartade dans la fantasmagorie, avant de revenir dans l’aventure pure (Tome 6) puis de passer dans le complot politique (tomes 7 à 9) et de s’achever avec une touche érotique dans le tome 10 !
Dans cet étrange méli-mélo, certains passages semblent vraiment intéressants, en fait on a l’impression que les auteurs découvrent avec leurs aventures de meilleurs outils narratifs, ce qui change également la force des personnages au cours du récit, tel personnage féminin va décliner tandis que tel autre va devenir moins secondaire dans l’avancée des tomes. Le héros conserve fort heureusement son caractère fort et sympathique, indépendant et courageux ; mais mon personnage favori restera Ferragus Kildare, Irlandais au physique impressionnant et fort sympathique.
Comme souvent il me semble difficile d’apprécier la série complète, le tome 1 me semble un très bon tome introductif, la suite fait penser au lecteur, ah bon on va dans cette direction, bof, le tome 5 est perdu au milieu de nulle part et me semble le meilleur, enfin le personnage du méchant à la façon olrik qui apparait tôt et poursuit nos héros me semble trop curieusement à la fois battable dans les faits par rapport à ses moyens, mais finalement jamais vaincu malgré tout ce qui peut lui arriver, bref pas crédible au gré des tomes (son côté SM du tome 10 vient d’ailleurs de façon étonnante dans cette série). Etant le machiavel central des tomes 6à 10, cela m’ennui.
Graphiquement pas grand-chose à dire pour cette série qui s’étale entre 1977 et 1992, le trait daté ne fait pas forcément fade à la lecture aujourd’hui, les fonds sont plutôt bien travaillées. Certes le cadrage narratif a vieilli, mais l’alchimie fonctionne toujours dans les bons tomes.
Bref
Tome 1 
Tomes 2 à 4 
Tome 5 
Tome 6 
Tome 7&8 
Tome 9 
Tome 10 
Soit une moyenne à 2,2. Que mettre ?
Mettons le bof le plus proche, mais sincèrement les tomes 1, 5, 7 et 8 valent le coup et même l’achat. |
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Nom série
La Jungle en folie
posté le
12/01/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Voici une série étrange, cet avis portera sur les tomes 1 à 16.
J’aurais envie d’écrire deux avis, un pour tous les tomes sauf le 10 et un pour le monstre du loch neness tant les impressions post lecture semblent différentes.
Jusqu’au tome 10, le scénario se fait par planche, avec les pies de bas de page qui viennent clôturer le sujet par un jeu de mot plus ou moins tiré par les cheveux. Par la suite l’histoire devient un ensemble formant une grande histoire aux multiples rebondissements (sauf les tomes 11 et 14 dans mes souvenirs). Le ton ne change pas, le lecteur trouvera un curieux mélange de réflexion actuelle avec un côté écolo, un autre sceptique désabusé et un côté moralité éducative pour public jeune… Le vrai problème de la série réside dans ce mélange que je n’ai jamais réussi à saisir. Tantôt trop banale et plate, tantôt hors de propos, tantôt bien vue mais décalée par rapport au reste du récit, bref comme si des paroles de sage sortaient soudain d’une situation de comique de situation banale, comme si un clown de cirque arrosant son voisin se mettait soudain à philosopher avant de retrouver aussi vite la poire de sa fleur mouillante. Le tome 10 en cela me semble vraiment bien, il s’agit du seul ayant un équilibre tout le long du récit constant.
Graphiquement inégales, les planches ne dégagent pas une lisibilité immédiate. Pire, à partir du tome 13, le graphisme semble se détériorer, ce qui m’a fait définitivement décrocher. Certes la colorisation ne plaide pas pour le nuance, mais même le trait parait parfois peu opportun.
Pas aimé du tout, sauf le tome 10 que je trouve au contraire tout à fait sympathique et qui pourrait aller au avec achat ! Sur les autres quelques rares gags me semblent porter, le discours étant toujours pris entre un premier degré sans intérêt, des allusions à une actualité peu pertinente aujourd’hui et une critique sociale trop simpliste pour porter. |
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Une série de space-opera qui s’étend sur plus de 30 tomes et trois décennies, (certainement plus si l’éditeur n’avait pas abandonné), voilà qui force le respect. Si l’on ajoute à cela qu’il s’agit de la seule série que je connaisse à ce jour aussi cohérente et uniforme dans la qualité au gré des tomes, je dis que l’on trouve une vraie œuvre « culte ».
Le vagabond des limbes c’est un personnage énigmatique, sorte de mercenaire ex-justicier de l’espace, ancien enfant chéri du système qui va devenir un paria par ses recherches sur le rêve. Mais ce qui importe, c’est plutôt ce personnage de musky, et surtout tous ces humanoïdes qui peuplent le vaisseau du dauphin d’argent qui font la richesse du récit. Outre des mondes visités franchement inquiétants mais toujours très agréable à découvrir, se trame toujours un complot contre ce renégat fuyant. En ombre se trouve l’image du père du héros, toujours présente dans ce qui semble devenir une quête d’identité. Quête d’identité du personnage vis-à-vis d’un créateur qui transparait parfois. Le jeu réel / mondes spatiaux se complexifie au gré des tomes, des engrenages se mettent en branle et tout « roule » jusqu’à l’enlèvement de Musky. Mais l’alchimie continue de fonctionner malgré des rouages scénaristiques de plus en plus surprenants pour permettre à l’histoire de tenir debout.
La grande force de cette série réside dans sa capacité à maintenir le lecteur au gré des tomes malgré des péripéties toujours plus audacieuses sans jamais décliner ou se répéter. Tout ne garde pas un excellent niveau, et certains tomes ne sont que bien, mais il y a toujours quelque chose à tirer. En réfléchissant je n’ai aucun tome favori, peut être mettrais je en dessous des autres la rupture (23), seul one shot limite en termes d’intrigue et de voyage pour le lecteur.
Graphiquement, le style se mêle intimement aux personnages, on ne peut pas demander autre chose si l’on se prend au jeu. Certes tout cela fait un peu carton pâte avec des colorisations franchement trop riches, mais le trait en lui-même me semble précis et lisible malgré tout ! Il y a des collectionneurs de planches du vagabond par esprit esthétique.
Ce vagabond surfe sur l’érotisme et le non dit en laissant le soin au lecteur d’interpréter. Par moment le lecteur finit lui-même par douter d’une interprétation ou d’un message, mais suffisamment de portes restent ouvertes et le ton souvent humoristique permettent de sortir des doutes passagers. Parfois critiques sociales, parfois simple délire cosmique, parfois franchement érotique, d’autres fois oniriques, l’auteur nous surprend toujours et lorsque nous avons eu l’impression de saisir, le voilà qui s’échappe encore ailleurs. Oui Alex est insaisissable, nous pourrions parler des multiples civilisations rencontrées toutes aussi étranges mais si pertinentes les unes que les autres, pour ma part je m’arrêterai sur ce tome du tramway nommé délire, qui paraitra si facile dans sa critique du totalitarisme mais trouvera un tel humanisme lorsque l’on s’apercevra de la source de tout ce cirque.
Ce space opéra comique me semble la référence du genre. Pour autant la note culte ne me parait pas justifiable dans la mesure où il n’y a rien de génial, que du bon, voire du très bon souvent, sur une aventure aussi longue, chapeau. |
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9 tomes pour 3 niveaux !
Mais que d’aventures pour nos aventuriers en herbe à la recherche d’expérience, de gloire, de livres, d’amour, d’or ou de tout autre élément susceptible d’intéresser chaque « classe » de l’équipe.
Parce qu’ils sont mal partis cette fine équipe, mais avec beaucoup d’humour à propos de l’univers heroic fantasy en role play ils vont développer leur histoire. En fait cet album sert de référence à tous les dérivés du genre comme Noob par exemple. (dans le dernier tome des donjons les personnages de noob apparaissent dans le village). Au premier tome j’adore, en fait tout le premier cycle j’adore, les personnages trouvent leurs clichés perpétuels toujours développés par les joueurs actuels. Qui ne prendra pas un personnage nain si ce n’est pour bourriner, boire de bière et avoir de l’or (tout en détestant les elfes) ?
J’allais oublier l’avertissement : si vous êtes totalement étranger à l’univers des jeux de rôle héroic fantasy, oubliez cette série, vous ne saisiriez pas toutes les allusions que renferment le scénario aux multiples poncifs que porte le thème.
Mais les deux aventures suivantes me gênent, j’ai même eu du mal à m’intéresser au dernier tome. Certes, l’elfette gagne en tour de poitrine (quoique pas trop en fait entre les niveau 2 et 3 !) mais il y a beaucoup de redites, nos personnages se trouvent sauvés par des plus puissants qui se battent entre eux en oubliant l’objectif de façon systématique. Pour jouer depuis des années dans cet univers, n’étant pas un hardcore gamer et donc toujours du côté des faibles, je peux vous dire que le puissant préfère taper sur le faible ! Il reste le troll qui me fait rire, mais je ne trouve plus la fraicheur des 3 premiers tomes.
Graphiquement, il n’y a pas grand-chose à reprocher, l’auteur reprend les classiques et les décline avec un talent narratif certain.
Au final le premier cycle est un régal pour les passionnés. Je pense qu’il faut s’arrêter là, la suite se répète, et contrairement à Noob qui gagne avec le temps grâce au double jeu réel/virtuel, ici on n’est que dans le virtuel, ce qui limite la création. (et par ailleurs illustre l’ennui de ce type d’univers s’il n’y a pas de bouleversements perpétuels!)
Le initial décline, il faudrait penser à stopper ou trouver un nouvel élan. |
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Nom série
Le Photographe
posté le
09/01/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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C’est l’histoire d’un mec, un photographe qui veut se prendre pour un héros, enfin un de ceux qui veulent aller sur le terrain pour voir et pas seulement se contenter des récits de voyage déformés que l’on peut entendre. Alors il va rejoindre les médecins du monde, ces gens merveilleux, désintéressés et totalement au service de leur prochain qui montent un convoi dans une zone où l’un des conflits les plus durs dure depuis de très nombreuses années. C’est sûr que faire le chemin Afghanistan - Pakistan, ça va changer de la banlieue parisienne.
Alors le voilà au milieu d’une troupe hétéroclite de héros, médecins, logisticiens et autres bénévoles connaissant les coutumes permettant de mener à bien ce service d’aide à des gens qui ne connaissent plus que la guerre. Il va être averti, soudain le puissant occidental va devoir accepter toute une culture pour pouvoir faire ce chemin. Tenue, comprendre qu’il faut faire profil bas, bref notre aventurier de pacotille va partir avec son appareil photo.
Et pendant deux tomes, on va s’ennuyer comme pas possible. Le lecteur émerveillé découvrira que la guerre ça fait des blessés moches, que la notion de survie se fait de tous les instants, que l’on va devoir traiter avec des méchants trafiquants pour pouvoir passer sans problème, que la démocratie et toute ses chimères parait très loin à partir du moment où la simple survie est en jeu qu’il y a des gentils chez les méchants et des gentils assez méchants, bref que c’est moche la guerre. Ah oui, dans le lot il y aura tout de même quelques photos chouettes (mais très peu) mal mises en valeur par l’édition. Le lecteur verra des opérations vitales exercées dans des conditions plus que sommaires. Et alors ? A aucun moment il n’y a implication de l’auteur. Il reste étranger à tout cela en faisant un boulot de reportage comme on pourrait en faire sur la reproduction des amibes en zone profonde, je crois même que ça m’aurait plus intéressé tant ce qui nous est raconté dans ces deux tomes n’est qu’une succession de poncifs impersonnels. Le lecteur n’a aucunement l’impression d’avoir vécu à son tour ces aventures certes très intéressantes d’un point de vue individuel mais que l’auteur n’arrive absolument pas à transmettre. La faute à la narration, peut-être, mais surtout à une impression de neutralité absolument inconvenante en ces circonstances. A ce stade j’ai détesté.
Et puis une lueur d’espoir, notre narrateur doit sentir que pratiquement tout lui a échappé car il a été bercé dans un confort relatif grâce à tous ses accompagnateurs, il souhaite rentrer seul (et je ne suis pas certain que ce soit par individualisme comme il le montre dans son récit). L’unique raison d’avoir poursuivi la lecture tient dans cet espoir que j’avais qu’enfin il rentrerait dans le sujet, forcé qu’il serait de voir la réalité à son retour solitaire.
Et là tome 3, chapeau. Ça change tout de devoir être maître de soi-même, le voilà le vrai apprentissage, et du coup le vrai partage avec le lecteur qui semble enfin arriver à percevoir les émotions et partager une expérience humaine. Enfin le récit est crédible, et ne nous parle pas de l’incroyable talent des médecins du précaire où des horreurs des mutilations de guerre. Vous ressentez cet abandon du cheval dans ce col, vous mourrez de peur, seul lâché par vos accompagnateurs, vous ragez contre de loup flairant la brebis égarée qui a de la monnaie à cracher. Maintenant le récit à du liant et du vécu, il permet enfin de transmettre autre chose qu’un récit stéréotypé dont le lecteur connait la teneur avant même d’avoir lu le récit. Simple façon de le voir ? N’avez-vous pas senti le furoncle comme beaucoup plus douloureux que tous ces mutilés des tomes un et deux à demi conscients ? Voilà le reportage de qualité…
Le mélange dessin-photos m’a empêché de rentrer de suite dans le récit, d’autant que la qualité graphique ne semble pas être le souci de notre aventurier naïf. Mais il permet de jolies vues et surtout finit par devenir un outil narratif là ou cela semblait assez hétérogène en début de tome 1.
Au final le tome 3 sauve l’ensemble, comment noter une série sur laquelle je mettrais
aux tomes 1&2 et au tome 3. Un «bof» de moyenne ne me semble pas du tout correspondre au ressenti global. Et puis pour qu’il y ait ce tome 3 brillant, il fallait bien faire le voyage aller… |
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Nom série
Le Grand Manque
posté le
06/01/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Voici une bd tout à fait symbolique de ce que Godard peut faire par ailleurs. Enfin il n’a pas de cadre à respecter et peut se laisser aller dans le propos sexuel direct, habituellement toujours sous jacent dans ses séries. Du coup il se lâche, sauf qu’à montrer ce qui ferait mieux d’être suggéré, on perd en finesse.
Car honnêtement je ne crois pas une seconde dans le coup de l’étude d’un monde uniquement féminin et sa sociabilité. Non, nous avons un gros prétexte pour montrer des scènes sensuelles entre femmes et puis en apothéose avec des hommes, rien de plus ne venons pas ajouter une dimension critique alors qu’il ne s’agit que d’une succession de clichés autoritaristes basés sur du religieux dogmatique sans fond. Soyons sérieux, Godard n’est pas sérieux une seconde dans cette série, en tous cas je le prends comme tel (sinon c’est grave !).
Alors on y va pour nos scènes sensuelles d’attouchement ponctués de cavalcade et comme un bon mâle est au scénario, on finit avec le message que rien d’égale la relation avec un homme. Merci j’ai bien ri !
Graphiquement, le style space opera se trouve téléporté dans une fable érotique, honnêtement ça m’a fait rire de voir devant moi tout ce que cette équipe ne peut habituellement pas mettre dans ses albums et se lâche pour un truc kitchisssime assumé.
En fait j’en viens à me demander s’il faut effectivement lire cela au premier degré où pour le coup les opus ne vaudraient pas grand-chose, au second tel que je le conçois on rigole et on oublie vite. |
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Nom série
Yiya
posté le
05/01/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ce tome introductif arrive à trouver un équilibre entre présentation des protagonistes, action, présentation du contexte et fantastique. Alors certes les personnages ont un peu tendance à mourir vite pour faire avancer l’action, mais j’ai bien aimé le fait que le gardien des lieux qui sauve la jeune fille à cause d’une prophétie, se retrouve mort écrabouillé rapidement derrière. (bon ceci dit comme visiblement les fantômes existent il va se retrouver fantôme si tout ça est un peu cohérent, rien ne l’empêchera alors de le sauver !).
Les personnages souffrent pour l’instant d’une simplicité peu avenante, mais le rythme élevé peut expliquer un manque temporaire de richesse. La matière potentielle doit être confirmée, en l’état le récit n’apporte pas grand-chose il faut l’avouer.
Le graphisme séduit, le trait trouve une dynamique étonnante que l’on soit dans le froid, l’eau ou les mondes oubliés. Là réside le vrai point fort du récit, une ambiance me semble trouvée, à l’équipe de la faire vivre désormais.
Pour l’instant l’achat parait très prématuré, (certes après c’est l’œuf et la poule faut il acheter pour avoir le droit à une suite intéressante), mais des lacunes de scénario peuvent être résolues par le développement d’un univers intrigant. Bof pour l’instant, mais à suivre. |
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Nom série
Turcos
posté le
04/01/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Les récits de guerre sont parait-il extrêmement surveillés en terme de véracité. Cothias disait pour son L'Ambulance 13, que l’histoire avait été disséquée pour vérifier que tout ce qui entourait le récit était véridique, et il ne s’agissait pas d’une simple formalité, les n° de compagnie, leur présence dans les villages décrits, le fait qu’il y ait bien des attaques ennemies ce jour là, avec le bon n° d’armée en face, avec la bonne méthode d’attaque (en cas d’attaque au gaz ou avec l’aviation par exemple, cela va même jusqu’à vérifier que la compagnie était bien équipée de ce type de peigne à tant de dents…). Bref, lorsqu’un opus parait sur la première guerre mondiale qui raconte que l’antépénultième compagnie a attaqué le 12 thermidor le village de Douillois et qu’en face ça a riposté à la mitrailleuse, on peut le croire…
Cet opus tente de nous raconter un double destin, celui de ces Français des colonies venus en métropole défendre la mère patrie contre un ennemi qu’il ne connaissait pas. L’auteur raconte ici ces missions désespérées que tout le monde savait lourdes en pertes humaines confiées à ces combattants au sang de même couleur, mais de moindre importance.
L’exercice est louable, et l’auteur arrive à présenter ce mélange de sentiments, entre l’acceptation de la fatalité, la fraternité des combattants, le courage de tous ces hommes que l’on croise qu’ils soient d’origine métropolitaine ou coloniale, le respect que seuls quelques xénophobes viennent perturber. En cela, bravo, mais hélas il n’y a pas d’histoire. L’album est une succession de récits de guerre, sans lien, sans liant. Le lecteur passe d’un bombardement à l’autre, d’une tuerie à l’autre avec le seul fil conducteur de deux personnages. Les multiples allers-retours temporels ne suffisent pas à construire un récit.
Graphiquement, le trait montre avec un certain talent la violence des combats avec ce qu’il faut de réalisme et ce qu’il convient d’abstrait. La colorisation participe à cet ensemble transcrivant avec justesse le contenu des combats. Le style me fait un peu penser à Notre Mère la Guerre dans la vision « cabossée » des personnages et des décors.
La lecture finit mitigée. Malgré l’absence de scénario, le ton me semble pertinent pour une œuvre de présentation. Absolument pas militante ou dénonciatrice, le lecteur visualise ce qu’il connaissait déjà, mais ce rappel fait du bien. Bref la lecture en bibliothèque fera certainement du bien, mais de là à l’avoir chez soi, le trop grand pas ne sera pas franchi malgré le dessin de qualité. |
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Nom série
Aria
posté le
16/12/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Aria, vu de loin c’était un genre d’ Alix, le truc gnan-gnan qui vieillit mal et reste fait pour un jeune public. Et puis à l’occasion d’une possible rencontre avec l’auteur j’ai enfin décidé de me mettre à lire les 10 premiers tomes de ma bdthèque personnelle pour avoir de quoi échanger avec l’auteur. Après lecture, j’ai vu en face de moi un auteur qui dessinait au pinceau mouillé, étrange technique pour du franco belge traditionnel, et j’ai pu échanger avec lui sur la censure dans la publication d’Aria. Et là grosse surprise : l’auteur me racontait les évolutions des stratégies de publications des magazines Tintin et Pilote dans les années 80. Avec cette lecture Aria prend tout d’un coup une autre dimension dans l’histoire de la BD et particulièrement de l’évolution du lectorat…
Dans Aria, l’héroïne est libre, femme indépendante plus courageuse que bien des hommes. Aventure et heroic fantasy vont croiser son chemin avec un talent inégal suivant les tomes. Si le premier tome, très marqué féminisme, semble en dessous, la suite trouve un équilibre intéressant en particulier au niveau de l’aventure. Les 4 tomes suivants sont de la bonne BD, en particulier le tome 4. Après on évolue de manière inégale, mais globalement pas mal. Car notre héroïne n’est pas la femelle wonder woman, en force brute elle est souvent en dessous des gros guerriers qu’elle trouve sur son chemin. En puis l’auteur trouve un ton de plus en plus personnel pour son héroïne, on sent (après la discussion et la relecture) une vraie recherche sur son personnage dans son évolution au gré des tomes. Bref tout cet univers magique vit gentiment pour une satisfaction à la lecture.
Le graphisme évolue aussi, il s’affine et s’améliore sur le narratif. Hélas il me semble bloqué depuis quelques tomes dans une dynamique de production. Le trait est sûr, mais je ne vois plus d'évolution ou de mise en danger qui viendraient un peu renouveler l’attention du lecteur.
Au final, sans la rencontre avec l’auteur j’aurais mis un bof correspondant à une BD banale, mais avec l’arrière plan de l’évolution du lectorat des année 80 et la recherche des journaux d’un nouveau genre, Aria devient une clé de lecture pour l’histoire de la BD. Nettement plus intéressant ! Pas au point de devenir vraiment bien, mais finalement l’ensemble n’est pas si mal, (à petite dose, n’allez pas lire tous les tomes d’affilée). Bref dans le lot les tomes 2 à 5 valent le coup de l’achat, les autres peuvent s’emprunter à la bibliothèque… |
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Nom série
Capitaine Sabre
posté le
15/12/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Voici une série qu’il est dommage d’oublier, la lecture actuelle résiste très bien au temps.
Si le tome 1 laisse beaucoup de mystère et parait parfois un peu facile dans certains phénomènes arrivant fort à propos, la suite range ce capitaine du côté des aventuriers intéressants. Cousin de Corto Maltese, Sabre n’en a pas la veine historique, culturelle et onirique, néanmoins il lui arrive également tout un tas d’aventures passionnantes. Ce qui rend la richesse, n’est pas tant le caractère un peu ours de notre héros, mais bien toute cette panoplie de personnages que le lecteur découvrira. Les civistes du tome 3, la troupe pathétique du tome 4 me semblent deux très belles rencontres qui m’ont marqué. Ces deux tomes sont « vraiment bien » pour reprendre l’expression des lieux, mais tout n’est pas de ce niveau, les autres épisodes, tout en maintenant un bon moment de lecture n’ont pas ce petit plus au niveau des personnages qui les rendent inoubliables.
Graphiquement, c’est bon, très bon même parfois, un trait très dynamique parfaitement lisible et mettant en valeur l’aventure par une bonne technique narrative. Les couleurs ne sautent pas aux yeux et restent dans une certaine sobriété, malgré la luminosité des îles ou les sous bois de jungle. On pourra seulement remarquer certains mouvements un peu figés dans de rares cases.
La série fait partie à mon sens des très bonnes aventures que l’on prend plaisir à suivre et à lire de nos jours malgré l’âge certain. Le mélange de personnage fonctionne à merveille malgré quelques facilités parfois (le personnage du second libéré en cours de série semble par exemple un peu toujours là au bon moment tout de même dans les premiers tomes). J’encourage donc vivement la lecture et la relecture de ces tomes dont beaucoup d’auteurs ont du s’inspirer par la suite. Les tomes 3 et 4 seuls seraient à |
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Nom série
Noob
posté le
14/04/2010
(dernière MAJ le 09/12/2011)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Mis à jour après lecture du tome 5
Dans le style génération informatique jouant aux jeux MMORPG collés devant leurs écrans il y avait déjà Les Geeks. Ce thème se décline ici sous l’œil du médiéval fantastique avec les avatars dans le jeu de nos humains portés sur la manette. Et honnêtement le style dispose de nombres d’autres séries nettement mieux. (Le Donjon de Naheulbeuk)
Car ici le scénario navrant de platitude vous garnira de toutes les situations les plus attendues aux chutes toujours plus évidentes les unes que les autres. Faisant partie de ces amateurs de MMORPG, j’ai certes retrouvé des préoccupations d’une guilde, mais sans que cela ne me divertisse.
le second tome garde les mêmes repères scénaristiques et ne présente aucune nouveauté de situation si ce n'est un léger IRL avec la patronne d'une des joueurs et quelques situations mêlant la vie réelle et la vie virtuelle. Hélas rien de créatif.
Et puis que se passe t'il finirais je pas m'habituer, les tomes 3 et 4 m'intéressent tout de même et le tome 5, histoire complète me fait même rire... Alors finalement, soit je suis complètement atteint, soit il y a tout de même quelque chose
Les dessins luisent et les personnages disproportionnés sont garnis d’une tête très « nipponisée » que je n’aimais pas, mais j'ai fini par m'y faire. Certes les décors semblent droit sortis de nos manuels rôlistes, c'est la partie réelle qui trouve ses limites. Le trait précis se signale tout de même positivement, de même que l’originalité de faire parler nos personnages comme sur les écrans de WOW et de voir cette petite flèche au dessus de leur tête (même si à la fin ça lasse).
Au final, même si cela se lit très vite et très facilement, je suis mitigé. L’album me parait parfois trop plat, trop lisse, trop surfait, trop caricatural et même parfois pas drôle. Mon cœur balance et initialement j'avais noté "pas aimé", maintenant j'aime à attendre la nouvelle sortie et prend même du plaisir à lire ces aventures, sans toutefois aller au pas mal, un bof bienveillant, et qui sait dans quelques tomes je serais peut être conquis. (d'ailleurs les héros apparaissent dans le tome 9 du Le Donjon de Naheulbeuk) |
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