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Malgré ses nombreuses invraisemblances scénaristiques, « La Peau de l’ours » est une bande dessinée qui m’a beaucoup plu.
Cette satisfaction, je la dois aux dialogues entre les deux principaux personnages (on s’attache à eux facilement), à l’atmosphère « mafiosi » qui règne dans l’album, ainsi qu’aux scènes cocasses dotées d’un humour noir. Mais de quoi parle ce one shot ?
Ça se passe en Italie (ce n’est pas officiellement indiqué dans la bd mais on le devine facilement), « La Peau de l’ours » met en scène une conversation tranquille entre un jeune homme prénommé Amadeo et une personne âgée qui lui raconte comment elle a vécu jusqu’à maintenant. Ce dialogue peut paraître sans intérêt pour nous lecteurs, sauf qu’on ne s’attend pas du tout à découvrir le passé insolite de ce vieillard !
Certes, il n’y a rien de révolutionnaire dans le scénario de Zidrou car son récit est linéaire et reprend les grands classiques du polar mais il le raconte d’une telle façon que je n’ai pas décrochée de ma lecture avant son dénouement ! J’ai noté beaucoup d ‘invraisemblances dans cet album mais bon, étant donné que le tout s’est avéré très agréable à lire, je ferme les yeux sur ces incohérences.
Quant au graphisme d’Oriol, je le trouve personnel, vivant (le coup de patte de l’auteur privilégie le trait anguleux) et assez plaisant à contempler surtout grâce à la mise en couleurs de toute beauté. Pour le reste, la mise en page est –à mon avis- sans reproche car je n’ai eu aucune incompréhension dans l’enchaînement des séquences. Les personnages sont facilement identifiables.
Le scénario de « La Peau de l’ours » est loin d’être original et comporte des scènes farfelues mais le tout se lit vraiment avec intérêt et le dessin d’Oriol m’est apparu très plaisant à contempler. Alors, comment vais-je noter cette bande dessinée ? 3 ou 4 ? Allez, hop, 3/5 avec un bon coup de cœur parce que j’y ai pris beaucoup de plaisir à la feuilleter.
Note finale : 3,5/5 |
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Nom série
Le 11e Jour
posté le
26/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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« Le 11ème jour » m’est apparu comme une bande dessinée conçue avec beaucoup de pudeur sur le séjour de Sandrine Revel à New-York pendant les attentats du 11 septembre 2001. C’est aussi par conséquent un témoignage sur ce qui s’est passé réellement dans cette ville pendant l’effondrement des deux tours du Word Trade Center.
C’est un récit tout en pudeur parce que l’auteur était encore en deuil de son frère, Stéphane, lorsqu’elle s’est rendue à New-York. De ce fait, à chaque fois qu’elle visitait les lieux, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à lui. Et bien entendu, lorsque les deux tours se sont écroulés, elle ne pouvait qu’en faire le parallèle avec la mort de son frère. Et alors, quoi de plus normal ? Sandrine Revel n’est pas une journaliste, elle ne pouvait donc pas nous conter comment les terroristes ont pu frapper les deux bâtiments ! Elle ne pouvait donc pas non plus faire une thèse sur ce drame ! Il ne faut pas confondre le métier de journaliste avec le récit d’un touriste.
Dès lors, Sandrine Revel ne pouvait que nous raconter ce qu’elle a réellement vécu et ce qu’elle a ressenti dans ces moments-là… sur ces points-là, je trouve qu’elle s’en sort assez honorablement ! Du moins, j’ai perçu beaucoup de sincérité dans ses propos et c’est ça qui m’a touché dans sa bande dessinée d’autant plus que j’ai apprécié beaucoup la finesse de son coup de patte et sa mise en couleurs.
On pourrait en discuter beaucoup et longtemps sur l’intérêt du témoignage de Sandrine Revel de son séjour à New-York pendant les attentats du 11 septembre 2011. Moi, ce que je retiens dans son récit, c’est le fait que l’auteur y ait raconté avec beaucoup de sincérité et de pudeur, ce sont ces deux choses qui m’ont fait apprécier cette lecture d’autant plus que j’ai aimé son coup de crayon. |
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Nom série
La Dernière image
posté le
25/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J’ai découvert Gani Jakupi en lisant « Le Roi invisible ». Cette lecture, j’en garde un bon souvenir. Du coup, lorsqu’est paru l’album « La Dernière image » du même auteur, je n’ai pas pu me retenir de l’acquérir.
Et ça tombe bien ! Parce que « La Dernière image » est une bande dessinée classée dans le « documentaire » et ce genre est l’un de ceux que j’affectionne le plus.
Avant tout, il faut savoir que Gani Jakupi est originaire du Kosovo, il vit actuellement en Espagne et voulait être journaliste professionnel avant de s’intégrer dans le milieu du 9ème art. A la fin de la guerre au Kosovo et lorsque ce pays fut « géré » par la communauté internationale, Gani Jakupi fut invité par un quotidien à se rendre sur place avec un photographe prénommé « Domingo ». En fait, la raison principale pour laquelle le journal lui a proposé ce job : que Gani Jakupi leur raconte comment il a mené sa recherche pour retrouver sa famille portée disparue. Mais une fois sur les lieux, l’auteur va vite être désenchanté par le métier de journaliste…
« La Dernière image » m’est apparue comme un témoignage assez intéressant sur l’état du Kosovo juste après la guerre. Cependant, il ne faut pas oublier que ce séjour fut l’occasion pour Gani Jakupi d’observer le comportement de ses confrères journalistes. Cette expérience va l’écoeurer à tout jamais de ce métier. Cette réflexion menée par l’auteur sur son job est –à mon avis- très passionnante. A travers son témoignage, on y découvre de nombreux travers du journalisme et tout cela, Gani Jakupi le fait en toute objectivité, en se remettant sans cesse en question et en y prenant beaucoup de recul sur ce qu’il a vécu là-bas. De nombreuses séquences assez poignantes et parfois dérangeantes agrémentent la bd, elles appuient avec justesse et avec raison les propos de l’auteur.
Le graphisme de Gani Jakupi est assez particulier et très personnel. Dans cette bande dessinée, l’emploi du sépia est parfaitement justifié. En effet, sa mise en couleurs nous fait ressentir l’état de délabrement des villes du Kosovo et l’ambiance assez macabre dans laquelle vit la population. Les protagonistes sont facilement reconnaissables au premier coup d’œil. Contrairement aux autres réalisations de cet auteur, « La Dernière image » est un récit linaire et par conséquent facilement -à mon avis- compréhensible pour tous les lecteurs.
En conclusion, « La Dernière image » m’est apparue être une bande dessinée qui vaut le coup d’être lue ne serait-ce que parce qu’elle se situe au Kosovo juste après la guerre. Mais surtout, parce que l’auteur nous montre avec talent les travers du métier de journaliste.
Instructif et intéressant ! |
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Nom série
L'Invention du Vide
posté le
25/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Pour moi, « L’Invention du vide » est la meilleure bande dessinée ayant pour cadre la montagne que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.
Il suffit de contempler la page 52 du livre pour être convaincu de la beauté des planches réalisées par Nicolas Debon et surtout être saisi artificiellement et malgré tout par le vertige ! Et ça, c’est très fort de la part de l’auteur d’avoir réussi à me faire ressenti cette sensation du vide comme si j’étais en train de regarder un paysage montagneux au bord d’un immense ravin ! Chapeau l’artiste !
Bon, bien entendu, cet album nous présente de magnifiques dessins sur la montagne mais surtout il nous propose de partager la vie de trois alpinistes étrangers issus du club alpin britannique en quête d’exploits dans le massif de Chamonix au début des années 1880.
Et c’est ainsi que le lecteur suivra les péripéties rocambolesques et à la limite de la folie de ces trois hommes. Ces alpinistes ? Ce sont Albert Frederick Mummery, Alexander Burgener et Benedikt Venetz qui vont entreprendre l’ascension de la célèbre et infernale « Aiguille du Grépon », une paroi de granite jusqu’ici réputée infranchissable.
Et c’est ainsi que le bédéphile découvrira les nombreuses techniques d’escalade, il y verra aussi comment la vie quotidienne s’articulait dans Chamonix à cette époque où énormément de touristes anglo-saxons y venaient en masse contempler avec gourmandise la magnifique mer de glaces ou encore emprunter le train pour rejoindre cette vallée. Indéniablement, les fans d’histoire seront comblés en suivant les aventures de ces trois déjantés de l’alpinisme !
Et c’est ainsi que lecteur sera convaincu de la nécessité d’une bonne amitié et solidarité entre les membres d’une équipe pour affronter les pires difficultés. Dans « L’Invention du vide », nous assisterons à la préparation de cette expédition mais aussi, nous découvrirons les habitudes et autres maniaqueries de ces hommes ; le tout dans la bonne humeur puisque l’album comporte des séquences assez marrantes qui s’intègrent très bien au milieu des scènes de haute tension.
Et que dire de la narration de cette bd ? En un mot : parfaite ! Je n’ai pas pu me décrocher de cette lecture avant la fin de la fin ! D’ailleurs, je n’ai eu aucun problème de compréhension dans l’enchaînement des séquences. Et puis, vraiment, je le répète : le coup de patte et la mise en couleurs sont particulièrement bien appropriés à ce scénario.
Et en bonus : nous avons droit en fin d’album à un mini dossier sur ces trois alpinistes.
Un gros coup de cœur ! |
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Nom série
En silence
posté le
23/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ma lecture d’ « En silence » s’est faite comme si j’avais partagé une aventure avec l’auteure (je la soupçonne de mettre en scène son propre personnage).
En effet, le bédéphile est invité à suivre les péripéties d’un groupe de jeunes gens qui s’initient aux joies du canyoning. Parmi eux figure Juliette, une femme de 25 ans qui partagent cette descente avec Luis, son compagnon. Cette journée sera l’occasion pour Juliette de se questionner sur la relation qu’elle entretient avec son amoureux..
« En silence » m’est apparu comme un récit vraiment dépaysant et agréable à lire.
Cette bande dessinée contient des passages où on assiste aux interrogations de Juliette. Certes, je n’en retiens pas de messages particuliers ni de frissons en lisant ces séquences ; néanmoins, je les ai vécus comme des moments de récréations et de pauses bienvenues au milieu des scènes d’action.. Tout ceci pour vous avouer que je n’ai pas ressenti d’ennui en feuilletant ce one shot même si j’aurais apprécié d’être davantage touché par les scènes de réflexion de Juliette.
Au niveau du graphisme, j’avoue avoir été happé par la mise en couleurs d’Audrey Spiry. Aux premiers abords, je n’étais pas convaincu par cette débauche de couleurs mais il faut reconnaître que les tons sont en parfait accord avec le récit, qu’ils retransmettent bien le milieu aquatique et végétal dont évoluent les personnages. De plus, le coup de crayon de l’auteure est suffisamment précis pour qu’on reconnaisse facilement les protagonistes au premier coup d’œil. La mise en page m’est apparu elle aussi convaincante au regard de la difficulté de reproduire des scènes d’action dans l’eau !
Agréable à lire et à contempler, dépaysant, « En silence » devrait –à mon avis- contenter les amateurs de romans graphiques. A défaut de découvrir des séquences vraiment touchantes, cette bande dessinée comporte des scènes aventureuses que j’ai hautement appréciées. |
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Il y a une petite perle dans ce collectif intitulé « Les Chroniques de Pékin ». Ce bijou, c’est Nie Jun qui l’a réalisé. Il s’agit d’un court récit sur un enfant qui rêve de savoir nager ; pour cela, il sera aidé par son grand-père d’une façon très particulière. Cette histoire m’est apparue très touchante, tendre, magnifiquement dessinée et fantaisiste. C’est une belle fable qui me donne envie de découvrir les albums de cet auteur !
Pour le reste, comme dans tous les collectifs, il y a des récits qui me apparus plus ou moins intéressants aussi bien au niveau graphique que scénaristique. Ainsi, j’ai apprécié également l’historiette conçue par Ji’An qui nous situe dans un vieux quartier de Pékin. Les autres récits sont très inégaux : soit le dessin est convaincant et le scénario inintéressant, soit c’est l’inverse. En tout cas, il serait injuste de dire que les artistes chinois se ressemblent au regard des styles très différents des uns des autres présents dans ce collectif !
Comme vous avez pu le deviner, ces chroniques ont été conçues avant les Jeux Olympiques de Pékin et par conséquent tournent plus ou moins sur cet événement, elles nous montrent également certaines facettes peu reluisantes du passage à la « modernité » de la société chinoise. Je trouve cela assez encourageant de constater que certains auteurs peuvent s’exprimer ainsi dans un pays où la liberté de paroles est limitée. Nous pouvons y constater aussi que les jeunes chinois nous apparaissent comme des personnages très tournés vers le monde.
« Les chroniques de Pékin » m’est apparu comme un collectif assez intéressant sur la situation actuelle de la société chinois, c’est une sorte de témoignage de l’état du pays par des artistes locaux. A ce jour, cette bande dessinée est vendue à 5€00 (au lieu de 18€00) chez un hard discounter du livre. A ce prix-là, n’hésitez pas à vous la procurer car certains récits comme celui réalisé par Nie Jun sont des merveilles ! |
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Je ne vois pas trop l’intérêt de cette bande dessinée.
Le lecteur est invité à suivre la visite de David Prudhomme au musée du Louvre. En fait, l’auteur nous fait partager ses coups d’œil sur les visiteurs qui arpentent les couloirs de ce prestigieux bâtiment. Le bédéphile y découvre alors des situations parfois insolites, parfois poétiques, parfois drôles sur ces visiteurs qui y contemplent les œuvres.
Alors qu’à la base, l’idée de mettre en avant le comportement des visiteurs du musée du Louve semblait intéressante, elle m’est apparue ennuyeuse à la longue car on n’y apprend vraiment pas grand’chose des œuvres présentées dans ce haut lieu de l’art. On n’y apprend rien sur le fonctionnement de ce bâtiment. On n’y découvre pas non plus comment ces visiteurs perçoivent leur visite puisque David Prudhomme n’engage aucune conversation avec le public.
Le pire est que je n’ai pas eu l’impression de lire une vraie bande dessinée, j’ai eu le sentiment de ne contempler qu’une série d’images issues d’un appareil photographique ! Cela aurait pu être intéressant si le graphisme avait été plus travaillé qu’il ne l’est actuellement car c’est justement –à mon avis- le coup de pinceau et la mise en scène d’un tableau qui fait l’intérêt de celui-ci ! Or, le lecteur se retrouve en face d’une bande dessinée dont le coup de crayon de l’auteur très brouillon ne lui permet pas de deviner la beauté de telle ou telle toile du musée du Louvre ! Comment voulez-vous alors donner l’envie aux lecteurs de venir dans ce bâtiment dans ce cas-là ! Et encore, heureusement que le musée du Louvre n’exposent pas que des tableaux !
Mais tout n’est pas négatif dans cet album puisque certains coups d’œil de l’auteur me sont apparus assez cocasses et m’ont permis de porter un nouveau regard sur des œuvres (surtout lorsqu’il s’agit de sculptures…).
Je ne vais pas m’étaler davantage sur « La traversée du Louvre » puisque qu’il m’est apparu comme un album dont l’intérêt est très limité. Allez plutôt jeter un coup d’œil sur les autres bandes dessinées (hors « Rohan au Louvre ») de cette collection dédiée à la découverte du musée du Louvre, c’est parmi celles-là que vous trouverez certainement votre bonheur de lecture. |
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Nom série
Les Scientiflics
posté le
11/07/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Pour être franc, je n’aurais jamais lu « Les Scientiflics » si une de mes belles filles n’avait eu l’idée de me ramener de la bibliothèque de son école cette bande dessinée en espérant me faire plaisir (brave fille !)… Si je dis ça, c’est parce que je n’ai jamais été tenté par ce genre de séries dites « humoristiques » en souvenir de mes lectures peu convaincantes des albums de chez l’éditeur « Bamboo ».
Enfin, bon, toujours est-il que j’ai fait l’effort de lire le premier album de cette série pour finalement –ô sans surprise !- ne pas aimer ce feuilletage.
Alors, ma déception, elle n’est pas du au dessin puisque je m’attendais à contempler ce genre de style que je n’aime pas particulièrement mais bien au niveau des scénarii.
« Les Scientiflics » est décomposée en gags de quelques pages. Le lecteur y découvrira une équipe issue de la police scientifique qui part en missions. En gros, cette bande dessinée est une satire humoristique du feuilleton télévisé « Les experts ».
Les historiettes me sont apparues sympathiques mais sans plus. Le niveau comique de l’ensemble m’a semblé très inégal passant de péripéties « débiles » aux petits sourires que j’ai pus arracher lors cette lecture car j’avoue n’avoir jamais ri en feuilletant ce premier tome de la série. De plus, je n’ai jamais pu m’attacher aux personnages (ce sont des loosers) et la plupart des chutes sont prévisibles.
Le dessin est typique des albums humoristiques publiés par les éditions « Bamboo », bien qu’il soit bien adapté à ce genre d’histoires (expressions des personnages exagérées mais pas trop, décors minimalistes mais suffisamment détaillés, etc…), je ne peux que leur reprocher le manque d’originalité au niveau du style employé. Du coup, ce genre de dessin calibré et impersonnel me lasse à la longue. Quant au découpage des séquences, il m’a semblé très correct. La mise en couleurs est bonne mais là encore, ça manque de personnalité tellement on devine qu’elle est issue du logiciel photoshop (aplats trop lisses).
Ce genre de bandes dessinées n’a jamais été ma tasse de thé et ce n’est pas en lisant « Les Scientifiques » que je changerai d’avis… mais bon, merci quand même à ma belle fille qui a eu une pensée pour moi en ramenant à la maison « Les Scientiflics ». |
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Mon 800ème avis sur ce site de gentils tarés bédéphiles, j’aurais bien pu le mettre pour « La Quête de l’oiseau du temps », LA série qui m’a fait revenir à la bande dessinée (c’était il y a plus de 20 ans !). Mais comme j’en avais fait déjà une critique auparavant et comme son préquel est aussi réussi, je n’ai donc pas eu d’hésitation pour porter mon choix sur « La Quête de l’oiseau du temps – Avant la Quête » !
En comparaison avec la série mère, j’ai noté de net progrès au niveau du graphisme dans « La Quête de l’oiseau du temps – Avant la Quête » . Cela est dû notamment au fait que les coups de crayon des divers dessinateurs (Lidwine, Aouamri et Mallié) qui y ont travaillé à ce jour sont plus fouillés et plus précis que celui de Régis Loisel. Cela est dû également à la belle mise en couleurs qui s’approchent plus de celle utilisé pour la série « Peter Pan » (conçue par Régis Loisel) que de celle qui était mise en place pour « La Quête de l’oiseau du temps ».
Bien que j’aime beaucoup le coup de crayon de Régis Loisel, j’apprécie énormément ceux des autres auteurs qui me sont apparus plus lisibles.
Mais attention, n’allez pas croire que ces autres artistes ont pu dessiner ce qu’ils voulaient, bien au contraire ! Car ces dessinateurs sont le « sous contrôle » de Régis Loisel qui leur a imposé son style de dessin afin de garder une cohérence graphique à l’ensemble des deux séries. Le résultat donne –à mon avis- un traitement graphique de toute beauté qui devrait satisfaire hautement les lecteurs qui ont été rebuté (Si ! Si ! J’en connais !) par le coup de crayon parfois brouillon de Régis Loisel pour la série mère (« La Quête de l’oiseau du temps »).
Seule, la mise en pages est laissée libre cours aux dessinateurs à condition que ceux-ci convainquent le « difficile » et « perfectionniste » Régis Loisel. Ce fut le cas pour Vincent Mallié (qui devrait réaliser également le 4ème tome), pas pour Mohammed Aouamri qui a préféré jeter l’éponge après avoir dessiné le 2ème tome. Et dans l’ensemble du préquel, le découpage des scènes m’est apparu tout bonnement excellent ! J’ai une préférence pour le 3ème tome où de nombreuses séquences muettes et très expressives y foisonnent !
Et que dire du scénario ? Est-il à la hauteur de la série mère ?
Après un premier tome qui ne m’avait pas vraiment convaincu sur ce plan-là où on y découvre un jeune homme sorti tout juste de l’adolescence qui part à l’aventure d’un coup de tête (pas très crédible à mon avis, enfin, bon…), l’histoire se met tranquillement et lentement en place. Ensuite, les péripéties aventureuses de nos héros se parent de scènes qui me sont apparues inoubliables comme celle de l’attaque d’un borak ou celle où Bragon et Mara se rendent dans lieu que je vous laisse découvrir… Bref, là encore, ce préquel m’a semblé aussi riche en moments d’intensité dramatique (l’humour n’est pas absent non plus, bien au contraire !) que dans la série mère, ce qui fait que j’ai ressenti énormément d’attachement pour les personnages.
Bien qu’« Avant la Quête » apporte beaucoup de réponses pertinentes aux questions (et c’est heureux !) que les bédéphiles se posaient après lecture de « La quête de l’oiseau du temps », le préquel me semble facilement compréhensible pour les lecteurs qui n’ont jamais lu la série mère. Qu’ils se rassurent, ils pourront sans problème entamer « Avant la quête » pour prolonger ce plaisir de lecture en feuilletant « La Quête de l’oiseau du temps »… quand le préquel sera terminé (on ne sait guère combien de tomes composera cette série).
« La Quête de l’oiseau du temps » est ma série préférée dans le genre « fantasy », j’avais un peu peur d’être déçu par le préquel. Après lecture des trois premiers tomes, il m’est apparu que ce préquel est aussi réussi voir mieux (au niveau graphique) que la série mère. J’y ai retrouvé des scènes qui m’ont fait frissonner, j’y ai retrouvé aussi des personnages charismatiques et très attachants, j’y ai retrouvé enfin une superbe série riche en séquences aventureuses qui me fait rêver. Le seul défaut de ce préquel est de nous avoir fait patienter pendant plus de 9 ans entre les deux premiers tomes. La série semble de nouveau reparti sous de bonnes bases au niveau de la parution des albums… A quand le prochain tome ? |
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Nom série
Reportages
posté le
06/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J’aime beaucoup ce que fait Joe Sacco, c’est un de mes auteurs préférés parmi ceux qui conçoivent des bandes dessinées dites « documentaires ». Les éditions « Futuropolis » réunissent dans cet album intitulé « Reportages » des mini reportages que Joe Sacco avaient réalisés pour divers journaux, magazines et collectifs.
Ces mini reportages se situent en Bosnie, à Gaza, en Tchétchénie, à Malte, en Inde, aux USA et en Irak. Comme vous pouvez le deviner au seul nom de ces contrées, le thème principal de ces enquêtes est la guerre et ses conséquences. Seuls, les reportages se basant à Malte et en Inde se distinguent des autres en nous plaçant au cœur des populations préoccupées par l’immigration et par la lutte des classes sociales.
Les mini dossiers de « Reportages » me sont apparus d’intérêts inégaux.
Ainsi, les thèmes des enquêtes se situant à Gaza et en Bosnie ont déjà été abordés dans les précédents ouvrages de Joe Sacco (voir Gaza 1956, en marge de l'histoire entre autres). L’article où Joe Sacco a assisté au procès d’un criminel de guerre au Tribunal de la Haye est très frustrant par l’absence d’informations de la part des principaux acteurs de cette affaire. Le reportage où l’auteur interview deux irakiens semble également manquer d’informations capitales. D’ailleurs, Joe Sacco apparaît lui aussi frustré que nous par ses entretiens au vu de ses commentaires en fin de dossier.
Cependant, j’ai adoré la façon dont l’auteur a abordé l’immigration à Malte en interrogeant ainsi bien les immigrés que la population locale et les politiciens. Le résultat donne une enquête complète, claire et sans état d’âme qui nous montre un problème qui est loin d’être aussi simple à résoudre que ne le prétendent certains partis politiques et autres intéressés. Le reportage se déroulant en Inde m’est apparu très émouvant et très intéressant également par la forte corruption qui règne dans ce pays et par la résignation de sa population face aux problèmes de la famine et sa classification parmi les « sous races ».
Je ne reviendrai pas sur le coup de crayon de Joe Sacco, j’en ai déjà parlé dans mes avis sur d’autres bandes dessinées réalisées par cet auteur. Juste un rappel, je pense qu’il faut un peu de temps d’adaptation au style de Joe Sacco pour l’apprécier pleinement.
Alors, achat conseillé ou pas ? Oui, sans aucun problème pour tous ceux qui aiment ce genre de bandes dessinées dont je fais partie ! Je suis devenu fan de Joe Sacco depuis le premier jour où j’ai découvert un de ses albums. Et puis, « Reportages » présentent des enquêtes inédites (en Inde et à Malte) de la part de cet auteur qui méritent le coup d’œil ! |
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Nom série
Idées Noires
posté le
04/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ce que je retiens le plus dans « Idées noires », c’est le graphisme de Franquin. Franchement, le trait de cet auteur est exceptionnel. D’ailleurs, le fait que l’album soit entièrement réalisé en noir et blanc met en valeur le coup de crayon de Franquin.
Pour le reste, il faut avouer que la plupart des « gags » (humour très noir) ne m’ont pas fait tordre de rire. Sourire, ok… mais sans plus. Il faut reconnaître tout de même que certaines chutes sont bien trouvées et m’ont fait questionner, on ne peut pas dire que Franquin avait des visions positives sur l’être humain à cette période de sa vie…
Bref, « Idées noires » m’est apparu comme un album phare de Franquin qui traversait une période sombre de sa vie mais de là, à le mettre « culte », c’est un pas que je ne franchirai pas parce que la plupart de ses « idées noires » ne m’ont pas fait rire. Cependant, il est indéniable que le dessin de Franquin est à son apogée dans son album grâce au fait qu’il ne soit pas colorisé. |
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Nom série
Anuki
posté le
04/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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« Anuki », la nouvelle série de chez les « éditions de la gouttière » est comme toutes les bandes dessinées dites « muettes » : ça se lit très rapidement.
Néanmoins, grâce au dessin d’une lisibilité exemplaire et d’une grande finesse réalisé par Stéphane Sénégas, je fus charmé par les péripéties humoristiques du jeune héros principal prénommé « Anuki ».
Le scénario est basé sur des aventures comiques mettant en scène Anuki, ses amis et des animaux. Ainsi, dans le premier tome, les poulets sont très présents et contribuent beaucoup au caractère humoristique de cette série. Quant aux scénarios proprement dits, la bande dessinée s’adresse principalement aux jeunes lecteurs : c’est mignon et sans casse tête (c’est à dire que les histoires sont très linéaires du fait ce sont des courses poursuites). Néanmoins, chaque tome possède une petite morale que je vous laisse découvrir.
Le graphisme de Stéphane Sénégas m’est apparu très convaincant, très expressif et dynamique. Ce sont des qualités qui conviennent parfaitement à ce genre de bd où l’action et le jeu des personnages priment. Les couleurs pastels sont vraiment agréables.
J’ai apprécié la lecture de cette bd mais j’aimerais bien connaître l’avis des jeunes lecteurs auxquels s’adressent « Anuki ». A première vue, je n’ai eu que des retours positifs, signe que cette bande dessinée gagne à être connue. D’ailleurs, « Anuki » a été sélectionnée parmi les séries conseillées par l’éducation nationale… |
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Nom série
Supplément d'âme
posté le
04/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je vais essayer d’être objectif en rédigeant cet avis. Ceci ne m’est pas évident étant donné l’auteur, Kokor, est une personne que j’ai rencontrée à maintes fois lors des festivals de bandes dessinées et même à l’occasion des débats autour de lui organisés dans ma ville d’accueil.
Enfin, bref, pour les lecteurs qui connaissent bien les ouvrages de Kokor, ils retrouveront dans ce nouvel album intitulé « Supplément d’âme » la marque de fabrique inimitable de cet auteur. Je veux dire par-là que ses habituelles dérives poétiques et rêveuses légèrement loufoques seront bien présentes dans « Supplément d’âme ». Aussi, il est clair que les lecteurs qui n’ont jamais lu une bande dessinée conçue par Kokor seront assez vites déroutés par la narration de « Supplément d’âme ».
Quant à moi, lecteur averti, comme d’hab’, je fus de nouveau envoûté par l’ambiance et la part de fantaisies qui se dégagent de la lecture de « Supplément d’âme ».
Kokor nous présente un conte qui se déroule en Irlande (ce choix de situation de la part de l’auteur ne m’est vraiment pas une surprise étant donnée que Kokor aime beaucoup l’Irlande), le personnage principal est un… inconnu… et connu de tous… à la fois.
Beuh ?! Bin quoi ?! Ce n’est guère facile à vous expliquer comme ça mais, amis bédéphiles, faites l’effort de ne pas interrompre votre lecture en plein milieu du livre ! Parce qu’après, tout s’éclaire ! Un peu comme l’autre album de Kokor Balade Balade, au dénouement, les lecteurs vont se retrouver en face d’une histoire somme tout assez classique et d’un thème universel… Bref, je vous laisse la surprise.
Au niveau du dessin, il faut bien avouer que Kokor progresse d’album en d’album surtout dans la colorisation. Ses premières bandes dessinées étaient uniquement en noir et blanc, ce n’est qu’à partir du « Commun des mortels » que l’auteur s’est mis à la mise en couleurs, et ce, en utilisant des crayons pastels et des fusains. Le résultat donne des ambiances envoûtantes et en parfaite adéquation avec l’intensité dramatique de chaque séquence. Dans « Supplément d’âme », Kokor va encore plus loin dans sa façon de mettre en scène son histoire puisqu’il varie avec beaucoup de maturité et de pertinence son style de dessin : tantôt classique (enchaînement case par case), tantôt enfantin (dessin dit « jeté » ou au trait « simpliste »), tantôt à la « Will Eisner » (enchaînement des séquences sans cases)… Bref, jetez un coup d’œil dans la galerie pour vous en faire une idée... c’est vraiment du très beau boulot !
« Supplément d’âme » est un album qui m’a envoûté. Envoûté par son graphisme d’une grande beauté, envoûté aussi par son scénario qui au final se révèlera très classique. Seul le début comportant des séquences qui évoquent le réseau « social » m’est resté énigmatique, ce sera donc avec plaisir que je relierai cet album afin d’élucider ce mystère.
Il faut saluer aussi le travail des éditions futuropolis (une première pour l’auteur !) qui nous propose un recueil d’une qualité exceptionnelle ! |
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Nom série
Klezmer
posté le
04/01/2006
(dernière MAJ le 05/03/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Avis sur le tome 1 "Conquête de l'Est" :
Avec cette nouvelle série, Sfar a l’ambition de réaliser 2 à 3 albums par an. Au vu de sa capacité de production actuelle, cela me semble tout à fait à sa portée ! Sur la lancée du Chat du Rabbin, l’auteur continue son « exploration » dans la religion juive.
Cette fois-ci, l’action se déroule en Ukraine au début du XXème siècle. Les protagonistes sont des personnages paumés ou rejetés par les leurs dont le principal soucis est de profiter de la vie à tous prix. Pour cela, ils vont découvrir plus ou moins volontairement la musique et former un groupe joyeux qui les amènera à Odessa.
A travers leurs péripéties, les personnages principaux se révèleront très attachants malgré le fait qu’ils n’ont rien en commun avec des héros. A noter que les réactions du personnage principal ressemblent énormément à celles du célèbre « chat du rabbin » et que la femme rappelle beaucoup Zlabya de cette même série.
Deux choses ressortent à la lecture de cette bédé : Les réflexions liées à la religion juive sont toujours présentes dans la vie de nos personnages principaux bien que leur monde soit dur et soumis à des actes horribles. Cette dureté est d’ailleurs renforcée par une mise en couleurs adéquate.
La musique va prendre une place de plus en plus importante au fur et à mesure des aventures de ce groupe, il s’agit du « Klezmer » issu de communauté juive russe. La deuxième moitié du livre est quelque sorte totalement imprégnée de cette ambiance musicale. Pour ma part, Sfar a réussi à travers son récit à attirer la curiosité sur cette musique qui m’était complètement inconnue ! Chapeau l’artiste ! D’ailleurs, à la fin de ce tome, l’auteur donne des précisions très utiles sur le Klezmer.
En dépit d’une longue introduction, ce road-movie se révèle finalement très attachant. « Klezmer » pourrait bien devenir une excellente série aventure, elle a pour mérite de nous faire découvrir cette musique, et de nous emmener dans une Ukraine hostile et paradoxalement captivante. Dans une interview, Sfar s'identifie comme un « raconteur d’histoires », je ne peux pas mieux le définir !
Note finale : 4/5
Avis sur le tome 2 "Bon anniversaire Scylla" :
J’ai trouvé ce nouvel album meilleur que « La conquête de l’Est » (le premier tome de la série) ! Cette BD est une formidable invitation à la fête, jugez-en plutôt les paroles de la première page du livre : « Allez, on s’y remet !… On retourne à Odessa dans cette nuit étoilée… Les fenêtres ouvertes de l’élégante maison laissent la musique juive se répandre dans les rues endormies… profitons de cette drôle de fête. Souvenons-nous longtemps de cette nuit merveilleuse car c’est à ce moment-là que nos musiciens sont vraiment devenus amis.»… Pour tout vous dire, je m’en souviendrais toujours de cette lecture car bien que l’album soit sorti depuis environ un mois seulement, je l’ai relu au moins 4 fois avec toujours un grand plaisir !
J’adore cette histoire assez folle qui se passe quasiment en huis-clos où notre groupe de musiciens se produit sur scène toute la nuit dans une grande maison bourgeoise. J’adore ces instants où j’ai eu l’impression de partager des moments intimes avec chacun des personnages lorsqu’ils faisaient une pause. J’adore quand l’auteur se permet par l’intermédiaire du personnage de Tchokola de raconter de courtes histoires à la fois drôles, dures et émouvantes (pages 31 à 39 et de 42 à 62). Sfar a vraiment un talent de narrateur extraordinaire !
J’adore ce dessin nerveux, expressif et vivant qui sied merveilleusement à cette histoire joyeuse et qui a réussi à me faire « sentir » cette musique dite « Klezmer ». J’adore aussi cette mise en couleurs qui crée des ambiances tantôt chaudes, tantôt froides, tantôt reposantes tout au long du livre. Sur ce dernier point, à la fin de l’album, Sfar nous fait partager sous forme de notes son point de vue très intéressante sur l’utilisation de l’aquarelle dans une BD. J’adore aussi l’excellente travail de reliure des éditions Gallimard pour l’ensemble de cette collection dont est issue « Klezmer ».
« Bon anniversaire Scylla » est un album qui peut se lire indépendamment du premier tome de la série. Même si vous n’avez pas aimé « La conquête de l’Est », je vous recommande très vivement de feuilleter le deuxième album de la série car l’ambiance, le lieu sont assez différents du premier tome. En tout cas et personnellement, ça fait bien longtemps que je n’ai eu autant de plaisir à lire une BD ! Merci Joann !
Note finale : 5/5
Avis sur le tome 3 "Tous des voleurs !" :
Quand je lis un nouvel album de Joann Sfar, je m’attends à ce qu’il me surprend et me raconte une belle histoire… et ce troisième tome remplit, à mon avis, parfaitement son contrat !
Dans « Tous des voleurs ! », Yaacov, Tchokola, Vincenzo et Hava se retrouvent dans une vaste demeure laissée à leur disposition par Scylla (voir tome 2)… les ennuis vont recommencer lorsque le baron les rejoindra le lendemain avec des caisses de whiskys dont une contenant des armes…
Ce nouvel album est riche en péripéties, sur ce point, la trame de l’histoire se révèle aussi vivante que le premier tome de la série. D’ailleurs, je me demande comment nos amis vont s’en tirer dans le prochain album (intitulé normalement « Kishimev des fous ») !
Personnellement, je ne me suis pas du tout ennuyé en lisant « Tous des voleurs » et je me suis régalé sur les dialogues de Sfar dont une de ses phrases assez marrantes est restée gravée en moi : « Pour le Talmud, il faut bombarder son maître de question ; pour la guitare, on observe et on ferme sa gueule » (page 7).
Dans ce nouvel opus, si la musique régit toujours le quotidien de la bande, la religion s’efface en faveur des séquences immorales (le vol, la luxure, etc…) .
La bd comporte un mini-carnet intéressant sur la ville d’Odessa, on y découvre les habitudes des russes et de beaux croquis.
Alors, avec tous ces qualités, « Tous des voleurs ! » est-il le meilleur album de la série ? Non parce que je trouve que le graphisme est d’un ton en-dessous des deux premiers tomes.
Pour réaliser « Tous des voleurs ! », Joann Sfar a dessiné sur un livret en plus grand format que ses autres albums… je me demande bien quel intérêt a-t-il eu à avoir changé de format étant donné que son dessin m’est apparu –cette fois ci- trop souvent brouillon (d’ailleurs, on peut voir ses crayonnés en rouge à travers sa mise en couleurs à l’aquarelle).
Même sa mise en couleurs m’a semblé moins flamboyante (je pense que cela est du au fait que Joann Sfar a été obligé combler de plus grands vides que d’habitude… à l’aquarelle, il est assez difficile de dessiner sur de grands formats).
Au final, j’ai passé un bon moment de lecture avec « Tous des voleurs ».
Joann Sfar est, à mon avis, un des meilleurs narrateurs actuellement et il est difficile de décrocher à la lecture de ses albums. Dommage que le dessin ne soit pas aussi beau que les deux premiers albums de « Klezmer »… mais cela ne m’empêchera pas de me précipiter sur le prochain tome !
Note finale : 4/5
Avis sur le tome 4 "Trapèze volant !" :
Cinq ans d'attente pour ce nouvel tome "Klezmer" ! Vous vous en doutez : j'étais impatient de lire cet album et de me plonger dans cette lecture avec gourmandise !
Eh bien, grande fut ma déception ! L'histoire n'avance pas beaucoup malgré le nombre de pages conséquent ! Il faut dire aussi que cet album comporte énormément de planches en une ou deux cases ; du coup, la lecture se fait vite fait !
Et le scénario proprement dit ? De nombreuses invraisemblances jalonnent les aventures du quatuor et je ne vous parle pas du dénouement ridicule qui n'a que pour rôle de nous donner du suspense en attendant le prochain tome : c'est mesquin !
Où sont passées les historiettes racontées par les principaux personnages qui faisaient un des points forts des précédents albums de la série ? Il n'y a aucun dans "Trapèze volant !" ! Où sont les références historiques et culturelles de la Russie qui faisaient la richesse des premières tomes de "Klezmer" ? Que dalle ! Rien ! Nada !
Et le dessin ? Une grosse déception également ! J'ai eu le sentiment que Joann Sfar devait impérativement terminer rapidement son ouvrage à une date bien précise au vu des planches pratiquement illisibles et à la mise en couleurs faite en crayonnés ! Du jamais vu de mémoire de bédéphile dans un des livres réalisés comme ça par un auteur ! Ce résultat me donne l'impression que Joann Sfar s'en foutait royalement du lecteur ! Franchement, si cet auteur n'était pas mondialement connu, quel éditeur aurait publié ce genre de bd au dessin si inachevé ?
Je suis très déçu par ce tome de "Klezmer", tellement déçu que je ne me précipiterai pas sur le prochain album de cette série. Je ne comprends pas qu'un éditeur ait publié ce livre au dessin illisible et inachevé ! A mon avis, Joann Sfar devrait arrêter de concevoir des films et des nouveaux albums afin de mieux se concentrer sur son dessin et sur les scénarii de ses séries en cours !
Note finale : 1/5 |
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Nom série
Bob et Bobette
posté le
16/02/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Heureusement que j’ai déniché quelques tomes de cette série par curiosité pour quelques euros dans une librairie hard-discount parce qu’en les lisant ensuite, je suis tombé des nues !
Ce n’est pas au niveau du dessin que j’ai été fort déçu, sur ce point-là je n'ai pas été du tout surpris par la ligne claire employée par l’auteur car j’avais auparavant feuilleté « Bob et Bobette » avant l’achat et j’avais trouvé ce style plutôt assez bien maîtrisé. La mise en couleurs réalisée en aplats n’est pas ce que j’aime le plus mais elle m’est apparue assez agréable à l’œil, surtout au regard des premiers exemplaires parus en 1951.
Les scénarii ? Argh !!!! C’est quoi ces histoires ? Du grand n’importe quoi ! Et que je te mets des retournements de situations très improbables ! Et que je te mets des clichés partout ! Et que je te mélange maladroitement la science-fiction avec l’histoire ! Et que ça fonce tête la première dans des péripéties aussi improbables et ridicules les unes des autres ! Et que je te mets des dialogues entre personnages sans intérêt et niais ! Et j’en passe ! A tel point qu’au bout d’une douzaine de pages, je m’ennuie ferme puis j’abandonne la lecture à chaque fois que j’essaie de feuilleter complètement un de ces ouvrages !
Et puis, c’est quoi cette voix-off omniprésente et inutile qui nous explique une scène alors qu’on voit très bien ce que fait tel ou tel personnage dans la case en question ! Où est l’utilité de cette voix-off ? Déjà que dans « Blake et Mortimer », je n’aime pas trop ce genre de commentaire dans une case mais dans « Bob et Bobette », ils battent des records d’inutilité dans l’emploi d’une voix-off !
Alors étant donné l’ancienneté de cette série et son nombre de tomes (très) impressionnant (314 !), je peux comprendre que « Bob et Bobette » puisse être un monument de la bd belge (ou plutôt flamande) et que certains lecteurs puissent avoir la nostalgie en feuilletant un tome de cette série. Mais objectivement, je n’arriverai jamais à reconnaître que « Bob et Bobette » est une série à découvrir étant donné les nombreuses tares que j’ai relevées dans les scénarii. Dommage car le graphisme m’est apparu plus que correct.
Bon, c’est pas tout, j’attends impatiemment la prochaine brocante de la commune où je réside pour me débarrasser vite fait de mes albums de « Bob et Bobette » ! |
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J’aime beaucoup « Mamette » la série mère, c’est avec une petite pointe d’inquiétude que je me suis mis à découvrir son dérivé non pas à cause du graphisme qui reste magnifique mais parce que j’avais peur de lire une nouvelle bande dessinée sans intérêt.
Finalement, « Les Souvenirs de Mamette » est également une série très agréable à feuilleter. J’y ai apprécié les péripéties de Mamette chez ses grands-parents dans la campagne car l’ensemble m’est apparu frais, très tendre, poétique et doté d’un humour communicatif et exempt de grossièreté (ce qui est malheureusement rare de nos jours !).
Dans « Les Souvenirs de Mamette », la vie à la campagne m’est apparue très réaliste : les protagonistes sont tellement harassés par la somme importante de travaux à réaliser en journée qu’ils se mettent au lit dès que le soir tombe. Malgré la dureté des tâches à accomplir en tant que cultivateurs ou agriculteurs, les gens gardent tout de même leur sens de l’humour et leur humanisme.
Cette situation à la campagne qui fait l’intérêt de cette bd est liée par une intrigue principale dont Mamette semble avoir du mal à « digérer » et à accepter sa condition : Sa mère est en train de divorcer, pour le bien de sa fille et afin que cette dernière souffre le moins possible de cette situation, elle a emmené Mamette chez ses grands-parents en attendant que ses démarches de séparation soient terminées… et on devine la rancœur de certains paysans, la jalousie de certains campagnards de voir une fille du village allée chercher la « belle vie en ville », et les reproches de certains des proches de la famille envers la mère à une époque où le divorce était moins accepté de nos jours.
Le gros changement des « Souvenirs de Mamette » par rapport à la série mère se situe dans la narration : Cette nouvelle bande dessinée comporte à chaque tome une histoire complète alors que « Mamette » est composé d’un ensemble de courts récits. C’est donc bien un roman graphique que le lecteur découvrira.
Pour le reste, le graphisme de Nob reste magnifique ! J’adore les mimiques que l’auteur donne à ses personnages, j’admire la richesse de ses décors. Enfin, j’apprécie hautement sa mise en couleurs !
Au final, « Les Souvenirs de Mamette » est un (très) bon complément à la série mère « Mamette ». Dans cette nouvelle série, on y retrouve la bonne humeur, la tendresse et le dessin magnifique. La situation de ce récit dans la campagne m’est apparue comme une bonne idée car elle permet aux lecteurs de montrer qu’habiter dans une ferme n’était pas aussi idyllique qu’on ne le pensait et parce qu’on ressent malgré tout une nostalgie de ce temps résolu.
Un seul regret toutefois : que le format de cette bande dessinée ne soit pas plus grand !
En tout cas, moi, j’attendrai toujours avec impatience que l’auteur nous dévoile les autres souvenirs de Mamette ! |
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Tiens, demain, c’est la Saint-Valentin et vous voulez offrir un petit cadeau à votre moitié en rapport avec le 9ème art ? Et si vous lui offriez « Moi aussi… je t’aime ! » ?
A ma connaissance, je ne vois pas quel autre album peut résumer au mieux avec humour les sentiments amoureux sur l’être aimé. Dans « Moi aussi… je t’aime », le lecteur y découvrira les péripéties amoureuses (souvent imaginaires) de Christophe Achard envers sa compagne Nathalie. C’est présenté en courts récits d’une page parfois moins (strips en une/trois cases), c’est frais, c’est mignon, c’est assez marrant, parfois naïf… bref, c’est un album vraiment très agréable et tendre à lire que j’ai pu découvrir lors de mon séjour au festival d’Angoulême 2011.
Le style minimaliste de Christophe Achard se marie très bien avec ces historiettes ainsi qu’avec les tons humoristiques et mignons employés dans cette bande dessinée. De plus, la maquette de ce livre est vraiment de très bonne qualité.
Bref, « Moi aussi… je t’aime » est un album que j’apprécie, ce fut surtout un bon petit cadeau témoignant mon amour à ma compagne. Depuis, à chaque fois que je vois cet album dans ma bibliothèque, cette bande dessinée me fait toujours un drôle d’effet… Allez savoir pourquoi !
En dehors de ce côté affectif et en toute objectivité, « Moi aussi… je t’aime ! » m’est apparu comme un album très mignon à feuilleter. |
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Nom série
Ring (Glénat)
posté le
13/02/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Vous connaissez « Le Ring » ? Non ? Il s’agissait du surnom du fameux circuit de courses automobiles allemand « Le Nürburgring ». Non, pas le nouveau tel qu’on le connaît aujourd’hui mais l’ancien circuit de formule qui avait la particularité de posséder 176 virages ( !) et d’être long de plus de 28 kms ( !) À cause de ses caractéristiques hors normes et pour des raisons de sécurité qui en découlent, « Le Ring » a été interdit à la Formule 1 dès 1976. Puis, le nouveau circuit à proximité de celui-ci fut créé au début des années 1980.
Bon, je pense que vous l’avez compris : cette bande dessinée rend hommage en quelque sorte au « Ring » en mettant en scène deux pilotes issus d’une même écurie de second rang qui défient la formule 1 sur ce fameux circuit. La particularité de ces deux « héros » : l’un s’approche de la fin de sa carrière et souhaite donc réaliser un gros coup avant sa retraite, tandis que l’autre semble posséder un don de pilotage, vient de débuter dans la course automobile et veut donc rapidement de retrouver au firmament de son sport.
J’ai apprécié ce récit d’Ilias (au scénario) et de Youssef Daoudi (au dessin). Ce récit m’est apparu accrocheur et j’ai suivi avec intérêt la rivalité entre les héros. A défaut d’être original, « Le Ring » se révèle assez agréable à lire grâce notamment au bon coup de patte de Youssef Daoudi et au bon découpage des planches. Les séquences où les bolides s’affrontent me sont apparues assez dynamiques. J’ai apprécié la voix off qui décrit la difficulté de rouler sur ce circuit de légende. La mise en couleurs est également très agréable à l’œil.
Cependant, si ce récit ma semblé captivant, c’est parce que je suis moi-même un passionné de courses automobiles, je doute fort que cette bande dessinée intéresse les non initiés d’autant plus que les péripéties hors circuits de ces deux protagonistes ne me sont pas apparues excitantes.
Une bonne bande dessinée sans gros défaut… pour les amateurs du genre ! |
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Nom série
Sept naufragés
posté le
13/02/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Pour moi, « Sept naufragés » est l’exemple type de bande dessinée où l’idée est bonne mais mal exécutée.
Contrairement à ce que le titre laisse imaginer, il ne s’agit pas à proprement dit d’une histoire qui met en scène sept naufragés. Enfin , je vous laisse découvrir ce que ce récit nous raconte pour ne pas vous gâcher la surprise de lecture. Sur ce plan-là, on peut dire que ce scénario est très original.
Mais… Hélas, mille fois hélas, cette bd souffre –à mon avis- d’un gros défaut : Qu’est ce que les dialogues sont nombreux et souvent inintéressants ! A tel point que j’ai failli lâcher mon feuilletage à la moitié de l’album ! Et puis, l’introduction est longue…
Les personnages (enfin, disons, les enfants puisque le scénario se focalise sur eux) ne me sont pas apparus très attachants. En fait, j’ai eu souvent du mal à reconnaître tout de suite qui est qui dans ce récit alors que dans la plupart des autres albums de cette collection, je n’ai jamais eu l’impression de confondre les héros. Est-ce que ceci est du à un manque de concentration de ma part relative aux bavardages incessants entre ces protagonistes ? Sûrement !
Le dessin ? Je trouve que c’est relativement bien réalisé et le coup de patte de Tony Semedo est assez personnel. Mais, je n’aime pas ce graphisme car la mise en couleurs m’est apparue trop chargée et parce que je n’apprécie pas non plus le style de ce dessinateur.
« Sept naufragés » est un des albums que je préfère le moins dans cette collection à cause de l’omniprésence des dialogues. Dommage car l’idée est bonne et le dénouement de cette bande dessinée m'est apparu assez surprenant. |
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C’est au festival d’Angoulême 2011 que je me suis procuré la version noir et blanc du « Voyage aux ombres ». En fait, c’est la mention de Virginie Augustin en tant que dessinatrice de cet album qui m’a motivé cet achat car j’avais hautement apprécié son travail sur « Alim le tanneur ».
Bon, j’avoue quand même que la présence de Christophe Arleston en tant que co-scénariste sur « Le Voyage aux ombres » me faisait craindre le pire parce que ses séries basées sur l’univers de « Troy » ne sont pas ma tasse de thé. Après lecture, je reconnais que j’ai passé un bon petit moment en compagnie de l’héroïne Dyssery.
Ça se passe dans une contrée imaginaire, l’histoire met en scène une jeune femme de 17 ans prénommée Dyssery qui s’apprête à épouser contre son avis un homme du double de son âge. Le problème vient du fait que dans cette société, la femme ne jouit pas de toute la liberté à laquelle aspire la gent masculine. Ainsi, les cours de théâtre leur sont interdits au risque de se faire passer pour une prostituée… Drôle de société non ? Et puis, les règles régies par la religion sont omniprésentes, il suffit de croire à un dieu pour que celui-ci existe…
Enfin, bref, le jour de son mariage, Dyssery meurt accidentellement et se retrouve ainsi dans le monde de l’au-delà, c’est alors que son richissime prétendant se met en tête d’aller la chercher pour qu’elle revienne parmi les siens…
J’ai passé un bon petit moment de lecture avec « Le Voyage aux ombres ». Certes, je ne fus pas séduit par ce récit lors du premier feuilletage parce que l’ensemble m’était apparu fouillis et d’un intérêt limité mais la relecture m’a fait apprécier la richesse du monde de l’au-delà.
Sinon, il faut bien avouer que les personnages principaux ne sont pas crédibles et que le dénouement est très surprenant au regard du comportement du prétendant de Dyssery au long du récit. Passons également sur la diatribe féminine présente pratiquement tout au long de la bd, je l’ai trouvée lourde et limitée par rapport à la condition actuelle de la femme dans notre société occidentale (à mon avis, pas si mal que ça… même si des efforts doivent être entrepris dans certains domaines).
J’ai davantage apprécié les personnages secondaires que les principaux car ils me sont apparus étonnants et originaux.
Quant au graphisme, j’ai été un peu déçu par le trait de Virginie Augustin car il m’a semblé fouillis. Son trait est tellement fin que lorsque les personnages sont au premier plan, ils ont tendance à être noyés par l’arrière plan ou par l’environnement immédiat. Ce défaut était gommé par la mise en couleurs dans la série « Alim le tanneur » mais cette version noir et blanc du « Voyage aux ombres » ne fait que l’accentuer.
Je ne possède pas la version colorisée de cet album mais le peu que j’ai vu m’a laissé apparaître une mise en couleurs moins belle que dans « Alim le tanneur ».
Pour le reste, le découpage est –à mon avis- fluide et sans reproche. Il est à noter que la mise en scène a fait l’objet d’une recherche avancée au vu du cahier d’esquisses mis en bonus en fin d’album.
Doté d’un univers riche et assez cohérent, j’ai été séduit par ce one-shot. J’y ai apprécié le fait qu’il ne soit pas directement lié aux récits du monde de Troy (je ne suis pas fan du tout !), j’ai aimé aussi sa lecture fluide et divertissante. Cependant, il faut reconnaître que ce récit est loin d’être inoubliable et que les personnages principaux ne sont pas crédibles. Le discours féministe disséminé tout au long de l’album m’est apparu lourd et celui sur la religion m’a fait un peu tiquer par rapport à l’actualité actuelle… Le graphisme sur cette version en noir et blanc de Virginie Augustin m’a semblé un peu trop fouillis.
Bref, un album sympa mais truffé de nombreux défauts qui m’empêchent de vous conseiller son achat. |
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