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... a posté 878 avis et 179 séries (Note moyenne: 3.09)

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Nom série  Valérian, vu par...  posté le 08/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connais rien de « Valérian », je n’ai jamais lu un seul album de cette série ! La faute à une mise en couleurs que je juge complètement démodée et qui ne me motive guère à me lancer dans la lecture de cette série culte. La faute aussi au nombre de tomes conséquent qui la composent (sous entendu : je ne suis pas prêt à mettre du fric pour lire « Valérian ») ! Et pourtant ! Il y a de quoi être intéressé par « Valérian » parce que son univers semble très riche, parce que les personnages paraissent attachants et parce que Luc Besson s’y est inspiré d’une façon efficace pour concevoir le film « Le cinquième élément ».

Mais lorsque j’ai su que Larcenet allait réaliser un hors-série de « Valérian », je fus tout de suite intéressé par cet album en question car ça se présentait en une histoire complète (et pas besoin de lire les tomes précédents pour bien appréhender les péripéties de nos héros) et sa mise en couleurs est vraiment très agréable à contempler !

Alors, ça donne quoi « L’armure du Jakolass » : un album déjanté, marrant, insolite, surprenant, regorgeant de trouvailles et d’originalités, au coup de patte très plaisant, sans temps mort, à la mise en couleurs d’une grande beauté qui m’a captivé de bout en bout !

Ce grand plaisir de lecture, je ne m’y attendais pas à ça ! De plus, le personnage de « Valérian » y est représenté par un anti-héros alcoolique par excellence au ventre omnipotent… bref, l’antithèse absolue du célébrissime personnage, il fallait le faire ! et pourtant, je fus charmé par ce « Valérian », c’est comme si Larcenet avait transformé « James Bond » à un lascar paumé : le rêve quoi !

Bon, je ne vous dirais pas plus sur le scénario de cette bande dessinée. Croyez-moi, avec ce graphisme pareil, cette belle mise en couleurs et ce scénario déjanté et jouissif, il y a fort à parier que vous prendrez autant de plaisirs que moi à feuilleter « L’armure de Jakolass » !

Nom série  Niourk  posté le 08/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est le nom de l’auteur, Oliver Vatine, sur la couverture qui m’a motivé la lecture de ce premier tome de « Niourk ». En effet, plus que son coup de crayon, ce sont sa mise en scène et son découpage qui me font classer ce dessinateur parmi mes préférés.

Mais revenons un peu sur cette nouvelle série, il s’agit d’une adaptation d’un des romans de Stephan Wull, c’est un romancier que je ne connais absolument pas. En conclusion, il m’est impossible de comparer la bd au roman originel.

L’histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche où la civilisation est redevenue à l’âge de pierre. Le lecteur suivra parallèlement le destin de Niourk « l’enfant noir », un jeune homme rejeté plus ou moins par ses pairs qui découvrira les restes de cette civilisation disparue, et celui de la tribu gouvernée par Thoz dont est issu Niourk.

L’histoire m’est apparue captivante. Intéressante parce que le scénario est assez plausible (même si je fus perplexe de voir les personnages de passer d’un monde aride à une terre enneigée apparemment en peu de temps) et, parce que la mise en page aérée et la narration d’Olivier Vatine sont à couper le souffle, à tel point que j’ai eu énormément de plaisir à suivre les péripéties de notre héros et de sa bande.

Il suffit de jeter un coup d’œil rapide en feuilletant ce premier tome pour constater que l’auteur semble avoir mis tout son savoir faire dessus, c’est à dire un dessin précis et dynamique, un découpage recherché et fluide, des cadrages époustouflants à l’image des pleines pages qui peuplent cette bande dessinée. Bref, du excellent boulot d’autant plus qu’Olivier Vatine est seul au commande de cette réalisation… Vraiment seul ? Non, car sa femme, Isabelle Rabarot l’accompagne pour la mise en couleurs, domaine où elle excelle au vu des ambiances qu’elle a su parfaitement mettre en adéquation selon l’intensité dramatique de chaque séquence. J’ai eu l’impression de retrouver « mon » Olivier Vatine et « ma » Isabelle Rabarot, ceux que j’ai adorés quand ils ont réalisé le quatrième tome d’ « Aquablue ».

Grâce à un Olivier Vatine en grand forme et à son scénario assez captivant, je me suis régalé à la lecture de ce premier tome de « Niourk ». Bref, je suis impatient de lire la suite de cette série !

Nom série  Le Singe de Hartlepool  posté le 18/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce sont les différents avis très positifs postés sur ce présent site qui m’ont donné l’envie de découvrir « Le Singe de Hartlepool ». Après lecture, je confirme tout le bien que les autres bédéphiles ont relevé sur cette bande dessinée.

« Le Singe de Hartlepool » est une histoire extrêmement loufoque qui s’est réellement déroulée au début du XIXème siècle pendant le règne de Napoléon 1er. Je ne vous raconterai pas davantage la trame de cette aventure. Sachez toutefois que ce récit nous conte la bêtise humaine dans toute sa splendeur ! A la décharge des protagonistes qui ont participé à cette anecdote, l’époque à laquelle se déroulait cette histoire n’était pas du tout propice à une belle information et par conséquent, la population n’était pas aussi instruite que nous le sommes de nos jours mais… quand même ! Je tombe des nues !

Vu son thème, cette histoire aurait pu être racontée d’une manière dramatique mais le scénariste nous la présente finalement avec des moments assez comiques grâce à la présence de personnages enfantins. Ce choix de la part de Wilfrid Lupano est assez justifié car ça dédramatise le récit sans pour autant que ça soit hilarant et ça nous permet de suivre les péripéties des principaux protagonistes avec intérêt et avec plaisirs malgré tout. Au final, le lecteur se retrouvera face à une histoire dynamique et très intéressante à suivre, bien aidée par le bon coup de crayon de Jérémie Moreau.

Je trouve que le style de ce dessinateur se rapproche énormément de David François, auteur de « De Briques & de Sang ». C’est un coup de patte qui j’apprécie beaucoup parce qu’il m’apparaît personnel et très expressif, ces qualités vont –à mon avis- très bien avec ce récit riche en scènes muettes. En plus, la narration m’est apparue irréprochable : je n’y ai ressenti aucun ennui de lecture et aucune incompréhension à son feuilletage. La mise en couleurs ne souffre d’aucun défaut, elle s’accroche avec efficacité à l’intensité dramatique de chaque scène.

« Le Singe de Hartlepool » est une anecdote historique telle que je les aime : intéressante historiquement et reflet des mœurs de l’époque. C’est le genre de récit qui peut être mis en avant dans un programme scolaire afin de nous faire comprendre à quel point l’homme peut en arriver à se ridiculiser et peut nous permettre à travers son exemple de mieux nous « comporter » si nous nous retrouvons devant ce même genre de situation à l’avenir. Cette bande dessinée s’inscrit dans la même veine que le one shot « Malet » de Nicolas Juncker qui utilise une anecdote pour nous plonger dans un passage de notre histoire avec gravité, humour et intérêt.
Bref, une réussite !

Nom série  Vanity Benz  posté le 25/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Vanity Benz » est le genre de bandes dessinées que je relis souvent histoire de me détendre.

En fait, ce que j’aime bien dans cette série, c’est son humour déjanté qui n’hésite pas à ironiser sur des personnages politiques célèbres ou sur les stéréotypes que l’on se fait sur des pays ayant une mauvaise réputation (comme Cuba ou la Russie voire même la France !). J’apprécie aussi le fait que les aventures de cette jeune héroïne se déroulent sur divers continents. Et enfin, j’avoue que j’aime bien Vanity d’une part parce qu’elle est très belle (bin si, pourquoi dirais-je le contraire hein ?!), d’autre part parce qu’elle m’est apparue attachante par son honnêteté et sa naïveté (une vraie nunuche !).

Certes, de nombreux défauts apparaissent au fil des tomes comme la présence de nombreuses invraisemblances scénaristiques, de passages érotiques inutiles (même si certains d’entre elles m’ont fait marrer), l’absence de développement de certaines séquences ou dans la réaction de certains personnages (pourquoi changent-ils souvent d'opinions 5 minutes après ?) mais ces tares n'ont pas suffit à me désintéresser de cette série d’autant plus qu’on voit bien que les auteurs ne se sont pas pris la tête et qu’ils assument parfaitement leurs réalisations.

J’apprécie beaucoup également le graphisme de Frank Bonnet. Les personnages sont bien dessinés et expressifs. Les décors sont fouillés mais pas trop… bref, je ne trouve pas de gros défauts dans le coup de patte de cet auteur, c’est vraiment du beau boulot !
Par contre, je suis assez mitigé sur la mise en couleurs de chaque tome : autant j’aime beaucoup le travail en couleurs directes réalisé sur le premier album (« Cuba Cola »), autant je déteste la mise en couleurs informatisée des autres tomes que je trouve trop lisse et impersonnelle.

« Vanity Benz » est une série déjantée qui devrait faire plaisir aux lecteurs désirant feuilleter des récits aventureux sans prise de tête. J’y ai apprécié le coup de patte de Franck Bonnet, l’humour ironique, la variété des pays visités et le fait qu’elle mette en scène des personnages célèbres. Chaque tome présente un récit complet, ce qui n’est pas pour me déplaire non plus. Dommage toutefois que le dénouement du 4ème tome clôture définitivement cette série d’une façon très brutale et sans cohérence avec ce que l’héroïne a vécu comme aventures jusqu’à présent.
Relaxant…

Nom série  Les Amants de Sylvia  posté le 24/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Les Amants de Sylvia » est un album réalisé par Dani Jakupi, il nous propose de suivre la trace d’une jeune femme qui fut quelque sorte la maîtresse du fameux Trotsky.

Inspiré de faits réels et ayant fait l’objet de nombreuses recherches de la part de Dani Jakupi,, « Les Amants de Sylvia » est un album qui me fut assez déroutant à lire. Ceci est du à une narration compliquée où des scènes se permutent souvent sans crier gare et où j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce que faisaient les personnages d’autant plus que je m'étais mis à feuilleter cet album sans savoir de quoi ça parlait. Bien attendu, ce n’est pas qu’au dénouement que je compris enfin le pourquoi du comment de cette bande dessinée mais qu’est ce que cette lecture me fut assez pénible !

Mais alors, faut-il rejeter cette bd à cause de cette narration ardue ? Non, parce que pour un bédéphile qui aime l’histoire (c’est mon cas), ce récit nous apprend pas mal de choses sur les dernières heures de Trotsky, parce que j’y ai aimé paradoxalement cette façon de narrer même si elle me fut laborieuse et parce que j’ai adoré le travail de recherches de l’auteur (Dani Jakupi a fait des études journalistiques avant d’intégrer le monde du 9ème art). Et si en plus, vous appréciez le coup de patte (très) personnel et la mise en couleurs de Dani Jakupi alors je ne peux que vous conseiller cette bande dessinée.

Certes, Dani jakupi ne m’a pas facilité la lecture en me proposant une narration assez ardue pour bien saisir comment Trotsky fut assassiné mais je fus charmé par sa rigueur historique et le coup de patte de l’auteur. Si vous aimez comme moi les récits historiques se basant sur un fait divers, je vous conseille cette lecture. Quant aux autres lecteurs, passez votre chemin !

Nom série  Seigneurs de Guerre  posté le 21/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le graphisme qui m’a donné l’envie de feuilleter ce premier tome des « Seigneurs de guerre ».

Cependant, après lecture de l’album, le dessin du duo Jean-Baptiste Hostache et Didier Poli ne m’est pas apparu si convaincant que ça. En effet, si la mise en couleurs est –à mon avis- très correcte notamment du fait qu’elle s’accorde très bien à chaque séquence, le coup de crayon des deux compères m’est avéré trop détaillé. Du coup, à plusieurs reprises, j’ai eu le sentiment de me retrouver face à un graphisme manquant de lisibilité.

Un des gros défauts que j’ai noté sur cette bande dessinée, c’est son lettrage qui est trop petit à mon goût. C’est clairement le genre d’album à ne pas mettre sous les mains d’un myope !

Et si on parlait du scénario de cette nouvelle série ?

Il m’est apparu improbable car l’action se situe en 2020 donc dans un futur proche où je vois mal la Serbie se replonger dans la guerre civile et la Hongrie s’impliquer dans ce genre de conflit ! Et puis, on est loin d’être au stade expérimental en ce qui concerne la fabrication des mékas (tanks modernes) !

Il m’est apparu aussi trop dense. A plusieurs reprises, les lecteurs sont renvoyés à des post-scriptum qui leur expliquent tels vocabulaires employés par les personnages ou tels faits historiques dont font allusion nos protagonistes. Si bien que j’ai refermé l’album avec un soupir de soulagement, comme si j’avais « overbooké » mon cerveau pour essayer de bien comprendre de quoi parle ce récit !
Bref, il faut vraiment s’accrocher à ce scénario pour l’apprécier d’autant plus que les personnages y foisonnent à gogo et que beaucoup de questions demeurent encore une fois arrivé au dénouement de ce premier tome !

Et pourtant, j’ai tout de même apprécié le fait que les « Seigneurs de guerre » met en scène des armées privées mises à la disposition des gouvernements pour régler voire contrôler les conflits, ce qui semble de plus en plus probable que ça se passe ainsi dans le futur. J’ai aimé aussi le fait que l’album soit bien rythmé, qu’il y ait un équilibre entre les scènes d’action et celles qui sont calmes.

Ce premier tome des « Seigneurs de guerre » ne m’a pas convaincu totalement malgré son graphisme très correct et sa mise en scène dynamique. En fait, je lui reproche sa trop grande densité et le fait que les évènements relatés se passent dans un futur trop proche à mon goût. Dommage aussi que le lettrage soit si petit !

Nom série  Un peu de bois et d'acier  posté le 21/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup ce que fait Chabouté et chaque fois qu’une nouveauté réalisée par cet auteur est annoncée, je me languis d’avance de la lire !

« Un peu de bois et d’acier » nous présente un scénario original : il s’agit de nous raconter le quotidien d’un banc public ! Fou, non ? Pas tant que ça finalement parce qu’au fil des pages, on croise des gens qui se reposent, qui se rencontrent, qui s’engueulent, qui mangent, qui font leurs besoins (si, si !)… sur ce banc public. L’intelligence de Chabouté est d’avoir inséré dans son récit des personnages qui reviennent régulièrement sur ce lieu. De ce fait, les lecteurs pourront vivre plus ou moins l’évolution de chacun de ces gens à la manière d’un voyeur et par conséquent s’attacher à eux.

On pourrait croire que ce récit a de bonnes chances de nous lasser à la longue de ce va et vient autour de ce banc d’autant plus que c’est un album totalement muet mais non, je n’ai pas pu me décrocher de l’album avant la dernière page. Ce récit m’est apparu réaliste, tendre et poétique. Tout au plus, je lui reprocherai quelques clichés et quelques scènes dont j’avais deviné leurs issues bien avant la fin de ma lecture.

Je ne reviendrais pas sur le graphisme de l’auteur. Pour moi, Chabouté est un des meilleurs dessinateurs spécialisés dans le noir et le blanc de nos jours. Il est aussi, pour moi, un des meilleurs « metteurs en scène » du 9ème art tant ses séquences s’enchaînent avec fluidité et sans incompréhension.

Alors, « Un peu de bois et d’acier » est-il un des meilleurs albums de Chabouté ? Je dirais que oui même si mes préférences vont à Tout seul, Zoé et Henri Désiré Landru. En fait, à mon avis, « Un peu de bois et d'acier » ne souffre que d’un seul gros défaut : son prix de vente de 30€ pour une lecture de 30 minutes maximum… ça fait mal même si j’aurai toujours du plaisir à le relire.

Note finale : 3,5/5

Nom série  La Grande Odalisque  posté le 18/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jolie surprise que cette nouvelle bande dessinée ! Je suis actuellement lassé par les récits policiers mais « La Grande Odalisque » m’a agréablement étonné par son humour noir subtil distillé par parcimonie et par sa narration sans temps mort.

« La Grande Odalisque » met en scène trois jeunes femmes, celles-ci sont des voleuses de haut vol (désolé pour le jeu de mots) et ont l’habitude de dérober divers objets dans les musées ou habitations richissimes. Ça n’aurait pu être qu’un récit banal de cambrioleuses sexys sauf qu’elles sont vachement portées sur le sexe et qu’elles ne s’en cachent pas ! N’allez pas croire que ce one-shot regorge de scènes osées, ici, ce sont les conversations assez directes et comiques sur ce sujet qui pimentent le quotidien de ces femmes et ces dialogues sont loin d’être ennuyeux, bien au contraire ! J’ai apprécié aussi le fait que ce sont des femmes sans remords, ce qui change des nombreux récits où on les voit souvent en train de chialer.

Et puis, « La Grande Odalisque » regorge de séquences d’action certes surréalistes mais qui m’ont énormément amusé. Un des seuls reproches que je fais à cette bande dessinée : les héroïnes ont tendances à faire des figures acrobatiques très improbables à l’image de la scène où l’une entre elles se permet de prouver ses talents de gymnaste dans un manège (je ne savais pas qu’on pouvait facilement se libérer des arceaux censés nous assurer la sécurité dans une attraction). Je pourrais critiquer aussi le passage un peu farfelu se situant au Mexique mais comme ça m’a plus amusé qu’ennuyé, par conséquent je débranche volontiers mon cerveau sur ce genre d’invraisemblances…

Quant au graphisme, je l’ai apprécié sans plus. En fait, c’est la mise en page et le découpage qui m’ont bluffé dans cette bd : tout y est très fluide, il n’y a aucun problème de compréhension dans l’enchaînement des séquences et certains passages muets se suffisent largement pour bien saisir ce qui se passe. Cette fluidité au niveau de la narration est –à mon avis- un des points forts de cet album.

Jouissif, c’est le mot qui me revient le plus pour qualifier « La Grande Odalisque ». C’est un album que j’ai hautement apprécié par ses dialogues coquins et truculents, par la fluidité de sa narration et par le fait que je ne me suis guère ennuyé à suivre les péripéties de ces héroïnes. Cependant, il est tout de même un peu dommage que cette bande dessinée regorge de scènes hautement improbables et inutiles (celle du manège par exemple) qui la discréditent car sans ça, j’y aurais mis facilement 4étoiles…

Note finale : 3,5/5

Nom série  Nicollin  posté le 17/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vous connaissez J.B. ? Non ? Bin, c’est normal ! Il s’agit d’un de mes potes picards, c’est un vrai fan de l’équipe de foot de Montpellier qui n’hésite pas à se déplacer au stade bollaert de Lens ou à Valenciennes pour assister à un match de son club favori. Et c’est même lui qui m’a prêté et qui a acheté cette bande dessinée à la boutique du club lors de son escapade sudiste de cet été.

Et Loulou ? Vous connaissez ? C’est le président du club de foot de Montpellier, c’est un personnage fort en gueule et adepte d’expressions machistes hilarantes. Son vrai nom ? C’est Louis Nicollin, il est également propriétaire de la société de ramassage des ordures qui traînent dans l’agglomération montpelliéraine.

C’est bon tout ça mais quel est le rapport avec cette bd ? Tout simplement, c’est que l’album en question nous présente le parcours de l’équipe de foot de Montpellier du national jusqu’en novembre/décembre 2011 à travers le personnage de Louis Nicollin. Et ma foi, je me suis bien marré en découvrant les péripéties de ce président très médiatique d’autant plus qu’il est accompagné de personnages assez folkloriques comme Valderama, le joueur colombien, et que l’album est truffé d’anecdotes réelles.
Je conseille tout de même aux bédephiles de ne pas être allergiques aux propos à tendance machiste voire grossier de Louis Nicollin car vous risquez de passer à côté de cette lecture (et surtout de cet humour si particulier).

Cette bande dessinée est présentée chronologiquement en courts récits d’une page ponctuée par une chute humoristique, ce qui fait que le lecteur suivra avec facilité le chemin parcouru par Montpellier dans le championnat français jusqu’à nos jours (environ 8 mois avant son titre de champion de France 2012), en passant par la coupe de France gagnée en 1990.

Au niveau du graphisme, j’avoue de n’avoir jamais apprécié hautement le dessin humoristique mais le coup de crayon et la mise en couleurs de Dadou m’ont semblé assez agréable à contempler. En tout cas, les personnages sont facilement identifiables et leurs expressions sont convaincantes.

On pourrait imaginer que « Nicollin, une vie de foot » est un album est uniquement dédié au fan de football : c’est vrai mais les anecdotes qui y sont racontées sont –à mon avis- tellement hilarantes que je conseille malgré tout aux lecteurs n’aimant pas ce sport de feuilleter cet album, histoire de se marrer un peu (surtout si vous appréciez cet humour) en découvrant les tirades franchouillards de ce président de club.

Nom série  Alix Sénator  posté le 17/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« Alix Sénator » est certainement une des séries les plus attendues de cette rentrée, il s’agit plus ou moins d’un « spin off » du célébrissime « Alix » de l’auteur Jacques Martin. « Alix Sénator » est scénarisée par Valérie Mangin et dessinée/ colorisée par Thierry Démarez.

Autant le dire tout de suite : j’ai été très déçu par ce premier tome de cette nouvelle série. En fait, je me suis gravement ennuyé à suivre les péripéties d’Alix pour comprendre pourquoi des aigles gigantesques attaquent des grandes personnalités de l’empire romain et pour rechercher qui sont les commanditaires de ces animaux..
De plus, mettre le personnage d'Alix au rang de sénateur est, pour moi, un signe que les auteurs n'ont pas cherché à retranscrire avec opportunisme cette période de l'histoire. On a donc un récit qui se veut historique mais qui ne l'est pas parce que Valérie Mangin s'est affranchie de la réalité historique. C'est un peu comme si le scénariste de la série Murena avait mis son personnage principal comme sénateur, je vous laisse imaginer les railleries que cela aurait provoqué de la part des nombreux historiens envers Jean Dufaux...

Je n’ai ressenti aucun frisson et aucune émotion à parcourir cette aventure : les personnages me sont apparus froids et distants, il y a peu de scènes d’action et on devine facilement ceux qui sont derrière ces massacres. Bref, il n’y a aucune surprise au dénouement de ce premier tome.

Le graphisme de Thierry Démarez m’a semblé pas mal du tout mais il est au deçà du trait de Philippe Delaby de la série « Murena » : ça manque un peu de finesse à mon goût malgré des décors très fouillés. La mise en couleurs est correcte mais je déplore que les ambiances n’aient été plus recherchées et plus accentuées pour essayer de nous arracher quelques frissons.

La seule qualité que j’ai notée pour ce premier ouvrage, c’est qu’il s’agit d’un récit complet… donc, il n'est pas nécessaire d'acheter le prochain tome pour connaitre le fin mot de l'histoire ! J’espère vivement que les prochains albums de cette nouvelle série seront plus captivants à feuilleter sinon je laisserai tomber définitivement cette nouvelle série !

Bref, je suis très déçu du premier album d’ « Alix Sénator », je m’attendais à beaucoup mieux surtout quand on voit la façon dont l’éditeur a particulièrement mis en avant cette série sur les étals des libraires ! Que les auteurs de « Murena » dorment tranquilles, cette série reste de loin la meilleure bd dans le genre historique, genre dans lequel "Alix Sénator" ne -à mon avis- peut être classée au vu de son manque de réalisme historique (en dehors des décors et de sa mise en situation).

Nom série  Saga Valta  posté le 01/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont vos avis positifs sur « Saga Valta » (où c’est que jean Dufaux est allé chercher ce titre ? Pourquoi pas « Saga Africa » tant qu’on y est !) qui a motivé ma lecture de cette série.

Que nous propose le duo Jean Dufaux (au scénario) et Mohammed Aouamri (au dessin) ? Un récit fantastique se situant dans un monde moyenâgeux (du temps des vikings), le lecteur suivra les péripéties de Valgar, un brave homme très malin et très balaise, pour retrouver sa dulcinée et son bébé enlevés par un méchant guerrier (du coup, le brave monsieur n’a pas été très malin et très balaise sur le coup)… et pour venger son honneur (Bin oui, c’est un viking qui est fier de l’être !). Voilà en gros la trame de cette histoire… Du très classique quoi… Sauf que ma lecture s’est faite sans déplaisir et sans ennui, ce qui m’est assez rare quand je lis ce genre de récit.

Alors pourquoi ai-je apprécié cette histoire ? Parce que le dessin de Mohammed Aouamri m’a plu, ceci n’est pas surprenant étant donné que j’avais bien aimé son coup de patte sur un des tomes du préquel de « La Quête de l’Oiseau du temps ». Parce que les aventures de Valgar se lisent sans temps mort. Néanmoins, je dois reconnaître que je ne me suis attaché à aucun des personnages du fait probablement que l’action est prédominante dans ce récit. Du coup, je n’ai pas ressenti la moindre émotion devant les malheurs de notre brave homme. De plus, je trouve qu’il manque un peu d’humour dans cette « saga », je présume que c’est parce que les vikings n’étaient pas des comiques n’est ce pas ?

Mais revenons un peu sur le coup de crayon de Mohammed Aouamri, j’ai apprécié la représentation qu’il donne aux méchantes bébêtes de la mort grave qui tue qui peuplent ce monde imaginaire, le soin apporté aux décors et le fait que ses personnages soient assez facilement reconnaissables. J’ai aimé aussi la mise en couleurs qui emploie des tons appropriés à l’intensité dramatique de chaque séquence.

« Saga Valta » m’est apparu comme une série agréable à lire; en plus, elle est dotée d’un graphisme d’une grande beauté. Notons que la série est prévue en deux tomes, ce qui est pour moi une excellente nouvelle étant donné mon aversion sur les feuilletons interminables.

Nom série  Une nuit à Rome  posté le 30/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Allez savoir ! A chaque fois que je voyais sur l’étal de mon libraire « Une nuit à Rome », je me mettais à fredonner « Week-end à Rome » d’Etienne Daho… n’importe quoi, n’est-ce pas ? Et à force de penser à ça, un jour, je n’ai pas pu me retenir à feuilleter cette bande dessinée.

Raphaël va bientôt avoir 40 ans, il vit avec Sophia, Il a tout pour être heureux sauf peut-être un enfant mais bon, tout va bien jusqu’au jour où il fêtera son anniversaire 3 jours à l’avance de la date fatidique avec ses amis. Ce jour-là, il va recevoir par surprise un colis contenant une cassette vidéo et que va t-il y découvrir ? Réponse : l’invitation de Marie, un de ses ex qu’il avait connue à 20 ans, à passer une nuit ensemble à l’occasion de leurs 40èmes anniversaires…

Que dire de ce scénario de Jim ? Ceci m’aurait été convaincant si Raphaël avait refusé cette invitation mais non, il va le faire cet imbécile ! Pourquoi le juge-je comme ça ? Parce que –je le répète- il a tout pour être heureux : un bon couple c’est à dire qu’il est avec une femme ravissante, ils s’entendent parfaitement, ils ont des projets en commun, un bon boulot… et puis, d’un coup de tête, il va plaquer sa douce (sans rien lui dire !) pour une ex qu’il n’a pas revue depuis 20 ans à des milliers de kilomètres de chez lui !? Et si en plus, je vous dévoile que Marie est elle-aussi en couple…
Bref, tout ceci pour vous dire que cette histoire m’est apparue trop improbable, trop bancale pour que j’y croie. Si Raphaël avait été célibataire, à la rigueur, j’aurais été convaincu de cette idée mais là, non, trop, c’est trop, il ne faut pas me prendre pour un imbécile ! D’autant plus que le scénariste y a introduit beaucoup de séquences où nous voyons notre héros douter de lui-même comme si Jim voulait nous convaincre sans aucun doute de la pertinence de cette (mauvaise) farce.

Et le dessin ? Je le trouve très correct, très plaisant à contempler. Les personnages sont facilement reconnaissables et les décors sont suffisamment travaillés pour savoir où se déroule exactement l’action. En plus, la mise en couleurs faite de savants mélanges entre les tons vifs et pastels m’a vraiment plu. La narration est accrocheuse bien qu’elle abuse un peu trop de la voix off à mon goût.

Dommage que le scénario de cette bande dessinée ne soit pas crédible parce que la narration est accrocheuse et parce que l’ensemble m’est apparu très agréable sur le plan graphique. Sur le coup, je ne sens pas motivé à me précipiter sur le 2ème tome quand il paraîtra.
Une déception.

Nom série  La Peau de l'ours  posté le 27/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré ses nombreuses invraisemblances scénaristiques, « La Peau de l’ours » est une bande dessinée qui m’a beaucoup plu.

Cette satisfaction, je la dois aux dialogues entre les deux principaux personnages (on s’attache à eux facilement), à l’atmosphère « mafiosi » qui règne dans l’album, ainsi qu’aux scènes cocasses dotées d’un humour noir. Mais de quoi parle ce one shot ?

Ça se passe en Italie (ce n’est pas officiellement indiqué dans la bd mais on le devine facilement), « La Peau de l’ours » met en scène une conversation tranquille entre un jeune homme prénommé Amadeo et une personne âgée qui lui raconte comment elle a vécu jusqu’à maintenant. Ce dialogue peut paraître sans intérêt pour nous lecteurs, sauf qu’on ne s’attend pas du tout à découvrir le passé insolite de ce vieillard !

Certes, il n’y a rien de révolutionnaire dans le scénario de Zidrou car son récit est linéaire et reprend les grands classiques du polar mais il le raconte d’une telle façon que je n’ai pas décrochée de ma lecture avant son dénouement ! J’ai noté beaucoup d ‘invraisemblances dans cet album mais bon, étant donné que le tout s’est avéré très agréable à lire, je ferme les yeux sur ces incohérences.

Quant au graphisme d’Oriol, je le trouve personnel, vivant (le coup de patte de l’auteur privilégie le trait anguleux) et assez plaisant à contempler surtout grâce à la mise en couleurs de toute beauté. Pour le reste, la mise en page est –à mon avis- sans reproche car je n’ai eu aucune incompréhension dans l’enchaînement des séquences. Les personnages sont facilement identifiables.

Le scénario de « La Peau de l’ours » est loin d’être original et comporte des scènes farfelues mais le tout se lit vraiment avec intérêt et le dessin d’Oriol m’est apparu très plaisant à contempler. Alors, comment vais-je noter cette bande dessinée ? 3 ou 4 ? Allez, hop, 3/5 avec un bon coup de cœur parce que j’y ai pris beaucoup de plaisir à la feuilleter.

Note finale : 3,5/5

Nom série  Le 11e Jour  posté le 26/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Le 11ème jour » m’est apparu comme une bande dessinée conçue avec beaucoup de pudeur sur le séjour de Sandrine Revel à New-York pendant les attentats du 11 septembre 2001. C’est aussi par conséquent un témoignage sur ce qui s’est passé réellement dans cette ville pendant l’effondrement des deux tours du Word Trade Center.

C’est un récit tout en pudeur parce que l’auteur était encore en deuil de son frère, Stéphane, lorsqu’elle s’est rendue à New-York. De ce fait, à chaque fois qu’elle visitait les lieux, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à lui. Et bien entendu, lorsque les deux tours se sont écroulés, elle ne pouvait qu’en faire le parallèle avec la mort de son frère. Et alors, quoi de plus normal ? Sandrine Revel n’est pas une journaliste, elle ne pouvait donc pas nous conter comment les terroristes ont pu frapper les deux bâtiments ! Elle ne pouvait donc pas non plus faire une thèse sur ce drame ! Il ne faut pas confondre le métier de journaliste avec le récit d’un touriste.

Dès lors, Sandrine Revel ne pouvait que nous raconter ce qu’elle a réellement vécu et ce qu’elle a ressenti dans ces moments-là… sur ces points-là, je trouve qu’elle s’en sort assez honorablement ! Du moins, j’ai perçu beaucoup de sincérité dans ses propos et c’est ça qui m’a touché dans sa bande dessinée d’autant plus que j’ai apprécié beaucoup la finesse de son coup de patte et sa mise en couleurs.

On pourrait en discuter beaucoup et longtemps sur l’intérêt du témoignage de Sandrine Revel de son séjour à New-York pendant les attentats du 11 septembre 2011. Moi, ce que je retiens dans son récit, c’est le fait que l’auteur y ait raconté avec beaucoup de sincérité et de pudeur, ce sont ces deux choses qui m’ont fait apprécier cette lecture d’autant plus que j’ai aimé son coup de crayon.

Nom série  La Dernière image  posté le 25/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai découvert Gani Jakupi en lisant « Le Roi invisible ». Cette lecture, j’en garde un bon souvenir. Du coup, lorsqu’est paru l’album « La Dernière image » du même auteur, je n’ai pas pu me retenir de l’acquérir.

Et ça tombe bien ! Parce que « La Dernière image » est une bande dessinée classée dans le « documentaire » et ce genre est l’un de ceux que j’affectionne le plus.

Avant tout, il faut savoir que Gani Jakupi est originaire du Kosovo, il vit actuellement en Espagne et voulait être journaliste professionnel avant de s’intégrer dans le milieu du 9ème art. A la fin de la guerre au Kosovo et lorsque ce pays fut « géré » par la communauté internationale, Gani Jakupi fut invité par un quotidien à se rendre sur place avec un photographe prénommé « Domingo ». En fait, la raison principale pour laquelle le journal lui a proposé ce job : que Gani Jakupi leur raconte comment il a mené sa recherche pour retrouver sa famille portée disparue. Mais une fois sur les lieux, l’auteur va vite être désenchanté par le métier de journaliste…

« La Dernière image » m’est apparue comme un témoignage assez intéressant sur l’état du Kosovo juste après la guerre. Cependant, il ne faut pas oublier que ce séjour fut l’occasion pour Gani Jakupi d’observer le comportement de ses confrères journalistes. Cette expérience va l’écoeurer à tout jamais de ce métier. Cette réflexion menée par l’auteur sur son job est –à mon avis- très passionnante. A travers son témoignage, on y découvre de nombreux travers du journalisme et tout cela, Gani Jakupi le fait en toute objectivité, en se remettant sans cesse en question et en y prenant beaucoup de recul sur ce qu’il a vécu là-bas. De nombreuses séquences assez poignantes et parfois dérangeantes agrémentent la bd, elles appuient avec justesse et avec raison les propos de l’auteur.

Le graphisme de Gani Jakupi est assez particulier et très personnel. Dans cette bande dessinée, l’emploi du sépia est parfaitement justifié. En effet, sa mise en couleurs nous fait ressentir l’état de délabrement des villes du Kosovo et l’ambiance assez macabre dans laquelle vit la population. Les protagonistes sont facilement reconnaissables au premier coup d’œil. Contrairement aux autres réalisations de cet auteur, « La Dernière image » est un récit linaire et par conséquent facilement -à mon avis- compréhensible pour tous les lecteurs.

En conclusion, « La Dernière image » m’est apparue être une bande dessinée qui vaut le coup d’être lue ne serait-ce que parce qu’elle se situe au Kosovo juste après la guerre. Mais surtout, parce que l’auteur nous montre avec talent les travers du métier de journaliste.
Instructif et intéressant !

Nom série  L'Invention du Vide  posté le 25/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour moi, « L’Invention du vide » est la meilleure bande dessinée ayant pour cadre la montagne que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.

Il suffit de contempler la page 52 du livre pour être convaincu de la beauté des planches réalisées par Nicolas Debon et surtout être saisi artificiellement et malgré tout par le vertige ! Et ça, c’est très fort de la part de l’auteur d’avoir réussi à me faire ressenti cette sensation du vide comme si j’étais en train de regarder un paysage montagneux au bord d’un immense ravin ! Chapeau l’artiste !

Bon, bien entendu, cet album nous présente de magnifiques dessins sur la montagne mais surtout il nous propose de partager la vie de trois alpinistes étrangers issus du club alpin britannique en quête d’exploits dans le massif de Chamonix au début des années 1880.

Et c’est ainsi que le lecteur suivra les péripéties rocambolesques et à la limite de la folie de ces trois hommes. Ces alpinistes ? Ce sont Albert Frederick Mummery, Alexander Burgener et Benedikt Venetz qui vont entreprendre l’ascension de la célèbre et infernale « Aiguille du Grépon », une paroi de granite jusqu’ici réputée infranchissable.

Et c’est ainsi que le bédéphile découvrira les nombreuses techniques d’escalade, il y verra aussi comment la vie quotidienne s’articulait dans Chamonix à cette époque où énormément de touristes anglo-saxons y venaient en masse contempler avec gourmandise la magnifique mer de glaces ou encore emprunter le train pour rejoindre cette vallée. Indéniablement, les fans d’histoire seront comblés en suivant les aventures de ces trois déjantés de l’alpinisme !

Et c’est ainsi que lecteur sera convaincu de la nécessité d’une bonne amitié et solidarité entre les membres d’une équipe pour affronter les pires difficultés. Dans « L’Invention du vide », nous assisterons à la préparation de cette expédition mais aussi, nous découvrirons les habitudes et autres maniaqueries de ces hommes ; le tout dans la bonne humeur puisque l’album comporte des séquences assez marrantes qui s’intègrent très bien au milieu des scènes de haute tension.

Et que dire de la narration de cette bd ? En un mot : parfaite ! Je n’ai pas pu me décrocher de cette lecture avant la fin de la fin ! D’ailleurs, je n’ai eu aucun problème de compréhension dans l’enchaînement des séquences. Et puis, vraiment, je le répète : le coup de patte et la mise en couleurs sont particulièrement bien appropriés à ce scénario.

Et en bonus : nous avons droit en fin d’album à un mini dossier sur ces trois alpinistes.

Un gros coup de cœur !

Nom série  En silence  posté le 23/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma lecture d’ « En silence » s’est faite comme si j’avais partagé une aventure avec l’auteure (je la soupçonne de mettre en scène son propre personnage).

En effet, le bédéphile est invité à suivre les péripéties d’un groupe de jeunes gens qui s’initient aux joies du canyoning. Parmi eux figure Juliette, une femme de 25 ans qui partagent cette descente avec Luis, son compagnon. Cette journée sera l’occasion pour Juliette de se questionner sur la relation qu’elle entretient avec son amoureux..

« En silence » m’est apparu comme un récit vraiment dépaysant et agréable à lire.
Cette bande dessinée contient des passages où on assiste aux interrogations de Juliette. Certes, je n’en retiens pas de messages particuliers ni de frissons en lisant ces séquences ; néanmoins, je les ai vécus comme des moments de récréations et de pauses bienvenues au milieu des scènes d’action.. Tout ceci pour vous avouer que je n’ai pas ressenti d’ennui en feuilletant ce one shot même si j’aurais apprécié d’être davantage touché par les scènes de réflexion de Juliette.

Au niveau du graphisme, j’avoue avoir été happé par la mise en couleurs d’Audrey Spiry. Aux premiers abords, je n’étais pas convaincu par cette débauche de couleurs mais il faut reconnaître que les tons sont en parfait accord avec le récit, qu’ils retransmettent bien le milieu aquatique et végétal dont évoluent les personnages. De plus, le coup de crayon de l’auteure est suffisamment précis pour qu’on reconnaisse facilement les protagonistes au premier coup d’œil. La mise en page m’est apparu elle aussi convaincante au regard de la difficulté de reproduire des scènes d’action dans l’eau !

Agréable à lire et à contempler, dépaysant, « En silence » devrait –à mon avis- contenter les amateurs de romans graphiques. A défaut de découvrir des séquences vraiment touchantes, cette bande dessinée comporte des scènes aventureuses que j’ai hautement appréciées.

Nom série  Chroniques de Pékin  posté le 23/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a une petite perle dans ce collectif intitulé « Les Chroniques de Pékin ». Ce bijou, c’est Nie Jun qui l’a réalisé. Il s’agit d’un court récit sur un enfant qui rêve de savoir nager ; pour cela, il sera aidé par son grand-père d’une façon très particulière. Cette histoire m’est apparue très touchante, tendre, magnifiquement dessinée et fantaisiste. C’est une belle fable qui me donne envie de découvrir les albums de cet auteur !

Pour le reste, comme dans tous les collectifs, il y a des récits qui me apparus plus ou moins intéressants aussi bien au niveau graphique que scénaristique. Ainsi, j’ai apprécié également l’historiette conçue par Ji’An qui nous situe dans un vieux quartier de Pékin. Les autres récits sont très inégaux : soit le dessin est convaincant et le scénario inintéressant, soit c’est l’inverse. En tout cas, il serait injuste de dire que les artistes chinois se ressemblent au regard des styles très différents des uns des autres présents dans ce collectif !

Comme vous avez pu le deviner, ces chroniques ont été conçues avant les Jeux Olympiques de Pékin et par conséquent tournent plus ou moins sur cet événement, elles nous montrent également certaines facettes peu reluisantes du passage à la « modernité » de la société chinoise. Je trouve cela assez encourageant de constater que certains auteurs peuvent s’exprimer ainsi dans un pays où la liberté de paroles est limitée. Nous pouvons y constater aussi que les jeunes chinois nous apparaissent comme des personnages très tournés vers le monde.

« Les chroniques de Pékin » m’est apparu comme un collectif assez intéressant sur la situation actuelle de la société chinois, c’est une sorte de témoignage de l’état du pays par des artistes locaux. A ce jour, cette bande dessinée est vendue à 5€00 (au lieu de 18€00) chez un hard discounter du livre. A ce prix-là, n’hésitez pas à vous la procurer car certains récits comme celui réalisé par Nie Jun sont des merveilles !

Nom série  La Traversée du Louvre  posté le 14/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne vois pas trop l’intérêt de cette bande dessinée.

Le lecteur est invité à suivre la visite de David Prudhomme au musée du Louvre. En fait, l’auteur nous fait partager ses coups d’œil sur les visiteurs qui arpentent les couloirs de ce prestigieux bâtiment. Le bédéphile y découvre alors des situations parfois insolites, parfois poétiques, parfois drôles sur ces visiteurs qui y contemplent les œuvres.

Alors qu’à la base, l’idée de mettre en avant le comportement des visiteurs du musée du Louve semblait intéressante, elle m’est apparue ennuyeuse à la longue car on n’y apprend vraiment pas grand’chose des œuvres présentées dans ce haut lieu de l’art. On n’y apprend rien sur le fonctionnement de ce bâtiment. On n’y découvre pas non plus comment ces visiteurs perçoivent leur visite puisque David Prudhomme n’engage aucune conversation avec le public.

Le pire est que je n’ai pas eu l’impression de lire une vraie bande dessinée, j’ai eu le sentiment de ne contempler qu’une série d’images issues d’un appareil photographique ! Cela aurait pu être intéressant si le graphisme avait été plus travaillé qu’il ne l’est actuellement car c’est justement –à mon avis- le coup de pinceau et la mise en scène d’un tableau qui fait l’intérêt de celui-ci ! Or, le lecteur se retrouve en face d’une bande dessinée dont le coup de crayon de l’auteur très brouillon ne lui permet pas de deviner la beauté de telle ou telle toile du musée du Louvre ! Comment voulez-vous alors donner l’envie aux lecteurs de venir dans ce bâtiment dans ce cas-là ! Et encore, heureusement que le musée du Louvre n’exposent pas que des tableaux !

Mais tout n’est pas négatif dans cet album puisque certains coups d’œil de l’auteur me sont apparus assez cocasses et m’ont permis de porter un nouveau regard sur des œuvres (surtout lorsqu’il s’agit de sculptures…).

Je ne vais pas m’étaler davantage sur « La traversée du Louvre » puisque qu’il m’est apparu comme un album dont l’intérêt est très limité. Allez plutôt jeter un coup d’œil sur les autres bandes dessinées (hors « Rohan au Louvre ») de cette collection dédiée à la découverte du musée du Louvre, c’est parmi celles-là que vous trouverez certainement votre bonheur de lecture.

Nom série  Les Scientiflics  posté le 11/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour être franc, je n’aurais jamais lu « Les Scientiflics » si une de mes belles filles n’avait eu l’idée de me ramener de la bibliothèque de son école cette bande dessinée en espérant me faire plaisir (brave fille !)… Si je dis ça, c’est parce que je n’ai jamais été tenté par ce genre de séries dites « humoristiques » en souvenir de mes lectures peu convaincantes des albums de chez l’éditeur « Bamboo ».

Enfin, bon, toujours est-il que j’ai fait l’effort de lire le premier album de cette série pour finalement –ô sans surprise !- ne pas aimer ce feuilletage.
Alors, ma déception, elle n’est pas du au dessin puisque je m’attendais à contempler ce genre de style que je n’aime pas particulièrement mais bien au niveau des scénarii.

« Les Scientiflics » est décomposée en gags de quelques pages. Le lecteur y découvrira une équipe issue de la police scientifique qui part en missions. En gros, cette bande dessinée est une satire humoristique du feuilleton télévisé « Les experts ».
Les historiettes me sont apparues sympathiques mais sans plus. Le niveau comique de l’ensemble m’a semblé très inégal passant de péripéties « débiles » aux petits sourires que j’ai pus arracher lors cette lecture car j’avoue n’avoir jamais ri en feuilletant ce premier tome de la série. De plus, je n’ai jamais pu m’attacher aux personnages (ce sont des loosers) et la plupart des chutes sont prévisibles.

Le dessin est typique des albums humoristiques publiés par les éditions « Bamboo », bien qu’il soit bien adapté à ce genre d’histoires (expressions des personnages exagérées mais pas trop, décors minimalistes mais suffisamment détaillés, etc…), je ne peux que leur reprocher le manque d’originalité au niveau du style employé. Du coup, ce genre de dessin calibré et impersonnel me lasse à la longue. Quant au découpage des séquences, il m’a semblé très correct. La mise en couleurs est bonne mais là encore, ça manque de personnalité tellement on devine qu’elle est issue du logiciel photoshop (aplats trop lisses).

Ce genre de bandes dessinées n’a jamais été ma tasse de thé et ce n’est pas en lisant « Les Scientifiques » que je changerai d’avis… mais bon, merci quand même à ma belle fille qui a eu une pensée pour moi en ramenant à la maison « Les Scientiflics ».

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