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Nom série  Boulard  posté le 02/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je trouve Les Profs sympathiques, Boulard est loin d'être le personnage de cette série qui m'a le plus intéressé. Il y a bien la prestation de Kev Adams dans le film qui n'est pas mauvaise, mais hormis cela je n'étais pas persuadé de l'intérêt de faire un spin-of centré sur ce cancre type, surtout quand il existe déjà une série comme L'Elève Ducobu sur le même thème.
Là où je me trompais, c'est que Ducobu est un écolier, tandis que Boulard est un lycéen en Terminale, donc un grand adolescent (d'autant plus grand qu'il a redoublé maintes fois). Du coup, la série Boulard adresse des thèmes plus matures (ou disons plutôt moins enfantin), parlant davantage aux adolescents et jeunes adultes.
Et la série ne garde pas pour seul cadre le lycée de Boulard mais aussi largement sa vie familiale, ses amis et sa vie amoureuse.

Du coup, ce n'est plus vraiment les "aventures d'un cancre" que l'on suit, mais plutôt les "aventures d'un ado un peu rebelle". Il n'y a donc plus de spécificités particulières. Ce n'est plus une BD à thème, si ce n'est peut-être l'adolescence dans son ensemble. Et du coup, elle aborde beaucoup de sujets sans s'attacher à un en particulier. Et la lecture ne marque pas vraiment.

Le dessin de Mauricet est sympa dans un style franco-belge d'humour.
La narration est très fluide.
Le personnage d'adolescent qu'est Boulard n'est pas désagréable, avec ses qualités et ses défauts, et on finit par s'y attacher. Il pourra parler aux jeunes lecteurs de son âge mais aussi ne pas déplaire à des lecteurs plus âgés.
Le regret, c'est que beaucoup de gags sont sans grande saveur, certains étant même pas mal déjà-vus et donnant l'impression d'avoir été écrits pour "produire du gag".
Il y a pourtant quelques petites fulgurances, quelques chutes qui font mouche et sont vraiment drôles. Mais elles sont un peu perdues dans un ensemble qui ne marque pas les esprits par ailleurs.
La lecture reste plaisante mais loin d'être indispensable.

Nom série  Great Pacific  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce comics part d'une idée originale, celle d'un jeune héritier milliardaire rebelle décidé à construire une nouvelle nation sur le "continent de plastique" formé par le vortex de déchets du Pacifique nord. On est dans une idée irréaliste puisque ce vortex n'a de "continent" que le surnom, que le plastique en question flotte le plus souvent sous la surface de l'eau et qu'il n'est pas possible de s'installer à sa surface.
Pour son implantation, notre héros a une arme magique : le Hero, engin capable de transformer les produits pétroliers et plastiques en eau (et de réaliser le procédé inverse semble-t-il également).


Le premier tome est orienté vers l'action, celle du héros qui simule sa mort (sans que j'en comprenne l'intérêt) après avoir détourné des fonds de la société dont il a hérité et qui commence à prendre possession de son nouveau pays.
Le second tome se passe un an plus tard, alors que le Nouveau Texas est véritablement installé, avec une population de quelques centaines d'habitants et que notre héros s'occupe d'en gérer la politique interne et internationale tout en ayant des visées encore plus ambitieuses.

Ça aurait pu être une lecture intéressante ou simplement amusante mais e ne fut pas le cas pour moi. J'ai eu l'impression de lire un scénario d'adolescent immature.
Le premier tome frise souvent le ridicule, avec son poulpe mutant, ses bombes nucléaires, ses indigènes et ses pirates sortis du chapeau. Sans parler de la fameuse invention, le Hero qui se transforme en objet magique qui semble pouvoir créer et décréer la matière selon le bon vouloir du héros. Qui plus est, le tout est structuré en chapitres péniblement ponctués des monologues intérieurs du héros répétant sans cesse ses "Je suis Chas Worthington, je suis le fils de mon père, et bla bla bla et bla bla bla...".
Le second tome parait plus structuré puisqu'il se passe dans un contexte un peu plus évolué avec la gestion d'une nouvelle société humaine et des négociations internationales. Mais c'est tout aussi immature et encore une fois assez ridicule notamment avec l'apparition de cette sorte de Capitaine Nemo encore une fois complètement sorti du chapeau. Et surtout le récit est très décousu, avec de mauvaises transitions d'un chapitre au suivant et j'ai fini par décrocher tant c'est difficile à suivre si ce n'est de manière superficielle.
Pour ne rien arranger, le dessin n'est vraiment pas terrible, très formaté et lourdement assisté de l'ordinateur.

Bref, je n'ai pas aimé.
S'il y avait eu de l'humour, ça aurait pu passer mais j'ai l'impression que les auteurs se prennent au sérieux et veulent passer des messages écologiques et sociétaux tout en montrant des scènes d'action qui auraient "trop la classe". C'est raté, à moins d'être un lecteur adolescent qui se contenterait d'un récit au premier degré sans crédibilité et mal raconté.

Nom série  Minuscule  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai commencé ce manga, j'ai cru que j'allais être rebuté par sa mièvrerie et son côté kawai. On y suit en effet des petites bonnes femmes toutes rondes, toutes mignonnes, façon lutines ou elfettes qui vivent joyeusement dans la nature et s'émerveillent de tout et de rien.
Mais finalement, plutôt que mièvre, cette série est simplement douce et agréable. J'y ai retrouvé un peu de l'ambiance cosy et optimiste que j'avais appréciée dans la série Le Vent dans les Saules.

Les albums sont composés d'histoires courtes qui se suivent plus ou moins.
On y suit les deux héroïnes, amies vivant ensemble, et on découvre peu à peu leur vie, les lieux qu'elles visitent, leurs rencontres et leurs nouveaux amis.
Ce sont des histoires simples, sans méchants ni véritables épreuves, juste des moments doux ou un peu plus mouvementés. Même si tout le monde y est gentil, ce n'est pas naïf pour autant et il se dégage une certaine intelligence et maturité des récits.
Le dessin est maîtrisé, très détaillé et très joli. Il y a un grand soin apporté aux décors qui fait plaisir.
Il manque peut-être un soupçon d'intrigue globale histoire de captiver pour de bon l'attention, mais c'est une lecture très plaisante, reposante et attachante.

Nom série  Seuls  posté le 09/03/2007 (dernière MAJ le 29/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Seuls est une des rares séries actuellement en cours de publication que je considère comme Cultes. J'attends chaque nouveau tome avec impatience et surtout une grande curiosité, très désireux de savoir où les auteurs vont nous emmener.

J'aime beaucoup le dessin de Gazzotti et je suis un grand fan des scénarios de Vehlmann, je partais donc sur un à-priori positif sur cette BD. Pourtant, j'avais des craintes au tout début de la série car la trame était au départ assez simple et légèrement vide. Elle s'est néanmoins énormément étoffée, prenant à chaque nouveau tome davantage d'ampleur et d'originalité, tout en maintenant une narration parfaitement impeccable et très prenante.

Le postulat de départ est une thématique SF assez courante : que se passerait-il si nous nous retrouvions seuls sur Terre, si tous les êtres humains disparaissaient d'un coup sauf nous ? Seule originalité, quoiqu'elle rappelle fortement le livre "Sa Majesté des mouches", les survivants sont ici des enfants. Par la suite, cependant, ce cadre un peu post-apocalyptique prend une tournure vraiment innovante et surprenante qui se développe encore plus à partir du second cycle.

Excellente narration, bons dialogues, très bon dessin, j'ai tout de suite été pris dans le récit. Celui-ci se déroule sans anicroche, avec réalisme mais aussi légèreté car il n'oublie pas qu'il s'adresse autant aux adultes qu'aux jeunes lecteurs. Il s'offre en outre le luxe de dispenser quelques moments d'humour qui m'ont bien fait rire ou au moins sourire.
C'est prenant, bien raconté. Et on s'attache rapidement à chacun des membres de ce petit groupe d'enfants.

Bref, après un premier tome introductif, un second tome plus tourné vers l'action mais à nouveau fort bien construit, les tomes 3 et 4 introduisent de nouveaux personnages et font tout doucement avancer l'intrigue globale, y apportant des éléments clés qu'on comprendra mieux plus tard.
Et c'est à partir du tome 5 que se dévoile une énorme part du mystère qui va modifier grandement la donne. La révélation est forte et l'intrigue va énormément gagner en ampleur par la suite.
Plus les tomes avancent et plus les réponses amènent de nouvelles questions et de nouveaux mystères. Ce sont sans arrêt de éléments nouveaux qui donnent clairement envie de lire la suite. A cela s'ajoute une ambiance survival-horror au ton léger qui me donne parfois l'impression de lire une version pour adolescents de Walking Dead, tout aussi captivant tout en offrant une intrigue nettement plus axée sur le fantastique et avec des idées souvent étonnantes.

Tout se tient et c'est bien foutu, carrément prenant.
Clairement un must, pour les jeunes comme les moins jeunes !

Nom série  Ralph Azham  posté le 27/03/2011 (dernière MAJ le 29/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les 7 premiers tomes de la série Ralph Azham forment son premier cycle d'une histoire qui m'aura fait davantage vibrer de tome en tome. Depuis la fin de la saga Donjon, c'est cette série là qui m'apporte la bouffée d'heroic-fantasy, d'aventure débridée et de fantaisie tout court dont j'ai besoin.

Tout d'abord, cette bande dessinée séduit par son graphisme. Le style de Trondheim y est comme à son habitude, rond, faussement enfantin et en tout cas très plaisant à mes yeux. Je m'amuse à y retrouver beaucoup de tics graphiques de l'auteur tels que ses lunes, arbres, rochers et personnages animaliers. Il s'y ajoute en plus les excellentes couleurs de Brigitte Findakly qui rehaussent superbement les pages et les couvertures de l'album.
Du beau boulot !

Quant au récit, après un premier tome de mise en place, il s'entame pour de bon à partir du second album.
Le personnage de Ralph Azham est original même si son côté anti-héros peut paraître frustrant, limite agaçant. Ses aventures et misères dans son village natal manquent un peu d'envergure, on a envie d'en savoir davantage sur tout le monde qui l'entoure. Et de l'envergure, le récit en prend très vite dès le début du second tome, avec un récit dense et prenant.
Trondheim y crée et entretient un vrai mystère autour de ces jeunes qui "bleuissent" en gagnant des pouvoirs aléatoires, de cette étrange quête de l'Elu et surtout sur les raisons pour lesquelles certains semblent s'y opposer dangereusement.
Au fil des tomes, le scénario gagne en ampleur. Les intrigues de chacun d'entre eux sont denses, le rythme ne ralentit pas et la donne change souvent radicalement d'un épisode au suivant, tout en conservant un fil rouge prenant et qu'on constate d'autant mieux construit quand on lit la série d'emblée. Il se passe beaucoup de choses et la trame d'ensemble se tisse agréablement et sûrement. Lewis Trondheim maîtrise son scénario et, à part une toute petite incohérence sur un bracelet magique qui parfois permet de soulever un troll géant ou tirer un bateau et d'autres fois est bloqué par les bras de simples soldats, tout se tient du début à la fin de la série.
Et pour finir, les amateurs de cet auteur y retrouveront son ton légèrement caustique, son humour qui pointe le bout de son nez en permanence et sa hantise des intrigues attendues et stéréotypées.

Pour la considérer parmi mes séries cultes, j'attendais une conclusion qui viendrait la clore en beauté le premier cycle, m'apportant, je l’espérais, la même dose de nostalgie que j'ai pu avoir sur le final d’œuvres telles que La Quête de l'Oiseau du Temps. Le tome 7 m'apporte cette conclusion, en tout cas cette fin de cycle, avec une intrigue dense et mouvementée se terminant comme je l'aime. Il y a un peu moins d'émotion que je l'espérais, Trondheim n'étant pas un grand expansif, mais c'est une très bonne fin, tout à fait satisfaisante, et je suis resté un moment sur la grande dernière case et ses belles couleurs.

C'est désormais une série que je range soigneusement auprès de mes séries cultes et je pense me faire le plaisir de la relire très bientôt.


Ajout après lecture du tome 8 :

Avec ce 8e tome, Lewis Trondheim entame un nouveau cycle pour Ralph Azham. Ce ne seront pas des histoires en un tome comme je l'imaginais au départ mais bien une nouvelle intrigue à suivre.
Nous retrouvons notre héros dans la situation qu'il avait réussi à se construire en fin de cycle précédent, qui n'était pas vraiment un happy-end mais plus un intéressant compromis. Assumant ses nouvelles responsabilités, Ralph fait pourtant le choix de continuer à voyager beaucoup et c'est ainsi qu'il va tomber sur une menace nouvelle et étonnante.
On replonge immédiatement dans l'ambiance de la série qui garde son ton si spécial, un peu désabusé, un peu ironique et en même temps enclin à la grande aventure de l'heroïc-fantasy. J'y ai retrouvé ce que j'aime dans les scénarios de Trondheim : le fait qu'il sait toujours nous prendre par surprise, ne jamais suivre les chemins tous tracés et les intrigues convenues. C'est bien foutu, prenant, attisant la curiosité, les personnages ont une vraie consistance et on a envie de voir ce qu'il va se passer après. A noter en outre que Ralph commence à s'entourer d'une équipe de plus en plus conséquente aux pouvoirs intéressants.
C'est donc toujours une série dont j'attends avec impatience la parution de chaque nouveau tome.

Nom série  L'Ultime Défi de Sherlock Holmes  posté le 29/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai été déçu par cette BD, non pas sur sa totalité mais seulement sur sa fin et ça a suffi à détériorer la bonne opinion que j'avais en début de lecture.

Car au départ, je l'ai bien appréciée.
Je trouvais original son graphisme soigné colorisé en quadrichromie visible, façon vieux périodiques d'aventure, donnant un aspect rétro à l'ensemble.
J'ai apprécié de retrouver un Sherlock Holmes plein de classe et respectueux du personnage original dans son talent et ses défauts.
Je trouvais sympathique l'idée de le confronter aux meurtres de Jack L’Éventreur et de le voir appliquer ses méthodes d'enquête à des faits réels.
Bon, je trouvais un peu ennuyeux de relire une suite d’événements que je connaissais déjà très bien après lecture de From Hell et vision de son adaptation en film, film dont certaines scènes de cet album se rapprochent d'ailleurs vraiment beaucoup. Mais je n'ai pas dédaigné le petit rappel à la mémoire et le fait de savoir à l'avance ce à quoi Sherlock et Watson allaient être confrontés.

Ma lecture se déroulait donc bien jusqu'au dernier tiers de l'album et là j'ai commencé à décrocher. La narration opère soudain des sauts chronologiques un peu brutaux et devient embrouillée à mes yeux. Et puis peu à peu apparaissent les délires cocaïnomanes et là je n'ai plus du tout apprécié. La conclusion m'est apparue mal amenée, facile, convenue. Ce que j'aime dans les récits de Sherlock Holmes, c'est leur logique implacable, et là on part dans la folie et ça ne me convient pas du tout. D'où ma déception.

Nom série  California dreamin'  posté le 26/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
California dreamin' est la biographie de Cass Elliot, future chanteuse des Mamas and Papas. Ces derniers étaient un groupe dont je connaissais le nom et plusieurs de leurs tubes sans forcément les associer. Autant dire que je ne connaissais rien de l'une de leurs 4 membres, quelque ait été son véritable talent. C'est avec cet album que je l'ai découverte.

Elle marque par sa force de caractère qui compense farouchement son physique très difficile : elle était très grosse et boulimique mais également pleine d'humour, de joie de vivre, d'ambition et dotée d'un indéniable talent pour la musique. Son histoire se mêle à l'histoire musicale américaine des années 60, du folk au pop-folk et au rock. En la suivant dans sa jeunesse, ses études, ses expériences musicales et ses différents groupes, on est plongés dans l'ambiance d'époque, sa liberté, ses quelques dérives, etc.

C'est une lecture intéressante, plutôt bien menée. Je ne me suis pas forcément attaché aux personnages et à l'héroïne en particulier mais je ne me suis pas ennuyé et j'ai appris différentes choses et ça m'a donné envie de réécouter les chanson de ce groupe et de cette chanteuse.

Nom série  Un Amour exemplaire  posté le 26/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un Amour exemplaire, c'est la biographie d'un couple marié que Daniel Pennac a rencontré dans sa jeunesse et auquel il s'est attaché. Il faut dire qu'il est assez original ce couple, formé d'une femme pleine de caractère issue d'une famille pauvre et d'un enfant déshérité d'une grande famille bourgeoise foncièrement adepte de grande littérature. Et la manière de mettre en scène ce récit est aussi originale puisque on y voit Pennac raconter l'histoire à Florence Cestac qui essaie de le mettre en image en direct.
Je ne suis pas fan du dessin de Cestac mais il ne m'a pas dérangé dans ce récit et la mise en scène est fluide et réussie.
L'histoire de ce couple est intéressante par son originalité mais ne m'a pas plus marqué que cela.
C'est une lecture plaisante qui montre un bel amour et permet de prendre un peu de recul sur la vie elle-même.

Nom série  Aliénor Mandragore  posté le 25/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une BD qui fait revivre le monde magique arthurien de Merlin l'Enchanteur, Morgane la Fée, Viviane la Dame du Lac et, chose nouvelle, celle qui serait la fille et l'élève de Merlin, Aliénor Mandragore. Nous sommes placés dans le cadre de la Forêt de Brocéliande où Merlin prodigue ses cours de druidisme à sa fille et où vit également Morgane, rivale de Merlin.

Le ton est à la douceur, à la légèreté et à l'humour. Aliénor est une gentille fille, assez futée et attachante. Merlin y est un peu balourd et irresponsable, loin du mage puissant et vénérable auquel on est habitué. En même temps, les légendes arthuriennes et bretonnes sont plutôt bien respectés malgré quelques grosses libertés pour favoriser la drôlerie.

Le dessin de Thomas Labourot est très joli, très soigné. Les cases sont travaillées et détaillées, voire même un tout petit peu encombrées.
Les intrigues elles aussi sont un petit peu confuses, s'égayant dans plusieurs directions. Le rythme n'est pas parfait mais j'ai quand même trouvé cette lecture bien agréable et jolie.

Nom série  Les Enquêtes de l'Inspecteur Bayard  posté le 25/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour un lectorat jeunesse, que j'estimerais entre 7 et 12 ans, c'est une bonne série.
Il s'agit d'une série d'aventures et d'enquêtes. Ces dernières sont entrecoupées de mini-énigmes façon "et vous, avez-vous compris comment l'inspecteur a fait pour faire ses déductions ?" immédiatement suivies de leurs explications. Il suffit d'observer soigneusement les détails des cases précédentes pour dénicher soi-même le ou les indices nécessaires pour comprendre soi-même, parfois avant même que la question soit posée. Même si ce n'est jamais très compliqué, c'est plutôt agréable et assez bien fait. Et ça donne un côté ludique à la lecture.
Les intrigues sont dans un ton assez naïf, bon enfant, ne se prenant pas trop au sérieux.
Le graphisme est dans le style Atome d'Olivier Schwartz, influencé par celui de Chaland. C'est bien dessiné et agréable à la lecture.
Une bonne série, même si trop léger pour un adulte.

Nom série  Bedlam  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bedlam est un polar très noir, à l'américaine, traitant de tueurs en série et de folie, tout en s'autorisant une légère touche de fantastique voire de super-héros.

Le pitch est intéressant. Il s'agit de mettre en scène Filmore, un ancien psychopathe connu auparavant sous le nom de Madder Red, qui était plus un massacreur en série qu'un simple tueur tant il a de victimes à son actif (dont beaucoup d'enfants). Alors que tout le public le croit mort, ce dernier, après 10 ans d'une étrange thérapie de choc réalisée par un docteur mystérieux et quasiment surréaliste, est repenti, a abandonné toute violence et décide sur un coup de tête de venir en aide à la police pour traquer d'autres tueurs en série.

Vous allez me dire que ça ressemble un peu à du déjà-vu, du style de la série Dexter par exemple. Sauf que le fameux Filmore est vraiment dérangé du ciboulot, complètement instable et coupé de la réalité. Et ce n'est pas traité du tout sur le ton de la rigolade mais bien de la folie noire, entrecoupée de fulgurances de génie autistique. Dans ces conditions, vous comprendrez que l'inspectrice qu'il cherche à aider le prenne directement pour le coupable des nouveaux meurtres sur lesquels elle enquête plutôt que pour quelqu'un désireux de lui venir en aide.

C'est très noir, très glauque, mais c'est quand même très bien foutu.
Le personnage de Filmore et sa folie sont finement ciselés, outranciers tout en restant sinistrement réalistes.
La façon dont les événements se déroulent sont également crédibles, souvent durs et violents mais on s'y laisse prendre.
Le graphisme va dans le même sens. Le trait est réaliste et haché. Il s'en dégage une nervosité palpable qui ajoute à l'impression de folie et de noirceur du récit. La colorisation joue aussi le jeu avec des teintes toutes en dégradés de gris violemment ponctuées de tâches de rouge.
Seul le très étrange trio formé par le docteur et les drôles d'infirmières qui vont "guérir" Filmore parait un peu trop exubérant et en décalage avec le réalisme du reste. Leur présence ainsi que celle plus discrète d'un super-héros de type Batman rappellent que nous sommes bien là dans un récit imaginaire. Néanmoins, ce docteur et les motivations de celui qui le dirige dans l'ombre forment le fil rouge d'un mystère qui trouvera, je pense, son explication au second tome.

Une lecture sombre et dure mais qui plaira aux amateurs d'enquêtes mouvementées mais intelligentes sur de sinistres serial killers.

Nom série  Five Weapons  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série s'adresse à mes yeux à un public relativement jeune, adolescents ou jeunes adultes. Son ton est léger et son intrigue peu crédible et parfois assez facile, mais le divertissement finit par se rendre accrocheur et est plutôt bien mené.

Quand j'ai entamé ma lecture, j'ai cru la rejeter rapidement.
L'idée de base est celle d'une école pour enfants de tueurs à gages, destinés à devenir eux aussi des pros dans le domaine du maniement des armes. Le fait de représenter le meurtre comme un talent cool qu'on peut hériter de ses parents et affiner en école n'est vraiment pas pour me plaire. Il m'a fallu passer outre pour apprécier le reste de ma lecture et me dire que finalement ça ressemble plus à une sorte d'école d'arts martiaux, ou de techniques de héros comme on peut en voir dans l'école de "freak's squeele" par exemple (série que je conseille fortement). On ne peut s'empêcher d'y voir aussi un peu de Harry Potter et de son école de sorciers avec ses maisons qui s'opposent.
Le graphisme ne m'a pas trop charmé non plus. Focalisé sur les visages au détriment de décors épurés, il m'est apparu un peu vide et froid. Il est dans le style formaté de comics mainstream pour adolescents qui ne me plait pas trop, même si sa mise en page est sans défaut et sa narration très fluide.

Donc ma lecture commençait mal et puis finalement, j'ai plutôt bien accroché à l'intrigue.
D'abord, j'ai apprécié le fait que le héros s'en sortait vraiment par son intelligence et non pas (trop) par des facilités de l'auteur. Ses déductions à la Sherlock Holmes sont bien trouvées et il est plaisant de le voir s'en sortir de manière relativement crédible de situations dont on aurait du mal à première vue à voir la moindre issue évidente.
Du coup, on a souvent envie d'en savoir plus, de découvrir ce que le héros va réussir à faire. Et au fur et à mesure, le background qui paraissait niais et artificiel prend un peu de profondeur et d'intérêt (tout en restant quand même très invraisemblable). Et on finit par s'attacher aux personnages qui ont l'avantage d'être présentés sans manichéisme.

La fin du deuxième clôt un cycle sur une révélation que j'ai trouvée bancale et sans grand intérêt. Mais j'ai quand même pris assez de plaisir à lire les deux premiers albums. Je pense que ça peut plaire à un lectorat adolescent et éventuellement divertir certains adultes qui sauront ne pas prendre au premier degré l'idée même de cette école d'assassins.

Nom série  Sanctuaire Genesis  posté le 19/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas convaincu de l'intérêt de ce prequel à Sanctuaire.
Ce diptyque met en scène les fouilles archéologiques nazies ayant eu lieu en 1934 sur le site du fameux Sanctuaire, fouilles ayant amené ensuite l'expédition russe en sous-marin que l'équipage américain découvrira en 2029 dans la série originelle.

Qu'apporte-t-elle au lecteur qui a déjà lu Sanctuaire ?
Un dessin réaliste de bonne qualité.
Un récit plutôt clair et bien raconté à l'exception des scènes d'action et de fantastique qui parsèment le second tome qui, elles, sont assez embrouillées. Cette clarté permet notamment d'expliquer de manière moins floue que dans la série originelle les événements qui ont eu lieu dans la cité Ougarit et le piège pour le démon Môth. Mais on n'apprend sur le sujet quasiment rien de plus que celui qui a lu avec attention la série Sanctuaire savait déjà.

Au-delà de ça, l'intrigue tourne autour du conflit entre les personnages en présence : un archéologue français patriote et strict sur ses principes, sa femme qui ne l'aime pas et serait prête à tout pour quitter les lieux des fouilles, l'archéologue juif allemand forcé par les nazis à diriger les fouilles, le jeune officier nazi en charge de surveiller l'expédition et le général nazi dont il reçoit les ordres. Le scénario ressemble à un huis-clos où les protagonistes échangent et se disputent tandis que les événements liés au sanctuaire et à une tribu protégeant son accès s’enchaînent sans grande saveur.
Le récit est fade et il ne s'en dégage pas grand chose. Il serait même à la limite ennuyeux pour celui qui connait bien Sanctuaire tant il n'apporte rien au récit de base et n'a pas le même impact émotionnel que celui-ci pouvait dégager.
Ma note pourrait être plus basse mais la lecture n'est pas désagréable, le dessin est bon et cela peut être une bonne introduction à la série de Bec et Dorison pour ceux qui ne la connaissent pas déjà.

Nom série  L'Apocalypse selon Bram et Ben  posté le 19/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Apocalypse selon Bram et Ben ressemble à un délire adolescent, un truc un peu trash et iconoclaste, qui se moque sans restriction de la religion chrétienne et des religions en général.

L'histoire commence avec un Enlèvement (Rapture en anglais) anticipé durant lequel les "dévots" sont téléportés au Paradis, événement annonciateur de la fin du monde et de l'apparition de l'Antéchrist. Sauf que suite à une confusion de nom, Bram, qui n'a rien d'un dévot du tout, a été emporté lui aussi puis ramené quand les autorités divines se sont rendus compte de l'erreur. Du coup, ayant la preuve de l'existence d'un Paradis qui ne lui a pas plu (oui les femmes y sont toutes nues, mais elles sont aussi moches, vieilles et complètement coincées), Bram décide sur un coup de tête de postuler au rôle d'Antéchrist auprès de la population restée sur Terre. Mais cette décision ne convient pas du tout à son meilleur ami, Ben, qui, lui, voit plutôt l'événement comme un appel à se faire pardonner de ses pêchés. Et les choses vont gagner en envergure quand les anges et les démons vont se mêler à la mésentente entre les deux amis amenant toute la situation vers un joyeux chaos un peu sanglant.

L'idée est amusante mais traitée avec un peu d'amateurisme à mes yeux.
Le trait du dessinateur, Rem Broo, ne m'a pas séduit. Il est raide, empli de traits de construction volontairement non gommés, et je le trouve peu agréable et sans charme. Il accentue cette impression que j'ai eu de lire un fanzine ou un webcomics de bons amateurs.
Le rythme du récit est inégal. Certains passages délirants sont plutôt amusants et certaines idées sont bien trouvées. Mais d'autres fois, c'est un peu lourdingue, mal amené et pas très drôle.
Les personnages ne m'ont pas convaincu non plus. Certains sont trop caricaturaux et exacerbés comme le copain bourrin Tipul. D'autres, comme les deux héros, sont plutôt fades et sans profondeur.

Je sors de ma lecture avec une impression mi-figue mi-raisin. Je me suis un peu amusé mais aussi un peu ennuyé, et de manière générale je n'ai pas aimé le dessin. Même si sa lecture permet de passer le temps, ce n'est pas le genre d'album que j'achèterais personnellement.

Nom série  Méta-Baron  posté le 19/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une nouvelle série dans l'univers de L'Incal mettant en scène le fameux Meta-Baron. Après La Caste des Méta-barons racontant la saga familiale ayant mené à Sans-Nom le dernier Meta-Baron, après Castaka racontant les origines de cette famille avant le premier Meta-Baron, et après Les Armes du Méta-Baron racontant juste un épisode des combats de Sans-Nom, voici venir "Meta-Baron" qui raconte les nouveaux combats du dernier Meta-Baron.
La série sera composée de 4 cycles confiés chacun à un dessinateur différent. Et si la base de ces histoires est imaginée par Jodorowsky, c'est Jerry Frissen qui se charge du scénario en lui-même et de la mise en scène.

Le premier cycle a pour cadre le conflit entre le Meta-Baron et l'Empire Techno-Techno, faisant presque immédiatement suite au dernier tome de La Caste des Méta-barons, alors que Sans-Nom a détruit l'Empire et sa capitale Planète d'Or, ce qui a cependant résulté dans une emprise encore plus grande des Techno-Technos sur la galaxie. Ces derniers basent leur puissance sur l'exploitation monopolistique de l'épyphite sur la planète Marmola, et l'arrivée du Meta-Baron sur cette planète va entraîner une suite d’événements l'amenant à être confronté aux manigances et brutales ambitions d'un Techno-Amiral sadique et ultra-violent. Ce dernier est d'autant plus dangereux qu'il est servi par un esclave au génie capable de mettre à mal la technologie du Meta-Baron lui-même.

Le dessin de ce diptyque est confié à Valentin Sécher. Le choix de ce dernier parait presque évident quand on sait qu'il a déjà dessiné "Khaal - Chroniques d'un empire galactique" dont le héros, le ton et le graphisme n'étaient déjà pas sans rappeler les histoires du Meta-Baron. Son dessin est digne de celui de Juan Gimenez, voire encore meilleur pour les personnages et tout aussi adapté à du space-opera à grand spectacle. Son trait est un peu moins fin, sa colorisation informatique ayant pour résultat dans des bordures légèrement plus floues et moins aiguisées que le style de Gimenez. De même les couleurs sont un peu froides. Mais son style est techniquement impeccable. Les planches sont très belles et se lisent parfaitement bien.

L'histoire quant à elle ne m'a pas déçu sans pour autant me charmer complètement.
On y retrouve une part de l'exubérance outrancière et de la violence volontiers sadique des récits de Jodorowsky mais sans sombrer dans le ridicule ni dans ses surenchères fantastico-oniriques. On évite donc les défauts qui m'avaient dégoûté de la fin de La Caste des Méta-barons et autre Technopères.
L'intrigue est plutôt bien ficelée, racontée avec clarté et de manière rythmée. La violence est parfois gratuite et ce n'est pas vraiment à mon goût, mais elle donne une ambiance et une personnalité (certes détestable) aux personnages. L'histoire n'est pas foncièrement innovante et très recherchée mais elle se lit bien et donne envie d'en savoir plus.

C'est une bonne suite pour les aventures du Meta-Baron et d'un meilleur niveau que les derniers tomes de la Caste.

Nom série  Trashed  posté le 16/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la fois documentaire et roman graphique, Trashed est une lecture intéressante permettant de découvrir le métier d'éboueur de l'intérieur. Nous sommes placés dans le cadre d'une petite ville américaine, avec des spécificités bien locales et notamment un système de corruption légère qui nous est présenté, où les notables de la ville se servent des employés municipaux pour leur propre bénéfice.

Avec cette lecture, plutôt fluide et bien menée, j'ai pu découvrir des aspects auxquels je n'avais pas pensé du métier d'éboueur. J'ai du respect pour les gars qui font ce boulot mais je n'imaginais pas les galères qu'ils peuvent endurer parfois. Ceci dit, heureusement qu'en France, les poubelles sont directement accrochées à l'arrière des camions-bennes et qu'on ne fonctionne pas avec des sacs poubelles fragiles et dégueulasses laissés par terre comme aux USA.
Il y a aussi évidemment une dénonciation de la société de consommation et des ordures qui s'entassent sans solution réelle.

On lit cela en suivant le parcours de deux jeunes employés municipaux et c'est une lecture plutôt sympathique et divertissante. Ce n'est pas qu'un documentaire, il y a une vraie histoire, avec un petit peu d'humour au passage.
Pas mal.

Nom série  Déplacement  posté le 16/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déplacement (Nod away en version originale) est à la base un comics indépendant partiellement mis en ligne par son auteur, Joshua W. Cotter, avant d'être publié par Fantagraphics aux USA et Cà et Là en France.
C'est une histoire de science-fiction d'anticipation qui mélange de nombreux thèmes : station spatiale de recherche, étape suivante de l'Internet communiquant directement par la pensée, conscience collective, portail de déplacement instantané, intelligence artificielle... Il y a beaucoup d'idées et un gros potentiel dans ce scénario.

Le graphisme et la narration ramènent aux origines de comics indépendant de son auteur.
Le dessin est en noir et blanc, au trait rond un peu hachuré, légèrement caricatural.
L'accent est bien plus mis sur les relations entre les personnages que sur l'action et le grand spectacle. C'est de la SF "intelligente", non pré-digérée et qui pousse à la réflexion.
Les personnalités des protagonistes sont souvent étranges, exacerbées. Il est difficile de se sentir à l'aise dans ce melting-pot de personnages bizarres dont on ne comprend pas toujours les réactions.
La narration ajoute à la confusion car elle insère par-ci par-là des figures à priori métaphoriques, et car on suit en parallèle de l'histoire principale le récit d'un homme dans un désert dont on ne sait s'il est symbolique, imaginaire ou réel, ni même s'il est simultané avec le reste de l'intrigue.
Il y a dans tout cela un côté hermétique qui m'a interdit de me laisser charmer par l'histoire.

Je suppose qu'il y a une histoire d'intelligence artificielle, résultant peut-être de l'esprit de groupe de toute la population humaine connectée, ou provenant peut-être juste de l'intelligence artificielle créée dans la base de recherche, et d'une tentative de sa part de prendre vie et forme après avoir observé son environnement et l'esprit humain. Mais ce n'est vraiment pas clair.
Et arrivé à la fin du premier tome, après plus de 200 pages d'un récit pourtant bien dense, je reste dans une vraie expectative et je ne suis pas encore convaincu ni séduit. J'attends de lire la suite pour donner un avis définitif.

Nom série  La Grande Odalisque  posté le 05/09/2012 (dernière MAJ le 15/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le duo Ruppert et Mulot s'associe de manière exceptionnelle à Bastien Vivès pour nous faire vivre les aventures de trois super-cambrioleuses sexys spécialisées dans le vol de tableaux de maître.

Au delà du scénario, les auteurs ont fait le choix de mélanger leurs graphismes. Il est amusant de voir à quel point ils s'assemblent l'un à l'autre, avec leurs styles bien reconnaissables que ce soit au niveau des décors, des personnages ou des visages, tout en gardant régulièrement le doute sur qui a vraiment réalisé tel ou tel détail. Le dessin qui en résulte est en tout cas très appréciable même si j'aime moyennement le côté trop épuré de certains visages.

La référence au manga Cat's Eyes y est claire, jusqu'au prénom d'une des héroïnes mais aussi par le biais d'un clin d'oeil sans équivoque le temps d'une planche. Le cadre est cependant différent. Ce ne sont pas de gentilles jeunes filles à la recherche d'indices sur leur père disparu mais de vraies voleuses, sans remord et prêtes à tuer s'il le faut, évoluant entre les musées parisiens et les trafiquants de drogue mexicains. Elles sont aussi largement portées sur le sexe et particulièrement libérées sur le sujet ce qui ajoute une touche sexy à l'ensemble.
Nous sommes dans une ambiance de polar à l'américaine plein d'action et de gros coups d'éclat et relativement peu attaché au réalisme. Les cambrioleuses y prennent en effet parfois des allures de super-héroïnes à qui tout réussit encore mieux qu'à James Bond au milieu de son harem de top-models alanguies. Je dois dire que certaines facilités et actions radicales, notamment sur les scènes très mouvementées de la fin de l'album, m'ont d'ailleurs un petit peu agacé.
Malgré la liberté de ton du récit et de ses protagonistes, j'ai également trouvé la fin légèrement prévisible et tirant artificiellement sur la corde émotionnelle. J'espérais quelque chose de plus original ou percutant.

Malgré ces derniers reproches, c'est un bon thriller d'action que j'ai lu là. La narration est rythmée, avec une petite dose d'humour, des personnages forts et plutôt originaux, et au passage d'amusantes références à un dessin animé de mon enfance qui me plaisait bien.


Ajout suite à la sortie du tome 2 : Olympia

Dupuis vient de publier l'album Olympia, toujours chez Aire Libre. Comme l'indique le grand bandeau rouge pouvant l'accompagner et le contenu du texte de quatrième de couverture, il s'agit bien du second tome de la série mettant en scène les 3 voleuses d'oeuvres d'art que sont Alex, Sam et Carole. C'est une suite directe de "La Grande Odalisque" même si l'action se déroule un an plus tard.

En les posant face au doute et à la séparation, les auteurs donnent un peu plus de profondeur à leurs trois protagonistes à qui tout réussissait un peu trop bien jusque là. Il y a toujours un petit côté "Mary Sue" avec ces héroïnes idéalisées dans lesquelles les auteurs mettent trop de fantasmes et qui ont tous les talents, beauté, dons pour à peu près tout et la chance de toujours s'en sortir indemnes. Alex, notamment, est toujours aussi agaçante à mes yeux en tant que personnage. Mais je me suis un peu plus attaché à elles trois que lors de ma lecture du premier tome, leur trouvant légèrement moins d'artificialité.

Le récit est clair, linéaire et plutôt prenant. Il est dense, mouvementé, bien rythmé. Il y règne toujours une ambiance un peu spéciale, un peu irréelle, ce qui fait la personnalité des scénarios de Ruppert, Mulot et Vivès. Les péripéties finales, notamment l'histoire de la torpille, brisent par exemple le réalisme du reste et c'était d'ailleurs également le cas à la fin du premier tome. De même, le retournement de situation final est un peu convenu.

A titre personnel, j'ai toujours un sentiment mi-figue mi-raisin vis-à-vis de cette série. J'apprécie l'originalité de son ton, de ses héroïnes ainsi que l'élégance de ses planches et de ses couvertures. J'apprécie moins les caractères et comportements de ces mêmes héroïnes et les facilités dont font preuve les dénouements des intrigues. Quoiqu'il en soit, ça reste une lecture divertissante et plutôt agréable.

Nom série  Les Jours Heureux  posté le 06/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis fait avoir en lisant cette bande dessinée car je n'ai appris qu'en cours de lecture, presque sur la fin du premier tome, qu'il s'agissait en fait de la suite des séries Les Temps Nouveaux et Après-guerre.
Et effectivement, cela explique pourquoi je n'y comprenais pas grand chose et que je ne m'y retrouvais pas du tout dans les nombreux personnages aux histoires complexes dont rien ne nous est rappelé. On est plongé directement dans un contexte compliqué, avec des relations alambiquées entre les protagonistes, des histoires de famille, de vieilles rancœurs, de nombreux noms qui ne disent rien du tout à un nouveau lecteur et des situations dont on est obligé de deviner vaguement de quoi il peut s'agir mais qui ne sont jamais expliquées. Jusqu'à la fin, je n'ai pas du tout réussi à entrer dans l'histoire et j'ai persisté à confondre les personnages et à me demander si c'était de nouveaux qui apparaissaient au détour d'une transition ou si je les avais déjà croisés dans les pages précédentes.

En ce qui concerne le scénario lui-même maintenant, j'y vois une tranche d'Histoire entre le Congo, la France, la Belgique et un peu l'Algérie. Ça aurait pu être intéressant car nous sommes placés entre 1958 et 1960 à une époque charnière où le Congo allait vers on Indépendance et où l'Algérie se battait pour la sienne, avec toutes les circonvolutions et violences que cela impliquait dans ces pays mais aussi en Europe. Mais quand on n'accroche pas du tout aux intrigues personnelles des différents personnages, il ne reste qu'une sorte de cours d'Histoire, souvent trop didactique et ennuyeux.

Peut-être mon avis aurait-il été différent si j'avais lu les deux séries précédentes auparavant, mais pour ça, encore aurait-il fallu que ce soit indiqué quelque part dans la bande dessinée que ce n'était pas une série indépendante.

Nom série  SerVamp  posté le 06/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouairf... Ce shonen n'est pas mal mais j'ai dû un peu me forcer pour en lire tous les tomes.

J'apprécie son idée de base de "vampires servants", sorte de génies immortels associés à un maître humain, collaborant avec lui et capables de sortilèges quand ils boivent de son sang, puis passant d'un maître à un autre quand l'humain finit par disparaître (de mort naturelle ou pas...). C'est une revisite assez originale du mythe des vampires, même si très artificielle dans sa mise en place et avec beaucoup de facilités et de passages convenus.
J'aime bien aussi l'idée que ces fameux servamps n'aient rien de ces vampires classe et arrogants et soient plutôt du genre brave gars, lambin pour le héros, excentrique pour un autre, ridicule pour un autre, gentille et douce pour une autre encore... Ça ajoute de la fraîcheur et un peu d'humour.

Par contre, l'intrigue qui se bâtit autour d'eux n'est guère passionnante et trop convenue. Un rival apparaît et décide de s'en prendre à tous les 7 Servamps d'un coup, alors ces derniers et leurs maîtres doivent l'affronter et comprendre qui il est vraiment et quelles sont ses motivations. Et peu à peu se dévoilent aussi les mystères autour du passé des Servamps eux-mêmes.
Ça pourrait être sympa si ce n'était pas aussi embrouillé dans la narration. Les dialogues fusent dans tous les sens, avec plein de paroles disséminées en petits caractères dans les cases comme dans trop de manga pour adolescents. Les événements s’enchaînent avec un rythme très décousu, des transitions abruptes et pénibles à suivre, des personnages qui se ressemblent beaucoup et faciles à confondre. L'humour passe mal car il est mal mis en scène et sans saveur. Et l'intrigue est tellement confuse, sans réel enjeu, qu'on peine à y accrocher et à s'y intéresser.

J'aurais pu mettre une note plus basse car je me suis plutôt ennuyé à la lecture, mais comme l'idée de base n'est pas mauvaise, que le dessin est de bonne qualité et que je ne suis de toute façon pas le public visé, je me dis que ça peut quand même plaire à un certain lectorat adolescent.

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