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Nom série  L'Ile aux femmes  posté le 21/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si l'on voulait résumer en quelques mots le thème de cette BD, on pourrait dire que c'est une confrontation entre une vision arrogante et profiteuse de la masculinité contre une vision intellectualisante et romantique de la féminité. C'est l'histoire d'un séducteur égocentrique qui se retrouve naufragé sur une île où une société d'amazones s'est organisée dans le rejet des hommes dont elle se méfie fortement, n'en gardant qu'un vieux pour la reproduction. Mais, alors qu'il est initialement décontenancé et malmené par les femmes qui ne voient en lui qu'un animal dangereux, le naufragé va trouver une combine pour gagner leur confiance et si possible leur amour en leur récitant des récits romantiques.

C'est une histoire relativement originale et plutôt agréable à la lecture. Le dessin est simple mais sympathique.
J'ai plutôt bien aimé cet album même si le héros est assez antipathique sur le fond, au moins jusque vers le fin où il commence à changer et à devenir plus plaisant. Les personnages féminins manquent un peu de profondeur mais on comprend d'où cela vient à la fin de l'album quand on voit qui raconte tout cela.
Bref, c'est un album divertissant et plutôt sympa, mais pas un indispensable pour moi.

Nom série  Un bruit étrange et beau  posté le 19/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit beau et assez contemplatif qui s'éloigne fortement de ce que le grand public connait de l'oeuvre de Zep.

L'idée de mettre en scène un moine Chartreux qui rompt 24 années de solitude et de dévotion en monastère pour assister malgré lui à l'ouverture du testament d'une tante vivant à Paris est assez originale. Le sujet est simple mais plein d'intérêt.

Zep nous offre pour commencer de belles planches de paysages montagnards emplis de beauté et de silence. La vie monacale qu'il met en scène parait rude mais pure.
Puis il y a le retour à la civilisation, le train et Paris. Pour chaque étape, le dessin est très réussi, aéré et agréable, tant pour les décors que pour les personnages.

L'histoire quant à elle est juste et intelligente. Elle aborde l'esprit humain d'un point de vue assez neuf et doux. J'ai pris plaisir à la lire et l'ai trouvé relativement touchante. J'aurais aimé une fin plus originale et avec davantage d'envergure mais je trouve que c'est un bel album.

Nom série  L’Homme qui ne disait jamais Non  posté le 18/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’Homme qui ne disait jamais Non est une BD amusante et assez originale sur le thème pourtant si banal du héros amnésique.
Ici le héros se réveille amnésique dans un avion, ne sachant plus qui il est, ne se reconnaissant même plus dans un miroir. Et c'est une hôtesse de l'air fan de psychologie qui va se décider à le suivre et à l'aider à retrouver la mémoire. Leur petite aventure va les emmener à retrouver le domicile du héros puis à partir à Quito, en Equateur.

Le ton est léger, l'histoire emplie de petits sourires à droite à gauche même si elle ne tombe jamais dans le domaine de l'humour et que certains éléments de son récit sont assez graves.
Le dessin d'Olivier Balez fonctionne très bien pour appuyer ce ton entre réalisme et désinvolture. Il est agréable et réussi. Il donne aussi une belle vision de la capitale équatorienne.
C'est d'ailleurs amusant de voir Tronchet nous emmener à nouveau dans cette ville où il a vécu et qu'il nous a fait découvrir dans Vertiges de Quito. Revoir la ville ici lui donne un aspect exotique et un peu aventureux qui donne envie de s'y rendre.

J'ai bien aimé même si l'intrigue reste un peu trop légère pour marquer véritablement le lecteur.

Nom série  Sandman - Ouverture  posté le 18/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Sandman est l'une de mes rares séries culte. Elle me transporte par son fantastique néo-gothique, son imaginaire infini, sa puissance d'évocation, son érudition et l'intensité de sa sensibilité poétique. Autant dire que quand j'ai appris que Neil Gaiman, son auteur, m'offrait la possibilité de faire vivre encore un peu plus ce personnage et cet univers, j'ai bondi sur l'occasion.

Sandman - Ouverture se déroule (en partie) en 1915, juste avant le début de la série Sandman. La trame principale de son histoire permet d'expliquer comment le seigneur du Rêve s'est retrouvé si épuisé et sans force qu'il s'est laissé emprisonner dans le tout premier épisode de ses aventures. Et en même temps, elle permet de révéler de nombreux secrets sur Sandman, les Éternels et les différents fils narratifs de la série mère. Oserais-je vous dire notamment qu'on y découvre qui sont les parents des Éternels ?

Si j'ai un peu hésité à classer cet album au rang de culte, c'est uniquement car sa trame principale manque un peu de force et sa fin est un peu convenue. Neil Gaiman a su faire preuve de bien davantage d'imagination et d'impact émotionnel par ailleurs. Il donne l'impression de s'être un peu retenu car s'il était allé plus loin il aurait pu déborder du cadre amenant au simple début de la série telle qu'on la connait.
Mais au-delà de cette hésitation, bien des éléments de cet ouvrage tiennent du chef d'oeuvre.

A commencer par le graphisme de J.H. Williams III. Neil Gaiman adore son style et le dessinateur, en retour, est un tel admirateur de l'auteur qu'ils ont tous les deux donné le meilleur d'eux-mêmes pour plaire l'un à l'autre. Ouverture est une débauche visuelle, un merveilleux recueil de talent graphique et de mise en page narrative. Les essais visuels que comportent chaque chapitre sont innombrables, avec des styles variés et tous impressionnants, des réflexions intenses sur la manière de présenter chaque scène pour leur faire transmettre émotions et impressions. C'est éclatant de force graphique et d'esthétisme.
Parmi bien des merveilles, je retiens tout particulièrement la représentation de l'étoile folle que je trouve extrêmement réussie.
Et je n'oublie pas au passage le travail de Dave Stewart sur les couleurs qui est grandiose.

Ensuite il y a l'univers de Sandman qu'on retrouve ici intact. Son style gothique sombre et beau, cruel et envoûtant. Il y a l'imaginaire infini de Gaiman. Il y a la finesse avec laquelle il nous fait découvrir des secrets qui transforment doucement la vision que les lecteurs pouvaient se faire de la série originale. Il y a les interactions de la fratrie des Éternels les uns avec les autres. Il y a la poésie, la profondeur du fond du récit. Il y a aussi l'originalité de la narration.

Bref, il y a dans cet album tout ce que j'aime dans la série Sandman, avec peut-être un tout petit peu moins de noirceur. Et il y a l'intense envie que cet album m'a donné de la relire et de relire Sandman - Nuits Éternelles dont le récit sur Rêve fait fortement écho à quelques-uns de ses passages clés.

Nom série  Le Voyage d'Akai  posté le 15/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que le début du premier tome ne m'avait pas charmé du tout, je me suis peu à peu attaché à cette BD au fil des pages et surtout grâce au second tome.

Cela commence en effet de manière un peu déplaisante à mon goût. Graphisme et histoire me faisaient penser à un Webcomics de jeunes auteurs qui veulent montrer à leurs amis qu'ils peuvent faire une histoire cool comme les pros, avec des personnages classes, et des situations qui les mettent en valeur. Un jeune et beau héros super fort qui traîne son arrogance tout nu ou en tenue débraillée montrant ses abdos, un entourage qui le vénère comme leur seigneur et maître, un décor d'inspiration manga avec une ambiance un peu post-apocalyptique qui fait très fan-manga d'amateur de shonen, et une intrigue à base de prophétie pour l'élu qu'est forcément le héros... D'autant que comme dans d'autres séries des mêmes auteurs, ils s'amusent à jouer sur l'aspect bisexuel ambigu du héros, séduit à la fois par un jeune garçon et par de jolies filles... Bof bof...

Mais à partir de la deuxième moitié du premier tome et sur le second, le ton change pour se transformer en un road-movie de la petite bande du héros parcourant les petites villes et la campagne japonaise et rencontrant successivement différentes créatures issues du folklore japonais, Yokais et autres Kappas. Et là, les personnages ont fini par devenir relativement attachants et l'histoire agréable et plutôt prenante. J'ai bien aimé ce mélange entre le ton narratif vigoureux des auteurs italiens

Le graphisme a suivi la même évolution. Il ne me plaisait pas trop dans les premières planches car les décors urbains étaient sans charme et je n'aimais pas trop la façon dont les personnages étaient dessinés. Mais d'une part, je me suis habitué au style des personnages et surtout par la suite les décors ruraux m'ont nettement plus plu. Soignés, joliment colorisés, ils se sont révélés esthétiques et pleins d'atmosphère.

Bref, arrivé à la fin du deuxième tome, j'avais bien envie de lire le troisième et dernier. Malheureusement, je viens de reclasser la série en série abandonnée car les 2 premiers tomes sont parus en 2009 et 2010, le dernier message des auteurs sur Facebook au sujet du tome 3 date de 2012 et montraient des story-boards de quelques planches en disant que l'album allait bientôt sortir, mais depuis plus aucune nouvelle et le dessinateur s'est consacré à une autre série. J'imagine qu'on ne verra jamais la fin de cette histoire et du coup je suis déçu.
Dommage car, même si elle a mis un peu de temps à monter, la mayonnaise avait fini par bien prendre avec moi.

Nom série  Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island  posté le 14/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ouvre un comics de Warren Ellis, j'espère toujours retrouver le plaisir que j'ai eu à lire des séries comme Transmetropolitan, Planetary ou encore Desolation Jones. Mais trop souvent ces derniers temps, je suis déçu par ses autres oeuvres que je trouve quelconques.

Ce one-shot a le mérite d'être relativement original dans son contexte et ses personnages, mais très vite il sombre dans le récit d'action très banal et sans surprise.
Nous sommes placés dans un cadre inspiré du steampunk. L'Angleterre du début 19e siècle qui y est représentée est historiquement réaliste, avec même un petit cours d'histoire sur les origines des policiers de Londres (Bobbies ou Peeleers) et leur opposition aux Bow Street Runners, forme un peu plus archaïque des forces de police professionnelles Londoniennes qui ont été actifs en même temps qu'eux à l'époque. Mais le fantastique apparaît rapidement avec un groupe secret bénéficiant de merveilles de la science qui est confronté à un parti infiltré au pouvoir et profitant d'une pierre extraterrestre aux pouvoirs surnaturels.

Une fois ce contexte placé, on était en droit d'espérer une histoire prenante et originale mais il n'y a là pas de quoi s'enthousiasmer.
Le graphisme est correctement réalisé mais pas trop ma tasse de thé. Il se pare d'un aspect un peu rétro, rappelant parfois les anciennes gravures. Si sur la forme, c'est assez beau, sur le fond les mises en scènes sont encombrées et manquent de clarté. Il faut s'attarder sur chaque case pour la déchiffrer correctement et cela impacte un peu la fluidité de lecture. Et les couleurs trop sombres n'arrangent pas l'affaire.
Quant au scénario, comme dit plus haut, une fois le contexte posé il devient très basique et sans profondeur. Le héros rejoint le camp des gentils, affronte un gros méchant puis tous les gentils vont attaquer la base des méchants, gagnent et le héros embrasse la belle. Voilà, c'est presque tout.

Il y a donc du bon et du plus décevant dans cet album qui ne marquera pas les mémoires et ne vaut que parce que son contexte n'est pas mauvais et qu'il est relativement divertissant mais sans plus.

Nom série  Tebori  posté le 12/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été très agréablement surpris par cette série mélangeant très logiquement la thématique des yakuzas et celle des tatouages et des légendes japonaises.

Pour commencer, le graphisme est très bon. Le trait de Marcial Toledano m'a fait penser à celui de Ralph Meyer que j'aime beaucoup. Maîtrisé, dynamique et clair, il est beau. Il excelle dans le dessin des corps des personnages et c'est parfait pour cette histoire autour de tatouages vraiment élégants et soignés. Il n'y a que le choix de représentation des lèvres féminines qui ne m'a pas trop convaincu même s'il donne une certaine personnalité à son style.

Au départ, l'histoire m'a paru très banale, avant des combats de gangs à motos au Japon qui rappellent immédiatement Akira. Mais très vite, on abandonne les combats de rue pour la thématique bien plus sage des tatouages traditionnels. Et peu à peu s'engage une intrigue autour de yakuzas, de légendes folkloriques, d'une étrange créature surnaturelle et d'un mystérieux tueur. Pendant longtemps on ne sait pas s'il y a du fantastique dans ce scénario ou si tout n'est qu'imagination et illusion.
C'est très bien raconté, les personnages sont plutôt attachants et sans manichéisme et l'histoire est accrocheuse.
Vraiment une bonne surprise qui a en outre le bon goût de se terminer en trois tomes.

Nom série  La Grande Aventure du Journal Tintin  posté le 12/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3,5/5

Je ne suis pas un véritable ancien lecteur du journal Tintin et je n'en connais qu'une courte période datant du tout début des années 80. J'aime cependant retrouver les ambiances de "BD à papa" qu'on peut ressentir dans ce type de recueil d'anciens périodiques jeunesse datant de la seconde moitié du 20e siècle. C'est souvent toute une époque qui resurgit devant les yeux du lecteur, celles des goûts et aspirations des jeunes d'antan et des œuvres anciennes d'artistes qui sont parfois devenus très célèbres.

Je salue l'ambition de cet ouvrage de nous faire découvrir en 777 pages la rétrospective complète de toute la vie du journal Tintin en incluant pour chaque période des extraits ou histoires courtes de séries emblématiques. Cela permet à la fois de découvrir ou redécouvrir l'histoire du journal de ses débuts à sa fin et de savourer des bandes dessinées de chaque époque, avec tous leurs styles différents.
Ces choix de planches sont plutôt bons, avec des épisodes permettant de se faire une idée assez bonne d'à quoi ressemblaient les séries en question. J'en connaissais un bon paquet sans vraiment les connaître et d'en lire des extraits essentiels était plutôt agréable et intéressant. C'est très instructif côté culture générale en matière de bande dessinée et ça m'a donné envie de découvrir plus avant certaines d'entre elles. Et puis il y en a tellement à voir sur toutes les pages de cet énorme album qu'on en a clairement pour son argent.

Je suis par contre un peu déçu par l'aspect éditorial de cet album, qui est pourtant capital ici.
Outre les pages d'introduction de l'album dans son ensemble qui ne sont pas mauvaises, c'est au niveau des textes introduisant chaque période du journal (périodes composées à chaque fois de 2 années consécutives) que je suis un peu circonspect. Car si ces quelques pages incluent des extraits du journal de l'époque, réponses au courrier des lecteurs et autres petites publicités internes, elles contiennent aussi du texte éditorial récent datant de 2016. Et ce texte, destiné à résumer ce qu'il se passait dans le journal à chacune de ces époques, est assez rébarbatif à lire et n'a pas su me transmettre clairement la substantifique moelle de l'esprit de ces périodes.
En outre, tout est écrit avec des polices de caractère assez similaires de telle sorte qu'il n'est pas évident de discerner si certains textes ont été écrits tout récemment ou si ce sont des extraits d'époque. Notamment, tout le fil rouge autour de "Tintin reporter", ce journal qui a très brièvement pris la relève du journal Tintin après sa disparition, a été pour moi si confus que je me suis demandé si c'était une tentative de lancer ou relancer ce journal de nos jours suite à la publication de ce gros recueil.

En définitive, je suis tout à fait satisfait de mon achat de cet album car il m'a offert un panorama de la vie du journal Tintin des 1946 à 1988 et m'a permis de découvrir un très grand nombre de séries publiées à l'époque dans ses pages. Mais ces séries ne sont pas toutes formidables, et surtout j'aurais aimé un travail éditorial un peu plus clair et décrivant un peu mieux l'ambiance de chaque période de la vie du journal.

Nom série  L'Adoption  posté le 05/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je commence à m'habituer aux histoires toutes douces et jolies de Benoît Zidrou. M'y habituer au point que je finis par les trouver un peu prévisibles.
J'attends de les voir mettre en place doucement leur récit plein d'humanité, de voir les personnages devenir de plus en plus attachants et finalement l'émotion s'installer sans faille.

Une fois de plus, il est aidé en cela par un très bon dessinateur qui nous offre des planches justes et belles, avec des personnages pleins de vie. Bon, le coup de gros yeux ronds de la petite fille pour la rendre plus mignonne et touchante, c'est facile mais ça marche toujours. Et c'est avec ce joli dessin qu'on a envie de se laisser bercer par une histoire toute en émotion.

Sauf que là, je m'y attendais un peu trop, trop habitué que j'étais, et je n'ai pas su me laisser autant touché que j'aurais pu l'espérer. Un peu trop de passages convenus.
Par chance, la fin du premier tome apporte une vraie surprise à laquelle je ne m'attendais qui relance le scénario d'un coup. D'autant plus que je croyais lire un one-shot mais qu'il appelle effectivement le second tome encore à paraître.

Nom série  Morgane  posté le 05/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD dispose d'un graphisme très appréciable et qui vaut le coup d'oeil. Tout en teintes de pourpre et de bleu légèrement turquoise, il est très élégant et plein de charme. Outre les jeux de couleurs, son style mélange les influences picturales d'agréable manière. On notera notamment quelques références appuyées à Klimt. Seuls les visages dentus des personnages et le côté grosse brute idiote de la plupart des hommes ne me plait pas trop.

Il faut dire que c'est largement le sujet de l'histoire, une trame féministe qui oppose une Morgane pleine d'esprit et d'envie de liberté à des hommes rustres, idiots et profitant de leur force. Le fond du récit n'est pas faux. Si l'on excepte la belle légende des chevaliers purs et sans reproche, le rude guerrier médiéval était probablement brutal, arrogant et méprisant envers les femmes. Et quand une femme de tête aussi belle et douée que Morgane devait apparaître, elle devait être fort frustrée et haineuse de la main-mise des hommes. Mais de là à en faire tous des couillons innommables, on tombe dans la caricature inverse et du coup le récit perd en subtilité pour devenir un peu basique. Seul Merlin, absolument pas exempt de défauts pour autant, et surtout le père de Morgane sortent un peu du lot.

C'est ainsi que ce beau dessin m'a permis de parcourir avec plaisir une histoire qui, de son côté, ne m'a que moyennement convaincu. J'aurais aimé davantage d'esprit, de profondeur et moins de manichéisme.

Nom série  Une vie d'amour  posté le 04/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD concept qui se lit trop vite pour valoir vraiment son achat mais qui n'est pas mal dans la forme et le resultat.
Il s'agit de mettre en scene la vie amoureuse/sexuelle d'un couple depuis son premier baiser adolescent jusqu'a ses derniers instants de vieillesse. C'est vite raconte en globalement 5 ou 6 scenes cles a differentes etapes de leur vie. Le dessin et la mise en scene sont assez bons.
Mais comme je l'ai dit, ca se lit trop vite et s'oublie aussi un peu vite.

Nom série  La Dernière Chevauchée  posté le 30/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce western en deux tomes aurait pu être pas mal.
Car la trame du scénario n'est pas mauvaise, parce que les personnages sont plutôt bons et parce que le dessin m'a bien plu (à part sur une quinzaine de pages au milieu du second tome où il semble changer brusquement de style en abandonnant ses hachures et ses ombrages pour devenir plus rond : j'ai presque cru que Crisse avait repris le crayon à ce moment là). Il y a une ambiance Western Spaghetti brutal et sans concession qui est assez réussie.

Mais le problème, c'est que ça ne marche pas parce que la narration est très confuse et l’enchaînement des péripéties est raté.
Le rythme est très rapide, il se passe plein de choses, on saute d'un lieu à un autre rapidement, et tout est mal mis en scène. On s'y perd très vite, et j'ai dû revenir plusieurs fois en arrière pour comprendre ce qu'il se passait, qui était qui et pourquoi ils agissaient ainsi. Trop de personnages qui se ressemblent, trop de réactions incohérentes et gratuitement violentes, et des scènes d'action où ça défouraille dans tous les sens mais où on a bien du mal à comprendre ce qu'il se passe vraiment. Et de manière générale, le scénario pourrait se résumer ainsi à une succession de massacres au pistolet et à la carabine où ça tire dans tous les sens et où les cadavres d'innocents et de moins innocents finissent éparpillés un peu partout.
Et l'histoire se termine sur un nouveau festival de coups de fusils et de morts dans tous les sens, dont j'ai eu bien du mal à comprendre la motivation.

Bref, j'ai relativement bien savouré l'ambiance et le dessin de cette série, mais l'histoire n'est qu'un ensemble embrouillé et violent qui tient difficilement la route.

Nom série  Le Chant de mon Père  posté le 30/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Keum Suk Gendry-Kim est coréenne, installée à Paris depuis de nombreuses années. A l'occasion de la venue de sa mère, elle se souvient de sa jeunesse et de l'histoire de sa famille en Corée du début années 70 aux années 90. Alors qu'ils vivaient à la campagne, correctement mais chichement, ils ont décidé d'aller s'installer à Séoul alors en pleine croissance. Mais la confrontation avec la réalité citadine du pays à l'époque sera loin d'être facile.

L'auteure met son récit en scène avec un graphisme rappelant la peinture asiatique à l'encre de Chine. S'il est assez basique pour les personnages, il présente une certaine élégance dans ses décors et fonctionne bien.

L'histoire est intéressante car elle permet de découvrir la vie en Corée dans le dernier quart du XXe siècle. J'ai appris pas mal de choses sur le développement à deux vitesses du pays à l'époque, entre ceux qui en profitaient et ceux qui trimaient dans la misère. Les réactions des personnages, marqués par leur culture familiale et les mœurs sociales coréennes, sont également intéressantes.
Si j'ai trouvé le récit instructif et plutôt bien mené, je n'ai pas non plus été particulièrement captivé ni touché. On apprend des choses et on comprend l'état d'esprit de la femme qu'est devenue l'auteure et de l'enfant qu'elle était, mais ce n'est pas un album que je relirai.

Nom série  Taïpi - Un paradis cannibale  posté le 29/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit qui a le souffle des romans d'aventure exotique du 19e siècle. Il met en scène deux marins américains, membres d'équipage d'un baleinier, qui décide de fuir le bord de ce dernier pour trouver refuge à l'intérieur des terres des îles Marquises alors encore sauvages. Mais s'étant perdus et blessés, ils se retrouvent recueillis par une tribu indigène cannibale dont ils ont toutes les peines du monde à comprendre les motivations : sont-ils prisonniers ? Sont-ils en sécurité ? Vont-ils être mangés ?

Le cadre et le contexte sont assez originaux pour attirer l'intérêt. La relation entre simples pêcheurs américains et militaires français en 1842 n'est pas un sujet souvent vu, pas plus que l'intégration de ces mêmes américains au sein d'une tribu indigène dont la culture mêle une évidente sagesse bien terre à terre tout en pratiquant le cannibalisme. On est rapidement dépaysé et c'est agréable.

Le dessin est assez simple, tout en crayonnés façon Nouvelle Bande Dessinée. Même s'il est efficace et clair, j'avoue ne pas être tombé sous son charme. Notamment, certaines grandes cases pour montrer la végétation sauvage de l'île sont assez décevantes car elles m'ont donné l'impression de voir simplement de plus grosses hachures crayonnées.

L'histoire m'a intéressé mais la mayonnaise n'a que moyennement pris. Il se dégage peu d'émotions hormis la curiosité de voir cette société indigène complexe et plutôt sympathique au final. La conclusion du récit est également un peu plate, sans grande surprise ni réel développement.
Bref, c'est une lecture plaisante et intéressante mais il lui manque quelque chose pour marquer la mémoire.

Nom série  Mascarade  posté le 25/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas tombé sous le charme.
Depuis L'Autre Monde et depuis ses belles illustrations du jeu Citadelles et du jeu de rôles Scales, j'aime le style de Florence Magnin et ses histoires emplies de magie romantique et de fantasy débridée. Mais là, je n'ai pas été convaincu par cet album que j'ai trouvé... un peu bancal.

C'est une grosse BD de 240 pages publiée par Daniel Maghen, éditeur mais surtout vendeur de planches originales. Et comme dans les autres publications de cet éditeur, j'ai le fort soupçon que l'ouvrage sert avant tout à inclure un maximum de planches qui pourront être ensuite vendues, au détriment d'une histoire vraiment forte.
Et ces planches là, je les ai trouvées globalement moins belles que dans d'autres ouvrages de l'auteure. Déjà leur style est très déjà vu, rappelant nombre de ses autres illustrations et histoires, mais je leur ai trouvé aussi moins de charme, moins de soin et de souci du détail.
Pourtant, ne nous y trompons pas, c'est joli et très agréable à l'oeil. C'est juste que je sais que cette auteure est capable de nettement mieux par ailleurs.
Peut-être que si l'histoire m'avait davantage transporté, j'aurais plus été touché par les images. Mais là elles me laissent froid.

L'histoire, justement, je n'y ai pas vraiment accroché et je pense que ça tient à son rythme bizarre et au manque de consistance de ses personnages.
Côté rythme, le récit est dense et empli d'étonnantes ellipses par-ci par-là qui donnent l'impression qu'on saute d'un moment à un autre sans bonne transition. Les deux premiers tiers de l'album m'ont donné le sentiment d'être racontés trop vite, de vouloir trop en mettre. Et puis les différents univers rêvés font un peu trop éléments rapportés et trop bigarrés les uns par rapport aux autres. C'est un fourre-tout de légendes et d'univers imaginaires mélangés avec successivement la Baba Yaga, Lovecraft, Alice au pays des Merveilles, des fantômes de pirates, Pinocchio et autres châteaux de l'horrible ogre mangeur d'enfants. Cela manque d'harmonie. Ce n'est que sur la seconde moitié de l'album que l'histoire devient plus cohérente avec la mise en place de la confrontation contre l'ennemi final.
Côté personnages ensuite, je n'ai pas trouvé la jeune héroïne très attachante. Elle a de nombreuses réactions un peu bizarres, pas très naturelles. Je n'étais pas motivée à l'idée de la suivre. C'est plus la curiosité qui m'a tenu intéressé. Et puis le danger final est tellement prévisible depuis le tout début de l'histoire que c'est agaçant de la voir réfléchir si longtemps sans voir l'évidence et ensuite se jeter aussi bêtement dans la gueule du loup.

Bref, je n'ai pas été convaincu. Le charme n'a pas fonctionné et j'ai pris nettement moins de plaisir qu'à la lecture d'autres séries de Florence Magnin telles que L'Autre Monde ou Mary la Noire. Mais ça reste tout de même un joli album avec une histoire dense et divertissante qui tient assez bien la route.

Nom série  Trois peuples  posté le 25/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant emprunté cette série en bibliothèque, j'ai été surpris d'apprendre qu'elle était aussi récente car tout dans son aspect, ses couvertures et la trame de son scénario rappelle l'heroïc-fantasy des éditions Soleil des années 2000. Une certaine impression de déjà vu donc, mais le résultat est tout de même appréciable et de bonne tenue.

Nous sommes placés dans un monde de fantasy où un empire humain tient en esclavage des sortes d'elfes appelés lémurs et s'en sert pour les aider à se défendre contre l'avancée impitoyable d'une armée d'hommes-lézards. Nous allons y suivre une sœur et un frère métisses entre humains et lémurs, l'une devenue voleuse et acrobate dans la capitale humaine et l'autre embrigadé dans un temple de fanatiques qui cherchent à faire se réincarner un démon du feu. Ensemble ils seront entraînés dans une aventure qui va changer la face de ce monde.

Le dessin est assez maîtrisé et agréable. Il ne m'a pas toujours convaincu car je trouvais souvent les décors un peu vides, les planches trop aérées comme si le format de parution était trop grand par rapport à leur niveau de détails et l'ajout de crayonnés pour faire les ombrages ne fonctionne pas toujours très bien avec la colorisation, comme s'il était plutôt prévu pour un noir et blanc. Mais il n'est pas laid du tout et fonctionne impeccablement pour une lecture fluide et plaisante.

Le scénario n'est pas mauvais même s'il inclut un bon nombre de clichés, de petites facilités et autres coïncidences heureuses. Malgré cela et malgré un côté assez prévisible, je l'ai trouvé divertissant.
Ce n'est pas un indispensable car cela manque d'originalité et d'impact, mais ce n'est pas un mauvais diptyque.

Nom série  Ki & Hi  posté le 24/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Kevin Tran est un jeune youtubeur français d'origine asiatique dont la chaîne s'appelle le Rire Jaune. Actif depuis environ 4 ans, il fait partie des youtubeurs bien connus du public adolescent et aborde des sujets assez variés tels que sa relation avec son frère, les études ou les régimes sur le ton de l'humour "parce qu'un Asiat' qui n'utilise pas l'accent peut aussi vous faire rire" (je cite). Grand fan de mangas, il a sauté sur l'occasion quand un éditeur attiré par son succès public lui a proposé d'en publier un.

Après Roger et ses humains, c'est la seconde BD entièrement scénarisée par un youtubeur que je lis (sans compter Disquettes et Rémi Gaillard emmerde la télé). Cette fois, c'est par le biais de ma fille qui est accro aux vidéos internet et qui m'a demandé d'acheter l'album dès qu'elle a su qu'il était paru. Elle l'a beaucoup aimé puis je lui ai piqué pour me faire ma propre idée.

Contrairement à ma fille qui a lu relativement peu de BD et de manga à ce jour, mon impression est évidemment influencée par mes lecture précédentes auxquelles je ne peux m'empêcher de comparer cet album. Car il faut bien l'avouer, nous sommes ici face à l'oeuvre de deux jeunes amateurs et donc pas du niveau des professionnels aguerris du domaine. Mais ça reste néanmoins un album plutôt agréable, qui a sa place sur le marché.

Le dessin est simple sur la forme mais plutôt efficace et sans défaut majeur. J'apprécie la netteté de son trait bien maîtrisé. La narration graphique est fluide et exempte des défauts et de la confusion qui affectent beaucoup d’œuvres d'amateurs. Les décors sont tout de même un peu trop vides à mon goût.

L'histoire met en scène un petit monde de fantasy un peu loufoque qu'on pourrait facilement imaginer issu d'un jeu vidéo Nintendo par exemple. Dans un village d'inspiration asiatique, on retrouve les deux héros, Ki et Hi, deux frères bien sûr inspirés à la base de l'auteur Kevin et de son frère Henry. Le grand frère est taciturne et sûr de lui, donnant l'impression probablement fausse de tout maîtriser sans avoir même besoin de parler. Le cadet est nettement moins assuré mais volontaire et énergique. Au fil des chapitres qui forment de petites histoires, on va les voir confrontés à différentes situations parfois burlesques et on observera au passage différents aspects de leur relation fraternelle alternant rivalité, amour, brimades et protection.
On y sent la sincérité et les auteurs qui ont mis leur cœur dans leur ouvrage.

Là où le bât blesse pour moi, c'est que je ne suis pas réceptif au type d'humour de ce manga. L'auteur avoue s'être inspiré d’œuvres telles que Dr Slump ou encore Shin Chan. Et autant Toriyama sait me faire rire même si mon avis est parfois mitigé sur les côtés un peu immatures de Dr Slump, autant je n'aime pas l'humour de Shin Chan qui ne me parle pas. En outre, quand on a lu beaucoup de mangas, la majorité des gags, des comportements de personnages et des situations sont ici prévisibles et déjà vus. Le ton est également trop enfantin pour moi. Difficile d'être passionné et du coup, je me suis même un peu ennuyé.
Je dois donc dire que même si ce manga français est plutôt sympathique et du niveau de deux bons amateurs, j'hésite un peu à en conseiller l'achat, à moins que comme moi votre fils ou votre fille soit fan du Youtubeur.

Nom série  Je veux une Harley  posté le 23/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas motard, je n'ai pas la cinquantaine et je n'aime pas vraiment les BD de Frank Margerin en général : autant dire que je misais peu sur mon plaisir à lire cette BD avant de l'entamer. Mais en fait, je l'ai trouvée sympa.

Elle met bien en scène la crise de la cinquantaine d'une part, et la découverte du monde des motards et plus spécifiquement des propriétaires de Harley Davidson d'autre part. Moi qui ne me passionne pas du tout pour le sujet, j'ai trouvé que c'était bien amené et souvent assez drôle. Les personnages sont également plutôt bons, loin de certains personnages agaçants d'autres séries de Margerin.

Bref, c'est une série sympa et pas prise de tête.

Nom série  Le Château de ma Mère  posté le 23/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A l'instar des romans qui séparaient les deux histoires de manière bien distincte, le Château de ma Mère est une oeuvre indépendante mais c'est directement la suite de La Gloire de mon Père. Et tout comme j'avais aimé cette dernière adaptation en BD par Serge Scotto, Eric Stoffel et Morgann Tanco, j'ai beaucoup aimé ce nouvel album.

Le travail d'adaptation est réussi à merveille.
L'histoire est dense mais se lit de manière très fluide. Elle donne une belle vie au décor de la campagne provençale du début 20e siècle et aux souvenirs d'enfance du petit Marcel Pagnol.
A la seule manière dont les dialogues sont écrits, on entend chanter l'accent de la Provence. Et l'histoire, déjà touchante, drôle et prenante dans le roman, gagne encore plus à être mise en image.

Car le dessin est tout simplement beau et très agréable. Si l'on ne ressent pas trop la chaleur ni les cigales, tout le reste est excellent. Les planches sont emplies de la lumière du soleil et de la joie et des aventures de l'enfance. Les personnages sont sympathiques, les décors soignés et documentés. Et la scène de l'orage est très réussie.

A vrai dire, tout est réussi dans cette adaptation qui rend un bel hommage à l'oeuvre de Pagnol et aux émotions qu'il a su dégager et qui donne joyeusement envie de se replonger dedans.

Nom série  Ce qu'il faut de terre à l'homme  posté le 23/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas l'habitude de voir Martin Veyron mettre en scène un récit historique dans un cadre original comme le monde rural Russe du 19e siècle. Il m'a tellement familiarisé à ses décors habituels modernes et à ses personnages de vaudeville gentiment érotiques que j'ai mis quelques secondes à m'adapter au changement de décor. Mais c'est une bonne surprise et je trouve l'essai réussi.

J'ai apprécié ce récit plutôt réaliste d'un paysan russe qui est tourmenté par des envies de grandeur et de voir comment les choses se passent, plus ou moins difficilement, pour lui permettre d'acheter de nouvelles terres et devenir à peu près riche. Le dessin convient bien et est agréable, de même que les couleurs sobres et élégantes. J'ai beaucoup aimé les scènes sous la neige notamment.
Le rythme narratif est parfois un peu rapide avec des sauts dans le temps qui donnent un léger sentiment de superficialité et empêche de s'attacher vraiment aux personnages, mais ça va.

Hélas pour moi, je ne sais plus où j'avais lu le résumé de la fin de cette histoire mais la connaître m'a gâché ma lecture car je voyais trop nettement que tout tendait vers cette morale finale. Cette fin ressemble à une fable pleine d'une sagesse bien terre à terre, c'est le cas de le dire, mais du coup je trouve que l'histoire est un peu le cul entre deux chaises, s'apparentant d'un côté à un récit historiquement réaliste emplissant la majorité de l'album et de l'autre côté à un conte moraliste qui tient sur la vingtaine de pages finales.
Du coup, j'hésite à conseiller l'achat car quand on connait la fin, ou qu'on l'a déjà lu une fois, le plaisir de lecture ou de relecture est un peu gâché.

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