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Nom série  Fantastic Four - Retour aux sources  posté le 03/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été un peu déçu à la lecture de cet album de ne pas y découvrir une longue histoire complète mais en fait un recueil d'histoires courtes telles que parues dans le périodique Fantastic Four américain puis Nova en France en 1986.

Qu'ont-elles de particulier ces histoires là ?
Il s'agit de la reprise des Fantastic Four par John Byrne, au scénario et au dessin, qui leur a donné à l'époque un second souffle par le biais d'un graphisme de qualité et d'histoires simples mais bien construites et divertissantes.
A la manière des récits Marvel, elles se composent d'histoires complètes, avec en général un nouveau danger ou un nouvel ennemi à chaque fois, avec en parallèle la vie des héros qui suit son cours, avec des changements, des amours et des nouveaux venus qui impacteront les récits suivants.
Dans les récits contenus dans ce recueil, on retrouvera d'anciens ennemis des Fantastic Four tels que Diablo, le Penseur Fou, Doom, mais aussi des ennemis d'autres super-héros Marvel, tels qu'Ego la planète vivante qu'avait affronté Thor ou Hammerhead ennemi plus traditionnel de Spider-man. On y assistera également à la découverte des pouvoirs de Franckie Raye qui deviendra un temps un 5e membre des Fantastic Four avant de devenir la future Nova, héraut de Galactus. Puis John Byrne fera aussi le choix de modifier l'apparence physique de La Chose lors d'une expérience qui tourne mal.

Le graphisme de John Byrne parait légèrement désuet de nos jours mais il est de très bonne qualité. C'est un style classique des comics de super-héros des années 70-80, avec parfois des décors bien kitsch dès que nos héros s'aventurent dans l'espace. En tout cas, la mise en page et la narration graphique sont impeccables, la lecture est très fluide.
Les scénarios sont bien construits et relativement intelligents même s'ils ne sont pas exempts de quelques facilités et de passages convenus. Les intrigues sont variées et vraiment pas répétitives, ce qui est une bonne chose.

Je regrette juste leur légère vacuité. C'est du divertissement, de l'agréable divertissement mais il n'en ressort pas grand chose de plus à mes yeux, si ce n'est de donner vie à des personnages sympathiques et les faire évoluer dans leur vie et dans leurs aventures. Je préfère les intrigues plus longues, avec davantage d'envergure et de réflexion plutôt que de nouveaux défis relevés et surmontés à chaque chapitre.

Nom série  Fatale (Manchette/Cabanes)  posté le 01/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fatale est l'adaptation d'un roman noir de Jean-Patrick Manchette. Il met en scène une trouble et belle femme, visiblement mortelle, qui vient d'arriver dans une petite ville portuaire à priori Normande et s'intègre insidieusement à son élite bourgeoise dans un but mystérieux.
C'est Doug Headline qui réalise l'adaptation du scénario au format bande dessinée et c'est Max Cabanes qui réalise le dessin.

Ce dernier est excellent. Cabanes a un trait décidément formidable et il soigne particulièrement son oeuvre ici. Les décors et les personnages sont superbes. Je n'ai que deux regrets. Le premier est une légère inconstance des visages, à peine visible. Le second vient de la colorisation, terne et sombre puisque devant s'adapter à la noirceur du récit, qui masque parfois le trait et ne met pas vraiment en valeur la beauté du dessin.

Le scénario est intéressant, dense et bien mené. Les manigances de la belle héroïne sont intrigantes. Et quand on n'a pas lu le résumé de l'album, on cherche vraiment à comprendre son but mystérieux jusqu'à ce qu'enfin la vérité soit révélée. L'intrigue se révèle alors intelligente et originale.
Différentes petites choses m'ont un peu déplu néanmoins.
D'abord il y a le fait que je n'aime pas les romans noirs, et que leur ambiance, qui se veut réaliste mais est le plus souvent cynique et caricaturalement sombre, ne me plait pas. L'héroïne, notamment, est très froide et peu attachante. Mais c'est une histoire de goûts personnels.
Ensuite il y a un moment clé du récit qui manque de clarté, quand l'héroïne se retrouve face à une dangereuse assemblée de personnages. Il m'a fallu relire ce passage et y réfléchir un moment pour comprendre comment certains personnages avaient appris ce qu'ils savaient ainsi que la raison de leur présence en ce lieu et de la proposition qu'ils font à l'héroïne.
Enfin il y a les événements de fin d'album, la partie action du récit, qui m'ont paru un peu trop faciles. Difficile d'en dire plus sans dévoiler l'intrigue mais disons que l'héroïne a un peu trop de réussite dans la bataille, un peu trop de chance, d'autant plus quand on voit son état physique à ce moment là.

Bref, il y a du très bon dans cet ouvrage, graphisme, idée du scénario et déroulement de l'intrigue, mais aussi quelques petites déceptions, ambiance générale, clarté et réalisme des événements finaux. Ces dernières sont cependant négligeables par rapport à la qualité de l'ensemble et les amateurs de polar noir pourraient bien adorer cet ouvrage. Moi qui n'en suis pas un, j'y vois en tout cas un récit noir et original qui sort du lot et mérite la lecture.

Nom série  Secrets : Heureuse vie, heureux combats  posté le 01/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'origine de la mini-collection Secrets parue chez Dupuis, il y avait une discussion entre Frank Giroud et Marianne Duvivier au cours de laquelle cette dernière racontait sa vie familiale compliquée. C'est ensuite que ces deux auteurs ont écrit la première série de cette collection, Secrets : L'écharde puis que la machine a été lancée.
Avec ce gros album de 112 pages, Heureuse vie Heureux combats, Marianne Duvivier vient apporter la touche finale à cette collection, comme une catharsis racontant cette fois pour de bon sa véritable histoire, l'histoire de sa famille, de sa grande complexité et de ses traumatismes dramatiques.

Des années 50 à 70, Marianne, sa mère et ses sœurs ont été ballottées au gré des mouvements de leur père trop absent et volage. Successivement engagé politique au Congo Belge auprès de Patrice Lumumba, puis aux côtés des syndicats algériens, et enfin en France, il les aura fait déménager régulièrement sans leur apporter de joie en contrepartie. Une mère désespérée par l'indifférence et les tromperies du père, une sœur épileptique, une autre dépressive, Marianne n'aura n'a pas eu une jeunesse heureuse et on comprend qu'elle ait cherché à prendre ses distances quand elle en a eu l'occasion. Et puis ensuite viennent les drames, les morts successives d'une grande partie de ses proches. Quand, à cela, vient s'ajouter un secret de famille révélé une fois adulte, ce dernier passe quasiment inaperçu.
On comprend le besoin pour l'auteure d'exorciser la part sombre de ses souvenirs par le biais d'une telle autobiographie, aidée en cela par Denis Lapière qui scénarisera l'ensemble pour l'adapter au format de la bande dessinée.

Je n'aime pas le dessin de Marianne Duvivier. Néanmoins, même si les véhicules et les perspectives sont toujours ratés à mes yeux, je trouve le graphisme globalement plus réussi que sur les précédentes œuvres que j'avais lues de la même auteure. Les personnages ne me plaisent toujours pas mais aucun ne m'a franchement rebuté comme ça avait été le cas dans Secrets : Pâques avant les Rameaux notamment. Bref, même si ce n'est pas ma tasse de thé au niveau graphique, cet aspect a su se faire oublier au profit d'un récit assez bien menée.

L'histoire, quant à elle, est assez édifiante. Une vie comme celle de la jeune Marianne, de sa mère et de ses sœurs, apparaît bien désespérante malgré le mouvement qui aura animé sa famille durant des années, comme une fuite en avant jusqu'à ce qu'elle puisse enfin s'en émanciper. On comprend franchement le traumatisme qu'elle a pu subir et le besoin de l'exorciser. Il se dégage une triste sincérité de ce récit.
Aussi bien construit qu'il soit, j'ai cependant éprouvé une certaine distance vis-à-vis d'un récit que j'ai ressenti comme étant de l'ordre de l'intime pour l'auteure. J'ai eu l'impression d'une catharsis personnelle de sa part mais que je n'aurais pas forcément eu envie de partager en tant que lecteur. En fait, si cette histoire m'a un peu plombé par sa tristesse malgré une conclusion sous forme de libération pour l'auteure, elle m'aura aussi légèrement ennuyé. Les personnages ne sont pas rendus attachants, certains passages sont survolés et donnent l'impression d'être de l'ordre du privé donc interdits aux lecteurs, et dans l'ensemble ce n'est pas un type de récit en bande dessinée que j'apprécie de lire.

En définitive, je salue la sincérité de cette autobiographie, la bonne tenue de sa mise en scène et l'originale complexité dramatique de la vie qui nous y est racontée, mais ce n'est pas un album que je relirai.

Nom série  Before Watchmen - Le spectre Soyeux  posté le 29/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Compagnon, cet album était celui de la collection Before Watchmen que j'étais le moins pressé de lire. Laurie Jupiter est en effet le personnage qui m'a le moins intéressé dans le chef d'oeuvre d'Alan Moore et de savoir que le récit se situait en plein Flower Power avec une part importante de la communauté hippie et des drogues dans son intrigue, ça ne me motivait pas du tout.
Eh bien j'avais tort, car ce fut une excellente lecture, presque aussi bonne à mes yeux que Minutemen, le meilleur album de la collection à mes yeux.

D'abord il y a l'excellent dessin d'Amanda Conner. Très soigné et très agréable, il donne aux personnages des visages et expressions excellentes. La jeune Laurie notamment est rendue très expressive et très attachante.

Ensuite il y a un scénario parfaitement bien mené. Il redonne vie d'excellente manière aux anciens Minutemen vieillissants, Sally Jupiter, Hollis Mason et un Comédien plus détestable que jamais. Mais surtout il donne une vraie profondeur et intérêt au personnage de Laurie, avec une jeunesse très mi-figue mi-raisin sous l'influence d'une mère trop possessive et exigeante mais pourtant indéniablement aimante, puis une adolescence rebelle où elle va découvrir par elle-même son envie de devenir justicière.
L'intrigue mélange récits d'adolescence dans les années hippies et peu à peu enquête policière et combat contre un dangereux complot bien intégré dans cette époque si spéciale.

Après un récit dense et bien agréable, j'ai particulièrement apprécié la conclusion du récit, la métamorphose et le retour de Laurie devenue pour de bon le Spectre Soyeux, tout en restant jeune d'esprit et prête à tomber amoureuse du Dr Manhattan. Avec les mêmes qualités que la lecture de Minutemen, je trouve que ce récit est à la fois très respectueux de l'oeuvre de Moore tout en l'approfondissant et en lui apportant une facette supplémentaire, rendant ici le personnage du Spectre Soyeux particulièrement attachant et sympathique.
Ah, et j'ai aussi bien aimé les quelques touches humoristiques en clins d’œil aux évènements futurs imaginés par Moore, comme notamment la réflexion "je ne sortirai jamais avec un gars comme ça : trop ringard !".
Bref, je suis heureux de pouvoir ranger cet album à côté de Watchmen dans ma bibliothèque.

Nom série  Histoires cachées  posté le 29/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le concept de cette BD est amusant mais pas très pratique quand quelqu'un a déjà lu l'album avant vous. En effet, l'ouvrage neuf contient des planches "secrètes" collées l'une à l'autre qu'il faut couper seulement en seconde lecture pour découvrir les secrets de l'intrigue et des protagonistes et voir le récit sous un oeil nouveau. Quand les pages ont déjà été découpées, les lecteurs suivants doivent donc faire attention à bien repérer et zapper les planches en question pour ne pas avoir la première lecture gâchée et découvrir seulement après les parties secrètes. C'est un exercice pas compliqué mais un peu laborieux quand on ne veut pas que la surprise soit gâchée.

L'histoire est celle d'une famille se retrouvant pour un enterrement. Vous devinerez que les secrets qui vont être révélés sont bien sûr des secrets de famille ou de couple. Le graphisme de Colonel Moutarde est très agréable. Le scénario est sympathique et les personnages assez intéressants. Quant aux secrets, une fois révélés, ils ne sont pas très surprenants mais permettent effectivement de modifier en partie la vision qu'on a du récit et des protagonistes. Ce n'est pas un vrai bouleversement pour autant et il ne fait pas s'attendre à quelque chose d'exceptionnel.
C'est une lecture et un concept sympa, divertissant et agréable, mais avec rien de véritablement marquant pour autant.

Nom série  Des dieux et des hommes  posté le 29/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A la parution de cette série, j'étais très intrigué par elle. Le premier tome semblait en effet mettre en scène un univers visuel inspiré de Moebius pour le début d'une histoire originale de super-humains quasi-divins dans un contexte qui attisait ma curiosité. J'avais hâte de découvrir l'idée de cette série et son développement.

Mais j'ai été déçu de découvrir qu'il ne s'agissait non pas d'une longue histoire mais de courts récits, un ou deux par album, se déroulant dans le même monde uchronique mais dessinés par des auteurs différents et portant sur des sujets indépendants, avec juste quelques personnages qu'on retrouvait d'une histoire à l'autre. Et aux côtés de ces bandes dessinées s'ajoutaient des pages de textes et d'illustrations pour approfondir ce monde.

A la base, le concept est intéressant : l'idée de demi-dieux apparus tout à coup et sans raison claire sur la Route 66 au moment même du crash de 1929, puis de leur impact sur la civilisation humaine au 20e siècle et au-delà, est intéressante et ne manque pas d'un certain ton poétique, mystique ou artistique.
Le thème de super-héros apparus au cœur du 20e siècle tel qu'on le connait a déjà été largement balayé par les comics américains, des super-héros aux pouvoirs quasi-divins parfois (Supergod pour un exemple récent) voire même directement des dieux apparus durant la seconde guerre mondiale (D-day, le jour du désastre) ce qui est justement l'un des aspects contés dans la moitié des récits de Des dieux et des hommes.
Ce qui diffère dans cette série imaginée par Jean-Pierre Dionnet, c'est d'une part la réelle inhumanité (ou post-humanité) de ces fameux dieux mais aussi la vision d'un monde futur où les hommes auraient presque disparu au profit de dieux ayant pris possession de la Terre. Il y avait là quelque chose d'intéressant à approfondir à mes yeux.
C'est du moins ce qui est raconté dans le premier tome de cette série, celui qui m'a mis l'eau à la bouche en espérant des développements ultérieurs. Mais au lieu de cela, c'est un retour vers le passé qu'imposent les tomes suivants, avec des histoires se déroulant des années 30 jusqu'aux années 70.

Le premier tome est donc une intrigante introduction sur ces dieux et leurs rapports avec les hommes et avec la Terre. Le graphisme de Laurent Theureau y rappelle fortement celui de Moebius (avec un trait moins fluide néanmoins). On y sent une influence des BD de science-fiction de l'époque de Métal Hurlant. Son récit reste cependant assez léger, très visuel et à l'intrigue diluée. Et le fait que la dernière douzaine de pages de l'album ne soient pas des planches dessinées mais des articles de presse et illustrations donnant des détails sur ce monde m'a un peu déçu.

Le second tome nous ramène à l'époque des hippies et du flower power dans un récit mettant en scène d'autres dieux et personnages que dans le premier. Il est dessiné dans la ligne claire et élégante de Roberto Baldazzini mais je regrette l'aspect raide de ses personnages. L'histoire est intéressante mais reste assez légère au niveau scénario, et rapidement lue.
En addition, on trouvera un court récit mettant en scène un dieu du premier tome, là encore très vite lu mais assez parlant sur la psychologie de ces nouveaux dieux.

Le troisième et le quatrième tomes se déroulent en majorité durant la seconde guerre mondiale. L'un, illustré dans le style réaliste et sombre de Danijel Zezelj, met en scène un dieu d'origine japonaise dans un récit qui ne m'a guère convaincu, un peu vide et ennuyeux malgré une représentation brève mais assez intéressante de l'Allemagne en plein milieu de la guerre. L'autre, doté de l'agréable dessin de Peter Snejberg, met en scène une intervention divine mouvementée et peu surprenante en territoire nazi. Et en deuxième récit, une histoire se déroulant dans les années 50 où les dieux dissertent entre eux sur leurs relations avec les hommes sans parvenir à une conclusion claire.

Malgré un bon concept initial, les récits qui composent cette série se révèlent trop légers, trop vains et trop rarement surprenants. On les lit et on les oublie rapidement. Ils peinent à captiver le lecteur. J'aurais très franchement préféré une seule longue histoire sur plusieurs tomes.
Quoiqu'il en soit, la série n'ayant visiblement pas rencontré le succès, elle s'arrêtera à 4 tomes seulement quand une trentaine étaient prévue initialement. Un peu dommage car j'aurais bien aimé voir l'histoire du tome 1 prendre pour de bon son envol vers une intrigue plus concrète, si possible avec le même dessinateur tout du long.

Nom série  Ceux qui me restent  posté le 24/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si cet album a pour thème la maladie d'Alzheimer, cela ne se voit pas durant les 50 premières pages. On y suit en effet la romance sans frein d'un jeune homme pour sa future femme anglaise puis le drame de la mort de celle-ci et du héros qui se retrouve veuf trop jeune avec sa petite fille de 5 ans qu'il ne veut pas perdre à son tour.
C'est une introduction bien menée, dotée d'un agréable dessin parfois aux allures de jolis crayonnés, parfois avec davantage de soin et quelques cases toutes en peinture directe.
C'est un bon début qui dégage une certaine émotion.

Puis vient la révélation de la maladie et la façon dont elle impacte le récit que l'on croyait suivre. Le trouble et la perte de repères est bien mise en scène... malheureusement un peu trop bien à mon goût. Car dès lors, j'ai commencé à décrocher d'un récit qui devenait embrouillé, perdu dans le temps, la réalité et les personnages qui se mélangent. Cela reflète bien ce que peut ressentir le malade lui-même mais c'est également pénible à lire à mon goût et toute l'émotion qui m'avait étreint au départ a disparu au profit d'un léger agacement. Je n'ai pas su m'attacher aux personnages, d'autant que les révélations nous apprennent qu'à priori ils sont loin d'être sans tâche. Humains et réalistes, sans doute, mais je n'avais pas envie de suivre leur histoire plus que ça. Alors quand en outre, elle n'est pas racontée de manière agréable, je n'en retiens qu'un message qui a du mal à passer sur une maladie qui pourtant est particulièrement terrible pour l'âme humaine.

Nom série  L'Insurrection  posté le 24/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marzena Sowa nous avait déjà offert la série Marzi racontant sa jeunesse dans la Pologne communiste des années 80 et au-delà. C'est encore une vision de la Pologne qu'elle scénarise avec cette nouvelle série mais cette fois durant la Seconde Guerre Mondiale, à un moment peu connu du grand public français, quand, en 1944 et voyant la fin de la guerre approcher, la Résistance Polonaise a voulu se soulever contre les Nazis mais a été écrasée sans que les alliés Russes ne leur viennent en aide.

Ce n'est pas un récit de guerre qui nous est conté ici, mais le récit de la vie de gens normaux à Varsovie à l'époque. Nous entrons en effet dans le cadre des habitants d'un petit immeuble, une famille dont le fils résistant est mort, dont la cadette a trouvé un nouveau fiancé qui a peur de s'engager, dont le beau-fils distribue des journaux résistants, dont une voisine est amoureux d'un soldat allemand, etc... Et le tout dans un cadre de fréquents bombardements, de couvre-feu et de danger permanent de tomber sous les balles des SS.

C'est une lecture très intéressante et très humaine.
Son graphisme est doté d'une personnalité certaine, un charme que j'ai apprécié mais des personnages qu'on pourrait trouver un peu raides. Les décors sont réalistes et réussis, mais l'ensemble est dans des teintes très monochromes qui donnent un ton terne à l'ensemble. Certes l'époque n'était pas à la gaieté, mais le rendu plombe un peu l'ambiance à mon goût.
Quant aux protagonistes du récit, ils sont variés et intéressants mais ils ne sont pas rendus particulièrement attachants. On les suit avec une certaine distance, dans le premier tome du moins.

Bref, c'est pour le moment une lecture instructive et bien menée, dont on a envie de lire la suite, mais il ne s'en dégage pas encore de grande émotion. L'ensemble parait un peu froid, mais peut-être cela changera-t-il quand éclatera l'orage annoncé.

Nom série  Superman - Super Fiction  posté le 23/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette mini-série scénarisée par Joe Casey et dessinée par Derec Aucoin est assez étonnante. Elle se déroule dans la continuité des aventures de Superman des années 2000, à une époque où Lex Luthor était président des USA. Mais ce contexte ne sert que de toile de fond car ce sont de courtes histoires complètes qui nous sont racontées là. Et le ton est spécial car il dispose d'une dose non négligeable de loufoque, ou du moins de surréaliste.

Superman est en effet confronté à des situations franchement inattendues. Son double façon âge d'or sorti de l'imaginaire d'un romancier, un magouilleur tentant de vendre la marque de Superman au grand public, une ville entière de super-héros à l'ancienne, un candidat à la présidence ultra-médiatique, une planète mangeuse de soleil ou encore une version moderne et en duo du fameux Mr Mxyzptlk de la 5e dimension, sont autant d'adversaires incongrus qu'il va rencontrer. Et dans tous ces cas, sa super force ne servira pas à grand chose et il devra plutôt faire la preuve de sa volonté, de son pacifisme et de son état d'esprit super-héroïque.

C'est une lecture un peu étrange, loin des récits sérieux et plus convenus des aventures de Superman. Il y a une dose manifeste d'humour, un ton décalé, mais aussi avant tout une vision et une réflexion sur la place d'un super-héros comme Superman dans la société humaine ainsi que dans l'imaginaire.
C'est parfois amusant, souvent surprenant, et le graphisme de Derec Aucoin est très appréciable.
Je n'ai cependant pas complètement accroché. La majorité des récits manquent trop de crédibilité, les situations semblent trop sorties du chapeau et résolues trop rapidement. Il y a du bon, de bonnes idées et de bons personnages, mais je ne suis pas tombé sous le charme et ce n'est pas une série qui me marquera vraiment. L'ensemble m'est apparu trop futile.

Nom série  He is a beast  posté le 22/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
He is a beast s'entame comme un stéréotype de shojo à l'eau de rose et j'ai bien peur que rien ne le fasse gagner en originalité au fil des tomes.

C'est un cadre ultra déjà-vu qui nous est présenté.
Une jeune lycéenne vient de ré-emménager dans sa ville natale et va faire sa rentrée des classes.
Durant sa jeunesse, elle a été traumatisée par un garçon qui la taquinait : devinez-vous dans la classe de qui elle va se retrouver ?
Sa mère s'est remariée avec un homme que l'héroïne ne connait pas encore : devinez-vous qui sera le fils de cet homme et donc le nouveau frère de l'héroïne ?
C'est donc sur une situation complètement cousue de fil blanc qu'est bâtie l'intrigue de ce manga. L'héroïne va devoir supporter un garçon qu'elle n'apprécie pas du tout en permanence à ses côtés, et pour une raison que je n'ai pas captée, elle veut absolument cacher cela aux autres lycéens.
Par la suite, on va avoir droit au scénario romantique à l'eau de rose ultra-basique : au début ils s'engueulent et ne se supportent pas mais en fait, peu à peu, etc etc...

Je me suis ennuyé à la lecture de ce shojo.
Le graphisme est pourtant soigné et la narration relativement fluide. L'héroïne a l'avantage aussi de ne pas être trop nunuche comme peuvent l'être certaines héroïnes de shojo.
Mais tout s'avère tellement prévisible que ça ne me motive vraiment pas à lire la suite.

Nom série  Le Projet Marvels  posté le 21/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Projet Marvels est une manière pour l'éditeur Marvel de redonner vie et renouveler le récit des origines des super-héros de l'âge d'or de son univers, ceux apparus à partir de 1939 et durant la seconde guerre mondiale : La Torche Humaine, Namor, Captain America, Nick Fury mais aussi de nombreux autres personnages qui ont été oubliés de la majorité des lecteurs modernes. Dans cet ouvrage de 200 pages, il présente leurs origines à presque tous, leurs premières apparitions, leur rencontre, leurs actions durant la Seconde Guerre Mondiale jusqu'à la création du premier grand groupe de super-héros d'avant les Avengers : les Invaders (version remodelée des plus anciens All-winners squad).

On y revit des événements clés dans la mythologie Marvel : l'attaque de New York par Namor, son combat contre la Torche Humaine, la création de Captain America, les exactions de Crâne Rouge, etc... autant d’événements que j'avais déjà entre-aperçus par le biais de la série Marvels et à la lecture de mon encyclopédie de l'univers Marvel, mais que cet ouvrage là permet de vivre davantage de l'intérieur.
Vous noterez que je dis "davantage de l'intérieur" et pas "véritablement de l'intérieur" car pour pouvoir raconter tout ça et en même temps présenter bien d'autres personnages et événements moins connus dans une intrigue globale qui tient la route, la densité et le rythme de cet album sont particulièrement élevés. La narration est rapide et saute de lieux en lieux, de personnages en personnages, au risque de perdre le lecteur qui ne connaît pas parfaitement l'univers Marvel de l'âge d'or, et moi-même ai eu du mal à véritablement rentrer dans le récit. Sa rapidité et son abondance de personnages le rendent malheureusement légèrement hermétique, comme une histoire qui passe trop vite pour qu'on s'y attache suffisamment.

C'est un peu regrettable car à côté de cela, le graphisme rétro est le plus souvent superbe. Et la manière dont l'ambiance des années 30 et 40 est ressuscitée est très appréciable. D'autant plus appréciable que l'idée de permettre aux lecteurs modernes de découvrir ou redécouvrir en un seul grand récit bien construit les origines des plus anciens super-héros Marvel est particulièrement louable.

Je ne regrette ni ma lecture ni mon achat, mais j'ai le sentiment qu'un récit aussi ambitieux et d'une telle envergure aurait mérité soit davantage de pages pour un rythme moins échevelé, soit de se concentrer sur un peu moins de personnages quitte à en oublier d'autres moins intéressants ou peut-être mentionner ces derniers de manière plus anecdotique.

Note : 3.5/5

Nom série  Lady Rex  posté le 21/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lady Rex est une bande dessinée d'action et de charme dans le cadre imaginaire d'un ranch/maison-close célèbre à la fois pour ses strip-teaseuses et pour son dressage et ses joutes de dinosaures. L'héroïne, Albatra, y est la danseuse vedette, experte en pole dance, avant de se retrouver avec une nouvelle venue, jeune et rebelle, entre les pattes que le propriétaire du ranch lui impose de former. Cela tombe d'autant plus mal que le propriétaire est en négociation avec une riche client et qu'il faut absolument qu'une importante course de dinosaures se passe au mieux.

C'est un ouvrage qui ne se prend pas la tête mais qui fournit un divertissement de plutôt bonne facture. Au charme des positions lascives et érotiques de l'héroïne quand elle danse vient se joindre l'action des courses de dinosaures et des complots ourdis contre elle. Le ton est léger, plutôt superficiel, mais le rythme est bon et la lecture prenante. On pourrait croire à un scénario indigent et racoleur avec un tel cocktail de thématiques, mais il s'avère crédible, doté d'un fond assez intelligent et les personnages sont plutôt sympas et attachants. Le graphisme est de belle qualité également, tant pour les filles que pour les créatures reptiliennes.

J'ai été un peu surpris qu'il ne s'agisse que d'un one-shot car l'intrigue laissait penser à de probables développements futurs, mais la fin vient conclure les événements de manière assez inattendue quoique réaliste.
Ce n'est pas une grande oeuvre, ni une lecture qui marquera les esprits, mais c'est un bon divertissement, bien construit et joliment dessiné.

Nom série  Genuine City  posté le 21/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture des deux premiers tiers du tome 1, j'ai cru que j'allais franchement beaucoup aimer cette série. Il faut dire que je l'ai lue sans en rien savoir à l'avance ni avoir lu le résumé officiel qui dévoile tout ce qui fait le mystère du début de l'intrigue.

En effet, je suis tombé sous le charme de ce monde fantasy avec son tyran un peu décalé et le voile qui se lève doucement sur ce qu'on comprend ne pas être un monde véritablement réel. Le graphisme est très bon et très soigné. Le cadre est fouillé et surprenant quand on croit lire une banale histoire d'heroïc-fantasy de plus chez Soleil. Et les personnages sont plutôt bons, que ce soit Leonidas, son conseiller Colbert, le niais Polak ou encore l'impressionnant gladiateur Pitt. Quant à l'intrigue, elle est dense et son rythme élevé en donne pour son argent.

Cependant, le charme retombe un peu quand on passe de cette étonnante fantasy virtuelle à un cadre nettement plus classique de dystopie SF post-apocalyptique avec un tyran d'un côté et des rebelles issus des bas-fonds de l'autre. La thématique à la Matrix n'est pas mauvaise mais on se retrouve du coup nettement plus dans le déjà-vu et le soufflé est retombé pour moi.

C'est quand même une bonne lecture, soutenue par un graphisme de belle qualité, donc je la conseille sans problème, mais j'ai le sentiment qu'il y avait de quoi faire mieux que ça avec les ingrédients fournis.

Nom série  Prison School  posté le 20/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré son abondance de fan services, ce manga n'est pas une série érotique. Il s'agit d'un mélange inclassable, une sorte de parodie sado-maso de harem manga assaisonné d'une romance impossible, le tout dans un lycée un peu loufoque. Le mélange est étonnant mais je dois dire que la sauce n'a pas pris à mon goût.

Pourtant je trouvais le début assez agréable.
Le dessin est de très bonne qualité. Les personnages masculins et féminins sont très bien réalisés, très soignés, et les courbes féminines dans les scènes de fan service sont très jolies. La seule chose que je trouve assez moche est l'exubérance des visages déformés aux yeux écarquillés des garçons quand ils sont sous tension.
La romance qui s'entame entre le héros et sa douce est également réaliste et mignonne. Je me disais qu'il y avait moyen de lire là une sympathique récit bien dessiné.

Seulement, quand l'intrigue prend soudainement le cours qui donne son titre à la série, j'ai rapidement décroché.
L'aspect parodique ne m'est pas paru suffisamment évident et le ton paraissait se prendre au sérieux un peu trop souvent pour me plaire. La situation est aberrante, sans crédibilité et juste agaçante pour moi qui n'ai aucun soupçon de masochisme dans le sang et qui ne trouve pas non plus à en rire.
D'ailleurs, les moments qui se veulent à priori humoristiques ne m'ont pas du tout fait rire.
Quant à l'aspect érotique des situations, disons que je ne suis pas du tout "cravache et talons aiguilles".

Si bien que j'en suis venu à souhaiter survoler les brimades que subissent ces cinq garçons pour me contenter de voir comment évoluait la romance du héros. Mais globalement, je ne suis pas pressé de lire la suite.

Nom série  Cosmic Odyssey (L'Odyssée Cosmique)  posté le 20/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Difficile de ne pas faire le rapprochement entre cette grande saga cosmique et Le Gant de l'Infini, autre saga du même genre publiée chez Marvel et du même scénariste. On se retrouve en effet dans les deux cas dans un grand cross-over mettant en scène les plus puissants personnages de leur univers face à un danger d'ordre quasi divin qui menace la réalité toute entière.
Cependant, je dois dire que j'ai été bien peu enthousiasmé par cette Cosmic Odyssey.

La menace est rapidement expliquée : une antique civilisation disparue avait créée une "Equation d'Anti-Vie" capable de détruire en quelques secondes des centaines de milliers de systèmes solaires. Et ce danger a été réactivé par accident de nos jours, effrayant suffisamment les puissants pour que même les New Gods et le maléfique Darkseid décide de s'allier et de recruter pour les aider les plus puissants super-héros terriens.

Alors rapidement, l'intrigue devient bancale.
La galaxie s'effondrerait si 2 systèmes solaires bien précis étaient détruits ? Ah ?
Pourquoi envoyer de petites équipes de juste 2 super-héros pour sauver des systèmes solaires entiers ? Sans parler de l'équipe composée de Batman et de Forager, un New God que je ne connaissais pas mais aux pouvoirs visiblement minables : que pourraient-ils faire théoriquement contre une entité capable de détruire des planètes ?
Et pourquoi des avatars d'une entité ultra-puissante se déguisent en gaillards un peu ridicules pour commettre leurs méfaits alors qu'avec la puissance dont ils devraient être dotés, ils pourraient à priori détruire des étoiles sans difficulté ?
Quant aux événements finaux avec des "forces" sorties un peu du chapeau et qu'on peut combiner comme ça hop (et tout ça grâce à un coup de fil de Batman depuis une cabine téléphonique) et une solution de sortie de crise en complet deus ex machina (et hop on détruit une dimension ! Ah bon ?), ça donne une conclusion d'histoire franchement peu convaincante.

Quant au dessin, je n'y ai pas du tout reconnu le style de Mike Mignola que j'apprécie dans Hellboy. Il est ici bien plus formaté comics de super-héros et sans grand charme. Seule réussite à mes yeux, la représentation graphique de l'entité d'Anti-Vie elle-même qui apparaît bien inquiétante.

Cette histoire se lit comme un divertissement et permet de mettre en scène des personnages de l'univers DC que je n'avais pas trop l'habitude de voir évoluer, mais son scénario tient difficilement la route.
Bref, une lecture un peu décevante et qui s'oublie rapidement.

Nom série  DMC - Devil may cry  posté le 19/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ne connaissant rien des jeux vidéos Devil May Cry, je craignais d'être perdu d'emblée à la lecture de cet album. Heureusement, le cadre est rapidement présenté et plutôt simple à saisir.

Pourtant, cette adaptation BD du monde de DMC est loin d'être impeccable.
La narration est hachée et parfois trop rapide.
L'album s'entame par deux planches mettant en scène Dante, le protagoniste du jeu, l'une "un jour", l'autre "quelques mois avant", avant de sauter aussi sec vers le "aujourd'hui" du récit de la BD en elle-même. En effet, par la suite, le récit met en scène le frère de Dante et la medium Kat et se déroule juste avant les événements du jeu. Après coup, ces deux premières planches qui embrouillent plus qu'autre chose me paraissent être un avant-goût du jeu vidéo DMC de 2013 pour donner envie aux joueurs.

Le récit est très mouvementé, le rythme très rapide et on a parfois l'impression de survoler les événements. La relation entre les deux personnages principaux, notamment, évolue à une vitesse bien peu crédible, j'en veux pour preuve ce baiser qui tombe presque comme un cheveu sur la soupe.
Les facilités sont également nombreuses, avec des solutions miracles sorties du chapeau en cas de coups durs : "ce monstre est trop dur à battre, mais si on combine tel pouvoir avec telle arme alors on créera un vortex paradoxal inter-dimensionnel qui fera exactement ce qu'on veut, tuera le monstre et nous transportera sur les genoux de Scarlett Johansson, facile !".

Néanmoins, si l'on s'en tient à la lecture de cet album comme un pur divertissement et un avant-goût d'un jeu de baston fantastique contre des démons, alors ce n'est pas si mal. Le dessin est très dynamique et approprié même s'il devient parfois brouillon quand les personnages sont représentés de loin. Le scénario est un peu basique dans son genre mais tient la route.
C'est du fantastique et de l'action assez bourrin et grand spectacle. Et c'est un prequel qui a titillé un peu ma curiosité et mon envie d'essayer éventuellement le jeu.

Alors c'est loin d'être une grande bande dessinée et une lecture que je recommanderais, mais pour une création commerciale, c'est un objet correctement réalisé.

Nom série  Superman - Les Origines (Droit du Sang)  posté le 19/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un reboot du récit des origines de Superman, sa jeunesse à Smallville, ses débuts à Metropolis, sa première confrontation avec Lex Luthor, j'en ai lu et vu un certain nombre je dois dire. Mais celui-ci est chouette car elle prend quelques libertés bien appréciables, tout en restant fidèle à l'esprit de la série.

Qu'est-ce qui diffère dans cette histoire ?
Eh bien, deux choses essentiellement.
Tout d'abord, l'arrivée de Superman à Metropolis a lieu de nos jours et le contexte sociologique de la société américaine des années 2000, notamment son cynisme et sa méfiance de l'inconnu/étranger, sont intelligemment mis en scène et font partie des défis que Superman, terrien de culture mais alien d'origine, va devoir surmonter.
Ensuite, le Superman en question est nettement moins naïf et lisse qu'il a pu être représenté ailleurs, notamment dans les films le mettant en scène. Il réfléchit à sa position par rapport à son rôle de justicier, à la façon complexe dont il doit s'y prendre pour être accepté et non pas craint, à ce qu'il doit faire pour remplir son rôle dans la société moderne.

Le scénario est dense et très bien mené. L'histoire tient la route et les personnages sont bons.
Le graphisme quant à lui est moderne et appréciable, même si je n'en suis pas particulièrement fan.
Bref, c'est un très bon récit de Superman, un que je conseillerais sans hésiter, même s'il s'agit "encore" de raconter les débuts du super-héros.

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 13/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été un peu surpris en fin d'album de réaliser que ce n'était pas un one-shot. Il y a dans ce seul premier tome tout à fait de quoi former une histoire complète. Mais quoiqu'il en soit, ce fut pour moi une très chouette lecture !

Soutenu par un excellent dessin, le récit met en scène un excellent trio de vieillards pleins de vie qui ont à peine vieilli dans leur tête. Le récit est drôle, prenant, bien mené et rythmé. Les personnages sont succulents, les dialogues exquis, les situations pleines d'humour et d'humanité.

Ces vieux fourneaux mais aussi la jeune Lucette enceinte sont très attachants et j'ai bien hâte de lire la suite de leurs aventures.

Nom série  Gens de France et d'ailleurs  posté le 13/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai longuement hésité avant d'enregistrer cet ouvrage sur BDtheque. En effet, même si beaucoup de personnes considèrent qu'il s'agit d'une bande dessinée, notamment le jury d'Angoulême et visiblement l'auteur lui-même également à le lire, j'estime que ce n'en est pas une. Ce n'est même pas un roman photo. Il n'y a en effet aucune narration séquentielle et le texte prend très largement le pas sur les images qui ne sont souvent là qu'en illustrations disséminées selon l'offre disponible et les besoins. C'est à mes yeux un reportage illustré, largement illustré il est vrai, de photos artistiquement retouchées.

Mais qu'il s'agisse d'une véritable bande dessinée ou pas, c'est une bonne lecture.
Il s'agit de véritables reportages photos réalisés par l'auteur, Jean Teulé, parfois accompagné d'un ou d'une photographe. Deux aspects les rendent particulièrement intéressants.

D'abord il y a l'originalité des sujets choisis. L'auteur commence d'abord par s'intéresser à des faits divers parfois un peu sordides, histoires de meurtres ou de mort, s'étant déroulés en France sur lesquels il revient des années après les faits, une fois que la poussière est retombée et qu'il peut obtenir des témoignages dépassionnés des principaux concernés ou d'autres tiers en rapport avec les événements. Puis les sujets deviennent plus diversifiés, s'attachant à des faits ou des personnages incongrus, édifiants, étonnants ou simplement trop oubliés aux yeux de l'auteur. Cela va du paysan un peu couillon qui construit une soucoupe volante pour sa vieille mère à la situation ahurissante de certaines familles consanguines au cœur de l'île de la Réunion, en passant par le témoignage de prostituées, l'interview d'un chasseur compulsif de dédicaces BD ou une vision crue de ce que vivait un touriste dans les rues du Dakar des années 70-80.

Puis ensuite il y a le ton et la perspicacité de l'auteur. Assez cynique, Jean Teulé n'a pas son pareil dans ces pages pour débusquer l'incongruité humaine, distillant humour grinçant et dénonciations d'états de faits parfois scandaleux, ou se contentant de faire ressortir l'humanité de situations à priori banales ou de faits qu'on aurait trop vite catalogués. C'est fin, instructif et assez marquant.

Pourtant, tout n'est pas excellent. D'une part, je ne suis pas un grand fan non plus de l'aspect artistique des retouches de photos sur lesquelles l'auteur repeint ou dessine souvent. Et d'autre part, certains sujets choisis sont un peu ennuyeux, d'autres un peu glauques. Le texte est parfois rébarbatif. Bref, on a tôt fait de vouloir sauter certains reportages qui nous intéressant moins quand on lit l'intégrale de cette série.
A titre personnel, je ne relirai pas cet ouvrage et ne l'achèterai donc pas, mais je me suis empressé d'en conseiller la lecture à mes proches, ne serait-ce que pour qu'ils découvrent certains sujets édifiants et la manière dont Jean Teulé les aborde, même si je serais prêt à leur dire qu'ils peuvent zapper une partie des autres articles car tout n'est pas aussi passionnant.

Note : 3.5/5

Nom série  Une année au lycée  posté le 13/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout en restant réaliste, cet album raconte par le biais de l'humour une année dans un lycée telle que vue par l'auteur, professeur d'histoire-géo. De la rentrée aux résultats du Bac, nous le suivrons dans sa découverte de ses élèves, la difficulté qu'il a à les contenir ou à les motiver, son étonnement face à leurs comportements mais aussi toutes les petites choses qui font la vie d'un prof dans les murs d'un lycée.

C'est un témoignage de bonne qualité avec des anecdotes intéressantes et beaucoup de vécu. C'est souvent édifiant, souvent désespérant même si l'aspect adolescent débile des élèves est (j'espère) caricatural ou du moins représenté de manière un peu extrême. Dans tous les cas, l'auteur ne se moque ni des lycéens ni des profs mais il pose un regard caustique sur l'ensemble et sur le lycée en général.

C'est assez amusant mais pas hilarant. Même si on constate la difficulté du métier de professeur, on apprend peu de choses qu'on ne sache déjà, la majorité des lecteurs étant passés par la case lycée au cours de leur jeunesse. Du coup, la lecture est assez divertissante mais pas passionnante et je l'ai trouvée parfois légèrement rébarbative.
C'est une lecture qui m'a fait passer le temps mais je n'en conseille pas particulièrement l'achat.

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