Encheres BD 728x90
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...   BD Encheres 468x60
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 5227 avis et 2020 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Arsène Schrauwen  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis passé totalement à côté de cette oeuvre qui semble pourtant avoir plu à beaucoup de lecteurs. Il faut dire que c'est un véritable OVNI et que son originalité de ton et de structure peut ravir les amateurs d'innovation graphique et narrative. Mais j'y suis resté hermétique.

Si l'on s'en tient à son résumé, il s'agit du récit, à priori partiellement biographique, d'un séjour dans une colonie tropicale, probablement un Congo Belge fantasmé, du grand père de l'auteur de 1947 à 1949. Arrivé là pour y retrouver son cousin ayant la charge d'un projet de ville utopique, il va finalement le remplacer quand ce dernier va sombrer dans la folie, et prendre la tête d'une expédition architecturale dans la jungle.

Mais dans les faits, nous sommes dans un récit surréaliste et impressionniste à la fois.
Arsène Schrauwen est un anti-héros à la Jimmy Corrigan, un médiocre rondouillard, mutique et centré sur lui-même qui observe le monde qui l'entoure par le trou de la serrure de ses émotions compliquées. Toute la narration est conçue pour transmettre les sensations de ce personnage. Une image teintée de bleu quand il fait frais, de rouge quand il a chaud, ne laissant apparaître que les détails occupant l'esprit de son héros et des formes vides du reste qui ne l'intéresse pas, à l'image de certains dialogues rendus physiquement illisibles simplement parce qu'il ne prend pas la peine de les écouter réellement. Et un fameux héros qui se crée ses propres murs de peur, s'enfermant dans la psychose d'attraper un ver parasite, se souciant davantage de ses plus bas besoins physiques que des gens qui l'entourent, et se laissant guider comme un enfant couillon, parfois naïf et souvent égoïste.

C'est au niveau de cette narration que j'admets que c'est une oeuvre intéressante et qui peut plaire. Car l'auteur expérimente beaucoup et cela marche souvent. Il joue de toutes ces émotions qu'il transmet, insiste sur le côté ridicule ou absurde des nombreuses situations qu'il met en scène. Il pousse le concept jusqu'à imposer des fantaisies à son lecteur comme de lui demander d'arrêter sa lecture pendant une semaine pour refléter le temps qui passe dans son récit. Il y a une vraie ironie et un second degré flegmatique dans le ton de cette BD, qu'on perçoit dès la couverture et qui perdure au fil des pages.

Mais concrètement parlant, je n'ai pris aucun plaisir à la lecture de cet album. L'ambiance m'a déplu et ne m'a ni envoûté ni amusé. Je n'ai pas aimé son côté trop intimiste, trop malsain par moment. J'ai également trouvé le dessin moche. L'histoire et les personnages m'ont ennuyé. Le côté absurde n'a touché pour moi ni à la poésie ni à l'humour. Et l'ensemble de ces sensations que veut transmettre l'auteur m'a rebuté et n'a en aucun cas su toucher une corde agréable dans mon esprit.
Ce n'est pas un album que je conseillerai, à part éventuellement pour illustrer l'un ou l'autre de ses processus narratifs, mais l'exercice technique et artistique ne se suffit pas à lui-même pour moi.

Nom série  Le poids des nuages  posté le 20/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contexte original, celui de l'Argentine d'après seconde guerre mondiale, avec l'arrivée au pouvoir du général Perón et de sa fameuse femme Eva, et celui de la construction aéronautique. Nous y suivons un ingénieur français exilé de France pour collaboration qui cherche à monter son entreprise de construction d'avion de chasse à Buenos Aires et se retrouve confronté à la complexe situation politique locale dans un milieu où se côtoient espions américains et anciens nazis.
L'histoire est fictive mais elle se base sur la réalité historique de l'époque dans ce pays. Il est en effet intéressant d'apprendre que l'Argentine a véritablement disposé d'un programme aéronautique indépendant des grandes puissances occidentales entre 1945 et 1960 et que celui-ci était mené par des ingénieurs d'abord français puis allemands.

Le dessin de Michel Chevereau est réaliste et efficace. La narration est fluide, sans fioriture.
Nous sommes dans le cadre d'un récit pragmatique, sérieux et bien mené.
Il lui manque peut-être un peu de légèreté et de sens de l'aventure et du suspense. Car même s'il aborde des sujets originaux et intéressants, il peut en effet apparaître assez morne. Et si les personnages sont bons, on ne s'y attache pas suffisamment pour éprouver d'émotion avec eux.
C'est une lecture qui intéressera les amateurs d'histoire de l'aviation, notamment en Amérique du Sud, et d'histoires de concurrence industrielle, mais pour le côté aventure et sensation, cela reste un peu plat malheureusement.

Nom série  Les Compagnons du Crépuscule  posté le 23/09/2003 (dernière MAJ le 19/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Depuis longtemps, les Compagnons du Crépuscule était une série que je considérais comme culte. Néanmoins, je ne l'avais pas lue depuis au moins quinze ans et j'appréhendais de la redécouvrir aujourd'hui, craignant de trouver qu'elle avait trop vieilli ou de découvrir des défauts que mes yeux désormais plus acérés en matière de bande dessinée pourraient trouver.
Je suis heureux de pouvoir dire que mon avis reste inchangé, c'est une bande dessinée véritablement excellente.

Les Compagnons du Crépuscule, c'est une série médiévale fantastique.
Rares sont celles qui mettent autant l'accent sur le terme médiéval car François Bourgeon a effectué un formidable travail documentaire pour redonner vie au Moyen-Âge français de l'époque de la Guerre de Cent Ans. Décors, costumes, architecture, état d'esprit et coutumes sont parfaitement respectées et bien rendues. Cela va jusqu'aux dialogues qui sont écrits en grande partie en vieux français, les rendant parfois un peu plus compliqués à comprendre mais ajoutant nettement à l'ambiance du récit.
Quant au fantastique, il s'insère à des degrés divers de tome en tome. Globalement, il s'inspire des légendes médiévales, essentiellement d'inspiration celtique avec des influences druidiques et l'apparition d'un discret Merlin dans le dernier tome. Mais nous sommes loin d'un récit d'heroïc-fantasy, même si le second tome va un peu plus loin que les autres dans ce domaine.

Chaque tome forme une histoire complète, avec chacun une ambiance assez différente. L'ensemble est relié par les personnages évidemment, par un fil rouge narratif évoquant un mystérieux conflit entre des puissances immortelles et symboliques, Noire, Rouge et Blanche, mais aussi par quelques moments clés se répétant de tome en tome tels que le texte d'introduction, certains dialogues et scènes comme les différentes fois où l'Anicet essaie un casque et se fait successivement traiter de chaudron, marmite et casserole.

Le premier tome met en scène la rencontre entre les 3 personnages principaux. On y trouve d'abord la Mariotte, jolie rousse rebelle et pas toujours très chanceuse. Puis l'Anicet, beau gosse mais très lâche, égoïste et assez détestable. Et enfin le Chevalier, défiguré et sans domaine, poursuivant une folle quête inspirée par ses rêves. L'intrigue de ce tome n'est pas passionnante mais met en place l'ambiance de la série, entre réalisme médiéval et légendes fantastiques à la croisée du rêve.

Le second tome est nettement plus orienté vers l'imaginaire et la poésie. Son récit, aventureux et débridé, est proche de la fantasy avec des créatures surnaturelles et un monde caché. Très beau, j'aime la façon dont il se raconte en parallèle un récit plus druidique, très celtique. Il y règne en outre une légère ambiance hippie tant au niveau des personnages que de certains costumes comme celui de la dame blanche.

Le troisième tome est le plus gros et le plus abouti. C'est le final grandiose de la série. Nos héros arrivent cette fois dans un décor urbain, celui d'une ville et d'un château pleins de vie, de dangers et de personnages divers et variés.
Le Dernier Chant des Malaterre est un chef d'oeuvre ne serait-ce qu'au niveau du dessin, de la recherche historique, de la beauté et du réalisme ultra-fouillé de ses décors. Bourgeon a fait une recherche énorme afin de construire cette bande dessinée. Mais au-delà de cette justesse du détail et du réalisme, l'histoire en elle-même est captivante et envoûtante. Le scénario est complexe car il concrétise des notions acquises dans les deux premiers tomes et ne s'offre pas tout cru au lecteur. Il y a une part de fantastique, de magie et beaucoup d'humanité dans cette oeuvre. Et le final de toute cette aventure médiévale est tout simplement beau et intelligent.
Une pièce maîtresse dans toute bédéthèque à mes yeux.

Nom série  Jupiter's Legacy  posté le 19/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà la nouvelle série en cours de publication aux USA de Mark Millar et Frank Quitely, qui avaient déjà travaillé ensemble pour un résultat excellent sur The Authority.
Elle met en scène une Terre où les super-héros sont apparus à partir de 1932 par le biais d'un petit groupe d'amis et de parents à qui des entités venues d'ailleurs ont donné des pouvoirs pour apporter l'espoir et la justice dans le monde. Tout cela a fort bien fonctionné tandis que les années passaient, que les super-héros vieillissaient et transmettaient également leurs pouvoirs à leurs descendants. Si bien que 80 ans plus tard, de nos jours, les générations de super-héros ou du moins de personnages dotés de super-pouvoirs se côtoient. Et alors qu'en 2013 le monde subit la crise financière, économique et morale que l'on connait, les mentalités des différents super-héros ont changé et vont soudainement entrer en conflit, avec des enfants se dressant parfois violemment contre leurs parents.

Pour les amateurs de récits de super-héros, les idées que contient cette série rappelleront celles de plusieurs autres. J'y ai surtout retrouvé des similitudes avec Invincible pour les relations compliquées dans une famille de super-héros mais aussi les différents groupes s'organisant pour protéger la Terre. Le conflit entre super-héros rappellera de son côté des séries comme Rising Stars. Et enfin il y a aussi l'implication des héros dans la politique et leur prise de pouvoir qui feront à d'autres séries ayant abordé le thème telles que Superman - Red Son, Classwar ou Black Summer.
Il y a donc beaucoup de sujets déjà abordés ici et là dans cette nouvelle série. Mais l'ensemble est combiné de manière très appréciable. C'est comme si Mark Millar avait digéré ces différentes thématiques et en avait gardé les avantages tout en évitant les défauts. Il va à l'essentiel et c'est très réussi. La narration, notamment, est rapide. Les événements s'enchaînent sans traîner, le contexte se modifie, les années passent. A cela s'ajoutent des personnages plutôt bons et attachants et une intrigue où on se demande comment les choses vont évoluer. Le récit n'est pas uniquement tourné vers l'action mais aussi beaucoup sur la réflexion et les relations entre personnages. Bref, le scénario est dense et prenant.
A cela s'ajoute le dessin de Frank Quitely qui est excellent et sert parfaitement le récit et son ambiance.

C'est donc là une très bonne série comics sur les super-héros qui s'entame. Je croise les doigts pour que la suite et fin soit du même niveau.

Nom série  Goya  posté le 16/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

De Goya, on retient surtout ses tableaux les plus sombres, les plus angoissants.
C'est sa période la plus noire que les auteurs ont fait le choix de mettre en image dans cet album, le temps qu'il a passé dans sa maison de campagne, la Quinta del Sordo, entre 1819 et 1823, vers la fin de sa vie.
Il y est représenté en un personnage hautain, autoritaire, très ombrageux, complètement refermé sur lui-même et ayant tendance à s'énerver facilement. On y suit également la fille de sa servante dont on apprend qu'elle pourrait probablement être sa propre fille. C'est par son biais qu'on peut par moment apercevoir la part d'humanité et de gentillesse refoulée du peintre dont de rares éclats percent sa carapace d'animosité et d'aigreur. Mais cela ne suffit guère à le rendre plus attachant.

Le graphisme essaie de s'aligner sur la noirceur du personnage et de son oeuvre avec un trait assez impressionniste, aux teintes sombres et à l'ambiance claustrophobique.

Il vaut mieux connaître le personnage et son histoire pour apprécier pleinement la lecture. Notamment ce n'est que vers le milieu de l'album que j'ai découvert que le peintre était sourd, chose expliquant probablement son côté renfermé. Et ce n'est qu'après lecture que j'ai appris que les peintures réalisées dans ce récit étaient murales.
Et surtout, je n'ai quasiment pas compris la fin. Rêve ? Fuite réelle ? Pourquoi ? Il n'y a aucune explication donnée par les auteurs, même dans le texte documentaire en fin d'album.

En définitive, même si cet album m'a permis d'obtenir une vision du personnage de Goya vers la fin de sa carrière et de son état d'esprit quand il a peint ses œuvres les plus marquantes, j'ai été assez déçu par cette lecture qui me laisse sur ma faim et n'est pas particulièrement agréable à lire.

Nom série  L'Aigle et la Salamandre  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'intrigue s'entame là où d'autres finissent, par le grand incendie de Rome plus tard attribué à Néron. Le père de Gaius Atius Mus y trouve la mort et ce dernier se retrouve quasiment ruiné et à la rue. Mais le préfet du prétoire lui impose une mission : enquêter sur les origines du feu et trouver les incendiaires. Ce faisant, Gaius pourrait bien mettre le doigt dans une sombre machination mettant en scène des manigances politiques, les persécutions des premiers Chrétiens et probablement l'ombre de Néron derrière tout cela.

Le contexte historique est intéressant et rendu de manière assez vivante par les auteurs.
Le dessin est plutôt bon mais il est parfois inégal. Je n'aime pas trop son encrage, peu affirmé, presque esquissé et quelques fois assez embrouillé. Certaines perspectives sont également étranges. Et la mise en scène fait preuve d'un rythme un peu décousu. Certaines scènes d'action par exemple semblent comme suspendues, avec des cases muettes d'aspect figé, et même si les choses sont compréhensibles, il m'a parfois fallu y revenir à deux fois pour bien en comprendre l’enchaînement.

L'intrigue est séduisante et on est rapidement plongé dans la Rome Antique. L'enquête est bien menée et crédible même si là encore j'ai dû revenir une fois quelques pages en arrière pour comprendre qui était la femme que le héros interrogeait à un moment donné. La fin du premier tome est également légèrement embrouillée mais cela vient de la façon dont les choses sont racontées car après réflexion tout se tient correctement.

Ce sont donc des faiblesses narratives qui plombent légèrement le récit de cette BD mais quand on passe outre, l'histoire est bonne et la mise en image de la Rome de Néron est enthousiasmante. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Cléo, la petite pharaonne  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Certaines BD d'humour sont décevantes car elles prennent un thème comme prétexte à aligner ensuite des gags convenus et passe-partout. Cette série-là fait le chemin inverse. Elle prend le prétexte d'une série humoristique pour nous faire découvrir des faits historiques et de culture générale sur la civilisation égyptienne, la dynastie gréco-égyptienne des Ptolémée, le monde antique à l'époque d'Alexandrie et la jeunesse de Cléopâtre elle-même.

Ce n'est pas un véritable documentaire historique, rien d'ennuyeux ou de didactique. Le ton reste badin, léger et destiné en priorité à un lectorat assez jeune. Mais chaque planche est une occasion de nous apprendre quelques anecdotes intéressantes.
Chaque album est en outre conclu par un petit dossier historique expliquant la jeunesse de Cléopâtre ou encore le complexe chemin politique qui l'a amenée plus tard au pouvoir.
C'est agréable et instructif.
A côté de cela, les gags qui ponctuent les planches en elles-mêmes ne sont pas vraiment drôles. Tout au plus amènent-ils le sourire. Mais c'est l'ambiance générale du récit qui est sympathique, pas vraiment les chutes.
Le dessin est simple, typé humour pour la jeunesse, mais il est soigné et efficace.

En définitive, si vous voulez rigoler, ce n'est pas tellement la série que je vous conseillerais. Mais si vous cherchez une lecture agréable, à la fois amusante et instructive sur le plan historique et culturel, tout en fonctionnant bien pour des lecteurs à partir de 9 ou 10 ans mais aussi pour des adultes, Cléo est plutôt un bon cru.

Nom série  Retour à zéro  posté le 14/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Retour à zéro est l'adaptation du tout premier roman de Stefan Wul, à une époque où il ne se considérait pas du tout comme un écrivain. C'est un récit de SF à la façon des feuilletons pulps du début du 20e siècle, sans véritable structure et simplement porté par l'imagination de son auteur. Le ton est très naïf, très manichéen, avec une guerre froide entre peuple de la Terre et peuple exilé de la Lune, et avec un espion envoyé sur place pour s'infiltrer, découvrir la civilisation créée par ces humains de la Lune et sauver la Terre de la menace de ces derniers.

Thierry Smolderen et Laurent Bourlaud ont fait le choix d'appuyer ce ton désuet.
L'ambiance y est au rétro-futurisme, avec un futur tel que pouvaient l'imaginer les hommes de la fin 19e - début 20e siècle. Pour appuyer cela, Laurent Bourlaud utilise un style graphique original, entre l'illustration cubiste et la peinture abstraite, avec des personnages aux corps parfaits et des décors mi-baroques mi-futuristes à la manière d'un Flash Gordon ou d'un Brick Bradford. J'ai apprécié ce choix graphique même s'il prend parfois des allures assez ridicules, comme en ce qui concerne les scaphandres des habitants de la Lune.

L'histoire par contre ne m'a pas enthousiasmé.
J'aimais bien son côté élégant et rétro au départ mais son déroulement se révèle ensuite beaucoup trop premier degré. Les facilités et les stéréotypes s'enchaînent jusqu'à un dénouement à grand spectacle sans saveur ni impact. Je me suis même un peu ennuyé en attendant un retournement de situation original à la manière d'autres oeuvres de Wul comme Le Temple du passé, mais rien ne vient si ce n'est encore plus de deus ex machina et de péripéties convenues.

Bref, j'apprécie le traitement narratif et visuel de cette adaptation, mais l'oeuvre en elle-même et ce qui en ressort dans cette version en bande dessinée n'est pas enthousiasmante.

Nom série  Topaze  posté le 13/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Topaze est l'adaptation d'une pièce de théâtre de Marcel Pagnol que je ne connaissais absolument pas. Pourtant elle a connu de multiples adaptations au cinéma entre 1933 et 1963, dont l'une où Fernandel a joué le rôle titre.

Comme dans Merlusse et dans le personnage du père de Marcel Pagnol, on retrouve tout d'abord l'univers des instituteurs de la république tels qu'ils enseignaient dans les années 20. Le personnage principal, Monsieur Topaze donc, est un maître d'école très naïf, plutôt le genre bon couillon. Sincèrement attaché à la bonne morale qu'il enseigne à ses élèves, il ne se rend pas compte combien son entourage l'exploite. Il réussit pourtant à énerver le dirigeant du pensionnat où il travaille et se retrouve congédié. C'est alors qu'il va sans le vouloir se retrouver impliqué dans une affaire d'escroquerie politique.

C'est une lecture agréable.
Le dessin est sympathique même si les visages ont parfois un aspect légèrement étrange, comme si le nez et les yeux cherchaient un peu leur place. Les décors sont soignés et jolis, et j'aime bien les couleurs.
Avec le début de l'histoire au pensionnat, j'ai cru à une redite de Merlusse que j'avais lu peu de temps auparavant. Le ton est cependant plus léger, plus badin. La façon dont le héros se fait embobiner par le directeur et par sa fille est amusante, surtout quand on voit la fierté sincère, républicaine et moraliste, du héros trop heureux de rendre service. L'humour est cependant un peu convenu et j'ai eu peur que cela s'éternise sur le même thème.
Heureusement, en fin du premier tome, on voit comment les choses vont évoluer et qu'on va passer de la thématique scolaire à celle des arnaques et des affaires louches. Je suis curieux de voir comment les choses vont évoluer.

Nom série  Bérézina - D'après « Il Neigeait » de Patrick Rambaud  posté le 13/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Campagne de Russie est un triste événement à mes yeux. Non pas que je sois un fervent adorateur de Napoléon mais parce que j'y vois un immense gâchis. Un gâchis humain avec la quantité de morts qu'elle a engendrée. Un gâchis matériel et culturel avec une grande partie de la Russie et surtout la superbe ville de Moscou dévastées. Et le gâchis de voir la fin pitoyable d'un Empire européen qui avait suscité l'espoir du Peuple et aurait pu mieux tourner.

Voir cet événement adapté en bande dessinée n'attisait donc pas forcément mon envie à la base. Mais les auteurs de cette série ont su la rendre aussi attrayante qu'intéressante.

L'angle narratif du récit est de multiplier les points de vue, même si tous du côté français. Nous y suivons en effet une poignée de personnages très différents allant du capitaine de cavalerie au secrétaire particulier en passant par une troupe de comédiens et l'Empereur lui-même.
Le récit est très fluide, très aéré, sans les lourdeurs d'un récit historique trop détaillé. Et pourtant il est parfaitement clair car il va à l'essentiel. Nous sommes dans l'action et la réaction, pas dans la contemplation avec l’œil extérieur d'un historien.
Les protagonistes sont sympathiques et très humains. Ils apportent en outre régulièrement la petite touche de légèreté, d'humour voire de romantisme qui manque aux événements.
Le dessin est lui aussi largement à la hauteur. Soigné et détaillé, il offre à la fois de très beaux décors et des personnages vivants et dynamiques.

Bref, c'est un ouvrage capable de réunir dans le même plaisir de lecture les amateurs de la grande Histoire et ceux des récits d'aventure prenant.

Nom série  Mickey's Craziest Adventures  posté le 11/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'attendais un peu mieux de cet album. Il comporte des choses que j'ai beaucoup aimées mais j'en ressors quand même légèrement déçu.

D'emblée, j'ai apprécié cette idée de faire croire au recueil de planches antiques retrouvées par hasard par les auteurs. Le travail éditorial et visuel pour donner un aspect vieilli et abîmé aux pages est très beau et fonctionne parfaitement avec le graphisme de Keramidas qui pourtant contraste avec son trait plus moderne et plus fantaisie. Et l'idée que toutes les planches n'ont pas été retrouvées et qu'il en manque dans l'album permet des ellipses bienvenues, autorisant les auteurs à se focaliser sur les moments d'action et d'humour principaux sans s'embarrasser de transitions parfois compliquées. J'ai retrouvé au passage les émotions que je pouvais ressentir quand je lisais des séries à suivre dans des journaux comme Mickey, Spirou ou Tintin sans avoir tous les épisodes et que j'imaginais les événements intermédiaires.

L'intrigue en elle-même n'est pas intéressante. C'est une grosse course-poursuite où, à la manière des vieux récits d'aventure du début du 20e siècle, les héros parcourent le monde vers des lieux parfois complètement exotiques ou imaginaires.
Mais c'est avant tout un prétexte à aligner des gags en une planche, se suivant plus ou moins, exercice dont Trondheim est un grand adepte. Ces gags, s'ils ne m'ont pas trop plu pour les premières planches, m'ont vraiment fait rire à d'autres moments. C'est un peu inégal mais parfois très bon.

En définitive, Mickey's Craziest Adventures est un bel album, tant physiquement avec son papier épais et sa couverture toilée, que graphiquement avec le dessin de Keramidas et le travail de vieillissement des planches. C'est aussi un bel album dans l'idée de faire revivre l'ambiance des récits d'aventure du début 20e siècle et de l'univers de Walt Disney tout en leur donnant une touche indéniablement moderne et second degré. Mais le rendu final est un peu trop inégal en terme d'humour et trop peu marquant en terme d'intrigue elle-même pour que je sois complètement tombé sous le charme.

Nom série  Monsieur Mardi-Gras Descendres  posté le 26/08/2004 (dernière MAJ le 11/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec la sortie de l'album prologue à cette série, le Facteur Cratophane, j'en ai profité pour relire l'intégrale de Monsieur Mardi-Gras Descendres avec un oeil éclairé par ce que j'avais appris dans le prologue.
J'en garde une impression mitigée.

L'esthétisme de cette série est très marqué. Les décors vides et désolés, ou les grandes constructions et autres spectacles irréels sont souvent superbes. De même, tous ces personnages squelettiques sont très réussis, à l'exception peut-être de leurs mains qui ressemblent plus à des gants, défaut que l'auteur corrigera par la suite dans son prologue. Les enchevêtrement fréquents de leurs corps, malgré une certaine confusion visuelle qui oblige à parfois y regarder à deux fois pour bien comprendre quel os appartient à qui, font preuve d'une réussite et d'un travail certains. Je dois avouer avoir parfois eu quelques difficultés à déchiffrer une image (notamment les décors spatiaux) : l'image reste très belle mais mon cerveau n'arrivait pas vraiment à décrypter ce qui était représenté dans ces décors. En outre, au fil des tomes, l'auteur se met à abuser un peu trop des effets de flou et de lumière qui donnent un aspect un peu trop onirique à certaines scènes. Mais tout cela tient pour moi du mystère de ce monde post-mortem qui nous est présenté là.

L'ennui cependant, c'est qu'au niveau de l'histoire et de la narration, j'ai ressenti cette confusion de manière encore plus vive. J'ai suivi sans trop de difficultés le tome 1, sans toutefois ressentir de véritable passion à la lecture. Mais arrivé aux tomes 2 et 3, j'avoue avoir eu un mal fou à suivre l'action et les péripéties. Le découpage m'a semblé fouillis, les dialogues ardus à comprendre, les situations difficiles à cerner. Les lieux et personnages s'enchevêtrent de manière confuse. Les motivations des uns et des autres semblent changeants et impossibles à cerner. Et quand vient le dernier tome, plus long, qui clôt la plupart des intrigues, j'en ressors avec l'impression d'une porte qui se ferme sur une intrigue floue et trop échevelée.
En outre, les clarifications qu'apportent la lecture préalable de l'album prologue soulignent les multiples incohérences et confusions du récit de cette série là.

En résumé, je trouve Monsieur Mardi Gras Descendres beau visuellement, original dans son scénario et son ambiance, mais trop embrouillé et j'ai du mal à accrocher à son message tant mystique que poétique.

Nom série  Le Facteur Cratophane - Prologue à Monsieur Mardi-Gras Descendres  posté le 11/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cratophanie est un mot signifiant la "manifestation" du pouvoir, le contact entre le domaine du sacré et le domaine de l'humain. Et en effet, ce fameux personnage de Facteur Cratophane est le lien entre les origines magiques ou divines des sombres limbes du purgatoire et les pauvres âmes en vide et en os qui y errent.

Avec ce gros double album en one-shot, Eric Liberge nous offre un prologue à sa série Monsieur Mardi-Gras Descendres. Il nous décrit la création de ce purgatoire étrange entre Saturne et Pluton où des personnages n'ayant plus conservé que leurs squelettes rafistolés ont fondé une drôle de société entre mysticisme et hédonisme. C'est toute la structure de ce qui va former l'intrigue de la série originelle qui est mise en place, presque expliquée même si elle garde de grandes parts de mystère. On y découvre l'élément déclencheur de la création de ce monde, les responsables de cet événement, ce qui a amené au schisme entre différentes factions tels que les psychopompes, la Salamandre et la Corniche, et les origines des protagonistes de la série que sont le facteur, le Grand Nocher, l'alchimiste Ieronimus et Pétronille. Tout ce qui va se mettre en place jusqu'à l'arrivée de Victor Tourterelle et donc au début de Monsieur Mardi-Gras Descendres.

Plus de 10 ans après le dernier tome de la série originelle, Eric Liberge a eu l'occasion d'affiner et de perfectionner son trait. Monsieur Mardi-Gras Descendres était très esthétique, Le Facteur Cratophane est encore plus beau et plus soigné. Moins de flous, moins d'effets de lumière, l'auteur travaille dans le détail tous ses décors en personnages. Un élément notable par exemple est la disparition de ces mains bizarres, presque des gants, qu'avaient les squelettes de la série initiale au profit de véritables phalanges plus réalistes. Il se permet en outre de grandes mises en page et compositions théâtrales dramatiques à la manière de l'un de ses maîtres à penser en matière de graphisme, à savoir Druillet. C'est graphiquement impressionnant.

L'histoire pour sa part est intéressante car non seulement elle est bien menée mais surtout elle clarifie grandement l'univers de Monsieur Mardi-Gras Descendres. On comprend mieux des rouages qui paraissaient trop abscons dans la série initiale. Ceci dit, elle soulève également en même temps quelques incohérences dans cette dernière. Et malgré ces clarifications, on continue à s'y perdre un peu dans les différentes factions et surtout dans les motivations des personnages, notamment celles du fameux facteur qui semblent chercher son chemin et agir parfois de manière contradictoire ici mais aussi dans la série initiale.
Et à titre personnel, je continue à ne pas être complètement transporté par le charme de cet étrange purgatoire ni à m'attacher à ses protagonistes et à leurs réactions. J'y reste un peu hermétique, probablement en partie à cause de ces légères incohérences et de la nébulosité du scénario et de certains dialogues.

Le Facteur Cratophane est un bel album, tant physiquement que graphiquement, qui apporte beaucoup à la série Monsieur Mardi-Gras Descendres. Cependant, si vous n'êtes pas déjà un grand fan de cette dernière, il est possible que vous ne soyez que moyennement enthousiasmé par ce prologue.

Nom série  La Brigade du rail  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3,5/5

D'ordinaire, je n'aime pas trop les polars, encore moins les polars français, mais cela ne m'a pas empêché de trouver que cette série frôlait le franchement bien.

Il y a d'abord son originalité de prendre pour héros la police du rail, même si le héros principal vient de la criminelle en ce qui le concerne. On sent un véritable intérêt pour le monde ferroviaire et une envie de parler aux passionnés du thème. L'abondance de détails techniques, de noms de trains, de locomotives et d'anecdotes précises est presque surprenante mais on s'y fait et, moi qui ne m'intéresse pas du tout au monde du rail, je trouve ça assez amusant au final.
Il y a ensuite cette mise en scène réussie de l'ambiance des années 50 et 60 en France. Sans être vieillot, on se sent bien transporté à l'époque. C'est à la fois vivant et intéressant.
Tout cela est mis en image de belle manière, dans un trait réaliste mais fluide et à la narration claire.
Et puis, selon les albums, les auteurs nous permettent de visiter de manière plutôt agréable les différentes régions de France où se déroulent les enquêtes.
En ce qui concerne ces dernières, elles sont intéressantes et bien menées. Les personnages sont assez sympathiques, avec un héros principal moderne pour l'époque avec son air débraillé, son t-shirt et son blouson noir contrastant avec le côté moustachu à la Hercule Poirot de son collègue.
Là où le bât blesse, c'est que le rythme de ces investigations est un peu inégal. Parfois on est complètement pris dans l'histoire, d'autres fois ça stagne un peu et on ne s'attache que moyennement aux agissements du héros.

Bref, il en faudrait peu pour que je trouve cette série franchement bien mais je n'arrive pas à y accrocher totalement.

Nom série  Les Fondus de la glisse  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis actuellement dans un chalet loué et que vois-je qui traîne dans la petite bibliothèque : une unique BD, les Fondus de la Glisse, laissée sans doute là parce que "c'est bien approprié au contexte" et "ce n'est pas forcément le genre de BD qu'on garde précieusement chez soi".
On est clairement dans la BD d'humour à thème, créée pour remplir un créneau commercial.

Le dessin est correct mais formaté humour gros-nez et sans saveur. On ne reconnaîtra rien du style plus sérieux d'Eric Maltaïte que j'aime beaucoup par ailleurs.
L'humour est convenu, sans surprise et plutôt répétitif. Et comme c'est ma première BD des "Fondus de la..." que je lis, je ne connaissais pas les personnages et ne les ai pas trouvés attachants.
Bref, c'est une lecture que j'ai survolée sans la trouver drôle et que j'estime parfaitement dispensable.

Nom série  Cairo blues  posté le 26/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cairo blues, c'est un aperçu de la situation sociale et politique au Caire entre la fin du règne de Moubarak, les premiers mois après la révolution de la place Tahrir et le début de la présidence de Morsi, donc globalement de 2009 à 2013. Avec lui, on découvre différents aspects de la société Caïrote, ses différentes communautés, ses quartiers, et surtout les germes et conséquences de son soulèvement populaire.

L'album se présente sous la forme de chapitres dessinés au fur et à mesure des voyages de l'auteur en Egypte et abordant des sujets parfois très différents. Du coup, le rendu est décousu et la lecture un peu hachée.
Sur la forme, hormis une poignée de pages présentant sous une véritable forme d'art séquentielle le témoignage de certaines personnages, ce sont des dessins d'illustrations accompagnés de textes narratifs et parfois, très rarement, de bulles de dialogues sans suivi. Nous sommes donc complètement dans le documentaire et pas dans une histoire racontée en bande dessinée. En outre, beaucoup de dessins, même s'ils sont jolis, sont réalisés en prenant pour base de photos. Du coup, plutôt qu'une BD, je me disais qu'un véritable libre documentaire avec photos à l'appui aurait probablement été plus approprié.

C'est une lecture intéressante, instructive, mais pas très prenante et sans émotion. Il me manque une histoire ou une narration plus sensible pour vraiment apprécier.

Nom série  Aslak  posté le 26/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aslak est une série divertissante dans un monde fantasy plus ou moins basé sur la mythologie viking.
Ce n'est pas une série prise de tête, loin de là, c'est même parfois un peu couillon. Ce n'est pas non plus une série qui marque les esprits car, à part ses différents mondes les uns au-dessus des autres, elle n'apporte pas beaucoup d'originalité et aurait pu faire partie des nombreuses séries heroïc-fantasy de chez Soleil. Mais c'est une lecture sympathique qu'on suit avec le sourire.

Le dessin est agréable et assez soigné. Son côté parfois légèrement caricatural me fait penser au style d'Eric Herenguel et sa série Krän.
Le ton est moins à la déconne mais il y a quand même une part d'humour qui se mêle à de la vraie aventure mêlée de magie et de créatures fantastiques.
Je n'ai qu'un regret, c'est que les personnages ne soient pas davantage attachants. Pour commencer, je n'aime pas les deux frères rivaux, que je trouve agaçants, et leur plus petit frère plus intelligent n'est pas très original. La jolie capitaine aurait pu être un bon personnage avec son sale caractère mais là non plus je n'accroche pas vraiment. Seul le brave Almarik, costaud couillon, est assez sympa mais là encore ce n'est pas un type de personnage très novateur.

C'est donc une série sympathique, qu'on lit sans déplaisir et dont je lirai sans hésiter la fin si elle me passe entre les mains, mais je ne la trouve pas indispensable.

Nom série  Seul survivant  posté le 26/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série m'a fait penser à un téléfilm américain à suspense, avec pour cadre pour le premier tome un vol d'avion où l'on sent dès la première page que les choses vont mal se passer.
A bord, le seul survivant traumatisé d'un accident de car qui a tué entre autres la femme qu'il aimait. Avec lui à bord, quelques amis plus ou moins proches, des fêtards, un meurtrier captif sous la garde d'un policier, un copilote tout proche de la retraite et un pilote... qui s’avérera être la même personne qui a causé l'accident de bus du personnage principal.

La narration est celle des classiques du film catastrophe, avec une longue mise en place présentant les personnages et alignant les mauvais présages. Beaucoup de coïncidences et de surenchères rendent l'ensemble assez artificiel et sans grande surprise.
Le dessin par contre est bon. Réaliste et maîtrisé, il est agréable et efficace au niveau de la mise en scène.
Heureusement l'intrigue ne traîne pas en longueur car je craignais d'être sur la même histoire de catastrophe aérienne sur les trois tomes de la série. Au lieu de ça, on assiste à la mise en place d'un schéma répétitif, comme une sorte de malédiction se transmettant de personne à personne. Et du coup, cela laisse la possibilité d'une suite qui, tout en tournant autour des mêmes thèmes, va peut-être réussir à sortir des sentiers battus du genre.

Nom série  Tony Chu Détective Cannibale  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les couvertures et l'idée de base de ce comics me laissait croire à une série assez noire, avec un héros désabusé et des situations glauques. Mais nous sommes ici plutôt dans un mélange de déconne, de fantastique et de polar. Et le ton est léger même si un peu grinçant quand même.

C'est une lecture plaisante, souvent drôle, qui met en scène des personnages assez originaux et des idées qui sortent des sentiers battus. J'aime bien ces différentes capacités faisant le lien entre les pouvoirs psychiques et la bouffe. Et je trouve amusant ce cadre d'Etats-Unis où la volaille est prohibée comme peuvent l'être la drogue ou l'alcool avant elle.
Sur la base de chapitres en histoires presque indépendantes se met en place une intrigue divertissante et agréable. Le dessin est lui aussi du même acabit, plein de personnalité et sympathique.

Le seul reproche que je pourrais faire tient dans la longueur de la série car les idées originales du départ s'épuisent au fil des tomes et je pense que j'aurais préféré une série plus courte.

Nom série  Kasane  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Kasane est un récit d'horreur fantastique asiatique à l'ancienne, inspiré d'une légende japonaise. On est dans une histoire de fantômes, de possession et de vengeance post-mortem, un peu déjà-vue mais assez bien menée.

Ce manga date des années 2000 mais son ton et son graphisme donnent l'impression d'un ouvrage plus ancien. Son style parait en effet désuet, peu moderne et rappelant certains Gekiga des années 70. Le graphisme est soigné et les planches assez jolies mais austères, presque académiques.

La narration est lente, cherchant à laisser l'ambiance s'installer. Elle devient légèrement confuse dans les moments clés car, pour insister sur certains passages qui doivent être surprenants ou angoissants, elle m'a donné l'impression de traîner en longueur, voire d'effectuer des petits retours en arrière pour représenter plusieurs fois la même scènes sous des angles différents. Quand à cela s'ajoutent des hallucinations, j'étais parfois légèrement perdu entre le vrai et le faux, le passé et le présent.

J'ai apprécié la plongée dans le Japon de l'ère Edo et la retranscription de l'atmosphère et du déroulé de cette légende effrayante japonaise à l'ancienne. Les personnages sonnent plutôt justes et réalistes même si on voudrait parfois les voir réagir plus vivement. J'ai par contre été assez déçu par la toute fin de l'histoire qui est trop convenue, trop prévisible. J'aurais aimé que l'auteur prenne un peu plus de liberté par rapport à une légende qui ressemble à ce stade à beaucoup d'autres récits d'horreur folklorique asiatique.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 260 262 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque