Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 5497 avis et 2082 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Bonbons atomiques  posté le 06/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En empruntant cette BD, je pensais lire une histoire proche de Las Rosas du même auteur, un roman graphique original se déroulant à la frontière entre Mexique et USA. Mais nous sommes ici davantage dans un récit policier qu'un simple roman graphique, mais il emprunte à ce genre beaucoup d'éléments plus intimes et familiaux.
Je ne savais pas que cet album était la suite de Castilla Drive mais il se lit parfaitement bien sans le savoir, même si je me souviens m'être vaguement demandé de quel passé un peu troublé parlait le personnage d'Osvaldo à un moment donné.

J'aime les ambiances qu'arrive à mettre en place Anthony Pastor dont les scénarios sont décidément originaux dans leur cadre et leur déroulement. Nous sommes ici dans une petite ville indéterminée là aussi quelque part à la frontière entre Mexique et USA. Est-ce en Californie ou plus à l'intérieur des terres ? On n'en sait rien. A priori, ça a l'air d'être du côté USA de la frontière mais sans certitude.
On y découvre tout un microcosme humain, d'affaires de famille et d'anciennes relations. Il s'y ajoute une particularité originale qui est l'existence d'un homme d'affaires qui a réussi en achetant une vieille centrale nucléaire désaffectée et en diffusant une marque de bonbons au grand succès commercial, notamment parce qu'ils ont un côté addictif et hallucinatoire qui rappelle celui de certaines drogues. Cette part du récit donne une touche légèrement fantasque ou du moins pas totalement réaliste au récit, ce qui lui permet de garder une apparence de légèreté même s'il aborde des sujets assez durs. Car les thèmes abordés sont les relations compliquées entre parents et enfants, une enquête sur un possible adultère et l'histoire d'une fugitive fuyant la vengeance d'un gang hispano.

Le dessin est plutôt agréable et fonctionne bien pour appuyer l'ambiance et les personnalités des personnages. Ces derniers sont bien trouvés, intéressants et bien mis en scène. L'histoire tient le route même si je trouve qu'elle tire un peu trop en longueur.
C'est une bonne lecture, avec une intéressante personnalité.

Nom série  Alex Clément est mort  posté le 05/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sympa cette BD ! A voir le titre et la couverture, je m'attendais à une histoire policière un peu ennuyeuse, mais en fait, sous couvert d'une légère couche pince-sans-rire, c'est une BD humoristique.

Son scénario peut être assimilé à celui d'une pièce de vaudeville. Chaque chapitre se centre autour d'une unité de lieu, comme un unique décor de théâtre où évolueraient les personnages. Comme le vaudeville, cette comédie est fondée sur les relations entre les personnages et le comique de situation. Le fond légèrement policier, avec certes une personne décédée de mort naturelle mais quand même un plus ou moins vrai kidnapping, n'est qu'un prétexte.
Les acteurs sont une dizaine environ, tous avec leurs personnalités bien définies et amusantes.
On le devine assez rapidement, la situation va devenir de plus en plus embrouillée et aligner les quiproquos et circonstances comiques.
C'est d'autant mieux fait que l'histoire bénéficie du dessin maîtrisé d'Emmanuel Lepage. Ce n'est pas le style réaliste et très esthétique de ses albums les plus récents mais c'est quand même un très bon cru dans un noir et blanc lumineux qui rend la lecture fluide et plaisante.

Même si le rythme retombe parfois un petit peu, ce fut quand même pour moi une bien agréable surprise.

Nom série  La Perspective Nevski  posté le 04/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai commencé cette BD en appréciant son cadre historico-géographique, l'équivalent des Champs-Elysées de Saint-Petersbourg à son heure de gloire, et son graphisme original, coloré et assez gai avec ses personnages à grosses têtes. Ça changeait des récits sombres de la Russie historique emplis de violence et de révolutionnaires. On était plutôt dans une ambiance un peu onirique, comme dans un Carnaval romantique.

Mais l'histoire s'est cependant rapidement réorientée vers ces récits russes mélancoliques et sombres que justement je n'aime pas trop. Fatalisme, amours impossibles et autres cruelles désillusions.
Ça m'ennuie d'autant plus que la narration ne rend pas les choses agréables dans cet album, avec des personnages peu attachants et une façon de raconter l'histoire qui laisse le lecteur un peu à l'écart du récit.
Mon intérêt initial s'est vite étiolé pour finir l'album sur une note lasse et désabusée.

Nom série  Mariage - Les Gouttes de Dieu  posté le 03/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est la suite directe du célèbre manga Les Gouttes de Dieu. A la fin de celui-ci, les lecteurs restaient sur leur soif en ayant certes découvert les 12 apôtres, douze vins exceptionnels, mais pas le vin ultime, les fameuses Gouttes de Dieu. Et s'ils avaient pu découvrir d'innombrables secrets sur le vin en lui-même, il leur manquait encore quelque chose d'essentiel : savoir qu'un vin ne se boit pas seul et qu'il trouve toute son envergure dans le mariage avec le plat qu'il accompagne.
C'est à cette nouvelle dimension de l’œnologie et de la cuisine que va s'atteler cette série, reprenant les mêmes personnages que Les Gouttes de Dieu mais diversifiant cette fois les défis auxquels ils sont confrontés. Cela commence avec Shizuku qui se prend d'affection pour un petit restaurant familial et va l'aider à retrouver le succès en travaillant les associations entre les plats servis et les vins proposés en accompagnement. Puis nous aurons la continuité du défi des Gouttes de Dieu avec une nouvelle confrontation entre Shizuku et Tomine mais cette fois pour accorder des vins avec des fromages. Et cela continue ainsi sur le même thème.

Etant un grand amateur de menus dégustation avec accords mets et vins, je ne peux qu'approuver le fait de mettre ainsi en valeur le mariage et non pas seulement se contenter de décrire le goût des différents vins. Comme pour Les Gouttes de Dieu, la façon dont l'auteur met en scène les impressions qui envahissent les personnages quand ils goûtent telle ou telle association de plats et de vins est très imagée, un tout petit peu exagérée mais finalement assez subtile. Cela rappelle des saveurs déjà ressenties à ceux qui connaissent un peu le vin et cela donne fortement envie de goûter de telles bouteilles et de tels accords, le plus souvent tous très originaux.

Se focaliser sur ce sujet pourrait être assez ennuyeux si l'intrigue elle-même n'était pas intéressante. Elle est ici bien menée, rythmée, crédible et plutôt prenante. En trois tomes actuellement parus, on voit se succéder trois ambiances de récits différentes : concurrence entre restaurants, défi œnologique, puis concours de cuisine et de sommeliers.
Quant au dessin, il est là encore impeccable et beau.

Bref, c'est une bonne série abordant comme Les Gouttes de Dieu le sujet du vin avec beaucoup d'intelligence et d'expertise. On regrettera peut-être la spécificité un peu trop grande des plats et vins choisis qui empêchent au tout venant de tester ces fameux mariages et il est possible que ce soit une histoire qu'on ne relira probablement guère une seconde fois, mais c'est un bon manga.

Nom série  Toi au moins tu es mort avant  posté le 03/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais quasiment rien de l'histoire de la Grèce au XXe siècle et si cet album m'a permis d'en découvrir un pan assez édifiant, ce ne fut pas de manière aisée et claire. Car le récit s'entame sans explication ni présentation du contexte. Il lui manque fortement ne serait-ce que la chronologie des faits historiques qu'on ne trouve malheureusement qu'en fin d'album. Ce n'est qu'au moment où j'ai découvert celle-ci que j'ai pu à peu près confirmer les quelques suppositions que je m'étais difficilement faites au fil de ma lecture concernant la situation politique et militaire du pays. Sans ces explications, on ne peut que deviner vaguement les choses.

Et sans cette compréhension préalable, on s'étonne rapidement de la situation ubuesque dans laquelle le narrateur se retrouve. Il est en prison avec des geôliers qui alternent des tendances de fascistes brutaux et quelques rares comportements plus paternalistes et presque désolés de leurs propres actes. Et de son côté, on le découvre complètement impliqué, presque fanatisé, dans son rôle de membre militant du Parti Communiste prêt à subir les pires outrages pendant des dizaines d'années pour s'en tenir à ses principes politiques et aux consignes du Parti, au point par exemple d'accepter fièrement de subir l'isolement, les travaux forcés et la torture par la soif et la faim juste pour refuser de signer un papier qui n'a qu'une valeur de symbole. Et paradoxalement, là où on aurait pu imaginer des prisons inhumaines et écrasant leurs jeunes prisonniers, c'est au contraire parfois le narrateur qui terrorise ses geôliers lors de ses crises de folie violente qui les font fuir et ne lui attirent bizarrement pas de représailles.
Drôle de situation, difficilement compréhensible quand on ne connait pas le contexte et qu'il n'est qu'à peine expliqué comme c'est le cas ici.
Et c'est d'autant plus compliqué à suivre que la narration n'est pas toujours chronologique et qu'on saute parfois de plusieurs années en avant ou en arrière sans réussir à bien suivre l’enchaînement des événements. Ça ajoute à la confusion.

Pourtant, malgré ce côté confus et ce regrettable manque d'explication, on découvre quand même la vie édifiante et incroyablement pénible et forte qu'a vécue l'auteur de ce roman. C'est instructif de voir ce côté noir et presque kafkaïen de la Grèce des années 40 à la fin des années 60. Et c'est étonnant de voir comment des hommes aux opinions politiques fortes ont pu endurer avec fierté et sans être brisé une maltraitance intense pendant de si longues années. Et comment la situation politique du pays a évolué aux cours des ans.
En cela, cet album est intéressant.
Mais il n'est pas très agréable à lire pour autant à cause des défauts cités plus haut. Un simple texte introduisant le contexte en début d'album ou au moins d'y avoir mis la chronologie des faits aurait pu rendre les choses déjà nettement plus digestes et compréhensibles.

Nom série  Star Wars - Les Ruines de l'Empire  posté le 02/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la première BD Star Wars que je lis depuis que Disney a repris la main sur la continuité de la série, annulant purement et simplement toute la chronologie d'événements que je connaissais jusque là par le biais des innombrables romans et comics parus auparavant. Comme tout n'était pas bon dans celle-ci, j'étais curieux de voir si les équipes de Disney sauraient en conserver le meilleur et en enlever le mauvais.
Cet album là est une histoire en quatre chapitres se déroulant pendant et dans les semaines ayant suivi la bataille d'Endor et centrée sur les parents, enfin surtout sur la mère, de Poe Dameron, le pilote découvert dans l'Episode VII : le Réveil de la Force. Celle-ci est elle-même pilote d'élite et on la suit dans sa participation à des missions en compagnie de Leïa et de Luke.

Concrètement, cet album n'est qu'un divertissement et n'apporte pas grand chose à l'univers de Star Wars si ce n'est d'avoir une idée superficielle d'à quel point l'Empire n'a pas baissé les bras après la mort de Palpatine. J'ai trouvé sympa l'idée de faire aller Leïa sur Naboo, bouclant un peu la boucle avec les aventures de sa mère Padmé dans l'épisode I, et c'est agréable aussi de voir en action un jeune Luke Skywalker au meilleur de ses capacités de Jedi. Mais hormis cela, le scénario ne casse vraiment pas trois pattes à un canard. Je note en outre de grosses facilités et incohérences. Trois vieux chasseurs sans énergie tenant tête à un Destroyer Impérial tout équipé, une reine qui se révèle être la seule pilote disponible sur une planète entière, un officier impérial qui fait rentrer son ennemi dans le lieu le plus secret et gardé de sa base pour "mieux le surprendre", bof bof...

Graphiquement, j'aime bien le style de Marco Checchetto qui dessine le premier et le dernier chapitre. Son trait est fin, détaillé et maîtrisé. Je trouve très convenu de donner un corps et un visage de superbe femme à l'héroïne mais bon, ce n'est pas grave.
J'aime beaucoup moins le graphisme d'Emilio Laiso et Angel Unzueta sur les deuxième et troisième chapitres. Je le trouve trop formaté, trop raide et trop informatique. On dirait parfois un roman photo encré sur ordinateur. Mais quand on n'est pas allergique à ce style, ça reste plutôt beau.

Globalement, c'est un divertissement pas désagréable mais loin d'être un indispensable.

Nom série  Le Silence de nos amis  posté le 02/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on ne sait pas de quoi va parler cet album, on se dit que cela commence comme une plaisante chronique sociale d'habitants du Texas à la fin des années 60. Une petite famille dont le père est reporter pour une télé locale et dont les deux filles et le garçon s'amusent de manière insouciante et apprécient les spectacles de rodéo. Une autre famille noire tout à fait sympathique et amie de la première. Puis on constate que leurs relations se placent dans le contexte difficile et très politique de la lutte pour les droits des noirs dans le sud des USA à l'époque.

C'est un récit en grande partie autobiographique que nous offre l'auteur, le fameux fils de ce reporter télé. Car même s'il était enfant, il se souvient des événements de l'époque, notamment du fait que son père a été témoin d'un fait particulièrement important pour la résolution du procès de jeunes militants noirs accusés du meurtre d'un policier.

Le fait de mélanger roman graphique familial et récit politique et historique est plutôt bien fait et cela rend la lecture aussi agréable qu'instructive. Le dessin est de bon niveau et facilite la lecture en offrant de belles planches et une bonne fluidité.
Si je connaissais assez bien le sujet de la lutte contre le racisme affligeant de l'époque, notamment suite à la lecture de plusieurs autres BD sur le sujet, je ne connaissais pas le cas particulier de ce procès et c'est intéressant de voir mise en scène la vie familiale de deux personnages clés de ce dernier par le biais du regard d'un de leurs enfants.

Nom série  La Jeunesse de Mickey  posté le 01/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si j'ai trouvé cet album sympa, je ne suis toujours pas totalement convaincu par cette collection de bandes dessinées de l'univers Disney réalisées récemment par des auteurs célèbres.

Pour celle-ci, je craignais d'être réfractaire à l'humour et au graphisme car les autres œuvres dessinées par Tébo ne m'ont guère enthousiasmé et, je dois aussi l'avouer, car l'image fictive que l'auteur se donne dans la série L'Atelier Mastodonte n'est pas des plus plaisantes à mon goût. Mais mon apriori était inexact car je l'ai trouvée plutôt drôle et sans vraie fausse note.

Et concernant le graphisme en particulier, ce n'est pas mal du tout. Le style assez enfantin n'est pas ma tasse de thé mais il fonctionne bien et se révèle même plutôt esthétique. Cela se ressent surtout dans les grandes fresques en double page qui ponctuent les histoires de cet album car elles sont jolies et fourmillent de détails sympas.

Pourtant, mon avis se limite à un simple pas mal car je n'ai pas été vraiment charmé. Les histoires se lisent bien mais ne dépassent pas le cadre du bon divertissement, et je n'ai jamais fait davantage que sourire à l'humour qui ne me touche pas autant que celui d'un Trondheim par exemple, puisque lui aussi s'est essayé à la reprise d'aventures de Mickey avec Keramidas. Mon intérêt tout relatif vient peut-être aussi du fait que je ne suis pas fan du personnage de Mickey en général et encore moins de son ennemi récurrent Pat Hibulaire. Du coup, malgré le côté un peu déjanté des aventures qu'il raconte ici, ça ne me passionne pas.

Nom série  L'Astragale  posté le 26/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Albertine Sarrazin était une écrivaine, morte à moins de 30 ans en 1967 après avoir été la première à raconter dans trois romans semi-autobiographiques sa vie de prostituée, de délinquante et son expérience en prison pour femmes dans la France d'après-guerre. Cette bande dessinée est l'adaptation de l'un des ces trois livres, celui où elle raconte l'histoire d'une jeune rebelle qui se casse la cheville en s'évadant d'une prison pour femmes et se fait recueillir par un beau voyou dont elle tombe amoureuse.

Ce n'est pas le genre d'histoire qui me plait. Les histoires de rebelles entre romantisme et matérialisme désabusé m'ennuient. Et qui plus est l'ambiance des voyous d'après-guerre m'est totalement étrangère et ne m'a jamais intéressé.

Néanmoins, je dois admettre que cette BD est joliment dessinée et plutôt bien racontée.
Le graphisme est assez personnel, esthétique et offrant souvent de beaux aplats noirs. Le trait est souple et maîtrisé. Il réussit à donner une bonne atmosphère au récit.
La narration est plutôt fluide, même si certains dialogues emplis de sous-entendus et d'ambiance de petits malfrats des années 50 ne me sont pas toujours parfaitement clairs. On peut plutôt bien s'attacher à cette jeune et belle héroïne. Et pourtant sa situation se révèle assez désespérante car on ne voit pas trop comment elle peut s'en sortir avec le passé qu'elle a, l'impossibilité de s'épanouir puisqu'elle est en cavale et son enfermement dans une passion amoureuse qu'on imagine impossible sans virer au drame.

Pour résumer, je dirais que c'est un joli album avec une ambiance plutôt réussie et une histoire bien menée, mais ce n'est pas une intrigue qui m'a passionné et un livre que je relirais.

Nom série  Les Décastés d'Orion  posté le 24/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série en deux tomes est l'adaptation d'un roman (La Croix des Décastés) basé sur l'idée des Mondes Rétros de Julia Verlanger (connue également sous le pseudonyme de Gilles Thomas), le même thème présent dans les séries Soltrois et Horlemonde, autres adaptations de romans de la même auteure. Ces mondes sont des planètes anciennement colonisées par les humains mais qui ont oublié leur passé technologique et ont régressé à un niveau médiéval d'inspiration heroïc-fantasy. Et ces mondes sont surveillés depuis l'espace par les humains restés technologiquement avancés qui veillent à leur évolution et à ne pas interférer.

Concrètement, le résultat s'apparente à de la Science-Fantasy, quand des éléments de science-fiction s'immiscent dans un décor de fantasy médiévale, ici un monde organisé en castes, guerriers, prêtres, chasseurs et autres marchands. C'est un thème déjà grandement visité et traité ici de manière classique et peu originale. Seule petite particularité, la narration est placée du côté des habitants médiévaux pour qui ceux venus de l'espace sont des mystères qu'ils essaient de découvrir. Mais hormis cela, rien de bien surprenant dans le scénario.

Le graphisme est réaliste et de bonne qualité. Personnages et décors sont tous soignés et maîtrisés. La narration est impeccable, la lecture fluide et plaisante.

L'histoire ne marquera pas par son originalité mais elle se laisse lire et divertit le lecteur. On passe un agréable moment, comme à la lecture d'un roman de SF-Fantasy bien mené mais un peu désuet.

Nom série  Brune Platine  posté le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Globalement, j'ai trouvé cette BD sympathique mais j'ai été déçu par sa fin.

Au départ, j'ai trouvé un peu factice et aguicheur de prendre pour héroïne une jolie lesbienne qui accumule les conquêtes sexuelles. Mais finalement, elle n'est pas désagréable à suivre et son associée est sympathique. Et puis le récit de leur enquête tient bien la route et est relativement original et intéressant. Quant au dessin, il est plaisant et la lecture et fluide.

Bref, j'aimais plutôt bien cet album et, jusqu'à ses dernières pages, j'étais disposé à en conseiller l'achat.
Mais pourquoi avoir fait une telle fin dramatique qui tombe comme un cheveu dans la soupe ?
Non seulement je la trouve inutile mais surtout elle n'est pas bien amenée. Pourquoi agit-il ainsi ? La folie est une explication trop simple et trop basique. En outre, elle laisse forcément sur sa faim car ça ne peut pas en rester là puisque l'associée est informée. Il manque une vraie fin ou une suite.
J'ai ressenti frustration et agacement à cause de ces cinq dernières pages alors que je me serais presque contenté d'une histoire se terminant juste avant elles, même s'il manquait certes une petite dose d'action et de suspens.

Nom série  Hotel Particulier  posté le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j'apprécie le graphisme de Sorel, je suis en général assez réservé sur ses scénarios. C'est le cas pour cet album que je trouve sympathique sans plus.

C'est l'histoire d'une femme qui se suicide dans la baignoire de son appartement et se retrouve fantôme à hanter son immeuble, découvrant les secrets des appartements des voisins et ayant pour confident un chat qui peut la voir et lui parler. Au fantastique de la thématique du fantôme s'ajoute celui de différents phénomènes surnaturels qui composent le mystère de certains des appartements en question. La jolie fantôme se contente généralement d'être témoin des événements mais va aussi tenter de s'impliquer autant qu'elle puisse, puisque théoriquement personne ne la voit ni ne la sent.

A l'instar du graphisme, le ton est un peu gris et sombre.
Ayant vu ce que Sorel peut produire avec des couleurs, comme dans Algernon Woodcock, je suis toujours frustré de le voir peindre en noir et blanc, ou en couleurs un peu sépia comme ici. Je trouve ce style triste et morne. Pourtant son trait est assez excellent et il y a un vrai soin apporté au graphisme, mais je ne suis pas sous le charme.
Le ton du récit au départ est assez distant, assez contemplatif. On a droit à des extraits de poème en guise de narration, une héroïne à laquelle on ne s'attache pas vraiment et des situations qui ressemblent un peu à une suite de saynètes, appartement après appartement. Ce n'est que peu à peu que l'atmosphère s'humanise un peu, que l'ensemble s'imbrique un peu mieux et qu'on finit par s'attacher aux personnages qui participent enfin pour de bon à l'action.
Néanmoins, l'atmosphère reste romantique-artistique, sombre et mélancolique, et je dois dire que ce n'est pas trop ma tasse de thé dans le cas présent.

Nom série  Raymond Capp  posté le 22/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est regrettable que les auteurs de cette BD n'aient pas écrit où que ce soit dans leur album une référence montrant un hommage clair à Moebius, un remerciement ou un clin d'oeil honnête. Car sans cela, cela ressemble à un pompage éhonté, essentiellement du John Difool de L'Incal mais aussi d'autres oeuvres et illustrations de Moebius, mâtiné de Raymond C... handler et d'autres influences diverses telles que Star Wars, Cyberpunk, etc.

Malgré ce melting-pot montrant un manque réel de personnalité de l'imaginaire des auteurs, je trouvais le début de cette BD plutôt pas mauvais, sans doute justement parce que j'aime l'univers de Moebius.
Le graphisme n'est évidemment pas au niveau du maître mais il n'est pas mauvais du tout. A part des physionomies de visages parfois assez changeantes, dont un nez à géométrie variable pour le héros, personnages et décors sont réussis. A noter des femmes assez pulpeuses et sexy, où l'on sent l'esprit italien des auteurs.
L'histoire, façon polar noir assez classique dans un cadre futuriste, n'est pas très surprenante mais tient la route.
Le souci, c'est que l'intrigue traîne en longueur et qu'on sent que les auteurs s'y perdent et ne savent pas trop où ils vont. Beaucoup de scènes se révèlent gratuites et inutiles. On ressent une dose d'esbroufe où les auteurs semblent vouloir montrer "Vous avez vu ? Je sais aussi dessiner cet autre type de scène à la Moebius !".
Bref, au fil des pages, j'ai fini par m'ennuyer un peu et à m'exaspérer de tant de déjà vu, et donc ce n'est pas un album que je conseillerais.

Nom série  Quatre couleurs  posté le 21/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre et la couverture de cet album ne me laissaient pas du tout présager de son contenu. Je croyais que j'allais lire un récit un peu esthétisant et artistique sur la mode féminine ou autres. Mais rien à voir. Les quatre couleurs en question sont celles du stylo d'un étudiant à la fac dont les magouilles universitaires et amoureuses vont le mener au drame.

C'est l'histoire d'un jeune homme imbu de lui-même, séducteur et flemmard, qui décide d'échanger son identité et un de leurs cours avec son meilleur ami pour tricher et valider son année. Sauf que le stratagème commence à battre de l'aile quand une de ses ex rejoint son cours et s'étonne de le voir se faire appeler d'un nom qui n'est pas le sien.

La narration et le graphisme jouent sur les quatre couleurs du fameux stylo, l'ensemble étant dessiné en noir, rouge, vert et bleu. Le résultat est assez joli et présente une personnalité intéressante. La mise en page est également très efficace et la lecture claire et fluide.

C'est une histoire sympathique et plutôt prenante. L'intrigue tient la route et est finalement plutôt dense. Le héros, antipathique dans l'ensemble car vraiment trop égocentrique, se révèle finalement assez juste dans son ton, car il est visiblement conscient de ses défauts et finalement assez honnête quand il refuse de faire croire à une fille qu'il aime.
Un bon petit album.

Nom série  L'Ile aux femmes  posté le 21/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si l'on voulait résumer en quelques mots le thème de cette BD, on pourrait dire que c'est une confrontation entre une vision arrogante et profiteuse de la masculinité contre une vision intellectualisante et romantique de la féminité. C'est l'histoire d'un séducteur égocentrique qui se retrouve naufragé sur une île où une société d'amazones s'est organisée dans le rejet des hommes dont elle se méfie fortement, n'en gardant qu'un vieux pour la reproduction. Mais, alors qu'il est initialement décontenancé et malmené par les femmes qui ne voient en lui qu'un animal dangereux, le naufragé va trouver une combine pour gagner leur confiance et si possible leur amour en leur récitant des récits romantiques.

C'est une histoire relativement originale et plutôt agréable à la lecture. Le dessin est simple mais sympathique.
J'ai plutôt bien aimé cet album même si le héros est assez antipathique sur le fond, au moins jusque vers le fin où il commence à changer et à devenir plus plaisant. Les personnages féminins manquent un peu de profondeur mais on comprend d'où cela vient à la fin de l'album quand on voit qui raconte tout cela.
Bref, c'est un album divertissant et plutôt sympa, mais pas un indispensable pour moi.

Nom série  Un bruit étrange et beau  posté le 19/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit beau et assez contemplatif qui s'éloigne fortement de ce que le grand public connait de l'oeuvre de Zep.

L'idée de mettre en scène un moine Chartreux qui rompt 24 années de solitude et de dévotion en monastère pour assister malgré lui à l'ouverture du testament d'une tante vivant à Paris est assez originale. Le sujet est simple mais plein d'intérêt.

Zep nous offre pour commencer de belles planches de paysages montagnards emplis de beauté et de silence. La vie monacale qu'il met en scène parait rude mais pure.
Puis il y a le retour à la civilisation, le train et Paris. Pour chaque étape, le dessin est très réussi, aéré et agréable, tant pour les décors que pour les personnages.

L'histoire quant à elle est juste et intelligente. Elle aborde l'esprit humain d'un point de vue assez neuf et doux. J'ai pris plaisir à la lire et l'ai trouvé relativement touchante. J'aurais aimé une fin plus originale et avec davantage d'envergure mais je trouve que c'est un bel album.

Nom série  L’Homme qui ne disait jamais Non  posté le 18/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’Homme qui ne disait jamais Non est une BD amusante et assez originale sur le thème pourtant si banal du héros amnésique.
Ici le héros se réveille amnésique dans un avion, ne sachant plus qui il est, ne se reconnaissant même plus dans un miroir. Et c'est une hôtesse de l'air fan de psychologie qui va se décider à le suivre et à l'aider à retrouver la mémoire. Leur petite aventure va les emmener à retrouver le domicile du héros puis à partir à Quito, en Equateur.

Le ton est léger, l'histoire emplie de petits sourires à droite à gauche même si elle ne tombe jamais dans le domaine de l'humour et que certains éléments de son récit sont assez graves.
Le dessin d'Olivier Balez fonctionne très bien pour appuyer ce ton entre réalisme et désinvolture. Il est agréable et réussi. Il donne aussi une belle vision de la capitale équatorienne.
C'est d'ailleurs amusant de voir Tronchet nous emmener à nouveau dans cette ville où il a vécu et qu'il nous a fait découvrir dans Vertiges de Quito. Revoir la ville ici lui donne un aspect exotique et un peu aventureux qui donne envie de s'y rendre.

J'ai bien aimé même si l'intrigue reste un peu trop légère pour marquer véritablement le lecteur.

Nom série  Sandman - Ouverture  posté le 18/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Sandman est l'une de mes rares séries culte. Elle me transporte par son fantastique néo-gothique, son imaginaire infini, sa puissance d'évocation, son érudition et l'intensité de sa sensibilité poétique. Autant dire que quand j'ai appris que Neil Gaiman, son auteur, m'offrait la possibilité de faire vivre encore un peu plus ce personnage et cet univers, j'ai bondi sur l'occasion.

Sandman - Ouverture se déroule (en partie) en 1915, juste avant le début de la série Sandman. La trame principale de son histoire permet d'expliquer comment le seigneur du Rêve s'est retrouvé si épuisé et sans force qu'il s'est laissé emprisonner dans le tout premier épisode de ses aventures. Et en même temps, elle permet de révéler de nombreux secrets sur Sandman, les Éternels et les différents fils narratifs de la série mère. Oserais-je vous dire notamment qu'on y découvre qui sont les parents des Éternels ?

Si j'ai un peu hésité à classer cet album au rang de culte, c'est uniquement car sa trame principale manque un peu de force et sa fin est un peu convenue. Neil Gaiman a su faire preuve de bien davantage d'imagination et d'impact émotionnel par ailleurs. Il donne l'impression de s'être un peu retenu car s'il était allé plus loin il aurait pu déborder du cadre amenant au simple début de la série telle qu'on la connait.
Mais au-delà de cette hésitation, bien des éléments de cet ouvrage tiennent du chef d'oeuvre.

A commencer par le graphisme de J.H. Williams III. Neil Gaiman adore son style et le dessinateur, en retour, est un tel admirateur de l'auteur qu'ils ont tous les deux donné le meilleur d'eux-mêmes pour plaire l'un à l'autre. Ouverture est une débauche visuelle, un merveilleux recueil de talent graphique et de mise en page narrative. Les essais visuels que comportent chaque chapitre sont innombrables, avec des styles variés et tous impressionnants, des réflexions intenses sur la manière de présenter chaque scène pour leur faire transmettre émotions et impressions. C'est éclatant de force graphique et d'esthétisme.
Parmi bien des merveilles, je retiens tout particulièrement la représentation de l'étoile folle que je trouve extrêmement réussie.
Et je n'oublie pas au passage le travail de Dave Stewart sur les couleurs qui est grandiose.

Ensuite il y a l'univers de Sandman qu'on retrouve ici intact. Son style gothique sombre et beau, cruel et envoûtant. Il y a l'imaginaire infini de Gaiman. Il y a la finesse avec laquelle il nous fait découvrir des secrets qui transforment doucement la vision que les lecteurs pouvaient se faire de la série originale. Il y a les interactions de la fratrie des Éternels les uns avec les autres. Il y a la poésie, la profondeur du fond du récit. Il y a aussi l'originalité de la narration.

Bref, il y a dans cet album tout ce que j'aime dans la série Sandman, avec peut-être un tout petit peu moins de noirceur. Et il y a l'intense envie que cet album m'a donné de la relire et de relire Sandman - Nuits Éternelles dont le récit sur Rêve fait fortement écho à quelques-uns de ses passages clés.

Nom série  Le Voyage d'Akai  posté le 15/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que le début du premier tome ne m'avait pas charmé du tout, je me suis peu à peu attaché à cette BD au fil des pages et surtout grâce au second tome.

Cela commence en effet de manière un peu déplaisante à mon goût. Graphisme et histoire me faisaient penser à un Webcomics de jeunes auteurs qui veulent montrer à leurs amis qu'ils peuvent faire une histoire cool comme les pros, avec des personnages classes, et des situations qui les mettent en valeur. Un jeune et beau héros super fort qui traîne son arrogance tout nu ou en tenue débraillée montrant ses abdos, un entourage qui le vénère comme leur seigneur et maître, un décor d'inspiration manga avec une ambiance un peu post-apocalyptique qui fait très fan-manga d'amateur de shonen, et une intrigue à base de prophétie pour l'élu qu'est forcément le héros... D'autant que comme dans d'autres séries des mêmes auteurs, ils s'amusent à jouer sur l'aspect bisexuel ambigu du héros, séduit à la fois par un jeune garçon et par de jolies filles... Bof bof...

Mais à partir de la deuxième moitié du premier tome et sur le second, le ton change pour se transformer en un road-movie de la petite bande du héros parcourant les petites villes et la campagne japonaise et rencontrant successivement différentes créatures issues du folklore japonais, Yokais et autres Kappas. Et là, les personnages ont fini par devenir relativement attachants et l'histoire agréable et plutôt prenante. J'ai bien aimé ce mélange entre le ton narratif vigoureux des auteurs italiens

Le graphisme a suivi la même évolution. Il ne me plaisait pas trop dans les premières planches car les décors urbains étaient sans charme et je n'aimais pas trop la façon dont les personnages étaient dessinés. Mais d'une part, je me suis habitué au style des personnages et surtout par la suite les décors ruraux m'ont nettement plus plu. Soignés, joliment colorisés, ils se sont révélés esthétiques et pleins d'atmosphère.

Bref, arrivé à la fin du deuxième tome, j'avais bien envie de lire le troisième et dernier. Malheureusement, je viens de reclasser la série en série abandonnée car les 2 premiers tomes sont parus en 2009 et 2010, le dernier message des auteurs sur Facebook au sujet du tome 3 date de 2012 et montraient des story-boards de quelques planches en disant que l'album allait bientôt sortir, mais depuis plus aucune nouvelle et le dessinateur s'est consacré à une autre série. J'imagine qu'on ne verra jamais la fin de cette histoire et du coup je suis déçu.
Dommage car, même si elle a mis un peu de temps à monter, la mayonnaise avait fini par bien prendre avec moi.

Nom série  Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island  posté le 14/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ouvre un comics de Warren Ellis, j'espère toujours retrouver le plaisir que j'ai eu à lire des séries comme Transmetropolitan, Planetary ou encore Desolation Jones. Mais trop souvent ces derniers temps, je suis déçu par ses autres oeuvres que je trouve quelconques.

Ce one-shot a le mérite d'être relativement original dans son contexte et ses personnages, mais très vite il sombre dans le récit d'action très banal et sans surprise.
Nous sommes placés dans un cadre inspiré du steampunk. L'Angleterre du début 19e siècle qui y est représentée est historiquement réaliste, avec même un petit cours d'histoire sur les origines des policiers de Londres (Bobbies ou Peeleers) et leur opposition aux Bow Street Runners, forme un peu plus archaïque des forces de police professionnelles Londoniennes qui ont été actifs en même temps qu'eux à l'époque. Mais le fantastique apparaît rapidement avec un groupe secret bénéficiant de merveilles de la science qui est confronté à un parti infiltré au pouvoir et profitant d'une pierre extraterrestre aux pouvoirs surnaturels.

Une fois ce contexte placé, on était en droit d'espérer une histoire prenante et originale mais il n'y a là pas de quoi s'enthousiasmer.
Le graphisme est correctement réalisé mais pas trop ma tasse de thé. Il se pare d'un aspect un peu rétro, rappelant parfois les anciennes gravures. Si sur la forme, c'est assez beau, sur le fond les mises en scènes sont encombrées et manquent de clarté. Il faut s'attarder sur chaque case pour la déchiffrer correctement et cela impacte un peu la fluidité de lecture. Et les couleurs trop sombres n'arrangent pas l'affaire.
Quant au scénario, comme dit plus haut, une fois le contexte posé il devient très basique et sans profondeur. Le héros rejoint le camp des gentils, affronte un gros méchant puis tous les gentils vont attaquer la base des méchants, gagnent et le héros embrasse la belle. Voilà, c'est presque tout.

Il y a donc du bon et du plus décevant dans cet album qui ne marquera pas les mémoires et ne vaut que parce que son contexte n'est pas mauvais et qu'il est relativement divertissant mais sans plus.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 260 270 275 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque