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Nom série  Le Jour où...  posté le 20/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Jour où le bus est reparti sans elle est une histoire mettant en avant la philosophie zen, apprendre à savourer le bonheur au quotidien, à aller de l'avant et à voir le bon côté des choses.
C'est l'histoire d'une femme qui se cherche un peu, s'estime malchanceuse et veut participer à un stage de méditation pour se retrouver. Mais le bus des stagiaires part sans elle et elle se retrouve à passer le week-end avec un gentil épicier installé au fond des bois. Là, à ses côtés, elle va apprendre bien davantage que le stage lui aurait appris.

Le fond de l'histoire est plutôt sympathique. La philosophie qu'il dégage est juste et saine. Et pour la présenter, les auteurs usent du mélange du récit de cette jeune femme et de l'addition de quelques contes zens classiques qui lui sont racontés au fil des pages.

Mais j'ai quand même trouvé la mise en scène trop convenue, avec beaucoup de passages téléphonés. La fille qui rate son bus de manière trop artificielle, l'épicier philosophe en permanence souriant, doux et accueillant, l'amie qui a su trouver sa place et le succès grâce à sa philosophie, le voyageur de passage dont le personnage est taillé idéalement pour recevoir lui aussi la sagesse zen. Et de manière générale, la quasi totalité des dialogues de cet album manquent de naturel et semblent trop didactiques. Pour dire les choses simplement, le discours zen est ici aussi appuyé que dans un cours en amphithéâtre.

On ne croit pas à la mise en scène mais au moins le message passe plutôt bien. Et puis l'histoire est douce et plutôt agréable à lire, comme une parenthèse le temps d'un week-end. Et les contes zen qu'elle contient sont sympathiques et pas bêtes, même si je connaissais la plupart d'entre eux. Donc cet album a plutôt bon fond et est assez agréable même s'il aurait mérité plus de finesse et de crédibilité dans la façon dont son discours est amené.

Nom série  Eve sur la balançoire - Conte cruel de Manhattan  posté le 20/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il m'a fallu quelques dizaines de pages avant de réaliser que cet album était la biographie d'une personne réelle. En effet, je ne connaissais rien de cette fameuse Evelyn « Eve » Nesbit et même après coup, j'estime qu'elle n'a pas dû grandement marquer l'Histoire.
Le début de sa vie est intéressant mais passé un certain stade je dois dire que j'ai commencé à m'en désintéresser un peu.

J'ai apprécié de découvrir le New York du tout début du 20e siècle, un New York fait de paillettes, de milliardaires et de constructions architecturales néo-gothiques ou mauresques. Un New York où la jeune Eve est "vendue" par sa mère comme modèle pour peintres et photographes puis comme égérie voire plus si affinités pour de riches bourgeois. C'est intéressant de voir comment la jeune fille voyait les choses avec un œil léger et naïf, sans réaliser pendant longtemps comment sa mère l'exploitait. Et à travers elle, on découvre des personnages étonnants de la haute société New-yorkaise, à savoir son amant architecte, riche et épicurien, et cet autre milliardaire obsessionnel et proche de la folie.
J'ai aussi apprécié le graphisme qui ne manque pas d'âme et d'élégance. Les planches sont belles, soignées, et certaines cases en particulier sont très esthétiques, comme des peintures dans un style artistique rappelant justement le modernisme du début 20e siècle.

L'album est donc beau et intéressant, mais aussi un peu longuet. Mon intérêt a légèrement décroché et je n'ai pas trouvé la fin palpitante.

Nom série  Télémaque (Dupuis)  posté le 14/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Télémaque, ou la revisite des mythes grecs classiques dans une ambiance très moderne et actuelle. Les auteurs détournent le thème classique de l'odyssée d'Ulysse en ne racontant pas son propre périple à lui mais celui de son fils parti à sa recherche et qui refait une à une les étapes de son voyage.
C'est en effet Télémaque qui est mis en scène, sous la forme d'un adolescent ne tenant pas en place et que l'absence de son père et le risque de voir sa mère, Pénélope, se remarier insupportent. Il quitte en cachette son île d'Ithaque pour rejoindre d'abord la cité de Pylos où il s'allie avec la jolie Polycaste, puis tous les deux suivent ensuite les pas d'Ulysse à sa recherche.

Comme je l'ai dit, le ton du récit est très actuel et très dynamique. C'est une lecture tous publics mais elle s'adresse en priorité à des lecteurs adolescents qui ont besoin d'un rythme soutenu et d'action emplie de coups d'éclats. La narration se révèle parfois légèrement confuse et encombrée mais on sent l'énergie que les auteurs ont mis dans leur récit.
Le dessin est dans cette même veine avec son style aux multiples influences, aussi bien franco-belge que comics et manga, et sa colorisation informatique. Le design des personnages et leurs costumes est très moderne, et même si aucune incongruité manifeste n'est visible dans ce décor de Grèce antique et mythologique, nous sommes tout de même régulièrement à la limite de l'anachronisme, ne serait-ce que dans le comportement des personnages.
Pour parler justement du comportement, celui de Télémaque peut paraître parfois un peu pénible. Comme le fait remarquer la bien plus fine Polycaste, alors que c'est le fils de l'homme le plus rusé de Grèce, il se comporte le plus souvent en gaillard hâtif, irresponsable et tête-en-l'air. J'ai trouvé notamment assez artificielle et agaçante son attitude bornée et belliqueuse face au dieu Éole quand ils le rencontrent. Heureusement que sa compagne équilibre un peu la donne et ajoute de la profondeur au récit.

Hormis ce reproche sur le personnage principal, l'intrigue est sympathique car elle revisite avec des yeux neufs le périple d'Ulysse et permet ainsi de s'adresser aussi bien aux jeunes lecteurs qu'aux plus âgés. Cela change des classiques du genre et, même si on peut ne pas être totalement sous le charme de cette nouvelle version, on ne peut qu'en saluer l'originalité et la modernité de son ambiance et de son graphisme.

Nom série  Les Moments Clés du Journal de Spirou  posté le 14/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout est dit dans le titre : dans cette série, François Ayroles recense dans l'ordre chronologique les moments clés qui ont fait l'histoire du Journal de Spirou, de sa création en 1938 jusqu'à 1985 pour ce qui est du premier tome.

Le concept est simple.
Sur chaque page de gauche, l'un de ces moments est décrit en quelques lignes. Cela peut être la rencontre avec un nouveau membre de l'équipe éditorial, l'arrivée d'un nouvel auteur, un événement marquant de la vie de l'un des auteurs majeurs du journal ou encore une anecdote particulière qui aura marqué le journal ou les lecteurs à un moment donné.
Et sur la page d'en face, François Ayroles nous offre le dessin que lui inspire l'information en question, parfois sous la forme d'une illustration assez sage ou légèrement symbolique, mais le plus souvent avec un humour pince-sans-rire et un ton légèrement décalé qui amène le sourire et surprend le lecteur.
Pour dire les choses en quelques mots, c'est enrichissant et amusant.

Le trait d'Ayroles et sa colorisation sobre lui donnent une grande élégance. Les dessins sont clairs, efficaces et beaux à la fois. C'est un bel ouvrage qu'on prend plaisir à feuilleter.
Quant au contenu, il est instructif. Même moi qui connais plutôt bien l'histoire de la bande dessinée, j'ai appris pas mal de choses en lisant cet album.
A moins de le lire en plusieurs fois, le texte peut toutefois devenir un peu rébarbatif au fil des pages. Mais rien n'empêche de profiter simplement des planches dessinées même s'il est généralement plus savoureux de saisir le décalage entre le sérieux du texte informatif et l'humour du dessin pour mieux en profiter.

Nom série  Petits bonheurs  posté le 14/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire d'un enfant un peu insouciant dans un village du Sud-Ouest durant la Seconde Guerre Mondiale et les petites chroniques de sa vie de tous les jours, entre préoccupations enfantines, une petite amoureuse et en trame de fond les dangers de l'Occupation, des collabos et de la Résistance qui s'organise comme elle peut sans que lui en comprenne bien tous les tenants et aboutissants. Comme le dit Agecanonix ci-dessous, c'est un récit qui brasse plusieurs thèmes sans s'attarder pour de bon sur l'un ou l'autre.

Même si ce n'est pas désagréable à lire, il ne se dégage finalement pas grand chose de marquant de ce diptyque. Le dessin est un peu bancal, moyennement maîtrisé sur le plan technique, et je n'aime pas sa colorisation. Les personnages ne sont pas très convaincants car ils font souvent preuve de comportements assez caricaturaux ou simplistes. Il se dégage aussi une certaine naïveté des événements et des quelques drames qui émaillent le récit. Il n'y a là rien d'invraisemblable, cela reste crédible, mais le tout parait tout de même très convenu et sans surprise.

Nom série  MediaEntity  posté le 14/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après la lecture du seul premier tome, je m'étais dit que c'était simplement une fiction fortement inspirée de l'histoire de Jérôme Kerviel, le fameux trader de la Société Générale. Ce n'est qu'à partir du second tome qu'on découvre que le sujet est ici bien plus proche de la science-fiction ou du fantastique puisqu'il s'agit de mettre en scène des entités virtuelles, l'équivalent de personnalités Facebook qui prennent vie et qui agissent à l'encontre de leurs personnalités du monde réel.

C'est une idée un peu bizarre, et en fait très bancale aussi. Difficile d'imaginer qu'un petit fatras d'informations comme celles qu'on peut mettre dans les réseaux sociaux puisse suffire à créer des entités aussi quasiment humaines que leurs géniteurs. Et difficile aussi d'imaginer qu'elles puissent avoir un impact aussi fort sur le monde réel sans que les personnes impactées puissent facilement s'en défendre.

Outre ce postulat pas très crédible, la bande dessinée elle-même ne m'a pas convaincu. Le dessin est correct mais ne m'a pas particulièrement emballé. Le rythme est rapide et il ne se passe pas grand chose dans chaque album. Ça se lit trop vite. Et surtout aucun personnage n'est attachant donc je n'ai pas du tout été emporté dans leurs aventures qui m'ont paru parfois presque ennuyeuses.

Nom série  Médée (Le Callet / Peña)  posté le 07/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est donc la légende de Médée vue par ses yeux à elle. Et c'est en lisant cette BD que j'ai découvert que je ne connaissais en fait pas du tout Médée même si j'avais évidemment souvent entendu son nom. Je croyais à tort qu'il s'agissait d'une des sorcières de Thessalie. En réalité, sans entrer dans les détails de son arbre généalogique, c'est un personnage secondaire de la légende de Jason et les Argonautes et aussi un peu de Thésée. Son parcours se révèle assez sinistre, encombré de vengeances, d'infanticide et de fratricide assez expéditif.
On imagine donc un personnage noir, menaçant et égoïste. Mais en racontant sa vie avec ses yeux à elle, en montrant sa jeunesse et ce qui l'a doucement amené à faire ses choix, on comprend son parcours et on ne peut que se ranger à ses côtés quelque soit la noirceur de ses actes.

C'est un récit enrichissant et bien mené. Les personnages y sont bons, la retranscription d'une Grèce Antique et d'une Colchide mythique mais réaliste y est réussie, et le rythme du récit est prenant. Et surtout il y a le dessin si personnel et qui me plait toujours autant de Nancy Peña. Je le trouve très beau, plein de charme. Même les couleurs pourtant assez sombres me plaisent par leur élégance. Je n'y ai qu'un unique regret : les yeux un peu trop gros de certains personnages vus de profil qui leur donnent un aspect presque cyclopéen.
Une belle BD qui apporte un regard neuf et profond sur un personnage mythique finalement peu connu.

Nom série  L'Esprit du camp  posté le 06/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire se passe en 1994 au Québec. L'héroïne, une ado blasée au style grunge, se retrouve obligée de passer un été en tant que monitrice d'un camp de vacances pour enfants en pleine nature. Elle va y passer par des hauts et des bas. Alors qu'elle croyait que ce serait l'enfer, elle découvre qu'une fille qu'elle méprisait au lycée se révèle très sympa. Mais en même temps l'inquiétude la gagne concernant le directeur du camp dont elle trouve le comportement étrange, avec en trame de fond une légende sinistre et fantastique sur un esprit de la forêt malfaisant.

J'ai classé la série en tant que roman graphique mais l'intrigue et surtout la fin du premier tome laisse ouverte la possibilité d'une trame plus fantastique. Pour le moment, le doute est permis.
Et du coup, nous avons droit à un récit de vacances d'une grande adolescente entre repli sur soi et découverte de quelques bonheurs plaisants que ce soit avec un groupe d'enfants très turbulents mais attachants ou avec une nouvelle amie sur place, avec là encore un léger doute sur le fait qu'elle pourrait vouloir être plus qu'une simple amie. Un léger voile de mystère plane sur les événements dans ce fameux camp.

Même si le début du récit est légèrement brouillon, la lecture devient rapidement plaisante. Le dessin est sympathique, la narration est bonne et on a envie de percer les éventuels énigmes du scénario et de continuer à suivre les aventures de vacances de cette adolescente, avec peut-être au passage quelques souvenirs nostalgiques de sa propre jeunesse pour ce qui concerne les lecteurs plus âgés.

Nom série  Geis  posté le 05/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alexis Deacon est un auteur-illustrateur anglais et ce conte médiéval sombre est paru initialement chez Nobrow Editions. Il met en scène dans une ambiance légèrement onirique un concours organisé pour succéder à la tête du pouvoir d'un royaume suite à la mort de la matriarche Matarka. Cinquante concurrents se retrouvent convoqués en pleine nuit pour entamer ce défi. Parmi eux de farouches intrigants envieux de conquérir le trône mais aussi d'autres qui ont bien moins d'ambition voire aucune envie d'y participer. Mais voilà, c'est la sinistre sorcière Niope qui organise le concours à la façon d'un maléfice qui implique tous les participants et l'organisatrice elle-même et auquel personne ne peut échapper autrement que par la mort.

Le récit s'entame pour les lecteurs comme pour l'héroïne principale comme un mauvais rêve, une brusque plongée dans un concours mortel à peine tiré du sommeil nocturne. L'ambiance est posée, elle est à la fois fantastique, sombre et légèrement irréelle. Mais son aspect inquiétant doit faire face à des personnalités fortes et intéressantes. La jeune héritière intelligente et très brave, l'arriviste sournois et dangereux mais en réalité traumatisé par sa jeunesse, la gentille sorcière trop faible face à la puissante Niope, ou encore le petit bourgeois qui mêle ridicule et insouciance à une bonne volonté et un amour de jeunesse... Bien malgré eux, ils vont devoir essayer de s'allier alors que le maléfice les forcent à se dresser les uns contre les autres.

Ce qui commence comme une simple suite d'épreuves magiques dont on imagine initialement que la gentille héroïne va sûrement sortir vainqueur comme dans n'importe quel aimable conte, se révèle rapidement bien plus imprévisible, complexe et surtout captivant. Le lecteur est pris dans le rythme et les rebondissements de l'intrigue.
L'ensemble est soutenu par un graphisme et une colorisation tout en atmosphère qui fonctionne parfaitement pour entretenir le charme de cette bande dessinée.
Une chouette lecture dont il me tarde de lire la conclusion.

Nom série  Clémence Évidence  posté le 04/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Clémence Évidence est une écolière au caractère très affirmé. Intelligente et très sûre d'elle, elle aime tout contrôler et montrer qu'elle a toujours raison. D'aucuns pourrait l'estimer égocentrique et arrogante. D'autres y verront plutôt le côté amusant de ses tentatives souvent ratées d'être le parfait centre du monde.

Sur le base de gags en une ou deux pages chacun, cette série m'a un peu rappelé Mafalda par son héroïne qui aime à discourir et à décrire la société qui l'entoure auprès de sa petite bande de copains.
Le dessin de Merwan joue un peu en cette faveur car il se démarque des graphismes classiques des séries jeunesse. Le trait est certes rond, épuré et facile à lire, mais il a aussi une vraie personnalité plutôt intéressante. Quant aux couleurs directes, elles sont assez étonnantes, comme réalisées à l'ancienne à l'aquarelle. J'aime bien mais je ne sais pas si certains jeunes lecteurs n'y trouveront pas une touche un peu vieillotte.

L'humour de la série repose avant tout sur son ambiance et sa galerie de personnages. Outre Clémence elle-même, ses amis ont des personnalités très marquées et plutôt originales. Leurs dialogues et interactions amènent souvent le sourire. Les chutes des gags sont par contre rarement drôles car elles tombent un peu à plat. Et pour le moment, un album entier ne m'a pas permis de franchement m'attacher aux différents protagonistes.

Même si ma lecture ne fut pas désagréable et apporte quelques sympathiques originalités, je ne suis pas tombé sous le charme et je trouve que ça manque un peu d'impact humoristique.

Nom série  Le Fil de l'Histoire raconté par Ariane & Nino  posté le 27/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Fil de l'Histoire raconté par Ariane & Nino est une série de petits albums documentaires destinés en principe à la jeunesse mais qui se lisent avec le même intérêt par des adultes. Ils abordent des sujets historiques variés s'étalant des grands classiques tels que nos ancêtres les Gaulois ou les Pyramides d'Egypte jusqu'à des sujets plus récents et plus précis tels qu'Albert Einstein.

Le concept est simple. En une page d'introduction, les auteurs amènent le jeune Nino et sa grande sœur Ariane à lancer la discussion sur le sujet à aborder et voilà Ariane lancée pour raconter à son petit frère tout ce qu'elle sait sur le thème en question. La manière de présenter les choses est très claire, très didactique et agréable à la lecture. Le dessin de Sylvain Savoia est joli, très efficace et donne envie de lire.

Le format réduit mais comprenant quand même 48 pages permet de fournir une suite d'albums à petit prix qui se lisent vite mais restent suffisamment denses pour être enrichissants et relativement exhaustifs.

Les sujets abordés sont divers et les informations apportées se concentrent sur l'essentiel, le plus intéressant et permettent de capter l'attention du lecteur sans jamais l'ennuyer. Et même si le public visé par la série est théoriquement jeune, plutôt collégien à mes yeux, les informations fournies sont précises, intelligentes et pourront intéresser des lecteurs de tous âges. A noter également que le contenu documentaire est très à jour et contient quelques nouveautés et une ouverture d'esprit qui n'étaient pas présentes dans les vieux cours d'école de ma propre jeunesse.

En définitive, c'est une série BD que je conseillerais sans hésiter dans toutes les bonnes bibliothèques, qu'il s'agisse de CDI des écoles, collèges et lycées ou les bibliothèques personnelles de vos enfants ou de vous-mêmes finalement tant c'est plaisant à lire.

Nom série  Les Louves  posté le 26/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Louves est un récit légèrement romancé se basant sur des faits réels, à savoir d'une part les souvenirs de jeunesse de la grand-tante de l'auteure et d'autre part l'histoire vraie d'une résistante belge célèbre. Elle raconte le quotidien de plusieurs femmes dans la ville de La Louvière tout au long de la seconde guerre mondiale. C'est un récit intimiste, faits de moments du quotidien qui sont autant de petits combats dans ces circonstances compliquées non seulement pour la Belgique occupée mais aussi en même temps pour les femmes qui subissent leurs propres vexations à cette époque où l'égalité homme-femme était loin d'être faite. C'est le parcours d'une femme qui a fait le choix de s'engager au péril de sa vie. Mais c'est aussi celui d'autres femmes qui se sont contentées de survivre au mieux en prenant soin de leur famille et en espérant des jours meilleurs.

C'est une histoire enrichissante puisqu'on y découvre les détails de la vie de tous les jours avant l'Occupation, durant celle-ci puis au moment où la Libération approche.
Le dessin y est simple. Son encrage y manque un peu d'aisance et j'aurais aimé davantage de pleins et déliés pour le rendre plus clair et assuré. Les visages ont aussi un peu tendance à s'y ressembler, ce qui m'a posé problème quand j'ai confondu en début de lecture les deux protagonistes rousses du récit, m'étonnant à tort de voir une jeune enfant s'engager dans un mouvement résistant avant de réaliser qu'il s'agissait d'une autre personne.

J'ai envie de comparer cet album à la très bonne série Les Enfants de la Résistance que j'ai lue récemment. Les deux abordent en effet des sujets très similaires à savoir la vie quotidienne depuis les tous débuts de l'Occupation et l'engagement progressif dans la Résistance de ses protagonistes. D'un côté, nous avons des enfants pour héros et de l'autre des femmes. D'un côté, nous avons un récit purement romancé, avec une histoire prenante qui mêle aventure et justesse historique. De l'autre, nous avons les Louves qui ne prend jamais la direction de l'aventureux mais qui a l'avantage de se montrer d'autant plus crédible et instructif qu'on sait qu'il y a derrière son scénario l'histoire vraie d'une famille et d'une résistante.
Cependant, ce côté journal intime rend l'intrigue un peu plate. Plutôt que d'être entraînés avec les héroïnes dans les émotions et les difficultés de l'époque, on a parfois l'impression de sauter d'une séquence à la suivante comme une simple succession de faits. Cela ne tourne heureusement pas à l'énumération et le récit reste fluide et suffisamment intéressant pour ne pas s'ennuyer du début à la fin de l'album. Mais on ne se sent pas particulièrement proche des protagonistes et de leur quotidien. Il manque une part d'émotion et une mise en scène qui permettrait davantage au lecteur de se sentir impliqué dans les aventures des héroïnes.

Nous avons donc une lecture instructive et suffisamment bien menée pour être prenante mais pas suffisamment marquante pour transmettre ses émotions.

Nom série  Les Trois Mousquetaires (Russkey)  posté le 26/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est pas la première adaptation en BD des Trois Mousquetaires que je lis et si celle-ci ne présente pas de défaut manifeste, elle se révèle cependant un peu plate et sans grande surprise. J'avais apprécié la fougue narrative de l'adaptation de JD Morvan. J'avais apprécié le côté complet et enrichissant de celle de Nicolas Juncker. Et j'avais aimé d'en découvrir le contrepoint via le récit de Milady de Winter.

Ici, nous sommes dans une adaptation nettement plus classique du roman, avec un peu de spécificité inhérente au manga. Cela se retrouve surtout au niveau du dessin où les personnages sont très lisses, souvent d'allures adolescente. Cela convient bien pour D'Artagnan lui-même certes, mais de voir le Duc de Buckingham ou le roi Louis XIII avec des visages si juvéniles, c'est moins crédible. D'Artagnan a également un comportement qui parait encore un peu plus immature que dans le roman où il est déjà très téméraire. Quant aux décors, on sent que ce n'est pas vraiment la culture de l'auteur car cela ressemble parfois à une Europe fantasmée en carton-pâte.

Mais si l'on passe outre ces points qui ne sont pas forcément dérangeants, l'adaptation n'est pas mauvaise. Comme beaucoup d'entre elles, elle se focalise essentiellement sur le passage le plus célèbre des Trois Mousquetaires, l'affaire des Ferrets de la Reine. Le passage durant le siège de la Rochelle n'est que brièvement abordé durant l'épilogue de l'album. Je n'ai pas ressenti de réelle ferveur dans la narration et l'histoire n'est pas rendue particulièrement captivante, mais elle reste bien menée et fluide. Quant au graphisme, il est lui aussi soigné et de bonne qualité.
Bref, c'est une plutôt bonne adaptation. Il lui manque juste le côté prenant et ce sens de l'aventure que Dumas avait su insuffler dans son oeuvre.

Nom série  Les Enfants de la Résistance  posté le 22/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand l'aventure et l'action se mêlent à l'Histoire et à un récit particulièrement instructif. Les Enfants de la Résistance, c'est l'histoire de trois gamins dans un petit village du centre de la France occupée qui, à partir de 1940, vont s'engager d'eux-mêmes dans un mouvement personnel de résistance à l'Occupation, rejoignant peu à peu le parcours des "vrais" résistants plus adultes. C'est une description intelligente de la vie sous l'Occupation. C'est aussi une manière subtile de montrer, en suivant le parcours d'enfants auxquels les jeunes lecteurs peuvent s'identifier, celui que des résistants adultes ont pu réellement suivre dans ces années là.

Tout est crédible, documenté, et pas manichéen. Les personnages sont bons. On y voit des nazis détestables et des allemands bien plus humains, des français dont l'opinion peut évoluer, notamment dans leur vision de Pétain et de la nécessité ou non de résister à l'envahisseur. Le récit est réaliste, avec son lot de malheurs et de risques mortels, mais aussi un vrai sens de l'aventure et un récit prenant. Et surtout la progression du scénario est très réussie, avec un engagement de plus en plus fort des héros et une situation qui montre de plus en plus son sérieux et son danger. Tout s’enchaîne de manière naturelle et on découvre sans s'en rendre compte que de simples enfants sont finalement devenus aussi engagés et efficaces à leur échelle que les meilleurs résistants.
Qui plus est, le dessin est lui aussi très bon et agréable, tant sur le plan du trait et de la mise en scène que des couleurs.

Bref, c'est vraiment du tout bon comme lecture, enrichissante et prenante, et aussi bien adaptée à de jeunes lecteurs qu'à des adultes.

Nom série  Supers  posté le 22/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Supers, c'est l'histoire de 2 frères et une soeur dotés de super-pouvoirs. En effet on apprend très vite que ce sont des enfants extraterrestres naufragés sur Terre après que leurs parents aient été arrêtés par la police galactique. Ils vivent donc seuls et essaient de s'intégrer discrètement parmi les enfants humains de leur âge, allant à l'école comme tout le monde et cachant autant que possible leurs pouvoirs. Mais ce n'est pas évident du tout quand on est aussi jeunes, notamment comme le plus petit d'entre eux qui n'a pas la maturité nécessaire pour rester vraiment discret et ne pas profiter de ses capacités.

C'est une série sympa mais j'ai eu un peu de mal à cerner le public visé. La tranche d'âge 10-13 ans parait la plus appropriée globalement mais il y a certains aspects un peu faciles comme "ouais on va devenir des super-héros" qui s'adressent à un lectorat plutôt jeune et en même temps le ton du récit et certains éléments des intrigues sont nettement plus mûrs et s'adressent à des adolescents voire parlent même à des adultes. La relation amoureuse entre le plus grand des frères et son amie collégienne est notamment assez compliquée, loin d'une petite romance banale. Et le rythme narratif est également un peu lent, avec relativement peu d'action.
Mais en même temps la situation des personnages évolue au fil des tomes et arrivé en fin de tome 3, le dernier paru à ce jour, on a très envie de savoir la suite. Quant au dessin, il est plutôt mignon (ce qui là encore semble s'adresser plutôt à un jeune lectorat) mais tout à fait plaisant et efficace pour tous publics.

C'est dans l'ensemble une plutôt chouette série, avec juste un peu de lenteur dans son déroulé qui pourrait empêcher de tomber totalement sous le charme, mais hormis cela elle a beaucoup de qualités.

Nom série  Manhattan Murmures  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire d'un reporter photographe qui vient de perdre la femme qu'il aimait et qui essaie d'oublier sa douleur en s'imposant un reportage avec une contrainte très particulière : prouver qu'on peut vivre seul à New York pendant 2 mois sans adresser la parole à qui que ce soit. Ainsi fermé sur lui-même et sans aucun contact humain à part avec son éditeur, il va découvrir la ville avec un œil particulier et apprendre que la ville elle-même ne se laisse pas faire quand on essaie d'éviter les règles qu'elle impose à ses habitants. Car comment se fait-il que sur les photos en noir et blanc que le héros vient de faire développer apparaît soudain sur une dizaine d'entre elles une femme en couleurs ? Et comment se fait-il qu'il n'a aucun souvenir d'avoir pris ces photos là ?

J'ai apprécié dans cet album le message d'amour qu'il adresse à la ville de New York en elle-même. Il ne la présente pas avec des yeux de touriste en listant les lieux intéressants mais il nous parle plutôt de l'âme qui s'en dégage.
Cette façon de présenter la ville associée au dessin envoûtant et maîtrisé de Giacomo Bevilacqua font de cet album un bel ouvrage, plein de charme.

L'histoire quant à elle est sympathique et intéressante. Je lui reproche cependant la lenteur de sa narration. C'est un long, trop long, soliloque du héros. Comme il ne parle à quasiment personne, il faut bien qu'il se parle à lui-même et au lecteur. C'est parfois un peu ennuyeux et j'aurais préféré que les choses aillent plus vite à l'essentiel. Car ce monologue permanent m'a empêché de succomber pour de bon à la poésie du récit et de m'attacher au héros.

Restent cette belle vision de New York, ce graphisme très agréable et cette fin assez originale jouant la touche du fantastique.

Nom série  Nungesser  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Charles Nungesser était un vrai personnage, un type hyper-volontaire, toujours prêt à l'aventure aussi risquée soit-elle, et avec le talent qu'il fallait pour réussir ses entreprises. Tour à tour adolescent prêt à tout en Amérique du Sud, puis as de l'aviation durant la première guerre mondiale aux côtés de Guynemer et autres Jean Navarre, puis héros célébré et organisateur de spectacles aériens à la Bufallo Bill et enfin compétiteur décidé à être le premier à traverser l'Atlantique en avion aux côtés de François Coli. Cet album raconte tout ce parcours en prenant pour narratrice une femme que Nungesser aurait aimé en secret toute sa vie malgré le fait qu'elle fut mariée à un autre.

C'est une lecture particulièrement enrichissante. La vie de ce pilote de légende fut tellement dense qu'il faut bien les 150 pages de cet album pour la raconter.
La partie adolescente puis militaire de sa vie m'ont particulièrement intéressé puisqu'on y voit clairement le parcours d'un héros. Son audace et sa réussite sont impressionnants. Et tout téméraire et faussement insouciant qu'il soit, le personnage réussit à rester attachant et à ne pas devenir agaçant.
Et une fois venus la fin de la guerre et le récit des années qui suivent, j'ai cru que mon intérêt allait retomber car cela ressemble au récit aussi triste que banal de décadence du héros qui ne trouve plus sa place. Mais c'est pour mieux mettre en scène sa décision de tenter la traversée de l'Atlantique et de comment il s'y est pris. Deuxième point d'orgue dans le scénario de cette BD.

Ce serait donc un album que je conseillerais sans aucun doute si n'étaient certains éléments qui font que tout n'a pas parfaitement fonctionné.
Déjà le récit est long, un petit peu trop long. Certes il se révèle du coup assez exhaustif mais on s'en lasse un peu lors d'une lecture d'une traite.
Ensuite le dessin est certes très joli dans son ensemble, mais il manque de clarté à mes yeux. Les traits sont trop nombreux, souvent embrouillés, avec un encrage très uniforme, et il arrive régulièrement qu'on doive réfléchir un peu pour bien déchiffrer certaines images.
C'est pareil pour le lettrage. Le texte de la narratrice, surtout, est écrit de manière manuscrite à l'ancienne et j'ai plusieurs fois eu du mal à bien déchiffrer ce qu'elle écrivait.
Cela rend la lecture légèrement laborieuse, sans jamais être pénible pour autant.

J'ai en tout cas appris beaucoup sur un personnage vraiment intéressant par le biais de cet album.

Nom série  Francis Saucisson  posté le 16/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Francis Saucisson est une série pré-publiée dans Biscoto, un magazine destinée à la jeunesse de 6 à 9 ans. Francis Saucisson c'est aussi le nom du héros, un brave gaillard, costaud et bien fait mais aussi couillon que gentil. Il vit des aventures assez extravagantes dans sa ville où les enquêtes se mêlent au loufoque.

Même si la série s'adresse en théorie à des enfants, j'ai trouvé sa lecture très plaisante pour un adulte. Le dessin y est clair, net et efficace. Et surtout l'humour y est très sympa, les situations rocambolesques et les dialogues très amusants. C'est surtout le cocktail de naïveté enfantine, de bêtise assumée et de bravoure bienveillante du héros qui le rend très attachant.

Ce sont des aventures pleines de drôlerie et de bonne humeur qui pourront plaire aux petits comme aux grands.

Nom série  Robin Hood (Simon Roussin)  posté le 15/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis passé complètement à côté de cet album et je ne sais pas trop comment en parler.
C'est l'histoire de Robin des Bois revisitée pour être... plus réaliste ? Plus caustique ? Décalé ? Second degré ? Ou bien à l'inverse naturaliste ? Je n'ai pas su le comprendre.

Il y a d'abord le dessin qui détonne. C'est un style faussement naïf. Un trait pas vraiment enfantin mais au mieux adolescent, proche de l'amateurisme même si réalisé par quelqu'un sortant d'une vraie école d'Arts Décoratifs. Une colorisation pétante, presque psychédélique, et réalisée à ce qui semble être un gros feutre humide là encore comme une création de collégien. Je ne sais pas si quelque chose motive en particulier ce choix graphique mais je ne suis pas du tout tombé sous son charme.

Puis il y a l'histoire elle-même. On y retrouve les éléments clés de la légende universelle de Robn des Bois : le Shérif de Nottingham, la forêt de Sherwood, Marianne, Petit Jean, la bande de Robin et lui en chef de ces hors-la-loi. Mais tout est aussi subtilement différent. Robin y est un être basique voire médiocre, jouant les braves mais en réalité égocentrique et meurtrier, comme ces héros que les enfants s'imaginent dans leurs jeux et leurs histoires qui a le droit de tuer tous ceux sur son chemin car lui-seul compte ainsi que l'objectif qu'il se donne. En guise de preux volant aux riches pour donner aux pauvres, il vole tout court ou gagne de l'argent en vendant ses services sexuels à la femme du shérif. Son compagnon Petit Jean est un gros moustachu qui passe son temps à poil et dont la relation avec Robin est plus qu’ambiguë. Et ainsi de suite.
Cela ressemble à une parodie caustique démystifiant la légende mais en même temps cela semble ne pas en être une. Car il n'y a pas d'humour ou alors seulement au troisième degré et au-delà.
Quant à la narration, elle est faite au présent sur un ton aussi naïf que le dessin et le caractère des protagonistes.

Vraiment, je n'ai pas su comment appréhender cette BD qui n'a pas su me parler ni en terme de graphisme ni en terme de contenu.

Nom série  La Petite Souriante  posté le 14/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour commencer, La Petite Souriante est un bel objet. Bande dessinée au format un peu plus réduit que la normale, sa couverture cartonnée est joliment ouvragée pour donner l'aspect d'un vieux bouquin usager, jusqu'au relief et au vernis sur sa surface elle-même.

A l'intérieur, le dessin est de Benoit Springer et il est bon. Il s'y entend pour représenter des décors semi-désertiques à l'américaine, ses fermiers un peu rednecks et leurs gros pick-up. Paysages comme personnages sont réussis et se marient très bien à l'ambiance grinçante du scénario.

Car l'histoire, c'est celle d'un fermier qui massacre sa femme qu'il déteste pour vivre en paix avec sa jeune maîtresse. Sauf que sa femme réapparaît chez lui aussitôt après, sans pour autant que le cadavre de celle-ci n'ait disparu. Faudra-t-il qu'il la tue à nouveau ? Combien de fois cela va-t-il se répéter ?
Récit fantastique au ton noir et caustique, l'intrigue met en scène une poignée de protagonistes épouvantables dans des scènes parfois ignobles et sanglantes.

Si l'idée de départ est amusante et irrévérencieuse, elle ne réussit malheureusement pas à réellement prendre son essor. Le soufflé retombe et mène à une conclusion trop rapide à mon goût. Je reste en outre perplexe face à son final que je n'ai pas su comment interpréter autrement que comme la chute un peu facile d'un conte sarcastique.
Reste pourtant le bel objet, le beau dessin et une ambiance décomplexée et à l'humour noir et gore qui amène le sourire.

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