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Nom série  Voyage en...  posté le 27/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série "Voyage en..." regroupe à ce jour deux albums racontant le périple touristique des deux protagonistes, Ben et Nina, en Chine puis en Inde sous la forme de petits gags d'une demi-page qui forment l'histoire plus ou moins suivie de leurs préparatifs puis de leurs séjours sur place.

C'est une bande dessinée sympa, pas prise de tête, qui mêle humour et carnet de voyage fictif (ou peut-être basé en partie sur de vraies vacances sur place des auteurs ou de leurs proches, je ne sais pas). On y retrouve un aperçu typique des pays visités, les lieux les plus connus des touristes, des anecdotes, certaines un peu clichés mais d'autres sentant vraiment le vécu. Certains passages m'ont donné envie d'aller y voir mais on est quand même loin de la plaquette touristique avec des paysages engageants, etc. Le récit se focalise beaucoup plus sur les deux héros, leurs discussions et leurs observations des gens et de leurs propres comportements.

Le dessin est simple mais appréciable, même s'il ne faut pas trop compter sur lui pour mettre en scène des paysages admirables. Dans le premier tome en Chine, on sent que le dessinateur cherche encore un peu ses personnages, notamment celui de Ben, mais il les tient bien mieux dans le second tome. Je regrette par contre la palette trop restreinte d'expressions faciales de ces personnages sur lesquels on retrouve un peu trop souvent le même sourire figé ou les mêmes visages.

L'humour est assez moyen à mon goût. Certains gags sont répétitifs, d'autres paraissent un peu forcés "parce qu'il faut faire rire" et il n'y en a aucun de vraiment percutant, au mieux sont-ils agréables et permettent-ils de passer un moment de lecture plutôt sympathique, mais pas inoubliable.

A noter le cahier final en fin d'albums avec de véritables photos des lieux visités, chose que j'ai bien appréciée même si j'aurais presque aimé en avoir davantage.

Nom série  Puella Magi Kazumi Magica - The Innocent Malice  posté le 20/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Puella Magi Madoka Magica, à la base, c'est l'adaptation en manga d'une série animée, une histoire de Magical Girls façon Sailor Moon où des jeunes filles aux pouvoirs magiques combattent des ''sorcières'', monstres invisibles aux yeux des mortels. Quant à Puella Magi Kazumi Magica - the Innocent Malice, c'est un spin-off de ce manga qui peut se lire indépendamment car il met en scène des personnages différents même s'ils partagent le même univers et qu'on y retrouve quelques protagonistes en commun.

Cela commence de manière très pratique avec une héroïne amnésique qui va devoir comprendre qui elle est et comment elle en est arrivée là. Je dis que c'est bien pratique car cela permet aux auteurs de nous faire décrire simplement par les amies de l'héroïne ce que sont les Puella Magi et donc d'avoir un rapide aperçu du contexte sans avoir besoin de lire la série originelle.

L'histoire manque hélas de structure. Elle s'entame sur les chapeaux de roue avec un kidnapping et une bizarre histoire de bombe et de terrorisme mais elle va ensuite prendre des chemins complètement différents avec en parallèle l'héroïne qui vit une vie d'adolescente insouciante avec ses amies magiciennes, leurs combats contre des Sorcières et la mémoire de l'héroïne qui revient peu à peu. Tout cela est raconté sur un ton léger que je qualifierai presque de puéril et qui manque franchement de naturel. On n'y croit pas un instant à cette amnésie facile et qui n'a pas l'air de déranger du tout les protagonistes qui font presque comme si de rien était, à ces combats embrouillés, à ces intrigues inutilement alambiquées et à ces magical girls sans saveur.

C'est médiocrement raconté, pas captivant, rempli de déjà-vus, et le fait que les jeunes magi puella soient assez sympathiques et que le dessin n'est pas désagréable ne m'a pas empêché de m'ennuyer au cours d'une lecture dans laquelle je n'ai pas du tout réussi à entrer.
Peut-être, si vous avez lu la série originelle et qu'elle vous a plu, serez-vous curieux de lire l'histoire d'autres personnages dans ce même univers, mais ce n'est pas mon cas.

Nom série  Déviances (Canicules)  posté le 18/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déviances est un recueil d'histoires courtes pornographiques. Leur auteur, Bernardo Muñoz, est espagnol, et quelques-unes des histoires de cet album avaient déjà été publiées en 1999 dans la collection "Selen Présente" sous le titre "Canicules".
Ce sont des récits assez variés, de longueurs allant de 5 à 26 pages, où l'ambiance et le décor hispanique ressortent assez souvent.

J'ai eu un peu de mal au départ. Comme son titre l'indique, les thèmes abordés sont parfois assez déviants. On y parle en effet régulièrement d'adultère, classique, mais aussi de voyeurisme, d'inceste voire même de nécrophilie. Du coup, certaines histoires sont un peu glauques. D'autant plus que la narration m'a paru bien confuse dans les premières histoires, et que l'on en vient facilement à confondre les personnages que le dessin en noir et blanc ne différencie pas beaucoup.

Cependant, il y a aussi quelques bonnes histoires, rien de transcendant mais quelques passages assez émoustillants, les moins déviants en ce qui me concerne. J'apprécie le semblant de réalisme de la majorité de ces scénarios. Et puis, même si tout ne m'y plait, notamment dans la représentation de l'anatomie masculine, le dessin n'est pas mauvais du tout pour le reste. Et il y a quelques véritables scénarios, pas juste du cul gratuit.

A noter aussi une dernière histoire où l'auteur et un ami se mettent en scène pour parler de l'oeuvre elle-même avec humour et une certaine mise en abîmes, ce qui offre une autre vision légère de l'album qui est assez sympathique.

Bref, c'est un recueil inégal mais il y a quelques histoires de qualité dans cette BD porno.

Nom série  David, les femmes et la mort  posté le 18/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le thème de cette bande dessinée : la fin de vie d'un cinquantenaire allemand atteint d'un cancer du larynx. Nous le suivons ainsi que ses proches, sa nouvelle femme, la grande fille de son premier mariage, sa deuxième fille plus jeune, son médecin et ami... Et notamment, entre deux séances de traitement, il emmènera sa fille passer quelques jours sur les lacs où il aime à voguer et à pêcher tranquillement.

Le ton n'est pas à la rigolade mais il n'est heureusement pas trop sombre. L'émotion réussit à se dégager et, sans que je me sois vraiment attaché aux personnages, je ne me suis quand même pas ennuyé à les suivre.
Le dessin, lui, ne m'a pas vraiment plu. Je le trouve inabouti, trop peu soigné, et certains visages sont très laids à mes yeux, notamment celui de la petite fille et ses grosses lèvres incongrues.
Le récit ne m'a pas particulièrement touché, le personnage du père m'ayant un peu indifféré, mais sa lecture est bien passée et a su montrer avec justesse la situation de ces personnages et leurs réactions diverses face à l'inéluctabilité de la mort.

Ce n'est pas une grande oeuvre selon moi et je ne pense pas que j'aimerais la relire, mais c'est une BD d'assez bonne qualité pour ceux que le sujet intéresse et qui pourraient être touchés par son contenu.

Nom série  Ainsi se tut Zarathoustra  posté le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est très instructive sur un sujet dont je ne connaissais quasiment rien : le Zoroastrisme et ses pratiquants de nos jours et plus particulièrement en Iran.

J'ai été très intéressé par le premier chapitre, qui recouvre près de la moitié de l'album et raconte comment l'auteur a été amené à réaliser un voyage en Iran et à y côtoyer de près la communauté zoroastrienne. On y découvre de nombreuses choses parfois très différentes, allant de la situation des réfugiés afghans en Iran et en Europe aux monuments historiques iraniens, mais aussi de la situation politique globale en Iran jusqu'à celle plus précise des zoroastriens et de leur désir que leur culture ne disparaisse pas. J'ai aussi été surpris d'apprendre que les Parsis indiens étaient d'origine zoroastrienne et notamment le dirigeant du fameux groupe industriel TATA.

Le second chapitre, recouvrant pour sa part un peu plus d'un tiers de l'album, m'a un peu moins captivé. Il porte cette fois plus précisément sur le personnage clé de Cyrus Yazdani et le procès de son meurtrier, et sert surtout à décrire la biographie de ces deux hommes et dans quel contexte ils se sont rencontrés. Ça reste intéressant mais bien moins à mes yeux que le sujet plus général du chapitre précédent.
Quant au dernier chapitre, beaucoup plus court, c'est une simple conclusion au récit.

L'ensemble est bien raconté, avec un ton léger et pédagogique à la fois. Le dessin est simple mais de bonne facture. Bref, c'est une lecture agréable et bien menée qui m'a appris beaucoup de choses, même si je dois admettre que le récit s'essouffle un peu à mon goût une fois passé la moitié de l'album.

Nom série  Une nuit à Rome  posté le 15/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'avais déjà remarqué à la lecture de Petites éclipses du même auteur que je ne me sentais proche d'aucun de ses personnages et que j'étais très éloigné de leur manière de penser, et donc probablement de celle de Jim. Ce sentiment a été cependant franchement exacerbé à la lecture d'Une nuit à Rome où j'ai foncièrement détesté les deux personnages principaux, au point de les insulter mentalement à chacune de leurs nouvelles décisions.

Mon ressenti réel vis-à-vis de cette lecture serait donc de dire que je ne l'ai vraiment pas aimée, mais vraiment pas. Ce diptyque m'a énervé, m'a gonflé et j'en suis venu à survoler les pages à partir du second tome, cherchant juste à atteindre la fin pour savoir où allait en venir l'auteur.

Pourtant, objectivement, il a de bonnes qualités.
Le dessin est un peu inégal, avec des visages parfois bizarrement bâclés, au point de ne pas reconnaître celui de la copine du héros quand elle danse dans le premier tome par exemple, mais d'autres fois très réussis. Les décors sont bien rendus (quoique je n'ai pas compris la narration du tout début indiquant que l'action se passe à Gif-sur-Yvette alors que c'est très visiblement Paris et que Gif n'a rien à voir avec ça, mais ça n'a aucune importance). La colorisation aussi est bonne. Bref, c'est graphiquement joli.
La narration également est de qualité. On suit l'histoire avec fluidité et les atermoiements psychologiques du héros, qui est tenté mais veut résister, sont bien mis en scène.
Bref, il y a là les bases techniques d'un récit capable de séduire son lecteur... pour peu qu'il n'en fasse pas un vrai rejet.

Car ce fut mon cas tant j'ai sincèrement méprisé les protagonistes et au-delà d'eux le message que j'avais le sentiment que l'auteur voulait me faire passer. J'ai détesté le caractère bobo urbain trentenaire/quarantenaire instable du héros et de ses proches, avec leurs réflexions permanentes sur l'infidélité et la fragilité des couples. J'ai détesté l'égoïsme et le mépris des autres dont fait preuve l'héroïne, dont le caractère m'aurait donné des envies de violence si j'avais eu à la côtoyer dans la vraie vie. J'ai détesté les décisions du héros, même si dans le récit lui aussi affirme à plusieurs reprises qu'il se déteste pour ça. J'ai détesté le message répété plusieurs fois dans le second tome comme quoi il faut être infidèle pour pouvoir vivre des moments forts. J'ai détesté leur vision de la vie et de l'amour.
Tout cela est tellement loin de ce que je suis foncièrement que ça m'a saoulé au plus haut point, allant jusqu'à m'énerver en cours de lecture.
D'une certaine manière, l'auteur peut éventuellement se sentir flatté que son oeuvre ne m'ait pas laissé indifférent, mais ce qui est sûr, c'est que je n'en conseillerais ni l'achat ni la lecture.
Ah si, cette BD a peut-être une autre qualité : elle a su me donner envie de passer quelques longues vacances en Italie... avec ma femme et mes enfants.

Nom série  Un petit livre oublié sur un banc  posté le 13/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour cette série, le scénariste Jim a été inspiré en ayant appris que certaines personnes ne gardaient pas les livres qu'ils avaient lus mais les transmettaient à d'éventuels futurs lecteurs en les laissant dans des endroits publics avec un mot destiné à encourager les gens à le prendre et le lire puis le transmettre à d'autres. Une pratique effectivement pas si rare puisque j'ai moi-même récupéré quelques livres comme ça. Il s'est alors adjoint l'aide de Mig au dessin pour mettre en place un diptyque tournant autour de cette idée d'un dialogue mystérieux se mettant en place par échange de livre interposé.

Cela commence comme un petit roman graphique léger avec un parc urbain et des gens de tous les jours qui passent à côté d'un livre laissé sur un banc public, jusqu'à ce qu'une jeune femme s'y intéresse et commence à se passionner pour son contenu et surtout des messages laissés à l'intérieur par le biais de mots entourés. S'entame alors un dialogue entre elle et un mystérieux interlocuteur par échanges successifs du livre en le laissant posé elle aussi dans un lieu public.
J'avoue ne pas avoir trop compris comment un tel dialogue a pu se faire, comment peut-elle être persuadée que c'est la même personne qui a récupéré le livre que celle qui a écrit initialement et non pas n'importe qui d'autre dans la rue, et pourquoi cette dernière fait ça, rompant de fait la chaîne de transmission du livre vers de nouveaux lecteurs si les deux personnes récupèrent sans arrêt le même bouquin. Mais j'imagine ou espère en tout cas que ce sera clarifié dans le second tome.

Pour le moment, nous avons la passion naissante d'une jeune lectrice curieuse et romantique et sa petite enquête pour trouver qui est son interlocuteur. Ce n'est pas aussi captivant que je l'aurais aimé et les petites incohérences citées plus haut donnent des airs un peu artificiels à l'intrigue. A noter aussi que le comportement du copain de l'héroïne est trop caricatural à mon goût.
Par contre, le dessin de Mig est très agréable et adapté à ce roman graphique léger. Les personnages sont très réussis et les décors simples et soignés. Les couleurs aussi sont plaisantes.

Bref, c'est une lecture légère et sympathique, une mini-enquête un peu fleur bleue qui reste un peu convenue pour le moment mais peut-être que le second tome donnera davantage de saveur au mystère de ce dialogue épistolaire par livre interposé.

Nom série  New school  posté le 12/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a beaucoup de choses que je n'ai pas comprises dans ce roman graphique de Dash Shaw.

La première est le graphisme qui est bien particulier.
L'encrage est très épais, le dessin très simple, on dirait un carnet de croquis sur lequel on aurait zoomé sur des dessins faits un peu à la va-vite.
A cela s'ajoute une étrange colorisation. La plupart des pages sont en noir et blanc mais beaucoup offre aussi des plages de couleurs bizarres, apparemment sans lien avec les cases et la mise en page, me faisant croire au départ à un problème d'impression, comme une imprimante qui déconne et laisse des traînées de couleurs non désirées. Il s'avère rapidement que ça n'a rien d'une erreur puisque les couleurs suivent parfois le contour de certains dessins, mais je ne comprends pas leur logique du tout. Pas plus que celle de les remplacer par de véritables photos colorées en arrière plan vers la fin de l'album. Je suppose que c'est pour donner du corps à l'impression qu'a le héros d'évoluer dans un monde étrange et étranger, mais c'est assez laid et franchement incongru.

Ensuite, il y a le récit lui-même.
Il commence comme un roman graphique indépendant à l'américaine, mettant en scène des adolescents mal dans leur peau dans un contexte familial austère, amateur de scoutisme et probablement protestant pratiquant vue la tête du père. Ça me barbait déjà un peu...
Puis le grand frère part pour un pays étranger fictif, l'île de X, pour aider à la mise en place d'un nouveau parc d'attractions local. Et 2 ans plus tard, le petit frère part à sa recherche pour tenter de le ramener à la maison.
Là ça devient plus original mais le ton du récit m'est apparu trop bizarre... Je n'ai pas compris le message de l'auteur ?
Présentant d'abord cette île étrangère comme une société peut-être pas idéale mais pleine de qualités humaines et dotée d'un mode de vie basée sur la confiance et l'entraide, le récit semble tendre vers l'ouverture d'esprit d'un jeune narrateur engoncé dans sa culture familiale américaine.
Puis tout à coup, les deux frères se mettent à se comporter de manière haineuse et détestable, crachant et détruisant cette société qu'ils rejetteront du jour au lendemain en bloc.
Quel est le message ? Est-ce une critique du comportement des touristes américains ou de l'Amérique dans son ensemble vis-à-vis des cultures étrangères ? Est-ce au contraire une critique de l'hypocrisie des sociétés non-américaines ? Je penche pour la première solution mais ce n'est pas clair du tout dans le récit. Et la fin où, après une apogée de la révolte méprisable des deux héros, tout semble oublié pour revenir à une vie américaine banale, ne m'a pas aidé à me faire une idée sans équivoque de ce que Dash Shaw a voulu exprimer dans cette histoire.

Mais quelque soit le message, j'ai trouvé cette lecture assez ennuyeuse. C'est longuet, pas captivant, et le graphisme et sa colorisation laide et étrange n'ont rien arrangé. Seule sa touche d'originalité et la curiosité de savoir où voulait en venir l'auteur a su garder mon attention jusqu'à la fin.

Nom série  Wormworld Saga  posté le 12/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La particularité de Wormworld Saga est d'être à la base une série diffusée sur Internet. Créée par Daniel Lieske, illustrateur allemand spécialisé dans l'outil informatique, elle est mise en ligne depuis 2010 et en plusieurs langues sur un site international. Devant le talent graphique et narratif de l'auteur, Dupuis a été séduit et a prévu de publier en 2014 deux albums regroupant les 6 premiers chapitres, le dernier d'entre eux étant toujours en cours de création.

Il s'agit d'un récit mi-fantastique mi-fantasy mettant en scène un jeune garçon venant passer l'été dans la maison de ses grands-parents et qui va y découvrir, dans le grenier, un passage magique vers un autre monde.
La trame du scénario n'est pas particulièrement originale. Plongée dans un monde de fantasy beau mais hostile, monstres, magie, prophétie d'un élu qui va sauver le monde, jolie fille qui va accompagner le héros, vieux sage qui va le conseiller... la routine habituelle, quoi. Seul point notable, le fait que le jeune héros est traumatisé par le feu et que, comme par hasard, l'ennemi qu'il va devoir affronter est très lié au feu.
C'est donc un scénario sans grande surprise, plutôt destiné à un public un peu jeune de mon point de vue.

Il se démarque cependant par son graphisme de belle qualité, même si les personnages sont simples. Totalement réalisé sur ordinateur, il offre de belles couleurs et un beau travail sur la lumière. Cela permet à l'auteur de mettre en scène des paysages fantastiques assez grandioses et dépaysants, tout en restant sur un ton légèrement enfantin. A noter cependant que cette abondance de couleurs et d'effets informatique donne des couvertures légèrement kitsch une fois publiées en version papier : cela passe un peu mieux sur un écran.

C'est donc une série fantasy tous publics qui pourra facilement séduire la jeunesse par son graphisme ouvragé et lumineux. Les lecteurs adultes seront un peu plus réticents du fait du manque d'originalité du scénario.

Nom série  La Tectonique des plaques  posté le 12/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Tectonique des Plaques est le troisième album issu du blog de Margaux Motin après J'aurais adoré être ethnologue et La Théorie de la contorsion. Celui-ci aborde les bouleversements dans la vie de l'auteure entre 2012 et début 2013, après un divorce et une vie retrouvée de mère célibataire puis la rencontre avec un autre homme.

Comme précédemment, le ton est à l'humour et à pas mal d'auto-dérision. Margaux Motin se présente comme une trentenaire un peu immature, que le retour à la vie de célibataire va ramener à ses habitudes adolescentes, notamment vestimentaires, et à de nombreuses soirées entre copines au résultat parfois calamiteux pour quelqu'un qui s'attend à voir en elle une mère responsable.
Le ton est sympathique et on s'attache facilement au personnage que l'auteure s'invente. En outre, je trouve toujours le dessin de Margaux Motin excellent avec des visages très expressifs et des courbes féminines très mignonnes. Il y a une vraie maîtrise dans le trait et un soin dans l'esthétique.

Par contre, je dois dire que j'ai moins ri qu'à la lecture des albums précédemment issus de son blog. On y retrouve le même humour mais l'effet de surprise est passé et les gags ne sont pas très percutants. On est un peu dans le prévisible, les déjà-vu, comme si l'auteure cherchait quoi raconter de neuf sans trouver comment sortir des sentiers qu'elle a elle-même battus. Et quant à l'histoire sentimentale de ce nouvel amour retrouvé, on n'en voit que la surface et les émotions passent moyennement.

Bref, ce fut une lecture plaisante et très agréable visuellement, mais je n'ai pas suffisamment été marqué par son contenu et je n'ai pas tellement ri.

Nom série  L'Hiver du dessinateur  posté le 11/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Je suis toujours intéressé par les récits racontant l'histoire de la bande dessinée et de ses auteurs, et j'étais d'autant plus curieux de découvrir ce qu'il en était de la bande dessinée espagnole des années 50 que je ne connais quasiment pas du tout. La voir racontée par Paco Roca dont j'aime bien le graphisme et la narration me faisait qui plus est partir sur un bon apriori.

Malheureusement, je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album. Quand on ne connait pas les auteurs de l'époque, on est rapidement perdu parmi les nombreux personnages réels mis en scène, d'autant plus quand le dessin aide parfois à la confusion avec quelques visages assez similaires. La narration abuse en outre de sauts chronologiques entre 1957, 1958 et 1959, qui n'ont vraiment pas aidé à s'y retrouver facilement.
Mais surtout, c'est beaucoup de parlotte, sans rien de vraiment captivant. J'ai apprécié l'aperçu de l'Espagne des années 50 et du monde de l'édition de bande dessinée qu'il donne, mais ça n'en reste pas moins parfois un peu rébarbatif. J'espérais je ne sais quel événement un peu marquant pour donner davantage de saveur au récit mais rien ne vient si ce n'est l'échec de la création de la revue Tio Vivo qui est abordé dès les premières pages puis ensuite lentement développé.

Donc dans l'ensemble, c'est une lecture instructive pour qui veut avoir un aperçu concret de la situation du monde de la BD espagnole entre 1957 et 1959, mais je doute que ça intéresse d'autres lecteurs que les vrais amateurs de l'histoire de la BD et de l'histoire de la culture populaire espagnole en général.

Nom série  La Mort de Staline  posté le 11/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

J'ai été très intéressé par le premier tome de ce diptyque car il présente de l'intérieur une période particulièrement intéressante de l'histoire Russe. C'est fascinant de voir présentées ainsi la folie des hommes au pouvoir durant la fin du règne de Staline et leurs magouilles pour lui succéder à la tête de l'Union Soviétique. C'est d'autant plus intéressant que les faits racontés, même s'ils sont en partie romancés, sont globalement conformes à la réalité historique et aux personnages réels. C'est très bien raconté et édifiant à bien des moments, le tout soutenu par un dessin bien agréable.

Le second tome m'a paru un peu en dessous. Je crois que c'est surtout parce que le rythme s'accélère et que certains moments passent de manière un peu superficielle à mon goût. Même si on comprend bien ce qui se déroule, l'émotion et l'impact politique et stratégique de certains événements clés sont moins bien transmis. J'ai notamment eu un peu de mal à apprécier à sa juste mesure l'évolution de la situation de Khrouchtchev. Et j'ai été surpris par le côté un peu abrupt de la fin. J'avais l'impression que l'histoire pouvait encore nettement prendre ses aises et se développer davantage et plus loin. Là, j'ai eu un léger sentiment de "tout ça pour ça ?".
Mais ça n'en reste pas moins très intéressant et très bien mené. Une bonne lecture.

Nom série  L'Embranchement de Mugby  posté le 10/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Embranchement de Mugby est un petit conte (sans touche de fantastique) prévisible mais agréable.
J'ai aimé cette mise en scène d'un personnage aisé mais un peu perdu, en quête d'un nouveau chemin de vie à suivre et qui arrive dans cette jolie bourgade anglaise d'où les voies de chemin de fer partent dans toutes les directions. J'ai aimé sa rencontre avec des personnages tels que Les Lampes et sa fille Phoebe que je trouve charmante.
J'ai également aimé le graphisme coloré et légèrement naïf, avec ses décors ressemblant parfois à des illustrations de Noël.
L'histoire est simple mais belle, douce et pleine d'optimisme, ce qui m'a un peu surpris venant de l'auteur d'Oliver Twist et de Scrooge.
Dommage qu'elle se lise aussi vite.

Nom série  Come Prima  posté le 10/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé en Come Prima un road movie à la trame relativement classique. Deux frères qui se retrouvent après 10 ans, beaucoup de non-dits, de souvenirs douloureux du passé familial sur lequel le voile se lève petit à petit, des rancœurs, des espoirs... et l'ensemble du voyage jusqu'en Italie pour dénouer autant que possible ces liens et tenter de passer à l'étape suivante de leurs vies.

La lecture est agréable et bien menée.
Le graphisme ne m'a pas enthousiasmé du fait de son encrage trop rectiligne à mon goût, de ses décors un peu raides et d'un style d'ensemble que je trouve trop épuré. Mais la narration graphique est impeccable. Et les passages de souvenirs en bichromie sont assez plaisants pour les yeux.
L'histoire est intéressante et j'ai apprécié sa fin plutôt heureuse. Mais je n'ai pas été captivé, probablement parce que je ne me suis pas vraiment attaché aux deux protagonistes et à leur histoire. Je dois aussi dire que je ne suis pas friand d'histoires de secrets de famille, d'autant plus quand l'auteur fait le choix de n'en dévoiler la trame que tout doucement, laissant le lecteur décrypter lui-même les faits au fur et à mesure des dialogues entre les deux frères, avec le fin mot seulement vers les dernières pages.

En définitive, ce fut une bonne lecture mais rien d'inoubliable à mes yeux.

Nom série  Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie  posté le 05/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est probablement par le biais de la situation actuelle en Ukraine que j'ai entendu parler de cet ouvrage de l'un des tous premiers pionniers de la bande dessinée. Je le connaissais essentiellement pour ses gravures mais j'ai découvert que Gustave Doré avait véritablement créé des bandes dessinées presque modernes dès le milieu du 19e siècle soit une vingtaine d'années après Töpffer mais bien longtemps avant l'essor réel de la bande dessinée telle qu'on la connait aujourd'hui.

Les éditions 2024 publient en ce début d'année 2014 une réédition intégrale de cette oeuvre initialement parue en 1854. Dans le cadre de la Guerre de Crimée qui sévissait à l'époque, il s'agissait alors pour le graveur et caricaturiste Gustave Doré de réaliser un pamphlet satyrique et parodique se moquant ouvertement de l'Histoire de la Russie et des Tsars. Ils les y dépeint comme un peuple fondamentalement guerrier, cherchant le moindre prétexte pour se lancer en guerres fratricides et en conflits de pouvoirs. Le tout est raconté sur le ton de la dérision complète, avec un style rappelant la truculence de Rabelais et l'ironie des caricaturistes d'antan. C'est bourré de jeux de mots, de clins d’œil et d'humour satirique. On y retrouve également quelques gags récurrents comme celui des tsars qui ont tous au fil des âges demandé sans succès la reddition de Constantinople.

Cela commence comme une véritable bande dessinée, avec des cases (sur lesquelles l'auteur joue parfois en les laissant vides quand il dit qu'il n'y a rien à raconter, ou noires quand il veut illustrer un monde ténébreux ou de sombres cachots). C'est de la bande dessinée à l'ancienne, avec le texte en dessous des dessins, texte qui n'est heureusement jamais redondant avec l'image elle-même. Parfois cette narration est assez bavarde, ce qui est fatigant pour un lecteur moderne dont le rythme de lecture est brisé, mais elle offre aussi d'autres fois une narration très rapide qui montre bien que nous ne sommes pas dans le simple texte illustré mais bien dans la narration séquentielle. D'ailleurs dessins et textes jouent souvent l'un avec l'autre, un texte ironique étant souvent accompagné d'une image le contredisant complètement de manière humoristique.

Arrivé aux environs de la moitié de l'ouvrage, l'aspect bande dessinée se perd un peu. On alterne davantage entre des suites d'illustrations satiriques et quelques passages qui sont de vraies pages de texte avec une ou deux illustrations au plus. Mais le ton caustique reste le même.
Puis sur les dernières pages, on revient de nouveau à une forme plus proche de la bande dessinée avec une longue chanson parodique mettant en scène le tsar Nicolas dont chaque courte strophe est illustrée par une image formant une narration un peu hachée mais bien séquentielle.

Je me souviens avoir très agréablement surpris par l'humour des bandes dessinées de Rodolphe Töpffer qui avait très bien vieilli. Ici encore j'ai trouvé que cet ouvrage ne manquait vraiment pas de drôlerie et qu'il était encore tout à fait possible de rire de ses gags et de ses textes de nos jours. Par contre, le texte devient parfois un peu trop présent, trop lourd et faisant référence à des personnages et situations qui échappent à un lecteur du 21e siècle. Difficile de ne pas s'y perdre dans la succession de tsars des tous débuts de la Russie dont je n'ai même pas su déterminer s'ils étaient réels ou fictifs. Et difficile aussi de ne pas se lasser un peu et de préférer piocher par-ci par-là quelques bons mots et passages de bande dessinées pleins d'humour.
Et évidemment, l'ouvrage est intéressant sur le plan historique pour découvrir le ton des récits populaires du milieu du 19e siècle et découvrir l'une des toutes premières bandes dessinées, à l'époque où le terme était encore loin d'exister.
Mais ça reste une lecture à réserver aux amateurs avertis et qui n'ont pas peur de se perdre dans un texte parfois trop abondant.

Nom série  Tsunami  posté le 27/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En entamant cette bande dessinée, j'ai craint d'y trouver un banal carnet de voyage à tendance humanitaire, décrivant avec peut-être beaucoup de pathos la situation en Indonésie après le Tsunami. Mais ce n'est que le point de départ d'une recherche d'une femme disparue par son jeune frère, une recherche qui prendra la forme d'une aventure dépaysante avec un surprenant mais touchant zeste de fantastique sur la fin.

Je ne connais pas l'Indonésie et ce voyage en image et en émotion m'a dépaysé. Ce sont des décors et des personnages intéressants que l'on y rencontre.
Le dessin m'a beaucoup plu en ce qui concerne les paysages mais aussi le travail sur l'eau de mer et sur les scènes nocturnes. C'est un bel ouvrage.
Le récit, qui ne m'enthousiasmait pas trop au départ, la faute à un personnage principal auquel je ne m'attachais pas, a fini par m'intéresser pour de bon à partir de la moitié de l'album.
Et la fin m'a plu, par sa beauté aussi bien émotionnelle que graphique mais aussi par le message très humain qu'elle dégage.

Une bonne lecture même si elle a mis, pour moi, un peu de temps à se mettre en place.

Nom série  Nu  posté le 27/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un petit album vite lu mais rigolo.
L'auteur se met en scène ainsi que quelques collègues dessinateurs et pratique l'auto-dérision en les mettant dans la situation de participer de manière hebdomadaire à des cours de dessin de nu. Entre discussions artistiques mais aussi et surtout grosse pression... psychologique (?) d'avoir un modèle tout nu face à eux tous les mardi soir, cela donne lieu à beaucoup de discussions et situations cocasses et bien vues.
Sans rien y connaitre à l'art du dessin, j'ai bien rigolé et j'ai trouvé qu'il y avait une bonne ambiance sympa dans cet album.
Une lecture qui m'a donné le sourire.

Nom série  Le Coupeur de bambous  posté le 26/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Coupeur de Bambous est un conte japonais issu d'un ouvrage datant du premier millénaire. En fait, il se scinde à mes yeux en deux parties. La première raconte les efforts de trois prétendants pour séduire une jeune femme mystérieuse à la beauté inaccessible. La seconde raconte la romance épistolaire que cette dernière vit finalement avant sa conclusion emplie de fantastique.

J'ai bien apprécié la première partie car elle est relativement dense et je ne savais pas vraiment dire à l'avance comment elle allait aboutir et ce qu'il allait arriver des entreprises diverses de ces trois prétendants.
La seconde partie m'a un peu moins enthousiasmé car je l'ai trouvée plus plate et sa fin sans grande saveur malgré les libertés merveilleuses qu'elle s'autorise. Disons qu'avec cette partie là, on est davantage dans les légendes anciennes classiques et un peu convenues.

Côté graphique, je n'ai pas été non plus charmé. Le dessin est correct mais sans grande personnalité et surtout la colorisation informatique est très froide à mon goût.

Bref, ce n'est une lecture désagréable et elle m'a relativement diverti, mais elle ne marquera pas ma mémoire par son originalité ou par sa forme.

Nom série  Library Wars - Love & War  posté le 26/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nunuche, futile et bancal, c'est avec ces mots que j'ai fini par définir mon ressenti envers ce manga suite à la pénible lecture des trois premiers tomes et son abandon de la suite.

L'idée de départ, adaptée d'une série de romans japonais, est pourtant assez surprenante puisqu'elle imagine un Japon vivant une drôle de guerre entre des forces de censure, dirigées par le gouvernement, et un groupe de défense indépendant, mais soutenu par des lois de ce même gouvernement, chargé de défendre les bibliothèques et certains livres. Il se met en place ainsi un monde bizarre où les gens vivent comme tous les jours, comme dans n'importe quelle comédie romantique urbaine japonaise, mais où parfois éclatent des confrontations verbales ou véritablement militaires entre ces deux forces armées. Drôle de guerre... mais une situation qui ne tient pas du tout la route côté réalisme en ce qui me concerne...

Mais de toute manière, ce décor étrange ne sert ensuite que de cadre dispensable à une histoire romantique dans la plus pure veine des shojos de base. Et là, on tombe dans le nunuche de ce genre que je n'aime pas. C'est bavard, c'est artificiel, c'est convenu... et ça me gonfle à vitesse grand V.
Je n'ai pas réussi à m’attacher aux personnages qui jouent aux petits soldats. Les histoires de cœur, d'amitié romantique et de dévouement à une cause complètement bancale m'ont indifféré. D'autant qu'elles prennent au sérieux ce cadre irréaliste et sans crédibilité de guerre contre la censure, avec des scènes ubuesques où les protagonistes se battent avec des fusils mitrailleurs (en essayant au maximum de ne pas tuer, s'il-vous-plait) contre l'ennemi puis ensuite, quand ils ont "gagné" (ouais !), repartent comme si de rien était dans leurs chamailleries teintées de romance adolescente.

Je n'ai pas du tout accroché même si j'imagine que, comme le graphisme est de qualité, la narration correcte et le cadre un peu original, les vrais amateurs de shojo peuvent y trouver leur compte.

Nom série  Near Death: Mort Imminente  posté le 25/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce comics part sur une idée de départ pas très originale mais qui pouvait laisser espérer quelques développements intéressants. C'est en effet l'histoire d'un tueur à gages qui subit un jour une expérience de mort imminente où il rencontre, en rêve ou non, la foule de personnes qu'il a tuées et décide, suite à ce traumatisme, d'essayer autant que possible de se racheter en protégeant les gens plutôt qu'en tuant.
Il y aurait pu y avoir quelque chose de pas mal en partant de ce postulat, mais le résultat est très décevant.

Tout d'abord, le dessin est médiocre. Dans un style réaliste, très "ambiance polar noir moderne", il manque franchement de maîtrise. Les personnages sont changeants et le dessinateur use de beaucoup d'artifices et autres ombres pour avoir le moins souvent à dessiner leurs visages. Les décors sont raides et froids. L'encrage et les aplats noirs sont disgracieux. Bref, le graphisme est tout sauf enthousiasmant.

Mais c'est surtout l'intrigue qui déçoit tant sa narration est bancale et tant elle aligne les passages convenus et les facilités. Là aussi, j'ai ressenti un vrai manque de maîtrise, comme un jeune auteur débutant qui veut essayer de faire "comme à la télé" ou "comme les pros".
Le rythme est trop rapide pour permettre une quelconque atmosphère de s'installer, les dialogues sont d'une grande platitude, et surtout le héros prend rapidement des allures de justicier "du côté du Bien mais quand même très ténébreux dans ses méthodes" à qui tout réussit trop facilement. Ce n'est absolument pas réaliste alors que tout le ton du récit veut jouer justement sur ce côté sérieux et sombre.
Bref, dès les premières pages, c'est difficile de rentrer dans l'histoire, difficile de s'intéresser à ce personnage sans charisme qu'on a l'impression d'avoir déjà vu mille fois.

Deux tomes sont parus aux USA. Je ne sais pas si le deuxième verra le jour en France mais ce sera de toute façon sans moi.

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