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Nom série  Facteur pour femmes  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai bien aimé l'idée de base de ce récit assez original. Il met en scène un jeune homme qui, à cause ou grâce à son pied-bot, reste le seul homme entre 20 et 50 ans sur une île bretonne quand tous les autres sont partis batailler dans les tranchées. Choisi pour remplacer le facteur, il va découvrir le privilège que lui offre sa situation lui permettant de côtoyer toutes ces femmes esseulées. Alors qu'il était un peu nigaud, il va profiter de sa situation durant les 4 ans de guerre.

Le graphisme est très agréable. J'aime la lumière et les couleurs de ses décors d'île bretonne souvent ensoleillée. Les personnages aussi sont réussis et les femmes sont charmantes. Il est facile de se laisser emmener dans l'ambiance de cette histoire.

Le scénario est original mais aussi assez intéressant. Il est traité sans manichéisme, sans faire du héros un saint et en lui montrant plusieurs défauts rédhibitoires. Sa situation se révèle donc en demi-teinte : d'un côté, il a répandu le bonheur et le plaisir autour de lui, mais en même temps il a menti et trahi de nombreuses personnes.
Pourtant, après avoir été charmé au départ, j'ai trouvé que l'histoire finissait par tirer un peu en longueur. A force d'être réaliste, le héros n'est pas très attachant et je m'en suis détaché au fur et à mesure de ma lecture. Et là où je m'attendais à tomber sous le coup de l'émotion en fin d'album, mon ressenti s'est révélé finalement un peu plus indifférent, même si j'ai quand même bien aimé.

Nom série  Bouffon  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bouffon est un conte dramatique. Il met en scène un garçon né dans des circonstances glauques, les geôles d'un chateau où sa pauvre mère était violée quotidiennement. Ce dernier est tellement mal-formé qu'il en est hideux mais, après avoir servi de bouffon voire de petit chien à la fille du chatelain, il va se révéler posséder un pouvoir incroyable. Sauf que ça ne va pas pour autant lui permettre d'être aimé d'un amour sincère.

C'est une histoire pas mal mais un peu trop triste et sans issue à mon goût. Le dessin est bon et agréable. La narration est plutôt originale, l'histoire étant racontée par un prisonnier qui parle directement au lecteur.
Bref, objectivement, ce n'est pas mal, mais je n'ai pas été franchement passionné.

Nom série  Hotel  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album recueille 5 histoires plus ou moins courtes entrecoupées par 4 mini-histoires en 2 pages. Les récits abordent des thèmes allant de la science-fiction presque hard SF à de la pure fantasy en passant par du fantastique. Le ton de ces récits est variable, parfois grandiloquent et sérieux, parfois plus humoristique.
J'ai diversement apprécié chaque récit, certains m'ayant vraiment bien plu et d'autres m'ayant nettement moins convaincu.

Au rayon des bonnes histoires, j'ai aimé le côté SF débridée de l'histoire titre, Hotel, qui nous emmène très loin dans le futur tout en tenant plus ou moins la route et en abordant le thème du temps qui passe avec intelligence.
J'ai aussi trouvé amusante la longue histoire Rien que pour les Thons qui mélange encore une fois SF débridée et une bonne part d'humour, tout en ayant une ambiance typiquement japonaise ne serait-ce que par son thème principal.
L'histoire Présent n'est pas mauvaise mais elle joue plus la carte du mélodrame tout en étant très prévisible.
Dans ces trois histoires, le thème du temps qui passe et de la mort de proches est abordé de manière juste et plutôt touchante.
A noter aussi une composante très japonaise et un peu agaçante pour un lecteur occidental, celui de voir sans arrêt de jeunes filles mariées avec des hommes bien plus âgées.

Les deux autres histoires, Stephanos et Diadem, m'ont nettement moins plu. Elles valent par leur dessin qui est beau et soigné, mais leurs scénarios m'est passé largement à côté.
Quant aux mini-histoires intermédiaires, elles sont amusantes mais assez gadgets : très dispensables.

Bref, j'ai aimé un peu plus de la moitié de cet album et le reste est joliment dessiné donc je trouve que c'est un manga plutôt pas mal.

Nom série  Le Passeur (Hermann/Yves H.)  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D'emblée, les auteurs nous placent dans le même contexte post-apocalyptique que la série Jeremiah, faisant d'ailleurs à cette dernière un clin d’œil appuyé en arrière-plan d'une case. Décor lugubre d'une ville fantôme où un couple arrive en quête d'un passage vers la mythique Paradize. Dès les premiers instants sur place, ils réalisent que les choses n'y sont pas normales, les habitants sinistres et effrayants et le mystère très présent. Mais ce n'est rien par rapport au danger que représente ce passage qu'il recherche en lui-même qui a tout du piège mortel.

Ce type de scénario mêlant post-apocalyptique, fantastique et intrigue énigmatique aurait pu me plaire. Mais là non, ça ne passe pas. L'intrigue est beaucoup trop convenue, déjà vue malgré quelques personnages loufoques. Les éléments clés sont amenés sans saveur ni impact, l'ambiance est détruite à coups de facilités et de clichés, et le tout engendre davantage des haussements de sourcils circonspects qu'un quelconque engouement.
Même le graphisme d'Hermann, que j'aime d'ordinaire, m'a déçu. Ses décors y sont trop souvent noyés dans un brouillard qui donne l'impression de ne voir rien d'autre que les personnages dans un huis-clos étriqué. Les couleurs directes, d'ordinaire tellement appréciables, sont peu harmonieuses et parfois mêmes rebutantes. Et l'ambiance qui se veut malsaine et intense ne m'est apparu finalement que morne et ennuyeuse.

Cela aurait pu être un mauvais scénario de Jeremiah, celui d'un album qu'on aurait rapidement oublié en se disant que le suivant serait peut-être mieux ou en relisant les meilleurs de la série. Mais en tant que one-shot de la collection Aire Libre, c'est juste une déception.

Nom série  Coffee Time  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur le fond, cet album manga est assez étonnant. Car il regroupe des histoires courtes très variées qui n'ont pour seule thématique commune que le fait que les protagonistes boivent ou parlent à un moment donné du café. La plupart d'entre elles sont de petites tranches de vie, parfois joyeuses parfois plus tristes. Mais quelques fois, on se rapproche un peu du thriller, ou un peu de la science-fiction voire même parfois de l'absurde complet. Et si la plupart des histoires sont complètement indépendantes, on retrouve quelques fois des personnages récurrents, notamment sur la dernière histoire qui en regroupe beaucoup.

Ce qui rapproche aussi ces histoires, c'est leur ambiance et leur graphisme.
Le dessin de Tetsuya Toyoda est ici d'un réalisme propre et soigné, un style presque occidental qui rappelle celui de Taniguchi (Quartier lointain). C'est très joli et agréable à la lecture.
Quant au ton du récit, il est également doux comme peut l'être celui de Taniguchi. Pas contemplatif mais presque, souvent mélancolique.
Certaines histoires amènent le sourire et la joie de vivre. Celles-là m'ont plu. D'autres terminent par contre nettement plus en queue de poisson ou sont assez décevantes. Celles-là m'ont moins plu.
Globalement, mon avis est donc mitigé mais j'ai apprécié l'atmosphère de ce manga et l'originalité d'un tel recueil autour du café, même si celui-ci n'est qu'un prétexte la plupart du temps.

Nom série  The Legend of Zelda - Phantom Hourglass  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est parce que mon fils est fan des jeux de la série Zelda que je lui ai emprunté cet album. C'est en effet un manga destiné à la jeunesse qui, comme les autres mangas The Legend of Zelda, est une adaptation du jeu vidéo du même nom.

Nous sommes donc dans le cadre d'un scénario classique de jeu vidéo d'aventure-action avec une introduction où l'amie du héros est faite prisonnière et le héros se retrouve naufragé sur une plage. Voilà le point de départ de la quête de ce dernier pour sauver son amie. Après avoir dû visiter un dangereux temple pour rencontrer les alliés qui vont le suivre durant toute la partie, il va ensuite devoir récupérer différents "pouvoirs" en visitant successivement d'autres lieux dangereux et combattant différents ennemis comme autant d'épreuves pour enfin se diriger vers le combat final contre le boss de fin.

Même si l'adaptation en BD n'est pas mauvaise, ça reste un scénario très léger et probablement nettement moins prenant à lire qu'amusant à jouer.
Le dessin est agréable et assez frais. Il participe bien à la fluidité de la lecture et à la réussite de l'adaptation.
Du coup, pour un jeune amateur des jeux Zelda, c'est un album plutôt pas mal. Par contre, un lecteur adulte en quête d'un récit de fantasy prenant s'ennuiera assez vite.

Nom série  Les Larmes de la bête  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour les 4 histoires qui composent cet album, l'auteur suit les préceptes du Gekiga, une branche du manga apparue à partir des années 60 qui se veut résolument adulte, réaliste et aborde des sujets noirs et les tourments psychologiques des hommes. J'aime les sujets réalistes et crédibles, mais je n'aime pas les récits volontairement sombres et glauques. Et là on est en plein dedans.

Entre un homme qui envisage le meurtre par abandon pour se défaire de la pression de sa vieille mère qui accapare en permanence son soutien, un couple qui fuit le fils brutal de leur ancien employé qui a violé la femme, un fétichiste des pieds qui souhaiterait mourir foulé par d’innombrables chaussures ou cet employé des pompes funèbres nécrophile, sérieusement, il faut en avoir envie pour lire ce type de récit. Et ce n'est pas mon cas.

D'autant plus que les personnages sont présentés de manière peu attachante, gardant trop souvent le silence et ne permettant pas de manière aisée de comprendre leurs intentions. Pour donner un exemple, je n'ai pas franchement compris ce que faisait le héros du premier récit à trimbaler sa mère dans les rues de Tokyo à la toute fin de l'histoire, à part une métaphore du type qui se punit lui-même en supportant au sens physique le poids de sa mère.

Dans l'ensemble, ce fut pour moi une lecture morose et sans passion qui m'a plutôt ennuyé.

Nom série  Captain America - La Sentinelle de la Liberté  posté le 06/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si le personnage me plait bien dans les films, je n'ai pas encore réussi à trouver un comics où Captain America est vraiment intéressant, à part éventuellement dans Ultimates. Ce n'est pas cet album là qui va me réconcilier avec lui car il y est particulièrement ennuyeux.

C'est un album post 11 Septembre, publié juste un an après quand l'Amérique était encore en plein traumatisme. La première des deux grosses histoires de l'album met en scène un Captain America traumatisé qui, après avoir fouillé dans les décombres pour sauver d'éventuels survivants, affrontent des terroristes de la mouvance islamiste. L'important pour lui, entre ses innombrables monologues intérieurs sur ce qu'est la guerre, la liberté et l'esprit de l'Amérique, est de marteler qu'il ne faut pas succomber à la haine et qu'il ne faut pas confondre l'Amérique dans son ensemble (évidemment, le brave Captain confond le continent Américain avec les seuls Etats-Unis d'Amérique) et les citoyens Américains eux-mêmes, ne pas condamner les américains innocents pour les actes d'anciens gouvernements qui s'impliquaient secrètement dans les politiques de pays étrangers. Je ne peux d'ailleurs pas m'empêcher d'émettre un gros doute bien sceptique quand il affirme que ces anciennes erreurs sont bien finies désormais et que le gouvernement actuel américain n'agit plus ainsi. Hum...
Même discours dans la seconde histoire où cette fois l'ennemi à combattre est un ancien ami super-héros de Captain, un amérindien doté de pouvoirs météorologiques qui s'en prend au gouvernement américain au nom de ce qu'il a commis contre la nation indienne. Et on a droit aux mêmes monologues ennuyeux du Cap et à ses mêmes discours sur le respect de la vie humaine, sur les innocents américains qui doivent s'aimer entre eux et sur le fait de ne pas répondre à une problématique par la violence.

Nous sommes dans un comics moralisateur et bavard. Ce ne serait pas trop grave si l'histoire était bonne mais l'une comme l'autre sont particulièrement embrouillées et mal racontées. Impossible de rentrer dedans et de bien comprendre tout ce qui s'y passe et comment les événements s’enchaînent. Seul le dessin est correct.
Bref, c'est un comics ennuyeux et plutôt raté, en tout cas trop américano-américain.

Nom série  Mes psycho BD  posté le 05/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Très rapidement après l'avoir entamée, j'ai dû me forcer pour lire les pages suivantes de cette BD. C'est tellement déjà vu et les gags tellement pas drôles que c'en est particulièrement ennuyeux.
Ce sont des conseils psycho de base, les mêmes conseils classiques qu'on lit à la pelle sur internet ou dans les magazines féminins : prenez du temps pour vous, mangez bien, dormez bien, etc... Vous n'y apprendrez pas grand chose. Chaque conseil est accompagné d'une petite mise en scène en une, deux ou quatre cases, mais celles-ci ne sont guère amusantes. Le côté caricatural de la femme avec ses stéréotypes bien clichés m'a en outre un peu agacé.
Quant au dessin, il est un standard de la BD féminine grand public comme on en trouve beaucoup ces temps-ci, dans la veine d'une Pénélope Bagieu. Il est techniquement simple, peu original et juste fonctionnel comme il faut.

Nom série  L'Heure des Lames  posté le 18/09/2016 (dernière MAJ le 04/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès qu'on entame cette BD, on est surpris par le côté ouvertement loufoque et étrange du monde où elle se déroule. Un monde où il pleut des couteaux, où le vent se moque des gens, où les ustensiles de cuisine sont des petits dieux qui parlent, où les parents sont des objets vivants fabriqués par les enfants, etc etc... Vraiment bizarre et pourtant cette logique décalée tient assez bien la route.
Le récit se base donc sur cet univers étrange et sur la vie d'un lycéen un peu misanthrope qui a la particularité de savoir qu'il mourra dans 3 semaines et qui doit supporter l'enthousiasme et l'esprit d'initiative envahissant d'une très jolie et énigmatique camarade de classe qui vient d'emménager. Ensemble, et avec un troisième larron tout aussi étrange, ils vont essayer de bousculer l'ordre établi.

Je suis tombé sous le charme de cet univers original. J'apprécie d'être surpris et d'essayer de comprendre la logique d'un monde nouveau et d'en découvrir les mystères au fur et à mesure. Le côté loufoque de celui-ci est en outre assez amusant en même temps qu'il est un peu dérangeant.
J'aime bien aussi le dessin. Je trouve surtout la fille très jolie et son charme ajoute à la vraie curiosité de savoir qui elle est et quelles sont ses motivations.
Même si les idées qui composent ce monde sont parfois vraiment bizarres et pas toujours compréhensibles, j'ai bien aimé suivre le périple de ces trois jeunes.
Par contre, la fin est très frustrante. Elle l'est tout autant pour les héros du récit eux-mêmes donc c'est visiblement voulu par l'auteur mais c'est quand même agaçant. Trop de questions restent ouvertes et ça a de quoi déplaire à beaucoup de lecteurs.
Moi ça m'a frustré mais pas dégoûté du reste du récit et du plaisir que j'ai pris à le lire.

PS : Je viens d'apprendre que cet album n'est pas un one-shot tel que je le pensais au moment de sa lecture mais le premier tome d'une trilogie dont le deuxième devrait paraître théoriquement fin 2016 début 2017. L'édition française n'en laissait rien paraître (et pour cause, l'éditeur n'était pas au courant au moment de sa parution, eh eh). Du coup, la fin très ouverte me dérange moins et je suis maintenant bien curieux de lire la suite. Et je peux remonter ma note en attendant.

Nom série  Capharnaüm : Récit inachevé  posté le 04/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est parce que le récit est inachevé et que c'est forcément frustrant que je ne mets qu'une note moyenne, mais j'ai vraiment accroché à ce récit d'action légère.
On dirait une version thriller d'action des Formidables Aventures de Lapinot. Le héros le rappelle évidemment par son physique et un peu sa répartie, mais il a un caractère un peu plus indépendant, à la fois plus rude et plus couillon. Quant à l'histoire, son décor citadin légèrement loufoque est assez typique de Trondheim, alors qu'à l'inverse la violence de ce qui y est raconté détonne un peu. On ne sait pas toujours s'il faut prendre le récit avec le sourire ou plus sérieusement.
Dans tous les cas, ça m'a plu, j'y ai retrouvé le dessin de Trondheim que j'aime et son sens de la narration et du rythme. Et comme bien souvent chez lui, les personnages et situations ne manquent pas d'idée et d'originalité.
Bref, j'aurais vraiment aimé qu'on ait droit à la suite, sans doute pas jusqu'à 5000 pages mais sans doute qu'il y avait moyen de conclure convenablement en 500 pages par exemple. Dommage...

Nom série  Ulysse 1781  posté le 04/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'idée de transposer l'Odyssée d'Ulysse dans l'Amérique de 1781 est plutôt bonne sur le fond. Même si cela parait parfois un peu facile, c'est amusant de voir comment les personnages et situations d'Homère sont remis en scène dans un contexte bien différent : le vieux guerrier Ulysse, le lutteur Achille, son équipage et son bateau en plein milieu des terres, son fils Thélémaque, les prétendants à son trône d'Ithaque remplacés par un commandant anglais qui veut épouser de force son épouse restée dans la ville de New Itakee, les dieux de l'Olympe par les Grands Esprits indiens, le Cyclope par un Wendigo, etc... Certaines idées sont bien trouvées, notamment la façon dont la guerre d'indépendance, les légendes indiennes et les décors américains sont utilisés au lieu de la guerre de Troie, des légendes grecques et de la Mer Méditerranée.

Le dessin d'Eric Herenguel y est bon même si j'ai du mal à ne pas le comparer à celui d'autres associés de Xavier Dorison comme Alex Alice ou Mathieu Laufray, ce qui n'est pas tellement en sa faveur, hélas. Son trait manque un petit peu de finesse et ses compositions d'élégance. Et je ne suis pas très fan des couleurs de Sébastien Lamirand. Je suis dur dans ce jugement à cause de cette comparaison que je fais et de mes goûts personnels. Mais concrètement, c'est quand même du beau boulot et de belles planches.

L'histoire maintenant, au-delà de son concept, tient la route et est plutôt prenante. Pourtant, j'avoue ne pas être tombé totalement sous son charme. Je trouve qu'il lui manque davantage d'originalité et de profondeur pour se démarquer d'une simple histoire d'aventure et d'action pleine de testostérone.
J'ai en outre été déçu par certains passages un peu confus ou qui sonnent faux dans le second tome. Je n'ai pas compris par exemple la situation violente entre Mack et le soldat blessé dans la grotte : cette réaction du fils semble tomber comme un cheveu sur la soupe, surtout après s'être noblement sacrifié pour que tous les autres passent avant lui. De même, que devient le vieux survivant de la "fournée" précédente qu'on ne voit plus dans la suite du récit, et au passage comment est-il devenu un vieux fou façon Robinson Crusoé en à peine plus d'un mois à priori (un homme mangé par jour et ils étaient 32 selon ses dires) ? Et la façon dont le Wendigo est sorti comme si de rien n'était du piège d'Ulysse alors qu'on le croyait mort fait assez artificiel : "ils reviennent toujours", comme dans les films d'horreur...
Bref, il y a les ingrédients pour faire une belle oeuvre mais la mayonnaise peine à prendre pour le moment.
S'il y a bien une suite, j'espère qu'elle lèvera mes doutes et me permettra cette fois de conseiller pour de bon l'achat.

Nom série  Hasard ou Destinée  posté le 03/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce petit album d'un peu plus de 100 pages vaut avant tout par son graphisme.
Il contient trois histoires dont le dessin est très chouette. Les planches sont en noir, blanc et gris sombre dans un style assez proche du comics mainstream mais dans une veine plus esthétique. Becky Cloonan est une dessinatrice américaine qui a œuvré dans quelques séries de super-héros et dans des séries telles que American Vampire, mais elle laisse ici davantage cours à sa fibre artistique personnelle. Le cadre de ces histoires étant un univers médiéval fantastique rappelant l'Europe du Nord des Vikings, l'auteure se fait plaisir à mettre en scène forêts sauvages, rivages venteux et hommes en armures légères. C'est très joli même si la narration graphique n'est pas toujours parfaitement claire.

Ceci étant dit, les scénarios de ces récits sont moins enthousiasmants que leur graphisme. L'ambiance est au romantisme gothique, avec des intrigues assez convenues qui rappellent des poèmes d'adolescentes mélancoliques et rêveuses. Tout tourne autour de l'amour, de la mort et du fatalisme inéluctable. Cela manque un peu de maturité et d'originalité.
C'est plaisant à lire mais si je conseille cette BD c'est davantage pour admirer son dessin que pour le contenu de ses histoires.

Nom série  Léonard de Vinci  posté le 02/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note: 2.5/5

Cet album raconte les dernières années de Léonard de Vinci, une fois rendu en France aux côtés de François 1er. Son intrigue tourne autour de la fascination qu'engendre la Joconde pour le Roi et pour un jeune apprenti que celui-ci a plus ou moins imposé à Léonard. Tous veulent comprendre le mystère de son sourire. C'est ainsi que Léonard va leur raconter successivement plusieurs histoires possibles expliquant l'origine de cette peinture et son mystère, sans jamais avouer s'il s'agit de la vérité ou d'un mensonge.

Même si j'admire le personnage de Vinci et son oeuvre, je n'ai pas trop été convaincu par cet album que j'ai trouvé plutôt morne et peu passionnant.
J'ai apprécié le réalisme et l'intérêt de sa reconstitution historique des derniers temps de l'artiste en France et de comment François 1er l'admirait et essayait de l'impliquer dans des œuvres ambitieuses tout en lui laissant toute la liberté qu'il souhaitait.
Mais au-delà de ça, le récit est un peu ennuyeux. Les différents récits alternatifs de l'origine de la Joconde permettent d'avoir des visions superficielles et succinctes du passé de Léonard mais sans vraiment s'y attarder. Et j'ai trouvé assez décevant le fait que l'histoire finale, celle qui est sensée dévoiler le vrai mystère, ne soit rien d'autre que l'histoire classique que tout le monde connait sur le commanditaire et le modèle du tableau. Pas de surprise, rien de nouveau ni d'étonnant.
Quant au dessin, j'ai trouvé qu'il manquait d'assurance dans son trait et que les visages des personnages n'étaient pas très gracieux.

Bref, sur le plan du récit historique sur le propos des dernières années de Léonard de Vinci et d'une petite portion de son passé, c'est une BD pas mal, mais hormis cela elle n'a rien d'exceptionnel.

Nom série  Ms. Marvel  posté le 02/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans le monde des comics de super-héros, cette série fait figure d'originalité malgré son titre si classique. Elle apporte en effet une touche de jeunesse et de modernisme aux standards du genre.

Pour commencer, l'héroïne est une lycéenne et ses sujets de préoccupation sont plus souvent ses cours, ses amis et sa relation avec ses parents que combattre les super-vilains. Ce n'est pas foncièrement novateur puisque Spider-Man avait déjà montré la voie il y a bien longtemps mais nous parlons ici d'une héroïne un peu plus jeune d'esprit encore que le fameux Peter Parker.
Ensuite elle est musulmane. Pas une musulmane rigoureuse qui porte le voile et respecte les heures de prière, mais une musulmane moderne et américaine, qui ne boit certes pas d'alcool et doit parfois aller à la Mosquée avec sa famille mais qui aime l'odeur du bacon, fait le mur pour aller en soirée et lève les yeux au ciel quand elle doit supporter les paroles moralisatrices de son grand frère trop dévot.
Enfin le ton du récit est assez particulier car il semble ne jamais trop se prendre au sérieux. Je ne parle même pas de la manière assez psychédélique dont l'héroïne est devenue Miss Marvel. Mais ensuite ses pouvoirs sont un peu ridicules avec ses mains géantes et ses changements de taille qu'elle maîtrise mal. On a bien du mal à l'imaginer faire jeu égal avec les Avengers quand elle s'écroule face au premier voyou armé. Et à côté de cela, elle semble étrangement insouciante, s'inquiétant plus de ne pas se faire punir par ses parents que de la mort qu'elle et ses proches risquent dans les dangers qu'elle affrontent ou des dégâts énormes qu'elle cause à droite à gauche avec ses transformations.
Quant au graphisme, il est aussi assez atypique mais je le trouve agréable.

Bref c'est léger et plutôt original. Ceci dit, ce n'est pas non plus fortement prenant. C'est plus de la lecture light et divertissante qu'un indispensable.

Nom série  À tous les coups, c'est Spirou !  posté le 31/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alec Severin s'était déjà essayé à la reprise façon vintage de Spirou et Fantasio avec "Spirou sous le manteau", sorte de recueil factice du magazine Spirou tel qu'il aurait éventuellement pu être publié en cachette durant la Seconde Guerre Mondiale. Il faut dire qu'il est parfait dans ce rôle avec son dessin rétro d'une grande élégance, un dessin dans la pure lignée d'un Jijé, celui de Spirou pour la façon dont les personnages sont croqués mais aussi celui de Jerry Spring pour la beauté et le soin apporté à chaque case.
Du coup, il va un peu plus loin ici avec cet album, "À tous les coups, c'est Spirou !", qui rend hommage aux histoires courtes de Spirou des années 40 en nous en offrant quatre beaux chapitres, à la fois dans l'esprit de Jijé de l'époque et avec l'atmosphère particulière d'Al Séverin. Ça aurait pu être un tome de la série Une aventure de Spirou et Fantasio par..., mais les éditions Dupuis ont préféré le classer dans leur collection Patrimoine tant cela donne l'impression de déterrer un bel album d'époque.

C'est un album au format à l'italienne et au dos rond, dont les planches sont en noir et blanc et en bichromie. De toute manière, le dessin d'Al Séverin est si expressif qu'on imagine sans peine les couleurs qui vont avec. Chaque planche est une merveille pour les yeux.
Il contient 4 histoires courtes, d'une dizaine de pages chacune, qui se suivent plus ou moins.
Les deux premières tournent autour du duo Spirou et Fantasio en quête d'un métier : tout d'abord pompiste, puis pompier. Dans les deux cas, nous sommes dans le cadre d'une aventure plutôt humoristique où l'on devine à l'avance que les efforts des deux compères vont assez vite tourner au ridicule si ce n'est à la catastrophe.
Pour la troisième, nos héros partent se ressourcer à Champignac pour un récit plus dense et plus aventureux qui rappelle sans hésiter l'album "Il y a un sorcier à Champignac". On y découvre entre autres avec une légère surprise le preux Spirou tomber sous le charme d'une jeune femme indépendante.
La quatrième histoire est plus courte et revient à nouveau dans le gag léger, avec une atmosphère de vacances.
Et le tout est entrecoupé d'illustrations intermédiaires où l'auteur fait à nouveau la preuve de son talent graphique.

C'est beau et on est transporté dans l'ambiance vintage de l'époque. Si les histoires ne sont ni très marquantes par les aventures qu'elles contiennent ni foncièrement drôles, elles sont toutes très plaisantes et attirent au minimum le sourire et un bon état d'esprit. C'est un bel album qui rend un joli hommage aux premières aventures de Spirou et Fantasio et permet d'admirer une fois de plus le formidable graphisme rétro d'Alec Séverin.

Nom série  Gunnm Mars Chronicle  posté le 29/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est il y a presque 20 ans que j'ai découvert Gunnm dont l'univers futuriste baroque et ultra-violent m'avait marqué. Depuis, fasciné, je n'ai pas manqué un seul tome de la saga, même si certains tomes de Gunnm Last Order me laissaient une impression mitigée. L'imagination de l'auteur et sa vision effrayante et envoûtante du futur de l'humanité n'a pas cessé de capter mon attention.
Gunnm Mars Chronicle est à la fois la suite de Gunnm Last Order, trois ans après la fin de cette dernière série, et un retour aux sources puisqu'elle raconte en parallèle la jeunesse de Gally/Yoko et son amitié avec celle qui deviendra sa plus dangereuse rivale.

Chaque album va alterner la vision du passé et celle du futur. Et cela commence avec le passé pour ce qui concerne le premier tome paru chez Glénat, celui du futur n'arrivant que dans le deuxième tome.
Ce passé, on en a vu des bribes dans les différents tomes de Last Order : sur une planète Mars ravagée par la guerre civile, la petite Yoko, orpheline sans défense, fait le dur apprentissage de son art martial, le Panzer Kunst en compagnie d'une fidèle amie, Erika. Mais dans Mars Chronicle, le Panzer Kunst ne viendra que plus tard : pour le moment, Erika et Yoko sont toutes petites, sont ballottées au gré des événements mortels qui les frappent successivement, et se révèlent en outre être les pions d'une machination à plus grande échelle.

Là où je craignais une histoire un peu gnangnan et sans surprise, à base de petite orpheline maltraitée par plus fort qu'elle et qui finit par braver les épreuves et s'endurcir, Yukito Kishiro prouve une fois de plus que son imagination permet de nous offrir un récit surprenant et inattendu. Comme toujours, il fait preuve d'une cruauté presque dérangeante. Qu'importe si les héroïnes sont de toutes petites gamines, ce qui leur arrive et se passe autour d'elles est vraiment violent. On retrouve un peu du charme sordide de la Décharge du début de Gunnm dans cette planète Mars ravagée mais il y a aussi de l'exubérance de Gunnm Last Order et une ambiance malsaine comme celle qu'imposait le professeur Desty Nova.

Le mélange ne prend pas encore parfaitement, notamment parce qu'on s'y perd un peu dans les nombreuses régions et factions de Mars, et dans tout leur vocabulaire en langue allemande. J'ai également été un peu agacé de voir que la Gally du futur, celle qui avait acquis une puissance quasi divine à la fin de Last Order, se retrouve si vite en difficulté au combat face à son premier adversaire. Cela sonne un peu artificiel : toujours plus fort, toujours plus dangereux. Je suis satisfait par contre de retrouver d'intéressants personnages des sagas précédentes, dont notamment la vampire Kaelhula Sangwiss, et du fait que plusieurs éléments des trames précédentes laissés en suspens se retrouvent et se combinent pour cette intrigue finale.
Le graphisme, pour sa part, ne m'a pas tellement charmé dans les premiers chapitres. Je le trouvais plus raide, plus anguleux et moins soigné que celui habituel de Yukito Kishiro. Par la suite, je retrouve heureusement le dessin de la série tel qu'il me plait.

Quelques puissent être mes reproches ci-dessus, cela reste prenant. Les personnages sont originaux et on veut savoir où les intrigues parallèles vont nous mener. J'accroche un peu moins que Gunnm Last Order, qui me plaisait déjà moins que Gunnm, mais je reste un bon client de cette nouvelle saison de la saga.

Nom série  Iron Man - Iron Monger  posté le 28/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les épisodes inclus dans ce recueil se déroulent quelques temps après Iron Man - le Diable en bouteille. Après avoir sombré dans l'alcoolisme et abandonné son rôle d'Iron Man au profit de son ami James Rhodes, Tony Stark remonte doucement la pente mais n'est pas encore décidé à redevenir un super-héros. Ces épisodes vont montrer ce qui va finalement le remotiver. Au passage, on retrouvera comme ennemi principal, à partir du deuxième tiers de l'album, Obadiah Stane dans une intrigue qui a un peu inspiré le premier film Iron Man avec Robert Downey Junior.

J'ai trouvé cet album assez ennuyeux.
La première partie est inintéressante avec Tony Stark qui aide vaguement les Vengeurs de la Côte Ouest contre un ennemi sans charisme, Demonicus, et son lézard géant ridicule. C'est agaçant de le voir porter une vieille armure et en même temps dire qu'il ne voudra plus jamais être Iron Man mais quand même agir mais tout de même hésiter, etc etc... Ces atermoiements ne m'intéressent pas.
Après un bref chapitre contre un autre méchant dont on se fiche complètement, Lame-Eclair, on en vient finalement à cette intrigue avec Obadiah Stane. Celui-ci kidnappe de nombreux anciens amis de Tony Stark et en retourne certains dans son camp de manière trop facile et peu crédible. Et là encore avec beaucoup de facilités, Tony construit une super nouvelle armure encore plus forte que celle super forte créée par Obadiah, Iron Monger.

Je n'ai pas réussi à m'intéresser à cette histoire trop basique, stéréotypée et sans saveur. Elle n'a aucune originalité à part la valse-hésitation d'un Tony Stark frustrant, et comporte trop de facilités pour captiver le moins du monde le lecteur que je suis.

Nom série  Ka-Zar - La Loi de la Jungle  posté le 27/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas fan du tout des aventures de Tarzan (si l'on excepte le graphisme exceptionnel de Burne Hogarth), je n'étais pas très chaud à l'idée de découvrir les aventures de ce pseudo-Tarzan que les éditions Marvel avaient peu à peu intégré dans l'univers de leurs super-héros.

Pour résumer le contexte, Ka-Zar se nomme en réalité Kevin Plunder et c'est un orphelin retrouvé seul dans la Terre Sauvage, une région tropicale peuplée de dinosaures cachée au cœur de m'Antarctique, quand son père, très riche explorateur qui l'y avait amené, y a été tué par des sauvages. Élevé par un tigre à dents de sabre, Zabu, devenu son meilleur ami, il va grandir en seigneur de la jungle aux cheveux blonds puis va se marier avec la belle Shannah, exploratrice vétérinaire presque aussi forte que lui à la chasse et au combat à mains nues, avec qui ils auront un fils, Matthew. Entre autres aventures aux côtés de super-héros célèbres, l'ennemi principal de Ka-Zar est son propre frère, Parnival Plunder qui a grandi dans le monde civilisé, qui est jaloux de Kevin et veut le tuer pour récupérer l'héritage de leur père et la domination sur la Terre Sauvage et sa principale richesse : le Vibranium.

Dans les épisodes inclus dans cet album et parus en 1997, les auteurs avaient décidé de faire revivre Ka-Zar qui avait été un peu oublié et de le faire de nouveau affronter son frère qu'on croyait mort. Une manière d'essayer de ressortir un ancien héros du placard.
Et alors que je croyais tomber sur un récit bourrin et trop convenu, j'ai été plutôt agréablement surpris. Le fameux Ka-Zar n'est pas un classique Tarzan superficiel et se résumant à ses muscles. Kevin ne manque pas d'un certain humour, notamment dans sa relation avec la technologie moderne à laquelle il est accroc et dans sa vie de couple avec sa femme qui ne manque pas de personnalité et ne joue pas les potiches. Et même s'il reste à peu près le meilleur en combat, il est régulièrement mis à mal par ses ennemis et doit souvent trouver des moyens détournés pour arriver à ses fins.
Quant au dessin d'Andy Kubert (les deux autres dessinateurs de cet album ne fournissent qu'un petit chapitre chacun), il n'est pas mauvais du tout même s'il est très teinté comics des années 90.

Là où le bât blesse pour moi, c'est que cet album a été vendu comme un one-shot. Or il contient une succession d'épisodes à suivre qui ne trouvent pas leur fin dans ce recueil. L'histoire appelle clairement une suite dans au moins un album supplémentaire qui n'est jamais paru. Tel quel, l'album ne se suffit pas à lui-même, sauf pour découvrir de manière succincte le personnage de Ka-Zar et son environnement. C'est un peu frustrant.

Nom série  Vinci  posté le 26/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le premier tome, je trouvais que cette série avait un très bon potentiel. Après le second et dernier tome, je suis un petit peu déçu mais je conserve une bonne opinion générale.

J'ai immédiatement été frappé par le soin apporté au dessin des décors. Les vues de Milan, Venise, Florence ou encore Rome sont superbes. Nous sommes dans un classicisme en ligne claire à la manière d'un Alix de Jacques Martin et je trouve que ça claque carrément même si c'est un peu trop souvent un festival de lignes de perspective tracées à la règle. J'avais envie de voir les protagonistes voyager encore davantage pour découvrir les vues d'autres villes du 15e siècle.
Par contre, le dessin des personnages est nettement moins maîtrisé. Ils sont raides et l'auteur cherche souvent à cacher leurs visages en les montrant de dos ou cachés, sans doute parce qu'il manque d'aisance technique sur ce plan. Si ces visages sont parfois réussis, ils sont aussi régulièrement assez laids.

J'ai beaucoup apprécié l'histoire du premier tome, l'implication des lieux et personnages du 15e siècle en Italie et de Vinci lui-même et de son protégé Salaï dans une étrange histoire de meurtres assez sanglants. J'ai été un tout petit refroidi par le manque de réalisme de l'utilisation des inventions de Léonard : une aile volante capable de décoller plutôt que simplement planer, bof bof... Mais j'étais curieux de voir la suite.
Le second tome m'a déçu parce que la révélation du mystère de ces meurtres tombe un peu à plat. C'est sensé être une histoire suffisamment incroyable pour estomaquer le Roi de France et même le Pape Borgias, et attirer leur compréhension et leur pardon. Mais cela se révèle être une vengeance assez classique et une mise en scène bien compliquée et s'étalant sur bien des années pour y arriver.

Un petit peu déçu par le fond de l'intrigue donc, mais j'ai vraiment aimé cette plongée dans l'Italie du Quattrocento et Cinquecento et le soin apporté à ses décors et à la reconstitution académique de la vie à l'époque.

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