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... a posté 4953 avis et 1915 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Le Passeur d'Âmes  posté le 06/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Passeur d'Âmes est une sympathique série tous publics.
Son originalité est de mettre en scène la mythologie (grecque tout d'abord puis aussi un peu égyptienne dans le second tome) transposée dans un monde moderne où dieux, humains et créatures fantastiques cohabitent dans un joyeux délire. Le cocktail est assez frais et amusant, comme de voir Zeus en vieux beau tout bronzé qui dédicace ses autobiographies en draguant les minettes.
Le dessin, rond, dynamique et coloré, colle bien à l'ambiance. Il m'a bien plu et j'ai trouvé les protagonistes féminines très mignonnes.
Les scénarios ne sont pas extraordinaires mais ils sont agréables, pas trop prévisibles et les personnages assez attachants.
C'est donc un bon divertissement dans un cadre assez original et avec quelques sympathiques touches d'humour.

Nom série  Spider-Man - Un jour de plus  posté le 30/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Ce récit de Spider-Man se situe juste après les événements de Civil War dans l'univers Marvel. Ayant dévoilé publiquement son identité secrète, Peter Parker doit en subir les conséquences fatales quand le tir d'un sniper qui lui était destiné blesse mortellement sa tante May.

Cet album contient deux mini-séries qui se suivent.
Tout d'abord, il y a Back in Black, dessiné par Ron Garney où un Spider-man rendu fou de haine par ce qui est arrivé à sa tante va chercher vengeance en ne prenant même plus le soin de cacher son visage. C'est ainsi qu'il remontera jusqu'au Caïd qui a engagé le tireur.
Puis dans la seconde partie, One more day, dessinée par Joe Quesada, il va chercher de l'aide de tous côtés pour sauver sa tante d'une mort inéluctable. C'est ainsi que Peter Parker sera amené à faire un choix terrible qui va bouleverser la continuité de l'univers de Spider-Man.

L'ensemble forme un tout qui tient bien la route.
Il y a deux grosses originalités dans ce récit de Spider-Man.
D'abord le fait que Peter Parker n'ayant presque plus rien à perdre se lâche pour de bon et ne cherche plus du tout à se cacher. On sent qu'il est passé brusquement à l'âge adulte avec les événements de Civil War et ce qui est arrivé à sa tante.
Ensuite il y a ce bouleversement final dans sa vie apparaissant en fin d'album, bouleversement qui est logique au point de vue éditorial mais qui est quand même assez percutant. Et surtout la façon dont il est amené est plutôt bien vue et le choix final se révèle déchirant.

A côté de cela, ce n'est pas un récit particulièrement exceptionnel. Il sort plutôt du lot mais je n'ai pas pris un énorme plaisir à le lire. Le graphisme est correct mais sans plus. L'histoire bien menée mais pas tout à fait dans le style qui me passionne.
Mais c'est un bien bon récit de Spider-man quand même, pas juste une goutte de plus dans l'océan des aventures de super-héros.

Nom série  Une nuit de pleine lune  posté le 29/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On dirait le scénario d'un feuilleton télévisé de série B, convenu et sans crédibilité.

L'histoire commence de manière correcte mais peu enthousiasmante, avec ce groupe hétéroclite (on se demande franchement ce qu'ils foutent ensemble pour une telle opération) qui s'introduit dans une maison pour la cambrioler et se retrouve obligé de complexifier les choses.
Et puis d'un coup, ça se barre en couille avec l'un des gaillards qui, sans crier gare et sans aucune raison plausible à mes yeux, fait tout tourner au drame. Et ça empire ensuite avec une histoire de psychopathe et de course-poursuite façon film d'horreur stéréotypé à deux balles.

Je n'y ai vraiment pas cru. Beaucoup trop artificiel, facile et cliché. Quant au dessin, Hermann a fait beaucoup mieux par ailleurs, au point même d'en louper certains dessins, comme les mains d'un personnage qui paraissent minuscules à un moment donné.
Lecture très dispensable.

Nom série  The Lapins crétins  posté le 29/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lapins Crétins, petit phénomène de mode qui plait aux enfants et fait un peu rire les parents mais qu'on aura oublié d'ici quelques ans. En attendant, ce serait dommage de ne pas profiter du filon commercial et parmi les produits dérivés, pourquoi pas une série BD ?
Car on est purement dans la production commerciale ici, mais les Lapins Crétins étant adaptés à des gags simples façon strips, le format pouvait convenir.

Alors on a une charte graphique lumineuse et colorée, avec des jaunes pétants et autres rose fluo. On a un graphisme cartoon tout en rondeur assez agréable au final.
Et on a des recueils de gags en strips, en une planche ou en une image. Certains sont tellement crétins qu'ils surprennent et font un peu rire. D'autres, beaucoup hélas, et de plus en plus au fil des tomes, sont simplement médiocres. Crétins certes, mais bof, et parfois même répétitifs malgré la diversité des sujets qui peuvent être traités avec ces Lapins délirants et capables de tout.
A noter quelques jeux sur le format BD lui-même, où les Lapins jouent avec le bord des cases, tombent quand on retourne la BD ou encore font exploser les pages. Mais rien qui n'ait déjà été faits auparavant.

Par contre, il y a quelque chose d'assez fort dans cette série, c'est un sorte de concours du meilleur remplissage de page. C'en est à un point tel que je ne peux pas croire que les auteurs ne s'amusent vraiment pas avec ça, l'objectif étant de faire en sorte d'en dessiner le moins possible tout en produisant un maximum de planches possibles en temps réduit. Les trucs sont vraiment variés et nombreux : pages noires quand la lumière est éteinte, blanche quand les cases sont "sales" et doivent être nettoyées, explosions, énormes dessins ultra zoomés pour remplir une page ou deux d'un coup, gribouillis recouvrant les pages et masquant tout le dessin... c'est un vrai florilège et presque un jeu pour le lecteur de repérer toutes ces astuces pour en dessiner le moins possible.
Mais ce petit jeu ne suffit pas à compenser leur conséquence : ces albums se lisent à toute vitesse et il est bien difficile d'estimer qu'on en a eu pour son argent.

Nom série  Dark Avengers  posté le 29/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est un peu ce comics mais aussi beaucoup son édition au format Marvel Deluxe chez Panini que je critique avec cette note assez négative. Car d'une part le comics ne tient pas ses promesses et d'autre part il manque une part essentielle du récit dans ces albums Panini.

Il y a pourtant beaucoup d'idées intéressantes dans le concept des Dark Avengers.
L'action se situe après les épisodes Secret invasion durant lesquels des Skrulls infiltrés parmi les super-héros avaient déstabilisé le monde. Nick Fury et Tony Stark ayant perdu toute crédibilité lors de ces événements, Norman Osborn (ex-Bouffon Vert, ennemi juré de Spider-man) se fera passer par la ruse pour le sauveur de l'humanité et prendra la tête du HAMMER, sensé remplacer le SHIELD. Ainsi devenu chef suprême de la sécurité du Monde civilisé (comprenez des USA), il va créer de toute pièce une nouvelle équipe d'Avengers secrètement composée de super-vilains déguisés en héros célèbres mais aussi de deux anciens Avengers abusés par la roublardise d'Osborn. En parallèle, il tentera aussi de créer une nouvelle équipe de X-Men à sa solde mais ce projet tombera rapidement à l'eau. Et tandis qu'il gèrera son équipe de Dark Avengers pour des projets qui l'arrangent bien, comme venir en aide à Fatalis ou éliminer des menaces contre lui-même et ses projets de domination, il va devoir aussi gérer le pouvoir beaucoup trop gigantesque et difficile à maîtriser de Sentry, super-héros schizophrène qu'il a intégré dans son équipe. Comme si le fait de maîtriser sa propre schizophrénie de Bouffon Vert ne lui suffisait pas.

Bref, il y a là les ingrédients de quelque chose de très intéressant.
Mais la réalisation n'est malheureusement pas à la hauteur.
D'abord il y a un graphisme sans saveur, même s'il diffère d'un dessinateur à l'autre, d'un chapitre à l'autre. Le plus souvent, c'est un style formaté "comics de super-héros des années 2000" avec son lot de filles sexy aux corps parfaits et interchangeables et de héros aux muscles saillants et aux tenues moulantes.
Il pêche également au niveau de la mise en page, avec un changement aléatoire de façon de lire les double pages, parfois de gauche à droite en sautant d'une planche à la suivante pour lire une bande avant de descendre à la bande du dessous et de recommencer, et parfois de manière classique avec une page à lire en entier avant de passer à la suivante. Les deux méthodes peuvent fonctionner, mais pas en changeant sans arrêt de l'une à l'autre, ce qui oblige le lecteur à tester les deux sens de lecture à chaque nouvelle double page pour savoir comment lire le récit.

Ensuite il y a une narration embrouillée, abusant de flash-back.
De manière récurrente, le récit est structuré sous la forme d'une présentation de la situation "actuelle" entrecoupée de mises en scène de ce qu'il s'est passé 3 jours plus tôt, 3 semaines plus tôt, 3 ans plus tôt, 3 heures plus tôt, et ainsi de suite. C'est une méthode narrative assez pénible à la longue.
Et puis il y a un rythme un peu trop rapide, avec des événements et des actions qui s'enchaînent sans permettre au lecteur de s'en imprégner pour de bon. On sent aussi qu'il manque certains récits parallèles sans doute publiés dans d'autres magazines et on croise beaucoup de personnages externes et de sous-intrigues dont on ne capte que la surface.
C'est un peu un reproche que je ferais à l'ensemble du récit des Dark Avengers : une sorte de superficialité qui fait qu'on reste trop souvent extérieur au récit et que l'ambiance peine à s'installer et les personnages à se rendre attachants.

Enfin il y a le contenu lui-même inséré par Panini Comics dans les deux albums Marvel Deluxe qu'ils ont publiés.
On a certes droit à l'intégrale des 16 épisodes de Dark Avengers et à des épisodes des X-Men en lien avec eux.
On a aussi droit à de petits épisodes de "Dark Reign : Made Men", des histoires courtes théoriquement liées à Dark Avengers mais n'ont quasiment aucun lien avec l'intrigue de base et qui n'apportent rien d'autre que de la confusion à mes yeux.
Mais surtout il manque un très gros pavé qui permettrait de comprendre les 4 derniers épisodes des Dark Avengers : ce n'est qu'après coup que j'ai pu lire leur conflit avec Asgard, découvrir avec surprise que les véritables Vengeurs étaient intervenus à un moment donné et avaient tué des membres clés de l'équipe et pourquoi soudainement, d'un chapitre au suivant, les Dark Avengers sont annihilés et Norman Osborn emprisonné. Et toutes ces explications, tous ces moments cruciaux sont totalement absents des albums Panini Marvel Deluxe, ce qui fait qu'on n'y comprend quasiment rien et qu'on ne peut que deviner vaguement ce qu'il s'est passé.
Je n'aime vraiment pas les récits incomplets et, là, il lui manque vraiment un morceau essentiel donc je me sens très frustré et déçu.

Nom série  Camargue rouge  posté le 26/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Camargue rouge est une très belle histoire, une histoire que j'aurais aimée être vraie. Car, sauf erreur, il semble qu'effectivement le Marquis de Baroncelli ait bien rencontré Buffalo Bill et se soit vraiment lié d'amitié avec une tribu indienne, mais ceux-ci n'ont à priori hélas jamais été en Camargue. Mais s'ils y avaient été, ça aurait pu être une rencontre entre deux peuples, Gitans de Camargue et Sioux Lakotas, aussi belle que celle qui nous est contée ici.

Car il est vrai que, présentées ainsi, les similitudes entre ces deux peuples sont nombreuses et s'accordent de belle manière. D'autant plus que le conte nous présente une tribu Sioux complètement désespérée par ce qu'est devenue leur vie dans les réserves du Sud Dakota. Les voir retrouver la joie en chevauchant auprès des gardians camarguais et de leurs troupeaux de taureaux est une vraie bouffée d'air pur. Et l'histoire d'amour entre la jolie Shania et le gentil Mario ne gâche rien à l'affaire.
C'est une histoire pleine d'optimisme et de beauté tout en restant suffisamment réaliste pour ne pas sombrer dans le récit à l'eau de rose. La crédibilité de la fin du récit m'a soulagé car je craignais que l'ensemble tourne un peu à la guimauve, ou à l'inverse au drame décevant.
Et le tout est servi par le graphisme maîtrisé et réaliste de Michel Faure, agrémenté d'élégantes couleurs.
Bref, une très bonne lecture.

Nom série  Supercondriaque  posté le 26/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Après Bienvenue chez les Ch'tis et Rien à déclarer, Supercondriaque est le troisième film de Dany Boon adapté en bande dessinée. Je n'ai pas vu le film et à lire la BD, j'ai le sentiment que ce n'est pas une grande perte pour moi car ça a l'air d'être de l'humour bien lourdingue. Mais paradoxalement, quand on ne connait pas le scénario à l'avance et que l'adaptation est faite dans un style de BD humoristique franco-belge à gros nez, ce type d'humour et de récit passe relativement bien.
Le graphisme est plutôt bon et la narration graphique tout à fait correcte.
L'histoire n'est pas très drôle, humour trop lourd et trop répétitif, mais l'histoire reste divertissante et je me demandais un peu où le scénario allait m'emmener.
C'est assez couillon, assez prévisible par moments, un peu bas de plafond à d'autres moments, mais je n'ai pas passé un moment de lecture trop désagréable.

Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 25/09/2003 (dernière MAJ le 25/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ça y est, la série du Cycle de Cyann est terminée, je peux enfin me forger un avis sur sa totalité.

C'était il y a 20 ans que j'étais complètement tombé sous le charme de la planète Olh et de sa civilisation fouillée et détaillée présentée dans le premier tome de la série, la SOurce et la SOnde. Un graphisme incroyable, un monde on ne peut plus fouillé et détaillé, un scénario à l'échelle humaine, bien construit et agréable, des dessins grandioses, des personnages attachants et une fin poignante. J'attendais la suite avec impatience.

3 ans plus tard, l'essai était transformé avec le second tome, Six Saisons sur IlO, avec la découverte d'une nouvelle planète et une intensification du récit ainsi la révélation du Grand Orbe qui allait être au cœur de l'intrigue du reste de la série, le tout approfondi par le hors-série encyclopédique qu'était la Clé des Confins.
Sur ces deux albums, le graphisme était superbe, totalement abouti techniquement et présentant un soin et un travail de recherche assez énormes.

Il a fallu ensuite attendre 8 ans pour voir sortir Aieia d'Aldaal et pour que je commence à douter un peu. J'y appréciais la découverte d'une nouvelle planète, très originale et intéressante cette fois encore, le graphisme était toujours aussi beau, mais le récit plus linéaire et sa fin un peu embrouillée lui donnaient moins de charme qu'aux tomes précédents. Il laissait le goût d'un album de transition.

2 ans plus tard, la couverture du tome les Couleurs de Marcade m'a largement refroidi. Elle a été modifiée depuis la première édition mais je la trouve toujours aussi décevante en comparaison de celles des tomes précédents. Le graphisme des planches lui aussi m'a soudainement déçu en comparaison. J'y découvrais en effet un tic graphique que François Bourgeon allait utiliser également dans ses tomes suivants, à savoir ce qui me semble être une utilisation de l'informatique pour placer les éléments de son dessin, personnages ou décors, avec quelques copier-coller et des effets de zoom desquels résulte un encrage parfois très différent d'une case à la suivante, voire dans la même case : parfois très gros, comme trop rapproché ou grossier, parfois très fin. Je trouve que cette inégalité de trait inesthétique, surtout quand on fait la comparaison avec la beauté des premiers tomes.
Quant au scénario, il devenait soudain beaucoup plus confus, plus complexe, et je commençais à m'y perdre.

5 ans plus tard, les Couloirs de l'Entretemps me faisait quasiment le même effet. Encore une fois assez déçu même si je suivais toujours les aventures de Cyann avec intérêt et curiosité et si j'étais heureux de la voir revenir sur des éléments et dans des lieux rencontrés dans le premier tome qui m'avait tant séduit. Mais je commençais à être sérieusement perdu dans le scénario.

Et voilà aujourd'hui qu'est sorti le 6e et dernier tome de cette saga. Ma première lecture fut appréciable. J'y retrouvais les petits défauts du nouveau style graphique de Bourgeon mais la visite de la fameuse Aldalarann m'a bien plu sur le plan visuel. Au niveau du scénario, après une entame dans la continuité des deux tomes précédents avec retour sur la planète Marcade, on assiste à une longue et belle mise en place de la conclusion de la saga. Et cette conclusion m'a totalement satisfait sur le coup.

J'ai alors pris le temps et le plaisir de relire la série dans son ensemble et d'enfin constater que tous les éléments qui me paraissaient confus et obscurs dans les 4e et 5e tomes s'assemblaient parfaitement avec le reste pour former quelque chose de cohérent et captivant malgré une réelle complexité (ce qui est chose assez courante dans les récits mettant en scène des voyages dans le temps). Bref, le scénario tient vraiment la route et balaie mes déceptions et doutes le concernant.

Je salue avec cette série la beauté et l'aspect fouillé de son univers intensément travaillé et imaginé par ses auteurs, ses planètes que l'on visite et qui sont si différentes et si intéressantes, la grande beauté de son graphisme, surtout sur les deux premiers tomes et malgré les défauts des tomes 4 et 5 à mes yeux, et enfin la façon dont le scénario s'agence et fait preuve d'originalité et de complexité.

Une grande oeuvre et un univers merveilleusement fignolé auxquels Bourgeon et Lacroix auront su donner vie et forme de bout en bout. Chapeau !

Nom série  Les Chevaucheurs  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai commencé cette série en étant rebuté par son graphisme.
C'est un pur franga (ou manfra), à savoir une bande dessinée européenne au dessin de style 100% manga. Et à mes yeux, nous sommes ici dans un style à la limite de l'amateurisme, comme quelqu'un ayant appris à dessiner en lisant les quelques bouquins grand public "Apprendre à dessiner façon Manga" et en échangeant quelques dessins avec les copains du lycée. Dans un album au format franco-belge, donc plus grand qu'un format manga classique, la faiblesse de ce trait se voit d'autant plus. Et il n'est en outre vraiment pas mis en valeur par une colorisation très informatique et peu harmonieuse.
Le character-design, puisque c'est le terme utilisé dans ce genre de production, n'est pas terrible et manque surtout profondément d'originalité. Les décors et costumes ont des airs de déjà-vu maintes et maintes fois dans les shonen et jeux vidéos japonais. Les armontures sont une idée un petit peu plus innovante mais eux aussi ne sortent pas franchement du lot. Et les versions volantes ont l'air de gros poulets un peu ridicules.
Néanmoins, je reconnais que la narration n'est pas mauvaise et que du coup l'histoire se laisse lire.

Celle-ci, justement, est sans surprise mais finalement pas désagréable. S'il s'agissait d'une série destinée aux adultes, je dirai de laisser tomber directement car l'intrigue est stéréotypée et prévisible. Mais pour un récit jeunesse, un récit pour les 9-13 ans qui surferait par exemple sur le succès des Légendaires, le résultat n'est pas si mauvais. Les personnages sont clichés mais assez sympathiques. Le rythme est plutôt bon.
Bref, c'est un divertissement sans grande originalité mais qui fera passer le temps à un jeune lecteur.

Nom série  La Restauration  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Une série humoristique sur le thème de la restauration et des serveurs, pourquoi pas ? Joker pour éditeur, vraiment pas un gage de qualité mais bon sait-on jamais ?
Eh bien, non, pas du tout ! J'ai trouvé cette série véritablement nulle.

Cela ne tient pas au graphisme qui est correct dans le style humour gros-nez franco-belge, quoique la colorisation soit franchement sans charme.

Mais par contre, on dirait des gags niveau école primaire, blagues de Toto ou blagues de blondes, et encore les blagues de blondes sont plus originales. L'humour est franchement pitoyable à mes yeux. J'en étais à écarquiller les yeux et à me demander comment on pouvait publier une bande dessinée d'un tel niveau, et je me demande bien ce qui a pu motiver à la publication d'un second tome qui plus est. Le premier tome s'est vraiment vendu ?
Bon, ça ressemble à une charge violente et un peu gratuite contre cette oeuvre, son auteur et son éditeur mais j'avoue ne pas savoir comment argumenter mon avis hormis de dire que pour une BD humoristique, celle-ci est tout sauf drôle. Disons que je ne suis pas le public cible mais que je me demande aussi qui peut bien être ce fameux public cible.

Nom série  The Brave and the Bold  posté le 23/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
The Brave and the Bold est une série d'histoires complètes datant de 2007 qui est en fait la résurrection d'une collection du même nom publiée entre 1955 et 1999. La particularité de la plupart de ces mini-séries était de mettre en scène des duos de héros fameux de l'univers DC.

Sur ce principe, Mark Waid a ainsi écrit des histoires complètes de 6 chapitres chacune, mettant en scène une succession de duos de super-héros ou groupes de super-héros DC.
Par exemple, la première histoire, les Maîtres de la Chance, se base au départ sur une enquête menée conjointement par Green Lantern et Batman, puis ces deux-là s'associent séparément à Blue Beetle, la Légion des Super-Héros et Supergirl, et cette dernière s'associe également avec Lobo. Chaque chapitre ou presque met donc en scène un duo différent.

Au dessin, c'est George Perez qui opère pour la majorité des planches, et Jerry Ordway sur les deux derniers chapitres du second tome. Leur style graphique est de bonne qualité et soigné quoi que doté de peu de personnalité puisqu'il s'agit d'un type classique de dessin de comics de super-héros. Il met cependant bien en scène le côté un peu fouillis et échevelé des scénarios, avec des planches colorées et souvent agréablement encombrées.

Les scénarios, justement, ne se prennent pas tout à fait au sérieux. Il s'y passe beaucoup de choses, dans des intrigues effrénées, touchant parfois presque au délire léger et humoristique. Les personnages sont tournés un peu en dérision, entre une Supergirl un peu puérile et aguicheuse, un Green Lantern qui se retient difficilement de succomber à son charme, un Lobo rustique et violent ou encore un Blue Beetle en plein complexe adolescent.
La narration est un peu fouillis avec tout ce qu'il s'y passe et il est parfois difficile de tout suivre tant ça part dans tous les sens. Elle permet cependant de rencontrer et découvrir, même si le plus souvent superficiellement, une galerie de personnages de l'univers DC qu'on ne croise pas souvent et de les faire interagir avec d’autres super-héros plus célèbres.

Bref, ce n'est pas un chef d'oeuvre et je n'en conseille pas forcément l'achat, mais c'est un divertissement sympathique et pas prise de tête.

Nom série  Le Rêve du papillon  posté le 30/01/2011 (dernière MAJ le 23/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Rêve du papillon est une sorte de conte onirique très inspiré par Miyazaki. Je trouve son dessin très beau, son récit assez envoûtant, son ambiance charmante et son intrigue mystérieuse même s'il ne révèle que peu de surprises au final.

J'ai été un peu déstabilisé au départ par ce que je n'arrivais pas à juger comme étant de multiples hommages aux œuvres de Miyazaki ou alors une forte influence non avouée ou inconsciente.
J'ai régulièrement eu l'impression d'assister à un pot-pourri de références à ses films : Chihiro est le plus évident à mes yeux, mais j'y ai vu aussi des clins d'oeil à Nausicaa (l'aile volante), à Kiki (la chambre sous les toits et le chat), au Chateau Ambulant et même à Mononoke Hime avec un petit personnage de Kodama dans une rue.
J'aime profondément les oeuvres de Miyazaki donc il m'était difficile de ne pas apprécier celle-ci qui s'en rapproche aussi bien par le graphisme que par l'atmosphère qui s'en dégage, mais j'ai eu du mal à y discerner la personnalité des auteurs eux-mêmes. Au final, disons que j'y vois un sympathique hommage et un cocktail plutôt bien digéré.

Quant à l'histoire, elle est mignonne et agréable à suivre, comme un beau rêve promettant aventure et dépaysement. Les personnages sont simples mais sympathiques. Mention spéciale aux espions lapins qui sont ce que j'ai préféré dans le récit. Mention aussi au graphisme qui est très joli.
L'intrigue est parfois légèrement confuse, avec une logique que je qualifierai à juste titre de... onirique. Cela se ressent dans la façon dont tout tourne autour de l'héroïne et dont les événements en son sens ou à son encontre s’enchaînent parfois artificiellement. Certains passages sont aussi un peu frustrants, comme quand l'héroïne déclare soudain en un moment de révélation avoir tout compris (sans nous expliquer quoi) et que durant presque un album entier ensuite, elle agit comme si tout était encore mystérieux pour elle.
Ce côté conte onirique trouve cependant son explication, peu surprenante mais cohérente, en fin d'album, pour apporter une conclusion touchante et charmante.
Une bonne lecture pour tous publics.

Nom série  HistoireS de France (Lorànt Deutsch)  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorànt Deutsch est un personnage un peu trop médiatisé à mon goût mais j'apprécie généralement ses anecdotes historiques souvent originales. Il suit cette voie dans cette série en bande dessinée car ce sont des personnages importants et pourtant relativement méconnus de l'Histoire de France qu'il nous y présente. Pour le premier tome, ce sera Charles III de Bourbon, connétable de France et ancien ami du roi François Ier avant de se retourner contre lui. Et pour le second tome, ce sera Nicolas Fouquet, le trop riche surintendant des finances de Louis XIV qui sera finalement fait jeter en prison par ce dernier (et Lorànt Deutsch connait d'autant plus ce personnage qu'il a lui-même joué son rôle dans un téléfilm français).
Pour réaliser l'adaptation en bande dessiné de ces récits, il s'est associé au scénariste Sylvain Runberg (Orbital, Millenium...) qui vient apporter son expérience et au dessinateur espagnol Eduardo Ocaña (Messiah Complex, Les Carnets de Darwin avec le même Runberg).

Concernant ce dernier, malheureusement, je dois dire que je n'ai vraiment pas été enthousiasmé par le graphisme d'HistoireS de France. Il manque de soin et de maîtrise technique. Le trait manque notamment franchement d'aisance sur les personnages que je sens raides, parfois déformés et inconstants. Il est également difficile de les différencier. Quant aux décors, ils sont trop souvent réduits au strict minimum. L'expression "brouillard de guerre" s'applique bien en particulier aux scènes de bataille où, au-delà d'un premier plan peu convaincant, l'arrière-plan est tout juste esquissé voire souvent inexistant. A cela s'ajoutent des couleurs également assez ternes et sans charme.

Les scénarios, quant à eux, sont instructifs mais pas aussi passionnants que je l'aurais espéré.
Je connais très peu François Ier et donc encore moins ce fameux Connétable de France qui l'aurait trahi. Avec le premier tome de cette série, j'ai pu découvrir de manière relativement bien mise en scène les tenants et aboutissants de la relation entre ces deux hommes et le pourquoi de la fameuse Trahison. Ses conséquences, par contre, sont racontées trop rapidement à mes yeux et la fin de l'album m'a paru un peu abrupte.
D'emblée, le second tome m'attire moins car je connais nettement plus le cas de Nicolas Fouquet et donc je suis moins curieux d'en apprendre plus à son sujet.

Il ressort de ma lecture une déception. Les sujets historiques abordés sont intéressants, originaux et bien documentés. Mais la narration n'est pas exempte de défauts, presque désuète sans sa forme, et le graphisme est décevant. Ce n'est pas une si mauvaise série car elle se lit assez bien et on y apprend des choses, mais je ne la conseillerais pas forcément.

Nom série  Batman - La Nouvelle Aube  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Nouvelle Aube s'entame comme un récit de Batman assez standard dans le style de ce qui est paru depuis la Renaissance DC de New 52, à partir de 2011. C'est un style sombre, au dessin réaliste, où Batman est souvent confronté à plus fort que lui et à la difficulté du terrain et de l'environnement de Gotham. Cette fois-ci, Bruce Wayne, reprenant depuis peu son costume de Batman après que Dick Grayson l'ait temporairement remplacé, est obsédé par l'idée de retrouver une jeune femme, Golden Dawn, qu'il a connu étant enfant et qui a mystérieusement disparu.

Même si on ne sait rien de cette femme sortie d'on ne sait où et que ça surprend de voir soudain Batman tellement intéressé par elle, la première moitié de l'histoire n'est pas mal et plutôt bien menée. Le dessin est soigné et de belle qualité.
Puis ça commence à tourner un peu en eau de boudin quand des forces démoniaques font leur apparition, avec l'implication notamment d'un vieux personnage de l'univers DC, le démon Etrigan. Mais pour le moment, l'intrigue restait intéressante même si pas des plus captivantes.

Par contre, tout l'intérêt du récit est détruit par une fin complètement bidon. En 4 pages, on passe d'une situation complexe et quasi inextricable pour Batman, à une victoire complètement sortie du chapeau, où l'un des gros problèmes est réglé par une ellipse sans même qu'on sache comment exactement, et l'autre problème est réglé d'un claquement de doigt sans aucune crédibilité. C'est simple, c'est comme si le scénariste avait une assez bonne histoire mais aucune idée de comment la terminer, ou alors qu'on lui a dit "coco, on n'a plus de budget, tu vas me terminer ton histoire en 5 pages et on passe à autre chose !".
Ça gâche complètement cette lecture que, du coup, je déconseille.

Nom série  Le Crochet à Nuages  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je connais très bien l'Afrique et pourtant je ne connaissais les Dogons que de réputation et de nom. J'étais curieux de les découvrir par le biais de cette BD mais aussi un peu méfiant, craignant un récit jeunesse naïf, bien pensant et trop didactique. Aussi ai-je été très agréablement surpris car ce fut là une chouette lecture.

C'est bien un récit jeunesse, un récit aux allures de conte initiatique où tout est bien qui finit bien même s'il est ancré dans notre époque contemporaine et s'attache à rester aussi réaliste que possible. On y suit le jeune Amakala et son ami Iéména qui décident d'emprunter un objet sacré, le crochet à nuages placé sur un petit temple de leur village Dogon, pour essayer de faire pleuvoir sur leur village.
Par le biais de ce récit simple mais très bien construit, on va vivre une sympathique histoire d'aventure tout en découvrant une part de la culture Dogon. Et présentée ainsi, j'ai trouvé cette dernière fascinante. Ses traditions sont belles et emplies de sagesse, je comprends que ce soit un peuple dont le nom soit si connu.
Mais ce n'est pas un récit éducatif, c'est bien un récit d'aventure et celle-ci est très agréable à suivre. Les personnages sont sympathiques, le rythme bien mené, le dessin simple mais efficace.
C'est une chouette lecture pour tous publics.

Nom série  Des-Agréments d'un Voyage d'Agrément  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie, c'est le deuxième ouvrage de Gustave Doré que je lis et je dois dire que j'ai davantage accroché à celui-ci. Il faut dire qu'il se rapproche beaucoup plus d'une vraie bande dessinée au sens moderne du terme, que sa narration est plus fluide et que son texte est moins fastidieux à lire.

Gustave Doré fait partie des pionniers de la bande dessinée du milieu du XIXe siècle, quelques années après Töpffer. Avant d'être un raconteur d'histoire, c'est surtout un grand illustrateur et dessinateur. Même s'il était tout jeune au moment de la parution de cette BD (il avait 19 ans), c'est la beauté de son trait qui ressort de ses planches. Il se rapproche des gravures caricaturales de Daumier qui lui était contemporain. C'est vraiment très beau.

L'ouvrage en lui-même est une parodie de carnet de voyage. Il se présente comme celui d'un personnage imaginaire, M. Plumet, petit bourgeois parisien qui, pris d'une lubie soudaine, décide de partir avec sa femme en vacances dans les Alpes et peut-être d'escalader le Mont Blanc. Dans ce carnet, M. Plumet raconte ce qu'il a fait et vécu, se mettant en scène le plus souvent en véritable narration séquentielle de bande dessinée et quelques fois aussi par des illustrations et croquis.

Gustave Doré joue sur le média de la bande dessinée. Pour commencer, il y a une mise en abîme puisqu'il apparaît lui-même en tant que personnage dans ce carnet fictif discutant avec M. Plumet et lui précisant même qu'un si joli carnet mériterait d'être publié chez Aubert, son véritable éditeur. Ensuite, il joue sur l'objet lui-même. Une grosse empreinte de pas traverse une planche où M. Plumet raconte que quelqu'un a marché sur son carnet. Une grosse langue de vache en traverse une autre quand M. Plumet raconte qu'une vache vient de lécher son précieux ouvrage et de manger les fleurs qu'il y a collées.

Seul regret, la mise en page des cases (sans bordure soit dit en passant) n'est pas toujours claire, on hésite parfois sur l'ordre dans lequel les lire (gauche à droite ou bien haut en bas ?). Certaines cases du début de l'album donnent l'impression d'être dans le désordre. Et je crois bien que les pages 2 et 3 ont été inversées dans l'édition 2024, même si ce n'est pas évident. Bref, le début d'album est légèrement laborieux à lire.

Mais par la suite, l'auteur (ou le lecteur ?) semble trouver ses marques et la lecture devient plus fluide. L'humour peut alors ressortir, et s'il n'est pas toujours hilarant, il est sympathique surtout quand on sait de quand date l'ouvrage (quoique Monsieur Jabot et autres histoires, pourtant paru presque 20 ans auparavant, m'avait paru plus drôle encore). Il y a un passage, celui où Mme Plumet suit l’ascension de son mari à la longue vue, que j'ai trouvé excellent, tant dans la narration que dans l'humour. L'escalade où ils doivent s'aider de la tête tant ils sont tombés m'a franchement fait rire.

Bref, c'est un ouvrage de grande valeur sur le plan de l'Histoire de la BD, car c'en est une au sens moderne du terme et qu'elle date de 1851. Son graphisme très classique est de toute beauté et son humour parfois très bon. Sa réédition aux éditions 2024 est en outre de superbe qualité. Seule une narration un peu laborieuse et un style qui a parfois un peu mal vieilli m'empêchent de la conseiller vivement.

Nom série  Ara  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ara est une belle BD d'action et d'heroic-fantasy mais elle ressemble un peu trop à une jolie coquille vide, d'autant plus maintenant que son premier tome, qui reste assez introductif, n'aura pas de suite.

Nous sommes placés dans un univers de fantasy un peu mystérieux, qui ne nous est pas présenté et dont il faut deviner peu à peu le fonctionnement. On comprend qu'une ligue de sorcières s'oppose à des adversaires non identifiés et que les sorcières en question gèrent leurs pions à distance depuis leur repaire où elles ont une vue magique sur les événements. Parmi les pions en question se trouve l'héroïne du récit, une super guerrière dont on ne sait pas exactement comment elle a acquis de tels pouvoirs de combat et de vitesse. Elle et deux autres serviteurs des sorcières sont envoyés dans une sombre forêt où les sorcières ont bien l'intention de les faire affronter quelque chose qui pourrait changer le destin de l'héroïne. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? On ne peut que le deviner et ce n'est pas très clair en fin d'album.

L'ouvrage vaut avant tout par sa beauté graphique. L'auteur a visiblement travaillé dans l'animation et son dessin, tout informatisé, est très beau et très dynamique tant dans le trait que dans ses couleurs. Le récit étant orienté vers l'action, il s'en donne à cœur joie pour mettre en scène les combats et les péripéties mouvementées, en découpant l'action comme un manga plutôt qu'en le condensant par le biais d'ellipses. C'est beau, c'est fluide, c'est de la belle ouvrage.

Malheureusement, le récit, s'il se lit bien, ne reste qu'introductif et n'est pas des plus passionnant ni original. Ça ressemble à une longue mise en place mais on attend qu'il se passe quelque chose d'un peu plus profond, un peu plus prenant. Et comme ça n'arrivera pas, maintenant que la série est abandonnée, je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Marcas, maître Franc-Maçon  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Francs-maçons Vs. secte néonazie : Fight !
Le cliché est tel que ça pourrait être drôle, mais cette série se prend malheureusement beaucoup trop au sérieux.

Je ne l'ai découvert qu'en fin de premier tome, mais les scénaristes sont à l'origine de nombreux romans à suspense sur le thème de la franc-maçonnerie et de complots type templiers. On peut donc en déduire qu'ils sont bien documentés, et cela leur permet en effet d'éviter certains stéréotypes sur les loges maçonniques et aussi de m'apprendre quelques trucs à moi qui n'y connais pas grand chose.

Mais à côté de cela, le scénario du premier cycle de cette série (y en aura-t-il un autre ?) est assez déplorable tant il aligne les clichés du thriller grand public et du récit d'action ésotérique à deux sous.
Il commence mal avec une narration qui manque fortement de clarté sur la première moitié du premier tome. On passe d'un lieu à l'autre et de personnages en personnages en captant péniblement ce qu'il se passe. La transition entre le passage à l'ambassade puis l'enquête de la belle militaire notamment est franchement mal foutu à mes yeux.
Ensuite les personnages sont médiocres. Le héros est trop lisse et ses inintéressantes difficultés de couple tombent comme un cheveu sur la soupe pour essayer de le rendre plus humain. Sa partenaire est ridicule avec ses sarcasmes permanents envers les francs-maçons. Et le pire, ce sont leurs adversaires, entre les maîtres de la société de Thulé qui se réunissent en secret en haut d'une falaise avec trônes en pierre et flambeaux, leur grand maître complètement fou ou encore leur tueuse-jardinière qui est caricaturale au point d'en être risible.
Les passages convenus et faciles s'accumulent aussi dans les péripéties racontées, entre les méthodes idiotes utilisées par les méchants pour éliminer ou tenter d'éliminer leurs ennemis, ce commando facho en uniforme qui fait un massacre à l'arme de guerre en plein cœur de Paris sans être inquiété le moins du monde, ou encore le final façon Da Vinci Code dans la vieille église paumée pour un résultat dont on réalise qu'il n'a finalement aucun intérêt...

Bref, on pourrait en rire au second ou troisième degré, mais en attendant c'est un récit stéréotypé et très médiocre, qui permet juste de passer le temps si on n'a rien d'autre sous la main.

Nom série  Aspic Détectives de l'étrange  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des enquêtes policières et fantastiques dans le Paris ésotérique et étrange de la fin 19e siècle, avec pour protagonistes un duo improbable et assez amusant ainsi qu'un vieil enquêteur bougon mais brillant, le fameux Auguste Dupin d'Edgar Poe.

J'apprécie ce genre de cadre et de scénario qui n'hésite pas à jouer à la fois la carte de l'humour, de l'enquête réaliste et du fantastique débridé. C'est un beau mélange, même si j'ai mis du temps à me faire au fait que ça se passait à Paris tant cela ressemble à des histoires similaires se déroulant dans le Londres de l'époque victorienne. Mais les auteurs en profitent justement pour mettre en scène des lieux et événements typiquement parisiens de l'époque, ce qui est assez sympathique.

Les personnages sont originaux. Il y a donc le vieux Auguste Dupin et ses capacités de déduction et d'enquête, ainsi que le jeune et fougueux inspecteur de police qui lui demande régulièrement son aide. Mais ces deux-là sont secondaires car les deux vrais héros sont un certain Gavroche devenu immortel et une jeune et belle enquêtrice débutante, cousine d'un très célèbre détective londonien et à priori presque aussi douée que lui. Face à eux des malandrins et des sorciers dont certains sont des personnages fictifs célèbres. Car les clins d’œil et références, humoristiques ou non, sont nombreux et plutôt bien insérés dans le récit.

Le graphisme, quant à lui, est soigné et détaillé. Il fourmille de petits détails et contribue à l'ambiance et à la mise en valeur du Paris de l'époque. Je dois par contre dire que je ne suis pas très amateur de la colorisation que je trouve trop informatique et froide. Trop de dégradés à mon goût. Et je ne suis pas non plus particulièrement fan des visages un peu trop caricaturaux que prennent parfois les deux héros.

J'aurais pu trouver cette série très bien si le rythme était mieux géré. Les intrigues sont denses mais aussi un peu confuses. Il se passe beaucoup de choses mais on les suit parfois sans totalement être pris dans le récit, les enquêteurs passant régulièrement d'un lieu à l'autre sans qu'on comprenne immédiatement ce qui les a amenés là. Je déplore aussi un nombre un peu trop grand de coïncidences faciles et de protagonistes qui se retrouvent réunis au bon endroit au bon moment.
Il y a dans tout cela quelque chose qui fait que je ne suis pas complètement tombé sous le charme de cette série qui ne manque pourtant pas de qualités. Il en résulte une série divertissante mais pas captivante à mes yeux.

Nom série  1066  posté le 17/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1066 est une intéressante lecture historique. Elle raconte la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant d'une manière à la fois très stricte et originale. En effet, les auteurs de cette BD ont fait le choix de suivre précisément le déroulement du récit tel qu'il est fait dans la fameuse tapisserie de Bayeux, en respectant autant que possible les faits historiques tels qu'agréés par la majorité des historiens.
Et sans avoir à romancer quoi que ce soit, il faut avouer que l'histoire du vieux roi Edouard d'Angleterre, de son beau-frère le Comte Harold et de son neveu le Duc Guillaume de Normandie est complexe et prenante. Manipulations politiques, trahisons, manœuvres militaires, il y a tous les ingrédients d'un récit captivant, tout en respectant la réalité des faits.
J'apprécie au passage les extraits de la tapisserie de Bayeux elle-même intégrés ça et là au fil des pages et montrant comment y sont représentés les faits qu'on vient de suivre en bande dessinée.

Par contre, deux choses m'ont déçu.
Tout d'abord il y a le dessin. Il se présente sous une forme que j'estime inaboutie, avec des traits de constructions et des crayonnés volontairement laissés en place. Ce choix graphique donne parfois plus de vie et de force au dessin, mais il n'a aucun effet ici si ce n'est enlaidir les planches. Et le comble, c'est qu'au contraire, j'ai trouvé les personnages particulièrement raides et figés. Et j'ai surtout trouvé leurs visages beaucoup trop ressemblant. Traits similaires, coiffures similaires, couleurs similaires, il est très difficile de ne pas les confondre et de ne pas devoir sans arrêt vérifier qui est sensé être représenté devant nos yeux.
Ensuite, autant j'ai beaucoup aimé le rythme narratif et la clarté du récit sur les deux premiers tiers de l'album. Autant je trouve que les choses s'accélèrent trop et deviennent un peu confuses une fois le débarquement lui-même réalisé et durant la bataille de Hastings. On y perd toute la saveur des manœuvres stratégiques et on ne peut que constater l'issue du combat sans avoir pu apprécier son déroulement et ses rebondissements.

Bref, il n'y aurait pas eu cette fin trop rapide et brouillonne à mon goût, j'aurais volontiers conseillé cette BD à tous les amateurs de récits historiques sérieux et bien menés, et ce malgré un dessin qui m'a plutôt déplu.

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