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... a posté 343 avis et 15 séries (Note moyenne: 3.26)

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Nom série  Putain de guerre  posté le 07/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Putain de Guerre »... toute guerre est une putain de guerre... mais la Grande Guerre, la Première Guerre Mondiale a été abominable. L’homme est entré de plain pied dans le 20ème siècle par le conflit le plus terrible de l’histoire jusque là.

Gaz, tranchées, mitrailleuses lourdes, artilleries lourdes, baïonnettes, minage, aviation, tanks, tout ce qui fait la guerre moderne a été expérimenté sur les champs de bataille de 14-18.

Graphiquement, on retrouve un maître de cette période de l’histoire, à savoir Tardy. Le dessin est cru, sans concession. Il n’y a pas de censure et la réalité de la guerre est montrée sans détour. Le trait est fort et intense. On n’aime ou pas mais je trouve personnellement que Tardy exprime remarquablement la guerre des tranchées.
A noter qu’à la différence de « C'était la guerre des tranchées », la couleur fait son apparition.

J’ai été nettement moins emballé par le scénario. Il se contente de décrire les horreurs de la guerre sans véritable repère géographique ou chronologique. On survole indifféremment les années 1914 à 1919 en deux albums ce qui a pour conséquence de nous laisser à la surface de la matière. Je m’attendais plus à une série historique qui nous montre les causes de la guerre, son horreur mais aussi sa fin, les faits marquants, etc. Au lieu de ça, on assiste à un récit en voix off d’un poilu qui exprime son ressenti sur cette guerre absurde. On comprend toute la bêtise de cette guerre des temps modernes teintée de tradition et de comportements des siècles précédents. On passe bien vite sur ces années de guerre sans vraiment noter de différences entre ces années (hormis 1914 année de la mobilisation et 1919 année du bilan qui se démarquent clairement).

Je suis arrivé au bout de ces deux albums et ai pu faire deux constats :

1) Un tome par année aurait été plus approprié.

2) J’en ai plus appris dans la « postface » de chaque album (mini chronologie sous forme de texte et de photos) que dans la bande dessinée elle-même.

Si le dessin est bon et le sujet passionnant, son traitement ne m’a pas convaincu. Je ne peux donc me résoudre à mettre une autre note que 3/5. L’achat est recommandé mais je pense que la lecture de la première année vous permettra de savoir si cette série est faite pour vous ou non.

Nom série  La croisade s'amuse  posté le 05/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette « Croisade s’amuse » de Jul avait du potentiel. Le réservoir d’inspiration et d’humour que l’on peut tirer de la guerre entre W. Bush et Ben Laden est presque inépuisable. Les Guignols de l’Info l’ont démontré et Jul aussi.

Les situations, les contextes, les clichés… Jul maîtrise son sujet. Il sait taper juste par des touches d’humour parfois facile, parfois plus subtile. Le problème vient selon moi du fait que l’auteur a voulu faire un album contenant une histoire. Je salue cette volonté bien trop souvent laissée de côté pour des planches divisées en bandes de trois cases ; c’est la mode en ce moment.
Ce n’est donc pas l’idée que je condamne, loin de là… ce que je condamne, c’est qu’en réalité, « La Croisade s’amuse » propose plus une suite de gags à peine liés entre eux qu’un véritable scénario construit. Proposer au lecteur une histoire quand on ne réalise finalement « que » des strips sur une page est décevant, d’où ma note.

Jul sait pourtant créer une véritable histoire avec un vrai scénario : « Silex and the city » en est un bon exemple.

Côté dessin, on se situe dans la moyenne de la bande dessinée d’humour et en plein dans le style graphique de Jul. Le trait est épais et rond. Il est agréable à regarder et sert le style de scénario et d’humour proposé.

« La Croisade s’amuse » n’est donc pas un mauvais album. Il n’a simplement pas pu satisfaire mes attentes.

Nom série  La Licorne  posté le 20/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis sur cette série est mitigé dans l’ensemble.

J’ai particulièrement apprécié le dessin dynamique et ténébreux. Certaines planches sont de vrais petits bijoux avec des designs originaux et des décors majestueux dignes de l’époque décrite : la Renaissance. La mise en couleur est encore meilleure mettant en valeur chaque détail et donnant à l’ensemble une vraie atmosphère fantastique.

Les personnages principaux sont originaux. Ambroise Paré, des médecins célèbres, le fameux savant mystérieux dont je ne dévoilerai pas l’identité, le soldat zodiacal, et une ribambelle de monstres mythiques aux pouvoirs étonnants. Sur ce terrain là, « La Licorne » se démarque de la concurrence. En effet, aucun sentiment de réchauffé ou de déjà vu ne devrait gâcher votre lecture.

Le scénario est « le point faible » de cette série. Les deux premiers tomes sont un peu trop brouillons. Mathieu Gabella regorge d’idées et d’inspiration et a voulu nous plonger dans un mystère complexe ce qui ne pose aucun problème quand le lecteur ne doit pas deviner lui-même le lien qui existe entre les scènes. Il est vrai que tout s’éclaire un peu dans le troisième tome. Peut être même que tout sera limpide dans le quatrième et dernier ? Qui sait ? En attendant, les deux premiers tomes, surtout le premier, m’ont donné l’impression de garder des informations qui m’auraient été utiles pour l’immersion dans l’histoire, pour ne pas avoir l’impression d’être un spectateur idiot laissé sur le côté d’un scénario pourtant de qualité. Parce que des qualités ce récit en a ! Les personnages dont je vous ai parlé sont intéressants et loins de ce qu’on voit d’habitude. La Renaissance est ici utilisée d’une manière innovante : le mélange des sciences qui se développent et de la rationalité avec les légendes mythologiques est une réussite. Il y a un vrai contraste entre ces deux thèmes que je trouve parfaitement exploité.

« La Licorne » est donc une petite déception. Une plus grande clarté narrative m’aurait permis de donner à coup sûr le 4/5... en l’état, cette série devra se « contenter » d’un 3,25/5.

Nom série  Pain d’Alouette  posté le 13/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Pain d’Alouette » est la suite de l’excellent one shot « L’Aigle sans orteils ». On fait la connaissance de Reine Fario, la fille d’Amédée, héros malheureux de l’album précité. On rencontre également Quentin Ternois, ancien coureur cycliste est amoureux fou du Paris-Roubaix. Camille Peyroulet, l’ami d’Amédée est également de la partie et permet de lier plus étroitement les deux séries.

Le dessin est une belle réussite plongeant le lecteur dans l’atmosphère du Nord de la France d’après guerre dans les années 20. Le trait est assez souple mais représente merveilleusement bien la dureté et la violence de la vie de mineur et d’orphelin. Toutefois, ma préférence va aux planches de « L’Aigle sans orteils » que je trouve plus propre et harmonieuse, notamment en ce qui concerne la mise en couleur.

Le scénario est de bonne qualité mais m’a laissé un sentiment mitigé. On y parle de vélo, de Grandes Classiques, de Tour de France, de mine, de misère, mais aussi de rêve, d’amitié. Lax raconte plusieurs histoires simultanément qui se coupent et se recoupent. Le problème est qu’à ce mélange s’ajoute des bonds dans le temps rendant la lecture parfois peu claire. « Pain d’Alouette » m’a moins parlé que « L’Aigle sans orteils » probablement à cause de l’abondance de personnages qui ne m’a pas permis de m’immerger totalement dans le récit.

Je pense que le prochain album permettra d’y voir plus clair. Je ne mets qu’une note de 3/5 pour l’instant, précisant qu’il s’agit plus d’une note d’attente que d’une véritable appréciation ne sachant pas où l’auteur veut nous emmener. L’avenir nous le dira.

Nom série  Alpha... directions  posté le 05/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
« Alpha... directions » n’est pas qu’une bande dessinée, c’est un voyage, une vision du monde, de notre terre et de son évolution.

Jens Harder nous propose en 350 pages 14 milliards d’années de notre univers depuis le Big Bang à l’apparition de l’homme. La tâche était pharaonique mais le défi a été relevé avec talent.

L’album se dévore. Sa lecture est fluide et captivante. On traverse toutes les périodes de l’histoire du monde comme le Crétacé ou le Carbonifère et assiste à la naissance de l’univers, de notre galaxie, du système solaire, de la terre, de l’eau, des premières cellules puis des premiers poissons, des dinosaures, des mammifères, etc.
Quel beau voyage ! Que de références ! Bandes dessinées, mangas, cinéma, estampes japonaises, statuettes précolombiennes, iconographies religieuses ou représentation du Moyen Age. On se sent ignorant. Tant de références... certaines m’ont sûrement échappé. Jens Harder mêle habilement la science et la religion, la découverte et l’art sous toutes ses formes.

Le dessin est à la hauteur de l’ambitieux scénario. Chaque période traversée dispose de son propre chapitre avec une bichromie différente rendant l’ensemble encore plus clair. Le trait est à la fois complexe et très lisible, accueillant et particulièrement bien adapté au récit.

L’album en lui-même est de très belle qualité avec un papier épais et agréable à toucher.

« Alpha... directions » est une expérience qu’aucune autre bande dessinée ne pourra fournir. Formidable découverte, ce one shot est sans aucun doute l’un des meilleurs albums de l’année 2009, voir même de la décennie.

Ne manquez vos origines et celles du monde qui vous entoure sous aucun prétexte.

Nom série  Ultimates  posté le 04/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Ultimates »… s’il ne fallait lire qu’un seul comics de super héros, peut être ne faudrait-il lire que celui-là ? Si la réponse à cette question est négative, il n’empêche qu’« Ultimates » est une excellente série. Grâce à elle, les lecteurs peuvent découvrir ou de redécouvrir les Vengeurs (la guêpe, Hulk, Iron Man, Giant Man, Captain America et Thor) avec un œil neuf, un œil moderne.

Pas de dessin vieillot, pas de couleurs vomitives, pas d’histoire de super héros façon 70’s… non ! Des super héros à la sauce moderne avec des profiles psychologiques qui nous parlent nettement plus à nous, humain de ce début d’année 2010.
Bruce Banner (alias Hulk) est un génie en mal de reconnaissance et frustré, Thor un altermondialiste aux pouvoirs divins, la guêpe une femme battue qui ne s’aime pas, Giant Man un pauvre loser qui bat sa femme, Captain America un super soldat sous stéroïdes ultra nationaliste, Iron Man un milliardaire alcoolique et coureur et j’en passe… La psychologie des personnages est sûrement le point fort de cette série tant elle est réaliste et moderne.

Le dessin est beau avec de nombreux détails et de belles planches attractives pour nos petits yeux. Il est mis en valeur par une colorisation informatique des plus réussies. Les couleurs sont vivent et clinquantes, tout comme l’image publique de nos héros, à l’opposé de leur vrai personnalité, bien plus humaine.

Le scénario est lui aussi une réussite. « Ultimates » propose une belle part à l’action et aux combats titanesques contre divers aliens et vilains mais pas seulement. On apprend également à connaître chaque personnage ce qui permet une meilleure immersion dans l’histoire et un plus grand réalisme (ça reste une histoire de super héros quand même). Comme mentionné plus haut, Millar a largement développé la psychologie de ses personnages et le monde qui les entoure. Il y a donc de l’action, certes, mais pas uniquement avec de long passage centré sur la vie de tous les jours des Vengeurs.

« Ultimates » est une très bonne série. Millar recycle parfaitement des héros parfois dépassés en leur donnant un visage nettement plus moderne et actuel. Le pari est rempli.

Nom série  Airborne 44  posté le 17/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec « Airborne 44 », Philippe Jarbinet a créé un dytique au parfum de guerre, d’authenticité et de rapports humains. Déjà amateur du film « Il faut sauver le soldat Ryan » ou encore de la série « Band of Brothers », je me suis tout naturellement dirigé vers ces deux bandes dessinées. L’auteur et l’éditeur ont eu en effet la bonne idée de faire paraître les deux tomes à la même date. Pas d’attente insoutenable ou de série abandonnée donc ce qui est assez agréable pour être noté.

Le dessin est une vraie réussite. Jarbinet a effectué un véritable travail d’archive et de documentation afin de dessiner les véhicules, les uniformes et les armes de la Deuxième Guerre Mondiale avec précision. Le graphisme est vraiment beau alliant dynamisme et douceur du trait et ce malgré le contexte de guerre de la série. Le rendu de la neige est très impressionnant et donne presque froid.

Si je devais trouver un léger point faible à cette série, je choisirai les personnages qui ne sont pas très charismatiques. Mais quand on y réfléchit, le charisme a-t-il sa place dans un récit historique mettant en scène des hommes et des femmes normaux, comme vous vous et moi ? Pas vraiment selon moi. Pas de vrai héros dans cette histoire, mais des êtres humains qui cherchent du réconfort et la survie.

Le scénario est bien construit. Le premier tome est une introduction qui nous présente les personnages, leur passé et le contexte. Le second tome est nettement plus orienté vers l’action avec quelques joutes contre les SS et le véritable nœud de l’intrigue.
La qualité est au rendez-vous. Jarbinet mélange habilement l’histoire avec un grand H et la fiction, à tel point qu’on se surprend à y croire, à penser que ces événements ont eu lieu.

« Airborne 44 » est une bonne série dans la veine des films et séries à succès sur la Seconde Guerre Mondiale. Les amateurs du genre peuvent se laisser tenter, les autres aussi. « Airborne 44 » est une série tout public qui plaira à beaucoup. Une bonne idée de cadeau de noël !

Nom série  Caravane  posté le 15/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec « Spoogue », Olivier Milhiet a changé à jamais ma vision du médiéval fantastique avec un univers complètement décalé et bien loin des standards habituels.

Je me suis donc précipité sur « Caravane », la nouvelle série dudit auteur.

Encore une fois, Olivier Milhiet délivre une prestation solide tant au niveau du scénario que du dessin ou des personnages hauts en couleur.

Le dessin est maîtrisé. Le style inimitable, la patte de l’auteur est immédiatement reconnaissable. Les planches sont propres, agréables à regarder et facile à contempler. L’ensemble est mis en valeur par une très bonne mise en couleur avec des tons plutôt doux et harmonieux. On est dans la veine de « Spoogue » mais avec un style plus propre et moins déjanté.

Les personnages principaux sont des monstres originaux et une petite fille humaine ce qui n’est pas sans rappeler une grande série de science-fiction : « Sillage » et son convoi. Si la petite fille n’est pas des plus charismatiques, il faut se rendre à l’évidence : les être marginaux créés par Olivier Milhiet sont une belle réussite : il y a le costaud, le chef façon Krank dans les tortue ninja, la médium, etc. Une ribambelle de monstres pour de bons moments de lecture.

Le scénario de « Caravane » diffère grandement de celui de « Spoogue ». Il a un ton beaucoup plus sérieux et moins expansif. On aborde les thèmes du racisme, de la tolérance, de la marginalité, et d’autres que je ne vais pas énumérer. On fait connaissance petit à petit avec les différents membres de la caravane. Une atmosphère tout à fait particulière se dégage du récit. Un sentiment de dépaysement s’empare du lecteur pour le mener dans un monde parallèle, loin des considérations du quotidien.
Une dose de mystère savamment distillée tout au long de l’album promet quelques révélations piquantes dans le prochain (et dernier ?) album à paraître en 2010.

Le pari d’Olivier Milhiet est une fois encore gagné. « Caravane » est une série qui ne ressemble à aucune autre, pas même à « Spoogue », la série qui a fait tant parler à sa sortie et qui continue aujourd’hui : SPOOGUE ATTITUDE ! L’auteur a su prendre de la distance par rapport à son succès passé pour délivrer une œuvre originale.

Chapeau bas !

Nom série  Le Codex angélique  posté le 13/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après la lecture du très bon « Saint-Germain » du talentueux Thierry Gloris et la découverte du mystérieux « Missi Dominici » du même auteur, je me suis laissé attirer par « Le Codex Angélique ».

Graphiquement, c’est assez impressionnant. De la noirceur et une atmosphère steam punk se dégagent de planches rivalisant de dynamisme et de beauté. Bourgoin a un vrai talent. La mise en couleur m’a laissé sans voix. Je me suis mis alors à rêver : à quoi ressemblerait « From Hell », dont l’histoire est similaire par certains aspects, si le dessin avait été laissé à Bourgoin ? Cela aurait été magnifique !

Seulement voilà... J’ai été déçu par le scénario. J’ai été mis mal à l’aise par l’histoire que j’ai trouvée assez indisciplinée. Gloris a voulu trop dire et en faire. On aborde de nombreux sujets sans véritablement les épuiser au fond ce qui m’a laissé un curieux goût d’inachevé dans la bouche. On passe du steam punk à l’ésotérisme, du fantastique au policier. C’est riche mais finalement peu habile dans le mélange. Certains personnages sont finalement peu expliqués et utilisés.
Une histoire plus ciblée sur l’un ou l’autre de ses aspects aurait été, selon moi, plus judicieuse.

C’est décevant parce que Gloris a vraiment du talent et des idées à revendre. Certains passages sont très intéressants et certains personnages captivants.

Voilà donc une trilogie qui mérite largement le coup d’œil pour son dessin et pour certains passages haletants. La fin est également bonne.

Nom série  Star Wars - Le Côté Obscur  posté le 15/11/2009 (dernière MAJ le 13/12/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le postulat de « Star Wars - Le Côté Obscur » est simple : un collectif d’auteurs livre à chaque fois un album indépendant sur un grand méchant de l’univers Star Wars. Il est vrai que ces derniers sont parfois très charismatiques ou énigmatiques et que plus d’une fois, j’ai voulu en apprendre un peu plus. Je pense plus particulièrement à Dark Maul ou le Général Grievous.

Grand amateur de Star Wars, je me suis donc laissé tenter.

Chaque album étant indépendant et l’œuvre d’auteurs différents, je les noterai séparément pour tirer une moyenne générale finale qui notera la série dans son ensemble.


Tome 1 : Jango Fett & Zam Wesell
Cet album renferme deux histoires : la première concerne principalement un contrat de Jango Fett le chasseur de prime qui doit ramener un objet à son employeur. La seconde est centrée sur Jango Fett et Zam Wesell qui se lance dans une mission « gratuite » afin de corriger une erreur personnelle.
Ces deux histoires ne sont pas très originales mais ont l’avantage de compléter nos connaissances sur la guerre qui fait rage au sein de la République. J’ai été un peu surpris par l’altruisme de nos deux vilains dans la seconde histoire, mais bon, pourquoi pas. Les auteurs joue encore sur la confusion qui règne entre le bien et le mal : la république, les séparatistes, la force, le côté obscure... qui a raison, pourquoi ? C’est une des forces de Star Wars en général.
Le dessin des deux histoires n’est pas vraiment mon style. Alors que la seconde histoire est illustrée de manière assez banale, la première a au moins le mérite de l’originalité avec ce trait assez brute et ses couleurs façon « crayola ».
L’ensemble est divertissant.
Note : 3/5

Tome 2 : Dark Maul
Un album bourré d’action sur l’un des plus charismatiques représentants du côté obscure : Dark Maul, le sith, élève de l’empereur Palpatine. Cette aventure prend place tout juste un an avant « Star Wars Episode I : La Menace Fantôme ». Le futur empereur prépare la guerre qui le mènera à la tête de l’empire. Pour cela, il doit mener la guerre contre la planète Naboo. Il envoie donc Dark Maul détruire le puissant syndicat du Soleil Noir, organisation très puissante et qui pourrait mener à l’échec ses plans. Dark Maul est un combattant fabuleux et nous en avons la démonstration dans cet album. Il est vrai pourtant que l’on n’apprend pas grand-chose de nouveau sur lui.
Le dessin est l’un des points forts de ce tome 2. Dynamique, vivant, appuyant à merveille un scénario tourné vers l’action, on en prend plein les yeux.
C’est l’un des meilleurs albums de la série.
Note : 4/5

Tome 3 : La Quête de Vador
Cet album prend place juste après « Star Wars Episode IV : Un Nouvel Espoir ». Luke Skywalker a détruit l’étoile noire et l’alliance rebelle fête sa nouvelle victoire. Un pilote jaloux va remettre en question l’alliance rebelle et mettre en danger Luke. Autant le dire tout de suite, l’histoire servie ici ne casse pas des briques et ne m’a pas captivé... J’ai trouvé les transitions très mal réalisées : on passe de Vador à Luke en passant par le pilote de X-Wing en se demandant parfois où l’auteur veut en venir. S’ajoute à cela que Luke est représenté comme un garçon niait et idiot ce qui est contraire à la vérité des films Star Wars. Il sourit bêtement et aime tout le monde naïvement.
Le dessin est l’œuvre de Gibbons, le dessinateur acclamé pour « Watchmen », sauf qu’ici, le tout n’est pas naturel. Les visages sont ronds et sans expression. La mise en couleur est ratée et diminue encore la qualité du dessin.
Une déception...
Note : 2/5

Tome 4 : Général Grievous
L’un des plus charismatiques personnages de Star Wars a également droit à son album. Le résultat est plutôt bon. Même si on apprend finalement assez peu sur lui, on assiste à quelques grandes scènes de combat et à une vengeance plutôt bien orchestrée.
Graphiquement, c’est variable... certaines planches sont travaillées et se rapprochent même beaucoup de ce qu’on a l’habitude de voir dans la bande dessinée européenne. Alors pourquoi certaines pages sont bâclées ? Les visages sont dessinés en deux coups de crayon et les décors n’apportent rien. Ce manque de constance est décevant dans la mesure où les couleurs sont en parfaite adéquation avec le thème de l’histoire et le style de dessin.
Note : 3,5/5

Tome 5 : Le Destin de Dark Vador
Cet album propose 4 histoires courtes à propos de Dark Vador. Les auteurs appuient particulièrement sur sa dualité entre le côté obscure et la force toujours présente en lui. Les deux premières histoires offrent des duels contre deux personnages charismatiques : La femme sombre et Dark Maul revenu d’entre les morts. Les duels sont beaux et passionnants. Les deux histoires suivantes sont nettement moins intéressantes même si elles prennent place à des moments clefs de la saga.
Graphiquement le constat est le même : les deux premières histoires présentent un dessin soigné et dynamique à la colorisation parfaitement maîtrisée alors que les deux récits suivant ont un dessin plus banal et moins réussi.
Note : 3,5/5

Tome 6 : Mara Jade
Il y a le célèbre et mythique Dark Vador. Ancien Chevalier Jedi puissant et bon mais attrapé par le côté obscur de la force. Mais l’Empereur a d’autres atouts dans sa manche : Mara Jade, la main de l’Empereur et tueuse froide et sans pitié accomplissant toutes les missions secrètes nécessaires au maintien de l’Empire.
Mara Jade est un nouveau personnage, un nouvel ennemi de la force. On la suit dans une aventure intéressante qui la verra affronter la Nébuleuse Noire, organisation héritière du Soleil Noir, détruit par Dark Maul dans le second album de cette série. Certains passages sont tout a fait intéressants mais au final, cette histoire dégage une espèce de froideur qui m’a empêché de renter dans l’histoire.
Le dessin est assez froid avec un trait assez épais et une mise en couleur assez fade.
Note : 3/5

Tome 7 : Boba Fett
Enfin un tome sur Boba Fett, le fils de Jango et chasseur de prime tout comme son père. Celui là même qui perd la vie dans le ventre du tout puisant Sarlac !
L’enthousiasme est vite retombé quand j’ai ouvert l’album et découvert un dessin aux couleurs vomitives, vertes caca-d’oie et jaune pisse-clair. Ce qui est dommage dans la mesure où le dessin lui-même n’est pas si terrible. C’est un beau gâchis.
Le scénario met en scène certains contrats de Boba avec des Hutt sur Tatoïne. Rien de bien original et au final, on n’apprend absolument rien sur lui.
Note : 2/5

Tome 8 : Aurra Sing
Aurra Sing est une ancienne Padawan de La Femme Sombre. Elle hait les Jedi plus que tout au monde et accepte sans rechigner les contrats de chasseurs de prime lui permettant d’en tuer le plus possible. Découvert dans « Star Wars : Clone Wars », Aurra Sing est sans pitié et d’une force redoutable alliant la force à la cruauté.
La première histoire est intéressante avec quelques Jedi traquant la susnommée mais le dessin est trop enfantin, trop simpliste. La seconde histoire n’apporte rien du tout au personnage. On nous confirme simplement que Aurra Sing n’aime pas être doublée...
Note : 3/5

Tome 9 : Dark Bane
Avec cet album, nous plongeons dans un moment charnière de l’univers Star Wars puisque Sith et Jedi s’affrontent pour dominer l’univers. Les Sith sont encore nombreux... seulement voilà, ils sont trop nombreux et dilue le pouvoir du côté obscure. Une bataille fait rage durant tout l’album pour finalement aboutir à une sorte de victoire Jedi à la Pyrrhus. Deux Sith s’en sorte : Dark Bane et son apprenti.
Cet album sensé nous parlé de Dark Bane ne parle finalement que très peu de lui. De plus, ce dernier n’est pas vraiment un personnage intéressant et on n’apprend finalement rien sur lui. Les Jedi ont un charisme de table de nuit...
S’ajoute à cela un dessin banal qui ne m’a pas convaincu (surtout les visages).
Ce tome 9 n’est donc de loin pas un indispensable. On sent que l’on assiste à un moment charnière mais hors de tout contexte, cela perd de son intérêt.
Note : 2/5

Tome 10 : La ballade de Jango Fett
Le meilleur album de la série jusque là et de loin. Enfin un album qui nous apprend quelque chose de nouveau sur Jango Fett. Sous la forme de quatre histoires, chacune issue d’une saison différente (été, automne, hivers, printemps) on apprend d’où vient Jango Fett le dernier Mandalorien et un peu plus qui il est. Si le dessin n’est pas toujours parfait, notamment les visages des personnages, il est dynamique et retranscrit bien l’action omniprésente dans cet album.
S’il ne fallait en acheter qu’un, « La Ballade de Jango Fett » est certainement celui qu’il vous faudrait.
Note :4/5


Dans l’ensemble, « Star Wars - Le Côté Obscure » est une série inégale comme souvent avec les collectifs. Certains tomes sont des petits bijoux graphiques, d’autres des réussites scénaristiques et enfin certains des déceptions.

A lire et apprécier si l’on est un fan de Star Wars et selon ses goûts et ses personnages préférés.


Note globale : 3 + 4 + 2 + 3,5 + 3,5 + 3 + 2 + 3 + 2 + 4 = 3/5

Nom série  Amuse bouche  posté le 24/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
« Amuse Bouche » m’a attiré pas sa jolie couverture attractive et sensuelle. C’est malheureusement la seule partie de l’album qui peut mériter de l’intérêt.

Le reste est plat. Tout un collectif d’auteurs de bande dessinées allant du sexy à l’érotique livre une série d’histoire parfois sans saveur, parfois inintéressantes. Je me suis ennuyé à mourir... C’est quoi cette histoire avec cette femme qui se réveille avec un pénis et qui se masturbe pour voir ce que ça fait avant de s’éjaculer dans la figure... ?

Comme dans tout collectif, certains dessins sont mieux réussis que d’autres. Rien de plus à dire de ce côté-là si ce n’est que rien ne m’a ébloui ni dégoûté.

Un amuse bouche est souvent servi comme un apéritif, une mise en bouche pour la suite du repas. Cet album ne m’a pas donné envie de m’attaquer à l’entrée ou au plat principal. Quand on voit ce que Zep a réussi à faire avec « Happy Sex », lire un album comme celui-ci est une pilule difficile à avaler.

Nom série  Daredevil - Renaissance (Justice aveugle)  posté le 15/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Daredevil - Renaissance » offre un bon moment de lecture avec une histoire dense, riche et fouillée. Qui est au scénario ? Frank Miller ! Ce qui explique sûrement la qualité objective de ce beau one shot.

Graphiquement, on se situe dans la plus pure tradition comics. Le dessin est de bonne facture. Quant à la colorisation... et bien c’est un peu - comme d’habitude - une déception même si ça ne gène pas le moins du monde à la lecture.
Le découpage est souvent excellent et donne un rythme tout à fait spécial à l’album.

Si ce one shot vaut la peine d’être lu, c’est avant tout pour son scénario et la psychologie des personnages.

Karen, l’ex petite amie de Matt Murdock alias Daredevil est une junkie. En manque, elle révèle la véritable identité de Daredevil pour une dose. Cette information remonte jusqu’aux oreilles du Caïd. Ce dernier, seigneur du crime à New York, fait ainsi perdre à Matt Murdock tout ce qui lui est cher : son métier, son appartement, absolument tout. La descente au enfer prend fin par une renaissance : celle de Matt Murdock, celle de l’homme sans peur qui va aller au-delà de ce qu’il perdu pour renaître de ses cendres.

Il est intéressant de voir que sans son costume, le super héros n’est rien. Pas par perte de pouvoir ou d’effet, mais simplement parce que si le super héros est indestructible, son alter ego, son alias, lui n’est qu’un homme normal : il a besoin d’un toit, de manger, de travailler, de dormir, de payer ses factures... il est vulnérable et accessible. C’est d’ailleurs à Matt Murdock et non à Daredevil que le Caïd s’attaque pour faire chuter l’homme sans peur.

Je regrette seulement que parfois le ton soit si dramatique. Matt Murdock est accablé, triste, seul trahi et parfois je trouve que Miller se complait un peu trop dans le registre du drame.

Note réelle : 3,75/5

Nom série  Confessions d'un Templier  posté le 15/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amateur d’histoire en général, j’ai été attiré presque naturellement par « Confessions d’un Templier ». Les chevaliers du temple ont inspiré de nombreux auteurs. Ils sont la source de nombreuses théories de complots et de secrets bien gardés. Ils ont acquis un statut particulier dans notre société, au même titre que les Francs-maçons par exemple.

Jacques de Molay est un Templier, le dernier grand maître de l’ordre. Il a été arrêté, comme tous les autres Templiers de France, le 13 octobre 1307 par l’armée de Philippe le Bel. Il est torturé afin de lui extorquer des aveux sur le trésor des Templiers, sur ses actions, son hérésie. Promis au bûcher, Jacques de Molay doit répondre à l’interrogatoire de frère Humbert de Paris. Les auteurs ont le souci de la réalité historique et expliquent chaque événement de manière simple et compréhensible.
Tout se met en place doucement. On assiste à l’entrée dans l’ordre de Jacques de Molay ainsi qu’à ses premiers pas en Terre Sainte.

Graphiquement, c’est beau et surtout très bien coloré. Les pages ont un véritable cachet même si j’aurais préférer un trait un peu plus épais. Parfois, la colorisation efface presque les contours des personnages et du décor. Le dessinateur a du talent et j’attends avec impatience de voir l’évolution de son dessin.

« Confessions d’un Templier » est une bonne série qui commence. Le premier tome met en place le contexte et les personnages. Je lirai la suite avec intérêt.

Nom série  Star Wars - Dark Times  posté le 11/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je le dis et le répète : je suis un grand fan de Star Wars ! J’ai adoré la première trilogie, la seconde trilogie et « Star Wars - Clone Wars » paru chez Delcourt. Comment pouvais-je résister à l’attrait de « Star Wars - Dark Times » sachant que j’ai toujours voulu savoir ce qui se passait à la fin de l’épisode III !

Dans le prolongement du film Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith et de la série « Star Wars - Clone Wars », on découvre ce qui s’est passé après la destruction des Jedi par l’Ordre 66 et l’avènement de l’Empire Galactique. Anakin Skywalker est devenu Dark Vador, le sénateur Palpatine l’Empereur et les rares Jedi survivant tentent de survivre à la destruction.

Nous suivons les aventures tragiques de quelques Jedi et de Bomo Vertemousse, rencontré dans la série « Star Wars - Clone Wars ». On découvre la prise de pouvoir progressive de l’Empire. On rencontre également un Dark Vador à la psychologie très intéressante puisqu’il n’a pas encore basculé totalement dans le côté obscure de la force et est en proie aux doutes : n’avait-il pas juré enfant de libérer les esclaves ? De faire régner la justice ? De protéger les innocents ? Bien que sous l’emprise de l’Empereur, Dark Vador est dans le doute. Il voit se qui se passe autour de lui, en perd le sommeil mais ne parvient pas à sortir du côté obscur.
Pour le reste, on suit une aventure pleine de combats, de batailles, d’interrogations sur la force, sur ce qui est juste ou non. J’ai vraiment bien accroché et attends avec impatience la suite de cette bien belle série.

Graphiquement, le premier tome est une belle réussite : j’en veux pour preuve les illustrations disponibles dans la galerie. C’est coloré et dynamique, tout à fait dans l’esprit Star Wars. Le second tome est nettement plus simpliste et la colorisation beaucoup moins recherchée ce qui est regrettable. C’est l’un des désavantages des collectifs...

« Star Wars - Dark Times » est une bonne série pour tous ceux qui s’intéressent à l’univers de George Lucas. Moi, j’en redemande !

Nom série  Ivanhoé  posté le 11/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Ivanhoé » est une série basée sur le roman de Walter Scott. Dans une Angleterre déchirée par la rivalité entre les Normands au pouvoir et les Saxons vaincus à Hastings, le chevalier Ivanhoé revient secrètement des croisades.
Les croisades, Richard Cœur de Lion, le prince Jean-sans-Terre, Ivanhoé, Saxons, Normands, châteaux, fief, écuyers, blasons,... les références et un certain sentiment épique se dégage de l’histoire d’« Ivanohé ».

Pourtant, le scénario est assez monocorde. Le ton ne monte pas vraiment malgré le tournoi d’Ashby et les joutes qui s’y déroulent. Rien de mauvais pour l’instant, le tout peine simplement à décoller. On fait connaissance avec les personnages principaux et l’intrigue générale. La suite est prometteuse et je la lirai avec intérêt en espérant que le rythme de l’action augmentera quelque peu.
S’ajoute à cela que la narration est parfois hachée : d’une page à l’autre, l’auteur procède à de petits sauts dans le temps pas toujours habiles. Rien de méchant mais cela aurait pu être peaufiné.

Graphiquement, je n’aurai qu’un reproche : l’inspiration manga des visages des personnages qui ne cadre pas du tout avec l’histoire et le contexte. Pour le reste, c’est vraiment beau ! Des dessins détaillés et fouillés, un trait souple et dynamique, des couleurs chatoyantes, bref on en prend plein les yeux ! J’ai particulièrement apprécié le fait que chaque page ait une couleur dominante. Le rendu est très réussi.

En résumé, hormis des visages manga et une narration parfois hachée, « Ivanhoé » est une bonne série qui commence avec tout ce qu’il faut pour attiré l’intérêt des lecteurs. Un rythme dans l’action plus soutenu dans les prochains tomes en ferait définitivement une bonne série.

A découvrir.

Nom série  Hulk - Gris  posté le 07/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après « DareDevil - Jaune » et « Spider-Man - Bleu » je me suis attaqué à « Hulk : Gris », dernier épisode de cette « trilogie » made in Loeb et Sale.

Graphiquement, c’est superbe. Cet album est de loin le plus abouti et réussi. Les planches dégagent vraiment quelque chose d’intense. Hulk est parfaitement représenté et respire la puissance. Sans atteindre les sommets de « Batman - Dark Victory » ou encore « Batman - Un long Halloween », Tim Sale délivre ici un dessin qui dépasse de loin la moyenne habituelle dans le milieu du comics.
La mise en couleur peinte est une réussite tout comme les passages en noir et blanc.

L’histoire nous raconte comment Bruce Banner est devenu The Hulk. Le schéma de l’amour perdu raconté par la voix off du héros est encore une fois de mise (voir les 2 one shot cités plus haut).
Bruce discute avec Léonard, son ami psychologue, ce qui permet d’avoir une discussion assez riche en voix off. On fait connaissance avec un homme aussi fragile et mal dans sa peau que Hulk est fort et puissant.

On nous montre également les ébauches de l’affrontement entre Hulk et le Général Ross, père de Betty, l’amour perdu de Bruce Banner.

Cette histoire est de loin celle qui m’a le plus captivé. Peut être est-ce dû au fait que je n’avais jamais lu d’aventure de Hulk avant ce jour. Le fait est que c’est un très beau one shot, tant sur le plan scénaristique que du dessin qui m’a donné envie de connaître mieux le brave Hulk et ses gros muscles.

Achat plus que recommandé, ne serait-ce que pour l’esthétisme. Un 4/5 bien mérité.

A noter que pour ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare, un superbe album deluxe est disponible chez Marvel avec des commentaires des auteurs et quelques petits dessins additionnels.

Nom série  Spider-Man - Bleu  posté le 07/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après ma bonne lecture de « Daredevil : Jaune », je me suis logiquement dirigé vers « Spider-Man : Bleu », œuvre parallèle de la paire Loeb et Sale.

Le dessin est ici plus précis et moins hésitant. Le trait est agréable quoique assez épais. On est dans la plus pure tradition du comics made in USA. Les couleurs sont assez simples mais ne péjore pas l’ensemble. Le tout est dynamique et souple, tout comme notre ami Spider-Man.

« Spider-Man : Bleu » est le premier album des aventures de l’homme araignée que je lis. J’ai été étonné de voir la différence scénaristique entre les films et le comics. Tout le niveau relationnel entre Peter Parker et MJ est différent. C’est donc avec plaisir que j’ai découvert cet album même s’il m’a moins captivé que celui de Daredevil. Je suis moins bien entré dans l’histoire et j’ai été moins touché par le récit.
Je ne sais pas si cela est usuel dans les aventures de Spider-Man mais j’ai trouvé Peter Parker arrogant quand il porte son costume : il se moque sans cesse des vilains et blague tout en se battant. Cet aspect m’a quelque peu agacé...

La base scénaristique est similaire à celle de « Daredevil : Jaune » d’ailleurs. Peter Parker enregistre sur bande un témoignage relatant comment il est tombé amoureux de Gwen, la jolie blonde aujourd’hui disparue.

J’ai passé un bon moment avec une autre œuvre de Loeb et Sale. Je recommande donc l’achat et donne une note de 3,25/5.

Nom série  DareDevil - Jaune  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Daredevil - Jaune » est un one shot de la célèbre paire Loeb-Sale, auteurs de « Batman - Un Long Halloween » ou « Batman - Dark Victory ». Après de telles réussites, il fallait être capable de soutenir la comparaison. A mon avis c’est le cas sans aller aussi haut.

Cet album nous raconte les débuts de Daredevil comme le faisait « Batman : Année 1 » pour le chevalier noir. Le récit est triste. Matt Murdock perd son père ce qui lance sa carrière de justicier. Mais ce n’est pas tout puisque la narration est construite sous la forme d’une lettre par chapitre adressée à Karen sa fiancée décédée qu’il n’arrive pas à oublier.
La réussite de la narration vient du fait que les auteurs ne tombent pas dans la surenchère. C’est triste et émouvant parfois mais jamais lourd ou dramatique non plus et quelques passages font même sourire. Cette narration en « voix-off » est intéressante puisqu’elle rend le récit personnel et favorise l’immersion dans la psychologie de Daredevil.

C’est un fait, je ne suis pas un connaisseur et gros lecteur des aventures de l’homme sans peur mais j’ai bien aimé cette histoire. Cela tient également au fait que je suis amateur des origines des super héros. J’aime savoir d’où vient l’homme derrière le héros, ce qui l’a poussé à se consacrer aux autres. Le seul petit défaut vient du fait que l’origine des pouvoirs de Daredevil n’est pas montrée, simplement évoquée dans une bulle au milieu d’une conversation.

Côté dessin, l’aspect rétro est indéniable mais le trait est moins net et léché que dans « Batman - Dark Victory » ou « Batman - Un Long Halloween ». La mise en couleur est également plus empruntée. Le tout reste très correct et agréable à regarder.

Ma lecture a été rapide car absorbée et agréable. Je n’ai pas vu le temps passé. N’est-ce pas là l’essentiel ?

Nom série  Les Fléaux d'Enharma  posté le 04/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Les Fléaux d’Enharma » est la nouvelle série des auteurs de « Acriboréa ». C’est d’ailleurs ce qui m’a attiré vers l’album et incité à l’ouvrir.

Visuellement c’est très beau. Le graphisme est fouillé et très détaillé. Comme pour « Acriboréa », les détails sont légion et les personnages très expressifs. C’est d’ailleurs l’un des gros points fort de la série comme l’a relevé Miranda avant moi. Les textures sont très intéressantes et variées. On peut presque toucher la crasse et la sueur des soldats combattant au champ d’honneur. Les couleurs sont également de toute beauté et très riches. Rien que pour le graphisme, le coup d’œil vaut la peine.
Le trait velouté et doux correspond bien à l’univers fantasy présenté.

Les personnages sont réussis. On n’a pas encore fait complètement connaissance avec les quatre « fléaux » mais chacun a son petit talent : le magicien ringard, la grosse brute, le cerveau de la bande et la jolie fille qui absorbe les pouvoirs. Ces quatre compagnons sont sympathiques et amusant sans jamais tomber dans la surenchère. Le secret des auteurs pour ne pas en faire trop ? Les mimiques des personnages qui valent mieux que de longs discours.
J’aime particulièrement le sortileste Grimillion dont l’intelligence, la force au combat et la sagesse me rappelle beaucoup Gandalf du Seigneur des Anneaux.

Le scénario est bon. Tout se lance gentiment. Nos quatre héros se font passer pour les quatre plus grands mercenaires du continent : les fléaux d’Enharma. Cela leur permet de se faire engager par Grimillion, sortileste du royaume d’Anspech luttant pour détruire une liche au sommeil millénaire... Seulement voilà, ce destin n’est-il pas trop lourd pour quatre imposteurs ?
Si cette nouvelle série fantasy ne révolutionne pas le genre, l’atmosphère et l’intérêt qui s’en dégage présage quelque chose de grand. Les auteurs font mouche tout simplement.

Le plaisir à la lecture est présent et c’est avec beaucoup d’intérêt que je me plongerai dans le second tome.

Une belle nouvelle série commence donc. A découvrir.

Nom série  Batman - Année 100  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Batman - Année 100 » est une bande dessinée extrêmement différente des autres séries de l’homme chauve-souris. Nous voilà projeté en 2039 à Gotham City.

Le dessin de Paul Pope est volontairement brouillon et sale ce qui colle à merveille avec l’univers noir et corrompu de la Gotham du 21ème siècle. Les couleurs sont bien choisies et respectent l’atmosphère du scénario. Je ne suis personnellement pas un amateur de ce genre de dessin mais quand il est cohérent et justifié comme dans ce one shot, alors pourquoi pas ?

Le problème lié au graphisme est l’identité même de l’univers de Batman. En effet, ce dernier est représenté de façon beaucoup plus animale que dans ses autres aventures, qu’elles soient cinématographiques ou sur papier. « Batman - Année 100 » nous présente un monde trop différent de ce qui est habituellement offert. C’est original, oui, mais un amateur de Batman a certains repères, certaines attente qu’il ne vaut mieux pas bousculer.

Le scénario n’est pas très original mais est agréable à lire et accrocheur. Des agents fédéraux tentent de mettre le meurtre de l’une des leurs sur le dos de notre ami à la cape noire. Je passe sur les raisons de ce complot afin de préserver le plaisir de lecture des potentiels futurs lecteurs.

Là où le bât blesse, c’est que comme pour le dessin, l’identité même de tout ce qui fait Batman est modifiée. Les repères sont brouillés et on se dit finalement que cette histoire aurait pu être l’histoire de n’importe quel autre homme ou justicier. Pourquoi utiliser Batman alors que tout ce qui fait son univers habituel a été mis de côté ou dénaturé ? L’originalité est à encourager dans la limite des standards qui ont fait le succès du chevalier noir.

Au final, « Batman - Année 100 » est une bonne histoire avec un dessin cohérent mais qui ne justifie pas l’utilisation de la licence Batman. J’ai été déstabilisé par la perte de mes repères à la lecture même si elle a été agréable. Pour toutes ces raisons, je recommande l’achat de ce one shot mais mets en garde les fans inconditionnels de la chauve-souris : ce Batman là pourrait bien vous perturber…

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