Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1478 avis et 62 séries (Note moyenne: 3.06)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Une vie à écrire (Hollywood Boulevard)  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Saluons l'idée originale qui voudrait que la vie des stars, leurs amours, leurs déboires, tout cela ne sont que des leurres, scénarisés par des personnages peu scrupuleux qui ne pensent qu'à la rentabilité de leurs films et se fichent pas mal de leurs vedettes.

C'est sur cette idée que le scénario est bâti. Improbable dites vous ? Lorsque l'on lit des biographies d'acteurs ou d'actrice de ce qu'il est convenu d’appeler l'âge d'or d' Hollywood, nous sommes en droit de nous poser quelques questions. Que dire également de ces magazines sensations qui à travers le monde traquent le moindre morceau de sein ou le plus infime biture de tel ou tel pour en faire ses choux gras. Uniquement ses choux gras ou créer un buzz qui attirera l'attention et permettra de surcroit de faire venir du monde au prochain film de la star?

Toutes autres allusion fera de moi un affreux jojo adepte de la théorie du complot, pas que je ne franchirais pas. Toujours est il que nous avons là une petite BD sympa, pas extraordinaire mais qui pose quelques judicieuses questions sur la notion de notoriété.

Petite mention pour le dessin qui s'inspire, sans bien sur l'égaler, du style caractéristique de Mucha ce qui nous donne l'occasion de voir quelques jolies cases

Nom série  L'Ecureuil du Vel d'Hiv  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une sorte de conclusion de la trilogie de Lax consacrée au vélo du début du siècle jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale. Ici c'est le Vél d'Hiv qui tient la vedette, haut lieu d'exploits qui ne m'ont jamais passionné mais également haut lieu d'un des épisodes les moins glorieux de l'occupation allemande.

Comme l'ont dit les autres posteurs la première partie de ce récit est assez molle et ce n'est que quand les évènements se bousculent qu'enfin l'histoire prend son envol et ne nous lâche plus. Le dessin est toujours aussi précis, c'est du Lax, et ses scènes de courses sont réellement palpitantes au point que l'on pourrait s'y croire.

Au final si l'on devait donner un avis sur l'ensemble de ces trois volumes consacrés au cyclisme, je dirais "franchement bien" en regrettant la première moitié de ce dernier tome où l'intensité est moindre. A l'époque ces coureurs étaient de vrais héros populaires, la popularité aujourd'hui ne se mesure hélas pas de la même manière.

Nom série  Pain d’Alouette  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sans être une véritable suite à L'Aigle sans orteils, ce Pain d'alouette s'inscrit lui aussi dans le domaine du vélo mais pas uniquement puisque cette histoire suit la vie d'une famille de mineurs dans le nord de la France. Dans ce diptyque Lax fait donc un rapprochement entre ces forçats de la route et ceux de la mine. Si l'histoire de la petite Reine m'a peu passionné j'ai par contre été sensible à son exposition du travail dans la mine.

Au niveau du dessin encore une fois peu de chose à dire cet auteur maitrise parfaitement son sujet, il n'est que de voir le visage de ses cyclistes à la limite de l'agonie sur les routes de cet infernal Paris Roubaix.

Sans être un grand fan de vélo, on ne peut que vibre devant les exploits accomplis dans une période ou le dopage consistait en un verre de vin et une tranche de pâté.

Nom série  L'Aigle sans orteils  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ben a vrai dire il n'y a pas grand chose à rajouter qui n'est été dit dans les précédents avis.

Sans être un grand amateur de cyclisme et plutôt désabusé par ce que j'entends et lis ici ou là concernant les histoires de dopage on ne peut qu'apprécier cette ode à la petite reine à une époque où être cycliste relevait de la pure folie si l'on s'en tient seulement à l'état des routes, au matériel utilisé (roues en bois!), sans parler des ravitaillements au café du coin.

Dans cette histoire extraordinaire, Lax met en avant le courage et l'abnégation exceptionnelle d'un coureur, Amédée Fario, qui de simple porteur de provisions pour les scientifiques du Pic du Midi, va réaliser son rêve et enfin participer au Tour de France. Comme toute une génération, la guerre de 14/18 aura raison de ses espérances. Au delà d'une aventure humaine, Lax nous relate un quotidien. Pour faire rapide disons que le background est plus que maitrisé. Son dessin s'accorde parfaitement à l'ambiance de l'époque, ses coureurs cyclistes ont un dynamisme certain et ses paysages de montagnes sont bien rendus.

Même si l'on n'est pas un adepte du vélo cette histoire plonge aux racines de ce sport et au delà du documentaire c'est une BD de grande qualité qui s'offre à nous.

Nom série  Bouffon  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma foi si ça ne vaut pas un coup de cœur c'est un peu à désespérer du genre humain! Au travers de ce "conte" médiéval, Zidrou au scénario nous donne une magnifique leçon d'humanité et de tolérance. S'il n'y avait que cela certains esprits chagrins pourraient même se laisser aller à dire que cette histoire est gentillette et ne révolutionnera pas le genre.

En supplément donc, et par l'intermédiaire de son narrateur, personnage poignant s'il en est, Zidrou s'attaque mine de rien grâce à quelques réflexions bien senties à des préjugés qui ont agité notre société il y a peu, sans parler d'un discours antimilitariste de fort bon aloi.

C'est donc en partie de l'art de dire en phrases concises et percutantes des choses que tout un chacun connait dont il s'agit ici, mais que personnellement je trouve fort utile de ressasser, tant l'oreille humaine est versatile et prompte à oublier les évidences.

Au delà du côté merveilleux et fantastique de l'histoire, ( je réveille les morts grâce à un baiser ), je pense qu'il restera de ce conte, qu'il faut voir comme une allégorie de nos sociétés actuelles, beaucoup plus qu'une lecture superficielle laisserait à penser. A ce jour je ne sais si cette BD "marche", mais je reste persuadé que sur la durée cela deviendra un incontournable, sinon dans la carrière des auteurs mais aussi dans l'esprit des amateurs.

Le dessin de F. Porcel, s'éloigne de l'iconographie moyenâgeuse de la couverture et propose un style réaliste dont le point d'orgue est son héros, Glaviot devenu Bouffon, qui possède, comme il est dit toute la beauté du monde circonscrite dans le regard. Laid magnifique, d'une laideur repoussante mais paradoxalement mal sainement attirante, ce bouffon tel qu'il nous est montré attire notre sympathie et c'est la le tour de force des auteurs.

Mine de rien et c'est avec le plus d'objectivité possible que j'énonce ce fait, voila une œuvre plus grandiose qu'il n'y parait. J'y apporterais la même réserve que l'avis précédent, la fin peut paraitre s'étirer, cependant j'y voit surtout un hommage à notre narrateur, personnage moins en retrait qu'il semble, son histoire et ce qu'il a à nous dire n'étant pas anodin.

Alors bien sur à lire et certainement à posséder dans ses étagères, coup de cœur!

Nom série  Un Ver dans le Fruit  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est la couverture énigmatique et franchement qui m'a fait emprunter cette BD. En pleine années 60 notre jeune curé affublé d'une mère qui s'il n'avait pas été prêtre lui aurait promis quelques années de psychanalyse. En se sont les avis du site qui m'ont également poussé à lire cette bande, avec elle je découvre l'oeuvre de Rabaté autour de laquelle je tournais depuis quelques temps.

Après Crève saucisse, je découvre donc un gars qui possède un talent certain, qui en tous cas sait travailler et poser ses atmosphères. Dans ce petit village des années 60 sur les bords de Loire, l'ambiance n'est pas à la fête et même si nous sommes en périodes de vendanges, les coups fourrés sont prêts à exploser. J'habite dans une commune de ce type et mon expérience montre que les cancans et autres persiflages sont monnaies courantes dans ces petites communautés rurales. Fort heureusement pas de morts par chez moi.

Pour en revenir à cette BD son principal atout est donc le rendu de ces ambiances et ou le dessin n'est pas en reste. Très juste le noir et blanc rend parfaitement compte de la chape de non dits qui caractérise ce village.

Une découverte très agréable d'un auteur que je ne connaissais pas et dont j'irais voir les autres productions.

Nom série  Sarah Cole  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu la nouvelle dont est tirée cette histoire. Si c'est une adaptation stricto sensu je ne le regrette pas car je n'ai pas compris ici quel était le message que voulait nous faire passer R. Banks. Je ne résumerai pas le pitch, d'autres l'ont fait et c'est vrai que la mise en images n'apporte pas grand chose au fond.

Si je résume le fond de ma pensée, oui des relations sexuelles sont possibles entre des personnes qui n'étaient pas a priori faites pour se rencontrer. Non un amour durable n'est pas possible entre "castes" si différentes. A qui profite cette aventure sans lendemains, qui y perd dans l'histoire ? Au gré de chaque sensibilité chacun fera son choix.

Personnellement j'ai trouvé ce noir et blanc assez banal, quant à la qualité du dessin il me semble très moyen, certaines cases étant à peine dessinées.

Nom série  Impasse et Rouge  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma note est le moins et le minimum que je puisse donner. Le sujet est passionnant, le traitement de l'accession au pouvoir des Khmers rouges au Cambodge n'a que peu été mis en images et pour ce premier point le travail est à saluer. Dans une longue introduction nécessaire Séra nous explique les tenants et aboutissements des évènements qui se situent juste avant la prise du pouvoir et le génocide dont nous avons entendu parler.

A mon sens cette BD est en partie ratée: Séra, lui même Franco-Cambodgien a vécu les évènements de l'intérieur et son père y a trouvé la mort. Un ami qu'il a revu des années plus tard à été dramatiquement touché dans sa chair. Tout cela pour dire que je ressens cette BD comme une catharsis pour l'auteur mais à laquelle il manque le recul nécessaire qui aurait fait de cette œuvre un véritable témoignage, un réquisitoire sur la barbarie des Khmers.

Ma critique peu paraitre un peu dure mais c'est du moins de cette manière dont je ressens les choses tout en comprenant qu'il est facile de médire dans son bureau devant son clavier et surtout n'ayant jamais vécu ce types de situations.

En intellectualisant les choses, je comprends ce qu'a voulu nous transmettre l'auteur, mais je n'ai jamais été en empathie avec son personnage de Snoul, en cause la forme du récit donc, mais également son dessin qui ressemble furieusement à du retouchage de photographies d'époque. Même si certaines d'entre elles son t assez bonnes le "montage" est très perturbant et n'aide pas à la compréhension de l'action.

Dommage, c'est le traitement de l'ensemble qui ma fait mettre un petit "pas mal".

Nom série  Crève saucisse  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Classique de chez classique, mais au final voilà une histoire d'adultère et de vengeance comme nous en avons vues mille fois mais qui fait son petit effet. Par petites touches, Rabaté instaure un climat où les relations humaines sont finement analysées. Avant de commettre l'irréparable notre boucher va tenter par tous les moyens de se persuader que son amour va lui revenir et sans manichéisme aucun, cette partie de l'album m'a bien plu, je l'ai trouvé ménageant les uns et les autres.

Dans la deuxième partie, préparation des vacances et le séjour à Noirmoutier, les choses s'accélèrent et l'idée géniale d'utiliser le scénario d'une vieille BD de Gil Jourdan est franchement sympathique.

Le dessin n'est pas le plus beau du monde mais il remplit son office honorablement. Conclusion : ne pas chercher des poux dans la tête d'un boucher bédéphile. Assurément à lire comme une tranche de vie où quelques pointes d'humour relèvent l'ensemble.

Nom série  HKO  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Dans la série, je colle des dessins bout à bout en faisant mon possible pour qu'ils n'aient aucun rapport entre eux, voici donc HKO ! Mazette ! franchement j'aimerais comprendre, c'est qui ce Sera ? Drogues, perceptions du monde réel perverties par une grosse fatigue. Non sérieux là je déconne mais je vous assure que ça me ferait plaisir de rencontrer ce mec pour pouvoir parler avec lui de ses choix artistiques. Parler avec lui de la notion de découpage, lui dire que passer d'un chapitre à l'autre sans aucune indication, même subliminale pour avertir le lecteur, c'est fun mais au final je m'aperçois que je ne vaux pas mieux que mes précédents camarades qui n'ont pas pu aller au bout de leur lecture.

Itou pour moi donc et vraiment rien, mais rien n'a trouvé grâce à mes yeux dans cette histoire qui avait un potentiel certain puisque traitant des derniers jours de Hong Kong avant sa rétrocession à la Chine.

Nom série  Réincarnations  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal mais il faudra voir sur la durée. Pour l'instant nous sommes dans une histoire qui mêle les genres. C'est plutôt bien fichu et la lecture assez rapide est plaisante. Pour autant les réserves énoncées dans l'avis précédent ont tout lieu d'être. J'ajouterais que le discours "scientifique" est un peu abscons mais les éléments mystérieux arrivent à faire passer la pilule.

Le dessin dans un style réaliste n'est pas mauvais quoique un peu figé par moments. Ce tome est essentiellement un album de présentation et je lui laisse sa chance pour la suite. Pour autant je lirai celle ci en bibliothèque et attendrai pour l'achat.

Nom série  Jeremiah  posté le 01/10/2014 (dernière MAJ le 03/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mesdames et Messieurs vous avez tout dit. Je reprends deux ou trois points.

Le dessin c'est du grand art et avec cette série Hermann se place au panthéon, la couleur directe est juste magnifique. Pour pinailler on pourrait dire qu'à force les visages finissent par se ressembler mais bon ça passe. Mention spéciale, je trouve qu'Hermann est un des rares à dessiner des scènes qui se passent dans l'obscurité ou le brouillard mais qui restent lisibles (c'est pas donné à tout le monde!).

Le hic qui m'empêche de mettre le culte c'est les histoires. Alors oui il y en a qui sont de vrais petits bijoux, mais d'autres, et avec le temps elles me paraissent de plus en plus nombreuses, dont le scénario tient sur un ticket de tram et qui n'ont pas trop d'intérêt. En fait ce qui me gêne c'est qu'au début on sentait bien que nos deux héros évoluaient dans un monde post apocalyptique. Cela offrait à Hermann des histoires fabuleuses de communautés de barjots assez réjouissantes: "Un hiver de clown", Julius et Roméa", etc... Depuis quelques tomes on retrouve une certaine "normalité", certes le monde n'est pas redevenu comme avant mais certains détails me plaisent moins. La Tata et son pavillon de banlieue, le cheval et la mule troqués contre des motos, les villes avec des immeubles flambants neufs et hyper modernes, j'arrête là mais ça me chagrine un peu.

Prenons le dernier album paru: " Un gros chien avec une blonde ".

Encore une fois rien à dire au niveau du dessin, parfait. Mais l'histoire!, que c'est feignant, que c'est mollasson. Une histoire où Kurdy est enlevé dès le début, il ne reste donc que Jeremiah qui attend son pote pendant de longues pages, tout en étant harcelé sexuellement par la blonde du titre, (elle a un gros chien). Pour pimenter la chose nous avons droit au retour de vieilles connaissances des héros mais ça sent un peu le réchauffé. Bref j'ai acheté, j'ai payé, j'ai pas trop aimé.

Alors pour les bombes qu'il y a dans cette série c'est franchement bien mais les derniers, si je devais les noter, seraient plus bas. Putain de nostalgie!!

Majoration après sortie du tome 34:

J'ai longtemps hésité avant de conseiller la lecture de ce 34 ème opus des aventures de Jeremiah. Bon c'est du Hermann et au niveau du dessin il n'y a rien à dire, on aime ou pas mais rien que pour ça cette BD mérite le coup d’œil.

C'est vraiment le scénario qui pêche par trop de simplicité. Jeremiah et Kurdy arrivent en ville, il y a un méchant, deux clans qui s'opposent, bastons et l'on devine assez facilement à la moitié de l'album ce qui va s'ensuivre, et hop il se trouve qu'on avait bien deviné.

En janvier dernier j'avais rencontré Hermann et nous avions longuement parlé de Jeremiah, entre autres choses. Je me souviens lui avoir fait part de ma légère déception quant au fait que notre héros finissait par avoir des aventures un peu plan-plan. Oserais je dire que j'ai senti chez lui comme une légère fatigue, non pas à dessiner, mais à continuer de faire vivre ses deux héros. J'ai ici le sentiment qu'avec ce nouvel opus Jeremiah devrait mettre un terme à sa carrière, certes il bastonne à tout va mais c'est bien tout. Je préférais amplement un Jeremiah d'il y a quelques années qui doutait, plus fragile.

Jeremiah n'est plus depuis longtemps dans la catégorie SF où il est classé, voire fantastique comme dans certains albums. Alors oui il y a le dessin mais cela ne suffit hélas pas.

C'est donc un posteur déçu qui s'exprime; si un jour on m'avait dit que je serais prêt de "descendre" un Jeremiah!!

Nom série  Excalibur - Chroniques  posté le 27/12/2013 (dernière MAJ le 02/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Après l'acquisition du tome 4 "Patricius", et avant la sortie des deux derniers tomes je souhaite modifier totalement mon avis précédent et surtout hausser ma note pour passer à culte.

La, ou plutôt devrait on dire, les, légendes Arthuriennes existent depuis qu'elles ont été compilées au XII ème siècle par Chrétien de Troyes qui s'est lui même inspiré des récits de moines collecteurs d'anciens récits. Ces légendes prennent racines au plus profond des âges, en des périodes où les cultes païens avaient encore toute leur place avant l'arrivé du christianisme. Pour la série qui nous occupe, il ne faut pas chercher à trouver les repères habituels auxquels nous a habitué une iconographie plus récente. Je pense en premier lieu au film de John Borman, "Excalibur", prouesse cinématographique esthétisante à l'extrême où tous les éléments brillent à outrance.

On ne le dira jamais assez mais Jean Luc Istin, scénariste prolifique, à fait ici un travail proprement monumental. En effet plutôt que de nous offrir une bête adaptation de l'arrachage de l'épée, celle-ci est encore en son roc dans cet opus et n'est pas au centre des évènements. Elle n'est qu'une pierre angulaire, pas trop présente, mais autour de laquelle les passions peuvent donner libre cours à leur exacerbation. Ce que nous offre l'histoire c'est justement celle d'un monde qui s'achève, un monde brutal fait de violence où les jeux de pouvoirs s'affrontent. Qui plus est le monde décrit ici n'est en rien propret, hollywoodien, les personnages souffrent, saignent.

S'il ne faut pas regretter ce temps, tout du moins accordons lui le bénéfice de noter que les hommes étaient alors plus en harmonie avec le monde qui les entourait et abordaient les choses de manière plus simple. Sans être une ode béate à une "écologie" primitive l'on se doit de reconnaitre que J.L. Istin nous montre des hommes et des femmes "bruts de décoffrage", ce qui ne veut pas dire que la psychologie est oubliée. Disons le aussi d'emblée, le bougre sait mener sa barque. L'intrigue est parfois complexe mais jamais le lecteur n'est perdu, il faut dire que les héros de cette grande saga sont pour le moins charismatiques. Viviane en son île d'Avalon, Cernunos le dieu cornu maitre des forêts, Morgane, Patricius, évêque de Rome sur l'île de Bretagne et Merlin bien sûr, figure emblématique de la légende.

De batailles en complots, de châteaux en landes perdues, d'Avalon au lac; la légende, car bien dommage mais c'en est une, nous entraîne au cœur d'évènements qui ont forgé notre imaginaire collectif. Si j'ai parfois trouvé que dans d'autres séries J.L. Istin délayait un peu la sauce, je suis ici pleinement conquis par son talent de raconteur d'histoire.

Une légende c'est bien me direz vous mais encore fallait-il un dessinateur à la hauteur pour rendre hommage à l'histoire.

C'est Alain Brion qui s'y colle et avec quel talent, à l'origine illustrateur d'un grand nombre de couvertures de romans, nous avons pu apprécier son talent sur "Les insurgés d'Eladeth", ce récit très SF n'est à mon sens qu'une esquisse par rapport au travail proposé ici. J'ose dire que certaines de ses planches sont proprement fabuleuses. Les pleines ou double pages qui émaillent le récit sont fabuleuses. Réalisées à l'ordinateur, rien d'informatique "froid" pourtant tant le rendu est sublime. Juste entre nous, pour avoir vu ce mec à l’œuvre en dédicaces c'est juste une tuerie de le voir dessiner, c'est fluide propre, sublime vous dis je.

Si vous n'avez pas encore sauté le pas, la sortie de ce tome 4 est l'occasion ou jamais de vous plonger dans une légende fascinante, même si sur le coup je suis passablement subjectif, fiez vous aux avis et notes précédentes.

Immanquable pour tout bédéiste qui se respecte!!!

Nom série  Le Sommeil de Léo  posté le 02/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal mais je dirais vite fait et ma note concerne essentiellement l’originalité du propos avec ce type sous hypnose. Par contre le propos sur cet homme pressé, chef d’entreprise moderne et autre m'a peu accroché. J'avoue que je me suis légèrement ennuyé à certains passages que j'ai trouvés un peu longuets.

Le dessin, ligne claire, n'est pas mauvais mais à mon sens gâché par une colorisation qui rend l'ensemble assez terne. Le moins qu'on puisse dire est que cette BD ne me laissera pas un souvenir impérissable. Un peu déçu moi!

Nom série  Nous, les morts  posté le 05/07/2015 (dernière MAJ le 02/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aïe, Aïe, les amis, voilà du lourd, du costaud, de l'original en diable, de la belle ouvrage en sorte !

Je suis un fan de l'uchronie, en tant qu'amateurs de BD, vous devez, si, si, connaitre ces magnifiques livres de M. Moorcock, "Gloriana, la reine inassouvie", "Pavane" de K. Roberts, et le grandiose "Maitre du haut château" de P. K. Dick, enfin j'arrête là, mais tapez Uchronie et Littérature sur le Net et vous n'aurez a priori que de bons conseils.
Ici donc une uchronie comme nous aurions pu la rêver du temps où, sur les bancs de l'école, on nous apprenait que les fiers Espagnols et Portugais avaient su envahir, massacrer et contaminer tout un peuple, que dis-je, des peuples et des cultures aussi millénaires que les nôtres. Je me souviens, ado, découvrant au cinéma "Aguirre, la colère de Dieu". Film lancinant où je comprenais déjà que les choses n'étaient pas si roses que l'on avait bien voulu me le dire, la civilisation à coups de sabres et de goupillons me semblait bien ignorante de l'autre, et à cette époque, quand on ne connaissait pas l'autre, on lui tapait sur la tronche (Nous sommes bien sûr d'accord pour dire que les choses ont bien changé depuis ces funestes temps !).

Je m'égare, je m'égare. Quoique ! Cette BD a aussi ce mérite, celui peut-être de faire réfléchir, du moins si l'on prend le temps de la réflexion de se dire que la "Conquista", si elle permit d'ouvrir l'horizon de l'humanité, fut aussi l'occasion de détruire des cultures aussi intéressantes que les autres.
Hop là, j'entends déjà quelques sceptiques qui mettront en avant ces abominables sacrifices humains en haut de pyramides ruisselantes de sang. Niark, niark, allez je ne rajoute rien et vous laisse réfléchir à deux ou trois trucs que notre monde occidental avait à cette époque déjà perpétué sur ses propres populations.

Je devais arrêter de m'égarer ! Donc, que voilà une bonne série, d'abord parce que, comme je l'ai laissé supposer lors de mes égarements, elle prend le contre-pied de l'histoire officielle (C'est ça l'uchronie !) et c'est un premier point que je trouve fort jubilatoire. Ensuite les choses, les événements, les personnages ne sont pas manichéens. Il y a chez ces "Inkas" de braves couillons dont on se demande comment ils ont pu asservir les autres peuples de leur continent, voire même quelques indiens Lakotas qui, si je ne m'abuse, sont plutôt situés en Amérique du Nord.

Alors que dire ? Après quelques échos ici ou là je me suis dit "c'est quoi cette histoire ? Des zombies, des hommes revenus d'entre les morts, on ne sait trop pourquoi. Ah oui il y a aussi des Incas en ballons et un poil de sexe. Ben on fonce !". Et par tous les diables nous ne sommes pas déçus. Cette BD est intelligente, elle renouvelle le genre de l'uchronie, des histoires de zombies mais jamais dans le style racoleur, gore et tutti quanti. Les mouvements d'un monde à l'autre sont parfaitement orchestrés, aidés en cela par un dessin mais surtout une colorisation juste excellents.

Donc surtout ne vous arrêtez pas à cette histoire de zombies, oubliez ce que vous connaissez, il faut absolument découvrir ce petit bijou d'originalité, d'inventivité, d'humour. Comme dirait l'autre, faites tourner.


En cette joyeuse journée, voilà donc une majoration suite à la sortie du tome 3:

Ben ça tourne! Ça virevolte même, si ça continue à ce rythme cette tétralogie va vite devenir culte. Pour être couillu ça l'est. Dans ce tome voilà donc que les orthodoxes en prennent aussi pour leur grade avec ce petit épisode où les "mordus" accèdent à une sorte de paradis terrestre entre les bras de charmantes ingénues. Puis direction le céleste empire où si l'on fornique un peu moins on est aussi fourbe que dans les autres contrées. Toujours des va et vient entre les différents lieux de l'intrigue et même si l'action est un peu ralentie, j'attends la conclusion avec une impatience non dissimulée.

Nom série  Quelques jours avec un menteur  posté le 02/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD fort sympathique qui rappelle à tout un chacun une virée entre potes. Ici c'est moins l'intrigue et le décor qui comptent que la psychologie des personnages et les rapports qui se sont établis entre eux au fil du temps. Chacun est représentatif d'un genre, d'un style de vie et bien sûr le lecteur moyen est sûr de s'y retrouver un peu.

Comme d'habitude Davodeau ne fait pas dans l’esbroufe, son dessin est toujours aussi simple, n'y cherchons pas de quelconques fulgurances, il arrive en somme à nous donner par de petits détails expressifs la simplicité et le naturel de la vie.

Avec sa lecture fluide et agréable cet album permet de passer un moment de lecture sympathique, à lire.

Nom série  Pacifique  posté le 01/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout d'abord une magnifique couverture qui prend tout son sens après lecture et un format à l'italienne vraiment très plaisant qui rend un hommage aux planches qui parsèment cet album. Bizarrement au niveau du dessin je n'ai pu m'empêcher de penser à Riff Reb's avec des personnages parfois proches de ceux du sus nommé ; traits un peu anguleux à la limite de la caricature et très expressifs.

En ce qui concerne le scénario, il est à mon sens très malin, utilisant certains codes du fantastique mais sans que jamais ces éléments ne soient trop prégnants au point de plomber l'histoire. Le tout est finalement plutôt subtil et comme pirouette finale, jamais nous ne saurons ce que contient ce fameux livre.

Un album sans doute un peu méconnu mais qui mérite vraiment l'attention. Je ne sais pas si une autre production de ces auteurs est prévue mais j'irais y jeter un œil sans problème.

Nom série  Vénéneuses  posté le 30/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pauvres petites filles riches et tristes!, Comme dit dans l'avis précédent je n'ai moi aussi éprouvé aucune compassion pour ces deux jeunes filles qui partent dans une sorte de trip suicidaire, à grand coup de shooter et drogues variées.

Au début je voulais juste dire que je n'étais pas dans la cible et basta! Mais je trouve que c'est finalement trop facile et certaines critiques passeraient à la trappe.

Vu mon âge je ne suis pas dans la cible de Titeuf ou Boule et Bill, mais je peux reconnaitre à ces BD des qualités intrinsèques. Ici avec ces "Vénéneuses", tout le problème vient du traitement des choses. Deux filles qui sortent tous les soirs, (pourquoi pas ?), qui à chaque fois se mettent mal, drogues, alcools et en recherche de sexe doivent nous apitoyer et faire pleurer sur les affres du passage à l'âge adulte car elles hésitent pour baiser entre machin et truc. Oui l'adolescence est une période difficile oui les adultes et les parents sont des cons oui nous vivons dans un monde de merde; à la lecture de cette BD je me dit qu'il y a deux ou trois coups de pompes dans le derche et une petite soupe de phalanges qui se perdent!!

Au final pour nous expliquer l'ultime décision des filles les auteurs nous glisse, un, une allusion au mythe de l'antiquité et deux, cette histoire de "viol". Au risque de passer pour un gros macho ou un vieux con je trouve la ficelle assez grosse pour ne pas dire facile.

Ajoutons à l'ensemble un dessin très flashy, djeun's, sur des dessins peu mémorables vous comprendrez que je ne puisse recommander cette BD.

Nom série  Eve sur la balançoire - Conte cruel de Manhattan  posté le 29/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Égérie, femme fatale, femme enfant, petite fille jamais grandit à l'ombre de sa mère castratrice ? Eve est tout cela à la fois et au bout du compte comme elle le dit, " J'ai toujours fait comme on m'a dit de faire". Tout cela n'est pas mal mais à mon sens un peu vain et superficiel. Ma note concerne plus le travail des auteurs qui arrivent à nous restituer une ambiance particulière, celle du New York mondain et en pleine expansion architecturale, également très active dans le domaine des arts et des lettres.

Malgré cette exposition assez réaliste je n'ai pas réussi à accrocher à cette histoire et je n'ai pas éprouvé grand chose pour cette héroïne sautant de caprices en caprices.

Ajoutons à cela un dessin assez "gras" avec des couleurs assez ternes et vous aurez compris que mon pas mal tire plutôt vers le bas.

Nom série  Un certain Cervantès  posté le 28/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle riche idée que de vouloir faire un parallèle entre le fameux Cervantès vivant au XVI ème siècle auteur du non moins fameux "Don Quijotte de la Mancha" et ce Mike Cervantès, brave gars de la campagne américaine qui va finir suite à quelques déboires mineurs dans le désert d'Afghanistan. A son retour comme son auguste homonyme, il va partir en quête de moulins à vent à dégommer.

Sur le papier et pour le lecteur de BD lambda, Cervantès, l'auteur n'est peut être pas le personnage le plus populaire qui soit, même si l'iconographie est assez riche. On connait l'homme, son serviteur Sancho Pansa et sa fidèle Rossinante, ici une vieille Mustang. La comparaison est facile et le message finalement assez limpide; les moulins d'hier sont encore bien présents au sein de ce vaste territoire que sont les États Unis.

Comme le chevalier à la triste figure, notre Mike est un héros superbe et pitoyable, emprunt d'idéaux démodés qui en quête de son inaccessible étoile va se heurter aux contingence d'un monde qui ne souhaite plus de héros tel que lui.

Dire que le scénario est millimétré est un euphémisme, il est en tous les cas suffisamment rigoureux pour nous faire croire à ces rencontres hypothétiques entre les deux personnages. Album "poil à gratter", sans trop en faire, subtilement Lax nous livre une plaidoirie anti renoncement, dont la morale pourrait être, non pas indignez vous, mais osez contester, allez contre.

N'oublions pas un dessin tout en nuances, très précis et voilà de quoi faire partie de mon top ten de l'année.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 74 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque