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... a posté 1498 avis et 67 séries (Note moyenne: 3.06)

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Nom série  Lone Sloane  posté le 17/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au vu de mon pseudo sur le site vous aurez compris tout l'attachement que je porte au travail de Philippe Druillet. Au milieu des années 70 je me suis abonné à Pilote et un peu plus tard à Métal Hurlant. Dire que j'ai pris une claque est totalement galvaudé.

Auparavant je lisais gentiment dirais je; Astérix, Tintin, Blueberry, Bob Morane et moult autres choses du même acabit. Attention, aucun regret mais visuellement et quoi qu'on en pense Druillet fait partie de ces gens qui ont réinventé le genre. Ajoutons que grand lecteur de SF, je voyais enfin un auteur me proposer des récits oh combien alléchants pour ma fébrile imagination.

Là j'étais aux anges, un héros traversant des mondes plus fantastiques les uns que les autres et qui tel un moderne Ulysse affrontait mille dangers.

Alors oui cet album en particulier à sans doute un peu vieillit, Druillet n'atteindra sa pleine maturité que plus tard, mais c'est pour moi un incontournable pour qui veut comprendre la véritable révolution qui s'est opérée le jour ou ou ces voyages sont parus.

Nom série  Styx  posté le 16/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Franchement pas convaincu moi! Pourtant il y avait du lourd au démarrage avec les noms de Foerster et Andreas, et la prestigieuse collection Signé. A l'arrivée j'ai l'impression que l'ensemble fait un peu pschitt.

Commençons par le dessin caractéristique de Andréas qui curieusement ici ne m'a pas accroché, y a du boulot c'est certain mais pour un résultat que je trouve au final assez confus.

C'est particulièrement le scénario qui me pose le plus de problème, nous oscillons entre le grand guignol et le grand n'importe quoi avec des personnages caricaturaux et des situations qui ne le sont pas moins. Les évènements du débuts sont particulièrement difficiles à suivre et pour aider la jeune femme change de look à chacune de ses apparitions, ce qui se voulait drôle finit par être pesant. J'ajouterais la présence de dialogues qui sonnent tous plus faux les uns que les autres et vous aurez compris au final ma grande déception pour cet album qui réunissait pourtant de beaux atouts avec des auteurs que par ailleurs j'apprécie et une petite connotation fantastique qui laissaient augurer du meilleur. Dommage..

Nom série  Le Montreur d'histoires  posté le 16/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au travers de ce conte africain très beau dans sa mise en couleurs, Zidrou nous propose un pamphlet finalement assez violent contre toutes les dictatures.

Le montreur d'histoire, vient nous dire à l'aide de ses marionnettes que malgré les horreurs auxquelles sont confrontés les habitants de ce pays factice, l'imagination est le dernier rempart contre l'absurdité et la violence aveugle ou ciblée de la dictature.

Cette histoire fonctionne de manière plutôt intelligente par des ruptures de ton et d'ambiances. A des plages , tranquilles, bucoliques et pleines de poésies ou l'invention est reine, y succèdent d'autres qui nous font comprendre la difficulté de vivre et de pouvoir penser qu'on les habitants de ce pays.

De manière fort subtile le récit en quelques images donne le ton. Goalkiper, l'enfant devenu idiot suite aux coups reçus sur la tête, le mari affalé au fond de sa case mourant de ce qui pourrait être le Sida, la vieielle femme qui rêve d'Europe, imaginant que du haut de la tour Eiffel on peut apercevoir l'Afrique, les policiers incultes et corrompus qui ne savent que taper aux ordres d'un tyran de province mais que l'on imagine aisément despote à la tête d'un état. Grâce à ses éléments le scénario offre un condensé des quelques maux qui frappent ce continent. Ceci sans juger mais en appuyant là ou ça fait mal.

Le dessin réaliste est plutôt bon magnifié par des couleurs chaudes, pétantes mais qui ne piquent pas les yeux.

Pour ma part une heureuse découverte dont je ne peux que recommander la lecture.

Nom série  Lady Doll  posté le 14/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà donc une ode à la différence et qui invite chacun d'entre nous à voir au delà des apparences. Selon l'adage populaire, la beauté est intérieure et il est bon de ne pas s’arrêter à la surface des choses.

Propos forts louables mais assenés ici de manière un peu lourdingue à mon goût. Est-ce dû à la platitude consternante des dialogues, au scénario lui même qui nous donne l'impression que Dickens écrivait des histoires de Bisounours ? Quoiqu'il en soit, heureusement que le dessin est là sans quoi je ne serais jamais aller au bout. Le dessin donc, et particulièrement sa colorisation en jette, on en prend plein les mirettes. Nous sommes face à un mix d'inspiration manga et de l'univers de Tim Burton. Le climat instillé est particulièrement réussi et l'ensemble possède une ambiance "so british " du plus bel effet.

Pas mal mais ce sujet fort aurait à mon sens mérité un traitement moins léger que celui présenté.

Nom série  Lovecraft (Soleil)  posté le 14/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A vrai dire je suis un peu déçu. Je crois avoir lu tout ce qu'à écrit Lovecraft du moins tous ses récits qui ont été traduits en France à ce jour. Dire que j'étais un fan est donc un euphémisme et je me suis véritablement régalé à ses histoires de grands anciens. J'ai toujours trouvé qu'il y avait chez Lovecraft, outre un aspect gothique, un côté démesuré et baroque qui me permettait de voyager. A la même époque je découvrais les œuvres de Philippe Druillet qui pour moi était l'illustrateur parfait pour les romans de l'auteur.

Comme le dit Lovecraft lui même comment décrire l'indicible, montrer ce qui ne peut être vu. Plusieurs auteurs de BD se sont à mon sens cassés les dents pour illustrer ses histoires, et sans doute faudra t' il encore attendre avant de trouver celui ou celle qui suara capter l'esprit de l'auteur. N'avons nous pas attendu longtemps avant de voir une adaptation d'Elric digne de ce nom ?

Enrique Breccia est sans nul doute un grand dessinateur, mais personnellement je trouve qu'ici ses créatures sont tout simplement ridicules, du moins est ce une vision que je ne partage pas, de plus son trait sur les visages me semble bâclé et pas très joli.

Pour faire court disons que cette BD hésite tout du long entre la biographie de Lovecraft et la rédaction de ses œuvres. Il est vrai que les choses s'entremêlent beaucoup
mais à mon sens cela rend le récit plus confus qu'autre chose.

L'hommage est surement sincère mais reste très en deçà de ce que l'on aurait pu attendre.

Nom série  Un printemps à Tchernobyl  posté le 14/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Du lourd, du très lourd même comme ces minuscules particules invisibles qui retombent sur le sol et dont nous savons qu'elles ne pénétrèrent jamais notre bel espace aérien français. A ce propos certain devraient être cloués au pilori de la connerie et de la suffisance pour avoir osé dire de telles insanités.

Emmanuel Lepage fait dans cet ouvrage une œuvre documentaire d'une grande qualité en mettant en balance les différents avis et ressentis suite à cette catastrophe. Le point de vue des anti nucléaire, mais surtout celui des rares habitants qui survivent à proximité de la zone irradiée.

Face à tant d'horreurs, le graphisme est lui en totale opposition et si l'on ne savait rien des évènements l'on pourrait se croire dans un région ni plus moche, ni plus belle qu'une autre, de friches industrielles au milieu des bois. Hormis le début de l'album qui retrace les évènements le reste est très bucolique jusqu'à l'arrivée dans cette ville devenue frontière ou les habitants, parmi eux d'anciens liquidateurs, survivent comme ils le peuvent en aller récupérer ce qui peut être négociable et leur permettre de vivre.

A coup sur une histoire et un récit emprunt d'empathie pour les autres ou l'auteur sait se mettre en scène et pas toujours en position de héros.

Comme dit ailleurs, montrer l'invisible n'est pas chose aisée et pourtant E. Lepage fait ici œuvre de prophète pour nous dire que la terre se remet toujours, c'est long, et si l'homme ne s'en mêle pas trop ma foi c'est tant mieux.

A lire bien sur!!

Nom série  La Lune est blanche  posté le 11/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Superbe, prenant, envoutant, le moins que l'on puisse dire c'est que cette BD nous emporte en un lieu magique.

Hormis le fait d'être un fabuleux carnet de voyage, cet ouvrage est un formidable documentaire sur l'histoire de l’Antarctique et toutes les expéditions depuis l'origine, qui s'y sont déroulées. Au delà du reportage c'est un très beau témoignage sur des individus, je pense au "raideurs" qui à 12 km/h avancent dans des conditions extrêmes, unis dans une sorte de fraternité humaine qui fait plaisir à voir et instille un peu d'espoir en l'être humain.

Même si je reconnais un réel talent aux photographies j'ai beaucoup plus apprécié le dessin d'Emmanuel Lepage qui arrive en quelques traits à nous restituer l'atmosphère et l'ambiance des ces paysages lunaires mais aussi les moments plus conviviaux entre les êtres.

Voila donc une magnifique œuvre à tous points de vue que je risque fort de m'empresser d'acquérir.

Nom série  Blast  posté le 11/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voyage dans un esprit malade et déglingué.

Quoique l'on puisse penser d'un tel ouvrage, l'évidence même est que cela ne peut laisser indifférent.

N'ayons pas peur des mots il s'agit d'une œuvre magistrale qui nous décortique la folie d'un homme qui après ingestion d'alcool et de drogues se trouve en proie à des visions, "le blast", qui le mettent dans un état quasi orgasmique. Cet état lui fera commettre des crimes abominables tout au long d'un parcours erratique a travers le campagne.

Il serait intéressant de se pencher sur les raisons qui font que la majorité des avis décrivent une telle addiction à cette histoire et le sentiment diffus mais oh combien présent d'avoir ressenti, à tel ou tel passage du récit, une sorte d'empathie pour un personnage qui considéré froidement ne devrait pas susciter cette sorte de sentiment. Finalement, sans faire de la psychologie de bas étage, n'y aurait-il pas dans ce Polza Mancini un peu de nous même ? Ce n'est un secret pour personne que l'homme, animal civilisé, n'en reste pas moins un animal. Au delà de l'histoire, Larcenet nous donne à voir un homme qui s’exonère d'une vie toute tracée et insipide pour vivre ses pulsions les plus morbides et les plus noires. Passé de l'autre côté, Polza ne peut qu'aller de l'avant dans sa quête d'absolu libéré de toutes les contraintes morales, civilisées qui nous permettent, nous quidams lambda, d'avancer sans faire trop de vagues.

Le travail de l'auteur est d'évidence fantastique, par petites touches, par d'imperceptibles détails du quotidien ou de l’environnement nous sommes face à une inexorable fuite en avant. Dès le premier tome où pourtant rien n'est révélé, le lecteur pressent une fin inéluctable et forcément dramatique.

Comme dit dans un autre avis, tout ici est hors norme, de l’œuvre elle même aux personnages, le sujet comme son traitement. Et puis Larcenet ne juge pas, il expose froidement des faits, l'enchainement d'évènements qui conduisent à une fin prévisible mais sublime.

Gageons que cette série qui ne peut laisser indifférent restera comme un grand moment dans l'histoire de la BD, celle ou un auteur aura su saisir et montrer comme jamais avant lui l'intérieur d'une psychose complexe et torturée. Évidemment à lire mais ce "voyage" en compagnie de Polza n'est pas innocent à faire.

Nom série  Scotland Yard  posté le 11/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis aux amateurs des grands classiques de la littérature victorienne et gothique du XIX ème siècle, vous serez ici en pays de connaissances. En effet dans cette enquête sombre et sanguinolente à souhait et riche en personnages plus torturés les uns que les autres, vous retrouverez des figures connues qui ont émaillé les grands récits intemporels du gothique de ce temps. Lestrade, Stoker, Renfield, Clerval, Jhon Merrick et j'en passe, ne manque que notre bon moine de Lewis.

D'aucuns pourraient penser que nous sommes face à une sorte de compilation de noms ou les auteurs font montrent de leur érudition et recrachent en un improbable mix toute leur culture livresque.

Hors donc, nous ce petit monde se croise, mais pour ma part je n'ai pas trouvé que cela plombait le récit. Est ce parce que dans ma jeunesse j'étais un grand fan de cette littérature ? Sans aucun doute et y associer une enquête mêlant, vieux hôpitaux psychiatrique, les deux femmes qui élèvent Renfield, ces abominables instruments de torture tel ces colliers décapitant leurs victimes, les voyages dans les égouts, ces éléments concourent à créer une ambiance fantastique mais proche d'un quotidien éventuel qui n'a pas été sans me déplaire.

Et puis j'aime beaucoup le graphisme en couleurs directes qui me rappelle Sorel et réussit a créer une véritable ambiance gothique et terrifique.

Au final un diptyque intéressant qui prend toute sa dimension, bien que le premier tome nous laissait un peu sur notre faim et nous propose une lecture divertissante.

Nom série  Sharaz-De  posté le 10/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que dire ? Magnifique bien sur! Le trait ou plutôt les traits de Toppi sont hallucinants de maitrise et possèdent un pouvoir évocateur manifeste. Dans cette adaptation des fameux contes qui peuvent être parfois redondants, c'est le dessin qui avant tout embarque le lecteur. Il est très difficile d'expliquer à quoi cela peut être du. Est ce la beauté des paysages, les architectures fabuleuses qui s'élèvent vers le ciel ?

Personnellement dans le dessin de cet auteur ce que je trouve fascinant c'est cette capacité à retranscrire une sorte de temporalité immuable, comme un sentiment d'éternité. Nous sommes dans une autre sphère ou le temps, comme ralenti coule paresseusement nous laissant le possibilité de nous immerger dans le dessin. Certains avis ont fait allusion à de grands peintres comme Klimt, j'ajouterais que certaines planches m'ont fait penser aux magnifiques pochettes des albums du groupe Yes, je pense à Relayer ou Yessongs.

Du grand art que je ne note cependant pas en culte, en cause les histoires des 1001 nuits trop hiératiques à mon goût.

Nom série  Le Choucas  posté le 10/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sorties en 2001, les aventures de ce Choucas ont un air vieillot et ancien qui n'est sans doute pas uniquement dû aux multiples références à la série noire et ses auteurs mythiques. C'était une époque ou le polar était rempli de coups tordus, de "belles pépés" et de vieilles américaines qui consommaient grave. En fait du Eddie Constantine dont notre héros possède d'ailleurs des faux airs avec sa tronche cabossée par la vie.

Alors au fait pourquoi ce sentiment d'être face à un truc "mou du genou",un brin emberlificoté et au final assez basique. Finalement ce qui remporte mon adhésion c'est plutôt le dessin qui s'il n'est pas franchement beau colle parfaitement à l'ambiance, la dedans tout le monde est finalement très moche, même les supposées beautés qui jalonnent le récit.

Pour ce petit parfum d'avant guerre, c'est le comble!, je propose tout de même la lecture de cette série au goût suranné, pour ce qui est de l'achat chacun sera juge.

Nom série  Carmen Cru  posté le 09/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah!, la vilaine, l'affreuse vieille bonne femme, mais tellement attachante, pas au point de l'avoir comme voisine, mais tout de même. Sa méchanceté est sacrement jubilatoire. A ce propos je souhaiterais dire que si certains ont vu Chez Carmen Cru un sosie de Tatie Danièle, ils se trompent. Cette dernière n'est pas méchante, mais seulement acariâtre et presque caricaturale dans ses mimiques et ses bougonnements.

Non, Carmen Cru c'est la méchanceté à l'état pur, raisonnée, calculée pour faire le mal et en jouir mais sans jamais qu'un sourire ne vienne souligner cette jubilation. Elle est en somme parfaite et ses moult agissements s'ils nous font rire sont teintés de noirceur. Autour d'elle une galerie de personnages récurrents tous croqués à la perfection, ah ce curé réparateur en chef des vélos du séminaire, le neveu fourbe et veule qui jamais ne pourra mettre le grappin sur l'oseille supposé de tantine. Autour de Carmen tout un univers réaliste pas toujours gai mais qui nous donne des situations de franche poilade.

Le dessin est lui suffisamment complexe et précis pour retenir l'attention. Carmen est intemporelle et se doit d'être lue.

Nom série  Cauchemar dans la rue  posté le 07/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Noir c'est noir! Poisseux même. Cette BD est une adaptation d'un roman de Robin Cook par David Sala dans l'excellente collection Rivage noir.

Et pourtant tout débute dans une atmosphère bucolique et avec des couleurs chaudes qui incitent plus au rêve qu'au polar. Dans son enfance le jeune Kléber en séjour chez ses grands parents visite un jour leur maison et s'introduit dans une pièce interdite ou de terrifiants portraits d’aïeux le regardent. Sa mère lui explique que cette chambre est maudite et porte malheur.

Des années plus tard, Kleber est devenu flic, connaissant bien son métier, un "homme rapide, efficace et perspicace", jamais il n'hésite à faire le coup de poing. En fait profondément désabusé, il ne s'accroche à la vie que parce que sa femme est là. Lorsqu'un de ses amis passé hors la loi lui demande un service, il ne peut refuser et aide celui-ci à éliminer des adversaires. Les survivants décident de se venger et pour cela font exploser la voiture de Kleber. Il en réchappe miraculeusement mais sa femme est tuée. Dés lors Kleber va vivre une descente aux enfers et ses tentatives pour expier ses fautes seront vaines, même s'il voit le fantôme de sa femme venir lui prodiguer quelques conseils.

Cette histoire nous fait plonger dans des milieux (trafics, prostitution) peu joyeux et la lente mais sure descente de Kleber possède quelque chose d'inéluctable. Dans ce roman très noir nous suivons les affres d'un homme qui, une fois perdu l'amour de sa vie, ne pense plus qu'à une chose : rejoindre celle qu'il aimait le plus vite possible.

Le dessin sorte de crayonné gras en noir et blanc renforce le côté oppressant et sans espoir qui habite tout du long ce récit.

Dans cette collection qui célèbre le polar, un bon opus que tout amateur se doit de lire.

Nom série  Un conte de l'Estaque  posté le 07/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà des BD qui arrivent en tout point à reprendre l'esprit des films de R. Guédiguian. D'entrée l'ont sens bien de quelle tendance est l'auteur mais ce n'est pas prégnant car une dose d'humour et de distanciation nous amène la dose de recul nécessaire pour apprécier ces histoires. L'auteur même s'il manie les choses avec le point de désespoir ou de nostalgie est et reste fondamentalement optimiste pour le genre humain . Ce qui transpire au travers de ses œuvres c'est un sentiment d'humanisme, si nous allons vers l'autre on en retirera quelque chose de positif. La tolérance quoi!!

Ces petites histoires dessinées dans un style assez fouillis sont plaisantes et pointes nos petits travers avec de l'humour et sans jamais vouloir nous donner de leçon.

A lire pour comprendre le monde, sans manichéisme.

Nom série  La Malbête  posté le 07/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et bien disons le tout de go, la suite se fera sans moi. Je serais tenté de dire encore une énième théorie sur la bête du Gévaudan, ou plus exactement, voilà une BD qui nous expose dans ce premier tome et de manière fastidieuse toutes les hypothèses qui au court des âges ont tenté d'expliquer le mystère.

C'est lent et poussif et même si je veux bien croire que c'est un tome introductif donc par essence d'exposition où il ne se passe pas grand chose, j'ai trouvé que les auteurs ne me donnaient pas vraiment envie d'aller voir plus loin.

En ce qui concerne le dessin, l'avis précédent faisait état de la manière peu glorieuse dont étaient dessinés les chevaux et du sens de monte. S'il n'y avait hélas que cela, pour ma part ce dessin ne me convient pas trop et que dire alors des visages.

Pour ces diverses raisons je ne peux noter mieux cette BD, en plus il faut dire, et je reconnais que c'est tout à fait personnel, mais cette histoire commence à me lasser et ses moult resucées ne m'intéressent plus guère.

Nom série  Erminio le Milanais  posté le 05/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Franchement désolé mais je me suis fait un peu suer à la lecture de cette histoire. Tout d'abord le dessin qui m'a paru plus que quelconque, pas moche de moche mais sans attrait véritable. Aussi me direz vous ce genre de récit ne se prête pas forcément à des fulgurances particulières mais le minimalisme à ce point ne m'intéresse guère.

L'histoire quant à elle n'est pas dépourvue d’intérêt mais ce brave professeur de Milan est bien peu renseigné, il sait qu'arriver de la sorte en Sicile ne va pas être une sinécure et pourtant le voilà qui débarque la bouche en cœur. Bien sûr au final les enfants seront les premiers à l'accepter mais bon, jamais je n'ai véritablement vibré à cette chronique provinciale, trop loin de mes centres d'intérêt. A voir comme une chronique rurale d'un autre temps mais trop poussiéreuse à mon goût.

Nom série  La Frontière  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est en suivant les avis du site que j'ai emprunté cette BD dans ma médiathèque. Au vu des avis plutôt flatteurs je m'attendais à quelque chose de plus pêchu. Alors, non je ne me suis pas ennuyé mais j'ai trouvé que l'ensemble était plutôt bavard, sans doute un peu trop pour ce genre d'histoire.

Hormis ce reproche, l'histoire est suffisamment originale pour que l'on ait envie d'aller jusqu'au bout et l'héroïne possède le charisme qui se doit pour qu'on ne puisse que l'apprécier (ses séances de "dézinguages" sont assez jubilatoires). Pour autant cette lecture plaisante mais sans plus ne me laissera pas un souvenir impérissable et malgré un trait dynamique et une colorisation ad hoc, je me réserverai à l'avenir pour aller voir d'autres œuvres de cet auteur, celle-ci me laisse sur ma faim.

Nom série  Le Constat  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre un Davodeau de jeunesse, pourrait-on dire, et je dois avouer que j'ai bien accroché à cette histoire même si quelques éléments sont un peu tirés par les cheveux. Le principal atout de ce scénariste dessinateur est sa grande et très bonne capacité à retranscrire les rapports humains, qu'ils se déroulent dans des situations de conflits ou de moments plus apaisés.

Dans ce récit, j'ai particulièrement apprécié le personnage d'Abel ; ancien membre du parti communiste qui s’exile ensuite en diverses contrées pour porter la bonne parole et la mort au nom de ce même parti. Le hasard est curieux : il y a peu j'ai découvert une BD de Sera, HKO qui justement traite les évènements Cambodgiens. Quoiqu'il en soit ce personnage est intéressant car il combine dans sa vie au moment de l'histoire des valeurs qui me semblent antagonistes. En effet, comment un homme qui a "travaillé" avec les Khmers rouges peut-il se retrouver à éprouver autant d'empathie pour un jeune gars dans la mouise et qu'il ne connait pas ? Curieux vous dis je mais pas inintéressant.

Le trait de Davodeau est approximatif mais arrive néanmoins à bien retranscrire les états d'âme de ses personnages, la fin ouverte ne me pose pas problème, encore que j'ai du mal à croire au tueur à gage renonçant à sa mission. Mon seul reproche serait sans doute une certaine dilution des choses qui m'empêche de mettre une note supérieure. Cette BD reste toutefois fort bien fichue et est à lire.

Nom série  Page noire  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du bon polar bien construit, bien ficelé, bien dessiné, (Ralph Meyer), que demandez de plus ? Ben du plus justement, parce que tout ça est tout de même cousu de fil blanc et le fil blanc sur une page noire ça se voit (d'accord elle est pas terrible mais laissez moi pouffer tranquille).

Plus sérieusement, c'est vrai qu'une fois attaqué ma lecture je n'ai plus lâché le morceau car j'avais tout de même envie de savoir le fin mot de l'histoire. Mais, par les Dieux, que c'est convenu, genre elle n'allait pas tomber amoureuse de ce beau ténébreux qui décide soudain après des années à retrouver le monde. Bon pour nous résumer, disons que tout ça est farci de grosses ficelles mais bêtement on marche et au bout du compte on se laisse embarquer.

C'est pas le polar de l'année mais il mérite toutefois d'être lu, on passe un agréable moment, l'achat est dispensable mais un emprunt pourquoi pas ?

Nom série  La Vie de Salvador Dali  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Salvador Dali était un génie et de là à la folie il n'y a qu'un pas qu'il franchit plus sûrement qu'à son tour.

Cet album forcément un peu didactique possède une force assez impressionnante et il n'est pas besoin d'aimer ou non l’œuvre de ce peintre, encore moins de vouloir la comprendre mais il ressort d'un grand nombre de ses toiles quelque chose qui avant lui n'avait pas existé. Dali fut une figure du surréalisme et plus tard certains n'hésitèrent pas à qualifier ses toiles de psychédéliques (précisons que l'homme ne se droguait pas et buvait de l'eau).

Hormis le parcours de l'homme, cette BD s'attache à nous donner à voir une époque et les figures du monde artistique de ce temps. Quoi que l'on pense du personnage et de son œuvre, il faut lui reconnaitre l'immense talent d'avoir toujours su mettre les gens dans sa poche. Le scénario est sans surprise pour ce type d'exercice; linéaire. Reconnaissons le beau travail de Robert Descharnes et Jeanine Nevers qui retracent plus de 80 ans d'existence bien remplie.

Au dessin, Jean-Michel Renault produit un travail de toute beauté même si l'on peut reprocher un côté un peu fouillis à certaines planches. Quoiqu'il en soit le travail est plus qu'honnête, il devrait plaire aux amateurs de Dali. Pour les autres il n'est pas inintéressant de découvrir un véritable personnage du XXème siècle.

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