Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1492 avis et 67 séries (Note moyenne: 3.06)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  La Lune est blanche  posté le 11/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Superbe, prenant, envoutant, le moins que l'on puisse dire c'est que cette BD nous emporte en un lieu magique.

Hormis le fait d'être un fabuleux carnet de voyage, cet ouvrage est un formidable documentaire sur l'histoire de l’Antarctique et toutes les expéditions depuis l'origine, qui s'y sont déroulées. Au delà du reportage c'est un très beau témoignage sur des individus, je pense au "raideurs" qui à 12 km/h avancent dans des conditions extrêmes, unis dans une sorte de fraternité humaine qui fait plaisir à voir et instille un peu d'espoir en l'être humain.

Même si je reconnais un réel talent aux photographies j'ai beaucoup plus apprécié le dessin d'Emmanuel Lepage qui arrive en quelques traits à nous restituer l'atmosphère et l'ambiance des ces paysages lunaires mais aussi les moments plus conviviaux entre les êtres.

Voila donc une magnifique œuvre à tous points de vue que je risque fort de m'empresser d'acquérir.

Nom série  Blast  posté le 11/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voyage dans un esprit malade et déglingué.

Quoique l'on puisse penser d'un tel ouvrage, l'évidence même est que cela ne peut laisser indifférent.

N'ayons pas peur des mots il s'agit d'une œuvre magistrale qui nous décortique la folie d'un homme qui après ingestion d'alcool et de drogues se trouve en proie à des visions, "le blast", qui le mettent dans un état quasi orgasmique. Cet état lui fera commettre des crimes abominables tout au long d'un parcours erratique a travers le campagne.

Il serait intéressant de se pencher sur les raisons qui font que la majorité des avis décrivent une telle addiction à cette histoire et le sentiment diffus mais oh combien présent d'avoir ressenti, à tel ou tel passage du récit, une sorte d'empathie pour un personnage qui considéré froidement ne devrait pas susciter cette sorte de sentiment. Finalement, sans faire de la psychologie de bas étage, n'y aurait-il pas dans ce Polza Mancini un peu de nous même ? Ce n'est un secret pour personne que l'homme, animal civilisé, n'en reste pas moins un animal. Au delà de l'histoire, Larcenet nous donne à voir un homme qui s’exonère d'une vie toute tracée et insipide pour vivre ses pulsions les plus morbides et les plus noires. Passé de l'autre côté, Polza ne peut qu'aller de l'avant dans sa quête d'absolu libéré de toutes les contraintes morales, civilisées qui nous permettent, nous quidams lambda, d'avancer sans faire trop de vagues.

Le travail de l'auteur est d'évidence fantastique, par petites touches, par d'imperceptibles détails du quotidien ou de l’environnement nous sommes face à une inexorable fuite en avant. Dès le premier tome où pourtant rien n'est révélé, le lecteur pressent une fin inéluctable et forcément dramatique.

Comme dit dans un autre avis, tout ici est hors norme, de l’œuvre elle même aux personnages, le sujet comme son traitement. Et puis Larcenet ne juge pas, il expose froidement des faits, l'enchainement d'évènements qui conduisent à une fin prévisible mais sublime.

Gageons que cette série qui ne peut laisser indifférent restera comme un grand moment dans l'histoire de la BD, celle ou un auteur aura su saisir et montrer comme jamais avant lui l'intérieur d'une psychose complexe et torturée. Évidemment à lire mais ce "voyage" en compagnie de Polza n'est pas innocent à faire.

Nom série  Scotland Yard  posté le 11/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis aux amateurs des grands classiques de la littérature victorienne et gothique du XIX ème siècle, vous serez ici en pays de connaissances. En effet dans cette enquête sombre et sanguinolente à souhait et riche en personnages plus torturés les uns que les autres, vous retrouverez des figures connues qui ont émaillé les grands récits intemporels du gothique de ce temps. Lestrade, Stoker, Renfield, Clerval, Jhon Merrick et j'en passe, ne manque que notre bon moine de Lewis.

D'aucuns pourraient penser que nous sommes face à une sorte de compilation de noms ou les auteurs font montrent de leur érudition et recrachent en un improbable mix toute leur culture livresque.

Hors donc, nous ce petit monde se croise, mais pour ma part je n'ai pas trouvé que cela plombait le récit. Est ce parce que dans ma jeunesse j'étais un grand fan de cette littérature ? Sans aucun doute et y associer une enquête mêlant, vieux hôpitaux psychiatrique, les deux femmes qui élèvent Renfield, ces abominables instruments de torture tel ces colliers décapitant leurs victimes, les voyages dans les égouts, ces éléments concourent à créer une ambiance fantastique mais proche d'un quotidien éventuel qui n'a pas été sans me déplaire.

Et puis j'aime beaucoup le graphisme en couleurs directes qui me rappelle Sorel et réussit a créer une véritable ambiance gothique et terrifique.

Au final un diptyque intéressant qui prend toute sa dimension, bien que le premier tome nous laissait un peu sur notre faim et nous propose une lecture divertissante.

Nom série  Sharaz-De  posté le 10/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que dire ? Magnifique bien sur! Le trait ou plutôt les traits de Toppi sont hallucinants de maitrise et possèdent un pouvoir évocateur manifeste. Dans cette adaptation des fameux contes qui peuvent être parfois redondants, c'est le dessin qui avant tout embarque le lecteur. Il est très difficile d'expliquer à quoi cela peut être du. Est ce la beauté des paysages, les architectures fabuleuses qui s'élèvent vers le ciel ?

Personnellement dans le dessin de cet auteur ce que je trouve fascinant c'est cette capacité à retranscrire une sorte de temporalité immuable, comme un sentiment d'éternité. Nous sommes dans une autre sphère ou le temps, comme ralenti coule paresseusement nous laissant le possibilité de nous immerger dans le dessin. Certains avis ont fait allusion à de grands peintres comme Klimt, j'ajouterais que certaines planches m'ont fait penser aux magnifiques pochettes des albums du groupe Yes, je pense à Relayer ou Yessongs.

Du grand art que je ne note cependant pas en culte, en cause les histoires des 1001 nuits trop hiératiques à mon goût.

Nom série  Le Choucas  posté le 10/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sorties en 2001, les aventures de ce Choucas ont un air vieillot et ancien qui n'est sans doute pas uniquement dû aux multiples références à la série noire et ses auteurs mythiques. C'était une époque ou le polar était rempli de coups tordus, de "belles pépés" et de vieilles américaines qui consommaient grave. En fait du Eddie Constantine dont notre héros possède d'ailleurs des faux airs avec sa tronche cabossée par la vie.

Alors au fait pourquoi ce sentiment d'être face à un truc "mou du genou",un brin emberlificoté et au final assez basique. Finalement ce qui remporte mon adhésion c'est plutôt le dessin qui s'il n'est pas franchement beau colle parfaitement à l'ambiance, la dedans tout le monde est finalement très moche, même les supposées beautés qui jalonnent le récit.

Pour ce petit parfum d'avant guerre, c'est le comble!, je propose tout de même la lecture de cette série au goût suranné, pour ce qui est de l'achat chacun sera juge.

Nom série  Carmen Cru  posté le 09/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah!, la vilaine, l'affreuse vieille bonne femme, mais tellement attachante, pas au point de l'avoir comme voisine, mais tout de même. Sa méchanceté est sacrement jubilatoire. A ce propos je souhaiterais dire que si certains ont vu Chez Carmen Cru un sosie de Tatie Danièle, ils se trompent. Cette dernière n'est pas méchante, mais seulement acariâtre et presque caricaturale dans ses mimiques et ses bougonnements.

Non, Carmen Cru c'est la méchanceté à l'état pur, raisonnée, calculée pour faire le mal et en jouir mais sans jamais qu'un sourire ne vienne souligner cette jubilation. Elle est en somme parfaite et ses moult agissements s'ils nous font rire sont teintés de noirceur. Autour d'elle une galerie de personnages récurrents tous croqués à la perfection, ah ce curé réparateur en chef des vélos du séminaire, le neveu fourbe et veule qui jamais ne pourra mettre le grappin sur l'oseille supposé de tantine. Autour de Carmen tout un univers réaliste pas toujours gai mais qui nous donne des situations de franche poilade.

Le dessin est lui suffisamment complexe et précis pour retenir l'attention. Carmen est intemporelle et se doit d'être lue.

Nom série  Cauchemar dans la rue  posté le 07/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Noir c'est noir! Poisseux même. Cette BD est une adaptation d'un roman de Robin Cook par David Sala dans l'excellente collection Rivage noir.

Et pourtant tout débute dans une atmosphère bucolique et avec des couleurs chaudes qui incitent plus au rêve qu'au polar. Dans son enfance le jeune Kléber en séjour chez ses grands parents visite un jour leur maison et s'introduit dans une pièce interdite ou de terrifiants portraits d’aïeux le regardent. Sa mère lui explique que cette chambre est maudite et porte malheur.

Des années plus tard, Kleber est devenu flic, connaissant bien son métier, un "homme rapide, efficace et perspicace", jamais il n'hésite à faire le coup de poing. En fait profondément désabusé, il ne s'accroche à la vie que parce que sa femme est là. Lorsqu'un de ses amis passé hors la loi lui demande un service, il ne peut refuser et aide celui-ci à éliminer des adversaires. Les survivants décident de se venger et pour cela font exploser la voiture de Kleber. Il en réchappe miraculeusement mais sa femme est tuée. Dés lors Kleber va vivre une descente aux enfers et ses tentatives pour expier ses fautes seront vaines, même s'il voit le fantôme de sa femme venir lui prodiguer quelques conseils.

Cette histoire nous fait plonger dans des milieux (trafics, prostitution) peu joyeux et la lente mais sure descente de Kleber possède quelque chose d'inéluctable. Dans ce roman très noir nous suivons les affres d'un homme qui, une fois perdu l'amour de sa vie, ne pense plus qu'à une chose : rejoindre celle qu'il aimait le plus vite possible.

Le dessin sorte de crayonné gras en noir et blanc renforce le côté oppressant et sans espoir qui habite tout du long ce récit.

Dans cette collection qui célèbre le polar, un bon opus que tout amateur se doit de lire.

Nom série  Un conte de l'Estaque  posté le 07/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà des BD qui arrivent en tout point à reprendre l'esprit des films de R. Guédiguian. D'entrée l'ont sens bien de quelle tendance est l'auteur mais ce n'est pas prégnant car une dose d'humour et de distanciation nous amène la dose de recul nécessaire pour apprécier ces histoires. L'auteur même s'il manie les choses avec le point de désespoir ou de nostalgie est et reste fondamentalement optimiste pour le genre humain . Ce qui transpire au travers de ses œuvres c'est un sentiment d'humanisme, si nous allons vers l'autre on en retirera quelque chose de positif. La tolérance quoi!!

Ces petites histoires dessinées dans un style assez fouillis sont plaisantes et pointes nos petits travers avec de l'humour et sans jamais vouloir nous donner de leçon.

A lire pour comprendre le monde, sans manichéisme.

Nom série  La Malbête  posté le 07/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et bien disons le tout de go, la suite se fera sans moi. Je serais tenté de dire encore une énième théorie sur la bête du Gévaudan, ou plus exactement, voilà une BD qui nous expose dans ce premier tome et de manière fastidieuse toutes les hypothèses qui au court des âges ont tenté d'expliquer le mystère.

C'est lent et poussif et même si je veux bien croire que c'est un tome introductif donc par essence d'exposition où il ne se passe pas grand chose, j'ai trouvé que les auteurs ne me donnaient pas vraiment envie d'aller voir plus loin.

En ce qui concerne le dessin, l'avis précédent faisait état de la manière peu glorieuse dont étaient dessinés les chevaux et du sens de monte. S'il n'y avait hélas que cela, pour ma part ce dessin ne me convient pas trop et que dire alors des visages.

Pour ces diverses raisons je ne peux noter mieux cette BD, en plus il faut dire, et je reconnais que c'est tout à fait personnel, mais cette histoire commence à me lasser et ses moult resucées ne m'intéressent plus guère.

Nom série  Erminio le Milanais  posté le 05/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Franchement désolé mais je me suis fait un peu suer à la lecture de cette histoire. Tout d'abord le dessin qui m'a paru plus que quelconque, pas moche de moche mais sans attrait véritable. Aussi me direz vous ce genre de récit ne se prête pas forcément à des fulgurances particulières mais le minimalisme à ce point ne m'intéresse guère.

L'histoire quant à elle n'est pas dépourvue d’intérêt mais ce brave professeur de Milan est bien peu renseigné, il sait qu'arriver de la sorte en Sicile ne va pas être une sinécure et pourtant le voilà qui débarque la bouche en cœur. Bien sûr au final les enfants seront les premiers à l'accepter mais bon, jamais je n'ai véritablement vibré à cette chronique provinciale, trop loin de mes centres d'intérêt. A voir comme une chronique rurale d'un autre temps mais trop poussiéreuse à mon goût.

Nom série  La Frontière  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est en suivant les avis du site que j'ai emprunté cette BD dans ma médiathèque. Au vu des avis plutôt flatteurs je m'attendais à quelque chose de plus pêchu. Alors, non je ne me suis pas ennuyé mais j'ai trouvé que l'ensemble était plutôt bavard, sans doute un peu trop pour ce genre d'histoire.

Hormis ce reproche, l'histoire est suffisamment originale pour que l'on ait envie d'aller jusqu'au bout et l'héroïne possède le charisme qui se doit pour qu'on ne puisse que l'apprécier (ses séances de "dézinguages" sont assez jubilatoires). Pour autant cette lecture plaisante mais sans plus ne me laissera pas un souvenir impérissable et malgré un trait dynamique et une colorisation ad hoc, je me réserverai à l'avenir pour aller voir d'autres œuvres de cet auteur, celle-ci me laisse sur ma faim.

Nom série  Le Constat  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je découvre un Davodeau de jeunesse, pourrait-on dire, et je dois avouer que j'ai bien accroché à cette histoire même si quelques éléments sont un peu tirés par les cheveux. Le principal atout de ce scénariste dessinateur est sa grande et très bonne capacité à retranscrire les rapports humains, qu'ils se déroulent dans des situations de conflits ou de moments plus apaisés.

Dans ce récit, j'ai particulièrement apprécié le personnage d'Abel ; ancien membre du parti communiste qui s’exile ensuite en diverses contrées pour porter la bonne parole et la mort au nom de ce même parti. Le hasard est curieux : il y a peu j'ai découvert une BD de Sera, HKO qui justement traite les évènements Cambodgiens. Quoiqu'il en soit ce personnage est intéressant car il combine dans sa vie au moment de l'histoire des valeurs qui me semblent antagonistes. En effet, comment un homme qui a "travaillé" avec les Khmers rouges peut-il se retrouver à éprouver autant d'empathie pour un jeune gars dans la mouise et qu'il ne connait pas ? Curieux vous dis je mais pas inintéressant.

Le trait de Davodeau est approximatif mais arrive néanmoins à bien retranscrire les états d'âme de ses personnages, la fin ouverte ne me pose pas problème, encore que j'ai du mal à croire au tueur à gage renonçant à sa mission. Mon seul reproche serait sans doute une certaine dilution des choses qui m'empêche de mettre une note supérieure. Cette BD reste toutefois fort bien fichue et est à lire.

Nom série  Page noire  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du bon polar bien construit, bien ficelé, bien dessiné, (Ralph Meyer), que demandez de plus ? Ben du plus justement, parce que tout ça est tout de même cousu de fil blanc et le fil blanc sur une page noire ça se voit (d'accord elle est pas terrible mais laissez moi pouffer tranquille).

Plus sérieusement, c'est vrai qu'une fois attaqué ma lecture je n'ai plus lâché le morceau car j'avais tout de même envie de savoir le fin mot de l'histoire. Mais, par les Dieux, que c'est convenu, genre elle n'allait pas tomber amoureuse de ce beau ténébreux qui décide soudain après des années à retrouver le monde. Bon pour nous résumer, disons que tout ça est farci de grosses ficelles mais bêtement on marche et au bout du compte on se laisse embarquer.

C'est pas le polar de l'année mais il mérite toutefois d'être lu, on passe un agréable moment, l'achat est dispensable mais un emprunt pourquoi pas ?

Nom série  La Vie de Salvador Dali  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Salvador Dali était un génie et de là à la folie il n'y a qu'un pas qu'il franchit plus sûrement qu'à son tour.

Cet album forcément un peu didactique possède une force assez impressionnante et il n'est pas besoin d'aimer ou non l’œuvre de ce peintre, encore moins de vouloir la comprendre mais il ressort d'un grand nombre de ses toiles quelque chose qui avant lui n'avait pas existé. Dali fut une figure du surréalisme et plus tard certains n'hésitèrent pas à qualifier ses toiles de psychédéliques (précisons que l'homme ne se droguait pas et buvait de l'eau).

Hormis le parcours de l'homme, cette BD s'attache à nous donner à voir une époque et les figures du monde artistique de ce temps. Quoi que l'on pense du personnage et de son œuvre, il faut lui reconnaitre l'immense talent d'avoir toujours su mettre les gens dans sa poche. Le scénario est sans surprise pour ce type d'exercice; linéaire. Reconnaissons le beau travail de Robert Descharnes et Jeanine Nevers qui retracent plus de 80 ans d'existence bien remplie.

Au dessin, Jean-Michel Renault produit un travail de toute beauté même si l'on peut reprocher un côté un peu fouillis à certaines planches. Quoiqu'il en soit le travail est plus qu'honnête, il devrait plaire aux amateurs de Dali. Pour les autres il n'est pas inintéressant de découvrir un véritable personnage du XXème siècle.

Nom série  Une vie à écrire (Hollywood Boulevard)  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Saluons l'idée originale qui voudrait que la vie des stars, leurs amours, leurs déboires, tout cela ne sont que des leurres, scénarisés par des personnages peu scrupuleux qui ne pensent qu'à la rentabilité de leurs films et se fichent pas mal de leurs vedettes.

C'est sur cette idée que le scénario est bâti. Improbable dites vous ? Lorsque l'on lit des biographies d'acteurs ou d'actrice de ce qu'il est convenu d’appeler l'âge d'or d' Hollywood, nous sommes en droit de nous poser quelques questions. Que dire également de ces magazines sensations qui à travers le monde traquent le moindre morceau de sein ou le plus infime biture de tel ou tel pour en faire ses choux gras. Uniquement ses choux gras ou créer un buzz qui attirera l'attention et permettra de surcroit de faire venir du monde au prochain film de la star?

Toutes autres allusion fera de moi un affreux jojo adepte de la théorie du complot, pas que je ne franchirais pas. Toujours est il que nous avons là une petite BD sympa, pas extraordinaire mais qui pose quelques judicieuses questions sur la notion de notoriété.

Petite mention pour le dessin qui s'inspire, sans bien sur l'égaler, du style caractéristique de Mucha ce qui nous donne l'occasion de voir quelques jolies cases

Nom série  L'Ecureuil du Vel d'Hiv  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une sorte de conclusion de la trilogie de Lax consacrée au vélo du début du siècle jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale. Ici c'est le Vél d'Hiv qui tient la vedette, haut lieu d'exploits qui ne m'ont jamais passionné mais également haut lieu d'un des épisodes les moins glorieux de l'occupation allemande.

Comme l'ont dit les autres posteurs la première partie de ce récit est assez molle et ce n'est que quand les évènements se bousculent qu'enfin l'histoire prend son envol et ne nous lâche plus. Le dessin est toujours aussi précis, c'est du Lax, et ses scènes de courses sont réellement palpitantes au point que l'on pourrait s'y croire.

Au final si l'on devait donner un avis sur l'ensemble de ces trois volumes consacrés au cyclisme, je dirais "franchement bien" en regrettant la première moitié de ce dernier tome où l'intensité est moindre. A l'époque ces coureurs étaient de vrais héros populaires, la popularité aujourd'hui ne se mesure hélas pas de la même manière.

Nom série  Pain d’Alouette  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sans être une véritable suite à L'Aigle sans orteils, ce Pain d'alouette s'inscrit lui aussi dans le domaine du vélo mais pas uniquement puisque cette histoire suit la vie d'une famille de mineurs dans le nord de la France. Dans ce diptyque Lax fait donc un rapprochement entre ces forçats de la route et ceux de la mine. Si l'histoire de la petite Reine m'a peu passionné j'ai par contre été sensible à son exposition du travail dans la mine.

Au niveau du dessin encore une fois peu de chose à dire cet auteur maitrise parfaitement son sujet, il n'est que de voir le visage de ses cyclistes à la limite de l'agonie sur les routes de cet infernal Paris Roubaix.

Sans être un grand fan de vélo, on ne peut que vibre devant les exploits accomplis dans une période ou le dopage consistait en un verre de vin et une tranche de pâté.

Nom série  L'Aigle sans orteils  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ben a vrai dire il n'y a pas grand chose à rajouter qui n'est été dit dans les précédents avis.

Sans être un grand amateur de cyclisme et plutôt désabusé par ce que j'entends et lis ici ou là concernant les histoires de dopage on ne peut qu'apprécier cette ode à la petite reine à une époque où être cycliste relevait de la pure folie si l'on s'en tient seulement à l'état des routes, au matériel utilisé (roues en bois!), sans parler des ravitaillements au café du coin.

Dans cette histoire extraordinaire, Lax met en avant le courage et l'abnégation exceptionnelle d'un coureur, Amédée Fario, qui de simple porteur de provisions pour les scientifiques du Pic du Midi, va réaliser son rêve et enfin participer au Tour de France. Comme toute une génération, la guerre de 14/18 aura raison de ses espérances. Au delà d'une aventure humaine, Lax nous relate un quotidien. Pour faire rapide disons que le background est plus que maitrisé. Son dessin s'accorde parfaitement à l'ambiance de l'époque, ses coureurs cyclistes ont un dynamisme certain et ses paysages de montagnes sont bien rendus.

Même si l'on n'est pas un adepte du vélo cette histoire plonge aux racines de ce sport et au delà du documentaire c'est une BD de grande qualité qui s'offre à nous.

Nom série  Bouffon  posté le 04/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma foi si ça ne vaut pas un coup de cœur c'est un peu à désespérer du genre humain! Au travers de ce "conte" médiéval, Zidrou au scénario nous donne une magnifique leçon d'humanité et de tolérance. S'il n'y avait que cela certains esprits chagrins pourraient même se laisser aller à dire que cette histoire est gentillette et ne révolutionnera pas le genre.

En supplément donc, et par l'intermédiaire de son narrateur, personnage poignant s'il en est, Zidrou s'attaque mine de rien grâce à quelques réflexions bien senties à des préjugés qui ont agité notre société il y a peu, sans parler d'un discours antimilitariste de fort bon aloi.

C'est donc en partie de l'art de dire en phrases concises et percutantes des choses que tout un chacun connait dont il s'agit ici, mais que personnellement je trouve fort utile de ressasser, tant l'oreille humaine est versatile et prompte à oublier les évidences.

Au delà du côté merveilleux et fantastique de l'histoire, ( je réveille les morts grâce à un baiser ), je pense qu'il restera de ce conte, qu'il faut voir comme une allégorie de nos sociétés actuelles, beaucoup plus qu'une lecture superficielle laisserait à penser. A ce jour je ne sais si cette BD "marche", mais je reste persuadé que sur la durée cela deviendra un incontournable, sinon dans la carrière des auteurs mais aussi dans l'esprit des amateurs.

Le dessin de F. Porcel, s'éloigne de l'iconographie moyenâgeuse de la couverture et propose un style réaliste dont le point d'orgue est son héros, Glaviot devenu Bouffon, qui possède, comme il est dit toute la beauté du monde circonscrite dans le regard. Laid magnifique, d'une laideur repoussante mais paradoxalement mal sainement attirante, ce bouffon tel qu'il nous est montré attire notre sympathie et c'est la le tour de force des auteurs.

Mine de rien et c'est avec le plus d'objectivité possible que j'énonce ce fait, voila une œuvre plus grandiose qu'il n'y parait. J'y apporterais la même réserve que l'avis précédent, la fin peut paraitre s'étirer, cependant j'y voit surtout un hommage à notre narrateur, personnage moins en retrait qu'il semble, son histoire et ce qu'il a à nous dire n'étant pas anodin.

Alors bien sur à lire et certainement à posséder dans ses étagères, coup de cœur!

Nom série  Un Ver dans le Fruit  posté le 03/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est la couverture énigmatique et franchement qui m'a fait emprunter cette BD. En pleine années 60 notre jeune curé affublé d'une mère qui s'il n'avait pas été prêtre lui aurait promis quelques années de psychanalyse. En se sont les avis du site qui m'ont également poussé à lire cette bande, avec elle je découvre l'oeuvre de Rabaté autour de laquelle je tournais depuis quelques temps.

Après Crève saucisse, je découvre donc un gars qui possède un talent certain, qui en tous cas sait travailler et poser ses atmosphères. Dans ce petit village des années 60 sur les bords de Loire, l'ambiance n'est pas à la fête et même si nous sommes en périodes de vendanges, les coups fourrés sont prêts à exploser. J'habite dans une commune de ce type et mon expérience montre que les cancans et autres persiflages sont monnaies courantes dans ces petites communautés rurales. Fort heureusement pas de morts par chez moi.

Pour en revenir à cette BD son principal atout est donc le rendu de ces ambiances et ou le dessin n'est pas en reste. Très juste le noir et blanc rend parfaitement compte de la chape de non dits qui caractérise ce village.

Une découverte très agréable d'un auteur que je ne connaissais pas et dont j'irais voir les autres productions.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 75 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque