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Nom série  Jim le malingre - Avatars ataviques  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
PHLPPGRRD est un auteur québécois visiblement allergique aux voyelles (son nom est Philippe Girard). Je l'avais découvert dans une collaboration avec un autre auteur de la Belle province, Leif Tande.

Il signe ici un album qui aurait pu être amusant, traité avec un peu plus de punch. J'aurais nettement préféré que l'auteur choisisse un angle d'attaque plus franc, vers le poétique, ou l'humour noir, ou l'autodérision plus affirmée.

En effet, dans ces strips de 6 dessins par page, un type malingre, Jim donc, monologue, philosophe, nous livre ses réflexions sur tout un tas de sujets. Si j'ai trouvé certains strips amusants et/ou intéressants, la majorité sont par contre soit hermétiques, soit quelconques.

Bref, c'est un album quelque peu décevant.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Terre mécanique  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un triptyque qui recèle de nombreuses qualités, et que j’ai lu d’une traite avec beaucoup de plaisir.

Le premier tome est assez captivant, en plantant un décor loufoque, et des personnages hauts en couleur : un univers proche de celui de La Nef des fous ou de Azimut je trouve.
Les deux tomes suivants développent l’intrigue dans des univers un peu différents, et dans une ambiance plus « aventure » (surtout le deuxième) : ils sont néanmoins peut-être plus classiques, et moins surprenants.

Mais l’intrigue se laisse lire, avec quelques personnages attachants comme Philéon (qui garde une partie de son mystère), ou le capitaine (faussement nonchalant) par exemple.

Il faut par contre faire abstraction d’un certain nombre d’invraisemblances, comme l’existence de ce bateau naviguant sans fin ni ravitaillement, ou la remarquable résistance au froid d’Edmée (qui se balade dans une sorte d’Antarctique, en guêpière et bas, sans jamais ressentir le froid : il faut dire qu’Andreae lui a donné une plastique plus qu’attirante – et qu’il n’a visiblement pas voulu la recouvrir de fourrure…). Mais j’ai pris le parti d’oublier ces incohérences – et d’autres (comme cette fille sauvage venue d’on ne sait où ni comment sur le bateau).
J’ai par contre été un chouia déçu par la conclusion, un peu brutale et bâclée je trouve.

Je reste tout de même sur quatre étoiles, car le dessin d’Andreae est vraiment très bon, et s’accorde parfaitement avec une histoire dont je vous recommande la lecture.

Nom série  Retour Ecrémé  posté le 20/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ibn al Rabin est spécialiste de petits albums au dessin minimaliste (publiés chez l’Association, Atrabile ou d’autres petites maisons d’éditions accueillantes pour ces petits exercices de style originaux).

Il arrive ici, avec quelques esquisses de corps et de têtes, apparaissant dans des cadres brinquebalants, à narrer une intrigue assez loufoque, où il est question de zombies.

Cela se lit assez vite – même si l’album (petit format) est relativement épais, car la plupart du temps il y a peu de dialogues (il n’y en a parfois aucun).

J’avoue avoir plutôt aimé cet album, original et intéressant, parfois drôle (en particulier le casting au début, très réussi !), même s’il est quand même moins déjanté que l’inénarrable et excellent Les Miettes.

Un album – et un auteur à découvrir.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Les Maîtres Inquisiteurs  posté le 19/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai emprunté les quatre albums parus de cette série un peu à reculons, car je ne suis pas fan du changement de dessinateur dans une même série. Cela peut passer ici puisque ce sont généralement des personnages différents d’un album à l’autre (même si je suis circonspect concernant le sixième et dernier album censé regrouper tous les fils de l’intrigue, et surtout tous les personnages : quels traits auront-ils ?).

Istin (généralement friand d’intrigues ésotériques et moyenâgeuses) est censé garantir la cohérence de l’univers qu’il a créé. Créé, mais sans non plus trop d’originalité (la carte du monde, le nom des lieux, de certains peuples et certains événements s’inspirant clairement de l’histoire et de la géographie Européenne et du monde méditerranéen, le tout assaisonné de pincées de Tolkien).

Ceci étant dit, les deux premiers albums se laissent lire, les deux duos d’inquisiteurs/elfes étant complémentaires, et les intrigues relativement (sans que ce soit palpitant quand même !) intéressantes.
Tous les albums sont sur le même modèle : un duo inquisiteur/elfe mène une enquête, indépendante des autres, même si on nous fait comprendre que tout est lié, et qu’un complot semble se mettre en place (et être résolu dans le dernier album réunissant les différents inquisiteurs).
J’aurais peut-être mis trois étoiles à ces deux premiers tomes.

Mais dès le troisième cela se gâte. L’intrigue est moins réussie, et le dessin n’est pas de mon goût (travaillé à l’ordi ?). J’ai suivi le pèlerinage sans enthousiasme…

Quant au quatrième tome – probablement le dernier de la série que je lirai – je l’ai trouvé encore plus décevant. C’est clairement le moins bon depuis le début de cette série ! En effet, je n’ai pas aimé le dessin, mais surtout j’ai trouvé l’intrigue ultra quelconque, et s’éloignant en plus de l’univers de départ.
Pour parachever le tout, on y retrouve les travers de pas mal de productions Soleil (monde de Troll et compagnie) : le trait, des pépés improbables dans une ambiance vaguement érotique. De plus, cela bascule vers le fantastique (mal amené) au milieu d’une jungle dans laquelle de vieux temples croupissent : eh oui, on reconnaît là les artifices de Dorison (Long John Silver), Dufaux (Conquistador (Glénat)) pour redynamiser maladroitement une intrigue : cela ne m’a jamais convaincu, bien au contraire (on le sentait venir en regardant la couverture cela dit) !

Une série décevante, qui est loin de renouveler le genre Fantasy, un peu encombré, en particulier chez Soleil.

Nom série  Le Vieil Homme qui n'écrivait Plus  posté le 19/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On retrouve dans cet album une histoire finalement assez classique. Celle du retour d’un homme sur les lieux d’un passé qui ne passe pas, qui revit une histoire et qui du coup réécrit celle que les autres avaient acceptée comme la réalité : et la boue remuée trouble la perception des habitants du village…

L’intrigue alterne les passages au présent (les préparatifs du tournage d’un film, et les interrogatoires de police qui indiquent que cela s’est mal terminé) et les flash-back (la résistance durant la Seconde guerre mondiale, en parallèle des extraits d’un livre racontant ces événements). Tout ceci s’imbrique bien, sans qu’il y ait trop de surprise.

Le dessin de Sokal est très bon je trouve, dans un très beau et très classique Noir et Blanc (j’ai vu qu’une version couleurs existe, mais je ne sais pas si elle apporte vraiment quelque chose de mieux à l’original…).

Album à (re)découvrir.

Nom série  Rouge est ma couleur  posté le 18/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est la deuxième adaptation en BD d’un bouquin de Villard que je lis, et ça se lit encore plutôt bien, même si cet album mêle qualités et défauts.

L’intrigue est bien menée, tout s’imbrique bien pour nous tenir en haleine, sans qu’il y ait trop d’invraisemblances.
Le rythme est un peu saccadé, alternant de brusques accès de violence (comme la mort du policier au début) et de longs passages plus lents, qui donnent à l’ensemble une certaine nonchalance.

Par contre, si le dessin est plutôt bon, je n’ai pas du tout accroché à la colorisation, qui fait presque mal aux yeux…

Ceci dit, ça reste une lecture distrayante, un honnête polar, et une lecture recommandable.

Nom série  La Commedia des Ratés  posté le 17/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une histoire assez improbable au départ, une arnaque à la fois sophistiquée et simpliste, dont on découvre les dessous en même temps que le héros, qui cherche à comprendre ce qui est arrivé à un ami d’enfance récemment assassiné.

Puis cela devient rapidement classique dans l’intrigue, qui mêle mafieux et barbouses du Vatican (un peu comme dans le Parain III – mais en moins bien quand même !), avec des flash-back présentant la personnalité du père du héros et d’un autre protagoniste qui va finalement jouer un rôle central. Une jolie pépé complète le casting – même si son rôle est ici seulement décoratif.

Le dessin de Berlion est plutôt bon, comme son intrigue (adaptée d’un roman de Benacquista), et le tout se laisse lire. Mais sans que cela ne soit trop original non plus, ou que l’achat ne soit indispensable.

Nom série  Secrets : L'écorché  posté le 16/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On suit dans ce diptyque quelques personnages et leurs « alentours » sur une cinquantaine d’années, de la Semaine sanglante de 1871 jusqu’à 1821.

Sur un arrière-plan très social (la fin de la Commune et les luttes de classes de la « Fin de siècle « et de la « Belle époque »), mais aussi artistique (à l’aube de la « modernité », des impressionnistes aux mouvements du début du XXème siècle), l’intrigue se déroule comme un bon polar, avec un « secret de famille » qui se dévoile peu à peu.

L’histoire se lit très facilement – et relativement rapidement, car peu de dialogues et pas mal de cases muettes. Une fois commencée, on ne lâche plus l’intrigue qui, sans être ultra originale, est quand même bien foutue.

Le dessin quant à lui, assez gras je trouve (mais la colorisation et les tons dominants – rougeâtres accentuent ce ressenti) m’a un peu rebuté au début, mais je m’y suis fait et lui reconnais finalement des qualités.
Au final, un bon diptyque à découvrir.

Nom série  Toute la Poussière du Chemin  posté le 16/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album trempé dans la poussière de la route, de la misère et de la peur du lendemain, dans l’Amérique profonde de la crise de 1929. Cette Amérique où des centaines de milliers de « nouveaux pauvres » tentent au jour le jour de survivre, cherchant un emploi que personne ne leur offre.

C’est glauque, dur, et aggravé par la haine de classe et surtout le racisme ordinaire et extrême, qui fait que les pauvres et les Noirs sont des pestiférés en même temps que des boucs émissaires, des exutoires faciles pour assumer ses hypocrisies.

Avec cet arrière-plan désespérant, on sait dès le début que l’histoire sera noire, violente. Elle l’est, même si la fin l’est moins.

L’histoire se laisse lire, est bien menée, avec un dessin plus qu’honnête. Je n’ai pas forcément grand-chose à reprocher à cet album, si ce n’est qu’il n’est pas très original, et donc pas inoubliable. Et que donc l’achat n’est pas forcément indispensable.

Nom série  Fatale (Manchette/Cabanes)  posté le 13/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album épais (plus de 130 pages !), qui possède d’indéniables qualités – mais aussi quelques défauts…

Le dessin d’abord, que j’ai trouvé vraiment très bon. Idem pour la colorisation, le tout dans des tons sombres et gris (une bonne part de l’action se passe de nuit ou par temps couvert), à l’unisson de cette petite ville portuaire de province où se joue l’essentiel de l’intrigue.

J’ai bien aimé les deux premiers tiers de l’album, on prend le temps, avec l’héroïne, de découvrir le panier de crabes des notables, de leurs vices ou vie cachés. On est là dans une ambiance très proche des films de Claude Chabrol des années 1960-70.

Je reste par contre moins convaincu par la fin, et plus généralement par le long passage et massacre sur les quais, ayant trouvé trop improbable le côté « tueuse ultra entraînée et infaillible » face à une grosse bande de naïfs. C’est dommage, car cela gâche un peu l’ensemble.

Cela reste quand même une histoire à lire, et éventuellement à acheter.

Nom série  Les Carrés  posté le 12/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce triptyque policier, sans être génial et trop original, est un honnête travail, et est finalement plutôt recommandable.

Avec une intrigue ayant comme fil rouge la recherche de tableaux d’un certain Boskovich, disparus durant la Seconde guerre mondiale, l’histoire permet des voyages dans les dictatures africaines, les riches viticulteurs américains, les nouveaux riches russes, les immigrés clandestins à Paris…

A noter que c’est une allusion au travail de Kasimir Malevich, puisque le héros porte son prénom comme patronyme, et que les tableaux de ce Boskovich portent le nom de Carré blanc sur fond blanc (par exemple), c’est-à-dire celui de tableaux de Malevich.

L’inspecteur Kasimir traverse les péripéties avec la chance des héros pour échapper aux balles des tueurs, mais on arrive à faire passer les invraisemblances avec douceur. Kasimir est un personnage flegmatique, plutôt nonchalant, assez éloigné des super héros infaillibles qui pullulent dans ce genre policier.

Une lecture agréable, distrayante, sans être forcément inoubliable. Mais qui mérite quand même le détour.

Nom série  Beauté du sport  posté le 09/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je continue d'aviser les albums des éditions Grafouniages, et poursuit donc avec cet album de Barros.

Certains de ces dessins ayant été publiés dans Psikopat, on ne s'étonnera pas que la tonalité générale soit teintée d'humour noir. C'est un genre que j'apprécie a priori.

Ici, comme le nom de l'album l'indique, c'est un mono maniaque du sport qui se défoule. Une dizaine de sports servent de décor, même si le foot se taille la part du lion (coupe du monde 1998 oblige, l'album datant de 1999).

Le trio de Grafouniages se spécialise dans l'humour, plus ou moins noir. Mais, si je trouve Barros plus drôle car un peu plus percutant que Coconut, je trouve que c'est Brouck qui s'en sort le mieux (c'est le plus corrosif !). Ici, certains gags m'ont amusé, certes, mais c'est trop inégal je trouve.

A noter que, contrairement à la lettre préface de Philippe Val - qui reprochait à Barros la piètre qualité de son dessin, ce détail ne joue pas pour moi dans ce genre d'album. C'est plutôt que j'aurais bien vu plus de méchanceté, de noirceur dans l'humour, qui reste un peu convenu, qui manque de surprise.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Solo (Delcourt)  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série de Science-Fiction qui ne paye pas de mine, mais qui réussit le pari de captiver le lecteur en sortant quelque peu des sentiers battus.

Il faut dire que Martin sait rendre dynamique son intrigue, avec des scènes de baston violentes et sans trop de préliminaires. Et que son dessin est plutôt bon.

Maintenant, si je ne vais pas au-delà des trois étoiles pour cette série d’aventures post-apocalyptiques, c’est qu’il y a quand même quelques défauts qui me gênent un peu.

D’abord les états d’âme récurrents de Solo, en voix off, un peu lourds, longuets et qui vont à l’encontre parfois de ce dynamisme dont je parlais plus haut. Ensuite, les petits passages en fin de deuxième album, en couleur, petites histoires qui n’apportent pas grand-chose, hormis le fait de rompre (à tort à mon avis) avec le ton général de gris, marron, de poussière. Par contre, les informations sur les différentes races, placées en fin d'album, comme une sorte d’encyclopédie du monde dans lequel se déroulent les aventures, sont plutôt bien faites et intéressantes.

Une série inégale donc, mais qui mérite qu’on s’y attarde.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Emotion de censure  posté le 05/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album regroupe douze histoires courtes (environ quatre pages chacune) sur le thème de l’émotion, ou de son absence.

A chaque fois ce sont des hommes qui masquent leurs émotions, ou ont du mal à les exprimer, ou alors qui ne savent pas les maîtriser et « en font trop ».

J’avoue n’avoir pas du tout accroché à ces histoires, et n’ai quasiment jamais ri ni souri. La seule histoire qui trouve grâce à mes yeux – et dont j’ai trouvé la chute amusante, est celle qui traite des entretiens d’embauche. Mais bon, deux pages de sourires pour un album, ça fait quand même un peu court.

Le dessin, des têtes de personnages en particulier, est assez original, mais n’est pas forcément mon truc non plus. Bref, c’est un album que j’aurais du mal à vous recommander.

Nom série  Octobre noir  posté le 04/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album aborde par la bande un des épisodes les moins glorieux de la récente histoire de France, à savoir le massacre organisé, prémédité de centaines d’Algériens suite à une manifestation pacifique le 17 octobre 1961.

Dans une longue introduction, l’historien Benjamin Stora met bien en perspective cet événement, qui s’est déroulé alors que les négociations qui allaient aboutir à l’indépendance étaient déjà en cours. C’est que chacun avançait ses pions.

Ce massacre est bien sûr odieux en lui-même. Mais il l’est d’autant plus qu’il a été entièrement occulté par les autorités françaises, jusqu’il n’y a pas si longtemps. Et qu’il a été perpétré alors que le préfet de police n’était autre que Maurice Papon, que les scrupules n’étouffaient pas plus face aux Arabes en 1961 que face aux Juifs dans les années 1940.
De plus, on a là un retour à la peur des classes laborieuses et dangereuses, puisque ces maghrébins qui ont voulu manifester dignement et calmement leur opinion, dans un pays démocratique, étaient aussi ceux qui vivaient dans des taudis et des bidonvilles, ceux-là même sur le dos desquels les Trente glorieuses se sont développées en France.

L’histoire ici traitée se laisse lire, mais elle vaut surtout pour sa résonnance, son arrière-plan, et pour sa valeur de témoignage. Aujourd’hui que la parole est libérée, on reste effaré de voir ce qu’une démocratie est capable de faire, de faire croire, et on peut mesurer comment le colonialisme et le racisme ont pu gangréner la société française.

Il faudra attendre une vingtaine d’année pour que la génération suivante, celle des « beurs » sortent une nouvelle fois de l’ombre, avec la marche des beurs au début des années 1980. Mais la montée du racisme, de l’islamophobie, à la suite de délire type « choc des civilisations » me fait dire que la connerie humaine a encore de beaux jours devant elle.
Le dessin est plutôt bon, mais m’a paru un brin statique. Qu’importe, l’essentiel est ailleurs.

Un album à lire, et à prolonger par d’autres lectures (de Stora, d’Einaudi par exemple).

Nom série  Kyoteru  posté le 01/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Jung est plutôt bien fichu (mis à part certains visages), plus simple et avec des couleurs moins "prenantes" que pour La Légende des nuées écarlates, (pour reprendre un classique sur le même thème). C'est en tout cas une invite à plonger dans l'histoire.

L'histoire elle-même n'est pas extraordinaire ni trop originale. Il y est question de ninjas. Kyoteru, le héros éponyme est fils d'un puissant ninja, mais aussi un ninja en formation. Mais il est mauvais, en bute aux moqueries de ses condisciples.
C'est pourquoi je n'ai pas été convaincu par le retournement de situation et l'entrée brutale en action du jeune Kyoteru, pour aider son père (pas trop crédible !).
Les relations avec ses sœurs sont intéressantes, mais je ne sais pas où Jee-Yun veut en venir avec les pouvoirs de sa petite sœur?

J'ai lu cet album cet après midi, et viens de me rendre compte qu'il n'aura sans doute pas de suite. Du coup impossible d'en conseiller l'achat, car l'intrigue n'est pas assez avancée et laisse le lecteur en plan.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Conquistador (Glénat)  posté le 01/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui aurait pu être bien meilleure. En tout cas de laquelle j’attendais beaucoup plus. Et qui au final m’a franchement déçu.

D’abord le sujet m’intéresse (j’avais un peu étudié la Méso-Amérique occidentale, plus jeune et j’avais alors découvert un univers très riche). A la fois l’empire aztèque – encore en construction au moment de la conquête espagnole –, mais aussi la rencontre entre deux civilisations, deux systèmes de pensées complètement différents. Un sujet en or donc, pour rester dans l’imaginaire des conquistadors !

Autre atout – pour moi en tout cas : le dessin de Xavier, à la fois précis, méticuleux (peut-être parfois trop ?), un peu grandiloquent. Très réaliste, mais efficace pour cette série à tonalité historique.

Mais hélas, je n’ai pas été convaincu par cette histoire et la manière de la traiter.
D’abord parce que l’empire aztèque et son univers ne sont pas au cœur de l’intrigue et ne forment qu’un décor plus ou moins conforme à la réalité historique. Mais cela peut être un choix du scénariste – même s’il me déçoit.

Mais du coup, cette aventure perd un peu de son attrait. Et alors ressortent un certain nombre de défauts. Des personnages à la personnalité pas toujours très claire à déchiffrer, voire carrément improbables.
C’est le cas de Barbo Bezan et de Zampero, dont la conversion et le rôle sont très peu crédibles. C’est aussi le cas du personnage principal, Del Royo, dont je n’ai pas trouvé crédible le mysticisme et le basculement vers l’ « indianité » (même problème pour « La Sauterelle » d’ailleurs). Quant à Catalina, autant elle est très belle à regarder, autant son personnage défie toute notion de crédibilité (et je passe sur son accoutrement, qui en fait une bimbo plus hollywoodienne qu’une femme de la Renaissance [et encore moins au milieu des conquistadors qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ne représentaient que rarement la partie la plus fine et la moins misogyne de la société]).
De plus, si la traversée de jungles inextricables peut justifier des montées de tension, on en abuse ici, alors même que, si elle était très présente dans le Yucatan, ce n’était pas omniprésent autour de Tenochtitlan.

Enfin, et peut-être même surtout, je ne suis pas du tout intéressé et convaincu par le côté fantastique vers lequel Dufaux a fait basculer l’histoire. Et j’ai trouvé un peu grotesques les apparitions du monstre Oqtal. C’est le même défaut que j’avais repéré dans la conclusion de Dorison dans Long John Silver. Pour ces deux séries, j’ai un peu l’impression que les auteurs ont craint que le « classique » ne suffirait pas, et qu’il fallait une surenchère (jungle, fantastique) pour garder l’attention des lecteurs. C’est hélas exactement l’effet inverse qui se produit en ce qui me concerne.

Deux cycles de deux albums chacun existent déjà, mais une suite peut être envisagée. Ce sera probablement sans moi.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Santiago  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis The world is yaourt, B-Gnet a développé une œuvre comportant pour chaque opus une dose plus ou moins importante d’humour con et/ou d’absurde. Je crois posséder tous ses délires imprimés et, si je ne trouve pas toujours ça génial, j’ai quand même un faible pour son univers déjanté. Il faut dire que j’apprécie particulièrement ce genre d’humour.

B-Gnet s’était déjà essayé au western dans Old Skull, mais dans une version totalement absurde et nonsensique. Ici, on est plus dans l’humour très con, mais pas forcément dans l’absurde. Si certains clichés du western sont utilisés, retournés, détournés, les courtes historiettes qui se suivent constituent une histoire cohérente. Encore que, cohérente… Des clins d’œil au western donc, mais aussi à d’autres « mythes » (comme « La petite maison dans la prairie » détournée dans quelques scènes très drôles, ou les gags autour du titre « On achève bien les chevaux »). La chute final est aussi bien trouvée.

Santiago est le chef d’une bande de malfrat, des pilleurs de banque, des bandits de l’ouest. Autour de ce chef, trois gus et une femme. Voilà ce qui terrorise le Sud-Ouest des Etats-Unis ! Une équipe de bras cassés qui arrive à faire peur à des mouches, des desperados désespérants, pour de rire.

Si le personnage principal, qui a de vagues airs du Che avec son chapeau portant étoile, est bien Santiago (il faut bien justifier le titre, bordel !), il partage la vedette comme anti-héros de la lose avec l’un de ses compagnons, Pablo (une sorte de mélange du sergent Garcia et de Pancho, le fidèle compagnon de Jerry Spring).

Si vous êtes réceptif à ce genre d’humour, alors n’hésitez pas à vous plonger dans ce western du pauvre, qui nous montre des Indiens sous un jour que même Hollywood au temps de leur réhabilitation n’avait pas essayé.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Discipline  posté le 27/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai lu(pour l'un) et feuilleté (pour l'autre) récemment deux albums de cette série. Encore qu'un feuilletage équivaut presque à une lecture.

En effet, ici pas de réel scénario, c'est juste une suite de scène sado maso avec un fétichisme exacerbé. Ce n'est pas trop ma tasse de thé, donc je n'ai pas voulu aller plus loin avec cette série. J'avais trouvé un chouia plus intéressante la lecture de Le Journal d'une soubrette.

J'y avais aussi trouvé le dessin plus à mon goût. Si dans "Discipline" le dessin de Duvet est toujours aussi méticuleux, précis, et nous donne à voir de très jolies femmes (c'est lui qui justifie la deuxième étoile), la technique qu'il utilise ne me plait pas vraiment.

Bref, c'est clairement à réserver aux amateurs de sado maso, de fétichisme et de femmes totalement soumises. Il y en a sûrement...
Note réelle 1,5/5.

Nom série  Churubusco  posté le 27/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les éditions Rackham publient là un bel album d’un auteur italien que je ne connaissais pas. J’ai trouvé très belle la couverture et, malgré une petite difficulté à entrer dedans, le style graphique de Ferraris. C’est un dessin en Noir et Blanc avec un rendu proche de la gravure. Le dessin, lui, ressemble un peu à celui d’autres auteurs italien (Gippi ; Reviati), mais avec un trait plus gras.

L’histoire qui a inspiré cet album, pas très connue, se déroule lors de la guerre entre les Etats-Unis et le Mexique, en 1847. Après quelques provocations, les USA s’attaquent au Mexique pour s’emparer de territoires et avoir accès au Pacifique. Pour cela, ils enrôlent de pauvres émigrants européens, leur promettant nationalité et terres. Parmi ces émigrants, des « catholiques », surtout Irlandais (d’où la préface de Paddy Moloney, leader du groupe des Chieftains, qui avaient déjà chanté cette page d’histoire irlandaise), mais aussi quelques Italiens, en bute aux brimades de la majorité protestante.

Mais, rapidement, une partie de ces catholiques (surtout des Irlandais) vont se mutiner et rejoindre le camp mexicain : ce sera le bataillon San Patricio. Hélas pour eux, les San Patricios seront vite écrasés. C’est par ce massacre, suivi d’un long flash-back, que s’ouvre l’album (Andréa Ferraris ayant choisi comme personnage principal un Italien).

Ferraris a choisi d’aborder le sujet de l’extérieur, sans trop développer la partie historique (mais un petit dossier en fin d’album permet d’en savoir plus) ni la personnalité des protagonistes. C’est un peu dommage, mais cela rend peut-être la lecture plus fluide : elle est même très rapide, malgré les quelques 200 pages, car peu de dialogues.

Comme pour les massacres d’Indiens ou l’écrasement des révoltes ouvrières traités abondamment par de multiples auteurs, Ferraris a choisi de montrer la violence sur laquelle s’est bâti cet immense Etat, et la triste fin de ceux qui avaient une autre idée de la liberté et de l’égalité des droits.

Cet album traite d’un épisode assez méconnu, et très rarement développé en bande dessinée. Il ne l’avait déjà été à ma connaissance que dans l’une des quatre histoires de La Mort de l'indien (moins développé, mais avec un dessin plus réaliste).

C’est en tout cas un album très recommandable, dans une très belle édition (couverture et papier épais).
Note réelle 3,5/5.

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