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Nom série  Toby mon Ami  posté le 02/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le deuxième album de Panaccione seuls aux manettes que je lis, après l’avoir découvert avec le très réussi Match.

Cet album ressemble d’ailleurs à Match par le petit format – dans la même collection Shampooing, et par le fait que ce soit quasi muet (quelques rares bulles contenant des signes de ponctuation ou des panneaux routiers faisant office de dialogues).
On retrouve aussi Marcel Coste, cette fois-ci entièrement dans l’univers bucolique qu’on découvrait à la toute fin de Match.

Lecture fluide, assez rapide, qui baigne dans un bonheur simple, pour Marcel et son ami le chien Toby donc. Mais j’ai un peu moins accroché que pour Match. En effet, il y a ici peu d’humour et, même si l’histoire est plutôt sympa, elle ne m’a pas emballé plus que ça, restant finalement assez classique.

Album à lire pour ceux qui cherchent une évocation d’un bonheur simple, loin du stress de la foule, là où le peintre Marcel Coste a cherché refuge.

Nom série  Flat  posté le 29/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je poursuis ma découverte des œuvres de Clément Vuillier, et suis toujours sous le charme de son dessin. Mais j’avoue aussi n’avoir rien entrepris pour être désenvoûté…

Il faut donc être très curieux pour suivre les traces laissées par lui dans le flot éditorial actuel. On ne le rencontre que chez de petit éditeurs, il est vrai seuls à même de mener à bon port ces coquilles lancées sur les vagues de l’imagination.

Après Le Voyage Céleste Extatique et Nous partîmes 500, voici donc ma troisième expérience avec un univers toujours aussi beau. Mais ici moins ambitieux et clairement plus « grand public » dans la narration, il est vrai là aussi très succincte.

C’est un tout petit album rectangulaire, dont les pages se déplient en accordéon, pour faire apparaître 12 planches (aucune bulle, un texte en bas de chaque « planche » accompagnant les dessins : le personnage principal, et unique, Jean-Pierre, s’exprime donc à la forme indirecte) dans lesquelles Jean-Pierre cherche à comprendre pourquoi de la lumière jaillit du sol. Le voilà parti pour un court voyage au centre de la Terre. Je vous laisse découvrir la chute – dans tous les sens du terme…

On le voit, les albums suivants (cités plus hauts) ont repris et développé ce thème du voyage – sur et sous la terre. Mais j’ai été ici un chouia moins émerveillé, même si j’ai trouvé l’ensemble original et beau (le dessin ressemble parfois à certaines planches du Voyage Céleste Extatique).

Je vais poursuivre mon voyage avec Clément Vuillier, son imagination, sa créativité, et son dessin. Je vous encourage à me suivre dans cette quête !

Nom série  Ignominia  posté le 29/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui, sans raconter une histoire des plus extraordinaires, sort tout de même du lot des Bd pour adultes.

L'histoire en elle-même est, dans ses grandes lignes, assez classique. Une société survit, après une catastrophe, sous la férule d'un ordre stricte, quasi totalitaire. Ici, les hommes ayant été éliminés, c'est une société féminine qui nous est décrite. Et dans laquelle une sorte de police politique ou de police des mœurs lutte contre les "actes contre nature" commis par certaines femmes.
S'ensuit une enquête finalement assez classique.

Ceci pour occuper les intermèdes entre les scènes de sexe... Mais, au delà de ce scénario, je reconnais une grande qualité du dessin (de corps de femmes donc, mais c'est agréable à regarder !), en Noir et Blanc, et qui fourmille de détails, on ne se contente pas de nous montrer des seins et des cons. Même si les femmes sont peu vêtues...
A noter quelques scènes proches du bondage (soft) en fin d'album.

Un album qui se laisse lire et regarder donc, et que les amateurs (avertis) peuvent envisager d'acheter.

Nom série  Les Campbell  posté le 27/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, autant le dire tout de suite, ma note moyenne est très indulgente, et tient compte du public réellement ciblé par cette série, à savoir les plus jeunes. En effet, les ados et à fortiori les adultes comme moi ne peuvent qu'être déçus par cette série sans réelle saveur (et dont je n'ai lu que les deux premiers tomes).

Le dessin est correct, mais passe partout. En tout cas je ne l'apprécie pas trop, avec ces visages trop anguleux à la Disney. De plus, j'ai parfois eu du mal à distinguer certains visages, trop ressemblants les uns des autres.

Ce sont surtout les histoires qui me laissent froid. En effet, l'enchaînement de ces histoires courtes s'est fait sans que j'y trouve de l'intérêt (même si le deuxième tome est un peu meilleur). La touche humoristique est assez manquée, avec des chutes souvent peu folichonnes. Les personnages principaux sont anodins, même si certains personnages secondaires dynamisent un peu ces aventures.

Une note réelle de 2,5/5 donc. Pour la lecture, à réserver aux plus jeunes, qui peuvent, à la rigueur, sourire à ces histoires de pirates pour de rire. A emprunter en bibliothèque à la rigueur.

Nom série  Léonard & Salaï  posté le 26/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album dans lequel j'ai eu un peu de mal à entrer, et pour lequel je garde un avis mitigé. Même si certaines qualité me font le conseiller, y compris à l'achat.

Visuellement d'abord. Le dessin est assez original, avec une esthétique très personnelle. Plutôt bon, beau, mais d'une beauté qui ne me touche pas. Malgré d'indéniables qualités, il me laisse froid. Mais c'est ici affaire de goût, et je conçois que d'autres peuvent y trouver leur compte davantage que moi.
J'ai par contre beaucoup aimé la colorisation, et cet habillage compense mes remarques concernant le dessin.

L'histoire quant à elle me laisse aussi avec quelques déceptions. Je serait presque plus dur dans ce domaine. En effet, si l'option de traiter la vie de Léonard par le petit bout de la lorgnette, sa vie privée, et ses rapports avec Salaï peut être intéressant (surtout en ces temps d'homophobie de moins en moins larvée), je n'ai pas trouvé très creusées les personnalité de Léonard ou de son ami, et n'ai pas été accroché par les dialogues. et, du fait de ce choix, l'arrière plan politique est à peine un décor...

Au final, c'est un album qui ne manque pas de qualités (très gros travail de recherche, historique ou artistique) de la part des auteurs, mais un traitement qui n'était pas ce que je pouvais attendre, et un scénario quelque peu décevant.
Le dossier final, avec esquisses, interview, est lui intéressant et bien foutu.

Nom série  Jojo & Paco  posté le 24/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'un des intérêts d'un déménagement, c'est que ça permet - ou oblige - de faire un certain tri parmi les choses inutiles (ou d'en redécouvrir d'autres). En tout cas pour moi, cela m'a remis en main et en mémoire ces petites histoires, qu'il m'était arrivé de lire à mes enfants.

Je ne suis évidemment pas le cœur de cible, et la série s'adresse clairement aux très jeunes enfants - et uniquement à eux. Je trouve néanmoins que ce n'est pas ce qui se fait de mieux pour ce public. Les histoires sont certes simples, mais surtout convenues, dans un univers vieillot. On aurait pu écrire le même genre d'histoires il y a un siècle (j'exagère, quoi que...).

Une histoire dans un magazine, à l'occasion, passe encore, mais l'achat d'albums est assez dispensable...

Nom série  Tyler Cross  posté le 01/02/2014 (dernière MAJ le 23/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu à peu près la même difficulté à entrer dans cet album que pour Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, la précédente collaboration du duo Nury/Brüno. La faute au dessin de Brüno, qui nécessite un temps d’adaptation (pour moi en tout cas).
Puis, une fois habitué, je lui trouve des qualités (même s’il ne fait pas partie de mes préférés). Il faut dire qu’il colle plutôt bien à cette histoire finalement assez épurée.

L’histoire justement. Le scénario de Nury est bon, utilisant à bon escient certains flash-back pour créer des effets de surprise. Pour ce qui est des dialogues et de la construction, on est assez proche je trouve de Tarantino, violence teintée d’humour y compris d’ailleurs.

Alors, c’est sûr que Tyler Cross fait le ménage autour de lui, et qu’il ne fait pas bon se trouver au travers de son chemin. Voire même sur le bord… et qu’il vise bien (et que son chargeur est bien rempli...) ! Enfin bon, les quelques invraisemblances sont habillement escamotées par un rythme haletant, et nous suivons – en essayant de les précéder en imagination – les péripéties menant Tyler à traverser le Rio Bravo.

Une bonne histoire de gangsters, avec un personnage principal aussi froid que Chéri, son éphémère compagnon de cellule de crotale. A découvrir. Et à suivre, puisque les deux auteurs annoncent une suite (même si cet album se suffit à lui-même et pourrait très bien rester un one shot).

******************************************************************************

Bon, ben voilà, la "suite" est sortie. Encore que, de suite il n'y en a pas vraiment, puisque chaque album se lit tout à fait indépendamment de l'autre.

On y retrouve donc le dessin de Brüno, qui n'est toujours pas ce que je préfère, mais auquel je vais finir par m'habituer. En tout cas il colle bien au parti pris de Nury, c'est à dire de "raconter" une histoire sans fioriture, avec des coups de poings scénaristiques, et une voix off omniprésente.

C'est toujours violent, froid, visant l'épure au niveau des émotions et de la personnalité des personnages (Tyler y compris). Simplicité aussi dans les thèmes abordés: rien que du classique. Au point qu'on pourrait croire que Nury souhaite faire le tour de tous les clichés du polar noir, dans une sorte d'anthologie rendue vivante par l'implacable Tyler Cross.

Cet album est sans doute mieux réussi que le premier. Je ne change pas ma note, mais si vous ne devez en lire qu'un, choisissez cet album, dense, prenant (le découpage, très haché et cinématographique est vraiment bien fait). Pour amateur d'action, un très bon "album de genre"...
Note réelle 3,5/5 (3 pour le premier, 4 pour le second)...

Nom série  Western fantastique  posté le 21/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je trouve le titre de l’album assez pauvre, il annonce plutôt bien la couleur.

En effet, l’univers western « traditionnel » est présent, avec un cow-boy – solitaire –, des paysages emblématiques ressemblant aux décors de Monument Valley chers à John Ford.
Puis, peu à peu, cela s’estompe (sans réellement disparaître d’ailleurs), pour se mêler à un fantastique de plus en plus présent (parfois proche de la Science –Fiction, surtout sur la fin). Comme si Giraud et Moebius s’étaient donné rendez-vous dans cet album !

L’album en lui-même est une suite d’histoires plus ou moins courtes, pas toujours formellement reliées les unes aux autres.
Il y a peu de dialogues. Surtout, ceux-ci, souvent poétiques et/ou décalés, font franchement pencher la balance du côté d’un fantastique non dénué de surréalisme. En tout cas, il ne faut pas être rétif à ce genre de délire, sinon votre lecture sera pénible (d’où feuilletage de l’album nécessaire avant d’envisager l’achat).

Si la couverture fait très seventies avec son orange passé, c’est aussi le cas du dessin en Noir et Blanc de Mako (dont c’était, à ma connaissance, le premier album). Ce dessin, assez gras parfois, est proche de ce que faisaient Moebius, ou Bilal à la même époque (les histoires de l’album ont été écrites et dessinées entre 1974 et 1977). On peut aussi parfois y trouver le trait gras de Palacios (les couleurs en moins). Un dessin globalement bon, même si un peu daté. C’est d’ailleurs son chouette coup de crayon que Mako utilisera ensuite. Je ne sais pas s’il a scénarisé autre chose que cet album.

J’avoue avoir du mal à évaluer cet album, comme j’ai eu du mal à le présenter. En effet, c’est complètement foutraque, chassant loin le scénario linéaire et réaliste, tout en insufflant une poésie intéressante. Même si je l’ai mis – au chausse-pied – dans la catégorie fantastique, il relève tout autant des inclassables. C’est une sorte d’OVNI, dont la rencontre est très aléatoire.

Je ne regrette pas mon achat, et y suis déjà retourné plusieurs fois, mais c’est clair qu’il ne peut plaire à tous. Pour reprendre mon image du début, on est plus proche de Moebius que de Giraud, le côté western, même fantastique, n’est peut-être qu’un décor, un clin d’œil…

Nom série  Corinne et Jeannot  posté le 20/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà des chamailleries que j'ai pas mal lues, il y a de cela pas mal d'années maintenant, en me demandant à chaque fois ce que Corinne allait pouvoir inventer pour martyriser le pauvre Jeannot. Et en me demandant aussi, quelques fois, pourquoi elle le faisait...
J'avoue me demander encore plus pourquoi Jeannot supporte tout ça (a-t-il reçu un coup d'autre chose que de foudre sur la tête ?). Des relations sadomasochistes qui tourne un peu en rond.

Car hélas, si la méchanceté gratuite peut être une source de gags, Tabary n'a pas su les renouveler suffisamment pour entretenir l'intérêt du lecteur que j'étais, et que je ne suis plus depuis longtemps.

Si l'on peut lire certains gags et y trouver matière à sourire, c'est vite lassant, et l'album que j'avais lu il y a quelque temps n'avais pas su raviver les bons souvenirs attachés à cette série, comme à d'autres, des souvenirs de lecture de gamin.

Le dessin de Tabary est bon, même si un peu "vieillot" je trouve. C'est juste qu'il manque à cette série un je ne sais quoi qui la rendrait surprenante, le filon s'est épuisé dès après la découverte...
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Un certain Cervantès  posté le 20/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien, voilà un album plutôt bien fichu, et qui mérite vraiment le détour !

Le dessin d’abord est très réussi. Une belle exploitation de Noir et Blanc, un trait réaliste et sombre – mais très lisible. Sans fioriture, cet aspect graphique réussi rend la lecture fluide (relativement rapide malgré près de 200 pages) et agréable. Certains dessins, au lavis, sont vraiment superbes, et m’ont fait penser au travail de Victor Hugo.

Pour ce qui est de l’intrigue, c’est là aussi une réussite, avec une histoire mêlant aspects atypiques et aventure et road movie plus classiques.

Les passages faisant le parallèle entre Mike et Miguel de Cervantès sont généralement très réussis, avec quelques échanges savoureux (le jeu de mot entre automate et Ottoman, combattus par l’un ou l’autre est assez bien senti). Les passages faisant apparaître les deux Cervantès dialoguant sont aussi bien amenés.

Le personnage de Mike, sorte d’illuminé partant en croisade « au quart de tour », contre la censure, la société puritaine et mercantile américaine, les banques et autres rapaces de l’après crise des sub-primes, les racistes ou les télévangélistes, est très attachant. La chasse à l’homme dont il est l’objet (sans forcément s’en rendre compte), avec de petites touches humoristiques (l’hyper sérieux shérif) et un côté absurde, ajoute au côté picaresque de l’aventure.

Autour – mais aussi au cœur – de l’histoire, Lax brasse un certain nombre de thèmes, tous traités de manière intelligente et intelligible. Le traumatisme des anciens combattants (survivants mais handicapés, qui peinent à « se réinsérer ») tout d’abord.
C’est aussi une défense de la grande littérature (et une attaque de la censure, mais aussi du conformisme et de la paresse intellectuelle). La liste des auteurs et/ou œuvres que Mike tente de sauver – quitte à les « enterrer » est d’une grande qualité. Je reste par contre dubitatif par rapport à la probabilité de trouver, dans un pénitencier américain, une édition de Don Quichotte avec illustrations de Gustave Doré, en grand format !
On peut y voir aussi une déclaration d’amour à un certain cinéma, celui de Ford et ses grands espaces, les territoires Navajos (dont les dessins de Lax, superbes, peuvent compléter les non moins superbes photographies prises il y a près d’un siècle et demi par E. S. Curtis). Hommage aussi – référence tout du moins – à certains chefs d’œuvre de la RKO (King Kong)…
Le regard porté par Lax – et Mike, son « porte regard » – sur les laissés pour compte, ruinés des sub-primes, Indiens des réserves (même si les Navajos sont loin d’être les plus mal lotis) est plein d’empathie.

Alors, combat perdu d’avance ? Oui et non. Comment va finir la cavale de Mike, on s’en ficherait presque. Comme des moulins à vent qu’il combat (voir la charge ubuesque du chevalier Mike contre des rochers, accompagné de son Sancho péruvien, plus ou moins otage du délire de Mike).
Ce qui compte, c’est la soif de vie retrouvée par Mike, les rencontres plus ou moins éphémères, mais terriblement humaines (un flirt avec la prothésiste, une discussion et un regard complice avec une lectrice, la fraternité avec des Navajos) : l’amour de la liberté, des grands espaces de Monument Valley à ceux de l’imagination, qui s’étendent à l’infini.

A lire absolument !

Nom série  Le Long Hiver  posté le 20/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque est relativement original, au milieu de la pléthore de publications récente ayant la Grande Guerre pour décor. En effet, aux combats meurtriers, il mêle du fantastique, avec l’apparition à la fin du premier album d’un monde souterrain où se seraient réfugiés tout un tas d’êtres merveilleux, lutins, personnages mi hommes mi animaux (et on comprend là les remerciements de l’auteur à Pierre Dubois, « spécialiste » de cet univers magique et lutinesque).

Ceci étant dit, j’ai été plutôt déçu par ces deux albums. D’abord j’ai rapidement été rebuté par le dessin des personnages – en particulier les visages, et suis donc entré un peu à reculons dans l’histoire.

L’histoire justement. Je trouve beaucoup trop long (et trop bavard) le passage traitant de l’attentat de Sarajevo (et un peu niaiseux les dialogues entre l'héritier et l'héritière de l’Empire d’Autriche Hongrie). Mallet aurait tout aussi bien pu se passer de ces quelques pages (remplissage ?), qui n’apportent franchement rien à son récit, et il aurait dû commencer directement par la guerre.

Ensuite, je n’ai pas été convaincu par le mélange des genres et des mondes ici réalisés (un peu comme cela se fait souvent dans Thorgal, avec plus de bonheur).

Une déception me concernant. Note réelle 2,5/5.

Nom série  Hipster than ever  posté le 19/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien ce que fait généralement James, qui développe un humour allant du doux amer au totalement con, en solitaire ou accompagné de complices.

Cet album est ici entre ces deux tendances. Pour ce qui est du dessin, James n'utilise pas ses personnages habituels à tête d'animal, mais adopte un trait vaguement gros nez pour les strips de trois cases, et un trait plus réaliste pour des pleines pages.

Ce n'est pas follement hilarant, mais j'ai très souvent souri et c'est une lecture qui s'est avérée rapide, mais agréable. J'ai en plus découvert ce qu'était le terme de "hipster" et les réalités qu'il recouvre. J'avoue avoir été vérifier ça sur le net, croyant au début à un délire de James, mais en fait c'est juste que j'étais inculte à ce propos.

James nous dresse donc une sorte de catalogue plus ou moins outrancier des habitus de cette sous-espèce de bobos dont je ne soupçonnais pas l'existence.
Le code couleur utilisé (vert et orange) ajoute au côté décalé de cette tribu, pour laquelle je ne sais pas si James a de l'empathie, mais qu'il présente en tout cas sans trop l'accabler. C'est plutôt amusant, même s'il ne m'a pas forcément donné envie d'en savoir plus sur ces hipsters...

Nom série  Sens  posté le 18/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Marc-Antoine Mathieu est parfois qualifié d’auteur cérébral, avec le côté négatif qui va avec, et ce pour plusieurs raisons. D’abord un dessin froid, avec des décors géométriques et impersonnels dans lesquels errent quelques rares personnages sans réelle personnalité. Ensuite des albums multipliant les réflexions sur le médium Bande Dessinée, ses supports, ses codes ou ses moyens.

Je suis moi persuadé que c’est un faux procès. MAM ne sacrifie pas l’histoire à la performance, et réussit généralement les deux – avec bien sûr un sommet himalayen atteint avec Julius Corentin Acquefacques !

Ici, en débutant la lecture de cet album, je craignais un peu de retrouver la petite déception ressentie à la lecture de 3 Secondes (3'', puisqu’on a là-aussi un album poussant à la réflexion, au cœur d’une grande performance visuelle. Mais là où 3 Secondes (3'' faisait trop pencher la balance du côté performance, je trouve ce « Sens » mieux équilibré.

Quasi absence de décor, album muet, on se contente de suivre le cheminement d’un homme – à chapeau et pardessus comme généralement chez MAM, qui lui-même suit une sorte de parcours fléché, qui se dérobe parfois, se révèle, tardivement et de manière incomplète, sans que cet homme ou le lecteur que nous sommes ne sachent toujours quel sens donner à cette pérégrination. Le mot sens étant ici à prendre dans toutes les possibilités que lui accordent le dictionnaire ou notre imagination.

Une fois embarqué dans la lecture – les pages muettes étant rapidement tournées, j’ai été bluffé par le côté poétique de cette « histoire », dans laquelle on peut mettre la part de notre imagination qui ne demande qu’à compléter les termes disséminés par MAM dans l’album.

Ce n’est clairement pas un album qui fera l’unanimité, mais il vaut le détour. Le prix peut aussi rebuter les éventuels acheteurs. Attendez alors de l’avoir en occasion, mais il serait dommage de se priver de ce travail de recherche graphique issu d’une commande d’un galeriste.
D’autant plus que Delcourt, l’éditeur de la majorité des œuvres de Mathieu, a ici su réaliser un bel objet (ceci expliquant le prix élevé), avec papier épais, comme la couverture, dont le dos est toilé. J’en profite pour remercier Delcourt pour laisser libre court à MAM, qui ne rend pas la tâche facile à ses éditeurs avec toutes les contraintes qu’il glisse dans ses histoires (voir les « Julius »), ici un imposant pliage au cœur de l’album.

Nom série  Persepolis  posté le 16/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Persepolis est l’œuvre fondatrice et majeure de Marjane Satrapi – et peut-être le best-seller de L’Association. La série a même eu l’honneur d’une adaptation cinématographique (que je n’ai pas vue).

C’est une série que je voulais lire depuis pas mal de temps, et c’est enfin chose faite. Et je dois dire que je suis très content de cette découverte – même si je connaissais déjà les grandes lignes de l’histoire.

Cette histoire justement, est celle de l’Iran moderne, post Révolution islamique, qu’un petit rappel historique introduit dans le premier album.
Mais c’est surtout, plus que l’Histoire d’un pays, l’histoire de Marjane Satrapi, petite fille au début, puis adolescente et enfin femme. Ces deux histoires sont inséparables (malgré ou peut-être à cause des périodes d’exil de Marjane, en Autriche par exemple). A noter que dans un univers à la fois machiste, sclérosant pour une femme, Satrapi bénéficie de la présence de parents aimants et particulièrement ouverts – et, accessoirement, relativement aisés… Son regard sur la société iranienne est de ce fait probablement atypique.

Cette chronique bâtie sur deux plans à la fois parallèles et complémentaires donne ici un très bon résultat. Le regard parfois décalé de Marjane Satrapi sur les bouleversements de la société iranienne donne de la fraîcheur à une histoire pas toujours rose. Et, un peu comme le récent L'Arabe du futur de Sattouf, cela donne un humour discret et efficace.

Le dernier album de cette série s’arrête au moment où Marjane Satrapi s’installe en France. Et donc qu’elle rédige ces quatre albums, qui vont lui permettre de sortir des périodes moroses qu’elle a connues – du moins j’imagine.

Voilà donc quatre albums vraiment à découvrir, pour avoir un éclairage intéressant sur la société et l’histoire iraniennes, mais aussi pour faire connaissance avec une auteure originale et qui a depuis produit d’autres albums que je vais m’empresser d’aller lire.

Nom série  Les Déserteurs héroïques  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’abord publié de manière plus confidentielle, voilà ce western atypique repris par Vide Cocagne, largement augmenté, pour en faire une aventure absurde et fantastique. Un western qui aurait tout aussi bien pu être placé dans la catégorie inclassable.

C’est donc l’histoire d’un cow-boy lambda, John, qui souhaite échapper à la guerre en se faisant passer pour fou. Sauf que son invention, le « tonneau-canon », le rend réellement fou, absent à lui-même et au monde, en même temps qu’elle le transforme en héros qui a mis fin à la guerre.

Dix ans plus tard, son village (« Blueberry Gulch », hommage au classique ?) est transformé, sous la coupe d’un marchand d’armes.
S’ensuit une série d’aventures, sa femme et son fils confondant le marchand d’armes et ses sbires, le héros recouvrant la raison, alors que des Indiens zombies sèment la panique et poussent les villageois à « s’envoler » pour leur échapper.

Vous l’avez compris, on n’est pas dans la veine classique, ni spaghetti du western. Et le dessin, faisant l’économie des décors, souvent des visages, et du gaufrier habituel, avec un trait simple et enfantin, limite « fanzine », ajoute à l’impression à la fois de bric à brac et de poésie qui préside à cette histoire.

Ajoutons que les plus bricoleurs peuvent dans les dernières pages trouver des découpages pour fabriquer des figurines à leur convenance du héros, de sa grange…

C’est assez foutraque, le dessin fait assez « amateur ». Il faut donc être réceptif à la fraicheur de l’album, bourré de défauts (c’est cette fraicheur – que d’autres prendront peut-être pour de l’approximation ou du n’importe quoi, qui me fait sans doute surnoter cet album). Mais c’est quand même une lecture que j’ai faite avec plaisir, malgré les défauts, et malgré le fait que j’aurais aimé plus de « consistance » dans l’intrigue. Une sorte d’ovni à feuilleter avant d’acheter, ce n’est pas complètement « mainstream »…
Le prix aussi peut rebuter. Essayez de le trouver comme moi pas cher du tout en occase.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Gastoon  posté le 14/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
N'attendant pas grand chose de l'album que j'ai eu sous la main (le premier tome, que j'ai un temps espéré être le seul, mais visiblement il y a eu récidive), ma déception n'a pas été maximum... On peut se dire ça pour faire passer la pilule.

Commençons par le moins dramatique: le dessin. Du classique franco-belge, assez dynamique. Pas fabuleux, mais franchement ça peut passer.

Et finissons (oui, déjà, car ça ne mérite pas non plus qu'on y consacre trop de temps !) par le plus pénible, à savoir les textes, les scénarii, les gags, ou du moins ce qui aurait pu en faire office.
Eh bien c'est franchement mauvais ! Quelques très légers et rares sourires, mais sinon, rien de drôle. Et surtout, Gastoon n'est que la énième série d'humour, produite au kilomètre et exploitant les mêmes manques d'idées sans sortir d'un moule convenu.

J'ai, par faiblesse, hésité à mettre 2 étoiles, mais alors me sont revenus en mémoires les excellents moments passés à lire les Gaston Lagaffe du génial Franquin. Et alors la comparaison m'a oté tout doute quant à la note méritée par ce crime de lèse majesté.

Fuyez cette exploitation pénible d'une série culte, et retournez aux sources, Gastoon n'a rien à voir avec Gaston !

Nom série  Loup Noir  posté le 12/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai depuis longtemps été passionné par le monde amérindien, et lorsque je lisais Pif Gadget, cette série était une de celles que j’attendais avec impatience. Qu’en reste-t-il plusieurs décennies après ?

Je n’ai relu que deux des albums publiés depuis, et reste sur un avis mitigé.
Le dessin, très classique et figé, souffre de la comparaison avec d’autres séries du même genre – mais il est bon et clair.

Les histoires quant à elles sont fidèles au credo du journal, dont beaucoup de séries étaient inspirées par certaines idées humanistes défendues par les sphères culturelles du PCF. Ces histoires ne sont pas désagréables, mais il y manque du dynamisme, de la vie, que d’autres sauront insuffler dans des westerns eux aussi « naturalistes », comme les Buddy Longway ou La Saga du Grizzli. Pour ce qui est de l’univers indien, il y a de réels efforts de faits pour le rendre crédible et réaliste.

Ceci dit, je garde plutôt un bon souvenir de la lecture de ces aventures, à l’époque où j’avais l’âge du lectorat visé, et surnote probablement cette série. C’est aussi une donnée à prendre en compte avant d’envisager un achat.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Jérôme Bigras  posté le 11/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jean-Paul Eid est un des rares auteurs que je connaisse qui réussit à allier scénarii et constructions à contraintes et histoire lisibles et intéressantes. Qualités qu’il partage avec Etienne Lécroart et Marc-Antoine Mathieu. C’est avec ce dernier qu’il a le plus d’accointance (il lui rendra d’ailleurs hommages dans Le Fond du Trou en faisant apparaître un Julius au milieu de son album délirant et très réussi).

Comme MAM, Jean-Paul Eid multiplie les jeux autour du support, n’hésitant pas utiliser la transparence des pages, les scénarii que le lecteur peut modifier à sa guise, des personnages étant envoyés une quinzaine de pages plus loin, etc… C’est très ludique, très original, et le plus souvent très drôle !

J’avoue apprécier beaucoup cet auteur, qui regroupe dans cet album la plupart des histoires de Jérome Bigras publiées dans le magazine canadien CROC (en y ajoutant quelques inédits).

Bigras est un bonhomme jovial et bien en chair (qui traine une tondeuse nommée Rex ! comme « objet de compagnie » – d’où le titre), et qui vit dans un lotissement pavillonnaire de banlieue tout à fait quelconque. Sauf que lui ne l’est pas, quelconque – il s’y refuse, et qu’il va vivre des aventures parfois proches dans l’esprit de celles que « vit » un autre aventurier de Bande Dessinée à la noix, Raymond Calbuth.

Inventives, drôles, intelligentes, mais aussi totalement farfelues, loufoques et cons, ces aventures de Jérome Bigras – et de sa tondeuse Rex ! méritent nettement mieux que le relatif anonymat dans lequel elles végètent. Plus de 120 pages de délire absurde et surréaliste vraiment à découvrir !

Nom série  L'Iliade et l'Odyssée  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Soledad Bravi – que je découvre avec cet album – a tenté, et globalement réussi l’exploit de retranscrire ces chefs d’œuvre de l’aède mythique, en environ 350 dessins.

Certes, ce n’est pas un ouvrage universitaire, et l’érudition n’est pas le but affiché. Et seuls certains des passages les plus « connus » sont ici repris (il est vrai qu'on touche là des histoires qui font partie de la culture de "l'honnête homme"...). Mais c’est quand même une lecture agréable que celle que procure ce petit album.

Avec des dessins minimalistes (et des décors absents, comme le gaufrier classique d’ailleurs), Soledad Bravi instille un peu d’humour décalé dans ses illustrations. Cela m’a fait penser au Tu mourras moins bête de Marion Montaigne. En moins caustique – mais il est vrai que la prépublication de ces deux histoires (ici publiées à la suite l’une de l’autre) dans le magazine « Elle » ne poussait pas forcément au trash…

Album vite lu, pas forcément inoubliable, mais lecture qui fait passer un agréable moment en revisitant quelques morceaux de bravoure de la culture classique. Peut-être pour donner envie de se replonger dans la richesse de la mythologie grecque !?

Nom série  Ex Abrupto  posté le 06/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les albums de Larcenet publiés chez Les Rêveurs que je lis (On fera avec ; Presque, et donc « Ex-Abrupto ») sont de plus en plus épais et de plus en plus noirs. Au point qu’il devrait songer à les publier chez Les Cauchemardeurs ! Même si c'est un chouia moins noir que Presque.

Plus sérieusement, cet album très épais se lit relativement vite, car il est muet. Mais on ne le digère pas si facilement. Avec un dessin parfois proche de Winshluss, usant de gribouillis comme contour et d’un Noir et Blanc assez brut, l’ambiance est plutôt glauque.

Ce que confirme l’histoire, noire au possible, puisque les moments de respiration, de bonheur simple, sont courts, et généralement suivis par de longs moments de tristesse et de brutalité crasse (la mort, les fumées d’usine, ce policier mastard et violent ayant une cage thoracique assez « spéciale » mais qui illustre littéralement son nom).

Un album à découvrir !

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