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Nom série  Chroniques de Jérusalem  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est la quatrième des « chroniques « de Delisle que je lis, et, une nouvelle fois, c’est avec un très grand plaisir. Ce « Jérusalem » est même un très bon cru, ma préférée avec le Pyongyang.

On y retrouve ce qui fait la patte de Delisle, à savoir un don d’observation, de mise en avant de petits faits du quotidien, qui finissent par faire sens par leur accumulation, par ce qui finit par les lier.

C’est donc par petites touches que nous approchons de cette réalité des territoires occupés – même si c’est centré sur Jérusalem. Avec l’air de ne pas y toucher, Delisle démontre l’absurdité des situations, mais aussi l’enfer quotidien vécu par les Palestiniens, dépossédés de leurs terres et de leurs droits.

Comme pour ses Chroniques Birmanes, Delisle accompagne sa femme qui travaille pour MSF, et passe une longue période sur place, ce qui lui permet d’approfondir sa découverte du pays, et de développer certains running gags – même si l’humour est à la fois très présent et aussi en sourdine.

Delisle produit là quelque chose de complémentaire des albums de Joe Sacco, mais, s’il est peut-être moins « militant », il n’en est pas moins efficace dans sa dénonciation d’un état de fait à la fois dénoncé par la « communauté internationale » (les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU restant hélas sans effet), mais aussi toléré par passivité ou lâcheté.

C’est en tout cas un album hautement recommandable !

Nom série  El Niño  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu le premier cycle de cinq albums – qui n’appelait pas forcément de suite (même si la fin m’a paru un peu bâclée et trop « facile »), mais je viens de voir que cela avait été le cas. Je ne ferai pas une priorité de m’y plonger.

El Nino est une série qui n’est pas inintéressante, qui possède des qualités, mais qui, hélas, n’est pas assez originale, et dont le souvenir s’estompera je pense assez rapidement de ma mémoire.

Le dessin de Pavlovic, dans un style très réaliste, est vraiment bon (la colorisation n’est pas à son niveau je trouve), et il met bien en valeur les formes de ces dames : la plastique de l’héroïne est clairement mise en avant sur les couvertures (et pas que là en fait !).

Pour ce qui est de l’histoire concoctée par Perrissin, elle possède les qualités et les défauts de pas mal de films – américains en particulier. A savoir une intrigue alambiquée, avec rebondissements réguliers, des décors variés et dépaysants (après un début en Afrique, on visite l’Amérique centrale puis l’Asie du Sud-Est), et des femmes séduisantes. Voilà pour les qualités.
Mais on retrouve aussi les défauts habituels de ce genre d’entreprise : quelques passages artificiels et peu crédibles, une héroïne qui passe trop rapidement de l’infirmière débutante et idéaliste à une sorte de super héroïne un peu trop aventurière. Et des personnages (hommes ou femmes trop mannequins, à la plastique trop « parfaite » pour être crédible).

Reste que Perrissin a su mettre en avant un personnage féminin, qu’il a doté – en plus de ses qualités plastiques, et malgré les incohérences – d’une forte personnalité : Véra n’est pas qu’une potiche.

Une série à emprunter, pour un moment de détente, comme on regarde une bonne série B à la télé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Kililana Song  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais découvert – et déjà beaucoup aimé ! – le dessin de Benjamin Flao sur La Ligne de fuite. C’est ici aussi superbe, avec un joli travail à l’aquarelle, sur des tons jaunes, rouille, et un trait plus ou moins détaillé, précis (on touche parfois à l’épure). Certaines planches muettes sont d’une rare intensité.

Les deux albums se laissent lire agréablement et relativement rapidement, malgré leur ample pagination (plus de 130 pages chacun !).

L’intrigue brasse pas mal de thèmes (néocolonialisme ; animisme ; mondialisation ; djihadisme, etc.), sans que ce soit au détriment de l’histoire ni que ce soit artificiel. Mais surtout, ce qui est le mieux réussi je trouve, c’est le formidable portrait d’un gamin plein de vie, d’un gosse des rues débrouillard, ambitieux et débordant d’énergie, Naïm, qui possède une belle faculté d’adaptation aux événements.

Voilà un diptyque dépaysant, rondement mené, superbement mis en images : c’est une série dont je vous recommande chaudement la lecture !

Nom série  Mes Hommes de lettres  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Catherine Meurisse réalise avec cet album une sorte de Lagarde et Michard version Marion Montaigne, dont son dessin est assez proche (un peu plus élaboré quand même !).

Lagarde et Michard, voilà la référence qui m’est venu en tête, et pour plusieurs raisons. D’abord parce que c’est centré sur des auteurs français. Ensuite parce que c’est un choix subjectif (ce qu’annonce le titre d’ailleurs), qui n’est pas forcément le mien (encore qu’il soit nettement moins réactionnaire que le Lagarde !).

Alors, Catherine Meurisse nos présente donc sa short list, en accompagnant de dessins plus ou moins humoristiques ces courtes bio/bibliographies. Cela se laisse lire. Mais, même si l’on fait abstraction du choix des auteurs, j’ai trouvé l’album un peu longuet, et n’y retournerai sans doute pas.

Même si l’auteur fait très souvent référence à des créateurs, des artistes dans ses autres albums, j’avais trouvé nettement mieux réussi et plus intéressant son Moderne Olympia. A emprunter, à l’occasion, et à lire par petites touches.

Nom série  Blessure d'amour propre  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cet album, Martin Veyron se met en scène, dans une mise en abîme mêlant narcissisme et autodérision. Il est le personnage principal, qui essaye de sortir du « personnage » qu’il a lui-même contribué à créer, à savoir un « spécialiste du cul » et du « point G », depuis la publication de L'Amour Propre (Ne le reste ...) 25 ans auparavant (le titre de cet album se comprend donc avec ce petit rappel).

Contacté par une journaliste, qui veut son témoignage sur les « femmes fontaines » ou ce fameux « Point G », il se retrouve pris dans un engrenage assez délirant.
Veyron n’hésite pas à se mettre en scène en vieux bonhomme qui rame par manque d’argent, opéré de la prostate, et qui n’arrive pas à résister à la volonté de certaines femmes (ce sont elles qui mène la barque ici).

Cela alterne entre le pathétique, le comique parfois (et pas que dans l’autodérision), car cela devient complètement absurde, voire grotesque au fur et à mesure que Veyron, acculé par les dettes et les demandes pressantes de la gente féminine, se transforme en fournisseur d’orgasme, avec des scènes assez crues. Veyron en profite aussi, au passage, pour égratigner la recherche de sensationnel de certains médias (et leur manque de déontologie).

J’ai eu du mal à entrer dans cette histoire, qui démarre lentement. La faute aussi à un dessin que je trouve très moyen et daté. Seul ce dernier détail perdure, mais cela reste tout de même un album intéressant, avec un auteur qui n’hésite pas à se moquer de lui-même.

Nom série  Le Passage de Vénus  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans un préambule, les auteurs évoquent le travail de Bourgeon sur Les Passagers du vent, et la difficulté qu’il y aurait à souffrir la comparaison avec cette série – absolument superbe il est vrai.

Mais finalement la crainte d’Autheman et de Dethorey n’est pas forcément justifiée. D’abord parce que les auteurs se sont placés sur un autre plan : le scénario tend plus vers le huis-clos (et suit une trame plus « historique » puisque tracée par une expédition réelle), et le dessin de Dethorey est très différent de celui de Bourgeon, moins réaliste, plus « artistique » ?
Par contre, à l’instar de Bourgeon, les auteurs ont usé d’une documentation précise.

Le dessin de Dethorey donc, qui est beau, globalement bon, même si le trait est parfois trop gras à mon goût. Reste que sa mort clôt de manière abrupte cette série, amputée du troisième album prévu. Bourgeon a permis au deuxième – inachevé à la mort de Dethorey – de poursuivre quelque peu l’aventure : son dessin, crayonné, est vraiment superbe !

Une belle série, malheureusement inachevée. Je lui aurais probablement attribué une meilleure « note » (en tout cas j'en aurais vivement conseillé l'achat) sans ce coup d’arrêt brutal. Autheman traite en un résumé d’une page les aventures qui auraient dû être développées dans ce dernier tome, mais cela ne remplace évidemment pas un album, et ne fait que raviver mes regrets : il y avait clairement matière à dynamiser cette belle aventure – ce dernier tome s’annonçant comme le plus dense.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Ardeur  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Connaissant Alex Varenne, on pouvait imaginer qu’un « h » avait été oublié dans le titre. Mais non, rien d’érotique dans cette histoire. Rien qui m’ait franchement intéressé d’ailleurs ! C’est pourquoi le premier tome, seul que j’ai eu l’occasion de lire, sera aussi le dernier.

En effet, je me suis ennuyé et ai eu bien des difficultés à me motiver pour finir cet album. L’intrigue ne me captivait pas, les textes – relativement abondants, pas toujours très lisibles et rarement intéressants – ne me l’ont pas non plus rendu attachant. Quant au dessin d’Alex Varenne, je l’ai trouvé trop brouillon, avec un trait très gras, renforçant l’impression de flou donné par l’histoire. Heureusement il fera nettement mieux ailleurs et plus tard.

En tout cas, je me dis que 6 tomes sur le même schéma, ça doit être dur pour le lecteur. Pourtant, le quatrième de couverture présentait cette œuvre comme superbe, exceptionnelle ! Eh bien pas du tout. D’autant plus que depuis, sur une trame de guerre post-apocalyptique, on a pu lire des choses bien meilleures. Varenne n’a pas bâti là quelque chose de solide.

Note réelle 1,5/5.

Nom série  KatZ  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Katz se place dans une niche déjà bien occupée, celle des strips gags ayant pour protagonistes un ou des animaux.

Il s’en tire honorablement, dans la moyenne, mais peine à être vraiment original et rigolo. Les strips –le plus souvent de 3 ou 4 cases sont très inégaux. Certains sont vraiment réussis, mais la majorité a eu du mal à m’arracher un sourire.

A lire avec un emprunt, il y a quelques idées marrantes, mais sinon, allez plutôt voir du côté de Calvin et Hobbes, bien mieux réussi et plus percutant.

Nom série  Niourk  posté le 30/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On sait qu’Olivier Vatine est un touche-à-tout, qu’il s’attaque à tous les genres. Et qu’il est amateur de séries B, qu’il bonifie très souvent. Le voilà donc sur une série post-apocalyptique.

C’est donc à l’univers de Stefan Wul qu’il s’attaque ici – univers que je ne connaissais pas du tout. C’est de la SF relativement classique, qui ne fait finalement pas trop son âge. Une histoire qui se laisse lire.

Mais une histoire qui manque tout de même singulièrement de dynamisme, qui traine parfois en longueur. De plus – mais je me suis déjà fait la même remarque sur d’autres séries – je ne comprends pas pourquoi une catastrophe – quelle qu’elle soit – entraine une régression à ce point peu crédible : un retour à la préhistoire ?

J’ai lu cette série dans l’intégrale en Noir et Blanc, et je pense que cette option, sans couleur, est plus adaptée au dessin de Vatine ici, simple mais efficace. Même si, parfois, on aurait apprécié une « finition » plus travaillée (davantage de détails, concernant les décors ou les visages des personnages hors gros plans).

Nom série  Monstrueux...  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai eu l’occasion de lire « dindon », « bazar » et « dinosaure », qui sont tous les trois du même niveau et clairement recommandables pour vos chers bambins.

Narrées généralement au style indirect, ces aventures sont plutôt bien fichues – et totalement adaptées à un jeune lectorat. On y retrouve le trait de Trondheim, simple et efficace, et des scénarios malins, qui font la part belle à l’imaginaire et aux réflexions enfantins.

Une famille « classique » à laquelle Trondheim a adjoint un « monstre » sympathique à la place de l’habituel animal de compagnie, voilà bien une petite lecture familiale parfait pour entrer dans le monde de Trondheim, décidément auteur protéiforme et talentueux.

Note réelle 3,5/5

Nom série  Gully Traver  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais de Varenne que ses albums érotiques, et j’ai été bien surpris par cet album, totalement inclassable.

Résumer cette histoire est impossible, et je suis persuadé que Varenne n’avait pas vraiment d’idée précise, de scénario, lorsqu’il l’a entamée. En effet, cela s’apparente à un long récit de rêve, une écriture quasi automatique – des dialogues et des saynètes, l’ensemble se déroulant essentiellement sur une plage.

C’est clairement un album à feuilleter avant d’acheter, et à réserver à ceux qui ne recherchent pas une intrigue linéaire. Si je l’ai lu jusqu’au bout, par curiosité, j’avoue l’avoir fait sans trop d’enthousiasme, malgré mon appétence pour la poésie surréaliste et les travaux non conformistes.

Le dessin est bon – c’est souvent le cas avec Varenne – mais trop souvent je l’ai trouvé aussi inabouti, avec des contours un peu flous (et l’encrage du Noir et Blanc n’est pas seul responsable).

A emprunter à l’occasion.

Nom série  Le Linceul du Vieux Monde  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une histoire qui aurait très bien convenu à Tardi (même si ce dernier privilégie la région parisienne et ne connait donc pas trop Lyon), avec quelques accointances avec son Le Cri du Peuple (traitant lui de la Commune).

Christophe Girard a choisis de traiter de manière quasi exhaustive les quelques jours de la révoltes des canuts, ces travailleurs de la soie qui ont fait la richesse de la ville au XIXème siècle. En 1831, ces « ouvriers spécialisés », qui se voyaient comme une aristocratie ouvrière, se sont révoltés contre les maîtres d’ateliers, proto-capitalistes qui leur imposaient des revenus de plus en plus bas.

En arrière-plan, les débuts de la monarchie de Juillet, qui vient de remplacer Charles X. Autant Louis XVIII et Charles X, frères de Louis XVI, en tentant de restaurer la monarchie absolue ont montré qu’ils étaient d’un autre siècle, d’un autre temps, autant Louis-Philippe qui leur succède est lui de son temps : un roi bourgeois. La vieille alliance du sabre et du goupillon a été remplacée par celle du pouvoir politique et du pouvoir économique.

C’est cela que les canuts n’ont pas compris. Et c’est pourquoi leur révolte, pourtant très « moderne » (elle préfigure les révoltes ouvrières du reste du XIXème siècle, voire certaines problématiques actuelles !), s’appuie hélas sur des présupposés dépassés. Comme on pouvait s’y attendre, la bourgeoisie lyonnaise et l’armée ont mis au pas, de manière sanglante cette révolte. Thiers, futur bourreau de la révolte communarde apparaît d’ailleurs furtivement, jeune politicien à ses débuts.

Girard a voulu tout montrer, multipliant les personnages et les recoins de la ville de Lyon. Basé sur un travail de recherche important, son travail est intéressant. Mais je l’ai trouvé un peu dilué, peinant parfois à dynamiser ce triptyque. Et on peine aussi je trouve à s’attacher aux personnages.
Son dessin, en Noir et Blanc, est plutôt bon (parfois proche de Daumier, ce qu'il recherchait sans doute).

Bref, un sujet intéressant, mais un traitement dont j’attendais sans doute davantage. Cela reste tout de même une lecture que je vous recommande.

Nom série  La Nuit des Clandestins  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Eh bien, un gros bof, voilà tout ce que m’inspire cet album qui, sur de bons sentiments et pour semble-t-il défendre des idées a priori estimables, s’empêtre dans une bouillie de bons sentiments et d’événements hautement improbables.

On pourrait qualifier les idées de Christin d’altermondialistes et, s’il est louable de les défendre, le résultat va clairement à l’encontre du but souhaité. C’est très lourd ! Le commentaire en off, est souvent trop long, empesé, redondant et carrément ch… .

Quant à l’intrigue : les déshérités du monde entier prennent le pouvoir, en masse, s’emparant des lieux du pouvoir sans que les autorités ne voient le coup venir ni ne fassent grand-chose pour l’en empêcher (les négociations sont carrément risibles). Je passe sur la possibilité d’organiser ce genre de complot mondial…

Bref, c’est très décevant, et la guimauve et les bons sentiments mal cuisinés me dégoulinaient encore des mains lorsque j’ai rendu l’album à ma médiathèque.
Note réelle 1,5/5.

Nom série  Le Beau Voyage  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bâti essentiellement sur un certain nombre de flash-backs, cet album nous présente une femme qui – suite à la mort de son père, commence une introspection qui va la mener à dénouer le nœud de son existence, du passé de ses parents, et de sa vie : la mort par noyade d’un frère, qu’elle n’a pas connu.

Les questionnements de cette femme se laissent lire – jusqu’au dénouement final et à sa « libération ». C’est une histoire triste, mais pas forcément si prenante que ça. Le dessin est par contre assez moyen je trouve (quelques visages ratés, quelques planches à la colorisation moyennes), en tout cas pas ma tasse de thé.

Un album à emprunter, éventuellement.

Nom série  Aslak  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été attiré vers cette série après avoir découvert le travail de Hub sur Okko. La comparaison est nettement à l’avantage de cette dernière, et Hub a été plus inspiré par un univers japonisant que par celui des « hommes du nord » (même s’il n’est ici pas seul au scénario). Mais « Aslak » n’est pas non plus complètement inintéressante.

C’est un mélange de médiéval fantastique et de Fantasy. Par-là, cela s’éloigne de Thorgal (même si l’univers est proche, inspiré du monde viking), et penche davantage vers les productions de chez Soleil (Lanfeust et compagnie). Mais alors plutôt le haut du panier de chez Soleil !

Le dessin, classique pour le genre, est vraiment bon. C’est plutôt ailleurs que le bât blesse quelque peu.
En effet, si l’ensemble est rythmé, je trouve que tout va trop vite, et que les auteurs ne creusent pas assez et les péripéties et les personnalités des personnages principaux : la vitesse empêche ici de saisir nettement les détails.

Ainsi, les protagonistes, globalement balourds et peu futés (les deux frères et leurs compagnons respectifs agitent plus leurs armes que leurs neurones, mis à part le troisième frère, plus jeune et plus réfléchi, mais qui est aussi plus transparent et finit par agacer). Brynhild aurait pu donner plus de peps, avec sa personnalité et sa qualité – seule femme au milieu de guerriers, mais c’est mal exploité je trouve.

Nom série  Courtney Crumrin  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’ai découverte sur le tard, et qui possède d’indéniables qualités – même si je la placerai moins haut que la majorité de mes prédécesseurs.

Je trouve que le personnage de Courtney est très intéressant, une petite fille à la forte personnalité, qu’elle a forgé avec des parents égoïstes et desquels elle ne se sent pas vraiment proche. D’ailleurs, ces parents, leurs ambitions, sont ce qui rend parfois drôles et amères certaines parties (surtout dans le premier tome, que j’ai bien aimé) : l’auteur, au travers du regard de Courtney, se moque clairement des préventions et prétentions de la bonne société, de la grande bourgeoisie d’Hillsborough, cet aspect « critique sociale » est plutôt bien vu.

Courtney est donc un personnage attachant et réussi, mais qui hélas vaut bien souvent mieux que les histoires dans lesquelles elle se trouve embarquée, qui sont inégales (j’ai par exemple nettement moins aimé le tome 4).

Avec elle, on en sait peu à peu davantage sur l’oncle Aloysus, sur l’assemblée des sorciers et sur leur implantation dans la région d’Hillsborough. Sur les « choses de la nuit » aussi. Quelques personnages récurrents, d’autres qui s’agglomèrent autour de Courtney (comme Holly Hartley), permettent à l’auteur de ne pas trop ronronner, dans une histoire d’apprentie sorcière assez différente de celle d’Harry Potter.

Le dessin de Ted Naifeh utilise très bien un Noir et Blanc stylisé, lui donnant une impression de jeux d’ombres, de papiers découpés et collés : le rendu convient bien à l’ambiance de la série. Seul bémol pour le côté graphique : ces mains avec des doigts bizarres.

Nom série  Les Cosmonautes du futur  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trondheim et Larcenet sont deux auteurs phares depuis une bonne vingtaine d’années. En tous cas ce qu’ils font m’intéressent toujours a priori. J’étais donc curieux de voir ce qu’ils avaient pu faire ensemble (ils collaboreront à nouveau sur Donjon Parade).

Le premier tome est plutôt bien fichu. Ça démarre – dans une cour de récréation, un peu comme du Titeuf, mais ça s’en écarte (heureusement, car en mieux).
Ces deux gamins, qui jouent les David Vincent, cherchant à alerter sur la présence de robots et/ou d’aliens que les autres n'ont pas encore repérés, sont attachant, en se montant le bourrichon, et s’improvisant sauveur de l’humanité.

J’ai par contre un peu moins accroché aux deux tomes suivants. Trondheim et Larcenet auraient sans doute dû se contenter d’un one shot. C’est en tout cas uniquement ce premier tome dont je vous conseille l’achat, pour une lecture sympathique.

Nom série  L'Enragé  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après une entame qui nous indique tout de suite que l’histoire se finira mal pour le héros, Baru nous livre ici le portrait d’un jeune écorché, qui se cherche, qui est plein d’une haine et d’une soif de vie qui le font s’écarter du droit chemin, que la société, ses parents (son père surtout, dont il cherche jusqu’au bout, désespérément à retrouver amour et compréhension) et les afficionados de la boxe auraient voulu le voir emprunter.

Je ne suis pas forcément fan du dessin, mais force est de constater qu’il est raccord avec l’histoire, sans fioriture.

L’histoire elle-même se laisse lire, et le personnage de Witko, par ses excès, son côté provocant et insupportable, possède de réels côtés attachants.

Le premier album est clairement le plus intéressant, mais je trouve le second un ton en dessous, plus faible, moins rythmé, le mutisme de Witko dans le prétoire donnant le ton du ralentissement de l’intérêt.

Quant à la révolte des banlieues consécutive à la condamnation de Witko, elle n’est ni crédible ni intéressante : cette partie, ainsi que l’épilogue, font retomber le souffle qui portait le début de cette histoire d’un jeune homme à vif emporté par un élan morbide.

Nom série  Iris  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose est sûre, c'est que Comès est un grand dessinateur, et cet album le confirme s’il en était besoin. Et, comme toujours, il utilise un très sobre et beau Noir et Blanc, avec des décors naturels souvent superbes.

Comme souvent aussi avec lui, une touche de fantastique, dans un univers isolé, dynamise plus ou moins une intrigue plutôt classique. Le monde de Féérie et ses habitants ajoute une touche de poésie un peu désuète.

Alors, c’est sûr, cet album se laisse lire. Mais j’avoue que j’en attendais peut-être davantage, que l'histoire ronronne parfois trop, et que je ne sais pas si je le relirai.
Mais un emprunt peut largement se justifier.

Nom série  Fais péter les basses, Bruno !  posté le 29/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Baru nous livre ici un polar étrange, qui se nourrit de plusieurs thèmes – de l’immigration clandestine aux querelles du milieu, en passant par le recyclage de vieux papys : c’est ce dernier aspect qui était le plus prometteurs, et duquel j'attendais le plus (comme pour Les Vieux Fourneaux ou Vieux fou !).

Mais, si j’ai lu cet album sans déplaisir, j’ai trouvé que Baru ne laissait pas assez le temps aux protagonistes ou au lecteur de se poser. Les enchaînements sont trop saccadés, sans trop de crédibilité parfois. Il aurait fallu creuser la personnalité de ces « anciens », qui remettent le couvert pour un dernier casse – avec quelques touches d’humour bienvenues.

Une lecture pas désagréable, mais qui ne me laissera pas beaucoup de souvenirs, hélas.

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