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Nom série  Le Guide du Mauvais Père  posté le 10/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est clair que ces petits albums n'ont pas la même profondeur que les chroniques dont l'auteur nous a déjà gratifié, n'empêche...

N'empêche que dans le genre léger, très tourné vers l'autodérision, facile à lire, divertissant, proche des gens (je me suis reconnu à plus d'une occasion), c'est quand même très plaisant !

Le dessin est on ne peut plus minimaliste mais il est suffisamment expressif pour faire passer le message.

Alors ? Anecdotique ? Oui, peut-être... mais j'ai trouvé ces albums si plaisants à lire que je les relirai à coup sûr.

Nom série  L'ambulance 13  posté le 09/11/2010 (dernière MAJ le 23/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit m’a principalement marqué par son versant historique. Il est vrai que la première guerre mondiale exerce sur moi un grand pouvoir d’attraction. De plus, le sujet est original et peu (voire pas du tout) abordé en temps normal.

Au niveau du scénario proprement dit : cela se tient. On retrouve une approche « humaine » de l’horreur. Ici, on ne parle pas de stratégie, les soldats retrouvent leur dimension d’homme, avec leurs faiblesses, leurs lâchetés mais aussi leur esprit de camaraderie et leur sens du sacrifice. Les personnages manquent un peu de charisme mais j’ai quand même aimé les suivre.

Le dessin de Mounier convient bien au genre. Réaliste, il reste très lisible même si les passages de nuit sont fréquents. Les personnages sont bien typés et je n’ai pas vraiment eu de peine à les distinguer les uns des autres dans cet univers où la boue, le sang et les tripes ont tendance à tout recouvrir.

Le cahier en fin d’album apporte un éclairage tout militaire sur le sujet. C’est, à nouveau, très instructif, même si je regrette que, dans ce cahier, la rigueur militaire prend le pas sur la dimension humaine.

Une série que je range aux côtés de « Notre Mère la Guerre » (et en dessous des œuvres de Tardi sur ce sujet) dans ma bibliothèque. Ici, la dimension historique domine le récit romancé mais l’ensemble demeure accrocheur et instructif.

Pas mal du tout ! Achat conseillé pour les amateurs du genre (et cela me fait plaisir de retrouver un Patrick Cothias enfin à nouveau convaincant et « sobre »).



Le deuxième cycle est construit sur les mêmes bases que le premier. L'aspect historique est toujours aussi intéressant (avec notamment l'apparition de Marie Curie dès le troisième tome) tandis que les personnages gagnent en profondeur au fil des planches.

Les auteurs n'hésitent pas à sacrifier l'un ou l'autre de leurs personnages importants, ce qui accentue encore toute l'atrocité de la guerre. Je reste cependant sur un "pas mal" enthousiaste mais je n'arrive pas à cerner ce qui manque à cette série pour que je lui attribue plus car, à tous points de vue, elle est bien. Peut-être son manque de nuance dans la construction des personnages est-il la source de mon manque d'enthousiasme (par rapport aux autres lecteurs, s'entend, car j'achèterai la suite sans hésitations aucunes). Il y a de ce point de vue peut-être un peu trop de manichéisme primaire à mon goût. Un personnage plus ambigu serait le bienvenu.

Nom série  La Ballade de Magdalena  posté le 10/10/2012 (dernière MAJ le 22/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture de ce diptyque, je me suis vraiment fait la réflexion que Christophe Dubois avait avant tout cherché à se faire plaisir. Et je suis de nature à penser que c’est lorsque les auteurs se font plaisir qu’ils sont les plus à même de nous offrir des œuvres marquantes.

Mais la ballade de Magdalena ne m’aura pas marqué. Si j’ai bien ressenti tout le plaisir que l’artiste qu’est Christophe Dubois a pris à dessiner ces planches, je dois bien avouer que son scénario m’est apparu trop prétextuel (ah ! Tiens, mon correcteur d’orthographe n’en veut pas, de ce mot) et surtout trop peu passionnant pour que je m’enthousiasme à mon tour.

Pourtant, il y a de bonnes idées, comme la période abordée et les lieux géographiques visités. Pourtant l'air du grand large se fait sentir à plus d'un tour de page. L’intrigue qui sert de fil conducteur part elle aussi d’une bonne idée même si elle tombe un peu à plat dès le tiers du second tome atteint (la solution me semblant trop évidente). Les personnages ne sont pas inintéressants mais manquent de profondeur. Christophe Dubois leur garde une part de mystère trop importante à mes yeux et certains de leurs actes me paraissent alors peu cohérents.

Restent de très belles pages. A ce sujet, j’ai quand même senti une baisse de motivation dans le second tome. La colorisation s’y fait moins nuancée, le résultat est moins lisse, des traits inutiles apparaissent. Cela reste du beau travail dans l’ensemble mais la finition est plus lâche. Comme si l'artiste était finalement pressé de rentrer à quai.

En résumé, c’est souvent beau à regarder, c’est pas déplaisant à suivre… mais c’est loin d’être passionnant. Un peu léger pour que j’en conseille l’achat mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à les louer.

Nom série  Golden Dogs  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Routinier.

C’est le mot qui me vient à l’esprit : routinier… Et c’est pas un compliment !

Pourtant le dessin de Griffo est des plus séduisants. Ses personnages sont bien typés, ses décors sont soignés, ses héroïnes sont aussi attirantes habillées que dévêtues. D’un strict point de vue graphique, ces planches sont de franches réussites.

Et la remarque vaut également pour les cadrages, la mise en page, l’équilibre entre dessin et textes, la fluidité des propos. Tout cela sent le savoir-faire.

… mais je n’ai ressenti aucune passion, je n’ai éprouvé aucune émotion. Le synopsis me semble avoir déjà été exploité des milliers de fois. La narration à la première personne est un grand classique mais, dans le cas présent, ne m’a pas permis d’entrer dans le récit (ce qui était pourtant le but recherché). Les personnages sont autant de stéréotypes (la séduisante putain prête à tout pour s’en sortir, le chef de bande mystérieux séduisant et à l’intelligence au-dessus de la moyenne, l’acolyte tueur froid et précis et un quatrième personnage sur lequel pourront peser les soupçons de trahison (mais ce ne sera pas elle, sinon, c’est trop facile)). Les évènements décrits ne me semblent guère originaux, l’emphase déployée me semble exagérée, forcée.

Ce premier tome en devient aussi passionnant qu’un trajet en Thalys. La mécanique est parfaitement rôdée, le confort est bien réel… mais regarder le paysage défiler n’est pas de nature à m’emballer et bien vite j’en viens à espérer la fin du voyage.

Devant le professionnalisme et le savoir-faire démontrés, n’attribuer qu’un 2/5 me semblerait très sévère mais je n’oserais conseiller l’achat dans le cas présent (même si l’objet est diablement séduisant).

A noter que les quatre tomes dont sera constituée cette série devraient paraître dans la même année. Voilà de quoi ravir les lecteurs impatients. A titre personnel, je jetterai peut-être un œil sur le deuxième tome mais on ne peut pas dire que l’impatience me ronge.

Nom série  Les Chroniques d’un maladroit sentimental  posté le 10/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne parlerai certainement pas de chef-d’œuvre mais bien d’un petit album sympathique et sans prétention, réalisé avec un plaisir que les auteurs parviennent à nous faire partager.

Certes, on retombe sur un thème déjà souvent exploité, qui est celui du jeune homme maladroit et timide en quête du grand amour.

Certes, les choses vont étonnamment bien tourner pour notre héros.

Certes, les différents chapitres ont des thématiques ultra-classiques (le rendez-vous, le premier baiser, l’annonce à la famille, la première rencontre avec les enfants de sa dulcinée).

Certes, le trait utilisé, simple et vivant, n’est pas de ceux qui attirent le regard au premier coup d’œil.

Mais voilà, le ton employé (tournant volontiers à l’autodérision), les techniques narratives (avec un héros qui n’hésite pas à s’adresser directement à nous, lecteurs pris pour témoins) et les personnages farfelus (un voisin de palier polonais, une mère castratrice, un passante qui passe et repasse,…) m’ont plu. Grâce à différentes techniques, les auteurs parviennent vraiment à me faire entrer dans le cerveau de leur héros… Un héros auquel il est par ailleurs facile de s’identifier.

Tout cela mis ensemble fait que si cet album n’est pas révolutionnaire, il est néanmoins agréable à lire. Pas mal, en résumé.

Nom série  Le Monde de Milo  posté le 08/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A titre personnel, je n’ai vraiment pas été subjugué par ce diptyque.

Peut-être un enfant y trouvera-t-il son compte mais le « vieux » lecteur que je suis n’a vu ici que lieux communs et multiples déjà-vus. Ca se laisse lire, certes, mais ça ne décolle jamais. A aucun moment, je ne me suis dit : « Mais que va-t-il se passer ? » tant la réponse tombait sous le sens. A aucun moment, je n’ai été inquiet du sort des différents personnages tant il me semblait évident que rien de fâcheux ne pouvait arriver aux « gentils » tandis que les « méchants » seraient à tous les coups cruellement punis de leurs vilénies.

Côté dessin, le style choisi est fort influencé par le manga tout en gardant une touche très européenne. C’est agréable à voir et, là aussi, je pense qu’un enfant tombera aisément sous le charme.

Ce qui me chipote le plus, dans cette série, c’est sa maquette. Un grand format d’ordinaire réservé à des productions plus ambitieuses ne me semble pas adapté à cette gentille mais très prévisible histoire. Inconsciemment, j’en attends plus, j’en veux pour mon argent !

Avec une maquette moins « prétentieuse » et un prix moindre, je me serais sans doute dit que c’était finalement pas mal. Sous ce format, la déception l’emporte. Bof, donc…

A noter que la fin de l’histoire ouvre la porte à d’autres cycles. Une suite est donc très certainement à envisager au cas où la série rencontrerait un certain succès. Mais cette suite se fera sans moi…

Nom série  Le cinquième Beatles (l'histoire de Brian Epstein)  posté le 18/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le 5ème Beatles est avant toute chose le portrait d’un homme, Brian Epstein, célèbre manager du groupe.

Les auteurs se proposent ici de nous relater sa vie depuis sa découverte du groupe jusqu’à sa mort prématurée. Mais plutôt que de se borner à une évocation historique rigoureuse, ils n’hésitent pas à prendre quelques libertés avec la véracité pour « mieux appréhender l’essence même du personnage ».

Apparaissent ainsi quelques personnages totalement imaginaires qui serviront de révélateurs à la personnalité d’Epstein. Si ce choix peut prêter à discussion, je le trouve bien exploité dans le cas présent. On peut aisément faire la part entre faits réels et divagations d’auteurs et ces libertés prises ne changent en rien la véracité des faits.

Le volume est copieux mais se lit assez rapidement. Le dessin est agréable même si les personnages sont parfois caricaturés à l’excès (on oscille constamment entre un dessin réaliste et un style proche de la caricature de presse). La mise en page est agréablement diversifiée et la composition des planches permet de se sentir avancer dans le récit.

Bon, pour tout avouer, je n’ai pas été subjugué par le personnage. Il était certes torturé mais finalement passe à mes yeux comme une trop bonne victime dans un monde auquel il n’était pas préparé. C’est un peu trop… bienveillant à mon goût, trop manichéen.

Par ailleurs, et hormis le sentiment que les Beatles furent bien le premier boys-band de la pop (finalement pas si éloignés que ça d’un Justin Bieber, en terme de fabrication d’image s’entend), je n’ai pas le sentiment d’avoir découvert quoi que ce soit. L’achat de disques par le propre producteur est une (détestable) pratique connue depuis belle lurette. L’homosexualité et les problèmes de dépendance de Brian Epstein ne sont pas vraiment des secrets.

En résumé, on a un portrait original et (trop ?) respectueux d’un personnage que je n’ai pas trouvé hors du commun (opiniâtre, oui mais quel manager ne l'est pas ?). Le livre se lit aisément mais ne m’a pas spécialement marqué. A lire si le sujet vous intéresse mais je conseillerais plutôt l’emprunt via une bibliothèque que l’achat.

Nom série  La Brigade juive  posté le 18/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Brigade Juive peut être considérée comme le prolongement de 'Grand Prix', du même auteur. On retrouve en effet un personnage commun et ce récit s’inscrit chronologiquement peu après la série précitée. Prolongement, certes, mais la lecture préalable de 'Grand Prix' n’est pas obligatoire pour qui voudrait se lancer dans cette série.

Ceci dit, j’ai retrouvé très logiquement quelques points communs entre ces deux séries, le principal étant le souci de véracité historique couplé à l’originalité de son approche. Le thème central, ici, est, vous vous en doutez, la brigade juive. Une brigade de volontaires qui se sont joints aux troupes alliées pour combattre les nazis et qui pourra (enfin) faire ses preuves à la toute fin du conflit.

Nous suivrons ainsi deux volontaires alors que la guerre est pour ainsi dire terminée. Ils sillonnent les voies polonaises en quête de criminels de guerre, afin d’empêcher ceux-ci de disparaître dans la nature. Leur route croisera celle d’une enfant juive miraculée de l’holocauste.

Contrairement à Grand Prix, La Brigade Juive s’articule autour d’un nombre réduit de personnages et n’est nullement étouffé par une surabondance d’informations historiques. Ce qui donne, en définitive, un premier tome facile à lire tout en étant intéressant, historiquement parlant. Une très agréable entrée en matière même si cet album sert avant tout à placer l’univers que veut développer l’auteur.

Le dessin de Marvano reste singulier. Il est des plus efficaces et suffisamment précis pour illustrer ce genre de récit réaliste et historique mais la simplicité des compositions fait en sorte que je ne me suis jamais vraiment attardé sur une planche pour admirer le travail graphique effectué.

Nom série  Welcome to Hope  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au début, j’ai cru qu’ils allaient en faire de trop. Le théâtre est extrêmement classique avec ce village perdu des Etats-Unis, cet étranger qui débarque et cette jeune femme qui rêve d’autres horizons. Oui, je sais, pour l’originalité, faudra repasser. N’empêche que le récit, dès le début, est bien rythmé et on a bien vite envie d’en savoir plus… mais les auteurs font dans la surenchère et j’ai craint le pire.

Et puis, tout compte fait, ça y va gaiement dans le pulp mais sans déborder. Alors, j’ai enchainé les tomes… avec d’autant plus de facilité que ça se lit vite. La narration est soignée, les rebondissements foisonnent. Le dessin est agréable et bien moins noir que ce que les couvertures laissaient croire et j’attendais avec impatience de voir tous les fils s’entremêler dans le final.

Et là, bardaf ! Là, je me suis dit : « C’est quand même super bien foutu ! » Ce scénario a, en définitive, été fichtrement bien pensé en amont. Et d’un petit 3/5, j’en arrive presque à me dire que ces trois tomes valent un petit 4/5. S’il n’y avait eu ces moments limites dans la surenchère, des moments durant lesquelles je me suis demandé si nous n’étions pas finalement face à une parodie, j’aurais accordé un 4/5. Là, j’en reste à 3/5 mais je vous invite chaleureusement à lire cette série. Ce sont trois tomes vite lus qui détendent bien (si, du moins, le sang, les tripes, la narration emphatique et les barjots dignes d’ « Esprits criminels » ne vous font pas peur).

Nom série  King Richard  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange récit que celui-ci.

Elégant par son trait, sa colorisation et sa mise en page, il désarçonne par sa narration et déstabilise le lecteur via quelques libertés prises (et assumées) avec l’histoire telle que nous la connaissons.

Avec une trame ayant pour cadre les débuts de l’aviation (le récit débute en 1908 et se termine durant la première guerre mondiale), on pouvait s’attendre à une base historique solide. L’auteur a cependant choisi de créer une histoire totalement imaginaire. Fi de certains de nos repères, nous devons accepter d’être déstabilisés, faute de quoi nous ne rentrerons pas dans ce récit. Si vous cherchez de l’historique pur et dur, je pense que vous pouvez passer votre chemin. Nous sommes ici dans un récit aux limites de l’onirisme qui s’articule autour de Charles De Winter, personnage de fiction, perdant magnifique et paraplégique fasciné par le mythe d’Icare.

La narration est très présente et assez particulière. Max Vier nous invite à rentrer dans la tête de son ‘héros’ mais ce dernier n’est pas toujours facile à suivre. Pourtant, au fil des planches, nous le comprenons de mieux en mieux. Ce perdant magnifique devient touchant grâce autant à ses rares qualités qu’à ses multiples défauts.

Le récit, long de plus de 100 pages, permet de bien développer ce personnage mais aussi, et surtout, d’offrir des planches très aérées et joliment découpées (j’ai pensé à « La Caverne du souvenir » d’Andréas, par moments, c’est vous dire). La lecture est aisée et relativement rapide pour un aussi gros volume.

La colorisation est vraiment agréable, elle aussi. Douce et nuancée, elle ensoleille le récit.

Enfin, le trait de l’auteur est des plus sympathiques même si deux de ses personnages masculins offrent une physionomie très proche (ce qui m’aura dans un premier temps induit en erreur à un moment clé du récit). C’est beau, c’est frais, les décors ne sont pas oubliés et le découpage dynamise agréablement le récit.

On peut être surpris de ne pas retrouver cet album dans la collection « Cockpit » chère à l’éditeur mais je pense que cette option est due aux libertés prises par l’auteur vis-à-vis d’une quelconque véracité historique. Le thème du récit, bien plus encore que celui de l’aviation (qui n’est jamais qu’un prétexte) est celui du dépassement de soi, de cette force vitale qui pousse l’homme à avancer… quitte à rentrer dans le mur, encore et encore… le mythe d’Icare, je vous dis !

Un récit assez particulier, étrange, mais que j’ai lu d’une traite et avec plaisir. Je n’en déconseille certainement pas l’achat mais j’insiste : il ne s’agit en rien d’un récit historique, ni même d’une uchronie. Le propos est ailleurs. C’est la raison pour laquelle je pense qu’une location préalable vous évitera peut-être une grosse désillusion. A mes yeux, il n’empêche que c’est plutôt du type : « Ah ouaiiiss, pas mal ! »

Nom série  Julia & Roem  posté le 04/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bilal revisite ici le mythe de Roméo et Juliette.

On se retrouve dans un univers post-apocalyptique désertique et sans grande originalité. L'artiste utilise sa palette de couleur traditionnelle, donc les planches sont à dominante bleu et marron.

L'histoire se veut poignante et la vérité est que je me suis royalement emmerdé tant c'est convenu. Ben oui, tout le monde connait l'histoire des amants maudits et cette adaptation est très fidèle. Résultat : pour le suspense, faudra repasser. Quant à la pertinence de déplacer ce drame dans cet univers, je reste dubitatif (sinon que l'artiste est certainement plus à l'aise pour dessiner un bâtiment cubique et désertique plutôt qu'une bâtisse de type renaissance italienne).

Pour les fans du dessin de Bilal... et encore car il a fait mieux dans d'autres albums, à mon humble avis.

Nom série  H.ell  posté le 04/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nouveau projet des deux auteurs de I.R.$., ce H.ell s’annonçait prometteur.

J’avoue en effet apprécier d’ordinaire autant le travail de Stephen Desberg que celui de Bernard Vrancken. Le premier est un scénariste qui maitrise son sujet. Je sais qu’avec lui, le suspense sera présent et bien dosé, la narration sera soignée et que l’équilibre action/explications sera respecté. Bernard Vrancken, quant à lui, m’a toujours séduit par la précision de son trait et le soin qu’il accorde tant à ses personnages (faciles à identifier) qu’à ses décors (pourvus d’une réelle profondeur).

Ces qualités, je les ai retrouvées dans ce premier tome… Et même plus encore car le style graphique adopté ici par Bernard Vrancken a de quoi surprendre ! La colorisation apporte beaucoup de noirceur sans que le trait ne perde en précision. Certaines cases d’ambiance sont vraiment de toute beauté.

Pourtant je ne suis pas du tout convaincu après ce premier tome. J’ai en fait le sentiment de m’être retrouvé devant une œuvre de commande réalisée dans la précipitation. En fait nous avons droit à une série de Dark Fantasy qui voudrait suivre le sillon creusé par A Game of Thrones mais qui ne rivalise pas en termes de complexité avec cette dernière. Nous naviguons dans un univers médiéval fantasmé, créatures étranges incluses et, pour héros, nous avons un noble chevalier trahi et déchu, obligé pour punition d’on ne sait encore trop quoi d’officier comme enquêteur. Jugement original s’il en est et déjà là, je me demande ce qui incite notre héros à accomplir sa tâche avec autant d’application. Les informations livrées sur le passé du personnage sont distillées avec parcimonie et il m’est vraiment difficile de comprendre ses motivations. Il est évident que le passé du personnage et sa quête de vérité seront le fil conducteur qui reliera les tomes entre eux.

Par ailleurs, ce premier tome offre une première enquête… qui m’est apparue très pauvre. Tout d’abord, nous sont présentés des êtres dotés d’un pouvoir assez fabuleux. Etrangement, ces êtres n’occupent pas des positions stratégiques dans la société présentée mais, au contraire, sont réduits au rôle de prostituée ou de bouffon (pour ceux que l’on croise dans ce premier tome). J’ai du mal à y croire… à nouveau. Soit… Une série de crimes est commise et H.ell part en quête du meurtrier qui, on le comprend rapidement, doit être une de ces créatures. Il n’a aucune piste ni aucun indice mais bouclera quand même son enquête en deux pages d’une manière que je trouve là encore très ‘facile’ (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler). Comme nous ne savons rien des motivations du tueur à la fin de ce premier tome, je suppose que cette enquête est amenée à rebondir dans les tomes suivants (on subodore méchamment le gros complot, là).

Enfin, je n’ai pas aimé la manière dont Stephen Desberg insistait sur le nom de son héros durant ce premier tome. J’ai eu le sentiment qu’il était vraiment fier de sa trouvaille (il place son H.ell dans beaucoup de ses monologues et même parfois sans aucune raison), qu’à titre personnel je trouve presque sans intérêt.

Ces multiples ‘détails’ ont fait en sorte que je reste très réservé sur cette série… d’autant plus que mes attentes sont grandes au vu du pédigrée des deux auteurs.

Attention, j’insiste : on a affaire à des pros et le travail réalisé est soigné. Il n’est pas question de parler d’une œuvre bâclée mais bien d’une série qui me semble démarrer sur des bases trop légères.

J’espère que la suite me donnera tort, auquel cas je me ferai un plaisir de revoir ma note à la hausse. Mais jusqu’à présent, et malgré le beau travail graphique réalisé, ça reste « bof »…

Nom série  Le Pilote à l'Edelweiss  posté le 05/12/2012 (dernière MAJ le 25/11/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout d’abord, le positif : la série se lit avec plaisir (et, quelque part, c’est bien là le plus important).

Romain Hugault maîtrise toujours magistralement le domaine aéronautique et dès qu’il s’agit d’illustrer une mécanique (volante ou autre, d’ailleurs), il fait montre de grand art. Certaines scènes de combat aérien sont superbes d’esthétisme, l’auteur est passionné par son sujet et cela se ressent. Au niveau de ses personnages, on retrouve sa marque de fabrique avec des pin-up aux seins lourds (mais aux visages d’actrice porno, diront les mauvaises langues), aux proportions généreuses et régulièrement dévêtues (ce qui n’est pas pour me déplaire).

Au scénario, Yann sait y faire pour offrir une histoire plaisante à suivre. Ses personnages sont bien typés (quoique très classiques avec ces jumeaux aux caractères antagonistes). La narration est fluide, les dialogues sonnent juste. Les révélations arrivent à point nommé pour relancer l’intrigue tout au long de ces trois tomes.

Comme cadre de cette aventure, les auteurs ont choisi la première guerre mondiale. Ce théâtre est bien exploité, lui aussi, même si l’aspect historique n’est pas prioritaire.

Et puis…

Et puis, il y a un retournement de situation dans le tome 3 qui me parait totalement abscons. Vous vous en doutez, avec des jumeaux comme personnages principaux, les échanges d’identité entre frères servent de moteur au récit. Seulement, voilà : à force d’échanger leurs identités, Yann finit par ne plus être logique avec lui-même. Des données connues de tous finissent par être miraculeusement oubliées.

Ces illogismes ont donc gâché mon plaisir lors de la lecture de ce troisième tome. Je l’ai lu, je l’ai relu et je ne parviens pas à trouver logiques certains événements. Ce qui m’énerve quand même quelque peu.

Je ne voudrais pas oublier tous le positif évoqué plus haut et peut-être qu’un autre lecteur trouvera au contraire que tout cela est logique, mais je vous conseille tout de même de passer par une location avant l’achat, histoire d’éviter d’être finalement déçu par ce récit.

Pas mal, toutefois… Mais je vais retourner le lire encore une fois, histoire d’être sûr que rien ne m’a échappé.

Nom série  Otaku Blue  posté le 25/01/2013 (dernière MAJ le 21/11/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Otaku blue nous propose un polar nippon (mais pas mauvais non plus) assez classique.

Le récit se construit sur deux axes en suivant deux couples. Le premier, composé d’une étudiante réalisant sa thèse de sociologie sur les otaku (pour faire court, il s’agit des hommes atteints de collectionnite aigüe attirés par l’univers des mangas et, plus particulièrement dans le cas présent, par l’imagerie au caractère sexuel et enfantin prononcé dégagé par ceux-ci ainsi que par les jeunes Japonaises qui se déguisent à l’image de ces personnages) et de son copain, assistant-réalisateur de films d’horreur gores. Le deuxième est formé par deux policiers (le vieux marqué par la vie et le jeune ambitieux et impliqué, c’est un grand classique) qui enquêtent sur une série de meurtres avec mutilation dont toutes les victimes sont de jeunes femmes.

On passe constamment d’une histoire à l’autre et on se doute dès le début que les deux sont liées (sinon, pourquoi nous raconter ces deux histoires, me direz-vous, subtils que vous êtes). Richard Marazano gère très bien le suspense et les révélations arrivent au compte-goutte, avec fausses pistes à la clé, tandis que les principaux acteurs se dévoilent de plus en plus. Et, honnêtement, à la fin de ce premier tome, et même si de sérieux soupçons pèsent sur l’une ou l’autre personne (enfin, surtout l'une), je n’ai qu’une envie : continuer à suivre ces personnages jusqu’au terme de cette enquête.

Le dessin, par contre, m’est apparu assez moyen dans son genre. Je trouve certaines perspectives bancales voire ratées tandis que les personnages manquent de finesse pour totalement me séduire. Il s’agit cependant d’un travail correct qui ne gêne en rien la lecture… mais j’ai connu mieux.

Pas mal du tout, en somme. A cause de ce dessin un peu passe-partout, je n’achèterai pas la série mais j’aurais un grand plaisir à continuer à la suivre via ma bibliothèque. Et qui sait ? Si le dessin progressait dans le deuxième tome, peut-être me laisserai-je tenter, car cette enquête est très prenante.

Je m'en voudrais cependant de déconseiller l'achat car mon appréciation du dessin est très subjective. Donc si vous aimez les polars et si le trait de Malo Kerfriden vous plait, je n'ai qu'un conseil à vous donner : foncez !



Après lecture du second (et donc dernier) volet de cette enquête, je déconseille finalement l'achat. Et ce pour deux raisons :

- La première est qu'un détail (assez grossier) trahit trop vite le tueur en série. Et une fois ce point élucidé, l'enquête perd quand même une part de son intérêt... Quoique...
- La deuxième vient justement de ce "quoique" car ce second tome semble progressivement se désintéresser de la traque en elle-même pour privilégier l'aspect psychologique des personnages. Mais cela ne m'a pas spécialement convaincu.

Ceci dit, la série demeure à un niveau plus qu'acceptable et sa lecture n'est pas pénible du tout. Je trouve juste que dans la production surabondante actuelle, elle n'émarge pas. Donc, emprunt en bibliothèque : oui - achat : non.

Nom série  Les Guerres silencieuses  posté le 20/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Honnêtement, la couverture ne me faisait pas envie. L’occasion s’est toutefois présentée à moi de lire ce récit via une location.

Bien m’en a pris car ce récit s’est finalement révélé très agréable à lire.

Il s’articule autour de trois axes.

Le premier est l’évocation du service militaire du père de l’auteur. Un service effectué au Maroc dans un état d’esprit étrange. La guerre n’est pas loin et les troupes espagnoles occupent encore le pays manu militari mais les conscrits semblent n’être absolument pas au courant de la situation… du moins au début de leur service. A titre personnel, j’ignorais moi aussi tout de cette situation et l’album offre de ce fait une indéniable plus-value historique. A travers les témoignages de ses parents, l’auteur nous dresse un beau portrait de cette Espagne des années ’60. J’ai été immergé dans cette époque mais aussi et surtout, à l’image de l’auteur, j’ai découvert avec surprise (parfois bonne parfois mauvaise) la mentalité de l’époque.

Le deuxième axe s’articule autour de la relation père-fils. Une relation que j’ai senti évoluer au fil du récit. L’auteur apprend l’histoire de son père via un cahier réalisé par celui-ci et j’ai partagé ses étonnements. Au début, Jaime Martin semble prendre ce sujet de bd (le service militaire de son père, donc) en désespoir de cause, craignant de tomber sur une histoire sans intérêt. Mais, au fil des pages, j’ai senti son regard se changer, comme s’il découvrait un tout autre père que celui qu’il connaissait. En nait une forme de respect mais aussi une source de questionnements et un motif au dialogue. Et alors que son père semblait profondément le saouler en début de récit, Jaime Martin recherchera de plus en plus son contact au fil du récit.

Le troisième axe est celui du processus de création d’une œuvre. Jaime Martin nous permet vraiment de partager ses doutes, ses craintes, se questionnements au travers de planches dans lesquelles il se met lui-même en scène. Il nous explique ses choix narratifs au travers de dialogues avec sa compagne. C’est, là aussi, intéressant et instructif et je pense que ces passages devraient plaire à beaucoup d’auteurs amateurs de bandes dessinées.

Ces trois thématiques mises ensemble offrent un récit très humain, avec une narration qui rend les personnages proches du lecteur. Les passages d’un thème à un autre permettent de dynamiser la lecture tandis que le découpage en courts chapitres m’a systématiquement donné l’envie de continuer ma lecture.

Le dessin est simple mais convient bien au propos. L’auteur n’hésite pas à régulièrement exploiter des photographies qui humanisent encore un peu plus le récit, nous rappelant par ce procédé que les personnages évoqués sont bien réels.

En fait, je trouve qu’il ne manque qu’une conclusion un peu plus marquante pour que je puisse parler d’un grand album. Ici, j’ai bien apprécié ma lecture mais, au terme de celle-ci, je me suis dit : tout ça pour ça ? Car c’est finalement la vie quotidienne de personnages ordinaires que nous raconte l’auteur et si le contexte est intéressant, si l’évocation du service militaire est intéressante, il n’y a pas d’événement final marquant qui puisse vraiment graver ce récit dans ma mémoire.

Très certainement à lire et même à posséder, un album touchant, parfois amusant, parfois étonnant mais surtout profondément humain. Franchement pas mal bien !

Nom série  Ab irato  posté le 20/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Récit d’anticipation aux personnages très classiques, cet Ab Irato m’a tenu en haleine durant ses deux tomes et j’attends la suite avec envie.

J’ai apprécié l’univers créé par Thierry Labrosse et le fait qu’il localise son intrigue à Montréal (ça nous change des lieux habituellement exploités par ce type de récit). Les personnages, eux, ont beau être convenus, ils n’en sont pas moins charismatiques et, là aussi, il m’a été difficile de ne pas m’y attacher.

Le scénario n’offre pas grand-chose d’original mais (car il y a un mais) il est très agréable à suivre tant il présente une belle alternance entre les nombreuses scènes explosives et les passages qui nous présentent ce Montréal futuriste. C’est avant tout un récit d’action, très dynamique et rythmé… et, ma fois, j’ai été emporté par le flot avec ravissement.

Le dessin est agréable, facile d’accès, expressif et dynamique. Les personnages sont bien typés. Les décors ne sont pas négligés même s’il ne s’agit pas d’un travail de maniaque (efficacité avant tout).

Proche du franchement bien. Si la suite de l’aventure devait m’offrir l’une ou l’autre révélation surprenante, nul doute que je reverrai ma cote vers le haut. En l’état, c’est déjà pas mal du tout !

Nom série  Le Royaume  posté le 09/02/2010 (dernière MAJ le 20/11/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une bien agréable petite surprise.

La couverture me laissait craindre une histoire pêchant par naïveté ou par excès de poncifs.
Le style graphique me laissait craindre une histoire dans l’air du temps et un certain manque de profondeur.

Ma lecture m’a permis de savourer un récit vif et amusant, sans prise de tête mais sans réelles surprises non plus.

L’histoire, donc, joue sur une vision moderne de l’univers médiéval issu de notre imaginaire. Le récit est bien pensé et bien écrit, il ne tombe dans aucun excès (pas d’anachronismes ultra-primaires, pas trop de poncifs mille fois employés) et met en avant le dynamisme tant narratif que graphique de l’artiste.

Le trait de Benoît Feroumont n’est pas de ceux que j’affectionne généralement. Mais, si je lui reproche une trop grande simplicité, je dois admettre que ce style très épuré favorise son expressivité et (on y revient) son dynamisme.

Une série que je continuerai à suivre sans en attendre des merveilles mais en en espérant un plaisant et déridant moment de lecture.



Après cinq tomes, la série continue à me distraire sans ennui. Plaisante, amusante, dynamique et expressive, truffée de multiples personnages attachants, elle est à mes yeux une réelle réussite.

Nom série  Silex Files  posté le 20/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu les tomes 1 et 3 et je ne lirai le tome 2 que si je sais l’avoir en location et si je n’ai rien de plus intéressant à lire à ce moment-là. En clair, il est peu probable que je lise ce tome 2.

Pourtant, la série est tout à fait correcte dans son genre et devrait plaire aux amateurs de Foerster. L’auteur joue sur les anachronismes avec ce privé néanderthalesque et certains passages m’ont bien fait rire. Malheureusement pour moi, à côté de ces bons moments, j’ai aussi trouvé beaucoup de séquences sans grand intérêt. De plus le style de l’auteur est naturellement bavard, et un peu lourd à mon goût.

Par contre, j’ai été agréablement surpris par les scénarios. Je m’attendais à trouver des histoires courtes, spécialité de l’auteur, mais nous avons droit à des récits de 45 pages plutôt bien pensés. Tordus et absurdes mais cohérents dans leur genre. Et l’espace laissé permet une construction soignée et des rebondissements nombreux.

L’humour est noir et joue principalement sur les anachronismes ou sur la manière dont les personnages meurent. On notera également l’emploi d’un running-gag qui m’aura finalement bien fait rire.

Enfin, le dessin ne désarçonnera pas les fans de l’auteur ni les lecteurs amateurs de franco-belge. C’est là aussi, sympa et soigné quoiqu’un peu raide à mon goût.

Pas assez marquant pour que j’en conseille l’achat mais, si vous aimez le genre, une lecture via emprunt en bibliothèque est envisageable.

Nom série  Châteaux Bordeaux  posté le 29/04/2011 (dernière MAJ le 15/11/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bonne série, sans réelle surprise.

Techniquement, rien à redire. La narration est bonne, le dessin réaliste est soigné sans foisonner de détails, les personnages sont bien typés.

Côté « situation de départ », on est proche du feuilleton de l’été. J’avoue être resté sur ma faim durant une bonne partie de l’album. J’étais face à une pâle variante des « Maîtres de l'Orge », mais avec un thème qui m’intéresse moins (on passe de la bière au vin) et des personnages trop rapidement enfermés dans leurs rôles.

Et puis, à quelques pages du terme de ce premier tome, la situation se complexifie. Certains personnages commencent à nous montrer d’autres facettes de leur caractère, auxquelles je ne m’attendais pas. Voilà qui est bien mieux ! En tous les cas, cela m’a donné l’envie de lire la suite.

Une série à suivre. Trop classique pour que je sois emballé mais bien faite et, pourvu que le thème du vin vous interpelle, intéressante car bien documentée.



Après lecture du deuxième tome, j’ai toujours le sentiment de lire le feuilleton de l’été de France3. L’intrigue me semble cousue de fil blanc et, s’il n’y avait ce côté instructif sur les principes de vinification, je pense que j’aurais beaucoup de mal à me passionner pour ces personnages très « roman-photo ».

Grâce au côté « documentaire », la série reste pas mal à mes yeux mais son intrigue ne décolle toujours pas.



Après lecture des quatre premiers tomes (et donc relecture des premiers), je dois toujours faire les mêmes constatations. D'une part, la narration est bonne et le dessin est agréable. D'autre part, l'intrigue ne décolle toujours pas et j'ai un peu le sentiment que la série peut encore continuer sur une trentaine de tomes sans que quoi que ce soit de neuf n'arrive. Le côté documentaire est toujours présent et plaisant mais le moteur de l'histoire demeure identique au fil des pages (l'héroïne est enthousiaste ou désespérée en fonction qu'elle trouve ou non de l'argent pour continuer l'exploitation de son vignoble).

Par ailleurs, je me demande toujours pourquoi Châteaux Bordeaux s'écrit avec un ''x'' à Château. Je suppose qu'une explication viendra dans les tomes suivants.

Enfin, en relisant les deux premiers tomes, les approximations chiffrées m'ont agressé l'œil (que j'ai "comptable", déformation professionnelle oblige). Dans le premier tome, notre jeune héroïne, qui se vante d'être experte en gestion, s'avère incapable de faire une division par 10. Dans le deuxième, c'est un célèbre œnologue qui étale sa culture en affirmant qu'un vin est composé de 55% d'un cépage, de 35% d'un autre et de 15% d'un troisième... J'veux rien dire mais son verre déborde. Ces erreurs sont d'autant plus regrettables qu'elles surviennent à des moments où les personnages sont censé montrer tout leur professionnalisme et leurs compétences. Difficile de croire en eux lorsqu'ils commettent des erreurs qu'un gosse de 10 ans n'aurait pas commises.

Bon, je continuerai la série parce qu'elle est agréable à lire mais je conseillerais plutôt l'emprunt en bibliothèque car j'ai peur que la série finisse par s'éterniser.

Nom série  Du Raisiné sur Paname  posté le 14/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire est une réédition. A l’origine, il s’agit de l’une des trois qui figurent dans « "Pierre Guilmard présente…" », et, à votre place, je l’oublierais sous la forme ici proposée au profit de l’édition précédente. La raison est simple : ici, une seule histoire vous est proposée alors que « Pierre Guilmard présente… » vous en propose trois. De plus, ces albums se trouvent assez facilement d’occasion et se vendent en règle générale à des prix assez similaires.

Ceci dit, ce « raisiné sur Paname » n’est pas désagréable à lire. Il s’agit d’un récit très typé qui rend hommage aux films policiers à la française, époque Tontons flingueurs et consort. L’accent est mis sur les dialogues et le jargon très imagé des protagonistes. l'humour est quelque peu lourdingue mais c'est assumé. Le scénario, lui, est assez basique et sans réelle surprise.

Le dessin est agréablement expressif et la colorisation est plutôt vive. Dans son genre, c’est réussi.

Certainement pas inoubliable mais pas désagréable non plus.

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