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... a posté 2510 avis et 132 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Hassan et Kadour  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jacques Laudy est un peu le mal-aimé de la BD. En effet, s'il y a bien un dessinateur qui fut frappé d'ostracisme, c'est bien lui, son oeuvre ayant été reconnue tardivement au milieu des années 70, puisque RTP ne consacra courageusement un 1er album à sa série principale "Hassan & Kadour" qu'en 1975, avant que Bédescope ne prenne le relais à partir de 1978. Ses autres Bd étant des récits complets. Et pourtant, Laudy fit partie du quatuor de base du journal Tintin à sa fondation en Belgique en 1946, avec Hergé, Jacobs et Cuvelier, et "Hassan & Kadour" parut dès le n° 1 du journal Tintin édition française en 1948. Mais Laudy eut le tort de déplaire à la direction du journal (et le public l'apprécia modérément), sa carrière fut donc stoppée en 1962.

Si on y regarde de plus près, on a une série aventureuse et fantaisiste pas plus mal que certaines autres de son époque qu'on verra chez Tintin ou Spirou, Hassan et Kadour étant 2 garnements farceurs et vagabonds évoluant au pays des 1001 Nuits et qui trouvent le moyen de voyager dans le temps, se retrouvant soit en mameluks de Bonaparte, soit en officiers britanniques... La série alliait le fantastique, le merveilleux, la féerie sous couvert d'humour, mais dans un ton souvent assez naïf. Lue aujourd'hui, il est clair que cette série ne fera pas grimper aux rideaux, même moi, elle me laisse assez indifférent, mais je trouve qu'elle possède quelques qualités quand même. Je l'ai découverte seulement par d'anciens numéros du journal Tintin de 1962, puis par les albums Bédescope.

Le dessin aussi du premier épisode " le Voleur de Bagdad " est très naïf, limite enfantin, pas très joli, ressemblant vaguement au trait de Bob De Moor ; il s'améliore dès le second épisode " les Mameluks de Bonaparte " en adoptant une Ligne Claire plus souple et tendra à se rapprocher plus du style de Jacobs, on peut le constater sur la planche présentée en galerie, tirée de " la Mission du major Redstone " qui est le dernier épisode de la série, publié dans Tintin en 1962. L'édition en albums n'a pas repris les épisodes dans l'ordre.
Comme on le voit, la série n'ayant pas eu le succès escompté en son temps, qu'en sera-t-il de nos jours ? Je crois qu'elle plaira plus à d'anciens lecteurs du journal plus âgés que moi, ou aux collectionneurs.

Nom série  Drôles d'oisifs  posté le 09/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces récits courts compilés dans cet album m'ont rappelé en effet L'Echo des Savanes, glorieuse époque des années 90 où ils furent publiés en 1995, puisque J.C. Denis a entamé une collaboration avec Albin Michel dès 1991 qui s'avérera fructueuse.

Ces portraits des La Houppe, ont bien-sûr quelque chose de drôle en décrivant ces aristos comme ridicules dans leur entêtement à perdurer un mode de vie d'un autre temps, mais je trouve que les chutes tombent à plat ; elles ne sont ni subtiles, ni amusantes, ni recherchées, mais tout à fait incolores. Ce qui m'a le plus fait sourire en fait, ce n'est pas ces conclusions très banales, mais bien plutôt les caractéristiques des différents personnages, aussi bien le couple des la Houppe, que leur bonniche au caractère très populiste, et quelques personnages secondaires. De petits détails accentués par le comique du dessin qui donnent une certaine drolerie à cette Bd, même si ça reste très léger, voire même pas terrible.

Ce que j'aurais voulu , c'est que Denis force un peu plus le trait, car ça reste gentil, on voit ici que les aristos sont de doux originaux ; un peu plus de férocité aurait été bienvenue, mais ce n'est pas tellement le genre de son auteur. Le dessin toujours aussi élégant et expressif a contribué à m'amuser, sinon ça n'aurait eu pour moi aucun intérêt. Mais je met quand même l'achat , car ça peut faire sourire des gens plus réceptifs que moi.

Nom série  François Jullien  posté le 09/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On m'a prêté cette collection d'albums que j'aimerais bien trouver en occase, mais je ne l'ai jamais vue chez mes bouquinistes habituels, en tout cas, elle m'a vraiment intéressé, car elle décrit le crépuscule napoléonien, au moment où en 1812, l'Empereur va entreprendre la désastreuse campagne de Russie ; c'est une période historique trouble où Napoléon est depuis quelques temps dans le collimateur des coalitions européennes qui tentent d'abattre la puissance de l'Empire. Cette optique est vue à travers le parcours chaotique d'un jeune aventurier qui pour une histoire de femme, doit fuir la gendarmerie impériale à travers différents pays d'Europe ennemis de la France comme l'Angleterre, l'Espagne ou l'Autriche. Si vous vous rappelez de cette série TV le Fugitif, eh bien, on peut dire que François Jullien est un peu le Fugitif de la France impériale.

L'aspect aventureux est bien marqué, mais je trouve que la série devrait quand même être classée en genre Historique ; malgré un héros peu attachant, le ton romanesque, les multiples péripéties, l'aspect bien documenté et le fait que le héros soit ballotté par les soubresauts de l'Histoire font que cette série démarrée en 1985 était très prometteuse , mais elle ne dura que le temps de 5 albums, ça aurait pu continuer car il y avait de la matière.. Elle m'a rappelé un peu un feuilleton TV des années 70-80, "les Fiancés de l'Empire" qui utilisait une trame assez similaire, je ne serais pas surpris si on me disait que le scénariste s'en est inspiré.

Ce qui m'a plu aussi, c'est le dessin clair et fin de Jamar alors à ses débuts ; c'est en effet sa première série, qui étrangement ne sera pas lancée par un périodique de BD, d'où sans doute le fait qu'elle soit méconnue. Son dessin est malgré tout très honorable, quoique affichant une petite raideur par endroits, mais ça ne me gêne pas du tout ; il s'améliore dès le tome 2 et ressemblera à celui qu'on verra sur Voleurs d'Empires, il est proche de Juillard et de nombreux dessinateurs de la collection Vécu comme Erik Arnoux, Klimos, Venanzi ou Goepffert... les décors sont précis et très justes. Bref une bonne petite série historique comme je les aime. A découvrir.

Nom série  Wolff et la Reine des Loups  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne serai pas aussi négatif que mon camarade précédent, parce que j'ai su apprécier en son temps le dessin d'Esteban Maroto, à l'époque où au milieu des années 80, il entamera une longue collaboration américaine avec Warren dans Creepy, Eerie et surtout Vampirella, puis Marvel pour qui il dessinera des épisodes de Red Sonja et Conan, puis Aquaman pour D.C... C'est un dessinateur qui s'inscrit dans la génération de gars comme De La Fuente, Ortiz, Brocal ou Carlos Gimenez, et c'est vrai que son dessin ressemble assez à celui de ce dernier, tout au moins dans cet album.

Bon pour moi, ce genre de dessin qui peut effrayer aujourd'hui des lecteurs trentenaires, c'est moins grave, j'y suis habitué et ce n'est pas ça qui fait que cette Bd m'a déplu. Ce style de colorisation au ton criard est typique des années 70, car cette Bd est née en 1971 dans une revue espagnole dont j'ai oublié le nom, mais c'est peut-être Trinca ou Cimoc, puisqu'à cette époque, Maroto travaillait pour ces 2 revues majeures en Espagne.

Ce qui me gêne dans cette Bd, c'est carrément l'absence d'un scénario correct, car c'est plus une succession de séquences sans trop de lien qui récupèrent des poncifs d'heroic fantasy (qui à l'époque était bien-sûr bien moins usée qu'aujourd'hui). Ce récit m'a rappelé un peu Haxtur de Victor De La Fuente, où le héros se baladait aussi dans un monde bizarre sans trop de cohérence, sauf que le dessin rattrapait un peu ce vide, mais ici, il n'y a rien d'intéressant, et même pas de filles à poil, alors que c'était la grande obsession des dessinateurs espagnols de cette génération.

C'est donc un récit inintéressant et pas passionnant qu'il vaut mieux éviter (heureusement que je l'ai eu pour 1 euro dans une vieille bouquinerie)...

Nom série  Jamais deux sans trois  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette relecture du triangle amoureux de la femme, le mari et l'amant commençait à sérieusement m'ennuyer lorsque j'ai cru percevoir une petite subtilité par ci, par là dans cet enchainement de circonstances...mais bof, ça tombe vite à plat. Fromental tente de donner de ce thème universel et très usé un tour plus littéraire, en mode Gatsby si l'on peut dire , puisque l'action et les personnages sont issus du monde de la haute société, mais en réalité, ça ne mène pas à grand chose , ça me laisse indifférent et c'est trop vite lu.

Le seul intérêt vraiment probant de cette Bd est le beau style graphique de Floc'h, une Ligne Claire très pure, un peu plus épurée que Albany, qui malgré des décors tracés à la règle, fait revivre une époque enfiévrée de belle façon, bien visible dans la grande classe des personnages et les véhicules.

Nom série  La Graine de Folie  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a une absence totale de scénario, car on devine qu'il y a quand même une trame centrale, mais elle reste très vague, c'est plutôt un scénario extrêmement brouillon et il faut bien l'avouer sans grand intérêt, puisqu'il ne parvient jamais à être captivant. De plus, les personnages ne sont pas vraiment sympathique, ils passent leur temps à se disputer, Odymus est toujours vindicatif... Il y a aussi des séquences un peu trop longues, comme cette lutte entre Cornélia et la Moryddwen...

Le dessin ? ben oui c'est très joli, c'est du Civiello qui m'avait ébloui déjà avec Korrigans, j'aime ce style hyperréaliste ; les double pages, la mise en page et les couleurs donnent une ambiance très séduisante et envoûtante, peut-être moins inventive que dans Korrigans, mais il y a des images qui sont de toute beauté par endroits seulement. Parce que pour les décrypter parfois, faut prendre une loupe ; selon les cadrages, on n'arrive pas toujours à en distinguer le sens, certains aspects du dessin sont trompeurs, peu lisibles, et obligent l'oeil à rester rivé dessus pout tenter de comprendre ce qui est représenté.

Autres déceptions : ces double pages avec le texte par dessus, sont un peu maladroites par leur narration, les lettrages sont jolis mais pas toujours très lisibles eux aussi ; les bulles réparties un peu partout sur certaines pages, fatiguent le lecteur , on ne sait plus dans quel ordre les lire..

Bref, voici une série qui explore l'univers merveilleux des fées et des elfes, avec des créatures fantasmagoriques, mais l'enchantement est gâché par un visuel aussi beau qu'imparfait et un scénario abscons qui rendent la lecture éprouvante.

Nom série  Niourk  posté le 07/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je répète souvent dans ces colonnes que je n'aime pas la science-fiction, cependant, il fut un temps dans mon adolescence où il m'arrivait de lire quelques roman de SF, des classiques comme les Chroniques martiennes de Bradbury, Dune de Frank Herbert ou Fondation d'Asimov... je crois que ces lectures m'ont fâché avec le genre, ce n'était pas des univers où j'avais envie d'aller, je préférais une SF comme celle de Richard Matheson, avec L'homme qui rétrécit, ou celle de la Planète des singes de Pierre Boulle..

Je n'ai jamais lu Stefan Wul, même si je connais sa réputation dans le monde de la SF française, et le plus drôle, c'est que j'ai le roman Niourk dans la collection de poche Présence du Futur de Denoël, mais je ne l'ai jamais ouvert, juste lu le début et encore... Aussi, je m'attendais à m'emmerder grave avec ce genre de Bd, et à ma grande surprise, ce récit m'a plu par son décor apocalyptique, ses personnages, son ambiance mystérieuse, à l'opposée du type de space opera que je n'aime pas.

C'est le second roman de Wul, devenu un incontestable best-seller souvent classé en littérature jeunesse (sans doute à cause de son jeune héros), et c'est peut-être à cause de sa trame linéaire que le récit m'a intéressé, Wul ayant la réputation d'écrire sans plan préparé, laissant libre cours à son imagination, avec un certain sens du contrepied final.
Il évoque un monde post-atomique où quelques humains sont retournés à une organisation tribale et primitive après une catastrophe. Alors certes, les Bd évoquant cet univers, il y en a eu des tonnes depuis les années 50, je ne citerais qu'une de mes préférées : Hombre. Mais à l'époque où Wul a crée cet univers, le genre était quasi vierge, il faut donc faire abstraction de tout ce qu'on a lu depuis, ça peut sembler difficile pour certains, mais pour moi, ça a marché, je trouve que Wul avait une bonne imagination, si tant est que l'adaptation de Vatine soit fidèle au livre, ça je ne le sais pas, mais ça m'a rappelé en tout cas, le premier tome mythique de Valérian (la Cité des eaux mouvantes) qui présentait New York enfouie sous les eaux et rongée par la végétation.

Les péripéties s'enchainent bien, il y a de bonnes idées, même si un truc m'étonne : la tribu de Thôz meurt après avoir mangé la chair des grosses bestioles en forme de poulpes, alors que l'enfant noir qui a goûté à leur cervelle, survit... Le côté décrépit de New York contraste aussi bizarrement avec le magasin de Santiag où l'enfant récupère des frusques en bon état qui normalement auraient dû tomber en poussière... Il y a aussi la neige qui succède trop brutalement à l'aridité d'un désert, et ce prologue que je n'ai pas très bien compris.. A part quelques détails de ce style, l'ensemble est bon, le suspense et le côté aventureux imbriqués dans ce contexte de SF ont su me captiver suffisamment, même si cet enfant noir n'a rien d'attachant.

Reste le dessin de Vatine qui n'est pas trop dans mes goûts, notamment par son absence de détails, des silhouettes juste ébauchées, des fonds de cases très rudimentaires, et un trait trop épuré que je ne trouve globalement pas joli, mais ses pleine-pages grandioses et ses décors aux riches perspectives sont très plaisants.

Nom série  Thor - Loki  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu en médiathèque cet album de format moyen, réédition (dont je n'ai pas fait attention à la date) titrée simplement " Loki " pour bien montrer que le héros ici, c'est lui et pas un autre.
Je n'ai pas une attirance particulière pour les comics modernes de super-héros, je l'ai déjà expliqué dans d'autres avis, je reste positionné sur mes souvenirs d'ado de l'époque Stan Lee/Jack Kirby, et je considère que ces personnages ont rempli une partie de ma vie de lecteur, sans que j'ai trop envie d'y revenir. Mais les films m'ont plus ou moins replongé dans le bain, et quand je vois un comics moderne qui m'interpelle, j'essaie de voir ce que ça donne..

Le contraste pour un gars de ma génération qui fut habitué aux anciens dessins, est toujours surprenant, et ici, ça l'est encore plus ; passé ce cap, je me suis surpris à m'intéresser à cette relecture complète d'un univers que je connaissais , sauf que là c'est en mode fantasy et que ça exploite carrément la mythologie nordique, on est en plein dedans, et c'est assez fascinant. Mais c'est un point de vue de cette mythologie très ricain, c'est tourné en forme de tragédie grecque qu'on pourrait qualifier de tragédie viking..

Loki que j'ai adoré ici, par rapport au film Avengers où il apparait plus comme un bouffon de carnaval, est vraiment le méchant intégral, on ressent la rancoeur et l'amertume profonde qu'il a développé depuis son enfance, sa soif de pouvoir et de vengeance sont décuplées, ainsi que sa haine de Thor, son cher frère de lait. Le traitement est donc un peu théâtral parfois, un peu comme ces méchants de cinéma des années 60 qui font toujours dans le grandiloquent, mais c'est pas gênant, au contraire.. Le scénario dispose donc d'une base intéressante mais se révèle peu attrayant, voire même assez moyen, c'est dommage..

Par contre, au niveau graphique, pour moi c'est du jamais vu, très différent de ce que faisait Kirby évidemment ; ce dessinateur que je découvre rend un visuel absolument époustouflant en soignant l'aspect fantasy et barbare, avec des hommes musculeux, des femmes ultra sexy, c'est vraiment somptueux et même trop beau pour un comics, c'est de l'hyperréalisme comme j'en ai vu sur certains comics modernes de Batman, d'aspect très pictural.
J'ai donc apprécié dans l'ensemble ce petit album, mais le décor et le traitement en mode fantasy très inspiré de la mythologie nordique est plutôt réservé aux connaisseurs de ces mondes, certains détails pouvant échapper aux néophytes.

Nom série  Le Tour de Valse  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet austère ne m'attirait absolument pas ; se farcir les joies du communisme stalinien, merci bien, très peu pour moi... d'autant plus que j'avais déjà eu une idée de cette ambiance avec Little Tulip. Et puis, à travers cet univers sombre et épouvantable des goulags, se profile une histoire d'amour poignante qui en fin de compte, a su me séduire en occultant un peu le reste.

Je crois que le dessin de Pellejero a renforcé aussi énormément mon intérêt pour cette Bd, comme il l'avait fait pour Un peu de fumée bleue... ; j'aime ce trait épais qui donne une vraie contenance à cette Bd, il a le don de faire passer les sujets douloureux, en tout cas pour moi, ça a marché car je n'aurais jamais eu l'idée d'ouvrir cet album si je n'avais vu le nom de Pellejero, comme quoi, le nom d'un dessinateur qu'on apprécie peut être déterminant dans un choix..
Il faut saluer aussi la narration sensible et bien documentée de D. Lapière qui a su parfaitement décrire cet univers sordide et délétère, reflet d'une des périodes les plus sombres de la Russie moderne.

Nom série  Griffe blanche  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Taduc et Le Tendre se retrouvent après Chinaman et restent dans le Chinois si l'on peut dire, avec cette épopée bien construite aux allures de western asiatique. D'après Spooky, l'action se passe dans une Chine fantasmée, moi je veux bien, on est tellement mal informé sur la Chine médiévale que c'est sûrement le cas, et aussi l'aspect fantasy historique est assez marqué, et ce dès le début qui démarre en force avec l'épisode du dragon.

Je m'attendais encore à un décor japonais, avec des rivalités entre tribus et seigneurs rythmées par des combats incessants et ennuyeux, et je suis agréablement surpris ; d'abord, ce n'est pas au Japon mais en Chine ancienne, et le récit exploite la lutte de clans contre un despote cruel et expansionniste. Pour égayer cet aspect politique, Le Tendre y mêle des dragons, des traîtres malfaisants, des héros au coeur pur, une pincée de vengeance, un zeste de fantastique et une pointe d'humour qui détend l'atmosphère. Un cocktail bien dosé et plaisant à lire, une aventure mouvementée avec beaucoup d'action, où Taduc produit un dessin soigné, avec de belles images de décors montagneux, de monastères et citadelles perdus, et quelques belles scènes de bataille (celle avec les singes étant assez réussie). Son trait est fin, superbe, proche des derniers Chinaman, j'ai beaucoup aimé..

Le Tendre réussit à construire un arrière-plan politique autour d'un trio de héros, tout en préservant un apport mythologique. Les rapports humains sont intéressants, même si dans les 2 premiers tomes, Griffe Blanche qui donne son nom à la série, n'a pas le statut d'héroïne à part entière, son rôle est un peu en retrait, presque égal à ceux du facétieux Tao et du lieutenant Foudre, sorte de beau gosse qui en pince pour la belle combattante. Mais dans le tome 3, Le Tendre met la jeune femme plus en avant, et donne certaines clés manquantes qui permettent d'apprécier vraiment cette série très distrayante, avec des personnages ayant une réelle épaisseur et des décors d'une grande richesse.

Une belle série que j'ai envie de voir se continuer..

Nom série  Les Terres de Sienn  posté le 03/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un monde imaginaire rempli de féerie, avec nain, être semi-elfique, petit peuple des Boguyy (qui peut rappeler les Hobbits), ogre de pierre amusant, décors grandioses et évocateurs... il y a encore du Tolkien là-dedans. Cette aventure commence pas trop mal en se servant de codes et d'éléments connus des amateurs de fantasy. Le dessin est plaisant malgré quelques personnages peu esthétiques et aux silhouettes épaisses, mais les personnages féminins sont jolis, avec les rondeurs nécessaires ; ce dessin a des airs de ressemblance avec celui de Floch sur Les Naufragés d'Ythaq.

Le seul couac que je n'ai pas trop apprécié est cette incursion de décor western et de gars qu'on dirait sortis de Les Tuniques Bleues... ce mélange improbable peut plaire comme il peut déplaire, à vous de voir.
Tout bien réfléchi, l'histoire n'est pas foncièrement captivante, il ne se passe pas trop de choses à un certain moment, il y a quelques petits relâchements, et Istin pourtant rompu à ce type de récit, a tendance à brasser trop de thèmes, ce qui entraine une certaine confusion, une sorte de méli-mélo avec des scènes inutiles et qui ne font pas avancer l'histoire. La fin semble un peu grandiloquente..

En dépit de tout cela, la lecture ne fut pas entièrement désagréable, je n'attendais pas grand chose de cette série, mais j'ai apprécié l'univers assez riche de ces terres de Sienn, certains décors superbes, sans oublier un humour sous-jacent qui se veut discret, ainsi qu'un détail intéressant : les hors-textes contenus dans des cartouches en forme de peaux tendues comme chez certaines tribus primitives ou d'Indiens d'Amérique.. Sinon, cette série ne possède pas assez de personnalité assez marquée pour sortir du lot des innombrables Bd de fantasy.

Nom série  Capitaine perdu  posté le 31/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque illustre de belle façon un épisode assez peu glorieux dans la guerre que se sont livrée Français et Anglais aux Amériques au XVIIIème siècle, mais surtout c'est différent de ce qu'ont montré d'autres Bd sur le sujet comme Les Pionniers du Nouveau Monde. En effet, c'est le moment où la France doit céder ses territoires à l'Anglais parce qu'elle était gouvernée par un roi incapable et qui faisait des courbettes à l'ennemi au lieu de faire du rentre-dedans, c'est donc peu glorieux comme je le disais, et ça a rarement été évoqué bien évidemment.

Comme l'explique le dossier très instructif écrit par Terpant en fin d'album, sur l'Amérique des Français, les Anglais ne pensaient qu'à conquérir en asservissant et en méprisant les peuples indiens, alors que le souci des Français était de comprendre ces peuples, les coloniser intelligemment si on peut dire, ce qui explique que beaucoup de tribus soient restées attachées aux Français, aient arboré le drapeau français et porté parfois une partie d'uniformes comme on le voit ici avec le chef Pontiac. Ces Indiens ne comprenaient donc pas pourquoi les Français devaient partir et abandonner leurs forts, d'où insurrections et révoltes.

Mais Terpant, même s'il montre des massacres, a choisi un postulat atypique, en abordant ce conflit entre Français et Anglais de façon humaniste et vu à travers les yeux d'un officier implanté sur un territoire qui lui est cher ; le récit est lent, Terpant installe une ambiance qui demande un petit temps d'adaptation mais qui peut séduire, en dépit parfois d'un petit aspect documentaire. On apprend aussi que la France qui perd ainsi son Amérique (une vingtaine d'Etats actuels constituant la Louisiane plus étendue que celle qu'on connait) aurait pu étendre son hégémonie linguistique ; en effet, si ce n'avait pas été le cas, l'Amérique d'aujourd'hui parlerait français et non l'anglais.

Le dessin de Terpant est beau et lumineux, en couleurs directes, il y a de belles scènes un peu figées de palabres où des têtes d'Indiens ont leurs couleurs tribales, et il représente le chef Tamarou avec le physique de l'acteur Wes Studi (vu dans le Dernier des Mohicans). C'est du beau travail graphique et narratif qui je l'espère saura garder la même atmosphère dans sa conclusion..

Nom série  Nous, les morts  posté le 31/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série hésite entre l'uchronie historique et le fantastique mêlé d'anticipation, l'idée est certes très originale car tout ce que nous connaissons sur l'Histoire universelle entre l'Europe et les peuples amérindiens est complètement inversée. Le premier album réalise ainsi une approche très surprenante et même audacieuse, mais c'est aussi largement foutraque. Alors, peut-être est-ce dû au fait que c'est une uchronie, mais il y quand même un mélange improbable de peuples qui m'oblige à prendre mes distances..

Ce peuple inka, c'est des Incas qui vivent au Pérou et en Bolivie, ils sont censés avoir soumis les Aztèques, les Mayas et les Lakotas... les 2 premiers vivant au Mexique, les autres étant un peuple d'Amérique du Nord... On nous parle de Cuzco (qui était la capitale de l'empire inca avant la conquête espagnole)... d'accord, mais tous ces peuples sont disparates et vivent à des distances éloignées, il y a donc quelque chose de pas crédible et un manque de logique dans tout ça, sans parler des sacrifices humains qu'on voit pratiquer par le prince Manco qui adopte donc une coutume aztèque (les Incas pratiquant peu les cérémonies sacrificielles), et les costumes de son peuple sont nettement d'inspiration aztèque. Ben moi, désolé mais je ne parviens pas à entrer dans tout cet amalgame, c'est pour ça que je n'aime pas trop les uchronies, c'est parfois un bordel indescriptible, j'en ai la preuve ici, bien que celles que j'ai lues comme la série Jour J, s'appuient souvent sur des bases solides et réelles, en transformant seulement des faits, et pas en mélangeant tout comme c'est le cas dans cette Bd.

Autre chose : le prologue du tome 1 n'explique pas clairement les origines de l'épidémie, pourquoi les gens deviennent-ils zombie ? explication peu convaincante... Ensuite, ces soi-disants zombies n'ont pas l'air aussi féroces que ceux qu'on voit au cinéma, il y en a qui parviennent à canaliser leur appétit pour la chair humaine, d'autres qui ne pensent qu'à mordre, je n'aime pas cette demi-mesure, j'aurais préféré carrément de vrais zombies acharnés qui sautent à la gorge des êtres vivants, de vraies créatures sanguinaires qui ne pensent qu'à bouffer de la bidoche, ça aurait ajouté un piment supplémentaire.

Sinon, si on décide d'accepter tous ces éléments, on peut trouver de l'intérêt à cette série, il y a bien quelques situations glauques intéressantes, une propension parfois gratuite de folie guerrière et sexuelle, et quelques trouvailles et bonnes idées comme ces bateaux dirigeables. Les scènes sur les inkas sont réussies, le dessin de Kordey est agréable, bien qu'on ait du mal à identifier certains personnages inkas qui ont presque tous la même gueule (hommes ou femmes) ; son trait a toujours ce petit air de Corben que j'avais déjà signalé ailleurs, mais je trouve que par endroits, c'est un petit peu moins appliqué que dans Keltos ou Taras Boulba, de Nicolas Gogol ; la double page sur le Palais des papes d'Avignon est magnifique..

Au final, une lecture pas forcément déplaisante, mais qui ne fait pas partie de mes priorités pour toutes les raisons que j'ai évoquées, et dont j'ai du mal à comprendre l'engouement des lecteurs de BDT.

Nom série  Terreur  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je précise que j'ai lu l'intégrale éditée en 2009 pour la collection Signé.
D'abord son titre est inapproprié, car si l'action commence en effet sous la Terreur durant la Révolution française, elle s'exporte ensuite en Angleterre, et surtout c'est presque une sorte de biopic sur cette Marie Tussaud, donc un titre en rapport avec son nom ou son musée de cire aurait sans doute été préférable.

En tout cas, c'est un sujet très original, car en marge de la grande Histoire, Duchâteau montre la petite histoire, les petits faits tragiques et burlesques à travers les yeux de Marie Tussaud. Je ne sais si tout est vrai dans les nombreuses péripéties vécues par cette femme et ses enfants, je ne pense pas, il doit y avoir une belle part de romancée, Duchâteau faisant en sorte que l'invraisemblable semble vrai, et il s'y prend pas trop mal, il y a de l'action, c'est rythmé, même si à un moment, il y a comme quelques flottements dans la narration, bref tout n'est pas parfait, mais l'ensemble est intéressant et agréable à lire.

Au début, je me faisais quand même la réflexion que ce trafic de têtes décapitées pendant la Révolution, semblait bien macabre. Il n'est donc pas étonnant d'y retrouver chez le peuple anglais ce goût particulier pour le macabre et la fascination des criminels, tout ceci est présent aussi dans la littérature anglaise. Le pays d'adoption choisi par Madame Tussaud serait-il donc choisi au hasard ? pas si sûr.

J'ai eu l'occasion de visiter en 1977 ce fameux musée situé sur Baker Street à Londres, j'étais encore jeune, mais ça m'avait marqué et ravi, déjà emballé par la visite à Paris du Musée Grévin. Evidemment, ce "Madame Tussaud's" londonien exploite les grands moments de l'Histoire britannique, avec notamment les grandes têtes couronnées du Moyen Age à la reine Elizabeth II, mais aussi des célébrités plus modernes, anglaises ou internationales, comme à Grévin. Il y a aussi un spectacle son & lumières sur la bataille de Trafalgar assez réussi, mais ce qui m'avait beaucoup marqué, c'est la Chambre des Horreurs (on en revient au goût du macabre) avec tous ces condamnés et assassins célèbres, une vraie guillotine rapportée de France par le fils de madame Tussaud (c'est montré dans la Bd), des gibets, des poisons, des instruments de torture...bref tout un arsenal impressionnant. Tout ça pour dire que si vous avez l'occasion de le visiter, n'hésitez pas, ce musée étant aussi réputé que le Grévin à Paris.

Je retiens quand même dans cette Bd des éléments réels que j'ai lus dans la brochure du musée que j'ai conservée, et qui indique qu'après une vie itinérante de 30 ans avec ses figurines et mannequins, Marie s'est fixée à Baker Street en 1835. Quant au dessin de Follet, il est de style aquarelle, c'est assez beau , mais je ne suis pas sûr que ça colle vraiment au sujet. Enfin, je recommande la lecture en biblio plus qu'à l'achat, déjà rien que l'idée est bonne, et le personnage de Marie Tussaud original pour une Bd.

Nom série  Frida Kahlo  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En accompagnant une amie au dernier Festival Bulles en Hauts-de-Garonne, j'ai eu l'occasion de rencontrer avec elle les auteurs de cette Bd qui à première vue, ne m'intéressait pas ouvertement ; je n'avais pas vu le biopic avec Salma Hayek au ciné, et l'univers de cette artiste, bien que la connaissant de nom, ne m'était pas familier.

J'y ai jeté un oeil par pure curiosité, et je n'y ai appris finalement que peu de choses sur Frida Kahlo, sa vie, son oeuvre... je crois que pour ça, le film est plus complet. En fait, ce qui occupe la majeure partie de cet album, ce sont les derniers mois de Léon Trotsky, réfugié au Mexique en 1937, accueilli par la peintre dans sa "casa azul". Alors certes, cet épisode de fin de vie de Trotsky n'est pas totalement dénué d'intérêt, notamment sa connexion avec les milieux communistes de Mexico, sa découverte d'un pays très religieux et très pieux, et le complot visant à l'assassiner...

Mais au bout du compte, tout ceci est agrémenté de coucheries et de chassés-croisés sexuels entre les différents protagonistes, bref un brassage un peu hétéroclite qui fait qu'on a un peu de mal à suivre le fil rouge du récit qui reste avant tout le séjour de Trotsky au Mexique. Ce séjour et le complot a aussi fait l'objet d'un film de Joseph Losey en 1972, L'Assassinat de Trotsky, avec Richard Burton et Alain Delon, qui étudiait les conditions d'un assassinat politique. Finalement, Frida Kahlo n'a pas grand chose à voir avec la fin tragique de Trotsky..

Je pensais donc en apprendre un peu plus sur l'oeuvre de cette artiste, et je me retrouve un peu privé de cet élément instructif, car elle est quand même reconnue comme une grande figure fédératrice d'une époque fertile dont son pays est fier.
D'autre part, le dessin m'a laissé indifférent ; j'ai entendu quelqu'un lors du Festival le qualifier de "néo-Ligne claire", je ne suis pas d'accord avec cette affirmation, et je le trouve peu attrayant.

Au final, une chronique intéressante mais un peu trop éparpillée, qui a du mal à se focaliser sur son sujet, et qui induit les lecteurs en erreur par son titre..

Nom série  Piscine Molitor  posté le 29/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai emprunté cet album sans conviction, n'étant pas plus attiré que ça par Boris Vian, dont je connaissais plus ou moins son activité de touche à tout, surtout littéraire ; d'ailleurs, j'ai lu il y a bien longtemps "J'irai cracher sur vos tombes ", et je n'avais pas spécialement accroché à ce livre qui m'avait semblé écrit uniquement dans le but de choquer le bourgeois d'après-guerre.

De ce fait, je n'ai pas plus accroché à cette biographie qui m'a parue un peu décousue, c'est une succession de petites séquences liées à quelques événements de sa vie familiale et artistique, mais délivrées sans trop de passion, on a l'impression d'assister à une énumération de faits, et il n'y a rien pour rendre le personnage intéressant ou sympathique. Je ne m'attendais pas à ce que Vian soit aussi peu chaleureux avec les gens ; on voit qu'il côtoie plein de célébrités du monde artistique et littéraire du Paris de Saint-Germain-des-Prés des années 50, mais tout ceci m'a semblé superficiel, ces gens-là vivent en marge de la vraie vie, ils sont dans leur univers artistique, dans leur monde en ne pensant qu'à eux, et sont un peu déconnectés du réel. J'en ai côtoyé moi-même dans les années 80 lorsque j'allais dans certains vernissages de la galerie de peinture de ma tante, ils sont tous pareils, très parisiens, méprisant le provincial, je m'y emmerdais comme un rat mort.

Par dessus tout, je n'ai absolument pas aimé ce dessin minimaliste et sans grâce, c'est pas joli, on dirait du dessin d'enfant, je n'aime pas du tout ce genre de style graphique ; je suis sûr qu'avec un dessin plus travaillé, dans le style de celui de Jean-Claude Denis (qui a illustré aussi les milieux artistiques), j'aurais sans doute pris plus d'intérêt à cette Bd. Donc pour moi, c'est très bof, sans plus...

Nom série  Mattéo  posté le 28/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est le genre de roman graphique à tendance historique, où à y bien regarder de près, il ne se passe pas grand chose d'extraordinaire dans la vie du héros, ce sentiment étant surtout flagrant dans le tome 3. Le personnage principal se contente de traverser les événements un peu comme un observateur ou une sorte de figurant qui interfère parfois dans ces événements, bien que le tome 1 qui à mes yeux, est le plus fort, lui permette de vivre cette guerre de 14-18 de façon plus active. Sinon, c'est une chronique douce-amère et parfois tragique, au ton très romanesque.

Un détail m'agace un peu : ce pauvre Matteo ne sait pas toujours ce qu'il veut, même les femmes qu'il aime, il ne sait pas les retenir et il perd sur plusieurs tableaux. Sans doute que son caractère inconstant a été façonné par celui autoritaire et énergique de sa mère qui l'aime à sa façon, de façon un peu sèche et brutale. D'un autre côté, ça peut expliquer pourquoi à la fin du tome 2, il va se livrer à la gendarmerie et accepte de faire 18 ans de bagne, j'ai trouvé cette attitude très stupide....comme lui rabâche souvent son copain Paulin, "T'es vraiment très con"...

Ceci dit, malgré ces travers, j'ai apprécié ce personnage de Matteo, et même l'ensemble de la série, mais sans grand enthousiasme non plus ; certains personnages secondaires comme Paulin ou Gervasio sont attachants. Ce qui m'a le plus séduit, c'est la richesse du texte qui révèle le grand talent d'écriture de Gibrat, la délicieuse ironie avec laquelle il conte son récit rempli de formules souvent pertinentes et en même temps très justes.

Mais le meilleur bien-sûr, réside dans ce trait magique qui a l'art de sublimer les personnages féminins de Gibrat, même si parfois, on confond un peu Juliette et Amélie ; il sait leur conférer une féminité poussée, et contrairement aux personnages masculins, elles ne vieillissent pas, ce qui est assez étrange. L'ensemble du travail de Gibrat sur la mise en page, les décors et la bonne idée de situer l'action à Collioure (devenue aujourd'hui une adorable petite station de carte postale), confèrent à cette Bd un visuel magnifique, en dépit de certains aspects crayonnés.

Malgré ses qualités, je n'ai pas été totalement conquis par cette histoire, pas comme pour Le Sursis ; le tome 2 m'a laissé indifférent, et je n'ai pas trop saisi la différence entre anarchistes et communistes, n'étant pas passionné par la politique de ce temps. Mais c'est quand même une belle oeuvre et une lecture sans ennui.

Nom série  Angor  posté le 28/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En quoi cette série de fantasy peut-elle être originale dans ce genre très encombré et après tout ce qui a été fait jusqu'ici ? Plusieurs raisons : même s'il est difficile de trouver des trucs qui peuvent se démarquer des autres Bd sur le sujet, on notera l'astuce trouvée par Gaudin pour changer d'âge, c'est déjà pas mal.. Il y a les personnages qui ne sont pas trop agaçants comme peuvent l'être certaines chipies très sexuées ou certains beaux gosses qui se la pètent dans d'autres séries. Il y a aussi le dessin qui a bien quelques contours géométriques par ci, par là, mais qui se révèle assez plaisant dans l'ensemble. Il y a de l'action et quelques autres trouvailles, sans compter que le monde d'Angor n'est pas dénué d'intérêt.

Sinon, Gaudin réutilise le principe des jeunes amis partant pour une aventure pleine d'incertitude, un peu comme il l'a fait dans Marlysa. C'est donc une série assez classique, avec plusieurs péripéties et des héros sympathiques qui pourra plaire surtout à un lectorat d'ados, mais pas que, des adultes pouvant y trouver leur compte ; je ne me suis pas ennuyé à cette lecture qui est très agréable et divertissante, à défaut d'être impérissable.

Nom série  Le Malvoulant  posté le 27/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le décor de Noirmoutier est original, d'emblée l'ambiance est séduisante et assez prenante, surtout dans le premier album, mais que le dessin est sombre ! Peut-être cela donne-t-il un style qui s'accorde à cette ambiance torturée, mais ça ne facilite pas toujours la compréhension avec certaines images qu'on a parfois du mal à détailler. Sinon, le dessin est plaisant, réaliste et voluptueux, il m'a rappelé un peu celui de Moreno sur Le Régulateur. Mais l'inconvénient de ce dessin en plus de son aspect trop noir, c'est les visages qui ne sont pas très jolis.

Un détail m'a interpellé : je n'ai pas saisi pourquoi Corbeyran s'entête à nommer le "Goa" pour le passage du Gois ; cette chaussée submersible étant le seul lien entre l'île et le continent jusqu'en 1971, date où le pont actuel l'a remplacée, existe toujours et les balises-refuge aussi ; je l'ai souvent emprunté enfant lorsque j'allais voir mon oncle vendéen, et j'ai toujours entendu mon oncle et les gens du coin nommer ce passage "le Gois" (et non Goa), ça vient du terme local "goiser" (patauger)... enfin, je me contenterai d'un jeu de mot : passons..

Ce récit est une occasion de stigmatiser le fanatisme religieux de ce temps, les grenouilles de bénitier, l'éducation religieuse stricte imprégnées par les délires et les excès de professeurs bornés et superstitieux ; on peut au choix louer ou s'indigner sur cette réplique : "le catéchisme est une fumisterie pour gâcher la vie terrestre"... c'est à méditer.
Autre détail : j'ai dans l'idée que l'échouage des baleines a pu être inspiré à Corbeyran par les baleines de l'île de Ré ; en effet, le Phare des Baleines au nord de l'île fut ainsi nommé en souvenir de centaines de baleines échouées sur la plage à l'époque romaine..

J'ai apprécié la linéarité du récit qui a quelques points communs avec certaines ambiances à la Edgar Poe et qui s'en inspire aussi pour la richesse du texte. Ce n'est pas toujours aisé avec Corbeyran qui aime les complications et autres circonvolutions hasardeuses comme c'est souvent le cas en fantastique. Mais là, il va droit au but sans s'égarer.
Un récit fantastique intéressant, au final très cinématographique, et qui sait bien utiliser son décor d'île isolée et sauvage (à cette époque car aujourd'hui, elle est très touristique), mais en même temps pas inoubliable..

Nom série  H.ell  posté le 25/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le prologue est un peu flou, car les raisons de la déchéance et de la dépossession de ses titres et droits de Harmond Ellmander restent peu claires.
Desberg déçoit dans cette série avec un scénario approximatif et confus, ou mal étayé, qui adopte un style de narration sans saveur et pas captivant.

Le dessin de Vranken m'a surpris, il change son style Ligne Claire adopté sur I.R.$. pour un dessin plus travaillé mais par endroits pas toujours très esthétique. L'intérêt, c'est qu'il est aussi moins rigide que dans I.R.$., la mise en page est aussi très différente. Je ne sais pas comment il a puisé son inspiration pour ses décors, mais j'y ai reconnu des châteaux tels celui de Pierrefonds (en Picardie) pour le château royal, et le donjon de Bazoges-en-Pareds (en Vendée) pour le donjon des questeurs.. je ne crois pas que ce soit des hasards, il a dû les choper quelque part ; en tout cas, ce sont de bonnes références pour ce récit médiéval fantastique, mais cette série n'est pas convaincante, c'est dommage, elle aurait pu présenter un univers assez mystique et fascinant de Moyen Age de légende, si Desberg s'était un peu plus appliqué..

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