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Nom série  L'Homme de l'Année - 1848  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le tome 9 de la collection L'Homme de l'année propose cette fois une tranche d'Histoire partiellement imaginaire. En effet, J.P. Pécau creuse une hypothèse plausible mais sans s'apesantir sur le fait que le corsaire Jean Lafitte aurait financé l'édition du Manifeste du parti communiste de Karl Marx alors installé à Londres en 1848. Effectivement, en farfouillant dans un tas de bouquins, j'ai découvert que ce fait est mentionné, mais ceci reste anecdotique, puisque Pécau se sert en fait de Marx comme prétexte pour offrir un portrait à peu près conforme de la vie légendaire du corsaire Lafitte, à travers des flashbacks qui sont concentrés sur les moments forts de son existence ; certains sont vrais, d'autres sont faux, ça ne sert qu'à construire une aventure bien écrite.

L'histoire de Jean Lafitte, dernier des grands flibustiers français, n'est bien connue que dans sa partie centrale : ses origines et sa fin se nimbent de légendes. Certains le font naitre à Saint-Malo, d'autres à Bayonne, mais il semble plus probable qu'il ait été Bordelais. Après une vie aventureuse faite de prises aux Anglais et aux Espagnols, il s'établit sur la côte sauvage de la Louisiane près de la Nouvelle-Orléans, où il fonda un centre d'activités florissant dans l'île de Barataria . L'immense territoire de la Louisiane venait d'être cédé par Napoléon aux Etats-Unis, mais ceux-ci n'y étaient encore guère installés, il était occupé par des colons français, des coureurs des bois, trafiquants divers et fripons en tout genre. Barataria offrait un décor de jungle amphibie composé de boues, de lacs et de bayous du fleuve Mississipi, domaine des alligators et des palétuviers. Lafitte mena avec fermeté cette bande de mauvais garçons, mais l'Angleterre et les Etats-Unis entrèrent en guerre en 1812.

En 1814, Lafitte se mit alors contre toute attente au service du général Andrew Jackson qui pourtant réprouvait ces "flibustiers infernaux" comme il les appelait ; Lafitte dirigea l'artillerie contre les Anglais et fit preuve de bravoure ; devenu président, Jackson amnistia Lafitte qui alla ensuite s'installer à Galveston au Texas qui appartenait alors vaguement au Mexique. C'est à partir de là que son existence devient plus floue ; une chose est sûre : il était très riche, ses trésors enterrés un peu partout ont été recherchés en vain, et il eut des ennuis avec les marines de différents pays avant de disparaitre soit au Yucatan, soit dans un combat contre un sloop britannique, soit il se serait retiré en Europe sous un faux nom et financé le jeune Marx. Un film en 1958 "les Boucaniers" avec Yul Brynner dans le rôle de Lafitte, retrace l'épisode de la guerre anglo-américaine.

Comme on le voit, Pécau se sert d'un formidable personnage , assez peu connu, pour éclairer une époque très remuante, mais il ignore complètement le rôle du général Jackson pour le remplacer par celui de Jim Bowie à la Nouvelle-Orléans, ce qui parait tout à fait improbable, car à ma connaissance, jamais Bowie n'a participé à cette guerre, tout au plus, Lafitte a pu côtoyer certains de ses hommes une fois au Texas, avant le siège d'Alamo, mais pas en Louisiane. Malgré ça, le récit est correct, en dépit d'un début qui traine un peu pour sortir de Londres. Le dessin est puissant et vigoureux, la mise en page est dynamique avec de belles images. Le tout donne un album satisfaisant, sans être véritablement indispensable.

Nom série  Le Temple flottant  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
M'ouais bof, ben je ne suis pas convaincu par ce conte oriental fantastique qui m'a laissé de marbre, je n'y ai rien trouvé de vraiment extraordinaire, bien que cette montagne volante ait quelque chose d'irréel. Mais peut-être ne l'ai-je pas compris, ou je n'ai pas su rentrer dedans..

C'est dommage pour ce dessinateur chinois qui livre un travail d'une richesse phénoménale, son dessin est d'une force prodigieuse, presque hyperréaliste, avec des images magnifiques, des pleine-pages qui en mettent plein la vue, aux riches couleurs. Hélas, le visuel n'est pas tout dans une Bd, si le reste ne suit pas ou ne me séduit pas, je ne suis pas.. Dans le cas présent, je le regrette.

Nom série  Naugatuck 1757  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la première fois (si l'on excepte ses travaux pour Larousse) que j'aborde l'oeuvre de Sergio Toppi que j'hésitais à explorer, étant peu attiré par son dessin. C'est un noir & blanc étrange qui vise l'esthétique en jouant sur les hachures et l'équilibre du noir et du blanc ; ses fonds de cases vides et tout blancs, et les décors souvent suggérés, de même que le trait un peu géométrique et la forme bizarre des mains de certains personnages ne m'ont jamais séduit, même si je reconnais que la démarche de Toppi dans cet album rejoint celle de Serpieri sur le monde amérindien.

Mais le contraste graphique avec Serpieri est justement trop énorme pour que j'aime vraiment ce dessin. Sinon, il revisite l'épopée du Far West en mêlant figures mythiques et anonymes au sein des guerres indiennes, avec une touche de réalisme fantastique. Ces récits courts sont parus dans la presse italienne à partir de 1976, puisque Toppi a travaillé pour Linus, Sargento Kirk ou Il Giornalino... Le premier récit est un conte initiatique et poétique dans le genre de ceux de Serpieri ; le troisième donne une vision mystique de Little Big Horn ; le second étant celui que j'ai le moins aimé..
Un bon album, au contenu correct.

Nom série  Bluehope  posté le 14/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série aurait pu être intéressante car elle possède un potentiel suffisant pour captiver, avec son combiné d'aventure à trame policière dans une ambiance de fantastique un peu uchronique. Mais le scénario s'embrouille terriblement et se complique inutilement, je ne suis pas parvenu à entrer dans ce récit qui en plus reste inachevé, alors qu'il restait des zones d'ombre à combler. Mais de toute façon, dès le tome 2, c'est inintéressant, pas passionnant, il n'y a pas de mordant, j'ai trop vite décroché.

Là-dessus, le dessin ne me plait pas : malgré un décor de petite ville portuaire imaginaire assez fascinant, le dessin semble un peu difforme, c'est peut-être un style, mais c'est pas un style que j'aime voir dans ce type de bande à l'aspect mystérieux, on dirait que c'est maladroit ou mal fini, avec des cases aux fonds vides et nus qui ne participent pas à un bel habillage, il y a comme un manque de matière, c'est pas très heureux... bref un dessin sans grande personnalité.
Une déception claire et nette..

Nom série  L'Histoire du conteur électrique  posté le 11/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Là, je suis d'autant plus déçu que c'est du Fred, un auteur que j'aime, mais qui peut être assez inégal dans ses récits courts ; est-ce le récit long qui ne lui réussit pas, ou un manque d'inspiration ? je ne sais pas... Alors certes, on retrouve dans ce conte l'absurde total coutumier de son auteur, plein de petites choses et de bonnes idées qu'on a l'habitude de voir dans ses autres bandes, que ce soit de la drôlerie dans le dialogue, ou des situations poético-gaguesques...

Mais je ne suis sans doute pas parvenu à comprendre le fondement de cette histoire, sans doute à cause de cette caricature un peu trop poussée du gros type PDG de Canal Moi, un veau prétentieux et colérique des plus exécrable, avec sa pub et sa télé de merde. Je devine qu'à travers un tel personnage et son outrance, Fred fustige une certaine télévision pourvoyeuse de programmes de mauvaise qualité et des méthodes commerciales racoleuses, mais ça m'a réellement gonflé. Ce côté trop appuyé contraste tellement avec Mr Mousse, que ses séquences avec cette Lune banale, m'ont paru naïves et puériles, ça ne m'a pas touché...

En gros, une déception, avec en plus un dessin plus grossier et beaucoup moins appliqué, j'y ai à peine reconnu le style graphique si caractéristique et inventif de Fred..

Nom série  Le Trou noir  posté le 11/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'aurais jamais cru trouver une Bd de ce style sur BDT, mais c'est bien car ça prouve que le site ratisse large et que les tendances sont très diverses et variées ; bref, il y en a pour tous les goûts, sauf que pour moi, ça ne le fait pas. Je me souviens avoir lu cet album version brochée grand format qu'on trouvait en kiosque comme certaines productions Marvel du genre Conan ou Spiderman, en annexe des petits pockets mensuels. Bon , déjà à l'époque en 1980, ce n'était pas mon truc, car à part Star Wars qui possède sa propre mythologie et son charme, je n'aime pas le space opera.

Or ici, on est dans le space opera, mais modéré je dirais, car en fait il s'agit bien de l'adaptation de la production Disney du même nom, mais dans une sorte de version plus soft on va dire, avec moins d'action, ce qui convenait à l'écran passerait moins bien en BD. Disney se lançait dans la fresque spatiale, bénéficiant d'un budget colossal, de décors grandioses et d'une technologie pointue pour l'époque, surtout pour les robots. Son but était de concurrencer ouvertement Star Wars, je m'en souviens, on était en pleine Starwarsmania, tous les studios mettaient en chantier des films du même calibre, tels Galactica, Buck Rogers au 25ème siècle, même James Bond allait dans l'espace avec Moonraker... bref c'était la folie du space opera..

Disney ne voulait donc pas être en reste, mais c'était nouveau pour eux, ils n'avaient jamais fait ce genre de production, et le film ne sera pas à la hauteur, faute d'un scénario solide malgré ses FX de qualité, son casting poids lourd (Anthony Perkins, Ernest Borgnine, Maximilian Schell, Yvette Mimieux..) et des robots bien plus méchants et mal intentionnés que R2D2 et SixPO.. moi même ça m'avait peu emballé.

Aussi, il faut reconnaitre à ce comics une qualité, c'est qu'il se détourne légèrement du concept initial du film, tout en utilisant la trame de base, et surtout parce que c'est dessiné par le King Kirby qui livrera des récits pour Disney en 1979 et 80 après son retour chez Marvel. Son dessin n'est cependant pas celui des années Marvel, on est loin des super-héros hyper musclés et rageurs du style Thor ou Hulk, loin du dessin agressif qui a fait la réputation de Kirby ; c'est un trait plus doux, plus étoffé mais on y reconnait quand même parfaitement son style graphique, avec des personnages aux machoires carrées et aux carrures d'athlètes. C'est un dessin qui bien que dépouillé de ses attributs Kirbyesques, reste très appliqué.

C'est donc un comics qui ne m'attire pas du tout, mais pour des amateurs de Bd de SF pur jus, ça peut le faire...

Nom série  Pompon rouge  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je cherchais sur BDT cette série sous le nom de "Jordi", car elle a débuté dans l'hebdo Coeurs Vaillants en 1956 sous ce nom il me semble ; mais les rééditions tiennent compte du nom "Pompon rouge" du surnom de Jordi qui arbore une coiffe de matelot ornée d'un pompon. Je sais que la série s'est poursuivie dans les publications Fleurus, d'abord J2 Jeunes, puis Fripounet & Marisette jusqu'en 1964... je ne l'ai découverte qu'en albums Fleurus, n'ayant pas d'anciens numéros de ces revues jeunesse.

C'est une série très plaisante, très axée sur l'aventure pure, pleine de péripéties et de voyages autour du globe, telle qu'on se les représentait dans les années 50 ; une série humoristique et tout public avec un duo de personnages, dont l'un, Jordi, prendra progressivement la vedette, avec son chat Biniou.. Mais ce qui surprend au premier abord dans cette Bd, c'est le style graphique entièrement inspiré, pour ne pas dire pompé sur le style Ligne Claire bien lisible d'Hergé, avec une mise en page identique, des postures de personnages pratiquement identiques, et poussant même la ressemblance jusque dans la forme des bulles hergéennes, c'est à dire rectangulaires.

La ressemblance ne s'arrête pas là, puisque François Bel s'inspire du tandem formé par Tintin et Milou (ici, Jordi et Biniou) et que le sympathique explorateur Oreste Picotin remplace un peu le capitaine Haddock en faire-valoir et compagnon de voyage, au sein de scénarios dynamiques à trame parfois policière et remplis d'humour, et à l'exotisme joyeux qu'on trouve souvent dans les premiers albums Tintin. Hommage ou plagiat ? je vais dire plutôt hommage et même respectueux, car Bel tisse des récits propres à ses héros, et use d'un humour et d'un ton d'une plus grande naïveté, mais charmante.

Les lecteurs d'aujourd'hui trouveront sans aucun doute cette bande un peu démodée, il faut aimer le style graphique proposé, elle est en tout cas injustement oubliée ou méconnue, car elle est très sympathique, elle plaira à des lecteurs plus âgés ou alors aux passionnés de Tintin..

Nom série  Marion Duval  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De temps en temps, je jette un oeil en bibli dans le secteur jeunesse, sur les Bd qui sont offertes aux enfants aujourd'hui ; et je fus bien étonné et en même temps, heureux de voir une série de qualité perdurer autant depuis 1983, sans essoufflement malgré un nombre conséquent d'albums. Bon, je n'en ai lu que 3 qui étaient dispos, mais ça m'a suffi pour avoir un avis positif. Hourrah ! enfin, je trouve une bonne série à caractère éducatif et aventureux, remplie de péripéties et de voyages, puisque Marion et son père se rendent en plusieurs lieux différents. Une qualité narrative d'abord qui tranche avec pas mal de Bd sans grand intérêt destinées aux enfants, qui vise parfaitement une tranche d'âge bien précise, avec des scénarios remplis de suspense et souvent de péripéties, mais toujours vraisemblables, aux personnages variés et attachants.

Une qualité graphique enfin, et c'est aussi important , car ça me console de toutes ces Bd modernes pour jeunes genre Kid Paddle ou Titeuf qui offrent des graphismes quelconques, trop épurés, ni faits ni à faire, tous dans le même style, bref assez laids à mon goût. Ce qui faisait la richesse des bandes jeunesse de mon enfance, c'est un dessin très vif et expressif ; ici, nous avons un dessin plus moderne mais qui reste dans une esthétique agréable, un style de Ligne claire joli à regarder , quels que soient les dessinateurs qui se sont succédés. Les décors sont réalistes et bien rendus (notamment le Sacré-Coeur de Montmartre, ou certains décors bretons).

Voici donc une petite héroïne qui fait rêver ses jeunes lecteurs de son âge de façon saine, qui leur donne le goût de la BD, et qui est la grande vedette du petit mensuel Astrapi, avec lequel plusieurs gosses ont grandi ; ce ne fut pas mon cas, j'avais déjà passé l'âge, mais vu d'un oeil d'adulte, cette série me rassure en me disant qu'il y a encore de la bonne Bd enfantine de nos jours, à la fois intelligente et ludique..

Nom série  Hassan et Kadour  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jacques Laudy est un peu le mal-aimé de la BD. En effet, s'il y a bien un dessinateur qui fut frappé d'ostracisme, c'est bien lui, son oeuvre ayant été reconnue tardivement au milieu des années 70, puisque RTP ne consacra courageusement un 1er album à sa série principale "Hassan & Kadour" qu'en 1975, avant que Bédescope ne prenne le relais à partir de 1978. Ses autres Bd étant des récits complets. Et pourtant, Laudy fit partie du quatuor de base du journal Tintin à sa fondation en Belgique en 1946, avec Hergé, Jacobs et Cuvelier, et "Hassan & Kadour" parut dès le n° 1 du journal Tintin édition française en 1948. Mais Laudy eut le tort de déplaire à la direction du journal (et le public l'apprécia modérément), sa carrière fut donc stoppée en 1962.

Si on y regarde de plus près, on a une série aventureuse et fantaisiste pas plus mal que certaines autres de son époque qu'on verra chez Tintin ou Spirou, Hassan et Kadour étant 2 garnements farceurs et vagabonds évoluant au pays des 1001 Nuits et qui trouvent le moyen de voyager dans le temps, se retrouvant soit en mameluks de Bonaparte, soit en officiers britanniques... La série alliait le fantastique, le merveilleux, la féerie sous couvert d'humour, mais dans un ton souvent assez naïf. Lue aujourd'hui, il est clair que cette série ne fera pas grimper aux rideaux, même moi, elle me laisse assez indifférent, mais je trouve qu'elle possède quelques qualités quand même. Je l'ai découverte seulement par d'anciens numéros du journal Tintin de 1962, puis par les albums Bédescope.

Le dessin aussi du premier épisode " le Voleur de Bagdad " est très naïf, limite enfantin, pas très joli, ressemblant vaguement au trait de Bob De Moor ; il s'améliore dès le second épisode " les Mameluks de Bonaparte " en adoptant une Ligne Claire plus souple et tendra à se rapprocher plus du style de Jacobs, on peut le constater sur la planche présentée en galerie, tirée de " la Mission du major Redstone " qui est le dernier épisode de la série, publié dans Tintin en 1962. L'édition en albums n'a pas repris les épisodes dans l'ordre.
Comme on le voit, la série n'ayant pas eu le succès escompté en son temps, qu'en sera-t-il de nos jours ? Je crois qu'elle plaira plus à d'anciens lecteurs du journal plus âgés que moi, ou aux collectionneurs.

Nom série  Drôles d'oisifs  posté le 09/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces récits courts compilés dans cet album m'ont rappelé en effet L'Echo des Savanes, glorieuse époque des années 90 où ils furent publiés en 1995, puisque J.C. Denis a entamé une collaboration avec Albin Michel dès 1991 qui s'avérera fructueuse.

Ces portraits des La Houppe, ont bien-sûr quelque chose de drôle en décrivant ces aristos comme ridicules dans leur entêtement à perdurer un mode de vie d'un autre temps, mais je trouve que les chutes tombent à plat ; elles ne sont ni subtiles, ni amusantes, ni recherchées, mais tout à fait incolores. Ce qui m'a le plus fait sourire en fait, ce n'est pas ces conclusions très banales, mais bien plutôt les caractéristiques des différents personnages, aussi bien le couple des la Houppe, que leur bonniche au caractère très populiste, et quelques personnages secondaires. De petits détails accentués par le comique du dessin qui donnent une certaine drolerie à cette Bd, même si ça reste très léger, voire même pas terrible.

Ce que j'aurais voulu , c'est que Denis force un peu plus le trait, car ça reste gentil, on voit ici que les aristos sont de doux originaux ; un peu plus de férocité aurait été bienvenue, mais ce n'est pas tellement le genre de son auteur. Le dessin toujours aussi élégant et expressif a contribué à m'amuser, sinon ça n'aurait eu pour moi aucun intérêt. Mais je met quand même l'achat , car ça peut faire sourire des gens plus réceptifs que moi.

Nom série  François Jullien  posté le 09/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On m'a prêté cette collection d'albums que j'aimerais bien trouver en occase, mais je ne l'ai jamais vue chez mes bouquinistes habituels, en tout cas, elle m'a vraiment intéressé, car elle décrit le crépuscule napoléonien, au moment où en 1812, l'Empereur va entreprendre la désastreuse campagne de Russie ; c'est une période historique trouble où Napoléon est depuis quelques temps dans le collimateur des coalitions européennes qui tentent d'abattre la puissance de l'Empire. Cette optique est vue à travers le parcours chaotique d'un jeune aventurier qui pour une histoire de femme, doit fuir la gendarmerie impériale à travers différents pays d'Europe ennemis de la France comme l'Angleterre, l'Espagne ou l'Autriche. Si vous vous rappelez de cette série TV le Fugitif, eh bien, on peut dire que François Jullien est un peu le Fugitif de la France impériale.

L'aspect aventureux est bien marqué, mais je trouve que la série devrait quand même être classée en genre Historique ; malgré un héros peu attachant, le ton romanesque, les multiples péripéties, l'aspect bien documenté et le fait que le héros soit ballotté par les soubresauts de l'Histoire font que cette série démarrée en 1985 était très prometteuse , mais elle ne dura que le temps de 5 albums, ça aurait pu continuer car il y avait de la matière.. Elle m'a rappelé un peu un feuilleton TV des années 70-80, "les Fiancés de l'Empire" qui utilisait une trame assez similaire, je ne serais pas surpris si on me disait que le scénariste s'en est inspiré.

Ce qui m'a plu aussi, c'est le dessin clair et fin de Jamar alors à ses débuts ; c'est en effet sa première série, qui étrangement ne sera pas lancée par un périodique de BD, d'où sans doute le fait qu'elle soit méconnue. Son dessin est malgré tout très honorable, quoique affichant une petite raideur par endroits, mais ça ne me gêne pas du tout ; il s'améliore dès le tome 2 et ressemblera à celui qu'on verra sur Voleurs d'Empires, il est proche de Juillard et de nombreux dessinateurs de la collection Vécu comme Erik Arnoux, Klimos, Venanzi ou Goepffert... les décors sont précis et très justes. Bref une bonne petite série historique comme je les aime. A découvrir.

Nom série  Wolff et la Reine des Loups  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne serai pas aussi négatif que mon camarade précédent, parce que j'ai su apprécier en son temps le dessin d'Esteban Maroto, à l'époque où au milieu des années 80, il entamera une longue collaboration américaine avec Warren dans Creepy, Eerie et surtout Vampirella, puis Marvel pour qui il dessinera des épisodes de Red Sonja et Conan, puis Aquaman pour D.C... C'est un dessinateur qui s'inscrit dans la génération de gars comme De La Fuente, Ortiz, Brocal ou Carlos Gimenez, et c'est vrai que son dessin ressemble assez à celui de ce dernier, tout au moins dans cet album.

Bon pour moi, ce genre de dessin qui peut effrayer aujourd'hui des lecteurs trentenaires, c'est moins grave, j'y suis habitué et ce n'est pas ça qui fait que cette Bd m'a déplu. Ce style de colorisation au ton criard est typique des années 70, car cette Bd est née en 1971 dans une revue espagnole dont j'ai oublié le nom, mais c'est peut-être Trinca ou Cimoc, puisqu'à cette époque, Maroto travaillait pour ces 2 revues majeures en Espagne.

Ce qui me gêne dans cette Bd, c'est carrément l'absence d'un scénario correct, car c'est plus une succession de séquences sans trop de lien qui récupèrent des poncifs d'heroic fantasy (qui à l'époque était bien-sûr bien moins usée qu'aujourd'hui). Ce récit m'a rappelé un peu Haxtur de Victor De La Fuente, où le héros se baladait aussi dans un monde bizarre sans trop de cohérence, sauf que le dessin rattrapait un peu ce vide, mais ici, il n'y a rien d'intéressant, et même pas de filles à poil, alors que c'était la grande obsession des dessinateurs espagnols de cette génération.

C'est donc un récit inintéressant et pas passionnant qu'il vaut mieux éviter (heureusement que je l'ai eu pour 1 euro dans une vieille bouquinerie)...

Nom série  Jamais deux sans trois  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette relecture du triangle amoureux de la femme, le mari et l'amant commençait à sérieusement m'ennuyer lorsque j'ai cru percevoir une petite subtilité par ci, par là dans cet enchainement de circonstances...mais bof, ça tombe vite à plat. Fromental tente de donner de ce thème universel et très usé un tour plus littéraire, en mode Gatsby si l'on peut dire , puisque l'action et les personnages sont issus du monde de la haute société, mais en réalité, ça ne mène pas à grand chose , ça me laisse indifférent et c'est trop vite lu.

Le seul intérêt vraiment probant de cette Bd est le beau style graphique de Floc'h, une Ligne Claire très pure, un peu plus épurée que Albany, qui malgré des décors tracés à la règle, fait revivre une époque enfiévrée de belle façon, bien visible dans la grande classe des personnages et les véhicules.

Nom série  La Graine de Folie  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a une absence totale de scénario, car on devine qu'il y a quand même une trame centrale, mais elle reste très vague, c'est plutôt un scénario extrêmement brouillon et il faut bien l'avouer sans grand intérêt, puisqu'il ne parvient jamais à être captivant. De plus, les personnages ne sont pas vraiment sympathique, ils passent leur temps à se disputer, Odymus est toujours vindicatif... Il y a aussi des séquences un peu trop longues, comme cette lutte entre Cornélia et la Moryddwen...

Le dessin ? ben oui c'est très joli, c'est du Civiello qui m'avait ébloui déjà avec Korrigans, j'aime ce style hyperréaliste ; les double pages, la mise en page et les couleurs donnent une ambiance très séduisante et envoûtante, peut-être moins inventive que dans Korrigans, mais il y a des images qui sont de toute beauté par endroits seulement. Parce que pour les décrypter parfois, faut prendre une loupe ; selon les cadrages, on n'arrive pas toujours à en distinguer le sens, certains aspects du dessin sont trompeurs, peu lisibles, et obligent l'oeil à rester rivé dessus pout tenter de comprendre ce qui est représenté.

Autres déceptions : ces double pages avec le texte par dessus, sont un peu maladroites par leur narration, les lettrages sont jolis mais pas toujours très lisibles eux aussi ; les bulles réparties un peu partout sur certaines pages, fatiguent le lecteur , on ne sait plus dans quel ordre les lire..

Bref, voici une série qui explore l'univers merveilleux des fées et des elfes, avec des créatures fantasmagoriques, mais l'enchantement est gâché par un visuel aussi beau qu'imparfait et un scénario abscons qui rendent la lecture éprouvante.

Nom série  Niourk  posté le 07/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je répète souvent dans ces colonnes que je n'aime pas la science-fiction, cependant, il fut un temps dans mon adolescence où il m'arrivait de lire quelques roman de SF, des classiques comme les Chroniques martiennes de Bradbury, Dune de Frank Herbert ou Fondation d'Asimov... je crois que ces lectures m'ont fâché avec le genre, ce n'était pas des univers où j'avais envie d'aller, je préférais une SF comme celle de Richard Matheson, avec L'homme qui rétrécit, ou celle de la Planète des singes de Pierre Boulle..

Je n'ai jamais lu Stefan Wul, même si je connais sa réputation dans le monde de la SF française, et le plus drôle, c'est que j'ai le roman Niourk dans la collection de poche Présence du Futur de Denoël, mais je ne l'ai jamais ouvert, juste lu le début et encore... Aussi, je m'attendais à m'emmerder grave avec ce genre de Bd, et à ma grande surprise, ce récit m'a plu par son décor apocalyptique, ses personnages, son ambiance mystérieuse, à l'opposée du type de space opera que je n'aime pas.

C'est le second roman de Wul, devenu un incontestable best-seller souvent classé en littérature jeunesse (sans doute à cause de son jeune héros), et c'est peut-être à cause de sa trame linéaire que le récit m'a intéressé, Wul ayant la réputation d'écrire sans plan préparé, laissant libre cours à son imagination, avec un certain sens du contrepied final.
Il évoque un monde post-atomique où quelques humains sont retournés à une organisation tribale et primitive après une catastrophe. Alors certes, les Bd évoquant cet univers, il y en a eu des tonnes depuis les années 50, je ne citerais qu'une de mes préférées : Hombre. Mais à l'époque où Wul a crée cet univers, le genre était quasi vierge, il faut donc faire abstraction de tout ce qu'on a lu depuis, ça peut sembler difficile pour certains, mais pour moi, ça a marché, je trouve que Wul avait une bonne imagination, si tant est que l'adaptation de Vatine soit fidèle au livre, ça je ne le sais pas, mais ça m'a rappelé en tout cas, le premier tome mythique de Valérian (la Cité des eaux mouvantes) qui présentait New York enfouie sous les eaux et rongée par la végétation.

Les péripéties s'enchainent bien, il y a de bonnes idées, même si un truc m'étonne : la tribu de Thôz meurt après avoir mangé la chair des grosses bestioles en forme de poulpes, alors que l'enfant noir qui a goûté à leur cervelle, survit... Le côté décrépit de New York contraste aussi bizarrement avec le magasin de Santiag où l'enfant récupère des frusques en bon état qui normalement auraient dû tomber en poussière... Il y a aussi la neige qui succède trop brutalement à l'aridité d'un désert, et ce prologue que je n'ai pas très bien compris.. A part quelques détails de ce style, l'ensemble est bon, le suspense et le côté aventureux imbriqués dans ce contexte de SF ont su me captiver suffisamment, même si cet enfant noir n'a rien d'attachant.

Reste le dessin de Vatine qui n'est pas trop dans mes goûts, notamment par son absence de détails, des silhouettes juste ébauchées, des fonds de cases très rudimentaires, et un trait trop épuré que je ne trouve globalement pas joli, mais ses pleine-pages grandioses et ses décors aux riches perspectives sont très plaisants.

Nom série  Thor - Loki  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu en médiathèque cet album de format moyen, réédition (dont je n'ai pas fait attention à la date) titrée simplement " Loki " pour bien montrer que le héros ici, c'est lui et pas un autre.
Je n'ai pas une attirance particulière pour les comics modernes de super-héros, je l'ai déjà expliqué dans d'autres avis, je reste positionné sur mes souvenirs d'ado de l'époque Stan Lee/Jack Kirby, et je considère que ces personnages ont rempli une partie de ma vie de lecteur, sans que j'ai trop envie d'y revenir. Mais les films m'ont plus ou moins replongé dans le bain, et quand je vois un comics moderne qui m'interpelle, j'essaie de voir ce que ça donne..

Le contraste pour un gars de ma génération qui fut habitué aux anciens dessins, est toujours surprenant, et ici, ça l'est encore plus ; passé ce cap, je me suis surpris à m'intéresser à cette relecture complète d'un univers que je connaissais , sauf que là c'est en mode fantasy et que ça exploite carrément la mythologie nordique, on est en plein dedans, et c'est assez fascinant. Mais c'est un point de vue de cette mythologie très ricain, c'est tourné en forme de tragédie grecque qu'on pourrait qualifier de tragédie viking..

Loki que j'ai adoré ici, par rapport au film Avengers où il apparait plus comme un bouffon de carnaval, est vraiment le méchant intégral, on ressent la rancoeur et l'amertume profonde qu'il a développé depuis son enfance, sa soif de pouvoir et de vengeance sont décuplées, ainsi que sa haine de Thor, son cher frère de lait. Le traitement est donc un peu théâtral parfois, un peu comme ces méchants de cinéma des années 60 qui font toujours dans le grandiloquent, mais c'est pas gênant, au contraire.. Le scénario dispose donc d'une base intéressante mais se révèle peu attrayant, voire même assez moyen, c'est dommage..

Par contre, au niveau graphique, pour moi c'est du jamais vu, très différent de ce que faisait Kirby évidemment ; ce dessinateur que je découvre rend un visuel absolument époustouflant en soignant l'aspect fantasy et barbare, avec des hommes musculeux, des femmes ultra sexy, c'est vraiment somptueux et même trop beau pour un comics, c'est de l'hyperréalisme comme j'en ai vu sur certains comics modernes de Batman, d'aspect très pictural.
J'ai donc apprécié dans l'ensemble ce petit album, mais le décor et le traitement en mode fantasy très inspiré de la mythologie nordique est plutôt réservé aux connaisseurs de ces mondes, certains détails pouvant échapper aux néophytes.

Nom série  Le Tour de Valse  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet austère ne m'attirait absolument pas ; se farcir les joies du communisme stalinien, merci bien, très peu pour moi... d'autant plus que j'avais déjà eu une idée de cette ambiance avec Little Tulip. Et puis, à travers cet univers sombre et épouvantable des goulags, se profile une histoire d'amour poignante qui en fin de compte, a su me séduire en occultant un peu le reste.

Je crois que le dessin de Pellejero a renforcé aussi énormément mon intérêt pour cette Bd, comme il l'avait fait pour Un peu de fumée bleue... ; j'aime ce trait épais qui donne une vraie contenance à cette Bd, il a le don de faire passer les sujets douloureux, en tout cas pour moi, ça a marché car je n'aurais jamais eu l'idée d'ouvrir cet album si je n'avais vu le nom de Pellejero, comme quoi, le nom d'un dessinateur qu'on apprécie peut être déterminant dans un choix..
Il faut saluer aussi la narration sensible et bien documentée de D. Lapière qui a su parfaitement décrire cet univers sordide et délétère, reflet d'une des périodes les plus sombres de la Russie moderne.

Nom série  Griffe blanche  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Taduc et Le Tendre se retrouvent après Chinaman et restent dans le Chinois si l'on peut dire, avec cette épopée bien construite aux allures de western asiatique. D'après Spooky, l'action se passe dans une Chine fantasmée, moi je veux bien, on est tellement mal informé sur la Chine médiévale que c'est sûrement le cas, et aussi l'aspect fantasy historique est assez marqué, et ce dès le début qui démarre en force avec l'épisode du dragon.

Je m'attendais encore à un décor japonais, avec des rivalités entre tribus et seigneurs rythmées par des combats incessants et ennuyeux, et je suis agréablement surpris ; d'abord, ce n'est pas au Japon mais en Chine ancienne, et le récit exploite la lutte de clans contre un despote cruel et expansionniste. Pour égayer cet aspect politique, Le Tendre y mêle des dragons, des traîtres malfaisants, des héros au coeur pur, une pincée de vengeance, un zeste de fantastique et une pointe d'humour qui détend l'atmosphère. Un cocktail bien dosé et plaisant à lire, une aventure mouvementée avec beaucoup d'action, où Taduc produit un dessin soigné, avec de belles images de décors montagneux, de monastères et citadelles perdus, et quelques belles scènes de bataille (celle avec les singes étant assez réussie). Son trait est fin, superbe, proche des derniers Chinaman, j'ai beaucoup aimé..

Le Tendre réussit à construire un arrière-plan politique autour d'un trio de héros, tout en préservant un apport mythologique. Les rapports humains sont intéressants, même si dans les 2 premiers tomes, Griffe Blanche qui donne son nom à la série, n'a pas le statut d'héroïne à part entière, son rôle est un peu en retrait, presque égal à ceux du facétieux Tao et du lieutenant Foudre, sorte de beau gosse qui en pince pour la belle combattante. Mais dans le tome 3, Le Tendre met la jeune femme plus en avant, et donne certaines clés manquantes qui permettent d'apprécier vraiment cette série très distrayante, avec des personnages ayant une réelle épaisseur et des décors d'une grande richesse.

Une belle série que j'ai envie de voir se continuer..

Nom série  Les Terres de Sienn  posté le 03/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un monde imaginaire rempli de féerie, avec nain, être semi-elfique, petit peuple des Boguyy (qui peut rappeler les Hobbits), ogre de pierre amusant, décors grandioses et évocateurs... il y a encore du Tolkien là-dedans. Cette aventure commence pas trop mal en se servant de codes et d'éléments connus des amateurs de fantasy. Le dessin est plaisant malgré quelques personnages peu esthétiques et aux silhouettes épaisses, mais les personnages féminins sont jolis, avec les rondeurs nécessaires ; ce dessin a des airs de ressemblance avec celui de Floch sur Les Naufragés d'Ythaq.

Le seul couac que je n'ai pas trop apprécié est cette incursion de décor western et de gars qu'on dirait sortis de Les Tuniques Bleues... ce mélange improbable peut plaire comme il peut déplaire, à vous de voir.
Tout bien réfléchi, l'histoire n'est pas foncièrement captivante, il ne se passe pas trop de choses à un certain moment, il y a quelques petits relâchements, et Istin pourtant rompu à ce type de récit, a tendance à brasser trop de thèmes, ce qui entraine une certaine confusion, une sorte de méli-mélo avec des scènes inutiles et qui ne font pas avancer l'histoire. La fin semble un peu grandiloquente..

En dépit de tout cela, la lecture ne fut pas entièrement désagréable, je n'attendais pas grand chose de cette série, mais j'ai apprécié l'univers assez riche de ces terres de Sienn, certains décors superbes, sans oublier un humour sous-jacent qui se veut discret, ainsi qu'un détail intéressant : les hors-textes contenus dans des cartouches en forme de peaux tendues comme chez certaines tribus primitives ou d'Indiens d'Amérique.. Sinon, cette série ne possède pas assez de personnalité assez marquée pour sortir du lot des innombrables Bd de fantasy.

Nom série  Capitaine perdu  posté le 31/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque illustre de belle façon un épisode assez peu glorieux dans la guerre que se sont livrée Français et Anglais aux Amériques au XVIIIème siècle, mais surtout c'est différent de ce qu'ont montré d'autres Bd sur le sujet comme Les Pionniers du Nouveau Monde. En effet, c'est le moment où la France doit céder ses territoires à l'Anglais parce qu'elle était gouvernée par un roi incapable et qui faisait des courbettes à l'ennemi au lieu de faire du rentre-dedans, c'est donc peu glorieux comme je le disais, et ça a rarement été évoqué bien évidemment.

Comme l'explique le dossier très instructif écrit par Terpant en fin d'album, sur l'Amérique des Français, les Anglais ne pensaient qu'à conquérir en asservissant et en méprisant les peuples indiens, alors que le souci des Français était de comprendre ces peuples, les coloniser intelligemment si on peut dire, ce qui explique que beaucoup de tribus soient restées attachées aux Français, aient arboré le drapeau français et porté parfois une partie d'uniformes comme on le voit ici avec le chef Pontiac. Ces Indiens ne comprenaient donc pas pourquoi les Français devaient partir et abandonner leurs forts, d'où insurrections et révoltes.

Mais Terpant, même s'il montre des massacres, a choisi un postulat atypique, en abordant ce conflit entre Français et Anglais de façon humaniste et vu à travers les yeux d'un officier implanté sur un territoire qui lui est cher ; le récit est lent, Terpant installe une ambiance qui demande un petit temps d'adaptation mais qui peut séduire, en dépit parfois d'un petit aspect documentaire. On apprend aussi que la France qui perd ainsi son Amérique (une vingtaine d'Etats actuels constituant la Louisiane plus étendue que celle qu'on connait) aurait pu étendre son hégémonie linguistique ; en effet, si ce n'avait pas été le cas, l'Amérique d'aujourd'hui parlerait français et non l'anglais.

Le dessin de Terpant est beau et lumineux, en couleurs directes, il y a de belles scènes un peu figées de palabres où des têtes d'Indiens ont leurs couleurs tribales, et il représente le chef Tamarou avec le physique de l'acteur Wes Studi (vu dans le Dernier des Mohicans). C'est du beau travail graphique et narratif qui je l'espère saura garder la même atmosphère dans sa conclusion..

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