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Nom série  Sept Nains  posté le 27/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le conte de Blanche Neige a été maintes fois remanié ces dernières années que cela soit au cinéma et sur un format bd. On ne verra rien de très original dans la démarche.

C'est en effet une plaisanterie de bon goût que nous a concocté Wilfrid Lupano afin de dénaturer le conte de manière assez humoristique. Le sous-titre ne laisse pas de place au doute : sept mineurs sapent un conte majeur.

Certes, il y a des idées et des trouvailles qui font mouche. Pour le reste, cela reste un agréable divertissement. C'est un peu trop hilarant à mon goût. Il y a des bons mots et des situations plutôt cocasses. Comme dit, une sucrerie à l'ancienne mais qui fait peau neuve.

Nom série  Au nom du père...  posté le 26/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Traduit de l’italien, cet album est un bon polar à suspens comme je les aime. Le dessin en noir et blanc colle à merveille à ce scénario noir comme la couleur de peur de notre héroïne. C'est une tueuse sans pitié qui va honorer les contrats de son père momentanément hors service.

Le récit est très musclé. Je déconseille la lecture aux adolescents en raison d'une extrême violence. Comme dit, la tueuse ne fera pas dans la dentelle et aucun témoin ne sera épargné.

Il s'agit encore d'une histoire de vengeance mais on tombe dedans assez facilement pour ne lâcher aucune case jusqu'à la fin. Pour moi, la maîtrise du scénario est parfaite sur une idée pourtant simple et classique. Cela rappelle un peu le film Léon de Luc Besson ou encore Pulp Fiction de Tarantino. On s'attache à cette héroïne au destin brisé.

Au final, un thriller prenant et efficace.

Nom série  Les Aventures de Buck Danny (classic)  posté le 26/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai jamais été un inconditionnel de Buck Danny. Cependant, on peut être admiratif quant à la durée de cette série depuis 1947. Je pensais un peu naïvement que cette nouvelle version remettrait les vieux héros au goût du jour un peu comme ce qui s'est passé sur la série des Alix.

Cependant, ce ne fut pas vraiment le cas. En effet, les auteurs ont respecté une charte et des codes à l'ancienne. Cela colle en effet avec le schéma type de la vieille bd d'antan. Pourtant, on sait que sur ce créneau de l'aviation, des auteurs comme Romain Hugault ont fait des merveilles.

Ces deux premiers albums se laissent lire. On sent cependant que Buck Danny est un peu en retrait car on lui préfère Sonny Tuckson, le faire-valoir divertissant de la série originelle. Buck est toujours aussi propre et carré. C'est le Tintin de l'aviation.

Une série qui plaira certainement aux fans de la première heure mais qui aura sans doute du mal à séduire un public plus jeune.

Nom série  Le Reste du Monde  posté le 24/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chauzy s'essaye à la bd survival pour une fois un peu comme si nous avions Walking Dead dans les Pyrénées mais sans les zombies. Orage monstrueux, tremblement de terre et glissement de terrain sont au programme pour ce premier tome.

Cela commence par une mère délaissée qui élève ses deux enfants et qui les emmène en vacances mais pas dans la joie et dans la bonne humeur. Nous avons un personnage qui a encore beaucoup de peine d'avoir été trompé par son ex-mari pour une plus jeune femme. Bref, la psychologie sera également de mise.

Quand les événements vont s'enchaîner, cela ne va plus s'arrêter. Cette mère de famille prendra son courage à deux mains pour sauver ses garçons. J'avoue avoir nettement aimé cette partie-là. Sa souffrance sera balayée par la tragédie qui se déroule à ciel ouvert.

Sur le plan graphique, c'est très beau. Nous avons de beaux paysages de montagnes sur grand format. La catastrophe est magnifiquement mise en scène par un dessin qui se surpasse. Le contraste est d'ailleurs saisissant au niveau de la colorisation qui va devenir plus sombre.

Pour autant, malgré un souci de réalisme dans les scènes, on ne peut se dire que c'est trop fantastique pour être crédible. On a tout de même un doute. J'attends de voir le second tome afin de me faire une idée plus précise. La question est bel et bien de savoir ce qui est arrivé au reste du monde.

Nom série  Kookaburra K  posté le 24/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'adore véritablement l'univers des Kookaburra. La preuve en est que je possède chaque volume de la série mère et de la série dérivée. Or celle-ci est la série de trop, celle qui tue. Je redoutais de la lire tant les critiques extérieures étaient mauvaises. Je m'aperçois qu'elles étaient justifiées.

Pourtant, il y avait une débauche d'éléments visuels assez impressionnante. Cette surenchère qui apparaît d'emblée va tuer le feu d'artifice. Le fond ne suit pas et on décroche assez rapidement.

Un bon scénario, c'est une mise en tension et le fait de pouvoir apprécier des personnages et suivre leurs aventures. Bref, c'est une histoire qui tombe un peu à plat.

En résumé, malgré un très bon dessin, cela reste d'un niveau inférieur aux deux autres séries.

Nom série  Le Fantôme Arménien  posté le 23/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela ne sera pas une œuvre qu’on retiendra pour sa partie graphique assez sommaire. Le dessin n’est pas très élégant mais il reste tout à fait correct au niveau de l’illustration. Il est vrai que c’est un peu une constante dans les bd documentaires qui axent plutôt sur le fond.

Le fantôme arménien nous entraine dans le périple qu’effectue un couple de descendants en Turquie à l’occasion du 99ème anniversaire de ce tristement génocide qui divise. La Turquie nie farouchement et n’arrive pas à retrouver la paix intérieure. L’ennemi vient toujours de l’intérieur et il faut le chasser et l’éradiquer surtout s’il s’agit d’une autre culture ou d’une autre religion. Ce qui est vrai pour cet Etat est également vrai pour d’autres. C’est un retour assez douloureux pour ce couple marseillais qui va dresser simplement un état des lieux sans jugement hâtif.

On apprendra que l’économie s’est effondrée suite à ce génocide car les arméniens étaient assez réputés pour leur négoce et leur savoir-faire en matière artisanale. Y avait-il une certaine forme de jalousie ? On a pu observer également le même phénomène avec les Juifs lorsque les nazis les ont exterminés en s’appropriant également leurs avoirs. Bref, ces conséquences économiques sont encore palpables de nos jours dans ces régions reculés et pauvres de la Turquie et autrefois prospères.

La bd évoque également des aspects qui j’ignorais notamment sur le rôle un peu fourbe des kurdes dans l’exécution de ces populations. Malheureusement pour eux, le fait d’avoir collaboré ne les pas vraiment aider par la suite car ils sont également devenus des victimes d’un régime hégémonique voulant gommer toute différence au nom d’une préférence nationale ou d’une religion d’état.

La laïcité prônée par Atatürk n’a été qu’un leurre. Aujourd’hui encore, nous avons un président qi déclare à la presse que l’égalité homme-femme est un concept contre nature. Mais bon, il prône un islam dit modéré. Je ne parlerais pas de son soutien indirect avec l’obscurantisme en descendant par exemple un chasseur allié qui ne semblait pas menacé l’intégrité de leur territoire. Alexandre le Grand se retournerait dans sa tombe s’il savait.

Cette œuvre n’oppose pas un peuple contre un autre car il reconnait la place des Justes à savoir par exemple ces fonctionnaires turques qui se sont opposés à la déportation et qui l’ont payé de leur vie. Cela relate de faits mais sans entrer trop dans le détail ce que d’autres œuvres sur le sujets nous ont déjà apporté comme Medz Yeghern : Le grand mal ou encore Le Cahier à fleurs.

Elle insiste également sur le fait que les descendants sur place ont du se fondre dans des mariages forcés ou l’islamisme. Je dirai que ceux qui ont pu fuir se sont également fondus aux Etats qui les ont accueillis comme la France ou les USA. On apprendra grâce à cette bd que 10% des marseillais ont une origine arménienne. Se fondre de force ou volontairement au point de perdre sa culture originelle et son identité. J’arrive parfaitement à ressentir tout cela au travers de ces témoignages poignants.

Il ne faut pas rester figer sur la mémoire mais vivre sa vie et tourner enfin la page. Il serait temps près de 100 après. Je peux cependant comprendre la volonté de ce couple de collecter des preuves d’un peuple condamné à l’oubli et à l’exil. En tout cas, un très beau regard que propose cette œuvre sur l’identité arménienne pour peu qu’on soit réceptif aux drames et aux espérances de peuples lointains. Un beau moment d’humanisme en tous les cas.

Nom série  Bouffon  posté le 22/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé ce récit imaginé par Zidrou sur un thème qui ressemblerait un peu au Bossu de Notre-Dame. L’auteur confirme son immense talent en se diversifiant et en allant sur le terrain du conte médiéval.

J’avais éprouvé quelques inquiétudes au tout début mais elles se sont vite dissipées. C’est brillant grâce à une mise en scène hors-pair. La narration est très inventive dans son classicisme. On ne perdra pas une miette jusqu’à la fin.

C’est un conte certes mais qui n’est pas destiné aux enfants. Cela sera noir et cruel comme l’est la bassesse humaine. Au milieu de cela, le démon n’est pas celui que l’on croit. Il faut aller au-delà des apparences même répugnantes. Il ne suffit pas d’avoir l’air sympa pour l’être.

Le bouffon est une œuvre forte à l’image de son héros qui traverse toutes les épreuves de la vie avec un magnifique courage et un cœur en or. Il arrivera à insuffler la vie au milieu de ce monde triste où la guerre et la famine font des ravages. Sombre et profond, certes mais avec un espoir.

Bouffon est aujourd’hui une insulte. Cela n’a pas toujours été le cas dans l'histoire de notre pays. Il était une fois un prince pas aussi charmant que cela mais profondément humain.

Nom série  Un homme de joie  posté le 22/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je connaissais les femmes de joie mais pas les hommes. En même temps, il ne faut plus faire de discrimination alors pourquoi pas ? Cela va rester de toute façon très soft. Cela n’aura pas forcément la signification qu’on pourrait prêter au premier degré. Il y a des joies qui peuvent cacher la peine.

J’ai été attiré incontestablement par cette couverture. J’avoue avoir beaucoup d’admiration pour les Américains car ils ont bâti des gratte-ciels très hauts au beau milieu des années 20 et 30. On constate que près d’un siècle plus tard, ils ont été suivis par la plupart des pays émergents. Ces précurseurs ont beaucoup apporté au monde. Certes, il y a la misère qui est évoquée mais si on se retrousse les manches, on peut y échapper. C’est d’ailleurs ce qui va arriver à notre héros Sasha qui n’aura pas la peur des hauteurs et qui saura s’adapter à son nouvel environnement. Le parfait bon émigrant !

J’ai bien aimé la construction de ce premier tome qui prend le temps d’installer le décor et ses personnages. On sent toute l’ambiance américaine de la période de la prohibition et des mafieux. La narration est parfaitement bien maîtrisée. Le dessin est superbe car les couleurs sont bien dosées pour nous rendre une ambiance graphique des plus plaisantes. C’est un très bon début de diptyque.

Nom série  L'Essai  posté le 22/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’essai est une bd qui raconte une histoire vraie, celle d’une expérience de type phalanstère. J’avais entendu parler de ces communautés qui souhaitent vivre en autarcie sur un autre modèle que celui que la société nous a imposé. C’est un peu le repaire de tous les anarchistes et les communistes qui refusent le système capitaliste.

La question serait de savoir si un lecteur typiquement capitaliste pourrait adhérer à cette lecture. Bien entendu, le terme capitaliste n’est pas galvaudé puisque nous vivons tous dans ce système depuis 4 siècles. Il ne faut pas oublier que les anarchistes ont commis des attentats meurtriers à la fin du XIXème siècle en balançant des bombes dans les cafés parisiens. D’ailleurs, ce fut le cas du frère de l’initiateur de ce projet. Je n’invente rien.

On va avoir droit à un essai manqué. Il y avait quelque chose d’excitant à monter une ferme du genre kolkhoze dans un endroit vierge. Les principes sont toujours bien sur le papier : ni autorité, ni maître. Or, à un moment donné, le fondateur voudra se comporter comme un tyran en imposant sa volonté au groupe. Oui, de généreuses idées qui ont conduit à la pire abomination avec le nazisme à savoir le communisme. On sait comment ont terminé les opposants et les innocents.

Bon, on va mettre ces considérations politiques de côté pour ne se concentrer que sur la bd. Celle-ci ne se concentre que sur les faits à savoir la construction de ces bâtiments et de ses terrains qu’il va falloir labourer pour faire les premières récoltes. Quand on va revenir sur les personnages, ceux-ci vont nous apparaître comme totalement étrangers car la mise en scène les avait d’abord exclus. Il n’y a pas de psychologie propre. On n’arrive pas à avoir un ressenti.

Sinon, pour le reste, je dirai que cette colonie a manqué de chance au niveau du climat qui a été plutôt très hostile. Par ailleurs, je doute que l’autarcie soit une solution contre la mondialisation. Le repli sur soi n’est jamais une solution.

Nom série  Léonard de Vinci  posté le 20/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà que la collection de Glénat sur les grands peintres s'attaque au plus illustre de ceux-ci à savoir Léonard de Vinci. C'est sans doute le titre le plus attendu. Le résultat ne parvient pas à briller. C'est toutefois correct mais sans le plus qui nous aurait permit de comprendre ce génial inventeur.

Les auteurs s'attaque au mythe le plus célèbre à savoir percer le sourire de la Joconde. Qui était Mona Lisa ? Toutes les théories seront délivrées au cours de cette épisode qui voit l'arrivée du vieux maîtres dans la Cour de François 1er. On a droit à l'auto-portrait travesti, celui de la mère ou encore de la maîtresse mais point de vérité absolue.

Les auteurs ont pourtant voulu donné dans l'authenticité. Le dessin semble sans âme et le scénario est trop classique. Dommage pour décrire la personnalité de celui qui n'a jamais été oublié près de 500 ans après sa mort. Il fascine toujours encore tout comme le sourire de Mona.

Nom série  David  posté le 20/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
David est un grand peintre qui encore aujourd'hui assez vénéré. Qui n'a pas admiré le sacre de Napoléon ou la mort de Marat ou encore son portrait de Pierre Seriziat et les Sabines.

C'est surtout l'épisode de la révolution française que l'auteur a choisi de mettre en exergue; En effet, parce qu'il avait ardemment soutenu le dictateur Robespierre, David fut emprisonné et fut presque condamné à être guillotiné. Cependant, il semble être né sous une bonne étoile. On verra dans cette lecture ce qui a permit de le sortir de ce mauvais pas révolutionnaire.

C'était un artiste engagé comme je les aime. Le débat est toujours actuel: les artistes doivent-ils se mêler de la politique pour lancer des appels au peuple de ne pas voter pour untel ? Ou doivent-ils seulement se contenter de nous émerveiller avec leur art ? David avait choisi et a parfaitement assumé son choix. Bon, il faut reconnaître que quelquefois, les artistes ne sont pas forcément dans le bon camp. Qu'importe !

J'ai bien aimé la toile monumentale intitulée Les Sabines qui représente un idéal de réconciliation entre les révolutionnaires et les royalistes. Bref, un récit qui est intéressant à plus d'un titre.

Nom série  Georges de La Tour  posté le 20/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ignorais tout de ce peintre qui a failli pourtant tomber dans l'oubli. Encore aujourd'hui, on parle assez peu de lui et de ses œuvres à moins d'être un fin connaisseur de l'art. En effet, il est considéré comme l’un des plus grands peintres caravagesques du XVIIe siècle. Il était au service du roi Louis XIII. Cependant, il a vécu dans une époque fort troublée avec la guerre de Trente ans qui opposait les forces du roi à celle du Duc de Lorraine Charles IV.

C'est donc l'épisode du siège et du saccage de Lunéville qui nous est conté car le peintre était très attaché à cette terre. On sait qu'il se réfugiera au Louvre avec le roi mais cela sera de courte durée. Outre ces questions politiques, il s'agit également du combat d'un père pour son fils qui renie l'héritage familial.

Les auteurs s'en sortent plutôt bien sur ces deux tableaux. Pour autant, on ne connaîtra pas grand chose sur ce qui le distingue et sur son art mise à part les jeux d'ombre et de lumière. C'est un choix qui a été parfaitement assumé. L'oubli et la redécouverte au moyen d'une BD, pourquoi pas ?

Nom série  Catamount  posté le 19/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le western est un genre qui a connu son heure de gloire et qui a été malheureusement dépassé après les années 70. Certes, il y a eu des tentatives de renaissance dont on pourra citer le dernier Django Unchained et plus récemment encore Les huit salopards au cinéma. Dans le format bd, cela se compte des doigts d'une main pour ce qui est de la parution dans les années 2010. Aussi, c'est toujours un plaisir que de lire un western.

Celui-ci est normalement baptisé la jeunesse de Catamount bien que j'ignore totalement qui il est devenu adulte. C'est un peu comme une histoire racontée à l'ancienne avec une grande naïveté du propos et des personnages bien campés entre le bien et le mal. Cette simplicité rend la lecture assez agréable. Cependant, une fois fermé, il n'en restera plus grand chose. C'est trop classique dans son approche sans le génie par exemple d'un certain Quentin Tarantino.

Nom série  Chicagoland  posté le 19/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chicagoland est une adaptation d’un recueil de nouvelles du romancier britannique R.J. Ellory. Cela se passe dans le Chicago des années 50.

L'originalité est d'avoir le point de vue de trois personnes différentes concernant le meurtre d'une jeune institutrice retrouvée étranglée dans son appartement. Il y a tout d'abord la soeur de la victime qui va assister à l'exécution du présumé meurtrier, l'inspecteur qui a mené l'enquête et qui a l'intuition que quelque chose cloche ainsi que le meurtrier lui-même. A caque fois, on va revenir sur les circonstances pour tenter de voir ce qui s'est réellement passé.

J'avoue que le traitement a été réalisé avec une parfaite maîtrise. On entre tout de suite dans ce récit ainsi que dans la psychologie des différents personnages. C'est sombre et cruel. L'intensité des scènes nous fait réellement ressentir la souffrance des protagonistes que cela soit la soeur qui a perdu un être cher, l'inspecteur qui ferme les yeux sur son erreur où le meurtrier qui a été victime d'un père violent durant sa jeunesse.

La vérité est toujours ailleurs. On ne la détient jamais. Encore faut'il avoir au fond de soi le sentiment qui permet de se remettre en question. En conclusion, une oeuvre habile et intelligente.

Nom série  Vinland Saga  posté le 31/05/2009 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est franchement un manga comme je les aime et qui s'inscrit dans une réalité historique. On est tout de suite plongé dans le cœur de l'action au travers d'une bataille. On fait la connaissance d'un jeune combattant dans l'univers des Vikings. Celui-ci a été embarqué de force dans l'équipage d'un chef de guerre qui a tué son père. Il ne rêve que de vengeance.

Au-delà de cette intrigue plutôt basique, il y en aura une autre beaucoup plus passionnante qui se profile : celle de la découverte de l'Amérique du Nord par les Vikings d'un territoire surnommé "Vinland". Nous savons que c'est Leif Ericson, le fils d'Erik le Rouge, qui fut le premier européen à explorer les terres de l'Amérique du Nord (notamment la région qui deviendra Terre-Neuve au Canada). Bref, tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un très agréable moment.

Je suis également émerveillé par le style graphique de très bonne qualité. Le dessin est soigné avec ce fourmillement de détails qui confère au réalisme. Par ailleurs, l'enchaînement entre les cases est d'une très bonne fluidité que je ne retrouve malheureusement pas dans tous les mangas. La lecture demeure très agréable sans aucune lourdeur avec une action rapide. C'est quand même assez rare pour le souligner.

Le second volume n'a fait que confirmer la bonne impression laissée par le premier. C'est "Le" manga du moment ! J'achète également scrupuleusement chaque numéro à sa sortie ce qui est plutôt rare. C'est bien un de mes mangas préférés. On se rend compte au fil des volumes que l'intensité de l'histoire monte à chaque fois d'un cran.

Cependant, je dois bien avouer que passer 7 tomes, le soi-disant héros que nous suivons depuis le début nous tape un peu sur les nerfs et le méchant de service se révèle sous un aspect nouveau et inattendu. On s'aperçoit que les personnages évoluent en gagnant en puissance. Cela nous réserve encore de très bons moments en perspective.

Et puis, vient ce fameux 8ème tome qui bouleverse totalement les données de cette histoire. C'était assez inattendu pour le lecteur d'où le coup de génie de l'auteur. On découvre en effet que tout ceci n’était qu’un prélude où notre jeune garçon en quête de vengeance se fait littéralement voler la vedette par un méchant hors pair comme on en rencontre peu dans le monde de la bande dessinée. On se rend compte que l’auteur nous a littéralement manipulés pour nous emmener là où il voulait. Oui, c’est véritable un coup de maître !

Le 9ème et 10ème tome semble marquer une pause dans la progression de l'histoire avec un passage dans le monde des paysans et des esclaves qui nous apprendra beaucoup de choses intéressantes. Cette série s'avère également assez instructive sur la vie de l'époque dans les pays nordiques. Il est dommage que certains passages qui sont censés être plus légers copient sur les mangas nippons au lieu de rester sur le terrain de la crédibilité.

Vinland Saga se révèle une passionnante histoire de Viking avec un graphisme impeccable. Que demander de plus ? Espérons que cela ne soit pas trop long ... Pour autant, j'en redemande à chaque fois car l'auteur s'est s'y prendre pour faire durer le plaisir. On trépigne d'impatience pour découvrir la suite !

Il faudra pourtant attendra 14 mois entre le tome 10 et le tome 11. On se pose légitimement la question des raisons d'une si longue attente qui est assez inhabituelle pour un manga qui semble s'inscrire comme une longue série. J'avoue avoir des craintes sur la pérennité surtout quand on a déjà investi sur 10 tomes. Et puis la qualité de cette série ne mériterait pas un arrêt brutal. Il va falloir s'accrocher !

Ayant pris note que c'est bien le passage d'un tsunami sur le Japon qui a retardé les publications mondiales notamment de ce manga, j'ai enfin découvert ce 11ème tome. On revoit le roi Knut qui a désormais un tout autre visage. Visiblement, il n'échappera pas à l'influence néfaste de la figure du père. Cela en devient pathologique. J'aurais espéré une plus grande avancée du récit pour nous mener sur la route du Vinland mais il faudra encore patienter.

Après un interlude à la ferme danoise, nous voilà plonger enfin dans la recherche du financement d’une exploration des terres du Vinland. On croit se rapprocher mais le cap sera mis sur la Grâce afin de vendre des cornes de narval. Je veux bien mais on a le sentiment que le Vinland s’éloigne de plus en plus. Par ailleurs, je ne supporte pas l’humeur qui est de mise dans le tome 15. Là encore, on a l’impression que la série se ringardise.

Les personnages ont fait connaissance, ils ont vécu des aventures éprouvantes avec beaucoup de violence et là, ils se relâchent littéralement. On se croirait dans One Piece ! Or, c’est assez artificiel dans le principe. La rigueur devrait être de mise. Le héros est enfin débarrassé de ses démons intérieurs. Il a même une nouvelle coupe de cheveux. Bref, c’est un certain renouveau.

Au final, c’est un manga que je possède et que je suis attentivement. C’est tout de même l’une des meilleures séries du moment car atypique dans la production actuelle.

Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.5/5

Nom série  Cesare  posté le 10/11/2013 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que se passe t-il avec les mangas ? Je constate que certains titres ont tout pour plaire tant la qualité peut être au rendez-vous. Cesare était d'ailleurs recommandé par Historia. Or, les recommandations ne sont pas toujours très satisfaisantes. Bref, je me suis laissé surprendre et le résultat a dépassé toutes mes espérances. C'est le meilleur manga de toutes ces dernières années.

On va suivre le parcours que n'aurait pas renié un certain Machiavel et son fameux Prince. Récemment, j'avais avisé un manga sur Le Prince et j'en avais appris un peu plus l'oeuvre de cet auteur si critiqué. Il est vrai que César Borgia est un homme fascinant et talentueux derrière son côté froid et calculateur. C'est une personnalité que l'on prend plaisir à découvrir.

Bien que le titre du manga soit Cesare, on le voit au travers des yeux d'un certain Angelo Da Canossa dont le grand-père était tailleur de pierre au service de la famille des Médicis. Ce jeune homme est naïf et met souvent les pieds dans le plat au milieu des différentes factions politiques. Il fait office de narrateur ou de reporter afin d'avoir un point de vue neutre. C'est bien pensé.

L'auteur Fuyumi Soryo a fait appel à un spécialiste de la renaissance italienne qui est également professeur d'université à savoir Motoaki Hara. On constate bien un parcours sans faute qui respecte jusqu'à la typologie des lieux. Et puis, on va faire des rencontres tout à fait intéressantes et qui vont marquer à tout jamais la renaissance à savoir Christophe Colomb ou Léonard de Vinci sans parler de Machiavel.

Comme dit, je ne suis pas hostile aux mangas lorsqu'ils parviennent à égaler une richesse historique rare. Par ailleurs, j'ai aimé la beauté et l'élégance du trait. Décors, vêtements, personnages : rien n'est laissé au hasard. En un mot : c'est réellement passionnant ! Les simples d'esprit pourront difficilement percevoir un chef d'oeuvre...

Déjà 8 tomes avec un rythme de parution assez rapide. La trame narrative est plutôt longue mais cela crédibilise le récit. On fait également plus ample connaissance avec les différents personnages qui se rajoutent au fil des tomes et dont on sent qu'ils vont jouer un grand rôle dans la guerre qui se prépare. Certains personnages comme Angelo évoluent également. Par ailleurs, le contexte historique est de plus en plus enrichi. C'est que du bonheur pour ceux qui aiment l'Histoire. Bref, je ne regrette pas mon achat.

La série s'arrête brutalement au 10ème tome. J'avoue le regretter car j'aurais eu envie de connaître la suite du destin de ce personnage hors du commun des mortels. On ne saura rien de ce qu'il advient également de son père alors que les jeux vont se faire au Vatican à l'occasion d'un futur conclave. C'est une tranche de vie qui va se refermer de façon assez classique comme pour marquer une étape. Des lecteurs ou certains sites de bd n'ont d'ailleurs toujours pas compris que c'est bel et bien terminé. On les entend déjà crier au scandale car ils sont en rade ! Bref, il y a comme une impression d'inachevée. Or, ce n’était que la fin d’un cycle. Un peu plus d’information et de communication n’aurait pas fait de mal à l’attention des lecteurs.

Le tome 11 marque le début d’un second cycle qui commence avec la mort de l’un des piliers et soutien de la famille des Borgia. On se demande comment va évoluer la succession ainsi que la politique à mener alors que tout semble explosif. Les intrigues vont se multiplier notamment au niveau du clergé. Cela va au-delà du simple report d’événements historiques. On a du plaisir à suivre cette lecture.

On retiendra au final la beauté graphique pleine de poésie d'une œuvre historique passionnante !

Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

Nom série  Okko  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
C'est l'un des rares achats que j'ai effectués impulsivement grâce à un coup d'oeil sur une couverture réellement magnifique. Et puis, lorsqu'on feuillette ces pages de grandes qualités, on ne peut être que sublimé par un dessin grandiose car précis dans le trait accompagné d'une colorisation sans faille. Bref, la forme est parfaitement maîtrisée. C'est un nouveau venu qui fait ses entrées dans le monde de la bd en nous proposant d'emblée une oeuvre de qualité.

Sur le fond, on suit le parcours d'Okko, un rônin sans maître qui est à la tête d'un petit groupe de chasseurs de démons sous l'ère Asagiri troublée par des luttes intestines. Le cadre est totalement dépaysant même si cela rappelle étrangement le Japon. D'ailleurs, l'anagramme de Pajan ne laisse planer aucun doute. L'auteur a voulu vraisemblablement s'affranchir d'un cadre historique contraignant pour laisser libre court à son imagination.

Les personnages sont intéressants, voire charismatiques à l'exception de ce Okko justement dont on ne saura vraiment pas grand chose. Il y a tout d'abord ce guerrier gigantesque qui se cache derrière un masque soulevant ainsi de nombreuses interrogations sur son passé. Nous faisons également la connaissance de ce moine un peu fantasque qui a la faculté de communiquer avec les forces de la nature. Et puis, un quatrième membre est admis dans ce petit groupe pas très hétéroclite pour notre plus grand bonheur. Nous allons justement suivre la quête initiatique de ce petit garçon.

Cette bd possède l'originalité de se composer de divers cycles comme l’eau, le feu, la terre, l'air et le vide. Chacun des éléments compose un diptyque. Les aventures sur deux tomes créent une dynamique assez cohérente. Voyons ce que cela donne dans le détail des cycles :

Le cycle de l'eau :
On relèvera d'emblée une mention spéciale pour la narration assez fluide et qui nous fait vite pénétrer dans cet univers. La lecture demeure très agréable avec une belle clarté des plans et du cadrage. Fantastique et magie seront au rendez-vous sur fond de parfum asiatique. On fait ainsi la connaissance des personnages dans un univers asiatique médiéval totalement imaginaire. Les deux premiers tomes semblent augurer de belles aventures en perspective. Cependant, la dernière partie du tome 2 semble donner quelques signes de faiblesse au niveau du scénario un peu trop conventionnel. On aurait aimé un final un peu plus marquant.

Le cycle de la terre :
Le succès de la série va aller en grandissant. Les lecteurs vont néanmoins rester sur leur faim avec une légère déception en ce qui concerne l'intrigue que compensera des planches d'une qualité indéniable. En effet, le scénario va se montrer assez répétitif. La crainte sera celle que l'auteur ne se ressaisisse pas et fasse ainsi sombrer cette série dans une odyssée désincarnée. C'est déjà arrivé avec des séries qui ont démarré en fanfare avec une barre placée très haut. Bref, ce cycle sera celui de l'incertitude.

Le cycle de l'air:
Le renouveau va fort heureusement arriver avec le 5ème tome qui marque un véritable tournant dans la série avec un rebondissement étonnant. C’est de loin la meilleure histoire avec un suspense et une intensité dramatique dignes de ce nom. Action et suspense seront au rendez-vous. Ce cycle nous réconcilie avec Okko.

Le cycle du feu :
Le quatrième cycle, à savoir celui du feu, est également très réussi avec un scénario fort original qui dévoile un peu plus l'organisation politique de ce pays imaginaire avec les 4 familles. Je ne m'attendais pas à un scénario aussi bien travaillé où il va falloir jongler entre les jeux politiques des 4 familles. C'est le cycle de la maturité. Je me dis qu'il va être très difficile de faire mieux. J'ai l'impression d'un nouveau départ avec une richesse de l'univers très impressionnante.

Le cycle du vide :
C’est rare les séries qui se bonifient avec le temps. Okko, c’est de mieux en mieux et on sent que le final sera grandiose. Le scénariste a su conserver des secrets concernant certains personnages ce qui nous procure désormais du plaisir à les découvrir. C’est également le cycle le plus sombre de la série dans une ambiance noire et sanglante. On découvre un héros qui peut se tromper dans ses choix et qui le fait payer cruellement autour de lui. Est-ce que cela casse le mythe ? Au contraire, cela le renforce magistralement en ce qui me concerne. L’auteur est véritablement au sommet de son art en propulsant Okko dans la légende. Il a beaucoup progressé d’un point de vue scénaristique et cela se ressent à la lecture. Nous avons là le meilleur.

Pour la petite anecdote personnelle, j'ai eu le plaisir de rencontrer Hub lors d'un festival. Ce dernier m'a dessiné le personnage masqué de Noburo à l'aquarelle sur mon premier tome. Généralement, je ne suis pas fan de demander des dédicaces de ce type. J'ai réalisé une exception. Merci Hub pour ce talent et pour ces bons moments de lecture !

Cette série a eu du succès et c'est amplement mérité. Je pense qu'il s'agit même de l'une des meilleures de la décennie qui s'est écoulée et je pèse mes mots.

Note Dessin : 4.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.5/5



Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 04/12/2010 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Thorgal est MA série préférée, celle par qui tout a commencé dans ma passion pour la bande dessinée. C'est donc avec un grand intérêt que j'ai acheté le jour même de sa parution ce spin-off qui va faire la lumière sur différents personnages de la saga Thorgal de la même manière que Jean Van Hamme a procédé sur la série XIII.

On commence tout d'abord par l'un des personnages les plus charismatiques de la bande dessinée, celle qu'on adore détester à savoir la fameuse Kriss de Valnor. Il faut dire qu'on l'avait quittée en une bien mauvaise posture dans la série mère. Elle sacrifiait sa vie pour sauver toute la famille de Thorgal. C'était beau et presque incroyable. Au fond, on devinait que se cachaient de biens lourdes épreuves durant sa jeunesse. Devant le tribunal des Walkyries, nous allons enfin avoir des révélations. Au passage, on remarquera un raccord tout à fait remarquable entre les deux séries.

Je trouve que ce début est plutôt une réussite car nous retrouvons l'esprit même des mondes de Thorgal. Certes, le scénariste Yves Sente n'évite pas certains clichés. Cependant, l'essentiel y est, c'est à dire un scénario efficace, une mise en page intelligente et un dessin respectueux de Rosinski qui intègre ses codes graphiques. Que demander de plus ? Une suite du même acabit !

La seconde partie de ce diptyque est plutôt intéressante car il fait directement le lien avec le tome 9 de la série mère Thorgal à savoir l'album des archers où ce personnage emblématique apparaît pour la première fois. Il y a là une habilité scénaristique qu'on ne pourra que souligner. Pour autant, la fin se devine assez aisément. Qu'importe car les fans seront tout de même ravi !

La troisième partie est celle que je n'attendais pas car je pensais au début que nous avions un diptyque. Celle-ci se révèle très vite de très haut niveau. Le scénario est prenant et fait directement le lien avec le bateau-sabre (tome 33 de Thorgal). On a l'impression que cette série parallèle avance de concert avec la série mère ce qui renforce la cohérence ainsi que l'univers crée. Le dessin est réellement fidèle à l'esprit de Rosinski. L'évolution de Kriss devient assez intéressante car c'est un personnage qui passe du côté du bien et on apprécie qu'elle soit une véritable héroïne. Il est vrai que les puristes pourront crier au scandale. Par ailleurs, j'ai apprécié les méandres du pouvoir ainsi que le jeu politique auxquels se livrent certains protagonistes. On dévore cette aventure avec plaisir. C'est l'un des meilleurs tomes !

Le 4ème tome sera celui des alliances où Kriss tente de s’imposer dans un monde d’homme et de guerre. J’ai bien aimé la surprise de taille qui nous attend. L’intrigue est toujours classique mais parfaitement bien maîtrisée. On en redemande toujours ! Ces intrigues de trône renvoient à la désormais très célèbre série.

On va néanmoins assister à une baisse de régime dans les épisodes 5 et 6 qui ne sont au fond que des aventures transitoires pour allonger la sauce. Pourtant, changement dans l’équipe des scénaristes avec le tome 6. Quant au dessin, rien à redire car il reste conforme à l’univers graphique de Rosinski.

Au final, une bonne utilisation de l’univers des Thorgal.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Bout d'homme  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bout d'homme est une BD assez méconnue en 4 tomes qui a pour cadre la Bretagne. J’ai beaucoup aimé la "dureté" de l’histoire entre la misère et l'injustice ainsi que toute cette haine qui se dégage dans la relation du héros Rémi avec ses parents. Il est dommage que le dernier tome vienne rompre subitement le ton plutôt sombre et triste de l’histoire. Le "happy end" ne s'imposait pas ! C'est à mon sens une erreur scénaristique qui a détruit la magie qui se dégageait des premiers volumes...

C’est l’une des premières bd véritablement adulte que j’ai commencé à lire. Je me rappelle que cette lecture m’avait beaucoup marqué à l’époque. Je trouverai sans doute cela dépassé aujourd’hui. Cependant, la nostalgie du début et la bonne impression m’est toujours resté.

Et alors que nous lecteur, on croyait que cette série était bel et bien terminée, voilà que l'auteur nous revient près de 14 ans après pour écrire un deuxième chapitre qui est censé se situer entre le 3ème tome et le dernier pour lever des voiles d'ombres sur le mystère autour de Bout d'Homme qui avait subitement grandi durant un voyage outre-Atlantique. La ficelle paraît trop grosse pour expliquer cette démarche. Je ne crois pas que le lecteur voulait absolument une suite sous cette forme. Par ailleurs, l'auteur introduit beaucoup d'éléments lié à la Religion qui faisait défaut dans l'oeuvre originelle si bien que l'on se pose de sérieuses questions. La qualité de la colorisation s'est également nettement amélioré ce qui rompt avec les premiers tomes.

Certes, au final, on a du plaisir à retrouver Rémi et à suivre ses pérégrinations. Cependant, la suite ne vient pas. Faudra t’il attendre 10 ans pour voir le second tome du second cycle ? On peut se poser la question de la pérennité de la série. Tout cela est bien dommage si c’est pour ce résultat.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Golden City  posté le 08/06/2006 (dernière MAJ le 18/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Golden City est l’histoire d’une ville flottante peuplée de gens riches se protégeant contre la masse du peuple vivant sur un continent exsangue. De tel concept ont déjà été imaginé de nos jours par des promoteurs et autres architectes. On met les riches d’un côté et les pauvres de l’autre accentuant encore les disparités sociales.

Le dessin net et précis peut paraître froid voir « glacé » au niveau des couleurs très « flashy » (teinte de dominante bleue et jaune) mais j’adore le concept. Cette colorisation informatique est parfaitement maîtrisée. Cependant, je dois bien avouer que quelques problèmes de perspectives demeurent.

C’est ultramoderne dans l’approche car les auteurs nous livrent un univers futuriste intéressant. L’histoire est bien enlevée car il y a de multiples rebondissements. Un tome 4 cependant un peu décevant car un peu invraisemblable.

Le tome 5 relève toutefois le niveau au niveau de l'intrigue qui souffre d'un déficit d'éclaircissements logiques. Il est cependant dommage que les auteurs ne font pas une analyse plus poussée des problèmes et des inégalités qu’une telle société pourrait engendrer. Cela reste encore très gentil. Au final, j’ai bien aimé car j’ai passé un réel bon moment de lecture au rythme d’un scénario enlevé au rythme endiablé. Les couvertures sont certes accrocheuses..., et alors ?

Le second cycle commence avec le 7ème tome qui se passe chronologiquement pas moins d'une journée après les faits tragiques à la fin du 6ème chapitre ce qui n'est guère crédible. Le cadre du récit se situe un peu plus sur les enfants perdus où l'on explore en profondeur leur passé. Vont démarrer deux intrigues en même temps que l'on va avoir un peu de mal à suivre en raison de nombreux flash-back qui concerne l'une et l'autre des aventures. Le procédé n'est pas génial quand on développe une telle dualité. Notre héros Harrisson va avoir un rôle amoindri au point de ne presque plus apparaître.

Pour autant, on ne sera pas au bout de nos surprises car il y aura un retentissement de taille dans le 9ème tome qui est presque invraisemblable. Je n'ai pas non plus aimé la redondance de certaines situations dans ce cycle. On sait pourquoi il y a un zoo sur Golden City : inutile de nous bassiner les mêmes explications écologiques. Et puis, chaque scène d'action n'a pas besoin d'être revécue une seconde fois par le lecteur façon dialogue peu naturel : voir la scène finale sur le bateau qui est assez éloquente sur ce que je viens d'expliquer.

Les derniers tomes peinent un peu à convaincre. Pourtant, le contexte géopolitique a beaucoup changé car le monde est touché par des guerres civiles. Partout dans le monde, les pauvres se sont rebellés contre le pouvoir de l’argent. Le tome 11 nous fait voyager dans l’espace et notamment sur la Lune puis au fond de l’océan sur notre planète pour retrouver les vestiges. L’aventure reste toujours présente.

Golden City reste toujours une série d'anticipation élégante graphiquement et certes intéressante pour peu qu'on ferme les yeux sur certaines maladresses scénaristiques et ses dialogues qui sonnent parfois très creux. Aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser que c’est la première série que j’ai posté sur ce site. Depuis, il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts. Malgré toutes mes lectures ultérieures, est-ce que je remettrais les mêmes appréciations ? Presque car mon regard est sans doute moins naïf.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

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