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... a posté 271 avis et 70 séries (Note moyenne: 2.97)

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Nom série  Originals  posté le 17/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Originals! Une sacrée bonne surprise, Dave Gibbons est un dessinateur au talent incontestable, pour Originals Gibbons dessine et scénarise une histoire qui lui est toute personnelle.
L'histoire est d'une simplicité absolue, les thèmes visités sont ceux de l'amour et de l'amitié.
La force d'Originals lui vient de sa narration particulière et de sa représentation rétro-futuriste absolument géniale. Aucun univers ne ressemble à celui d'Originals, Dave Gibbons est anglais cela se voit dans toutes les cases de cette oeuvre.
La BD est imprimée sur du papier noir, les dessins sont en gris et noir plutôt qu'en noir et blanc, et cela donne une patine toute particulière au style classieux de Dave Gibbons. Feuilletez cet album, voyez par vous même les dessins et la mise en page, c'est extraordinaire.
Pour finir je dirais juste que cette histoire toute simple, parfois brutale, parfois poétique mérite d'être lue, si le propos est souvent délicieusement suranné, le style est toujours agressif et dynamique. La fin est sans surprises, ici pas de twist surréaliste pour surprendre le lecteur et plomber la BD, juste une fin magnifique et attendue.
Lisez Originals.

Nom série  Tatanka  posté le 17/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le coup du virus ultra-mortel transmi de l'animal vers l'homme, c'est dans l'air du temps avec la vache folle, la grippe aviaire et compagnie. Plusieurs supports ont déja explorés le thème (le splendide "Alerte" un film pété de fric et sans interêt où Dustin Offman en fait des tonnes pendant que son public s'endort) y compris la BD même si c'est plus souvent dans un cadre SF. Ici c'est une association, menée par deux frères et soeurs d'origine Indienne, qui lutte contre le mutisme et les cachoteries de la sacro-sainte et puissante US Army.
Pour l'originalité on repassera...
Pour les personnages c'est du classique, Brian le journaliste et son look de fashion victim m'a particulièrement exaspéré.
Les dessins sont très proprets et sans aucune personnalité.

Une BD qui n'a pas forcément de défauts, elle est juste inintéressante.

Nom série  Prosopopus  posté le 17/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour apprécier, mieux vaut aimer le style graphique de De Crécy. Cette BD entièrement muette offre une intrigue tordue et un monstre aux couleurs vives et à l'allure sympathique.
J'ai particulièrement apprécié le passage mêlant la scène de sexe et d'autopsie, cette façon de représenter la chair de manière si différente d'une case à l'autre est originale.
À lire à l'occasion.

Nom série  Pleine lune  posté le 17/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le "survival" est un sous-genre cinématographique fun et jouissif pour peu que l'on en apprécie les délires. Une idée simple, une ou des personnes ordinaires, se trouvent en des lieux hostiles et sont menacés par des monstres ou autres débiles consanguins armés jusqu'au dents pour leur trouer la peau. Ils ne peuvent se raccrocher à rien car tout se retourne contre eux, toute rencontre est une menace potentielle et toute issue est forcément bloquée. De ce genre, citons le film "Délivrance" comme en étant une des références majeure.

"Pleine lune" emprunte cette voie, un type détestable en tout points, va vivre un calvaire aussi brutal que déstabilisant, tout au long d'une nuit de pleine lune. Cet employé de l'administration, si fier de régner sur son petit univers minable, va se retrouver errant dans un monde qu'il craint, le monde réel, le vrai mais sous son jour le plus violent.

Le scénario est très simple, le supense monte crescendo et l'auteur n'hésite pas à pousser les situations jusqu'à l'outrance ni à mettre en scène des personnages à la limite de la caricature pour enfoncer le clou. Cela peut paraître un peu gros mais il faut reconnaître que au niveau de la tension émotionnelle ça fonctionne à merveille. Difficile de rester insensible devant cette avalanche de cruelles mésaventures, le personnage principal, Tolwiek, est un minable, il le sait, il est ici confronté à ses peurs les plus viscérales et il s'écroule, il subit, il fuit.
Il a perdu de sa superbe, de sa fierté le long de de cette nuit, lui qui était si autosatisfait d'utiliser son semblant de pouvoir sur les plus faibles.
Pourtant en lisant on éprouve presque de la pitié pour ce minable, le monde nous apparaît froid, irréel, les situation sont surréalistes, et l'ambiance fleure bon le fantastique.
En fait, une lecture coupable mais jouissive tant on est content malgré tout de voir Tolwiek poussé au dela de ce qu'il peut endurer.

Le noir et blanc sied à merveille pour cette histoire sombre, où les nuances sont importantes et les apparences trompeuses. Au final cette BD contient pas mal d'éléments pour être qualifiée de chef-d'oeuvre, mais...
La fin déçoit, cette histoire qui malmène et fait douter le lecteur, ou la tension est palpable, ou l'on sent le spectre du fantastique planer... se conclut de manière bien trop facile.
Avait-on vraiment besoin de cette explication foireuse? Avait-on besoin de cette morale inutile?
C'est ainsi en tout cas, dommage, à mon avis Chabouté plombe son oeuvre sur les deux dernières pages.
À lire tout de même, de nombreuses qualités demeurent.

Nom série  La Trilogie noire  posté le 14/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un polar classique, une histoire assez sombre et maîtrisée de laquelle aucun des protagonistes ne sort indemne.
La relation ambigue entre Jean et Gloria est retranscrite avec justesse, il y a pas mal de surprises et de rebondissement dans le récit, et force et d'admettre que sans atteindre des sommets, cela fonctionne.
Les dessins sont corrects, les cadrages souvent serrés donnent un petit effet vif à l'action.
Bref, classique et correct pas de quoi transcender mais sympatoche.

Nom série  Les coeurs boudinés  posté le 14/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ces petites histoires ne manquent pas d'humour, sont saupoudrées d'érotisme et ont toutes une touche d'originalité.
Les histoires s'achèvent sur une morale souvent gentillette et font la part belle aux filles.
Les dessins ne sont pas extraordinaires mais agréables, à noter que les filles sont girondes, donc représentées avec de tendres rondeurs.

"Les Coeurs boudinés" n'est pas un chef-d'oeuvre, mais une lecture fraîche et distrayante ce qui est déjà beaucoup.
Un bon petit 4/5, à lire !

Nom série  Rwanda 1994  posté le 14/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire de Mathilde est une fiction prenant pour cadre un bien triste évènement de l'histoire.
Certains faits dans cette BD nous sont montrés assez froidement, certainement pour forcer son côté "documentaire", cela donne une certaine distance au lecteur et permet d'éviter de tomber dans le larmoyant un peu facile.
Ceci dit, même si cette BD ne manque pas d'intérêt, il est difficile de considérer Rwanda 1994 comme un divertissement. Les faits décrits ici semblent justes (d'après l'éditeur les auteurs se seraient documentés cinq années avant de réaliser cette BD), certains passages sont assez cruels, une fois de plus on ne peut qu'être consterné devant la bêtise et la méchanceté.

Les dessins aux couleurs chaudes rendent justice aux paysages africains et sont assez sobres pour ne pas faire de spectaculaire malvenu ici.

La BD peut parfois sortir de son cadre et servir de média pour relater des faits un peu trop vite oubliés de l'histoire humaine.
Pas vraiment touchante, pas amusante non plus, cette BD est une oeuvre amère que l'on n'a pas forcément envie de relire.

Nom série  L'Appel de l'Enfer  posté le 14/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
De beaux dessins, des jolies couleurs, une couverture séduisante... C'est accrocheur mais cela ne suffit pas (surtout si l'on tient compte du prix excessif de cet album).

La première histoire est agréable, teintée d'une douce magie et plutôt originale, elle se laisse lire avec plaisir.
Hélas la seconde portant sur le thème archi couru de l'adultère tombe à plat bien vite. Quant à la troisième elle manque d'épaisseur, mais qu'importe? À ce stade de la lecture le charme est tombé depuis un moment.
L'appel de l'Enfer est un livre assez creux au propos léger, il reste les jolies images...

Nom série  Port Nawak  posté le 14/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les dessins qui peuvent rebuter au premier abord, se révèlent en fait plaisants et sont en adéquation totale avec le propos, on a l'impression que c'est confus, en fait c'est beaucoup plus fin qu'il n'y paraît. Sur ce point, la BD ne déçoit pas et propose un graphisme surprenant et beau.

L'histoire ne manque pas d'originalité et de bons moments loufoques la parsèment, elle est cependant plombée par quelques lourdeurs, essentiellement dues à une narration qui peine à éviter les moments répétitifs.
Les personnages sont sympatoches et tous complètements barrés, Issicol le "héros", qui pourtant en tient une sacrée couche, apparaît alors comme étant le dernier rempart contre la folie latente, la dernière pierre d'achoppement dans ce récit dingue et doux.

Au final, un sentiment mitigé, de bons moments et des moments de remplissage.
Une oeuvre qui reste plaisante par bien des aspects à laquelle il manque un poil d'aboutissement, mais certainement pas un chef-d'oeuvre... Dommage, l'idée était plutôt bonne.

Nom série  Le Gant de l'Infini - Le Défi de Thanos  posté le 03/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Gant de l'infini est une saga cosmique d'une ampleur et d'une richesse étonnante.
Starlin s'approprie Thanos de Titan le fils de Mentor, demi-dieu; amoureux de la mort; assassin et maître comploteur, pour en faire un des méchants les plus impressionnants et abouti de l'écurie Marvel.

Il faut dire que Jim Starlin a créé d'autres histoires mettant en scène Thanos avant le Gant de l'infini, la saga du cube cosmique qui nous montre le Titan voulant détruire le soleil pour prouver son amour à la mort (il sera défait par les Vengeurs, captain Marvel, l'araignée et la chose ainsi que par Adam Warlock, l'ennemi juré de Thanos) et, "Thanos", un récit qui sert de préambule au Gant de l'infini et qui nous montre comment le Titan fou s'approprie de force ou par la ruse, les gemmes de l'infini qui lui permettront d'accéder au pouvoir suprême. Ces séries antérieures valent une lecture, croyez moi! Starlin y dévellopait déja des idées intéressantes, Thanos y gagnait son épaisseur et démontrait déja ses talents de manipulateur sanguinaire.

Vient ensuite le Gant de l'infini, un morceau de choix, de nombreux personnages du Marvelverse sont présents, les super-héros basés sur Terre mais également de nombreux êtres ou entités peuplant l'univers, comme les éternels, Galactus, les Krees... la liste n'est pas exhaustive mais les citer tous ici serait fastidieux. A noter que les FF pourtant habitués aux croisades cosmiques sont les grands absents du récit.
On entre vite dans le vif du sujet et deux camps se forment, Thanos et quelques alliés (très peu en fait) contre l'univers entier...
Les séquences spectaculaires réussies alternent avec de longs moment dialogués et souvent grandiloquent quand c'est Thanos qui s'exprime, et c'est un plaisir de le voir ainsi, quel charisme! quelle force se dégage de ce personnage!
Assurément un des méchants les plus passionants chez Marvel avec Fatalis (je me répète mais j'aime beaucoup Thanos).
Le gant de l'infini offre un univers riche et conséquent, les personnages en plus d'être nombreux, se retrouvent parfois dans des lieux et des situations auxquelles ils ne sont pas habitués, cela fait porter au lecteur un autre regard sur ces héros, malgré le fait qu'ils soient surpuissants, leur impuissance est évidente, c'est déroutant pour eux et inhabituel pour nous.
Certaines alliances improbables ont lieux et c'est aussi plaisant qu'inédit.
Le Gant de l'infini est une série forte et divertissante, une réussite pour qui apprécie l'univers Marvel.

Par la suite Starlin a continué à exploiter Thanos dans des séries comme "La guerre du pouvoir" (plutôt bof), "Le gouffre d'infini" (plutôt sympa) et "Marvel La fin" (plutôt moyen).
Ces séries nous offrent d'autres facettes de la personnalité de l'inquiétant Titan, mais aucune autre série qu'elle lui soit antérieure ou postérieure n'offre le niveau de qualité et de richesse du Gant de l'infini. Si j'en parle ici c'est pour souligner combien Starlin est attaché à Thanos et de ce fait, le nourri d'une force considérable.

Aux dessins Perez assure, en fait son style dans la série est assez proche de celui de Starlin (il est aussi dessinateur), les personnages sont représentés conformément au style de l'époque. Le tout est classique et bien réalisé.

Même si il y a certainement un peu de nostalgie dans mon ressenti envers cette série, ses qualités restent évidentes, j'en conseille donc la lecture mais pas l'achat, l'album est trop cher et le format n'est pas des plus adaptés.
Les quatres albums originels parus chez Semic regroupant la série se dénichent parfois avec un peu de chance et de patience à un bien meilleur prix.
A vous de voir...

Nom série  Saiyukiden, l'étrange voyage en Occident  posté le 02/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un manga assez particulier...
Graphiquement c'est très réussi, les dessins sont superbes, les personnages sont représentés de façons torturées, les femmes sont généreusement dotées de formes agréables.
Cadrages parfaits, couleurs pétantes à souhait, au niveau visuel c'est une réussite incontestable.
L'univers qui nous est proposé est très onirique.

Pour ce qui est de l'intrigue, je suis moins convaincu, les épisodes nous sont présentés dans le désordre et on est immanquablement perdu... aux trois quarts de l'album, un semblant de cohérence se fait sentir mais le lien entre les épisodes est loin d'être évident. C'est bien confus tout ça.

Un premier volume qui laisse un sentiment mitigé, la couverture est belle, l'album de facture soignée avec un papier de qualité et j'ai parlé plus haut des évidentes qualités graphiques de l'oeuvre.
J'attends donc la suite pour voir si ce Saiyukiden est autre chose qu'un beau livre d'images.

Nom série  Kirihito  posté le 02/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis relativement peu de temps, les oeuvres d'Osamu Tezuka arrivent massivement en France, et force est de constater que la qualité est très souvent au rendez-vous.
Avec Kirihito, le mangaka au béret parvient une fois de plus à nous surprendre.
Ce premier volume est déjà d'une richesse incroyable, l'histoire s'avère captivante et déjà très développée, le thème est original, et les personnages...
Les personnages sont nombreux et tous intéressants, mis à part Kirihito qui est un être très pur, les autres sont tous ambigus et l'on sent que l'on n'est pas au bout de nos surprises à la lecture de ce premier tome.

Les dessins, le style Tezuka tout le monde commence à bien le connaître. Son trait est ici "adulte", on est plus proche d'Ayako que de Métropolis pour donner un exemple simple.
En tout cas c'est toujours aussi plaisant et inventif. La disposition des cases donne une certaine force à l'action et supporte également la narration, c'est toujours très clair même quand les informations sont nombreuses.
Les pages 112 à 114, qui mettent en scène la confusion ressentie par Kirihito, affichent de purs délires graphiques, c'est très convaincant.

Un premier tome touchant, qui promet une suite riche en émotions. La série sera probablement courte.
C'est du Tezuka, c'est bon, c'est à lire.

Ps: Ce n'est pas parce que Kirihito est médecin que l'on retrouve ici l'ambiance de Black Jack, tout diffère, tant dans le traitement narratif que dans la mise en forme.

Nom série  Métropolis  posté le 30/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Qu'il est bon de découvrir cette oeuvre de jeunesse de Tezuka.
Malgré un scénario facile et qui part un peu dans tous les sens, on sent l'humanisme qui se dégage de Métropolis.
Tezuka utilise déjà ici, nombre d'éléments que l'on retrouvera dans ses oeuvres futures.
Comment ne pas penser à Astro quand on voit Michii?
Et puis le fameux personnage arborant moustaches et franchise sur le visage, ce personnage si rond et si bonhomme qui symbolise le bien chez l'homme et que l'on retrouve ensuite dans pas mal d'autres oeuvres du maître est déjà présent. Ainsi que le fameux monocle, le méchant de l'histoire qui affiche le visage du mal.
Cela peut paraître, facile, puéril voir un peu manichéen, il n'en est rien, cette oeuvre d'avant-garde réserve son lot de surprise avec son univers fourni et riche et sa fin pleine d'espoir.

Les dessins sont tout en ronds et courbes, le style de Tezuka est empreint de références au Disney de la grande époque. Si l'aspect est un peu simple cela reste très inventif, les détails graphiques amusants sont nombreux.

Bien sûr Tezuka a fait largement mieux ensuite, et on est loin de la richesse d'un Bouddha par exemple, mais si vous aimez l'auteur, Métropolis est un incontournable, un des manga fondateur du genre.

Nom série  Sanctuary  posté le 28/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sanctuary est la première série sur laquelle ont collaborés Buronson et Ikegami, suivront ensuite Strain et Heat qui sont plus ou moins des redites mettant en scène des personnages similaires, dans des intrigues semblables.
Tout cela pour dire que la lecture de l'une de ces séries suffit.
Le thème cher à Buronson est ici utilisé, encore une fois, c'est l'affrontement entre les jeunes loups aux dents longues et la vieille garde garante des traditions.
Comme d'habitude cela se passe dans un monde corrompu, pourri jusqu'à la moelle et peuplé de putains, de flics véreux et de yakuzas.
On peut y voir en deuxième niveau de lecture une critique du système politique japonais, mais bon, le but est clair: Assurer le divertissement.

La violence est bien sûr utilisée de façon spectaculaire et les scènes de sexe mettant exagérément l'homme en valeur sont très présentes.
Le style graphique d'Ikegami est fort réaliste, même si à ce moment là ses dessins étaient moins travaillés. En tout cas, l'aspect général était moins figé qu'aujourd'hui.

En conclusion, Sanctuary est la série la moins "mauvaise" qu'ait scénarisé Buronson et elle a un certain succès, sans doute dû au développement de cet univers Hard Boiled si caractéristique à l'auteur.
Cela reste tout de même consternant tant les séquences chocs s'enchaînent avec une totale gratuité. De plus, même si le spectacle graphique est assuré, le scénario a son lot de lourdeurs et de facilités.
Allez, un 2/5 parce que c'est la première du genre.

Nom série  Arnaque à l'arraché  posté le 28/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'intrigue met en scène les membres d'un gang, se doublant les uns les autres afin de rafler le pactole, en prime on a une magnifique histoire d'amour entre les deux principaux personnages, le tout dans une ambiance très sombre. Ce "The One trick rip-off" est une oeuvre fortement teinté de romantisme.
Si l'on peut penser que l'intrigue est plutôt banale, quelques éléments flirtant avec le surnaturel lui apportent une touche d'originalité.
Les personnages sont attachants et force est d'admettre qu'ils sont bien représentés. Un bon point.

La mise en scène est très dynamique et les dessins sont efficaces, même si le style est loin d'être accessible, le trait est vif mais cela reste assez underground.
Je m'interroge sur le fait que ce comic ait été imprimé sur un papier jaune pisseux, c'est rebutant au premier abord, la lisibilité ne parait pas évidente au feuilletage.

Au bout du compte, c'est une histoire sombre empreinte de poésie, dans un Los Angeles représenté de façon très personnelle par Paul Pope. Une bonne lecture.

Nom série  Ultra  posté le 28/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ultra est une histoire qui se sert des super-héros pour illustrer un propos axé sur le côté humain des personnages, pour la énième fois, serait-on tenté de dire.
Dans la forme on suit l'action des héros, en l'occurrence des héroïnes, qui combattent le crime, sur le fond c'est leur vie personnelle, l'aspect intime qui sont importants.
Les frères Luna ne s'embarrassent pas d'explications pour justifier les fabuleux pouvoirs de leurs personnages, ils préfèrent insister sur le côté affectif, privilégier les dialogues à l'action. Certes, les dialogues sont parfois savoureux et prêtent à sourire, mais il faut vraiment apprécier cette bande de midinettes qui se font des soirées entre copines, pour parler de la misère qu'est leur vie affective tout en ayant l'air très heureuses.
Quand on parle du job de super-héros ici, c'est surtout pour en montrer les travers: Les paillettes, la célébrité, l'importance du merchandising et autres sponsors. Bref, c'est un business plutôt juteux et l'esprit vertueux du justicier masqué n'existe pas. C'est une idée qui en vaut une autre... dommage que le tout soit amené avec si peu de finesse, dommage aussi que certains thèmes importants soient à peine effleurés.

Les scènes d'action sont rares et brèves, mais la plupart du temps elles fonctionnent bien. Les dessins sont sobres et agréables, très éloignés du style comic habituel.
Le travail de colorisation est important, selon l'ambiance la teinte générale change et reflète bien l'état d'esprit dans lequel se trouvent les personnages.

Si vous vous sentez de suivre les déboires affectifs de cette sympathique bande de nymphettes déguisées sur deux cent pages, c'est à lire. Certains passages valent le détour.
Quant à l'acheter, c'est une autre histoire...

Nom série  Sans Pitié  posté le 22/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Marseille en BD" exposait fièrement le bandeau, comme si cela suffisait à en faire un chef-d'oeuvre...
En abordant ce premier tome, "Mistral noir", j'avais un peu peur d'y voir un peu trop de clichés, comme ce fut souvent le cas, avec par exemple des films prenant pour cadre la ville.
En fait non, dans la représentation des gens ou de leur comportement il n'y a pas d'exagération trop génante, même si il y a quelques utilisations parfois un peu facile d'un mode d'expression dit "de Marseille".
Pour ce qui est de la représentation de la ville même, le tout reste plutôt flou, au sujet de la situation des lieux, c'est : prés de... entre Fos et Marseille etc. Même si certains endroits, déja maintes fois visités au travers d'oeuvres se servant de la ville comme cadre, sont ici représentés de façon assez fidèle, comme par exemple les fameux escaliers d'un célèbre quartier populaire.
En fait c'est là que le bât blesse, cette BD nous est proposée comme si on allait sentir une ambiance particulière, liée viscéralement à l'âme de la ville de Marseille. Or ici la ville n'est qu'un cadre, un décor réussi certes, mais qui ne reste qu'un décor.

L'intrigue n'est pas des plus extraordinaires, autant dire que dans ce tome, cela part tellement en tous sens que l'on n'avance pas trop dans l'histoire. Pour une histoire prévue en trois tomes c'est un peu inquiétant pour la suite. En clair c'est une histoire de mafieux réglant leurs comptes, dans laquelle une bande de jeunes se trouve embringuée.
Les dessins sont réussis. Quoique de facture très classique, ils flattent l'oeil et nous proposent des personnages très (trop?) typiques.

Pour l'instant, ce tome n'a pas assez d'arguments pour séduire. A voir ensuite si l'histoire réussit à donner de l'épaisseur à cette douce noirceur.

Nom série  Sur la route encore  posté le 22/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu.
Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu.
En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture.
Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus.

Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.

Nom série  Les Ailes de Plomb  posté le 21/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mis à part la partie graphique que j'ai trouvé intéressante, tant au niveau des dessins qui sont vraiment agréables à regarder que des cadrages impeccables et du choix des couleurs qui est idéal, pour le reste je ne suis pas convaincu.
Le début m'a laissé dubitatif, cette histoire commence de façon bien légère et l'action s'installe plutôt mollement. De manière générale, si les tomes un et deux ont des côtés plaisants avec un suspense qui s'installe au fil de la lecture, le troisième m'a déçu avec sa fin un peu facile et assez abrupte.
Il est vrai que la reconstitution historique à l'air d'avoir été travaillée, mais ce n'est pas suffisant pour élever cette BD au rang d'oeuvre réussie.
Très très moyen, une BD qui se fera rapidement oublier.

Nom série  Heat  posté le 20/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Encore un scénario digne de Buronson, c'est à dire une histoire bien virile, remplie de pourris, de putes de yakuzas et de flics.
Tout ce joli monde passe son temps à se taper sur la gueule ou monter des plans foireux pour sauver leur peau ou devenir rois de la pègre.
Les femmes sont, comme d'habitude avec Buronson, des objets sans âmes et sans saveur, tout juste bonnes à se faire cogner ou baiser.
Les flics sont forcément des ripous, les mafieux sont commandés par de pauvres grabataires sans age portant le costume traditionnel... Quelle galerie digne du plus mauvais des nanars de série Z.
Mais la palme est pour le héros : Un bellâtre, tatoué et tout, un maître de la castagne qui ne recule devant rien, qui baise toutes les nanas qu'il veut et autant de fois qu'il le veut et qui se paye même le luxe de leur faire atteindre l'orgasme de leur vie... tout en ayant l'air décontracté et la clope au bec.

Au moins cette BD réussit à faire rire, j'espère que c'est le but recherché par Buronson parce que à chaque nouvelle série, le bougre va plus loin dans son délire. Sanctuary était déja pas mal, je croyais qu'il avait atteint le pompon avec Strain mais non, il fait encore plus fort avec Heat dans le bourrinage macho ponctué au flingue et rempli de phrases d'anthologie, un exemple : Un flic découvre Kurasawa à poil qui vient de sauter la femme du commissaire, admiratif devant le spectacle du fier Kurasawa encore au top de sa forme tandis que la femme est annéantie, il pense "Quel homme, il bande encore". Une scène culte les gars ! Finalement, je suis peut-être en train de devenir un fan de Buronson.

Les dessins d'Ikegami sont bons si on préfère le contemplatif à l'action. De toute façon, vu que le papier est de qualité pourrie et que l'impression est bien trop sombre, l'apect graphique ne sauve pas ce manga.
Bien sûr c'est à éviter, sauf si vous voulez le lire au second degré ou qu'une curiosité malsaine vous anime (c'est sûrement mon cas), quand vous voyez un manga qui propose de si belles têtes de glands poseurs sur les couvertures.

Ps: Buronson est aussi le scénariste des Ken le survivant et l'autre là, le blue sky.

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